Lausanne, 30. April 2019
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 5. April 2019 (8C_594/2018)
Homosexualität von Verbot der direkten Diskriminierung in 
Gleichstellungsgesetz nicht erfasst
Personen, die eine Benachteiligung wegen ihrer sexuellen Orientierung geltend
machen, fallen nicht unter das Verbot der direkten geschlechtsbedingten Diskriminierung von Arbeitnehmenden gemäss dem Bundesgesetz über die Gleichstellung von
Mann und Frau. Das Bundesgericht weist die Beschwerde eines Mannes ab, der
vorgebracht hatte, wegen seiner Homosexualität nicht für eine Stelle bei der Armee
berücksichtigt worden zu sein.
Der Mann hatte 2015 einen zeitlich befristeten Arbeitsvertrag für eine Stelle bei der
Schweizer Armee abgeschlossen. Noch vor Ende des Vertrages bewarb er sich für die
gleiche Stelle erneut. Ihm wurde mitgeteilt, dass eine Verlängerung der Anstellung nicht
möglich sei. Der Betroffene machte in der Folge geltend, dass ihm die weitere Anstellung aufgrund seiner Homosexualität verweigert worden sei. Die Schweizer Armee
verneinte eine Diskriminierung wegen der sexuellen Orientierung; zur Begründung führte
sie aus, dass die fragliche Stelle nicht mehr bestehe. Das Bundesverwaltungsgericht
wies die Beschwerde des Mannes 2018 ab.
Das Bundesgericht weist seine dagegen erhobene Beschwerde ebenfalls ab, soweit es
darauf eintritt. Bewerber auf eine Bundesstelle haben bei einer Nichtanstellung in der
Regel keinen Anspruch auf Erlass einer anfechtbaren Verfügung und kein Beschwerderecht. Rechtsmittel sind hingegen dann gegeben, wenn eine Diskriminierung gemäss
dem Bundesgesetz über die Gleichstellung von Mann und Frau (GlG) geltend gemacht
wird. Eine direkte Diskriminierung gemäss Artikel 3 GIG liegt vor, wenn sich die
ungleiche Behandlung auf die Zugehörigkeit zu einem Geschlecht stützt oder auf ein
Kriterium, das nur von einem Mann oder einer Frau erfüllt werden kann. Homosexuelle
Personen, die eine Benachteiligung aufgrund ihrer sexuellen Orientierung geltend
machen, können sich nicht darauf berufen, Opfer einer direkten Diskriminierung im
Sinne des GlG geworden zu sein. Homosexuell können sowohl Männer als auch Frauen
sein. Eine Diskriminierung wegen Homosexualität stützt sich gerade nicht auf die
Zugehörigkeit zu einem bestimmten Geschlecht. Etwas anderes könnte dann gelten,
wenn ausschliesslich oder überwiegend Personen des einen Geschlechts wegen Homosexualität diskriminiert werden. Eine solche indirekte Diskriminierung wird vom Betroffenen aber nicht geltend gemacht. Lausanne, le 30 avril 2019
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 5 avril 2019 (8C_594/2018)
L'interdiction de discrimination directe visée par la loi sur 
l'égalité ne tient pas compte de l'homosexualité
Les personnes faisant valoir d'être discriminées en raison de leur orientation
sexuelle ne tombent pas sous le coup de l'interdiction de discrimination directe
fondée sur le sexe des travailleurs selon la loi fédérale sur l'égalité entre femmes et
hommes. Le Tribunal fédéral rejette le recours d'un homme qui relevait n'avoir pas
été retenu pour un poste dans l'armée en raison de son homosexualité.
L'homme avait conclu un contrat de travail à durée déterminée avec l'Armée suisse en
2015. Avant la fin de son contrat, il avait à nouveau postulé pour le même emploi. Il
avait été informé qu'une prolongation de son engagement n'était pas possible.
L'intéressé fît valoir alors que cette prolongation lui fût refusée en raison de son
homosexualité. L'Armée suisse nia toute discrimination en raison de son orientation
sexuelle et expliqua que le poste en question n'existait plus. Le Tribunal administratif
fédéral rejeta le recours de cet homme en 2018.
Le Tribunal fédéral a également rejeté son recours interjeté contre le jugement du
Tribunal administratif fédéral, dans la mesure où il était recevable. Les candidats à un
poste fédéral n'ont généralement pas le droit d'obtenir une décision susceptible de
recours s'ils ne sont pas engagés. Les moyens de droit sont en revanche donnés
lorsqu'une discrimination selon la loi fédérale sur l'égalité entre femmes et hommes
(LEg) est invoquée. Une discrimination directe selon l'article 3 LEg existe lorsque le fait
d'être traité différemment repose sur l'appartenance à un sexe déterminé ou sur un
critère qui ne peut être rempli que par un homme ou par une femme. Les personnes
homosexuelles qui font valoir une discrimination fondée sur leur orientation sexuelle ne
peuvent invoquer le fait d'avoir été victime d'une discrimination directe au sens de la
LEg. L'homosexualité concerne tant les hommes que les femmes. Une discrimination en
raison de l'homosexualité ne se fonde précisément pas sur l'appartenance à un sexe
déterminé. Il pourrait en aller autrement si des personnes appartenant à un sexe
déterminé étaient exclusivement ou majoritairement discriminées en raison de leur
homosexualité. Le recourant n'invoque cependant pas une telle discrimination indirecte.