23. Juni 1995 N 1583 Motion Allenspach de l'Association européenne de libre-échange (AELE) qui a perdu toute sa substance. Dans le même temps, la Suisse aggrave son isolement, ponctué notamment par l'aboutissement de l'initiative de- mandant le retrait de la demande d'adhésion de la Suisse à l'UE. L'avenir économique de notre pays est également com- promis par le risque de déplacement des centres de produc- tion et de décision d'entreprises vers des pays de l'UE. Les statistiques relatives à l'évolution négative des investis- sements étrangers en Suisse en relation avec les investisse- ments suisses à l'étranger, ainsi que le rapport du Vorort sur les conséquences économiques du refus de l'EEE sont à ce titre révélateurs des nouvelles difficultés auxquelles notre pays est confronté. Certes, à court terme, le Conseil fédéral, après le vote du 6 décembre 1992, est contraint de mener des négociations bilatérales avec l'UE. Il ne s'agit pas d'un pur exercice alibi. Mais ces négociations ressemblent étrangement à un mythe de Sisyphe des temps modernes. Si nous voulons réellement éviter que la Suisse s'enfonce davantage encore dans une impasse, il faut d'ores et déjà préparer l'avenir en réactivant la demande d'ouverture des négociations en vue d'une adhésion de la Suisse à l'UE. Les négociations bilatérales entre la Suisse et l'UE risquent de prendre beaucoup de temps. Il faut donc attendre le terme de cette première étape, évaluer les résultats obtenus, avant d'entamer des négociations en vue d'une adhésion de notre pays à l'UE. Mais le démarrage de ces nouvelles négociations ne pourra avoir lieu avant de connaître le rapport de l'UE sur la de- mande de la Suisse. Or, cette demande étant «gelée», il faut tout d'abord que le Conseil fédéral, en vertu de ses compé- tences, intervienne auprès de l'UE dans le but de réactiver sa demande d'adhésion. Après plus de 50 ans de débats, de controverses et de luttes acharnées qui ont failli plonger notre pays dans une véritable guerre civile, le courage et la lucidité des défenseurs de la Constitution de 1848 ont offert à notre pays 150 ans de séré- nité, de paix et de prospérité. La leçon de l'histoire est donc aussi limpide qu'éclairante. Elle montre la voie à suivre, c'est-à-dire celle de l'adhésion de la Suisse à l'UE, la seule perspective réaliste et raisonnable que les promoteurs d'une Suisse moderne et solidaire, d'une Suisse de l'avenir de- vraient choisir aujourd'hui comme ils l'ont fait en 1848. Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 3. Mai 1995 Rapport écrit du Conseil fédéral du 3 mai 1995 En reprenant les points soulevés par les auteurs de la mo- tion, nous ferons valoir ce qui suit: 1. S'agissant des négociations bilatérales avec l'Union euro- péenne (UE), le Conseil fédéral a pris - et continue de pren- dre - toutes les mesures utiles pour accélérer le processus. Si l'ouverture formelle de ces dernières n'a eu lieu que le 12 décembre dernier, c'est en raison de la pause de réflexion que l'UE s'est aménagée après l'acceptation de l'initiative populaire «pour la protection des régions alpines contre le trafic de transit». Lors de l'ouverture formelle des négocia- tions, les parties suisse et communautaire sont convenues d'adopter un rythme soutenu dans les différents domaines, de façon à obtenir des résultats substantiels en 1995 déjà. Depuis la mi-janvier, les négociations sont menées avec in- tensité dans tous les secteurs de la première phase, excep- tées celles sur les transports. Les deux négociations sur les transports ont été ouvertes l'avant-dernière semaine de mars. 2. Le Conseil fédéral relève qu'une réactivation de la de- mande d'adhésion à l'UE «immédiatement après la clôture des négociations sectorielles, mais après évaluation des ré- sultats obtenus», comme le préconisent les auteurs de la motion, serait difficile à situer dans le temps. En effet, les né- gociations sectorielles sont un processus ouvert dans lequel les parties peuvent, si elles en conviennent mutuellement, in- troduire d'autres domaines pour lesquels elles entendent conclure des accords. Les négociations sur les textiles, les produits agricoles transformés, le programme Media ou la statistique, par exemple, n'ont pas encore débuté. Dans ces circonstances, la «clôture des négociations sectorielles» pourrait être, elle aussi, échelonnée au fur et à mesure que de nouvelles négociations seront engagées. Or, le Conseil fédéral tient à rester maître du calendrier de son action exté- rieure, calendrier qui sera fixé en fonction des conditions de politique extérieure et intérieure. 