18. März 1982 173 Postulat Bauer grossen, sondern auch mit den kleineren Handelskammern. Ich nehme also, wie gesagt, die Anregung von Herrn Genoud zur Prüfung entgegen. Eintreten wird ohne Gegenantrag beschlossen Le conseil décide sans opposition d'entrer en matière Gesamtberatung - Traitement global du projet Titel und Ingress, Art. 1 und 2 Titre et préambule, art. 1 et 2 Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Beschlussentwurfes 34 Stimmen (Einstimmigkeit) An den Nationalrat - Au Conseil national Präsident: Da Herr Bundesrat Hürlimann, der die nächsten drei Geschäfte vor unserem Rat zu vertreten hat, zurzeit noch im Nationalrat festgehalten ist, unterbrechen wir die Beratungen bis 9.10 Uhr. Unterbruch der Sitzung von 8.50 Uhr bis 9.10 Uhr La séance est interrompue de 8.50 h à 9.10 h #ST# 81.564 Postulat Bauer Antibiotika. Wirksamkeit Inefficacité des antibiotiques Wortlaut des Postulates vom 2. Dezember 1981 Am 27. November 1981 haben Ärzte der Weltgesundheits- organisation (WHO) an einer Pressekonferenz vor übermäs- sigem Gebrauch von Antibiotika gewarnt, da er die Resi- stenz der Krankheitserreger fördere und die Behandlung verschiedener häufiger Infektionskrankheiten beeinträch- tige. Der Bundesrat wird gebeten, über dieses Problem Bericht zu erstatten und zu prüfen, ob die geltenden Verordnungen und Gesetze geändert werden müssen; ferner wird er gebeten, die folgenden Fragen zu beantworten: 1. Wie wird die Verwendung von Antibiotika in der kommer- ziellen Tierzucht überwacht? Wer führt die Kontrollen durch, und in welchen Abständen? Wie viele Verstösse wur- den in den letzten drei Jahren festgestellt, und wie häufig sind sie im Verhältnis zu den kontrollierten Proben? 2. Der Bundesrat wird gebeten, eine Liste der Lebensmittel zu erstellen, die zur besseren Haltbarkeit mit Antibiotika behandelt werden. 3. Wie denkt der Bundesrat über die Warnungen der WHO, die Antibiotika nützten immer weniger gegen ansteckende Krankheiten, zum Beispiel gegen akute Infektionen der Atemwege, gegen Hirnhautentzündungen, Darmgrippen, akute Blutvergiftungen? Mit welchen Massnahmen will er den Verkauf der klassi- schen Antibiotika und ihrer Nachfolger, die immer wirkungs- loser und teurer werden, wie will er die Abgabe und Verord- nung durch die Ärzte sowie die Verwendung in Lebensmit- teln kontrollieren und einschränken? Texte du postulat du 2 décembre 1981 Le 27 novembre 1981, au cours d'une conférence de presse, des médecins de l'Organisation mondiale de la Santé ont dénoncé l'utilisation excessive des antibiotiques qui contribue à la résistance anti-microbienne et compro- met le traitement de plusieurs maladies infectieuses cou- rantes. 23-S Le Conseil fédéral est prié de faire rapport sur ce problème, d'examiner s'il est nécessaire de modifier les ordonnances et la législation en vigueur et d'élucider les questions sui- vantes: 1. Comment l'emploi des antibiotiques dans l'élevage des animaux à des fins commerciales est-il contrôlé, par qui et à quel rythme? Quel est le nombre des infractions mises à jour ces trois dernières années et quelle proportion repré- sentent-elles par rapport aux contrôles effectués? 2. Le Conseil fédéral est prié de dresser la liste des pro- duits alimentaires traités aux antibiotiques à des fins de conservation. 3. Que pense le Conseil fédéral des mises en garde de l'OMS concernant l'inefficacité croissante du traitement aux antibiotiques de maladies infectieuses telles que: infections bactériennes aiguës des voies respiratoires, méningites, désordres intestinaux, septicémies aiguës, etc.? Comment envisage-t-il de freiner et de contrôler la vente, l'auto-médication, la prescription médicale et l'utilisation dans les produits alimentaires des antibiotiques classiques et des médicaments de substitution, qui deviennent de plus en plus inefficaces et coûteux? Mme Bauer: Au cours de la session de décembre, j'ai déposé le postulat que je développe aujourd'hui sur l'ineffi- cacité des antibiotiques. Il faisait suite à une conférence de presse tenue à Genève quelques jours auparavant par des médecins de l'Organisation mondiale de la Santé, qui dénon- çaient l'utilisation excessive des antibiotiques dans l'éle- vage des animaux de consommation. L'affaiblissement de la résistance antimicrobienne qui en résulte compromet le traitement de maladies infectieuses courantes telles que les infections bactériennes aiguës des voies respiratoires, les méningites, les désordres intestinaux, les septicémies aiguës, etc. Les antibiotiques qui permettent de traiter des maladies causées par des micro-organismes chez l'homme, l'animal et même les plantes cultivées, sont en train de perdre de leur efficacité, affirment-ils, parce qu'on en abuse et qu'on favorise ainsi la propagation et la persistance