<h2>SubmittedText<h2><p>Les députés du canton de Schwyz ont fait savoir pour la seconde fois et à une très large majorité qu'ils ne veulent pas d'un tunnel routier sous l'Axen, du moins pas tant que la performante NLFÀ qui leur a été promise n'aura pas été réalisée dans le canton de Schwyz.</p><p>Le Grand conseil schwyzois n'est pas farouchement opposé à la construction d'un tel tunnel, mais il accepte mal le fait que la réalisation de la NLFA, qui avait été votée par le peuple et les cantons en 1992, est sans cesse ajournée et qu'elle sera peut-être même abandonnée, alors que, dans le même temps, le tronçon routier traversant le canton de Schwyz est revalorisé et qu'il attire ainsi le trafic de transit.</p><p>En suivant cette voie, la Confédération agira non seulement contre la volonté de nombreux citoyens et des députés schwyzois, mais elle ruinera aussi la vallée de Schwyz et de Brunnen en en faisant un simple lieu de passage, à ciel ouvert, du trafic international lourd, sur la route et sur le rail, et ce sans que le canton de Schwyz n'en retire un quelconque avantage en termes de valeur ajoutée.</p><p>Le Conseil fédéral est-il prêt à éviter des dépenses inutiles, à veiller à l'établissement d'une vue d'ensemble et, en ce qui concerne le tunnel de l'Axen, à suspendre momentanément le projet, jusqu'à ce qu'une solution praticable et disposant d'un large soutien soit trouvée ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>L'Axenstrasse est une liaison d'importance nationale. C'est donc à juste titre que l'Assemblée fédérale de la Confédération suisse l'a intégrée dans l'arrêté fédéral du 21 juin 1960 sur le réseau des routes nationales (RS. 725.113.11), lors d'une réflexion sur la politique des transports. Les routes nationales doivent être conformes à certaines normes en matière de circulation et de sécurité. Aujourd'hui, l'Axenstrasse ne satisfait plus entièrement à cette exigence. Par exemple, la protection contre les chutes de pierres y est insuffisante, tandis que la séparation visée de la mobilité douce et des autres types de déplacement n'est pas effective partout. Le volume de trafic étant élevé sur l'Axenstrasse, le risque d'accidents et de perturbations durables du trafic est trop important. Par conséquent, la sécurité de cette voie doit être améliorée, et ce indépendamment de l'aménagement du rail.</p><p>Depuis l'entrée en vigueur de la réforme de la péréquation financière et de la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons, le 1er janvier 2008, la Confédération est seule responsable de (la sécurité de) l'exploitation des routes nationales. C'est parce qu'elle doit et veut assumer convenablement ce devoir que la Confédération prévoit la construction du tunnel routier de l'Axen. À ses yeux, l'ouvrage décrit dans le projet général du Conseil fédéral est pertinent et nécessaire.</p><p>Par ailleurs, le Conseil fédéral ne partage pas l'avis selon lequel l'aménagement de l'Axenstrasse entraînera une dégradation de la situation de la vallée de Schwyz et de Brunnen, qui deviendrait un simple lieu de passage du trafic lourd international. En effet, les flux de trafic y dépendent de plusieurs facteurs généraux, notamment la politique de transfert de la route au rail, l'ouverture de l'autoroute qui traverse le district de Knonau et la capacité des routes nationales dans la région de Lucerne et du lac des Quatre-Cantons.</p>  Réponse du Conseil fédéral.