<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2024-07-01-6B_1262-2023.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6B_1262/2023</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 1er juillet 2024</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Ire Cour de droit pénal</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mmes et M. les Juges fédéraux </div> <div class="para">Jacquemoud-Rossari, Présidente, </div> <div class="para">Denys et van de Graaf. </div> <div class="para">Greffière : Mme Klinke. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.A.________, </div> <div class="para">représentée par Me Beatrice Pilloud, avocate, </div> <div class="para">recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Ministère public central du canton du Valais, </div> <div class="para">Procureure générale, </div> <div class="para">rue des Vergers 9, case postale, 1950 Sion, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Expulsion (<span class="artref">art. 66a CP</span>); arbitraire, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal cantonal du canton du Valais, Cour pénale II, du 29 septembre 2023 (P1 21 50). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para">Par jugement du 12 avril 2021, le Tribunal des districts de Martigny et de St-Maurice a reconnu A.A.________ coupable de vol (<span class="artref">art. 139 ch. 1 CP</span>) et de violation de domicile (<span class="artref">art. 186 CP</span>). Il l'a condamnée à une peine privative de liberté de 3 mois avec sursis et délai d'épreuve de 4 ans, et a ordonné son expulsion du territoire suisse pour une durée de 5 ans (<span class="artref">art. 66a CP</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para">Statuant par arrêt du 29septembre 2023, la Cour pénale II du Tribunal cantonal du canton du Valais a rejeté l'appel formé par A.A.________ contre le jugement de première instance et confirmé l'expulsion de l'intéressée du territoire suisse pour une durée de 5 ans. </div> <div class="para">L'arrêt cantonal repose en substance sur les faits suivants. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.a.</b> Entre l'été 2019 et le mois de juin 2020, A.A.________ s'est introduite, à au moins trois reprises, dans le domicile à U.________ des époux B.B.________ et C.B.________, ses voisins, au moyen d'une clé dissimulée dans un meuble devant la porte d'entrée, dans l'intention de leur dérober des biens. Elle y a notamment dérobé plusieurs bijoux, qu'elle a ensuite demandé à sa fille D.A.________ de revendre dans un commerce d'achat d'or de V.________, ainsi qu'une vingtaine de bouteilles de vin et deux de cognac. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.b.</b> A.A.________ est née en 1969 à W.________ en Italie, pays dont elle est ressortissante, et parle couramment l'italien. À l'âge de 11 ans, elle a rejoint ses parents en Suisse, où elle y a accompli la fin de sa scolarité obligatoire et a ensuite exercé une activité professionnelle dans le domaine des soins. À l'âge de 18 ans, elle est retournée vivre en Italie avec ses parents et a obtenu un diplôme d'aide-soignante, profession qu'elle a exercée par la suite dans son pays d'origine. En 1990, elle a épousé E.A.________, ressortissant italien, avec lequel elle a eu quatre enfants, dont F.A.________, née en 1991 et D.A.________, née en 2002. A.A.________ a vécu en Italie avec sa famille jusqu'en 2015, année où elle a regagné la Suisse avec son conjoint et sa fille D.A.________. À son retour en Suisse, elle a travaillé principalement dans le domaine des soins. Elle s'est séparée de son conjoint en 2018, lequel est retourné vivre en Italie. </div> <div class="para">A.A.________ est actuellement en incapacité totale de travail et sous curatelle pour la gestion de ses affaires administratives. À la suite d'un accident de la circulation subi en août 2019, elle perçoit des rentes AI pour elle-même et sa fille D.A.________ ainsi que des prestations d'aide sociale. A.A.________ a accumulé des dettes qui ont donné lieu à des poursuites et à la délivrance d'actes de défaut de biens. Elle est au bénéfice d'une autorisation de séjour de type B (UE/AELE) valable jusqu'au 31 mars 2022, qui n'a pas été renouvelée, mais uniquement prolongée jusqu'à droit connu dans la présente procédure pénale. </div> <div class="para">A.A.________ a des contacts avec certains membres de sa famille qui vivent en Suisse. Elle est investie dans une activité bénévole deux fois par semaine au service d'une association religieuse. Elle a, selon ses dires, trois tantes en Italie avec lesquelles elle n'a pas de contacts fréquents. Elle n'entretient aucune autre relation avec les autres membres de sa famille en Italie. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.c.</b> L'extrait du casier judiciaire suisse de A.A.