Lausanne, 22. Januar 2020
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 10. Januar 2020 (8C_551/2019)
Delegation des Disziplinarverfahrens gegen Bundesanwalt: 
Bundesgericht tritt auf Beschwerde der AB-BA nicht ein
Das Bundesgericht tritt auf die Beschwerde der Aufsichtsbehörde über die Bundesanwaltschaft (AB-BA) im Zusammenhang mit dem Disziplinarverfahren gegen
Bundesanwalt Michael Lauber nicht ein. Das Bundesverwaltungsgericht war im vergangenen Juli zum Schluss gekommen, dass die AB-BA die Disziplinaruntersuchung
nicht an einen externen Leiter delegieren dürfe; es erachtete deshalb die Verfügung
des Verfahrensleiters, zwei Anwälte wegen Interessenkonflikts nicht als Rechtsvertreter des Bundesanwalts zuzulassen, als nichtig.
Die AB-BA hatte am 9. Mai 2019 ein Disziplinarverfahren gegen den amtierenden
Bundesanwalt Michael Lauber eröffnet. Als Leiter der Disziplinaruntersuchung setzte sie
Professor Peter Hänni ein. Der Bundesanwalt teilte der AB-BA im Juli 2019 mit, dass er
Rechtsanwalt Lorenz Erni und Rechtsanwältin Francesca Caputo mit der Wahrung seiner Interessen in diesem Disziplinarverfahren betraut habe. Der Leiter der Disziplinaruntersuchung verfügte in der Folge, dass Lorenz Erni und Francesca Caputo wegen
eines Interessenkonflikts nicht als Vertreter des Bundesanwalts zugelassen würden. Auf
die dagegen erhobene Beschwerde vom Bundesanwalt sowie von Lorenz Erni und
Francesca Caputo trat das Bundesverwaltungsgericht Ende Juli 2019 nicht ein; gleichzeitig stellte es aber fest, dass die Verfügung des Leiters der Disziplinaruntersuchung
nichtig sei, da die AB-BA keine Befugnis habe, eine Disziplinaruntersuchung auf externe
Personen zu übertragen.
Die AB-BA gelangte dagegen ans Bundesgericht. Sie beantragte unter anderem die
Feststellung, dass sie zur Delegation einer Disziplinaruntersuchung befugt sei. Das Bundesgericht tritt auf die Beschwerde der AB-BA nicht ein. Diese kann aus Artikel 89 des
Bundesgerichtsgesetzes keine Beschwerdeberechtigung für sich ableiten. Nicht weiter
geprüft zu werden braucht unter diesen Voraussetzungen, ob für die AB-BA überhaupt
noch ein hinreichendes aktuelles und praktisches Interesse an der Beschwerdeführung
besteht, nachdem sie gemäss ihren eigenen Vorbringen die Disziplinaruntersuchung
gegen den Bundesanwalt nunmehr "formell neu aufgestellt" fortführt. Lausanne, le 22 janvier 2020
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 10 janvier 2020 (8C_551/2019)
Délégation de la procédure disciplinaire contre le Procureur 
général de la Confédération  : le Tribunal fédéral n'entre pas en 
matière sur le recours de l'AS-MPC
Le Tribunal fédéral n'entre pas en matière sur le recours de l'Autorité de surveillance
du Ministère public de la Confédération (AS-MPC) concernant la procédure disciplinaire dirigée contre le Procureur général de la Confédération Michael Lauber. Au
mois de juillet dernier, le Tribunal administratif fédéral est arrivé à la conclusion que
l'AS-MPC ne pouvait pas charger un expert externe d'instruire l'enquête disciplinaire ; aussi a-t-il déclaré nulle la décision du chargé d'enquête de ne pas admettre
deux avocats en qualité de représentants du Procureur général de la Confédération,
en raison d'un conflit d'intérêts.
Le 9 mai 2019, l'AS-MPC a ouvert une procédure disciplinaire contre le Procureur général de la Confédération en exercice Michael Lauber. Elle a chargé le Professeur Peter
Hänni de diriger l'enquête disciplinaire. Au mois de juillet 2019, le Procureur général de
la Confédération a informé l'AS-MPC qu'il avait confié la défense de ses intérêts dans
cette procédure disciplinaire à l'avocat Lorenz Erni et à l'avocate Francesca Caputo. Par
la suite, le chargé d'enquête disciplinaire a décidé que Lorenz Erni et Francesca Caputo
ne seraient pas admis en qualité de représentants du Procureur général de la Confédération, en raison d'un conflit d'intérêts. A la fin du mois de juillet 2019, le Tribunal administratif fédéral n'est pas entré en matière sur le recours formé contre cette décision par
le Procureur général de la Confédération, ainsi que par Lorenz Erni et Francesca
Caputo ; au même moment, il a cependant constaté que la décision du chargé d'en quête
disciplinaire était nulle, au motif que l'AS-MPC n'avait pas la compétence de confier une
enquête disciplinaire à une personne externe.
L'AS-MPC a déféré ce prononcé au Tribunal fédéral. Elle concluait notamment à ce que
sa compétence pour déléguer une enquête disciplinaire soit reconnue. Le Tribunal fédéral n'entre pas en matière sur le recours de l'AS-MPC. Celle-ci ne peut pas se prévaloir
de la qualité pour recourir en vertu de l'article 89 de la loi sur le Tribunal fédéral. Dans
ces conditions, il n'est pas nécessaire d'examiner si l'AS-MPC a encore un intérêt actuel
et pratique suffisant pour recourir, compte tenu du fait que, selon ses propres allégations, l'enquête disciplinaire contre le Procureur général de la Confédération continue
désormais « sur une nouvelle base formelle  ».