<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2023-03-29-6B_450-2022.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6B_450/2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 29 mars 2023</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Cour de droit pénal</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mme et MM. les Juges fédéraux </div> <div class="para">Jacquemoud-Rossari, Présidente, Denys et Muschietti. </div> <div class="para">Greffière: Mme Thalmann. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A._______, </div> <div class="para">représenté par Me Olivier Wehrli, avocat, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. Ministère public de la République et canton de Genève, </div> <div class="para"> route de Chancy 6B, 1213 Petit-Lancy, </div> <div class="para">2. B.________, </div> <div class="para"> représenté par Me Thierry Ulmann, avocat, </div> <div class="para">intimés. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Indemnisation, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt de la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre pénale d'appel et de révision, du 22 février 2022 </div> <div class="para">(P/3683/2019 AARP/39/2022). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para">Par jugement du 11 mai 2021, le Tribunal de police du canton de Genève a reconnu B.________ coupable de calomnie (<span class="artref">art. 174 ch. 1 CP</span>) et de violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires (<span class="artref">art. 285 ch. 1 al. 1 CP</span>) et l'a acquitté de l'infraction d'injure (<span class="artref">art. 177 al. 1 CP</span>). Il l'a condamné à une peine pécuniaire de 50 jours-amende à 30 fr. le jour avec sursis pendant deux ans ainsi qu'aux frais de la procédure. Le tribunal a également débouté A._______ de ses conclusions civiles et a rejeté ses conclusions en indemnisation (<span class="artref">art. 433 CPP</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para">Par arrêt du 22 février 2022, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice du canton de Genève a rejeté l'appel formé par A._______ contre le jugement du 11 mai 2021, l'a condamné aux frais de la procédure d'appel, par 1'655 fr., et à payer à B.________ la somme de 2'073 fr. 20 à titre d'indemnité pour les dépenses occasionnées par l'exercice raisonnable de ses droits de procédure en appel. </div> <div class="para">Il en ressort les faits suivants: </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.a.</b> A._______ est employé par le Service du stationnement de la Fondation des parkings comme agent du stationnement. </div> <div class="para">Le 6 février 2019, au croisement de la rue des Glacis-de-Rive et de la rue Ami-Lullin, A._______ et son collègue ont amendé B.________ pour défaut de paiement de la taxe de stationnement. Peu après, B.________ a arrêté son véhicule à la hauteur des agents, a récupéré l'amende qui avait été placée sur son pare-brise et s'est adressé à eux de façon agressive. </div> <div class="para">B.________ a volontairement porté un coup derrière l'épaule de A._______, alors que son collègue et lui étaient en train de quitter les lieux. Le coup a engendré un discret hématome sur l'omoplate gauche de l'agent. </div> <div class="para">Le même jour, B.________ a écrit une réclamation à l'employeur de A._______ l'accusant faussement de lui avoir affirmé bien mériter l'amende et de lui avoir ri au nez. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.b.</b> A._______ a porté plainte pour ces faits le 11 février 2019. Le ministère public a rendu son ordonnance pénale le 23 octobre 2019 et son ordonnance sur opposition le 7 septembre 2020. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.c.</b> Lors de l'audience de première instance, A._______ a déclaré que "les frais d'avocat sont pris en charge par [s]on employeur". </div> <div class="para">A._______ a bénéficié d'une séance de soutien psychologique avec C.________, conseiller psychosocial. La facture de cette séance a été adressée au Service du stationnement de la Fondation des parkings et payée par ledit service, de telles séances de soutien étant un service mis à disposition des employés. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.d.</b> En première instance, A._______ a sollicité une indemnité de 8'024 fr., TVA comprise, à charge de B.________, pour les dépenses occasionnées par la procédure. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.</b> </div> <div class="para">A._______ forme un recours en matière pénale au Tribunal fédéral contre l'arrêt du 22 février 2022. Il conclut, avec suite de frais et dépens, principalement à son annulation et à ce que B.________ soit condamné à lui verser les montants de 8'023 fr. 85, 1'655 fr. et 200 fr. avec intérêts à 5 % dès le 15 mars 2019. Subsidiairement, il conclut à l'annulation de l'arrêt attaqué et au renvoi de la cause à la cour cantonale pour nouvelle décision dans le sens des considérants. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>D.</b> </div> <div class="para">Invités à se déterminer sur le recours, le ministère public y a renoncé tandis que la cour cantonale a formulé des observations. L'intimé conclut, avec suite de frais et dépens, au rejet du recours du recourant et à la confirmation de l'arrêt attaqué. Subsidiairement, il conclut à ce que les prétentions du recourant soient réduites de moitié. Plus subsidiairement encore, il conclut au renvoi de la cause à la cour cantonale pour nouvelle décision dans le sens des considérants qui précèdent. Les déterminations ont été communiquées au recourant qui a indiqué persister dans ses conclusions. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral examine d'office (<span class="artref">art. 29 al. 1 LTF</span>) et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F146-IV-185%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page185">ATF 146 IV 185</a> consid. 2). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.1.</b> En tant que la décision attaquée concerne la question des frais de défense dus à la partie plaignante dans le cadre d'une procédure pénale, le recours en matière pénale est ouvert (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-IV-43%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page43">ATF 135 IV 43</a> consid. 1.1.1; arrêts 6B_693/2018 du 1er novembre 2018 consid. 1; 6B_90/2017 du 22 novembre 2017 consid. 2; 6B_549/2015 du 16 mars 2016 consid. 1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.2.</b> Selon l'art. 81 al. 1 let. a et b ch. 5 LTF, la partie plaignante qui a participé à la procédure de dernière instance cantonale est habilitée à recourir au Tribunal fédéral, si la décision attaquée peut avoir des effets sur le jugement de ses prétentions civiles. Constituent de telles prétentions celles qui sont fondées sur le droit civil et doivent en conséquence être déduites ordinairement devant les tribunaux civils. Il s'agit principalement des prétentions en réparation du dommage et du tort moral au sens des <span class="artref">art. 41 ss CO</span>. </div> <div class="para">Dans son recours, le recourant reproche à la cour cantonale de lui avoir refusé ses prétentions civiles (<span class="artref">art. 122 CPP</span>), correspondant à une séance avec un conseiller psychosocial pour un montant de 200 fr., payé par son employeur mais qu'il soutient devoir rembourser. Il y a ainsi lieu d'admettre qu'il dispose de la qualité pour recourir et d'entrer en matière. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.3.</b> L'intimé relève l'absence d'indication de domicile du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.3.1.</b> Selon l'<span class="artref">art. 39 al. 1 LTF</span>, les parties sont tenues d'indiquer au Tribunal fédéral leur domicile ou leur siège. Cette indication sert en particulier à déterminer l'adresse à laquelle les envois du Tribunal fédéral peuvent être notifiés (arrêt 6B_984/2015 du 8 octobre 2015 consid. 6; FLORENCE AUBRY GIRARDIN, Commentaire de la LTF, 3e éd., 2022, n° 5 ad <span class="artref">art. 39 LTF</span>). </div> <div class="para">Le domicile au sens de l'<span class="artref">art. 39 al. 1 LTF</span> ne se recoupe donc pas forcément avec la notion juridique de domicile visée par l'<span class="artref">art. 23 CC</span> ou de siège au sens de l'<span class="artref">art. 56 CC</span> (AUBRY GIRARDIN, <i>op. cit.</i>, n° 5 ad <span class="artref">art. 39 LTF</span>). Le Tribunal fédéral considère ainsi comme valable la notification faite par ses soins à l'adresse fournie par le destinataire, sans qu'il soit vérifié qu'il s'agisse du domicile ou du siège légal de l'intéressé (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-IV-228%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page228">ATF 139 IV 228</a> consid. 1.1 et 1.2). </div> <div class="para">Selon la jurisprudence, dès lors que le destinataire a le droit d'indiquer une autre adresse de notification que son domicile ou sa résidence habituelle, il a le droit que les notifications se fassent à l'adresse communiquée (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-IV-228%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page228">ATF 139 IV 228</a> consid. 1.2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F101-IA-332%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page332">101 Ia 332</a>; cf. également BOHNET/BRÜGGER, La notification en procédure civile suisse, RDS 129/2010 p. 307; YVES DONZALLAZ, Loi sur le Tribunal fédéral, Commentaire, 2008, p. 322 n° 665). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.3.2.</b> Si la partie agit par l'entremise d'un avocat (ou d'un mandataire autorisé), la jurisprudence considère que les exigences de l'<span class="artref">art. 39 al. 1 LTF</span> sont remplies, même si la partie ne mentionne pas son propre domicile ou son siège (AUBRY GIRARDIN, <i>op. cit.