28. November 1989 N 1875 Standesinitiative Genf. Geldwäscherei crimination de crimes de sang ou de violence. L'activité du crime organisé s'exerce en effet également en matière de délits contre le patrimoine, le trafic d'armes, le proxénétisme, la traite des femmes, les rapts d'enfants, pour ne citer que quelques exemples. C'est la raison pour laquelle je propose par cette motion de conférer à la notion d'association de malfaiteurs une portée générale à l'exemple de la «conspiracy» et de l'insérer dans la partie générale du Code pénal suisse, parmi les dispositions sanctionnant la participation, tout en procédant aux adapta- tions nécessaires des dispositions de la partie spéciale du Code pénal suisse. Je remercie le Conseil fédéral d'avoir ac- cepté cette motion et je vous invite à faire de même. Rechsteiner: Die SP-Fraktion hat in der Eintretensdebatte zum Ausdruck gebracht, dass wir eine Strafbestimmung über das organisierte Verbrechen begrüssen und deshalb auch das Kommissionspostulat unterstützen. Wir bekämpfen auch die Motion Segond nicht, obschon nicht sehr deutlich argu- mentiert wird und die Begriffe unseres Erachtens etwas durch- einander gebracht werden. Deshalb sind einige Präzisierun- gen nötig. Immerhin hat Herr Segond sich bereit erklärt, im deutschen Text der Motion den Begriff «kriminelle Vereini- gung» durch den Begriff «organisiertes Verbrechen» zu erset- zen. Unter dieser Voraussetzung können wir dieser Motion zu- stimmen. Was ist das Problem im Hintergrund? Wir sind der Auffassung - und haben das auch in der Eintretensdebatte deutlich ge- sagt -, dass die neue Strafbestimmung nicht wieder beim ver- fehlten Konzept der «kriminellen Gruppe» aus den siebziger Jahren ansetzen darf. Damals ist dieses Konzept nach grosser Opposition in der Vernehmlassung mit guten Gründen ver- worfen worden, nach der Opposition beispielsweise der CVP und der SP. Der Begriff «kriminelle Gruppe» hätte eine Art von Gesinnungsdelikt mit sich gebracht, die rechtsstaatlich be- denklich gewesen wäre. Wir haben sicher gut daran getan, eine solche Bestimmung nicht in unser Strafgesetzbuch auf- zunehmen. Das organisierte Verbrechen unterscheidet sich vom Begriff der «kriminellen Gruppe» und auch vom traditionellen straf- rechtlichen Begriff der Bande, den wir heute schon kennen. Beim organisierten Verbrechen geht es um ein arbeitsteiliges, kriminelles und gewinnträchtiges Unternehmen, das ganz be- stimmte Momente bei der Delinquenz erkennen lässt. Bei- spielsweise bringt die Definition, die im Rechtshilfeabkommen mit den USA enthalten ist, recht gut zum Ausdruck, was mit or- ganisiertem Verbrechen gemeint ist. Diese Spur wird die Ge- setzgebungsarbeit, die auch die Verhältnisse und die Rechts- tatsachen in der Schweiz genau prüfen muss, noch verfolgen müssen. Man sollte den verfehlten Ansatz der «kriminellen Gruppe» aus den siebziger Jahren für diese Arbeit vergessen. Mit diesen Vorbehalten verzichten wir darauf, der Motion Se- gond zu opponieren. Bundesrat Koller: Wie wir Ihnen schriftlich bekanntgegeben haben, ist der Bundesrat bereit, die Motion entgegenzuneh- men. Dabei behalten wir uns selbstverständlich vor, künftig nicht mehr von der «kriminellen Vereinigung», sondern besser vom «organisierten Verbrechen» zu sprechen. Den Bemerkun- gen von Herrn Nationalrat Rechsteiner wird voll Rechnung ge- tragen. Ueberwiesen - Transmis An den Ständerat - Au Conseil des Etats #ST# 89.202 Standesinitiative Genf Strafbarkeit der Geldwäscherei. Revision StGB Initiative du canton de Genève Répression du blanchissage d'argent sale. Révision du code pénal Herr Cotti unterbreitet im Namen der Kommission den folgen- den schriftlichen Bericht: 1. Der Kanton Genf reichte am 26. April 1989 eine Standesin- itiative mit folgendem Wortlaut ein: «Der Kanton Genf stellt den eidgenössischen Räten den An- trag, so bald wie möglich eine Bestimmung in das Strafgesetz- buch aufzunehmen, wonach die Geldwäscherei strafbar ist.» 2. Die Kommission des Nationalrates, welcher dieses Ge- schäft zur Prüfung zugewiesen wurde, ist schon mit der Bera- tung der Vorlage des Bundesrates betreffend eine Revision des Schweizerischen Strafgesetzbuches (Gesetzgebung über Geldwäscherei und mangelnde Sorgfalt bei Geldge- schäften, 89.043) beauftragt. Die Kommission hält fest, dass sie mit Beschluss vom 11. Sep- tember 1989 dem Nationalrat folgende Aenderung des Straf- gesetzbuches beantragt: «Art. 305bis (neu) Geldwäscherei 1. Wer eine Handlung vornimmt, die geeignet ist, die Ermitt- lung der Herkunft, die Auffindung oder die Einziehung von Ver- mögenswerten zu vereiteln, die, wie er weiss oder annehmen muss, aus einem Verbrechen herrühren, wird mit Gefängnis oder Busse bestraft. 