<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <a name="idp327216"></a><div class="big bold">Urteilskopf</div> <br/>150 III 400<br/><br/><br/><div class="paraatf">40. Extrait de l'arrêt de la Ire Cour de droit civil dans la cause A. contre B. SA (recours en matière civile)</div> <div class="paraatf">4A_61/2023 du 25 juin 2024</div> <a name="idp328656"></a> <a name="idp335440"></a><br/><div id="regeste" lang="de"> <div class="big bold">Regeste</div> <br/><div class="paraatf"><span class="artref">Art. 83 Abs. 2 SchKG</span>; <span class="artref">Art. 239 Abs. 2 und <artref id="CH/272/325/1" type="start"></artref>Art. 325 Abs. 1 ZPO</span><artref id="CH/272/239/2" type="end"></artref>; Fristbeginn für die Erhebung der Aberkennungsklage. <div class="paratf">Die 20-tägige Frist für die Erhebung der Aberkennungsklage beginnt ab Eröffnung des Dispositivs des erstinstanzlichen Entscheids über die provisorische Rechtsöffnung zu laufen (E. 4 und 5). </div> </div> </div> <a name="idp342160"></a> <br/><div> <a name="idp348688"></a><span class="big bold" id="sachverhalt">Sachverhalt</span> <span class="small">ab Seite 400</span> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="page400"></a><div class="center pagebreak">BGE 150 III 400 S. 400</div> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp350352"></a><span class="bold">A. </span> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp351392"></a><span class="bold">A.a </span>En 2017, la société C. Ltd a accordé plusieurs financements à la société D. SA (ci-après: l'emprunteuse), actuellement en liquidation. E. est l'actionnaire unique de l'emprunteuse. Par acte du 18 janvier 2018, la société C. Ltd a cédé ses actifs à B. SA (ci-après: la cessionnaire).</div> <div class="paraatf">Le 19 décembre 2019, A. (ci-après: le garant ou le recourant), père d'E., s'est engagé envers la cessionnaire à lui verser le montant de 715'806 USD à première réquisition.</div> <div class="paraatf">En février 2020, la cessionnaire a obtenu un acte de défaut de biens contre le fils. En juin 2020, elle a fait appel à la garantie offerte par le père.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp354512"></a><span class="bold">A.b </span>La cessionnaire a introduit une poursuite à l'encontre du garant pour le montant de 679'427 fr. avec intérêts, indiquant comme cause de l'obligation l'engagement du 19 décembre 2019. Le garant a formé opposition.</div> <div class="paraatf">La cessionnaire a requis la mainlevée provisoire de l'opposition au commandement de payer. <a name="page401"></a><div class="center pagebreak">BGE 150 III 400 S. 401</div> </div> <div class="paraatf">La Justice de paix du district d'Aigle a prononcé la mainlevée provisoire par décision du 15 octobre 2020. Le dispositif de cette décision a été notifié au garant le 16 octobre 2020.</div> <div class="paraatf">Le garant ayant demandé la motivation le 22 octobre 2020, la décision motivée lui a été notifiée le 17 décembre 2020.</div> <div class="paraatf">Le garant n'a pas interjeté de recours limité au droit contre la décision de mainlevée.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp359376"></a><span class="bold">B. </span>Le 6 janvier 2021, soit dans le délai de 20 jours à compter de la notification de la décision motivée, le garant a introduit une action en libération de dette devant le Tribunal de première instance du canton de Genève, concluant à ce qu'il soit dit qu'il ne doit pas à la cessionnaire, principalement, le montant de 715'806,18 USD avec intérêts et, subsidiairement, celui de 679'427 fr. avec intérêts, la poursuite susmentionnée ne devant pas continuer.</div> <div class="paraatf">La procédure a été limitée à la question de la recevabilité de l'action en libération de dette.</div> <div class="paraatf">Par jugement du 25 janvier 2022, le Tribunal de première instance a déclaré irrecevable l'action en libération de dette, pour cause de tardiveté.</div> <div class="paraatf">Statuant sur appel du garant le 29 novembre 2022, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève l'a rejeté et a confirmé le jugement entrepris.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp363136"></a><span class="bold">C. </span>Le garant a interjeté un recours en matière civile au Tribunal fédéral contre cet arrêt, en concluant, en particulier, à sa réforme en ce sens que l'action en libération de dette soit déclarée recevable.