<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2022-02-18-5F_3-2022.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5F_3/2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 18 février 2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit civil</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. les Juges fédéraux Herrmann, Président, </div> <div class="para">Marazzi et von Werdt. </div> <div class="para">Greffier : M. Braconi. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">requérante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Office des faillites de l'arrondissement </div> <div class="para">de l'Est vaudois, </div> <div class="para">rue de la Madeleine 39, 1800 Vevey, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">demande de révision de l'arrêt du Tribunal fédéral suisse 5A_936/2021 du 22 décembre 2021, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Par arrêt du 22 décembre 2021 (cause 5A_936/2021), le Président de la IIe Cour de droit civil - statuant en procédure simplifiée (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/108/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/a" type="start"></artref>art. 108 al. 1 let. a et b LTF</span><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/108/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/b" type="end"></artref>) - a déclaré irrecevable le recours en matière civile formé par A.________ contre l'arrêt rendu le 20 octobre 2021 par la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal vaudois (autorité supérieure de surveillance en matière de LP). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Par écriture mise à la poste le 3 février 2022, A.________ demande la révision de l'arrêt précité; elle sollicite en outre l'octroi de l'assistance judiciaire et de l'effet suspensif. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">En l'espèce, le Président de la IIe Cour de droit civil a constaté que la requérante avait déposé deux actes: le premier le 11 novembre 2021, puis un second le lendemain. Il a déclaré irrecevable cette dernière écriture; dès lors que la décision cantonale entreprise avait été notifiée le 1er novembre 2021 - comme la requérante l'avait d'ailleurs admis -, le délai de recours de dix jours (<span class="artref">art. 100 al. 2 let. a LTF</span>) était parvenu à expiration le 11 novembre suivant; expédié le 12 novembre 2021, le complément du recours était tardif, partant irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.1.</b> La requérante ne s'en prend pas au motif d'irrecevabilité - fondé sur une motivation insuffisante (arrêt 5A_936/2021 consid. 6.2) - relatif à son acte de recours du 11 novembre 2021. Il n'y a donc pas lieu d'en débattre plus avant (<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=32&amp;from_date=15.02.2022&amp;to_date=06.03.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F147-III-238%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page238">ATF 147 III 238</a> consid. 1.2.1 et la jurisprudence citée). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.2.</b> De jurisprudence constante, lorsque le Tribunal fédéral n'entre pas en matière sur un recours, son arrêt ne se substitue pas à la décision cantonale attaquée, qui reste en force et peut seule faire l'objet d'une demande de révision sur le fond. Quant à elle, la demande de révision de l'arrêt fédéral ne peut se rapporter qu'à la cause d'irrecevabilité qui affecte ladite décision, en l'occurrence la tardiveté du complément du recours en matière civile (parmi d'autres: <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=32&amp;from_date=15.02.2022&amp;to_date=06.03.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F147-III-238%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page238">ATF 147 III 238</a> consid. 3.2.2 et les arrêts cités). </div> <div class="para">Il s'ensuit que les arguments de la requérante sur la prétendue violation de l'<span class="artref">art. 32 LP</span> par l'autorité cantonale sont d'emblée irrecevables; il en est de même du reproche qui lui est adressé de n'avoir pas mentionné correctement les voies de recours, à savoir la " <i>possibilité de demander une restitution de délai à la même instance</i> " ( <i>i.e.</i> au Tribunal cantonal vaudois). Par conséquent, le chef de conclusions (ch. 5) tendant à faire " <i>admettre la</i> <i>recevabilité du recours déposé</i> [...] <i>au Tribunal cantonal vaudois</i> " est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.3.</b> La requérante ne précise pas les conclusions qui n'auraient pas été jugées (<span class="artref">art. 123 al. 1 let</span>. c LTF), sauf à viser celles - sur le fond - qui n'ont pas été tranchées en raison de l'irrecevabilité du recours. Autant qu'elle n'est pas superfétatoire, la requête apparaît dès lors irrecevable faute de motivation conforme aux exigences légales (<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=32&amp;from_date=15.02.2022&amp;to_date=06.03.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F147-III-238%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page238">ATF 147 III 238</a> consid. 1.2.1 et les arrêts cités). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.4.