<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2C_428/2010 </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 14 juillet 2010 </div> <div class="para">IIe Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge Zünd, Président. </div> <div class="para">Greffière: Mme Charif Feller. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">1. A.X.________, </div> <div class="para">2. B.X.________, </div> <div class="para">recourants, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Service de la population et des migrants du canton de Fribourg, Les Portes-de-Fribourg, route d'Englisberg 9-11, 1763 Granges-Paccot. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Autorisation de séjour; regroupement familial, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal cantonal du canton de Fribourg, Ière Cour administrative, du 24 mars 2010. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant: </div> <div class="para">que, suite à son mariage conclu le 13 mai 2005 avec A.X.________ (recourant), ressortissant suisse, B.X.________ (recourante), ressortissante camerounaise, a été mise au bénéfice d'une autorisation de séjour régulièrement renouvelée, </div> <div class="para">que, le 11 août 2005, les époux ont déposé une demande de regroupement familial en faveur de C.________, fille cadette de B.X.________, née en 1991 au Cameroun, </div> <div class="para">que, le 13 décembre 2005, le Service de la population et des migrants du canton de Fribourg a rejeté ladite requête, </div> <div class="para">que ladite décision du 13 décembre 2005 a été confirmée par le Tribunal cantonal du canton de Fribourg le 26 avril 2006, avant d'entrer en force, </div> <div class="para">que, le 7 septembre 2006, A.X.________ a adopté C.________ au Cameroun, </div> <div class="para">que, par décision du 31 juillet 2007, le Service de l'Etat civil et des naturalisations du canton de Fribourg a refusé de transcrire l'adoption de la fille de la recourante dans les registres suisses, décision confirmée le 4 juin 2008 par le Tribunal cantonal, puis le 5 décembre 2008 par le Tribunal fédéral (arrêt 5A_447/2008), </div> <div class="para">que, par décision du 12 juin 2009, le Service de la population et des migrants du canton de Fribourg a rejeté la nouvelle demande de regroupement familial déposée en faveur de la fille de la recourante, devenue majeure durant la procédure, </div> <div class="para">que, par arrêt du 24 mars 2010, la Ière Cour administrative du Tribunal cantonal du canton de Fribourg a rejeté le recours des époux contre la décision précitée du 12 juin 2009, </div> <div class="para">qu'agissant par la voie d'un recours, A.X.________ et B.X.________ demandent au Tribunal fédéral, en substance, d'admettre leur recours, de renvoyer le dossier au Tribunal cantonal pour nouvelle décision ou de statuer lui-même, </div> <div class="para">que, s'agissant de la question de la reconnaissance de l'adoption à l'étranger de la fille de la recourante par le conjoint de celle-ci, l'arrêt du Tribunal fédéral 5A_447/2008 du 5 décembre 2008, qui a acquis force de chose jugée le jour où il a été prononcé (<span class="artref">art. 61 LTF</span>), a rejeté dans la mesure de sa recevabilité le recours de l'époux et déclaré irrecevable le recours de l'épouse contre l'arrêt du Tribunal cantonal fribourgeois du 30 juin 2009 qui avait dénié aux autorités camerounaises la compétence à raison du lieu pour prononcer ladite adoption, </div> <div class="para">que, dès lors, le recourant ne saurait prétendre comme il le fait qu'il est le père (adoptif) de la fille de la recourante, </div> <div class="para">que, selon l'<span class="artref">art. 83 let</span>. c LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions en matière de droit des étrangers qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit (ch. 2), </div> <div class="para">que les recourants ne peuvent se prévaloir d'aucune norme du droit fédéral - tel l'<span class="artref">art. 7 Cst.</span> (dignité humaine) - ou du droit international leur accordant le droit de prétendre à l'octroi d'une autorisation de séjour en faveur de la fille de la recourante, </div> <div class="para">qu'en particulier et contrairement à ce que soutiennent les recourants, un tel droit ne découle pas de l'art. 42 al. 1 LEtr (cf. arrêt du Tribunal fédéral 2C_537/2009 du 31 mars 2010 consid. 2.2.2.) ni des directives fédérales qui ne constituent pas des dispositions de droit fédéral au sens de l'<span class="artref">art. 83 let</span>. c ch. 2 LTF (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=26&amp;from_date=08.07.2010&amp;to_date=27.07.2010&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F131-V-42%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page42">ATF 131 V 42</a> consid. 