</div> <div class="paraatf">Le Tribunal fédéral a rejeté le recours.</div> <div class="paraatf"> <i>(résumé)</i> </div> <br/><div> <a name="idp369888"></a><span class="big bold" id="erwaegungen">Erwägungen</span> </div> <br/><div class="paraatf">Extrait des considérants:</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp370848"></a><span class="bold" id="consideration_4.">4. </span>Est litigieuse la date à compter de laquelle le délai de 20 jours de l'action en libération de dette de l'<span class="artref">art. 83 al. 2 LP</span> court dans le cas où la décision de mainlevée provisoire de première instance est d'abord notifiée dans son dispositif et ensuite, sur requête du débiteur, notifiée par décision motivée. Est-ce la date de la notification du dispositif seul, comme l'a retenu la cour cantonale, ou celle de la notification de la décision motivée, comme le soutient le recourant?</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp374384"></a><span class="bold" id="consideration_4.1">4.1 </span>Avant l'entrée en vigueur du CPC, une décision écrite motivée était notifiée, de sorte que le délai de 20 jours courait à dater de la <a name="page402"></a><div class="center pagebreak">BGE 150 III 400 S. 402</div>notification de la décision motivée de mainlevée provisoire de première instance.</div> <div class="paraatf">Selon la jurisprudence, rendue dans le cas où le droit cantonal ne prévoyait qu'une voie de recours n'emportant pas d'effet suspensif <i>de lege</i>, et qui serait donc applicable sous le régime (identique) du recours des <span class="artref">art. 319 ss CPC</span>, l'effet suspensif attribué au recours est de nature à empêcher l'entrée en force de la décision de mainlevée, avec effet <i>ex tunc</i>, c'est-à-dire avec effet rétroactif à la date de la décision attaquée, et à reporter cet effet à la date (postérieure) de la notification de l'arrêt sur recours, à compter de laquelle court le délai de 20 jours de l'<span class="artref">art. 83 al. 2 LP</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-III-38%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page38">ATF 143 III 38</a> consid. 2.3; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F127-III-569%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page569">ATF 127 III 569</a> consid. 4).</div> <div class="paraatf">À noter qu'un recours au Tribunal fédéral n'a pas d'effet suspensif en matière de mainlevée (<span class="artref">art. 103 al. 1 LTF</span>), l'effet suspensif pouvant être attribué d'office ou sur requête par le juge instructeur, pour l'entrée en force de chose jugée et/ou pour la force exécutoire (<span class="artref">art. 103 al. 3 LTF</span>; cf. spécialement arrêts 5A_866/2012 du 1<sup>er</sup> février 2013 consid. 4.1; 5A_3/2009 du 13 février 2009 consid. 2.3; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F146-III-284%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page284">ATF 146 III 284</a> consid. 2.3.4).</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp393392"></a><span class="bold" id="consideration_4.2">4.2 </span>Depuis l'entrée en vigueur du CPC, la décision de mainlevée provisoire peut aussi être communiquée par la remise ou l'envoi d'un dispositif (<span class="artref">art. 239 al. 1 CPC</span>). Se pose alors la question de savoir si le délai de 20 jours de l'action en libération de dette court à compter de la notification du dispositif ou s'il court à compter de l'expiration du délai pour demander la motivation écrite et, si elle a été demandée, à compter de la notification de la décision écrite motivée. Les réponses apportées à cette question par la doctrine et les tribunaux cantonaux divergent et peuvent être regroupées en deux positions opposées.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp397040"></a><span class="bold" id="consideration_4.2.1">4.2.1 </span>Pour certains tribunaux alémaniques (décision BE.2018.14 du Kantonsgericht du canton de Saint-Gall du 7 juin 2018 consid. c; arrêt LB150035 de l'Obergericht du canton de Zürich du 13 août 2015 consid. 4) et une partie de la doctrine (DANIEL STAEHELIN, in Basler Kommentar, Bundesgesetz über Schuldbetreibung und Konkurs, vol. I, 3<sup>e</sup> éd. 2021, n° 23 ad <span class="artref">art. 83 LP</span>; VOCK/AEPLI-WIRZ, in Kommentar zum Bundesgesetz über Schuldbetreibung und Konkurs SchKG, 4<sup>e</sup> éd. 2017, n° 18 ad <span class="artref">art. 83 LP</span>; DOMINIK VOCK, in Kurzkommentar SchKG, 2<sup>e</sup> éd. 2014, n° 11 ad <span class="artref">art. 83 LP</span>), le point de départ du délai de 20 jours pour ouvrir action en libération de dette court dès la <a name="page403"></a><div class="center pagebreak">BGE 150 III 400 S. 403</div>notification du dispositif. En bref, avec des motivations quelque peu différentes sur certains points, ce délai dépend de l'entrée en force de chose jugée de la décision de mainlevée provisoire de première instance, et non de son caractère exécutoire. Par conséquent, puisque l'<span class="artref">art. 239 al. 1 CPC</span> permet de communiquer la décision de mainlevée provisoire par dispositif et que l'<span class="artref">art. 325 al. 2 CPC</span> permet à l'autorité de recours de suspendre uniquement le caractère exécutoire, le délai de 20 jours court dès la communication du dispositif de la décision de mainlevée provisoire de première instance. La requête de motivation de la décision, à présenter dans un délai de 10 jours et prévue par l'<span class="artref"><artref id="CH/172.221.104/239/1" type="start"></artref><artref id="CH/172.221.104/239/2" type="start"></artref>art. 239 al. 2, 1<sup>re</sup></span><artref id="CH/172.221.104/239/1" type="end"></artref><artref id="CH/172.221.104/1" type="end"></artref> phrase, CPC, ne prolonge pas le délai pour ouvrir action en libération de dette. D'ailleurs, l'objet de la mainlevée provisoire et l'objet de l'action en libération sont différents, de sorte qu'il n'est pas nécessaire de connaître les motifs de la mainlevée provisoire pour motiver la demande dans l'action en libération de dette. La motivation n'est nécessaire que pour former un recours. Dans une décision bernoise, il a même été admis que des mesures provisionnelles puissent être demandées avant l'introduction d'un recours pour suspendre les effets de la décision de mainlevée communiquée dans son dispositif seul (décision ZK 18 411 de la Cour suprême du canton de Berne du 17 septembre 2018 consid. 9.8 et 9.10). C'est à cette thèse que s'est ralliée la cour cantonale.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp416992"></a><span class="bold" id="consideration_4.2.2">4.2.2 </span>Pour certains tribunaux romands (arrêt HC/2015/181 n° 72 du Tribunal cantonal vaudois du 10 février 2015 consid. 3 et l'arrêt cité; arrêt ACJC/1427/2013 de la Cour de justice du canton de Genève du 2 décembre 2013 consid. 2.1) et d'autres auteurs (PIERRE-ROBERT GILLIÉRON, Poursuite pour dettes, faillite et concordat, 5<sup>e</sup> éd. 2012, p. 205 n. 817a; ERIC MUSTER, La nouvelle procédure civile et le droit de poursuites et des faillites, JdT 2011 II 75 p. 101; cf. aussi DENIS TAPPY, in Commentaire romand, Code de procédure civile, 2<sup>e</sup> éd. 2019, n° 22 ad <span class="artref">art. 239 CPC</span>; LORENZ DROESE, in Basler Kommentar, Schweizerische Zivilprozessordnung, 3<sup>e</sup> éd. 2017, n° 8 ad <span class="artref">art. 336 CPC</span>), le délai de 20 jours court à compter de la notification de la décision de mainlevée de première instance motivée. En bref, puisque le délai de recours ne court qu'à compter de la notification de la décision motivée et que l'effet suspensif octroyé au recours permet de suspendre le délai de 20 jours de l'action en libération de dette, qui dépend de la force exécutoire, ce délai ne commence à courir qu'à partir de la notification de la décision motivée et, en cas de recours, qu'à partir de la notification de la décision rendue sur recours. <a name="page404"></a><div class="center pagebreak">BGE 150 III 400 S. 404</div>L'admission du caractère exécutoire d'une décision non motivée serait contraire au droit d'être entendu (<span class="artref">art. 29 al. 2 Cst.</span>); il s'imposerait donc d'appliquer l'art. 112 al. 2, 3<sup>e</sup> phrase, LTF par analogie. C'est cette solution qu'invoque le recourant.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp427536"></a><span class="bold" id="consideration_5.">5. </span>Selon l'<span class="artref">art. 83 al. 2 LP</span>, lorsque la mainlevée provisoire a été accordée, le débiteur peut, dans les 20 jours "à compter de la mainlevée" (<i>nach der Rechtsöffnung, dal rigetto dell'opposizione</i>), intenter une action en libération de dette; le procès est instruit en la forme ordinaire.