<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <table border="0"> <tr> <td> <img height="68" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2017-03-22-5A_183-2017.1&amp;type=gif" width="95"/> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> </tr> <tr> <td> <div class="para"> <b>5A_183/2017 </b> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> </tr> </table> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 22 mars 2017</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit civil</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge fédéral von Werdt, Président. </div> <div class="para">Greffière : Mme Gauron-Carlin. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B.________, </div> <div class="para">représenté par Me Jonathan Rey, avocat, </div> <div class="para">intimé, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">C.________, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Effets de la filiation, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt de la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte du Tribunal cantonal de l'Etat de Fribourg du 1er février 2017. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Par arrêt du 1 <sup>er</sup> février 2017, la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte du Tribunal cantonal de l'Etat de Fribourg a rejeté la requête tendant à la suspension de la procédure jusqu'à droit connu sur la procédure pénale, partiellement admis le recours formé par B.________, rejeté, dans la mesure de sa recevabilité, le recours exercé par A.________ et réformé la décision rendue par la Justice de paix de l'arrondissement de la Sarine le 20 juillet 2016 notamment en ce sens qu'il est constaté que le droit d'être entendue de la mère a été respecté, que les requêtes d'expertises psychiatrique et sociales sont rejetées, que l'autorité parentale conjointe des parties sur leur fille C.________ est maintenue, que les parents sont exhortés à rétablir un dialogue constructif, sain et régulier, qu'il est renoncé à exhorter les parents à tenter une médiation, que la garde de fait de l'enfant est maintenue en mains de sa mère et que le droit de visite du père et son droit aux relations personnelles par communication audio et vidéo est prévu de façon détaillée, à défaut d'entente entre les parties. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Par acte du 8 mars 2017, A.________ interjette un recours en matière civile au Tribunal fédéral. Elle conclut à l'annulation de l'arrêt entrepris, au renvoi de la cause aux autorités neuchâteloises, et à la réforme de la décision entreprise notamment en ce sens que la suspension de la procédure jusqu'à droit connu sur la procédure pénale est ordonnée, que son action en nullité de la convention passée avec le père le 5 mai 2015 est admise, partant, qu'elle est seule titulaire de l'autorité parentale, qu'un droit de visite surveillé est instauré, qu'il est fait interdiction à toute personne autre qu'elle de quitter la Suisse avec l'enfant, qu'il est fait interdiction de délivrer la nationalité italienne à l'enfant, que le droit aux relations personnelles par communication audio et vidéo est annulé, qu'elle fournit au père une photo de leur enfant une fois par mois, que son lieu de domicile est confidentiel et ne sera pas communiqué au père. Au préalable, elle requiert l'effet suspensif à son recours, demande un délai pour déposer une expertise et un mémoire complémentaire de recours, et sollicite le bénéfice de l'assistance judiciaire pour la procédure fédérale. </div> <div class="para">Invité à se déterminer sur la requête d'effet suspensif, l'intimé - contrairement à l'autorité précédente qui a renoncé à formuler des observations - a conclu au rejet de la mesure sollicitée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">A l'appui de son recours, la recourante a produit un lot de pièces, contenant une copie de son "action en nullité", et des correspondances avec des magistrats et le Service de l'enfance et de la jeunesse (SEJ) entre décembre 2016 et mars 2017. Elle a également transmis au Tribunal fédéral de nouvelles pièces les 14 mars et 18 mars 2017, à savoir respectivement deux courriers adressés à la Justice de paix du canton de Fribourg le 11 mars 2017, une attestation manuscrite de son logeur du 8 mars 2017, et une "annexe au recours" émanant de son médecin, le Dr D.________, daté du 8 mars 2017. </div> <div class="para">Selon l'<span class="artref">art. 99 al. 1 LTF</span>, les faits et moyens de preuve nouveaux sont prohibés, à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=26&amp;from_date=13.03.2017&amp;to_date=01.04.2017&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-I-221%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page221">ATF 135 I 221</a> consid. 5.2.4; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=26&amp;from_date=13.03.2017&amp;to_date=01.04.2017&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-IV-342%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page342">133 IV 342</a> consid. 2.1), de même que les faits et pièces postérieurs à l'arrêt entrepris (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=26&amp;from_date=13.03.2017&amp;to_date=01.04.2017&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-IV-342%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page342">ATF 133 IV 342</a> consid. 