C our III C -2680/2006 {T 0 /2 } A rrêt du 24 avril 2007 C om position : Elena Avenati-C arpani (présidente du collège), Stefan M es- m er et Alberto M euli (président de la cour), juges; Pascal M ontavon, greffier. I._______, recourant, représenté par M e Jacques-André Schneider, 100, rue du R hône, case postale 3403, 1211 G enève 3, contre O ffice A I pour les assurés résidant à l'étranger, case postale 3100, 1211 G e- nève 2, autorité intim ée, concernant R évision de rente d'invalidité (art. 17 LPG A et 61 PA ). B u n d e s v e rw a ltu n g s g e ric h t T rib u n a l a d m in is tra tif fé d é ra l T rib u n a le a m m in is tra tiv o fe d e ra le T rib u n a l a d m in is tra tiv fe d e ra l2 Faits : A.a Le ressortissant portugais I._______, né le 13 m ars 1964, a travaillé en Suisse de 1984 à 2000, notam m ent com m e transporteur-coursier à l'H ôpital cantonal de G enève de 1988 à 2000 (pce 103). D ès février 1999, l'intéressé a souffert d'un glaucom e dysgénésique bilatéral term inal du côté gauche, lequel a nécessité des interventions chirurgicales des deux côtés et entraîné des répercussions sur sa capacité de travail. Il perdit finalem ent la vue de l'oeil gauche. Le 2 février 2000 il déposa une de- m ande de prestations auprès de l'O ffice AI du canton de G enève (pce 7). A.b D ans le cadre de l'instruction de cette dem ande, l'O ffice AI du canton de G enève versa notam m ent au dossier: - un rapport m édical du D r D ._______, ophtalm ologue, daté du 3 février 2000, faisant notam m ent état, en relation avec le glaucom e dysgénési- que bilatéral term inal, d'une incapacité de travail de 100% du 1er avril 1999 au 2 m ai 1999, de 50% du 3 m ai 1999 au 14 m ai 1999, de 100% du 24 novem bre 1999 au 30 janvier 2000 puis de 50% dès le 31 janvier 2000 avec possibilité de continuer son activité professionnelle antérieu- re (pce 32), - un rapport m édical du D r E._______ daté du 23 janvier 2001 après intervention chirurgicale faisant état de céphalées et fatigue oculaire, indiquant une incapacité de travail de 50% à com pter du 25 septem bre 2000 pour une durée indéterm inée (pce 42), - un rapport m édical du D r D ._______, spécialiste des m aladies des yeux, daté du 11 décem bre 2001, faisant état d'un status stationnaire sous traitem ent de chirurgies filtrantes et de traitem ent hypotenseur (pce 51); le D r D ._______ releva que l'intéressé avait une lim itation du cham p visuel, m ais que celle-ci était sans incidence sur son rendem ent, qu'il était possible d'exiger de l'assuré une autre activité sans dim inution de rendem ent (pce 52); il établit la capacité de travail dans la profession exercée à 50% dès le 11 décem bre 2001 (pce 53), - une note d'entretien du 15 avril 2002 entre les D rs B._______, m édecin AI, et D ._______ selon laquelle il devrait être reconnu à l'intéressé une incapacité de travail de 50% pour une période de réadaptation non définie, étant adm is que m êm e pour une autre activité professionnelle la période de réadaptation était nécessaire vu la perte relativem ent rapide d'un oeil pouvant entraîner céphalées et troubles psychologiques (pce 55, confirm ée par lettre du 5 avril 2002, pce 59). A.c Par prononcé du 28 m ai 2002, l'O ffice cantonal AI reconnut à l'assuré un degré d'invalidité de 50% à com pter du 1er septem bre 2001 (pce 70). A.d Par décisions du 9 juillet et du 16 octobre 2002 l'O ffice AI du canton de G enève alloua à I._______ une dem i-rente d'invalidité à com pter du 1er septem bre 2001 pour un degré d'invalidité de 50% (pces 73 et 76).3 A.e L'assuré rentra définitivem ent au Portugal le 1er septem bre 2003. Le servi- ce de la rente fut alors repris par l'O