An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 28. September 2021
Embargo: 28. September 2021, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteile (5A_927/2020, 5A_656/2019, 5A_701/2020)
Schutz vor ungerechtfertigter Betreibung
Das Bundesgericht  äussert  sich in drei  Entscheiden zur Tragweite der 2019 neu
eingeführten Gesetzesbestimmung für zusätzlichen Schutz vor ungerechtfertigten
Betreibungen.
Das  Bundesgesetz  über  Schuldbetreibung  und  Konkurs  (SchKG)  sieht  verschiedene
Möglichkeiten vor, wie man sich vor ungerechtfertigten Betreibungen schützen und seine
Kreditwürdigkeit verteidigen kann. In Umsetzung der parlamentarischen Initiative Abate
wurde per 1. Januar 2019 ein zusätzlicher Rechtsbehelf (Artikel  8a Absatz 3 littera d
SchKG) eingeführt, mit dem verhindert werden kann, dass das Betreibungsamt Dritten
Auskunft über eine Betreibung gibt. Die betroffene Person, also der Schuldner, kann
dazu zunächst nach Ablauf von drei Monaten seit der Zustellung des Zahlungsbefehls
beim  Betreibungsamt  ein  Gesuch  um  Nichtbekanntgabe  der  Betreibung  stellen.  Der
Gläubiger  muss  sodann  innert  einer  vom  Betreibungsamt  angesetzten  Frist  von  20
Tagen den Nachweis erbringen, dass er rechtzeitig ein Verfahren zur Beseitigung des
vom Schuldner erhobenen Rechtsvorschlages eingeleitet hat. Erbringt er den Nachweis
nicht, gibt das Betreibungsamt Dritten von der Betreibung keine Kenntnis. 
Das Bundesgericht hat in drei Urteilen Fragen zur Tragweite dieser Neuregelung geklärt.
Im ersten Fall (5A_656/2019  ;  BGE 147 III 41  ) erhob eine betriebene Frau Rechtsvorschlag  gegen  die  eingeleitete  Betreibung.  Die  Gläubigerin  stellte  in  der  Folge  ein
Gesuch um Rechtsöffnung, das jedoch erfolglos blieb. Die Betriebene gelangte ans Betreibungsamt und ersuchte um Nichtbekanntgabe der Betreibung, was abgelehnt wurde.
Das Bundesgericht hat die Beschwerde der betriebenen Frau abgewiesen. Gemäss der
parlamentarischen Debatte zur neuen Regelung soll eine Betreibung Dritten dann nicht
mitgeteilt werden, wenn der Gläubiger "keine Anstalten macht", die Betreibung fortzuführen. Die massgebliche Ernsthaftigkeit des Gläubigers sollte lediglich daran gemessen
werden, ob er ein Verfahren zur Beseitigung des Rechtsvorschlages einleitet. Das Bundesgericht kommt aufgrund von diesem und von weiteren Auslegungselementen zum
Schluss,  dass  das  Unterliegen  des  Gläubigers  im  Rechtsöffnungsverfahren  keinen
Grund für die Nichtbekanntgabe der Betreibung ist.
Im zweiten Fall (5A_701/2020  ) erhob ein Schuldner ebenfalls Rechtsvorschlag in der für
die Forderung eingeleiteten Betreibung. Später bezahlte er den verlangten Betrag und
ersuchte anschliessend das Betreibungsamt um Nichtbekanntgabe der Betreibung. Das
wurde abgewiesen. Das Bundesgericht bestätigte auch diesen Entscheid. Im Parlament
wurde betont, dass vor Einführung der neuen Regelung eine Betreibung nicht aus dem
Register gelöscht wurde, wenn die Forderung im Verlauf des Betreibungsverfahrens bezahlt wurde; daran solle sich durch die neue Bestimmung nichts ändern.
Der dritte Fall (5A_927/2020  ) ergab sich aus der Fortsetzung des ersten: Nachdem die
Gläubigerin im Rechtsöffnungsverfahren unterlegen war, blieb sie über ein Jahr lang
untätig, womit ihr Recht auf Fortsetzung der Betreibung erlosch (Artikel 88 SchKG). Die
betriebene Frau gelangte danach wiederum ans Betreibungsamt und ersuchte erneut
um  Nichtbekanntgabe  der  Betreibung,  was  ihr  auch  dieses  Mal  verwehrt  wurde.  Zu
Recht, wie das Bundesgericht bestätigt. Weder der Wortlaut, noch die Entstehungsgeschichte  der  neuen  Norm  lassen  den  Schluss  zu,  dass  die  betriebene  Person  das
Gesuch um Nichtbekanntgabe erst nach Ablauf eines Jahres stellen könnte. Weil der
Gläubiger nach Ablauf der Frist von Artikel 88 SchKG gar nicht mehr reagieren kann, ist
das Vorgehen nach Artikel  8a Absatz 3 littera d SchKG unter diesen Umständen nicht
geeignet, um zwischen gerechtfertigten und ungerechtfertigten Betreibungen zu unterscheiden und das Betreibungsregister daher offen zu halten. Die neu geschaffene Möglichkeit, die Bekanntgabe einer Betreibung zu begrenzen, kann in diesem Rahmen als
sachgerechte und angemessene Antwort auf ungerechtfertigte Betreibungen verstanden
werden. Zudem sieht das Zwangsvollstreckungsrecht für den Schuldner weitere Möglichkeiten vor, um sich zu schützen und seine Kreditwürdigkeit zu verteidigen. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 28 septembre 2021
Embargo : 28 septembre 2021, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêts (5A_927/2020, 5A_656/2019, 5A_701/2020)
Protection contre les poursuites injustifiées
Le Tribunal fédéral s'exprime dans trois décisions sur la portée de la nouvelle norme
légale introduite en 2019 pour plus de protection contre les poursuites injustifiées.
La loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite (LP) prévoit différentes possibilités pour se protéger contre les poursuites injustifiées et défendre sa solvabilité. A la
suite de l'initiative parlementaire Abate, un moyen de droit supplémentaire (article  8a
alinéa 3 lettre d LP) a été introduit le 1er janvier 2019 pour empêcher l'office de porter
une poursuite à la connaissance de tiers. A cette fin, la personne concernée, soit le
débiteur, peut en premier lieu déposer une demande dans ce sens auprès de l'office, à
l'expiration d'un délai de trois mois à compter de la notification du commandement de
payer. Le créancier doit alors prouver, dans un délai de 20 jours imparti par l'office, qu'il
a introduit à temps une procédure en annulation de l'opposition faite par le débiteur. S'il
n'apporte pas cette preuve, l'office ne porte pas cette poursuite à la connaissance de
tiers. 
Dans trois arrêts, le Tribunal fédéral a éclairci un certain nombre de questions sur la
portée de cette nouvelle réglementation. 
Dans le premier cas ( 5A_656/2019  , ATF 147 III 41  ), une personne avait formé opposition dans une poursuite introduite à son encontre. La créancière avait ensuite déposé
une requête de mainlevée de cette opposition, cependant sans obtenir gain de cause.
La poursuivie s'était adressée à l'office des poursuites pour lui demander de ne pas
communiquer la poursuite, ce qui lui avait été refusé. Le Tribunal fédéral a rejeté le
recours de la poursuivie. Selon les débats parlementaires au sujet de la nouvelle réglementation, une poursuite ne doit pas être communiquée aux tiers lorsque le créancier
« ne prend aucune disposition  » pour continuer la poursuite. Le sérieux de la démarche
du créancier ne devrait s'apprécier qu'en fonction de la question de savoir s'il a introduit
une procédure pour lever l'opposition. Sur la base de cet élément d'interprétation ainsi
que d'autres, le Tribunal fédéral parvient à la conclusion que le fait que le créancier a
succombé dans la procédure de mainlevée n'est pas un motif pour empêcher la communication de la poursuite. 
Dans le deuxième cas ( 5A_701/2020  ), un débiteur avait aussi fait opposition dans une
poursuite en paiement de la créance. Par la suite, il avait payé le montant réclamé puis
demandé à l'office des poursuites de ne pas communiquer la poursuite, ce qui lui avait
été refusé. Le Tribunal fédéral confirme également cette décision. Au Parlement, il a été
souligné qu'avant l'introduction de la nouvelle réglementation, une poursuite n'était pas
effacée du registre lorsque la créance était payée durant la procédure de poursuite  ; la
nouvelle disposition ne devait rien changer à cela. 
Le troisième cas ( 5A_927/2020  ) est la suite du premier  : après avoir succombé à la
procédure de mainlevée de l'opposition, la créancière n'avait pas agi pendant plus d'une
année, de sorte que son droit de continuer la poursuite s'était périmé (article 88 LP). La
poursuivie s'était alors à nouveau adressée à l'office des poursuites pour demander de
ne pas communiquer la poursuite, ce qui lui avait été cette fois encore refusé. A juste
titre, comme le confirme le Tribunal fédéral. Il ne résulte ni de la lettre, ni de l'historique
de la nouvelle norme que la personne poursuivie pourrait déposer sa demande de ne
pas porter la poursuite à la connaissance de tiers seulement après un an. Étant donné
que le créancier ne peut plus du tout agir à l'expiration du délai de l'article 88 LP , la procédure prévue à l'article  8a alinéa 3 lettre d LP ne permet pas, dans ces circonstances,
de faire la distinction entre les poursuites justifiées ou injustifiées, de sorte que le registre des poursuites doit rester accessible. La nouvelle possibilité de limiter la communication d'une poursuite peut dans ce cadre être comprise comme une réponse appropriée à une poursuite injustifiée. En outre, le droit de l'exécution forcée prévoit d'autres
possibilités en faveur du débiteur pour se protéger et défendre sa solvabilité. A tutti i giornalisti accreditati presso il 
Tribunale federale
Losanna, 28 settembre 2021
Embargo: 28 settembre 2021, ore 12:00
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenze (5A_927/2020, 5A_656/2019, 5A_701/2020)
Tutela da esecuzioni ingiustificate
Il Tribunale federale si esprime in tre sentenze sulla portata della nuova disposizione
di legge introdotta nel 2019 per una maggiore tutela da esecuzioni ingiustificate.
