<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">[AZA 0/2] </div> <div class="para">7B.20/2002 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">CHAMBRE DES POURSUITES ET DES FAILLITES </div> <div class="para">*************************************** </div> <div class="para"> </div> <div class="para">27 février 2002 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition de la Chambre: Mme Nordmann, présidente, </div> <div class="para">Mme Escher et M. Meyer, juges. Greffier: M. Fellay. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">________ </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Statuant sur le recours formé </div> <div class="para"> </div> <div class="para">par </div> <div class="para">X.________ SA, à Fribourg, représentée par Me Alain Ribordy, avocat à Fribourg, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para">l'arrêt rendu le 23 novembre 2001 par la Chambre des poursuites et des faillites du Tribunal cantonal de l'Etat de Fribourg; </div> <div class="para">(revendication dans la faillite; restitution au revendiquant) </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Vu les pièces du dossier d'où ressortent </div> <div class="para">les faits suivants: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">A.- La société T.________ Sàrl, qui exploitait l'Hôtel Y.________, a été déclarée en faillite le 5 février 2001. B.________ en était l'associé gérant. La société X.________ SA avait installé des machines à sous dans le café-restaurant et le bar dudit établissement en vertu de deux contrats conclus en 1997/1998, l'un avec l'associé gérant (machines du café) et le second avec la faillie (machines du bar). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Dans l'inventaire des biens de la faillie, sous la rubrique argent comptant, l'Office cantonal des faillites a notamment inscrit une somme de 4'383 fr., soit 1'935 fr. pour les machines du café et 2'448 fr. pour celles du bar. </div> <div class="para">X.________ SA en a revendiqué la propriété. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par lettre du 10 août 2001, l'office a notamment fait savoir au conseil de la revendiquante que le montant de 1'935 fr. ne constituait pas un actif de la masse. Il a ajouté ce qui suit: </div> <div class="para">"Ce montant pourra être versé à votre mandante, </div> <div class="para">dans la mesure où Monsieur B.________ ne s'y oppose </div> <div class="para">pas. Le cas échéant, un éventuel litige au sujet de </div> <div class="para">la répartition des fonds ne concerne alors en aucun </div> <div class="para">cas la masse. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Ainsi, le montant précité reste consigné à notre </div> <div class="para">office jusqu'à droit connu. Il vous appartient de </div> <div class="para">nous fournir une déclaration de M. B.________ </div> <div class="para">admettant la libération des fonds en faveur de votre </div> <div class="para">mandante.. " </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B.- La revendiquante a porté plainte contre cette décision, concluant à son annulation et à la restitution en ses mains du montant de 1'935 fr. </div> <div class="para">Par arrêt du 23 novembre 2001, notifié le 21 janvier 2002 à la plaignante, la Chambre des poursuites et des faillites du Tribunal cantonal fribourgeois a, sur le point en question, déclaré la plainte irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">C.- La revendiquante a recouru le 31 janvier 2002 à la Chambre des poursuites et des faillites du Tribunal fédéral en reprenant ses conclusions formulées en instance cantonale. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Des réponses n'ont pas été requises. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant en droit : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">En vertu des <span class="artref">art. 242 al. 1 LP</span> et 45 OAOF, il appartient à l'administration de la faillite de rendre une décision sur la restitution des objets qui sont revendiqués par un tiers. Si elle estime la revendication fondée, elle procède conformément aux dispositions des <span class="artref">art. 47 ss OAOF</span>. Une restitution ne saurait toutefois intervenir que sur le vu des moyens de preuve produits par le revendiquant (<span class="artref">art. 232 al. 2 ch. 2 LP</span>; cf. Gilliéron, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, n. 9 ad art. 242). </div> <div class="para">S'il apparaît qu'une autre personne pourrait également avoir des droits sur l'objet à restituer et, en tout état de cause, si la situation juridique n'est pas claire, l'administration de la faillite fera bien de consigner l'objet (Marc Russenberger, in Kommentar zum Bundesgesetz über Schuldbetreibung und Konkurs, Staehelin/Bauer/Staehelin, n. 17 ad art. 242) et de renvoyer les intéressés, tiers revendiquant et autre intervenant, à liquider leur litige éventuel en dehors de la faillite (<span class="artref">art. 53 al. 2 OAOF</span> par analogie; cf. 107 III 84 consid. 3; Gilliéron, op. cit. , n. 53 ad art. 242). </div> <div class="para">En l'espèce, il est seulement établi que le montant litigieux n'est pas un actif de la masse. Selon les constatations de l'arrêt attaqué, l'office n'écartait pas l'éventualité d'une revendication dudit montant par l'associé gérant de la faillie jusqu'à la répartition du produit de la réalisation. </div> <div class="para">Dans ces conditions et conformément à ce qui a été exposé plus haut, il était correct de sa part de consigner le montant jusqu'à droit connu sur l'éventuel litige hors faillite ou jusqu'au dépôt d'une déclaration de l'associé gérant admettant la libération du montant en faveur de la revendiquante. </div> <div class="para">De son côté, l'autorité cantonale de surveillance ne pouvait lever elle-même l'incertitude concernant les droits de l'associé gérant (créance contre la revendiquante ou droit de propriété sur l'argent contenu dans les machines) et ordonner la restitution en faveur de l'un ou l'autre intéressé, puisqu'il s'agit là, à l'évidence, de questions de droit matériel échappant à la compétence des autorités de surveillance (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=18&amp;from_date=20.02.2002&amp;to_date=11.03.2002&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F115-III-18%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page18">ATF 115 III 18</a> consid. 3b p. 21, 113 III 2 consid. 2b p. 3). Aussi est-ce à bon droit qu'elle a déclaré les conclusions de la recourante irrecevables sur ce point. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">la Chambre des poursuites et des faillites: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. Rejette le recours. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. Communique le présent arrêt en copie au mandataire de la recourante, à l'Office cantonal des faillites et à la Chambre des poursuites et des faillites du Tribunal cantonal de l'Etat de Fribourg. </div> <div class="para">________ </div> <div class="para">Lausanne, le 27 février 2002 FYC/frs </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la </div> <div class="para">Chambre des poursuites et des faillites </div> <div class="para">du TRIBUNAL FEDERAL SUISSE: </div> <div class="para">La Présidente, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier, </div> </div></body></html>