<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. Le 26 octobre 1995, le Conseil général de la commune du Landeron</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">a adopté un plan d'aménagement, mis à l'enquête publique du 12 au 31 jan-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vier 1996.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le 29 janvier 1996, la société X. et la société Y. </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ont fait opposition à ce plan, dont elles contestaient certaines lacunes</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et inexactitudes. Elles se plaignaient notamment de divergences entre le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plan mis à l'enquête et l'inventaire cantonal provisoire des sites et mo-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">numents naturels dignes d'être protégés (ICP) pour les objets 9.2 (Les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Joûmes), 9.3 (Les Escaberts), 9.5 (Garide des Roches), 9.7 (Pâturage du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Bas-de-Serroue) et 9.8 (Le Chanet).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Après une entrevue et un échange de correspondances (qui ont</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">permis de régler certains points), le Conseil communal du Landeron a, par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décision du 5 novembre 1996, levé l'opposition. Il a considéré que les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">objets 9.3, 9.5, 9.7 et 9.8, qui se trouvent en zone de crêtes et forêts,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">étaient suffisamment protégés par le décret cantonal en vigueur. S'agis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sant de l'objet 9.2, il mentionnait que "le plan du biotope no 5 Les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Joûmes a été modifié afin de respecter les limites cantonales du biotope".</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. Le 27 novembre 1996, la société X. et la société Y. ont recouru contre la décision du 5 novembre 1996, demandant en particulier que les modifica-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tions suivantes soient apportées au plan d'aménagement (v. les lettres f</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et i, p.2 ch.2 et p.3 ch.6 du recours) :</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">- Mise sous protection de l'extension prévue dans le plan directeur canto-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> nal du biotope cantonal no. 5 "Les Joûmes", en direction Est.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">- Mise en zone de protection des objets 9.3, 9.5, 9.7 et 9.8 de l'ICP.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Elles avançaient en substance que les objets 9.2, 9.3, 9.5, 9.7</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et 9.8 ont une valeur écologique élevée; qu'ils sont mentionnés dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'ICP; que celui-ci fait partie du plan directeur cantonal; que ce plan</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">est contraignant pour les autorités; que le conseil communal devait ainsi</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">reporter sur son plan d'aménagement les indications et prescriptions qui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">découlent du plan directeur cantonal.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le 14 août 1997, le Département de la gestion du territoire a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rejeté le recours. Il a considéré que le plan directeur cantonal constitue</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avant tout un instrument de coordination de l'aménagement du territoire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cantonal et que sa force obligatoire, prévue à l'article 9 al.1 LAT, est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">relative, c'est-à-dire limitée par différents paramètres, notamment la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">législation en vigueur, avec laquelle il n'entre pas en conflit. Or, la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">loi cantonale sur la protection de la nature prévoit que la protection des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">objets d'importance régionale ou nationale relève de la compétence can-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tonale. Ainsi, du moment que les objets litigieux sont d'importance régio-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nale, c'est à juste titre que la commune ne les a pas pris en compte.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. Le 3 septembre 1997, la société X. et la société Y. recourent au Tribunal administratif contre la décision du 14 août 1997, concluant principale-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment, sous suite de frais et dépens, à ce qu'il soit dit que les objets</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">9.2, 9.3, 9.5, 9.7 et 9.8 doivent figurer en zone de protection dans le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plan d'aménagement de la Commune du Landeron. Elles font en bref valoir</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que la décision entreprise attribue au plan directeur cantonal une force</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">obligatoire tellement relative qu'elle en devient inexistante; que le lé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gislateur, tant fédéral que cantonal, entendait assurer une protection de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la nature efficace et coordonnée; que le plan directeur cantonal doit se</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">voir reconnaître une force obligatoire verticale, en ce sens que la com-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mune doit reporter les périmètres indiqués sur l'ICP. Les recourantes font</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">au surplus valoir que, selon la décision entreprise, l'objet 9.8 est d'im-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">portance locale et donc de la compétence communale selon la loi cantonale</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sur la protection de la nature.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D. Dans ses observations du 7 octobre 1997, le département conclut</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">au rejet du recours. Il relève que l'objet 9.8 est d'importance régionale</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(et donc de la compétence du canton), que la protection des biotopes, ob-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jets géologiques et sites naturels doit se faire en application de la loi</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cantonale sur la protection de la nature et que les plans cantonaux qui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">seront, le cas échéant, adoptés dans ce cadre devront être reportés sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les plans d'aménagement communaux.