C our III C -2577/2006 {T 0 /2 } A rrêt du 4 juillet 2007 C om position : M . et M m es les Juges Francesco Parrino (Président du collège), Elena Avenati-C arpani et Franziska Schneider; G reffier: M . Yann H ofm ann. A ._______, _______, recourante, représentée par Pleins feux sur les injustices, par M . Jean-M arie W urtlin, R oute d'Eugénie, FR -40320 Bahus-Soubiran, contre O ffice de l'assurance-invalidité pour les assurés résidant à l'étranger O A IE , avenue Edm ond-Vaucher 18, case postale 3100, 1211 G enève 2, Autorité intim ée, concernant la décision sur opposition du 29 août 2005 en m atière de prestations de l'assurance-invalidité B u n d e s v e rw a ltu n g s g e ric h t T rib u n a l a d m in is tra tif fé d é ra l T rib u n a le a m m in is tra tiv o fe d e ra le T rib u n a l a d m in is tra tiv fe d e ra l2 Faits : A. La ressortissante suisse A._______, née le _______, a travaillé depuis 1997 en tant que vendeuse (cheffe de filiale) dans la boulangerie- patisserie R enz à Bâle. Le 17 m ars 2002, elle chute de quelques trois m ètres de hauteur et, à la suite de cet accident de travail, réduit son tem ps de travail à 50% , m ais sans reprendre la direction de la filiale. Elle exerce aujourd'hui encore cette activité à m i-tem ps. En date du 7 m ai 2003, A._______ présente une dem ande de rente d'invalidité auprès de l'assurance-invalidité suisse. B. Le 23 juillet 2004, l'assureur-accident retient un degré d'invalidité de 6.6% et rejette la dem ande de rente d'invalidité d'A._______. D ans le cadre de l'instruction, les rapports suivants sont versés aux actes: • le rapport m édical de la D resse Frei – m édecin traitant de l'assurée – du 15 décem bre 2003, qui, se fondant sur divers rapports m édicaux antérieurs, relève essentiellem ent un status après une chute de quelques trois m ètres avec diverses fractures ainsi que des lésions dans l'épaule gauche; elle diagnostique au dem eurant une dépression; • le rapport m édical des D rs A. Küpfer, R . G erber et B. M ark de la M edical C learing Agency (M C A) sise à O lten du 11 m ars 2004, établi à l'attention de la M obilière Assurance, qui diagnostiquent com m e affections ayant des effets sur la capacité de travail de l'assurée des atteintes fonctionnelles dans le poignet gauche et une légère coxalgie à droite; principalem ent en raison de ces atteintes à l'articulation coxofém orale et au poignet, les experts estim ent que la capacité de travail résiduelle de l'assurée est de 40% dans son ancienne activité et de 100% dans une activité légère adaptée; celle-ci ne devrait pas porter des charges supérieures à 5 kg; • le rapport com plém entaire du D r Küpfer de la M C A du 9 septem bre 2004, selon laquelle les m aux de tête dont souffre l'assurée et qui ne sont pas dus à l'accident exigent une pause de 10 m inutes par heure et entraînent dès lors une incapacité de 16.6% . Par décision du 29 m ars 2005, l'O AIE retient un taux d'invalidité de 24% et rejette la dem ande d'A._______. C . Le 12 avril 2005, A._______ form e opposition à l'encontre de la décision du 29 m ai 2005, en exposant qu'en travaillant à 50% seulem ent elle ressent déjà de fortes et chroniques douleurs; elle avance que sans 3 analgésiques elle ne serait pas capable de travailler. Par projet de décision du 26 avril 2005, la M obilière Assurance reconnaît à A._______ un degré d'invalidité de 14.4% . Suite à l'opposition de l'intéressée, l'assureur-accident suspend la procédure jusqu'à droit connu sur le plan de l'assurance-invalidité (cf. lettre du 24 juin 2005). La pièce suivante est produite le 29 avril 2005: • le rapport m édical de la D resse Frei du 27 avril 2005, qui considère que parallèlem ent aux atteintes physiques consécutives à l'accident A._______ souffre d'une dépression qui se m anifeste notam m ent par diverses som atisations, telles que des nausées et des cram pes d'estom ac; elle estim e que