Interpellation Nebiker 1990 N 8 octobre 1993 restera donc stable. Toutes les expériences acquises jusqu'à présent en Suisse et en Europe montrent qu'aux yeux du re- quérant d'asile, le principal attrait d'un payscible consiste en la perspective d'un long séjour avec tous les avantages maté- riels qu'il implique. Il s'ensuit que si les circonstances restent ce qu'elles sont, l'attrait de notre pays n'augmentera pas suite à la réduction du personnel qui a eu lieu. 2. Il est extrêmement difficile d'apprécier la situation financière dans le domaine de l'assistance sous l'angle de la réduction du personnel. Elle ne dépend pas seulement de la durée de la procédure, mais aussi du traitement des dossiers en souf- france, du nombre des renvois exécutés (ce qui relève de la compétence cantonale), du règlement des cas de rigueur et, actuellement, surtout de l'interdiction de trois ou six mois de travailler, du marché de l'emploi et de la situation économique. Enfin, l'élément décisif pour 1993 sera en fin de compte l'évo- lution du nombre des nouvelles demandes. Chaque requérant d'asile à la charge de l'assistance occa- sionne une dépense de 15 000 francs par an. Selon les estima- tions, les trois quarts des requérants d'asile sont aujourd'hui assistés. Vu la conjoncture, cette tendance est à la hausse. Si, comme mentionné sous chiffre 1,6900 demandes demeurent en souffrance, il s'ensuivra des coûts supplémentaires de 77,6 millions de francs dans le domaine de l'assistance. En comparaison, le salaire de 50 responsables de décisions, qui peuvent traiter 10 000 demandes par année, représente quel- que 5 millions de francs. 3. Les tâches supplémentaires engendrées par la crise yougo- slave mettent les structures et le personnel de l'Office fédéral des réfugiés à contribution dans une mesure analogue aux ef- forts nécessaires pour traiter les demandes d'asile. En revan- che, ces nouvelles tâches grèvent davantage le budget de l'Office fédéral des réfugiés par la hausse des dépenses qu'elles entraînent surtout dans le domaine de l'assistance. 4. Des effectifs et moyens trop peu nombreux dans ce do- maine génèrent une accumulation de dossiers non traités et déclenchent alors, sous forme de prestations d'assistance aux requérants d'asile, des frais atteignant un multiple de ceux qu'entraîné un appareil décisionnel efficace. Ainsi, continuerà réduire le personnel ne se justifierait qu'en cas d'une nouvelle diminution du nombre des demandes d'asile. En raison de l'augmentation actuelle du nombre de demandes d'asile et de requérants qui tombent à la charge de l'assistance, du fait de la situation économique, une autre réduction du personnel pa- raît peu judicieuse pour l'instant Le Conseil fédéral s'emploie à optimaliser la situation actuelle dans le domaine de l'asile et des réfugiés. Aussi le Départe- ment fédéral de justice et police, désireux de définir le meilleur engagement possible du potentiel administratif, examine-t-il quelles valeurs de base retenir à moyen terme pour la capacité décisionnelle des autorités de l'asile, leur personnel, les frais d'infrastructure ainsi que le coût de l'assistance; il étudie éga- lement comment réagir immédiatement et avec souplesse face à des fluctuations du nombre des demandes d'asile, sans compromettre pour autant les garanties actuelles de procé- dure. Erklärung der Interpellanten: befriedigt Déclaration des interpellateurs: satisfaits #ST# 93.3272 Interpellation Nebiker Deutschland. Verschärfung der Asylgesetzgebung Allemagne. Durcissement de la législation sur l'asile Wortlaut der Interpellation vom 3. Juni 1993 Am 26. Mai 1993 verabschiedete der Deutsche Bundestag die Aenderung des Paragraphen 16 des Grundgesetzes. Sie be- wirkt eine deutliche Verschärfung des Asylrechts in Deutsch- land. Entsprechende Gesetzesrevisionen sehen eine Verfah- rensbeschleunigung und Kürzungen der Unterstützungslei- stungen an Asylbewerber vor. Ich frage den Bundesrat an: 1. Wie beurteilt er die Situation in Deutschland nach den be- schlossenen Einschränkungen im Asylrecht? 