<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="WordSection1"> <p align="center" class="MsoHeader"><b><u><span lang="IT">C O N S I D E R A N T</span></u></b></p> <p class="MsoNormal"><span> </span><span>Qu’il résulte de l’autorisation de procéder du 25 juillet 2022 délivrée aux parties (demandeur et demanderesse reconventionnelle), sous la rubrique « <i>Frais de la procédure</i> », la mention « <i>CHF 1'300 (pourront être mis à la charge de la partie défenderesse, peu importe l’issue de la cause, dès lors qu’elle a fait défaut à l’audience de conciliation)</i> », </span></p> <p class="MsoNormal"><span> que le CPC ne prévoit pas de voie de recours contre l’autorisation de procéder selon l’article </span><a href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2010/262/fr#art_209"><span>209 CPC</span></a><span> (</span><a href="http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=140_III_227"><span>ATF 140 III 227</span></a><span> cons. 3.1 ; </span><a href="http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=139_III_273"><span>139 III 273</span></a><span> cons. 2.3), </span></p> <p class="MsoNormal"><span> que la recourante mentionne toutefois expressément l’article </span><a href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2010/262/fr#art_110"><span>110 CPC</span></a><span>, laissant entendre qu’elle entend contester la répartition des frais de la procédure de conciliation, </span></p> <p class="MsoNormal"><span> que l’autorité de conciliation a arrêté les frais de la procédure menée devant elle, </span></p> <p class="MsoNormal"><span> qu’elle ne pouvait toutefois prendre qu’une décision provisoire à ce sujet, la condamnation aux frais de l’autorité de conciliation dépendant de l’éventuel dépôt d’une demande au fond et, le cas échéant, de l’issue de la cause (art. </span><a href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2010/262/fr#art_207"><span>207 al. 2 CPC </span></a><span>; arrêt du TF du </span><a href="http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=12.11.2013_4D_68/2013"><span>12.11.2013 [4D_68/2013]</span></a><span> cons. 3 ; <b>Trezzini</b>, in Commentario pratico al Codice di diritto processuale civile svizzero, 2<sup>e</sup> éd., Vol. 2, n. 4 ad art. 207 et les auteurs cités),</span></p> <p class="MsoNormal"><span> qu’en ce sens, l’autorité de conciliation n’a fait qu’indiquer que les 1'300 francs « <i>pourront être mis à la charge de la partie défenderesse</i> » et que, à la lumière des considérations qui précèdent, cette formulation doit être comprise comme exprimant une hypothèse au futur, </span></p> <p class="MsoNormal"><span> qu’actuellement la recourante ne dispose d’aucun intérêt à recourir sur la question des frais (cf. art. </span><a href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2010/262/fr#art_59"><span>59 al. 2 let. a CPC</span></a><span>), </span></p> <p class="MsoNormal"><span> qu’elle pourra le faire au terme de la procédure relative au fond ou, si celle-ci n’est pas déposée, une fois échu le délai de trois mois prévu à l’article </span><a href="https://www.fedlex.admin.ch/eli/cc/2010/262/fr#art_209"><span>209 al. 3 CPC</span></a><span> (<b>Aeschlimann-Disler/Heinzmann</b>, in PC CPC, 2021, n. 8 ad art. 207 ; cf. <b>Honegger</b>, in Kommentar zur Schweizerischen Zivilprozessordnung, 3<sup>e</sup> éd. 2016, n. 6 ad art. 207 ; <b>Trezzini</b>, op. cit., n. 5 ad art. 207 ; rapport explicatif accompagnant l’avant-projet de la commission d’experts, juin 2003, ad art. 203 p. 100, disponible sur le site www.bj.admin.ch ; cf. aussi arrêt du TF du </span><a href="http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=18.07.2017_5A_241/2017"><span>18.07.2017 [5A_241/2017]</span></a><span>), étant précisé que le délai de trois mois est suspendu pendant les féries (art. 145 CPC ; </span><a