Constitution de l'Organisation internationale du travail du 28 juin 1919 <?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><akomaNtoso xmlns="http://docs.oasis-open.org/legaldocml/ns/akn/3.0" xmlns:fedlex="http://fedlex.admin.ch/"><act name="publicLaw"><meta><identification source="#ch.bk"><FRBRWork><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1948/915_891_861/20151008/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1948/915_891_861/20151008"/><FRBRdate date="1919-06-28" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="1920-05-16" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRdate date="2015-10-08" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRcountry value="CH"/><FRBRnumber value="0.820.1"/><FRBRname xml:lang="de" value="Verfassung vom 28. Juni 1919 der Internationalen Arbeitsorganisation" shortForm=""/><FRBRname xml:lang="it" value="Costituzione dell'Organizzazione internazionale del Lavoro del 28 giugno 1919" shortForm=""/><FRBRname xml:lang="fr" value="Constitution de l'Organisation internationale du travail du 28 juin 1919" shortForm=""/><FRBRauthoritative value="true"/></FRBRWork><FRBRExpression><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1948/915_891_861/20151008/fr/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1948/915_891_861/20151008/fr"/><FRBRdate date="1919-06-28" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="1920-05-16" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRdate date="2015-10-08" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRlanguage language="fr"/></FRBRExpression><FRBRManifestation><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1948/915_891_861/20151008/fr/xml/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1948/915_891_861/20151008/fr/xml"/><FRBRdate date="1919-06-28" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="1920-05-16" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRdate date="2015-10-08" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRformat value="xml" fedlex:generator="2024-q4-rel-1.6.5"/></FRBRManifestation></identification><references source="#ch.bk"><TLCOrganization eId="ch.bk" href="https://fedlex.data.admin.ch/vocabulary/legal-institution/2" showAs="Chancellerie fédérale"/><TLCRole eId="publisher" href="http://data.legilux.public.lu/resource/ontology/jolux#publisher" showAs="Editeur"/><TLCRole eId="rightsHolder" href="http://data.legilux.public.lu/resource/ontology/jolux#rightsHolder" showAs="Détenteur des droits"/><TLCReference name="language" href="http://publications.europa.eu/resource/authority/language/FRA" showAs="fr"/><TLCReference name="format" href="https://fedlex.data.admin.ch/vocabulary/user-format/xml" showAs="xml"/></references></meta><preface><p><docNumber>0.820.1</docNumber></p><p> RO <b>1948</b> 891; FF <b>1947</b> I 661</p><p xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration">Texte original</p><p><docTitle>Constitution de l’Organisation internationale<br/>du Travail du 28 juin 1919<br/>(Nouvelle teneur selon l’Instrument pour l’amendement <br/>de la Constitution de l’Organisation internationale du Travail<br/>du 9 octobre 1946)</docTitle></p><p>Signé à Montréal le 9 octobre 1946<br/>Approuvé par l’Assemblée fédérale le 26 mars 1947<authorialNote><p> <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/1948/913_889_859" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RO <b>1948</b> 889</ref></p></authorialNote><br/>Entré en vigueur le 20 avril 1948</p><p> (Etat le 8 octobre 2015)</p></preface><preamble><p fedlex:role="heading"><i>Préambule</i></p><p>Attendu qu’une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale;</p><p>attendu qu’il existe des conditions de travail impliquant pour un grand nombre de personnes l’injustice, la misère et les privations, ce qui engendre un tel mécontentement que la paix et l’harmonie universelles sont mises en danger, et attendu qu’il est urgent d’améliorer ces conditions: par exemple, en ce qui concerne la réglementation des heures de travail, la fixation d’une durée maximum de la journée et de la semaine de travail, le recrutement de la main-d’œuvre, la lutte contre le chômage, la garantie d’un salaire assurant des conditions d’existence convenables, la protection des travailleurs contre les maladies générales ou professionnelles et les accidents résultant du travail, la protection des enfants, des adolescents et des femmes, les pensions de vieillesse et d’invalidité, la défense des intérêts des travailleurs occupés à l’étranger, l’affirmation du principe «à travail égal, salaire égal», l’affirmation du principe de la liberté syndicale, l’organisation de l’enseignement professionnel et technique et autres mesures analogues;</p><p>attendu que la non-adoption par une nation quelconque d’un régime de travail réellement humain fait obstacle aux efforts des autres nations désireuses d’améliorer le sort des travailleurs dans leurs propres pays;</p><p><i>les Hautes Parties Contractantes</i>, mues par des sentiments de justice et d’humanité aussi bien que par le désir d’assurer une paix mondiale durable, et en vue d’atteindre les buts énoncés dans ce préambule, approuvent la présente Constitution de l’Organisation internationale du Travail:</p></preamble><body><chapter eId="chap_I"><num>Chapitre I</num><heading>Organisation</heading><article eId="art_1"><num><b>Art. 1</b></num><paragraph eId="art_1/para_1"><num>1.</num><content><p>Il est fondé une organisation permanente chargée de travailler à la réalisation du programme exposé dans le préambule de la présente Constitution et dans la Déclaration concernant les buts et objectifs de l’Organisation internationale du Travail qui a été adoptée à Philadelphie le 10 mai 1944 et dont le texte figure en annexe à la présente Constitution.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_1/para_2"><num>2.</num><content><p>Les Membres de l’Organisation internationale du Travail seront les Etats qui étaient Membres de l’Organisation au 1<sup>er</sup> novembre 1945 et tous autres Etats qui deviendraient Membres conformément aux dispositions des par. 3 et 4 du présent article.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_1/para_3"><num>3.</num><content><p>Tout Membre originaire des Nations Unies et tout Etat admis en qualité de Membre des Nations Unies par décision de l’Assemblée générale conformément aux dispositions de la Charte peut devenir Membre de l’Organisation internationale du Travail en communiquant au Directeur général du Bureau international du Travail son acceptation formelle des obligations découlant de la Constitution de l’Organisation internationale du Travail.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_1/para_4"><num>4.</num><content><p>La Conférence générale de l’Organisation internationale du Travail peut également admettre des Membres dans l’Organisation à la majorité des deux tiers des délégués présents à la session, y compris les deux tiers des délégués gouvernementaux présents et votants. Cette admission deviendra effective lorsque le gouvernement du nouveau Membre aura communiqué au Directeur général du Bureau international du Travail son acceptation formelle des obligations découlant de la constitution de l’Organisation.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_1/para_5"><num>5.</num><content><p>Aucun Membre de l’Organisation internationale du Travail ne pourra s’en retirer sans avoir donné préavis de son intention au Directeur général du Bureau international du Travail. Ce préavis portera effet deux ans après la date de sa réception par le Directeur général, sous réserve que le Membre ait à cette date rempli toutes les obligations financières résultant de sa qualité de Membre. Lorsqu’un Membre aura ratifié une convention internationale du travail, ce retrait n’affectera pas la validité, pour la période prévue par la convention, des obligations résultant de la convention ou y relatives.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_1/para_6"><num>6.</num><content><p>Au cas où un Etat aurait cessé d’être Membre de l’Organisation, sa réadmission en qualité de Membre sera régie par les dispositions des par. 3 ou 4 du présent article.</p></content></paragraph></article><article eId="art_2"><num><b>Art. 2</b></num><paragraph eId="art_2/para"><content><blockList><listIntroduction eId="art_2/para/listintro">L’Organisation permanente comprendra:</listIntroduction><item eId="art_2/para/lbl_a"><num>a) </num><p>une Conférence générale des représentants des Membres;</p></item><item eId="art_2/para/lbl_b"><num>b) </num><p>un Conseil d’administration composé comme il est dit à l’art. 7;</p></item><item eId="art_2/para/lbl_c"><num>c) </num><p>un Bureau international du Travail sous la direction du Conseil d’administration.</p></item></blockList></content></paragraph></article><article eId="art_3"><num><b>Art. 3</b></num><paragraph eId="art_3/para_1"><num>1.</num><content><p>La Conférence générale des représentants des Membres tiendra des sessions chaque fois que besoin sera et, au moins, une fois par an. Elle sera composée de quatre représentants de chacun des Membres, dont deux seront les délégués du gouvernement et dont les deux autres représenteront respectivement, d’une part, les employeurs, d’autre part, les travailleurs ressortissant à chacun des Membres.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_3/para_2"><num>2.</num><content><p>Chaque délégué pourra être accompagné par des conseillers techniques dont le nombre pourra être de deux au plus pour chacune des matières distinctes inscrites à l’ordre du jour de la session. Quand des questions intéressant spécialement des femmes doivent venir en discussion à la Conférence, une au moins parmi les personnes désignées comme conseillers techniques devra être une femme.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_3/para_3"><num>3.</num><content><blockList><listIntroduction eId="art_3/para_3/listintro">Tout Membre responsable des relations internationales de territoires non métropolitains pourra désigner comme conseillers techniques supplémentaires pour accompagner chacun de ces délégués:</listIntroduction><item eId="art_3/para_3/lbl_a"><num>a) </num><p>des personnes désignées par lui comme représentants d’un tel territoire pour certaines questions entrant dans le cadre de la compétence propre des autorités dudit territoire;</p></item><item eId="art_3/para_3/lbl_b"><num>b) </num><p>des personnes désignées par lui pour assister ses délégués au sujet des questions intéressant des territoires qui ne se gouvernent pas eux-mêmes.</p></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_3/para_4"><num>4.</num><content><p>S’il s’agit d’un territoire placé sous l’autorité conjointe de deux ou plusieurs Membres, des personnes pourront être désignées pour assister les délégués de ces Membres.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_3/para_5"><num>5.</num><content><p>Les Membres s’engagent à désigner les délégués et conseillers techniques non gouvernementaux d’accord avec les organisations professionnelles les plus représentatives soit des employeurs, soit des travailleurs du pays considéré, sous la réserve que de telles organisations existent.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_3/para_6"><num>6.</num><content><p>Les conseillers techniques ne seront autorisés à prendre la parole que sur la demande faite par le délégué auquel ils sont adjoints et avec l’autorisation spéciale du Président de la Conférence; ils ne pourront prendre part aux votes.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_3/para_7"><num>7.</num><content><p>Un délégué peut, par une note écrite adressée au Président, désigner l’un de ses conseillers techniques comme son suppléant, et ledit suppléant, en cette qualité, pourra prendre part aux délibérations et aux votes.