An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 31. Mai 2018
Kein Embargo
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 31. Mai 2018 (2F_23/2016)
Khalaf M. Al-Dulimi: Revisionsgesuch gutgeheissen – WBF muss
neu entscheiden
Das Bundesgericht heisst das Revisionsgesuch des irakischen Staatsangehörigen
Khalaf M. Al-Dulimi gut, das dieser im Anschluss an den Entscheid der Grossen
Kammer des Europäischen Gerichtshofs für Menschenrechte von 2016 erhoben hat.
Das Eidgenössische Departement für Wirtschaft, Bildung und Forschung wird prüfen
müssen, ob der Betroffene vom Sanktionenkomitee der UNO in willkürlicher Weise
auf die Liste der Personen aufgenommen wurde, deren Vermögenswerte von den
UNO-Mitgliedstaaten einzuziehen sind.
Mit der Resolution 1483 hatte der UNO-Sicherheitsrat 2003 beschlossen, dass von den
UNO-Mitgliedstaaten alle Vermögenswerte von Saddam Hussein und anderen hohen
Repräsentanten des früheren irakischen Regimes einzuziehen sind. Das eingesetzte
Sanktionenkomitee der UNO nahm betroffene Personen und Unternehmen auf eine
Liste auf, darunter den irakischen Staatsangehörigen Khalaf M. Al-Dulimi sowie mit ihm
verbundene Gesellschaften. Als Grund für die Auflistung von Khalaf M. Al-Dulimi wurde
angegeben, dass er Verantwortlicher für Investitionen im Auftrag der irakischen
Nachrichtendienste  gewesen  sei.  Das  damalige  Eidgenössische  Volkswirtschaftsdepartement (EVD, heute Departement für Wirtschaft Bildung und Forschung, WBF)
sperrte 2004 Vermögenswerte von Khalaf M. Al-Dulimi und seiner Firma Montana
Management. 2006 zog das EVD diese Vermögenswerte im Hinblick auf eine Überweisung an den Irak ein. 
Das Bundesgericht wies die Beschwerden gegen die Entscheide des EVD 2008 in
letzter Instanz ab. Es hielt dabei im Wesentlichen fest, dass die Einziehungen auf der
UNO-Resolution 1483 und der Liste des Sanktionenkomitees beruhen würden. Die
Schweiz  sei aufgrund  der  UNO-Charta  zur  strikten  Umsetzung  der  vom  UNOSicherheitsrat beschlossenen  Massnahmen  verpflichtet; die Aufnahme bestimmter
Personen auf die Liste des Sanktionenkomitees könne durch die nationalen Behörden
nicht überprüft werden.
Eine Kammer des Europäischen Gerichtshofs für Menschenrechte (EGMR) kam auf
Beschwerde von Khalaf M. Al-Dulimi und von Montana Management 2013 zum Schluss,
dass die Schweiz  deren Anspruch  auf gerichtliche  Prüfung ihrer zivilrechtlichen
Ansprüche verletzt habe (Artikel 6 EMRK). Die Schweiz ersuchte in der Folge um eine
Beurteilung der Sache durch die Grosse Kammer des EGMR. Diese bestätigte 2016 das
vorangegangene Urteil des EGMR. Die Grosse Kammer hielt fest, dass eine Prüfung der
gemäss der UNO-Resolution 1483 auf nationaler Ebene getroffenen Massnahmen nicht
ausgeschlossen sei. Die Schweiz hätte aufgrund von Artikel 6 EMRK prüfen müssen, ob
die Auflistung der Betroffenen auf der Liste des Sanktionenkomitees nicht willkürlich
gewesen sei. Im Anschluss an den Entscheid der Grossen Kammer des EGMR gelangte
Khalaf M. Al-Dulimi mit einem Revisionsbegehren ans Bundesgericht und verlangte die
Aufhebung des Einziehungsentscheides von 2006 und des Bundesgerichtsurteils von
2008. 
Das Bundesgericht heisst das Revisionsgesuch an seiner öffentlichen Beratung vom
Donnerstag gut, hebt den Einziehungsentscheid von 2006 auf und schickt die Sache zur
Neubeurteilung  ans  WBF.  Das  Bundesgericht  kommt  zum  Schluss,  dass  die
Voraussetzungen für eine Revision des Urteils von 2008 erfüllt sind. Es besteht kein
Konflikt zwischen den Verpflichtungen zur Befolgung der vom Sicherheitsrat beschlossenen Sanktionen und der Einhaltung von Artikel 6 Absatz 1 EMRK. Der EGMR hat
einerseits festgehalten, dass eine nationale Behörde darüber entscheiden muss, ob die
Aufnahme des Betroffenen auf die Liste des Sanktionenkomitees ohne Willkür erfolgte.
