<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="HTML Tidy, see www.w3.org" name="generator"/> <meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="Microsoft Word 10 (filtered)" name="Generator"/> <title></title> </head> <body lang="FR-CH" link="blue" vlink="navy"> <div class="Section1"> <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" class="MsoNormalTable"> <tr> <td valign="top" width="95"> <p class="OJV-LogoLibelle"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-LogoLibelle"><span lang="FR"><img alt="image001" height="132" src="20100413105100767_e-files/image001.jpg" width="77"/></span></p> </td> <td valign="top" width="321"> <p class="OJV-LogoAdresse"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-LogoLibelle"><span lang="FR">TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td valign="top" width="284"> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR">163</span></p> </td> </tr> </table> </div> <span lang="FR"><br clear="all"/> </span> <div class="Section2"> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> </div> <span lang="FR"><br clear="all"/> </span> <div class="Section3"> <p class="OJV-DcisionsInstance"> <span lang="FR">TRIBUNAL D'ACCUSATION</span></p> <p class="OJV-DcisionsDoubleSoulign"> <span lang="FR">_________________________________</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">Séance du 29 mars 2010</span></p> <p class="OJV-DcisionsSoulign"><span lang="FR">__________________</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormalTab3"><span lang="FR">Présidence de M. <span>Meylan</span>, président</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormalTab3"><span lang="FR">Juges : MM. Krieger et Sauterel</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormalTab3"><span lang="FR">Greffière : Mme Brabis</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsEtoiles"><span lang="FR">*****</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">Art. 260, 294 let. f CPP</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> <b>Vu l'enquête n° PE09.006659-CMI</b> <span></span>instruite d'office par le Juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne contre <b><span>P.________</span></b> pour lésions corporelles graves par négligence,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> vu l'ordonnance du 3 février 2010, par laquelle le magistrat instructeur a prononcé un non-lieu en faveur de P.________ et a laissé les frais à la charge de l'Etat,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> vu le courrier du juge d'instruction du 18 février 2010,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> vu le recours exercé en temps utile par M.________, par son conseil, contre l'ordonnance du 3 février 2010,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> vu le recours exercé en temps utile par Me Z.________, pour elle-même, contre cette décision,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> vu le mémoire de P.________,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> vu les pièces du dossier;</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> <b>attendu</b> que le 23 mars 2009, vers 16h40, à la rue des [...] à Lausanne, un accident de la circulation s'est produit entre le piéton M.________ et l'automobile conduite par P.________,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que M.________ a traversé la chaussée 39 mètres après le passage protégé en se faufilant entre des véhicules immobilisés avant de progresser sur la voie empruntée par P.________, à courte distance devant lui, alors qu'il circulait normalement en direction de la place Chauderon,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que M.________ a chuté sur la chaussée pour des raisons indéterminées puis a été heurté par la voiture conduite par P.________,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que la victime a été gravement blessée ayant subi plusieurs fractures au niveau de la tête mettant sa vie en danger;</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> attendu que la magistrat instructeur a prononcé un non-lieu en faveur de P.________, considérant en substance qu'aucune faute de la circulation ne pouvait être reprochée au prévenu et que le plaignant était à l'origine des lésions dont il avait été victime en traversant imprudemment une rue à fort trafic,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que M.________ conteste cette décision,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'il conclut à l'annulation de l'ordonnance et au renvoi de la cause à un autre juge d'instruction afin qu'il procède à l'inculpation du prévenu et à un complément d'enquête,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que dans son ordonnance du 3 février 2010, le magistrat instructeur a alloué une indemnité de 1'800 fr., TVA incluse, au conseil LAVI de M.