<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para">5A_608/2009 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 16 octobre 2009 </div> <div class="para">IIe Cour de droit civil </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mme la Juge Jacquemoud-Rossari, </div> <div class="para">en qualité de Juge instructeur. </div> <div class="para">Greffier: M. Braconi. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">X.________, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Office des poursuites de Lausanne-Est, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">mandat d'amener (saisie) </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt de la Cour des poursuites </div> <div class="para">et faillites du Tribunal cantonal du canton de Vaud </div> <div class="para">du 4 septembre 2009. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant en fait et en droit: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">1.1 Dans le cadre de la continuation de poursuites introduites contre X.________, l'Office des poursuites de Lausanne-Est a avisé le poursuivi le 2 décembre 2008 qu'il serait procédé à la saisie le 10 décembre suivant dans les locaux de l'office, où sa présence était nécessaire; son attention était attirée sur la teneur de l'<span class="artref">art. 91 LP</span>, reproduite sur l'avis. Le 8 décembre 2008, le poursuivi a accusé réception des avis de saisie, invité l'office à s'adresser à la "Confédération" pour obtenir des précisions sur ses biens en France et indiqué que son CCP n'était plus alimenté que par des versements de l'Agence communale des assurances sociales, en sorte que la "saisie en Suisse portera [...] sur des biens protégés au sens de l'<span class="artref">art. 92 ch. 9a LP</span>". </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le 8 janvier 2009, l'office a sommé le poursuivi de se présenter jusqu'au 16 janvier suivant afin de fournir tous les renseignements utiles permettant de compléter l'exécution de la saisie; l'intéressé était notamment informé que, s'il ne se présentait pas spontanément, la préfecture serait requise de le faire amener par la police. Le poursuivi ne s'étant pas présenté à l'office, celui-ci a demandé au Préfet du district de Lausanne de délivrer un mandat d'amener à son encontre. Ce mandat a été délivré le 23 janvier 2009 et transmis à la force publique pour exécution; la Police de Lausanne a ainsi avisé le poursuivi le 3 février 2009 qu'il devait se présenter à l'office au plus tard le 13 février suivant, faute de quoi il serait procédé à son arrestation momentanée pour l'y conduire, par des officiers en uniforme qui, le cas échéant, pourraient l'interpeller à son domicile, à son lieu de travail ou sur la voie publique. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1.2 Le 16 février 2009, le poursuivi a recouru au Conseil d'Etat vaudois, en demandant la "suspension" du mandat d'amener "aussi longtemps qu'il n'est pas fondé sur un jugement de tribunal entré en force". Cette écriture a été transmise au Président du Tribunal d'arrondissement de Lausanne, en sa qualité d'autorité inférieure de surveillance en matière de poursuite pour dettes et faillite, comme objet de sa compétence. Par prononcé du 12 mai 2009, cette autorité a rejeté la plainte. </div> <div class="para">Le 24 avril 2009, le poursuivi a saisi derechef le Conseil d'Etat d'un recours contre le mandat d'amener. Ce recours a été transmis au Président du Tribunal d'arrondissement de Lausanne, en sa qualité d'autorité inférieure de surveillance en matière de poursuite pour dettes, qui l'a transmis à son tour à la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal vaudois, en sa qualité d'autorité supérieure de surveillance. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1.3 Par arrêt du 4 septembre 2009, la Cour des poursuites et faillites, après avoir joint les causes, a rejeté le recours et confirmé le prononcé attaqué. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1.4 Agissant par la voie du "recours de droit civil", le poursuivi demande au Tribunal fédéral: </div> <div class="para">"- d'admettre le recours et d'annuler la décision attaquée pour vice de procédure soit l'absence d'une décision incidente de jonction de causes, </div> <div class="para">- subsidiairement d'ordonner la disjonction des causes. La juridiction de poursuites n'est pas compétente pour examiner une réclamation de procédure administrative (<span class="artref">art. 30 al. 1 Cst.</span>), </div> <div class="para">- subsidiairement de considérer que l'arrêt cantonal qui reprend et confirme la conclusion du prononcé de première instance viole les art. 29 al. 2 et 30 al. 1 Cst. et d'ordonner en conséquence le renvoi de la cause de poursuites à cette dernière juridiction, </div> <div class="para">- subsidiairement de mettre les frais de la cause à la charge de l'Etat de Vaud." </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Des observations n'ont pas été requises. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1.5 Par ordonnance incidente du 17 septembre 2009, la Présidente de la IIe Cour de droit civil a refusé au recourant le bénéfice de l'assistance judiciaire et l'a invité à verser une avance de frais de 500 fr. dans un délai de dix jours. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Quoi qu'en dise le recourant, la IIe Cour de droit civil est compétente pour connaître de la violation de droits constitutionnels dans un recours en matière civile (<span class="artref">art. 72 al. 2 let. a LTF</span>), un tel moyen tombant sous le coup de l'<span class="artref">art. 95 let. a LTF</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=9&amp;from_date=01.10.2009&amp;to_date=20.10.2009&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-III-446%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page446">ATF 133 III 446</a> consid. 3.1 p. 447; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=9&amp;from_date=01.10.2009&amp;to_date=20.10.2009&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-II-124%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page124">134 II 124</a> consid. 3.3 in fine p. 133). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le mémoire de recours doit, notamment, contenir des motifs à l'appui des conclusions (<span class="artref">art. 42 al. 1 LTF</span>), lesquels doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>). Le recourant qui se plaint, comme en l'occurrence, d'une violation de ses droits constitutionnels (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>), doit motiver ce grief conformément aux exigences posées précédemment par l'<span class="artref">art. 90 al. 1 let. b OJ</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=9&amp;from_date=01.10.2009&amp;to_date=20.10.2009&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-I-83%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page83">ATF 134 I 83</a> consid. 3.2 p. 88; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=9&amp;from_date=01.10.2009&amp;to_date=20.10.2009&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-II-244%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page244">134 II 244</a> consid. 2.2 p. 246 et les arrêts mentionnés), c'est-à-dire démontrer par une argumentation précise en quoi consiste cette violation, les critiques de nature appellatoire étant irrecevables (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=9&amp;from_date=01.10.2009&amp;to_date=20.10.2009&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-III-589%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page589">ATF 133 III 589</a> consid. 2 p. 591/592). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le présent recours ne satisfait pas à ces exigences. En effet, le recourant ne réfute aucunement les motifs de l'autorité précédente, mais se borne à présenter sa propre argumentation, difficilement intelligible de surcroît; en particulier, il n'explique pas pourquoi la Cour des poursuites et faillites ne pourrait pas examiner dans le cadre d'un recours de poursuites des questions qui relèvent du "droit administratif cantonal", en l'espèce "la forme et l'absence de motivation" du mandat d'amener préfectoral (sur la notion de "loi" au sens des art. 17/18 LP: Giliéron, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, vol. I, n° 88 ss ad art. 17 et n° 22 ad art. 18). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">Vu ce qui précède, le présent recours - liquidé en procédure simplifiée (<span class="artref">art. 108 al. 1 let. b LTF</span>) - doit être déclaré irrecevable, aux frais du recourant (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, la Juge instructeur de la IIe Cour de droit civil, vu l'<span class="artref">art. 108 al. 1 LTF</span>, prononce: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 500 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et à la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal du canton de Vaud. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 16 octobre 2009 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">La Juge instructeur: Le Greffier: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Jacquemoud-Rossari Braconi </div> </div></body></html>