JAAC64.19 Extraits d’une décision du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication du 17 septembre 1999 Art. 5 LFo. Art. 3 OSites. Autorisation de défricher en vue de la construction d’un site de dépôt pour les matériaux d’excavation d’une route nationale. - Le besoin de défricher 129 910 m 2 de forêt prime en l’espèce l’intérêt à la conservation de celle-ci. La mise en dépôt des matériaux d’excavation à proximité du tracé de l’autoroute est préférable, en l’occurrence, au transport des matériaux dans un site existant, distant de plus de 30 km. - L’ouvrage pour lequel le défrichement est sollicité ne peut être réalisé qu’à l’endroit prévu. Le canton a procédé à un examen complet des sites alternatifs (consid. 5). - Le défrichement est conforme à l’ordonnance sur le traitement des déchets, vu que les matériaux d’excavation sont valorisés autant que possible. L’assainissement d’un site contaminé sur le site de dépôt prévu apportera une amélioration de la situation actuelle (consid. 7). Art. 5 WaG. Art. 3 AltlV . Rodungsbewilligung für die Errichtung einer Deponie zur Ablagerung des Aushubmaterials einer Nationalstrasse. - Im vorliegenden Fall liegt ein Bedarf für die Rodung von 129 910 m 2 Wald vor, der das Interesse an der Walderhaltung überwiegt. Die Ablagerung des Aushubmaterials in der Nähe der Autobahn ist unter den gegebenen Umständen dem Transport des Materials in eine über 30 km entfernte bestehende Deponie vorzuziehen. - Das Werk, für das gerodet werden soll, ist auf den vorgesehenen Standort angewiesen. Der Kanton hat eine vollständige Suche nach Alternativ-Standorten vorgenommen (E. 5). 1- Die Rodung entspricht den Anforderungen der Technischen Verordnung über Abfälle, da das Aushubmaterial soweit als möglich wiederverwertet wird. Die Sanierung einer Altlast am vorgesehenen Deponiestandort führt zu einer Verbesserung der bestehenden Situation (E. 7). Art. 5 LFo. Art. 3 OSiti. Autorizzazione a dissodare per la costruzione di un deposito per il materiale di scavo di una strada nazionale. - Nella fattispecie esiste un bisogno di dissodare 129 910 m 2 di bosco che supera l’interesse al mantenimento del medesimo. Il deposito di materiale di scavo nei pressi dell’autostrada in questo caso è da preferire al trasporto verso una zona di discarica situata a più di 30 km di distanza. - L’opera per la quale occorre procedere a un dissodamento può essere costruita soltanto nel luogo previsto. Il Cantone ha svolto un esame approfondito dei siti alternativi (consid. 5). - Il dissodamento è conforme all’Ordinanza tecnica sui rifiuti, visto che i materiali di scavo, per quanto possibile, sono riutilizzati. Il risanamento di un sito contaminato sul luogo previsto per la discarica condurrà ad un miglioramento della situazione attuale (consid. 7). A. LeConseilfédéralaproposéd’intégrerlaroutenationaleN16, communémentappeléeTransjurane,auréseaudesroutesnationales. Cette proposition,portantsurletracéBoncourt(frontière)-Porrentruy-Delémont -Moutier-Tavannes-Bienne(raccordementàlaN5)aétéacceptéepar l’Assembléefédéraleenoctobre1984. Le20octobre1993,leConseilfédéralaapprouvéleprojetgénéraldelasection Roches-ReconvilierquelecantondeBerneluiavaitsoumisenoctobre1991. B. LetronçonRoches-Courtaunelongueurd’environ10kilomètres. Depuis leNord,laTransjuranetraverselalimitecantonaleJura-Berneaumoyendu tunneldelaRocheSt-Jean,longde180mètres. Letracépasseensuiteàciel ouvertsur340mètressurleterritoiredelacommunedeRoches. L’ouvrage suivantestletunnelduRaimeux,longde3190mètresenviron. Letracé déboucheauSudsurleterritoiredelacommuned’EschertettraverselaVallée delaRaussparleviaduc«SouslaRive». Al’extrémitédeceviaducsetrouve lajonctiondeMoutiernord. Letracésescindeensuitepourpénétrerdansle tunneldeMoutiercomposédedeuxtubesàdeuxvoies,longsde1170et1190 mètresenviron. DepuisleportailsuddutunneldeMoutier,letracéestàciel ouvertsurunkilomètreenviron. C’estdanscesecteurqueseraimplantéela jonctiondeMoutiersud. PouréviterlepassagedesGorgesdeCourt,letracé passeensuiteàtraversletunneldeGraitery,longde2420mètresenviron. La N16déboucheensuiteauSudsurleterritoiredelacommunedeCourtoùla jonctiondeCourtseraréalisée. Ensuiteletracétraverselevallonparleviaduc deChaluet. 2LaréalisationdutronçonRoches-CourtdelaN16surlecantondeBerneva engendrerunvolumeimportantdematériauxd’excavation. Lesmatériaux nonréutilisablesdevrontêtremisendépôtdéfinitifdansunlieuapproprié. CevolumeestdûengrandepartieaupercementdestunnelsduRaimeux,de MoutieretdeGraitery. C. Lorsdel’étuded’impactduprojetgénéralen1989,unerecherche préliminairedessitespourledépôtdesmatériauxd’excavationavaitété menéedanslarégion. LesitedeChaluetàCourt,situéàenviron3kilomètres duportailsuddutunneldeGraitery,offraitlaplusgrandecapacité. Le périmètred’unesuperficiede15,3hectaress’inscritdansunpetitvallon contiguàlavalléedeChaluet. Ilestactuellementoccupéenmajeurepartie parlaforêtetpartiellementparunpâturage. Danslecadredecetterecherche préliminaire,l’Officecantonaldesaffairescommunalesetdel’organisationdu territoireaproposél’évacuationdesmatériauxpartrainverslacimenterieV. SAàPéry-Reuchenette. Cettealternativeaétéétudiéeparunbureaud’études (rapportd’évaluationdu19décembre1994). Seloncetteétude,letransport partrainversPéry-Reuchenetteestfaisabledupointdevuetechniqueetde l’exploitationdesCFF,maislavarianted’untransportpartrainest60%plus chèrequeletransportàChaluetparcamion. D. LeprojetdutronçonRoches-Courtafaitl’objetd’uneétuded’impactsur l’environnement(EIE),terminéeenjuillet1995. L’EIEprendpositionsur l’exécutiondestravauxd’excavation. Levolumedesmatériauxexcavésest évaluéàprèsde1.5milliondem 3 pourletronçonRoches-Court,dont500000 m3 environserontréutilisés. Conformémentauxconclusionsdel’EIE,desanalysesdétailléesontmontré quelesitedeChaluetàCourtàl’extrémitésuddutracéoffraitlameilleure solutionpourentreposercesmatériaux. Lerapportd’impactprévoitdonc dedéposeràChaluet,surlacommunedeCourt,lamajoritédesmatériaux nonréutilisablesproduitslorsdesexcavationssouterrainesouàcielouvert surletronçonRoches-Court. LesmatériauxextraitsàMoutieretàmettre endépôtàChaluettransiterontparunepistedechantierspécialementcréée