Lausanne, 8. Dezember 2021
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 12. November 2021 (6B_882/2021, 6B_965/2021)
Fall "Brian": Urteil des Zürcher Obergerichts aufgehoben
Das Bundesgericht hebt das Urteil des Obergerichts des Kantons Zürich vom vergangenen Mai auf, mit dem dieses die als "Brian" bekannte Person wegen mehrerer
Delikte verurteilt hat. Das Obergericht hat sich bei seiner Verneinung der Frage, ob
der Betroffene unmenschlichen und erniedrigenden Vollzugsbedingungen ausgesetzt
war und sich deshalb in einer Notstandslage befand, zu Unrecht nur mit den aktuellen Haftbedingungen befasst. Es wird sich bei seinem neuen Entscheid auch mit früheren Strafen und (Zwangs-)Massnahmen auseinandersetzen müssen.
Die  Staatsanwaltschaft  I  des  Kantons  Zürich  klagte  2019  die  als  "Brian"  bekannte
Person wegen Geschehnisse an, die sie zwischen Januar 2017 und Oktober 2018 in
verschiedenen Gefängnissen begangen haben soll. Das Bezirksgericht Dielsdorf sprach
den Betroffenen 2019 mehrerer Delikte schuldig (u.a. der versuchten schweren Körperverletzung,  mehrfachen  einfachen  Körperverletzung,  mehrfachen  Sachbeschädigung
und mehrfachen Drohung) und verurteilte ihn zu einer Freiheitsstrafe von vier Jahren
und neun Monaten. Gegen dieses Urteil gelangten die Staatsanwaltschaft und der Betroffene ans Zürcher Obergericht. Er brachte unter anderem vor, dass die Bedingungen
seiner bisherigen Freiheitsentzüge eine unmenschliche und erniedrigende Behandlung,
beziehungsweise einen Verstoss gegen das Folterverbot darstellen würden. Die angeklagten Handlungen seien deshalb durch eine Notstandssituation gedeckt. Das Obergericht sprach ihn im vergangenen Mai mehrerer Straftaten schuldig und verurteilte ihn
zu einer Freiheitsstrafe von sechs Jahren und vier Monaten. Von der Anordnung einer
Massnahme sah es ab. Zur Verneinung einer Notstandssituation erwog das Obergericht,
das  Bundesgericht  habe  in  einem  Urteil  vom  vergangenen  März  ( 1B_52/2021   vom
24. März 2021, mit  Medienmitteilung  ) festgestellt, dass sich die Haftbedingungen des
Betroffenen  in  der  Justizvollzugsanstalt  (JVA)  Pöschwies  wegen  der  besonderen
Umstände des Einzelfalls noch rechtfertigen liessen. Es würden sich keine Hinweise ergeben, dass sich die Haftbedingungen seither wesentlich zu seinem Nachteil geändert
hätten. 
Vor Bundesgericht beantragte der Betroffene zur Hauptsache einen Freispruch wegen
einer  Notstandslage.  Die  Oberstaatsanwaltschaft  des  Kantons  Zürich  beantragte  die
Verwahrung. Das Bundesgericht heisst die Beschwerde des Betroffenen gut, hebt den
Entscheid  des  Obergerichts  auf  und  weist  die  Sache  zur  Neubeurteilung  an  dieses
zurück. Die Beschwerde der Oberstaatsanwaltschaft wird mit der Aufhebung des obergerichtlichen Urteils gegenstandslos und abgeschrieben. Das Bundesgericht hat sich im
fraglichen Urteil  1B_52/2021    sowie in zwei späteren Entscheiden ( 1B_326/2021   und
1B_398/2021  ) zu den Haftbedingungen des Betroffenen geäussert. Kritisiert wurden von
ihm in diesen Verfahren jeweils die Haftbedingungen in der JVA Pöschwies seit dem
17. August 2018. Nicht Gegenstand waren demgegenüber die Bedingungen beim Vollzug von früheren Strafen und (Zwangs-)Massnahmen. Mit seiner Begründung verkennt
das  Obergericht  den  für  die  Beurteilung  der  angeführten  Notstandsfrage  relevanten
Zeitraum. Der Betroffene macht geltend, dass er von den Behörden beziehungsweise
vom Staat seit seinem 10. Lebensjahr wiederholt unmenschlich und erniedrigend behandelt  worden  sei.  Indem  sich  das  Obergericht  nicht  mit  den  früher  ausgestandenen
Strafen und (Zwangs-)Massnahmen auseinandersetzt, verletzt es seine Begründungspflicht sowie den Anspruch des Betroffenen auf rechtliches Gehör  und stellt es den
Sachverhalt unvollständig fest. Es wird sich in seinem neuen Urteil mit der Argumentation  des  Beschwerdeführers  auseinandersetzen  und  ausdrücklich  festhalten  müssen,
welche tatsächlichen Feststellungen es seiner rechtlichen Würdigung zugrunde legt. Lausanne, le 8 décembre 2021
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 12 novembre 2021 (6B_882/2021, 6B_965/2021)
Affaire « Brian » : jugement de la Cour suprême du canton de 
Zurich annulé
Le Tribunal fédéral annule un jugement de la Cour suprême du canton de Zurich
rendu en mai dernier, par lequel la personne connue sous le nom de «  Brian » a été
condamnée pour plusieurs délits. En répondant par la négative à la question de
savoir si l'intéressé avait été soumis à des conditions d'exécution inhumaines et
dégradantes et se trouvait de ce fait dans un état de nécessité, la Cour suprême a eu
tort de ne se pencher que sur les conditions de détention actuelles. Dans sa nouvelle
décision, elle devra également examiner les peines et les mesures (de contrainte)
antérieures.
