Initiative parlementaire 200 N 3 mars 1983 #ST# Vierte Sitzung - Quatrième séance Donnerstag, 3. März 1983, Vormittag Jeudi 3 mars 1983, matin 8.00h Vorsitz - Présidence: Herr Eng 79.229 Parlamentarische Initiative. Bundesstadt. Rechtsstellung (Crevoisier) Initiative parlementaire. Ville fédérale. Statut (Crevoisier) Herr Oester unterbreitet namens der Petitions- und Gewährleistungskommission den folgenden schriftlichen Bericht: Am 25. September 1979 reichte Nationalrat Jean-Claude Crevoisier eine parlamentarische Initiative in der F:orm der allgemeinen Anregung ein. Er beantragt, es seien die erfor- derlichen gesetzlichen Grundlagen zu scharfen, damit ein Statut für die Bundesstadt erlassen und möglichst bald in Kraft gesetzt werden kann. Dieses Statut soll Rechte und Pflichten der Bundesstadt nennen und alle Massnahmen anführen, die allen in der Stadt wohnenden Behörcemitglie- dern und Beamten - welcher Sprachgemeinschaft sie auch angehören - gleiche Möglichkeiten und Verhältnisse ge- währleisten. Die Petitions- und Gewährleistungskommission bot dem In- itianten am 27. März 1980 Gelegenheit, seinen Vorstoss zu begründen. Am 4. September 1980 hörte die Kornmission sechs Vertreter von Personalverbänden der Bundesverwal- tung und Bundesbeamte französischer und italienischer Muttersprache zu ihrer persönlichen beruflichen und fami- liären Situation in der Bundesstadt an. Bei der Anhörung ging es insbesondere darum, abzuklären, ob und mit wel- chen Nachteilen nichtdeutschsprachige Bundesbeamte, die in Bern arbeiten, zu kämpfen haben und welche Massnah- men diese Nachteile aufheben oder zumindest auf ein Mini- mum beschränken könnten. Auf Wunsch der Kommission nahmen der Regierungsrat des Kantons Bern und der Gemeinderat der Stadt Bern zur Initiative von Nationalrat Crevoisier Stellung. Die juristischen Aspekte des parlamentarischen Vorstosses beleuchtete ein Vertreter des Eidgenössischen Justiz- und Polizeidepartementes. Mit 9 zu 1 Stimme beschloss die Kommission am 22. Januar 1982, dem Rat zu beantragen, es sei der parlamentarischen Initiative keine Folge zu geben. Sie fasste ihren B>eschluss insbesondere aus der Überlegung, dass kein Bedürfnis besteht, die weitgehenden Verfassungsänderungen vorzu- nehmen, welche die Verwirklichung der parlamentarischen Initiative bedingen würde. Hingegen begrüsst die Kommis- sion jede Anstrengung, das Zusammenleben der Bundes- beamten mit der Bevölkerung der Städte und der Kantone, in denen sie wohnhaft sind, zu fördern. In diesem Sinne empfiehlt sie dem Rat, ihr Postulat zu über- weisen. Beilagen 1. Text und Begründung (Zusammenfassung) der Initiative 2. Postulat der Kommission 3. Erwägungen der Kommission Beilage 1 1.1 Text der parlamentarischen Initiative Gemäss Artikel 21sexies des Geschäftsverkehrsgesetzes und Artikel 27 des Réglementes des Nationalrates reiche ich eine parlamentarische Initiative in der Form der allge- meinen Anregung ein und beantrage, die erforderlichen gesetzlichen Grundlagen zu schaffen, damit ein Statut für die Bundesstadt erlassen und möglichst bald in Kraft gesetzt werden kann. Dieses Statut - es ist durch die Erweiterung der Bundesver- waltung in den letzten Jahrzehnten unerlässlich geworden - soll neben den Vorteilen und Anrechten, die der als Sitz der Bundesbehörden bestimmten Stadt zufallen, auch die ihr auferlegten Pflichten nennen. Zudem soll es alle Massnah- men anführen, die gewährleisten, dass alle in der Stadt wohnenden Behördemitglieder und Beamten, welcher Sprachgemeinschaft sie auch angehören, gleiche Möglich- keiten und Verhältnisse vorfinden. So soll dieses Statut zum Beispiel festhaken, a. die Verpflichtung, dass die Bundesstadt mit Unterstüt- zung des Kantons Primär-, Sekundär- und Mittelschulen schafft, unterhält und finanziert, die ein vollständiges Unter- richtsprogramm in allen von der Bundesverfassung aner- kannten Amtssprachen anbieten; b. das Gebot, alle in und an öffentlichen Einrichtungen und Gebäuden angeschlagenen Informationen in den Amtsspra- chen des Bundes abzufassen; c. die Pflicht, alle Unterlagen für Gemeinde- und Kantons- wahlen in den Amtssprachen herauszugeben, solange die Bundesbeamten, die in der Bundesstadt wohnen, in ihrem Herkunftskanton weder das aktive noch das passive Wahl- recht haben; d. die Verpflichtung, im Hinblick auf eine ausgewogenere Vertretung der Sprachgemeinschaften und Kantone auf allen Stufen der Bundesverwaltung den Beamten aus ande- ren Kantonen gleich wie den internationalen Funktionären vor allem gewisse materielle Vorteile zu gewähren und damit verbesserte Lebensbedingungen zu bieten. Annexe 1 1.1 Texte de l'initiative parlementaire Conformément à l'article 21S(;x"'s de la loi fédérale sur les rapports entre les conseils et à l'article 27 du règlement du Conseil national, je dépose une initiative parlementaire conçue en termes généraux demandant de créer les bases juridiques nécessaires à l'établissement et à la mise en vigueur dans les délais les plus brefs d'un statut de la ville fédérale. Ce statut, rendu indispensable par l'extension de l'adminis- tration fédérale au cours des dernières décennies, devra comprendre, outre les avantages et droits dévolus ainsi que les devoirs imposés à la ville désignée comme siège des autorités fédérales, toutes les dispositions permettant d'assurer une équivalence d'accueil et de situation à tous les magistrats et fonctionnaires fédéraux résidant dans la ville fédérale, quelle que soit l'entité linguistique à laquelle ils appartiennent, par exemple: a. Obligation pour la ville fédérale de créer et d'entretenir ou de financer, avec l'aide du canton, des écoles des degrés primaire, secondaire et gymnasial dispensant un enseignement complet dans les langues officielles recon- nues dans la constitution fédérale. b. Nécessité de rédiger dans les langues officielles de la Confédération toutes les informations apposées sur les ins- tallations et bâtiments publics; c. Devoir d'éditer dans les langues officielles tous les docu- ments relatifs aux scrutins communaux et cantonaux, tant que les fonctionnaires fédéraux domiciliés dans la ville fédé- rale n'ont pas le droit de vote et d'éligibilité dans leurs can- tons respectifs; d. Obligation d'accorder aux fonctionnaires fédéraux venant d'autres cantons, à l'instar des fonctionnaires inter- nationaux, certains avantages matériels permettant notam- ment d'améliorer les conditions d'existence pour une repré-3. März 1983 201 Parlamentarische Initiative sentation plus équitable des communautés linguistiques et des cantons à tous les échelons de l'administration fédé- rale. 1.2 Développement Lors de la séance du 27 mars 1980, le conseiller national Jean-Claude Crevoisier a développé oralement son initiative parlementaire; voici l'essentiel de son argumentation: Bien que le problème soulevé par l'initiative ne soit pas nou- veau, les conditions de vie dans la capitale se sont plutôt dégradées pour les fonctionnaires romands et tessinois. Mon initiative vise à éliminer les causes du malaise ressenti par de nombreux fonctionnaires venus de Suisse romande et italienne. Comme le constatait déjà en 1942 le comité d'initiative en faveur de la création d'une école de langue française, il est nécessaire que les fonctionnaires qui, sans être de langue allemande, vivent dans la capitale avec leur famille, puissent conserver leur culture et leur langue puisque leur raison d'être à Berne, c'est précisément d'en être les représen- tants. Les statistiques officielles révèlent que les différents groupes linguistiques sont assez bien représentés dans l'administration (chiffres de 1977). Ainsi sur les 2052 fonc- tionnaires dirigeants (classes de traitement 2 et supé- rieures) de l'administration fédérale (sans les CFF et les PTT), 73,2 pour cent sont de langue allemande, 21 pour cent de langue française et 3,7 pour cent de langue ita- lienne. En ce qui concerne les 199 hauts fonctionnaires de l'administration, on observe à peu près la même situation' toutefois, si l'on fait abstraction des Ecoles polytechniques fédérales, le poids des Alémaniques s'accroît (sur 160 hauts fonctionnaires, 81,3 pour cent sont de langue alle- mande, chiffres de 1978). Si l'on ne retient que les postes- clés de l'administration, soit les 30 fonctionnaires dans les départements, dont on peut considérer qu'ils influencent la vie politique de tous les jours, la situation ne s'améliore pas. Mais il convient aussi de considérer la machine administra- tive dans son ensemble, toute statistique individuelle mise à part. Car même si l'on constate que les Latins sont malgré tout assez bien représentés dans l'administration fédérale supérieure, le fonctionnement sur le plan pratique est loin d'être parfait. Que peut faire par exemple un cadre romand s'il a une secrétaire de langue allemande? Les causes de la sous-représentation latine sont notam- ment les suivantes: - Un changement de domicile pose une foule de pro- blèmes familiaux, psychologiques, matériels et financiers, en particulier aux fonctionnaires qui ont des enfants. Si les jeunes enfants des fonctionnaires romands peuvent fré- quenter l'école de langue française, il n'existe pas d'école de langue italienne. - 90 à 95 pour cent des textes étant rédigés en langue ori- ginale allemande et devant donc être traduits, les Romands et les Tessinois se voient confier un travail trop peu créatif dans l'administration centrale. Le fonctionnaire latin qui vient à Berne a déjà un certain âge (en moyenne 40 ans) car il se déplace généralement pour obtenir une promotion. - Enfin, vivant dans un environnement différent, les Tessi- nois surtout perdent leur identité culturelle. La ville et le canton de Berne font trop