<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="WordSection1"> <table border="1" cellpadding="0" cellspacing="0" class="MsoNormalTable"> <tr> <td valign="top" width="151"> <p class="Xecusson"> <span lang="FR"><img alt="" height="133" src="/scripts/nph-omniscgi.exe?OmnisPlatform=WINDOWS&amp;WebServerUrl=&amp;WebServerScript=/scripts/nph-omniscgi.exe&amp;OmnisLibrary=JURISWEB&amp;OmnisClass=rtFindinfoWebHtmlService&amp;OmnisServer=7001&amp;Parametername=WWW_V4&amp;Schema=VD_TA_WEB&amp;Source=search.fiw&amp;Aufruf=getImage&amp;nF38_KEY=48516" width="77"/></span></p> </td> <td valign="top" width="435"> <p align="left" class="XCantondeVaud"><span lang="FR">TRIBUNAL CANTONAL</span></p> <p align="left" class="XTribunaladministratif"><span lang="FR">COUR DE DROIT ADMINISTRATIF ET PUBLIC</span></p> </td> </tr> <tr> <td valign="top" width="151"> <p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p> </td> <td valign="top" width="435"> <p align="left" class="XArrt-Considrant"><span lang="FR">Arrêt du <a name="DE_DATE_EXP">25 mars 2019 </a></span></p> </td> </tr> <tr> <td valign="top" width="151"> <p class="MsoNormal"><span lang="FR">Composition</span></p> </td> <td valign="top" width="435"> <p class="XComposition"><span lang="EN-GB">M. François Kart, </span><span lang="EN-GB">président</span><span lang="EN-GB">;</span><span lang="EN-GB"> </span><span lang="FR">Mme Mélanie Pasche et<br/> M. Laurent Merz, juges; Mme Liliane Subilia-Rouge, greffière.</span></p> </td> </tr> </table> <p class="ZZZStyleFusion"><span lang="FR"> </span></p> <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" class="MsoNormalTable" width="586"> <tr> <td valign="top" width="128"> <p class="MsoNormal"><a name="Anonym_ROLE_FIRST_3_1"><span lang="EN-GB">Recourante</span></a></p> </td> <td valign="top" width="23"> <p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p> </td> <td valign="top" width="430"> <p class="MsoNormal"><a name="Anonym_Ruolo_REC_1_3_2"><b><span lang="FR">A.________</span></b><span lang="FR">,</span></a><b><span lang="FR"> </span></b><span lang="FR">à <a name="Anonym_LOCALITE_3_3">********,</a> représentée par Me Matthieu GENILLOD, avocat, à Lausanne, <a name="P_INSERT_REPR"></a> </span></p> </td> </tr> </table> <p class="ZZZStyleFusion"><span lang="FR"> <a name="P_INSERT_PLAIGNANT_X"> </a></span></p> <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" class="MsoNormalTable" width="586"> <tr> <td valign="top" width="127"> <p class="MsoNormal"><span lang="EN-GB">Autorité intimée</span></p> </td> <td valign="top" width="23"> <p class="MsoNormal"><span lang="EN-GB"> </span></p> </td> <td valign="top" width="430"> <p class="MsoNormal"><b><span lang="FR">Service de l'emploi, Instance juridique chômage</span></b><span lang="FR">,</span><span lang="FR"> à Lausanne, </span></p> </td> </tr> </table> <p class="ZZZStyleFusion"><span lang="FR"> <a name="P_INSERT_AUTI_X"> </a></span></p> <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" class="MsoNormalTable" width="586"> <tr> <td valign="top" width="127"> <p class="MsoNormal"><span lang="EN-GB">Autorité concernée</span></p> </td> <td valign="top" width="23"> <p class="MsoNormal"><span lang="EN-GB"> </span></p> </td> <td valign="top" width="430"> <p class="MsoNormal"><b><span lang="FR">Office régional de placement (ORP) de l'Ouest lausannois</span></b><span lang="FR">, à Prilly.</span><span lang="FR"> </span></p> </td> </tr> </table> <p class="ZZZStyleFusion"><span lang="FR"> <a name="P_INSERT_AUTC_X"></a><a name="RU_AUTOTEXT_KL%C3%84GER_X"> </a></span></p> <p align="left" class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p> <table border="1" cellpadding="0" cellspacing="0" class="MsoNormalTable"> <tr> <td valign="top" width="151"> <p class="MsoNormal"><span lang="FR">Objet</span></p> </td> <td valign="top" width="435"> <p class="MsoNormal"><span lang="FR">aide sociale <span> </span></span></p> </td> </tr> <tr> <td valign="top" width="151"> <p class="MsoNormal"><span lang="FR"> </span></p> </td> <td valign="top" width="435"> <p class="MsoNormal"><span lang="FR">Recours A.________ c/ décision du Service de l'emploi, Instance juridique chômage du 12 juillet 2018 confirmant la décision de l'Office régional de placement de l'Ouest lausannois du 22 mai 2017 (refus du versement des allocations cantonale d'initiations en faveur de B.________)</span></p> </td> </tr> </table> <p class="XArrt-Considrant"><span lang="FR"> </span></p> <p class="XArrt-Considrant"><span lang="FR">Vu les faits suivants:</span></p> <p class="LettreAvec"><span lang="FR">A.<span> </span></span><span lang="FR">Le 27 octobre 2016, B.________ (ci-après aussi: le demandeur d'emploi) et l'entreprise A.________ (ci-après aussi: l'employeur) ont rempli une demande d'allocations cantonales d'initiation au travail (ACIT) auprès de l'Office régional de placement (ORP) de l'Ouest lausannois. Selon cette demande, l'employeur s'engageait notamment, à l'issue de la période d'essai, à ne résilier le contrat de travail – pendant la période d'initiation et jusqu'à trois mois après la fin de l'initiation – que "<i>sur présentation de justes motifs</i>" au sens de l'art. 337 du Code des obligations du<br/> 30 mars 1911 (CO; RS 220).</span></p> <p class="LettreAvec"><span lang="FR">B.<span> </span></span><span lang="FR">Par décision du 1<sup>er</sup> novembre 2016, l'ORP a accepté la demande d'ACIT. Le salaire mensuel convenu entre les parties pendant l'initiation s'élevait à 4'745 fr., de sorte que le montant de l'allocation était de 3'796 fr., soit 80% du salaire. La décision du<br/> 1<sup>er</sup> novembre 2016 prévoyait que des ACIT pourraient être versées du 1<sup>er</sup> novembre 2016 au 30 avril 2017, dans le respect du contrat de travail ainsi que des dispositions et engagements auxquels il avait été souscrit en signant le formulaire de demande d'ACIT. Il était précisé qu'en cas de non-respect desdites dispositions, la restitution des allocations était réservée. En particulier, il était rappelé qu'après le temps d'essai, le contrat de travail ne pouvait être résilié pendant l'initiation et jusqu'à trois mois après la fin de celle-ci, sauf pour de justes motifs au sens de l'art. 337 CO.</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">Le 24 mars 2017, l'employeur a contacté l'ORP par courriel en indiquant que l'ACIT ne se passait pas au mieux.</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">Lors d'un échange téléphonique en date du 29 mars 2017, l'employeur aurait précisé à l'ORP que le demandeur d'emploi était un danger pour lui et pour les autres ouvriers, qu'aucun d'entre eux ne voulait plus travailler avec lui et qu'il n'osait plus l'envoyer sur des chantiers avec des échafaudages. Pour sa part, l'ORP aurait rappelé à l'employeur les conséquences d'une éventuelle rupture du contrat de travail. </span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">Le 31 mars 2017, l'employeur a licencié le demandeur d'emploi pour le 30 avril suivant. Le courrier était formulé comme suit: </span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">"Monsieur,</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">Après plusieurs discussions avec vous-même depuis le mois de décembre 2016 ainsi que plusieurs discussions avec </span><span lang="FR">C.