href="http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=138_III_615"><span>ATF 138 III 615</span></a><span> cons. 2). </span></p> <p class="MsoNormal"><span> qu’à ce stade, le recours n’est pas ouvert et que c’est dès lors en vain que la recourante soutient qu’elle a un intérêt digne de protection à attaquer immédiatement la décision attaquée, qu’elle qualifie d’illégale (en tant que celle-ci prévoit que la défenderesse devra s’acquitter des frais), </span></p> <p class="MsoNormal"><span> que, contrairement à ce que pense la recourante, aucune incertitude ne résulte du fait qu’il n’est pas mentionné, dans la décision attaquée, quand elle devra s’acquitter des frais qui y sont fixés, </span></p> <p class="MsoNormal"><span> qu’en effet, l’indication donnée par la première juge sous la rubrique « <i>Frais de la procédure</i> », interprétée correctement, ne peut avoir qu’une seule signification (cf. <i>supra</i>), </span></p> <p class="MsoNormal"><span> qu’au demeurant, l’affirmation – qui, en tant qu’elle intervient seulement au stade de la réplique spontanée, est d’ailleurs tardive – selon laquelle la recourante « <i>pourrait subir un préjudice difficilement réparable</i> » n’est pas recevable, à défaut de motivation suffisante (</span><a href="http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=134_III_426"><span>ATF 134 III 426 </span></a><span>cons. 1.2 ; </span><a href="http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=133_III_629"><span>133 III 629</span></a><span> cons. 2.3.1 ; <b>Jeandin</b>, in CR CPP, 2<sup>e</sup> éd. 2019, n. 22a ad art. 319) ; </span><span>de manière générale sur l’exigence de motivation, cf. </span><b><span>Jeandin</span></b><span>, op. cit., n. 3 ad art. 311 ; <b>Hurni</b>, Zum Rechtsmittelgegenstand im Schweizerischen Zivilprozessrecht, 2018, n. 551 p. 165 et n. 529 p. 159), </span></p> <p class="MsoNormal"><span> qu’à ce stade, le recours est dès lors irrecevable, </span></p> <p class="MsoNormal"><span> que, la cause étant tranchée, la requête de la recourante visant à ce que l’effet suspensif soit accordé à son recours se révèle sans objet, </span></p> <p class="MsoNormal"><span> que les frais de la procédure de recours sont mis à la charge de la recourante, qui succombe (art. 106 al. 1 CPC), </span></p> <p class="MsoNormal"><span> qu’il y a lieu d’allouer des dépens à l’intimé, </span></p> <p class="MsoNormal"><span> que le montant sollicité par celui-ci, à savoir 852.97 francs, frais et TVA compris, correspond à 2h40 de travail, qu’il convient d’en retrancher 10 minutes (soit deux courriels de 5 min. représentant du travail de secrétariat compris dans le tarif horaire rémunérant l’avocat), que, pour 2h30 d’activités, le montant des dépens se monte à 799.65 francs (675 francs + 67.50 francs [10%/frais] + 57.15 francs [7,7%/TVA]),</span></p> <p align="center" class="MsoHeader"><b><u>Par ces motifs</u>,<u><br/> </u></b><b><u><span lang="FR">L'AUTORITé DE RECOURS EN MATIERE CIVILE</span></u></b></p> <p class="MsoListParagraph"><span>1.<span> </span></span><span>Déclare le recours irrecevable. </span></p> <p class="MsoListParagraph"><span>2.<span> </span></span><span>Arrête les frais de la procédure à 250 francs et les met à la charge de la recourante, qui avait avancé le montant de 450 francs. </span></p> <p class="MsoListParagraph"><span>3.<span> </span></span><span>Invité le greffe à rembourser le solde (soit 200 francs) à la recourante. </span></p> <p class="MsoListParagraph"><span>4.<span> </span></span><span>Condamne la recourante à verser à l’intimé un montant de 799.65 francs à titre de dépens.</span></p> <p class="MsoListParagraph"><span>5.<span> </span></span><span>Déclare sans objet la requête de la recourante visant l’octroi de l’effet suspensif au recours. </span></p> <p class="MsoHeader">Neuchâtel, le 31 août 2022 </p> </div></body></html>