</i>, n° 8 ad <span class="artref">art. 39 LTF</span>; cf. arrêt 5A_900/2014 du 29 mai 2015 consid. 1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.3.3.</b> En l'espèce, il est expressément mentionné en première page de l'acte de recours que le recourant fait élection de domicile en l'Étude de son avocat, ce qui suffit au regard de l'<span class="artref">art. 39 al. 1 LTF</span> (cf. arrêt 5A_900/2014 précité consid. 1 et la référence citée). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Le recourant invoque une violation de l'<span class="artref">art. 433 CP</span> et de l'interdiction du formalisme excessif (<span class="artref">art. 29 al. 1 Cst.</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.1.</b> Aux termes de l'<span class="artref">art. 433 al. 1 CPP</span>, la partie plaignante peut demander au prévenu une juste indemnité pour les dépenses obligatoires occasionnées par la procédure si elle obtient gain de cause (let. a) ou si le prévenu est astreint au paiement des frais conformément à l'<span class="artref">art. 426 al. 2 CPP</span> (let. b). Selon l'al. 2, la partie plaignante adresse ses prétentions à l'autorité pénale; elle doit les chiffrer et les justifier. Si elle ne s'acquitte pas de cette obligation, l'autorité pénale n'entre pas en matière sur la demande. La partie plaignante obtient gain de cause au sens de l'<span class="artref">art. 433 al. 1 CPP</span> si les prétentions civiles sont admises et/ou lorsque le prévenu est condamné. Dans ce dernier cas, la partie plaignante peut être indemnisée pour les frais de défense privée en relation avec la plainte pénale (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-IV-102%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page102">ATF 139 IV 102</a> consid. 4.1 et 4.3). La juste indemnité, notion qui laisse un large pouvoir d'appréciation au juge, couvre ainsi les dépenses et les frais nécessaires pour faire valoir le point de vue de la partie plaignante dans la procédure pénale. Il s'agit en premier lieu des frais d'avocat (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-IV-102%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page102">ATF 139 IV 102</a> consid. 4.1; arrêts 6B_284/2022 du 16 novembre 2022; 6B_483/2020 du 13 octobre 2020 consid. 3.1; 6B_47/2017 du 13 décembre 2017 consid. 1.1 non publié dans l'<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-IV-495%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page495">ATF 143 IV 495</a>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.2.</b> La cour cantonale a retenu que l'on ne pouvait pas déduire de la jurisprudence du Tribunal fédéral que, lorsque l'ensemble des frais encourus par l'employé avait été payé par l'employeur, comme c'était le cas dans la présente procédure, l'employé pouvait prétendre au versement d'une indemnité. Selon la cour cantonale, cela reviendrait à prescrire une double couverture des frais de procédure. La situation aurait pu être différente dans le cas où l'employé se serait engagé contractuellement auprès de son employeur à lui rétrocéder les indemnités perçues. Or, en l'espèce, un tel engagement n'avait pas été pris. Interrogé à ce sujet par le premier juge, le recourant avait indiqué que les honoraires de son conseil étaient payés par son employeur. </div> <div class="para">La cour cantonale a dès lors conclu qu'aucune indemnité au sens de l'<span class="artref">art. 433 CPP</span> ne serait accordée au recourant et a confirmé le jugement de première instance. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.3.</b> Le recourant soutient que, dans sa jurisprudence, le Tribunal fédéral a à plusieurs reprises considéré que la prise en charge des coûts par un employeur ou une assurance ne justifiait pas le refus de l'octroi d'une indemnité. Il soutient également que le fait de conditionner le droit aux indemnités à un document l'obligeant à rembourser à son employeur reviendrait à supprimer sans cause le droit de la partie plaignante à une juste indemnité pour les dépenses occasionnées par les actes du condamné. En tout état de cause, il soutient que la cour cantonale a arbitrairement retenu qu'il n'avait aucune obligation de rembourser les montants payés à son employeur. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.4.</b> Le Tribunal fédéral s'est déjà penché sur la question de l'indemnisation des frais de défense payés par un tiers. Par rapport à la prise en charge des frais par une assurance de protection juridique, le Tribunal fédéral a jugé que le refus d'indemniser le prévenu en cas de classement au seul motif qu'il dispose d'une assurance de protection juridique est contraire à l'<span class="artref">art. 429 al. 1 let. a CPP</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-IV-42%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page42">ATF 142 IV 42</a> consid. 