C our III C -2810/2006 {T 0 /2 } A rrêt du 27 août 2007 C om position : Francesco Parrino, président du collège, Franziska Schneider et Stefan M esm er, juges; Pascal M ontavon, greffier. R ._______, recourant, représenté par M e José C oret, av. Juste-O livier 17, case postale 540, 1001 Lausanne, contre O ffice de l'assurance-invalidité pour les assurés résidant à l'étranger O A IE , avenue Edm ond-Vaucher 18, case postale 3100, 1211 G enève 2, Autorité intim ée concernant décision sur opposition du 24 m ai 2006 en m atière de prestations A I. B u n d e s v e rw a ltu n g s g e ric h t T rib u n a l a d m in is tra tif fé d é ra l T rib u n a le a m m in is tra tiv o fe d e ra le T rib u n a l a d m in is tra tiv fe d e ra l2 Faits : A. Le ressortissant italien R ._______, né le 22 décem bre 1950, m arié, travailla en Suisse de 1974 à 2002 auprès de l'entreprise M ._______ SA, Tuilerie briqueterie, en tant que, com m e dernier poste, responsable d'atelier de pièces spéciales. Il développa en 1999 un adénocarcinom e du rectum , traité par approche chirurgicale, radio et chim iothérapie, qui a en- traîné une incapacité de travail de longue durée. C elle-ci a m otivé l'octroi par l'O ffice AI du canton de Vaud d'une dem i-rente AI dès le 1er avril 2000 et d'une rente com plète dès le 1er décem bre 2001 pour un taux d'invalidité de 75% (décisions du 1er m ars 2002, pce 52). Fin 2002, l'assuré, qui avait m aintenu un em ploi de 25% dans son ancienne entreprise, retourna en Ita- lie avec son épouse. B. En janvier 2004 l'O ffice de l'assurance invalidité pour les personnes rési- dant à l'étranger (O AIE) entreprit une procédure de révision (pces 64-66) et versa notam m ent au dossier les pièces suivantes: – un questionnaire de révision de rente rem pli le 8 m ai 2004 par l'assuré, qui indique n'avoir pas exercé d'activité lucrative depuis la fin de son em - ploi à quart tem ps au 31 décem bre 2002 (pce 69), – sept rapports m édicaux de contrôle italiens datés de juin 2003 à avril 2004 faisant état de résultats d'exam ens sans particularité (pces 75-81), – un rapport m édical détaillé E213 de la Sécurité sociale italienne daté du 6 avril 2004 faisant état de l'intervention subie sans signe de récidive, d'un bon status général (165cm /71kg), d'une bonne m obilité du tronc et des m em bres, status perm ettant à l'intéressé d'exercer une activité lucra- tive à 50% (pce 82). C . L'O AIE rem it le dossier au D r R ._______ de son service m édical qui dans son rapport du 6 juillet 2004 releva que, vu le rapport détaillé du 6 avril 2004, l'intéressé, présentant un status après am putation de l'anus en 1999 pour adénocarcinom e différencié, traité par chim iothérapie, radiothérapie et chirurgie, m ise en place d'un anus praeter, présentait une évolution sa- tisfaisante du problèm e oncologique perm ettant de confirm er l'appréciation du m édecin de la Sécurité sociale italienne. Le D r R ._______ proposa néanm oins que soit établi un nouvel exam en m édical confirm ant la nouvelle appréciation du cas vu le passage du taux d'invalidité de 75% à 50% (pce 84). L'O AIE transm it le dossier à la D resse H ._______, oncologue hém atologue, laquelle dans son rapport du 14 juillet 2007 conclut à une am élioration de l'état de santé de l'intéressé corroborée par le rapport E213 et releva le caractère com patible à 50% de la dernière activité exercée n'im pliquant pas de port de lourdes charges et des positions extrêm es (pce 86).3 D . Par projet de décision du 20 juillet 2004, l'O AIE com m uniqua à l'assuré son intention de lui attribuer une dem i-rente d'invalidité en lieu et place de la rente entière qui ne se justifiait plus à com pter du 19 avril 2004, date du dernier rapport oncologique (pce 88). Par correspondance du 11 août 2004, l'intéressé fit part de son désaccord avec le projet de l'O AIE (pce 89). Par correspondance du 6 septem bre 2004, l'épouse de l'intéressé fit valoir que son m ari ne pouvait pas exercer une activité à plus de 25% en raison de son âge (54 ans) et de ses crises dépressives et d'angoisse (pce 91). Par acte du 15 octobre 2004, l'O AIE inform a la Sécurité sociale italienne nécessiter d'un nouvel exam en m édical de l'intéressé, notam m ent d'ordre psychiatrique (pce 93). L'O AIE reçut à ce titre une docum entation m édicale dont, entre autres docum ents, un rapport signé par le D r V._______ daté du 2 septem bre 