________</span><span lang="FR"> pour les mêmes raisons déjà invoquées, nous nous voyons dans l'obligation de mettre un terme à notre collaboration pour le 30 avril 2017, dans le respect de la période de préavis régie par la CCT.</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">Nous vous informons aussi que nous ferons savoir notre décision à votre conseiller ORP.</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">Un décompte final sera établi sur votre dernière fiche de salaire, à savoir celle d'avril 2017.</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">En vous souhaitant d'ores et déjà beaucoup de succès pour la suite de votre carrière professionnelle, nous vous adressons, Monsieur, nos salutations les meilleures".</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">L'employeur a informé l'ORP du licenciement en date du 3 avril 2017, dans les termes suivants:</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">"Suite à notre conversation téléphonique, je vous informe maintenir mes propos concernant les rapports de travail de </span><span lang="FR">B.________</span><span lang="FR">.</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">En effet, après plusieurs discussions, celui-ci n'a pas tenu compte de mes conseils son lieu de travail. Cela m'amène à penser qu'il n'est peut-être pas fait pour être plâtrier.</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">Ne voyant plus de solution pour la bonne continuation à collaborer avec lui, je suis au regret de mettre fin à son contrat de travail pour le 30 avril 2017, dans le respect de la période de préavis régie par la CCT.</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">Un décompte de salaire lui sera remis le dernier jour de son travail".</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">Le 5 mai 2017, l'employeur a rempli le rapport d'activité relatif à l'initiation au travail. Il y indiquait comme motif de résiliation "<i>Nous nous sommes rendus compte que ce métier n'était pas fait comme </i></span><i><span lang="FR">B.________</span></i><span lang="FR">". Quant à la raison pour laquelle le plan de formation n'avait pas pu être suivi, il précisait "</span><i><span lang="FR">B.________</span></i><span lang="FR"> </span><i><span lang="FR">rencontrait quelques difficultés. Raison pour laquelle nous avons mis fin à l'ACIT</span></i><span lang="FR">".</span></p> <p class="LettreAvec"><span lang="FR">C.<span> </span></span><span lang="FR">Par décision du 22 mai 2017, l'ORP a constaté l'abandon de la mesure d'initiation au travail au 30 avril 2017 et il a annulé sa décision du 1<sup>er</sup> novembre 2016. Il exposait qu'il en découlait que les ACIT ne pouvaient pas être versées du 1<sup>er</sup> novembre 2016 au 30 avril 2017. L'ORP a relevé dans sa décision que le contrat de travail avait été résilié par l'employeur au cours de la période d'initiation, sans juste motif au sens de l'art. 337 CO, en violation des engagements auxquels il avait souscrit. Le Service de l'emploi était invité à statuer en matière de restitution des ACIT. Cette décision du 22 mai 2017 était adressée à B.________, l'entreprise A.________ figurant dans la liste des personnes auxquelles elle devait être communiquée en copie. </span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">Par décision du 12 septembre 2017, se fondant sur la révocation du droit aux ACIT prononcée par la décision du 22 mai 2017, le Service de l'emploi a demandé à </span><span lang="FR">l'entreprise A.________</span><span lang="FR"> la restitution du montant de 11'388 fr., soit la somme déjà versée au titre d'ACIT pour les mois de novembre 2016 à janvier 2017.</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">Le 3 octobre 2017, </span><span lang="FR">l'entreprise A.________ </span><span lang="FR">a contesté la décision de restitution auprès du Service de l'emploi, Instance juridique chômage. Elle a produit une lettre d'avertissement adressée au demandeur d'emploi le 14 décembre 2016 dans laquelle elle exprimait ses inquiétudes face à son comportement, formulée dans ces termes:</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">"Monsieur,</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">Nous vous avertissons par la présente et ce malgré nos multiples remarques orales que vos comportements hyperactifs et extravertis ne sont pas compatibles avec l'exercice d'une activité du bâtiment.</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">En effet, votre attitude pourrait vous mettre en péril sur certains chantiers ainsi que vos collègues de travail et les autres intervenants.</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">Nous souhaitons vivement vous voir adopter un autre comportement pour envisager un avenir dans notre entreprise.</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">En vous priant instamment de prendre note de ce qui précède, nous vous adressons, Monsieur, nos salutations les meilleures".</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">L'entreprise A.________</span><span lang="FR"> a ajouté avoir informé l'ORP (</span><span lang="FR">C.________</span><span lang="FR">) de ces problèmes en date du 12 décembre 2016; elle pensait avoir pris des décisions raisonnables et ne pas être responsable de la rupture du contrat. Elle précisait encore qu'elle était en litige avec le demandeur d'emploi pour une autre raison et que celui-ci n'était pas coopératif ni sérieux. </span></p> <p class="LettreAvec"><span lang="FR">D.<span> </span></span><span lang="FR">Par décision du 30 novembre 2017, le Service de l'emploi, Instance juridique chômage, a rejeté le recours et confirmé la décision attaquée. Il a constaté que l'obligation de restituer le montant de 11'388 fr., soit la somme versée au titre d'ACIT pour les mois de novembre 2016 à janvier 2017, avait été clairement annoncée dans la décision du<br/> 22 mai 2017. Si l'employeur entendait contester cette obligation, il aurait dû recourir contre la décision du 22 mai 2017, ce qu'il n'avait pas fait. La décision était entre-temps entrée en force et ne pouvait pas être remise en cause par le biais d'un recours contre la décision de restitution du 12 septembre 2017. Le Service de l'emploi constatait aussi que la décision du 22 mai 2017 était justifiée pour ce qui concernait le montant réclamé. </span></p> <p class="LettreAvec"><span lang="FR">E.<span> </span></span><span lang="FR">Le 16 janvier 2018, l'entreprise A.