An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 7. August 2020
Embargo: 7. August 2020, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 30. Juni 2020 (6B_1162/2019)
Förderung der illegalen Einreise: Beschwerde von Helferin abgewiesen
Das Bundesgericht weist die Beschwerde einer Frau ab, die 2018 einem Flüchtling
zur Einreise von Italien in die Schweiz verhelfen wollte und dafür zu einer Busse von
800 Franken verurteilt wurde. Die Betroffene kann sich nicht darauf berufen, Notstandshilfe geleistet und berechtigte Interessen gewahrt zu haben.
Ein aus Afghanistan stammender Mann hatte 2017 in der Schweiz um Asyl ersucht. Das
Staatssekretariat für Migration trat auf sein Gesuch im Dublin-Verfahren nicht ein und
ordnete seine Wegweisung nach Italien an, wo er zuvor ein Asylgesuch gestellt hatte.
Der Mann wurde in der Schweiz wegen psychischer Probleme teils stationär teils ambulant psychiatrisch behandelt. Die geplante Überstellung nach Italien konnte zunächst
nicht vollzogen werden, da die Behörden seinen Aufenthaltsort nicht kannten. Anfangs
2018 wurde er verhaftet und anschliessend nach Italien überstellt. Die Frau holte ihn in
Domodossola  ab  und  wollte  ihn  in  die  Schweiz  zurückführen.  Bei  der  Zollkontrolle
wurden sie angehalten. Das Bezirksgericht Brig verurteilte die Frau 2018 wegen Förderung  der  rechtswidrigen  Einreise  in  einem  leichten  Fall  zu  einer  Busse  von  800
Franken, was vom Kantonsgericht Wallis 2019 bestätigt wurde. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerde der Frau ab, mit der sie die Aufhebung ihrer
Verurteilung und einen Freispruch beantragt hatte. Sie bestreitet die Rechtswidrigkeit
ihres Handelns und macht geltend, Notstandshilfe geleistet und berechtigte Interessen
gewahrt zu haben. Ein Notstand setzt voraus, dass die Gefahr nicht anders abwendbar
war.  Der  übergesetzliche  Rechtfertigungsgrund  der  Wahrung  berechtigter  Interessen
kann nur angerufen werden, wenn die Tat ein notwendiges und angemessenes Mittel ist,
um ein berechtigtes Ziel zu erreichen; die Tat muss in diesem Sinne den einzig möglichen Weg darstellen und offenkundig weniger schwer wiegen, als die Interessen, die
der Täter zu wahren sucht. Die Vorinstanz hat eingeräumt, dass sich der Flüchtling in
Italien in einer sehr schwierigen Situation befunden hat; sie hat indessen nicht willkürlich
entschieden, wenn sie seine Situation nicht als ausweglos beurteilt hat. Es lag keine
derart  gravierende  Situation  vor,  die  unter  das  Verbot  unmenschlicher  oder  erniedrigender Behandlung nach Artikel 3 der Europäischen Menschenrechtskonvention fallen
würde. Es ist denn auch festzustellen, dass der Mann in der Folge in einer italienischen
Klinik  behandelt  und  seine  Versorgung  garantiert  wurde.  Im  Ergebnis  erscheint  der
angefochtene Entscheid nicht als schlechterdings unhaltbar oder unzureichend begründet. Die Vorinstanz war nicht verpflichtet, weitere Abklärungen zu treffen. Indem sich die
Beschwerdeführerin wissentlich und willentlich, unbekümmert um das rechtmässig abgeschlossene Dublin-Verfahren über  das Verbot  zur  Förderung der  illegalen Einreise
hinweggesetzt  hat,  handelte  sie  rechtswidrig.  Schliesslich  wurde  eine  Strafbefreiung
mangels Strafbedürfnisses im  Sinne von Artikel 52 des Strafgesetzbuches zu Recht
ausgeschlossen; es ist kein Grund dafür ersichtlich, die Betroffene doppelt zu privilegieren, nachdem bereits auf einen leichten Fall erkannt wurde. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 7 août 2020
Embargo : 7 août 2020, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 30 juin 2020 (6B_1162/2019)
Incitation à l'entrée illégale  : recours d'une assistante rejeté
Le Tribunal fédéral rejette le recours formé par une femme condamnée à une amende
de 800 francs pour avoir voulu faciliter, en 2018, l'entrée en Suisse depuis l'Italie d'un
réfugié. L'intéressée ne peut pas se prévaloir d'avoir agi dans un état de nécessité
pour autrui et d'avoir sauvegardé des intérêts légitimes.