ffice AI pour les personnes résidant à l'étranger (O AIE) (cf. pce 79). B. En avril 2004 l'O AIE entreprit une procédure de révision (pces 83-85) et versa notam m ent au dossier les pièces suivantes: - le questionnaire pour la révision de la rente daté du 20 octobre 2004 se- lon lequel l'intéressé exerce une activité lucrative de pom piste depuis le 17 m ai 2004 à raison de 40 heures par m ois [quart tem ps], sans autres activités antérieures (pce 91), - le questionnaire pour l'em ployeur daté du 20 décem bre 2004 selon le- quel l'intéressé travaille dix heures par sem aine com m e pom piste (pce 93), - un rapport ophtalm ologique signé par le D r S._______ daté du 19 juillet 2004 et faisant état de cham ps visuels de l'oeil droit norm aux et de cécité de l'oeil gauche (pces 94-96), - un rapport m édical succinct de la Sécurité sociale portugaise non daté relevant notam m ent un état stabilisé après glaucom e à l'oeil gauche, perm ettant à l'intéressé d'exercer une activité lucrative adaptée à tem ps partiel (pce 101). C . L'O AIE soum it le dossier au D r H ._______, de son service m édical, qui a retenu dans son rapport daté du 14 m ars 2005 que l'intéressé ne présentait plus d'incapacité de travail à com pter du 19 juillet 2004 et qu'il pouvait exercer sans lim itation des activités telles que ouvrier non qualifié dans une usine ou fabrique de production en général, m agasinier, gestionnaire de stocks, vendeur en général. Il releva qu'une incapacité de 50% avait été retenue à l'origine com pte tenu de la nécessité d'un tem ps d'adaptation, que le rapport ophtalm ologique ne s'exprim ait pas com m e dem andé sur les capacités professionnelles de l'assuré, m ais qu'il en ressortait un cham p visuel droit norm al, qu'en l'occurrence son status était stabilisé et que l'intéressé était en m esure d'exercer une activité lucrative à 100% (pce 104). D . L'O AIE effectua le 14 avril 2005 une évaluation de l'invalidité selon la com - paraison de revenus en application de la m éthode générale et de l'enquête suisse sur la structure des salaires 2002 du secteur privé. Il releva, d'une part, que le salaire de l'intéressé avait été de Fr. 65'051.- en 1999, soit Fr. 5'420.- par m ois, qui, indexé valeur 2002, donne Fr. 5'702.-, et, d'autre part, considéra que les salaires de substitution auxquels l'intéressé aurait pu prétendre dans les activités proposées par le D r H ._______ se seraient m ontés, pour des activités sim ples dans la branche com parable du secteur de l'industrie de l'habillem ent et des fourrures, à Fr. 4'372.- en 2002 pour 40 h./sem . et à Fr. 4'557.- pour 41.7 h./sem . selon la m oyenne usuelle des entreprises de la branche. C onsidérant le salaire de Fr. 4'557.- dim inué de 5% pour tenir com pte de l'âge de l'intéressé et de ses lim itations à des tra- vaux m oyennem ent lourds, soit Fr. 4'329.-, l'O AIE établit la perte de reve- nu à 24.07% dès le 19 juillet 2004 (pce 106).4 E. Par projet de décision du 25 avril 2005, l'O AIE inform a l'assuré que sa ren- te AI serait supprim ée vu qu'il était en m esure, selon les nouveaux docu- m ents m édicaux reçus, d'exercer une activité lucrative lui perm ettant de réaliser plus de 60% du gain qui pourrait être obtenu sans invalidité et l'in- vita à présenter d'éventuelles observations (pce 109). L'intéressé fit parve- nir à l'O AIE sans autre com m entaire un docum ent de trois lignes du D r S._______ daté du 23 m ai 2005 (pce 111) que le D r H ._______ qualifia de certificat sans signification m édicale (pce 112). Par décision du 8 juillet 2005, l'O AIE supprim a la dem i-rente d'invalidité avec effet au 1er septem bre 2005 (pce 117). F. Par acte du 20 juillet 