<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. a) L. a travaillé comme maçon pour l'entreprise</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">M. SA au Locle du 31 août 1987 au 15 septembre 1995. Il a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">été en incapacité totale de travail pour cause de maladie du 7 août 1993</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">au 31 mai 1995. Le 26 août 1994, L. a déposé une demande de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prestations tendant à l'octroi d'une rente d'invalidité en raison des sé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quelles d'une opération de la vésicule biliaire, invalidante dans sa pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fession de maçon. Son médecin traitant, le Dr H. au Locle, a at-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">testé une incapacité de travail totale depuis l'opération le 7 août 1993</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jusqu'au 31 mai 1995 puis de 50 % dès le 1er juin 1995. Le 14 septembre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1995, l'employeur a signifié à L. son congé avec effet immé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">diat pour cause d'absences injustifiées. Le prénommé s'est annoncé à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'assurance-chômage et a demandé des indemnités de chômage à partir du 2</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">octobre 1995. Il a indiqué qu'il était à même d'exercer une activité à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">50 % eu égard aux certificats médicaux de son médecin traitant du 30 mai</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1995 et de l'Hôpital de La Chaux-de-Fonds du 20 juillet 1995 attestant une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">telle capacité à partir de l'été 1995.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Par décision du 30 octobre 1995, la Caisse de chômage SIB a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">suspendu l'assuré dans l'exercice de son droit pour une durée de 21 jours</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">au motif qu'il avait donné, par son comportement, une raison à son emplo-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">yeur de résilier son contrat de travail. Cette décision n'a pas été atta-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quée. Dès l'échéance de ses jours de suspension, l'assuré a perçu des in-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">demnités journalières pour une aptitude à temps partiel.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par décision du 29 août 1996, l'office AI a rejeté la demande de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prestations de l'assuré. Se fondant sur l'expertise du 24 novembre 1995 du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Dr T. , médecin-chef à l'Hôpital de La Chaux-de-Fonds, l'office AI</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">a considéré que la capacité de travail de l'assuré n'était probablement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas diminuée, de sorte qu'une invalidité ne pouvait pas lui être reconnue.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Par lettre du 5 septembre 1996, l'assuré a invité la caisse de chômage à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lui verser rétroactivement des prestations d'assurance-chômage fondées sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">une aptitude au placement pour une activité à plein temps.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) Par décision du 18 décembre 1996, l'office du chômage que la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">caisse de chômage avait consulté a considéré que l'assuré était apte au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">placement à 50 % jusqu'au 28 août 1996, puis à 100 % dès le 29 août de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">même année. L'autorité cantonale s'est fondée sur la demande d'indemnités</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de l'assuré, de laquelle il ressort que ce dernier était capable de tra-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vailler à 50 % seulement, ainsi que l'attestent les deux certificats médi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">caux du Dr H. et de l'Hôpital de La Chaux-de-Fonds. L'autorité cantonale</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">a considéré que rien au dossier ne permettait d'infirmer ce taux de 50 %</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et que l'assuré n'avait donc pas apporté la preuve qu'il aurait été ca-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pable d'accepter un emploi convenable à 100 %.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. Par décision du 20 juin 1997, le Département de l'économie pu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">blique a rejeté le recours formé par l'assuré contre cette décision. Il a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">considéré que si l'office AI était de l'avis que l'assuré était objective-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment apte à travailler à plein temps dès le dépôt de sa demande AI, cela</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ne signifiait pas encore que l'assurance-chômage doive suivre les conclu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sions de l'AI. En effet, le département a estimé que, du point de vue sub-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jectif, l'assuré n'était pas apte au placement puisqu'il n'avait pas la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">volonté d'accepter un travail à temps complet.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. L. forme recours devant le Tribunal administratif</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contre cette décision dont il demande l'annulation, en concluant à la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">constatation de son aptitude au placement et de son droit aux indemnités</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de chômage complètes à partir du 2 octobre 1995.