<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="list-block col-lg-12 mb-5"> <div class="decis-block__flag"> P/1596/2021 </div> <div class="list-block__content row pb-3"> <h3 class="list-block__title col-lg-8"> <a href="/apps/decis/fr/pcpr/show/2943058"> ACPR/188/2022 </a> du 17.03.2022 ( MP ) , ADMIS </h3> <div class="col-lg-12"> <div> <b>Descripteurs</b> : DROIT D'ÊTRE ENTENDU;MOTIVATION;SÉQUESTRE(MESURE PROVISIONNELLE);VICE DE PROCÉDURE </div> <div> <b>Normes</b> : CPP.396.al1; CPP.80.al2; CPP.397.al2 </div> </div> <div class="col-lg-12 mt-4"> <div> <a href="/apps/decis/fr/pcpr/file//2022/0001/ACPR_000188_2022_P_1596_2021.pdf"> <img alt="Pdf" border="no" src="data:image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAACAAAAAgCAMAAABEpIrGAAABBVBMVEUAAAA9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKGaDsL5AAAAVnRSTlMAAQIDBAYICgsOExQVFxobHB0eIyotLjAyMzc5PD0/QEVJS01UVlddXmdwcXV5foWGjJSYmp2eoKOlqrCytLW3ubq8wMPKzM7T1eDi5Obp6+3x8/f5/ROqjl4AAAD9SURBVDjLfdNpUwIxDAbgtLsVPJBDRRGUywN1QRRELgXlFJQVkfz/nyLdkaFDS95vmTydzjQpAFzgetwcAyU/qKfJFYAoVL+oYyN84RQQ/hG2OAVgIdoWBaR4tyggRYdTQIobHdhevSdkYjjVQMQ9B5isnkOsg3QhCXAyIUD/1PCCCojiEQ22MUQDhgEahPCWBk5ttkUBa7Z7XaVA9hVYvcg2AvZ1AMC7g/hZOhEwgUzTOnSGn5U+ug+VKx3Y38Pn1I5cgv38xziqgeBjWd1U7Yq7xq8PCFBw3jJAgHCv+AQUOJ6XOAlAbxtnYQamv/kf2wOXG/v3yyEKc7zzfy61YB0tdylvAAAAAElFTkSuQmCC"/> </a> </div> <div> <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td width="231"> <p>république et</p> </td> <td valign="top" width="76"> </td> <td width="238"> <p>canton de Genève</p> </td> </tr> <tr> <td colspan="3" width="545"> <p>POUVOIR JUDICIAIRE</p> <p><b>P/1596/2021 </b><b>ACPR/</b><b>188/2022</b></p> <p align="center"><b>COUR DE JUSTICE</b></p> <p align="center"><b>Chambre pénale de recours</b><b></b></p> <p align="center"><b>Arrêt du jeudi 17 mars 2022</b></p> </td> </tr> </table> <p> </p> <p>Entre</p> <p><b> </b></p> <p><b>FONDATION A</b><b>______</b>, domiciliée c/o B______, ______ [FR], comparant en personne,</p> <p align="right">requérante,</p> <p>et</p> <p><b> </b></p> <p><b>LE MINISTÈRE PUBLIC</b> de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 1213 Petit-Lancy - case postale 3565, 1211 Genève 3,</p> <p align="right">cité.</p> </div> <br clear="all"/> <div> <p><b>Vu :</b></p> <p>- la P/1596/2021 instruite à l'encontre de C______ pour abus de confiance et gestion déloyale;![endif]&gt;![if&gt;</p> <p>- le séquestre ordonné par le Ministère public le 1<sup>er</sup> février 2021 de la relation d'affaire de la Fondation A______ (ci-après : la Fondation), sur laquelle le prénommé dispose d'une signature/procuration, auprès de [la banque] D______, avec obligation pour cette dernière de garder le silence pendant une durée de trois mois, renouvelable, sous la menace de la peine de l'art. 292 CP;![endif]&gt;![if&gt;</p> <p>- le courrier non daté adressé par la Fondation au Ministère public, qui l’a reçu le 8 septembre 2021, s'interrogeant sur son statut procédural, auquel était joint un courrier de D______ du 29 juillet 2021 l'informant avoir dû fournir certains renseignements sur son compte dans le cadre de la P/1596/2021;![endif]&gt;![if&gt;</p> <p>- le pli du Ministère public du 9 septembre 2021 lui communiquant l'ordonnance de séquestre relative à sa relation d'affaire auprès de D______, l'informant qu'elle revêtait la qualité de tiers à la procédure et lui demandant quelles fonctions éventuelles étaient en l'état assumées par C______ en son sein;![endif]&gt;![if&gt;</p> <p>- le courrier non daté de la Fondation reçu le 23 septembre 2021 par le Ministère public, lui indiquant que C______ était membre du conseil de fondation et sollicitant la levée du séquestre au motif que les fonds ne provenaient pas des <i>"éventuelles activités" </i>de ce dernier;![endif]&gt;![if&gt;</p> <p>- l'annotation <i>"refusé"</i> apposée manuscritement par le Ministère public le 18 décembre 2021 sur ce même courrier;![endif]&gt;![if&gt;</p> <p>- le courrier du 7 janvier 2022 de la Fondation au Conseil supérieur de la magistrature;![endif]&gt;![if&gt;</p> <p>- la transmission de ce pli à la Chambre de céans, comme possible objet de sa compétence.![endif]&gt;![if&gt;</p> <p><b>Attendu que :</b></p> <p>- dans son courrier du 7 janvier 2022, la Fondation indique avoir reçu le 21 décembre 