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_3/para_8"><num>8.</num><content><p>Les noms des délégués et de leurs conseillers techniques seront communiqués au Bureau international du Travail par le gouvernement de chacun des Membres.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_3/para_9"><num>9.</num><content><p>Les pouvoirs des délégués et de leurs conseillers techniques seront soumis à la vérification de la Conférence, laquelle pourra, par une majorité des deux tiers des suffrages exprimés par les délégués présents, refuser d’admettre tout délégué ou tout conseiller technique qu’elle ne jugera pas avoir été désigné conformément aux termes du présent article.</p></content></paragraph></article><article eId="art_4"><num><b>Art. 4</b></num><paragraph eId="art_4/para_1"><num>1.</num><content><p>Chaque délégué aura le droit de voter individuellement sur toutes les questions soumises aux délibérations de la Conférence.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_4/para_2"><num>2.</num><content><p>Dans le cas où l’un des Membres n’aurait pas désigné l’un des délégués non gouvernementaux auquel il a droit, l’autre délégué non gouvernemental aura le droit de prendre part aux discussions de la Conférence, mais n’aura pas le droit de voter.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_4/para_3"><num>3.</num><content><p>Au cas où la Conférence, en vertu des pouvoirs que lui confère l’art. 3, refuserait d’admettre l’un des délégués d’un des Membres, les stipulations du présent article seront appliquées comme si ledit délégué n’avait pas été désigné.</p></content></paragraph></article><article eId="art_5"><num><b>Art. 5</b></num><paragraph eId="art_5/para"><content><p>Les sessions de la Conférence se tiendront, sous réserve de toute décision qu’aurait pu prendre la Conférence elle-même au cours d’une session antérieure, au lieu fixé par le Conseil d’administration.</p></content></paragraph></article><article eId="art_6"><num><b>Art. 6</b></num><paragraph eId="art_6/para"><content><p>Tout changement du siège du Bureau international du Travail sera décidé par la Conférence à la majorité des deux tiers des suffrages exprimés par les délégués présents.</p></content></paragraph></article><article eId="art_7"><num><b>Art. 7</b></num><paragraph eId="art_7/para_1"><num>1.</num><content><blockList><listIntroduction eId="art_7/para_1/listintro">Le Conseil d’administration sera composé de cinquante-six<authorialNote><p> Nouveau nombre selon l’art. 1 de l’Am. de la Conférence générale du 22 juin 1972, en vigueur pour la Suisse depuis le 1<sup xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">er</sup> nov. 1974 (<ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/1976/661_661_661" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RO <b>1976</b> 661</ref>).</p></authorialNote> personnes:</listIntroduction><item eId="art_7/para_1/bull_u1"><num/><p>vingt-huit<authorialNote><p> Nouveau nombre selon l’art. 1 de l’Am. de la Conférence générale du 22 juin 1972, en vigueur pour la Suisse depuis le 1<sup xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">er</sup> nov. 1974 (<ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/1976/661_661_661" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RO <b>1976</b> 661</ref>).</p></authorialNote> représentant les gouvernements,</p></item><item eId="art_7/para_1/bull_u2"><num/><p>quatorze<authorialNote><p> Nouveau nombre selon l’art. 1 de l’Am. de la Conférence générale du 22 juin 1972, en vigueur pour la Suisse depuis le 1<sup xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">er</sup> nov. 1974 (<ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/1976/661_661_661" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RO <b>1976</b> 661</ref>).</p></authorialNote> représentant les employeurs et quatorze<authorialNote><p> Nouveau nombre selon l’art. 1 de l’Am. de la Conférence générale du 22 juin 1972, en vigueur pour la Suisse depuis le 1<sup xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">er</sup> nov. 1974 (<ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/1976/661_661_661" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RO <b>1976</b> 661</ref>).</p></authorialNote> représentant les travailleurs.</p></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_7/para_2"><num>2.</num><content><p>Sur les vingt-huit<authorialNote><p> Nouveau nombre selon l’art. 1 de l’Am. de la Conférence générale du 22 juin 1972, en vigueur pour la Suisse depuis le 1<sup xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">er</sup> nov. 1974 (<ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/1976/661_661_661" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RO <b>1976</b> 661</ref>).</p></authorialNote> personnes représentant les gouvernements, dix<authorialNote><p> Nouveau nombre selon l’art. 1 de l’Am. de la Conférence internationale du travail du  25 juin 1953, en vigueur pour la Suisse depuis le 25 mai 1954 (<ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/1954/567_581_463" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RO <b>1954</b> 581 </ref><ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/1954/569_582_465" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">582</ref>;  FF <b>1953</b> III 132).</p></authorialNote> seront nommées par les Membres dont l’importance industrielle est la plus considérable et dix-huit<authorialNote><p> Nouveau nombre selon l’art. 1 de l’Am. de la Conférence générale du 22 juin 1972, en vigueur pour la Suisse depuis le 1<sup xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">er</sup> nov. 1974 (<ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/1976/661_661_661" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RO <b>1976</b> 661</ref>).</p></authorialNote> seront nommées par les Membres désignés à cet effet par les délégués gouvernementaux à la Conférence, exclusion faite des délégués des dix<authorialNote><p> Nouveau nombre selon l’art. 1 de l’Am. de la Conférence internationale du travail du  25 juin 1953, en vigueur pour la Suisse depuis le 25 mai 1954 (<ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/1954/567_581_463" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RO <b>1954</b> 581 </ref><ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/1954/569_582_465" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">582</ref>;  FF <b>1953</b> III 132).</p></authorialNote> Membres susmentionnés. …<authorialNote><p> Dernière phrase abrogée par l’art. 2 de l’Am. de la Conférence internationale du travail du  25 juin 1953, avec effet au 25 mai 1954 (<ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/1954/567_581_463" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RO <b>1954</b> 581</ref>; FF <b>1953</b> III 132).</p></authorialNote></p></content></paragraph><paragraph eId="art_7/para_3"><num>3.</num><content><p>Le Conseil d’administration déterminera, chaque fois qu’il y aura lieu, quels sont les Membres ayant l’importance industrielle la plus considérable et établira des règles en vue d’assurer l’examen, par un comité impartial, de toutes questions relatives à la désignation des Membres ayant l’importance industrielle la plus considérable avant que le Conseil d’administration ne prenne une décision à cet égard. Tout appel formé par un Membre contre la déclaration du Conseil d’administration arrêtant quels sont les Membres ayant l’importance industrielle la plus considérable sera tranché par la Conférence, mais un appel interjeté devant la Conférence ne suspendra pas l’application de la déclaration tant que la Conférence ne se sera pas prononcée.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_7/para_4"><num>4.</num><content><p>Les personnes représentant les employeurs et les personnes représentant les travailleurs seront élues respectivement par les délégués des employeurs et les délégués des travailleurs à la Conférence. …<authorialNote><p> Dernière phrase abrogée par l’art. 1<sup xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">er</sup> let d de l’Am. de la Conférence internationale du travail du 22 juin 1962, avec effet au pour la Suisse au 14 oct. 1963 (<ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/1963/855_847_879" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RO <b>1963</b> 847</ref>;  <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/fga/1963/1_507_516_" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">FF <b>1963</b> I 516</ref>).</p></authorialNote></p></content></paragraph><paragraph eId="art_7/para_5"><num>5.</num><content><p>Le Conseil sera renouvelé tous les trois ans. Si pour une raison quelconque, les élections au Conseil d’administration n’ont pas lieu à l’expiration de cette période, le Conseil d’administration restera en fonction jusqu’à ce qu’il soit procédé à ces élections.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_7/para_6"><num>6.</num><content><p>La manière de pourvoir aux sièges vacants, la désignation des suppléants et les autres questions de même nature pourront être réglées par le Conseil sous réserve de l’approbation de la Conférence.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_7/para_7"><num>7.</num><content><p>Le Conseil d’administration élira dans son sein un président et deux vice-présidents. Parmi ces trois personnes l’une sera une personne représentant un gouvernement, et les deux autres seront respectivement des personnes représentant les employeurs et les travailleurs.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_7/para_8"><num>8.</num><content><p>Le Conseil d’administration établira son règlement et se réunira aux époques qu’il fixera lui-même. Une session spéciale devra être tenue chaque fois que seize<authorialNote><p> Nouveau nombre selon l’art. 1 de l’Am. de la Conférence internationale du travail du  25 juin 1953, en vigueur pour la Suisse depuis le 25 mai 1954 (<ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/1954/567_581_463" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RO <b>1954</b> 581 </ref><ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/1954/569_582_465" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">582</ref>;  FF <b>1953</b> III 132).</p></authorialNote> personnes faisant partie du Conseil auront formulé une demande écrite à cet effet.</p></content></paragraph></article><article eId="art_8"><num><b>Art. 8</b></num><paragraph eId="art_8/para_1"><num>1.</num><content><p>Un Directeur général sera placé à la tête du Bureau international du Travail; il sera désigné par le Conseil d’administration de qui il recevra ses instructions et vis-à-vis de qui il sera responsable de la bonne marche du Bureau ainsi que de l’exécution de toutes autres tâches qui auront pu lui être confiées.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_8/para_2"><num>2.</num><content><p>Le Directeur général ou son suppléant assisteront à toutes les séances du Conseil d’administration.</p></content></paragraph></article><article eId="art_9"><num><b>Art. 9</b></num><paragraph eId="art_9/para_1"><num>1.</num><content><p>Le personnel du Bureau international du Travail sera choisi par le Directeur général conformément aux règles approuvées par le Conseil d’administration.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_9/para_2"><num>2.</num><content><p>Le choix fait par le Directeur général devra porter, dans toute la mesure compatible avec le souci d’obtenir le meilleur rendement, sur des personnes de différentes nationalités.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_9/para_3"><num>3.</num><content><p>Un certain nombre de ces personnes devront être des femmes.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_9/para_4"><num>4.