<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="HTML Tidy, see www.w3.org" name="generator"/> <meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="Microsoft Word 10 (filtered)" name="Generator"/> <title></title> </head> <body lang="FR-CH"> <div class="Section1"> <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" class="MsoNormalTable"> <tr> <td valign="top" width="95"> <p class="OJV-LogoLibelle"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-LogoLibelle"><span lang="FR"><img alt="image001" height="132" src="20090824115114968_e-files/image001.jpg" width="77"/></span></p> </td> <td valign="top" width="321"> <p class="OJV-LogoAdresse"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-LogoLibelle"><span lang="FR">TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td valign="top" width="284"> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR">301/I</span></p> </td> </tr> </table> </div> <span lang="FR"><br clear="all"/> </span> <div class="Section2"> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> </div> <span lang="FR"><br clear="all"/> </span> <div class="Section3"> <p class="OJV-DcisionsInstance"> <span lang="FR">CHAMBRE DES RECOURS</span></p> <p class="OJV-DcisionsDoubleSoulign"> <span lang="FR">________________________________</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">Arrêt du 8 juin 2009</span></p> <p class="OJV-DcisionsSoulign"><span lang="FR">__________________</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormalTab3"><span lang="FR">Présidence de M. <span>Colombini</span>, président</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormalTab3"><span lang="FR">Juges : MM Giroud et Creux</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormalTab3"><span lang="FR">Greffier : Mme Gabaz</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsEtoiles"><span lang="FR">*****</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">Art. 94 et 451 ch. 2 CPC; 41 et 46 LJT</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> La Chambre des recours du Tribunal cantonal prend séance pour s'occuper du recours interjeté par</span><b><span lang="FR"><span>B.________ SA</span></span></b><span lang="FR">, à Epalinges, <span>défenderesse, contre le jugement préjudiciel rendu le 11 février 2009 par le Président du Tribunal de prud'hommes de l'arrondissement de Lausanne dans la cause divisant la recourante d'avec</span> <b><span>R.________</span></b>, à Bussigny, demandeur.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Délibérant à huis clos, la cour voit :</span></p> <span lang="FR"><br clear="all"/> </span> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> En fait :</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><b><span lang="FR">A.</span></b><span lang="FR"> Par jugement préjudiciel du 11 février 2009, dont les considérants ont été adressés aux parties le 7 avril 2009 pour notification, le Président du Tribunal de prud'hommes de l'arrondissement de Lausanne a dit que l'opposition formée par le demandeur au congé signifié par la défenderesse est tardive (I), que l'action formée par le demandeur est tardive (II), que la demande est rejetée (III) et que le jugement est rendu sans frais ni dépens (IV).</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> La Chambre des recours fait sien dans son entier l'état de fait du jugement, dont il ressort en résumé ce qui suit:</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> R.________ est entré au service de B.________ SA le 13 avril 2004. Par contrat de travail du 15 mai 2004, il a été engagé pour une durée indéterminée en qualité de manutentionnaire d'opérations d'emballage et de conditionnement. Son salaire brut était fixé à 20 fr. de l'heure, pour une durée hebdomadaire de travail de 42 heures.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> R.________ avait pour tâche l'entrepôt, l'emballage et/ou le conditionnement de différents articles dans un format spécifique de boîtes. Pour chaque article, des critères de qualité mentionnant la tolérance de défaut admise avaient été établis et communiqués aux opérateurs, collaborateurs de B.________ SA.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Le 10 août 2006, B.________ SA a été informée, par un autre employé, de dysfonctionnements dans le travail de R.________, après qu'ont été entendus des bruits de vaisselle cassée provenant de sa table de production. Ce constat a immédiatement déclenché un contrôle spécifique sur sa production journalière du 10 août 2006. Il a été constaté que cinq coffrets avaient des défauts majeurs. Des particules de porcelaine étaient notamment apparentes dans les calages des coffrets, à la suite de la casse (ébréchure) de tasses ou sous-tasses à café qu'ils contenaient.