Lausanne, 4. September 2015
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 24. August 2015 (2C_1006/2014)
Affäre Giroud: Beschwerde zu Offenlegung des Steuerdossiers 
gegenüber GPK abgewiesen
Das Bundesgericht weist die Beschwerde von Dominique Giroud im Zusammenhang
mit der Offenlegung seines Steuerdossiers gegenüber der Geschäftsprüfungskommission des Walliser Grossen Rates (GPK) ab. Das Kantonsgericht war nicht zur
Prüfung des entsprechenden Beschlusses verpflichtet, weil die parlamentarische
Oberaufsicht der GPK vorwiegend politischen Charakter aufweist. Da das Steuergeheimnis von Dominique Giroud durch die Offenlegung nicht berührt wird, musste
dazu keine anfechtbare Verfügung erlassen werden. 
Die Steuerverwaltung des Kantons Wallis eröffnete gegen Dominique Giroud und seine
Firma 2013 ein Nachsteuer- und Steuerhinterziehungsverfahren. Die GPK des Grossen
Rates des Kantons Wallis entschied im Januar 2014, die Arbeitsweise der staatlichen
Behörden in der fraglichen Angelegenheit zu prüfen. Dazu ermächtigte der Walliser
Staatsrat die Steuerverwaltung, der GPK das Steuerdossier "Giroud" vorzulegen, wobei
er den Erlass einer entsprechenden anfechtbaren Verfügung ablehnte. Das Kantonsgericht trat auf die Beschwerde von Dominique Giroud nicht ein. 
Das Bundesgericht weist seine Beschwerde ab. Der Nichteintretensentscheid des
Kantonsgerichts ist nicht zu beanstanden. Die GPK verlangte die Kenntnisnahme des
Steuerdossiers mit dem Ziel, die Angemessenheit des Verhaltens der Steuerverwaltung
und des Staatsrats in der "Affäre Giroud" zu prüfen. Das kantonale Verfahrensrecht
schliesst eine gerichtliche Überprüfung von Entscheiden im Zusammenhang mit der
parlamentarischen Oberaufsicht jedoch aus. Auch die in der Bundesverfassung verankerte Garantie auf Zugang zu gerichtlicher Prüfung ist nicht verletzt. Die Bundesverfassung  erlaubt  es  der  Eidgenossenschaft  und  den  Kantonen,  Ausnahmen
vorzusehen. Eine solche Ausnahme ist im Bundesgerichtsgesetz formuliert. Demnach
können die Kantone zur Prüfung von Entscheiden mit vorwiegend politischem Charakter
anstelle  eines  Gerichts  eine  andere  Behörde  einsetzen.  Die  parlamentarische
Oberaufsicht weist vorwiegend politischen Charakter auf, weshalb das Walliser Recht
eine gerichtliche Prüfung entsprechender Entscheide ausschliessen darf. Schliesslich
hat der Staatsrat auch keine Rechtsverweigerung begangen, wenn er zu seinem
Beschluss keine direkt beim Bundesgericht anfechtbare Verfügung erlassen hat. Das
Steuergeheimnis des Beschwerdeführers wird durch die Offenlegung des Dossiers
gegenüber der GPK nicht berührt. Es bestehen zudem weder Hinweise, dass die
Untersuchung der GPK den üblichen Rahmen der parlamentarischen Oberaufsicht
sprengen oder sachfremden Zwecken dienen würde, noch dass die erhaltenen Informationen zum Nachteil des Betroffenen verwendet werden könnten. Lausanne, le 4 septembre 2015
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 24 août 2015 (2C_1006/2014)
Affaire Giroud  : rejet du recours contre la mise à disposition du 
dossier fiscal en faveur de la COGEST
Le Tribunal fédéral rejette le recours de Dominique Giroud relatif à la mise à
disposition de son dossier fiscal de la Commission de gestion du Grand Conseil
valaisan  (COGEST).  Le  Tribunal  cantonal  n'était  pas  tenu  d'examiner  l'acte
correspondant, dès lors que la haute surveillance parlementaire exercée par la
COGEST revêt un caractère politique prépondérant. Comme le secret fiscal dont
s'est prévalu Dominique Giroud n'a pas été atteint par la transmission du dossier, il
n'était pas nécessaire de rendre une décision attaquable à ce propos. 
En 2013, le Service cantonal des contributions du canton du Valais a ouvert des
procédures en rappel d'impôt et en soustraction fiscale à l'encontre de Dominique
Giroud et de sa société. La COGEST du Grand Conseil du canton du Valais a décidé,
en janvier 2014, de procéder à la vérification du fonctionnement des services étatiques
dans ce dossier. Le Conseil d'Etat valaisan a ainsi autorisé le Service cantonal des
contributions à remettre le dossier fiscal «  Giroud » à la COGEST pour consultation; ce
faisant, le Conseil d'Etat a refusé d'émettre une décision attaquable. Le Tribunal
cantonal n'est pas entré en matière sur le recours de Dominique Giroud.
Le Tribunal fédéral rejette le recours de celui-ci. La décision de non-entrée en matière
rendue par le Tribunal cantonal ne prête pas le flanc à la critique. La COGEST avait
demandé à pouvoir prendre connaissance du dossier fiscal dans le but d'examiner
l'adéquation du comportement du fisc et du Conseil d'Etat en «  l'affaire Giroud ». Or, le
droit de procédure cantonal exclut tout contrôle judiciaire de décisions relatives à
l'exercice de la haute surveillance parlementaire. La garantie de l'accès au juge figurant
dans la Constitution fédérale n'a pas non plus été violée. La Constitution fédérale
autorise la Confédération et les cantons à prévoir des exceptions. Une telle exception a
été formulée dans la loi sur le Tribunal fédéral, selon laquelle les cantons peuvent
instituer une autorité autre qu'un tribunal s'agissant des décisions revêtant un caractère
politique prépondérant. La haute surveillance parlementaire revêt un tel caractère
politique prépondérant, de sorte que le droit valaisan peut exclure le contrôle judiciaire
des décisions correspondantes. En dernier lieu, le Conseil d'Etat n'a pas commis de
déni de justice en n'accompagnant pas la transmission du dossier fiscal d'une décision
directement attaquable auprès du Tribunal fédéral. Le secret fiscal du recourant n'est
pas atteint par la mise à disposition du dossier en faveur de la COGEST. Par ailleurs, il
n'existe aucun indice permettant de retenir que l'enquête menée par la COGEST
dépasserait le cadre usuel de la haute surveillance parlementaire ou poursuivrait des
objectifs détournés, ni que les informations obtenues par ce biais seraient utilisées au
détriment des personnes concernées.