d'organismes qui résistent à ces remèdes. Au terme du Congrès international de biologie moléculaire qui, en janvier de l'an dernier, réunissait à St-Domingue plus de cent cinquante savants provenant essentiellement des Etats-Unis et d'Europe, un manifeste, déjà, avait été publié qui constituait un véritable cri d'alarme. Nous sommes confrontés, déclarent les savants, à un problème mondial de santé publique dû à l'usage abusif des antibioti- ques, principalement dans les cas suivants: 1. Prescription d'antibiotiques sans prescription médicale; 2. Prescription d'antibiotiques là où ils ne sont pas indis- pensables et pourraient être remplacés par d'autres remèdes; 3. Utilisation de différentes appellations et recommanda- tions pour favoriser, dans plusieurs parties du monde, la vente du même produit; 4. Utilisation, enfin, d'antibiotiques comme agents de crois- sance dans la nourriture d'animaux d'engraissement et pour accroître les rendements agricoles. Les signataires en appellent aux gouvernements pour met- tre un terme à ces abus et réclament l'organisation de comités nationaux et internationaux pour élaborer des directives limitant strictement l'usage des antibiotiques. Peut-être savez-vous déjà que, depuis quelques décennies, les antibiotiques sont utilisés pour la conservation de la viande et du poisson notamment et que des producteurs leur préfèrent maintenant l'irradiation aux rayons gamma, ces deux formes de conservation étant par ailleurs contes- tées par certains. Nous serions heureux de connaître l'avis du Conseil fédéral à ce sujet. Pour leur part, les médecins de l'OMS et les biologistes moléculaires s'accordent à condamner l'emploi systémati- que et massif d'antibiotiques pour favoriser la croissanceMotion Lieberherr 174 18 mars 1982 des animaux. La médecine vétérinaire les utilise en effet aussi bien dans des buts nutritifs que prophylactiques et thérapeutiques et il n'est pratiquement pas possible de dis- socier ces usages les uns des autres. En effet, lorsque, dans un troupeau, un animal tombe malade, ce n'est pas lui seulement qui sera traité mais bien également, à titre pré- ventif, tous les autres animaux qui sont en contact avec lui. Il est donc évident que la promiscuité et les conditions arti- ficielles imposées aux animaux dans les élevages indus- triels entraînent un usage excessif des antibiotiques et cet argument justifie à lui seul, nous semble-t-il, que ce genre d'élevage soit limité et strictement réglementé. Parce qu'il est de la plus grande importance que ces médi- caments conservent leur efficacité pour traiter chez l'être humain des maladies infectieuses graves, l'OMS formule plusieurs exigences, au sujet desquelles je souhaiterais que le Conseil fédéral donne son avis: 1. Comme c'est le cas pour la médecine humaine, les anti- biotiques à usage vétérinaire ne devraient être délivrés désormais que sur prescription de spécialistes autorisés. 2. Les vétérinaires devraient être dûment informés par les autorités des dangers que présente pour l'être humain l'abus des antibiotiques dans le traitement animal. Il doit leur être recommandé notamment d'en limiter strictement l'emploi. 3. Les autorités devraient interdire, pour le traitement clini- que des animaux, l'usage des antibiotiques les plus récents tels que la gentamycine, la spectinomycine et la rifontimy- cine. Indispensables pour sauver des vies humaines dans des cas de maladies très graves, ces médicaments devien- draient inefficaces si la médecine vétérinaire commençait à les utiliser. 4. En 1974 déjà, des médecins de l'OMS demandaient que le chloramphenicol soit strictement réservé à la médecine humaine. Or, il apparaît qu'il est encore couramment employé par les éleveurs pour le traitement oral de la sal- monellose des animaux. Afin d'en limiter l'usage aux seuls médecins vétérinaires, il est conseillé de n'autoriser que les préparations parentérales, c'est-à-dire par injections. Le Conseil fédéral est-il disposé à faire rapport et à publier une étude sur ce problème urgent? Je voudrais qu'il nous dise d'abord ce qu'il pense des mises en garde précitées de l'OMS. En a-t-il eu connaissance, les a-t-il déjà étu- diées? La législation en vigueur dans notre pays et les ordonnances suffisent-elles, à son avis, ou est-il nécessaire de les modifier? Pourrait-il ensuite dresser la liste des pro- duits alimentaires traités aux antibiotiques? On a mentionné la viande, le poisson et même certains produits agricoles, lesquels? Y a-t-il encore d'autres aliments traités aux anti- biotiques? Troisièmement, je souhaiterais qu'il nous parle des contrô- les effectués car une loi ne peut exercer ses effets que si l'on s'assure de son application. L'affaire des hormones dans le veau, le poulet et autre bétail de boucherie l'a prouvé éloquemment. D'abord