<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. Le samedi 21 juin 1997, entre 20h30 et 20h45, au crépuscule, un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">accident de la circulation s'est produit à Colombier, avenue du Collège,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">entre la Jeep Cherokee conduite par S. et la Renault Clio</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de M. .</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> S. débouchait, en marche arrière, de l'embran-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">chement de l'avenue du Collège desservant les villas 17 à 23. Il pleuvait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et, en raison de la présence de quatre personnes dans le véhicule, les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vitres étaient embuées. Le conducteur reculait et regardait par la vitre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">latérale avant, qu'il avait ouverte, si la voie était libre pour engager</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son véhicule dans l'avenue du Collège. Sa visibilité était en outre rédui-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">te en raison de la végétation et de la présence de clôtures.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> M. descendait l'avenue du Collège pour rejoindre son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">domicile, rue des Côteaux, lorsque son véhicule s'est trouvé en présence</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de celui de S. . Un choc s'est produit entre l'angle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">arrière droit de la Jeep et le flanc avant gauche de la Renault Clio, seul</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ce véhicule subissant des dommages.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le rapport de la police cantonale a situé le point de choc entre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1,45 mètre et 1,90 mètre de la bordure pavée de l'embranchement, l'avenue</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du Collège ayant, à l'endroit de l'accident, une largeur de 5,10 mètres.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Par ailleurs, le tronçon emprunté par l'automobiliste M. - soit du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">chemin des Perreuses à l'embranchement des propriétés 17 à 23 - est à sens</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">interdit et ne pouvait être emprunté que dans le sens suivi par la conduc-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">trice M. .</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. A la suite de cet accident, S. s'est vu noti-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fier une ordonnance pénale le condamnant à une amende de 350 francs et à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">145 francs de frais en application des articles 31/1, 36/4 et 90/1 LCR et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">17/1 OCR. Ayant fait opposition à cette ordonnance, il a été renvoyé de-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vant le Tribunal de police du district de Boudry.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par jugement du 5 novembre 1997, ce tribunal a maintenu la con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">damnation à 350 francs d'amende, augmentant les frais à 498 francs. Il a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">estimé en bref que S. avait enfreint son devoir de pru-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dence en s'engageant, en marche arrière, sur la rue du Collège, alors que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la visibilité et les conditions atmosphériques étaient mauvaises et qu'il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'avait ainsi pas suffisamment pris de précautions pour ne pas entraver la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conductrice M. , qui bénéficiait de la priorité. S. </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">aurait à tout le moins dû avoir recours à l'aide de ses passagers qui,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">même en restant dans le véhicule, auraient pu mieux apercevoir que lui un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">véhicule prioritaire.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. S. se pourvoit en cassation contre ce jugement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en concluant au renvoi de la cause pour nouveau jugement. Il invoque</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'arbitraire ainsi qu'une fausse application des articles 31/1, 36/4 LCR</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et 17/1 OCR. Il conteste au surplus la quotité de l'amende, qu'il juge</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">excessive au vu de l'ensemble de la situation et contraire aux articles 63</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et 48 CPS.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D. Le président du Tribunal de district de Boudry ne formule pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'observations. Le ministère public conclut au rejet du recours, sans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">observations.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> e n d r o i t</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux (art.244 CPP), le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pourvoi est recevable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Selon l'article 36/4 LCR, le conducteur qui veut engager son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">véhicule dans la circulation, faire demi-tour ou marche arrière ne doit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas entraver les autres usagers de la route; ces derniers bénéficient de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la priorité. L'article 17/1 OCR précise quant à lui qu'avant de démarrer,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le conducteur s'assurera qu'il ne met en danger aucun enfant ou autre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">usager de la route. Lorsque le véhicule masque la vue vers l'arrière, le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conducteur ne reculera pas sans l'aide d'une tierce personne, à moins que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tout danger ne soit exclu.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Selon la jurisprudence, le conducteur non prioritaire doit ac-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">corder la priorité à tout usager, d'où qu'il vienne et sur toute la sur-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">face de la chaussée (ATF 102 IV 259 - JT 1977 I 432).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> La marche arrière nécessite des précautions élémentaires; le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conducteur doit s'assurer consciencieusement que la chaussée est libre,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">regarder la route derrière lui avec toute l'attention commandée par les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">circonstances, non seulement avant de démarrer, mais encore durant toute</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la manoeuvre. Si la vue est masquée ou insuffisante, il lui incombe</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'avancer prudemment jusqu'à ce qu'il soit certain que la voie est libre,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de façon à pouvoir s'arrêter immédiatement pour respecter la priorité d'un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">usager qui surgirait alors, surtout de nuit, l'appréciation des distances</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et des vitesses étant beaucoup plus difficiles (ATF 101 IV 346 - JT 1976 I</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">427).