<h2>SubmittedText<h2><p>Jadis clairement identifiée comme "neutre et non-alignée", la position internationale de la Suisse est perçue aujourd'hui comme alignée de façon plus ou moins permanente sur le bloc EU/UE. En avalisant notamment les attaques de l'OCDE contre le droit de tout État souverain d'appliquer son droit sur son sol et de déterminer librement les contributions à exiger de ses assujettis fiscaux, la Suisse n'est parvenue qu'à se faire snober par le G-20 et mécomprendre par le reste du monde.</p><p>La Suisse ne devrait-elle pas se distancer quelque peu de l'OCDE et se rapprocher du G-77, qui comprend tous les pays émergents et 85 % de la population mondiale dans quinze ans ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Les 22 pays industrialisés qui ont fondé l'OCDE en 1961 - parmi lesquels le Royaume-Uni, le Canada, les États-Unis, la Norvège et la Suisse - avaient pour objectif de créer une organisation qui les soutiendrait sur le chemin de la prospérité économique.</p><p>L'OCDE s'est développée autour de pays à économie de marché dont le niveau et les standards économiques sont proches. Il n'y a aucun alignement politique ni bloc géographique à l'OCDE. Plusieurs pays neutres en font d'ailleurs partie. Le développement de nouveaux standards repose sur une approche consensuelle. Ceux-ci doivent permettre de créer des conditions de marché équitables qui profitent à tous les pays membres, y compris à la Suisse, par exemple dans la lutte contre la corruption ou la libéralisation des flux de capitaux.</p><p>Établi en 1964 par des pays en développement afin de défendre leurs intérêts au sein de la Cnuced, le Groupe des 77 comprend aujourd'hui 134 pays, de l'Afghanistan au Zimbabwe en passant par Haïti et le Pakistan. La défense des intérêts économiques de la Suisse ne correspond pas aux objectifs du G-77. Par conséquent, les intérêts de la Suisse sont plus à même d'être défendus dans le cadre de l'OCDE que par une coalition de 134 pays en développement active à l'ONU.</p>