Lausanne, 19. Februar 2014
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 12. Februar 2014 (1C_495/2012)
Proporzwahlverfahren für den Grossen Rat des Kantons Wallis
Das Bundesgericht heisst eine von mehreren Stimmberechtigten aus verschiedenen  
Parteien gemeinsam erhobene Beschwerde gut und stellt fest, dass das Verfahren  
für die Wahl des Grossen Rats des Kantons Wallis vor der Bundesverfassung nicht  
standhält. Das bisher praktizierte Wahlsystem genügt den Anforderungen an ein  
Proporzwahlverfahren nicht, weil die Wahlkreise teilweise zu klein sind. Das  
Bundesgericht fordert die zuständigen kantonalen Behörden auf, eine bundesverfassungskonforme Wahlordnung zu schaffen.
Die Wahlen für den Grossen Rat erfolgen nach dem Proporzwahlverfahren. Dieses  
zeichnet sich dadurch aus, dass es den verschiedenen Gruppierungen eine Vertretung  
ermöglicht, die weitgehend ihren Wähleranteilen entspricht. Soweit in einer Mehrzahl  
von Wahlkreisen gewählt wird, hängt eine repräsentative Vertretung der politischen  
Gruppierungen unter anderem von der Grösse der Wahlkreise ab. Fehlen geeignete  
ausgleichende Massnahmen, sind zu kleine Wahlkreise mit einem echten Proporzwahlverfahren und im Grundsatz mit der Wahl- und Abstimmungsfreiheit (Art. 34 Abs. 2  
BV) nicht vereinbar. 
Wahlkreise sind im Kanton Wallis die Bezirke bzw. Halbbezirke. Die 130 AbgeordnetenSitze werden nach der Zahl der Schweizer Wohnbevölkerung auf sie verteilt. Bei der  
Wahl für die Legislaturperiode 2013-2017 wurden in der Hälfte der vierzehn Wahlkreise  
sechs oder weniger Sitze vergeben, in den beiden kleinsten Wahlkreisen gar nur zwei  
Sitze. So kleine Wahlkreise sind in einem Proporzwahlverfahren nicht zulässig, weil das  
natürliche Quorum für einen Sitzgewinn zwischen 14 % und 33 % beträgt. Das  
natürliche Quorum soll 10 % grundsätzlich nicht übersteigen. Dass die Wahlkreiseinteilung im Kanton Wallis historisch bedingt ist, rechtfertigt keine derart erheblichen  
Einbrüche in das Proporzwahlverfahren. Zwar hat das Bundesgericht vor zehn Jahren  
eine Beschwerde gegen das Wahlsystem mit Rücksicht auf die grosse Bedeutung der  
Bezirke abgewiesen. Seither haben sich aber die Umstände geändert: Zum einen sind  
Möglichkeiten bekannt geworden, die es erlauben, kleine Wahlkreise bestehen zu  
lassen und die damit verbundenen Mängel auszugleichen. Zum andern sind im Kanton  
Wallis organisatorische Bestrebungen im Gange, welche die Bedeutung der Bezirke  
relativieren.
Will der Kanton an den Bezirken bzw. Halbbezirken als Wahlkreise festhalten, so muss  
er in geeigneter Weise ausgleichende Massnahmen ergreifen. Zu denken ist namentlich  
an die Schaffung von Wahlkreisverbänden sowie an die Methode "Doppelter Pukelsheim". Entsprechende Verfahren haben sich in den letzten Jahren in verschiedenen  
Kantonen etabliert und bewährt. Es obliegt dem Walliser Gesetzgeber, die für eine mit  
der Bundesverfassung vereinbare Proporzwahl erforderlichen Voraussetzungen zu  
schaffen, wobei das Bundesgericht anmerkt, dass eine Stärkung des Proporzgedankens  
auch durch eine Wahlkreisreform auf Stufe Kantonsverfassung erreicht werden könnte. Lausanne, le 19 février 2014
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 12 février 2014 (1C_495/2012)
Election à la proportionnelle du parlement du canton du Valais
Le Tribunal fédéral admet le recours déposé par plusieurs électeurs et électrices de  
différents partis et constate que le mode d'élection à la proportionnelle au Grand  
Conseil du canton du Valais n'est pas conforme à la Constitution fédérale car il ne  
satisfait pas aux exigences de celle-ci. Certains arrondissements électoraux sont en  
effet de taille trop réduite. Le Tribunal fédéral prescrit aux autorités cantonales  
compétentes de prévoir un mode d'élection au Grand Conseil conforme à la  
Constitution fédérale.
L'élection selon le mode proportionnel doit conduire à une représentation des différents  
partis correspondant substantiellement au nombre de ses électeurs. Dans la mesure où  
l'élection a lieu dans plusieurs arrondissements électoraux, la représentation des partis  
politiques dépend notamment de la taille des arrondissements électoraux. Faute de  
mesures compensatrices adéquates, les petits arrondissements électoraux ne sont pas  
compatibles avec un vrai système de représentation proportionnelle, soit avec le  
principe de la liberté de vote et d'élection, y compris le principe de l'égalité du poids  
électoral (art. 34 al.  2 Cst.). 
Dans le canton du Valais, les 12 districts et les 2 demi-districts constituent les  
arrondissements électoraux. La répartition des 130 sièges des députés s'effectue  
d'après la population suisse de résidence. Lors de l'élection pour la législature 20132017, 6 sièges ou moins étaient attribués dans la moitié des 14 arrondissements  
électoraux et même 2 sièges seulement dans les deux circonscriptions électorales plus  
petites. De si petits arrondissements électoraux ne sont pas admissibles dans un mode  
d'élection à la proportionnelle car le quorum naturel pour obtenir un siège se situe dès  
lors entre 14% et 33%, alors qu'en principe il doit être inférieur à 10%.  
L'origine historique de la répartition des circonscriptions électorales en Valais ne justifie  
pas une telle entorse au système proportionnel. Il y a 10 ans, le Tribunal fédéral avait  
certes rejeté pour ce motif un recours déposé contre ce mode d'élection. Depuis lors,  
les circonstances ont changé: d'une part, il existe des méthodes permettant de laisser  
subsister de petites circonscriptions électorales et ainsi de compenser les défauts liés  
au découpage inégal des circonscriptions électorales; d'autre part, au sein même du  
canton du Valais, il y a des tendances de réformes organisationnelles qui relativisent  
l'importance des districts.
Ainsi, si le canton veut maintenir ses districts et demi-districts en circonscriptions  
électorales, il doit prendre des mesures compensatrices adéquates, soit regrouper  
plusieurs circonscriptions en des entités plus grandes, soit recourir par exemple au  
modèle dit "double Pukelsheim". Ces dernières années, plusieurs cantons ont mis sur  
pied différentes méthodes qui répondent à ces exigences. Il incombe au législateur  
valaisan de créer les conditions nécessaires pour une élection selon un mode  
proportionnel conforme à la Constitution fédérale. Le Tribunal fédéral remarque au  
demeurant  que  cet  objectif  pourrait  aussi  être  atteint  par  une  réforme  des  
arrondissements électoraux au niveau de la constitution cantonale.