<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <a name="idp281376"></a><div class="big bold">Urteilskopf</div> <br/>102 III 129<br/><br/><br/><div class="paraatf">22. Arrêt du 23 septembre 1976 dans la cause P. S.A.</div> <div class="paraatf"></div> <a name="idp282624"></a> <a name="idp284624"></a><br/><div id="regeste" lang="de"> <div class="big bold">Regeste</div> <br/><div class="paraatf">Beschwerdeverfahren. <div class="paratf">Auslegung einer Beschwerde ohne ausdrücklich gestellte Anträge (Erw. 2). </div> </div> </div> <a name="idp286464"></a> <br/><div> <a name="idp288288"></a><span class="big bold" id="sachverhalt">Sachverhalt</span> <span class="small">ab Seite 129</span> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="page129"></a><div class="center pagebreak">BGE 102 III 129 S. 129</div> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp289952"></a><span class="bold">A.- </span>Le 2 avril 1976, l'Office des faillites de Lenzbourg a informé l'Office des faillites de la Veveyse de la faillite de X., commerçant à Lenzbourg. Par voie de commission rogatoire, il lui a demandé de procéder à la réalisation d'un immeuble faisant partie de la masse du failli et situé dans la commune <a name="page130"></a><div class="center pagebreak">BGE 102 III 129 S. 130</div>d'Attalens. Cet immeuble est grevé d'un droit d'emption au bénéfice de la société P. S.A., à Vevey.</div> <div class="paraatf">Le 26 avril, l'Office des poursuites de la Veveyse a saisi l'Office cantonal des faillites du canton de Fribourg. Ce dernier a alors averti les divers créanciers que la vente aux enchères de l'immeuble de X. était prévue pour le 11 juin et a fait paraître l'annonce de cette vente dans des journaux des cantons de Fribourg, Vaud et Genève. Mais, ensuite d'un oubli, il a omis d'aviser P. S.A.</div> <div class="paraatf">Le 11 juin 1976, sur demande de l'un des créanciers hypothécaires, il a été procédé à la vente de l'immeuble par double mise à prix (art. 56 ORI), soit d'abord avec le droit d'emption, puis sans ce droit. L'immeuble a été finalement adjugé à Y. sans le droit d'emption.</div> <div class="paraatf">Le 15 juillet 1976, l'Office cantonal des faillites a informé P. S.A. de l'adjudication. Cette société a porté plainte, le 4 août 1976, auprès de la Chambre des poursuites et faillites du Tribunal cantonal de l'Etat de Fribourg, autorité cantonale de surveillance.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp295824"></a><span class="bold">B.- </span>Le 30 août 1976, l'autorité cantonale de surveillance a déclaré la plainte irrecevable, au motif qu'elle ne contenait ni conclusions, ni indication sommaire des moyens invoqués.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp297296"></a><span class="bold">C.- </span>P. S.A. recourt au Tribunal fédéral.</div> <br/><div> <a name="idp298400"></a><span class="big bold" id="erwaegungen">Erwägungen</span> </div> <br/><div class="paraatf">Considérant en droit:</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp299360"></a><span class="bold" id="consideration_1.">1. </span>P. S.A. demande que l'autorité cantonale de surveillance "reprenne" la plainte et "l'étudie plus à fond". Le recours tend donc implicitement à ce que la décision attaquée soit annulée et la cause renvoyée à la juridiction cantonale pour qu'elle entre en matière sur le fond.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp301040"></a><span class="bold" id="consideration_2.">2. </span>La question de savoir à quoi vise exactement une plainte ou un recours à l'autorité cantonale entre dans le cadre de la matière soumise au jugement du Tribunal fédéral par le recours interjeté en vertu de l'<span class="artref">art. 19 LP</span> (cf. <a class="bgeref_id" href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=1976&amp;to_year=1976&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F82-III-145%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page150">ATF 82 III 150</a>).</div> <div class="paraatf">En l'espèce, il est vrai que la plaignante n'a pas pris de conclusions, mais la plainte contient des éléments qui permettent de déterminer le but poursuivi. Elle est intitulée, en lettres rouges, "Défense de notre droit d'emption sous forme de plainte". On y lit notamment ce qui suit: <a name="page131"></a><div class="center pagebreak">BGE 102 III 129 S. 131</div> </div> <div class="paraatf">"Notre droit d'emption est valable jusqu'à son échéance.</div> <div class="paraatf">Nous n'avons jamais reçu de courrier de votre office sur cette affaire</div> <div class="paraatf">nous</div> <div class="paraatf">indiquant que nous devions venir défendre notre droit d'emption...</div> <div class="paraatf">Nous sommes intéressés à jouir jusqu'au bout de notre droit d'emption..."</div> <div class="paraatf">En outre, la plaignante dit agir "suite à" une lettre que l'Office lui a adressée le 15 juillet 1976.</div> <div class="paraatf">Le préposé y écrivait:</div> <div class="paraatf">"...dans le but de sauvegarder vos droits éventuels, vous avez la</div> <div class="paraatf">possibilité de déposer plainte à l'autorité de surveillance contre</div> <div class="paraatf">l'adjudication prononcée le 11 juin 1976... A ce défaut, nous admettrons la</div> <div class="paraatf">validité de la vente aux enchères publiques... et requerrons la radiation</div> <div class="paraatf">au registre foncier du droit d'emption grevant en votre faveur l'immeuble</div> <div class="paraatf">du failli."</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp314656"></a><span class="bold" id="consideration_P.">P. </span>S.A. s'est conformée aux indications données. Elle a déposé une plainte dans laquelle elle dit tenir à sauvegarder son droit d'emption et fait état de l'oubli de l'Office. La plainte tend donc, implicitement mais clairement, à l'annulation de l'adjudication pour qu'ait lieu une nouvelle vente aux enchères.</div> <div class="paraatf">Ainsi, c'est à tort que l'autorité cantonale de surveillance a déclaré la plainte irrecevable faute de pouvoir en déterminer l'objet. Le recours doit dès lors être admis et la décision attaquée annulée, la cause étant renvoyée à la juridiction cantonale. Celle-ci devra examiner préalablement si - question qu'elle a vue, mais a laissée indécise - la plainte a été déposée en temps utile. Dans l'affirmative, avant de statuer sur le fond, elle invitera l'adjudicataire à se déterminer, au cas où elle penserait devoir admettre la plainte.</div> </div></body></html></html>