<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para">2D_94/2007 /svc </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 24 octobre 2007 </div> <div class="para">IIe Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. et Mme les Juges Merkli, Président, </div> <div class="para">Hungerbühler et Yersin. </div> <div class="para">Greffière: Mme Rochat. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">AX.________, </div> <div class="para">recourant, représenté par Me Olivier Couchepin, </div> <div class="para">avocat, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Conseil d'Etat du canton du Valais, </div> <div class="para">Palais du Gouvernement, 1950 Sion, </div> <div class="para">Tribunal cantonal du canton du Valais, </div> <div class="para">Cour de droit public, case postale, 1950 Sion 2. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para"><span class="artref">art. 17 al. 2 LSEE</span>: renouvellement de l'autorisation </div> <div class="para">de séjour, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours constitutionnel subsidiaire contre l'arrêt du Tribunal cantonal du canton du Valais, Cour de droit public, du 10 août 2007. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral considère en fait et en droit: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le 20 janvier 2004, après un premier refus confirmé en dernière instance par le Tribunal fédéral (arrêt 2A.58/2003 du 14 février 2003), AX.________, ressortissant de l'ex-Yougoslavie, a obtenu une autorisation de séjour pour vivre avec son épouse, BX.________, titulaire d'une autorisation d'établissement depuis le 23 décembre 2003. </div> <div class="para">Constatant que les époux vivaient séparés depuis le mois de septembre 2004, le Service de l'état civil et des étrangers du canton du Valais a refusé de prolonger l'autorisation de séjour de AX.________, par décision du 19 juillet 2005, confirmée par le Conseil d'Etat le 2 mai 2007. </div> <div class="para">Saisi d'un recours contre cette décision la Cour administrative du Tribunal cantonal l'a rejeté par arrêt du 10 août 2007. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">AX.________ forme auprès du Tribunal fédéral un recours de droit constitutionnel subsidiaire et conclut, avec suite de frais et dépens, à l'annulation de l'arrêt du 10 août 2007. Se plaignant d'une violation de son droit d'être entendu, il requiert son audition et celle de son épouse, ainsi que la production des dossiers cantonaux. Le recourant présente également une demande d'assistance judiciaire complète pour la procédure devant le Tribunal fédéral. </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral a renoncé à procéder à un échange d'écritures et à demander la production des dossier cantonaux. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Selon l'<span class="artref">art. 17 al. 2 1</span>ère phrase de la loi fédérale sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142.20), le conjoint d'un étranger titulaire d'une autorisation d'établissement a droit à une autorisation de séjour aussi longtemps que les époux vivent ensemble. </div> <div class="para">Il est en l'espèce constant que les époux X.________ ont un domicile séparé, de sorte que le recourant ne saurait prétendre à une autorisation de séjour sur la base de cette disposition. Le recourant admet d'ailleurs lui-même que son recours n'est pas recevable comme recours en matière de droit public en vertu de l'art. 83 lettre c ch. 2 LTF, car il n'a aucun droit à une autorisation de séjour. </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">La qualité pour former un recours constitutionnel subsidiaire est subordonnée à un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée (<span class="artref">art. 115 lettre b LTF</span>). Dans un arrêt du 30 avril 2007 (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=18&amp;from_date=12.10.2007&amp;to_date=31.10.2007&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-I-185%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page185">ATF 133 I 185</a> ss), le Tribunal fédéral a décidé que la jurisprudence rendue sous l'empire de la loi fédérale d'organisation judiciaire du 16 décembre 1943 à propos de la qualité pour recourir dans le recours de droit public selon l'<span class="artref">art. 88 OJ</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=18&amp;from_date=12.10.2007&amp;to_date=31.10.2007&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F126-I-81%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page81">ATF 126 I 81</a> et 121 I 261) restait valable pour définir cette qualité selon l'<span class="artref">art. 115 lettre b LTF</span>. Dès lors, l'interdiction générale de l'arbitraire découlant de l'<span class="artref">art. 9 Cst.