la prescription d'antidépresseurs ainsi que le suivi par un psychiatre sont nécessaires; elle conclut à une capacité de travail résiduelle de 50% au plus. Par écriture am pliative du 25 juin 2005, A._______ se déterm ine sur l'expertise du M C A dont elle a requis et obtenu une copie: Elle précise que certaines données personnelles qui figurent dans l'expertise ne sont pas correctes. Ainsi, l'habitation dans laquelle elle vit appartiendrait à la banque et non à elle-m êm e. En outre, contrairem ent à ce que le m édecin a retenu, elle fum e et prend un voltaren 75 m g par jour. Elle ajoute que depuis l'accident elle ressent des douleurs dans la nuque qui rem onte à l'arrière du crâne jusqu'à l'oeil et que le rapport d'expertise ne fait pas m ention des m aux de dos dont elle souffre et qui deviennent insupportables plus la journée avance; elle relève qu'elle ne peut rester debout que deux heures et jardiner une heure seulem ent. Le 29 août 2005, l'O AIE rejette l'opposition et confirm e la décision du 29 m ars 2005. L'O ffice avance notam m ent que l'expertise de la M C A est com plète et bien m otivée et que l'avis divergeant de la D resse Frei n'est pas propre à m ettre en doute le bien-fondé des conclusions auxquelles elle aboutit. D . Par écriture du 22 septem bre 2005, A._______, représentée par l'association Pleins feux sur les injustices, en la personne de son président M . Jean-M arie W urtlin, interjette recours contre la décision sur opposition auprès de la C om m ission fédérale de recours en m atière d'assurance- vieillesse, survivants et invalidité pour les personnes résidant à l'étranger. Elle avance que le rapport du M C A n'est pas objectif et qu'il m ésestim e la gravité de son cas. Elle conclut à l'adm ission du recours, im plicitem ent à l'octroi d'une rente d'invalidité, et à la m ise en oeuvre d'une expertise com plém entaire. Elle requiert en outre la restitution de l'effet suspensif à son recours. Elle produit encore:4 • le rapport m édical de la D resse Brigitte Schaub-Schneider – m édecin psychiatre suivant l'assurée depuis le 17 m ai 2005 – du 26 septem bre 2005, selon laquelle celle-ci souffrirait d'un trouble dépressif avec épuisem ent, neurasthénie, troubles de la concentration, troubles du som m eil, retrait social et som atisations tels que m aux de ventre, de nuque et de dos; elle aurait au dem eurant des envies suicidaires, m ais le traitem ent par antidépresseurs aurait apporté une am élioration; la situation serait encore instable. D ans son écriture am pliative du 18 novem bre 2005, A._______ avance principalem ent que son état de santé s'est aggravé et qu'elle a déjà fait une tentative de suicide. Elle déclare qu'elle s'évanouit et chute de plus en plus fréquem m ent; ainsi le 29 septem bre 2005 elle dit s'être lourdem ent blessée à la tête en chutant et avoir dû interrom pre son travail pour une durée indéterm inée. Elle conclut derechef à l'entérinem ent du recours du 22 septem bre 2005 et à la m ise en oeuvre d'une expertise com plém entaire. Par décision incidente du 8 décem bre 2005, la C om m ission fédérale de recours en m atière d'assurance-vieillesse, survivants et invalidité pour les personnes résidant à l'étranger refuse d'entrer en m atière sur la requête de retrait de l'effet suspensif déposée avec le recours du 22 septem bre 2005, en raison du fait qu'au jour de la décision sur opposition litigieuse l'assurée ne percevait pas de rente. C ette décision est entrée en force. E. D ans sa réponse du 16 m ars 2006, l'O AIE, se référant à la déterm ination de l'O ffice de l'assurance-invalidité de Bâle-C am pagne, expose notam m ent qu'il n'y a aucun indice concret qui m ettrait en doute le bien- fondé de l'expertise du M C A, en raison notam m ent du fait que la D resse Frei ne se déterm ine pas dans ses rapports sur la question de la capacité de travail résiduelle de l'assurée dans une activité