Lausanne, 16. September 2020
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 28. August 2020 (8C_706/2019)
Unfallversicherung: Zugesprochene Pflegeentschädigungen sind
der Änderung der massgebenden Rechtsgrundlage anzupassen
Der per 1. Januar 2017 revidierte Artikel 18 Absatz 2 UVV findet auch Anwendung auf
Unfälle, die sich vor der Rechtsänderung ereignet haben. Gestützt auf einen rechtskräftigen Entscheid zugesprochene Leistungen sind im Lichte dieser neuen Bestimmung zu überprüfen und gegebenenfalls für die Zukunft anzupassen.
Eine Versicherte wurde 2014 als Fussgängerin von einem Radfahrer von hinten angefahren. Sie erlitt unter anderem ein schweres Schädelhirntrauma, das eine andauernde
Pflegebedürftigkeit zur Folge hatte. Die Suva erbrachte die gesetzlichen Leistungen. Im
Juli 2015 sprach die Suva der Versicherten eine Entschädigung für eine Hilflosigkeit
schweren Grades und eine Pflegeentschädigung zu. Im September 2015 wurde ihr zudem eine Invalidenrente für eine Erwerbsunfähigkeit von 100  % und eine Integritätsentschädigung zugesprochen. Im November 2015 verfügte die Suva, die zugesprochene
Rente werde als Komplementärrente ausgerichtet. 2017 hat die Suva das Gesuch um
Wiedererwägung und das Begehren um prozessuale Revision der Pflegeentschädigung
der Versicherten abgewiesen; die dagegen erhobene Einsprache auch. Zwischenzeitlich
wurde die Pflegeentschädigung an erhöhte Spitex-Tarife angepasst. Die Beschwerde der
Versicherten gegen den Einspracheentscheid wies das Sozialversicherungsgericht des
Kantons Zürich (Sozialversicherungsgericht) ab. Die Versicherte gelangt mit einer Beschwerde ans Bundesgericht. Es heisst die Beschwerde gut, hebt den Entscheid des
Sozialversicherungsgerichts sowie den Einspracheentscheid der Suva auf und weist die
Sache zu neuer Verfügung an die Suva zurück.
Streitig ist, ob die per 1.  Januar 2017 revidierte Fassung von Artikel  18 Absatz 2 der
Verordnung über die Unfallversicherung (UVV), über die Hilfe und Pflege zu Hause, auf
einen Unfall von 2014 Anwendung findet. Der Tatbestand der nachträglichen rechtlichen
Unrichtigkeit einer Verfügung infolge einer nach ihrem Erlass eintretenden Änderung der
massgebenden Rechtsgrundlage ist gesetzlich nicht geregelt. Verfügungen über Dauerleistungen sind, gemäss Rechtsprechung, grundsätzlich an Änderungen der Rechtslage
anzupassen. Gemäss Bundesgesetz über die Unfallversicherung (UVG) entscheidet der
Bundesrat unter welchen Voraussetzungen und in welchem Umfang der Versicherte Anspruch auf Pflege zu Hause hat (Art.  10 Abs. 3). Im Rahmen der UVG-Revision wurde
diese Bestimmung revidiert. Der Bundesrat durfte nämlich, aufgrund von internationalen
Verpflichtungen, die Pflege zu Hause nicht einschränken, wenn die Voraussetzungen
dafür  gegeben  sind.  Gemäss  den  Übergangsbestimmungen  zu dieser  UVG-Revision
werden Versicherungsleistungen für Unfälle, die sich vor dem 1.  Januar 2017 ereignet
haben, nach altem Recht gewährt.
Artikel 10 Absatz 3 UVG räumt dem Bundesrat eine umfassende Rechtsverordnungskompetenz ein,  die  auch  die Kompetenz  zum  Erlass von  allfälligem  Übergangsrecht
umfasst. Die UVV enthält in Bezug auf die Neuregelung der Hilfe und Pflege zu Hause
keine Übergangsbestimmung, die eine Anpassung einer rechtsgültigen Verfügung an die
geänderte Rechtslage ausschliesst. Weiter bestehen keine Anhaltspunkte, dass sich der
Bundesrat bei der Revision von Artikel  18 Absatz 2 UVV der übergangsrechtlichen Frage
bewusst war. Auch nicht, dass er sich von den Übergangsbestimmungen des UVG hat
leiten  lassen  und  bewusst  auf  eine  besondere  Regelung  im  UVV  verzichtet  hat.  Im
Rahmen der  Vernehmlassung zur  UVV-Revision wurde schliesslich,  im  Interesse der
Rechtsgleichheit, die Freiwilligkeit von Beiträgen an die medizinische Pflege zu Hause
durch eine nicht zugelassene Person aufgegeben. So konnte, erstens, der Gesetzgeber
den neuen Artikel 18 UVV beim Erlass der Übergangsbestimmungen des UVG nicht im
Auge haben. Zweitens ist nicht davon auszugehen, dass der Bundesrat die Anpassung
altrechtlicher Fälle an die Verordnungsänderung ausschliessen wollte. Aus all diesen
Gründen kommt das Bundesgericht zum Schluss, dass Artikel  18 UVV in der seit dem
1. Januar  2017 gültigen Fassung auch auf  Unfälle anzuwenden ist,  die sich vor  der
Rechtsänderung ereignet haben. Aufgrund dieses Artikels dürfen nur die Leistungen für
die Zukunft angepasst werden. Lausanne, le 16 septembre 2020
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 28 août 2020 (8C_706/2019)
Assurance-accidents  : adaptation des indemnités pour soins 
allouées aux modifications des bases légales applicables
La modification de l'article 18 alinéa 2 OLAA, entrée en force le 1er janvier 2017, s'applique également aux accidents survenus avant le changement de loi. Les prestations accordées sur la base d'une décision entrée en force doivent être réexaminées
à la lumière de cette nouvelle disposition et, cas échéant, ajustées pour l'avenir.
