<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para">1G_2/2012 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 23 février 2012 </div> <div class="para">Ire Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. les Juges Fonjallaz, Président, Eusebio et Chaix </div> <div class="para">Greffière: Mme Arn. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________ et B.________, représentés par Me Jacques Ballenegger, avocat, </div> <div class="para">requérants, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. Hoirie C.________, </div> <div class="para">2. D.________, </div> <div class="para">3. E.________, </div> <div class="para">4. F.________, </div> <div class="para">tous les quatre représentés par X.________ SA, 1295 Mies, </div> <div class="para">intimés, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Municipalité de Mies, 1295 Mies, représentée par Me Daniel Pache. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Demande de rectification de l'arrêt du Tribunal fédéral du 30 janvier 2012 (1C_338/2011). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Vu: </div> <div class="para">l'arrêt du 30 janvier 2012 de la Ire Cour de droit public du Tribunal fédéral (1C_338/2011) qui rejette le recours formé par A.________ et B.________ dont le chiffre 3 du dispositif alloue des dépens à l'hoirie C.________, D.________, E.________ et F.________ (ci-après: les intimés), qui ont été invités à se déterminer sur ledit recours, par l'intermédiaire de leur mandataire X.________ SA, </div> <div class="para">la demande de rectification déposée par A.________ et B.________ (ci-après: les requérants ou les recourants) en date du 10 février 2012, tendant à la suppression du chiffre 3 du dispositif de l'arrêt précité, </div> <div class="para">les brèves observations formulées par le mandataire des intimés, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">considérant: </div> <div class="para">que, selon l'<span class="artref">art. 129 al. 1 LTF</span>, le Tribunal fédéral interprète ou rectifie l'arrêt, si son dispositif est peu clair, incomplet ou équivoque, ou si ses éléments sont contradictoires entre eux ou avec les motifs, ou s'il contient des erreurs de rédaction ou de calcul, </div> <div class="para">que l'objet de la rectification est de permettre la correction des erreurs de rédaction ou de pure fautes de calcul dans le dispositif (cf. PIERRE FERRARI, in Commentaire de la LTF, 2009, n. 6 ad <span class="artref">art. 129 LTF</span>), </div> <div class="para">que les requérants se prévalent d'une contradiction dans l'arrêt en cause entre la description des parties en page 1 ("tous les quatre [les intimés] représentés par X.________ SA"), le motif évoqué au considérant 5 ("Ils [les recourants] verseront en outre une indemnité de dépens aux intimés, qui ont eu recours à un avocat (<span class="artref">art. 68 al. 2 LTF</span>)") et le contenu du chiffre 3 du dispositif ("une indemnité de 1'500 francs est allouée aux intimés à titre de dépens, à la charge des recourants"), </div> <div class="para">que les requérants relèvent que les intimés ne sont pas assistés par un avocat et n'ont pas conclu à l'allocation de dépens, de sorte qu'il conviendrait de rectifier l'arrêt litigieux et de supprimer le chiffre 3 du dispositif allouant des dépens aux intimés, </div> <div class="para">que devant le Tribunal fédéral, le monopole des avocats est limité aux matières civile et pénale (<span class="artref">art. 40 al. 1 LTF</span>), de sorte que X.________ SA, ayant justifié de ses pouvoirs par une procuration (<span class="artref">art. 40 al. 2 LTF</span>), pouvait valablement représenter les intimés, </div> <div class="para">qu'en vertu de l'<span class="artref">art. 68 al. 1 LTF</span>, le Tribunal fédéral décide, dans son arrêt, si et dans quelle mesure les frais de la partie qui obtient gain de cause sont supportés par celle qui succombe, </div> <div class="para">qu'en règle générale, la partie qui succombe est tenue de rembourser à la partie qui a obtenu gain de cause tous les frais nécessaires causés par le litige (<span class="artref">art. 68 al. 2 LTF</span>), </div> <div class="para">que si la partie a recouru aux services d'un mandataire qui n'est pas avocat, le Tribunal fédéral peut allouer une indemnité de dépens, dans la mesure où la qualité du travail effectué et les autres circonstances le justifient (cf. art. 9 du règlement sur les dépens alloués à la partie adverse et sur l'indemnité pour la représentation d'office dans les causes portées devant le Tribunal fédéral [RS 173.110.210.3]), </div> <div class="para">qu'en l'espèce, aux termes de leur réponse du 22 septembre 2011, les intimés ont, par l'intermédiaire de leur mandataire, conclu au rejet du recours, sous suite de frais, </div> <div class="para">que cette dernière expression inclut aussi bien les frais judiciaires que les frais nécessaires causés par le litige au sens de l'<span class="artref">art. 68 al. 2 LTF</span>, soit les dépens, </div> <div class="para">que les observations du mandataire des intimés confirment en outre que la représentation de ces derniers dans la procédure de recours a eu lieu contre honoraires, </div> <div class="para">qu'à l'instar d'un avocat, le mandataire des intimés était particulièrement qualifié pour représenter ces derniers dans cette cause relevant du droit des constructions, et qu'il se justifiait, au vu de la réponse transmise par celui-ci, d'allouer une indemnité de dépens aux intimés, </div> <div class="para">qu'en conséquence, le considérant 5 de l'arrêt aurait dû être formulé en ces termes: "Ils [les recourants] verseront en outre une indemnité de dépens aux intimés, qui ont eu recours à un mandataire professionnel (<span class="artref">art. 68 al. 2 LTF</span>)", </div> <div class="para">que le chiffre 3 du dispositif, tel que décidé, demeure inchangé, </div> <div class="para">que, par conséquent, il y a lieu de rejeter la demande de rectification, dans la mesure où l'inadvertance est sans incidence sur le dispositif de l'arrêt, </div> <div class="para">qu'il n'y a pas lieu de percevoir des frais de justice, les requérants ayant agi en raison d'une inadvertance manifeste du Tribunal fédéral, </div> <div class="para">que les intimés, qui n'ont pas été invités à se déterminer, n'ont pas droit à une indemnité de dépens pour la présente procédure, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">La demande de rectification est rejetée au sens des considérants. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Il n'est pas perçu de frais judiciaires ni alloué de dépens. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux mandataires des parties, à la Municipalité de Mies et au Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour de droit administratif et public. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 23 février 2012 </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président: Fonjallaz </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière: Arn </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>