Cour V E-2850/2008 {T 0/2} A r r ê t d u 9 m a i 2 0 0 8 Jenny de Coulon Scuntaro, juge unique, avec l'approbation de Gérald Bovier, juge. Olivier Bleicker, greffier. B._______, né le (...), Cameroun, représenté par M. Schroeder, Elisa, (...), recourant, contre Office fédéral des migrations (ODM), Quellenweg 6, 3003 Berne, autorité inférieure. Asile et renvoi ; décision de l'ODM du 24 avril 2008 / N_______. B u n d e s v e r w a l t u n g s g e r i c h t T r i b u n a l a d m i n i s t r a t i f f é d é r a l T r i b u n a l e a m m i n i s t r a t i v o f e d e r a l e T r i b u n a l a d m i n i s t r a t i v f e d e r a l Composition Parties ObjetE-2850/2008 Faits : A. Le 9 avril 2008, après avoir été refoulé par les autorités (...), B._______ a déposé une demande d'asile à l'aéroport international de (...). B. Par décision incidente du 9 avril 2008, après avoir entendu préalablement l'intéressé, l'Office fédéral des migrations (ODM ; Office fédéral) lui a refusé provisoirement l'entrée en Suisse et lui a attribué comme lieu de séjour la zone de transit de l'aéroport de (...) pour une durée maximale de 60 jours. C. C.a Entendu le 15 avril 2008 à l'aéroport précité, lors de l'audition sommaire, et plus particulièrement sur ses motifs d'asile le 11 avril 2008, en présence d'un représentant d'une oeuvre d'entraide à cette dernière occasion, le requérant a déclaré parler le (...) et le français (langue des auditions), être ressortissant camerounais, appartenir à (informations sur la situation personnelle du recourant). C.b S'agissant de ses motifs d'asile, le requérant a indiqué qu'il avait demandé l'octroi d'un visa de touriste pour (...) parce qu'il avait des problèmes avec les autorités de son pays d'origine depuis la réédition, au début de cette année, de son unique album musical. Il y aurait dénoncé sans grand succès, en raison de problèmes de promotion lors de sa sortie, en 2006, les conditions sociales au Cameroun (salaire des fonctionnaires et prix des denrées de première nécessité notamment) et la corruption de ses autorités, en particulier celle des membres de la (...) ([...]). A la suite de cette réédition, il aurait été emmené par des policiers à deux reprises dans un commissariat ([...]) où, lors de la première garde-à-vue uniquement, il aurait été « fessé » (fouetté) parce qu'il refusait de signer un document qu'il ne comprenait pas (rédigé en anglais). Les policiers lui auraient de plus dit que tout ce qu'il racontait au micro était de la « foutaise ». Enfin, à la suite de la dernière grève, des policiers auraient été à sa recherche, le considérant comme un casseur. A ses dires, il encourrait une peine d'emprisonnement de 8 années pour sa participation Page 2E-2850/2008 alléguée à ces manifestations. Il n'aurait toutefois pas participé à cette grève. C.c S'agissant de son départ, il aurait demandé un visa de touriste pour (...) car un tel document lui était accessible. En effet, il avait déjà entrepris une telle démarche par le passé et connaissait une personne en mesure de l'inviter. La première fois, il aurait cependant renoncé à son voyage en raison du froid et du racisme qu'il a estimé létal pour une personne de couleur dans ce pays. Par contre, à la suite des récents événements le concernant, en particulier des coups de fouets qui lui auraient fait penser à l'esclavage, il aurait préféré aller n'importe où, quitte à y mourir, plutôt que de rester au Cameroun. D. Par décision du 24 avril 2008, l'Office fédéral a rejeté la demande d'asile de l'intéressé, d'une part, en raison de l'invraisemblance de son récit et, d'autre part, en raison du manque de pertinence de celui-ci au regard de la loi du 26 juin 1998 sur l'asile (LAsi, RS 142.31). L'ODM a également prononcé son renvoi de Suisse et a ordonné l'exécution de cette mesure un jour après son entrée en force. E. Par acte du 2 mai 2008, l'intéressé a interjeté recours à l'encontre de la décision