surletronçondestunnelsducontournementdeMoutier,puisparunebande transporteuseinstalléedanslagaleriedereconnaissanceparallèleautunnel deGraiteryexcavéepréalablement. ACourt,depuisleportailsuddutunnelde Graitery,lesmatériauxextraitsdestunnelsdeMoutieretdeGraiteryseront chargéssurcamionetemprunterontunepistedechantierévitantdetraverser lazonehabitéedesCondeminesàCourt,puislarouteexistanteenpartie réaménagéejusqu’ausitedeChaluet. D’aprèslesindicationsdanslerapportd’impact,lesmatériauxissusdu creusagedutunnelduRaimeuxserontstockésauNorddutracéàRebeuvilier surleterritoireducantonduJura. Aprèsdesrecherchessupplémentaires,un sitededépôtmieuxappropriéaététrouvépourlestockagedecesmatériaux, unecarrièreprivéesituéeàCourrendlin,égalementsurleterritoirejurassien. LesitedudépôtdéfinitifdeChaluetàCourtafaitl’objetd’unplandequartier accompagnéd’unrapportd’impactspécifique. Seloncerapportd’impact,le sitedeChaluetd’unecapacitétotalede1.5millionsdem 3 seraexploitéen deuxtemps: ilserviratout d’abord(pourlesdeux tiers)auxmatériaux issusdu tronçonRoches-Court(1 ère étape)puisàceuxdutronçonCourt-Reconvilier (2e étape). 3Lerapportd’impactspécifiqueconclutque,comptetenudelararetédes sitespotentielsdanslarégionetenraisondelasituationidéaledeCourt (Chaluet)parrapportauchantierN16,l’exploitationdecettezoneparaît opportune. Conformémentàcerapport,laprésenced’unsitecontaminé (anciennedéchargepubliquedeCourt)surlepérimètrederemblaiàChaluet nécessitequelquesprécautionsparticulièresmaisnemetpasenquestion l’aptitudedusitededépôtàChaluet. E. L’exploitationdusitedeChaluetnécessiteunedemandededéfrichement temporaired’environ13hectares(129910m 2). Pourcetteraison,l’Office fédéraldel’environnement,desforêtsetdupaysage(OFEFP)avaitdéjà exprimédesréservesconcernantlesitedeChaluetle3août1992danslecadre duco-rapportlors duprojetgénéral. Uneséancetraitantde cepointparticulier duprojetaeulieule12juin1996réunissantl’Officefédéraldesroutes,l’Office cantonaldespontsetchaussées,l’Officecantonaldecoordinationdela protectiondel’environnementetl’OFEFP.Lesparticipantsontinsistépour quesoitexaminéeplusendétailunealternativedéjàtraitéedanslerapport d’impactconsistantàtransporterlesmatériauxpartraindeMoutieràPéryet àlesentreposerdansunsiteexploitéparlacimenterieV.SA. Enjuillet1996,une étudecomparativedesvariantes Chaluet(Court)et V.(Péry) aétéeffectuée. L’étudefavoriselesitedeChaluet,celui-ciétantnettement meilleurmarché(de60à70%)etcettevariantes’adaptantavecplusde souplesseencasdemodificationduprogrammedestravaux. Lesincertitudes delavariantedeV.SAàPéryrisqueraient,parcontre,derepousserlestravaux defaçonimportante. Cependant,lavariantedePéryprésenteraitdesimpacts surl’environnementglobalementcertainementplusfaibles. Enoutre,ilest constatéquevulesvolumesimportantsdematériauxproduitsparlesgrands projets,lesvolumesdisponiblespourlamiseendépôtsontinsuffisants. F .Pardécisionfinaledu17septembre1997,leConseil-exécutifducanton deBernearejetélesoppositionsconcernantleprojetdéfinitifdutronçon Roches-Courtpourautantquerecevablesetdanslamesureoùiln’apasété possiblededonnersuiteauxrevendications,sousréservedeleurvaliditéen tantqueréservesdedroit. Enoutre,leConseil-exécutifaappréciélacompatibilitéduprojetavec l’environnement. Prenantpositionsurlesrésultatsdel’EIE,ilaconstatéque lesservicesspécialisésenmatièredeprotectiondel’environnementestiment quelavarianteavecacheminementparlerailconstituelavariantelaplus favorable. Maisilestd’avisquel’Officedespontsetchausséesadebonnes raisonsd’affirmerquelesitedeChaluetconstitueleseulendroitseprêtant austockagedesmatériauxd’excavationàproximitéduchantier;c’est-à-dire quedanslepérimètreconsidéré,l’entreposagepourlequelledéfrichementest solliciténepeutêtreréaliséailleurs. LeConseil-exécutifallègueque,compte tenudetouslesaspects,l’inconvénientdescoûtssupplémentairesengendrés parlavarianteV.àPéryl’emportesurlesavantagesquepourraitoffrirun transportparrailsurunsitesituéà32kilomètresdesfuturschantiersde cetronçondelaN16. Dèslors,leConseil-exécutifdonneuneappréciation favorabledusitededépôtdeChaluet. G. Pardécisiondu28janvier1998,l’Officefédéraldel’environnement,des forêtsetdupaysage(ci-après: l’OFEFP)a,dansune1 ère partie,acceptéla demandedel’Officedespontsetchausséestendantàobtenirl’autorisationde 4défricher107336m 2 surleterritoiredescommunesdeCourt,Moutier,Roches etEschertenvuedelaconstructiondelaTransjurane,tronçonLaRoche St-Jean-Court. Lademandetendantàobtenirl’autorisationdedéfricherune surfacede11840m 2 àlaRièrePlainChampaétérejetéeàl’étatactueldu dossier. Dansla2 e partiedeladécision,l’OFEFParejetélademandetendantàobtenir l’autorisationdedéfricher129910m 2 surleterritoiredelacommunedeCourt envuedelaconstructiondusitededépôtdeChaluet. L’OFEFPaexaminélademanded’aprèslescritèresdelaconformitéavec l’aménagementduterritoire,delaconformitéavecl’ordonnancedu 10décembre1990surletraitementdesdéchets(OTD,RS814.600),dela compatibilitéaveclesexigencesdelaloidu1 er juillet1966surlaprotectionde lanatureetdupaysage(LPN,RS451)etdelaquestiondesavoirsil’ouvrage nepeutêtreréaliséqu’àl’endroitprévuenforêt. Ilastatuéqu’ilyaviolation delaloifédéraledu22juin1979surl’aménagementduterritoire(LAT,RS 700),del’OTDetdelaLPN.L’OFEFPallèguequ’ilexisteunesolutionoptimaleà l’extérieurdelaforêt(V.SAàPéry),qu’iln’estdoncpasprouvéquel’ouvrage nepuisseêtreréaliséqu’àl’endroitprévuenforêt. Lesconditionslégalesstrictesdel’art.5delaloifédéralesurlesforêtsdu 4octobre1991(LFo,RS921.0)n’étantpasréalisées,l’OFEFPn’apasaccordéla dérogationàl’interdictiondedéfricher. H. Parcourrierdu25février1998,l’Officedespontsetchausséesducantonde Berne,représentéparl’ingénieurenchefdesroutesnationales(ci-après: l’OPC oulerecourant)arecourucontrela2 e partiedeladécisiondel’OFEFP.L’OPC aconcluàl’annulationdela2 e partiedeladécisiondel’OFEFPdu28janvier 1998,àlareconnaissancedel’indépendancedesprojetsN16etduprojetV.SA àPéryetàlareconnaissancedeladécisionduConseil-exécutifselonlaquelle leprojetrépondauxprescriptionssurlaprotectiondel’environnement. En outre,l’OPCaconcluàcequesoitadmislefaitquelesdonnéessurlesquelles