Lausanne, 4. Juli 2018
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 15. Juni 2018 (2C_601/2016)
HIV-Präventionskampagne "LOVE LIFE – bereue nichts": Voraussetzungen für rechtliche Überprüfung nicht erfüllt
35 von ihren Eltern vertretene Kinder und Jugendliche können gegen die HIV-Präventionskampagne "LOVE LIVE – bereue nichts" nicht rechtlich vorgehen. Ihre
Rechte und Pflichten werden durch die in der Kampagne gezeigten Bilder und Videos
nicht berührt. Das Bundesgericht weist ihre Beschwerde ab und bestätigt den
Entscheid des Bundesverwaltungsgerichts.
Im Mai 2014 startete das Bundesamt für Gesundheit (BAG) die HIV-Präventionskampagne "LOVE LIFE – bereue nichts". Verschiedene Fernsehsender strahlten einen
Spot aus, der auch im Kino erschien. Gezeigt wurden in schnell geschnittenen
Sequenzen hetero- und homosexuelle Paare vor oder während sexuellen Handlungen.
Geschlechtsteile wurden nicht sichtbar. Im Sommer 2014 liess das BAG 2000 Plakate
aushängen und veröffentlichte diese in Print- und elektronischen Medien. Das gesamte
Bild- und Videomaterial war auf der vom BAG eingerichteten Website und in sozialen
Medien abrufbar. 35 Kinder und Jugendliche – vertreten durch ihre Eltern – gelangten
Ende Juli 2014 ans BAG und verlangten den Erlass einer anfechtbaren Verfügung, um
gegen die Kampagne rechtlich vorgehen zu können. Das BAG trat auf das Gesuch nicht
ein, was 2016 vom Bundesverwaltungsgericht bestätigt wurde. 
Das Bundesgericht weist die dagegen erhobene Beschwerde der Betroffenen ab. Bei
der fraglichen Informationskampagne handelt es sich um sogenanntes "Realhandeln"
einer Behörde. Damit dieses einer rechtlichen Überprüfung zugeführt werden kann,
verlangt das Bundesgesetz über das Verwaltungsverfahren, dass die behördlichen
Handlungen Rechte und Pflichten berühren. Die Beschwerdeführer berufen sich diesbezüglich auf Artikel 11 der Bundesverfassung, der Kindern und Jugendlichen Anspruch
auf besonderen Schutz gewährt. Was dieser Schutz genau umfasst, hängt von den
jeweiligen gesellschaftlichen Verhältnissen ab. In Bezug auf die Ausgestaltung der
Kampagne "LOVE LIVE – bereue nichts" ist danach zu fragen, ob Kinder und Jugendliche dadurch spürbar anderen und stärkeren sexualisierten und erotischen Einflüssen
ausgesetzt sind, als dies ohnehin der Fall ist. Das ist zu verneinen. Kinder und
Jugendliche sind heutzutage im öffentlichen Raum unausweichlich mit stark sexualisierten Darstellungen und erotischen Einflüssen konfrontiert. Realistischerweise ist es nicht
möglich, sie davon fernzuhalten oder diesen auszuweichen. Die im Rahmen der
Kampagne "LOVE LIVE – bereue nichts" verwendeten Bilder und Videosequenzen sind
weder pornografisch, noch werden sexuelle Praktiken oder sexuell aufgeladene Botschaften dargestellt. Gezeigt werden Paare in intimen Situationen, die lachen, sich
küssen oder Ausdruck von Lust in ihrem Gesicht tragen. Es begegnen sich hier
Personen und gerade nicht Organe. Allenfalls lassen sich gewisse sexuelle Handlungen
vermuten. Daraus werden die Bilder und Videos aber nicht zu solchen, vor denen Kinder
und Jugendliche zu schützen wären. Bei entsprechender Erziehung können sie das
Gezeigte korrekt einordnen, wozu sie angesichts verbreiteter sexualisierter Darstellungen im öffentlichen Raum ohnehin befähigt sein müssen. Die Voraussetzungen für
den Erlass einer Verfügung durch das BAG sind damit nicht gegeben. Lausanne, le 4 juillet 2018
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 15 juin 2018 (2C_601/2016)
Campagne de prévention contre le VIH «  LOVE LIFE – Ne regrette
rien » : les conditions d'un contrôle judiciaire ne sont pas 
remplies
35 enfants et adolescents représentés par leurs parents ne sont pas légitimés à agir
en justice à l'encontre de la campagne de prévention contre le VIH «  LOVE LIFE – Ne
regrette rien ». Leurs droits et obligations ne sont pas touchés par les images et les
vidéos montrées dans cette campagne. Le Tribunal fédéral rejette leur recours et
confirme l'arrêt du Tribunal administratif fédéral.
