<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2018-09-04-9C_521-2018.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>9C_521/2018</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 4 septembre 2018</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit social</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mme la Juge fédérale Pfiffner, Présidente. </div> <div class="para">Greffier : M. Berthoud. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève, rue des Gares 12, 1201 Genève, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">représenté par Me Saskia Ditisheim, avocate, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Assurance-invalidité, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre le jugement incident de la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre des assurances sociales, du 27 juin 2018 (A/2128/2018 ATAS/595/2018). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para">que par décision du 23 mai 2018, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après: l'office AI) a supprimé par voie de révision la rente d'invalidité dont bénéficiait A.________ depuis le 1 <sup>er</sup> décembre 1995, au motif que son état de santé s'était amélioré et qu'il avait recouvré une capacité entière de travail, </div> <div class="para">que l'office AI a expressément retiré l'effet suspensif à un éventuel recours, </div> <div class="para">que A.________ a déféré cette décision à la Cour de justice de la République et canton de Genève en concluant notamment à son annulation et à l'octroi de l'effet suspensif à son recours, </div> <div class="para">que le 27 juin 2018, la juridiction cantonale a rendu un arrêt incident dont le dispositif est le suivant: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">"1. Octroie jusqu'au 31 décembre 2018, au sens des considérants, l'effet suspensif au recours A/2128/2018 de Monsieur A.________ contre la suppression de sa rente entière d'invalidité décidée le 23 mai 2018 par l'office de l'assurance-invalidité du canton de Genève. </div> <div class="para">2. Invite ledit office à réexaminer la question de l'octroi de mesures professionnelles à Monsieur A.________ et lui en attribue la compétence, à titre de mesure provisionnelle, en parallèle au déroulement de la procédure. </div> <div class="para">3 à 5 (...) ". </div> <div class="para">que l'office AI interjette un recours en matière de droit public contre ce jugement incident dont il demande l'annulation, et sollicite l'octroi de l'effet suspensif à son recours, </div> <div class="para">que les décisions préjudicielles et incidentes notifiées séparément peuvent faire l'objet d'un recours aux conditions de l'<span class="artref">art. 93 LTF</span>, </div> <div class="para">que le point de savoir si la décision attaquée est ou non susceptible de causer un préjudice irréparable à l'office recourant (cf. <span class="artref">art. 93 al. 1 let. a LTF</span>) peut rester indécise, vu l'issue du litige, </div> <div class="para">que les décisions relatives à l'effet suspensif (ce qui est le cas du ch. 1 du dispositif du jugement attaqué) sont assimilées aux décisions de mesures provisionnelles au sens de l'<span class="artref">art. 98 LTF</span> (par ex. arrêt 9C_242/2013 du 14 mai 2013), </div> <div class="para">que lorsque le recours porte sur une décision de mesures provisionnelles (ch. 1 et 2 du dispositif du jugement entrepris), seule peut être invoquée la violation de droits constitutionnels (<span class="artref">art. 98 LTF</span>; CORBOZ, Commentaire de la LTF, 2 <sup>e</sup> éd., n. 38 ad art. 106), </div> <div class="para">que d'après l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>, le Tribunal fédéral n'examine la violation de droits fondamentaux ainsi que celle de dispositions de droit cantonal et intercantonal que si ce grief a été invoqué et motivé par le recourant, à défaut de quoi il n'est pas entré en matière sur le recours (<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=45&amp;from_date=04.09.2018&amp;to_date=23.09.2018&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-II-192%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page192">ATF 134 II 192</a> consid. 1.5 p. 196, 349 consid. 3 p. 351; SEILER/VON WERDT/GÜNGERICH, op. cit., n. 8 ad art. 106), </div> <div class="para">que cette disposition reprend le principe du grief (Rügeprinzip) que la pratique relative au recours de droit public avait établi en relation avec l'<span class="artref">art. 90 OJ</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=45&amp;from_date=04.09.2018&amp;to_date=23.09.2018&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-III-393%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page393">ATF 133 III 393</a> consid. 6 p. 397; CORBOZ, op. cit., n. 36 ad art. 106), </div> <div class="para">que la partie recourante doit ainsi désigner de manière précise le droit ou principe constitutionnel concerné et expliquer de façon circonstanciée en quoi ce droit est violé par la décision attaquée et ne saurait se contenter de soulever de vagues griefs ou de renvoyer aux actes cantonaux (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=45&amp;from_date=04.09.2018&amp;to_date=23.09.2018&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-II-244%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page244">ATF 134 II 244</a> consid. 2.2, 133 III 393 consid. 6 p. 397; arrêt 9C_647/0215 du 1 <sup>er</sup> octobre 2015 consid. 4), </div> <div class="para">que lorsqu'il est saisi d'un recours, le Tribunal fédéral n'a donc pas à vérifier de lui-même si l'arrêt entrepris est en tous points conforme au droit et à l'équité, mais il n'examine que les griefs d'ordre constitutionnel invoqués et suffisamment motivés dans l'acte de recours, </div> <div class="para">qu'à cet égard, l'office recourant soutient uniquement que le jugement incident attaqué se révèle contraire au principe de l'interdiction de l'arbitraire, dans la mesure où il n'expose pas quelle base légale lui permettrait d'instruire le droit à des prestations à titre provisionnel dans le cadre d'une procédure judiciaire dont l'objet est précisément la contestation des conclusions sur cet objet, même à considérer la teneur de l'<span class="artref">art. 53 al. 3 LPGA</span> concernant la reconsidération des décisions avant l'envoi du préavis, </div> <div class="para">que par cette argumentation, le recourant ne se prévaut pas de la violation de droits constitutionnels au sens de l'<span class="artref">art. 98 LTF</span>, mais simplement d'une mauvaise application de la LPGA et de son art. 53 al. 3 en particulier, </div> <div class="para">que son recours ne contient dès lors pas de motivation topique portant sur la violation de droits constitutionnels (art. 42 al. 2, 98 et 106 al. 2 LTF), si bien qu'il doit être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref"><artref id="CH/173.110/108/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/a" type="start"></artref>art. 108 al. 1 let. a et b LTF</span><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/108/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/b" type="end"></artref>, </div> <div class="para">que vu le sort de la cause, la requête d'effet suspensif au recours en matière de droit public n'a plus d'objet, </div> <div class="para">que le recourant, qui succombe, supportera les frais de la procédure (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">par ces motifs, la Présidente prononce : </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 300 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties, à la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre des assurances sociales, et à l'Office fédéral des assurances sociales. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lucerne, le 4 septembre 2018 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit social </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente : Pfiffner </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Berthoud </div> </div></body></html>