An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 1. April 2020
Embargo: 1. April 2020, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 5. März 2020 (6B_1311/2019)
Tatbestand der "Kindestötung" zu Recht angewendet
Das Bundesgericht weist die Beschwerde der Staatsanwaltschaft des Kantons Wallis
gegen die Verurteilung einer Frau zu einer zweijährigen bedingten Freiheitsstrafe
wegen Kindestötung ab. Das Kantonsgericht Wallis hat den privilegierten Tatbestand
der "Kindestötung" zu Recht angewendet, mit dem der besonderen Situation einer
Mutter während der Geburt, oder solange sie unter dem Einfluss des Geburtsvorganges steht, Rechnung getragen wird.
Eine Frau aus dem Kanton Wallis hatte im Dezember 2015 ihr Neugeborenes getötet,
das sie rund zweieinhalb Stunden zuvor zu Hause alleine zur Welt gebracht hatte. Das
Kantonsgericht Wallis verurteilte sie wegen Kindestötung (Artikel 116 des Strafgesetzbuches, StGB) zu einer bedingten Freiheitsstrafe von 24 Monaten. Der fragliche Tatbestand lautet: "Tötet eine Mutter ihr Kind während der Geburt oder solange sie unter dem
Einfluss des Geburtsvorganges steht, so wird sie mit Freiheitsstrafe bis zu drei Jahren
oder Geldstrafe bestraft." 
Gegen das Urteil erhob die Staatsanwaltschaft des Kantons Wallis Beschwerde ans
Bundesgericht; sie beantragte im Wesentlichen einen Schuldspruch wegen Mordes und
eine Verurteilung der Betroffenen zu einer Freiheitsstrafe von 10 Jahren. Zur Begründung stützt sie sich auf ein psychiatrisches Gutachten. Das Kantonsgericht habe
unberücksichtigt gelassen, dass der psychische Zustand der Frau gemäss Gutachter
keinen Einfluss auf ihre Tat gehabt habe, auch wenn sie sich dabei noch in der Phase
des Geburtsvorganges befunden habe. Eine eigentliche psychische Störung habe bei
der Betroffenen nicht vorgelegen. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerde ab. Beim Tatbestand der "Kindestötung"
handelt es sich um einen privilegierten Tatbestand, insbesondere hinsichtlich der maximalen Strafdauer. Der Gesetzestext setzt für eine Anwendung dieser privilegierten
Strafbestimmung voraus, dass die Tat von der Mutter "während der Geburt" oder
"solange sie unter dem Einfluss des Geburtsvorganges steht" begangen wurde. Nicht
vorausgesetzt wird für eine Anwendung der privilegierten Strafnorm der "Kindestötung",
dass die Mutter bei der Tat an einer psychischen Störung gelitten hat. Vielmehr stellt
das Gesetz die unwiderlegbare Vermutung auf, dass die Verantwortlichkeit der Mutter
während des Geburtsvorganges sowie während einer gewissen Zeit danach verringert
ist. Bei einer Interpretation im Sinne der Staatsanwaltschaft würde die Strafnorm der
"Kindestötung" jeglicher Bedeutung entleert, wie sie ihr der Gesetzgeber beimessen
wollte. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 1er avril 2020
Embargo : 1er avril 2020, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 5 mars 2020 (6B_1311/2019)
« Infanticide » retenu à bon droit
Le Tribunal fédéral rejette le recours du Ministère public valaisan contre la condamnation d'une femme à deux ans de privation de liberté avec sursis pour infanticide.
Le Tribunal cantonal valaisan a retenu à juste titre l'infraction d'«  infanticide », qui
tient compte de la situation spécifique de la mère qui a agi alors qu'elle accouchait
ou qu'elle était encore sous l'influence de l'état puerpéral.
Au mois de décembre 2015, en Valais, une femme avait tué le nouveau-né qu'elle avait
mis seule au monde à son domicile deux heures et demi plus tôt. Le Tribunal cantonal
valaisan l'a condamnée pour infanticide (article 116 du Code pénal, CP), à 24 mois de
privation de liberté avec sursis. Cet article dispose  : « La mère qui aura tué son enfant
pendant l’accouchement ou alors qu’elle se trouvait encore sous l’influence de l’état
puerpéral sera punie d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine
pécuniaire. »
Le Ministère public du canton du Valais a interjeté recours au Tribunal fédéral contre ce
jugement ; il demandait, pour l'essentiel, une condamnation pour assassinat à 10 ans de
privation de liberté. Il invoquait une expertise psychiatrique à l'appui de son recours.
Selon lui, le Tribunal cantonal n'avait pas pris en compte que, selon l'expert, l'état psychique de la femme n'avait pas eu d'influence sur ses actes même si elle se trouvait
alors encore dans la période puerpérale. L'intéressée ne présentait pas de trouble
psychique à proprement parler.
Le Tribunal fédéral rejette le recours. L'«  infanticide » constitue un état de fait privilégié,
en particulier quant à la peine maximale. Pour l'application de cette norme plus
favorable, le texte légal exige que l'acte ait été commis par la mère «  pendant l'accouchement » ou « alors qu'elle se trouvait encore sous l'influence de l'état puerpéral  ».
Cette qualification pénale ne suppose pas que la mère ait souffert d'un trouble
psychique. Bien plus, la loi présume de manière irréfragable que la responsabilité de la
mère est diminuée durant l'accouchement ainsi que durant un certain temps après.
L'interprétation soutenue par le ministère public aurait vidé l'infraction d'«  infanticide »
de toute la portée que le législateur voulait lui conférer.