Lausanne, 10. März 2022
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 10. März 2022 (6B_636/2020, 6B_637/2020)
Rassendiskriminierung: Beschwerden von Co-Präsidenten der 
Jungen SVP Kanton Bern abgewiesen
Das Bundesgericht weist die Beschwerden der beiden Co-Präsidenten der Jungen
SVP des Kantons Bern gegen ihre Verurteilung wegen Rassendiskriminierung ab.
Das Obergericht des Kantons Bern hatte sie 2019 im Zusammenhang mit einem 2018
auf Facebook und auf der Homepage der Partei veröffentlichten Beitrag zu Transitplätzen für ausländische Fahrende schuldig gesprochen.
Die Junge SVP des Kantons Bern (JSVP Kanton Bern) veröffentlichte im Februar 2018
auf Facebook und auf ihrer Homepage einen Textbeitrag mit einer Karikatur. Der Text
nahm Bezug auf geplante Transitplätze für ausländische Fahrende und die kommenden
Wahlen in den Grossen Rat des Kantons Bern. Die Karikatur zeigte einen Transitplatz
für Fahrende mit einem Abfallberg; im Hintergrund war eine leicht dunkelhäutige Person
zu sehen, die im Freien ihre Notdurft verrichtet. Im Vordergrund wurde eine als "Schweizer" erkennbare Person (mit Tracht und Kappe mit Schweizerkreuz) abgebildet, die sich
mit angewidertem Gesicht die Nase zuhält. Im oberen Teil des Bildes fand sich der Text
"Millionenkosten für  Bau und Unterhalt,  Schmutz,  Fäkalien,  Lärm  und Diebstahl etc.
Gegen den Willen der Gemeindebevölkerung". Unter dem Bild folgte der Text "Wir sagen
NEIN zu Transitplätzen für ausländische Zigeuner" und ein Aufruf zur Wahl der JSVPKandidaten. Das Regionalgericht Bern-Mittelland verurteilte die beiden Co-Präsidenten
der  JSVP  Kanton  Bern  im  Januar  2019  wegen  Rassendiskriminierung  zu  bedingten
Geldstrafen  von  30  Tagessätzen.  Das  Obergericht  des  Kantons  Bern  bestätigte  die
Schuldsprüche im Dezember 2019.
Das Bundesgericht weist die Beschwerden der beiden Co-Präsidenten der JSVP Kanton
Bern an seiner öffentlichen Beratung vom Donnerstag ab. Der Rassendiskriminierung
(Artikel  261bis Strafgesetzbuch)  macht  sich  unter  anderem  schuldig,  wer  gegen  eine
Person oder eine Personengruppe wegen ihrer Rasse, Ethnie, Religion oder sexuellen
Orientierung öffentlich zu Hass oder Diskriminierung aufruft oder eine Person oder eine
Personengruppe deshalb öffentlich in einer gegen die Menschenwürde verstossenden
Weise  herabsetzt  oder  diskriminiert.  Zunächst  ist  entgegen  der  Auffassung  der  Beschwerdeführer  davon  auszugehen,  dass  der  hier  verwendete  Begriff  "ausländische
Zigeuner" im vorliegenden Kontext eine Ethnie im Sinne des Tatbestandes der Rassendiskriminierung  bezeichnet.  Aufgrund  der  schriftlichen  und  bildlichen  Elemente  des
Beitrags – unter anderem der Bildüberschrift "ausländische Zigeuner" und der Abbildung
einer leicht dunkelhäutigen Person – ist davon auszugehen, dass der Begriff vom Durchschnittsadressaten als Sammelkategorie für Roma und Sinti und damit für ethnische
Gruppen verstanden wird. Indem die Gleichwertigkeit der Angehörigen der Roma und
Sinti als menschliche Wesen durch die pauschalisierte Zuschreibung von unordentlichen, unhygienischen, geradezu ekelerregenden, schamlosen und kriminellen Verhaltensweisen in Frage gestellt wird, werden sie im Sinne des Tatbestandes herabgesetzt.
