Lausanne, 6. Juni 2014
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 16. Mai 2014 (1C_126/2014)
Spontane Information über Geldwäscherei-Verdacht
Die  unaufgeforderte  Information  ausländischer  Strafverfolgungsbehörden  über  
Hinweise der Meldestelle für Geldwäscherei setzt nicht zwingend voraus, dass in der  
Schweiz selber eine Strafuntersuchung eröffnet wurde. Das Bundesgericht weist eine  
Beschwerde gegen das Vorgehen der Staatsanwaltschaft des Kantons Zürich ab.
Eine  Schweizer  Bank  hatte  die  Meldestelle  für  Geldwäscherei  (MROS)  2012  
pflichtgemäss über verdächtige Banktransaktionen informiert. Die MROS erstattete  
daraufhin bei der Staatsanwaltschaft I des Kantons Zürich Anzeige. Die Staatsanwaltschaft übermittelte die Informationen unaufgefordert an Kolumbien, wo zwei der drei  
betroffenen Konteninhaber leben. Eine eigene Strafuntersuchung eröffnete die Staatsanwaltschaft nicht. Kolumbien ersuchte später um Rechtshilfe. Im Mai 2013 wurde die  
Herausgabe der zwischenzeitlich erhobenen Unterlagen zu den fraglichen Bankkonten  
an Kolumbien bewilligt.
Das Bundesgericht hat die Beschwerde der drei Konteninhaber abgewiesen. Sie  
argumentierten im Wesentlichen, dass die unaufgeforderte Übermittlung von Informationen an ausländische Strafverfolgungsbehörden gemäss Artikel 67a des Rechtshilfegesetzes (IRSG) die Eröffnung einer Strafuntersuchung in der Schweiz voraussetze.  
Das sei hier nicht der Fall. Die spontane Informationsübermittlung an die kolumbianischen Behörden und die daraufhin angeordnete Rechtshilfe seien somit gesetzeswidrig.  
Gemäss dem Urteil des Bundesgerichts ergibt eine Auslegung von Artikel 67a IRSG  
nach seinem Sinn und Zweck, dass die darin enthaltenen Hinweise auf eine Strafuntersuchung oder ein Strafverfahren in der Schweiz nicht generell im Sinne einer unabdingbaren Voraussetzung für die unaufgeforderte Weitergabe zu verstehen sind.  
Entscheidend ist im vorliegenden Fall, dass die Staatsanwaltschaft des Kantons Zürich  
aufgrund der im Geldwäschereigesetz zwingend vorgesehenen Anzeige der MROS  
rechtmässig mit der Sache befasst war und von einem hinreichenden Tatverdacht auf  
Geldwäscherei ausgehen durfte. Die fraglichen Informationen waren zudem geeignet,  
Kolumbien zu ermöglichen, ein Rechtshilfegesuch an die Schweiz zu stellen. Lausanne, le 6 juin 2014
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 16 mai 2014 (1C_126/2014)
Information spontanée concernant un soupçon de blanchiment  
d'argent
La transmission spontanée d'indications du Bureau de communication en matière de  
blanchiment  d'argent  (MROS)  aux  autorités  de  poursuite  pénale  étrangères,  
n'implique pas obligatoirement qu'une poursuite pénale ait été ouverte en Suisse. Le  
Tribunal fédéral rejette le recours contre le procédé du Ministère public du canton de  
Zurich.
En 2012, conformément aux obligations des banques en matière de blanchiment, une  
banque suisse avait signalé au Bureau de communication en matière de blanchiment  
d'argent (MROS) des transactions suspectes. Le MROS a alors dénoncé le cas au  
Ministère public I du canton de Zurich. Ce dernier n'a pas ouvert de procédure pénale  
mais a transmis spontanément des informations à la Colombie, où vivaient deux des  
trois titulaires des comptes suspects. La Colombie a par la suite déposé une demande  
d'entraide judiciaire. En mai 2013, la remise à la Colombie des documents saisis en  
relation avec les comptes bancaires suspects a été autorisée.
Le  Tribunal  fédéral a rejeté  le recours  des  trois  titulaires  des  comptes.  Leur  
argumentation se basait essentiellement sur le fait que la transmission spontanée  
d'informations à des autorités de poursuite pénale étrangères présupposerait, selon  
l'article 67a de la loi fédérale sur l'entraide internationale en matière pénale (EIMP),  
l'ouverture d'une procédure pénale en Suisse. Ce qui n'est pas le cas ici. L'information  
spontanée des autorités colombiennes et la procédure d'entraide judiciaire en découlant  
seraient par conséquent illégales.
Selon l'arrêt du Tribunal fédéral, une interprétation de l'art. 67a EIMP conforme à son  
sens et à son but conduit à retenir que l'enquête ou la procédure pénale en Suisse,  
mentionnées dans cette disposition, ne constituent pas une condition sine qua non pour  
la transmission spontanée. Ce qui est décisif en l'espèce, c'est que le Ministère public  
du canton de Zurich, sur la base de la dénonciation obligatoire du MROS selon la loi sur  
le blanchiment d'argent (LBA), a pu se pencher légitimement sur le cas et s'appuyer sur  
un soupçon de blanchiment suffisant. Les informations en question étaient en outre de  
nature à permettre à la Colombie de déposer une demande d'entraide judiciaire.