________ a saisi la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal (CDAP) d'un recours contre la décision du<br/> 30 novembre 2017, en concluant principalement à la réforme de la décision attaquée en ce sens qu'aucun montant ne devait être restitué et subsidiairement à l'annulation de la décision attaquée et au renvoi de la cause au Service de l'emploi pour nouvelle décision dans le sens des considérants (cause PS.2018.0008). L'entreprise A.________</span><span lang="FR"> </span><span lang="FR">exposait tout d'abord qu'elle n'avait jamais reçu la décision du 22 mai 2017, de sorte que ses arguments concernant le licenciement et ses motifs étaient recevables. A cet égard, elle indiquait que B.________ était quelqu'un de dangereux sur les chantiers et qu'il avait fait l'objet d'un avertissement. Elle sollicitait aussi l'audition de diverses personnes pour confirmer ses dires.</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">Le 6 février 2018, le Service de l'emploi s'est déterminé et a conclu au rejet du recours. Concernant la notification de la décision du 22 mai 2017, il relevait que le dossier du demandeur d'emploi faisait état d'un appel téléphonique de </span><span lang="FR">l'entreprise A.________</span><span lang="FR"> en date du 28 août 2017 au sujet de la décision du 22 mai 2017. Il fallait ainsi retenir à son avis que l'entreprise avait bien pris connaissance de la décision précitée, sans déposer de recours à son encontre. Par ailleurs, même s'il fallait admettre qu'elle n'avait pris connaissance de la décision du 22 mai 2017 que le 28 août 2017, le recours du 4 octobre 2017 serait tout de même tardif.</span></p> <p class="LettreAvec"><span lang="FR">F.<span> </span></span><span lang="FR">Par arrêt du 18 mai 2018, la CDAP a admis le recours en considérant que la notification de la décision <span class="NumroetlettresansCarCar">du 22 mai 2017 était entachée de plusieurs vices</span>. Elle a estimé que la recourante n'avait pu prendre conscience de la portée de la décision du<br/> 22 mai 2017 qu'au moment où la décision du 12 septembre 2017 lui avait été notifiée. Le délai de recours contre la décision du 22 mai 2017 n'avait dans tous les cas pas commencé à courir avant le 14 septembre 2017. Le recours déposé le 3 octobre 2017 devait par conséquent être considéré comme déposé dans le délai légal et l'autorité intimée aurait dû entrer en matière sur les griefs qu'il contenait. La CDAP a ainsi admis le recours et annulé la décision attaquée, chargeant l'autorité intimée de rendre une nouvelle décision après avoir procédé aux éventuelles mesures d'instruction complémentaires utiles pour établir s'il existait des justes motifs au sens de l'art. 337 CO justifiant de mettre fin aux rapports de travail de B.________.</span></p> <p class="LettreAvec"><span lang="FR">G.<span> </span></span><span lang="FR">Par décision du 12 juillet 2018, le Service de l'emploi a rejeté le recours du 3 octobre 2017 et a confirmé la décision de l'ORP du 22 mai 2017. Il a estimé que les motifs invoqués par l'employeur n'étaient pas des justes motifs au sens de l'art. 337 CO. Tout d'abord, l'employeur n'avait manifestement pas résilié avec effet immédiat les rapports de travail. En outre, l'employeur avait engagé le demandeur d'emploi par un contrat de travail de durée indéterminée prévoyant un temps d'essai de trois mois. Ainsi il avait eu tout le loisir d'évaluer le comportement du demandeur d'emploi pendant ce temps. Par ailleurs, concernant l'avertissement prétendument adressé au demandeur d'emploi en date du<br/> 14 décembre 2016, il n'était pas établi que l'employeur avait bien adressé cet avertissement comme il le prétendait, ce document n'ayant été mentionné qu'après la décision lui demandant de rembourser l'intégralité des indemnités perçues. De plus, quand bien même il serait établi que cet avertissement a été notifié au demandeur d'emploi, il apparaissait qu'il ne faisait pas précisément mention des éléments reprochés, ni des conséquences en cas de nouveau manquement. Qui plus est, l'employeur n'avait pas utilisé cet avertissement pour procéder à un licenciement avec effet immédiat du demandeur d'emploi. Le Service de l'emploi ajoutait qu'on ne trouvait aucune trace au dossier de la cause d'un contact survenu entre l'employeur et l'ORP en date du 12 décembre 2016; il apparaissait cependant qu'un contact téléphonique avait eu lieu le 29 mars 2017 au cours duquel l'ORP avait rappelé à l'employeur les engagements auxquels il avait souscrit, ainsi que les conséquences d'une éventuelle rupture du contrat de travail. Il en découlait que l'employeur avait licencié le demandeur d'emploi en violation des engagements pris au moment de déposer la demande d'octroi des ACIT. Partant, l'ORP était légitimé à prononcer la décision litigieuse.</span></p> <p class="LettreAvec"><span lang="FR">H.<span> </span></span><span lang="FR">Le 13 septembre 2018, l'entreprise A.________ (ci-après: la recourante) a saisi la CDAP d'un recours contre la décision du 12 juillet 2018, en concluant à l'admission du recours et, principalement, à l'annulation de la décision attaquée, subsidiairement, à l'annulation de la décision attaquée et au renvoi de la cause au Service de l'emploi pour nouvelle décision dans le sens des considérants. La recourante sollicite la fixation d'une audience afin de permettre à ses représentants d'exposer les circonstances de l'engagement puis les difficultés rencontrées avec le demandeur d'emploi. Elle demande en particulier l'audition de diverses personnes ayant été en contact avec le demandeur d'emploi. Sur le fond, la recourante souligne qu'elle a fait tout son possible pour que le demandeur d'emploi adopte un comportement compatible avec les tâches qui lui étaient confiées. Elle a fait preuve de toute la diligence nécessaire, en faisant part des problèmes rencontrés tant à l'intéressé, qui a été averti à plusieurs reprises de manière orale et par écrit, qu'à l'ORP. Elle estime ainsi avoir répondu aux exigences posées tant en matière d'avertissement du travailleur que d'information de l'ORP. Elle considère aussi que l'autorité erre en lui faisant grief de ne pas avoir licencié le demandeur d'emploi durant le temps d'essai de ce dernier. L'interdiction de licenciement durant un certain laps de temps reflète l'importance donnée aux efforts attendus de l'employeur pour que le travailleur puisse retrouver un emploi sur le long terme. Il ne saurait ainsi lui être reproché d'avoir tenté de trouver une solution, tout en tenant l'ORP informé de la situation. D'autre part, le fait que le temps d'essai du demandeur d'emploi ait été de trois mois, et non d'un mois comme préconisé aux termes de la demande d'ACIT, attesterait de sa volonté ferme de mener à bien la mesure mise en œuvre. S'agissant des motifs du licenciement, la recourante expose qu'il est inconcevable pour un employeur de garder à son service un travailleur qui contrevient aux règles de sécurité élémentaires qui prévalent sur des chantiers. Le comportement du travailleur, qui s'était révélé particulièrement problématique sur les chantiers de Nyon et St-Sulpice, ne pouvait ainsi être toléré. Non seulement il ne respectait pas le matériel et par-là son devoir de fidélité, en cachant par exemple avoir cassé un robinet qui venait d'être installé, mais il contrevenait également aux règles de sécurité, mettant en danger ses collègues et sa propre personne. La recourante estime qu'elle n'a pas tardé à réagir à cela, en sommant oralement le travailleur d'adopter une attitude conforme, et en contactant l'ORP. Ce n'est qu'après avoir tout tenté que la recourante a dû prendre la décision de licencier. </span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">Le 5 octobre 2018, le </span><span lang="FR">Service de l'emploi (ci-après: l'autorité intimée) a conclu à la confirmation de sa décision, considérant que le recours ne présentait pas de nouvel argument susceptible de lui permettre de modifier son appréciation des faits.