Lausanne, 17. März 2016
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteile vom 17. März 2016 (1C_256/2014, 1C_257/2014, 1C_258/2014, 1C_259/2014, 
1C_260/2014, 1C_261/2014, 1C_262/2014, 1C_263/2014)
Flughafen Zürich: Entschädigungsgrundsätze bei direktem Überflug
Das Bundesgericht entscheidet in acht Pilotfällen über Grundsatzfragen zur Entschädigung von Grundeigentümern, deren Liegenschaften bei Ostanflügen auf den Flughafen Zürich direkt überflogen werden. In der Regel ist der Minderwert des gesamten
Grundstücks zu entschädigen. Zur Berechnung des lärmbedingten Minderwerts von
Ertragsliegenschaften ist weiterhin das Modell der Eidgenössischen Schätzungskommission anzuwenden. Für die nicht lärmbedingten Beeinträchtigungen beim
Überflug ist ein Zuschlag zu gewähren.
Nach Einführung der "Ostanflüge" auf Piste 28 des Flughafens Zürich im Oktober 2001
ersuchten  zahlreiche  Grundeigentümer  um  Entschädigung  für  den  eingetretenen
Minderwert ihrer Liegenschaften. 2011 entschied die Eidgenössische Schätzungskommission (ESchK) acht Pilotfälle zu Grundstücken in Kloten, die in geringer Höhe direkt
überflogen werden und sprach den Grundeigentümern eine Entschädigung zu. Das
Bundesverwaltungsgericht hiess die Beschwerden der Flughafen Zürich AG, des
Kantons Zürich sowie der Grundeigentümer im April 2014 teilweise gut und wies die
Verfahren zur Neubeurteilung zurück an die ESchK.
Die Flughafen Zürich AG und der Kanton Zürich gelangten ans Bundesgericht. Dieses
heisst die Beschwerden in seiner öffentlichen Beratung vom Donnerstag teilweise gut
und weist die Sache zur Neubeurteilung in verschiedenen Punkten zurück ans Bundesverwaltungsgericht. Dieses wird, soweit möglich, endgültig und ohne Rückweisung an
die ESchK zu entscheiden haben.
Das Bundesgericht bestätigt zunächst seine bisherige Rechtsprechung zu den grundsätzlichen Voraussetzungen für eine Lärmentschädigung bei direktem Überflug eines
Grundstücks. Demnach spielt es in solchen Fällen insbesondere keine Rolle, ob die
Lärmentwicklung beim Grundstückerwerb bereits voraussehbar war.
Bestätigt wird weiter die Auffassung des Bundesverwaltungsgerichts, dass bei einem
direkten Überflug in der Regel der Minderwert des gesamten Grundstücks zu entschädigen ist und nicht nur derjenige für den direkt überflogenen Teil. Allerdings ist einzuräumen, dass diese Praxis dann zu stossenden Ergebnissen führen kann, wenn es sich um
ungewöhnlich grosse und/oder mit mehreren Häusern bebaute Parzellen handelt, die
nur teilweise überflogen werden. Die Entschädigung ist in solchen Fällen nur für die tatsächlich überflogenen Bauten samt Umschwung zu gewähren. Bei drei Grundstücken ist
die Entschädigung entsprechend zu kürzen.
Zur Berechnung des lärmbedingten Minderwerts von Ertragsliegenschaften ist entgegen
der Ansicht des Bundesverwaltungsgerichts das Modell der ESchK beizubehalten. Dafür
sprechen unter anderem Gründe der Rechtssicherheit und der Rechtsgleichheit sowie
das Interesse der Betroffenen an einem baldigen Abschluss der Entschädigungsverfahren.