2.3 s., JdT 2016 IV p. 280 avec références; cf. pour le droit des assurances sociales <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-V-473%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page473">ATF 135 V 473</a> consid. 3 et 122 V 278 consid. 3.e.aa; cf. pour le droit civil <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F117-IA-295%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page295">ATF 117 Ia 295</a> consid. 3; arrêt 6B_997/2020 du 18 novembre 2021 consid. 3.7). En concluant une police d'assurance et en acquittant les primes correspondantes, l'assuré se prémunit uniquement contre le risque lié aux coûts qui sont portés à sa charge et non pas à ceux qui incombent à sa partie adverse. La situation n'est pas différente lorsque le risque lié aux coûts est couvert par une assurance responsabilité civile, par un syndicat ou par une autre organisation. Dans le cas où la partie obtenant gain de cause est au bénéfice de l'assistance judiciaire gratuite, la partie qui succombe n'est d'ailleurs pas non plus dispensée de verser une indemnité au titre de dépens (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-IV-42%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page42">ATF 142 IV 42</a> consid. 2.3). Au vu de cette jurisprudence, le Tribunal fédéral a retenu que le fait que l'employeur d'un prévenu couvre ses frais de défense n'empêche pas l'octroi d'une indemnité pour les dépenses occasionnées par l'exercice raisonnable de ses droits de procédure (arrêt 6B_695/2017 précité consid. 3.3.2; cf. aussi arrêt 6B_997/2020 précité consid. 3.7). </div> <div class="para">Dans un autre arrêt récent, le Tribunal fédéral a jugé qu'il en allait de même pour les frais de défense pris en charge par le père du recourant. Il a réitéré, d'une part, que l'indemnisation des frais de défense ne doit pas être refusée au motif que les frais de défense ont été payés par une tierce personne et, d'autre part, que l'indemnisation des frais de défense payés par une tierce personne ne dépend pas non plus du fait que la tierce personne a réclamé à l'accusé le remboursement des frais encourus (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-IV-42%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page42">ATF 142 IV 42</a> consid. 2; cf. arrêts 6B_997/2020 précité consid. 3.7; 6B_695/2017 précité consid. 3.3.2). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.5.</b> Selon la jurisprudence, les dépenses occasionnées par la procédure n'entrent pas dans les prétentions tendant notamment à la réparation du dommage, mais sont spécialement réglées par l'<span class="artref">art. 433 CPP</span>, qui ne concerne donc pas un poste du dommage de la partie plaignante, mais s'attache au remboursement de ses débours (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-IV-495%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page495">ATF 143 IV 495</a> consid. 2.2.4 et les références citées). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.6.</b> Comme le retient la cour cantonale, la jurisprudence établie à l'aune de l'<span class="artref">art. 429 CPP</span> est applicable à l'indemnisation de la partie plaignante, le fondement juridique de ces deux dispositions étant le même (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-IV-495%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page495">ATF 143 IV 495</a> consid. 2.2.4). </div> <div class="para">Or, comme le relève le recourant, la jurisprudence n'a pas posé comme condition à l'octroi d'une indemnité fondée sur l'<span class="artref">art. 429 al. 1 let. a CPP</span> au prévenu, dont l'employeur couvre les frais de défense, qu'il se soit engagé à rétrocéder à son employeur son indemnité (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-IV-42%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page42">ATF 142 IV 42</a> consid. 2; arrêt 6B_695/2017 précité consid. 3.3.2). Dans l'arrêt 6B_695/2017, où il s'agissait du paiement des dépenses pour les frais de défense d'un policier, lesquels étaient couverts par son employeur, l'État de Vaud (cf. arrêt 6B_695/2017 précité consid. 1.2 et 3.3.2), le Tribunal fédéral a jugé que le fait que l'employeur couvrait les frais de défense n'empêchait pas l'octroi d'une indemnité. Il s'ensuit qu'en l'espèce, contrairement à ce qu'a retenu la cour cantonale, le fait que les frais de procédure du recourant ont été, le cas échéant, payés par son employeur ne dispense pas l'intimé de verser une indemnité au titre de dépens. </div> <div class="para">Le grief du recourant s'avère en conséquence fondé et le recours doit être admis sur ce point. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.7.