An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 24. November 2014
Embargo: 24. November 2014, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 23. Oktober 2014 (5A_334/2014)
Namensänderung eines Kindes nach neuem Recht bestätigt
Das Bundesgericht bestätigt die Änderung des Familiennamens eines Kindes auf  
den Ledignamen seiner sorgeberechtigten Mutter. Beim Gesuch um Namensänderung können Kinder ab zwölf Jahren selber handeln. Die gesetzliche Neuregelung von 2013 lässt eine Namensänderung bei urteilsfähigen Scheidungskindern  
bereits zu, wenn ihr Wunsch zur Übereinstimmung mit dem Namen des sorgeberechtigten Elternteils nach sorgfältiger Abklärung nachgewiesen ist. 
Die Eltern eines Mädchens hatten sich kurz nach seiner Geburt 2001 scheiden lassen.  
Die elterliche Sorge wurde der Mutter übertragen, die wieder ihren Ledignamen  
annahm. Das Kind lebt seit Geburt bei der Mutter und führt im Alltag seit jeher deren  
Familiennamen. 2013 bewilligten die Thurgauer Behörden den Namenswechsel des  
Kindes auf denjenigen seiner Mutter. Das Bundesgericht weist die dagegen erhobene  
Beschwerde des Vaters ab. 
Das Recht auf Namensänderung kann von jeder urteilsfähigen Person selbständig  
ausgeübt werden. Ein 12-jähriges Kind kann diesbezüglich von Gesetzes wegen als  
urteilsfähig gelten. Für jüngere Kinder kann das Gesuch um Namensänderung vom  
gesetzlichen Vertreter gestellt werden, wobei Interessenkollisionen möglich sind. Im  
konkreten Fall steht fest, dass die mittlerweile über 12-jährige Oberstufenschülerin auf  
eigenen Wunsch und ohne Druck der Mutter gehandelt hat. 
Was die Bewilligung der Namensänderung betrifft, sind die Voraussetzungen dazu in  
Artikel 30 des Zivilgesetzbuches (ZGB) seit 2013 neu geregelt. Zuvor mussten "wichtige  
Gründe" für die Namensänderung vorliegen. Nach der bundesgerichtlichen Praxis  
vermochte die blosse Wiederherstellung der Namensidentität zwischen Kind und  
sorgeberechtigtem Elternteil nach einer Scheidung eine Namensänderung nicht zu  
rechtfertigen. 
Neu sind für die Bewilligung einer Namensänderung "achtenswerte Gründe" erforderlich.  
Dass die Beibehaltung des Namens zu konkreten sozialen Nachteilen führen würde,  
kann unter der Neuregelung nicht mehr vorausgesetzt werden. Dies ändert nichts daran,  
dass eine sorgfältige Abklärung der Umstände des Einzelfalls vorzunehmen ist. Im  
konkreten  Fall ist es nachvollziehbar, das nachgewiesene Bedürfnis nach einer  
Übereinstimmung des Namens des Kindes mit demjenigen des Inhabers der elterlichen  
Sorge als "achtenswerten Grund" für eine Namensänderung zu betrachten. A tous les journalistes accrédités auprès  
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 24 novembre 2014
Embargo : 24 novembre 2014, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 23 octobre 2014 (5A_334/2014)
Confirmation du changement de nom d'un enfant selon le nouveau  
droit
Le Tribunal fédéral confirme qu'un enfant peut changer de nom de famille pour  
prendre le nom de jeune fille de sa mère, détentrice de l'autorité parentale. Les  
enfants dès douze ans peuvent agir seuls dans le cadre d'une requête en  
changement de nom. La nouvelle législation de 2013 permet aux enfants de parents  
divorcés, capables de discernement, de changer de nom lorsque leur souhait de faire  
coïncider leur nom avec celui du parent qui détient l'autorité parentale est démontré.  
Cette démonstration doit faire l'objet d'un examen minutieux.
Les parents d'une fille se sont séparés peu après sa naissance en 2001. L'autorité  
parentale a été confiée à la mère, qui a repris son nom de jeune fille. L'enfant vit depuis  
sa naissance avec sa mère et a toujours été désignée sous le nom de famille de celleci. En 2013, les autorités cantonales thurgoviennes ont autorisé l'enfant à changer de  
nom pour prendre celui de sa mère. Le Tribunal fédéral a rejeté le recours déposé par le  
père à cet égard.
Le droit au changement de nom peut être exercé de manière autonome par toute  
personne capable de discernement. Un enfant de douze ans peut être considéré comme  
tel de par la loi. Pour les enfants plus jeunes, la requête de changement de nom peut  
être formée par le représentant légal, ce qui peut entraîner des conflits d'intérêts. Dans  
le cas concret, il est établi que l'enfant, désormais lycéenne et âgée de plus de douze  
ans, a agi de son propre gré et sans pression de la mère.
Les conditions permettant le changement de nom, réglées à l'art. 30 CC, ont fait l'objet  
de modifications en 2013. Auparavant, le changement de nom était soumis à l'exigence  
de « justes motifs ». Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, le simple rétablissement  
de l'identité des noms de l'enfant et du parent qui en avait la garde après un divorce ne  
justifiait pas un changement de nom.
Désormais, pour qu'un changement de nom soit autorisé, il est nécessaire d'invoquer  
des « motifs légitimes ». Le nouveau droit n'exige plus que le maintien du nom conduise  
à des inconvénients sociaux concrets. Il n'empêche cependant qu'un examen complet  
des circonstances du cas particulier doit être effectué. Dans le cas d'espèce, le souhait  
exprimé par l'enfant de porter le même nom que sa mère, détentrice de l'autorité  
parentale, peut être considéré comme un motif légitime pour autoriser le changement de  
nom.