<h2>SubmittedText<h2><p>À l'heure où la discussion sur l'extrême droite est reprise surtout par les médias, certains milieux, notamment ceux qui, d'habitude, n'ont de cesse de condamner la répression comme un moyen inadapté, exigent un renforcement des interventions policières. Certes, dans certains cas, les mesures de police permettent de lutter contre l'expression des tendances extrémistes, mais la police peut tout au plus s'en prendre aux symptômes ; elle ne peut s'attaquer aux causes de l'extrémisme, ni diminuer l'attrait des groupements extrémistes pour de nombreux jeunes.</p><p>Si l'on veut vraiment obtenir un résultat, il faut attaquer le mal à la racine, qu'il s'agisse d'extrémisme de droite ou de gauche. Mais pour ce faire, il faut en connaître les origines. Le débat d'aujourd'hui se fonde essentiellement sur des suppositions, et pose plus de questions qu'il ne donne de réponses.</p><p>- Le Conseil fédéral a-t-il l'intention d'analyser les causes profondes de l'extrémisme sous toutes ses formes à l'aide d'un projet de recherche national ?</p><p>- Le cas échéant, envisage-t-il d'autres pistes de recherche pour expliquer les origines de ce phénomène ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Durant l'été, le Conseil fédéral s'est penché sur la question de l'extrémisme de droite en Suisse ainsi que sur les possibilités de lutter contre celui-ci par la répression et la prévention. C'est ainsi que, par décision du 2 octobre 2000, il a notamment chargé le DFI d'étudier les besoins en matière de recherche sur les questions de racisme et d'extrémisme de droite et de lui proposer des possibilités de mener à bien des recherches sur ces sujets. Il devra, ce faisant, être tenu compte de l'état encore peu poussé, en Suisse, de la recherche sur l'extrémisme de droite, des questions interdisciplinaires qui se posent et des connaissances spécifiques dont dispose la Suisse en la matière.</p><p>Les résultats des recherches menées jusqu'à présent sur l'extrémisme montrent que les causes, les motivations et le contexte de l'action extrémiste de droite sont très différents des autres formes d'activités extrémistes. La situation politique actuelle et les attentes que l'on porte au succès de la recherche exigent, par conséquent, que l'on se borne à examiner les possibilité de recherche appropriée sur ce sujet.</p><p>Un programme national de recherche représente une telle possibilité ; le DFI examinera donc les différentes variantes permettant une recherche adéquate sur les origines de l'extrémisme de droite.</p>  Réponse du Conseil fédéral.