l’OFEFPs’estfondépourprendresadécisionontchangéentre-temps. (...) L’OPCrelèvequeleprojetestconformeàl’aménagementduterritoire,vuqu’il n’estpasjustifiéquel’OFEFPsefondesurleprojetduplansectorielcantonal enmatièred’excavationdematériaux,dedéchargesetdetransportdumois d’août1997(EDT),ceplan(statuantquelamiseendépôtdoitêtreévitéeaussi longtempsquedesdéchargesdanslarégionoudanslarégionvoisinepeuvent êtreutilisées)n’étantpasenvigueur. Leprojetseraitégalementconforme àl’OTD,vuquelesmatériauxd’excavationserontvalorisésetquelesite dedépôtdeChaluetpermetd’assainirunanciensitecontaminé(ancienne déchargeménagèredeCourt). L’OPCallègue,desurcroît,quel’ouvragenepeut êtreréaliséqu’àl’endroitprévuenforêt,parcequeChaluetestleseulsitedans larégiondestravauxd’excavationquipuissemettreendépôt1millionde m3 dematériauxexcavésetparcequelescoûtspourunacheminementdes matériauxàPérysonttropélevés. Enfin,l’OPCfondesonrecoursengrandepartiesurlechangementdes donnéessurlesquellesl’OFEFPs’estbasépourrendresadécisionde défrichement. L’OPCallèguequel’évolutionduprojetdelaTransjurane permetdecombinerl’extractiondesmatériauxd’excavationetlamiseen 5dépôtetqu’onpourraitrenonceràl’extensionprévueinitialementàl’Ouest dusitedeChaluet. L’OPCbasesesaffirmationssurunrapportgéologique préliminairedu20septembre1996d’ungéologue-conseilSIA.Seloncerapport, leflancnorddusitedeChaluet(égalementnommé«SouslesRoches»)étant constituédecalcairesmassifs,ilseraitenvisageabledecombinerl’extraction dematériel(réutilisablepourlaconstructiondebétonpourl’autoroute)etla miseendépôt,afinderéduirelescoûtsdetransportetlesnuisances. I.-T. (Instruction,prisesdeposition,visionlocale) LeDépartementfédéraldel’environnement,destransports,del’énergieetde lacommunicationadmetlerecours. Extraitsdesconsidérants: 1. Envertudel’art.3LFo,l’aireforestièredelaSuissenedoitpasêtre diminuée. Toutdéfrichementdépendd’uneautorisation. Celle-cinepeut êtreaccordéequesiledéfrichementsejustifieparunintérêtplusimportant queceluiquis’attacheauprincipedelaconservationdelaforêt. Lesconditionsnécessairesàladélivrancedel’autorisationdedéfrichement sontarrêtéesàl’art.5LFoselonlequelundéfrichementn’estautoriséque s’ilexisteunbesoinprépondérant,primantl’intérêtàlaconservationde laforêt(al.1),àconditionque(texteallemand: «undzudemdiefolgenden Voraussetzungenerfülltsind»)l’ouvragepourlequelledéfrichementest solliciténepuisseêtreréaliséqu’àl’endroitprévu(al.2let.a),quel’ouvrage remplisse,dupointdevuematériel,lesconditionsposéesenmatière d’aménagementduterritoire(al.2let.b)etqueledéfrichementneprésente pasdesérieuxdangerspourl’environnement(al.2let.c). Envertudel’art.5 al.3LFo,nesontpasconsidéréescommeraisonsimportanteslesmotifs financiers,telsquelesouhaitdetirerdusolleplusgrosprofitpossibleou lavolontédeseprocurerduterrainbonmarchéàdesfinsnonforestières. L’art.5al.4LFostipulequelesexigencesdelaprotectiondelanatureetdu paysagedoiventêtrerespectées. Lerequérantdoittoutd’abordprouverl’existenced’unbesoinprépondérant. Ateneurdutexteallemand,lesconditionsdesal.2et4doiventêtrerespectées demanièrecumulative,cequineressortpasclairementdutextefrançais. Dèslors,ilyalieud’examinertouteslesconditionsséparément,maisdes interdépendanceset,enconséquence,certainesrépétitionsnepeuventpas êtreexclues. L’octroioulerefusd’uneautorisationdedéfrichementdépenddurésultatde lapeséedesintérêtsenprésence. L’intérêtpublicàlaconservationdelaforêtdécouledel’art.3LFoetil n’yapasbesoindeleprouverenl’espèce,pasplusquedansd’autrescas particuliers. SelonlajurisprudenceconstanteduTribunalfédéral,cetintérêt publicestdonné,deparlaloi,quelquesoitl’étatdesarbresetarbustesdela parcelleàdéfricher,ilvautindépendammentdelavaleuretdelafonctionde laforêt( Dubs,SchweizerischeZeitschriftfürForstwesen,1974,p.285). Lecasparticulierd’uneautorisationdedéfricherpourunedéchargedestinée àdesmatériauxd’excavationafaitl’objetd’unarrêtdu27octobre1994,où leTribunalfédéralastatuésurlarequêtedelacommunedeWittinsburg d’autoriserledéfrichementpourunesurfacetotalede4092m 2 deforêt( ATF 6120Ib400 ss.). Danscetarrêt,lescritèresdela«Standortgebundenheit»(art.5 al.2let.aLFo)etdelanon-présencedesérieuxdangerspourl’environnement (lettrec)sontappliqués. Lefaitqueledéfrichementpourunedécharge nedoitpasprésenterdesérieuxdangerspourl’environnementsignifieen l’occurrencequelesitededépôtdoitêtreconformeàl’ordonnancesurle traitementdesdéchets(OTD).Celle-ciconsacrelaprimautédelavalorisation surlestockagedéfinitif(art.16al.3OTD)etexige,enpremièreligne,lapreuve dubesoinqu’aucuneautrevalorisationdesmatériauxd’excavationn’est possible. Cetaspectestégalementessentielpourjugerdel’intérêtpublic audéfrichement;silebesoinn’estpasprouvé,l’intérêtàlaconservation delaforêtl’emporte. SelonlesconsidérantsduTribunalfédéral,lecanton nepeutpasselimiteràprendreencompteleseulbesoindelacommune;il doitégalementprendreenconsidérationlespossibilitésdevalorisationdans d’autresrégionsducanton,voirehorsduterraincantonal(JdT 1996 513= ATF 120Ib405 s.;cf. ci-aprèsch.7). 2. Lerequérantdoittoutd’abordprouverquel’intérêtaudéfrichement prévautsurl’intérêtàlaconservationdelaforêtetquesademanderépondà unbesoin prépondérant. Unbesoinprépondérant,quipeutêtrepublicoucivil,voirecombinerlesdeux aspects,nesignifiepasunenécessitéabsolue;ilconvientdèslorsdanschaque casdeprocéderàunecomparaisondesintérêtsenprésence( ATF112Ib200 ). L’art.5al.3LFostatuequelesmotifsfinanciersnesontpasconsidérés commeraisonsimportantes. Selonladoctrineetlajurisprudence,les conséquencesfinancièresjouent«unrôleplusquemédiocre»( Pierre Moor, Droitadministratif,Berne1988,Vol.I,p.279). LeTribunalfédéralrelève parfoisladuretédesajurisprudenceàcetégard. Dansl’arrêt103Ib50ss., ilapréciséqueleprincipeselonlequeldesintérêtsfinanciersnesontpas considéréscommeunbesoinprépondérantdoitégalements’appliqueraux demandesdedéfrichementémanantdescorporationsdedroitpublic(voir aussiATF108Ib176 ,113Ib154,113Ib411: «kanndenfinanziellenInteressen vonvornhereinkeinentscheidendesGewichtbeigemessenwerden»). Malgré lasévéritéduTribunalfédéralparrapportauxmotifsfinanciers,iln’est pasexcludelesprendreenconsidération,puisquel’autoritéquistatuesur ledéfrichementdoitprocéderàunecomparaisondetouslesintérêtsen