{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2024-11-12", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20241112-56390-21_2024-11-12.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20241112_56390_21:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "01797ba2cc827d34114130127017017d"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20241112_56390_21", "M.I. c. Suisse"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 12.11.2024 20241112_56390_21 (M.I. c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 12.11.2024 20241112_56390_21 (M.I. c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 12.11.2024 20241112_56390_21 (M.I. c. Suisse)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>SUISSE: Art. 3 CEDH. Risque de mauvais traitements en cas de renvoi d'un homosexuel iranien dans son pays d'origine.\n<br>Selon la Cour, peu importe que l'orientation sexuelle du requ\u00e9rant soit ou non connue pour l'instant des autorit\u00e9s iraniennes, des membres de sa famille ou de la population. Son homosexualit\u00e9 pourrait en effet \u00eatre d\u00e9couverte ult\u00e9rieurement en cas de renvoi en Iran. La Cour consid\u00e8re que les autorit\u00e9s suisses n'ont pas suffisamment \u00e9valu\u00e9 le risque de mauvais traitements encouru par le requ\u00e9rant en tant qu'homosexuel en Iran. De plus, elles n'ont pas cherch\u00e9 \u00e0 d\u00e9terminer si l'\u00c9tat iranien prot\u00e9gerait le requ\u00e9rant contre les mauvais traitements inflig\u00e9s par des acteurs non \u00e9tatiques en raison de son orientation sexuelle (ch. 42-57).\nConclusion: violation de l'art 3 CEDH si le requ\u00e9rant devait \u00eatre renvoy\u00e9 en Iran sans nouvelle \u00e9valuation du risque de mauvais traitements.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>(4. Quartalsbericht 2024)<br>Recht auf Leben (Art. 2 EMRK); Verbot unmenschlicher oder erniedrigender Behandlung (Art. 3 EMRK); Recht auf wirksame Beschwerde (Art. 13 EMRK); Diskriminierungsverbot (Art. 14); Ausweisung eines homosexuellen iranischen Staatsb\u00fcrgers.<br>Der Fall betrifft das durch die Schweizer Beh\u00f6rden abgelehnte Asylgesuch eines homosexuellen iranischen Staatsangeh\u00f6rigen. Die Schweizer Beh\u00f6rden gelangten zu dem Schluss, dass eine eventuelle Ausweisung in den Iran f\u00fcr den Beschwerdef\u00fchrer kein Risiko darstelle, wenn er nach seiner R\u00fcckkehr sein Privatleben weiterhin diskret f\u00fchre. Im Hinblick auf die Artikel 2 und 3 EMRK behauptet der Beschwerdef\u00fchrer, er sei einem tats\u00e4chlichen und unmittelbaren Risiko ausgesetzt, von den Beh\u00f6rden, seiner Familie oder im Allgemeinen von der Gesellschaft verhaftet, misshandelt oder get\u00f6tet zu werden. Er macht insbesondere geltend, dass die Schweizer Beh\u00f6rden keine umfassende Risikobewertung seiner Ausweisung in ein Land vorgenommen haben, in dem Homophobie und Diskriminierung von LGBTI-Personen an der Tagesordnung sind. Er beruft sich auch auf das Recht auf wirksame Beschwerde und das Diskriminierungsverbot. Der Gerichtshof wies darauf hin, dass die sexuelle Orientierung einer Person ein wesentlicher Bestandteil ihrer Identit\u00e4t ist und nicht erwartet werden kann, diese zu verbergen, um Verfolgung zu vermeiden. Unabh\u00e4ngig davon, ob die Homosexualit\u00e4t des Beschwerdef\u00fchrers den iranischen Beh\u00f6rden oder seiner Familie bekannt ist oder nicht, besteht das Risiko, dass diese im Falle einer Ausweisung zu einem sp\u00e4teren Zeitpunkt entdeckt wird. Die Verfolgung von LGBTI-Personen ist im Iran Realit\u00e4t. Der Gerichtshof hat die Einsch\u00e4tzung der innerstaatlichen Beh\u00f6rden, wonach die vorgebrachte Verfolgung durch seine Familienangeh\u00f6rigen nicht glaubhaft sei, nicht in Frage gestellt. Er stellte jedoch fest, dass Verfolgung auch von anderen Personen als Familienmitgliedern ausge\u00fcbt werden kann. Seiner Ansicht nach h\u00e4tten die innerstaatlichen Beh\u00f6rden pr\u00fcfen sollen, ob die iranischen Beh\u00f6rden in der Lage und bereit seien, dem Beschwerdef\u00fchrer den erforderlichen Schutz vor solchen Misshandlungen zu gew\u00e4hren. Diese Pr\u00fcfung wurde jedoch nicht durchgef\u00fchrt, da die innerstaatlichen Beh\u00f6rden es f\u00fcr unwahrscheinlich hielten, dass die Homosexualit\u00e4t des Beschwerdef\u00fchrers im Iran bekannt sei. Der Gerichtshof gelangte daher zur Auffassung, dass die innerstaatlichen Beh\u00f6rden weder das Risiko einer Misshandlung des Beschwerdef\u00fchrers noch die Frage, ob staatlicher Schutz vor Misshandlungen durch nichtstaatliche Akteure gegeben war, nicht ausreichend gepr\u00fcft haben. Angesichts dieser Schlussfolgerungen hat er die \u00fcbrigen R\u00fcgen des Beschwerdef\u00fchrers nicht gesondert gepr\u00fcft. Verletzung von Artikel 3 EMRK (einstimmig)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>SUISSE: Art. 3 CEDH. Risque de mauvais traitements en cas de renvoi d'un homosexuel iranien dans son pays d'origine.