{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2011-01-20", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20110120-31322-07_2011-01-20.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20110120_31322_07:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "b6d3955e80c9f9e4b9c35faaa6efd869"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20110120_31322_07", "Haas Ernst G. gegen Schweiz"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 20.01.2011 20110120_31322_07 (Haas Ernst G. gegen Schweiz)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 20.01.2011 20110120_31322_07 (Haas Ernst G. gegen Schweiz)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 20.01.2011 20110120_31322_07 (Haas Ernst G. gegen Schweiz)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>SUISSE: Art. 8 CEDH. Refus de d\u00e9livrer sans ordonnance m\u00e9dicale une substance l\u00e9tale (pentobarbital sodique) au requ\u00e9rant souffrant d'un grave trouble psychique, afin qu'il puisse se suicider sans douleur ni risque d'\u00e9chec.\n<br>La Cour admet que le droit d'un individu de d\u00e9cider de quelle mani\u00e8re et \u00e0 quel moment sa vie doit prendre fin, \u00e0 condition qu'il soit en mesure de forger librement sa propre volont\u00e9 et d'agir en cons\u00e9quence, est l'un des aspects du droit au respect de sa vie priv\u00e9e. Elle consid\u00e8re toutefois que l'on ne saurait sous-estimer les risques d'abus inh\u00e9rents \u00e0 un syst\u00e8me facilitant l'acc\u00e8s au suicide assist\u00e9 et que la restriction d'acc\u00e8s au pentobarbital sodique sert la protection de la sant\u00e9, la s\u00fbret\u00e9 publique et la pr\u00e9vention d'infractions p\u00e9nales.\nLa Cour estime que l'exigence d'une ordonnance m\u00e9dicale, d\u00e9livr\u00e9e sur le fondement d'une expertise psychiatrique compl\u00e8te, est un moyen permettant de s'assurer qu'une d\u00e9cision de mettre fin \u00e0 sa vie corresponde bien \u00e0 la libre volont\u00e9 de l'int\u00e9ress\u00e9. En l'esp\u00e8ce, la Cour n'est pas convaincue que le requ\u00e9rant \u00e9tait dans l'impossibilit\u00e9 de trouver un sp\u00e9cialiste pr\u00eat \u00e0 l'assister, dans un pays dont la l\u00e9gislation et la pratique permettent assez facilement l'assistance au suicide. Vu la marge d'appr\u00e9ciation des autorit\u00e9s, m\u00eame \u00e0 supposer que l'Etat ait une obligation positive de faciliter un suicide dans la dignit\u00e9, celle-ci n'a pas \u00e9t\u00e9 viol\u00e9e (ch. 50 - 61).\nConclusion: non-violation de l'art. 8 CEDH.\n<br>N.B. Cet arr\u00eat est devenu d\u00e9finitif suite au refus du renvoi devant la Grande Chambre.\n<br> Inhaltsangabe des BJ(1. Quartalsbericht 2011)<br>Recht auf Achtung des Privatlebens (Art. 8 EMRK); Verpflichtung zur Erm\u00f6glichung von Suizid.<br>Einer psychisch kranken Person die Bewilligung zu verweigern, eine nach Gesetz rezeptpflichtige Substanz zu Suizidzwecken rezeptfrei zu beziehen, stellt keine Verletzung des Rechts auf Achtung des Privatlebens dar. Der Gerichtshof h\u00e4lt fest, dass in den Mitgliedstaaten bez\u00fcglich des Rechts auf Wahl der Art und des Zeitpunkts des Todes kein Konsens besteht. Dies r\u00e4umt den Mitgliedstaaten grossen Ermessenspielraum ein. Die Rezeptpflicht f\u00fcr eine Selbstt\u00f6tungssubstanz dient einem legitimen Ziel, n\u00e4mlich der Bewahrung vor \u00fcbereilten Entscheidungen der suizidwilligen Person und der Vorbeugung von Missbrauch. Gerade in einem Staat mit einer liberalen Haltung zur Beihilfe zu Suizid wie der Schweiz sind solche Vorkehrungen gegen Missbrauch notwendig. <br>Keine Verletzung von Art. 8 EMRK (einstimmig)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>SUISSE: Art. 8 CEDH. Refus de d\u00e9livrer sans ordonnance m\u00e9dicale une substance l\u00e9tale (pentobarbital sodique) au requ\u00e9rant souffrant d'un grave trouble psychique, afin qu'il puisse se suicider sans douleur ni risque d'\u00e9chec.\n<br>La Cour admet que le droit d'un individu de d\u00e9cider de quelle mani\u00e8re et \u00e0 quel moment sa vie doit prendre fin, \u00e0 condition qu'il soit en mesure de forger librement sa propre volont\u00e9 et d'agir en cons\u00e9quence, est l'un des aspects du droit au respect de sa vie priv\u00e9e. Elle consid\u00e8re toutefois que l'on ne saurait sous-estimer les risques d'abus inh\u00e9rents \u00e0 un syst\u00e8me facilitant l'acc\u00e8s au suicide assist\u00e9 et que la restriction d'acc\u00e8s au pentobarbital sodique sert la protection de la sant\u00e9, la s\u00fbret\u00e9 publique et la pr\u00e9vention d'infractions p\u00e9nales.