3. Avec les cantons, le Conseil fédéral a approfondi le dialo- gue et la coopération en matière d'intégration, par le biais no- tamment du Groupe de contact Confédération/cantons et de la nouvelle Conférence des gouvernements cantonaux, ainsi que par l'incorporation, au Bureau de l'intégration DFAE/ DFEP, d'un délégué cantonal. De plus, lorsque les cantons sont concernés par les négociations sectorielles, leurs repré- sentants font partie des délégations suisses. 4. Quant au Parlement, le Conseil fédéral l'associe étroite- ment à l'élaboration et à la mise en oeuvre de sa politique d'intégration, en procédant à l'envoi systématique de docu- ments aux commissions, notamment de politique extérieure, et en informant/consultant régulièrement ces dernières (nou- vel article 47bisa de la loi sur les rapports entre les Conseils). Schriftliche Erklärung des Bundesrates Déclaration écrite du Conseil fédéral Le Conseil fédéral propose de transformer la motion en pos- tulat. Le président: M. Reimann Maximilian combat le point 2 de l'intervention. La discussion est renvoyée. Verschoben - Renvoyé #ST# 95.3015 Motion Allenspach Schaffung einer konsultativen Kommission für Altersfragen Création d'une commission consultative pour les questions du troisième âge Wortlaut der Motion vom 25. Januar 1995 Der Bundesrat wird ersucht, eine konsultative Kommission für Altersfragen zu schaffen, die sich departementsübergrei- fend mit allen die Generationen im dritten Lebensabschnitt berührenden Fragen befasst und den Bundesrat, das Parla- ment und die Öffentlichkeit über ihre Arbeiten und Schlussfolgerungen informiert. Der Kommission ist eine Stabsstelle als logistische Basis zur Verfügung zu stellen. Texte de la motion du 25 janvier 1995 Le Conseil fédéral est prié de créer une commission consul- tative pour les questions du troisième âge chargée de traiter, tous départements confondus, la totalité des questions tou- chant cette génération et d'informer le Conseil fédéral, le Parlement et le public de ses travaux et de ses conclusions. La commission doit disposer d'un état-major qui lui serve de base logistique. Mitunterzeichner - Cosignataires: Bezzola, Cavadini Adria- no, Cincera, Comby, Dettling, Fritschi Oscar, Früh, Giger, Gysin, Hegetschweiler, Loeb François, Mühlemann, Nab- holz, Philipona, Schweingruber, Stamm Luzi, Steinegger, Steiner Rudolf, Suter, Tschopp, Tschuppert Karl, Wanner, Wittenwiler (23)Motion Allenspach 1584 N 23 juin 1995 Schriftliche Begründung - Développement par écrit Zur Erörterung verschiedener wichtiger gesellschaftspoliti- scher Fragen hat der Bundesrat vielfach ausserparlamenta- rische Konsultativkommissionen geschaffen, die sich unter Beizug von Fachleuten, Vertretern der repräsentativen Orga- nisationen und der Betroffenen interdisziplinär mit den Pro- blemen und Anliegen grosser gesellschaftlicher Gruppen be- fassen. Erinnert sei an die Eidgenössische Kommission für Jugendfragen, an die Eidgenössische Kommission für Frau- enfragen, an die Eidgenössische Kommission für Ausländer- probleme, an die Eidgenössische Kommission für Flücht- lingsfragen usw. Diese Konsultativkommissionen beraten den Bundesrat in Fragen ihres Arbeitsbereichs; sie befassen sich insbesondere mit departementsübergreifenden Proble- men; sie sind Ansprechpartner der Öffentlichkeit und der in- teressierten Organisationen, führen eigene Untersuchungen durch oder