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le Département de l'économie publique se réfère aux motifs de sa</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décision et conclut au rejet du recours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> en droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) L'assuré n'a droit à l'indemnité de chômage que si, entre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">autres conditions, il est apte au placement (art.8 al.1 litt.f LACI). Est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">réputé apte à être placé le chômeur qui est disposé à accepter un travail</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">convenable et est en mesure et en droit de le faire (art.15 al.1 LACI).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">L'aptitude au placement comprend ainsi deux éléments : la capacité de tra-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vail, d'une part, c'est-à-dire la faculté de fournir un travail - plus</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">précisément d'exercer une activité lucrative salariée - sans que l'assuré</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en soit empêché pour des causes inhérentes à sa personne et, d'autre part,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la disposition à accepter un travail convenable au sens de l'article 16</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">LACI, ce qui implique non seulement la volonté de prendre un tel travail</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">s'il se présente, mais aussi une disponibilité suffisante quant au temps</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que l'assuré peut consacrer à un emploi et quant au nombre des employeurs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">potentiels (ATF 120 V 394 cons.1 et les références).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En vertu des alinéas 2 et 3 de l'article 15 LACI, le handi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">capé physique ou mental est réputé apte à être placé lorsque, compte tenu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de son infirmité et dans l'hypothèse d'une situation équilibrée sur le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">marché de l'emploi, un travail convenable pourrait lui être procuré sur ce</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">marché. Le Conseil fédéral règle la coordination avec l'assurance-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">invalidité. S'il existe des doutes sérieux quant à la capacité de travail</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'un chômeur, l'autorité cantonale peut ordonner qu'il soit examiné par un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">médecin conseil, aux frais de l'assurance.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Selon l'article 15 OACI, pour déterminer l'aptitude au placement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des handicapés, les autorités cantonales et les caisses coopèrent avec les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">organes compétents de l'assurance-invalidité. Celles-ci et ceux-là se com-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">muniquent les renseignements nécessaires à la bonne marche de leur service</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">respectif. Dans ces limites, ils sont déliés du secret de fonction. Le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Département fédéral de l'économie publique règle les modalités avec l'ac-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cord du Département fédéral de l'intérieur (al.1). L'alinéa 1 est égale-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment applicable lorsque des institutions de l'assurance-accidents obliga-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">toire, de l'assurance-maladie, de l'assurance militaire ou de la pré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">voyance professionnelle sont impliqués dans l'examen du droit à l'indemni-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">té ou dans le placement de handicapés (al.2). Lorsque, dans l'hypothèse</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'une situation équilibrée sur le marché du travail, un handicapé n'est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas manifestement inapte au placement et qu'il s'est annoncé à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'assurance-invalidité ou à une autre assurance selon le deuxième alinéa,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">il est réputé apte au placement jusqu'à la décision de l'autre assurance.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Cette reconnaissance n'a aucune incidence sur l'appréciation, par les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">autres assurances, de son aptitude au travail ou à l'exercice d'une acti-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vité lucrative (al.3).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) Lorsqu'il s'agit d'un assuré qui s'est annoncé à l'assurance-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">invalidité pour la détermination du droit à une rente et qu'il ne dispose</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas encore de décision, il convient d'apprécier assez largement son apti-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tude au placement, à condition toutefois qu'il ne soit pas manifestement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">inapte au placement. C'est le principe de l'obligation d'intervenir en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">priorité de l'assurance-chômage dont le but est d'éviter qu'un assuré ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">soit sans ressources, notamment pendant le délai d'attente (art.29 LAI),</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et qui a pour corollaire les règles sur la compensation et sur l'obliga-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion de restituer les indemnités de l'assurance-chômage perçues indûment</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(art.94 al.2, 95 LACI; Gerhards, Kommentar zum Arbeitslosenversicherungs-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gesetz, tome 1, no 96-99 ad art.15; voir aussi DTA 1993-1994 no 13, p.105</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cons.3b).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. a) En l'espèce, le litige porte sur le point de savoir si l'as-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">suré était apte au placement pour une activité à plein temps depuis le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dépôt de sa demande d'indemnités de chômage le 2 octobre 1995 jusqu'au 28</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">août 1996, date de la décision de l'Office AI rejetant sa demande de pres-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tations.