________, Me Z.________,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que par courrier du 18 février 2010, le juge d'instruction a accordé un montant complémentaire de 641 fr. à Me Z.________, le total de l'indemnité correspondant à environ 15 heures de travail,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que Me Z.________ conteste la somme allouée par le magistrat instructeur pour son activité de conseil d'office LAVI de M.________,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'elle conclut à l'allocation d'une somme de 4'181 fr. pour son mandat de conseil d'office LAVI de la victime;</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> attendu que, s'agissant premièrement du recours de M.________, ce dernier demande que le magistrat instructeur ordonne la mise en œuvre de deux expertises permettant d'établir à quelle vitesse roulait la voiture de P.________ au moment du choc et l'aptitude de ce dernier à conduire le jour de l'accident,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'il demande en outre que le prévenu soit inculpé de lésions corporelles graves par négligence ainsi que de violation grave des règles de la circulation routière;</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> attendu que se rend coupable de lésions corporelles par négligence au sens de l'art. 125 CP, celui qui, par négligence, aura fait subir à une personne une atteinte à l'intégrité corporelle ou à la santé,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span> <span lang="FR">que la réalisation de cette infraction suppose ainsi la réunion de trois conditions, à savoir l'existence de lésions corporelles, une négligence et un lien de causalité naturelle et adéquate entre la négligence et les lésions (TF 6S.369/2005 du 2 novembre 2005 c. 1),</span></p> <p class="MsoNormal"> <span lang="FR"> que la négligence suppose, tout d'abord, que l'auteur ait violé les règles de prudence que les circonstances lui imposaient pour ne pas excéder les limites du risque admissible (ibidem; ATF 122 IV 17 c. 2b),</span></p> <p class="MsoNormal"> <span lang="FR"> que pour déterminer les devoirs imposés par la prudence, on peut se référer aux normes édictées par l'ordre juridique pour assurer la sécurité et éviter des accidents (ATF 133 IV 158 c. 5.1),</span></p> <p class="MsoNormal"> <span lang="FR"> </span> <span lang="FR">que lorsqu'il s'agit d'un accident de la route, on se réfère aux règles de la circulation routière (ATF 126 IV 91 c. 4a/aa; ATF 122 IV 133 c. 2a),</span></p> <p class="MsoNormal"> <span lang="FR"> qu'un comportement viole le devoir de prudence lorsque l'auteur, au moment des faits, aurait pu, compte tenu de ses connaissances et de ses capacités, se rendre compte de la mise en danger d'autrui (ATF 133 IV 158 c. 5.1),</span></p> <p class="MsoNormal"> <span lang="FR"> que pour qu'il y ait négligence, il faut encore que celui qui a violé un devoir de prudence puisse se voir imputer cette violation à faute, c'est-à-dire qu'il puisse se voir reprocher, compte tenu de ses circonstances personnelles, un manque d'effort blâmable (TF 6S.369/2005 du 2 novembre 2005 c. 1; ATF 122 IV 17 c. 2b/aa),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span> <span lang="FR">que s'agissant du rapport de causalité, lorsque la causalité naturelle est retenue, il faut encore se demander si le rapport de causalité peut être qualifié d'adéquat, c'est-à-dire si le comportement était propre, d'après le cours ordinaire des choses et l'expérience de la vie, à entraîner un résultat du genre de celui qui s'est produit (TF 6S.369/2005 du 2 novembre 2005 c. 1.3.1),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que le lien de causalité adéquate peut être rompu en présence d'un événement concomitant si imprévisible, par exemple une force naturelle, le comportement de la victime ou d'un tiers, qu'on ne saurait faire grief à l'auteur de ne pas avoir escompté sa survenance (<span>Favre / Pellet / Stoudmann, Code pénal annoté, Lausanne 2007, n. 3.21 ad art. 12 CP, p. 51),</span></span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'en outre, cette faute concurrente doit revêtir un caractère de gravité tel qu'elle apparaisse comme la cause la plus probable et la plus immédiate de l'événement considéré, reléguant à l'arrière-plan tous les autres facteurs qui ont contribué à l'amener et notamment le comportement de l'auteur (ATF 131 IV 145 c. 5.2),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> attendu <span>qu'</span>aux termes de l'art. 31 al. 1 LCR (Loi fédérale sur la circulation routière, RS 741.01), le conducteur devra rester constamment maître de son véhicule de façon à pouvoir se conformer aux devoirs de la prudence,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que