2004, un rapport signé de la D resse S._______ daté du 8 novem bre 2004 et deux rapports de la D resse P._______ datés des 4 août et 11 novem bre 2004 (pces 112-123) faisant état d'une grave dépression, qui fut transm ise à la D resse H ._______ pour appréciation. Le m édecin de l'O AIE releva qu'il n'avait jam ais été fait m ention d'un état dépressivo- anxieux sévère ni d'un suivi psychothérapeutique dans la docum entation m édicale précédente et qu'il était dès lors nécessaire de requérir à ce sujet un descriptif détaillé des sym ptôm es et du suivi psychiatrique (pce 124). D ans une prise de position du 10 février 2005, la D resse H ._______ indiqua qu'il était indispensable de réaliser une expertise pluri-disciplinaire au C O M AI de Lausanne com portant une expertise psychiatrique com plète (pce 125). L'assuré fut convoqué à cet effet pour le lundi 30 m ai 2005 à la Policlinique M édicale U niversitaire (PM U ) de Lausanne (pces 97 et 100). E. D ans leur rapport pluri-disciplinaire du 30 juin 2005 (pce 127), les D rs P.______ (m édecine interne) et D ._______ (psychiatre) de la PM U retra- cent l'historique des troubles de santé de l'assuré tel que décrit ci-dessus, m ettant en exergue un status dépressif occulté pour la période 1999-2002 en relation avec les troubles oncologiques. Evoquant les plaintes actuel- les, les m édecins de la PM U relèvent une souffrance psychologique liée à la présence perm anente de la stom ie ressentie com m e une "blessure ouverte", bien que psychologiquem ent l'assuré estim e que "l'orage est passé" par rapport à l'im portante dépression vécue fin 1999. Sur le plan de l'anam nèse systém atique, les m édecins de la PM U relèvent des vertiges bien traités, des cervicalgies droites avec une certaine irradiation dans l'épaule en voie de disparition aux dires de l'assuré, une hypoesthésie constante au niveau de la cuisse droite, un fréquent besoin d'uriner avec m ictions im périeuses. Au niveau du suivi thérapeutique actuel, les m éde- cins indiquent une consultation tous les 7-10 jours auprès de la D resse P._______, généraliste, et un suivi tous les 6 m ois sur le plan oncologique par les D resses L.______ et T._______. Sur le plan de l'anam nèse psychosociale, les m édecins de la PM U relèvent un cadre ordinaire sous réserve de quelques tensions dues à une certaine dim inution de la volition de la part de l'assuré et d'un quotidien sans activité spécifique, l'assuré 4 n'envisageant pas la reprise d'une activité à un taux supérieur à quelques heures par sem aine. Sur le plan objectif, les m édecins de la PM U font état d'un hom m e dégageant une im pression d'authenticité, orienté, ne parais- sant pas m assivem ent déprim é, ne laissant pas transparaître de sym ptôm es anxieux de son habitus corporel. Sur le plan psychiatrique, le D r D .______ dresse le profil d'un hom m e ayant été très actif et engagé socialem ent jusqu'à ses troubles oncologiques qui l'ont atterré et lim ité à une vie quotidienne ponctuées de quelques activités dom estiques et prom enades avec la persistance d'une sym ptom atologie anxieuse et dépressive fluctuante, m ais jam ais totalem ent absente. Le D r D ._______ ne relève pas de signes évoquant une phobie spécifique, ni de sym ptôm es de la lignée obsessionnelle com pulsive, ni de signe de la lignée psychotique. Il relève selon la classification C IM -10 un trouble anxieux dépressif m ixte (F.41.2) et une personnalité à traits narcissiques affectant la capacité de travail de l'intéressé, dans le sens que l'im age que l'assuré a de lui-m êm e est en heurt invalidant avec l'im age que l'assuré avait de lui avant le développem ent de son cancer. A ce titre le D r D ._______ ne relève pas d'am élioration depuis 1999, m ettant en exergue un sentim ent de vulnérabilité s'exprim ant par un trouble anxieux dépressif m ixte nécessitant une reconstruction de type psychothérapeutique pour atteindre une am élioration du status psychologique. Sur la base de ce qui précède, le D r D ._______ estim e juste et raisonnable de considérer que la capacité de travail de l'intéressé est lim itée de l'ordre de 50% dans une activité du type de celle qu'il exerçait auparavant. C ette appréciation est partagée sur le plan général par le D r P._______ dans les conclusions finales du rapport. Invitée à se déterm iner sur l'expertise de la PM U , la D resse H ._______ a dans son rapport du 