Lausanne, 6. Mai 2015
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 6. Mai 2015 (1C_740/2013)
"Goldenes Dach von Olten": Pflicht zu Anpassungen bestätigt
Die zwei im Widerspruch zur kantonalen Bauverordnung bewilligten Lukarnen und  
die goldglänzende Dachgeschosseinkleidung eines Wohnhauses in Olten müssen  
geändert werden. Das Bundesgericht weist die Beschwerde der Eigentümer und des  
Bauherrn ab und bestätigt den Entscheid des Verwaltungsgerichts des Kantons  
Solothurn. 
Die Baukommission der Stadt Olten hatte 2008 für die Erweiterung des Dachgeschosses eines Wohnhauses am Aareufer eine Baubewilligung erteilt, die zwei grosse  
Lukarnen umfasst. Der Umbau wurde entsprechend ausgeführt. Zur Einkleidung des  
Dachgeschosses wurde goldglänzendes Material verwendet. Eine ausdrückliche Bewilligung dafür lag nicht vor. Die Beteiligten gingen offenbar davon aus, dass das  
Material rasch matt werden würde, was jedoch nicht im erwarteten Umfang eintraf.
2010 widerrief das Bau- und Justizdepartement des Kantons Solothurn die Baubewilligung für die beiden Lukarnen, weil deren Grösse in mehrfacher Hinsicht gegen  
die kantonale Bauverordnung verstosse. Es ordnete die Beseitigung oder Reduktion der  
Lukarnen  auf das  gesetzlich  zulässige  Mass an. Bezüglich  der goldglänzenden  
Einkleidung hielt die Baukommission der Stadt Olten 2011 fest, dass diese den  
Eingliederungsvorschriften widerspreche. Sie sei so zu ändern oder zu behandeln, dass  
sie nicht mehr störe und gleichmässig dunkel-matt erscheine. Das Verwaltungsgericht  
des Kantons Solothurn bestätigte die beiden Entscheide im Juli 2013. 
Das  Bundesgericht  weist  in  seiner  Sitzung  vom  Mittwoch  die  Beschwerde  der  
Hauseigentümer und des Bauherrn ab. Die Rücknahme einer Baubewilligung ist  
zulässig, wenn dies zur Wahrung besonders wichtiger öffentlicher Interessen erforderlich ist. Die Dimensionen der bewilligten Lukarnen verstossen in mehrfacher und  
schwerwiegender Weise gegen die Gestaltungsvorschriften der kantonalen Bauverordnung. Soweit die Beschwerdeführer beim Ausbau gutgläubig waren, können sie für  
die Kosten aus dem Widerruf der Baubewilligung allenfalls Schadenersatz verlangen.  
Für die goldglänzende Einkleidung wurde die nachträgliche Baubewilligung wegen der  
störenden Wirkung des verwendeten Materials zu Recht verwehrt. Der angeordnete  
Rückbau der Lukarnen und die Mattierung der Einkleidung verstossen nicht gegen die  
Grundsätze der Verhältnismässigkeit und des Vertrauensschutzes. Lausanne, le 6 mai 2015
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 6 mai 2015 (1C_740/2013)
« Le toit doré d’Olten  » : remise en état confirmée
Les deux lucarnes initialement autorisées, contraires à l'ordonnance cantonale sur  
les constructions, et le revêtement doré de la toiture d’une maison d’habitation à  
Olten doivent être modifiés. Le Tribunal fédéral rejette le recours des propriétaires et  
du maître de l’ouvrage et confirme la décision du Tribunal administratif du canton de  
Soleure. 
La Commission des constructions de la ville d’Olten a délivré en 2008 un permis de  
construire portant sur l’agrandissement des combles d’une maison d’habitation située au  
bord de l’Aar; celui-ci portait également sur la construction de deux lucarnes. Les  
transformations autorisées ont été réalisées. Pour le revêtement de la toiture, un  
matériau brillant et doré a été utilisé. Aucune autorisation expresse n’a toutefois été  
délivrée sur ce point. Les intéressés partaient du principe que le revêtement choisi  
ternirait rapidement, ce qui ne s’est toutefois pas réalisé dans la mesure escomptée. 
En 2010, le Département des constructions et de la justice du canton de Soleure a  
révoqué l’autorisation relative aux deux lucarnes dès lors que leur taille contrevenait à  
plusieurs égards à l’ordonnance cantonale sur les constructions. Il a ordonné leur  
suppression ou, dans la mesure autorisée par la loi, leur réduction. S’agissant du  
revêtement de la toiture, la Commission des constructions de la ville d’Olten a retenu,  
en 2011, que celui-ci contrevenait à la clause d’esthétique et qu’il devait être traité ou  
modifié de manière à présenter un aspect mat. Le Tribunal administratif du canton de  
Soleure a confirmé ces deux décisions dans le courant du mois de juillet 2013. 
Lors de sa séance de mercredi, le Tribunal fédéral rejette le recours formé par les  
propriétaires et le maître de l’ouvrage. La révocation d’un permis de construire est  
admissible si elle s’avère nécessaire à préserver un intérêt public prépondérant. En  
l’occurrence, les dimensions des lucarnes violent à plusieurs égards et de manière  
grave les règles cantonales de police des constructions. Dans la mesure où les  
recourants auraient été de bonne foi lors des transformations, ces derniers peuvent  
prétendre à des dommages-intérêts pour les frais résultant de la révocation de  
l’autorisation de construire. En ce qui concerne le revêtement doré, c’est à bon droit  
qu’une autorisation subséquente a été refusée au regard de l’effet dérangeant du  
matériau utilisé. La remise en état des lucarnes et le traitement du revêtement de la  
toiture ordonnés n’apparaissent pas contraires au principe de la proportionnalité ni à  
celui de la bonne foi.