<h2>SubmittedText<h2><p>Comme trop souvent à l'étranger après des actes sanglants commis au nom de l'islam, les événements de Morges et de Lugano ont donné lieu à diverses appréciations tendant à les attribuer à des troubles psychiques plutôt qu'à des mobiles liés à l'islam.</p><p>Quelle est l'appréciation du Conseil fédéral : psychiatrie ou terrorisme islamiste ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Les questions de l'état psychiatrique des auteurs ou de leurs motivations terroristes ne s'opposent pas. Du point de vue pénal, il appartient aux enquêteurs de déterminer les circonstances de l'attaque ainsi que le mobile ou les motivations de l'auteur. Par la suite, le juge déterminera, en fin de la procédure, sur la base des faits établis par l'enquête, si l'état psychique de la personne doit être pris en compte pour déterminer la peine. Du point de vue du processus de radicalisation, il est connu que des antécédents psychiatriques peuvent contribuer à la radicalisation d'une personne. Les expériences à l'étranger montrent que ces auteurs - indépendamment de leur état mental - se revendiquent souvent aussi d'une idéologie extrémiste pour justifier leurs attaques. Pour le Conseil fédéral, il appartient aux enquêteurs et à la justice de qualifier les motivations des criminels. Au-delà de cette qualification et des revendications par les auteurs, l'objectif du Conseil fédéral et des différentes autorités reste le même : la sécurité des habitants de notre pays. </p>