<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <table border="0"> <tr> <td> <img height="68" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2014-09-25-5D_63-2014.1&amp;type=gif" width="95"/> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> </tr> <tr> <td> <div class="para">{T 0/2}" </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5D_63/2014 </b> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> </tr> </table> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 25 septembre 2014</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit civil</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. et Mme les Juges fédéraux von Werdt, Président, </div> <div class="para">Escher et Herrmann. </div> <div class="para">Greffier : M. Braconi. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">1. A.X.________, </div> <div class="para">2. B.X.________, </div> <div class="para">tous deux représentés par Me Nicolas Jeandin, </div> <div class="para">avocat, </div> <div class="para">recourants, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>Justice de paix du canton de Genève</i>, rue des Chaudronniers 5, 1204 Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">consignation d'une part successorale, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours constitutionnel contre la décision de la </div> <div class="para">Chambre civile de la Cour de justice du canton </div> <div class="para">de Genève du 14 janvier 2014. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.a.</b> C.X.________, né en 1909, de nationalité française, est décédé le 22 août 2005 à Genève. Par testament du 23 septembre 1999, il a réparti les trois quarts de sa succession à parts égales entre ses fils, A.________, B.________ et D.X.________, institué E.________ pour le dernier quart et, enfin, désigné son fils A.________ en qualité d'exécuteur testamentaire. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.b.</b> E.________ a répudié la succession le 22 août 2005; les autres héritiers en ont fait de même le 23 octobre 2005. Par jugement du 14 novembre 2005, le Tribunal de première instance de Genève a ordonné la liquidation de la succession selon les règles de la faillite. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">De son vivant, C.X.________ avait prêté de l'argent à chacun de ses fils. Lors de l'ouverture de la succession, A.X.________ avait remboursé sa dette, B.X.________ avait versé 72'000 fr. dans la liquidation de la succession et D.X.________ était encore redevable de 67'955 fr. 40 au 29 octobre 2005. Le 15 mai 2006, l'Office des faillites de Genève a informé l'exécuteur testamentaire qu'il renonçait à entreprendre des démarches aux fins de recouvrer la créance de feu C.X.________ à l'encontre de son fils D.________. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.c.</b> Le 10 mai 2006, l'Office a informé la Justice de paix du canton de Genève que la liquidation avait laissé un reliquat de 88'502 fr. 65, à teneur du compte des frais et tableau de distribution des deniers dressé le même jour; cet acte ne mentionne pas la dette de D.X.________. Le tableau de distribution n'a pas fait l'objet d'une plainte. La faillite de la succession a été close le 12 juin 2006. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le 7 août 2006, l'Office a délivré le reliquat à la Justice de paix en vue de sa répartition entre les héritiers. E.________ a renoncé à sa part le 9 août 2006. Le 6 décembre 2006, la Justice de paix a ordonné l'administration d'office de la part échéant à D.X.________, qui avait disparu depuis le mois d'octobre 2004, et nommé A.X.________ en tant qu'administrateur d'office. En février 2007, ce dernier a demandé à la Justice de paix l'autorisation de partager le reliquat en faveur de D.X.________ entre lui-même et son frère B.________; le 8 mars 2007, la Justice de paix s'y est opposée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.d.</b> Une requête tendant à la déclaration d'absence de D.X.________ a été rejetée le 27 septembre 2013 par le Tribunal de première instance de Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para">Le 11 novembre 2013, la Justice de paix, après avoir constaté que la liquidation par voie de faillite avait laissé un reliquat de 88'502 fr. 65, a ordonné la consignation du tiers de cette somme au bénéfice de D.X.________, " <i>vu l'impossibilité actuelle de la lui remettre</i> ". La Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a confirmé cette décision le 14 janvier 2014. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.</b> </div> <div class="para">Par mémoire du 17 février 2014, A.________ et B.X.