JAAC61.34 Extrait de la décision sur recours de la Commission de recours DFEP du 2 octobre 1996 dans la cause E. contre Union suisse des fabricants, grossistes et détaillants en appareils acoustiques [Akustika], Hörmittelzentralenkonferenz [HFK] et Fondation centrale SRLS, ainsi qu’Office fédéral de l’industrie, des arts et métiers et du travail; 95/4K-040 Examen professionnel. Récusation. Art. 10 al. 1 let. d PA. Récusation des examinateurs. - Le seul fait qu’un examinateur soit également membre de la Commission d’examen ne signifie pas qu’il a d’emblée une opinion préconçue (consid. 4.2). - Divergences entre les versions française et allemande d’une disposition du règlement d’examen. Interprétation sous l’angle pratique. Il faut admettre la version allemande, à savoir que seuls les concurrents hostiles («verfeindete Konkurrenten») et non tous les concurrents d’un candidat - comme le prévoit la version francaise - doivent se récuser en tant qu’examinateurs (consid. 4.3). Berufsprüfung. Ausstand. Art. 10 Abs. 1 Bst. d VwVG. Ausstandspflicht der Examinatoren. - Allein aus dem Umstand, dass ein Prüfungsexaminator gleichzeitig Mitglied der Prüfungskommission ist, kann nicht ohne weiteres auf dessen Befangenheit in der Sache geschlossen werden (E. 4.2). 1- Unterschiede zwischen der französischen und der deutschen Version einer Bestimmung des Prüfungsreglementes. Auslegung unter dem Gesichtspunkt der Praktikabilität. Es ist der deutschen Version der Vorzug zu geben, da diese lediglich für verfeindete Konkurrenten und nicht - wie die französische Version - für alle Konkurrenten des Prüfungskandidaten die Ausstandspflicht als Prüfungsexperte vorsieht (E. 4.3). Esame professionale. Ricusazione. Art. 10 cpv. 1 lett. d PA. Ricusazione degli esaminatori. - Il semplice fatto che un esaminatore faccia contemporaneamente parte della commissione esaminatrice non basta a far concludere senz’altro alla sua prevenzione (consid. 4.2). - Divergenze fra le versioni francese e tedesca di una disposizione del regolamento d’esame. Interpretazione da un punto di vista pratico. Prevalenza della versione tedesca, secondo cui devono ricusarsi, nella loro veste di esaminatori, non tutti i concorrenti di un esaminando - come nella versione francese - bensì unicamente i concorrenti ostili («verfeindete Konkurrenten») (consid. 4.3). Extrait des faits: E.s’estprésentéeauxexamensprofessionnelsd’audioprothésistesenautomne 1994. Pardécisiondu17novembre1994,laCommissiond’examendes audioprothésistes(ci-après: laCommissiond’examen)acommuniquéàE. qu’elleavaitéchouéàsonexamenenraisond’unenoteinsuffisanteàla branche«appareilsacoustiques»(3,7). Le16décembre1994,E.arecourucontreladécisiondelaCommission d’examenauprèsdel’Officefédéraldel’industrie,desartsetmétiersetdu travail(OFIAMT;ci-après: l’Officefédéral)qui,pardécisiondu18septembre 1995,arejetélerecours. IlatoutefoisinvitélaCommissiond’examenà établirunnouveaucertificatdesnotesenraisondurelèvementdelanote delabranche«appareilsacoustiques»de3,7à3,8,decelledelabranche «otoplastique»de4,5à5,0etdelamoyennegénéralede4,6à4,7. Le16octobre1995,E.défèreladécisiondel’Officefédéraldevantla CommissionderecoursDFEP.Larecourantecontestelanotationdel’examen écritdelabranche«appareilsacoustiques». Deplus,elleprétendqu’un membredelaCommissiond’examennepeutpasfonctionnercomme 2examinateursansêtreannoncécommetel. Elleindiqueégalementquesur lesvingt-septpersonnesprésentesàlaséancedeclôture,huitétaientses concurrentset,selonlerèglementd’examen,devaients’abstenirdevoter. Extrait des considérants: (...) 