Convention du 29 octobre 2003 entre la Confédération suisse et la République d'Autriche au sujet de l'utilisation de la force hydraulique de l'Inn et de ses affluents dans la région frontalière <?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><akomaNtoso xmlns="http://docs.oasis-open.org/legaldocml/ns/akn/3.0" xmlns:fedlex="http://fedlex.admin.ch/"><act name="publicLaw"><meta><identification source="#ch.bk"><FRBRWork><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/2008/441/20080801/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/2008/441/20080801"/><FRBRdate date="2008-08-01" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRdate date="2003-10-29" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="2008-08-01" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRcountry value="CH"/><FRBRnumber value="0.721.809.163.1"/><FRBRname xml:lang="de" value="Abkommen vom 29. Oktober 2003 zwischen der Schweizerischen Eidgenossenschaft und der Republik Österreich über die Nutzbarmachung des Inn und seiner Zuflüsse im Grenzgebiet" shortForm=""/><FRBRname xml:lang="it" value="Convenzione del 29 ottobre 2003 tra la Confederazione Svizzera e la Repubblica d'Austria per lo sfruttamento della forza idrica dell'Inn e dei suoi affluenti nella regione di confine" shortForm=""/><FRBRname xml:lang="fr" value="Convention du 29 octobre 2003 entre la Confédération suisse et la République d'Autriche au sujet de l'utilisation de la force hydraulique de l'Inn et de ses affluents dans la région frontalière" shortForm=""/><FRBRauthoritative value="true"/></FRBRWork><FRBRExpression><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/2008/441/20080801/fr/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/2008/441/20080801/fr"/><FRBRdate date="2008-08-01" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRdate date="2003-10-29" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="2008-08-01" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRlanguage language="fr"/></FRBRExpression><FRBRManifestation><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/2008/441/20080801/fr/xml/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/2008/441/20080801/fr/xml"/><FRBRdate date="2008-08-01" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRdate date="2003-10-29" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="2008-08-01" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRformat value="xml" fedlex:generator="2024-q4-rel-1.6.5"/></FRBRManifestation></identification><references source="#ch.bk"><TLCOrganization eId="ch.bk" href="https://fedlex.data.admin.ch/vocabulary/legal-institution/2" showAs="Chancellerie fédérale"/><TLCRole eId="publisher" href="http://data.legilux.public.lu/resource/ontology/jolux#publisher" showAs="Editeur"/><TLCRole eId="rightsHolder" href="http://data.legilux.public.lu/resource/ontology/jolux#rightsHolder" showAs="Détenteur des droits"/><TLCReference name="language" href="http://publications.europa.eu/resource/authority/language/FRA" showAs="fr"/><TLCReference name="format" href="https://fedlex.data.admin.ch/vocabulary/user-format/xml" showAs="xml"/></references></meta><preface><p><docNumber>0.721.809.163.1 </docNumber></p><p> RO <b>2008</b> 3313; FF <b>2004</b> 4251</p><p><i>Traduction</i><authorialNote><p> Le texte original allemand est publié, sous le même chiffre, dans l’édition allemande du présent recueil.</p></authorialNote></p><p><docTitle>Convention <br/>entre la Confédération suisse et la République d’Autriche <br/>au sujet de l’utilisation de la force hydraulique de l’Inn <br/>et de ses affluents dans la région frontalière</docTitle></p><p>Conclue le 29 octobre 2003<br/>Approuvée par l’Assemblée fédérale le 18 mars 2005<authorialNote><p> <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/2008/440" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RO <b>2008</b> 3311</ref></p></authorialNote><br/>Instruments de ratification échangés le 14 mai 2008<br/>Entrée en vigueur le 1<sup>er</sup> août 2008</p><p> (Etat le 1<sup>er</sup> août 2008)</p></preface><preamble><p>La Confédération suisse <br/>et<br/>la République d’Autriche,</p><p>dénommées ci-après «les Etats contractants»,</p><p>estimant qu’elles ont un intérêt commun à l’utilisation aux fins de production d’électricité des forces hydrauliques de l’Inn et de ses affluents dans la région frontalière,</p><p>considérant que cette utilisation doit se faire sur la base d’une entente réciproque devant amener, du point de vue écologique, une amélioration du régime des débits de l’Inn,</p><p>considérant en outre que chaque Etat contractant a droit à une partie des forces hydrauliques proportionnelle à la chute et au volume d’eau qui lui revient dans les tronçons des cours d’eau exploités; que leur utilisation dans différents ouvrages doit faire l’objet de décisions prises d’un commun accord, compte tenu des intérêts des deux parties et des différences de législation des deux Etats,</p><p>soucieuses d’octroyer d’un commun accord les droits d’eau et les autres autorisations officielles nécessaires à l’exploitation de ces forces hydrauliques; soucieuses également de déterminer à quelle part de l’énergie hydraulique les Etats contractants ont droit dans les différents ouvrages,</p><p>sont convenues des dispositions suivantes:</p></preamble><body><level eId="lvl_u1"><heading>A) Définitions</heading><article eId="art_1"><num><b>Art. 1</b></num><paragraph eId="art_1/para"><content><p>Dans le cadre de la présente convention s’appliquent les définitions suivantes:</p><table border="1"><tr><td><p>Eaux frontalières:</p></td><td><p>eaux de l’Inn, du Schalkl, du Zander et du Malfrag coulant dans la zone de la frontière commune entre les Etats.