<h2>SubmittedText<h2><p>La production d'électricité dans les centrales à combustibles fossiles compromet l'équilibre climatique par la surcharge de l'atmosphère en CO2.</p><p>La production dans les centrales nucléaires classiques nous impose des déchets radioactifs de longue durée d'activité (de l'ordre de plusieurs dizaines de millénaires). Leur gestion et leur confinement pour de telles durées dépassent nos connaissances et nos moyens techniques. La sécurité ne peut être garantie de ce fait. L'utilisation de ces déchets (plutonium) à des fins militaires est un autre aspect de la question ("prolifération").</p><p>La fusion thermonucléaire ne pourra être mise en oeuvre à échéance raisonnable.</p><p>Même les spécialistes des énergies renouvelables indiquent que ces énergies ne sont pas en mesure de prendre massivement le relais à court terme, tandis que la consommation d'énergie dans le monde en développement est fatalement destinée à croître considérablement.</p><p>En Suisse, l'amélioration du rendement et les économies progressent lentement et le moratoire n'a pas permis une réorientation radicale, de sorte que le débat nucléaire se rouvre déjà avec la confrontation stérile que nous avons connue il y a peu.</p><p>Il importe que le Conseil fédéral prenne des initiatives nouvelles pour faire avancer la solution des questions posées par notre approvisionnement énergétique.</p><p>Le professeur Carlo Rubbia, Prix Nobel de physique, ancien directeur du Cern, propose l'étude et le développement d'une nouvelle technique, celle de l'amplificateur d'énergie, qui repose sur une réaction nucléaire de fission entretenue et non auto-entretenue qui, de ce fait, supprimerait le risque des accidents du type de celui de "Tchernobyl". Le système qui repose sur l'utilisation du thorium comme combustible permettrait de réduire massivement (1000 à 10 000 fois) la production accessoire de plutonium en comparaison avec celle d'un réacteur conventionnel, diminuant d'autant la quantité des déchets à gérer et éliminant pratiquement le danger de prolifération.</p><p>Les réserves mondiales de thorium sont considérables, beaucoup plus abondantes que celles d'uranium.</p><p>Les avantages attendus de ce système (réduction massive des déchets de longue durée d'activité et du risque de prolifération, très bonne compatibilité avec l'environnement, renforcement de la sécurité du fonctionnement, recours à des techniques connues pour la plupart, coût concurrentiel) sont tels que je pose au Conseil fédéral les questions suivantes :</p><p>1. A-t-il l'intention d'élaborer une stratégie de développement de l'amplificateur d'énergie ?</p><p>2. Entend-il, pour ce faire, consulter le professeur Rubbia ?</p><p>3. Entend-il, en fonction des informations acquises, proposer à l'industrie suisse de contribuer à la mise en oeuvre de cette technique ?</p><p>4. Est-il prêt à établir avec les États européens intéressés une collaboration poussée afin de favoriser les chances et l'allure d'une concrétisation industrielle de ce procédé, à l'exemple de ce qui a été fait pour la fusée Ariane ?</p>