</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">Le 11 décembre 2018, le juge instructeur </span><span lang="FR">a relevé qu'il ressortait du dossier que le 31 mars 2017, la recourante avait licencié le demandeur d'emploi pour le 30 avril suivant. Il a invité la recourante à indiquer au tribunal si le demandeur d'emploi avait continué à travailler sur ses chantiers jusqu'à la fin de son contrat de travail ou s'il avait été libéré plus tôt de son obligation de travailler.</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">Le 9 janvier 2019, la recourante </span><span lang="FR">a adressé au tribunal une copie d'un courrier adressé au demandeur d'emploi le 29 mars 2017, ainsi que les fiches de salaire de ce dernier pour les mois de janvier à avril 2017. Le courrier du 29 mars 2017 est formulé ainsi:</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">"Nous nous référons à votre fin des rapports de travail.</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">Suite à notre discussion, nous vous confirmons que nous vous libérons immédiatement de votre poste de travail. Comme convenu, votre salaire vous sera versé jusqu'au 30 avril 2017 pour solde de tout compte".</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">La recourante explique que le demandeur d'emploi était agressif à l'encontre de ses collègues et supérieurs, tant dans ses gestes que dans ses paroles. En outre, il adoptait un comportement dangereux sur les chantiers, notamment en courant sur les échafaudages ou en se disputant avec d'autres travailleurs. La recourante admet que le licenciement notifié au demandeur d'emploi n'est pas un licenciement immédiat au sens de l'art. 337 CO, compte tenu du respect du délai de congé. Toutefois, comme les motifs à l'origine du licenciement ordinaire constituent de justes motifs au sens de l'art. 337 CO, elle considère que le congé précité repose sur de justes </span><span lang="FR">motifs, même s'il </span><span lang="FR">n'a pas la </span><span lang="FR">forme </span><span lang="FR">d'un licenciement immédiat. Elle ajoute qu'elle a fait le choix de passer par la voie du licenciement ordinaire, estimant, de bonne foi, que l'accord signé avec l'ORP n'exigeait pas qu'elle respecte une forme spécifique, mais uniquement que les motifs la menant à décider du congé soient justifiés. Elle s'est à juste titre fondée sur la formule utilisée par l'ORP, qui ne fait nullement mention d'un licenciement immédiat quant à la forme. Il serait contraire au respect du principe de la bonne foi de considérer qu'elle pouvait ou devait comprendre que seul un licenciement immédiat était possible. La recourante indique qu'elle a, de bonne foi, estimé que même si les agissements du demandeur d'emploi étaient suffisants à fonder un licenciement immédiat, la voie du congé ordinaire était plus favorable au travailleur et lui assurait la certitude de donner un congé qui ne serait pas ensuite contesté. </span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">Le 21 janvier 2019, l'autorité intimée s'est déterminée et a maintenu intégralement les conclusions formulées dans le cadre de sa réponse, considérant que la recourante cherchait à faire passer le licenciement du demandeur d'emploi, initialement motivé par le fait qu'il ne correspondait pas aux attentes de l'employeur, pour un licenciement justifié sous l'angle de l'art. 337 CO. En effet, l'analyse des pièces du dossier de la cause laissait apparaître que, dans ses premiers courriers du 3 avril et du 5 mai 2017 adressés à I'ORP, la recourante avait expliqué le licenciement par le fait que le demandeur d'emploi ne donnait pas satisfaction et n'avait pas tenu compte de ses conseils, ce qui l'amenait à penser qu'il n'était peut-être pas fait pour être plâtrier. Selon l'autorité intimée, force est ainsi de constater qu'aucun juste motif au sens de l'art. 337 CO n'a été invoqué au moment du licenciement; ce n'est qu'après le prononcé de la décision litigieuse que la recourante a évoqué un comportement hystérique du demandeur d'emploi, décrivant une attitude dangereuse pour lui-même et pour les autres. L'autorité intimée remet à nouveau en question la véracité de la lettre d'avertissement du<br/> 14 décembre 2016. En définitive, l'autorité intimée retient qu'au moment du licenciement, la recourante n'a pas invoqué de justes motifs au sens de l'art. 337 CO. Il est manifeste, de son point de vue, qu'après avoir obtenu l'octroi d'ACIT pour l'engagement du demandeur d'emploi, du 1er novembre 2016 au 30 avril 2017, la recourante a décidé de le licencier pour le dernier jour des ACIT, en violation de ses engagements et que ce n'est qu'après le prononcé de la décision litigieuse qu'elle a tenté de construire une justification autour de l'art. 337 CO.</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">Le 19 février 2019, la recourante s'est déterminée spontanément.</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">Dans un courrier du 8 mars 2019, le Service de l'emploi a indiqué qu'il n'avait pas de remarque supplémentaire à formuler et qu'il maintenait intégralement ses conclusions.</span></p> <p class="XArrt-Considrant"><span lang="FR">Considérant en droit:</span></p> <p class="Numroavec"><span lang="FR">1.<span> </span></span><span lang="FR">Le recours a été déposé dans les délais et formes prescrits (art. 95 et 79 de la loi vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative </span><span lang="FR">[</span><span lang="FR">LPA-VD; BLV 173.36</span><span lang="FR">]</span><span lang="FR">). La qualité pour recourir de la recourante n'est par ailleurs pas douteuse. Il y a lieu par conséquent d'entrer en matière sur le fond.</span></p> <p class="Numroavec"><span lang="FR">2.<span> </span></span><span lang="FR">La recourante requiert à titre de mesure d'instruction l'audition <a name="Anonym_Ruolo_REQ_3_56">de ses représentants ainsi que de divers </a>collaborateurs, en qualité de témoins, afin d'exposer "<i>les circonstances de l'engagement puis des difficultés rencontrées</i>".