<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2025-05-30-1C_293-2025.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1C_293/2025</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 30 mai 2025</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Ire Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge fédéral Haag, Président. </div> <div class="para">Greffier : M. Parmelin. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.A.________ et B.A.________, </div> <div class="para">C.A.________, </div> <div class="para">représentés par Mes Pierre-Damien Eggly et François Rod, avocats, </div> <div class="para">recourants, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">D.________, </div> <div class="para">E.________, </div> <div class="para">représentées par Me François Bellanger, avocat, </div> <div class="para">intimées, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Département du territoire </div> <div class="para">de la République et canton de Genève, Office des autorisations de construire, Service des affaires juridiques, case postale 22, 1211 Genève 8. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Autorisation de construire, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt de la Chambre administrative de </div> <div class="para">la Cour de justice de la République et canton de Genève du 8 avril 2025 (ATA/399/2025 - A/2069/2023-LCI). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le 16 mai 2023, le Département du territoire de la République et canton de Genève a délivré à D.________ l'autorisation de construire une habitation individuelle, un garage, un pool-house et une piscine chauffée sur la parcelle n° 4'078 de la commune de Corsier. </div> <div class="para">Par jugement rendu le 8 février 2024 sur recours de A.A.________, B.A.________ et C.A.________, le Tribunal administratif de première instance a annulé cette autorisation au motif que la Commune n'avait pas donné son préavis à la dérogation requise par l'art. 11 al. 3 de la loi cantonale sur les routes. </div> <div class="para">Le Département du territoire ainsi que D.________ et la nouvelle propriétaire de la parcelle n° 4'078, E.________, ont recouru contre ce jugement auprès de la Chambre administrative de la Cour de justice. </div> <div class="para">Par arrêt du 8 avril 2025, dite juridiction a ordonné l'appel en cause de E.________, a mis hors de cause D.________, a déclaré recevables et admis les recours interjetés par le Département du territoire et par E.________, a annulé le jugement attaqué et a renvoyé la cause au Tribunal administratif de première instance pour nouveau jugement au sens des considérants. </div> <div class="para">Agissant par la voie du recours en matière de droit public, A.A.________, B.A.________ et C.A.________ demandent au Tribunal fédéral d'annuler cet arrêt, de rejeter les recours formés par le Département du territoire et par D.________ et de E.________ contre le jugement de première instance et de confirmer ce jugement. </div> <div class="para">Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.1.</b> La voie du recours en matière de droit public est ouverte, la décision attaquée ayant été rendue dans une cause de droit public (<span class="artref">art. 82 let. a LTF</span>). La qualité pour agir des recourants, en tant que copropriétaires voisins du projet de construction litigieux, est donnée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.2.</b> Le recours en matière de droit public est recevable contre les décisions qui mettent fin à la procédure (<span class="artref">art. 90 LTF</span>), qui statuent sur un objet dont le sort est indépendant de celui qui reste en cause (<span class="artref">art. 91 let. a LTF</span>) ou qui mettent fin à la procédure à l'égard d'une partie des consorts (<span class="artref">art. 91 let. b LTF</span>). Il l'est également contre certaines décisions préjudicielles et incidentes. Il en va ainsi de celles qui concernent la compétence et les demandes de récusation (<span class="artref">art. 92 LTF</span>). Quant aux autres décisions préjudicielles et incidentes notifiées séparément, elles peuvent faire l'objet d'un recours si elles peuvent causer un préjudice irréparable (<span class="artref">art. 93 al. 1 let. a LTF</span>) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (<span class="artref">art. 93 al. 1 let. b LTF</span>). Cette réglementation est fondée sur des motifs d'économie de procédure: en tant que cour suprême, le Tribunal fédéral ne doit en principe s'occuper qu'une seule fois d'une affaire, et ce à la fin de la procédure (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=8&amp;from_date=15.05.2025&amp;to_date=03.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F149-II-170%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page170">ATF 149 II 170</a> consid. 1.3; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=8&amp;from_date=15.05.2025&amp;to_date=03.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-II-363%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page363">142 II 363</a> consid. 1.3). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.3.</b> Les recourants sont d'avis que l'arrêt attaqué serait une décision partielle en tant qu'il met expressément hors de cause D.________. Ils n'émettent toutefois aucune critique sur ce point et n'ont pris aucune conclusion en lien avec cet aspect de l'arrêt, ni d'ailleurs avec la décision d'appeler en cause E.________, qui revêt un caractère incident (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=8&amp;from_date=15.05.2025&amp;to_date=03.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F132-I-13%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page13">ATF 132 I 13</a> consid. 1.1; arrêt 1C_11/2015 du 13 janvier 2015 consid. 2.1). Ils s'en prennent exclusivement à l'arrêt de la Chambre administrative en tant qu'il annule le jugement du Tribunal administratif de première instance et lui renvoie la cause pour nouveau jugement au sens des considérants. Or, selon la jurisprudence, un arrêt de renvoi à l'instance de recours précédente pour nouvelle décision ne met en règle générale pas fin à la procédure dans laquelle il est intervenu, raison pour laquelle il est qualifié d'incident, sauf si le renvoi ne laisse plus aucune latitude à l'autorité en question pour la décision qu'elle doit rendre (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=8&amp;from_date=15.05.2025&amp;to_date=03.