<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. En date du 14 janvier 1997, la banque X. a fait notifier à A.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">SA un commandement de payer dans la poursuite numéro …, portant sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">200'000 francs plus intérêts, qui a été frappé d'opposition. Le président</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du Tribunal civil du district du Locle a rejeté la requête de mainlevée de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la banque X.. Sur recours de ce dernier, la Cour de cassation civile a,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">par arrêt du 4 décembre 1997, cassé la décision entreprise et, statuant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">elle-même, prononcé la mainlevée provisoire de l'opposition. Le 16 mars</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1998, la créancière a fait notifier à A. SA une commination de faillite,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sur la base de laquelle elle a déposé le 21 avril 1998 une requête de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">faillite. Les parties ont été citées à comparaître à une audience le 14</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mai 1998. La débitrice a été dûment informée que si elle justifiait du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">paiement, avant l'audience, de la somme de 224'221 francs, la poursuite</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">serait éteinte. Lors de dite audience, la poursuivie a déposé un lot de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pièces ainsi qu'une "requête orale demandant l'ajournement de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">faillite". Elle a conclu au rejet de la requête de faillite et s'est par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ailleurs opposée à la désignation d'un curateur à la société. Le président</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du tribunal a reporté sa décision au 20 mai 1998. Faute d'avoir reçu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">diverses pièces qu'il requérait notamment de la débitrice, il a reporté</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son audience au 4 juin 1998.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. Personne n'a comparu à l'audience précitée. Le président a rendu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">oralement son jugement, par lequel il rejette la requête d'ajournement de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">faillite de A. SA, et prononce la faillite de cette dernière en en fixant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'ouverture au 4 juin 1998 à 14.30 heures. Dans l'expédition écrite du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jugement notifiée aux parties le 26 juin 1998, le premier juge considère</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en bref que l'article 725a CO ne trouve pas application en l'espèce, dès</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'instant où la société n'est pas surendettée au sens de l'article 725</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">al.2 CO. Considérant que la poursuivie n'avait pas déposé de demande de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sursis concordataire, ni aucun de ses créanciers, il s'est demandé si</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'article 173a al.2 LP était applicable. Il a estimé que les conditions</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour l'obtention par la débitrice d'un concordat judiciaire n'étaient pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">réunies, pour diverses raisons qu'il analyse en faisant usage de son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pouvoir d'appréciation. Il relève à cet égard qu'une appréciation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">objective de la capacité de redressement de la société doit être le critè-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">re décisif de choix entre une procédure concordataire et une procédure de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">faillite.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. A. SA recourt contre ce jugement, dont elle demande</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'annulation après octroi de l'effet suspensif, et elle conclut au pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">noncé de l'ajournement de la faillite pour un délai de trois mois. Se pré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">valant du droit de faire valoir des faits nouveaux, elle dépose le bilan</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">intermédiaire au 30 avril 1998 dûment accompagné du rapport de révision.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Elle fait valoir en bref que le premier juge a mal évalué les éléments de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fait sur lesquels il s'est fondé pour rejeter la requête d'ajournement.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Elle se plaint aussi d'une fausse application de l'article 173a LP, repro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">chant au juge d'avoir basé sa réflexion par analogie seulement sur les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">probabilités pour la faillie d'obtenir un concordat de ses créanciers,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">alors qu'il est contraire tant à l'esprit de la loi qu'au but même de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'assainissement de n'accorder un ajournement que si le concordat est pos-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sible; selon la recourante en effet, les deux mesures ne doivent pas être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">assimilées en raison de leur but et de leur nature différents.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D. Le président du tribunal conclut au rejet du recours sans pré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">senter d'observations. Dans le délai qui lui a été fixé et qui était re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">porté (compte tenu des vacances judiciaires) au 1er septembre 1998, la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">banque X. n'a pas procédé.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">E. L'exécution du jugement de faillite a été suspendue par décision</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du 15 juillet 1998, interdiction étant de plus faite à la recourante d'a-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">liéner ou de grever ses biens immobiliers jusqu'à droit connu sur le re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cours, et le Conservateur du registre foncier du district du Locle étant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">invité à annoter cette interdiction.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span><span lang="EN-GB">C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="EN-GB"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. La Cour civile est l'autorité compétente pour statuer sur les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recours dirigés contre les jugements de faillite et rendus en application</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de l'article 171 LP (art.174 LP, 15 LELP). Interjeté au surplus dans le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">délai utile de 10 jours, le recours est ainsi recevable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> La recourante produit, à l'appui de son recours, le rapport de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'organe de révision sur le bilan intermédiaire de la société au 30 avril</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1998, faisant valoir que ce rapport remédie au grief du premier juge, se-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lon qui un bilan intermédiaire non révisé était insuffisant. Elle voit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dans ce rapport un fait nouveau, au sens de l'article 174 LP. En dehors de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cette disposition en effet, des faits nouveaux et pièces nouvelles ne peu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vent pas être invoqués, la Cour statuant sur la base du dossier que le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">premier juge avait en mains (RJN 1995 p.52, applicable à la Cour civile,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">par renvoi de l'art.15 al.2 LELP). L'argument de la recourante n'est tou-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tefois pas fondé. L'article 174 LP ne trouve en effet aucune application.