<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est chargé de mettre en place, dans les plus brefs délais, un système pour indemniser les entreprises d'abattage, de découpe, de transformation et d'élimination des frais engendrés par la fermeture des établissements et la mise à mort d'urgence des cheptels contaminés ordonnées par les autorités.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le Conseil fédéral est conscient de l'impact financier que l'apparition d'un foyer de peste porcine - ou de toute autre épizootie hautement contagieuse - peut avoir sur des établissements tels que les entreprises d'abattage, de découpe, de transformation et d'élimination. Depuis 1995 déjà, l'ordonnance sur les épizooties (OFE ; RS 916.401) prévoit des mesures concernant l'abattage et la production de viande en cas d'apparition de la peste porcine africaine. Ainsi, à l'abattoir, les porcs provenant des zones de protection et de surveillance doivent être détenus séparément des autres porcs et abattus à un autre moment ou dans un autre local. L'abattage de porcs dans l'abattoir concerné est de nouveau admis au plus tôt le jour suivant le nettoyage et la désinfection (art. 117 OFE).</p><p>En cas d'épizootie, la loi sur les épizooties (LFE ; RS 916.40) prévoit des indemnités uniquement pour pertes d'animaux (art. 31 et 32 LFE). Avec l'apparition de cas de peste porcine africaine toujours plus près des frontières suisses, des voix s'élèvent pour demander que des solutions soient trouvées pour indemniser les entreprises d'abattage, de découpe, de transformation et d'élimination des frais supplémentaires auxquelles elles doivent faire face. Le Conseil fédéral a déjà indiqué dans sa réponse à l'interpellation 22.3210 Müller Leo " Peste porcine africaine. Après l'Allemagne, c'est l'Italie qui est touchée " qu'il ne voyait pas pour l'heure la nécessité de prévoir d'autres indemnisations telles que des indemnités en cas d'interruptions de l'exploitation. Les frais liés à une interruption de l'exploitation peuvent par exemple être couverts - comme c'est le cas dans d'autres secteurs - au moyen de solutions d'assurance de droit privé. La Confédération et les cantons ne peuvent pas assumer tous les risques entrepreneuriaux auxquels les établissements sont susceptibles d'être confrontés en cas d'épizootie.</p><p>Par ailleurs, le Conseil fédéral s'oppose à un système d'indemnisation plus généreux pour la peste porcine africaine. Prévoir une solution spécifique aux entreprises d'abattage, de découpe, de transformation et d'élimination reviendrait à privilégier ces dernières par rapport à d'autres intéressés pour lesquels aucune réglementation similaire n'est prévue, à l'image des détenteurs d'animaux ou, en cas d'apparition d'autres foyers épizootiques (par ex. de la fièvre aphteuse), des acteurs d'autres secteurs (par ex. la filière laitière ou les entreprises de production d'aliments pour animaux). Les détenteurs d'animaux ne peuvent par exemple prétendre à aucune indemnité pour l'aide qu'ils apportent aux organes de la police des épizooties qui exécutent des mesures dans leur troupeau ou, le cas échéant, pour la mise à disposition du matériel nécessaire (art. 59, al. 2, OFE).</p>  Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.