{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2019-04-30", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20190430-1760-15_2019-04-30.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20190430_1760_15:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "04b47c146234257b9eea54cf7b54ba64"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20190430_1760_15", "T.B. gegen Schweiz"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 30.04.2019 20190430_1760_15 (T.B. gegen Schweiz)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 30.04.2019 20190430_1760_15 (T.B. gegen Schweiz)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 30.04.2019 20190430_1760_15 (T.B. gegen Schweiz)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br> SUISSE: Art. 5 par. 1 CEDH. Placement \u00e0 des fins d'assistance dans un \u00e9tablissement p\u00e9nitentiaire au seul motif que le requ\u00e9rant repr\u00e9sentait un danger pour autrui.\n<br> Selon la jurisprudence du TF, les conditions pour ordonner un placement \u00e0 des fins d'assistance sont exclusivement \u00e9nonc\u00e9es \u00e0 l'art. 426 CC. La premi\u00e8re condition, qui correspond \u00e0 la jurisprudence relative \u00e0 l'art. 5 par. 1 let. e CEDH pour qualifier un individu \"d'ali\u00e9n\u00e9\", est remplie. En effet, il a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli m\u00e9dicalement et de mani\u00e8re probante que le requ\u00e9rant pr\u00e9sente des troubles psychiques. La seconde condition, \u00e0 savoir le besoin d'assistance personnelle ou de traitement, concerne le but th\u00e9rapeutique qui est l'objectif principal de l'intervention de l'autorit\u00e9. Celle-ci doit proc\u00e9der \u00e0 une pes\u00e9e des int\u00e9r\u00eats: d'un c\u00f4t\u00e9, la libert\u00e9 personnelle de la personne concern\u00e9e dont l'\u00e9tat exige qu'une aide lui soit fournie (\"Selbstgef\u00e4hrdung\"), et de l'autre, les droits de la personnalit\u00e9 des proches et des tiers (\"Fremdgef\u00e4hrdung\"). Le TF a soulign\u00e9 dans l'ATF 138 III 593 que la loi ne pr\u00e9voyait pas une privation de libert\u00e9 \u00e0 des fins d'assistance pour le seul motif de la mise en danger d'autres personnes. Il s'ensuit que l'al. 2 de l'art. 426 CC ne saurait pas non plus justifier, en tant que base l\u00e9gale, la d\u00e9tention du requ\u00e9rant. La Cour rel\u00e8ve que le l\u00e9gislateur suisse est soucieux de combler cette lacune et que des travaux l\u00e9gislatifs sont en cours. Au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, la Cour estime que le placement \u00e0 des fins d'assistance de l'int\u00e9ress\u00e9 durant la p\u00e9riode du mois d'avril 2014 au mois d'avril 2015 dans l'aile de s\u00e9curit\u00e9 de l'\u00e9tablissement p\u00e9nitentiaire n'a pas \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 selon les voies l\u00e9gales. Partant, elle juge qu'il n'est plus n\u00e9cessaire de r\u00e9pondre \u00e0 la question de savoir si l'institution susmentionn\u00e9e \u00e9tait appropri\u00e9e (ch. 52-67). Conclusion: violation de l'art. 5 par. 1 CEDH.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>(2. Quartalsbericht 2019)<br>Recht auf Freiheit und Sicherheit (Art. 5 Abs. 1 EMRK); f\u00fcrsorgerische Unterbringung im Sicherheitstrakt einer Justizvollzugsanstalt.<br>Der Fall betrifft einen zur Tatzeit minderj\u00e4hrigen Beschwerdef\u00fchrer, der wegen Mordes zu einem Freiheitsentzug von vier Jahren verurteilt worden war, sprich zur H\u00f6chststrafe im Jugendstrafrecht. Nach Verb\u00fcssung der gesamten Strafe und nach Ende der von der Jugendstrafbeh\u00f6rde angeordneten Schutzmassnahmen entschied die Zivilrechtsbeh\u00f6rde, den Beschwerdef\u00fchrer f\u00fcrsorgerisch unterzubringen.<br>Der Gerichtshof hielt fest, dass der Beschwerdef\u00fchrer infolge dieses Entscheids allein wegen Fremdgef\u00e4hrdung im Sicherheitstrakt der Strafvollzugsanstalt untergebracht worden war. Er wies darauf hin, dass der Schutz Dritter laut Bundesrat zwar als ein zus\u00e4tzliches, aber nicht als das entscheidende Kriterium zur Beurteilung der Situation zu betrachten sei. Auch das Bundesgericht habe in seinem Leitentscheid (BGE 138 III 593) ausdr\u00fccklich betont, dass eine f\u00fcrsorgerische Freiheitsentziehung allein wegen einer Fremdgef\u00e4hrdung vom Gesetz nicht vorgesehen sei und somit kein Grund f\u00fcr eine Unterbringung sein k\u00f6nne. Der Gerichtshof kam daher zum Schluss, der Beschwerdef\u00fchrer sei zwischen April 2014 und April 2015 ohne gesetzliche Grundlage und rein pr\u00e4ventiv in der Strafvollzugsanstalt untergebracht worden. Verletzung von Artikel 5 Absatz 1 EMRK (einstimmig)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br> SUISSE: Art. 5 par. 1 CEDH. Placement \u00e0 des fins d'assistance dans un \u00e9tablissement p\u00e9nitentiaire au seul motif que le requ\u00e9rant repr\u00e9sentait un danger pour autrui.