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Convoqué par B.________ SA, R.________ a refusé d'admettre qu'il s'était montré négligent et a plutôt invoqué la rapidité de la chaîne de production. Il a proposé d'effectuer un contrôle de toute la palette concernée. Durant ce contrôle, deux autres coffrets ont été trouvés avec des défauts similaires ainsi qu'un autre défaut, soit des fourres plastiques déchirées à l'intérieur des classeurs. Le demandeur a expliqué que le tempo rendait impossible la vérification de toutes les fourres. À la fin du reconditionnement de sa palette, le demandeur a confirmé que tous les défauts avaient été corrigés et que la palette était désormais conforme aux exigences.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> B.________ SA allègue avoir procédé à un second contrôle le lendemain qui aurait permis de constater que dix-neuf classeurs étaient déchirés et qu'un coffret contenait une sous-tasse ébréchée. R.________ conteste ces faits.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Au vu de ce constat, B.________ SA a décidé de mettre fin aux relations de travail qui le liaient à R.________ dès que possible. Cependant, dès le 11 août 2006, R.________ s'est trouvé en arrêt maladie.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Le 21 novembre 2006, B.________ SA a signifié son congé à R.________ avec effet au 31 janvier 2007, précisant notamment ce qui suit dans sa lettre de résiliation des rapports de travail:</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">"Un incident majeur que nous considérons comme faute grave s'est produit en date du 10 août 2006 lors de votre production. Nous tenons un dossier complet dans le cas où vous souhaiteriez que nous vous rappelions les faits.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">Cet incident a été suivi par votre arrêt maladie dès le 11 août 2006 ne nous laissant pas la possibilité de vous signaler notre perte de confiance envers votre capacité d'accomplir les prestations attendues et liées à votre fonction."</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><i><span lang="FR"> </span></i> <span lang="FR">Par courrier du 15 janvier 2007, R.________ a accusé réception du décompte annuel de salaire pour l'année 2006 et a requis B.________ SA de lui régler "en totalité et une fois" le solde du salaire dû pour 2006 et le paiement de l'indemnité pour le mois de janvier 2007, lors de l'établissement du décompte final, soit à fin janvier 2007, mettant un "terme à notre lien de service ".</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Par courrier du 29 janvier 2007, B.________ SA s'est prononcée sur les prétentions de R.________ et lui a indiqué que l'ajustement global qu'il avait requis ne se ferait qu'à réception du décompte final de l'assureur.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Le 21 février 2007, R.________ a adressé un courrier à B.________ SA demandant le versement de la différence "des cinq mois durant lesquels j'étais indemnisé par l'assurance".</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Le 6 mars 2007, B.________ SA a transmis à R.________ le décompte final laissant apparaître un solde en sa faveur de CHF 840.40. Ce montant lui a effectivement été payé le 9 mars 2007.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Depuis le mois de février 2007, à aucun moment, R.________ ne s'est manifesté auprès de B.________ SA.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Le 6 juin 2008, le Dr [...], chef adjoint de l'Hôpital psychiatrique de Prangins, a délivré une attestation au demandeur certifiant qu'il "souffre d'un trouble schizoaffectif type maniaque". Il s'agit d'une "maladie aux causes multifactorielles, dont les difficultés familiales et sociales-professionnelles peuvent en partie contribuer à favoriser ce trouble, parmi d'autres facteurs bio-psychosociaux".</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Le 17 novembre 2008, le Dr [...], chef de clinique de l'Hôpital psychiatrique de Prangins, a délivré un certificat médical, aux termes duquel il déclare que le demandeur "a été hospitalisé à 5 reprises durant l'année 2007 soit</span> <span lang="FR"><span>du 23.02.07 au 08.03.07, du 31.03.07 au 11.04.07, du 15.05.07 au 20.05.07, du 06.06.07 au 09.07.09, du 18.07.07 au 06.09.07. R.________ a été hospitalisé pour une pathologie psychiatrique importante et handicapante, rendant notamment impossible l'accomplissement par lui même de démarches administratives. Au vu de son état de santé ayant occasionné de multiples hospitalisations, nous pouvons estimer que globalement, R.