<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <table border="0"> <tr> <td> <img height="68" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2016-09-13-5A_394-2016.1&amp;type=gif" width="95"/> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> </tr> <tr> <td> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5A_394/2016 </b> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> </tr> </table> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 13 septembre 2016</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit civil</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. et Mme les Juges fédéraux von Werdt, Président, </div> <div class="para">Escher et Herrmann. </div> <div class="para">Greffier : M. Braconi. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________ Sàrl, </div> <div class="para">recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B.________ SA, </div> <div class="para">représentée par Me Marino Montini, avocat, </div> <div class="para">intimée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">faillite, ordonnance de classement; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'ordonnance de classement de l'Autorité de recours en matière civile du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel du 13 mars 2016. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Par jugement du 25 janvier 2016, le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers a prononcé la faillite de la société A.________ Sàrl, avec effet dès ce jour à 10h25. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La débitrice a recouru contre ce jugement. Par lettre du 9 février 2016, le Président de l'Autorité de recours en matière civile du Tribunal cantonal neuchâtelois a fixé au " <i>gérant-administrateur</i> " de la faillie un délai de huit jours pour produire un nouveau mémoire de recours - expurgé des propos inconvenants qu'il comportait - et l'a invité à effectuer une avance de frais de 900 fr. dans les dix jours, en l'avisant que le recours serait déclaré irrecevable en l'absence de paiement. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La recourante n'ayant pas réagi, le Président de l'autorité cantonale a, par ordonnance du 23 mars 2016, invité l'intéressée à déposer un mémoire convenable et à verser une avance de frais de 900 fr. dans un délai péremptoire de cinq jours dès réception de cette décision (ch. 1), sous la commination de déclarer irrecevable le recours " <i>en cas de non-dépôt de mémoire de recours convenable</i> " et de classer le dossier " <i>en cas de non-paiement de l'avance de frais</i> " (ch. 2). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La recourante ne s'étant derechef pas exécutée, le Président de la cour cantonale, par " <i>ordonnance de classement</i> " du 13 avril 2016, n'est pas entré en matière sur le recours et l'a déclaré irrecevable (ch. 1), aux frais de la recourante (ch. 2). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Par acte mis à la poste le 23 mai 2016, la société en faillite exerce un recours en matière civile et un recours constitutionnel subsidiaire; sur le fond, elle demande au Tribunal fédéral d'" <i>annuler ou réformer l'ordonnance de classement rendue le 13 avril 2016 par l'autorité de recours en matière civile</i> "; elle sollicite le bénéfice de l'assistance judiciaire. Des observations sur le fond n'ont pas été requises. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ordonnance du 8 juin 2016, le Président de la IIe Cour de droit civil a attribué l'effet suspensif au recours, en ce sens que le prononcé de la faillite demeure en force, mais qu'aucun acte d'exécution ne doit être accompli, les éventuelles mesures conservatoires déjà prises restant en vigueur. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Par courrier du 6 septembre 2016, l'Office des faillites du canton de Neuchâtel a transmis à la Cour de céans une décision de l'Autorité supérieure de surveillance en matière de poursuites et faillites du canton de Neuchâtel du 1er septembre 2016, qui déclare nul le commandement de payer et annule la commination de faillite notifiés irrégulièrement à la recourante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le recours a été déposé en temps utile (<span class="artref">art. 100 al. 1 LTF</span>) à l'encontre d'une décision finale (<span class="artref">art. 90 LTF</span>) rendue en matière de faillite (<span class="artref">art. 72 al. 2 let. a LTF</span>) par une autorité cantonale de dernière instance ayant statué sur recours (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/75/2" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/75/1" type="start"></artref>art. 75 al. 1 et 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/75/2" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/2" type="end"></artref>). Il est ouvert sans égard à la valeur litigieuse (<span class="artref">art. 74 al. 2 let</span>. d LTF). La recourante, qui a succombé devant l'autorité précédente et possède un intérêt digne de protection à l'annulation ( <i>cf</i>. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=2&amp;from_date=25.08.2016&amp;to_date=13.09.2016&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F138-III-46%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page46">ATF 138 III 46</a> consid. 1.2) de l'ordonnance entreprise, a qualité pour recourir (<span class="artref">art. 76 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le recours en matière civile étant recevable, le recours constitutionnel subsidiaire ne l'est pas (<span class="artref">art. 113 LTF</span>). En tant que de besoin, les griefs d'ordre constitutionnel soulevés par la recourante seront examinés dans le recours en matière civile, étant rappelé qu'ils relèvent de la violation du droit au sens de l'<span class="artref">art. 95 let. a LTF</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=2&amp;from_date=25.08.2016&amp;to_date=13.09.2016&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-III-379%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page379">ATF 134 III 379</a> consid. 1.2 et la jurisprudence citée). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">En l'espèce, le Président de la juridiction précédente a constaté que la recourante n'avait pas déféré à l'invitation du 9 février 2016, ni déposé de mémoire de recours convenable ou effectué d'avance de frais dans le délai péremptoire qui lui avait été fixé par l'ordonnance du 23 mars 2016 ( <i>cf</i>. <i>supra</i>, consid. 1). Partant, il a déclaré irrecevable le recours en vertu de l'<span class="artref">art. 101 al. 3 CPC</span>, à teneur duquel, si les avances ou les sûretés ne sont pas fournies à l'échéance d'un délai supplémentaire, le tribunal n'entre pas en matière sur la demande ou la requête. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.1.</b> Le recours cantonal ayant été écarté faute de paiement de l'avance de frais, il n'y a pas lieu de rechercher si le juge de la faillite était tenu d'ajourner son prononcé, conformément à l'<span class="artref">art. 173 al. 1 LP</span>, en raison de la plainte déposée à l'encontre de la commination de faillite ( <i>cf</i>. sur ce point: arrêt 5A_805/2012 du 11 février 2013 consid. 5). C'est une question qu'il appartiendra, le cas échéant, à la juridiction précédente de résoudre (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=2&amp;from_date=25.08.2016&amp;to_date=13.09.2016&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F138-III-46%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page46">ATF 138 III 46</a> consid. 1.2). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.2.</b> L'allégation d'après laquelle " <i>aucun courrier recommandé de l'autorité de recours en matière civile daté du 9 février 2016 n'est parvenu à la recourante</i> " n'est pas vraisemblable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Certes, il ressort du dossier que, dans le cadre du " <i>séquestre du courrier</i> " qu'il avait ordonné, l'Office des faillites a reçu la lettre du 9 février 2016; il l'a toutefois transmise le 16 février suivant " <i>en LSI à l'adresse privée du gérant, M. X.________ à U.________</i> "; l'opération est confirmée par le suivi des envois de La Poste Suisse, qui révèle que ce pli a été distribué au guichet le lundi 22 février 2016 à 11h45. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Pour le surplus, la recourante ne prétend pas qu'elle n'aurait pas reçu l'ordonnance du 23 mars 2016 ( <i>cf</i>. <i>supra</i>, consid. 1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.3.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.3.1.</b> La recourante reproche au Président de la cour cantonale d'avoir " <i>astucieusement déjoué la conclusion par laquelle</i> [elle avait demandé] <i>l'assistance judiciaire</i> ". Dans son courrier du 9 février 2016 ( <i>cf</i>. <i>supra</i>, consid. 5.2), le juge cantonal avait en réalité expressément informé le gérant-administrateur de la recourante que " <i>l'assistance judiciaire n'est en principe pas accordée aux personnes morales comme les Sàrl</i> "; or, l'intéressée ne contredit pas ce principe (<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>; <i>cf</i>. sur cette question, parmi d'autres: HUBER, <i>in</i> : Schweizerische ZPO, Kommentar, 2e éd., 2016, vol. I, n° 8 ad <span class="artref">art. 117 CPC</span>, avec les références) et, dès lors, ne démontre pas en quoi la perception d'une avance de frais serait contraire au droit. Certes, la jurisprudence réserve l'hypothèse où les personnes physiques " <i>qui en sont les ayants droit économiques</i> " - en particulier ses organes (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=2&amp;from_date=25.08.2016&amp;to_date=13.09.2016&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F131-II-306%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page306">ATF 131 II 306</a> consid. 5.2.2) - sont également démunies (arrêt 1B_522/2011 du 23 novembre 2011 consid. 2.1 et les arrêts cités), mais il ne ressort pas du dossier que l'associé-gérant de la recourante aurait dûment allégué et établi une telle situation devant le magistrat précédent. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.3.2.</b> Selon l'art. 13 du décret neuchâtelois du 6 novembre 2012 fixant le tarif des frais, des émoluments de chancellerie et des dépens en matière civile, pénale et administrative (TFrais), dans les affaires soumises - comme ici (<span class="artref">art. 251 let. a CPC</span>) - à la procédure sommaire, l'émolument forfaitaire de décision est fixé entre 200 et 10'000 fr. En fixant l'avance de frais à 900 fr., le juge précédent n'a donc nullement abusé de la marge d'appréciation qui lui est conférée dans ce domaine (art. 6 al. 1 TFrais). La recourante soutient que les frais eussent dû lui être " <i>remis</i> " en vertu de l'art. 9 al. 1 TFrais, mais sans autre argument que les " <i>circonstances tellement particulières</i> " de l'espèce; dépourvu de motivation suffisante, le grief est irrecevable (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.4.</b> Enfin, quoi qu'en dise la recourante, l'autorité ne viole pas l'<span class="artref">art. 29 al. 1 Cst.</span> si elle déclare irrecevable un recours à défaut de versement de l'avance de frais (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=2&amp;from_date=25.08.2016&amp;to_date=13.09.2016&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-V-402%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page402">ATF 133 V 402</a> consid. 3.3; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=2&amp;from_date=25.08.2016&amp;to_date=13.09.2016&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F104-IA-105%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page105">104 Ia 105</a> consid. 5 et la jurisprudence citée). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.5.</b> Vu ce qui précède, il devient superflu d'examiner si les termes du recours cantonal étaient inconvenants au sens de l'<span class="artref">art. 132 al. 2 CPC</span>, à savoir " <i>injurieux envers les autorités neuchâteloises en général et le pouvoir judiciaire en particulier</i> ", d'autant que ledit recours n'a pas été déclaré irrecevable pour ce motif, mais en raison du non-versement de l'avance de frais ( <i>cf</i>. <i>supra</i>, consid. 5). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">Compte tenu de l'objet de la décision déférée, le recours apparaît mal fondé, sans qu'il faille examiner plus avant les effets de l'annulation de la commination de faillite ( <i>cf</i>. <i>supra</i>, consid. 3). Il suffit de relever que, lorsque celle-ci est annulée postérieurement à la déclaration de faillite, l'office doit refuser d'exécuter le jugement de faillite (arrêt 5P.266/2003 du 20 octobre 2003 consid. 3.3, avec les citations). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.</b> </div> <div class="para">En définitive, le recours constitutionnel subsidiaire est irrecevable et le recours en matière civile rejeté dans la mesure de sa recevabilité. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Les conclusions de la recourante étaient d'emblée dénuées de chances de succès, ce qui entraîne le rejet de sa requête d'assistance judiciaire (<span class="artref">art. 64 al. 1 LTF</span>) et sa condamnation aux frais de la procédure fédérale (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>); cela étant, il n'y a pas lieu d'examiner si elle aurait pu - en tant que personne morale - bénéficier d'un tel avantage ( <i>cf</i>. à ce sujet: <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=2&amp;from_date=25.08.2016&amp;to_date=13.09.2016&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F131-II-306%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page306">ATF 131 II 306</a> consid. 5.2.2; CORBOZ, <i>in</i> : Commentaire de la LTF, 2e éd., 2014, n° 9 <i>in</i> <i>fine</i> ad <span class="artref">art. 64 LTF</span>). L'intimée ne peut prétendre à des dépens: elle a succombé dans ses conclusions sur la requête d'effet suspensif (<span class="artref">art. 68 al. 1 LTF</span>) et s'est déterminée sur le fond sans y avoir été invitée (<span class="artref">art. 66 al. 3 LTF</span>, applicable par renvoi de l'<span class="artref">art. 68 al. 4 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.1.</b> Le recours constitutionnel subsidiaire est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.2.</b> Le recours en matière civile est rejeté dans la mesure où il est recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La requête d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 2'000 fr., sont mis à la charge de la recourante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Il n'est pas alloué de dépens à l'intimée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties, à l'Autorité de recours en matière civile du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel, à l'Office des faillites du canton de Neuchâtel, aux Offices du Registre foncier et du Registre du commerce du canton de Neuchâtel. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 13 septembre 2016 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : von Werdt </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Braconi </div> </div></body></html>