<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2A.120/2006/ADD/elo </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 2 mars 2006 </div> <div class="para">IIe Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. et Mme les Juges Merkli, Président, </div> <div class="para">Wurzburger et Yersin. </div> <div class="para">Greffier: M. Addy. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">X.________, recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Service de la population du canton de Vaud, </div> <div class="para">avenue de Beaulieu 19, 1014 Lausanne, </div> <div class="para">Tribunal administratif du canton de Vaud, </div> <div class="para">avenue Eugène-Rambert 15, 1014 Lausanne. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">révocation de l'autorisation de séjour, </div> <div class="para">recours de droit administratif contre l'arrêt du Tribunal administratif du canton de Vaud du 26 janvier 2006. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant en fait et en droit: </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">X.________, ressortissante tunisienne, née le 19 novembre 1974, est entrée en Suisse le 22 décembre 2003, venant de Tunisie, au bénéfice d'un visa de visite. Elle était l'invitée de Y.________, marié, né le 25 août 1953, qui a déposé une déclaration de garantie, co-signée par son épouse Z.________. Par la suite, X.________ s'est mariée le 26 avril 2004 avec le "beau-fils" de Y.________ (soit le fils de son ex-épouse), A.________, né le 15 mai 1980, d'origine tunisienne et naturalisé suisse, ce qui lui a permis d'obtenir une autorisation de séjour. Cette autorisation de séjour a été prolongée la dernière fois jusqu'au 18 novembre 2005, mais elle a été révoquée le 29 septembre 2005 par le Service de la population du canton de Vaud s'agissant en réalité d'un mariage de complaisance. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Le recours formé par X.________ contre cette décision a été rejeté par arrêt du 26 janvier 2006 du Tribunal administratif du canton de Vaud. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Agissant par la voie du recours de droit administratif, X.________ conclut à l'annulation de l'arrêt du Tribunal administratif du 26 janvier 2006 et à la prolongation de son autorisation de séjour. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Il n'a pas été demandé de déterminations aux autorités cantonales intimées. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Selon les faits établis par le Tribunal administratif, la recourante est venue en Suisse comme amie de Y.________. A.________ a accepté de l'épouser pour rendre service à Y.________ dans l'attente d'un divorce de ce dernier, lui permettant cas échéant d'épouser la recourante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Ces faits lient le Tribunal fédéral (<span class="artref">art. 105 al. 2 OJ</span>), car ils ne sont pas manifestement inexacts ou incomplets, la recourante se bornant à opposer sa propre version de la situation à celle constatée par le Tribunal administratif. Il y a donc tout lieu de penser, comme l'a retenu l'arrêt attaqué, qu'il s'agit d'un mariage fictif, contracté dans le seul but d'éluder les dispositions sur le séjour et l'établissement des étrangers (art. 7 al. 2 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers [LSEE; RS 142.20]). Quoi qu'il en soit, il n'existe de toute façon à l'heure actuelle aucune communauté conjugale entre X.________ et A.________. Même la recourante ne le prétend pas dans son écriture adressée au Tribunal fédéral. Par ailleurs, on ne voit aucun indice concret permettant de penser qu'une telle communauté conjugale puisse se constituer à l'avenir. Dans ces conditions, la recourante commet un abus de droit en invoquant un mariage n'existant que formellement pour obtenir une prolongation de son autorisation de séjour. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Enfin, il n'y a pas lieu d'entrer en matière sur le grief de violation du droit d'être entendu dans la mesure où la recourante n'indique pas avec précision quelles sont les offres de preuves expressément formulées qui aurait été rejetées par le Tribunal administratif. </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">Dès lors, le recours doit être rejeté dans la mesure où il est recevable, dans la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>. Un émolument judiciaire sera mis à la charge de la recourante (<span class="artref">art. 156 al. 1 OJ</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, vu l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>, le Tribunal fédéral prononce: </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est rejeté dans la mesure où il est recevable. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Un émolument judiciaire de 1'000 fr. est mis à la charge de la recourante. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué en copie à la recourante, au Service de la population et au Tribunal administratif du canton de Vaud ainsi qu'à l'Office fédéral des migrations. </div> <div class="para">Lausanne, le 2 mars 2006 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">Le président: Le greffier: </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>