<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para">9C_883/2010 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 27 décembre 2010 </div> <div class="para">IIe Cour de droit social </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge U. Meyer, Président. </div> <div class="para">Greffière: Mme Reichen. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">Service des prestations complémentaires, route de Chêne 54, 1208 Genève, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Prestation complémentaire à l'AVS/AI, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre le jugement du Tribunal cantonal des assurances sociales de la République et canton de Genève du 4 octobre 2010. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant: </div> <div class="para">que par décision du 23 mars 2010, le Service des prestations complémentaires du canton de Genève (ci-après: SPC) a refusé d'entrer en matière sur la demande de prestations déposée le 8 mars 2010 par A.________ au motif qu'il n'était pas au bénéfice de prestations de l'AVS ou de l'AI, </div> <div class="para">que par décision sur opposition du 27 mai 2010, le SPC a rejeté l'opposition formée par l'assuré, tout en l'informant que son dossier ferait l'objet d'un nouvel examen, </div> <div class="para">que par lettre du 1er juin 2010, il a invité A.________ à remplir le formulaire de demande de prestations, </div> <div class="para">que l'assuré a déféré cette écriture et la décision du 27 mai 2010 du SPC au Tribunal cantonal des assurances sociales de la République et canton de Genève, en concluant à l'annulation de la décision du 27 mai 2010 et à ce que la rente versée par la Caisse cantonale genevoise de compensation soit intégrée aux prestations que perçoit son épouse de l'Hospice général, </div> <div class="para">que par jugement du 4 octobre 2010, le tribunal cantonal a partiellement admis le recours de l'assuré, annulé la décision du 27 mai 2010 et renvoyé la cause au SPC pour qu'il instruise la demande de prestations de l'assuré du 8 mars 2010, </div> <div class="para">que le SPC interjette un recours en matière de droit public contre ce jugement dont il demande l'annulation, en concluant à la confirmation de ses décisions des 23 mars et 27 mai 2010, </div> <div class="para">que le recours en matière de droit public (cf. <span class="artref">art. 82 ss LTF</span>) est recevable contre les décisions qui mettent fin à la procédure (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/90" type="start"></artref>art. 90 et 91 LTF</span><artref id="CH/173.110/91" type="end"></artref>), ainsi que contre les décisions préjudicielles et incidentes qui sont notifiées séparément et qui portent sur la compétence ou sur une demande de récusation (<span class="artref">art. 92 al. 1 LTF</span>), </div> <div class="para">que, selon l'<span class="artref">art. 93 al. 1 LTF</span>, les autres décisions préjudicielles et incidentes notifiées séparément peuvent faire l'objet d'un recours si elles peuvent causer un préjudice irréparable (let. a) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (let. b), </div> <div class="para">que dans la mesure où la juridiction cantonale ne s'est pas prononcée définitivement sur le fond du litige, mais qu'elle s'est limitée à renvoyer la cause au service recourant pour qu'il instruise la demande de prestations de l'intimé, le jugement entrepris ne constitue pas une décision finale mais une décision incidente au sens de l'<span class="artref">art. 93 LTF</span>, </div> <div class="para">que la condition de l'<span class="artref">art. 93 al. 1 let. a LTF</span> n'est pas remplie, dès lors que le recourant ne subit pas de dommage irréparable par l'obligation qui lui est faite d'instruire la demande de prestations de l'intimé du 8 mars 2010, </div> <div class="para">qu'en particulier, la date du dépôt de ladite demande ne paraît pas influencer le début du droit aux prestations selon les propres allégations du service recourant, de sorte que l'on ne voit pas en quoi il subirait un dommage en instruisant la demande de prestations du 8 mars 2010, </div> <div class="para">qu'en ce qui concerne l'éventualité prévue par le législateur à l'<span class="artref">art. 93 al. 1 let. b LTF</span>, celle-ci n'est réalisée que si le Tribunal fédéral lui-même peut mettre fin à la procédure tout de suite, simplement en statuant sur le recours (Bernard Corboz, in Commentaire de la LTF, 2009, ad <span class="artref">art. 93 LTF</span> n° 20-21 p. 906), </div> <div class="para">qu'en l'espèce, même si le Tribunal fédéral admettait le recours, il ne parviendrait pas à rendre une décision finale, aucun élément fondant la prétention sollicitée n'ayant encore été retenu faute d'instruction, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">qu'en conséquence, les conditions de l'<span class="artref"><artref id="CH/173.110/93/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/93/1/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/93/1/a" type="start"></artref>art. 93 al. 1 let a et b LTF</span><artref id="CH/173.110/93/1/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/93/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/b" type="end"></artref> n'étant manifestement pas remplies, le recours doit être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 108 al. 1 let. a LTF</span>, sans qu'il faille procéder à un échange d'écritures, </div> <div class="para">que, vu l'issue du litige, les frais sont mis à la charge du service recourant (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">par ces motifs, le Président prononce: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 500 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties, au Tribunal cantonal des assurances sociales de la République et canton de Genève et à l'Office fédéral des assurances sociales. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lucerne, le 27 décembre 2010 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit social </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">Le Président: La Greffière: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Meyer Reichen </div> </div></body></html>