<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. La Ville de Neuchâtel est propriétaire des articles 10570 et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">12576 du cadastre de Neuchâtel sis en zone d'affectation spéciale et sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lesquels s'élèvent actuellement plusieurs bâtiments, construits entre 1811</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et 1970, qui font partie du complexe hospitalier de Pourtalès. Celui-ci</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">est entouré de divers édifices parmi lesquels la cité universitaire, le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conservatoire de musique, un home médicalisé pour personnes âgées et un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">foyer pour handicapés. Certains autres immeubles alentour sont destinés</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">notamment à l'habitation. L'étude d'une restructuration des hôpitaux pu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">blics en ville de Neuchâtel (Cadolles et Pourtalès) commencée en 1985</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ayant conduit les autorités communales à choisir le site de Pourtalès pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la construction d'un nouvel établissement centralisé, un concours d'archi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tecture a été organisé en 1988 et les diverses autorités politiques com-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">munales et cantonales se sont prononcées sur ce projet. Le 1er octobre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1995, en votations cantonales, le peuple a accepté le décret autorisant le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Conseil d'Etat à porter dans le compte des subsides d'exploitation des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">hôpitaux les frais financiers et les amortissements relatifs aux investis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sements consécutifs aux nouvelles structures hospitalières en ville de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, par 15032 oui contre 2503 non (BGC 161 II, p.2557).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le 20 décembre 1996, la direction des hôpitaux de la Ville de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel a déposé une demande de sanction définitive en vue de la cons-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">truction du nouvel Hôpital Pourtalès (NHP) sur le site décrit plus haut et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">selon le projet "Dites 33" vainqueur du concours d'architecture. La de-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mande de sanction porte sur un bâtiment ayant une capacité d'hospitalisa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion de 240 lits, répartis en unités de chirurgie, de médecine, de gynéco-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">logie, de pédiatrie, de soins intensifs et d'accueil de jour. Le bâtiment</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">comporte également des blocs opératoires et obstétriques, des salles</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'imagerie médicale, des laboratoires, un centre médico-chirurgical des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">urgences, un secteur de physiothérapie, ergothérapie et logopédie, ainsi</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que des lieux de consultations et de traitements ambulatoires. Ce bâtiment</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">aura une longueur (déployée) de 181,98 mètres, une hauteur à la corniche</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">variant entre un maximum de 24,5 mètres et un minimum de 8,9 mètres, une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">emprise au sol de 6701 m2 et un volume (SIA) de 158'340 m3. De plus, il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">est prévu d'aménager une plate-forme d'atterrissage pour hélicoptères sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la toiture et de créer un parking de 282 places (au lieu des 322 envisa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gées dans le projet soumis au Grand Conseil; BGC 161 I, p.1039), soit 190</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">places en sous-sol pour le personnel et 92 places en surface pour les vi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">siteurs, les patients et les urgences. En sous-sol, le centre opératoire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">protégé existant serait agrandi. Le coût estimatif des travaux, qui de-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vraient durer sept ans, est de 160 millions de francs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Avant le dépôt de la demande du permis de construire, la Ville</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de Neuchâtel a obtenu du service cantonal de la protection de l'environne-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment (ci-après : SPE) une prise de position au sujet de la nécessité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'évaluer les atteintes que la réalisation du projet en question pourrait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">porter à l'environnement. Le 18 novembre 1996, le SPE a indiqué au maître</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de l'ouvrage que "tant que le nombre de places de parc ne dépasse pas 300,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le projet n'est pas soumis à une étude d'impact". Toutefois, il a, en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'occurrence, demandé qu'une notice d'impact soit établie résumant les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conditions de la réalisation du projet et ses effets dans les domaines de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'air et du bruit. Une telle notice a été établie le 28 janvier 1997 par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. SA. Outre les impacts du trafic induits par le projet, d'en-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tente avec le SPE, cette notice a porté également sur les émissions atmos-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">phériques dues au chauffage du nouvel hôpital.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le projet, objet de la demande de sanction définitive, a été mis</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à l'enquête publique du 14 février au 5 mars 1997. Le 4 mars 1997, X.,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">propriétaire de l'immeuble formant l'article ... du cadastre de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel et domicilié audit lieu, a formé pposition contre le projet du nouvel hôpital Pourtalès. Il l'a motivée en soutenant que la longueur et la hauteur du bâtiment en question nécessitaient des dérogations et que les conditions de telles autorisations spéciales n'étaient pas réunies. Il a également fait valoir que les accès étaient insuffisants; que la création d'un héliport aurait dû faire l'objet d'une étude d'impact; qu'il subira, du fait de la construction en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">question, une perte de vue et d'ensoleillement; que la durée des travaux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">provoquera une perte de jouissance de son immeuble. L'opposant s'est en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">outre réservé de réclamer une indemnité pour expropriation matérielle. Le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2 avril 1997, le Conseil communal de Neuchâtel a sollicité du Département</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la gestion du territoire (ci-après : le département) l'octroi d'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dérogation relative à la longueur de l'ouvrage projeté.