{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2023-05-09", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20230509-69212-17_2023-05-09.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20230509_69212_17:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "6a98460f65156581fe6b751aacaa6dad"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20230509_69212_17", "Morales c. Suisse"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 09.05.2023 20230509_69212_17 (Morales c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 09.05.2023 20230509_69212_17 (Morales c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 09.05.2023 20230509_69212_17 (Morales c. Suisse)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>SUISSE: Art. 6 par. 1 CEDH. Absence d'audience devant les tribunaux nationaux dans une proc\u00e9dure de retrait de l'autorit\u00e9 parentale. Le requ\u00e9rant a sollicit\u00e9 d'\u00eatre entendu en personne lors d'une audience. L'objet du litige, portant sur le retrait de l'autorit\u00e9 parentale conjointe, n'\u00e9tait pas de nature purement juridique ou technique mais, au contraire, imposait aux juridictions internes d'\u00e9valuer la personnalit\u00e9 du requ\u00e9rant et sa capacit\u00e9 \u00e0 exercer ses droits parentaux. Il \u00e9tait important que l'int\u00e9ress\u00e9 expose ses arguments oralement lors d'une audience afin que les autorit\u00e9s judiciaires puissent forger leur propre opinion sur ces questions. Les tribunaux se sont essentiellement fond\u00e9s sur une expertise pour retirer l'autorit\u00e9 parentale au requ\u00e9rant. Or, celle-ci mentionnait express\u00e9ment qu'il n'avait pas \u00e9t\u00e9 possible d'\u00e9valuer de mani\u00e8re approfondie les capacit\u00e9s \u00e9ducatives de l'int\u00e9ress\u00e9, de sorte que cette question apparaissait comme n\u00e9cessitant des \u00e9claircissements suppl\u00e9mentaires. Il n'existait aucune circonstance exceptionnelle propre \u00e0 justifier que les juridictions internes se dispensent d'entendre le requ\u00e9rant en personne (ch. 13-23).\nConclusion: violation de l'art. 6 par. 1 CEDH.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n(2. Quartalsbericht 2023) Recht auf ein faires Verfahren (Art. 6 Abs. 1 EMRK); Fehlen einer Verhandlung vor den nationalen Gerichten in einem Verfahren um Entzug der elterlichen Sorge. Der Fall betrifft das Fehlen einer Verhandlung vor den nationalen Gerichten in einem Verfahren um Entzug der elterlichen Sorge. Die Kindes- und Erwachsenenschutzbeh\u00f6rde des Kantons Bern (KESB) \u00fcbertrug die alleinige elterliche Sorge auf die Mutter. Gegen diesen Entscheid erhob der Beschwerdef\u00fchrer beim Kindes- und Erwachsenenschutzgericht des Kantons Bern Beschwerde, indem er um Zuteilung der gemeinsamen elterlichen Sorge ersuchte. Er beantragte eine \u00f6ffentliche Verhandlung, um m\u00fcndlich angeh\u00f6rt zu werden. Das kantonale Gericht wies die Beschwerde ab. Betreffend den Antrag auf m\u00fcndliche Anh\u00f6rung f\u00fchrte es aus, dass Artikel 6 der Konvention kein Recht auf m\u00fcndliche \u00c4usserung im Rahmen einer Verhandlung gew\u00e4hre. Der Verzicht auf eine Verhandlung sei vorliegend gerechtfertigt, da sich der Beschwerdef\u00fchrer im Verfahren ausf\u00fchrlich schriftlich ge\u00e4ussert habe. In Bezug auf den Antrag auf eine \u00f6ffentliche Verhandlung stellte das Kindes- und Erwachsenenschutzgericht fest, dass es sich nicht um ein absolutes Recht handle und dass ein Verzicht namentlich dann m\u00f6glich sei, wenn der Schutz des Privatlebens der Parteien es verlange. Vorliegend sei eine \u00f6ffentliche Verhandlung nicht mit der Gew\u00e4hrleistung der Entwicklung des Kindes vereinbar, weshalb sich der Verzicht rechtfertige. Das Bundesgericht wies die gegen dieses Urteil erhobene Beschwerde ab. Den gest\u00fctzt auf Artikel 