<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. E. , né en 1968, après avoir suivi une formation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'instructeur de parapente, est devenu indépendant dans cette activité et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">possède un magasin de sport spécialisé ainsi qu'une école de parapente à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Cortaillod. Le 21 mai 1995, il a été victime d'un accident entraînant une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">incapacité de travail complète dans sa profession. Le 24 septembre 1996,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">il a déposé une demande de prestations AI visant une rééducation dans la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">même profession ainsi que l'octroi d'une rente. Par décision du 16 octobre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1997, l'office de l'assurance-invalidité du canton de Neuchâtel a rejeté</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la demande de mesures professionnelles, retenant que l'entreprise de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'assuré était déficitaire, de sorte qu'indépendamment de tous problèmes</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de santé, il aurait dû abandonner cette activité pour une autre mieux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rémunérée. L'OAI estime dès lors qu'il ne lui appartient pas de mettre sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pied un reclassement, d'autant plus que les renseignements médicaux re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cueillis permettent d'admettre une capacité de travail totale dans n'im-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">porte quelle activité pouvant s'exercer en position assise. Concernant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'octroi d'une rente, ladite décision précisait que cette question serait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">examinée une fois que l'assurance-accidents aurait statué.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. Le 19 novembre 1997, E. interjette recours au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Tribunal administratif contre cette décision. Il conclut à l'annulation de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">celle-ci, et à l'octroi du droit à un reclassement, sous suite de frais et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dépens. Après avoir mentionné son cursus professionnel, le recourant tente</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de démontrer qu'il est inexact que son entreprise était déficitaire et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'il aurait quoi qu'il en soit dû changer d'activité. Il estime qu'avant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son accident son entreprise était croissante et que c'est uniquement en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">raison de son invalidité complète dans cette profession qu'il doit main-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tenant envisager de remettre son école. Il fait valoir qu'il lui sera</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">difficile de trouver un emploi n'exigeant aucune qualification particu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lière et s'exerçant principalement en position assise. D'autre part, vu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">notamment son âge et ses capacités, des mesures professionnelles seraient</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tout à fait justifiées.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le 2 décembre 1997, E. a fait parvenir au Tribunal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">administratif une requête d'assistance judiciaire.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. Par observations du 13 février 1998, l'OAI conclut au rejet du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recours. Il fait valoir que l'activité professionnelle indépendante de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'assuré n'a, durant les six ans précédant l'accident, jamais été rému-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nératrice de sorte que la question de la causalité adéquate entre l'at-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">teinte à la santé consécutive à l'accident et la diminution de la capacité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de gain ne se pose pas. Par ailleurs, l'assuré possédant une formation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">professionnelle d'électricien, bien qu'il ne soit pas titulaire d'un CFC,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dispose de connaissances théoriques et pratiques, et de l'expérience d'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">activité industrielle lui permettant d'exercer une activité moyennement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qualifiée s'exerçant en position essentiellement assise et susceptible de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lui procurer un revenu largement supérieur aux gains procurés par son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">activité indépendante. Le droit à des mesures d'ordre professionnel n'est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dès lors pas ouvert.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> en droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) L'invalidité est, selon l'article 4 al.1 LAI, la diminution</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la capacité de gain, présumée permanente ou de longue durée, qui ré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sulte d'une atteinte à la santé physique ou mentale provenant d'une in-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">firmité congénitale, d'une maladie ou d'un accident.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Selon l'article 8 LAI, les assurés invalides ou menacés d'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">invalidité imminente ont droit aux mesures de réadaptation qui sont né-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cessaires et de nature à rétablir leur capacité de gain, à l'améliorer, à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la sauvegarder, ou à en favoriser l'usage.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Parmi les mesures de réadaptation possibles, la LAI prévoit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des mesures d'ordre professionnel, telles le reclassement (art.17 LAI).