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> A la suite de l'opposition formée par X. à la demande</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du permis de construire, B. SA a étudié en outre le bruit, les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">courants d'air et les poussières qu'entraîneraient les mouvements d'héli-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">coptères sur la plate-forme du nouvel hôpital. Cette étude a fait l'objet</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le 19 mars 1997 d'un rapport complémentaire à la notice d'impact du 28</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">janvier précédent. Le dossier a été soumis par la police des constructions</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la Ville de Neuchâtel au SPE, lequel a émis le 18 avril 1997 un préavis</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">favorable au projet à la condition que ses remarques soient respectées.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Celles-ci concernaient en particulier la protection des eaux souterraines,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les eaux usées, la protection de l'air et la protection contre le bruit.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Sur ces quatre questions, ce service s'est référé à des décisions spé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ciales du département et du SPE lui-même, précisant que celles-ci fai-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">saient partie intégrante de son préavis. D'autres remarques dudit service</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avaient trait au risque d'accidents majeurs, à la protection de l'environ-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nement sur les chantiers et à l'évacuation des matériaux et déchets de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">chantier. Le SPE a mentionné par ailleurs que "les conclusions de la no-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tice d'impact sur l'environnement du 28 janvier 1997 (faisaient) partie</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">intégrante du préavis". Le 24 avril 1997 le département a rendu trois dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cisions spéciales au sujet des émissions d'air vicié et d'eaux usées ainsi</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que de la protection des eaux souterraines. Le même jour, le SPE a rendu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lui aussi une décision spéciale au sujet de l'émission des bruits prove-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nant notamment des installations techniques de l'hôpital et de la venti-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lation du parking souterrain. Les quatre décisions précitées indiquaient</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'elles ne pourraient entrer en force qu'en même temps que le permis de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">construire.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. Le 15 mai 1997, le département a accordé la dérogation sollici-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tée par la Ville de Neuchâtel au sujet de la longueur du bâtiment projeté</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et il a rejeté l'opposition de X. en tant qu'elle portait sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la hauteur et la longueur de l'ouvrage en question. Saisi d'un recours</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">formé par l'opposant contre cette décision, le Tribunal administratif l'a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rejeté par arrêt du 15 octobre 1997. Le recours de droit public du même</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contre cet arrêt a été déclaré irrecevable par le Tribunal fédéral le 8</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décembre 1997. La Haute Cour a considéré que l'arrêt précité du Tribunal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">administratif ne causait à X. aucun dommage irréparable; que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les travaux ne pourraient commencer avant l'entrée en force du permis de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">construire et des autorisations spéciales requises par l'exécution du pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jet; que, lorsque toutes ces procédures auraient été menées à chef, et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dans l'hypothèse où toutes les autorisations nécessaires auraient été ac-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cordées, il serait loisible à l'intéressé d'utiliser contre elles les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">voies de droit cantonales à sa disposition et qu'il aurait, le cas éché-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ant, la faculté d'attaquer encore l'arrêt du Tribunal administratif du 15</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">octobre 1997 devant le Tribunal fédéral simultanément avec les décisions</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">finales de dernière instance cantonale concernant les autres éléments du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">projet (cons.2e).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. Le 17 décembre 1997, le Conseil communal de Neuchâtel a décidé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de lever l'opposition formée par X. contre le projet de cons-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">truction du NHP et d'accorder au maître de l'ouvrage le permis de cons-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">truire y relatif. Il a notifié au prénommé, avec cette décision, les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quatre prononcés spéciaux du département et du SPE du 24 avril 1997 ainsi</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'un cahier des charges pour la protection de l'environnement sur les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">chantiers de construction et une copie de la notice d'impact avec l'éva-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">luation de celle-ci. Pour déclarer mal fondée l'opposition du prénommé, le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Conseil communal a considéré en résumé ce qui suit :</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Sur la question de la hauteur de l'ouvrage projeté, il a estimé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que ce dernier constituerait un seul bâtiment dont la hauteur moyenne à la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">corniche devait être mesurée au niveau de la dalle de couverture pour les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">parties comportant un attique, de sorte que cette moyenne atteignait en-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">viron 17,1 mètres et se révélait donc conforme au règlement d'exécution de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la loi cantonale sur l'aménagement du territoire (RELCAT). Le Conseil com-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">munal a souligné en outre qu'un immeuble de 20 mètres à la corniche pour-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rait, sans violer les dispositions réglementaires, être surmonté encore</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'une toiture.