________ fait état de trois condamnations, prononcées entre le 30 juillet 2015 et le 24 octobre 2019, à 20 jours-amende à 30 fr. avec sursis pendant 2 ans ainsi qu'à une amende de 300 fr. pour violation grave des règles de la circulation routière; à 120 jours-amende à 50 fr. avec sursis pendant 2 ans ainsi qu'à une amende de 1'400 fr. pour vol et vol d'importance mineure et à 60 jours-amende à 100 fr. avec sursis pendant 4 ans, ainsi qu'à une amende de 1'500 fr. pour violation grave des règles de la circulation routière, conduite d'un véhicule défectueux, circulation sans permis ou plaques de contrôle et non restitution de permis ou de plaques de contrôle. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.</b> </div> <div class="para">A.A.________ forme un recours en matière pénale au Tribunal fédéral contre l'arrêt du 29 septembre 2023, en concluant, avec suite de frais et dépens, à sa réforme en ce sens qu'il soit renoncé à son expulsion. Elle demande en outre que les frais et dépens de la procédure d'appel soient mis à la charge de l' État. Subsidiairement, elle conclut au renvoi de la cause à l'autorité cantonale pour complément d'instruction. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">La recourante conteste exclusivement le prononcé de l'expulsion. Elle reproche à la cour cantonale de ne pas y avoir renoncé sur la base de l'<span class="artref">art. 66a al. 2 CP</span> et considère que son expulsion porterait atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti notamment par les <span class="artref">art. 13 Cst.</span> et 8 par. 1 CEDH. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.1.</b> Aux termes de l'<span class="artref">art. 66a al. 1 let</span>. d CP, le juge expulse de Suisse l'étranger qui est condamné pour vol (<span class="artref">art. 139 CP</span>) en lien avec une violation de domicile (<span class="artref">art. 186 CP</span>), quelle que soit la quotité de la peine prononcée à son encontre, pour une durée de cinq à quinze ans. </div> <div class="para">En l'espèce, la recourante de nationalité italienne, qui a été reconnue coupable de vol en lien avec une violation de domicile, remplit a priori les conditions d'une expulsion, sous réserve d'une application de l'<span class="artref">art. 66a al. 2 CP</span>, voire également des normes de droit international. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.2.</b> Selon l'<span class="artref">art. 66a al. 2 CP</span>, le juge peut exceptionnellement renoncer à une expulsion lorsque celle-ci mettrait l'étranger dans une situation personnelle grave et que les intérêts publics à l'expulsion ne l'emportent pas sur l'intérêt privé de l'étranger à demeurer en Suisse. À cet égard, il tiendra compte de la situation particulière de l'étranger qui est né ou qui a grandi en Suisse. Les conditions posées par cette disposition sont cumulatives (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=29.06.2024&amp;to_date=18.07.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F149-IV-231%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page231">ATF 149 IV 231</a> consid. 2.1.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=29.06.2024&amp;to_date=18.07.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-IV-332%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page332">144 IV 332</a> consid. 3.3). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.2.1.</b> La clause de rigueur permet de garantir le principe de la proportionnalité (cf. <span class="artref">art. 5 al. 2 Cst.</span>). Elle doit être appliquée de manière restrictive (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=29.06.2024&amp;to_date=18.07.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F149-IV-231%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page231">ATF 149 IV 231</a> consid. 2.1.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=29.06.2024&amp;to_date=18.07.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F146-IV-105%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page105">146 IV 105</a> consid. 3.4.2). Il convient de s'inspirer des critères énoncés à l'art. 31 de l'ordonnance du 24 octobre 2007 relative à l'admission, au séjour et à l'exercice d'une activité lucrative (OASA; RS 142.201) et de la jurisprudence y relative, dans le cadre de l'application de l'<span class="artref">art. 66a al. 2 CP</span>. L'<span class="artref">art. 31 al. 1 OASA</span> prévoit qu'une autorisation de séjour peut être octroyée dans les cas individuels d'extrême gravité. L'autorité doit tenir compte notamment de l'intégration du requérant selon les critères définis à l'art. 58a al. 1 de la loi fédérale sur les étrangers et l'intégration (LEI; RS 142.20), à savoir, le respect de la sécurité et de l'ordre publics, le respect des valeurs de la Constitution, les compétences linguistiques, la participation à la vie économique ou l'acquisition d'une formation. Elle doit également tenir compte de la situation familiale, particulièrement de la période de scolarisation et de la durée de la scolarité des enfants, de la situation financière, de la durée de la présence en Suisse, de l'état de santé ainsi que des possibilités de réintégration dans l'État de provenance. Comme la liste de l'<span class="artref">art. 31 al. 1 OASA</span> n'est pas exhaustive et que l'expulsion relève du droit pénal, le juge devra également, dans l'examen du cas de rigueur, tenir compte des perspectives de réinsertion sociale du condamné (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=29.06.2024&amp;to_date=18.07.