{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2015-12-08", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20151208-60119-12_2015-12-08.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20151208_60119_12:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "39d33656fc12237c6ab3393a4caf00a3"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20151208_60119_12", "Z.H., R.H. c. Suisse"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 08.12.2015 20151208_60119_12 (Z.H., R.H. c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 08.12.2015 20151208_60119_12 (Z.H., R.H. c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 08.12.2015 20151208_60119_12 (Z.H., R.H. c. Suisse)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>SUISSE: Art. 8 CEDH. Refus de reconna\u00eetre dans le cadre de l'asile un mariage religieux contract\u00e9 \u00e0 l'\u00e2ge de 14 et 18 ans.\n<br>Les requ\u00e9rants de nationalit\u00e9 afghane, mari\u00e9s religieusement en Iran \u00e0 l'\u00e2ge de 14 et 18 ans, d\u00e9noncent le refus des autorit\u00e9s suisses de reconna\u00eetre leur mariage comme valable et d'en tenir compte dans le cadre de leur demande d'asile. Les autorit\u00e9s suisses ont consid\u00e9r\u00e9 que le mariage ne pouvait \u00eatre valablement reconnu en Suisse, la loi afghane prohibant le mariage pour les femmes en-dessous de l'\u00e2ge de quinze ans. S'ajoute \u00e0 cela que le mariage du couple est contraire \u00e0 l'ordre public suisse vu le jeune \u00e2ge de la requ\u00e9rante. La Cour a confirm\u00e9 la d\u00e9cision des autorit\u00e9s nationales, jugeant que la Convention ne pouvait \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e comme imposant \u00e0 un Etat de reconna\u00eetre un mariage contract\u00e9 par un enfant de 14 ans (ch. 38 - 47).\nConclusion: non-violation de l'art. 8 CEDH.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>(4. Quartalsbericht 2015)<br>Recht auf Achtung des Privat- und Familienlebens (Art. 8 EMRK); Pflicht zur Anerkennung einer im Iran geschlossenen Ehe eines Kindes.<br>Im vorliegenden Fall handelte es sich um ein Asylgesuch zweier afghanischer Staatsangeh\u00f6riger, Z.H. und R.H., welche im Iran religi\u00f6s geheiratet hatten, als Z.H. noch ein Kind war.<br>Da die Schweizer Beh\u00f6rden die Ehe rechtlich nicht anerkannten, wurden die Asylverfahren der Beschwerdef\u00fchrer separat gef\u00fchrt. R.H. wurde nach Italien abgeschoben, kehrte aber einige Tage sp\u00e4ter illegal wieder in die Schweiz zur\u00fcck.<br>Vor dem Gerichtshof r\u00fcgten die Beschwerdef\u00fchrer, dass die Abschiebung von R.H. nach Italien Artikel 3 EMRK (Verbot von Folter und unmenschlicher oder erniedrigender Strafe oder Behandlung) und Artikel 8 EMRK verletzt habe und eine neuerliche Abschiebung nach Italien Artikel 3 und 8 EMRK verletzen w\u00fcrde. Nach Einreichung der Beschwerde und als Z.H. fast 17 Jahre alt war, wurde die im Iran geschlossene Ehe der Beschwerdef\u00fchrer in der Schweiz anerkannt. Die Beschwerdef\u00fchrer wurden in der Folge als Familie betrachtet und das damalige Bundesamt f\u00fcr Migration wurde angewiesen, auf ihr Wiedererw\u00e4gungsgesuch des Beschwerdef\u00fchrers einzutreten. Aufgrund dieser neuen Sachverhaltselemente beantragte die Schweizer Regierung die Streichung der Beschwerdesache. Die Beschwerdef\u00fchrer erhielten in der Folge in der Schweiz Asyl.