<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2022-02-09-2C_9-2022.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2C_9/2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 9 février 2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mmes et M. les Juges fédéraux </div> <div class="para">Aubry Girardin, Présidente, Donzallaz et Hänni. </div> <div class="para">Greffier : M. Ermotti. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">représentée par Me Guy Zwahlen, avocat, </div> <div class="para">recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Service de la population du canton de Vaud, avenue de Beaulieu 19, 1014 Lausanne. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Refus de prolongation de l'autorisation de séjour et renvoi de Suisse, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour de droit administratif et public, du 23 novembre 2021 (PE.2021.0080). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">A.________, ressortissante kosovare née en 1988, est entrée en Suisse le 1er août 2011 et a été mise au bénéfice d'une autorisation de séjour, qui est arrivée à échéance en 2012 sans être renouvelée. </div> <div class="para">Le 24 novembre 2017, l'intéressée a épousé le ressortissant suisse B.________. Aucun enfant n'est issu de cette union. A la suite du mariage, A.________ a été mise au bénéfice d'une autorisation de séjour pour regroupement familial valable jusqu'au 23 novembre 2018, laquelle a ensuite été prolongée jusqu'au 23 novembre 2020. </div> <div class="para">Les époux ont pris un domicile séparé à partir du 1er avril 2020, date à laquelle B.________ a quitté le domicile conjugal. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Le 20 octobre 2020, A.________ a requis la prolongation de son autorisation de séjour. Par décision du 30 mars 2021, le Service de la population du canton de Vaud (ci-après: le Service cantonal) a refusé de renouveler l'autorisation de séjour de l'intéressée et prononcé son renvoi de Suisse. Cette décision a été confirmée sur opposition le 6 mai 2021. </div> <div class="para">Par arrêt du 23 novembre 2021, la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal cantonal) a rejeté le recours formé par A.________ contre la décision sur opposition du 6 mai 2021. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Agissant par la voie du recours en matière de droit public, A.________ demande au Tribunal fédéral, sous suite de frais et dépens, d'annuler l'arrêt du Tribunal cantonal du 23 novembre 2021, de prolonger son autorisation de séjour et d'annuler son renvoi de Suisse. Subsidiairement, elle requiert le renvoi de la cause à l'autorité précédente pour nouvelle décision dans le sens des considérants. </div> <div class="para">Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.1.</b> La recourante invoque notamment l'art. 50 al. 1 let. b de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers et l'intégration (LEI; RS 142.20) et fait ainsi valoir de manière défendable l'éventualité d'un droit de séjour en Suisse. Le recours échappe donc au motif d'irrecevabilité prévu à l'<span class="artref">art. 83 let</span>. c ch. 2 LTF, étant précisé que le point de savoir si l'intéressée remplit les conditions pour obtenir l'autorisation requise relève du fond et non de la recevabilité (cf. arrêt 2C_213/2019 du 20 septembre 2019 consid. 1.1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.</b> Au surplus, le recours remplit les conditions des <span class="artref"><artref id="CH/173.110/42" type="start"></artref>art. 42 et 82 ss LTF</span><artref id="CH/173.110/82" type="end"></artref>. Il convient donc d'entrer en matière. Le recours étant toutefois manifestement infondé, il sera rejeté sur la base d'une motivation sommaire, en application de l'<span class="artref">art. 109 al. 2 let. a et al. 3 LTF</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.1.</b> Le Tribunal cantonal a correctement rappelé les bases légales applicables (en particulier les <span class="artref"><artref id="CH/142.20/50/2" type="start"></artref><artref id="CH/142.20/50/1" type="start"></artref>art. 50 al. 1 et 2 LEI</span><artref id="CH/142.20/50/2" type="end"></artref><artref id="CH/142.20/2" type="end"></artref> et 8 CEDH) et la jurisprudence relative au droit à la prolongation de l'autorisation de séjour après la dissolution de l'union conjugale (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=26.01.2022&amp;to_date=14.02.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F136-II-113%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page113">ATF 136 II 113</a> consid. 