{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2018-01-09", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20180109-18597-13_2018-01-09.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20180109_18597_13:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "3d554ddec61bcf361762760076f00fba"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20180109_18597_13", "GRA Stiftung gegen Rassismus und Antisemitismus gegen Schweiz"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 09.01.2018 20180109_18597_13 (GRA Stiftung gegen Rassismus und Antisemitismus gegen Schweiz)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 09.01.2018 20180109_18597_13 (GRA Stiftung gegen Rassismus und Antisemitismus gegen Schweiz)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 09.01.2018 20180109_18597_13 (GRA Stiftung gegen Rassismus und Antisemitismus gegen Schweiz)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br> SUISSE: Art. 10 CEDH. Libert\u00e9 d'expression d'une fondation dans le contexte de la campagne d'un r\u00e9f\u00e9rendum sur les minarets.\n<br> Dans le contexte du d\u00e9bat suscit\u00e9 par le r\u00e9f\u00e9rendum, et notamment des autres critiques formul\u00e9es concernant le r\u00e9f\u00e9rendum lui-m\u00eame par des organismes de d\u00e9fense des droits de l'homme, l'utilisation par l'organisation des mots \"racisme verbal\" n'\u00e9tait pas d\u00e9nu\u00e9e de fondement factuel. La sanction impos\u00e9e \u00e0 l'organisation aurait aussi pu produire un effet dissuasif sur la libert\u00e9 d'expression de celle-ci. Dans l'examen des circonstances soumises \u00e0 leur appr\u00e9ciation, les juridictions nationales n'ont pas d\u00fbment pris en consid\u00e9ration les principes et crit\u00e8res \u00e9nonc\u00e9s dans la jurisprudence de la Cour pour la mise en balance du droit au respect de la vie priv\u00e9e et du droit \u00e0 la libert\u00e9 d'expression, outrepassant ainsi leur marge d'appr\u00e9ciation (ch. 44-80). Conclusion: violation de l'art. 10 CEDH.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>(1. Quartalsbericht 2018)<br>Freiheit der Meinungs\u00e4usserung (Art.\u00a010 EMRK); Bezeichnung der \u00c4usserungen des Pr\u00e4sidenten einer Sektion der Jungen SVP auf der Internetseite der Beschwerdef\u00fchrerin als verbaler Rassismus.<br>Der Fall betrifft die Publikation eines Artikels auf der Internetseite der Beschwerdef\u00fchrerin, die Stiftung gegen Rassismus und Antisemitismus (GRA), unter der Rubrik \"Chronologie - verbaler Rassismus\". Zum Inhalt hatte der Artikel insbesondere die \u00c4usserungen von B.K., Pr\u00e4sident einer Sektion der Jungen SVP, anl\u00e4sslich eines Treffens zur Initiative \"Gegen den Bau von Minaretten\". B.K. zufolge sei es an der Zeit, der Ausbreitung des Islams ein Ende zu setzen. Die Schweizer Leitkultur, der das Christentum zu Grunde liege, d\u00fcrfe sich nicht von anderen Kulturen verdr\u00e4ngen lassen. Das Minarettverbot sei ein Zeichen f\u00fcr die Wahrung der nationalen Identit\u00e4t.<br>Die von B.K. in der Sache erhobene Klage wegen Pers\u00f6nlichkeitsverletzung wurde vom Bezirksgericht abgewiesen. Das Obergericht befand hingegen, dass die Rede keinen rassistischen Charakter hatte, und verpflichtete die Beschwerdef\u00fchrerin, den Artikel von ihrer Internetseite zu entfernen und durch das zweitinstanzliche Urteil zu ersetzen. Das Bundesgericht best\u00e4tigte dieses Urteil. Vor dem Gerichtshof machte die Beschwerdef\u00fchrerin eine Verletzung der Freiheit der Meinungs\u00e4usserung (Art. 10 EMRK) geltend.