Lausanne, 29. November 2019
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 14. November 2019 (6B_865/2018)
Erwin Sperisen: Beschwerde gegen Verurteilung in Hauptpunkten abgewiesen
Das Bundesgericht weist die Beschwerde von Erwin Sperisen gegen seine Verurteilung durch die Strafkammer des Kantonsgerichts Genf in den wesentlichen
Punkten ab. Der Schuldspruch gegen den Betroffenen wegen Gehilfenschaft zu
sieben Morden und die dafür verhängte Freiheitsstrafe von 15 Jahren sind nicht zu
beanstanden.
Der guatemaltekisch-schweizerische Doppelbürger Erwin Sperisen hatte zwischen Juli
2004 und März 2007 die Funktion des Generaldirektors der Nationalpolizei von
Guatemala ausgeübt. Am 25. September 2006 führten die guatemaltekischen Behörden
die Operation "Pavo Real" durch, mit der die Kontrolle über das Gefängnis "Pavón"
zurückerlangt werden sollte. Dabei kamen sieben Häftlinge zu Tode. Rund ein Jahr
zuvor waren 19 Inhaftierte aus der Strafvollzugsanstalt "El Infiernito" entwichen. Drei
von ihnen kamen am 3. November beziehungsweise am 1. Dezember 2005 zu Tode,
nachdem sie von der Polizei im Rahmen der Aktion "Gavilán" gefasst worden waren.
2014 musste sich Erwin Sperisen im Zusammenhang mit diesen zehn Todesfällen vor
dem Genfer Kriminalgericht verantworten. Mit Urteil vom 6. Juni 2014 wurde er zu einer
lebenslangen Freiheitsstrafe wegen Mordes in den sieben Todesfällen im Gefängnis
"Pavón" verurteilt, in Bezug auf die drei früheren Todesfälle jedoch freigesprochen. Auf
Berufung der Genfer Staatsanwaltschaft und von Erwin Sperisen sprach die Strafkammer des Genfer Kantonsgerichts diesen 2015 wegen Mordes in allen zehn Fällen
schuldig und verurteilte ihn zu einer lebenslangen Freiheitsstrafe. Erwin Sperisen erhob
gegen diesen Entscheid Beschwerde ans Bundesgericht. Es hiess die Beschwerde 2017
teilweise gut und wies die Sache zur Neubeurteilung an die Vorinstanz zurück. Die
Strafkammer des Genfer Kantonsgericht sprach Erwin Sperisen im April 2018 in Bezug
auf die sieben Todesfälle im Zusammenhang mit der Operation "Pavo Real" der Gehilfenschaft zu Mord schuldig. Bezüglich der weiteren Anklagepunkte sprach es ihn frei.
Es verhängte eine Freiheitsstrafe von 15 Jahren. 
Das Bundesgericht weist die von Erwin Sperisen erhobene Beschwerde in den Hauptpunkten ab. Der Entscheid der Vorinstanz steht nicht im Widerspruch zum vorangegangenen Rückweisungsentscheid des Bundesgerichts. Das Genfer Kantonsgericht hat
sein Urteil in ausreichender Weise begründet. Es war nicht verpflichtet, zusätzliche
Zeugen anzuhören, zumal das Bundesgericht die diesbezüglichen Einwände des Beschwerdeführers bereits im Rahmen seines Rückweisungsentscheides von 2017 geprüft
hatte. Auch der Anklagegrundsatz und der Anspruch des Betroffenen auf ein faires Verfahren wurden nicht verletzt. Abgewiesen hat das Bundesgericht weiter die Einwände
von Erwin Sperisen bezüglich der rechtlichen Qualifikation der Taten; das für Mord
massgebliche Merkmal der "Skrupellosigkeit" wurde vom Genfer Kantonsgericht nicht
verkannt. Schliesslich ist auch das Strafmass von 15 Jahren Freiheitsstrafe nicht zu
beanstanden. Gutgeheissen hat das Bundesgericht die Beschwerde insoweit, als das
Genfer Kantonsgericht Erwin Sperisen trotz des teilweisen Freispruchs jegliche Entschädigung für den vom ihm – neben dem amtlichen Verteidiger – privat beigezogenen
Rechtsbeistand verweigert hat. Das Genfer Kantonsgericht muss in diesem Punkt neu
entscheiden. Lausanne, le 29 novembre 2019
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 14 novembre 2019 (6B_865/2018)
Erwin Sperisen  : Recours contre la condamnation rejeté sur les 
points principaux
Le Tribunal fédéral rejette, sur les points principaux, le recours d'Erwin Sperisen
contre le jugement de la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice
du canton de Genève. La condamnation de l'intéressé comme complice de sept
assassinats et la peine de 15 années de privation de liberté ne prêtent pas le flanc à
la critique.
