<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para">1B_550/2012 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 19 novembre 2012 </div> <div class="para">Ire Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge fédéral Fonjallaz, Président. </div> <div class="para">Greffier: M. Kurz. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">X.________, </div> <div class="para">recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Ministère public central du canton de Vaud, avenue de Longemalle 1, 1020 Renens VD. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">procédure pénale; classement, frais, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal cantonal du canton </div> <div class="para">de Vaud, Chambre des recours pénale, du 30 août 2012. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant en fait et en droit: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le 25 août 2011, X.________ a déposé plainte pénale contre la maîtresse d'école de son fils, lui reprochant des moqueries incessantes et du harcèlement moral. </div> <div class="para">Par ordonnance du 2 août 2012, après avoir entendu la plaignante, puis la maîtresse d'école et la doyenne de l'établissement scolaire, le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a ordonné le classement de la procédure, frais à la charge de l'Etat. La plaignante avait eu de la peine à accepter le redoublement de son fils, mais il n'y avait pas d'indice de commission d'une infraction pénale. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Par arrêt du 30 août 2012, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours de X.________ et confirmé le classement. Il n'y avait pas d'indice de manquement au sens de l'<span class="artref">art. 319 CP</span>, les affirmations de l'enfant étant catégoriquement contestées par l'intéressée, laquelle bénéficiait de témoignages favorables de la doyenne et de ses collègues. Rien ne permettait d'affirmer que les angoisses de l'enfant - attestées médicalement - étaient dues à une maltraitance plutôt qu'à la peur de l'échec scolaire. L'audition de l'enfant et de ses camarades, quelque dix-huit mois après les faits, n'était pas de nature à remettre en cause cette appréciation. Les frais d'arrêt, par 1'100 fr., ont été mis à la charge de la plaignante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Par lettre du 13 novembre 2012, X.________ demande au Tribunal fédéral "d'enlever les frais d'arrêt de fr. 1'100 car le dossier n'a pas été traité avec justice". Elle estime que le témoignage de son fils aurait permis de confirmer ses accusations, de sorte qu'elle ne serait pas responsable de l'issue de la cause. Elle demande l'annulation des frais ou leur mise à la charge de la maîtresse d'école visée par la plainte. </div> <div class="para">Il n'a pas été demandé de réponse. En effet, la cause peut être jugée immédiatement en application de l'<span class="artref">art. 108 LTF</span>, ce qui permet notamment d'éviter à la recourante le paiement de frais supplémentaires. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">L'arrêt attaqué a été rendu dans une cause pénale par une autorité de dernière instance cantonale. Le recours en matière pénale est par conséquent ouvert selon l'<span class="artref">art. 78 al. 1 LTF</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">4.1 La recourante ne conteste pas l'arrêt cantonal en tant qu'il confirme l'ordonnance de classement. Elle n'aurait pas qualité pour ce faire car elle n'explique pas, comme la loi l'exige (art. 81 al. 1 let. b ch. 5 et <span class="artref">art. 42 LTF</span>), en quoi la décision attaquée "pourrait avoir des effets sur ses prétentions civiles". La recourante conteste uniquement les frais mis à sa charge. Dans la mesure où elle se plaint d'une violation de ses droits de partie - et dans cette mesure uniquement -, son recours serait en principe recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">4.2 Toutefois, en vertu de l'<span class="artref"><artref id="CH/173.110/42/2" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/42/1" type="start"></artref>art. 42 al. 1 et 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/42/2" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/2" type="end"></artref>, les mémoires de recours doivent être motivés, en exposant succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=35&amp;from_date=14.11.2012&amp;to_date=03.12.2012&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-II-244%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page244">ATF 134 II 244</a> consid. 2.1 p. 245). En l'occurrence, la recourante prétend que l'audition de son fils aurait permis d'aboutir à une issue différente. La cour cantonale a toutefois rejeté le grief soulevé à ce propos en relevant que l'audition du fils de la recourante, une année et demi après les faits, comportait un risque d'oubli et de déformations, et que l'enfant pouvait avoir subi l'influence des discours des proches entendus depuis lors. Il s'agit d'une appréciation anticipée que la recourante n'a pas qualité pour remettre en cause. Elle ne le fait d'ailleurs pas, de sorte que l'unique argument à l'encontre des frais contestés apparaît irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">4.3 Pour le surplus, la recourante ne prétend pas que la mise à sa charge des frais violerait une disposition du CPP, en particulier l'<span class="artref">art. 428 al. 1 CPP</span> selon lequel les frais de la procédure de recours sont mis à la charge de la partie qui succombe. Elle ne prétend pas non plus que le montant de ces frais serait d'une quelconque manière contraire au droit. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">5. </div> <div class="para">Le recours apparaît dès lors manifestement irrecevable. Compte tenu des circonstances, il peut, par exception au principe posé à l'<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>, être renoncé à la perception de frais judiciaires. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, le Président prononce: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Il n'est pas perçu de frais judiciaires. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué à la recourante, au Ministère public central du canton de Vaud et au Tribunal cantonal du canton de Vaud, Chambre des recours pénale. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 19 novembre 2012 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président: Fonjallaz </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier: Kurz </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>