minimisée - il semble tou- jours, au premier abord, que de tels abus ne sauraient se produire chez nous - elle a suscité récemment encore les vives critiques de la commission de gestion. Quatrième et dernière question: Comment le Conseil fédé- ral envisage-t-il de freiner et de contrôler la vente, l'auto- médication, la prescription médicale et l'utilisation dans les produits alimentaires des antibiotiques classiques et des médicaments de substitution, qui deviennent de plus en plus coûteux et de plus en plus inefficaces? Je remercie Monsieur Hurlimann, conseiller fédéral, de bien vouloir répondre à ces questions et d'une manière plus générale de préciser la position du Conseil fédéral face à cette mise en garde de l'OMS. Bundesrat Hürllmann: Der Bundesrat ist bereit, das Postu- lat anzunehmen. Ich bin aber nicht in der Lage, heute schon zu diesen Fragen Stellung zu nehmen. Diese hätten mir dann in der Form einer Interpellation unterbreitet werden müssen. Wir sind aber daran interessiert, diesen Bericht, den Sie mit Ihrem Postulat verlangen, zu erstatten, und wir haben schon demnächst Gelegenheit, dies zu tun aufgrund einer sehr eingehenden Überprüfung dieses ganzen Bereiches durch eine Gruppe der Geschäftsprüfungskommission, in der meines Wissens auch der Ständerat vertreten war. Der Bundesrat hat einen Bericht zu erstatten bis zur nächsten Session oder bis zur Herbstsession. Wir sind jetzt daran, diesen Bericht auszuarbeiten, der - wie Sie es selber aus- geführt haben - zwischen Herrn Bundespräsident Honeg- ger und meinem Departement koordiniert werden muss, da die Probleme der Antibiotika vor allem im Bereiche der Veterinärmedizin und der Volkswirtschaft, der Landwirt- schaft und der Interkantonalen Kontrollstelle für Heilmittel behandelt werden. Das ist der Bereich der Fleisch- und der Lebensmittelkontrolle, der durch das Veterinäramt des EVD und durch das Gesundheitsamt in meinem Departement abgedeckt wird. Wir haben deshalb schon bei diesem Bericht eine erste Gelegenheit, auf gewisse Fragen - nicht auf alle - von Frau Bauer einzugehen. Wenn es dann not- wendig ist, einen weiteren Bericht zu erstatten, werden wir das tun. Wir haben nämlich ein Interesse daran, dass man in diesem Bereich die Spreu vom Weizen scheidet und mög- lichst sachlich darüber Auskunft gibt, wie es sich mit diesen Problemen in Tat und Wahrheit verhält. Wir sind bereit, das Postulat anzunehmen. Überwiesen - Transmis #ST# 81.565 Motion Lieberherr Forschungsprogramm «Familie im sozialen Wandel» Programme de recherche «La famille face au changement social» Wortlaut der Motion vom 2. Dezember 1981 Der Bundesrat ist eingeladen, dem Schweizerischen Natio- nalfonds zur Förderung der wissenschafltichen Forschung ein nationales Forschungsprogramm unter dem Titel «Fami- lie im sozialen Wandel» zur Durchführung zu überantwor- ten. Texte de la motion du 2 décembre 1981 Le Conseil fédéral est chargé de confier au Fonds national suisse de la recherche scientifique le soin de mettre à exé- cution un programme national de recherche intitulé «La famille face au changement social». Mitunterzeichner - Cosignataires: Belser, Bührer, Donzé, Gassmann, Meylan, Miville, Piller, Weber (8) Frau Lieberherr: Zweifellos besteht in der Schweiz über die grundlegende Bedeutung der Familie für die Sozialisation des Menschen und damit auch über den gesellschafts- und staatspolitischen Stellenwert der Familie ein allgemeiner Konsens. Im Rahmen des vor dem Abschluss stehenden nationalen Forschungsprogramms «Probleme der sozialen Integration in der Schweiz» zeichnen sich bereits Resultate ab, welche die nach wie vor zentrale Stellung der Familie im Leben des einzelnen wie auch ihre Bedeutung für das Ver- halten des Menschen in Gesellschaft und Staat bestätigen. Es wird nun aber mehr und mehr vermutet, dass die Familie in der modernen Industrie- und Konsumgesellschaft gefähr- det sei, ihre Aufgaben nurmehr unvollständig oder nicht mehr wahrnehmen könne, ja, als Institution zu versagen im Begriffe sei und somit wegen ihrer hoch veranschlagten Funktion gerettet werden müsse. Wissenschaftlich zuver- lässige und dem jeweiligen Stand der Entwicklung entspre-Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Postulat Bauer Antibiotika. Wirksamkeit Postulat Bauer Inefficacité des antibiotiques In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1982 Année Anno Band II Volume Volume Session Frühjahrssession Session Session de printemps Sessione Sessione primaverile Rat Ständerat Conseil Conseil des Etats Consiglio Consiglio degli Stati Sitzung 10 Séance Seduta Geschäftsnummer 81.564 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 18.03.1982 - 08:00 Date Data Seite 173-174 Page Pagina Ref. No 20 010 462 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.