2. Wie beurteilt er die möglichen Auswirkungen auf die umlie- genden Staaten? 3. Ist ein zunehmender Druck auf die Nachbarstaaten zu er- warten? 4. Wie stellt sich der Bundesrat zur Möglichkeit eines deutli- chen Anwachsens der Asylgesuche in der Schweiz? 5. Hat der Bundesrat bereits konkrete Massnahmen ins Auge gefasst, um dieser Möglichkeit wirksam zu begegnen? 6. Wie stellt sich der Bundesrat zu den an Gewalt und Aus- mass ständig zunehmenden fremdenfeindlichen Ausschrei- tungen in Deutschland? 7. Wie beurteilt der Bundesrat diesbezüglich die Situation in der Schweiz? 8. Was gedenkt der Bundesrat zu unternehmen, um zu verhin- dern, dass ähnliche, unterschwellig zweifellos bestehende Tendenzen in der Schweiz nicht manifest werden? Texte de l'interpellation du 3 juin 1993 Le 26 mai 1993, le Bundestag allemand a approuvé la réforme du paragraphe 16 de la Loi fondamentale, qui entraîne un net durcissement du droit d'asile en Allemagne. La révision paral- lèle des dispositions légales prévoit une accélération des pro- cédures et une réduction de l'assistance aux demandeurs d'asile. Je pose au Conseil fédéral les questions suivantes: 1. Que pense-t-il de la situation qui prévaut en Allemagne suite à la décision de restreindre le droit d'asile? 2. Quels pourraient être, à son avis, les effets de ces restric- tions sur les Etats voisins de l'Allemagne? 3. Faut-il s'attendre à un accroissement de la pression sur ces Etats? 4. Que pense le Conseil fédéral de l'éventualité d'une forte augmentation des demandes d'asile en Suisse? 5. Le Conseil fédéral a-t-il déjà envisagé des mesures concrè- tes pour parer efficacement à cette éventualité? 6. Que pense le Conseil fédéral des débordements xénopho- bes dont le nombre et la violence ne cessent de croître actuel- lement en Allemagne? 7. Comment le Conseil fédéral voit-il la situation en Suisse à cet égard? 8. Que pense entreprendre le Conseil fédéral pour empêcher que des débordements semblables, qui sont sans doute la- tents dans notre pays également, ne se manifestent? Mitunterzeichner - Cosignataires: Binder, Bortoluzzi, Bühler Simeon, Daepp, Fehr, Fischer-Hägglingen, Frey Walter, Mari, Maurer, Reimann Maximilian, Rutishauser, Seiler Hanspeter, Verterli, Zölch (14) Schriftliche Begründung - Développement par écrit Der Urheber verzichtet auf eine Begründung und wünscht eine schriftliche Antwort.8. Oktober 1993 N 1991 Interpellation Gonseth Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 8. September 1993 Rapport écrit du Conseil fédéral du 8 septembre 1993 1.-5. Der neue Paragraph 16a des deutschen Grundgesetzes und die damit verbundenen Aenderungen im deutschen Asyl- verfahren sind am 1. Juli 1993 in Kraft getreten. Die Aenderun- gen sind im wesentlichen vergleichbar mit denjenigen, welche die Schweiz im Jahre 1990 mit dem dringlichen Bundesbe- schluss über das Asylverfahren eingeführt hat Somit ist grundsätzlich davon auszugehen, dass auch Deutschland an Attraktivität für Asylsuchende verlieren wird. Wie schnell und in welchem Ausmass aufgrund der neuen Bestimmungen mit Auswirkungen auf die umliegenden Länder zu rechnen ist, hängt von verschiedenen Faktoren ab. Die Umsetzung der neu geschaffenen Möglichkeit der