An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 23. Juni 2017
Embargo: 23. Juni 2017, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 9. Juni 2017 (5A_256/2016)
Persönlichkeitsverletzung: Beschwerde von Carl Hirschmann 
teilweise gutgeheissen
Das Bundesgericht heisst eine weitere Beschwerde von Carl Hirschmann im
Zusammenhang  mit  seiner  Klage  wegen  Persönlichkeitsverletzung  gegen  die
Tamedia AG und die Espace Media AG teilweise gut. Es stellt fest, dass die beiden
Verlagshäuser an einer persönlichkeitsverletzenden Medienkampagne gegen Carl
Hirschmann mitgewirkt haben. Zur Klärung verschiedener Punkte – unter anderem
der Ansprüche von Carl Hirschmann auf Gewinnherausgabe und Genugtuung – wird
die Sache erneut an das Handelsgericht des Kantons Zürich zurückgewiesen.
Carl Hirschmann hatte 2011 gegen die Medienunternehmen Tamedia AG und Espace
Media AG Klage erhoben. Er machte insbesondere geltend, dass er in seiner Persönlichkeit durch mindestens 140 Berichte in Medien der beiden Unternehmen widerrechtlich verletzt worden sei. Das Handelsgericht des Kantons Zürich kam 2014 zum
Schluss, dass die Persönlichkeit von Carl Hirschmann mit drei Artikeln verletzt worden
sei. Das Bundesgericht hiess die Beschwerde von Carl Hirschmann 2015 teilweise gut
(Urteil 5A_658/2014), bewertete weitere Medienberichte als persönlichkeitsverletzend
und verpflichtete das Handelsgericht, mehrere Punkte nochmals prüfen. Dies betraf
insbesondere den von Carl Hirschmann erhobenen Vorwurf, gegen ihn sei eine
"Medienkampagne" geführt worden, die per se persönlichkeitsverletzend gewesen sei.
Das Handelsgericht fällte im Februar 2016 einen neuen Entscheid, wobei es eine
Persönlichkeitsverletzung infolge einer Medienkampagne verneinte.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde von Carl Hirschmann teilweise gut. Es stellt
fest, dass die Tamedia AG und die Espace Media AG Carl Hirschmann in seiner
Persönlichkeit verletzt haben, indem sie ab dem 4. November 2009 an einer Medienkampagne rund um seine Verhaftung mitwirkten. Mit den Berichten im fraglichen
Zeitraum wurde Carl Hirschmann seines Rechts beraubt, selbst darüber zu bestimmen,
von welchen Informationen über sich und sein Leben die Öffentlichkeit erfahren sollte.
Der Öffentlichkeit  wurden  personenbezogene  Begebenheiten  und Ereignisse  aus
seinem Leben in einer Weise preisgegeben, die einer übermässigen Einmischung
gleichkam und ihn in den Augen des Durchschnittskonsumenten blossstellte. Diese Persönlichkeitsverletzung lässt sich nicht mit einem überwiegenden öffentlichen Interesse
rechtfertigen. Zwar kann auch das reine Unterhaltungsbedürfnis des Publikums in einem
gewissen Mass als öffentliches Interesse gelten. Der Unterhaltung kommt jedoch nicht
das gleiche Gewicht zu wie dem Informieren. Im konkreten Fall bestand kein nennenswertes Informationsbedürfnis. Vielmehr wurden die Berichte mit weiteren Episoden von
untergeordneter Bedeutung aus dem Leben von Carl Hirschmann aufgebauscht. In
mehreren anderen Punkten weist das Bundesgericht die Sache zur Neubeurteilung an
das Handelsgericht des Kantons Zürich zurück. So wird das Handelsgericht darüber zu
entscheiden haben, ob sich die Beklagten auch in der Zeit ab September 2011 an einer
Medienkampagne gegen Carl Hirschmann beteiligt haben. Neu zu beurteilen ist Carl
Hirschmanns Klage auch hinsichtlich seiner Forderung auf Herausgabe des Gewinns,
den die Verlagshäuser durch ihr verletzendes Verhalten erzielt haben sollen, sowie auf
Leistung einer Genugtuung für den seelischen Schmerz, den er infolge der Persönlichkeitsverletzungen angeblich erlitt. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 23 juin 2017
Embargo : 23 juin 2017, 12h00
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 9 juin 2017 (5A_256/2016)
Violation des droits de la personnalité  : recours de Carl 
Hirschmann partiellement admis
Le Tribunal fédéral admet partiellement un nouveau recours interjeté par Carl
Hirschmann, en lien avec l'action en justice ouverte contre Tamedia SA et Espace
Media SA, pour violation des droits de la personnalité. Il constate que ces deux
maisons d'édition ont participé à une campagne médiatique qui viole les droits de la
personnalité de Carl Hirschmann. L'affaire est renvoyée au Tribunal de commerce du
canton de Zurich, afin qu'il complète l'instruction sur plusieurs éléments, entre
autres, les prétentions de Carl Hirschmann en restitution du bénéfice et en réparation
du tort moral.