peu pour maintenir les particula- rités culturelles de leurs «minorités» linguistiques; aucune circulaire officielle, aucune documentation pour les élec- tions par exemple ne sont traduites. Lorsque fut signée, le 22 juin 1875, la convention passée entre le Conseil fédéral et le Conseil municipal de la ville de Berne, le nombre des fonctionnaires n'était pas très impor- tant. Ce document réglait essentiellement les questions matérielles mais le problème ne revêtait pas à l'époque les dimensions sociales que nous lui connaissons à présent. Aujourd'hui, l'Etat central intervient dans une foule de domaines (universités, transports, énergie, par exemple), de sorte que les représentants des minorités linguistiques sont appelés à jouer un rôle plus important pour défendre un fédéralisme «vécu» et non un fédéralisme cantonné dans des textes législatifs et des discours. Il ne s'agit pas de créer un «ghetto latin» sur les bords de l'Aar. Plus la position des fonctionnaires minoritaires sera renforcée, plus la ville de Berne sera appelée à devenir le carrefour politique, social et culturel de tous les cantons. Dans l'examen de ce problème, il ne faut pas exclure la famille du futur fonctionnaire fédéral car celui-ci n'est jamais seul à décider s'il acceptera une nomination qui l'obligera à s'installer à Berne. Or si l'on peut demander à un fonctionnaire de connaître au moins deux langues offi- cielles, il n'est pas évident que l'on puisse en attendre autant des membres de sa famille et ceux-ci seront confrontés à toute une série d'obstacles qui vont compli- quer leur vie quotidienne. Ad lettre a Le point a de ma proposition fixe le principe que j'ai exposé à plusieurs reprises, selon lequel les particularités cultu- relles et linguistiques des fonctionnaires latins doivent être sauvegardées. Ad lettre b On dira que, pour ce qui concerne les installations et bâti- ments de la Confédération, ce principe est déjà appliqué, du moins partiellement. Mais il ne faut pas oublier que, dans la vie quotidienne, le citoyen a plus souvent à faire avec les administrations communale et cantonale, que ce soit pour obtenir un permis de pêche ou un certificat d'origine, par exemple. C'est donc pour permettre aux habitants qui ne sont pas de langue allemande d'être autonome dans la vie de tous les jours qu'il faut demander au canton et à la ville de Berne de faire des efforts dans ce sens. Ad lettre c J'indique deux solutions possibles: 1. Soit les fonctionnaires fédéraux et les membres de leur famille sont en droit des citoyens bernois et il faut publier le matériel de vote en matière cantonale et communale dans les langues officielles; 2. Soit on élargit à ces mêmes fonctionnaires et à leur famille ce qui a été admis, à l'article 9 de la loi fédérale du 26 mars 1934 sur les garanties politiques et de police en faveur de la Confédération, pour les membres du Conseil fédéral et du Tribunal fédéral ainsi1 que pour le chancelier de la Confédération, à savoir qu'ils conservent leur domicile politique et civil dans le canton où ils ont droit de cité. Ad lettre d Ma «philosophie» politique m'interdit de demander des privi- lèges pour les fonctionnaires fédéraux. Je refuse d'ailleurs d'utiliser le terme de «privilège», j'emploie celui d'«avan- tages matériels» et le mot est en fait encore trop fort. Il fau- drait plutôt parler ici de «compensation d'inconvénients». Je pense en fait à tous les fonctionnaires fédéraux transplan- tés, quelle que soit la région linguistique dont ils viennent. Je vois deux sortes d'«avantages matériels»: 1. Partant de l'idée que les fonctionnaires fédéraux et leur famille ne doivent pas perdre le contact avec leur canton d'origine (parents, amis, connaissances), j'estime qu'on doit leur en faciliter le maintien. D'une part, on pourrait leur accorder des billets de chemin de fer gratuits ou des réduc- tions tarifaires afin de leur permettre de retourner dans leur commune d'origine. D'autre part, on pourrait imaginer d'introduire un tarif téléphonique spécial pour les conversa- tions avec les proches restés au pays. 2. Toujours en vertu du principe que je défends, selon lequel le fonctionnaire et sa famille doivent conserver les valeurs culturelles et sociales de la région dont ils viennent, il faut réfléchir à ce qui pourrait être apporté aux personnes «déracinées» à Berne pour qu'elles puissent nouer et entre-Initiative parlementaire 202 N 3 mars 1983 tenir des contacts avec les membres de leur communauté cantonale et linguistique. Cela permettrait de faciliter leur insertion sociale et d'améliorer pour eux ce que l'on appelle la qualité de la vie. Même si la langue ne détermine pas toute la vie culturelle et sociale, elle reste un instrument pri- vilégié de communication entre les hommes. Beilage 2 Postulat der Kommission. Bundesbeamte ausserhalb ihres Herkunfts- bzw. Sprachgebietes Seit dem «Bundesbeschluss vom 2. Juli 1875 betreffend die Leistungen der Stadt Bern an den Bundessitz» machte der Bundesstaat mit seiner Organisation eine bedeutende Ent- wicklung durch, die sich auch in der Struktur der Verwal- tung äusserte. Daraus können sich Probleme ergeben für Bundesbeamte in Städten und Kantonen, wo sie zu Gast sind, insbesondere in der Bundesstadt selber. In der Meinung, dass die Ansprüche der Eidgenossenschaft gegenüber der Stadt Bern endgültig abgegolten sind, und in der Absicht, das Zusammenleben der Bundesbeamten mit der Bevölkerung der Kantone und Gemeinden, n denen sie wohnen, zu fördern, wird der Bundesrat um Prüfung fol- gender Fragenkreise ersucht: 1. Interne Analysen in der Bundesverwaltung über Rekru- tierungs- und Beförderungspolitik in bezug auf die Bundes- beamten in Gastgeberkantonen bzw. Gastgebergerneinden. 2. JSewährung möglicher Erleichterungen, sofern sich diese aus der Sicht dès Bundes als notwendig erweisen 3. Gespräche mit den Behörden von Gastgeberkantonen und Gastgebergemeinden der Bundesverwaltung und Abschluss allfälliger Vereinbarungen über eine mögliche engere Zusammenarbeit mit dem Ziel, den auswärtigen Bundesbeamten und ihren Familien die Wohnsitznahme ausserhalb ihres Herkunftskreises zu erleichtern. Allfällige Neuerungen haben sich im Rahmen unseres bun- desstaatlichen Aufbaues zu halten. Annexe 2 Postulat de la commission. Fonctionnaires fédéraux employés hors de leur région d'origine ou de leur région linguistique Depuis la mise en vigueur de l'arrêté du 2juilet 1875 «concernant les prestations de la ville de Berne pour le siège fédéral», l'Etat fédéral et son organisation ont connu une évolution importante; celle-ci se reflète aussi dans la structure de l'administration. Dans ces conditions, des pro- blèmes peuvent se présenter aux fonctionnaires fédéraux dans les villes et les cantons dont ces agents sont les hôtes, notamment dans la ville fédérale elle-même. Estimant que les prétentions de la Confédération envers la ville de Berne sont définitivement caduques, et dans l'inten- tion de faciliter la coexistence des fonctionnaires fédéraux et de la population des cantons et communes qui les accueillent, nous invitons le Conseil fédéral à étudier les divers problèmes que voici: 1. Analyses internes dans l'administration fédérale, portant sur la politique de recrutement et d'avancement pratiquée à l'égard des fonctionnaires fédéraux, dans les cantons et les communes qui hébergent ce personnel; 2. Octroi de facilités éventuelles, à condition qu'elles soient nécessaires aux yeux de la Confédération; 3. Pourparlers avec les autorités des cantons et des com- munes où l'administration fédérale a son siège; éventuelle- ment, signature de conventions portant sur une collabora- tion plus étroite, et dont l'objectif serait de faciliter aux fonctionnaires fédéraux étrangers auxdites villes (ainsi qu'à leurs familles), l'établissement en dehors de leur région d'origine. Les innovations éventuelles ne devront pas déborder du cadre établi par les institutions de l'Etat fédéral. Beilage 3 3. Erwägungen der Kommission 3.1 Bei der Prüfung des parlamentarischen Vorstosses ist davon auszugehen, dass der Initiant eine Loslösung der Stadt Bern aus der Gebietshoheit des Kantons Bern wünscht. Der Bund soll auf dem Weg der Gesetzgebung besondere Vorschriften für die Stadt Bern als Bundesstadt erlassen. Im Gegensatz zu anderen föderativen Staaten hat der Bund kein eigenes Territorium oder einen eigenen Distrikt. Artikel 115 der Bundesverfassung bestimmt daher, dass alles, was sich auf den Sitz der Bundesbehörden bezieht, Gegenstand der Bundesgesetzgebung ist. Als «Ersatz für das fehlende Bundesterritorium» hat der Gesetzgeber im Bundesgesetz vom 26. März 1934 über die polizeilichen Garantien zugun- sten der Eidgenossenschaft den Bund mit den Garantien ausgestattet, die ihn vor dem Eingrifl kantonaler Staatsge- walt schützen sollen (vgl. Giacometti, Schweizerisches Bundesstaatsrecht II Nr. 548). Als Sitz der politischen Bundesbehörden wurde mit Bun- desbeschluss vom 28. November 1848 die Stadt Bern bestimmt. Sie übernahm die Verpflichtung, die für die politi- schen Bundesbehörden und die Beamten der Zentralver- waltung erforderlichen Amtsräume zur Verfügung zu stellen und für deren geeignete Möblierung und Instandhaltung zu sorgen. Im Jahre 1875 kaufte sich jedoch die Stadt Bern von dieser Verpflichtung los. Nach der «Übereinkunft zwi- schen dem Schweizerischen Bundesrate und dem Einwoh- nerrate der Stadt Bern an den Bundessitz» entbindet die Eidgenossenschaft die Einwohnergemeinde Bern «vollstän- dig und abschliessend von jeder weiteren Verpflichtung und Inanspruchnahme für Bundesleistungen» (Art. 8). Ein Bundesbeschluss vom 26. Juni 1874 bestimmte Lau- sanne als Sitz des Bundesgerichtes (heute: Art. 19 