<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="WordSection1"> <p class="MsoHeader"><b><span>1.<span> </span></span></b>Que par jugement motivé du 2 juillet 2018, le Tribunal de police des Montagnes et du Val-de-Ruz a notamment déclaré X.________ coupable de trafic et consommation de stupéfiants, séjour illégal et possession illégale d’arme ; condamné le prénommé à une peine privative de liberté ferme de 6 mois ; fixé à 5'687.75 francs l’indemnité due par l’Etat à l’avocat d’office du prénommé et dit que ce dernier était tenu de rembourser l’Etat à hauteur de 2'843.90 francs ;</p> <p class="MsoHeader"> que ce jugement a été notifié à Me A.________ le 5 juillet 2018 ; </p> <p class="MsoHeader"> que par déclaration d’appel écrite du 18 juillet 2018, Me A.________, agissant au nom et pour le compte de X.________, a conclu à l’octroi de l’assistance judiciaire ; à l’annulation du chiffre 7 du jugement motivé du 2 juillet 2018 ; à ce que l’indemnité due à Me A.________ soit portée à 8'623.40 francs, remboursable par lui-même à hauteur de 4'000 francs, sous suite de frais et dépens ; </p> <p class="MsoHeader"> que cette déclaration a été traitée par la Cour pénale du Tribunal cantonal (ci-après : CPEN), sous la référence CPEN.2018.74 ;</p> <p class="MsoHeader"> que le Ministère public a conclu au rejet de l’appel en date du 22 août 2018 ;</p> <p class="MsoHeader">que par mémoire d’appel motivé du 5 novembre 2018, X.________ a conclu à ce que l’indemnité due à Me A.________ soit portée à 8'623.40 francs, remboursable par lui-même à hauteur de 4'000 francs, sous suite de frais et dépens ;</p> <p class="MsoHeader">que le 16 novembre 2018 et sous réserve de la compétence de la CPEN pour statuer sur la seule question de l’indemnité due au mandataire d’office, le Ministère public a indiqué ne pas avoir d’observation à formuler ; </p> <p class="MsoHeader">que le 25 février 2019, la présidente de la CPEN a écrit à X.________ que l’appel lui paraissait irrecevable ;</p> <p class="MsoHeader">que le 4 mars 2018, X.________ a répondu que l’appel devait manifestement être déclaré irrecevable et sollicité le transfert de l’appel à l’Autorité de recours en matière pénale ;</p> <p class="MsoHeader">que le 8 mars 2019, la CPEN a décidé de ne pas entrer en matière sur l’appel déposé le 18 juillet 2018 et transmis le dossier à l’Autorité de céans, comme objet de sa compétence.</p> <p class="MsoListParagraph"><b><span>2.<span> </span></span></b><span>Qu’il est de jurisprudence constante que le prévenu n’a pas d’intérêt juridiquement protégé à obtenir l’augmentation de l’indemnisation fixée en faveur de son conseil d’office (arrêts du TF du </span><a href="http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=28.06.2018_6B_347/2018"><span>28.06.2018 [6B_347/2018]</span></a><span>, cons. 5 ; du </span><a href="http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=08.02.2017_6B_451/2016"><span>08.02.2017 [6B_451/2016]</span></a><span> , cons. 2.4 ; du </span><a href="http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=04.08.2016_6B_511/2016"><span>04.08.2016 [6B_511/2016]</span></a><span>, cons. 5.3.1; du </span><a href="http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=03.11.2015_6B_1017/2014"><span>03.11.2015 [6B_1017/2014]</span></a><span>, cons. 4 ; </span><a href="http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=01.05.2014_6B_586/2013"><span>du 01.05.2014 [6B_586/2013]</span></a><span>, cons. 3.3; du </span><a href="http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=07.05.2012_6B_45/2012"><span>07.05.2012 [6B_45/2012]</span></a><span>, cons. 1.2) ; que d’ailleurs en l’espèce, les conclusions prises par l’appelant lui sont manifestement défavorables, puisqu’il conclut à devoir rembourser à l’Etat 4'000 francs en lieu et place des 2'843.90 francs arrêtés par le juge de police ; que le recours (au sens large) est irrecevable pour ce premier motif (art. </span><a href="#_Art._382_CPP"><span>382 al. 1 CPP</span></a><span> <i>a contrario</i>).