\n<br>Selon la Cour, peu importe que l'orientation sexuelle du requ\u00e9rant soit ou non connue pour l'instant des autorit\u00e9s iraniennes, des membres de sa famille ou de la population. Son homosexualit\u00e9 pourrait en effet \u00eatre d\u00e9couverte ult\u00e9rieurement en cas de renvoi en Iran. La Cour consid\u00e8re que les autorit\u00e9s suisses n'ont pas suffisamment \u00e9valu\u00e9 le risque de mauvais traitements encouru par le requ\u00e9rant en tant qu'homosexuel en Iran. De plus, elles n'ont pas cherch\u00e9 \u00e0 d\u00e9terminer si l'\u00c9tat iranien prot\u00e9gerait le requ\u00e9rant contre les mauvais traitements inflig\u00e9s par des acteurs non \u00e9tatiques en raison de son orientation sexuelle (ch. 42-57).\nConclusion: violation de l'art 3 CEDH si le requ\u00e9rant devait \u00eatre renvoy\u00e9 en Iran sans nouvelle \u00e9valuation du risque de mauvais traitements.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(4\u00e8me rapport trimestriel 2024)<br>Droit \u00e0 la vie (art. 2 CEDH) ; interdiction des traitements inhumains ou d\u00e9gradants (art. 3 CEDH) ; droit \u00e0 un recours effectif (art. 13 CEDH) ; interdiction de la discrimination (art. 14 CEDH) ; expulsion d'un ressortissant iranien homosexuel.<br>L'affaire concerne le rejet par les autorit\u00e9s suisses de la demande d'asile du requ\u00e9rant, un ressortissant iranien homosexuel. Les autorit\u00e9s suisses ont conclu qu'il ne courrait aucun risque en cas d'expulsion vers l'Iran si, apr\u00e8s son retour, il continuait \u00e0 y mener sa vie priv\u00e9e de fa\u00e7on discr\u00e8te. Sur le terrain des articles 2 et 3 CEDH, le requ\u00e9rant all\u00e8gue qu'il serait expos\u00e9 \u00e0 un risque r\u00e9el et imminent d'\u00eatre arr\u00eat\u00e9, de subir des mauvais traitements ou d'\u00eatre tu\u00e9 par les autorit\u00e9s, sa famille ou la soci\u00e9t\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral. Il fait valoir en particulier que les autorit\u00e9s suisses n'ont pas proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une \u00e9valuation compl\u00e8te des risques li\u00e9s \u00e0 son expulsion vers un pays o\u00f9 l'homophobie et la discrimination \u00e0 l'\u00e9gard des personnes LGBTI sont monnaie courante. Il invoque \u00e9galement le droit \u00e0 un recours effectif et l'interdiction de la discrimination. La Cour a rappel\u00e9 que l'orientation sexuelle d'une personne constitue une part essentielle de son identit\u00e9 et qu'on ne saurait attendre d'une personne qu'elle cache son orientation sexuelle afin d'\u00e9viter des pers\u00e9cutions. Que l'homosexualit\u00e9 du requ\u00e9rant soit connue ou non par les autorit\u00e9s iraniennes ou sa famille, il existe un risque qu'elle soit d\u00e9couverte ult\u00e9rieurement en cas de renvoi. Or, les personnes LGBTI sont pers\u00e9cut\u00e9es en pratique en Iran. La Cour n'a pas remis en question l'appr\u00e9ciation des autorit\u00e9s internes selon laquelle la pers\u00e9cution all\u00e9gu\u00e9e par des membres de sa famille manquait de cr\u00e9dibilit\u00e9. Elle a toutefois relev\u00e9 que des pers\u00e9cutions peuvent \u00e9galement \u00eatre exerc\u00e9es par des personnes autres que les membres de la famille. Selon elle, les autorit\u00e9s internes auraient d\u00fb examiner si les autorit\u00e9s iraniennes seraient en mesure et dispos\u00e9es \u00e0 fournir au requ\u00e9rant la protection n\u00e9cessaire contre de tels mauvais traitements. Cet examen n'avait pas \u00e9t\u00e9 fait puisque les autorit\u00e9s internes avaient consid\u00e9r\u00e9 peu probable que l'homosexualit\u00e9 du requ\u00e9rant soit connue en Iran. La Cour a ainsi consid\u00e9r\u00e9 que les autorit\u00e9s internes n'avaient pas suffisamment examin\u00e9 le risque pour le requ\u00e9rant d'\u00eatre expos\u00e9 \u00e0 de mauvais traitements ou si une protection \u00e9tatique contre de mauvais traitements d'acteurs non \u00e9tatiques \u00e9tait disponible. Au vu de ces conclusions, elle n'a pas examin\u00e9 s\u00e9par\u00e9ment les autres griefs soulev\u00e9s par le requ\u00e9rant. Violation de l'article 3 (unanimit\u00e9)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>SUISSE: Art. 3 CEDH. Risque de mauvais traitements en cas de renvoi d'un homosexuel iranien dans son pays d'origine.