2.3 p. 45-46), </div> <div class="para">que les recourants ne peuvent pas non plus déduire un droit à l'octroi d'une autorisation de séjour de l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span> (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=26&amp;from_date=08.07.2010&amp;to_date=27.07.2010&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F129-II-11%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page11">ATF 129 II 11</a> consid. 2 p. 13), dès lors que la fille de la recourante est aujourd'hui majeure, ni de la Convention du 20 novembre 1989 relative aux droits de l'enfant (CDE; RS 0.107) qui s'applique exclusivement aux mineurs (cf. <span class="artref">art. 1 CDE</span>), </div> <div class="para">que, partant, l'arrêt attaqué ne peut faire l'objet d'un recours en matière de droit public (<span class="artref">art. 83 let</span>. c ch. 2 LTF), seul le recours constitutionnel subsidiaire (<span class="artref">art. 113 ss LTF</span>) pouvant en principe être formé pour violation des droits constitutionnels (<span class="artref">art. 116 LTF</span>), </div> <div class="para">que le Tribunal fédéral n'examine la violation de droits fondamentaux que si ce grief a été invoqué et motivé (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que, dans la mesure où les recourants invoquent de manière générale la violation de la constitution fribourgeoise et qu'ils se contentent d'énumérer plusieurs dispositions de la constitution suisse (art. 8, 11, 13 et 14 Cst.), leur recours ne satisfait pas aux exigences de motivation qualifiées prévues dans la loi (cf. <span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>; cf. arrêt 5A_447/2008 du 5 décembre 2008 précité, consid. 2.2 et 5), </div> <div class="para">que, par ailleurs, la protection contre l'arbitraire (<span class="artref">art. 9 Cst.</span>), également invoquée par les recourants, ne confère pas à elle seule une position juridique protégée au sens de l'<span class="artref">art. 115 let. b LTF</span> (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=26&amp;from_date=08.07.2010&amp;to_date=27.07.2010&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-I-185%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page185">ATF 133 I 185</a> consid. 6.1 et 6.3 p. 197 s.) et, partant, la qualité pour former un recours constitutionnel subsidiaire, </div> <div class="para">qu'en particulier, les recourants ne peuvent faire valoir l'arbitraire dans la constatation des faits, </div> <div class="para">qu'il en est également ainsi s'agissant du grief relatif à la dignité humaine, cette norme ne conférant pas un droit à une autorisation de séjour (voir ci-avant le considérant concernant le recours en matière de droit public), </div> <div class="para">que, partant, le recours est également irrecevable comme recours constitutionnel subsidiaire, </div> <div class="para">que le présent recours, qui est irrecevable (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/108/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/a" type="start"></artref>art. 108 al. 1 let. a et b LTF</span><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/108/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/b" type="end"></artref>), doit être traité selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 108 LTF</span>, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner un échange d'écritures (<span class="artref">art. 102 LTF</span>), </div> <div class="para">que, succombant, les recourants supporteront les frais judiciaires, solidairement entre eux (<span class="artref">art. 66 al. 1 1</span>ère phrase et al. 5 LTF; <span class="artref">art. 65 LTF</span>), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">par ces motifs, le Président prononce: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 800 fr., sont mis à la charge des recourants, solidairement entre eux. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux recourants, au Service de la population et des migrants du canton de Fribourg, au Tribunal cantonal du canton de Fribourg, Ière Cour administrative, et à l'Office fédéral des migrations. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 14 juillet 2010 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">Le Président: La Greffière: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Zünd Charif Feller </div> </div></body></html>