<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><br/><img alt="" height="130" src="20160818181330622_e-files/Aspose.Words.73ef5ece-e378-4673-b57e-d84aadb6397a.001.png" width="77"/><br/></p> <p><span> </span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>351 </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>PE11.012005-PAE</span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>COUR D’APPEL PENALE</span></p> <p><span>______________________________</span></p> <p><span>Séance du 8 août 2016</span></p> <p><span>___________________</span></p> <p><span>Présidence de M. </span><span>Battistolo</span><span>, président</span></p> <p><span> Mmes Favrod et Rouleau, juges</span></p> <p><span>Greffière : Mme Bonjour</span><a name="_GoBack"></a></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Parties à la présente cause :</span></p> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><span> </span></p> <p><span>G.________</span><span>, prévenu, représenté par Me Charles-Henri de Luze, défenseur d’office à Lausanne, appelant,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>et</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Ministère public</span><span>, représenté par la Procureure de l’arrondissement de Lausanne, intimé,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>O.________ SA en liquidation</span><span>, partie plaignante, représentée par Me David Regamey, avocat de choix à Lausanne, intimée. </span></p> </td> </tr> </table> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Vu le jugement rendu par défaut le 17 mai 2016 par lequel le Tribunal de police de l’arrondissement de Lausanne a notamment constaté que G.________ s’est rendu coupable d’abus de confiance, tentative d’escroquerie au procès et faux dans les titres (II), a condamné G.________ à une peine privative de liberté de 10 mois, avec sursis pendant 5 ans (III), l’a en outre condamné à une amende de 1'500 fr. et dit que la peine privative de liberté de substitution en cas de non paiement fautif de l’amende serait de 30 jours (IV), a dit que G.________ est le débiteur de O.________ SA en liquidation et lui doit immédiat paiement des sommes de 43'680 fr. avec intérêt à 5% l’an dès le 1</span><span>er</span><span> mai 2007 et de 43'398 fr. 10 avec intérêt à 5% l’an dès le 1</span><span>er</span><span> novembre 2013 (V) et a mis à la charge de G.________ les frais de justice par 8'790 fr. 10, comprenant l’indemnité allouée à son défenseur d’office sous chiffre VI (VII), </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu l’annonce du 18 mai 2016 et la déclaration d’appel motivée du 27 juin 2016 déposées par Me Charles-Henri de Luze, au nom de son client G.________,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu l’avis du 30 juin 2016 par lequel le Président de la Cour d’appel pénale du Tribunal cantonal a informé les parties que dans la mesure où le jugement entrepris, rendu par défaut, n’avait pas pu être notifié personnellement à G.________, l’appel déposé par Me Charles-Henri de Luze paraissait irrecevable, car prématuré, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu l’écriture de Me David Regamey du 14 juillet 2016 et celle de Me Charles-Henri de Luze du 21 juillet 2016 par lesquelles tous deux s’en sont remis à justice s’agissant de la recevabilité de l’appel,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu les pièces du dossier;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>attendu</span><span> que si le jugement rendu par défaut peut être notifié personnellement au condamné, celui-ci doit être informé sur son droit de demander un nouveau jugement au tribunal dans les dix jours, par écrit ou oralement (art. 368 al. 1 CPP),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que tant que court le délai d’appel, le condamné peut faire une déclaration d’appel contre un jugement rendu par défaut parallèlement à sa demande de nouveau jugement ou au lieu de celle-ci ; il doit en être informé conformément à l’art. 368 al. 1 CPP (art. 371 al. 1 CPP),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’il ressort de l’art. 368 al. 1 CPP que pour faire partir le délai de 10 jours, il faut que le jugement ait été notifié personnellement au condamné (Thalmann in : Kuhn/Jeanneret [éd.], Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2011, n. 4 ad. art. 368 ; Moreillon/Parein-Reymond, Petit Commentaire, Code de procédure pénale, Bâle 2016, 2</span><span>e</span><span> éd., n. 4 ad art. 368),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que le Tribunal fédéral a précisé que cette disposition n’avait d’autre portée que de permettre de déterminer le point de départ du délai de dix jours pour demander un nouveau jugement (TF 6B_346/2011 du 1</span><span>er</span><span> juillet 2011 consid. 3 et les références citées), </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que l’art. 371 al. 1 CPP donne au condamné par défaut la possibilité de faire à la fois une demande de nouveau jugement et un appel, la procédure d’appel se poursuivant en cas de rejet de la demande de nouveau jugement, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>que le délai d'appel part en même temps que le délai pour demander un nouveau jugement, soit au moment de la notification personnelle (Thalmann, op. cit., n. 2 ad art. 371),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que la notification personnelle exclut la notification à l'avocat du condamné absent, de même qu'une notification dans la feuille d'avis officielle (Thalmann, op. cit., n. 3 ad art. 368 et la référence citée; Moreillon/Parein-Reymond, op. cit.);</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu qu’en l’espèce, le prévenu ne s’est pas présenté aux audiences de première instance des 9 février 2016 et 26 avril 2016, bien que régulièrement cité à comparaître, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que les premiers juges ont en conséquence engagé la procédure par défaut en application de l’art. 366 al. 2 CPP,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que le jugement motivé rendu par défaut le 17 mai 2016 a été communiqué à Me Charles-Henri de Luze, défenseur d’office du prévenu,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que toutefois, à ce jour, il n’a pas pu être notifié personnellement à G.________, ce que la défense ne conteste d’ailleurs pas,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que tant le délai de 10 jours prévu à l’art. 368 al. 1 CPP que celui de l’art. 371 al. 1 CPP n’ont donc pas encore commencé à courir,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que le droit absolu du prévenu au relief l’emporte sur l’intérêt de la partie civile à ce que la procédure prenne fin définitivement,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’ainsi, faute de notification personnelle au prévenu, le jugement du 17 mai 2016 n’a donc pas clos la procédure,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que dans ces conditions, l’appel interjeté par la défense – avant la notification personnelle du jugement à son client – s’avère prématuré et doit donc être déclaré irrecevable (art. 403 al. 1 CPP);</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu que le présent jugement sera rendu sans frais, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’aucune indemnité ne sera allouée à Me Charles-Henri de Luze, compte tenu de l’inutilité des opérations effectuées, dans la procédure d’appel, le délai d’appel n’ayant pas commencé à courir (CAPE 6 mai 2015/188 publié in JdT 2015 III 145).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>la Cour d’appel pénale,</span></p> <p><span>en application de l’art. 403 al. 1 CPP,</span></p> <p><span>statuant à huis clos :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> Déclare l’appel irrecevable.</span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> Dit qu’aucune indemnité de défenseur d’office n’est allouée à Me Charles-Henri de Luze dans le cadre de la présente procédure.</span></p> <p><span> </span><span>III. </span><span>Dit que le présent jugement est rendu sans frais.</span></p> <p><span> </span><span>IV.</span><span> Déclare le présent jugement exécutoire.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Le président : La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Du </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le jugement qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à :</span></p> <p><span>- Me Charles-Henri de Luze (pour G.________),</span></p> <p><span>- Ministère public central, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> et communiqué à :</span></p> <p><span>- Mme la Présidente du Tribunal de police de l’arrondissement de Lausanne,</span></p> <p><span>- Mme la Procureure de l’arrondissement de Lausanne,</span></p> <p><span>- Me David Regamey (pour O.________ SA en liquidation),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> par l’envoi de photocopies.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent jugement peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1</span><span> </span><span>LTF).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> </div> </body> </html>