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">L'assuré a droit au reclassement dans une nouvelle profession si son in-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">validité rend nécessaire le reclassement et si sa capacité de gain peut</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ainsi, selon toute vraisemblance, être sauvegardée ou améliorée de manière</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">notable (al.1). Sont considérées comme un reclassement les mesures de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">formation destinées à des assurés qui en ont besoin, en raison de leur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">invalidité, après achèvement d'une formation professionnelle initiale ou</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">après le début de l'exercice d'une activité lucrative sans formation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">préalable, pour maintenir ou pour améliorer sensiblement leur capacité de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gain (art.6 al.1 RAI). L'assuré n'a pas droit au reclassement lorsque ce</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dernier n'est pas nécessité par l'invalidité, notamment lorsqu'il ne peut</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">exercer son activité lucrative à cause des fluctuations du marché du tra-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vail (Michel Valterio, Droit et pratique de l'assurance-invalidité, Les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prestations, 1985, p.58 et 137). L'assuré n'a droit, en règle générale,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'aux mesures nécessaires, propres à atteindre le but de réadaptation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">visé et non pas à celles qui seraient les meilleures dans son cas (ATF 110</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">V 102). Car la loi ne garantit la réadaptation que dans la mesure où elle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">est à la fois nécessaire et suffisante (ATF 115 V 198, 206 et les réfé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rences). Selon la jurisprudence, il faut entendre par reclassement, en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">principe, la somme des mesures de réadaptation de nature professionnelle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qui sont nécessaires et adéquates pour procurer à l'assuré (déjà actif</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avant d'être invalide) une possibilité de gain équivalant à peu près à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">celle d'autrefois (RCC 1988, p.495 cons. 2a et les références, RCC 1967,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">p.443 ss, 1968, p.314 ss). Cette condition de l'équivalence approximative</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">entre l'ancienne activité et les nouvelles possibilités offertes par un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">reclassement, doit empêcher de procurer à un assuré, par voie de réadap-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tation, un avantage économique par rapport à sa situation antérieure à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'invalidité.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) Pour déterminer si le recourant a droit au reclassement pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fessionnel, il y a lieu d'examiner si son activité d'indépendant lui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">procurait un revenu avant son accident. En effet, il faut l'empêcher de se</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">procurer, par voie de réadaptation, un avantage économique par rapport à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sa situation antérieure à l'invalidité. Aucun reclassement ne doit inter-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">venir s'il ne peut exercer son activité lucrative à cause des fluctuations</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du marché du travail. Or, l'examen du dossier permet de constater que si</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'exercice 1990 a apporté au recourant un bénéfice net de 11'380.15 francs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les exercices suivants ont été déficitaires. Si un très léger bénéfice</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">apparaît en 1992, les années 1993 à 1996 sont déficitaires. Le recourant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ne saurait se prévaloir de son accident de 1993 étant donné qu'il a perçu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en 1993 10'062 francs et en 1994 12'630 francs à titre d'indemnités pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">perte de gain. Depuis, bien que le chiffre d'affaires de l'année 1993 ait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">progressé, cette année accuse une perte de 6'014.25 francs. Certes, il a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fallu engager des moniteurs, mais les honoraires qui ont dû leur être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">versés ont toutefois été inférieurs aux indemnités pour perte de gain</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">perçues. Quant à l'amortissement extraordinaire intervenu en 1993, il faut</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">considérer qu'il était justifié soit qu'il correspondait bel et bien à une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">baisse de valeur du matériel. En 1994 à nouveau, les frais de moniteurs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ont été largement compensés par les indemnités pour perte de gain perçues.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C'est dès lors à tort que le recourant prétend que sans ces frais extraor-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dinaires, la perte serait moindre. L'an 1995 laisse apparaître également</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">une perte de 13'570.35 francs malgré le versement d'indemnités pour perte</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de gain de 23'976 francs. Enfin, concernant l'année 1996 qui présente une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">perte de 30'434.90 francs, le recourant admet lui-même que "sans les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">charges de moniteur, d'amortissement et en étant en pleine capacité de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">travail, il serait sans aucun doute parvenu au point mort en 1996, soit ni</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">bénéfice ni pertes". Force est dès lors de constater qu'avant l'accident</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de 1995, l'entreprise du recourant ne lui apportait aucun revenu. C'est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dès lors à juste titre que l'office de l'assurance-invalidité a considéré</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'il aurait dû abandonner cette activité indépendamment de tous problèmes</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de santé. Au vu de la jurisprudence précitée, il ne saurait dès lors pré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tendre à un reclassement.