<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2018-12-12-5A_975-2018.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5A_975/2018</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 12 décembre 2018</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit civil</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge fédéral von Werdt, Président. </div> <div class="para">Greffier : M. Braconi. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. Banque B.________, </div> <div class="para">représentée par Me Jean-Luc Tschumy, avocat, </div> <div class="para">2. C.________, </div> <div class="para">représentée par Me Guillaume Lammers, avocat, </div> <div class="para">3. D._______, </div> <div class="para">intimés, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Office des poursuites et faillites du district de Lavaux-Oron, </div> <div class="para">avenue C.-F. Ramuz 73a, 1009 Pully. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">réalisation forcée des immeubles, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt de la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal vaudois, en qualité d'autorité supérieure de surveillance, du 2 novembre 2018 (FA18.021414-181153 26). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Dans la procédure de réalisation forcée d'immeubles diligentée contre A.________ ( <i>poursuivi</i>), le Président du Tribunal d'arrondissement de l'Est vaudois a, par prononcé du 13 juillet 2018, rejeté la plainte du poursuivi tendant en bref à " <i>arrêter la vente</i> ", à " <i>refaire l'estimation de</i> [sa] <i>propriété</i> " et à annuler " <i>le bail oral et le droit de préemption</i> " que l'Office des poursuites aurait accordés à un fermier. En substance, il a retenu que les questions relatives à l'estimation des immeubles ainsi qu'à la validité du bail et du droit du préemption avaient été tranchées définitivement à l'occasion des précédentes plaintes, qu'il n'était pas établi que le fermier aurait tenté d'influencer d'autres enchérisseurs potentiels - ce qui ne constituait pas, de toute manière, un motif de renvoi de la vente - et que les autres griefs étaient trop imprécis ou ne relevaient pas des mesures prises par l'Office. </div> <div class="para">La vente des immeubles en cause a eu lieu le 23 mai 2018; le transfert de propriété a été opéré le 11 juillet 2018. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Par arrêt du 2 novembre 2018, la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours déposé par le poursuivi à l'encontre de cette décision et mis à sa charge les frais de deuxième instance (300 fr.). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Par écriture mise à la poste le 23 novembre 2018, le poursuivi exerce un recours au Tribunal fédéral contre l'arrêt cantonal. </div> <div class="para">Des observations n'ont pas été requises. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">La présente écriture doit être traitée en tant que recours en matière civile (<span class="artref">art. 72 al. 2 let. a LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=2&amp;from_date=23.11.2018&amp;to_date=12.12.2018&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-III-350%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page350">ATF 133 III 350</a> consid. 1.2). Il n'y a pas lieu d'examiner les autres conditions de recevabilité - en particulier les chefs de conclusions en paiement de dommages-intérêts -, le procédé étant manifestement voué à l'échec. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">En l'espèce, la juridiction précédente a préalablement écarté plusieurs conclusions nouvelles (annulation de la vente, paiement de dommages et intérêts, démarches auprès de la " <i>SDT</i> " afin que les parcelles soient réinscrites au registre foncier, récusation de l'Office); elle a relevé, en particulier, que la plainte tendait à empêcher que la réalisation ait lieu, alors que la vente elle-même n'avait pas été attaquée. </div> <div class="para">Sur le fond, les juges cantonaux ont retenu que les critiques dirigées à l'encontre des actes de l'Office ont fait l'objet de précédentes plaintes, définitivement tranchées, de sorte qu'elles sont irrecevables. En outre, il n'y a plus d'intérêt à examiner le comportement du fermier, puisque la vente elle-même n'a pas été remise en cause. De toute manière, le recourant n'a invoqué aucune des situations d'arrangements propres à altérer le résultat des enchères; il n'a même pas allégué que les autres enchérisseurs potentiels auraient offert plus que le prix de vente effectif s'ils n'avaient pas été prétendument dissuadés de le faire. </div> <div class="para">Enfin, la cour cantonale a considéré que, en persistant dans sa vaine argumentation au sujet de questions déjà résolues ou en dénonçant, à ce stade, de prétendues irrégularités dans la phase préparatoire de la vente, alors que celle-ci n'a pas été remise en cause après qu'elle a eu lieu, le recourant a agi de façon contraire à la bonne foi. Pour ce motif, il se justifie de mettre à sa charge un émolument de 300 fr., en vertu de l'<span class="artref">art. 20a al. 2 ch. 5 LP</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">Le recourant ne discute aucunement ces motifs - qu'ils concernent la recevabilité de ses conclusions ou la régularité de la réalisation forcée de ses parcelles - d'une manière conforme aux exigences de l'<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=2&amp;from_date=23.11.2018&amp;to_date=12.12.2018&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-86%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page86">ATF 140 III 86</a> consid. 2 et 115 consid. 2), mais se borne à énoncer des formules péremptoires quant à la prétendue violation de son droit de propriété, assorties de réclamations en dommages-intérêts dont la quotité ne trouve aucun fondement dans les faits constatés par l'autorité précédente (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>). De même, il ne conteste pas valablement sa condamnation - que ce soit dans son principe ou son montant - aux frais de la procédure cantonale de recours; il se limite à conclure ici que son recours n'est pas " <i>téméraire</i> " ( <i>p. 4 let. d</i>). </div> <div class="para">Le recours poursuit en outre un but manifestement dilatoire, comme le démontrent les nombreuses décisions rendues dans le contexte de la présente procédure d'exécution forcée; à cet égard, il n'est pas inutile de rappeler que la vente des parcelles a été requise le <u>16 août 2001</u>et n'a pu être réalisée que le <u>23 mai 2018</u>. Il s'avère dès lors également irrecevable sous cet angle (<span class="artref">art. 42 al. 7 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.</b> </div> <div class="para">En conclusion, le présent recours doit être déclaré irrecevable par voie de procédure simplifiée (<span class="artref">art. 108 al. 1 let</span>. bet c LTF), aux frais de son auteur (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). Cela étant, la requête d'effet suspensif - par ailleurs dépourvue de motivation - est sans objet. </div> <div class="para">Le recourant est expressément avisé que toute nouvelle écriture dans la présente cause, tendant à remettre une nouvelle fois en discussion des points définitivement tranchés, ainsi que les requêtes abusives de révision ou de récusation, seront classées sans réponse. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Président prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 1'000 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties, à l'Office des poursuites du district de Lavaux-Oron et à la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal du canton de Vaud. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 12 décembre 2018 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : von Werdt </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Braconi </div> </div></body></html>