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Celui qui recule doit donc manoeuvrer de manière à éviter tout</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">risque prévisible en prenant toutes les mesures commandées par les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">circonstances concrètes, et notamment par la visibilité (ATF 101 IV 33 -</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">JT 1976 I 428; ATF 106 IV 58 - JT 1980 p.424). Ainsi, le conducteur qui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quitte une place de parc en marche arrière et qui ne dispose pas de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">visibilité nécessaire doit recourir à l'aide de tiers ou renoncer à sa</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">manoeuvre (ATF 106 IV 58 - JT 1980 p.424). </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. En l'espèce, S. effectuait une manoeuvre de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">marche arrière pour s'engager sur l'avenue du Collège et était donc dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">biteur de la priorité par rapport à M. . Sa visibilité étant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">restreinte à plusieurs titres (configuration des lieux, crépuscule, pluie</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">abondante et buée sur les vitres), il devait faire preuve d'une prudence</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">toute particulière et d'une vigilance soutenue, tout au long de sa</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">manoeuvre de recul. Or, au vu du dossier, il apparaît que tel n'a pas été</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le cas. S. ne pouvait pas se borner à regarder par la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vitre latérale avant ouverte pour effectuer sa manoeuvre, car, pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">remarquer un éventuel véhicule prioritaire, il aurait dû attendre que plus</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la moitié de son véhicule dépasse sur l'avenue du Collège, ce qui est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">évidemment contraire à toute règle de prudence et de nature à provoquer un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">accident.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Au surplus, S. bénéficiait de la présence de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">deux passagers arrières, âgés de quatorze et seize ans environ. Il aurait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dû faire appel à eux. Par un simple nettoyage des vitres arrières et un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">coup d'oeil, ceux-ci auraient été à même d'apercevoir le véhicule M. </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et d'indiquer au conducteur qu'il devait s'arrêter.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Enfin, l'on ne peut s'empêcher de s'étonner que S. ait opté pour une manoeuvre de marche arrière pour s'engager dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'avenue du Collège alors qu'une manoeuvre classique en marche avant lui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">aurait permis d'avoir une visibilité bien meilleure.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> La faute de S. est donc manifeste et présente</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">un caractère de gravité certain. Le jugement entrepris n'est donc pas con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">testable en droit.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C'est à tort que le recourant se prévaut du principe de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">confiance dans la mesure où lui-même ne s'est pas comporté de manière</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">réglementaire (ATF 120 IV 252 - JT 1994 I 691). Par ailleurs, l'on ne voit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas quelle serait la faute commise par M. , qui, en tant que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prioritaire, était autorisée à circuler sur toute la largeur de la chaus-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sée.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. S. considère que l'amende de 350 francs à la-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quelle il a été condamné est excessive. Selon lui, elle ne tient pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">compte du peu de gravité du cas, de son absence d'antécédents ainsi que de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sa situation personnelle d'étudiant, ne réalisant aucun salaire et sans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fortune.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Selon l'article 63 CPS, le juge fixera la peine d'après la cul-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pabilité du délinquant, en tenant compte des mobiles, des antécédents et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la situation personnelle de ce dernier. L'article 48/2 CPS stipule no-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tamment que, pour apprécier la situation du condamné, le juge tiendra</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">compte notamment des éléments ci-après : revenu et capital, état civil et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">charges de famille, profession et gain professionnel, âge et état de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">santé.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> L'article 63 fixe un cadre très général au juge, qui possède un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">large pouvoir d'appréciation. La culpabilité de l'auteur est le premier</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">facteur dont le juge doit tenir compte en fixant l'amende (ATF 101 IV 16).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Plus la peine est élevée, plus on se montrera exigeant quant à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sa motivation (ATF 120 IV 67, ATF 118 IV 14, 117 IV 112; Schmid</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Strafprozessrecht, 2ème édition, Zürich, 1993, no 215). A l'inverse, plus</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">une amende est basse, plus on doit accepter un certain schématisme. Dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ce cas, on ne saurait exiger du juge du fond qu'il procède à un examen</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">trop détaillé en particulier de la situation personnelle de l'auteur,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">spécialement lorsqu'il s'agit d'infractions standard (RSJB 1987 p.441;</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Schubarth, Qualifizierter Tatbestand und Strafzumessung in der neueren</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Rechtssprechung des Bundesgerichts, in : BJM 1992, p.65 ss)</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Certes, le premier juge n'a fait qu'une analyse succincte de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">situation personnelle de S. et s'est fondé sur des signes</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">extérieurs de richesse, tels que le type de véhicule conduit et le carac-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tère du quartier de villas qu'il habite. Toutefois, dans la mesure où</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'infraction commise revêt une gravité certaine et où le montant de l'ame-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nde demeure relativement faible, soit inférieure à 500 francs, l'on peut</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">considérer que l'amende de 350 francs correspond à la culpabilité du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recourant et à la situation de fait.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">5. Mal fondé, le pourvoi de S. doit donc être re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jeté et le jugement entrepris, qui n'est pas exempt de témérité, confirmé.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Quant aux frais de cassation, ils incombent au recourant, qui succombe.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LA COUR DE CASSATION PENALE</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Rejette le recours de S. .</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Condamne le recourant aux frais de la procédure de recours arrêtés à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> 440 francs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 27 janvier 1998</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> </div></body></html>