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> en droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Le Tribunal administratif est compétent pour connaître du re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cours (art.125 al.1 LCAT). Les recourantes ont qualité pour recourir</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(art.62 litt.a LCPN; décision entreprise, cons.1b, p.3-4). Interjeté dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les formes et délai légaux, le recours est ainsi recevable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) Selon l'article 1 al.1 de la loi fédérale sur l'aménagement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du territoire du 22 juin 1979 (LAT), la Confédération, les cantons et les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">communes veillent à assurer une utilisation mesurée du sol, coordonnent</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">leurs activités et s'emploient à réaliser une occupation du territoire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">propre à garantir un développement harmonieux de l'ensemble du pays. Ils</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">soutiennent les efforts qui sont entrepris notamment afin de protéger les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">bases naturelles de la vie, telles que le sol, l'air, l'eau, la forêt et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le paysage (art.1 al.2 litt.a LAT). Le paysage doit être préservé, ce qui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">implique entre autres la conservation des sites naturels (art.3 al.2</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">litt.d LAT). Les cantons ont l'obligation d'établir des plans directeurs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qui indiquent au minimum la façon de coordonner les activités qui ont des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">effets sur l'organisation du territoire, compte tenu du développement sou-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">haité, ainsi que l'ordre dans lequel il est envisagé d'exercer ces activi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tés et les moyens à mettre en oeuvre (art.8 LAT). Les plans directeurs ont</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">force obligatoire pour les autorités (art.9 al.1 LAT).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Dans le canton de Neuchâtel, les procédures d'élaboration,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'adoption et d'exécution des mesures cantonales et communales d'aménage-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment du territoire et leur application sont régies par la loi sur l'aména-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gement du territoire du 2 octobre 1991 (LCAT). Le plan directeur cantonal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">adopté par le Conseil d'Etat définit la façon de coordonner et de plani-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fier les activités ayant des effets sur l'organisation du territoire,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">compte tenu des principes et options découlant d'une conception directrice</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">approuvée par le Grand Conseil (art.13 al.1 et 15 al.1 LCAT). Il tient</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">compte des infrastructures existantes et des mesures d'aménagement déjà</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prises par le canton et par les communes conformément aux lois, décrets et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">règlements en vigueur (art.15 al.3 LCAT). Il a force obligatoire pour les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">autorités des différents niveaux (art.13 al.2 LCAT). Les communes doivent</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour leur part élaborer différents plans d'affectation, parmi lesquels un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plan d'aménagement qui règle le mode d'utilisation du sol en divisant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'ensemble de leur territoire en différentes zones (art.43 et 45 LCAT).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Les indications et prescriptions découlant des plans fédéraux et cantonaux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">doivent être reportées sur le plan d'aménagement (art.58 LCAT).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) La protection de la nature et du paysage relève du droit can-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tonal (art.24 sexies al.1 Cst. féd.). La Confédération peut toutefois sou-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tenir par des subventions les efforts en vue de la protection de la nature</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et procéder par voie contractuelle ou d'expropriation pour acquérir ou</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conserver des réserves naturelles (art.24 sexies al.3 Cst. féd.). Elle est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en outre autorisée à légiférer sur la protection de la faune et de la flo-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">re (art.24 sexies al.4 Cst. féd.). Ce domaine est régi au niveau fédéral</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">par la loi sur la protection de la nature et du paysage du 1er juillet</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1966 (LPN).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Dans le canton de Neuchâtel, la loi sur la protection de la na-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ture du 22 juin 1994 (LCPN) a notamment pour but de protéger les milieux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">naturels et la biodiversité (art.1 al.1 litt.b LCPN). Elle prévoit l'éta-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">blissement d'inventaires et des procédures de mise sous protection (art.22</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ss). Le département désigné par le Conseil d'Etat dresse et tient à jour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'inventaire des biotopes, objets géologiques et sites naturels d'impor-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tance régionale qu'il entend mettre sous protection (art.23 al.1 LCPN).