<br>Der Gerichtshof hat die Beschwerde nur unter dem Gesichtspunkt von Artikel 8 EMRK bez\u00fcglich der Abschiebung von R.H. nach Italien gepr\u00fcft und hat den \u00fcbrigen Teil der Beschwerde aus dem Register gestrichen. Er stellte fest, dass die Schweiz keine Verpflichtung zur Anerkennung einer Ehe eines Kindes hat, die innerstaatlichen Gerichte besser geeignet sind, die Regelung des Rechts auf Eheschliessung zu pr\u00fcfen, und demzufolge die Schweizer Beh\u00f6rden die Beschwerdef\u00fchrer zum Zeitpunkt der Abschiebung von R.H. nach Italien als nicht verheiratet betrachten durften. Zudem ist R.H. nur drei Tage nach seiner Abschiebung nach Italien in die Schweiz zur\u00fcckgekehrt und sein Asylgesuch wurde letztlich von der zust\u00e4ndigen Beh\u00f6rde behandelt. Keine Verletzung von Artikel 8 EMRK (einstimmig)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>SUISSE: Art. 8 CEDH. Refus de reconna\u00eetre dans le cadre de l'asile un mariage religieux contract\u00e9 \u00e0 l'\u00e2ge de 14 et 18 ans.\n<br>Les requ\u00e9rants de nationalit\u00e9 afghane, mari\u00e9s religieusement en Iran \u00e0 l'\u00e2ge de 14 et 18 ans, d\u00e9noncent le refus des autorit\u00e9s suisses de reconna\u00eetre leur mariage comme valable et d'en tenir compte dans le cadre de leur demande d'asile. Les autorit\u00e9s suisses ont consid\u00e9r\u00e9 que le mariage ne pouvait \u00eatre valablement reconnu en Suisse, la loi afghane prohibant le mariage pour les femmes en-dessous de l'\u00e2ge de quinze ans. S'ajoute \u00e0 cela que le mariage du couple est contraire \u00e0 l'ordre public suisse vu le jeune \u00e2ge de la requ\u00e9rante. La Cour a confirm\u00e9 la d\u00e9cision des autorit\u00e9s nationales, jugeant que la Convention ne pouvait \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e comme imposant \u00e0 un Etat de reconna\u00eetre un mariage contract\u00e9 par un enfant de 14 ans (ch. 38 - 47).\nConclusion: non-violation de l'art. 8 CEDH.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(4\u00e8me rapport trimestriel 2015)<br>Droit au respect de la vie priv\u00e9e et familiale (art.\u00a08 CEDH); obligation de reconna\u00eetre le mariage d'un enfant, conclu en Iran.<br>L'affaire concernait la demande d'asile de deux ressortissants afghans, Z.H. et R.H., mari\u00e9s religieusement en Iran alors que Z.H. \u00e9tait une enfant. Les demandes d'asile des requ\u00e9rants avaient \u00e9t\u00e9 trait\u00e9es s\u00e9par\u00e9ment, les autorit\u00e9s suisses ne les ayant pas consid\u00e9r\u00e9s comme l\u00e9galement mari\u00e9s. R.H. a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 en Italie et est revenu en Suisse, ill\u00e9galement, quelques jours plus tard.<br>Devant la Cour, les requ\u00e9rants ont fait valoir que le transfert de R.H. en Italie a viol\u00e9 l'article 3 CEDH (interdiction de la torture et des traitements et peines inhumains ou d\u00e9gradants) et l'art. 8 CEDH. Ils ont \u00e9galement fait valoir que si Z.H. devait \u00eatre transf\u00e9r\u00e9e en Italie, il y aurait une nouvelle violation des articles\u00a03 et\u00a08 CEDH. Apr\u00e8s l'introduction de la requ\u00eate \u00e0 la Cour et alors que Z.H. \u00e9tait \u00e2g\u00e9e de presque 17 ans, le mariage des requ\u00e9rants contract\u00e9 en Iran a \u00e9t\u00e9 reconnu en Suisse, les requ\u00e9rants ont \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9s comme une famille et la cause a \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9e \u00e0 l'ancien Office f\u00e9d\u00e9ral des migrations afin que celui-ci entre en mati\u00e8re sur la demande de r\u00e9examen du requ\u00e9rant. Sur la base de ces nouveaux \u00e9l\u00e9ments, le Gouvernement a demand\u00e9 la radiation du r\u00f4le de l'affaire. Les requ\u00e9rants ont par la suite obtenu l'asile en Suisse.<br>La Cour n'a examin\u00e9 la requ\u00eate que sous l'angle de l'article 8 CEDH en relation avec le transfert de R.H. en Italie et a ray\u00e9 du r\u00f4le le reste de la requ\u00eate. Elle a retenu en particulier que la Suisse n'avait aucune obligation de reconna\u00eetre le mariage d'un enfant; que la r\u00e9glementation du droit du mariage \u00e9tait une question que les autorit\u00e9s judiciaires nationales \u00e9taient le mieux \u00e0 m\u00eame de traiter et que, par cons\u00e9quent, au moment du transfert de R.H. en Italie, les autorit\u00e9s suisses \u00e9taient en droit de consid\u00e9rer que les requ\u00e9rants n'\u00e9taient pas mari\u00e9s l\u00e9galement. De plus, R.H. est revenu en Suisse seulement trois jours apr\u00e8s son transfert en Italie et sa demande d'asile a finalement \u00e9t\u00e9 trait\u00e9e par les autorit\u00e9s suisses comp\u00e9tentes. Non-violation de l'art. 8 CEDH (unanimit\u00e9)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>SUISSE: Art. 8 CEDH. Refus de reconna\u00eetre dans le cadre de l'asile un mariage religieux contract\u00e9 \u00e0 l'\u00e2ge de 14 et 18 ans.