de substitution; la D resse Schaub-Schneider pour sa part ne se prononcerait pas sur la capacité de travail de la recourante et l'argum ent de celle-ci selon lequel elle se serait gravem ent blessé à la tête lors d'une chute le 29 septem bre 2005 ne saurait entrer en considération que dans le cadre d'une révision. L'O ffice reprend le taux d'invalidité de 24% qu'il a retenu auparavant et l'augm ente à 36% eu égard au fait qu'elle doit prendre dix m inutes de pause par heure. Il conclut ainsi au rejet du recours et à la confirm ation de la décision querellée. Par ordonnances respectivem ent des 26 janvier et 8 m ars 2007, le Tribunal adm inistratif fédéral com m unique aux parties qu'il reprend la procédure avec effet au 1er janvier 2007 et les inform e de la com position du collège. Aucune dem ande de récusation n'est présentée.5 Le Tribunal adm inistratif fédéral considère : 1. 1.1 Les affaires pendantes devant les com m issions fédérales de recours ou d’arbitrage ou devant les services de recours des départem ents au 1er janvier 2007 sont traitées par le Tribunal adm inistratif fédéral, dans la m esure où il est com pétent. Le nouveau droit de procédure s’applique (art. 53 al. 2 de la Loi sur le Tribunal adm inistratif fédéral du 17 juin 2005 [LTAF, R S 173.32]). 1.2 Sous réserve des exceptions – non réalisées en l'espèce – prévues à l’art. 32 LTAF, le Tribunal adm inistratif fédéral, en vertu de l’art. 31 LTAF, connaît des recours contre les décisions au sens de l’art. 5 de la Loi fédérale sur la procédure adm inistrative du 20 décem bre 1968 (PA, R S 172.021) prises par les autorités m entionnées aux art. 33 et 34 LTAF. En particulier, les décisions rendues par l'O AIE concernant l'assurance- invalidité peuvent être contestées devant le Tribunal adm inistratif fédéral conform ém ent à l’art. 69 al. 1 let. b de la Loi fédérale sur l'assurance- invalidité du 19 juin 1959 (LAI, R S 831.20). D e plus, contrairem ent à ce qui prévalait sous l'égide de la C om m ission fédérale de recours en m atière d'assurance-vieillesse, survivants et invalidité pour les personnes résidant à l'étranger, le Tribunal adm inistratif fédéral est égalem ent com pétent pour connaître des recours contre les décisions touchant des frontaliers assurés obligatoirem ent parce qu'ils travaillent encore en Suisse (cf. l'art. 69 al. 1 let. b dans sa nouvelle teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2007). D ans ce cas de figure, l'O AIE est l'office com pétent pour rendre la décision sujette à recours en application de l'art. 40 al. 2 3èm e phrase du R èglem ent sur l'assurance-invalidité du 17 janvier 1961 (R AI, R S 831.201), qui prévoit sans opérer de distinction entre anciens et nouveaux frontaliers qu'il appartient audit office de notifier les décisions les concernant. 1.3 La Loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales du 6 octobre 2000 (LPG A; R S 830.1) est entrée en vigueur le 1er janvier 2003, entraînant la m odification de nom breuses dispositions légales dans le dom aine de l'assurance-invalidité. Selon l'art. 2 LPG A, les dispositions de la présente loi sont applicables aux assurances sociales régies par la législation fédérale, si et dans la m esure où les lois spéciales sur les assurances sociales le prévoient. O r, l'art. 1 LAI m entionne que les dispositions de la LPG A s'appliquent à l'assurance- invalidité (art. 1a à 26bis et 28 à 70 ), à m oins que ladite loi ne déroge expressém ent à la LPG A. 1.4 La recourante est touchée par la décision attaquée et a un intérêt digne 6 d'être protégé à ce qu'elle soit annulée ou m odifiée (art. 59 LPG A et 48 al. 1 PA). Elle a, partant, qualité pour recourir. 1.5 D ans la m esure où le recours est introduit dans le délai et la form e prescrits (art. 60 LPG A et 52 PA), il est entré en m atière sur le fond du recours. 