<h2>SubmittedText<h2><p>Jusqu'à présent, le taux d'autosuffisance en lien avec le portefeuille de production des produits agricoles (état 2020) était de 56 % brut et de 49 % net (réduction des aliments pour animaux importés). La liste des intrants importés (lp 22.4522) montre que dans de nombreux domaines (comme les semences et plants de légumes, les semences de céréales de maïs et de seigle, les féveroles ou les poussins), les importations sont immenses, allant parfois jusqu'à 1,0 %. L'ancien taux d'autosuffisance net est donc trompeur.</p><p>Quel serait le taux d'autosuffisance correct ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Dans le calcul du taux d'autosuffisance net, la part de la production animale obtenue grâce aux aliments pour animaux importés est déduite de la production intérieure. Tout comme les aliments pour animaux, les semences, les plants et les produits phytosanitaires ainsi que les engrais minéraux, les machines et les énergies fossiles comme le diesel et l'essence font partie des moyens de production agricoles utilisés pour la production indigène de denrées alimentaires. S'agissant de ces biens de production, la Suisse dépend beaucoup de l'étranger ; elle en dépend entièrement en ce qui concerne par exemple les carburants d'origine fossile. Le taux d'autosuffisance net serait pratiquement nul si le calcul tenait compte de la totalité des biens nécessaires à la production agricole. Mais il est impossible de quantifier un tel taux d'autosuffisance net, car il n'existe pas de statistique détaillée de l'origine des consommations intermédiaires pour chaque culture. De plus, le calcul d'un tel taux d'autosuffisance net ne serait pas significatif.</p>