<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2024-01-17-5A_658-2023.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5A_658/2023</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 17 janvier 2024</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit civil</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. les Juges fédéraux Herrmann, Président, </div> <div class="para">Bovey et Hartmann. </div> <div class="para">Greffier : M. Piccinin. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________ Sàrl, </div> <div class="para">recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. B.________, </div> <div class="para">2. C.________, </div> <div class="para">tous les deux représentés par Me Léonard Bruchez, avocat, </div> <div class="para">intimés. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">mesures provisionnelles (hypothèque légale des artisans </div> <div class="para">et entrepreneurs), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Juge unique de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud du 27 juillet 2023 (JH22.044886-230593 300). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para">B.________ et C.________ (ci-après: les intimés) sont copropriétaires de trois appartements et d'un garage, constitués en propriété par étages, sur le bien-fonds uuu, situé au chemin de T.________, à U.________. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.a.</b> Le 10 novembre 2019, les intimés ont conclu un " contrat relatif aux prestations de l'architecte " avec D.________ SA, portant sur la construction d'une habitation de trois appartements, avec un garage et une piscine, sur la parcelle n° vvv de la Commune de U.________. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.b.</b> Au début de l'année 2021, les intimés ont conclu trois contrats d'entreprise avec E.________ SA - désormais en liquidation suite au prononcé de sa faillite le 22 septembre 2022 - portant sur des travaux de peinture, de plâtrerie et de crépissages de façade isolants. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.c.</b> Le 21 décembre 2020, dans le cadre d'une pré-adjudication, E.________ SA a avisé les intimés d'une sous-traitance, mais uniquement auprès d'un plâtrier. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.d.</b> A.________ Sàrl (ci-après: la recourante) a allégué que E.________ SA lui avait sous-traité les travaux d'isolation périphérique dans le cadre de la construction susmentionnée et que ces travaux avaient débuté au mois d'avril 2022 et s'étaient achevés le 19 juillet 2022. </div> <div class="para">A l'appui de ces allégués, elle a produit des relevés de localisation des véhicules VD 1.________, VD 2.________ et VD 3.________, qui révèlent notamment des passages au chemin de T.________, à U.________, en date des 4, 7, 11, 14, 15, 18 et 19 juillet 2022. </div> <div class="para">Elle a également produit deux factures nos 22-097 et 22-114 adressées à E.________ SA et datées des 7 juillet et 6 octobre 2022 pour des montants de respectivement 8'502 fr. 92 et 28'226 fr. 10. Ces factures mentionnent le chemin de T.________, à U.________, et se réfèrent à des devis nos 2022-5/2 et 2022-5. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.e.</b> Les intimés ont allégué qu'ils n'avaient jamais eu connaissance d'un contrat conclu entre E.________ SA et la recourante et qu'ils n'avaient jamais eu de contact avec cette dernière. Ils ont en outre allégué qu'ils n'avaient jamais donné leur accord pour sous-traiter des travaux à celle-ci. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.a.</b> Par requête de mesures superprovisionnelles et provisionnelles du 7 novembre 2022, la recourante a conclu à l'inscription provisoire, en sa faveur, des hypothèques légales des artisans et entrepreneurs suivantes: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">- à hauteur de 6'996 fr. 49, plus accessoires légaux et intérêts à 5% l'an dès le 17 octobre 2022, sur la parcelle n° www; </div> <div class="para">- à hauteur de 8'090 fr. 90, plus accessoires légaux et intérêts à 5% l'an dès le 17 octobre 2022, sur la parcelle n° xxx; </div> <div class="para">- à hauteur de 21'067 fr. 63, plus accessoires légaux et intérêts à 5% l'an dès le 17 octobre 2022, sur la parcelle n° yyy; </div> <div class="para">- à hauteur de 574 fr., plus accessoires légaux et intérêts à 5% l'an dès le 17 octobre 2022, sur la parcelle n° zzz. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.b.</b> Par ordonnance de mesures superprovisionnelles du 10 novembre 2022, le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de l'Est vaudois (ci-après: le président) a admis cette requête. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.c.