<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2018-06-28-1B_300-2018.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1B_300/2018</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 28 juin 2018</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Ire Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge fédéral Merkli, Président. </div> <div class="para">Greffier : M. Kurz. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Ministère public central du canton de Vaud, avenue de Longemalle 1, 1020 Renens VD. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">procédure pénale, détention pour des motifs de sûreté, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal cantonal du canton de Vaud, Chambre des recours pénale, du 7 mai 2018 </div> <div class="para">(329 PE15.019672). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant :</b> </div> <div class="para">que par jugement du 13 mars 2018, le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne a condamné A.________ à une peine privative de liberté de cinq ans - sous déduction de 893 jours de détention avant jugement - pour actes d'ordre sexuel avec des enfants, contrainte sexuelle, actes d'ordre sexuel sur une personne incapable de discernement ou de résistance et calomnie, et a ordonné la mise en oeuvre d'une mesure thérapeutique institutionnelle; </div> <div class="para">que dans le même jugement, le tribunal a ordonné le maintien en détention de A.________, pour des motifs de sûreté; </div> <div class="para">que le condamné a appelé de ce jugement, contestant notamment son maintien en détention; </div> <div class="para">que par arrêt du 7 mai 2018, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a partiellement admis le recours dirigé contre la décision de maintien en détention, considérant que le Tribunal correctionnel n'avait pas préalablement entendu l'intéressé ni fourni une motivation spécifique sur ce point lors du prononcé du jugement; </div> <div class="para">que la cause a dès lors été renvoyée au Tribunal correctionnel afin qu'il statue à nouveau dans le respect du droit d'être entendu; </div> <div class="para">que la cour cantonale a ordonné le maintien en détention pour des motifs de sureté en raison du risque de réitération, jusqu'à nouvelle décision du Tribunal correctionnel, pour autant que cette décision intervienne dans les dix jours; </div> <div class="para">que par acte remis à la poste le 25 juin 2018, A.________ déclare recourir contre cet arrêt; </div> <div class="para">qu'il précise n'avoir pas pu déposer son recours dans le délai utile en raison du fait qu'il a été placé au cachot de la prison; </div> <div class="para">que la question de savoir si le recours a été formé dans le délai prévu à l'<span class="artref">art. 100 al. 1 LTF</span> peut demeurer indécise dès lors que le recours ne satisfait manifestement pas aux exigences de motivation posées à l'<span class="artref">art. 42 LTF</span>; </div> <div class="para">que le recourant mentionne qu'un avocat d'office lui a été désigné le 14 juin 2018 par le Tribunal cantonal et n'aurait pas encore pu examiner le dossier de la cause; </div> <div class="para">qu'une telle désignation ne déploie pas d'effets pour la procédure devant le Tribunal fédéral, le recourant n'ayant d'ailleurs pas requis l'assistance judiciaire pour la présente procédure; </div> <div class="para">que le recourant ne présente aucune conclusion au sens de l'<span class="artref">art. 42 al. 1 LTF</span>, de sorte que l'on ne sait pas s'il entend critiquer la première partie de l'arrêt attaqué (qui admet son recours et renvoie la cause à l'instance précédente) ou la seconde partie qui ordonne le maintien en détention pour une durée de dix jours au maximum jusqu'à nouvelle décision du Tribunal correctionnel; </div> <div class="para">qu'il ne suffit par ailleurs pas, pour satisfaire aux exigences de motivation de l'<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>, d'énumérer de manière générale des motifs de recours (violation du droit, établissement incorrect des faits, inopportunité, excès et abus du pouvoir d'appréciation), certains d'entre eux n'étant au demeurant pas prévus à l'<span class="artref">art. 95 LTF</span>; </div> <div class="para">que le recourant doit également indiquer, ne serait-ce que brièvement, en quoi l'acte attaqué viole le droit; </div> <div class="para">qu'aucune indication de ce genre ne figure dans le recours quant au premier ou au second point traité dans l'arrêt attaqué; </div> <div class="para">que le recours doit dès lors être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 108 al. 1 let. a LTF</span>; </div> <div class="para">que compte tenu des circonstances, il peut être renoncé à la perception de frais judiciaires. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Président prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Il n'est pas perçu de frais judiciaires. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au recourant, au Ministère public central du canton de Vaud et au Tribunal cantonal du canton de Vaud, Chambre des recours pénale. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 28 juin 2018 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Merkli </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Kurz </div> </div></body></html>