Lausanne, 18. April 2018
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 18. April 2018 (1C_221/2017, 1C_223/2017)
Berner Volksinitiative "Keine Steuergelder für die Berner 
Reithalle!": Beschwerden gegen Ungültigerklärung abgewiesen
Das Bundesgericht bestätigt die Ungültigerklärung der im Kanton Bern eingereichten
Volksinitiative "Keine Steuergelder für die Berner Reithalle!". Es weist die Beschwerden der Jungen SVP des Kantons Bern und von sieben Privatpersonen gegen
den Beschluss des Grossen Rates des Kantons Bern ab. Die Initiative verstösst
gegen übergeordnetes Recht, namentlich gegen die Gemeindeautonomie der Stadt
Bern und gegen das Gebot der Gleichbehandlung.
2016 wurde im Kanton Bern die Initiative "Keine Steuergelder für die Berner Reithalle!"
eingereicht. Die konkret vorgeschlagene Änderung des Gesetzes über den Finanz- und
Lastenausgleich sieht vor, dass bestimmte Leistungen aus dem kantonalen Finanzausgleich für Gemeinden massiv gekürzt werden, solange auf ihrem Gebiet Anlagen oder
Einrichtungen bestehen, von denen notorisch konkrete Gefahren für die öffentliche
Sicherheit und Ordnung ausgehen, deren Abwehr nur unter Einsatz beträchtlicher
Ressourcen vollumfänglich gewährleistet werden kann. In einem Anhang wird sodann
festgelegt, welche Anlagen und Einrichtungen betroffen sein sollen. Aufgeführt ist darin
einzig das Kulturzentrum Reitschule in der Stadt Bern. Mit Beschluss vom 21.  März
2017 erklärte der Grosse Rat des Kantons Bern die Initiative wegen Verletzung von
übergeordnetem Recht für ungültig. 
Das Bundesgericht weist an seiner öffentlichen Beratung vom Mittwoch die dagegen erhobenen Beschwerden der Jungen SVP des Kantons Bern sowie von sieben Privatpersonen ab. Gemäss der Berner Kantonsverfassung wird eine Initiative unter anderem
dann ganz oder teilweise für ungültig erklärt, wenn sie gegen übergeordnetes Recht
verstösst. Der Wortlaut der in Form eines ausgearbeiteten Entwurfs eingereichten
Initiative, ihr Titel und die auf dem Initiativbogen abgedruckte Begründung lassen einzig
die Auslegung zu, dass nur die Stadt Bern von entsprechenden Kürzungen betroffen
würde. Da im entsprechenden Anhang zur vorgeschlagenen Gesetzesänderung nur die
Reitschule aufgeführt wird, wären andere Gemeinden selbst dann nicht betroffen, wenn
auf ihrem Gebiet eine Einrichtung betrieben würde, von der Sicherheitsprobleme ausgingen. Solange die Reitschule im heutigen oder einem vergleichbaren Rahmen genutzt
wird, würden zudem Leistungskürzungen gegenüber der Stadt Bern unabhängig davon
zur Anwendung kommen, ob im Umfeld der Reitschule tatsächlich Sicherheitsprobleme
auftreten oder nicht. Die vorgeschlagene Regelung zielt darauf ab, die Stadt Bern unter
finanziellen Druck zu setzen, um auf diese Weise auf ihr Verhalten im Bereich der Kulturförderung Einfluss zu nehmen. Gemäss Berechnungen der Berner Finanzdirektion
hätten die neuen Bestimmungen eine Schlechterstellung der Stadt Bern in der Höhe von
mehr als 54 Millionen Franken pro Jahr zur Folge. Der Druck auf die Stadt Bern zur
Einstellung des Kulturbetriebs Reitschule wäre entsprechend gross. Damit würde die
Entscheidungsfreiheit der Stadt Bern im Bereich der Kulturförderung, welche ihr gemäss
dem kantonalen Verfassungs- und Gesetzesrecht zukommt, faktisch in unverhältnismässigem Ausmass eingeschränkt. Dies kommt einem ungerechtfertigten Eingriff in die
Gemeindeautonomie der Stadt Bern gleich. Die Initiative verstösst weiter gegen das
Gebot der Rechtsgleichheit, da die neuen Bestimmungen in sachlich nicht zu rechtfertigendem Umfang einzig auf die Kulturförderung der Stadt Bern Einfluss nehmen würden.
Dass die Initiative nur teilweise für ungültig erklärt werden könnte, wird von den
Beschwerdeführern nicht vorgebracht und ist auch nicht ersichtlich. Der Grosse Rat hat
die Initiative damit wegen Verletzung übergeordneten Rechts zu Recht für ungültig
erklärt, ohne die politischen Rechte der Stimmbürgerinnen und Stimmbürger zu verletzen. 
