An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 28. Februar 2020
Kein Embargo
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 28. Februar 2020 (2C_668/2018)
Anspruch auf Familiennachzug des Ehegatten bei Vorliegen 
eines gefestigten Aufenthaltsrechts
Ein gefestigtes Anwesenheitsrecht gestützt auf Artikel 8 EMRK gibt grundsätzlich
Anspruch auf den Familiennachzug des Ehegatten. Dies setzt aber voraus, dass die
einschlägigen Bedingungen des schweizerischen Rechts erfüllt sind.
Ein verheirateter Mann kam 1998 in die Schweiz, wobei er seine vier Kinder und die
Ehegattin im Kosovo zurückliess. Kurz nach seiner Einreise verunfallte er so schwer,
dass er gänzlich und definitiv arbeitsunfähig wurde. Im Jahr 2007 erhielt er in der
Schweiz eine Aufenthaltsbewilligung. 2015 ersuchte seine Ehegattin um eine Aufenthaltsbewilligung, um zu ihrem Ehegatten in die Schweiz kommen zu können. Der
Migrationsdienst des Kantons Waadt lehnte dies mit der Begründung ab, die gesetzliche
Frist für den Familiennachzug sei abgelaufen. Da sich der Gesundheitszustand des
Ehegatten verschlechtert hatte, ersuchte seine Ehegattin 2017 erneut erfolglos darum,
zu ihm in die Schweiz ziehen zu dürfen.
Das  Kantonsgericht des  Kantons Waadt schützte  den  negativen Entscheid  des
Migrationsdienstes. Das Bundesgericht heisst die Beschwerde der Ehegatten an seiner
öffentlichen Beratung vom Freitag gut und hebt das Urteil des Kantonsgerichts auf. Es
weist die Sache zu ergänzenden Abklärungen und neuem Entscheid im Sinne der Erwägungen an den Migrationsdienst zurück.
Der Beschwerdeführer lebt seit über 22 Jahren in der Schweiz und verfügt aufgrund des
Rechts auf Achtung des Privatlebens (Artikel 8 der Europäischen Menschenrechtskonvention, EMRK) über ein gefestigtes Anwesenheitsrecht in der Schweiz (BGE 144
I 266). Er kann sich daher auch für den Nachzug seiner Ehefrau auf Artikel 8 EMRK
berufen, sofern die Voraussetzungen von Artikel 44 und 47 des Bundesgesetzes über
die Ausländerinnen und Ausländer und über die Integration (AIG) erfüllt sind. Danach
kann dem ausländischen Ehegatten der Nachzug bewilligt werden, wenn er mit dem hier
gefestigt anwesenheitsberechtigten Ehegatten zusammen wohnt, eine bedarfsgerechte
Wohnung vorhanden ist und sie nicht auf Sozialhilfe angewiesen sind. Die gesetzliche
Familiennachzugsfrist von fünf Jahren (Artikel 47 Absatz 1 AIG) ist nicht eingehalten,
allerdings wird ein nachträglicher Familiennachzug bewilligt, wenn wichtige Gründe
geltend gemacht werden (Artikel 47 Absatz 4 AIG). Solche sind hier gegeben, weil sich
der Gesundheitszustand des Ehemannes rapide verschlechtert hat und er auf Hilfe angewiesen ist. 
Die sachverhaltlichen Feststellungen im angefochtenen Entscheid gestatten es dem
Bundesgericht nicht, zu prüfen, ob die weiteren Voraussetzungen für den Familiennachzug der Ehegattin erfüllt sind (Artikel  44 AIG). Das Bundesgericht weist die Sache
deshalb zu ergänzenden Abklärungen und neuem Entscheid im Sinne der Erwägungen
an den Migrationsdienst zurück. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 28 février 2020
Pas d'embargo
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 28 février 2020 (2C_668/2018)
Droit au regroupement familial du conjoint en présence d'un 
droit de séjour durable
Un droit durable à une autorisation de séjour fondé sur l’article 8 CEDH donne en
principe droit au regroupement familial du conjoint. Ce droit est subordonné aux
conditions posées par le droit suisse.
Un homme marié est arrivé en Suisse en 1998, laissant ses quatre enfants et son
épouse au Kosovo. Suite à un accident de travail quelques mois après son arrivée, il a
subi de graves séquelles entraînant son incapacité de travail totale et définitive. En
2007, il a obtenu une autorisation de séjour en Suisse. En 2015, son épouse a sollicité
une autorisation de séjour pour le rejoindre. Sa demande a été rejetée par le Service de
la population vaudois, le délai pour demander le regroupement familial étant expiré.
L'état de santé de l'époux s'étant dégradé, son épouse a déposé une deuxième
demande en 2017, qui a aussi été refusée.
Le Tribunal cantonal du canton de Vaud a confirmé la décision du Service de la
population. Le Tribunal fédéral, lors de sa séance publique de vendredi, admet le
recours des époux et annule la décision attaquée. La cause est renvoyée au Service de
la population afin qu'il complète l'instruction et prenne une nouvelle décision dans le
sens des considérants.
Le recourant vit depuis plus de 22 ans en Suisse et bénéficie, au regard du droit au
respect de la vie privée (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme,
CEDH), d'un droit durable à une autorisation de séjour (ATF 144 I 266). Il peut ainsi
invoquer l'article 8 CEDH aussi pour le regroupement familial de son épouse, pour
autant que les conditions des articles 44 et 47 de la loi fédérale sur les étrangers et
l’intégration (LEI) soient remplies. Partant, le regroupement familial de l'épouse
étrangère peut être accordé si elle vit en ménage commun avec l'époux disposant d'un
droit de séjour durable, s'ils disposent d'un logement approprié et s'ils ne dépendent pas
de l'aide sociale. Le délai de 5 ans pour le regroupement familial (article 47 alinéa 1 LEI)
n'est pas respecté. Un regroupement familial différé est cependant admis, si des raisons
majeures sont invoquées (article 47 alinéa 4 LEI). Ces dernières sont données en
l'espèce, car l'état de santé du recourant s'est rapidement détérioré et qu'il a besoin
d'aide.
S'agissant de l'examen des conditions à remplir pour le regroupement familial du
conjoint (article 44 LEI), l'arrêt attaqué manque d'éléments de faits suffisants pour juger.
Partant, la cause est renvoyée au Service de la population afin qu'il complète
l'instruction et statue sur ce point dans le sens des considérants.