présence. Cefaisant,elledisposed’unemargedemanoeuvreconsidérable (SchweizerischesZentralblattfürStaats-undVerwaltungsrecht[ZBl]1972, p.448). Théoriquement,ledéfrichementpouruneinstallationfixe(une décharge,parexemple)esttoujoursévitable,parcequ’uneautresolution (quinenécessiteaucundéfrichement)pourraittoujoursêtretrouvéequelque part. Maisilfautprendreenconsidérationqueplusladistanceaugmente,plus ilyarenchérissementduprojet. Laquestionestdoncdesavoirquelledistance et,partant,quelcoûtestencoretolérable. SelonleTribunalfédéral,ilimporte deprocéderàunexamendessitesalternatifsdansuncertainpérimètre. La définitiondecepérimètredépendendernierressortégalementdemotifs financiers. MêmesileTribunalfédéralnelesprendpasenconsidérationde manièreexplicite,cesmotifsfinanciersjouentuncertainrôledanslapesée desintérêts. Toutefois,ilestincontestablequelesréflexionsfinancièresne peuventjamaisconstituerunmotifuniquepourautoriserundéfrichement. 7Maisilspeuventêtreprisesenconsidérationparmid’autresmotifs. L’art.5LFo permetdoncd’intégrerlesmotifsfinanciersdanslapeséedesintérêts,même sic’estàunfaibledegré. Lacrainted’êtresoumisdanslaquestiondel’autorisationdedéfricheràde tropgrandesrestrictionsad’ailleursincitéungroupedetravail(«standards danslaconstructiondesroutesnationales»)àproposerauConseilfédéral, enmars1998,unemodificationdelaloisurlesforêts,danslamesureoùon renoncepourlesinstallationsdansl’intérêtnationalàlapreuvequel’ouvrage pourlequelledéfrichementestsolliciténepuisseêtreréaliséqu’àl’endroit prévu. LeConseilfédéralarejetécetteproposition,maisilaconstatéque,sur labasedudroitexistant,l’autoritéquistatuesurledéfrichementdisposedéjà d’unecertainemargedemanoeuvredelaquelleilyalieudeprofiterlorsque lescirconstancesconcrèteslepermettent. Dèslors,danslapeséedesintérêts,ilparaîtjustifiédeprendreen considérationlesmotifsfinanciersàuncertaindegré. Celaconstituepeut-être unelégèreouvertureparrapportàlajurisprudenceduTribunalfédéral. Toutefois,pratiquementcesmotifsfinanciersonttoujoursjouéuncertainrôle danslapeséedesintérêts. 3. SelonlaconclusionN°5durecoursdel’OPC,ilyalieud’admettrequeles donnéessurlesquellesl’autoritéquidélivrel’autorisationdedéfrichement s’estfondéepourdonnersonavisetpourprendresadécisionontchangé entre-temps. L’OPCavaitinitialementprévudemettreendépôtdéfinitif àChaluetnonseulementlaplusgrandepartiedesmatériauxdutronçon Roches-Court,maiségalementlaplupartdeceuxdutronçonValléede Tavannes,cequiauraitnécessitéundéfrichementsupplémentaired’environ 10hectares(100000m 2 deforêt). Or,l’OPCmentionnedanssonrecours quel’évolutionduprojetN16ValléedeTavannesluipermetderéserver l’anciennecarrière«Rottet»àPierre-Pertuispourl’entreposagedesmatériaux excédentaires. Deplus,lerapportdugéologuemandatéparl’OPCmontreque leflancnorddusitededépôtdeChaluetestconstituédecalcairesmassifsqui pourrontêtreréutiliséspourlaconstructiondelaN16. Ilestdèslorsprévu decombinerl’extractiondematériauxetlamiseendépôt,cequimènera, selonlesindicationsdel’OPC,àuneréductiondescoûtsdetransportetdes nuisances. Lerecourantabandonnedoncl’extensioninitialementprévueà l’OuestdusitedeChaluetpourlamiseendépôtdesmatériauxdutronçon ValléedeTavannesauprofitd’unsited’extractionetderemblayagesituédans lamêmezoneetimpliquantquantàluiundéfrichementtemporaireréduità 1,3hectares. Surdemandedel’autoritéd’instruction,l’OPCaprécisé,danssalettredu 19août1998,quesademanded’autorisationdedéfrichementtemporairede 129910m 2 deforêtàChaluetpourlesmatériauxdutronçonRoches-Courtest maintenue. Danssaprisedepositiondu17avril1998,l’OFEFPallèguequelasoi-disant nouvellesolutionn’ajamaisétéportéeàsaconnaissance. Cesimplefait démontreraitàluiseulquelerecourantn’apasencoreeffectuéunexamen completdessitesalternatifs. Lesnouvellesdonnéesmentionnéesparl’OPCconcernent,enpremier lieu,ledéfrichementàChaluetpourletronçonValléedeTavannes. Ilest toutefoisincontestablequel’évolutionduprojetN16,tronçonValléede 8TavannesinfluencelesconditionsdudéfrichementprévuàChaluetpour lesmatériauxexcédentairesdutronçonRoches-Court. D’abord,ilfautprendre enconsidérationqueledéfrichement(supplémentaire)initialementprévu àChaluetde10hectarespourlesmatériauxdutronçonValléedeTavannes auraitétépréjugésil’OFEFPavaitadmisle(premier)défrichementde129910 m2. C’est-à-direquel’OFEFParendusadécisionnégativesurledéfrichement des129910m 2 àlalumièred’undéfrichementsupplémentaireprévu. De plus,cesnouvellesdonnéesinfluencentlesconditionspratiquesdelamiseen dépôtdesmatériauxdutronçonRoches-Court. Vuquel’OPCentendcombiner l’extractiondematériauxauflancnorddeChaluet(quiserontdestinésàla constructiondutronçonValléedeTavannes)etlamiseendépôtdesmatériaux dutronçonRoches-Court,lesdistancesdetransportpourrontenfaitêtre doublementréduites,mêmesiavecl’avancementdestravauxdanslaVallée deTavanneslecheminduchantierjusqu’ausitedeChaluetdeviendraplus long. Lasolutionprévueparl’OPCsebasesurlefaitqu’ilexistedesbesoins considérablesdematériauxcalcairespourlaconstructiondelaN16. Or,les calcairesissusdutronçonRoches-Courtnesuffisentpaspourcouvrirces besoins. Celasignifiequ’unebonnepartiedecesmatériauxauraitdûêtre achetéesurlemarchélocal. L’extractiondescalcairesauflancnorddeChaluet etlaréutilisationimmédiatepourlaconstructiondelaN16,tronçonValléede Tavannes(pourlaproductiondebéton)permetdoncderenonceràunachat supplémentairedematériauxcalcaires(62000m 3 decalcairesdoiventêtre achetés,malgrél’extractionàChaluet)etderéduirelesvoiesdetransportpour amenercesmatériaux. Dèslors,lesdonnéessurlesquellesl’OFEFPs’estfondé pourprendresadécisiononteffectivementchangé,etceciàplusieurségards. 