<h2>SubmittedText<h2><p>On célèbre cette année le 50e anniversaire de la reconnaissance de la République populaire de Chine par la Suisse.</p><p>Le Conseil fédéral prévoit-il véritablement une célébration importante à laquelle participerait un conseiller fédéral ? Des experts des droits de l'homme seront-ils invités à faire partie de la délégation officielle ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Aujourd'hui s'ouvre à Genève la session annuelle de la Commission des droits de l'homme. La Suisse y a le statut d'observateur et elle prend part de manière active à ses travaux. C'est dans ce cadre-là que le chef du DFAE se rendra demain à Genève et qu'il tiendra entre autres les propos suivants : "La situation des droits de l'homme en Chine n'a pas évolué favorablement. La Suisse reste très préoccupée par les mesures répressives sévères exercées à l'encontre de minorités et de groupes religieux, entre autres les Tibétains, dont les droits fondamentaux sont régulièrement restreints, voire bafoués. C'est malheureusement aussi le cas pour d'autres citoyens et mouvements démocratiques cherchant à exercer leurs droits en participant à la vie politique en Chine." En parlant de groupes religieux, nous entendons bien sûr également les minorités chrétiennes, musulmanes ou d'autres communautés victimes de persécutions. L'évolution de la situation en Chine ces derniers temps justifie à nos yeux une attention renouvelée et un langage clair.</p><p>Dans les semaines qui viennent sera négocié un projet de résolution proposé par les États-Unis sur la question de la situation des droits de l'homme en Chine. La Suisse, en tant que non-membre de l'Organisation des Nations Unies, ne pourra pas voter sur ce texte ni présenter ses propres projets de résolution. Néanmoins, la possibilité demeure de se porter co-auteur d'une résolution. C'est sur la base d'un texte définitif que le Conseil fédéral prendra une décision, comme il l'a déjà fait l'année passée. Les critères d'une telle décision restent inchangés : la situation des droits de l'homme en Chine, une certaine coordination avec des États partageant les mêmes valeurs que nous, et en fin de compte une pesée des intérêts suisses, étant entendu que la défense des droits de l'homme constitue une priorité de notre politique extérieure.</p><p>La Suisse est déjà intervenue à de multiples reprises en faveur de victimes de violations graves de leurs droits en Chine. Même si les résultats peuvent sembler minces, il convient de saisir les possibilités quand elles se présentent, en considérant qu'une démarche constitue au minimum un facteur de protection. Du reste, des succès dans ce domaine ont été obtenus par notre diplomatie dans plusieurs pays du monde - et notre discrétion dans ces cas fait également partie de la règle de cette diplomatie. On peut dire ici que l'ensemble de nos dialogues sur les droits de l'homme fait actuellement l'objet d'une évaluation, et que la possibilité sérieuse de résultats tangibles constitue un élément essentiel de cette évaluation.</p><p>Faisant usage des possibilités existant sur place, la Suisse cherche à contribuer à la sauvegarde de l'identité culturelle du Tibet, notamment en soutenant une importante école de médecine traditionnelle tibétaine. Ce projet associe la Direction du développement et de la coopération et la Croix-Rouge suisse.</p><p>Les 50 ans de relations bilatérales avec la Chine sont l'objet d'une commémoration, à laquelle nous nous associons et qui comprend des projets tels qu'un séminaire sur l'État de droit. Une visite du président de la Confédération en Chine est prévue à cette occasion ; le programme de cette visite et la composition de la délégation suisse ne sont pas encore arrêtés.</p>