</num><content><p>Les fonctions du Directeur général et du personnel auront un caractère exclusivement international. Dans l’accomplissement de leurs devoirs, le Directeur général et le personnel ne solliciteront ni n’accepteront d’instructions d’aucun gouvernement ni d’aucune autorité extérieure à l’Organisation. Ils s’abstiendront de tout acte incompatible avec leur situation de fonctionnaires internationaux qui ne sont responsables qu’envers l’Organisation.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_9/para_5"><num>5.</num><content><p>Chaque Membre de l’Organisation s’engage à respecter le caractère exclusivement international des fonctions du Directeur général et du personnel et à ne pas chercher à les influencer dans l’exécution de leur tâche.</p></content></paragraph></article><article eId="art_10"><num><b>Art. 10</b></num><paragraph eId="art_10/para_1"><num>1.</num><content><p>Les fonctions du Bureau international du Travail comprendront la centralisation et la distribution de toutes informations concernant la réglementation internationale de la condition des travailleurs et du régime du travail et, en particulier, l’étude des questions qu’il est proposé de soumettre aux discussions de la Conférence en vue de la conclusion des conventions internationales, ainsi que l’exécution de toutes enquêtes spéciales prescrites par la Conférence ou par le Conseil d’administration.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_10/para_2"><num>2.</num><content><blockList><listIntroduction eId="art_10/para_2/listintro">Sous réserve des directives que pourrait lui donner le Conseil d’administration, le Bureau:</listIntroduction><item eId="art_10/para_2/lbl_a"><num>a) </num><p>préparera la documentation sur les divers points à l’ordre du jour des sessions de la Conférence;</p></item><item eId="art_10/para_2/lbl_b"><num>b) </num><p>fournira aux gouvernements, sur leur demande et dans la mesure de ses moyens, toute aide appropriée pour l’élaboration de la législation sur la base des décisions de la Conférence, ainsi que pour l’amélioration de la pratique administrative et des systèmes d’inspection;</p></item><item eId="art_10/para_2/lbl_c"><num>c) </num><p>s’acquittera, en conformité des stipulations de la présente Constitution, des devoirs qui lui incombent en ce qui concerne l’observation effective des conventions;</p></item><item eId="art_10/para_2/lbl_d"><num>d) </num><p>rédigera et fera paraître dans telles langues que le Conseil d’administration jugera appropriées des publications traitant des questions concernant l’industrie et le travail qui présentent un intérêt international.</p></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_10/para_3"><num>3.</num><content><p>D’une manière générale, il aura tous autres pouvoirs et fonctions que la Conférence ou le Conseil d’administration jugeront à propos de lui attribuer.</p></content></paragraph></article><article eId="art_11"><num><b>Art. 11</b></num><paragraph eId="art_11/para"><content><p>Les ministères des Membres qui s’occupent des questions ouvrières pourront communiquer directement avec le Directeur général par l’intermédiaire du représentant de leur gouvernement au Conseil d’administration du Bureau international du Travail, ou, à défaut de ce représentant, par l’intermédiaire de tel autre fonctionnaire dûment qualifié et désigné à cet effet par le gouvernement intéressé.</p></content></paragraph></article><article eId="art_12"><num><b>Art. 12</b></num><paragraph eId="art_12/para_1"><num>1.</num><content><p>L’Organisation internationale du Travail collaborera, dans le cadre de la présente Constitution, avec toute organisation internationale générale chargée de coordonner les activités d’organisations de droit international public ayant des tâches spécialisées et avec les organisations de droit international public ayant des tâches spécialisées dans des domaines connexes.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_12/para_2"><num>2.</num><content><p>L’Organisation internationale du Travail pourra prendre des dispositions appropriées pour que les représentants des organisations de droit international public participent, sans droit de vote, à ses délibérations.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_12/para_3"><num>3.</num><content><p>L’Organisation internationale du Travail pourra prendre toutes dispositions utiles pour consulter, selon qu’il lui paraîtra désirable, des organisations internationales non gouvernementales reconnues, y compris des organisations internationales d’employeurs, de travailleurs, d’agriculteurs et de coopérateurs.</p></content></paragraph></article><article eId="art_13"><num><b>Art. 13</b></num><paragraph eId="art_13/para_1"><num>1.</num><content><p>L’Organisation internationale du Travail peut conclure avec les Nations Unies tels arrangements financiers et budgétaires qui paraîtraient appropriés.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_13/para_2"><num>2.</num><content><blockList><listIntroduction eId="art_13/para_2/listintro">En attendant la conclusion de tels arrangements, ou si, à un moment quelconque, il n’en est pas qui soient en vigueur:</listIntroduction><item eId="art_13/para_2/lbl_a"><num>a) </num><p>chacun des Membres paiera les frais de voyage et de séjour de ses délégués et de leurs conseillers techniques, ainsi que de ses représentants prenant part aux sessions de la Conférence et du Conseil d’administration selon les cas;</p></item><item eId="art_13/para_2/lbl_b"><num>b </num><p>tous autres frais du Bureau international du Travail, des sessions de la Conférence ou de celles du Conseil d’administration seront payés par le Direc-teur général du Bureau international du Travail sur le budget général de l’Organisation internationale du Travail;</p></item><item eId="art_13/para_2/lbl_c"><num>c) </num><p>les dispositions relatives à l’approbation du budget de l’Organisation inter-nationale du Travail, ainsi qu’à l’assiette et au recouvrement des contributions, seront arrêtées par la Conférence à la majorité des deux tiers des suffrages émis par les délégués présents et stipuleront que le budget et les arrangements concernant la répartition des dépenses entre les Membres de l’Organisation seront approuvés par une commission de représentants gouvernementaux.</p></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_13/para_3"><num>3.</num><content><p>Les frais de l’Organisation internationale du Travail seront à la charge des Membres, conformément aux arrangements en vigueur en vertu du par. 1 ou du par. 2, c) du présent article.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_13/para_4"><num>4.</num><content><p>Un Membre de l’Organisation en retard dans le paiement de sa contribution aux dépenses de l’Organisation ne peut participer au vote de la Conférence, au Conseil d’administration ou à toute commission, ou aux élections de membres du Conseil d’administration, si le montant de ses arriérés est égal ou supérieur à la contribution due par lui pour les deux années complètes écoulées. La Conférence peut néanmoins par un vote à la majorité des deux tiers des suffrages émis par les délégués présents autoriser ce Membre à participer au vote si elle constate que le manquement est dû à des circonstances indépendantes de sa volonté.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_13/para_5"><num>5.</num><content><p>Le Directeur général du Bureau international du Travail est responsable vis-à-vis du Conseil d’administration pour l’emploi des fonds de l’Organisation internationale du Travail.</p></content></paragraph></article></chapter><chapter eId="chap_II"><num>Chapitre II</num><heading>Fonctionnement</heading><article eId="art_14"><num><b>Art. 14</b></num><paragraph eId="art_14/para_1"><num>1.</num><content><p>Le Conseil d’administration établira l’ordre du jour des sessions de la conférence après avoir examiné toutes propositions faites par le gouvernement d’un des Membres, par toute organisation représentative visée à l’art. 3, ou par toute organisation de droit international public, au sujet des matières à inscrire à cet ordre du jour.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_14/para_2"><num>2.</num><content><p>Le Conseil d’administration établira des règles pour assurer une sérieuse préparation technique et une consultation appropriée des Membres principalement intéressés, par une conférence préparatoire technique ou par tout autre moyen, avant l’adoption d’une convention ou d’une recommandation par la Conférence.</p></content></paragraph></article><article eId="art_15"><num><b>Art. 15</b></num><paragraph eId="art_15/para_1"><num>1.</num><content><p>Le Directeur général remplira les fonctions de Secrétaire général de la Conférence, et devra faire parvenir l’ordre du jour de chaque session, quatre mois avant l’ouverture de cette session, à chacun des Membres, et, par l’intermédiaire de ceux-ci, aux délégués non gouvernementaux, lorsque ces dernier auront été désignés.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_15/para_2"><num>2.</num><content><p>Les rapports sur chacun des points à l’ordre du jour seront transmis de façon à atteindre les Membres à temps pour leur permettre de procéder à un examen approprié de ces rapports avant la Conférence. Le Conseil d’administration formulera les règles faisant porter effet à cette disposition.</p></content></paragraph></article><article eId="art_16"><num><b>Art. 16</b></num><paragraph eId="art_16/para_1"><num>1.</num><content><p>Chacun des gouvernements des Membres aura le droit de contester l’inscription, à l’ordre du jour de la session, de l’un ou plusieurs des sujets prévus. Les motifs justifiant cette opposition devront être exposés dans un mémoire adressé au Directeur général, lequel devra le communiquer aux Membres de l’Organisation.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_16/para_2"><num>2.</num><content><p>Les sujets auxquels il aura été fait opposition resteront néanmoins inclus à l’ordre du jour si la Conférence en décide ainsi à la majorité des deux tiers des suffrages exprimés par les délégués présents.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_16/para_3"><num>3.</num><content><p>Toute question au sujet de laquelle la Conférence décide, à la même majorité des deux tiers, qu’elle doit être examinée (autrement que prévu dans l’alinéa précédent) sera portée à l’ordre du jour de la session suivante.</p></content></paragraph></article><article eId="art_17"><num><b>Art. 17</b></num><paragraph eId="art_17/para_1"><num>1.</num><content><p>La Conférence élira un président et trois vice-présidents. Les trois vice-présidents seront respectivement un délégué gouvernemental, un délégué des employeurs et un délégué des travailleurs. La Conférence formulera les règles de son fonctionnement; elle pourra nommer des commissions chargées de présenter des rapports sur toutes questions qu’elle estimera devoir mettre à l’étude.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_17/para_2"><num>2.</num><content><p>La simple majorité des suffrages exprimés par les membres présents de la Conférence décidera dans tous les cas où une majorité plus forte n’est pas spécialement prévue par d’autres articles de la présente Constitution ou par toute convention ou autre instrument conférant des pouvoirs à la Conférence ou par les arrangements financiers ou budgétaires adoptés en vertu de l’art. 13.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_17/para_3"><num>3.</num><content><p>Aucun vote n’est acquis si le nombre des suffrages exprimés est inférieur à la moitié du nombre des délégués présents à la session.</p></content></paragraph></article><article eId="art_18"><num><b>Art. 18</b></num><paragraph eId="art_18/para"><content><p>La Conférence pourra adjoindre aux commissions qu’elle constitue des conseillers techniques qui n’auront pas vois délibérative.</p></content></paragraph></article><article eId="art_19"><num><b>Art. 19</b></num><paragraph eId="art_19/para_1"><num>1.