<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2024-04-23-6F_32-2023.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6F_32/2023</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 23 avril 2024</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Ire Cour de droit pénal</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. et Mme les Juges fédéraux </div> <div class="para">Denys, Juge présidant, van de Graaf et von Felten. </div> <div class="para">Greffier : M. Dyens. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">1. A.A.________, </div> <div class="para">2. B.A.________, </div> <div class="para">requérants, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Staatsanwaltschaft Winterthur/Unterland, </div> <div class="para">Hermann-Götz-Strasse 24, Postfach, 8401 Winterthur, </div> <div class="para">intimée, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Obergericht des Kantons Zürich, III. Strafkammer, Hirschengraben 13/15, Postfach 2401, 8021 Zürich. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Demande de révision de l'arrêt </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse du 20 juin 2023 </div> <div class="para">(6B_554/2022 [Décision UE220065-O/U/GRO]). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para">Par arrêt du 20 juin 2023 (6B_554/2022), le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours en matière pénale formé par B.A.________ et A.A.________, censément représentés par C.A.________, contre la décision de l'Obergericht du canton de Zürich, III. Strafkammer, du 21 mars 2022. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para">Prétendant agir en son nom et au nom des prénommés, C.A.________ forme une demande de révision à l'encontre de l'arrêt précité. Il sollicite en outre le bénéfice de l'assistance judiciaire. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">La question de savoir si les demandeurs en révision sont valablement représentés devant le Tribunal fédéral (cf. <span class="artref">art. 40 LTF</span>) souffre de rester indécise, compte tenu de ce qui suit. </div> <div class="para">Compte tenu de ce qui suit également, il en va de même de la question de savoir si la demande a été formée en temps utile. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La révision des arrêts du Tribunal fédéral ne peut être requise que pour l'un des motifs énoncés de manière exhaustive aux art. 121 à 123 LTF (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=15&amp;from_date=10.04.2024&amp;to_date=29.04.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F147-III-238%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page238">ATF 147 III 238</a> consid. 1.1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.1.</b> Conformément à l'<span class="artref">art. 121 LTF</span>, la révision d'un arrêt du Tribunal fédéral peut être demandée si les dispositions concernant la composition du tribunal ou la récusation n'ont pas été observées (let. a), si le tribunal a accordé à une partie soit plus ou, sans que la loi ne le permette, autre chose que ce qu'elle a demandé, soit moins que ce que la partie adverse a reconnu devoir (let. b), si le tribunal n'a pas statué sur certaines conclusions (let. c) ou si, par inadvertance, le tribunal n'a pas pris en considération des faits pertinents qui ressortent du dossier (let. d). </div> <div class="para">Dans le premier cas visé par l'<span class="artref">art. 121 LTF</span> (let. a), la demande de révision doit être déposée devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la découverte du motif de récusation (<span class="artref">art. 124 al. 1 let. a LTF</span>), dans les autres cas visés par l'<span class="artref">art. 121 LTF</span> (let. b à d), dans les 30 jours qui suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt (<span class="artref">art. 124 al. 1 let. b LTF</span>; cf. arrêts 6F_38/2023 du 6 novembre 2023; consid. 1; 6F_14/2023 du 28 juin 2023 consid. 1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.2.</b> À teneur de l'<span class="artref">art. 123 LTF</span>, la révision peut être demandée lorsqu'une procédure pénale établit que l'arrêt a été influencé au préjudice du requérant par un crime ou un délit, même si aucune condamnation n'est intervenue. Si l'action pénale n'est pas possible, la preuve peut être administrée d'une autre manière (al. 1). L'<span class="artref">art. 123 al. 2 let. b LTF</span> prévoit en outre que la révision peut être demandée, dans les affaires pénales, si les conditions fixées à l'art. 410 al. 1, let. a et b, et 2 CPP sont remplies (al. 2 let. b). L'<span class="artref">art. 410 al. 1 CPP</span> permet une demande de révision s'il existe des faits ou des moyens de preuves qui étaient inconnus de l'autorité inférieure et qui sont de nature à motiver l'acquittement ou une condamnation sensiblement moins sévère ou plus sévère du condamné ou encore de la personne acquittée (let. a), si la décision est en contradiction flagrante avec une décision pénale rendue postérieurement sur les mêmes faits (let. b) ou s'il est établi dans une autre procédure pénale que le résultat de la procédure a été influencé par une infraction, une condamnation n'étant pas exigée comme preuve; si la procédure pénale ne peut être exécutée, la preuve peut être apportée d'une autre manière (let. c). </div> <div class="para">Lorsque les motifs de révision sont fondés sur l'<span class="artref">art. 123 LTF</span>, la demande de révision doit être déposée dans les 90 jours qui suivent la découverte du motif de révision, mais au plus tôt cependant dès la notification de l'expédition complète de l'arrêt ou dès la clôture de la procédure pénale (<span class="artref">art. 124 al. 1 let</span>. d LTF; cf. arrêt 6F_42/2023 du 29 novembre 2023 consid. 1.2.1). Ces délais ne peuvent pas être prolongés (<span class="artref">art. 47 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.3.</b> À teneur de l'<span class="artref">art. 42 LTF</span>, qui s'applique également en matière de révision (cf. parmi d'autres: arrêt 6F_42/2023 précité consid. 1.2.1 et les arrêts cités), la motivation d'une telle demande doit permettre de comprendre en quoi serait réalisé l'un des motifs de révision prévus par les <span class="artref">art. 121 ss LTF</span>. Il incombe ainsi au requérant de mentionner le motif de révision dont il se prévaut et d'expliquer en quoi ce motif serait réalisé, sous peine de voir sa demande déclarée irrecevable (cf. arrêt 6F_42/2023 du 29 précité consid. 1.2.1 et les arrêts cités). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">En l'espèce, les demandeurs en révision font référence aux art. 121 à 123 LTF. </div> <div class="para">Il sied d'emblée de préciser que l'<span class="artref">art. 122 LTF</span> n'entre manifestement pas en ligne de compte. </div> <div class="para">En outre, autant qu'il y est fait mention à l'<span class="artref">art. 121 al. 1 let</span>. d LTF, la demande de révision n'est pas motivée à satisfaction de droit et l'on ne discerne pas en quoi le motif en question, compte tenu de la teneur de l'arrêt objet de la demande de révision et de ses motifs, serait susceptible d'entrer en ligne de compte. De même, s'agissant de l'invocation de l'<span class="artref">art. 123 LTF</span>, la demande n'est pas motivée à satisfaction de droit pour permettre d'en comprendre les tenants et aboutissants et de considérer la réalisation d'un motif de révision sous cet angle. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Au vu de ce qui précède, la demande de révision doit être déclarée irrecevable, faute de satisfaire aux exigences de motivation (cf. <span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>). Il peut exceptionnellement être statué sans frais (cf. art. 65 al. 2 et 66 al. 1 LTF), ce qui rend sans objet la demande d'assistance judiciaire. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b> Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">La demande de révision est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Il n'est pas perçu de frais judiciaires. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et à l'Obergericht des Kantons Zürich, III. Strafkammer. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 23 avril 2024 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit pénal </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Juge présidant : Denys </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Dyens </div> </div></body></html>