<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <a name="idp310288"></a><div class="big bold">Urteilskopf</div> <br/>138 III 615<br/><br/><br/><div class="paraatf">91. Extrait de l'arrêt de la Ire Cour de droit civil dans la cause X. contre Y. Sàrl (recours en matière civile)</div> <div class="paraatf">4A_391/2012 du 20 septembre 2012</div> <a name="idp311824"></a> <a name="idp189328"></a><br/><div id="regeste" lang="de"> <div class="big bold">Regeste</div> <br/><div class="paraatf"><span class="artref"><artref id="CH/272/209/4" type="start"></artref><artref id="CH/272/209/3" type="start"></artref><artref id="CH/272/145" type="start"></artref>Art. 145 sowie 209 Abs. 3 und 4 ZPO</span><artref id="CH/272/209/3" type="end"></artref><artref id="CH/272/209/4" type="end"></artref><artref id="CH/272/4" type="end"></artref>. <div class="paratf">Die Frist zur Klageeinreichung beim Gericht nach Erteilung der Klagebewilligung steht während der Gerichtsferien still (E. 2). </div> </div> </div> <a name="idp347248"></a> <br/><div> <a name="idp354432"></a><span class="big bold" id="sachverhalt">Sachverhalt</span> <span class="small">ab Seite 615</span> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="page615"></a><div class="center pagebreak">BGE 138 III 615 S. 615</div> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp356096"></a><span class="bold">A. </span>Dans le cadre de la résiliation litigieuse d'un contrat de bail portant sur un appartement sis dans le canton de Vaud, la Commission de conciliation en matière de baux à loyer a soumis aux parties une proposition de jugement que la locataire a rejetée.</div> <div class="paraatf">Par acte du 30 novembre 2011 notifié le 1<sup>er</sup> décembre 2011, l'autorité de conciliation a délivré une autorisation de procéder à la locataire. La décision écrite contenait notamment le passage suivant en caractères gras: la locataire "est en droit de porter l'action devant le Tribunal des baux dans un délai de trente jours à compter de la délivrance de la présente autorisation. Ce délai n'est pas suspendu par les féries (art. 145 al. 1 à 3 CPC)". <a name="page616"></a><div class="center pagebreak">BGE 138 III 615 S. 616</div> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp359920"></a><span class="bold">B. </span>Le 16 janvier 2012, la locataire a ouvert action devant le Tribunal des baux du canton de Vaud, concluant notamment à l'annulation de la résiliation, à la nullité du loyer et à la fixation d'un nouveau loyer initial. Par décision du 31 janvier 2012, le Tribunal a déclaré la demande irrecevable pour cause de tardiveté.</div> <div class="paraatf">Le 24 février 2012, la locataire a interjeté appel, concluant à ce que sa demande du 16 janvier 2012 soit déclarée recevable. Statuant par arrêt du 2 mai 2012, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal vaudois a confirmé la décision d'irrecevabilité; elle a jugé que durant les féries (<span class="artref">art. 145 al. 1 CPC</span> [RS 272]), le délai pour ouvrir action ensuite de la délivrance d'une autorisation de procéder après tentative de conciliation n'était pas suspendu (<span class="artref">art. 145 al. 2 let. a et <artref id="CH/272/209/4" type="start"></artref>art. 209 al. 4 CPC</span><artref id="CH/272/145/2/a" type="end"></artref>).</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp367584"></a><span class="bold">C. </span>La locataire (ci-après: la recourante) a saisi le Tribunal fédéral d'un recours en matière civile, concluant à ce que sa demande du 16 janvier 2012 soit déclarée recevable. La bailleresse (ci-après: l'intimée) a déclaré se rallier à l'arrêt attaqué.</div> <div class="paraatf">Par arrêt du 20 septembre 2012, le Tribunal fédéral a admis le recours, annulé l'arrêt attaqué et renvoyé la cause à l'autorité précédente pour suite de la procédure.</div> <div class="paraatf"> <i>(résumé)</i> </div> <br/><div> <a name="idp370592"></a><span class="big bold" id="erwaegungen">Erwägungen</span> </div> <br/><div class="paraatf">Extrait des considérants:</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp371552"></a><span class="bold" id="consideration_2.">2. </span>La question à juger est celle de savoir si l'<span class="artref">art. 145 al. 2 let. a CPC</span> s'applique aux délais prévus par l'<span class="artref">art. 209 CPC</span>.