<br>Der Gerichtshof stellte fest, dass die Sache einen Konflikt zwischen dem Recht der Beschwerdef\u00fchrerin auf freie Meinungs\u00e4usserung und dem Recht von B.K. auf Achtung seines Privatlebens betrifft. Er untersuchte, ob die innerstaatlichen Gerichte die Rechte der beiden Parteien entsprechend seiner Rechtsprechung gegeneinander abgewogen hatten und ob die Gr\u00fcnde f\u00fcr die getroffenen Massnahmen stichhaltig und hinreichend waren. Er ber\u00fccksichtigte insbesondere, dass der Artikel Teil einer intensiven \u00f6ffentlichen Debatte war, dass B.K. in seiner Eigenschaft als Akteur des politischen Lebens einen erh\u00f6hten Grad an Toleranz gegen\u00fcber Kritik an den Tag legen musste und dass die Klassifizierung der Rede von B.K. unter der Rubrik \"Chronologie - verbaler Rassismus\" eine sachliche Grundlage aufwies. Verletzung von Art.\u00a010 EMRK (einstimmig)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br> SUISSE: Art. 10 CEDH. Libert\u00e9 d'expression d'une fondation dans le contexte de la campagne d'un r\u00e9f\u00e9rendum sur les minarets.\n<br> Dans le contexte du d\u00e9bat suscit\u00e9 par le r\u00e9f\u00e9rendum, et notamment des autres critiques formul\u00e9es concernant le r\u00e9f\u00e9rendum lui-m\u00eame par des organismes de d\u00e9fense des droits de l'homme, l'utilisation par l'organisation des mots \"racisme verbal\" n'\u00e9tait pas d\u00e9nu\u00e9e de fondement factuel. La sanction impos\u00e9e \u00e0 l'organisation aurait aussi pu produire un effet dissuasif sur la libert\u00e9 d'expression de celle-ci. Dans l'examen des circonstances soumises \u00e0 leur appr\u00e9ciation, les juridictions nationales n'ont pas d\u00fbment pris en consid\u00e9ration les principes et crit\u00e8res \u00e9nonc\u00e9s dans la jurisprudence de la Cour pour la mise en balance du droit au respect de la vie priv\u00e9e et du droit \u00e0 la libert\u00e9 d'expression, outrepassant ainsi leur marge d'appr\u00e9ciation (ch. 44-80). Conclusion: violation de l'art. 10 CEDH.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(1er rapport trimestriel 2018)<br>Droit \u00e0 la libert\u00e9 d'expression (art.\u00a010 CEDH)\u00a0; qualification sur le site internet de la requ\u00e9rante de propos du pr\u00e9sident d'une section locale des jeunes UDC de racisme verbal.<br>L'affaire concerne la publication sur le site internet de l'organisation requ\u00e9rante, la Fondation contre le racisme et l'antis\u00e9mitisme (GRA), sous une rubrique intitul\u00e9e \"Chronologie - Racisme verbal\", d'un article relatant notamment les propos tenus par le pr\u00e9sident d'une section locale des jeunes UDC, B.K., lors d'un rassemblement concernant l'initiative \"contre la construction de minarets\". Selon l'article, B.K. aurait dit qu'il \u00e9tait temps de mettre fin \u00e0 l'expansion de l'Islam, que la culture dominante suisse, fond\u00e9e sur le christianisme, ne pouvait pas se laisser supplanter par d'autres cultures et que l'interdiction de construire des minarets serait une expression de la pr\u00e9servation de l'identit\u00e9 nationale. L'action en protection de la personnalit\u00e9 engag\u00e9e par B.K. a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e par le tribunal district. La Cour d'appel a consid\u00e9r\u00e9 en revanche que son discours ne pr\u00e9sentait pas un caract\u00e8re raciste et a ordonn\u00e9 \u00e0 l'organisation de retirer l'article de son site internet et de le remplacer pas le jugement rendu en appel. Le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral a confirm\u00e9 cet arr\u00eat. Devant la Cour, la requ\u00e9rante a fait valoir une violation de la libert\u00e9 d'expression (art.\u00a010 CEDH).<br>Notant que l'affaire concernait un conflit entre le droit \u00e0 la libert\u00e9 d'expression de la requ\u00e9rante et le droit au respect de la vie priv\u00e9e de B.K., la Cour a recherch\u00e9 si les juridictions nationales avaient mis en balance les droits des deux parties conform\u00e9ment \u00e0 sa jurisprudence et si les motifs justifiant les mesures adopt\u00e9es \u00e9taient pertinents et suffisants. Elle a pris notamment en compte que l'article s'inscrivait dans un d\u00e9bat public intense, qu'en sa qualit\u00e9 d'acteur de la vie politique, B.K. devait faire preuve d'un degr\u00e9 sup\u00e9rieur de tol\u00e9rance face \u00e0 la critique et que la classification du discours de B.K. sous la rubrique \"Chronologie - Racisme verbal\" n'\u00e9tait pas d\u00e9nu\u00e9e d'une base factuelle.