9. Oktober 1987 N 1485 Interpellation Aubry 1. diejenigen Personen zu ermitteln und bestrafen zu lassen, welche «tsi-Münzen» prägen und in Umlauf bringen? 2. diejenigen Personen zu ermitteln und unter Anklage zu stellen, welche sich solcher Münzen bedienen und damit Tatbestände des Strafgesetzbuches erfüllen? 3. Auskunft darüber zu geben, warum dem geschädigten Unternehmer keine Hilfe von Seiten der Behörden zuteil wurde? Texte de l'interpellation du 19 juin 1987 Un entrepreneur bernois, Daniel Brechtbühl, qui est proprié- taire, dans la région de Berne, de quatre stations d'essence équipées de distributeurs automatiques (pièces de monnaie/ billets de banque), a subi plusieurs fois, depuis l'automne 1984, un préjudice pécuniaire du fait que des inconnus ont pu obtenir de l'essence en utilisant de la fausse monnaie. Les pièces en question ont exactement la même dimension et la même épaisseur que les pièces officielles de deux et de cinq francs. Elles portent cependant, gravée sur une face, l'inscription «tsi» et, sur l'autre face, le chiffre 10 (grosse pièce) ou 5 (petite pièce). Au total, environ 500 de ces pièces ont été utilisées frauduleusement dans des distributeurs automatiques d'essence. Le dernier cas date du 5 juin 1987. L'entrepreneur lésé en a informé successivement, dès 1985, la police, le Ministère public de la Confédération, la Banque nationale et la Monnaie fédérale. Il n'a reçu une aide efficace d'aucun de ces organes; il n'a même pas été informé de l'état de l'enquête. Au vu de ce qui précède, le Conseil fédéral est-il prêt 1. A faire rechercher et punir les personnes qui frappent des monnaies «tsi» et les mettent en circulation? 2. A faire rechercher et inculper les personnes qui utilisent de telles pièces et commettent de ce fait une infraction prévue dans le code pénal? 3. A expliquer pourquoi l'entrepreneur lésé n'a reçu aucune aide de la part des autorités? Mitunterzeichner- Cosignataire: Keine - Aucun Schriftliche Begründung - Développement par écrit - Gemäss Artikel 9 Absatz 1 des Bundesgesetzes über das Münzwesen vom 18. Dezember 1970 wird mit Busse bestraft, wer «ohne Bewilligung des Eidgenössischen Finanz- und Zolldepartementes Gegenstände herstellt oder einführt, die den in Kurs stehenden Münzen in Gepräge, Gewicht oder Grosse ähnlich sind». - Manipulationen an Warenautomaten, durch welche man sich die angebotene Ware unrechtmässig beschafft, fallen nach der bundesrechtlichen Rechtsprechung unter den Tat- bestand von Artikel 137 (Diebstahl) oder 138 (Entwendung) des Strafgesetzbuches (cf. BGE 104 IV 73). Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 26. August 1987 Rapport écrit du Conseil fédéral du 26 août 1987 Auf Bestellung des Tessiner Fernsehens (TSI) stellte eine Graveur- und Prägewerkstatt im Jahr 1973 im Kanton Zürich folgende Jetons her: 1. 5000 Stück, ungefähr in Fünffrankengrösse, 2. 5140 Stück, ungefähr in Zweifrankengrösse. Damit konnten die Mitarbeiter des Tessiner Fernsehens zwi- schen 1973 und 1982 an der betriebsinternen Tankstelle 10 oder 5 Liter Treibstoff beziehen. Gemäss Artikel 9 des Bundesgesetzes über das Münzwesen vom 18. Dezember 1970 ist die Herstellung münzähnlicher Gegenstände ohne Bewilligung des Eidgenössischen Finanzdepartementes nur als Uebertretung strafbar. Von einem Strafverfahren gegen den Hersteller musste demnach im Juni 1985, als die Bundesanwaltschaft vom Tatbestand Kenntnis erhielt, infolge eingetretener Verjährung abgese- hen werden. Aber bereits am 16. August 1982 wurde die TSI-Tankstelle mit einem Banknotenautomaten ausgerüstet und das Tessi- ner Fernsehen ordnete von sich aus die