4. Larecouranteinvoqueuneviolationdesdispositionssurlarécusation contenuesdanslerèglementd’exécutiondu27juillet1989pourlesexamens professionnelsd’audioprothésistes(ci-après: lerèglementd’examen;art.13et 21). D’unepart,elleprétendquetouslesexaminateursnefiguraientpassur lalistepubliéeavantlesexamensetqu’ainsi,elleaétéempêchéed’exercer sondroitderécuser. D’autrepart,ellefaitvaloirquecertainsexaminateurs étaientsesconcurrentset,partant,nepouvaientnifonctionnercommetelsni voterlorsdel’attributiondéfinitivedesnotesàlaséancedeclôture. Cesgriefs, quionttraitaudéroulementdel’examen,doiventêtreexaminésavecpleine cognitionparlacommissiondecéans. 4.1. Selonlerèglementd’examen,lalistedesexaminateursestpubliéevingtet unjoursavantledébutdesexamens(art.13ch.2). Uneobjectionéventuelle ausujetdesexaminateursdoitêtreadresséeauprésidentdelaCommission d’examenauplustardquatorzejoursavantledébutdesexamens(art.13 ch.3). Lesdifférentsexamensdoiventêtrejugéspardeuxexaminateursau moins(art.15ch.1). S’agissantdesexamensoraux,larecouranteareçuunelistecomplètedes examinateurs. Enrevanche,teln’étaitpaslecaspourlesexamensécrits puisquelalisteenquestionnementionnaitlenomqued’unseulexaminateur parbranche. Cefaisant,laCommissiond’examennes’estpasconforméeà l’art.13ch.2durèglementd’examen. Larecourantesoutientquelesdixpersonnessuivantesdevaientserécuser: MmesA,B,CetD,MM.E,F,G,H,IetJ.Or,parmicespersonnes,cinqfiguraient surleslistespubliéesetenvoyéesàlarecouranteavantlesexamens: (...). Forceestdoncdeconstaterquelarecouranteavaitlapossibilitédeprésenter unedemandederécusationàl’endroitdecescinqpersonnesavantledébut desexamens. L’art.13ch.3durèglementd’examenprévoitqu’uneobjectionéventuelle ausujetdesexaminateursdoitêtreadresséeauprésidentdelaCommission d’examenauplustard14joursavantledébutdesexamens,parécrit,avec indicationdesmotifs. Parcourrierdu20octobre1994,lesecrétariatde laCommissiond’examenatransmisauxcandidatsdiversdocuments,en particulierleslistesdesexaminateurs;danscettelettre,ilétaitclairement faitréférenceàladispositionprémentionnéeetilétaitindiquéqueles demandesderécusationdevaientêtredéposéesauprèsde(...). Orellen’a présentéaucunedemandederécusationàl’encontredescinqpersonnes prémentionnéesavantquenedébutentlesépreuves. Selonlajurisprudence, silademandederécusationn’estpasprésentéeàtemps(enl’occurrencele règlementd’examenprévoitundélairaisonnablede14jours),ledroitàla 3récusationestpérimé( ATF121I225 consid.3etréférences). Ilsuitdelàquela recourantenepeutplusfairevaloirdesmotifsderécusationàl’égarddescinq personnesprécitées. Ilressortenrevanchedespiècesdudossierquelarecouranten’apaspu exercer,avantledébutdesépreuves,sondroitàlarécusationàl’encontrede MmesA,BetCetMM.EetJ.Parconséquent,ilyalieud’examiners’ilexiste, commeelleleprétend,unmotifderécusationàleurendroit. 4.2. EncequiconcerneMmesAetBetM.E,larecourantefaitvaloirqueces personnes,entantquemembresdelaCommissiond’examen,nepouvaient pasêtredésignéesenmêmetempscommeexaminateurs. Lerèglementd’examenn’interditpasuntelcumul. Enoutre,onnevoitpas pourquelleraisonlesexaminateursconcernésmanqueraientd’objectivité dansl’appréciationdesexamensduseulfaitqu’ilssontmembresdela Commissiond’examen. Danscecontexte,ilsieddereleverqueselonla jurisprudence,lefaitqu’uncandidat,ayantéchouéàunexamen,soitinterrogé unesecondefoisparlesmêmesexpertsnesignifiepasqu’ilyad’emblée une«opinionpréconçue»ausensdel’art.10al.1let.ddelaloifédérale du20décembre1968surlaprocédureadministrative(PA,RS172.021;cf. JAAC42.65). Audemeurant,lestravauxécritsrendusparlarecourantene mentionnaientpassonnommaiscontenaientuncodedontl’identificationest restéeinconnueauxexaminateursjusqu’àlaséancedesnotes,ycomprisà M.E,pourtantprésidentdelaCommissiond’examen. 