An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 15. März 2019
Kein Embargo
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 15. März 2019 (8C_603/2018)
Bedarf für Spezialprodukte nicht belegt: Keine Erhöhung der 
Nothilfe für Diabetiker
Das Verwaltungsgericht des Kantons Zürich hat zu Recht die Erhöhung der Nothilfe
für einen abgewiesenen Asylbewerber mit Diabetes abgelehnt. Gemäss der vom
Betroffenen eingereichten Arztberichte muss er keinen speziellen Ernährungsplan
mit bestimmten, festgelegten Lebensmitteln einhalten, die besondere Kosten auslösen würden. Vielmehr kann er die ärztlich empfohlene Ernährung auch ohne Erhöhung der Nothilfe beschaffen.
Der Mann war 2011 in die Schweiz eingereist. Sein Asylgesuch wurde 2012 rechtskräftig abgewiesen und der Betroffene weggewiesen. Er lebt heute in einer Notunterkunft und bezieht vom Sozialamt des Kantons Zürich Nothilfe von täglich 8.50 Franken.
2017 ersuchte er um Erhöhung der Nothilfe auf 16 Franken, da er an Diabetes mellitus
Typ II leide und sich mit 8.50 Franken keine diabetesgerechte Ernährung leisten könne.
Die Sicherheitsdirektion des Kantons Zürich wies seinen Rekurs 2017 ab, das Verwaltungsgericht seine Beschwerde im vergangenen Juli. 
Das Bundesgericht weist die dagegen erhobene Beschwerde des Betroffenen in seiner
öffentlichen Beratung vom Freitag ab. Das kantonale Gericht verletzt kein Bundesrecht,
wenn es die Erhöhung der Nothilfe auf 16 Franken abgelehnt hat. Aus den vom Beschwerdeführer eingereichten Arztberichten ergibt sich in allgemeiner Weise, dass er
eine diabetesgerechte Ernährung einzuhalten hat. Hingegen hat er keinen speziellen Ernährungsplan zu befolgen, der bestimmte, festgelegte Lebensmittel umfassen würde,
die zwingend besondere Kosten auslösen. Ärztlich empfohlen ist lediglich eine kohlenhydratarme Diät mit regelmässigen kleinen Mahlzeiten, genügend Gemüse und Balaststoffen. Ein finanzieller Unterschied zwischen der ärztlich empfohlenen und einer normalen Ernährung wird damit nicht begründet und es ist auch nicht belegt, worin der geltend gemachte finanzielle Aufwand für geeignete Nahrung bestehen soll. Vielmehr kann
der Betroffene die für sein Krankheitsbild geeignete Nahrung auch ohne Mehrkosten beschaffen, zumal er aufgrund der Akten nicht auf teure Spezialprodukte, sondern allgemein auf gesundheitsbewusste Kost angewiesen ist. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 15 mars 2019
Pas d'embargo
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 15 mars 2019 (8C_603/2018)
Le besoin de produits spéciaux n'est pas établi  : pas d'augmentation de l'aide d'urgence pour un diabétique
C'est à bon droit que le Tribunal administratif du canton de Zurich a refusé d'augmenter l'aide d'urgence d'un requérant d'asile débouté atteint de diabète. Selon le
rapport médical produit par le requérant, ce dernier ne doit pas suivre un régime
spécial avec certains aliments déterminés, dont l'achat entraînerait des coûts particuliers. Au contraire, il peut se procurer les aliments recommandés par son médecin
sans augmentation de l'aide d'urgence.
Le requérant était arrivé en Suisse en 2011. Le rejet de sa demande d'asile est entrée
en force en 2012 et l'intéressé a été renvoyé. Il vit aujourd'hui dans un logement de
secours et perçoit du Service d'aide sociale du canton de Zurich une aide d'urgence à
raison de 8 fr. 50 par jour. En 2017, il demanda une augmentation de l'aide d'urgence à
concurrence de 16 francs par jour car étant atteint d'un diabète mellitus de type II, il
n'avait pas les moyens de se procurer une alimentation adaptée à son diabète avec
8 fr. 50 par jour. La Direction de la sécurité du canton de Zurich a rejeté son recours en
2017 et le Tribunal administratif l'a rejeté en juillet dernier. 
Lors de sa séance publique de vendredi, le Tribunal fédéral rejette le recours de l'intéressé. En refusant d'augmenter l'aide d'urgence à 16 francs, le Tribunal cantonal n'a pas
violé le droit fédéral. Il ressort des rapports médicaux produits par le recourant qu'il doit,
de manière générale, respecter une alimentation adaptée à son diabète. En revanche, il
ne doit pas suivre un régime particulier qui contiendrait certains aliments déterminés,
entraînant des frais supplémentaires particuliers. D'un point de vue médical, il est simplement recommandé de suivre une alimentation pauvre en hydrates de carbone avec
des petits repas réguliers, suffisamment de légumes et de fibres alimentaires. Une différence financière entre l'alimentation recommandée par le médecin et une alimentation
normale n'est pas justifiée et il n'est pas non plus établi en quoi consisterait la dépense
supplémentaire invoquée pour une alimentation appropriée. Au contraire, l'intéressé
peut se procurer la nourriture adaptée à sa maladie sans frais supplémentaires, d'autant
que selon le dossier médical, il ne dépend pas de produits spéciaux coûteux mais, d'une
manière générale, d'une alimentation saine.