Abs. 1 des Bundesgesetzes vom 16. Dezember 1934 über die Organisation der Bundesrechtspflege, SR 173.110). Zum Sitz des Eidgenössischen Versicherungsgerichtes wurde Luzern bestimmt (Art. 122 Abs. 3 des Bundesgesetzes über die Kranken- und Unfallversicherung, SR 832.01). Im übrigen sind Teile der Bundesverwaltung an verschiede- nen anderen Orten zu finden, so die Betriebe der SBB und PTT, die beiden ETH, die eidgenössischen Militärbetriebe, die Betriebe der eidgenössischen Zoll- und Alkoholverwal- tung, das Landesmuseum usw. 3.2 Eine Änderung der geltenden Rechtslage in dem Sinne, dass für die Stadt Bern als Bundesstadt ein Statut geschaf- fen würde, lehnt die Kommission mit 9 zu 1 Stimme ab. Die Schaffung einer aus dem Kantonsgebiet losgelösten Bundesstadt widerspricht nach Meinung der Kommission der föderalistischen Struktur unseres Staates. Der Sitz der Bundesbehörden wurde 1848 in einem der 25 Kantone und nicht auf eigenem Bundesterritorium bestimmt, entspre- chend dem Gedanken, dass die Kantone die Schweiz geschaffen haben und nicht umgekehrt. Die zur Verwirkli- chung des Initiativbegehrens notwendigen Verfassungsrevi- sionen brächten ihres Erachtens eine gewisse Destabilisie- rung mit sich, die nicht nur den Kanton Bern, sondern auch die übrigen Kantone, deren Autonomie in Frage gestellt werden könnte, betreffen würde. Die Realisierung der parlamentarischen Initiative in ihrem Grundsatz bedürfte einer Neuregelung der Übereinkunft von 1875 zwischen der Eidgenossenschaft und dem Kanton Bern. Da ein neuer Vertrag im Sinne des Initianten eine Änderung des Kantonsgebietes zur Folge hätte, müssten sowohl der Kanton Bern als auch Volk und Stände einer Revision von Artikel 1 der Bundesverfassung zustimmen. Auch die vom Initianten im einzelnen aufgeführten Punkte, die in einem Statut für die Bundesstadt zu regeln wären, müssten zum Teil auf dem Weg einer Verfassungsrevision verwirklicht werden. Ein Bedürfnis, solche weitgehenden Revisionen zu vollzie- hen, ist nach Meinung der Kommission nicht vorhanden. Den Innovationswünschen, die vor allem aus sprachlich-kul- turellen Kreisen kommen, kann und soll im Rahmen der3. März 1983 203 Parlamentarische Initiative institutionellen Ordnung Rechnung getragen werden. Dabei ist darauf zu achten, dass die Probleme auf Bundesebene nicht unter dem Gesichtspunkt von Sprachmehrheit und Sprachminderheiten angegangen werden, wie die Initiative es vorsieht: Die Sprachenfrage ist in der Schweiz auf kanto- naler Ebene geregelt. 3.3 Dem Initianten geht es in erster Linie darum, dass Bun- desbeamte, die in Bern arbeiten und wohnen, sowohl im Beruf als auch im täglichen Privatleben in ihrer Mutterspra- che angesprochen werden und sich in dieser Sprache aus- drücken können. Nur so könnten nichtdeutschsprachige Bundesbeamte ihre Identität wahren und ihren Heimatkan- ton in Bern vertreten. a. Die Initiative verlangt, dass die Bundesstadt mit Unter- stützung des Kantons Primär-, Sekundär- und Mittelschulen schafft, unterhält und finanziert, die ein vollständiges Unter- richtsprogramm in den drei Amtssprachen anbieten. Das Schulwesen gehört in den Wirkungskreis der Kantone, welche die Schulhoheit besitzen. Der Kanton Bern hat mit Beschluss des Grossen Rates vom 29. August 1979 die französischsprachige Schule in Bern, die früher von einer privaten Stiftung getragen war, über- nommen. Die eidgenössischen Räte haben in der Sommer- session 1981 einem Bundesgesetz über die Beträge an diese Schule zugestimmt. Die Betroffenen haben die Verstaatlichung der französisch- sprachigen Schule als ersten Schritt begrüsst und ihrer Hoffnung Ausdruck gegeben, dass diesbezügliche Anstren- gungen (italienischsprachige Schulen, Gymnasien) weiter- geführt werden. b. Die Kantone regeln aufgrund der kantonalen Organisa- tionshoheit ihr Gemeinwesen. Das Anliegen des Initianten fällt somit in die Zuständigkeit des Kantons Bern. c. Die Kantone verfügen über die Sprachhoheit. Sie regeln die Sprachverhältnisse, legen die Amts- und Unterrichts- sprache fest, wachen über die Erhaltung und die Ausdeh- nung der Sprache. Das sogenannte Territorialitätsprinzip sichert die überlieferten Grenzen der Sprachgebiete und Sprachinseln, die nicht verschoben werden dürfen (vgl. Pra- xis des Bundesgerichtes zu Art. 116 BV). Was den in der Initiative geäusserten Wunsch betrifft, wurde die Kommission darauf aufmerksam gemacht, dass die Stadt Bern den französischsprachigen Bewohnern und Stimmbürgern bereits gewisse Erleichterungen bietet (Stimmäusweis in zwei Sprachen; eidgenössische und kan- tonale Abstimmungsbotschaften werden auf Verlangen in französischer Ausgabe zugestellt; gewisse Publikationen der Stadtverwaltung erscheinen auch auf französisch und italienisch; die meisten städtischen Beamten sind in der Lage, das Publikum auch in französischer Sprache zu bedienen, usw.). d. Der letzte Punkt der Initiative verlangt gewisse materielle Vergünstigungen für die Bundesbeamten, ähnlich jenen, die den internationalen Funktionären zugebilligt werden. Internationale Funktionäre haben eine ähnliche Stellung wie die Diplomaten. Diese ist gekennzeichnet durch die Unver- letzlichkeit der Räume, Schriften und Archive sowie durch die diplomatische Immunität und die Befreiung von gewis- sen Dienstleistungen. Die Verwaltungen des Bundes sind Gäste der Kantone, in dem sie ihren Sitz haben. Ebenso sind auch ihre Beamten Gäste dieser Kantone, die verpflichtet sind, «alle Schweizer Bürger in der Gesetzgebung sowohl als in gerichtlichen Verfahren den Bürgern des eigenen Kantons gleichzuschal- ten» (Art. 60 BV). Somit dürfen Massnahmen zugunsten von Bundesbeamten nur dann getroffen werden, wenn ein erheblicher Unterschied zwischen Beamten und Nicht- Beamten besteht, der eine solche Bevorzugung rechtfer- tigt. Eine Sonderstellung der Bundesbeamten in Bern rechtfer- tigt sich nach Meinung der Kommission nicht. 3.4 Nach den Aussagen der am 4. September 1980 von der Petitions- und Gewährleistungskommission angehörten Personen ist französisch- und italienischsprachigen Beam- ten, die in Bern arbeiten, insbesondere der Aufstieg in der Bundesverwaltung erschwert; manche haben auch mit der Integration in die Berner Gesellschaft zu kämpfen. Sie betonten, dass der Beamte aus anderen Kantonen nicht in Bern sei, um sich anzupassen, sondern um seinen Kanton und seine Kultur zu vertreten. Der Bundesrat hat sich in seiner Antwort auf das Postulat von Nationalrat Delamuraz über die sprachlichen Minderhei- ten (77.404) zum Problem der Beziehungen zwischen den Sprachgruppen und den Fragen, die sich dazu in der Bun- desverwaltung stellen, geäussert (vgl. Geschäftsbericht 1980, S. 229 ff.). Darin nimmt er zur Beamtenrekrutierung und zu den Amtssprachen als Arbeitssprache in der Bun- desverwaltung Stellung und erwähnt die Massnahmen, die er zu treffen gedenkt, um ein gutes Einvernehmen und eine gute Zusammenarbeit unter den verschiedenen Sprach- und Kulturgemeinschaften zu ermöglichen und zu erhalten. Insbesondere nennt er dabei die Aufnahme des Personal- bestandes nach Zahl und Stellung der Beamten, die ange- messene Rekrutierung von Beamten französischer, italieni- scher oder rätoromanischer Muttersprache, die vermehrte Erarbeitung von wichtigen Texten in den drei Amtssprachen und weitere Vorkehren (z. B. Sprachkurse für das Bundes- personal, Austausch von Beamten zwischen den Sprachre- gionen, Kontakte zwischen Sprachgruppen, usw.). Der Regierungsrat des Kantons Bern erklärt in seiner Stel- lungnahme, dass es ihm als wichtigstem Gastgeberkanton von Bundesbehörden und Bundesbeamten nicht gleichgül- tig ist, welche Lebensqualität er diesen anbieten kann. Der Bund könne aber kaum vom Kanton und von der Stadt Bern etwas fordern, was er von den übrigen Gastgeberkantonen und -Städten nicht erwarten würde. Neue Lösungen der Gastgeberkantone und Gastgebergemeinden müssten dahin gehen, dass Bundesbeamte, die aus anderen Kanto- nen stammen, sich in der kantonalen Gemeinschaft wohler fühlen. Es gehe dabei insbesondere darum, etwas dafür zu tun, damit Beamte sich mehr zu Hause fühlen, ihnen aber gleichzeitig die Möglichkeit zu lassen, voll und ganz «Bot- schafter» ihres Heimatkantons zu sein. Auf keinen Fall dürfte aber der Bildung von «Ghettos» Vorschub geleistet werden. Wenn der Bund zur Auffasung gelange, eine Ände- rung der gegenwärtigen Lage sei angezeigt, so seien die Berner Behörden durchaus zum Gespräch bereit. 