<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">[AZA 7] </div> <div class="para">K 120/00 Sm </div> <div class="para"> </div> <div class="para">IIe Chambre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">composée des Juges fédéraux Meyer et Ferrari, Maeschi, </div> <div class="para">suppléant; Frésard, Greffier </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 5 septembre 2000 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">dans la cause </div> <div class="para">R.________, recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para">CSS Assurance, Direction régionale Suisse Romande, Lausanne, intimée, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">et </div> <div class="para">Tribunal administratif du canton de Genève, Genève </div> <div class="para"> </div> <div class="para">A.- R.________ est assurée auprès de la CSS Assurance pour l'assurance obligatoire des soins. </div> <div class="para">Le 10 septembre 1999, la CSS a fait notifier à son assurée un commandement de payer la somme de 1437 fr. au titre de cotisations pour les mois de juillet à décembre 1998 et de janvier à avril 1999, y compris des frais de rappel (poursuite no 99 129781 M de l'office des poursuites d'Arve-Lac). La débitrice a formé opposition. Par décision du 11 octobre 1999, la CSS a levé cette opposition. </div> <div class="para">L'assurée a formé une opposition à cette décision, que la CSS a rejetée le 7 décembre 1999. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B.- Par jugement du 23 mai 2000, le Tribunal administratif du canton de Genève a rejeté le recours formé contre cette décision par l'assurée et il a prononcé la mainlevée définitive jusqu'à concurrence de 1437 fr., plus les frais de poursuite. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">C.- R.________ interjette un recours de droit administratif dans lequel elle conclut implicitement à l'annulation de ce jugement et demande à être libérée du paiement des cotisations en cause. </div> <div class="para">La CSS conclut au rejet du recours. Quant à l'Office fédéral des assurances sociales, il ne s'est pas déterminé à son sujet. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant en droit : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1.- Un des buts principaux de la LAMal est de rendre l'assurance-maladie obligatoire pour l'ensemble de la population en Suisse (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=13&amp;from_date=29.08.2000&amp;to_date=17.09.2000&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-V-266%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page271">ATF 125 V 271</a> consid. 5b). Aussi bien l'<span class="artref">art. 3 al. 1 LAMal</span> pose-t-il le principe de l'obligation d'assurance pour toute personne domiciliée en Suisse. </div> <div class="para">D'autre part, les assureurs doivent faire valoir leurs prétentions découlant des obligations financières de l'assuré (paiement des primes selon les <span class="artref">art. 61ss LAMal</span> et des participations selon l'<span class="artref">art. 64 LAMal</span>) par la voie de l'exécution forcée selon la LP ou par celle de la compensation (message du Conseil fédéral concernant la révision de l'assurance-maladie du 6 novembre 1991, FF 1992 I 124 ad art. 4). L'<span class="artref">art. 88 al. 2 LAMal</span> prévoit ainsi que les décisions et décisions sur opposition au sens des <span class="artref">art. 88 al. 1 LAMal</span> qui portent condamnation à payer une somme d'argent ou à fournir des sûretés sont assimilées aux jugements exécutoires selon l'<span class="artref">art. 80 LP</span> (cf. aussi <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=13&amp;from_date=29.08.2000&amp;to_date=17.09.2000&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-V-266%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page273">ATF 125 V 273</a> consid. 6c). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2.- En l'espèce, il est constant que la recourante, domiciliée en Suisse, est soumise à l'assurance obligatoire conformément à l'<span class="artref">art. 3 al. 1 LAMal</span>. Il est incontestable, d'autre part, que l'assureur était en droit de poursuivre la recourante pour le montant des primes impayées, ainsi que pour les frais de rappel (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=13&amp;from_date=29.08.2000&amp;to_date=17.09.2000&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-V-276%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page276">ATF 125 V 276</a>; art. 16.3 du règlement de l'intimée des assurances selon la LAMal; éd. 1997). Quant au montant de l'arriéré, il n'est, comme tel, pas contesté. </div> <div class="para">La recourante fait valoir qu'elle ne veut pas être soumise à l'assurance obligatoire des soins. Sa conscience lui dicte "de ne plus collaborer avec ce système médical qui n'est pas de bon sens". A ses yeux, l'assurance-maladie obligatoire cautionne un système de soins inefficace parce qu'il ne soigne que les symptômes et non les causes de la maladie; de surcroît, il serait trop coûteux, polluant et peu respectueux de l'être humain et l'animal. Cette argumentation est toutefois vaine, car le Tribunal fédéral des assurances est tenu d'appliquer les lois fédérales (<span class="artref">art. 191 Cst.</span> ; cf. 113 al. 3 et <span class="artref">art. 114bis al. 3a Cst.</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3.- Il s'ensuit que le recours, manifestement infondé, doit être liquidé selon la procédure simplifiée (<span class="artref">art. 36a al. 1 let. b OJ</span>). </div> <div class="para">D'autre part, s'agissant d'un litige qui ne concerne pas des prestations d'assurance, la procédure n'est pas gratuite (<span class="artref">art. 134 OJ</span> a contrario). Succombant, la recourante en supportera les frais (<span class="artref">art. 156 al. 1 OJ</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances </div> <div class="para"> </div> <div class="para">prononce : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">I. Le recours est rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">II. Les frais de justice, d'un montant de 500 fr., sont mis à la charge de la recourante et sont compensés avec l'avance de frais qu'elle a versée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">III. Le présent arrêt sera communiqué aux parties, au Tribunal administratif du canton de Genève et à l'Office fédéral des assurances sociales. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lucerne, le 5 septembre 2000 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom du </div> <div class="para">Tribunal fédéral des assurances </div> <div class="para">Le Juge présidant la IIe Chambre : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : </div> </div></body></html>