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F149-IV-231%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page231">ATF 149 IV 231</a> consid. 2.1.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=29.06.2024&amp;to_date=18.07.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F147-IV-453%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page453">147 IV 453</a> consid. 1.4.5; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=29.06.2024&amp;to_date=18.07.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-IV-332%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page332">144 IV 332</a> consid. 3.3.2). </div> <div class="para">En règle générale, il convient d'admettre l'existence d'un cas de rigueur au sens de l'<span class="artref">art. 66a al. 2 CP</span> lorsque l'expulsion constituerait, pour l'intéressé, une ingérence d'une certaine importance dans son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par la Constitution fédérale (<span class="artref">art. 13 Cst.</span>) et par le droit international, en particulier l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=29.06.2024&amp;to_date=18.07.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F149-IV-231%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page231">ATF 149 IV 231</a> consid. 2.1.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=29.06.2024&amp;to_date=18.07.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F147-IV-453%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page453">147 IV 453</a> consid. 1.4.5). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.2.2.</b> Selon la jurisprudence, pour se prévaloir du droit au respect de sa vie privée au sens de l'<span class="artref">art. 8 par. 1 CEDH</span>, l'étranger doit établir l'existence de liens sociaux et professionnels spécialement intenses avec la Suisse, notablement supérieurs à ceux qui résultent d'une intégration ordinaire. Le Tribunal fédéral n'adopte pas une approche schématique qui consisterait à présumer, à partir d'une certaine durée de séjour en Suisse, que l'étranger y est enraciné et dispose de ce fait d'un droit de présence dans notre pays. Il procède bien plutôt à une pesée des intérêts en présence, en considérant la durée du séjour en Suisse comme un élément parmi d'autres et en n'accordant qu'un faible poids aux années passées en Suisse dans l'illégalité, en prison ou au bénéfice d'une simple tolérance (c f. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=29.06.2024&amp;to_date=18.07.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F149-I-207%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page207">ATF 149 I 207</a> consid. 5.3.1, 134 II 10 consid. 4.3; arrêts 6B_1256/2023 du 19 avril 2024 consid. 4.2.1; 6B_922/2023 du 19 mars 2024 consid. 1.6.3). Un séjour légal de dix années suppose en principe une bonne intégration de l'étranger (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=29.06.2024&amp;to_date=18.07.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F149-I-207%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page207">ATF 149 I 207</a> consid. 5.3.2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=29.06.2024&amp;to_date=18.07.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-I-266%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page266">144 I 266</a> consid. 3.9; arrêts 6B_1256/2023 précité consid. 4.2.1; 6B_922/2023 précité consid. 1.6.3). </div> <div class="para">Un étranger peut se prévaloir de l'<span class="artref">art. 8 par. 1 CEDH</span> (et de l'<span class="artref">art. 13 Cst.</span>), qui garantit notamment le droit au respect de la vie familiale, pour s'opposer à l'éventuelle séparation de sa famille, pour autant qu'il entretienne une relation étroite et effective avec une personne de sa famille ayant le droit de résider durablement en Suisse (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=29.06.2024&amp;to_date=18.07.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F149-I-207%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page207">ATF 149 I 207</a> consid. 5.3.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=29.06.2024&amp;to_date=18.07.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-II-1%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page1">144 II 1</a> consid. 6.1; arrêts 6B_1256/2023 précité consid. 4.2.2; 6B_1044/2023 du 20 mars 2024 consid. 4.1.3). Les relations familiales visées par l'<span class="artref">art. 8 par. 1 CEDH</span> sont avant tout celles qui concernent la famille dite nucléaire, soit celles qui existent entre époux ainsi qu'entre parents et enfants mineurs vivant en ménage commun (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=29.06.2024&amp;to_date=18.07.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-II-1%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page1">ATF 144 II 1</a> consid. 