2005, l'intéressé interjeta opposition contre cette dé- cision réservant sa m otivation à la suite d'un entretien avec l'O AIE (pce 118). Le 20 décem bre 2005, l'O AIE invita l'intéressé à m otiver son opposi- tion dans un bref délai de 10 jours (pce 119). Par acte du 6 janvier 2006, l'intéressé fit valoir s'être présenté à l'O AIE le 8 août 2006 et qu'il lui avait été répondu qu'il devait attendre la réponse à son opposition (pce 125). Il joignit un nouveau rapport ophtalm ologique daté du 9 janvier 2006 (pce 121). Invitée par l'O AIE à se prononcer sur le nouveau certificat m édical, le D r K._______ indiqua que ledit rapport ophtalm ologique m ontrait des ré- sultats sim ilaires au précédent avec des valeurs sans grand changem ent pour l'oeil droit encore fonctionnel et qu'il y avait lieu de supposer, après trois ans, que la période de réadaptation était passée, qu'en l'occurrence une activité professionnelle sans port de charge lourde, ni travail en incli- naison constante du buste, était exigible (pce 127). G . Par décision sur opposition du 26 janvier 2006, l'O AIE confirm a sa précé- dente décision relevant que selon son service m édical l'intéressé présen- tait un taux d'invalidité de 24,07% , résultant de la com paraison entre son ancienne activité et celle qui peut raisonnablem ent être exigible de lui, taux inférieur au seuil de 40% ouvrant le droit à un quart de rente d'invali- dité (pce 129). H . L'intéressé, représenté par M e A. Pastor, interjeta recours en tem ps utile le 7 m ars 2006 auprès de la C om m ission fédérale de recours en m atière d'AVS/AI pour les personnes résidant à l'étranger (ci-après: la C om m ission de recours) concluant principalem ent à l'annulation de la décision sur op- position et au m aintien de sa dem i-rente d'invalidité, subsidiairem ent à l'annulation de la décision sur opposition et au renvoi de la cause à l'ins- tance inférieure pour com plém ent d'instruction en Suisse. M e Pastor requit de plus la production en traduction française certifiée conform e du rapport m édical du D r H ._______ du 14 m ars 2005. A l'appui de son recours, l'assuré fit valoir que selon le D r D ._______ sa capacité de travail ne pouvait être réévaluée qu'une fois sa réadaptation term inée, que selon le D r B._______ il avait été prévue une réévaluation en 2003 par un ophtalm ologue, exam en nécessaire confirm é par le D r H ._______ dans le cadre de la m ise en oeuvre de la révision du droit à la rente, qu'en l'occurrence un tel exam en avait été requis par l'O AIE m ais que celui-ci n'avait pas eu lieu. Il indiqua que lors de son entretien auprès du Service 5 local d'assurances sociales à Abrantes il n'avait subi aucun exam en m édical et n'avait vu aucun m édecin bien qu'un form ulaire E 213, par ailleurs non daté, ait été rem pli de façon incom plète avec des inform ations surprenantes sur son appareil circulatoire. Il indiqua égalem ent que les céphalées et m aux de dos qu'il avait indiqués à M m e N ._______, assistante adm inistrative, qui l'avait reçu, n'apparaissaient pas au rapport. S'agissant de sa capacité de travail dans des activités adaptées, il releva que le form ulaire E 213 ne m entionnait rien à ce sujet. Enfin, l'assuré fit valoir que les m édecins de l'O AIE s'étaient prononcés à son sujet sans l'avoir exam iné. Sur les incidences économ iques de son invalidité, l'assuré indiqua que la com paraison de salaires avec et sans invalidité effectuée par l'O AIE avait été réalisée sur la base d'un salaire théorique inférieur à celui qui aurait été le sien s'il avait continué son activité professionnelle auprès de son em ployeur genevois. Q uant au fond, l'assuré releva, par son