An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 7. August 2014
Embargo: 7. August 2014, 15:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteile vom 22. Juli 2014 (1B_420/2013, 1B_424/2013, 1B_436/2013)
Strafverfahren gegen Christoph Blocher
Die Zürcher Staatsanwaltschaft darf für ihre Strafuntersuchung gegen Christoph  
Blocher  die  im  März  2012  bei ihm beschlagnahmte  Korrespondenz  mit der  
"Weltwoche" nicht verwenden. Die Dokumente unterliegen dem journalistischen  
Quellenschutz und dürfen deshalb nicht entsiegelt werden. Die Hausdurchsuchungen als solche waren aber zulässig. Das Bundesgericht heisst die Beschwerde von  
Christoph Blocher teilweise gut. Abgewiesen hat das Gericht seine Beschwerde  
gegen die rückwirkende Erhebung von Telefondaten.
Die Staatsanwaltschaft III des Kantons Zürich führt gegen Christoph Blocher ein  
Strafverfahren wegen des Verdachts der Gehilfenschaft und der versuchten Verleitung  
zur Verletzung des Bankgeheimnisses. Sie wirft ihm vor, im Dezember 2011 den Angestellten einer Privatbank bei sich zu Hause empfangen zu haben, der im Besitz von  
vertraulichen Informationen über den damaligen Präsidenten der Nationalbank, Philipp  
Hildebrand, gewesen sei. Der Bankangestellte habe die Unterlagen offen gelegt und  
Christoph Blocher habe ihm Unterstützung in Aussicht gestellt, falls er deshalb seine  
Stelle verlieren sollte. Zudem soll Christoph Blocher darauf hingewirkt haben, den Bankangestellten mit einem Journalisten in Kontakt zu bringen, der im Zusammenhang mit  
den privaten Bankgeschäften von Philipp Hildebrand am Recherchieren gewesen sei.
Am 20. März 2012 durchsuchte die Staatsanwaltschaft das Haus von Christoph Blocher  
und die Räume einer Aktiengesellschaft. Dabei wurden verschiedene Unterlagen und  
Datenträger sichergestellt, die noch gleichentags versiegelt wurden. Weiter wurde im  
Frühjahr 2012 die rückwirkende Erhebung der Telefonkontakte von Christoph Blocher in  
der Zeit vom 4. November 2011 bis zum 13. Januar 2012 angeordnet. Im November  
2013 entschied das Obergericht des Kantons Zürich, die versiegelten Unterlagen der  
Staatsanwaltschaft zur Untersuchung zu überlassen. Zuvor waren Dokumente ausgesondert worden, die unter das Anwalts- beziehungsweise das Amtsgeheimnis fallen. Die  
rückwirkende Telefonüberwachung wurde vom Obergericht bestätigt.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde von Christoph Blocher bezüglich der Entsiegelung teilweise gut und weist diejenige zur Telefonüberwachung ab. Das Obergericht wird verpflichtet, aus den beschlagnahmten Unterlagen zusätzlich noch diejenigen Dokumente auszusondern, die den Verkehr zwischen Christoph Blocher und der  
"Weltwoche", beziehungsweise den dort tätigen Journalisten betreffen. Entsprechende  
Korrespondenz und Aufzeichnungen dürfen nicht für das Strafverfahren der Staatsanwaltschaft freigegeben werden, da sie dem Quellenschutz für Medienschaffende und  
damit grundsätzlich dem Beschlagnahmeverbot unterliegen (Artikel 172 und 264 der  
Strafprozessordnung). Gegenstände und Unterlagen werden vom gesetzlichen Beschlagnahmeverbot "ungeachtet des Ortes, wo sie sich befinden" erfasst. Es gilt damit  
nicht nur für journalistische Dokumente, die bei Medienschaffenden liegen, sondern  
auch für solche im Gewahrsam der beschuldigten Person oder von Dritten.
Das Obergericht wird zudem darüber zu befinden haben, ob und inwieweit der  
Staatsanwaltschaft Kopien der Agenda von Christoph Blocher überlassen werden können.
Was die Hausdurchsuchungen als solche betrifft, war es entgegen der Ansicht des  
Beschwerdeführers nicht notwendig, dafür eine Ermächtigung der jeweiligen Präsidien  
des National- oder Ständerates einzuholen, da die vorgeworfenen Straftaten in keinem  
unmittelbaren Zusammenhang mit der amtlichen Stellung oder Tätigkeit des damaligen  
Nationalrats Christoph Blocher stehen.
