An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 4. Juni 2019
Embargo: 4. Juni 2019, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 17. Mai 2019 (6B_1207/2018)
Strafbares Eindringen in fremdes E-Mail-Konto: Art und Weise 
der Passwortbeschaffung nicht entscheidend
Das unbefugte Eindringen in ein zugriffgeschütztes fremdes E-Mail-Konto ist unabhängig von der Art und Weise strafbar, wie der Täter an das Passwort gelangt ist.
Aktives Handeln ist dabei nicht erforderlich. Das Bundesgericht weist die Beschwerde einer Frau ab, die sich mit dem zufällig gefundenen Passwort Zugang zum
E-Mail-Konto ihres getrennt von ihr lebenden Mannes verschafft hat. 
Die Frau war nach der Trennung von ihrem Mann mehrfach in dessen passwortgeschütztes E-Mail-Konto eingedrungen. Das Kennwort hatte sie zufällig auf einem
Kärtchen gefunden, das er im Büroschreibtisch der früheren ehelichen Wohnung zurückgelassen hatte. Das Aargauer Obergericht bestätigte 2018 das erstinstanzliche Urteil,
mit dem die Frau wegen mehrfachen unbefugten Eindringens in ein Datenverarbeitungssystem (Artikel 143 bis Absatz 1 des Strafgesetzbuches, StGB) zu einer bedingten Geldstrafe und einer Busse verurteilt worden war. In ihrer Beschwerde ans Bundesgericht
machte sie geltend, dass der fragliche Tatbestand für das Eindringen in ein fremdes und
zugriffgesichertes Datenverarbeitungssystem eine erhöhte kriminelle Energie verlange,
wie dies etwa beim Hacking oder bei Phishing-Mails der Fall sei. Sie selber sei ohne
irgendwelche kriminellen Machenschaften in den Besitz des Passwortes gelangt und
habe sich nicht strafbar gemacht. 
Das Bundesgericht  weist  die  Beschwerde  ab. Die  Betroffene  hat die  ihr nicht
zustehende E-Mail-Adresse angewählt und das zugehörige Passwort eingegeben. Damit
hat sie die elektronische Sicherung des Accounts umgangen und die Zugangsschranken
überwunden. Dass sie das Passwort nicht durch aktives Handeln erlangt, sondern
dieses zufällig gefunden hat, ändert nichts. Für die Würdigung einer Tat als "Hackerangriff" im Sinne von Artikel 143 bis Absatz1 StGB ist es ohne Bedeutung, auf welche Art
und Weise sich der Täter Zugang zum Passwort verschafft hat. Im Weiteren ist unbestritten, dass die Frau nicht berechtigt war, sich in das E-Mail-Konto des getrennt von ihr
lebenden Mannes einzuloggen. Das unbewusste Zurücklassen, beziehungsweise Vergessen des Passworts in der vormals ehelichen Wohnung lässt sich nicht als Einverständis für den Zugriff auf sein E-Mail-Konto verstehen. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 4 juin 2019
Embargo : 4 juin 2019, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 17 mai 2019 (6B_1207/2018)
Punissabilité de l'accès indu à un compte courriel appartenant à 
autrui : la façon d'obtenir le mot de passe n'est pas décisive
L'accès indu à un compte courriel appartenant à autrui, protégé au moyen d'un mot
de passe, est punissable quelles que soient les circonstances qui en entourent
l'obtention. Un comportement actif n'est pas nécessaire. Le Tribunal fédéral rejette le
recours d'une femme qui avait accédé au compte courriel de son époux, dont elle
vivait séparée, après en avoir trouvé fortuitement le mot de passe.
Après s'être séparée de son mari, l'intéressée avait accédé à de multiples reprises au
compte courriel de ce dernier. Elle en avait trouvé par hasard le mot de passe sur une
carte qu'il avait laissée sur un bureau dans l'ancien appartement conjugal. Le Tribunal
cantonal  argovien  a  confirmé  courant  2018  le  jugement  de  première  instance
qui condamnait cette femme pour accès indu à un système informatique répété
(article 143bis alinéa 1 du Code pénal; CP) à une peine pécuniaire avec sursis et à une
amende. Cette dernière faisait valoir devant le Tribunal fédéral que l'infraction en cause
suppose une énergie criminelle accrue, à l'image de ce qui prévaut pour le hacking ou le
hameçonnage (phishing). Elle s'était trouvée en possession du mot de passe sans la
moindre manoeuvre frauduleuse de sa part et soutenait dès lors que son comportement
n'était pas punissable.
Le Tribunal fédéral rejette le recours. L'intéressée s'est connectée à un compte courriel
qui ne lui appartenait pas et a saisit le mot de passe correspondant. Elle est ainsi
parvenue à passer outre le système de protection censé lui en empêcher l'accès. Peu
importe qu'elle n'ait pas activement cherché à obtenir le mot de passe et qu'elle l'ait
découvert par hasard. Lorsqu'il s'agit de déterminer si un comportement comme une
« attaque informatique  » est punissable sous l'angle de l'article 143 bis alinéa 1 CP, la
façon d'obtenir cet élément n'est pas déterminante. Au surplus, il est incontestable que
la recourante n'était pas autorisée à se connecter au compte courriel de l'homme dont
elle vivait séparée. L'oubli par ce dernier, dans l'ancien appartement conjugal, d'une
carte sur laquelle était inscrit le mot de passe ne pouvait valoir consentement de sa part
à un accès à son compte courriel.