Lausanne, 30. April 2021
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 24. März 2021 (6B_124/2021)
Keine bedingte Entlassung aus der Verwahrung von 74-jährigem 
pädophilem Täter
Einem 74-jährigen, wegen Sexualdelikten mit Kindern verurteilten Mann wurde die
bedingte Entlassung  aus der Verwahrung zu  Recht  verwehrt.  Das Bundesgericht
weist  seine  Beschwerde  gegen  das  Urteil  des  Verwaltungsgerichts  des  Kantons
Zürich in diesem Punkt ab. Das Alter des Verurteilten vermag angesichts des von ihm
ausgehenden hohen Risikopotentials die bedingte Entlassung nicht zu rechtfertigen.
Der  1946  geborene  Mann  wurde  2003  vom  Obergericht  des  Kantons  Zürich  wegen
sexuellen Handlungen mit  Kindern und mehrfacher  sexueller  Nötigung verurteilt.  Die
Strafe wurde zu Gunsten seiner  Verwahrung aufgeschoben.  2016 wies das Bundesgericht eine erste Beschwerde des Betroffenen wegen Verweigerung einer bedingten
Entlassung ab. 2018 bestätigte das Bundesgericht die Verurteilung des Mannes wegen
Besitzes von harter Pornografie (Darstellungen von sexuellem Missbrauch von Kindern),
die er sich 2012 in der Justizvollzugsanstalt beschafft hatte. 2019 ersuchte der Mann
erneut um seine bedingte Entlassung aus der Verwahrung, was von den zuständigen
Zürcher Behörden abgelehnt wurde. Das Verwaltungsgericht des Kantons Zürich wies
die Beschwerde des Mannes im vergangenen Dezember ab. 
Das Bundesgericht  weist die Beschwerde des Mannes bezüglich der  bedingten Entlassung ebenfalls ab. Der Massstab für eine bedingte Entlassung ist sehr streng. Es
muss eine entsprechend hohe Wahrscheinlichkeit bestehen, dass sich der Verurteilte in
Freiheit  bewährt.  Laut  dem  Urteil  des  Verwaltungsgerichts  kann  das  Alter  gemäss
Rechtsprechung zwar zum wichtigen Faktor werden, was den Schutz vor weiteren Taten
betrifft. Das gelte aber nicht absolut, insbesondere nicht bei vertiefter gutachterlicher
Auseinandersetzung  mit  dem  Faktor  Alter.  Hier  ergebe  sich  aus  den  Gutachten
(Gerichtsgutachten und Privatgutachten), dass dem Betroffenen bis heute nicht habe
vermittelt werden können, jeglichen Kontakt zu Knaben im vorpubertären Alter zu vermeiden. Da er eine deliktorientierte Therapie konsequent verweigere, sei eine Verhaltensänderung grundsätzlich nicht zu erwarten. 
Der Entscheid des Verwaltungsgerichts ist nicht zu beanstanden. Ob eine Pädophilie
lebenslang stabil besteht oder veränderbar ist, ist in der Literatur umstritten. Im konkreten Fall erfolgte die Begutachtung unter massgeblicher Berücksichtigung des Alters. Der
Betroffene verweigert eine deliktorientierte Therapie, verfügt über keine Strategie zum
Umgang mit seiner Pädophilie und ist nicht zu Absprachen bereit. Für eine deliktfreie
Lebensführung  in  Freiheit  bedürfte  es  gemäss  dem  Gerichtsgutachter  einer  engmaschigen Überwachung. Der Privatgutachter nimmt an, dass ein allfälliger Übergriff eine
längere Vorlaufzeit hätte; diese Vorlaufzeit wäre vom Umfeld für eine Reaktion zu nutzen, um Risikosignale zu erkennen und einen Übergriff zu verhindern. Dieses Konzept
ist in der alltäglichen Lebenswirklichkeit jedoch kaum durchzuhalten und noch weniger
zu rechtfertigen. Die Verantwortung zur Reaktion auf sexuelle Übergriffe gegenüber Kindern würde auf das Umfeld übertragen. Die Auflage zur Meidung von sämtlichen Kontakten mit Kindern könnte nur durch eine minutiöse Überwachung gewährleistet werden.