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp431184"></a><span class="bold" id="consideration_5.1">5.1 </span>Pour bien mesurer l'enjeu de la question du point de départ de ce délai, il s'impose de rappeler ce que sont la mainlevée provisoire et l'action en libération de dette et quelle est la nature de ce délai.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp432656"></a><span class="bold" id="consideration_5.1.1">5.1.1 </span>La requête de mainlevée provisoire intentée par le créancier au bénéfice d'une reconnaissance de dette a pour objet de lever provisoirement l'opposition au commandement de payer afin de lui permettre de requérir la saisie provisoire ou l'inventaire (<span class="artref">art. 83 al. 1 LP</span>) et, à moins que le débiteur n'intente une action en libération de dette, de continuer la poursuite (<span class="artref">art. 83 al. 3 LP</span>). Il s'agit d'un incident de la poursuite (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-III-444%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page444">ATF 139 III 444</a> consid. 4.1.1). Le juge se limite à examiner l'existence et la validité du titre de mainlevée provisoire (<span class="artref">art. 82 LP</span>). La décision de mainlevée provisoire lève l'opposition du débiteur; elle ne sortit que des effets de droit des poursuites; elle n'est pas revêtue de l'autorité de la chose jugée sur la créance (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F136-III-583%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page583">ATF 136 III 583</a> consid. 2.3). En l'état, elle est un acte de poursuite au sens des <span class="artref"><artref id="CH/281.1/56" type="start"></artref>art. 56 et 63 LP</span><artref id="CH/281.1/63" type="end"></artref> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-III-38%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page38">ATF 143 III 38</a> consid. 3.2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F115-III-91%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page91">ATF 115 III 91</a> consid. 3).</div> <div class="paraatf">La mainlevée provisoire est soumise à la procédure sommaire (art. 248 ss en relation avec l'<span class="artref">art. 251 let. a CPC</span>), sous réserve des précisions de l'<span class="artref">art. 84 al. 2 LP</span>. La décision qui sera rendue est donc une décision qui est régie par le CPC (<span class="artref">art. 256 CPC</span>). La décision de première instance ne peut faire l'objet que d'un recours limité au droit, dans un délai de 10 jours (art. 319 let. a en relation avec l'art. 309 let. b ch. 3, et <span class="artref">art. 321 al. 2 CPC</span>).</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp459168"></a><span class="bold" id="consideration_5.1.2">5.1.2 </span>L'action en libération de dette de l'<span class="artref">art. 83 al. 2 LP</span> est une action en constatation de droit négative, qui a pour but de faire constater l'inexistence ou l'inexigibilité de la créance déduite en poursuite. Elle ressortit au droit matériel (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F149-III-23%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page23">ATF 149 III 23</a> consid. 4.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-III-656%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page656">ATF 134 III 656</a> consid. 5.3.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F131-III-268%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page268">ATF 131 III 268</a> consid. 3.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F130-III-285%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page285">ATF 130 III 285</a> consid. 5.3.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F127-III-232%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page232">ATF 127 III 232</a> consid. 3a; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F124-III-207%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page207">ATF 124 III 207</a> consid. 3a). </div> <div class="paraatf"> <a name="page405"></a><div class="center pagebreak">BGE 150 III 400 S. 405</div>Elle est soumise à la procédure ordinaire (<span class="artref">art. 219 ss CPC</span>) ou, si la valeur litigieuse ne dépasse pas 30'000 fr., à la procédure simplifiée (<span class="artref">art. 243 al. 1 CPC</span>). La conciliation préalable étant exclue (<span class="artref">art. 198 let</span>. e ch. 1 CPC), l'action est introduite par la demande. La décision est revêtue de l'autorité de la chose jugée (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F130-III-285%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page285">ATF 130 III 285</a> consid. 5.3.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F127-III-232%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page232">ATF 127 III 232</a> consid. 3a; arrêt 4A_482/2019 du 10 novembre 2020 consid. 3). Si la valeur litigieuse est de 10'000 fr. au moins, la voie de l'appel est ouverte (<span class="artref">art. 308 CPC</span>).</div> <div class="paraatf">Si l'action en libération de dette est déclarée irrecevable pour non-respect du délai de 20 jours de l'<span class="artref">art. 83 al. 2 LP</span>, la mainlevée devient définitive (<span class="artref">art. 83 al. 3 LP</span>), mais cette décision n'est pas revêtue de l'autorité de la chose jugée (<i>materielle Rechtskraft</i>) en ce qui concerne l'inexistence ou l'inexigibilité de la créance puisqu'elle n'est pas un jugement au fond (GILLIÉRON, op. cit., p. 208 n. 832). Selon deux arrêts non publiés (<i>obiter dicta</i>), l'action en libération de dette, qui est une action en constatation de droit négative, doit, si elle a été introduite tardivement, être traitée comme une action de l'<span class="artref">art. 85a LP</span> (arrêts 5A_186/2023 du 29 novembre 2023 consid. 3.3.1; 4A_131/2012 du 28 août 2012 consid. 3.5 et les références; cf. encore JOLANTA KREN KOSTKIEWICZ, Schuldbetreibungs- &amp; Konkursrecht, 4<sup>e </sup> éd. 2024, p. 234 n. 877), laquelle permet de trancher, en procédure ordinaire ou simplifiée, avec un plein pouvoir d'examen, que la dette n'existe pas ou plus ou qu'un sursis a été accordé (<span class="artref">art. 85a al. 1 LP</span>), ainsi que d'obtenir l'annulation ou la suspension de la poursuite (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-41%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page41">ATF 140 III 41</a> consid. 3.2.3).</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp500112"></a><span class="bold" id="consideration_5.1.3">5.1.3 </span>Le délai de 20 jours pour ouvrir l'action en libération de dette est un délai péremptoire de la LP, dont l'inobservation n'entraîne pas la perte du droit matériel, mais uniquement la perte du droit dans la poursuite pendante. En vertu du principe de l'unité de l'ordre juridique, la computation d'un délai doit se faire selon le droit qui le fixe (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F123-III-67%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page67">ATF 123 III 67</a> consid. 2a). Par computation, il faut entendre toutes les règles sur le point de départ du délai, sur le calcul du cours du délai (en particulier les suspensions pendant les féries) et sur l'expiration du délai. Lorsque le point de départ du délai est la communication d'un acte de procédure judiciaire, il dépend également du droit qui le fixe, seule la forme de la communication étant régie par la loi de l'acte en question (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F120-III-3%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page3">ATF 120 III 3</a> consid. 1a). En l'occurrence, les dispositions parallèles de l'<span class="artref">art. 31 LP</span> et de l'<span class="artref">art. 145 al. 4 CPC</span>, qui doivent être interprétées dans un sens concordant, prévoient que les dispositions sur les féries et suspensions sont celles de la LP <a name="page406"></a><div class="center pagebreak">BGE 150 III 400 S. 406</div>(l'<span class="artref">art. 31 LP</span> réservant ces dispositions et l'<span class="artref">art. 145 al. 4 CPC</span> y renvoyant).</div> <div class="paraatf">À compter du 1<sup>er</sup> janvier 2025, les actions de la LP à déposer devant un juge seront toutes soumises aux suspensions du CPC (par renvoi du nouvel <span class="artref">art. 56 al. 2 LP</span> aux suspensions du CPC et par déclaration d'application des suspensions du CPC à ces actions par le nouvel al. 4 de l'<span class="artref">art. 145 CPC</span>) (cf. Modification du 17 mars 2023 du Code de procédure civile [Amélioration de la praticabilité et de l'application du droit], FF 2023 786 ss, RO 2023 491).</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp519376"></a><span class="bold" id="consideration_5.2">5.2 </span>La décision de mainlevée provisoire de première instance peut être communiquée aux parties selon les modes prévus à l'<span class="artref"><artref id="CH/272/239/2" type="start"></artref><artref id="CH/272/239/1" type="start"></artref>art. 239 al. 1 et 2 CPC</span><artref id="CH/272/239/2" type="end"></artref><artref id="CH/272/2" type="end"></artref>, c'est-à-dire soit par remise d'un dispositif écrit à l'audience (<span class="artref">art. 239 al. 1 let. a CPC</span>), soit par notification d'un dispositif écrit (<span class="artref">art. 239 al. 1 let. b CPC</span>), soit enfin (implicitement) par notification immédiate de la décision écrite motivée.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp528608"></a><span class="bold" id="consideration_5.2.1">5.2.1 </span>Selon les règles générales du CPC, une décision est rendue et prend date (<span class="artref">art. 238 let. b CPC</span>) au moment où elle est arrêtée par le tribunal, soit au moment où le président de celui-ci constate que la majorité des juges (<span class="artref">art. 236 al. 2 CPC</span>) l'a approuvée (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-III-695%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page695">ATF 142 III 695</a> consid. 4.2.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F121-IV-64%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page64">ATF 121 IV 64</a> consid. 2). </div> <div class="paraatf">Le tribunal est dessaisi de la cause à partir de ce moment-là (<i>lata</i> <i>sententia iudex desinit esse iudex</i>), en ce sens qu'il ne peut alors plus modifier sa décision (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-III-695%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page695">ATF 142 III 695</a> consid. 4.2.1 in initio; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-III-120%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page120">ATF 139 III 120</a> consid. 2).</div> <div class="paraatf">Une décision qui ne peut faire l'objet que du recours limité au droit des <span class="artref">art. 319 ss CPC</span> acquiert force de chose jugée et force exécutoire dès son prononcé, c'est-à-dire au moment où elle est rendue. En effet, un tel recours ne suspend ni la force de chose jugée, ni le caractère exécutoire (<span class="artref">art. 325 al. 1 CPC</span>). La décision et sa date ne sont pas modifiées du fait que la motivation en est rédigée ultérieurement; en effet, seul sera motivé ce qui a déjà été décidé (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-III-695%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page695">ATF 142 III 695</a> consid. 4.2.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-III-127%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page127">ATF 137 III 127</a> consid. 2).</div> <div class="paraatf">Il sied de préciser ici qu'une décision qui est susceptible d'un appel, qui a effet suspensif de par la loi (<span class="artref">art. 315 al. 1 CPC</span>), acquiert force de chose jugée et force exécutoire, si aucun appel n'est interjeté, à l'échéance du délai d'appel de 30 jours ou, si un appel est interjeté, soit à l'échéance du délai d'appel joint pour les questions non remises en cause, soit au moment où l'arrêt d'appel est prononcé (le recours au Tribunal fédéral n'ayant pas d'effet suspensif de par la loi, <a name="page407"></a><div class="center pagebreak">BGE 150 III 400 S. 407</div>sauf pour les jugements formateurs, dont ne fait pas partie la décision de mainlevée; cf. art. 103 al. 1 et al. 2 let. a LTF; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F146-III-284%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page284">ATF 146 III 284</a> consid. 2). Or, c'est à propos d'un arrêt cantonal rendu sur appel que le Tribunal fédéral a jugé que la décision n'acquiert force de chose jugée et ne devient exécutoire qu'une fois une expédition complète notifiée aux parties (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-III-695%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page695">ATF 142 III 695</a> consid. 4.2.1). Cette jurisprudence ne vaut donc pas pour les décisions sujettes à recours limité au droit, dont les effets se produisent dès leur prononcé (<span class="artref">art. 325 al. 1 CPC</span>). </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp562736"></a><span class="bold" id="consideration_5.2.2">5.2.2 </span>La décision de mainlevée provisoire prend donc date au moment où elle est arrêtée par le tribunal et elle acquiert force de chose jugée et force exécutoire à ce moment-là (<span class="artref">art. 325 al. 1 CPC</span>), puisqu'elle n'est susceptible que d'un recours limité au droit (art. 319 let. a en relation avec l'<span class="artref">art. 309 let. b ch. 3 CPC</span>). C'est pour ce motif que l'<span class="artref">art. 239 al. 2 CPC</span> peut préciser qu'"une motivation écrite est remise aux parties, si l'une d'elles le demande dans un délai de dix jours à compter de la communication - par dispositif - <i>de la décision</i>" (cf. aussi <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2024&amp;to_year=2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-III-38%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page38">ATF 143 III 38</a> consid. 2.3 in fine).</div> <div class="paraatf">Le délai de 20 jours pour ouvrir action en libération de dette court donc dès la communication du dispositif de la décision de mainlevée de première instance.</div> <div class="paraatf">L'<span class="artref">art. 239 al. 2 CPC</span> ne concerne que les voies de recours, que sont l'appel et le recours (limité au droit). Les délais de ces deux voies de droit ne courent pas tant qu'une décision motivée n'a pas été communiquée. Il n'est en effet pas possible de motiver un recours si on ne connaît pas les motifs de la décision attaquée. En ce qui concerne la mainlevée provisoire, qui est sujette à recours limité au droit, il en découle que la communication du dispositif de mainlevée provisoire aux parties fait courir le délai de 10 jours pour demander une décision motivée (<span class="artref"><artref id="CH/172.221.104/239/1" type="start"></artref><artref id="CH/172.221.104/239/2" type="start"></artref>art. 239 al. 2, 1<sup>re</sup></span><artref id="CH/172.221.104/239/1" type="end"></artref><artref id="CH/172.221.104/1" type="end"></artref> phrase, CPC). Si la motivation est requise, le délai de recours limité au droit de 10 jours (<span class="artref">art. 321 al. 2 CPC</span>) court à compter de la notification de la décision motivée. C'est dans ce sens que l'art. 239 al. 2, 2<sup>e</sup> phrase, CPC précise que si la motivation de la décision n'est pas demandée, les parties sont considérées avoir renoncé au recours. Il en va de même de l'<span class="artref">art. 112 al. 2 LTF</span>, qui concerne le délai de recours au Tribunal fédéral contre une décision de seconde instance, et non un délai d'ouverture d'action.</div> <div class="paraatf">Le fait que, selon le texte et le système légal sus-exposés, le délai de 20 jours court à compter de la notification du dispositif de la <a name="page408"></a><div class="center pagebreak">BGE 150 III 400 S. 408</div>décision de mainlevée de première instance n'occasionne guère de désavantage au débiteur. En effet, le non-respect du délai de 20 jours n'entraîne pas la perte de son droit matériel, mais uniquement la perte de celui-ci dans la poursuite pendante. L'action en libération de dette tardive devrait même être convertie et traitée comme une action en annulation de l'<span class="artref">art. 85a LP</span>. Et l'objet de l'action en libération de dette étant différent de celui de la mainlevée provisoire, le débiteur n'a pas besoin de connaître les motifs de la décision de mainlevée pour motiver sa demande en libération de dette.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp589008"></a><span class="bold" id="consideration_5.3">5.3 </span>En l'espèce, le prononcé de mainlevée provisoire est daté du jeudi 15 octobre 2020. Il est donc entré en force de chose jugée et est devenu exécutoire à cette date. Le délai de 20 jours pour ouvrir l'action en libération de dette a commencé à courir au moment de la notification de son dispositif au débiteur poursuivi, soit le 16 octobre 2020. Le délai est venu à échéance le jeudi 5 novembre 2020. Déposée le 6 janvier 2021, la demande dans l'action en libération de dette est donc tardive.</div> </div></body></html>