<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est chargé de soumettre au Parlement une modification de la LAMal afin d'introduire les trois piliers de la santé du modèle de "Singapour" (Épargne-santé : Medisave, Medifund, Medishield).</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Deux initiatives populaires "Pour des coûts hospitaliers moins élevés" et "Pour la baisse des primes d'assurance-maladie dans l'assurance de base" ont traité, au cours de la dernière décennie, de la question d'un changement fondamental de système en faveur d'une assurance de grands risques, d'une part, et de celle de la suppression de prestations de l'assurance obligatoire des soins, d'autre part. Elles ont toutes deux été rejetées par le peuple et les cantons en 2000 et en 2008. S'agissant de ces demandes de révision et d'autres encore, le Conseil fédéral s'est toujours déclaré en faveur du maintien de l'accès pour l'ensemble de la population à des soins médicaux complets et de qualité élevée. </p><p>Si l'on introduisait le modèle de "Singapour" composé d'une assurance de grands risques, d'un compte épargne-santé individuel et d'une assurance sociale pour les personnes économiquement faibles, il ne serait plus possible de garantir un accès égal pour tous les groupes de la population. En outre, les formes d'assurance mentionnées (comptes épargne-santé individuels) ne couvrent, à Singapour également, que 10 % environ du total des dépenses en matière de santé. Le reste est approvisionné par des contributions des employeurs (35 %), des subsides de l'état (25 %), des assurances privées (5 %) et des frais supportés individuellement (25 %). À l'image du système employé à Singapour, l'assurance obligatoire des soins en Suisse attache une grande importance à la responsabilité individuelle des assurés. En choisissant des franchises plus élevées, les personnes assurées en Suisse ont la possibilité de limiter leur assurance à la couverture des risques plus élevés et de supporter eux-mêmes les frais pour les cas bénins. En 2009, plus de la moitié des assurés adultes ont opté pour cette forme d'assurance. La quote-part permet également aux assurés de prendre conscience des coûts. Par rapport au modèle de "Singapour", l'assurance obligatoire des soins a cependant l'avantage de pouvoir éviter toute lacune dans la couverture d'assurance. </p><p>Pour ses projets de réforme, le Conseil fédéral prend toujours en considération les autres expériences et réformes menées dans d'autres pays. De ce point de vue, le modèle de "Singapour" présente également un certain intérêt. Toutefois, du fait des différences culturelles, politiques et sociales, un tel changement de système demanderait de gros investissements et s'accompagnerait de risques considérables sans compter des chances de succès incertaines. Pour toutes ces raisons, le Conseil fédéral considère que le modèle de "Singapour" n'est pas opportun.</p>  Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.