<h2>SubmittedText<h2><p>Il y a peu, Balfour Beatty, géant britannique de la construction, a annoncé son retrait du projet de barrage d'Ilisu. Sa participation s'élevait à 31 %. Impregilo, une société de construction italienne, lui a emboîté le pas (participation de 23 %), alors que l'année précédente, la compagnie suédoise Skanska s'était déjà retirée (participation de 23 % également). Ces retraits ont été motivés par des préoccupations d'ordre économique et écologique, mais aussi par la volonté d'éviter le déplacement des quelque 80 000 personnes concernées. En outre, il est à craindre que la Turquie utilise ces barrages et l'eau ainsi retenue comme arguments politiques pour faire pression sur la Syrie et l'Irak. Or, si tel est le cas, on peut s'attendre, selon les dires des experts, à une dangereuse recrudescence des tensions au Proche-Orient. Malgré ces risques connus de longue date, la Suisse a accepté, il y a plusieurs années, d'accorder la garantie contre les risques à l'exportation (GRE). Ma question au Conseil fédéral est la suivante :</p><p>Au vu de la situation actuelle, est-il prêt à renoncer à sa décision d'accorder la GRE ?</p>