Lausanne, 6. November 2014
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 26. September 2014 (1C_59/2012, 1C_61/2012)
Gemischtes Wahlsystem im Kanton AR verfassungskonform
Das Bundesgericht weist die Beschwerden gegen die 2011 im Kanton Appenzell  
Ausserrhoden durchgeführte Gesamterneuerungswahl des Kantonsparlaments ab.  
Die nach einem gemischten Proporz/Majorz-System durchgeführte Wahl der 65  
Kantonsrätinnen und -räte ist unter Berücksichtigung der Umstände im Kanton  
Appenzell Ausserrhoden gegenwärtig mit der Bundesverfassung vereinbar.
Im Kanton Appenzell Ausserrhoden wurde im Frühjahr 2011 die Gesamterneuerungswahl des Kantonsrats (Kantonsparlament, 65 Mitglieder) durchgeführt. In ihren Beschwerden ans Bundesgericht verlangte eine Privatperson die Aufhebung der Wahl und  
deren Wiederholung, weil das Wahlverfahren im Widerspruch zu Artikel 34 Absatz 2 der  
Bundesverfassung stehe, der die politischen Rechte garantiert. Die Wahlkreise des  
Kantons seien – ausser in Herisau – unrechtmässig. In den fraglichen 19 Wahlkreisen  
seien maximal 6 Personen pro Wahlkreis wählbar, wobei in diesen 19 Gemeinden  
durchwegs das Majorzwahlverfahren angewendet werde. Mitglieder kleinerer Parteien  
würden dadurch systematisch diskriminiert.
Das Bundesgericht weist die Beschwerden ab. Unter Berücksichtigung der Umstände im  
Kanton  Appenzell  Ausserrhoden  erweist  sich  das  2011  angewandte  gemischte  
Wahlsystem als bundesverfassungskonform. Das Majorzwahlverfahren kann zwar dazu  
führen, dass ein beträchtlicher Anteil der abgegebenen Stimmen bei der Mandatsverteilung unberücksichtigt bleibt und zudem die massgeblichen politischen Kräfte nicht  
nach Massgabe ihrer Parteistärke im Parlament Einsitz nehmen. Die Anwendung des  
Majorzprinzips in 19 der 20 Gemeinden des Kantons Appenzell Ausserrhoden lässt sich  
jedoch sachlich rechtfertigen. Die Gemeinden, welche die Wahlkreise bilden, sind  
traditionell mit relativ grosser Autonomie ausgestattet. Die politischen Parteien haben im  
Kanton Appenzell Ausserrhoden nicht die gleiche Bedeutung wie in anderen Regionen  
der Schweiz. Die Parteizugehörigkeit der Kandidaten spielt für die Wahl eine untergeordnete Bedeutung. Die durchschnittliche Bevölkerungszahl in den betroffenen Gemeinden ist gering und viele Wähler wählen vorwiegend Personen, die ihnen persönlich  
bekannt sind oder die sich innerhalb der Gemeinde besonders engagiert haben.
Allerdings gibt es Hinweise darauf, dass die Bedeutung der Parteizugehörigkeit der  
Kandidaten auch im Kanton Appenzell Ausserrhoden steigt. Es wird Aufgabe der  
kantonalen Behörden sein zu beobachten, ob diese Entwicklung weiter zunimmt. Wäre  
dies spürbar und dauerhaft der Fall, liesse sich dies mit dem bisher angewandten  
Wahlverfahren nicht mehr vereinbaren. Lausanne, le 6 novembre 2014
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 26 septembre 2014 (1C_59/2012, 1C_61/2012)
Le système électoral mixte dans le canton d'Appenzell RhodesExtérieures est conforme à la Constitution
Le Tribunal fédéral rejette les recours dirigés contre le renouvellement intégral du  
parlement cantonal d'Appenzell Rhodes-Extérieures qui a eu lieu en 2011. L'élection  
des 65 députés cantonaux selon un système mixte (proportionnel et majoritaire) est  
actuellement conforme à la Constitution fédérale, en raison de circonstances propres  
au canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures.
Dans  le  canton  d'Appenzell  Rhodes-Extérieures,  le  renouvellement  intégral  du  
parlement cantonal (65 membres) a eu lieu au début de l'année 2011. Dans ses recours  
au Tribunal fédéral, un citoyen a demandé l'annulation de l'élection et sa répétition, au  
motif que la procédure d'élection serait contraire à l'art. 34 al. 2 de la Constitution  
fédérale, qui garantit les droits politiques: les circonscriptions électorales du canton, à  
l’exception d'Herisau, ne seraient pas conforme au droit; dans les 19 circonscriptions  
litigieuses, jusqu'à 6 personnes seraient éligibles par circonscription, ces 19 communes  
utilisant toutes le système d'élection majoritaire; les membres des partis plus petits  
seraient ainsi systématiquement discriminés.
Le Tribunal fédéral rejette les recours. Il prend en considération les circonstances  
propres au canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures pour déclarer le système électoral  
mixte utilisé en 2011 conforme à la Constitution fédérale. L'élection au système  
majoritaire peut certes conduire à ce qu'une partie considérable des suffrages exprimés  
ne soit pas prise en compte lors de la répartition des sièges et que les forces politiques  
respectives ne soient pas représentées au sein du parlement conformément à leur  
importance. L'utilisation du principe majoritaire dans 19 des 20 communes du canton  
d'Appenzell  Rhodes-Extérieures  peut  toutefois  se  justifier  objectivement.  Les  
communes, qui forment les circonscriptions, sont dotées traditionnellement d'une  
relative grande autonomie. Les partis politiques n'ont pas la même importance dans le  
canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures que dans les autres régions de Suisse.  
L'appartenance des candidats à un parti joue un rôle de second ordre pour l'élection. En  
effet, la population moyenne dans les communes concernées est peu élevée et  
beaucoup  d'électeurs  élisent  avant  tout  les  candidats  qu'ils  connaissent  
personnellement ou qui se sont particulièrement engagés au sein de la commune.
Cependant, il existe des indices que l'importance de l'appartenance des candidats à un  
parti augmente aussi dans le canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures. Il appartiendra  
aux autorités cantonales d'observer si ce développement se poursuit. Si tel était le cas  
de manière perceptible et durable, le système électoral tel qu'il a été utilisé jusqu'à  
présent ne serait plus compatible avec la Constitution fédérale.