La legge federale sulla esecuzione e sul fallimento (LEF) prevede diverse possibilità per
tutelarsi da esecuzioni ingiustificate e difendere la propria solvibilità. In adempimento
dell'iniziativa parlamentare Abate, in data 1° gennaio 2019 è stato introdotto un rimedio
supplementare (articolo  8a  capoverso 3 lettera d LEF),  il quale  permette  di  impedire
all'ufficio d'esecuzione di dar notizia a terzi circa un procedimento esecutivo. A questo
scopo la persona interessata, ossia il debitore, può presentare, almeno tre mesi dopo la
notificazione del precetto esecutivo, una domanda in tal senso all'ufficio d'esecuzione. Il
creditore  deve  poi,  entro  un  termine  di  20  giorni  impartito  dall'ufficio  d'esecuzione,
fornire  la  prova  di  aver  avviato  a  tempo  debito  la  procedura  di  eliminazione
dell'opposizione sollevata dal debitore. Se non fornisce tale prova, l'ufficio d'esecuzione
non può dar notizia dell'esecuzione a terzi.
In tre sentenze il Tribunale federale ha chiarito alcune questioni sulla portata di questa
nuova norma.
Nel  primo  caso  ( 5A_656/2019  ;  DTF  147  III  41  )  una  persona  aveva  interposto
opposizione all'esecuzione promossa nei suoi confronti. La creditrice aveva presentato
in  seguito  una  domanda  di  rigetto  di  tale  opposizione,  tuttavia  senza  successo.
L'escussa  si  era  rivolta  all'ufficio  d'esecuzione  chiedendo  di  non  dar  notizia
dell'esecuzione a terzi, ciò che le è stato negato. Il Tribunale federale ha respinto il
ricorso dell'escussa. Secondo i dibattiti parlamentari relativi alla nuova disposizione di
legge,  un'esecuzione  non  deve  essere  comunicata  a  terzi  quando  il  creditore  "non
manifesta l'intenzione" di continuare l'esecuzione. La serietà del creditore nel continuare
l'esecuzione dovrebbe perciò essere valutata unicamente in funzione dell'avvio o meno
da parte sua di una procedura di eliminazione dell'opposizione. Facendo capo a questo
e ad altri elementi di interpretazione, il Tribunale federale giunge alla conclusione che la
soccombenza del creditore nella procedura di rigetto dell'opposizione non è un motivo
per impedire la comunicazione dell'esecuzione.
Nel secondo caso ( 5A_701/2020  ) un debitore aveva interposto anch'esso opposizione
all'esecuzione  avviata  per  l'incasso  del  credito.  Successivamente  egli  aveva  pagato
l'importo  preteso  e  aveva  poi  richiesto  all'ufficio  d'esecuzione  di  non  dar  notizia
dell'esecuzione  a  terzi,  domanda  che  è  stata  respinta.  Il  Tribunale  federale  ha
confermato anche questa decisione.  In Parlamento era stato sottolineato che, prima
dell'introduzione della nuova norma, un'esecuzione non veniva cancellata dal registro a
seguito del pagamento del credito durante la procedura di esecuzione e che ciò non
doveva essere modificato dalla nuova disposizione.
Il terzo caso (5A_927/2020  ) deriva dalla continuazione del primo: dopo essere risultata
soccombente nella procedura di rigetto dell'opposizione, la creditrice era rimasta per più
di un anno inattiva, cosicché si era estinto il diritto alla continuazione dell'esecuzione
(articolo  88  LEF).  L'escussa  si  era  allora  nuovamente  rivolta  all'ufficio  d'esecuzione
chiedendo di non dar notizia dell'esecuzione a terzi, ciò che le è stato negato un'altra
volta. A ragione, come conferma il Tribunale federale. Né dal tenore né dalla genesi della
nuova norma si può dedurre che la persona escussa possa presentare la domanda di
non dar notizia di un'esecuzione a terzi quando è già decorso il termine di un anno.
Considerato che dopo la scadenza del termine dell'articolo 88 LEF il creditore non può
più agire, il procedimento secondo l'articolo  8a capoverso 3 lettera d LEF non permette,
in queste condizioni, di distinguere tra esecuzioni giustificate e ingiustificate, per cui il
registro delle esecuzioni va mantenuto accessibile. La nuova possibilità di limitare la
comunicazione  di  un'esecuzione  va  intesa  in  quest'ambito  come  una  risposta
appropriata a esecuzioni ingiustificate. Inoltre, il diritto dell'esecuzione forzata prevede in
favore del debitore ulteriori possibilità per tutelarsi e difendere la propria solvibilità.