<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><a name="_GoBack"></a><br/><img alt="" height="130" src="20171103144208426_e-files/Aspose.Words.56fc953d-3c02-4ec8-b8e9-60efb82d6fd4.001.png" width="77"/><br/></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>717 </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>PE16.025341-HNI</span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>CHAMBRE DES RECOURS PENALE</span></p> <p><span>__________________________________________</span></p> <p><span>Arrêt du 24 octobre 2017</span></p> <p><span>__________________</span></p> <p><span>Composition : M. </span><span>Maillard</span><span>, président</span></p> <p><span> MM. Meylan et Perrot, juges</span></p> <p><span>Greffière : Mme Vuagniaux</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Art. 85 al. 3 et 354 al. 1 let. a CPP</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Statuant sur le recours interjeté le 10 octobre 2017 par </span><span>X.________</span><span> contre le prononcé rendu le 5 octobre 2017 par le Tribunal de police de l'arrondissement de l'Est vaudois dans la cause </span><span>n</span><span>o</span><span> PE16.025341-HNI</span><span>, la Chambre des recours pénale considère :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> En fait :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>A.</span><span> </span><span>a)</span><span> Par ordonnance pénale du 14 juin 2017, le Ministère public de l'arrondissement de l'Est vaudois a condamné X.________ à 180 jours-amende à 40 fr. le jour-amende, avec sursis pendant 2 ans, pour blanchiment d'argent. Cette ordonnance a été adressée le même jour à X.________ sous pli recommandé. Le pli a été distribué au guichet de la poste le 17 juin 2017.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>b)</span><span> X.________ a formé opposition contre cette ordonnance par lettre datée du 23 septembre 2017, postée le 25 septembre 2017. Le Ministère public a maintenu son ordonnance et transmis le dossier au Tribunal de police de l’arrondissement de l'Est vaudois comme objet de sa compétence.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>B. </span><span>Par prononcé du 5 octobre 2017, le Tribunal de police de l'arrondissement de l'Est vaudois a déclaré irrecevable l'opposition interjetée par X.________ pour cause de tardiveté (I), a dit que l'ordonnance pénale rendue le 14 juin 2017 était exécutoire (II) et a dit que la décision était rendue sans frais (III).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>C.</span><span> Par acte du 10 octobre 2017, X.________ a recouru contre ce prononcé, en concluant implicitement à son annulation.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>En droit :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.</span></p> <p><span>1.1 </span><span>Le prononcé par lequel un tribunal de première instance, statuant sur la validité de l'opposition formée par le prévenu contre une ordonnance pénale rendue par le ministère public (art. 356 al. 2 CPP [Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 ; RS 312.0]), déclare l'opposition irrecevable, par exemple pour cause de tardiveté, est susceptible de recours selon les art. 393 ss CPP (Gilliéron/</span><br/><span>Killias, Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, Bâle 2011, n. 5 ad art. 356 CPP ; Riklin, Basler Kommentar, Schweizerische Strafprozessordnung, Jugendstrafprozessordnung, 2</span><span>e</span><span> éd., Bâle 2014, n. 2 ad art. 356 CPP ; CREP 9 septembre 2016/605 ; CREP 30 décembre 2014/925).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le recours doit être adressé par écrit, dans un délai de dix jours dès la notification de la décision attaquée (art. 384 let. b et 396 al. 1 CPP), à l’autorité de recours qui, dans le canton de Vaud, est la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal (art. 13 LVCPP [loi d’introduction du code de procédure pénale suisse du 19 mai 2009 ; RSV 312.01] ; art. 80 LOJV [loi d'organisation judiciaire du 12 septembre 1979 ; RSV 173.01]).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.2</span><span> En l'espèce, interjeté en temps utile devant l’autorité compétente par le prévenu qui a qualité pour recourir (art. 382 al. 1 CPP) et dans les formes prescrites (art. 385 al. 1 CPP), le recours est recevable.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>2.</span></p> <p><span>2.1 </span><span>Le recourant soutient que ce sont ses parents qui auraient réceptionné l'ordonnance pénale litigieuse et que ceux-ci auraient oublié de la lui donner en temps utile.