3.5 Die Kommission weist insbesondere auf die in der Ant- wort auf das Postulat Delamuraz angeführten Richtlinien und Massnahmen hin, die der Bundesrat treffen will, um ein gutes Einvernehmen und eine Zusammenarbeit unter den verschiedenen Sprach- und Kulturgemeinschaften in der Bundesverwaltung zu fördern. Die parlamentarische Initia- tive, betrachtet sie als einen Hinweis darauf, dass es ein Problem der Bundesbeamten ausserhalb ihres Heimatkan- tons geben kann. Aus diesem Grund hat sie beschlossen, mit einem Postulat eine Analyse dieser besonderen Situation zu verlangen. Antrag der Kommission Die Kommission beantragt, - der parlamentarischen Initiative keine Folge zu leisten und sie abzuschreiben - das Postulat zu überweisen. Proposition de la commission La commission propose - de ne pas donner suite à l'initiative parlementaire et de la classer - de transmettre le postulat. Mme Christinat: L'initiative parlementaire de M. Crevoisier a gêné quelque peu certains membres de la commission parce qu'elle soulève des questions que se posent tous les minoritaires, mais que, souvent, l'on refuse d'aborder ouvertement.Initiative parlementaire 204 3 mars 1983 II est clair qu'une capitale d'un Etat quadrilingue est confrontée à de nombreux problèmes résultant de la pré- sence forcée de fonctionnaires parlant des langues diffé- rentes. Certes, Berne n'est pas officiellement la capitale de la Suisse, puisqu'elle n'est que le siège des autorités de la Confédération, mais son titre ne change rien aux faits. L'audition, sollicitée par la commission, des fonctionnaires travaillant dans l'administration fédérale, qu'ils soient romands ou tessinois, a bien fait ressortir la nécessité des changements demandés par l'initiative Crevoisier. Dans le domaine de la formation, la cantonalisation de l'école française de Berne a certes résolu quelques pro- blèmes, mais il reste l'enseignement de l'italien qui, jne fois de plus, fait figure de parent pauvre. L'initiative propose également que toutes les informations apposées sur les installations et bâtiments publics soient rédigées dans les trois langues officielles. Quoi d'extraordi- naire à cela même si, à première vue, cette requête peut paraître d'importance mineure? Et pourtant, lorsque des personnes âgées venant, par exemple, de leur Tessin natal, débarquent à Berne pour visiter la ville fédérale, elles res- sentent un choc en se trouvant dans un environnement exclusivement alémanique car, à part la gare qui affiche Bahnhof, Gare et Stazione, elles ne trouvent aucune ins- cription dans la langue pourtant officielle qui est la leur. Ne sachant pas l'allemand, elles ont tout à fait l'impression d'être dans une ville étrangère, pour ne pas dire dans un pays étranger. Publier dans les langues officielles les documents relatifs aux scrutins communaux et cantonaux ne me paraît pas non plus une exigence insurmontable, car la ville de Berne n'est pas comme les autres, puisqu'elle est la ville fédérale, ce qui lui impose ou devrait lui imposer certaines obliga- tions. Dans ces conditions, il est tout à fait normal qu'elle prenne des mesures qui découlent de sa situation particu- lière. Quant à donner certains avantages matériels, ou plutôt une compensation pour les inconvénients aux fonctionnaires fédéraux venant d'autres cantons, il ne me semble pas que ce serait leur accorder des privilèges contraires à l'article 4 de la constitution fédérale. Dans ce domaine comme dans les autres, il doit être possible, en discutant, d'arriver à une solution satisfaisante. Du reste, la ville de Berne, ainsi que le canton, dans les réponses données aux questions posées par la commission, ne repoussent pas l'idée de pourparlers. Si le fond de ces réponses est quelque peu inconsistant, la forme, par contre, est très courtoise et écrite en français, je me plais à le relever. La ville de Berne se déclare prête à discuter, le cas échéant, avec le Conseil fédéral, si celui-ci lui soumet des propositions, mais s'efforce d'élargir le débat à d'autres villes ayant aussi des administrations fédérales, Lucerne et Lausanne par exem- ple, ce qui ne peut que compliquer les choses. Or, il s'agit en priorité de Berne, car c'est à Berne qu'est le siège des autorités de la Confédération, c'est à Berne que des pro- blèmes se posent, et c'est à Berne qu'ils doivent être réso- lus. Puisqu'il semblait, au cours des travaux de la commission, qu'un certain consensus se dégageait sur le fond de l'initia- tive Crevoisier, j'avais proposé un texte de postulat qui me paraissait pouvoir rallier le plus grand nombre. Il disait ceci: «Le Conseil fédéral est prié d'examiner quelles mesures devraient être prises afin de doter la ville de Berne d'un sta- tut de ville fédérale.» Ce texte pourtant court, clair et peu contraignant, n'a pas reçu l'agrément de la majorité de la commission. Cette dernière lui a préféré celui proposé par M. Martignoni. Je dois avouer que je suis plutôt déçue car ce postulat, un peu trop long à mon sens, délaie les pro- blèmes et ne semble apporter aucune solution concrète. Il suggère bien quelques petites réformes: analyse interne dans l'administration fédérale, octroi de facilités éventuelles pour autant qu'elles soient nécessaires aux yeux de la Confédération. Ce postulat demande également d'entamer des pourparlers avec toutes les villes où siègent des admi- nistrations fédérales, et non plus seulement avec la ville de Berne. Et là intervient une nouvelle restriction lorsqu'il pré- cise: «à la condition que ces innovations ne débordent pas le cadre établi par les institutions de l'Etat fédéral». Pourtant, personne ne peut nier que des problèmes exis- tent et qu'il faudra bien que des changements interviennent pour que chaque Suisse, quelle que soit sa langue, se sente chez lui dans la capitale de son pays. Je suis d'ail- leurs persuadée que toutes ces questions peuvent parfaite- ment être résolues avec de la bonne volonté de part et d'autre. Bien que le postulat de la commission ne soit pas la pana- cée, il reconnaît toutefois l'existence du problème. Je vote- rai donc en sa faveur, mais sans enthousiasme, car je lui aurais préféré, soit l'initiative de M. Crevoisier, soit un pos- tulat plus précis. Toutefois, une fois le postulat voté, je demande au Conseil fédéral de s'attacher à résoudre toutes les questions soulevées par l'initiative de M. Crevoisier, et cela le plus rapidement possible. M. Crevoisier: Cela fait quatre ans que j'ai déposé cette ini- tiative parlementaire sur le statut de la ville fédérale. Per- sonne ne dira, après cela, que la machine parlementaire tourne à une vitesse folle. Je ne dirai pas non plus qu'elle bâcle le travail; ce ne sont pas moins de trois séances de la Commission des pétitions et de l'examen des constitutions cantonales qui ont été nécessaires pour venir à bout de cette tâche. Je tiens d'ores et déjà à remercier plus particu- lièrement les présidents successifs de cette commission, M. Baechtold et Mme Christinat, du soin qu'ils ont mis à étudier mon projet et de l'intérêt qu'ils ont manifesté pour aboutir, non à un rejet de mon initiative parlementaire, mais au moins à l'adoption d'un postulat. Vous le savez, en effet, la commission conclut qu'il faut rejeter mon initiative, dont le caractère impératif et contraignant est difficilement acceptable pour beaucoup, mais elle a implicitement admis le bien-fondé de certains de mes considérants et en est arrivée à vous soumettre un postulat qui demande une étude circonstanciée de la question. Après une première séance, consacrée à la présentation et à la discussion de mes arguments, la commission a audi- tionné une demi-douzaine de personnes, particulièrement qualifiées sur le sujet (des hauts fonctionnaires de la Confé- dération et des responsables d'associations du personnel). Cette deuxième séance, qui a convaincu ceux qui doutaient encore de l'existence des problèmes soulevés, a été suivie d'une consultation du canton et de la ville de Berne. Les avis intéressants, mesurés et ouverts - je dois le dire - de ces deux partenaires de la Confédération en cette affaire ont amené la commission à ne pas décider l'enterrement pur et simple de mon initiative parlementaire. Cependant, quatre ans pour aboutir à cela, c'est évidemment un peu long. Aurait-on voulu, utilement pour moi, réactualiser la question en cette année électorale, que l'on n'aurait pu mieux choisir le moment de ce débat au Conseil national! Je ne sais qui remercier ici de cette opportunité. Laissons là ces questions de procédure. Avant de vous déclarer ce que j'entends faire de mon initiative parlemen- taire, je désire vous rappeler quelques éléments pour éclai- rer en particulier le travail de ceux qui seront chargés de réaliser le postulat de la commission. Le problème soulevé par mon initiative n'est pas nouveau. J'ai pris connaissance en particulier des documents publiés en mars 1973 par l'Association romande de Berne sur les minorités linguisti- ques dans l'administration fédérale. J'ai pu apprendre que j'ai eu en ce domaine d'illustres prédécesseurs; le dernier en date a été M. Delamuraz qui, en 1977, a reposé le pro- blème des minorités linguistiques au Parlement et dans l'administration fédérale. J'ai pu constater que l'affaire est toujours prise très au sérieux par le Conseil fédéral, des déclarations apaisantes sont faites, de bonnes résolutions sont prises et, pourtant, on doit bien constater aujourd'hui que les choses ne s'améliorent guère, ou du moins pas assez rapidement. Quelques entretiens récents avec des fonctionnaires fédéraux romands et tessinois m'ont appris3. März 1983 205 Parlamentarische Initiative que les intéressés constatent à certains égards une dégra- dation de la situation. Cela tient-il au fait que l'on s'est jusqu'à ce jour contenté d'agir sur les effets et non sur les causes? Je vous laisse le soin de conclure sur ce point. Le constat de la sous-représentation des Latins dans l'administration a déjà été fait, il n'est donc pas nécessaire d'insister ici sur ce point, mais tentons de trouver quelques explications à ce phénomène. En consultant les documents qui nous ont été remis en commission, j'ai lu avec intérêt la convention passée le 22 juin 1875 entre le Conseil fédéral et le Conseil municipal de la ville de Berne «concernant les prestations de la ville de Berne pour le siège fédéral». Au plan matériel, tout y est parfaitement réglé, dans les moin- dres détails, mais on ne trouve aucune allusion aux pro- blèmes que le personnel de la Confédération pouvait avoir à l'époque. Cela n'est pas étonnant. Le nombre des fonction- naires ne devait pas être très important; les problèmes qu'ils posaient restaient en ce temps-là des cas particuliers, ils n'avaient certainement aucune dimension sociale. Tant que les membres de la Confédération, les cantons en parti- culier, n'avaient besoin de se mettre d'accord que sur une politique de neutralité passive et sur l'organisation de l'armée, cette question de