</num><content><blockList><listIntroduction eId="art_19/para_1/listintro">Si la Conférence se prononce pour l’adoption de propositions relatives à un objet à l’ordre du jour, elle aura à déterminer si ces propositions devront prendre la forme:</listIntroduction><item eId="art_19/para_1/lbl_a"><num>a) </num><p>d’une convention internationale;</p></item><item eId="art_19/para_1/lbl_b"><num>b) </num><p>ou bien d’une recommandation, lorsque l’objet traité ou un de ses aspects ne se prête pas à l’adoption immédiate d’une convention.</p></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_19/para_2"><num>2.</num><content><p>Dans les deux cas, pour qu’une convention ou qu’une recommandation soient adoptées au vote final par la Conférence, une majorité des deux tiers des voix des délégués présents est requise.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_19/para_3"><num>3.</num><content><p>En formant une convention ou une recommandation d’une application générale, la Conférence devra avoir égard aux pays dans lesquels le climat, le développement incomplet de l’organisation industrielle ou d’autres circonstances particulières rendent les conditions de l’industrie essentiellement différentes, et elle aura à suggérer telles modifications qu’elle considérerait comme pouvant être nécessaires pour répondre aux conditions propres à ces pays.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_19/para_4"><num>4.</num><content><p>Deux exemplaires de la convention ou de la recommandation seront signés par le Président de la Conférence et par le Directeur général. L’un de ces exemplaires sera déposé aux archives du Bureau international du Travail et l’autre entre les mains du Secrétaire général des Nations Unies. Le Directeur général communiquera une copie certifiée conforme de la convention ou de la recommandation à chacun des Membres.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_19/para_5"><num>5.</num><content><blockList><listIntroduction eId="art_19/para_5/listintro">S’il s’agit d’une convention:</listIntroduction><item eId="art_19/para_5/lbl_a"><num>a) </num><p>la convention sera communiquée à tous les Membres en vue de sa ratification par ceux-ci;</p></item><item eId="art_19/para_5/lbl_b"><num>b) </num><p>chacun des Membres s’engage à soumettre dans le délai d’un an à partir de la clôture de la session de la Conférence (ou, si par suite de circonstances exceptionnelles, il est impossible de procéder dans un délai d’un an, dès qu’il sera possible, mais jamais plus de dix-huit mois après la clôture de la session de la Conférence), la convention à l’autorité ou aux autorités dans la compétence desquelles rentre la matière, en vue de la transformer en loi ou de prendre des mesures d’un autre ordre;</p></item><item eId="art_19/para_5/lbl_c"><num>c) </num><p>les Membres informeront le Directeur général du Bureau international du Travail des mesures prises en vertu du présent article, pour soumettre la convention à l’autorité ou aux autorités compétentes, en lui communiquant tous renseignements sur l’autorité ou les autorités considérées comme compétentes et sur les décisions de celles-ci;</p></item><item eId="art_19/para_5/lbl_d"><num>d) </num><p>le Membre qui aura obtenu le consentement de l’autorité ou des autorités compétentes communiquera sa ratification formelle de la convention au Directeur général et prendra telles mesures qui seront nécessaires pour rendre effectives les dispositions de ladite convention;</p></item><item eId="art_19/para_5/lbl_e"><num>e) </num><p>si une convention n’obtient pas l’assentiment de l’autorité ou des autorités dans la compétence desquelles rentre la matière, le Membre ne sera soumis à aucune autre obligation, si ce n’est qu’il devra faire rapport au Directeur général du Bureau international du Travail, à des périodes appropriées, selon ce que décidera le Conseil d’administration, sur l’état de sa législation et sur sa pratique concernant la question qui fait l’objet de la convention, en précisant dans quelle mesure l’on a donné suite ou l’on se propose de donner suite à toute disposition de la convention par voie législative, par voie administrative, par voie de contrats collectifs ou par toute autre voie, et en exposant quelles difficultés empêchent ou retardent la ratification d’une telle convention.</p></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_19/para_6"><num>6.</num><content><blockList><listIntroduction eId="art_19/para_6/listintro">S’il s’agit d’une recommandation:</listIntroduction><item eId="art_19/para_6/lbl_a"><num>a) </num><p>la recommandation sera communiquée à tous les Membres pour examen, en vue de lui faire porter effet sous forme de loi nationale ou autrement;</p></item><item eId="art_19/para_6/lbl_b"><num>b) </num><p>chacun des Membres s’engage à soumettre dans le délai d’un an à partir de la clôture de la session de la Conférence (ou, si par suite de circonstances exceptionnelles, il est impossible de procéder dans le délai d’un an, dès qu’il sera possible, mais jamais plus de dix-huit mois après la clôture de la session de la Conférence), la recommandation à l’autorité ou aux autorités dans la compétence desquelles rentre la matière, en vue de la transformer en loi ou de prendre des mesures d’un autre ordre;</p></item><item eId="art_19/para_6/lbl_c"><num>c) </num><p>les Membres informeront le Directeur général du Bureau international du Travail des mesures prises, en vertu du présent article, pour soumettre la recommandation à l’autorité ou aux autorités compétentes, en lui communiquant tous renseignements sur l’autorité ou les autorités considérées comme compétentes et sur les décisions de celles-ci;</p></item><item eId="art_19/para_6/lbl_d"><num>d) </num><p>sauf l’obligation de soumettre la recommandation à l’autorité ou aux autorités compétentes, les Membres ne seront soumis à aucune autre obligation, si ce n’est qu’ils devront faire rapport au Directeur général du Bureau international du Travail, à des périodes appropriées, selon ce que décidera le Conseil d’administration, sur l’état de leur législation et sur leur pratique concernant la question qui fait l’objet de la recommandation en précisant dans quelle mesure l’on a donné suite ou l’on se propose de donner suite à toutes dispositions de la recommandation et en indiquant les modifications de ces dispositions qui semblent ou pourront sembler nécessaires pour leur permettre de l’adopter ou de l’appliquer.</p></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_19/para_7"><num>7.</num><content><blockList><listIntroduction eId="art_19/para_7/listintro">Dans le cas où il s’agit d’un Etat fédératif, les dispositions suivantes seront appliquées:</listIntroduction><item eId="art_19/para_7/lbl_a"><num>a) </num><p>à l’égard des conventions et des recommandations pour lesquelles le gouvernement fédéral considère que, d’après son système constitutionnel, une action fédérale est appropriée, les obligations de l’Etat fédératif seront les mêmes que celles des Membres qui ne sont pas des Etats fédératifs;</p></item><item eId="art_19/para_7/lbl_b"><num>b) </num><blockList><listIntroduction eId="art_19/para_7/lbl_b/listintro">à l’égard des conventions et des recommandations pour lesquelles le gouvernement fédéral considère que, d’après son système constitutionnel, une action de la part des Etats constituants, des provinces ou des cantons est, sur tous les points ou sur certains points, plus appropriée qu’une action fédérale, ledit gouvernement devra:</listIntroduction><item eId="art_19/para_7/lbl_b/lbl_I"><num>I) </num><p>conclure, en conformité avec sa constitution et les constitutions des Etats constituants, des provinces ou des cantons intéressés, des arrangements effectifs pour que ces conventions ou recommandations soient, au plus tard dans les dix-huit mois suivant la clôture de la session de la Conférence, soumises aux autorités appropriées fédérales, ou à celles des Etats constituants, des provinces ou des cantons en vue d’une action législative ou de toute autre action;</p></item><item eId="art_19/para_7/lbl_b/lbl_II"><num>II) </num><p>prendre des mesures, sous réserve de l’accord des gouvernements des Etats constituants, des provinces ou des cantons intéressés, pour établir des consultations périodiques, entre les autorités fédérales d’une part et les autorités des Etats constituants, des provinces ou des cantons d’autre part, en vue de développer à l’intérieur de l’Etat fédératif une action coordonnée destinée à donner effet aux dispositions de ces conventions et recommandations;</p></item><item eId="art_19/para_7/lbl_b/lbl_III"><num>III) </num><p>informer le Directeur général du Bureau international du Travail des mesures prises en vertu du présent article pour soumettre ces conventions et recommandations aux autorités appropriées fédérales, des Etats constituants, des provinces ou des cantons, en lui communiquant tous renseignements sur les autorités considérées comme autorités appropriées et sur les décisions de celles-ci;</p></item><item eId="art_19/para_7/lbl_b/lbl_IV"><num>IV) </num><p>au sujet de chacune de ces conventions qu’il n’aura pas ratifiées, faire rapport au Directeur général du Bureau international du Travail, à des intervalles de temps appropriés, selon ce que décidera le Conseil d’administration, sur l’état de la législation et de la pratique de la fédération et des Etats constituants, des provinces ou des cantons concernant la question qui fait l’objet de la convention, en précisant dans quelle mesure il a été donné ou l’on se propose de donner effet aux dispositions de la convention par voie législative, par voie administrative, par voie de contrats collectifs ou par toute autre voie;</p></item><item eId="art_19/para_7/lbl_b/lbl_V"><num>V) </num><p>au sujet de chacune de ces recommandations, faire rapport au Directeur général du Bureau international du Travail, à des intervalles de temps appropriés, selon ce que décidera le conseil d’administration, sur l’état de la législation et de la pratique de la fédération et de ses Etats constituants, de ses provinces ou de ses cantons concernant la question qui fait l’objet de la recommandation, en précisant dans quelle mesure il a été donné ou l’on se propose de donner effet aux dispositions de la recommandation et en indiquant quelles modifications de ces dispositions semblent ou pourront sembler nécessaires pour les adopter ou les appliquer.</p></item></blockList></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_19/para_8"><num>8.</num><content><p>En aucun cas, l’adoption d’une convention ou d’une recommandation par la Conférence, ou la ratification d’une convention par un Membre ne devront être considérées comme affectant toute loi, toute sentence, toute coutume ou tout accord qui assurent des conditions plus favorables aux travailleurs intéressés que celles prévues par la convention ou la recommandation.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_19/para_9"><num>9.</num><content><p>Sur la proposition du Conseil d’administration, la Conférence peut, à la majorité des deux tiers des voix des délégués présents, abroger toute convention adoptée conformément aux dispositions du présent article s’il apparaît qu’elle a perdu son objet ou qu’elle n’apporte plus de contribution utile à l’accomplissement des objectifs de l’Organisation.<authorialNote><p> Introduit par le ch. I de l’Am. de la Conférence générale du 19 juin 1997, en vigueur depuis le 8 oct. 2015 (<ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/2018/620" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RO <b>2018 </b>3899</ref>).