<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2025-05-28-5A_372-2025.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5A_372/2025</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 28 mai 2025</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit civil</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge fédéral Bovey, Président. </div> <div class="para">Greffière : Mme Hildbrand. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. B.B. et C.B.________, </div> <div class="para">2. D.B.________, </div> <div class="para">tous les trois représentés par Me Daniel Känel, avocat, </div> <div class="para">intimés. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">protection de la personnalité (<span class="artref">art. 28b al. 1 CC</span>), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal cantonal de l'État de Fribourg, Ie Cour d'appel civil, du 25 mars 2025 (101 2024 337). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Statuant le 8 août 2024, le Président du Tribunal de l'arrondissement de la Broye a admis l'action en protection de la personnalité introduite le 12 avril 2024 par B.B.________, C.B.________et D.B.________ contre A.________; il a prononcé, autant à titre provisionnel qu'au fond, diverses mesures d'interdiction à l'égard de ce dernier, sous la menace de la sanction prévue par l'<span class="artref">art. 292 CP</span>. </div> <div class="para">Par courrier du 19 août 2024, A.________ a fait appel de cette décision en tant qu'elle valait ordonnance de mesures provisionnelles. Cet appel a été déclaré irrecevable par arrêt du 11 octobre 2024 du Président de la I <sup>e</sup> Cour d'appel civil du Tribunal cantonal fribourgeois. Le recours formé au Tribunal fédéral contre cette dernière décision a également été déclaré irrecevable par arrêt du 16 janvier 2025 (5A_780/2024). </div> <div class="para">Le 9 septembre 2024, A.________ a également fait appel de la décision du 8 août 2024 en tant qu'elle statuait sur le fond. L'appel a été rejeté par arrêt du 25 mars 2025 de la I <sup>e</sup> Cour d'appel civil du Tribunal cantonal fribourgeois (ci-après: Cour d'appel). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Par acte du 9 mai 2025, A.________exerce un recours au Tribunal fédéral contre l'arrêt du 25 mars 2025. Il sollicite l'octroi de l'assistance judiciaire pour la procédure fédérale. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">La présente écriture est traitée en tant que recours en matière civile au sens de l'<span class="artref">art. 72 al. 1 LTF</span>. Il apparaît superflu d'examiner les autres conditions de recevabilité, ce procédé étant voué à l'échec. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">En vertu de l'<span class="artref">art. 42 al. 1 LTF</span>, les mémoires de recours doivent être motivés. Conformément à l'<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient à la partie recourante de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse et d'expliquer en quoi ceux-ci seraient contraires au droit (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=15.05.2025&amp;to_date=03.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-I-99%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page99">ATF 142 I 99</a> consid. 1.7.1); en particulier, la motivation doit être topique, c'est-à-dire se rapporter à la question juridique tranchée par l'autorité cantonale (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=15.05.2025&amp;to_date=03.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F123-V-335%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page335">ATF 123 V 335</a> consid. 1). En outre, le Tribunal fédéral n'examine la violation de droits fondamentaux que si ce moyen a été invoqué et motivé par le recourant (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>), c'est-à-dire s'il a été expressément soulevé et exposé de manière claire et détaillée (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=15.05.2025&amp;to_date=03.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-IV-500%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page500">ATF 143 IV 500</a> consid. 1.1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">La Cour d'appel a retenu que tant la violence physique dont le recourant avait fait usage lors de l'altercation du 22 juin 2023 entre les parties, que ses nombreux courriers menaçants, témoignaient d'une animosité persistante, propre à susciter la crainte chez les intimés. Dès lors, de telles atteintes à leur personnalité justifiaient l'adoption de mesures de protection sur la base de l'<span class="artref">art. 28b al. 1 CC</span>. Quant au principe de proportionnalité, elle a exposé dans le détail aux considérants 2.4.2 à 2.4.6 de l'arrêt querellé pour quels motifs il avait bien été respecté pour chacune des mesures de protection ordonnées, à savoir l'interdiction d'approcher et d'accéder à moins de trois mètres du logement des époux B.________, l'interdiction d'approcher à moins de cinq mètres de l'appartement et du balcon de D.B.________et l'interdiction de demeurer à proximité de ces deux logements. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">Force est de constater à la lecture de l'écriture de recours que celle-ci ne satisfait pas aux exigences de motivation sus-exposées (cf. <i>supra</i> consid. 4), tant sous l'angle de l'établissement des faits que du droit. Le recourant présente en effet une argumentation appellatoire et ne fait essentiellement qu'opposer sa propre appréciation de la situation, et spécialement de l'altercation du 22 juin 2023, à celle de l'autorité cantonale. Il s'étend en particulier longuement sur les mensonges qu'auraient proférés ses parties adverses et les "manipulations" de ses propos auxquelles auraient procédé les tribunaux, la police et l'avocat des intimés. A cet égard, il allègue avoir prouvé à plusieurs reprises que ses parties adverses, ainsi qu'un témoin qu'il a pourtant lui-même cité, avaient menti, sans toutefois détailler quels seraient les moyens de preuve qu'il aurait produits pour ce faire. Il se plaint de la violation de son droit à une "libre circulation" sans aucunement s'en prendre aux motifs de l'autorité précédente exposant pourquoi elle considérait que les restrictions qui lui ont été imposées étaient en l'espèce conformes au principe de proportionnalité, à savoir notamment qu'il pouvait aisément respecter l'interdiction d'approcher le logement des époux B.________ en longeant le bord de la route opposée et que les connaissances qu'il allègue avoir dans le même immeuble que D.B.________ pouvaient parfaitement continuer à lui rendre visite. On ne sait pas exactement à qui se réfère le recourant en tant qu'il reproche à la "juge de police de première instance" d'avoir entre autres truffé le dossier de "falsifications", d'avoir omis de faire état d'une partie importante de son audition, de mentir de "manière voulue et consciente sur l'argumentation principale de [sa] condamnation ainsi que sur plusieurs autres points", d'avoir voulu éviter que la partie adverse ne s' "enfonce" plus durant son contre-interrogatoire et d'avoir rejeté toutes ses réquisitions de preuves sauf l'une d'entre elle qu'elle avait "manipulé". Quoi qu'il en soit, ces critiques sont également irrecevables dans la mesure où seul l'arrêt de la Cour d'appel peut faire l'objet du présent recours (<span class="artref">art. 75 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.</b> </div> <div class="para">Vu ce qui précède, le recours doit être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 108 al. 1 let. b LTF</span>. Les conclusions du recourant étaient d'emblée dépourvues de chances de succès, ce qui entraîne le rejet de sa requête d'assistance judiciaire, ainsi que sa condamnation aux frais (art. 64 al. 1 et 66 al. 1 LTF). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>8.</b> </div> <div class="para">L'écriture du recourant comporte des propos inadmissibles notamment en tant qu'il désigne "l'appareil judiciaire" comme un "mélange de fonctionnement du Troisième Reich, de l'apartheid en Afrique du Sud et celui de la Cosa Nostra"et qualifie le Tribunal de céans de "Capo di tutti capi de la Cosa Nostra". L 'intéressé es t donc expressément informé que d'ultérieures écritures du même style seront classées sans suite. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>par ces motifs, le Président prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La requête d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 500 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et à la I <sup>e</sup> Cour d'appel civil du Tribunal cantonal de l'État de Fribourg. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 28 mai 2025 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Bovey </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : Hildbrand </div> </div></body></html>