Un homme originaire d'Afghanistan avait déposé une demande d'asile en Suisse en
2017. Le Secrétariat d'Etat aux migrations n'est pas entré en matière sur sa demande
dans le cadre d'une procédure Dublin et a ordonné son renvoi en Italie, Etat auprès
duquel  il  avait  préalablement  formé  une  demande  d'asile.  En  raison  de  problèmes
psychiques, l'homme avait bénéficié, en Suisse, de soins psychiatriques ambulatoires et
stationnaires. Le transfert planifié pour l'Italie n'a pas pu être mis en œuvre dans un
premier temps, dès lors que les autorités ne connaissaient pas son lieu de séjour. Au
début de l'année 2018, il a été arrêté puis transféré en Italie. La femme est allée le
chercher  à  Domodossola  et  voulait  le  reconduire  en  Suisse.  Ils  ont  été  arrêtés  au
contrôle douanier. En 2018, le Tribunal de district de Brigue a condamné la femme à une
amende de 800 francs pour incitation à l'entrée illégale dans un cas de peu de gravité,
ce qui a été confirmé par le Tribunal cantonal du Valais en 2019.
Le Tribunal fédéral rejette le recours par lequel l'intéressée demandait l'annulation de sa
condamnation et  son acquittement.  Elle conteste l'illicéité de son agissement  et  fait
valoir qu'elle a agi dans un état de nécessité pour autrui et sauvegardé des intérêts
légitimes.  Un  état  de  nécessité  suppose  que  le danger  soit  impossible  à détourner
autrement. Le motif justificatif «  extra-légal » de la sauvegarde d'intérêts légitimes ne
peut  être  invoqué  que  lorsque  l'acte  incriminé  constitue  un  moyen  nécessaire  et
proportionné, à même d'atteindre un but légitime  ; l'acte doit dans ce sens constituer le
seul moyen possible et peser manifestement moins lourd que les intérêts que l'auteur
cherche à sauvegarder. L'autorité précédente a admis que le réfugié se trouvait dans
une situation très difficile en Italie. Cela étant, elle n'a pas versé dans l'arbitraire en ne
qualifiant  pas sa situation de sans issue.  La situation n'était  pas d'une gravité telle
qu'elle tombait sous le coup de l'interdiction d'un traitement inhumain et dégradant au
sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il y a aussi lieu
de constater que l'intéressé a par la suite été traité dans une clinique italienne et des
soins ont été garantis. Il en résulte que le jugement attaqué n'est pas manifestement
insoutenable  ou  insuffisamment  motivé.  L'autorité  précédente  n'était  pas  tenue  de
procéder  à  d'autres  clarifications.  En  tant  que  la  recourante  a,  avec  conscience  et
volonté,  passé outre l'interdiction de l'incitation à l'entrée illégale en faisant  fi  d'une
procédure Dublin menée à terme dans les règles, elle a agi de manière illicite. Enfin,
c'est à raison qu'une exemption de peine pour absence d'intérêt à punir au sens de
l'article 52 du code pénal a été refusée  ; il n'y a pas de motif à ce que l'intéressée, ayant
déjà bénéficié de la qualification de l'infraction en tant que cas de peu de gravité, soit à
nouveau privilégiée.