2. S'agissant du droit applicable, il convient encore de préciser qu'à partir du 1er janvier 2004 la présente procédure est régie par la teneur de la LAI m odifiée par la novelle du 21 m ars 2003 (4èm e révision), eu égard au principe selon lequel les règles applicables sont celles en vigueur au m om ent où les faits juridiquem ent déterm inants se sont produits (ATF 130 V 329 consid. 2.5). 3. En dérogation à l'art. 24 LPG A, l'art. 48 al. 2 LAI prévoit que si l'assuré présente sa dem ande plus de douze m ois après la naissance du droit, les prestations ne sont allouées que pour les douze m ois précédant le dépôt de la dem ande. C oncrètem ent, l'autorité de céans peut se lim iter à exam iner si la recourante avait droit à une rente le 7 m ai 2003 (savoir 12 m ois avant le dépôt de la dem ande) ou si le droit à une rente était né entre cette date et le 29 août 2005, date de la décision sur opposition attaquée m arquant la lim ite dans le tem ps du pouvoir d'exam en de l'autorité de recours (ATF 130 V 445 consid. 1.2 et 1.2.1). 4. 4.1 Selon les norm es en vigueur à la date de la décision attaquée, tout requérant doit rem plir cum ulativem ent les conditions suivantes pour avoir droit à une rente de l'assurance invalidité suisse: • être invalide au sens de la LPG A/LAI et • avoir versé des cotisations à l'AVS/AI durant une année au m oins (art. 36 al. 1 LAI). 4.2 S'agissant de notre occurrence, la recourante a versé des cotisations à l'AVS/AI pendant plus d'une année au total et rem plit, partant, la condition de la durée m inim ale de cotisations. Il reste dès lors à exam iner si elle est invalide au sens de la LAI. 5. 5.1 Aux term es de l'art. 8 LPG A, est réputée invalidité l'incapacité de gain totale ou partielle qui est présum ée perm anente ou de longue durée. L'art. 4 LAI précise que l'invalidité peut résulter d'une infirm ité congénitale, d'une m aladie ou d'un accident. L'al. 2 de cette disposition m entionne que l'invalidité est réputée survenue dès qu'elle est, par sa nature et sa gravité, 7 propre à ouvrir droit aux prestations entrant en considération. 5.2 L'assuré a droit à un quart de rente s'il est invalide à 40% au m oins, à une dem i-rente s'il est invalide à 50% , à trois-quarts de rente s'il est invalide à 60% et à une rente entière s'il est invalide à 70% au m oins (art. 28 al. 1 LAI). Jusqu'au 31 décem bre 2003, le droit à la rente entière était donné avec un taux d'invalidité de 66,67% , la dem i-rente avec un taux d'invalidité de 50% au m oins et le quart de rente avec un taux de 40% . Suite à l'entrée en vigueur le 1er juin 2002 de l'Accord bilatéral entre la Suisse et la C om m unauté européenne, la restriction prévue à l'art. 28 al. 1ter LAI - selon laquelle les rentes correspondant à un taux d'invalidité inférieur à 50% ne sont versées qu'aux assurés qui ont leur dom icile et leur résidence habituelle en Suisse (art. 13 LPG A) - n'est plus applicable lorsque l'assuré est un ressortissant de l'U E et y réside. 5.3 C onform ém ent à l'art. 29 al. 1 LAI, le droit à une rente prend naissance au plus tôt à la date dès laquelle l'assuré présente une incapacité de gain durable de 40% au m oins (let. a), ou l'assuré a présenté, en m oyenne, une incapacité de travail de 40% au m oins pendant une année sans interruption notable (let. b). D 'après la jurisprudence constante du Tribunal fédéral, la let. a s'applique si l'état de santé de l'assuré est stabilisé et a acquis un caractère essentiellem ent irréversible, la let. b si l'état de santé est labile, c.-à-d. susceptible d'une am élioration ou d'une aggravation (ATF 121 V 264, 111 V 21 consid. 2b). U ne incapacité de travail de 20% doit être prise en com pte pour le calcul de l'incapacité de travail m oyenne selon la let. b de l'art. 29, al. 1 LAI (VSI 1998 p. 126 consid. 3c). 