<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><br/><img alt="" height="130" src="20231127104348288_e-files/Aspose.Words.21228fe5-9745-4c02-87c6-9fe7cfab952e.001.png" width="77"/><br/></p> <p><span> </span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>678 </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>PE23.006750-LRC</span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>CHAMBRE DES RECOURS PENALE</span></p> <p><span>__________________________________________</span></p> <p><span>Arrêt du 4 septembre 2023</span></p> <p><span>_______________________</span></p> <p><span>Composition : Mme </span><span>Byrde</span><span>, présidente</span></p> <p><span> Mme Fonjallaz et M. Perrot, juges </span></p> <p><span>Greffière : Mme Villars</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Art. 33 CP ; 382 al. 1, 383 al. 2 CPP</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Statuant sur le recours interjeté le 4 août 2023 par </span><span>W.________</span><span> contre l’ordonnance de non-entrée en matière rendue le 7 juillet 2023 par le Ministère public de l’arrondissement de l’Est vaudois dans la cause </span><span>n° PE23.006750-LRC</span><span>, la Chambre des recours pénale considère :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>En fait et en droit :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.</span></p> <p><span>1.1</span><span> Par ordonnance du 7 juillet 2023, le Ministère public de l’arrondis­sement de l’Est vaudois (ci-après : Ministère public) a refusé d’entrer en matière sur les plaintes déposées les 28 mars et 2, 3 et 21 avril 2023 par W.________ (I) et a laissé les frais à la charge de l’Etat (II).</span></p> <p><span>1.2 </span><span>Par acte daté du 28 juillet 2023 et posté le 4 août 2023 à l’attention du Ministère public, W.________ a déclaré réitérer sa « </span><span>plainte contre inconnu pour violation de domicile</span><span> » et a demandé que l’instruction de cette affaire soit relancée. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le 7 août 2023, le Ministère public, considérant qu’il s’agissait d’un recours, a transmis cet acte à la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal comme objet de sa compétence.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.3 </span><span>Par avis du 10 août 2023 envoyé sous pli recommandé, la direction de la procédure a imparti à W.________ un délai au 30 août 2023 pour effectuer un dépôt de 550 fr. à titre de sûretés, avec l’indication qu’à défaut de paiement des sûretés en temps utile, il ne serait pas entré en matière sur son recours (P. 16).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Selon le relevé de suivi des envois de la Poste, le pli recommandé contenant l’avis du 10 août 2023 a été distribué à son destinataire le 11 août 2023.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le versement des sûretés n’a pas été effectué dans le délai imparti.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.4 </span><span>Par courrier daté du 12 août 2023 et mis à la poste le 14 août 2023, W.________ a indiqué à la Chambre de céans qu’il avait pris note de l’avis du 10 août 2023, qu’il renonçait à poursuivre cette procédure et qu’il retirait sa plainte (P. 17).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>2.</span></p> <p><span>2.1</span><span> Les parties peuvent attaquer une ordonnance de non-entrée en matière rendue par le Ministère public en application de l’art. 310 CPP (Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 ; RS 312.0) dans les dix jours devant l’autorité de recours (art. 310 al. 2, 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP ; cf. art. 20 al. 1 let. b CPP) qui est, dans le canton de Vaud, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal </span><br/><span>(art. 13 LVCPP [Loi vaudoise d’introduction du Code de procédure pénale suisse du 19 mai 2009 ; BLV 312.01] ; art. 80 LOJV [Loi vaudoise d’organisation judiciaire du 12 décembre 1979 ; BLV 173.01]).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>2.2</span><span> En vertu de l'art. 382 al. 1 CPP, toute autre partie que le Ministère public qui a un intérêt juridiquement protégé à l'annulation ou à la modification d'une décision a la qualité pour recourir contre celle-ci. La notion de partie, au sens de cette disposition, doit notamment être comprise au sens des art. 104 et 105 CPP (ATF 145 IV 161 consid. 3.1 ; ATF 139 IV 78 consid. 