<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2D_82/2008 </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 23 septembre 2008 </div> <div class="para">IIe Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge Merkli, Président. </div> <div class="para">Greffière: Mme Charif Feller. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">X.________, recourant, </div> <div class="para">représenté par Me Dominique de Weck, avocat, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Office cantonal de la population du canton de Genève, route de Chancy 88, case postale 2652, </div> <div class="para">1211 Genève 2. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Autorisation de séjour; renvoi, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours constitutionnel subsidiaire contre la décision de la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève, du 3 juin 2008. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant: </div> <div class="para">que, par décision du 14 juin 2007, déclarée exécutoire nonobstant recours, l'Office cantonal de la population du canton de Genève a prononcé le refoulement de X.________, ressortissant turc né en 1956, aux motifs qu'il avait reconnu résider et travailler sans permis en Suisse depuis la fin de l'année 2002, qu'il avait été condamné en 1986 à huit mois d'emprisonnement avec sursis pendant deux ans pour lésions corporelles simples, qu'il avait été refoulé en 1986, qu'il avait à nouveau fait l'objet d'une mesure de renvoi en 1998, pour avoir travaillé et séjourné sans autorisation en Suisse, ainsi que d'une interdiction d'entrée valable jusqu'au 10 avril 2000, </div> <div class="para">que, par décision du 10 août 2007, la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève a rejeté la demande de restitution de l'effet suspensif, formulée par l'intéressé dans son recours contre la décision précitée de l'Office cantonal de la population, </div> <div class="para">que, par arrêt du 14 septembre 2007 (2D_80/2007), la Cour de céans a rejeté le recours constitutionnel subsidiaire de X.________ contre la décision de la Commission cantonale de recours refusant la restitution de l'effet suspensif, </div> <div class="para">que l'Office cantonal de la population n'a pas pu organiser le départ de l'intéressé en janvier et février 2008, celui-ci ne s'étant pas présenté aux rendez-vous fixés, </div> <div class="para">que, dans ses observations du 26 février 2008, transmises au recourant, l'Office cantonal de la population a conclu au rejet du recours, </div> <div class="para">que, le 3 juin 2008, l'intéressé a été entendu par la Commission cantonale de recours qui, par décision du même jour, a rejeté son recours contre la décision de l'Office cantonal de la population du 14 juin 2007 et a déclaré irrecevable sa demande concluant à ce que la Commission ordonne à l'autorité intimée de lui délivrer une autorisation de séjour, tout en indiquant qu'elle allait transmettre cette demande à l'Office cantonal de la population pour raison de compétence, </div> <div class="para">que, selon la Commission cantonale de recours, la mesure de renvoi prononcée par l'Office cantonal de la population (<span class="artref">art. 12 al. 1 LSEE</span>), le 14 juin 2007, était fondée, le recourant n'étant titulaire d'aucune autorisation de séjour, </div> <div class="para">que la Commission cantonale de recours s'est déclarée étonnée de ce que le refoulement de l'intéressé n'ait pas été exécuté manu militari, l'effet suspensif ayant été retiré au recours, tant par elle-même que par le Tribunal fédéral, </div> <div class="para">qu'agissant par la voie du recours constitutionnel subsidiaire, X.________ demande au Tribunal fédéral, en substance, principalement d'annuler la décision de la Commission cantonale de recours du 2 (recte: 3) juin 2008 et subsidiairement de renvoyer la cause à l'autorité cantonale pour nouvelle décision, </div> <div class="para">que la voie du recours en matière de droit public n'est pas ouverte en matière de renvoi (<span class="artref">art. 83 let</span>. c ch. 4 LTF), de sorte que le recourant ne peut invoquer que la violation de ses droits constitutionnels (<span class="artref">art. 116 LTF</span>), </div> <div class="para">que la décision de renvoi constitue une obligation légale qui confère la qualité pour agir au sens de l'<span class="artref">art. 115 let. b LTF</span> (voir arrêt 2D_80/2007 du 14 septembre 2007), </div> <div class="para">que la protection contre l'arbitraire (<span class="artref">art. 9 Cst.</span>), dont se prévaut le recourant en rapport avec l'autorisation de séjour refusée, ne conférerait pas à elle seule une position juridique protégée au sens de l'<span class="artref">art. 115 let. b LTF</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=31&amp;from_date=16.09.2008&amp;to_date=05.10.2008&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-I-185%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page185">ATF 133 I 185</a> consid. 6.1 et 6.3 p. 197 s.), </div> <div class="para">que la critique appellatoire par laquelle le recourant reproche à la décision du 3 juin 2008 - seule susceptible d'être attaquée - d'être arbitraire pour avoir laissé subsister un doute quant à son renvoi est irrecevable, </div> <div class="para">que, dans la mesure où le recourant fonde son argumentation non pas sur le renvoi mais sur le refus de l'autorisation de séjour sollicitée, alors que cette question n'a pas été traitée dans la décision attaquée du 3 juin 2008 parce qu'elle ne ressortirait pas à la compétence de la Commission cantonale, le recours est irrecevable faute de satisfaire aux exigences légales de motivation (<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>), </div> <div class="para">qu'il en est également ainsi s'agissant du grief de la violation du droit d'être entendu (<span class="artref">art. 29 al. 2 Cst.</span>), soulevé par le recourant pour reprocher à l'Office cantonal de la population d'avoir formulé des observations sans le rencontrer, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">qu'en effet - et pour autant que le grief concerne le renvoi, ce qui ne ressort pas du mémoire de recours -, le recourant omet d'indiquer quelles dispositions légales fonderaient l'obligation de l'Office cantonal de la population de procéder à son audition personnelle, </div> <div class="para">que, partant, le présent recours est manifestement irrecevable (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/108/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/a" type="start"></artref>art. 108 al. 1 let. a et b LTF</span><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/108/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/b" type="end"></artref>) et doit être traité selon la procédure simplifiée prévue à l'<span class="artref">art. 108 LTF</span>, sans qu'il y ait lieu d'ordonner un échange d'écritures, </div> <div class="para">que, succombant, le recourant supportera les frais judiciaires (<span class="artref">art. 66 al. 1 1</span>ère phrase et <span class="artref">art. 65 LTF</span>), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">par ces motifs, le Président prononce: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 1'200 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au mandataire du recourant, à l'Office cantonal de la population et à la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 23 septembre 2008 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">Le Président: La Greffière: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Merkli Charif Feller </div> </div></body></html>