<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><br/><img alt="" height="130" src="2018022609004656_e-files/Aspose.Words.93b917a5-cc54-4ffc-b70a-f52fe4e85ff6.001.png" width="77"/><br/></p> <p><span> </span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>139 </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>OEP/PPL/74486/VRI</span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>CHAMBRE DES RECOURS PENALE</span></p> <p><span>__________________________________________</span></p> <p><span>Arrêt du 23 février 2018</span></p> <p><span>___________________</span></p> <p><span>Composition : M. </span><span>Maillard</span><span>, président</span></p> <p><span> MM. Krieger et Perrot, juges </span></p> <p><span>Greffière : Mme Villars</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Art. 38 LEP</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Statuant sur le recours interjeté le 2 octobre 2017 par</span><span> </span><span>E.________</span><span> contre la décision rendue le 21 septembre 2017 par l’Office d’exécution des peines dans la cause </span><span>n° OEP/PPL/74486/VRI</span><span>, la Chambre des recours pénale considère :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>En fait et en droit :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.</span><span> Le 7 février 2017, l’Office d’exécution des peines (ci-après : OEP) a sommé E.________ de se présenter le 10 octobre 2017 aux Etablissements de la Plaine de l’Orbe</span><a name="_GoBack"></a><span> en vue de l’exécution d’une peine privative de liberté de 90 jours et d’une peine privative de liberté de substitution de 110 jours prononcées à son encontre.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>2.</span><span> </span><span>a)</span><span> Par courrier du 29 mars 2017, E.________ a demandé à l’OEP de pouvoir exécuter la peine privative de liberté de 90 jours sous la forme d’arrêts domiciliaires. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> b) </span><span>Par décision du 21 septembre 2017, l’OEP a refusé que E.________ exécute ses peines privatives de liberté sous la forme d’arrêts domiciliaires, a dit qu’il serait prêt à entrer en matière sur une éventuelle exécution de peine sous le régime de la semi-détention et a dit que sans nouvelle de sa part d’ici au 2 octobre 2017, il considérerait qu’il consentait à requérir le régime de la semi-détention. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>3. a) </span><span>Par acte du 2 octobre 2017, E.________, par l’entremise de son défenseur, a recouru auprès de la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal contre cette décision, en concluant, avec suite de frais et dépens, principalement à sa réforme en ce sens qu’il est autorisé à exécuter ses peines privatives de liberté sous la forme d’arrêts domiciliaires et, subsidiairement, à son annulation. Il a requis la suspension du délai imparti par l’OEP et de l’ordre d’exé­cution des peines. Il a sollicité la désignation de Me Pierre Ventura en qualité de défenseur d’office pour la procédure de recours.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>b)</span><span> Par décision du 3 octobre 2017, le Président de la cour de céans a ordonné la suspension de l’exécution de la peine visée par la décision du 21 septem­bre 2017 de l’OEP jusqu’à ce que la Chambre des recours pénale ait statué sur le recours, tout en observant que dans la mesure où elle tendait à la suspension du délai imparti par l’OEP, la requête d’effet suspensif était sans objet, puisque ce délai était échu à la réception du recours.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Par décision du 6 octobre 2017, l’OEP a ordonné la suspension de l’exécution des peines privatives de liberté prononcées à l’encontre de E.________ jusqu’à droit connu sur la procédure de recours.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>c)</span><span> Le 20 octobre 2017, l’OEP a informé la Cour de céans qu’il avait décidé de procéder au réexamen de sa décision du 21 septembre 2017.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le 27 octobre 2017, le Président de Cour de céans a ordonné la suspension de l’instruction du recours déposé le 2 octobre 2017 par E.________ jusqu’à droit connu sur le sort de la procédure de réexamen.</span></p> <p><span>4.</span><span> Par décision du 6 février 2018, l’OEP a autorisé E.________ à exécuter ses peines privatives de liberté sous surveillance électronique.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Par courrier du 19 février 2018, E.________, par son défenseur, a informé la Cour de céans que, dans la mesure où l’OEP avait modifié sa décision du 21 septembre 2017 en sa faveur, son recours était devenu sans objet. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>5. </span><span>Au regard de ce qui précède, il convient de constater que le recours déposé par E.________ est devenu sans objet et de rayer la cause du rôle (cf. CREP 25 novembre 2016/785 ; CREP 16 novembre 2016/776), Me Pierre Ventura étant désigné en qualité de défenseur d’office de E.________ pour la procédure de recours. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>6. </span><span>Compte tenu de la difficulté de la cause en fait et en droit, l’indemnité allouée à Me Pierre Ventura pour la procédure de recours sera arrêtée à 540 fr., plus un montant de 43 fr. 20 correspondant à la TVA, soit un total de 583 fr. 20, indemnité correspondant à 3 heures d’activité d’avocat breveté.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>Les frais de la procédure de recours, constitués en l’espèce de l’émolument d'arrêt, par 440 fr. (art. 20 al. 1 TFIP [Tarif des frais judiciaires de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre 2010 ; RSV 312.03.1]) et des frais imputables à la défense d’office (art. 422 al. 1 et 2 let. a CPP), par 583 fr. 20, seront laissés à la charge de l’Etat (art. 423 al. 1 CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>la Chambre des recours pénale</span></p> <p><span>prononce :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> Le recours est sans objet.</span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> La cause est rayée du rôle.</span></p> <p><span> </span><span>III. </span><span>Me Pierre Ventura est désigné en qualité de défenseur d’office de E.________ pour la procédure de recours et son indemnité est fixée à 583 fr. 20 (cinq cent huitante-trois francs et vingt centimes).</span></p> <p><span> IV.</span><span> Les frais d’arrêt, par 440 fr. (quatre cent quarante francs), ainsi que l’indemnité due au défenseur d’office de E.________, par 583 fr. 20 (cinq cent huitante-trois francs et vingt centimes), sont laissés à la charge de l’Etat.</span></p> <p><span> </span><span>V.</span><span> L’arrêt est exécutoire.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Le président : La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Du </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à :</span></p> <p><span>- Me Pierre Ventura, avocat (pour E.________),</span></p> <p><span>- Ministère public central,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> et communiqué à :</span></p> <p><span>‑ Office d’exécution des peines,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> par l’envoi de photocopies.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1</span><span> </span><span>LTF).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> En vertu de l’art. 135 al. 3 let. b CPP, le présent arrêt peut, en tant qu'il concerne l’indemnité d’office, faire l’objet d’un recours au sens des art. 393 ss CPP devant le Tribunal pénal fédéral (art. 37 al. 1 et 39 al. 1 LOAP [Loi fédérale du 19 mars 2010 sur l’organisation des autorités fédérales; RS 173.71]. Ce recours doit être déposé devant le Tribunal pénal fédéral dans un délai de dix jours dès la notification de l’arrêt attaqué (art. 396 al. 1 CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> </div> </body> </html>