Lausanne, 14. Dezember 2017
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteile vom 30. November 2017 (8C_841/2016, 8C_130/2017)
IV-Rente bei psychischen Leiden: Änderung der Rechtsprechung
Das Bundesgericht ändert seine Praxis zur Beurteilung des Anspruchs auf eine IVRente bei psychischen Leiden. Die für somatoforme Schmerzstörungen entwickelte
Rechtsprechung, wonach in einem strukturierten Beweisverfahren anhand von
Indikatoren die tatsächliche Arbeits- und Leistungsfähigkeit der betroffenen Person
zu ermitteln ist, findet künftig auf sämtliche psychischen Erkrankungen Anwendung.
Für leichte bis mittelschwere Depressionen im Speziellen bedeutet dies, dass dem
bisherigen Kriterium der "Therapieresistenz" als Voraussetzung für eine IV-Rente
nicht mehr die gleiche Bedeutung zukommt.
2015 hatte das Bundesgericht seine Praxis zur Klärung des Anspruchs auf eine IV-Rente bei Schmerzstörungen ohne erklärbare organische Ursachen (somatoforme Schmerzstörungen) und vergleichbare psychosomatische Leiden geändert (BGE 141 V 281,
Medienmitteilung des Bundesgerichts vom 17. Juni 2015). Der Entscheid über den
Anspruch auf eine IV-Rente hat demnach in solchen Fällen in einem strukturierten
Beweisverfahren zu erfolgen. In dessen Rahmen ist das tatsächlich erreichbare berufliche Leistungsvermögen der betroffenen Person unter Berücksichtigung leistungshindernder  äusserer  Belastungsfaktoren  einerseits  und  Kompensationspotentialen
(Ressourcen) andererseits in einer Gesamtbetrachtung einzelfallgerecht zu beurteilen.
Massgebende Indikatoren sind dabei unter anderem die Ausprägung der Befunde und
Symptome, die Inanspruchnahme, der Verlauf und der Ausgang von Therapien und beruflichen Eingliederungsbemühungen, Begleiterkrankungen, Persönlichkeitsentwicklung
und -struktur und der soziale Kontext der betroffenen Person sowie das Auftreten der
geltend gemachten Einschränkungen in den verschiedenen Lebensbereichen (Arbeit
und Freizeit). Die versicherte Person trägt nach wie vor die Beweislast.
Das Bundesgericht kommt in den beiden Entscheiden vom 30. November 2017 zum
Schluss, dass dieses Vorgehen zur Klärung des IV-Rentenanspruchs künftig bei allen
psychischen Leiden anzuwenden ist und damit insbesondere auch bei leichten bis
mittelschweren Depressionen. Psychische Krankheiten lassen sich grundsätzlich nur
beschränkt anhand objektiver Kriterien feststellen oder beweisen. Auch wenn die
diagnostische Einordnung medizinisch notwendig und eine lege artis gestellte Diagnose
vorauszusetzen ist, kann es damit aus juristischer Sicht nicht sein Bewenden haben.
Entscheidend ist vielmehr die Frage der funktionellen Auswirkungen einer Störung. Bei
dieser Abschätzung der Folgen eines psychischen Leidens steht die Diagnose nicht
mehr im Zentrum. Allein aus ihr resultiert keine verlässliche Aussage über die Leistungseinbusse der betroffenen Person. Vielmehr ist dazu bei sämtlichen psychischen
Erkrankungen das indikatorengeleitete Beweisverfahren anzuwenden, zumal bei diesen
Störungen im Wesentlichen vergleichbare Beweisprobleme bestehen. Allenfalls bedarf
es je nach Krankheitsbild bei der Wertung einzelner Indikatoren gewisser Anpassungen.
Aus Gründen der Verhältnismässigkeit kann dort von einem strukturierten Beweisverfahren abgesehen werden, wo es nicht nötig oder auch gar nicht geeignet ist. Ob
dies zutrifft, beurteilt sich nach dem konkreten Beweisbedarf. Der Beweis für eine
rentenbegründende Invalidität kann grundsätzlich nur dann als geleistet gelten, wenn
bei umfassender Betrachtung ein stimmiges Gesamtbild für eine Einschränkung der
Arbeitsfähigkeit in allen Lebensbereichen resultiert. Fehlt es daran, ist der Beweis für
eine invalidisierende Einschränkung der Arbeitsfähigkeit nicht geleistet, was sich zu
Lasten der betroffenen Person auswirkt.
