<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2024-06-17-4A_322-2024.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4A_322/2024</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 17 juin 2024</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Ire Cour de droit civil</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mme la Juge fédérale Jametti, présidente. </div> <div class="para">Greffier: M. O. Carruzzo. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">1. A.________, </div> <div class="para">2. B.________, </div> <div class="para">3. C.________, </div> <div class="para">tous trois représentés par Me Toni Kerelezov, avocat, </div> <div class="para">recourants, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">D.________, </div> <div class="para">représentée par Me Romolo Molo, avocat, </div> <div class="para">intimée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">contrat de bail, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours en matière civile contre l'arrêt rendu le 24 avril 2024 par la Chambre des baux et loyers de la Cour de justice du canton de Genève (C/9631/2022, ACJC/513/2024). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Par requête introduite le 2 mars 2022 auprès de la Commission de conciliation en matière de baux et loyers du canton de Genève, D.________ a contesté la résiliation du bail qui lui avait été notifiée le 28 janvier 2022 par E.________ et C.________. </div> <div class="para">Le 5 mai 2022, D.________ a également saisi l'autorité de conciliation d'une requête en fixation du loyer initial dirigée contre E.________ et C.________. </div> <div class="para">E.________ est décédée le 28 mai 2022, laissant pour héritiers C.________, A.________ et B.________. Le 13 juin 2022, l'autorité de conciliation a supprimé, sans explication, feu E.________ de la procédure. </div> <div class="para">L'autorité de conciliation a convoqué uniquement D.________ et C.________ à une audience de conciliation. </div> <div class="para">Le 5 septembre 2022, l'autorité de conciliation a délivré à D.________ deux autorisations de procéder mentionnant uniquement le nom de C.________ en tant que partie bailleresse. </div> <div class="para">Le 5 octobre 2022, D.________ a porté les deux affaires devant le Tribunal des baux et loyers genevois. Elle a dirigé ses deux demandes contre C.________, A.________ et B.________. </div> <div class="para">Par ordonnance du 25 octobre 2022, le tribunal saisi a joint les deux causes. </div> <div class="para">Les défendeurs ont conclu à l'irrecevabilité des deux demandes et ont pris des conclusions reconventionnelles. </div> <div class="para">Les deux causes ont été disjointes le 16 mars 2023. L'affaire relative à la contestation du congé litigieux a été rayée du rôle le même jour. </div> <div class="para">Par jugement du 14 juillet 2023, le Tribunal des baux et loyers genevois a constaté la nullité de l'autorisation de procéder délivrée le 5 septembre 2022, a déclaré irrecevable la demande formée le 5 octobre 2022 et a renvoyé la cause à la Commission de conciliation en matière de baux et loyers. En bref, il a estimé que l'autorité de conciliation aurait dû convoquer tous les héritiers de feu E.________ à l'audience de conciliation et délivrer une autorisation de procéder incluant tous les hoirs de la défunte. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les défendeurs ont appelé de ce jugement auprès de la Chambre des baux et loyers de la Cour de justice du canton de Genève. Ils estimaient que les premiers juges ne pouvaient pas renvoyer l'affaire à l'autorité de conciliation et qu'ils avaient omis de se prononcer sur leur demande reconventionnelle. </div> <div class="para">Statuant par arrêt du 24 avril 2024, la cour cantonale a rejeté l'appel et confirmé le jugement attaqué. Elle a considéré que l'autorisation de procéder délivrée était nulle, raison pour laquelle il convenait de renvoyer la cause à l'autorité de conciliation afin que celle-ci convoque valablement toutes les parties au litige et notifie, le cas échéant, une autorisation de procéder comportant les noms de tous les défendeurs. En ce qui concerne la demande reconventionnelle, la juridiction cantonale a constaté que les premiers juges n'avaient pas rayé ladite demande du rôle, de sorte que celle-ci demeurait pendante devant eux. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le 27 mai 2024, C.________, A.________ et B.________ (ci-après: les recourants) ont formé un recours en matière civile, assorti d'une requête d'effet suspensif, à l'encontre de cet arrêt. </div> <div class="para">La demande d'effet suspensif a été rejetée par ordonnance présidentielle du 29 mai 2024. </div> <div class="para">D.________ (ci-après: l'intimée) et la cour cantonale n'ont pas été invitées à répondre au recours. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral examine d'office et librement les conditions de recevabilité des recours qui lui sont soumis (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=09.06.2024&amp;to_date=28.06.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F141-III-395%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page395">ATF 141 III 395</a> consid. 2.1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.1.</b> Contrairement à ce qu'affirment les recourants, l'arrêt entrepris ne constitue pas une décision (matériellement) finale. Il ne met en effet pas fin à la procédure puisqu'il ordonne le renvoi de la cause à l'autorité de de conciliation. Il s'agit ainsi d'une décision incidente qui ne porte ni sur la compétence ni sur une demande de récusation (cf. <span class="artref">art. 92 LTF</span>), et qui tombe ainsi sous le coup de l'<span class="artref">art. 93 LTF</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=09.06.2024&amp;to_date=28.06.