En 2019, le Ministère public I du canton de Zurich a accusé la personne connue sous le
nom de « Brian » d'actes qu'elle aurait commis entre janvier 2017 et octobre 2018 dans
différentes prisons. Le Tribunal de district de Dielsdorf a reconnu l'intéressé coupable de
plusieurs  délits  (notamment  tentative  de  lésion  corporelle  grave  et  multiples  lésions
corporelles simples, dommages à la propriété et menaces) et l'a condamné à une peine
privative  de  liberté  de  quatre  ans  et  neuf  mois,  en  2019.  Le  Ministère  public  et
l'intéressé ont saisi la Cour suprême zurichoise d'un appel contre ce jugement. Le second a notamment fait valoir que les conditions de ses précédentes privations de liberté
constituaient un traitement inhumain et dégradant, respectivement une violation de l'interdiction de la torture. Les infractions qui lui étaient reprochées étaient dès lors couvertes par la circonstance de l'état de nécessité. La Cour suprême l'a condamné en mai
dernier pour plusieurs infractions, à une peine privative de liberté de six ans et quatre
mois. Elle a renoncé à ordonner une mesure. La Cour suprême a nié l'état de nécessité
en se fondant sur un arrêt rendu au mois de mars précédent par le Tribunal fédéral
(1B_52/2021   du 24 mars 2021, avec communiqué de presse   ), constatant que les conditions de détention de l'intéressé dans l'établissement pénitentiaire (EP) de Pöschwies
pouvaient encore être justifiées dans les circonstances particulières du cas d'espèce.
Selon la Cour suprême, rien n'indiquait que les conditions de détention avaient changé
de manière significative à son détriment depuis lors.
Devant  le  Tribunal  fédéral,  l'intéressé  a  requis  à  titre  principal  son  acquittement  en
raison de l'état de nécessité dans lequel il se trouvait. Le Ministère public du canton de
Zurich a requis le prononcé d'un internement. Le Tribunal fédéral admet le recours de
l'intéressé, annule le jugement de la Cour suprême et renvoie la cause à cette dernière
pour nouvelle décision. Le recours du ministère public est déclaré sans objet et rayé du
rôle en raison de l'annulation du jugement cantonal. Le Tribunal fédéral s'est prononcé
sur  la  question  des  conditions  de  détention  de  l’intéressé  dans  l'arrêt  précité
1B_52/2021   et  dans  deux  arrêts  ultérieurs  ( 1B_326/2021   et  1B_398/2021  ).  Dans
chacune de ces procédures, l’intéressé avait critiqué l'appréciation de ses conditions de
détention dans l'EP de Pöschwies depuis le 17 août 2018. En revanche, les conditions
d'exécution des peines et mesures (de contrainte) antérieures ne faisaient pas l'objet de
ces arrêts. Par sa motivation, la Cour suprême n'examine pas la période pertinente pour
l'appréciation de la question de l'état de nécessité invoqué. L'intéressé fait valoir qu'il a
été traité à plusieurs reprises de manière inhumaine et dégradante par les autorités,
respectivement par l'État, depuis l'âge de 10 ans. En ne se penchant pas sur les peines
et  les  mesures  (de  contrainte)  subies  antérieurement,  la  Cour  suprême  viole  son
obligation de motivation ainsi que le droit d'être entendu de l'intéressé et établit les faits
de manière incomplète. Dans son nouveau jugement, elle devra examiner l'argumentation du recourant et indiquer expressément les constatations de fait sur lesquelles elle
fonde son appréciation juridique. Losanna, 8 dicembre 2021
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenza del 12 novembre 2021 (6B_882/2021, 6B_965/2021)
Caso "Brian": sentenza del Tribunale di appello del Canton 
Zurigo annullata
Il Tribunale federale annulla la sentenza del Tribunale di appello del Canton Zurigo
dello scorso maggio, con cui l'istanza cantonale aveva condannato la persona nota
come  "Brian"  per  diversi  reati.  Rispondendo  negativamente  al  quesito  se
l'interessato fosse sottoposto a condizioni di detenzione inumane e degradanti, e se
si  trovasse quindi  in uno stato di  necessità,  il  Tribunale di appello si  è chinato
erroneamente solo sulle condizioni di detenzione attuali. Nella sua nuova decisione,
l'istanza  cantonale  dovrà  chinarsi  anche  sulle  pene  e  sulle  misure  (coercitive)
precedenti.
