<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. G. est propriétaire d'un domaine agricole aux Sagnettes</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lequel comporte, notamment, 10,3 hectares de champs et 11,7 hectares de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pâturages boisés. Le 13 mars 1996, il a signé un bail aux termes duquel il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">remettait à ferme les terres susindiquées à H. , agriculteur à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">La Brévine, depuis le 1er mai 1996 pour un fermage de 9'000 francs par an.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Cet écrit ne précisait pas la durée du bail. G. a en outre donné</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son consentement, en qualité de propriétaire du domaine des Sagnettes, au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contrat de communauté d'exploitation sous forme de société simple signé le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4 octobre 1996 par H. et C. , agriculteur à Boveresse.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le bail à ferme agricole du 13 mars 1996 a été soumis pour ap-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">probation au Département de l'économie publique (ci-après : le départe-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment) par H. . Sur la base du rapport d'expertise effectué par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le service de l'économie agricole le 5 juillet 1996, le département a au-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">torisé, le 8 juillet, le fermage annuel convenu de 9'000 francs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Après avoir tenté en vain de reprendre son domaine le 30 avril</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1997, G. a déposé auprès du département une requête tendant à la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">constatation que le bail à ferme susmentionné constituait un affermage par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">parcelles et qu'il était donc soumis à autorisation. En outre, l'intéressé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">demandait notamment à l'administration cantonale de résilier ledit bail</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour le 1er novembre 1997. Après avoir confié l'instruction du cas au ser-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vice de l'économie agricole, le département a, en date du 20 octobre 1997,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">déclaré la demande en constatation irrecevable et, au surplus, mal fondée,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en tant qu'elle pouvait apparaître comme une demande de réexamen de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décision approuvant le fermage en question.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. G. interjette recours contre cette décision le 10 no-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vembre 1997 auprès du Tribunal administratif. Il allègue qu'une communauté</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'exploitation lui avait été proposée avec H. et C. dans le cadre de laquelle les travaux des champs avec les machines lui incombaient; que cette communauté devait connaître une période d'essai d'une année; que la remise à ferme de ses terres devait s'inscrire dans le cadre de cette communauté; que les bâtiments et les forêts qui lui appartiennent par ailleurs ont été exclus du bail; qu'il a découvert plus tard que le contrat de communauté d'exploitation avait été formellement conclu uniquement entre H. et C. et que le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">bail à ferme avait été soumis à son insu à l'approbation du département.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Le recourant estime qu'il a un intérêt actuel à faire constater que ce</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">bail porte sur une partie seulement de son exploitation agricole et que,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dès lors, il est soumis à autorisation spéciale. Il conteste la position</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du département selon lequel la question qu'il lui soumettait a déjà été</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tranchée lors de l'approbation du fermage le 8 juillet 1996. Il fait va-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">loir qu'en tout état de cause il existerait des motifs de reconsidérer</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cette dernière décision du département. Le recourant propose l'audition de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">deux témoins et conclut à l'annulation de la décision entreprise ainsi</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'au renvoi de la cause à l'intimé, sous suite de frais et dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. Sans formuler d'observations sur le recours, le département en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">propose le rejet.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> H. conclut lui aussi au rejet du recours, sous suite de frais et dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> en droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux (art.12, 13 LILBFA; 34</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ss LPJA), le recours est recevable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) Selon l'article 49 de la loi fédérale sur le bail à ferme</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">agricole (LBFA), à la demande d'une partie qui y a un intérêt légitime,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'autorité administrative compétente sur le fond constate par une décision</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">si la réduction de la durée du bail, l'affermage par parcelles, l'affer-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mage complémentaire ou le montant du fermage peuvent être approuvés ou</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">autorisés (al.1). La partie peut demander une décision en constatation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avant que le bail soit conclu (al.2). Cet article reprend, pour le contrat</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de bail à ferme agricole, la disposition de l'article 25 de la loi fédé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rale sur la procédure administrative (PA); aux termes de cette disposi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion, une partie peut demander en tout temps - en l'occurrence même avant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la conclusion du contrat - que l'existence ou l'étendue de droits ou</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'obligations fondés sur le droit public soit constatée par une décision.