<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2C_457/2012 </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 21 mai 2012 </div> <div class="para">IIe Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. et Mme les Juges Zünd, Président, </div> <div class="para">Seiler et Aubry Girardin. </div> <div class="para">Greffier: M. Dubey. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">1. A.X.________, </div> <div class="para">2. B.X.________, </div> <div class="para">3. C.X.________, </div> <div class="para">4. D.X.________, </div> <div class="para">5. E.X.________, </div> <div class="para">tous représentés par Me Guy Zwahlen, avocat, </div> <div class="para">recourants, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Office cantonal de la population du canton de Genève, route de Chancy 88, case postale 2652, 1211 Genève 2. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Renvoi, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt de la Cour de justice du canton de Genève, Chambre administrative, 1ère section, du 20 mars 2012. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant en fait et en droit: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Par arrêt du 20 mars 2012, la Cour de justice du canton de Genève a rejeté le recours déposé par A.X.________, B.X.________, C.X.________, D.X.________ et E.X.________, contre l'arrêt rendu le 28 septembre 2010 et la décision rendue le 24 mars 2010 prononçant leur renvoi de Suisse. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Agissant par la voie du recours en matière de droit public, les intéressés demandent au Tribunal fédéral, sous suite de frais et dépens, d'annuler l'arrêt du 20 mars 2012 et de leur accorder à tous l'admission provisoire au sens de l'art. 83 de la loi fédérale du du 16 décembre 2005 sur les étrangers (LEtr; RS 142.20). Ils sollicitent l'octroi de l'effet suspensif. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Il n'a pas été ordonné d'échanges des écritures. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Seul le recours constitutionnel subsidiaire (<span class="artref">art. 113 LTF</span>) est ouvert contre les décisions cantonales de dernière instance rendues séparément sur la question des obstacles liés à l'exécution d'un renvoi (cf. art. 83 lit. c ch. 4 in fine LTF). Comme la personne sous le coup d'une décision de renvoi ne dispose pas, en cas d'obstacles à son renvoi, d'un droit à ce que le canton demande une admission provisoire à l'Office fédéral qui est exclusivement compétent pour décider en cette matière, seule peut être invoquée la violation de droits constitutionnels spécifiques (protection de la vie humaine, protection contre les traitements cruels, inhumains ou dégradants, etc.) (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=18.05.2012&amp;to_date=06.06.2012&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-II-305%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page305">ATF 137 II 305</a> consid. 3.3) ou la violation de droits de partie dont le manquement équivaut à un déni de justice formel ("Star-Paxis"; cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=18.05.2012&amp;to_date=06.06.2012&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-II-305%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page305">ATF 137 II 305</a> consid. 2). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Les griefs de violation de l'<span class="artref">art. 3 CEDH</span> et de constatation arbitraire des faits à cet égard sont en principe recevables (<span class="artref">art. 116 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">4.1 Le Tribunal fédéral statue sur la base des faits établis par l'autorité précédente (<span class="artref">art. 118 al. 1 LTF</span>). Aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut être présenté à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/99" type="start"></artref>art. 99 et 117 LTF</span><artref id="CH/173.110/117" type="end"></artref>). Il peut néanmoins rectifier ou compléter les constatations de l'autorité précédente si les faits ont été établis en violation du droit au sens de l'<span class="artref">art. 116 LTF</span> (<span class="artref">art. 118 al. 2 LTF</span>), ce que la partie recourante doit démontrer d'une manière circonstanciée, conformément aux exigences de motivation posées à l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=18.05.2012&amp;to_date=06.06.2012&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-III-439%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page439">ATF 133 III 439</a> consid. 3.2 p. 444 ss). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">4.2 Les recourants perdent de vue que - comme c'est le cas en l'espèce - lorsqu'ils s'en prennent à l'appréciation des preuves et à l'établissement des faits, la décision n'est arbitraire que si le juge n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, s'il a omis, sans raison sérieuse, de tenir compte d'un moyen important propre à modifier la décision attaquée ou encore si, sur la base des éléments recueillis, il a fait des déductions insoutenables (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=18.05.2012&amp;to_date=06.06.2012&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F129-I-8%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page8">ATF 129 I 8</a> consid. 2.1 p. 9). En effet, ils font référence à la situation en Ukraine telle qu'elle serait relatée par des rapports du Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe et d'Amnesty international alors que l'arrêt attaqué porte sur l'examen de leur renvoi en Arménie (arrêt attaqué, consid. 5b). S'agissant de ce dernier pays de destination, ils ne démontrent pas concrètement conformément aux exigences des <span class="artref"><artref id="CH/173.110/117" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/106/118" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/106/117" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/106/2" type="start"></artref>art. 106 al. 2, 117 et 118 LTF</span><artref id="CH/173.110/106/117" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/106/118" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/117" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/118" type="end"></artref> en quoi la référence à la décision de l'Office fédéral des migrations et à l'arrêt prononcé le 25 janvier 2010 par le Tribunal administratif fédéral qui ont traité et écarté les questions liées à l'ancienne appartenance du père de famille des unités OMON et celles concernant leur attachement à la Suisse, serait arbitraire. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Enfin l'état dépressif grave de "M" (sic) X.________ (recours, p. 21) est un fait nouveau irrecevable qui ne peut être pris en considération. Il n'est au demeurant pas démontré et ne pourrait l'être que par une preuve nouvelle également irrecevable (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/99" type="start"></artref>art. 99 et 117 LTF</span><artref id="CH/173.110/117" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Les griefs relatifs à l'établissement des faits et à l'appréciation des preuves sont rejetés dans la mesure où ils sont recevables. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">5. </div> <div class="para">5.1 Les griefs de violation de l'<span class="artref">art. 3 CEDH</span> eu égard au renvoi en Arménie sont irrecevables. En effet, les recourants se bornent à réitérer les arguments relatifs aux risques de mauvais traitements, d'arrestations et de délations que l'Office fédéral des migrations et le Tribunal administratif fédéral ont déjà examinés et écartés, ce qui ne répond pas aux exigences accrues de motivation de l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span> (<span class="artref">art. 117 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">5.2 Le grief de violation de l'<span class="artref">art. 3 CEDH</span> en relation avec l'état de santé de "M" X.________ est irrecevable parce qu'il se fonde sur un fait lui-même nouveau et donc irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">6. </div> <div class="para">Les considérants qui précèdent conduisent au rejet du recours, considéré comme un recours constitutionnel subsidiaire, dans la mesure où il est recevable. La requête d'effet suspensif est sans objet. Succombant, les recourants doivent supporter les frais de la procédure fédérale solidairement entre eux (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/66/5" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/66/1" type="start"></artref>art. 66 al. 1 et 5 LTF</span><artref id="CH/173.110/66/5" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/5" type="end"></artref>) et n'ont pas droit à des dépens (<span class="artref">art. 68 al.1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, le Président prononce: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est rejeté dans la mesure où il est recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 1'500 fr., sont mis à la charge des recourants solidairement entre eux. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au mandataire des recourants, à l'Office cantonal de la population et à la Cour de justice du canton de Genève, Chambre administrative, 1ère section, ainsi qu'à l'Office fédéral des migrations. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 21 mai 2012 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président: Zünd </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier: Dubey </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>