<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est chargé de modifier les bases légales relatives à la formation professionnelle initiale de telle sorte que les jeunes avec un handicap assez sévère aient eux aussi droit à une formation professionnelle qui vise, d'une part, l'épanouissement de leurs talents et de leur créativité ainsi que de leurs aptitudes mentales et physiques, dans toute la mesure de leurs potentialités, et, d'autre part, leur participation effective à une société libre.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le Conseil fédéral partage l'avis de l'auteur de la motion, à savoir que les personnes atteintes dans leur santé doivent avoir la possibilité d'accomplir une formation professionnelle initiale correspondant à leurs potentialités. Il estime toutefois que l'article 16 de la loi sur l'assurance-invalidité (LAI ; RS 831.20) permet au système de formation professionnelle suisse d'offrir, aujourd'hui déjà, des possibilités de formation adaptées et qu'il favorise la participation sociale des jeunes lourdement handicapés. Cependant, il n'existe aucun droit des jeunes à une formation professionnelle initiale. Reconnaître à tous les jeunes lourdement handicapés un droit à une formation professionnelle financée par l'assurance-invalidité va trop loin et n'est défendable ni socialement (égalité) ni économiquement.</p><p>D'après l'art. 16, al. 1, LAI, une formation professionnelle initiale doit répondre aux aptitudes de l'assuré et correspondre ainsi à son potentiel. Cela vaut aussi pour les formations initiales faciles d'accès, qui préparent à un travail auxiliaire ou à une activité en atelier protégé (art. 16 al. 2 let. a, LAI). Ces formations sont orientées sur une activité spécifique puisque les personnes lourdement handicapées ne disposent que d'une flexibilité et d'une capacité d'adaptation très réduites. La garantie d'une solution adéquate après la formation n'est pas nécessaire pour l'octroi d'une telle mesure. La formation doit toutefois laisser présager une certaine efficacité de la réadaptation. Ainsi, elle doit notamment permettre de réaliser un revenu suffisant. Concrètement, pour les formations faciles d'accès, la jurisprudence précise qu'à la fin de la formation, l'assuré doit pouvoir obtenir un salaire horaire d'au moins 2,55 francs. Il s'agit là du salaire horaire minimal pour que les assurés ayant une capacité de travail réduite puissent être considérés comme exerçant une activité lucrative au sens des dispositions légales de l'AVS.</p><p>L'assurance-invalidité (AI) remplit déjà les obligations prévues par la Convention relative aux droits des personnes handicapées (RS 0.109). De plus, les mesures prévues dans le cadre du développement continu de l'AI améliorent également les chances d'insertion des assurés, en particulier celles des jeunes et des personnes atteintes dans leur santé psychique, notamment aux transitions entre l'école obligatoire et l'enseignement postobligatoire (transition I) ou entre la formation et la vie professionnelle (transition II). Ces mesures sont les suivantes : conseils et suivi avant, pendant et après la formation professionnelle initiale ; possibilité de renouveler une mesure professionnelle ; renforcement de l'orientation de la formation professionnelle initiale sur le marché primaire de l'emploi ; cofinancement des offres transitoires cantonales et du "casemanagement" Formation professionnelle au niveau cantonal.</p>  Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion.