<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><br/><img alt="" height="130" src="20200817090618181_e-files/Aspose.Words.5c029270-d6e4-4f8b-a46a-062cd915a814.001.png" width="77"/><br/></p> <p><span> </span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>6/2020</span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>CHAMBRE DES AVOCATS</span></p> <p><span>_______________________________</span></p> <p><span>Décision du 11 septembre 2020</span></p> <p><span>__________________</span></p> <p><span>Composition : Mme </span><span>COURBAT</span><span>, présidente</span></p> <p><span> Mes Gillard, Henny, Amy et Chambour, membres</span></p> <p><span>Greffier : M. Steinmann</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Vu le courrier du 18 novembre 2019, par lequel la Chambre des avocats a pris acte de la décision de Me S.________ de renoncer à la pratique du barreau et l’a radié du Registre cantonal vaudois des avocats avec effet au 18 novembre 2019,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu la décision du 29 novembre 2019, par laquelle la Chambre des avocats a désigné Me M.________, avocat à Vevey, en qualité de suppléant de Me S.________ avec effet immédiat (I), a dit que Me M.________ avait pour mission d’effectuer toutes les opérations nécessaires à la sauvegarde des intérêts des clients de Me S.________ et de faire rapport à la Chambre des avocats (II), a mis les frais de la décision, arrêtés à 500 fr., à la charge de Me S.________ (III) et a dit que la décision était immédiatement exécutoire, l’effet suspensif à un éventuel recours ayant été retiré (IV),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu le rapport de Me M.________ du 15 juin 2020, relatif à son activité de suppléant de Me S.________, examiné par la Chambre de céans lors de sa séance du 1</span><span>er</span><span> juillet 2020,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu le courrier de la Présidente de la Chambre des avocats du 8 juillet 2020, invitant notamment Me M.________ à produire, d’ici au 22 juillet 2020, un décompte intermédiaire de ses opérations effectuées en qualité de suppléant de Me S.________, afin que l’indemnité intermédiaire qui lui est due à ce titre puisse être arrêtée,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu la note d’honoraires intermédiaire de Me M.________ du 22 juillet 2020,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu le courrier de la Présidente de la Chambre des avocats du 18 août 2020, adressé sous pli recommandé, pli simple et par email à Me S.________, invitant celui-ci à déposer ses éventuelles déterminations sur la note d’honoraires précitée dans un délai échéant au 31 août 2020 et l’avertissant que passé ce délai, une décision arrêtant l’indemnité de Me M.________ et mettant celle-ci à sa charge serait rendue,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu le retrait du pli recommandé au guichet de la poste le 26 août 2020,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu l’absence de déterminations de Me S.________ dans le délai imparti,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu les pièces du dossier ;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu que selon l’art. 63 LPav (Loi sur la profession d’avocat du 9 juin 2015 ; BLV 177.11), l’avocat suppléant doit effectuer toutes les opérations nécessaires à la sauvegarde des intérêts des clients et veiller à la conservation des dossiers de l’avocat suppléé (al. 1 et 2), la Chambre pouvant en outre lui confier d’autres missions (al. 3),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que l’avocat suppléé ou ses ayants droit indemnisent l’avocat suppléant et supportent les autres frais de la suppléance (art. 64 al. 1 LPav),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que lorsque l’avocat suppléé ou ses ayants droit font défaut, l’indemnité est versée par l’Etat (art. 64 al. 2 LPav),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’en cas de divergence au sujet de l’indemnité due à l’avocat suppléant, ou lorsqu’elle doit être versée par l’Etat, la Chambre de céans en fixe le montant (art. 64 al. 2 LPav) ;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu qu’il ressort déjà des motifs de la décision de la Chambre des avocats du 29 novembre 2019 que la rémunération due à Me M.________ pour ses activités de suppléant de Me S.________ sera prise en charge par ce dernier,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que rien n’a toutefois été précisé à cet égard dans le dispositif de ladite décision,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’il convient dès lors de mettre formellement la rémunération de Me M._________</span><a name="_GoBack"></a><span> en lien avec ses activités de suppléant ainsi que les frais de la suppléance à la charge de l’avocat suppléé, Me S.________ ; </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu qu’il ressort de la note d’honoraires intermédiaire établie par Me M.________ le 22 juillet 2020 que celui-ci a consacré, entre le 2 décembre 2019 et le </span><br/><span>22 juillet 2020, 38 heures et 15 minutes au total à la suppléance de Me S.________,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que Me M.________ a dû déployer une activité importante en faveur de Me S.________, comprenant notamment plusieurs conférences, téléphones et échanges d’emails avec ce dernier, le rangement de son secrétariat et de sa salle de conférence/bureau, la prise de connaissance et le déménagement de 140 dossiers, la rédaction d’un rapport détaillé à l’attention de la Chambre de céans et la préparation de nombreuses correspondances à l’attention des autorités, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’au regard de la nature et de l’ampleur des opérations effectuées, les 38 heures et 15 minutes comptabilisées par Me M.________ au cours de la période considérée sont admissibles et doivent être rémunérées ;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu que selon la jurisprudence, le tarif horaire moyen justifié d’un avocat vaudois est de 330 fr. à 350 fr., sous réserve d’un accord exprès entre avocat et mandant (JdT 2006 III 38 ; CCIV 5/2013 du 16 janvier 2013 ; CCIV 147/2011 du 27 juillet 2012 ; CREC 13 mars 2012/98),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’en l’espèce, dans sa note d’honoraires intermédiaire, Me M.________ a appliqué un tarif horaire de 350 fr.,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que s’agissant d’une activité d’avocat suppléant, ce tarif – qui se trouve dans la fourchette du tarif horaire moyen de l’avocat vaudois – apparaît justifié,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que les honoraires de Me M.________ en lien avec l’activité de suppléant exercée en faveur de Me S.________ entre le 2 décembre 2019 et le 22 juillet 2020 doivent ainsi être arrêtés à 13'387 fr. 50 (38,25 heures x 350 fr.),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’il convient d’y ajouter les débours et autres frais de suppléance facturés, à hauteur de 133 fr. 60, ainsi que la TVA au taux de 7,7% sur le tout, par 1’041 fr. 10 ([13'387 fr. 50 + 133 fr. 60] x 7,7),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que l’indemnité intermédiaire de Me M.________ en lien avec la suppléance de Me S.________ pour la période du 2 décembre 2019 au 22 juillet 2020 sera ainsi arrêtée à un montant total de 14'562 fr. 20 ;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu que les frais de la présente décision, arrêtés à 100 fr. (art. 1 </span><br/><span>al. 2 RE-Chav [règlement sur les émoluments perçus par la Chambre des avocats ou son président, par délégation, du 19 février 2008 ; BLV 177.11.4]), doivent être mis à la charge de Me S.________ ;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu qu’il convient de retirer l’effet suspensif à un éventuel recours contre la présente décision, en application de l’art. 80 al. 2 LPA-VD (Loi sur la procédure administrative du 28 octobre 2008 ; BLV 173.36).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>la Chambre des avocats,</span></p> <p><span>statuant à huis clos :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> Dit que l’indemnité de l’avocat suppléant, Me M.________, ainsi que les autres frais de la suppléance sont mis à la charge de l’avocat suppléé, Me S.________.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> Arrête l’indemnité intermédiaire due par Me S.________ à Me M.________ pour les activités d’avocat suppléant effectuées par ce dernier entre le 2 décembre 2019 et le 22 juillet 2020 à la somme de </span><br/><span>14'562 fr. 20 (quatorze mille cinq cent soixante-deux francs et vingt centimes), TVA et débours compris.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>III.</span><span> Dit que les frais de la présente décision, par 100 fr. (cent francs), sont mis à la charge de Me S.________.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>IV.</span><span> Dit que la présente décision est immédiatement exécutoire et retire l’effet suspensif à un éventuel recours en application de l’art. 80 </span><br/><span>al. 2 LPA-VD.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>La présidente : Le greffier :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Du</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La décision qui précède, lue et approuvée à huis clos, est notifiée à :</span></p> <p><span>‑ Me S.________,</span></p> <p><span>‑ Me M.________.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La présente décision peut faire l'objet d'un recours au Tribunal cantonal dans un délai de trente jours dès sa notification. Le recours est exercé conformément à la loi sur la procédure administrative (art. 65 LPAv).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le greffier :</span></p> </div> </body> </html>