<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2024-09-17-4A_649-2023.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4A_649/2023</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 17 septembre 2024</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Ire Cour de droit civil</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mmes et M. les Juges fédéraux </div> <div class="para">Jametti, Présidente, Kiss et Rüedi. </div> <div class="para">Greffière : Mme Raetz. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">représenté par Me Laurent Fischer, avocat, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B.________, </div> <div class="para">en sa qualité de liquidatrice judiciaire de </div> <div class="para">C.________, </div> <div class="para">représentée par Me Ronald Asmar et Me Romain Jordan, avocats, </div> <div class="para">intimée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">mainlevée définitive; requête introduite par la liquidatrice judiciaire étrangère, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt rendu le 24 juillet 2023 par la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal du canton de Vaud (KC22.021043-221601 135). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.a.</b> Par jugement du 23 avril 2007, le Tribunal de commerce de K.________, en France, a converti la procédure de redressement judiciaire de C.________, ordonnée par jugement du 3 juillet 2006, en liquidation judiciaire. Il a en outre nommé D.________ en qualité de liquidatrice judiciaire, avant de transférer cette mission à B.________ (ci-après: B.________) le 7 janvier 2008. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.b.</b> Par jugement du 23 mai 2011, le Tribunal de commerce de K.________ a condamné solidairement entre eux E.________ et A.________ à payer à B.________, en qualité de liquidatrice judiciaire de C.________, les sommes de 928'000 euros et 2'000 euros. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.c.</b> Le 31 juillet 2021, à la réquisition de B.________, agissant en tant que liquidatrice judiciaire de C.________ (ci-après: la poursuivante), l'Office des poursuites et faillites du district de la Riviera-Pays-d'Enhaut a notifié à A.________ un commandement de payer le montant de 1'017'346 fr. avec intérêts, mentionnant le jugement français du 23 mai 2011 précité. Le poursuivi y a formé opposition totale. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.a.</b> Le 21 mai 2022, la poursuivante a requis du Juge de paix du district de la Riviera-Pays-d'Enhaut qu'il reconnaisse et déclare exécutoire en Suisse le jugement français du 23 mai 2011 et qu'il prononce la mainlevée définitive de l'opposition à concurrence du montant susmentionné, avec intérêts. </div> <div class="para">Par prononcé non motivé du 1er novembre 2022, rectifié le 8 novembre 2022, le Juge de paix a accordé la mainlevée définitive de l'opposition à concurrence du montant de 1'017'346 fr. avec intérêts. Les motifs ont été adressés aux parties le 30 novembre 2022. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.b.</b> Par arrêt du 24 juillet 2023, la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté le recours exercé par A.________. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.c.</b> Dans l'intervalle, le 4 juin 2021, à la réquisition de la poursuivante, l'Office des poursuites et faillites du district de Conthey a notifié à E.________ un commandement de payer le montant de 1'017'346 fr. avec intérêts, en faisant référence au jugement français du 23 mai 2011. Le poursuivi y a formé opposition totale. Par décision du 22 novembre 2022, la juge suppléante du Tribunal des districts d'Hérens et Conthey a rejeté la requête déposée par la poursuivante, tendant à ce que soit prononcée l' <i>exequatur</i> du jugement précité et la mainlevée définitive de l'opposition. Par arrêt du 9 octobre 2023, le Tribunal cantonal valaisan a rejeté le recours intenté par la poursuivante à l'encontre de cette décision. En bref, il a considéré que la LDIP était applicable et que l'intéressée n'avait pas la faculté de conduire le procès. Cet arrêt a fait l'objet d'un recours au Tribunal fédéral (cause 4A_641/2023). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.</b> </div> <div class="para">A.