m andataire, qu'une expertise m édicale fondée uniquem ent sur les pièces d'un dossier n'a de valeur probante que si ce dossier contient suffisam m ent d'appréciations m édicales établies sur la base d'un exam en personnel de l'assuré, ce qui n'était pas le cas. Invité à se déterm iner, l'O AIE, dans sa réponse du 20 avril 2006, conclut au rejet du recours pour les m otifs évoqués dans sa décision sur opposi- tion. S'agissant de la production d'une traduction du rapport m édical du D r H ._______, l'O AIE rejeta cette requête en se fondant sur la jurisprudence du Tribunal fédéral. Invité par la C om m ission de recours à m aintenir ou retirer son recours au vu de la déterm ination de l'O AIE, l'intéressé l'a m aintenu par acte du 22 m ai 2006 de son m andataire insistant sur les vices de procédure et la base de calcul erronée à ses yeux du calcul de l'invalidité économ ique selon les salaires de référence retenus. Par avis du 22 m ai 2006, M e A. Pastor inform a égalem ent la C om m ission de recours de la reprise du dossier par M e J.-A. Schneider. Par duplique du 21 juillet 2006 l'O AIE indiqua ne pas m odifier sa proposition de rejet du recours. I. Au 1er janvier 2007 le dossier fut repris par le Tribunal adm inistratif fédéral qui le 23 m ars 2007 com m uniqua à l'intéressé la com position du collège, lequel ne fut pas contesté. D roit : 1. 1.1 Sous réserve des exceptions prévues à l’art. 32 de la Loi fédérale du 17 juin 2005 sur le Tribunal adm inistratif fédéral (LTAF, R S 173.32), le Tribu- nal adm inistratif fédéral, en vertu de l’art. 31 LTAF, connaît des recours contre les décisions au sens de l’art. 5 de la Loi fédérale du 20 décem bre 1968 sur la procédure adm inistrative (PA, R S 172.021) prises par les auto- rités m entionnées aux art. 33 et 34 LTAF. En particulier, les décisions ren- dues par l'O ffice AI pour les assurés résidant à l'étranger (O AIE) concer- nant l'octroi de rente d'invalidité peuvent être contestées devant le Tribunal adm inistratif fédéral conform ém ent à l'art. 69 al. 1 let. b de la Loi fédérale 6 du 19 juin 1959 sur l'assurance-invalidité (LAI, R S 831.20). 1.2 Les affaires pendantes devant les com m issions fédérales de recours ou d’arbitrage ou devant les services de recours des départem ents au 1er jan- vier 2007 sont traitées par le Tribunal adm inistratif fédéral dans la m esure où il est com pétent. Le nouveau droit de procédure s’applique (cf. art. 53 al. 2 LTAF). 1.3 En vertu de l'art. 3 let. dbis PA la procédure en m atière d'assurance socia- les n'est pas régie par la PA dans la m esure où la loi fédérale du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPG A, R S 830.1) est applicable. En application de l'art. 1 al. 1 de la loi fédérale sur l'assurance-invalidité du 19 juin 1959 (LAI, R S 831.20), les dispositions de la LPG A s'appliquent à l'assurance-invalidité (art. 1a à 26bis et 28 à 70), à m oins que la LAI ne déroge à la LPG A. 1.4 Selon l'art. 59 LPG A, quiconque est touché par la décision ou la décision sur opposition et a un intérêt digne d'être protégé à ce qu'elle soit annulée ou m odifiée a qualité pour recourir. C es conditions sont rem plies en l'espè- ce. 1.5 D éposé en tem ps utile et dans les form es requises par la loi (art. 60 LPG A et 52 PA), le recours est recevable. 2. 