Letztlich  wäre  der  vom  Staat  zu  leistende  Schutz  für  die  gefährdeten  Kinder  kaum
anders zu leisten, als die Verwahrung in der Welt ausserhalb der Gefängnismauern weiterzuführen. Das Kriterium des Alters vermag angesichts des hohen Risikopotentials
des Verurteilten eine bedingte Entlassung nicht zu rechtfertigen. Gutgeheissen hat das
Bundesgericht die Beschwerde des Mannes insoweit, als es bezüglich der Verfahrensdauer eine Verletzung des Beschleunigungsgebots feststellt. Lausanne, le 30 avril 2021
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 24 mars 2021 (6B_124/2021)
Pas de libération conditionnelle de la mesure d'internement pour 
un pédophile de 74 ans
La libération conditionnelle de l'internement a été refusée à juste titre à un homme
de 74 ans condamné pour infractions sexuelles avec des enfants. Le Tribunal fédéral
rejette sur ce point son recours contre le jugement du Tribunal administratif du canton de Zurich. L'âge du condamné ne peut pas justifier la libération conditionnelle
compte tenu du potentiel de risques élevé qu'il présente.
L'homme, né en 1946, a été condamné en 2003 par la Cour suprême du canton de
Zurich pour actes d’ordre sexuel avec des enfants et contraintes sexuelles répétées. La
peine a été suspendue en faveur de l'internement. En 2016, le Tribunal fédéral a refusé
un premier recours de l’i ntéressé contre le refus de sa libération conditionnelle. En 2018,
il a confirmé sa condamnation pour possession d'objets de pornographie dure (représentations d'abus sexuels avec des enfants), qu'il s'était procurés en prison en 2012. En
2019, l'homme a sollicité à nouveau sa libération conditionnelle de l'internement, ce que
les autorités compétentes zurichoises ont refusé. Le Tribunal administratif du canton de
Zurich a rejeté en décembre dernier le recours de l'homme contre cette dernière décision .
Le Tribunal fédéral rejette également le recours de l'homme concernant la libération conditionnelle. Les conditions pour une libération conditionnelle sont très strictes. Il doit exister une forte probabilité que le condamné se conduise bien en liberté. Certes, d'après le
jugement du Tribunal administratif, l'âge peut constituer selon la jurisprudence un facteur
important pour évaluer le risque de récidive. Cependant, cela ne s'appliquerait pas de
manière absolue, notamment pas en cas d'examen approfondi par un expert du facteur
de  l'âge.  Ici,  il  ressortait  des  expertises  (judiciaires  et  privées)  qu'il  n'avait  pas  été
possible jusqu'à aujourd'hui de transmettre à l’intéressé la manière d'éviter tout contact
avec des garçons prépubères. Comme il refusait systématiquement toute thérapie axée
sur le crime, on ne pouvait guère attendre un changement de son comportement. 
La décision du Tribunal administratif n'est pas critiquable. La question de savoir si une
pédophilie reste stable durant la vie ou si elle est évolutive est controversée dans la
littérature. Dans le cas concret, l'expertise a été réalisée en tenant compte essentiellement de l'âge. L'intéressé refuse de suivre une thérapie axée sur le crime, mais ne dispose d'aucune stratégie pour combattre sa pédophilie et n'est pas prêt à conclure des
accords. Selon l'expert judiciaire, une vie en liberté sans infraction nécessiterait une
surveillance étroite. L'expert privé estime qu'un éven tuel abus ne serait commis qu'après
un délai relativement long  ; ce délai devrait être utilisé par l'entourage pour mettre en
place une réaction permettant de reconnaitre les signaux de risques et d'empêcher une
agression.  Ce  concept  est  toutefois  difficile  à  mettre  en  œuvre  dans  la  réalité
quotidienne et encore plus difficile à justifier. La responsabilité de réagir aux agressions
sexuelles sur des enfants serait transférée à l'entourage. L'interdiction de tout contact
avec des enfants ne pourrait être garantie que par un suivi minutieux. En fin de compte,
l’État ne pourrait pas assurer la protection des enfants autrement qu'en prolongeant
l’internement à l’extérieur des murs de la prison. En raison des risques élevés présentés
par le condamné, le critère de l’âge ne peut pas justifier une libération conditionnelle. Le
Tribunal fédéral admet le recours du condamné dans la mesure où il a constaté une
violation du principe de la célérité en relation avec la durée de la procédure. Losanna, 30 aprile 2021
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenza del 24 marzo 2021 (6B_124/2021)
Nessuna liberazione condizionale dall'internamento per un 
74enne condannato per pedofilia
A un uomo 74enne condannato per reati  sessuali con fanciulli  è stata negata a
ragione  la  liberazione  condizionale  dall'internamento.  Il  Tribunale  federale  ha
respinto  il  suo  ricorso  su  questo  punto  contro  la  sentenza  del  Tribunale
amministrativo del Canton Zurigo. L'età del condannato non può giustificare una
liberazione condizionale a fronte dell'alto potenziale di rischio di recidiva.