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Cet inventaire, qui mentionne également les biotopes et les sites naturels</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'importance nationale désignés par le Conseil fédéral (art.23 al.3 LCPN),</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">est intégré au plan directeur prévu par la LCAT (art.23 al.4 LCPN). Sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cette base et en se référant aux inventaires préalables qu'elles ont éta-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">blis (art.22 LCPN), les communes établissent leur propre liste des bioto-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pes, objets géologiques et sites naturels d'importance locale qu'elles</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">entendent mettre sous protection (art.24 al.1 LCPN). Cette liste constitue</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'inventaire communal, qui est intégré au plan d'aménagement communal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(art.24 al.2 LCPN).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Une mise sous protection de biotopes, objets géologiques et si-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tes naturels intervient lorsque des mesures particulières d'entretien ou</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des restrictions d'exploitation sont nécessaires. Elle se fait si possible</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">par le biais d'une convention passée avec le propriétaire ou l'exploitant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(art.26-27 LCPN) ou, à défaut, par voie d'autorité (art.28 ss LCPN). Il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">est ainsi possible pour une commune de considérer certaines surfaces comme</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des zones à protéger au sens de l'article 56 LCAT (art.29 LCPN) ou, si la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">surface n'est pas suffisamment importante, d'adopter un arrêté de clas-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sement (art.30 LCPN). Les biotopes, objets géologiques et sites naturels</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">figurant à l'inventaire cantonal, ainsi que les biotopes et les sites</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'importance nationale, sont quant à eux mis sous protection au moyen de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plans d'affectation cantonaux (art.31 à 33 LCPN).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Il découle des principes rappelés au considérant qui précède que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'aménagement du territoire et la protection de la nature se recoupent</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">partiellement mais sont chacun soumis à un système légal qui leur est pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pre. En l'espèce, il n'est pas contesté que les objets litigieux figurent</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dans l'inventaire cantonal provisoire des sites et monuments naturels di-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gnes d'être protégés du plan directeur cantonal (fiche 5-0-07, p.219).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Cela ne signifie cependant pas qu'ils doivent de ce seul fait être trans-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">posés dans le plan d'aménagement de la commune du Landeron, comme le vou-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">draient les recourantes, car cela reviendrait à ôter une grande partie de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son utilité à la procédure de protection instaurée par la LCPN. Il pour-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rait par exemple arriver qu'une zone à protéger propriété privée soit in-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cluse dans un plan d'aménagement à ce titre avant que la procédure prévue</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">par la LCPN n'ait eu lieu - ce dont le propriétaire concerné pourrait lé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gitimement se plaindre. En outre, comme son nom l'indique, l'ICP est pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">visoire, et par conséquent susceptible de modifications. Sous sa lettre C,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la fiche 5-0-07 précise d'ailleurs bien qu'il s'agit d'une information</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">préalable et non d'une mesure arrêtée. Admettre le principe développé par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les recourantes (transcription obligatoire des objets de l'ICP dans un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plan d'aménagement communal) pourrait avoir pour conséquence, en cas de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">modification de l'ICP, que des plans d'aménagement divergent de celui-ci.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Il faut dès lors en conclure que ce n'est que lorsque la procédure insti-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tuée par la LCPN aura été menée à son terme pour les objets litigieux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'il conviendra, conformément à l'article 24 al.2 LCPN, de procéder aux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">adaptations nécessaires du plan d'aménagement communal.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> La force obligatoire du plan directeur prévue à l'article 9 LAT</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et rappelée à l'article 13 al.2 LCAT n'y change rien. Comme le relève le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">département (décision entreprise, p.5-7), ces dispositions ne sauraient</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avoir pour conséquence que l'inventaire cantonal provisoire établi par le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Conseil d'Etat prime la procédure instaurée par le Grand Conseil dans la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">LCPN.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Ce qui précède vaut également pour l'objet 9.8 (Le Chanet),</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'il soit qualifié d'importance cantonale ou locale (ad recours, p.4, §</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3). Il appartiendra à l'autorité compétente (cantonale ou communale) de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prendre, en cas de besoin, des mesures de protection conventionnelle ou</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">par voie d'autorité au sens des articles 26 ss LCPN.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Mal fondé, le recours doit être rejeté. Les frais sont mis à la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">charge des recourantes (art.47 al.1 LPJA), montants compensés par leur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avance. Il n'y a pas lieu d'allouer des dépens (art.48 al.1 LPJA).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Rejette le recours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Met un émolument de décision de 500 francs et des débours par 50 francs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> à la charge des recourantes, montants compensés par leur avance.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. N'alloue pas de dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 2 mars 1998</span></p> </div></body></html>