22 août 2005 relevé une am élioration franche d'un point de vue oncologique six ans après le traitem ent suivi, m ais un status psychologique présentant une asthénie im portante, une tristesse fréquente associée à une anhédonie et à une aboulie sans suivi psychothérapeuti- que et anti-dépresseur régulier. Elle considéra au vu du rapport d'experts pouvoir se rallier à l'avis selon lequel l'intéressé pouvait exercer une activi- té lucrative du type de celle précédem m ent exercée à 50% dès la date de l'expertise (pce 130). F. Par décision du 5 octobre 2005, l'O AIE inform a l'assuré que sa rente entiè- re serait réduite à une dem i-rente à com pter du 1er décem bre 2005 vu qu'il était apparu qu'il était en m esure de réaliser plus de 40% du revenu qu'il pourrait atteindre sans invalidité (pce 131). C ontre cette décision R ._______ form a opposition le 25 octobre 2005, faisant valoir son handicap l'invalidant et le fait que la dim inution de rente était trop im portante, concluant au m oins à l'octroi d'un trois quart de rente (pce 132). Par acte du 15 m ai 2006 il com pléta son opposition, représenté par M e J. C oret, faisant valoir qu'une am élioration de son état de santé n'avait pas été prouvée et que force était de constater que le rapport de la PM U indiquait clairem ent que si sur le plan strictem ent oncologique la situation 5 s'était am éliorée depuis 1999 on ne constatait pas d'am élioration équivalente sur le plan psychiatrique. Il indiqua qu'une m odification de la rente était dès lors im possible sauf à procéder par une reconsidération. Il indiqua de plus qu'une com paraison, si tant est qu'elle dût être effectuée, devait être faite entre l'état actuel et l'état de santé au m om ent de la prem ière décision et non 1999 (pce 138). Par décision sur opposition du 24 m ai 2006, l'O AIE fit valoir que sur le plan som atique l'état de santé de l'intéressé s'était am élioré et que effective- m ent sur le plan psychiatrique il n'y avait pas eu d'am élioration entre le m om ent de l'octroi de la rente et la décision de révision du droit à la rente du 5 octobre 2005. Il indiqua qu'il y avait lieu de considérer sur la base du rapport de la PM U que l'intéressé pouvait exercer une activité à 50% et confirm a la décision attaquée (pce 139). G . Par acte du 28 juin 2006, R ._______, représenté par M e C oret, interjeta recours auprès de la C om m ission fédérale de recours en m atière d'AVS/AI pour les personnes résidant à l'étranger contre la décision sur opposition précitée, concluant avec suite de frais et dépens, à son annulation et au m aintien d'une rente entière d'invalidité. Il fit valoir que la docum entation m édicale au dossier ne dém ontrait pas une am élioration de son état de santé depuis le 20 décem bre 2001, date devant être prise en com pte. Il re- leva que la com paraison effectuée par les m édecins de la PM U avait pris com m e référence 1999 à tort relevant que "les m édecins ont estim é qu'il y avait une am élioration du cas en croyant que la rente AI avait été recon- nue en prenant en com pte la phase aiguë de la m aladie". Il indiqua en droit que l'O AIE ne pouvait pas procéder à une reconsidération. H . Par réponse au recours du 1er septem bre 2006, l'O AIE conclut à son rejet. Il fit valoir que le prononcé du 20 décem bre 2001 avait pris en com pte l'évolution de l'état de santé et de l'incapacité de travail de l'intéressé par l'octroi d'une dem i-rente dès le 1er avril 2000 et l'octroi d'une rente entière à com pter du 1er décem bre 2001. La durée de travail de l'assuré était effecti- vem ent passée d'un m i-tem ps à un quart-tem ps. S'agissant de l'évaluation de la capacité actuelle de l'intéressé, l'O AIE indiqua que celle-ci ne pouvait se faire sur une base économ ique, l'intéressé ne travaillant plus, et que celle-ci devait dès lors se faire sur une base m édicale. En l'occurrence, il apparaissait de l'expertise réalisée par la PM U une activité possible au taux de 50% dans le type d'activité précédem m ent exercée par l'assuré. Par réplique du 15 janvier 2007 adressé au Tribunal adm inistratif fédéral, auquel le dossier avait été transféré au 1er janvier, R ._______ fit valoir que l'am élioration de l'état de santé auquel se référait l'adm inistration provenait d'une erreur de base, à savoir une com paraison 1999-2005 au lieu de 2001-2005, et que du point de vue m édical il y avait lieu de relever qu'aucune am élioration n'avait été constatée entre le 20 décem bre 2001 et 6 le 30 juin 2005. Par ailleurs, il releva que dans la m esure où son état de santé ne s'était pas m odifié, l'adm inistration n'avait pas dém ontré en quoi sa capacité de travail avait subi un changem ent im portant. I. Le Tribunal de céans com m uniqua au représentant du recourant, par acte du 13 juillet 2007, la com position du collège appelé à connaître du re- cours. D roit : 1. 