3 et 136 II 1 consid. 5), ainsi qu'au droit à la protection de la vie privée (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=26.01.2022&amp;to_date=14.02.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-I-266%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page266">ATF 144 I 266</a> consid. 3) et familiale (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=26.01.2022&amp;to_date=14.02.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-II-1%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page1">ATF 144 II 1</a> consid. 6; arrêt 2C_522/2021 du 30 septembre 2021 consid. 4.5). Il peut y être renvoyé (<span class="artref">art. 109 al. 3 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.2.</b> Le Tribunal cantonal a en outre procédé à une analyse détaillée et convaincante de la situation d'espèce. </div> <div class="para">En premier lieu, les juges cantonaux ont (implicitement) considéré à bon droit que l'intéressée ne pouvait se prévaloir de son mariage pour obtenir le renouvellement de son autorisation de séjour, puisqu'elle s'était séparée de son mari en avril 2020. En outre, c'est à juste titre que l'autorité précédente a retenu que la cohabitation effective des époux en Suisse avait duré moins de trois ans et que la recourante - indépendamment de sa bonne intégration en Suisse - ne pouvait donc rien déduire de l'<span class="artref">art. 50 al. 1 let. a LEI</span>. En effet, quoi qu'en dise l'intéressée, l'éventuelle période de cohabitation des fiancés avant le mariage ne doit pas être prise en compte dans le calcul de la durée de l'union conjugale (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=26.01.2022&amp;to_date=14.02.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-II-345%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page345">ATF 140 II 345</a> consid. 4.1). Sous l'angle de l'<span class="artref">art. 50 al. 1 let. b LEI</span>, le Tribunal cantonal a retenu à bon droit que l'intéressée ne pouvait pas invoquer des raisons personnelles majeures pour en déduire un droit de séjour en Suisse et que cette norme ne lui était donc d'aucun secours. S'agissant en particulier de la réintégration sociale dans son pays de provenance, les juges cantonaux ont relevé à juste titre que le simple fait que la recourante doive retrouver des conditions de vie qui sont usuelles au Kosovo ne constitue pas une raison personnelle majeure au sens de l'<span class="artref">art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEI</span>, même si ces conditions de vie sont moins avantageuses que celles dont elle bénéficie en Suisse. L'intéressée, qui est encore jeune, en bonne santé et sans enfant, a vécu jusqu'à l'âge de 23 ans au Kosovo, pays dont elle maîtrise la langue. Il ne fait ainsi pas de doute qu'elle y a conservé des attaches culturelles et sociales. Enfin, l'application de l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span> effectuée par le Tribunal cantonal ne prête pas le flanc à la critique. La recourante, qui réside légalement en Suisse depuis 2017 et n'y est pas spécialement intégrée (vie privée), respectivement qui se prévaut d'une nouvelle relation amoureuse qui n'existe que depuis quelques mois et n'a pas fourni d'indices concrets d'un mariage sérieusement voulu et imminent (vie familiale), ne peut rien déduire de cette disposition. </div> <div class="para">Il convient pour le reste de se référer à l'argumentation détaillée figurant dans l'arrêt attaqué (<span class="artref">art. 109 al. 3 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">Les considérants qui précèdent conduisent au rejet du recours en application de la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 109 al. 2 let. a et al. 3 LTF</span>. Succombant, la recourante doit supporter les frais judiciaires (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). Il n'est pas alloué de dépens (<span class="artref">art. 68 al. 3 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 2'000 fr., sont mis à la charge de la recourante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au mandataire de la recourante, au Service de la population du canton de Vaud, au Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour de droit administratif et public, ainsi qu'au Secrétariat d'Etat aux migrations. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 9 février 2022 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente : F. Aubry Girardin </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : A. Ermotti </div> </div></body></html>