précitée. Après avoir précisé que l'ODM avait résumé correctement ses déclarations, il a indiqué que celles-ci devaient nécessairement conduire à la reconnaissance de sa qualité de réfugié, dès lors qu'elles attestaient d'une « persécution policière constante ». Il conclut en conséquence à l'annulation de la décision entreprise, sous suite de dépens, à l'octroi de l'asile et, à ce défaut, au bénéfice d'une admission provisoire. Il sollicite encore d'être mis au bénéfice de l'assistance judiciaire partielle, dès lors qu'il est sans ressource. A l'appui de son recours, il a également déposé la copie de deux convocations de la gendarmerie nationale camerounaise, précisant les avoir reçues par e-mail. F. Les autres faits et arguments de la cause seront évoqués, si nécessaire, dans les considérants en droit ci-dessous. Page 3E-2850/2008 Droit : 1. 1.1 Sous réserve des exceptions prévues à l'art. 32 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal administratif fédéral (LTAF, RS 173.32), entrée en vigueur le 1er janvier 2007 (RO 2006 [23] p. 2211), le Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal), en vertu de l'art. 31 LTAF, connaît des recours contre les décisions au sens de l'art. 5 de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure administrative (PA, RS 172.021) prises par les autorités mentionnées aux art. 33 s. LTAF. 1.2 L'intéressé a qualité pour recourir (art. 48 PA). 1.3 Pour le surplus, présenté dans les formes (art. 52 PA) et le délai prescrits par la loi (art. 108 al. 2 LAsi), compte tenu du jeudi de l'Ascension (art. 53 de l'ordonnance 1 du 11 août 1999 sur l’asile relative à la procédure [Ordonnance 1 sur l’asile, OA 1]), le recours est recevable. 2. 2.1 Sont des réfugiés les personnes qui, dans leur Etat d'origine ou dans le pays de leur dernière résidence, sont exposées à de sérieux préjudices ou craignent à juste titre de l'être en raison de leur race, de leur religion, de leur nationalité, de leur appartenance à un groupe social déterminé ou de leurs opinions politiques. Sont notamment considérées comme de sérieux préjudices la mise en danger de la vie, de l'intégrité corporelle ou de la liberté, de même que les mesures qui entraînent une pression psychique insupportable. Il y a lieu de tenir compte des motifs de fuite spécifiques aux femmes (art. 3 LAsi). 2.2 Quiconque demande l’asile doit prouver ou du moins rendre vraisemblable qu'il est un réfugié. La qualité de réfugié est vraisemblable lorsque l'autorité estime que celle-ci est hautement probable. Ne sont pas vraisemblables notamment les allégations qui, sur des points essentiels, ne sont pas suffisamment fondées, qui sont contradictoires, qui ne correspondent pas aux faits ou qui reposent de manière déterminante sur des moyens de preuve faux ou falsifiés (art. 7 LAsi). Page 4E-2850/2008 3. 3.1 En l'espèce, le Tribunal considère que les allégations de l'intéressé selon lesquelles il a quitté le Cameroun en raison des recherches dont il faisait l'objet de la part des autorités de son pays se limitent à de simples affirmations, totalement inconsistantes. 3.1.1Tout d'abord, le recourant n'est guère convaincant lorsqu'il mentionne avoir été il y a plus de 2 ans un membre du principal parti d'opposition au Cameroun, de surcroît le président des jeunes de ce mouvement (cf. p.-v. d'audition du 21 avril 2008 [ci-après : pièces n ° 139 ss], p. 11 réponses 127 ss), dès lors qu'il ne connaît pas le nom de ce parti (cf. p.-v. d'audition du 15 avril 2008 [ci-après : pièces n ° 115 ss], p. 7 ; cf. pièce n ° 159, p. 11), qu'il ne maîtrise pas l'anglais (cf. pièce n ° 159, réponse 128) et qu'il a constamment mélangé l'abréviation francophone et anglophone de ce mouvement (FSD [Front social-démocrate] et SDF [Social Democratic Front] pour en faire FDF) (cf. pièce n ° 127 et pièce n ° 159). Quoi qu'il en soit, la seule affiliation passée au SDF, parti légal et représenté au parlement camerounais, ne permet pas de présumer que le recourant serait recherché au Cameroun (cf. dans ce sens : H ELENA LISIBACH , OSAR, Kamerun : Mitgliedschaft in Social Democratic Front [SDF], 1er octobre 2007, p. 3 ch. 2). 