________ (ci-après: le recourant) a exercé un recours en matière civile auprès du Tribunal fédéral à l'encontre de l'arrêt du 24 juillet 2023 du Tribunal cantonal vaudois. Il a conclu à sa réforme en ce sens que la réquisition d' <i>exequatur</i> et de mainlevée formée par la poursuivante soit rejetée. Subsidiairement, il a conclu à son annulation et au renvoi de la cause à la cour cantonale pour nouvelle décision dans le sens des considérants. </div> <div class="para">Par ordonnance présidentielle du 8 décembre 2023, la requête d'effet suspensif a été admise. </div> <div class="para">Dans l'intervalle, par courriers des 25 octobre 2023 et 15 janvier 2024, le recourant a produit l'arrêt rendu le 9 octobre 2023 par le Tribunal cantonal valaisan, en indiquant qu'un recours était pendant. Il invitait le Tribunal fédéral à examiner si ces causes devaient être jointes. </div> <div class="para">Ces courriers et l'arrêt cantonal valaisan ont été transmis le 6 mars 2024 à la poursuivante (ci-après: l'intimée) et à la cour cantonale vaudoise. </div> <div class="para">Dans sa réponse, l'intimée a conclu au rejet du recours. </div> <div class="para">La cour cantonale vaudoise s'est référée aux considérants de son arrêt. </div> <div class="para">Le recourant a déclaré renoncer à déposer des déterminations. </div> <div class="para">L'arrêt du Tribunal cantonal valaisan a donné lieu à l'arrêt 4A_641/2023 rendu ce jour. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Les conditions de recevabilité du recours en matière civile sont réalisées sur le principe, notamment celles afférentes à la valeur litigieuse minimale de 30'000 fr. (<span class="artref">art. 74 al. 1 let. b LTF</span>) et au délai de recours (art. 46 al. 1 let. b et 100 al. 1 LTF). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Dans la désignation des parties de l'arrêt cantonal, l'intimée est "B.________"; il n'est pas précisé qu'elle agit en tant que liquidatrice judiciaire de C.________. Or, c'est bien en cette qualité qu'elle a requis la notification d'un commandement de payer au poursuivi, comme il ressort des faits constatés par la cour cantonale, puis a déposé la requête de mainlevée (cf. requête du 21 mai 2022). Au demeurant, devant la cour cantonale, tant le recours que la réponse la désignaient en cette qualité; il en va de même auprès du Tribunal fédéral. Dès lors, il convient de désigner correctement la partie intimée, à savoir B.________, en sa qualité de liquidatrice judiciaire de C.________. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le recourant évoque la jonction de la présente procédure avec la cause 4A_641/2023. Certes, les recours interjetés au Tribunal fédéral présentent un lien très étroit. Ils concernent des poursuites exercées en Suisse par une liquidatrice judiciaire étrangère contre deux débiteurs d'un montant qu'ils ont été condamnés solidairement à payer par le même jugement français rendu le 23 mai 2011, produit en tant que titre de mainlevée, et dont l'exécution est ainsi demandée. Toutefois, vu qu'il s'agit de deux débiteurs poursuivis différents, ils n'opposent pas les mêmes parties. Pour ce motif, il n'y a pas lieu de joindre les causes, de sorte que la requête en ce sens, en tant qu'elle puisse être considérée comme telle, est rejetée. </div> <div class="para">Cependant, au vu des circonstances précitées, une solution uniforme doit s'imposer, tant s'agissant du droit applicable que de la faculté de la liquidatrice judiciaire étrangère de conduire le procès. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.1.</b> Sous réserve de la violation des droits constitutionnels (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>), le Tribunal fédéral applique le droit d'office (<span class="artref">art. 106 al. 1 LTF</span>). Il n'est toutefois lié ni par les motifs invoqués par les parties, ni par l'argumentation juridique retenue par l'autorité cantonale; il peut donc admettre le recours pour d'autres motifs que ceux invoqués par le recourant, comme il peut le rejeter en opérant une substitution de motifs (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=17.09.2024&amp;to_date=06.10.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-III-397%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page397">ATF 135 III 397</a> consid. 1.4 et l'arrêt cité). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.</b> Aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut être présenté à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente (<span class="artref">art. 99 al. 1 LTF</span>). Le recourant a produit une liasse de 35 pièces. Il n'y a pas lieu d'examiner leur recevabilité puisque, quoi qu'il en soit, elles n'influent pas sur l'issue du litige (cf. consid. 5.4 <i>infra</i>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.1.</b> Outre ce qui est susmentionné s'agissant de la solution uniforme à apporter, et même si les parties n'abordent pas ce point, le Tribunal fédéral doit traiter de la question de savoir si l'intimée, liquidatrice judiciaire étrangère, était à même d'intenter un procès pour le compte de C.