<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2024-06-05-2F_8-2024.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2F_8/2024</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 5 juin 2024</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mme et MM. les Juges fédéraux </div> <div class="para">Aubry Girardin, Présidente, Donzallaz et Kradolfer. </div> <div class="para">Greffier : M. Dubey. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">requérant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Commission de recours du Conseil de la magistrature du canton du Valais, c/o Maître Olivier Derivaz, case postale 364, 1870 Monthey, </div> <div class="para">intimée, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Tribunal cantonal du canton du Valais, Cour de droit public, rue Mathieu-Schiner 1, 1950 Sion, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Conseil de la magistrature du canton du Valais, case postale 670, 1951 Sion. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Procédure administrative cantonale, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">demande de révision de l'arrêt du Tribunal fédéral suisse du 17 avril 2024 (2C_140/2024 (arrêt A1 23 92)). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le 21 décembre 2022, le Conseil de la magistrature du canton du Valais a informé A.________ qu'une décision de classement avait été rendue au terme de l'enquête disciplinaire ouverte à la suite de la dénonciation que celui-ci avait déposée à l'encontre d'un procureur. Par courriel du 22 décembre 2022, A.________ a requis la motivation du classement. </div> <div class="para">Le 29 mars 2023, après plusieurs correspondances et refus du Conseil de la magistrature de communiquer par écrit les motifs du classement, A.________ a mis en demeure le Conseil de la magistrature de lui fournir une communication accessible dans un délai de cinq jours. </div> <div class="para">Le 6 avril 2023, A.________ a déposé un recours auprès de la Commission de recours du Conseil de la magistrature du canton du Valais. Il a conclu à ce que le Conseil de la magistrature soit condamné à rendre une communication accessible. </div> <div class="para">Par courrier de son Président du 12 avril 2023, la Commission de recours a accusé réception du recours. Elle a ajouté qu'après l'examen préliminaire du dossier, sans vouloir préjuger définitivement de la compétence de la Commission de recours du Conseil de la magistrature, elle attirait l'attention de l'intéressé sur le fait que la Commission de recours n'avait aucune compétence générale. </div> <div class="para">Après avoir été interpellée par A.________, la Commission de recours a indiqué, le 28 avril 2023, qu'à son sens, la communication du 12 avril 2023 ne contrevenait pas aux droits garantis par la loi, de sorte qu'elle ne serait pas renouvelée sous une autre forme. Elle a ajouté qu'une décision sur le recours du 6 avril 2023, qu'elle considérait implicitement maintenu, serait prochainement rendue. </div> <div class="para">Le 3 mai 2023, A.________ a interjeté recours auprès du Tribunal cantonal du canton du Valais. Il a conclu, notamment, à ce que la Commission de recours soit condamnée à rendre une communication accessible. Il a requis la gratuité de la procédure, respectivement l'octroi de l'assistance judiciaire. </div> <div class="para">Par arrêt du 7 février 2024, le Tribunal cantonal a déclaré irrecevable le recours du 3 mai 2023, n'a pas perçu de frais ni alloué de dépens ou d'assistance judiciaire. </div> <div class="para">Par arrêt 2C_140/2024 du 17 avril 2024, le Tribunal fédéral a rejeté le recours que A.________ avait déposé contre l'arrêt du 7 février 2024, dans la mesure où il était recevable et renoncé à percevoir des frais de justice. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Le 1er mai 2024, A.________ a déposé par voie électronique une demande d'interprétation, subsidiairement de révision, de l'arrêt 2C_140/2024 du 17 avril 2024. Il se plaint d'une erreur quant au motif de l'irrecevabilité. Il nie avoir mal motivé son recours et formule des grief de violation du droit à l'encontre de l'arrêt 2C_140/2024 du 17 avril 2024. </div> <div class="para">Le mémoire adressé par voie électronique le 1er mai 2024 n'étant pas muni d'une signature électronique qualifiée, la Chancellerie de la IIe Cour de droit public a, par ordonnance du 2 mai 2024 notifiée par voie électronique, invité le requérant à remédier à l'absence de signature valable dans un délai échéant au 17 mai 2024 et l'a averti qu'à défaut, le mémoire ne serait pas pris en considération. </div> <div class="para">Le 10 mai 2024, A.