An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 17. Juni 2015
Embargo: 17. Juni 2015, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 3. Juni 2015 (9C_492/2014)
Psychosomatische Leiden und IV-Rente: Bundesgericht ändert  
Rechtsprechung
Das Bundesgericht ändert seine Praxis zur Beurteilung des Anspruchs auf eine  
Invalidenrente wegen somatoformer Schmerzstörungen und vergleichbarer psychosomatischer Leiden. Die bisher geltende Vermutung, dass solche Leiden in der Regel  
mit zumutbarer Willensanstrengung überwindbar sind, wird aufgegeben. Künftig ist  
in einem strukturierten Beweisverfahren das tatsächliche Leistungsvermögen betroffener Personen ergebnisoffen und einzelfallgerecht zu bewerten.
Mit seinem Leitentscheid BGE 130 V 352 von 2004 und anschliessenden Urteilen hatte  
das Bundesgericht die rechtlichen Grundsätze festgelegt, nach denen Schmerzstörungen ohne erklärbare organische Ursachen (somatoforme Schmerzstörungen) und  
vergleichbare psychosomatische Leiden mit Blick auf die Zusprechung einer Invalidenrente zu beurteilen sind. In seinem aktuellen Entscheid passt es die diesbezügliche  
Praxis an. Das Bundesgericht trägt dabei den Erfahrungen Rechnung, die in den elf  
Jahren seit dem Leitentscheid gesammelt werden konnten, sowie der Kritik, die von der  
medizinischen und der juristischen Lehre an der bisherigen Rechtsprechung und ihrer  
Umsetzung geübt wurde. 
Ein zentraler Punkt der Praxisänderung betrifft die Aufgabe der „Überwindbarkeitsvermutung“: Gemäss bisheriger Rechtsprechung wurde davon ausgegangen, dass  
psychosomatische Leiden in der Regel mit zumutbarer Willensanstrengung überwindbar  
sind und die Betroffenen somit keinen Anspruch auf eine IV-Rente haben. Nur das Vorliegen bestimmter Umstände konnte in Ausnahmefällen den Wiedereinstieg in den  
Arbeitsprozess als unzumutbar erscheinen lassen. An die Stelle dieses Regel/Ausnahmemodells tritt gemäss neuer Rechtsprechung ein strukturiertes Beweisverfahren. In  
dessen Rahmen ist das tatsächlich erreichbare Leistungsvermögen der betroffenen  
Person in einer Gesamtbetrachtung einzelfallgerecht und ergebnisoffen zu beurteilen.  
Diese Bewertung erfolgt anhand eines Kataloges von Indikatoren, welche die massgeblichen Aspekte psychosomatischer Leiden umfassen. Die neue Rechtsprechung ändert  
nichts an der gesetzlichen Voraussetzung, dass eine invalidisierende Erwerbsunfähigkeit nur dann vorliegen kann, wenn sie aus objektiver Sicht als unüberwindbar  
scheint. Die versicherte Person trägt zudem nach wie vor die Beweislast. 
Anhand der Indikatoren ist künftig stärker als bisher zu berücksichtigen, welche Auswirkungen das Leiden auf die Arbeits- und Alltagsfunktionen der betroffenen Person hat.  
Bereits bei der Diagnosestellung ist vermehrt dem Umstand Rechnung zu tragen, dass  
die Diagnose „Schmerzstörung“ einen gewissen Schweregrad voraussetzt. Weitere  
Rückschlüsse auf die Folgen der psychosomatischen Störung geben der Verlauf und  
der Ausgang von Therapien und von beruflichen Eingliederungsbemühungen. Mehr als  
bisher einzubeziehen sind zudem auch die Ressourcen, welche die Leistungsfähigkeit  
einer betroffenen Person begünstigen können. Hier sind insbesondere die Persönlichkeit  
und der soziale Kontext zu berücksichtigen. Entscheidend ist weiter, ob die geltend  
gemachten Einschränkungen in den verschiedenen Lebensbereichen (Arbeit und Freizeit) gleichermassen auftreten und ob sich der Leidensdruck in der Inanspruchnahme  
therapeutischer Möglichkeiten zeigt. 