</p></td></tr><tr><td><p>Ouvrages:</p></td><td><p>constructions nécessaires à l’aménagement et à l’exploitation de la force hydraulique, y compris toutes les installations annexes.</p></td></tr><tr><td><p>Droit d’eau:</p></td><td><p>droit d’exploiter la force hydraulique et autres autorisations reposant sur le régime des eaux.</p></td></tr><tr><td><p>Titulaire:</p></td><td><p>détenteur d’un droit d’eau.</p></td></tr></table></content></paragraph></article></level><level eId="lvl_u2"><heading>B) Objet</heading><article eId="art_2"><num><b>Art. 2</b></num><paragraph eId="art_2/para"><content><p>La présente convention a pour objet l’exploitation de la force hydraulique des eaux frontalières et des eaux du Stiller et du Sampoir, dans la mesure où l’exploitation de la force hydraulique des eaux frontalières s’en trouve notablement influencée.</p></content></paragraph></article></level><level eId="lvl_u3"><heading>C) Construction, exploitation et entretien des ouvrages</heading><article eId="art_3"><num><b>Art. 3</b></num><paragraph eId="art_3/para_1"><num>1.</num><content><p>La force hydraulique du tronçon frontalier de l’Inn et du tronçon de celle-ci coulant entièrement sur le sol autrichien jusqu’à Prutz est exploitée dans une centrale située dans la région de Ried/Prutz, avec bassin de compensation, barrage et turbine de dotation à Ovella. L’exploitation de la force hydraulique du Stiller s’effectue dans une centrale à construire à Ovella.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_3/para_2"><num>2.</num><content><p>La force hydraulique du tronçon frontalier du Schalkl et du tronçon de ce cours d’eau situé entièrement sur le sol autrichien, jusqu’à son embouchure dans l’Inn, et, le cas échéant, celle du Sampoir, sont exploitées dans une centrale située dans la région de l’embouchure du Schalkl, avec bassin d’accumulation et barrage à Spissermühle.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_3/para_3"><num>3.</num><content><p>L’exploitation des forces hydrauliques du tronçon frontalier du Zander et du Malfrag fait l’objet de projets qui doivent être soumis aux autorités compétentes des Etats contractants. La convention s’applique par analogie.</p></content></paragraph></article><article eId="art_4"><num><b>Art. 4</b></num><paragraph eId="art_4/para"><content><blockList><listIntroduction eId="art_4/para/listintro">Le titulaire construit notamment les ouvrages suivants:</listIntroduction><item eId="art_4/para/lbl_a"><num>a) </num><p>un réservoir sur le tronçon frontalier de l’Inn près d’Ovella; le niveau maximum de la retenue se situe à 1029,5 m s. A., le niveau minimum à 1025,5 m s. A. et le débit des galeries d’amenée est de 95 m<sup>3</sup>/s;</p></item><item eId="art_4/para/lbl_b"><num>b) </num><p>un réservoir sur le tronçon frontalier du Schalkl, ou Schergen, en aval de l’embouchure du Zander; l’eau exploitée est amenée dans l’Inn; le niveau maximum de la retenue se situe à 1506 m s. A., le niveau minimum à 1485 m s. A. et le débit des galeries d’amenée est de 6 m<sup>3</sup>/s.</p></item></blockList></content></paragraph></article><article eId="art_5"><num><b>Art. 5</b></num><paragraph eId="art_5/para"><content><p>Lors de l’attribution des droits d’eau, les Etats contractants tiennent compte non seulement des nécessités de l’exploitation hydraulique et de l’approvisionnement en énergie, mais aussi de la sauvegarde des autres intérêts généraux, notamment en ce qui concerne l’impact sur l’environnement, la protection contre les crues, la protection des eaux, l’alimentation en eau, la pêche, la protection des forêts, de la nature et du paysage. Ils imposent notamment au titulaire d’assurer en aval des captages ou des barrages des débits résiduels appropriés en fonction des apports.</p></content></paragraph></article><article eId="art_6"><num><b>Art. 6</b></num><paragraph eId="art_6/para_1"><num>1.</num><content><p>Les projets et les plans des ouvrages sont soumis aux autorités compétentes des Etats contractants, accompagnés de tous les documents nécessaires.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_6/para_2"><num>2.</num><content><p>Les Etats contractants veillent à ce que tous les droits d’eau nécessaires à la construction et à l’exploitation des ouvrages et toutes les autres autorisations de droit public soient accordés, pour autant que les autres intérêts généraux mentionnés à l’art. 5 soient sauvegardés.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_6/para_3"><num>3.</num><content><p>Les autorités compétentes des Etats contractants veillent à l’accomplissement des procédures en matière de droits d’eau selon les projets et les plans de manière autonome, mais d’un commun accord.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_6/para_4"><num>4.</num><content><p>La construction des ouvrages ne peut débuter qu’après que les autorités compétentes des Etats contractants ont donné leur accord aux projets.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_6/para_5"><num>5.</num><content><p>Les dispositions des al. 1 à 4 s’appliquent également aux modifications des droits d’eau et de toutes les autres autorisations de droit public.