1.1 Sous réserve des exceptions prévues à l’art. 32 de la Loi fédérale du 17 juin 2005 sur le Tribunal adm inistratif fédéral (LTAF, R S 173.32), le Tribu- nal adm inistratif fédéral, en vertu de l’art. 31 LTAF, connaît des recours contre les décisions au sens de l’art. 5 de la Loi fédérale du 20 décem bre 1968 sur la procédure adm inistrative (PA, R S 172.021) prises par les auto- rités m entionnées aux art. 33 et 34 LTAF. En particulier, les décisions ren- dues par l'O ffice AI pour les assurés résidant à l'étranger (O AIE) concer- nant l'octroi de rente d'invalidité peuvent être contestées devant le Tribunal adm inistratif fédéral conform ém ent à l'art. 69 al. 1 let. b de la Loi fédérale du 19 juin 1959 sur l'assurance-invalidité (LAI, R S 831.20). 1.2 Les affaires pendantes devant les com m issions fédérales de recours ou d’arbitrage ou devant les services de recours des départem ents au 1er jan- vier 2007 sont traitées par le Tribunal adm inistratif fédéral dans la m esure où il est com pétent. Le nouveau droit de procédure s’applique (cf. art. 53 al. 2 LTAF). 1.3 En vertu de l'art. 3 let. dbis PA la procédure en m atière d'assurance socia- les n'est pas régie par la PA dans la m esure où la loi fédérale du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPG A, R S 830.1) est applicable. En application de l'art. 1 al. 1 LAI, les dispositions de la LPG A s'appliquent à l'assurance-invalidité (art. 1a à 26bis et 28 à 70), à m oins que la LAI ne déroge à la LPG A. 1.4 Selon les art. 59 LPG A et 48 al. 1 PA, quiconque est touché par la déci- sion ou la décision sur opposition et a un intérêt digne d'être protégé à ce qu'elle soit annulée ou m odifiée a qualité pour recourir. C es conditions sont rem plies en l'espèce. 1.5 D éposé en tem ps utile et dans les form es requises par la loi (art. 60 LPG A et 52 PA), le recours est recevable.7 2. 2.1 L'Accord entre la Suisse et la C om m unauté européenne et ses Etats m em bres sur la libre circulation des personnes du 21 juin 1999 (ALC P, R S 0.142.112.681) est entré en vigueur le 1er juin 2002. A cette date sont éga- lem ent entrés en vigueur son Annexe II qui règle la coordination des sys- tèm es de sécurité sociale, le R èglem ent (C EE) n° 1408/71 du C onseil du 14 juin 1971 relatif à l'application des régim es de sécurité sociale aux tra- vailleurs salariés, aux travailleurs non salariés et aux m em bres de leur fa- m ille qui se déplacent à l'intérieur de la C om m unauté (R S 0.831.109. 268.1), s'appliquant à toutes les rentes dont le droit prend naissance au 1er juin 2002 et ultérieurem ent et se substituant à toute convention de sé- curité sociale liant deux ou plusieurs Etats (art. 6 du R èglem ent), et enfin le R èglem ent (C EE) n° 574/72 du C onseil du 21 m ars 1972 relatif à l'appli- cation du R èglem ent (C EE) n° 1408/71 (R S 0.831.109.268.11). Selon l'art. 3 du R èglem ent (C EE) n° 1408/71 les ressortissants des Etats m em - bres de la C om m unauté européenne et les ressortissants suisses bénéfi- cient de l'égalité de traitem ent. Selon l'art. 20 ALC P, sauf disposition contraire découlant de l'Annexe II, les accords de sécurité sociale bilaté- raux entre la Suisse et les Etats m em bres de la C om m unauté européenne sont suspendus dès l'entrée en vigueur du présent accord, dans la m esure où la m êm e m atière est régie par le présent accord. D ans la m esure où l'Accord, en particulier son Annexe II qui régit la coordination des systè- m es d'assurances sociales (art. 8 ALC P) ne prévoit pas de disposition contraire, l'organisation de la procédure de m êm e que l'exam en des conditions à l'octroi d'une rente d'invalidité suisse ressortissent au droit in- terne suisse. 2.2 L'art. 80a LAI rend expressém ent applicables dans la présente cause, s'agissant d'un ressortissant de l'U nion européenne, l'ALC P et les R ègle- m ents (C EE) n° 1408/71 du C onseil du 14 juin 1971 et (C EE) n° 574/72 du C onseil du 21 m ars 1972 relativem ent à l'application du R èglem ent (C EE) n° 1408/71. 