selon l'art. 3 al. 1 OCR (Ordonnance sur les règles de la circulation routière, RS 741.11), le conducteur vouera son attention à la route et à la circulation,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que le principe de la confiance, déduit de l'art. 26 al. 1 LCR, permet à l'usager, qui se comporte réglementairement, d'attendre des autres usagers, aussi longtemps que des circonstances particulières ne doivent pas l'en dissuader, qu'ils se comportent également de manière conforme aux règles de la circulation, c'est-à-dire ne le gênent pas ni ne le mettent en danger (TF 6S.341/2005 du 27 octobre 2005 c. 1.1.1.1; ATF 118 IV 277 c. 4a),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'il ne faut cependant pas exiger de l'automobiliste un devoir exagéré d'attention dans toutes les situations (JT 1995 I 708),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'un conducteur n'a notamment pas à envisager qu'un piéton adulte s'engagera sur la chaussée à 25 ou 30 mètres de son véhicule en dehors d'un passage pour piétons (ATF 89 IV 103, JT 1963 I 424),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'en effet, lorsqu'un piéton traverse hors du passage protégé, il doit tenir compte du fait qu'un arrêt instantané est impossible aux véhicules automobiles (Bussy et Rusconi, Commentaire du Code suisse de la circulation routière, 3<sup>ème</sup> éd., Lausanne 1996, n. 5.2.2 ad art. 49 LCR, p. 479),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'en l'espèce, P.________ a déclaré qu'il circulait au volant de sa voiture en provenance de la place Saint-François en direction de la place Chauderon (PV aud. 4),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'il a affirmé qu'il roulait en seconde vitesse, à une allure de l'ordre de 40 km/h, et qu'il était très attentif (PV aud. 4 et 8),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'il a expliqué qu'alors qu'il se trouvait sur la rue des [...], un piéton avait soudainement traversé la chaussée de gauche à droite entre des véhicules qui circulaient sur la voie de circulation inverse et s'était élancé devant sa voiture,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'il a précisé que le piéton courait et qu'il a perdu l'équilibre devant sa voiture,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'il a affirmé avoir immédiatement freiné et être sorti de sa voiture pour voir le piéton,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'il a expliqué prendre tous les matins un comprimé de Citalopram 40 mg et tous les soirs un comprimé Seresta 15 mg et que son médecin lui avait indiqué qu'il n'y avait pas de contre-indication pour la conduite automobile,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que le témoin G.________ a déclaré avoir aperçu un homme qui traversait la chaussée hors d'un passage pour piétons (PV aud. 3),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'elle a expliqué que le piéton en question était tout à coup tombé à plat ventre et qu'il n'avait pas tenté de se relever une fois au sol,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'elle a ajouté que l'instant d'après une voiture venant en sens inverse par rapport à son véhicule avait heurté le piéton,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que le témoin précité a affirmé avoir pensé que la victime s'était jetée volontairement sous la voiture ou qu'elle avait eu un malaise, le choc avec la voiture du prévenu étant de toute façon inévitable,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que le témoin [...] a déclaré avoir vu quelque chose qui faisait une roulade immédiatement devant une voiture grise (PV aud. 5),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que le Centre Universitaire Romand de Médecine Légale (CURML) a pu établir que M.________ avait été heurté au niveau de la tête puisque seul cet endroit présentait des lésions importantes (P. 13, p. 5),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que le CURML a pu exclure que la victime avait été renversée par la voiture au niveau des membres inférieurs ou d'une autre partie du corps (ibidem),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'il <span>ressort des différents témoignages et du dossier de l'enquête que la victime s'était élancée soudainement sur la chaussée en dehors d'un passage pour piétons devant la voiture du prévenu et était tombée au sol avant d'être heurtée par celle-ci,</span></span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que le prévenu avait immédiatement freiné,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que P.