<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2022-04-28-2C_814-2021.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2C_814/2021</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 28 avril 2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mmes et M. les Juges fédéraux </div> <div class="para">Aubry Girardin, Présidente, Donzallaz et Hänni. </div> <div class="para">Greffière : Mme Jolidon. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">représenté par Me Nicolas Gagnebin, avocat, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B.________, </div> <div class="para">représenté par Me Livio Natale, </div> <div class="para">intimé, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Commission de surveillance des professions de la santé et des droits des patients du canton de Genève, </div> <div class="para">rue Adrien-Lachenal 8, 1207 Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Violation des devoirs professionnels du médecin, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt de la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre administrative, du 14 septembre 2021 (ATA/941/2021). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para">A.________ a été, en 2018, le médecin traitant de B.________, né 1969, qui avait été victime d'un infarctus du myocarde. Il est également médecin-conseil auprès de la Direction générale des véhicules de la République et canton de Genève (ci-après: la Direction des véhicules). </div> <div class="para">Le 9 février 2018, A.________ a établi un certificat médical destiné l'Hospice général, afin que son patient puisse continuer à percevoir l'aide accordée; il y précisait qu'il avait rappelé à celui-ci qu'il devait penser à une reconversion professionnelle; il y mentionnait également que le certificat "ne [serait] pas reconduit au-delà du mois de février". Le 24 avril 2018, B.________ a écrit à A.________ pour lui faire part de différents griefs relatifs à sa prise en charge. Dans sa réponse du 2 mai 2018, ledit médecin a informé son patient que la relation de confiance était rompue et qu'il ne le suivrait plus. </div> <div class="para">A.________ a, le 9 mai 2018, adressé au Service cantonal des véhicules de la République et canton de Genève (ci-après: Service des véhicules) un certificat médical concernant B.________, selon lequel celui-ci ne "satisfaisait pas aux exigences médicales minimales" et "risquait un nouvel événement cardiovasculaire élevé avec perte de maîtrise du véhicule". Par décision du 15 mai 2018, la Direction des véhicules a prononcé le retrait du permis de conduire de B.________ pour une durée indéterminée. Après une expertise médicale, elle a levé cette mesure le 11 septembre 2018. </div> <div class="para">En date du 7 décembre 2020, la Commission de surveillance des professions de la santé et des droits des patients de la République et canton de Genève (ci-après: la Commission de surveillance) a classé la plainte que B.________ avait déposée à l'encontre de A.________. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para">Par arrêt du 14 septembre 2021, la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour de justice) a partiellement admis le recours de B.________ à l'encontre de la décision du 7 décembre 2020 de la Commission de surveillance. Elle a jugé que le contenu du certificat médical du 9 février 2018 n'était pas conforme à la bonne pratique, dès lors que ce document mentionnait qu'il ne serait pas reconduit au-delà du mois de février. Elle a également considéré que A.________ n'avait pas agi de manière diligente en signalant au Service des véhicules que B.________ n'était pas apte à la conduite, sans en discuter et sans informer celui-ci au préalable. En outre, dès lors que A.________ avait été le médecin traitant de B.________, celui-là ne pouvait pas intervenir en qualité de médecin-conseil de la Direction des véhicules à l'égard de celui-ci. La Cour de justice a donc annulé la décision attaquée et a renvoyé la cause à la Commission de surveillance, afin qu'elle prononce une sanction adéquate pour les faits reprochés au médecin qui constituaient une violation des devoirs professionnels. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.</b> </div> <div class="para">Agissant par la voie du recours en matière de droit public, A.________ demande au Tribunal fédéral, sous suite de frais et dépens, d'annuler l'arrêt du 14 septembre 2021 de la Cour de justice et de confirmer la décision de classement du 7 décembre 2020 de la Commission de surveillance. </div> <div class="para">B.________ conclut à l'irrecevabilité du recours respectivement à son rejet; il demande à être mis au bénéfice de l'assistance judiciaire. La Commission de surveillance a expressément déclaré ne pas avoir d'observations à formuler. La Cour de justice persiste dans les considérants et le dispositif de son arrêt. </div> <div class="para">A.________ s'est encore prononcé par écriture du 9 décembre 2021. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral examine d'office sa compétence (<span class="artref">art. 29 al. 1 LTF</span>) et contrôle librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=15&amp;from_date=16.04.2022&amp;to_date=05.05.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F147-I-89%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page89">ATF 147 I 89</a> consid. 1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.1.</b> En vertu de l'<span class="artref">art. 90 LTF</span>, le recours au Tribunal fédéral est recevable contre les décisions qui mettent fin à la procédure. Il est également ouvert contre les décisions finales partielles (<span class="artref">art. 91 LTF</span>) ainsi que contre les décisions préjudicielles et incidentes qui sont notifiées séparément et qui portent sur la compétence ou sur une demande de récusation (<span class="artref">art. 92 al. 1 LTF</span>). Les autres décisions préjudicielles et incidentes notifiées séparément peuvent faire l'objet d'un recours aux conditions de l'<span class="artref">art. 93 al.1 LTF</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.1.1.</b> Dans l'arrêt attaqué, la Cour de justice a partiellement admis le recours formé par B.________ à l'encontre de la décision du 7 décembre 2020 de la Commission de surveillance; elle a retenu que plusieurs faits commis par le recourant violait les devoirs professionnels de celui-ci; en conséquence, elle a renvoyé la cause à ladite commission, afin qu'elle prononce une sanction disciplinaire. Il s'agit donc d'un arrêt de renvoi. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.1.2.</b> Un arrêt de renvoi constitue en principe une décision incidente (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=15&amp;from_date=16.04.2022&amp;to_date=05.05.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-V-280%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page280">ATF 144 V 280</a> consid. 1.2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=15&amp;from_date=16.04.2022&amp;to_date=05.05.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-V-282%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page282">140 V 282</a> consid. 2) contre laquelle le recours au Tribunal fédéral n'est ouvert qu'aux conditions des <span class="artref"><artref id="CH/173.110/92" type="start"></artref>art. 92 et 93 LTF</span><artref id="CH/173.110/93" type="end"></artref>, même si l'autorité s'est déjà prononcée de manière définitive sur l'un ou l'autre point (cf. arrêts 2C_557/2020 du 1er juillet 2020 consid. 3.1; 2C_471/2020 du 5 juin 2020 consid. 3.1). Un tel arrêt n'est considéré comme final que si l'autorité à laquelle l'affaire est renvoyée n'a aucune marge de manoeuvre (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=15&amp;from_date=16.04.2022&amp;to_date=05.05.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F145-III-42%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page42">ATF 145 III 42</a> consid. 2.1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.1.3.</b> L'argumentation du recourant à cet égard est confuse: il semble prétendre que l'arrêt entrepris doit être qualifié de décision finale et cite l'<span class="artref">art. 90 LTF</span>, tout en soulignant que celui-ci lui cause un préjudice irréparable et que l'admission du recours éviterait une longue procédure; de plus, il mentionne l'<span class="artref">art. 93 al. 2 LTF</span> qui n'est pas applicable au cas d'espèce. </div> <div class="para">Quoi qu'il en soit, le Tribunal fédéral constate que la Commission de surveillance n'aura aucune marge de manoeuvre quant aux faits qui doivent faire l'objet de la mesure disciplinaire, à savoir le contenu du certificat médical du 9 février 2018, le signalement de l'intimé par le recourant au Service des véhicules pour défaut d'aptitude à la conduite, sans en discuter avec celui-là au préalable, ainsi que des contacts avec ledit office en tant que médecin-conseil, alors qu'il avait été le médecin traitant de l'intimé. Elle aura également l'obligation de prononcer une sanction. En revanche, cette autorité administrative disposera d'une pleine latitude de jugement quant à la sanction à infliger au recourant. La décision attaquée est comparable à celle par laquelle une autorité judiciaire supérieure admet le principe de la responsabilité de l'Etat, mais renvoie la cause à l'instance inférieure pour qu'elle se prononce sur le dommage et qui est considérée comme une décision incidente (arrêt 2C_814/2012 du 7 mai 2013). L'arrêt entrepris constitue donc une étape vers la décision (finale) qui ne peut être soumis directement au Tribunal fédéral qu'aux conditions de l'<span class="artref">art. 93 al. 1 LTF</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.2.