<h2>SubmittedText<h2><text><p>Diverses études scientifiques, mais aussi le travail et l'expérience des instances politiques, révèlent deux phénomènes : d'une part, un rétrécissement de l'horizon et une réduction de la capacité d'action des institutions du système démocratique (peuple, parlement, gouvernement), suite à l'internationalisation des marchés, à la mondialisation des grandes entreprises et à la déréglementation générale qui les accompagne ; d'autre part, l'importance prise par ce qu'on peut appeler le non-politique, qui - économique, scientifique ou médiatique - constitue un énorme potentiel de bouleversements pour l'homme, pour la société et pour l'environnement et dont les forces qui réglementent la vie quotidienne échappent presque totalement au contrôle démocratique, notamment aux obligations de représentation et de légitimation. Bref, nous assistons à une dépolitisation rampante de la politique et simultanément à une politisation du non-politique.</p><p>Dans ces conditions, je demande au Conseil fédéral :</p><p>a. d'établir un constat de l'état actuel de la perte de contrôle enregistrée par le politique et d'en évaluer la tendance ;</p><p>b. d'analyser les résultats de cette étude sous l'angle politique et social ;</p><p>c. de rétablir le primat du politique par la création d'institutions nouvelles.</p><p>Alors que nous sommes en train, officiellement, de réviser la Constitution fédérale, nous assistons, inofficiellement, à un bouleversement technicoéconomique qui révolutionne tout l'ordre social.</p></text>