<h2>SubmittedText<h2><p>J'interpelle le Conseil fédéral avec les questions suivantes :</p><p>1. Afin d'accéder plus facilement aux Alpes vaudoises et au Valais, le tronçon routier de Montbovon-Rossinière et l'évitement de la ville de Bulle peuvent-ils être accélérés afin d'offrir des voies de circulation à nos hôtes avec une fluidité plus ou moins acceptable ?</p><p>2. Admet-il qu'il y a mauvaise coordination du chantier si tous les accès des Alpes provenant de la Suisse romande sont en chantier simultanément ?</p><p>3. N'estime-t-il pas que l'offre des transports publics devrait être nettement améliorée avec des trains toutes les 20 minutes sur le tronçon Saint-Maurice-Lausanne entre 7 et 8 heures 30 le matin direction Lausanne et le soir de 17 à 18 heures 30 direction Valais ? (Ces rames de trains devraient être de grande capacité comme p. ex. les trains à deux étages. Il est bien entendu que des parkings provisoires devraient être mis à disposition des usagers près des gares concernées.)</p><p>4. Pour faire suite à la question précédente, est-il prêt à demander aux Chemins de fers fédéraux d'entreprendre immédiatement les travaux pour rehausser le Tunnel de Burier et celui de Saint-Maurice afin que les rames à deux étages puissent circuler normalement ?</p><p>5. La création d'un troisième tube de sécurité à Glion pourrait être utilisée pour dévier provisoirement les véhicules pendant le chantier. Cette solution a-t-elle été étudiée et combien coûterait celle-ci ?</p><p>6. Le secteur du tourisme demande au minimum la réouverture du tunnel pendant les périodes estivales, soit du 10 juillet au 31 août 2004 et de même pour l'été 2005. Le Conseil fédéral est-il prêt à accepter cette demande afin d'éviter une trop grosse perte à ce secteur économique ?</p><p>7. Les régions périphériques et de montagne sont pénalisées par la centralisation des services et des industries sur les grandes villes. Afin d'éviter une pénalisation encore plus importante des régions touristiques Alpes vaudoises-Valais, le Conseil fédéral est-il prêt à faire un effort financier, en mettant un budget à disposition du secteur touristique pour optimiser l'information à la clientèle ?</p><p>8. Est-il prêt à reporter les travaux d'une année, voire deux ans, jusqu'à la mise en place de mesures d'accompagnement acceptables ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>1. Le tronçon Bulle-Aigle via le Col des Mosses mesure 54 kilomètres et son point culminant se situe à un peu plus de 1400 mètres d'altitude. Il faut environ 1 heure 20 minutes pour le parcourir.</p><p>Le contournement Bulle-La Tour-de-Trême constitue une liaison routière nouvelle. Sa réalisation n'entravera pas la traversée de ces deux localités et il n'y aura donc pas de perte de temps. On gagnerait certes quelques minutes si cet évitement était en service, mais cela représente peu de chose par rapport à la durée entière du trajet Bulle-Aigle. En outre, il s'agit d'un projet de grande envergure dont le coût s'élève à plus de 200 millions de francs et qui sera en chantier jusqu'en 2009. Même en accélérant les travaux - si tant est que cela soit financièrement et techniquement réalisable - il ne serait pas possible d'ouvrir le contournement en question avant la réfection du tunnel de Glion.</p><p>Le projet routier Montbovon-Rossinières, quant à lui, est de taille moyenne. Selon le programme établi, son achèvement est prévu pour 2008. Contrairement à l'évitement de Bulle, le trafic devra y être maintenu pendant les travaux, ce qui est de nature à en ralentir l'avancement. Les accélérer aurait par conséquent les mêmes effets que dans le cas dudit contournement. Cependant, dès 2004, les chantiers signalisés seront plus courts qu'en 2003. Le trafic y sera inévitablement perturbé, mais dans une mesure que l'on peut globalement qualifier d'assez peu importante.</p><p>2. Le vieillissement du réseau des routes nationales va entraîner une augmentation des besoins d'entretien au cours des années à venir. Selon la situation, ces travaux se traduiront par des perturbations plus ou moins importantes du trafic. A titre préventif, la Confédération a renforcé la coordination en matière de planification de l'entretien des routes nationales à la fin des années nonante, de telle sorte que les chantiers ne causent qu'un minimum d'entraves à la circulation sur l'ensemble du réseau. Cette stratégie s'applique également à la réfection du tunnel de Glion.