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Au moment où l'office du chômage a rendu la décision liti-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gieuse, l'office de l'assurance-invalidité avait déjà rejeté la demande de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prestations du recourant en considérant qu'il n'y avait pas d'invalidité,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cette décision n'ayant par ailleurs pas été attaquée. Se fondant sur les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conclusions des médecins intervenus dans le cadre de l'instruction AI,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'office du chômage et le département n'ont pas remis en cause l'aptitude</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">au placement objective de l'assuré. En revanche, ils ont estimé que ce</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dernier n'était pas apte au placement du point de vue subjectif à partir</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du 2 octobre 1995 puisqu'il avait annoncé lui-même une aptitude de 50 % et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'il n'avait pas adopté le comportement de quelqu'un qui cherche un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">emploi à temps complet.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) Ce point de vue ne peut pas être confirmé. En effet, en vertu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la règle de coordination de l'article 15 OACI selon laquelle il incombe</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en général à l'assurance-chômage d'intervenir en priorité, on présume en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">principe que l'assuré est apte au placement jusqu'à la décision de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'assurance-invalidité. En l'occurrence, si lors de son inscription au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">chômage, le recourant estimait ne pouvoir travailler qu'à mi-temps, en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">s'appuyant sur le certificat médical de son médecin traitant, cela ne si-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gnifie pas encore qu'il était manifestement inapte au placement pour un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">travail à 100 % (art.15 al.3 1re phrase OACI). Il résulte en effet de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'avis de l'expert mandaté par l'AI que l'affection médicale dont souf-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">frait l'assuré ne diminuait probablement pas sa capacité de travail et que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">si on rassurait le patient sur son état de santé à l'aide d'un soutien</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">psychologique, une reprise du travail pouvait être envisagée (expertise du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">24.11.1995, p.5). Or, les organes de l'assurance-chômage qui savaient</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'une demande de prestations AI étaient en cours se trouvaient en mesure</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de suivre l'évolution de l'instruction du cas AI (art.15 al.1 OACI), ce</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'ils n'ont apparemment pas fait.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En outre, l'attitude de l'assuré qui s'inscrit au chômage en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">attendant que l'AI statue sur sa demande de prestations et qui déclare</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'être à même de travailler qu'à mi-temps en obéissant ainsi au certificat</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">médical de son médecin traitant attestant son incapacité de 50 % n'est pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">déterminante. En effet, si on suivait systématiquement le raisonnement de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'office du chômage et du Département de l'économie publique relatif à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'attitude de l'assuré, cela reviendrait à vider de son sens l'article 15</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">al.3 OACI.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Dans ces conditions, il se justifie de reconnaître l'aptitude au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">placement totale du recourant depuis son inscription au chômage jusqu'au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">28 août 1996. Partant, les décisions du département et de l'office du chô-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mage ne peuvent pas être maintenues et la cause doit être renvoyée aux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">organes de l'assurance-chômage pour qu'ils statuent sur le droit du re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">courant aux indemnités de chômage complètes pour ladite période, après</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avoir examiné si les autres conditions du droit aux indemnités complètes</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sont remplies.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Il est statué sans frais, la procédure étant en principe gra-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tuite (art.103 al.4 LACI). Le recourant qui obtient gain de cause a droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à une indemnité de dépens (art.48 LPJA).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Admet le recours en ce sens que la décision du Département de l'écono-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> mie publique du 20 juin 1997 et la décision de l'office du chômage du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> 18 décembre 1996 sont annulées, la cause étant renvoyée à l'administra-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> tion pour qu'elle statue conformément aux considérants.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Alloue au recourant une indemnité de dépens de 400 francs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Statue sans frais.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 31 octobre 1997</span></p> </div></body></html>