3.1.2Puis, pour ce qui a trait à sa qualité d'artiste-chanteur, le Tribunal observe que la sortie de son album remonterait à plus de 2 ans (cf. pièce n ° 125, réponse 15), qu'il indique ne pas avoir eu les moyens de le promouvoir (cf. pièce n ° 153, réponse 86), que les dysfonctionnements de la (...) ([...]) ont été dénoncés publiquement antérieurement à cette sortie, qu'il ne prétend pas avoir fait l'objet de la moindre mesure de représailles entre cette parution et le début de cette année (cf. pièce n ° 143, réponse 14) et que, lorsque l'auditeur lui a demandé de détailler les paroles de ses chansons, il a évoqué avant toute chose des thèmes généraux, soit des thèmes comme l'amour, la paix, le développement de son continent, le racisme ou encore les problèmes de son équipe nationale de football (cf. pièce n ° 153, réponses 88 ss). Il en découle que le Tribunal juge, en l'espèce, guère plausible que le recourant ait été un artiste engagé politiquement sur la scène d'opposition camerounaise et que, en conséquence, s'il n'est pas exclu qu'il ait inséré dans ses textes musicaux quelques critiques à Page 5E-2850/2008 l'encontre de son gouvernement, à l'instar de très nombreux chanteurs camerounais, il ne saurait pour autant avoir rendu vraisemblable être exposé à des mesures de persécution de la part de son gouvernement. En effet, selon les renseignements généraux dont dispose le Tribunal, les critiques de citoyens à l'encontre du gouvernement, qu'elles soient émises en public ou en privé, n'entraînent en principe pas des mesures de représailles des autorités (cf. U. S. Department of State, Cameroon, Country reports on Human Rights Practices, 2007, 11 mars 2008, section 2, let. a « Freedom of Speech and Press » ; Home Office, country of origin information report, Cameroun, 16 janvier 2008, ch. 18, p. 48 ss). 3.1.3Le Tribunal ne comprend en outre guère, si le recourant prétend être sérieusement menacé dans son pays d'origine, qu'il ait attendu d'avoir été refoulé par les autorités (...) pour déposer une requête de protection, alors qu'il a fait au préalable, notamment, une escale en Suisse (cf. pièce n ° 159, réponses 124 s.). De même, s'il avait été effectivement recherché par les autorités de son pays pour ses liens avec les manifestations du début de cette année, grève à laquelle il souligne n'avoir pas participé (cf. pièce n ° 157, réponse 117), le moyen utilisé pour quitter son pays (vol au départ d'un aéroport international) est invraisemblable. Le fait qu'un employé de cet aéroport ait fréquenté un cabaret de ses habitudes n'y change rien (cf. pièce n ° 151, réponses 59 ss). 3.1.4Dans ces conditions, le Tribunal considère que les éléments dont il dispose quant à l'assertion du requérant selon laquelle il aurait été soumis à des mauvais traitements physiques au Cameroun avant le déclenchement des manifestations du début de l'année 2008 ou qu'il craint à juste titre de l'être à cause de ces manifestations en cas de renvoi pour ses activités politiques ou d'artiste-chanteur ne fournissent pas d'indices de nature à étayer de telles conclusions. Au demeurant, le seul élément matériel que le requérant fasse valoir, à savoir la copie (de très mauvaise qualité) de deux convocations de la gendarmerie nationale camerounaise ne suffit pas à combler l'invraisemblance de ces motifs rapportés ci-dessus. En effet, bien que le Tribunal n'ignore pas que les imprimés de convocation soient libres au Cameroun, les irrégularités de ces deux documents (insertion de la date de convocation en lieu et place de la date de naissance du recourant, illisibilité du sceau et utilisation de termes et de traductions Page 6E-2850/2008 approximatifs) permettent de présumer, dans le cas présent, qu'il