{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2023-12-12", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20231212-71522-17_2023-12-12.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20231212_71522_17:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "65ffe1fcfbe858139fb1f7af0aec7459"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20231212_71522_17", "Kazimir c. Suisse"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 12.12.2023 20231212_71522_17 (Kazimir c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 12.12.2023 20231212_71522_17 (Kazimir c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 12.12.2023 20231212_71522_17 (Kazimir c. Suisse)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>SUISSE: Art. 8 CEDH. Surveillance secr\u00e8te d'un assur\u00e9 par des d\u00e9tectives priv\u00e9s mandat\u00e9s par une compagnie d'assurance-accidents dans divers lieux publics et priv\u00e9s. Selon la Cour, la nature permanente des photos et des enregistrements ainsi que leur usage ult\u00e9rieur dans le cadre d'un litige en mati\u00e8re d'assurances peuvent passer pour le traitement et la collecte de donn\u00e9es \u00e0 caract\u00e8re personnel concernant le requ\u00e9rant, ce qui constitue une ing\u00e9rence dans sa vie priv\u00e9e.\nLa mesure de surveillance \u00e9tait fond\u00e9e sur l'art. 43 LPGA qui pr\u00e9voit que les assureurs sont autoris\u00e9s \u00e0 prendre d'office les mesures d'instruction n\u00e9cessaires et \u00e0 recueillir les informations dont ils ont besoin. Dans une pr\u00e9c\u00e9dente affaire, Vukota-Boji\u0107, la Cour avait d\u00e9j\u00e0 conclu que la surveillance dans le cadre de l'assurance-accidents n'\u00e9tait pas pr\u00e9vue par la loi, celle-ci \u00e9tant insuffisamment pr\u00e9cise quant \u00e0 l'\u00e9tendue et aux modalit\u00e9s d'exercice du pouvoir discr\u00e9tionnaire conf\u00e9r\u00e9 aux compagnies d'assurances, agissant en tant qu'autorit\u00e9s publiques dans le cadre de litiges en mati\u00e8re d'assurances, pour faire surveiller secr\u00e8tement des assur\u00e9s. La Cour avait relev\u00e9 que la l\u00e9gislation ne comportait pas de garanties suffisantes contre les abus.\nPour ces motifs, la Cour estime que l'ing\u00e9rence dans l'exercice par le requ\u00e9rant des droits garantis par l'art. 8 CEDH n'\u00e9tait pas pr\u00e9vue par la loi (ch. 8-20).\nConclusion: violation de l'art. 8 CEDH.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n(4. Quartalsbericht 2023)\nRecht auf Achtung des Privatlebens (Art. 8 EMRK); Invalidit\u00e4tsrente, heimliche \u00dcberwachung durch beauftragte Privatdetektive.\nDie F\u00e4lle betreffen die Aufhebung der Invalidit\u00e4tsrenten des Beschwerdef\u00fchrers (Nr. 71522/17), seine strafrechtliche Verurteilung wegen Versicherungsbetrugs (Nr. 47646/19) und die R\u00fcckzahlung der Renten (Nr. 61114/19), die aus seiner verdeckten \u00dcberwachung durch Privatdetektive, die von der Versicherungsgesellschaft beauftragt wurden, hervorgegangen waren und seine beruflichen T\u00e4tigkeiten offengelegt hatten. Der Beschwerdef\u00fchrer berief sich auf Artikel 8 EMRK und beschwerte sich dar\u00fcber, dass die von Privatdetektiven durchgef\u00fchrte \u00dcberwachung ohne gesetzliche Grundlage im Rahmen der verschiedenen Verfahren ber\u00fccksichtigt wurde. Unter Verweis auf seine Schlussfolgerungen im Urteil Vukota-Boji\u0107 gegen die Schweiz vom 18. Oktober 2016, Nr. 61838/10, gelangte der Gerichtshof zu der Auffassung, dass der Eingriff in