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_6/para_6"><num>6.</num><content><p>Les Etats contractants n’attribuent des droits d’eau supplémentaires à des tiers pour les eaux frontalières au sens de l’art. 1 que d’un commun accord.</p></content></paragraph></article><article eId="art_7"><num><b>Art. 7</b></num><paragraph eId="art_7/para_1"><num>1.</num><content><p>En matière de sécurité, les ouvrages sont soumis à la législation de l’Etat contractant sur le territoire duquel ils sont construits.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_7/para_2"><num>2.</num><content><p>Les constructions communes dans la région frontalière sont soumises aux prescriptions autrichiennes en matière de sécurité.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_7/para_3"><num>3.</num><content><p>En cas de dégâts occasionnés par la construction, l’existence ou l’exploitation des ouvrages, s’applique le droit de l’Etat contractant sur le territoire duquel les dégâts ont été commis. Ce droit détermine également le for.</p></content></paragraph></article><article eId="art_8"><num><b>Art. 8</b></num><paragraph eId="art_8/para_1"><num>1.</num><content><p>La surveillance de la construction, de l’exploitation et de l’entretien des ouvrages est assurée d’un commun accord par les autorités compétentes des Etats contractants. Sur la base des dispositions de la présente convention et de leur législation, ceux-ci peuvent, d’un commun accord, autoriser des modifications aux projets et aux plans approuvés ou exiger que l’on y procède si l’intérêt général le demande (art. 5).</p></content></paragraph><paragraph eId="art_8/para_2"><num>2.</num><content><p>Pour garantir la coordination nécessaire, les Etats contractants constituent une commission de surveillance commune (commission) où chacun sera représenté par une délégation de trois membres au plus et qui pourra faire appel à des experts. La commission organise son travail de manière autonome.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_8/para_3"><num>3.</num><content><p>La commission examine toutes les questions concernant l’application de la présente convention. Les résultats de ses travaux sont consignés dans des procès-verbaux ayant valeur de recommandations.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_8/para_4"><num>4.</num><content><p>Les personnes chargées de la surveillance et les membres de la commission ont libre accès aux ouvrages. Chaque Etat contractant leur donne toutes facilités pour l’accomplissement de leur mission.</p></content></paragraph></article></level><level eId="lvl_u4"><heading>D) Répartition de l’énergie entre les Etats contractants </heading><article eId="art_9"><num><b>Art. 9</b></num><paragraph eId="art_9/para_1"><num>1.</num><content><blockList><listIntroduction eId="art_9/para_1/listintro">L’énergie électrique utilisable selon les droits d’eau est répartie comme suit entre les Etats contractants, après déduction de l’énergie nécessaire à l’exploitation:</listIntroduction><item eId="art_9/para_1/lbl_a"><num>a) </num><p>à parts égales pour les cours d’eau frontaliers divisés par la frontière;</p></item><item eId="art_9/para_1/lbl_b"><num>b) </num><p>en fonction de leur part du volume d’eau exploitable et des pentes (hauteurs de chute) pour les autres cours d’eau.</p></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_9/para_2"><num>2.</num><content><p>Chaque Etat contractant s’abstient d’influencer l’utilisation de l’énergie électrique revenant à l’autre Etat en vertu de l’al. 1.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_9/para_3"><num>3.</num><content><p>La part d’énergie électrique revenant à un Etat contractant qui est produite sur le territoire de l’autre Etat est exemptée par celui-ci de toutes taxes et redevances et de toutes restrictions de droit public. Elle est mise à disposition de l’Etat qui y a droit à la frontière commune. La taxation au sens de l’art. 18 et la perception de redevances sur l’utilisation de l’eau ne sont pas touchées par cette disposition.</p></content></paragraph></article><article eId="art_10"><num><b>Art. 10</b></num><paragraph eId="art_10/para"><content><p>Si, dans l’un des Etats contractants, l’exportation de l’énergie électrique produite dans le cadre de cette convention est sujette à autorisation, cet Etat ne mettra pas d’obstacle à l’exportation de ladite énergie dans l’autre Etat.</p></content></paragraph></article></level><level eId="lvl_u5"><heading>E) Dispositions relatives au titulaire</heading><article eId="art_11"><num><b>Art. 11</b></num><paragraph eId="art_11/para_1"><num>1.</num><content><p>Les autorités des Etats contractants déterminent le titulaire d’un commun accord.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_11/para_2"><num>2.</num><content><p>Le titulaire désigne un domiciliataire dans chaque Etat contractant.</p></content></paragraph></article><article eId="art_12"><num><b>Art. 12</b></num><paragraph eId="art_12/para"><content><p>L’acquisition et le transfert de droits d’eau sont possibles si les autorités compétentes des deux Etats contractants les autorisent d’un commun accord.</p></content></paragraph></article></level><level eId="lvl_u6"><heading>F) Dispositions relatives aux droits d’eau</heading><article eId="art_13"><num><b>Art. 13</b></num><paragraph eId="art_13/para"><content><p>Les droits d’exploitation des forces hydrauliques sont octroyés, sur le territoire de chacun des Etats contractants, par les autorités compétentes.