6.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=29.06.2024&amp;to_date=18.07.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-I-143%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page143">135 I 143</a> consid. 1.3.2; arrêts 6B_1256/2023 précité consid. 4.2.2; 6B_1044/2023 précité consid. 4.1.3). Les relations entre enfants adultes et leurs parents ne bénéficient en revanche pas de la protection de l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span>, sauf s'il existe entre eux une relation de dépendance qui va au-delà de liens affectifs normaux, par exemple en raison d'une maladie grave ou d'un handicap (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=29.06.2024&amp;to_date=18.07.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F145-I-227%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page227">ATF 145 I 227</a> consid. 3.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=29.06.2024&amp;to_date=18.07.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-II-1%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page1">144 II 1</a> consid. 6.1; arrêts 6B_1210/2023 du 24 avril 2024 consid. 4.1; 6B_1040/2023 du 6 mars 2024 consid. 5.2.3). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.2.3.</b> Selon l'état de santé de l'intéressé et les prestations de soins disponibles dans l'État d'origine, l'expulsion du territoire suisse pourrait le placer dans une situation personnelle grave au sens de l'<span class="artref">art. 66a CP</span> ou être disproportionnée sous l'angle de l'<span class="artref">art. 8 par. 2 CEDH</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=29.06.2024&amp;to_date=18.07.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F145-IV-455%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page455">ATF 145 IV 455</a> consid. 9.1; arrêts 6B_1044/2023 précité consid. 4.1.4; 6B_1209/2023 du 26 février 2024 consid. 2.5). La CourEDH précise également que les éléments d'ordre médical doivent être pris en compte dans l'examen de l'<span class="artref">art. 8 par. 2 CEDH</span>, à travers le caractère provisoire ou définitif de l'interdiction du territoire (arrêt CourEDH <i>Hasanbasic c. Suisse</i> du 11 juin 2013 [requête n <sup>o</sup> 52166/09] § 54; cf. aussi: <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=29.06.2024&amp;to_date=18.07.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F145-IV-455%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page455">ATF 145 IV 455</a> consid. 9.1; arrêt 6B_1044/2023 précité consid. 4.1.4). Aussi, lorsque l'intéressé se prévaut d'une maladie ou d'une infirmité, il sied d'examiner le niveau d'atteinte à la santé, les prestations médicales qui sont à disposition dans le pays d'origine, ainsi que les conséquences négatives que cela peut engendrer pour la personne concernée (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=29.06.2024&amp;to_date=18.07.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F145-IV-455%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page455">ATF 145 IV 455</a> consid. 9.1 et les références citées). En matière d'expulsion pénale, l'autorité de jugement appelée à prononcer une telle mesure doit examiner si, en raison de l'état de santé du prévenu, la mesure se révèle disproportionnée (arrêts 6B_1044/2023 précité consid. 4.1.4; 6B_1209/2023 précité consid. 2.5). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.3.</b> En l'espèce, la cour cantonale a considéré, au terme d'une analyse très détaillée de la situation personnelle et familiale de la recourante ainsi que de son état de santé, que l'expulsion dans son pays d'origine ne saurait la mettre dans une situation personnelle grave (première condition cumulative). En substance, la cour cantonale a retenu une très faible intégration professionnelle, économique et sociale en Suisse. Sur le plan familial, elle a constaté que les enfants de la recourante sont actuellement tous majeurs, de sorte que leur situation ne requiert pas impérativement la présence de leur mère en Suisse. La cour cantonale a relevé que la recourante vivait sous le même toit que sa fille cadette, née en 2002 et ayant débuté une formation de deux ans à compter du 1 <sup>er</sup> juillet 2023, tout en nécessitant un suivi médical régulier pour des problèmes psychiques. Elle a néanmoins considéré que les intéressées ne se trouvaient pas dans une relation de dépendance allant au-delà des liens affectifs normaux, malgré les liens personnels paraissant très forts. En outre, la cour cantonale a mentionné les possibilités de financement de la formation entreprise par la fille cadette et a indiqué qu'une bourse était déjà versée pour cette formation. La cour cantonale a précisé que la recourante pouvait continuer à soutenir moralement et matériellement sa fille depuis son pays d'origine. La relation entretenue avec sa fille cadette ainsi que les liens renoués avec les autres enfants ne s'opposaient pas à l'expulsion de la recourante sous l'angle des <span class="artref">art. 13 Cst.