An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 27. Juli 2016
Embargo: 27. Juli 2016, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 11. März 2016 (5A_450/2015)
Wegzug ins Ausland und gemeinsame elterliche Sorge
Das Bundesgericht hält weitere Grundsätze fest, die von den Behörden und Gerichten beim Entscheid über die Zustimmung zur Verlegung des Aufenthaltsortes von
Kindern anzuwenden sind, wenn ein gemeinsam sorgeberechtigter Elternteil ins
Ausland ziehen will. Ausgangspunkt zur Beurteilung der Frage, welche künftige
Lösung dem Wohl des Kindes besser entspricht, bildet das bisherige Betreuungsmodell der Eltern. Zusammen mit dem Entscheid über den künftigen Aufenthaltsort
des Kindes ist zudem die Betreuungs- und Besuchsregelung neu zu beurteilen und
gegebenenfalls anzupassen.
Auf den 1. Juli 2014 wurde im Zivilgesetzbuch als allgemeiner Grundsatz die gemeinsame elterliche Sorge über Kinder eingeführt. Die elterliche Sorge beinhaltet das Recht,
den Aufenthaltsort des Kindes zu bestimmen. Üben die Eltern das Sorgerecht gemeinsam aus und will ein Elternteil den Aufenthaltsort des Kindes infolge Wegzugs ins
Ausland verlegen, bedarf dies der Zustimmung des anderen Elternteils oder, falls dieser
nicht einverstanden ist, der Kindesschutzbehörde, beziehungsweise des Gerichts.
An seiner öffentlichen Beratung vom 7. Juli 2016 legte das Bundesgericht erste
Grundsätze fest, die beim behördlichen oder gerichtlichen Entscheid über den Wechsel
des Aufenthaltsortes des Kindes infolge des Wegzugs eines Elternteils ins Ausland zu
beachten sind (vgl. 5A_945/2015 Medienmitteilung des Bundesgerichts vom 7. Juli
2016, abrufbar unter "www.bger.ch"). Im Zentrum steht demnach die Frage, ob das
Wohl des Kindes in der neuen Situation besser gewahrt ist, wenn es mit dem auswanderungswilligen Elternteil wegzieht oder wenn es sich beim zurückbleibenden
Elternteil aufhält. In einem zweiten Entscheid äussert sich das Bundesgericht nun zu
weiteren massgebenden Aspekten. So ist bei der Überlegung, an welchem Ort das Wohl
des Kindes künftig besser gewahrt sein wird, vom bisherigen Betreuungsmodell auszugehen. Die Ausgangslage betreffend Kindeswohl ist somit grundsätzlich neutral, wenn
die Eltern das Kind bisher gemeinsam betreut haben und dazu auch weiterhin willens
und in der Lage wären. War bisher der wegzugswillige Elternteil ganz oder überwiegend
die Hauptbezugsperson, wird es tendenziell zum besseren Wohl des Kindes sein, wenn
es bei diesem verbleibt und mit ihm wegzieht. Eine allfällige Umteilung des Kindes an
den in der Schweiz verbleibenden Elternteil ist – sofern dieser zur Aufnahme des Kindes
überhaupt fähig, bereit und in der Lage ist – sorgfältig zu prüfen und kann namentlich
bei veränderten Verhältnissen in Frage kommen. Nur unter speziellen Umständen und
ausnahmsweise kommt eine Platzierung des Kindes bei Dritten in Betracht. Massgeblich
bleiben immer die Umstände des Einzelfalls. Zusammen mit dem Entscheid über die
Zustimmung zur Verlegung des Aufenthaltsortes des Kindes ins Ausland ist zudem die
Eltern-Kind-Beziehung neu zu beurteilen; gegebenenfalls ist eine neue Regelung
betreffend Betreuung, Besuchsrecht sowie Unterhalt zu treffen. Was die Ausgestaltung
des persönlichen Verkehrs zwischen den Eltern und dem Kind betrifft, wird dabei oft
kein Idealzustand erreicht werden können. Bei grösseren räumlichen Distanzen wird die
Neuregelung meist darauf hinauslaufen, häufige Wochenendbesuche durch einzelne
verlängerte Wochenendeinheiten oder längere Ferienaufenthalte zu kompensieren. Die
Behörden sind gehalten, hier eine verbindliche und durchsetzbare Regelung zu treffen
für den Fall, dass der auswanderungswillige Elternteil tatsächlich wegzieht. Dazu
müssen bei diesem zumindest die Konturen des beabsichtigten Wegzugs feststehen,
nicht notwendigerweise aber alle Details wie die künftige genaue Wohn- oder Schuladresse.