Andererseits müsse ihm eine gerichtliche Prüfung dieses Entscheides ermöglicht
werden. Das Bundesgericht kann deshalb in der Sache nicht selber entscheiden. Das
WBF wird sich bei seiner Willkürprüfung des Listeneintrags auf die aktuelle Fakten- und
Rechtslage stützen müssen. Gegen den Entscheid des WBF wird der Betroffene sodann
ans Bundesverwaltungsgericht und allenfalls ans Bundesgericht gelangen können. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 31 mai 2018
Pas d'embargo
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 31 mai 2018 (2F_23/2016)
Khalaf M. Al-Dulimi  : La demande de révision est admise – le 
DEFR doit rendre une nouvelle décision
Le Tribunal fédéral admet la demande de révision formée par le ressortissant irakien
Khalaf M. Al-Dulimi à la suite de l'arrêt de 2016 de la Grande Chambre de la Cour
européenne des droits de l'homme. Le Département fédéral de l'économie, de la
formation et de la recherche devra examiner si l’intéressé a été inscrit de manière
arbitraire par le Comité des sanctions de l'ONU sur la liste des personnes dont les
avoirs financiers doivent être confisqués par les Etats membres de l'ONU.
Dans sa résolution 1483 de 2003, le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé que les
Etats membres de l'ONU devaient confisquer tous les avoirs financiers de Saddam
Hussein et d'autres hauts responsables de l'ancien régime irakien. Le Comité des
sanctions de l'ONU désigné a inscrit les personnes et entreprises concernées sur des
listes, qui comprennent le ressortissant irakien Khalaf M. Al-Dulimi, ainsi que des
sociétés dans lesquelles il est impliqué. Il a été indiqué comme motif à l'appui de cette
inscription que Khalaf M. Al-Dulimi aurait été «  directeur des investissements pour le
compte des services de renseignements irakiens  ». En 2004, le Département fédéral de
l'économie (DFE, aujourd'hui le Département fédéral de l'économie, de la formation et
de la recherche, DEFR) a bloqué les avoirs financiers de Khalaf M. Al-Dulimi et de sa
société Montana Management. En 2006, le DFE a confisqué ces avoirs en vue de leur
transfert vers l'Irak.
En 2008, le Tribunal fédéral a rejeté en dernière instance les recours formés contre les
décisions du DFE. Il a essentiellement retenu que les confiscations reposaient sur la
résolution 1483 de l'ONU et les listes du Comité des sanctions. Selon le Tribunal
fédéral, la Suisse était tenue, en vertu de la Charte de l'ONU, à la stricte mise en oeuvre
des mesures décidées par le Conseil de sécurité de l'ONU  ; l'inscription d'une personne
particulière sur la liste du Comité des sanctions ne pouvait pas faire l'objet d'un examen
par les autorités nationales.
Sur recours de Khalaf M. Al-Dulimi et de Montana Management, une Chambre de la
Cour européenne des droits de l'homme (CourEDH) a conclu, en 2013, que la Suisse
avait violé leur droit à un contrôle juridictionnel (article 6 CEDH). La Suisse a alors
sollicité le renvoi de l'affaire devant la Grande Chambre de la CourEDH. Celle-ci a
confirmé, en 2016, l'arrêt de la Chambre. La Grande Chambre a retenu qu'un examen
au niveau national des mesures adoptées en vertu de la résolution 1483 de l'ONU
n'était pas exclu. En vertu de l'article 6 CEDH, la Suisse aurait dû s'assurer que
l'inscription des intéressés sur les listes du Comité des sanctions n'était pas arbitraire. A
la suite de l'arrêt de la Grande Chambre, Khalaf M. Al-Dulimi a formé une demande de
révision devant le Tribunal fédéral et a requis l'annulation de la décision de confiscation
de 2006, ainsi que de l'arrêt du Tribunal fédéral de 2008.
Lors de sa séance publique de jeudi, le Tribunal fédéral admet la demande de révision,
annule la décision de confiscation de 2006 et renvoie la cause au DEFR pour nouvel
examen. Le Tribunal fédéral arrive à la conclusion que les conditions d'une révision de
l'arrêt de 2008 sont réunies. On ne se trouve pas dans une situation de conflit entre les
obligations imposées par le Conseil de sécurité résultant des sanctions et le respect de
l'article 6 paragraphe 1 CEDH. La CourEDH a, d'une part, retenu qu'une autorité
nationale devait vérifier si l'intéressé avait été inscrit de manière arbitraire sur la liste du
Comité des sanctions. D'autre part, elle a considéré que cette décision devait pouvoir
faire l'objet d'un contrôle juridictionnel. Par conséquent, le Tribunal fédéral ne peut pas
lui-même statuer au fond. Le DEFR devra procéder à l'examen de l'éventuel caractère
arbitraire de l'inscription sur la liste en se fondant sur les faits et la situation juridique
actuels. Contre la décision du DEFR, l'intéressé pourra ensuite recourir au Tribunal
administratif fédéral, puis, le cas échéant, au Tribunal fédéral.