________ a déclaré qu'il roulait à une vitesse de 40 km/h,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'aucun témoin n'a déclaré que le prévenu roulait à une vitesse excessive,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'il est en outre notoire qu'en fin d'après-midi à la rue des [...], à Lausanne, il est impossible de rouler à une vitesse excessive, soit à plus de 40-50 km/h,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'en raison de la soudaineté non prévisible de la présence de la victime sur la chaussée</span> <span lang="FR"><span>et de la proximité de son véhicule, P.________ s'est trouvé dans l'impossibilité matérielle d'éviter l'accident (cf.</span> ATF 89 IV 103, JT 1963 I 424 cité plus haut),</span></p> <p class="MsoNormal"> <span lang="FR"> </span> <span lang="FR">que <span>P.________ n'a dès lors pas violé les règles de prudence</span> que les circonstances lui imposaient, soit les art. 31 LCR et 3 al. 1 OCR,</span></p> <p class="MsoNormal"> <span lang="FR"> qu'en outre, contrairement à ce qu'affirme le recourant, le prévenu n'a pas violé ses obligations à l'égard des piétons au sens de l'art. 33 LCR, étant donné que M.________ a traversé la chaussée non pas sur un passage pour piéton ou peu avant celui-ci mais <span>à environ 39 mètres après le passage protégé,</span></span></p> <p class="MsoNormal"> <span lang="FR"> qu'en outre, il n'existe aucun indice concret permettant de douter de l'aptitude du prévenu à la conduite en raison de son traitement médicamenteux,</span></p> <p class="MsoNormal"> <span lang="FR"> que les témoignages recueillis ont permis d'établir que l'aptitude de P.________ à la conduite n'était pas en cause,</span></p> <p class="MsoNormal"> <span lang="FR"> qu'au surplus, les médicaments pris par le prévenu ne lui interdisent pas la conduite,</span></p> <p class="MsoNormal"> <span lang="FR"> que même si, par hypothèse, la prise de médicaments avait réduit l'attention du conducteur, la faute commise par la victime et son comportement aurait rompu tout lien de causalité,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que le prévenu n'a ainsi commis aucune imprévoyance coupable,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que partant, le comportement du prévenu n'est pas constitutif de l'infraction de lésions corporelles graves par négligence, ni d'aucune autre infraction pénale,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que les mesures d'instruction complémentaires ne se justifient dès lors pas,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que c'est donc à juste titre que le magistrat instructeur a prononcé un non-lieu en faveur de P.________;</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> attendu que s'agissant du recours de Me Z.________, celle-ci conteste l'indemnité totale de 2'441 fr. qui lui a été allouée, soit 1'800 fr. accordés dans l'ordonnance du 3 février 2010 et le montant complémentaire de 641 fr. prévu dans le courrier du juge d'instruction du 18 février 2010 (P. 26),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'en ce qui concerne son indemnité, le défenseur d'office peut recourir au Tribunal d'accusation lorsqu'il s'agit d'une décision du juge instructeur (art. 11 TFJP;</span> <span lang="FR">Bovay / Dupuis / Monnier / Moreillon / Piguet, Procédure pénale vaudoise, 3<sup>ème</sup> éd., Bâle 2008, n. 2.1 ad art. 110 CPP, p. 141),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que, partant, le recours de Me Z.________ est recevable,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'elle réclame un montant de total 4'181 fr. pour le travail effectué en qualité de mandataire d'office LAVI de M.________,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'elle soutient avoir dû consacrer 16 heures de travail dans le cadre de la procédure pénale, notamment en ayant contacté plusieurs médecins du CHUV quant à l'état de santé de son client,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'elle allègue avoir également effectué 7 heures afin d'entreprendre différentes démarches pour que la victime, qui séjournait illégalement en Suisse, puisse rester en Suisse pendant son traitement médical,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que la somme demandée correspond donc à 23 heures de travail,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que cette durée apparaît trop élevée,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que les 7 heures consacrées à empêcher que la victime ne soit renvoyée dans son pays relèvent du droit administratif, non du droit pénal, et ne seront dès lors pas prises en compte,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que s'agissant de la procédure pénale, au vu de la complexité de la cause, de la longueur de la procédure, des opérations mentionnées dans sa note d'honoraires, il convient d'admettre que Me Z.