________ n'avait pas la capacité d'effectuer les démarches administratives durant l'entier de l'année 2007".</span></span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Par requête déposée le 25 novembre 2008 au Tribunal de prud'hommes de l'arrondissement de Lausanne, R.________ a conclu au paiement, par B.________ SA, de la somme brute de 20'000 fr., correspondant à six mois de salaire, à titre d'indemnité pour licenciement abusif.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Lors de l'audience de conciliation qui a eu lieu le 20 janvier 2009, B.________ SA a conclu au rejet des conclusions de R.________.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Le 27 janvier 2009, B.________ SA a sollicité qu'un jugement préjudiciel soit rendu sur la question de la péremption des droits prétendus de R.________.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> En droit, le premier juge a considéré que R.________ n'avait pas fait opposition au congé qui lui avait été signifié et qu'il n'avait pas agi dans les 180 jours à compter de la fin de son contrat de travail, de sorte qu'il était déchu de son droit à requérir une indemnité pour congé abusif. Il a en outre retenu que le délai de 180 jours étant un délai de péremption, le fait que R.________ ait été dans l'incapacité d'effectuer des démarches administratives pendant toute l'année 2007 n'avait pas de portée. Enfin, il a considéré que B.________ SA n'avait pas commis un abus de droit en soulevant la péremption des droits de R.________.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><b><span lang="FR">B. </span></b> <span lang="FR">Par acte directement motivé du 7 mai 2009, B.________ SA a recouru contre ce jugement concluant, avec dépens, à la réforme du chiffre IV de son dispositif en ce sens que R.________ est condamné à lui payer la participation aux frais d'avocat que justice dira, "apparemment à concurrence de 2'000 fr., à titre de dépens".</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> <b><span>En droit :</span></b></span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><b><span lang="FR">1. </span></b> <span lang="FR">Il y a recours au Tribunal cantonal contre la décision relative à l'adjudication des dépens, alors même que, comme en l'espèce, la décision au fond n'est pas attaquée (art. 94 al. 1 CPC [Code de procédure civile du 14 décembre 1966; RSV 270.11]). Selon la jurisprudence, ce recours n'est toutefois ouvert que si la décision au fond est elle-même susceptible d'un recours - cantonal ou fédéral - autre qu'en nullité (JT 1997 III 77 c. 3a; 117 c. 1a; JT 1994 III 78 c. 1b; JT 1990 III 16 c. 1a et les réf.; Poudret/Haldy/Tappy, Procédure civile vaudoise, 3<sup>ème</sup> éd., Lausanne 2002, n. 1 ad art. 94 CPC, p. 186).</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> En l'espèce, le recours est dirigé contre un jugement rendu par un président de tribunal de prud'hommes. L'art. 451 ch. 2 CPC, applicable par renvoi de l'art. 46 al. 2 LJT</span> <span lang="FR">(loi sur la juridiction du travail du 17 mai 1999, RSV 173.61)<span>, ouvrant la voie du recours en réforme contre un tel jugement, le présent recours, interjeté en temps utile et portant uniquement sur la question des dépens, est dès lors recevable. Il tend uniquement à la réforme.</span></span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> Saisie d'un recours sur les dépens, la cour de céans revoit librement la cause en fait et en droit (art. 94 al. 4 CPC).</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><b><span lang="FR">2. </span></b> <span lang="FR">La recourante fait valoir que l'intimé a agi de manière clairement téméraire "faute d'observer deux délais d'incombance impérieuse et cela pour des mois et des mois de retard". Elle considère que ce fait est d'autant moins excusable que l'intimé était assisté en première instance. Elle estime donc avoir droit à des dépens de première instance pour témérité de la partie adverse.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> <b>a)</b></span> <span lang="FR">Selon l'art. 41 LJT, la partie qui agit de façon téméraire ou qui complique inutilement le procès peut être astreinte à payer à l'autre partie des dépens d'un montant maximum de 2'000 francs.