An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 5. Juni 2019
Embargo: 5. Juni 2019, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 21. Mai 2019 (6B_237/2019)
Mordfälle Rupperswil: Keine ambulante Therapie für Täter
Gegen den Täter des Vierfachmordes von Rupperswil/AG kann die von ihm beantragte vollzugsbegleitende ambulante therapeutische Massnahme nicht angeordnet
werden, weil mit der unangefochten gebliebenen Verwahrung von seiner langfristigen Untherapierbarkeit auszugehen ist. Das Bundesgericht weist seine Beschwerde
gegen den Entscheid des Aargauer Obergerichts ab.
Der Mann hatte 2015 in Rupperswil im Kanton Aargau vier Personen getötet und in
diesem Zusammenhang andere schwere Straftaten begangen. Das Bezirksgericht
Lenzburg sprach ihn 2018 des mehrfachen Mordes sowie weiterer Delikte schuldig und
verurteilte ihn zu einer lebenslänglichen Freiheitsstrafe. Gleichzeitig ordnete es die
ordentliche Verwahrung  sowie eine vollzugsbegleitende ambulante therapeutische
Massnahme zur Behandlung der psychischen Störungen des Betroffenen an. In teilweiser Gutheissung der Anschlussberufung der Staatsanwaltschaft hob das Obergericht
des Kantons Aargau die vollzugsbegleitende ambulante Massnahme auf. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerde des Mannes ab, mit der er einzig den Verzicht
auf die vollzugsbegleitende ambulante therapeutische Massnahme rügte. Die Anordnung einer therapeutischen Massnahme erfordert eine hinreichende Wahrscheinlichkeit,
dass innerhalb von fünf Jahren eine wesentliche Verbesserung des für die Delikte
relevanten schweren psychischen Störungsbildes bewirkt werden kann. Gegen den
Betroffenen wurde eine lebenslange Freiheitsstrafe kombiniert mit einer ordentlichen
Verwahrung ausgesprochen. Die Anordnung einer Verwahrung setzt die Unbehandelbarkeit beziehungsweise eine langfristige Nichttherapierbarkeit des psychisch gestörten
Täters voraus. Die Verwahrung bildet nicht Gegenstand des vorliegenden Verfahrens.
Die für die Verwahrung vorausgesetzte Unbehandelbarkeit und die Aussichtslosigkeit
einer therapeutischen Massnahme stehen somit fest, weshalb die Eingangsbedingungen
für eine vollzugsbegleitende ambulante therapeutische Massnahme nicht erfüllt sind. Mit
deren Verweigerung ist das Obergericht im Übrigen auch nicht von den Gutachten der
beiden Sachverständigen abgewichen. Diese haben vor Obergericht bestätigt, dass
innerhalb der nächsten fünf bis zehn Jahre keine deutliche Verbesserung der Rückfallgefahr zu erreichen sei. Dass von der Anordnung einer therapeutischen Massnahme
abgesehen wird, bedeutet nicht, dass der Betroffene nicht die nötige Unterstützung
erhalten könnte. Die Vorinstanz hat auf die im Rahmen des Strafvollzugs angebotenen
Möglichkeiten verwiesen, namentlich auf die freiwillige psychiatrische Versorgung. Es
wird zudem von Gesetzes wegen regelmässig zu prüfen sein, ob die Voraussetzungen
für einen Übertritt in eine stationäre therapeutische Behandlung erfüllt sind. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 5 juin 2019
Embargo : 5 juin 2019, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 21 mai 2019 (6B_237/2019)
Assassinats de Rupperswil  : pas de thérapie ambulatoire pour 
l'auteur
La mesure thérapeutique ambulatoire requise par l'auteur des quatre assassinats de
Rupperswil/AG ne peut pas être ordonnée car son internement, qui n'a fait l'objet
d'aucun recours, suppose sa non-amendabilité à long terme. Le Tribunal fédéral
rejette son recours contre la décision de la Cour suprême argovienne. 
En 2015, l'homme avait tué quatre personnes à Rupperswil, dans le canton d'Argovie, et
avait commis d'autres infractions graves dans ce contexte. En 2018, le Tribunal de
district de Lenzburg l'a reconnu coupable de multiples assassinats ainsi que d'autres
infractions et l'a condamné à une peine privative de liberté à vie. Il a également ordonné
un internement ordinaire ainsi qu'une mesure thérapeutique ambulatoire pour le
traitement des troubles psychiques de l'intéressé. La Cour suprême du canton d'Argovie
a partiellement admis l'appel du Ministère public et levé la mesure ambulatoire.
Le Tribunal fédéral rejette le recours de l'homme, qui portait uniquement sur le refus
d'une mesure thérapeutique ambulatoire. Le prononcé d'une mesure thérapeutique
exige qu'il soit suffisamment vraisemblable qu'elle entraîne, dans un délai de cinq ans,
une amélioration concrète des graves troubles psychiques liés à la commission des
infractions. Dans le cas de l'intéressé, une peine privative de liberté à vie combinée
avec un internement ordinaire ont été ordonnés. Le prononcé d'un internement suppose
que l'auteur soit non-amendable, plus particulièrement que ses troubles psychiques ne
soient pas accessibles aux soins sur le long terme. L'internement n'est pas l'objet de la
présente procédure. La non-amendabilité exigée pour l'internement et l'absence de
perspective d'amélioration résultant d'une mesure thérapeutique établissent ainsi que
les conditions d'une mesure thérapeutique ambulatoire ne sont pas remplies. Au
demeurant, la Cour suprême ne s'est pas non plus écartée des rapports des deux
experts en prononçant ce refus. Ceux-ci ont confirmé devant la Cour suprême
qu'aucune amélioration sensible de la dangerosité ne pourrait être atteinte dans un délai
de cinq à dix ans. Le fait qu'aucune mesure thérapeutique n'ait été ordonnée ne signifie
pas que l'intéressé ne pourrait pas obtenir le soutien nécessaire. L'autorité précédente a
renvoyé aux possibilités proposées dans le cadre de l'exécution de la peine, notamment
aux soins psychiatriques volontaires. Il doit en outre être examiné régulièrement,
conformément à la loi, si les conditions d'un passage à un traitement thérapeutique
institutionnel sont remplies.