<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. Par jugement du 21 octobre 1997, le Tribunal de police du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">district de Neuchâtel a condamné P. à une peine (partiellement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">complémentaire) de deux mois d'emprisonnement sans sursis pour abus de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">confiance au préjudice de B. et escroquerie au préjudice de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D. .</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En août 1992, P. et B. se sont associés en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vue de vendre des pin's. Le premier devait les fabriquer, le second les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">commercialiser. B. a remis à P. 10'000 francs pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ses frais de représentation. L'association n'a eu aucune suite. B. n'a jamais récupéré son argent, malgré des demandes réitérées. Le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Tribunal de police a retenu un abus de confiance portant sur 4'000 francs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">somme utilisée par P. pour ses besoins personnels.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> P. s'est rendu le 20 décembre 1995 dans la boutique</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tenue par D. . Il a, après avoir signé une facture "en blanc",</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">commandé un pantalon et déclaré que la fille de son amie viendrait choisir</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quelques affaires le lendemain (ce qui a été le cas). Il est revenu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">chercher son pantalon le 23 décembre 1995, a prétexté ne pas pouvoir payer</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la somme due de 578 francs parce que sa carte bancaire était cassée et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">s'est engagé à verser ce qu'il devait après Noël. Il ne s'est pas exécuté.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Après plusieurs rappels et une poursuite infructueuse, D. a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">porté plainte pour escroquerie le 25 juillet 1996. Il l'a retirée le 15</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">janvier 1997, ayant finalement été payé.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. Le 17 novembre 1997, P. recourt à la Cour de cassation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pénale contre le jugement du 21 octobre 1997, concluant à son acquittement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et à ce qu'il soit statué sur l'assistance judiciaire. Il avance que,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">s'agissant de l'abus de confiance, l'intention fait défaut car, du moment</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'il a travaillé quinze mois pour B. , 10'000 francs étaient à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'évidence insuffisants pour couvrir ses charges ordinaires, tels que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">frais de déplacement et repas; qu'il a ainsi utilisé l'argent pour ses be-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">soins personnels comme conséquence logique des accords pris avec B. , tout travail méritant salaire; que, s'agissant de l'escroquerie,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'intention fait également défaut; que, si sa carte bancaire n'avait pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">été cassée, il aurait prélevé l'argent nécessaire, car il avait l'inten-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion de s'acquitter de la somme due; qu'il n'y a donc pas eu de mise en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">scène.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. Le président du Tribunal de police ne formule pas d'observa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tions, de même que le ministère public, qui conclut au rejet du recours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> e n d r o i t</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux (art.244 CPP), le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pourvoi est recevable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) L'article 138 ch.1 CP punit de la réclusion pour cinq ans au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plus ou de l'emprisonnement celui qui notamment aura employé sans droit et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à son profit des valeurs patrimoniales qui lui avaient été confiées. Une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">valeur patrimoniale est confiée lorsque l'auteur acquiert la possibilité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'en disposer, mais que, selon un accord (express ou tacite) ou un autre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rapport juridique, il ne peut en faire qu'un usage déterminé. L'abus de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">confiance est une infraction intentionnelle. Le dol éventuel suffit. La</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conscience et la volonté doivent porter sur tous les éléments constitutifs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de l'infraction, et notamment sur le dessein d'enrichissement illégitime</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(Corboz, Les principales infractions, 1997, p.104-105).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En l'espèce, le recourant a rédigé le 18 août 1992 une note</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">indiquant :</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> " Reçu de la part de B. la somme de 10'000</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> francs pour l'association de vente de pin's."</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Il était donc clairement question d'une association, dans la-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quelle le recourant aurait droit à une part des éventuels bénéfices. On ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">trouve nulle part au dossier trace d'une relation contractuelle entre le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recourant et B. qui devrait être qualifiée de contrat de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">travail. Ainsi, dans l'esprit des parties, les 10'000 francs constituaient</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">un investissement dans une entreprise commune et ne devaient pas être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">utilisés par P. pour des dépenses autres que celles de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">démarchage. Interrogé par la police le 12 avril 1996, P. a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">déclaré (réponses 7 et 8) :</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> " J'ai utilisé une partie de cet argent pour la représenta-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> tion de cette affaire. Pour celle-ci, je me suis rendu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> dans différents commerces susceptibles de m'acheter ces</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> pin's afin de prendre des premiers contacts. J'avais des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> frais de déplacement. Je me suis aussi octroyé pour mes</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> besoins personnels un peu d'argent. Comme je n'avais pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> de salaire, il fallait bien que je subvienne à mes be-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> soins. J'ai gardé pour mon usage 4'000 francs environ.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> A aucun moment, il n'a été question de salaire que </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> B. aurait dû me verser. C'est de ma propre initiative</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> que j'ai prélevé une partie de ce montant. J'estime que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> tout travail mérite salaire."</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C'est dès lors en toute connaissance de cause que le recourant a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">détourné de sa destination convenue une partie de l'argent qui lui avait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">été confié, de façon à s'octroyer un salaire auquel il n'avait pas droit.