An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 22. Februar 2019
Embargo: 22. Februar 2019, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 11. Februar 2019 (6B_77/2019)
Töchter der Genitalbeschneidung zugeführt: Urteil gegen 
somalische Mutter bestätigt
Das Bundesgericht bestätigt die Verurteilung einer Frau aus Somalia, die ihre
Töchter in ihrem Heimatland vor der gemeinsamen Einreise in die Schweiz einer
Genitalbeschneidung zugeführt hat. Es weist ihre Beschwerde gegen das Urteil des
Kantonsgerichts des Kantons Neuenburg ab.
Die Frau war 2015 im Rahmen eines Familiennachzugs mit ihren vier Kindern in die
Schweiz eingereist. 2013 hatte sie in der Hauptstadt ihres Heimatlandes Somalia die
beiden Töchter einer Genitalbeschneidung zugeführt. Das Kantonsgericht des Kantons
Neuenburg  bestätigte  2018  ihre  Verurteilung  wegen  "Verstümmelung  weiblicher
Genitalien" (Artikel 124 Strafgesetzbuch, StGB) zu einer bedingten Freiheitsstrafe von
acht Monaten. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerde der Frau ab. Sie hatte zunächst geltend
gemacht, dass die fragliche Strafbestimmung keine Verurteilung zulasse, wenn die Tat
zu einem Zeitpunkt begangen worden sei, als die Täterschaft noch keinerlei Bezug zur
Schweiz aufgewiesen habe. Artikel 124 Absatz 2 StGB legt fest, dass die "Verstümmelung weiblicher Genitalien" auch strafbar ist, wenn die Tat im Ausland begangen wird,
sich die Täterschaft in der Schweiz befindet und nicht ausgeliefert wird. Aus der Entstehungsgeschichte der fraglichen Norm ergibt sich, dass der Gesetzgeber eine
Strafverfolgung in keiner Weise auf Personen beschränken wollte, die im Zeitpunkt der
Tat Aufenthalt in der Schweiz hatten. Der Bundesrat hat in seiner Stellungnahme
unterstrichen, dass die Strafverfolgung auch Personen betreffen könne, die nicht in der
Schweiz niedergelassen und allenfalls nur auf der Durchreise seien. Dies ergibt sich
auch aus dem Zweck der Norm. Das Verbot der Verstümmelung weiblicher Genitalien
zielt im Sinne der Generalprävention auf eine grösstmögliche Repression ab. Die auf
dem Universalitätsprinzip basierende Regelung von Artikel 124 Absatz 2 StGB findet
sich im übrigen auch noch in anderen Strafbestimmungen, unter anderem bei gewissen
Straftaten gegen Minderjährige im Ausland oder bei der Zwangsheirat. Abgewiesen hat
das Bundesgericht auch den Einwand der Betroffenen, sich in einem Irrtum über die
Rechtswidrigkeit ihres Tuns befunden zu haben. Das Kantonsgericht hat diesbezüglich
ausgeführt, dass die somalische Verfassung Genitalbeschneidungen verbiete. Die Beschwerdeführerin hatte zwar allenfalls keine konkreten Kenntnisse des verfassungsrechtlichen Kontexts in ihrem Heimatland. Allerdings geschahen die Beschneidungen in
einem heimlichen Rahmen und im Wissen der Verurteilten darum, dass diese Praktik
"nicht gut" sei; sie nahm zudem keine behördliche Beratung in Anspruch, was ihr als
Bewohnerin der somalischen Hauptstadt möglich gewesen wäre. Sie hatte somit das
Gefühl, etwas zu tun, das nicht richtig ist. Das Kantonsgericht ist deshalb zu Recht
davon ausgegangen, dass ihr Irrtum vermeidbar gewesen wäre. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 22 février 2019
Embargo : 22 février 2019, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 11 février 2019 (6B_77/2019)
Filles excisées  : jugement confirmé contre la mère somalienne
Le Tribunal fédéral confirme la condamnation d'une femme de Somalie, qui avait fait
exciser ses filles dans son pays d'origine avant leur venue commune en Suisse. Il
rejette le recours formé par celle-ci contre le jugement du Tribunal cantonal du
canton de Neuchâtel.
La femme était arrivée en Suisse en 2015, avec ses quatre enfants, dans le cadre d'un
regroupement familial. En 2013, elle avait fait exciser ses deux filles dans la capitale de
son pays d'origine, la Somalie. Le Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel avait
confirmé en 2018 sa condamnation, pour «  mutilation d'organes génitaux féminins  »
(article 124 code pénal, CP), à une peine privative de liberté de huit mois avec sursis.
Le Tribunal fédéral rejette le recours de cette femme. Cette dernière a tout d'abord fait
valoir que la disposition pénale en question ne permettrait pas une condamnation
lorsque l'acte a été commis à un moment où l'auteur ne présentait encore aucun rapport
avec la Suisse. L'article  124 alinéa 2 CP dispose que la «  mutilation d'organes génitaux
féminins » est également punissable lorsque l'acte est commis à l'étranger, que l'auteur
se trouve en Suisse et n'est pas extradé. Il ressort des travaux préparatoires de cette
norme que le législateur n'a aucunement voulu limiter la poursuite pénale aux
personnes qui séjournent en Suisse au moment des faits. Le Conseil fédéral a souligné,
dans son avis, que les poursuites pénales pourraient aussi être dirigées contre des
personnes qui ne sont pas établies en Suisse et même qui y sont en transit. Cela résulte
du but de la norme. L'interdiction de la mutilation d'organes génitaux féminins vise, dans
un but de prévention générale, la répression la plus large possible. Le principe
d'universalité sur lequel est fondé l'article 124 alinéa 2 CP se retrouve également dans
d'autres dispositions pénales, entre autres concernant les infractions commises à
l'étranger sur des mineurs ou le mariage forcé. Le Tribunal fédéral a aussi rejeté
l'argument de l'intéressée selon lequel elle se serait trouvée sous le coup d'une erreur
sur l'illicéité de ses actes. Le Tribunal cantonal a, à cet égard, relevé que la Constitution
somalienne interdisait l'excision. La recourante n'avait certes peut-être pas une connaissance concrète du cadre constitutionnel dans son pays d'origine. Toutefois, les excisions ont été pratiquées dans un cadre clandestin et alors que la condamnée savait
que cette pratique n'était pas «  bien » ; elle n'avait par ailleurs pas cherché à se
renseigner auprès des autorités, ce qu'il lui aurait été possible de faire en tant
qu'habitante de la capitale somalienne. Elle avait donc eu le sentiment de faire quelque
chose de contraire à ce qui se doit. Le Tribunal cantonal a ainsi à bon droit considéré
que son erreur aurait été évitable.