4.3. LarecouranteprétendqueMmesAetCetM.Jétaientsesconcurrentset, àcetitre,devaientd’officeserécuser. Selonl’art.21ch.2durèglementd’examen,lesprochesparents,les employeursactuels,lesassociéscommerciauxainsiqueles concurrents d’un candidatnepeuventpasfonctionnercommeexpertsauxexamensetdoivent s’abstenirdevoterpourl’attributionoulerefusducertificat. Cependant, lesversionsfrançaiseetallemandedecettedispositionneconcordentpas encesensqueletexteallemandrecourtàl’expression-plusrestrictive-de «verfeindeteKonkurrenten»(concurrentshostiles). Poursapart,larecourante soutientqu’ilyalieudes’enteniràlaversionfrançaise. Le«règlementd’exécutionpourlesexamensprofessionnels d’audioprothésistes»aétéapprouvédanslesdeuxlanguesparleDFEP. Conformémentàladoctrineetàlajurisprudence,lorsquelestextes divergent,lejugedoitrechercherquelestletexte«juste»;c’estdirequ’il yalieud’interpréterletexteréglementaire(cf . Henri Deschenaux, Letitre préliminaireducodecivil,Traitédedroitcivilsuisse,tomeII1,Fribourg1969, p.72etréférences; André Grisel, Traitédedroitadministratif,vol.I,Neuchâtel 1984,p.126). Ainsi,ilconvientderechercherquelleestlavéritableportéedecettenorme, enladégageantdetouslesélémentsàconsidérer,soitnotammentdubutdela règle,desonespritainsiquedesvaleurssurlesquellesellerepose. Cependant, danslecasparticulier,onnepeutguèresefondersuruneinterprétation historique,fautededisposerdestravauxpréparatoires. Lesrèglessurlarécusationontpourbutdeprévenirtouteapparencede suspicionetd’évitertouteconfusiond’intérêts (Alfred Kölz / Isabelle Häner, VerwaltungsverfahrenundVerwaltungsrechtspflegedesBundes,Zurich 41993,p.74). Danscertainscas,lapartialitédujugeestprésuméeenraisonde circonstancesobjectives,parexemple,leliendeproximité(«judexinhabilis»: cf.Fritz Gygi, Bundesverwaltungsrechtspflege,Berne1983,p.55;cf. aussipar exemplel’art.10al.1let.aàcPA:danscescas,laloiprésumequ’ilyaopinion préconçueet,partant,déclareinhabileàrendreouàpréparerunedécisionla personnequiaunintérêtpersonneldansl’affaire[let. a]ouquiadesliensde parentéoud’alliance[let. b]ouencoredesrapportsdereprésentation[let. c] avecunepartie). Ilexisted’autrescirconstancesquilaissentàpenserquela personneappeléeàprendreouàpréparerunedécisionpourraitmanquer d’objectivité,parexempleparcequ’elleamanifestédanslaconduitede l’affaireunvéritablepartiprisouparcequ’ellesetrouveavecunepartiedans unrapportd’amitiéoud’hostilitéendehorsduprocès(«judexsuspectus»: cf. Gygi,op. cit.,p.56). Pourquel’impartialitéd’unepersonneappeléeà rendreouàpréparerunedécisionsoitsuspecte,ilnesuffitpasqu’ilexiste dansl’espritd’unepartieunsentimentdeméfiance,ilfautencorequece sentimentreposesurdesraisonsobjectives( ATF119V456 consid.5b,97 I91consid.2). Doctrineetjurisprudenceinsistentsurlanécessitéd’une justificationobjective (Jean-François Poudret, Commentairedelaloifédérale d’organisationjudiciaire,vol.I,Berne1990,ad. art.23,p.123etréférences). Lesimplerisquedepréventionsuffittoutefoiset,commel’inobjectivitéest unétatintérieur,lajurisprudencen’estpastropexigeantequantàlapreuve desonexistence( ATF105Ia157 consid.4b). Cependant,Poudret(op. cit., p.124etréférences)remarquequ’ilnefautpasadmettreuntelrisquetrop facilementafind’éviterdecompromettrelefonctionnementnormaldes instancesappeléesàrendredesdécisions( ATF105Ib126 consid.3). Ateneurdel’art.21ch.2durèglementd’examen,ilyaprésomptionde partialitédespersonnesappeléesàseprononcersurlesrésultatsd’un examenou/etsurl’attributionoulerefusducertificatlorsqu’ellessontles prochesparents,lesemployeursactuels,lesassociéscommerciauxoules concurrents d’uncandidat. Dansdetelscas,lejugeestfrappéd’inhabilité etpointn’estbesoindeprouverqu’enraisondecesliens,ilyarisquede