</p></authorialNote></p></content></paragraph></article><article eId="art_20"><num><b>Art. 20</b></num><paragraph eId="art_20/para"><content><p>Toute convention ainsi ratifiée sera communiquée par le Directeur général du Bureau international du Travail au Secrétaire général des Nations Unies, pour enregistrement conformément aux dispositions de l’art. 102 de la Charte des Nations Unies, mais ne liera que les Membres qui l’ont ratifiée.</p></content></paragraph></article><article eId="art_21"><num><b>Art. 21</b></num><paragraph eId="art_21/para_1"><num>1.</num><content><p>Tout projet qui, dans le scrutin final sur l’ensemble, ne recueillera pas la majorité des deux tiers des suffrages exprimés par les Membres présents peut faire l’objet d’une convention particulière entre ceux des Membres de l’Organisation qui en ont le désir.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_21/para_2"><num>2.</num><content><p>Toute convention ainsi conclue sera communiquée par les gouvernements intéressés au Directeur général du Bureau international du Travail et au Secrétaire général des Nations Unies, pour enregistrement conformément aux dispositions de l’art. 102 de la Charte des Nations Unies.</p></content></paragraph></article><article eId="art_22"><num><b>Art. 22</b></num><paragraph eId="art_22/para"><content><p>Chacun des Membres s’engage à présenter au Bureau international du Travail un rapport annuel sur les mesures prises par lui pour mettre à exécution les conventions auxquelles il a adhéré. Ces rapports seront rédigés sous la forme indiquée par le Conseil d’administration et devront contenir les précisions demandées par ce dernier.</p></content></paragraph></article><article eId="art_23"><num><b>Art. 23</b></num><paragraph eId="art_23/para_1"><num>1.</num><content><p>Le Directeur général présentera à la plus prochaine session de la Conférence un résumé des informations et rapports qui lui auront été communiqués par les Membres en application des art. 19 et 22.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_23/para_2"><num>2.</num><content><p>Chaque Membre communiquera aux organisations représentatives reconnues telles aux fins de l’art. 3, copie des informations et rapports transmis au Directeur général en application des art. 19 et 22.</p></content></paragraph></article><article eId="art_24"><num><b>Art. 24</b></num><paragraph eId="art_24/para"><content><p>Toute réclamation adressée au Bureau international du Travail par une organisation professionnelle des travailleurs ou des employeurs, et aux termes de laquelle l’un quelconque des Membres n’aurait pas assuré d’une manière satisfaisante l’exécution d’une convention à laquelle ledit Membre a adhéré, pourra être transmise par le Conseil d’administration au gouvernement mis en cause et ce gouvernement pourra être invité à faire sur la matière telle déclaration qu’il jugera convenable.</p></content></paragraph></article><article eId="art_25"><num><b>Art. 25</b></num><paragraph eId="art_25/para"><content><p>Si aucune déclaration n’est reçue du gouvernement mis en cause dans un délai raisonnable, ou si la déclaration reçue ne paraît pas satisfaisante au Conseil d’administration, ce dernier aura le droit de rendre publique la réclamation reçue et, le cas échéant, la réponse faite.</p></content></paragraph></article><article eId="art_26"><num><b>Art. 26</b></num><paragraph eId="art_26/para_1"><num>1.</num><content><p>Chacun des Membres pourra déposer une plainte au Bureau international du Travail contre un autre Membre qui, à son avis, n’assurerait pas d’une manière satisfaisante l’exécution d’une convention que l’un et l’autre auraient ratifiée en vertu des articles précédents.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_26/para_2"><num>2.</num><content><p>Le Conseil d’administration peut, s’il le juge à propos, et avant de saisir une Commission d’enquête selon la procédure indiquée ci-après, se mettre en rapport avec le gouvernement mis en cause de la manière indiquée à l’art. 24.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_26/para_3"><num>3.</num><content><p>Si le Conseil d’administration ne juge pas nécessaire de communiquer la plainte au gouvernement mis en cause, ou si cette communication ayant été faite, aucune réponse ayant satisfait le Conseil d’administration n’a été reçue dans un délai raisonnable, le Conseil pourra former une Commission d’enquête qui aura pour mission d’étudier la question soulevée et de déposer un rapport à ce sujet.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_26/para_4"><num>4.</num><content><p>La même procédure pourra être engagée par le Conseil, soit d’office, soit sur la plainte d’un délégué à la Conférence.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_26/para_5"><num>5.</num><content><p>Lorsqu’une question soulevée par l’application des art. 25 ou 26 viendra devant le Conseil d’administration, le gouvernement mis en cause, s’il n’a pas déjà un représentant au sein du Conseil d’administration, aura le droit de désigner un délégué pour prendre part aux délibérations du Conseil relatives à cette affaire. La date à laquelle ces discussions doivent avoir lieu sera notifiée en temps utile au gouvernement mis en cause.</p></content></paragraph></article><article eId="art_27"><num><b>Art. 27</b></num><paragraph eId="art_27/para"><content><p>Dans le cas où une plainte serait renvoyée, en vertu de l’art. 26, devant une Com-mission d’enquête, chacun des Membres, qu’il soit ou non directement intéressé à la plainte, s’engage à mettre à la disposition de la Commission toute information qui se trouverait en sa possession relativement à l’objet de la plainte.</p></content></paragraph></article><article eId="art_28"><num><b>Art. 28</b></num><paragraph eId="art_28/para"><content><p>La Commission d’enquête, après un examen approfondi de la plainte, rédigera un rapport dans lequel elle consignera ses constatations sur tous les points de fait permettant de préciser la portée de la contestation, ainsi que les recommandations qu’elle croira devoir formuler quant aux mesures à prendre pour donner satisfaction au gouvernement plaignant et quant aux délais dans lesquels ces mesures devraient être prises.</p></content></paragraph></article><article eId="art_29"><num><b>Art. 29</b></num><paragraph eId="art_29/para_1"><num>1.</num><content><p>Le Directeur général du Bureau international du Travail communiquera le rapport de la Commission d’enquête au Conseil d’administration et à chacun des gouvernements intéressés dans le différend, et en assurera la publication.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_29/para_2"><num>2.</num><content><p>Chacun des gouvernements intéressés devra signifier au Directeur général du Bureau international du Travail, dans le délai de trois mois, s’il accepte ou non les recommandations contenues dans le rapport de la Commission et, au cas où il ne les accepte pas, s’il désire soumettre le différend à la Cour internationale de Justice.</p></content></paragraph></article><article eId="art_30"><num><b>Art. 30</b></num><paragraph eId="art_30/para"><content><p>Dans le cas où l’un des Membres ne prendrait pas, relativement à une convention ou à une recommandation, les mesures prescrites aux par. 5 b), 6 b) ou 7 b) <sup>I</sup> ) de l’art. 19 tout autre Membre aura le droit d’en référer au Conseil d’administration. Au cas où le Conseil d’administration trouverait que le Membre n’a pas pris les mesures prescrites, il en fera rapport à la Conférence.</p></content></paragraph></article><article eId="art_31"><num><b>Art. 31</b></num><paragraph eId="art_31/para"><content><p>La décision de la Cour internationale de Justice concernant une plainte ou une question qui lui aurait été soumise conformément à l’art. 29 ne sera pas susceptible d’appel.</p></content></paragraph></article><article eId="art_32"><num><b>Art. 32</b></num><paragraph eId="art_32/para"><content><p>Les conclusions ou recommandations éventuelles de la Commission d’enquête pourront être confirmées, amendées ou annulées par la Cour internationale de Justice.</p></content></paragraph></article><article eId="art_33"><num><b>Art. 33</b></num><paragraph eId="art_33/para"><content><p>Si un Membre quelconque ne se conforme pas dans le délai prescrit aux recommandations éventuellement contenues soit dans le rapport de la Commission d’enquête, soit dans la décision de la Cour internationale de Justice, selon le cas, le Conseil d’administration pourra recommander à la Conférence telle mesure qui lui paraîtra opportune pour assurer l’exécution de ces recommandations.</p></content></paragraph></article><article eId="art_34"><num><b>Art. 34</b></num><paragraph eId="art_34/para"><content><p>Le gouvernement en faute peut, à tout moment, informer le Conseil d’administration qu’il a pris les mesures nécessaires pour se conformer, soit aux recommandations de la Commission d’enquête, soit à celles contenues dans la décision de la Cour internationale de Justice, et peut lui demander de bien vouloir faire constituer une Commission d’enquête chargée de vérifier ses dires. Dans ce cas, les stipulations des art. 27, 28 29, 31 et 32 s’appliqueront, et si le rapport de la Commission d’enquête ou la décision de la Cour internationale de Justice sont favorables au gouvernement qui était en faute, le Conseil d’administration devra aussitôt recommander que les mesures prises conformément à l’art. 33 soient rapportées.</p></content></paragraph></article></chapter><chapter eId="chap_III"><num>Chapitre III</num><heading>Prescriptions générales</heading><article eId="art_35"><num><b>Art. 35</b></num><paragraph eId="art_35/para_1"><num>1.</num><content><p>Les Membres s’engagent à appliquer les conventions qu’ils auront ratifiées, conformément aux dispositions de la présente Constitution, aux territoires non métropolitains dont ils assurent les relations internationales, y compris tous territoires sous tutelle pour lesquels ils seraient l’autorité chargée de l’administration, à moins que les questions traitées par la convention ne rentrent dans le cadre de la compétence propre des autorités du territoire, ou que la convention ne soit rendue inapplicable par les conditions locales, ou sous réserve des modifications qui seraient nécessaires pour adapter les conventions aux conditions locales.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_35/para_2"><num>2.</num><content><p>Chaque Membre qui ratifie une convention doit, dans le plus bref délai possible après sa ratification communiquer au Directeur général du Bureau international du Travail une déclaration faisant connaître, en ce qui concerne les territoires autres que ceux dont il s’agit aux par. 4 et 5 ci-dessous, dans quelle mesure il s’engage à ce que les dispositions de la convention soient appliquées, et donnant tous les renseignements prescrits par ladite convention.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_35/para_3"><num>3.</num><content><p>Chaque Membre qui aura communiqué une déclaration en vertu du paragraphe précédent pourra périodiquement communiquer, conformément aux termes de la convention, une nouvelle déclaration modifiant les termes de toute déclaration antérieure et faisant connaître la situation concernant les territoires visés au paragraphe ci-dessus.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_35/para_4"><num>4.</num><content><p>Lorsque les questions traitées par la convention entrent dans le cadre de la compétence propre des autorités d’un territoire non métropolitain, le Membre responsable des relations internationales de ce territoire devra communiquer dans le plus bref délai possible la convention au gouvernement dudit territoire, afin que ce gouvernement puisse promulguer une législation ou prendre d’autres mesures. Par la suite, le Membre, en accord avec le gouvernement de ce territoire, pourra communiquer au Directeur général du Bureau international du Travail une déclaration d’acceptation des obligations de la convention au nom de ce territoire.