2.1 Avec l'entrée en vigueur le 1er juin 2002 de l'Accord entre la Suisse et la C om m unauté européenne et ses Etats m em bres sur la libre circulation des personnes du 21 juin 1999 (ALC P, R S 0.142.112.681), de son Annexe II qui règle la coordination des systèm es de sécurité sociale et du R ègle- m ent (C EE) n° 1408/71 du C onseil du 14 juin 1971 relatif à l'application des régim es de sécurité sociale aux travailleurs salariés, aux travailleurs non salariés et aux m em bres de leur fam ille qui se déplacent à l'intérieur de la C om m unauté (R S 0.831.109.268.1), lequel s'applique à toutes les rentes dont le droit prend naissance au 1er juin 2002 et ultérieurem ent, se substituant à toute convention de sécurité sociale liant deux ou plusieurs Etats (art. 6 du R èglem ent), et du R èglem ent (C EE) n° 574/72 du C onseil du 21 m ars 1972 relatif à l'application du R èglem ent n° 1408/71 (R S 0.831.109.268.11), les ressortissants des Etats m em bres de la C om m u- nauté européenne et les ressortissants suisses bénéficient de l'égalité de traitem ent (art. 3 du R èglem ent). Selon l'art. 20 ALC P, sauf disposition contraire découlant de l'Annexe II, les accords de sécurité sociale bilaté- raux entre la Suisse et les Etats m em bres de la C om m unauté européenne sont suspendus dès l'entrée en vigueur du présent accord, dans la m esure où la m êm e m atière est régie par le présent accord. D ans la m esure où l'Accord, en particulier son Annexe II qui régit la coordination des systè- m es d'assurances sociales (art. 8 ALC P) ne prévoit pas de disposition contraire, l'organisation de la procédure de m êm e que l'exam en des conditions à l'octroi d'une rente d'invalidité suisse ressortissent au droit in- terne suisse. 7 2.2 L'art. 80a LAI rend expressém ent applicables dans la présente cause, s'agissant d'un ressortissant de l'U nion européenne, l'ALC P et les R ègle- m ents (C EE) n° 1408/71 du C onseil du 14 juin 1971 et (C EE) n° 574/72 du C onseil du 21 m ars 1972 relativem ent à l'application du R èglem ent (C EE) n° 1408/71. 2.3 D e jurisprudence constante l'octroi d'une rente étrangère d'invalidité ne préjuge pas l'appréciation de l'invalidité selon la loi suisse (ATFA cause I 435/02 consid. 2 du 4 février 2003; R evue à l'intention des caisses de com pensation (R C C ) 1989 p. 330). M êm e après l'entrée en vigueur de l'ALC P, le degré d'invalidité d'un assuré qui prétend une rente de l'assu- rance-invalidité suisse est déterm iné exclusivem ent d'après le droit suisse (ATF 130 V 257 consid. 2.4). 2.4 Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, ni l'art. 6 de la C onvention européenne des droits de l'hom m e du 4 novem bre 1950 (C ED H , R S 0.101) ni la garantie constitutionnelle du droit d'être entendu (art. 29 de la C onstitution fédérale de la C onfédération suisse du 18 avril 1999 [C st., R S 101]) ne confèrent au justiciable le droit d'obtenir la traduction dans sa propre langue des pièces d'un dossier dans une langue qu'il ne m aîtrise pas ou de m anière seulem ent im parfaite (ATF 131 V 35 consid. 3.3.). Il appartient en principe au justiciable de se faire traduire les actes officiels au dossier (ATF 115 Ia 65 consid. 6b). 3. 3.1 Selon l'art. 2 LPG A, les dispositions de ladite loi sont applicables aux as- surances sociales régies par la législation fédérale si et dans la m esure où les lois spéciales sur les assurances sociales le prévoient. 3.2 L'exam en du droit à des prestations selon la LAI s'agissant d'une révision du droit à la rente en application de l'art. 17 LPG A est régi par la teneur de la LAI au m om ent de la décision sur opposition entreprise eu égard au principe selon lequel les règles applicables sont celles en vigueur au m o- m ent où les faits juridiquem ent déterm inants se sont produits (ATF 130 V 445 et les références). 4. 