</b> S'agissant du montant des prétentions du recourant, l'intimé conclut, dans ses déterminations, à ce que celles-ci soient réduites "de moitié au moins", car elles seraient considérablement trop élevées par rapport aux faits de peu d'importance qui lui sont reprochés. </div> <div class="para">La cour cantonale n'a nullement examiné la question du tarif horaire et du temps consacré à l'affaire par l'avocat du recourant. Il n'appartient pas au Tribunal fédéral d'examiner cette question pour la première fois (cf. <span class="artref">art. 80 al. 1 LTF</span>), de sorte qu'il y a lieu de renvoyer la cause à l'instance précédente pour qu'elle détermine le montant de l'indemnité. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le recourant se plaint d'une violation de l'<span class="artref">art. 122 CPP</span>. Il reproche à la cour cantonale d'avoir retenu que le remboursement des services psycho-sociaux n'était pas dû, faute de dommage. Selon lui, une telle décision a pour conséquence que le dommage découlant directement de l'infraction n'est pas réparé par l'intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.1.</b> Aux termes de l'<span class="artref">art. 122 al. 1 CPP</span>, en qualité de partie plaignante, le lésé peut faire valoir des conclusions civiles déduites de l'infraction par adhésion à la procédure pénale. La plupart du temps, le fondement juridique des prétentions civiles réside dans les règles relatives à la responsabilité civile des <span class="artref">art. 41 ss CO</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F148-IV-432%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page432">ATF 148 IV 432</a> consid. 3.1.2; arrêt 6B_421/2022 du 13 février 2023 consid. 6.1). La partie plaignante peut ainsi réclamer la réparation de son dommage (art. 41 à 46 CO) et l'indemnisation de son tort moral (<span class="artref"><artref id="CH/220/47" type="start"></artref>art. 47 et 49 CO</span><artref id="CH/220/49" type="end"></artref>), dans la mesure où ceux-ci découlent directement de la commission de l'infraction reprochée au prévenu (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F148-IV-432%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page432">ATF 148 IV 432</a> consid. 3.1.2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-IV-495%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page495">143 IV 495</a> consid. 2.2.4 p. 499; arrêt 6B_421/2022 précité consid. 6.1 et les arrêts cités). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.2.</b> Celui qui cause, d'une manière illicite, un dommage à autrui, soit intentionnellement, soit par négligence ou imprudence, est tenu de le réparer (<span class="artref">art. 41 al. 1 CO</span>). La responsabilité délictuelle instituée par l'<span class="artref">art. 41 CO</span> suppose que soient réalisées cumulativement les quatre conditions suivantes: un acte illicite, une faute de l'auteur, un dommage et un rapport de causalité (naturelle et adéquate) entre l'acte fautif et le dommage (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F132-III-122%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page122">ATF 132 III 122</a> consid. 4.1 et les références; cf. arrêt 6B_807/2021 du 7 juin 2022 consid. 11.3.1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.3.</b> La preuve du dommage incombe au demandeur (<span class="artref">art. 42 al. 1 CO</span>). Ce n'est que lorsque le montant exact du dommage ne peut être établi que le juge le détermine équitablement, en considération du cours ordinaire des choses et des mesures prises par le lésé (<span class="artref">art. 42 al. 2 CO</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-IV-237%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page237">ATF 142 IV 237</a> consid. 1.3.1). L'allègement du fardeau de la preuve prévu par l'<span class="artref">art. 42 al. 2 CO</span> doit être appliqué de manière restrictive (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-IV-237%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page237">ATF 142 IV 237</a> consid. 1.3.1). Il n'entre en ligne de compte que si le préjudice est très difficile, voire impossible, à établir, si les preuves nécessaires font défaut ou si l'administration de celles-ci ne peut raisonnablement être exigée du lésé (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-III-155%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page155">ATF 144 III 155</a> consid. 2.3; arrêts 6B_807/2021 précité consid. 11.3.2; 4A_431/2015 du 19 avril 2016 consid. 5.1.2; 4A_396/2015 du 9 février 2016 consid. 6.1). </div> <div class="para">Dire s'il y a eu dommage et quelle en est la quotité constitue une question de fait qui lie le Tribunal fédéral (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>; arrêts 6B_807/2021 précité consid. 11.3.2; 6B_928/2014 du 10 mars 2016 consid. 4.1.3 non publié aux <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-IV-163%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page163">ATF 142 IV 163</a>), à moins que les constatations de l'autorité précédente n'aient été établies de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'<span class="artref">art. 95 LTF</span> (art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF), soit, pour l'essentiel, de façon arbitraire (<span class="artref">art. 9 Cst.