An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 20. September 2019
Embargo: 20. September 2019, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 19. August 2019 (6B_856/2018, 6B_857/2018, 6B_858/2018)
Einstellung von Strafverfahren: Beschwerden der Republik 
Türkei abgewiesen
Das Zürcher Obergericht ist auf Beschwerden des Generalkonsulats der Republik
Türkei gegen die Einstellung der Strafverfahren gegen drei Personen zu Recht teilweise nicht eingetreten. Die Verfahren waren unter anderem im Zusammenhang mit
dem Anbringen des Schriftzugs "Kill Erdogan" im Umfeld des türkischen Generalkonsulats in Zürich eröffnet worden. Das Bundesgericht weist die Beschwerden der
Republik Türkei gegen die Entscheide des Obergerichts ab.
Am 1. Mai 2017 hatte beim türkischen Generalkonsulat in Zürich eine Zusammenrottung
stattgefunden. Unter anderem wurde dabei im Umfeld des Generalkonsulats an einem
Kiosk, einer Haltestelle und einer Hausfassade der Schriftzug "Kill Erdogan" angebracht.
Die zuständige Staatsanwaltschaft eröffnete gegen drei Personen Strafuntersuchungen
wegen Sachbeschädigung, Schreckung der Bevölkerung, öffentlicher Aufforderung zu
Verbrechen oder zur Gewalttätigkeit, Landfriedensbruch sowie wegen Beleidigung eines
fremden Staates. Die Strafuntersuchungen wurden im Dezember 2017 eingestellt, da
sich der Tatverdacht gegen die Betroffenen nicht erhärtet hatte. Das Obergericht des
Kantons Zürich wies die Beschwerden des Generalkonsulats betreffend die Einstellung
der Verfahren wegen Sachbeschädigung ab und trat darauf bezüglich der weiteren Tatbestände nicht ein.
Das Bundesgericht weist die dagegen erhobenen Beschwerden der Republik Türkei,
vertreten durch das Generalkonsulat, ab. In Bezug auf die Einstellung der Strafverfahren
wegen Sachbeschädigung genügen die Beschwerden den Begründungsanforderungen
nicht. Was die weiteren Straftatbestände betrifft, hat das Obergericht die Beschwerdeberechtigung des Generalkonsulats zu Recht verneint. Zur Beschwerde legitimiert ist
gemäss Strafprozessordnung (StPO) unter anderem die geschädigte Person als Privatklägerschaft. Als "geschädigt" gilt, wer durch die Straftat in seinen Rechten unmittelbar
verletzt worden ist. Das setzt voraus, dass die betroffene Person Träger des durch die
verletzte Strafnorm geschützten oder zumindest mitgeschützten Rechtsguts ist. Werden
durch Delikte, die nur öffentliche Interessen verletzen, private Interessen bloss mittelbar
beeinträchtigt, gilt die betroffene Person nicht als geschädigt im Sinne der StPO. Die
vorliegend fraglichen Straftatbestände (Schreckung der Bevölkerung, öffentliche Aufforderung zu Verbrechen oder zur Gewalttätigkeit, Landfriedensbruch, Beleidigung eines
fremden Staates) zielen in erster Linie auf den Schutz von kollektiven Rechtsgütern. Allfällige Individualinteressen werden bloss mittelbar beeinträchtigt. Das Obergericht hat
deshalb zu Recht erwogen, dass das Generalkonsulat bezüglich dieser Tatbestände
nicht unmittelbar in seinen Rechten verletzt wurde. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 20 septembre 2019
Embargo : 20 septembre 2019, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 19 août 2019 (6B_856/2018, 6B_857/2018, 6B_858/2018)
Classement des procédures pénales  : recours de la République 
de Turquie rejetés
Le Tribunal cantonal du canton de Zurich a, à bon droit, partiellement refusé d'entrer
en matière sur les recours formés par le Consulat général de la République de Turquie, contre le classement des procédures pénales dirigées contre trois personnes.
Les procédures avaient entre autre été ouvertes en relation avec des inscriptions
"Kill Erdogan" réalisées aux environs du Consulat général turc à Zurich. Le Tribunal
fédéral rejette les recours formés par la République de Turquie contre les décisions
du Tribunal cantonal.
Le 1er mai 2017, un attroupement s'était formé devant le Consulat général de Turquie à
Zurich. Aux environs du Consulat général, l'inscription "Kill Erdogan" avait notamment
été apposée sur un kiosque, un arrêt de transport public et la façade d'une maison. Le
ministère public compétent avait ouvert des instructions pénales contre trois personnes,
pour dommages à la propriété, menaces alarmant la population, provocation publique
au crime ou à la violence, émeute, ainsi que pour outrages aux Etats étrangers. Les instructions pénales avaient été classées en décembre 2017, car les soupçons à l'encontre
des intéressés n'avaient pu être confirmés. Le Tribunal cantonal du canton de Zurich
avait rejeté les recours du Consulat général concernant le classement des procédures
relatives aux dommages à la propriété et avait, pour le reste, refusé d'entrer en matière
s'agissant des autres infractions.
Le Tribunal fédéral rejette les recours formés à cet égard par la République de Turquie,
représentée par le Consulat général. Concernant le classement des procédures pénales
relatives aux dommages à la propriété, les recours ne répondent pas aux exigences en
matière de motivation. S'agissant des autres infractions, le Tribunal cantonal a, à bon
droit, nié la qualité pour recourir du Consulat général. Selon le Code de procédure
pénale (CPP), a notamment qualité pour recourir le lésé en tant que partie plaignante.
On entend par « lésé » celui dont les droits ont été touchés directement par une infraction. Cela suppose que le lésé soit titulaire du bien juridiquement protégé ou au moins
coprotégé par la norme pénale. Si des intérêts privés sont affectés seulement de
manière indirecte par une infraction qui ne porte atteinte qu'à des intérêts publics, la
personne touchée n'est pas lésée au sens du CPP. Les infractions envisagées en l'espèce (menaces alarmant la population, provocation publique au crime ou à la violence,
émeute, outrages aux Etats étrangers) visent en premier lieu la protection de biens juridiques collectifs. D'éventuels intérêts privés ne peuvent être affectés que de manière
indirecte. Le Tribunal cantonal a donc à bon droit considéré que le Consulat général
n'avait pu être directement touché dans ses droits par de telles infractions.