En mai 2014, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a lancé la campagne de
prévention contre le VIH « LOVE LIFE – Ne regrette rien  ». Différentes chaînes de télévision ont diffusé un spot, qui a également été projeté dans les salles de cinéma. Des
couples hétérosexuels et homosexuels y étaient montrés dans des séquences brèves
avant ou pendant l'acte sexuel. Les parties intimes n'étaient pas visibles. En été 2014,
l'OFSP a placardé 2000 affiches et les a diffusé dans des médias imprimés et électroniques. L'ensemble du matériel photo et vidéo était consultable sur le site Web créé par
l'OFSP, ainsi que dans des médias sociaux. A la fin du mois de juillet 2014, 35 enfants
et adolescents, représentés par leurs parents, ont saisi l'OFSP et lui ont demandé de
rendre une décision attaquable, afin de pouvoir s'opposer judiciairement à la campagne.
L'OFSP n'est pas entré en matière sur la demande et le Tribunal administratif fédéral a
confirmé cette décision en 2016.
Le Tribunal fédéral rejette le recours interjeté par les personnes concernées contre cet
arrêt. La campagne d'information en question représente un « acte matériel » d'une
autorité. Pour pouvoir être soumis à un examen judiciaire, la loi fédérale sur la procédure administrative requiert qu'un tel acte des autorités touche à des droits ou des obligations. Les recourants se prévalent à cet égard de l'article 11 de la Constitution fédérale qui garantit aux enfants et aux adolescents un droit à une protection particulière. Ce
que recouvre exactement cette protection dépend du contexte social. En l'occurrence, il
faut se demander si la campagne « LOVE LIFE – Ne regrette rien  » expose de façon
perceptible les enfants et les adolescents à d'autres et à de plus fortes influences en
matière de sexualité et d'érotisme que d'ordinaire. Cela doit être nié. Dans l'espace
publique, les enfants et les adolescents sont de nos jours inévitablement confrontés à
des représentations fortement sexualisées et à des contenus érotiques. Il n'est raisonnablement pas possible de les en écarter ou d'y échapper. Les images et les séquences
vidéos utilisées dans la campagne  « LOVE LIFE – Ne regrette rien  » ne sont ni
pornographiques, ni ne représentent des pratiques sexuelles ou ne contiennent de messages chargés sexuellement. Y sont montrés des couples dans des situations intimes,
qui rient, s'embrassent ou dont les visages expriment du plaisir. Il s'agit ici au premier
plan de la rencontre de personne s et non d'organes. On peut tout au plus supposer
l'existence de certains actes sexuels. Les images et les vidéos  en question n'appartiennent ainsi pas à celles dont il faudrait protéger les enfants et les adolescents. Avec une
éducation appropriée, ils peuvent correctement faire le tri dans ce qui est montré, ce
dont ils doivent de toutes les manières être capable d'effectuer étant donné l'étendue
des représentations à caractère sexuel dans le domaine public. Les conditions pour le
prononcé d'une décision par l'OFSP ne sont ainsi pas remplies.