3.1). L'art. 104 al. 1 let. b CPP reconnaît cette qualité à la partie plaignante. Au sens de l'art. 118 CPP, on entend par partie plaignante le lésé qui déclare expressément vouloir participer à la procédure pénale comme demandeur au pénal ou au civil (al. 1). Une plainte pénale équivaut à une telle déclaration (al. 2). </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Selon l'art. 33 CP (Code pénal suisse du 21 décembre 1937 ; </span><br/><span>RS 311.0), l'ayant droit peut retirer sa plainte tant que le jugement de deuxième instance cantonale n'a pas été prononcé (al. 1). Quiconque a retiré sa plainte ne peut la renouveler (al. 2). Le retrait de plainte constitue une manifestation de volonté irrévocable (ATF 143 IV 104 consid. 5.1 ; ATF 132 IV 97 consid. 3.3.1). Le retrait de plainte par le lésé en application de l'art. 33 al. 1 CP – qu'il se soit ou non constitué plaignant – emporte toujours renonciation totale au statut de partie plaignante (Jeandin/Fontanet, in Jeanneret/Kuhn/Perrier Depeursinge (éd.), Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2</span><span>e</span><span> éd. 2019, n. 9 ad art. 120 CPP). </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La partie plaignante qui a retiré sa plainte n'est plus légitimée – au sens de l'art. 382 al. 1 CPP – à recourir (Lieber, in Donatsch/Lieber/Summers/Wohlers, Schultess Kommentar, Kommentar zur schweizerischen Prozessordnung, 3</span><span>e</span><span> éd. 2020, t. I, n. 15 ad art. 382 StPO et la réf. cit.).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>2.3</span><span> La direction de la procédure de l’autorité de recours peut astreindre la partie plaignante à fournir des sûretés dans un délai déterminé pour couvrir les frais et indemnités éventuels (art. 383 al. 1 CPP). Si les sûretés ne sont pas fournies dans le délai imparti, l’autorité de recours n’entre pas en matière sur le recours (art. 383 </span><br/><span>al. 2 CPP). </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Les sûretés sont réputées fournies dans le délai lorsqu’elles sont remises à l’autorité de recours, versées en sa faveur à la poste suisse, ou encore débitées d’un compte bancaire ou postal suisse le dernier jour du délai au plus tard (cf. 91 al. 1 et 5 CPP ; Calame, in : Jeanneret/Kuhn/Perrier Depeursinge [éd.], Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2</span><span>e</span><span> éd., Bâle 2019, n. 6 </span><br/><span>ad art. 383 CPP ; Moreillon/Parein-Reymond, Petit Commentaire CPP, 2</span><span>e</span><span> éd., Bâle 2016, n. 9 ad art. 383 CPP).</span></p> <p><span>3.</span><span> En l’espèce, le pli recommandé contenant l’avis du 10 août 2023 impartissant à W.________ un délai au 30 août 2023 pour effectuer une avance de frais de 550 fr. lui a été remis le 11 août 2023. Le recourant n’a pas procédé au dépôt des sûretés requises ni demandé à être mis au bénéfice de l’assistance judiciaire dans le délai imparti. Partant, le recours de W.________ doit être déclaré irrecevable pour ce premier motif (art. 383 al. 2 CPP ; CREP 13 février 2023/83 et réf. cit.).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Quoi qu’il en soit, par courrier posté le 14 août 2023 à l’attention de la Chambre de céans, W.________ a expressément déclaré retirer sa plainte renoncer à poursuivre la procédure, ce qui a entraîné la perte de ses droits de partie plaignante, notamment procéduraux. W.________ n’est donc plus partie à la procédure, ni par conséquent légitimé à contester l’ordon­nance de non-entrée en matière par la voie d’un recours. Le recours de W.________ doit donc également être déclaré irrecevable pour ce second motif. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>4.</span><span> Vu le sort de la cause, les frais de la procédure de recours, constitués en l'espèce du seul émolument d'arrêt, par 440 fr. (art. 422 al. 1 CPP ; art. 20 al. 1 TFIP [Tarif des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre 2010 ; BLV 312.03.1]), seront laissés à la charge de l'Etat (art. 423 al. 1 CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>la Chambre des recours pénale</span></p> <p><span>prononce :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> Le recours est irrecevable.</span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> Les frais d’arrêt, par 440 fr. (quatre cent quarante francs), sont laissés à la charge de l’Etat.</span></p> <p><span> </span><span>III. </span><span>L’arrêt est exécutoire.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>La présidente : La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Du </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à :</span></p> <p><span>- M. W.________,</span></p> <p><span>- Ministère public central,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> et communiqué à :</span></p> <p><span>‑ Mme la Procureure de l’arrondissement de l’Est vaudois,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> par l’envoi de photocopies.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral ; RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1</span><span> </span><span>LTF).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> </body> </html>