</b> Par ordonnance du 6 février 2023, motivée le 27 avril 2023, le président a notamment rejeté la requête de mesures provisionnelles déposée le 7 novembre 2022, révoqué l'ordonnance de mesures superprovisionnelles du 10 novembre 2022, ordonné la radiation des inscriptions provisoires au Registre foncier, Office de l'Est vaudois, des hypothèques légales des artisans et entrepreneurs pour les montants de 6'996 fr. 49, de 8'090 fr. 90, de 21'067 fr. 63 et de 574 fr., avec intérêts à 5% l'an dès le 17 octobre 2022, plus accessoires légaux, en faveur de la requérante, sur la parcelle dont les intimés sont copropriétaires sur le territoire de la Commune de U.________. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.d.</b> Par arrêt du 27 juillet 2023, expédié le 31 suivant, le juge unique de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal vaudois a notamment rejeté l'appel formé par la recourante le 8 mai 2023 et confirmé l'ordonnance du 6 février 2023. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>D.</b> </div> <div class="para">Par acte posté le 6 septembre 2023, A.________ Sàrl exerce un recours en matière civile et un recours constitutionnel subsidiaire au Tribunal fédéral contre l'arrêt du 27 juillet 2023. Elle conclut à sa réforme en ce sens que l'ordonnance de mesures superprovisionnelles du 10 novembre 2022 soit confirmée pour valoir ordonnance de mesures provisionnelles, un délai de trois mois lui étant imparti pour ouvrir action au fond, l'inscription provisoire restant valable jusqu'à l'expiration de ce délai ou, en cas de dépôt d'action au fond, jusqu'à l'échéance d'un délai de 60 jours dès l'entrée en force du jugement au fond, l'intéressée étant au surplus dispensée de fournir des sûretés. Subsidiairement, elle conclut à l'annulation de l'arrêt attaqué et au renvoi de la cause à l'autorité cantonale pour nouvelle instruction et décision dans le sens des considérants. Elle a en outre requis l'effet suspensif. </div> <div class="para">Des déterminations sur le fond n'ont pas été requises. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>E.</b> </div> <div class="para">Par ordonnance présidentielle du 28 septembre 2023, l'effet suspensif a été attribué au recours. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Introduit en temps utile (art. 100 al. 1 et 46 al. 2 LTF) et dans la forme légale (<span class="artref">art. 42 al. 1 LTF</span>), le recours est dirigé contre une décision finale (<span class="artref">art. 90 LTF</span>), l'inscription provisoire de l'hypothèque légale des artisans et entrepreneurs étant refusée (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-III-589%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page589">ATF 137 III 589</a> consid. 1.2.2), rendue sur recours par une autorité supérieure statuant en dernière instance cantonale (<span class="artref">art. 75 al. 1 LTF</span>), dans une affaire civile (<span class="artref">art. 72 al. 1 LTF</span>) de nature pécuniaire, dont la valeur litigieuse atteint le seuil légal (<span class="artref">art. 74 al. 1 let. b LTF</span>). La recourante a participé à la procédure devant l'autorité précédente et a un intérêt digne de protection à la modification ou l'annulation de la décision entreprise (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/76/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/76/1/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/76/1/a" type="start"></artref>art. 76 al. 1 let. a et b LTF</span><artref id="CH/173.110/76/1/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/76/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/b" type="end"></artref>). </div> <div class="para">Le recours en matière civile est donc, en principe, recevable au regard des dispositions qui précèdent. Il s'ensuit qu'il n'y a pas lieu de traiter le recours constitutionnel subsidiaire, cette voie n'étant pas ouverte en l'espèce (<span class="artref">art. 113 LTF</span>). Quoi qu'il en soit, en tant que le recours porte sur des mesures provisionnelles au sens de l'<span class="artref">art. 98 LTF</span> et que seule la violation de droits constitutionnels peut en conséquence être invoquée (cf. infra consid. 2.1), le pouvoir de cognition du Tribunal fédéral dans le cadre du recours en matière civile est identique à celui qui serait le sien dans le cadre d'un recours constitutionnel subsidiaire. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.1.</b> La procédure porte sur l'inscription provisoire d'une hypothèque légale des artisans et entrepreneurs, à savoir une mesure provisionnelle au sens de l'<span class="artref">art. 98 LTF</span> (arrêt 5A_822/2022 du 14 mars 2023 consid. 2.1 et les références; cf. ég., en lien avec les <span class="artref"><artref id="CH/272/6/261" type="start"></artref><artref id="CH/272/6/5" type="start"></artref>art. 6 al. 5 et 261 ss CPC</span><artref id="CH/272/6/261" type="end"></artref><artref id="CH/272/261" type="end"></artref>, <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-III-563%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page563">ATF 137 III 563</a> consid. 