<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <a name="idp269664"></a><div class="big bold">Urteilskopf</div> <br/>96 IV 194<br/><br/><br/><div class="paraatf">43. Extrait de l'arrêt de la Cour de cassation pénale du 21 décembre 1970 dans la cause Baillif contre Ministère public du canton de Vaud.</div> <div class="paraatf"></div> <a name="idp271088"></a> <a name="idp274736"></a><br/><div id="regeste" lang="de"> <div class="big bold">Regeste</div> <br/><div class="paraatf">Üble Nachrede, <span class="artref">Art. 173 StGB</span>. <div class="paratf">Das Kind ist im Verhältnis zu Vater und Mutter ein Dritter. </div> </div> </div> <a name="idp278160"></a> <br/><div> <a name="idp281616"></a><span class="big bold" id="erwaegungen">Erwägungen</span> <span class="small">ab Seite 194</span> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="page194"></a><div class="center pagebreak">BGE 96 IV 194 S. 194</div> </div> <div class="paraatf">Le recourant allègue qu'ayant porté atteinte à l'honneur de sa femme en s'adressant à leur fils, il n'a pu commettre le délit de diffamation, l'enfant n'étant pas un tiers, au sens de l'art. 173 CP, par rapport à ses parents. Ce moyen est mal fondé. La jurisprudence a donné du tiers une définition large, que nécessite la protection de l'honneur des personnes (RO 86 IV 209). On ne saurait refuser la qualité de tiers à l'enfant de deux conjoints, car cela permettrait à chacun des parents de porter impunément, devant lui, atteinte à l'honneur de l'autre. Ce serait insupportable, particulièrement lorsqu'il s'agit d'époux vivant séparés dont l'un garde les enfants, tandis que l'autre conserve des relations personnelles avec eux.</div> </div></body></html></html>