Lausanne, 24. August 2016
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 24. August 2016 (1C_315/2015, 1C_321/2015)
Neueinzonungen von Bauland: Beschwerderecht für Natur- und 
Heimatschutzorganisationen
Gesamtschweizerische Natur- und Heimatschutzorganisationen sind berechtigt,
gegen die Neueinzonung von Bauland Einsprache und Beschwerde zu erheben. Mit
der  jüngsten  Revision  des  Raumplanungsrechts  hat  der  Eidgenössische
Gesetzgeber  eine  detaillierte  Neuregelung  der  Ausweitung  von  Bauzonen
vorgenommen. Das Bundesgericht stellt wie das zuständige Bundesamt fest, dass
damit die Schaffung neuer Bauzonen nunmehr als Bundesaufgabe angesehen
werden  muss,  was  die  Beschwerdebefugnis  von  Natur-  und  Heimatschutzorganisationen zur Folge hat. Im konkreten Fall heisst das Bundesgericht die
Beschwerde der Stiftung Landschaftsschutz Schweiz gegen die Neueinzonungen in
der Luzerner Gemeinde Adligenswil gut und weist die Sache zu neuer Prüfung an
den Regierungsrat des Kantons Luzern zurück.
Die Gemeindeversammlung von Adligenswil hatte 2014 eine Gesamtrevision der
Ortsplanung beschlossen. Dabei wurden überwiegend zu Wohnzwecken Neueinzonungen vorgenommen. Der Regierungsrat des Kantons Luzern genehmigte die Ortsplanung
mit gewissen Ausnahmen. Eine von der Stiftung Landschaftsschutz Schweiz (SL) gegen
die Einzonungen erhobene Beschwerde wies er ab. Die SL gelangte dagegen ans
Kantonsgericht. Dieses sprach der SL für die meisten Einzonungen in Adligenswil die
Beschwerdebefugnis ab. Einzig betreffend einer Parzelle hiess es die Beschwerde der
SL gut und hob die Einzonung auf, weil bei diesem Grundstück Fragen des Biotopschutzes streitig seien, womit eine Beschwerdeberechtigung der SL bestehe.
Das Bundesgericht heisst in seiner Beratung vom Mittwoch die Beschwerde der SL gut,
hebt den Entscheid des Kantonsgerichts auf und schickt die Sache zur neuen
Beurteilung an den Regierungsrat zurück. Dieser wird die Genehmigungsfähigkeit der
Einzonungen unter Berücksichtigung des inzwischen vom Bundesrat genehmigten
revidierten Richtplans des Kantons Luzern und der Einwände der SL neu beurteilen
müssen. Das Bundesgericht bejaht die Beschwerdelegitimation von Natur- und Heimatschutzorganisationen bezüglich der Ausweitung von Bauzonen gemäss Artikel 15 des
Raumplanungsgesetzes (RPG). Bisher waren die gesamtschweizerischen Natur- und
Heimatschutzorganisationen in diesem Bereich nur in besonderen Fällen zur Beschwerde berechtigt. Am 1. Mai 2014 ist die Revision des RPG in Kraft getreten.
Aufgrund der detaillierten Neuregelung der Begrenzung der Bauzonen durch den
Eidgenössischen Gesetzgeber liegt in diesem Bereich nunmehr eine Bundesaufgabe
vor. Davon geht auch das Bundesamt für Raumentwicklung aus. Zur Durchsetzung einer
solchen Bundesaufgabe mit Bezug zum Landschaftsschutz ist nach der Rechtsprechung
zu Artikel 12 des Bundesgesetzes über den Natur- und Heimatschutz die Beschwerde
der Natur- und Heimatschutzorganisationen bis vor Bundesgericht zuzulassen. Mit der
RPG-Revision wollte der Eidgenössische Gesetzgeber die Zersiedelung eindämmen
und den Kulturlandverlust stoppen. Der revidierte Artikel 15 RPG ist die zentrale
Bestimmung zur Begrenzung der Bauzonengrössen und damit zur Sicherstellung der
Trennung  von  Bauland  und  Nichtbauland  als  fundamentaler  Grund satz  des
Raumplanungsrechts des Bundes und des Schutzes von Natur und Landschaft.
