<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est chargé d'examiner comment la Suisse peut exploiter les connaissances diverses et variées qu'elle a des institutions et des procédures de la Macédoine et son expérience étendue de la société macédonienne pour oeuvrer à la sauvegarde de l'unité de ce pays.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le Conseil fédéral partage l'opinion des postulants sur la nécessité pour la communauté internationale de poursuivre un engagement résolu en Macédoine, de façon à continuer d'y soutenir le développement politique et socio-économique - et donc la stabilité - de ce pays encore fragile. </p><p>Pour sa part, la Suisse est active en Macédoine depuis la fin des années 1990 déjà, par le biais de la coopération technique et économique mais aussi, depuis la grave crise de 2001, par le biais de programmes de promotion civile de la paix (DFAE/DPIV). Le montant total de cet engagement en 2008 est budgété à 11,4 millions de francs (7,6 mio. en 2007). </p><p>Depuis 2001, la Suisse s'emploie à promouvoir le dialogue politique de haut niveau. Depuis la grave crise en Macédoine cette année-là, le besoin d'un tel dialogue s'est en effet régulièrement fait sentir, entre dirigeants et partis politiques des deux principales communautés du pays (Macédoniens et Albanais) comme aussi au sein de chacune de ces deux communautés. Par son action dans le cadre du processus de dialogue dit "de Mavrovo" qu'elle a contribué à mettre en place, la Suisse a ainsi pu apporter une contribution particulièrement significative à la mise en oeuvre de l'Accord d'Ohrid qui avait mis fin à la crise. D'autres contributions à souligner dans cette optique comprennent notamment la mise à disposition, de 2003 à 2006, d'une experte en décentralisation au sein du Cabinet du Premier Ministre, ou encore la participation d'un autre expert suisse à l'élaboration en cours d'une loi sur l'usage des langues, thème délicat s'il en est. Au total, grâce à ces interventions, la Suisse s'est affirmée vis-à-vis de tous les principaux acteurs en Macédoine comme particulièrement active dans ses efforts pour permettre au pays de surmonter les tensions et de poursuivre sa progression vers les institutions européennes. </p><p>En dépit de ces efforts - et des indéniables progrès -, la situation actuelle en Macédoine montre que l'esprit de tolérance et de compréhension mutuelles qui est l'essence même de l'Accord d'Ohrid ne s'est pas encore durablement imposé. Comme les postulants, le Conseil fédéral reste toutefois persuadé qu'il est dans l'intérêt de l'Europe tout entière et de la Suisse en particulier de poursuivre son engagement en faveur du développement et de la consolidation d'une Macédoine multiethnique et multiculturelle. </p><p>Le Conseil fédéral saisit donc cette occasion pour réaffirmer sa volonté d'engagement en Macédoine, notamment dans la facilitation de dialogues entre les divers acteurs politiques et dans des processus de développement liés à la décentralisation et à la participation des minorités. En coopération avec les partenaires internationaux pareillement intentionnés, la Suisse a un rôle privilégié à jouer, et la confiance qu'elle a obtenue par ses efforts précédents la mettent dans une position avantageuse pour contribuer à la stabilité et au développement de la Macédoine.</p>  Le Conseil fédéral propose de rejeter le postulat.