An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 14. Februar 2019
Kein Embargo
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 14. Februar 2018 (2C_373/2017)
Kurzaufenthaltsbewilligung für Opfer von Menschenhandel für 
Strafverfahren
Opfer von Menschenhandel haben Anspruch auf eine Kurzaufenthaltsbewilligung in
der Schweiz, soweit ihre Anwesenheit für die Dauer eines entsprechenden polizeilichen Ermittlungs- und Strafverfahrens erforderlich ist. Das Bundesgericht heisst
die Beschwerde einer Frau aus Kenia gut.
Die 1986 geborene Kenianerin stellte im Jahr 2016 unter falscher Identität ein Asylgesuch, nachdem sie über Italien in die Schweiz eingereist war. Das Staatssekretariat
für Migration trat auf das Gesuch nicht ein und ordnete ihre Rückführung nach Italien
gemäss dem Dublin-Abkommen an. Das Bundesverwaltungsgericht wies die dagegen
erhobene Beschwerde ab. Mit der Begründung, in der Schweiz Opfer von Menschenhandel geworden zu sein, stellte sie 2017 ein Gesuch um Erteilung einer Kurzaufenthaltsbewilligung für die Dauer des entsprechenden Ermittlungs- und Strafverfahrens.
Das Migrationsamt des Kantons Zürich trat auf das Gesuch nicht ein. Die Sicherheitsdirektion und das Verwaltungsgericht des Kantons Zürich wiesen ihre Beschwerden
2017 ab. Das Verfahren wegen Menschenhandels wurde eingestellt.
Das Bundesgericht heisst an seiner öffentlichen Beratung vom Donnerstag die Beschwerde der Betroffenen gut und stellt fest, dass eine Kurzaufenthaltsbewilligung hätte
erteilt werden müssen. Es kommt zum Schluss, dass Artikel 14 Absatz 1 Buchstabe b
des Übereinkommens zur Bekämpfung des Menschenhandels, der durch Artikel 36 der
Verordnung über Zulassung, Aufenthalt und Erwerbstätigkeit (VZAE) konkretisiert wird,
den Opfern von Menschenhandel einen Anspruch auf Kurzaufenthalt während der Dauer
des Ermittlungs- und Strafverfahrens gibt, falls ihre Anwesenheit dafür gemäss den
Strafverfolgungsbehörden erforderlich ist. Die Auffassung der Vorinstanz, dass die Frau
nach ihrer Dublin-Rückführung nach Italien falls erforderlich für das Strafverfahren in die
Schweiz zurückkehren könne, ist mit den Bedürfnissen einer effektiven Strafverfolgung
nicht vereinbar. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 14 février 2019
Pas d'embargo
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 14 février 2019 (2C_373/2017)
Autorisation de séjour de courte durée pour les victimes de traite
d'êtres humains pour les besoins de la procédure pénale
Les victimes de traite d'êtres humains ont droit à une autorisation de séjour de
courte durée en Suisse pour la durée de l'enquête policière et de la poursuite
pénales liées à cette infraction, lorsque leur présence est requise. Le Tribunal fédéral
admet le recours d'une femme ressortissante du Kenya.
L'intéressée, citoyenne kenyane, née en 1986, a déposé en 2016 une demande d'asile
sous une fausse identité, après être arrivée en Suisse en passant par l'Italie. Le Secrétariat d'Etat aux migrations n'est pas entré en matière sur cette demande et prononça
son renvoi en Italie, conformément à la procédure Dublin. Le Tribunal administratif
fédéral a rejeté le recours interjeté contre cette décision. En 2017, invoquant avoir été
victime en Suisse de traite d'êtres humains, l'intéressée a déposé une demande d'autorisation de séjour de courte durée pour la durée de l'enquête et de la procédure pénales
liées à cette infraction. L’Office des migrations du canton de Zurich n'est pas entré en
matière sur cette demande. La Direction de la sécurité et le Tribunal administratif du
canton de Zurich ont rejeté ses recours successifs en 2017. La procédure concernant la
traite d'êtres humains a été classée.
Lors de sa séance publique de jeudi, le Tribunal fédéral admet le recours de l'intéressée
et constate qu'un permis de séjour de courte durée aurait dû être accordé. Il parvient à
la conclusion que l'article 14 paragraphe 1 lettre b de la Convention sur la lutte contre la
traite des êtres humains, qui est concrétisé par l'article 36 de l'Ordonnance relative à
l'admission, au séjour et à l'exercice d'une activité lucrative (OASA) confère aux victimes de traite d'êtres humains un droit à un court séjour pendant la durée de l'enquête
et de la poursuite pénales, lorsque la présence est requise par les autorités de poursuite
pénale. L'appréciation de l'autorité précédente, selon laquelle, l'intéressée, après son
renvoi Dublin vers l'Italie, pourrait au besoin revenir en Suisse pour la procédure pénale,
n'est pas compatible avec les besoins d'une procédure pénale effective.