<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <table border="0"> <tr> <td> <img height="68" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2016-02-02-2C_110-2016.1&amp;type=gif" width="95"/> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> </tr> <tr> <td> <div class="para">2C_110/2016 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">{T 0/2} </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> </tr> </table> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 2 février 2016</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge fédéral Zünd, Président. </div> <div class="para">Greffier : M. Chatton. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">X.________, </div> <div class="para">représenté par Me Raphaël Tatti, avocat, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Service de la population du canton de Vaud, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Refus de prolongation d'une autorisation de séjour temporaire pour études, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour de droit administratif et public, du 17 décembre 2015. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">X.________, ressortissant béninois né en 1984 et titulaire d'une licence en informatique de gestion obtenue au Bénin en 2008, est entré en Suisse en 2011 au bénéfice d'une autorisation de séjour pour études afin de suivre un programme de bachelor of science HES-SO en informatique auprès de la Haute école d'ingénierie et de gestion du canton de Vaud (ci-après: la Haute école 1). Après deux semestres d'études, le 24 juillet 2012, X.________ s'est trouvé en situation d'échec simple dans deux modules sur trois. Il a alors obtenu du Service de la population du canton de Vaud (ci-après: le Service cantonal) le droit de changer d'orientation et d'entreprendre un cursus conduisant au bachelor of science HES-SO en informatique de gestion auprès de la Haute école de gestion ARC à Neuchâtel et Delémont (ci-après: la Haute école 2); son autorisation de séjour pour études a été prolongée de ce fait. </div> <div class="para">Le 14 octobre 2014, X.________ a annoncé au Service cantonal qu'il avait échoué dans la seconde filière suivie et s'était inscrit dans un cours de bachelor of science en sciences économiques à l'Université de Neuchâtel à compter du semestre de printemps 2015; il a requis la prolongation de son autorisation de séjour. Par décision du 7 octobre 2015, le Service cantonal a refusé de prolonger l'autorisation de séjour de X.________ et prononcé son renvoi de Suisse. Par arrêt du 17 décembre 2015, la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal cantonal) a rejeté le recours formé par X.________ contre la décision du 7 octobre 2015, qu'elle a confirmée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Par l'intermédiaire de son avocat, X.________ a saisi le Tribunal fédéral d'un recours en matière de droit public contre l'arrêt du 17 décembre 2015 en concluant, sous suite de frais et dépens, principalement, à la réforme de l'arrêt en ce sens que l'autorisation de séjour temporaire pour études est renouvelée, subsidiairement, à l'annulation dudit arrêt et au renvoi de la cause pour nouvelle décision dans le sens des considérants. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Selon l'<span class="artref">art. 83 let</span>. c ch. 2 LTF (RS 173.110), en droit des étrangers, le recours en matière de droit public est irrecevable à l'encontre des décisions qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. En raison de sa formulation po-testative, l'art. 27 LEtr (RS 142.20) ne confère aucun droit au recourant, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur le recours en matière de droit public qu'il a pourtant formé avec l'assistance d'un avocat. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Il sied encore d'examiner son recours à l'aune du recours constitutionnel subsidiaire (<span class="artref">art. 113 LTF</span> a contrario) pour violation des droits constitutionnels (<span class="artref">art. 116 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.1.</b> La qualité pour former un recours constitutionnel subsidiaire suppose un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée (<span class="artref">art. 115 let. b LTF</span>). Le recourant, qui ne peut se prévaloir de l'art. 27 LEtr au vu de sa formulation potestative (cf. consid. 3 ci-dessus) ni invoquer de manière indépendante l'interdiction de l'arbitraire ou la violation du principe de proportionnalité, n'a pas une position juridique protégée lui conférant la qualité pour agir au fond sous cet angle (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=13&amp;from_date=18.01.2016&amp;to_date=06.02.2016&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-I-185%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page185">ATF 133 I 185</a>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.</b> Par ailleurs, le recourant ne se prévaut d'aucun autre grief d'ordre constitutionnel. Tout en admettant partiellement ses échecs dans les précédentes filières d'études suivies, il se contente en effet de discuter, de façon appellatoire et donc irrecevable en dépit de l'invocation récurrente de l'arbitraire dans l'établissement et l'appréciation des faits (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/106/117" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/106/2" type="start"></artref>art. 106 al. 2 et 117 LTF</span><artref id="CH/173.110/106/117" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/117" type="end"></artref>), l'examen opéré par le Tribunal cantonal par rapport à l'orientation nouvelle prise lors de son inscription à l'Université de Neuchâtel et par rapport aux qualifications personnelles de l'étudiant pour mener à chef sa formation. On ne voit au demeurant pas que la circonstance que le recourant aurait, contrairement aux constats de la précédente instance, réussi un certain nombre d'examens ou de modules des deux premières écoles suivies ou que son échec définitif lors de la formation suivie auprès de la Haute école 2 ne concernerait en réalité pas la formation dans son ensemble mais une branche particulière, rendrait arbitraire l'arrêt cantonal entrepris, étant rappelé que depuis son arrivée en Suisse en 2011 pour études et en dépit d'un changement d'école et d'une prolongation d'autorisation de séjour approuvés par le Service cantonal, l'étudiant n'est encore parvenu à achever aucune formation. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Les considérants qui précèdent conduisent à l'irrecevabilité manifeste du recours (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/108/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/a" type="start"></artref>art. 108 al. 1 let. a et b LTF</span><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/108/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/b" type="end"></artref>), qu'il soit traité en tant que recours en matière de droit public ou recours constitutionnel subsidiaire. Cette irrecevabilité est prononcée selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 108 LTF</span>, sans qu'il y ait lieu d'ordonner un échange d'écritures. Succombant, le recourant doit supporter les frais de justice devant le Tribunal fédéral (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). Il n'est pas alloué de dépens (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/68/3" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/68/1" type="start"></artref>art. 68 al. 1 et 3 LTF</span><artref id="CH/173.110/68/3" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/3" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b> Par ces motifs, le Président prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 500 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au mandataire du recourant, au Service de la population et au Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour de droit administratif et public, ainsi qu'au Secrétariat d'Etat aux migrations. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 2 février 2016 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Zünd </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Chatton </div> </div></body></html>