<h2>SubmittedText<h2><p>Les 10 et 11 mai 2000, le Comité des ministres du Conseil de l'Europe dont la Suisse fait partie a félicité sans réserve la Russie pour la guerre qu'elle mène en Tchétchénie, ce qui a soulevé la consternation dans de nombreux milieux.</p><p>Pourquoi un petit État neutre comme la Suisse ménage-t-il une grande puissance au mépris des idéaux humains et des droits de la personne ? Pourquoi le représentant de la Suisse n'a-t-il pas jugé utile de faire état de la campagne d'extermination dont la population tchétchène fait l'objet ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le Conseil de l'Europe a pris une position très critique face au conflit en Tchétchénie. Son Assemblée parlementaire a suspendu la participation de la délégation parlementaire russe. Les ministres des États membres ont exprimé leur vive inquiétude face aux violations présumées des droits de l'homme en Tchétchénie. Ils ne se sont cependant pas encore prononcé sur la recommandation de l'Assemblée parlementaire tendant à suspendre la participation russe en cas d'absence de progrès.</p><p>Dans son intervention au Comité des ministres, le représentant de la Suisse a clairement affirmé que la Russie doit exercer sa souveraineté sur la Tchétchénie dans le respect des valeurs et des obligations internationales auxquelles elle a souscrit. Il a affirmé qu'un État ne peut pas justifier des manquements aux normes internationales en prétextant des violations de ces mêmes normes par ceux qu'il combat dans un conflit armé non international. Se référant aux atrocités commises en Tchétchénie, il a rappelé qu'en aucune circonstance il n'est acceptable d'infliger des tortures ou des traitements inhumains ou dégradants à des personnes détenues.</p>