<h2>SubmittedText<h2><p>1. Des mesures concrètes sont-elles envisagées afin d'évaluer la qualité de la formation dans le secteur IT et d'adapter, si nécessaire, les modèles de formation aux besoins spécifiques des apprenant-e-s et du marché du travail ?</p><p>2. Le secteur IT requiert des compétences en constante évolution et la formation continue joue un rôle essentiel. Le Conseil fédéral envisage-t-il de nouveaux outils ou partenariats pour encourager l'offre et l'accès à la formation continue dans le secteur IT ?</p><p>3. Des mesures ciblées sont-elles prévues pour renforcer l'attractivité des professions IT (principalement celles dans lesquelles la pénurie de talents est marquée), notamment auprès des femmes, qui sont sous-représentées dans ce secteur (env. 18 %) ?</p><p>4. Le Conseil fédéral prévoit-il des mesures concrètes pour encourager l'engagement de candidat-e-s jusque-là sous-représenté-e-s au sein du secteur IT (femmes, personnes en situation de handicap, personnes en reconversion professionnelle, chômeurs-euses, notamment de longue durée) ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>1. Dans la formation professionnelle, les contenus des formations sont définis par les organisations du monde du travail (Ortra). Toutes les formations professionnelles initiales sont réexaminées et adaptées au minimum tous les cinq ans en fonction des évolutions économiques, technologiques, écologiques et didactiques. Les offres de formation et les diplômes de la formation professionnelle supérieure sont aussi régulièrement examinés et adaptés aux réalités du moment. Dans le domaine de l'informatique, ICT Formation professionnelle Suisse assume les tâches d'organe responsable. Ces dernières années, non seulement de nouvelles professions ont été créées, telles qu'" opératrice/opérateur en informatique CFC " ou " développeuse/développeur de business numérique CFC ", mais de nombreuses formations ont aussi été révisées.</p><p>À la différence de la formation professionnelle, la Confédération ne dispose d'aucune compétence pour réglementer les contenus des formations dans le domaine des hautes écoles spécialisées ; celles-ci organisent leurs formations de manière autonome.</p><p>2. En Suisse, l'offre pour la formation continue à des fins professionnelles est énorme. Si un besoin apparaît sur le marché du travail, de nouvelles offres peuvent rapidement être mises en place. Le taux de participation de la population suisse à des formations continues est l'un des plus élevés en Europe. Et pour cause : les entreprises encouragent vivement ce type de formation. Selon l'Office fédéral de la statistique, en 2021, environ 38 % de la population entre 25 et 74 ans avaient réalisé au moins une formation continue à des fins professionnelles. La Confédération et les cantons contribuent à ce que les personnes puissent se former en fonction de leurs compétences.</p><p>3. Il est dans l'intérêt des entreprises et des Ortra de disposer de personnel qualifié, raison pour laquelle elles sont responsables du marketing des professions. La Confédération les soutient dans cette tâche au moyen de la promotion de projets, sur la base des art. 54 et 55 de la loi fédérale sur la formation professionnelle (LFPr ; RS 412.10). Elle participe par exemple au financement des Championnats des métiers, organisés pour montrer l'attrait des professions aux jeunes et aux parents, et s'implique aussi dans le financement de salons des métiers régionaux ou dans la plateforme électronique <a href="https://www.orientation.ch/dyn/show/1418?lang=fr">www.orientation.ch</a>. Les professions pour lesquelles l'un des genres est sous-représenté y sont également présentées. ICT Formation professionnelle s'engage notamment avec des campagnes qui s'adressent spécifiquement aux femmes. Avec près de 2200 nouveaux contrats d'apprentissage par année, la formation d'informaticienne/informaticien CFC est actuellement l'une des cinq formations professionnelles initiales les plus choisies. En ce moment, ce sont les places d'apprentissage qui manquent : les jeunes intéressés ne trouvent pas tous une entreprise formatrice. En collaboration avec ICT Formation professionnelle, les cantons s'engagent donc dans la création de nouvelles places d'apprentissage. De plus, ils proposent des formations initiales en école, dans des ateliers de formation ou dans des écoles d'informatique, afin de mieux satisfaire l'importante demande des jeunes et le besoin en personnel qualifié sur le marché du travail.</p><p>4. Les exigences dans les professions ICT sont élevées. Une fois que l'entreprise formatrice et la personne intéressée se sont mises d'accord sur les conditions, un contrat d'apprentissage peut être conclu. La Confédération soutient le développement d'offres de formation à bas seuil. Par exemple, c'est dans ce contexte que la formation professionnelle initiale d'" opératrice/opérateur en informatique CFC " a été développée. Cette dernière permet notamment aux jeunes ayant des difficultés scolaires de se lancer dans un métier de l'informatique. Le système de formation professionnelle et continue en Suisse est conçu pour être adaptable. Il offre des possibilités tant au niveau de la formation continue que des reconversions professionnelles. Les possibilités de formation existent et sont développées en permanence. Le Conseil fédéral ne voit donc pas la nécessité de prendre des mesures supplémentaires.</p>  Réponse du Conseil fédéral.