An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 11. Juni 2021
Embargo: 11. Juni 2021, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 26. Mai 2021 (6B_1295/2020)
Bankbesetzung von 2018 in Lausanne – Keine Notstandssituation
für Klimaaktivistinnen und -aktivisten
Zwölf Klimaaktivistinnen und -aktivisten, die im November 2018 eine Bankfiliale in
Lausanne besetzt hatten und dafür wegen Hausfriedensbruchs verurteilt  wurden,
haben nicht in einer Notstandssituation gehandelt. Das Bundesgericht weist ihre
Beschwerde gegen das Urteil des Kantonsgerichts des Kantons Waadt in diesem
Punkt ab. Recht gegeben hat es zehn der zwölf Personen in einem Nebenpunkt.
Die  Betroffenen  waren  am  22.  November  2018  in  Lausanne  in  eine  Bankfiliale
eingedrungen,  um  gegen  den  Klimawandel  zu  demonstrieren.  Der  Aufforderung  der
Polizei zum Verlassen der Räumlichkeiten kamen einige Personen nach, die restlichen
verblieben in der Bank und wurden von der Polizei etwas mehr als eine Stunde nach
Beginn der Aktion herausgetragen. Das Polizeigericht des Bezirks Lausanne sprach die
zwölf  Aktivistinnen  und  Aktivisten  frei.  Das  Kantonsgericht  Waadt  sprach  sie  im
September 2020 des Hausfriedensbruchs schuldig, zehn von ihnen zudem wegen Hinderung einer Amtshandlung. Es verurteilte sie zu bedingten Geldstrafen und Bussen.
Das Bundesgericht  weist  ihre Beschwerde gegen das Urteil des Kantonsgerichts im
Hauptpunkt ab. Die Betroffenen hatten argumentiert, sich bei der Aktion in einem "rechtfertigenden Notstand" (Artikel 17 Strafgesetzbuch, StGB) befunden zu haben, was vom
Kantonsgericht zu Unrecht verneint worden sei. Gemäss Artikel 17 StGB handelt rechtmässig,  wer  eine  Straftat  begeht,  um  damit  ein  eigenes  oder  das  Rechtsgut  einer
anderen Person aus einer unmittelbaren, nicht anders abwendbaren Gefahr zu retten,
wenn dadurch höherwertige Interessen gewahrt werden. 
Vorliegend ist das Erfordernis einer "unmittelbaren Gefahr" nicht erfüllt. Nicht zu prüfen
oder in Frage zu stellen sind in diesem Zusammenhang die wissenschaftlichen Erkenntnisse zur  Klimaerwärmung.  Eine Auslegung der  Notstandsregelung ergibt,  dass sich
eine "unmittelbare" Gefahr kurzfristig, zumindest innerhalb von Stunden nach der Tat
realisieren muss. Artikel 17 StGB zielt in diesem Sinne nicht darauf ab, einen Täter von
der Bestrafung auszunehmen, der glaubt, zur Wahrung eines seiner Einschätzung nach
berechtigten oder höherrangigen Interesses handeln zu müssen. Vielmehr geht es um
eine konkrete Situation, in der sich der Täter zufällig mit einer kurzfristig eingetretenen
Gefahr konfrontiert sieht. Mit anderen Worten ist vorliegend nicht über die Dringlichkeit
der Klimaerwärmung als solche zu befinden; festzuhalten ist einzig, dass im Moment der
Aktion keine aktuelle und unmittelbare Gefahr im Sinne der strafrechtlichen Notstandsregelung bestanden hat. Geschützt werden sollte mit der Aktion im Übrigen nicht ein
konkretes individuelles Rechtsgut; Ziel der Betroffenen war vielmehr die Verteidigung
kollektiver Interessen, namentlich der Umwelt, der Gesundheit oder des Wohlergehens
der  Bevölkerung.  Der  Gesetzgeber  hat  die  Anwendung  der  Notstandsregelung  auf
solche Situationen indessen explizit ausgeschlossen. 
Anders als von den Beschwerdeführenden vorgebracht,  ist  auch nicht  davon auszugehen, dass sie sich in einer irrigen Vorstellung über das Bestehen einer unmittelbaren
Gefahr  (sog.  "Putativnotstand",  Artikel  13  StGB)  befunden  hätten.  Gemäss  ihren
protokollierten Angaben hat niemand von ihnen behauptet, zur Abwehr einer unmittelbaren Gefahr gehandelt zu haben, welche etwa ihr Leben oder ihre Gesundheit bedroht
haben könnte. Vielmehr haben sie im Strafverfahren und auch vor Bundesgericht zum
Ausdruck gebracht, dass ihre Aktion vom Willen geleitet war, einen politischen Wandel
herbeizuführen oder das Bewusstsein für die Problematik des Klimawandels zu wecken. 
