Lausanne, 22. Oktober 2020
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 25. September 2020 (6B_1452/2019)
Fahrlässige Führerflucht bleibt strafbar
Das  Bundesgericht  bestätigt  seine  Rechtsprechung,  wonach  Führerflucht  auch
fahrlässig begangen werden kann. Es weist die Beschwerde eines Autolenkers ab,
der eine seitliche Kollision mit einem Motorradfahrer pflichtwidrig nicht bemerkt und
seine Fahrt fortgesetzt hat, ohne für Hilfe zu sorgen oder die Polizei zu benachrichtigen.
Der Autolenker hatte 2017 zum Überholen eines Motorrades und eines Autos mit Wohnanhänger angesetzt. Kurz bevor er die Höhe des Motorradlenkers erreicht hatte, setzte
dieser ebenfalls zum Überholen an, worauf es zu einer seitlichen Kollision kam. Der
Motorradfahrer und seine Mitfahrerin wurden verletzt. Der Autolenker setzte seine Fahrt
fort, ohne für Hilfe zu sorgen oder die Polizei zu benachrichtigen. Das Kantonsgericht
Graubünden sprach ihn 2019 der fahrlässigen Führerflucht schuldig und bestrafte ihn
mit einer bedingten Geldstrafe. Der Betroffene gelangte ans Bundesgericht und machte
geltend, dass der Tatbestand der Führerflucht nicht fahrlässig begangen werden könne. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerde ab. Bei einem Unfall haben alle Beteiligten für
Hilfe zu sorgen und hat insbesondere der Fahrzeugführer die Polizei zu benachrichtigen
(Artikel 51 Absatz 2 des Strassenverkehrsgesetzes, SVG). Führerflucht begeht, wer als
Fahrzeuglenker bei einem Verkehrsunfall einen Menschen getötet oder verletzt hat und
die Flucht ergreift (Artikel 92 Absatz 2 SVG). Gemäss SVG sind alle gemäss diesem
Gesetz verbotenen Handlungen auch bei fahrlässiger  Begehung strafbar,  sofern das
SVG  selber  nicht  etwas  anderes  bestimmt.  Das  Bundesgericht  hat  bereits  in  einem
Entscheid von 1967 festgehalten, dass Führerflucht auch fahrlässig begangen werden
kann. Betreffend Sinn und Zweck des Tatbestandes der Führerflucht wies es darauf hin,
dass die Bestimmung Opfer eines Verkehrsunfalls vor gesundheitlicher und wirtschaftlicher Gefährdung bewahren und die Aufklärung der Unfallursachen ermöglichen will.
Dieser  Zweck  könne nicht  erreicht  werden,  wenn Führerflucht  nur  bei  vorsätzlichem
Handeln geahndet werde. 
Der Betroffene bringt vor, den Unfall nicht zur Kenntnis genommen zu haben. Die Vorinstanz hat zunächst zu Recht bejaht, dass der Zusammenstoss aufgrund der Intensität
und der Position der Fahrzeuge wahrnehmbar war. Fahrzeugführer müssen ihre Aufmerksamkeit der Strasse und dem Verkehr zuwenden. Wer nicht bemerkt, dass er möglicherweise einen Fussgänger oder ein anderes Fahrzeug angefahren hat und weiterfährt, handelt in der Regel fahrlässig. Bei einer auf das Verkehrsgeschehen gerichteten
Aufmerksamkeit ist eine Kollision grundsätzlich erkennbar. Ein Fahrzeugführer, der aus
pflichtwidriger  Unvorsichtigkeit  den  Verkehrsunfall  oder  einen  Personenschaden  nicht
bemerkt, macht sich der fahrlässigen Führerflucht schuldig. Lausanne, le 22 octobre 2020
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 25 septembre 2020 (6B_1452/2019)
Le délit de fuite par négligence demeure punissable
Le Tribunal fédéral confirme sa jurisprudence, selon laquelle le délit de fuite peut
également être commis par négligence. Il rejette le recours formé par un conducteur
qui n'a fautivement pas remarqué sa collision latérale avec un motocycliste et a
continué sa course sans porter secours ni avertir la police.
En 2017, le conducteur a entrepris de dépasser un motocycle ainsi qu'une voiture tractant une caravane. Peu avant d'arriver à hauteur du motocycliste, ce dernier a également procédé à un dépassement, ce qui a conduit à une collision latérale. Le motocycliste et sa passagère ont été blessés. Le conducteur a continué sa course sans
porter secours ni avertir la police. En 2019, le Tribunal cantonal des Grisons l'a reconnu
coupable de délit de fuite par négligence et l'a condamné à une peine pécuniaire avec
sursis. L'intéressé a recouru au Tribunal fédéral faisant valoir que l'infraction de délit de
fuite ne pouvait pas être commise par négligence.
Le Tribunal fédéral rejette le recours. En cas d'accident, toutes les personnes impliquées
doivent porter secours et le conducteur en particulier doit avertir la police (article  51
alinéa 2 de la Loi sur la circulation routière, LCR). Commet un délit de fuite, celui qui, en
tant que conducteur, prend la fuite après avoir tué ou blessé une personne lors d’un
accident de la circulation (article  92 alinéa 2 LCR). Selon la LCR, toutes les infractions à
cette loi sont aussi punissables si elles sont commises par négligence, sauf disposition
expresse et contraire de la LCR. Le Tribunal fédéral a déjà jugé dans un arrêt de 1967
que le délit de fuite peut également être réalisé par négligence. S'agissant du sens et du
but de la norme pénalisant le délit de fuite, le Tribunal fédéral a relevé que cette disposition vise à protéger les victimes d'accidents de la circulation d'atteintes à la santé et
économiques, et à permettre l'identification des causes de l'accident. Ce but ne pouvait
être atteint si le délit de fuite n'était punissable qu'en cas de commission intentionnelle. 
L’intéressé expose n'avoir pas eu connaissance de l'accident. L'autorité précédente a
dans un premier temps,  à juste titre, considéré que la collision était perceptible, en
raison de son intensité et de la position des véhicules. Les conducteurs doivent  prêter
leur attention sur la route et la circulation. Celui qui ne remarque pas qu'il peut avoir
heurté un piéton ou un autre véhicule et  continue sa course agit  généralement  par
négligence. Une attention prêtée aux événements de la circulation implique en principe
qu'une collision est détectable. Un conducteur qui, en raison d'une inattention fautive, ne
remarque pas un accident de la circulation ou la lésion d'une personne se rend coupable de délit de fuite par négligence.