<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2022-03-22-9C_10-2022.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>9C_10/2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 22 mars 2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit social</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. les Juges fédéraux Parrino, Président, </div> <div class="para">Stadelmann et Kradolfer, Juge suppléant. </div> <div class="para">Greffier : M. Bleicker. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">Caisse cantonale genevoise de compensation, rue des Gares 12, 1202 Genève, </div> <div class="para">recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Assurance-vieillesse et survivants, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt de la Cour de justice de la République et canton de Genève du 1er décembre 2021 (A/1673/2020 - ATAS/1229/2021). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para">A.________ était l'un des administrateurs, avec signature individuelle (du 18 mars au 1er septembre 2015), de la société B.________ SA, qui avait pour but l'achat, la vente, le courtage en Suisse et à l'étranger de tous biens mobiliers notamment dans le domaine des métaux précieux, des antiquités, des objets d'art ainsi que la prise de participation dans toutes entreprises poursuivant des activités analogues et dans leur financement. Cette société était affiliée en tant qu'employeur pour le paiement des cotisations sociales auprès de la Caisse cantonale genevoise de compensation (ci-après: la caisse de compensation) depuis le 1er mars 2015. </div> <div class="para">Le Tribunal de première instance de la République et canton de Genève a prononcé la dissolution de la société le 1er juin 2016 et ordonné sa liquidation selon les dispositions applicables à la faillite. La procédure de faillite a été clôturée le 24 avril 2017 et la société a été radiée d'office du registre du commerce. </div> <div class="para">Par décision du 19 février 2019, confirmée sur opposition le 15 mai 2020, la Caisse cantonale genevoise de compensation (ci-après: la caisse de compensation) a réclamé de A.________, en sa qualité d'administrateur avec signature individuelle, le paiement de la somme de 10'161 fr. 55, représentant les cotisations paritaires impayées par la société B.________ SA pendant son mandat d'administrateur, y compris un montant de 751 fr. 05 d'intérêts moratoires (intérêts courus du 1er janvier 2016 au 4 avril 2017). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para">Statuant le 1er décembre 2021, la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre des assurances sociales, a partiellement admis le recours formé par A.________ contre la décision sur opposition du 15 mai 2020, réformé celle-ci, réduit le montant mis à la charge de l'intéressé à 9087 fr. 20 et réservé le droit de la caisse de compensation de mettre en sus à la charge de ce dernier, par une décision dûment motivée et fondée sur des pièces, les frais de sommation et de poursuites le cas échéant antérieurs au 2 septembre 2015. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.</b> </div> <div class="para">La caisse de compensation forme un recours en matière de droit public contre cet arrêt dont elle demande l'annulation. Elle demande en substance la confirmation de la décision sur opposition du 15 mai 2020. </div> <div class="para">Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=11&amp;from_date=07.03.2022&amp;to_date=26.03.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F145-V-380%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page380">ATF 145 V 380</a> consid. 1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La recevabilité du recours en matière de droit public contre un arrêt statuant sur la responsabilité d'un employeur envers une caisse de compensation fondée sur l'<span class="artref">art. 52 LAVS</span> n'est ouverte que si la valeur litigieuse atteint la somme de 30'000 francs (<span class="artref">art. 85 al. 1 let. a LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=11&amp;from_date=07.03.2022&amp;to_date=26.03.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-V-51%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page51">ATF 137 V 51</a> consid. 4.3). En l'occurrence, les conclusions restées litigieuses devant l'autorité précédente (<span class="artref">art. 51 al. 1 let. a LTF</span>) s'élèvent à 10'161 fr. 55, de sorte que le recours n'est pas recevable de ce chef. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.1.</b> Lorsque la valeur litigieuse n'atteint pas le montant déterminant, le recours en matière de droit public est recevable si la contestation soulève une question juridique de principe (<span class="artref">art. 85 al. 2 LTF</span>). A cet égard, la caisse de compensation reproche à la juridiction cantonale d'avoir retenu que A.________ ne devait pas assumer la responsabilité du paiement des intérêts moratoires courus du 1er janvier 2016 au 4 avril 2017 (751 fr. 05) car l'intéressé avait cessé sa fonction d'administrateur au 1er septembre 2015. Elle soutient que savoir si les intérêts moratoires font partie intégrante de son dommage (au sens de l'<span class="artref">art. 52 LAVS</span>) et si ces derniers courent jusqu'à la délivrance d'un acte de défaut de biens en cas de poursuite par voie de saisie (<span class="artref">art. 149 al. 4 LP</span> [RS 281.1]) ou jusqu'à l'ouverture de la faillite (<span class="artref">art. 209 LP</span>) est une question de principe. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.2.</b> Selon la jurisprudence, la présence d'une question juridique de principe suppose que la décision en cause soit importante pour la pratique; cette condition est en particulier réalisée lorsque les instances inférieures doivent traiter de nombreuses causes analogues ou lorsqu'il est nécessaire de trancher une question juridique qui se pose pour la première fois et qui donne lieu à une incertitude caractérisée, laquelle appelle de manière pressante un éclaircissement de la part du Tribunal fédéral, en tant qu'autorité judiciaire suprême chargée de dégager une interprétation uniforme du droit fédéral (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=11&amp;from_date=07.03.2022&amp;to_date=26.03.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F145-I-239%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page239">ATF 145 I 239</a> consid. 4.3; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=11&amp;from_date=07.03.2022&amp;to_date=26.03.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-II-404%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page404">139 II 404</a> consid. 1.3 et les références). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.3.</b> En l'espèce, le Tribunal fédéral a déjà indiqué ce qu'il fallait entendre par dommage au sens de l'<span class="artref">art. 52 LAVS</span>. Il s'est en particulier déjà prononcé sur le point de savoir si le dommage d'une caisse de compensation comprend les intérêts moratoires afférents aux cotisations paritaires impayées à l'échéance (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=11&amp;from_date=07.03.2022&amp;to_date=26.03.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F121-III-382%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page382">ATF 121 III 382</a> consid. 3/bb; arrêts 9C_153/2009 du 18 novembre 2009 consid. 6.5; H 51/01 du 1er juin 2001 consid. 2c). Les principes du dommage ayant été posés, leur application au cas d'espèce ne relève pas d'une question juridique de principe. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.4.</b> Dans ces circonstances, il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur le recours en matière de droit public (<span class="artref">art. 109 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.1.</b> Dès lors que le recours en matière de droit public est irrecevable, il s'agit d'examiner la recevabilité d'un recours constitutionnel subsidiaire (<span class="artref">art. 113 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.</b> Le recours constitutionnel subsidiaire doit être dûment motivé. Selon l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>, applicable par le renvoi de l'<span class="artref">art. 117 LTF</span>, le Tribunal fédéral n'examine la violation de droits fondamentaux ainsi que celle de dispositions de droit cantonal et intercantonal que si ce grief a été invoqué et motivé par le recourant. Un recours qui ne satisfait pas à ces exigences est irrecevable (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=11&amp;from_date=07.03.2022&amp;to_date=26.03.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F147-II-44%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page44">ATF 147 II 44</a> consid. 1.2 et la référence). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.3.</b> En l'occurrence, la caisse recourante se limite dans son mémoire à invoquer une violation du droit fédéral. Elle ne mentionne pas, même succinctement, quelles sont les normes constitutionnelles qui ont été violées par l'autorité précédente ni pour quelles raisons. Le recours, qui ne remplit pas l'exigence d'une motivation qualifiée prévue à l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>, est par conséquent irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.1.</b> Ensuite des éléments qui précèdent, le recours, qu'il soit considéré comme recours en matière de droit public ou comme recours constitutionnel subsidiaire, doit être déclaré irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.2.</b> Les frais judiciaires sont mis à la charge de la recourante (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). N'ayant pas été invité à se déterminer sur le recours, l'intimé n'a pas droit à des dépens (<span class="artref">art. 68 al. 2 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 500 fr., sont mis à la charge de la recourante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties, à la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre des assurances sociales, et à l'Office fédéral des assurances sociales. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lucerne, le 22 mars 2022 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit social </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Parrino </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Bleicker </div> </div></body></html>