die Aus\u00fcbung der in Artikel 8 EMRK garantierten Rechte durch den Beschwerdef\u00fchrer nicht im Gesetz vorgesehen war. Die Regierung, welche nicht bestritt, dass die \u00dcberwachung des Beschwerdef\u00fchrers nicht gesetzlich vorgesehen war, gab an, dass die entsprechenden gesetzlichen Bestimmungen 2019 ge\u00e4ndert wurden, um den Schlussfolgerungen des oben genannten Urteils Rechnung zu tragen. Verletzung von Artikel 8 EMRK (einstimmig). Beschwerde im \u00dcbrigen unzul\u00e4ssig (einstimmig)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>SUISSE: Art. 8 CEDH. Surveillance secr\u00e8te d'un assur\u00e9 par des d\u00e9tectives priv\u00e9s mandat\u00e9s par une compagnie d'assurance-accidents dans divers lieux publics et priv\u00e9s. Selon la Cour, la nature permanente des photos et des enregistrements ainsi que leur usage ult\u00e9rieur dans le cadre d'un litige en mati\u00e8re d'assurances peuvent passer pour le traitement et la collecte de donn\u00e9es \u00e0 caract\u00e8re personnel concernant le requ\u00e9rant, ce qui constitue une ing\u00e9rence dans sa vie priv\u00e9e.\nLa mesure de surveillance \u00e9tait fond\u00e9e sur l'art. 43 LPGA qui pr\u00e9voit que les assureurs sont autoris\u00e9s \u00e0 prendre d'office les mesures d'instruction n\u00e9cessaires et \u00e0 recueillir les informations dont ils ont besoin. Dans une pr\u00e9c\u00e9dente affaire, Vukota-Boji\u0107, la Cour avait d\u00e9j\u00e0 conclu que la surveillance dans le cadre de l'assurance-accidents n'\u00e9tait pas pr\u00e9vue par la loi, celle-ci \u00e9tant insuffisamment pr\u00e9cise quant \u00e0 l'\u00e9tendue et aux modalit\u00e9s d'exercice du pouvoir discr\u00e9tionnaire conf\u00e9r\u00e9 aux compagnies d'assurances, agissant en tant qu'autorit\u00e9s publiques dans le cadre de litiges en mati\u00e8re d'assurances, pour faire surveiller secr\u00e8tement des assur\u00e9s. La Cour avait relev\u00e9 que la l\u00e9gislation ne comportait pas de garanties suffisantes contre les abus.\nPour ces motifs, la Cour estime que l'ing\u00e9rence dans l'exercice par le requ\u00e9rant des droits garantis par l'art. 8 CEDH n'\u00e9tait pas pr\u00e9vue par la loi (ch. 8-20).\nConclusion: violation de l'art. 8 CEDH.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n(4\u00e8me rapport trimestriel 2023) Droit au respect de la vie priv\u00e9e (article 8 CEDH) ; pension d'invalidit\u00e9, surveillance secr\u00e8te par des d\u00e9tectives priv\u00e9s mandat\u00e9s. Les affaires concernent la r\u00e9vocation des pensions d'invalidit\u00e9 du requ\u00e9rant (no 71522/17), sa condamnation p\u00e9nale pour fraude \u00e0 l'assurance (no 47646/19) et le remboursement des pensions (no 61114/19) r\u00e9sultant de sa surveillance secr\u00e8te par des d\u00e9tectives priv\u00e9s mandat\u00e9s par la compagnie d'assurance ayant fait \u00e9tat de ses activit\u00e9s professionnelles. Invoquant l'article 8 CEDH, le requ\u00e9rant se plaignait de la prise en compte, dans les diff\u00e9rentes proc\u00e9dures, de la surveillance faite par les d\u00e9tectives priv\u00e9s sans base l\u00e9gale. Rappelant ses conclusions dans l'arr\u00eat Vukota-Boji\u0107 c. Suisse du 18 octobre 2016, no 61838/10, la Cour a conclu que l'ing\u00e9rence dans l'exercice par le requ\u00e9rant des droits garantis par l'article 8 n'\u00e9tait pas pr\u00e9vue par la loi. Le Gouvernement, ne contestant pas que la surveillance du requ\u00e9rant n'\u00e9tait pas pr\u00e9vue par la loi, a indiqu\u00e9 que les dispositions l\u00e9gales en question ont \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9es en 2019 pour tenir compte des conclusions de l'arr\u00eat susmentionn\u00e9.