4. Lesavantages du site de dépôt de Chaluet sontdécritsdansl’étuded’impact, oùilestmentionnéquel’aménagementdusitedeChaluetpermetlamiseen placeduconceptgénéraldechantiervisant: -àlimiterlenombredessitesdedépôtévitantainsiuneproductiondetraficde chantier«tousazimuts», -àlimiterlamultiplicationdepetitssitesdedépôtévitantainsidebanaliserle paysageparlecomblementdechaquesiteàproximité(cequicorrespond aussiàlalogiquedel’art.31OTDselonlequellesdéchargescontrôlées nouvellementaménagéespourmatériauxinertesdoiventposséderunvolume utiled’aumoins100000m 3), -àréduirelesdistancesdetransportgénérateursdenuisanceset consommateursd’énergie(seulement3kilomètresdetransportparcamion), -àéviterletraficdechantierdansleslocalitésetlesnuisancesquien découlent, -àéviterautantquepossibleletransportparcamionsgrâceàl’utilisationde bandestransporteuses. Cesavantagessontencoreaccentuésparlesmodificationsduprojetduesaux nouvellesdonnéessusmentionnées. Undesaspectsquidoiventêtreprisenconsidérationpourlapeséedesintérêts estl’impactsur l’environnement. Selonl’étuded’impact,lesitededépôtde Chaluetafaitl’objetd’unconceptd’exploitationquiprévoit: 9-uneexploitationparétapespermettantdediminueraumaximuml’impactdu projetetlapressionsurl’environnement, -lamiseenplacedemesuresd’accompagnementdurantl’exploitation(milieux deremplacement,mesuresdeprotection), -unegestiondynamiquedusite,permettant,grâceàl’exploitationparphases, unereconstitutiondesobjetsdétruitsaufuretàmesuredel’exploitation permettantlarecolonisationdesmilieux, -unréaménagementfinaldusitededépôtetunereconstitutiondeséléments détruits,demêmequelamiseenplacedemesuresdecompensation supplémentaires. Selonlerapportd’impactspécifiquedumoisd’août1995,leprojetdedépôt définitifdesmatériauxd’excavationdelaN16àChaluetestacceptable,malgré lavaleuractuelleélevéedusite. Comptetenudelararetédessitespotentiels danslarégionetenraisondelasituationidéaledeCourt(Chaluet)parrapport auchantierN16,l’exploitationdecettezoneestqualifiéed’opportune. Les précautionsparticulièresprévues(exploitationetréaménagementparphases, bassindedécantation,aménagementdeslisières,gestiondesterres,limitation desnuisances,abridesubstitutionpourlafaune,etc.) permettentdelimiter aumaximumlesimpactspendantlechantier. Lesaménagementsderemise enétat(restitutionduruisseau,reconstitutiondessols,reboisement,etc.) permettrontàcesitederetrouveràlongtermeunequalitééquivalenteàcelle d’aujourd’hui. Enfin,desmesuresdecompensationcomplémentaires(gestion desforêtsriveraines,améliorationdelaqualitébiologiqueduruisseaude Chaluet)sontproposéesafindecompenserlespertesglobalessubiesparlesite etsonenvironnement. Ilyalieudeprocéderàunecomparaisondesimpactssurl’environnementdes variantesChaluetetV.SA. (...) En résumé,ilestpossibled’admettre,danslecasparticulier,unbesoin prépondérantprimantl’intérêtàlaconservationdelaforêt. Cecipourles raisonssuivantes: -Ledéfrichementlitigieuxn’estpasdéfinitif(défrichementtemporaire). -Lecantonrenonceraàrequériruneautorisationdedéfrichementde10 hectaresàChaluetpourlesmatériauxdutronçonValléedeTavannes(cequi étaitencoreprévulorsquel’OFEFParendusadécision). -Unconceptd’exploitationbienélaborépermetderéduirelesimpactsdu défrichementautantquepossible. -Al’exceptiondudéfrichement,lesimpactssurl’environnementde l’aménagementdusitedeChaluetsonttrèsfaibles: letransportseraeffectué parbandestransporteusesetparcamionsuruntrajetde3kilomètresen évitantletraficdechantierdansleslocalités. -L’extractiondescalcairesauflancnorddeChaluetpeutêtrecombinéeàla miseendépôtet permetainside réduirelesdistances detransportgénérateurs denuisancesetconsommateursd’énergie. 10-Parcontre,lavarianteV.estonéreuseencequiconcernel’organisation dutransportsurunedistancedeplusde30kilomètres. Ellenécessitedes infrastructuresconsidérables,notammentlaconstructiond’unegarede transbordementàMoutier. Deplus,deszonesd’habitationseraientatteintes pardesnuisancessonores. Enfin,elleestbeaucouppluschère. Toutefois,lesconditionsdel’art.5al.2et3LFodoiventégalementêtre respectées. 5. Envertudel’art.5al.2let.aLFo, l’ouvrage pour lequel le défrichement est sollicité ne doit pouvoir être réalisé qu’à l’endroit prévu . Lanotion d’implantationimposéeparladestinationnedoitpasêtrecomprisede manièreabsolue,carilexistepresquetoujoursunecertainelibertédechoix. Cequiestdéterminant,c’estdesavoirsilesmotifsdecechoixl’emportent surl’intérêtaumaintiendelaforêt. Maisadmettrequ’uneimplantationest relativementimposéeparladestinationprésupposeégalementqu’unexamen completdessitesalternatifsaétéeffectué. Lorsdecetexamen,ilimporte d’incluredansleprocessusdesélectiondesimplantationssituéeshorsdu territoiredelacommuneconcernée;celadécouledel’obligationducanton deplanifierlagestiondesdéchetsausensdel’art.31al.4LPEetdesart.15ss. OTD(JdT 1996 514= ATF120Ib408 s.). Cescritèressontencoreprécisés davantage: «WerdenAlternativstandorteinnerhalbeinesengen,lokalen Rahmensgesucht,kommennaturgemässnurwenigeDeponiestandorte überhauptinBetrachtundesbestehtdieGefahreinerAbsenkungder Eignungsanforderungen. InderAbwägungzwischenmehrereninBetracht kommendenDeponiestandortenstehtesdemKantonfrei,besonderesGewicht aufdievonihmgenanntenKriterien(insbesonderedieVermeidunglanger Transportwege)zulegen;dieserechtfertigenesjedochnicht,vonvornherein aufdieErmittlungvonAlternativstandortenzuverzichten»( ATF120Ib409 , passagenontraduitdansleJdT). Pourlarecherched’unsitededépôt,l’OPCaconsidéréunpérimètrede 5à10kilomètresautourdutracédelaN16del’évitementdeMoutier etdanslaValléedeTavannes. Ils’agitdupérimètredéfinipourréaliser lesmesurescompensatoiresécologiquesetlesreboisements. Dansle recours,l’OPCamotivésonchoixdusitedeChaluetcommesuit: «Lesite dedépôtestsituédanslepérimètredéfinipourlaréalisationdetoutesles mesurescompensatoiresécologiques. Silesmesuresdecompensationet dereboisementdoiventêtreréaliséesdansunpérimètrerestreint,cette restrictionseraappliquéepourlepérimètreappliquéauchoixdesdécharges àmoinsqu’ilneseprésenteunesituationparticulièreoùletransfertparle railpeutêtreréalisésansoccasionnerdesfraisdisproportionnés. Dansle casprésent,lescoûtspourunacheminementdesmatériauxàPérysonttrop élevés. LesitedeChaluetestleseulsitereconnudanslepérimètreconsidéréà recevoirlevolumecalculé». L’OFEFPmentionneàjustetitrequ’iln’yaaucunerelationentrel’étenduedu périmètrequidoitêtreprisenconsidérationpourlarecherched’unsitede dépôtetlepérimètreoùl’onréaliselesmesurescompensatoiresforestières. Il n’existeaucunebaselégalequiprévoitcetteliaison. C’estleTribunalfédéral quiadéfinilecritèreapplicablepourlarecherched’unsitededépôt: laHaute Courexigeunexamencompletdessitesalternatifs. Dansleprocessusde 11sélection,desimplantationssituéeshorsduterritoiredelacommunedoivent