<h2>SubmittedText<h2><p>Me fondant, d'une part, sur l'art. 91, 1er alinéa, de la Constitution, et d'autre part, sur l'art. 21bis de la loi sur les rapports entre les conseils, je dépose l'initiative suivante, rédigée sous la forme d'une demande conçue en termes généraux :</p><p>Modification de l'article 69 de la loi fédérale sur l'harmonisation des impôts directs des cantons et des communes ((LHID) et de l'article 218 de la loi fédérale sur l'impôt fédéral direct (LIFD). Les dépenses extraordinaires coïncidant avec la brèche de calcul devraient pouvoir être déduites durant la première période fiscale suivant la modification apportée à l'imposition dans le temps, étant donné que les revenus extraordinaires coïncidant avec la brèche de calcul sont imposables conformément à la LHID et à la LIFD.</p><p>Loi fédérale sur l'harmonisation des impôts directs des cantons et des communes :</p><p></p><p>Art. 69 Modification apportée à l'imposition dans le temps pour les personnes physiques </p><p>Pour la première période fiscale suivant la modification apportée à l'imposition dans le temps, l'impôt sur le revenu des personnes physiques fait l'objet de taxations provisoires d'après l'ancien et le nouveau droits. L'impôt calculé sur la base du nouveau droit est dû s'il est plus élevé que celui calculé selon l'ancien droit ; si tel n'est pas le cas, c'est l'impôt calculé d'après l'ancien droit qui doit être acquitté. Sont réservées l'imposition des revenus extraordinaires et la possibilité de déduire les dépenses extraordinaires selon l'ancien droit. Les revenus extraordinaires et les dépenses extraordinaires feront l'objet d'une définition précise.</p><p>Loi fédérale sur l'impôt fédéral direct</p><p>Art. 218 Modification de l'imposition dans le temps</p><p>Pour la première période fiscale suivant la modification mentionnée à l'article 41, l'impôt sur le revenu des personnes physiques fait l'objet de taxations provisoires d'après l'ancien et le nouveau droits. L'impôt calculé sur la base du nouveau droit est dû s'il est plus élevé que celui calculé selon l'ancien droit ; si tel n'est pas le cas, c'est l'impôt calculé d'après l'ancien droit qui doit être acquitté. Sont réservées l'imposition de revenus extraordinaires et la possibilité de déduire les dépenses extraordinaires selon l'ancien droit. Les revenus extraordinaires et les dépenses extraordinaires feront l'objet d'une définition précise.</p><h2>InitialSituation<h2><p>Le 10 octobre 1997, Rolf Hegetschweiler, conseiller national, a déposé une initiative parlementaire rédigée sous la forme d'une demande conçue en termes généraux, visant à modifier l'article 69 de la loi fédérale sur l'harmonisation des impôts directs des cantons et des communes (LHID) et l'article 218 de la loi fédérale sur l'impôt fédéral direct (LIFD). Ces modifications permettraient que les dépenses extraordinaires co"iuml ;ncidant avec la brèche de calcul soient déduites durant la première période fiscale suivant la modification apportée dans l'imposition dans le temps.</p><p>Les modifications proposées mettent sur le même pied d'égalité les dépenses extraordinaires et les revenus extraordinaires dans la procédure de l'impôt annuel prévue par la loi, mais aussi pour l'impôt fédéral direct.</p><h2>Proceedings<h2><p> Les deux arrêtés fédéraux n'ont suscité aucune opposition au sein des Conseils. Kaspar Villiger, conseiller fédéral, ne s'est pas opposé à cette innovation car il jugeait réjouissant le fait que les cantons passent de plus en plus à une imposition selon le revenu acquis, ce qui constitue l'unique système raisonnable. Lors de l'élimination des divergences, la réglementation particulière de la LIFD décidée par le Conseil national pour le canton de Bâle-Ville, le seul canton qui applique actuellement l'imposition selon le revenu acquis, a été abandonnée et une disposition transitoire de la LHID a été précisée.</p>