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_35/para_5"><num>5.</num><content><p>Une déclaration d’acceptation des obligations d’une convention peut être communiquée au Directeur général du Bureau international du Travail.</p><blockList><item eId="art_35/para_5/lbl_a"><num>a) </num><p>par deux ou plusieurs Membres de l’Organisation pour un territoire placé sous leur autorité conjointe;</p></item><item eId="art_35/para_5/lbl_b"><num>b) </num><p>par toute autorité internationale responsable de l’administration d’un territoire en vertu des dispositions de la Charte des Nations Unies ou de toute autre disposition en vigueur, à l’égard de ce territoire.</p></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_35/para_6"><num>6.</num><content><p>L’acceptation des obligations d’une convention en vertu des par. 4 et 5 devra comporter l’acceptation, au nom du territoire intéressé, des obligations découlant des termes de la convention et des obligations qui, aux termes de la Constitution de l’Organisation, s’appliquent aux conventions ratifiées. Toute déclaration d’acceptation peut spécifier les modifications aux dispositions de la convention qui seraient nécessaires pour adapter la convention aux conditions locales.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_35/para_7"><num>7.</num><content><p>Chaque Membre ou autorité internationale qui aura communiqué une déclaration en vertu des par. 4 et 5 du présent article pourra périodiquement communiquer, conformément aux termes de la convention, une nouvelle déclaration modifiant les termes de toute déclaration antérieure ou dénonçant l’acceptation des obligations de toute convention au nom du territoire intéressé.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_35/para_8"><num>8.</num><content><p>Si les obligations d’une convention ne sont pas acceptées au nom d’un territoire visé par les par. 4 ou 5 du présent article, le Membre ou les Membres ou l’autorité internationale feront rapport au Directeur général du Bureau international du Travail sur la législation et la pratique de ce territoire à l’égard des questions traitées dans la convention, et le rapport montrera dans quelle mesure il aura été ou sera donné effet à toute disposition de la convention, par la législation, les mesures administratives, les contrats collectifs ou toutes autres mesures, et le rapport déclarera de plus les difficultés qui empêchent ou retardent l’acceptation de cette convention.</p></content></paragraph></article><article eId="art_36"><num><b>Art. 36</b></num><paragraph eId="art_36/para"><content><p>Les amendements à la présente Constitution adoptés par la Conférence à la majorité des deux tiers des suffrages émis par les délégués présents entreront en vigueur lorsqu’ils auront été ratifiés ou acceptés par les deux tiers des Membres de l’Organisation comprenant cinq des dix<authorialNote><p> Nouveau nombre selon l’art. 1 de l’Instrument pour l’amendement de la Constitution de l’Organisation internationale du Travail du 25 juin 1953, en vigueur pour la Suisse depuis le 25 mai 1954 (<ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/1954/567_581_463" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RO <b>1954</b> 581 </ref><ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/1954/569_582_465" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">582</ref>; FF <b>1953</b> III 132).</p></authorialNote> Membres représentés au Conseil d’administration en qualité de Membres ayant l’importance industrielle la plus considérable, conformément aux dispositions du par. 3 de l’art. 7 de la présente Constitution.</p></content></paragraph></article><article eId="art_37"><num><b>Art. 37</b></num><paragraph eId="art_37/para_1"><num>1.</num><content><p>Toutes questions ou difficultés relatives à l’interprétation de la présente Constitution et des conventions ultérieurement conclues par les Membres, en vertu de ladite Constitution, seront soumises à l’appréciation de la Cour internationale de Justice.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_37/para_2"><num>2.</num><content><p>Nonobstant les dispositions du par. 1 du présent article, le Conseil d’administration pourra formuler et soumettre à la Conférence pour approbation des règles pour l’institution d’un tribunal en vue du prompt règlement de toute question ou difficulté relatives à l’interprétation d’une convention, qui pourront être portées devant le tribunal par le Conseil d’administration ou conformément aux termes de ladite convention. Tous arrêts ou avis consultatifs de la Cour internationale de Justice lieront tout tribunal institué en vertu du présent paragraphe. Toute sentence prononcée par un tel tribunal sera communiquée aux Membres de l’Organisation et toute observation de ceux-ci sera présentée à la Conférence.</p></content></paragraph></article><article eId="art_38"><num><b>Art. 38</b></num><paragraph eId="art_38/para_1"><num>1.</num><content><p>L’Organisation internationale du Travail pourra convoquer telles conférences régionales et établir telles institutions régionales qui lui paraîtront utiles pour atteindre les buts et objectifs de l’Organisation.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_38/para_2"><num>2.</num><content><p>Les pouvoirs, fonctions et procédure des conférences régionales seront régis par des règles formulées par le Conseil d’administration et présentées par lui à la Conférence générale pour confirmation.</p></content></paragraph></article></chapter><chapter eId="chap_IV"><num>Chapitre IV</num><heading>Mesures diverses</heading><article eId="art_39"><num><b>Art. 39</b></num><paragraph eId="art_39/para"><content><blockList><listIntroduction eId="art_39/para/listintro">L’Organisation internationale du Travail doit posséder la personnalité juridique; elle a, notamment, la capacité:</listIntroduction><item eId="art_39/para/lbl_a"><num>a) </num><p>de contracter;</p></item><item eId="art_39/para/lbl_b"><num>b) </num><p>d’acquérir des biens meubles et immeubles, de disposer de ces biens;</p></item><item eId="art_39/para/lbl_c"><num>c) </num><p>d’ester en justice.</p></item></blockList></content></paragraph></article><article eId="art_40"><num><b>Art. 40</b></num><paragraph eId="art_40/para_1"><num>1.</num><content><p>L’Organisation internationale du Travail jouit, sur le territoire de chacun de ses Membres, des privilèges et immunités qui lui sont nécessaires pour atteindre ses buts.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_40/para_2"><num>2.</num><content><p>Les délégués à la Conférence, les membres du Conseil d’administration ainsi que le Directeur général et les fonctionnaires du Bureau jouissent également des privilèges et immunités qui leur sont nécessaires pour exercer, en toute indépendance, leurs fonctions en rapport avec l’Organisation.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_40/para_3"><num>3.</num><content><p>Ces privilèges et immunités seront précisés dans un accord séparé qui sera préparé par l’Organisation en vue de son acceptation par les Etats Membres.</p></content></paragraph></article></chapter></body><components><component><doc name="annex"><meta><identification source="#ch.bk"><FRBRWork><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1948/915_891_861/20151008/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1948/915_891_861/20151008"/><FRBRdate date="1919-06-28" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="1920-05-16" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRdate date="2015-10-08" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRcountry value="CH"/><FRBRnumber value="0.820.1"/><FRBRname xml:lang="de" value="Verfassung vom 28. Juni 1919 der Internationalen Arbeitsorganisation" shortForm=""/><FRBRname xml:lang="it" value="Costituzione dell'Organizzazione internazionale del Lavoro del 28 giugno 1919" shortForm=""/><FRBRname xml:lang="fr" value="Constitution de l'Organisation internationale du travail du 28 juin 1919" shortForm=""/><FRBRauthoritative value="true"/></FRBRWork><FRBRExpression><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1948/915_891_861/20151008/fr/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1948/915_891_861/20151008/fr"/><FRBRdate date="1919-06-28" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="1920-05-16" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRdate date="2015-10-08" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRlanguage language="fr"/></FRBRExpression><FRBRManifestation><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1948/915_891_861/20151008/fr/xml/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1948/915_891_861/20151008/fr/xml"/><FRBRdate date="1919-06-28" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="1920-05-16" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRdate date="2015-10-08" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRformat value="xml"/></FRBRManifestation></identification></meta><preface><container name="headerOfAnnex"><block name="heading">Annexe</block></container></preface><mainBody><level eId="annex_u1/lvl_u1"><heading>Déclaration concernant les buts et objectifs de l’Organisation <br/>internationale du Travail</heading><content><p>La Conférence générale de l’Organisation internationale du Travail réunie à Philadelphie en sa vingt-sixième session, adopte, ce dixième jour de mai 1944, la présente Déclaration des buts et objectifs de l’Organisation internationale du Travail, ainsi que des principes dont devrait s’inspirer la politique de ses Membres.</p><p>I</p><blockList eId="annex_u1/lvl_u1/list_u1"><listIntroduction eId="annex_u1/lvl_u1/list_u1/listintro">La Conférence affirme à nouveau les principes fondamentaux sur lesquels est fondée l’Organisation, à savoir notamment:</listIntroduction><item eId="annex_u1/lvl_u1/list_u1/lbl_a"><num>a) </num><p>le travail n’est pas une marchandise;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/list_u1/lbl_b"><num>b) </num><p>la liberté d’expression et d’association est une condition indispensable d’un progrès soutenu;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/list_u1/lbl_c"><num>c) </num><p>la pauvreté, où qu’elle existe, constitue un danger pour la prospérité de tous;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/list_u1/lbl_d"><num>d) </num><p>la lutte contre le besoin doit être menée avec une inlassable énergie au sein de chaque nation, et par un effort international continu et concerté dans lequel les représentants des travailleurs et des employeurs, coopérant sur un pied d’égalité avec ceux des gouvernements, participent à de libres discussions et à des décisions de caractère démocratique en vue de promouvoir le bien commun.</p></item></blockList><p>II</p><blockList eId="annex_u1/lvl_u1/list_u2"><listIntroduction eId="annex_u1/lvl_u1/list_u2/listintro">Convaincue que l’expérience a pleinement démontré le bien-fondé de la déclaration contenue dans la Constitution de l’Organisation internationale du Travail, et d’après laquelle une paix durable ne peut être établie que sur la base de la justice sociale, la conférence affirme que:</listIntroduction><item eId="annex_u1/lvl_u1/list_u2/lbl_a"><num>a) </num><p>tous les êtres humains, quels que soient leur race, leur croyance ou leur sexe, ont le droit de poursuivre leur progrès matériel et leur développement spirituel dans la liberté et la dignité, dans la sécurité économique et avec des chances égales;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/list_u2/lbl_b"><num>b) </num><p>la réalisation des conditions permettant d’aboutir à ce résultat doit constituer le but central de toute politique nationale et internationale;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/list_u2/lbl_c"><num>c) </num><p>tous les programmes d’action et mesures prises sur le plan national et international, notamment dans le domaine économique et financier, doivent être appréciés de ce point de vue et acceptés seulement dans la mesure où ils apparaissent de nature à favoriser, et non à entraver, l’accomplissement de cet objectif fondamental;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/list_u2/lbl_d"><num>d) </num><p>il incombe à l’Organisation internationale du Travail d’examiner et de considérer à la lumière de cet objectif fondamental, dans le domaine international tous les programmes d’action et mesures d’ordre économique et financier;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/list_u2/lbl_e"><num>e) </num><p>en s’acquittant des tâches qui lui sont confiées, l’Organisation internatio-nale du Travail, après avoir tenu compte de tous les facteurs économiques et financiers pertinents, a qualité pour inclure dans ses décisions et recommandations toutes dispositions qu’elle juge appropriées.