Lausanne, 11. Juli 2013
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 11. Juli 2013 (2C_794/2012)
Schülerinnen von Bürglen dürfen weiterhin mit Kopftuch zur  
Schule
Das Bundesgericht bestätigt das Urteil des Verwaltungsgerichts des Kantons  
Thurgau und weist eine Beschwerde der Volksschulgemeinde Bürglen ab. Das  
Verwaltungsgericht hat zutreffend  erkannt, dass das gegenüber Schülerinnen  
gestützt  auf  die  Schulordnung  ausgesprochene  Verbot  des  Tragens  eines  
Kopftuches mit der Religionsfreiheit nicht vereinbar ist.
Das Bundesgericht lässt offen, ob die Gemeinde in ihrer Autonomie betroffen ist. Das  
Verbot des Tragens eines Kopftuches stellt einen Eingriff in die Glaubensfreiheit der  
Schülerinnen dar. Für einen Teil der Musliminnen handelt es sich um eine Glaubensregel, die sie aus religiösen Gründen beachten müssen. Das Verbot des Tragens eines  
Kopftuches bedürfte daher einer Grundlage im formellen Gesetz. Über eine solche  
verfügt die Volksschulgemeinde Bürglen nicht. Bereits aus diesem Grund konnte das  
Kopftuchverbot keinen Bestand haben, ohne dass zu prüfen war, ob für ein solches  
Verbot ein hinreichendes öffentliches Interesse bestünde und dieses verhältnismässig  
wäre.
Bundesgericht
Tribunal fédéral
Tribunale federale 
Tribunal federal
CH-1000 Lausanne 14
Korrespondenznummer 11.5.2/11_2013 Lausanne, le 11 juillet 2013
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 11 juillet 2013 (2C_794/2012)
Les écolières de Bürglen sont autorisées à porter le foulard
Le Tribunal fédéral confirme l'arrêt du Tribunal administratif du canton de Thurgovie  
et rejette le recours formé par la commune scolaire de Bürglen. Le Tribunal  
administratif a jugé avec raison que l'interdiction du port du foulard imposée aux  
écolières par le règlement de l'école était contraire à la liberté religieuse.
Le Tribunal fédéral laisse ouverte la question de savoir si la commune est ou non  
atteinte dans son autonomie. L'interdiction du port du foulard constitue une ingérence  
dans la liberté religieuse des écolières. Pour une partie des musulmanes, il s'agit d'une  
règle de foi qu'il convient de respecter pour des raisons religieuses. L'interdiction du  
port du foulard nécessite une loi au sens formel. La commune scolaire ne dispose pas  
d'une telle base légale. Pour ce motif déjà, l'interdiction du port du foulard est sans  
fondement, sans qu'il y ait lieu d'examiner si la mesure répond à un intérêt public  
prépondérant ou respecte le principe de la proportionnalité.