</p></content></paragraph></article><article eId="art_14"><num><b>Art. 14</b></num><paragraph eId="art_14/para_1"><num>1.</num><content><p>Les autorités compétentes des Etats contractants coordonnent les procédures en matière de droits d’eau et veillent à ce que les conditions des droits d’eau soient harmonisées sur tous les points touchant à leurs intérêts, tant sur le fond que sur les délais.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_14/para_2"><num>2.</num><content><p>Les autorités compétentes des Etats contractants se réservent la possibilité d’exercer d’un commun accord le droit de retour ou de décider de la remise gratuite des ouvrages à l’expiration des droits d’eau.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_14/para_3"><num>3.</num><content><p>Les autorités compétentes des Etats contractants se communiquent leurs décisions au sujet des droits d’eau, afin de leur donner effet de manière simultanée.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_14/para_4"><num>4.</num><content><p>Les dispositions des al. 1 à 3 s’appliquent également à toute modification des droits d’eau.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_14/para_5"><num>5.</num><content><p>Toutes les autres mesures administratives en vue de la construction, du maintien, de l’exploitation, de l’entretien et de la surveillance des ouvrages sont prises d’un commun accord. Les dispositions de l’art. 8 s’appliquent par analogie.</p></content></paragraph></article><article eId="art_15"><num><b>Art. 15</b></num><paragraph eId="art_15/para_1"><num>1.</num><content><blockList><listIntroduction eId="art_15/para_1/listintro">Les droits d’eau prennent fin:</listIntroduction><item eId="art_15/para_1/lbl_a"><num>a) </num><p>si le titulaire y renonce;</p></item><item eId="art_15/para_1/lbl_b"><num>b) </num><p>à l’expiration de leur durée;</p></item><item eId="art_15/para_1/lbl_c"><num>c) </num><p>si le titulaire perd sa personnalité juridique;</p></item><item eId="art_15/para_1/lbl_d"><num>d) </num><p>si le titulaire cesse d’exploiter normalement les ouvrages, totalement ou en partie, pendant trois années consécutives, sans que cet arrêt ait été justifié par les conditions d’exploitation ou des circonstances extraordinaires, indépendantes de la volonté du titulaire, et s’il ne reprend pas l’exploitation dans un délai fixé par les autorités compétentes;</p></item><item eId="art_15/para_1/lbl_e"><num>e) </num><p>si les conditions fixées par les droits d’eau ne sont pas respectées malgré des avertissements répétés;</p></item><item eId="art_15/para_1/lbl_f"><num>f) </num><p>si la mise en chantier ou l’achèvement des ouvrages ne se fait pas dans les délais établis par les conditions ou prolongés par la suite.</p></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_15/para_2"><num>2.</num><content><p>Les droits d’eau mentionnent ces causes d’extinction.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_15/para_3"><num>3.</num><content><p>En cas de fin des droits d’eau aux termes de l’al. 1, les Etats contractants prennent d’un commun accord les mesures qu’ils jugent appropriées à la situation et, éventuellement, à l’octroi de nouveaux droits d’eau. Ils peuvent notamment obliger le titulaire, dans un délai raisonnable, à éliminer ses ouvrages, à rétablir l’ancien cours des eaux ou à prendre toutes les autres mesures rendues nécessaires par la désaffection.</p></content></paragraph></article><article eId="art_16"><num><b>Art. 16</b></num><paragraph eId="art_16/para_1"><num>1.</num><content><p>Quinze ans au moins avant la date d’expiration des droits d’eau, les Etats contractants engagent des pourparlers sur les conditions d’une éventuelle poursuite de l’exploitation des ouvrages ou de sa cessation.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_16/para_2"><num>2.</num><content><p>Dix ans au moins avant la date d’expiration des droits d’eau, les Etats contractants décident s’ils entendent les renouveler. Si ce délai n’est pas respecté, la durée des droits d’eau est prolongée d’autant, mais de dix ans au plus.</p></content></paragraph></article></level><level eId="lvl_u7"><heading>G) Dispositions relatives à l’économie, à la fiscalité et aux assurances</heading><article eId="art_17"><num><b>Art. 17</b></num><paragraph eId="art_17/para_1"><num>1.</num><content><p>Chaque Etat contractant autorise les salariés qui peuvent exercer une activité professionnelle dans l’autre Etat, aux termes des dispositions du droit du travail, des étrangers et des assurances sociales de ce dernier, à travailler également sur son propre territoire dans le cadre de travaux relevant de la présente convention. Sont réservés les empêchements d’entrée personnels ainsi que les art. 30 à 34 de la présente convention.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_17/para_2"><num>2.</num><content><p>Cette disposition s’applique par analogie aux travailleurs indépendants.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_17/para_3"><num>3.</num><content><p>Les employeurs communiquent à l’office du travail de l’autre Etat contractant les noms des salariés étrangers employés dans le cadre de la présente convention.</p></content></paragraph></article><article eId="art_18"><num><b>Art. 18</b></num><paragraph eId="art_18/para"><content><p>Conformément aux dispositions de la convention entre la Confédération suisse et la République d’Autriche en vue d’éviter les doubles impositions en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune, le titulaire est assujetti à l’impôt dans les deux Etats contractants aux termes de la législation en vigueur.