<h2>SubmittedText<h2><p>La Commission de gestion a mené une inspection sur le dépassement des budgets et des délais dans la construction des routes nationales. Elle est arrivée à la conclusion qu'il est urgent d'apporter des améliorations dans plusieurs phases de la construction de ce type de routes. Elle préconise notamment de saisir toutes les occasions de faire des économies pour ce qui est des tronçons qui restent à construire. Au cours de ces dernières années, le tronçon de l'autoroute A 9 entre Viège (ouest) et Brigue a fait l'objet de nombreuses variantes, soit par le nord, soit par le sud. Une analyse effectuée récemment montre qu'il existe de nouveaux tracés possibles entre le raccordement de Viège et la région de Brigue.</p><p>À cet égard, j'adresse les questions suivantes au Conseil fédéral :</p><p>- Ne devrait-on pas examiner toutes les variantes nord et sud, et ce rapidement, selon les exigences techniques requises et en considérant ces variantes dans leur ensemble ?</p><p>- Ne serait-il pas judicieux d'attendre avant d'autoriser la construction de la partie est du tronçon, afin de ne pas compromettre les chances de trouver une solution d'ensemble optimale ?</p><p>- Les différents projets de tronçons ne devraient-ils pas être examinés par un expert neutre travaillant en dehors des frontières valaisannes ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Nous partageons le point de vue de l'auteur de la présente interpellation qui préconise notamment de "saisir toutes les occasions de faire des économies pour ce qui est des tronçons qui restent à construire". Pour ce faire, il convient toutefois de prendre en considération les exigences en matière de sécurité du trafic, d'exploitation économique des biens-fonds, d'aménagement du territoire et de protection de l'environnement ainsi que les dispositions légales correspondantes.</p><p></p><p>Ces principes sont également valables pour le tronçon de l'autoroute A9, entre Viège et Brigue, et notamment pour le contournement de Viège auquel se réfère l'auteur de l'interpellation et pour lequel nous avons déjà approuvé deux projets généraux (le 19 août 1975 et le 19 octobre 1988). Ainsi, force est de constater que les études concernant ce tronçon d'autoroute ont commencé il y a plus de 22 ans et que les différents projets ont été examinés - conformément à la proposition de l'auteur de l'interpellation - par "des experts neutres ne travaillant pas dans le canton du Valais".</p><p></p><p>Sur la base de ces études particulièrement exhaustives, il a finalement été décidé d'écarter les deux variantes "longues" du contournement de Viège. Par conséquent, il n'y avait plus aucune raison d'attendre pour autoriser la construction du tronçon entre Viège Est et Brigue-Glis et le DFTCE approuva le projet définitif le 10 juillet dernier. D'ailleurs, suite à l'approbation massive, par la population valaisanne, du projet de candidature de Sion/Valais pour les jeux olympiques d'hiver 2006, il n'aurait pas été indiqué d'ajourner cette décision.</p><p></p><p>Les différentes évaluations établies jusqu'à ce jour ne permettent pas d'affirmer sur quel flanc de la vallée se situe le tracé économiquement le plus favorable. À l'heure actuelle, il semble que la variante sud présente bien des avantages, tant du point de vue financier que du point de vue de l'échelonnement des travaux de construction. Il est donc indiqué d'étudier prioritairement et de manière approfondie la partie sud-est de la région concernée. L'étude de ce projet permettra avant tout de connaître plus à fond la variante sud "courte" et de sonder sa géologie. Les résultats obtenus pourront, le cas échéant, être comparés avec les variantes existantes dans le but de déterminer le projet général le plus avantageux.</p><p></p><p>Un groupe commun chargé de veiller à ce que la planification ne prenne aucun retard sera constitué. Il regroupera tous les services cantonaux et fédéraux participant au projet.</p>  Réponse du Conseil fédéral.