Rückweisung von Asylbe- werbern in Nachbarstaaten untersteht grossteils den in die- sem Sachbereich von den EG- bzw. Schengener Staaten ab- geschlossenen internationalen Abkommen. Diese sind erst in Teilen wirksam. Da die Umsetzung im Einzelfall jeweils vom Nachweis des vorgängigen Aufenthaltes im Rückübernahme- staat abhängt, dürfte der Wirkungsgrad von vornherein be- schränktsein. Konkrete Aussagen sind daher verfrüht. Weil aufgrund der weiter gehenden Safe-Country-Regelung Deutschlands mit einer Umlenkung in die Schweiz zu rechnen ist, wird von den Bundesbehörden geprüft, ob nach unseren Kriterien ebenfalls eine entsprechende Einstufung dieser Län- der in Frage kommt. Die Organisation und Struktur des Bundesamtes für Flücht- linge mit heute 450 Personalstellen ist auf 30 000 Asylgesuche pro Jahr ausgerichtet. Damit dürfte gewährleistet sein, dass auch bei einer gegenüber 1992 erheblichen Zunahme der Asylgesuche - die nicht unbedingt auf die Gesetzesänderung in Deutschland zurückzuführen sein muss, sondern ihren Ursprung auch in der Situation der Herkunftsländer haben kann - die Verfahren auch inskünftig ordnungsgemäss abge- wickelt werden können. Ueber die Prüfung zur Bezeichnung weiterer Herkunftsländer als Safe countries hinaus werden die Bestrebungen zum Abschluss neuer bilateraler Rückübernah- meabkommen und zum Anschluss an europäische Abkom- men im Bereich Rückübernahme und Erstasyl weitergeführt. 6.-8. Der Bundesrat bedauert die fremdenfeindlichen An- schläge und die damit verbundenen Ausschreitungen in unse- rem Nachbarland und wird alles daransetzen, um eine solche Entwicklung bei uns zu verhindern. Im Vergleich zu den Jah- ren 1990 und 1991 ist heute in der Schweiz ein deutlicher Rückgang registrierter rassistischer Gewalt zu verzeichnen, was nicht zuletzt auf die konsequente Ausländer- und Asylpoli- tik des Bundes zurückzuführen ist. Trotzdem ist der Bundesrat der Auffassung, dass dem latent vorhandenen Fremdenhass in Teilen der schweizerischen Bevölkerung zu begegnen ist. In den Bereichen der Gesetzgebung und der Information wur- den auch bereits Massnahmen eingeleitet. So hat der Bundesrat am 2. März 1992 die Botschaft betref- fend den Beitritt der Schweiz zum Internationalen Ueberein- kommen vom 21. Dezember 1965 zur Beseitigung jeder Form von Rassendiskriminierung und die entsprechende Straf- rechtsrevision verabschiedet Voraussichtlich wird diese Kon- vention Ende Jahr ratifiziert werden. Sie verpflichtet die Schweiz zur Ergreifung konkreter Massnahmen, zur aktiven Bekämpfung von Rassendiskriminierung und rassistischen Vorurteilen. Entsprechend dieser Verpflichtung wurde ein neuer Strafrechtsartikel gegen rassistisches Verhalten ge- schaffen. Die Referendumsfrist für die Revisionsvorlage läuft Anfang Oktober 1993 ab. Der Bundesrat erhofft sich von die- sem neuen Straftatbestand eine generalpräventive Wirkung. Zudem hat die Bundesanwaltschaft die Beobachtung der rechtsextremen Gruppierungen intensiviert. Der Bundesrat ist sich allerdings bewusst, dass allein strafrechtliche Massnah- men nicht genügen, um der vorhandenen Fremdenfeindlich- keit zu begegnen. Vielmehr bedarf es positiver Anstrengungen auf allen Stufen unseres Gemeinwesens. Ferner hat der Bund bereits im Sommer 1991 Professor Dr. H.