<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="HTML Tidy, see www.w3.org" name="generator"/> <meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="Microsoft Word 10 (filtered)" name="Generator"/> <title></title> </head> <body lang="FR-CH"> <div class="Section1"> <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" class="MsoNormalTable"> <tr> <td valign="top" width="95"> <p class="OJV-LogoLibelle"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-LogoLibelle"><span lang="FR"><img alt="image001" height="132" src="20090527104234223_e-files/image001.jpg" width="77"/></span></p> </td> <td valign="top" width="321"> <p class="OJV-LogoAdresse"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-LogoLibelle"><span lang="FR">TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td valign="top" width="284"> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR">313</span></p> </td> </tr> </table> </div> <span lang="FR"><br clear="all"/> </span> <div class="Section2"> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> </div> <span lang="FR"><br clear="all"/> </span> <div class="Section3"> <p class="OJV-DcisionsInstance"> <span lang="FR">TRIBUNAL D'ACCUSATION</span></p> <p class="OJV-DcisionsDoubleSoulign"> <span lang="FR">_________________________________</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">Séance du 25 mai 2009</span></p> <p class="OJV-DcisionsSoulign"><span lang="FR">___________________</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormalTab3"><span lang="FR">Présidence de M. J.-F. <span>Meylan</span>, président</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormalTab3"><span lang="FR">Juges : MM. F. Meylan et Krieger</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormalTab3"><span lang="FR">Greffier : Mme Moret</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsEtoiles"><span lang="FR">*****</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">Art. 260, 294 let. f CPP</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> <b>Vu l'enquête n° PE03.035639-BUF</b> <span></span>instruite par le Juge d'instruction de l'arrondissement du Nord vaudois contre <b><span>H.________</span></b> et <b><span>O.________</span></b> pour calomnie, subsidiairement diffamation, sur plainte de <b><span>S.________</span></b>,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> vu l'ordonnance du 20 mars 2009, par laquelle le magistrat instructeur notamment prononcé un non-lieu et laissé les frais à la charge de l'Etat,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> vu le recours exercé en temps utile par S.________ contre cette décision,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> vu le préavis du Ministère public,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> vu les déterminations d'O.________,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> vu les observations de S.________,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> vu les pièces du dossier;</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> <b>attendu</b>, en l'espèce, que le 6 octobre 2003, S.________ a déposé plainte contre inconnu pour calomnie, subsidiairement diffamation,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que l'enquête a toutefois été ouverte contre l'ex-femme du recourant, H.________, et sa belle-fille, O.________,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'entendue en décembre 2003 sur ce qui lui était reproché, H.________ a affirmé que son ex-mari avait fait subir des actes d'ordre sexuel à son ex belle-fille,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'une enquête a dès lors été ouverte d'office le 11 décembre 2003 contre S.________ notamment pour actes d'ordre sexuel avec des enfants (dossier n° [...]),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que par ordonnance du 1<sup>er</sup> juin 2004, le magistrat instructeur a suspendu l'enquête ouverte pour calomnie et diffamation jusqu'à droit connu sur l'enquête ouverte le 11 décembre 2003 contre S.________,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que par jugement du 11 décembre 2008, définitif et exécutoire dès le 3 février 2009, le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de La Broye et du Nord vaudois a libéré S.________ des accusations portées contre lui (cf. P. 13),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que par ordonnance du 20 mars 2009, le magistrat instructeur a ordonné la réouverture de l'enquête ouverte pour calomnie et diffamation et a prononcé un non-lieu au motif que les faits étaient prescrits,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que le recourant conteste cette décision;</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> attendu, en premier lieu, que le recourant invoque une violation de l'art. 98 let. b et c CP et soutient que l'ensemble des actes reprochés à son ex-femme et à son ex belle-fille constituent une unité d'action et que conformément à la disposition précitée, la prescription n'aurait commencé à courir que le jour où les agissements ont cessé, soit lors du jugement du 11 décembre 2008;</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> attendu que selon l'article 178 CP, pour les délits contre l'honneur, l'action pénale se prescrit par quatre ans,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que l'article 98 CP prévoit que la prescription court dès le jour où l'auteur a exercé son activité coupable (let. a), dès le jour du dernier acte si cette activité s'est exercée à plusieurs reprises (let. b) et dès le jour où les agissements coupables ont cessé s'ils ont eu une certaine durée (let. c),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'en cas de plusieurs infractions contre l'honneur, comme c'est le cas en l'espèce, le Tribunal fédéral a précisé que ces délits n'avaient pas de caractère durable, mais que chaque acte attentatoire à l'honneur était un fait ponctuel et non pas une situation qui se prolonge dans le temps (ATF 119 IV 199),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que, dès lors, pour chaque acte attentatoire à l'honneur commis, un délai de prescription autonome commence à courir (ibid.);</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> attendu, en l'occurrence, qu'au vu de la jurisprudence précitée, les faits dénoncés dans la plainte du 6 octobre 2003 et survenus depuis 2001 sont prescrits,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que pour ce qui est de la réitération de ces accusations par O.