<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">8Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2025-06-16-1C_284-2025.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1C_284/2025</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 16 juin 2025</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Ire Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge fédéral Haag, Président. </div> <div class="para">Greffier : M. Parmelin. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">actuellement détenu aux Établissements de la plaine de l'Orbe, chemin des Pâquerets 9, 1350 Orbe, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Service des automobiles et de la navigation du </div> <div class="para">canton de Vaud, </div> <div class="para">avenue du Grey 110, 1014 Lausanne. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Permis de conduire; établissement d'un duplicata; qualité pour recourir, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt de la Cour de droit administratif </div> <div class="para">et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud du 13 mai 2025 (CR.2025.0015). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le 13 septembre 2016, le Service des automobiles et de la navigation du canton de Vaud a annulé le retrait de sécurité qu'il avait prononcé à l'encontre de A.________ le 18 juillet 2014 et lui a restitué le droit de conduire moyennant le port de lunettes ou de verres de contact. Il lui a transmis en annexe un nouveau permis de conduire, dont les frais d'établissement ont fait l'objet d'une facture séparée. </div> <div class="para">A.________ s'est plaint à diverses reprises que le nouveau permis de conduire établi le 13 septembre 2016 ne lui était pas parvenu, alors qu'il s'était acquitté de l'émolument requis de 45 fr. pour l'obtenir; il a réclamé |'établissement d'un permis de conduire original. </div> <div class="para">Le 5 février 2025, le Service des automobiles et de la navigation a répondu à une nouvelle demande de l'intéressé datée du 14 octobre 2024, en renvoyant à une décision sur réclamation du 24 novembre 2022 dans laquelle il lui expliquait ne pas pouvoir lui transmettre un permis de conduire original, mais uniquement un duplicata, au motif que le permis de conduire du 13 septembre 2016 était toujours valable. Il lui a imparti un dernier délai au 20 février 2025 pour lui faire savoir s'il souhaitait l'établissement d'un tel document contre un émolument de 45 fr. Passé ce délai, le dossier serait clôturé. </div> <div class="para">Par acte du 31 mars 2025, A.________ a saisi la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal d'une assignation à établir et à lui adresser un permis de conduire original. Il concluait à ce que les courriers du Service des automobiles et de la navigation pour l'établissement d'un duplicata de son permis de conduire soient déclarés caducs, d'assigner ledit service à établir et lui adresser en recommandé un permis de conduire original du canton de Vaud et de lui accorder un dédommagement minimum de l'ordre de 800 fr. pour les frais administratifs et conseils d'avocat depuis l'année 2016. </div> <div class="para">Par arrêt du 13 mai 2025, la Cour de droit administratif et public a déclaré le recours irrecevable. Elle a rejeté la demande d'assistance judiciaire dont il était assorti et statué sans frais ni dépens. </div> <div class="para">Le 26 mai 2025, A.________ a recouru contre cet arrêt auprès du Tribunal fédéral en concluant à sa réforme en ce sens que le Service des automobiles et de la navigation soit enjoint d'établir un permis de conduire original ou un duplicata gratuit. Il demandait le versement de 800 fr. en indemnité pour les frais et désagréments subis depuis 2016 à revendiquer son permis. Il requérait l'assistance judiciaire et la mise au bénéfice d'un avocat. </div> <div class="para">Par courrier du 2 juin 2025, il a maintenu et complété son recours. </div> <div class="para">Il n'a pas été demandé de réponse. Le Tribunal cantonal a produit son dossier. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.1.</b> L'arrêt d'irrecevabilité de la Cour de droit administratif et public a été rendu dans une cause de droit public au sens de l'<span class="artref">art. 82 let. a LTF</span> ne tombant pas sous le coup d'une des exceptions prévues à l'<span class="artref">art. 83 LTF</span>, de sorte que la voie du recours en matière de droit public est en principe ouverte à son encontre. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.2.</b> Selon l'<span class="artref">art. 42 al. 1 LTF</span>, les mémoires de recours au Tribunal fédéral doivent indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signés. En particulier, le recourant doit motiver son recours en exposant succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (cf. <span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>). Pour satisfaire à cette exigence, il lui appartient de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse; la motivation doit en particulier être topique, c'est-à-dire se rapporter à la question juridique tranchée par l'autorité cantonale (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F148-IV-205%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page205">ATF 148 IV 205</a> consid. 