An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 23. Oktober 2014
Kein Embargo
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Gutachten zur Zulässigkeit des Projekts OpenJustitia
Das Bundesgericht reagiert auf das Gutachten zur Freigabe von Informatiklösungen  
der Bundesverwaltung als Open-Source-Software. Das Gericht ergreift Massnahmen  
zu den im Gutachten geäusserten Vorbehalten bei der kostenlosen Nutzung seiner  
Gerichtssoftware OpenJustitia durch die Kantone.
OpenJustitia  ist  ein  Paket  gerichtsspezifischer  Software,  die  auf  Open-SourceKomponenten aufbaut. Die Anwendungen wurden vom Bundesgericht ab 2006 mangels  
geeigneter Marktangebote selber entwickelt und fortlaufend den Bedürfnissen des  
Gerichts angepasst. Seit September 2011 wurde das OpenJustitia-Paket vom Bundesgericht im Rahmen der Grundsätze von Open-Source interessierten Nutzern kostenlos  
zur Verfügung gestellt. Aktuell gehören 18 Mitglieder zur OpenJustitia-Community,  
wobei fast ausschliesslich eine Nutzung durch Gerichte in Betracht fällt. Die unentgeltliche Weitergabe von OpenJustitia ist geeignet, die Informatik-Kosten der öffentlichen  
Hand zu senken und den Steuerzahler zu entlasten. Das Bundesgericht kann seinerseits von den Weiterentwicklungen anderer Teilnehmer profitieren.
Auf eine Interpellation hin entschied der Bundesrat im Februar 2013, ein juristisches  
Gutachten zur Zulässigkeit der Freigabe von Informatiklösungen der Bundesverwaltung  
als Open-Source-Software erstellen zu lassen, mit spezifischen Fragen betreffend  
OpenJustitia. Das nun veröffentlichte Gutachten von Prof. Dr. iur Georg Müller und  
PD Dr. iur. Stefan Vogel kommt unter anderem zum Schluss, dass ein Zusammenwirken  
des  Bundesgerichts  mit  kantonalen  Gerichten  im  Rahmen  einer  Open-SourceCommunity möglich ist, aber einer gesetzlichen Grundlage bedarf. Der Einbezug von  
Privaten in Open-Source-Projekte des Bundesgerichts ist gemäss dem Gutachten  
problematisch und grundsätzlich unzulässig. 
Bei seinem Entscheid zur Freigabe von OpenJustitia im Rahmen einer Open-SourceCommunity ging das Bundesgericht davon aus, dass dieser Schritt mit den geltenden  
rechtlichen Bestimmungen vereinbar ist. Insbesondere vertrat es die Auffassung, dass  
es bei der kostenlosen Öffnung des Zugangs zur OpenJustita-Software nicht gewerblich  
tätig ist und dass das OpenJustitia-Projekt dem im Finanzhaushaltgesetz festgelegten  
Grundsatz entspricht, wonach der Bund für einen wirksamen und wirtschaftlichen Einsatz der Mittel zu sorgen hat 1. Zudem stützte es seinen Freigabe-Entscheid auf die  
E-Government-Strategie des Bundesrates 2 und die entsprechende öffentlich-rechtliche  
Rahmenvereinbarung zwischen Bund und Kantonen 3 ab, gemäss denen der "Mehrfachnutzung von Daten und Leistungen" eine zentrale Bedeutung zukommt. 
Das Bundesgericht nimmt zur Kenntnis, dass das Gutachten teilweise zu gegenteiligen  
Schlüssen  kommt,  die  vom  Gericht  vorgesehene  Open-Source-Nutzung  von  
OpenJustitia im Rahmen der im Gutachten formulierten Kriterien aber nicht ausschliesst.  
Das Bundesgericht wird eine Standortbestimmung vornehmen und den Subkommissionen Gerichte/BA der Geschäftsprüfungskommissionen bis 22. Dezember 2014  
Bericht erstatten. Was die aktuelle Nutzung von OpenJustitia im Rahmen der OpenSource-Community betrifft, handelt es sich dabei ausschliesslich um die Verwendung  
durch kantonale Gerichte oder im Auftrag von kantonalen Gerichten. Dem im Gutachten  
gemachten Vorbehalt der fehlenden gesetzlichen Grundlage trägt das Bundesgericht  
insofern Rechnung, als es vorerst keine Weiterentwicklungen allgemein zugänglich  
veröffentlicht. Es wird allenfalls Sache des Parlaments sein, über die Schaffung der  
gesetzlichen  Grundlage  zu entscheiden.  Soweit das Gutachten bei Leistungsbeziehungen zwischen dem Bundesgericht und Dritten gewisse Bedenken hinsichtlich der  
Unabhängigkeit der Justiz formuliert, wird das Bundesgericht den massgebenden  
Grundsätzen weiterhin vorbehaltlos Rechnung tragen. A tous les journalistes accrédités auprès  
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 23 octobre 2014
Pas d'embargo
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Expertise relative à l'admissibilité du projet OpenJustitia
Le Tribunal fédéral se prononce sur l'expertise relative à la mise à disposition de  
solutions informatiques de l'administration fédérale comme logiciels libres. Le  
Tribunal prend des mesures pour donner suite aux réserves exprimées dans  
l'expertise relative à l'utilisation gratuite par les cantons de son logiciel pour  
tribunaux OpenJustitia.