s'agit de moyens de preuve acquis pour les seules circonstances de la cause (cf. art. 7 al. 3 LAsi). D'ailleurs, le recourant avait expressément allégué lors de son audition que les policiers avaient refusé de lui remettre de telles convocations, dès lors que leur (seul) uniforme faisait foi (cf. pièce n ° 145, réponse 17). Par surabondance, il est notable qu'il est extrêmement facile de se procurer des faux documents au Cameroun (cf. H ELENA LISIBACH , op. cit., p. 4 ch. 4 « Kamerunische Dokumente »), de sorte que la production de tels documents ne saurait, à elle seule, être concluante. 3.2 Au vu de ce qui précède et dans la mesure où le recourant n'a pas fourni d'explications détaillées sur les sévices que les policiers lui auraient infligés lors de ses prétendues interpellations, qu'il souligne de ne pas avoir participé aux grèves du début de cette année et qu'aucune circonstance particulière ne plaide en faveur de la sincérité de ses prétendus motifs d'asile, c'est à juste titre que l'ODM n'a pas procédé à des mesures d'instruction complémentaires (art. 40 LAsi). 3.3 Il s'ensuit que le refus de l'asile et de la qualité de réfugié, est confirmé. 4. 4.1 Lorsqu'il rejette la demande d'asile, l'ODM prononce, en règle générale, le renvoi de Suisse et en ordonne l'exécution ; il tient compte du principe de l'unité de la famille (art. 44 al. 1 LAsi). 4.2 Aucune exception à la règle générale du renvoi n'étant en l'occurrence réalisée, le Tribunal est tenu, dans son principe, de confirmer cette mesure (cf. Jurisprudence et informations de la Commission suisse de recours en matière d'asile [JICRA] 2001 n ° 21 consid. 8 p. 173 ss). 5. 5.1 L’exécution du renvoi est ordonnée si elle est licite, raisonnablement exigible et possible (art. 44 al. 2 LAsi). Elle est réglée par l'art. 83 de la loi fédérale sur les étrangers (LEtr, RS 142.20), entrée en vigueur le 1er janvier 2008 (RO 2007 [48] p. 5487). Page 7E-2850/2008 5.2 L'exécution n'est pas licite lorsque le renvoi de l'étranger dans son Etat d'origine, dans son Etat de provenance ou dans un Etat tiers est contraire aux engagements de la Suisse relevant du droit international (art. 83 al. 3 LEtr). Aucune personne ne peut être contrainte, de quelque manière que ce soit, à se rendre dans un pays où sa vie, son intégrité corporelle ou sa liberté serait menacée pour l'un des motifs mentionnés à l'art. 3 al. 1 LAsi, ou encore d'où elle risquerait d'être astreinte à se rendre dans un tel pays (art. 5 al. 1 LAsi). Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants (art. 3 de la Convention du 4 novembre 1950 de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales [CEDH, RS 0.101] ou encore art. 3 de la Convention du 10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants [Conv. Torture, RS 0.105]). 5.2.1L'exécution du renvoi ne contrevient pas au principe de non-refoulement de l'art. 5 LAsi. Comme exposé plus haut, le recourant n'a pas rendu vraisemblable qu'en cas de retour dans son pays d'origine il serait exposé à de sérieux préjudices au sens de l'art. 3 LAsi. 5.2.2En ce qui concerne les autres engagements de la Suisse relevant du droit international, pour les mêmes raisons que celles indiquées plus haut, le Tribunal considère que le recourant n'a pas fait valoir à satisfaction un véritable risque concret et sérieux d'être victime de traitements prohibés en cas de renvoi dans son pays (cf. dans ce sens : JICRA 1996 n ° 18 consid. 14b spéc. let. ee p. 182 ss). 5.2.3Dès lors, l'exécution du renvoi du recourant sous forme de refoulement ne transgresse aucun engagement de la Suisse relevant du droit international, de sorte qu'elle s'avère licite (art. 44 al. 2 LAsi et 83 al. 3 LEtr). 5.3 L'exécution du renvoi peut être raisonnablement exigée au sens des art. 44 al. 2 LAsi et 83 al. 4 LEtr, si elle n'implique pas une mise en danger concrète de l'étranger (cf. à ce sujet : JICRA 1996 n ° 23 consid. 5 et les références citées). 