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F149-II-170%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page170">ATF 149 II 170</a> consid. 1.9; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=8&amp;from_date=15.05.2025&amp;to_date=03.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F147-V-308%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page308">147 V 308</a> consid. 1.2). Tel n'est pas le cas en l'espèce. La cour cantonale a renvoyé la cause au Tribunal administratif de première instance pour qu'il se prononce sur les autres griefs soulevés par les opposants au projet dans leurs recours et qui n'ont pas été examinés. La juridiction de première instance conserve à leur propos une latitude suffisante pour lui conférer plus qu'un rôle d'exécutante de sorte que l'arrêt attaqué ne peut être assimilé sur ce point à une décision finale. La question de la dérogation requise par la construction litigieuse sur la base de la loi cantonale sur les routes, définitivement tranchée dans l'arrêt de renvoi, ne peut être dissociée du solde du projet, en sorte que cet arrêt ne saurait être assimilé à une décision partielle au sens de l'<span class="artref">art. 91 let. a LTF</span>. Elle ne revêt pas une importance de principe telle qu'elle justifierait d'entrer en matière sur le recours sans égard au caractère incident de l'arrêt attaqué (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=8&amp;from_date=15.05.2025&amp;to_date=03.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-II-20%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page20">ATF 142 II 20</a> consid. 1.4). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.4.</b> La Cour de céans ne pourrait donc entrer en matière sur le recours que si les conditions alternatives de l'<span class="artref"><artref id="CH/173.110/93/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/93/1/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/93/1/a" type="start"></artref>art. 93 al. 1 let. a et b LTF</span><artref id="CH/173.110/93/1/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/93/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/b" type="end"></artref> étaient réalisées, s'agissant d'une décision qui n'entre pas dans le champ d'application de l'<span class="artref">art. 92 LTF</span>. </div> <div class="para">Les recourants ne prétendent pas à juste titre que l'arrêt attaqué serait susceptible de leur causer un préjudice irréparable au sens de l'<span class="artref">art. 93 al. 1 let. a LTF</span>. Un tel préjudice ne s'impose pas comme manifeste. Il n'est pas exclu que le Tribunal administratif de première instance admette l'un ou l'autre des griefs qu'il n'a pas examinés et qu'il annule l'autorisation de construire. S'il devait dénier toute pertinence aux autres moyens soulevés et rejeter les recours, les recourants pourront contester le jugement de première instance auprès de la Chambre administrative, puis saisir en dernier ressort le Tribunal fédéral d'un recours contre l'arrêt rendu par la cour cantonale, s'il devait leur être défavorable, et l'arrêt incident du 8 avril 2025 (cf. <span class="artref">art. 93 al. 3 LTF</span>). L'allongement de la procédure qui résulte du renvoi de la cause au Tribunal administratif de première instance constitue un inconvénient de fait impropre à établir un préjudice de nature juridique (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=8&amp;from_date=15.05.2025&amp;to_date=03.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-III-475%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page475">ATF 144 III 475</a> consid. 1.2). Les recourants ne sauraient davantage être suivis lorsqu'ils soutiennent que les conditions de l'<span class="artref">art. 93 al. 1 let. b LTF</span> seraient réalisées. </div> <div class="para">Si l'admission du recours permettrait de conduire immédiatement à une décision finale, rien n'indique qu'elle permettrait d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse. Contrairement à ce que soutiennent les recourants, la Commune de Corsier n'a aucun préavis à rendre en lien avec l'octroi de la dérogation à la loi cantonale sur les routes, la Chambre administrative ayant considéré que dite autorité avait examiné cette question en se prononçant dans son préavis favorable sur le fait que le projet n'était pas susceptible de porter atteinte à ses volontés d'aménagement (considérant 3.4.2). De même, il n'y a pas lieu de douter que le Tribunal administratif de première instance ne puisse rapidement organiser un transport sur place s'il l'estime nécessaire et que le Département du territoire ne puisse produire dans des délais raisonnables les dossiers d'autorisation de construire dont les recourants ont requis l'apport à la procédure, s'il devait être fait droit à cette demande. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.5.</b> Il s'ensuit que l'arrêt entrepris ne peut pas faire l'objet d'un recours immédiat au Tribunal fédéral. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le recours doit par conséquent être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée prévue par l'<span class="artref">art. 108 al. 1 let. a LTF</span>, aux frais des recourants qui succombent (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/66/5" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/66/1" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/65" type="start"></artref>art. 65 et 66 al. 1 et 5 LTF</span><artref id="CH/173.110/66/1" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/66/5" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/5" type="end"></artref>). La requête d'effet suspensif est dès lors sans objet. Il n'y a pas lieu d'allouer des dépens aux intimées qui n'ont pas été invitées à se déterminer. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Président prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 800 fr., sont mis à la charge solidaire des recourants. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Il n'est pas alloué de dépens. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux mandataires des parties, ainsi qu'au Département du territoire et à la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 30 mai 2025 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Haag </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Parmelin </div> </div></body></html>