Was die nicht lärmbezogenen Auswirkungen des direkten Überflugs (u.a. Bedrohlichkeit,
Lichteinwirkung) betrifft, ist ein entsprechender Zuschlag auf die Entschädigung zu
gewähren. Die Höhe des Zuschlags ist durch Schätzungsermessen zu bestimmen,
wobei als grober Richtwert ein Minderwert von 5 Prozent angenommen werden kann. Lausanne, le 17 mars 2016
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêts du 17 mars 2016 (1C_256/2014, 1C_257/2014, 1C_258/2014, 1C_259/2014, 
1C_260/2014, 1C_261/2014, 1C_262/2014, 1C_263/2014)
Aéroport de Zurich : principes régissant les indemnisations pour 
survols directs
Le Tribunal fédéral statue dans huit cas pilotes sur des questions de principe relatives à l'indemnisation des propriétaires dont les terrains sont directement survolés
par les vols approchant l'aéroport de Zurich par l'est. En général, doit être compensée la moins-value pour l'ensemble du bien-fonds. Pour le calcul de la moins-value
d'immeubles locatifs liée au bruit, il y a toujours lieu d'appliquer le modèle de la
Commission fédérale d'estimation. Pour les perturbations résultant d'autres nuisances dues aux survols, un supplément doit être accordé.
A la suite de l'ouverture du couloir d'approche par l'est vers la piste 28 de l'aéroport de
Zurich en octobre 2001, de nombreux propriétaires fonciers ont requis une indemnité
pour la moins-value qu'il en résultait pour leurs parcelles. En 2011, la Commission fédérale d'estimation (CFE) statua sur huit cas pilote relatifs à des bien-fonds sis à Kloten
qui étaient directement survolés à faible altitude et alloua une indemnité aux propriétaires. En avril 2014, le Tribunal administratif fédéral a partiellement admis les recours
de l'aéroport de Zurich SA et du canton de Zurich d'une part, ainsi que des propriétaires
d'autre part, et renvoyé le dossier à la CFE pour nouvelle décision.
L'aéroport de Zurich SA et le canton de Zurich recourent auprès du Tribunal fédéral.
Celui-ci admet partiellement les recours dans sa séance publique de jeudi et retourne la
cause au Tribunal administratif fédéral pour nouvelle décision sur différents points.
Cette instance devrait dans la mesure du possible pouvoir trancher sans nouveau renvoi
à la CFE.
Le Tribunal fédéral confirme tout d'abord sa jurisprudence relative aux conditions de
base pour une indemnisation liée au bruit en cas de survol direct d'un bien-fonds. Dans
de tels cas, peu importe que l'évolution du bruit fût déjà prévisible lors de l'acquisition du
terrain.
L'arrêt de ce jour confirme également la conception du Tribunal administratif fédéral
selon laquelle, en cas de survol direct, la moins-value est indemnisée pour toute la parcelle et non uniquement pour la partie directement survolée. Il faut toutefois reconnaître
que cette pratique peut conduire à des résultats choquants lorsque des parcelles particulièrement grandes et/ou sur lesquelles sont érigées plusieurs bâtiments ne sont que
partiellement survolées. Dans de tels cas, l'indemnité ne doit être accordée que pour les
portions de terrains supportant des bâtiments effectivement survolés. L'indemnité doit
ainsi être réduite pour trois des bien-fonds concernés.
Contrairement à ce qu'a retenu le Tribunal administratif fédéral, le modèle de la CFE
doit s'appliquer pour le calcul des moins-values des immeubles locatifs à raison du bruit.
Plaident entre autres en faveur de cette solution des motifs de sécurité du droit et d'égalité de traitement, ainsi que l'intérêt des personnes concernées à une prompte procédure d'indemnisation.
En ce qui concerne les atteintes dues aux survols directs non liées au bruit (par
exemple les immissions lumineuses des avions et le caractère intrusif du passage de
ceux-ci à très basse altitude), il convient d'accorder une indemnité supplémentaire en
conséquence. Le montant de ce supplément doit être fixé selon une estimation au cas
par cas; une moins-value d'un ordre de grandeur d'approximativement 5  pourcent est
admissible.