Lausanne, 2. Oktober 2019
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 4. September 2019 (1C_601/2018)
Reglementierung zum Abbrennen von Feuerwerk und Knallkörpern
Das Bundesgericht äussert sich in seinem Urteil zum Immissionschutzreglement der
Gemeinde Wil (SG) zu Fragen der Verwendung von Feuerwerk und Knallkörpern anlässlich der Feiern zum 1. August, an Silvester und in der Fasnachtszeit. Die gemäss
dem Reglement der Gemeinde Wil während der Fasnachtswoche durchgehend erlaubte Verwendung von Knallkörpern erfordert mit Blick auf das Ruhebedürfnis von
Mensch und Tier zeitliche und/oder räumliche Einschränkungen.
Die Gemeinde Wil hatte 2015 ein neues Immissionsschutzreglement erlassen, welches
auch Bestimmungen zur Verwendung von Feuerwerk und Knallkörpern enthält. Das Abbrennen von lärmerzeugenden Feuerwerkskörpern ist bewilligungspflichtig, ausser anlässlich der Feiern zum Bundesfeiertag und in der Nacht von Silvester auf Neujahr. Die
Verwendung von Knallkörpern ist ganzjährig untersagt, ausser während der Fasnacht
(Gümpeli-Mittwoch bis zum darauffolgenden Dienstag), in der Nacht von Silvester auf
Neujahr und anlässlich der Feiern zum Bundesfeiertag. Eine Privatperson erhob dagegen erfolglos Beschwerden an das Departement des Innern und anschliessend ans
Verwaltungsgericht des Kantons St. Gallen.
Die Privatperson gelangte ans Bundesgericht und verlangte weitergehende Einschränkungen bei der privaten Nutzung von Feuerwerks- und Knallkörpern. Das Bundesgericht
heisst die Beschwerde in einem Punkt gut und weist sie im Übrigen ab. Feuerwerkskörper gehören für viele Personen zum 1. August und zum Silvester. Es besteht diesbezüglich eine Tradition, an deren Erhaltung ein gewisses öffentliches Interesse besteht. Entgegen der Auffassung des Beschwerdeführers sind für die Verwendung von privatem
Feuerwerk keine weiteren zeitlichen oder räumlichen Einschränkungen erforderlich als
im Reglement vorgesehen. Aus Sicht der Luftreinhaltung käme es durch zeitliche
und/oder räumliche Beschränkungen am 1. August lediglich zu einer Konzentration der
privaten Feuerwerke auf gewisse Zeiten und Orte, ohne dass die damit verbundenen
Feinstaubimmissionen reduziert würden. Was den Schutz von Menschen und Tieren vor
Lärm betrifft, erscheint die Feststellung des Verwaltungsgerichts plausibel, dass das
Abbrennen von Feuerwerk am 1. August erst im Verlauf des Dunkelwerdens und an Silvester um Mitternacht seinen Höhepunkt erreicht. Da es sich somit um eine Zeitspanne
von wenigen Stunden handelt, scheint es zumutbar, dass sich Personen durch das
Schliessen von Türen und Fenstern schützen und Haustiere an einen lärmgeschützten
Ort verbracht werden. Nicht unproblematisch ist die Ausdehnung des bewilligungsfreien
Abbrennens von Feuerwerk auf den Vorabend des 1. Augusts, was von der im Reglement verwendeten Fomulierung "anlässlich der Feiern zum Bundesfeiertag" umfasst ist.
Mit dieser Regelung wird dem Umstand Rechnung getragen, dass viele Personen dazu
übergegangen sind, bereits am Vorabend des Nationalfeiertags zu feiern. Dies hat
jedoch zur Folge, dass es an zwei aufeinanderfolgenden Tagen zu Ruhestörungen kommen kann, was lärmrechtlich das Maximum des Zulässigen darstellt. Die fragliche
Bestimmung muss in diesem Sinne restriktiv angewendet und darf nicht noch auf weitere Tage ausgedehnt werden. Sollten aus lärmrechtlicher Sicht gewisse punktuelle
räumliche Einschränkungen erforderlich sein (z.B. Kliniken, Altersheime), könnten diese
im Einzelfall direkt gestützt auf das Umweltschutzgesetz angeordnet werden.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde gut mit Blick auf das Ruhebedürfnis von
Mensch und Tier beim erlaubten Zünden von Knallkörpern während der ganzen Fasnachtswoche. Am Zünden von Knallkörpern besteht grundsätzlich kein öffentliches Interesse. Auch das private Interesse vermag eine bis einwöchige Störung der Ruhezeiten,
insbesondere der Nachtruhe, nicht zu rechtfertigen. Ohne zeitliche Beschränkung ist es
auch kaum möglich, Personen und Haustiere wirksam vor den Lärmimissionen zu
schützen. Es erscheint deshalb zumutbar und geboten, in der Fasnachtszeit zeitliche
und/oder räumliche Beschränkungen vorzusehen. Die Sache wird in diesem Punkt an
die Stadt Wil zurückgewiesen. Lausanne, le 2 octobre 2019
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 4 septembre 2019 (1C_601/2018)
Règlementation de l'usage de feux d'artifices et de pétards
Dans son arrêt concernant le règlement de protection contre les immissions de la
commune de Wil (SG), le Tribunal fédéral se penche sur des questions en lien avec
l'usage de feux d'artifices et de pétards lors des festivités du 1 er août, de la SaintSylvestre et durant la période du carnaval. L'usage illimité de pétards durant la
semaine de carnaval, permis selon le règlement de la commune de Wil, doit faire
l'objet de restrictions temporelles et/ou spatiales justifiées par le besoin de silence
de la population et des animaux.
