<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><a name="_GoBack"></a><br/><img alt="" height="130" src="20180608155302635_e-files/Aspose.Words.a9a6a468-6726-4985-9c52-2b820d82314d.001.png" width="77"/><br/></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>373 </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>PE16.006404-KBE</span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>CHAMBRE DES RECOURS PENALE</span></p> <p><span>__________________________________________</span></p> <p><span>Arrêt du 17 mai 2018</span></p> <p><span>__________________</span></p> <p><span>Composition : M. </span><span>Meylan</span><span>, président</span></p> <p><span> MM. Krieger et Perrot, juges </span></p> <p><span>Greffière : Mme Umulisa Musaby</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Art. 309 et 310 CPP</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Statuant sur le recours interjeté le 19 janvier 2018 par</span><span> </span><span>K.________</span><span> contre l'ordonnance de non-entrée en matière rendue le 13 décembre 2017 par le Ministère public de l'arrondissement de l'Est vaudois dans la cause </span><span>n° PE16.006404-KBE</span><span>, la Chambre des recours pénale considère :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> En fait :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>A.</span><span> </span><span>a)</span><span> Le 24 mars 2016, K.________ a déposé une plainte pénale contre A.________, J.________ et W.________, leur reprochant d'avoir commis des malversations dans le cadre de travaux de rénovation de sa villa.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>b) </span><span>Par ordonnance du 24 juin 2017, le Ministère public de l'arrondissement de l'Est vaudois a décidé de l'ouverture d'une instruction pénale au sens de l'art. 309 CPP contre les trois prénommés (PV des opérations, p. 3).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>B. </span><span>Par ordonnance du 13 décembre 2017, le Ministère public a refusé l'entrée en matière sur la plainte pénale déposée contre J.________ et W.________ (I) et a laissé les frais à la charge de l'Etat (II).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Cette ordonnance a été notifiée aux parties le 8 janvier 2018 (PV des opérations, p. 4).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>C. </span><span>Par acte du 19 janvier 2018, K.________ a recouru devant la Chambre des recours pénale contre cette ordonnance, en concluant, avec suite de frais et dépens, à son annulation et au renvoi de la cause au Ministère public pour nouvelle décision dans le sens des considérants.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Par courrier du 16 mai 2018, le Ministère public a informé la Cour de céans qu'il n'entendait pas déposer des déterminations.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>En droit :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1. </span></p> <p><span>1.1</span><span> Les parties peuvent attaquer une ordonnance de non-entrée en matière rendue par le Ministère public dans les dix jours devant l’autorité de recours (art. 310 al. 2, 322 al. 2 CPP ; cf. art. 20 al. 1 let. b CPP) qui est, dans le canton de Vaud, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal (art. 13 LVCPP [Loi d’introduction du Code de procédure pénale suisse du 19 mai 2009 ; RSV 312.01] ; art. 80 LOJV [Loi d’organisation judiciaire du 12 décembre 1979 ; RSV 173.01]).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.2</span><span> Interjeté dans le délai légal auprès de l’autorité compétente et dans les formes prescrites (art. 385 CPP) par le plaignant qui a qualité pour recourir (art. 382 al. 1 CPP), le recours est recevable.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>2. </span></p> <p><span>2.1 </span><span>Le recourant demande l'annulation de l'ordonnance de non-entrée en matière.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>2.2 </span><span>Aux termes de l'art. 310 CPP, une ordonnance de non-entrée en matière est rendue immédiatement par le ministère public lorsqu'il apparaît notamment, à réception de la plainte ou après une procédure préliminaire limitée aux investigations de la police (art. 300 al. 1 et 306 s. CPP), que les éléments constitutifs de l'infraction ou les conditions à l'ouverture de l'action pénale ne sont manifestement pas réunis (al. 1 let. a). L'ordonnance de non-entrée en matière et l'ouverture de l'instruction étant deux options qui ne peuvent pas se cumuler, le ministère public ne peut plus rendre d'ordonnance de non-entrée en matière une fois qu'il a ouvert une instruction (Moreillon/Parein-Reymond, Petit commentaire, Code de procédure pénale, n. 29 ad art. 309 CPP et la réf. citée).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>2.3</span><span> En l'espèce, une instruction a été formellement ouverte le 24 juin 2017 contre notamment les prévenus J.________ et W.________. Le procès-verbal des opérations mentionne clairement l'ouverture d'une instruction pénale conformément à l'art. 309 CPP. A partir de ce moment, le ministère public ne pouvait plus rendre une ordonnance de non-entrée en matière. Le seul moyen de mettre hors de cause les deux prévenus précités était de prononcer un classement en leur faveur. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Il en découle que l'ordonnance attaquée est affectée d'un vice formel grave qui ne peut pas être réparé dans la procédure de recours.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La conclusion tendant à son annulation doit dès lors être admise, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les arguments de fond avancés par le recourant.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>3. </span><span>En définitive, le recours doit être admis, l'ordonnance attaquée annulée et le dossier de la cause retourné au Ministère public afin qu'il procède selon l'art. 318 CPP.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Les frais de la procédure de recours, par 440 fr. (art. 422 al. 1 CPP et 20 al. 1 TFIP [tarif des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre 2010; RSV 312.03.1]), peuvent être laissés à la charge de l'Etat (art. 423 al. 1 CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>Le recourant, qui a obtenu gain de cause et qui a procédé avec l'assistance d’un avocat de choix, a droit à une indemnité pour les dépenses occasionnées par la procédure de recours, au sens de l’art. 433 CPP, applicable par renvoi de l’art. 436 al. 1 CPP. Au vu du mémoire produit, cette indemnité sera fixée à 600 fr. (2 heures à 300 fr./heure), plus un montant correspondant à la TVA – étant rappelé que si les indemnités au sens des art. 429 ss CPP ne sont pas soumises à la TVA (art. 18 al. 2 let. i LTVA [Loi fédérale régissant la taxe sur la valeur ajoutée ; RS 641.20]), il convient de tenir compte du fait que les honoraires payés par la partie à son avocat sont quant à eux soumis à la TVA (CREP 19 mars 2015/91 consid. 3.1.2) –, par 46 fr. 20, soit 646 fr. 20 au total.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>la Chambre des recours pénale</span></p> <p><span>prononce :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> Le recours est admis.</span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> L'ordonnance de non-entrée en matière du 13 décembre 2017 est annulée.</span></p> <p><span> </span><span>III. </span><span>Le dossier de la cause est retourné au Ministère public de l’arrondissement de l'Est vaudois pour qu’il procède dans le sens des considérants.</span></p> <p><span> IV. </span><span>Les frais d’arrêt, par 440 fr. (quatre cent quarante francs), sont laissés à la charge de l'Etat.</span></p> <p><span> V.</span><span> Une indemnité de 646 fr. 20 (six cent quarante-six francs et vingt centimes) est allouée à K.________ pour la procédure de recours, à la charge de l'Etat.</span></p> <p><span> </span><span>VI.</span><span> L’arrêt est exécutoire.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Le président : La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Du </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à :</span></p> <p><span>- Me Georges Reymond, avocat (pour K.________),</span></p> <p><span>- Ministère public central,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> et communiqué à :</span></p> <p><span>‑ M. le Procureur de l'arrondissement de l'Est vaudois,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> par l’envoi de photocopies.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1</span><span> </span><span>LTF).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> </body> </html>