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp375968"></a><span class="bold" id="consideration_2.1">2.1 </span>L'<span class="artref">art. 209 CPC</span> figure dans la deuxième partie du CPC traitant des "dispositions spéciales"; il se trouve, sous le titre "conciliation", dans le chapitre 3 intitulé "conciliation et autorisation de procéder", qui suit le chapitre 2 relatif à la "procédure de conciliation". L'<span class="artref">art. 209 CPC</span> traite de l'autorisation de procéder, délivrée lorsque la tentative de conciliation n'aboutit pas. A teneur de l'<span class="artref">art. 209 al. 3 CPC</span>, le demandeur est en droit de porter l'action devant le tribunal dans un délai de trois mois à compter de la délivrance de l'autorisation de procéder; l'<span class="artref">art. 209 al. 4 CPC</span> réduit ce délai à trente jours notamment pour les litiges relatifs aux baux à loyer.</div> <div class="paraatf">L'<span class="artref">art. 145 CPC</span>, qui ressortit aux "dispositions générales" du code (partie 1), figure dans le chapitre relatif aux délais. Selon l'<span class="artref">art. 145 al. 1 CPC</span>, les délais légaux et les délais fixés judiciairement ne <a name="page617"></a><div class="center pagebreak">BGE 138 III 615 S. 617</div>courent pas durant les féries; l'<span class="artref">art. 145 al. 2 let. a CPC</span> précise toutefois que la suspension des délais ne s'applique pas "à la procédure de conciliation".</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp391360"></a><span class="bold" id="consideration_2.2">2.2 </span>Les auteurs sont majoritairement d'avis que la suspension s'applique aux délais de l'<span class="artref">art. 209 CPC</span>. Ils soutiennent que ces délais courent dès la notification de l'autorisation de procéder, c'est-à-dire à un moment où la procédure de conciliation est terminée; ils ne feraient ainsi pas partie de la procédure de conciliation (THOMAS SUTTER-SOMM, Das Schlichtungsverfahren der ZPO: Ausgewählte Problempunkte, RSPC 2012 p. 82 s.; BARBARA MERZ, n° 13 ad <span class="artref">art. 145 CPC</span>, et URS EGLI, n° 21 ad <span class="artref">art. 209 CPC</span>, in Schweizerische Zivilprozessordnung ZPO, Kommentar, Brunner/Gasser/Schwander [éd.], 2011;FRANÇOIS BOHNET, in CPC, Code de procédure civile commenté, 2011, n° 15 ad <span class="artref">art. 209 CPC</span>; JURIJ BENN, n° 6 ad <span class="artref">art. 145 CPC</span>, et DOMINIK INFANGER, n<sup>os</sup> 21 et 25 ad <span class="artref">art. 209 CPC</span>, in Basler Kommentar, Schweizerische Zivilprozessordnung, 2010; GASSER/RICKLI, Schweizerische Zivilprozessordnung [ZPO], Kurzkommentar, 2010, n° 5 ad art. 209CPC; URS H. HOFFMANN-NOWOTNY, in ZPO, Kurzkommentar, Oberhammer [éd.], 2010, n° 8 ad <span class="artref">art. 145 CPC</span>; Le droit suisse du bail àloyer, Commentaire, adaptation française de Burkhalter/Martinez-Favre, 2011, p. 767; BASTIEN SANDOZ, La conciliation, in Procédure civile suisse - Les grands thèmes pour le praticien, 2010, p. 84 n. 80; DAVID LACHAT, Procédure civile en matière de baux et loyers, 2011, p. 109 n. 10.10; JACQUES HALDY, Les procédures spéciales, in Le Code de procédure civile - Aspects choisis, 2011, p. 135).</div> <div class="paraatf">D'autres auteurs, certains non sans hésitations, sont d'avis que la suspension ne s'applique pas. Ils se fondent sur le fait que l'<span class="artref">art. 209 CPC</span> se trouve dans le titre consacré à la conciliation et que les délais prévus dans cette disposition doivent dès lors être considérés comme faisant partie de la procédure de conciliation; ils relèvent aussi que cette solution est conforme au but du législateur de ne pas retarder à l'excès la procédure au fond (TAPPY/NOVIER, La procédure de conciliation et la médiation dans le CPC, in Il Codice di diritto processuale civile svizzero, 2011, p. 137; DENIS TAPPY, in CPC, Code de procédure civile commenté, 2011, n° 14 ad <span class="artref">art. 145 CPC</span>; LEUENBERGER/UFFER-TOBLER, Schweizerisches Zivilprozessrecht, 2010, p. 205 n. 8.63; JÖRG HONEGGER, in Kommentar zur Schweizerischen Zivilprozessordnung [ZPO], Sutter-Somm/Hasenböhler/Leuenberger [éd.], 2010, n° 10 ad <span class="artref">art. 209 