initiieren die wissenschaftliche Bearbeitung ein- schlägiger Fragen; sie informieren die Bevölkerung über Fakten, Zusammenhänge und Zukunftsaufgaben in ihrem ihre Arbeitsbereichs usw. Diese ausserparlamentarischen Kommissionen arbeiten dank ihres umfassenden Sachwis- sens zumeist erfolgreich und effizient. Es fällt auf, dass es keine Kommission für Altersfragen gibt, die den genannten Kommissionen vergleichbar wäre, ob- wohl Altersfragen die wirtschaftliche, soziale und gesell- schaftliche Zukunft unseres Landes massgebend beeinflus- sen. Erinnert sei an die demographische Entwicklung mit überproportionaler Zunahme der Mitbürger im dritten Le- bensabschnitt. Diese sind nicht nur mit den materiellen Pro- blemen der sozialen Sicherheit konfrontiert, sondern viel häufiger und in zunehmendem Masse auch mit den Fragen ihrer geistigen, kulturellen und gesellschaftlichen Position, ihrer Umwelt und ihres Einbezuges in die Gemeinschaft. Im- mer deutlicher zeichnet sich eine Verunsicherung dieser ge- sellschaftlichen Gruppe ab, wurden doch in den letzten Jah- ren in öffentlichen Diskussionen Tendenzen deutlich, sie aus der Gesellschaft auszugrenzen, ihr Recht auf politische Be- tätigung zu beschränken und sie zu weniger nützlichen Glie- dern unserer Gemeinschaft zu stigmatisieren. Die Mitbürger im dritten Lebensabschnitt haben ein Recht darauf, ihre Anliegen, ihre Probleme und ihre Sicht ohne jede politische und gesellschaftliche Diskriminierung zu artikulie- ren. Der Bundesrat darf sie gegenüber anderen gesellschaft- lichen Gruppen nicht zurücksetzen und benachteiligen. Es ist deshalb schon aus Gründen der Nichtdiskriminierung dieser Generation angezeigt, neben den Kommissionen für Ju- gendfragen, für Frauenfragen, für Ausländerprobleme usw. auch eine konsultative Kommission für Altersfragen zu schaf- fen, der gleiche Rechte und Pflichten, gleiche Beachtung und gleiche logistische Unterstützung eingeräumt werden wie den anderen genannten Kommissionen. Alterspolitik ist umfassend zu verstehen und hat eine klassi- sche Querschnittaufgabe; doch niemand überprüft systema- tisch die Bundespolitik und ihre Erlasse auf Altersverträglich- keit. Die Anliegen der Mitbürger im dritten Lebensabschnitt reichen weit über die soziale Sicherheit hinaus. Praktisch alle Fragen unseres Staates berühren sie in besonderem Masse und in besonderen Aspekten. So werden beispielsweise die Fragen der inneren Sicherheit zunehmend wichtiger; denn was nützen hohe Sozialleistungen, wenn die Sicherheit ge- genüber Gewalttaten nicht mehr gewährleistet ist. Dazu kom- men die Probleme der flächendeckenden Versorgung des Landes mit Gütern und Dienstleistungen (Post, öffentlicher Verkehr, Detailhandel usw.). In der Verkehrspolitik, der Fis- kalpolitik, der Wohnbaupolitik usw. sind spezifische Altersfra- gen auszumachen, ja selbst gegenüber der Sendepolitik der SRG können besondere Anliegen der Mitbürger im dritten Lebensabschnitt festgestellt werden. Die gegenwärtige AHW IV-Kommission befasst sich mit den materiellen Fragen die- ses Sozialversicherungszweiges und ist nicht beauftragt, sich interdépartemental dieser Aufgaben anzunehmen. Die bestehende Arbeitsgruppe für Altersfragen ist ad hoc und le- diglich temporär konzipiert; sie wird nach Ausarbeitung des zweiten Berichtes über Altersfragen aufgelöst werden. Die Schaffung einer Konsultativkommission für Altersfragen ist nicht nur notwendig, um diese Generation nicht gegen- über anderen gesellschaftlichen Gruppen zurückzusetzen, sondern auch um sicherzustellen, dass in all den genannten Bereichen die Altersfragen mit erwogen werden. Das setzt eine umfassende Alterspolitik voraus. Eine solche besteht heute nicht und muss im Blick auf die demographische Ent- wicklung dringend erarbeitet werden. Ohne eine reflektierte Alterspolitik werden wir jedenfalls die Zukunftsprobleme un- seres Landes nicht lösen können. Die Schaffung einer Eidgenössischen Kommission für Alters- fragen führt nicht zu einer Aufspaltung der verschiedenen