\nLa Cour estime que l'exigence d'une ordonnance m\u00e9dicale, d\u00e9livr\u00e9e sur le fondement d'une expertise psychiatrique compl\u00e8te, est un moyen permettant de s'assurer qu'une d\u00e9cision de mettre fin \u00e0 sa vie corresponde bien \u00e0 la libre volont\u00e9 de l'int\u00e9ress\u00e9. En l'esp\u00e8ce, la Cour n'est pas convaincue que le requ\u00e9rant \u00e9tait dans l'impossibilit\u00e9 de trouver un sp\u00e9cialiste pr\u00eat \u00e0 l'assister, dans un pays dont la l\u00e9gislation et la pratique permettent assez facilement l'assistance au suicide. Vu la marge d'appr\u00e9ciation des autorit\u00e9s, m\u00eame \u00e0 supposer que l'Etat ait une obligation positive de faciliter un suicide dans la dignit\u00e9, celle-ci n'a pas \u00e9t\u00e9 viol\u00e9e (ch. 50 - 61).\nConclusion: non-violation de l'art. 8 CEDH.\n<br>N.B. Cet arr\u00eat est devenu d\u00e9finitif suite au refus du renvoi devant la Grande Chambre.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ(1er rapport trimestriel 2011)<br>Droit au respect de la vie priv\u00e9e (art.\u00a08 CEDH)\u00a0; obligation de faciliter les suicides. <br>Le fait de refuser \u00e0 une personne atteinte d'une maladie psychique de se procurer sans ordonnance m\u00e9dicale, aux fins d'un suicide, une substance normalement soumise \u00e0 ordonnance ne constitue pas une violation du droit au respect de la vie priv\u00e9e. La Cour constata qu'il n'existe pas parmi les \u00c9tats-membres de consensus sur le droit de choisir le moyen et le moment de sa propre mort, ce qui laisse aux \u00c9tats une marge d'appr\u00e9ciation \u00e9tendue. L'obligation d'exiger une ordonnance m\u00e9dicale pour une substance permettant un suicide poursuit un but l\u00e9gitime, \u00e0 savoir la protection de personnes souhaitant mettre fin \u00e0 leur vie de d\u00e9cisions inconsid\u00e9r\u00e9es et la pr\u00e9vention d'abus. De telles mesures contre les abus sont d'autant plus n\u00e9cessaires dans un \u00c9tat comme la Suisse, qui a une attitude lib\u00e9rale par rapport \u00e0 l'assistance au suicide. <br>Absence de violation de l'art.\u00a08 CEDH (unanimit\u00e9)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>SUISSE: Art. 8 CEDH. Refus de d\u00e9livrer sans ordonnance m\u00e9dicale une substance l\u00e9tale (pentobarbital sodique) au requ\u00e9rant souffrant d'un grave trouble psychique, afin qu'il puisse se suicider sans douleur ni risque d'\u00e9chec.\n<br>La Cour admet que le droit d'un individu de d\u00e9cider de quelle mani\u00e8re et \u00e0 quel moment sa vie doit prendre fin, \u00e0 condition qu'il soit en mesure de forger librement sa propre volont\u00e9 et d'agir en cons\u00e9quence, est l'un des aspects du droit au respect de sa vie priv\u00e9e. Elle consid\u00e8re toutefois que l'on ne saurait sous-estimer les risques d'abus inh\u00e9rents \u00e0 un syst\u00e8me facilitant l'acc\u00e8s au suicide assist\u00e9 et que la restriction d'acc\u00e8s au pentobarbital sodique sert la protection de la sant\u00e9, la s\u00fbret\u00e9 publique et la pr\u00e9vention d'infractions p\u00e9nales.\nLa Cour estime que l'exigence d'une ordonnance m\u00e9dicale, d\u00e9livr\u00e9e sur le fondement d'une expertise psychiatrique compl\u00e8te, est un moyen permettant de s'assurer qu'une d\u00e9cision de mettre fin \u00e0 sa vie corresponde bien \u00e0 la libre volont\u00e9 de l'int\u00e9ress\u00e9. En l'esp\u00e8ce, la Cour n'est pas convaincue que le requ\u00e9rant \u00e9tait dans l'impossibilit\u00e9 de trouver un sp\u00e9cialiste pr\u00eat \u00e0 l'assister, dans un pays dont la l\u00e9gislation et la pratique permettent assez facilement l'assistance au suicide. Vu la marge d'appr\u00e9ciation des autorit\u00e9s, m\u00eame \u00e0 supposer que l'Etat ait une obligation positive de faciliter un suicide dans la dignit\u00e9, celle-ci n'a pas \u00e9t\u00e9 viol\u00e9e (ch. 50 - 61).\nConclusion: non-violation de l'art. 8 CEDH.\n<br>N.B. Cet arr\u00eat est devenu d\u00e9finitif suite au refus du renvoi devant la Grande Chambre.\n<br> Sintesi dell'UFG(1\u00b0 rapporto trimestriale 2011)<br>Diritto al rispetto della vita privata (art. 8\u00a0CEDU); facilitare il suicidio.<br>Negare a un malato psichico l'autorizzazione a procurarsi, senza ricetta medica, una sostanza sottoposta per legge a prescrizione al fine di suicidarsi non costituisce una violazione del diritto al rispetto della vita privata. La Corte prende atto che, tra gli Stati membri, non vi \u00e8 alcuna intesa in merito al diritto di scegliere quando e come suicidarsi; ciascuno di essi dispone pertanto di un ampio margine discrezionale. L'obbligo di prescrizione per una sostanza letale persegue un obiettivo legittimo: tutela la persona che intende suicidarsi da decisioni avventate e previene eventuali abusi. Tali misure sono a maggior ragione necessarie in un Paese come la Svizzera, dove vige un atteggiamento liberale nei confronti dell'aiuto al suicidio.<br>Nessuna violazione dell'articolo\u00a08 CEDU (unanimit\u00e0)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:09:12", "Checksum": "81027e1d994bc5fc8f0b0b022bffb004"}