<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><a name="_GoBack"></a><span> </span></p> <p><br/><img alt="" height="130" src="20160323101702737_e-files/Aspose.Words.c7c3d9bb-9654-4b9a-953d-1381ac499ad7.001.png" width="77"/><br/></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>FF15.049244-160219 </span></p> <p><span>FF15.052998 </span></p> <p><span>FF15.050727 </span></p> <p><span>80 </span></p> </td> </tr> </table> <p></p> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>Cour des poursuites et faillites</span></p> <p><span>________________________________________________</span></p> <p><span>Arrêt du 29 mars 2016</span></p> <p><span>__________________</span></p> <p><span>Composition : Mme </span><span>Rouleau</span><span>, présidente</span></p> <p><span> MM. Hack et Maillard, juges</span></p> <p><span>Greffier : Mme Debétaz Ponnaz</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Art. 174 al. 2 LP</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Vu le jugement rendu par la Présidente du Tribunal d’arrondissement de La Côte à la suite de l’audience du 25 janvier 2016, prononçant la faillite, le même jour à 12 heures 30, de la </span><span>Fondation B.________</span><span>, à Morges, à la réquisition de </span><span>A.X.________</span><span>, p.a. son curateur Me Denis Reymond, notaire à La Sarraz, de la </span><span>Succession de feu B.X.________</span><span>, p.a. [...], exécuteur testamentaire, à [...], et de </span><span>V.________SA</span><span>, à Fribourg, mettant les frais, par 200 fr., à la charge de la faillie et disant que celle-ci doit verser à la requérante A.X.________, par son curateur, la somme de 300 fr. à titre de dépens, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu le recours formé contre ce jugement le 5 février 2016 par la Fondation B.________, concluant à l’annulation de sa faillite et requérant l’octroi de l’effet suspensif, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu la pièce produite à l’appui du recours, soit une lettre datée du 24 janvier 2016, adressée à la recourante par [...], en Floride,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu la décision de la présidente de la cour de céans du 8 février 2016, admettant la requête d’effet suspensif et ordonnant à titre de mesures conservatoires l’inventaire et l’audition de la faillie, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu l’extrait des registres de l’Offices des poursuites du district de Morges du 8 février 2016 concernant la recourante, dont la production a été ordonnée d’office, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu la lettre du 25 février 2016 dans laquelle la recourante s’est déterminée sur cet extrait, dans le délai imparti à cet effet par la présidente de la cour de céans,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu les autres pièces du dossier ; </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu qu'en vertu de l'art. 174 al. 1 LP (loi sur la poursuite pour dettes et la faillite ; RS 281.1), la décision du juge de la faillite peut, dans les dix jours, faire l'objet d'un recours au sens du CPC (Code de procédure civile ; RS 272), </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu'en l'espèce, le recours a été déposé en temps utile et dans les formes requises, par acte écrit et motivé adressé à l'autorité de recours (art. 321 al. 1 CPC), de sorte qu'il est recevable, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que la pièce nouvelle produite à l’appui du recours est également recevable (art. 174 al. 1, 2</span><span>e</span><span> phrase, LP) ; </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu que, selon l'art. 171 LP, le juge saisi d'une réquisition de faillite doit prononcer celle-ci, sauf dans les cas mentionnés aux art. 172 à 173a LP qui n'étaient pas réalisés en l'espèce,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que c'est ainsi à juste titre que le premier juge a prononcé la faillite de la recourante, les délais des art. 166 et 168 LP ayant été respectés et les parties régulièrement convoquées à l'audience de faillite ; </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu qu'en vertu de l'art. 174 al. 2 LP, l'autorité de recours peut annuler le jugement de faillite lorsque le débiteur rend vraisemblable sa solvabilité et qu'il établit par titre que la dette à l'origine de la faillite, intérêts et frais compris, a été payée, ou que la totalité du montant à rembourser a été déposée auprès de l'autorité de recours à l'intention du créancier, ou encore que celui-ci a retiré sa réquisition de faillite,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que ces deux conditions, remboursement – ou dépôt ou retrait – et solvabilité, sont cumulatives, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu'en l'espèce, la recourante n’allègue ni ne prouve s'être entièrement acquittée des dettes réclamées en poursuite par les trois intimées, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’elle soutient seulement, en se fondant sur la lettre du 24 janvier 2016 de la société [...], être « en attente d’un montant de € 7'500'000.-- qui doit lui être payé d’ici à la fin du mois de février, les formalités bancaires nécessitant un délai de dix jours supplémentaire », et devoir « être en état de payer toutes ses dettes d’ici au 10 mars 2016 »,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que la première des conditions légales pour annuler la faillite n'est ainsi pas réalisée, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’en ce qui concerne sa solvabilité, la recourante soutient qu’elle résulte de la lettre précitée et que « les fonds attendus comme expliqué dans le recours permettront de solder toutes les poursuites », </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que le débiteur, s'il ne doit pas prouver sa solvabilité de manière stricte, doit toutefois offrir les moyens de preuve propres à la rendre vraisemblable, en fournissant des indices tels que les récépissés de paiements, des justificatifs de moyens financiers à sa disposition (avoirs en banque, crédits bancaires), la liste de ses débiteurs, un extrait du registre des poursuites, des comptes annuels récents avec bilan intermédiaire, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que l’extrait du registre des poursuites concernant le failli est en règle générale décisif (Cometta, Commentaire romand de la LP, n. 10 ad art. 174 LP), </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>qu’en l’espèce, la recourante n'a pas produit de pièces comptables,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que, selon l'extrait de poursuites la concernant, elle fait l'objet de dix poursuites pour plus de 800’000 fr., dont cinq au stade de la commination de faillite délivrée et trois, exercées à l’instance d’une caisse AVS, au stade de la saisie, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’on ne saurait considérer que la seule lettre produite, dont au surplus on ignore tout de l’auteur et du contexte, suffit à rendre vraisemblable la solvabilité de la recourante ; </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu que le recours, manifestement infondé au sens de l'art. 322 al. 1 CPC, doit être rejeté et le jugement de faillite confirmé, la faillite prenant effet, vu l'effet suspensif accordé, à la date du présent arrêt,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 300 fr., sont mis à la charge de la recourante, qui en a déjà fait l'avance.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,</span></p> <p><span>statuant à huis clos en sa qualité d'autorité</span></p> <p><span>de recours en matière sommaire de poursuites et de faillite,</span></p> <p><span>prononce</span><span> :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> Le recours est rejeté.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> Le jugement est confirmé, la faillite de la Fondation B.________ prenant effet le 29 mars 2016, à 16 heures 15.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>III.</span><span> Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 300 fr. (trois cents francs), sont mis à la charge de la recourante.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>La présidente : La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Du</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié, par l'envoi de photocopies, à :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>‑ Me Jean-Emmanuel Rossel, avocat (pour la Fondation B.________),</span></p> <p><span>‑ Me Olivier Constantin, avocat (pour A.X.________),</span></p> <p><span>- M. [...] (pour la Succession de feu B.X.________),</span></p> <p><span>- V.________SA,</span></p> <p><span>- M. le Préposé à l'Office des poursuites du district de Morges,</span></p> <p><span>- M. le Préposé à l'Office des faillites de l'arrondissement de La Côte.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>- Mme la Conservatrice du Registre foncier, Office de Morges,</span></p> <p><span>- M. le Préposé au Registre du Commerce du canton de Vaud,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> et communiqué à : </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>‑ Mme la Présidente du Tribunal d'arrondissement de La Côte.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La greffière :</span></p> </div> </body> </html>