<h2>SubmittedText<h2><p>Lors de sa séance spéciale du 18 mai 2005, le Conseil fédéral a décidé de réorienter sa politique extérieure. Il est notamment question de revoir le cadre de nos relations avec les États-Unis.</p><p>- Est-il vrai qu'une évolution radicale des relations extérieures a été décidée, avec une priorité donnée aux relations avec les États-Unis ? Quelles raisons ont été avancées pour justifier ce repositionnement ? S'agit-il surtout de nos intérêts économiques concernant un accord de libre-échange, ou des considérations en matière de politique mondiale et européenne sont-elles également en jeu ? Si oui, lesquelles ?</p><p>- La Suisse est-elle disposée à renforcer sa politique de bilatéralisme économique par des accords avec la Chine, l'Inde et les pays d'Amérique latine et du monde musulman ?</p><p>- Le Conseil fédéral considère-t-il comme approprié de donner la priorité aux relations avec les États-Unis, eu égard à leurs tendances hégémoniques, à leur non-observation du droit international et au traitement administré aux prisonniers de guerre ? Ne pense-t-il pas qu'un pays neutre comme la Suisse devrait oeuvrer activement pour un monde multipolaire et donc militer pour le renforcement de l'ONU ? L'affermissement des relations extérieures avec le pouvoir monopolistique (traditionnel) des États-Unis n'est-il pas en contradiction avec ces principes ?</p><p>- Lors des discussions précédant cette décision statégique, il était question de clarifier le concept de neutralité qui est le fondement de nos relations extérieures. Quel est le résultat de cette réflexion, et comment celle-ci se répercute-t-elle sur notre nouvelle politique ? </p><p>- Quelle est la position du Conseil fédéral par rapport à la politique actuelle des États-Unis en Irak ? Le Conseil fédéral songe-t-il à une quelconque intervention de la Suisse et, si oui, sous quelle forme ? Est-il vrai qu'il est prévu de livrer des chars à l'Irak et au Pakistan ? Cela a-t-il un rapport avec notre changement de cap en politique extérieure ? Est-ce cohérent par rapport à notre neutralité ?</p><p>- Le rapprochement avec les États-Unis ne met-il pas en péril la neutralité de la Suisse et ses possibilités d'intervenir comme médiatrice partout où c'est nécessaire, par exemple au Proche-Orient, dans le conflit du Kosovo, au Sri Lanka ?</p><p>- Quelle est la position officielle de la Suisse sur le chapitre de la recomposition du conseil de sécurité et de son droit de veto ?</p><p>- Quelles sont les conséquences de la nouvelle politique extérieure sur l'aide au développement et, de manière plus générale, sur nos relations avec le tiers-monde et avec le quart-monde ?</p>