Lausanne, 14. Dezember 2016
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 5. Dezember 2016 (1B_412/2016)
Untersuchungshaft gegen mutmasslichen IS-Unterstützer bestä tigt
Das Bundesgericht bestätigt die Verlängerung der Untersuchungshaft gegenüber
einem Mann, gegen den die Bundesanwaltschaft wegen Verdachts auf Unterstützung
der Terrororganisation "Islamischer Staat" (IS) ermittelt. Das Bundesstrafgericht ist
zu Recht von dringendem Tatverdacht und von Verdunkelungsgefahr ausgegangen.
Die Bundesanwaltschaft führt gegen den Mann eine Untersuchung wegen Unterstützung
einer kriminellen Organisation sowie wegen Widerhandlungen gegen das Bundesgesetz
über das Verbot der Gruppierungen "Al-Qaïda" und "Islamischer Staat" sowie verwandter Organisationen (IS-Gesetz). Der Betroffene war am 16. Februar 2016 festgenommen
und in Untersuchungshaft versetzt worden. Diese wurde am vergangenen 17. August
bis zum 15. November 2016 verlängert, was vom Bundesstrafgericht im Oktober bestätigt wurde.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde des Mannes ab. Die Haftvoraussetzung des
dringenden Tatverdachts ist erfüllt. Als konkrete Indizien dafür, dass der Betroffene die
terroristische Organisation "Islamischer Staat" (oder eine ihrer Tarnorganisationen)
unterstützt haben könnte, durfte das Bundesstrafgericht nach den vorläufigen Untersuchungsergebnissen unter anderem folgende Umstände heranziehen: der Beschuldigte
räumt ein, Ende 2013 nach Syrien gereist zu sein; er gibt zu, sich dort in einem "Camp"
aufgehalten und bewaffnete Wachteinsätze geleistet zu haben; es wurden Bilder des
Syrienaufenthaltes sichergestellt, auf denen der Betroffene schwer bewaffnet und in
Militärkleidung posiert; er war gemäss eigenen Angaben und sichergestellten Fotos und
Nachrichten in der Schweiz mit extremistischen Personen eng vernetzt, die den IS offen
unterstützen; er übte eine leitende Funktion in einem Verein aus, in welchem jihadistische Extremisten, salafistische Hassprediger und IS-Rekrutierer verkehrten; er pflegte
als Kampfsporttrainer Kontakt mit diversen Personen, darunter Jugendlichen, die
anschliessend in den Irak oder nach Syrien reisten oder dies versuchten; er trainierte
gemäss sichergestellten Mitteilungen aus seinem engeren Umfeld in Syrien für den
Jihad und sah einem möglichen "Märtyrertod" entgegen. Erfüllt ist im Weiteren das
Hafterfordernis der Verdunkelungsgefahr. Zu beachten ist dabei unter anderem, dass
noch umfangreiches Beweismaterial auszuwerten ist und Einvernahmen von Gewährspersonen anstehen. Lausanne, le 14 décembre 2016
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 5 décembre 2016 (1B_412/2016)
Confirmation de la détention provisoire pour une personne soupçonnée de soutien à l'EI
Le Tribunal fédéral confirme la prolongation de la détention provisoire pour un
homme soupçonné par le Ministère public de la Confédération de soutien à l'organisation terroriste « Etat islamique » (EI). Le Tribunal pénal fédéral a retenu à juste titre
l'existence de soupçons graves et d'un risque de collusion.
Le Ministère public de la Confédération mène une instruction contre un homme pour
soutien à une organisation criminelle et violation de la loi fédérale interdisant les
groupes « Al-Qaïda » et « Etat islamique » et les organisations apparentées. Le prévenu
avait été arrêté le 16 février 2016 et placé en détention provisoire. Celle-ci a été prolongée, le 17 août 2016, jusqu'au 15 novembre 2016, et le Tribunal pénal fédéral avait
confirmé cette prolongation au mois d'octobre.
Le Tribunal fédéral rejette le recours du prévenu. L'exigence d'un soupçon grave comme
l'une des conditions de détention est satisfaite. Pour retenir des indices concrets que
l'intéressé avait soutenu l'organisation terroriste EI (ou l'une de ses organisations
secrètes), le Tribunal pénal fédéral pouvait se fonder sur les éléments suivants, tels
qu'ils résultent de l'état actuel de l'enquête : le prévenu a admis avoir voyagé en Syrie
fin 2013, y avoir séjourné dans un « camp » et s'être engagé dans des services de
garde armée; des images de son séjour en Syrie ont été saisies, sur lesquelles
l'intéressé apparaît en habit militaire, lourdement armé ; il ressort de ses propres
déclarations ainsi que des photos et renseignements saisis qu'il était étroitement lié à
des extrémistes soutenant ouvertement l'EI ; il exerçait une fonction dirigeante dans une
association fréquentée par des extrémistes jihadistes, des salafistes prêchant la haine
et des recruteurs de l'EI. En tant qu'entraîneur de sports de combat, il était en contact
avec diverses personnes, dont des jeunes, qui ont par la suite voyagé ou tenté de
voyager en Irak ou en Syrie. Selon les renseignements recueillis dans son proche
entourage, il s'entraînait en Syrie pour le jihad et envisageait une possible mort en
martyr. La condition du risque de collusion est par ailleurs réalisée, compte tenu du fait
que de nombreux moyens de preuve doivent encore être examinés et que des
interrogatoires doivent avoir lieu.