<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para">2D_2/2009 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 30 mars 2009 </div> <div class="para">IIe Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge Müller, Président. </div> <div class="para">Greffière: Mme Charif Feller. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">X.________, recourante, </div> <div class="para">représentée par Me Christine Sordet, avocate, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Office cantonal de la population du canton de Genève, route de Chancy 88, 1213 Onex. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Autorisation de séjour; recours tardif, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours constitutionnel subsidiaire contre la décision de la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève du 18 novembre 2008. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant: </div> <div class="para">que X.________, ressortissante de Mongolie née en1959, a été mise au bénéfice d'une autorisation de séjour suite à son mariage avec un ressortissant italien, </div> <div class="para">que, par décision du 3 juillet 2008, l'Office cantonal de la population du canton de Genève a révoqué l'autorisation de séjour de l'intéressée au motif que l'union conjugale était rompue, </div> <div class="para">que, par décision du 18 novembre 2008, la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève a déclaré irrecevable pour cause de tardiveté le recours de l'intéressée contre la décision précitée du 3 juillet 2008, </div> <div class="para">qu'agissant par la voie du recours constitutionnel subsidiaire, X.________ demande au Tribunal fédéral, en substance, d'annuler la décision attaquée, </div> <div class="para">que le dossier de la cause a été requis et produit, </div> <div class="para">que, selon le conseil de la recourante, le recours auprès de la Commission cantonale de recours de police des étrangers ne serait pas tardif, le mémoire de recours ayant été déposé le 6 août 2008, soit le dernier jour du délai, et non le 7 août 2008 comme retenu par ladite Commission, </div> <div class="para">que le conseil de la recourante soutient qu'il avait sollicité en 2007 sa radiation du tableau des avocats de Genève pour des raisons d'ordre personnel, mais qu'il aurait rédigé lui-même, au nom de la recourante qui l'avait signé, le mémoire de recours destiné à la Commission cantonale de recours de police des étrangers, </div> <div class="para">que le conseil de la recourante se serait ensuite rendu le dernier jour du délai, soit le 6 août 2008, en dehors des heures d'ouverture, à un centre de tri postal, à Genève, accompagné d'un témoin qui aurait déposé dans la boîte aux lettres le pli contenant le recours, </div> <div class="para">que ledit pli n'aurait pas été tamponné le jour même, les opérations de tri ayant changé en 2008, </div> <div class="para">que le conseil de la recourante reproche également à la Commission cantonale de recours de police des étrangers de ne pas avoir instruit le recours, de sorte que la recourante ignorait que son pli n'avait été tamponné que le lendemain de son dépôt dans la boîte aux lettres, </div> <div class="para">que la décision d'irrecevabilité de la Commission cantonale de recours de police des étrangers violerait donc l'art. 17 de la loi genevoise du 12 septembre 1985 sur la procédure administrative (LPA/GE), serait arbitraire (<span class="artref">art. 9 Cst.</span>), violerait le droit de la recourante à un procès équitable (<span class="artref">art. 29 al. 1 Cst.</span> et <span class="artref">art. 6 CEDH</span>), son droit d'être entendu (<span class="artref">art. 29 al. 2 Cst.</span>) ainsi que le droit de son enfant - qui vit avec elle - au respect de sa vie familiale (<span class="artref">art. 8 CEDH</span>), </div> <div class="para">que le conseil de la recourante relève lui-même que les horaires du guichet du centre de tri, ouvert en dehors des heures normales, avaient été réduits d'année en année, que ledit guichet fermait à 20 heures en 2008 et qu'il avait sollicité l'aide d'un témoin lors du dépôt vers 21 heures du pli contenant le recours dans la boîte aux lettres, </div> <div class="para">qu'étant donc conscient des aléas liés à l'acheminement d'un pli déposé le dernier jour du délai de recours et en dehors des heures d'ouverture de l'office postal dans une boîte aux lettres, il appartenait au conseil de la recourante - à laquelle incombe la preuve du dépôt de l'acte de recours en temps utile (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=16&amp;from_date=15.03.2009&amp;to_date=03.04.2009&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F109-IA-183%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page183">ATF 109 Ia 183</a> consid. 3b p. 185) - de signaler immédiatement ce fait à la Commission cantonale de recours de police des étrangers, </div> <div class="para">qu'en produisant pour la première fois auprès du Tribunal fédéral une déclaration du 5 janvier 2009 censée attester du respect par "l'une de ses clientes" du délai de recours auprès de la Commission cantonale de recours, expirant le 6 août 2008, le conseil de la recourante présente des moyens nouveaux qui ne satisfont pas, quant à leur admission, aux exigences légales prévues à l'<span class="artref">art. 99 al. 1 LTF</span>, </div> <div class="para">qu'en effet, cette disposition prévoit qu'aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut être présenté à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente, ce qui n'est pas le cas en l'espèce, </div> <div class="para">que, par ailleurs, les allégations de la recourante ne sont pas propres à démontrer (cf. <span class="artref">art. 42 al. 2 et <artref id="CH/173.110/106/2" type="start"></artref>art. 106 al. 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/42/2" type="end"></artref>) que l'application stricte par la juridiction cantonale des dispositions sur les délais (notamment l'<span class="artref">art. 17 al. 4 LPA</span>/GE) violerait le droit constitutionnel, </div> <div class="para">que, partant, le présent recours est manifestement irrecevable (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/108/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/a" type="start"></artref>art. 108 al. 1 let. a et b LTF</span><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/108/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/b" type="end"></artref>) et doit être traité selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 108 LTF</span>, sans qu'il y ait lieu d'ordonner un échange d'écritures, </div> <div class="para">qu'avec ce prononcé, la demande d'effet suspensif devient sans objet, </div> <div class="para">que les conclusions du recours paraissaient d'emblée vouées à l'échec (cf. <span class="artref">art. 64 al. 1 LTF</span>), de sorte qu'il y a lieu de rejeter la requête d'assistance judiciaire, </div> <div class="para">que, succombant, la recourante doit supporter les frais judiciaires (<span class="artref">art. 66 al. 1 1</span>ère phrase LTF et <span class="artref">art. 65 LTF</span>), </div> <div class="para">par ces motifs, le Président prononce: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">La demande d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 600 fr., sont mis à la charge de la recourante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué à la mandataire de la recourante, à l'Office cantonal de la population et à la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 30 mars 2009 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">Le Président: La Greffière: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Müller Charif Feller </div> </div></body></html>