3.3). Seule peut en conséquence être invoquée la violation de droits constitutionnels. Le Tribunal fédéral ne connaît de la violation de ces droits que si un tel moyen est invoqué et motivé par le recourant (" principe d'allégation "; <span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>), c'est-à-dire s'il a été expressément soulevé et exposé de manière claire et détaillée (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F149-III-81%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page81">ATF 149 III 81</a> consid. 1.3; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F146-IV-114%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page114">146 IV 114</a> consid. 2.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-II-313%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page313">144 II 313</a> consid. 5.1 et les références). En particulier, une décision ne peut être qualifiée d'arbitraire (<span class="artref">art. 9 Cst.</span>) que si elle est manifestement insoutenable, méconnaît gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité; il ne suffit pas qu'une autre solution paraisse concevable, voire préférable; pour que cette décision soit annulée, encore faut-il qu'elle se révèle arbitraire non seulement dans ses motifs, mais aussi dans son résultat (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F148-III-95%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page95">ATF 148 III 95</a> consid. 4.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-I-113%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page113">144 I 113</a> consid. 7.1, 170 consid. 7.3). Une décision cantonale est également arbitraire lorsque le juge s'écarte sans explication compréhensible de la jurisprudence du Tribunal fédéral (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F148-III-95%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page95">ATF 148 III 95</a> consid. 4.1). Le recourant qui se plaint d'arbitraire ne saurait, dès lors, se borner à critiquer la décision attaquée comme il le ferait en procédure d'appel, où l'autorité de recours jouit d'une libre cognition; il ne peut, en particulier, se contenter d'opposer sa thèse à celle de l'autorité précédente, mais doit démontrer, par une argumentation précise, que cette décision est manifestement insoutenable (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-II-349%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page349">ATF 134 II 349</a> consid. 3). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F149-III-81%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page81">ATF 149 III 81</a> consid. 1.3; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-III-364%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page364">142 III 364</a> consid. 2.4 et les références). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.2.</b> Le Tribunal fédéral statue sur la base des faits établis par l'autorité précédente (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>). Dans l'hypothèse d'un recours soumis à l'<span class="artref">art. 98 LTF</span>, le recourant qui entend invoquer que les faits ont été établis de manière manifestement inexacte ne peut obtenir la rectification ou le complètement des constatations de fait de l'arrêt cantonal que s'il démontre la violation de droits constitutionnels, conformément au principe d'allégation susmentionné (cf. supra consid. 2.1). Il ne peut se borner à contredire les constatations litigieuses par ses propres allégations ou par l'exposé de sa propre appréciation des preuves; il doit indiquer de façon précise en quoi ces constatations sont arbitraires au sens de l'<span class="artref">art. 9 Cst.</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-II-249%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page249">ATF 133 II 249</a> consid. 1.4.3). Une critique des faits qui ne satisfait pas à cette exigence est irrecevable (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F147-IV-73%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page73">ATF 147 IV 73</a> consid. 4.1.2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F145-IV-154%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page154">145 IV 154</a> consid. 1.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-264%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page264">140 III 264</a> consid. 2.3 et les références), étant rappelé qu'en matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits, il y a arbitraire lorsque l'autorité ne prend pas en compte, sans aucune raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur son sens et sa portée, ou encore lorsque, en se fondant sur les éléments recueillis, elle en tire des constatations insoutenables (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F148-I-127%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page127">ATF 148 I 127</a> consid. 4.3; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F147-V-35%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page35">147 V 35</a> consid. 4.2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-IV-500%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page500">143 IV 500</a> consid. 1.