Lausanne, 30. April 2014
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 14. April 2014 (5A_553/2012)
JUSO-Fotomontage mit nacktem Daniel Vasella zulässig
Die JungsozialistInnen (JUSO) Schweiz haben mit einer Fotomontage die Persönlichkeit von Daniel Vasella nicht in widerrechtlicher Weise verletzt. Seine nackte  
Darstellung zielt nicht auf ihn als Privatperson und erscheint als Satire im Rahmen  
der politischen Debatte um die "1:12-Initiative" gerade noch tolerierbar. Das Bundesgericht weist die Beschwerde von Daniel Vasella deshalb ab.
Die JUSO Schweiz hatten 2010 im Zusammenhang mit ihrer "1:12-Initiative" eine  
Fotomontage veröffentlicht. Das Bild zeigt die Köpfe von Daniel Vasella, Brady Dougan  
und Oswald Grübel auf unbekleideten Männerkörpern, wobei der Schambereich bedeckt  
bleibt. Unter den drei nackten Männern steht der Text: "Abzocker, zieht euch warm an!".  
Das Bundesgericht weist die Beschwerde von Daniel Vasella ab und bestätigt den  
Entscheid des Aargauer Obergerichts, wonach die Bildmontage seine Persönlichkeit  
nicht in widerrechtlicher Weise verletzt.
Die II. zivilrechtliche Abteilung hält in ihrem Urteil fest, dass Daniel Vasella durch das  
Bild in seinem beruflichen und gesellschaftlichen Ansehen herabgesetzt wird, auch  
wenn es sich erkennbar um eine Fotomontage handelt. Diese Persönlichkeitsverletzung  
ist allerdings nicht widerrechtlich, da es sich bei der Publikation um Satire handelt, für  
die im Rahmen des Rechts auf freie Meinungsäusserung erweiterte Grenzen gelten.
Im konkreten Fall wird das Mass des Zulässigen nicht überschritten. Bei der entsprechenden Interessenabwägung fällt ins Gewicht, dass die Veröffentlichung im  
Rahmen einer politischen Auseinandersetzung über eine Volksinitiative erfolgte. Weil  
der  Meinungsäusserungsfreiheit  im  demokratischen  Rechtsstaat  eine  besondere  
Bedeutung zukommt, werden Ehrverletzungen in der politischen Auseinandersetzung  
nach einem etwas milderen Massstab beurteilt. Berücksichtigt werden muss zudem,  
dass der politische Diskurs über rasant ansteigende Gehälter des obersten Kaders in  
den letzten Jahren zunehmend heftig geführt wurde und im Brennpunkt des öffentlichen  
Interesses steht. Weiter hat sich Daniel Vasella verschiedentlich im Zusammenhang mit  
der Thematik der Spitzenlöhne geäussert und sich damit bis zu einem gewissen Grad  
selbst ins Blickfeld der betreffenden Diskussion gerückt. Insgesamt erscheint damit die  
Darstellung von Daniel Vasella, die nicht auf ihn als Privatperson, sondern als Bezüger  
eines Spitzengehalts abzielt, gerade noch tolerierbar. Lausanne, le 30 avril 2014
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 14 avril 2014 (5A_553/2012)
Le photomontage de la JS arborant Daniel Vasella dévêtu est  
admissible
La Jeunesse socialiste (JS) suisse n'a pas porté atteinte de manière illicite à la  
personnalité de Daniel Vasella avec un photomontage. Le fait de le représenter nu ne  
le vise pas en tant que particulier et, dans le cadre du débat politique sur «  l'initiative 
1:12 », peut être considéré comme une satire encore tout juste tolérable. Le Tribunal  
fédéral rejette le recours de Daniel Vasella pour ces motifs.
En 2010, dans le cadre de son «  initiative 1:12 », la JS suisse avait publié un  
photomontage. L'image montrait les têtes de Daniel Vasella, Brady Dougan et Oswald  
Grübel sur des corps d'hommes déshabillés où seules les régions pubiennes étaient  
couvertes. Sous les trois hommes nus on pouvait lire «  Arnaqueurs, couvrez-vous  
bien ! ». Le Tribunal fédéral rejette le recours de Daniel Vasella et confirme la décision  
de la Cour suprême du canton d'Argovie, selon laquelle le photomontage ne porte pas  
atteinte à sa personnalité de manière illicite.
Dans son arrêt, la IIe Cour de droit civil considère que l'image professionnelle et sociale  
de Daniel Vasella est ternie par la représentation, même s'il s'agit ostensiblement d'un  
photomontage. Cette atteinte à la personnalité n'est toutefois pas illicite, car il s'agit  
d'une publication satirique, pour laquelle les limites de la liberté d'expression sont plus  
larges.
En l'espèce, les limites de l'acceptable ne sont pas franchies. Le fait que la publication a  
eu lieu dans le cadre d'un débat politique sur une initiative populaire doit être pris en  
considération dans la pesée des intérêts en présence. Comme la liberté d'expression  
revêt une importance particulière dans un état de droit démocratique, les atteintes à  
l'honneur lors des débats politiques sont jugées selon des critères plus souples. En  
outre, on peut relever aussi le fait que les discussions politiques relatant la rapide  
augmentation des revenus des cadres supérieurs ont été menées de façon de plus en  
plus virulentes ces dernières années et sont devenues d'intérêt public. De plus, Daniel  
Vasella s'est exprimé plusieurs fois sur le thème des hauts salaires et dans une certaine  
mesure, s'est placé lui-même au coeur du débat public. Tous ces éléments font que d'un  
point de vue global la représentation de Daniel Vasella, qui ne le vise pas en tant que  
particulier mais comme cadre percevant un haut salaire, est encore tout juste tolérable.