________ exercent un recours constitutionnel subsidiaire: à titre principal, ils demandent au Tribunal fédéral de dire que le reliquat de 88'502 fr. 65 sera distribué à parts égales entre eux, à l'exclusion de tout autre tiers, aucun montant n'étant ainsi consigné, et de réserver leurs droits contre D.X.________ découlant de la liquidation des rapports d'indivision dans la succession répudiée de feu C.X.________; à titre subsidiaire, ils concluent à ce que la décision attaquée soit annulée et la cause renvoyée à l'autorité inférieure pour qu'elle statue à nouveau. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Justice de paix propose la confirmation de la décision entreprise; la Cour de justice se réfère aux considérants de celle-ci. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Comme l'admettent à juste titre la juridiction précédente - qui indique de manière contradictoire la voie du " <i>recours en matière civile</i> " - et les recourants, la valeur litigieuse - qui correspond à la part de liquidation échéant à D.X.________, dont la consignation a été ordonnée par le Juge de paix ( <i>i.e.</i> 29'260 fr.) - n'atteint pas le seuil de 30'000 fr. (<span class="artref">art. 74 al. 1 let. b LTF</span>); ceux-ci ne prétendent pas non plus que la présente cause soulèverait une question juridique de principe (<span class="artref">art. 74 al. 2 let. a LTF</span>; <i>cf</i>. sur cette notion: <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=25.09.2014&amp;to_date=14.10.2014&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-III-209%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page209">ATF 139 III 209</a> consid. 1.2). Partant, seul le recours constitutionnel subsidiaire est ouvert (<span class="artref">art. 113 ss LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Les conditions de recevabilité sont remplies: le recours a été déposé en temps utile (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/100/114" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/100/1" type="start"></artref>art. 100 al. 1 et 114 LTF</span><artref id="CH/173.110/100/114" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/114" type="end"></artref>) à l'encontre d'une décision finale (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/90" type="start"></artref>art. 90 et 114 LTF</span><artref id="CH/173.110/114" type="end"></artref>) rendue par un tribunal supérieur ayant statué sur recours en dernière instance cantonale (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/2" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/75/114" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/75/2" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/75/1" type="start"></artref>art. 75 al. 1 et 2 et 114 LTF</span><artref id="CH/173.110/75/2" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/75/114" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/2" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/114" type="end"></artref>); les recourants, qui ont été déboutés de leurs conclusions par l'autorité précédente, ont un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de la décision déférée (<span class="artref">art. 115 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">L'autorité précédente a constaté que le compte des frais et tableau de distribution des deniers de la succession de feu C.X.________ a été déposé le 10 mai 2006 et n'a pas fait l'objet d'une plainte pendant le délai de l'<span class="artref">art. 263 al. 1 LP</span>; il est ainsi " <i>rentré en force</i> " et " <i>établit définitivement l'état des dettes et des créances de la succession répudiée liquidée par voie de faillite</i> ". Dès lors que ce tableau ne mentionne pas la dette de D.X.________, " <i>celle-ci est réputée purgée, de sorte qu'elle n'existe plus</i> ". C'est donc à juste titre que le premier juge a considéré que les " <i>dettes et créances antérieures annoncées comme la dette</i> [du prénommé] <i>à l'égard du défunt avaient été éliminées et que celles-ci ne pouvaient plus resurgir</i> ". Puisqu'il n'est pas contesté que l'héritière instituée a renoncé à sa part sur le reliquat de la succession, ce solde doit être partagé entre les trois héritiers légaux du défunt; à défaut de pouvoir être remise à D.X.________, la consignation de sa part a donc été ordonnée à bon droit. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.1.</b> Aux termes de l'<span class="artref">art. 573 al. 1 CC</span>, la succession répudiée par tous les héritiers légaux du rang le plus proche est liquidée par l'office des faillites, même si elle n'est pas insolvable (Brunner/Boller, <i>in</i> : Basler Kommentar, SchKG II, 2e éd., 2010, n° 4 ad <span class="artref">art. 193 LP</span>). Cette liquidation est opérée selon les règles de la faillite (<span class="artref">art. 193 al. 2 LP</span>), à savoir conformément aux <span class="artref">art. 221 ss LP</span> ( <i>cf</i>. <span class="bgeref_err">ATF 79 III 164</span> consid. 