<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para">6S.13/2005 /pai </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 15 mars 2005 </div> <div class="para">Cour de cassation pénale </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. les Juges Schneider, Président, </div> <div class="para">Kolly et Karlen. </div> <div class="para">Greffière: Mme Angéloz. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">X.________, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Ministère public du canton de Vaud, </div> <div class="para">rue de l'Université 24, case postale, </div> <div class="para">1014 Lausanne. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Conversion d'une amende en arrêts, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">pourvoi en nullité contre l'arrêt du Tribunal cantonal </div> <div class="para">du canton de Vaud, Cour de cassation pénale, </div> <div class="para">du 2 septembre 2004. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Faits: </div> <div class="para">A. </div> <div class="para">Par jugement du 5 mai 2000, le Tribunal de police d'Yverdon a condamné X.________, pour violation grave des règles de la circulation (<span class="artref">art. 90 ch. 2 LCR</span>), à une amende de 800 francs. Sur recours de l'intéressé, la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois a confirmé ce jugement par arrêt du 25 août 2000. </div> <div class="para">B. </div> <div class="para">X.________ ne s'étant pas acquitté de l'amende infligée, le dossier a été transmis au Préfet d'Yverdon. Le 3 décembre 2002, ce dernier a cité X.________ à comparaître à son audience du 19 décembre 2002 pour y être entendu au sujet de la conversion de l'amende en arrêts. La citation portait l'avis que l'intéressé pouvait s'acquitter du montant global de l'amende et des frais de citation avant l'audience, avec la précision que seul le versement intégral de ces montants pouvait rendre la citation caduque. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le 4 décembre 2002, X.________ a écrit au Préfet, en demandant de pouvoir s'acquitter de l'amende en cause par mensualités de 50 francs. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par prononcé du 14 février 2003, le Préfet a constaté le défaut de l'intéressé à son audience du 19 décembre 2002 et converti l'amende en 26 jours d'arrêts. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Sur opposition de X.________, le dossier a été transmis à l'autorité judiciaire. </div> <div class="para">C. </div> <div class="para">Par jugement du 21 avril 2004, le Tribunal de police de la Broye et du Nord vaudois a converti l'amende en 26 jours d'arrêts. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le recours formé par X.________ contre ce jugement a été écarté par arrêt du 2 septembre 2004 de la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois. </div> <div class="para">D. </div> <div class="para">Agissant personnellement, X.________ a déposé auprès du Tribunal fédéral un pourvoi en nullité, en demandant toutefois qu'il soit, autant que besoin, examiné comme un recours de droit public. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Il se plaint d'une violation de la loi vaudoise du 18 septembre 1973 sur l'exécution des condamnations pénales et de la détention préventive (LEP; nRSV 340.01), notamment de son art. 15g al. 3, ainsi que d'une violation de l'<span class="artref">art. 90 LCR</span>, soutenant en outre que la peine et, au demeurant, l'action pénale sont prescrites. Il conclut à l'annulation de l'arrêt attaqué et au renvoi de la cause à la cour cantonale, subsidiairement au tribunal de première instance, demandant, plus subsidiairement, qu'il soit constaté que l'action pénale et la peine sont prescrites. Il sollicite par ailleurs l'effet suspensif. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral considère en droit: </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le pourvoi en nullité est une voie de droit cassatoire, qui ne peut conduire qu'à l'annulation de l'arrêt attaqué et au renvoi de la cause à l'autorité cantonale pour nouvelle décision (<span class="artref">art. 277ter al. 1 PPF</span>). Les conclusions du recourant sont donc irrecevables dans la mesure où elles tendent à autre chose (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=24.02.2005&amp;to_date=15.03.2005&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F123-IV-252%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page252">ATF 123 IV 252</a> consid. 1 p. 252; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=24.02.2005&amp;to_date=15.03.2005&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F119-IV-17%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page17">ATF 119 IV 17</a> consid. 1 p. 19; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=24.02.2005&amp;to_date=15.03.2005&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F117-IV-276%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page276">117 IV 276</a> consid. 1 p. 277). </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Le pourvoi en nullité ne peut être formé que pour violation du droit fédéral, à l'exception de la violation directe d'un droit de rang constitutionnel (<span class="artref">art. 269 PPF</span>). Il n'est notamment pas ouvert pour invoquer la violation directe du droit cantonal (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=24.02.2005&amp;to_date=15.03.2005&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F123-IV-202%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page202">ATF 123 IV 202</a> consid. 1 p. 204 s.; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=24.02.2005&amp;to_date=15.03.2005&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F122-IV-71%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page71">122 IV 71</a> consid. 2 p. 76; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=24.02.2005&amp;to_date=15.03.2005&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F121-IV-104%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page104">121 IV 104</a> consid. 2b p. 106). Un tel grief doit être soulevé dans un recours de droit public pour arbitraire, prohibé par l'<span class="artref">art. 9 Cst.