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-III-653%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page653">ATF 142 III 653</a> consid. 1.1; arrêt 4A_120/2023 du 21 mars 2023 consid. 4.2). Pour des raisons d'économie de procédure, la LTF restreint les possibilités de recours immédiat contre ce type de décision. Le justiciable doit en principe attendre la décision finale pour déférer la cause au Tribunal fédéral, qui n'aura ainsi à statuer qu'une seule fois sur la même affaire (cf. <span class="artref">art. 93 al. 3 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=09.06.2024&amp;to_date=28.06.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-III-629%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page629">ATF 133 III 629</a> consid. 2.1). </div> <div class="para">L'arrêt querellé est ainsi susceptible d'un recours immédiat au Tribunal fédéral uniquement s'il peut causer un préjudice irréparable (<span class="artref">art. 93 al. 1 let. a LTF</span>) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale permettant d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (<span class="artref">art. 93 al. 1 let. b LTF</span>). C'est à la partie recourante qu'échoit la tâche de prouver la réalisation de l'une ou l'autre exigence (arrêt 4A_603/2020 du 16 novembre 2022 consid. 1.1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.</b> Les recourants soutiennent, en substance, qu'ils subiraient un préjudice irréparable car le renvoi de l'affaire à l'autorité de conciliation permettrait de sauvegarder définitivement la litispendance de l'action introduite par l'intimée sans qu'ils puissent contester ce point ultérieurement. Ce faisant, ils perdent de vue qu'ils conserveront la possibilité de remettre en cause la présente décision entreprise en recourant contre l'arrêt final dans la mesure où elle influe sur le contenu de celui-ci (<span class="artref">art. 93 al. 3 LTF</span>). L'arrêt présentement attaqué n'est ainsi pas de nature à leur causer un préjudice irréparable au sens de l'<span class="artref">art. 93 al. 1 let. a LTF</span>, étant précisé que le point de savoir si la présente cause soulève une question juridique de principe, comme l'affirment les intéressés, est dénué de pertinence ici. C'est également à tort que les recourants reprochent à la cour cantonale de s'être rendue coupable d'un déni de justice. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.3.</b> Dans leur mémoire de recours, les intéressés se réfèrent aussi à l'<span class="artref">art. 93 al. 1 let. b LTF</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.3.1.</b> La première des deux conditions cumulatives requises par l'<span class="artref">art. 93 al. 1 let. b LTF</span> est réalisée si le Tribunal fédéral peut mettre fin à la procédure en jugeant différemment la question tranchée dans la décision incidente. </div> <div class="para">Quant à la seconde condition, la jurisprudence exige que la partie recourante établisse qu'une décision finale immédiate permettrait d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse; cette partie doit indiquer de manière détaillée, en particulier, quelles questions de fait sont encore litigieuses et quelles preuves, déjà offertes ou requises, doivent encore être administrées, et en quoi celles-ci entraîneraient une procédure probatoire longue et coûteuse (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=09.06.2024&amp;to_date=28.06.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-III-629%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page629">ATF 133 III 629</a> consid. 2.4.2; arrêt 4A_441/2020 du 1er octobre 2020 consid. 2 et les références citées). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.3.2.</b> En l'occurrence, les recourants citent certes l'<span class="artref">art. 93 al. 1 let. b LTF</span> et indiquent que l'admission du présent recours pourrait conduire à une décision finale d'irrecevabilité. En revanche, ils n'établissent nullement que cela permettrait d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse. Il en découle l'irrecevabilité manifeste du présent recours, laquelle peut être constatée selon la procédure simplifiée (<span class="artref">art. 108 al. 1 let. a LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Les recourants, qui succombent, supporteront solidairement les frais de la présente procédure (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/66/5" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/66/1" type="start"></artref>art. 66 al. 1 et 5 LTF</span><artref id="CH/173.110/66/5" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/5" type="end"></artref>). L'intimée, qui n'a pas été invitée à répondre au recours, n'a pas droit à des dépens. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, la Présidente de la Ire Cour de droit civil prononce:</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 500 fr., sont mis solidairement à la charge des recourants. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et à la Chambre des baux et loyers de la Cour de justice du canton de Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 17 juin 2024 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente : Jametti </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : O. Carruzzo </div> </div></body></html>