An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 22. Juni 2016
Embargo: 22. Juni 2016, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 2. Juni 2016 (1C_564/2015)
Garantieleistung für Abbruch: Beschwerde von Tamoil gegen neue
Walliser Regelung abgewiesen
Das Bundesgericht weist die Beschwerde der Tamoil SA gegen die neue Regelung im
Baugesetz des Kantons Wallis ab, mit der von Eigentümern oder Betreibern
ungenutzter Bauten eine Garantieleistung für die Kosten des Abbruchs verlangt
werden kann. Die neue Norm hat einen allgemeingültigen Charakter und stellt kein
"Einzelfall-Gesetz"  für  die ausser  Betrieb  stehende  Raffinerie  von  Tamoil in
Collombey dar.
Der Grosse Rat des Kantons Wallis hatte am 10. September 2015 ein Dekret zur
Änderung des kantonalen Baugesetzes angenommen. Die neue Regelung sieht vor,
dass Eigentümer, Baurechtsinhaber oder andere Personen, die Herrschaft über eine
nicht mehr genutzte oder betriebene Baute ausüben, zu einer Garantieleistung verpflichtet werden können, welche die Kosten zur Beseitigung des Bauwerks und für die
vollständige Wiederherstellung des ursprünglichen Zustandes deckt. Das Unternehmen
Tamoil SA als Betreiberin der gegenwärtig nicht genutzten Raffinerie in Collombey
erhob gegen das Dekret Beschwerde ans Bundesgericht und beantragte dessen Aufhebung. Sie macht geltend, dass die neue Bestimmung in Verletzung des Rechtsgleichheitsgebots einzig im Hinblick auf ihre Raffinerie in Collombey erlassen worden sei,
gegen übergeordnetes Bundesrecht verstosse und angesichts des schweren Eingriffs in
ihre Eigentums- und Wirtschaftsfreiheit nicht ausreichend klar und bestimmt sei.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde ab. Es ist grundsätzlich unbestritten, dass die
Einstellung des Betriebs der Raffinerie der Beschwerdeführerin Anlass zur Schaffung
der neuen Regelung gegeben oder diese zumindest beschleunigt hat. Dies reicht jedoch
nicht aus, um der Bestimmung einen allgemeingültigen und abstrakten Charakter abzusprechen. Vielmehr kommt es regelmässig vor, dass ein aktuelles Ereignis zu einer
Anpassung des Rechts führt. Aufgrund ihrer Formulierung ist die Neuregelung geeignet,
auf unbestimmt viele Situationen angewendet zu werden. Das Gesetz ist nicht derart
gestaltet, dass es zu einer rechtsungleichen Behandlung führen könnte. Auch die Entstehungsgeschichte zeigt, dass es der Wille des Gesetzgebers war, eine allgemeingültige und nicht nur auf die Raffinerie von Tamoil ausgerichtete Norm zu schaffen.
Weiter ist die kantonale Neuregelung mit übergeordnetem Bundesrecht vereinbar.
Schliesslich ist die neue Bestimmung mit Blick auf die Grundrechte der Eigentums- und
die Wirtschaftsfreiheit auch ausreichend klar und bestimmt formuliert. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 22 juin 2016
Embargo : 22 juin 2016, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 2 juin 2016 (1C_564/2015)
Fourniture de sûretés pour la suppression de constructions non 
utilisées : rejet du recours de Tamoil contre la nouvelle réglementation valaisanne
Le Tribunal fédéral rejette le recours de Tamoil SA contre la nouvelle réglementation
de la loi valaisanne sur les constructions, en vertu de laquelle des garanties pour les
coûts de suppression de constructions qui ne sont plus utilisées peuvent être
exigées des propriétaires ou des exploitants. La nouvelle disposition présente un
caractère général et n'est pas une loi particulière prévue pour le seul cas de la
raffinerie Tamoil de Collombey.
Le 10 septembre 2015, le Grand Conseil du canton du Valais a adopté un décret
modifiant la loi cantonale sur les constructions. La nouvelle réglementation prévoit que
le propriétaire, le superficiaire ou toute autre personne ayant ou ayant eu une maîtrise
sur la construction peut être contraint de fournir une garantie pour les coûts de
suppression des constructions et de remise en état complète des lieux conformément à
l'état initial. L'entreprise Tamoil SA, exploitante de la raffinerie de Collombey actuellement hors service, a interjeté un recours contre ce décret auprès du Tribunal fédéral et
demandé son annulation. Elle fait valoir que la nouvelle disposition aurait été adoptée
spécifiquement pour sa raffinerie de Collombey, ce en violation du principe de l'égalité
de traitement, qu'elle violerait le droit fédéral supérieur et qu'elle serait insuffisamment
claire et précise au vu des graves atteintes à la garantie de la propriété et de la liberté
économique qu'elle implique.
Le Tribunal fédéral rejette le recours. Il n'est pas contesté que la cessation des activités
de la recourante a donné lieu à – ou a à tout le moins accéléré – l'élaboration de la
réglementation. Cela ne suffit toutefois pas à considérer que le caractère général et
abstrait de la norme fait défaut. Il est au contraire récurrent qu'un événement de l'actualité conduise à une adaptation de la loi. Selon sa formulation, la nouvelle disposition est
susceptible de s'appliquer à un nombre indéterminé de situations. La loi ne présente
aucune caractéristique consacrant une inégalité de traitement. Les travaux préparatoires montrent par ailleurs la volonté du législateur d'adopter une disposition à vocation
générale et non ciblée uniquement sur la raffinerie de Tamoil. La nouvelle disposition
est en outre compatible avec le droit fédéral supérieur. Enfin, du point de vue des droit
fondamentaux de la garantie de la propriété et de la liberté économique, la nouvelle
réglementation est formulée de façon suffisamment claire et précise.