<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="list-block col-lg-12 mb-5"> <div class="decis-block__flag"> C/8032/2004 </div> <div class="list-block__content row pb-3"> <h3 class="list-block__title col-lg-8"> <a href="/apps/decis/fr/caph/show/1861996"> CAPH/134/2005 </a> (3) du 17.06.2005 sur TRPH/186/2005 ( CA ) , IRRECEVABLE </h3> <div class="col-lg-12"> <div> <b>Descripteurs</b> : CONTRAT INDIVIDUEL DE TRAVAIL; MOYEN DE DROIT CANTONAL; FÉRIES JUDICIAIRES; INOBSERVATION DU DÉLAI; DÉCISION D'IRRECEVABILITÉ ; FRAIS JUDICIAIRES </div> <div> <b>Normes</b> : LJP.11; LJP.57; LJP.60; LJP.78; LOJ.79A; LPC.30; CO.343 </div> <div> <b>Résumé</b> : Le président de la Cour examine de manière approfondie la recevabilité d'un acte d'appel formé tardivement, l'appelant ayant cru à tort que le délai d'appel avait été suspendu par les féries judiciaires de Pâques. </div> </div> <div class="col-lg-12 mt-4"> <div> <a href="/apps/decis/fr/caph/file/2005/0001/CAPH_000134_2005_C_8032_2004.pdf"> <img alt="Pdf" border="no" src="data:image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAACAAAAAgCAMAAABEpIrGAAABBVBMVEUAAAA9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKGaDsL5AAAAVnRSTlMAAQIDBAYICgsOExQVFxobHB0eIyotLjAyMzc5PD0/QEVJS01UVlddXmdwcXV5foWGjJSYmp2eoKOlqrCytLW3ubq8wMPKzM7T1eDi5Obp6+3x8/f5/ROqjl4AAAD9SURBVDjLfdNpUwIxDAbgtLsVPJBDRRGUywN1QRRELgXlFJQVkfz/nyLdkaFDS95vmTydzjQpAFzgetwcAyU/qKfJFYAoVL+oYyN84RQQ/hG2OAVgIdoWBaR4tyggRYdTQIobHdhevSdkYjjVQMQ9B5isnkOsg3QhCXAyIUD/1PCCCojiEQ22MUQDhgEahPCWBk5ttkUBa7Z7XaVA9hVYvcg2AvZ1AMC7g/hZOhEwgUzTOnSGn5U+ug+VKx3Y38Pn1I5cgv38xziqgeBjWd1U7Yq7xq8PCFBw3jJAgHCv+AQUOJ6XOAlAbxtnYQamv/kf2wOXG/v3yyEKc7zzfy61YB0tdylvAAAAAElFTkSuQmCC"/> </a> </div> <span><a class="efd" href="#PCM">Par ces motifs</a></span> <div> <p>Monsieur T_______</p> <p><b><u>Dom. élu</u></b> : Me Agrippino RENDA</p> <p>49, rue des Eaux-Vives</p> <p>1207 Genève</p> <p> </p> <p> </p> <p><b>Partie</b><b> appelante</b></p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p><b> </b></p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p><b>D’une part</b></p> <br clear="all"/> <p>E_________ SA</p> <p><b><u>Dom. élu</u></b> : Me Jean-Eric COMBE</p> <p>6, rue Eynard</p> <p>1205 Genève</p> <p> </p> <p> </p> <p><b>Partie</b><b> intimée</b></p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p><b> </b></p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p><b>D’autre part</b></p> </div> <br clear="all"/> <div> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <div> <p> </p> <p> </p> <p align="center"><b><u>ARRÊT PRÉSIDENTIEL</u></b></p> <p> </p> <p align="center">du 17 juin 2005</p> <p> </p> <p> </p> <p> M. Christian MURBACH, président</p> <p> </p> <p> </p> <p> Mme Florence OTTESEN, greffière</p> <p> </p> <p> </p> </div> <p> </p> <p>Vu, <b>EN FAIT</b>, la demande de T_______, déposée le 20 avril 2004 au greffe de la Juridiction des prud’hommes, contre E_________ SA, en paiement de fr. 253'757.- plus intérêts à 5% l’an dès le 10 novembre 2003, à titre d’indemnité pour tort moral, d’indemnité pour congé abusif, d’indemnité de licenciement, de versements au fond de pension et à titre de salaire, ainsi qu’en délivrance d’un certificat de travail;</p> <p> </p> <p>Vu le jugement du 21 mars 2005, expédié pour notification par pli recommandé du 22 mars 2005, aux termes duquel le Tribunal des prud’hommes, groupe 3, a déclaré irrecevable ladite demande en tant qu’elle tendait à la condamnation de cette société au paiement de cotisations LPP et, pour le surplus, condamné E_________ SA à payer à T_______ la somme nette de fr. 30'000.-, plus intérêts moratoires au taux de 5% l’an dès le 10 novembre 2003, ainsi qu’à lui délivrer un certificat de travail;</p> <p> </p> <p>Vu l’appel interjeté contre ce jugement par T_______ par acte expédié par pli LSI le 3 mai 2005 et reçu au greffe de la Juridiction des prud’hommes le 6 mai 2005, précisant sur sa page de garde que le jugement a été reçu utilement le 23 mars 2005;</p> <p> </p> <p>Vu les conclusions de l’appel, tendant préalablement à la réouverture des enquêtes et à l’audition de témoins, principalement à l’annulation du jugement en tant qu’il déboutait l’appelant de ses prétentions en paiement de fr. 177'500.