<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><br/><img alt="" height="130" src="20200128174605417_e-files/Aspose.Words.e14a16a0-37a9-418a-a03f-0551fbd9f824.001.png" width="77"/><br/></p> <p><span> </span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>80 </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>PE15.017609-AKA//FMO</span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>COUR D’APPEL PENALE</span></p> <p><span>______________________________</span></p> <p><span>Séance du 21 janvier 2020</span></p> <p><span>__________________</span></p> <p><span>Présidence de Mme </span><span>Bendani</span><span>, présidente</span></p> <p><span> M. Pellet, juge, et Mme Epard, juge suppléante</span></p> <p><span>Greffière : Mme Grosjean</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>* * * * *</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Parties à la présente cause :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>K.________</span><span>, prévenue, assistée de Me Pascal de Preux, défenseur d’office à Lausanne, appelante et intimée par voie de jonction,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>et</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>MINISTÈRE PUBLIC</span><span>, représenté par le Procureur cantonal Strada, intimé et appelant par voie de jonction,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>D.________</span><span>, partie plaignante et intimé.</span></p> <p><span> </span></p> <p><br/><span> </span><span>Vu</span><span> le jugement du 25 septembre 2019, par lequel le Tribunal correctionnel de l’arrondissement de l’Est vaudois a notamment libéré K.________ de l’accusation de brigandage en bande (I), l’a condamnée pour brigandage, vol, vol en bande et par métier, dommages à la propriété, violation de domicile, entrée illégale et séjour illégal à une peine privative de liberté de 28 mois, sous déduction de 280 jours de détention avant jugement et d’un jour supplémentaire à titre d’indemnisation pour le jour de détention passé dans des conditions illicites (II), a ordonné son expulsion pour une durée de 10 ans (III), a ordonné son maintien en détention pour motifs de sûreté (IV), a fixé l’indemnité de son défenseur d’office (X), a mis une partie des frais de la cause, par 16'096 fr. 60, y compris l’indemnité allouée à son défenseur d’office, à sa charge (XIII), a dit que le remboursement à l’Etat de l’indemnité du défenseur d’office ne serait exigé de la condamnée que si sa situation financière le permettait (XVI), a statué sur le sort des séquestres et pièces à conviction (XVII et XVIII) et a pris acte, pour valoir jugement, de la déclaration par laquelle K.________ avait admis les conclusions civiles prises par la [...] SA (13'949 fr. 30), d’une part, et par [...] (440 fr.), d’autre part, en signant une reconnaissance de dette (XIX),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu l’annonce d’appel, puis la déclaration d’appel motivée déposées respectivement les 27 septembre 2019 et 18 novembre 2019 par K.________,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu la déclaration d’appel joint déposée le 9 décembre 2019 par le Ministère public,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu l’avis de la Cour d’appel pénale du 23 décembre 2019, impartissant à K.________ un délai de vingt jours pour cas échéant présenter une demande de non-entrée en matière sur l’appel joint du Ministère public et confirmer que l’appel principal était maintenu,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu le courrier du 13 janvier 2020, par lequel K.________, par son défenseur d’office, a déclaré retirer son appel,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu la liste d’opérations et la facture d’interprète produites par Me Pascal de Preux en annexe du courrier précité,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu les pièces du dossier ;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>attendu</span><span> qu'aux termes de l'art. 386 al. 2 let. a CPP (Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 ; RS 312.0), quiconque a interjeté un recours peut le retirer, s'agissant d'une procédure orale, avant la clôture des débats,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que, si l'appel principal est retiré ou fait l'objet d'une décision de non-entrée en matière, l'appel joint est caduc (art. 401 al. 3 CPP),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’en l’espèce, dans le délai pour présenter le cas échéant une demande de non-entrée en matière sur l’appel joint du Ministère public, K.________ a déclaré retirer son appel principal formé contre le jugement rendu le 25 septembre 2019 par le Tribunal correctionnel de l’arrondissement de l’Est vaudois,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’il convient de prendre acte de ce retrait, les conditions de l’art. 386 al. 2 let. a CPP étant réalisées, et de constater que l’appel joint du Ministère public est caduc ;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>attendu</span><span> qu’il y a lieu de fixer l’indemnité due au défenseur d’office de K.