\n<br>Selon la Cour, peu importe que l'orientation sexuelle du requ\u00e9rant soit ou non connue pour l'instant des autorit\u00e9s iraniennes, des membres de sa famille ou de la population. Son homosexualit\u00e9 pourrait en effet \u00eatre d\u00e9couverte ult\u00e9rieurement en cas de renvoi en Iran. La Cour consid\u00e8re que les autorit\u00e9s suisses n'ont pas suffisamment \u00e9valu\u00e9 le risque de mauvais traitements encouru par le requ\u00e9rant en tant qu'homosexuel en Iran. De plus, elles n'ont pas cherch\u00e9 \u00e0 d\u00e9terminer si l'\u00c9tat iranien prot\u00e9gerait le requ\u00e9rant contre les mauvais traitements inflig\u00e9s par des acteurs non \u00e9tatiques en raison de son orientation sexuelle (ch. 42-57).\nConclusion: violation de l'art 3 CEDH si le requ\u00e9rant devait \u00eatre renvoy\u00e9 en Iran sans nouvelle \u00e9valuation du risque de mauvais traitements.\n<br> Sintesi dell'UFG\n<br>(4\u00b0 rapporto trimestriale 2024)<br>Diritto alla vita (art. 2 CEDU); divieto di trattamenti inumani o degradanti (art. 3 CEDU); diritto a un ricorso effettivo (art. 13 CEDU); divieto di discriminazione (art. 14 CEDU); espulsione di un cittadino iraniano omosessuale.<br>La causa riguarda il rifiuto della domanda d'asilo del ricorrente, un cittadino iraniano omosessuale. Le autorit\u00e0 svizzere sono giunte alla conclusione che il ricorrente non avrebbe corso alcun rischio in caso di espulsione verso l'Iran a condizione di condurre la sua vita privata con discrezione. Con riferimento agli articoli 2 e 3 CEDU, il ricorrente sostiene che sarebbe esposto a un rischio reale e imminente di essere arrestato, subire maltrattamenti o essere ucciso dalle autorit\u00e0, dalla sua famiglia o dalla societ\u00e0 in generale. Fa in particolare valere che le autorit\u00e0 svizzere non hanno effettuato una valutazione completa dei rischi legati alla sua espulsione verso un Paese in cui l'omofobia e la discriminazione nei confronti delle persone LGBTI sono frequenti. Invoca anche il diritto a un ricorso effettivo e il divieto di discriminazione. La Corte ha rammentato che l'orientamento sessuale di una persona \u00e8 parte essenziale della sua identit\u00e0 e non ci si pu\u00f2 attendere che lo mascheri per evitare di essere perseguitata. A prescindere dal fatto che l'omosessualit\u00e0 del ricorrente sia nota o meno alle autorit\u00e0 iraniane e alla sua famiglia, vi \u00e8 il rischio che venga scoperta in caso di rimpatrio. Orbene, le persone LGBTI sono realmente perseguitate in Iran. La Corte non ha messo in questione la valutazione delle autorit\u00e0 interne secondo cui la persecuzione, allegata dal ricorrente, da parte dei membri della sua famiglia non era credibile. Ha tuttavia osservato che le persecuzioni possono anche essere esercitate da persone che non sono membri della famiglia. Ha fatto notare che le autorit\u00e0 interne avrebbero dovuto esaminare se le autorit\u00e0 iraniane sarebbero in grado e disposte a fornire al ricorrente la protezione necessaria contro tali maltrattamenti. Tale esame non \u00e8 stato effettuato perch\u00e9 le autorit\u00e0 interne avevano considerato poco probabile che l'omosessualit\u00e0 del ricorrente fosse nota in Iran. La Corte ha quindi considerato che le autorit\u00e0 interne non hanno sufficientemente esaminato se il ricorrente correva il rischio di essere esposto a maltrattamenti, n\u00e9 se era disponibile una protezione statale contro i maltrattamenti da parte di attori non statali. Viste queste conclusioni non ha esaminato separatamente le altre censure fatte valere dal ricorrente. Violazione dell'articolo 3 (unanimit\u00e0)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:09:58", "Checksum": "f0022e56ae7cb8ff88fd9a91e6b0f5c4"}