<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Eidgenössisches Versicherungsgericht </div> <div class="para">Tribunale federale delle assicurazioni </div> <div class="para">Tribunal federal d'assicuranzas </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Cour des assurances sociales </div> <div class="para">du Tribunal fédéral </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Cause </div> <div class="para">{T 7} </div> <div class="para">K 71/03 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 9 juin 2004 </div> <div class="para">IVe Chambre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. et Mme les Juges Ferrari, Président, Widmer et Ursprung. Greffière : Mme Berset </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">T.________, recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Assura, caisse maladie et accident, avenue C.-F. Ramuz 70, 1009 Pully, intimée </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Instance précédente </div> <div class="para">Tribunal des assurances du canton de Vaud, Lausanne </div> <div class="para"> </div> <div class="para">(Jugement du 13 mars 2003) </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Faits: </div> <div class="para">A. </div> <div class="para">Affilié à ASSURA pour l'assurance obligatoire des soins en cas de maladie, T.________ n'a pas payé ses cotisations de septembre et décembre 2001. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le 19 novembre 2001, ASSURA a sommé l'assuré de s'acquitter, notamment, du montant de 132 fr. représentant la cotisation au titre de l'assurance obligatoire des soins afférente au mois de septembre 2001. Le 15 décembre 2001, la caisse lui a adressé une mise en demeure pour un montant de 264 fr. correspondant aux cotisations de septembre et de décembre 2001 plus 25 fr. de frais de rappel. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">T.________ n'a donné aucune suite à cette sommation. ASSURA lui a fait notifier, le 31 janvier 2002, par l'intermédiaire de l'Office des poursuites et des faillites de Lausanne-Ouest, un commandement de payer le montant de 264 fr. plus 25 fr. de frais de rappel (poursuite N° X.________). Le même jour, le prénommé a formé opposition totale à ce commandement de payer. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par décision du 26 mars 2002, ASSURA a levé l'opposition et déclaré l'assuré débiteur du montant précité. Celui-ci a attaqué cette décision par voie d'opposition. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par décision du 27 mai 2002, ASSURA a rejeté l'opposition et déclaré T.________ débiteur du montant total de 289 fr. (frais de poursuite non compris). </div> <div class="para">B. </div> <div class="para">Par jugement du 13 mars 2003, le Président du Tribunal des assurances du canton de Vaud a rejeté le recours formé par T.________ contre cette décision, dans la mesure où il était recevable. </div> <div class="para">C. </div> <div class="para">T.________ interjette recours de droit administratif contre ce jugement. Il conclut à ce que la Cour de céans constate l'inconstitutionnalité de la Loi fédérale sur l'assurance-maladie du 18 mars 1994 dans le cas concret d'application et demande, en conséquence, l'annulation du jugement cantonal. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">L'Office fédéral des assurances sociales, Domaine Maladie et accident (intégré, depuis le 1er janvier 2004, à l'Office fédéral de la santé publique), a renoncé à se déterminer. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant en droit: </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">La décision litigieuse n'ayant pas pour objet l'octroi ou le refus de prestations d'assurance, le Tribunal fédéral des assurances doit se borner à examiner si les premiers juges ont violé le droit fédéral, y compris par l'excès ou par l'abus de leur pouvoir d'appréciation, ou si les faits pertinents ont été constatés d'une manière manifestement inexacte ou incomplète, ou s'ils ont été établis au mépris de règles essentielles de procédure (art. 132 en corrélation avec les <span class="artref"><artref id="CH/173.110/104/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/104/a" type="start"></artref>art. 104 let. a et b et 105 al. 2 OJ</span><artref id="CH/173.110/104/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/105/2" type="end"></artref>). </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">La loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPGA) du 6 octobre 2000, entrée en vigueur le 1er janvier 2003, soit postérieurement à la date de la décision attaquée, n'est pas applicable en l'espèce (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=30&amp;from_date=09.06.2004&amp;to_date=28.06.2004&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F127-V-466%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page467">ATF 127 V 467</a> consid. 1, 121 V 366 consid. 1b). Cet arrêt prend dès lors en considération le droit en vigueur jusqu'au 31 décembre 2002. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Ainsi que l'a rappelé à juste titre le premier juge, un des buts principaux de la LAMal est de rendre l'assurance-maladie obligatoire pour l'ensemble de la population en Suisse. Aussi bien l'<span class="artref">art. 3 al. 1 LAMal</span> pose-t-il le principe de l'obligation d'assurance pour toute personne domiciliée en Suisse (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=30&amp;from_date=09.06.2004&amp;to_date=28.06.2004&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F126-V-265%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page268">ATF 126 V 268</a> consid. 