</p></item></blockList><p>III</p><blockList eId="annex_u1/lvl_u1/list_u3"><listIntroduction eId="annex_u1/lvl_u1/list_u3/listintro">La Conférence reconnaît l’obligation solennelle pour l’Organisation internationale du Travail de seconder la mise en œuvre, parmi les différentes nations du monde, des programmes propres à réaliser:</listIntroduction><item eId="annex_u1/lvl_u1/list_u3/lbl_a"><num>a) </num><p>la plénitude de l’emploi et l’élévation des niveaux de vie;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/list_u3/lbl_b"><num>b) </num><p>l’emploi des travailleurs à des occupations où ils aient la satisfaction de donner toute la mesure de leur habileté et de leurs connaissances et de contribuer le mieux au bien-être commun;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/list_u3/lbl_c"><num>c) </num><p>pour atteindre ce but, la mise en œuvre, moyennant garanties adéquates pour tous les intéressés de possibilités de formation et de moyens propres à faciliter les transferts de travailleurs, y compris les migrations de main-d’œuvre et de colons;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/list_u3/lbl_d"><num>d) </num><p>la possibilité pour tous d’une participation équitable aux fruits du progrès en matière de salaires et de gains, de durée du travail et autres conditions de travail, et un salaire minimum vital pour tous ceux qui ont un emploi et ont besoin d’une telle protection;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/list_u3/lbl_e"><num>e) </num><p>la reconnaissance effective du droit de négociation collective et la coopération des employeurs et de la main-d’œuvre pour l’amélioration continue de l’organisation de la production, ainsi que la collaboration des travailleurs et des employeurs à l’élaboration et à l’application de la politique sociale et économique;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/list_u3/lbl_f"><num>f) </num><p>l’extension des mesures de sécurité sociale en vue d’assurer un revenu de base à tous ceux qui ont besoin de telle protection, ainsi que des soins médicaux complets;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/list_u3/lbl_g"><num>g) </num><p>une protection adéquate de la vie et de la santé des travailleurs dans toutes les occupations;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/list_u3/lbl_h"><num>h) </num><p>la protection de l’enfance et de la maternité;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/list_u3/lbl_i"><num>i) </num><p>un niveau adéquat d’alimentation, de logement, et de moyens de récréation et de culture;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/list_u3/lbl_j"><num>j) </num><p>la garantie de chances égales dans le domaine éducatif et professionnel.</p></item></blockList><p>IV</p><p>Convaincue qu’une utilisation plus complète et plus large des ressources productives du monde, nécessaire à l’accomplissement des objectifs énumérés dans la présente Déclaration, peut être assurée par une action efficace sur le plan international et national, et notamment par des mesures tendant à promouvoir l’expansion de la production et de la consommation, à éviter des fluctuations économiques graves, à réaliser l’avancement économique et social des régions dont la mise en valeur est peu avancée, à assurer une plus grande stabilité des prix mondiaux des matières premières et denrées, et à promouvoir un commerce international de volume élevé et constant, la Conférence promet l’entière collaboration de l’Organisation internationale du Travail avec tous organismes internationaux auxquels pourra être confiée une part de responsabilité dans cette grande tâche, ainsi que dans l’amélioration de la santé, de l’éducation et du bien-être de tous les peuples.</p><p>V</p><p>La Conférence affirme que les principes énoncés dans la présente Déclaration sont pleinement applicables à tous les peuples du monde, et que si, dans les modalités de leur application, il doit être dûment tenu compte du degré de développement social et économique de chaque peuple, leur application progressive aux peuples qui sont encore dépendants, aussi bien qu’à ceux qui ont atteint le stade où ils se gouvernent eux-mêmes, intéresse l’ensemble du monde civilisé.</p><p>Le texte qui précède est le texte authentique de l’instrument d’amendement à la Constitution de l’Organisation internationale du Travail, 1946, dûment adopté par la Conférence générale de l’Organisation internationale du Travail le neuf octobre mil neuf cent quarante-six, au cours de sa vingt-neuvième session, qui s’est tenue à Montréal.</p><p>Les versions française et anglaise du texte du présent instrument d’amendement font également foi.</p><p><i>En foi de quoi</i> ont apposé leurs signatures, ce premier jour de novembre 1946.</p><table fedlex:function="layout"><tr><td/><td><p>Le Président de la Conférence,</p><p>Humphrey Mitchell</p></td></tr><tr><td/><td><p>Le Directeur général<br/>du Bureau international du Travail,</p><p>Edward Phelan</p></td></tr></table></content></level><level eId="annex_u1/lvl_u2"><heading>Liste des membres de l’organisation le 12 octobre 2018<b><authorialNote><p> <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/1973/1623_1623_1623" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RO <b>1973</b> 1623</ref>, <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/1976/1526_1526_1526" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp"><b>1976</b> 1526</ref>, <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/1981/1240_1240_1240" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp"><b>1981</b> 1240</ref>, <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/1985/280_280_280" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp"><b>1985</b> 280</ref>, <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/2002/112" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp"><b>2002</b> 474</ref>, <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/2012/355" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp"><b>2012</b> 3049</ref>, <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/2018/620" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp"><b>2018</b> 3899</ref>.  Une version du champ d’application mise à jour est publiée sur le site web du DFAE (www.dfae.admin.ch/traites). </p></authorialNote></b></heading><content><table border="1"><tr><th xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration"/><th colspan="3" xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration"><p>Membre depuis</p></th></tr><tr><th xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration"/><th colspan="3" xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration"/></tr><tr><td><p>Afghanistan</p></td><td colspan="3"><p>1934</p></td></tr><tr><td><p>Afrique du Sud</p></td><td colspan="3"><p>1919 à 1966 et depuis 1994</p></td></tr><tr><td><p>Albanie</p></td><td colspan="3"><p>1920 à 1967 et depuis 1991</p></td></tr><tr><td><p>Algérie</p></td><td colspan="3"><p>1962</p></td></tr><tr><td><p>Allemagne</p></td><td colspan="3"><p>1919 à 1935 et depuis 1951</p></td></tr><tr><td><p>Angola</p></td><td colspan="3"><p>1976</p></td></tr><tr><td><p>Antigua-et-Barbuda</p></td><td colspan="3"><p>1982</p></td></tr><tr><td><p>Arabie saoudite</p></td><td colspan="3"><p>1976</p></td></tr><tr><td><p>Argentine</p></td><td colspan="3"><p>1919</p></td></tr><tr><td><p>Arménie</p></td><td colspan="3"><p>1992</p></td></tr><tr><td><p>Australie</p></td><td colspan="3"><p>1919</p></td></tr><tr><td><p>Autriche</p></td><td colspan="3"><p>1919 à 1938 et depuis 1947</p></td></tr><tr><td><p>Azerbaïdjan</p></td><td colspan="3"><p>1992</p></td></tr><tr><td><p>Bahamas</p></td><td colspan="3"><p>1976</p></td></tr><tr><td><p>Bahreïn</p></td><td colspan="3"><p>1977</p></td></tr><tr><td><p>Bangladesh</p></td><td colspan="3"><p>1972</p></td></tr><tr><td><p>Barbade</p></td><td colspan="3"><p>1967</p></td></tr><tr><td><p>Bélarus</p></td><td colspan="3"><p>1954</p></td></tr><tr><td><p>Belgique</p></td><td colspan="3"><p>1919</p></td></tr><tr><td><p>Belize</p></td><td colspan="3"><p>1981</p></td></tr><tr><td><p>Bénin</p></td><td colspan="3"><p>1960</p></td></tr><tr><td><p>Bhoutan</p></td><td colspan="3"><p>1971</p></td></tr><tr><td><p>Bolivie</p></td><td colspan="3"><p>1919</p></td></tr><tr><td><p>Bosnie et Herzégovine</p></td><td colspan="3"><p>1993</p></td></tr><tr><td><p>Botswana</p></td><td colspan="3"><p>1978</p></td></tr><tr><td><p>Brésil</p></td><td colspan="3"><p>1919</p></td></tr><tr><td><p>Brunéi</p></td><td colspan="3"><p>2007</p></td></tr><tr><td><p>Bulgarie</p></td><td colspan="3"><p>1920</p></td></tr><tr><td><p>Burkina Faso</p></td><td colspan="3"><p>1960</p></td></tr><tr><td><p>Burundi</p></td><td colspan="3"><p>1963</p></td></tr><tr><td><p>Cambodge</p></td><td colspan="3"><p>1969</p></td></tr><tr><td><p>Cameroun</p></td><td colspan="3"><p>1960</p></td></tr><tr><td><p>Canada</p></td><td colspan="3"><p>1919</p></td></tr><tr><td><p>Cap-Vert</p></td><td colspan="3"><p>1979</p></td></tr><tr><td><p>République centrafricaine</p></td><td colspan="3"><p>1960</p></td></tr><tr><td><p>Chili</p></td><td colspan="3"><p>1919</p></td></tr><tr><td><p>Chine</p></td><td colspan="3"><p>1919</p></td></tr><tr><td><p>Chypre</p></td><td colspan="3"><p>1960</p></td></tr><tr><td><p>Colombie</p></td><td colspan="3"><p>1920</p></td></tr><tr><td><p>Comores</p></td><td colspan="3"><p>1978</p></td></tr><tr><td><p>Congo (Brazzaville)</p></td><td colspan="3"><p>1960</p></td></tr><tr><td><p>Congo (Kinshasa)</p></td><td colspan="3"><p>1960</p></td></tr><tr><td><p>Corée (Sud)</p></td><td colspan="3"><p>1991</p></td></tr><tr><td><p>Costa Rica</p></td><td colspan="3"><p>1920 à 1927 et depuis 1944</p></td></tr><tr><td><p>Côte d’Ivoire</p></td><td colspan="3"><p>1960</p></td></tr><tr><td><p>Croatie</p></td><td colspan="3"><p>1992</p></td></tr><tr><td><p>Cuba</p></td><td colspan="3"><p>1919</p></td></tr><tr><td><p>Danemark</p></td><td colspan="3"><p>1920</p></td></tr><tr><td><p>Djibouti</p></td><td colspan="3"><p>1978</p></td></tr><tr><td><p>République dominicaine</p></td><td colspan="3"><p>1924</p></td></tr><tr><td><p>Dominique</p></td><td colspan="3"><p>1982</p></td></tr><tr><td><p>Egypte</p></td><td colspan="3"><p>1936</p></td></tr><tr><td><p>El Salvador</p></td><td colspan="3"><p>1920 à 1939 et depuis 1948</p></td></tr><tr><td><p>Emirats arabes unis</p></td><td colspan="3"><p>1972</p></td></tr><tr><td><p>Equateur</p></td><td colspan="3"><p>1934</p></td></tr><tr><td><p>Erythrée</p></td><td colspan="3"><p>1993</p></td></tr><tr><td><p>Espagne</p></td><td colspan="3"><p>1920 à 1941 et depuis 1956</p></td></tr><tr><td><p>Estonie</p></td><td colspan="3"><p>1992</p></td></tr><tr><td><p>Etats-Unis d’Amérique</p></td><td colspan="3"><p>1934 à 1977 et depuis 1980</p></td></tr><tr><td><p>Ethiopie</p></td><td colspan="3"><p>1923</p></td></tr><tr><td><p>Fidji</p></td><td colspan="3"><p>1974</p></td></tr><tr><td><p>Finlande</p></td><td