Bei der Formulierung der Indikatoren und bei der Beurteilung der einzelnen Fälle wirken  
Recht und Medizin zusammen. Zuhanden der ärztlichen Begutachtung werden die  
medizinischen Fachgesellschaften konkretisierende Leitlinien zu erlassen haben, in  
denen der aktuelle medizinische Grundkonsens zum Ausdruck kommt. A tous les journalistes accrédités auprès  
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 17 juin 2015
Embargo : 17 juin 2015, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 3 juin 2015 (9C_492/2014)
Affections psychosomatiques et rente de l'assurance-invalidité : le  
Tribunal fédéral modifie sa jurisprudence
Le Tribunal fédéral modifie sa pratique en matière d'évaluation du droit à une rente  
de l'assurance-invalidité en cas de troubles somatoformes douloureux et d'affections  
psychosomatiques assimilées. La présomption qui prévalait jusqu'à ce jour, selon  
laquelle ces syndromes peuvent être surmontés en règle générale par un effort de  
volonté raisonnablement exigible, est abandonnée. Désormais, la capacité de travail  
réellement exigible des personnes concernées doit être évaluée dans le cadre d'une  
procédure d'établissement des faits structurée, à la lumière des circonstances du  
cas particulier et sans résultat prédéfini.
Par le biais de l'arrêt de principe ATF 130 V 352 de 2004 et des arrêts qui ont suivi, le  
Tribunal fédéral avait fixé, dans le cadre de l'examen des conditions du droit à une rente  
de l'assurance-invalidité, les principes juridiques régissant l'évaluation des symptomatologies douloureuses sans substrat organique objectivable (autrement appelées  
"troubles  somatoformes  douloureux")  et  des  autres  affections  psychosomatiques  
assimilées. Le présent arrêt donne lieu à une modification de la pratique en la matière.  
Le Tribunal fédéral tient ainsi compte de l'expérience accumulée au cours des onze  
années qui se sont écoulées depuis l'arrêt de principe précité ainsi que des critiques  
formulées par la doctrine médicale et juridique à l'encontre de cette jurisprudence et de  
sa mise en œuvre.
Un point central de ce changement de pratique concerne la renonciation à la présomption du caractère surmontable de la douleur. Selon la jurisprudence qui prévalait  
jusqu'à ce jour, il fallait partir du principe que les affections psychosomatiques pouvaient  
être surmontées par un effort de volonté raisonnablement exigible, si bien que les  
personnes concernées n'avaient en règle générale aucun droit à une rente de  
l'assurance-invalidité. Seule l'existence de certains facteurs déterminés pouvaient,  
exceptionnellement, faire apparaître la réintégration dans le processus de travail comme  
n'étant pas exigible. Ce système construit sur le modèle règle/exception est désormais  
remplacé par une procédure d'établissement des faits structurée. La capacité de travail  
réellement exigible de la personne concernée doit être évaluée sur la base d'une vision  
d'ensemble, à la lumière des circonstances du cas particulier et sans résultat prédéfini.  
Cette évaluation doit se dérouler sur la base d'un catalogue d'indices qui rassemble les  
éléments essentiels propres aux troubles de nature psychosomatique. Cette nouvelle  
jurisprudence ne modifie en rien l'exigence légale selon laquelle il ne saurait y avoir  
incapacité de gain propre à entraîner une invalidité que si celle-ci n'est pas objectivement surmontable. La personne assurée continue à supporter le fardeau de la preuve.  
Eu égard aux indices retenus, il conviendra, plus qu'avant, de tenir compte des effets de  
l'atteinte à la santé sur les aptitudes de la personne concernée à exercer son travail et  
les fonctions de sa vie quotidienne. La phase diagnostique devra mieux prendre en  
considération le fait qu'un diagnostic de "trouble somatoforme" présuppose un degré  
certain de gravité. Le déroulement et l'issue des traitements thérapeutiques et des  
mesures de réadaptation professionnelle fourniront également des conclusions sur les  
conséquences de l'affection psychosomatique. Il conviendra également de mieux  
intégrer la question des ressources personnelles dont dispose la personne concernée,  
eu égard en particulier à sa personnalité et au contexte social dans lequel elle évolue.  
Joueront également un rôle essentiel les questions de savoir si les limitations alléguées  
se manifestent de la même manière dans tous les domaines de la vie (travail et loisirs)  
et si la souffrance se traduit par un recours aux offres thérapeutiques existantes. 
Droit et médecine devront œuvrer de concert pour, d'une part, préciser ces indices et,  
d'autre part, les mettre en œuvre dans les cas particuliers. Il appartiendra aux Sociétés  
médicales de discipline d'établir à l'attention des experts médicaux les directives –  
reflétant le consensus le plus récent sur la question – destinées à concrétiser ces  
indices.