Lausanne, 26. November 2015
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 26. November 2015 (2C_716/2014)
Keine Änderung bei Auslegung des Freizügigkeitsabkommens
Die neue Verfassungsbestimmung zur Steuerung der Zuwanderung (Artikel 121a BV)
stellt keinen triftigen Grund dar, um von der Rechtsprechung des Europäischen
Gerichtshofs zum Freizügigkeitsabkommen zwischen der Schweiz und der EU abzuweichen. Im konkreten Fall weist das Bundesgericht die Beschwerde einer Frau ab,
deren Aufenthaltsbewilligung wegen langjähriger Sozialhilfeabhängigkeit nicht verlängert wurde. 
Der Fall betrifft eine Frau aus der Dominikanischen Republik, die ihren heute 13 Jahre
alten Sohn aufgezogen hat, der von einem in der Schweiz lebenden deutschen Staatsbürger stammt. Die Eltern waren nie verheiratet und leben heute auch nicht mehr
zusammen. Der Vater verfügt über ein Aufenthaltsrecht gemäss dem Freizügigkeitsabkommen zwischen der Schweiz und der EU (FZA), der Sohn hat eine davon
abgeleitete Niederlassungsbewilligung EU/EFTA. Die Zürcher Behörden verwehrten der
Frau 2013 die Erneuerung ihrer Aufenthaltsbewilligung, weil sie über Jahre Sozialhilfeleistungen bezogen habe.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde der Betroffenen in seiner Sitzung vom Donnerstag ab. Es prüfte zunächst die Frage, inwieweit die nach der Unterzeichnung des
FZA ergangene Rechtsprechung des Europäischen Gerichtshofs (EuGH) zum FZA für
die Schweiz massgebend ist. Damit in der Schweiz und der EU diesbezüglich eine möglichst parallele Rechtsprechung besteht, ist gemäss ständiger Praxis des Bundesgerichts nur dann von der späteren Auslegung der FZA-Bestimmungen durch den EuGH
abzuweichen, wenn dafür triftige Gründe vorliegen. 2014 ist Artikel 121a der Bundesverfassung in Kraft getreten. Die Schweiz steuert gemäss der neuen Verfassungsbestimmung die Zuwanderung eigenständig; die Zahl der Bewilligungen für Ausländerinnen
und Ausländer wird durch jährliche Höchstzahlen und Kontingente begrenzt. Das Bundesgericht kommt zum Schluss, dass die neue Verfassungsbestimmung nicht dazu
führen kann, die Methodik zur Auslegung des FZA zu ändern, das FZA restriktiver auszulegen oder die Rechtsprechung des EuGH aus der Zeit nach der Unterzeichnung des
FZA nicht mehr zu befolgen. Die sektorielle Teilhabe der Schweiz am Binnenmarkt ist
nur funktionsfähig, wenn die massgeblichen Normen durch den EuGH und das Bundesgericht die gleiche Auslegung erfahren. Das Bundesgericht hat im Zusammenhang mit
dem FZA bereits entschieden, dass diesem gegenüber nationalem Recht Vorrang zukommt, selbst wenn das Gesetz vom FZA bewusst abweichen würde (BGE  133 V 367).
Die neue Verfassungsbestimmung sieht vor, dass keine neuen völkerrechtlichen Verträge mehr abgeschlossen werden, die gegen Artikel 121a BV verstossen. Die Übergangsbestimmung verpflichtet dazu, bestehende widersprechende völkerrechtliche Verträge
neu zu verhandeln oder anzupassen. Völkerrechtliche Verträge wie das FZA sind daher
so lange anzuwenden, als sie nicht neu ausgehandelt oder aber gekündigt worden sind.
Ob die betroffene Frau im vorliegenden Fall für sich ein Aufenthaltsrecht aus dem FZA
ableiten kann, ist aufgrund des Entscheides Zhu und Chen des EuGH vom 19. Oktober
2004 zu beurteilen, wie dies das Bundesgericht bereits in anderen Fällen getan hat.