êtreintégrées. Celadécouledel’obligationdeplanifierlagestiondesdéchets, obligationquidoitêtreexécutéeauniveaucantonal. Ensebasantsurlepérimètreoùl’onréaliselesmesurescompensatoires forestières,l’OPCatenucompted’uncritèrequin’estpaspertinent. Toutefois, ilyalieudeconstaterquelepérimètre(commun)considérépourl’évacuation desmatériauxdutronçonRoches-CourtetdutronçonValléedeTavannes comprenduneassezvastesurfaceentreCourrendlinetTramelan. Les carrièresdeCimentsV.SAàReuchenetten’étaientpasincluesdansce périmètre. Maisvuquecettevarianteaétéproposéedanslecadreduprojet généraletquel’OFEFP,danssonco-rapportdu3août1992,aprispositionpour l’examendusitedeCimentsV.SA,l’OPCaultérieurementincluscesitedans sonexamendessitesalternatifs. Endécembre1994,uneétuded’évaluationde lapossibilitédefournirdesmatériauxàlacimenterieV.SAàReuchenettea étéeffectuée. Environ18moisplustard,lesitedeV.faisaitencorel’objetd’une étudeplusdétaillée,àsavoiruneétudecomparativedesvariantesChaluet (Court)etV.(Péry). LesitedeV.n’apasétéretenuparcequ’ilnerépondaitpas auxcritèresquelecantonavaitprévupourlechoixet,desurcroît,enraison descoûtsélevés. Selonl’ATF120Ib409 ,lecantondoitprocéderàunexamencompletdessites alternatifs. Cependant,lorsqu’ils’agitdecomparerplusieurssitesvalables, lecantonestlibred’attacheruneimportanceparticulièreauxcritèresqu’il aformulésaupréalable. Acesujet,leTribunalfédéralmentionne,entant qu’exemple,lebutd’éviterdesvoiesdetransportstroplongues. L’étuded’impactindiqueentantqueconditions,selonlesquelleslecantona choisilesitededépôt,lescritèressuivants: laproximitéduchantier,l’accès aisé,l’impactsurl’environnementetunecapacitéminimalede50000m 3. Lescritèresdelaproximitéetdel’accèsconcernentprécisémentlesvoiesde transport. Iladéjàétédémontréquel’avantageprincipaldusitededépôtde Chaluetrésidedansl’organisationdutransportdesmatériauxparbandes transporteusesetensuiteparcamionsurunedistanceréduitede3kilomètres enévitantlesnuisancesdanslesmilieuxhabités. Cetavantageainsiqueles inconvénientsàcesujetdelavarianteV.ontétéétudiésdemanièreétendue. Dèslors,lechoixdelavarianteChaluetrespectelescritèresduTribunal fédéraletestainsiconformeàlajurisprudencedecelui-cienmatièredela condition,selonlaquellel’ouvragepourlequelledéfrichementestsollicité nepuisseêtreréaliséqu’àl’endroitprévu. L’OPCainclusdansleprocessus desélectiondesimplantationssituéesdansunrayonbeaucoupplusvaste quelacommunedeCourt,dontleterritoireaétéchoisicommeemplacement principalpourlamiseendépôtdesmatériauxexcédentairesdutronçon Roches-CourtdelaN16. LefaitquelesmatériauxissusdutunnelduRaimeux serontacheminésàCourrendlin(surleterritoireducantonduJura)etqu’une partiedesmatériauxdesdeuxautrestunnelsseramiseendépôtaulieu-dit «lesLaives»àMoutierprouvequelarecherchedessitesdedépôtnesebasait passurunterritoireréduit. LechoixdelavarianteChaluetreposedoncsurun examencompletdessitesalternatifs. 6. L’autorisationdedéfrichementnepeutêtreaccordéequ’àconditionque l’ouvrageremplisse,dupointdevuematériel, les conditions posées en matière d’aménagement du territoire (art.5al.2let.bLFo). 12Conformémentàlalet.bdel’art.5al.2LFo,ilfautqu’ilexistedesplans directeurscantonaux,desprogrammesrégionauxrelatifs,parexemple,à l’approvisionnementouàl’éliminationdesdéchets,oudesplansd’affectation communaux. Cesontcesdocuments,qui,enrèglegénérale,permettent d’apporterlapreuvequ’ilexisteunintérêtpublicimportant,etsurlesquelsse fondeensuitel’examendesintérêtsenprésence,soitl’intérêtdurequérantet l’intérêtàlaconservation desforêts. Danslecas d’unchangementd’affectation oud’utilisationd’unesurfaceforestière,cetteprocédurepermetdegarantir unecertainecoordinationdesdécisionsprisesparlesautoritéscompétentes desortequ’aucuneautorisationdedéfrichementnepuisseêtreoctroyée avantquelesautoritésresponsablesnesesoientexpriméesdéfinitivement surlademandededéfrichement. Toutefois,commelaprocédureenmatière d’aménagementduterritoireetlaprocédured’autorisationdesdéfrichements sontinterdépendantes,ilsuffitquelesconditionsposéesenmatière d’aménagementduterritoiresoientrempliesquantaufond,c’est-à-direque lesautoritéscompétentesdisposentdesdocumentsetsoientcertainesde l’approbationdesautoritésresponsablesdel’aménagementduterritoireau momentdel’examendelademandededéfrichement(FF 1988 III176). Le28janvier1998,lorsquel’OFEFPastatuésurlademandedel’OPCtendantà obtenirl’autorisationdedéfricher129910m 2 surleterritoiredelacommune deCourtenvuedelaconstructiondusitededépôtdeChaluet,ilmanquait unevéritableplanificationsectorielleàl’échellecantonalepourl’extraction desmatériauxetlesdéchargespourmatériauxinertes. Leplandirecteur cantonalde1984contientuniquementunefichedecoordinationpourles plansd’extractionrégionaux. S’agissantdudomainedesdéchets,ilexiste unplandirecteurdegestiondesdéchets,établien1991(revuenmars1997). Cedocumentneseprononcetoutefoispassurlaplanificationdessitesde déchargespourmatériauxinertes. Auniveaurégional,laréglementation étaitégalementincomplète,larégionJura-Biennenedisposantd’aucunplan d’extractionetdedécharges. Enmatièred’aménagementduterritoire,l’OFEFPafondésadécisionsur leprojetdeplansectorielcantonalenmatièred’extractiondematériaux dedéchargeetdetransport(EDT)dumoisd’août1997. Ils’estnotamment basésurleprincipeG22pourconclurequ’ilyauneviolationdel’art.5al.2 let.bLFo. LeprincipeG22mentionneentreautresquelestockagesurdes déchargespourmatériauxinertesseraévité,danslamesureoùlesmatériaux pourrontêtreutilisésdanslarégionoudansunerégionvoisinepourle remblayageoularemiseenculturedelieuxd’extraction. (...) (...) LeplansectorielEDT,datantdumoisdeseptembre1998,règleles grandeslignesdelapolitiquedecoordinationcantonaleetdétermineles orientationsfondamentalesdelaplanificationetlagestion. Cedocument debaseenmatièred’aménagementduterritoireestcontraignantpourles servicescantonauxcompétents. EncequiconcernelesrégionsCentre-Jura etJura-Bienneilestconstatédansceplanquecôtééliminationdesdéchets dechantiernonrecyclables,c’estsurtoutdanslarégiondeMoutierqu’une nouvelledéchargepourmatériauxinertesestrequised’urgence. Côté remblayage,lecantonestimequ’ilyauraitparticulièrementintérêtàcombler lesgrandssitesd’extractiondePéry,pourdesraisonsd’esthétiquedupaysage. 