</span>. Encore faut-il, le cas échéant, que la violation arbitraire du droit cantonal soit démontrée conformément aux exigences de motivation de l'<span class="artref">art. 90 al. 1 let. b OJ</span>, c'est-à-dire que le recourant établisse que, dans le cas particulier, l'application qui a été faite du droit cantonal est manifestement insoutenable et cela non seulement dans sa motivation mais dans son résultat (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=24.02.2005&amp;to_date=15.03.2005&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F128-I-177%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page177">ATF 128 I 177</a> consid. 2.1 p. 182). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">En l'espèce, le grief de violation de la LEP, notamment de l'art. 15g al. 3 de cette loi, soulevé dans le pourvoi est donc irrecevable. Au demeurant, quand bien même le pourvoi, dans la mesure où le recourant y invoque une violation du droit cantonal, serait traité comme un recours de droit public, il serait de toute manière irrecevable, faute d'une démonstration, conforme aux exigences de motivation de l'<span class="artref">art. 90 al. 1 let. b OJ</span>, d'une application arbitraire de ce droit. Le recourant se borne en effet à alléguer une nouvelle fois en instance fédérale que la procédure devant le Préfet était viciée. Il n'établit aucunement qu'il était manifestement insoutenable d'admettre que ce grief était vain, dès lors que son opposition avait rendu le prononcé préfectoral caduc, la cause étant alors transmise à l'autorité judiciaire pour qu'elle statue avec plein pouvoir d'examen. Cela résulte d'ailleurs clairement de l'<span class="artref">art. 15g al. 3 LEP</span> qu'il invoque et dont on ne discerne donc aucune application arbitraire, qui n'est en tout cas pas démontrée conformément à l'<span class="artref">art. 90 al. 1 let. b OJ</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au reste, les critiques du recourant dirigées contre le jugement de première instance sont irrecevables, seule la décision de dernière instance cantonale pouvant faire l'objet d'un pourvoi en nullité (<span class="artref">art. 268 PPF</span>) et, au demeurant, d'un recours de droit public (<span class="artref">art. 86 al. 1 OJ</span>). </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">La condamnation du recourant en application de l'<span class="artref">art. 90 ch. 2 LCR</span> a été confirmée, sur recours, par arrêt de la cour de cassation cantonale du 25 août 2000, entré en force. Elle ne fait pas l'objet de la présente procédure, qui porte exclusivement sur la conversion de l'amende en arrêts. Le grief pris d'une violation de l'<span class="artref">art. 90 LCR</span>, lequel n'a d'ailleurs pas été invoqué en instance cantonale, est par conséquent irrecevable. </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">Autant que le recourant soutient, au demeurant pour la première fois en instance fédérale, que l'action pénale serait prescrite, son grief est irrecevable. La prescription de l'action pénale éteint le droit de l'Etat de poursuivre une infraction et de prononcer une condamnation. Elle ne peut donc plus être invoquée après l'entrée en force d'un jugement de condamnation. En l'espèce, le droit du recourant de s'en prévaloir s'est ainsi périmé avec l'entrée en force de l'arrêt cantonal de condamnation du 25 août 2000. </div> <div class="para">5. </div> <div class="para">Le recourant a été condamné pour violation grave des règles de la circulation, qui constitue un délit (<span class="artref">art. 90 ch. 2 LCR</span>). Pour cette infraction, le délai de prescription de la peine est de 5 ans (art. 73 ch. 1 dernier alinéa CP). Conformément à l'<span class="artref">art. 74 CP</span>, il a commencé à courir du jour où le jugement de condamnation est devenu exécutoire, donc, en l'espèce, dès le 25 août 2000, étant au demeurant rappelé que tout acte fait en vue de l'exécution de la peine est interruptif de la prescription et que chaque interruption fait courir un nouveau délai (<span class="artref">art. 75 ch. 2 CP</span>). La prescription ordinaire de la peine n'est donc pas acquise. Quant à la prescription absolue de la peine, qui est de 7 ½ ans pour l'infraction retenue (cf. art. 75 ch. 2 dernière phrase CP), elle n'interviendra que le 25 février 2008 et n'est donc manifestement pas non plus acquise. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Ce qui précède a été parfaitement exposé sous chiffre 4 de l'arrêt attaqué, qui ne viole donc en rien le droit fédéral en tant qu'il dénie que la peine d'espèce serait prescrite. Le recourant ne tente du reste pas d'établir le contraire. Son argumentation se réduit à alléguer, en déduction du grief examiné au considérant 3 ci-dessus, que l'infraction commise constitue une contravention, pour en conclure que la peine y relative est prescrite. Elle repose donc sur un grief irrecevable, de sorte que le présent grief est lui-même irrecevable. </div> <div class="para">6. </div> <div class="para">L'ensemble des griefs soulevés et, partant, le pourvoi est ainsi irrecevable. </div> <div class="para">7. </div> <div class="para">Vu l'issue du pourvoi, le recourant, qui succombe, supportera les frais (<span class="artref">art. 278 al. 1 PPF</span>), dont le montant sera fixé en tenant compte de sa situation financière. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La cause étant tranchée, la requête d'effet suspensif devient sans objet. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le pourvoi est déclaré irrecevable. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Un émolument judiciaire de 1'000 francs est mis à la charge du recourant. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué en copie au recourant, au Ministère public du canton de Vaud et au Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour de cassation pénale. </div> <div class="para">Lausanne, le 15 mars 2005 </div> <div class="para">Au nom de la Cour de cassation pénale </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">Le président: La greffière: </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>