<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2021-12-17-2C_858-2021.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2C_858/2021</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 17 décembre 2021</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. les Juges fédéraux Seiler, Président, </div> <div class="para">Donzallaz et Hartmann. </div> <div class="para">Greffier : M. de Chambrier. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">représenté par Me Minh Son Nguyen, avocat, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Service de la population du canton de Vaud, avenue de Beaulieu 19, 1014 Lausanne. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Refus de renouvellement de l'autorisation de séjour et renvoi de Suisse, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour de droit administratif et public, du 28 septembre 2021 (PE.2021.0083). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">A.________, né en 1977, ressortissant tunisien, serait, selon ses propres déclarations, entré en Suisse en 2011. Il a engagé des démarches en vue de mariage avec une ressortissante kosovare née en 1963, déjà mère de six enfants, divorcée et titulaire d'une autorisation d'établissement, au début de l'année 2014. Le Service de la population du canton de Vaud (ci-après: le Service de la population) l'a mis au bénéfice d'une tolérance de séjour le 8 décembre 2016. Le mariage a été célébré le 7 juin 2017 et, à la suite de celui-ci, le Service de la population a octroyé à l'intéressé une autorisation de séjour par regroupement familial, régulièrement renouvelée jusqu'au 6 juin 2020. </div> <div class="para">Par ordonnance de mesures protectrices de l'union conjugale du 16 juillet 2019, la séparation effective des époux a été fixée au 2 juillet 2019. </div> <div class="para">Par décision du 15 mars 2021, après diverses mesures d'instruction, le Service de la population a refusé de renouveler l'autorisation de séjour de l'intéressé et ordonné son renvoi de Suisse. L'intéressé a formé opposition contre cette décision, laquelle a été rejetée par cette même autorité le 12 mai 2021. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Par arrêt du 28 septembre 2021, la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal cantonal) a rejeté le recours interjeté par l'intéressé contre la décision sur opposition précitée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Agissant par la voie du recours en matière de droit public, A.________ demande au Tribunal fédéral, sous suite de frais et dépens, outre l'effet suspensif, la réforme de l'arrêt attaqué, en ce sens que son autorisation de séjour est prolongée. </div> <div class="para">Il n'a pas été ordonné d'échange des écritures. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">D'après l'<span class="artref">art. 83 let</span>. c ch. 2 LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions relatives à une autorisation de droit des étrangers à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. Le recourant, dont l'épouse est au bénéficie d'une autorisation d'établissement, se prévaut de façon défendable d'un droit à la poursuite de son séjour en Suisse fondé sur l'<span class="artref">art. 50 LEI</span> (RS 142.20). Il s'ensuit que le recours échappe à la clause d'irrecevabilité de l'<span class="artref">art. 83 let</span>. c ch. 2 LTF. La voie du recours en matière de droit public est donc en principe ouverte. </div> <div class="para">Les autres conditions de recevabilité du recours en matière de droit public sont également réunies (cf. art. 42, 82 let. a, 86 al. 1 let. d et al. 2, 89 al. 1, 90 et 100 al. 1 LTF), si bien qu'il convient d'entrer en matière. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.1.</b> Saisi d'un recours en matière de droit public, le Tribunal fédéral applique le droit d'office (<span class="artref">art. 106 al. 1 LTF</span>). Selon l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span> toutefois, il n'examine la violation de droits fondamentaux ainsi que celle de dispositions de droit cantonal et intercantonal que si ce grief a été invoqué et motivé par le recourant, c'est-à-dire s'il a été expressément soulevé et exposé de façon claire et détaillée (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=17.12.2021&amp;to_date=05.01.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-II-313%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page313">ATF 144 II 313</a> consid. 5.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=17.12.2021&amp;to_date=05.01.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F141-I-36%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page36">141 I 36</a> consid. 1.3). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.2.