An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 28. August 2019
Embargo: 28. August 2019, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 8. August 2019 (1C_389/2018, 1C_543/2018, 1C_649/2018)
Abstimmung zur Überwachung von Versicherten: Beschwerde 
abgewiesen
Das Bundesgericht weist eine Beschwerde des Vereins "Referendum gegen Versicherungsspitzelei" im Zusammenhang mit der eidgenössischen Abstimmung zur
Überwachung von Versicherten ab. Zu beurteilen waren zwei im Vorfeld der Abstimmung veröffentlichte Dokumente des Bundesamtes für Sozialversicherungen (BSV)
und der Schweizerischen Unfallversicherungsanstalt (Suva).
Die Bundesversammlung hatte 2018 eine Änderung des Bundesgesetzes über den
Allgemeinen Teil des Sozialversicherungsrechts (ATSG) unter dem Titel "Gesetzliche
Grundlage für die Überwachung von Versicherten" beschlossen. Dagegen erhob der
Verein "Referendum gegen Versicherungsspitzelei" erfolgreich das Referendum. Im
Vorfeld der Abstimmung veröffentlichte das BSV auf seiner Website ein Dokument mit
dem Titel "Fragen und Antworten: Gesetzliche Grundlagen für die Überwachung von
Versicherten". Die Suva publizierte auf ihrer Website ein Dokument mit dem Titel
"Faktencheck zum Observationsgesetz". Die Vorlage wurde bei der eidgenössischen
Volksabstimmung vom 25. November 2018 mit einem Anteil von 64,7 Prozent JaStimmen angenommen. Der Verein "Referendum gegen Versicherungsspitzelei" hatte
bereits vor der Abstimmung zwei Beschwerden beim Bundesgericht erhoben und reichte
nach der Abstimmung eine weitere ein. Beantragt wurde unter anderem die Aufhebung
der Abstimmung.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde betreffend die Dokumente des BSV und der
Suva ab und tritt auf die weiteren Beschwerden nicht ein. Aus Artikel 34 Absatz 2 der
Bundesverfassung ergibt sich namentlich eine Verpflichtung der Behörden auf korrekte
und zurückhaltende Information im Vorfeld von Abstimmungen. Einschränkungen ergeben sich daraus auch für Unternehmen, die wie die Suva direkt oder indirekt unter dem
bestimmenden Einfluss eines Gemeinwesens stehen. Das BSV hat in seinem Dokument
"Fragen und Antworten" die interessierten Stimmberechtigten in sachlich gehaltener
Form und Sprache informiert. Jedenfalls unter Berücksichtigung der weiteren auf seiner
Internetseite veröffentlichten Informationen stellt das Dokument keine unzulässige
Intervention in den Abstimmungskampf dar. Die Suva war als von der Abstimmung besonders betroffene öffentlich-rechtliche Anstalt des Bundes unter Beachtung der gebotenen Zurückhaltung grundsätzlich zu einer Stellungnahme berechtigt. Zur Wahrung der
politischen Neutralität war sie als besonders betroffenes Unternehmen nicht verpflichtet.
Gesamthaft betrachtet hat die Suva ihre Interessen mit dem Dokument "Faktencheck"
trotz des gewählten Titels und der gewählten Form im Wesentlichen in objektiver und
sachlicher Weise vertreten. Selbst wenn man zum Schluss käme, dass das Dokument
der Suva dem Grundsatz der Sachlichkeit nicht genüge, würde ein anderer Ausgang der
Abstimmung angesichts des deutlichen Ergebnisses nicht ernsthaft in Betracht fallen.
Nicht eingetreten ist das Bundesgericht auf die Beschwerden bezüglich der bundesrätlichen Erläuterungen. Diese können beim Bundesgericht nicht direkt angefochten
werden. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 28 août 2019
Embargo : 28 août 2019, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 8 août 2019 (1C_389/2018, 1C_543/2018, 1C_649/2018)
Votation sur la surveillance des assurés : recours rejeté
Le Tribunal fédéral a rejeté un recours de l'association «  Référendum contre les
espions des assurances  » ("Referendum gegen Versicherungsspitzelei") en lien avec
la votation fédérale sur la surveillance des assurés. Il s'agissait de juger deux
documents publiés avant la votation par l'Office des assurances sociales (OFAS) et
par la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (Suva).
En 2018, l'Assemblée fédérale a décidé de modifier la loi fédérale sur la partie générale
du droit des assurances sociales (LPGA) sous le titre «  Base légale pour la surveillance
des assurés ». L'association « Référendum contre les espions des assurances  » a lancé
avec succès un référendum contre cette modification légale. Dans le contexte de la
votation, l'OFAS a publié sur son site Internet un document intitulé «  Questions et
réponses : Base légale pour la surveillance des assurés  ». La Suva a mis en ligne sur
son site Internet un document intitulé «  Clarification des faits concernant la base légale
pour la surveillance des assurés  ». Le 25 novembre 2018, le projet de loi a été accepté
en votation populaire par 64,7  % des voix. L'association «  Référendum contre les
espions des assurances  » ("Referendum gegen Versicherungsspitzelei") a déposé, déjà
avant la votation, deux recours au Tribunal fédéral et en a interjeté un troisième après la
votation. Elle a demandé en particulier l'annulation de la votation.
Le Tribunal fédéral rejette le recours concernant les documents de l'OFAS et de la Suva
et n'entre pas en matière sur les autres. Il découle de l'article 34 alinéa 2 de la
Constitution  fédérale  un devoir pour  les  autorités  de  fournir  aux citoyens  des
informations correctes et de faire preuve d’une certaine retenue, dans le contexte d’une
votation. Il existe aussi de telles limitations pour des entreprises qui, comme la Suva, se
trouvent directement ou indirectement sous l'influence déterminante d'une collectivité
publique. Dans son document «  Questions et réponses  », l'OFAS a informé les citoyens
intéressés avec retenue, compte tenu de la forme et des termes utilisés. En tout cas, du
point de vue des informations supplémentaires publiées sur son site Internet, le
document  ne  représente  pas  une  intervention  inadmissible  dans  la  campagne
référendaire. La Suva était habilitée à prendre position avec la retenue exigée en tant
qu'établissement de droit public de la Confédération particulièrement touché par la
votation. En tant qu'entreprise particulièrement touchée, elle n'était pas tenue de
garantir la neutralité politique. Pour l'essentiel, la Suva a représenté de manière
objective ses intérêts dans le document «  Clarification des faits  » pris dans son
ensemble, malgré le titre et la forme choisis. Même si l'on était arrivé à la conclusion
que le document de la Suva n'était pas conforme au principe de l'objectivité, une autre
issue du scrutin n'aurait pas sérieusement pu être prise en compte, vu le résultat clair.
Le Tribunal fédéral n'est pas entré en matière sur les recours en lien avec le message
explicatif du Conseil fédéral. En effet, celui-ci ne peut pas faire directement l'objet d'un
recours au Tribunal fédéral.