Durch die Pauschalisierung dieser höchst negativen Merkmale und der damit erreichten
generellen Abwertung der betroffenen Gruppe ruft der Beitrag auch Hass und Diskriminierung hervor. Die Meinungsäusserungsfreiheit der Beschwerdeführer wird durch die
Verurteilung nicht verletzt. Es trifft zwar zu, dass im Rahmen politischer Auseinandersetzungen selbstverständlich auch Kritik an allfälligen Missständen geäussert werden
darf. Der Tatbestand der Rassendiskriminierung ist in diesem Sinne nicht bereits erfüllt,
wenn  jemand  etwas  Unvorteilhaftes  über  eine  von  der  fraglichen  Norm  geschützte
Gruppe äussert. Mit der Kernbotschaft, wonach "ausländische Zigeuner" generell unhygienisch, ekelerregend und kriminell seien, werden indessen nicht bestehende Missstände  sachbezogen  dargestellt,  sondern  wird  die  betroffene  Gruppe  pauschal  verunglimpft und herabgesetzt. Lausanne, le 10 mars 2022
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 10 mars 2022 (6B_636/2020, 6B_637/2020)
Discrimination raciale  : recours des co-présidents des Jeunes 
UDC du canton de Berne rejetés
Le Tribunal fédéral rejette les recours des deux co-présidents des Jeunes UDC du
canton de Berne contre leur condamnation pour discrimination raciale. En 2019, la
Cour suprême du canton de Berne avait rendu un verdict de culpabilité en lien avec
une contribution publiée en 2018 sur Facebook et sur le site Internet du parti au sujet
des aires de transit pour les gens du voyage étrangers.
Les Jeunes UDC du canton de Berne publiaient en février 2018 sur Facebook et sur leur
site Internet une contribution écrite accompagnée d'une caricature. Le texte faisait référence aux aires de transit prévues pour les gens du voyage étrangers ainsi qu'aux prochaines élections au Grand Conseil du canton de Berne. La caricature montrait une aire
de transit pour les gens du voyage avec une montagne de déchets; en arrière-plan, on
pouvait voir une personne à la peau légèrement foncée faisant ses besoins en plein air.
Au premier plan était représentée une personne reconnaissable comme «  suisse » (portant un costume traditionnel et une casquette avec une croix suisse) se bouchant le nez
avec une expression dégoûtée. Dans la partie supérieure de l'image figurait le texte
« Des millions de coûts pour la construction et l'entretien, la saleté, les matières fécales,
le bruit et le vol etc. Contre la volonté de la population de la commune  ». Sous l'image
se trouvait le texte suivant «  Nous disons NON aux aires de transit pour Tziganes étrangers » ( «Wir  sagen NEIN zu Transitplätzen für ausländische Zigeuner  »)  ainsi qu'un
appel à voter pour les candidats des Jeunes UDC. En janvier 2019, le Tribunal régional
de Berne-Mittelland a condamné les deux co-présidents des Jeunes UDC du canton de
Berne à des peines pécuniaires avec sursis de 30 jours-amende pour discrimination
raciale.  La  Cour  suprême  du  canton  de  Berne  a  confirmé  les  condamnations  en
décembre 2019.
Le Tribunal fédéral rejette les recours des deux co-présidents des Jeunes UDC bernois
lors de sa délibération publique de jeudi. Se rend coupable de discrimination raciale
(article 261bis du Code pénal), entre autres, celui qui, publiquement, aura incité à la
haine ou à la discrimination envers une personne ou un groupe de personnes en raison
de leur  race,  de leur  appartenance ethnique,  de leur  religion ou de leur  orientation
sexuelle, ou qui, pour ces motifs, aura abaissé ou discriminé publiquement une personne ou un groupe de personnes d'une façon qui porte atteinte à la dignité humaine.
Tout d'abord, contrairement à l'avis des recourants, il faut partir du principe que l'expression « Tziganes étrangers  » (« ausländische Zigeuner  ») utilisée ici désigne dans le présent contexte une ethnie au sens de l'infraction de discrimination raciale. Sur la base
des  éléments  écrits  et  visuels  de  la  contribution  –  entre  autres  le  titre  de  l'image
« ausländische Zigeuner  » et l'illustration d'une personne à la peau légèrement foncée –
il faut partir du principe que le terme est compris par le destinataire moyen comme une
catégorie générique pour les Roms et les Sinti et donc pour des groupes ethniques. En
remettant en question la valeur égale des Roms et des Sinti en tant qu'êtres humains
par  l'attribution  généralisée  de  comportements  désordonnés,  insalubres,  carrément
dégoûtants, impudiques et criminels, ce groupe de personnes est rabaissé au sens de
l'infraction.
En généralisant ces caractéristiques hautement négatives et en dévalorisant ainsi de
manière générale le groupe concerné, la contribution suscite également la haine et la
discrimination. La liberté d'expression des recourants n'est pas violée par la condamnation. Il est vrai que dans le cadre de débats politiques, il est bien entendu possible
d'exprimer des critiques sur des dysfonctionnements éventuels. En ce sens, les éléments constitutifs de la discrimination raciale ne sont pas réunis lorsqu'une personne
exprime quelque chose de défavorable sur un groupe protégé par la norme en question.