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Sur la question des accès, l'exécutif communal a relevé qu'il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prendrait des mesures (suppression de plusieurs places de stationnement à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'ouest de l'avenue de Clos-Brochet, création d'un giratoire à l'est et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">incitation des usagers du parking souterrain à y accéder par l'axe de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Gibraltar) dont les conséquences à terme seraient de diminuer la circula-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion sur la partie ouest de l'avenue de Clos-Brochet, où se situe la pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">priété de l'opposant.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Sur la question de la protection de l'environnement, le Conseil</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">communal s'est référé à la notice établie le 28 janvier 1997 par B. SA, laquelle conclut que la réalisation du projet n'aurait qu'un faible impact dans les domaines du trafic, du bruit et de la pollution de l'air. L'autorité communale s'est appuyée en outre sur le complément à ladite notice, du 19 mars 1997, lequel fait apparaître que le bruit, les courants d'air et les émissions de poussière occasionnés par la place d'atterrissage pour hélicoptères pouvaient être estimés de faible effet.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Sur la question de la perte de vue et d'ensoleillement, l'auto-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rité communal a considéré que le droit public n'offrait pas de garantie au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recourant en dehors des règles fixant les gabarits des constructions. Elle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">s'est par ailleurs fondée sur les conclusions d'une étude du bureau d'in-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">génieurs R. SA du 16 avril 1997 pour retenir que, quoi qu'il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en soit, la perte d'ensoleillement induite par la réalisation du projet</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">serait extrêmement faible.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En outre, le Conseil communal a assuré l'opposant que toutes me-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sures adéquates de protection seraient prises durant les travaux. Il a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contesté, de plus, que l'intéressé ait droit à une indemnité pour expro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">priation matérielle. Enfin, l'autorité communale a retenu, sur le vu "plus</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">particulièrement de l'évaluation de la notice d'impact sur l'environnement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rendue par le Département de la gestion du territoire, en date du 18 avril</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1997, que le projet de NHP respecte tant la législation fédérale que la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">législation cantonale en vigueur, de même que la réglementation communale</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">applicable."</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D. Le 6 mars 1998, le département a rejeté le recours formé par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">X. contre la décision du Conseil communal du 17 décembre 1997.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">En bref, il a estimé que les questions de hauteur et de longueur du bâti-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment projeté avaient été définitivement tranchées sur le plan cantonal par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'arrêt du Tribunal administratif du 15 octobre 1997; que la réalisation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du nouvel hôpital Pourtalès ne nécessitait pas la mise en oeuvre d'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">étude de l'impact sur l'environnement; que la notice d'impact commandée en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'occurrence était suffisante pour vérifier que les règles sur la protec-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion de l'environnement seraient respectées par la réalisation du projet</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et avait permis une coordination matérielle suffisante.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">E. Le 26 mars 1998, X. saisit le Tribunal administratif</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'un recours contre cette décision du département. Il remet en cause l'oc-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">troi d'une dérogation pour la longueur du bâtiment projeté et soutient que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">celui-ci aurait une hauteur moyenne à la corniche dépassant le maximum</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">autorisé. Il estime qu'une dérogation aurait dès lors dû être sollicitée,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le préjudice que lui causerait la réalisation du projet étant d'autant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plus important qu'une extension de l'hôpital ne pourrait se faire qu'en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">augmentant encore sa hauteur. Le recourant sollicite, sur cette question,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le témoignage d'un des architectes auteurs du projet.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> D'autre part, X. se plaint de deux violations de son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">droit d'être entendu. Il estime premièrement que son droit a été méconnu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du fait que la Ville de Neuchâtel n'a pas entamé de procédure pour obtenir</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">une dérogation de hauteur et qu'il n'a, de ce fait, pas eu connaissance</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des motifs d'une telle demande. Deuxièmement, le recourant voit une vio-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lation de son droit d'être entendu dans le fait que la hauteur de cer-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">taines perches-gabarits posées durant la mise à l'enquête publique du pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jet n'était pas conforme aux plans.