2003-1827 6711 Texte original Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture Préambule Les Parties contractantes, convaincues de la nature spéciale des ressources phytogénétiques pour l’alimenta- tion et l’agriculture, et de leurs caractéristiques et problèmes particuliers appelant des solutions particulières; alarmées par l’érosion continue de ces ressources; conscientes du fait que les ressources phytogé nétiques pour l’alimentation et l’agri- culture sont une préoccupation commune de tous les pays en ce qu’ils dépendent tous très largement de ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agricul- ture venant d’ailleurs; reconnaissant que la conservation, la prospection, la collecte, la caractérisation, l’évaluation et la documentation des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture jouent un rôle essentiel da ns la réalisation des objectifs figurant à la Déclaration de Rome sur la sécurité alimentaire mondiale et au Plan d’action du Sommet mondial de l’alimentation, et dans le développement agricole durable pour les générations présentes et futures, et qu’il convient de renforcer de toute urgence la capacité des pays en développement et des pays en transition pour ces tâches; notant que le Plan d’action mondial pour la conservation et l’utilisation durable des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture est un cadre de référence approuvé au niveau international pour de telles activités; reconnaissant en outre que les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture sont la matière première i ndispensable à l’amélioration génétique des plantes cultivées, que ce soit par la sélection des agriculteurs, par des méthodes classiques d’amélioration des plantes ou par des biotechnologies modernes, et qu’elles jouent un rôle essentiel dans l’adaptation aux changements écologiques et aux évolutions imprévisibles des besoins humains; affirmant que les contributions passées, présentes et futures des agriculteurs de toutes les régions du monde, notamment de ceu x vivant dans les centres d’origine et de diversité, à la conservation, l’amélioration et la mise à disposition de ces ressour- ces, sont le fondement des droits des agriculteurs; affirmant également que les droits reconnus par le présent Traité de conserver, utiliser, échanger et vendre des semences de ferme et d’autres matériels de multipli- cation et de participer à la prise de décisions concernant l’utilisation des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture ainsi qu’au partage juste et équitable des avantages en découlant sont un élément fondamental de la concrétisa- Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6712 tion des droits des agriculteurs ainsi que de la promotion des droits des agriculteurs aux niveaux national et international; reconnaissant que le présent Traité et le s autres accords internationaux pertinents devraient être complémentaires en vue d’assurer une agriculture durable et la sécuri- té alimentaire; affirmant que rien dans le présent Traité ne doit être interprété comme entraînant, de quelque manière que ce soit, une modification des droits et obligations afférents aux Parties contractantes au titre d’autres accords internationaux; considérant que l’exposé ci-dessus n’a pas pour objet d’établir une hiérarchie entre le Traité et d’autres accords internationaux; conscientes du fait que les questions concernant la gestion des ressources phytogéné- tiques pour l’alimentation et l’agriculture se trouvent à l’intersection de l’agriculture, de l’environnement et du commerce, et convaincues qu’il devait y avoir une syner- gie entre ces secteurs; conscientes de leurs responsabilités à l’ég ard des générations présentes et futures pour la conservation de la diversité mondiale des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture; reconnaissant que dans l’exercice de leurs droits souverains sur leurs ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, les Etats peuvent mutuellement tirer profit de la création d’un système mu ltilatéral efficace facilitant l’accès à une partie négociée de ces ressources et le partage juste et équitable des avantages qui découlent de leur utilisation; et souhaitant conclure un accord internationa l dans le cadre de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, ci-après dénommée la FAO, au titre de l’art. XIV de son Acte constitutif; sont convenues de ce qui suit: Partie I Introduction Art. 1 Objectifs 1.1 Les objectifs du présent Traité sont la conservation et l’utilisation durable des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, et le partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation en harmonie avec la Convention sur la diversité biologique, pour une agriculture durable et pour la sécurité alimen- taire. 1.2 Ces objectifs sont atteints par l’établisse ment de liens étroits entre le présent Traité et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, ainsi que la Convention sur la diversité biologique. Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6713 Art. 2 Emploi des termes Aux fins du présent Traité, les termes ci-après ont la signification indiquée dans le présent article. Les définitions n’incluent pas le commerce international des pro- duits. «Conservation in situ » désigne la conservation des écosystèmes et des habitats naturels ainsi que le maintien et la reconstitution de population d’espèces viables dans leur milieu naturel et, dans le cas des espèces végétales cultivées, dans le milieu où se sont développés leurs caractères distinctifs. «Conservation ex situ» désigne la cons ervation de ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture en dehors de leur milieu naturel. «Ressources phytogénétiques pour l’alimentati on et l’agriculture» désigne le maté- riel génétique d’origine végétale ayant une valeur effective ou potentielle pour l’alimentation et l’agriculture. «Matériel génétique» désigne le matériel d’origine végétale, y compris le matériel de reproduction et de multiplication végétative, contenant des unités fonctionnelles de l’hérédité. «Variété» désigne un ensemble végétal, d’un taxon botanique du rang le plus bas connu, défini par l’expression reproductible de ses caractères distinctifs et autres caractères génétiques. «Collection ex situ » désigne une collection de ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture conservées en dehors de leur milieu naturel. «Centre d’origine» désigne une zone géographique où une espèce végétale, cultivée ou sauvage, a développé pour la première fois ses caractères distinctifs. «Centre de diversité végétale» désigne une zone géographique contenant un haut niveau de diversité génétique pour les espèces cultivées dans des conditions in situ. Art. 3 Champ d’application Le présent Traité porte sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture. Partie II Dispositions générales Art. 4 Obligations générales Chaque Partie contractante veille à la conf ormité de ses lois, règlements et procédu- res aux obligations qui lui incombent au titre du présent Traité. Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6714 Art. 5 Conservation, prospection, collecte, caractérisation, évaluation et documentation des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 5.1 Chaque Partie contractante, sous réserve de sa législation nationale, et en coopé- ration avec d’autres Parties contractantes, selon qu’il convient, promeut une appro- che intégrée de la prospection, de la c onservation et de l’utilisation durable des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture et s’emploie en parti- culier, selon qu’il convient, à: a) recenser et inventorier les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, en tenant compte de l’état et du degré de variation au sein des populations existantes, y compris celles d’utilisation potentielle et, si possi- ble, évaluer les risques qui pèsent sur elles; b) promouvoir la collecte des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture et l’information pertinente associée auxdites ressources phyto- génétiques qui sont en danger ou potentiellement utilisables; c) encourager ou soutenir, selon qu’il convient, les efforts des agriculteurs et des communautés locales pour gérer et conserver à la ferme leurs ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture; d) promouvoir la conservation in situ des espèces sauvages apparentées à des plantes cultivées et des espèces sauvages pour la production alimentaire, y compris dans les zones protégées, en appuyant, notamment, les efforts des communautés locales et autochtones; e) coopérer de manière à promouvoir la mise en place d’un système efficace et durable de conservation ex situ, en accordant toute l’attention voulue à la né- cessité d’une documentation, d’une car actérisation, d’une régénération et d’une évaluation appropriées, et promouvoir l’élaboration et le transfert des technologies appropriées à cet effet afin d’améliorer l’utilisation durable des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture; f) surveiller le maintien de la viabilité, du degré de variation et de l’intégrité génétique des collections de ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture. 5.2 Les Parties contractantes prennent, selon qu’il convient, des mesures pour limiter ou, si possible, éliminer les risque s qui pèsent sur les ressources phytogénéti- ques pour l’alimentation et l’agriculture. Art. 6 Utilisation durable des ressources phytogénétiques 6.1 Les Parties contractantes élaborent et ma intiennent des politiques et des disposi- tions juridiques appropriées pour promouvoir l’utilisation durable des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture. Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6715 6.2 L’utilisation durable des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture peut comporter notamment les mesures suivantes: a) élaborer des politiques agricoles loyales encourageant, selon qu’il convient, la mise en place et le maintien de sy stèmes agricoles diversifiés qui favori- sent l’utilisation durable de la diversité biologique agricole et des autres res- sources naturelles; b) faire d’avantage de recherches qui renforcent et conservent la diversité bio- logique en maximisant la variation intra- et interspécifique, au profit des agriculteurs, notamment ceux qui créent et utilisent leurs propres variétés et appliquent des principes écologiques de maintien de la fertilité des sols et de lutte contre les maladies, les adventices et les organismes nuisibles; c) promouvoir, selon qu’il convient, avec la participation des agriculteurs, no- tamment dans les pays en développement, les efforts de sélection qui ren- forcent la capacité de mise au point de variétés spécifiquement adaptées aux différentes conditions sociales, économiques et écologiques, y compris dans les zones marginales; d) élargir la base génétique des plantes cultivées et accroître la diversité du ma- tériel génétique mis à la disposition des agriculteurs; e) promouvoir, selon qu’il convient, une utilisation accrue des plantes culti- vées, des variétés et des espèces sous-utilisées, locales ou adaptées aux con- ditions locales; f) encourager, selon qu’il convient, une plus grande utilisation de la diversité des variétés et espèces dans la gestion, la conservation et l’utilisation durable des plantes cultivées à la ferme et créer des liens étroits entre la sélection végétale et le développement agricole en vue de réduire la vulnérabilité des plantes cultivées et l’érosion génétique, et de promouvoir une production alimentaire mondiale accrue compatible avec un développement durable; et g) surveiller et selon qu’il convient, ajuster les stratégies de sélection et les ré- glementations concernant la mise en vente des variétés et la distribution des semences. Art. 7 Engagements nationaux et coopération internationale 7.1 Chaque Partie contractante incorpore, selon qu’il convient, dans ses politiques et programmes agricoles et de développement rural les activités visées aux art. 5 et 6 et coopère avec les autres Parties contractante s, directement ou par l’intermédiaire de la FAO et d’autres organisations internationales compétentes, dans les domaines de la conservation et de l’utilisation durable des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture. 7.2 La coopération internationale a en particulier pour objet: a) d’établir ou de renforcer la capacité des pays en développement et des pays en transition en ce qui concerne la co nservation et l’utilisation durable des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture; Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6716 b) de renforcer les activités internationales visant à promouvoir la conservation, l’évaluation, la documentation, l’amélioration génétique, la sélection végé- tale, la multiplication des semences ainsi que, conformément à la Partie IV, le partage, l’accès à et l’échange de ressources phytogénétiques pour l’ali- mentation et l’agriculture et des informations et technologies appropriées; c) de maintenir et de renforcer les arrangements institutionnels visés à la Par- tie V; et d) de mettre en œuvre la stratégie de financement de l’art. 18. Art. 8 Assistance technique Les Parties contractantes conviennent de promouvoir l’octroi d’assistance technique aux Parties contractantes, notamment à celles qui sont des pays en développement ou des pays en transition, par le biais de l’aide bilatérale ou des organisations inter- nationales appropriées, en vue de favoriser la mise en œuvre du présent Traité. Partie III Droits des agriculteurs Art. 9 Droits des agriculteurs 9.1 Les Parties contractantes reconnaissent l’énorme contribution que les commu- nautés locales et autochtones ainsi que les agriculteurs de toutes les régions du monde, et spécialement ceux des centres d’or igine et de diversité des plantes culti- vées, ont apportée et continueront d’apporter à la conservation et à la mise en valeur des ressources phytogénétiques qui constituent la base de la production alimentaire et agricole dans le monde entier. 9.2 Les Parties contractantes conviennent que la responsabilité de la réalisation des droits des agriculteurs, pour ce qui est des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, est du ressort des gouvernements. En fonction de ses besoins et priorités, chaque Partie contractante devrait, selon qu’il convient et sous réserve de la législation nationale, prendre des mesures pour protéger et promouvoir les droits des agriculteurs, y compris: a) la protection des connaissances traditionnelles présentant un intérêt pour les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture; b) le droit de participer équitablement au partage des avantages découlant de l’utilisation des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agricul- ture; c) le droit de participer à la prise de décisions, au niveau national, sur les ques- tions relatives à la conservation et à l’utilisation durable des ressources phy- togénétiques pour l’alimentation et l’agriculture. Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6717 9.3 Rien dans cet article ne devra être interprété comme limitant les droits que peuvent avoir les agriculteurs de conserver, d’utiliser, d’échanger et de vendre des semences de ferme ou du matériel de multiplication, sous réserve des dispositions de la législation nationale et selon qu’il convient. Partie IV Système multilatéral d’accès et de partage des avantages Art. 10 Système multilatéral d’accès et de partage des avantages 10.1 Dans leurs relations avec les autres Etats, les Parties contractantes reconnais- sent les droits souverains des Etats sur leurs propres ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, y comp ris le fait que le pouvoir de déterminer l’accès à ces ressources appartient aux gouvern ements et relève de la législation nationale. 10.2 Dans l’exercice de leurs droits souverains, les Parties contractantes convien- nent d’établir un système multilatéral qui soit efficient, efficace et transparent, tant pour favoriser l’accès aux ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture que pour partager, de façon ju ste et équitable, les avantages découlant de l’utilisation de ces ressources, dans une perspective complémentaire et de renfor- cement mutuel. Art. 11 Couverture du Système multilatéral 11.1 Pour atteindre les objectifs de conserva tion et d’utilisation durable des ressour- ces phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, et de partage juste et équi- table des avantages découlant de leur utilisation, comme indiqué à l’art. 1, le Sys- tème multilatéral s’applique aux ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture énumérées à l’Annexe I sur la base des critères de sécurité alimentaire et d’interdépendance. 11.2 Le Système multilatéral, tel qu’indiqué à l’art. 11.1, englobe toutes les ressour- ces phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture énumérées à l’Annexe I qui sont gérées et administrées par les Par ties contractantes et relèvent du domaine public. Afin de parvenir à la couverture la plus complète possible, les Parties con- tractantes invitent tous les autres détenteurs de ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture énumérées à l’Annexe I à incorporer ces ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture au Système multilatéral. 11.3 Les Parties contractantes conviennent en outre de prendre les mesures appro- priées pour encourager les personnes physiques et morales relevant de leur juridic- tion qui détiennent des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agricul- ture énumérées à l’Annexe I à incorporer de telles ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture dans le Système multilatéral. 