<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><br/><img alt="" height="130" src="20211215065736803_e-files/Aspose.Words.04282c64-e84c-4892-afb9-e3db938b5a96.001.png" width="77"/><br/></p> <p><span> </span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>506</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>PE21.002873-RMG/AWL</span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>COUR D’APPEL PENALE</span></p> <p><span>______________________________</span></p> <p><span>Séance du 9 décembre 2021</span></p> <p><span>__________________</span></p> <p><span>Composition : Mme KÜHNLEIN, présidente</span></p> <p><span> MM. Sauterel et Stoudmann, juges</span></p> <p><span>Greffier : M. Glauser</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span>Parties à la présente cause :</span></p> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>MINISTÈRE PUBLIC</span><span>, représenté par la Procureure de l'arrondissement de Lausanne, appelant et intimé par voie de jonction,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>et</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>T.________</span><span>, prévenu, représenté par Me Philippe Baudraz, défenseur d’office à Lausanne, intimé et appelant par voie de jonction.</span></p> </td> </tr> </table> <p><span> </span></p> <p><br/></p> <p><span> Vu le jugement du 29 juin 2021 par lequel le Tribunal de police de l’arrondissement de l’Est vaudois a déclaré T.________ coupable de rupture de ban (I), l’a condamné à une peine privative de liberté de 100 jours sous déduction de </span><br/><span>93 jours de détention provisoire et à titre de mesure de sûreté (II), l’a maintenu en détention pour des motifs de sûreté (III), a ordonné le maintien au dossier d’un CD contenant le dossier SPOP d’T.________ enregistré sous fiche n</span><span>o</span><span> 30345, à titre de pièce à conviction (IV), a dit qu’il n’y a pas lieu à l’allocation d’une indemnité au sens de l’art. 429 CPP (V), a ordonné que la somme de 450 fr. saisie le 11 février 2021 en mains d’T.________ soit dévolue à l’Etat en déduction des frais de justice lui étant imputés (VI), a fixé l’indemnité due à Me Philippe Baudraz à 4'989 fr. 25, TVA, débours et vacations compris (VII), a mis les frais de la cause, par 9'039 fr. 25, à la charge d’T.________, incluant l’indemnité précitée, sous déduction de la somme de 450 fr. (VIII) et a dit que le remboursement de l’indemnité due au défenseur d’office ne sera exigé que si la situation financière du condamné le permet (IX),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu l’annonce du 5 juillet 2021 puis la déclaration motivée du 5 août 2021, par lesquelles le Ministère public de l’arrondissement de Lausanne a fait appel de ce jugement, concluant à ce qu’T.________ soit condamné à une peine privative de liberté de 8 mois sous déduction de la détention avant jugement, et exposant notamment que le tribunal de police avait omis de déduire de la peine prononcée </span><br/><span>46 jours de détention en exécution de peine,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu l’appel joint déposé par T.________ le 2 septembre 2021, concluant à la réforme du jugement, en ce sens qu’il soit libéré de l’infraction de rupture de ban, à ce qu’il soit libéré immédiatement, à ce qu’il soit constaté qu’il a subi 139 jours de détention injustifiée et soit indemnisé d’un montant de 27'800 fr. à ce titre, subsidiairement qu’il soit condamné à une peine privative de liberté de 100 jours sous déduction de 139 jours de détention provisoire, qu’il soit immédiatement libéré, qu’il soit constaté qu’il a subi 39 jours de détention excessifs et qu’il soit indemnisé d’un montant de 7'800 fr. à ce titre,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu le dispositif du jugement du 3 décembre 2021 et notifié aux parties le 6 décembre 2021, par lequel la Cour d’appel pénale du Tribunal cantonal a partiellement admis l’appel du Ministère public, a rejeté l’appel joint d’T.________, et a modifié le chiffre II du dispositif du jugement, en ce sens que ce dernier est condamné à une peine privative de liberté de 6 mois, sous déduction de 93 jours de détention provisoire et à titre de sûreté,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu le courrier du 7 décembre 2021, par lequel Me Philippe Baudraz a sollicité la rectification du chiffre III de ce dispositif, en ce sens que la peine privative de liberté de 6 mois est prononcée « sous déduction de 139 jours (cent trente-neuf jours) de détention provisoire, à titre de sûreté et d’exécution de peine »,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu les pièces du dossier;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>attendu</span><span> que, selon l'art. 83 al. 1 CPP (Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 ; RS 312.0), l’autorité pénale qui a rendu un prononcé dont le dispositif est peu clair, contradictoire ou incomplet ou qui est en contradiction avec l’exposé des motifs, l’explique ou le rectifie à la demande d’une partie ou d’office,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’en l’espèce, il ressort effectivement du dossier qu’T.________ a passé 93 jours en détention provisoire et à titre de sûreté, et 46 jours en exécution de peine,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que, le 30 juin 2021, Me Baudraz avait déjà sollicité la rectification du dispositif du jugement de première instance sur ce point (P. 33),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’interpellé, le Ministère public avait reconnu, par courrier du 5 juillet 2021, que le dispositif du jugement comportait une erreur sur ce point, la déduction des jours de détention en exécution de peine ayant été omise (P. 34),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que, du reste, les conclusions prises dans l’appel et dans l’appel joint se rejoignent sur ce point,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’il y a dès lors lieu de rectifier le chiffre III du dispositif du jugement d’appel, en ce sens que la peine privative de liberté de 6 mois infligée à T.________, est prononcée sous déduction de 139 jours de détention provisoire, à titre de sûreté et d’exécution de peine;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>attendu</span><span> que le présent prononcé sera rendu sans frais.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>la Cour d’appel pénale,</span></p> <p><span>en application des art. 83 CPP,</span></p> <p><span>statuant à huis clos </span></p> <p><span>prononce :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> Le chiffre III du dispositif du jugement rendu le 3 décembre 2021 est rectifié comme suit :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> III. condamne T.________ à une peine privative de liberté de 6 (six) mois sous déduction de 193 (cent nonante-trois) jours de détention provisoire, à titre de sûreté et d’exécution de peine.</span></p> <p></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> Le dispositif du jugement du 3 décembre 2021 est maintenu pour le surplus.</span></p> <p></p> <p><span> </span><span>III. </span><span>Le présent prononcé rectificatif est rendu sans frais.</span></p> <p></p> <p><span> </span><span>IV.</span><span> Le présent prononcé est exécutoire.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>La présidente : Le greffier :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Du </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La décision qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifiée, par l'envoi d'une copie complète, à :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>- Me Philippe Baudraz, avocat (pour T.________),</span></p> <p><span>- Ministère public central,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> et communiquée à :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>- Mme la Présidente du Tribunal de police de l'arrondissement de l’Est vaudois,</span></p> <p><span>- Mme la Procureure de l'arrondissement de Lausanne, </span></p> <p><span>- Office d'exécution des peines,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> par l’envoi de photocopies.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La présente décision peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1</span><span> </span><span>LTF).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le greffier :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> </body> </html>