En 2015, la commune de Wil a arrêté un nouveau règlement ayant pour objet la protection contre les immissions, qui contient notamment des dispositions sur l'usage de feux
d'artifices et de pétards. Le lancement de feux d'artifices bruyants est soumis à autorisation, sauf à l'occasion des festivités de la Fête nationale suisse et durant la nuit du
31 décembre au 1er janvier. L'usage de pétards est prohibé toute l'année, à l'exception
de la semaine de carnaval (6 jours précédant le mardi gras, mardi gras compris), durant
la nuit du 31 décembre au 1 er janvier et à l'occasion des festivités de la Fête nationale
suisse. Le Département de l'intérieur puis le Tribunal administratif du canton de St-Gall
ont rejeté le recours d'un particulier dirigé contre ce règlement.
Le Tribunal fédéral a été saisi d'un recours demandant une réglementation plus stricte
de l'usage à titre privé de feux d'artifices et de pétards. Le Tribunal fédéral admet un
grief du recours et le rejette pour le surplus. Pour beaucoup de personnes, les feux
d'artifices font partie de la fête du 1 er août et de la St-Sylvestre. Dans ce sens, il existe
une tradition dont le maintien est justifié par un certain intérêt public. L'avis du recourant, selon lequel l'usage à titre privé de feux d'artifices doit faire l'objet de restrictions
temporelles et spatiales supplémentaires dans le règlement communal, ne peut être
suivi. Sous l'aspect de la protection de l'air, une restriction temporelle et/ou spatiale le
1er  août aurait uniquement pour conséquence la concentration des feux d'artifices de
particuliers durant un laps de temps et dans des périmètres définis, sans que les immissions de particules fines n'en soient diminuées pour autant. Sous l'angle de la protection
contre le bruit de la population et des animaux, les constatations du Tribunal administratif sont plausibles, car les feux d'artifices atteignent leur apogée le 1 er  août après la
tombée de la nuit et le 31 décembre après minuit, soit durant un laps de temps de
quelques heures. Il peut donc raisonnablement être exigé de la population qu'elle se
protège, ainsi que les animaux domestiques, du bruit, par la fermeture des portes et des
fenêtres. L'extension, la veille de la Fête nationale suisse, de la possibilité de lancer des
feux d'artifices sans autorisation, prévue par l'énoncé « à l'occasion des festivités de la
Fête nationale suisse » du règlement communal, est cependant problématique. Cette
disposition tient compte du fait que beaucoup de personnes entament les festivités de la
Fête nationale suisse déjà le 31 juillet. Du tapage nocturne durant deux jours
consécutifs ne peut donc être exclu, ce qui correspond à la limite de ce qui est permis
par la législation sur la protection contre le bruit. Il faut dès lors appliquer la disposition
règlementaire litigieuse de manière restrictive et ne pas étendre encore plus sa portée.
Si, pour des motifs de protection contre le bruit, des restrictions spatiales ponctuelles
devaient être nécessaires (cliniques et maisons de retraite p.ex.), elles pourront être
édictées au cas par cas directement sur la base de la loi fédérale sur la protection de
l'environnement.
Le Tribunal fédéral admet le grief du besoin de silence de la population et des animaux
qui s'oppose à l'usage illimité de pétards durant la semaine de carnaval. L'usage de
pétards n'est, en principe, pas justifié par un intérêt public. L'intérêt des particuliers ne
saurait pas non plus légitimer un dérangement du temps de repos, surtout du repos
nocturne, pouvant se prolonger jusqu'à une semaine. Sans restriction temporelle, la
population et les animaux domestiques ne peuvent être protégés efficacement contre le
bruit. Une restriction temporelle et/ou spatiale de l'usage de pétards durant la semaine
de carnaval est donc justifiée et s'impose. L'affaire est donc renvoyée à la commune de
Wil pour préciser ce point.