L'uomo, nato nel 1946, è stato condannato nel 2003 dal Tribunale di appello del Canton
Zurigo  per  atti  sessuali  con  minori  e  ripetuta  coazione  sessuale.  La  pena  è  stata
sospesa in favore di un internamento. Nel 2016 il Tribunale federale ha respinto un primo
ricorso  dell'interessato  contro  il  rifiuto  della  liberazione  condizionale.  Nel  2018  il
Tribunale federale ha confermato la condanna dell'uomo per possesso di pornografia
dura (diffusione di abusi sessuali di fanciulli), che egli si era procurato in prigione nel
2012.  Nel  2019  l'uomo  ha  chiesto  nuovamente  la  sua  liberazione  condizionale
dall'internamento, richiesta che le competenti autorità cantonali zurighesi hanno rifiutato.
Il Tribunale amministrativo del Canton Zurigo ha respinto il ricorso nel dicembre scorso.
Il  Tribunale  federale  respinge  anch'esso  il  ricorso  dell'uomo  per  quanto  riguarda  la
liberazione condizionale. I criteri per una liberazione condizionale sono molto severi.
Deve  esservi  un'alta  probabilità  che  il  condannato  mantenga  in  libertà  una  buona
condotta.  Secondo  la  sentenza  del  Tribunale  amministrativo  l'età  può  effettivamente
essere,  conformemente  alla  giurisprudenza,  un  fattore  importante  in  termini  di
protezione contro ulteriori reati, ovvero protezione da reiterazione. Tale aspetto non ha
però  valenza  assoluta,  segnatamente  quando  ha  avuto  luogo  un  confronto  peritale
approfondito del fattore età. Nella fattispecie risulta dalle perizie (giudiziaria e di parte)
che all'interessato fino ad oggi non è stato possibile fare passare il messaggio di evitare
qualsiasi  contatto  con  fanciulli  in  età  prepuberale.  Poiché  egli  rifiuta  una  terapia
orientata  ai  reati  commessi,  non  v'è  di  principio  da  attendersi  un  cambiamento  di
comportamento.
Il giudizio del Tribunale cantonale amministrativo non presta il fianco a critiche. Nella
dottrina è controverso se la pedofilia persista stabilmente per tutta la vita o se possa
mutare.  Nel  caso  concreto,  l'esame  peritale  è  avvenuto  considerando  l'elemento
determinante dell'età. L'interessato rifiuta una terapia orientata ai reati commessi, non
dispone  di  alcuna  strategia  per  affrontare  la  propria  pedofilia  e  non  è  disposto  ad
assumere impegni. Secondo il perito giudiziario per una condotta di vita in libertà senza
reati sarebbe necessaria una stretta sorveglianza.  Il perito di parte afferma che un'
eventuale aggressione necessiterebbe di un lungo periodo di tempo; tale tempistica nel
contesto sarebbe sfruttata per una reazione, per riconoscere un segnale di rischio e
impedire un'aggressione. Tuttavia,  tale approccio è difficilmente sostenibile nella vita
concreta di tutti i giorni e ancor meno può essere giustificato. La responsabilità alla
reazione a molestie sessuali nei confronti di fanciulli verrebbe addossata alla società. Il
requisito per evitare qualsiasi contatto con fanciulli potrebbe essere garantito solo con
una sorveglianza minuziosa. In definitiva, la protezione che lo Stato deve fornire per i
fanciulli in pericolo non può che essere garantita con la prosecuzione dell'internamento
in un ambiente al di fuori delle mura di un carcere.  Considerato l'alto potenziale di
rischio di recidiva del condannato, il criterio dell'età non può giustificare una liberazione
condizionale. Per contro, il ricorso dell'uomo è stato accolto dal Tribunale federale nella
misura in cui è stata accertata una violazione del principio di celerità per la durata della
procedura.