Einziehung der Jetons an. Bis auf 24 Jetons für 10 Liter und 107 Jetons für 5 Liter konnten bis zum 1. Juni 1986 alle sich noch in Umlauf befindenden Jetons eingezogen werden. Der Geschädigte lieferte die Münzen aus seinen Benzinauto- maten im Raum Bern an die Schweizer Nationalbank ab. Als sich im Sommer 1985 etwa 30 «tsi-Münzen» in einer Abliefe- rung befanden, wurde er von der Nationalbank darüber informiert, dass er gegen unbekannte Täterschaft bei den Behörden des Kantons Bern Strafanzeige wegen Diebstahls (Art. 137 StGB), allenfalls Entwendung (Art. 138 StGB) erstatten könne. Dies hat er bis heute nicht getan. Der oder die Verbreiter dieser «tsi-Münzen» konnten bisher nicht ermittelt werden. Le président: L'interpellateur est satisfait de la réponse du Conseil fédéral. #ST# 86.986 Interpellation Aubry Gefälschte Marschbefehle Ordres de marche contrefaits Wortlaut der Interpellation vom 1. Dezember 1986 1. Welches sind die provisorischen Ergebnisse der Untersu- chung über die Urheber der gefälschten Marschbefehle? 2. Von welcher Qualität sind die gefälschten Marschbe- fehle? Kann man sie leicht von einem ordnungsgemäss ausgestellten Marschbefehl unterscheiden? 3. Wie kommt es, dass die Fälscher militärische Adressen (ca. 400) besitzen? Ist gewissen militärischen Stellen Nach- lässigkeit vorzuwerfen? 4. Wie kommt es, dass die Oeffentlichkeit über ein Lokalra- dio von dieser unerfreulichen Aktion mit den falschen Marschbefehlen erfährt? Ab wann waren das EMD sowie die Kommandanten des Armeekorps, Div4 bzw. 11, darüber orientiert, dass falsche Marschbefehle versandt worden sind? 5. Welche Schlüsse zieht das EMD aus dieser Angelegen- heit, die unseres Erachtens beunruhigend ist? Was hat man im Rahmen unserer Vorbereitungen für eine Generalmobil- machung vorgekehrt, um für solche Aktionen - die schon Verwirrung stiften, wenn es in Friedenszeiten eine mechani- sierte Division aufzubieten gilt- gerüstet zu sein? Texte de l'interpellation du 1er décembre 1986 I.Quelles sont les résultats provisoires qu'a produit l'en- quête ayant trait aux auteurs des ordres de marche faussés? 2. Quelle est la qualité des ordres de marche faussés, peut- on les distinguer facilement d'un ordre de marche en bonne et due forme? 3. Comment se fait-il que les faussaires se trouvent en pos- session d'adresses militaires (environ 400)? Y a-t-il eu négli- gence de la part de certaines autorités militaires? 4. Comment se fait-il que le public apprend l'existence de cette action fâcheuse de faux ordres de marche par une radio locale? A partir de quelle date le Département militaire fédéral, les cdts de corps, div4, resp. 11, étaient-ils ren- seignés de l'envoi de ces ordres de marche truqués? 5. Quelles sont les conclusions que le Department militaire fédéral tire de cette affaire que nous considérons comme inquiétante? Dans nos préparatifs de mobilisation générale, comment se prépare-t-on à affronter de telles actions qui sèment déjà le trouble lorsqu'il ne s'agit de mobiliser qu'une division mécanisée en temps de paix? Mitunterzeichner - Cosignataire: Keine - Aucun Schriftliche Begründung - Développement par écrit L'auteur renonce au développement et demande une réponse écrite.Interpellation Ziegler 1486 N 9 octobre 1987 Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 13. Mai 1987 Rapport écrit du Conseil fédéral du 13 mai 1987 Au sujet de l'envoi en question, il convient de préciser qu'il ne s'agissait pas de cartes-ordres de marche, mais d'une lettre falsifiée annonçant aux destinataires qu'ils recevraient un nouvel ordre de marche. Pour fabriquer cette lettre, les auteurs ont