<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2025-06-17-2D_11-2025.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2D_11/2025</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 17 juin 2025</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mme la Juge fédérale </div> <div class="para">Aubry Girardin, Présidente. </div> <div class="para">Greffier : M. Dubey. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">1. A.________, </div> <div class="para">case postale 1045, 1277 Carouge, </div> <div class="para">2. B.________, </div> <div class="para">case postale 1045, 1277 Carouge, </div> <div class="para">recourants, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Secrétariat d'État aux migrations, </div> <div class="para">Quellenweg 6, 3003 Berne, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Déni de justice, admission provisoire, autorisation de séjour, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal administratif fédéral, Cour VI, juge unique, du 8 mai 2025 (F-7509/2024). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">A.________ et son épouse B.________, ressortissants iraniens, ont été mis au bénéfice d'une admission provisoire en Suisse par décision du Secrétariat d'État aux migrations du 19 janvier 2023. </div> <div class="para">Le 16 juin 2024, A.________ et B.________ ont demandé au Secrétariat d'État aux migrations de reconsidérer la décision leur octroyant l'admission provisoire, concluant à l'octroi d'autorisations de séjour valables pour cinq ans. </div> <div class="para">Le 26 juin 2024, le Secrétariat d'État aux migrations leur a notamment indiqué qu'une admission provisoire (permis F) avait une durée d'une année et que sa validité ne pouvait pas être portée à cinq ans. Aucune procédure en vue de la levée de leur admission provisoire n'était en cours, de sorte qu'ils restaient au bénéfice d'un livret F. S'ils souhaitaient solliciter une autorisation de séjour, ils devaient en faire la demande auprès de l'Office cantonal de la population et des migrations du canton de Genève. En cas de préavis cantonal favorable, leur dossier serait transmis au Secrétariat d'État aux migrations pour approbation. </div> <div class="para">Par courriers des 22 juillet, 25 septembre et 16 octobre 2024, A.________ et B.________ ont réitéré leur demande auprès du Secrétariat d'État aux migrations, en exposant qu'en l'absence de réponse de l'Office cantonal de la population et des migrations du canton de Genève, ils lui demandaient de statuer sur leur requête. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Par courriers des 31 juillet et 8 novembre 2024, le Secrétariat d'État aux migrations leur a indiqué qu'un préavis de l'Office cantonal de la population et des migrations du canton de Genève était nécessaire avant qu'il puisse se prononcer sur l'octroi d'une autorisation de séjour et les a invités à s'adresser aux autorités cantonales, auxquelles il a fait suivre une copie de son courrier du 8 novembre 2024. </div> <div class="para">Le 27 novembre 2024, A.________ et B.________ ont déposé auprès du Tribunal administratif fédéral un recours contre le courrier du Secrétariat d'État aux migrations du 8 novembre 2024 pour déni de justice. </div> <div class="para">Par arrêt du 8 mai 2025, le Tribunal administratif fédéral a déclaré le recours irrecevable. Il a exposé que l'<span class="artref">art. 84 al. 5 LEI</span> ne constituait pas une base juridique autonome en ce qui concernait l'octroi d'une autorisation de séjour mais renvoyait implicitement à l'autorisation de séjour pour cas de rigueur régie par l'art. 30. al. 1 let. b LEl en relation avec l'<span class="artref">art. 31 OASA</span>. Il a ajouté que ce type d'autorisation de séjour était proposée par le canton et accordée par le Secrétariat d'État aux migrations au terme d'une procédure d'approbation, raison pour laquelle celui-ci, dépourvu de compétence fonctionnelle à ce stade de la procédure, avait refusé d'entrer en matière sur les demandes formulées par les intéressés. Enfin, il a signifié aux intéressés que s'ils estimaient subir un retard injustifié dans le traitement de leur demande par les autorités cantonales, il leur était loisible de déposer une requête pour déni de justice auprès de la juridiction cantonale compétente. Un double de l'acte de recours du 27 novembre 2024 était en ce sens transmis à l'Office cantonal de la population et des migrations du canton de Genève en application de l'<span class="artref">art. 8 PA</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le 10 juin 2025, A.________ et B.________ ont interjeté auprès du Tribunal fédéral un recours constitutionnel subsidiaire contre l'arrêt rendu le 8 mai 2025 par le Tribunal administratif fédéral. Ils concluent, sous suite de frais et dépens, en substance, à ce que des instructions impératives soient données au Secrétariat d'État aux migrations pour l'octroi de l'autorisation d'établissement subsidiairement de l'autorisation de séjour pour 5 ans. Ils demandent le bénéfice de l'assistance judiciaire et la possibilité de choisir un avocat pour leur défense devant le Tribunal fédéral. </div> <div class="para">Il n'a pas été ordonné d'échange des écritures. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral examine d'office sa compétence (<span class="artref">art. 29 al. 1 LTF</span>) et contrôle librement la recevabilité des recours portés devant lui (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F150-II-346%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page346">ATF 150 II 346</a> consid. 1.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F150-IV-103%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page103">150 IV 103</a> consid. 1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.1.