5.4 Par incapacité de travail on entend toute perte, totale ou partielle, résultant d'une atteinte à la santé physique, m entale ou psychique, de l'aptitude de l'assuré à accom plir dans sa profession ou son dom aine d'activité le travail qui peut raisonnablem ent être exigé de lui. En cas d'incapacité de travail de longue durée, l'activité qui peut être exigée de lui peut aussi relever d'une autre profession ou d'un autre dom aine d'activité (art. 6 LPG A). L'incapacité de gain est définie à l'art. 7 LPG A et consiste dans toute dim inution de l'ensem ble ou d'une partie des possibilités de gain de l'assuré, sur un m arché de travail équilibré, si cette dim inution résulte d'une atteinte à sa santé physique, m entale ou psychique et qu'elle persiste après les traitem ents et les m esures de réadaptation exigibles. 6. En Suisse, la recourante a travaillé com m e vendeuse (cheffe de filiale) dans une boulangerie-patisserie. Le 17 m ars 2002, elle chute de plusieurs m ètres de hauteur et se blesse notam m ent au poignet et à la hanche. Elle a à la suite de cet accident de travail réduit son tem ps de travail à 50% sans reprendre la direction de la filiale. Elle exerce aujourd'hui encore cette activité dans la m êm e m esure. 8 O r, la notion d'invalidité, dont il est question à l'art. 8 LPG A et à l'art. 4 LAI, est de nature juridique/économ ique et non pas m édicale (ATF 116 V 246 consid. 1b). En d'autres term es, l'assurance-invalidité suisse couvre seulem ent les pertes économ iques liées à une atteinte à la santé physique m entale ou psychique - qui peut résulter d'une infirm ité congénitale, d'une m aladie ou d'un accident - et non la m aladie en tant que telle. Selon l'art. 16 LPG A, applicable par le renvoi de l'art. 28 al. 2 LAI, pour évaluer le taux d'invalidité, le revenu que l'assuré aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide est com paré avec celui qu'il pourrait obtenir en exerçant l'activité qui peut être raisonnablem ent exigée de lui après les traitem ents et les m esures de réadaptation, sur un m arché de travail équilibré. Selon une jurisprudence constante, les données fournies par le m édecin constituent néanm oins un élém ent utile pour apprécier les conséquences de l'atteinte à la santé et pour déterm iner quels travaux on peut encore raisonnablem ent exiger de l'assuré (ATF 115 V 133 consid. 2, 114 V 310 consid. 3c, R C C 1991 p. 329 consid. 1c). 7. En l'espèce, il est établi que la recourante souffre principalem ent d'atteintes fonctionnelles dans le poignet gauche et d'une légère coxalgie à droite. C ela ressort tant des pièces produites par la recourante que des expertises com m andées par l'adm inistration. Par voie de conséquence, eu égard au fait qu'il ne s'agit pas là d'un état de santé stabilisé, la let. a de l'art. 29 al. 1 LAI est inapplicable; seule peut entrer en considération la let. b de cette disposition légale prévoyant une période d'attente d'une année à partir du début de l'incapacité de travail relevante pour la déterm ination du début du droit à la rente. 8. 8.1 En l'espèce, les m édecins de la M C A, après avoir form ulé le diagnostic d'atteintes fonctionnelles à l'articulation coxofém orale et au poignet, ont estim é dans un prem ier tem ps que l'assurée peut encore travailler à 100% dans une activité légère adaptée. D ans un second tem ps, ils ont considéré que les m aux de tête dont elle souffre et qui ne sont pas dus à l'accident entraînent une incapacité de travail de 16.6% . La recourante a, à la suite de son accident, réduit son tem ps de travail à 50% sans reprendre la direction de la filiale. Elle exerce aujourd'hui encore cette activité dans la m êm e m esure. Elle estim e d'une part que le diagnostic retenu par les experts est lacunaire, dans le sens qu'il ne fait pas m ention de ses m aux de dos, et d'autre part que l'appréciation qui en faite est erronée. Elle considère au dem eurant que son état de santé s'est aggravé depuis l'expertise, tant d'un point de vue som atique (évanouissem ents et chutes de plus en plus