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>2.2</span><span> Le prévenu peut former opposition contre l’ordonnance pénale devant le ministère public par écrit et dans les dix jours (art. 354 al. 1 let. a CPP). Le délai de dix jours pour former opposition – qui ne peut être prolongé (art. 89 al. 1 CPP) – commence à courir le jour qui suit la notification de l’ordonnance entreprise (art. 90 al. 1 CPP). L’opposition doit être remise au plus tard le dernier jour du délai à l’autorité pénale, à la Poste suisse, à une représentation consulaire ou diplomatique suisse ou, s’agissant de personnes détenues, à la direction de l’établissement carcéral (art. 91 al. 2 CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le prononcé est réputé notifié lorsqu'il a été remis au destinataire, à l'un de ses employés ou à toute personne de plus de seize ans vivant dans le même ménage (art. 85 al. 3 CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La notion de « </span><span>personne de plus de seize ans vivant dans le même ménage </span><span>» est proche de celle de « </span><span>familier</span><span> » de l'art. 110 CP – qui dispose que les familiers</span><span> </span><span>d’une personne sont ceux qui font ménage commun avec elle –, l'art. 85 al. 3 CPP introduisant la condition supplémentaire d'un âge minimum (Macaluso/Toffel, </span><span>Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, Bâle 2011, </span><span>n. 25 ad art. 85 CPP). Les familiers doivent avoir des rapports personnels, soit dormir sous le même toit et partager des repas en commun (Macaluso/Toffel, op. cit., n. 25 ad art. 85 CPP et l'arrêt cité).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>2.3</span><span> En l’espèce, la Cour de céans est uniquement compétente pour examiner le bien-fondé du prononcé attaqué, à savoir le caractère tardif ou non de l’opposition formée par le recourant contre l'ordonnance pénale du 14 juin 2017. Par conséquent, tous les griefs relatifs au principe de la condamnation, à savoir les raisons pour lesquelles le recourant considère qu'il ne devrait pas être condamné pour blanchiment d'argent, ne seront pas examinés.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Cela étant, il ressort des pièces du dossier que l'ordonnance pénale du 14 juin 2017 a été retirée au guichet de la poste le 17 juin 2017. Dès lors que le délai pour former opposition arrivait à échéance le 27 juin 2017, l'opposition formée le 25 septembre 2017 par le recourant est manifestement tardive.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le recourant indique que ce sont ses parents qui auraient réceptionné l'ordonnance pénale du 14 juin 2017. Or, il n'invoque pas ni </span><span>a fortiori</span><span> n'établit que ceux-ci n'étaient pas des familiers au sens de l'art. 85 al. 3 CPP, respectivement et surtout qu'ils n'étaient pas habilités à réceptionner le courrier litigieux. Il faut donc considérer que l'ordonnance du 14 juin 2017 est bien entrée dans la sphère d'influence du recourant le 17 juin 2017.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Dans ces conditions, c'est à bon droit que le Tribunal de police de l’arrondissement de l'Est vaudois a déclaré irrecevable l’opposition formée par X.________ contre l'ordonnance pénale du 14 juin 2017.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>3.</span><span> Il résulte de ce qui précède que le recours, manifestement mal fondé, doit être rejeté sans autre échange d'écritures (art. 390 al. 2 CPP) et le prononcé entrepris confirmé.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Les frais de la procédure de recours, par 550 fr. (art. 20 al. 1 TFIP [tarif des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre 2010 ; RSV 312.03.1]), seront mis à la charge du recourant, qui succombe (art. 428 al. 1 CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>la Chambre des recours pénale</span></p> <p><span>prononce :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> Le recours est rejeté.</span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> Le prononcé du 5 octobre 2017 est confirmé.</span></p> <p><span> </span><span>III. </span><span>Les frais d'arrêt, par 550 fr. (cinq cent cinquante francs), sont mis à la charge de X.________.</span></p> <p><span> </span><span>IV.</span><span> L’arrêt est exécutoire.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Le président : La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Du </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à :</span></p> <p><span>- M. X.________,</span></p> <p><span>- Mme [...],</span></p> <p><span>- M. [...],</span></p> <p><span>- Mme [...],</span></p> <p><span>- Ministère public central,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> et communiqué à :</span></p> <p><span>- Mme la Présidente du Tribunal de police de l'arrondissement de l'Est vaudois,</span></p> <p><span>- M. le Procureur de l'arrondissement de l'Est vaudois,</span></p> <p><span>- Office fédéral de la police, Bureau de communication en matière de blanchiment d'argent (MROS),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> par l’envoi de photocopies.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1</span><span> </span><span>LTF).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> </body> </html>