Lausanne, 7. Dezember 2018
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 21. November 2018 (6B_515/2018)
Früherer Nachtlokalbetreiber zu Recht wegen versuchten Mordes
verurteilt
Das Obergericht des Kantons Uri hat einen ehemaligen Nachtlokalbetreiber zu Recht
wegen versuchten Mordes an seiner früheren Ehefrau verurteilt. Das Bundesgericht
weist die Beschwerde des Betroffenen ab.
Das Obergericht des Kantons Uri hatte die Sache ein erstes Mal 2013 beurteilt. Es
sprach den früheren Barbetreiber der versuchten Tötung schuldig, weil er am 4. Januar
2010 vor seinem Nachtlokal auf einen Mann geschossen habe, ohne diesen allerdings
zu treffen. Zudem erfolgte ein Schuldspruch wegen versuchten Mordes, weil ein Dritter
am 12. November 2010 im Auftrag des Beschuldigten auf dessen getrennt von ihm
lebende Ehefrau geschossen habe, die dabei lebensgefährlich verletzt wurde. Das
Bundesgericht hiess 2014 die Beschwerde des Verurteilten teilweise gut und verlangte
eine Neubeurteilung. Im April 2016 sprach das Obergericht den Betroffenen für den
Vorfall vom Januar 2010 der Gefährdung des Lebens schuldig. Vom Vorwurf des
versuchten Mordes im Zusammenhang mit den Geschehnissen vom November 2010
sprach es ihn frei. Gegen dieses Urteil des Obergerichts gelangte der Mann erneut ans
Bundesgericht und verlangte einen Freispruch. Beschwerde erhoben auch die Staatsanwaltschaft des Kantons Uri sowie die frühere Ehefrau des Mannes. Die Beschwerde des
Mannes gegen seine Verurteilung wegen Gefährdung des Lebens wies das Bundesgericht ab; hingegen kam es zum Schluss, dass der Freispruch vom Vorwurf des versuchten Mordes auf Grundlage der vom Obergericht vorgenommenen Beweiswürdigung
vor Bundesrecht nicht standhalte. Bei seiner Neubeurteilung vom vergangenen Januar
sprach das Obergericht den Mann des versuchten Mordes schuldig. Dafür und für
weitere, bereits rechtskräftig gewordene Schuldsprüche verhängte es eine Freiheitsstrafe von zehn Jahren, eine Geldstrafe sowie eine Busse. 
Das Bundesgericht weist die dagegen erhobene Beschwerde des Mannes ab. Unbegründet ist zunächst seine Rüge, dass sich das Obergericht von der falschen Annahme
habe leiten lassen, aufgrund des vorangegangenen Entscheides des Bundesgerichts
habe zwingend ein Schuldspruch ergehen müssen. Nicht zu beanstanden ist sodann die
vom Obergericht vorgenommene Beweiswürdigung. Der Betroffene hatte hier zur Hauptsache die Berücksichtigung der Aussage einer Zeugin gerügt. Weder die Würdigung
dieser Zeugenaussage, noch die der übrigen Indizien durch die Vorinstanz war willkürlich. Insgesamt sprach das Obergericht den Beschwerdeführer auf dieser Basis zu
Recht des versuchten Mordes zum Nachteil seiner früheren Ehefrau schuldig. Lausanne, le 7 décembre 2018
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 21 novembre 2018 (6B_515/2018)
Un ancien exploitant de boîte de nuit condamné à juste titre pour
tentative d'assassinat
La Cour suprême du canton d'Uri a condamné à juste titre un ancien exploitant de
boîte de nuit pour tentative d'assassinat sur son ex-femme. Le Tribunal fédéral
rejette le recours de l'intéressé.
La Cour suprême uranaise avait jugé l'affaire une première fois en 2013. Elle avait
reconnu l'ancien exploitant de bar coupable de tentative d'homicide pour avoir, le
4 janvier 2010, tiré sur un homme devant sa boîte de nuit, sans toutefois l'atteindre. Il
avait en outre été condamné pour tentative d'assassinat dès lors que, le 12 novembre
2010, un tiers agissant pour le compte du prévenu avait tiré sur l'épouse de celui-ci,
dont il était séparé, la blessant de façon à mettre sa vie en danger. Le Tribunal fédéral
avait partiellement admis le recours du condamné en 2014 et ordonné un nouveau
jugement. En avril 2016, la Cour suprême avait reconnu l'intéressé coupable de mise en
danger de la vie d'autrui pour les faits de janvier 2010. Sur le chef d'accusation de
tentative d'assassinat en relation avec les évènements de novembre 2010, elle avait
prononcé un acquittement. Contre ce jugement de la Cour suprême, l'intéressé avait
recouru une nouvelle fois au Tribunal fédéral en réclamant un acquittement. Le
Ministère public du canton d'Uri et l'ex-femme de l'individu avaient également fait
recours. Le Tribunal fédéral avait rejeté le recours de l'intéressé à l'encontre de sa
condamnation pour mise en danger de la vie d'autrui  ; en revanche, il était parvenu à la
conclusion  que l'acquittement de l'infraction  de tentative  d'assassinat fondé sur
l'appréciation des preuves de la Cour suprême n'était pas conforme au droit fédéral.
Dans son nouveau jugement de janvier dernier, la Cour suprême a déclaré l'individu
coupable de tentative d'assassinat. En lien avec ce verdict de culpabilité ainsi qu'avec
d'autres déjà entrés en force, elle a infligé une peine privative de liberté de dix ans, une
peine pécuniaire ainsi qu'une amende. 
Le Tribunal fédéral rejette le recours de l'intéressé à l'encontre de ce jugement. Est tout
d'abord infondé le grief affirmant que la Cour suprême se serait laissée guider par
l'hypothèse erronée selon laquelle la précédente décision du Tribunal fédéral imposait
de rendre un verdict de culpabilité. Ensuite, l'appréciation des preuves de la Cour
suprême n'est pas critiquable. L'intéressé s'était principalement plaint de la prise en
considération des déclarations d'une témoin. La Cour suprême n'a apprécié ni ce
témoignage, ni les autres indices de manière arbitraire. Sur cette base, c'est à juste titre
que la Cour suprême a reconnu le recourant coupable de tentative d'assassinat au
préjudice de son ex-épouse.