OpenJustitia est un ensemble de logiciels spécifiques pour tribunaux basés sur des  
composants open source. Le Tribunal fédéral les a développés lui-même à partir de  
2006 en raison de l'absence de produits appropriés disponibles sur le marché, puis les a  
adaptés à ses besoins. Depuis septembre 2011, les modules OpenJustitia du Tribunal  
fédéral sont mis à disposition gratuitement des utilisateurs intéressés dans le respect  
des règles régissant les logiciels libres. Actuellement la communauté OpenJustitia  
compte 18 membres; ce sont presque exclusivement des tribunaux qui ont utilisé des  
modules de ce logiciel libre. La remise gratuite d'OpenJustitia constitue un moyen  
approprié pour réduire les coûts informatiques des pouvoirs publics et pour diminuer la  
charge fiscale pesant sur les contribuables. De son côté, le Tribunal fédéral peut profiter  
des nouveaux développements effectués par d'autres participants de la communauté.
Pour donner suite à une interpellation, le Conseil fédéral a décidé en février 2013 de  
faire établir une expertise juridique sur l'admissibilité de la mise à disposition de  
solutions informatiques par l'administration fédérale comme logiciels libres; le mandat  
d'expertise  contenait  aussi  des  questions  spécifiques  relatives  à  OpenJustitia.  
L'expertise, publiée aujourd'hui, des Professeurs Georg Müller et Stefan Vogel conclut  
notamment qu'une collaboration du Tribunal fédéral avec les tribunaux cantonaux est  
possible dans le cadre d'une communauté open source; cependant elle doit reposer sur  
une base légale. L'intégration d'entreprises privées dans les projets open source du  
Tribunal fédéral est, selon l'expertise, problématique et n'est en principe pas admissible.
Lorsque  le  Tribunal  fédéral  avait  décidé  de  mettre  à  disposition  les  modules  
OpenJustitia dans le cadre d'une communauté open source, il était d'avis que cette  
façon de faire était conforme aux dispositions légales en vigueur. En particulier, il avait  
estimé qu'il n’exerçait aucune activité commerciale par la mise à disposition gratuite du  
logiciel OpenJustitia et que le projet OpenJustitia respectait les principes de la loi sur les  
finances de la Confédération selon laquelle la Confédération veille à un emploi efficace  
et autonome des fonds 1. En outre, il avait fondé sa décision de mise à disposition du  
logiciel libre sur la Stratégie suisse de Cyberadministration ( « E-Government ») du 
Conseil fédéral2 ainsi que sur la Convention-cadre de droit public entre la Confédération  
et les cantons3 y relative préconisant « une utilisation multiple  » des données et des  
prestations.
Le Tribunal fédéral prend acte que l'expertise aboutit partiellement à des conclusions  
inverses, mais qu'elle n’exclut pas l'utilisation des logiciels libres OpenJustitia telle que  
prévue par le Tribunal dans les limites décrites dans l'expertise. Le Tribunal fédéral va  
apprécier la situation et rendre un rapport aux sous-commissions tribunaux/Ministère  
public des commissions de gestion d'ici au 22 décembre 2014. Actuellement, au sein de  
la communauté open source, des modules OpenJustitia sont utilisés exclusivement par  
des tribunaux cantonaux ou des entreprises mandatées par eux. Le Tribunal fédéral  
prend en considération les réserves relatives à l'absence de base légale formulées dans  
l'expertise  et  renonce  provisoirement  à  donner  un  accès  public  aux  nouveaux  
développements du logiciel. Le cas échéant, il incombera au Parlement de se prononcer  
sur l'adoption d'une base légale. En ce qui concerne certaines réserves, mentionnées  
dans  l'expertise,  en  relation  avec  l’indépendance  de la justice  concernant  des  
prestations entre le Tribunal et des tiers, le Tribunal fédéral va continuer de se  
conformer pleinement aux principes énoncés. A tutti i giornalisti accreditati presso il  
Tribunale federale
Losanna, 23 ottobre 2014
Nessun Embargo
Comunicato stampa del Tribunale federale
Perizia concernente l'ammissibilità del progetto OpenJustitia
Il Tribunale federale si pronuncia in merito alla perizia concernente la messa a  
disposizione  di  soluzioni  informatiche  dell'Amministrazione  federale  quali  
programmi open source. Il Tribunale prende delle misure a seguito delle riserve  
espresse nella perizia in merito all'utilizzazione gratuita da parte dei Cantoni del suo  
programma per tribunale OpenJustitia.
