Lausanne, 16. September 2019
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 22. August 2019 (2C_1005/2018)
Kein verfassungsmässiger Anspruch auf Homeschooling – auch 
sehr restriktive kantonale Regelungen sind zulässig
Die Bundesverfassung gewährt Eltern keinen Anspruch darauf, grundschulpflichtige
Kinder zu Hause unterrichten zu können ("Homeschooling"). Selbst sehr restriktive
kantonale Regelungen oder ein Verbot von häuslichem Privatunterricht sind mit dem
verfassungsmässigen Anspruch auf Schutz des Privat- und Familienlebens vereinbar. Das Bundesgericht weist die Beschwerde einer Mutter aus dem Kanton BaselStadt ab.
Eine Mutter hatte 2017 beim Erziehungsdepartement Basel-Stadt einen Antrag auf
"Homeschooling" für ihren 2009 geborenen Sohn gestellt. Der Antrag wurde abgewiesen. Das kantonale Verwaltungsgericht wies die Beschwerde der Mutter ab. Sie gelangte dagegen ans Bundesgericht und machte geltend, die kantonale Regelung zu
häuslichem Privatunterricht stelle ein faktisches Verbot desselben dar und verletze das
verfassungsmässige Recht auf Achtung des Privat- und Familienlebens. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerde ab. Für die Regelung des häuslichen
Privatunterrichts sind im Kanton Basel-Stadt die Kantonsverfassung und das Schulgesetz massgebend. Gemäss Schulgesetz müssen für die Bewilligung von Privatunterricht unter anderem nachweisbare Gründe vorliegen, dass ein Unterrichtsbesuch nicht
möglich ist. Das Bundesgericht hat bereits früher entschieden, dass die Bestimmungen
der Bundesverfassung zum Grundschulunterricht (Artikel 19 und 62 BV) keinen Anspruch auf privaten Einzelunterricht gewähren, es den Kantonen aber frei steht, unter
Achtung der bundesrechtlichen Anforderungen an einen ausreichenden Grundschulunterricht ein Recht auf häuslichen Privatunterricht vorzusehen. In seinem aktuellen
Entscheid kommt das Bundesgericht zum Schluss, dass auch das Grundrecht auf Achtung des Privat- und Familienlebens gemäss Artikel 13 Absatz 1 BV keinen Anspruch
auf "Homeschooling" begründet. Artikel 13 BV, der grundsätzlich der Garantie von
Artikel 8 der Europäischen Menschenrechtskonvention (EMRK) entspricht, umfasst auch
das elterliche Erziehungsrecht. Gemäss Rechtsprechung des Europäischen Gerichtshofs für Menschenrechte kann aus Artikel 8 EMRK und dem Ersten Zusatzprotokoll zur
EMRK kein Anspruch auf häuslichen Privatunterricht abgeleitet werden. Es sind auch
keine weiteren völkerrechtlichen Verträge ersichtlich, aus denen sich ein entsprechendes Recht ergeben könnte. Derzeit besteht kein Anlass, gestützt auf Artikel 13 BV
weiter gehende Ansprüche anzuerkennen. Deshalb verstossen selbst sehr restriktive
kantonale Regelungen des "Homeschooling" nicht gegen den Schutz des Privat- und
Familienlebens. Es ist Sache der Kantone, unter Beachtung von Artikel 19 und 62 Absatz 2 BV zu regeln, ob und in welchem Umfang "Homeschooling" zugelassen werden
soll. Im konkreten Fall ist das Verwaltungsgericht willkürfrei zum Schluss gekommen,
dass keine besonderen Gründe für die Erteilung einer Bewilligung für häuslichen Privatunterricht nachgewiesen wurden. Lausanne, le 16 septembre 2019
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 22 août 2019 (2C_1005/2018)
Pas de droit constitutionnel à un enseignement privé à 
domicile – même des réglementations cantonales très 
restrictives sont admissibles
La Constitution fédérale n'accorde pas aux parents le droit de dispenser à leurs
enfants en âge de suivre une scolarité obligatoire des cours privés à domicile
(« Homeschooling »). Même des réglementations cantonales très restrictives ou
encore une interdiction de l'enseignement privé à domicile sont compatibles avec le
droit constitutionnel au respect de la vie privée et familiale. Le Tribunal fédéral
rejette le recours d'une mère domiciliée dans le canton de Bâle-Ville.
En 2017, une mère avait déposé une demande d'enseignement privé à domicile pour
son fils, né en 2009, auprès du Département de l'instruction publique du canton de BâleVille. La demande avait été rejetée, de même que le recours formé par la mère auprès
du Tribunal administratif cantonal. La mère a saisi le Tribunal fédéral, estimant que la
réglementation cantonale bâloise équivalait à une interdiction de fait de l'enseignement
privé à domicile et qu'elle violait son droit constitutionnel au respect de sa vie privée et
familiale. 
Le Tribunal fédéral rejette le recours. Dans le canton de Bâle-Ville, l'enseignement privé
à domicile est réglé par la Constitution cantonale et la loi sur l'instruction publique
(« Schulgesetz »). Selon la loi sur l'instruction publique, le «  homeschooling » peut être
autorisé notamment si le requérant démontre que la fréquentation d'un établissement
scolaire n'est pas possible. Dans un arrêt précédent, le Tribunal fédéral avait déjà jugé
que les dispositions de la Constitution fédérale sur l'enseignement de base (articles 19
et 62 Cst. féd.) n'accordaient pas de droit à suivre des cours privés à domicile, mais que
les cantons restaient libres de prévoir un tel droit, dans le respect des exigences du
droit fédéral relatives à un enseignement de base suffisant. Dans son arrêt actuel, le
Tribunal fédéral conclut que le droit fondamental au respect de la vie privée et familiale
selon l'article 13 alinéa 1 Cst. féd. ne confère pas non plus de droit à suivre un
enseignement privé à domicile. L'article 13 Cst. féd., qui correspond en principe à
l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), comprend
également le droit des parents d'éduquer leurs enfants. Selon la jurisprudence de la
Cour européenne des droits de l'homme, aucun droit à l'enseignement privé à domicile
ne peut être déduit de l'article 8 CEDH et du Protocole additionnel no 1 à la CEDH. Un
tel droit ne découle pas non plus d'un autre traité international. Actuellement, il n'y a pas
lieu de reconnaître des droits plus favorables sur la base de l'article 13 Cst. féd. Par
conséquent, même des réglementations cantonales très restrictives en matière de
« homeschooling » ne violent pas le droit au respect de la vie privée et familiale. Il
appartient aux cantons, dans le respect des articles 19 et 62 alinéa 2 Cst. féd., de
décider si et dans quelle mesure l'enseignement privé à domicile peut être autorisé.
Dans le cas d'espèce, le Tribunal administratif pouvait, sans tomber dans l'arbitraire,
conclure que la recourante n'avait pas justifié de motifs suffisants pour obtenir une
autorisation pour scolariser son fils à domicile.