2). Lorsque l'état de collocation est définitif et que l'administration de la faillite est en possession du produit de la réalisation de tous les biens, elle dresse le tableau de distribution des deniers et établit le compte final (<span class="artref">art. 261 LP</span>, <i>cf</i>. <span class="artref">art. 82 ss OAOF</span>). Le tableau de distribution et le compte final, qui constituent en réalité un seul document (<span class="artref">art. 2 ch. 8 OAOF</span>: compte des frais et tableau de distribution des deniers; Gilliéron, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, vol. III, 2001, n° 15 ad art. 261-267), restent déposés au bureau de l'office pendant dix jours (<span class="artref">art. 263 al. 1 LP</span>); le dépôt est porté à la connaissance des créanciers, dont chacun d'eux reçoit un extrait relatif à son dividende (<span class="artref">art. 263 al. 2 LP</span>). A l'expiration du délai de dépôt, l'administration de la faillite procède à la distribution des deniers (<span class="artref">art. 264 al. 1 LP</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Contrairement à ce qu'affirme la cour cantonale, le compte des frais et tableau de distribution des deniers n'a pas pour but d'établir, qui plus est " <i>définitivement</i> ", " <i>l'état des dettes et des créances</i> " de la succession répudiée ( <i>cf</i>. sur le contenu de ce document: Gilliéron, <i>op</i>. <i>cit</i>., nos 9 ss ad <span class="artref"><artref id="CH/281.1/261" type="start"></artref>art. 261-267 LP</span><artref id="CH/281.1/267" type="end"></artref>). Les créances doivent être inscrites à l'inventaire (<span class="artref">art. 221 LP</span> et <span class="artref">art. 25 al. 1 OAOF</span>), et les dettes à l'état de collocation (<span class="artref">art. 244 ss LP</span> et <span class="artref">art. 56 ss OAOF</span>); ni le premier (arrêt 5A_53/2013 du 17 mai 2013 consid. 4.2 et les citations) ni le second (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=25.09.2014&amp;to_date=14.10.2014&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-III-386%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page386">ATF 133 III 386</a> consid. 4.3.3 et les citations) ne sortissent d'effets matériels quant aux droits qu'ils constatent. Le tableau de distribution est fondé sur l'état de collocation passé en force (<span class="bgeref_err">ATF 54 III 231</span> p. 234). A la différence du régime prévu en matière de bénéfice d'inventaire (<span class="artref">art. 590 al. 2 CC</span>; <i>cf</i>. sur ce point: arrêt 9C_491/2013 du 5 février 2014 consid. 3.2, avec les citations), le défaut de mention de la dette de D.X.________ envers la succession répudiée dans le compte des frais et tableau de distribution des deniers ne signifie donc pas qu'elle est " <i>réputée purgée, de sorte qu'elle n'existe plus</i> ". </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Pour être censurée au titre de l'<span class="artref">art. 9 Cst.</span>, la décision entreprise doit cependant être arbitraire, non seulement dans ses motifs, mais encore dans son résultat (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=25.09.2014&amp;to_date=14.10.2014&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F138-III-378%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page378">ATF 138 III 378</a> consid. 6.1, avec les arrêts cités), ce qui permet au Tribunal fédéral de procéder à une substitution de motifs (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=25.09.2014&amp;to_date=14.10.2014&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F138-III-636%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page636">ATF 138 III 636</a> consid. 4.3, avec les arrêts cités). C'est ce qu'il y a lieu d'examiner ( <i>cf</i>. <i>infra</i>, consid. 2.2). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.2.</b> Conformément à l'<span class="artref">art. 573 al. 2 CC</span>, le solde de la liquidation, après paiement des dettes, revient aux ayants droit, comme s'ils n'avaient pas répudié. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.2.1.</b> Dans un ancien arrêt, le Tribunal fédéral a jugé que la liquidation officielle de la succession au sens des <i><span class="artref">art. 593 ss CC</span></i> laisse subsister la communauté héréditaire et, partant, la propriété commune des héritiers (<span class="artref">art. 602 al. 2 CC</span>) sur le solde actif de la liquidation (<span class="bgeref_err">ATF 52 II 195</span> p. 199). Récemment, il a admis que l' <i><span class="artref">art. 573 al. 2 CC</span></i> ne doit pas être compris en ce sens qu'il restituerait aux ayants droit, quant aux actifs en question, la qualité d'héritiers qu'ils avaient perdue à la suite de la répudiation; aussi la prétention au solde de la liquidation n'est-elle pas de nature successorale, mais obligatoire, à l'instar de la prétention du légataire en délivrance du legs (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=25.09.2014&amp;to_date=14.10.2014&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F136-V-7%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page7">ATF 136 V 7</a> consid. 