________ pour la procédure d’appel,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que l'art. 135 al. 1 CPP prévoit que l'avocat d'office est indemnisé au tarif des avocats de la Confédération ou du canton du for du procès,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que, dans le Canton de Vaud, l’indemnité horaire de l’avocat d’office breveté est fixée à 180 fr. et celle de l'avocat-stagiaire à 110 fr., TVA en sus (art. 2 al. 1 RAJ [Règlement sur l'assistance judiciaire en matière civile du 7 décembre 2010 ; BLV 211.02.3], applicable par renvoi de l'art. 26b TFIP [Tarif des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre 2010 ; BLV 312.03.1] ; ATF 137 III 185 ; Moreillon/Parein-Reymond, Code de procédure pénale, Petit commentaire, 2</span><span>e</span><span> éd., Bâle 2016, n. 3b ad art. 135 CPP),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu'en l'occurrence, Me Pascal de Preux a produit une liste d'opérations faisant état de 17 heures et 55 minutes d’activité, dont 15 heures et 40 minutes effectuées par l’avocate-stagiaire et 2 heures et 15 minutes effectuées par l’avocat, de frais forfaitaires par 116 fr. 42 et de la TVA par 188 fr. 20 (P. 169/1),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que les opérations alléguées sont justifiées,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que les débours du défenseur d'office sont toutefois fixés forfaitairement à 2 % du défraiement hors taxe en deuxième instance judiciaire (art. 3bis al. 1 RAJ, applicable par renvoi de l'art. 26b TFIP), et non à 5 %,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu'il convient ainsi d'allouer une indemnité de défenseur d'office de 2'557 fr. 80 à Me Pascal de Preux, ce montant comprenant 2'328 fr. 35 d’honoraires, 46 fr. 55 de débours et 182 fr. 90 de TVA,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que les frais de la procédure d’appel, par 2'997 fr. 80, constitués de l’émolument de jugement, par 440 fr. (art. 21 al. 1 TFIP), et de l’indemnité de défense d’office arrêtée à 2'557 fr. 80 (art. 422 al. 1 et 2 let. a CPP), seront mis à la charge de K.________, la partie qui retire son appel étant réputée avoir succombé (art. 428 al. 1, 2</span><span>e</span><span> phrase, CPP),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que les frais d’interprète resteront toutefois à la charge de l’Etat (art. 426 al. 3 let. b CPP),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que l’appelante ne sera tenue de rembourser à l’Etat l’indemnité allouée à son défenseur d’office que lorsque sa situation financière le permettra (art. 135 al. 4 let. a CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>la Cour d’appel pénale,</span></p> <p><span>en application des art. 135, 386 al. 2 let. a, 401 al. 3, 428 al. 1 CPP,</span></p> <p><span>statuant à huis clos :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> Il est pris acte du retrait de l’appel interjeté par K.________.</span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> L’appel joint déposé par le Ministère public est caduc.</span></p> <p><span> </span><span>III. </span><span>Une indemnité de défenseur d’office d’un montant de 2'557 fr. 80 (deux mille cinq cent cinquante-sept francs et huitante centimes), TVA et débours compris, est allouée à Me Pascal de Preux pour la procédure d’appel.</span></p> <p><span> </span><span>IV.</span><span> Les frais d’appel, par 2'997 fr. 80 (deux mille neuf cent nonante-sept francs et huitante centimes), comprenant l’indemnité allouée au chiffre III ci-dessus, sont mis à la charge de K.________.</span></p> <p><span> V.</span><span> K.________ ne sera tenue de rembourser à l’Etat le montant de l’indemnité allouée à son défenseur d’office au chiffre III ci-dessus que lorsque sa situation financière le permettra.</span></p> <p><span> VI.</span><span> La présente décision est exécutoire.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>La présidente : La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Du </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La décision qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifiée, par l'envoi d'une copie complète, à :</span></p> <p><span>- Me Pascal de Preux, avocat (pour K.________),</span></p> <p><span>- M. D.________,</span></p> <p><span>- Ministère public central,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> et communiquée à :</span></p> <p><span>- M. le Président du Tribunal correctionnel de l’arrondissement de l’Est vaudois,</span></p> <p><span>- M. le Procureur cantonal Strada,</span></p> <p><span>- Office d’exécution des peines,</span></p> <p><span>- Prison de la Tuilière,</span></p> <p><span>- Service de la population,</span></p> <p><span>- Secrétariat d’Etat aux migrations,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> par l’envoi de photocopies.</span></p> <p><span> </span></p> <p><a name="_GoBack"></a><span> La présente décision peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (Loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 ; RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1</span><span> </span><span>LTF).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> En vertu de l’art. 135 al. 3 let. b CPP, la présente décision peut, en tant qu'elle concerne l’indemnité d’office, faire l’objet d’un recours au sens des art. 393 ss CPP devant le Tribunal pénal fédéral (art. 37 al. 1 et 39 al. 1 LOAP [Loi fédérale sur l’organisation des autorités pénales de la Confédération du 19 mars 2010 ; RS 173.71]). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal pénal fédéral dans un délai de dix jours dès la notification de l’arrêt attaqué (art. 396 al. 1 CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> </div> </body> </html>