<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><a name="_GoBack"></a><br/><img alt="" height="130" src="20180427100629524_e-files/Aspose.Words.43c1e676-46b3-4a12-bffc-5233c6e461f1.001.png" width="77"/><br/></p> <p><span> </span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>243 </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>LAO/01/18/0000220/amo</span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>CHAMBRE DES RECOURS PENALE</span></p> <p><span>__________________________________________</span></p> <p><span>Arrêt du 2 avril 2018</span></p> <p><span>__________________</span></p> <p><span>Composition : M. </span><span>Perrot</span><span>, juge unique</span></p> <p><span>Greffière : Mme Mirus</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Art. 382 al. 1 CPP</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Statuant sur le recours interjeté le 14 mars 2018 par </span><span>Q.________</span><span> contre l’ordonnance de classement rendue le 2 mars 2018 par le Préfet du district de Lavaux-Oron dans la cause </span><span>n° LAO/01/18/0000220/amo</span><span>, le Juge unique de la Chambre des recours pénale considère :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> En fait :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>A.</span><span> </span><span>a) </span><span>Par ordonnance pénale du 23 janvier 2018, ensuite de la dénonciation de la Police municipale de l’Est lausannois du 9 janvier 2018, le Préfet du district de Lavaux-Oron a constaté que Q.________ s’était rendu coupable de violation des règles de la circulation routière (I), l’a condamné à une amende de 400 fr. (II), a dit qu’à défaut du paiement de l’amende, la peine privative de substitution serait de 4 jours (III) et a mis les frais, par 50 fr., à sa charge (IV).</span></p> <p><span> Il était reproché à Q.________ d’avoir dépassé la vitesse maximale (50 km/h) de 18 km/h au volant du véhicule VD [...], en date du 7 novembre 2017, à 10h45, à Savigny.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>b) </span><span>Le 7 février 2018, Q.________ a formé opposition contre cette ordonnance, soutenant qu’il n’était pas le détenteur du véhicule en question et qu’il était sur son lieu de travail lors de la survenance des faits litigieux.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> c) </span><span>Ensuite de cette opposition, le préfet a, par mandat du 9 février 2018, demandé à la Police municipale de l’Est lausannois d’instruire plus avant les faits litigieux.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>d) </span><span>Il résulte du rapport établi le 21 février 2018, qui annule et remplace la dénonciation établie le 9 janvier 2018, que la Police municipale de l’Est lausannois n’a pas pu identifier l’auteur de l’excès de vitesse du 7 novembre 2017. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>B. </span><span>Par ordonnance du 2 mars 2018, le préfet a ordonné le classement de la procédure pénale dirigée contre Q.________ pour violation des règles de la circulation routière (I) et a laissé les frais de procédure à la charge de l’Etat (II).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>C. </span><span>Par acte du 14 mars 2018, Q.________ a recouru auprès de la Chambre des recours pénale contre cette ordonnance. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Il n’a pas été ordonné d’échange d’écritures.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>En droit :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1. </span><span>L'art. 395 let. a CPP (Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 ; RS 312.0) prévoit que, si l’autorité de recours est un tribunal collégial – ce qui est le cas de la Chambre des recours pénale, laquelle statue à trois juges (art. 67 al. 1 let. 1 LOJV [loi d'organisation judiciaire ; RSV 173.01] ; art. 12 al. 1 ROTC [règlement organique du Tribunal cantonal ; RSV 173.31.1) –, sa direction de la procédure statue seule sur le recours lorsqu’il porte exclusivement sur des contraventions.</span></p> <p><span> En l’espèce, l’ordonnance rendue le 2 mars 2018 par le Préfet du district de Lavaux-Oron porte sur l’infraction de violation simple des règles de la circulation routière, à savoir exclusivement une contravention. Partant, c'est un membre de la Chambre des recours pénale qui est compétent pour statuer en tant que juge unique (art. 13 al. 2 LVCPP [loi d’introduction du code de procédure pénale suisse ; RSV 312.01]).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>2. </span></p> <p><span>2.1 </span><span>Interjeté dans le délai légal (art. 322 al. 2 CPP [Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007; RS 312.0] et 396 al. 1 CPP) contre une décision de l’autorité compétente en matière de contraventions (art. 393 al. 1 let. a CPP), le recours est déposé en temps utile; il satisfait en outre aux autres conditions légales (art. 385 al. 1 CPP), de sorte qu’il est recevable en la forme.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>2.2 </span><span>Aux termes de l’art. 382 al. 1 CPP, toute partie qui a un intérêt juridiquement protégé à l’annulation ou à la modification d’une décision a qualité pour recourir contre celle-ci.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> En l’espèce, dans la mesure où l’ordonnance attaquée classe la procédure pénale dirigée contre lui pour violation simple des règles de la circulation routière et laisse les frais de procédure à la charge de l’Etat, le recourant n’a pas d’intérêt à obtenir l’annulation ou la modification de cette décision et n’a donc pas qualité pour recourir (art. 382 al. 1 CPP). </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Autrement dit, Q.________ n’a manifestement pas réalisé que l’ordonnance attaquée lui était entièrement favorable, aucune infraction ne lui étant reprochée et les frais n’étant pas mis à sa charge. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>3. </span><span>Il résulte de ce qui précède que le recours doit être déclaré irrecevable, sans autre échange d’écritures (art. 390 al. 2 CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Les frais de la procédure de recours, constitués du seul émolument d'arrêt, par 360 fr. (art. 20 al. 1 TFIP [Tarif des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre 2010, RSV 312.03.1]), pourraient être mis à la charge de Q.________, celui-ci devant être considéré comme ayant succombé (art. 428 al. 1 CPP). Toutefois, à titre exceptionnel et compte tenu des circonstances particulières de la cause, ces frais seront laissés à la charge de l’Etat (art. 425 CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>le juge unique</span></p> <p><span>prononce :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> Le recours est irrecevable.</span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> Les frais d’arrêt, par 360 fr. (trois cent soixante francs), sont laissés à la charge de l’Etat.</span></p> <p><span> </span><span>III.</span><span> L’arrêt est exécutoire.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Le juge unique : La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Du </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à :</span></p> <p><span>- M. Q.________,</span></p> <p><span>- Ministère public central ; </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> et communiqué à :</span></p> <p><span>- M. le Préfet du district de Lavaux-Oron,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> par l’envoi de photocopies.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1</span><span> </span><span>LTF).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> </div> </body> </html>