préventionou,end’autrestermes,d’inobjectivité. Orsil’onadmettaitque l’art.21ch.2durèglementd’examenvisaittouslesconcurrents,comme lesoutientlarecourante,etpasseulementles concurrents hostiles, on risqueraitdecompromettregravementlefonctionnementnormaldes instancesspécialiséesappeléesàrendredesdécisionsdanscedomaine. En effet,commeleremarquentpertinemmentlesinstancesinférieures,dans unsecteurprofessionnelplutôtrestreintet,quiplusest,dansunerégion linguistiquelimitée,lesrapportsdeconcurrencedirectesontpratiquement inévitables. Celasignifieques’ilfallaitsystématiquementécarterducollège desexaminateurstouslesconcurrentspotentielsaudioprothésistesd’un candidat,ilseraitextrêmementdifficiled’organiserdesexamensdanscette profession. C’estdirequesil’ons’entientàlaversionfrançaise,onaboutit sousl’anglepratiqueàunrésultatinacceptable: l’interprétationsousl’angle pratiquedonnedonclapréférenceautexteallemand(dansl’ ATF100IV255 consid.1e,leTFnote: «Entscheidendist,dassbeiderGesetzesauslegung eineLösunganzustrebenist,dieist(BGE96I605E.4). Zumindestdarfdie LösungnichtinderPraxisvölligunannehmbarsein(BGE83IV128)»;cf. égalementGrisel,op. cit.,vol.I,p.138). Unetelleinterprétationn’estpas contraireàl’art.4Cst.: commelerelèveleTFàproposd’unecommission d’examenpourlebrevetd’avocat,l’exigence,découlantdel’art.4Cst.,d’une 5autoritéindépendanteetimpartialen’estpasvioléeparlefaitquedesavocats pratiquantsfonctionnentcommeexpertsàl’examendescandidatsaubarreau (ATF113Ia286 consid.3a: «DieblosseMöglichkeit,dasseinKandidat,derdie Prüfungbesteht,späterineinKonkurrenzverhältniszudenihnprüfenden Anwältentretenkönnte,führtnochnichtzueinerInteressenkollisionundlässt nichtgenerellaufeineBefangenheitschliessen»). 4.4. Ilappertdecequiprécèdequeseulslesconcurrentshostilespeuvent fairel’objetd’unerécusation. Despiècesverséesaudossierainsique desdéclarationsdelarecourante,ilressortqu’aucunedespersonnes prémentionnéesneremplitlesconditionsprévuesàl’art.21ch.2durèglement d’examen. Audemeurant,larecourantenefaitétatd’aucunindiceouélément concretquilaisseraitpenserqu’ils’agitenl’espècedeconcurrentshostiles. 5. Danssonmémoirederecoursdu16décembre1994déposéauprèsde l’Officefédéral,larecouranteanotammentfaitvaloirqu’uneerreurdecalcul avaitétécommiseencequiconcernelanotedelabranche«otoplastique» etqu’ilyavaitlieudeluiattribuerlanote5,0aulieude4,5,cequiavait pourconséquencedereleverlamoyennegénéralede4,6à4,7. Danssa prisedepositiondu10février1995,laCommissiond’examen,parson président,areconnusonerreuretaproposédereleverlanotedelabranche «otoplastique»de4,5à5,0;demême,danssadupliquedu29août1995,compte tenudesavisdivergentsdesspécialistessurcertainesréponseslitigieuses, laditecommission,toujoursparsonprésident,aproposéconcernantla branche«appareilsacoustiques»derehausserlanoteduquestionnaireà choixmultiplede3,0à3,5maisdemaintenirà4,0cellesdel’examenécrit etdel’examenoral,lanotedebranchepassantainside3,6à3,8. Dansla décisionattaquée,l’Officefédéralarejetélerecoursmaisatenucomptedes modificationsproposéesparlaCommissiond’examen,l’invitantà«établirun nouveaucertificatdesnotesaveclanote5,0danslabranche,lanote3,8dans labrancheetlamoyennegénérale4,7»(ch.1dudispositif). Conformémentàunejurisprudenceconstante,l’objetdulitigedansune décisionenmatièred’examenestladélivranceounondudiplômeaucandidat. Quantauxnotes,ellesconstituentlamotivationdeladécision [2]. Dèslors,la questionseposedesavoirsil’Officefédéralpouvaitmodifierdansledispositif desadécisionlesnotesattribuéesparlaCommissiond’examen. Toutefois, cettequestionpeutêtrelaisséeouvertedumomentquelerecoursdoitêtre admispourunautremotif. 