</span> et 8 CEDH. Sous l'angle de l'état de santé, la cour cantonale a retenu que les traitements médicaux auxquels prétendait la recourante, à savoir des séances de physiothérapie pour son pied, un suivi médical d'un diabète et une psychothérapie, pouvaient parfaitement être dispensés en Italie, en renvoyant à différents liens décrivant le système général de santé en Italie. Elle a également précisé que la recourante pourrait bénéficier des traitements médicaux qu'elle nécessite tout en continuant à percevoir sa rente d'invalidité suisse en Italie. Sur la base de ces éléments et retenant que la recourante parle couramment l'italien, qu'elle a vécu et a été scolarisée en Italie les 11 premières années de sa vie, qu'elle y est retournée entre ses 18 et 46 ans et y a fondé une famille, qu'elle y a passé la grande partie de sa vie d'adulte, la cour cantonale a jugé que la première condition cumulative de l'<span class="artref">art. 66a al. 2 CP</span> n'était pas satisfaite. </div> <div class="para">De surcroît, la cour cantonale a considéré en substance que l'intérêt public à l'expulsion de la recourante l'emportait sur son intérêt privé à rester en Suisse (deuxième condition cumulative), en raison d'un risque réel de récidive, de sa faible intégration en Suisse et de ses perspectives réelles de réinsertion sociale en Italie. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.4.</b> La recourante fait valoir que son intégration professionnelle, économique et sociale en Suisse doit être considérée comme correcte et conteste chaque élément pris en compte par la cour cantonale. Contrairement à ce que suggère la recourante, la cour cantonale n'a pas ignoré qu'elle a séjourné en Suisse entre ses 11 et 18 ans, puis dès ses 46 ans (deux séjours de respectivement 7 ans et 8 ans), néanmoins, elle a pris en compte la durée de séjour comme un élément parmi d'autres pour examiner son intégration, conformément à la jurisprudence topique. Avant son retour, en 2015, elle était établie en Italie durant près de trente ans, y a acquis une formation d'aide soignante, activité qu'elle a ensuite exercée, et y a fondé une famille. Dans ces circonstances, la recourante ne saurait se contenter de rappeler la durée totale de ses séjours distincts pour justifier d'une intégration réussie. Sur le plan professionnel, la recourante prétend que "si elle avait une perspective de réintégration dans le monde professionnel, elle n'aurait pas été mise au bénéfice d'une rente d'invalidité de 70 %". En cela, elle échoue à démontrer une quelconque intégration professionnelle. La recourante ne saurait rien déduire en sa faveur du fait que son autorisation de séjour en Suisse aurait été prolongée jusqu'à droit connu dans la présente procédure, alors qu'il ressort de l'arrêt entrepris qu'elle a perdu l'emploi qui lui avait permis d'obtenir cette autorisation en raison des vols pour lesquels elle a été condamnée en 2017 (arrêt entrepris consid. 4.2). Sur le plan économique, la recourante ne conteste pas avoir fait l'objet de poursuites pour un montant total de 18'035 fr. 10, incluant des actes de défaut de biens pour une valeur de 11'072 fr. 50. Elle procède d'une manière purement appellatoire, partant irrecevable (cf. <span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>, <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=29.06.2024&amp;to_date=18.07.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F146-IV-88%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page88">ATF 146 IV 88</a> consid. 1.3.1), en affirmant qu'elle touchera des prestations complémentaires lui permettant d'éteindre ses dettes. En outre, la recourante oppose une appréciation personnelle de l'impact de ses trois antécédents depuis son retour en Suisse en 2015 sur sa difficulté à respecter l'ordre juridique suisse, voire son mépris à cet égard. Pareille argumentation est irrecevable (cf. <span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>). La recourante ne démontre pas en quoi, par ses activités bénévoles ainsi que par les divers postes qu'elle a occupés par le passé, et dont elle a été licenciée notamment en raison de vols, elle dispose de liens professionnels et sociaux spécialement intenses avec la Suisse, notablement supérieurs à ceux qui résultent d'une intégration ordinaire. Enfin, dans les circonstances d'espèce, il n'apparaît pas qu'elle se trouverait dans une situation sensiblement plus défavorable ni qu'elle disposerait, en Suisse, de meilleures chances de réinsertion professionnelle et sociale que dans son pays d'origine, dont elle parle couramment la langue, et où elle a passé son enfance et vécu et a travaillé une grande partie de sa vie adulte (cf. en ce sens arrêt 6B_1089/2022 du 16 août 2023 consid. 3.3 et a contrario arrêt 6B_1373/2021 du 23 mars 2023 consid. 6.3). </div> <div class="para">Le constat de la cour cantonale selon lequel l'intégration professionnelle, économique et sociale de la recourante en Suisse était très faible, ne prête pas le flanc à la critique. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.5.