2.6). En particulier, la motivation doit se rapporter à l'objet du litige tel qu'il est circonscrit par la décision attaquée (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-IV-119%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page119">ATF 133 IV 119</a> consid. 6.4). Lorsque le recours est dirigé contre une décision d'irrecevabilité, les motifs développés dans le mémoire de recours doivent porter sur la question de la recevabilité traitée par l'instance précédente à l'exclusion du fond du litige (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F123-V-335%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page335">ATF 123 V 335</a> consid. 1b). Lorsque la décision querellée repose sur une double motivation dont chaque pan est indépendant et suffit à sceller l'issue de la procédure cantonale, il importe de discuter chacune de ces deux motivations, sous peine d'irrecevabilité (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F149-III-318%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page318">ATF 149 III 318</a> consid. 3.1.3; arrêt 1C_489/2024 du 14 mars 2025 consid. 2). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.3.</b> La cour cantonale a laissé indécise la question de savoir si le recourant avait agi en temps utile à défaut de pouvoir déterminer la date à laquelle la correspondance du Service des automobiles et de la navigation du 5 février 2025 lui avait été notifiée (considérant 1). Dans cette correspondance, dite autorité ne faisait que rappeler ce qu'elle avait déjà expliqué au recourant le 30 octobre 2018, à savoir que le permis de conduire émis le 13 septembre 2016 était toujours valable et qu'elle ne pouvait en établir un nouveau. Dès lors, le courrier du 5 février 2025 n'avait aucune incidence sur la situation juridique de son destinataire et n'était pas assimilable à une décision contre laquelle la voie de recours est ouverte. Le recours était ainsi irrecevable pour ce premier motif (considérant 2). Il était par ailleurs incontesté que le recourant pourra se prévaloir d'un duplicata de son permis original pour conduire, de sorte que l'on peinait à saisir son intérêt à contester une telle décision. Il n'expliquait pas en quoi la possession d'un duplicata de son permis de conduire serait susceptible de lui occasionner des inconvénients par rapport à la détention d'un permis de conduire original. Il ne disposait ainsi pas d'un intérêt digne de protection au sens de l'art. 75 let. a de la loi vaudoise sur la procédure administrative (LPA-VD; BLV 173.36) à contester la décision attaquée, à supposer que celle-ci puisse être qualifiée comme telle. Son recours était partant irrecevable pour ce second motif (considérant 3). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.4.</b> L'irrecevabilité du recours cantonal se fonde ainsi sur une double motivation qu'il appartenait au recourant de contester dans les formes requises aux art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Les arguments soulevés dans l'acte de recours du 26 mai 2025 se rapportent au fond du litige qui n'a pas été examiné par l'instance précédente. Il en va de même des conclusions prises. Le recourant a été informé de cette informalité par courrier et du fait que les conditions posées à l'<span class="artref">art. 64 LTF</span> à la nomination d'un avocat d'office n'étaient pas réunies. L'occasion lui a été donnée de compléter son recours ou de le retirer. Le 2 juin 2025, le recourant a déposé une écriture complémentaire dont l'argumentaire ne satisfait pas davantage les exigences de motivation requises en tant qu'il porte à nouveau sur le fond du litige et non sur les deux motifs qui ont amené la Cour de droit administratif et public à déclarer son recours irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le recours, dont la motivation est manifestement insuffisante, doit par conséquent être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée prévue par l'<span class="artref">art. 108 al. 1 let. b LTF</span>. Les conditions posées à l'octroi de l'assistance judiciaire (<span class="artref">art. 64 LTF</span>) ne sont pas réunies, ce qui conduit à rejeter la demande de désignation d'un avocat d'office. Vu la situation personnelle du recourant, qui est détenu et indigent, le présent arrêt sera rendu sans frais (art. 66 al. 1, 2 <sup>ème</sup> phrase, LTF). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Président prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La demande d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Il n'est pas perçu de frais judiciaires. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au recourant, ainsi qu'au Service des automobiles et de la navigation et à la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 16 juin 2025 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Haag </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Parmelin </div> </div></body></html>