</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">a) Tel que garanti par l'art. 29 al. 2 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999 (Cst.; RS 101), le droit d'être entendu comprend notamment le droit pour le justiciable de s'expliquer avant qu'une décision ne soit prise à son détriment, de fournir des preuves quant aux faits de nature à influer sur le sort de la décision, d'avoir accès au dossier, de participer à l'administration des preuves, d'en prendre connaissance et de se déterminer à leur propos (ATF 142 II 218 consid. 2.3). Il ne comprend toutefois pas le droit d’être entendu oralement, ni celui d’obtenir l’audition de témoins (ATF 130 II 425 consid. 2.1). L'art. 27 al. 1 LPA-VD précise aussi que la procédure est en principe écrite.<b> </b>En outre, l’autorité peut mettre un terme à l’instruction lorsque les preuves administrées lui ont permis de forger sa conviction et que, procédant d’une manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves proposées, elle a la certitude qu’elles ne pourraient l’amener à modifier son opinion (ATF 140 I 285 consid. 6.2.1).</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">b) La recourante a eu l'occasion d'exposer en détail ses arguments dans le cadre de la procédure. Elle a aussi produit divers documents. Le tribunal s'estime ainsi suffisamment renseigné sur la base du dossier pour juger en toute connaissance de cause et il ne voit pas quels nouveaux éléments utiles à l'affaire, qui n'auraient pu être exposés par écrit, pourraient encore apporter les témoignages sollicités. Il n'y a dès lors pas lieu de donner suite au complément d'instruction requis.</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">c) Dans son écriture spontanée du 19 février 2019, la recourante a demandé l'audition de C.________ de l'ORP qui "<i>aurait par ailleurs indiqué à la recourante par téléphone que les éléments portés à sa connaissance au sujet de B.</i>________<i>, un licenciement pourrait se justifier</i>". Le Tribunal relève tout d'abord que l'argument est formulé au conditionnel, comme si la recourante n'était pas absolument sûre de la réalité du renseignement prétendument reçu. De plus, la description des informations reçues est vague. La recourante n'explique par ailleurs pas pour quelle raison elle n'invoque cet argument qu'après que le double échange d'écritures a pris fin. Or l’expérience démontre que les premières déclarations des parties sont plus proches de la vérité que celles faites ultérieurement, dans le cadre d'une procédure contentieuse dont l'issue pourrait mettre en péril des intérêts cas échéant importants (cf. arrêts </span><span lang="EN-GB">BO.2018.0019</span><span lang="FR"> du 26 novembre 2018, PE.2016.0331 du 20 juillet 2018 consid. 3b, BO.2015.0010 du 8 juillet 2015 consid. 3 et BO.2013.0001 du 5 septembre 2013 consid. 2). </span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">Du reste, un collaborateur de l'ORP ne saurait se déterminer définitivement sur la question de savoir si un licenciement immédiat est justifié sans avoir préalablement entendu aussi l'employé, ce que devait savoir la recourante en tant qu'employeur, de sorte que cette dernière ne pouvait se contenter de déclarations faites au téléphone.<b> </b></span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">Au vu de ces éléments, et en tenant compte des diverses déclarations faites par la recourante au cours de la procédure (cf. consid. 4), le Tribunal estime que l'audition de C.________ de l'ORP ne serait pas de nature à modifier son appréciation de la situation.</span></p> <p class="Numroavec">3.<span> </span>a) En application des art. 65 et 66 <span lang="FR">de la loi fédérale du 25 juin 1982 sur l’assurance-chômage obligatoire et l’indemnité en cas d’insolvabilité (Loi sur l’assurance-chômage, LACI; RS 837.0),</span> l'art. 28 <span lang="FR">de la loi vaudoise du 5 juillet 2005 sur l'emploi (LEmp; BLV 822.11)</span> dispose que des ACIT peuvent être versées en faveur du demandeur d'emploi dont le placement est difficile et, lorsqu'au terme d'une période de mise au courant, il peut escompter un engagement aux conditions usuelles dans la branche et la région (al. 1). Pendant cette période, le demandeur d'emploi est mis au courant par l'employeur et reçoit de ce fait un salaire réduit (al. 2). Le demandeur d'emploi présente la demande d'allocation à l'autorité compétente avant le début de la prise d'emploi (al. 3). L'art. 29 LEmp précise que les ACIT couvrent la différence entre le salaire effectif et le salaire normal auquel le travailleur peut prétendre au terme de sa mise au courant. Le règlement fixe les modalités relatives aux financements (al. 1). Les allocations sont fixées pour six mois au plus (al. 2). Elles sont versées par l'intermédiaire de l'employeur, en complément du salaire convenu. L'employeur doit payer les cotisations usuelles aux assurances sociales sur l'intégralité du salaire et prélever la part du travailleur (al. 3).</p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">Aux termes de l'art. 16 du règlement d'application du 7 décembre 2005 de la loi du 5 juillet 2005 sur l'emploi (RLEmp; BLV 822.11.1), les ACIT sont allouées pour la période de formation prévue. A cet effet, l'employeur soumet un plan de formation à l'ORP. L'employeur s'engage à former le bénéficiaire (al. 1). L'octroi des allocations est soumis à la conclusion d'un contrat de travail de durée indéterminée ou de douze mois au minimum. Le contrat de travail doit prévoir des conditions d'emploi et de salaire conformes aux usages professionnels et locaux. Le temps d'essai est fixé à un mois. Après la fin de la période d'essai et pendant la période pour laquelle une allocation cantonale d'initiation au travail est versée, le contrat de travail ne peut être résilié que pour de justes motifs conformément à l'art. 337 CO (al. 2). La demande d'ACIT est accompagnée des pièces nécessaires, notamment le contrat de travail et le plan de formation (al. 3).</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">Selon l'art. 36 LEmp, la violation des obligations liées à l'octroi des mesures cantonales d'insertion professionnelle peut donner lieu à leur suppression et à la restitution des sommes perçues indûment, avec intérêt et frais (al. 1). L'autorité compétente réclame, par voie de décision, au bénéficiaire ou à sa succession, le remboursement de toutes prestations perçues indûment (al. 2).</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">L'obligation de restitution est tout à fait admissible au regard du but de la mesure, qui est de favoriser l'engagement durable de personnes au chômage dont le placement est fortement entravé; il s'agit également d'éviter une sous-enchère sur les salaires, ainsi qu'un subventionnement des employeurs par l'assurance-chômage (ATF 126 V 42 consid. 