<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. B. , célibataire, née en 1971, exerce à titre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dépendant la profession de fleuriste. Elle fait ménage commun avec K. , né en 1970, dessinateur en bâtiments qui est à son compte depuis</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'année 1996. Le 10 décembre de cette année-là, B. a dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">posé auprès du service de l'assurance-maladie (ci-après : SAM) une demande</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de révision de classification dans laquelle elle a indiqué qu'elle réali-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sait un salaire mensuel net de 2'833.15 francs et entretenait entièrement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son concubin dépourvu de revenu. Dans le cadre de l'instruction du cas,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">K. a produit son compte de profits et pertes et son bilan</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">arrêtés au 31 décembre 1996. Ledit compte faisait apparaître une perte de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">8'257.33 francs et, au passif du bilan, figurait un compte "privé" de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">47'467.30 francs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par décision du 23 avril 1997, le SAM a refusé tout droit au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">subside aux intéressés pour le motif que leurs revenus dépassaient la li-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mite en deçà de laquelle un tel droit était ouvert.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le SAM a établi comme suit leur revenu déterminant :</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">- Prélèvements privés de K. , selon bilan fr. 47'467.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">- Revenu annuel effectif moyen de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> B. (12 x) fr. 33'996.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">- sous déduction des frais d'acquisition fr. 2'400.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Total fr. 79'063.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> ============</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. Le 17 novembre 1997, le Département des finances et des affaires</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sociales (ci-après : le département) a rejeté le recours formé par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. et K. contre cette décision. A l'argument</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des intéressés selon lesquels le montant de 47'467 francs figurant au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">bilan correspondait à un investissement et non à des prélèvements privés,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le département a répondu que "même s'il constitue un passif, ce montant a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">néanmoins permis au recourant et à sa compagne de supporter les charges de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la vie courante".</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. B. et K. défèrent ce prononcé au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Tribunal administratif le 5 décembre 1997. Ils reprennent et développent</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'argumentation qu'ils avaient soutenue devant l'autorité inférieure de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recours, insistant sur le fait que le montant litigieux de 47'467 francs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">représente la somme de transferts entre la fortune privée et celle de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'entreprise; qu'il s'agit là d'investissements et nullement de montants</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qui ont servi à leurs besoins courants. Ils concluent à l'annulation de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décision entreprise et à la reconnaissance du droit au subside calculé sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le seul revenu de la recourante.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D. Sans formuler d'observations sur le recours, le département en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">propose le rejet dans la mesure où il est recevable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> en droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vable (art.34 al.1, 35 de la loi d'introduction de la LAMal, LILAMal; 35</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">LPJA).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) Selon l'article 65 al.1 LAMal, les cantons accordent des ré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ductions de primes aux assurés de condition économique modeste. Dans le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">canton de Neuchâtel, ont droit à des subsides pour les primes de l'assu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rance obligatoire des soins les personnes dont le revenu déterminant cor-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">respond à des normes de classification fixées chaque année par le Conseil</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'Etat (art.10 LILAMal). Le revenu déterminant comprend le revenu effectif</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et une part de la fortune effective (art.10 LILAMal). Il est calculé sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la base des critères fiscaux, selon les modalités arrêtées par le Conseil</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'Etat. Les articles 20 ss LILAMal régissent la classification proprement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dite. Ainsi, en particulier, lorsque les assurés vivent en communauté do-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mestique, on applique les règles de la classification familiale laquelle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prend en compte les revenus et la fortune de tous les membres de la com-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">munauté domestique (art.21).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Faisant usage de la délégation de compétence contenue dans l'ar-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ticle 10 LILAMal, le Conseil d'Etat a adopté le 31 janvier 1996 le règle-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment d'application de la LILAMal (RALILAMal). Selon l'article 34 al.1 de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ce règlement d'application, la taxation ordinaire de l'année courante est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">déterminante pour l'établissement de la classification annuelle. La clas-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sification intermédiaire, qui intervient d'office ou sur demande lorsque</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les circonstances l'exigent, en particulier en cas de modification notable</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la situation familiale ou financière de l'assuré (art.18 al.1 LILAMal),</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">se fonde sur les revenus actuels des assurés. En principe, la fortune est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prise en compte en son état au 31 décembre de l'année écoulée (art.44 al.3</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">RALILAMal).