Im konkreten Fall wurde die Ehe eines bisher im Kanton St. Gallen wohnhaften Paares
2014 geschieden. Der Mutter, welche aus Österreich stammt, wurde vom Gericht die
Erlaubnis erteilt, den Aufenthaltsort der beiden fünf und sechs Jahre alten Kinder nach
Graz zu verlegen, wo sie künftig leben will. Laut Bundesgericht ist die Erlaubnis zur
Verlegung des Aufenthaltsortes der Kinder bundesrechtskonform, zumal nur die Mutter
überhaupt bereit ist, die Kinder zur Hauptsache zu betreuen. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 27 juillet 2016
Embargo : 27 juillet 2016, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 11 mars 2016 (5A_450/2015)
Départ à l'étranger et autorité parentale conjointe
Le Tribunal fédéral pose d'autres principes à appliquer par les autorités et les
tribunaux appelés à statuer sur une demande d'autorisation de modifier le lieu de
résidence des enfants, lorsque l'un des parents détenteur de l'autorité parentale
conjointe veut s'établir à l'étranger. Le modèle de prise en charge actuel, choisi par
les parents, est le point de départ pour juger quelle solution future préserve au mieux
le bien de l'enfant. En statuant sur le nouveau lieu de résidence, l'autorité doit en
même temps examiner à nouveau la réglementation de la prise en charge et du droit
de visite et l'adapter si nécessaire.
Depuis le 1er juillet 2014, le Code civil a fait de l'autorité parentale conjointe des enfants
la règle. L'autorité parentale comprend le droit de déterminer le lieu de résidence de
l'enfant. Lorsque les parents exercent en commun l'autorité parentale et que l'un d'eux
veut changer le lieu de résidence de l'enfant à la suite d'un départ à l'étranger, ce
dernier doit obtenir l'accord de l'autre parent ou, en cas de désaccord, des autorités de
protection de l'enfant, respectivement du tribunal.
En délibérations publiques du 7 juillet 2016, le Tribunal fédéral a posé les premiers
principes déterminants en cas de décision de l'autorité ou du tribunal sur le changement
du lieu de résidence de l'enfant lors du départ d'un parent à l'étranger (cf. 5A_945/2015
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral du 7 juillet 2016, disponible à l'adresse
« www.tribunal-federal.ch  »). La question centrale est ainsi de déterminer si, dans la
nouvelle situation, le bien de l'enfant est mieux préservé par un départ de ce dernier
avec le parent qui souhaite changer de lieu ou par un maintien auprès de celui qui reste.
Dans une seconde décision, le Tribunal fédéral se prononce maintenant sur d'autres
aspects déterminants. Il faut ainsi se fonder sur le modèle de prise en charge qui avait
cours jusque-là pour décider à quel endroit le bien de l'enfant sera le mieux préservé à
l'avenir. Du point de vue du bien de l'enfant, la situation de départ est en principe neutre
lorsque les parents ont, jusqu'alors, pris en charge en commun l'enfant et seraient
d'accord et en mesure de poursuivre cette prise en charge. Si le parent qui souhaite
partir était jusque-là la personne qui assurait entièrement ou principalement la prise en
charge, on aura tendance, pour le bien de l'enfant, de le laisser chez ce parent et donc
de le faire partir avec lui. Une éventuelle attribution au parent restant en Suisse,
singulièrement en cas de modification des circonstances, est à envisager sérieusement,
mais implique que celui-ci soit effectivement apte à accueillir l'enfant, et disposé et en
mesure de le faire. Un placement de l'enfant auprès de tiers n'est à envisager que dans
des circonstances particulières et qu'à titre exceptionnel. Les circonstances du cas
d'espèce restent toujours déterminantes. Le Tribunal retient en outre qu'il faut éventuellement, de concert avec la décision sur le déplacement du lieu de résidence de l'enfant,
adapter la réglementation de la prise en charge, du droit de visite et de l'entretien.
S'agissant de l'organisation des relations personnelles entre les parents et l'enfant, on
ne pourra souvent pas aboutir à une situation idéale. Dans les cas où les distances
géographiques sont plus grandes, la nouvelle réglementation consistera la plupart du
temps à remplacer le droit de visite habituel devant s'exercer le week-end par des droits
de visite ponctuels sur des week-ends prolongés ou des périodes de vacances plus
longues. Les autorités sont tenues d'adopter une réglementation contraignante et
praticable, pour le cas où le parent souhaitant changer de lieu de résidence part
effectivement à l'étranger. A cet égard, il faut pouvoir se fonder au moins sur le cadre
général du départ projeté, sans nécessairement en connaître tous les détails, comme
l'adresse exacte du futur domicile ou de la future école.
Dans le cas d'espèce, les conjoints, qui habitaient jusqu'alors dans le canton de St-Gall,
ont divorcé en 2014. La mère, d'origine autrichienne, a obtenu du tribunal l'autorisation
de déplacer le lieu de résidence des deux enfants âgés de cinq et six ans à Graz, où
elle veut désormais vivre. Selon le Tribunal fédéral, l'autorisation de déplacer le lieu de
résidence des enfants est conforme au droit fédéral, d'autant plus que seule la mère est
en réalité prête à s'occuper à titre principal des enfants.