</p></content></paragraph></article></level><level eId="lvl_u8"><heading>H) Dispositions relatives aux douanes et aux passeports</heading><article eId="art_19"><num><b>Art. 19</b></num><paragraph eId="art_19/para"><content><p>Dans le cadre de la présente convention, sont valables les définitions suivantes:</p><table border="1"><tr><td><p xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration">Zone de <br/>construction:</p></td><td><p>terrain, situé de part et d’autre de la frontière, nécessaire à la construction d’un ouvrage; terrain nécessaire aux installations annexes, mais seulement dans la mesure où l’exigent les questions relatives aux douanes ou aux passeports.</p></td></tr><tr><td><p xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration">Zone de travaux:</p></td><td><p>terrain, situé de part et d’autre de la frontière, nécessaire à l’exploitation, à l’entretien ou à la rénovation d’un ouvrage; terrain nécessaire aux installations annexes, mais seulement dans la mesure où l’exigent les questions relatives aux douanes ou aux passeports.</p></td></tr><tr><td><p xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration">Droits d’entrée <br/>et de sortie:</p></td><td><p>droits de douane à l’importation et à l’exportation ainsi que toutes autres taxes et redevances perçues à l’importation ou à l’exportation de marchandises, à l’exception des taxes perçues pour des prestations particulières de l’administration des douanes.</p></td></tr><tr><td><p xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration">Libre circulation:</p></td><td><p>statut en droit fiscal et douanier d’une marchandise pour laquelle tous les droits d’entrée (en cas d’importation) ou tous les droits liés à sa fabrication ou à son acquisition dans l’un des Etats contractants ont été acquittés, conformément aux dispositions applicables pour le marché intérieur (taxes internes), et pour laquelle, à l’occasion de son exportation, aucune mesure d’exemption des taxes susnommées n’a été prise.</p></td></tr></table></content></paragraph></article><article eId="art_20"><num><b>Art. 20</b></num><paragraph eId="art_20/para_1"><num>1.</num><content><blockList><listIntroduction eId="art_20/para_1/listintro">Les marchandises sont exemptes de droits d’entrée et de sortie, pour autant qu’elles soient utilisées à la construction, à l’entretien, à la rénovation et à l’exploitation des ouvrages. Sont considérées comme marchandises en particulier:</listIntroduction><item eId="art_20/para_1/lbl_a"><num>a) </num><p>les matériaux de construction;</p></item><item eId="art_20/para_1/lbl_b"><num>b) </num><p>les matériaux nécessaires aux plantations et au gazonnage;</p></item><item eId="art_20/para_1/lbl_c"><num>c) </num><p>les machines et autres équipements;</p></item><item eId="art_20/para_1/lbl_d"><num>d) </num><p>les véhicules terrestres et aquatiques;</p></item><item eId="art_20/para_1/lbl_e"><num>e) </num><p>les carburants nécessaires aux machines énumérées sous c et d.</p></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_20/para_2"><num>2.</num><content><p>L’exemption des droits d’entrée et de sortie s’applique également aux marchandises destinées à la construction des bâtiments administratifs et d’exploitation liés aux ouvrages ou à celle des bâtiments d’habitation et des logements destinés au personnel des entreprises, pour autant que ces constructions soient géographiquement proches des ouvrages.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_20/para_3"><num>3.</num><content><p>Les marchandises sont exemptes des taxes prévues aux al. 1 et 2 si elles sont en libre circulation dans l’un des Etats contractants.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_20/para_4"><num>4.</num><content><p>Aucune sûreté n’est exigée. L’exemption des taxes ne peut être revendiquée que par le titulaire au sens de l’art. 25.</p></content></paragraph></article><article eId="art_21"><num><b>Art. 21</b></num><paragraph eId="art_21/para_1"><num>1.</num><content><p>L’exemption des droits d’entrée et de sortie s’applique également aux denrées alimentaires, y compris la bière et les boissons non alcoolisées, nécessaires à la sustentation des personnes travaillant dans les zones de construction et de travaux et introduites par elles ou apportées par des tiers dans ces zones, pour autant que les quantités n’excèdent pas les besoins journaliers.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_21/para_2"><num>2.</num><content><p>L’importation et l’exportation de tabacs sont soumises aux dispositions de l’Etat contractant concerné en matière de petit trafic frontalier.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_21/para_3"><num>3.</num><content><p>L’exemption des droits d’entrée et de sortie s’applique aux denrées alimentaires, y compris les boissons, en libre circulation dans l’un des Etats contractants, destinées aux cantines de chantier sises dans les zones de construction pendant la durée des travaux et vendues, sous contrôle douanier, aux personnes travaillant dans ces zones, aux fins de leur consommation sur place.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_21/para_4"><num>4.</num><content><p>Les marchandises sont exemptes des taxes prévues aux al. 1 et 3 si elles sont en libre circulation douanière dans l’un des Etats contractants.