________ a fourni, par voie électronique, en réponse à l'ordonnance du 2 mai 2024, une signature électronique qualifiée. </div> <div class="para">Le 15 mai 2024, A.________ a déposé par voie électronique un mémoire complémentaire, muni d'une signature électronique qualifiée, dans lequel il invoque l'<span class="artref">art. 123 al. 2 let. a LTF</span>. Il produit à l'appui de sa requête un courrier de la Commission de recours du Conseil de la magistrature du 26 avril 2024, dont le contenu est le suivant : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">--..] <i>Nous nous référons à l'arrêt du Tribunal fédéral du 17 avril 2024, qui vient de nous être notifié. Les questions de procédure que posait votre recours au Tribunal fédéral étant désormais vidées, il reste en principe à statuer sur votre recours formé devant notre Commission en date du 6 avril 2023. Nous vous invitons à nous faire savoir d'ici au 15 mai 2024 si ce recours est maintenu. A défaut d'un retrait de votre recours ou de nouvelles de votre part dans ce délai, nous considérerons que vous entendez maintenir votre moyen de droit et statuerons sur la base du dossier en notre possession</i> [...]. </div> <div class="para">Il n'a pas été ordonné d'échange des écritures. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>I. Demande d'interprétation</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le recourant a intitulé prioritairement son mémoire du 1er mai 2024 "demande d'interprétation". Il convient par conséquent de commencer par cette requête. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.1.</b> Aux termes de l'<span class="artref">art. 129 al. 1 LTF</span>, si le dispositif d'un arrêt du Tribunal fédéral est peu clair, incomplet ou équivoque, ou si ses éléments sont contradictoires entre eux ou avec les motifs, ou s'il contient des erreurs de rédaction ou de calcul, le Tribunal fédéral, à la demande écrite d'une partie ou d'office, interprète ou rectifie l'arrêt. </div> <div class="para">L'interprétation ou la rectification sert à remédier de la manière la plus informelle possible aux cas où la formule de la décision (dispositif) n'est pas claire, incomplète, ambiguë ou contradictoire en soi. Elle permet notamment de corriger des erreurs ou des omissions dans la formulation du dispositif. Un dispositif incomplet peut être corrigé ou complété selon l'<span class="artref">art. 129 al. 1 LTF</span> si son défaut ou son caractère incomplet est la conséquence d'une inadvertance et si la correction du dispositif peut être déduite sans autre des considérants ou de la décision déjà rendue. Sont en revanche irrecevables les demandes d'explications qui visent à modifier le contenu de la décision ou à engager une discussion générale sur la décision entrée en force (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=8&amp;from_date=20.05.2024&amp;to_date=08.06.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-III-420%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page420">ATF 143 III 420</a> consid. 2.2; arrêts 2G_1/2023 du 12 janvier 2024 consid. 1.1; 2G_1/2022 du 2 mai 2022 consid. 1; 2G_2/2021 du 22 juin 2021 consid. 2.2; 6G_1/2021 du 12 mai 2021 consid. 2; 2G_1/2021 du 9 avril 2021 consid. 1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.2.</b> En l'occurrence, le recourant n'allègue ni <i>a fortiori</i> ne démontre que le dispositif de l'arrêt 2C_140/2024 du 17 avril 2024 serait incomplet, ou que certains de ses éléments seraient contradictoires entre eux ou avec les motifs de celui-ci ou encore qu'il contiendrait des erreurs de rédaction ou de calcul. Il se borne en substance à demander une modification du contenu de l'arrêt 2C_140/2024 du 17 avril 2024 et en critique la motivation, ce qui n'est pas admissible dans le cadre d'une demande d'interprétation. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.3.</b> Dépourvue de motivation suffisante, la requête d'interprétation est par conséquent irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>II. Demande de révision</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Subsidiairement, le recourant demande la révision de l'arrêt 2C_140/2024 du 17 avril 2024. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.1.</b> Les arrêts du Tribunal fédéral entrent en force dès leur prononcé (<span class="artref">art. 61 LTF</span>) et ne peuvent faire l'objet d'aucun recours ordinaire sur le plan interne (arrêts 9F_3/2024 du 19 mars 2024 consid. 