2a et les références citées). </span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">b) Selon l’art. 337 al. 1 CO, l’employeur et le travailleur peuvent immédiatement résilier le contrat de travail en tout temps pour de justes motifs (1ère phrase). Doivent notamment être considérées comme de justes motifs les circonstances qui, selon les règles de la bonne foi, ne permettent pas d'exiger de celui qui a donné le congé la continuation des rapports de travail (cf. art. 337 al. 2 CO). Selon la jurisprudence, la résiliation immédiate pour justes motifs est une mesure exceptionnelle qui doit être admise de manière restrictive (<a href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/fr/php/aza/http/index.php?lang=fr&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=1&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=%22r%E9siliation+avec+effet+imm%E9diat%22&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-III-303%3Afr&amp;number_of_ranks=0#page303"><span>ATF 137 III 303</span></a> consid. 2.1.1). Seul un manquement particulièrement grave peut justifier une telle mesure (<a href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/fr/php/aza/http/index.php?lang=fr&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=1&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=%22r%E9siliation+avec+effet+imm%E9diat%22&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-III-579%3Afr&amp;number_of_ranks=0#page579"><span>ATF 142 III 579</span></a> consid. 4.2). Par manquement, on entend généralement la violation d'une obligation découlant du contrat de travail, mais d'autres incidents peuvent aussi justifier une telle mesure (<a href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/fr/php/aza/http/index.php?lang=fr&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=1&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=%22r%E9siliation+avec+effet+imm%E9diat%22&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-III-303%3Afr&amp;number_of_ranks=0#page303"><span>ATF 137 III 303</span></a> consid. 2.1.1, <a href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/fr/php/aza/http/index.php?lang=fr&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=1&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=%22r%E9siliation+avec+effet+imm%E9diat%22&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F130-III-28%3Afr&amp;number_of_ranks=0#page28"><span>130 III 28</span></a> consid. 4.1, <a href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/fr/php/aza/http/index.php?lang=fr&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=1&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=%22r%E9siliation+avec+effet+imm%E9diat%22&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F129-III-380%3Afr&amp;number_of_ranks=0#page380"><span>129 III 380</span></a> consid. 2.2). Ce manquement doit être objectivement propre à détruire le rapport de confiance essentiel au contrat de travail ou, du moins, à l'atteindre si profondément que la continuation des rapports de travail ne peut raisonnablement pas être exigée. Lorsqu'il est moins grave, le manquement ne peut entraîner une résiliation immédiate que s'il a été répété malgré un avertissement (<a href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/fr/php/aza/http/index.php?lang=fr&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=1&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=%22r%E9siliation+avec+effet+imm%E9diat%22&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-III-579%3Afr&amp;number_of_ranks=0#page579"><span>ATF 142 III 579</span></a> consid. 4.2, <a href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/fr/php/aza/http/index.php?lang=fr&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=1&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=%22r%E9siliation+avec+effet+imm%E9diat%22&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F130-III-213%3Afr&amp;number_of_ranks=0#page213"><span>130 III 213</span></a> consid. 3.1). Une infraction pénale commise au détriment de l'employeur constitue, en principe, un motif justifiant le licenciement immédiat du travailleur (<a href="http://relevancy.bger.ch/php/clir/http/index.php?lang=fr&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=1&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2000&amp;to_year=2016&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=%22art.+337+CO%22&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F117-II-560%3Afr&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page560"><span>ATF 117 II 560</span></a> consid. 3b). Le comportement des cadres doit être apprécié avec une rigueur accrue en raison du crédit particulier et de la responsabilité que leur confère leur fonction dans l'entreprise (<a href="http://relevancy.bger.ch/php/clir/http/index.php?lang=fr&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=1&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2000&amp;to_year=2016&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=%22art.+337+CO%22&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F127-III-86%3Afr&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page86"><span>ATF 127 III 86</span></a> consid. 2c).<a name="page32"></a> <a name="idp392368"></a><a name="idp395792"></a></span></p> <p class="Numroavec"><span lang="FR">4.<span> </span></span><span lang="FR">La recourante expose avoir procédé à un licenciement ordinaire pour de justes motifs. Elle soutient qu'elle pouvait de bonne foi comprendre que le licenciement requérait des justes motifs sans toutefois qu'il soit nécessaire d'adopter la forme du licenciement immédiat. Elle explique qu'elle a choisi </span><span lang="FR">la voie du congé ordinaire car celle-ci était plus favorable au travailleur et lui assurait la certitude de donner un congé qui ne serait pas ensuite contesté. Cette manière de faire appelle plusieurs remarques. Tout d'abord, il faut souligner qu'elle méconnaît le but des ACIT qui est </span><span class="NumroetlettresansCarCar">de favoriser l'engagement durable de personnes au chômage dont le placement est fortement entravé. </span><span lang="FR">L'argent des ACIT n'a pas pour vocation de permettre à l'employeur de faire des cadeaux à son employé ni même de permettre à l'employeur de se prémunir contre les risques de procès inhérents à un licenciement.</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">En plus, en l'occurrence, cette manière de faire jette le doute sur l'existence de justes motifs avérés de licenciement. En effet, les pièces au dossier ne permettent pas d'établir avec certitude si le demandeur d'emploi a travaillé jusqu'à la date de son licenciement uniquement ou alors jusqu'à la fin de son contrat de travail. En effet, le premier courrier produit par la recourante, daté du 31 mars 2017 et adressé au demandeur d'emploi, </span><span lang="FR">était formulé comme suit: </span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">"Monsieur,</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">Après plusieurs discussions avec vous-même depuis le mois de décembre 2016 ainsi que plusieurs discussions avec </span><span lang="FR">C.