ge- sellschaftlichen Gruppen. Es geht vielmehr um die Verbesse- rung der Integration der älteren Generationen in die Gesell- schaft und um den interdisziplinären Einbezug ihrer Anliegen in die Politik. Eine Konsultativkommission kann ohne Abstüt- zung auf eine leistungsfähige Verwaltungsstelle nicht volle Wirkung entfalten. Der zu schaffenden Eidgenössischen Kommission für Altersfragen muss deshalb eine entspre- chende Stabsstelle zugewiesen werden, die Kontakte mit al- len Departementen und Bundesämtern pflegen darf, die die alterspolitischen Aufgaben des Bundes systematisch erfasst und soweit nötig neue Aufgaben rechtzeitig initiiert, die die Si- tuation der älteren Generationen beobachtet, den Handlungs- bedarf beurteilt, Vorschläge zu Massnahmen innerhalb und ausserhalb des Bundes macht, Alterssessionen organisiert oder betreut, eine Dokumentation über Altersfragen führt und die Ansprechpartner der vielen, wertvolle Dienste leistenden privaten Organisationen, die Altersfragen behandeln, wäre. Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 10. Mai 1995 Rapport écrit du Conseil fédéral du 10 mai 1995 Der Bundesrat hat bisher Altersfragen auf verschiedene Weise in Kommissionen behandeln lassen. Für die materielle Altersvorsorge sind die Eidgenössische AHV/IV-Kommis- sion, die im Plenum wie in Ausschüssen arbeitet, sowie die Eidgenössische Kommission für die berufliche Vorsorge zu- ständig. Für die Behandlung weiterer Fragenbereiche, die nicht in die Kompetenz dieser Kommissionen fallen, werden ad hoc Gruppen oder Kommissionen eingesetzt oder Exper- ten beigezogen. Solche Kommissionen haben die nationalen Altersberichte erarbeitet. So liegt gegenwärtig ein dritter Al- tersbericht vor, der Ende März der Presse vorgestellt wurde. Die behandelten Fragen wurden in Untergruppen mit den je- weils erforderlichen Spezialisten behandelt. Es müssen nun die Ergebnisse des neuen Altersberichtes wie auch dessen Aufnahme in der Öffentlichkeit abgewartet werden. In nächster Zeit werden zudem viele Forschungsbe- richte des NFP 32 (Alter) vorliegen. Es wird sich alsdann zei- gen, zu welchen Fragenkreisen es angezeigt ist, aus Bun- dessicht neue Aktivitäten zu lancieren. Es darf auch nicht vergessen werden, dass die konkrete Al- terspolitik vor allem auf kommunaler und kantonaler Ebene zu verwirklichen ist. Viele der im Begründungstext zur Motion dargelegten Fragen sind auf den entsprechenden Ebenen zu behandeln und zu lösen (Nahverkehr, Sicherheitsaspekte, Detailhandel mit dezentraler Einkaufsmöglichkeit usw.). Im Lichte der immer wichtiger werdenden richtigen Aufgabentei- lung zwischen Bund und Kantonen muss sich der Bund vor allem auf Fragebereiche beschränken, für die er auch zu- ständig ist und bei denen er über einen tatsächlichen Hand- lungsspielraum verfügt. Der Bundesrat ist bereit, das Anliegen des Vorstosses im Rahmen der bisherigen Praxis zu prüfen. Es muss jedoch bereits heute darauf hingewiesen werden, dass angesichts der angespannten finanziellen Lage des Bundes die Schaf- fung neuer Infrastrukturen nicht zur Diskussion stehen kann. Schriftliche Erklärung des Bundesrates Déclaration écrite du Conseil fédéral Der Bundesrat beantragt, die Motion in ein Postulat umzu- wandeln. Überwiesen als Postulat - Transmis comme postulatSchweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Motion Allenspach Schaffung einer konsultativen Kommission für Altersfragen Motion Allenspach Création d'une commission consultative pour les questions du troisième âge In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1995 Année Anno Band III Volume Volume Session Sommersession Session Session d'été Sessione Sessione estiva Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 16 Séance Seduta Geschäftsnummer 95.3015 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 23.06.1995 - 08:00 Date Data Seite 1583-1584 Page Pagina Ref. No 20 025 795 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. 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