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-264%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page264">140 III 264</a> consid. 2.3). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.3.</b> Quoi qu'en dise la recourante, la pièce nouvelle n° 4 qu'elle produit à l'appui de son recours, soit un courrier du 15 août 2023 adressé par l'Office des faillites de l'arrondissement de l'Est Vaudois à Me F.________ dans le cadre de la faillite de E.________ SA, ne remplit pas les conditions de l'<span class="artref">art. 99 al. 1 LTF</span> et est, partant, irrecevable. En effet, la recourante n'expose nullement en quoi lesdites conditions seraient réunies. En particulier, elle ne démontre pas que les faits et preuves dont elle entend se prévaloir sont devenus indispensables à la suite de l'arrêt entrepris. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">D'emblée, il convient de constater que la recevabilité du présent recours est hautement douteuse, dès lors que la recourante n'invoque aucun grief de nature constitutionnelle, notamment l'arbitraire (<span class="artref">art. 9 Cst.</span>) dans l'application des art. 839 al. 2 et 961 al. 3 CC. Pour que la motivation du grief réponde aux exigences du principe d'allégation, il ne suffit pas, comme le fait la recourante, de simplement mentionner le terme " arbitraire " (parmi plusieurs: arrêt 2D_35/2021 du 2 juin 2022 consid. 6.4.2) ou de prétendre que la cour cantonale " s'est livrée à un examen incompréhensible de la portée de la jurisprudence fédérale ", soit en l'occurrence de l'<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F102-IA-81%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page81">ATF 102 Ia 81</a> consid. 2b/bb et de l'arrêt 5A_475/2010 du 15 septembre 2010. </div> <div class="para">A supposer que le recours respecte les exigences découlant des <span class="artref"><artref id="CH/173.110/106/2" type="start"></artref>art. 98 et 106 al. 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/98" type="end"></artref>, force est de constater que la motivation présentée est impropre à démontrer l'arbitraire de la décision attaquée comme il sera démontré ci-après. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.1.</b> Conformément à l'<span class="artref">art. 961 al. 3 CC</span>, le juge statue - en procédure sommaire (<span class="artref">art. 249 let</span>. d ch. 5 CPC) - sur la requête et autorise l'inscription provisoire si le droit allégué lui paraît exister. Il statue sur la base de la simple vraisemblance, sans qu'il faille se montrer trop exigeant quant à l'existence du droit allégué. Selon la jurisprudence, vu la brièveté et l'effet péremptoire du délai de l'<span class="artref">art. 839 al. 2 CC</span>, l'inscription provisoire d'une hypothèque légale des artisans et entrepreneurs ne peut être refusée que si l'existence du droit à l'inscription définitive du gage immobilier paraît exclue ou hautement invraisemblable. En présence d'une situation de fait ou de droit mal élucidée méritant un examen plus ample que celui auquel il peut être procédé dans le cadre d'une instruction sommaire, il convient bien plutôt de laisser au juge de l'action au fond le soin de décider si le droit à l'hypothèque doit en définitive être admis (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F102-IA-81%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page81">ATF 102 Ia 81</a> consid. 2b/bb; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F86-I-265%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page265">86 I 265</a> consid. 3; parmi plusieurs: arrêt 5A_203/2023 du 30 août 2023 consid. 4.1.2 et les autres arrêts cités). Il en résulte qu'à moins que le droit à la constitution de l'hypothèque n'existe clairement pas, le juge qui en est requis doit ordonner l'inscription provisoire (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F102-IA-81%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page81">ATF 102 Ia 81</a> consid. 2b/bb; arrêt 5A_203/2023 précité loc. cit. et les autres arrêts cités). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.</b> Un fait est rendu vraisemblable si le juge, en se basant sur des éléments objectifs, a l'impression que le fait invoqué s'est produit, sans pour autant devoir exclure la possibilité qu'il ait pu se dérouler autrement (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-610%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page610">ATF 140 III 610</a> consid. 4.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F132-III-715%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page715">132 III 715</a> consid. 3.1). La question de savoir si l'autorité est partie d'une juste conception du degré de la preuve exigé par le droit fédéral, soit en l'occurrence la simple vraisemblance, relève du droit. En revanche, celle de savoir si le recourant a, ou non, rendu vraisemblable le fait litigieux, soit si le degré de preuve exigé par le droit fédéral est atteint dans le cas particulier, relève du fait et ressortit à l'appréciation des preuves, appréciation que le Tribunal fédéral ne corrige que si elle se révèle arbitraire au sens de l'<span class="artref">art. 9 Cst.