</b> Les recourants ont déposé un recours constitutionnel subsidiaire. La voie du recours constitutionnel subsidiaire n'est toutefois pas ouverte contre les arrêts rendus par le Tribunal administratif fédéral (<span class="artref">art. 113 LTF</span> <i>a contrario</i>). Néanmoins, l'intitulé erroné d'un acte n'influence pas sa recevabilité, pour autant que l'écriture remplisse les conditions formelles de la voie de droit qui est ouverte (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F138-I-367%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page367">ATF 138 I 367</a> consid. 1.1). Il convient par conséquent d'examiner si la seule voie de recours encore envisageable, celle du recours en matière de droit public, est ouverte. A cet effet, il y a lieu de rappeler que la procédure ayant mené à l'arrêt attaqué a pour toile de fond la possibilité pour une personne admise provisoirement de déposer une demande d'autorisation de séjour au sens de l'<span class="artref">art. 84 al. 5 LEI</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.</b> Selon l'<span class="artref">art. 83 let</span>. c ch. 2 LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions en matière de droit des étrangers qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. L'<span class="artref">art. 84 al. 5 LEI</span>, qui prévoit la possibilité pour une personne admise provisoirement et résidant en Suisse depuis plus de cinq ans de déposer une demande d'autorisation de séjour, ne confère pas un droit à une autorisation de séjour (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F151-I-62%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page62">ATF 151 I 62</a> consid. 5.7 et les références citées). L'<span class="artref">art. 8 CEDH</span> confère en revanche un droit à la régularisation d'une présence précaire mais tolérée de longue date lorsqu'elle est assortie de désavantages juridiques ou de faits qui constituent une ingérence dans la vie privée (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F147-I-268%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page268">ATF 147 I 268</a> consid. 1.2.5 et 4.1). </div> <div class="para">En l'occurrence, les recourants n'ont été mis au bénéfice d'une admission provisoire que depuis le 19 janvier 2023, soit depuis 2 ans et demi seulement. On ne saurait par conséquent considérer que leur présence, dont la durée est du reste inférieure à celle exigée par l'<span class="artref">art. 84 al. 5 LEI</span> pour déposer une demande d'autorisation de séjour devant l'autorité cantonale compétente, est tolérée de longue date au sens de la jurisprudence rendue en application de l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span>. Il s'ensuit que les recourants ne peuvent pas invoquer de manière soutenable un droit à l'obtention d'une autorisation de séjour fondé sur l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span>. La voie du recours en matière de droit public n'est pas ouverte sous cet angle. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.3.</b> Le recours en matière de droit public est aussi irrecevable contre les décisions qui concernent les dérogations aux conditions d'admission (<span class="artref">art. 83 let</span>. c ch. 5 LTF), parmi lesquelles figurent celles pouvant être accordées en présence de cas individuels d'une extrême gravité au sens de l'<span class="artref">art. 30 al. 1 let. b LEI</span> (cf. arrêts 2C_464/2024 du 10 décembre 2024 consid. 1.2; 2C_604/2023 du 9 janvier 2024 consid. 1.2). Les recours formulés à l'encontre de décisions qui concernent cette dernière disposition, qui est potestative, sont également irrecevables en application de l'<span class="artref">art. 83 let</span>. c ch. 2 LTF, faute de droit à l'autorisation (arrêt 2C_480/2024 du 1er mai 2025 consid. 1.2). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.4.</b> Par conséquent, le recours ne peut pas non plus être admis comme recours en matière de droit public. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Le recours est ainsi manifestement irrecevable et doit être traité selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 108 LTF</span>. </div> <div class="para">Les recourants ont sollicité le bénéfice de l'assistance judiciaire, ainsi que la possibilité de choisir un avocat. Leur recours était d'emblée dénué de chances de succès, de sorte que ces demandes doivent être rejetées, conformément à la procédure simplifiée pour les causes relevant de l'<span class="artref">art. 108 LTF</span> (<span class="artref">art. 64 al. 3 LTF</span>; arrêt 2C_97/2025 du 19 février 2025 consid. 5). </div> <div class="para">Les frais judiciaires, réduits, sont mis à la charge des recourants 1 et 2, solidairement entre eux (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/66/5" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/66/1" type="start"></artref>art. 66 al. 1 et 5 LTF</span><artref id="CH/173.110/66/5" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/5" type="end"></artref>). Il n'est pas alloué de dépens (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/68/3" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/68/1" type="start"></artref>art. 68 al. 1 et 3 LTF</span><artref id="CH/173.110/68/3" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/3" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, la Présidente prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La requête d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 800 fr., sont mis à la charge des recourants 1 et 2, solidairement entre eux. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux recourants, au Secrétariat d'État aux migrations et au Tribunal administratif fédéral, Cour VI, juge unique. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 17 juin 2025 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente : F. Aubry Girardin </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : C.-E. Dubey </div> </div></body></html>