<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para">2A.40/2002/svc </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 18 mars 2002 </div> <div class="para">IIe Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Les juges fédéraux Wurzburger, président, </div> <div class="para">Hungerbühler, Yersin, </div> <div class="para">greffier Langone. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">G.________, recourante, représentée par Me Stéphane Coudray, avocat, place Centrale 9, case postale 244, 1920 Martigny 1, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Service de la population du canton de Vaud, 1014 Lausanne, </div> <div class="para">Tribunal administratif du canton de Vaud, avenue Eugène-Rambert 15, 1014 Lausanne. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">autorisation de séjour </div> <div class="para"> </div> <div class="para">(recours de droit administratif contre la décision du Tribunal administratif du canton de Vaud du 6 décembre 2001) </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant: </div> <div class="para">G.________, ressortissante bulgare, a épousé, le 28 août 1995, un citoyen suisse, E.________, </div> <div class="para">qu'elle a obtenu de ce fait une autorisation de séjour annuelle pour vivre auprès de son mari dans le canton du Valais, </div> <div class="para">qu'après avoir quitté le domicile conjugal, la prénommée est venue dans le canton de Vaud au plus tard en 1999 pour s'installer chez un ami, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que le 17 mai 2001, son époux a ouvert action en divorce, la procédure étant actuellement suspendue, </div> <div class="para">que, par décision du 4 juillet 2001, le Service de la population du canton de Vaud a refusé de délivrer à G.________ une autorisation de séjour sous quelque forme que ce soit, </div> <div class="para">que, statuant sur recours le 6 décembre 2001, le Tribunal administratif du canton de Vaud a confirmé cette décision et imparti à l'intéressée un délai au 15 janvier 2002 pour quitter le canton de Vaud, </div> <div class="para">qu'agissant par la voie du recours de droit administratif, G.________ demande au Tribunal fédéral d'annuler l'arrêt du Tribunal administratif du 6 décembre 2001 et de lui renvoyer la cause pour nouvelle décision dans le sens des considérants, </div> <div class="para">que le Service de la population et le Tribunal administratif ont renoncé à déposer une réponse, tandis que l'Office fédéral des étrangers conclut au rejet du recours, </div> <div class="para">que par décision présidentielle du 20 février 2002, l'effet suspensif au recours a été octroyé, </div> <div class="para">que, d'après l'art. 7 al. 1 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142.20), le conjoint étranger d'un ressortissant suisse a droit à l'octroi et à la prolongation de l'autorisation de séjour, sous réserve notamment d'un abus de droit manifeste (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=20&amp;from_date=12.03.2002&amp;to_date=31.03.2002&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F121-II-97%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page97">ATF 121 II 97</a> consid 4a), </div> <div class="para">qu' il ressort de l'arrêt attaqué du Tribunal administratif que les époux en cause vivent séparés depuis en tout cas le mois de novembre 1999, qu'il n'existe aucun élément concret et vraisemblable permettant de croire à une prochaine réconciliation et à une volonté réelle de reprise de la vie commune, l'union conjugale étant vidée de sa substance, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que, sur la base de ces constatations de fait - qui lient le Tribunal fédéral dans la mesure où elles n'apparaissent pas manifestement erronées (<span class="artref">art. 105 al. 2 OJ</span>) -, la Cour cantonale pouvait, à bon droit, retenir que la recourante commettait un abus de droit en invoquant un mariage n'existant plus que formellement dans le seul but de rester en Suisse, </div> <div class="para">que la recourante prétend certes qu'elle souhaite reprendre la vie commune avec son mari, </div> <div class="para">que cette déclaration n'est pas convaincante, </div> <div class="para">que non seulement la recourante n'a entrepris depuis sa séparation d'avec son mari aucune démarche concrète en vue de reprendre sérieusement la vie commune avec lui, mais encore elle semble s'accommoder de vivre chez une personne qui subvient à ses besoins et avec laquelle elle dit entretenir des relations d'amitié, </div> <div class="para">que, comme l'abus de droit existait déjà avant l'écoulement du délai de cinq ans prévu par l'<span class="artref">art. 7 al. 1 2</span>ème phrase LSEE, la recourante ne saurait être mise au bénéfice ni d'une autorisation d'établissement, ni d'une autorisation de séjour, </div> <div class="para">que, manifestement mal fondé, le recours doit être rejeté selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>, </div> <div class="para">que, succombant, la recourante doit supporter les frais judiciaires (156 al. 1 OJ). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, vu l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>, le Tribunal fédéral prononce: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est rejeté. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Un émolument judiciaire de 2'000 fr. est mis à la charge de la recourante. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué en copie au mandataire de la recourante, au Service de la population et au Tribunal administratif du canton de Vaud ainsi qu'à l'Office fédéral des étrangers. </div> <div class="para">Lausanne, le 18 mars 2002 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le président: Le greffier: </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>