</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F130-III-321%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page321">ATF 130 III 321</a> consid. 5; cf. ég. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=01.01.2024&amp;to_date=20.01.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-466%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page466">ATF 140 III 466</a> consid. 4.2.2; arrêt 5A_203/2023 consid. 4.1.3 et les autres arrêts cités). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.3.</b> En l'espèce, le juge cantonal a, à juste titre, retenu que la jurisprudence susrappelée ne signifie pas qu'une inscription doit être ordonnée alors même que le requérant n'apporte aucune preuve, ni même aucun indice selon lequel il a effectué des travaux, lorsque l'existence même de ces travaux est contestée. </div> <div class="para">Les développements du recours relatifs à l'interprétation prétendument incompréhensible de la jurisprudence que consacrerait l'arrêt attaqué ne remettent pas en cause ce point. La recourante s'en prend en effet à l'appréciation des preuves à laquelle a procédé le juge cantonal sans prétendre, ni a fortiori démontrer, qu'il serait parti d'une fausse conception du degré de preuve requis. Elle considère ainsi avoir " produit des pièces probantes démontrant à tout le moins la vraisemblance de ce qu'elle allègue ". Contestant devoir fournir un devis ou un contrat avec l'entrepreneur général, au motif notamment que le contrat d'entreprise n'est soumis à aucune forme et qu'il serait " notoire que nombre d'interventions de sous-traitants se font sans devis écrit ou contrat écrit ", elle relève que " les factures produites font référence à l'ouvrage en question et n'ont pas été établies par fantaisie ou pur intérêt de faire de la procédure, sauf à [l']accuser d'avoir établi des faux ". Elle ajoute, par référence à sa pièce n° 4, que sa production dans la faillite de la société E.________ SA a été admise à titre conditionnel, " soit par confirmation que le montant dû n'a pas été payé par les copropriétaires concernés, à savoir les [intimés], ce qui n'est effectivement pas le cas ". Ce faisant, la recourante se borne à opposer sa propre appréciation des preuves à celle du juge cantonal, qui plus est sur la base d'une pièce nouvelle irrecevable, ce qui n'est pas admissible. Or il lui incombait, à tout le moins, de démontrer en quoi il était insoutenable de considérer, comme l'a fait le juge précédent, qu'elle n'avait pas produit de correspondances ou de courriels avec la société E.________ SA, dont on aurait pu déduire ou qui rendraient vraisemblables, même à un faible degré, que des travaux lui auraient été confiés par la société précitée sur les parcelles des intimés. La recourante ne dit par ailleurs mot du constat dudit magistrat qu'en ce qui concerne les travaux eux-mêmes, elle n'avait produit de manière recevable aucun procès-verbal de chantier, aucun relevé d'heures, ni aucune photographie des travaux et qu'elle n'avait pas non plus proposé le témoignage d'un de ses employés. Dans ces conditions, se contenter d'affirmer péremptoirement que les pièces qu'elle a produites, soit, à teneur de l'arrêt attaqué, des relevés de localisation de véhicules faisant état de passages au chemin de T.________, à U.________, en date des 4, 7, 11, 14, 15, 18 et 19 juillet 2022, ainsi que deux factures adressées à E.________ SA, datées des 7 juillet et 6 octobre 2022, suffisaient à prouver que ses créances étaient couvertes par l'hypothèque légale est impropre à démontrer l'arbitraire du constat selon lequel la vraisemblance de travaux accomplis sur les immeubles des intimés pour les montants allégués étaient insuffisamment rapportée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">En définitive, le recours constitutionnel subsidiaire est irrecevable. Il en va de même du recours en matière civile, faute de motivation suffisante. La recourante, qui succombe, supportera les frais judiciaires (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). Il n'y a pas lieu d'allouer de dépens aux intimés, qui n'ont pas été invités à répondre sur le fond et qui n'ont pas été suivis sur la question de l'effet suspensif (<span class="artref">art. 68 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours constitutionnel subsidiaire est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Le recours en matière civile est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 2'500 fr., sont mis à la charge de la recourante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties, au Juge unique de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud et au Conservateur du registre foncier, Office de l'Est vaudois. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 17 janvier 2024 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Herrmann </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Piccinin </div> </div></body></html>