colspan="3"><p>1920</p></td></tr><tr><td><p>France</p></td><td colspan="3"><p>1919</p></td></tr><tr><td><p>Gabon</p></td><td colspan="3"><p>1960</p></td></tr><tr><td><p>Gambie</p></td><td colspan="3"><p>1995</p></td></tr><tr><td><p>Géorgie</p></td><td colspan="3"><p>1993</p></td></tr><tr><td><p>Ghana</p></td><td colspan="3"><p>1957</p></td></tr><tr><td><p>Grèce</p></td><td colspan="3"><p>1919</p></td></tr><tr><td><p>Grenade</p></td><td colspan="3"><p>1979</p></td></tr><tr><td><p>Guatemala</p></td><td colspan="3"><p>1919 à 1938 et depuis 1945</p></td></tr><tr><td><p>Guinée</p></td><td colspan="3"><p>1959</p></td></tr><tr><td><p>Guinée-Bissau</p></td><td colspan="3"><p>1977</p></td></tr><tr><td><p>Guinée équatoriale</p></td><td colspan="3"><p>1981</p></td></tr><tr><td><p>Guyane</p></td><td colspan="3"><p>1966</p></td></tr><tr><td><p>Haïti</p></td><td colspan="3"><p>1919</p></td></tr><tr><td><p>Honduras</p></td><td colspan="3"><p>1919 à 1938 et depuis 1955</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Hongrie</p></td><td colspan="2"><p>1922</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Iles Cook</p></td><td colspan="2"><p>2015</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Iles Marshall</p></td><td><p>  3 juillet 2007</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Iles Salomon</p></td><td colspan="2"><p>1984</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Inde</p></td><td colspan="2"><p>1919</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Indonésie</p></td><td colspan="2"><p>1950</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Irak</p></td><td colspan="2"><p>1932</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Iran</p></td><td colspan="2"><p>1919</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Irlande</p></td><td colspan="2"><p>1923</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Islande</p></td><td colspan="2"><p>1945</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Israël</p></td><td colspan="2"><p>1949</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Italie</p></td><td colspan="2"><p>1919 à 1939 et depuis 1945</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Jamaïque</p></td><td colspan="2"><p>1962</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Japon</p></td><td colspan="2"><p>1919 à 1940 et depuis 1951</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Jordanie</p></td><td colspan="2"><p>1956</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Kazakhstan</p></td><td colspan="2"><p>1993</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Kenya</p></td><td colspan="2"><p>1964</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Kirghizistan</p></td><td colspan="2"><p>1992</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Kiribati</p></td><td colspan="2"><p>2000</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Koweït</p></td><td colspan="2"><p>1961</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Laos</p></td><td colspan="2"><p>1964</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Lesotho</p></td><td colspan="2"><p>1966 à 1971 et depuis 1980</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Lettonie</p></td><td colspan="2"><p>1991</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Liban</p></td><td colspan="2"><p>1948</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Libéria</p></td><td colspan="2"><p>1919</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Libye</p></td><td colspan="2"><p>1952</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Lituanie</p></td><td colspan="2"><p>1991</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Luxembourg</p></td><td colspan="2"><p>1920</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Macédoine</p></td><td colspan="2"><p>1993</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Madagascar</p></td><td colspan="2"><p>1960</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Malaisie</p></td><td colspan="2"><p>1957</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Malawi</p></td><td colspan="2"><p>1965</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Maldives</p></td><td><p>15 mai 2009</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Mali</p></td><td colspan="2"><p>1960</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Malte</p></td><td colspan="2"><p>1965</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Maroc</p></td><td colspan="2"><p>1956</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Maurice</p></td><td colspan="2"><p>1969</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Mauritanie</p></td><td colspan="2"><p>1961</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Mexique</p></td><td colspan="2"><p>1931</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Moldova</p></td><td colspan="2"><p>1992</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Mongolie</p></td><td colspan="2"><p>1968</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Monténégro</p></td><td><p>14 juillet 2006</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Mozambique</p></td><td colspan="2"><p>1976</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Myanmar</p></td><td colspan="2"><p>1948</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Namibie</p></td><td colspan="2"><p>1978</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Népal</p></td><td colspan="2"><p>1966</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Nicaragua</p></td><td colspan="2"><p>1919 à 1938 et depuis 1957</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Niger</p></td><td colspan="2"><p>1961</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Nigéria</p></td><td colspan="2"><p>1960</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Norvège</p></td><td colspan="2"><p>1919</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Nouvelle-Zélande</p></td><td colspan="2"><p>1919</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Oman</p></td><td colspan="2"><p>1994</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Ouganda</p></td><td colspan="2"><p>1963</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Ouzbékistan</p></td><td colspan="2"><p>1992</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Pakistan</p></td><td colspan="2"><p>1947</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Palaos</p></td><td colspan="2"><p>2012</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Panama</p></td><td colspan="2"><p>1919</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Papouasie-Nouvelle-Guinée</p></td><td colspan="2"><p>1976</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Paraguay</p></td><td colspan="2"><p>1919 à 1937 et depuis 1956</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Pays-Bas</p></td><td colspan="2"><p>1919</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Pérou</p></td><td colspan="2"><p>1919</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Philippines</p></td><td colspan="2"><p>1948</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Pologne</p></td><td colspan="2"><p>1919</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Portugal</p></td><td colspan="2"><p>1919</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Qatar</p></td><td colspan="2"><p>1972</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Roumanie</p></td><td colspan="2"><p>1919 à 1942 et depuis 1956</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Royaume-Uni</p></td><td colspan="2"><p>1919</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Russie</p></td><td colspan="2"><p>1934 à 1940 et depuis 1954</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Rwanda</p></td><td colspan="2"><p>1962</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Saint-Kitts-et-Nevis</p></td><td colspan="2"><p>1996</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Sainte-Lucie</p></td><td colspan="2"><p>1980</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Saint-Marin</p></td><td colspan="2"><p>1982</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Saint-Vincent-et-les Grenadines</p></td><td colspan="2"><p>1995</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Samoa</p></td><td colspan="2"><p>11 mars 2005</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Sao Tomé-et-Principe</p></td><td colspan="2"><p>1982</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Sénégal</p></td><td colspan="2"><p>1960</p></td></tr><tr><td><p>Serbie</p></td><td colspan="3"><p>1919 à 1949 et depuis 1951</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Seychelles</p></td><td colspan="2"><p>1977</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Sierra Leone</p></td><td colspan="2"><p>1961</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Singapour</p></td><td colspan="2"><p>1965</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Slovaquie</p></td><td colspan="2"><p>1993</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Slovénie</p></td><td colspan="2"><p>1992</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Somalie</p></td><td colspan="2"><p>1960</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Soudan</p></td><td colspan="2"><p>1956</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Soudan du Sud</p></td><td colspan="2"><p>2012</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Sri Lanka</p></td><td colspan="2"><p>1948</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Suède</p></td><td colspan="2"><p>1919</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Suisse</p></td><td colspan="2"><p>1920</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Surinam</p></td><td colspan="2"><p>1976</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Swaziland</p></td><td colspan="2"><p>1975</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Syrie</p></td><td colspan="2"><p>1947</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Tadjikistan</p></td><td colspan="2"><p>1993</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Tanzanie</p></td><td colspan="2"><p>1962</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Tchad</p></td><td colspan="2"><p>1960</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>République tchèque</p></td><td colspan="2"><p>1993</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Thaïlande</p></td><td colspan="2"><p>1919</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Timor-Leste</p></td><td colspan="2"><p>19 août 2003</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Togo</p></td><td colspan="2"><p>1960</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Tonga</p></td><td colspan="2"><p>2016</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Trinité-et-Tobago</p></td><td colspan="2"><p>1963</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Tunisie</p></td><td colspan="2"><p>1956</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Turkménistan</p></td><td colspan="2"><p>1993</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Turquie</p></td><td colspan="2"><p>1932</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Tuvalu</p></td><td><p>27 mai 2008</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Ukraine</p></td><td colspan="2"><p>1954</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Uruguay</p></td><td colspan="2"><p>1919</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Vanuatu</p></td><td><p>22 mai 2003</p></td></tr><tr><td colspan="2"><p>Venezuela</p></td><td colspan="2"><p>1920 à 1957 et depuis 1958</p></td></tr><tr><td><p>Vietnam </p></td><td colspan="3"><p>1950 à 1976 et de 1980 à 1985 et depuis 1992</p></td></tr><tr><td><p>Yémen </p></td><td colspan="3"><p>1965</p></td></tr><tr><td><p>Zambie</p></td><td colspan="3"><p>1964</p></td></tr><tr><td><p>Zimbabwe</p></td><td colspan="3"><p>1980</p></td></tr></table></content></level></mainBody></doc></component></components></act></akomaNtoso>