In Bezug auf die rückwirkende Erhebung der Telefonkontakte kommt das Bundesgericht  
zum Schluss, dass die Staatsanwaltschaft formell korrekt vorgegangen ist. Ihre Anordnung hat sie gegenüber dem Obergericht eingehend begründet. Das Obergericht seinerseits hat das rechtliche Gehör von Christoph Blocher nicht verletzt. A tous les journalistes accrédités auprès  
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 7 août 2014
Embargo : 7 août 2014, 15:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêts du 22 juillet 2014 (1B_420/2013, 1B_424/2013, 1B_436/2013)
Procédure pénale contre Christoph Blocher
Dans le cadre de l'instruction pénale ouverte contre Christoph Blocher, le Ministère  
public zurichois ne peut pas utiliser la correspondance avec le journal "Weltwoche"  
séquestrée en mars 2012. Cette documentation bénéficie de la protection des  
sources des professionnels des médias et les scellés ne peuvent être levés. Quant  
aux perquisitions effectuées, ces mesures étaient en l'espèce admissibles. Le  
Tribunal fédéral admet ainsi partiellement le recours déposé à cet égard par  
Christoph Blocher. Il rejette en revanche son recours relatif au contrôle rétroactif des  
télécommunications.
Le Ministère public III du canton de Zurich instruit une enquête contre Christoph Blocher  
pour complicité et tentative de violation du secret bancaire. Il lui est reproché d'avoir, en  
décembre 2011, reçu à son domicile l'employé d'une banque privée qui détenait des  
informations confidentielles sur l'ancien président de la Banque nationale, Philipp  
Hildebrand. L'employé bancaire aurait permis l'accès à ces documents et Christoph  
Blocher l'aurait assuré de son soutien dans l'hypothèse où l'employé devrait perdre son  
emploi. En outre, Christoph Blocher l'aurait mis en contact avec un journaliste qui  
enquêtait sur les affaires bancaires privées de Philipp Hildebrand.
Le 20 mars 2012, le Ministère public a fait perquisitionner la maison de Christoph  
Blocher, ainsi que les locaux d'une société anonyme. Les différents documents et  
disques durs alors saisis ont été placés ce même jour sous scellés. Par ailleurs, au  
printemps 2012, un contrôle rétrospectif des télécommunications pour la période du 4  
novembre 2011 au 13 janvier 2012 a été ordonné. En novembre 2013, après avoir  
écarté les pièces sous scellés couvertes par le secret professionnel de l'avocat,  
respectivement par le secret de fonction, le Tribunal cantonal a levé les scellés apposés  
sur les autres documents. Il a en outre confirmé la surveillance téléphonique rétroactive.
Le Tribunal fédéral a admis partiellement le recours interjeté par Christoph Blocher  
contre la levée des scellés, rejetant en revanche les griefs relatifs à la surveillance  
téléphonique. Selon ses considérants, le Tribunal cantonal se voit contraint de retirer de  
la documentation saisie les pièces en lien avec les relations intervenues entre Christoph  
Blocher et le journal "Weltwoche", respectivement celles en lien avec les journalistes qui  
y travaillent. Cette correspondance, ainsi que les dossiers y relatifs ne peuvent pas être  
utilisés dans le cadre de l'enquête du Ministère public, dès lors qu'ils bénéficient de la  
protection des sources des professionnels des médias, ne pouvant en principe pas être  
séquestrés (articles 172 et 264 du Code de procédure pénale). Ces objets et documents  
sont protégés par l'interdiction légale de séquestre "quel que soit l'endroit où ils se  
trouvent". Cela ne vaut pas seulement pour la documentation journalistique se trouvant  
en mains des médias, mais également pour celle détenue par le prévenu ou un tiers.
Le Tribunal cantonal devra également examiner si et dans quelle mesure le Ministère  
public peut utiliser des copies de l'agenda de Christoph Blocher.
En  ce  qui  concerne  la  perquisition  proprement  dite,  il  n'était  pas  nécessaire,  
contrairement à ce que soutient le recourant, d'obtenir une autorisation des collèges  
présidentiels des deux conseils dès lors que les faits reprochés à Christophe Blocher ne  
sont pas en lien direct avec sa fonction ou son activité officielle d'ancien Conseiller  
national.
S'agissant du contrôle rétroactif des télécommunications, le Tribunal fédéral retient que  
le Ministère public a agi de manière correcte sur le plan formel. Il a ainsi motivé de  
façon détaillée cette mesure devant le Tribunal cantonal. Ce dernier n'a, pour sa part,  
pas violé le droit d'être entendu du recourant.