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ailleurs, il se plaint de la violation des règles fédérales</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et cantonales visant à assurer la coordination matérielle entre les exi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gences de l'aménagement du territoire et celles de la protection de l'en-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vironnement. Il fait valoir qu'une étude de l'impact sur l'environnement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">était nécessaire en l'espèce car, par son importance, la réalisation du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">projet pourrait provoquer des nuisances sensibles et, en outre, parce que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le nombre de places de parc prévues a été sous-évalué. Selon lui, ce sont</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">au minimum 420 places qui auraient dû être planifiées, nombre pour lequel</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le droit fédéral prescrit une étude de l'impact. Il estime, de plus, que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les mouvements d'hélicoptères ont, eux aussi, été sous-estimés et que sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cette question également une étude de l'impact se justifie. L'intéressé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conteste par ailleurs les conclusions que tirent les autorités inférieures</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la notice d'impact jointe au dossier, notice qu'il tient au demeurant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour insuffisante. L'intéressé propose l'administration de diverses</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">preuves, en particulier il demande une nouvelle vision locale "du site du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">NHP vu de (son) immeuble". Il conclut à l'annulation de la décision en-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">treprise et au renvoi de la cause à l'autorité inférieure pour qu'elle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">statue à nouveau, sous suite de frais et dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">F. Le département conclut au rejet du recours sans formuler</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'observations.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Dans sa réponse sur le recours, la Ville de Neuchâtel en propose</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le rejet. Elle requiert par ailleurs le retrait de l'effet suspensif du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Les autres parties ont pu se prononcer sur cette requête de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Ville de Neuchâtel.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> en droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Le recours a été déposé dans les formes et délai légaux.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Par décision du 15 mai 1997, le département a accordé la déro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gation de longueur sollicitée par la Ville de Neuchâtel pour la construc-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion du nouvel Hôpital Pourtalès et a levé l'opposition de X. </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dans la mesure où elle s'en prenait à la longueur et à la hauteur du bâ-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">timent précité. Comme l'a constaté le Tribunal fédéral dans son arrêt du 8</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décembre 1997 rendu en la présente cause (cons.2d, 2e paragraphe), le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Tribunal administratif, en rejetant le recours formé contre la décision du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">département susmentionnée, a tranché définitivement au niveau cantonal cet</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">aspect du litige. C'est donc à juste titre que, dans la décision attaquée,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le département n'est pas entré en matière sur les questions de la longueur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et de la hauteur du bâtiment projeté.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> De plus, rien dans la motivation actuelle du recourant - en par-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ticulier pas la référence à l'arrêt publié au RJN 1991, p.172, rendu sous</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'empire de l'ancien RELCAT - ne justifie que la Cour de céans s'éloigne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des considérants de son arrêt du 15 octobre 1997, de sorte qu'il suffit de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">s'y référer. Pour le même motif, il n'y a pas lieu sur ces questions de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recueillir, comme le propose le recourant, le témoignage d'un des archi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tectes auteurs du projet. En effet, en cas d'extension de l'hôpital, l'in-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">téressé aurait au besoin la faculté de faire valoir ses droits le moment</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">venu.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. a) Le recourant se plaint de deux violations de son droit d'être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">entendu. Il soutient que celui-ci a été méconnu une première fois par le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fait que la Ville de Neuchâtel n'a jamais exposé les motifs qui, selon</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">elle, justifient l'octroi d'une dérogation de hauteur en l'espèce. Le même</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">droit du recourant aurait été une seconde fois violé parce que les perches</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gabarits n'étaient pas conformes au plan lors de la mise à l'enquête pu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">blique.