<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2C_703/2010 </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 14 septembre 2010 </div> <div class="para">IIe Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge Zünd, Président. </div> <div class="para">Greffier: M. Dubey. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">X.________, </div> <div class="para">représenté par Me Razi Abderrahim, avocat, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Office cantonal de la population du canton de Genève, route de Chancy 88, case postale 2652, </div> <div class="para">1211 Genève 2, </div> <div class="para">Commission cantonale de recours en matière administrative du canton de Genève, </div> <div class="para">rue Ami-Lullin 4, 1207 Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Autorisation de séjour, renvoi </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal administratif du canton de Genève, 2ème Section, du 29 juin 2010. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant en fait et en droit: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">X.________ né en 1968, ressortissant du Maroc, a épousé en 2004, Mme Y.________, ressortissante suisse, et obtenu une autorisation de séjour au titre du regroupement familial. Les époux ont fait ménage commun pendant six mois. Le 11 octobre 2005, l'Office cantonal de la population du canton de Genève a refusé de renouveler l'autorisation de séjour de X.________ et lui a fixé un délai au 11 janvier 2006 pour quitter la Suisse. Par arrêt du 21 mars 2006, la Commission de recours en matière de police des étrangers du canton de Genève (ci-après: la Commission de recours) a rejeté le recours déposé contre la décision du 11 octobre 2005. Cette décision n'a pas fait l'objet d'un recours. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le 2 juin 2006, X.________ a sollicité de l'Office cantonal de la population l'octroi d'un permis de séjour fondé sur l'<span class="artref">art. 13 let</span>. f de l'ordonnance limitant le nombre des étrangers du 6 octobre 1986 (OLE). Le 26 juillet 2006, l'Office cantonal de la population a rejeté cette demande. Par arrêt du 27 février 2007, la Commission de recours a confirmée cette décision. Le 11 avril 2007, X.________ a déposé un recours constitutionnel subsidiaire auprès du Tribunal fédéral contre la décision précitée, qui l'a déclaré irrecevable par arrêt 2D.32/2007 du 31 mai 2007. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le 14 décembre 2007, X.________ a sollicité de l'Office cantonal de la population le réexamen de sa situation en raison des problèmes de santé dont il souffrait. Le 27 février 2008, l'Office cantonal de la population l'a informé que sa demande serait examinée comme une demande d'autorisation de séjour pour traitement médical en application de l'ancien droit, soit de l'<span class="artref">art. 33 OLE</span> et lui donnait un délai de trente jours pour se déterminer. Sans réponse de la part de ce dernier, l'Office cantonal de la population a, par décision du 24 septembre 2008, refusé de délivrer l'autorisation. Le 31 mars 2009, la Commission de recours en matière administrative a rejeté le recours de X.________ contre la décision du 24 septembre 2008, confirmant le refus de délivrer un permis fondé sur l'<span class="artref">art. 33 OLE</span> et le renvoi de Suisse. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par mémoire du 27 juillet 2009, X.________ a interjeté recours contre cet arrêt auprès du Tribunal administratif du canton de Genève, qui l'a rejeté par arrêt du 29 juin 2010. L'intéressé ne remplissait pas les conditions de l'<span class="artref">art. 33 OLE</span>. Il n'y avait pas de faits nouveaux qui conduisent à réexaminer les décisions entrées en force antérieurement. Enfin, l'exécution du renvoi était licite et pouvait être raisonnablement exigée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Agissant par la voie du recours en matière de droit public et par celle du recours constitutionnel subsidiaire, X.________ demande au Tribunal fédéral, sous suite de frais et dépens, d'annuler l'arrêt rendu le 29 juin 2010 par le Tribunal administratif, d'ordonner la délivrance de l'autorisation de séjour sollicitée et de prononcer l'impossibilité d'exécuter le renvoi de Suisse. Il formule en substance les mêmes conclusions dans son recours constitutionnel subsidiaire. Il demande l'assistance judiciaire et l'effet suspensif au recours. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">D'après l'<span class="artref">art. 83 let</span>. c ch. 2 et ch. 4 LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions en matière de droit des étrangers qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit ainsi que contre celles qui, comme en l'espèce, concernent le renvoi. L'<span class="artref">art. 33 OLE</span> ne conférant aucun droit au recourant, le recours en matière de droit public est en l'espèce irrecevable tant sous cet angle que sous celui du renvoi de Suisse. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">Reste seul ouvert le recours constitutionnel subsidiaire (<span class="artref">art. 113 ss LTF</span>) pour violation des droits constitutionnels (<span class="artref">art. 116 LTF</span>). La qualité pour former un recours constitutionnel subsidiaire suppose toutefois un "intérêt juridique" à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée (<span class="artref">art. 115 let. b LTF</span>). Le recourant ne pouvant se prévaloir de l'<span class="artref">art. 33 OLE</span> (cf. consid. 3 ci-dessus), parce qu'il ne confère aucun droit aux étrangers, n'a pas une position juridique protégée lui conférant la qualité pour agir au fond sous cet angle (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=20&amp;from_date=06.09.2010&amp;to_date=25.09.2010&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-I-185%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page185">ATF 133 I 185</a>). Il peut en revanche se plaindre de la violation de l'<span class="artref">art. 3 CEDH</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=20&amp;from_date=06.09.2010&amp;to_date=25.09.2010&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F131-I-366%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page366">ATF 131 I 366</a> consid. 2.2. p. 368), qui interdit la torture ainsi que les peines ou traitements inhumains ou dégradants, pour autant que le grief soit invoqué et motivé par le recourant (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/106/117" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/106/2" type="start"></artref>art. 106 al. 2 et 117 LTF</span><artref id="CH/173.110/106/117" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/117" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">En l'espèce, le recourant a certes invoqué la violation de l'<span class="artref">art. 3 CEDH</span>, mais la motivation de son grief ne répond pas aux exigences de motivation des art. 106 al. 2 et 118 al. 2 LTF, dans la mesure où il se borne, sans fournir d'élément de preuve, à nier la constatation de l'Office fédéral des migrations - retenue par le Tribunal administratif (<span class="artref">art. 118 al. 1 LTF</span>) - selon laquelle "les conditions sanitaires et médicales prévalant au Maroc dans le domaine du traitement de l'alcoolisme et de la prise en charge des maladies psychiatriques [...] sont d'un niveau suffisant, même s'il n'est peut-être pas équivalent à celui des soins que le recourant pourrait avoir en Suisse". Ce grief est par conséquent irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">5. </div> <div class="para">Qu'il soit considéré comme recours en matière de droit public ou comme recours constitutionnel subsidiaire, le recours est ainsi manifestement irrecevable (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/108/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/a" type="start"></artref>art. 108 al. 1 let. a et b LTF</span><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/108/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/b" type="end"></artref>) et doit être traité selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 108 LTF</span>, sans qu'il y ait lieu d'ordonner un échange d'écritures. La requête d'effet suspensif est par conséquent sans objet. Les conclusions du présent recours paraissaient d'emblée vouées à l'échec, de sorte qu'il y a lieu de rejeter la demande d'assistance judiciaire (cf. <span class="artref">art. 64 LTF</span>). Succombant, le recourant doit supporter les frais de la procédure fédérale (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">par ces motifs, le Président prononce: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">La demande d'effet suspensif est sans objet. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">La demande d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 1'000 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">5. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au mandataire du recourant, à l'Office cantonal, à la Commission cantonale de recours en matière administrative et au Tribunal administratif du canton de Genève, 2ème Section, ainsi qu'à l'Office fédéral des migrations. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 14 septembre 2010 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">Le Président: Le Greffier: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Zünd Dubey </div> </div></body></html>