Lausanne, 20. Mai 2020
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 5. Mai 2020 (1C_37/2019)
Beschwerde der KlimaSeniorinnen abgewiesen
Das Bundesgericht weist die Beschwerde des Vereins KlimaSeniorinnen Schweiz und
mehrerer  Seniorinnen  ab.  Das  Eidgenössische  Departement  für  Umwelt,  Ver kehr,
Energie und Kommunikation ist 2017 zu Recht nicht auf ihr Gesuch eingetreten, mit
dem sie Unterlassungen im Bereich des Klimaschutzes gerügt und eine Ver schärfung
der  Massnahmen  zum  Erreichen  der  Ziele  des  Pariser  Klimaüberein kommens
gefordert hatten.
Der Verein KlimaSeniorinnen Schweiz und mehrere Seniorinnen waren 2016 mit Gesuchen an den Bundesrat, das Departement für Umwelt, Verkehr, Energie und Kommunikation (UVEK), das Bundesamt für Umwelt und das Bundesamt für Energie gelangt. Sie
rügten verschiedene Unterlassungen im Bereich des Klimaschutzes und ersuchten die
Adressaten um Erlass einer Verfügung zur Einstellung der gerügten Unterlassungen in
ihrem jeweiligen Verantwortungsbereich. Zudem hätten sie alle Handlungen zu veranlassen, die bis zum Jahr 2030 erforderlich seien, damit die Schweiz ihren Beitrag an das
Ziel des Pariser Klimaübereinkommens leiste, die Erderwärmung auf deutlich unter 2
Grad Celsius zu begrenzen. Das UVEK trat 2017 auf das Gesuch für sämtliche angeschriebenen  Behörden  nicht  ein.  Das  Bundesverwaltungsgericht  wies  das  dagegen
erhobene Rechtsmittel Ende 2018 ab.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde des Vereins KlimaSeniorinnen Schweiz und
mehrerer Einzelpersonen ab. Gemäss dem Bundesgesetz über das Verwaltungsverfahren (VwVG) können Bürgerinnen und Bürger von Behörden unter bestimmten Voraussetzungen verlangen, dass diese widerrechtliche Handlungen unterlassen (Artikel 25a
VwVG).  Auch  behördliches  Unterlassen  kann  gerügt  und  namentlich  die  Vornahme
bestimmter Handlungen verlangt werden. Das Vorgehen nach Artikel 25a VwVG bietet
keine Grundlage für eine Popularbeschwerde, sondern dient dem individuellen Rechtsschutz. Deshalb wird verlangt, dass Gesuchsteller durch behördliche Handlungen oder
Unterlassungen in ihren eigenen Rechten in hinreichendem Mass berührt werden. 
Im  vorliegenden  Fall  werden  die  Beschwerdeführerinnen  nicht  mit  der  erforderlichen
Intensität in ihren (Grund-) Rechten berührt, um sich mittels Artikel 25a VwVG zur Wehr
setzen zu können. Gemäss dem Pariser Klimaübereinkommen soll die Erderwärmung
auf "deutlich unter 2 Grad" begrenzt werden. Dieser Wert würde selbst ohne weitere
Massnahmen erst in mittlerer bis fernerer Zukunft erreicht. Davon gehen sowohl das
Pariser  Klimaübereinkommen  und  das  darauf  beruhende  internationale  Klimaschutzregime aus, als auch der Weltklimarat in einem Sonderbericht von 2018. Die gleiche
Annahme liegt auch der geplanten Umsetzung des Pariser Klimaübereinkommens im
Schweizer Recht zugrunde; die Beschwerdeführerinnen selber gehen in ihrem Gesuch
an die Behörden ebenfalls von einem derartigen Zeitraum aus.