2.1; arrêt 5A_168/2016 du 29 septembre 2016 consid. 2.3). </div> <div class="para">Vu ce qui précède, l'ensemble des pièces produites les 14 et 18 mars 2017, qui sont postérieures à l'arrêt déféré (du 1er février 2017), ainsi que les correspondances postérieures au 1er février 2017 produites directement en annexe au recours sont d'emblée irrecevables, indépendamment de leur pertinence pour la cause. Pour le surplus, les pièces annexées, singulièrement l' "action en nullité", figurent déjà au dossier de la cause. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Dans un mémoire prolixe, la recourante soulève, de manière peu intelligible et parfois sans motivation en lien, les griefs d'arbitraire (<span class="artref">art. 9 Cst.</span>) dans l'établissement des faits, l'appréciation des preuves et l'application du droit, et de violation de ses garanties procédurales (<span class="artref">art. 29 Cst.</span>), savoir en particulier la prohibition du déni de justice et son droit d'être entendue. Elle conteste la "gestion des dossiers et la procédure", l'autorité parentale conjointe, ainsi que le droit de visite. </div> <div class="para">Il appert que la recourante ne s'en prend pas à l'arrêt déféré mais aux actes de l'avocat de l'intimé, de la Justice de paix, du SEJ ou de l'autorité de première instance, qu'elle renvoie à son recours cantonal, et substitue sa propre appréciation à celle de l'autorité précédente, tout en ignorant la motivation de l'arrêt déféré. Ce faisant, la recourante ne soulève, de manière compréhensible, aucun grief tendant à démontrer que le raisonnement de la décision cantonale querellée serait contraire au droit ou à la Constitution, voire que l'une de ses critiques élevée en instance cantonale n'aurait pas été traitée, de sorte que son recours ne correspond pas aux exigences minimales de motivation des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF et doit en conséquence être déclaré irrecevable. </div> <div class="para">Le recours, manifestement irrecevable, faute de motivation conforme aux exigences, doit être traité selon la procédure simplifiée prévue à l'<span class="artref"><artref id="CH/173.110/108/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/a" type="start"></artref>art. 108 al. 1 let. a et b LTF</span><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/108/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/b" type="end"></artref>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Une prolongation du délai de recours accordée à la recourante pour corriger ou compléter son mémoire de recours est en outre exclue. En vertu de l'<span class="artref">art. 100 al. 1 LTF</span>, le recours contre une décision doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la notification de l'expédition complète. S'agissant d'un délai légal, il n'est pas susceptible d'être prolongé (<span class="artref">art. 47 al. 1 LTF</span>). Par conséquent, il ne peut être donné suite à la requête en prolongation de délai de recours. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">Compte tenu de ce qui précède, la requête d'effet suspensif est sans objet. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.</b> </div> <div class="para">Faute de chances de succès du recours, la requête d'assistance judiciaire pour la procédure fédérale déposée par la recourante ne saurait être agréée (<span class="artref">art. 64 al. 1 LTF</span>). Au vu de la nature de la cause, il est renoncé à percevoir des frais judiciaires (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). Néanmoins, dès lors que l'intimé a été invité à se déterminer sur la requête d'effet suspensif et a effectivement déposé des observations à ce sujet, il convient de lui allouer une indemnité de dépens, à hauteur de 200 fr., pour ses déterminations (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/68/2" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/68/1" type="start"></artref>art. 68 al. 1 et 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/68/2" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/2" type="end"></artref>). La requête d'assistance judiciaire est en définitive rejetée dans la mesure où elle n'est pas sans objet. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Président prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La demande de prolongation du délai de recours est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">La requête d'effet suspensif est sans objet. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">La demande d'assistance judiciaire est rejetée dans la mesure où elle n'est pas sans objet. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Il n'est pas perçu de frais judiciaires. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">Une indemnité de 200 fr., à payer à l'intimé, à titre de dépens, est mise à la charge de la recourante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties, à Madame E.________, intervenante auprès du Service de protection de l'enfance et de la jeunesse à Fribourg, à la Cour de protection de l'enfant et de l'adulte du Tribunal cantonal de l'Etat de Fribourg et à la Justice de paix de l'arrondissement de la Sarine. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 22 mars 2017 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : von Werdt </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : Gauron-Carlin </div> </div></body></html>