</p></content></paragraph></article><article eId="art_22"><num><b>Art. 22</b></num><paragraph eId="art_22/para"><content><p>Les marchandises exemptées de droits d’entrée et de sortie aux termes de la présente convention ne sont pas soumises aux restrictions et aux interdictions économiques d’importation et d’exportation.</p></content></paragraph></article><article eId="art_23"><num><b>Art. 23</b></num><paragraph eId="art_23/para"><content><p>Dans le cadre de la présente convention, les véhicules automobiles et les remorques immatriculés dans l’un des Etats contractants et utilisés dans l’autre lors de la construction, de l’entretien, de la rénovation ou de l’exploitation des ouvrages ne sont pas soumis à la taxe sur les véhicules à moteur. Le transport de personnes, de bagages et de marchandises au moyen de ces véhicules et de ces remorques dans la zone géographique des ouvrages, dans les zones de construction et de travaux et à destination de celles-ci est soumis uniquement aux taxes et aux redevances dues à l’Etat dans lequel les véhicules sont immatriculés.</p></content></paragraph></article><article eId="art_24"><num><b>Art. 24</b></num><paragraph eId="art_24/para"><content><p>Les Etats contractants autorisent le montage et l’exploitation d’installations téléphoniques transfrontalières nécessaires à la construction, à l’entretien, à la rénovation ou à l’exploitation des ouvrages et servant à la transmission d’informations dans le périmètre des ouvrages ou des zones de construction et de travaux.</p></content></paragraph></article><article eId="art_25"><num><b>Art. 25</b></num><paragraph eId="art_25/para_1"><num>1.</num><content><p>Sur le site des ouvrages et dans les zones de construction et de travaux, le titulaire chargé de la construction, de l’entretien, de la rénovation ou de l’exploitation des ouvrages est soumis, pour la durée de la présente convention, à la surveillance fiscale de chacun des Etats contractants, selon les dispositions de celui-ci en la matière. Le titulaire est chargé de produire les pièces nécessaires à cet effet.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_25/para_2"><num>2.</num><content><blockList><listIntroduction eId="art_25/para_2/listintro">Les autorités compétentes des Etats contractants prennent d’un commun accord les mesures nécessaires à la surveillance:</listIntroduction><item eId="art_25/para_2/lbl_a"><num>a) </num><p>de la circulation des personnes et des biens dans les zones de construction et de travaux;</p></item><item eId="art_25/para_2/lbl_b"><num>b) </num><p>de la consommation et de l’utilisation des marchandises auxquelles est accordée la libre circulation aux termes des art. 20 et 21 de la présente convention.</p></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_25/para_3"><num>3.</num><content><p>Les autorités compétentes des Etats contractants se prêteront mutuellement aide et assistance en vue de l’accomplissement des tâches de surveillance fiscale.</p></content></paragraph></article><article eId="art_26"><num><b>Art. 26</b></num><paragraph eId="art_26/para_1"><num>1.</num><content><p>Les autorités compétentes des Etats contractants fixent d’un commun accord, après audition du titulaire, les limites géographiques des ouvrages et des zones de construction et de travaux.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_26/para_2"><num>2.</num><content><p>Sauf dispense accordée par les autorités compétentes des Etats contractants, le titulaire doit clôturer les zones de construction et de travaux pour assurer le respect des dispositions douanières.</p></content></paragraph></article><article eId="art_27"><num><b>Art. 27</b></num><paragraph eId="art_27/para_1"><num>1.</num><content><p>Les représentants des organes chargés de l’accomplissement des formalités douanières, de la surveillance des frontières et de la perception des taxes pour le compte des Etats contractants sont autorisés, dans le cadre de leur service, à pénétrer dans la partie des zones de construction ou d’ouvrages située sur le territoire de l’autre Etat. En outre, ils sont autorisés, si leur service l’exige, à se déplacer à l’intérieur de la partie des ouvrages située sur le territoire de l’autre Etat.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_27/para_2"><num>2.</num><content><p>Dans les cas prévus à l’al. 1, ces personnes sont autorisées à porter leur uniforme et à se munir de leur équipement de fonction (y compris armes réglementaires, munitions, véhicules de service, appareils de communication, chiens de service); elles doivent porter sur elles leur carte de service munie d’une photographie. Sauf dispositions contraires, elles n’ont pas le droit d’accomplir des actes administratifs sur le territoire de l’autre Etat contractant. L’usage des armes n’est autorisé sur le territoire de l’autre Etat contractant qu’en cas de légitime défense au sens du droit de cet Etat.</p></content></paragraph></article><article eId="art_28"><num><b>Art. 28</b></num><paragraph eId="art_28/para_1"><num>1.</num><content><p>Les organes et les services des Etats contractants s’assistent mutuellement, dans toute la mesure du possible, pour prévenir les infractions aux dispositions réglant le franchissement de la frontière par des personnes ou l’importation, l’exportation et la circulation de marchandises ou pour effectuer des enquêtes à ce sujet. Ils se communiquent réciproquement les renseignements nécessaires et veillent à leur sécurité mutuelle.