recouvert le texte d'une lettre signée par le commandant de la division mécanisée 11 dont ils ont fait une photocopie, obtenant ainsi un document de base neutre portant la signature photocopiée du divisionnaire Gadient. Le contenu de la lettre était maladroit et non crédible; c'est pourquoi seulement 20 pour cent des destinataires ont réagi en s'adressant aux organes responsables. Le 17 décembre 1986, le Ministère public de la Confédéra- tion a ouvert contre auteur inconnu une procédure sous forme d'enquête de police avec inculpation de falsification d'ordres de mise sur pied ou d'instructions (art. 177 CPS). Malgré une enquête approfondie, il n'a pas été possible jusqu'à présent de mettre la main sur les auteurs. Pour le choix des destinataires, les auteurs n'ont pas utilisé des listes d'adresses militaires, mais ont envoyé leur lettre au hasard à des adresses tirées de l'annuaire téléphonique de la ville de Winterthour. Par conséquent, les organes militaires ne se sont pas rendus coupables de négligence. L'envoi de la lettre falsifiée annonçant une nouvelle mise sur pied a eu lieu le 11 novembre 1986, par l'intermédiaire des offices postaux «Hauptbahnhof, 8003 Zurich» et «Mühle- gasse, 8025 Zurich». Le contenu de la lettre a été envoyé à la presse par des tiers privés. Les organes de commandement compétents de l'armée et le Département militaire fédéral ont été informés de l'opération par le commandement d'ar- rondissement de Winterthour, le 12 novembre 1986. De l'avis du Conseil fédéral et du Département militaire, aucune nouvelle mesure ne s'impose au sujet de cette opération. Le président: L'interpellatrice n'est que partiellement satis- faite de la réponse du Conseil fédéral. #ST# 87.448 Interpellation Ziegler Einsatz von C-Kampfstoffen. Völkerrechtliche Verträge Utilisation des toxiques de combat. Conventions internationales Wortlaut der Interpellation vom 15. Juni 1987 Auf I.Juni 1987 trat die Verordnung des EMD über die Bezeichnung bewilligungspflichtiger Substanzen in Kraft. Darin kommt wohl auch zum Ausdruck, dass der Bundesrat selbst nicht mehr an die Einhaltung entsprechender völker- rechtliche Verträge glaubt, die den Einsatz von chemischen Kampfstoffen verbieten. 1. Teilt der Bundesrat die Besorgnis über die wachsende Aufrüstung mit chemischen Kampfstoffen - auch in den Signatarstaaten? 2. Welche konkreten Massnahmen werden vom Bundesrat getroffen, um den Bestimmungen dieser Verträge wieder mehr Nachachtung zu verschaffen? 3. Sind über die schon in verschiedenen Antworten des Bundesrates erwähnten mündlichen Vorstösse und Appelle konkrete Bestrebungen in dieser Richtung geplant? 4. Welche Konsequenzen zieht der Bundesrat aus der zunehmenden Missachtung dieser Verträge für die Kampf- führung und Ausrüstung der Armee wie auch für die Ausrü- stung der Zivilbevölkerung? Texte de l'interpellation du 15 juin 1987 Le 1er juin 1987 est entrée en vigueur l'ordonnance du DMF concernant la désignation des substances chimiques sou- mises à autorisation. On peut vraisemblablement en conclure que le Conseil fédéral lui-même ne croit plus au respect des traités internationaux interdisant l'utilisation des armes chimiques. 1. Le Conseil fédéral est-il lui aussi inquiet de voir proliférer les armes chimiques même dans les Etats qui ont adhéré aux conventions interdisant leur utilisation? 2. Quelles mesures concrètes le Conseil fédéral prend-il afin de promouvoir un meilleur respect des dispositions de ces traités? 3. Le Conseil fédéral a-t-il l'intention de prendre des mesures concrètes en plus de ses appels et interventions orales, dont il a parlé à plusieurs reprises dans ses réponses. 