________ a dû consacrer en tout 15 heures à l'exécution de son mandat, ainsi que l'a retenu le magistrat instructeur dans son courrier du 18 février 2010,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que c'est dès lors un montant de 2'441 fr. qui doit être alloué à la recourante ainsi que l'a à juste titre retenu le juge d'instruction;</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> attendu, en définitive, que le recours de M.________ est rejeté et l'ordonnance confirmée,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que l'indemnité due au défenseur d'office de M.________ est fixée à 540 fr.,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que le Code de procédure pénale ne prévoit pas de dépens alloués à la partie qui obtient gain de cause devant le Tribunal d'accusation (Bovay, Dupuis, Monnier, Moreillon, Piguet, Procédure pénale vaudoise, Bâle 2008, n. 6.3 ad art. 163 CPP, p. 182; JT 1962 III 64),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que les frais du présent arrêt, à concurrence des deux tiers, ainsi que l'indemnité allouée à son défenseur d'office sont mis à la charge du recourant (art. 307 CPP),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que le remboursement à l'Etat de cette indemnité ne sera toutefois exigible pour autant que la situation économique de M.________ se soit améliorée,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que le recours de Me Z.________ est rejeté,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que l'ordonnance est confirmée ainsi que son complément du 18 février 2010,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que les frais du présent arrêt seront mis à la charge de cette dernière pour le tiers restant (art. 307 CPP).</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">Par ces motifs,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">le Tribunal d'accusation,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">statuant à huis clos :</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"> <span lang="FR"> <b>I.</b> Rejette le recours de M.________.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"> <span lang="FR"> <b>II.</b> Rejette le recours de Me Z.________<span>.</span></span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> <b>III. </b> Confirme l'ordonnance et son complément du 18 février 2010.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> <b>IV.</b> Fixe à 540 fr. (cinq cent quarante francs) l'indemnité allouée au défenseur d'office de M.________.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><b><span lang="FR"> V.</span></b><span lang="FR"> Dit que l'indemnité due au défenseur d'office de M.________, par 540 fr. (cinq cent quarante francs), est mise à la charge de ce dernier.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> <b>VI. </b> Dit que le remboursement à l'Etat de l'indemnité allouée au chiffre IV ci-dessus sera exigible pour autant que la situation économique de M.________ se soit améliorée.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> <b>VII. </b> Dit que les frais d'arrêt, par 880 fr. (huit cent huitante francs), sont mis, à concurrence des deux tiers, soit 586 fr. 65 (cinq cent huitante-six francs et soixante-cinq centimes), à la charge de M.________, le solde, par 293 fr. 35 (deux cent nonante-trois francs et trente-cinq centimes) étant mis à la charge de Me Z.________.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"> <span lang="FR"> <b>VIII.</b> Déclare l'arrêt exécutoire.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"> <span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsSignature"> <span lang="FR">L</span><span lang="FR">e <span>président : L</span>a <span>greffi</span>ère <span>:</span></span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCentrETDU"> <span lang="FR"> Du</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié aux parties, ainsi qu'au Ministère public, par l'envoi d'une copie complète<span> :</span></span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">- Mme Z.________, avocate (pour M.________ et pour elle-même),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">- M. Bertrand Demierre, avocat (pour P.________).</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Il est communiqué en outre par l'envoi d'une copie complète à :</span></p> <p class="OJV-DcisionsRetraitNiveau1"><span lang="FR">‑ M. le Procureur général du canton de Vaud,</span></p> <p class="OJV-DcisionsRetraitNiveau1"><span lang="FR">‑ M. le Juge d'instruction cantonal.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral - RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100<br/> al. 1 <sup></sup>LTF).</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsSignature"> <span lang="FR"> L</span><span lang="FR">a <span>greffi</span>ère <span>:</span></span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> </div> </body> </html>