Gemäss dem Entscheid Zhu und Chen hat ein sorgeberechtigter Elternteil aus einem
Drittstaat das Recht, sich zusammen mit seinem minderjährigen Kind, das die Bürgerschaft eines FZA-Vertragsstaats hat, in einem anderen Vertragsstaat aufzuhalten. Voraussetzung ist, dass der Elternteil für das Kind tatsächlich sorgt und sie über ausreichende  Mittel  zur  Bestreitung  des  Lebensunterhalts  verfügen.  Aufgrund  der
ausgewiesenen Sozialhilfeabhängigkeit von Mutter und Kind kann die Frau aus dieser
Rechtsprechung nichts für sich ableiten. Sie bringt allerdings vor, nunmehr eine feste
Anstellung gefunden zu haben und nicht mehr von der Sozialhilfe abhängig zu sein. Das
Bundesgericht kann diesem neuen Vorbringen aus prozessualen Gründen keine
Rechnung tragen. Sollte dies aber tatsächlich der Fall sein, liegt es an der Beschwerdeführerin, diesen Umstand mit einem erneuten Gesuch beim Amt für Migration des
Kantons Zürich gel tend zu machen. Lausanne, le 26 novembre 2015
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 26 novembre 2015 (2C_716/2014)
Pas de variation dans l'interprétation de l'accord sur la libre 
circulation des personnes
Le nouvel article constitutionnel sur la gestion de l'immigration (article 121a Cst.) ne
constitue pas une raison suffisante pour s'écarter de la jurisprudence de la Cour de
justice de l'Union européenne relative à l'accord entre la Confédération suisse, d'une
part, et la Communauté européenne et ses Etats membres, d'autre part, sur la libre
circulation des personnes. Le Tribunal fédéral rejette le recours d'une femme dont le
permis de séjour n'a pas été renouvelé en raison de sa dépendance durable à l'aide
sociale.
Le litige concerne une ressortissante de la République dominicaine, qui a élevé un
enfant de 13 ans né de sa relation avec un citoyen allemand vivant en Suisse. Les
parents ne se sont jamais mariés et ne vivent plus ensemble. Le père dispose d'une
autorisation de séjour découlant de l'accord sur la libre circulation entre la Suisse et
l'Union européenne (ALCP) et son enfant d'une autorisation d'établissement UE/AELE
qui découle de celle de son père. En 2013, les autorités zurichoises ont refusé le renouvellement de l'autorisation de séjour de la mère, en raison de ses années de dépendance à l'aide sociale.
Lors de sa séance de jeudi, le Tribunal fédéral rejette le recours de l'intéressée. Il a
d'abord examiné la question de savoir dans quelle mesure la jurisprudence rendue par
la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) en matière d'ALCP postérieure à la
date de signature de l'accord doit être prise en considération. De jurisprudence
constante, dans le but d'assurer une situation juridique parallèle entre les Etats
membres de l'Union européenne, d'une part, et entre ceux-ci et la Suisse, d'autre part,
le Tribunal fédéral s'inspire de tels arrêts, pour autant que des motifs sérieux ne s'y
opposent pas. En 2014, l'article 121a de la Constitution fédérale (Cst.) est entré en
vigueur. Selon ce nouvel article, la Suisse gère de manière autonome l'immigration des
étrangers ; le nombre des autorisations délivrées pour le séjour des étrangers en Suisse
est limité par des plafonds et des contingents annuels. Le Tribunal fédéral est arrivé à la
conclusion que le nouvel article constitutionnel n'a pas pour effet de conduire à une
modification de la méthode d’interprétation de l'ALCP, ou à une interprétation plus restrictive de l'accord ou encore à ne plus suivre la jurisprudence de la CJUE postérieure à
la date de signature de celui-ci. La participation sectorielle de la Suisse au marché intérieur ne fonctionne que si les normes applicables reçoivent de la part de la CJUE et du
Tribunal fédéral une interprétation concordante. Le Tribunal fédéral a déjà jugé que
l'ALCP a la primauté sur le droit national, même lorsque la loi s'en écarte sciemment
(ATF 133 V 367). Le nouvel article constitutionnel prévoit qu'aucun traité international
contraire à l'article 121a Cst. ne sera conclu. La disposition constitutionnelle transitoire
prévoit quant à elle que les traités internationaux contraires à l'article 121a Cst. doivent
être renégociés et adaptés. Les conventions internationales, telles que l'ALCP, doivent
par conséquent être appliquées aussi longtemps qu'elles n'ont pas été renégociées ou
dénoncées.
En l'espèce, pour déterminer si la recourante peut se prévaloir d'un droit de séjour
découlant de l'ALCP, il convient de tenir compte de l'arrêt Zhu et Chen rendu par la
CJUE le 19 octobre 2004, comme le Tribunal fédéral l'a du reste déjà fait dans d'autres
causes. Selon cette jurisprudence, le parent non ressortissant d'un Etat membre, qui a
effectivement la garde d'un enfant mineur de nationalité d'un Etat membre, a le droit de
séjourner avec lui dans l'Etat membre d'accueil, à condition en particulier que lui-même
et son enfant disposent de ressources suffisantes pour ne pas devenir une charge pour
les finances publiques de l'Etat membre d'accueil. Compte tenu de la dépendance à
l'aide sociale de la recourante et de son enfant constatée dans l'arrêt attaqué, cette
jurisprudence ne leur confère aucun droit. Cependant, la recourante affirme avoir désormais trouvé un emploi fixe et ne plus dépendre de l'aide sociale. Il s'agit d'un élément
nouveau dont le Tribunal fédéral ne peut tenir compte pour des motifs procéduraux. Si
tel est effectivement le cas, il appartient à la recourante de formuler une nouvelle
requête auprès de l'Office des migrations du canton de Zurich.