-Ch. Röglin beauftragt, eine Untersuchung zum Thema «Wanderungsbewegungen und Gewaltpotential» durchzufüh- ren. Die im Frühjahr 1992 veröffentlichte Studie kommt zum Schluss, dass das Phänomen der Fremdenfeindlichkeit und der Aggression gegen Ausländer und Asylbewerber seinen Ursprung in den heutigen gesellschaftlichen Strukturen und der zunehmenden Komplexität des täglichen Lebens hat. So lösen die politischen Umwälzungen in Europa, die ökologi- schen Probleme und die aktuelle Wirtschaftslage bei Teilen der Bevölkerung eine diffuse Angst aus, welche sie veranlasst, die Ursachen ihrer Probleme in der Anwesenheit von Minder- heiten zu sehen. Zur Ursachenbekämpfung schlägt die Studie eine breit angelegte, die komplexen Zusammenhänge aufzei- gende Informationspolitik vor. Seitens des Bundesamtes für Flüchtlinge wird neben der bereits bestehenden Zeitschrift «Asylon» voraussichtlich im Herbst 1993 ein Informationsdos- sier bereitgestellt werden, das interessierten Personen Hinter- grundinformationen zu diesem komplexen Sachbereich lie- fern will. Weitere Informationsprojekte sind für die kommen- den Jahre vorgesehen. Die staatlichen Anstrengungen werden - wie der Bundesrat bereits 1992 in seinem Bericht zum Extremismus in der Schweiz festgehalten hat - nur dann von Erfolg gekrönt sein, wenn sich auch die übrigen gesellschaftlichen Kräfte, wie bei- spielsweise die Parteien, die Kirchen, die Verbände und die Medien, an der gemeinsamen Aufgabe - Toleranz und Menschlichkeit in unserem Land zu erhalten - beteiligen. Erklärung des Interpellanten: befriedigt Déclaration de l'interpellateur: satisfait #ST# 93.3210 Interpellation Gonseth Festeingelagerte Sprengstoffe in zivilen Objekten Ouvrages civils minés Wortlaut der Interpellation vom 28. April 1993 Ich bitte den Bundesrat, folgende Fragen zu beantworten: 1. Welche Lebensdauer haben die Bauwerke, die mit dem ein- betonierten Sprengstoff ausgerüstet sind? 2. Mit welchen Langzeittests wurde erprobt, dass der Spreng- stoff über die Lebensdauer der Bauwerke schadlos hält? 3. Wie wird sichergestellt, dass bei Reparatur- oder Abbruch- arbeiten der Sprengstoff nicht versehentlich verpuffen oder ex- plodieren kann? 4. Ist es in der heutigen sicherheitspolitischen Lage noch an- gebracht, zivile Objekte für die Sprengung vorzubereiten und dabei den Sprengstoff bereits jetzt einzubauen? Wie begrün- det der Bundesrat diese Notwendigkeit? fexte de l'interpellation du 28 avril 1993 JeprieleConseilfédéral de répondreauxquestionssuivantes: 1. Combien de temps les ouvrages minés, c'est-à-dire ceux dans lesquels des explosifs ont été coulés dans le béton, sont-ils utilisables? 2. Par quels tests à long terme a-t-on pu déterminer que les ex- plosifs ne constituent pas une menace pour ces ouvrages? 3. Comment fait-on pour s'assurer que les explosifs ne s'échappent ni n'explosent accidentellement lors de répara- tions ou de travaux de démolition? 4. Est-il encore opportun, dans la situation politique actuelle en matière de sécurité, de prendre des dispositions pour faire sauter des ouvrages civils en les minant d'avance? Comment le Conseil fédéral justifie-t-il une telle mesure? Mitunterzeichner - Cosignataires: Bär, Baumann, Bäumlin, Bühlmann, Diener, Fankhauser, Gardiol, Goll, Gross Andreas, Haering Binder, Hollenstein, Misteli, Steiger Hans, Thür, Voll- mer, Weder Hansjürg (16)Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Interpellation Nebiker Deutschland. Verschärfung der Asylgesetzgebung Interpellation Nebiker Allemagne. Durcissement de la législation sur l'asile In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1993 Année Anno Band IV Volume Volume Session Herbstsession Session Session d'automne Sessione Sessione autunnale Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 15 Séance Seduta Geschäftsnummer 93.3272 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 08.10.1993 - 08:00 Date Data Seite 1990-1991 Page Pagina Ref. No 20 023 267 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.