An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 8. Dezember 2017
Embargo: 8. Dezember 2017, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 13. November 2017 (2C_287/2017)
Eingrenzung auf Aufenthaltsrayon
Die Eingrenzung auf einen bestimmten Aufenthaltsrayon kann gegenüber weggewiesenen ausländischen Personen auch dann verfügt werden, wenn zwar keine
zwangsweise Ausschaffung, aber eine freiwillige Rückkehr in das Heimatland
möglich ist. Das Bundesgericht heisst eine Beschwerde des Staatssekretariats für
Migration (SEM) gut.
Das Asylgesuch eines äthiopischen Staatsangehörigen war 2015 rechtskräftig abgewiesen und der Betroffene unter Ansetzung einer Frist aus der Schweiz weggewiesen
worden. Er hält sich trotzdem weiterhin in der Schweiz auf. Das Migrationsamt des
Kantons Zürich verfügte deshalb 2016 gegenüber dem Mann eine Eingrenzung auf das
Gebiet der Gemeinde Urdorf für die Dauer von zwei Jahren, welche später vom zuständigen Zwangsmassnahmengericht auf das Gebiet des Bezirks Dietikon erweitert
wurde. Das Zürcher Verwaltungsgericht hob die Eingrenzung auf Beschwerde des Betroffenen auf. Es war zum Schluss gekommen, dass der Zweck der Eingrenzung
gegenüber rechtskräftig aus- oder weggewiesenen Ausländern darin bestehe, den Verbleib der ausländischen Person zu kontrollieren sowie ihre Verfügbarkeit für die
Vorbereitung und Durchführung der Ausschaffung sicherzustellen. Da äthiopische
Staatsangehörige aufgrund der Haltung der äthiopischen Behörden nicht zwangsweise
ausgeschafft werden könnten und eine Rückkehr nur auf freiwilliger Basis möglich sei,
müsse die Eingrenzung zur Erreichung des Zwecks als ungeeignet und dementsprechend als unverhältnismässig gelten.
Das Bundesgericht heisst die dagegen erhobene Beschwerde des SEM gut und bestätigt die vom Zwangsmassnahmengericht verfügte Eingrenzung. Es ist davon auszugehen, dass eine freiwillige Rückkehr nach Äthiopien möglich ist und die äthiopischen
Behörden auch allenfalls erforderliche Reisepapiere ausstellen würden. Eine Gesetzesauslegung nach Wortlaut, Systematik und Entstehungsgeschichte ergibt, dass eine
Eingrenzung gemäss Artikel 74 Absatz 1 Buchstabe b des Ausländergesetzes zur
Erreichung des Ziels erst dann untauglich ist, wenn sowohl eine Ausschaffung als auch
eine freiwillige Ausreise objektiv unmöglich sind. Sinn und Zweck der Eingrenzung
bestehen darin, die rechtskräftige Wegweisungsverfügung durchzusetzen und damit den
rechtmässigen Zustand wiederherzustellen. Es gibt keinen Grund, weshalb sich diese
Zielsetzung nur auf die zwangsweise Ausschaffung, nicht aber auf die freiwillige Rückkehr beziehen sollte. Die betroffene Person ist zur Ausreise auch dann verpflichtet,
wenn ein zwangsweiser Vollzug der Wegweisung nicht möglich ist. Sodann besteht ein
grundlegendes rechtsstaatliches Interesse daran, dass rechtskräftige Verfügungen befolgt werden. Die Eingrenzung zielt als Massnahme indirekt darauf ab, die betroffene
Person zur Einhaltung ihrer Rechtspflicht zu bewegen und ist gerade auch dann ein
legitimes Mittel zur Durchsetzung der Ausreiseverpflichtung, wenn eine zwangsweise
Ausschaffung nicht möglich ist. Schliesslich ist die konkret verfügte Eingrenzung auch
verhältnismässig, zumal gegenüber dem Betroffenen grundsätzlich auch die Anordnung
von Durchsetzungshaft zulässig wäre und die Eingrenzung dazu das mildere Mittel darstellt. Auch die zweijährige Dauer der Eingrenzung ist nicht zu beanstanden. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 8 décembre 2017
Embargo : 8 décembre 2017, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 13 novembre 2017 (2C_287/2017)
Assignation à résidence
L'assignation à résidence dans un territoire déterminé peut être ordonnée à
l'encontre d'étrangers expulsés même lorsqu'aucun renvoi forcé n'est possible, mais
qu'un retour volontaire dans le pays d'origine est envisageable. Le Tribunal fédéral
admet un recours du Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM).
La demande d'asile d'un ressortissant éthiopien avait été rejetée définitivement en 2015
et celui-ci s'était vu impartir un délai pour quitter la Suisse. L'intéressé continue néanmoins à séjourner en Suisse. L'office des migrations du canton de Zurich prononça donc
en 2016 l'assignation à résidence de l'homme au territoire de la commune d'Urdorf pour
une durée de deux ans, mesure qui fut par la suite élargie au territoire du district de
Dietikon par le Tribunal des mesures de contrainte compétent. Sur recours de l'intéressé, le Tribunal administratif zurichois annula l'assignation à résidence. Cette autorité
parvint à la conclusion que le but de l'assignation à résidence prononcée à l'encontre
d'étrangers renvoyés ou expulsés définitivement était le contrôle du séjour de la
personne et la garantie de la disponibilité de celle-ci à la préparation et à l'exécution du
renvoi. Etant donné que, en raison de l'attitude des autorités éthiopiennes, les ressortissants éthiopiens ne pouvaient pas faire l'objet d'un renvoi forcé et qu'un retour n'était
possible que sur une base volontaire, l'assignation à résidence devait être considérée
comme inappropriée pour poursuivre ce but et partant comme disproportionnée.
Le Tribunal fédéral admet le recours formé par le SEM contre cet arrêt et confirme l'assignation à résidence prononcée par le Tribunal des mesures de contrainte. Il faut partir
du principe qu'un retour volontaire en Ethiopie est possible et que les autorités
éthiopiennes délivreront le cas échéant les documents de voyage nécessaires. Il ressort
d'une interprétation de la loi selon la lettre, la systématique et la genèse de celle-ci,
qu'une assignation à résidence selon l'article 74 alinéa 1 lettre b de la loi fédérale sur
les étrangers est inappropriée pour poursuivre son but seulement lorsque tant un renvoi
qu'un départ volontaire sont objectivement impossibles. L'esprit et le but de l'assignation
à résidence consistent en ce que la décision de renvoi exécutoire soit mise en œuvre et
que l'ordre légal soit ainsi rétabli. Il n'y a pas de raison pour laquelle cet objectif devrait
se référer seulement au renvoi forcé et non pas au retour volontaire. La personne
concernée est tenue au départ également lorsqu'une exécution forcée du renvoi n'est
pas possible. Il existe en outre un intérêt étatique essentiel à ce que les décisions exécutoires soient respectées. L'assignation à résidence vise, en tant que mesure indirecte,
à inciter la personne concernée au respect de ses obligations légales et constitue alors
justement un moyen légitime pour la mise en œuvre de l'obligation de départ lorsqu'un
renvoi forcé n'est pas possible. Enfin, l'assignation à résidence ordonnée en l'espèce
est proportionnelle, car l'intéressé aurait en principe aussi pu faire l'objet d'une détention
pour insoumission, de sorte que l'assignation à résidence représente le moyen le moins
contraignant. La durée de deux ans de la mesure échappe également à la critique.