An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 21. Februar 2019
Embargo: 21. Februar 2019, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 5. Februar 2019 (6B_94/2019)
Fall "Marie": Ordentliche Verwahrung des Täters bestätigt
Das Bundesgericht bestätigt die ordentliche Verwahrung des Mannes, der 2013 die
junge Frau "Marie" getötet hat. Es weist die Beschwerde des Täters gegen den
Entscheid des Kantonsgerichts des Kantons Waadt vom vergangenen September ab.
Der Mann war 2000 wegen Mordes sowie weiterer Delikte zu einer Zuchthausstrafe von
20 Jahren verurteilt und 2012 bedingt entlassen worden. Ab März 2013 stand er in
Kontakt mit einer jungen Frau namens "Marie". Am 13. Mai 2013 suchte er sie an ihrem
Arbeitsplatz in Payerne VD auf und zwang sie in sein Auto. In der Nacht auf den 14. Mai
2013 erdrosselte er die junge Frau. 2016 verurteilte ihn das Kriminalgericht des Bezirks
de la Broye et du Nord vaudois wegen Mordes, Freiheitsberaubung und Entführung,
sexueller Nötigung und weiterer Delikte zu einer lebenslänglichen Freiheitsstrafe. Weiter
ordnete es seine lebenslängliche Verwahrung an. Das Waadtländer Kantonsgericht
bestätigte den Entscheid 2016. Das Bundesgericht hiess im vergangenen Februar die
Beschwerde des Verurteilten teilweise gut. Es kam zum Schluss, dass die gesetzlichen
Voraussetzungen zur Anordnung einer lebenslänglichen Verwahrung nicht erfüllt seien.
Bei seinem Neuentscheid vom vergangenen September sprach das Kantonsgericht
zusätzlich zur lebenslänglichen Freiheitsstrafe eine ordentliche Verwahrung aus.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde des Verurteilten ab. Er hatte im Wesentlichen
beantragt, dass auf eine Verwahrung zu verzichten und an ihrer Stelle eine stationäre
therapeutische Massnahme anzuordnen sei. Die Feststellung des Kantonsgerichts, dass
der Betroffene gegenwärtig einer therapeutischen Behandlung nicht zugänglich sei, ist
nicht willkürlich. Entgegen der Ansicht des Verurteilten ist es für die Anordnung der
Verwahrung nicht erforderlich, dass vorgängig eine stationäre therapeutische Massnahme erfolglos geblieben wäre. Aufgrund der Schlüsse der Gutachter ist im übrigen
auch nicht ersichtlich, welche Behandlung beim Betroffenen überhaupt vorgenommen
werden könnte. Schliesslich weist das Bundesgericht seinen Einwand ab, dass die
Anordnung der Verwahrung zusätzlich zur lebenslänglichen Freiheitsstrafe unverhältnismässig sei. Das Bundesgericht hat bereits 2016 entschieden (BGE 142 IV 56,
Medienmitteilung vom 4. Februar 2016), dass die Verurteilung zu einer lebenslänglichen
Freiheitsstrafe die Anordnung einer Verwahrung nicht ausschliesst, zumal dies Einfluss
auf die Bedingungen einer bedingten Entlassung hat. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 21 février 2019
Embargo : 21 février 2019, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 5 février 2019 (6B_94/2019)
Affaire « Marie » : Internement ordinaire de l'auteur confirmé
Le Tribunal fédéral confirme l'internement ordinaire de l'homme qui, en 2013, avait
tué la jeune femme «  Marie ». Il rejette le recours formé par l'auteur contre le
jugement du Tribunal cantonal du canton de Vaud rendu en septembre dernier.
L'homme avait été condamné en 2000, pour assassinat et autres infractions, à une
peine de réclusion de 20 ans puis libéré conditionnellement en 2012. Dès mars 2013, il
avait entretenu des relations avec une jeune femme prénommée «  Marie ». Le 13 mai
2013, il était allé la chercher à son travail à Payerne VD et l'avait contrainte à entrer
dans son automobile. Dans la nuit du 14 mai 2013, il avait étranglé la jeune femme. En
2016, le Tribunal criminel de l'arrondissement de La Broye et du Nord vaudois l'avait
condamné, pour assassinat, séquestration et enlèvement, contrainte sexuelle et autres
infractions, à une peine privative de liberté à vie. Il avait en outre ordonné son
internement à vie. Le Tribunal cantonal vaudois avait confirmé ce jugement en 2016. En
février dernier, le Tribunal fédéral avait partiellement admis le recours formé par le
condamné. Il était arrivé à la conclusion que les conditions légales pour le prononcé
d'un internement à vie n'étaient pas remplies. Dans son nouveau jugement de
septembre dernier, le Tribunal cantonal avait ordonné, en plus de la peine privative de
liberté à vie, un internement ordinaire.
Le Tribunal fédéral rejette le recours du condamné. Il lui a principalement été demandé
qu'un internement ne soit pas ordonné et qu'une mesure thérapeutique institutionnelle
soit instaurée à la place. La constatation du Tribunal cantonal, selon laquelle l'intéressé
est actuellement inaccessible à un traitement thérapeutique, n'est pas arbitraire.
Contrairement à l'avis du condamné, il n'est pas nécessaire, pour prononcer un
internement, qu'une mesure thérapeutique institutionnelle eût préalablement échoué.
Sur la base des conclusions des experts, on ne sait d'ailleurs pas quel traitement
pourrait être appliqué à l'intéressé. Enfin, le Tribunal fédéral rejette l'argument selon
lequel le prononcé d'un internement en plus de celui d'une peine privative de liberté à
vie serait disproportionné. Il a déjà indiqué en 2016 (ATF 142 IV 56, communiqué de
presse du 4 février 2016), que la condamnation à une peine privative de liberté à vie
n'exclut pas le prononcé d'un internement, puisque cela influence les conditions de mise
en œuvre d'une libération conditionnelle.