CPC</span>). La Cour d'appel relève en outre que dans un article à paraître, un auteur (KATIA ELKAIM) ferait en substance <a name="page618"></a><div class="center pagebreak">BGE 138 III 615 S. 618</div>observer que les seuls délais mentionnés dans le chapitre 2 consacré à la procédure de conciliation sont des délais d'ordre (<span class="artref">art. 203 al. 1 et al. 4 CPC</span>), de sorte que l'<span class="artref">art. 145 al. 2 let. a CPC</span> serait dépourvu de portée pratique si l'on devait considérer, avec la doctrine majoritaire, que cette disposition vise uniquement la procédure de conciliation au sens étroit (publication désormais parue: cf. KATIA ELKAIM-LÉVY, Premières expériences avec le nouveau code de procédure civile, Le point de vue du magistrat, in Nouvelle procédure civile et espace judiciaire européen, 2012, p. 35).</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp421360"></a><span class="bold" id="consideration_2.3">2.3 </span>L'<span class="artref">art. 145 al. 2 let. a CPC</span> exclut la suspension des délais dans le cadre de la "procédure de conciliation" ( <i>Schlichtungsverfahren, procedura di conciliazione</i> ). Cette même notion de "procédure de conciliation" ( <i>Schlichtungsverfahren, procedura</i> ) forme l'intitulé du chapitre englobant les art. 202 à 207 CPC; ces dispositions règlent la procédure de conciliation proprement dite. Le chapitre suivant, intitulé "conciliation et autorisation de procéder" ( <i>Einigung und Klagebewilligung, intesa e autorizzazione ad agire</i> ), précise à l'<span class="artref">art. 208 CPC</span>, sous l'intitulé "conciliation" ( <i>Einigung, avvenuta conciliazione</i> ), la suite de la procédure en cas d'aboutissement de la conciliation, respectivement à l'<span class="artref">art. 209 CPC</span>, sous l'intitulé "autorisation de procéder" ( <i>Klagebewilligung, autorizzazione ad agire</i> ), la suite de la procédure en cas d'échec de la conciliation. L'<span class="artref">art. 209 CPC</span> se trouve ainsi dans un chapitre de la loi qui ne règle pas la procédure de conciliation, mais en précise les suites. Il n'y a aucune raison de considérer que la notion de "procédure de conciliation" n'aurait pas la même portée à l'<span class="artref">art. 145 al. 2 let. a CPC</span> que dans l'intitulé du chapitre englobant les art. 202 à 207 CPC; tel semble aussi avoir été l'avis des experts ayant rédigé l'avant-projet (voir ci-après).</div> <div class="paraatf">Le délai de l'<span class="artref">art. 209 CPC</span> commence à courir avec la notification de l'autorisation de procéder, à savoir à un moment où il n'y a plus de procédure de conciliation en cours. Ce délai, à fortiori, s'écoule alors que cette procédure est close et l'autorité de conciliation dessaisie. On ne saurait dès lors admettre sans autre qu'il est un élément de la procédure de conciliation.</div> <div class="paraatf">La consultation des travaux législatifs n'appelle pas une autre conclusion. L'avant-projet des experts de juin 2003 incluait déjà l'équivalent de l'actuel <span class="artref">art. 145 al. 2 let. a CPC</span>, en ce sens que les règles sur les féries ne devaient pas s'appliquer à la "procédure de conciliation" (cf. art. 138 al. 2 let. a AP-CPC). Après la délivrance de <a name="page619"></a><div class="center pagebreak">BGE 138 III 615 S. 619</div>l'autorisation de procéder, le demandeur disposait d'un délai de deux mois pour porter l'action devant le tribunal; il était expressément précisé que ce "délai ne peut pas être suspendu" ("diese Frist kann nicht stillstehen"; art. 202 al. 3 phrase 2 AP-CPC). Le rapport explicatif soulignait qu'il n'était pas question d'accorder un délai plus long, car il s'agissait de favoriser la rapidité de la procédure (Rapport accompagnant l'avant-projet de la commission d'experts, juin 2003, p. 100 ad art. 202, accessible sur le site internet de l'Office fédéral de la justice [<a href="http://www.ejpd.admin.ch">www.ejpd.admin.ch</a>], en sélectionnant les rubriques Thèmes/Etat &amp; Citoyen/Législation/Projets terminés).