<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para">2A.42/2003 /mks </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 3 février 2003 </div> <div class="para">IIe Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Les juges fédéraux Wurzburger, président, </div> <div class="para">Yersin, Merkli, </div> <div class="para">greffier Langone. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">X.________, </div> <div class="para">recourant, représenté par Me Patrick Stoudmann, avocat, place de la Palud 13, case postale 2208, 1002 Lausanne, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Service de la population du canton de Vaud, avenue Beaulieu 19, 1014 Lausanne, </div> <div class="para">Tribunal administratif du canton de Vaud, avenue Eugène-Rambert 15, 1014 Lausanne. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">autorisation de séjour, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours de droit administratif contre l'arrêt du Tribunal administratif du canton de Vaud du 16 décembre 2002. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant: </div> <div class="para">Que X.________, ressortissant yougoslave, né le 20 août 1977, a épousé, le 9 juillet 1998, une citoyenne suisse, A.________, </div> <div class="para">qu'il a obtenu de ce fait une autorisation de séjour annuelle pour vivre auprès de sa femme dans le canton du Vaud, </div> <div class="para">que l'épouse a quitté le domicile conjugal en novembre 1998 et déposé une plainte pénale contre son mari notamment pour lésions corporelles simples, plainte qu'elle dit avoir retirée en raison des menaces de mort de son mari, </div> <div class="para">que l'épouse a introduit une action en divorce qu'elle a retirée également en raison des pressions qu'elle avait subies de son mari, </div> <div class="para">que, par décision du 25 janvier 2002, le Service de la population du canton de Vaud a refusé de prolonger l'autorisation de séjour à X.________ au motif que celui-ci invoquait de manière abusive un mariage n'existant plus que formellement. </div> <div class="para">que, statuant sur recours le 16 décembre 2002, le Tribunal administratif du canton de Vaud a confirmé cette décision et imparti à l'intéressé un délai au 31 janvier 2003 pour quitter le canton de Vaud, </div> <div class="para">qu'agissant par la voie du recours de droit administratif, X.________ demande principalement au Tribunal fédéral d'annuler l'arrêt du Tribunal administratif du 16 décembre 2002, </div> <div class="para">que, d'après l'art. 7 al. 1 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142.20), le conjoint étranger d'un ressortissant suisse a droit à l'octroi et à la prolongation de l'autorisation de séjour, sous réserve notamment d'un abus de droit manifeste (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=20&amp;from_date=26.01.2003&amp;to_date=14.02.2003&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F121-II-97%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page97">ATF 121 II 97</a> consid 4a), </div> <div class="para">qu'il ressort de l'arrêt attaqué du Tribunal administratif que la relation entre les époux en cause a été chaotique, qu'ils se sont séparés en novembre 1998 déjà, soit un peu plus de quatre mois après la célébration du mariage et que depuis leur mariage ils ont fait ménage commun moins d'une année en tout, </div> <div class="para">que, toujours selon cet arrêt, l'épouse du recourant a déclaré qu'en février 2002 son mari avait pris domicile chez un ami, dont elle ignorait le nom et l'adresse et qu'elle n'avait jamais été présentée aux membres de sa belle-famille vivant dans le pays d'origine de son mari, </div> <div class="para">que, sur la base de ces constatations de fait - qui lient le Tribunal fédéral dans la mesure où elles n'apparaissent pas manifestement erronées (<span class="artref">art. 105 al. 2 OJ</span>) -, la Cour cantonale pouvait, à bon droit, retenir que le recourant commettait un abus de droit manifeste en invoquant un mariage n'existant plus que formellement dans le seul but d'obtenir le renouvellement de son autorisation de séjour en Suisse, </div> <div class="para">que le recourant prétend certes que, depuis le mois de février 2002, la situation conjugale s'est améliorée et qu'il envisage désormais de reprendre la vie commune et de fonder une famille, </div> <div class="para">que de telles déclarations - qui sont visiblement faites pour les besoins de la cause - sont toutefois contradictoires, puisque c'est précisément au mois de février 2002 qu'il s'est à nouveau séparé de sa femme et a pris domicile chez un ami, </div> <div class="para">qu'il n'existe aucun élément concret et vraisemblable permettant de croire à une prochaine réconciliation et à une volonté réelle de reprise de la vie commune, </div> <div class="para">que le recourant n'a en tout cas entrepris aucune démarche sérieuse en ce sens, </div> <div class="para">que l'union conjugale apparaît à l'évidence vidée de sa substance, </div> <div class="para">que, pour le surplus, il y a lieu de renvoyer aux motifs convaincants de l'arrêt attaqué (<span class="artref">art. 36a al. 3 OJ</span>), </div> <div class="para">que, manifestement mal fondé, le recours doit être rejeté selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner un échange d'écritures, </div> <div class="para">qu'avec ce prononcé, la requête d'effet suspensif devient sans objet, </div> <div class="para">que, comme les chances de succès du recours apparaissaient d'emblée vouées à l'échec, la requête d'assistance judiciaire doit être rejetée (<span class="artref">art. 152 al. 1 OJ</span>), </div> <div class="para">que, succombant, le recourant doit supporter les frais judiciaires (156 al. 1 OJ). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, vu l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>, le Tribunal fédéral prononce: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est rejeté. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">La demande d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Un émolument judiciaire de 1'500 fr. est mis à la charge du recourant. </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué en copie au mandataire du recourant, au Service de la population et au Tribunal administratif du canton de Vaud ainsi qu'à l'Office fédéral des étrangers. </div> <div class="para">Lausanne, le 3 février 2003 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le président: Le greffier: </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>