<h2>SubmittedText<h2><p>Radio Suisse Internationale (RSI) entend cesser de diffuser en portugais. Pourtant, au Brésil, ses émissions en portugais étaient jusqu'à présent captées tous les jours par au moins 6 millions d'auditeurs. Cette décision est motivée par deux raisons :</p><p>a. la volonté de concentrer les moyens disponibles sur les émissions en langue anglaise. On peut comprendre que, après les critiques acerbes des pays anglophones à l'encontre de la Suisse, il soit nécessaire, à court terme, de renforcer l'information en langue anglaise sur notre pays. Mais il ne faudrait pas pour autant sous-estimer l'importance à moyen et long termes du Brésil et des pays africaines de langue portugaise.</p><p>b. la volonté de libérer davantage de ressources pour renforcer la présence de RSI sur Internet. Or, dans le tiers-monde, la radio reste une des principales sources d'information. Si l'on veut familiariser, dans ces pays, un large public aux idées et aux valeurs chères à la Suisse, par exemple au processus de démocratisation, il faut être présent sur les ondes radiophoniques.</p><p>Je pose donc les questions suivantes au Conseil fédéral :</p><p>1. Sait-il que RSI a l'intention de renoncer à diffuser en portugais, de se concentrer sur la langue anglaise et de renforcer sa présence sur Internet et à la télévision ? </p><p>2. N'estime-t-il pas aussi que RSI ne peut avoir un effet positif sur notre pays qu'à moyen et à long termes ?</p><p>3. Juge-t-il que la décision de se concentrer sur l'Europe et sur les régions anglophones du globe est vraiment une réaction judicieuse aux critiques émanant de ces régions ? Pense-t-il qu'à court terme les émissions de RSI ont des chances de mener à un résultat ?</p><p>4. Est-il prêt à intervenir auprès de RSI ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p></p><p></p><p>1. Le DETEC a fait évaluer RSI dans le cadre de son rapport sur les subventions ; une évaluation dont les résultats, ainsi que les éventuelles mesures à prendre, nous seront soumis prochainement. Quant à RSI, elle s'est d'ores et déjà appuyée sur cette analyse pour élaborer un nouveau concept de diffusion, qui doit encore être approuvé par le DETEC. </p><p></p><p>2. La décision de RSI ne doit pas être considérée comme une réaction aux critiques émanant des pays anglophones, mais plutôt comme une stratégie dictée par la situation financière et les dispositions légales de la concession SRI (Concession octroyée à la Société suisse de radiodiffusion et télévision pour un programme radiophonique destiné à l'étranger). En effet, l'offre de base obligatoire comprend des émissions en allemand, en français, en italien, en romanche et en anglais (art. 2 de la concession); l'usage des autres langues est facultatif.</p><p></p><p>L'art. 20, al. 3, de la loi fédérale sur la radio et la télévision contraint la Confédération à prendre à sa charge au moins la moitié des coûts de RSI, une obligation qui ne peut toutefois plus être totalement remplie en raison des mesures d'économie prises ces dernières années. Dans un tel contexte, la RSI a le droit de réduire sa palette de programmes, en vertu de l'art. 5, al. 3, de sa concession. À l'heure actuelle, la SSR supporte près de 56 % des coûts, ce qui l'a obligée à fixer des priorités.</p><p></p><p>RSI renonce certes à sa rédaction portugaise, mais cela ne signifie pas pour autant qu'elle supprime complètement cette langue de ses programmes. En effet, elle dispose à Genève d'un bureau qui pourra fournir aux médias brésiliens, portugais et africains des informations concernant la Suisse. En outre, la SSR n'exclut pas de renforcer ce service s'il suscite un réel intérêt et s'il est cofinancé par une partie des utilisateurs (souvent des sociétés commerciales). Enfin, dans le cadre de sa nouvelle stratégie, RSI est en train de développer sur l'Internet un service que les médias des pays lusophones pourront également utiliser.</p><p></p><p>Le DETEC a fait évaluer RSI dans le cadre de son rapport sur les subventions. </p><p></p><p></p><p></p><p>4. RSI s'est d'ores et déjà appuyée sur cette analyse pour élaborer un nouveau concept de diffusion.</p>  Réponse du Conseil fédéral.