</span></p> <p class="MsoListParagraph"><b><span>3.<span> </span></span></b><span>Que l’avocat d’office ne compte pas parmi les parties ou autres participants désignés par les articles 104 et 105 CPP ; que leur qualité pour recourir contre la fixation de leurs honoraires ne résulte pas de l’article </span><a href="#_Art._382_CPP"><span>382 CPP</span></a><span>, mais de la réglementation spéciale prévue par l’article 135 alinéa 3 CPP (</span><a href="http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=140_IV_213"><span>ATF 140 IV 213</span></a><span>, cons. 1.4) ; que délai pour former une telle contestation est donc celui fixé en matière de recours, soit dix jours (art. </span><a href="#_Art._396_CPP"><span>396 al. 1 CPP</span></a><span>), et non ceux fixés en matière d’appel (art. 399 CPP) ; que le délai fixé par l’article </span><a href="#_Art._396_CPP"><span>396 alinéa 1 CPP</span></a><span> court dès la notification du jugement motivé – et non du simple dispositif – ; que le cas échéant, le conseil d’office doit demander lui-même la motivation du prononcé sur ce point (art. 82 al. 2 CPP ; arrêts du TF du </span><a href="http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=08.02.2017_6B_451/2016"><span>08.02.2017 [6B_451/2016]</span></a><span>, cons. 2.1 ; du </span><a href="http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=16.12.2016_6B_654/2016"><span>16.12.2016 [6B_654/2016]</span></a><span>, cons. 3.4 à 3.6) ; </span></p> <p class="MsoListParagraph"><span> que le délai est également réputé observé si l'écrit parvient au plus tard le dernier jour du délai à une autorité suisse non compétente ; que celle-ci transmet l'écrit sans retard à l'autorité pénale compétente (art. 91 al. 4 CPP) ; </span></p> <p class="MsoListParagraph"><span> qu’en l’espèce, le recourant a reçu le jugement motivé le 5 juillet 2018, de sorte que le délai de recours arrivait à échéance le 16 juillet 2018 ; </span></p> <p class="MsoListParagraph"><span> que le recours (au sens large) déposé le 18 juillet 2018 est donc irrecevable pour ce second motif. </span></p> <p class="MsoListParagraph"><b><span>4.<span> </span></span></b><span>Que le recourant demande à être mis au bénéfice de l’assistance judiciaire ; que l’octroi d’une telle assistance suppose que le recours ne soit pas d’emblée dénué de chance de succès ; que tel n’est pas le cas d’un recours interjeté au nom d’une personne ne disposant d’aucun intérêt juridiquement protégé à obtenir la modification de la décision querellée, d’une part, et tardif, d’autre part ; que le recourant n’a donc pas droit à l’assistance judiciaire devant l’autorité de céans.</span></p> <p class="MsoListParagraph"><b><span>5.<span> </span></span></b><span> Que le recours doit en principe être rejeté aux frais de son auteur (art. 428 al. 1 CPP) ; qu’il serait toutefois inéquitable de faire supporter au recourant les frais générés par une démarche que son mandataire a effectuée tardivement, d’une part, et dans son propre intérêt, d’autre part ; que les frais du présent arrêt seront donc, exceptionnellement, laissés à la charge de l’Etat ; que le recourant qui succombe n’a droit à aucune indemnité de dépens.</span></p> <p align="center" class="MsoHeader"><b><u>Par ces motifs</u>,<u><br/> <span>l'Autorité de recours en matière pénale</span></u></b></p> <p class="MsoListParagraph"><span>1.<span> </span></span><span>Déclare le recours irrecevable.</span></p> <p class="MsoListParagraph"><span>2.<span> </span></span><span>Dit que le recourant n’a pas droit à l’assistance judiciaire dans le cadre de la procédure de recours.