4.1 L'invalidité au sens de la LPG A et de la LAI est l'incapacité de gain totale ou partielle qui est présum ée perm anente ou de longue durée, qui peut ré- sulter d'une infirm ité congénitale, d'une m aladie ou d'un accident (art. 8 LPG A et 4 al. 1 LAI). Selon l'art. 7 LPG A, est réputée incapacité de gain toute dim inution de l'ensem ble ou d'une partie des possibilités de gain de l'assuré sur un m arché du travail équilibré dans son dom aine d'activité, si cette dim inution résulte d'une atteinte à sa santé physique, m entale ou psychique et qu'elle persiste après les traitem ents et les m esures de réa- daptation exigibles. En cas d'incapacité de travail de longue durée, l'activi- té qui peut être exigée de lui peut aussi relever d'une autre profession ou d'un autre dom aine d'activité (art. 6 LPG A).8 4.2 Aux term es de l'art. 28 al. 1 LAI en vigueur au 1er janvier 2004, l'assuré a droit à un quart de rente s'il est invalide à 40% au m oins, à une dem i-rente s'il est invalide à 50% au m oins, à trois quarts de rente s'il est invalide à 60% au m oins et à une rente entière s'il est invalide à 70% au m oins. Tou- tefois, les rentes correspondant à un degré d'invalidité inférieur à 50% ne sont versées qu'aux assurés qui ont leur dom icile et leur résidence habi- tuelle en Suisse (art. 28 al. 1ter LAI). D epuis l’entrée en vigueur des Ac- cords sur la libre circulation des personnes, les ressortissants de l’U nion européenne qui présentent un degré d’invalidité de 40% au m oins, ont droit à un quart de rente en application de l’art. 28 al. 1 LAI à partir du 1er juin 2002 s’ils ont leur dom icile et leur résidence habituelle dans un Etat m em bre de l’U E à condition d’avoir exercé une activité lucrative en Suisse ou dans un de ces pays. 4.3 Le taux d'invalidité d'une personne exerçant une activité lucrative est fixé d'après la com paraison des revenus prévue par l'art. 16 LPG A, c'est-à-dire essentiellem ent selon des considérations économ iques. Ainsi le revenu que l'assuré aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide est com paré avec ce- lui qu'il pourrait obtenir en exerçant l'activité qui peut raisonnablem ent être exigé de lui après les traitem ents et les m esures de réadaptation, sur un m arché du travail équilibré. 5. 5.1 Selon l'art. 17 LPG A si le taux d'invalidité du bénéficiaire de la rente subit une m odification notable, la rente est, d'office ou sur dem ande, révisée pour l'avenir, à savoir augm entée ou réduite en conséquence, ou encore supprim ée. Le deuxièm e alinéa de la m êm e disposition prévoit que toute prestation durable accordée en vertu d'une décision entrée en force est, d'office ou sur dem ande, augm entée ou réduite en conséquence, ou enco- re supprim ée si les circonstances dont dépendait son octroi changent no- tablem ent. 5.2 L'art. 88a al. 1 du règlem ent du 17 janvier 1961 sur l'assurance-invalidité (R AI, R S 831.201) prévoit que, si la capacité de gain de l'assuré s'am éliore ou que son im potence s'atténue, il y a lieu de considérer que ce change- m ent supprim e, le cas échéant, tout ou partie de son droit aux prestations dès que l'on peut s'attendre à ce que l'am élioration constatée se m aintien- ne durant une assez longue période. Il en va de m êm e lorsqu'un tel chan- gem ent déterm inant a duré trois m ois déjà, sans interruption notable et sans qu'une com plication prochaine soit à craindre. Q uant à l'art. 88bis al. 2 let. a R AI, il dispose que la dim inution ou la suppression de la rente ou de l'allocation pour im potent prend effet, au plus tôt, le prem ier jour du deuxièm e m ois qui suit la notification de la décision. 6. 