4. Quelles conséquences le Conseil fédéral tire-t-il de l'aug- mentation du nombre des cas de violation de ces conven- tions en ce qui concerne la conduite du combat ainsi que l'équipement de la troupe et de la population civile? Mitunterzeichner - Cosignataire: Keine - Aucun Schriftliche Begründung - Développement par écrit Die chemischen Kampfstoffe sind in verschiedenen völker- rechtlichen Verträgen geächtet. So in Artikel 23 Buchstabe a der Haager Landkriegsordnung vom 18. Oktober 1907 und im Protokoll über das Verbot der Verwendung von erstik- kenden, giftigen oder ähnlichen Gasen sowie von bakterio- logischen Mitteln im Kriege vom 17. Juni 1925. Auch die Schweiz hat diese Verträge ratifizert. Dem Interpellanten bereitet die zunehmende Missachtung völkerrechtlicher Abkommen (Misshandlungen von Gefan- genen und der Zivilbevölkerung, der Einsatz von chemi- schen Kampfstoffen usw.) in bewaffneten Konflikten Sorge. Auch das IKRK hat sich schon, was sonst nicht seine Art ist, an die Weltöffentlichkeit gewandt (Iran-Irak). Angesichts der grossen Lager an chemischen Kampfstoffen und der Tatsa- che, dass heute in Bedrängnis geratene Beteiligte immer wieder zur chemischen Waffe greifen, liegt die Vermutung nahe, dass auch in einer möglichen bewaffneten Auseinan- dersetzung in Europa solche Kampfstoffe zum Einsatz gelangen werden. Von solchen Einsätzen könnte auch die Schweiz betroffen sein. Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 16. September 1987 Rapport écrit du Conseil fédéral du 16 septembre 1987 In der am 1. Juni 1987 in Kraft getretenen Verordnung des EMD vom 29. Mai 1987 über die Bezeichnung bewilligungs- pflichtiger chemischer Substanzen kommt keinesfalls zum Ausdruck, dass «der Bundesrat nicht mehr an die Einhal- tung entsprechender völkerrechtlicher Verträge glaubt, die den Einsatz von chemischen Kampfstoffen verbieten». Zum einen haben nicht alle Staaten das Genfer Protokoll vom 17. Juni 1925 unterzeichnet, bzw. haben gewisse Staaten Vorbehalte dazu angebracht, und zum anderen muss festge- halten werden, dass das Genfer Protokoll von 1925 wohl die Verwendung von erstickenden, giftigen oder ähnlichen Gasen sowie von bakteriologischen Mitteln im Krieg verbie- tet, jedoch weder die Herstellung noch die Lieferung oder den Transfer solcher Kampfmittel und um so weniger den internationalen Austausch von Chemikalien erfasst. Das breite Spektrum aller heute in Ost und West vorhandenen chemischen Substanzen erschwert die Kontrolle eines allfäl- ligen Missbrauchs. Aus diesem Grund hat der Bundesrat im Sinne einer Ueberbrückung bestehender Lücken des Genfer Protokolls die Verordnung über das Kriegsmaterial geändert und die Ausfuhr bestimmter chemischer Substanzen in der Verordnung des EMD vom 29. Mai 1987 geregelt. Zu den einzelnen Fragen der Interpellation nimmt der Bun- desrat wie folgt Stellung: 1. Der Bundesrat teilt die Besorgnis über die Aufrüstung mit chemischen Kampfstoffen. 2. Die Schweiz hat im Rahmen verschiedener internationalerSchweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Interpellation Aubry Gefälschte Marschbefehle Interpellation Aubry Ordres de marche contrefaits In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1987 Année Anno Band III Volume Volume Session Herbstsession Session Session d'automne Sessione Sessione autunnale Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 14 Séance Seduta Geschäftsnummer 86.986 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 09.10.1987 - 08:00 Date Data Seite 1485-1486 Page Pagina Ref. No 20 015 809 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.