<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2018-05-28-1B_251-2018.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1B_251/2018</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 28 mai 2018</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Ire Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge fédéral Merkli, Président. </div> <div class="para">Greffier : M. Parmelin. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para"> A.________, </div> <div class="para">recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Ministère public de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 1213 Petit-Lancy. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">procédure pénale; mandat d'expertise psychiatrique; irrecevabilité du recours cantonal, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt de la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève du 24 avril 2018 (ACPR/228/2018). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le 11 mars 2016, le Ministère public de la République et canton de Genève a ouvert une instruction pénale contre A.________ des chefs de contrainte, violation du devoir d'assistance ou d'éducation et insoumission à une décision de l'autorité. </div> <div class="para">Le 18 octobre 2017, il a informé les parties de sa décision d'ordonner une expertise psychiatrique de la prévenue et leur a adressé un projet du mandat d'expertise qu'il entendait confier au Dr B.________. </div> <div class="para">Le 25 janvier 2018, il a avisé les parties qu'il entendait désigner le Dr C.________, assisté de la Dresse D.________, en qualité d'expert en lieu et place du Dr B.________ et les a invitées à faire valoir leurs éventuels motifs de récusation à leur encontre. </div> <div class="para">Le mandat d'expert psychiatrique a été décerné le 23 février 2018. </div> <div class="para">La Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève a déclaré irrecevable le recours formé contre cette décision par A.________ au terme d'un arrêt rendu le 24 avril 2018 que cette dernière a contesté auprès du Tribunal fédéral. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis. </div> <div class="para">La décision attaquée est une décision d'irrecevabilité prise en dernière instance cantonale dans le cadre d'une procédure pénale. Elle peut donc en principe faire immédiatement l'objet d'un recours en matière pénale au sens des art. 78 ss de la loi sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=51&amp;from_date=27.05.2018&amp;to_date=15.06.2018&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-I-344%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page344">ATF 143 I 344</a> consid. 1.2 p. 346). </div> <div class="para">En vertu de l'<span class="artref"><artref id="CH/173.110/42/2" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/42/1" type="start"></artref>art. 42 al. 1 et 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/42/2" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/2" type="end"></artref>, la partie recourante doit motiver son recours en exposant succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit. En particulier, la motivation doit se rapporter à l'objet du litige tel qu'il est circonscrit par la décision litigieuse (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=51&amp;from_date=27.05.2018&amp;to_date=15.06.2018&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-IV-119%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page119">ATF 133 IV 119</a> consid. 6.4 p. 121). Lorsque celle-ci est une décision d'irrecevabilité, les motifs développés dans le mémoire de recours doivent porter sur la question de la recevabilité traitée par l'instance précédente à l'exclusion du fond du litige (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=51&amp;from_date=27.05.2018&amp;to_date=15.06.2018&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F123-V-335%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page335">ATF 123 V 335</a> consid. 1b p. 336). Pour satisfaire à l'exigence de motivation de l'<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>, il incombe à la partie recourante de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse et d'expliquer en quoi ceux-ci seraient contraires au droit (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=51&amp;from_date=27.05.2018&amp;to_date=15.06.2018&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-86%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page86">ATF 140 III 86</a> consid. 2 p. 91). En outre, les éventuels griefs de violation des droits fondamentaux sont soumis à des exigences de motivation accrues (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>), la partie recourante devant alors citer les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=51&amp;from_date=27.05.2018&amp;to_date=15.06.2018&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-II-369%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page369">ATF 142 II 369</a> consid. 2.1 p. 372). </div> <div class="para">La Chambre pénale de recours a considéré que le recours formé par A.________ à l'encontre du mandat d'expertise psychiatrique était irrecevable faute pour celle-ci de pouvoir se prévaloir d'un intérêt juridiquement protégé à son annulation au sens de l'<span class="artref">art. 382 al. 1 CPP</span>, le recours à un expert prévu à l'<span class="artref">art. 182 CPP</span> constituant un moyen de preuve et n'ayant pas pour but de protéger les intérêts du prévenu. La recourante ne pouvait faire valoir aucun droit à ce que la question de la pertinence de l'expertise et de son opposabilité à son égard soit définitivement tranchée à ce stade de la procédure. Elle n'avait pas davantage un intérêt juridiquement protégé à empêcher la réalisation de l'expertise psychiatrique sous l'angle de l'admissibilité légale de ce moyen de preuve, vu la possibilité offerte à l'<span class="artref">art. 339 al. 2 let</span>. d CPP de soulever des questions préjudicielles sur les preuves recueillies à l'audience de jugement. En outre, en invoquant que l'instruction des faits reprochés est injustifiée et disproportionnée, la recourante tentait de remettre en cause de manière inadmissible la conduite d'une procédure pénale à son égard vu que l'ouverture d'une instruction n'est pas sujette à recours. Enfin, elle ne se plaignait plus d'une violation de son droit d'être entendue au sujet du mandat donné, ni du choix des experts ou des questions posées à ces derniers. </div> <div class="para">La recourante ne s'en prend pas à cette argumentation dans les formes requises. Elle ne cherche en particulier pas à démontrer en quoi la cour cantonale aurait fait une application insoutenable, ou d'une autre manière contraire au droit, de l'<span class="artref">art. 382 al. 1 CPP</span> en considérant qu'elle ne pouvait pas se prévaloir d'un intérêt juridiquement protégé nécessaire, au sens de cette disposition, pour que la qualité pour recourir contre le mandat d'expertise psychiatrique litigieuse lui soit reconnue. Les critiques relatives à l'opportunité d'une telle expertise excèdent ainsi l'objet du litige limité à la recevabilité du recours. La recourante ne prétend pas davantage avoir émis dans son acte de recours cantonal les critiques qu'elle adresse à la Chambre pénale de recours dans son mémoire de recours au Tribunal fédéral quant à la validité du mandat d'expertise ou au choix des experts et que la cour cantonale aurait ainsi fait preuve d'arbitraire et commis un déni de justice en retenant qu'elle ne se plaignait plus d'une violation de son droit d'être entendue au sujet du mandat donné, ni du choix des experts ou des questions posées à ces derniers. Son recours ne répond ainsi pas aux exigences de motivation et doit être déclaré irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">La cause d'irrecevabilité étant manifeste, le présent arrêt sera rendu selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 108 al. 1 let. b LTF</span>. Etant donné les circonstances, il sera renoncé à percevoir des frais (art. 66 al. 1, 2 <sup>ème</sup> phrase, LTF). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Président prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Il n'est pas perçu de frais judiciaires. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué à la recourante, ainsi qu'au Ministère public et à la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 28 mai 2018 </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Merkli </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Parmelin </div> </div></body></html>