<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="list-block col-lg-12 mb-5"> <div class="decis-block__flag"> A/2100/2004 </div> <div class="list-block__content row pb-3"> <h3 class="list-block__title col-lg-8"> <a href="/apps/decis/fr/ata/show/1875766"> ATA/899/2004 </a> du 16.11.2004 ( JPT ) , IRRECEVABLE </h3> <div class="col-lg-12"> <div> <b>Descripteurs</b> : LICENCIEMENT; INTERET ACTUEL; AUTORISATION D'EXERCER </div> <div> <b>Normes</b> : RCES.9 </div> <div> <b>Résumé</b> : Agent de sécurité licencié. Retrait de l'autorisation prononcé par le département. Défaut d'intérêt actuel au recours. A supposer qu'il veuille continuer sa profession d'agent de sécurité, le recourant devra déposer une demande d'autorisation d'engagement. C'est alors et seulement alors que seront examinées les conditions de l'art.9 du concordat. </div> </div> <div class="col-lg-12 mt-4"> <div> <a href="/apps/decis/fr/ata/file/2004/0008/ATA_000899_2004_A_2100_2004.pdf"> <img alt="Pdf" border="no" src="data:image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAACAAAAAgCAMAAABEpIrGAAABBVBMVEUAAAA9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKGaDsL5AAAAVnRSTlMAAQIDBAYICgsOExQVFxobHB0eIyotLjAyMzc5PD0/QEVJS01UVlddXmdwcXV5foWGjJSYmp2eoKOlqrCytLW3ubq8wMPKzM7T1eDi5Obp6+3x8/f5/ROqjl4AAAD9SURBVDjLfdNpUwIxDAbgtLsVPJBDRRGUywN1QRRELgXlFJQVkfz/nyLdkaFDS95vmTydzjQpAFzgetwcAyU/qKfJFYAoVL+oYyN84RQQ/hG2OAVgIdoWBaR4tyggRYdTQIobHdhevSdkYjjVQMQ9B5isnkOsg3QhCXAyIUD/1PCCCojiEQ22MUQDhgEahPCWBk5ttkUBa7Z7XaVA9hVYvcg2AvZ1AMC7g/hZOhEwgUzTOnSGn5U+ug+VKx3Y38Pn1I5cgv38xziqgeBjWd1U7Yq7xq8PCFBw3jJAgHCv+AQUOJ6XOAlAbxtnYQamv/kf2wOXG/v3yyEKc7zzfy61YB0tdylvAAAAAElFTkSuQmCC"/> </a> </div> <span><a class="efd" href="#EF">En fait</a><br/><a class="efd" href="#ED">En droit</a><br/><a class="efd" href="#PCM">Par ces motifs</a></span> <div> <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td>RÉPUBLIQUE ET CANTON DE GENÈVE </td> </tr> <tr> <td colspan="3" width="543"> <p>POUVOIR JUDICIAIRE</p> <p><b>A/2100/2004</b><b>-</b><b>JPT</b> <b><a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=ATA/899/2004">ATA/899/2004</a></b> </p> <p>ARRÊT</p> <p>DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF</p> <p>du 16 novembre 2004</p> </td> </tr> </table> <p align="center">dans la cause</p> <p> </p> <p align="left"><b>Monsieur </b><b>David R.</b><br/> représenté par Me Mauro Poggia, avocat </p> <p align="center">contre</p> <p align="left"><b>DEPARTEMENT DE JUSTICE, POLICE ET SECURITE</b><br/> </p> </div> <b><u><br clear="all"/> </u></b> <div> <p align="left"> </p> </div> <b><u><br clear="all"/> </u></b> <div> <div class="efd"><a name="EF"></a>EN FAIT</div> <p>1. Par arrêté du 22 mai 2001, le département de justice et police et des transports, devenu depuis lors le département de justice, police et sécurité (ci-après : le département) a autorisé l’entreprise de sécurité P. S.A., Grand-Saconnex/Genève, à engager, en qualité d’agent de sécurité, Monsieur David R., né le 15 mars 1973, d’origine genevoise, domicilié à Saint-Julien-en-Genevois (Haute-Savoie/France).</p> <p>2. Suite à un incident qui s’est produit le 17 juillet 2004 au stade de la Praille, P. S.A. a mis fin à ses rapports contractuels avec M. R., avec effet immédiat. Elle a annoncé ce départ au département le 28 juillet 2004 (cf. déclaration du 20 juillet 2004, R. à la police judiciaire, formulaire d’annonce de départ du 28 juillet 2004).</p> <p>3. Par décision du 10 septembre 2004, le département a prononcé formellement le retrait de l’autorisation d’engagement délivrée à P. S.A., en faveur de M. R., le 20 mai 2001. Référence était faite aux articles 13 alinéa 1, 2, 4 et 15 alinéas 1 et 2 du concordat sur les entreprises de sécurité du 18 octobre 1996 (sic) (ci-après : le concordat).</p> <p>4. M. R. a saisi le Tribunal administratif d’un recours contre la décision précitée, par acte du 13 octobre 2004. La décision prise à son encontre constituait une atteinte disproportionnée à sa liberté économique garantie par l’article 27 alinéa de la Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst. féd. - RS 101).</p> <p> Il conclut à l’annulation de la décision querellée. </p> <p>5. Dans ses observations du 5 novembre 2004, le département s’est opposé au recours.</p> <p> Il s’en est rapporté à l’appréciation du Tribunal administratif sur la question de savoir si le recourant avait encore un intérêt actuel à l’annulation de la décison querellée.</p> <p> Sur le fond, il a relevé que le comportement du recourant était incompatible avec l’activité d’agent de sécurité.</p> <a name="ED"></a><div class="efd">EN DROIT</div> <p>1. Le Tribunal administratif examine d’office et librement la recevabilité du recours. En particulier, le recourant doit avoir encore intérêt à la poursuite de la procédure.</p> <p> L’existence d’un intérêt actuel s’apprécie non seulement au moment du dépôt du recours, mais aussi lors du prononcé de la décision sur recours ; s’il s’éteint pendant la procédure, le recours sera déclaré sans objet (ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=123%20II%20285">123 II 285</a> consid. 4 p. 286 ss ; <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=118%20Ia%2046">118 Ia 46</a> consid. 