An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 20. März 2018
Embargo: 20. März 2018, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 28. Februar 2018 (4A_364/2017)
Informationsanspruch von Verwaltungsratsmitgliedern:
Gerichtliche Durchsetzung möglich
Mitglieder des Verwaltungsrates können gegenüber der Aktiengesellschaft ihren
Anspruch auf Informationserteilung gerichtlich durchsetzen. Das Bundesgericht klärt
eine bisher offen gelassene Frage und hebt einen Entscheid des Obergerichts des
Kantons Obwalden auf. Ob ein Verwaltungsrat Anspruch auf Einsicht oder Auskunft
hat, ist vom angerufenen Gericht im summarischen Verfahren zu entscheiden.
Gemäss Artikel 715a des Obligationenrechts (OR) kann jedes Mitglied des Verwaltungsrates einer Aktiengesellschaft Auskunft über alle Angelegenheiten der Gesellschaft
verlangen. Ausserhalb von Sitzungen des Verwaltungsrates können dessen Mitglieder
von den mit der Geschäftsführung betrauten Personen insbesondere fordern, über den
Geschäftsgang informiert zu werden. Soweit es für die Erfüllung einer Aufgabe erforderlich ist, kann jedes Mitglied des Verwaltungsrates beim Präsidenten beantragen, dass
ihm Bücher und Akten vorgelegt werden.
Das Bundesgericht hat bisher ausdrücklich offen gelassen, ob dieses gesetzliche
Informationsrecht von Verwaltungsräten auch gerichtlich durchgesetzt werden kann. In
der Lehre sind die Meinungen dazu geteilt. Das Bundesgericht bejaht dies nun in einem
aktuellen Entscheid. Mehrere Gründe, unter anderem der Zweck der Bestimmung, ihre
systematische Einbettung und die Rechtsnatur des Informationsanspruchs, sprechen für
eine solche Klagemöglichkeit. Zu behandeln ist das entsprechende Gesuch eines
Verwaltungsrates vom Gericht im summarischen Verfahren. Das für die Ausübung des
Verwaltungsratsmandats erforderliche Einsichts- und Auskunftsrecht ist auf ein solch
rasches und flexibel gestaltbares Verfahren angewiesen. Im konkreten Fall hat das
Obergericht des Kantons Obwalden die grundsätzliche Klagemöglichkeit des Verwaltungsrates einer Aktiengesellschaft zu Unrecht verneint. Die Sache wird deshalb zur
Prüfung der geltend gemachten Einsichtsrechte ans Obergericht zurückgewiesen. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 20 mars 2018
Embargo : 20 mars 2018, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 28 février 2018 (4A_364/2017)
Droit à l'information des membres du conseil d'administration : 
possibilité de le faire valoir en justice
Les membres du conseil d'administration peuvent faire valoir en justice, à l'encontre
de la société anonyme, leur droit à la fourniture de renseignements. Le Tribunal
fédéral tranche une question laissée ouverte jusque-là et annule un arrêt du Tribunal
supérieur du canton d'Obwald. Le tribunal saisi décide en procédure sommaire si un
membre du conseil d'administration a droit à la consultation ou aux renseignements.
Conformément à l'article 715a du Code des obligations (CO), chaque membre du
conseil d'administration d'une société anonyme a le droit d'obtenir des renseignements
sur toutes les affaires de la société. En dehors des séances du conseil d'administration,
les membres de celui-ci peuvent en particulier exiger des personnes chargées de la
gestion des renseignements sur la marche de l'entreprise. Dans la mesure où cela est
nécessaire à l'accomplissement de ses tâches, chaque membre du conseil d'administration peut demander au président la production des livres ou des dossiers. 
Jusqu'à ce jour, le Tribunal fédéral a laissé expressément ouverte la question de savoir
si ce droit à l'information garanti par la loi peut être déduit en justice par les administrateurs. Les avis émis sur ce point dans la doctrine sont partagés. Le Tribunal fédéral
répond à cette question par l'affirmative dans un nouvel arrêt. Plusieurs motifs, en
particulier le but de la disposition, la systématique de la loi et la nature juridique du droit
à  l'information,  plaident  en  faveur  d'une  telle  possibilité  d'action.  La  requête
correspondante présentée par un membre du conseil d'administration doit être traitée en
procédure sommaire. Le droit à la consultation et aux renseignements nécessaire à
l'exercice du mandat d'administrateur implique, en effet, le choix d'une telle procédure,
caractérisée par sa rapidité et sa flexibilité. Dans la présente affaire, le Tribunal
supérieur du canton d'Obwald a exclu à tort le principe d'un droit d'action des membres
du conseil d'administration d'une société anonyme. Dès lors, il y a lieu de lui renvoyer la
cause afin qu'il examine les droits à la consultation invoqués par le recourant.