2021 la réponse du Ministère public à sa demande de levée de séquestre; cette décision n'était pas motivée ni notamment ne mentionnait les voies de droit; elle demandait l'intervention du Conseil supérieur de la magistrature pour <i>"une gestion de ce dossier qui soit plus conforme aux exigences du CPP"</i>.![endif]&gt;![if&gt;</p> <p><b>Considérant que :</b></p> <p>- il est admis que le Ministère public a refusé de lever le séquestre sollicité par la Fondation, par la simple annotation manuscrite <i>"refusé"</i>;![endif]&gt;![if&gt;</p> <p>- bien que la Fondation, qui revêt la qualité de tiers saisi (art. 105 al. 1 let. f CPP), ne prenne aucune conclusion, elle reproche à cette autorité de ne lui avoir pas notifié une décision motivée et indiquant la voie de droit pour la contester;![endif]&gt;![if&gt;</p> <p>- on peut donc inférer qu'elle entend recourir contre le refus de levée de séquestre;![endif]&gt;![if&gt;</p> <p>- à teneur de l'art. 396 al. 1 CPP, le recours contre les décisions notifiées par écrit ou oralement est motivé et adressé par écrit, dans le délai de dix jours, à l'autorité de recours;![endif]&gt;![if&gt;</p> <p>- en l'espèce, même si la Fondation indique avoir reçu la décision critiquée le 21 décembre 2021, on ne saurait considérer son recours comme étant tardif en tant qu'il a été expédié le 7 janvier 2022, soit au-delà du délai légal précité, et de surcroît à une autorité incompétente, dès lors que la décision de refus querellée ne comportait l'indication ni du délai de recours ni de l'autorité auprès de qui agir;![endif]&gt;![if&gt;</p> <p>- la décision attaquée ne comportant au demeurant aucune motivation, elle contrevient non seulement à l'art. 80 al. 2 CPP mais consacre encore une grave violation du droit d'être entendu;![endif]&gt;![if&gt;</p> <p>- partant, elle sera annulée et la cause renvoyée au Ministère public pour nouvelle décision (art. 397 al. 2 CPP);![endif]&gt;![if&gt;</p> <p>- compte tenu de la nature procédurale du vice constaté, il n'était pas nécessaire d'inviter préalablement le Ministère public à se prononcer, la Chambre de céans n'ayant pas traité la cause sur le fond et ne préjugeant, ainsi, pas de l'issue de la cause (cf. ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=133%20IV%20293">133 IV 293</a> consid. 3.4.2; arrêt du Tribunal fédéral <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=6B_1212/2020">6B_1212/2020</a> du 9 février 2021 consid. 2);![endif]&gt;![if&gt;</p> <p>- les frais de l'instance seront laissés à la charge de l'État;![endif]&gt;![if&gt;</p> <p>- aucune indemnité n'est due.![endif]&gt;![if&gt;</p> <p align="center">* * * * *<br clear="all"/> </p> <p align="center"><br/> <b>PAR CES MOTIFS,<br/> LA COUR :</b></p> <p><br/> Admet le recours.</p> <p>Annule la décision de refus de levée de séquestre du 18 décembre 2021.</p> <p>Laisse les frais de recours à la charge de l'État.</p> <p>Notifie le présent arrêt ce jour, en copie, à la Fondation A______ et au Ministère public.</p> <p>Siégeant :</p> <p>Madame Corinne CHAPPUIS BUGNON, présidente; Monsieur Christian COQUOZ et Madame Alix FRANCOTTE CONUS, juges; Monsieur Xavier VALDES, greffier.</p> <p> </p> <div align="center"> <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="592"> <tr> <td valign="top" width="255"> <p align="center">Le greffier :</p> <p align="center">Xavier VALDES</p> </td> <td valign="top" width="119"> <p align="center"> </p> </td> <td width="217"> <p align="center">La présidente :</p> <p align="center">Corinne CHAPPUIS BUGNON</p> </td> </tr> </table> </div> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u>Voie de recours</u></i><i> :</i></p> <p><i> </i></p> <p><i>Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en matière pénale au sens de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110); la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être formé dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué.</i></p> <p><i> </i></p> <p><i>Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. </i><i>Les mémoires doivent être remis au plus tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention de ce dernier, à La Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse (art. 48 al. 1 LTF).</i></p> </div> </div> </div> </div></body></html>