5.3.1L'exécution de la décision peut ne pas être raisonnablement exigée si le renvoi ou l'expulsion de l'étranger dans son pays d'origine ou de provenance le met concrètement en danger, par exemple en cas de guerre, de guerre civile, de violence généralisée ou de nécessité Page 8E-2850/2008 médicale. Cette disposition s'applique en premier lieu aux « réfugiés de la violence », soit aux étrangers qui ne remplissent pas les conditions de la qualité de réfugié parce qu'ils ne sont pas personnellement persécutés, mais qui fuient des situations de guerre, de guerre civile ou de violence généralisée, et ensuite aux personnes pour qui un retour reviendrait à les mettre concrètement en danger, notamment parce qu'elles ne pourraient plus recevoir les soins dont elles ont besoin. L'autorité à qui incombe la décision doit donc dans chaque cas confronter les aspects humanitaires liés à la situation dans laquelle se trouverait l'étranger concerné dans son pays après l'exécution du renvoi à l'intérêt public militant en faveur de son éloignement de Suisse (cf. PETER BOLZLI, in : Spescha/Thür/Zünd/Bolzli, Kommentar Migrationsrecht, Zurich 2008, n. 14 ss ad art. 83 et les références citées). 5.3.2Il est ainsi notoire que le Cameroun ne connaît pas une situation de guerre, de guerre civile ou de violence généralisée qui permettrait d'emblée - et indépendamment des circonstances du cas d'espèce - de présumer, à propos de tous les ressortissants du pays, l'existence d'une mise en danger concrète au sens de l'art. 83 al. 4 LEtr. 5.3.3En outre, il ne ressort du dossier aucun élément dont on pourrait inférer que l'exécution du renvoi impliquerait une mise en danger concrète du recourant. A cet égard, le Tribunal relève que le recourant est jeune, au bénéfice d'une expérience professionnelle et qu'il n'a pas évoqué de problème de santé particulier. 5.3.4Il s'ensuit que l'exécution du renvoi de l'intéressé doit être considérée comme raisonnablement exigible. 5.4 Enfin, le recourant est en possession de documents suffisants pour rentrer dans son pays ou, à tout le moins, est en mesure d'entreprendre toute démarche nécessaire auprès de la représentation de son pays d'origine en vue de l'obtention de documents de voyage lui permettant de quitter la Suisse. L'exécution du renvoi ne se heurte donc pas à des obstacles insurmontables d'ordre technique et s'avère également possible au sens de l'art. 83 al. 2 LEtr. 5.5 Il s'ensuit que le recours, en tant qu'il conteste la décision de renvoi et son exécution, doit être également rejeté. Page 9E-2850/2008 6. S'avérant manifestement infondé, le recours est rejeté dans une procédure à juge unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 let. e LAsi). L'arrêt n'est motivé que sommairement (art. 111a al. 2 LAsi). 7. La procédure de recours étant apparue d'emblée vouée à l'échec, la requête de dispense de l'avance des frais de procédure, considérée comme une demande d'assistance judiciaire partielle, est rejetée (art. 65 al. 1 PA). 8. Vu l'issue de la procédure, il y a lieu de mettre les frais, par Fr. 600.–, à la charge du recourant (art. 63 al. 1 PA et art. 2 et 3 let. b du règlement du 11 décembre 2006 concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral [FITAF, RS 173.320.2]). (dispositif page suivante) Page 10E-2850/2008 Par ces motifs, le Tribunal administratif fédéral prononce : 1. Le recours est rejeté. 2. La requête d'assistance judiciaire partielle est rejetée. 3. Les frais de procédure, d'un montant de Fr. 600.–, sont mis à la charge du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 4. Le présent arrêt est adressé : - au mandataire du recourant (par télécopie préalable et par courrier recommandé ; annexe : un bulletin de versement) - au SARA (...) (par télécopie) - à l'ODM, SPA (...) (par télécopie pour le dossier N_______) La juge unique : Le greffier : Jenny de Coulon Scuntaro Olivier Bleicker Expédition : Page 11