</div> <div class="paraatf">Toutefois, dans le cadre de la procédure de consultation, d'aucuns ont préconisé de porter ce délai à trois mois, respectivement de suspendre le délai pendant les féries (cf. Classement des réponses à la procédure de consultation, 2004, p. 526 ss ad art. 202). Dans son projet, le Conseil fédéral a augmenté le délai à trois mois et a supprimé la clause qui excluait toute suspension du délai (FF 2006 7019, 7064, art. 206 al. 3 du projet). Il a simplement précisé que la raison d'être du délai était d'éviter que le défendeur ne reste pendant une période indéterminée sans savoir si la procédure allait se poursuivre ou non (Message du 28 juin 2006 relatif au code de procédure civile suisse [CPC], FF 2006 6841, 6941 ch. 5.13 ad art. 206).</div> <div class="paraatf">Au vu de ce qui précède, la volonté de ne pas retarder la procédure doit être relativisée. Les féries peuvent prolonger le délai ordinaire d'un mois supplémentaire au maximum (cf. <span class="artref">art. 145 al. 1 let. b CPC</span>), ce qui ne paraît pas aller à l'encontre du but de la loi. Dans cette mesure, l'intérêt du défendeur à être fixé sur la poursuite du litige peut céder le pas face à l'intérêt du demandeur à ne pas devoir déposer une demande pendant les féries, sachant par ailleurs que si cette écriture devait être produite dans le délai non suspendu de l'<span class="artref">art. 209 CPC</span>, la procédure judiciaire n'en serait pas moins ralentie par les féries (cf. SUTTER-SOMM, Schweizerisches Zivilprozessrecht, 2<sup>e</sup> éd. 2012, p. 187 n. 750; EGLI, op. cit., n° 21 ad <span class="artref">art. 209 CPC</span>; KARIN FISCHER, Vom Friedensrichteramt zur Schlichtungsbehörde, 2008, p. 62, à propos de l'ancienne procédure zurichoise). Et si la suspension s'applique au délai ordinaire de trois mois, il en va nécessairement de même pour le délai plus court concernant les litiges en matière de bail (<span class="artref">art. 209 al. 4 CPC</span>). Une différenciation entre les divers délais de l'<span class="artref">art. 209 CPC</span> n'entre pas en ligne de compte, d'autant moins que le délai de 30 jours de l'alinéa 4 n'a été introduit qu'au cours des débats devant le parlement (BO 2008 CN 956-958, CE 728). L'on ne saurait dès lors <a name="page620"></a><div class="center pagebreak">BGE 138 III 615 S. 620</div> accorder une importance particulière au fait que, sous l'ancien droit, le délai de 30 jours imparti par le droit fédéral (ancien <span class="artref">art. 274f al. 1 CO</span>; RO 1990 822) pour saisir le juge après un acte de non-conciliation dans un litige de bail à loyer n'était pas suspendu par les féries du droit cantonal (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2012&amp;to_year=2012&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F123-III-67%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page67">ATF 123 III 67</a> consid. 2). Au demeurant, la Conseillère nationale et avocate Anita Thanei, qui a oeuvré pour maintenir une réglementation semblable aux anciens <span class="artref">art. 274 ss CO</span> (cf. BO 2008 CN 957), admet elle-même que le délai de 30 jours de l'<span class="artref">art. 209 al. 4 CPC</span> est suspendu pendant les féries (THANEI, Auswirkungen der neuen Schweizerischen Zivilprozessordnung auf die mietrechtlichen Verfahren, insbesondere auf das Schlichtungsverfahren, mp 2009 p. 189 s.).</div> <div class="paraatf">Enfin, même si le fait de restreindre l'application de l'<span class="artref">art. 145 al. 2 let. a CPC</span> à la procédure de conciliation proprement dite (<span class="artref"><artref id="CH/272/202" type="start"></artref>art. 202-207 CPC</span><artref id="CH/272/207" type="end"></artref>) avait pour conséquence qu'aucun délai légal impératif ne tombe sous le coup de cette disposition, elle n'en serait pas pour autant dépourvue de portée. Car elle s'applique aux délais fixés aux parties par l'autorité de conciliation (cf. p. ex. <span class="artref">art. 202 al. 4 CPC</span>) et aux délais à tenir par l'autorité elle-même. L'objection est, pour ce motif déjà, infondée.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp473104"></a><span class="bold" id="consideration_2.4">2.4 </span>En résumé, il y a lieu de retenir que les délais pour ouvrir action ensuite de la délivrance d'une autorisation de procéder (<span class="artref">art. 209 al. 3 et al. 4 CPC</span>) sont suspendus pendant les féries (<span class="artref">art. 145 al. 1 CPC</span>).</div> </div></body></html>