<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2020-01-17-6F_3-2020.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6F_3/2020</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 17 janvier 2020</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Cour de droit pénal</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. et Mmes les Juges fédéraux Denys, Président, </div> <div class="para">Jacquemoud-Rossari et van de Graaf. </div> <div class="para">Greffier : M. Graa. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">requérant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Ministère public central du canton de Vaud, </div> <div class="para">intimé, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Tribunal cantonal du canton de Vaud, Chambre des recours pénale. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Demande de révision de l'arrêt 6B_1389/2019 du Tribunal fédéral suisse rendu le 5 décembre 2019. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para">Par ordonnance du 11 juin 2019, le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a refusé d'entrer en matière sur la plainte déposée par A.________. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par arrêt du 29 juillet 2019, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud a déclaré irrecevable le recours formé par le prénommé contre cette ordonnance. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par arrêt du 5 décembre 2019 (6B_1389/2019), le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable - pour cause de tardiveté - le recours formé par A.________ contre l'arrêt du 29 juillet 2019. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para">A.________ demande la révision de l'arrêt du 5 décembre 2019. Il sollicite par ailleurs le bénéfice de l'assistance judiciaire. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le requérant fonde sa demande de révision sur l'<span class="artref">art. 123 al. 2 let. b LTF</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.1.</b> Aux termes de cette disposition, la révision peut être demandée dans les affaires pénales, si les conditions fixées à l'art. 410 al. 1 let. a et b, et 2 CPP sont remplies. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Selon l'<span class="artref">art. 410 al. 1 CPP</span>, toute personne lésée par un jugement entré en force, une ordonnance pénale, une décision judiciaire ultérieure ou une décision rendue dans une procédure indépendante en matière de mesures, peut en demander la révision s'il existe des faits ou des moyens de preuves qui étaient inconnus de l'autorité inférieure et qui sont de nature à motiver l'acquittement ou une condamnation sensiblement moins sévère ou plus sévère du condamné ou encore la condamnation de la personne acquittée (let. a) ou si la décision est en contradiction flagrante avec une décision pénale rendue postérieurement sur les mêmes faits (let. b). Aux termes de l'<span class="artref">art. 410 al. 2 CPP</span>, la révision pour violation de la Convention du 4 novembre 1950 de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (CEDH) peut être demandée lorsque la Cour européenne des droits de l'homme a constaté dans un arrêt définitif une violation de la CEDH ou de ses protocoles (let. a), qu'une indemnité n'est pas de nature à remédier aux effets de la violation (let. b) et que la révision est nécessaire pour remédier aux effets de la violation (let. c). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.2.</b> Il ressort de l'arrêt du 5 décembre 2019 que l'arrêt du 29 juillet 2019 a été adressé au requérant par pli recommandé, un avis de retrait lui ayant été délivré le 12 août 2019. Le délai de garde postal de sept jours avait pris fin le 19 août 2019 et le délai de recours avait couru jusqu'au 18 septembre 2019. Le requérant avait quant à lui déposé son recours devant le Tribunal fédéral le 3 décembre 2019. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.3.</b> En l'espèce, le requérant indique qu'il a, par une écriture du 3 septembre 2019, demandé la récusation du Procureur général du canton de Vaud ainsi que l'annulation, subsidiairement la révision, des décisions prises sous la "supervision" de celui-ci, notamment de l'ordonnance de non-entrée en matière du 11 juin 2019. Il ajoute que les autorités judiciaires vaudoises auraient ensuite, en novembre 2019, refusé d'entrer en matière sur son écriture du 3 septembre précédent. Selon le requérant, son écriture du 3 septembre 2019 aurait eu pour effet de "suspendre" le délai de recours au Tribunal fédéral contre l'arrêt du 29 juillet 2019. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">On ne voit toutefois pas sur quelle base le délai de recours au Tribunal fédéral aurait pu être suspendu, puisque les délais fixés par la loi ne peuvent être prolongés (cf. art. 47 al. 1 <i>cum</i> 100 al. 1 LTF). Tout au plus le Tribunal fédéral a-t-il indiqué que, dans l'hypothèse où un motif de révision du jugement de la juridiction d'appel apparaît alors qu'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral est pendant, on déduit de l'<span class="artref">art. 125 LTF</span> que la procédure de révision cantonale selon les dispositions topiques du code de procédure pénale prime et que la procédure de recours fédérale doit être suspendue dans l'intervalle (cf. <a class="bgeref_id" href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=5&amp;from_date=01.01.2020&amp;to_date=20.01.2020&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-IV-35%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page35">ATF 144 IV 35</a> consid. 2.3.2 p. 41). Une telle suspension ne concerne aucunement le délai de recours. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ailleurs, le requérant perd de vue que si son écriture du 3 septembre 2019 pouvait être interprétée comme une demande de révision de l'ordonnance de non-entrée en matière du 11 juin 2019, le Tribunal fédéral n'a quant à lui pas été saisi d'un recours contre cette décision, mais uniquement contre l'arrêt du 29 juillet 2019. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">De manière générale, on ne comprend pas quel motif de révision au sens de l'<span class="artref">art. 123 al. 2 let. b LTF</span> entend faire valoir le requérant, puisque celui-ci ne met en définitive en avant que des éléments antérieurs au dépôt du recours du 3 décembre 2019 devant le Tribunal fédéral. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au vu de ce qui précède, la demande de révision est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Comme les conclusions de la demande de révision étaient dépourvues de chances de succès, l'assistance judiciaire ne peut être accordée (<span class="artref">art. 64 al. 1 LTF</span>). Par conséquent, le requérant, qui succombe, supportera les frais judiciaires (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>), dont le montant sera fixé en tenant compte de sa situation financière, laquelle n'apparaît pas favorable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">La demande de révision est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La demande d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 500 fr., sont mis à la charge du requérant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et au Tribunal cantonal du canton de Vaud, Chambre des recours pénale. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 17 janvier 2020 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Cour de droit pénal </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Denys </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Graa </div> </div></body></html></html>