TPF 2010 133 133 grundsätzlich – und nicht nur bei Vorliegen eines speziellen Zeugnisverweigerungsgrundes – verweigern und hierüber ist sie vorgängig zu informieren. Dasselbe gilt für die Belehrung über die Wahrheitspflichten für den Fall der Erteilung schriftlicher Auskünfte bzw. von Aussagen; auf diese kann nicht einfach verzichtet werden, auch wenn sie in Art. 40 VStrR keine explizite Erwähnung findet. 2.4 Hinsichtlich der Konsequenzen dieser formellen Unzulänglichkeiten bei der schriftlichen Befragung von C. als Auskunftsperson können die gesetzlichen Bestimmungen zu Aussagen von Zeugen herangezogen werden. Gemäss Art. 41 Abs. 2 VStrR i.V.m. Art. 83 Abs. 1 BStP ist im Falle der Verletzung der notwendigen Hinweise und Belehrungen vor Einvernahme des Zeugen das Versäumte nachzuholen und dem Zeugen Gelegenheit zur Verweigerung oder Änderung der Aussage zu geben. Ist die Nachholung nicht möglich, oder verweigert oder ändert der Zeuge die Aussage, so ist das ursprüngliche Zeugnis als ungültig zu behandeln. Diese Bestimmungen sind für den Fall unzureichender Belehrung der Auskunftsperson analog zur Anwendung zu bringen. TPF 2010 133 30. Extrait de l’arrêt de la IIe Cour des plaintes dans la cause A. contre Juge d’instruction du canton de Genève du 17 août 2010 (RR.2010.175) Entraide judiciaire internationale en matière pénale à l’Espagne; saisie de documents bancaires; recours immédiat contre leur remise au Juge d’instruction. Art. 80e al. 2 let. a EIMP La notion d’objets au sens de l’art. 80e al. 2 let. a EIMP ne comprend pas les documents. Leur saisie ne peut donc pas faire l’objet d’un recours immédiat. Internationale Rechtshilfe in Strafsachen an Spanien; Beschlagnahme von Bankunterlagen; unmittelbare Beschwerde gegen deren Herausgabe an den Untersuchungsrichter. Art. 80e Abs. 2 lit. a IRSG TPF 2010 133 134 Der Begriff der Gegenstände im Sinne von Art. 80e Abs. 2 lit. a IRSG umfasst keine Unterlagen. Deren Beschlagnahme unterliegt deshalb nicht der sofortigen Beschwerde. Assistenza giudiziaria internazionale in materia penale alla Spagna; sequestro di documenti bancari; ricorso immediato contro la loro consegna al giudice istruttore. Art. 80e cpv. 2 lett. a AIMP La nozione di beni ai sensi dell’art. 80e cpv. 2 lett. a AIMP non comprende i documenti. Il loro sequestro non può quindi essere oggetto di un ricorso immediato. Résumé des faits: Dans le cadre d’une procédure d’entraide requise de l’Espagne, le Juge d’instruction du canton de Genève a ordonné à la banque B. que lui soient remis les documents bancaires d’un compte. Son titulaire, A., recourt contre cette ordonnance par acte du 12 août 2010, concluant à son annulation. La IIe Cour des plaintes a déclaré le recours irrecevable. Extraits des considérants: - La IIe Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral connaît des recours contre les décisions incidentes antérieures à la décision de clôture lorsque celles-ci causent un préjudice immédiat et irréparable en raison de la saisie «d’objets ou de valeurs» (art. 80e al. 2 let. a EIMP); - la documentation bancaire ne saurait, à l’évidence, être qualifiée de valeur; - s’agissant de la notion d’«objets», les textes allemand et italien la précisent en usant respectivement des termes de «Wertgegenstände» et de «beni», soit d’objets à «valeur patrimoniale», c’est-à-dire aptes à être confisqués au sens des art. 74a EIMP et 70 al. 1 du Code pénal (CP, RS 311.0; sur le sujet v. P ETER POPP, Grundzüge der internationalen Rechtshilfe in Strafsachen, Bâle/Genève/Munich 2001, § 547, p. 365), au nombre desquels on ne saurait compter les TPF 2010 135 135 «documents», par nature dépourvus de valeur (sur la notion de valeur patrimoniale, v. MICHEL DUPUIS, BERNARD GELLER, GILLES MONNIER, LAURENT MOREILLON, CHRISTOPHE PIGUET, Code pénal I, Partie générale – art. 1-110, DPMin, Bâle 2008, ad art. 70 al. 1 CP, § 4); - cette interprétation littérale est confirmée par l’art. 74 al. 1 à 3 EIMP qui, aux côtés des «objets» et «valeurs», mentionne les «documents», qui forment ainsi une catégorie de preuves à part; - en outre, de l’interprétation systématique de l’EIMP l’on retient que l’opposition immédiate à la saisie de documents, notamment bancaires, est précisément prévue, ailleurs dans la loi, sous la forme de la mise sous scellés (art. 69 PPF, respectivement art. 246 à 248 CPP à partir du 1er janvier 2011, applicables par renvoi de l’art. 9 EIMP), mesure qu’il appartiendrait à la banque de requérir (ATF 127 II 151 consid. 4 c/aa); - dès lors, les documents sont exclus du champ d’application de l’art. 80e al. 2 let. a EIMP (v. TPF 2008 7 consid. 2.3 dans lequel la Cour avait cependant laissé cette question indécise) et leur saisie ne peut faire l’objet d’un recours immédiat (M ICHELE RUSCA, Le misure provvisionali nell’assistenza internazionale in materia penale, RDS 1997, pp. 152-153); - il s’ensuit que le recours est d’emblée irrecevable (…). TPF 2010 135 31. Auszug aus dem Entscheid der I. Beschwerdekammer in Sachen Strafkammer des Bundesstrafgerichts gegen Steuerverwaltung des Kantons Bern vom 21. September 2010 (BG.2010.11) Bemessung von Geldstrafen; Auskunftspflicht der Behörden; Steuergeheimnis. Art. 34 Abs. 3 StGB, Art. 110 DBG Verlangt ein Gericht bei einer Steuerbehörde gestützt auf Art. 34 Abs. 3 StGB nach präzis umschriebenen Informationen und Unterlagen, so ist diese gehalten, das Ersuchen vollumfänglich zu erfüllen. Art. 34 Abs. 3 StGB ist eine genügende Rechtsgrundlage, welche die Steuerbehörden zur Auskunfterteilung