<h2>SubmittedText<h2><p>Je demande au Conseil fédéral de mettre en oeuvre dans les meilleurs délais la prolongation de la route principale suisse A 206 Sion-La Muraz-Savièse-Grimisuat-Ayent-Lens-Crans-Montana.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Conformément à l'article 12 de la loi fédérale concernant l'utilisation de l'impôt sur les huiles minérales à affectation obligatoire (LUMin ; RS 725.116.2), après avoir entendu les cantons, le Conseil fédéral définit le réseau des routes principales dont la construction bénéficie de contributions de la Confédération. Il s'agit de voies de communication importantes pour le trafic suisse ou international, qui n'appartiennent pas au réseau des routes nationales. Dans les régions des Alpes et du Jura, peuvent être déclarées principales les routes dont l'amélioration ou la construction revêt une importance particulière pour le trafic de transit national ou international, le développement du tourisme ou le maintien ou le renforcement de la structure économique de régions périphériques.</p><p>En vertu de cette disposition, nous avons approuvé, le 22 mars 1989, le classement de la route Sion(rond-point T 9/Platta d'en bas)-La Muraz en route principale. Notre décision se fondait alors sur le fait que ce trajet long de 3 kilomètres servait pratiquement de contournement nord de la ville de Sion et permettait de rejoindre, par un terrain difficile, les voies d'accès menant à Savièse, Grimisuat et Arbaz, d'une part, et celles menant aux centres touristiques d'Anzère, de Montana (principalement) et de Crans-sur-Sierre, d'autre part. À l'époque, ce classement constituait une amélioration judicieuse de la desserte de ces stations situées au nord-est de l'agglomération sédunoise, dès lors que cela permettait d'accéder désormais directement à Montana ou à Anzère depuis Sion, sans devoir d'abord traverser le coeur de cette cité.</p><p>En 1991, le Département fédéral des transports, des communications et de l'énergie avait proposé de classer en route principale toute la route alpestre A 206a jusqu'à Montana. Notamment pour des raisons financières, on n'avait toutefois pas donné suite à cette idée.</p><p>De nos jours, la situation est différente. Elle est une conséquence de l'agrandissement du réseau des routes nationales dans le canton du Valais. En effet, l'autoroute A 9 a entre-temps été terminée jusqu'à Sierre, de sorte que la liaison la plus brève et la plus directe vers Montana et Crans-sur-Sierre pour le trafic de transit passe par Sierre même. Dans ces circonstances, la condition énoncée à l'art. 12, al. 3, LUMin, réglant le classement de l'A 206a en route principale dans la région des Alpes, n'est plus applicable. On ne saurait diminuer l'attrait de l'autoroute en tant que voie de communication rapide et sûre au fond de la vallée en procédant à un reclassement et donc à une revalorisation de l'itinéraire La Muraz-Savièse-Grimisuat-Ayent-Lens-Crans-sur-Sierre-Montana.</p><p>Par ailleurs, l'idée d'un classement dudit tronçon en route principale ne tient pas compte du fait que la liaison la plus brève et la plus fréquentée entre Sion et Ayent mène par Champlan et non par Savièse. Cela découle aussi des extrapolations concernant les volumes de trafic qu'il faudra escompter à l'avenir : en effet, selon ces données, le nombre estimé de véhicules sur le tronçon menant à Ayent sera nettement plus élevé que celui enregistré sur le tronçon aboutissant à Savièse. Pour cette raison aussi, il conviendrait de rejeter un classement dans la dimension proposée.</p><p>Enfin, nous signalerons encore qu'en 1996, nous avons examiné et étendu le réseau des routes principales pouvant bénéficier de subventions. À cette époque déjà, nous étions contraints de rejeter de nombreuses requêtes cantonales, au vu de la situation tendue des finances fédérales. Dans le cadre du projet de nouvelle péréquation financière entre la Confédération et les cantons, on s'efforce de canaliser les nombreuses tâches et sources financières. En l'état, il est prévu que seuls des grands projets resteront une tâche conjointe. Tous les autres projets de routes principales, par contre, relèveront à l'avenir de la seule compétence cantonale. Dans ce contexte, il conviendra de redéfinir le réseau des routes principales. À l'heure actuelle, il paraît tout au moins douteux que l'on tiendra compte du tronçon en question. Nous sommes cependant disposés à faire examiner la situation sur ledit tronçon au cours de la redéfinition du réseau des routes principales. Par conséquent, nous rejetons l'intervention en tant que motion, mais sommes prêts à l'accepter sous forme de postulat.</p>