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu, consacré</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en procédure administrative cantonale par l'article 21 al.1 LPJA, en par-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ticulier le droit pour le justiciable de s'expliquer avant qu'une décision</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ne soit prise à son détriment, celui de fournir des preuves quant aux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">faits de nature à influer sur le sort de la décision, celui d'avoir accès</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">au dossier, celui de participer à l'administration des preuves, d'en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prendre connaissance et de se déterminer à leur propos. Le droit d'être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">entendu est à la fois une institution servant à l'instruction de la cause</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et une faculté de la partie, en rapport avec sa personnalité, de parti-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ciper au prononcé d'une décision qui lèse sa situation juridique (RJN</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1995, p.134 et les références).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) En l'espèce, la Ville de Neuchâtel a toujours soutenu qu'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dérogation de hauteur n'était pas nécessaire pour le projet du NHP parce</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que celui-ci respecte, selon elle, les normes légales. Demander une telle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dérogation dans ces circonstances n'aurait eu aucun sens. Cela étant,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">comme la Cour de céans l'a relevé dans son arrêt du 15 octobre 1997</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(cons.2), X. a eu connaissance non seulement de la mise à l'en-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quête publique, mais encore des détails du projet. Il a pu faire valoir</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son point de vue sur la question de la hauteur du bâtiment projeté dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'opposition qu'il a formée en temps utile. Que les perches gabarits aient</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">été mal dimensionnées ne l'a pas empêché d'avoir une idée exacte de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">manière dont se présenterait la construction envisagée. Pour ce faire, il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">a pu se fier à des plans qui, quant à eux, n'ont nécessité aucune correc-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion. On ne voit dès lors pas, dans ces circonstances, en quoi son droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'être entendu aurait été violé (v. aussi RDAT 1990, p.52; DC 1991, p.17</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">no 5).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. a) Le recourant invoque par ailleurs une violation des règles</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">garantissant la coordination matérielle entre les exigences de l'aménage-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment du territoire et celles de la protection de l'environnement. Il es-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">time que l'absence de coordination a permis aux autorités d'éviter une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">étude de l'impact sur l'environnement qui eût pourtant été nécessaire.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Dans la décision attaquée, le département a considéré que la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">notice d'impact établie dans le cadre de la procédure de délivrance du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">permis de construire était suffisante pour prendre en compte tous les as-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pects du projet touchant la protection de l'environnement et que la coor-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dination voulue a été suffisamment assurée.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Il y a lieu dès lors d'examiner la conformité de la procédure</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">suivie en l'occurrence pour lever l'opposition du recourant et délivrer le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">permis de construire litigieux. Quant à elles, les quatre décisions spé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ciales du 24 avril 1997, rendues par le département et le SPE en matière</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de protection de l'air et de l'eau ainsi que de protection contre le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">bruit, notifiées au recourant en même temps que la décision du conseil</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">communal du 17 décembre 1997 qu'il entreprend, n'ont pas été attaquées.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Selon l'article 25a LAT, entré en vigueur le 1er janvier</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1997, lorsque l'implantation ou la transformation d'une construction ou</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'une installation nécessite des décisions émanant de plusieurs autorités,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les cantons désignent une autorité pour assurer la coordination formelle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et matérielle des procédures. Dans le canton de Neuchâtel, l'article 30</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">LConstr délègue au Conseil d'Etat le soin de désigner le service chargé de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cette tâche (al.1). Pour les projets susceptibles d'affecter sensiblement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'environnement, la coordination est assurée dans le cadre d'une étude de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'impact sur l'environnement (al.2). En principe, la tâche de coordination</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">incombe au service de l'aménagement du territoire (art.2, 65 al.1</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">RELConstr) et la procédure est régie par les articles 65 à 70 RELConstr.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Le Conseil communal demeure, même dans ce cas, l'autorité qui a la compé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tence de délivrer le permis de construire (art.70 RELConstr).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Selon l'article 31 LConstr, avant d'octroyer le permis de cons-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">truire, le Conseil communal sollicite le préavis des services concernés de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'Etat (al.1). A l'exception des projets nécessitant une ou plusieurs dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cisions spéciales, le Conseil d'Etat dispense les communes qui disposent</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des moyens de contrôle suffisants de cette obligation (al.2, art.71</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">RELConstr).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Dans la procédure régie par les articles 65 à 70 RELConstr, évo-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qués plus haut, si le projet se situe en zone d'urbanisation, une coordi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nation suffisante est assurée par le service communal chargé de l'urba-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nisme lorsque la commune concernée a été dispensée du préavis des services</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de l'Etat, ce qui est le cas de la commune de Neuchâtel (arrêté du Conseil</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'Etat du 10.02.1997; RSN 720.10).