Erwin Sperisen, double national guatémaltéco-suisse, a exercé la fonction de Directeur
général de la Police nationale du Guatémala de juillet 2004 à mars 2007. Le
25 septembre 2006, les autorités guatémaltèques ont mené l'opération «  Pavo Real »
afin de reprendre le contrôle du pénitencier «  Pavón ». Sept détenus ont péri dans ce
contexte. Un an auparavant, 19 prisonniers s'étaient évadés de l'établissement
pénitentiaire « El Infiernito ». Trois d'entre eux sont morts le 3 novembre, respectivement le 1er décembre 2005, après avoir été capturés par la police au cours de l'opération « Gavilán ». En 2014, Erwin Sperisen a été appelé à répondre de ces dix décès
devant le Tribunal criminel du canton de Genève. Par jugement du 6 juin 2014, il a été
condamné pour les sept homicides de la prison de «  Pavón » mais acquitté pour les
trois cas précédents. Sur appels du Ministère public du canton de Genève et d'Erwin
Sperisen, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice genevoise a
condamné ce dernier, pour assassinat dans les dix cas, à la privation de liberté à vie.
Erwin Sperisen a recouru contre ce jugement au Tribunal fédéral, qui a admis
partiellement ce recours en 2017 et renvoyé la cause à l'autorité précédente pour
nouvelle décision. Au mois d'avril 2018, la Chambre pénale d'appel et de révision de la
Cour de justice genevoise a reconnu Erwin Sperisen complice de sept assassinats dans
le cadre de l'opération «  Pavo Real ». Elle l'a acquitté des autres chefs d'accusation
pour lesquels il était renvoyé et a prononcé une peine de 15 années de privation de
liberté.
Le Tribunal fédéral rejette le recours d'Erwin Sperisen sur les points principaux. Le
jugement cantonal n'est pas en contradiction avec l'arrêt de renvoi précédemment rendu
par le Tribunal fédéral. La motivation de la Cour de justice genevoise est suffisante et
celle-ci n'était pas tenue d'entendre d'autres témoins, d'autant que le Tribunal fédéral
avait déjà examiné les griefs y relatifs du recourant dans l'arrêt de renvoi de 2017. Ni le
principe de l'accusation, ni le droit de l'intéressé à un procès équitable n'ont été violés.
Le Tribunal fédéral rejette ensuite les moyens articulés par Erwin Sperisen au sujet de
la qualification juridique des faits. La Cour de justice genevoise n'a pas méconnu
l'exigence, spécifique à l'assassinat, de l'absence de scrupules. Enfin, la quotité de la
peine prononcée, par 15 années de privation de liberté, n'est pas critiquable non plus.
Le Tribunal fédéral n'admet le recours qu'en tant que la Cour de justice genevoise a
refusé à Erwin Sperisen, malgré son acquittement partiel, toute indemnité pour les
services de l'avocat privé qu'il a mandaté en sus de son conseil d'office. La Cour de
justice genevoise doit se prononcer à nouveau sur ce point.