la représentation des minorités latines importait peu. Mais, aujourd'hui, l'Etat central intervient dans de nom- breux domaines: universités, sécurité sociale, environne- ment, économie, transports, communications, énergie et j'en passe. Le risque qu'un seul point de vue s'impose lors des prises de décisions est plus grand. Les Latins sont donc là pour rappeler et pour défendre un fédéralisme vécu et non un fédéralisme figé dans des textes de lois, sinon cantonné dans des discours officiels. Les choses ont bien changé aujourd'hui. Le nombre des fonctionnaires a singu- lièrement augmenté. Les solutions ne peuvent plus être que collectives, globales et fondamentales. Mais entendons-nous bien, il n'est pas question de créer un «ghetto latin» sur les bords de l'Aar. En même temps qu'on renforcera la situation des fonctionnaires minoritaires à Berne, c'est la vocation de Berne comme carrefour politi- que et culturel qu'on pourrait renforcer et dynamiser. C'est dans la capitale fédérale que se rencontrent, naturellement et par la volonté des partenaires, vingt-trois communautés cantonales, trois langues officielles. C'est là aussi que pour- raient se développer un équilibre et une animation décou- lant de cette confrontation obligée entre trois courants cul- turels. Je suis parti de l'hypothèse que le futur fonctionnaire fédé- ral n'est jamais seul à décider s'il va ou non accepter une nomination qui va l'obliger à élire domicile dans la ville fédé- rale. Les membres de sa famille, au moment du choix, peu- vent de façon directe ou indirecte opter dans un sens ou dans l'autre. Si l'on peut admettre qu'un futur fonctionnaire fédéral doit connaître au moins deux des trois langues offi- cielles de la Confédération - encore que cette exigence semble être plus fréquemment imposée aux Romands et aux Tessinois qu'à leurs collègues Suisses alémaniques - il n'est pas évident que l'on puisse en attendre autant des membres de sa famille. Ceux-ci se trouvent confrontés à Berne à toute une série d'obstacles qui vont compliquer, voire rendre pénible leur vie quotidienne. C'est donc en pensant non seulement aux fonctionnaires mais à toute leur famille que j'ai indiqué quelques lignes directrices d'un sta- tut de la ville fédérale. Ce statut a pour but essentiel de faci- liter au maximum l'existence à Berne des fonctionnaires de l'extérieur. Il ne s'agit nullement de les faire bénéficier de privilèges, mais bien plutôt de compenser au mieux certains inconvénients liés à leur nouvelle situation. Avant de présenter brièvement les propositions que j'ai for- mulées pour fonder un véritable statut de la ville fédérale, je voudrais encore préciser un point. Si l'on veut que l'admi- nistration fédérale reste représentative des différentes régions du pays et en particulier qu'elle fasse bonne place aux minorités latines, ce n'est pas seulement pour que soit appliqué, dans le corps des fonctionnaires, le principe de l'équité et celui de l'équilibre linguistique. Cet équilibre, pour être parfait, devrait d'ailleurs ne rien avoir à faire avec une proportionnalité stricte. Non, cette volonté de présence de ressortissants de tous les Etats confédérés est égale- ment voulue pour que toutes les sensibilités cantonales puissent s'exprimer et que les intérêts de toutes les régions soient constamment pris en considération. Mais si l'on veut que cette dernière intention soit respectée, il faut bien convenir que l'on ne doit pas chercher l'assimilation rapide des fonctionnaires non bernois. On doit, au contraire, veiller à ce que chacun puisse garder sa person- nalité, conserver ses racines dans son canton d'origine et maintenir un maximum de liens avec les milieux les plus divers de la région qu'il a été obligé de quitter. L'administration fédérale ne doit pas rechercher le nivelle- ment et l'unification des comportements de ses fonction- naires, elle doit, au contraire, pour rester branchée sur les réalités régionales, protéger jalousement en son sein le plu- ralisme culturel, politique et social. Elle doit tout mettre en œuvre pour que la diversité de départ soit parfaitement res- pectée, protégée et entretenue. C'est dans cet esprit que j'ai formulé diverses propositions. Premièrement, l'obligation pour la ville fédérale de créer, d'entretenir ou de financer avec l'aide du canton des écoles des degrés primaire, secondaire et gymnasial, j'insiste sur ce dernier point, dispensant un enseignement complet dans les langues officielles reconnues dans la constitution fédérale. Ce point a déjà été discuté ici lorsqu'on a parlé de l'Ecole de langue française de Berne, je n'y reviendrai pas. Deuxièmement, la nécessité de rédiger dans les langues officielles de la Confédération toutes les informations appo- sées sur les installations et bâtiments publics. On dira pour ce qui concerne les installations et les bâtiments de la Confédération que ce principe est déjà appliqué. C'est par- tiellement vrai. Mais il ne faut pas oublier que dans la vie quotidienne, le citoyen, l'habitant du lieu à plus souvent affaire avec les bureaux de l'administration communale et cantonale qu'avec les guichets fédéraux: pour un permis de pêche, pour un certificat d'origine, pour l'AVS, pour des explications au sujet des impôts, etc. C'est donc bien à ces niveaux-là, pour permettre à l'usager non germanophone de s'orienter, d'être autonome dans sa vie de tous les jours, dans ses démarches, auprès des administrations qu'il faut demander au canton et à la ville de Berne de faire cet effort particulier. Troisièmement, j'ai demandé que soient édités, dans les langues officielles, tous les documents relatifs aux scrutins communaux et cantonaux, tant que les fonctionnaires fédé- raux domiciliés dans la ville fédérale n'ont pas le droit de vote et d'éligibilité dans leurs cantons respectifs. Deux dimensions de ce problème apparaissent ici: ou bien les fonctionnaires fédéraux et les membres de leur famille sont, en droit, des citoyens bernois et, en conséquence, par égard pour eux, si nécessaire, on devrait mettre à leur dis- position en français ou en italien le matériel de vote en matière cantonale et communale. Ou alors, on élargit à ces mêmes fonctionnaires et à leur famille ce qui a été admis à l'article 9 de la loi fédérale sur les garanties politiques et de police en faveur de la Confédération du 26 mars 1934 pour les membres du Conseil fédéral et du Tribunal fédéral ainsi que pour le Chancelier de la Confédération, à savoir que ces derniers conservent leur domicile politique et civil dans le canton où ils ont droit de cité. Le problème reste ouvert sur ce point. Quatrièmement, je voulais que l'on accorde aux fonction- naires fédéraux venant d'autres cantons, à l'instar des fonc- tionnaires internationaux, certains avantages matériels per- mettant notamment d'améliorer les conditions d'existence pour assurer une représentation plus équitable des com- munautés linguistiques et de tous les cantons à tous les échelons de l'administration fédérale. J'entends déjà ici les protestations de ceux qui imaginent que mon intention est de faire octroyer des privilèges à quelques fonctionnaires fédéraux. Il ne s'agit pas de cela. Je me refuse fondamenta- lement à envisager une telle chose même si certains privi- 27-NInitiative parlementaire 206 3 mars 1983 lèges existent déjà pour plusieurs fonctionnaires aux PTT, aux CFF et au Département militaire fédéral notamment. Je n'ai pas utilisé le terme de «privilèges», d'ailleurs. J'ai parlé d'«avantages matériels» et le mot est peut-être encore trop fort, trop ambigu. Il faudrait plutôt parler, et la présidente de la commission y a fait allusion, de «compen- sations d'inconvénients». Avant de développer ma proposition, je voulais donc élargir ici le débat sur ces compensations d'inconvénients. Je ne fais plus seulement référence ici aux minorités romande et tessinoise. Je demande que l'on pense ici à tous les fonc- tionnaires fédéraux venant de cantons autres que celui de Berne car tous ces fonctionnaires sont à ce titre prétérités. Si l'on admet véritablement que le fonctionnaire fédéral qui vient s'établir ici ne doit pas perdre le contact avec son canton d'origine, on doit donc lui faciliter le maintien de ses relations antérieures avec sa famille, ses amis et connais- sances qu'il a dû quitter. Voilà quelques-unes des améliorations qu'il faudra apporter au statut des fonctionnaires latins de la Confédération et d'autres fonctionnaires non bernois de la Confédération et c'est dans ce sens qu'en retirant formellement mon initia- tive parlementaire, j'invite les personnes qui devront pren- dre en charge le postulat de la commission à agir avec dili- gence et avec fermeté. Martignoni: Die Initiative, die hier im Nationalrat unterbreitet wird, beantragt in ihrem Wortlaut - und ich glaube, es ist wichtig, dass wir uns diesen Wortlaut vor Augen halten -: «die erforderlichen gesetzlichen Grundlagen zu schaffen, damit ein Statut für die Bundesstadt erlassen und möglichst rasch in Kraft gesetzt werden kann». In Übereinstimmung mit der Petitionskommission lehnt die SVP-Fraktion diese Initiative ab, und sie unterstützt auf der anderen Seite das Postulat, das anstrebt, die Probleme, welche sich für Bun- desbeamte ausserhalb ihres Heimatkantons ergeben, zu lösen und insbesondere Lösungen anzuvisieren, die der Struktur unseres föderalistischen Staates entsprechen. Es braucht ja nicht besonders darauf hingewiesen zu wer- den, dass die Bundesverwaltung seit der Gründung des Bundesstaates in den letzten mehr als 130 Jahren wesentli- che Wandlungen durchgemacht hat. Den Bundesblättern in der Anfangszeit 1848/49 kann man entnehmen, dass der Bundesrat damals im Erlacherhof