fréquents) que psychique (dépression); elle précise notam m ent s'être gravem ent blessée à la tête lors d'une chute le 29 septem bre 2005.9 8.2 Tout d'abord s'agissant des m aux de dos, force est pour l'autorité de céans de constater qu'aucun spécialiste orthopédique ou traum atologique ne les a diagnostiqués com m e affections ayant des effets sur la capacité de travail; seul le m édecin psychiatre Schaub-Schneider en fait état en les qualifiant de som atisations d'un trouble dépressif. O n ne saurait, dès lors, suivre la recourante et considérer ces m aux de dos, à eux seuls, com m e invalidants. Ensuite, il sied de relever que les atteintes dont souffre la recourante sont lim itées au poignet ainsi qu'à la hanche et que seules les activités lourdes sont exclues ou celles qui dem andent de soulever des charges supérieures à 5kg. L'autorité de céans ne voit dès lors pas en quoi des activités plus légères seraient inadaptées. L'expertise de la M C A est donc concluante m atériellem ent. En outre, elle est l'oeuvre d'experts indépendants, repose sur une étude com plète et circonstanciée de la situation m édicale de la recourante, ne contient pas d'incohérence et aboutit à des conclusions claires et m otivées. Il n'y a, partant, aucune raison de ne pas y accorder foi. Il n'y a pas plus de raison de donner la préférence à l'appréciation de la D resse Frei qui considère la recourante incapable à 50% , le juge devant tenir com pte du fait que le m édecin traitant est généralem ent enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 353 consid. 3b/cc et les réf. cit.; U LR IC H M EYE R -BLASE R , Bundesgesetz über Invalidenversicherung, in: R echtssprechung des Bundesgerichts zum Sozialversicherungsrecht, Zurich 1997, p. 230). Enfin, l'argum ent de la recourante selon lequel sont état de santé se serait aggravé après l'expertise de la M C A ne résiste pas à l'exam en: La D resse Frei, dans son rapport m édical du 15 décem bre 2003 – à savoir de trois m ois antérieur au rapport litigieux –, avait déjà diagnostiqué une dépression; l'assurée souffrait donc déjà d'un trouble dépressif au jour de l'expertise litigieuse. D e plus, le m édecin psychiatre Schaub-Schneider ne conclut pas dans son rapport du 26 septem bre 2005 à une incapacité de travail ou ne se déterm ine pas sur la question; au contraire, elle considère m êm e que le traitem ent par antidépresseurs a généré une am élioration. L'autorité de céans ne saurait dès lors valablem ent retenir une aggravation de l'état de santé psychique de la recourante, à défaut de rapport m édical en attestant. Il en va de m êm e sur la plan physique. Au surplus com m e l'a très justem ent relevé l'O AIE, une éventuelle aggravation qui serait due à une nouvelle chute survenue le 29 septem bre 2005, à savoir à une date postérieure à la décision sur opposition entreprise, ne saurait entrer en considération que dans le cadre d'une nouvelle dem ande. 8.3 Eu égard à ce qui précède, force est de constater qu'il n'existe aucun indice sérieux propre à m ettre en doute le bien-fondé de l'expertise de la 10 M C A. C elle-ci est au contraire concluante et suffisante pour se déterm iner sur le cas d'espèce. Il doit donc être adm is, avec les m édecins de ladite agence, que la recourante peut exercer une activité de substitution adaptée et légère (sans porter des charges supérieures à 5 kg, avec alternance des positions assise ¼ debout ¾ et prise en considération des lim itations de m ouvem ents de sa m ain gauche). Elle fera toutefois 10 m inutes de pause chaque heure, ce qui correspond à une incapacité de travail de 16% . 9. 9.1 L'invalidité – dont il convient de rappeler qu'il s'agit d'une notion économ ique et non pas m édicale – a été évaluée en com parant le revenu que l'intéressé pourrait obtenir en exerçant une activité qu'on peut raisonnablem ent attendre avec le revenu qu'il aurait eu s'il n'était pas devenu invalide (art. 16 LPG A). Selon le questionnaire à l'em ployeur du 7 m ai 2003, le revenu annuel sans invalidité de la recourante est de Fr. 53'253.20 (Fr. 50'050.