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">L'abus de confiance est par conséquent réalisé, tant objectivement que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">subjectivement.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. a) Selon l'article 146 al.1 CP, celui qui, dans le dessein de se</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">procurer ou de procurer à un tiers un enrichissement illégitime, aura</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">astucieusement induit en erreur une personne par des affirmations falla-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cieuses ou par la dissimulation de faits vrais ou l'aura astucieusement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">confortée dans son erreur et aura de la sorte déterminé la victime à des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">actes préjudiciables à ses intérêts pécuniaires ou à ceux d'un tiers sera</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">puni de la réclusion pour cinq ans au plus ou de l'emprisonnement.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> L'astuce est un élément constitutif de l'escroquerie et doit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">exister en sus d'une tromperie. L'article 148 al.1 CP ne protège en effet</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas la personne qui aurait pu éviter d'être trompée en faisant preuve d'un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">minimum d'attention. Il y a notamment astuce si l'auteur recourt à des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">manoeuvres frauduleuses ou à une mise en scène, si la victime ne peut pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(ou que difficilement) vérifier les affirmations de l'auteur, si, en fonc-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion des circonstances, une vérification ne pouvait pas être exigée de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">victime, si l'auteur exploite un rapport de confiance particulier ou enco-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">re s'il empêche ou dissuade la victime de procéder à une vérification</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(Corboz, opus cité, p.143-145 et les références).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En l'espèce, P. a trompé D. sur sa situa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion financière : au moment des faits, il avait plus de 400'000 francs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'actes de défaut de bien et son compte bancaire n'était approvisionné</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'à hauteur de 15,10 francs. Il n'est cependant pas établi que D. connaissait le recourant ou que celui-ci l'ait, d'une façon ou</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'une autre, empêché ou dissuadé de procéder à une vérification de sa</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">situation financière. Or, dans un magasin d'habits, les achats se font en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">principe au comptant. Le recourant a obtenu des marchandises pour près de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">600 francs, somme qui n'est pas négligeable pour un petit commerce. Le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">simple fait qu'il ait prétendu, au moment de payer, que sa carte bancaire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">était endommagée (élément dont la fausseté n'est d'ailleurs pas établie)</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ne constitue pas une manoeuvre frauduleuse permettant d'envisager une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">escroquerie. Il apparaît bien plus tôt que D. a sciemment</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">octroyé un crédit au recourant en lui accordant un délai de paiement. Il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prenait dès lors, comme tout créancier, le risque d'être confronté à un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">débiteur insolvable, ce qui ne saurait conduire à une condamnation pénale.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Le recours est ainsi partiellement bien fondé, l'escroquerie</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">devant être abandonnée. La Cour de céans peut statuer elle-même (art.252</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">al.2 litt.b CPP). Le recourant s'est rendu coupable d'un abus de confiance</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">portant sur 4'000 francs. Il a de nombreux antécédents, dont plusieurs en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rapport avec des infractions contre le patrimoine. L'expert psychiatre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mandaté par le premier juge a retenu une responsabilité restreinte, un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">trouble de la personnalité (traits narcissiques et dissociaux) et une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vraisemblable dépendance à l'alcool n'empêchant pas le recourant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'apprécier le caractère délictueux de ses actes mais diminuant sa</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">capacité de se déterminer. Dès lors, tout bien considéré, une peine de 45</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jours d'emprisonnement sera prononcée. Un sursis est impossible compte</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tenu des antécédents du recourant et du risque indiscutable de récidive</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">relevé par l'expert.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">5. Il convient dès lors d'annuler le chiffre 1 du jugement du 21</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">octobre 1997 dans la mesure où le recourant est condamné à une peine de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">deux mois d'emprisonnement sans sursis et, statuant au fond, de le con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">damner à une peine de 45 jours d'emprisonnement ferme pour abus de con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fiance, peine complémentaire à celles prononcées par le Tribunal de police</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de Neuchâtel les 9 novembre 1993 et 12 avril 1994.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Au vu du sort de la cause, une partie des frais de seconde ins-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tance sera mise à la charge du recourant. Son mandataire d'office a droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à une indemnité tenant compte de l'importance et de la difficulté de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cause, de la responsabilité assumée et du temps apparemment nécessaire à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la préparation du pourvoi.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LA COUR DE CASSATION PENALE</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Annule le chiffre 1 du jugement du 21 octobre 1997 dans la mesure où le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> recourant est condamné à une peine de deux mois d'emprisonnement sans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> sursis.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Statuant au fond, condamne le recourant à une peine de 45 jours d'em-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> prisonnement sans sursis, peine complémentaire à celles prononcées par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> le Tribunal de police de Neuchâtel les 9 novembre 1993 et 12 avril</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> 1994.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Met à la charge du recourant une partie des frais, arrêtés à 330</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> francs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Fixe à 350 francs, débours et TVA comprise, l'indemnité due à Me X. , avocat à Neuchâtel, mandataire d'office de P. .</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 10 décembre 1997</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> </div></body></html>