<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2021-07-21-8C_323-2020.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>8C_323/2020</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 21 juillet 2021</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Ire Cour de droit social</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. et Mme les Juges fédéraux Maillard, Président, Heine et Abrecht. </div> <div class="para">Greffière : Mme Fretz Perrin. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">représenté par Me Mathias Eusebio, avocat, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA), Fluhmattstrasse 1, 6004 Lucerne, </div> <div class="para">intimée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Assurance-accidents (lien de causalité), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre le jugement du Tribunal administratif du canton de Berne, Cour des affaires de langue française, du 8 avril 2020 (200.2018.683.LAA). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.a.</b> A.________, né en 1974, travaillait comme peintre en bâtiment au service de la société B.________ AG et était à ce titre assuré obligatoirement contre le risque d'accident auprès de la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (ci-après: CNA). Le 25 septembre 2017, alors qu'il était en train de décharger un bidon de peinture d'une camionnette, l'assuré a ressenti une douleur dans son épaule gauche et est également tombé sur cette épaule. Une arthro-IRM (imagerie par résonance magnétique) réalisée le 27 septembre 2017 a mis en évidence une absence de rupture de la coiffe des rotateurs et du muscle trapézoïde gauche, une arthrose de l'articulation acromio-claviculaire et une tendinite du tendon du sus-épineux ainsi qu'une bursite discrète des bourses sous-deltoïdiennes et sous-acromiales. La CNA a pris en charge le cas. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.b.</b> En raison de la persistance des douleurs, l'assuré a consulté le docteur C.________, spécialiste en chirurgie orthopédique. Ce médecin a constaté un déséquilibre scapulo-thoracique prononcé avec une scapula à ressaut et dyskinésie scapulaire de type 2 selon Kibler, ainsi qu'une arthrose de l'articulation acromio-claviculaire traumatisée par l'événement accidentel du 25 septembre 2017 (rapport du 25 janvier 2018). </div> <div class="para">La CNA a requis l'avis de son médecin d'arrondissement, le docteur D.________, spécialiste en chirurgie, lequel a constaté une aggravation temporaire des lésions dégénératives de l'épaule qui pouvait être guérie sous 8 à 12 semaines (rapport du 8 février 2018). </div> <div class="para">Le docteur C.________ a encore préconisé un scanner, lequel a permis d'exclure l'existence d'une exostose cartilagineuse (rapport du 22 février 2018). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.c.</b> Par décision du 14 février 2018, confirmée sur opposition le 16 août 2018, la CNA a mis un terme au versement de ses prestations au 14 février 2018, considérant que le statu quo sine vel ante avait été atteint entre 8 à 12 semaines après l'accident. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para">A.________ a déféré la décision sur opposition à la Cour des affaires de langue française du Tribunal administratif du canton de Berne, en concluant à son annulation et à la mise en oeuvre d'une expertise judiciaire, subsidiairement à sa réforme en ce sens qu'il soit ordonné à la CNA de lui verser des prestations au-delà du 14 février 2018. </div> <div class="para">Pendant la procédure cantonale, la CNA a produit un rapport du docteur E.________, spécialiste en chirurgie de son centre de compétence (rapport du 7 novembre 2018). </div> <div class="para">Par jugement du 8 avril 2020, la juridiction cantonale a rejeté le recours de l'assuré. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.</b> </div> <div class="para">A.________ interjette un recours contre ce jugement, en concluant principalement à son annulation et à la mise en oeuvre d'une expertise judiciaire suivie du renvoi de la cause à la CNA pour nouvelle décision au sens des considérants. Subsidiairement, il conclut à sa réforme dans le sens d'une reconnaissance de son droit à des prestations au-delà du 14 février 2018. A l'appui de ses conclusions, le recourant produit un rapport du docteur F.________, spécialiste en orthopédie et traumatologie, du 6 novembre 2019. </div> <div class="para">La CNA conclut au rejet du recours. La juridiction cantonale et l'Office fédéral de la santé publique renoncent à se déterminer. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est dirigé contre un arrêt rendu en matière de droit public (art. 82 ss. LTF) par une autorité cantonale de dernière instance (<span class="artref">art. 86 al. 1 let</span>. d LTF). Il a été déposé dans le délai (<span class="artref">art. 100 LTF</span>) et la forme (<span class="artref">art. 42 LTF</span>) prévus par la loi. Il est donc recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut être présenté devant le Tribunal fédéral à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente (<span class="artref">art. 99 al. 1 LTF</span>), ce qu'il appartient à la partie recourante de démontrer. L 'allégation de faits qui sont survenus postérieurement au prononcé attaqué ou la production de moyens de preuve établis après ledit prononcé n'est pas admissible devant le Tribunal fédéral (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=10.07.2021&amp;to_date=29.07.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-V-19%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page19">ATF 143 V 19</a> consid. 1.2; arrêts 8C_301/2018 du 22 août 2019 consid. 2.2; 6B_342/2018 du 6 février 2019 consid. 1.1; 9C_737/2015 du 13 octobre 2016 consid. 3.2 non publié aux <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=10.07.2021&amp;to_date=29.07.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-V-488%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page488">ATF 142 V 488</a> et les références). </div> <div class="para">En l'espèce, l'avis médical du 6 novembre 2019 établi par le docteur F.________ et produit en instance fédérale seulement n'est dès lors pas admissible. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.1.</b> Est litigieux le point de savoir si la juridiction cantonale a violé le droit fédéral en confirmant la décision sur opposition du 16 août 2018, par laquelle la CNA a mis fin aux prestations d'assurance, avec effet au 14 février 2018, pour les suites de l'accident du 25 septembre 2017. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.2.</b> S'agissant d'une procédure concernant l'octroi de prestations en espèces de l'assurance-accidents, le Tribunal fédéral n'est pas lié par les faits établis par la juridiction précédente (<span class="artref">art. 105 al. 3 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.1.</b> Dans la mesure où l'accident est survenu le 25 septembre 2017, la loi sur l'assurance-accidents (LAA) dans sa teneur en vigueur dès le 1 <sup>er</sup> janvier 2017 s'applique au cas d'espèce (cf. par. 1 des dispositions transitoires sur la modification de la LAA du 25 septembre 2015, RO 2016 4375, 4388). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.</b> Le jugement entrepris expose correctement les dispositions légales régissant le droit aux prestations de l'assurance-accidents (<span class="artref">art. 6 al. 1 LAA</span>; <span class="artref">art. 4 LPGA</span>) ainsi que les principes jurisprudentiels relatifs à la notion de causalité naturelle (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=10.07.2021&amp;to_date=29.07.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-V-435%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page435">ATF 142 V 435</a> consid. 1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=10.07.2021&amp;to_date=29.07.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F129-V-177%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page177">129 V 177</a> consid. 3.1; arrêt 8C_781/2017 du 21 septembre 2018 consid. 5.1, in SVR 2019 UV n° 18 p. 64) et à l'appréciation des preuves médicales (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=10.07.2021&amp;to_date=29.07.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-V-231%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page231">ATF 134 V 231</a> consid. 5.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=10.07.2021&amp;to_date=29.07.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-V-351%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page351">125 V 351</a> consid. 3a). On peut y renvoyer. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.1.</b> Examinant la valeur probante du rapport du 8 février 2018 du docteur D.________, les premiers juges ont constaté qu'il avait été établi en pleine connaissance des avis médicaux précédents, de sorte qu'un examen personnel du recourant n'avait pas été nécessaire. Concernant le rapport du 22 février 2018 du docteur C.________, le tribunal cantonal a retenu que le docteur D.________ n'avait pas pu prendre position sur cet avis faute d'avoir été consulté par l'intimée à ce propos. Cela étant, les premiers juges ont estimé que cet avis n'avait fait qu'exclure l'exostose cartilagineuse suspectée. Aussi, les conclusions du docteur D.________ ne pouvaient pas être remises en cause au seul motif que ce dernier ne s'était pas prononcé sur le deuxième rapport du docteur C.________. Le tribunal cantonal a en outre constaté que le docteur E.________ avait confirmé de manière convaincante l'appréciation du docteur D.________. En conséquence, il a jugé que l'intimée avait à juste titre nié tout lien de causalité entre l'accident du 25 septembre 2017 et les troubles encore ressentis par le recourant après le 14 février 2018 et a confirmé la décision litigieuse de la CNA. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.2.</b> Le tribunal cantonal a encore examiné si l'intimée aurait dû se prononcer sous l'angle de l'<span class="artref">art. 6 al. 2 LAA</span>, qui régit les lésions corporelles assimilées à des accidents. Les premiers juges ont retenu que l'intimée avait démontré à suffisance de droit que l'accident ne se trouvait plus en lien de causalité avec les troubles présentés par le recourant au-delà du 14 février 2018. Aussi bien la juridiction cantonale a-t-elle conclu qu'il n'y avait plus de place pour une analyse fondée sur l'<span class="artref">art. 6 al. 2 LAA</span> car la part des facteurs étrangers à l'accident serait de toute manière supérieure à 50 %. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.1.</b> Le recourant fait grief au tribunal cantonal d'avoir violé le droit fédéral (43 LPGA) en refusant de donner suite à sa requête de mise en oeuvre d'une expertise. Dans son argumentation, qui consiste en définitive à alléguer que la juridiction précédente aurait retenu à tort que le rapport du docteur D.________ avait une pleine valeur probante, le recourant soutient que ce médecin ne l'a jamais examiné personnellement. Le recourant fait en outre valoir que le docteur D.________ ne s'est pas prononcé sur le deuxième rapport du docteur C.________ et que ses conclusions seraient contredites par celles des avis médicaux précédents. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.2.</b> En l'occurrence, le recourant se contente de répéter ses allégations avancées en procédure cantonale, sans critiquer le jugement entrepris ni démontrer en quoi les constatations du tribunal cantonal seraient erronées, de sorte qu'il suffit de renvoyer aux considérations pertinentes du jugement attaqué (cf. consid. 5.1 supra). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.1.</b> Le recourant reproche ensuite au tribunal cantonal d'avoir violé le droit fédéral en retenant qu'il était établi au degré de la vraisemblance prépondérante que le statu quo sine vel ante avait été retrouvé le 14 février 2018. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.2.</b> En l'occurrence, sous l'angle formel, on relèvera que le recourant motive son grief en se référant à l'avis médical du 6 novembre 2019 établi par le docteur F.________, lequel est inadmissible devant le Tribunal fédéral (cf. consid. 2 supra). </div> <div class="para">Cela dit, on ne voit pas en quoi la juridiction précédente aurait violé le droit fédéral. En effet, le docteur E.________ a expliqué de manière convaincante que le scanner réalisé par le docteur C.________ ne montrait aucune modification substantielle de la situation ou lésion structurelle de la scapula. Ce médecin-conseil s'est également prononcé de manière cohérente sur l'ensemble des troubles décrits le 25 janvier 2018 par le docteur C.________, lequel avait d'ailleurs retenu que l'assuré avait retrouvé une bonne mobilité de l'épaule à ce moment-là. Les conclusions du docteur E.________, qui confirment également le rapport du 8 février 2018 du docteur D.________, apparaissent donc fondées et cohérentes. </div> <div class="para">Quant à l'argument du recourant selon lequel il serait toujours incapable de lever totalement son bras et que certains symptômes perdureraient, il ne remet pas en cause les conclusions des docteurs D.________ et E.________ selon lesquelles les lésions persistant après le 14 février 2018 résultent exclusivement de causes étrangères à l'accident du 25 septembre 2017. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>8.</b> </div> <div class="para">Vu ce qui précède, le tribunal cantonal était fondé à confirmer la suppression du droit du recourant aux prestations de l'assurance-accidents avec effet au 14 février 2018. Le recours se révèle mal fondé et doit être rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>9.</b> </div> <div class="para">Le recours était d'emblée voué à l'échec, de sorte que la demande d'assistance judiciaire pour la procédure fédérale doit être rejetée (<span class="artref">art. 64 al. 1 LTF</span>). Conformément à l'<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>, les frais judiciaires seront mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La demande d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 800 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties, au Tribunal administratif du canton de Berne, Cour des affaires de langue française, et à l'Office fédéral de la santé publique. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lucerne, le 21 juillet 2021 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit social </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Maillard </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : Fretz Perrin </div> </div></body></html>