-, avec prise en considération de l'évolution du salaire nom inal de 1998 à 2002 dans le secteur com m erce de 6.4% , La Vie économ ique 9-2002, B10.2) En se référant au Tableau TA1 relatif aux salaires bruts standardisés, de l'Enquête suisse sur la structure des salaires 2002 de l'O ffice fédéral de la statistique, valeur centrale totale, pour une fem m e de niveau de qualification 4, on retient pour la recourante un revenu statistique m ensuel de Fr. 3'820.-. Pour l'annualiser ce m ontant doit être m ultiplié par 12 (= Fr. 45'840). Il convient ensuite de l'adapter aux nom bres d'heures de travail effectuées en 2002 en m oyenne, savoir 41.7 heures (par rapport aux 40 heures de base, La Vie économ ique 9-2002, B9.2; = Fr. 47'788.20). C om pte tenu de l'âge de l'assurée au jour de la décision querellée (58 ans) et de son handicap, on peut appliquer un taux de réduction du salaire d'invalide de 15% à l'instar de l'adm inistration, attendu que le m axim um adm is par la jurisprudence est de 25% (ATF 126 V 75; = Fr. 40'620.-). La recourante devant faire 10 m inutes de pause par heure, son incapacité de travail s'élève à 16.6% , ce taux tenant som m e toute largem ent com pte de ses handicaps. Son revenu annuel d'invalide est ainsi finalem ent de Fr. 33'877.10. La com paraison du revenu sans invalidité de Fr. 53'253.- au revenu d'invalide de Fr. 33'877.10 fait apparaître un préjudice économ ique de 36.4% . Le taux d'invalidité de la recourante n'atteint donc pas les 40% nécessaires pour obtenir le droit à une rente. 9.2 Il est en outre utile de rappeler que, selon un principe général valable en assurances sociales, tout invalide qui dem ande des prestations de cette assurance doit entreprendre de son propre chef tout ce qu'on peut raisonnablem ent attendre de lui, afin d'atténuer autant que possible les 11 conséquences de son invalidité (ATF 130 V 97 consid. 3.2 avec les références). Le fait que la recourante ne m ette pas en valeur sa capacité résiduelle de travail pour des raisons étrangères à l'invalidité ne relève pas de l'assurance invalidité, car il s'agit là de facteurs qui ne sont pas liés à l'invalidité et que l'AI n'est pas tenue de prendre en charge (R C C 1991 p. 329 consid. 3c). D ans ce contexte, la form ation professionnelle, les aptitudes physiques et m entales de l'assuré, ainsi que son âge, ne sont pas des facteurs supplém entaires propres à influencer l'étendue de l'invalidité (R C C 1982 p. 34 consid. 2c). 10. Par voie de conséquence, le recours du 22 septem bre 2005 doit être rejeté et la décision sur opposition du 29 août 2005 confirm ée. Vu l'issue du litige, il n'est pas alloué d'indem nité de dépens (art. 64 PA). Il n'est pas perçu de frais de procédure.12 Par ces m otifs, le Tribunal adm inistratif fédéral prononce : 1. Le recours est rejeté. 2. Il n'est pas perçu de frais de procédure, ni alloué de dépens. 3. Le présent arrêt est com m uniqué : - à la recourante (recom m andé AR ); - à l'autorité intim ée (recom m andé, n° de réf. _______); - à l'O ffice fédéral des assurances sociales (recom m andé). Voie de droit: La présente décision peut être attaquée devant le Tribunal fédéral, Schw eizerhofquai 6, 6004 Lucerne, par la voie du recours en m atière de droit public, dans les trente jours qui suivent la notification (art. 82 ss, 90 ss et 100 de la Loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 [LTF, R S 173.110]). Le m ém oire doit indiquer les conclusions, les m otifs et les m oyens de preuve, et être signé. La décision attaquée et les m oyens de preuve doivent être joints au m ém oire, pour autant qu'ils soient en m ains du recourant (voir art. 42 LTF). Le Président du collège: Le G reffier: Francesco Parrino Yann H ofm ann D ate d'expédition :