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Tant la doctrine que la jurisprudence se montrent très stricts pour admettre le caractère téméraire d'un procédé (Ducret/Osojnak, Procédures spéciales vaudoises, n. 2 ad art. 41 LJT, p. 307). Une action est téméraire lorsqu'elle est dénuée de tout fondement. Agit de façon téméraire celui qui soutient en procédure une thèse si évidemment mal fondée que toute personne tant soit peu raisonnable n'oserait la soutenir. La notion de témérité s'apparente ainsi à une forme d'abus de droit. Elle implique que le plaideur ait conscience d'agir sans droit et ne doit être admise qu'exceptionnellement. L'autorité appelée à connaître des litiges portés devant elle doit faire preuve de retenue avant d'admettre qu'une prétention est dépourvue de tout fondement. Elle ne s'y résoudra que lorsque le point de vue défendu par une partie heurte une disposition claire et indiscutée de l'ordre juridique ou qu'il va clairement à l'encontre d'une jurisprudence constante et éprouvée (Ch. rec., 22 juillet 2008, n° 359/1; Ducret/Osojnak, op. cit., n. 5 ad art. 41 LJT, p. 307 et les réf. citées).</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> <b>b)</b> En l'espèce, l'intimé a procédé devant le tribunal de prud'hommes au bénéfice de l'assistance judiciaire, avec l'assistance d'un mandataire professionnel. S'il est vrai que l'on doit se montrer strict quant aux connaissances juridiques de ce dernier, il n'y avait cependant rien d'abusif de sa part à tenter d'obtenir une indemnité pour licenciement abusif, dans la mesure où son client avait été gravement troublé dans sa santé psychique au moment du licenciement, ainsi que dans l'année qui l'a suivi, et où il plaidait l'incapacité passagère d'agir de l'intimé (cf. aIl. 5 à 10 de la demande du 25 novembre 2008). Au demeurant, on conçoit mal qu'il eût fallu plus d'une septantaine d'allégués à la recourante pour s'opposer aux prétentions du demandeur si son action avait été téméraire. Mal fondé, son moyen doit dès lors être rejeté.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><b><span lang="FR">3. </span></b> <span lang="FR">En conclusion, le recours doit être rejeté et le jugement attaqué confirmé.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> Le présent arrêt sera rendu sans frais (art. 235 TFJC [tarif du 4 décembre 1984 des frais judiciaires en matière civile; RSV 270.11.5]).</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">Par ces motifs,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">la Chambre des recours du Tribunal cantonal,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">statuant à huis clos,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">en application de l'art. 465 al. 1 CPC,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">prononce</span> <span lang="FR">:</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> <b>I.</b> Le recours est rejeté.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> <b>II.</b> Le jugement est confirmé.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> <b>III.</b> L'arrêt est rendu sans frais.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> <b>IV.</b> L'arrêt motivé est exécutoire.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsSignature"><span lang="FR">L</span><span lang="FR">e <span>président : L</span>a <span>greff</span>ière <span>:</span></span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCentrETDU"> <span lang="FR">Du 8 juin 2009</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Le dispositif de l'arrêt qui précède est communiqué par écrit aux intéressés.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsSignature"> <span lang="FR"> L</span><span lang="FR">a <span>greffi</span>ère <span>:</span></span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCentrETDU"> <span lang="FR">Du</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié en expédition complète, par l'envoi de photocopies, à :</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRetraitNiveau1"><span lang="FR">‑ Me Paul Marville (pour B.________ SA),</span></p> <p class="OJV-DcisionsRetraitNiveau1"> <span lang="FR">‑ Me Jean-Pierre Bloch (pour R.________).</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> La Chambre des recours considère que la valeur litigieuse est de</span> <span lang="FR">2'000 francs.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral - RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n'est recevable que si la valeur litigieuse s'élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <span lang="FR"> <br clear="all"/> </span> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRetraitNiveau1"><span lang="FR">‑ M. le Président du Tribunal de prud'hommes de l'arrondissement de Lausanne.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsSignature"> <span lang="FR"> L</span><span lang="FR">a <span>greffi</span>ère <span>:</span></span></p> <p class="OJV-DcisionsSignature"> <span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsSignature"> <span lang="FR"> </span></p> </div> </body> </html>