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> d) Certes, les difficultés rencontrées par l'intéressé pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">retrouver du travail seront inévitables, compte tenu de la conjoncture et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de son handicap. Dans la mesure où elles sont liées à son invalidité,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">elles donnent droit à des prestations de l'AI sous la forme d'une orien-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tation professionnelle ou d'une aide au placement, au sens des articles 15</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et 18 LAI (ATA non publié dans la cause P. du 29.01.1996). Il s'agira en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">effet de l'orienter dans le but de trouver un travail pouvant s'exercer</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">principalement en position assise et correspondant à sa formation d'élec-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tricien et à son expérience dans une activité industrielle de plusieurs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">années.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. La décision entreprise, consistant dans le refus de toutes</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mesures professionnelles, doit dès lors être annulée. En effet, si</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'assuré n'a pas droit au reclassement, il doit bénéficier d'une orien-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tation professionnelle ou d'une aide au placement. Il se justifie dès lors</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de renvoyer la cause à l'office de l'assurance-invalidité pour nouvelle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décision au sens des considérants. La procédure étant en principe gratui-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">te, il est statué sans frais. Le recourant obtenant partiellement gain de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cause, il aura droit à une indemnité de dépens partielle.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Le recourant sollicite le bénéfice de l'assistance judiciaire.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Selon l'article 2 LAJA, a droit à l'assistance toute personne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dont les revenus ou la fortune ne lui permettent pas d'avancer ou de sup-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">porter les frais nécessaires à la défense de sa cause (al.1). L'autorité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">saisie d'une demande d'assistance judiciaire examine d'office si le requé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rant remplit les conditions légales d'octroi. A cet effet, il établit les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">revenus et la fortune éventuelle de l'intéressé ainsi que le minimum né-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cessaire pour procéder en justice. En l'occurrence, le recourant a pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">seul revenu les indemnités versées par la Genevoise assurances, assureur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">LAA, d'environ 2'800 francs par mois. Or, un tel montant est inférieur au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">minimum d'existence du droit des poursuites (minimum vital pour un couple</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avec deux enfants auquel il y a lieu d'ajouter le loyer par 1'254 francs).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Par ailleurs le recourant doit encore s'acquitter de diverses charges dont</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">principalement des intérêts hypothécaires.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En ce qui concerne la fortune de requérant, pour déterminer si</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">celui-ci est indigent l'autorité doit examiner dans chaque cas si l'on</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">peut exiger de lui qu'il l'entame pour procéder. Tel n'est en principe pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le cas si le seul bien de l'intéressé est un immeuble qui ne peut plus</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">être grevé ou dont il est vain d'exiger la vente. En l'occurrence, la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">valeur d'assurance-incendie, soit la valeur à neuf, correspondant à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">330'800 francs, il y a lieu de considérer que l'immeuble ne peut plus être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">grevé et qu'il serait vain d'en exiger la vente étant donné que les dettes</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">hypothécaires se montent à 329'470 francs. Son indigence est dès lors</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">établie et sa demande peut être admise. Me X. peut donc être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">désigné en qualité d'avocat d'office.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Il en découle que l'intimé s'acquittera en mains de l'Etat de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'indemnité de dépens partielle allouée au recourant (art.19 LAJA).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Annule la décision entreprise en tant qu'elle refuse toute mesure</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> professionnelle.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Renvoie la cause à l'office de l'assurance-invalidité du canton de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Neuchâtel pour nouvelle décision au sens des considérants.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Désigne Me X. en qualité d'avocat d'office du recourant et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> fixe à 500 francs l'indemnité qui lui est due, débours et TVA compris.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Alloue une indemnité de dépens partielle de 300 francs au recourant à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> la charge de l'intimé, lequel s'en acquittera en mains de l'Etat de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Neuchâtel.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">5. Statue sans frais.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 21 avril 1998</span></p> </div></body></html>