<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><br/><img alt="" height="130" src="20230828091248604_e-files/Aspose.Words.2bdd0423-3328-4d38-ac2a-619c305116e1.001.png" width="77"/><br/></p> <p><span> </span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>240 </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>PE21.011799-JUA/MXP</span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>COUR D’APPEL PENALE</span></p> <p><span>______________________________</span></p> <p><span>Séance du 23 août 2023</span></p> <p><span>__________________</span></p> <p><span>Présidence de M. </span><span>Pellet</span><span>, président</span></p> <p><span> Mme Kühnlein et M. Parrone, juges</span></p> <p><span>Greffier : M. Jaunin</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span>Parties à la présente cause :</span></p> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><span>C.________</span><span>, prévenu, représenté par Me Sébastien Friant, défenseur d’office à Vevey, appelant et intimé par voie de jonction,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>et</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>MINISTERE PUBLIC</span><span>, appelant par voie de jonction et intimé, représenté par le Procureur de l’arrondissement de l’Est vaudois,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>A.N.________ et B.N.________</span><span>, intimés, représentés par Me Mathias Micsiz, conseil de choix à Lausanne, parties plaignantes,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>A.________</span><span>, intimé, représenté par Me Sarah Riat, conseil juridique gratuit à Lausanne, partie plaignante,</span></p> <p><span> </span></p> </td> </tr> </table> <p><span> </span></p> <p><br/><span> Vu le jugement du 16 décembre 2022, rectifié les 20 et 22 décembre 2022, par lequel le Tribunal correctionnel de l’arrondissement de l’Est vaudois a libéré C.________ des infractions de violation du domaine secret ou du domaine privé au moyen d’un appareil de prise de vues, de tentative d’actes d’ordre sexuel avec des enfants (ad ch. 4 de l’acte d’accusation) et de voies de fait (I), a constaté qu’il s’est rendu coupable de contrainte, de tentative d’actes d’ordre sexuel avec des enfants (ad ch. 1 de l’acte d’accusation), de désagréments causés par </span><br/><span>la confrontation à un acte d’ordre sexuel, de lésions corporelles simples, de représentation de la violence et de pornographie (II), l’a condamné à une peine privative de liberté de 24 mois, avec sursis à l’exécution de la peine portant sur </span><br/><span>une durée de 12 mois, le délai d’épreuve étant fixé à 5 ans, et sous déduction de </span><br/><span>501 jours de détention avant jugement (III), a ordonné sa libération immédiate (IV), a constaté qu’il a été détenu dans des conditions de détention illicites et ordonné que 77 jours soient déduits de la partie ferme de la peine privative de liberté ordonnée sous chiffre III ci-dessus à titre de réparation morale (V), l’a en outre condamné à une amende de 500 fr., la peine privative de liberté de substitution en cas de </span><br/><span>non-paiement fautif étant fixée à 5 jours (VI), a subordonné le sursis à une règle de conduite à forme d’un suivi psychothérapeutique ambulatoire (VII), a révoqué le sursis accordé à C.________ le 24 mai 2019 par le Ministère public de l’arrondissement de l’Est vaudois et ordonné</span><span> </span><span>l’exécution de la peine pécuniaire de </span><br/><span>100 jours-amende à 20 fr. le jour (VIII), a interdit à C.________, à vie, l’exercice de toute activité professionnelle et de toute activité non professionnelle organisée impliquant des contacts réguliers avec des mineurs (IX), lui a également interdit, pour une durée de 5 ans, de prendre contact avec [...] et [...], respectivement avec [...], ou de s’approcher à moins de 200 mètres de leurs domiciles (X), l’a condamné à verser à A.________, pour sa fille, la somme de 1'000 fr. à titre de réparation du tort moral (XI), l’a condamné à versé à B.N.________ et A.N.________, pour leurs filles, la somme de 2'000 fr. à titre de réparation du tort moral (XII), a statué sur le sort des indemnités de défenseur d’office et de conseil juridique gratuit (XIII et XIV), a arrêté les frais judiciaires à 53'034 fr. 30 et les a mis à la charge de C.________ à hauteur de 41'172 fr. 25, soit les trois quarts des frais de procédure et de l’indemnité de son défenseur d’office et l’entier de l’indemnité du conseil juridique gratuit d’A.________, le solde étant laissé à la charge de l’Etat (XV), a dit que le remboursement à l’Etat de la part d’indemnité du défenseur d’office et de l’indemnité du conseil juridique gratuit ne sera exigé de C.________ que lorsque sa situation financière le permettra (XVI) et a statué sur le sort des séquestres (XVII),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu l’annonce et la déclaration d’appel déposées respectivement les </span><br/><span>23 décembre 2022 et 6 février 2023 par C.________ contre ce jugement,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu la déclaration d’appel joint déposée le 28 février 2023 par le Ministère public,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>vu le courrier du 23 août 2023 par lequel C.