Lausanne, 22. August 2019
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 29. Juli 2019 (6B_630/2019)
Recht auf Information über Entlassung des Täters aus Strafvollzug
Das Bundesgericht äussert sich in einem ersten Urteil zum Recht des Opfers und
weiterer Personen, von den Behörden über die Entlassung des Täters aus dem
Strafvollzug informiert zu werden. Im konkreten Fall bestehen keine überwiegenden
Interessen der Täterin, die eine Verweigerung der Informationserteilung gegenüber
der Mutter des Opfers rechtfertigen könnten. 
Die Inhaftierte war 2015 vom Kantonsgericht des Kantons Genf wegen Gehilfenschaft
zu einem Mord zu sechs Jahre Freiheitsstrafe verurteilt worden. Die Mutter des Opfers
ersuchte die für den Strafvollzug zuständige Behörde 2018 darum, über die Entlassung
der Betroffenen informiert zu werden. Sie begründete ihr Ersuchen unter anderem damit, eine eventuelle Begegnung mit der Verurteilten vermeiden zu wollen. Die zuständige Behörde willigte ein, die Gesuchstellerin über alle wesentlichen Entscheide betreffend den Strafvollzug zu informieren, insbesondere über die Entlassung oder eine
allfällige Flucht der Verurteilten. Das Genfer Kantonsgericht bestätigte den Entscheid.
Die Verurteilte erhob Beschwerde ans Bundesgericht. 
Das Bundesgericht weist ihre Beschwerde ab. Artikel 92a des Strafgesetzbuches (StGB)
räumt dem Opfer und seinen Angehörigen (gemäss Opferhilfegesetz) sowie Personen
mit einem schutzwürdigen Interesse ein Recht auf Informationen zum Strafvollzug der
Täterin oder des Täters ein, im Speziellen über den Zeitpunkt der Entlassung oder eine
Flucht.  Die  Informationserteilung  kann  verweigert  werden,  wenn  überwiegende
Interessen der verurteilten Person dies rechtfertigen. Das ist vorliegend nicht der Fall.
Nicht stichhaltig ist zunächst das Argument der Beschwerdeführerin, dass ein überraschendes Aufeinandertreffen wenig wahrscheinlich sei. Angesichts des Umstandes,
dass die Wohnorte der Täterin und der Mutter des Opfers nur einige Dutzend Kilometer
voneinander entfernt sind, ist ein Aufeinandertreffen nicht abwegig. Die ersuchten Informationen ermöglichen es der Mutter des Opfers, nach Entlassung der Täterin deren
Wohnort und dessen Umgebung zu meiden. Einer der Hauptgründe für die Annahme
der fraglichen Bestimmung bestand im Übrigen gerade in der Möglichkeit, dass sich die
Wege der informationsberechtigten Person und des Täters zufällig kreuzen könnten. Die
Informationsübermittlung setzt entgegen der Ansicht der Beschwerdeführerin auch nicht
voraus, dass die verurteilte Person gegenüber der ersuchenden Person ein "negatives
Verhalten" an den Tag gelegt haben müsste, etwa durch das Ausstossen von Drohungen. Dass solches vorausgesetzt würde, geht aus der fraglichen Bestimmung nicht
hervor und entspricht auch nicht dem Willen des Gesetzgebers. Lausanne, le 22 août 2019
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 29 juillet 2019 (6B_630/2019)
Droit à l'information concernant la libération de l'auteur 
exécutant sa peine
Le Tribunal fédéral se prononce pour la première fois sur le droit de la victime et
d'autres personnes d'être informées par les autorités de la libération de l'auteur
exécutant sa peine. Dans le cas d'espèce, l'auteure ne peut revendiquer aucun intérêt
prépondérant qui justifierait de refuser la transmission d'informations à la mère de la
victime.
La détenue avait été condamnée en 2015, par le Tribunal cantonal du canton de
Genève, pour complicité dans un assassinat, à une peine privative de liberté de six ans.
En 2018, la mère de la victime avait demandé à l'autorité compétente en matière
d'exécution des peines d'être informée de la libération de l'intéressée. Elle avait
notamment motivé sa requête par la volonté d'éviter une éventuelle rencontre avec la
condamnée. L'autorité compétente avait accepté d'informer la requérante de toutes les
décisions essentielles s'agissant de l'exécution de la peine, en particulier concernant la
libération ou une éventuelle fuite de la condamnée. Le Tribunal cantonal genevois avait
confirmé la décision. La condamnée avait quant à elle formé un recours au Tribunal
fédéral.
Le Tribunal fédéral rejette son recours. L'article 92a du Code pénal (CP) confère à la
victime et à ses proches (selon la loi sur l'aide aux victimes), ainsi qu'aux personnes
disposant d'un intérêt digne de protection, un droit à l'obtention d'informations relatives
à l'exécution des peines de l'auteure ou de l'auteur, en particulier concernant le moment
de la libération ou une fuite. La transmission d'informations peut être refusée lorsqu'un
intérêt prépondérant de la personne condamnée le justifie. Tel n'est en l'occurrence pas
le cas. Tout d'abord, l'argument de la recourante, selon lequel une rencontre inopinée
serait peu probable, n'est pas fondé. Etant donné que les domiciles de l'auteure et de la
mère de la victime ne sont distants que de quelques dizaines de kilomètres, l'idée
qu'une  rencontre  puisse  survenir  n'est  pas  absurde.  Les  informations  requises
permettront à la mère de la victime, après la libération, d'éviter le lieu de domicile de
l'auteure ainsi que ses environs. L'un des principaux motifs ayant conduit à l'adoption de
la disposition en question consistait d'ailleurs dans la possibilité de voir la personne
ayant droit aux informations et l'auteur se croiser fortuitement. En outre, contrairement à
l'avis de la recourante, la transmission d'informations ne suppose pas que la personne
condamnée ait adopté un «  comportement négatif  » à l'encontre de la personne
requérante, notamment par l'émission de menaces. Une telle exigence ne ressort pas
de la disposition en question et ne correspond pas à la volonté du législateur.