<h2>SubmittedText<h2><p>Selon le Centre tibétain pour les droits de l'homme, près de 19 000 moines et nonnes ont été chassés, ces dernières années, d'institutions religieuses au Tibet. En même temps, le gouvernement chinois ne cesse de fermer, voire de détruire des centres d'enseignement religieux.</p><p>Le Conseil fédéral aborde-t-il ce thème dans le cadre du dialogue sur les droits de l'homme et, dans l'affirmative, quels en sont les résultats ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le dialogue sur les droits de l'homme entre la Suisse et la Chine, entamé en 1991, se concentre sur trois sujets principaux : l'amélioration du droit et de la procédure pénaux, le régime pénitentiaire et les droits des minorités, en particulier la liberté de religion.</p><p>La situation au Tibet, notamment celle des nonnes et des moines, est un point fondamental de discussion dans le cadre du troisième sujet. La délégation suisse l'a concrètement abordée avec les institutions suivantes : le Bureau des affaires religieuses, l'Institut d'études tibétaines, l'Association des bouddhistes de Chine et le Ministère du Front uni (responsable des affaires religieuses au Tibet). La question de la destruction de sites religieux a également été abordée.</p><p>La situation au Tibet ne s'étant malheureusement pas améliorée ces derniers mois, il serait présomptueux de tirer un bilan trop positif sur cet aspect du dialogue sur les droits de l'homme. Il y a lieu, néanmoins, de soulever deux points positifs : d'une part, j'espère que les améliorations que nous discutons avec la partie chinoise dans le domaine du droit pénal et du régime pénitentiaire seront réalisées et finiront également par servir la cause des Tibétaines et des Tibétains. D'autre part, c'est avec satisfaction que nous avons pris connaissance de la libération du moine Tanak Jigme Sangpo, pour qui la Suisse s'était engagée depuis de longues années dans le cadre du dialogue.</p>