<h2>SubmittedText<h2><text><p>Depuis que la vaccination est largement répandue, l'occupation des unités de soins intensifs et des hôpitaux est la seule valeur mesurable qui est pertinente dans la lutte contre la pandémie. Or, ce sont également les lieux où nous rencontrons rapidement les plus grands problèmes.</p><p>Je prie dès lors le Conseil fédéral de répondre aux questions suivantes :</p><p>1. Pourquoi n'a-t-on élaboré et mis en oeuvre ces 18 derniers mois aucun plan sur la manière dont le Conseil fédéral pourrait alléger à court terme la charge pesant sur les unités de soins intensifs en faisant appel à l'armée ? Celle-ci est notre dernière ligne de défense disposant de suffisamment de personnel et de savoir-faire dans le domaine médical.</p><p>2. Le Conseil fédéral pourrait-il envisager, en cas de surcharge des unités de soins intensifs, de les décharger à court terme à l'aide de l'armée ?</p><p>3. Pourquoi n'a-t-on élaboré et mis en oeuvre ces 18 derniers mois aucun plan prévoyant des formations et des primes spéciales afin de disposer à court terme, en cas d'urgence, d'infirmiers et d'autres membres du personnel de santé et du personnel médical dans les unités de soins intensifs ?</p><p>4. Pourquoi n'a-t-on élaboré et mis en oeuvre ces 18 derniers mois aucun plan sur la manière de décharger à court terme les unités de soins intensifs des hôpitaux publics au moyen de membres du personnel de santé et du personnel médical d'hôpitaux privés ? Comment se peut-il que, au cours de cette année 2020 sortant de l'ordinaire, les séjours hospitaliers ont, selon l'Office fédéral de la statistique, diminué pour la première fois depuis 10 ans, à hauteur de 5 % ?</p><p>5. Comment expliquer que, en 2020, les patients traités pour une infection au coronavirus n'ont, selon l'Office fédéral de la statistique, représenté que 2,9 % des séjours hospitaliers et comment peut-on soutenir sur cette base que ces patients sont responsables de la prétendue surcharge des hôpitaux ?</p><p>6. Pourquoi les approches thérapeutiques usuelles n'ont-elles pas été comparées aux nouvelles dans de petites études prospectives afin d'optimiser les thérapies et, du même coup, décharger les unités de soins intensifs ?</p></text>