OpenJustitia è un insieme di programmi informatici specificatamente sviluppati per le  
esigenze dei tribunali sulla base di componenti open source. Il Tribunale federale ha  
iniziato a sviluppare questi programmi a partire dal 2006 a causa della mancanza sul  
mercato di tali prodotti. In seguito, il Tribunale ha adattato nel tempo questi programmi  
per rispondere ai propri bisogni. Da settembre 2011, l'insieme dei programmi informatici  
OpenJustitia è gratuitamente a disposizione degli utilizzatori interessati al loro impiego  
nel rispetto dei principi open source. La comunità open source è attualmente composta  
da 18 membri, fra i quali si contano quasi esclusivamente dei tribunali. La trasmissione  
gratuita di OpenJustitia rappresenta un mezzo appropriato per ridurre i costi informatici  
del potere pubblico e diminuire il carico fiscale del contribuente. Da parte sua, il  
Tribunale federale può approfittare degli sviluppi apportati ai programmi dagli altri  
membri della comunità.
Dando seguito ad un'interpellanza, nel corso del mese di febbraio 2013 il Consiglio  
federale ha chiesto l'allestimento di una perizia giuridica sull'ammissibilità della messa a  
disposizione di soluzioni informatiche dell'Amministrazione federale quali programmi  
open  source.  Tale  mandato  peritale  conteneva  specifiche  domande  concernenti  
OpenJustitia. La perizia allestita dai professori Georg Müller e Stefan Vogel appena  
pubblicata giunge, fra l'altro, alla conclusione che una collaborazione del Tribunale  
federale con i tribunali cantonali nell'ambito di una comunità open source è possibile,  
ma deve poggiare su di una base legale. La partecipazione di privati a progetti open  
source del Tribunale federale è, secondo la medesima perizia, problematica e di  
principio inammissibile.
Quando ha deciso di mettere a disposizione della comunità open source i suoi  
programmi informatici OpenJustitia, il Tribunale federale credeva nella compatibilità del  
suo agire con le disposizioni legali vigenti. Il Tribunale era segnatamente d'avviso che la  
messa a disposizione gratuita dei programmi OpenJustitia non costituiva alcuna attività  
commerciale e che tale progetto era conforme al principio enunciato nella legge federale  
sulle finanze della Confederazione che prevede un impiego efficace ed economico dei  
fondi1. Inoltre, il Tribunale federale aveva preso questa decisione fondandosi sulla  
strategia di e-government Svizzera del Consiglio federale 2 e sulla convenzione quadro  
di diritto pubblico fra la Confederazione e i Cantoni 3, le quali prevedono una "molteplice  
utilizzazione" dei dati e delle prestazioni.
Il Tribunale federale constata che la perizia esperita giunge a conclusioni parzialmente  
contrarie, ma che non esclude, nel rispetto dei criteri enunciati nella stessa, la prevista  
utilizzazione open source dell'insieme dei programmi OpenJustitia. Il Tribunale federale  
analizzerà la situazione e consegnerà un rapporto all'attenzione delle sottocommissioni  
Tribunali/MPC delle commissioni della gestione entro il 22 dicembre 2014. Par quanto  
riguarda l'attuale utilizzazione di OpenJustitia da parte della comunità open source, tali  
programmi sono esclusivamente utilizzati da tribunali cantonali o da ditte attive su loro  
mandato. In considerazione della riserva concernente l'assenza di una base legale  
contenuta nella perizia, il Tribunale federale decide di rinunciare, per il momento, alla  
messa a disposizione di terzi di ulteriori sviluppi dei propri programmi. Se del caso,  
incomberà al Parlamento pronunciarsi sull'adozione di una base legale. Per quanto  
riguarda le riserve formulate nella perizia in merito all'indipendenza della giustizia in  
relazione ai rapporti di prestazione intrattenuti dal Tribunale federale con terzi, il  
Tribunale continuerà ad attenersi scrupolosamente ai principi enunciati.