Weiter können sich die Verurteilten nicht auf den aussergesetzlichen Rechtfertigungsgrund der "Wahrung berechtigter Interessen" berufen. Dies würde unter anderem voraussetzen, dass ihr Handeln das einzige Verteidigungsmittel darstellt. Das ist offensichtlich nicht der Fall, zumal zur Erreichung ihrer Ziele unzählige legale Methoden offen
gestanden hätten, insbesondere etwa bewilligte Demonstrationen.
Schliesslich liegen auch keine Umstände vor, um von einer Bestrafung wegen geringfügiger Schuld oder Tatfolgen abzusehen (Artikel 52 StGB). Insbesondere wegen der
Dauer  der  Aktion  von  mehr  als  einer  Stunde  können  die  Auswirkungen  der  Tat  im
Vergleich zu einem Hausfriedensbruch im Allgemeinen nicht als unbedeutend bewertet
werden. Im Weiteren sind die Schuldsprüche mit Blick auf die Meinungsäusserungs- und
Versammlungsfreiheit auch mit der Europäischen Menschenrechtskonvention vereinbar.
In einem  Nebenpunkt  heisst  das Bundesgericht  die Beschwerde bezüglich zehn der
Aktivisten  gut.  Sie  wurden  vom  Kantonsgericht  zusätzlich  wegen  Hinderung  einer
Amtshandlung (Artikel 286 StGB) verurteilt, weil sie der Aufforderung der Polizei zum
Verlassen der Bank nicht nachgekommen waren. Diese Schuldsprüche sind aus prozessualen Gründen aufzuheben. Das Kantonsgericht wird prüfen müssen, ob eine Verurteilung auf Basis von kantonalem Recht anstatt von Bundesrecht erfolgen kann. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 11 juin 2021
Embargo : 11 juin 2021, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 26 mai 2021 (6B_1295/2020)
Occupation des locaux d'une banque en 2018 à Lausanne – 
aucun état de nécessité pour les activistes du climat
Douze activistes du climat, qui avaient occupé les locaux d'une succursale bancaire,
à Lausanne, en novembre 2018 et qui avaient été condamnés pour ce motif pour
violation de domicile, n'ont pas agi en état de nécessité. Le Tribunal fédéral rejette
leur recours contre le jugement du Tribunal cantonal du canton de Vaud sur ce point.
Il a donné raison à dix des douze personnes sur un point secondaire.
Les intéressés avaient pénétré dans les locaux d'une succursale bancaire, le 22  novembre 2018, pour manifester contre le changement climatique. Certaines personnes
avaient obtempéré à la sommation de la police de quitter les lieux, alors que les autres
étaient restées dans la banque et avaient été sorties par la police un peu plus d'une
heure après le début de l'action. Le Tribunal de police de l'arrondissement de Lausanne
avait acquitté les douze activistes. En septembre 2020, le Tribunal cantonal vaudois les
avait  reconnus  coupables  de  violation  de  domicile,  pour  dix  d'entre  eux  également
d'empêchement d'accomplir un acte officiel. Il les avait condamnés à des peines pécuniaires avec sursis et des amendes. 
Le Tribunal fédéral rejette leur recours contre le jugement du Tribunal cantonal sur le
point principal. Les intéressés avaient fait valoir qu'ils se seraient trouvés dans un «  état
de nécessité licite  » (article 17 Code pénal, CP) lors de l'action, ce qui aurait été nié, à
tort, par le Tribunal cantonal. Selon l'article 17 CP , agit de manière licite, quiconque
commet un acte punissable pour préserver d’un danger imminent et impossible à détourner autrement un bien juridique lui appartenant ou appartenant à un tiers s’il sauvegarde ainsi des intérêts prépondérants.