Le message principal, selon lequel les «  Tziganes étrangers  » seraient généralement
insalubres, dégoûtants et criminels, ne présente pas des dysfonctionnements existants
de manière objective, mais dénigre et rabaisse le groupe concerné de manière générale. Losanna, 10 marzo 2022
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenza del 10 marzo 2022 (6B_636/2020, 6B_637/2020)
Discriminazione razziale: respinti i ricorsi dei copresidenti dei 
Giovani UDC del Canton Berna 
Il Tribunale federale respinge i ricorsi di entrambi i copresidenti dei Giovani UDC del
Canton  Berna  contro  la  loro  condanna  per  discriminazione  razziale.  Nel  2019  il
Tribunale di appello del Canton Berna li aveva dichiarati autori colpevoli in relazione
a un contributo sulle aree di  sosta per nomadi  stranieri  pubblicato nel  2018 su
Facebook e sulla home page del partito.
I Giovani UDC del Canton Berna (GUDC Canton Berna) hanno pubblicato nel febbraio
2018  su  Facebook  e  sulla  propria  home  page  un  trafiletto  accompagnato  da  una
caricatura. Il testo si riferiva alle progettate aree di sosta per nomadi stranieri e alle
imminenti elezioni del Gran Consiglio del Canton Berna. La caricatura mostrava un'area
di sosta per nomadi con una montagna di rifiuti; sullo sfondo si poteva vedere una
persona di carnagione leggermente scura che faceva i propri bisogni all'aperto. In primo
piano appariva una persona riconoscibile come "svizzera" (con l'abito tradizionale e uno
zucchetto con la croce svizzera) che, con una smorfia di disgusto, si tappava il naso.
L'immagine  era  sormontata  dal  testo  "Spese  milionarie  per  la  costruzione  e  il
mantenimento,  sporcizia,  escrementi,  chiasso  e  furto,  ecc.  Contro  la  volontà  della
popolazione comunale". In calce all'immagine era riportato il testo "Diciamo NO alle
aree di sosta per zingari stranieri" ("Wir sagen NEIN zu Transitplätzen für ausländische
Zigeuner")  e  un  appello  al  voto  dei  candidati  GUDC.  Nel  gennaio  2019  il  Tribunale
regionale Berna-Mittelland ha condannato i due copresidenti dei GUDC Canton Berna
per discriminazione razziale a una pena pecuniaria di 30 aliquote giornaliere sospesa
condizionalmente.  Nel  dicembre  2019  il  Tribunale  di  appello  del  Canton  Berna  ha
confermato i verdetti di colpevolezza.
Il Tribunale federale respinge i ricorsi di entrambi i copresidenti dei GUDC Canton Berna
nella sua deliberazione pubblica di questo giovedì. Si rende in particolare colpevole di
discriminazione  razziale  (articolo  261bis del  Codice  penale)  chiunque  incita
pubblicamente all’odio o alla discriminazione contro una persona o un gruppo di persone
per la loro razza, etnia, religione o per il loro orientamento sessuale, oppure li discredita
o  discrimina  di  conseguenza  pubblicamente  in  modo  lesivo  della  dignità  umana.
Contrariamente  alla  tesi  dei  ricorrenti,  occorre  concludere  che  il  termine  "zingari
stranieri" ("ausländische Zigeuner") impiegato nel presente contesto configura un'etnia
nel  senso  del  reato  di  discriminazione  razziale.  Sulla  base  degli  elementi  scritti  e
figurativi della pubblicazione – tra cui la dicitura "zingari stranieri" e la raffigurazione di
una persona di carnagione leggermente scura – si deve ritenere che il concetto è inteso
dal destinatario medio come un insieme per Rom e Sinti e quindi come dei gruppi etnici.
Essi  risultano  discreditati  nel  senso  della  disposizione  penale,  essendo  messa  in
discussione l'uguaglianza degli appartenenti ai Rom e ai Sinti quali esseri umani, e ciò
attraverso  l'attribuzione  generalizzata  di  comportamenti  disordinati,  antigenici,
addirittura nauseabondi, impudici e criminali.
A  mezzo  della  generalizzazione  di  queste  caratteristiche  molto  negative  e  del
conseguente  generale  svilimento  dei  gruppi  interessati,  il  contributo  incita  parimenti
all'odio e alla discriminazione. La libertà di espressione dei ricorrenti non è lesa dalla
loro condanna. È palese che, nel quadro del confronto politico, si possono esprimere
critiche a eventuali disfunzioni. Il reato di discriminazione razziale non è in tal senso già
adempiuto  allorquando  ci  si  esprime  negativamente  su  di  un  gruppo  tutelato  dalla
normativa.  Con  il  messaggio  centrale,  secondo  cui  gli  "zingari  stranieri"  sarebbero
generalmente  sporchi,  nauseabondi  e  criminali,  non  vengono  però  esposte  in  modo
oggettivo  disfunzioni  esistenti,  risultando  invece  denigrato  e  discreditato  in  maniera
generalizzata il gruppo interessato.