Lausanne, 14. Juli 2014
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 13. Juni 2014 (1C_809/2013)
Abstinenzkontrolle: Mittelwert der Haaranalyse massgebend
Wird nach einem Sicherungsentzug des Führerausweises  die Einhaltung  der  
Alkoholabstinenz mittels Haaranalyse kontrolliert, ist auf den gemessenen Mittelwert  
abzustellen. Die nach oben und nach unten in gleichem Masse bestehende Messunsicherheit darf nicht berücksichtigt werden.
Die Glarner Behörden verfügten 2008 gegenüber einem Autolenker einen unbefristeten  
Sicherungsentzug des Führerausweises. Die Fahreignung wurde ihm abgesprochen,  
nachdem er stark alkoholisiert (zwischen 2,3 und 2,8 Promille Blutalkoholgehalt)  
gefahren und bereits früher mehrfach wegen Fahrens in angetrunkenem Zustand verurteilt worden war. 2012 wurde ihm der Fahrausweis unter der Auflage einer ärztlich  
kontrollierten Alkoholabstinenz wieder erteilt. Deren Einhaltung wurde unter anderem  
durch eine halbjährliche Haaranalyse überwacht. Dabei wird die Konzentration des Alkoholabbauprodukts Ethylglucuronid (EtG) gemessen. Eine Kontrolle ergab einen überhöhten EtG-Wert, worauf der Führerausweis erneut auf unbestimmte Zeit entzogen  
wurde. Das kantonale Verwaltungsgericht hob den Entscheid auf.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde der Glarner Abteilung für Administrativmassnahmen gut und bestätigt den Sicherungsentzug. Gemäss dem Urteil muss für den  
Abstinenznachweis auf den gemessenen EtG-Mittelwert abgestellt werden, der nach  
oben und nach unten in gleicher Weise um 25 Prozent abweichen kann. Bei dem im  
konkreten Fall ermittelten EtG-Mittelwert von 8 pg/mg (Pikogramm pro Milligramm) ist  
von einem Bruch der Abstinenzverpflichtung auszugehen. Das Bundesgericht stellt klar,  
dass bei Werten von über 7 pg/mg eindeutig von Alkoholkonsum in der Kontrollperiode  
auszugehen ist. Bei Werten unter 2 pg/mg ist dies grundsätzlich zu verneinen. Bei  
Messergebnissen, die dazwischen liegen, genügt das Ergebnis der Haaranalyse für sich  
alleine nicht zum Nachweis der Abstinenz. Lausanne, le 14 juillet 2014
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 13 juin 2014 (1C_809/2013)
Contrôle de l'abstinence: la valeur moyenne de l'analyse de  
cheveux est déterminante
Lorsqu'après un retrait de sécurité du permis de conduire, le respect de l'abstinence  
d'alcool est contrôlé au moyen de l'analyse de cheveux, il faut se fonder sur la valeur  
moyenne mesurée. La marge d'erreur (identique vers le haut et le bas) ne doit pas  
être prise en considération.
En 2008, les autorités glaronaises ont prononcé à l'encontre d'un automobiliste un  
retrait de permis de sécurité pour une durée indéterminée. L'aptitude à la conduite lui a  
été déniée car il avait pris le volant en étant fortement alcoolisé (alcoolémie entre 2,3 et  
2,8 pour mille), après avoir été condamné plusieurs fois pour conduite en état d'ivresse.  
En 2012, son permis lui avait été restitué moyennant un contrôle médical de  
l'abstinence  d'alcool.  Celle-ci  comprenait  notamment  une  analyse  de  cheveux  
semestrielle, avec mesure de l'ethylglucuronide (EtG, produit de la dégradation de  
l'alcool). Un contrôle avait révélé une valeur excessive d'EtG, ce qui avait conduit à un  
nouveau retrait de permis pour une durée indéterminée. Le Tribunal administratif  
cantonal avait annulé cette décision.
Le Tribunal fédéral admet le recours formé par le service cantonal des mesures  
administratives et confirme le retrait de sécurité. Selon l'arrêt, il y a lieu de se fonder sur  
une valeur moyenne de l'EtG mesurée, comprenant une marge d'erreur de 25%, tant  
vers le haut que vers le bas. Dans le cas concret, une valeur moyenne de 8 pg/mg  
(picogramme par milligramme) permet de conclure à une violation de l'obligation  
d'abstinence. Le Tribunal fédéral considère qu'au-delà de 7 pg/mg, on peut clairement  
retenir une consommation d'alcool durant la période de contrôle, alors qu'en dessous de  
2 pg/mg, on peut en principe l'exclure. Lorsque les résultats des mesures se situent  
entre ces deux limites, l'analyse de cheveux ne suffit pas à elle seule pour nier  
l'abstinence.