<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <a name="idp330400"></a><div class="big bold">Urteilskopf</div> <br/>106 II 45<br/><br/><br/><div class="paraatf">10. Extrait de l'arrêt de la Ire Cour civile du 12 mai 1980 dans la cause Georges contre Kramer et Tribunal des prud'hommes de Genève (recours de droit public)</div> <div class="paraatf"></div> <a name="idp331856"></a> <a name="idp336304"></a><br/><div id="regeste" lang="de"> <div class="big bold">Regeste</div> <br/><div class="paraatf">Rechtsstreit bezüglich eines Vertrages, der die Merkmale eines partiarischen Arbeitsvertrages oder eines Gesellschaftsvertrages aufweist. <div class="paratf">Auf einen solchen Vertrag sind die Bestimmungen eines Gesamtarbeitsvertrages über die Art der Entlohnung nicht anwendbar (E. 3). </div> <div class="paratf">Mutwillige Prozessführung (<span class="artref">Art. 343 Abs. 3 OR</span>, <span class="artref">Art. 31 OG</span>). </div> </div> </div> <a name="idp190160"></a> <br/><div> <a name="idp367040"></a><span class="big bold" id="sachverhalt">Sachverhalt</span> <span class="small">ab Seite 45</span> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="page45"></a><div class="center pagebreak">BGE 106 II 45 S. 45</div> </div> <div class="paraatf"> Maurice Georges a travaillé dans le salon de coiffure de Karl Kramer du 31 octobre au 23 décembre 1978. Il lui réclame en justice 525 fr. 20, somme correspondant à la différence entre ce qu'il a reçu - 2249 fr. 75 brut + 135 fr. d'indemnité de vacances <a name="page46"></a><div class="center pagebreak">BGE 106 II 45 S. 46</div>- et le salaire calculé selon la convention collective nationale des coiffeurs (ci-après: la convention collective).</div> <div class="paraatf">Débouté le 27 avril 1979 par le Tribunal des prud'hommes de Genève, Maurice Georges a formé un recours de droit public pour violation de l'<span class="artref">art. 4 Cst.</span> Il conclut à l'annulation du jugement attaqué.</div> <div class="paraatf">Le Tribunal fédéral a rejeté le recours dans la mesure où il était recevable.</div> <br/><div> <a name="idp373792"></a><span class="big bold" id="erwaegungen">Erwägungen</span> </div> <br/><div class="paraatf">Considérant en droit:</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp374752"></a><span class="bold" id="consideration_1.">1. </span>(Procédure.)</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp375840"></a><span class="bold" id="consideration_2.">2. </span>Le recourant reproche au Tribunal des prud'hommes de ne pas l'avoir entendu "au sujet de l'application de l'art. 28 de la Convention collective". Or il ressort du procès-verbal d'audience du 27 avril 1979 que le recourant a été entendu personnellement sur les faits de la cause. Il était alors parfaitement informé de la position de l'intimé, par la lettre que celui-ci lui avait adressée le 23 février et par ses déclarations à l'audience.</div> <div class="paraatf">Il lui appartenait de contredire lors des débats la thèse de sa partie adverse. Le grief de violation du droit d'être entendu est dénué de tout fondement.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp378512"></a><span class="bold" id="consideration_3.">3. </span>Selon le recourant, l'autorité cantonale serait tombée dans l'arbitraire en n'appliquant pas l'art. 28 de la convention collective, alors que cette disposition a force obligatoire.</div> <div class="paraatf">Il ressort des déclarations des parties, consignées au procès-verbal de l'audience du 27 avril 1979, que le recourant, engagé oralement, avait droit à une rémunération de 40% de son chiffre d'affaires; il apportait sa propre clientèle et jouissait d'un horaire libre. Il est parti après avoir constaté qu'il ne réalisait pas un chiffre d'affaires suffisant.</div> <div class="paraatf">Ces éléments - caractère aléatoire de la rémunération du recourant, qui lui faisait partager dans une large mesure les risques et profits de l'entreprise - définissent l'accord des parties non pas comme un contrat de travail au sens des <span class="artref">art. 319 ss CO</span> et de la convention collective, mais comme un contrat de travail partiaire (cf. <a class="bgeref_id" href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=24&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=1980&amp;to_year=1980&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F99-II-303%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page304">ATF 99 II 304</a> ss consid. 4, <a class="bgeref_id" href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=24&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=1980&amp;to_year=1980&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F94-II-122%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page126">ATF 94 II 126</a>), voire un contrat de société. Dans les deux cas, le mode de rétribution visé par l'art. 28 de la convention collective était. manifestement inapplicable aux rapports juridiques des parties. Celles-ci sont librement convenues d'une collaboration soumise <a name="page47"></a><div class="center pagebreak">BGE 106 II 45 S. 47</div>à d'autres règles. Leurs déclarations concordantes montrent à l'évidence qu'un engagement selon la convention collective était d'emblée exclu. Le point de vue de l'autorité cantonale, selon lequel les parties ont renoncé à l'application de cette convention, n'a donc rien d'arbitraire.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp392672"></a><span class="bold" id="consideration_4.">4. </span>La solution retenue par le jugement attaqué s'imposait au regard de l'accord intervenu entre les parties. Le présent recours de droit public, qui fait complètement abstraction de la teneur de cet accord, est téméraire. Il y a dès lors lieu de mettre les frais à la charge du recourant (<span class="artref">art. 343 al. 3 CO</span>) et d'infliger une réprimande à son avocat (<span class="artref">art. 31 OJ</span>).</div> </div></body></html></html>