\n<br> Selon la jurisprudence du TF, les conditions pour ordonner un placement \u00e0 des fins d'assistance sont exclusivement \u00e9nonc\u00e9es \u00e0 l'art. 426 CC. La premi\u00e8re condition, qui correspond \u00e0 la jurisprudence relative \u00e0 l'art. 5 par. 1 let. e CEDH pour qualifier un individu \"d'ali\u00e9n\u00e9\", est remplie. En effet, il a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli m\u00e9dicalement et de mani\u00e8re probante que le requ\u00e9rant pr\u00e9sente des troubles psychiques. La seconde condition, \u00e0 savoir le besoin d'assistance personnelle ou de traitement, concerne le but th\u00e9rapeutique qui est l'objectif principal de l'intervention de l'autorit\u00e9. Celle-ci doit proc\u00e9der \u00e0 une pes\u00e9e des int\u00e9r\u00eats: d'un c\u00f4t\u00e9, la libert\u00e9 personnelle de la personne concern\u00e9e dont l'\u00e9tat exige qu'une aide lui soit fournie (\"Selbstgef\u00e4hrdung\"), et de l'autre, les droits de la personnalit\u00e9 des proches et des tiers (\"Fremdgef\u00e4hrdung\"). Le TF a soulign\u00e9 dans l'ATF 138 III 593 que la loi ne pr\u00e9voyait pas une privation de libert\u00e9 \u00e0 des fins d'assistance pour le seul motif de la mise en danger d'autres personnes. Il s'ensuit que l'al. 2 de l'art. 426 CC ne saurait pas non plus justifier, en tant que base l\u00e9gale, la d\u00e9tention du requ\u00e9rant. La Cour rel\u00e8ve que le l\u00e9gislateur suisse est soucieux de combler cette lacune et que des travaux l\u00e9gislatifs sont en cours. Au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, la Cour estime que le placement \u00e0 des fins d'assistance de l'int\u00e9ress\u00e9 durant la p\u00e9riode du mois d'avril 2014 au mois d'avril 2015 dans l'aile de s\u00e9curit\u00e9 de l'\u00e9tablissement p\u00e9nitentiaire n'a pas \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 selon les voies l\u00e9gales. Partant, elle juge qu'il n'est plus n\u00e9cessaire de r\u00e9pondre \u00e0 la question de savoir si l'institution susmentionn\u00e9e \u00e9tait appropri\u00e9e (ch. 52-67). Conclusion: violation de l'art. 5 par. 1 CEDH.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(2\u00e8me rapport trimestriel 2019)<br>Droit \u00e0 la libert\u00e9 et \u00e0 la s\u00fbret\u00e9 (art. 5 \u00a7 1 CEDH); placement \u00e0 des fins d'assistance dans l'aile de s\u00e9curit\u00e9 d'un \u00e9tablissement p\u00e9nitentiaire.<br>L'affaire concerne un requ\u00e9rant mineur au moment des faits qui fut condamn\u00e9 pour assassinat \u00e0 une peine privative de libert\u00e9 de quatre ans, soit la peine maximale pr\u00e9vue par le droit p\u00e9nal des mineurs. Apr\u00e8s avoir purg\u00e9 la totalit\u00e9 de sa peine et d\u00e8s lors que les mesures de protection ordonn\u00e9es par la juridiction p\u00e9nale des mineurs prirent fin, le requ\u00e9rant fit l'objet d'une d\u00e9cision de placement \u00e0 des fins d'assistance ordonn\u00e9e par l'autorit\u00e9 civile.<br>La Cour a observ\u00e9 que suite \u00e0 cette d\u00e9cision de placement \u00e0 des fins d'assistance, le requ\u00e9rant a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9 dans l'aile de s\u00e9curit\u00e9 de l'\u00e9tablissement p\u00e9nitentiaire au seul motif qu'il repr\u00e9sentait un danger pour autrui. Elle a not\u00e9 que le Conseil f\u00e9d\u00e9ral a pr\u00e9cis\u00e9 que la protection des tiers peut constituer un \u00e9l\u00e9ment suppl\u00e9mentaire pour l'appr\u00e9ciation de la situation mais qu'il n'est pas d\u00e9terminant \u00e0 lui-seul. Le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral a d'ailleurs express\u00e9ment soulign\u00e9 dans son arr\u00eat de principe (ATF 138 III 593) qu'une privation de libert\u00e9 \u00e0 des fins d'assistance pour le seul motif de la mise en danger d'autres personnes n'\u00e9tait pas pr\u00e9vue par la loi et ne constituait pas un motif de placement. La Cour a conclu que le requ\u00e9rant \u00e9tait donc d\u00e9tenu sans base l\u00e9gale et \u00e0 titre purement pr\u00e9ventif dans l'\u00e9tablissement p\u00e9nitentiaire pendant la p\u00e9riode allant du mois d'avril 2014 au mois d'avril 2015. Violation de l'article 5 \u00a7 1 (unanimit\u00e9)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br> SUISSE: Art. 5 par. 1 CEDH. Placement \u00e0 des fins d'assistance dans un \u00e9tablissement p\u00e9nitentiaire au seul motif que le requ\u00e9rant repr\u00e9sentait un danger pour autrui.