</b> En vertu de l'<span class="artref">art. 93 al. 1 LTF</span> et sous réserve d'exceptions non réalisées en l'espèce (cf. <span class="artref">art. 92 LTF</span>), les décisions incidentes ne peuvent faire l'objet d'un recours au Tribunal fédéral que si elles peuvent causer un préjudice irréparable (let. a) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (let. b). Est qualifié de tel un préjudice de nature juridique qui ne peut pas être ultérieurement réparé entièrement par une décision finale favorable au recourant; un dommage économique ou de pur fait n'est pas considéré comme un dommage irréparable sous cet angle. A moins que ces conditions soient manifestement remplies, il incombe au recourant d'en démontrer la réalisation, sous peine d'irrecevabilité (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=15&amp;from_date=16.04.2022&amp;to_date=05.05.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F147-III-159%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page159">ATF 147 III 159</a> consid. 4.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=15&amp;from_date=16.04.2022&amp;to_date=05.05.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-III-798%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page798">142 III 798</a> consid. 2.2). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.2.1.</b> Le recourant voit un préjudice irréparable dans le fait que la Commission de surveillance est obligée de fixer une sanction disciplinaire. </div> <div class="para">Si effectivement ladite commission doit infliger une telle sanction, comme susmentionné, elle dispose d'une liberté d'appréciation quant à celle-ci, puisque l'art. 43 de la loi fédérale du 23 juin 2006 sur les professions médicales universitaires (loi sur les professions médicales, LPMéd; RS 811.11) mentionne l'avertissement, le blâme, l'amende et l'interdiction de pratiquer. Une fois la mesure disciplinaire prononcée, le médecin pourra contester la nouvelle décision de la Commission de surveillance auprès de la Cour de justice puis, en dernier ressort, recourir contre l'arrêt rendu par cette juridiction et contre l'arrêt cantonal incident du 14 septembre 2021 auprès du Tribunal fédéral (<span class="artref">art. 93 al. 3 LTF</span>). Il découle de ce qui précède que l'existence d'un préjudice irréparable doit être niée (<span class="artref">art. 93 al. 1 let. a LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.2.2.</b> En outre, aucun élément ne laisse apparaître qu'une décision sur le fond du Tribunal fédéral permettrait d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (<span class="artref">art. 93 al. 1 let. b LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.3.</b> Au regard de ces éléments, l'arrêt attaqué ne peut pas faire l'objet d'un recours au Tribunal fédéral. Une telle issue est conforme à la volonté du législateur fédéral, concrétisée à l'<span class="artref">art. 93 LTF</span>, selon laquelle, sous réserve d'exceptions admises par la jurisprudence, le Tribunal de céans ne doit être saisi qu'une seule fois d'une même affaire, à savoir au stade de la décision finale (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=15&amp;from_date=16.04.2022&amp;to_date=05.05.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F147-III-500%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page500">ATF 147 III 500</a> consid. 5.2.2). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Par conséquent, le recours doit être déclaré irrecevable. </div> <div class="para">Le recourant qui succombe doit supporter les frais judiciaires (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). Il versera à l'intimé, qui est représenté par un avocat, une indemnité à titre de dépens (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/68/2" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/68/1" type="start"></artref>art. 68 al. 1 et 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/68/2" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/2" type="end"></artref>). Me Livio Natale est désigné comme avocat d'office (<span class="artref">art. 64 al. 2 LTF</span>) et les dépens lui seront directement versés. La demande d'assistance judiciaire formée par l'intimé devient ainsi sans objet. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b> Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 2'000 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Une indemnité de 3'000 fr., à verser à titre de dépens à Me Livio Natale, qui est désigné comme avocat d'office de l'intimé, est mise à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">La demande d'assistance judiciaire de l'intimé est sans objet. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au mandataire du recourant, à celui de l'intimé, à la Commission de surveillance des professions de la santé et des droits des patients et à la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre administrative, ainsi qu'à l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 28 avril 2022 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente : F. Aubry Girardin </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : E. Jolidon </div> </div></body></html>