<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Eidgenössisches Versicherungsgericht </div> <div class="para">Tribunale federale delle assicurazioni </div> <div class="para">Tribunal federal d'assicuranzas </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Cour des assurances sociales </div> <div class="para">du Tribunal fédéral </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Cause </div> <div class="para">{T 7} </div> <div class="para">H 336/02 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 8 mai 2003 </div> <div class="para">IIe Chambre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mme et MM. les Juges Widmer, Ursprung et Frésard. Greffière : Mme Piquerez </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">F. S.________, recourante, représentée par son mari P. S.________, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Caisse cantonale vaudoise de compensation AVS, rue du Lac 37, 1815 Clarens, intimée </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Instance précédente </div> <div class="para">Tribunal des assurances du canton de Vaud, Lausanne </div> <div class="para"> </div> <div class="para">(Jugement du 8 novembre 2002) </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Vu : </div> <div class="para">les décisions du 14 juin 2002, envoyées sous pli simple à F. S.________, par lesquelles la Caisse cantonale vaudoise de compensation AVS (la caisse) a fixé à titre provisoire les cotisations AVS dues par la prénommée en sa qualité de personne sans activité lucrative pour les années 2000 à 2002; </div> <div class="para">le recours de l'assurée contre ces décisions, daté du 2 septembre 2002, mais posté le jour suivant à l'adresse du Tribunal des assurances du Canton de Vaud; </div> <div class="para">le jugement du Tribunal des assurances du 8 novembre 2002 déclarant le recours de F. S.________ irrecevable parce que tardif; </div> <div class="para">le recours de droit administratif interjeté par l'assurée contre ce jugement dont elle demande l'annulation; </div> <div class="para">la réponse au recours de la caisse qui se rallie aux considérants du jugement attaqué; </div> <div class="para">les pièces du dossier; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">attendu : </div> <div class="para">que devant le Tribunal fédéral des assurances, seul doit être examiné le point de savoir si c'est à bon droit que la juridiction cantonale a déclaré irrecevable pour cause de tardiveté le recours dont elle était saisie; </div> <div class="para">qu'il n'y a dès lors pas lieu d'entrer en matière sur les conclusions de la recourante dans la mesure où elles portent sur le montant des cotisations AVS arrêté par la caisse; </div> <div class="para">que le jugement attaqué n'ayant pas pour objet l'octroi ou le refus de prestations d'assurance, le Tribunal fédéral des assurances doit se borner à examiner si les premiers juges ont violé le droit fédéral, y compris par l'excès ou par l'abus de leur pouvoir d'appréciation, ou si les faits pertinents ont été constatés d'une manière manifestement inexacte ou incomplète, ou s'ils ont été établis au mépris de règles essentielles de procédure (art. 132 en corrélation avec les <span class="artref"><artref id="CH/173.110/104/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/104/a" type="start"></artref>art. 104 let. a et b et 105 al. 2 OJ</span><artref id="CH/173.110/104/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/105/2" type="end"></artref>); </div> <div class="para">que la loi fédérale sur la partie générale des assurances sociales (LPGA) du 6 octobre 2000, entrée en vigueur au 1er janvier 2003, n'est pas applicable au présent litige, dès lors que le juge des assurances sociales n'a pas à prendre en considération les modifications du droit ou de l'état de fait postérieures à la date déterminante des décisions litigieuses du 14 juin 2002 (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=21&amp;from_date=06.05.2003&amp;to_date=25.05.2003&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F127-V-466%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page467">ATF 127 V 467</a> consid. 1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=21&amp;from_date=06.05.2003&amp;to_date=25.05.2003&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F121-V-362%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page366">121 V 366</a> consid. 1b); </div> <div class="para">que selon l'<span class="artref">art. 84 al. 1 LAVS</span>, les intéressés peuvent, dans les trente jours dès la notification, interjeter recours contre les décisions des caisses de compensation; </div> <div class="para">que ce délai ne peut être prolongé par le juge (<span class="artref">art. 22 al. 1 PA</span> en relation avec l'<span class="artref">art. 96 LAVS</span>); </div> <div class="para">qu'en l'espèce, la recourante ne conteste pas que les décisions de fixation provisoire des cotisations AVS soient parvenues à son domicile dans les jours qui ont suivi le 14 juin 2002, comme le premier juge l'a tenu pour vraisemblable; </div> <div class="para">qu'il faut ainsi admettre que le recours déposé par F. S.________ le 3 septembre 2002 était tardif; </div> <div class="para">que, toutefois, il convient de relever que les décisions du 14 juin 2002 contiennent, au-dessus de l'indication des voies de droit, la remarque suivante : «Si vous n'êtes pas d'accord avec la présente décision provisoire, nous vous prions de contacter notre agence, avant d'utiliser les voies de recours indiquées ci-dessus. Une décision de taxation définitive sera établie à réception des informations que doit communiquer l'autorité fiscale»; </div> <div class="para">qu'une indication erronée des voies de droit ne doit pas entraîner de préjudice pour les parties; qu'il en va de même d'une indication ambiguë par sa formulation ou sa présentation (arrêt non publié X. du 27 octobre 1998, 1P.345/1998); </div> <div class="para">qu'en l'espèce, la phrase mentionnée était de nature - s'agissant de décisions qualifiées de «provisoires» dans leur intitulé - à dissuader sa destinataire de recourir en la confortant dans l'idée que l'absence d'un recours dans le délai n'aurait pas les conséquences péremptoires que la loi attache à l'inobservation d'un délai de recours; </div> <div class="para">que de plus, le mari de la recourante a écrit à la caisse une lettre reçue par cette dernière le 27 juin 2002 - c'est-à-dire dans le délai de recours de 30 jours - pour contester certains aspects des décisions en cause; </div> <div class="para">qu'à ce moment en tout cas, la caisse devait, conformément au principe de la bonne foi, soit informer l'assurée qu'en l'absence d'un recours, la décision entrerait en force, soit transmettre l'écriture au tribunal des assurances comme valant recours (voir également Egli, La protection de la bonne foi dans le procès, in : Juridiction constitutionnelle et Juridiction administrative, Zurich, 1992, p. 228 ss, sp. 237); </div> <div class="para">qu'en raison du caractère ambigu des décisions litigieuses et du comportement de la caisse, le recours de l'assuré ne pouvait pas être qualifié de tardif et par conséquent déclaré irrecevable par la juridiction cantonale; </div> <div class="para">que le recours se révèle ainsi bien fondé; </div> <div class="para">que la procédure n'est pas gratuite (<span class="artref">art. 134 OJ</span> a contrario), de sorte que l'intimée, qui succombe, en supportera les frais (<span class="artref">art. 156 al. 1 OJ</span>); </div> <div class="para"> </div> <div class="para">par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce : </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est admis et le jugement du 8 novembre 2002 du Tribunal des assurances du canton de Vaud est annulé. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">La cause est renvoyée au Tribunal des assurances pour nouveau jugement au sens des considérants. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Les frais de justice, d'un montant de 500 fr., sont mis à la charge de l'intimée. </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">L'avance de frais, d'un montant de 500 fr., versée par la recourante lui sera restituée. </div> <div class="para">5. </div> <div class="para">Le présent arrêt sera communiqué aux parties, au Tribunal des assurances du canton de Vaud et à l'Office fédéral des assurances sociales. </div> <div class="para">Lucerne, le 8 mai 2003 </div> <div class="para">Au nom du Tribunal fédéral des assurances </div> <div class="para">La Juge présidant la IIe Chambre: La Greffière: </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>