2.3 D e jurisprudence constante l'octroi d'une rente étrangère d'invalidité ne préjuge pas l'appréciation de l'invalidité selon la loi suisse (ATFA cause I 435/02 consid. 2 du 4 février 2003; R evue à l'intention des caisses de com pensation [R C C ] 1989 p. 330). M êm e après l'entrée en vigueur de l'ALC P, le degré d'invalidité d'un assuré qui prétend une rente de l'assu- rance-invalidité suisse est déterm iné exclusivem ent d'après le droit suisse (ATF 130 V 257 consid. 2.4). 3. 3.1 Selon l'art. 2 LPG A, les dispositions de ladite loi sont applicables aux as- surances sociales régies par la législation fédérale si et dans la m esure où les lois spéciales sur les assurances sociales le prévoient. 3.2 L'exam en du droit à des prestations selon la LAI s'agissant d'une révision du droit à la rente en application de l'art. 17 LPG A est régi par la teneur de 8 la LAI au m om ent de la décision sur opposition entreprise eu égard au principe selon lequel les règles applicables sont celles en vigueur au m o- m ent où les faits juridiquem ent déterm inants se sont produits (ATF 130 V 445 et les références). 4. 4.1 L'invalidité au sens de la LPG A et de la LAI est l'incapacité de gain totale ou partielle qui est présum ée perm anente ou de longue durée, qui peut ré- sulter d'une infirm ité congénitale, d'une m aladie ou d'un accident (art. 8 LPG A et 4 al. 1 LAI). Selon l'art. 7 LPG A, est réputée incapacité de gain toute dim inution de l'ensem ble ou d'une partie des possibilités de gain de l'assuré sur un m arché du travail équilibré dans son dom aine d'activité, si cette dim inution résulte d'une atteinte à sa santé physique, m entale ou psychique et qu'elle persiste après les traitem ents et les m esures de réa- daptation exigibles. En cas d'incapacité de travail de longue durée, l'activi- té qui peut être exigée de lui peut aussi relever d'une autre profession ou d'un autre dom aine d'activité (art. 6 LPG A). 4.2 Aux term es de l'art. 28 al. 1 LAI en vigueur au 1er janvier 2004, l'assuré a droit à un quart de rente s'il est invalide à 40% au m oins, à une dem i-rente s'il est invalide à 50% au m oins, à trois quarts de rente s'il est invalide à 60% au m oins et à une rente entière s'il est invalide à 70% au m oins. Tou- tefois, les rentes correspondant à un degré d'invalidité inférieur à 50% ne sont versées qu'aux assurés qui ont leur dom icile et leur résidence habi- tuelle en Suisse (art. 28 al. 1ter LAI). D epuis l’entrée en vigueur des Ac- cords sur la libre circulation des personnes, les ressortissants de l’U nion européenne qui présentent un degré d’invalidité de 40% au m oins, ont droit à un quart de rente en application de l’art. 28 al. 1 LAI à partir du 1er juin 2002 s’ils ont leur dom icile et leur résidence habituelle dans un Etat m em bre de l’U E à condition d’avoir exercé une activité lucrative en Suisse ou dans un de ces pays. 5. 5.1 Selon l'art. 17 LPG A si le taux d'invalidité du bénéficiaire de la rente subit une m odification notable, la rente est, d'office ou sur dem ande, révisée pour l'avenir, à savoir augm entée ou réduite en conséquence, ou encore supprim ée. Le deuxièm e alinéa de la m êm e règle prévoit que toute presta- tion durable accordée en vertu d'une décision entrée en force est, d'office ou sur dem ande, augm entée ou réduite en conséquence, ou encore sup- prim ée si les circonstances dont dépendait son octroi changent notable- m ent. 5.2 L'art. 88a al. 1 du R èglem ent du 17 janvier 1961 sur l'assurance-invalidité (R AI, R S 831.201) prévoit que, si la capacité de gain de l'assuré s'am éliore ou que son im potence s'atténue, il y a lieu de considérer que ce change- m ent supprim e, le cas échéant, tout ou partie de son droit aux prestations 9 dès que l'on peut s'attendre à ce que l'am élioration constatée se m aintien- ne durant une assez longue période. Il en va de m êm e lorsqu'un tel chan- gem ent déterm inant a duré trois m ois déjà, sans interruption notable et sans qu'une com plication prochaine soit à craindre. Q uant à l'art. 88bis al. 2 let. a R AI, il dispose que la dim inution ou la suppression de la rente ou de l'allocation pour im potent prend effet, au plus tôt, le prem ier jour du deuxièm e m ois qui suit la notification de la décision. 6. 