<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2020-07-08-4A_292-2020.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4A_292/2020</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 8 juillet 2020</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Ire Cour de droit civil</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mme la juge Kiss, Présidente de la Cour. </div> <div class="para">Greffier : M. Thélin. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">demanderesse et recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B.________, </div> <div class="para">représenté par Me Manuel Piquerez, avocat, </div> <div class="para">défendeur et intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">procédure civile; assistance judiciaire </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre la décision rendue le 27 mars 2020 par la Cour civile du Tribunal cantonal du canton du Jura </div> <div class="para">(CC 39 / 2020 et AJ 40 / 2020) </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">A teneur d'un document intitulé « Mietvertrag » daté du 1er octobre 2015, A.________ s'est fait remettre à bail par B.________ un bien-fonds avec bâtiment sis à Chevenez, à usage de dépôt de meubles et de logement pour les fins de semaines et les vacances. </div> <div class="para">B.________ a résilié le contrat le 28 mai 2018 avec effet au 30 septembre suivant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">A.________ a ouvert action contre B.________ devant le Tribunal des baux et loyers et à ferme du canton du Jura. A titre principal, elle concluait à l'annulation du congé; à titre subsidiaire, elle réclamait la prolongation judiciaire du contrat pour une première durée de deux ans. </div> <div class="para">Le défendeur a conclu au rejet de l'action. </div> <div class="para">Le 14 août 2019, par son conseil, la demanderesse a informé le tribunal que les parties étaient parvenues à un accord extrajudiciaire et que l'audience fixée au 20 du même mois pouvait être annulée. Le même jour et par son conseil aussi, le défendeur a protesté contre « une manoeuvre purement chicanière et de totale mauvaise foi de la partie demanderesse »; il niait toute intention de « retirer » la résiliation du contrat. </div> <div class="para">Le tribunal a tenu audience le 20 août 2019. La demanderesse a fait défaut. Le défendeur a personnellement confirmé qu'il n'existait aucun accord entre les parties. </div> <div class="para">Le tribunal s'est prononcé le 23 août 2019. Il a accueilli une requête d'assistance judiciaire de la demanderesse et il a entièrement rejeté l'action. </div> <div class="para">Aucune des parties n'a requis la motivation du jugement. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le 11 novembre 2019, la demanderesse a saisi le tribunal d'une demande de révision. Elle affirmait que le défendeur avait par écrit déclaré le retrait du congé signifié le 28 mai 2018 et que les parties avaient ainsi conclu un nouveau contrat identique au précédent. Elle produisait un document daté du 25 juillet 2019, apparemment signé des deux parties, qu'elle n'avait prétendument pas pu transmettre plus tôt au tribunal parce qu'elle l'avait égaré. </div> <div class="para">Invitée à verser une avance de frais, la demanderesse a présenté une requête d'assistance judiciaire. Le Président du tribunal a rejeté cette requête le 24 février 2020 au motif que la demande de révision paraissait dépourvue de chances de succès. Selon cette décision, la demanderesse aurait pu, si elle avait agi avec la diligence exigible, produire le document du 25 juillet 2019 avant ou lors de l'audience du 20 août suivant; en conséquence, le cas de révision prévu par l'<span class="artref">art. 328 al. 1 let. a CPC</span> ne paraissait pas accompli. </div> <div class="para">La demanderesse a personnellement adressé un recours au Tribunal cantonal du canton du Jura. Elle persistait à alléguer la conclusion d'un nouveau contrat et elle exigeait du défendeur l'élimination de divers défauts de la chose louée. </div> <div class="para">Le Président de la Cour civile du Tribunal cantonal a statué le 27 mars 2020; il a déclaré le recours irrecevable parce que dépourvu d'une motivation répondant aux exigences légales. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">La demanderesse exerce contre ce prononcé le recours au Tribunal fédéral. Parmi d'autres développements, elle discute et critique l'activité de l'avocat qui l'a représentée jusqu'au jugement du 23 août 2019. Elle répète qu'elle n'a pas pu transmettre en temps utile l'accord conclu par écrit le 25 juillet 2019 parce qu'elle l'avait égaré. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">A teneur de l'art. 42 al. 1 et 2 de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral (LTF), l'acte de recours adressé à ce tribunal doit indiquer les conclusions et les motifs du recours (al. 1) et les motifs doivent exposer succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (al. 2). </div> <div class="para">Selon la jurisprudence, cette disposition exige de la partie recourante qu'elle discute les motifs de la décision attaquée et qu'elle indique précisément en quoi elle estime que l'autorité précédente a méconnu le droit. Il n'est pas indispensable que cette partie désigne précisément les dispositions légales ou les principes non écrits qu'elle tient pour violés; il est toutefois indispensable qu'à la lecture de son exposé, on comprenne clairement quelles règles ont été prétendument transgressées (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=16&amp;from_date=25.06.2020&amp;to_date=14.07.2020&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-86%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page86">ATF 140 III 86</a> consid. 2 p. 89). </div> <div class="para">Ces exigences ne sont pas satisfaites dans la présente contestation car la demanderesse omet totalement d'expliquer en quoi le Président de la Cour civile a éventuellement appliqué de manière incorrecte les exigences rattachées à l'<span class="artref">art. 321 al. 1 CPC</span> relatives à la motivation d'un recours. Le recours formé devant le Tribunal fédéral se révèle donc lui aussi irrecevable faute d'une motivation suffisante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">A titre de partie qui succombe, la demanderesse doit acquitter l'émolument à percevoir par le Tribunal fédéral. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, vu l'<span class="artref">art. 108 al. 1 let. b LTF</span>, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La demanderesse acquittera un émolument judiciaire de 300 francs. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et au Tribunal cantonal du canton du Jura. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 8 juillet 2020 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La présidente : Kiss </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le greffier : Thélin </div> </div></body></html>