</b> Le Tribunal fédéral statue sur la base des faits établis par l'autorité précédente (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>), sous réserve des cas prévus à l'<span class="artref">art. 105 al. 2 LTF</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=17.12.2021&amp;to_date=05.01.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-I-155%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page155">ATF 142 I 155</a> consid. 4.4.3). Le recourant ne peut critiquer les constatations de fait ressortant de la décision attaquée que si celles-ci ont été effectuées en violation du droit au sens de l'<span class="artref">art. 95 LTF</span> ou de manière manifestement inexacte, c'est-à-dire arbitraire (sur cette notion, cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=17.12.2021&amp;to_date=05.01.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-II-355%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page355">ATF 142 II 355</a> consid. 6), et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (<span class="artref">art. 97 al. 1 LTF</span>), ce que le recourant doit démontrer (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">Aux termes de l'<span class="artref">art. 50 LEI</span> (RS 142.20), après dissolution de la famille, le droit du conjoint et des enfants à l'octroi d'une autorisation de séjour et à la prolongation de sa durée de validité en vertu des <span class="artref"><artref id="CH/142.20/42" type="start"></artref>art. 42 et 43 LEI</span><artref id="CH/142.20/43" type="end"></artref> subsiste lorsque l'union conjugale a duré au moins trois ans et que les critères d'intégration définis à l'<span class="artref">art. 58a LEI</span> sont remplis (let. a) ou lorsque la poursuite du séjour en Suisse s'impose pour des raisons personnelles majeures (let. b). Les raisons personnelles majeures visées à l'al. 1, let. b, sont notamment données lorsque le conjoint est victime de violence conjugale, que le mariage a été conclu en violation de la libre volonté d'un des époux ou que la réintégration sociale dans le pays de provenance semble fortement compromise (al. 2). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.1.</b> Il ressort de l'arrêt entrepris, dont les faits lient le Tribunal fédéral (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>), que la durée effective de l'union conjugale n'a pas atteint le seuil de trois ans requis par l'<span class="artref">art. 50 al. 1 let. a LEI</span>, puisque la vie conjugale a débuté le 7 juin 2017 et que la séparation est intervenue le 2 juillet 2019, soit après deux ans seulement. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.2.</b> Le recourant ne conteste pas que la condition des trois ans de mariage n'est pas remplie. Il critique en revanche la jurisprudence, sur laquelle s'est fondé le Tribunal cantonal, voulant que seules les années de mariage en Suisse sont prises en considération. Se référant à l'historique de la clause des trois ans, il critique le poids donné au mariage par la jurisprudence, alors que, selon lui et en substance, un couple marié ne donne pas plus de garantie qu'un couple non marié concernant les risques d'abus et l'intégration. Il met en avant qu'il est en couple avec son épouse de façon effective depuis le début de l'année 2014, année au cours de laquelle le couple a traversé l'épreuve d'une grossesse non aboutie. Il souligne que trois ans et demi se sont écoulés entre le début des démarches en vue du mariage et le prononcé de celui-ci. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.3.</b> En l'occurrence, le recourant ne présente pas de motifs qui justifieraient de s'écarter de la jurisprudence constante selon laquelle seules les années de mariage et non de concubinage sont pertinentes (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=17.12.2021&amp;to_date=05.01.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-II-345%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page345">ATF 140 II 345</a> consid. 4.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=17.12.2021&amp;to_date=05.01.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F136-II-113%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page113">136 II 113</a> consid. 3.3.1; arrêt 2C_334/2019 du 13 mai 2019 consid. 9.1; concernant les critères permettant un changement de jurisprudence, cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=17.12.2021&amp;to_date=05.01.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-V-307%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page307">ATF 139 V 307</a> consid. 6.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=17.12.2021&amp;to_date=05.01.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F138-III-270%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page270">138 III 270</a> consid. 2.2.2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=17.12.2021&amp;to_date=05.01.