6.1 Pour exam iner si dans un cas de révision il y a eu une m odification im por- tante du degré d'invalidité au sens de l'art. 17 LPG A, le juge doit prendre généralem ent en considération l'influence de l'état de santé sur la capacité de gain au m om ent où fut rendue la décision qui a octroyé ou m odifié le droit à la rente ainsi que l'état de fait existant au m om ent de la décision at- taquée. Le Tribunal fédéral des assurances (TFA) a précisé qu'une déci- sion qui se borne à confirm er une prem ière décision de rente ne répond pas à l'exigence de com paraison dans le tem ps que doit effectuer le juge (ATF 125 V 369 consid. 2, 112 V 372 consid. 2b). 6.2 D ans un arrêt récent le TF a considéré que la dernière décision entrée en force, exam inant m atériellem ent le droit à la rente, fondée sur une instruc- tion des faits, une appréciation des preuves et une com paraison des reve- nus conform e au droit constitue le point de départ pour exam iner si le de- gré de l'invalidité s'est m odifié de m anière à influencer le droit aux presta- tions (ATF 133 V 108 consid. 5.4). 6.3 En l'espèce, le recourant a bénéficié d'une dem i-rente d'invalidité depuis le 1er avril 2000 puis d'une rente entière à com pter du 1er décem bre 2001 ensuite d'une décision du 1er m ars 2002 fondée sur son état de santé et son taux effectif de capacité de travail résiduelle passée d'un m i-tem ps à un quart-tem ps. La question de savoir si le degré d'invalidité a subi, de- puis lors une m odification doit être jugé in casu en com paraison des faits tels qu'ils se présentaient à l'époque de la décision du 1er m ars 2002 et ceux qui ont existé à la date de la décision sur opposition litigieuse du 24 m ai 2006. 7. 7.1 La notion d'invalidité, dont il est question à l'art. 8 LPG A et à l'art. 4 LAI est de nature économ ique/juridique et non m édicale (ATF 116 V 246, consid. 1b). En d'autres term es, l'assurance-invalidité suisse couvre seulem ent les pertes économ iques liées à une atteinte à la santé physique ou psychique, qui peut résulter d'une infirm ité congénitale, d'une m aladie ou d'un acci- dent, et non la m aladie en tant que telle. Pour évaluer le taux d'invalidité, le revenu que l'assuré aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide est com paré avec celui qu'il pourrait obtenir en exerçant l'activité qui peut raisonnable- m ent être exigé de lui après les traitem ents et les m esures de réadaptation 10 sur un m arché du travail équilibré (art. 16 LPG A). 7.2 Selon une jurisprudence constante, bien que l'invalidité soit une notion ju- ridique et économ ique les données fournies par les m édecins constituent néanm oins un élém ent utile pour apprécier les conséquences de l'atteinte à la santé et pour déterm iner quels travaux on peut encore raisonnable- m ent exiger de l'assuré (ATF 115 V 133 consid. 2, 114 V 310 consid. 3c; R C C 1991 p. 329 consid. 1c). 8. 8.1 Le droit à la rente AI entière a été reconnu en faveur de R ._______ à com pter du 1er décem bre 2001, faisant suite à une dem i-rente à com pter du 1er avril 2000, par décision du 1er m ars 2002. C ette décision a été fon- dée sur le fait d'une reprise de travail à 50% avec un rendem ent avéré de 50% et la continuation d'une activité lucrative voulue par l'assurée à 25% effectifs, suite à l'aggravation de son état de santé, à com pter du 1er sep- tem bre 2001. Il ressort du dossier que l'assuré a fait valoir à l'époque une grande fatigue depuis le bassin jusqu'aux jam bes et des m aux de dos (pce 36) et que le taux d'activité résiduel de 25% a été confirm é par le D r C ._______ le 21 septem bre 2001, pour cause d'accroissem ent d'asthénie surtout m anifeste sur le lieu de travail, com m e ne pouvant être am élioré m êm e pour quelqu'autre activité (pces 39, 44 s.). Au plan oncologique, il appert qu'en date du 6 août 2001 la m aladie de l'intéressé était m aîtrisée, ne nécessitant pas de traitem ent spécial, sans signe clinique ou radiologique faisant suspecter une récidive (pce 39). Sur le plan psychiatrique, l'intéressé a été durem ent éprouvé par un trouble de l'adaptation avec réaction anxieuse et dépressive (cf. pce 22) et l'exprim e en date du 23 juillet 2001, indiquant avoir surm onté cette phase difficile de sa vie (pce 36) après un status réactionnel sévère en octobre 1999 avec hospitalisation et m édication qui a été stoppée en novem bre (cf. pce 23). 