An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 2. Juni 2020
Embargo: 2. Juni 2020, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 5. Mai 2020 (9C_409/2019)
Mitbestimmung des Personals beim Wechsel der Pensionskasse
Arbeitnehmer haben beim Wechsel der beruflichen Vorsorgeeinrichtung durch den
Arbeitgeber  ein  echtes  Mitbestimmungsrecht.  Die  Kündigung  des  Anschlussvertrages mit der bisherigen Pensionskasse durch den Arbeitgeber setzt die vorgängige
Zustimmung des Personals voraus. Fehlt diese, ist die Kündigung ungültig.
Mehrere  Berufsverbände  hatten  per  Ende  2017  die  Anschlussvereinbarung  mit  der
bisherigen  beruflichen  Vorsorgeeinrichtung  gekündigt.  Die  Bernische  BVG-  und
Stiftungsaufsicht  kam  im  Rahmen  ihres  Entscheides  über  eine  Teilliquidation  der
Vorsorgeeinrichtung unter anderem zum Schluss, dass der Anschlussvertrag ordnungsgemäss gekündigt worden sei. Das Bundesverwaltungsgericht wies die Beschwerde der
Pensionskasse 2019 ab. 
Das  Bundesgericht  heisst  ihre  Beschwerde  gut,  soweit  es  darauf  eintritt.  Artikel  11
Absatz  3bis des  Bundesgesetzes  über  die  berufliche  Alters-,  Hinterlassenen-  und
Invalidenvorsorge (BVG) sieht vor, dass die Auflösung eines bestehenden Anschlusses
an eine Vorsorgeeinrichtung und der Wiederanschluss an eine neue Vorsorgeein richtung
durch  den  Arbeitgeber  im  Einverständnis  mit  dem  Personal  oder  der  allfälligen
Arbeitnehmervertretung  erfolgt.  Die  Vorinstanz  ist  davon  ausgegangen,  dass  die
Kündigung im vorliegenden Fall im Einverständnis mit dem Personal geschehen sei, da
die Arbeitnehmenden von der erfolgten Kündigung durch den Arbeitgeber während der
laufenden Kündigungsfrist Kenntnis erhalten und keine Einwände erhoben hätten. 
Dieser Auffassung kann nicht gefolgt werden. Dem Gesetzgeber schwebte eine gemeinsame Entscheidung von Arbeitgeber und Arbeitnehmern über die Wahl der Vorsorgeeinrichtung  vor.  Den  Arbeitnehmern  wurde  dazu  ein  besonderes  Mitwirkungsrecht  eingeräumt.  Es reicht  nicht,  das Personal nur  nach  der  Kündigung zu orientieren oder
anzuhören. Vielmehr bedarf es seiner Zustimmung zum Anschlusswechsel. Wird das
Mitwirkungsrecht wie im vorliegenden Fall von einem "Mitgestalten" in ein "Opponieren"
verkehrt,  geht  damit  eine  spürbare  Schwächung  der  Position  der  Arbeitnehmenden
einher, indem sie vor ein "fait accompli" gestellt und sich selber überlassen werden. Die
Bestimmung von Artikel 11 Absatz 3bis BVG legt indessen eine echte Mitbestimmung des
Personals  fest.  Ohne  eine  der  Kündigung  vorangegangene  Einwilligung  der  Arbeitnehmenden sind dem Arbeitgeber die Hände gebunden. Wurde das Personal vor der
Kündigung nicht miteinbezogen, ist diese ungültig. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 2 juin 2020
Embargo : 2 juin 2020, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 5 mai 2020 (9C_409/2019)
Participation du personnel en cas de changement de caisse de 
pension
Les travailleurs disposent d'un réel droit de participation en cas de changement par
l'employeur  de  l'institution  de  prévoyance  professionnelle.  La  résiliation  par
l'employeur du contrat d'affiliation de la caisse de pension en vigueur nécessite
l'accord préalable du personnel. Si celui-ci fait défaut, la résiliation n'est pas valable.
Plusieurs associations professionnelles ont résilié le contrat d'affiliation à l'institution de
prévoyance professionnelle à la fin 2017. Dans le cadre d'une décision portant sur la
liquidation partielle d'une institution de prévoyance, l'Autorité bernoise de surveillance
des institutions de prévoyance et des fondations a notamment conclu que le contrat
d'affiliation avait été résilié régulièrement. Le Tribunal administratif fédéral a rejeté le
recours de la caisse de pension en 2019.
Le Tribunal fédéral admet le recours de la caisse de pension dans la mesure où il est
recevable. L'article 11 alinéa 3bis de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle
vieillesse,  survivants  et  invalidité  (LPP)  prévoit  que  la  résiliation  de  l’affiliation  et  la
réaffiliation à une nouvelle institution de prévoyance par l’employeur s’effectuent après
entente avec son personnel, ou, si elle existe, avec la représentation des travailleurs.
L'autorité  précédente  a  retenu  que  la  résiliation  était  en  l'espèce  intervenue  après
entente avec le personnel car celui-ci en avait été informé pendant le délai de résiliation
et n'avait pas soulevé d'objections.
Ce raisonnement ne peut être suivi. Le législateur a élaboré un mécanisme nécessitant
une décision commune de l'employeur et des travailleurs concernant le choix de l'institution de prévoyance. Un droit spécial de participation a par conséquent été aménagé en
faveur des travailleurs. Il ne suffit pas que le personnel soit uniquement informé ou
consulté après la résiliation. Au contraire, son accord préalable est nécessaire lors d'un
changement d'affiliation. Si, comme en l'espèce, le droit de codécision passe d'un droit
de « participation » à un droit « d'opposition », la position des travailleurs est sensiblement  affaiblie  car  ceux-ci  sont  placés  devant  un  fait  accompli.  Aussi,  l'article  11
alinéa 3bis LPP  prévoit  un  réel  droit  de  participation  du  personnel.  A moins  que  les
travailleurs aient préalablement donné leur accord à la résiliation, l'employeur doit respecter leur droit de participation. Si le personnel n'a pas été impliqué avant la résiliation,
celle-ci n'est pas valable.