<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. Le 19 mai 1996 au Locle vers 4 h 20, B. circu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lait au volant de son automobile immatriculée NE ... à une allure qui a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">attiré l'attention d'une patrouille de la police locale. A la hauteur de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'intersection des rues Girardet et Georges Perrenoud, il a été intercepté</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour un contrôle. L'éthylomètre a révélé un taux d'alcoolémie de 0,75/oo</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et la prise de sang ultérieure un taux minimum de 0,73gr/kg.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le ministère public a renvoyé B. devant le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Tribunal de police du district du Locle pour ivresse au volant (art.31</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">al.2 et 91 al.1 LCR et 2 al.1 et 2 OCR) et excès de vitesse (32 al.1 LCR)</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en requérant une peine de dix jours d'emprisonnement et de 800 francs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'amende.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. Dans son jugement le Tribunal de police a écarté la prévention</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'ivresse au volant après avoir effectué un calcul en retour mais a en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">revanche retenu l'excès de vitesse et condamné de ce fait le prévenu à une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">amende de 100 francs ainsi qu'aux frais de la cause. Pour prononcer cette</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">condamnation, le premier juge s'est basé sur les déclarations de la police</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et les aveux que le prévenu aurait faits à cette dernière.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. B. se pourvoit en cassation contre ce jugement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en concluant à sa libération des fins de la poursuite pénale sous suite de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">frais et dépens. Il invoque une fausse application de la loi et fait va-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">loir en substance qu'il n'a jamais avoué avoir roulé trop vite et qu'un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">témoin a confirmé qu'il respectait les limites de vitesse. Il prétend</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">enfin que les policiers n'étaient pas en mesure de contrôler ou d'estimer</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sa vitesse.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D. Le président du Tribunal de police du district du Locle ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">formule aucune observation et conclut au rejet du recours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le substitut du procureur général ne formule ni observations, ni</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conclusions.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> e n d r o i t</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux (art.244 CPP), le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pourvoi est recevable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) La détermination de la vitesse à laquelle roule un véhicule</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">est une question de fait (RJN 6 II 3). Conformément à la loi et à une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jurisprudence constante, la Cour de cassation est liée par les consta-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tations de fait de la juridiction inférieure, à moins qu'elles ne soient</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">manifestement erronées ou arbitraires (art.251 al.2 CPP; RJN 7 II 4 et la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jurisprudence citée). Comme le veut le système de l'intime conviction du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">juge consacré par le législateur neuchâtelois, le Tribunal de première</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">instance apprécie en effet librement les preuves, l'arbitraire constituant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la seule limite à son pouvoir (art.224 CPP). On ne peut parler d'arbitrai-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">re que si la juridiction inférieure a admis ou nié un fait en se mettant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en contraction évidente avec le dossier (ATF 118 Ia 30 cons.1b), ou si</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">elle a abusé de son pouvoir d'appréciation, en particulier si elle a mé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">connu des preuves pertinentes ou qu'elle n'en a arbitrairement pas tenu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">compte (ATF 101a 127), lorsque ces constatations sont manifestement con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">traires à la situation de fait, reposent sur une alternance manifeste, ou</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">heurtent gravement le sentiment de la justice, enfin lorsque l'apprécia-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion des preuves est tout à fait insoutenable (ATF 118 Ia 30 cons.1b et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les arrêts cités), par exemple lorsque elle s'est fondée exclusivement sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">une partie des moyens de preuve (ATF 118 Ia 30 cons.1b, 112 Ia 371</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cons.3).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Les instructions du département fédéral de justice et police</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du 15 décembre 1994 sur les contrôles de vitesse en matière de circulation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">routière admettent trois procédés de contrôle à savoir les contrôles de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vitesse au moyen d'appareils mobiles, stationnaires ou installés à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">demeure. Ne sont en revanche pas admis les contrôles effectués au moyen de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">véhicules précédant le véhicule contrôlé, les chronomètres manuels, les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">simples estimations, à l'exception des dépassements manifestes constatés</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">par la police (Commentaire du code suisse de la circulation routière Bussy</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et Rusconi, Lausanne 1996, p. 325, 3.9.2.2.1). De plus, les appareils</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">servant à mesurer de manière officielle la vitesse doivent être approuvés</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">par l'office fédéral de métrologie et être munis d'un sigle d'approbation.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Pour les contrôles officiels de vitesse, il est nécessaire d'utiliser en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">complément un appareil qui enregistre automatiquement le résultat de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mesure (appareil photographique, enregistreur de vitesse, imprimante</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">etc.)(Bussy et Rusconi, op.cit. no 3.9.2.2.3 et 4). Au point 7 de ces</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mêmes instructions, on admet qu'on peut mesurer la vitesse au moyen d'un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">véhicule suiveur. La voiture de police, équipée d'un tachygraphe étalonné</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sans calculatrice, doit rester à distance constante du véhicule suivi sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">un tronçon d'au moins cinq cents mètres. Ensuite, de l'évaluation de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'enregistrement tachygraphique, seront déduites les erreurs constatées à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'étalonnage puis une marge de sécurité de 15 km/h pour une mesure</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">effectuée sur cinq cents mètres et une vitesse inférieurs à 100 km/h.