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Les dispositions précitées, entrées en vigueur le 1er janvier</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1997, s'appliquent aux demandes de permis de construire qui, comme dans le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cas présent, étaient alors pendantes mais n'avaient pas encore été mises à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'enquête publique (art.92 RELConstr).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) En l'espèce, les biens-fonds sur lesquels doit être réalisé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le projet litigieux sont classés dans une zone sans affectation spéciale</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qui se situe dans la zone d'urbanisation. Cela fonde la compétence du ser-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vice chargé de l'urbanisme de la commune de Neuchâtel pour assurer la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">coordination entre les différentes autorités appelées à rendre des déci-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sions sur le projet en cause.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Cela étant, il incombait à ce service communal en particulier de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">veiller au respect du principe de la mise à l'enquête simultanée de toutes</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les pièces du dossier de requête (art.25a al.2 litt.b LAT; 30, 34 LConstr;</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">69 litt.b RELConstr).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En l'occurrence, bien que la demande de permis de construire du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">20 décembre 1996 mentionne, entre autres annexes, une requête motivée de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dérogation concernant la longueur du bâtiment, rien ne permet d'admettre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'un tel document figurait bien au dossier de la mise à l'enquête qui a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">eu lieu du 14 février au 5 mars 1997. D'ailleurs, à la demande d'approba-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion de la dérogation en question, présentée par le Conseil communal de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel au département selon l'article 40 al.2 LConstr le 2 avril 1997,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'a été joint que le dossier officiel de l'administration communale. Or ce</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dossier (D.6c), déposé par la Ville de Neuchâtel auprès du département</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lequel l'a annexé à sa réponse sur le présent recours, ne comporte aucune</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pièce relative à une dérogation quelconque, hormis le formulaire de de-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mande de permis de construire qui la mentionne. Il est dès lors patent que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le principe de la mise à l'enquête simultanée de toutes les pièces du dos-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sier n'a pas été respecté en l'espèce.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Ce vice de procédure n'a toutefois pas empêché que toutes les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">objections soulevées contre le projet - le recourant ayant au demeurant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">été le seul à les formuler - soient connues une fois écoulés le délai de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mise à l'enquête et le laps de temps réservé pour se déterminer. Or, c'est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">justement cela que garantissent les dispositions des articles 25a al.2</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">litt.b LAT et 69 litt.b RELConstr (FF 1994 III 1072). Il n'y a donc pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lieu de remettre en cause la procédure suivie pour ce motif. Certes, selon</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la jurisprudence de la Cour de céans, en droit des constructions, une dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cision qui sanctionne un projet sans que la mise à l'enquête publique né-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cessaire ait été effectuée viole le droit d'être entendu des tiers inté-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ressés, en particulier des voisins. Elle n'est toutefois pas nulle, mais</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">seulement annulable. Pour en obtenir l'annulation, il incombe aux tiers</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">intéressés de recourir, étant entendu que le délai de recours ne débute</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour eux que lorsque, selon les règles de la bonne foi, ils ont pu avoir</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">connaissance de l'autorisation (RJN 1996, p.205 et les références). De là,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">il découle que l'autorité de recours n'a pas à prendre en considération,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dans un cas concret, les intérêts éventuels des tiers intéressés qui n'ont</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas - ou pas encore - manifesté leur opposition à un projet. Cela revien-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">drait en effet à donner à la démarche d'un recourant la portée d'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">action populaire ou, à tout le moins, à admettre que son recours soit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fondé sur des prescriptions protégeant l'intérêt d'autrui, alors qu'il n'a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas qualité pour agir ainsi (RJN 1995, p.267-268).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">5. a) Selon l'article 9 al.1 LPE, avant de prendre une décision sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la planification et la construction ou la modification d'installations</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pouvant affecter sensiblement l'environnement, l'autorité apprécie le plus</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tôt possible leur compatibilité avec les exigences de la protection de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'environnement; le Conseil fédéral désigne ces installations. D'après</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'annexe de l'ordonnance relative à l'étude de l'impact sur l'environne-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment (OEIE), une telle étude doit être menée en particulier pour les parcs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de stationnement de plus de 300 voitures (ch.11.4) et pour les héliports</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avec plus de 1000 mouvements par an (ch.14.3).