</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-IV-241%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page241">ATF 143 IV 241</a> consid. 2.3.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F141-IV-369%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page369">ATF 141 IV 369</a> consid. 6.3). C'est en revanche une question de droit (<span class="artref">art. 106 al. 1 LTF</span>) que de dire si la notion juridique du dommage a été méconnue et de déterminer si l'autorité cantonale s'est fondée sur des principes de calcul admissibles pour le fixer (arrêts 6B_807/2021 précité consid. 11.3.2; 6B_928/2014 du 10 mars 2016 consid. 4.1.2 non publié aux <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-IV-163%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page163">ATF 142 IV 163</a>). Lorsque les conditions d'application de l'<span class="artref">art. 42 al. 2 CO</span> sont réunies, l'estimation du dommage repose sur le pouvoir d'apprécier les faits; elle relève donc également de la constatation des faits (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.03.2023&amp;to_date=10.04.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F126-III-388%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page388">ATF 126 III 388</a> consid. 8a) et lie aussi le Tribunal fédéral, sous réserve d'arbitraire (arrêts 6B_807/2021 précité consid. 11.3.2; 6B_814/2017 du 9 mars 2018 consid. 1.1.3; 6B_928/2014 précité consid. 4.1.3). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.4.</b> En l'espèce, on comprend du dossier que le recourant conclut à ce que l'intimé lui verse la somme de 200 fr. avec intérêts à 5 % dès le 15 mars 2019, à titre de dommage pour le soutien psychosocial dispensé par C.________, psychologue, dont il a bénéficié le 8 février 2019. </div> <div class="para">Il ressort des faits de l'arrêt attaqué qui lient le Tribunal fédéral (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>) que la facture de cette séance a été adressée au Service du stationnement de la Fondation des parkings et payée par celui-ci (cf. arrêt attaqué, p. 3) et que ce soutien était un service mis à disposition des employés. Il ne ressort en revanche pas de l'arrêt attaqué que le recourant doit rembourser ce montant, sans que le recourant ne démontre l'arbitraire de l'omission de cet élément. Il s'ensuit que le recourant n'a pas subi de dommage. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.5.</b> Dans ces conditions, la cour cantonale n'a pas versé dans l'arbitraire ni violé le droit fédéral en considérant que la condition du dommage faisant défaut, la prétention civile n'était pas fondée. Le grief est rejeté dans la mesure où il est recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le recours doit être partiellement admis (cf. <i>supra</i> consid. 2), l'arrêt attaqué annulé et la cause renvoyée à la cour cantonale afin qu'elle statue sur l'indemnité au sens de l'<span class="artref">art. 433 CPP</span>. Pour le reste, il doit être rejeté dans la mesure où il est recevable. </div> <div class="para">Le recourant, qui obtient partiellement gain de cause, supportera une partie des frais judiciaires, de même que l'intimé B.________, qui a conclu au rejet du recours et succombe partiellement (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). Le recourant peut prétendre à une indemnité de dépens réduite pour la procédure à la charge du canton de Genève. Les dépens sont compensés entre le recourant et l'intimé B.________ (<span class="artref">art. 68 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b> Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est partiellement admis. L'arrêt attaqué est annulé et la cause est renvoyée à l'autorité cantonale pour nouvelle décision. Pour le surplus, le recours est rejeté dans la mesure où il est recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 3'000 fr., sont mis à la charge du recourant et de l'intimé B.________, par moitié chacun. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Une indemnité de 1'000 fr., à verser au recourant à titre de dépens, est mise à la charge du canton de Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Les dépens sont compensés entre le recourant et l'intimé B.________. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et à la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre pénale d'appel et de révision. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 29 mars 2023 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Cour de droit pénal </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente : Jacquemoud-Rossari </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : Thalmann </div> </div></body></html>