<h2>SubmittedText<h2><p>Selon une interview ("NZZ", 2 février 2017) de Monsieur Eduard Gnesa, ambassadeur extraordinaire chargé de la collaboration internationale dans le domaine des migrations, une délégation de la DDC s'est rendue en Érythrée.</p><p>1. Pour quelles raisons le Conseil fédéral n'a-t-il effectué aucune communication sur cette mission ? Etait-elle secrète ?</p><p>2. Combien de personnes composaient-elles la délégation ? Qui étaient-elles ? Combien de temps la délégation est-elle restée en Érythrée ?</p><p>3. Qu'est-ce que la délégation de la DDC a atteint concrètement ?</p><p>4. Quelles sont les prochaines démarches qu'entreprendra la Confédération par rapport à la pratique laxiste de la Suisse en matière d'asile envers les migrants économiques érythréens ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>1./2. Non, la mission n'était pas secrète. Il s'agit des travaux usuels de mise en oeuvre des mesures annoncées par le Conseil fédéral dans son rapport du 14 octobre 2016 en réponse au postulat Pfister Gerhard 15.3954. Dans ce rapport, le Conseil fédéral a prévu un budget maximal de 2 millions de francs par an pour des actions pilotes de la Direction du développement et de la coopération (DDC) du DFAE visant surtout à créer des emplois et à former des jeunes en Érythrée. Immédiatement après la publication de ce rapport, la DDC a commencé à préparer le lancement de ces programmes. Elle a, entre autres, mandaté un expert en formation professionnelle et une collaboratrice de la DDC pour évaluer sur place les possibilités d'action. Ce travail a été accompli entre le 21 janvier et le 4 février 2017. Une fois que les études de faisabilité auront été achevées, le DFAE informera sur les programmes et projets prometteurs.</p><p>3. La mission a confirmé que le cadre général pour des activités de la coopération au développement en Érythrée reste toujours très difficile. La DDC est maintenant en train d'analyser la faisabilité et les risques des actions pilotes. Ensuite, elle se mettra en contact avec les autorités érythréennes pour s'accorder sur les lignes d'action. Selon la planification actuelle, les premières activités pourront démarrer en Érythrée avant la fin de ce premier semestre.</p><p>4. En juin 2016, le Secrétariat d'État aux migrations (SEM) a adapté sa pratique en matière d'asile à l'Érythrée. Depuis lors, la sortie illégale du pays à elle seule ne conduit plus à la reconnaissance de la qualité de réfugié. Le Tribunal administratif fédéral a confirmé cette pratique dans son jugement du 30 janvier 2017. Le SEM évalue périodiquement sa pratique d'asile envers les pays d'origine.</p>