\n<br> Selon la jurisprudence du TF, les conditions pour ordonner un placement \u00e0 des fins d'assistance sont exclusivement \u00e9nonc\u00e9es \u00e0 l'art. 426 CC. La premi\u00e8re condition, qui correspond \u00e0 la jurisprudence relative \u00e0 l'art. 5 par. 1 let. e CEDH pour qualifier un individu \"d'ali\u00e9n\u00e9\", est remplie. En effet, il a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli m\u00e9dicalement et de mani\u00e8re probante que le requ\u00e9rant pr\u00e9sente des troubles psychiques. La seconde condition, \u00e0 savoir le besoin d'assistance personnelle ou de traitement, concerne le but th\u00e9rapeutique qui est l'objectif principal de l'intervention de l'autorit\u00e9. Celle-ci doit proc\u00e9der \u00e0 une pes\u00e9e des int\u00e9r\u00eats: d'un c\u00f4t\u00e9, la libert\u00e9 personnelle de la personne concern\u00e9e dont l'\u00e9tat exige qu'une aide lui soit fournie (\"Selbstgef\u00e4hrdung\"), et de l'autre, les droits de la personnalit\u00e9 des proches et des tiers (\"Fremdgef\u00e4hrdung\"). Le TF a soulign\u00e9 dans l'ATF 138 III 593 que la loi ne pr\u00e9voyait pas une privation de libert\u00e9 \u00e0 des fins d'assistance pour le seul motif de la mise en danger d'autres personnes. Il s'ensuit que l'al. 2 de l'art. 426 CC ne saurait pas non plus justifier, en tant que base l\u00e9gale, la d\u00e9tention du requ\u00e9rant. La Cour rel\u00e8ve que le l\u00e9gislateur suisse est soucieux de combler cette lacune et que des travaux l\u00e9gislatifs sont en cours. Au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, la Cour estime que le placement \u00e0 des fins d'assistance de l'int\u00e9ress\u00e9 durant la p\u00e9riode du mois d'avril 2014 au mois d'avril 2015 dans l'aile de s\u00e9curit\u00e9 de l'\u00e9tablissement p\u00e9nitentiaire n'a pas \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 selon les voies l\u00e9gales. Partant, elle juge qu'il n'est plus n\u00e9cessaire de r\u00e9pondre \u00e0 la question de savoir si l'institution susmentionn\u00e9e \u00e9tait appropri\u00e9e (ch. 52-67). Conclusion: violation de l'art. 5 par. 1 CEDH.\n<br> Sintesi dell'UFG\n<br>(2\u00b0 rapporto trimestriale 2019)<br>Diritto alla libert\u00e0 e alla sicurezza (art. 5 par. 1 CEDU); collocamento a fini assistenziali nel reparto di sicurezza di un penitenziario.<br>La causa riguarda un ricorrente minorenne all'epoca dei fatti e condannato per omicidio a una pena detentiva di quattro anni, la pena massima prevista dal diritto penale minorile. Dopo aver scontato l'intera pena e alla fine delle misure di protezione ordinate dall'autorit\u00e0 penale, il ricorrente \u00e8 stato oggetto di una decisione di collocamento a fini assistenziali ordinata dall'autorit\u00e0 civile.<br>La Corte ha osservato che in seguito alla suddetta decisione il ricorrente \u00e8 stato collocato nel reparto di sicurezza di un penitenziario per il solo motivo che egli rappresentava un pericolo per altri. La Corte ha constatato che il Consiglio federale ha precisato che la protezione di terzi pu\u00f2 costituire un elemento supplementare per valutare la situazione ma che non \u00e8 di per s\u00e9 determinante. Nella sua decisione di principio (DTF 138 III 593), il Tribunale federale ha d'altronde espressamente sottolineato che la privazione della libert\u00e0 a fini assistenziali per il solo motivo della messa in pericolo di terzi non \u00e8 prevista dalla legge e che quest'ultimo non costituisce un motivo di collocamento. La Corte ha concluso che il richiedente era quindi detenuto nel penitenziario da aprile 2014 ad aprile 2015 senza base legale e a mero titolo preventivo. Violazione dell'articolo 5 paragrafo 1 CEDU (unanimit\u00e0)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:45", "Checksum": "041b05b40f3ba939312cda968ace9077"}