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En l'espèce, le recourant estime que les parcs de stationne-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment inclus dans le projet du NHP, qui prévoient 282 places, ont été sous-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dimensionnés. Il soutient que "les normes prévues à l'article 27 RELConstr</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et dans l'annexe no 1 (à ce règlement) n'ont pas été respectées". Selon</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lui, ce sont 420 places uniquement pour le personnel qui eussent dû être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prévues. Par ailleurs, il avance que le nombre de mouvements annuels</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'hélicoptères sera d'au moins 200 à 300. Il en conclut qu'une étude</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'impact eût été nécessaire en l'espèce. Selon lui, la notice d'impact du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">28 janvier 1997, complétée le 19 mars suivant, est insuffisante, car il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'a pas été procédé à des mesures sur la partie ouest de l'avenue de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Clos-Brochet, près de son habitation, et les mouvements par places de sta-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tionnement n'ont pas été suffisamment pris en compte. Concrètement, il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">soutient que la réalisation du projet entraînerait une augmentation de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">20 % du trafic sur l'avenue précitée et un dépassement des valeurs limites</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'immissions en matière de bruit.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) Ainsi que l'a relevé avec pertinence le département dans la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décision attaquée (cons.3b), le recourant a calculé à tort le nombre de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">places de stationnement nécessaires uniquement selon l'article 27 al.1</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">RELConstr, c'est-à-dire comme si la construction en question était desser-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vie exclusivement par la voiture particulière. Or, le site de Pourtalès a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">été choisi, entres autres raisons, parce qu'il est d'un accès aisé pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les piétons et qu'il est fréquemment desservi par les transports publics</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(D.9d, p.5). Il y a donc lieu de prendre en compte des facteurs de réduc-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion au sens de l'article 30 RELConstr, car l'usage de la voiture particu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lière peut en l'espèce être remplacé par les transports publics, la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">marche, le vélo ou le vélomoteur. Le taux retenu par le Conseil communal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de Neuchâtel de 60 %, en raison de lignes de transport de catégorie IV et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'un niveau de qualité de desserte C, n'est pas critiquable. Il conduit à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fixer le nombre minimum de places de stationnement à 240. D'ailleurs, les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">calculs manuscrits et les autres références qui figurent au dossier du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">service de l'aménagement du territoire (D.6b) confirment ce nombre mini-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mum. Force est dès lors de retenir que les besoins-limites en places de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">stationnement n'ont pas été sous-évalués.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ailleurs, rien ne permet de considérer que le nombre de mou-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vements d'hélicoptères sur la plate-forme du NHP dépasserait le nombre de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1000 par année. Par mouvement, il faut entendre chaque atterrissage ou</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décollage (annexe no 5 à l'OPB ch.31 al.3; RS 814.41). Le recourant lui-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">même estime leur nombre à 300 au maximum par année. Les pièces déposées</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">par la Ville de Neuchâtel sur réquisition du recourant (D.8a, 8b) ne per-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mettent, de plus, pas une estimation supérieure.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Il suit de là qu'au regard des dispositions rappelées ci-dessus,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les installations dont il vient d'être question ne sont pas soumises à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'étude d'impact sur l'environnement.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">6. a) La notice d'impact du 28 janvier 1997 résulte de l'étude des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">impacts du trafic induit par la réalisation du projet dans le domaine de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la pollution de l'air et de la pollution contre le bruit, ainsi que de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'évaluation des émissions atmosphériques pour le chauffage du NHP. Des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conclusions de cette notice, il ressort que le projet respecte les pres-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">criptions de l'ordonnance sur la protection contre le bruit; que les émis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sions atmosphériques liées au parking souterrain et au chauffage seraient</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">faibles par rapport à l'ensemble des émissions du périmètre; qu'au niveau</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">local la réalisation du projet aurait donc un impact faible dans les do-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">maines du trafic, du bruit et de la pollution de l'air; qu'au niveau ré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gional l'impact serait nul, voire favorable, du fait de la concentration</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des hôpitaux en un seul site. Le recourant conteste implicitement ces con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">clusions en soutenant que les valeurs-limites d'exposition au bruit prises</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en considération ne sont pas adéquates. Selon lui, il faudrait appliquer</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les