En l'espèce, la condition du «  danger imminent » n'est pas réalisée. Il ne s'agit pas,
dans ce cadre, d'examiner ou de remettre en cause les recherches scientifiques sur le
réchauffement climatique. Il découle de l'interprétation de la disposition sur l'état de
nécessité qu'un danger «  imminent » doit se concrétiser à brève échéance, à tout le
moins dans les heures suivant l'acte punissable. En ce sens, l'article 17 CP ne vise pas
à éviter toute sanction à un auteur qui estime devoir agir pour sauvegarder ce qu'il
considère  comme  constitutif  d'un  intérêt  légitime  ou  supérieur.  Il  s'agit  plutôt  d'une
situation concrète dans laquelle l'auteur se voit par hasard confronté à un danger devant
se concrétiser à brève échéance. En d'autres termes, il ne s'agit pas, en l'espèce, de
statuer  sur  l'urgence  du  réchauffement  climatique  en  tant  que  telle  ;  il  convient
uniquement de constater qu'au moment de l'action, il n'existait pas de danger actuel et
imminent au sens de la disposition pénale sur l'état de nécessité. En outre, l'action ne
visait pas à protéger un bien juridique individuel concret  ; le but des intéressés était
plutôt la défense d'intérêts collectifs, soit l'environnement, la santé ou le bien-être de la
population dans son ensemble. Le législateur a expressément exclu l'application de la
disposition sur l'état de nécessité à de telles situations.
Contrairement à ce que prétendent les recourants, on ne peut pas non plus retenir qu'ils
se  trouvaient  sous  l'influence  d'une  représentation  erronée  des  faits,  se  croyant  en
situation de danger imminent (dit «  état de nécessité putatif  », article 13 CP). Selon les
procès-verbaux de leurs déclarations, aucun d'entre eux n'a prétendu avoir agi pour
parer un danger imminent qui aurait pu menacer leur vie ou leur santé. Au contraire, ils
ont exposé, durant l'instruction et devant le Tribunal fédéral, que leur action était motivée
par  la  volonté  de  provoquer  un  changement  politique  ou  une  prise  de  conscience
relative au changement climatique.
En outre, les condamnés ne peuvent pas invoquer le fait justificatif extra-légal de la
« sauvegarde  d'intérêts  légitimes  ».  Celui-ci  suppose,  entre  autres,  que  leur  acte
constitue le seul moyen de défense possible. Ce n'est manifestement pas le cas, dans la
mesure où d’innombrables méthodes licites auraient pu être employées pour atteindre
leurs objectifs, comme notamment des manifestations autorisées.
Enfin, les circonstances permettant de renoncer à une peine en raison d'une culpabilité
et de conséquences de peu d'importance ne sont pas non plus réunies (article 52 CP).
En particulier, compte tenu de la durée de plus d'une heure de l'occupation, on ne
saurait considérer les conséquences comme étant de peu d'importance par rapport à
une  violation  de  domicile  en  général.  En  outre,  les  condamnations  sont  également
compatibles, au regard des libertés d'expression et de réunion, avec la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal fédéral admet le recours concernant dix des activistes sur un point secondaire. Ils avaient été condamnés par le Tribunal cantonal pour empêchement d'accomplir
un acte officiel (article 286 CP) parce qu'ils n'avaient pas obtempéré à la sommation de
la police de quitter la banque. Ces condamnations doivent être annulées pour des motifs
procéduraux. Le Tribunal cantonal devra examiner si une condamnation sur la base du
droit cantonal plutôt que du droit fédéral peut être prononcée. A tutti i giornalisti accreditati presso il 
Tribunale federale
Losanna, 11 giugno 2021
Embargo: 11 giugno 2021, ore 12:00
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenza del 26 maggio 2021 (6B_1295/2020)
Occupazione di una banca nel 2018 a Losanna – Nessuno stato 
di necessità per gli attivisti per il clima
Dodici attivisti per il clima che nel novembre 2018 avevano occupato una filiale di
una banca a Losanna, e che erano stati condannati per violazione di domicilio, non
hanno agito in stato di necessità. Il Tribunale federale respinge il loro ricorso contro
la sentenza del Tribunale cantonale del Canton Vaud su questo aspetto. Dieci dei
dodici attivisti hanno invece ottenuto ragione in un punto subordinato.
Il 22 novembre 2018 gli interessati avevano fatto irruzione in una filiale di una banca a
Losanna  per  dimostrare  contro  il  cambiamento  climatico.  Alcune  persone  hanno
ottemperato all'ordine della polizia di abbandonare gli spazi, mentre le restanti sono
rimaste nella banca e sono state allontanate dalla polizia più di un'ora dopo l'inizio
dell'azione. Il Tribunale di polizia del distretto di Losanna ha assolto i dodici attivisti. Nel
settembre 2020 il Tribunale cantonale vodese ha dichiarato gli interessati autori colpevoli
di violazione di domicilio. Per dieci di loro si è aggiunta la condanna per impedimento di
atti dell'autorità. La Corte cantonale li ha condannati a pene pecuniarie sospese e a
multe.
