<h2>SubmittedText<h2><p>M. le conseiller fédéral Couchepin, lors d'une récente conférence de presse à Ankara, a exprimé son respect pour les sensibilités turques en relation avec le génocide des Arméniens. Il a ajouté, à propos du postulat Vaudroz signé par plus de 100 conseillers nationaux, que souvent des membres du Parlement suisse signent des interventions parlementaires sans en connaître vraiment le contenu. Ces déclarations surprenantes ont été confirmées par la porte-parole du DFE ("Berner Zeitung" du 5 avril 2002).</p><p>Ces déclarations signifient-elles que M. le conseiller fédéral Couchepin a du respect pour la négation du génocide des Arméniens ?</p><p>Les usages diplomatiques en vigueur en Turquie obligent-ils le Conseil fédéral à rabaisser les parlementaires suisses ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Pendant son voyage en Turquie, le conseiller fédéral Couchepin n'a pas manqué de répondre aux questions que lui ont posées des journalistes sur le postulat Vaudroz, lors d'un point de presse à Ankara. Déclarant qu'il était au fait des sentiments turcs relatifs aux événements tragiques de l'année 1915, il a dit textuellement : "Nous sommes conscients de la sensibilité de l'opinion publique turque" (agence de presse AFP, le 26 mars 2002), propos traduit par "Ich kenne die türkischen Sensibilitäten in diesem Zusammenhang" (Je connais la sensibilité turque à ce sujet) dans le communiqué de l'ATS du 26 mars 2002. Les paroles du conseiller fédéral expriment clairement sa conscience des sentiments ressentis par son hôte, ni plus, ni moins. Pascal Couchepin n'a jamais cherché à enjoliver les événements ; il a toujours souligné qu'il appartenait aux historiens de les évaluer.</p><p>Il a été interrogé à maintes reprises sur les instruments parlementaires en Suisse, dont il a exposé plusieurs fois le contenu. À cet égard, il a expliqué en souriant aux journalistes, se souvenant du temps où lui-même était conseiller national, que les parlementaires doivent traiter un grand nombre de postulats et qu'ils ne peuvent pas toujours en connaître tous les détails. Son intention n'était en aucun cas de les rabaisser.</p>  Réponse du Conseil fédéral.