________, en liquidation judiciaire (cf. arrêt 4A_34/2021 du 18 mars 2022 consid. 2). En effet, la faculté de faire valoir en justice en son propre nom le droit d'un tiers est une condition de recevabilité de la demande (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=17.09.2024&amp;to_date=06.10.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F145-III-101%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page101">ATF 145 III 101</a> consid. 4.1.3; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=17.09.2024&amp;to_date=06.10.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-III-552%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page552">144 III 552</a> consid. 4.1.2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=17.09.2024&amp;to_date=06.10.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F94-I-312%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page312">94 I 312</a> consid. 1b; arrêt 5C.194/2001 du 25 février 2002 consid. 2b; FABIENNE HOHL, Procédure civile, T. I, 2e éd. 2016, n. 824). Celle-ci devait être examinée d'office (<span class="artref">art. 60 CPC</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.2.</b> Dans l'arrêt attaqué, la cour cantonale vaudoise a retenu que la Convention de Lugano concernant la compétence judiciaire, la reconnaissance et l'exécution des décisions en matière civile et commerciale (CL; RS 0.275.12) était applicable, puisque le jugement étranger litigieux du 23 mai 2011 avait été rendu par une autorité judiciaire française dans le cadre d'un litige de nature civile ou commerciale (art. 1). Cela n'était pas contesté par les parties. Elle a manifestement prêté à la liquidatrice judiciaire étrangère la faculté de conduire le procès. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.3.</b> En ce qui concerne une faillite étrangère (ou liquidation judiciaire du droit français; cf. arrêts 5A_875/2022 du 14 juin 2023 consid. 2.3.2; 5A_87/2020 du 7 juillet 2020 consid. 2.1), la Suisse applique le principe de la territorialité (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=17.09.2024&amp;to_date=06.10.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F147-III-365%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page365">ATF 147 III 365</a> consid. 3.2.1). La question de savoir si l'administrateur de la faillite (ou le liquidateur judiciaire) étranger peut agir sur des biens situés en Suisse ne s'examine pas selon la CL (<span class="artref">art. 1 al. 2 let. b CL</span>, qui exclut les faillites, concordats et autres procédures analogues de son champ d'application), mais selon les <span class="artref">art. 166 ss LDIP</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=17.09.2024&amp;to_date=06.10.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-III-236%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page236">ATF 139 III 236</a> consid. 4.2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=17.09.2024&amp;to_date=06.10.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-III-570%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page570">137 III 570</a> consid. 2; arrêts 4A_34/2021 du 18 mars 2022 consid. 2.1; 4A_496/2019 du 1er février 2021 consid. 2.1.1; 5A_520/2016 du 9 janvier 2017 consid. 2.1 et 2.2). En particulier, il est nécessaire que le jugement de faillite (ou de liquidation judiciaire) étranger ait été préalablement reconnu en Suisse, selon les conditions prévues à l'<span class="artref">art. 166 LDIP</span>; en d'autres termes, la validité de ce prononcé conditionne les pouvoirs dévolus à l'administration de la faillite (ou au liquidateur judiciaire), de sorte que celle-ci (celui-ci) doit faire reconnaître ce prononcé étranger (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=17.09.2024&amp;to_date=06.10.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F147-III-365%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page365">ATF 147 III 365</a> consid. 3.2.1 s.; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=17.09.2024&amp;to_date=06.10.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-III-236%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page236">139 III 236</a> consid. 4.2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=17.09.2024&amp;to_date=06.10.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-III-631%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page631">137 III 631</a> consid. 2.3.3; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=17.09.2024&amp;to_date=06.10.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-III-570%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page570">137 III 570</a> consid. 