<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est chargé de recentrer la Poste sur son mandat de prestations en modifiant la base légale en la matière. La Poste doit se concentrer sur son mandat constitutionnel et non pas exploiter des marchés privés déjà bien desservis. Pour y parvenir, il convient d'instaurer au minimum une procédure d'approbation adéquate pour les acquisitions d'entreprises par la Poste. À cet effet, il faut fournir des calculs de rentabilité détaillés à l'autorité d'approbation. Par ailleurs, les flux financiers internes doivent être présentés de façon transparente dans le rapport annuel de la Poste.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le Conseil fédéral renvoie aussi aux réponses qu'il a fournies à la <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20214595">motion 21.4595 Rechsteiner Thomas</a> et aux <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20214420">interpellations 21.4420 Jauslin</a>, 21.4230 Burgherr et <a href="https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20214437">21.4310 Schilliger</a>.</p><p>Le Conseil fédéral pilote la Poste en lui assignant des objectifs stratégiques. Il n'exerce en principe pas d'influence sur les affaires opérationnelles. Les objectifs stratégiques comprennent des critères pour les prises de participation et les acquisitions et exigent de la Poste qu'elle informe le propriétaire rapidement et régulièrement quant à l'évolution stratégique (notamment concernant les coopérations et ventes d'envergure).</p><p>Selon son mandat légal, la Poste doit fournir les services postaux et les services de paiement relevant du service universel par ses propres moyens, c'est-à-dire sans subventions. Elle est confrontée à d'importants défis : recul des volumes des lettres et des opérations au guichet, bas niveau des taux d'intérêt et modèle d'affaires restreint de PostFinance (interdiction d'accorder des crédits et des hypothèques). Les exigences réglementaires relatives au service universel ont de plus été durcies ces dernières années, entraînant des coûts supplémentaires. Dans ce contexte et à défaut de contre-mesures, les résultats de la Poste et de PostFinance vont continuer de reculer rapidement.</p><p>Afin d'inverser cette tendance, la Poste a développé sa stratégie pour les années 2021 à 2024. Celle-ci prévoit notamment des investissements dans les secteurs de la communication et de la logistique, des mesures d'efficacité et tarifaires ainsi que l'utilisation conjointe d'offices de poste avec des tiers.</p><p>Le Conseil fédéral examinera probablement avant la pause estivale les recommandations de la Commission d'experts du service universel de la Poste (rapport du 24 février 2022) et déterminera ensuite la suite de la procédure.</p><p>Les deux autorités de surveillance concernées, soit la PostCom et l'OFCOM, ont constaté ces dernières années que la Poste s'est conformée en principe aux exigences de la législation postale relative au service universel. Le mandat constitutionnel relatif aux services postaux (art. 92 Cst.) est rempli.</p><p>Depuis 2013, la Poste est une société anonyme de droit public ; la gestion de l'entreprise incombe au conseil d'administration. La procédure d'approbation demandée par la motion pour certaines acquisitions de la Poste serait contraire aux principes de gouvernement d'entreprise de la Confédération et créerait une confusion au niveau des responsabilités entre d'une part la direction de l'entreprise et d'autre part la Confédération en tant qu'actionnaire unique (même avec l'approbation de la PostCom ou de la DélFin). Par ailleurs, les entreprises liées à la Confédération ne seraient alors pas traitées de manière identique en ce qui concerne leurs acquisitions d'entreprises. Il faut également préciser que la COMCO contrôle déjà les concentrations d'entreprises qui remplissent les conditions de l'art. 9 de la loi sur les cartels (LCart ; RS 251).</p><p>Pour ce qui est de la présentation des flux financiers internes demandée par la motion, il convient de se référer aux prescriptions comptables de la législation postale et aux normes comptables (normes IFRS) que doit respecter la Poste. Les organes et les autorités de surveillance approuvent les différents rapports relevant de leur compétence ou en prennent connaissance.</p>  Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.