________ a déclaré retirer son appel, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu les pièces du dossier ;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu qu'aux termes de l'art. 386 al. 2 let. a CPP (Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007; RS 312.0), quiconque a interjeté un recours peut le retirer s’agissant d’une procédure orale, avant la clôture des débats,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que cette disposition est applicable en matière d’appel (CAPE 27 juin 2023/232 ; CAPE 14 mars 2023/78),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu'il y a lieu de prendre acte du retrait de l’appel, les conditions de </span><br/><span>l'art. 386 al. 2 let. a CPP étant réalisées, de constater que l’appel joint du Ministère public est caduc (art. 401 al. 3 CPP) et de rayer la cause du rôle, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que le jugement entrepris est en conséquence exécutoire ;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu qu’il y a lieu de fixer l’indemnité du défenseur d’office de C.________,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>qu'aux termes de l'art. 135 al. 1 CPP, le défenseur d'office est indemnisé conformément au tarif des avocats de la Confédération ou du canton du for du procès,</span></p> <p><span>que, dans le canton de Vaud, l’indemnité horaire de l’avocat d’office breveté est usuellement fixée à 180 fr., TVA en sus (art. 2 al. 1 RAJ [règlement sur l’assistance judiciaire en matière civile du 7 décembre 2010 ; BLV 211.02.3] ; ATF 137 III 185),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>que l'indemnité est fixée à la fin de la procédure par le tribunal qui statue au fond (art. 135 al. 2 CPP), soit, en l'espèce, la Cour de céans (art. 398 CPP et 14 al. 1 LVCPP [loi vaudoise du 19 mai 2009 d’introduction du Code de procédure pénale suisse ; BLV 312.01]) ;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> considérant que Me Sébastien Friant, défenseur d’office de C.________, a produit une liste d’opérations faisant état de 12h02 d’activité, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que le temps allégué est raisonnable et peut être admis,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’il y a donc lieu d’allouer au défenseur d’office de C.________ une indemnité pour la procédure d’appel correspondant à des honoraires par </span><br/><span>2’166 fr., auxquels s’ajoutent des débours forfaitaires de 2%, par 43 fr. 35, une vacation, par 120 fr., et la TVA sur le tout, au taux de 7,7%, par 179 fr. 35, soit au total 2’508 fr. 70 ;</span></p> <p><span> attendu que les frais de la procédure d'appel, constitués en l’espèce de l’émolument de décision, par 440 fr. (art. 21 al. 1 et 2 TFIP [tarif des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre 2010 ; BLV 312.03.1]), et de l’indemnité allouée au défenseur d’office, par 2’508 fr. 70, seront mis à la charge de C.________, la partie qui retire l'appel étant réputée avoir succombé (art. 428 al. 1 CPP), </span></p> <p><span> que l’appelant sera tenu de rembourser à l’Etat le montant de l’indemnité en faveur de son défenseur d’office dès que sa situation financière le permettra (art. 135 al. 4 CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>la Cour d’appel pénale,</span></p> <p><span>statuant à huis clos </span></p> <p><span>en application des art. 135, 386 al. 2 let. a, 401 al. 3, 428 CPP,</span></p> <p><span>prononce :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> Il est pris acte du retrait de l’appel interjeté par C.________. </span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> L’appel joint déposé par le Ministère public est caduc.</span></p> <p><span> </span><span>III. </span><span>La cause est rayée du rôle.</span></p> <p><span> IV.</span><span> Le jugement rendu le 16 décembre 2022 par le Tribunal correctionnel de l’arrondissement de l’Est vaudois est exécutoire.</span></p> <p><span> V.</span><span> Une indemnité de défenseur d’office d’un montant de 2’508 fr. 70, TVA et débours compris, est allouée à Me Sébastien Friant pour la procédure d’appel.</span></p> <p><span> VI.</span><span> Les frais d’appel, par 2’948 fr. 70, y compris l'indemnité d’office prévue au chiffre V ci-dessus, sont mis à la charge de C.________.</span></p> <p><span> VII. </span><span>C.________</span><span> </span><span>sera tenu de rembourser à l’Etat le montant de l'indemnité en faveur de son défenseur d’office lorsque sa situation financière le permettra.</span></p> <p><span> </span><span>VIII.</span><span> Le présent jugement exécutoire.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Le président : Le greffier :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Du </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le jugement qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à :</span></p> <p><span>- Me Sébastien Friant, avocat (pour C.________),</span></p> <p><span>- Mathias Micsiz. avocat (pour A.N.________ et B.N.________),</span></p> <p><span>- Me Sarah Riat, avocate (pour A.________),</span></p> <p><span>- Ministère public central,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> et communiqué à :</span></p> <p><span>- Mme la Présidente ad hoc du Tribunal correctionnel de l’arrondissement de l’Est vaudois,</span></p> <p><span>- M. le Procureur de l’arrondissement de l’Est vaudois,</span></p> <p><span>- Office d’exécution des peines,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> par l’envoi de photocopies.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent jugement peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1</span><span> </span><span>LTF).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> En vertu de l’art. 135 al. 3 let. b CPP, le présent jugement peut, en tant qu'il concerne l’indemnité d’office, faire l’objet d’un recours au sens des art. 393 ss CPP devant le Tribunal pénal fédéral (art. 37 al. 1 et 39 al. 1 LOAP [loi fédérale du 19 mars 2010 sur l’organisation des autorités pénales ; RS 173.71]. Ce recours doit être déposé devant le Tribunal pénal fédéral dans un délai de dix jours dès la notification de l’arrêt attaqué (art. 396 al. 1 CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le greffier :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> </body> </html>