2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=17.09.2024&amp;to_date=06.10.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-III-40%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page40">135 III 40</a> consid. 2.4; arrêts précités 5A_875/2022 consid. 2.3.3; 4A_34/2021 consid. 2.2; 4A_496/2019 consid. 2.1.1; 5A_520/2016 consid. 2.1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.4.</b> Il ressort de ce qui précède que du fait du statut de la requérante, liquidatrice judiciaire étrangère, la CL doit être d'emblée écartée, au profit de la LDIP (<span class="artref">art. 1 al. 2 LDIP</span>). L'analyse de la cour cantonale ne saurait ainsi être suivie. </div> <div class="para">Par ailleurs, dans la présente procédure (tout comme celle ayant donné lieu à la cause 4A_641/2023), la requérante n'a ni allégué, ni établi que la décision de liquidation judiciaire de C.________ prononcée en France le 23 avril 2007 avait été reconnue en Suisse. Or, cela est une condition nécessaire - entre autres - pour qu'elle puisse disposer de la capacité de procéder en Suisse pour le compte de C.________, en liquidation judiciaire. Ainsi, pour ce motif déjà, il y a lieu de retenir qu'elle n'avait manifestement pas cette capacité, de sorte qu'une des conditions de recevabilité de la requête faisait défaut. Sa requête devait dès lors être déclarée irrecevable. L'arrêt attaqué sera réformé en ce sens. </div> <div class="para">On peut préciser que l'arrêt cantonal valaisan soulevait l'absence de reconnaissance en Suisse de la décision de liquidation judiciaire de C.________, et constatait notamment sur cette base que l'intéressée n'avait pas la capacité de procéder. Dans le cadre de la présente procédure, cet arrêt a été transmis aux parties, sans qu'elles jugent nécessaire de se prononcer sur cette problématique. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">Au vu de ce qui précède, il n'y a pas à traiter les griefs invoqués par le recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.</b> </div> <div class="para">En définitive, l'arrêt attaqué sera réformé en ce sens que la requête déposée le 21 mai 2022 par B.________, en sa qualité de liquidatrice judiciaire de C.________, est irrecevable; par ailleurs, la partie intimée est B.________, en sa qualité de liquidatrice judiciaire de C.________. </div> <div class="para">On doit considérer que le recourant obtient gain de cause. Les sûretés qu'il a déposées à la Caisse du Tribunal fédéral seront dès lors libérées. L'intimée supportera les frais judiciaires (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>) et versera au recourant une indemnité pour ses frais d'avocat (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/68/2" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/68/1" type="start"></artref>art. 68 al. 1 et 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/68/2" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/2" type="end"></artref>). </div> <div class="para">La cause est renvoyée à la cour cantonale pour nouvelle décision sur les frais judiciaires et les dépens de la procédure cantonale. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">La requête de jonction de causes est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Le recours est admis. L'arrêt attaqué est réformé en ce sens que la requête déposée le 21 mai 2022 devant le Juge de paix du district de la Riviera-Pays-d'Enhaut par B.________, en sa qualité de liquidatrice judiciaire de C.________, est irrecevable; par ailleurs, la partie intimée est B.________, en sa qualité de liquidatrice judiciaire de C.________. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires de la procédure fédérale, arrêtés à 12'000 fr., sont mis à la charge de l'intimée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">L'intimée versera au recourant une indemnité de 14'000 fr. à titre de dépens. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">La Caisse du Tribunal fédéral restituera au recourant le montant de 14'000 fr. qu'il a versé pour garantir les dépens de l'intimée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">La cause est renvoyée à la cour cantonale pour nouvelle décision sur les frais judiciaires et les dépens de la procédure cantonale. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et à la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal du canton de Vaud. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 17 septembre 2024 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente : Jametti </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : Raetz </div> </div></body></html>