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_28/para_2"><num>2.</num><content><p>En cas d’actes punissables commis par les organes d’un Etat contractant mentionnés à l’art. 27 sur le territoire de l’autre, les instances supérieures de ces organes sont informées par leurs homologues de l’Etat où l’acte a été commis.</p></content></paragraph></article><article eId="art_29"><num><b>Art. 29</b></num><paragraph eId="art_29/para"><content><p>Si, dans l’exercice de leurs fonctions ou en relation avec elles, les organes d’un Etat contractant mentionnés à l’art. 27 sont victimes, sur le territoire de l’autre, d’actes punissables, la poursuite et la répression de ces actes dans ce dernier Etat s’accomplissent selon les dispositions pénales prévues pour la protection des employés des services publics. </p></content></paragraph></article><article eId="art_30"><num><b>Art. 30</b></num><paragraph eId="art_30/para_1"><num>1.</num><content><p>A part les représentants des organes mentionnés aux art. 8 et 27, seules les personnes munies d’un laissez-passer frontalier valable sont autorisées à pénétrer dans les zones de construction et d’ouvrages situées sur le territoire de l’autre Etat contractant. Les laissez-passer émis par un Etat contractant autorisent également leurs détenteurs à quitter les zones de construction ou d’ouvrages situées sur le territoire de l’autre Etat contractant, pour autant qu’ils ne s’éloignent pas de la zone de l’ouvrage ni des voies de communication qui en relient les différentes parties.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_30/para_2"><num>2.</num><content><p>Le laissez-passer frontalier est présenté sur demande aux organes compétents des Etats contractants.</p></content></paragraph></article><article eId="art_31"><num><b>Art. 31</b></num><paragraph eId="art_31/para_1"><num>1.</num><content><p>Les laissez-passer frontaliers sont délivrés sur demande, pour une durée maximale de cinq ans, par les autorités compétentes des Etats contractants aux personnes travaillant à la construction, à l’entretien, à la rénovation ou à l’exploitation des ouvrages. Leur validité peut être prolongée de cinq ans au plus. Si les activités mentionnées se terminent avant l’expiration du laissez-passer, celui-ci perd sa validité.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_31/para_2"><num>2.</num><content><p>Les ressortissants de pays autres que les Etats contractants ne pourront bénéficier d’un laissez-passer frontalier que s’ils sont en possession d’un passeport valable ou d’un titre en tenant lieu et qu’ils remplissent les conditions de séjour en vigueur dans l’Etat où ils séjournent habituellement. L’établissement et la prolongation de tels laissez-passer sont soumis à la contresignature des autorités compétentes de l’autre Etat contractant. Les laissez-passer délivrés à des ressortissants des Etats contractants n’ont pas besoin d’être contresignés.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_31/para_3"><num>3.</num><content><p>Si une contresignature est nécessaire, l’autorité chargée de délivrer le laissez-passer frontalier le fait parvenir à cette fin aux autorités compétentes de l’autre Etat contractant. Cette contresignature est exempte de taxe.</p></content></paragraph></article><article eId="art_32"><num><b>Art. 32</b></num><paragraph eId="art_32/para_1"><num>1.</num><content><blockList><listIntroduction eId="art_32/para_1/listintro">La délivrance d’un laissez-passer frontalier est refusée dans les cas suivants:</listIntroduction><item eId="art_32/para_1/lbl_a"><num>a) </num><p>lorsque le requérant ne peut pas prouver qu’il est employé en relation avec les ouvrages;</p></item><item eId="art_32/para_1/lbl_b"><num>b) </num><p>lorsque le requérant ne peut pas fournir sur sa personne les renseignements nécessaires;</p></item><item eId="art_32/para_1/lbl_c"><num>c) </num><p>lorsque des indices laissent soupçonner que le requérant a l’intention de faire un usage abusif du laissez-passer frontalier;</p></item><item eId="art_32/para_1/lbl_d"><num>d) </num><p>lorsque la sécurité publique l’exige.</p></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_32/para_2"><num>2.</num><content><p>Le laissez-passer frontalier est retiré par les autorités qui l’ont établi si on a connaissance après coup de faits ou de circonstances qui auraient justifié son refus.</p></content></paragraph></article><article eId="art_33"><num><b>Art. 33</b></num><paragraph eId="art_33/para"><content><p>En cas d’usage abusif, les services de surveillance des frontières peuvent confisquer un laissez-passer frontalier, pour autant que les autorités qui l’ont établi en soient informées immédiatement, ainsi que des motifs de cette action. Ces autorités examineront si les conditions requises pour la confiscation du laissez-passer frontalier ont été remplies.</p></content></paragraph></article><article eId="art_34"><num><b>Art. 34</b></num><paragraph eId="art_34/para_1"><num>1.</num><content><p>Lorsque l’exige l’exécution de travaux urgents ou immédiats, les services de surveillance des frontières peuvent, dans des cas particuliers et à titre temporaire, autoriser l’accès aux zones de construction ou d’ouvrages en l’absence de laissez-passer frontalier, pour autant qu’ils en avisent immédiatement les services homologues de l’autre Etat contractant.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_34/para_2"><num>2.