11.4 Dans les deux ans qui suivent l’entrée en vigueur du Traité, l’Organe directeur évalue les progrès réalisés dans l’inclusion dans le Système multilatéral des ressour- ces phytogénétiques pour l’alimentation et l’ agriculture visées à l’art. 11.3. Suite à Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6718 cette évaluation, l’Organe directeur décide si l’accès continue d’être facilité pour les personnes physique et morales visées à l’art. 12.3 qui n’ont pas inclus lesdites res- sources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture dans le Système mul- tilatéral, ou s’il prend toute autre mesure qu’il juge appropriée. 11.5 Le Système multilatéral englobe également les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture énumérées à l’Annexe I et maintenues dans les collections ex situ des Centres internationaux de recherche agronomique du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI), comme prévu à l’art. 15.1 a), et dans d’autres institutions internationales, conformément à l’art. 15.5. Art. 12 Accès facilité aux ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture au sein du Système multilatéral 12.1 Les Parties contractantes conviennent que l’accès facilité aux ressources phy- togénétiques pour l’alimentation et l’agriculture dans le cadre du Système multilaté- ral, tel que défini à l’art. 11, se fait conformément aux dispositions du présent Traité. 12.2 Les Parties contractantes conviennent de prendre les mesures juridiques ou autres mesures appropriées nécessaires pour accorder cet accès aux autres Parties contractantes grâce au Système multilatéral. A cet effet, cet accès est également accordé aux personnes physiques et morales relevant de la juridiction de toute Partie contractante, sous réserve des dispositions de l’art. 12.4. 12.3 Cet accès est accordé conformément aux conditions énoncées ci-après: a) L’accès est accordé lorsqu’il a pour seule fin la conservation et l’utilisation pour la recherche, la sélection et la formation pour l’alimentation et l’agri- culture, à condition qu’il ne soit pas destiné à des utilisations chimiques ou pharmaceutiques, ni à d’autres utilis ations industrielles non alimentaires et non fourragères. Dans le cas des plantes cultivées à usages multiples (ali- mentaires et non alimentaires), leur inclusion dans le Système multilatéral et l’applicabilité du régime d’accès facilité dépend de leur importance pour la sécurité alimentaire; b) L’accès est accordé rapidement, sans qu’il soit nécessaire de suivre indivi- duellement les entrées, et gratuitement ou, lorsqu’un paiement pour frais est requis, il ne doit pas dépasser les coûts minimaux engagés; c) Toutes les données de passeport disponibles et, sous réserve de la législation en vigueur, toute autre information descriptive associée disponible et non confidentielle sont mises à disposition avec les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture fournies; d) Les bénéficiaires ne peuvent revendiquer aucun droit de propriété intellec- tuelle ou autre droit limitant l’accès facilité aux ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture ou à leurs parties ou composantes généti- ques, sous la forme reçue du Système multilatéral; Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6719 e) L’accès aux ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture en cours de mise au point, y compris au matériel en cours de mise au point par les agriculteurs, reste à la discrétion des obtenteurs, pendant la période de leur mise au point; f) L’accès aux ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture protégées par des droits de propriété intellectuelle et autres droits de proprié- té est donné en conformité aux accords internationaux et aux lois nationales pertinents; g) Les bénéficiaires des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture pour lesquelles l’accès est consenti dans le cadre du Système multilatéral et qui sont conservées les tiennent à la disposition du Système multilatéral, en conformité aux dispositions du présent Traité; h) Sans préjudice des autres dispositions du présent article, les Parties contrac- tantes conviennent que l’accès aux ressources phytogénétiques pour l’ali- mentation et l’agriculture in situ est octroyé en conformité à la législation nationale ou, en l’absence d’une telle législation, en conformité aux normes que peut établir l’Organe directeur. 12.4 A cet effet, l’accès facilité, conformément aux art. 12.2 et 12.3 plus haut, est accordé conformément à un accord-type de transfert de matériel (ATM) adopté par l’Organe directeur et qui reprend les dispositions de l’art. 12.3 a), d) et g), ainsi que les dispositions relatives au partage des avan tages énoncées à l’art. 13.2 d) ii) et les autres dispositions pertinentes de ce Traité , ainsi que la disposition indiquant que le bénéficiaire des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture doit requérir que les conditions de l’ATM s’appliquent au transfert des ressources phyto- génétiques pour l’alimentation et l’agriculture à une autre personne ou entité, ainsi qu’à tout transfert ultérieur de ces ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture. 12.5 Les Parties contractantes veillent à ce qu’il soit possible de faire recours, en conformité avec les dispositions juridictionnelles applicables, dans leur système juridique, en cas de différends contractuels découlant de ces ATM, reconnaissant que les obligations découlant de ces ATM incombent exclusivement aux parties prenantes à ces ATM. 12.6 Dans les situations d’urgence dues à des catastrophes, les Parties contractantes conviennent d’accorder un accès facilité aux ressources phytogénétiques pour l’ali- mentation et l’agriculture appropriées dans le cadre du Système multilatéral afin de contribuer à la remise en état des systèmes agricoles, en coopération avec les coor- donnateurs des secours. Art. 13 Partage des avantages dans le Système multilatéral 13.1 Les Parties contractantes reconnaissent que l’accès facilité aux ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture qui sont incluses dans le Sys- tème multilatéral constitue en soi un avan tage majeur du Système multilatéral et Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6720 conviennent que les avantages en résultant so nt partagés de façon juste et équitable, conformément aux dispositions du présent article. 13.2 Les Parties contractantes conviennent que les avantages découlant de l’utili- sation, y compris commerciale, des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture dans le cadre du Système mu ltilatéral sont partagés de manière juste et équitable grâce aux mécanismes ci-après: échange d’informations, accès aux technologies et transfert de celles-ci, renforcement des capacités, partage des avan- tages découlant de la commercialisation, compte tenu des domaines d’activités prio- ritaires du Plan d’action mondial à évoluti on continue et selon les orientations de l’Organe directeur: a) Échange d’informations Les Parties contractantes conviennent de rendre disponibles les informations qui comprennent, notamment, les catalogues et inventaires, l’information sur les technologies et les résultats de la recherche technique, scientifique et so- cio-économique, y compris la caractérisa tion, l’évaluation et l’utilisation, concernant les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agricul- ture incluses dans le Système multilatéral. Ces informations sont rendues disponibles, si elles ne sont pas conf identielles, sous réserve du droit appli- cable et conformément aux capacités nationales. Ces informations sont mi- ses à la disposition de toutes les Parties contractantes au présent Traité par le biais du système d’information, comme prévu à l’art. 17. b) Accès aux technologies et transfert de technologies i) Les Parties contractantes s’engagent à accorder et/ou à faciliter l’accès aux technologies visant la conserva tion, la caractérisation, l’évaluation et l’utilisation des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture incluses dans le Système multilatéral. Reconnaissant que certaines technologies ne peuvent être transférées que par du matériel génétique, les Parties contractantes accordent et/ou facilitent l’accès à ces technologies et au matériel génétique inclus dans le Système multi- latéral ainsi qu’aux variétés améliorées et au matériel génétique élaboré grâce à l’utilisation des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture incluses dans le Système multilatéral, conformément aux dispositions de l’art. 12. L’accès à ces technologies, aux variétés améliorées et au matériel génétique est accordé et/ou facilité dans le respect des droits de propriété et lo is applicables concernant l’accès et conformément aux capacités nationales. ii) L’accès aux technologies et leur transfert aux pays, en particulier aux pays en développement et aux pays en transition, sont assurés grâce à un ensemble de mesures telles que la création et le fonctionnement de groupes thématiques par plantes cultivées sur l’utilisation des ressour- ces phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture et la participa- tion à ces groupes, tous les types de partenariats visant la recherche- développement et les entreprises commerciales conjointes relatives au matériel reçu, la mise en valeur des ressources humaines et l’accès ef- fectif aux installations de recherche. Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6721 iii) L’accès aux technologies, y compris les technologies protégées par des droits de propriété intellectuelle, et leur transfert, comme indiqué aux al. i) et ii) ci-dessus, aux pays en développement qui sont Parties con- tractantes, en particulier aux pays les moins avancés et aux pays en transition, sont assurés et/ou facilités à des conditions justes et les plus favorables, en particulier dans le cas des technologies utilisées à des fins de conservation, ainsi que des technologies destinées aux agri- culteurs des pays en développement et plus particulièrement les pays les moins avancés et les pays en transition, y compris à des conditions de faveur et préférentielles, s’il en a été ainsi mutuellement convenu, no- tamment grâce à des partenariats de recherche-développement dans le cadre du Système multilatéral. Cet accès et ce transfert sont assurés dans des conditions qui garantissent une protection adéquate et efficace des droits de propriété intellectuelle et qui soient conformes à ceux-ci. c) Renforcement des capacités Tenant compte des besoins des pays en développement et des pays en transi- tion, tels que reflétés par la priorité qu’ils accordent au renforcement des ca- pacités en matière de ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture dans leurs plans et programmes, lorsqu’ils existent, visant les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture couvertes par le Système multilatéral, les Parties contractantes conviennent d’accorder la priorité i) à l’établissement et/ou au renforcement des programmes d’enseigne- ment et de formation scientifiques et techniques en matière de conser- vation et d’utilisation durable des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, ii) au développement et au renforcement d’installations destinées à la con- servation et à l’utilisation durables des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, en particulier dans les pays en dévelop- pement et les pays en transition, et iii) à la recherche scientifique menée de préférence et, si possible, dans les pays en développement et les pays en transition, en coopération avec les institutions de ces pays, ainsi qu’au développement de la capacité à me- ner de telles recherches dans les domaines où elles sont nécessaires. d) Partage des avantages monétaires et autres découlant de la commercia- lisation i) Les Parties contractantes conviennent, dans le cadre du Système multi- latéral, de prendre des mesures pour assurer le partage des avantages commerciaux, grâce à l’association des secteurs privé et public aux ac- tivités identifiées dans le présent article, par le biais de partenariats et de collaborations, notamment avec le secteur privé des pays en déve- loppement et des pays en transition pour la recherche et la mise au point de technologies; Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6722 ii) Les Parties contractantes conviennent que l’accord type de transfert de matériel (ATM) visé à l’art. 12.4 doit contenir une disposition au titre de laquelle un bénéficiaire commercialisant un produit qui est une res- source phytogénétique pour l’alimentation et l’agriculture et qui incor- pore du matériel auquel ledit bénéficiaire a eu accès grâce au Système multilatéral est requis de verser au mécanisme visé à l’art. 19.3 f) une part équitable des avantages découlant de la commercialisation de ce produit, sauf lorsque ce produit est disponible sans restriction pour d’autres bénéficiaires à des fins de recherche et de sélection, auquel cas le bénéficiaire qui commercialise le produit est encouragé à effectuer ce paiement. A sa première réunion, l’Organe directeur détermine le montant, la forme et les modalités du paiement, conformément aux pratiques com- merciales. L’Organe directeur peut décider d’établir différents montants de paiement pour les diverses catégories de bénéficiaires qui commer- cialisent de tels produits; il peut également décider qu’il est nécessaire d’exonérer de ces paiements les petits agriculteurs des pays en dévelop- pement et des pays en transition. L’Organe directeur peut, de temps à autre, examiner les montants du paiement afin de parvenir à un partage juste et équitable des avantages et il peut également évaluer, pendant une période de cinq ans à compter de l’entrée en vigueur du présent Traité, si la disposition de l’ATM prévoyant un paiement obligatoire s’applique aussi aux cas dans lesquels ces produits commercialisés sont, sans restriction, à la disposition d’au tres bénéficiaires à des fins de re- cherche et sélection. 13.3 Les Parties contractantes conviennent que les avantages découlant de l’utili- sation des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture partagés dans le cadre du Système multilatéral doivent converger en premier lieu, directement et indirectement, vers les agriculteurs de tous les pays, particulièrement des pays en développement et des pays en transition, qui conservent et utilisent de manière durable les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture. 13.4 A sa première réunion, l’Organe directeur analyse une politique et des critères pertinents visant à fournir une assistance spécifique dans le cadre de la stratégie de financement convenue établie à l’art. 18, pour la conservation des ressources phyto- génétiques pour l’alimentation et l’agriculture dans les pays en développement et dans les pays en transition dont la contribution à la diversité des ressources phytogé- nétiques pour l’alimentation et l’agriculture incluses dans le Système multilatéral est importante et/ou qui ont des besoins particuliers. 13.5 Les Parties contractantes reconnaissent que la capacité des pays en dévelop- pement, et des pays en transition notamment, d’appliquer pleinement le Plan d’action mondial dépend en grande partie de l’application effective du présent article et de la stratégie de financement prévue à l’art. 18. Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6723 13.6 Les Parties contractantes analysent le s modalités d’une stratégie de contribu- tion volontaire au partage des avantages, en vertu de laquelle les industries alimen- taires qui tirent parti des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agri- culture contribuent au Système multilatéral. Partie V Eléments d’appui Art. 14 Plan d’action mondial Reconnaissant que le Plan d’action mondial à évolution continue pour la conserva- tion et l’utilisation durable des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture est d’importance pour le présent Traité, les Parties contractantes devrai- ent en promouvoir la bonne mise en œuvre, notamment au moyen d’actions nationa- les et, selon qu’il convient, par la coopération internationale de façon à fournir un cadre cohérent, en particulier pour le renforcement des capacités, le transfert de technologies et l’échange d’informations, sous réserve des dispositions de l’art. 13. Art. 15 Collections ex situ de ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture détenues par les Centres internationaux de recherche agronomique du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale et par d’autres institutions internationales 15.1 Les Parties contractantes reconnaissent l’importance pour ce traité des collec- tions ex situ de ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture déte- nues en fiducie par les Centres internati onaux de recherche agronomique (CIRA) du Groupe consultatif pour la recherche agrico le internationale (GCRAI). Les Parties contractantes exhortent les CIRA à signer des accords avec l’Organe directeur en ce qui concerne les collections ex situ, conformément aux conditions suivantes: a) Les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture énumé- rées à l’Annexe I du présent Traité et détenues par les CIRA sont disponibles conformément aux dispositions énoncées dans la Partie IV du présent Traité; b) Les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture autres que celles énumérées à l’Annexe I du présent Traité et collectées avant l’entrée en vigueur de celui ci, qui sont détenues par les CIRA, sont disponi- bles conformément aux dispositions de l’ATM actuellement en vigueur con- formément aux accords conclus entre les CIRA et la FAO. Cet ATM est amendé par décision de l’Organe direct eur au plus tard à sa deuxième ses- sion ordinaire, en consultation avec les CIRA, conformément aux disposi- tions pertinentes du présent Traité, en particulier les art. 12 et 