</span> ne confère pas, à elle seule, une position juridique protégée au sens de l'<span class="artref">art. 115 lettre b LTF</span>. En d'autres termes, faute d'un droit à une autorisation de séjour, le recourant n'a pas qualité pour former un recours constitutionnel subsidiaire en invoquant la protection contre l'arbitraire. </div> <div class="para">Toutefois, comme il était admis pour l'ancien recours de droit public, le recourant qui n'a pas qualité pour agir au fond peut faire valoir la violation de ses droits de partie, équivalant à un déni de justice formel (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=18&amp;from_date=12.10.2007&amp;to_date=31.10.2007&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-I-185%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page185">ATF 133 I 185</a> consid. 6.2 p. 198/199), pour autant qu'il ne s'agisse pas de moyens ne pouvant être séparés du fond (continuation de la « Star Praxis », voir <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=18&amp;from_date=12.10.2007&amp;to_date=31.10.2007&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F114-IA-307%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page307">ATF 114 Ia 307</a> consid. 3c p. 312 s.). Le recours ne saurait ainsi porter sur des points indissociables de la décision sur le fond, telle l'appréciation (anticipée) des preuves (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=18&amp;from_date=12.10.2007&amp;to_date=31.10.2007&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F120-IA-157%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page157">ATF 120 Ia 157</a> consid. 2a/bb p. 160; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=18&amp;from_date=12.10.2007&amp;to_date=31.10.2007&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F114-IA-307%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page307">114 Ia 307</a> consid. 3c p. 313; cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=18&amp;from_date=12.10.2007&amp;to_date=31.10.2007&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F126-I-81%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page81">ATF 126 I 81</a> consid. 7b p. 94). </div> <div class="para">En l'espèce, le recourant reproche au Tribunal cantonal d'avoir refusé de l'entendre, ainsi que son épouse. Le droit d'être entendu découlant de l'<span class="artref">art. 29 al. 2 Cst.</span> ne comprend cependant pas le droit d'être entendu oralement. Quant à la renonciation par le Tribunal cantonal à l'audition des époux, elle relève de l'appréciation anticipée des preuves que le recourant ne saurait remettre en cause dans le cadre du présent recours constitutionnel subsidiaire. Au demeurant, ce grief serait de toute manière manifestement mal fondé dans la mesure où, précisément, rien n'a changé depuis l'audition de l'épouse du recourant du 9 février 2005, les époux ayant toujours un domicile séparé. On ne voit dès lors pas en quoi l'audition du recourant et celle de son épouse auraient permis d'établir des « faits pertinents » et actualisés, comme le soutient l'intéressé. </div> <div class="para">5. </div> <div class="para">Au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté dans la mesure où il est recevable, selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 109 LTF</span>, applicable en vertu de l'<span class="artref">art. 117 LTF</span>. Comme les conclusions du recourant paraissaient d'emblée vouées à l'échec, la demande d'assistance judiciaire complète doit être rejetée (cf. <span class="artref"><artref id="CH/173.110/64/2" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/64/1" type="start"></artref>art. 64 al. 1 et 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/64/2" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/2" type="end"></artref>). Le recourant, qui succombe, doit supporter un émolument judiciaire (art. 66 al. 1, 1ère phrase et 65 LTF). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, vu l'<span class="artref">art. 109 LTF</span>, le Tribunal fédéral prononce: </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est rejeté dans la mesure où il est recevable. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">La demande d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Un émolument judiciaire de 1'000 fr. est mis à la charge du recourant. </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué en copie au mandataire du recourant, au Conseil d'Etat et au Tribunal cantonal du canton du Valais, Cour de droit public, ainsi qu'à l'Office fédéral des migrations. </div> <div class="para">Lausanne, le 24 octobre 2007 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">Le président: La greffière: </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>