<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">[AZA 0/2] </div> <div class="para">5P.304/2000 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">IIe COUR CIVILE </div> <div class="para">************************** </div> <div class="para"> </div> <div class="para">13 décembre 2000 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition de la Cour: M. Reeb, président, Mme Nordmann et </div> <div class="para">M. Merkli, juges. Greffier: M. Fellay. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">______ </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Statuant sur le recours de droit public formé </div> <div class="para"> </div> <div class="para">par </div> <div class="para">Dame X.________, représentée par Me Roman Manser, avocat à Nidau, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para">l'arrêt rendu le 25 juillet 2000 par la IIème Chambre civile de la Cour d'appel du canton de Berne; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">(<span class="artref">art. 9 Cst.</span> ; retrait du droit de garde </div> <div class="para">et placement d'un enfant; effet suspensif) </div> <div class="para">Vu les pièces du dossier d'où ressortent </div> <div class="para">les faits suivants: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">A.- Par décision du 20 mars 2000, l'Autorité tutélaire de la Ville de Bienne a retiré à dame X.________ le droit de garde sur sa fille Y.________, née hors mariage le 23 septembre 1990, et a placé l'enfant à la Grande Famille de Corgémont dès le 22 mars 2000. Elle a précisé qu'un recours n'aurait pas d'effet suspensif. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La mère a recouru contre cette décision auprès du Préfet du district de Bienne, en demandant notamment l'annulation de la décision de retrait de l'effet suspensif. En cours d'instruction, le 18 avril 2000, elle a toutefois donné son accord au maintien du placement de sa fille dans l'attente de l'établissement d'une expertise psychiatrique. Le 25 mai 2000, elle a cependant demandé, par l'intermédiaire de son mandataire nouvellement constitué, que l'effet suspensif soit attribué à son recours. Par décision du 29 juin 2000, le préfet a rejeté cette requête. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B.- Saisie d'un recours de la mère contre cette décision, la Cour d'appel du canton de Berne l'a déclaré irrecevable par arrêt du 25 juillet 2000, rédigé en français. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">C.- Par acte du 28 août 2000, en langue allemande, la mère a formé un recours de droit public contre cet arrêt, en concluant, avec suite de frais et dépens, à son annulation. </div> <div class="para">Elle a également sollicité l'octroi de l'assistance judiciaire. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par décision du 4 septembre 2000, le Président de la IIe Cour civile a rejeté la demande d'effet suspensif formée par la recourante. </div> <div class="para">Considérant en droit : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1.- Le présent arrêt est rédigé en français en application de l'<span class="artref">art. 37 al. 3 OJ</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2.- Le Tribunal fédéral examine d'office et avec une pleine cognition la recevabilité des recours qui lui sont soumis (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=07.12.2000&amp;to_date=26.12.2000&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F126-I-81%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page81">ATF 126 I 81</a> consid. 1a; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=07.12.2000&amp;to_date=26.12.2000&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F126-III-274%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page274">126 III 274</a> consid. 1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=07.12.2000&amp;to_date=26.12.2000&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-II-293%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page293">125 II 293</a> consid. 1a et les arrêts cités). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La cour cantonale a déclaré le recours irrecevable principalement parce que la recourante n'avait pas rendu vraisemblable que la décision incidente attaquée (refus de l'effet suspensif) était susceptible de lui causer un dommage irréparable, exigence posée par l'art. 61 al. 1 LPJA bern. A titre subsidiaire, mais sans autres précisions, elle a ajouté que, même s'il avait été recevable, le recours aurait dû être rejeté faute de pertinence des arguments invoqués. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le présent recours porte uniquement sur l'interprétation de l'art. 68 al. 2 LPJA bern. , c'est-à-dire sur la question de savoir si l'on pouvait bien admettre en l'espèce l'existence d'un juste motif de retrait de l'effet suspensif. </div> <div class="para">Cependant, ainsi qu'on vient de le relever, la principale et seule question que la cour cantonale avait à résoudre était celle de l'existence d'un dommage irréparable au sens de l'art. 61 LPJA (arrêt attaqué, p. 3 par. 1 à 3). Or la recourante n'allègue pas, et démontre encore moins, que la cour cantonale aurait arbitrairement nié l'existence d'un tel dommage. </div> <div class="para">Sur la seule question décisive, son mémoire ne répond donc pas aux exigences posées par l'<span class="artref">art. 90 al. 1 let. b OJ</span>. </div> <div class="para">Il s'ensuit que le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3.- Cette issue de la procédure était prévisible d'emblée, de sorte que la recourante ne peut être mise au bénéfice de l'assistance judiciaire (<span class="artref">art. 152 al. 1 OJ</span>) et doit par conséquent être condamnée aux frais (<span class="artref">art. 156 al. 1 OJ</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">le Tribunal fédéral, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">vu l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. Déclare le recours irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. Rejette la demande d'assistance judiciaire. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. Met à la charge de la recourante un émolument judiciaire de 1'500 fr. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">4. Communique le présent arrêt en copie au mandataire de la recourante et à la IIème Chambre civile de la Cour d'appel du canton de Berne. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">__________ </div> <div class="para">Lausanne, le 13 décembre 2000 FYC/frs </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour civile </div> <div class="para">du TRIBUNAL FEDERAL SUISSE : </div> <div class="para">Le Président, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier, </div> </div></body></html>