________ lors des audiences des 22 mai 2007, 9 et 10 décembre 2008, c'est à juste titre que le Ministère public a considéré que ces réitérations constituaient de nouveaux actes attentatoires à l'honneur faisant partir un nouveau délai de prescription ainsi qu'un nouveau délai de plainte,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'aucune plainte n'ayant été déposée dans le délai de trois mois de l'art. 31 CP, ces faits ne sont plus punissables,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'ainsi, c'est donc à bon droit que le magistrat instructeur a considéré les atteintes à l'honneur comme prescrites;</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> attendu, ensuite, que le recourant invoque une lacune de la loi, estimant que dans la mesure où l'enquête ouverte pour calomnie et diffamation avait été suspendue par le magistrat instructeur, il en aurait dû être de même pour le délai de prescription, lequel aurait dû être suspendu;</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> attendu qu'en cas de lacune de la loi, il appartient au juge pénal de combler celle-ci, sauf s'il se trouve en présence d'un silence qualifié du législateur,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que sa démarche face à une lacune proprement dite est alors semblable à celle du juge civil, si ce n'est sous la réserve que cette démarche ne saurait que profiter à l'accusé ou au condamné en vertu de l'art. 1<sup>er</sup> CP (Favre, Pellet, Stoudmann, Code pénal annoté, Lausanne 2007, n. 1.17 ad art. 1<sup>er</sup> CP, p. 17 et les références citées),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'en l'occurrence, le fait de rallonger le délai de prescription par une suspension irait à l'encontre des intérêts de la prévenue, cette dernière pouvant être condamnée à plus long terme,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que, pour le surplus, il appartenait au recourant de requérir, cas échéant, la reprise de la cause, dûment suspendue par ordonnance du 1<sup>er</sup> juin 2004,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que, mal fondé, ce grief doit donc être rejeté;</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> attendu, pour finir, que le recourant soutient que le magistrat instructeur aurait dû prendre en considération les infractions de dénonciation calomnieuse (art. 303 CP) et d'induction de la justice en erreur (art. 304 CP);</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> attendu que l'infraction de dénonciation calomnieuse suppose notamment que l'auteur ait eu le dessein de faire ouvrir une poursuite pénale contre une personne qu'il savait innocente, la seule intention de faire durer une poursuite pénale déjà engagée ne suffisant pas (Favre, Pellet, Stoudmann, op. cit., n. 1.2 ad art. 303 CP, p. 688),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que l'infraction d'induction de la justice en erreur suppose, quant à elle, que l'auteur dénonce à l'autorité une infraction qu'il savait ne pas avoir été commise;</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> attendu, tout d'abord, que le recourant n'a jamais fait état de ces deux infractions, tant dans sa plainte que dans son courrier du 19 janvier 2009 requérant la reprise de cause (cf. P. 12),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'ensuite, ces deux infractions n'entrent pas en considération dans le cas d'espèce,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que pour ce qui est d'O.________, cette dernière a été entendue par la police le 10 mars 2004, soit après que l'enquête a été ouverte,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'en ce qui concerne H.________ il n'existe au dossier aucun élément permettant d'affirmer qu'elle savait qu'elle dénonçait une personne innocente ou une infraction qui n'avait jamais été commise,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que dans ces circonstance il n'y a pas lieu de renvoyer le dossier au magistrat instructeur ou d'inviter celui-ci à examiner l'opportunité d'ouvrir une enquête pour les infractions précitées,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que, pour le surplus, le recourant aurait eu la faculté de déposer plainte pour ces deux infractions lors de la reprise de cause, voire d'adresser au juge une dénonciation,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que, mal fondé, ce grief doit aussi être rejeté;</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> attendu, en définitive, que le recours est rejeté et l'ordonnance confirmée,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que le Code de procédure pénale ne prévoit pas de dépens alloués à la partie qui obtient gain de cause devant le Tribunal d'accusation (JT 1962 III 64),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que les frais du présent arrêt sont mis à la charge du recourant en vertu de l'art. 307 CPP.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">Par ces motifs,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">le Tribunal d'accusation,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">statuant à huis clos :</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"> <span lang="FR"> <b>I.</b> Rejette le recours.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> <b>II.</b> Confirme l'ordonnance.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> <b>III. </b> Dit que les frais d'arrêt, par 550 fr. (cinq cent cinquante francs), sont mis à la charge du recourant.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"> <span lang="FR"> <b>IV.</b> Déclare l'arrêt exécutoire.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"> <span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsSignature"> <span lang="FR">L</span><span lang="FR">e <span>président : L</span>a <span>greffi</span>ère <span>:</span></span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCentrETDU"> <span lang="FR"> Du</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié aux parties, ainsi qu'au Ministère public, par l'envoi d'une copie complète<span> :</span></span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">- M. Alain Dubuis avocat (pour S.________),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">- M. Philippe Chaulmontet, avocat (pour S.________),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">- M. Robert Fox, avocat (pour O.________),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">- Mme H.________.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Il est communiqué en outre par l'envoi d'une copie complète à :</span></p> <p class="OJV-DcisionsRetraitNiveau1"><span lang="FR">‑ M. le Procureur général du canton de Vaud,</span></p> <p class="OJV-DcisionsRetraitNiveau1"><span lang="FR">‑ M. le Juge d'instruction cantonal.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral - RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100<br/> al. 1 <sup></sup>LTF).</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsSignature"> <span lang="FR"> L</span><span lang="FR">a <span>greffi</span>ère <span>:</span></span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> </div> </body> </html>