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) Jusqu'à présent, le Tribunal fédéral a certes toujours</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">considéré que les instructions du DFJP sur les contrôles de vitesse</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'avaient pas le caractère de loi et étaient dénuées de toute force</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">obligatoire (ATF 121 N64; SJ 1995, p.564, JT 1995 I 717). Toutefois selon</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la Haute Cour, le respect de ces directives permet en revanche d'admettre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la force probante d'un contrôle effectué conformément à ses instructions</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(ATF 97 I 183, JT 1971 I 390).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En l'occurrence, la voiture de la police locale du Locle n'était</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas équipée d'un dispositif homologué pour les contrôles de vitesse ni</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'un appareil enregistreur. La vitesse n'a pas été mesurée au moyen d'un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tachygraphe étalonné mais estimée à partir du compteur de vitesse. De</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plus, selon le jugement entrepris, "Le véhicule B. a été suivi par la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">voiture de police environ cinq cent mètres avant d'être intercepté". Dès</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lors, comme les agents ont dû rattraper l'automobile du recourant, la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vitesse du véhicule suiveur n'a pas été constante sur un tronçon minimal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de cinq cents mètres. Néanmoins, même si le constat de l'excès de vitesse</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">devait procéder d'une méthode de mesure admise, il conviendrait alors de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">déduire de l'estimation minimale une marge de sécurité d'au moins 15 km/h.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Ainsi, tant sur le tronçon limité à 50 km/h que sur le parcours limité à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">60 km/h, il faudrait retenir que le recourant roulait respectivement à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">50-55 km/h (65-70 km/h moins 15 km/h) et à 55-60 km/h (70-75 km/h moins 15</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">km/h). Au surplus, en vertu du principe in dubio pro reo, il faudrait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">retenir les vitesses les plus basses de l'estimation à savoir une allure</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de 50 km/h sur le tronçon limité à 50 km/h et de 55 km/h sur la zone à 60</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">km/h.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. En vertu du principe inquisitoire, les aveux éventuels du préve-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nu doivent être vérifiés (art.140 CPPN et RJN 7 II 62). Des aveux crédi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">bles et correspondant aux indices déjà recueillis durant l'enquête ne sont</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">toutefois vérifiés en pratique que si des faits sont particulièrement gra-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ves (Pierre Cornu, Résumé de procédure pénale neuchâteloise, Neuchâtel</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1995, p.92).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En l'espèce, le premier juge s'est basé également sur les aveux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du recourant pour retenir l'excès de vitesse. Or, B. a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contesté avoir avoué un excès de vitesse aux agents de police. Un témoin a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">déclaré que le prévenu roulait aux vitesses autorisées. Quant au rapport</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la police du Locle, il est rédigé de la façon suivante : "Entendu sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son emploi du temps de la journée du samedi 18 mai 1996 l'intéressé a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">déclaré ce qui suit : "{Je me suis levé à 12 heures, j'ai mangé sans boire </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(d'alcool, ensuite je suis allé faire du vélo, puis je suis rentré à mon }</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">{domicile. A 18 h 30, j'ai soupé sans prendre une goutte d'alcool. A 21 h }</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">{30, mon amie est venue chez moi et nous nous sommes rendus au pub à }</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">{l'enseigne "Le Pacha" à La Chaux-de-Fonds. Là, j'ai bu de l'eau minéral. }</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">{Vers 23 heures, je me suis rendu dans l'établissement à l'enseigne "Le }</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">{diamant bleu" en France voisine où j'ai consommé trois whisky-coca. C'est }</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">{en rentrant à mon domicile que je me suis fait contrôler par vos services, }</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">{parce que je roulais à vive allure en ville du} {Locle}"". Cette</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">retranscription est formulée en langage écrit et fait donc obstacle aux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nuances du langage parlé. A l'évidence elle ne correspond pas à la lettre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">aux déclarations du prévenu. En effet, un interrogatoire est généralement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">entrecoupé de questions qui ne figurent pas dans le cas d'espèce au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">procès-verbal. Le prétendu aveu du prévenu semble plutôt être l'expli-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cation que la police lui a donnée pour l'intercepter, explication qu'il a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">répétée lors de son audition. Il est donc arbitraire de considérer dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son contexte la phrase : "parce que je roulais à vive allure en ville du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Locle" comme un aveu qui au surplus, ne correspond pas aux indices déjà</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recueillis et qui est en contradiction avec les déclarations du témoin et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'attitude des agents qui n'ont pas dénoncé l'excès de vitesse.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Il suit de ce qui précède que c'est arbitrairement que le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">premier juge a condamné le recourant. </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le recours doit être admis et il y a lieu de casser le jugement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rendu le 28 novembre 1996 par le Tribunal de police du district du Locle.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Au sens de l'article 252 CPP, la Cour est en mesure de statuer elle-même.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Elle libérera le recourant des fins de la poursuite pénale et laissera les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">frais à la charge de l'Etat.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Il n'y a pas lieu à dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LA COUR DE CASSATION PENALE</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Admet le recours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Casse le jugement rendu le 28 novembre 1996 par le Tribunal de police</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> du district du Locle.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Statuant elle-même, acquitte B. .</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Statue sans frais et dit qu'il n'y a pas lieu à dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 17 avril 1997</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> </div></body></html>