<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2023-03-03-2C_135-2023.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2C_135/2023</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 3 mars 2023</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mme la Juge fédérale Aubry Girardin, Présidente. </div> <div class="para">Greffier : M. Dubey. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">1. A.A.________, </div> <div class="para">2. B.A.________, </div> <div class="para">tous les deux représentés par Me Razi Abderrahim, avocat, </div> <div class="para">recourants, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Office cantonal de la population et des migrations du canton de Genève, route de Chancy 88, 1213 Onex, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Refus de délivrer une autorisation de séjour et </div> <div class="para">renvoi de Suisse, reconsidération. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt de la Cour de justice de </div> <div class="para">la République et canton de Genève, Chambre administrative, du 24 janvier 2023 (ATA/68/2023). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.1.</b> B.A.________, né en 1981, son épouse, A.A.________, née en 1977, et leurs deux enfants, C.A.________, né en 2016 et D.A.________, née en 2019, sont ressortissants d'Australie. Le 19 avril 2018, B.A.________ a déposé auprès de l'Office cantonal de la population et des migrations du canton de Genève une demande d'autorisation de séjour pour cas de rigueur. Il a déclaré être arrivé à Genève en janvier 2018 et avoir subi des persécutions en Australie. Toutefois, ni lui ni sa famille n'ont déposé de demande d'asile en Suisse. Selon des certificats médicaux établi les 22 mars et 25 mars 2021, B.A.________ souffrait d'un état post-traumatique et d'un épisode dépressif moyen, sans syndrome somatique. Son traitement médical consistait en la prise d'antidépresseurs, d'anxiolytiques et de somnifères, durant un a deux ans et d'une hernie discale L4 - L5 avec fracture B2 L4 L5, traitée par antalgiques ainsi que par contrôles cicatriciels et d'adaptation antalgique. </div> <div class="para">Le 14 juin 2021, l'Office cantonal de la population et des migrations a refusé de leur délivrer une autorisation de séjour et a prononcé leur renvoi de Suisse. </div> <div class="para">Par jugement du 5 octobre 2021, le recours interjeté par les intéressés contre cette décision a été déclaré irrecevable par le Tribunal administratif de première instance du canton de Genève pour défaut de paiement de l'avance de frais dans le délai imparti. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.2.</b> Trois jours après, soit le 8 octobre 2021, les intéressés ont déposé auprès de l'Office cantonal de la population et des migrations une demande de reconsidération de la décision du 14 juin 2021. Par décision du 25 mars 2022, l'Office cantonal de la population et des migrations a refusé d'entrer en matière sur cette demande de reconsidération. </div> <div class="para">Le 20 avril 2022, les intéressés ont recouru contre cette décision auprès du Tribunal administratif de première instance et conclu implicitement à son annulation et à l'octroi de l'effet suspensif et de mesures provisionnelles. Par décision du 11 juillet 2022, celui-ci a rejeté la demande d'effet suspensif et de mesures provisionnelles. </div> <div class="para">Le 8 août 2022, B.A.________ a produit un certificat médical attestant qu'il présentait de graves séquelles après une arthrodèse lombo-sacrée. Une enquête était en cours pour déterminer les responsabilités. Sa situation nécessitait une prise en charge à long terme avec rééducation complexe. </div> <div class="para">Par jugement au fond du 5 septembre 2022, le Tribunal administratif de première instance a rejeté le recours du 20 avril 2022, confirmant que l'Office cantonal de la population et des migrations pouvait ne pas entrer en matière sur la demande de reconsidération de la décision du 14 juin 2021. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.3.</b> Le 22 août 2022, B.A.________ et A.A.________ ont recouru auprès de la Cour de justice du canton de Genève contre le jugement rendu le 11 juillet 2022 par le Tribunal administratif de première instance concluant à son annulation et au prononcé de l'effet suspensif. </div> <div class="para">Le 13 octobre 2022, les intéressés ont également recouru auprès de la Cour de justice contre le jugement rendu le 5 septembre 2022 par le Tribunal administratif de première instance, concluant à son annulation, à l'admission de leur demande de reconsidération du 8 octobre 2021 et à l'octroi d'une autorisation de séjour provisoire. </div> <div class="para">Le 7 novembre 2022, les intéressés ont transmis copie d'un rapport d'examen médical effectué le 11 octobre 2022 confirmant que B.A.________ souffrait d'un syndrome du tunnel carpien bilatéral pour lequel une chirurgie de la main et une adaptation des moyens auxiliaires à la maison semblaient indiquées. </div> <div class="para">Par arrêt du 24 janvier 2023, la Cour de justice du canton de Genève a rejeté le recours interjeté le 13 octobre 2022 par les intéressés contre le jugement rendu le 5 septembre 2022 par le Tribunal administratif de première instance et déclaré sans objet le recours du 22 août 2022 en matière d'effet suspensif et de mesures provisionnelles. Les intéressés ne pouvaient pas se prévaloir d'une modification notable des circonstances depuis la décision du 14 juin 2021, de sorte que l'Office cantonal de la population et des migrations n'avait pas violé le droit en refusant d'entrer en matière sur la demande de reconsidération. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Le 27 février 2023, B.A.________ et A.A.________ ont déposé auprès du Tribunal fédéral un recours en matière de droit public et un recours constitutionnel subsidiaire contre l'arrêt rendu le 24 janvier 2023 par la Cour de justice du canton de Genève. Ils concluent, sous suite de frais et dépens, à l'annulation de l'arrêt attaqué et à l'octroi d'une autorisation de séjour pour cas individuel d'extrême gravité. Ils demandent l'effet suspensif. </div> <div class="para">Il n'a pas été ordonné d'échange des écritures. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Selon l'<span class="artref">art. 83 let</span>. c ch. 5 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF; RS 173.110), le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions en matière de droit des étrangers qui concernent les dérogations aux conditions d'admission. Celles-ci sont notamment régies par l'<span class="artref">art. 30 al. 1 let. b LEI</span> pour les cas individuels d'une extrême gravité ou d'intérêts publics majeurs. Comme les recourants concluent à l'annulation de l'arrêt attaqué et à l'octroi d'une autorisation de séjour pour cas individuel d'extrême gravité, la voie du recours en matière de droit public est exclue sous cet angle. </div> <div class="para">En outre les recourants ne font valoir de manière défendable aucun droit leur permettant de séjourner en Suisse de nature à ouvrir la voie du recours en matière de droit public en lien avec l'<span class="artref">art. 83 let</span>. c ch. 2 LTF. Cette voie de droit n'est ainsi pas ouverte. </div> <div class="para">Les recourants ont toutefois déposé un recours constitutionnel subsidiaire pour violation des art. 25 et 28 de la Convention du 13 décembre 2006 relative aux droits des personnes handicapées (CDPH; RS 0.109) et application arbitraire des art. 48 de la loi vaudoise sur la procédure administrative (LPA/VD; BLV 173.36) ainsi que 8 CEDH. Il convient d'en examiner la recevabilité. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.1.</b> Le recours constitutionnel subsidiaire n'est ouvert que pour se plaindre de la violation des droits constitutionnels (<span class="artref">art. 116 LTF</span>). En vertu de l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>, applicable par renvoi de l'<span class="artref">art. 117 LTF</span>, les griefs y relatifs doivent être invoqués et motivés par le recourant, à savoir expressément soulevés et exposés de manière claire et détaillée ("principe d'allégation"; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=36&amp;from_date=02.03.2023&amp;to_date=21.03.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F146-I-62%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page62">ATF 146 I 62</a> consid. 3; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=36&amp;from_date=02.03.2023&amp;to_date=21.03.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-II-313%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page313">144 II 313</a> consid. 5.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=36&amp;from_date=02.03.2023&amp;to_date=21.03.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-II-369%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page369">142 II 369</a> consid. 2.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=36&amp;from_date=02.03.2023&amp;to_date=21.03.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-III-364%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page364">142 III 364</a> consid. 2.4). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.</b> En tant qu'ils se prévalent du droit international, en particulier des art. 25 et 28 CDPH, les recourants n'invoquent que des dispositions conventionnelles, mais aucune de rang constitutionnel (arrêt 5A_404/2022 du 15 août 2022 consid. 5). Il s'ensuit que les griefs de violation de ces dispositions sont d'emblée irrecevables dans le cadre d'un recours constitutionnel subsidiaire. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.3.</b> Les recourants se plaignent également de l'application arbitraire des <span class="artref">art. 48 LPA</span>/VD et 8 CEDH. Le Tribunal fédéral n'est cependant tenu d'examiner le moyen tiré de la violation des droits fondamentaux que si le grief a été invoqué et motivé de manière précise (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span> par renvoi de l'<span class="artref">art. 117 LTF</span>). </div> <div class="para">En l'espèce, les griefs tirés de l'application arbitraire de ces deux dispositions doivent d'emblée être déclarés irrecevables. Les recourants se bornent à se prévaloir de l'arbitraire dans la constatation des faits en reprochant à l'instance précédente de ne pas avoir tenu compte de l'état réel de santé du recourant 1 et du fait qu'il serait intransportable. Ils ne produisent toutefois aucune pièce à l'appui de cette affirmation, pas plus qu'ils ne démontrent que les considérations sur l'état de santé du recourant 1 dans l'arrêt attaqué seraient insoutenables. Leur critique est purement appellatoire. Quant à l'application arbitraire des <span class="artref">art. 8 CEDH</span> et 48 LPA/VD, les recourants n'expliquent nullement en quoi l'application de ces dispositions par l'instance précédente aurait été arbitraire. Ils se contentent d'affirmer, de manière appellatoire, que la dégradation de l'état de santé du recourant imposait aux autorités de reconsidérer leur décision et que l'expulsion serait disproportionnée en regard de l'<span class="artref">art. 8 par. 2 CEDH</span>. De tels griefs ne remplissent pas les exigences accrues de motivation de l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span> applicable par renvoi de l'<span class="artref">art.117 LTF</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Les recours sont ainsi manifestement irrecevables (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/108/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/a" type="start"></artref>art. 108 al. 1 let. a et b LTF</span><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/108/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/b" type="end"></artref>) et doivent être traité selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 108 LTF</span>. </div> <div class="para">En raison du sort du recours, la requête d'effet suspensif est devenue sans objet. </div> <div class="para">Succombant, les recourants doivent supporter les frais de justice devant le Tribunal fédéral solidairement entre eux (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/66/5" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/66/1" type="start"></artref>art. 66 al. 1 et 5 LTF</span><artref id="CH/173.110/66/5" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/5" type="end"></artref>). Il n'est pas alloué de dépens (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/68/3" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/68/1" type="start"></artref>art. 68 al. 1 et 3 LTF</span><artref id="CH/173.110/68/3" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/3" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, la Présidente prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Les recours sont irrecevables. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais de justice, arrêtés à 1'000 fr., sont mis à la charge des recourants solidairement entre eux. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au mandataire des recourants, à l'Office cantonal de la population et des migrations et à la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre administrative, ainsi qu'au Secrétariat d'Etat aux migrations. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 3 mars 2023 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente : F. Aubry Girardin </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Dubey </div> </div></body></html>