Lausanne, 5. Juli 2019
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 18. Juni 2019 (2C_809/2018)
Kein Schadenersatz von der Eidgenossenschaft für ehemaligen 
Hauptaktionär und Mitaktionär einer Bank
Der ehemalige Hauptaktionär und ein früherer Mitaktionär einer Bank haben keinen
Anspruch auf Schadenersatz von der Eidgenossenschaft für den behaupteten Wertverlust ihrer Aktien durch das von ihnen geltend gemachte widerrechtliche Handeln
der Bundesanwaltschaft und der Bankenaufsicht. Das Bundesgericht weist ihre
Beschwerde gegen den Entscheid des Bundesverwaltungsgerichts ab. Die von diesem angeordnete teilweise Überweisung des Schadenersatzbegehrens an das Bundesstrafgericht hebt das Bundesgericht auf.
Der Hauptaktionär hatte die Bank mit Sitz in Zürich 1998 gegründet. Er fungierte zunächst als deren Verwaltungsratspräsident und später als ihr Geschäftsführer. Ab 2001
stand die Bank unter besonderer Beobachtung der Eidgenössischen Bankenkommission
(EBK, heute Eidgenössische Finanzmarktaufsicht, FINMA). Im Jahr 2003 leitete die
Bundesanwaltschaft (BA) ein Ermittlungsverfahren gegen den Betroffenen wegen des
Verdachts der qualifizierten Geldwäscherei ein. Im Dezember 2003 wurde er verhaftet.
Gleichzeitig schritt die EBK aufsichtsrechtlich gegen die Bank ein und ordnete ein Wirtschaftsprüfungsunternehmen als Beobachterin in die Bank ab. 2004 stimmten die Aktionäre der Bank deren Verkauf zu. 2010 erhob die BA Anklage gegen den früheren Hauptaktionär wegen qualifizierter Geldwäscherei und weiterer Delikte. 2011 stellte das Bundesstrafgericht das Verfahren in einem Punkt ein und sprach ihn im Übrigen frei. 
2012 machten der frühere Hauptaktionär und ein ehemaliger Mitaktionär Schadenersatzansprüche gegen die Eidgenossenschaft in der Höhe von rund 16,2 Millionen
Franken respektive 1,1 Millionen Franken geltend. Sie begründeten dies damit, dass
ihnen durch widerrechtliches Verhalten der EBK, der BA, der Bundeskriminalpolizei und
des Wirtschaftsprüfungsunternehmens letztlich nur ein Notverkauf der Aktien übrig geblieben sei. Der erzielte Kaufpreis habe dabei wesentlich unter dem eigentlichen Wert
gelegen. Das Eidgenössische Finanzdepartement (EFD) trat auf die Haftungsbegehren
teilweise nicht ein und wies sie im Übrigen ab. Das Bundesverwaltungsgericht wies die
Beschwerde der Betroffenen 2018 ab. Es bestätigte die Auffassung des EFD, dass das
Schadenersatzbegehren  des  früheren  Hauptaktionärs  in  Bezug  auf  die  geltend
gemachte Widerrechtlichkeit der Handlungen der BA nicht nach dem Bundesgesetz über
die Verantwortlichkeit des Bundes sowie seiner Behördemitglieder und Beamten (VG)
zu beurteilen sei, sondern nach der Strafprozessordnung. Die entsprechende Beurteilung falle somit in die Kompetenz des Bundesstrafgerichts, an welches die Sache diesbezüglich zu überweisen sei. Für die auf Grundlage des VG zu beurteilenden Begehren
seien die Voraussetzungen für eine Schadenersatzpflicht nicht erfüllt. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerde der Betroffenen ab. Die vom Bundesverwaltungsgericht angeordnete teilweise Überweisung an das Bundesstrafgericht hebt es
auf, da sämtliche Schadenersatzbegehren nach VG geltend gemacht werden können
und somit vom Bundesverwaltungsgericht zu beurteilen gewesen wären. Die gesamthaft
nach VG zu prüfenden Schadenersatzansprüche sind indessen unbegründet. Gemäss
den Grundsätzen des schweizerischen Haftpflichtrechts — die der Haftung vernünftige
Grenzen setzen wollen — hat prinzipiell nur diejenige Person Anspruch auf Ersatz ihres
Schadens, die durch widerrechtliches Verhalten direkt betroffen ist und einen direkten
Schaden in ihrem Vermögen erleidet. Andernfalls liegt ein sogenannter indirekter Schaden vor, der grundsätzlich nicht ersatzpflichtig ist. Ausnahmen können gelten, wenn
jemand in seinen absoluten Rechten verletzt wird, wie etwa in seiner psychischen und
physischen Integrität. Das ist aber vorliegend nicht der Fall. Vielmehr geht es beim
geltend gemachten Schaden um Verluste infolge Wertverminderung der Aktien und
damit um einen reinen Vermögensschaden; direkt geschädigt wird dabei gemäss Rechtsprechung einzig die Gesellschaft. Der Aktionär als Anteilseigner erleidet dagegen
lediglich einen indirekten Schaden, der nicht ersatzfähig ist. Nicht zu äussern hatte sich
das Bundesgericht somit zur behaupteten Widerrechtlichkeit des behördlichen Verhaltens. Lausanne, le 5 juillet 2019
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 18 juin 2019 (2C_809/2018)
Pas d'indemnisation due par la Confédération pour l'ancien 
actionnaire majoritaire et un ancien co-actionnaire d'une banque
L'ancien actionnaire majoritaire et un ancien co-actionnaire d'une banque n'ont pas
de droit à des dommages-intérêts de la Confédération pour la prétendue perte de
valeur de leurs actions consécutive aux comportements illicites du Ministère public
de la Confédération et de la surveillance bancaire qu'ils invoquent. Le Tribunal
fédéral rejette leur recours interjeté contre l'arrêt du Tribunal administratif fédéral. Le
Tribunal fédéral annule le renvoi partiel de la demande en réparation au Tribunal
pénal fédéral, prononcé par cette autorité.
