<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2021-10-12-5D_163-2021.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5D_163/2021</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 12 octobre 2021</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit civil</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge fédéral Herrmann, Président. </div> <div class="para">Greffier : M. Braconi. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________ SA, </div> <div class="para">recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B.________ SA, </div> <div class="para">intimée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">mainlevée provisoire de l'opposition, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt de la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal vaudois du 10 août 2021 (KC20.041707-210779 142). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Par prononcé du 9 mars 2021, la Juge de paix du district de Nyon a provisoirement levé, à concurrence de 4'652 fr. 65 plus intérêts à 5 % l'an dès le 5 juin 2020, l'opposition formée par A.________ SA au commandement de payer qui lui a été notifié à la réquisition de B.________ SA ( <i>poursuite n° x'xxx'xxx de l'Office des poursuites du district de Nyon</i>). </div> <div class="para">Par arrêt du 10 août 2021, la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté le recours de la poursuivie (I), confirmé le prononcé attaqué (II) et mis les frais (270 fr.) à la charge de la recourante (III). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Par écriture mise à la poste le 9 septembre 2021, la poursuivie exerce un " <i>appel</i> " au Tribunal fédéral contre l'arrêt de la cour cantonale; elle conclut, en substance, au refus de la mainlevée. </div> <div class="para">Des observations n'ont pas été requises. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Compte tenu de l'insuffisance de la valeur litigieuse et de l'absence de question juridique de principe (art. 74 al. 1 let. b et al. 2 let. a LTF), le mémoire de la recourante est traité en tant que recours constitutionnel subsidiaire au sens des <span class="artref">art. 113 ss LTF</span>. Vu l'issue du présent recours, il s'avère superflu de vérifier les autres conditions de recevabilité, sauf à souligner que le " <i>contrôle judiciaire selon la procédure d'été</i> " ne veut strictement rien dire. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.1.</b> En l'espèce, l'autorité cantonale a constaté que les parties avaient conclu un " <i>contrat de mandat</i> ", en vertu duquel la poursuivante s'était engagée à mettre un ouvrier spécialisé à disposition de la poursuivie pour un contrat de travail débutant le 2 mars 2020; de son côté, la poursuivie s'était engagée - sous la signature de sa représentante - à rémunérer cette prestation par des honoraires de 4'320 fr., augmentés de la TVA à 7,7 %. Il s'agit d'une reconnaissance de dette au sens de l'<span class="artref">art. 82 al. 1 LP</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Aux termes de l'art. 5.1 des conditions générales jointes au contrat, les honoraires sont dus dès que le client engage le candidat ou l'occupe comme collaborateur, à temps complet ou partiel, dans les douze mois qui suivent la reprise du dossier. La poursuivie admet que le travailleur a rejoint la société le 1er mars 2020, de sorte que les honoraires (plus TVA) sont exigibles. La réduction de l'horaire de travail en raison de la pandémie de COVID est sans pertinence. Le contrat liant les parties ne comporte aucune indication au sujet du taux d'activité de l'ouvrier; rien ne permet dès lors de retenir que l'exécution du contrat de mandat serait subordonnée à la " <i>fourniture d'un service (...) à temps plein</i> ". Au demeurant, la poursuivante ne saurait être tenue pour responsable des conséquences des mesures étatiques pendant cette pandémie. Le fait que l'employé ait démissionné le 31 juillet 2020, c'est-à-dire après cinq mois d'activité, n'entraîne pas de réduction des honoraires; l'art. 4 des conditions générales ne prévoit un remboursement partiel qu'en cas de résiliation du contrat de travail pendant les trois premiers mois. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.1.</b> Il ressort des constatations de l'arrêt entrepris que le présent litige s'inscrit dans une procédure de mainlevée d'opposition. Il s'ensuit que le chef de conclusions tendant à faire déclarer " <i>que la procédure de référé prévue à l'article 257 CPC n'est pas applicable à la procédure en cause</i> " est sans objet, autant qu'il est compréhensible. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.2.</b> Pour le surplus, le recours ne satisfait nullement à l'exigence de motivation posée par l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span> (par renvoi de l'<span class="artref">art. 117 LTF</span>; sur ce point: <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=8&amp;from_date=28.09.2021&amp;to_date=17.10.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F136-I-332%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page332">ATF 136 I 332</a> consid. 2.1). La recourante n'expose pas en quoi l'arrêt attaqué violerait ses droits constitutionnels, mais se livre à une critique appellatoire - en plus d'être difficilement intelligible - des motifs de l'autorité cantonale. Certes, elle reproche à celle-ci de s'être référée à des conditions générales qui concernent une société tierce n'ayant aucun lien avec l'intimée. La cour cantonale n'a cependant pas méconnu cet argument; elle a retenu que l'intéressée avait admis que ces conditions générales régissaient bien sa relation contractuelle avec l'intimée " <i>puisqu'elle-même s'en prévaut dans son acte de recours</i> ". Ce motif n'est pas valablement contredit (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/106/117" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/106/2" type="start"></artref>art. 106 al. 2 et 117 LTF</span><artref id="CH/173.110/106/117" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/117" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">En conclusion, le présent recours doit être déclaré irrecevable par voie de procédure simplifiée (<span class="artref">art. 108 al. 1 let. b et <artref id="CH/173.110/117" type="start"></artref>art. 117 LTF</span><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="end"></artref>), aux frais de la recourante qui succombe (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Président prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 800 fr., sont mis à la charge de la recourante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et à la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal vaudois. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 12 octobre 2021 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Herrmann </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Braconi </div> </div></body></html>