</b> La recourante reproche à la cour cantonale de ne pas avoir tenu compte des liens de dépendance morale et financière en particulier avec sa fille cadette, majeure, et considère que son expulsion porterait donc atteinte à sa vie familiale protégée par l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span>. Or, la cour cantonale a tenu compte de la proximité des filles avec leur mère et leur attachement mutuel ( supra consid. 1.3). Elle a néanmoins considéré qu'il ne s'agit pas d'une relation de dépendance allant au-delà des liens affectifs normaux. Sous l'angle du financement de la formation, la cour cantonale n'a pas ignoré qu'une bourse a été octroyée à la fille cadette par le biais du décompte d'aide sociale de la recourante. En ce sens, elle a expressément proposé des pistes de financement, en mentionnant notamment les possibilités offertes par son entreprise formatrice. La recourante ne soulève aucun grief sur ce point. S'agissant du soutien moral, celui-ci ne suffit pas à fonder une atteinte protégée par l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span>. En cela, l'argument de la recourante, selon lequel un soutien moral à distance est autrement moins efficace tombe à faux. S'agissant du besoin pour la fille cadette d'un suivi médical régulier pour des problèmes psychiques, la recourante échoue à démontrer en quoi il s'agirait d'une maladie grave nécessitant sa présence en Suisse et créant une relation protégée par l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span>. </div> <div class="para">S'agissant des liens avec les autres membres de sa famille, tous majeurs, la recourante échoue à démontrer une ingérence au sens de l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span>. Enfin, la mesure n'empêchera pas la recourante d'entretenir des contacts avec ses filles et les autres membres de sa famille par le biais des moyens de télécommunication modernes et de visites en Italie (cf. en ce sens arrêt 6B_1089/2022 précité consid. 3.3). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.6.</b> La recourante fait valoir que l'autorité cantonale n'a pas tenu compte, dans le cadre de son analyse, des conséquences de son expulsion sur son état de santé, notamment psychique. Or, la cour cantonale a soigneusement énuméré les traitements médicaux qu'elle nécessitait, tant pour son état de santé physique que psychique. Elle s'est assurée de l'existence de systèmes de soins suffisants en Italie, en relevant qu'ils sont parmi les plus performants dans le Nord, proche de la frontière avec la Suisse. La recourante ne remet pas en cause l'absence de complexité des traitements nécessaires. Elle se méprend en tant qu'elle prétend ne pas être libre de l'endroit où elle peut retourner. Pour le surplus, il est rappelé que, en principe, un étranger ne peut pas exciper de l'existence en Suisse de prestations médicales de qualité supérieure pour s'opposer à son renvoi dans un pays où le traitement s'avère disponible (cf. arrêts 6B_244/2023 du 25 août 2023 consid. 6.8; 6B_1226/2021 du 1er avril 2022 consid. 2.3.1; 6B_708/2020 du 11 mars 2021 consid. 5.3) et qu'il ne suffit pas non plus d'invoquer que le traitement ne serait pas disponible à un prix abordable (arrêts 6B_244/2023 précité consid. 6.8; 6B_822/2021 du 4 juillet 2022 consid. 2.4). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.7.</b> Au vu de ce qui précède, la cour cantonale pouvait, sans violer le droit fédéral, considérer que l'expulsion de la recourante du territoire suisse ne la met pas dans une situation personnelle grave au sens de l'<span class="artref">art. 66a al. 2 CP</span>. Faute pour la première condition d'être réalisée, la recourante ne saurait se prévaloir de la clause de rigueur. Ainsi, point n'est besoin d'examiner la deuxième condition cumulative. La cour cantonale n'a pas violé le droit fédéral ni le droit conventionnel en ordonnant l'expulsion de la recourante du territoire suisse. </div> <div class="para">Sous l'angle de la durée, l'expulsion s'avère en outre conforme au principe de proportionnalité découlant des <span class="artref">art. 5 al. 2 Cst.</span> et 8 par. 2 CEDH, étant précisé qu'elle a été prononcée pour la durée légale minimale et que la recourante ne soulève aucun grief à cet égard. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Le recours doit être rejeté dans la mesure où il est recevable. La recourante, qui succombe, supporte les frais judiciaires (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b> Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est rejeté dans la mesure où il est recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 3'000 fr., sont mis à la charge de la recourante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et au Tribunal cantonal du canton du Valais, Cour pénale II. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 1er juillet 2024 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit pénal </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente : Jacquemoud-Rossari </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : Klinke </div> </div></body></html>