valeurs de planification et non les valeurs-limites d'immission, le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">projet devant être tenu pour une nouvelle installation (recours p.13-14,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">no 26). Cette argumentation ne peut être suivie. Elle méconnaît en effet</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la réglementation de l'article 9 OPB. Selon celle-ci, ce sont bien les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">valeurs-limites d'immission qui doivent être respectées en cas d'utilisa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion accrue des voies de communication, aussi bien pour les installations</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fixes nouvelles que les installations notablement modifiées. Pour ce qui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">concerne les autres sources de bruit induites par la réalisation du pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jet, la décision spéciale du SPE du 24 avril 1997 exige bien que soient</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">respectées les valeurs de planification et non pas seulement les valeurs-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">limites d'immission.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) La notice d'impact susmentionnée a été complétée le 19 mars</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1997, à la suite de l'opposition du recourant, pour évaluer le bruit, les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">courants d'air et les émissions de poussières engendrés par la place d'at-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">terrissage pour hélicoptères projetée. Les auteurs de cette évaluation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qualifient de faibles les impacts en question. Quand bien même il avance</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que la notice susmentionnée serait insuffisante, le recourant n'émet pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de critiques à l'encontre de cette évaluation, de sorte que son objection</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ne permet pas de douter du bien-fondé des conclusions de l'étude, les-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quelles amènent à retenir que les nuisances en question seraient de peu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'importance.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">7. Des considérants qui précèdent, il découle qu'une étude de l'im-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pact sur l'environnement n'est pas prescrite obligatoirement dans le cas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du NHP par la réglementation fédérale. D'autre part, la notice d'impact a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">permis à l'autorité de prendre en considération les exigences de la pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tection de l'environnement en même temps qu'elle avait à statuer sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">celles de l'aménagement du territoire et du droit des constructions. Cette</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">notice a permis ainsi de connaître en particulier les incidences qu'aurait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la réalisation du projet sur le trafic qui emprunte l'avenue de Clos-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Brochet. Certes, les comptages et les évaluations ont été faits pour la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">partie est de cette avenue, ce que critique le recourant. Toutefois, il y</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">a lieu de retenir que c'est à l'endroit évalué que le trafic sera le plus</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">important, à tout le moins une fois prises les mesures annoncées par le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Conseil communal de Neuchâtel, c'est-à-dire la suppression de plusieurs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">places de stationnement à l'ouest de l'avenue, la création d'un giratoire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à l'est et l'incitation des usagers du parking souterrain - c'est-à-dire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les employés de l'hôpital - à emprunter l'axe de Gibraltar. En outre, même</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">augmenté de 20 %, le trafic journalier moyen sur l'avenue de Clos-Brochet</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">resterait modeste puisqu'il ne dépasserait pas 1'850 véhicules selon les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prévisions. Il s'agit là d'un niveau de trafic dont on peut exiger du re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">courant, actuellement déjà bordier de cette voie publique, qu'il le tolère</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">au regard des intérêts publics poursuivis par le projet.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Il suit de ce qui précède que les griefs du recourant contre les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décisions des autorités inférieures ne sont pas fondés.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Cette appréciation ne saurait être modifiée par une nouvelle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">visite des lieux que la Cour de céans connaît pour s'y être rendue dans le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cadre de la procédure qui a fait l'objet de son arrêt du 15 octobre 1997.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">8. Le Tribunal administratif n'est pas compétent pour statuer en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">première instance sur les demandes d'indemnité pour cause d'expropriation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">formelle ou matérielle (art.38 LEXUP).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">9. Entièrement mal fondé, le recours doit être rejeté. Le litige</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">étant tranché au fond par le présent arrêt, la requête du Conseil communal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de Neuchâtel visant au retrait de l'effet suspensif du recours devient</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sans objet.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Vu le sort de la cause, le recourant en supportera les frais. Il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'a en outre pas droit à des dépens (art.47, 48 LPJA).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Rejette le recours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Met à la charge du recourant un émolument de décision de 2'000 francs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> et les débours par 200 francs, montants partiellement compensés par son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> avance.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Dit qu'il n'est pas alloué de dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 18 juin 1998</span></p> </div></body></html>