Carl Hirschmann a ouvert action en 2011 contre les groupes de médias Tamedia SA et
Espace Media SA. En particulier, il a fait valoir qu'au moins 140 reportages l'ont atteint
dans sa personnalité d'une manière illicite. En 2014, le Tribunal de commerce du canton
de Zurich a considéré que trois reportages avaient violé la personnalité de Carl
Hirschmann. En 2015, le Tribunal fédéral a partiellement admis le recours interjeté par
Carl Hirschmann contre cette décision (arrêt 5A_658/2014), estimant que plusieurs
reportages violaient sa personnalité  ; il a alors renvoyé l'affaire au Tribunal de
commerce pour que celui-ci examine à nouveau plusieurs points. Le renvoi concernait
en particulier les allégations de Carl Hirschmann selon lesquelles une véritable
«campagne médiatique» avait été menée, celle-ci constituant selon lui, en soi, une
violation des droits de sa personnalité. En février 2016, le Tribunal de commerce a
rendu un nouvel arrêt dans lequel il a nié l'existence d'une telle violation par la
campagne médiatique.
Le Tribunal fédéral admet partiellement le recours interjeté par Carl Hirschmann contre
cette décision. Il constate que Tamedia SA et Espace Media SA ont violé les droits de la
personnalité de Carl Hirschmann en participant, à partir du 4 novembre 2009, à une
campagne médiatique en lien avec son arrestation. Durant la période en question, les
différents reportages ont privé Carl Hirschmann de son droit de déterminer quelles
informations de nature personnelle pouvaient être diffusées. Certaines informations
relatives à sa vie ont été révélées au public d'une façon qui représentait une ingérence
extrême, le ridiculisant, pour le surplus, auprès du consommateur moyen. Cette violation
des droits de la personnalité ne peut être justifiée par un intérêt public prépondérant.
Dans une certaine mesure, la nécessité de divertir le public pouvait certes être
considérée comme relevant de l'intérêt public. Cela étant, le divertissement ne revêt pas
la même importance que l'information. En l'occurrence, il n'y avait pas de besoin
d'information digne de ce nom. Les reportages étaient plutôt agrémentés de plusieurs
épisodes de la vie de Carl Hirschmann qui étaient d'une importance secondaire. Le
Tribunal fédéral renvoie la cause au Tribunal de commerce sur plusieurs autres points. Il
lui appartiendra ainsi de déterminer si les deux maisons d'édition ont aussi participé, à
partir du mois de septembre 2011, à une campagne médiatique à l'encontre de Carl
Hirschmann. Il devra aussi statuer à nouveau sur les revendications de Carl Hirschmann
en restitution du bénéfice obtenu par les maisons d'édition ensuite de leur comportement illicite, ainsi qu'en dommages-intérêts pour le tort moral qu'il affirme avoir subi
du fait de la violation de sa personnalité.