13VuquelecantonprévoitdecomblerlessitesdeCimentsV.SAavecles matériauxdelaN5etqueleplansectorielEDT-entantqu’étudedebase pourleplandirecteurcantonalenvertudelaloifédéralesurl’aménagement duterritoire-mandatelarégionJura-Biennedeprévoirdenouvellescarrières, l’aménagementd’unsitededépôtàChaluetsembleêtrejustifiéenmatière d’aménagementduterritoire. LeplansectorielEDTpermetdoncd’apporter lapreuvequ’ilexisteunintérêtpublicimportantdemettrelesmatériaux issusdutronçonRoches-CourtdelaN16endépôtausitedeChaluetdansla communedeCourt. 7. L’autorisationdedéfrichementnepeutêtreaccordéequ’àconditionque ledéfrichementneprésente pas de sérieux dangers pour l’environnement (art.5al.2let.cLFo). Deplus,lesexigencesdelaprotectiondelanatureetdu paysagedoiventêtrerespectées(art.5al.4LFo). Ledéfrichementpourune déchargedoitnotammentêtre conforme à l’OTD . L’OTDs’appliqueàlaréductionetautraitementdesdéchetsainsiqu’à l’aménagementetàl’exploitationd’installationsdetraitementdedéchets (art.2OTD).Selonlech.12al.2del’annexe1OTD,lestockagedéfinitif endéchargecontrôléepourmatériauxinertesdematériauxd’excavation etdéblaisnonpolluésestautorisédanslamesureoùiln’estpaspossible delesutiliserpourlesremisesenculture. Lech.12,al.2annexe1OTD consacrelaprimautédelavalorisationsurlestockagedéfinitif: lesmatériaux d’excavationnonpolluésdoiventêtreutilisésenpremierlieupourdesremises enculture(cequiestexpressémentaffirméàl’art.16al.3let.dOTD);sices matériauxnepeuventpasêtreimmédiatementvalorisés,undépôtprovisoire estenvisageable. S’ilsdoiventparcontreêtrestockésdéfinitivement,ils nepeuventêtredéposésquedansunedécharge,envertudel’art.30al.3 LPE;d’aprèslech.12al.2annexe1OTD,seuleladéchargecontrôléepour matériauxinertesentreenlignedecompte. Siladéchargeprévueestsoumiseauxdispositionsdel’OTDconcernant lesdéchargescontrôléespourmatériauxinertes,laquestiondesavoirsi ellecorrespondàcesexigencesdoitenprincipedéjàêtreexaminéedans lecadredelapeséeglobaledesintérêtsrequisepourl’autorisationde défricher. Selonl’art.25al.1OTD,ladélivrancedel’autorisationd’aménager estsubordonnéeenparticulieràlapreuvedubesoinetàl’exigencequela déchargecontrôléerépondeauxdispositionsdel’annexe2applicablesàson type. Lesdeuxaspectssontégalementessentielspourjugerdel’intérêtpublic audéfrichement: silebesoinn’estpasprouvé,l’intérêtàlaconservation delaforêtl’emporte;siaucontrairelebesoinexiste,maissil’emplacement prévunerépondpasauxconditionsénuméréesauch.1annexe2OTD, l’aménagementdeladéchargen’entrepasenconsidérationàcetendroit, sibienqu’ilnesubsisteaucunintérêtprépondérantaudéfrichement(JdT 1996 511ss. = ATF120Ib403 ss.). Ilimported’établirenvertudelaclausedubesoinqu’aucuneautre valorisationdesmatériauxd’excavationn’estpossibleetqu’undépôt provisoiren’entrepasenlignedecompte. LeTribunalfédéralastatuédans lecasdelacommunedeWittinsburgque,cefaisant,lecantonnepeutpasse limiteràprendreencompteleseulbesoindelacommune;ildoitégalement prendreenconsidérationlespossibilitésdevalorisationdansd’autresrégions ducanton,voirehorsduterritoirecantonal(JdT1996513= ATF120Ib406 ). 14Selonlesindicationsdansl’étuded’impact,lagestiondesmatériauxaété effectuéed’unemanièreglobalesurl’ensembledestronçonsdelaN16 Roches-CourtetValléedeTavannes. «Unepeséedesintérêtsdespossibilités deréutilisationdecesmatériauxparrapportauxcontraintesengendrées (transport,coût,impact,etc.) aétéfaite. Plusieursscénariosontétéenvisagés puisévalués. Lorsquelaqualitédesmatériauxlepermet,ceux-ciseront réutiliséspourlaconstructiondel’autoroute(béton,fondation,remblai). Lesolde,c’est-à-direlesmauvaismatériaux, seraévacué versdessitesde dépôt danslamesuredupossibleàproximitédutracé. PourletronçonRoches-Court, 500000m 3 environserontréutilisés(approximativementpourmoitiéen granulatetpourmoitiéenremblai). Lemilliondem 3 inutilisablerestantdevra êtremisendépôtdéfinitif.» (...) En résumé,forceestdeconstaterquelaréutilisationd’uneplusgrande quote-partqueles30%dematériaux(prévusparl’OPC)nesemblepasêtre possible. D’abord,lesconditionsgéologiquesetgéotechniquesdéfavorables empêchentuntauxdevalorisationplusélevé. Deplus,l’OPCjustifiequ’il amenédesérieusestractationsavecdestiers. Enparticulier,lefaitquele sitedeV.n’apasétérepéréreposesurdeuxétudesd’évaluation. Ensuite,le remplissaged’unecarrièreexistantesurleterritoireducantonduJuraest unindicesupplémentairequel’OPCaprocédéàunexamencompletdessites alternatifs. Enfin,lamiseendépôtprovisoirenesemblepasêtreopportuneen l’espèceetn’entrepasenlignedecompte. Dèslors,lebesoindusitedeChaluet estprouvé. Ilyaencorelieud’examinersil’emplacementprévurépondauxdispositions del’annexe2OTDselonlesquellesildevraêtreprouvéquelesiteet l’aménagementdeladéchargeneprésententpascertains risques pour l’environnement (notammentdusàlarégiondanslaquellesetrouvelesite prévu;parexempledesrisquesdecrue,dechutedepierres,deglissementde terrain,etc.). Danssonrecours,l’OPCafaitvaloirqu’ilincombeauConseil-exécutif dedéterminersileprojetrépondauxprescriptionssurlaprotectionde l’environnement. Danssaprisedepositiondu1 er octobre1998,l’OFEFP arépliquéàjustetitrequeniladécisionduConseil-exécutifnilesavis desdifférentsservicescantonauxnesontliantspourl’autoritéfédérale compétenteenmatièrededéfrichement. Encequiconcerned’éventuels dangerspourl’environnement,ilyadonclieudesebasersurlerapport d’impactspécifiqued’août1995,portantsurlesitededépôtdeChaluet. Enpremierlieu,laprésenced’un site contaminé surlesitedeChaluetdoit êtreexaminéeàlalumièred’éventuelsdangerspourl’environnement. Selonlerapportd’impactspécifique,unedéchargepubliqueaétéenactivité durantunequinzained’années,approximativemententre1965et1980,sur lapartienord-estdusite. (...) Lesinvestigationsmenéesdansladécharge ontmontréque,localemententoutcas,lesdéchetsentreposéscontiennent desconcentrationsélevéesdemétauxlourdsetdesolvantschlorés. Des émanationsdegazyontégalementétédécelées. Leseauxcanaliséessous ladéchargenesontquetrèslégèrementaffectéesparcesmatièrespolluantes. Lelessivagedesdéchetssefaitaussibienparlesinfiltrationspluviales 15directesquepardesécoulementssouterrainslatéraux. Enconséquence, toutporteàcroirequedesmatériauxlourdsetdesorganochlorésrejoignent