- à titre d’indemnité pour licenciement abusif et d’indemnité de licenciement, ainsi qu’à la condamnation de E_________ SA au paiement de ces sommes;</p> <p> </p> <p>Considérant, <b>EN DROIT</b>, qu’à teneur de l’art. 57 al. 1<sup>er</sup> de la Loi sur la juridiction des prud’hommes (ci-après LJP), le président de la Cour d’appel statue seul et sans audience sur les appels portant sur toute question de nature procédurale, à savoir, comme en l’espèce, sur les questions de respect du délai d’appel;</p> <p> </p> <p>Attendu que, comme tout autre délai, le délai d’appel est de droit strict, d’ordre public et de déchéance (SJ 1988, p. 101), et qu’il appartient à la Cour de rechercher d’office si le délai a été observé (SJ 1978, p. 133);</p> <p> </p> <p>Que l’art. 11 LJP prévoit que les dispositions générales de la Loi de procédure civile (ci-après LPC) et de la Loi sur l’organisation judiciaire (ci-après LOJ) sont applicables à titre supplétif, dans la mesure compatible avec les exigences de simplicité et de rapidité propres à la procédure prud’homale;</p> <p> </p> <p>Qu’aux termes de l’art. 343 al. 2 du Code des obligations, les cantons sont tenus de soumettre à une procédure simple et rapide tous les litiges résultant du contrat de travail dont la valeur litigieuse ne dépasse pas fr. 30'000.-;</p> <p> </p> <p>Qu’il s’agit d’une exigence de droit fédéral, que l’art. 11 LJP a étendu à l’ensemble des litiges relevant du droit du travail;</p> <p> </p> <p>Que l’art. 59 al. 1<sup>er</sup> LJP prévoit que l’appel doit être déposé dans les trente jours qui suivent la notification de la décision du Tribunal;</p> <p> </p> <p>Que la LJP ne connaît pas de dispositions relatives aux féries judiciaires;</p> <p> </p> <p>Que, selon l’art. 79A al. 1<sup>er</sup> LOJ, la Commission de gestion fixe la durée et l’époque des féries pour la Cour de justice civile, le Tribunal de première instance et le Tribunal des baux et loyers;</p> <p> </p> <p>Que cette disposition ne prévoit ainsi pas de féries judiciaires pour la Juridiction des prud’hommes;</p> <p> </p> <p>Que l’art. 30 al. 1<sup>er</sup> LPC relatif à la « suspension des délais » indique, notamment, que les délais fixés « <i>par la présente loi</i> » ne courent pas du septième jour avant Pâques au septième jour après Pâques inclusivement;</p> <p> </p> <p>Que les suspensions de délais sont liées aux féries judiciaires, institution inconnue de la Juridiction des prud’hommes;</p> <p> </p> <p>Qu’il est de jurisprudence constante, que les féries judiciaires ou la suspension des délais prévus à l’art. 30 LPC ne s’appliquent pas par analogie à la procédure prud’homale (CAPH du 14 mars 2001 en la cause C/8071/2000 – 4; CAPH du 2 août 2000 en la cause C/28127/1999 – 2, et les références citées);</p> <p> </p> <p>Que la non-application de l’art. 30 al. 1<sup>er</sup> LPC à la procédure prud’homale s’inscrit dans le contexte de célérité voulue par le législateur genevois, et a été approuvée par le Tribunal fédéral (ATF du 8 février 2001 en la cause <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=4P.239/2000">4P.239/2000</a>; cf. également ATF du 2 juillet 2001 en la cause <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=4P.107/2001">4P.107/2001</a>);</p> <p> </p> <p>Qu’en l’espèce, le jugement attaqué a été reçu par l’appelant le 23 mars 2005;</p> <p> </p> <p>Que le dernier jour utile pour interjeter appel était le 22 avril 2005;</p> <p> </p> <p>Que l’appel, expédié le 3 mai 2005, est dès lors tardif et, partant, irrecevable;</p> <p> </p> <p>Qu’à teneur de l’art. 60 al. 1<sup>er</sup> LJP, lorsque le montant encore litigieux excède fr. 30'000.-, l’appelant est astreint à un émolument de mise au rôle, conformément au tarif fixé par le Conseil d’État;</p> <p> </p> <p>Que l’art. 78 al. 1<sup>er</sup> LJP prévoit que l’émolument est mis à la charge de la partie qui succombe, soit, en l’occurrence, l’appelant;</p> <p> </p> <p>Que ce dernier s’est acquitté d’un émolument de fr. 2'000.-, le montant encore litigieux en appel s’élevant à fr. 177'500.-,;</p> <p> </p> <p>Qu’en raison de la nature de la présente décision, il ne sera mis à la charge de l’appelant qu’un émolument de fr. 500.-, la différence lui étant restituée;</p> <p> </p> <p> </p> <p align="center"><b><u> </u></b></p> <p align="center"><b><u> </u></b></p> <a name="PCM"></a><div class="efd">PAR CES MOTIFS</div> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p align="center">Le président de la Cour d’appel des prud’hommes,</p> <p> </p> <p> </p> <p><u>Statuant seul et sans audience</u> :</p> <p> </p> <p> </p> <p>- Déclare irrecevable l’appel interjeté par T_______ contre le jugement du Tribunal des prud’hommes du 21 mars 2005 rendu en la cause C/8032/2004 – 3;</p> <p> </p> <p>- Met à la charge de T_______ un émolument d’appel de fr. 500.-;</p> <p> </p> <p>- Ordonne aux services financiers du Pouvoir judiciaire de rembourser à T_______ la somme de fr. 1'500.-.</p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p>La greffière de juridiction Le président</p> </div> </div> </div> </div></body></html>