Gemäss der bisherigen Rechtsprechung zu leichten bis mittelschweren Depressionen
konnten entsprechende Erkrankungen nur dann als invalidisierend in Betracht fallen,
wenn sie erwiesenermassen "therapieresistent" sind. Mit der nun vom Bundesgericht
vorgenommenen Praxisänderung gilt dies nicht mehr in dieser absoluten Form. Die
entscheidende Frage ist wie bei anderen psychischen Erkrankungen vielmehr, ob es der
betroffenen Person gelingt, auf objektivierter Basis den Beweis einer invalidisierenden
Arbeits- und Erwerbsunfähigkeit zu erbringen. Die grundsätzlich gegebene Therapierbarkeit bei leichten bis mittelschweren Depressionen ist dabei weiterhin in die gesamthaft vorzunehmende Beweiswürdigung miteinzubeziehen, wobei eine konsequente,
adäquate Therapie als zumutbar erachtet wird. Lausanne, le 14 décembre 2017
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêts du 30 novembre 2017 (8C_841/2016, 8C_130/2017)
Rente AI pour des troubles psychiques : changement de la jurisprudence
Le Tribunal fédéral modifie sa pratique lors de l'examen du droit à une rente AI en
cas de troubles psychiques. La jurisprudence développée pour les troubles somatoformes douloureux, selon laquelle il y a lieu d'examiner la capacité de travail et la
capacité fonctionnelle de la personne concernée dans le cadre d'une procédure
structurée d'administration des preuves à l'aide d'indicateurs, s'applique dorénavant
à toutes les maladies psychiques. Pour les dépressions légères à moyennes en
particulier, cela a pour conséquence que le critère de «  résistance à la thérapie  »
comme condition pour obtenir une rente AI n'a plus la même importance.
En 2015, le Tribunal fédéral avait modifié sa pratique de clarification du droit à une rente
AI en cas de troubles douloureux sans causes organiques explicables (troubles somatoformes  douloureux)  et  troubles  psychosomatiques  analogues  (ATF  141  V  281,
Communiqué de presse du Tribunal fédéral du 17 juin 2015). La décision sur le droit à
une rente AI doit dans ces cas être rendue à l'issue d'une procédure structurée
d'administration des preuves. Dans ce cadre, il convient d'évaluer globalement, sur une
base individuelle, les capacités fonctionnelles effectives de la personne concernée en
tenant compte, d'une part, des facteurs contraignants extérieurs limitant les capacités
fonctionnelles et, d'autre part, les potentiels de compensation (ressources). Les indicateurs pertinents sont notamment l'expression des constatations et des symptômes, le
recours aux thérapies, leur déroulement et leurs effets, les efforts de réadaptation
professionnelle, les comorbidités, le développement et la structure de la personnalité, le
contexte social de la personne concernée ainsi que la survenance des restrictions
allégues dans les différents domaines de la vie (travail et loisirs). La personne assurée
supporte le fardeau de la preuve.
Dans les deux arrêts du 30 novembre 2017, le Tribunal fédéral arrive à la conclusion
que cette approche pour clarifier le droit à une rente AI doit s'appliquer dorénavant à
tous les troubles psychiques, en particulier aussi aux dépressions légères à moyennes.
En principe, les maladies psychiques ne peuvent être déterminées ou prouvées sur la
base de critères objectifs que de manière limitée. Même si la classification diagnostique
est médicalement nécessaire et qu'un diagnostic posé selon les règles de l'art est
indispensable, on ne peut en rester là sur le plan juridique. Ce qui importe le plus est la
question des effets fonctionnels d'un trouble. Dans cette évaluation des conséquences
d'un trouble psychique, le diagnostic n'est plus au centre. Aucune déclaration fiable sur
les limitations fonctionnelles de la personne concernée ne saurait être déduite du seul
diagnostic. Il convient plutôt d'appliquer à toutes les maladies psychiques la procédure
d'administration des preuves à l'aide des indicateurs, dès lors que des problèmes de
preuve analogues se posent pour ce type de troubles. Au mieux, en fonction du tableau
clinique, des ajustements devront être faits en conséquence lors de l'évaluation de
certains indicateurs. Pour des questions de proportionnalité, il peut être renoncé à la
procédure structurée d'administration des preuves lorsque celle-ci n'est pas nécessaire
ou qu'elle ne convient pas. Cela dépendra du besoin concret de preuve. La preuve
d'une invalidité ouvrant droit à une rente ne peut en principe être considérée comme
rapportée que lorsqu'il existe une cohérence au niveau des limitations dans tous les
domaines de la vie. Si ce n'est pas le cas, la preuve d'une limitation de la capacité de
travail invalidante n'est pas rapportée et l'absence de preuve doit être supportée par la
personne concernée.
Selon la jurisprudence rendue jusque-là à propos des dépressions légères à moyennes,
les maladies en question n'étaient considérées comme invalidantes que lorsqu'on pouvait apporter la preuve qu'elles étaient «  résistantes à la thérapie  ». Avec le changement
de pratique adopté par le Tribunal fédéral, cela ne vaut plus de manière aussi absolue.