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F138-III-359%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page359">138 III 359</a> consid. 6.1). Par ailleurs, l'intéressé semble perdre de vue que l'<span class="artref">art. 50 al. 1 let. a LEI</span> se réfère expressément à la durée de l' "union conjugale" ( <i>Ehegmeinschaft</i>, <i>unione coniugale</i>). Sur ce point, le texte de cette disposition est clair, univoque et s'impose au Tribunal fédéral en vertu de l'<span class="artref">art. 190 Cst.</span> Le fait que la durée de la procédure de préparation au mariage ne soit pas toujours la même d'un cas à l'autre ne permet pas de s'écarter du système prévu par la législateur, qui a choisi de traiter différemment les couples selon qu'il sont mariés ou non. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ailleurs, le recourant invoque en vain la lenteur de la procédure qui a précédé son mariage. Il ressort en effet de l'arrêt entrepris que la durée de cette procédure a notamment été prolongée en raison de la précarité financière et professionnelle des fiancés et rien n'indique que le temps écoulé entre le début des démarches et la célébration du mariage serait dû à un comportement fautif des autorités. Au demeurant le recourant ne prétend pas que les conditions à la célébration de celui-ci auraient été remplies avant 2017. Le recourant ne remet pas en question, sous l'angle de l'arbitraire, les faits constatés sur ce point. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>8.</b> </div> <div class="para">A titre subsidiaire, le recourant se prévaut de l'<span class="artref">art. 50 al. 1 let. b LEI</span>, estimant que son séjour en Suisse s'impose pour des raisons personnelles majeures. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>8.1.</b> L'admission d'un cas de rigueur personnel survenant après la dissolution de la communauté conjugale suppose que, sur la base des circonstances d'espèce, la perte du droit de séjour découlant de la communauté conjugale ait des conséquences d'une intensité considérable sur les conditions de vie privée et familiale de la personne étrangère (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=17.12.2021&amp;to_date=05.01.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F138-II-393%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page393">ATF 138 II 393</a> consid. 3.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=17.12.2021&amp;to_date=05.01.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-II-345%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page345">137 II 345</a> consid. 3.2.3). La disposition en question laisse aux autorités une certaine liberté d'appréciation humanitaire (arrêt 2C_49/2021 du 20 mai 2021 consid. 2.1 et références). La question n'est pas de savoir s'il est plus facile pour la personne concernée de vivre en Suisse, mais uniquement d'examiner si, en cas de retour dans le pays d'origine, les conditions de la réintégration sociale, au regard de la situation personnelle, professionnelle et familiale de l'étranger, seraient gravement compromises (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=17.12.2021&amp;to_date=05.01.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-II-393%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page393">ATF 139 II 393</a> consid. 6; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=17.12.2021&amp;to_date=05.01.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-II-345%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page345">137 II 345</a> consid. 3.2.3; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=17.12.2021&amp;to_date=05.01.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F136-II-1%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page1">136 II 1</a> consid. 5.3). Le fait qu'un étranger puisse se prévaloir d'une intégration réussie ne suffit pas en soi pour remplir les conditions de l'<span class="artref">art. 50 al. 1 let. b LEI</span> (arrêts 2C_777/2015 du 26 mai 2016 consid. 5.1 non publié in <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=17.12.2021&amp;to_date=05.01.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-II-141%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page152">ATF 140 II 152</a>; arrêt 2C_49/2021 du 20 mai 2021 consid. 2.1 et l'autre référence citée). Pour le surplus, il peut être renvoyé aux considérants de l'arrêt entrepris (<span class="artref">art. 109 al. 3 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>8.2.