________</span><span lang="FR"> pour les mêmes raisons déjà invoquées, nous nous voyons dans l'obligation de mettre un terme à notre collaboration pour le 30 avril 2017, dans le respect de la période de préavis régie par la CCT.</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">Nous vous informons aussi que nous ferons savoir notre décision à votre conseiller ORP.</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">Un décompte final sera établi sur votre dernière fiche de salaire, à savoir celle d'avril 2017.</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">En vous souhaitant d'ores et déjà beaucoup de succès pour la suite de votre carrière professionnelle, nous vous adressons, Monsieur, nos salutations les meilleures".</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">L'employeur a ensuite informé l'ORP du licenciement en date du 3 avril 2017, dans les termes suivants:</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">"Suite à notre conversation téléphonique, je vous informe maintenir mes propos concernant les rapports de travail de </span><span lang="FR">B.________</span><span lang="FR">.</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">En effet, après plusieurs discussions, celui-ci n'a pas tenu compte de mes conseils son lieu de travail. Cela m'amène à penser qu'il n'est peut-être pas fait pour être plâtrier.</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">Ne voyant plus de solution pour la bonne continuation à collaborer avec lui, je suis au regret de mettre fin à son contrat de travail pour le 30 avril 2017, dans le respect de la période de préavis régie par la CCT.</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">Un décompte de salaire lui sera remis le dernier jour de son travail".</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">Aucun de ces deux courriers ne parle d'une quelconque libération de l'obligation de travailler avant le terme du contrat. Il en ressort par contre que le<br/> 3 avril 2017, soit après que le licenciement pour justes motifs lui a été signifié, le demandeur d'emploi travaillait encore pour l'employeur. Le courrier produit le 9 janvier 2019 par la recourante, qu'elle aurait notifié au demandeur d'emploi le 29 mars 2017 et qui indique "</span><i><span lang="FR">nous vous confirmons que nous vous libérons immédiatement de votre poste de travail</span></i><span lang="FR">"</span><span lang="FR">, apparaît dès lors sujet à caution, de même que les allégations de la recourante y relatives. Le tribunal retient par conséquent que la recourante a accepté que le demandeur d'emploi continue à travailler pour elle après qu'elle lui a signifié son licenciement. Ceci tend à démontrer que ce licenciement n'était pas fondé sur de justes motifs au sens de l'art. 337 CO.</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">A cela s'ajoute que les raisons invoquées par la recourante n'apparaissent pas convaincantes. La lettre de licenciement du 31 mars 2017 ne contient pas de motifs explicites et indique uniquement </span><span lang="FR">ce qui suit: </span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">"Après plusieurs discussions avec vous-même depuis le mois de décembre 2016 ainsi que plusieurs discussions avec </span><span lang="FR">C.________</span><span lang="FR"> pour les mêmes raisons déjà invoquées, nous nous voyons dans l'obligation de mettre un terme à notre collaboration".</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">Lorsque la recourante a informé l'ORP du licenciement en date du<br/> 3 avril 2017, elle a indiqué que le demandeur d'emploi n'avait pas "<i>tenu compte de mes conseils son lieu de travail. Cela m'amène à penser qu'il n'est peut-être pas fait pour être plâtrier".</i> Ensuite, le 5 mai 2017, la recourante a rempli le rapport d'activité relatif à l'initiation au travail, en indiquant comme motif de résiliation "<i>Nous nous sommes rendus compte que ce métier n'était pas fait comme </i></span><i><span lang="FR">B.</span></i><span lang="FR">________</span><span lang="FR">". Quant à la raison pour laquelle le plan de formation n'avait pas pu être suivi, il précisait "</span><i><span lang="FR">B.________</span></i><span lang="FR"> </span><i><span lang="FR">rencontrait quelques difficultés. Raison pour laquelle nous avons mis fin à l'ACIT</span></i><span lang="FR">". Les raisons précitées ne constituent pas des manquements </span><span lang="FR">graves au point de détruire le rapport de confiance essentiel au contrat de travail</span><span lang="FR">. Par la suite, c'est-à-dire après que l'autorité a fait savoir à la recourante qu'en l'absence de justes motifs les ACIT devaient être restitués, celle-ci a soutenu (le 3 octobre 2017) qu'elle aurait adressé une lettre d'avertissement au demandeur d'emploi le 14 décembre 2016 dans laquelle elle exprimait ses inquiétudes face à son comportement, formulée dans ces termes:</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">"Monsieur,</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">Nous vous avertissons par la présente et ce malgré nos multiples remarques orales que vos comportements hyperactifs et extravertis ne sont pas compatibles avec l'exercice d'une activité du bâtiment.</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">En effet, votre attitude pourrait vous mettre en péril sur certains chantiers ainsi que vos collègues de travail et les autres intervenants.</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">Nous souhaitons vivement vous voir adopter un autre comportement pour envisager un avenir dans notre entreprise.</span></p> <p class="MsoQuote"><span lang="FR">En vous priant instamment de prendre note de ce qui précède, nous vous adressons, Monsieur, nos salutations les meilleures".