Il Tribunale federale respinge il ricorso contro la sentenza del Tribunale cantonale sul
punto principale. Gli interessati avevano sostenuto d'essersi trovati, durante l'azione, in
uno "stato di necessità esimente" (articolo 17 del Codice penale, CP), circostanza che
sarebbe stata negata a torto dal Tribunale cantonale. Secondo l'articolo 17 CP agisce
lecitamente chiunque commette un reato per preservare un bene giuridico proprio o
altrui da un pericolo imminente e non altrimenti evitabile, se in tal modo salvaguarda
interessi preponderanti.
Nella fattispecie, l'esigenza di un "pericolo imminente" non è adempiuta. Non occorre
esaminare  o  mettere  in  discussione  in  tale  ambito  le  conoscenze  scientifiche  sul
riscaldamento  climatico.  Dall'interpretazione  della  normativa  sullo  stato  di  necessità
risulta che un pericolo "imminente" deve realizzarsi perlomeno nell'arco di ore dal fatto.
L'articolo 17 CP non persegue lo scopo di esentare da una condanna l'autore che ritiene
di dovere agire per proteggere quello che considera un interesse legittimo o superiore.
Concerne  anzi  una  situazione  concreta  in  cui  l'autore  si  trova  accidentalmente
confrontato con un pericolo incombente a breve termine. In altre parole, nella fattispecie
non occorre statuire sull'urgenza del riscaldamento climatico in quanto tale; va rilevato
unicamente  che,  al  momento  dell'azione,  non  esisteva  alcun  pericolo  attuale  e
immediato nel senso della normativa penale sullo stato di necessità. Inoltre, l'azione non
era intesa a proteggere un interesse giuridico individuale e concreto; la finalità degli
interessati era piuttosto quella di difendere interessi collettivi, segnatamente l'ambiente,
la  salute  e  il  benessere  della  popolazione.  Tuttavia,  il  legislatore  ha  esplicitamente
escluso l'applicazione dello stato di necessità a tali eventualità.
Diversamente da quanto sostenuto dai ricorrenti, non si può nemmeno ritenere che essi
siano incorsi in una supposizione erronea quanto all'esistenza di un pericolo imminente
(cosiddetto "stato di necessità putativo", articolo 13 CP). Secondo le dichiarazioni da
loro  rese  a  verbale,  nessuno  ha  preteso  di  aver  agito  per  tutelarsi  da  un  pericolo
imminente  che  avrebbe  potuto  minacciare  la  loro  vita  o  la  loro  salute.  Essi  hanno
piuttosto sostenuto nella procedura penale, e anche dinanzi al Tribunale federale, che la
loro azione era motivata dalla volontà di ingenerare un mutamento politico o una presa
di coscienza quanto alla problematica del cambiamento climatico.
Inoltre, gli autori non possono neppure richiamarsi al motivo giustificativo extralegale
della "tutela di interessi legittimi". Tale eventualità presupporrebbe, tra l'altro, che il loro
agire costituisca l'unico mezzo di difesa. Ciò non è manifestamente il caso, tanto più
che, per raggiungere questa finalità, molteplici mezzi legali sarebbero stati disponibili,
quali manifestazioni autorizzate.
Infine, non si palesano circostanze per prescindere dalla punizione a seguito di una
colpa o di conseguenze del fatto di lieve entità (articolo 52 CP). In modo particolare, a
causa dell'azione, durata più di un'ora, le conseguenze dell'atto non possono essere
ritenute  come  insignificanti  rispetto  a  una  violazione  di  domicilio  in  generale.  Le
condanne sono inoltre compatibili, nell'ottica della libertà di opinione e di riunione, con la
Convenzione europea dei diritti dell'uomo.
In un punto subordinato il Tribunale federale ha accolto il ricorso riguardo a dieci attivisti.
Essi  erano  stati  condannati  dal  Tribunale  cantonale  anche  per  impedimento  di  atti
dell'autorità (articolo 286 CP) poiché non avevano ottemperato all'ordine della polizia di
abbandonare immediatamente i locali della banca. Queste condanne vengono annullate
per motivi procedurali. Il Tribunale cantonale dovrà esaminare se una condanna sulla
base del diritto cantonale, anziché del diritto federale, può entrare in considerazione.