<h2>SubmittedText<h2><p>L’engagement de la Suisse en faveur de l’allemand se fonde notamment sur le mémorandum sur la coopération en matière de formation conclu dans le cadre de la coopération DACH entre l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche (Memorandum über die Kooperation im Bildungsbereich zwischen der Bundesrepublik Deutschland [KMK], dem schweizerischen Steuerungsorgan betreffend die Zusammenarbeit im Bildungsraum Schweiz und dem Bundesministerium für Bildung [BMB] der Republik Österreich).&nbsp;</p><p>Jusqu’en 2022, c’est le Centre suisse de compétence pour le degré secondaire II (ZEM CES) qui était chargé par la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) de représenter officiellement la Suisse au sein du comité DACH, et des ressources étaient allouées à cette fin (10 000 fr.). Lorsque ce mandat est parvenu à son terme, il n’a toutefois pas été renouvelé. &nbsp;Movetia, l’agence nationale pour la promotion des échanges et de la mobilité au sein du système éducatif, s’est montrée disposée à siéger au sein du comité DACH afin que la Suisse officielle y reste représentée. L’agence n’a cependant pas reçu de mandat officiel et agit dans le cadre de sa mission de promotion de la mobilité internationale et de la coopération internationale en matière de formation (mise en réseau des acteurs de la formation au sein de la coopération DACH).</p><p>Malgré le mémorandum précité, le financement de projets concrets au sein du réseau DACH n’est pas assuré et les milieux intéressés s’investissent le plus souvent de manière bénévole, comme cela a été le cas lors du congrès international des enseignants d’allemand (IDT) 2022 à Vienne. Les ressources nécessaires à la formation continue des multiplicateurs DACH ne sont pas garanties, pas plus que la participation de la Suisse au congrès IDT de Lübeck.&nbsp;</p><p>Le congrès IDT 2022 est le premier lors duquel la Suisse a disposé de son propre espace de présentation, dont le coût (environ 65 000 fr. au total) a été largement pris en charge par la Confédération et les cantons.</p><p>Le prochain congrès IDT (en 2025 à Lübeck) est en préparation et la difficulté est à nouveau de réunir les fonds nécessaires, étant donné que personne ne se sent véritablement responsable. Le risque est que la Suisse ne puisse pas disposer de son propre espace de présentation et bénéficie donc de très peu de visibilité, contrairement à l’Allemagne (Goethe Institut, Deutsche Welle) ou à l’Autriche.</p><p>Je prie dès lors le Conseil fédéral de répondre aux questions suivantes :</p><p>1. Pour quelle raison ne respecte-t-il pas sa déclaration d’intention concernant la coopération en matière de politique linguistique et la présence internationale de la langue allemande ?</p><p>2. Est-il disposé à participer au financement de l’espace de présentation de la Suisse au congrès IDT 2025 à Lübeck ?</p>