</p><p>La Confédération n'a toutefois aucune emprise sur la planification et la coordination des travaux d'entretien des routes principales, cantonales et communales.</p><p>3./4. Les CFF ne restent pas les bras croisés face aux besoins du marché et à la demande accrue que connaît la vallée du Rhône. D'une part, ils vont étoffer l'offre ferroviaire générale aux heures de pointe : six trains interrégionaux ou directs circuleront entre 7 et 8 heures 30 direction Lausanne (en plus des trains régionaux) et huit trains quitteront cette ville à destination du Valais entre 17 et 18 heures 30. Quant au trafic régional, il sera intégralement assuré à une cadence semi-horaire dès 2005. D'autre part, des mesures ciblées vont être prises en raison de la réfection du tunnel de Glion. S'agissant du trafic de longue distance, des trains supplémentaires sont prévus à raison d'un en 2004 et de deux en 2005 direction Lausanne le matin, de deux à partir de 2005 direction Valais le soir. Au niveau du trafic régional, la capacité de transport (en termes de places assises) augmentera de 23 % grâce aux voitures ajoutées aux compositions. Elle s'accroîtra de 54 % de par l'introduction précitée de la cadence semi-horaire envisagée pour 2005 et devrait ainsi suffire à éviter l'utilisation de rames à deux étages. Dans cette optique, il n'est pas nécessaire de rehausser les tunnels de Burier et de Saint-Maurice.</p><p>Comme pour l'Expo.02, il est prévu d'adapter les offres à la demande pour le trafic de loisirs. Enfin, les CFF examinent la mise à disposition de parkings supplémentaires sur le tronçon Sierre-Villeneuve pour les navetteurs domiciliés à l'écart du réseau des transports publics.</p><p>5. L'urgence de la réfection du tunnel de Glion interdit de différer ces travaux. Quant à la création d'un troisième tube, elle a été envisagée, mais au vu de l'ampleur de son coût (de 130 à 150 millions de francs) et de la durée probable de ce chantier (de huit à quinze ans), le projet s'est révélé irréalisable. Ces investissements seraient par ailleurs disproportionnés si l'ouvrage ne devait demeurer en service que durant les huit mois desdits travaux. Enfin, l'intégration ultérieure du nouveau tube dans l'autoroute actuelle causerait des problèmes techniques de construction en raison des ponts qui se situent aux deux extrémités du tunnel.</p><p>6. Les travaux d'entretien sont toujours planifiés de manière à limiter le plus possible la durée des chantiers, d'une part, et les perturbations du trafic, d'autre part. C'est dans ce sens qu'ils auront lieu 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Les interrompre reviendrait à les prolonger d'au moins une année, ce qui entraînerait de nouveaux surcoûts. En outre, la mise en service du tunnel pendant ces deux mois d'interruption des opérations poserait des problèmes de sécurité, vu que les systèmes nécessaires ne seraient pas encore opérationnels à ce moment.</p><p>7. La diffusion permanente d'informations régulièrement mises à jour est prévue sur les sites Internet www.glion-fute.ch et www.cff.ch. Par ailleurs, la radio renseignera en continu les usagers de la route sur la situation du trafic. Quant à la législation concernée, elle n'attribue à la Confédération, en matière d'informations routières, aucune compétence dépassant les conseils spécifiques donnés aux cantons (art. 57c LCR). Il n'existe donc pas de base légale proprement dite pour le financement souhaité par l'auteur de l'interpellation.</p><p>8. Mis en service voici plus de trente ans, le tunnel de Glion est un des plus anciens du réseau des routes nationales. Sa conception et ses équipements techniques, ventilation en tête, ne répondent plus aux normes de sécurité. Un incendie risquerait de causer d'importants dommages. C'est donc pour des raisons de sécurité, précisément, que la Confédération et les cantons ont décidé de mettre les bouchées doubles.</p><p>Des mesures d'accompagnement ont été prévues durant la réfection de l'ouvrage. Intensément discutées et coordonnées avec les cantons et les milieux concernés, elles tiennent compte des expériences faites par la Confédération en rapport avec d'autres chantiers analogues. ElIes continueront d'être développées d'ici au début des travaux d'entretien, puis elles seront évidemment améliorées pendant ces derniers et adaptées à la situation. Tout est réellement mis en oeuvre pour réduire au minimum les entraves à la circulation. Un report d'un ou deux ans ne changerait rien à l'affaire.</p>  Réponse du Conseil fédéral.