Lausanne, 15. Oktober 2014
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 6. Oktober 2014 (6B_286/2014)
Fall Kneubühl: Bundesgericht weist Beschwerde ab
Die Beschwerde von Peter Hans Kneubühl gegen das Urteil des Obergerichts des  
Kantons Bern vom 20. November 2013 wird vom Bundesgericht abgewiesen. Es  
bleibt damit bei der angeordneten stationären therapeutischen Massnahme. Der  
Beschwerdeführer hatte sich im September 2010 mit Waffengewalt gegen die  
Versteigerung seines Hauses gewehrt.
Am 8. September 2010 war eine Besichtigung einer Liegenschaft in Biel im Hinblick auf  
deren öffentliche Versteigerung vorgesehen. Peter Hans Kneubühl verschanzte sich in  
seinem Haus. Jeder Kontaktversuch seitens der Polizei scheiterte. In den folgenden  
Tagen feuerte er insgesamt mindestens acht Schüsse ab. Einen Polizisten verfehlte er  
knapp, einen anderen verletzte er schwer am Kopf. 
Am 20. November 2013 stellte das Obergericht des Kantons Bern fest, dass Peter Hans  
Kneubühls Verhalten die Straftatbestände der versuchten vorsätzlichen Tötung und der  
Gefährdung des Lebens zum Nachteil von mehreren Polizeibeamten erfüllte, er jedoch  
bei  diesen  Taten  nicht  schuldfähig  war.  Das  Gericht  ordnete  eine  stationäre  
therapeutische Massnahme an. Zudem entschied es über die Kosten für die amtliche  
Verteidigung.
Peter Hans Kneubühl beschwerte sich dagegen beim Bundesgericht. Dieses weist die  
Beschwerde ab, soweit es darauf eintritt. Es erachtet die Rüge, die Vorinstanz habe den  
Sachverhalt willkürlich festgestellt, als weitgehend ungenügend begründet und im Übrigen unberechtigt. Die von der Verfahrensleitung des Obergerichts angeordnete amtliche Verteidigung wird vom Bundesgericht ebenfalls nicht beanstandet, weil nach der  
Strafprozessordnung ein Beschuldigter bei freiheitsentziehenden Massnahmen zwingend verteidigt sein muss. Wenn die beschuldigte Person selber keine Verteidigung  
bestimmt, wird ihr eine amtliche Verteidigung beigegeben. Die Beschwerde wird dementsprechend auch abgewiesen, als verlangt wird, das vorinstanzliche Urteil sei, soweit  
es sich auf Handlungen des amtlichen Verteidigers beziehe, als ungültig zu erklären. Lausanne, le 15 octobre 2014
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 6 octobre 2014 (6B_286/2014)
Affaire Kneubühl: Le Tribunal fédéral rejette le recours
Le recours interjeté par Peter Hans Kneubühl contre le jugement de la Cour suprême  
du canton de Berne du 20 novembre 2013 est rejeté par le Tribunal fédéral. On en  
reste ainsi à la mesure thérapeutique institutionnelle prononcée. Le recourant s'était  
opposé par les armes en septembre 2010 à la vente forcée de sa maison.
Une visite d'un immeuble à Bienne était prévue le 8 septembre 2010 en vue de sa vente  
aux enchères publiques. Peter Hans Kneubühl s'était alors retranché dans sa maison.  
Toutes les tentatives de contact par la police avaient échoué. Les jours suivants, il avait  
ouvert le feu à huit reprises au moins, manquant de peu un policier et en blessant  
gravement un autre à la tête.
Le 20 novembre 2013, la Cour suprême du canton de Berne a constaté que le  
comportement de Peter Hans Kneubühl réalisait les états de fait de tentative de meurtre  
et de mise en danger de la vie de plusieurs policiers, mais qu'il n'était pas responsable  
de ses actes au moment des faits. Le Tribunal a ordonné une mesure thérapeutique  
institutionnelle et a, par ailleurs, statué sur les frais de la défense d'office.
Peter Hans Kneubühl a recouru contre ce jugement au Tribunal fédéral. Celui-ci rejette  
le recours dans la mesure où il est recevable. Il considère que le reproche adressé à  
l'autorité  cantonale  d'avoir  constaté  arbitrairement  les  faits  n'est,  de  loin,  pas  
suffisamment motivé et n'est, au demeurant, pas fondé. La défense d'office ordonnée  
par la direction de la procédure de la Cour suprême bernoise ne prête pas le flanc à la  
critique aux yeux du Tribunal fédéral parce que, conformément au Code de procédure  
pénale, le prévenu doit impérativement être défendu en cas de mesures privatives de  
liberté. Si le prévenu ne choisit pas lui-même un conseil, un défenseur doit lui être  
désigné d'office. Le recours est ainsi rejeté aussi dans la mesure où il demandait que  
soit constatée l'invalidité du jugement de l'autorité précédente en tant qu'il se référait à  
des actes du défenseur d'office.