3; 1F_7/2022 du 4 mars 2022 consid. 2; 2F_32/2021 du 22 novembre 2021 consid. 2). Seule la voie extraordinaire de la révision prévue aux <span class="artref">art. 121 ss LTF</span> entre en considération pour obtenir l'annulation d'un arrêt du Tribunal fédéral. L'examen d'une telle demande relève de la compétence de la cour qui a statué. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.</b> Voie de droit extraordinaire, la révision d'un arrêt du Tribunal fédéral peut être demandée pour les motifs énumérés de manière exhaustive aux art. 121 à 123 LTF. Les exigences de motivation découlant de l'<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span> s'appliquent également aux demandes de révision (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=8&amp;from_date=20.05.2024&amp;to_date=08.06.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F147-III-238%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page238">ATF 147 III 238</a> consid. 1.2.1). Il incombe ainsi au requérant de mentionner le motif de révision dont il se prévaut et d'expliquer en quoi ce motif serait réalisé sous peine de voir sa demande déclarée irrecevable (arrêts 9F_3/2024 du 19 mars 2024 consid. 6; 8F_6/2023 du 19 février 2024 consid. 1.1; 8F_4/2022 du 25 avril 2023 consid. 1 et la référence). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.3.</b> En l'occurrence, le mémoire du 1er mai 2024 ne comporte aucun développement spécifiquement destiné à exposer, conformément aux exigences de motivation fixées en la matière, en quoi un motif de révision serait réalisé. </div> <div class="para">Dans son mémoire complémentaire du 15 mai 2024, le recourant invoque l'<span class="artref">art. 123 al. 2 let. a LTF</span>. A l'appui de sa requête, il produit le courrier de la Commission de recours du Conseil de la magistrature du 26 avril 2024. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.3.1.</b> La révision peut être demandée dans les affaires civiles et les affaires de droit public, si le requérant découvre après coup des faits pertinents ou des moyens de preuve concluants qu'il n'avait pas pu invoquer dans la procédure précédente, à l'exclusion des faits ou moyens de preuve postérieurs à l'arrêt (<span class="artref">art. 123 al. 2 let. a LTF</span>). </div> <div class="para">Les faits "nouveaux" allégués à l'appui d'une demande de révision doivent avoir déjà existé au moment du prononcé de la décision formant l'objet de la demande de révision ("faux nova"; arrêts 2F_2/2019 du 11 mars 2019 consid. 2.1; 2F_3/2019 du 23 juillet 2019; 8F_8/2016 du 5 avril 2017 consid. 3.1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.3.2.</b> En tant qu'elle se fonde sur un courrier daté du 26 avril 2024 dont le contenu évoque des faits postérieurs au prononcé de l'arrêt 2C_140/2024 le 17 avril 2024, soit la reprise de la procédure devant le Commission de recours du Conseil de la magistrature, la question du maintien du recours du 6 avril 2023 et l'annonce qu'il sera statué sur la base du dossier, la requête de révision formulée dans le mémoire complémentaire du 15 mai 2024 doit être déclarée irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Au vu des considérants qui précèdent, la demande d'interprétation doit être déclarée irrecevable. La demande de révision est irrecevable. </div> <div class="para">Compte tenu de la situation du requérant qui succombe, il sera statué sans frais (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). Il n'y a pas lieu d'allouer des dépens (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/68/3" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/68/1" type="start"></artref>art. 68 al. 1 et 3 LTF</span><artref id="CH/173.110/68/3" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/3" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">La demande d'interprétation est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La demande de révision est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Il n'est pas perçu de frais judiciaires. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au requérant, par voie électronique, à la Commission de recours du Conseil de la magistrature, au Tribunal cantonal du canton du Valais, Cour de droit public, et au Conseil de la magistrature du canton du Valais. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 5 juin 2024 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente : F. Aubry Girardin </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : C.-E. Dubey </div> </div></body></html>