Gemäss den wissenschaftlichen Erkenntnissen kann die Erderwärmung durch geeignete
Massnahmen  zumindest  verlangsamt  werden.  Unter  diesen  Umständen  sind  die
Beschwerdeführerinnen in ihren Grundrechten auf Leben und auf Achtung des Privatund Familienlebens im heutigen Zeitpunkt nicht in einem Ausmass berührt, um sich auf
Artikel 25a VwVG berufen zu können. Das von ihnen gestellte Gesuch zielt darauf ab,
die auf Bundesebene bestehenden und bis zum Jahr 2030 geplanten Klimaschutzziele
überprüfen und indirekt  die Verschärfung dieser  Massnahmen in die Wege leiten zu
lassen.  Diese  Anliegen  der  Beschwerdeführerinnen  sind  nicht  auf  dem  Rechtsweg,
sondern mit politischen Mitteln durchzusetzen. Das schweizerische System mit seinen
demokratischen Instrumenten bietet dazu hinreichende Möglichkeiten. Im Ergebnis ist
somit nicht zu beanstanden, wenn das Bundesverwaltungsgericht den Nichteintretensentscheid des UVEK geschützt hat. Lausanne, le 20 mai 2020
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 5 mai 2020 (1C_37/2019)
Recours des Aînées pour la protection du climat rejeté
Le Tribunal fédéral rejette le recours de l'association «  Aînées pour la protection du
climat » et  de plusieurs de ses membres.  C'est  à bon droit que le Département
fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication n'est
pas entré en matière sur leur requête par laquelle elles s'étaient plaintes d'omissions
dans le domaine de la protection du climat et avaient exigé un renforcement des
mesures pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat.
En  2016,  l'association  «  Aînées  pour  la  protection  du  climat  »  et  plusieurs  de  ses
membres avaient adressé des requêtes au Conseil fédéral, au Département fédéral de
l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC), à l'Office
fédéral  de  l'environnement  et  à l'Office  fédéral  de  l'énergie.  Elles se  plaignaient  de
nombreuses omissions dans le domaine de la protection du climat et leur demandaient
de  remédier  à  celles-ci.  En  outre,  les  autorités  visées  devaient  prendre  toutes  les
mesures  nécessaires  jusqu'en  2030  pour  que  la  Suisse  apporte  sa  contribution  à
l'objectif de l'Accord de Paris sur le climat, qui consiste à limiter le réchauffement climatique à un niveau bien inférieur à 2 degrés Celsius. En 2017, le DETEC n'est pas entré
en matière sur cette requête. Le Tribunal administratif fédéral a rejeté le recours introduit
contre cette décision fin 2018.
Le Tribunal fédéral rejette à son tour le recours de l'association «  Aînées pour la protection du climat » et de plusieurs de ses membres. Selon la Loi fédérale sur la procédure
administrative (PA), les citoyens peuvent, sous certaines conditions, exiger des autori tés
qu'elles  s'abstiennent  d'actes  illicites  (article  25a  PA).  Les  omissions  des  autorités
peuvent également être contestées et, en particulier, l'exécution d'actes déterminés peut
être exigée. La procédure selon l'article 25a PA n'est cependant pas une base pour une
action populaire, mais sert à la protection juridique individuelle. Il est donc néces saire
que les demanderesses soient suffisamment affectées dans leurs propres droits par des
actes ou des omissions officiels.
Dans le cas présent, les recourantes ne sont pas touchées avec l'intensité requise dans
leurs droits (fondamentaux)  pour  s'y opposer  par  le biais de l'article 25a PA.  Selon
l'Accord  de  Paris  sur  le climat,  le réchauffement  climatique  devrait  être  limité  à un
niveau « bien inférieur à 2 degrés  ». Même sans que des mesures supplémentaires ne
soient prises, cette valeur ne serait atteinte qu'à moyen ou long terme. L'Accord de
Paris sur le climat adhère à ce principe. Il en va de même du Conseil mondial du climat
dans son rapport spécial de 2018. La mise en œuvre dans le droit suisse de l'Accord de
Paris sur le climat repose sur la même idée et les recourantes elles-même prennent en
compte une telle période dans leur requête aux autorités.
Selon les connaissances scientifiques, le réchauffement climatique peut au moins être
ralenti  par  des  mesures  appropriées.  Dans  ces  conditions,  les  recourantes  ne  sont
actuellement pas touchées dans leurs droits fondamentaux à la vie et au respect de la
vie privée et familiale dans une intensité qui justifierait d'invoquer l'article 25a PA. Leur
requête a pour objet de faire vérifier les objectifs de protection du climat existants ou
prévus jusqu'à l'année 2030 au niveau de la Confédération et indirectement d'initier le
renforcement de ces mesures. Les revendications des recourantes ne sauraient dès lors
être traitées par la voie judiciaire, mais plutôt par des moyens politiques. Le système
suisse,  avec ses instruments démocratiques,  offre suffisamment  de possibilités pour
cela. Il résulte de ce qui précède, que le Tribunal fédéral administratif a à bon droit
confirmé la décision du DETEC de ne pas entrer en matière sur la requête.