Entscheidend für die Qualifizierung als Bundesaufgabe ist, dass Artikel 15 RPG und
seine Ausführungsbestimmungen eine unmittelbar von den Planungsbehörden in der
Richt- und Nutzungsplanung umzusetzende bundesrecht liche Regelung darstellen. Es
wird  eine  bundesweite  Vereinheitlichung  der bisher unterschiedlichen  kantonalen
Praxen beim Bauzonenbedarf angestrebt. Lausanne, le 24 août 2016
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 24 août 2016 (1C_315/2015, 1C_321/2015)
Création de nouvelles zones à bâtir : qualité pour recourir des 
organisations vouées à la protection de la nature et du paysage
Les organisations de protection de la nature et du paysage, actives au niveau
national, sont légitimées à former opposition et recours à l'encontre de la création de
nouvelles zones à bâtir. Avec la dernière révision de la législation fédérale sur
l'aménagement du territoire le législateur a créé une nouvelle réglementation
détaillée définissant l'extension des zones à bâtir. Dès lors, le Tribunal fédéral
constate comme l'office fédéral compétent que la création de zones à bâtir nouvelles
relève dorénavant d'une tâche de la Confédération, dont découle la qualité pour agir
des organisations de protection de la nature et du paysage. Dans le cas concret, le
Tribunal fédéral  admet le recours de la Fondation suisse pour la protection et
l'aménagement du paysage dirigé contre le classement de terrains en zone à bâtir
situés dans la commune lucernoise d'Adligenswil ; il renvoie la cause au Conseil
d'Etat du canton de Lucerne pour nouvel examen.
En 2014, l'Assemblée communale d'Adligenswil a adopté une révision générale de sa
planification locale. Dans ce cadre, ont principalement été effectués des classements en
zone à bâtir à des fins résidentielles. Le Conseil d'Etat du canton de Lucerne a
approuvé cette planification, l'assortissant de quelques réserves. Il a en revanche rejeté
le recours formé  contre  celle-ci par la Fondation  suisse pour la protection et
l'aménagement du paysage (FP). Cette dernière s'est pourvue devant le Tribunal
cantonal, qui lui a nié la qualité pour recourir contre la plupart des classements en zone
à bâtir envisagés à Adligenswil. Le recours a cependant été partiellement admis et le
classement d'une parcelle, qui soulevait des questions liées à la protection des
biotopes, annulé, la fondation jouissant de la qualité pour agir dans ce domaine.
Dans sa séance de mercredi, le Tribunal fédéral admet le recours formé par la FP ; il
annule en conséquence l'arrêt cantonal et retourne la cause au Conseil d'Etat pour
nouvelle décision. Ce dernier devra examiner la conformité des classements en zone
constructible au plan directeur cantonal révisé et approuvé, dans l'intervalle, par le
Conseil fédéral et tenir compte des griefs soulevés par la FP. Le Tribunal fédéral
reconnaît aux organisations vouées à la protection de la nature et du paysage la qualité
pour recourir dans le cadre de l'extension de la zone à bâtir au sens de l'article 15 de la
loi fédérale sur l'aménagement du territoire (LAT). Jusqu'alors les organisations de
protection de la nature et du paysage actives au niveau national n'étaient légitimées à
agir, dans ce domaine, que dans certains cas particuliers. La révision de la loi fédérale
sur l'aménagement du territoire est entrée en vigueur le 1 er mai 2014. En raison du
caractère détaillé de la nouvelle réglementation relative à la délimitation de la zone à
bâtir adoptée par le législateur fédéral, cette matière relève dorénavant d'une tâche de
la Confédération. Cet avis est partagé par l'office fédéral du développement territorial.
D'après la jurisprudence concernant l'article 12 de la loi fédérale sur la protection de la
nature et du paysage, lorsqu'il s'agit de garantir l'application d'une tâche fédérale en lien
avec la protection de la nature et du paysage, la qualité pour former opposition et
recourir des organisations actives dans ce domaine doit être admise. Avec la révision de
la LAT, le législateur fédéral a entendu mettre un frein au mitage du territoire et à la
diminution des surfaces agricoles. Dans sa version révisée, l'article 15 LAT constitue la
disposition centrale en matière de délimitation des zones constructibles; à ce titre, il est
également le garant du respect de la séparation du territoire bâti et non bâti, principe
fondamental du droit fédéral de l'aménagement du territoire et de la protection de la
nature et du paysage. La qualification de tâche fédérale découle du caractère
directement applicable de la réglementation prévue par l'article 15 LAT et ses
dispositions d'exécution ; celle-ci s'impose aux autorités lors de l'établissement des
planifications  directrices  et  d'affectation.  Cette  réglementation  vise  également  à
l'uniformisation des pratiques cantonales variables en matière de détermination des
besoins prévisibles en zones à bâtir.