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">On ne saurait considérer qu'on soit en présence d'un fait nouveau impro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prement dit selon l'article 174 al.1 LP, puisque la pièce invoquée est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">postérieure au jugement de faillite. On ne saurait davantage appliquer</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'article 174 al.2 LP (fait nouveau proprement dit), du moment que les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">autres conditions d'application de cet alinéa ne sont pas réalisées et que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les faits nouveaux sont énumérés limitativement par cet alinéa (Message du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Conseil fédéral, FF 1991 III 130). Le rapport annexé au recours doit en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conséquence être retourné à la recourante.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Il convient de rappeler que la faillite de la recourante a été</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prononcée non pas à la suite d'un avis de surendettement de la société</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">présenté par le conseil d'administration (art.725a CO), mais bien sur ré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quisition d'un créancier. L'article 725a CO n'est donc pas applicable, et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du reste la recourante ne le prétend pas.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> La créance en poursuite n'ayant pas été payée à la date de l'au-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dience de faillite, le 4 juin 1998, le juge devait en principe prononcer</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la faillite de la recourante (art.171 LP), les exceptions mentionnées aux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">articles 172 et 173 LP n'étant pas réalisées en l'espèce.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Le seul moyen soulevé par la débitrice pour s'opposer à la fail-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lite était le dépôt d'une requête d'ajournement de faillite intervenue</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">oralement à la première audience du 14 mai 1998. Selon elle, dans un tel</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cas, le tribunal "peut ajourner le jugement de faillite" (art.173a LP).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> On doit d'abord constater que le premier juge n'a pas eu raison</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'admettre comme recevable une "requête orale", ainsi que l'indique le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">procès-verbal de l'audience. En cette matière, la procédure sommaire est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">applicable (art.20 litt.a LELP), ce qui implique l'usage de la forme écri-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">te (art.376 litt.b, 377 CPC; arrêt de la CCC du 24 mai 1994 en la cause</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C.), ne serait-ce que pour permettre à l'adverse partie de se prononcer</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(art.378 CPC). En l'espèce la créancière, informée par le juge, s'est pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">noncée le 27 mai 1998 en tenant la requête d'ajournement pour dilatoire.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. a) Selon son titre marginal, l'article 173a LP prévoit l'hypo-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">thèse d'un ajournement de la faillite "en cas de demande d'un sursis con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cordataire ou extraordinaire ou d'office". Selon la doctrine et la juris-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prudence, il résulte clairement du texte de l'article 173a LP que le juge</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dispose dans cette hypothèse d'un pouvoir d'appréciation pour ajourner ou</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="DE-CH">non la faillite (BlSchk 1983, no.93, p.113ss; Fritzsche/Walder, Schuldbe-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="DE-CH">treibung und Konkurs, 1993, II, p.45). </span><span lang="FR-CH">Le juge ajournera en principe le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jugement de faillite en cas de dépôt d'une demande de sursis concordatai-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">re, à moins que celle-ci ne soit introduite à des fins dilatoires ou soit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'emblée dénuée de toute chance de succès (ibidem).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En l'espèce, la recourante n'envisage nullement d'obtenir un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sursis concordataire, mais seulement un ajournement de la faillite aux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fins, explique-t-elle, de pouvoir réaliser l'immeuble dont elle est pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">priétaire, ce qui lui fournirait les liquidités nécessaires pour régler</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les 224'221 francs objets de la commination de faillite. Elle relève à cet</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">égard que les deux institutions (ajournement et concordat) ont un but et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sont de nature très différents.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Toutefois, la recourante perd de vue que le tribunal n'a la com-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pétence d'ajourner le jugement de faillite, à teneur de l'article 173a LP,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que si une demande de sursis a été introduite (al.1) ou si lui-même estime</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(d'office) qu'un tel concordat paraît possible (al.2). Or, en l'espèce, la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recourante ne requiert nullement un ajournement en vue d'un concordat,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">puisqu'elle s'emploie au contraire à démontrer la différence entre les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">deux institutions. Partant, le juge devait s'arrêter là dans ses constata-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tions et rejeter la requête d'ajournement sans autre examen, la loi étant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">claire et ne prêtant pas à interprétation.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) Dès l'instant où la recourante confirme n'avoir aucune inten-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion de déposer une demande de sursis concordataire, sa motivation tombe à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">faux, l'article 173a LP n'ayant pas d'autre but - si un concordat paraît</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">possible - que de laisser au débiteur le temps nécessaire pour préparer sa</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">demande de sursis concordataire. Faute d'avoir cette intention, la recou-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rante fait un usage détourné de l'institution en cause. Partant, son re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cours est mal fondé et doit être rejeté.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">5. Le recours devant être rejeté, il convient de fixer à nouveau le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">moment où la faillite de la recourante prend effet. Les frais de la cause</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">seront mis à la charge de la recourante qui succombe, sans dépens à l'in-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">timé qui n'a pas procédé.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LA Ie COUR CIVILE</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Rejette le recours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Retourne à la recourante la pièce annexée à son recours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Dit que la faillite de A. SA, au Locle, prend effet le 10 septembre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> 1998 à 14.00 heures.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Met à la charge de la recourante les frais judiciaires qu'elle a avan-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> cés par 550 francs, sans dépens à l'intimé.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 10 septembre 1998</span></p> </div></body></html>