<h2>SubmittedText<h2><p>Comment Madame la conseillère fédérale Leuthard peut-elle déclarer à un agriculteur que le prix de 60 centimes le kilo de lait est insuffisant et persister à vouloir baisser les prix, conduisant les producteurs de lait à une rémunération horaire de moins de 15 francs ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>II n'existe pas un seul prix du lait en Suisse, mais de grandes différences sont à constater selon le segment de mise en valeur. Certains agriculteurs réalisent actuellement un prix bien au-dessus de 60 centimes. Ainsi, pour le Gruyère AOC un prix du lait de 80 centimes a pu être maintenu malgré la situation actuelle. De plus, il ne faut pas oublier qu'avec la réforme de la politique agricole le soutien direct au producteur de lait a été augmenté de 250 francs par vache au premier janvier 2009. Au total, le secteur laitier bénéficie d'une augmentation du soutien direct de 200 millions de francs environ.</p><p>Chaque exploitation agricole a une structure de coûts qui lui est propre, dépendant en particulier de sa taille et de ses conditions de production. Pour certaines, un prix de 60 centimes par kilo de lait est insuffisant pour garantir une existence à long terme. Une réorientation face au marché est nécessaire, soit par l'écoulement de la production vers des segments à plus haute valeur ajoutée, soit par une augmentation du cheptel pour atteindre des économies d'échelle ou par une collaboration entre plusieurs entreprises.</p><p>II existe également des exploitations qui peuvent couvrir leurs coûts tout en réalisant un prix du lait en dessous de 60 centimes. Ceci contribue à la compétitivité de notre industrie alimentaire sur les marchés étrangers.</p>