L'actionnaire majoritaire avait fondé la banque avec siège à Zurich en 1998. Il a d'abord
occupé les fonctions de président du conseil d'administration, puis de directeur. Dès
2001, la banque a fait l'objet d'une surveillance particulière de la Commission fédérale
des banques (CFB  ; aujourd'hui, Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers, FINMA). En 2003, le Ministère public de la Confédération (MPC) a ouvert une enquête pour soupçon de blanchiment d'argent qualifié contre l'intéressé. Celui-ci a été
arrêté en décembre 2003. En parallèle, la CFB a pris des mesures de surveillance à
l'encontre de la banque et a mandaté une société d'audit comme observatrice dans
celle-ci. En 2004, les actionnaires de la banque ont approuvé sa vente. En 2010, le
MPC a mis en accusation l'ancien actionnaire majoritaire pour blanchiment d'argent
qualifié et d'autres délits. En 2011, le Tribunal pénal fédéral a classé en un point la
procédure et a acquitté l'intéressé pour le reste.
En 2012, l'ancien actionnaire majoritaire et un ancien co-actionnaire ont réclamé des
dommages-intérêts à la Confédération d'environ 16,2 millions, respectivement 1,1 million de francs. Ils ont motivé leurs demandes en indiquant que le comportement illicite
de la CFB, du MPC, de la Police judiciaire fédérale et de la société d'audit ne leur ont
pas laissé d'autre choix que de vendre leurs actions dans l'urgence. Le prix de vente obtenu avait alors été largement inférieur à leur valeur. Le Département fédéral des finances (DFF) n'est pas entré en matière sur une partie des actions en responsabilité et
les a rejetées pour le surplus. En 2018, le Tribunal administratif fédéral a rejeté le recours formé par les intéressés. Il a confirmé l'avis du DFF voulant que la demande de
dommages-intérêts de l'ancien actionnaire majoritaire en lien avec l'illicéité du comportement du MPC invoquée ne devait pas être examinée au regard de la loi fédérale sur la
responsabilité de la Confédération, des membres de ses autorités et de ses fonctionnaires (LRCF), mais du code de procédure pénale. L'examen correspondant tombait
ainsi dans la compétence du Tribunal pénal fédéral, auquel la cause devait être transmise sur ce point. Au surplus, le Tribunal administratif fédéral a estimé que les conditions du droit à la réparation n'étaient pas remplies pour les prétentions qui devaient
être appréciées selon la LRCF.
Le Tribunal fédéral rejette le recours des intéressés. Il annule le renvoi partiel de la
cause au Tribunal pénal fédéral, prononcé par le Tribunal administratif fédéral, car la totalité des demandes en dommages-intérêts peut être invoquée sous l'angle de la LRCF
et aurait ainsi pu être soumise au Tribunal administratif fédéral. Au regard de la LRCF,
l'ensemble des prétentions en dommages-intérêts sont infondées. En vertu des principes du droit de la responsabilité suisse — selon lesquels, des limites raisonnables à la
responsabilité doivent être posées — seule la personne qui est directement touchée par
le comportement illicite et qui subit un dommage direct dans ses biens a, en principe,
droit à l'indemnisation de son dommage. Dans les autres cas, il existe un dommage dit
indirect qui n'entraîne en principe pas d'obligation d'indemnisation. Des exceptions sont
possibles lorsque la personne est atteinte dans ses droits absolus, comme, par
exemple, dans son intégrité physique ou psychique, ce qui n'est en l'occurrence pas le
cas. Dans le cas du dommage invoqué, il s'agit bien plus de pertes occasionnées par
une diminution de la valeur des actions et ainsi, d'un pur dommage pécuniaire. Selon la
jurisprudence, seule la société est alors directement lésée. L'actionnaire, comme détenteur de parts, ne subit en revanche qu'un dommage indirect qui n'est pas indemnisable.
Le Tribunal fédéral n'avait ainsi pas à se prononcer sur la prétendue illicéité du comportement des autorités.