<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est chargé de lancer, pour une période déterminée, une campagne de reconversion en informatique.</p><p>L'objectif sera de combler le grave manque d'informaticiens, notamment de femmes spécialistes dans les domaines principaux de l'informatique. Les domaines concernés touchent les activités par lesquelles une plus-value est produite par la conception, la réalisation, l'intégration, l'examen et l'exploitation de matériel et de logiciels ainsi que de procédés.</p><p>Cette campagne de reconversion doit se dérouler en étroite collaboration avec les branches économiques concernées ; il convient d'impliquer également les chômeurs dans ces projets.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le Conseil fédéral est conscient du fait que notre pays manque actuellement de professionnels qualifiés dans le secteur de l'informatique. Au cours de ces dernières années, pour remédier à cette carence, il a notamment engagé les mesures ci-après :</p><p>- L'Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT) a fait établir un concept global sur la manière de restructurer les professions de l'informatique. Le rapport final qui va être présenté prochainement propose une nouvelle réglementation souple de la formation de base fondée sur des modules. Le projet est placé sous l'égide d'un nouvel organe responsable qui regroupe les principales associations professionnelles du secteur de l'informatique. Ce projet novateur permet d'améliorer considérablement l'offre de places d'apprentissage. Cette mesure est renforcée par le lancement, au cours de cette année encore, d'une campagne visant à augmenter le nombre de places d'apprentissage dans les domaines des technologies de l'information et de la communication, campagne qui sera organisée en commun avec les milieux économiques. Notre système de formation professionnelle devrait ainsi être en mesure de réagir plus rapidement aux besoins du marché du travail.</p><p>- Le projet intitulé "Ànnée initiale d'apprentissage" a été lancé dans le cadre de l'arrêté I sur les places d'apprentissage. Il prévoit un bloc de formation essentiellement scolaire d'une durée d'une année au début de l'apprentissage. Sept projets pilotes réunissant environ 200 participants sont déjà en cours de réalisation. Dans le même contexte, il est prévu de créer des écoles d'informatique du degré secondaire II, dont la structure s'inspire des traditionnelles écoles de commerce. Ces nouvelles institutions proposeront une formation scolaire de trois ans, complétée par un stage pratique en entreprise et sanctionnée par un certificat fédéral de capacité d'informaticien et par une maturité professionnelle d'orientation commerciale. Ces deux projets seront très largement encouragés avec les moyens mis à disposition par le biais de l'arrêté II sur les places d'apprentissage.</p><p>- Les formations de base en informatique (informaticien, agent de maintenance d'appareils informatiques et médiamaticien) ne sont proposées que depuis 1994. Le taux de croissance du nombre d'apprentis est fulgurant. Rien qu'entre 1998 et 1999, le nombre d'apprentis a augmenté de 66 % et pas moins de 1600 personnes ont entamé une formation dans ce domaine en 1999. Le rapport final mentionné en introduction prévoit qu'en 2003, entre 3000 et 5000 jeunes entameront une formation dans le domaine de l'informatique. Cette progression résulte incontestablement des efforts entrepris en commun par l'OFFT et par les milieux économiques concernés.</p><p>- En raison de l'assouplissement des conditions d'admission et de la création d'un nouvel examen professionnel d'informaticien IC, le nombre de candidats aux examens professionnels et professionnels supérieurs a également considérablement augmenté. Pas moins de 700 candidats réussissent en effet ces examens chaque année et, de par l'orientation pratique de leur formation, ces professionnels sont très recherchés sur le marché du travail.</p><p>- Le développement des hautes écoles spécialisées a été vivement encouragé par la Confédération et les cantons au cours des dernières années. Alors que durant cette période le nombre d'étudiants est resté constant dans la plupart des filières des hautes écoles spécialisées et des écoles supérieures, il a cependant triplé entre 1997 (374 étudiants) et 1999 (1092 étudiants) dans les filières HES de l'informatique, de l'informatique de gestion et des télécommunications.</p><p>- Un programme d'action d'une durée limitée à trois ans a été lancé en vue de proposer des formations pratiques habilitant les titulaires d'une maturité gymnasiale à être admis dans une filière du domaine de l'informatique et des nouvelles technologies de l'information et de la communication dans une haute école spécialisée. Cette mesure doit permettre, d'une part, de remédier au manque de places de stage dans les secteurs précités et, d'autre part, d'élargir les conditions d'admission dans les hautes écoles spécialisées. L'OFFT a lancé un appel d'offres jusqu'à fin mars et envisage de faire démarrer ces formations pratiques en automne 2000.</p><p>L'OFFT estime que les deux premiers projets notamment devraient permettre une augmentation de la présence des femmes dans les professions de l'informatique. Alors qu'en 1998 les femmes ne représentaient que 4 % des effectifs commençant une formation en informatique, elles étaient déjà 12 % en 1999. Rappelons qu'un des principaux objectifs de l'arrêté II sur les places d'apprentissage vise à encourager les femmes à se former dans les technologies de pointe.</p><p>Il convient de relever également les efforts qui sont entrepris dans les entreprises des secteurs privé et public, et tout particulièrement les mesures internes prises par de nombreuses entreprises en vue de maintenir et de développer les compétences professionnelles de leurs employés dans les technologies de l'information et de la communication. Citons à ce propos le projet de Swissmem qui propose des apprentissages de durée réduite (deux ans) pour les titulaires d'une maturité gymnasiale. Ces derniers obtiennent ainsi le certificat fédéral de capacité d'informaticien ainsi que la maturité professionnelle et peuvent entrer dans une haute école spécialisée.</p><p>Tous les efforts entrepris par la Confédération resteraient vains sans le concours de l'économie. Cette dernière doit notamment proposer encore davantage de places de formation dans des métiers porteurs d'avenir. Seule une coopération efficace entre la Confédération, les cantons et l'économie peut en effet amener notre système de formation professionnelle à servir correctement le marché du travail en facilitant la mobilité professionnelle et en aidant les entreprises à recruter les professionnels dont elles ont besoin.</p><p>Rappelons enfin que les efforts engagés par la Confédération en faveur de la formation professionnelle ne portent leurs fruits qu'après un certain laps de temps. Les jeunes qui entament une formation en informatique au cours de cette année n'arriveront, par exemple, sur le marché du travail qu'en 2003, ou en 2006 s'ils poursuivent leur formation dans une haute école spécialisée.</p><p>Signalons également que l'assurance-chômage propose des cours aux utilisateurs peu expérimentés de systèmes TED (traitement électronique des données). Toutefois, selon des experts, ces structures de formation ne conviennent guère pour former les professionnels hautement qualifiés en informatique tant recherchés sur le marché du travail. Il est un fait que depuis que le chômage régresse, seul un nombre restreint de personnes possèdent les qualifications requises en vue d'une reconversion dans le domaine de l'informatique.</p><p>Le Conseil fédéral est prêt à examiner de manière approfondie d'autres mesures de durée limitée qui inciteront encore davantage de personnes à entreprendre une formation dans le domaine de l'informatique.</p>  Le Conseil fédéral propose de transformer la motion en postulat.