Lausanne, 22. Mai 2017
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 4. Mai 2017 (6B_1199/2016)
Vertrauensarzt untersteht gegenüber Arbeitgeber dem Berufsgeheimnis
Ein vom Arbeitgeber eingesetzter Vertrauensarzt untersteht bei der Information über
die Ergebnisse der Untersuchung eines Arbeitnehmers dem strafrechtlich geschützten Berufsgeheimnis. Ohne weitergehende Ermächtigung des Arbeitnehmers
darf sich der Vertrauensarzt gegenüber dem Arbeitgeber nur zum Bestehen, zur
Dauer und zum Grad einer Arbeitsunfähigkeit äussern, sowie zur Frage, ob es sich
um eine Krankheit oder einen Unfall handelt. Das Bundesgericht bestätigt die
Verurteilung eines Arztes, der dem Arbeitgeber auch seine Diagnose und weitere
Angaben zum betroffenen Angestellten mitgeteilt hat. 
Dem Angestellten war von seinem behandelnden Arzt mehrmals eine vollständige
Arbeitsunfähigkeit attestiert worden. Die Arbeitgeberfirma verlangte daraufhin eine vertrauensärztliche Untersuchung. In diesem Rahmen ermächtigte der Arbeitnehmer den
Vertrauensarzt dazu, zuhanden der Arbeitgeberin ein ärztliches Zeugnis zu verfassen.
Der Vertrauensarzt machte in seinem detaillierten Bericht an die Arbeitgeberin dann
auch Angaben zur persönlichen, beruflichen und finanziellen Situation des Untersuchten
und offenbarte ihr die gestellte Diagnose. Das Obergericht des Kantons Zürich
verurteilte den Arzt 2016 wegen Verletzung des Berufsgeheimnisses zu einer bedingten
Geldstrafe. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerde des Arztes ab. Der vom Arbeitgeber
eingesetzte Vertrauensarzt muss über umfassende Informationen zum Gesundheitszustand der zu untersuchenden Person verfügen, um der ihm übertragenen Aufgabe
sachgerecht nachkommen zu können. Der Arbeitnehmer, der zu einer solchen Untersuchung aufgeboten wird, darf darauf vertrauen, dass diese Informationen nicht ohne
Weiteres dem Arbeitgeber weitergeleitet werden. Daher untersteht auch der vom
Arbeitgeber eingesetzte Vertrauensarzt dem von Artikel 321 des Strafgesetzbuches
geschützten Berufsgeheimnis. Ob und in welchem Umfang der Vertrauensarzt dem
Arbeitgeber berichten darf, hängt davon ab, inwieweit er seitens des Arbeitnehmers vom
Geheimnis entbunden worden ist. Im konkreten Fall hat der Arbeitnehmer den Arzt zum
Verfassen eines ärztlichen Zeugnisses zuhanden des Arbeitgebers ermächtigt. Das
Obergericht ist zu Recht davon ausgegangen, dass dies gemäss Artikel 328b des
Obligationenrechts nur Informationen umfasst, welche die Eignung des Arbeitnehmers
für das Arbeitsverhältnis und zu dessen Durchführung betreffen, mithin also Angaben
zum Bestehen, zur Dauer und zum Grad einer Arbeitsunfähigkeit sowie eine Antwort auf
die Frage, ob es sich um eine Krankheit oder einen Unfall handelt. Lausanne, le 22 mai 2017
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 4 mai 2017 (6B_1199/2016)
Un médecin-conseil est soumis au secret professionnel à l'égard 
de l'employeur
Un médecin-conseil à qui un employeur a fait appel est soumis au secret
professionnel protégé par le droit pénal s'agissant de l'information sur le résultat de
l'enquête concernant un travailleur. Sans autre autorisation du travailleur, le
médecin-conseil peut s'exprimer uniquement sur l'existence, la durée et le degré de
l'incapacité de travail, comme sur la question de savoir s'il s'agit d'une maladie ou
d'un accident. Le Tribunal fédéral confirme la condamnation d'un médecin qui a
également annoncé à l'employeur son diagnostic et d'autres détails sur le travailleur
concerné.
Plusieurs incapacités de travail totales de l'employé ont été attestées par son médecintraitant. Par la suite, la société l'employant a requis un examen d'un médecin-conseil.
Dans ce contexte, le travailleur a autorisé le médecin-conseil à rédiger un certificat
médical à l'attention de son employeuse. Dans son rapport détaillé à l'employeuse, le
médecin-conseil a aussi donné des informations sur la situation personnelle, professionnelle et financière du travailleur examiné et lui a dévoilé le diagnostic posé. La Cour
suprême du canton de Zurich a condamné le médecin en 2016 pour violation du secret
professionnel à une peine pécuniaire avec sursis.
Le Tribunal fédéral rejette le recours du médecin. Le médecin-conseil à qui l'employeur
a fait appel doit disposer d'informations complètes sur l'état de santé de la personne à
examiner, afin de remplir correctement la tâche qui lui est confiée. Le travailleur, qui est
sollicité pour une telle enquête, doit pouvoir compter sur le fait que ces informations ne
seront pas transmises sans autre à son employeur. Par conséquent, le médecin-conseil
auquel l'employeur a fait appel est également soumis au secret professionnel, protégé
par l'article 321 du Code pénal. Si et dans quelle mesure le médecin-conseil peut
renseigner l'employeur dépend jusqu'à quel point il a été délié de son secret par le
travailleur. Dans le cas particulier, le travailleur a autorisé le médecin à établir un
certificat médical à l'attention de son employeuse. La Cour suprême est, à bon droit,
partie du principe que l'article 328b du Code des obligations ne comprend que des
données portant sur l'aptitude du travailleur à remplir son emploi ou à l'exécuter, partant
des indications sur l'existence, la durée et le degré d'une incapacité de travail et sur la
réponse à la question de savoir s'il s'agit d'une maladie ou d'un accident.