Lausanne, 29. September 2015
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 29. September 2015 (2C_853/2014, 2C_934/2014)
Versandapotheke Zur Rose: Beschwerden von Swissmedic und 
PharmaSuisse gutgeheissen
Die  Versandapotheke  Zur  Rose  AG  verstösst  beim  Handel  mit  rezeptfreien
Medikamenten der Kategorien C und D, für die keine ärztliche Verschreibung vorliegt,
gegen das Heilmittelrecht des Bundes. Das Bundesgericht heisst die Beschwerden
von Swissmedic und PharmaSuisse gut. 
Das  Verwaltungsgericht  des  Kantons  Thurgau  hatte  2014  die  Zulässigkeit  des
schweizweit angewendeten Modells der Zur Rose AG beim Versandhandel mit nicht
rezeptpflichtigen Medikamenten (Arzmeimittelkategorien C und D) bestätigt. Danach
verschreibt ein von der Zur Rose AG beauftragter Arzt, der den Kunden in der Regel
nicht persönlich kennt, das bestellte Medikament auf Basis des vom Kunden ausgefüllten Fragebogens.
In seiner öffentlichen Sitzung vom Dienstag heisst das Bundesgericht die Beschwerden
der  Swissmedic  (Schweizerisches  Heilmittelinstitut)  und  der  PharmaSuisse
(Schweizerischer Apothekerverband) gut und untersagt der Zur Rose AG den Versandhandel mit Arzneimitteln der Kategorien C und D nach ihrer bisherigen Praxis. Mit dem
Vorgehen der Zur Rose AG ist die Einhaltung der heilmittelrechtlichen Bestimmungen
des Bundes bezüglich Verschreibung und Abgabe von Medikamenten in der Regel nicht
gewährleistet. Das Heilmittelgesetz verlangt beim Versand von rezeptfreien Medikamenten eine vorgängige ärztliche Verschreibung. Dies ergibt sich bereits aus dem
klaren Wortlaut der gesetzlichen Bestimmungen. Die Verschreibung durch den Arzt setzt
voraus, dass er den Patienten und seinen Gesundheitszustand kennt. Nur wenn sich der
Arzt und der Patient kennen und miteinander in Kontakt sind, besteht eine Möglichkeit
zur notwendigen Interaktion für die Verschreibung. Ein Gesundheitsfragebogen und die
blosse Möglichkeit zur Kontaktaufnahme reichen nicht aus. Lausanne, le 29 septembre 2015
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 29 septembre 2015 (2C_853/2014, 2C_934/2014)
Pharmacie à domicile Zur Rose : recours de Swissmedic et de 
PharmaSuisse admis
La pharmacie à domicile de Zur Rose SA viole le droit fédéral sur les produits
thérapeutiques en délivrant des médicaments non soumis à ordonnance des
catégories C et D pour lesquels aucune prescription médicale n'a été établie. Le
Tribunal fédéral admet le recours de Swissmedic et de PharmaSuisse.
En 2014, le Tribunal administratif du canton de Thurgovie avait confirmé la légalité du
modèle mis en place dans toute la Suisse par Zur Rose SA de vente à domicile de
médicaments non soumis à ordonnance (médicament de catégorie C et D). Selon ce
modèle, un médecin mandaté par Zur Rose SA, qui ne connaît en règle générale pas le
client personnellement, prescrit le médicament commandé en se fondant sur un
questionnaire rempli par le client.
Lors de sa séance publique de mardi, le Tribunal fédéral admet le recours de
Swissmedic (Institut suisse des produits thérapeutique) et de PharmaSuisse (Société
suisse des pharmaciens) et interdit à Zur Rose SA de vendre à domicile des
médicaments des catégories C et D selon le modèle utilisé jusqu'à présent. D'une
manière générale, le modèle mis en place par Zur Rose SA ne garantit pas le respect
des dispositions fédérales relatives à la prescription et à la remise de médicaments. En
cas de vente par correspondance de médicaments non soumis à ordonnance, la loi
fédérale sur les produits thérapeutiques exige une prescription médicale préalable. Cela
résulte de la lettre claire des dispositions légales. La prescription médicale nécessite de
la part du médecin qu'il connaisse le patient et son état de santé. Ce n'est que s'il existe
une relation thérapeutique que les conditions présidant à la prescription médicale sont
réunies. Un questionnaire de santé et la simple possibilité d'une prise de contact n'y
suffisent pas.