<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est chargé d'examiner l'opportunité d'instituer une commission fédérale dédiée à la problématique de la pauvreté. Cette entité favoriserait les échanges et la coordination entre les spécialistes des organes de la Confédération et les acteurs oeuvrant dans les services chargés des questions liées à la pauvreté dans les cantons, les villes, les communes et les organisations caritatives. En outre, la commission traiterait des sujets et des dossiers ayant trait à la pauvreté et émettrait des recommandations à l'intention du Conseil fédéral.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Tout comme l'auteure du postulat, le Conseil fédéral estime que la prévention et la lutte contre la pauvreté sont cruciales. En 2013, il a donc chargé le Département fédéral de l'intérieur (DFI) de mettre en oeuvre, de 2014 à 2018, le Programme national de prévention et de lutte contre la pauvreté, en collaboration avec les principaux acteurs, les cantons, les villes et les communes, ainsi que des acteurs de la société civile.</p><p>Au premier semestre 2018, le Conseil fédéral discutera du rapport final sur le programme : ce rapport dressera un état des lieux de la prévention de la pauvreté en Suisse, rassemblera les connaissances acquises dans le cadre du programme et livrera une analyse concernant la nécessité d'agir. Le Conseil fédéral évaluera sur cette base si d'éventuelles mesures de prévention de la pauvreté doivent être poursuivies après l'achèvement du programme et, si oui, sous quelle forme.</p><p>Sur le fond, le Conseil fédéral est sceptique quant à l'institution d'une commission fédérale extraparlementaire dédiée à la problématique de la pauvreté. En effet, les conditions fixées par l'article 57b de la loi sur l'organisation du gouvernement et de l'administration (LOGA ; RS 172.010) ne sont pas remplies. D'une part, l'administration fédérale a déjà développé, en son sein, les savoirs particuliers dans le domaine de la prévention de la pauvreté. D'autre part, une commission non liée par des instructions ne serait pas appropriée pour poursuivre et coordonner la collaboration déjà établie au plan fédéral et la coopération avec les services compétents des cantons, des villes et des communes.</p>  Le Conseil fédéral propose de rejeter le postulat.