Nel 2019 il Ministero pubblico I del Canton Zurigo ha posto in stato d'accusa la persona
nota come "Brian" per fatti che avrebbe commesso in diversi istituti carcerari nel periodo
gennaio 2017 - ottobre 2018. Nel 2019 il Tribunale distrettuale di Dielsdorf ha dichiarato
l'interessato autore colpevole di diversi reati (tra cui tentate lesioni gravi, ripetute lesioni
semplici, danneggiamento ripetuto e ripetuta minaccia) e lo ha condannato alla pena
detentiva di quattro anni e nove mesi. Il Ministero pubblico e l'interessato hanno adito il
Tribunale  di  appello  del  Canton  Zurigo  contro  questa  sentenza.  L'interessato  ha
sostenuto, tra l'altro, che le condizioni della sua precedente detenzione costituivano un
trattamento inumano e degradante, rispettivamente una violazione del divieto di tortura,
i reati contestatigli risultando quindi giustificati da uno stato di necessità. Nel maggio
scorso, il Tribunale di appello lo ha dichiarato autore colpevole di diverse infrazioni penali
e lo ha condannato alla pena detentiva di sei anni e quattro mesi. L'autorità cantonale
non ha per contro ordinato alcuna misura. Il Tribunale di appello ha negato l'esistenza di
uno stato di necessità, considerando come il Tribunale federale avesse accertato, in una
sentenza del marzo scorso ( 1B_52/2021   del 24 marzo 2021, con comunicato stampa   ),
che le condizioni di detenzione dell'interessato nel penitenziario di Pöschwies potevano
ancora essere giustificate sulla scorta delle circostanze particolari del caso concreto.
Secondo l'autorità cantonale, non risulterebbero elementi indicanti che le condizioni di
detenzione sarebbero, da allora, mutate significativamente a suo sfavore. 
Davanti al Tribunale federale l'interessato ha chiesto in via principale l'assoluzione per
l'esistenza  di  uno  stato  di  necessità.  La  Procura  Generale  del  Canton  Zurigo  ha
postulato il suo internamento. Il Tribunale federale accoglie il ricorso dell'interessato,
annulla la decisione del Tribunale di appello e rinvia il caso all'istanza precedente per
nuovo giudizio. In seguito all'annullamento della sentenza del Tribunale di appello, il
ricorso della Procura Generale diviene privo d'oggetto e viene stralciato dai ruoli.  Il
Tribunale federale si è già espresso sulle condizioni di detenzione del ricorrente nella
citata sentenza  1B_52/2021  , così come in due sentenze successive ( 1B_326/2021   e
1B_398/2021  ). In questi procedimenti il Tribunale federale ha criticato le condizioni di
detenzione nel penitenziario di Pöschwies a partire dal 17 agosto 2018, mentre non
sono state oggetto d'esame le condizioni di detenzione durante l'esecuzione di pene e
misure (coercitive) antecedenti. Nella sua motivazione, il Tribunale di appello non ha
tenuto  conto,  per  la  valutazione  del  sostenuto  stato  di  necessità,  di  tale  periodo  di
tempo, rilevante per il relativo apprezzamento. L'interessato fa valere di essere stato
ripetutamente trattato in modo inumano e degradante dalle autorità e dallo Stato sin
dall'età di 10 anni. Non confrontandosi con le pene e le misure (coercitive) scontate
antecedentemente, il Tribunale di appello viola il suo dovere di motivazione nonché il
diritto di essere sentito del ricorrente e accerta in modo incompleto la fattispecie. Nella
sua nuova sentenza, l'autorità precedente dovrà confrontarsi con l'argomentazione del
ricorrente  e determinare  espressamente  gli accertamenti  fattuali su cui  fonda il suo
apprezzamento giuridico.