<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2020-09-09-1F_21-2020.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1F_21/2020</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 9 septembre 2020</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Ire Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. les Juges fédéraux </div> <div class="para">Chaix, P résident, Haag et Merz. </div> <div class="para">Greffier : M. Kurz. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">1. A.________, </div> <div class="para">2. B.________, </div> <div class="para">requérants, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Syndicat d'améliorations foncières de Rue, </div> <div class="para">Commission de classification du Syndicat AF de Rue, </div> <div class="para">Commission de recours en matière d'améliorations foncières de l'Etat de Fribourg, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Améliorations foncières, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Demande de révision de l'arrêt du Tribunal fédéral suisse 1C_178/2020 du 6 avril 2020. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Par arrêt du 6 avril 2020 (1B_178/2020), la Ire Cour de droit public du Tribunal fédéral a déclaré irrecevable un recours en matière de droit public formé par A.________et B.________ contre une décision d'irrecevabilité prise le 24 janvier 2020 par la Commission de recours en matière d'améliorations foncières du canton de Fribourg. Le Tribunal fédéral a constaté que les recourants se contentaient de revenir sur certains aspects du fond de la cause, mais ne mettaient nullement en cause les considérations qui avaient conduit à l'irrecevabilité du recours cantonal, de sorte que leur mémoire de recours ne remplissait pas les exigences de motivation posées à l'<span class="artref">art. 42 LTF</span>. </div> <div class="para">Par lettre du 2 juin 2020, A.________ et B.________ ont déclaré recourir contre l'arrêt du 6 avril 2020, demandant notamment une ouverture d'enquête et une nouvelle expertise. Il leur fut répondu, le 9 juin 2020, qu'aucun des arguments soulevés ne constituait un motif de révision; si les intéressés persistaient néanmoins à requérir une révision ils étaient invités à motiver leur demande dans le délai légal. </div> <div class="para">Par lettre du 2 août 2020 adressée au Tribunal cantonal fribourgeois, A.________ et B.________ ont demandé l'ouverture d'un dossier en contestant le transfert de leur garage à une tierce personne et en relevant que le tiers de leur exploitation se trouve en zone de protection des eaux. A la demande du Tribunal cantonal, ils ont précisé le 8 août suivant qu'ils demandaient la révision de l'arrêt du Tribunal fédéral, ajoutant une troisième objection considérant que les autorités fédérales et cantonales auraient été mal informées de la situation sur le terrain. Ces demandes ont été transmises le 12 août 2020 au Tribunal fédéral. Les requérants ont alors été invités à verser une avance de frais de 800 fr. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Selon l'<span class="artref">art. 61 LTF</span>, les arrêts du Tribunal fédéral entrent en force de chose jugée dès leur prononcé et ne peuvent plus faire l'objet d'un recours ordinaire. Seule entre dès lors en considération la voie de la révision au sens des <span class="artref">art. 121 ss LTF</span>. </div> <div class="para">Selon l'<span class="artref">art. 121 let</span>. d LTF, la révision d'un arrêt du Tribunal fédéral peut être demandée si, par inadvertance, le tribunal n'a pas pris en considération des faits pertinents qui ressortent du dossier. Il y a inadvertance, au sens de cette disposition, lorsque le tribunal a omis de prendre en considération une pièce déterminée, versée au dossier, ou l'a mal lue, s'écartant par mégarde de sa teneur exacte, en particulier de son vrai sens littéral. Ce motif de révision ne peut être invoqué que si les faits qui n'ont pas été pris en considération sont pertinents et sont susceptibles d'entraîner une décision différente de celle qui a été prise et plus favorable au requérant. Il n'y a en revanche pas inadvertance si le juge apprécie mal une preuve administrée devant lui, ou si ayant vu correctement une pièce au dossier, il en tire une déduction de fait erronée, ainsi que dans le cas d'une fausse appréciation de la portée juridique des faits établis (arrêt 1F_35/2018 du 9 novembre 2018 consid. 3). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.1.</b> Les requérants contestent essentiellement le transfert d'un garage qui leur appartenait, et se plaignent de ce qu'un tiers de leur exploitation se trouve désormais en zone S de protection des eaux. Il s'agit d'objections qui ont déjà été soulevées dans le recours au Tribunal fédéral et que ce dernier n'a pas eu à traiter puisque la décision attaquée était un arrêt d'irrecevabilité, et que le recours n'était pas suffisamment motivé à cet égard. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.2.</b> La procédure de révision n'est pas destinée à ouvrir un nouveau débat de fond - d'autant moins lorsque, comme en l'espèce, le fond de la cause n'a pas été abordé - et ne saurait être utilisée aux fins de remettre en question la solution juridique adoptée par le Tribunal fédéral, comme les requérants tentent de le faire sans toutefois reprocher au Tribunal fédéral une quelconque inadvertance (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=24.08.2020&amp;to_date=12.09.2020&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F96-I-279%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page279">ATF 96 I 279</a> consid. 3; ELISABETH ESCHER, in Basler Kommentar, Bundesgerichtsgesetz, 3ème éd. 2018, n° 9 ad <span class="artref">art. 121 LTF</span>). </div> <div class="para">La procédure de révision ne saurait non plus permettre aux requérants de soulever de nouveaux moyens qui auraient dû être invoqués dans la procédure initiale. Tel est le cas des objections concernant la partialité reprochée au Président de commune, ainsi que le défaut d'information des autorités cantonales et fédérales. Ces deux objections ne sont d'ailleurs pas non plus propres à remettre en cause la décision d'irrecevabilité de la Commission de recours. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Sur le vu de ce qui précède, la demande de révision est rejetée, dans la mesure où elle est recevable. C onformément à la règle de l'<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>, les frais judiciaires sont mis à la charge des requérants. Ceux-ci sont également informés que de futures écritures présentant les mêmes caractéristiques seront désormais classées sans suite. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">La demande de révision est rejetée, dans la mesure où elle est recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 800 fr., sont mis à la charge des requérants. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux requérants, au Syndicat d'améliorations foncières de Rue, à la Commission de classification du Syndicat AF de Rue et à la Commission de recours en matière d'améliorations foncières de l'Etat de Fribourg. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 9 septembre 2020 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Chaix </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Kurz </div> </div></body></html>