</b> En l'occurrence, le recourant se réfère à l'<span class="artref">art. 31 al. 1 OASA</span> (RS 142.201), qui concrétise l'<span class="artref">art. 50 al. 1 let. b LEI</span>, en mettant en particulier en avant son intégration dans notre pays. Il mentionne à cet égard la durée de son séjour en Suisse, sa maîtrise du français, son autonomie financière, l'absence d'antécédents pénaux et de poursuites, sa bonne intégration sociale et professionnelle, ainsi que de très fortes attaches familiales en Suisse, notamment avec sa soeur. Il fait également valoir les circonstances de sa séparation, en précisant ne pas avoir été accepté par les enfants de son épouse, ainsi que la dégradation de la situation à la suite du décès d'un des enfants de celle-ci, ainsi que la situation politico-sociale en Tunisie. </div> <div class="para">Ces éléments, à savoir la durée de présence et l'intégration en Suisse, ainsi que les possibilités de réintégration dans l'Etat de provenance, sont pertinents mais non décisifs à eux seuls, pour juger de l'existence d'un cas d'extrême gravité, respectivement de l'existence de raisons personnelles majeures (cf. arrêt 2C_49/2021 du 20 mai 2021 consid. 2.2). Ils ont, de plus, été correctement pris en compte par l'autorité précédente. A cet égard, il ressort en particulier de l'arrêt attaqué que la durée du séjour en Suisse du recourant ne saurait être déterminante, puisque celui-ci n'a vu sa situation régularisée qu'en juin 2017 (les années passées dans l'illégalité ou au bénéfice d'une simple tolérance ne comptent pas; cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=17.12.2021&amp;to_date=05.01.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-II-1%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page1">ATF 137 II 1</a> consid. 4.3; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=17.12.2021&amp;to_date=05.01.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-II-10%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page10">134 II 10</a> consid. 4.3). En outre, son intégration doit également être relativisée puisqu'il découle aussi de cet arrêt que l'intéressé n'a exercé son activité de nettoyeur à plein temps qu'à partir du 1er avril 2021 et qu'avant cela, il bénéficiait de revenus d'insertion. Il ne ressort pas non plus de l'arrêt querellé d'éléments permettant de retenir l'existence de violence domestique au sens de l'<span class="artref">art. 50 al. 1 let. b LEI</span>. Enfin, l'autorité précédente a retenu que le recourant, qui était encore jeune (relativement), en bonne santé et sans enfant, disposait des ressources nécessaires à une réintégration dans son pays d'origine, pays dans lequel il était né et avait passé la majeure partie de sa vie et où résidait la plupart des membres de sa famille. L'autorité précédente relève par ailleurs à juste titre que l'attachement de l'intéressé pour sa soeur aînée, seule proche parente vivant en Suisse, et pour les enfants de celle-ci ne saurait fonder une raison personnelle majeure. Sur ce point, il ne ressort pas de l'arrêt attaqué qu'il existerait un lien de dépendance particulier entre le recourant et les membres de sa famille vivant en Suisse. Les arguments invoqués par le recourant ne suffisent pas à démontrer qu'un départ de Suisse représenterait un déracinement excessif au point de constituer une raison personnelle majeure donnant droit à une autorisation de séjour au sens de l'<span class="artref">art. 50 al. 1 let. b LEI</span>. Enfin, la simple référence à la situation socio-politique en Tunisie ne suffit pas pour retenir un cas de rigueur. Au surplus, il peut être renvoyé à l'arrêt attaqué (<span class="artref">art. 109 al. 3 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>8.3.</b> Il découle de ces éléments que les juges précédents n'ont pas violé l'<span class="artref">art. 50 al. 1 let. b LEI</span> ni l'<span class="artref">art. 31 al. 1 OASA</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>9.</b> </div> <div class="para">Les considérants qui précèdent conduisent au rejet du recours, en application de la procédure de l'<span class="artref">art. 109 al. 2 let. a LTF</span>. La requête d'effet suspensif déposée simultanément devient ainsi sans objet. Succombant, le recourant supportera les frais judiciaires (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). Il n'est pas alloué de dépens (cf. <span class="artref"><artref id="CH/173.110/68/3" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/68/1" type="start"></artref>art. 68 al. 1 et 3 LTF</span><artref id="CH/173.110/68/3" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/3" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 2'000 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au mandataire du recourant, au Service de la population du canton de Vaud, au Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour de droit administratif et public, et au Secrétariat d'Etat aux migrations. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 17 décembre 2021 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Seiler </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : de Chambrier </div> </div></body></html>