\nViolation de l'article 8 CEDH (unanimit\u00e9). Requ\u00eate irrecevable pour le surplus (unanimit\u00e9)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>SUISSE: Art. 8 CEDH. Surveillance secr\u00e8te d'un assur\u00e9 par des d\u00e9tectives priv\u00e9s mandat\u00e9s par une compagnie d'assurance-accidents dans divers lieux publics et priv\u00e9s. Selon la Cour, la nature permanente des photos et des enregistrements ainsi que leur usage ult\u00e9rieur dans le cadre d'un litige en mati\u00e8re d'assurances peuvent passer pour le traitement et la collecte de donn\u00e9es \u00e0 caract\u00e8re personnel concernant le requ\u00e9rant, ce qui constitue une ing\u00e9rence dans sa vie priv\u00e9e.\nLa mesure de surveillance \u00e9tait fond\u00e9e sur l'art. 43 LPGA qui pr\u00e9voit que les assureurs sont autoris\u00e9s \u00e0 prendre d'office les mesures d'instruction n\u00e9cessaires et \u00e0 recueillir les informations dont ils ont besoin. Dans une pr\u00e9c\u00e9dente affaire, Vukota-Boji\u0107, la Cour avait d\u00e9j\u00e0 conclu que la surveillance dans le cadre de l'assurance-accidents n'\u00e9tait pas pr\u00e9vue par la loi, celle-ci \u00e9tant insuffisamment pr\u00e9cise quant \u00e0 l'\u00e9tendue et aux modalit\u00e9s d'exercice du pouvoir discr\u00e9tionnaire conf\u00e9r\u00e9 aux compagnies d'assurances, agissant en tant qu'autorit\u00e9s publiques dans le cadre de litiges en mati\u00e8re d'assurances, pour faire surveiller secr\u00e8tement des assur\u00e9s. La Cour avait relev\u00e9 que la l\u00e9gislation ne comportait pas de garanties suffisantes contre les abus.\nPour ces motifs, la Cour estime que l'ing\u00e9rence dans l'exercice par le requ\u00e9rant des droits garantis par l'art. 8 CEDH n'\u00e9tait pas pr\u00e9vue par la loi (ch. 8-20).\nConclusion: violation de l'art. 8 CEDH.\n<br> Sintesi dell'UFG\n(4\u00b0 rapporto trimestriale 2023) Diritto al rispetto della vita privata (art. 8 CEDU); rendita d'invalidit\u00e0, sorveglianza segreta da parte di investigatori privati incaricati. Le cause riguardano la revoca delle rendite d'invalidit\u00e0 del ricorrente (n. 71522/17), la sua condanna penale per frode assicurativa (n. 47646/19) e il rimborso delle rendite percepite (n. 61114/19); tutti procedimenti basati su quanto emerso dalla sorveglianza segreta delle sue attivit\u00e0 professionali condotta da investigatori privati incaricati dalla compagnia assicurativa. Invocando l'articolo 8 CEDU, il ricorrente ha contestato il fatto che nei procedimenti si fosse tenuto conto della sorveglianza condotta dagli investigatori privati senza una base legale. Facendo riferimento alle sue conclusioni nella sentenza Vukota-Boji\u0107 contro la Svizzera del 18 ottobre 2016 (n. 61838/10), la Corte ha ritenuto che l'ingerenza nell'esercizio, da parte del ricorrente, dei diritti sanciti dall'articolo 8 non era conforme alla legge. Il Governo, senza contestare il fatto che la sorveglianza del ricorrente non era contemplata dalla legge, ha affermato che le relative disposizioni legali erano state modificate nel 2019 per tenere conto delle conclusioni della suddetta sentenza.\nViolazione dell'articolo 8 CEDU (unanimit\u00e0). Per il resto, ricorso irricevibile (unanimit\u00e0)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:29", "Checksum": "ecc6561778efa3618fdc86b729008ca1"}