Lausanne, 2. November 2016
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 2. November 2016 (2C_94/2016)
Verzicht auf Widerruf der Niederlassungsbewilligung bundesrechtskonform
Ein heute 29 Jahre alter serbischer Staatsangehöriger, der seit seiner Geburt in der
Schweiz lebt und 2014 zu einer Freiheitsstrafe von viereinhalb Jahren verurteilt
wurde, wird verwarnt. Das Bundesgericht weist eine Beschwerde des Staatssekretariats für Migration ab. Der Entscheid des Kantonsgerichts Basel-Landschaft,
auf einen Widerruf der Niederlassungsbewilligung des Mannes zu verzichten, ist
angesichts  des  festgestellten  aussergewöhnlichen  Gesinnungswandels  des
Betroffenen bundesrechtskonform. 
Der serbische Staatsangehörige wurde 1987 in der Schweiz geboren und erhielt eine
Niederlassungsbewilligung. Er wuchs in der Schweiz auf. Nach der Geburt eines
Sohnes 2014 heiratete er 2015 die Mutter des Kindes, eine schweizerisch/bosnischherzegowinische Doppelbürgerin. 2006 wurde der Betroffene wegen Strassenverkehrsdelikten zu einer Busse verurteilt, 2009 wegen Nötigung und Sachbeschädigung zu
einer bedingten Geldstrafe. 2014 sprach ihn das Appellationsgericht Basel-Stadt für
2010 begangene Taten wegen Betäubungsmitteldelikten, leichter und schwerer Körperverletzung sowie wegen Freiheitsberaubung und Entführung schuldig und verurteilte ihn
zu einer Freiheitsstrafe von viereinhalb Jahren. Das Amt für Migration des Kantons
Basel-Landschaft widerrief in der Folge seine Niederlassungsbewilligung und wies ihn
aus der Schweiz weg. Der Regierungsrat des Kantons Basel-Landschaft bestätigte
diesen Entscheid. Das Kantonsgericht Basel-Landschaft hiess die Beschwerde des
Mannes 2015 gut, verzichtete auf den Widerruf der Niederlassungsbewilligung und
verwarnte den Betroffenen stattdessen. Das Staatssekretariat für Migration gelangte
gegen den Entscheid des Kantonsgerichts ans Bundesgericht und verlangte dessen
Aufhebung.
Das Bundesgericht weist in seiner öffentlichen Beratung vom Mittwoch die Beschwerde
des Staatsekretariats für Migration ab und bestätigt den Entscheid des Kantonsgerichts.
Mit der Verurteilung zu einer Freiheitsstrafe von viereinhalb Jahren liegt grundsätzlich
ein Widerrufsgrund im Sinne des Ausländergesetzes vor. Nach der Rechtsprechung des
Bundesgerichts sind umso strengere Anforderung an eine ausländerrechtliche Massnahme zu stellen, je länger die betroffene Person in der Schweiz anwesend war. Das
gilt insbesondere bei Ausländern der zweiten Generation, auch wenn ein Widerruf der
Niederlassungsbewilligung gemäss bundesgerichtlicher Praxis auch in solchen Fällen
nicht ausgeschlossen ist. Es verletzt im konkreten Fall kein Bundesrecht, wenn das
Kantonsgericht  zum  Schluss  gekommen  ist,  dass  die  privaten  Interessen  des
Betroffenen an seinem weiteren Verbleib in der Schweiz die öffentlichen Interessen an
der Beendigung seines Aufenthalts überwiegen. Das Kantonsgericht hat alle massgeblichen Aspekte umfassend geprüft, sorgfältig abgewogen und den Betroffenen dabei
persönlich angehört. Die begangenen Delikte und das Verschulden hat es zwar als
schwer beurteilt. Es ist allerdings von einer guten Integration des bisher noch nicht
verwarnten  Mannes  ausgegangen,  auch in beruflicher Hinsicht. Zudem hat das
Kantonsgericht einen aussergewöhnlichen Gesinnungswandel des Mannes festgestellt.
Einerseits habe sich dieser seit der Entlassung aus der Untersuchungshaft im Februar
2012 bis zum Antritt des Strafvollzugs im März 2015 wohl verhalten. Darüber hinaus
zeige er andererseits ernsthafte Bemühungen, ein geregeltes und konfliktfreies Leben
zu führen. So habe er von sich aus Beratungen besucht, aus eigenem Antrieb eine
deliktsorientierte Behandlung aufgesucht und sich auf Begegnungen mit Jugendlichen
eingelassen, wobei er ihnen über seine Tat und die Folgen berichtet habe. Weiter hat
das Kantonsgericht berücksichtigt, dass der Widerruf der Niederlassungsbewilligung mit
der Trennung der Familie einherginge, was nicht nur ihn selber, sondern auch sein
familiäres Umfeld hart treffen würde. Der Entscheid des Kantonsgerichts ist insgesamt
nicht zu beanstanden und entspricht der Rechtsprechung des Bundesgerichts. Lausanne, le 2 novembre 2016
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 2 novembre 2016 (2C_94/2016)
La renonciation à révoquer l'autorisation d'établissement était 
conforme au droit fédéral
Un ressortissant serbe, actuellement âgé de 29 ans, qui vit en Suisse depuis sa
naissance et a été condamné en 2014 à une peine privative de liberté de quatre ans
et demi, reçoit un avertissement. Le Tribunal fédéral rejette un recours formé par le
Secrétariat  d'Etat  aux  migrations.  Compte  tenu  du  changement  d'attitude
extraordinaire de l'individu, la décision du Tribunal cantonal de Bâle-Campagne
consistant à renoncer à révoquer son autorisation d'établissement est conforme au
droit fédéral.
