<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><br/><img alt="" height="130" src="20150922133303160_e-files/Aspose.Words.7dd228a9-0189-4285-a6e7-e34f3b1b3621.001.png" width="77"/><br/></p> <p><span> </span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>AA 80/15 </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>ZA15.035126</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>COUR DES ASSURANCES SOCIALES</span></p> <p><span>_____________________________________________</span></p> <p><span>Ordonnance du 15 septembre 2015</span></p> <p><span>__________________</span></p> <p><span>Composition : Mme </span><span>Thalmann</span><span>, juge instructeur</span></p> <p><span>Greffière : Mme Parel</span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span>Cause pendante entre :</span></p> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><span>D.________</span><span>, à B.________, requérante, représentée par Me Yvan Henzer, avocat à Lausanne,</span></p> <p><span> </span></p> </td> </tr> </table> <p><span>et</span></p> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><span>S.________</span><span>, à Lausanne, intimée.</span></p> <p><span> </span></p> </td> </tr> </table> <p><span>_______________</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Art. 55 PA; 55 al. 1 LPGA</span></p> <p><br/></p> <p><span> E n f a i t e t e n d r o i t :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Vu </span><span>la décision rendue le 26 mai 2015 par S.________ (ci-après : l'intimée) mettant fin au versement de la rente d’invalidité versée à D.________ le 31 mai 2015, l’effet suspensif étant retiré,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu la décision sur opposition rendue le 31 juillet 2015 par l'intimée rejetant l’opposition et confirmant son premier prononcé de même que le retrait de l’effet suspensif,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu le recours interjeté le 18 août 2015 devant la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal du canton de Vaud par D.________ (ci-après : la requérante ou la recourante), représentée par son conseil Me Yvan Henzer, avocat à Lausanne, concluant avec dépens principalement à l’annulation des décisions rendues les 26 mai et 31 juillet 2015 et à ce que l’intimée soit condamnée à lui verser "une indemnité de Fr. 3'000.-, plus TVA, pour les frais de son conseil dans le cadre de la procédure d’opposition",</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu la requête de mesures provisionnelles du même jour tendant à ce que l'intimée soit condamnée à verser à la recourante "des rentes d’invalidité conformément à la décision du 9 octobre 2007" jusqu'à droit connu,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu la l'écriture du 2 septembre 2015 de l'intimée concluant au rejet de la requête de mesures provisionnelles,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu les déterminations du 10 septembre 2015 de la requérante confirmant ses conclusions provisionnelles,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu les pièces du dossier;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu</span><span> que la requête de mesures provisionnelles tend à la restitution de l’effet suspensif au recours en ce sens que l’intimée doit continuer à verser à la requérante les rentes d'invalidité allouées par décision du 9 octobre 2007,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que le juge saisi du recours peut restituer l’effet suspensif, la demande de restitution étant traitée sans délai, conformément à l’art. 55 al. 3 PA (loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure administrative; RS 172.021), applicable par renvoi de l’art. 55 al. 1 LPGA (loi fédérale du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales; RS 830.1),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que, la possibilité laissée à l’autorité administrative de retirer l’effet suspensif d'un recours n’est pas subordonnée à la condition qu’il existe, dans le cas particulier, des circonstances tout à fait exceptionnelles qui justifient cette mesure,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’il incombe bien plutôt à l’autorité d’examiner si les motifs parlant en faveur de l’exécution immédiate de la décision l’emportent sur ceux qui peuvent être invoqués à l’appui de la solution contraire,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que l’autorité dispose à cet égard d’une certaine liberté d’appréciation et qu’elle se fondera, en général, sur l’état de fait tel qu’il résulte du dossier, sans effectuer de longues investigations supplémentaires,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’en procédant à la pesée des intérêts en présence, les prévisions sur l’issue du litige au fond peuvent également être prises en considération, dans la mesure où elles ne font aucun doute (ATF 124 V 82 consid. 6a, 117 V 185 consid. 2b; TFA I 540/06 du 26 octobre 2006, consid. 2.2),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que, lorsque sont mis en balance, d’une part, l’intérêt financier de l’assuré à obtenir ou maintenir des prestations d’assurance sans attendre l’issue du litige au fond et, d’autre part, l’intérêt de l’assureur social à ne pas verser des prestations qu’il ne pourra vraisemblablement recouvrer à l’issue du procès s’il obtient gain de cause, l’intérêt de l’administration apparaît généralement prépondérant et l’emporte ainsi sur celui de l’assuré (ATF 124 V 82 consid. 4, 119 V 503 consid. 4 et les références citées; TF 9C_1073/2008 du 6 mars 2009),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que, dans le cadre de procédures portant sur la suppression ou la réduction de rentes d’invalidité, les organes de l’assurance ont un intérêt certain à éviter les procédures de restitution, compte tenu des difficultés administratives que ces dernières occasionnent (ATF 105 V 163 consid. 3; VSI 2000 p. 184 consid. 5);</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu qu’en l’espèce, sur la base d’un examen sommaire du dossier, il n’est pas possible de déterminer l’issue du litige,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’au surplus, en cas de restitution de l’effet suspensif et de confirmation de la suppression du droit à la rente, il est à craindre que l’intimée ne rencontre des difficultés au recouvrement d’un important arriéré de prestations,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’en revanche, la requérante pourrait obtenir aisément le paiement de prestations arriérées au cas où elle obtiendrait finalement gain de cause,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’elle ne saurait donc se prévaloir d’un dommage irréparable,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que le considérant 1.2.2 de l’arrêt rendu le 29 mai 2015 par la Cour de céans (AI 9/15) que la requérante invoque concerne uniquement la recevabilité d’un recours contre une décision incidente,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’il n’est ainsi d’aucun secours à la requérante,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que l’intérêt de l’intimée à ne pas verser la rente litigieuse jusqu’à droit connu sur la présente procédure de recours l’emporte ainsi sur celui de la requérante au maintien du versement de la rente,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’au vu de ce qui précède, la requête de mesures provisionnelles doit être rejetée, les frais et dépens de la présente procédure incidente suivant le sort de la cause au fond</span><span>;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>attendu que la cause relève de la compétence du juge instructeur statuant comme juge unique (cf. art. 94 al. 2 LPA-VD [loi cantonale vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative; RSV 173.36]).</span></p> <p><span> </span></p> <p><br/><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>le juge instructeur</span></p> <p><span>prononce :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> La requête de mesures provisionnelles est rejetée.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> Les frais et dépens de la présente procédure suivent le sort de la cause au fond.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Le juge instructeur : La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Du </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> L’ordonnance qui précède est notifiée à :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>‑ Me Yvan Henzer, avocat à Lausanne (pour la requérante),</span></p> <p><span>‑ S.________, à Lausanne,</span></p> <p><span>- Office fédéral de la santé publique, à Berne,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>par l'envoi de photocopies.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La présente décision peut faire l'objet d'un recours incident auprès de la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal, dans les dix jours dès sa notification (art. 94 al. 2 LPA-VD). Le recours s'exerce par écrit; il doit être signé et indiquer ses conclusions et motifs; la décision attaquée est jointe au recours (art. 79 al. 1 LPA-VD). </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> </body> </html>