<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2A.202/2003/elo </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 12 mai 2003 </div> <div class="para">IIe Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. et Mme les Juges Hungerbühler, Juge présidant, </div> <div class="para">Müller et Yersin. </div> <div class="para">Greffier: M. Langone. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">X.________, recourant, </div> <div class="para">représenté par Me Jean-Charles Bornet, avocat, rue du Scex 3, 1950 Sion, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Département fédéral de justice et police, 3003 Berne. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">refus d'exception aux mesures de limitation, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours de droit administratif contre la décision du Département fédéral de justice et police du 21 janvier 2003. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant: </div> <div class="para">Que, par décision sur recours du 21 janvier 2003, le Département fédéral de justice et police a confirmé que X.________, né le 29 avril 1980, ressortissant yougoslave, demeurait soumis aux mesures de limitation du nombre d'étrangers, </div> <div class="para">que cette décision a été reçue le 22 janvier 2003 par le mandataire du prénommé, </div> <div class="para">que, le 7 mai 2003 - soit après l'écoulement du délai de recours de trente jours -, X.________ a formé devant le Tribunal fédéral un recours de droit administratif à l'encontre de cette décision du 21 janvier 2003, tout un sollicitant la restitution du délai de recours, </div> <div class="para">qu'aux termes de l'art. 35 al. 1, 1ère phrase, OJ, la restitution pour inobservation d'un délai ne peut être accordée que si le requérant ou son mandataire a été empêché, sans sa faute, d'agir dans le délai légal, </div> <div class="para">que, par "empêchement non fautif" de la partie ou du mandataire, il faut entendre aussi bien l'impossibilité objective, comme la force majeure, que l'impossibilité due à des circonstances personnelles ou à une erreur excusables (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=06.05.2003&amp;to_date=25.05.2003&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F96-II-262%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page262">ATF 96 II 262</a> consid. 1a p. 265; Jean-François Poudret, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, vol. I, Berne 1990, n. 2.3 et 2.7 ad art. 35), </div> <div class="para">que la faute du mandataire devant être assimilée à celle de la partie, il suffit que l'empêchement de l'un ou de l'autre soit fautif pour que la restitution du délai soit refusée, </div> <div class="para">qu'à l'appui de sa requête de restitution de délai, le mandataire du recourant expose qu'il a été empêché de recourir en temps utile auprès du Tribunal fédéral à la suite d'une confusion de noms entre deux de ses clients, soit X.________ et Y.________, qu'il n'avait pas eu le temps de rencontrer en raison d'un surcroît de travail, </div> <div class="para">qu'il ne s'agit à l'évidence pas d'une erreur excusable, même si l'on tient compte des conditions de travail d'un avocat qui n'a pas qu'un procès à suivre, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que le mandataire du recourant aurait pu agir dans le délai fixé s'il avait fait preuve de la diligence que l'on est en droit d'attendre d'un avocat consciencieux, d'autant que la similitude entre les noms de famille n'est pas tellement grande et que l'affaire X.________ avait trait aux mesures d'exception aux mesures de limitation relevant de la compétence des autorités fédérales, alors que l'affaire Y.________ concernait l'octroi d'une autorisation d'établissement par les autorités cantonales, </div> <div class="para">que la requête de restitution du délai de recours doit donc être rejetée, </div> <div class="para">qu'en conséquence, le recours de droit administratif doit être déclaré irrecevable pour cause de tardiveté (<span class="artref">art. 106 al. 1 OJ</span>), </div> <div class="para">que, par ce prononcé, la requête de mesures provisoires devient sans objet, </div> <div class="para">que succombant, le recourant doit supporter un émolument judiciaire, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">La requête de restitution du délai de recours est rejetée. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Le recours de droit administratif est irrecevable. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Un émolument judiciaire de 1'000 fr. est mis à la charge du recourant. </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué en copie au mandataire du recourant et au Département fédéral de justice et police. </div> <div class="para">Lausanne, le 12 mai 2003 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">Le Juge présidant: Le greffier: </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>