<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2024-05-27-5A_65-2024.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5A_65/2024</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 27 mai 2024</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit civil</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge fédéral Herrmann, Président. </div> <div class="para">Greffier : M. Braconi. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B.________, </div> <div class="para">représentée par Me Laura Santonino, avocate, </div> <div class="para">intimée, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant du canton de Genève, </div> <div class="para">rue des Glacis-de-Rive 6, 1207 Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">rétablissement d'un droit de visite, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre la décision de la Chambre de surveillance de la Cour de justice du canton de Genève du 14 décembre 2023 (C/17839/2012-CS DAS/305/2023). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Par ordonnance du 14 novembre 2022 - communiquée aux parties le 11 mai 2023 -, le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant du canton de Genève a en particulier rejeté les requêtes de A.________ tendant au rétablissement d'un " <i>droit de visite usuel</i> " sur ses enfants C.________ (2012) et D.________ (2014) (ch. 1), réglé les modalités du droit aux relations personnelles (ch. 2 - 5) et maintenu les mesures de curatelle d'assistance éducative et d'organisation et de surveillance des relations personnelles (ch. 9 - 10). </div> <div class="para">Par décision du 14 décembre 2023, la Chambre de surveillance de la Cour de justice du canton de Genève a rejeté le recours du père, admis celui de B.________ ( <i>mère</i>) et suspendu le droit de visite. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Par écriture expédiée le 31 janvier 2024, le père exerce un recours au Tribunal fédéral contre la décision cantonale, concluant au renvoi de la cause à l'autorité précédente pour nouvelle décision quant à l'octroi du droit de visite; il sollicite le bénéfice de l'assistance judiciaire (limité aux frais de justice). </div> <div class="para">Des observations n'ont pas été requises. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">L'écriture du recourant est traitée comme recours en matière civile au sens de l'<span class="artref">art. 72 al. 1 LTF</span> (BOVEY, <i>in</i> : Commentaire de la LTF, 3e éd., 2022, n° 47 ad <span class="artref">art. 72 LTF</span> et la jurisprudence citée). Il est superflu de discuter les autres conditions de recevabilité - en particulier l'absence de conclusions précises quant au droit de visite réclamé (" <i>renvoyer à l'autorité pour une nouvelle décision pour</i> [lui] <i>accorder droit de visite sur</i> [ses] <i>enfants</i> "; <span class="artref">art. 42 al. 1 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=20.05.2024&amp;to_date=08.06.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-III-489%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page489">ATF 133 III 489</a> consid. 3.1) -, ce procédé étant voué à l'échec. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.1.</b> En l'espèce, l'autorité précédente a constaté que, selon le rapport d'expertise, le père dispose de " <i>compétences parentales limitées</i> ", dès lors qu'il ne parvient pas à adapter son attitude à l'âge et au niveau de compréhension de ses enfants, présente régulièrement des comportements qui placent ceux-ci en situation de stress et les expose au conflit parental; il n'est pas davantage en mesure d'assumer un droit de visite sans surveillance, ni un droit de visite médiatisé en la seule présence d'un intervenant social. Dès 2015, le droit de visite a été accompagné de mesures destinées à permettre aux mineurs de maintenir des liens avec leur père; c'est dans cette optique que le Tribunal de protection a d'ailleurs institué les nouvelles modalités du droit de visite. Cependant, depuis le prononcé de l'ordonnance entreprise, la structure chargée de l'encadrement du droit de visite a mis fin à sa collaboration en raison des difficultés relationnelles avec le père, tout comme les thérapeutes des enfants, qui dénoncent une attitude agressive et dégradante à leur égard. Toutes les mesures mises en place afin de maintenir les liens entre les enfants et leur père ont ainsi échoué à cause de l'attitude de celui-ci. Vu l'évolution de la situation, même la solution adoptée par le Tribunal de protection n'est pas envisageable, si bien qu'il n'existe plus aucune mesure d'encadrement appropriée permettant de maintenir les relations entre les enfants et leur père, tout en protégeant ceux-là des attitudes et discours déstabilisants de celui-ci. Dans ces conditions, la suspension des relations personnelles est, en l'état, la seule solution pour préserver le bon développement des enfants. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.1.</b> Les faits longuement exposés dans le mémoire (p. 4 - 11) sont d'emblée irrecevables en tant qu'ils s'écartent des constatations de la cour cantonale (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/105/1" type="start"></artref>art. 99 et 105 al. 1 LTF</span><artref id="CH/173.110/99" type="end"></artref>), sans qu'il soit démontré que ces faits auraient été établis de manière manifestement inexacte ou en violation du droit (<span class="artref">art. 97 al. 1 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=20.05.2024&amp;to_date=08.06.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-264%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page264">ATF 140 III 264</a> consid. 2.3, avec la jurisprudence citée). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.2.</b> Les nombreuses critiques à l'encontre du Tribunal de protection et de divers intervenants sont irrecevables, seule la décision de l'autorité précédente étant sujette à recours (<span class="artref">art. 75 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.3.</b> La cour cantonale a refusé l'audition de plusieurs témoins requise par le recourant, en estimant qu'elle était suffisamment renseignée au regard de l'instruction menée par le Tribunal de protection pour statuer sur la réglementation des relations personnelles entre l'intéressé et ses enfants. Il s'agit là d'une appréciation anticipée des preuves - dont le recourant ne conteste pas valablement l'admissibilité (<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=20.05.2024&amp;to_date=08.06.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-86%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page86">ATF 140 III 86</a> consid. 2) -, qui ne peut être remise en cause que sous l'angle de l'arbitraire (parmi d'autres: arrêt 5A_76/2024 du 1er mai 2024 consid. 6.2 et les arrêts cités) ( <i>cf</i>. <i>infra</i>, consid. 4.2.4). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.4.</b> Sur le fond, le recours ne satisfait pas aux exigences légales de motivation (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF). Nonobstant les nombreuses dispositions - parfois farfelues - invoquées, le recourant se borne à substituer sa propre appréciation de l'intérêt des mineurs à celle qu'a retenue la juridiction précédente (<span class="artref">art. 4 CC</span>, en relation avec l'<span class="artref">art. 274 al. 2 CC</span>), en s'appuyant, de surcroît, sur des faits que celle-ci n'a pas établis (art. 99 al. 1 et 105 al. 1 LTF). Il se livre en outre à une critique appellatoire de l'expertise, qui serait fondée notamment sur des " <i>faux rapports</i> " et des " <i>informations falsifiées</i> ". Quant au moyen pris d'une violation de la " <i>liberté d'expression</i> " concernant un livre polémique qu'il a écrit et que l'intimée a signalé au Tribunal de protection, il apparaît dénué d'objet, les juges cantonaux n'ayant aucunement pris en compte cet élément dans leur décision. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Vu ce qui précède, le présent recours doit être déclaré irrecevable par voie de procédure simplifiée (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/108/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/a" type="start"></artref>art. 108 al. 1 let. a et b LTF</span><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/108/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/b" type="end"></artref>). Comme les conclusions du recourant étaient dépourvues d'emblée de chances de succès, il y a lieu de rejeter sa requête d'assistance judiciaire et de le condamner aux frais (art. 64 al. 1 et 66 al. 1 LTF). </div> <div class="para">Le recourant est avisé que d'ultérieures écritures du même style dans la présente affaire, en particulier des requêtes abusives de révision ou de récusation, seront <u>classées sans suite</u>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Président prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La requête d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 800 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties, au Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant du canton de Genève, à la Chambre de surveillance de la Cour de justice du canton de Genève et au Service de protection des mineurs. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 27 mai 2024 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Herrmann </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Braconi </div> </div></body></html>