<br>Violation de l'article\u00a010 CEDH (unanimit\u00e9)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br> SUISSE: Art. 10 CEDH. Libert\u00e9 d'expression d'une fondation dans le contexte de la campagne d'un r\u00e9f\u00e9rendum sur les minarets.\n<br> Dans le contexte du d\u00e9bat suscit\u00e9 par le r\u00e9f\u00e9rendum, et notamment des autres critiques formul\u00e9es concernant le r\u00e9f\u00e9rendum lui-m\u00eame par des organismes de d\u00e9fense des droits de l'homme, l'utilisation par l'organisation des mots \"racisme verbal\" n'\u00e9tait pas d\u00e9nu\u00e9e de fondement factuel. La sanction impos\u00e9e \u00e0 l'organisation aurait aussi pu produire un effet dissuasif sur la libert\u00e9 d'expression de celle-ci. Dans l'examen des circonstances soumises \u00e0 leur appr\u00e9ciation, les juridictions nationales n'ont pas d\u00fbment pris en consid\u00e9ration les principes et crit\u00e8res \u00e9nonc\u00e9s dans la jurisprudence de la Cour pour la mise en balance du droit au respect de la vie priv\u00e9e et du droit \u00e0 la libert\u00e9 d'expression, outrepassant ainsi leur marge d'appr\u00e9ciation (ch. 44-80). Conclusion: violation de l'art. 10 CEDH.\n<br> Sintesi dell'UFG\n<br>(1\u00b0 rapporto trimestriale 2018)<br>Diritto alla libert\u00e0 di espressione (art.\u00a010 CEDU); qualificazione come razzismo verbale delle dichiarazioni fatte sul sito web della ricorrente dal presidente di una sezione dei Giovani UDC.<br>La causa concerne la pubblicazione sul sito web dell'organizzazione ricorrente, la Fondazione contro il razzismo e l'antisemitismo (GRA), in una rubrica intitolata \"Cronologia - Razzismo verbale\", di un articolo riguardante le dichiarazioni fatte da B.K., presidente di una sezione locale dei Giovani UCD, durante una manifestazione relativa all'iniziativa \"Contro la costruzione dei minareti\". Secondo l'articolo, B.K. avrebbe affermato che era giunto il momento di porre fine all'espansione dell'Islam, che la cultura dominante svizzera, basata sul cristianesimo, non poteva essere soppiantata da altre culture e che il divieto di costruire minareti sarebbe un'espressione della preservazione dell'identit\u00e0 nazionale.<br>L'azione a tutela della personalit\u00e0 intentata da B.K. \u00e8 stata respinta dal tribunale distrettuale. La Corte d'appello ha invece ritenuto che il suo discorso non fosse razzista e ha ordinato all'organizzazione di ritirare l'articolo\u00a0dal suo sito web e di sostituirlo con la sentenza resa in appello. Il Tribunale federale ha confermato questa sentenza. Dinanzi alla Corte, la ricorrente ha fatto valere una violazione della libert\u00e0 di espressione (art.\u00a010 CEDU).<br>Notando che la causa riguardava un conflitto tra il diritto alla libert\u00e0 di espressione della ricorrente e il diritto alla privacy di B.K., la Corte ha verificato se i tribunali nazionali avessero soppesato i diritti di entrambe le parti in conformit\u00e0 con la sua giurisprudenza e se i motivi alla base delle misure adottate fossero pertinenti e sufficienti. Ha tenuto conto, in particolare, del fatto che l'articolo si iscriveva in un intenso dibattito pubblico, che B.K., in qualit\u00e0 di attore della vita politica, deve mostrare un elevato grado di tolleranza nei confronti delle critiche e che la classificazione del discorso di B.K. nella rubrica \"Cronologia - razzismo verbale\" non era priva di base fattuale.<br>Violazione dell'articolo\u00a010 CEDU (unanimit\u00e0)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:48", "Checksum": "433409cc00976ba0e9fa440ac0db39a0"}