3c p.53 ; <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=111%20Ib%2058">111 Ib 58</a> consid. 2 et lesréférences citées<b>;</b> <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=ATA/270/2001">ATA/270/2001</a> du 24 avril 2001; <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=ATA/295/1997">ATA/295/1997</a> du 6 mai 1997; <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=ATA/28/1997">ATA/28/1997</a> du 15 janvier 1997; A. GRISEL, Traité de droit administratif, 1984, p. 900 ).</p> <p> La condition de l’intérêt actuel fait défaut en particulier lorsque, par exemple, la décision ou la loi est annulée en cours d’instance (ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=111%20Ib%20185">111 Ib 185</a>; <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=110%20Ia%20140">110 Ia 140</a>; <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=104%20Ia%20487">104 Ia 487</a>), la décision attaquée a été exécutée et a sorti tous ses effets (ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=125%20I%20394">125 I 394</a> précité ; <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=120%20Ia%20165">120 Ia 165</a> consid. 1a p. 166 et les références citées), le recourant a payé sans émettre aucune réserve la somme d’argent fixée par la décision litigieuse ou encore, en cas de recours concernant une décision personnalissime, lorsque le décès du recourant survient pendant l’instance (P. MOOR, Droit administratif, Berne 1991, p. 642; ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=113%20Ia%20352">113 Ia 352</a>).</p> <p> En pareil cas, le recours, toujours recevable à la forme, devient sans objet ; il doit être simplement radié du rôle (ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=125%20V%20374">125 V 374</a> consid. 1; <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=118%20Ib%207">118 Ib 7</a> consid. 2 ; B. KNAPP, Précis de droit administratif, 4<sup>ème</sup> éd. 1991, chiffres 1967, 1968 et 1985, pp. 408 et 409, 412 ; F. GYGI, Bundesverwaltungsrechtspflege, 2<sup>ème</sup> éd., 1983, para 15/3.1 et 3.2, p. 154, para. 37/2 p. 326) ou peut être déclaré irrecevable (<a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=ATA/665/2004">ATA/665/2004</a> du 24 août 2004 et les références citées).</p> <p>2. Toutefois, la juridiction doit se prononcer si le recourant continue à être touché par les effets de la mesure litigieuse ou pourrait l'être par une décision identique (ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=121%20I%20281">121 I 281</a>-282; <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=121%20IV%20348">121 IV 348</a>-349; <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=120%20Ia%20166">120 Ia 166</a> et les arrêts cités; <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=ATA/34/2004">ATA/34/2004</a> du 13 janvier 2004 et les références citées).</p> <p>3. En l’espèce, le recourant a été licencié par P. S.A., bénéficiaire de l’autorisation d’engagement, avec effet au 18 septembre 2004. Le recourant n’a donc plus d’intérêt actuel au recours. En effet, à supposer même qu’il veuille continuer sa profession d’agent de sécurité auprès d’un autre employeur, celui-ci devra déposer une demande d’autorisation d’engagement. C’est alors, et seulement, qu’il conviendra d’examiner si les conditions de l’article 9 du concordat dans sa teneur actuellement en vigueur (convention du 3 juillet 2003 et loi modifiant la loi concernant le concordat sur les entreprises de sécurité du 11 juin 2004 (I 2 14.0)) sont réalisées.</p> <p>4. Faute d’intérêt actuel, le recours doit être déclaré irrecevable et son auteur condamné aux frais de la procédure, arrêtés en l’espèce à CHF 500.-, en application de l’article 87 alinéa 1<sup>er</sup> de la loi sur la procédure administrative du 12 septembre 1985 (LPA - E 5 10).</p> <p> </p> <p>* * * * *</p> <div class="efd"><a name="PCM"></a>PAR CES MOTIFS,<br/> LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF</div> <p>déclare irrecevable le recours interjeté le 13 octobre 2004 par Monsieur David R. contre la décision du département de justice, police et sécurité du 10 septembre 2003;</p> <p>met à la charge du recourant un émolument de CHF 500.-;</p> <p>communique le présent arrêt à Me Mauro Poggia, avocat du recourant ainsi qu'au département de justice, police et sécurité.</p> <p>Siégeants : M. Paychère, président, Mmes Bovy, Hurni, M. Thélin, Mme Junod, juges.</p> <p align="center">Au nom du Tribunal administratif :</p> <div align="center"> <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td valign="top" width="189"> <p>la greffière-juriste adj. :</p> <p> </p> <p> </p> <p>M. Tonossi</p> </td> <td valign="top" width="189"> <p> </p> </td> <td width="189"> <p>le président :</p> <p> </p> <p> </p> <p>F. Paychère</p> </td> </tr> </table> </div> <p> </p> <p>Copie conforme de cet arrêt a été communiquée aux parties.</p> <p> </p> <div align="center"> <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td valign="top" width="189"> <p align="left">Genève, le </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> </td> <td valign="top" width="189"> <p> </p> </td> <td width="189"> <p>la greffière :</p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> </td> </tr> </table> </div> <p> </p> </div> </div> </div> </div></body></html>