<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2C_668/2007/ROC/elo </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 7 décembre 2007 </div> <div class="para">IIe Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. et Mme les Juges Merkli, Président, </div> <div class="para">Wurzburger et Yersin. </div> <div class="para">Greffière: Mme Rochat. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">1. A.X.________, </div> <div class="para">2. B,X.________, </div> <div class="para">3. C.X.________, </div> <div class="para">4. D.X.________, </div> <div class="para">5. E.X.________, </div> <div class="para">6. F.X.________, </div> <div class="para">recourants, </div> <div class="para">tous représentés par Asllan Karaj, cabinet de conseil Karaj, Lausanne, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Service de la population du canton de Vaud, </div> <div class="para">avenue de Beaulieu 19, 1014 Lausanne, </div> <div class="para">Tribunal administratif du canton de Vaud, </div> <div class="para">avenue Eugène-Rambert 15, 1014 Lausanne. </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Révocation des autorisations de séjour de longue durée CE/AELE, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal administratif du canton de Vaud du 23 octobre 2007. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant en fait et en droit: </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">A.X.________, ressortissant du Kosovo, né en 1967, est arrivé en Suisse au mois de janvier 2004 avec un passeport français. Son épouse B.________ et ses deux enfants C.________, née en 1998, et D.________, né en 1999, l'ont suivi peu après. La famille a bénéficié d'une autorisation de courte durée (permis L) valable jusqu'au 17 décembre 2004. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le 1er mars 2005, A.X.________ a été mis au bénéfice d'une autorisation de séjour CE/AELE valable jusqu'au 16 janvier 2010. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Les époux X.________ ont donné naissance à deux autres enfants: E.________, née en 2004, et F.________, née en 2006. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Entendu le 7 mars 2007, A.X.________ a admis avoir payé 6'200 euros pour des pièces lui permettant d'obtenir un passeport français et n'avoir jamais quitté la Suisse depuis le rejet de sa demande d'asile en juin 1997. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par décision du 17 avril 2007, le Service de la population a révoqué l'ensemble des autorisations de séjour de la famille X.________, pour le motif qu'elles avaient été obtenues de manière frauduleuse. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Saisi d'un recours formé contre cette décision, le Tribunal administratif l'a rejeté, par arrêt du 23 octobre 2007. Il a retenu en bref que la révocation des autorisations de séjour était justifiée au regard de l'art. 9 al. 2 lettre a de la loi fédérale sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142.20) et que la situation de la famille ne constituait pas un cas de rigueur au sens de l'art. 13 lettre f de l'ordonnance du Conseil fédéral limitant le nombre des étrangers (OLE; RS 823.21). </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">A.X.________, son épouse B.________ et ses quatre enfants C.________, D.________, E.________ et F.________ forment un recours auprès du Tribunal fédéral contre l'arrêt du Tribunal administratif du 23 octobre 2007, en concluant à son annulation, ainsi qu'à celle de la décision du Service cantonal de la population du 17 avril 2007, et demandent qu'une «autorisation de séjour valable dans le canton de Vaud» leur soit octroyée. Les recourants présentent aussi une demande d'effet suspensif. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral a renoncé à procéder à un échange d'écritures et à demander la production du dossier cantonal. </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours dont il est saisi (<span class="artref">art. 29 al. 1 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=21.11.2007&amp;to_date=10.12.2007&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-II-249%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page249">ATF 133 II 249</a> consid. 1.1 p. 251; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=21.11.2007&amp;to_date=10.12.2007&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-III-439%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page439">133 III 439</a> consid. 2 p. 441). </div> <div class="para">4.1 D'après l'art. 83 lettre c ch. 2 LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions en matière de droit des étrangers qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. Il est, en revanche, recevable contre la révocation d'une autorisation qui déploierait encore ses effets s'il n'y avait pas eu de révocation. Dans un tel cas, la recevabilité du recours en matière de droit public se fonde sur la confiance légitime que l'autorisation qui a été accordée durera jusqu'à l'échéance de sa validité et qu'en principe, aucune atteinte ne sera portée à la situation juridique correspondante (cf. arrêts 2C_21/2007 du 16 avril 2007, consid. 1.2 et 2D_8/2007 du 24 mai 2007, consid. 1.2, non publiés). L'acte des recourants est donc recevable à ce titre comme recours en matière de droit public. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Toutefois, selon les constatations établies par la juridiction cantonale et qui lient le Tribunal fédéral (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>), il est en l'espèce constant qu'une autorisation de séjour a été délivrée au recourant A.X.________ sur la base d'un passeport français obtenu frauduleusement. Partant, les premiers juges pouvaient retenir que les conditions prévues par l'<span class="artref">art. 9 al. 2 lettre a LSEE</span> étaient remplies et que l'autorisation de séjour de l'intéressé, de même de celles de son épouse et de ses enfants obtenues par regroupement familial, devaient être révoquées. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">En réalité, les recourants ne contestent pas la révocation de leur autorisation de séjour CE/AELE, mais prétendent qu'ils peuvent bénéficier d'une autorisation de séjour fondée sur l'art. 13 lettre f OLE. La voie du recours en matière de droit public est toutefois expressément exclue par l'art. 83 lettre c ch. 5 LTF contre les décisions relatives aux exemptions des mesures de limitation, soit les décisions en matière d'exception aux nombres maximum. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Il s'ensuit que, comme recours en matière de droit public, le présent recours doit être rejeté dans la mesure où il est recevable. </div> <div class="para">4.2 Reste à examiner si l'acte des recourants peut être traité comme recours constitutionnel subsidiaire. </div> <div class="para">La qualité pour déposer un tel recours est subordonnée à un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée (<span class="artref">art. 115 lettre b LTF</span>). Or, en l'espèce, les recourants ne peuvent pas se prévaloir d'une position juridique protégée (sur cette notion, voir <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=21.11.2007&amp;to_date=10.12.2007&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-I-185%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page185">ATF 133 I 185</a> ss), dès lors qu'ils n'ont aucun droit à une autorisation de séjour fondée sur l'art. 13 lettre f OLE, les autorités cantonales compétentes pouvant décider librement, en vertu du pouvoir d'appréciation que leur confère l'<span class="artref">art. 4 LSEE</span>, de transmettre ou non le dossier à l'Office fédéral des migrations pour l'octroi d'une telle autorisation. Faute d'un droit à une autorisation de séjour, les recourants n'ont donc pas qualité pour former un recours constitutionnel subsidiaire en invoquant la protection contre l'arbitraire. Quant à la violation du principe de la proportionnalité alléguée, elle ne saurait être examinée en tant que telle, car ce principe ne constitue pas un droit constitutionnel ayant une portée propre (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=21.11.2007&amp;to_date=10.12.2007&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F131-I-91%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page91">ATF 131 I 91</a> consid. 3.3 p. 99; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=21.11.2007&amp;to_date=10.12.2007&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F126-I-112%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page112">126 I 112</a> consid. 5b p. 119). </div> <div class="para">Lorsqu'il n'a pas qualité pour agir au fond, le recourant peut faire valoir la violation de ses droits de partie, équivalant à un déni de justice formel (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=21.11.2007&amp;to_date=10.12.2007&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-I-185%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page185">ATF 133 I 185</a> consid. 6.2 p. 198/199), pour autant qu'il ne s'agisse pas de moyens ne pouvant être séparés du fond (continuation de la «Star Praxis», voir <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=7&amp;from_date=21.11.2007&amp;to_date=10.12.2007&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F114-IA-307%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page307">ATF 114 Ia 307</a> consid. 3c p. 312 s.). Cette condition n'est pas remplie en l'espèce, dans la mesure où les recourants ne soulèvent pas une telle violation. L'acte des recourants n'est donc pas recevable comme recours constitutionnel subsidiaire. </div> <div class="para">4.3 Au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté dans la mesure où il est recevable, selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 109 LTF</span>. Il y a lieu également de mettre les frais judiciaires à la charge du recourant A.X.________. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Compte tenu de l'issue du recours, la demande d'effet suspensif devient sans objet. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est rejeté dans la mesure où il est recevable. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Un émolument judiciaire de 1'000 fr. est mis à la charge du recourant A.X.________. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au mandataire des recourants, au Service de la population et au Tribunal administratif du canton de Vaud, ainsi qu'à l'Office fédéral des migrations. </div> <div class="para">Lausanne, le 7 décembre 2007 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">Le Président: La Greffière: </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>