<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para">5A_467/2008 ajp </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 29 juillet 2008 </div> <div class="para">IIe Cour de droit civil </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mme la Juge Escher, Juge présidant. </div> <div class="para">Greffier: M. Braconi. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">X.________, </div> <div class="para">Y.________, </div> <div class="para">recourantes, toutes deux représentées par Me Jean-Claude Vocat, avocat, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">intimé, représenté par Me Philippe Loretan, avocat. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Institution d'un conseil légal; compétence ratione loci, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre le jugement du Juge I du Tribunal du district de Sierre du 2 juin 2008. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant: </div> <div class="para">que, statuant «à titre très provisoire» le 26 octobre 2007, la Chambre pupillaire de Randogne a désigné un conseil légal combiné (gérant et coopérant) à Ann Hanell Millez; </div> <div class="para">que, par jugement du 2 juin 2008, le Juge I du district de Sierre a rejeté l'appel interjeté contre cette décision; </div> <div class="para">que, agissant par la voie du recours en matière civile, les recourantes concluent à l'annulation du jugement entrepris et à la constatation de l'incompétence à raison du lieu de la Chambre pupillaire de Randogne pour connaître de la procédure d'institution d'un conseil légal; </div> <div class="para">que, par ordonnance du 17 juillet 2008, la Juge présidant la Cour de céans a refusé d'accorder l'effet suspensif au recours; </div> <div class="para">que, conformément à l'<span class="artref">art. 75 al. 1 LTF</span>, le recours n'est recevable qu'à l'encontre des décisions prises par les autorités cantonales de dernière instance, ce qui suppose que la partie recourante ait «épuisé toutes les voies de droit cantonales pour les griefs qu'il entend invoquer devant le Tribunal fédéral» (Message du Conseil fédéral concernant la révision totale de l'organisation judiciaire fédérale du 28 février 2001, FF 2001 p. 4000 ss, 4109 ad art. 71 Projet); </div> <div class="para">que, selon la jurisprudence, cette exigence englobe toutes les voies de droit qui sont ouvertes au recourant lui-même afin de faire disparaître le préjudice juridique allégué et qui sont de nature à obliger l'autorité saisie à statuer; cela concerne, notamment, celles permettant d'obtenir la modification ou la révocation des mesures préprovisionnelles (arrêt 5A_678/2007 du 8 janvier 2008, consid. 3.1 et les citations; Tappy, note in: RSPC 2008 p. 186 ss); </div> <div class="para">que, en l'espèce, la mesure tutélaire contestée a été ordonnée à titre superprovisoire, et peut être maintenue ou révoquée par une décision sur mesures provisoires (cf. jugement attaqué, p. 34 s.); </div> <div class="para">que, en vertu des principes exposés ci-dessus, le présent recours est dès lors irrecevable - ce dont les recourantes ont été expressément rendues attentives par l'ordonnance présidentielle rejetant leur requête d'effet suspensif - et doit être liquidé par voie de procédure simplifiée (<span class="artref">art. 108 al. 1 let. a LTF</span>); </div> <div class="para">que, vu le sort de la procédure, les frais incombent aux recourantes, solidairement entre elles (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/66/5" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/66/1" type="start"></artref>art. 66 al. 1 et 5 LTF</span><artref id="CH/173.110/66/5" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/5" type="end"></artref>); </div> <div class="para">que, en revanche, il n'y a pas lieu d'accorder des dépens à l'intimé, qui n'a été invité à se déterminer ni sur le fond, ni sur l'effet suspensif; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">par ces motifs, la Juge présidant prononce: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 2'000 fr., sont mis solidairement à la charge des recourantes. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et au Tribunal du district de Sierre. </div> <div class="para">Lausanne, le 29 juillet 2008 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">La Juge présidant: Le Greffier: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Escher Braconi </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>