Lausanne, 13. Juni 2017
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 13. Juni 2017 (8C_555/2016)
Verletzung nach Schlag gegen die Wand aus Wut: Keine 
Leistungspflicht der Unfallversicherung
Ein Mann, der aus Wut heftig gegen eine Wand geschlagen und sich dabei verletzt
hat, kann keine Leistungen der Unfallversicherung beanspruchen. Da er die Körperschädigung in Kauf genommen hat, ist die Annahme eines Unfallereignisses ausgeschlossen. Das Bundesgericht heisst die Beschwerde der Unfallversicherung des
Betroffenen gegen einen Entscheid des Sozialversicherungsgerichts des Kantons
Zürich gut.
Der Mann hatte im Februar 2014 aus Stress, Ärger und Wut mit der rechten Faust
gegen eine Wand geschlagen. Er erlitt dabei einen Sehnenausriss am kleinen Finger.
Seine Unfallversicherung verneinte einen Anspruch auf Versicherungsleistungen, da
weder ein Unfall noch ein unfallähnliches Ereignis vorliege, nachdem sich der Mann die
Schädigung absichtlich zugefügt habe. Das Sozialversicherungsgericht des Kantons
Zürich hiess 2016 die Beschwerde der Krankenversicherung des Betroffenen gut und
bejahte die Leistungspflicht der Unfallversicherung. 
Das Bundesgericht heisst an seiner öffentlichen Beratung vom Dienstag die Beschwerde der Unfallversicherung gut. Ihre Leistungspflicht besteht grundsätzlich bei
eigentlichen Unfällen sowie bei bestimmten "unfallähnlichen Körperschädigungen", wie
dem hier erlittenen Sehnenriss. Die Annahme eines Unfallereignisses ist ausgeschlossen, wenn die Person die Schädigung ihrer Gesundheit absichtlich herbeigeführt oder
wenn sie eine für möglich gehaltene Schädigung zumindest in Kauf genommen hat
(Eventualvorsatz). Im konkreten Fall liegt eine solche Situation vor. Wer aus Wut oder
Ärger gegen eine Wand schlägt, weiss darum, dass eine Verletzung möglich ist. Erfolgt
wie hier ein kräftiger Schlag, so drängt sich der betroffenen Person die Möglichkeit einer
erheblichen Verletzung als derart wahrscheinlich auf, dass sie deren Eintreten in Kauf
nimmt, also mit Eventualvorsatz handelt. Es liegt somit kein Unfall vor, weshalb die Unfallversicherung keine Leistungspflicht trifft. Lausanne, le 13 juin 2017
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 13 juin 2017 (8C_555/2016)
L'assurance-accidents n'est pas tenue de prendre en charge les 
suites d'une blessure survenue en raison d'un coup donné par 
rage dans un mur
Un homme s'étant blessé en frappant violemment contre un mur dans un moment de
colère ne peut obtenir des prestations de l'assurance-accidents. Dès lors qu'il a
accepté l'atteinte à la santé au cas où elle se produirait, l'existence d'un événement
accidentel est exclue. Le Tribunal fédéral admet le recours de l'assureur-accidents
de la personne concernée contre un arrêt du Tribunal des assurances sociales du
canton de Zurich.
En février 2014, un homme avait donné un coup avec son poing droit dans un mur lors
d'un accès de stress, d'énervement et de colère. Il avait subi une déchirure des tendons
au petit doigt. Son assureur-accidents avait refusé de lui allouer des prestations d'assurance, au motif qu'il ne s'agissait ni d'un accident, ni d'une lésion corporelle assimilée à
un accident, car l'homme avait provoqué intentionnellement l'atteinte à la santé. Le
Tribunal des assurances sociales du canton de Zurich a admis en 2016 le recours de
l'assureur-maladie de la personne concernée et reconnut l'obligation de verser des
prestations par l'assureur-accidents.
Lors de sa délibération publique de mardi, le Tribunal fédéral admet le recours de
l'assureur-accidents. L'assurance-accidents doit en principe apporter ses prestations en
cas d'accidents proprement dits, ainsi qu'en cas de certaines «  lésions corporelles
assimilées à un accident  », telle qu'une déchirure de tendons. L'existence d'un événement accidentel est exclue lorsque la personne a provoqué intentionnellement l'atteinte
à la santé ou lorsqu'elle l'a acceptée au cas où elle se produirait (dol éventuel). Tel est
le cas en l'espèce. Celui qui frappe dans un mur dans un accès de colère sait qu'il peut
se blesser. En cas de coup violent comme en l'espèce, la possibilité d'une blessure
importante s'impose de manière tellement vraisemblable que la personne concernée
l'accepte; elle agit donc par dol éventuel. Dès lors que l'acte en question ne saurait être
qualifié d'accident, l'assureur-accidents n'est pas tenu de verser des prestations.