2. In schweren Fällen ist die Strafe Zuchthaus bis zu fünf Jah- ren oder Gefängnis. Mit der Freiheitsstrafe wird Busse bis zu 1 Million Franken verbunden. Ein schwerer Fall liegt insbesondere vor, wenn der Täter: a. als Mitglied einer Verbrecherorganisation handelt; b. als Mitglied einer Bande handelt, die sich zur fortgesetzten Ausübung der Geldwäscherei zusammengefunden hat; c. durch gewerbsmässige Geldwäscherei einen grossen Um- satz oder einen erheblichen Gewinn erzielt. 3. Der Täter wird auch bestraft, wenn die Haupttat im Ausland begangen wurde und auch am Begehungsort strafbar ist. Art. 305ter (neu) Mangelnde Sorgfalt bei Geldgeschäften Wer berufsmässig fremde Vermögenswerte annimmt, auf- bewahrt, anlegen oder übertragen hilft und es unterlässt, mit der nach den Umständen gebotenen Sorgfalt die Identität des wirtschaftlich Berechtigten festzustellen, wird mit Gefängnis bis zu einem Jahr, Haft oder Busse bestraft.« Eine Kommissionsminderheit will auch eine fahrlässige Bege- hung der Tat unter Strafe stellen. Die Kommission will sodann mit einem Postulat den Bundes- rat einladen, einen Bericht über das organisierte Verbrechen sowie einen Gesetzesentwurf zur Strafbarkeit desselben vor- zulegen. Die Kommission ist der Auffassung, dass mit dieser Gesetzes- revision dem Anliegen des Kantons Genf bereits Rechnung getragen ist. M. Cotti présente au nom de la commission le rapport écrit suivant: 1. Le 26 avril 1989, le canton de Genève a présenté l'initiative cantonale suivante: «Le canton de Genève demande aux Chambres fédérales de voter dans les meilleurs délais une révision du code pénal in- troduisant une disposition permettant la répression du blan- chissage d'argent sale.» 2. La commission du Conseil national chargée de l'examen deProtection des locataires. Révision 1876 N 28 novembre 1989 cette affaire a déjà mandat de délibérer sur le projet du Conseil fédéral concernant la revision du Code pénal suisse (législa- tion sur le blanchissage d'argent et le défaut de vigilance en matière d'opérations financières, 89.043). La commission souligne que le 11 septembre 1989, elle a pro- posé au Conseil national la modification du Code pénal sui- vante: «Art. 305bis (nouveau) Blanchissage d'argent 1. Celui qui aura commis un acte propre à entraver l'identifica- tion de l'origine, la découverte ou la confiscation de valeurs patrimoniales, dont il savait ou devait présumer qu'elles prove- naient d'un crime, sera puni de l'emprisonnement ou de l'amende. 2. Dans les cas graves, la peine sera la réclusion pour cinq ans au plus ou l'emprisonnement. La peine privative de liberté sera cumulée avec une amende d'un million de francs au plus. Le cas est grave, notamment lorsque l'auteur: a. Agit comme membre d'une organisation criminelle; b. Agit comme membre d'une bande formée pour se livrer de manière systématique au blanchissage d'argent; c. Réalise un chiffre d'affaires ou un gain important en se li- vrant au blanchissage d'argent par métier. 3. L'auteur sera également puni lorsque l'infraction principale a été commise à l'étranger et qu'elle est aussi punissable dans l'Etat où elle a été perpétrée. Art. 305ter (nouveau) Défaut de vigilance en matière d'opérations financières Celui qui, professionnellement, aura accepté, conservé, aidé à placer ou à transférer des valeurs patrimoniales d'un tiers et qui aura omis de vérifier, conformément à la vigilance requise par les circonstances, l'identité de l'ayant droit économique, sera puni de l'emprisonnement pour une année au plus, des arrêts ou de l'amende.» Une minorité de la commission tient à pénaliser aussi la per- pétration de l'acte par négligence. Par le biais d'un postulat, la commission invitera ainsi le Con- seil fédéral à présenter un rapport sur le crime organisé et un projet de loi sur le caractère répréhensible de ce dernier. La commission est d'avis que la révision de la loi tient déjà compte de la demande du canton de Genève. Antrag der Kommission Aus diesen Gründen beantragt die Kommission, die Initiative des Kantons Genf als erledigt abzuschreiben. Proposition de la commission C'est la raison pour laquelle la commission propose de clas- ser l'initiative du canton de Genève. M. Ziegler: Je voudrais simplement signaler quelque chose à l'intention du Bulletin officiel puisqu'il n'y a pas de débat sur cette initiative. Le canton de Genève est affligé par la présence d'un certain nombre de sociétés financières qui lavent l'argent de la dro- gue. Si vous consultez le Mémorial du 24 février dernier con- cernant la séance consacrée au blanchissage d'argent sur ter- ritoire genevois, le Grand Conseil et le Conseil d'Etat parlent de dix-sept «lavoirs» identifiés, de dix-sept sociétés financières qui lavent régulièrement l'argent