8.2 D ans le cadre de la procédure de révision d'office initiée en 2004, il dé- coule des rapports m édicaux oncologiques italiens un status som atique sous contrôle sans signe avéré de récidive. Le rapport détaillé E213 de la Sécurité sociale italienne énonce la possibilité pour l'assuré d'exercer une activité lucrative à 50% . Sur le plan psychiatrique, il appert des rapports m édicaux italiens, reçus dans le cadre de la procédure d'audition, que l'intéressé serait en phase à de sérieux troubles psychologiques confirm és par trois rapports m édicaux de m édecins traitant. Afin de clarifier le status m édical, notam m ent psychiatrique, de l'assuré, l'O AIE requit une expertise pluridisciplinaire à la PM U de Lausanne qui fut effectuée les 30 m ai et 1er juin 2005. C e rapport conclut à la possibilité de l'exercice d'une activité lu- crative à 50% dans une activité analogue à celle précédem m ent exercée vu l'am élioration de l'état de santé oncologique de l'assuré, étant adm is que son status psychiatrique n'a pas évolué depuis l'octroi de la rente en- tière.11 8.3 Le recourant conteste toute am élioration de son état de santé depuis l'oc- troi de la rente entière d'invalidité. Il fait valoir que les m édecins de la PM U se sont référés à tort à la situation existante en 1999, lorsque sa m a- ladie était très invalidante et non pas à la situation existante le 20 décem - bre 2001 (recte: le 1er m ars 2002, voir consid. 6.3 ci-dessus), lorsque la rente entière AI a été effectivem ent attribuée. O r, par rapport à cette der- nière date, il n'y aurait pas eu de changem ent. La thèse de l'assuré s'ap- puie notam m ent sur un passage du rapport des experts en page 11 qui énonce ceci: "Après avoir présenté en phase aiguë un épisode dépressif qualifié alors de sévère, M onsieur R ._______ présente principalem ent sur le plan psychiatrique une sym ptom atologie thym ique que nous qualifions actuellem ent de trouble anxieux et dépressif m ixte selon les critères C IM - 10. Si la situation s'est stabilisée et donc plutôt am éliorée depuis 1999 sur le plan strictem ent oncologique, sans apparition d'autre problém atique som atique durable, force est de constater qu'on ne constate pas d'am élioration équivalente sur le plan psychiatrique". Il appert égalem ent en un autre endroit du rapport d'experts que ceux-ci partent d'une base de com paraison de 1999, année au cours de laquelle l'assuré aurait eu une rente AI de 100% (cf. p. 6, H istoire assécurologique). Le reste du rapport de 14 pages axé sur l'appréciation actuelle de l'assuré ne fait pas d'autres références particulières au status de l'intéressé en 1999. 9. 9.1 Le juge des assurances sociales doit exam iner de m anière objective tous les m oyens de preuve, quelle que soit leur provenance, puis décider si les docum ents à disposition perm ettent de porter un jugem ent valable sur le droit litigieux. Avant de conférer pleine valeur probante à un rapport m édi- cal, il s'assurera que les points litigieux ont fait l'objet d'une étude circons- tanciée, que le rapport se fonde sur des exam ens com plets, qu'il prend égalem ent en considération les plaintes exprim ées par la personne exam i- née, qu'il a été établi en pleine connaissance de l'anam nèse, que la des- cription du contexte m édical et l'appréciation de la situation m édicale sont claires et enfin que les conclusions de l'expert sont dûm ent m otivées (ATF 125 V 352 consid. 3a et les références). 9.2 La jurisprudence a posé des lignes directrices en ce qui concerne la m a- nière d'apprécier certains types d'expertise ou de rapports m édicaux. Ain- si, le juge ne s'écarte en principe pas sans m otifs im pératifs des conclu- sions d'une expertise m édicale judiciaire, la tâche de l'expert étant préci- sém ent de m ettre ses connaissances spéciales à la disposition de la justi- ce afin de l'éclairer sur les aspects m édicaux d'un état de fait donné (ATF 125 V 352 cons. 3b/aa; 118 V 220 consid. 1b et les références). Au sujet des rapports établis par les m édecins traitant, le juge peut et doit tenir com pte du fait que selon l'expérience, le m édecin traitant est générale- m ent enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 353 consid. 3b/cc et les références). C ette constatation s'applique de m êm e aux m é- decins non traitant consultés par un patient en vue d'obtenir un m oyen de 12 preuve à l'appui de sa requête. Toutefois le sim ple fait qu'un certificat m é- dical est établi à la dem ande d'une partie et produit pendant la procédure ne justifie pas en soi des doutes quant à sa valeur probante (ATF 125 V 353 consid. 