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Ce droit existe notamment pour les décisions en constatation de la vali-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dité d'un affermage par parcelles ou d'un affermage complémentaire, la ré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">duction de la durée minimum du bail à ferme et les fermages maximum admis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sibles, dans tous les cas, par conséquent, où le droit administratif dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ploie des effets formateurs de droit privé (FF 1982 I 308). Conformément</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">aux conditions auxquelles la loi et la jurisprudence soumettent la rece-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vabilité d'une demande de décision administrative en constatation et de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">même qu'en matière civile, une semblable action n'est cependant recevable</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que si son auteur a un intérêt digne de protection à la constatation im-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">médiate d'un rapport de droit litigieux. Un intérêt de fait suffit, pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">autant qu'il s'agisse d'un intérêt actuel et immédiat. L'intérêt digne de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">protection requis fait généralement défaut lorsque le justiciable peut</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">obtenir en sa faveur un jugement condamnatoire. Cette restriction s'ap-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plique aussi bien à l'action en constatation de droit civil qu'à celle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fondée sur le droit administratif; en ce sens, le droit d'obtenir une dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cision en constatation est subsidiaire (ATF 119 V 13 cons.2a et les nom-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">breuses références de jurisprudence et de doctrine). L'intérêt digne de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">protection peut donc être de nature juridique ou un simple intérêt de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fait; en tout état de cause, il doit être particulier, direct et actuel</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(ATF 120 Ib 355 cons.3a et les références). Enfin, le principe constitu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tionnel fondamental de l'égalité de traitement pose entre autres exigences</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que chaque citoyen puisse en tout temps sauvegarder ses droits par tous</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les moyens que l'ordre juridique met à disposition (ATF 95 I 103 cons.2a).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En l'espèce, dans la décision attaquée, le département a re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tenu que G. n'avait plus d'intérêt actuel à faire constater que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le bail à ferme porte sur un affermage par parcelles dans la mesure où</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cette hypothèse aurait d'ores et déjà été écartée lors de l'approbation du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">montant du fermage convenu entre les parties. Il ne peut être suivi.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En effet, il ne ressort ni de la décision d'approbation donnée</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sous la forme d'un timbre humide apposé au pied du bail à ferme, ni même</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du rapport d'expertise établi le 5 juillet 1996 par le service de l'éco-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nomie agricole, que le département a examiné si les conditions de dispense</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'autorisation d'affermage par parcelles (art.30 al.1 LBFA) ou les condi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tions - alternatives - d'une telle autorisation (art.30 al.2 litt.a à f</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">LBFA) étaient réunies. Au travers de ces deux seuls documents, qui cons-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tituent ensemble la décision d'approbation du fermage, il n'apparaît</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'ailleurs pas si l'autorité a donné son accord pour le fermage d'une en-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">treprise ou de quelques immeubles seulement. Au demeurant, la procédure de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contrôle du fermage par l'autorité tend à examiner uniquement si le fer-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mage est trop élevé (Studer/Hofer, Le droit du bail à ferme agricole, ad</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">art.36 al.1 LBFA, p.274). Au surplus, il est établi que le recourant n'a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas participé à la procédure d'approbation du fermage par le département</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(v. lettre du service de l'économie agricole à Me X. du 24.10.1997) et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que le rapport d'expertise susmentionné prend en compte les bâtiments</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'exploitation ainsi qu'une certaine durée d'affermage alors que ces élé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ments ne figurent pas dans le contrat de bail à ferme écrit. C'est donc</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dire que le recourant - comme la Cour de céans d'ailleurs - ignore les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">motifs pour lesquels le département aurait admis que le contrat de bail en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">question ne concernait pas un affermage par parcelles soumis à autorisa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion. Ces motifs n'apparaissent en outre pas dans la décision attaquée et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le département n'a pas saisi l'occasion des observations sur le recours</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour les formuler. On ne saurait donc opposer à l'intéressé une décision</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dont il n'a jamais été à même de mesurer la portée, ni de faire contrôler</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la pertinence.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) Cela étant, G. a un intérêt évident à faire constater que le bail à ferme en question porte, le cas échéant, sur un affermage par parcelles pour faire valoir ses droits au civil envers H. . Son droit au pénal est tout aussi évident puisque le bailleur qui omet de demander l'autorisation pour un affermage par parcelles ou qui continue un tel bail après refus de l'autorisation s'expose à une amende jusqu'à 10'000 francs (art.54 al.1 LBFA).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> L'administration des preuves proposées par le recourant n'étant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas de nature à modifier l'appréciation ci-dessus, il est inutile d'y pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">céder.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Il suit des considérants qui précèdent que la décision attaquée</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">doit être annulée et la cause renvoyée au département pour qu'il entre en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">matière sur la demande en constatation de G. .</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Vu le sort de la cause, il est statué sans frais (art.47 al.2</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">LPJA) et des dépens doivent être alloués à G. (art.48 LPJA). Le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tiers intéressé, qui n'obtient pas gain de cause, n'y a pas droit.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Annule la décision du Département de l'économie publique du 20 octobre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> 1997 et renvoie la cause audit département au sens des considérants.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Statue sans frais et ordonne la restitution de son avance au recourant.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Alloue au recourant une indemnité de dépens de 500 francs à la charge</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> de l'Etat.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 12 février 1998</span></p> </div></body></html>