</span></p> <p class="MsoListParagraph"><span>3.<span> </span></span><span>Laisse – exceptionnellement – les frais du présent arrêt à la charge de l’Etat.</span></p> <p class="MsoListParagraph"><span>4.<span> </span></span><span>N’alloue pas de dépens.</span></p> <p class="MsoHeader">5.<span> </span>Notifie le présent arrêt à X.________, par Me A.________ et au Tribunal de police des Montagnes et du Val-de-Ruz, à La Chaux-de-Fonds (POL.2018.63).</p> <p class="MsoHeader">Neuchâtel, le 15 mars 2019</p> <p class="MsoNormal"><img alt="" border="0" height="10" src="/scripts/omnisapi.dll?OmnisPlatform=WINDOWS&amp;WebServerUrl=&amp;WebServerScript=/scripts/omnisapi.dll&amp;OmnisLibrary=JURISWEB&amp;OmnisClass=rtFindinfoWebHtmlService&amp;OmnisServer=JURISWEB,7000&amp;Parametername=NEWEB&amp;Schema=NE_WEB&amp;Source=&amp;Aufruf=getImage&amp;nF38_KEY=19138" width="586"/></p> <h5><a name="_Art._382_CPP"></a><b><span>Art. 382 CPP</span></b></h5> <h5><b><span>Qualité pour recourir des autres parties</span></b></h5> <h5><b><span> </span></b></h5> <p class="MsoNormal"><a name="1"></a><sup><span>1</span></sup><span> Toute partie qui a un intérêt juridiquement protégé à l'annulation ou à la modification d'une décision a qualité pour recourir contre celle-ci.</span></p> <p class="MsoNormal"><a name="2"></a><sup><span>2</span></sup><span> La partie plaignante ne peut pas interjeter recours sur la question de la peine ou de la mesure prononcée.</span></p> <p class="MsoNormal"><a name="3"></a><sup><span>3</span></sup><span> Si le prévenu, le condamné ou la partie plaignante décèdent, leurs proches au sens de l'art. 110, al. 1, CP</span><a href="#fn-#a382-1"><sup><span>1</span></sup></a><span> peuvent, dans l'ordre de succession, interjeter recours ou poursuivre la procédure à condition que leurs intérêts juridiquement protégés aient été lésés.</span></p> <p class="MsoNormal"> </p><table align="left" cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td height="13" width="0"></td> </tr> <tr> <td></td> <td><img alt="" height="5" src="/scripts/omnisapi.dll?OmnisPlatform=WINDOWS&amp;WebServerUrl=&amp;WebServerScript=/scripts/omnisapi.dll&amp;OmnisLibrary=JURISWEB&amp;OmnisClass=rtFindinfoWebHtmlService&amp;OmnisServer=JURISWEB,7000&amp;Parametername=NEWEB&amp;Schema=NE_WEB&amp;Source=&amp;Aufruf=getImage&amp;nF38_KEY=19139" width="624"/></td> </tr> </table> <span> </span> <br/> <p class="MsoNormal"><a name="fn-#a382-1"></a><sup><span>1</span></sup><span> RS </span><a href="http://www.admin.ch/ch/f/rs/c311_0.html"><b><span>311.0</span></b></a></p> <p class="MsoNormal"><img alt="" border="0" height="10" src="/scripts/omnisapi.dll?OmnisPlatform=WINDOWS&amp;WebServerUrl=&amp;WebServerScript=/scripts/omnisapi.dll&amp;OmnisLibrary=JURISWEB&amp;OmnisClass=rtFindinfoWebHtmlService&amp;OmnisServer=JURISWEB,7000&amp;Parametername=NEWEB&amp;Schema=NE_WEB&amp;Source=&amp;Aufruf=getImage&amp;nF38_KEY=19138" width="586"/></p> <h5><a name="_Art._396_CPP"></a><b><span>Art. 396 CPP</span></b></h5> <h5><b><span>Forme et délai</span></b></h5> <h5><b><span> </span></b></h5> <p class="MsoNormal"><sup><span>1</span></sup><span> Le recours contre les décisions notifiées par écrit ou oralement est motivé et adressé par écrit, dans le délai de dix jours, à l'autorité de recours.</span></p> <p class="MsoNormal"><sup><span>2</span></sup><span> Le recours pour déni de justice ou retard injustifié n'est soumis à aucun délai</span></p> <p class="MsoNormal"><img alt="" border="0" height="10" src="/scripts/omnisapi.dll?OmnisPlatform=WINDOWS&amp;WebServerUrl=&amp;WebServerScript=/scripts/omnisapi.dll&amp;OmnisLibrary=JURISWEB&amp;OmnisClass=rtFindinfoWebHtmlService&amp;OmnisServer=JURISWEB,7000&amp;Parametername=NEWEB&amp;Schema=NE_WEB&amp;Source=&amp;Aufruf=getImage&amp;nF38_KEY=19138" width="586"/></p> </div></body></html>