</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">Comme on l'a vu, un manquement qui n'est pas grave au point de détruire le rapport de confiance essentiel au contrat de travail peut constituer un juste motif de résiliation immédiate s'il a été répété malgré un avertissement. En l'occurrence, la notification de l'avertissement du </span><span lang="FR">14 décembre 2016 </span><span lang="FR">au demandeur d'emploi est contestée par l'autorité intimée. Il n'est pas nécessaire de trancher la question. En effet, quand bien même il aurait été notifié, il ne fait pas mention des éléments précisément reprochés. Il évoque en outre des comportements qui "<i>pourraient</i>" mettre en péril le demandeur d'emploi et ses collègues. Il ne ressort pas clairement des termes de cet avertissement qu'il y aurait eu une mise en danger concrète. Au final, celui-ci est bien trop vague. Qui plus est, l'employeur n'a pas utilisé cet avertissement pour procéder à un licenciement avec effet immédiat du demandeur d'emploi ni dans la lettre de résiliation du 31 mars 2017, ni dans la prétendue lettre du 29 mars 2017. De plus, les raisons évoquées suite au licenciement n'ont cessé d'évoluer au fil du temps. Il s'agissait tout d'abord de d'une incapacité à suivre les conseils et du fait que le demandeur d'emploi n'était peut-être pas fait pour être plâtrier (3 avril 2017), puis de </span><span lang="FR">comportements hyperactifs et extravertis qui pourraient poser problème sur le plan de la sécurité (3 octobre 2017 se référant à un document antérieur), </span><span lang="FR">puis de </span><span lang="FR">comportements problématiques sur le plan de l'obligation de fidélité (avec dégât au matériel) et de la sécurité</span><span lang="FR"> (soit le 16 janvier 2018 et 13 septembre 2018) et enfin de comportements agressifs (le 9 janvier 2019). Or, comme déjà relevé, l’expérience démontre que les premières déclarations des parties sont plus proches de la vérité que celles faites ultérieurement, dans le cadre d'une procédure contentieuse dont l'issue pourrait mettre en péril des intérêts cas échéant importants.</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">De manière générale, il faut relever qu'à aucun moment, la recourante ne précise le détail des comportements inadmissibles ni les date ni ne les énumère. Le seul fait concrètement reproché au demandeur d'emploi est d'avoir violé son devoir de fidélité, en cachant avoir cassé un robinet qui venait d'être installé. Un tel événement isolé ne constitue cependant ni un motif de licenciement immédiat (cf. l'arrêt PS.2017.0071 du<br/> 28 décembre 2018, dans lequel la CDAP a considéré qu'une altercation survenue sur un chantier et un manque de rigueur dans l’exécution des tâches ne constituaient pas des justes motifs de licenciement immédiat).</span><span class="NumroetlettresansCarCar"><span lang="FR"> </span></span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">La recourante considère encore que l'autorité erre en lui faisant grief de ne pas avoir licencié le demandeur d'emploi durant le temps d'essai de ce dernier, vu que le régime des ACIT requiert de l'employeur qu'il mette tout en œuvre pour que le travailleur puisse être réinséré dans le marché du travail. Il est vrai que le régime des ACIT implique nécessairement des efforts de l'employeur pour que le travailleur puisse retrouver un emploi sur le long terme. Toutefois ce régime prévoit tout de même un temps d'essai, afin d'évaluer si la mesure a des chances de succès et afin, cas échéant, d'y mettre un terme en évitant à toutes les parties une perte de temps et d'argent. Durant le temps d'essai de trois mois, la recourante a eu tout le loisir d'évaluer le comportement du demandeur d'emploi. En s'accommodant des manquements du demandeur d'emploi constatés durant les trois mois de temps d'essai, la recourante devait être prête à s'en accommoder également en tout cas durant six mois supplémentaires comme cela était indiqué expressément dans la décision du 1<sup>er</sup> novembre 2016 et ne pouvait licencier le demandeur d'emploi sans justes motifs à peine deux mois après la fin du temps d'essai.</span></p> <p class="Numroetlettresans"><span class="NumroetlettresansCarCar">Au final, le tribunal de céans considère que la recourante </span><span class="NumroetlettresansCarCar">a cherché à faire passer le licenciement du</span><span class="NumroetlettresansCarCar"> demandeur d'emploi</span><span class="NumroetlettresansCarCar">, motivé par le fait qu'il ne correspondait pas aux attentes de l'employeur, pour un licenciement justifié sous l'angle de l'art. 337 CO. Elle n'a ainsi </span><span lang="FR">pas respecté les obligations qu'elle a prises lorsqu'elle a signé le 27 octobre 2016 la demande d'ACIT. La violation des conditions de l'ACIT remet en cause la mesure intégralement, puisque le but est que la personne sorte de l'aide sociale durablement. Or quand l'engagement de la personne se limite à cinq mois d'initiation et que celle-ci fait ensuite l'objet d'un licenciement, le but de l'ACIT n'est pas atteint. Tout ce qui est versé est donc dû en retour. L'autorité n'a pas violé le droit, ni abusé de son pouvoir d'appréciation en confirmant la décision qui annulait la décision d'octroi d'ACIT du 1<sup>er</sup> novembre 2016 et en exigeant le remboursement des montants déjà versés pour les mois de novembre 2016 à janvier 2017.</span></p> <p class="Numroavec"><span lang="FR">5.<span> </span></span><span lang="FR">Les considérants qui précèdent conduisent au rejet du recours et à la confirmation de la décision attaquée. </span></p> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR">L'arrêt est rendu sans frais (art. 49, 91 et 99 LPA-VD et 4 al. 3 du tarif du<br/> 28 avril 2015 des frais judiciaires et des dépens en matière administrative [TFJDA; BLV 173.36.5.1]). Il n'est pas alloué de dépens (art. 55, 56, 91 et 99 LPA-VD).</span></p> <span lang="FR"><br/> </span> <p class="Numroetlettresans"><span lang="FR"> </span></p> <p class="XArrt-Considrant"><span lang="FR">Par ces motifs<br/> la Cour de droit administratif et public</span></p> <p class="XArrt-Considrant"><span lang="FR">du Tribunal cantonal<br/> arrête:</span></p> <p class="RetraitDispositif"><span lang="FR">I.<span> </span></span><span lang="FR">Le recours est rejeté. </span></p> <p class="RetraitDispositif"><span lang="FR">II.<span> </span></span><span lang="FR">La décision du Service de l'emploi du 12 juillet 2018 est confirmée.</span></p> <p class="RetraitDispositif"><span lang="FR">III.<span> </span></span><span lang="FR">Il n'est pas perçu de frais judicaires, ni alloué de dépens.</span></p> <p class="MsoNormal"><span lang="FR">Lausanne, le 25 mars 2019</span></p> <p class="CitationLisible"><span lang="FR"> </span></p> <p class="MsoNormal"><a name="OLE_LINK3"></a><a name="OLE_LINK2"><span lang="FR">Le président: </span></a><span lang="FR">La greffière</span></p> <p class="Xprsetgreffier"><span lang="FR"> </span></p> <p class="Voiederecours"><span lang="FR">Le présent arrêt est communiqué aux destinataires de l'avis d'envoi ci-joint.</span></p> <p class="Voiederecours"><span lang="FR"> </span></p> <p class="Voiederecours"><span lang="FR">Il peut faire l'objet, dans les trente jours suivant sa notification, d'un recours au Tribunal fédéral (Cours de droit social, Schweizerhofquai 6, 6004 Lucerne). Le recours s'exerce conformément aux articles 40 ss et 95 ss de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF - RS 173.110). Il</span><span lang="FR"> doit être rédigé dans une langue officielle, indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signé. Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l’acte attaqué viole le droit. Les pièces invoquées comme moyens de preuve doivent être jointes au mémoire, pour autant qu’elles soient en mains de la partie; il en va de même de la décision attaquée.</span></p> </div></body></html>