An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 21. Juli 2017
Embargo: 21. Juli 2017, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 4. Juli 2017 (8C_693/2016)
Keine geschlechtsspezifische Lohndiskriminierung der Aargauer 
Primarlehrkräfte
Das Bundesgericht weist die Beschwerde einer Primarlehrerin gegen den Entscheid
des Aargauer Verwaltungsgerichts ab, mit dem dieses eine geschlechtsbedingte
Lohndiskriminierung der kantonalen Primarlehrkräfte verneint hat. Das Verwaltungsgericht verletzt kein Bundesrecht, wenn es eine Lohndiskriminierung der frauenspezifischen Funktion der Primarlehrperson weder als bewiesen noch als glaubhaft
gemacht erachtet hat.
Eine als Primarlehrerin im Kanton Aargau tätige Frau hatte 2013 beim Aargauer
Verwaltungsgericht zusammen mit zahlreichen weiteren Lehrpersonen Beschwerde
erhoben. Sie verlangte die Feststellung, dass die Lohneinreihung der Funktionen
Primarstufe/Einschulungsklasse geschlechterdiskriminierend sei. Die betroffenen Anstellungsbehörden  seien zu verpflichten, den beschwerdeführenden  Lehrpersonen
rückwirkend ab dem 1. August 2011 die Differenz zu einer diskriminierungsfreien Neueinstufung zu bezahlen. Das Verwaltungsgericht wies die Beschwerde 2013 in einem
Pilotverfahren ab. Es war zum Schluss gekommen, dass der Beruf der Primarlehrperson
als  geschlechtsneutral  zu  qualifizieren  sei.  Die  behauptete  geschlechtsbedingte
Diskriminierung falle damit von vorneweg ausser Betracht. Das Bundesgericht hiess die
Beschwerde der Primarlehrerin im Dezember 2015 gut. Es stellte fest, dass die Funktion
der Primarlehrperson heute anders als noch vor einigen Jahren als frauenspezifisch zu
betrachten sei. Die Sache wurde deshalb ans Aargauer Verwaltungsgericht zurückgewiesen, um zu prüfen, ob eine Lohndiskriminierung vorliege. Im vergangenen August
wies das Verwaltungsgericht die Beschwerde der Lehrerin ab. Diese gelangte erneut
ans Bundesgericht. 
Das  Bundesgericht  weist  ihre  Beschwerde  ab,  soweit  es  darauf  eintritt.  Das
Verwaltungsgericht verletzt kein Bundesrecht, wenn es eine geschlechtsspezifische
Diskriminierung der Lehrpersonen Primarstufe/Einschulungsklasse weder als bewiesen
noch als glaubhaft gemacht erachtet hat. Bei seinem Entscheid ging das Verwaltungsgericht davon aus, dass es nicht per se diskriminierend sei, wenn für das Verwaltungspersonal und das Lehrpersonal des Kantons unterschiedliche Lohnsysteme bestünden.
Die Forderung der Beschwerdeführerin nach einem einzigen Entlöhnungssystem für alle
kantonalen  Angestellten  widerspreche  dem  Ermessensspielraum  des  kantonalen
Gesetzgebers. Zwar erhielten Lehrpersonen aufgrund der unterschiedlichen Lohnsysteme durchschnittlich ein um knapp 10 Prozent tieferes Salär als Verwaltungsangestellte. Allerdings betreffe dies sämtliche Lehrpersonen und nicht einseitig die frauenspezifische Funktion Lehrperson Primarstufe/Einschulungsklasse. Das Bundesgericht
erachtet die dagegen von der Beschwerdeführerin gemachten Einwände – soweit ausreichend begründet – nicht als stichhaltig. Nicht zu beanstanden ist zudem, wenn das
Verwaltungsgericht eine Lohndiskriminierung der Lehrpersonen Primarstufe/Einschulungsklasse gegenüber anderen Lehrfunktionen verneint hat. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 21 juillet 2017
Embargo : 21 juillet 2017, 12h00
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 4 juillet 2017 (8C_693/2016)
Absence de discrimination salariale fondée sur le genre pour le 
personnel enseignant du degré primaire du canton d'Argovie
Le Tribunal fédéral rejette le recours formé par une institutrice du degré primaire
contre le jugement par lequel le Tribunal administratif du canton d'Argovie a nié
l'existence d'une discrimination salariale fondée sur le genre pour le personnel
enseignant du degré primaire du canton. Le Tribunal administratif ne viole pas le
droit fédéral en tant qu'il retient qu'une discrimination salariale dans la fonction
spécifiquement féminine de membre du personnel enseignant du degré primaire
n'est ni prouvée ni rendue plausible.
Une femme travaillant en qualité d'institutrice de l'enseignement primaire dans le canton
d'Argovie avait recouru en 2013 devant le Tribunal administratif de ce canton en
compagnie de nombreux autres membres du corps enseignant. Elle concluait à ce que
l'autorité constatât que le classement salarial des fonctions «  degré primaire/classe
préparatoire »  était  discriminatoire  du  point  de  vue  du  genre.  Les  autorités
d'engagement compétentes devaient être condamnées à payer aux parties recourantes,
rétroactivement à partir du 1 er août 2011, la différence résultant d'une nouvelle
classification exempte de discrimination. En 2013, le Tribunal administratif a rejeté le
recours  par  un  jugement-pilote.  Il  a  retenu,  en  conclusion,  que  la  profession
d'enseignant au degré primaire doit être qualifiée de neutre sous l'angle du genre. Une
prétendue discrimination fondée sur le genre devait être d'emblée écartée. Le Tribunal
fédéral a admis le recours de l'institutrice primaire au mois de décembre 2015. Il a
constaté que, contrairement à ce qui prévalait il y a quelques années encore, la fonction
d'enseignant primaire doit être considérée aujourd'hui comme spécifiquement féminine.
La cause a donc été renvoyée au Tribunal administratif du canton d'Argovie afin qu'il
examinât s'il existait une discrimination salariale. Le Tribunal administratif a rejeté le
recours de l'institutrice au mois d'août dernier. Celle-ci a déféré ce jugement au Tribunal
fédéral.
Le Tribunal fédéral rejette ce recours dans la mesure où il est recevable. Le Tribunal
administratif ne viole pas le droit fédéral en tant qu'il retient qu'une discrimination fondée
sur le sexe dans les fonctions «  degré primaire/classe préparatoire  » n'est ni prouvée ni
rendue plausible. Dans son jugement, le Tribunal administratif est parti du principe qu'il
n'est en soi pas discriminatoire d'établir des systèmes salariaux différenciés pour le
personnel administratif et pour le personnel enseignant. La conclusion de la recourante,
tendant à l'instauration d'un système unique de rémunération pour tous les membres de
la fonction publique du canton, s'oppose au pouvoir d'appréciation du législateur
cantonal. Certes, étant donné les systèmes salariaux différenciés, le personnel
enseignant perçoit en moyenne un salaire inférieur de 10  pour cent tout juste par
rapport au personnel de l'administration. Toutefois, cela concerne l'ensemble du
personnel enseignant et non pas uniquement la fonction spécifiquement féminine de
l'enseignement « degré primaire/classe préparatoire  ». Le Tribunal fédéral considère
comme non pertinentes – pour autant qu'elles soient suffisamment motivées – les
objections soulevées à ce propos par la recourante. En outre, le jugement attaqué n'est
pas  contestable  en  tant  que  le  Tribunal  administratif  a  nié  l'existence  d'une
discrimination  salariale  pour  le  personnel  enseignant  des  fonctions  «  degré
primaire/classe préparatoire  » par rapport à d'autres fonctions de l'enseignement.