Lausanne, 28. Januar 2015
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 12. Januar 2015 (4A_406/2014, 4A_408/2014)
Steuerstreit USA: Ex-Bankangestellte erhalten Aktenkopien
Eine Schweizer Bank muss zwei ehemaligen Angestellten Kopien der Dokumente  
aushändigen, die sie 2012 zu deren Person an amerikanische Justizbehörden übermittelt hat. Das Bundesgericht weist die Beschwerden der Bank gegen die Urteile des  
Genfer Kantonsgerichts ab. 
Im Rahmen des Steuerstreits mit den USA hatte die Bank 2012 - gleich wie weitere  
Schweizer Geldinstitute - den amerikanischen Justizbehörden die Namen und weitere  
Angaben zu aktuellen oder früheren Mitarbeitern übermittelt, die Bankkunden aus  
Amerika betreut hatten. Zwei ehemalige Bankmitarbeiter ersuchten ihre frühere Arbeitgeberin in der Folge darum, ihnen Kopien der Dokumente auszuhändigen, die sie zu  
ihrer Person an die USA übermittelt hatte. Die Bank gewährte ihnen Einblick in die  
Unterlagen am Firmensitz, verweigerte aber die Herausgabe von Kopien der fraglichen  
Papiere. Das erstinstanzliche Gericht des Kantons Genf verpflichtete die Bank 2013 auf  
Begehren der beiden ehemaligen Angestellten zur Aushändigung der verlangten  
Kopien. Das Genfer Kantonsgericht bestätigte den Entscheid im Mai 2014.
Das Bundesgericht weist die Beschwerden der Bank ab. Sie kann die Herausgabe nicht  
unter Berufung auf die Strafbestimmungen zur Verletzung des Bankgeheimnisses verweigern, zumal in den fraglichen Dokumenten alle Angaben zu Bankkunden geschwärzt  
sind. Die ehemaligen Angestellten haben gemäss Datenschutzgesetz grundsätzlich  
einen Anspruch auf Herausgabe von Kopien der sie betreffenden Informationen. Die  
Betroffenen bezwecken damit einerseits, allenfalls gegen ihre frühere Arbeitgeberin  
vorgehen zu können und andererseits, für ein mögliches Vorgehen des amerikanischen  
Justizdepartements gewappnet zu sein. Ein missbräuchliches Verhalten kann ihnen  
damit nicht vorgeworfen werden. Weiter kann sich die Bank für ihre Weigerung nicht auf  
ein überwiegendes Interesse im Sinne des Datenschutzgesetzes berufen. Da die  
früheren Angestellten weiterhin an das Bank- und an das Berufsgeheimnis gebunden  
sind, ist insbesondere die Befürchtung der Bank zu relativieren, dass sensible Daten an  
die Öffentlichkeit gelangen könnten. Schliesslich kann die Bank auch keine besonderen  
Umstände geltend machen, die sie ausnahmsweise von der Pflicht zur Herausgabe der  
Kopien befreien würde. Lausanne, le 28 janvier 2015
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 12 janvier 2015 (4A_406/2014, 4A_408/2014)
Litige fiscal avec les Etats-Unis: des ex-employés de banque  
obtiennent des copies de documents
Une banque suisse doit remettre à deux anciens employés une copie des documents  
les concernant qu'elle a communiqués aux autorités judiciaires américaines en 2012.  
Le Tribunal fédéral rejette les recours de la banque formés contre les décisions de la  
Cour de justice genevoise. 
En 2012, dans le cadre du litige fiscal avec les Etats-Unis, la banque – comme d'autres  
instituts financiers suisses – a communiqué aux autorités judiciaires américaines les  
noms ainsi que d'autres données sur des employés, actuels et anciens, qui se sont  
occupés de clients de la banque sur le territoire américain. Deux anciens employés de  
la banque ont demandé à leur ex-employeuse de leur remettre une copie des  
documents les concernant communiqués par celle-ci aux Etats-Unis. La banque les a  
autorisés à prendre connaissance des documents au siège de l'entreprise, mais elle a  
refusé de leur en remettre une copie. En 2013, le Tribunal de première instance du  
canton de Genève a obligé la banque à remettre aux deux anciens employés les copies  
qu'ils avaient requises. La Cour de justice du canton de Genève a confirmé la décision  
en mai 2014. 
Le Tribunal fédéral rejette les recours de la banque. Celle-ci ne peut refuser la remise  
des copies en invoquant les dispositions pénales réprimant la violation du secret  
bancaire, toutes les données relatives aux clients de la banque étant caviardées dans  
les papiers en cause. Conformément à la loi sur la protection des données, les anciens  
employés ont en principe un droit à la remise d'une copie des informations qui les  
concernent.  Les  employés  ont  en  l'occurrence  pour  but,  d'une  part,  d'agir  
éventuellement contre leur ancienne employeuse et, d'autre part, d'être armés en vue  
d'une possible action du Département de justice américain à leur encontre. Un  
comportement abusif ne saurait ainsi leur être reproché. Pour justifier son refus, la  
banque ne peut en outre pas invoquer un intérêt prépondérant au sens de la loi sur la  
protection des données. En particulier, comme les anciens employés continuent à être  
liés par le secret bancaire ainsi que par le secret professionnel, la crainte de la banque  
que des données sensibles soient rendues publiques doit être relativisée. Enfin, la  
banque ne peut faire valoir aucune circonstance particulière qui, exceptionnellement, la  
libérerait de son obligation de remettre une copie des documents en cause.