<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">[AZA 0/2] </div> <div class="para">2A.392/2001 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">IIe COUR DE DROIT PUBLIC </div> <div class="para">*********************************************** </div> <div class="para"> </div> <div class="para">17 octobre 2001 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition de la Cour: MM. les Juges Wurzburger, président, </div> <div class="para">Hungerbühler et Merkli. Greffier: M. Langone. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">_____________ </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Statuant sur le recours de droit administratif </div> <div class="para">formé par </div> <div class="para">BK.________, né le 28 avril 1965, représenté par Me Christian Favre, avocat à Lausanne, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para">la décision prise le 12 juillet 2001 par le Départementfédéral de justice et police; </div> <div class="para">(<span class="artref">art. 8 CEDH</span>; refus d'approuver le renouvellement d'une </div> <div class="para">autorisation de séjour) </div> <div class="para">Considérant : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que BK.________, ressortissant yougoslave, vit en Suisse depuis 1991 au bénéfice d'une autorisation de séjour annuelle, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">qu'en 1993, son épouse et son fils, né en 1991, tous deux d'origine yougoslave, l'ont rejoint en Suisse, où ils ont obtenu la même autorisation au titre de regroupement familial, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que les époux Krasniqi ont eu en Suisse deux autres enfants, nés respectivement en 1994 et en 1999, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que, par jugement du 22 octobre 1998, le Tribunal correctionnel du district de Lausanne a condamné BK.________ à la peine de deux ans d'emprisonnement pour infraction grave et contravention à la loi sur les stupéfiants (LStup; RS 812. 121), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que les autorités compétentes de police des étrangers du canton de Vaud ont informé l'intéressé qu'elles étaient prêtes, à titre exceptionnel, à prolonger son autorisation de séjour, sous réserve toutefois de l'approbation de l'autorité fédérale compétente, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que le 13 décembre 2000, l'Office fédéral des étrangers a rendu à l'encontre de BK.________ une décision de refus d'approbation au renouvellement de l'autorisation de séjour et de renvoi de Suisse, ainsi qu'une décision d'interdiction d'entrée en Suisse, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que, statuant le 12 juillet 2001, le Département fédéral de justice et police a confirmé ces décisions, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">qu'agissant par la voie du recours de droit administratif, BK.________ demande principalement au Tribunal fédéral de réformer ce prononcé du 12 juillet 2001 en ce sens que son autorisation de séjour est prolongée, subsidiairement que la décision est annulée et le dossier de la cause renvoyé à l'autorité intimée pour nouvelle décision, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que le Département fédéral de justice et police conclut à l'irrecevabilité du recours, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">qu'en tant qu'il porte sur l'interdiction d'entrée ou de renvoi de Suisse, le présent recours de droit administratif est d'emblée irrecevable en vertu de l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 1 et 4 OJ, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">qu'au surplus, le recourant ne peut se prévaloir d'aucune disposition particulière du droit interne ou d'un traité lui accordant le droit au renouvellement d'une autorisation de séjour, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que le recourant ne peut en particulier déduire un tel droit de la Convention d'établissement et consulaire entre la Suisse et la Serbie (actuellement: Yougoslavie), conclue le 16 février 1888 (RS 0.142. 118.181), laquelle n'est applicable qu'aux ressortissants yougoslaves qui possèdent un permis d'établissement (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=03.10.2001&amp;to_date=22.10.2001&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F119-IV-65%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page65">ATF 119 IV 65</a> consid. 1a p. 67; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=03.10.2001&amp;to_date=22.10.2001&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F106-IB-125%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page125">106 Ib 125</a> consid. 2b), ce qui n'est pas le cas en l'espèce, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">qu'il ne saurait non plus se réclamer de l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span> à l'égard de son épouse et de ses enfants, dans la mesure où ceux-ci n'ont aucun droit de présence assuré en Suisse en tant que titulaires d'une simple autorisation de séjour annuelle (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=03.10.2001&amp;to_date=22.10.2001&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F119-IB-91%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page91">ATF 119 Ib 91</a> consid. 1c en la cause Gül; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=03.10.2001&amp;to_date=22.10.2001&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F122-II-1%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page1">ATF 122 II 1</a> consid. 1e, 385 consid. 1c; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=03.10.2001&amp;to_date=22.10.2001&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-II-633%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page633">125 II 633</a> consid. 2e), </div> <div class="para">que cette jurisprudence - contestée par le recourant - a été confirmée récemment, malgré les critiques de la doctrine sur lesquelles il n'y a pas lieu de revenir (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=03.10.2001&amp;to_date=22.10.2001&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F126-II-377%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page377">ATF 126 II 377</a> consid. 2b), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">qu'en matière de police des étrangers, l'<span class="artref">art. 13 al. 1 Cst.</span> ne confère pas de droits plus étendus que ceux garantis par l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=03.10.2001&amp;to_date=22.10.2001&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F126-II-377%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page377">ATF 126 II 377</a> consid. 7), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que le présent recours est dès lors irrecevable comme recours de droit administratif en vertu de l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=03.10.2001&amp;to_date=22.10.2001&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F127-II-60%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page60">ATF 127 II 60</a> consid. 1a et les arrêts cités), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que, supposé recevable sous l'angle de l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span>, le présent recours devrait de toute manière être rejeté, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">qu'en effet, l'éventuelle atteinte au respect de sa vie familiale que constitue le refus de renouveler l'autorisation de séjour du recourant serait de toute manière compatible avec l'<span class="artref">art. 8 par. 2 CEDH</span> en tant que cette ingérence est nécessaire à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">qu'on peut en outre raisonnablement exiger de l'épouse qu'elle suive son mari - si elle le souhaite - en Yougoslavie, où elle a passé la majeure partie de son existence, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que les enfants du recourant, vu leur jeune âge, ne devraient pas non plus rencontrer de difficultés insurmontables à s'adapter aux conditions de vie existant en Yougoslavie pour le cas où ils suivraient leur père, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que le présent recours doit donc être déclaré irrecevable, avec renvoi pour le surplus aux motifs convaincants de la décision attaquée (<span class="artref">art. 36a al. 3 OJ</span>), </div> <div class="para">qu'avec ce prononcé, la demande d'effet suspensif devient sans objet, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que, succombant, le recourant doit supporter les frais judiciaires (<span class="artref">art. 156 al. 1 OJ</span>), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">le Tribunal fédéral, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">vu l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1.- Déclare le recours irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2.- Met un émolument judiciaire de 2'000 fr. à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3.- Communique le présent arrêt en copie au mandataire du recourant et au Département fédéral de justice et police. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">______________ </div> <div class="para">Lausanne, le 17 octobre 2001 LGE/moh </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du TRIBUNAL FÉDÉRAL SUISSE: </div> <div class="para">Le Président, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier, </div> </div></body></html>