\n<br>Les requ\u00e9rants de nationalit\u00e9 afghane, mari\u00e9s religieusement en Iran \u00e0 l'\u00e2ge de 14 et 18 ans, d\u00e9noncent le refus des autorit\u00e9s suisses de reconna\u00eetre leur mariage comme valable et d'en tenir compte dans le cadre de leur demande d'asile. Les autorit\u00e9s suisses ont consid\u00e9r\u00e9 que le mariage ne pouvait \u00eatre valablement reconnu en Suisse, la loi afghane prohibant le mariage pour les femmes en-dessous de l'\u00e2ge de quinze ans. S'ajoute \u00e0 cela que le mariage du couple est contraire \u00e0 l'ordre public suisse vu le jeune \u00e2ge de la requ\u00e9rante. La Cour a confirm\u00e9 la d\u00e9cision des autorit\u00e9s nationales, jugeant que la Convention ne pouvait \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e comme imposant \u00e0 un Etat de reconna\u00eetre un mariage contract\u00e9 par un enfant de 14 ans (ch. 38 - 47).\nConclusion: non-violation de l'art. 8 CEDH.\n<br> Sintesi dell'UFG\n<br>(4\u00b0 rapporto trimestriale 2015)<br>Diritto al rispetto della vita privata e familiare (art. 8 CEDU); obbligo di riconoscimento del matrimonio di un minore contratto in Iran.<br>Il presente caso riguarda la domanda d'asilo di due cittadini afgani, Z.H. e R.H., che si erano sposati con rito religioso in Iran quando Z.H. era ancora minorenne.<br>Poich\u00e9 le autorit\u00e0 svizzere non hanno riconosciuto legalmente il matrimonio, le procedure d'asilo dei ricorrenti sono state condotte separatamente. R.H. \u00e8 stato in seguito allontanato verso l'Italia, per tornare per\u00f2 illegalmente in Svizzera pochi giorni dopo.<br>I ricorrenti hanno fatto valere davanti alla Corte che l'allontanamento di R.H. verso l'Italia aveva violato l'articolo\u00a03 CEDU (divieto di tortura e altre pene o trattamenti inumani o degradanti) e l'articolo\u00a08 CEDU e che un nuovo allontanamento avrebbe costituito un'ulteriore violazione degli stessi articoli. Dopo aver presentato ricorso e quando Z.H aveva quasi raggiunto i 17 anni di et\u00e0, la Svizzera ha riconosciuto il matrimonio contratto in Iran. Pertanto, i ricorrenti sono stati considerati come una famiglia e all'allora Ufficio federale della migrazione \u00e8 stata data istruzione di entrare in materia alla domanda di riesame dei ricorrenti. Sulla base di questi nuovi elementi il Governo svizzero aveva chiesto la cancellazione del ricorso e i ricorrenti avevano di conseguenza ottenuto asilo in Svizzera.<br>La Corte ha esaminato il ricorso soltanto dal punto di vista dell'articolo\u00a08 CEDU in merito all'allontanamento di R.H. verso l'Italia e ha cancellato dal registro la parte restante del ricorso. Ha stabilito che la Svizzera non ha alcun obbligo di riconoscere il matrimonio di un minore, che i tribunali nazionali sono pi\u00f9 adatti a verificare le norme per il diritto al matrimonio, e che di conseguenza le autorit\u00e0 svizzere non erano tenute a considerare i ricorrenti come sposati al momento dell'allontanamento di R.H. verso l'Italia. Inoltre, R.H. \u00e8 rientrato in Svizzera soli tre giorni dopo l'allontanamento verso l'Italia e la sua domanda d'asilo \u00e8 stata trattata dalle autorit\u00e0 competenti. Non sussiste violazione dell'articolo 8 CEDU (unanimit\u00e0)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:56", "Checksum": "9a9c3091cf78903754715207befbd116"}