<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <a name="idp275824"></a><div class="big bold">Urteilskopf</div> <br/>90 IV 239<br/><br/><br/><div class="paraatf">50. Extrait de l'arrêt de la Chambre d'accusation du 5 décembre 1964 dans la cause Ministère public fédéral contre Dériaz.</div> <div class="paraatf"></div> <a name="idp277216"></a> <a name="idp285760"></a><br/><div id="regeste" lang="de"> <div class="big bold">Regeste</div> <br/><div class="paraatf"><span class="artref">Art. 52 BStP</span>. <div class="paratf">1. Die in dieser Bestimmung vorgesehene Beschwerde ist die gleiche, wie sie in <span class="artref">Art. 214 ff. BStP</span> geregelt ist; Aktivlegitimation (Erw. 1). </div> <div class="paratf">2. Überprüfungsbefugnis der Anklagekammer; Fragen der Rechtsanwendung und der Zweckmässigkeit in den Fällen der <span class="artref"><artref id="CH/312.0/47" type="start"></artref><artref id="CH/312.0/44" type="start"></artref>Art. 44, 47 und 50 BStP</span><artref id="CH/312.0/47" type="end"></artref><artref id="CH/312.0/50" type="end"></artref> (Erw. 2 und 3). </div> </div> </div> <a name="idp298816"></a> <br/><div> <a name="idp301408"></a><span class="big bold" id="sachverhalt">Sachverhalt</span> <span class="small">ab Seite 239</span> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="page239"></a><div class="center pagebreak">BGE 90 IV 239 S. 239</div> </div> <div class="paraatf">Le 30 novembre 1964, le Juge d'instruction fédéral a ordonné, sous diverses conditions, la mise en liberté de Dériaz, détenu préventivement depuis le 1er avril 1964.</div> <div class="paraatf">Le Ministère public fédéral a formé un recours contre cette décision.</div> <br/><div> <a name="idp304208"></a><span class="big bold" id="erwaegungen">Erwägungen</span> </div> <br/><div class="paraatf">Considérant en droit:</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp305168"></a><span class="bold" id="consideration_1.">1. </span>L'art. 52 PPF permet à l'inculpé en détention préventive de demander en tout temps à être mis en liberté (al. 1); il prévoit expressément que le rejet de la demande peut faire l'objet d'un recours à la Chambre d'accusation (al. 2). Cette voie de droit est en réalité celle de la plainte que règlent les art. 214 ss. PPF (RO 83 IV 180, consid. 3). Elle est ouverte sans aucune restriction aux parties et, par conséquent, au Ministère public contre toutes les opérations ou omissions du magistrat instructeur et, en particulier, contre la mise en liberté d'un inculpé détenu préventivement. On ne saurait conclure à contrario de l'art. 52 al. 2 qu'en cas de libération, la voie du recours <a name="page240"></a><div class="center pagebreak">BGE 90 IV 239 S. 240</div>ne serait pas ouverte. Par rapport aux art. 214 ss., cette règle n'a aucune portée restrictive. Le Ministère public fédéral a donc qualité pour porter plainte.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp308848"></a><span class="bold" id="consideration_2.">2. </span>Saisie d'une plainte contre l'admission ou le rejet d'une demande de libération formée par un inculpé en détention provisoire, la cour de céans ne peut intervenir que si le juge d'instruction a violé la loi; dans la mesure où la décision attaquée relève de l'appréciation, elle se borne donc à examiner si ledit juge a outrepassé le pouvoir que la loi lui confère (RO 77 IV 56; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=2&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=1964&amp;to_year=1964&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F83-IV-179%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page182">83 IV 182</a> lit. b).</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp311664"></a><span class="bold" id="consideration_3.">3. </span>Selon l'art. 50 PPF, l'inculpé en détention préventive doit être libéré dès que son incarcération ne se justifie plus, c'est-à-dire notamment lorsque les conditions auxquelles les art. 44 et 47 PPF subordonnent le mandat d'arrêt et la détention ne sont plus réalisées. Cependant, si la loi autorise le magistrat instructeur à prononcer la détention préventive dans certaines circonstances, elle lui confère un pouvoir d'appréciation qui porte non seulement sur l'opportunité de cette mesure, à laquelle il peut renoncer, même lorsque les conditions légales sont données, mais aussi sur l'existence de ces conditions elles-mêmes. Par exemple le jugement sur l'existence, soit de présomptions de culpabilité ou de fuite imminente, soit d'une volonté de compromettre l'instruction repose, pour une part, sur l'appréciation. Dans cette mesure, le pouvoir d'examen de la cour de céans est strictement limité, comme on l'a montré plus haut. Il l'est de la même façon lorsqu'il s'agit de mettre fin à la détention préventive, c'est-à-dire de juger si les conditions légales qui justifient cette mesure subsistent. Dans la négative, l'art. 50 PPF impose la libération et le juge ne peut la maintenir par de simples motifs d'opportunité. Dans l'affirmative, en revanche, il lui est encore loisible d'apprécier si de tels motifs justifient néanmoins et désormais une relaxe.</div> </div></body></html>