6.1 Pour exam iner si dans un cas de révision il y a eu une m odification im por- tante du degré d'invalidité au sens de l'art. 17 LPG A, le juge doit prendre généralem ent en considération l'influence de l'état de santé sur la capacité de gain au m om ent où fut rendue la décision qui a octroyé ou m odifié le 9 droit à la rente ainsi que l'état de fait existant au m om ent de la décision at- taquée. Le Tribunal fédéral a précisé qu'une décision qui se borne à confir- m er une prem ière décision de rente ne répond pas à l'exigence de com pa- raison dans le tem ps que doit effectuer le juge (ATF 125 V 369 consid. 2, 112 V 372 consid. 2b). 6.2 D ans un arrêt récent le TF a considéré que la dernière décision entrée en force, exam inant m atériellem ent le droit à la rente, fondée sur une instruc- tion des faits, une appréciation des preuves et une com paraison des reve- nus conform e au droit constitue le point de départ pour exam iner si le de- gré de l'invalidité s'est m odifié de m anière à influencer le droit aux presta- tions (ATF du 6 novem bre 2006 cause I 465/05 consid. 5.4). 6.3 En l'espèce, le recourant a bénéficié d'une dem i-rente d'invalidité depuis le 1er septem bre 2001 ensuite d'une décision du 9 juillet 2002. Par consé- quent, la question de savoir si le degré d'invalidité a subi, depuis lors une m odification doit être jugé en com paraison des faits tels qu'ils se présen- taient à l'époque de la décision du 9 juillet 2002 (date de la prem ière déci- sion) et ceux qui ont existé à la date de la décision litigieuse du 26 janvier 2006. 7. 7.1 La notion d'invalidité, dont il est question à l'art. 8 LPG A et à l'art. 4 LAI est de nature économ ique/juridique et non m édicale (ATF 116 V 246, consid. 1b). En d'autres term es, l'assurance-invalidité suisse couvre seulem ent les pertes économ iques liées à une atteinte à la santé physique ou psychique, qui peut résulter d'une infirm ité congénitale, d'une m aladie ou d'un acci- dent, et non la m aladie en tant que telle. Pour évaluer le taux d'invalidité, le revenu que l'assuré aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide est com paré avec celui qu'il pourrait obtenir en exerçant l'activité qui peut raisonnable- m ent être exigé de lui après les traitem ents et les m esures de réadaptation sur un m arché du travail équilibré (art. 16 LPG A; cf. M .A. H AN S -JAKO B M O SIM AN , Praxis der Invaliditätsbem essung: aktueller Stand der R echtspre- chung in R evue suisse d'assurances sociales [R SAS] 2007 p. 2 ss). 7.2 Selon une jurisprudence constante, bien que l'invalidité soit une notion juri- dique et économ ique les données fournies par les m édecins constituent néanm oins un élém ent utile pour apprécier les conséquences de l'atteinte à la santé et pour déterm iner quels travaux on peut encore raisonnable- m ent exiger de l'assuré (ATF 115 V 133 consid. 2, 114 V 310 consid. 3c, R evue à l'attention des caisses de com pensation (R C C ) 1991 p. 329 consid. 1c). 8. 8.1 Le droit à la dem i-rente d'invalidité a été reconnu en faveur de I._______ à com pter du 1er septem bre 2001 en raison, d'une part, de la perte de son oeil gauche et, d'autre part et essentiellem ent, en raison d'une période d'adaptation nécessaire liée à des céphalées et des troubles psycho- logiques, étant précisé que la capacité de travail ne pourrait être évaluée qu'une fois la période de réadaptation term inée.10 8.2 D ans le cadre de la procédure de révision d'office initiée en 2004, l'O AIE requit de la Sécurité sociale portugaise un rapport m édical dactylographié sur l'état de santé actuel de l'assuré et un rapport dactylographié d'exa- m en ophtalm ologique avec une prise de position quant aux possibilités d'une intégration professionnelle (pce 85). A titre de rapport d'expert de la Sécurité sociale portugaise, l'O AIE reçut un docum ent peu lisible, incom - plet, non daté, com prenant com m e l'a relevé l'assuré des indications sur son appareil circulatoire qui ne pouvaient faire l'objet dudit rapport, l'exa- m en sur lesdits aspects n'ayant pas été effectué. Sur la base du rapport d'expert portugais les m édecins de l'O AIE se sont prononcés unanim e- m ent en faveur d'une supposée possible reprise d'activité lucrative de l'in- téressé sans port de charge lourde, ni travail en inclinaison constante du buste, l'assuré ayant très certainem ent achevé sa période de réadaptation. 