tagte. Im Vorzimmer - im sogenannten Kabinett - widmete sich der eidgenössische Staatskassier den Bundesfinanzen. Wenn grössere Geldbe- träge eingingen, musste er in diesem Kabinett übernachten, und er nahm aus Sicherheitsgründen jeweils den Schlüssel zur eidgenössischen Staatskasse unter das Kopfk'ssen. Ein Raumprogramm sah insgesamt 96 Büros für die gesamte Zentralverwaltung vor. Der damalige Gemeinderat der Stadt Bern, die Exekutive, sah darin Ansprüche, die man selbst in weit grösseren Hauptstädten nicht machte. Diskussionen solcher und ähnlicher Art erübrigen sich seit dem Bundesbeschluss vom 2. Juli 1875 betreffend die Lei- stungen der Stadt Bern an den Bundessitz, laut welchem die Stadt Bern dem Bunde Terrain im Gebiete des jetzigen Bundeshauses und gleichzeitig 500 000 Franken so quasi als Abgeltung oder als Göttibatzen übermittelte. Damit soll die Bundesstadt den ihr 1848 auferlegten Verbindl chkeiten Genüge geleistet haben, wie es im Parlamentsbeschluss hiess. Sie wurde vollständig und abschliessend von jeder weiteren Verpflichtung und Inanspruchnahme der Bundes- leistungen dispensiert. In diesem Sinne wurde gleichzeitig auch ein Vertrag zwischen Bundesrat und Einwohnerrat der Stadt Bern abgeschlossen. Es ist bezeichnend, dass in den damaligen Dokumenten von Bern als dem Sitz der Bundesbehörden gesprochen wurde. Es ist die Rede von Bundessitz und nicht von Bun- deshauptstadt. Diese feine Nuancierung bildet irr: Grunde auch den Schlüssel zu unserer heutigen Diskussion; denn sie sagt aus, dass der Bund nicht ohne weiteres über die Kantone hinweg ein Territorium mit seiner Bevölkerung als Gebilde mit Sonderrechten beanspruchen kann. Zweifellos hat sich die Bundesverwaltung, wie es auch der Initiant vor- hin dargelegt hat, in letzter Zeit über die Stadtgrenzen hin- aus stark entwickelt, und die Bundesbeamten wohnen mit ihren Familien längst nicht mehr nur in der Stadt Bern. Schon aus diesen räumlichen Gründen wirft natürlich die Initiative sehr wesentliche Fragen der Konsequenz auf. Nach seinen Vorstellungen sollen der Stadt Bern zugunsten von Bundesbeamten Pflichten auferlegt werden, welche den Familien aus anderssprachigen Landesgegenden die gleichen Entwicklungsmöglichkeiten bieten wie den deutschsprachigen. Es stellen sich damit natürlich Fragen der Gleichbehandlung. Wie verhält es sich mit Familien, die ausserhalb der Stadt Bern wohnen? Werden Funktionäre des Bundes nicht auch gleiche Rechte beanspruchen, wenn sie in Lausanne, Bundesgericht, wenn sie in Luzern, Eidgenössisches Versicherungsgericht, wenn sie in Genf, Sozialversicherungen, wohnen? Wie verhält es sich mit den Regiebetrieben wie PTT und SBB, mit der Zollverwaltung, mit den Zeughäusern, und könnten nicht sogar Anschluss- begehren aus der Privatwirtschaft kommen? Wie der Regierungsrat des Kantons Bern in seiner Ver- nehmlassung zur Initiative am 14. Oktober 1981 darlegte, wurde die Organisation unseres Bundesstaates pragma- tisch dem Gedanken entsprechend festgelegt, dass die Kantone die Schweiz geschaffen haben und nicht umge- kehrt. Man müsse sich deshalb hüten, von einer Schweiz, gebildet aus Sprachengruppen, auszugehen. Die Sprachen- fragen seien in der Schweiz auf kantonaler Ebene geregelt. Insbesondere macht unsere Regierung darauf aufmerksam, dass die Verwaltungen des Bundes Gast der Kantone sind, des Kantons, in denen sie ihren Sitz haben. Die Kantone seien gemäss Artikel 60 der Bundesverfassung verpflichtet, alle Schweizer Bürger in Gesetzgebung wie in gerichtlichen Verfahren den Bürgern des eigenen Kantons gleichzuhal- ten. Was das bedeutet, hat die Exekutive der Stadt Bern, der Gemeinderat, wie folgt formuliert: «Wesentlich scheint dem Gemeinderat, dass jede bevorzugte Behandlung von Bundesfunktionären Probleme in bezug auf das Gebot der rechtsgleichen Behandlung bringen würde.» Sowohl die kantonalen wie auch die städtischen Behörden von Bern haben Verständnis für Probleme, die sich im Alltag für Familien mit Herkunft aus anderen Kantonen ergeben können. Genauso wie allen anderen Kantonsregierungen kann es ihnen nicht gleichgültig sein, welche Lebensqualitä- ten den Bundesbehörden und Bundesbeamten angeboten werden. Bern als zweisprachiger Kanton hat sein Verständ- nis auch in vielen Fällen zum Ausdruck gebracht, nicht zuletzt durch das Leben und durch das Verhalten der ein- heimischen Bevölkerung gegenüber Mitbürgern aus ande- ren Kantonen und aus anderen Gebieten der Eidgenossen- schaft. Ich darf insbesondere auch auf das Werk der Französi- schen Schule hinweisen, die nun mit Hilfe des Bundes öffentlich wird und deren Verwirklichung nach etlichen pla- nerischen Verzögerungen - ich muss dies hier mitteilen - auf gutem Wege ist. Die Bereinigung der vom Initianten auf- gegriffenen Probleme sollte nicht schematisch und einseitig auf Bern ausgerichtet sein. Sie darf auch nicht vom Blick- winkel der Beziehungen zwischen Sprachmehrheiten und Sprachminderheiten geprägt sein. Vielmehr ist die Anstren- gung der Kantone auf das Ziel zu richten, den bei ihnen nie- dergelassenen Bundesbeamten eine Situation zu bieten, die ihnen das Wohnlichkeitsgefühl in der neuen Umgebung, gleichzeitig aber auch die Grundlage als Botschafter des Heimatkantons vermittelt. Wir sprechen also - um es in Fremdworten auszudrücken - einer Synthese von Identifi- kation und Integration, also einem Eigenleben in der Gemeinschaft das Wort (einer Synthese, welche übrigens auch die Stärke unserer Eidgenossenschaft ausmacht). Die Initiative visiert in erster Linie das Verhältnis unter den Sprachengruppen der Schweiz an. Was die Verpolitisierung und Veradministrierung der Sprachenfrage betrifft, habe ich persönlich bei einem längeren Aufenthalt in Brüssel vor etwa 30 Jahren sehr hautnah miterlebt. Ich kann Ihnen nur sagen: dieses Experiment sollten wir hier in der Schweiz vermeiden. Der Sprachenfrieden eines Landes ist - wie3. März 1983 N 207 Parlamentarische Initiative übrigens auch der konfessionelle Frieden - eine ausseror- dentlich zarte Pflanze, und sie braucht umsichtige Pflege, wenn sie wachsen und gedeihen soll. Ein ungeschlachtes Eingreifen hat ihren unverzüglichen Tod zur Folge. Es gibt zwar einige wenige Leute, die diesen Tod wollen. Aber hier im Parlament dürfen wir den Sprachenfrieden nicht mit bun- desstaatlichen Eingriffen zerstören, die einem Flächen- brand gleich auf das ganze Gebiet der Eidgenossenschaft übergreifen könnten. Wir lehnen also die parlamentarische Initiative ab, weil sie Verfassungsänderungen verwirklichen müsste, die unserem Land in wesentlichem Masse eine Destabilisierung bringen würden; wir lehnen sie auch ab, weil damit das Risiko ver- bunden ist, dass jede Schweizerstadt mit grösseren Verwal- tungszweigen des Bundes in ihrer Identität geschmälert werden könnte. Auf der anderen Seite unterstützen wir das Postulat der Kommission, welches im Grunde genommen nichts anderes will als das, was die alleinige Lösung dieser Frage bringen kann, nämlich das Gespräch statt das Gesetz. Frei-Romanshorn: Bei Eingang dieser Initiative vor 3Vs Jah- ren - nicht vor 4 Jahren, wie Herr Crevoisier soeben meinte -, sagte sich männiglich in der Petitions- und Gewährlei- stungskommission: «Es gibt nichts, was es nicht gibt.» Zu diesem Seufzer kommt man unwillkürlich, wenn man die Zielsetzung des Vorstosses zur Kenntnis nimmt. Die Anre- gung des Initianten geht nämlich dahin, «die erforderlichen gesetzlichen Grundlagen zu scharfen, damit ein Statut für die Bundesstadt erlassen und möglichst bald in Kraft gesetzt werden kann». Es wird also nach über 130 Jahren seit Gründung des Bundesstaates und nach der Wahl der Stadt Bern zur Bundesstadt nicht mehr und nicht weniger verlangt als die Schaffung eines Bundesterritoriums für unsere Bundesstadt bzw. es soll eine Bundeshauptstadt losgelöst von Bern und damit losgelöst vom souveränen Gliedstaat Bern geschaffen werden. Es wird im Bericht der Kommission kurz erwähnt, dass die anbegehrte Sofort- massnahme nicht nur vom Parlament dekretiert werden könnte, sondern auch dem Entscheid des Stimmbürgers der Stadt Bern, des Kantons Bern und des Bundes unter- breitet werden müsste. Es darf wohl mit Fug davon ausge- gangen werden, dass in keinem Fall mit den nötigen Mehr- heiten gerechnet werden könnte. Das stört den Initianten offenbar nicht. Er sagt uns mit keinem Wort, wie er sich in rechtlicher Hinsicht das Territorium Bundesstadt vorstellt. Wenn man schon solche staatsrechtlich bedeutsamen Anregungen macht, sollte doch auch dargetan werden, wie dieses angeregte Statut aussehen soll und wie es in unser föderatives System eingefügt werden kann. Die Fraktion der CVP kann sich ernsthaft mit dieser Anregung nicht befas- sen, solange diese im rechtlich wesentlichen Punkt nur in eine unbegründete Forderung ausmündet. Herr Crevoisier und seine ausserparlamentarischen Freunde denken wohl kaum ernsthaft an die Realisierung eines Bundesterritoriums analog den Territorien von Was- hington und Canberra. Um was es ihm geht, steht klar und deutlich in Absatz 2 des Ingresses: «Dieses Statut - es ist durch die Erweiterung der Bundesverwaltung in den letzten Jahrzehnten unerlässlich geworden - soll neben den Vortei- len und Anrechten, die der als Sitz der Bundesbehörden bestimmten Stadt zufallen, auch die ihr auferlegten Pflich- ten nennen.» Ungeachtet des Umstandes, dass der Initiant zudem darin alle Massnahmen angeführt haben will, die den Behörden - gemeint Beamten - aus anderen Sprachgebie- ten die Lebens- und Arbeitsverhältnisse erleichtern sollen, ist die gegen den Stand und die Stadt Bern gerichtete Spitze nicht zu übersehen. Herr Crevoisier will offenbar im Sinne der Association romande de solidarité francophone und damit als