13, et aux conditions suivantes: i) Les CIRA informent périodiquement l’Organe directeur des ATM con- clus, conformément à un calendrier devant être établi par l’Organe directeur; Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6724 ii) Les Parties contractantes sur le territoire desquelles les ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture ont été collectées in situ, reçoivent des échantillons de ces ressources phytogénétiques pour l’ali- mentation et l’agriculture sur demande, sans ATM; iii) Les avantages stipulés dans l’ATM précité qui vont au mécanisme men- tionné à l’art. 19.3 f) sont appliqués en particulier à la conservation et à l’utilisation durable des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture en question, notamment dans les programmes nationaux et régionaux des pays en développement et des pays en transition, et tout spécialement dans les centres de diversité et les pays les moins avancés; iv) Les CIRA prennent toute mesure appropriée en leur pouvoir pour assu- rer le respect constant des conditions fixées dans les accords de trans- fert de matériel et informent avec diligence l’Organe directeur des cas de non-application. c) Les CIRA reconnaissent à l’Organe directeur le pouvoir de fournir des indi- cations générales relatives aux collections ex situ qu’ils détiennent et qui sont soumises aux dispositions du présent Traité. d) Les installations scientifiques et techniques dans lesquelles ces collections ex situ sont conservées restent sous l’autorité des CIRA, qui s’engagent à gérer et administrer ces collections ex situ conformément aux normes acceptées sur le plan international, et notamment les normes relatives aux banques de gènes, telles qu’approuvées par la Commission des ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture de la FAO. e) A la demande d’un CIRA, le Secrétaire s’efforce de fournir un appui techni- que approprié. f) Le Secrétaire a, à tout moment, le droit d’accéder aux installations ainsi que celui d’inspecter toutes les activités qui concernent directement la conserva- tion et l’échange du matériel visé par le présent article qui y sont effectuées. g) Si la bonne conservation de ces collections ex situ détenues par les CIRA est empêchée ou menacée par un événement quelconque, y compris de force majeure, le Secrétaire, avec l’accord du pays hôte, aide à leur évacuation ou à leur transfert dans la mesure du possible. 15.2 Les Parties contractantes conviennent d’accorder un accès facilité aux ressour- ces phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture incluses dans l’Annexe I dans le cadre du Système multilatéral aux CIRA du GCRAI qui ont signé des ac- cords avec l’Organe directeur conformément au présent Traité. Ces centres sont inscrits sur une liste détenue par le Secrét aire et mise à la disposition des Parties contractantes à leur demande. 15.3 Le matériel autre que celui énuméré à l’Annexe I, qui est reçu et conservé par les CIRA après l’entrée en vigueur du présent Traité, est accessible à des conditions compatibles avec celles mutuellement conve nues entre les CIRA qui reçoivent le matériel et le pays d’origine de ces ressources ou le pays qui a acquis ces ressources Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6725 conformément à la Convention sur la dive rsité biologique ou une autre législation applicable. 15.4 Les Parties contractantes sont encouragées à accorder aux CIRA qui ont signé des accords avec l’Organe directeur, un accès, à des conditions mutuellement con- venues, aux ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture de plan- tes cultivées non énumérées à l’Annexe I qui sont importantes pour les programmes et activités des CIRA. 15.5 L’Organe directeur s’efforce également d’instaurer des accords aux fins indi- quées dans le présent article avec d’autres institutions internationales compétentes. Art. 16 Les réseaux internationaux de ressources phytogénétiques 16.1 La coopération existante dans le cadre de réseaux internationaux de ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture est encouragée ou développée, en fonction des accords existants et conformément aux dispositions du présent Traité, de façon à assurer une couverture aussi complète que possible des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et à l’agriculture. 16.2 Les Parties contractantes encouragent, selon qu’il convient, toutes les institu- tions pertinentes, des institutions gouvernementales, privées, non gouvernementales, d’institutions de recherche ou de sélection ou d’autres institutions, à participer aux réseaux internationaux. Art. 17 Le Système mondial d’information sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 17.1 Les Parties contractantes coopèrent dans le but de développer et de renforcer un système mondial d’information de mani ère à faciliter les échanges d’informa- tions, sur la base des systèmes d’information existants, sur les questions scientifi- ques, techniques et environnementales relatives aux ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, en comptant que ces échanges d’informations contri- buent au partage des avantages en mettant les informations sur les ressources phyto- génétiques pour l’alimentation et l’agriculture à la disposition de toutes les Parties contractantes. En développant le Système mondial d’information, est recherchée la coopération avec le Centre d’échanges de la Convention sur la diversité biologique. 17.2 Sur la base de la notification par les Parties contractantes, et en cas de danger menaçant le maintien efficace des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, une alerte rapide doit être lancée dans le but de sauvegarder le matériel génétique. 17.3 Les Parties contractantes coopèrent avec la Commission des ressources généti- ques pour l’alimentation et l’agriculture de la FAO dans sa réévaluation régulière de l’état des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture dans le monde de façon à faciliter la mise à jour du Plan d’action mondial à évolution conti- nue visé à l’art. 14. Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6726 Partie VI Dispositions financières Art. 18 Ressources financières 18.1 Les Parties contractantes s’engagent à mettre en œuvre une stratégie de finan- cement pour l’application du présent Traité conformément aux dispositions du pré- sent article. 18.2 Les objectifs de la stratégie de financement sont de renforcer la disponibilité, la transparence, l’efficience et l’efficacité de la fourniture de ressources financières pour la mise en œuvre des activités relevant du présent Traité. 18.3 Afin de mobiliser des fonds pour des activités, plans et programmes prioritai- res, concernant en particulier les pays en développement et les pays en transition, et en tenant compte du Plan d’action mondial , l’Organe directeur établit périodique- ment un objectif en matière de financement. 18.4 Conformément à cette stratégie de financement: a) Les Parties contractantes prennent les mesures nécessaires et appropriées, dans le cadre des organes directeurs des mécanismes, fonds et organes inter- nationaux pertinents, afin que la priori té et l’attention voulues soient accor- dées à l’allocation effective de ressources prévisibles et convenues à la mise en œuvre des plans et programmes relevant du présent Traité. b) La mesure dans laquelle les Parties contractantes qui sont des pays en déve- loppement et les Parties contractantes en transition s’acquittent effective- ment de leurs obligations en vertu du présent Traité dépend de l’allocation effective, notamment de la part des Pa rties contractantes qui sont des pays développés, des ressources visées dans le présent article. Les pays en déve- loppement qui sont Parties contractantes et les Parties contractantes en tran- sition accordent toute la priorité requise, dans leurs propres plans et pro- grammes, au renforcement de leurs capacités en matière de ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture. c) Les Parties contractantes qui sont des pays développés fournissent aussi, et les Parties contractantes qui sont des pays en développement et les Parties contractantes en transition bénéficient des ressources financières pour la mise en œuvre du présent Traité par des voies bilatérales, régionales et mul- tilatérales. Ces voies comprennent le mécanisme visé à l’art. 19.3 f). d) Chaque Partie contractante s’engage à entreprendre des activités nationales pour la conservation et l’utilisation durable des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture et à allouer à ces activités des ressources financières selon ses capacités et ses moyens financiers. Les ressources fi- nancières allouées ne seront pas utilisées à des fins non conformes aux dis- positions du présent Traité, en particulier dans des domaines liés au com- merce international des produits; e) Les Parties contractantes conviennent que les avantages financiers découlant de l’art. 13.2 d) font partie de la stratégie de financement. Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6727 f) Des contributions volontaires peuvent aussi être fournies par les Parties contractantes, le secteur privé, sous réserve des dispositions de l’art. 13, des organisations non gouvernementales et d’autres sources. Les Parties contrac- tantes conviennent que l’Organe directeur étudie les modalités d’une straté- gie visant à encourager de telles contributions. 18.5 Les Parties contractantes conviennent que priorité est accordée à la mise en œuvre des plans et programmes convenus pour les agriculteurs des pays en dévelop- pement et plus particulièrement des pays les moins avancés ainsi que des pays en transition, qui conservent et utilisent de manière durable les ressources phytogénéti- ques pour l’alimentation et l’agriculture. Partie VII Dispositions institutionnelles Art. 19 Organe directeur 19.1 Un Organe directeur composé de toutes les Parties contractantes est créé pour le présent Traité. 19.2 Toutes les décisions de l’Organe directeur sont prises par consensus, à moins qu’une autre méthode ne soit approuvée par consensus pour la prise de décisions sur certaines mesures hormis les questions visées aux art. 23 et 24, pour lesquelles un consensus reste toujours nécessaire. 19.3 L’Organe directeur a pour fonction de promouvoir la pleine réalisation du présent Traité, compte tenu de ses objectifs, et notamment: a) de donner des indications et orientations générales pour suivre et adopter les recommandations nécessaires à la mise en œuvre du présent Traité, et en particulier le fonctionnement du Système multilatéral; b) d’adopter des plans et programmes pour la mise en œuvre du présent Traité; c) d’adopter à sa première session et d’examiner périodiquement la stratégie de financement pour la mise en œuvre du présent Traité, conformément aux dispositions de l’art. 18; d) d’adopter le budget du présent Traité; e) d’envisager et d’établir sous réserve de la disponibilité des fonds nécessaires les organes subsidiaires qu’il juge nécessaire et leur mandat et leur composi- tion respectifs; f) de créer, en tant que de besoin, un mécanisme approprié tel qu’un compte fiduciaire, pour recueillir et utiliser les ressources financières qu’il reçoit aux fins de la mise en œuvre du présent Traité; g) d’établir et de maintenir une coopération avec les autres organisations inter- nationales compétentes et avec les organes créés par des traités, notamment la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique dans les domaines visés par le présent Traité, y compris leur participation à la straté- gie de financement; Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6728 h) d’examiner et d’adopter, selon qu’il convient, des amendements au présent Traité, conformément aux dispositions de l’art. 23; i) d’examiner et d’adopter, selon qu’il convient, des amendements aux annexes au présent Traité, conformément aux dispositions de l’art. 24; j) d’envisager les modalités d’une stra tégie visant à encourager les contribu- tions volontaires et, en particulier, en ce qui concerne les art. 13 et 18; k) de s’acquitter de toute autre fonction nécessaire à la réalisation des objectifs du présent Traité; l) de prendre note des décisions pertinentes de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique et d’autres organisations internationa- les compétentes et organes de traités; m) d’informer, selon qu’il convient, la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique et d’autres organisations internationales compé- tentes et organes de traités de questions relatives à la mise en œuvre du pré- sent Traité; et n) d’approuver les termes des accords avec les CIRA et autres institutions in- ternationales visées à l’art. 15, et de réexaminer et d’amender l’ATM visé à l’art. 15. 19.4 Sous réserve de l’art. 19.6, chaque Partie contractante dispose d’une voix et peut être représentée aux sessions de l’Organe directeur par un délégué, qui peut être accompagné d’un suppléant, ainsi que d’experts et de conseillers. Les suppléants, les experts et les conseillers peuvent participer aux délibérations de l’Organe directeur mais ne disposent pas du droit de vote sauf dans le cas où ils sont dûment autorisés à remplacer un délégué. 19.5 L’Organisation des Nations Unies, ses institutions spécialisées et l’Agence internationale de l’énergie atomique, ainsi que tout État n’étant pas Partie contrac- tante au présent Traité peuvent être re présentés en qualité d’observateurs aux ses- sions de l’Organe directeur. Toute autr e instance ou institution, qu’elle soit gouver- nementale ou non gouvernementale, ayant compétence dans des domaines relatifs à la conservation et à l’utilisation durable des ressources phytogénétiques pour l’ali- mentation et l’agriculture, qui a informé le Secrétariat qu’elle souhaite être représen- tée en tant qu’observateur à une session de l’Organe directeur, peut être admise à cette qualité, sauf objection d’au moins un tiers des Parties contractantes présentes. L’admission et la participation d’observate urs est régie par le Règlement intérieur adopté par l’Organe directeur. 19.6 Une Organisation Membre de la FAO qui est Partie contractante et les États Membres de cette Organisation Membre qui sont Parties contractantes exercent les droits et s’acquittent des obligations liées à leur qualité de membre, conformément, mutatis mutandis, à l’Acte constitutif et au Règlement général de la FAO. 19.7 L’Organe directeur peut, au besoin, adopter et modifier son propre Règlement intérieur et son Règlement financier, qui ne doivent pas être incompatibles avec les dispositions du présent Traité. Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6729 19.8 La présence de délégués représentant une majorité des Parties contractantes est nécessaire pour constituer un quorum à toute session de l’Organe directeur. 19.9 L’Organe directeur tient des sessions ordinaires au moins une fois tous les deux ans. Ces sessions devraient, dans toute la mesure possible, avoir lieu immédia- tement avant ou après les sessions ordinaires de la Commission des ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture de la FAO. 19.10 Des sessions extraordinaires de l’Organe directeur se tiennent lorsque l’Organe directeur le juge nécessaire ou à la demande écrite d’une Partie contrac- tante, à condition que cette demande soit a ppuyée par au moins un tiers des Parties contractantes. 19.11 L’Organe directeur élit le Président et les vice-présidents (qui constituent collectivement le «Bureau»), conformément à son Règlement intérieur. Art. 20 Secrétariat 20.1 Le Secrétaire de l’Organe directeur es t nommé par le Directeur général de la FAO, avec l’approbation de l’Organe directeur. Le Secrétaire dispose des collabora- teurs qui peuvent être nécessaires. 20.2 Le Secrétaire s’acquitte des fonctions suivantes: a) organiser des sessions de l’Organe directeur et des organes subsidiaires qui pourraient être créés et leur fournir un soutien administratif; b) aider l’Organe directeur à s’acquitter de ses fonctions, et s’acquitter de tou- tes tâches spécifiques que l’Organe directeur décide de lui confier; c) faire rapport sur ses activités à l’Organe directeur; 20.3 Le Secrétaire communique à toutes les Parties contractantes et au Directeur général: a) les décisions de l’Organe directeur dans un délai de soixante jours à compter de leur adoption; b) les informations reçues des Parties contractantes conformément aux disposi- tions du présent Traité. 20.4 Le Secrétaire fournit la documentation pour les sessions de l’Organe directeur dans les six langues de l’Organisation des Nations Unies. 20.5 Le Secrétaire coopère avec les autres organisations et organes de traités, no- tamment le Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique, pour la réalisa- tion des objectifs du présent Traité. Art. 21 Application L’Organe directeur, à sa première réunion, examine et adopte des procédures de coopération efficaces et des mécanismes opérationnels visant à favoriser l’applica- tion des dispositions du présent Traité et à traiter les questions de non-application. Ces procédures et mécanismes comportent le suivi et l’offre d’avis ou d’aide, en Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6730 particulier juridique, selon qu’il convient, notamment en faveur des pays en déve- loppement et des pays en transition. Art. 22 Règlement des différends 22.1 En cas de différend entre Parties contractantes touchant l’interprétation ou l’application du présent Traité, les parties concernées recherchent des solutions par négociation. 22.2 Si les parties concernées ne peuvent pas parvenir à un accord par voie de négociation, elles peuvent conjointement faire appel aux bons offices ou à la média- tion d’une tierce partie. 22.3 Au moment de ratifier, d’accepter ou d’approuver le présent Traité, ou d’y adhérer, et à tout moment par la suite, t oute Partie contractante peut déclarer par écrit auprès du Dépositaire que, dans le cas d’un différend qui n’a pas été réglé conformément à l’art. 22.1 ou 22.2 ci-dessus, elle accepte de considérer comme obligatoire l’un ou l’autre des modes de règlement ci-après, ou les deux: a) L’arbitrage conformément à la procédure énoncée à la Partie 1 de l’Annexe II du présent Traité; b) La soumission du différend à la Cour internationale de justice. 22.4 Si les parties n’ont pas accepté la même procédure ou une procédure quel- conque, conformément à l’art. 22.3 ci-dessus, le différend est soumis à la concilia- tion conformément à la Partie 2 de l’Annexe II du présent Traité, sauf si les parties en conviennent autrement. Art. 23 Amendements au Traité 23.1 Toute Partie contractante peut proposer des amendements au présent Traité. 23.2 Les amendements au présent Traité sont adoptés à une session de l’Organe directeur. Le texte de tout projet d’amendement est communiqué aux Parties contractantes par le Secrétariat au moins six mois avant la session à laquelle il est proposé pour adoption. 23.3 Tout amendement au présent Traité ne peut être fait que par consensus des Parties contractantes présentes à la session de l’Organe directeur. 23.4 Tout amendement adopté par l’Organe directeur entre en vigueur entre les Parties contractantes l’ayant ratifié, accep té ou approuvé le quatre-vingt-dixième jour après le dépôt des instruments de ratification, d’acceptation ou d’approbation par les deux tiers au moins des Parties c ontractantes. Par la suite, l’amendement entre en vigueur à l’égard de toute autre Partie le quatrevingt-dixième jour après le dépôt par cette Partie contractante de son instrument de ratification, d’acceptation ou d’approbation de l’amendement. 23.5 Aux fins du présent article, un instrument déposé par une Organisation Mem- bre de la FAO n’est pas considéré comme venant s’ajouter aux instruments déposés par les États Membres de cette organisation. Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6731 Art. 24 Annexes 24.1 Les annexes au présent Traité font partie intégrante de ce Traité et toute réfé- rence au présent Traité renvoie également à ses annexes. 24.2 Les dispositions de l’art. 23 concernant les amendements au présent Traité s’appliquent à l’amendement des annexes. Art. 25 Signature Le présent Traité est ouverte à la signature à la FAO du 3 novembre 2001 au 4 novembre 2002 pour tous les Membres de la FAO et tous les États qui, bien que n’étant pas Membres de la FAO, sont membres de l’Organisation des Nations Unies, de l’une de ses institutions spécialisées ou de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Art. 26 Ratification, acceptation ou approbation Le présent Traité est soumis à la ratif ication, à l’acceptation ou à l’approbation des Membres et non Membres de la FAO mentionnés à l’art. 25. Les instruments de ratification, d’acceptation ou d’approbation sont remis au Dépositaire. Art. 27 Adhésion Le présent Traité est ouvert à l’adhésion de tous les Membres de la FAO et de tous les États qui, bien que n’étant pas Membres de la FAO, sont membres de l’Organi- sation des Nations Unies, de l’une de ses institutions spécialisées ou de l’Agence internationale de l’énergie atomique à partir de la date à laquelle le Traité n’est plus ouvert à la signature. Les instruments d’adhésion sont déposés auprès du Déposi- taire. Art. 28 Entrée en vigueur 28.1 Sous réserve des dispositions de l’art. 29.2, le présent Traité entre en vigueur à compter du quatre-vingt-dixième jour suivant le dépôt du quarantième instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion à condition qu’au moins vingt instruments de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion aient été déposés par des Membres de la FAO. 28.2 Pour chaque Membre de la FAO et tout État qui, bien que n’étant pas Membre de la FAO, est membre de l’Organisation des Nations Unies, de l’une de ses institu- tions spécialisées ou de l’Agence internationale de l’énergie atomique qui ratifie, accepte et approuve le présent Traité, ou qui y adhère, après le dépôt, conformément à l’art. 28.1, du quarantième instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion, le Traité entre en vigueur à compter du quatre-vingt-dixième jour suivant le dépôt de son instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion. Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6732 Art. 29 Organisations Membres de la FAO 29.1 Quand une Organisation Membre de la FAO dépose un instrument de ratifica- tion, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion pour le présent Traité, l’Organi- sation Membre doit, conformément aux dispositions de l’art. II, par. 7 de l’Acte constitutif de la FAO, notifier tout change ment concernant la répartition des compé- tences à la déclaration de compétence qu’elle a soumise en vertu de l’art. II, par. 5 de l’Acte constitutif de la FAO, si cela est nécessaire, compte tenu de son accepta- tion du présent Traité. Toute Partie contract ante au présent Traité peut, à tout mo- ment, demander à une Organisation Membre de la FAO qui est Partie contractante à ce Traité d’indiquer qui, de l’Organisation Membre ou de ses États membres, est responsable de la mise en œuvre de telle ou telle question visée par le présent Traité. L’Organisation Membre doit fournir cette information dans un délai raisonnable. 29.2 Les instruments de ratification, d’acceptation, d’approbation, d’adhésion ou de dénonciation déposés par une Organisation Membre de la FAO ne sont pas considé- rés comme venant s’ajouter aux instruments déposés par les États membres de ladite Organisation Membre. Art. 30 Réserves Aucune réserve ne peut être faite au présent Traité. Art. 31 Non parties Les Parties contractantes encouragent tout État Membre de la FAO ou tout autre État n’étant pas Partie contractante au présent Traité à adhérer à ce dernier. Art. 32 Dénonciation 32.1 Chacune des Parties contractantes peut à tout moment, passées deux années à compter de la date à laquelle le présent Traité est entré en vigueur pour elle, notifier au Dépositaire par écrit son retrait du présent Traité. Le Dépositaire en informe immédiatement toutes les Parties contractantes. 32.2 La dénonciation prend effet un an après la date de réception de la notification. Art. 33 Extinction 33.1 Le présent Traité s’éteint automatiqueme nt si et au moment où, à la suite de dénonciations, le nombre de Parties contractantes tombe au-dessous de quarante, sauf décision contraire des Parties contractantes restantes, prise à l’unanimité. 33.2 Le Dépositaire informe toutes les Parties contractantes restantes lorsque le nombre des Parties contractantes est tombé à quarante. 33.3 En cas d’extinction du Traité, l’affectation des avoirs est régie par les disposi- tions du Règlement financier adopté par l’Organe directeur. Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6733 Art. 34 Dépositaire Le Directeur général de la FAO est le Dépositaire du présent Traité. Art. 35 Textes authentiques Les textes en anglais, arabe, chinois, espagnol, français et russe du présent Traité font également foi. Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6734 Appendice I Liste des espèces cultivées couvertes par le système multilatéral Espèces cultivées vivrières Espèces cultivées Genre Observations Arbre à pain Artocarpus Arbre à pain seulement Asperge Asparagus Avoine Avena Betterave Beta Complexe des Bras- sica Brassica et al. Sont compris le s genres: Brassica, Armoracia, Barbarea, Camelina, Crambe, Diplotaxis, Eruca, Isatis, Lepidium, Raphanobrassica, Raphanus, Rorippa et Sinapis. Il s’agit d’oléagineux et de légumes tels que le chou, le colza, la mostarde, le cresson, la roquette, les radis, les navets. L’espèce Lepidium meyenii (maca) n’est pas incluse. Cajan Cajanus Pois chiche Cicer Agrumes Citrus Y compris, comme porte-greffes, Poncirus et Fortunella. Noix de coco Cocos Principales aracées Colocasia, Xanthosoma Principales aracées: taro, colacase, chou caraïbe, malanga Carotte Daucus Igname Dioscorea Millet éleusine Elusine Fraise Fragaria Tournesol Helianthus Orge Hordeum Patate douce Ipomoea Gesse, pois carré Lathyrus Lentille Lens Pomme Malus Manioc Manihot Uniquement Manihot esculenta. Banane/banane plantain Musa Sauf Musa textilis. Riz Oryza Mil à chandelle Pennisetum Haricot Phaseolus Sauf Phaseolus polyanthus. Pois Pisum Seigle Secale Pomme de terre Solanum Y compris sect ion Tuberosa, sauf Solanum phureja. Aubergine Solanum Y compr is section Melongena. Sorgho Sorghum Triticale Triticosecale Blé Triticum et al. Y compris Agropyron, Elymus et Secale. Fève/Vesce Vicia Niébé et al. Vigna Maïs Zea Non compris Zea perenni s, Zea diploperennis et Zea luxurians. Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6735 Fourrages Genre Espèce Légumineuses Astragalus chinensis, cicer, arenarius Canavalia ensiformis Coronilla varia Hedysarum coronarium Lathyrus cicera, ciliolatus, hirsutus, ochrus, odoratus, sativus Lespedeza cuneata, striata, stipulacea Lotus corniculatus, subbiflorus, uliginosus Lupinus albus, angustifolius, luteus Medicago arborea, falcata, sativa, scutellata, rigidula, truncatula Melilotus albus, officinalis Onobrychis viciifolia Ornithopus sativus Prosopis affinis, alba, chilensis, nigra, pallida Pueraria phaseoloides Trifolium alexandrinum, alpestre, ambiguum, angustifolium, arvense, agrocicerum, hybridum, incarnatum, pratense, repens, resupinatum, rueppellianum, semipi- losum, subterraneum, vesiculosum Graminées Andropogon gayanus Agropyron cristatum, desertorum Agrostis stolonifera, tenuis Alopecurus pratensis Arrhenatherum elatius Dactylis glomerata Festuca arundinacea, gigantea, hete rophylla, ovina, pratensis, rubra Lolium hybridum, multiflorum, per enne, rigidum, temulentum Phalaris aquatica, arundinacea Phleum pratense Poa alpina, annua, pratensis Tripsacum laxum Autres fourrages Atriplex halimus, nummularia Salsola vermiculata Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6736 Appendice II Partie 1 Arbitrage Art. 1 La partie requérante notifie au Secrétaire que les parties en cause renvoient le diffé- rend à l’arbitrage conformément à l’art. 22. La notification indique l’objet de l’arbitrage et notamment les articles du Traité dont l’interprétation ou l’application fait l’objet du litige. Si les parties au différend ne s’accordent pas sur l’objet du litige avant la désignation du Président du Tribunal arbitral, c’est ce dernier qui le déter- mine. Le Secrétaire communique les informations ainsi reçues à toutes les Parties contractantes au présent Traité. Art. 2 2.1 En cas de différend entre deux parties, le Tribunal arbitral est composé de trois membres. Chacune des parties au différend nomme un arbitre; les deux arbitres ainsi nommés désignent d’un commun accord le troisième arbitre, qui assume la prési- dence du Tribunal. Ce dernier ne doit pas être ressortissant de l’une des parties au différend, ni avoir sa résidence habituelle su r le territoire de l’une de ces parties au différend, ni se trouver au service de l’une d’elles, ni n’avoir déjà traité de cette affaire à quelque titre que ce soit. 2.2 En cas de différend entre plus de deux Parties contractantes, les parties au différend ayant le même intérêt désignent un arbitre d’un commun accord. 2.3 En cas de vacance, il est pourvu à la vacance selon la procédure prévue pour la nomination initiale. Art. 3 3.1 Si, dans un délai de deux mois après la nomination du deuxième arbitre, le Président du Tribunal arbitral n’est pas désigné, le Directeur général de la FAO procède, à la requête d’une partie au différend, à sa désignation dans un nouveau délai de deux mois. 3.2 Si, dans un délai de deux mois après réception de la requête, l’une des parties au différend n’a pas procédé à la nomination d’un arbitre, l’autre partie peut saisir le Directeur général de la FAO qui procède à la désignation dans un nouveau délai de deux mois. Art. 4 Le Tribunal arbitral rend ses décisions conformément aux dispositions du présent Traité et au droit international. Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6737 Art. 5 Sauf si les parties au différend en décident autrement, le Tribunal arbitral établit ses propres règles de procédure. Art. 6 A la demande de l’une des parties au di fférend, le Tribunal arbitral peut recomman- der les mesures conservatoires indispensables. Art. 7 Les parties au différend facilitent les travaux du Tribunal arbitral et, en particulier, utilisent tous les moyens à leur disposition pour: a) fournir au Tribunal tous les documents, renseignements et facilités nécessai- res; b) permettre au Tribunal, en cas de besoin, de faire comparaître des témoins ou des experts et d’enregistrer leur déposition. Art. 8 Les parties au différend et les arbitres sont tenus de conserver le caractère confiden- tiel de tout renseignement qu’ils obtiennent confidentiellement au cours des audien- ces du Tribunal arbitral. Art. 9 À moins que le Tribunal arbitral n’en décide autrement du fait des circonstances particulières de l’affaire, les frais du Tribunal sont pris en charge, à parts égales, par les parties au différend. Le Tribunal tient un relevé de tous ses frais et en fournit un état final aux parties au différend. Art. 10 Toute Partie contractante ayant, en ce qui concerne l’objet du différend, un intérêt d’ordre juridique susceptible d’être affecté par la décision, peut intervenir dans la procédure avec le consentement du Tribunal. Art. 11 Le Tribunal peut connaître et décider des demandes reconventionnelles directement liées à l’objet du différend. Art. 12 Les décisions du Tribunal arbitral, tant sur la procédure que sur le fond, sont prises à la majorité des voix de ses membres. Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6738 Art. 13 Si l’une des parties au différend ne se prés ente pas devant le Tribunal arbitral ou ne défend pas sa cause, l’autre partie peut demander au Tribunal de poursuivre la procédure et de prononcer sa décision. Le fait qu’une des parties au différend ne se soit pas présentée devant le Tribunal ou se so it abstenue de faire valoir ses droits ne fait pas obstacle à la procédure. Avant de prononcer sa sentence définitive, le Tribu- nal arbitral doit s’assurer que la demande est fondée dans les faits et en droit. Art. 14 Le Tribunal prononce sa sentence définitive au plus tard cinq mois à partir de la date à laquelle il a été créé, à moins qu’il n’estime nécessaire de prolonger ce délai pour une période qui ne devrait pas excéder cinq mois supplémentaires. Art. 15 La sentence définitive du Tribunal arbitral est limitée à la question qui fait l’objet du différend et est motivée. Elle contient les noms des membres qui ont participé au délibéré et la date à laquelle elle a été prononcée. Tout membre du Tribunal peut y annexer un avis distinct ou une opinion divergente. Art. 16 La sentence est obligatoire pour les parties au différend. Elle est sans appel, à moins que les parties ne se soient entendues d’avance sur une procédure d’appel. Art. 17 Tout différend qui pourrait surgir entre les parties au différend concernant l’inter- prétation ou l’exécution de la sentence peut être soumis par l’une des parties au différend au Tribunal arbitral qui l’a rendue. Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6739 Partie 2 Conciliation Art. 1 Une Commission de conciliation est créée à la demande de l’une des parties au différend. À moins que les parties au différend n’en conviennent autrement, la Com- mission se compose de cinq membres, chaque partie concernée en désignant deux et le Président étant choisi d’un commun accord par les membres ainsi désignés. Art. 2 En cas de différend entre plus de deux Parties contractantes, les parties au différend ayant le même intérêt désignent leurs membres de la commission d’un commun accord. Lorsque deux parties au différend au moins ont des intérêts indépendants ou lorsqu’elles sont en désaccord sur la question de savoir si elles ont le même intérêt, elles nomment leurs membres séparément. Art. 3 Si, dans un délai de deux mois après la demande de création d’une commission de conciliation, tous les membres de la commission n’ont pas été nommés par les parties au différend, le Directeur général de la FAO procède, à la requête de la partie au différend qui a fait la demande, aux dé signations nécessaires dans un nouveau délai de deux mois. Art. 4 Si, dans un délai de deux mois après la dernière nomination d’un membre de la Commission, celle -ci n’a pas choisi son Prés ident, le Directeur général de la FAO procède, à la requête d’une partie au différend, à la désignation du Président dans un nouveau délai de deux mois. Art. 5 La Commission de conciliation prend ses décisions à la majorité des voix de ses membres. À moins que les parties au différend n’en conviennent autrement, elle établit sa propre procédure. Elle rend une proposition de règlement du différend que les parties examinent de bonne foi. Art. 6 En cas de désaccord au sujet de la co mpétence de la Commission de conciliation, celle-ci décide si elle est ou non compétente. Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture 6740 Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture In Bundesblatt Dans Feuille fédérale In Foglio federale Jahr 2003 Année Anno Band 1 Volume Volume Heft 44 Cahier Numero Geschäftsnummer --- Numéro d'affaire Numero dell'oggetto Datum 11.11.2003 Date Data Seite 6711-6740 Page Pagina Ref. No 10 127 819 Die elektronischen Daten der Schweizerischen Bundeskanzlei wurden durch das Schweizerische Bundesarchiv übernommen. Les données électroniques de la Chancellerie fédérale suisse ont été reprises par les Archives fédérales suisses. I dati elettronici della Cancelleria federale svizzera sono stati ripresi dall'Archivio federale svizzero.