<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2D_44/2008/CFD/elo </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 13 mai 2008 </div> <div class="para">IIe Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge Merkli, Président. </div> <div class="para">Greffière: Mme Charif Feller. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">X.________, </div> <div class="para">recourant, représenté par Me Jacques Emery, avocat, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Office cantonal de la population du canton de Genève, route de Chancy 88, case postale 2652, </div> <div class="para">1211 Genève 2. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Autorisation de séjour; demande en reconsidération; effet suspensif, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours constitutionnel subsidiaire contre la décision de la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève du 19 mars 2008. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant: </div> <div class="para">que, par décision présidentielle du 19 mars 2008 sur mesures provisionnelles, le Président suppléant de la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève a refusé l'octroi de l'effet suspensif au recours de X.________ dirigé contre le refus de la demande en reconsidération, prononcé le 12 février 2008 par l'Office cantonal de la population du canton de Genève en ce qui concerne l'autorisation de séjour de l'intéressé, </div> <div class="para">qu'agissant par la voie du recours constitutionnel subsidiaire, X.________ demande au Tribunal fédéral, en substance, l'annulation de la décision présidentielle du 19 mars 2008, </div> <div class="para">que, selon l'<span class="artref">art. 116 LTF</span>, le recours constitutionnel subsidiaire ne peut être formé que pour violation des droits constitutionnels (cf. par ail-leurs l'<span class="artref">art. 98 LTF</span>), </div> <div class="para">que le recourant doit exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole ses droits constitutionnels (<span class="artref">art. 42 al. 2 et <artref id="CH/173.110/106/2" type="start"></artref>art. 106 al. 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/42/2" type="end"></artref>), </div> <div class="para">qu'il se borne à soutenir qu'aucune disposition légale ne conférerait au Président de la Commission cantonale de recours le pouvoir de statuer sur les mesures provisionnelles et que la décision attaquée violerait ainsi l'<span class="artref">art. 5 al. 1 Cst.</span> en ne mentionnant pas la base légale justifiant de ce pouvoir, </div> <div class="para">qu'à cet égard (voir les dispositions légales topiques du droit cantonal, en particulier l'art. 21 al. 2 de la loi genevoise du 12 septembre 1985 sur la procédure administrative [LPA/GE] en relation avec l'art. 3 et l'art. 4 al. 6 de la loi genevoise du 16 juin 1988 d'application de la loi fédérale sur le séjour et l'établissement des étrangers [LaLSEE]), l'acte de recours ne satisfait pas aux exigences de motivation découlant de la LTF, l'<span class="artref">art. 5 al. 1 Cst.</span> ne constituant du reste pas un droit fondamental à proprement parler dont la violation peut être invoquée dans le cadre du présent recours, </div> <div class="para">que la Commission de recours a motivé le refus de restituer l'effet suspensif en interprétant l'<span class="artref">art. 66 al. 2 LPA</span>/GE à la lumière de l'<span class="artref">art. 48 al. 2 LPA</span>/GE qui prévoit que les demandes en reconsidération de décisions prises par les autorités administratives n'entraînent ni interruption de délai ni effet suspensif, </div> <div class="para">qu'en invoquant les griefs de l'arbitraire dans "l'application" des <span class="artref"><artref id="CH/455/67/3" type="start"></artref><artref id="CH/455/67/2" type="start"></artref>art. 67 al. 2 et 3 LPA</span><artref id="CH/455/67/3" type="end"></artref><artref id="CH/455/3" type="end"></artref>/GE (effet dévolutif du recours), de la violation du droit d'être entendu (défaut de motivation du refus de l'effet suspensif) et de la violation de la proportionnalité (<span class="artref">art. 5 al. 2 Cst.</span>), le recourant omet d'exposer dans quelle mesure l'application stricte - en général ou dans le cas présent - de l'<span class="artref">art. 48 al. 2 LPA</span>/GE dans la procédure de recours relative à une demande de reconsidération violerait le droit constitutionnel, </div> <div class="para">qu'en réalité, l'argumentation (appellatoire) du recourant tend à remettre en cause la décision de l'Office cantonal de la population sur la demande en reconsidération et ne satisfait pas non plus aux exigences de motivation de l'<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>, </div> <div class="para">que, partant, le présent recours est irrecevable (cf. <span class="artref">art. 108 al. 1 let. b LTF</span>) et doit être traité selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 108 LTF</span>, sans qu'il y ait lieu de procéder à un échange d'écritures, </div> <div class="para">qu'avec ce prononcé, la demande tendant à l'octroi de l'effet suspensif au présent recours devient sans objet, </div> <div class="para">que, succombant, le recourant doit supporter les frais judiciaires (<span class="artref">art. 66 al.1 1</span>ère phrase et <span class="artref">art. 65 LTF</span>), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">par ces motifs, le Président prononce: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 800 fr., sont mis à la charge du recou-rant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au mandataire du recourant, à l'Office cantonal de la population et à la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève. </div> <div class="para">Lausanne, le 13 mai 2008 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">Le Président: La Greffière: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Merkli Charif Feller </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>