Volks- tumspolitiker der Marke Béguelin den Entscheid bzw. den Bundesbeschluss vom 28. November 1848, mit dem Bern zur Bundeshauptstadt erkoren wurde, wieder rückgängig machen. Dieses Unterfangen ist Utopie, wie so vieles andere, was auf dem Gebiet Landesfahne, Sprachennatio- nalismus, CH-Zeichen usw. vergeblich im Laufe der Jahre angestrebt wurde. Wie Sie dem umfassenden und ausgezeichnet redigierten Kommissionsbericht entnehmen können, hat sich die Peti- tions- und Gewährleistungskommission ungeachtet der auf- gezeigten Stossrichtung einlässlich und gewissenhaft mit der vom Initianten aufgeworfenen Problematik der anders- sprachigen Bundesangestellten in Bern befasst. Diese Probleme, die sich naturgemäss ergeben, können nun nach Auffassung der CVP-Fraktion nicht nach dem Wunschdenken des Initianten gelöst werden. Die Kommis- sionsmitglieder haben auch aufgrund der getroffenen Abklärungen erfahren können, dass hier nicht in erster Linie das Heil vom Staat erwartet werden darf, sondern dass die Betroffenen - nämlich die anderssprachigen Bundesbeam- ten in Bern - sich selbst um ihre Probleme bemühen und sie sich dabei je nach Bedarf an Wohngemeinde und Kan- ton oder allenfalls an den Bundesrat oder die zuständigen Departemente wenden müssen. Der Weg über die eidge- nössischen Räte sollje immer nur dann gewählt werden, wenn deren Zuständigkeit nach Gesetz wirklich gegeben ist, so wie es kürzlich im Falle der französischsprachigen Schule erforderlich war. Schliesslich sei eine Kontaktstelle nicht vergessen: wir haben doch auch die zahlreichen Personalverbände! Da der Anregung «Statut Bundesstadt» nicht gefolgt werden kann, und zwar aus rechtlichen wie aus sachlichen Gründen, bleibt nichts anderes, als der Initiative keine Folge zu geben. Mit der Petitions- und Gewährleistungskommission stellt die CVP-Fraktion diesen Antrag, ersucht Sie aber, sich hinter das Postulat der Kommission zu stellen. Damit bekunden wir, dass die Beamten und Angestellten des Bundes und der Bundesbetriebe, die ausserhalb ihrer sprachlichen Herkunftsgebiete ihrer Arbeit nachgehen und daselbst auch ihren Wohnsitz haben, der steten besonde- ren Aufmerksamkeit ihrer Arbeitgeberschaft teilhaftig wer- den. Dies ohne besondere Unterscheidung zwischen den Bundesbeamten in Bern oder irgendwo anders - wie mein Vorredner, Herr Kollege Martignoni, ausgeführt hat. Ich brauche diesbezüglich nichts zu wiederholen; es kann niemals nur um die Anderssprachigen in der Bundesstadt gehen, sondern um die anderssprachigen Bundesbeamten irgendwo in der Schweiz. Bratschi: Erlauben Sie mir als Stadtberner und Mitglied der stadtbernischen Exekutive zu diesem Vorstoss (parlamen- tarische Initiative und Schlussfolgerungen der Kommission) noch wenige Bemerkungen. - Um es gleich vorwegzuneh- men: Auch wir, die wir hier in Bern wohnen und hier aufge- wachsen sind, könnten uns kaum mit der Initiative Crevoi- sier befreunden. Ganz anders steht es mit dem Postulat, das die Stellung der anderssprachigen Bundesbeamten in der Stadt Bern betrifft. Wir haben Verständnis für ihre Lage, weniger aber für das andere. Ich kann Ihnen versichern: Wir Berner sind stolz darauf, Bundesstadt zu sein, nicht Bundeshauptstadt wohlverstan- den; wir reden hier immer von der Bundesstadt. Das rührt daher - wie vorhin Herr Martignoni sagte -: Wir betrachten uns nicht als eine Besonderheit in der Schweiz, sondern einfach als Sitz der Bundesregierung. Wir sind stolz darauf, die Bundesversammlung hier beherbergen zu dürfen und sind stolz darauf, den Bundesrat hier zu haben. Aber: Die Bundesstadt bringt uns nicht nur Vorteile; es gibt auch Nachteile, so würden wir beispielsweise gerne auf diverse Demonstrationen - die zu sehen wir dann auch die Ehre haben - verzichten; wenigstens auf die gewalttätigen. Dazu kommt: Wir Berner stellen fest, dass das Problem mit anderssprachigen Bundesbeamten praktisch nur zur Hälfte unsere Stadt betrifft. Die Hälfte der Bundesbeamten wohnt heute nämlich in der näheren oder weiteren Umgebung der Stadt. Es sind in der Regel gerade jene höheren Bundesbe- amten, die entsprechend höhere Steuern bezahlen, diese aber nicht in der Stadt, sondern in der Agglomeration ent- richten.Initiative parlementaire 208 3 mars 1983 Wir stellen auch immer wieder fest, dass wir in der Stadt Bern grosse Gebäudeteile, wie sie anderswo mit Wirt- schaftsbetrieben besetzt werden können (die in besseren Zeiten als heute auch entsprechende Steuern abwerfen), mit Bundesgebäuden besetzt haben, die keine Steuern er- bringen. Wir Berner sind stolz auf unsere schöne Stadt, die es immerhin fertiggebracht hat, ihre Identität weitgehend zu wahren. Wir würden es wirklich bedauern, wenn uns eine Art «Washington DO-Status aufgezwungen werden sollte. Das würde uns Berner hart treffen, und ich wäre dem Rat wirklich dankbar, wenn er dem Gedankengut des Herrn Crevoisier - wenigstens soweit es dieses Statut betrifft - nicht folgen wollte. Als Beispiel dafür, dass die Stadt Bern gewillt ist, das Pro- blem mit der französischsprachigen Schule zu lösen, sei darauf hingewiesen, dass diese Frage jetzt geregelt werden konnte. Im Grossen Rat wird in der Maisession 1984 dar- über Beschluss gefasst; 1985 soll Baubeginn der Schule mit 20 Klassen - 21, wenn man den Kindergarten dazu rech- net - sein; für 1987 ist der Bezug vorgesehen. Damit wird doch offensichtlich, dass wir Berner bereit sind, das Sprachproblem zu lösen; aber bitte: lassen Sie uns Berner bleiben und nicht Bürger eines unpersönlichen Verwal- tungsdistrikts à la «Washington DC». Oester, Berichterstatter: Zunächst lege ich Wert auf die Feststellung, dass die Kommission ihre Beratungen bereits im Januar 1982 abgeschlossen hat. Leider musste die Behandlung dieses Geschäftes hier im Rat wegen Über- lastung der Traktandenlisten immer wieder zurückgestellt werden. Das ist bedauerlich, aber nicht sehr leicht zu ändern. Herr Crevoisier, Sie haben gefragt, wem Sie danken sollen, dass das Geschäft jetzt just im Wahljahr an die Reihe kommt. Ich empfehle Ihnen, sich selber zu danken, denn Sie sind ja bei der Belastung unserer Traktandenlisten besonders stark beteiligt. Gestatten Sie mir nach dieser Vorbemerkung einige Fest- stellungen zu den Begehren des Initianten. Zunächst ist zu unterstreichen, dass es sich beim Problem, das die parla- mentarische Initiative aufwirft, nicht primär um ein Problem Bundesstadt handelt, sondern um ein Problem des Bundes bzw. der Bundesverwaltung. In ihrer Stellungnahme schreibt die Stadt Bern, genauer der Gemeinderat der Stadt Bern, abschliessend: «Es dürfte Sache des Bundes sein, die Wünsche und Forderungen selbst zu bewerten und, soweit ein Mitwirken von Kanton oder Stadt notwendig wäre, Gespräche aufzunehmen.» Es ist ja auch nicht zufällig, dass nach Artikel 115 der Bun- desverfassung alles, was sich auf den Sitz der Bundesbe- hörden bezieht, Gegenstand der Bundesgesetzgebung ist und nicht Sache von Kanton oder Stadt Bern. Becienstete des Bundes und seiner Betriebe, die aus einem anderen Sprachgebiet stammen, finden sich zwar in besonders grosser Zahl in der Bundesstadt Bern; eine beträchtliche Zahl von Bundesbeamten arbeitet aber in einer anderen Landesgegend. Es ist bereits darauf hingewiesen worden; darf ich noch einmal an die Bundesbahnen, die PTT- Betriebe und die Zollverwaltung, die Eidgenössischen Tech- nischen Hochschulen, die EMPA, das Bundesgericht, das Landesmuseum oder an die Eidgenössischen Rüstungsbe- triebe erinnern. Ein Statut für die Bundesstadt, wie es Herrn Crevoisier vorschwebt, kommt deshalb schon aus Gründen der Rechtsgleichheit nicht in Frage. Das ist hier bereits zu Recht betont worden. Das Gebot rechtsgleicher Behandlung stellt sich übrigens auch in bezug auf das Verhältnis der Beamten zu den Nicht-Beamten, also auf zwei Ebenen. Nach Ansicht der Kommission rechtfertigt sich eine Sonderregelung für anderssprachige Bundesbeamte in Bern nicht. Auch für manches Privatunternehmen sind Hunderte, ja Tausende von Mitarbeitern in einem anderen Sprachgebiet tätig. Den- ken Sie etwa an die Swissair, an die Grossbanken, an Indu- striekonzerne und Welthandelsfirmen. Die Schaffung eines helvetischen District of Columbia lehnt die Kommission ab, weil die Schaffung einer aus dem Kan- tonsgebiet losgelösten Bundesstadt nach ihrer Meinung der föderalistischen Struktur unseres Staates widerspricht und ohne Zweifel eine gewisse Destabilisierung unseres Staatswesens mit sich brächte. Mit diesen Feststellungen soll indessen keineswegs zum Ausdruck gebracht werden, anderssprachige Staatsdiener begegneten in Bern und anderswo keinen spezifisch sprachlich-kulturellen Problemen. Im Gegenteil. Bei der Anhörung von sechs Bundesbeamten französischer und italienischer Muttersprache bzw. von Vertretern von Ver- bänden und im Verlauf der anschliessenden Beratungen haben wir uns in der Kommission überzeugen lassen, dass die Übersiedlung von Beamten und ihrer Familie in ein anderes Sprachgebiet tatsächlich gewisse Probleme stellt oder stellen kann. Der Regierungsrat des Kanions Bern hat unserer Kommis- sion eine sehr interessante und differenzierte Stellung- nahme zukommen lassen. Aus dieser möchte ich - weil ausgezeichnet zusammengefasst - einen Abschnitt zu die- sem Problem zitieren: «Stark zusammengefasst kann man das, was die von der Petitions- und Gewährleistungskom- mission des Nationalrates angehörten Beamten am 4. Sep- tember 1980 gesagt haben, in drei Themen zusammenfas- sen. Erstens: Malaise in bezug auf die Aufstiegsmöglichkei- ten in der Bundesverwaltung; zweitens: Missbehagen in der Berner Gemeinschaft schlecht integriert zu sein; drittens: Feststellung, der Bundesbeamte sei nicht in Bern, um sich anzupassen, sondern um seinen Kanton und seine Kultur zu vertreten. Der erste Punkt ist im wesentlichen ein internes Problem der Bundesverwaltung. Das von den französisch- und italie- nischsprachigen Beamten ausgedrückte Gefühl (sehr wahr- scheinlich empfinden es allerdings auch deutschsprachige Beamte) wird vielleicht noch durch die Tatsache verstärkt, dass sie dieses Problem unter der Perspektive der Minorität sehen. Rückt man die Punkte zwei und drei etwas aus der .Minoritätsperspektive', so dürften die Probleme kaum anders sein, ob es sich nun beispielsweise um Genfer, Waadtländer, Tessiner, Graubündner, Thurgauer, Urner oder Zürcher Bundesbeamte handelt.» Wir sehen die Probleme, und es geht uns darum, einen Bei- trag zu deren Lösung zu leisten. Einiges ist ja bereits getan worden. Wir bitten Sie um Zustimmung zum Kommissions- postulat, das den Bundesrat ersucht, die Probleme, welche sich Bundesbeamten ausserhalb ihres Herkunfts- und Sprachgebietes stellen, zu prüfen und mögliche Erleichte- rungen vorzuschlagen. Undifferenziert von Missständen zu sprechen, wie es der Initiant vor der Kommission tat, das geht zu weit. Man sollte sich auch hüten, die selbstver- ständliche Rücksichtnahme auf sprachliche und kulturelle Minderheiten mit einem unduldsamen Sprachchauvinismus «béguelinscher» Prägung gleichzusetzen. Ein minimaler Wille zur Anpassung an die Verhältnisse im Gastkanton muss von allen, auch von Deutschschweizern, die im Welschland oder im Tessin ihren Dienst tun, verlangt wer- den. Für die allermeisten Beamten und Nicht-Beamten ist das auch eine Selbstverständlichkeit. In diesem Sinne ersuche ich Sie, den Kommissionsanträgen zuzustimmen: der Initiative, weil viel zu weitgehend, keine Folge zu geben, aber das Postulat der Kommission zu über- weisen. Bundesrat Friedrich: Es geht hier um eine parlamentarische Initiative. Ich beschränke mich daher auf wenige Bemerkun- gen. Der Bundesrat ist, wie der Ratspräsident gesagt hat, bereit, das Postulat entgegenzunehmen. Die Problematik, die das Postulat aufwirft, ist nicht neu. Ich erinnere Sie daran, dass Herr Delamuraz bereits einen ähnlichen Vor- stoss unterbreitet hat. In der Folge sind denn auch Mass- nahmen in die Wege geleitet worden, deren Ziel es ist, die Stellung der einzelnen Sprachgemeinschaften in der Bun- desverwaltung zu festigen. Der Bundesrat hat beispiels- weise neue Weisungen über die Vertretung der sprachli-3. März 1983 N 209 Parlamentarische Initiative chen Minderheiten in der allgemeinen Bundesverwaltung erlassen; eine Arbeitsgruppe unter Leitung des Personal- amtes hat eine Erhebung über den Personalbestand des Bundes durchgeführt und ihre Aufmerksamkeit dabei vor allem der Sprachzugehörigkeit der Beamten gewidmet. Sie will nun im Anschluss an diese Erhebung danach trachten, den Ursachen der Rekrutierungsschwierigkeiten für Be- amte lateinischer Muttersprache nachzugehen und Mög- lichkeiten für eine Verbesserung der Situation aufzudecken. Eine weitere Arbeitsgruppe unter Führung des Bundesam- tes für Organisation prüft sodann die Möglichkeiten der Dezentralisierung der Bundesverwaltung, und schliesslich werden auch - und ich glaube, das ist gar kein so schlech- tes Mittel - Sprachkurse für das Bundespersonal angebo- ten. En fin de compte, Madame Christinat, je crois pouvoir dire que nous sommes en train de réaliser vos propositions, mais bien entendu toujours dans le cadre de nos possibili- tés légales. Präsident: Die Kommission beantragt Ihnen, die parlamen- tarische Initiative abzuschreiben, ihr also keine Folge zu lei- sten. Ein anderer Antrag ist nicht gestellt. Sie haben so beschlos- sen. Im weiteren beantragt sie, das Postulat zu überweisen. Der Bundesrat ist bereit, das Postulat entgegenzunehmen. Postulat der Kommission - Postulat de la commission Überwiesen - Transmis An den Bundesrat - Au Conseil fédéral #ST# 79.233 Parlamentarische Initiative. Arbeitnehmerschutz (Carobbio) Initiative parlementaire. Protection des travailleurs (Carobbio) Mme Christinat soumet au nom de la Commission des péti- tions et de l'examen des constitutions cantonales le rapport écrit suivant: Le 13 décembre 1979, le conseiller national Carobbio a pré- senté, sous la forme d'une initiative parlementaire conçue en termes généraux, une proposition tendant à modifier le titre dixième du Code des obligations, de la manière sui- vante: Texte de l'initiative parlementaire du 13 décembre 1979 •— Sont abolies toutes les dispositions qui prévoient le licenciement d'un travailleur par son employeur sur simple préavis. - Sont insérées de nouvelles dispositions qui prévoient que l'employeur ne peut licencier un travailleur que pour des motifs valables et par écrit. - Est en tout cas exclue comme motif valable toute résilia- tion des rapports de travail par l'employeur en raison de l'activité syndicale ou des opinions politiques ou religieuses du travailleur. Il faut en particulier interdire la résilitation des rapports de travail par l'employeur, en raison des activités syndicales que le travailleur a exercées en tant que membre d'un comité d'entreprise ou d'une commission syndicale.» Text der parlamentarischen Initiative vom 13. Dezember 1979 «- Alle Bestimmungen, nach denen der Arbeitgeber den Arbeitnehmer aufgrund einer einfachen Kündigung entlas- sen kann, werden aufgehoben. - Es werden neue Bestimmungen eingeführt, die vorschrei- ben, dass der Arbeitgeber nur aus triftigen Gründen und schriftlich kündigen darf. - Für alle Fälle wird ausgeschlossen, dass die Kündigung durch den Arbeitgeber wegen Gewerkschaftstätigkeit des Arbeitnehmers oder aus politischen oder religiösen Grün- den als Kündigung aus einem triftigen Grund anerkannt wird. Insbesondere wird verboten, dass Arbeitgeber das Arbeitsverhältnis kündigen, weil sich der Arbeitnehmer als Mitglied der Betriebskommission oder von Gewerkschafts- komitees oder -kommissionen gewerkschaftlich betätigt.» La Commission des pétitions et de l'examen des constitu- tions cantonales, chargée d'étudier cette initiative, s'est réunie le 20 novembre 1980. Elle a entendu l'auteur de cette intervention ainsi que le représentant du Département fédé- ral de justice et police. Lors du débat sur le fond, la majorité de la commission a reconnu qu.'il était d'une importance capitale d'introduire des dispositions générales visant à protéger l'ensemble des travailleurs contre les licenciements. Elle s'est rensei- gnée sur les travaux du Conseil fédéral, celui-ci ayant entre- pris d'examiner l'ensemble du problème à la suite de plu- sieurs interventions parlementaires adoptées par le Conseil national. Par lettre du 8 décembre 1980, la commission a demandé au chef du DFJP des informations sur la nature, le but et l'état d'avancement des travaux préparatoires et avant-projets relatifs à la protection des travailleurs contre les licenciements. Elle lui a également demandé des préci- sions sur le calendrier prévu pour la suite des travaux légis- latifs. Lors de sa séance du 26 mai 1981, la Commission des péti- tions et de l'examen des constitutions cantonales a pris acte du rapport du DFJP, du 2 mars 1981. Le Conseil fédé- ral ayant déjà entrepris des travaux préparatoires sur la question de la protection des travailleurs contre les licen- ciements, la commission a décidé, par 7 voix et une absten- tion, de proposer au conseil de ne pas donner suite à l'ini- tiative parlementaire, afin d'éviter les double-emplois. Annexes 1. Développement de l'initiative par son auteur 2. Considérations de la commission Annexe 1 Développement de l'auteur de l'initiative Les travailleurs sont manifestement protégés de manière insuffisante en Suisse contre les licenciements pour des motifs économiques, politiques ou syndicaux. En effet, les dispositions en vigueur laissent à l'employeur une trop grande marge d'appréciation et de décision. Les nombreux licenciements qui se sont produits en ces années de diffi- cultés économiques, par suite de la réorganisation d'entre- prises ou en raison de l'activité syndicale de travailleurs, le prouvent. Les dispositions actuelles du Code des obligations, titre dixième, intitulé «Du contrat de travail», ainsi que les dispo- sitions de la loi sur le travail et même des contrats collectifs de travail sont encore très insuffisantes, en particulier quant à la protection des travailleurs contre les licenciements dus à des difficultés économiques, à leur activité syndicale ou à leurs opinions politiques. Une refonte des dispositions légales touchant tous les aspects de la protection des travailleurs contre les licencie- ments abusifs s'imposerait. De toute façon, il nous semble qu'il y a lieu de procéder, en priorité, à des modifications portant au moins sur les deux points suivants: - Avant tout, il faut décréter que tout licenciement par l'employeur doit être motivé clairement et par écrit. Il s'agit d'établir le principe selon lequel l'employeur est tenu de justifier le licenciement et de supporter la charge d'une éventuelle procédure judiciaire si le travailleur fait opposi- tion. Cela implique justement que tout licenciement doitSchweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Parlamentarische Initiative. Bundesstadt. Rechtsstellung (Crevoisier) Initiative parlementaire. Ville fédérale. Statut (Crevoisier) In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1983 Année Anno Band II Volume Volume Session Frühjahrssession Session Session de printemps Sessione Sessione primaverile Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 04 Séance Seduta Geschäftsnummer 79.229 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 03.03.1983 - 08:00 Date Data Seite 200-209 Page Pagina Ref. No 20 011 260 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.