9. 9.1 Le juge des assurances sociales doit exam iner de m anière objective tous les m oyens de preuve, quelle que soit leur provenance, puis décider si les docum ents à disposition perm ettent de porter un jugem ent valable sur le droit litigieux. Avant de conférer pleine valeur probante à un rapport m édi- cal, il s'assurera que les points litigieux ont fait l'objet d'une étude circons- tanciée, que le rapport se fonde sur des exam ens com plets, qu'il prend égalem ent en considération les plaintes exprim ées par la personne exam i- née, qu'il a été établi en pleine connaissance de l'anam nèse, que la des- cription du contexte m édical et l'appréciation de la situation m édicale sont claires et enfin que les conclusions de l'expert sont dûm ent m otivées (ATF 125 V 352 consid. 3a et les références). 9.2 En l'espèce le rapport d'expert de la Sécurité sociale portugaise ne rem plit pas les exigences jurisprudentielles et ne peut dès lors être retenu com m e base de discussion, m êm e si, com m e les m édecins de l'O AIE l'envisagent à l'instar de l'autorité de céans, il est probable que la période de réadapta- tion de l'intéressé s'est achevée et que celui-ci devrait certainem ent être en m esure de reprendre une activité lucrative. Toutefois, faute de base de com paraison com plète, l'autorité de céans ne peut se prononcer et se doit, conform ém ent à l'art. 61 PA, de renvoyer le dossier à l'autorité inférieure afin qu'elle fasse établir par la Sécurité sociale portugaise un rapport m édi- cal idoine, lisible, satisfaisant aux critères jurisprudentiels et perm ettant aux m édecins de l'O AIE de se prononcer en connaissance de cause et non en se référant à l'expérience de l'hom m e alors qu'un constat m édical est possible. 10. En vertu de l'art. 64 al. 1 PA et des art. 7 ss du R èglem ent du 11 décem - bre 2006 concernant les frais, dépens et indem nités fixés par le Tribunal adm inistratif fédéral (FITAF, R S 173.320.2), l'autorité de recours peut al- louer, d'office ou sur requête, à la partie ayant eu entièrem ent ou partielle- m ent gain de cause une indem nité pour les frais indispensables et relative- m ent élevés qui lui ont été occasionnés. Le recourant ayant agi par les services d'un m andataire, il se justifie de lui allouer une indem nité de Fr. 2'000.-.11 Par ces m otifs, le Tribunal adm inistratif fédéral prononce : 1. Le recours est adm is et le dossier renvoyé à l'intim é pour com plém ent d'instruction et nouvelle décision. 2. Il n'est pas perçu de frais de procédure. 3. Il est alloué au recourant une indem nité de Fr. 2'000.-. 4. Le présent arrêt est com m uniqué : - au représentant du recourant par acte judiciaire, - à l'autorité intim ée (n° de réf. ), - à l'O ffice fédéral des assurances sociales. Voies de droit: C e jugem ent peut faire l'objet d'un recours dans les 30 jours à com pter de sa notification auprès du Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14 (cf. art. 42, 48, 54, 100 de la Loi fédérale du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral [Loi sur le Tribunal fédéral; LTF], R S 173.110). Le président de la C our: Le greffier: Alberto M euli Pascal M ontavon D ate d'expédition :