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Par ailleurs, l'arrêté du Conseil d'Etat du 31 janvier 1996</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fixant les normes de classification et le montant des subsides en matière</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'assurance-maladie obligatoire de soins, valable pour 1996, prévoit que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les personnes soumises à l'assurance-maladie obligatoire, affiliées auprès</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'un assureur autorisé au sens de la législation fédérale, sont classifiés</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dans le courant de l'année 1996 sur la base de leur taxation fiscale ordi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">naire de la même année (art.1). Les assurés dont le revenu déterminant est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">inférieur à 39'000 francs pour une personne seule et 57'900 francs pour un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">couple, bénéficient de subsides pour le paiement de leurs primes, au sens</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des articles 9 ss LILAMal (art.2 al.1). Le revenu déterminant se compose,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">selon l'article 7 al.1, du revenu effectif tel qu'il ressort du chiffre 14</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la déclaration fiscale courante, sous réserve des alinéas 3 et 4 du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">présent article (litt.a), du dixième de la fortune effective après déduc-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion de 6'000 francs pour une personne seule et 9'000 francs pour un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">couple (litt.b). Les déductions admises aux chiffres 15 à 19 de la décla-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ration fiscale sont prises en considération à concurrence d'un montant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">maximum de 10'000 francs (al.3). Lors d'une révision de classification, le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">SAM peut déroger aux critères fiscaux lorsque leur application conduirait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à une classification manifestement inéquitable (art.15 al.1). Une régle-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mentation similaire a été édictée pour 1997 (arrêté du Conseil d'Etat du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">05.03.1997) et pour 1998 (arrêté du Conseil d'Etat du 26.11.1997).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) Il apparaît, au vu des dispositions rappelées ci-dessus, que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le législateur neuchâtelois a clairement voulu que le revenu déterminant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour l'octroi de subsides en matière d'assurance obligatoire des soins se</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fonde sur des critères fiscaux, aussi bien en cas de classification an-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nuelle qu'en cas de classification intermédiaire. Cette règle est en effet</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ancrée dans la LILAMal à son article 11 al.2, c'est-à-dire dans la section</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">première, consacrée aux principes généraux de la réduction des primes par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des subsides des pouvoirs publics (chapitre 2 de ladite loi). A cet égard,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le Tribunal administratif relève, comme il l'a déjà fait dans le domaine</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des avances des contributions d'entretien - que la référence à la déclara-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion fiscale du requérant, contenue dans l'article 7 des arrêtés du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Conseil d'Etat précités, n'est pas des plus heureuses dans la mesure où</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">elle vise un acte subjectif de l'intéressé. Une telle déclaration est en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">effet un acte de collaboration obligatoire du contribuable à la procédure</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de taxation sur lequel l'autorité fiscale doit statuer. Une fois entrée en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">force, c'est donc la décision de taxation de l'année courante, pour autant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'elle existe - qui doit faire foi et non plus la déclaration d'impôt en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tant que telle (RJN 1994, p.138 cons.3b in fine).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. a) En l'espèce, l'objet de la contestation est la classification</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">intermédiaire demandée par B. le 10 décembre 1996. En cas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de révision de la classification, le revenu déterminant se fonde sur les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">données financières les plus actuelles (art.18 al.2 LILAMal). La modifi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cation de la classification résultant d'une révision d'office ou sur de-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mande prend effet, en règle générale, à la date d'ouverture de la procé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dure de révision (art.18 al.3 LILAMal). Le revenu déterminant de B. n'est pas contesté. Il a été fixé à 33'996 francs par année sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la base du salaire que l'intéressé a réalisé durant les derniers mois de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'année 1996. Est en revanche litigieux le revenu de K. à la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">même époque. Selon les principes rappelés plus haut (cons.2c), il y a lieu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de se référer à des critères fiscaux pour déterminer ce revenu.