<h2>SubmittedText<h2><p>Quel est l'avis du Conseil fédéral sur le fait que des journalistes de la SSR mènent des projets de journalisme collaboratif avec des journalistes travaillant pour des médias privés ? Que pense-t-il de cette forme de collaboration, sachant que la SSR est financée par la redevance et a un mandat de service public, alors que les médias privés obéissent à d'autres critères rédactionnels ? Si de tels partenariats doivent exister, la SSR ne devrait-elle pas en conclure avec des médias de différentes lignes rédactionnelles, dans un souci d'équilibre ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Dans ses offres d'information, la SSR est notamment tenue de proposer un compte rendu complet, diversifié et fidèle (art. 24, al. 4, let. a, LRTV, art. 6, al. 1, concession SSR). Il n'y a rien à objecter aux projets de collaboration journalistiques entre la SSR et les médias privés. Dans son rapport sur le service public du 17 juin 2016, le Conseil fédéral a au contraire encouragé la SSR à collaborer avec d'autres entreprises de médias dans le domaine journalistique défini dans la concession.</p><p>En exploitant les synergies, les ressources peuvent être utilisées de manière plus performante et efficace, ce qui est particulièrement important en Suisse, dont l'exiguïté et le multilinguisme rendent plus difficile encore la production rentable de contenus de médias. En raison de l'indépendance et de l'autonomie des programmes garanties par la Constitution, la SSR est libre de décider avec quels médias elle collabore sur le plan journalistique. Selon ses propres informations, la SSR coopère avec les entreprises de médias privées les plus diverses et traite toutes les demandes concrètes de collaboration sur un pied d'égalité. Si une coopération s'avère judicieuse dans un cas précis, la SSR est prête à travailler avec tous les médias qui respectent les normes essentielles de la branche. Hormis des coopérations ponctuelles dans le domaine de la recherche, il existe de nombreuses autres formes de collaboration journalistique, aussi bien au niveau national que régional, qui portent notamment sur l'information, le sport, la culture ou le divertissement. Indépendamment du fait qu'une contribution ait été ou non réalisée dans le cadre d'une coopération, les émissions de la SSR doivent satisfaire aux exigences concernant le contenu des programmes, conformément à la loi sur la radio et la télévision. Il appartient à l'Autorité indépendante d'examen des plaintes en matière de radio-télévision (AIEP) de veiller au respect de ces exigences.</p>  Réponse du Conseil fédéral.