3b/dd et les références citées). 9.3 En l'espèce, il n'est pas contesté que l'intéressé n'a pas am élioré son sta- tus psychiatrique, com m e l'ont relevé les experts de la PM U et l'adm et l'O AIE. Toutefois le status oncologique de l'assuré, entre le 1er m ars 2002 et le 24 m ai 2006, s'est am élioré au point de fonder le passage d'une ren- te entière à une dem i-rente. L'avis unanim e tant du m édecin de la Sécurité sociale italienne que des m édecins de la PM U et de l'O AIE m ettent en évi- dence la relative bonne santé générale de l'assuré qui pourrait exercer une activité lucrative adaptée à 50% . C ertes, com m e l'a relevé le recou- rant, le status oncologique avait déjà été satisfaisant entre le 1er avril 2000 et le 31 août 2001. En effet, le 6 août 2001 le Service de R adiologie- O ncologie énonçait que l'assuré ne suivait plus de traitem ent et que la m aladie était contrôlée sans signe clinique ou radiologique faisant suspec- ter une récidive (cf. pce 39). Aujourd'hui, à l'avis du recourant, la situation ne serait pas très différente de cette époque, ce qui devrait exclure toute am élioration et ne pas justifier de m otif de révision. Toutefois cette appré- ciation ne tient pas com pte du fait que l'état de santé de l'intéressé a en- tre-tem ps connu une nouvelle aggravation, qui a m otivé l'octroi d'une rente entière à com pter du 1er décem bre 2001. U ne grande fatigue l'aurait en ef- fet affecté à com pter du 1er septem bre 2001 au point que son activité à 50% a dû être dim inuée à 25% . O r, par rapport à la situation qui s'est pré- sentée après le 1er septem bre 2001, l'état de santé s'est aujourd'hui sensi- blem ent am élioré. Il est vrai que les m édecins n'ont pas relevé qu'après une incapacité de travail com plète entre avril 1999 et le 31 m ars 2000, l'état de santé de l'in- téressé s'est am élioré à partir du 1er avril 2000 et ceci jusqu'au 1er septem - bre 2001. En fait, les m édecins de la PM U ont estim é à tort que l'intéressé avait été directem ent m is au bénéfice d'une rente entière d'invalidité. O r, la question de savoir s'il y a eu am élioration de l'état de santé doit s'exa- m iner à la lum ière de l'aggravation intervenue depuis septem bre 2001, qui adm et une incapacité de travail presque com plète com m e cela avait déjà été le cas depuis avril 1999. En ces circonstances, l'erreur d'appréciation effectuée par les m édecins de la PM U n'affecte pas la valeur de leur ex- pertise dans la m esure où elle constate une am élioration. Le recours doit par conséquent être rejeté et la décision attaquée confirm ée. 10. En vertu de l'art. 64 al. 1 PA, l'autorité de recours peut allouer, d'office ou sur requête, à la partie ayant entièrem ent ou partiellem ent gain de cause une indem nité pour les frais indispensables et relativem ent élevés qui lui ont été occasionnés. Vu l'issue du recours, il n'est pas alloué de dépens.13 11. La décision sur opposition ayant été rendue avant le 1er juillet 2006, entrée en vigueur de l'art. 69 al. 2 LAI soum ettant la procédure de recours en m atière de contestations portant sur l'octroi ou le refus de prestations de l'AI devant le Tribunal adm inistratif fédéral à des frais de justice, il n'est pas perçu de frais de procédure Par ces m otifs, le Tribunal adm inistratif fédéral prononce : 1. Le recours est rejeté. 2. Il n'est pas perçu de frais de procédure ni alloué de dépens. 3. Le présent arrêt est com m uniqué : - au représentant du recourant par acte judiciaire. - à l'autorité intim ée (n° de réf. ), - à l'O ffice fédéral des assurances sociales. Voies de droit: La présente décision peut être attaquée devant le Tribunal fédéral, Schw eizerhofquai 6, 6004 Lucerne, par la voie du recours en m atière de droit public, dans les trente jours qui suivent la notification (art. 82 ss, 90 ss et 100 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fé- déral [LTF, R S 173.110]). Le m ém oire doit indiquer les conclusions, les m otifs et les m oyens de preuve, et être signé. La décision attaquée et les m oyens de preuve doivent être joints au m ém oire, pour autant qu'ils soient en m ains du recourant (voir art. 42 LTF). Le président du collège: Le greffier: Francesco Parrino Pascal M ontavon D ate d'expédition :