La question déterminante est de savoir, comme pour les autres maladies psychiques, si
la personne concernée peut objectivement apporter la preuve d'une incapacité de travail
et de gain invalidante. Le fait qu'une dépression légère à moyenne est en principe
traitable au moyen  d'une thérapie, doit continuer  à être pris en compte dans
l'appréciation globale des preuves, compte tenu du fait qu'une thérapie adéquate et
suivie de manière conséquente est considérée comme raisonnablement exigible. Losanna, 14 dicembre 2017
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenze del 30 novembre 2017 (8C_841/2016, 8C_130/2017)
Rendita AI in caso di affezioni psichiche: cambiamento di giurisprudenza
Il Tribunale federale modifica la sua prassi per l'esame del diritto a una rendita AI in
presenza di affezioni psichiche. La giurisprudenza sviluppata per i dolori somatoformi persistenti, secondo cui la reale capacità lavorativa e di rendimento della
persona interessata siano da accertare alla luce di indicatori, troverà in futuro
applicazione per tutte le malattie psichiche. Ciò significa, in particolare per
depressioni lievi fino a medio-gravi, che non avrà più il medesimo significato il
precedente criterio della "resistenza alle terapie" come condizione necessaria per la
concessione di una rendita AI.
Nel 2015 il Tribunale federale ha modificato la sua prassi per l'accertamento del diritto a
una rendita AI in presenza di disturbi somatoformi senza cause organiche oggettivabili
(dolori somatoformi) e analoghe affezioni psicosomatiche (DTF 141 V 281; comunicato
stampa del Tribunale federale del 17 giugno 2015). In questi casi la decisione sul diritto
a una rendita AI deve avvenire in una procedura probatoria strutturata. In tale ambito,
occorre valutare l'effettivo potenziale di rendimento raggiungibile dalla persona interessata, considerando da un lato i fattori di carico esterno di diminuzione del potenziale e
da un altro lato i fattori positivi di compensazione (risorse) in una valutazione complessiva commisurata al caso singolo. Determinanti come indicatori sono tra l'altro l'intensità
della diagnosi e dei sintomi, l'assunzione effettiva di una terapia, il decorso e l'esito di
terapie come anche gli sforzi per il reinserimento professionale, le patologie associate,
lo sviluppo e la struttura della personalità, il contesto sociale della persona interessata e
l'insorgenza delle limitazioni fatte valere nei diversi ambiti della vita (lavoro e tempo
libero). Come in precedenza la persona assicurata sopporta l'onere della prova.
Nelle due sentenze del 30 novembre 2017 il Tribunale federale è giunto alla conclusione
che la procedura appena descritta deve essere applicata in futuro all'esame di tutti i casi
ove è richiesta una rendita AI in presenza di disturbi psichici, ossia in particolare anche
nell'eventualità di depressione lieve fino a medio-grave. Le malattie psichiche possono
essere individuate e dimostrate in linea di principio soltanto in maniera limitata con
criteri oggettivi. Anche se una classificazione medica è necessaria e secondo la scienza
è presupposta una diagnosi, dal profilo giuridico non è possibile accontentarsi solo di
questo. Piuttosto è decisiva la questione delle ripercussioni funzionali di un disturbo. Per
la valutazione delle conseguenze di un affezione psichica la diagnosi non è più centrale.
Soltanto da quell'elemento non emerge alcuna attestazione sulle prestazioni lavorative
della persona toccata. È proprio per questa ragione che per tutte le malattie psichiche
deve essere applicata una procedura probatoria fondata su indicatori, soprattutto in
presenza di simili disturbi che in sostanza si accomunano per problemi probatori.
Eventualmente si dovrà secondo la specifica sindrome nella valutazione dei singoli
indicatori provvedere ad alcuni adattamenti. Per motivi scaturenti dal principio di
proporzionalità, si potrà prescindere da un procedimento probatorio strutturato, laddove
si dimostrasse inutile o addirittura inadatto. La realizzazione di questa evenienza deve
essere valutata secondo la necessità probatoria concreta. La prova di un'invalidità
pensionabile può in genere essere ritenuta apportata, se nell'ambito di un esame
complessivo risulta un quadro coerente di limitazione della capacità lavorativa in tutti gli
ambiti della vita. La mancanza di tale indicazione fa comportare conseguentemente
l'assenza di prova atta a dimostrare una limitazione della capacità lavorativa, aspetto
che si ripercuote conseguentemente a sfavore della persona toccata.
Secondo la giurisprudenza precedente del Tribunale federale riguardante le depressioni
da lievi a medio gravi, le malattie corrispondenti potevano essere considerate invalidanti, solo se era stata dimostrata una "resistenza alle terapie". Con il cambiamento di
prassi adottato del Tribunale federale questo concetto non vale più in maniera assoluta.
Ora invece, come nelle altre malattie psichiche, la questione decisiva è se la persona
interessata riesca a presentare sulla base di un metro di valutazione oggettivo la prova
di un'incapacità lavorativa e al guadagno invalidante. La possibilità di terapia, in genere
ammessa, in presenza di depressioni lievi fino a medio-gravi deve ad ogni modo ancora
essere considerata complessivamente nell'apprezzamento delle prove, tuttavia considerando esigibile una terapia conseguente e adeguata.