</b> La requérante se plaint d'une " <i>inadvertance manifeste</i> " au sens de l'<span class="artref">art. 121 let</span>. d LTF, dont le Président de la Cour de céans se serait rendu coupable en computant le délai de recours; la décision attaquée ayant été reçue le 1er novembre 2021, le délai de recours a commencé à courir le lendemain (2 novembre), jour auquel il faut ajouter le délai de recours (10 jours). Expédié le 12 novembre 2021 (" <i>2 + 10 = 12</i>"), le complément du recours est intervenu en temps utile. </div> <div class="para">Une telle argumentation ne peut pas être suivie. Sous le couvert d'une inadvertance manifeste, la requérante conteste en réalité la façon dont le délai de recours a été calculé; or, la voie de la révision n'a pas pour but d'ouvrir un nouveau débat sur la solution juridique retenue dans la décision incriminée (arrêts 5F_24/2021 du 20 janvier 2022 consid. 3; 5F_19/2021 du 31 août 2021 consid. 2 et les citations). Au surplus, la démonstration de la recourante - au reste grossièrement fausse - ne trouve aucun appui dans l'arrêt auquel elle se réfère (5A_972/2018 du 5 février 2019); si, dans ladite affaire, le délai de recours avait bien commencé à courir le 14 juin 2018 pour expirer le 25 juin suivant, c'est parce que le 24 juin ( <i>dernier jour du délai</i>) était un <i>dimanche</i> (<span class="artref">art. 142 al. 3 CPC</span>, applicable par renvoi de l'<span class="artref">art. 31 LP</span>; <span class="artref">art. 45 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.5.</b> La requérante soutient encore que l'arrêt déféré aurait été influencé par un " <i>délit</i> " au sens de l'<span class="artref">art. 123 al. 1 LTF</span>, c'est-à-dire " <i>le délit d'une autorité qui ne fait pas son travail</i> ". Invoqué de manière manifestement abusive, ce motif est irrecevable (<span class="artref">art. 42 al. 7 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.6.</b> Enfin, la requérante se plaint d'une composition irrégulière, car un seul juge - " <i>à savoir M. le Juge fédéral Denys</i> " ( <i>recte</i> : M. le Président Herrmann) - a statué sur le recours (<span class="artref">art. 121 let. a LTF</span>, en lien avec l'<span class="artref">art. 20 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para">Ce moyen apparaît mal fondé. Le motif de révision invoqué n'est pas réalisé lorsque la composition de la section du tribunal est déterminée, non pas en application du droit de procédure, mais en fonction d'une appréciation du fond, comme l'existence ou non d'une question juridique de principe ou d'un motif d'irrecevabilité, points qui relèvent de la seule compétence du Tribunal fédéral (arrêt 5F_22/2020 du 13 juillet 2020 consid. 6.1 et les citations). Tel est le cas en l'espèce, où l'irrecevabilité du recours - motif retenu dans le cas particulier (arrêt 5A_936/2021 consid. 7) - peut être prononcée par le Président de la IIe Cour de droit civil, en qualité de juge unique (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/108/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/a" type="start"></artref>art. 108 al. 1 let. a et b LTF</span><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/108/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/b" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.1.</b> La requérante sollicite, " <i>par surplus de moyen</i> ", que sa demande soit également traitée en tant que " <i>demande de restitution de délai</i> " au sens de l'<span class="artref">art. 50 al. 1 LTF</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.</b> Bien qu'ils tendent à un même but - à savoir l'annulation de l'arrêt attaqué (art. 50 al. 2 et 128 al. 1 LTF) - ces deux moyens ne sauraient se cumuler ( <i>cf</i>. arrêt 2C_98/2008 du 12 mars 2008 consid. 1; FRÉSARD, <i>in</i> : Commentaire de la LTF, 2e éd., 2014, n° 20 ad <span class="artref">art. 50 LTF</span>). Quoi qu'il en soit, cette requête s'avère clairement mal fondée pour un autre motif. La requérante n'a pas été " <i>empêchée</i> " d'agir dans le délai légal, car l'irrecevabilité de son mémoire complémentaire est exclusivement imputable à une computation erronée du délai de recours. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Vu ce qui précède, la demande de révision - pour le moins téméraire -, est rejetée dans la mesure où elle est recevable, alors que la requête de restitution de délai est rejetée autant qu'elle est recevable. Comme les conclusions de la requérante étaient d'emblée dénuées de chances de succès, il convient de rejeter sa requête d'assistance judiciaire (<span class="artref">art. 64 al. 1 LTF</span>) et de mettre à sa charge les frais (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para">Le présent arrêt rend sans objet la requête d'effet suspensif - dénuée de motivation - de la requérante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">La requérante est expressément avisée que toute écriture ultérieure du même style dans cette affaire - en particulier une nouvelle requête de révision - sera <u>classée sans suite</u>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.1.</b> La demande de <u>révision</u> est rejetée dans la mesure où elle est recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.2.</b> Autant qu'elle est recevable, la requête de <u>restitution de délai</u> est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La requête d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 1'500 fr., sont mis à la charge de la requérante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué à la requérante, à l'Office des faillites de l'arrondissement de l'Est vaudois et à la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal du canton de Vaud. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 18 février 2022 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Herrmann </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Braconi </div> </div></body></html>