<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">2A.537/2000 </div> <div class="para">[AZA 0/2] </div> <div class="para"> </div> <div class="para">IIe COUR DE DROIT PUBLIC </div> <div class="para">*********************************************** </div> <div class="para"> </div> <div class="para">10 janvier 2001 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition de la Cour: MM. les Juges Wurzburger, président, </div> <div class="para">Betschart et Hungerbühler. Greffier: M. Langone. </div> <div class="para">______ </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Statuant sur le recours de droit administratif </div> <div class="para">formé par </div> <div class="para">N.________, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para">la décision prise le 2 novembre 2000 par le Département fédéral des finances; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">(demande en dommages-intérêts) </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que, par décision du 2 novembre 2000 (notifiée le lendemain), le Département fédéral des finances a rejeté une demande en dommages-intérêts formée par N.________ contre la Confédération suisse, au motif que les prétentions ne reposaient sur aucun élément concret, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que par acte du 27 novembre 2000 adressé au Tribunal fédéral, N.________ déclare recourir contre la décision précitée, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que, le 28 novembre 2000, le Président de la IIe Cour de droit public a attiré l'attention du recourant sur le fait que l'acte de recours ne remplissait pas toutes les conditions formelles prévues par l'<span class="artref">art. 108 al. 2 OJ</span>, si bien que le Tribunal fédéral ne pourrait vraisemblablement pas entrer en matière sur le recours, tout en précisant que le délai de recours de trente jours dès la notification de la décision n'était pas encore échu, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que le recourant a laissé expirer le délai de recours sans avoir déposé d'écriture complémentaire pour se conformer aux exigences formelles de l'<span class="artref">art. 108 al. 2 OJ</span>, lequel prévoit notamment que le mémoire de recours doit indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">qu'il est douteux que le présent recours soit recevable, dès lors que le recourant n'indique pas de conclusions, ni ne précise sur quels points la décision attaquée est critiquable, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que la question de la recevabilité peut toutefois demeurer indécise en tant que le recours doit de toute manière est rejeté, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que, dans la mesure où le recourant semble se plaindre de ne pas avoir été entendu oralement et publiquement par l'autorité intimée, son grief est mal fondé, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">qu'en effet, le recourant a eu tout loisir de s'exprimer par écrit devant le Département fédéral des finances, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">qu'en tant qu'autorité administrative, ledit département n'avait aucune obligation d'organiser une audience publique, laquelle n'a du reste pas été demandée, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que le recourant ne saurait invoquer la garantie de l'<span class="artref">art. 6 CEDH</span> pour exiger la tenue de débats publics devant le Tribunal fédéral (unique instance judiciaire), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que l'<span class="artref">art. 6 CEDH</span> ne trouve ici pas application, dès lors que la présente contestation (portant certes sur un prétendu droit de nature civil) n'est pas réelle ni sérieuse, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que la demande en dommages-intérêts présentée par le recourant ne reposait en effet sur aucun élément concret et était donc manifestement dépourvue de toute justification, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">qu'une audience publique apparaît d'autant moins justifiée en l'espèce qu'il y a lieu de trancher exclusivement des points de droit et non de fait, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que, dans ces conditions, le présent recours doit être rejeté dans la mesure où il est recevable, selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que, succombant, le recourant doit supporter les frais judiciaires (<span class="artref">art. 156 al. 1 OJ</span>), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">le Tribunal fédéral, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">vu l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1.- Rejette le recours dans la mesure où il est recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2.- Met un émolument judiciaire de 1'000 fr. à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3.- Communique le présent arrêt en copie au recourant et au Département fédéral des finances. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">______________ </div> <div class="para">Lausanne, le 10 janvier 2001 LGE/elo </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du TRIBUNAL FEDERAL SUISSE: </div> <div class="para">Le Président, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier, </div> </div></body></html>