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Le revenu des indépendants, à savoir de tous ceux qui ex-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ercent une activité indépendante, qu'il s'agisse d'une profession libé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rale, d'un commerce ou d'une industrie, d'un artisanat, d'une exploitation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">agricole, d'activités artistiques, scientifiques ou littéraires, ou enfin</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la participation à une société de personnes (Yersin, L'égalité de trai-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tement en droit fiscal, in RDS 1992 II n.32, p.260), se détermine en prin-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cipe sur la base du résultat de leur compte de pertes et profits. Il cor-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">respond donc à la différence entre le montant de la fortune commerciale à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la fin de l'exercice considéré et celui de cette fortune au début de cet</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">exercice, compte tenu des apports et retraits de capital (Yersin, op.cit.,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">no 193, p.260; Rivier, Droit fiscal suisse, l'imposition du revenu et de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la fortune, p.167-168; Reimann/Zuppinger/Schärrer, Kommentar zum Zürcher</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Steuergesetz, vol.II, no 11, p.47). Les apports en capital ne constituent</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas des recettes pour l'entreprise; ils doivent influencer uniquement le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">compte capital. Les prélèvements privés ne constituent pas des frais dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ductibles; ils doivent influencer le compte capital ou le compte privé de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'exploitant (Rivier, op.cit., p.168). Les mises en capital, bien qu'aug-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mentant la fortune de l'entreprise, ne constituent pas des revenus de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cette dernière. Les augmentations de fortune dues à de telles mises</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">doivent donc être neutralisées, même si pour des raisons comptables elles</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">devaient se refléter dans le compte de résultat (Ryser/Rolli, Précis de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">droit fiscal, 1994, p.183). Tous les retraits de capital (ou prélèvements)</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la part des entrepreneurs, bien qu'ils diminuent la fortune de l'en-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">treprise, doivent également être neutralisés. Ces diminutions ne sont en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">effet nullement assimilables à des pertes ou à des frais d'exploitation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">venant réduire le résultat de l'exercice (RJN 1996, p.179; Ryser/Rolli,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">op.cit., p.183 ss; Reimann/Zuppinger/Schärrer, op.cit., no 12, p.47-48).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) En l'espèce, les autorités inférieures n'ont pas pris en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">considération le résultat du compte de pertes et profits pour 1996 produit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">par K. , lequel compte se solde par une perte de 8'257.33</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">francs, mais elles ont retenu comme des prélèvements privés équivalant à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">un revenu le montant de 47'467.30 francs figurant au passif du bilan</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">arrêté au 31 décembre 1996. Or, ce montant correspond manifestement (en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">particulier sur le vu de l'extrait du compte produit devant la Cour de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">céans) à des apports en capital de l'intéressé dans son entreprise. Selon</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les principes qui viennent d'être énoncés, de tels apports ne constituent</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas un revenu au sens fiscal du terme et, de plus, n'ont de toute évidence</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas été affectés aux besoins courants des intéressés. Il ne se justifie</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas de s'éloigner des critères fiscaux dans un tel cas pour établir le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">revenu déterminant au regard du droit régissant l'assurance-maladie obli-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gatoire. En effet, si les apports en capital d'un indépendant dans son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">entreprise devaient être pris en compte comme des revenus, cela équivau-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">drait à rendre inopérante la règle selon laquelle seule une partie de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fortune effective entre dans le calcul du revenu déterminant (art.11 al.1</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">LILAMal; 7 al.1 litt.a de l'arrêté du Conseil d'Etat fixant les normes de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">classification).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> d) Cela étant, la décision attaquée et celle du SAM du 23 avril</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1997 doivent être annulées. Pour la période concernée par ces décisions,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'il incombera au SAM de déterminer, il y a lieu de retenir que K. n'a réalisé aucun revenu. Sa fortune et celle de B. </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qui entrent dans le calcul du revenu déterminant doivent être prises dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">leur état au 31 décembre 1995 (art.44 al.3 RALILAMal), soit pour respecti-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vement 16'000 et 1'000 francs, selon les pièces qui figurent au dossier.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Du montant total de 17'000 francs ainsi retenu, il y a lieu de déduire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">9'000 francs et d'ajouter au revenu de B. le dixième du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">résultat (17'000 - 9'000 = 8'000), soit 800 francs (art.7 al.1 litt.b de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'arrêté du Conseil d'Etat fixant les normes de classification). Les frais</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'acquisition du revenu, admis à raison de 2'400 francs par le SAM, ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sont pas litigieux. En définitive donc, le revenu déterminant des recou-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rants s'élève à 32'396 francs (33'996 + 800 - 2'400). Il y a lieu dès lors</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'inviter le SAM à octroyer aux intéressés les subsides qui correspondent</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à un tel revenu pour la période concernée par la révision intermédiaire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">litigieuse, sans préjudice pour les classifications annuelles postérieures</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à cette période.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Il est statué sans frais (art.2 al.2 de l'arrêté fixant la pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cédure en matière de contestation relative à l'assurance-maladie sociale</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et aux assurances complémentaires; 47 al.2 LPJA).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Annule la décision entreprise et celle du SAM du 23 avril 1997.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Renvoie le dossier au SAM pour nouvelle décision au sens des considé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> rants.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Statue sans frais.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 9 mars 1998</span></p> </div></body></html>