Zur heutigen Beratung wird das Bundesgericht Filmaufnahmen veröffentlichen, die auf
der Homepage des Bundesgerichts (www.bger.ch) unter der Rubrik "Presse/Aktuelles >
Medienplattform > Filmaufnahmen von öffentlichen Sitzungen" heruntergeladen werden
können. Lausanne, le 18 avril 2018
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 18 avril 2018 (1C_221/2017, 1C_223/2017)
Initiative populaire bernoise «  La Reithalle ne doit pas profiter des 
deniers des contribuables  ! » : recours contre la décision 
d'invalidation rejetés
Le Tribunal fédéral confirme la décision invalidant l'initiative populaire déposée dans
le canton de Berne «  La Reithalle ne doit pas profiter des deniers des contribuables ! ». Il rejette les recours formés par les jeunes UDC bernois et sept particuliers contre la décision du Grand Conseil du canton de Berne. L'initiative viole le
droit supérieur, en particulier l'autonomie communale dont jouit la ville de Berne,
ainsi que le principe de l'égalité de traitement.
L’initiative « La Reithalle ne doit pas profiter des deniers des contribuables  ! » a été
déposée en 2016, dans le canton de Berne. La proposition de modification de la loi sur
la péréquation financière et la compensation des charges prévoit que certaines prestations issues de la péréquation cantonale en faveur des communes soient massivement
réduites aussi longtemps que subsistent, sur leur territoire, des installations ou
équipements dont émanent notoirement des dangers concrets pour la sécurité et l'ordre
public ne pouvant être complétement écartés qu'au moyen de ressources considérables.
Une annexe définit les installations et équipements concernés  ; seul le centre culturel de
la Reitschule, en ville de Berne, s'y trouve nommément mentionné. Par décision du
21 mars 2017, le Grand Conseil bernois a invalidé cette initiative au motif d'une violation
du droit supérieur. 
Dans sa séance publique de mercredi, le Tribunal fédéral rejette les recours formés
contre cette décision par les jeunes UDC du canton de Berne et sept particuliers. Selon
la Constitution cantonale bernoise, une initiative populaire peut notamment être
invalidée lorsqu'elle contrevient au droit supérieur. Au regard du contenu de cette
initiative – présentée sous la forme d'un projet rédigé –, de son titre et des motifs
imprimés sur le formulaire de récolte des signatures, celle-ci ne peut être interprétée
que comme étant exclusivement dirigée contre la ville de Berne, seule affectée par les
réductions envisagées. Dès lors que l'annexe à la modification législative ne mentionne
que le centre culturel de la Reitschule, d'autres communes ne seraient pas atteintes,
même dans l'hypothèse où leur territoire renfermerait des installations ou équipements
dont émaneraient des dangers pour la sécurité. Tant que la Reitschule sera affectée à
l'utilisation actuelle ou à une utilisation comparable, des réductions de prestations
pourront être infligées à la ville de Berne, indépendamment de la survenance effective
de problèmes sécuritaires dans l'environnement de la Reitschule. La réglementation
proposée vise à mettre la ville de Berne sous une pression financière afin d'influer son
comportement en matière de promotion culturelle. Selon les calculs de la Direction des
finances bernoise, l'application des nouvelles dispositions se traduiraient, pour la ville
de  Berne,  par  des  coupes  ou  des  charges  supplémentaires  qui dépasseraient
54 millions de francs, par année. La pression sur la ville de Berne pour la fermeture du
centre culturel de la Reitschule serait en conséquence forte. Il s'ensuivrait une limitation
disproportionnée de la liberté de décision dont jouit la ville de Berne – en vertu de la
constitution et de la loi – en matière de promotion culturelle  ; il s'agirait d'une atteinte
injustifiée à son autonomie communale. L'initiative viole par ailleurs le principe de
l'égalité de traitement, dans la mesure où seule la promotion culturelle de la ville de
Berne serait affectée. Il n'apparaît enfin pas d'emblée que l'initiative pourrait n'être que
partiellement invalidée  ; les recourants ne le soutiennent d'ailleurs pas. C'est ainsi à
juste titre, sans violer les droits politiques des citoyens, que le Grand Conseil bernois a
jugé l'initiative contraire au droit supérieur et a invalidé celle-ci.
Le Tribunal fédéral publiera des séquences filmées de la séance d’aujourd’hui sur son
site Internet  (www.tribunal-federal.ch).  Elles seront disponibles  dans la rubrique
" Presse/Actualité > Plateforme des médias > Vidéos des séances publiques  ", et
pourront être téléchargées.