</num><content><p>En cas d’accidents ou d’urgences tels qu’incendies ou catastrophes naturelles, le personnel sanitaire, les pompiers et les équipes de sauvetage sont autorisés à pénétrer dans les zones de construction et d’ouvrages et dans les installations de l’autre Etat contractant sans être en possession de laissez-passer frontaliers pour la durée de leurs activités de secours.</p></content></paragraph></article></level><level eId="lvl_u9"><heading>I) Règlement des litiges</heading><article eId="art_35"><num><b>Art. 35</b></num><paragraph eId="art_35/para"><content><p>Si, lors de l’application de la présente convention, des difficultés considérables surgissent ou que les conditions prévalant lors de sa conclusion se trouvent fondamentalement modifiées, les Etats contractants entament des négociations à la demande de l’un des deux.</p></content></paragraph></article><article eId="art_36"><num><b>Art. 36</b></num><paragraph eId="art_36/para_1"><num>1.</num><content><p>Si une divergence d’opinion concernant l’interprétation ou l’application de la présente convention ne peut pas être aplanie par un autre moyen, elle est soumise, à la demande de l’un ou l’autre des Etats contractants, à un tribunal arbitral.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_36/para_2"><num>2.</num><content><p>Le tribunal arbitral est composé de trois arbitres. Chaque Etat contractant désigne un arbitre et les deux arbitres ainsi désignés procèdent à la nomination d’un surarbitre ressortissant d’un Etat tiers. Les arbitres sont désignés dans un délai de deux mois et le surarbitre, dans un délai de trois mois à dater du moment où l’un des Etats contractants fait savoir à l’autre qu’il entend soumettre le différend à un tribunal arbitral.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_36/para_3"><num>3.</num><content><p>Si les délais mentionnés à l’al. 2 ne sont pas respectés, chaque Etat contractant peut, en l’absence d’autres dispositions, demander au président de la Cour européenne des droits de l’homme de procéder aux nominations nécessaires. Si le président a la nationalité autrichienne ou suisse, ou est empêché pour un autre motif, le vice-président est alors prié de procéder aux nominations nécessaires. Si celui-ci possède également la nationalité autrichienne ou suisse, ou est empêché pour un autre motif, les nominations sont faites par le membre de rang le plus élevé de la Cour qui ne soit ressortissant d’aucun des Etats contractants.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_36/para_4"><num>4.</num><content><p>Le tribunal arbitral statue sur la base des normes du droit international public et notamment de la présente convention. Il détermine lui-même sa procédure.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_36/para_5"><num>5.</num><content><p>Les décisions du tribunal arbitral, tant sur la forme que sur le fond du différend, sont prises à la majorité des voix de ses membres. L’absence ou l’abstention d’un membre désigné par l’un des Etats contractants n’empêche pas le tribunal arbitral de statuer.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_36/para_6"><num>6.</num><content><p>Les décisions du tribunal arbitral ont force obligatoire. Chaque Etat contractant supporte les frais liés à la rémunération de l’arbitre qu’il a lui-même désigné ainsi que ceux de la procédure. La rémunération du surarbitre et les autres frais sont supportés à parts égales par les deux Etats contractants.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_36/para_7"><num>7.</num><content><p>Sur demande du tribunal arbitral, les tribunaux des Etats contractants lui accordent l’assistance judiciaire en ce qui concerne notamment la citation et l’audition de témoins et d’experts, aux termes des accords passés entre les deux Etats contractants sur l’assistance judiciaire en matière civile et commerciale.</p></content></paragraph></article></level><level eId="lvl_u10"><heading>J) Dispositions finales</heading><article eId="art_37"><num><b>Art. 37</b></num><paragraph eId="art_37/para"><content><p>La présente convention ne porte pas atteinte aux obligations de la République d’Autriche résultant de son appartenance à l’Union européenne. La République d’Autriche informe la Confédération suisse des obligations touchant le champ d’application de la présente convention et des développements pouvant conduire à une incompatibilité de certaines dispositions de la présente convention avec ces obligations. Dans ce cas, les Etats contractants entament des négociations conformément à l’art. 35 pour convenir, à la lumière de ces développements, des mesures adéquates en rapport avec l’application ou avec la teneur des dispositions de la présente convention.</p></content></paragraph></article><article eId="art_38"><num><b>Art. 38</b></num><paragraph eId="art_38/para"><content><p>1.  La présente convention est soumise à ratification. Les instruments de ratification sont échangés à Vienne.</p><p>2.  La convention entre en vigueur au premier jour du troisième mois suivant l’échéance de celui au cours duquel les instruments de ratification ont été échangés.</p><p>Fait à Berne, le 29 octobre 2003, en deux exemplaires originaux en langue allemande.</p><table fedlex:function="layout"><tr><td><p>Pour la <br/>Confédération suisse:</p><p>Christian Furrer</p></td><td><p>Pour la <br/>République d’Autriche:</p><p>Karl Vetter von der Lilie</p></td></tr></table></content></paragraph></article></level></body></act></akomaNtoso>