3b et les références). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Les assureurs doivent faire valoir leurs prétentions découlant des obligations financières de l'assuré - paiement des primes selon les <span class="artref">art. 61 ss LAMal</span> et des participations selon l'<span class="artref">art. 64 LAMal</span>, de même que les conséquences de la non-exécution de ces obligations - par la voie de l'exécution forcée selon la LP ou par celle de la compensation. L'<span class="artref">art. 88 al. 2 LAMal</span> prévoit ainsi que les décisions et décisions sur opposition au sens de l'<span class="artref">art. 88 al. 1 LAMal</span> qui portent condamnation à payer une somme d'argent ou à fournir des sûretés sont assimilées aux jugements exécutoires selon l'<span class="artref">art. 80 LP</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=30&amp;from_date=09.06.2004&amp;to_date=28.06.2004&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F126-V-265%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page268">ATF 126 V 268</a> sv. consid. 4a et les références). </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">Il est constant que le recourant, domicilié en Suisse, est soumis à l'assurance obligatoire des soins (<span class="artref">art. 3 al. 1 LAMal</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Il ne saurait se soustraire au principe de l'obligation d'assurance. A cet égard, comme en procédure cantonale, il se prévaut de la violation d'un certain nombre de normes constitutionnelles. Il invoque en particulier, sans les citer nommément ni désigner les dispositions correspondantes, la protection de la sphère privée (<span class="artref">art. 13 Cst</span>), la liberté de conscience et de croyance (<span class="artref">art. 15 Cst.</span>), de même que la liberté économique garantie par l'<span class="artref">art. 27 Cst.</span>, en affirmant que la loi est manifestement contraire à la Constitution fédérale. Mais son argumentation est vaine, dès lors que le Tribunal fédéral des assurances est tenu d'appliquer les lois fédérales et le droit international (<span class="artref">art. 191 Cst.</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral des assurances a certes le pouvoir de constater qu'une loi fédérale viole la Constitution ou le droit international, mais il ne peut pas sanctionner cette violation (cf. Andreas Auer/Giorgio Malinverni/Michel Hottelier, Droit constitutionnel suisse, vol. 1, Berne 2000, p. 649, ch.1835). Dans le cadre de ce pouvoir limité, il a néanmoins jugé que l'obligation d'assurance n'est d'aucune manière contraire à la liberté de conscience et de croyance garantie par l'<span class="artref">art. 15 Cst.</span>, ni à la liberté d'opinion garantie par l'<span class="artref">art. 16 Cst.</span>, ni à la liberté économique garantie par l'<span class="artref">art. 27 Cst.</span> (RAMA 2001 N° KV 151 p. 119 consid. 3a et les arrêts cités), ni à la liberté d'association garantie par l'<span class="artref">art. 23 Cst.</span> (arrêt D. et P. du 26 juin 2001, K 48/01). On ne voit pas en quoi il en irait différemment en ce qui concerne les autres droits fondamentaux invoqués par le recourant à l'appui de ses conclusions. </div> <div class="para">5. </div> <div class="para">En conséquence, bien qu'il n'ait plus payé de cotisations à l'assurance-maladie, le recourant n'a pas cessé d'être soumis à l'obligation d'assurance, de sorte que sa couverture d'assurance n'a pas pris fin (<span class="artref">art. 5 al. 3 LAMal</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La caisse était donc en droit de le poursuivre pour le montant des primes de septembre et décembre 2001, demeurées impayées, ainsi que pour les frais de rappel causés par le retard de l'assuré (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=30&amp;from_date=09.06.2004&amp;to_date=28.06.2004&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-V-276%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page276">ATF 125 V 276</a>, not. 277 consid. 2c/cc; RAMA 2001 N° KV 151 p.117; ch. 16.1 des conditions générales d'assurance [CGA] d'ASSURA valables dès le 1er janvier 2001). </div> <div class="para">6. </div> <div class="para">Dans ce contexte, il n'y a pas de place pour l'application des règles du Code des obligations sur la conclusion des contrats, de sorte que l'argumentation développée par le recourant sur la liberté contractuelle est vaine. </div> <div class="para">7. </div> <div class="para">La procédure n'est pas gratuite (<span class="artref">art. 134 OJ</span> a contrario). Le recourant qui succombe, en supportera les frais (art. 156 al. 1 en liaison avec l'art. 135 J). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est rejeté. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Les frais de justice, d'un montant de 500 fr., sont mis à la charge du recourant et sont compensés avec l'avance de frais de même montant qu'il a versée. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt sera communiqué aux parties, au Tribunal des assurances du canton de Vaud et à l'Office fédéral de la santé publique. </div> <div class="para">Lucerne, le 9 juin 2004 </div> <div class="para">Au nom du Tribunal fédéral des assurances </div> <div class="para">Le Président de la IVe Chambre: La Greffière: </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>