6 der Konvention gestellten Antrag auf eine Verhandlung wies es ab, weil der Beschwerdef\u00fchrer die Notwendigkeit einer Verhandlung vor Bundesgericht nicht hinreichend begr\u00fcndet habe. Das Bundesgericht \u00e4usserte sich nicht ausdr\u00fccklich zum Fehlen einer Verhandlung vor dem kantonalen Gericht. Der Beschwerdef\u00fchrer r\u00fcgte vor dem Gerichtshof, dass er vor dem Kindes- und Erwachsenenschutzgericht nicht im Rahmen einer \u00f6ffentlichen Verhandlung angeh\u00f6rt worden sei. Der Gerichtshof hielt fest, dass der Rechtsstreit den Entzug der gemeinsamen elterlichen Sorge betrifft und daher nicht rein juristischer oder technischer Natur ist, sondern im Gegenteil erfordert, dass die nationalen Gerichte die Pers\u00f6nlichkeit des Beschwerdef\u00fchrers sowie dessen F\u00e4higkeit zur Aus\u00fcbung der elterlichen Rechte beurteilen. Nach Auffassung des Gerichtshofs ist es deshalb wichtig, dass der Betroffene seine Argumente m\u00fcndlich im Rahmen einer Verhandlung vorbringen kann, damit sich die Gerichte eine Meinung dar\u00fcber bilden k\u00f6nnen. Der Gerichtshof stellte zudem fest, dass sich die nationalen Gerichte beim Entzug der elterlichen Sorge im Wesentlichen auf ein Gutachten gest\u00fctzt hatten. In diesem Gutachten wurde jedoch ausdr\u00fccklich erw\u00e4hnt, dass eine vertiefte Beurteilung der erzieherischen F\u00e4higkeiten des Beschwerdef\u00fchrers nicht m\u00f6glich gewesen sei, so dass diesbez\u00fcglich zus\u00e4tzliche Abkl\u00e4rungen erforderlich zu sein scheinen. Der Gerichtshof befand daher, dass in casu keine aussergew\u00f6hnlichen Umst\u00e4nde vorliegen, die einen Verzicht auf eine pers\u00f6nliche Anh\u00f6rung des Beschwerdef\u00fchrers durch die nationalen Gerichte rechtfertigen. Verletzung von Artikel 6 Absatz 1 EMRK (einstimmig)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>SUISSE: Art. 6 par. 1 CEDH. Absence d'audience devant les tribunaux nationaux dans une proc\u00e9dure de retrait de l'autorit\u00e9 parentale. Le requ\u00e9rant a sollicit\u00e9 d'\u00eatre entendu en personne lors d'une audience. L'objet du litige, portant sur le retrait de l'autorit\u00e9 parentale conjointe, n'\u00e9tait pas de nature purement juridique ou technique mais, au contraire, imposait aux juridictions internes d'\u00e9valuer la personnalit\u00e9 du requ\u00e9rant et sa capacit\u00e9 \u00e0 exercer ses droits parentaux. Il \u00e9tait important que l'int\u00e9ress\u00e9 expose ses arguments oralement lors d'une audience afin que les autorit\u00e9s judiciaires puissent forger leur propre opinion sur ces questions. Les tribunaux se sont essentiellement fond\u00e9s sur une expertise pour retirer l'autorit\u00e9 parentale au requ\u00e9rant. Or, celle-ci mentionnait express\u00e9ment qu'il n'avait pas \u00e9t\u00e9 possible d'\u00e9valuer de mani\u00e8re approfondie les capacit\u00e9s \u00e9ducatives de l'int\u00e9ress\u00e9, de sorte que cette question apparaissait comme n\u00e9cessitant des \u00e9claircissements suppl\u00e9mentaires. Il n'existait aucune circonstance exceptionnelle propre \u00e0 justifier que les juridictions internes se dispensent d'entendre le requ\u00e9rant en personne (ch. 13-23).\nConclusion: violation de l'art. 6 par. 1 CEDH.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n(2\u00e8me rapport trimestriel 2023) Droit \u00e0 un proc\u00e8s \u00e9quitable (article 6 \u00a7 1 CEDH) ; absence d'audience devant les tribunaux nationaux dans une proc\u00e9dure de retrait de l'autorit\u00e9 parentale. L'affaire concerne l'absence d'audience devant les tribunaux nationaux dans une proc\u00e9dure de retrait de l'autorit\u00e9 parentale. L'Autorit\u00e9 de protection de l'enfant et de l'adulte du canton de Berne (APEA) attribua l'autorit\u00e9 parentale exclusive \u00e0 la m\u00e8re. Le requ\u00e9rant recourut contre cette d\u00e9cision aupr\u00e8s du Tribunal de protection de l'enfant et l'adulte du canton de Berne (TPEA), demandant l'octroi de l'autorit\u00e9 parentale conjointe. Il sollicita une audience publique afin d'\u00eatre entendu oralement. Le TPEA rejeta le recours. Concernant la demande du requ\u00e9rant d'\u00eatre entendu oralement lors d'une audience, le TPEA consid\u00e9ra que l'article 6 de la Convention ne garantissait pas un droit \u00e0 s'expliquer oralement dans le cadre d'une audience. En l'esp\u00e8ce, il \u00e9tait justifi\u00e9 de se dispenser d'une telle audience car le requ\u00e9rant s'\u00e9tait largement exprim\u00e9 par \u00e9crit durant la proc\u00e9dure. Quant \u00e0 la demande d'une audience publique, le TPEA releva qu'il ne s'agissait pas d'un droit absolu et qu'il \u00e9tait notamment possible d'y renoncer lorsque la protection de la vie priv\u00e9e des parties l'exigeait. En l'occurrence, une audience publique n'\u00e9tait pas compatible avec la n\u00e9cessit\u00e9 de pr\u00e9server le d\u00e9veloppement de l'enfant, de sorte qu'il \u00e9tait justifi\u00e9 d'y renoncer. Le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral rejeta le recours interjet\u00e9 contre ce jugement. S'agissant de la demande d'audience formul\u00e9e en vertu de l'article 6 de la Convention, il la rejeta au motif que le requ\u00e9rant n'avait pas suffisamment motiv\u00e9 en quoi une audience s'av\u00e9rait n\u00e9cessaire devant le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral. Le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral ne r\u00e9pondit pas explicitement \u00e0 l'argument relatif \u00e0 l'absence d'audience devant le TPEA. Le requ\u00e9rant s'est plaint devant la Cour de ne pas avoir \u00e9t\u00e9 entendu lors d'une audience publique devant le TPEA. La Cour a retenu que le litige portait sur le retrait de l'autorit\u00e9 parentale conjointe au requ\u00e9rant et que l'objet du litige n'\u00e9tait donc pas de nature purement juridique ou technique mais, au contraire, imposait aux juridictions internes d'\u00e9valuer la personnalit\u00e9 du requ\u00e9rant et sa capacit\u00e9 \u00e0 exercer ses droits parentaux. Il \u00e9tait donc important que l'int\u00e9ress\u00e9 puisse exposer ses arguments oralement lors d'une audience afin que les tribunaux puissent forger leur propre opinion sur ces questions. La Cour a relev\u00e9 en outre que les tribunaux nationaux se sont essentiellement fond\u00e9s sur une expertise pour retirer l'autorit\u00e9 parentale au requ\u00e9rant. Or, cette expertise mentionnait express\u00e9ment qu'il n'avait pas \u00e9t\u00e9 possible d'\u00e9valuer de mani\u00e8re approfondie les capacit\u00e9s \u00e9ducatives du requ\u00e9rant, de sorte que cette question apparaissait comme n\u00e9cessitant des \u00e9claircissements suppl\u00e9mentaires. La Cour a jug\u00e9 d\u00e8s lors qu'il n'existait en l'esp\u00e8ce aucune circonstance exceptionnelle propre \u00e0 justifier que les juridictions internes se dispensent d'entendre le requ\u00e9rant en personne. Violation de l'article 6 \u00a7 1 CEDH (unanimit\u00e9)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>SUISSE: Art. 6 par. 1 CEDH. Absence d'audience devant les tribunaux nationaux dans une proc\u00e9dure de retrait de l'autorit\u00e9 parentale. Le requ\u00e9rant a sollicit\u00e9 d'\u00eatre entendu en personne lors d'une audience. L'objet du litige, portant sur le retrait de l'autorit\u00e9 parentale conjointe, n'\u00e9tait pas de nature purement juridique ou technique mais, au contraire, imposait aux juridictions internes d'\u00e9valuer la personnalit\u00e9 du requ\u00e9rant et sa capacit\u00e9 \u00e0 exercer ses droits parentaux. Il \u00e9tait important que l'int\u00e9ress\u00e9 expose ses arguments oralement lors d'une audience afin que les autorit\u00e9s judiciaires puissent forger