Le ressortissant serbe en question est né en Suisse en 1987 et a obtenu une
autorisation d'établissement. Il a grandi en Suisse. A la suite de la naissance d'un fils en
2014, il a épousé en 2015 la mère de cet enfant, une ressortissante binationale de
Suisse et de Bosnie-Herzégovine. En 2006, l'intéressé a été condamné à une amende
en raison de délits en matière de circulation routière, en 2009 à une peine pécuniaire
avec sursis pour contrainte et dommage à la propriété. En 2014, le Tribunal d'appel du
canton de Bâle-Ville l'a déclaré coupable en relation avec des délits en matière de
stupéfiants, pour infractions légère et grave à l'intégrité corporelle et pour séquestration
et enlèvement, forfaits commis en 2010, et l'a condamné à une peine privative de liberté
de quatre ans et demi. L'Office des migrations du canton de Bâle-Campagne a par la
suite révoqué l'autorisation d'établissement de l'intéressé et prononcé son renvoi de
Suisse. Le Conseil d'Etat du canton de Bâle-Campagne a confirmé cette décision. Saisi
d'un recours contre cette dernière, le Tribunal cantonal de Bâle-Campagne l'a admis en
2015,  a  renoncé  à  révoquer  l'autorisation  d'établissement,  en  prononçant  un
avertissement en lieu et place. Le Secrétariat d'Etat aux migrations a saisi le Tribunal
fédéral d'un recours à l'encontre de la décision du Tribunal cantonal, en requérant son
annulation.
Lors de sa délibération publique de mercredi, le Tribunal fédéral rejette le recours du
Secrétariat d'Etat aux migrations et confirme la décision du Tribunal cantonal. Le
Tribunal fédéral retient que la condamnation à une peine privative de liberté de quatre
ans et demi constitue en principe un motif de révocation, au sens de la loi sur les
étrangers. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, les exigences auxquelles doit
satisfaire une mesure prise en matière de droit des étrangers doivent être interprétées
de manière d'autant plus stricte que la durée du séjour de l'étranger en Suisse a été
longue. Cette règle s'applique en particulier aux étrangers de la deuxième génération,
même si la jurisprudence du Tribunal fédéral n'exclut pas la possibilité de révoquer
l'autorisation d'établissement également dans de telles situations. Dans le cas d'espèce,
le Tribunal cantonal pouvait, sans violer le droit fédéral, aboutir à la conclusion que
l'intérêt particulier de l'étranger à pouvoir demeurer en Suisse dépassait l'intérêt public à
ce qu'il soit mis un terme à son séjour. Le Tribunal cantonal a examiné l'ensemble des
aspects pertinents de l'affaire, les a soigneusement soupesés et a procédé à l'audition
personnelle de l'intéressé. Il a certes considéré que les infractions pénales commises
ainsi que la faute avaient été graves. Le Tribunal cantonal a toutefois retenu en faveur
de l'intéressé, qui n'avait pas été averti auparavant, que celui-ci jouissait d'une bonne
intégration, y compris dans le domaine professionnel. Par ailleurs, un changement
d'attitude extraordinaire de l'homme a été constaté. D'une part, ce dernier s'était
comporté correctement depuis la date de la levée de sa détention provisoire au mois de
février 2012 jusqu'au commencement de l'exécution de sa peine au mois de mars 2015.
D'autre part, il a fait montre d'efforts sérieux tendant à mener une vie ordonnée et
exempte de conflits. L'intéressé avait ainsi spontanément participé à des consultations
thérapeutiques, suivi un traitement de prévention des délits et établi un contact avec des
jeunes, afin de les informer au sujet de ses délits et de leurs conséquences. Par
ailleurs, le Tribunal cantonal a pris en considération la circonstance que la révocation de
l'autorisation d'établissement irait de pair avec la séparation de l'intéressé d'avec sa
famille, ce qui non seulement affecterait sévèrement l'étranger, mais aussi son
entourage familial. De façon globale, la décision du Tribunal cantonal ne prête partant
pas le flanc à la critique et correspond à la jurisprudence du Tribunal fédéral.