2.2.1.2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=25.09.2014&amp;to_date=14.10.2014&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-V-505%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page505">139 V 505</a> consid. 2.2). Sans qualifier le droit conféré par la disposition précitée, certains auteurs estiment que " <i>les répudiants forment une communauté héréditaire</i> " (Paul Piotet, Droit successoral, <i>in</i> : TDPS IV, 1975, p. 560; Rouiller et al., <i>in</i> : Commentaire du droit des successions, 2012, n° 14 ad <span class="artref">art. 573 CC</span>), ou sont - comme les héritiers dans la procédure de liquidation officielle - propriétaires communs des actifs compris dans le solde de la liquidation (Häuptli, <i>in</i> : Praxiskommentar Erbrecht, 2e éd., 2011, n° 15 ad <span class="artref">art. 573 CC</span> [avec référence à l'<span class="bgeref_err">ATF 52 II 195</span>]). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.2.2.</b> En principe, l'office des faillites doit remettre le solde aux ayants droit - et non à la Justice de paix -, à charge pour ceux-ci de procéder au partage ( <i>cf</i>. Piotet, loc. cit.), qui est opéré en conformité des règles de succession légale (<span class="artref">art. 457 ss CC</span>; Escher, <i>in</i> : Zürcher Kommentar, 3e éd., 1960, n° 13 ad <span class="artref">art. 573 CC</span> [" <i>in analoger Anwendung</i> "]; Göksu, <i>in</i> : Handkommentar zum Schweizer Privatrecht, 2e éd., 2012, n° 7 ad <span class="artref">art. 573 CC</span>; Schwander, <i>in</i> : Basler Kommentar, ZGB II, 4e éd., 2011, n° 6 ad <span class="artref">art. 573 CC</span>). L'héritière instituée ayant renoncé à sa part du solde de la liquidation ( <i>cf</i>. <i>supra</i>, let. A.c), celle-ci a profité aux autres répudiants, à savoir aux trois fils de feu C.X.________ (<span class="artref">art. 572 CC</span>, par analogie; Tuor/Picenoni, <i>in</i> : Berner Kommentar, 2e éd., 1964, n° 9 ad <span class="artref">art. 573 CC</span>); chacun d'eux peut dès lors prétendre au tiers du reliquat (<span class="artref">art. 457 al. 2 CC</span>), comme l'admettent les recourants. D.X.________ ne pouvant pour l'heure recueillir la part qui lui échoit - sans avoir toutefois été déclaré absent ( <i>cf</i>. <i>supra</i>, let. A.d) -, il n'était pas arbitraire d'avoir ordonné sa consignation (Brunner/Boller, <i>ibid</i>., n° 12d let. b, et Häuptli, <i>loc</i>. <i>cit</i>., qui renvoient à l'<span class="artref">art. 264 al. 3 LP</span> par analogie). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">L'objet de la présente procédure étant la décision de consigner la part du solde de la liquidation qui revient à D.X.________ ( <i>cf</i>. <i>supra</i>, let. B), le recours doit être rejeté, sans préjuger la position des protagonistes au regard du droit matériel. Certes, les recourants ont raison d'affirmer que la créance de la succession répudiée de feu C.X.________ n'a pas " <i>miraculeusement disparu</i> " faute d'être mentionnée au compte des frais et tableau de distribution des deniers ( <i>cf</i>. <i>supra</i>, consid. 2.1). Toutefois, la question de l'existence de cette prétention - qui ne saurait découler de sa seule admission à l'inventaire - relève de la compétence du juge ordinaire, et non de la Justice de paix, qui a statué dans le cadre d'une procédure gracieuse ( <i>cf</i>. Haldy, <i>in</i> : Code de procédure civile commenté, 2011, n° 10 ad <span class="artref">art. 1er CPC</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">En conclusion, le présent recours doit être rejeté (par substitution de motifs). Les frais judiciaires incombent aux recourants, solidairement entre eux (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/66/5" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/66/1" type="start"></artref>art. 66 al. 1 et 5 LTF</span><artref id="CH/173.110/66/5" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/5" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 2'500 fr., sont mis solidairement à la charge des recourants. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au mandataire des recourants, à la Justice de paix du canton de Genève et à la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 25 septembre 2014 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : von Werdt </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Braconi </div> </div></body></html>