<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">[AZA 0] </div> <div class="para">2A.75/2000 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">IIe COUR DE DROIT PUBLIC </div> <div class="para">*********************************************** </div> <div class="para"> </div> <div class="para">23 février 2000 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition de la Cour: MM. les Juges Wurzburger, président, </div> <div class="para">Betschart et R. Müller. Greffière: Mme Rochat. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">_____________ </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Statuant sur le recours de droit administratif </div> <div class="para">formé par </div> <div class="para">H.________, représentée par Me Jean-Daniel Kramer, avocat à la Chaux-de-Fonds, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para">l'arrêt rendu le 14 janvier 1999 par le Tribunal administratif du canton de Neuchâtel, dans la cause qui oppose la recourante au Département de l'économie publique du canton de Neuchâtel; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">(autorisation de séjour; <span class="artref">art. 7 LSEE</span>) </div> <div class="para">Vu les pièces du dossier d'où ressortent </div> <div class="para"> </div> <div class="para">les faits suivants: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">A.- H.________, ressortissante marocaine, née le 14 avril 1965, est arrivée en Suisse le 1er décembre 1993 au bénéfice d'un visa d'entrée valable jusqu'au 31 décembre 1993, assorti d'une autorisation d'emploi en tant que danseuse de cabaret. Elle a obtenu, par la suite, de janvier à mars 1994, de nouvelles autorisations d'emploi, mais dès le mois d'avril 1994, jusqu'au 5 juillet 1995, date de son interpellation par la police, il s'est avéré qu'elle avait séjourné illégalement en Suisse en travaillant comme danseuse de cabaret ou dans des salons de massage. Par décision du 5 juillet 1995, l'Office fédéral des étrangers a prononcé une interdiction d'entrée en Suisse pendant deux ans de l'intéressée, laquelle est retournée au Maroc le 8 juillet 1995. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le 5 septembre 1996, H.________ a épousé à Casablanca Z.________, ressortissant suisse, né en 1969 et domicilié à la Chaux-de-Fonds. Elle est arrivée dans cette ville le 23 avril 1997 et a obtenu une autorisation de séjour annuelle. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Après une période où chacun a vécu de son côté, les époux se sont séparés définitivement en septembre 1997. </div> <div class="para">H.________ a ensuite habité chez une amie à Neuchâtel, où elle a travaillé dans un salon de massage. A ce jour, il n'existe aucun signe concret de réconciliation du couple d'un côté ou de l'autre. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B.- Par décision du 4 juin 1999, l'Office des étrangers du canton de Neuchâtel a refusé de prolonger l'autorisation de séjour de H.________ et lui a imparti un délai au 31 août 1999 pour quitter le canton. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Saisi d'un recours, le Tribunal administratif l'a rejeté par arrêt du 14 janvier 2000. L'autorité cantonale n'a pas tranché la question de l'éventuel caractère fictif du mariage. </div> <div class="para">Elle a considéré que l'intéressée commettait un abus de droit en se prévalant d'un mariage qui n'existait plus que formellement à tout le moins depuis le mois de septembre 1997 déjà, cela pour obtenir une prolongation de son autorisation de séjour. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">C.- Agissant par la voie du recours de droit administratif, H.________ conclut, avec suite de frais et dépens, à l'annulation de l'arrêt du Tribunal administratif du 14 janvier 2000 et à la constatation de son droit à une prolongation de son autorisation de séjour. Elle présente également une demande d'assistance judiciaire. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral a renoncé à procéder à un échange d'écritures. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant en droit : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1.- a) Lorsque, comme en l'espèce, le recours est dirigé contre la décision d'une autorité judiciaire, le Tribunal fédéral est lié par les faits constatés dans la décision, sauf s'ils sont manifestement inexacts ou incomplets ou s'ils ont été établis au mépris de règles essentielles de procédure (<span class="artref">art. 105 al. 2 OJ</span>). Tel n'est pas le cas de l'arrêt entrepris. En particulier, au vu des éléments dont il disposait et qui sont rappelés dans sa décision, le Tribunal administratif pouvait renoncer à l'audition du mari, dont la position était connue par ses déclarations en cours de procédure, cela sans commettre de déni de justice formel. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">b) Le Tribunal fédéral n'a en principe pas à tenir compte de faits nouveaux (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=11.02.2000&amp;to_date=01.03.2000&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F121-II-97%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page97">ATF 121 II 97</a> consid. 1c p. 99). En ce qui concerne le certificat médical produit par la recourante, selon lequel elle est enceinte, le Tribunal fédéral ne peut se fonder sur ce fait nouveau, qui n'est de toute façon pas déterminant. En effet, la recourante elle-même n'affirme pas qu'elle serait enceinte des oeuvres de son mari. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2.- Au vu des faits constatés par la juridiction cantonale, le mariage n'existe plus que formellement. Les époux vivent chacun séparément de leur côté et il n'y a pas de volonté sérieuse d'une reprise de la vie commune. Dans ces conditions, c'est à bon droit que l'arrêt attaqué a retenu que la recourante commettait un abus de droit en invoquant ce mariage uniquement pour obtenir la prolongation de son autorisation de séjour (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=11.02.2000&amp;to_date=01.03.2000&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F121-II-97%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page97">ATF 121 II 97</a> consid. 4 et les références citées). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3.- Le recours doit dès lors être rejeté dans la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>, avec renvoi pour le surplus à l'arrêt du Tribunal administratif. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Comme le recours était d'emblée privé de toute chance de succès, la demande d'assistance judiciaire ne peut être que rejetée (<span class="artref">art. 152 al. 1 OJ</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">le Tribunal fédéral : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">selon l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1.- Rejette le recours. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2.- Rejette la demande d'assistance judiciaire. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3.- Met à la charge de la recourante un émolument judiciaire de 1'000 fr. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">4.- Communique le présent arrêt en copie au mandataire de la recourante, au Département de l'économie publique et au Tribunal administratif du canton de Neuchâtel, ainsi qu'au Département fédéral de justice et police. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">________________ </div> <div class="para">Lausanne, le 23 février 2000 ROC/elo </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du TRIBUNAL FEDERAL SUISSE: </div> <div class="para">Le Président, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière, </div> </div></body></html>