En 2014, une assurée a été renversée par un cycliste alors qu'elle marchait dans la rue.
Elle a notamment subi un grave traumatisme cranio-cérébral qui a entraîné un besoin de
soins permanent. La Suva a octroyé les prestations légales. En juillet 2015, la Suva a
alloué  à l'assurée  une  allocation  pour  impotence  grave  ainsi  qu'une  indemnité  pour
soins. En septembre 2015, l'assurée a en outre bénéficié d'une rente d'invalidité de
100 % ainsi que d'une indemnité pour atteinte à l'intégrité. En novembre 2015, la Suva a
décidé de lui verser la rente allouée sous forme de rente complémentaire. En 2017, la
Suva a rejeté la demande de reconsidération ainsi que la demande en révision de la
décision octroyant une indemnité pour soins. Sur quoi l'assurée a formé une opposition,
laquelle a également été rejetée. Entre-temps, l'indemnité pour soins a été ajustée aux
tarifs plus élevés de Spitex. Le Tribunal cantonal des assurances du canton de Zurich
(Tribunal des assurances sociales) a rejeté le recours de l'assurée contre la décision sur
l'opposition. L'assurée forme un recours devant le Tribunal fédéral. Ce dernier admet le
recours, annule la décision du Tribunal des assurances sociales ainsi que la décision sur
l'opposition de la Suva et renvoie la cause à cette dernière pour nouvelle décision.
Le litige porte sur la question de savoir si l'article 18 alinéa 2 de l'ordonnance sur l'assurance-accidents (OLAA) portant sur l'aide et les soins à domicile, dans sa version révisée au 1er janvier 2017, s'applique à un accident survenu en 2014. La loi ne régit pas
le cas d'une décision devenue juridiquement inexacte après un changement de la base
légale applicable. Conformément à la jurisprudence, les décisions portant sur des prestations de longue durée doivent, en principe, être adaptées, lorsqu'un changement de loi
survient. Selon la loi sur l'assurance-accidents (LAA), le Conseil fédéral fixe à quelles
conditions et dans quelle mesure l'assuré a droit aux prestations de soins à domicile
(art. 10 al. 3 LAA). Cette disposition a été modifiée dans le cadre de la révision de la LAA.
En vertu d'engagements internationaux, le Conseil fédéral n'était pas autorisé à restreindre les soins à domicile, si ses conditions d'octroi étaient remplies. Selon les dispositions transitoires de cette révision de la LAA, les prestations d'assurance pour les accidents survenus avant le 1er janvier 2017 sont octroyées selon l'ancien droit. 
L'article  10  alinéa  3  LAA  confère  au  Conseil  fédéral  une  compétence  étendue  en
matière d'ordonnances législatives, laquelle comprend également celle d'édicter d'éventuelles dispositions transitoires. En ce qui concerne la nouvelle réglementation sur l'aide
et les soins à domicile, l'OLAA ne contient aucune disposition transitoire excluant la
possibilité d'adapter une décision entrée en force à un changement législatif. En outre,
rien ne laisse supposer que le Conseil fédéral ait eu conscience du problème posé par
le droit transitoire lors de la révision de l'article 18 alinéa 2 OLAA. Pas non plus qu'il se
soit laissé guider par les dispositions transitoires de la LAA et qu'il se soit ainsi délibérément abstenu d'adopter une réglementation transitoire spéciale dans l'OLAA. Dans le
cadre de la consultation sur la révision de l'OLAA, la participation volontaire aux frais
résultant de l'aide et des soins à domicile procurés par une personne non autorisée, a
été abandonnée par souci d'égalité. Ainsi, le législateur n'avait, d'une part, pas envisagé
l'article 18 OLAA au moment de l'adoption des dispositions transitoires de la LAA . D'autre
part, rien ne permet d'affirmer que le Conseil fédéral voulait exclure tout ajustement des
cas survenus sous l'ancien droit aux modifications de l'OLAA. Pour toutes ces raisons,
le Tribunal fédéral arrive à la conclusion que l'article 18 OLAA, dans sa teneur en vigueur depuis le 1er janvier 2017, est également applicable aux accidents survenus avant
la modification légale. Sur la base de cet article, seules les prestations pour l'avenir
peuvent être ajustées.