de la mort. Le Conseil d'Etat et le Grand Conseil, par une initiative cantonale, demandent aux Chambres fédérales une loi pour combattre la société Mi- relis, certaines banques privées, les institutions de Safra, etc. Ce matin, vous semblez considérer que cette loi est une réponse positive à l'initiative genevoise, que le désir ardent de Genève d'obtenir les moyens légaux pour lutter contre cette peste de la drogue sur son territoire sont assurés. J'affirme ici que ce n'est pas du tout le cas. Vous refusez de punir la négli- gence, vous refusez de punir le crime organisé, vous avez re- fusé les deux propositions de minorité et aucune des affaires genevoises ne peut être traitée à l'aide de la loi telle qu'elle a été adoptée ce matin. Nulle part l'intentionnalité n'était en jeu, nulle part des convoyeurs individuels n'étaient en jeu. La Mire- lis travaillé avec le crime organisé, elle a toujours répondu, pour ne prendre que ce seul exemple, à toutes les enquêtes de police: «Comment voulez-vous que nous puissions identi- fier les millions de la drogue, les millions en billets qui arrivent chez nous?» Autrement dit, le scandale genevois, l'impuis- sance genevoise, et ce malgré la volonté de Bernard Ziegler, chef du Département de justice et police, qui enrage et qui veut lutter contre ce fléau, malgré tout cela, l'impuissance ge- nevoise restera totale, le scandale continuera et notre terri- toire, hélas, servira d'abri à des «lavoirs» multiples, cyniques, arrogants, pour l'argent de la mort qui affluera du monde en- tier comme par le passé, à Genève. Je le regrette profondé- ment. Bundesrat Koller: Ich kann mich kurz fassen, aber ich muss diese Vorwürfe natürlich zurückweisen. Es ist unbestritten, dass der Kampf gegen den illegalen Dro- genhandel und die Geldwäscherei eine äusserst schwierige Aufgabe ist. Das zeigen ganz klar auch die Erfahrungen in den Vereinigten Staaten, wo auf diesem Gebiet Pionierleistungen erbracht wurden. Aber ich bin überzeugt, dass wir mit diesem Gesetz und mit allen anderen Massnahmen, die ich Ihnen an- gekündigt habe, auch in der Schweiz ein sehr effizientes In- strumentarium entwickeln und das Mögliche auf diesem Ge- biet tun werden. Abgeschrieben - Classé #ST# 85.015 Mieterschutz. Revision des Miet- und Pachtrechts Protection des locataires. Révision du droit du bail à loyer et du bail à ferme Siehe Seite 495 hiervor - Voir page 495 ci-devant Beschluss des Ständerates vom 19. September 1989 Décision du Conseil des Etats du 19 septembre 1989 Differenzen - Divergences Hubacher, Berichterstatter: Die Kommission hat die Differen- zen, die mit der Behandlung im Ständerat entstanden sind, be- reinigt. Statistisch sieht es so aus, dass in 16 Fällen die Kom- mission die Version Ständerat übernommen hat. Es hat zum Teil unbedeutendere, nur redaktionelle Artikel dabei. In zwei Fällen - darauf werden wir gesondert zurückkommen -, in Arti- kel 31 Absatz 2 und Artikel 68 Absatz Ibis -, beantragt Ihnen die Kommission Festhalten an den Beschlüssen des National- rates. Wir sind uns darüber hinaus in der Kommission einig gewe- sen, dass keine der beiden Seiten -wenn Sie die Begriffe links und rechts wählen wollen - Minderheitsanträge einreichen werden, d. h. die Kommission war sich eigentlich einig, in zwei Fällen festzuhalten, in 16 Fällen auf die Linie des Ständerates einzugehen. Ich beantrage Ihnen, dass wir dort, wo wir die Ver- sion des Ständerates übernehmen, von uns aus kein Wort- begehren stellen und dass wir das nicht jedes Mal erklären. Mit Ausnahme der Formulierung von Artikel 68 Absatz 1 Buchsta- be e - da werden wir uns kurz äussern - werden wir nichts dazu sagen. Ich bitte Sie, der Anträgen der Kommission zu folgen. M. Guinand, rapporteur: La commission a examiné les diver- gences entre sa version et celle du Conseil des Etats. Elle vous propose d'adhérer aux décisions du Conseil des Etats dans seize cas. Restent deux cas, pour lesquels la commission vous invite à maintenir la décision de votre conseil, tout en adoptant une formulation quelque peu différente à l'article 68,Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Standesinitiative Genf Strafbarkeit der Geldwäscherei. Revision StGB Initiative du canton de Genève Répression du blanchissage d'argent sale. Révision du code pénal In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1989 Année Anno Band V Volume Volume Session Wintersession Session Session d'hiver Sessione Sessione invernale Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 02 Séance Seduta Geschäftsnummer 89.202 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 28.11.1989 - 08:00 Date Data Seite 1875-1876 Page Pagina Ref. No 20 018 032 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.