régulièrementlescoursd’eausuperficiels,oùilssontdilués. D’aprèslerapport d’impactspécifique,lasituationactuelleseraaméliorée,danslamesureoù lesmatériauxentreposés(remblaismarneuxpeuperméables)constitueront unecouverturedeprotectioncontrelesinfiltrationsd’eauxpluviales. Ce recouvrementétanchedeladéchargeetd’unpérimètrelatéraldevrapouvoir accepterlesdéformationsquirésulterontdestassementsdesordures sous-jacentes. Moyennantquelquesaménagementssupplémentairessur lepourtourdeladéchargepourdiminuerousupprimerlesapportslatéraux d’eauxsouterraines,lelessivagedesdéchetspourraitêtrenotablementréduit parrapportàaujourd’hui. Ils’agiradeceinturerladéchargeparunnoyau marneuxétanchepénétrantdanslamolasse. Deuxdrainagespériphériques (amontetavaldunoyau)permettrontdelimiterlerisqued’unemiseen chargedeseauxextérieures. Ilspermettrontaussiderécolteretd’analyserles jusprovenantdeladécharge. Pourrépondreàlaquestiondesavoirsiuneatteinteseraportéeausitede dépôtdeChaluetparlesitecontaminédel’anciennedéchargedeCourt,il yalieud’examinersilasolutionenvisagéeestconformeàl’ordonnance du26août1998surl’assainissementdessitespolluéspardesdéchets (ordonnancesurlessitescontaminés[OSites],RS814.680). Cetteordonnance viseàgarantirquelessitespolluésserontassainiss’ilscausentdesatteintes nuisiblesouincommodantesàl’environnement,ous’ilexisteundanger concretquedetellesatteintesapparaissent(art.1OSites). Envertude l’art.3OSites,lessitespolluésnepeuventêtremodifiésparlacréationou latransformationdeconstructionsoud’installationsques’ilsnenécessitent pasd’assainissementetsileprojetn’engendrepasdebesoind’assainissement (let.a),ousileprojetn’entravepasdemanièreconsidérablel’assainissement ultérieurdessitesousicesderniers,danslamesureoùilssontmodifiésparle projet,sontassainisenmêmetemps(let.b). Danssaprisedepositiondu1 er octobre1998,l’OFEFPafaitvaloirqu’ilya lieudeprocéderauxinvestigationsnécessairesavantunéventueldébutde constructiondusitededépôtàChaluet,cecienconformitéavecl’OSites. Dansunrapportdu27mai1997,(...) lessolutionsenvisageablesencequi concernelesitecontaminé[ontétéprésentées]. Unepremièresolution consisteraitàévacuerlevolumede3000m 3 dedéchetsversuneautre décharge(Celtor). Toutefois,vulesproblèmesdetransfertetlescoûtsd’un demi-milliondefrancs,cettevarianteprésentetropd’inconvénients. Une deuxièmevariante,sebasantsurlesconsidérantsdurapportd’impact spécifique,prévoitl’assainissementdusiteparconfinementdesdéchetssur place. Ils’agiraitd’élaboreruneétanchéificationdutoitetdupourtourdela déchargesusceptibledepouvoiraccepterlesdéformationsquirésulteront destassementsdesordurescontenuesàl’intérieur. Commeleprojetde dépôtdematériauxd’excavationdutronçonRoches-CourtdelaN16 concerneessentiellementl’entreposagederemblaismarneuxpeuperméables (colluvionsquaternairesetmolassetertiaire),lesmatériauxentreposés constituerontàeuxseulsunecouvertureefficacedeprotectioncontreles infiltrationsd’eauxpluviales. Lecoûtdestravauxdeterrassement,dedrainage etd’aménagementd’unefossecollectricepourleseauxdeladéchargepeut êtreestiméàenviron45000francs. 16Moyennantlesmesurestechniquessusmentionnées(miseenplaced’un drainage,aménagementdupourtourdel’anciennedécharge,consolidationou évacuationdescolluvions,réalisationdebassinsdedécantation),lesimpacts dufuturdépôtdematériaux(respectivementdusitecontaminé)peuventêtre considérésacceptablesvis-à-visdeseauxsuperficielles. Encequiconcerne leseauxsouterraines,lessourcesnesontpasdirectementmenacées. Dèslors, aucunemesureparticulièren’estàprévoir. D’éventuelsproblèmesdestabilité avantleremblayagedelasecondeétapeduprojetpeuventêtrerencontrés pardesvérificationsdestabilité. Lorsdel’achèvementdudépôt,desmesures particulièresassurerontlastabilitédel’ensemble. Laméthoded’assainissementdusiteparconfinementdesdéchetssurplace neporteaucuneatteinteausitededépôtprévuàChaluet,cequin’apas étécontestélorsdelavisitedeslieuxparlesreprésentantsdel’OFEFP.Au contraire: l’assainissementcauseramêmeuneaméliorationdelasituation actuelle. Cetteconclusionsebasesurlefaitquel’anciennedéchargerepose surdesmatériauxcomplètementdifférentsdeceuxconstituantl’arête rocheusedeChaluet. Lesmatériauxentreposésconstituerontdoncune couverturedeprotectioncontrelesinfiltrationsd’eauxpluviales. Deplus,les mesuresdeconfinementdusitecontaminéprévuesdansleprojetgarantissent l’étanchéificationdusitecontaminé. Auvudecesconsidérants,forceestdeconstaterqueledéfrichementne présentepasdesérieuxdangerspourl’environnement. 8. En résumé,forceestdeconstaterquelesconditionsnécessairesàla délivrancedel’autorisationdedéfrichementpourunesurfacede129910 m2 ausitedeChaluetpourlestockagedesmatériauxd’excavationdutronçon Roches-CourtdelaN16sontrempliesenl’espèce. Celanesignifietoutefois pasqu’engénéralilseradorénavantpermisdemettredesmatériauxendépôt danslaforêt. Ledéfrichementpourl’aménagementd’unedéchargedoitrester uneexception. C’estdoncàtortquel’OFEFParefuséd’autorisercedéfrichement. Dèslors, lerecoursdel’OfficedespontsetchausséesducantondeBerneestadmis etladécisiondel’OFEFPdu28janvier1998(2 e partie)doitêtreannulée. L’autorisationdedéfrichementestaccordéeenprincipe. Lestockagedoit êtrelimitéauxmatériauxd’excavationdutronçonRoches-CourtdelaN16. Sontréservéeslesmesuresdecompensationetd’autreschargesetconditions quidoiventencoreêtrefixéesparl’OFEFP. Paged’accueilduDépartementfédéraldel’environnement,destransports,de l’énergieetdelacommunication 17Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali JAAC 64.19 - Extraits d'une décision du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication du 17 septembre 1999 In Verwaltungspraxis der Bundesbehörden Dans Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération In Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione Jahr 2000 Année Anno Band 64 Volume Volume Seite --- Page Pagina Ref. No 150 004 664 Das Dokument wurde durch das Schweizerische Bundesarchiv und die Bundeskanzlei konvertiert. Le document a été digitalisé par les Archives Fédérales Suisses et la Chancellerie fédérale. Il documento è stato convertito dall'Archivio federale svizzero e della Cancelleria federale.