leur propre opinion sur ces questions. Les tribunaux se sont essentiellement fond\u00e9s sur une expertise pour retirer l'autorit\u00e9 parentale au requ\u00e9rant. Or, celle-ci mentionnait express\u00e9ment qu'il n'avait pas \u00e9t\u00e9 possible d'\u00e9valuer de mani\u00e8re approfondie les capacit\u00e9s \u00e9ducatives de l'int\u00e9ress\u00e9, de sorte que cette question apparaissait comme n\u00e9cessitant des \u00e9claircissements suppl\u00e9mentaires. Il n'existait aucune circonstance exceptionnelle propre \u00e0 justifier que les juridictions internes se dispensent d'entendre le requ\u00e9rant en personne (ch. 13-23).\nConclusion: violation de l'art. 6 par. 1 CEDH.\n<br> Sintesi dell'UFG\n(2\u00b0 rapporto trimestriale 2023) Diritto a un processo equo (art. 6 par. 1 CEDU); mancata udienza dinanzi ai tribunali svizzeri in un procedimento per la privazione dell'autorit\u00e0 parentale. La causa riguarda la mancata udienza dinanzi ai tribunali svizzeri in un procedimento per la privazione dell'autorit\u00e0 parentale. Il ricorrente ha impugnato davanti al Tribunale di protezione dei minori e degli adulti del Cantone di Berna la decisione dell'autorit\u00e0 di protezione dei minori e degli adulti dello stesso Cantone di disporre l'affidamento esclusivo alla madre, chiedendo di ottenere l'autorit\u00e0 parentale congiunta e di poter essere sentito in un'udienza pubblica. Il Tribunale ha respinto il ricorso ritenendo che l'articolo 6 CEDU non garantisca il diritto di essere sentiti in un'udienza e sottolineando che nel caso in questione era giustificato rinunciare a un'udienza in quanto il ricorrente si era gi\u00e0 espresso ampiamente per iscritto durante il procedimento. Quanto alla richiesta di un'udienza pubblica, il Tribunale ha ritenuto che non trattandosi di un diritto assoluto fosse possibile rinunciarvi se necessario per tutelare la vita privata delle parti. Nel caso in esame, un'udienza pubblica sarebbe stata infatti incompatibile con l'esigenza di tutelare lo sviluppo del bambino, ragion per cui a suo avviso era giustificato rinunciarvi. Il Tribunale federale ha respinto sia il ricorso interposto contro tale decisione sia la richiesta di udienza basata sull'articolo 6 CEDU in quanto il ricorrente non aveva motivato a sufficienza perch\u00e9 fosse necessaria un'udienza presso il Tribunale federale. Il Tribunale federale non si \u00e8 pronunciato espressamente in merito alla questione della mancata udienza dinanzi al Tribunale del Cantone di Berna. Davanti alla Corte il ricorrente si \u00e8 lamentato di non aver ottenuto un'udienza pubblica dinanzi al Tribunale del Cantone di Berna. La Corte ha ritenuto che siccome la causa riguardava la privazione dell'autorit\u00e0 parentale congiunta, e visto che l'oggetto litigioso non era di natura puramente giuridica o tecnica, i tribunali nazionali avrebbero dovuto valutare la personalit\u00e0 del ricorrente e la sua capacit\u00e0 di esercitare i diritti parentali. A suo avviso, era quindi importante che il ricorrente potesse esporre oralmente le sue argomentazioni in un'udienza, per consentire ai giudici di farsi un'opinione al riguardo. La Corte ha inoltre notato che i tribunali nazionali si sono basati su una perizia per privare il ricorrente dell'autorit\u00e0 parentale. Tuttavia, questa perizia riportava esplicitamente che non essendo stato possibile valutare in modo approfondito le capacit\u00e0 educative del ricorrente, si rendevano necessari ulteriori accertamenti. La Corte ha quindi ritenuto che in questo caso non vi fossero circostanze eccezionali tali da giustificare la rinuncia da parte dei tribunali nazionali a sentire il ricorrente di persona. Violazione dell'articolo 6 paragrafo 1 CEDU (unanimit\u00e0)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:34", "Checksum": "c3e4855e5ffc00d2715c9a617f3383d8"}