6. Ilappartientàuncollège,composédesmembresdelaCommission d’examenetdesexaminateurs,dedéciderdel’octroiounonducertificat auxcandidats(art.21ch.1durèglementd’examen). 6.1. Dansunedécisiondu9mars1994,laCommissionderecoursDFEPa estiméque,lorsquedesexaminateursproposentdecorrigerdesnotesaprès quelecollègeaprissadécision-notammentdanslecadred’uneprocédure derecours-etqu’ilenrésulteunenouvellesituationdefaitimportante pourlecandidat,laCommissiond’examenesttenuederéunirànouveau l’ensembleducollègeafind’entendrelesexaminateursetdeprendreune nouvelledécision(REKO/EVD94/4K-003consid.3.3,in JAAC59.77). 6.2. Enl’espèce,larecourantecontestelanotedelabranche«appareils acoustiques»,laquelleestrépartieentroisnotesdeposition(examenécrit, examenoral,questionnaireàchoixmultiple). L’Officefédéralarelevéde3,0à 63,5lanotedepositionduquestionnaireàchoixmultiple,lanotedebranche passantde3,7à3,8(4,0+4,0+3,5=11,5). Ilaégalementrehaussélanotedela branche«otoplastique»de4,5à5,0. Cesdeuxmodificationsontentraînéune augmentationdelamoyennegénéralede4,6à4,7. Forceestdeconstaterquelasituationdelarecourantes’estsensiblement modifiée. Unrelèvementde0,5pointd’uneseulenotedepositiondela branchecontestée(appareilsacoustiques)suffiraiteneffetpourquela recouranteobtienne4,0àcettebrancheet,partant,reçoivelecertificat. Dans cesconditions,ilyalieud’admettrequelanouvellesituationdelarecourante constitueuncaslimite(cf. àcesujetlajurisprudencedelaCommissionde recoursDFEP,in JAAC59.77 consid.3.2). IlneressortpasdudossierquelecollègedelaCommissiond’examenet desexaminateursasiégépoursedéterminersurlanouvellesituationdela recourante. Auvudecescirconstances,l’Officefédéralnepouvaitpasprendre unedécisionsansl’avispréalableducollègecompétent. Partant,ilaviolé l’art.21ch.1durèglementd’examen. Oriln’estpasexcluquecevicedeprocédureaitexercéuneinfluence défavorablesurlerésultatdel’examen(JAAC50.45,47.35,34.93,45.43). En effet,l’Officefédéraln’étaitpasenmesurededéciderquelecollège,après avoireuconnaissancedesnotescorrigées,n’auraitdetoutefaçonpasarrondi lanotedelabranchelitigieuse. Ilétaitdonctenud’inviterlaCommission d’examenàréunirunenouvellefoislecollègeetàprendreunenouvelle décisionsurl’octroiounonducertificatàlarecourante. Ainsi,danslamesure oùiln’estpasexcluquelesmembresducollègeprennentuneautredécision auregarddesnouvellesnotes,l’affairedoitêtrerenvoyéeàlaCommission d’examen. (LaCommissionderecoursDFEPadmetlerecours,annuleladécisionde l’OfficefédéraletcelledelaCommissiond’examenetrenvoiel’affairepour nouvelledécisionàlaCommissiond’examenenl’invitantàseprononcersur l’octroioulerefusdubrevetfédérald’audioprothésisteàlarecouranteauvu desélémentsnouveauxapparusencoursdeprocéduredevantl’Officefédéral etducaslimitequienrésulte) [2]VoiraussiN°31consid.3.2.1,ci-dessusp.328;N°35consid.5,ci-dessous p.363;N°37consid.2.3,ci-dessousp.380. 7Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali JAAC 61.34 - Extrait de la décision sur recours de la Commission de recours DFEP du 2 octobre 1996 dans la cause E. contre Union suisse des fabricants, grossistes et détaillants en appareils acoustiques [Akustika], Hörmittelzentralenkonferenz [HFK] e... In Verwaltungspraxis der Bundesbehörden Dans Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération In Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione Jahr 1997 Année Anno Band 61 Volume Volume Seite --- Page Pagina Ref. No 150 003 455 Das Dokument wurde durch das Schweizerische Bundesarchiv und die Bundeskanzlei konvertiert. Le document a été digitalisé par les Archives Fédérales Suisses et la Chancellerie fédérale. Il documento è stato convertito dall'Archivio federale svizzero e della Cancelleria federale.