<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. G., né en 1936, a travaillé dès le 1er janvier 1983 en qualité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de chef de l’office X. auprès du Département de l'économie publique (DEP).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le 28 novembre 1997, le chef du DEP a porté à sa connaissance</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">divers reproches et soupçons formulés à son encontre par les employés de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son office et l'a suspendu de ses fonctions avec effet immédiat. Le 1er</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décembre suivant, G. a adressé au Conseil d'Etat une demande de mise à la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">retraite anticipée. Celle-ci a été acceptée par le Service du personnel de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'Etat dans un courrier du 10 décembre 1997. La fin des rapports de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">service a été fixée au 28 février 1998.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Parallèlement, le chef du DEP a dénoncé au Ministère public cer-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tains faits relatifs à G. et pouvant relever du droit pénal. Une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">instruction a été ouverte pour abus d'autorité.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par lettre du 7 décembre 1997, G. a fait part au chef du DEP de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son incompréhension et de son amertume quant aux mesures dont il avait été</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'objet. Le 17 décembre 1997, il a écrit au Conseil d'Etat pour exposer</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'il avait sollicité une retraite anticipée dans un état de désarroi</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">total, provoqué par l'entrevue du 28 novembre 1997 avec son supérieur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">hiérarchique, et a demandé l'annulation de toutes les décisions prises de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">part et d'autre. Par réponse du 9 janvier 1998, le Conseil d'Etat a refusé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'accéder à cette requête.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. Dès le 6 avril 1998, G. a perçu des indemnités journalières</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">versées par la Caisse de chômage du syndicat FTMH sur intervention de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'office du chômage, l'Office fédéral du développement économique et de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'emploi (OFDE) a toutefois informé le syndicat FTMH que l'intéressé n'avait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas droit aux prestations de l'assurance-chômage aux motifs qu'il avait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lui-même demandé sa retraite anticipée et qu'il ne remplissait pas les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conditions relatives à la période de cotisation.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par décision du 22 juillet 1998, la Caisse d'assurance-chômage</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du syndicat F., reprenant les arguments de l'OFDE, a signifié à G. qu'il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'avait pas droit aux indemnités de chômage et que le remboursement des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prestations touchées à tort lui serait demandé ultérieurement. L'intéressé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">a recouru contre ce prononcé auprès du DEP en alléguant notamment qu'il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'avait jamais eu l'intention de solliciter une mise à la retraite</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">anticipée et qu'il avait été contraint d'agir dans ce sens sous la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pression de son supérieur et sous la menace d'une procédure de révocation.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Le 5 octobre 1998, le DEP a rejeté le recours, retenant que la demande de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">retraite anticipée était valable, que, bien qu'ayant été formulée dans un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contexte particulier, elle n'avait pas été rédigée sous la contrainte et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que, faute de pouvoir justifier de six mois d'activité soumise à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cotisation depuis sa mise à la retraite, l'assuré ne pouvait pas bénéfi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cier de l'indemnité de chômage.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. G. recourt auprès du Tribunal administratif contre la décision</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du DEP. Il reprend pour l'essentiel les arguments défendus en première</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">instance. Il joint à son mémoire une ordonnance de non-lieu rendue par le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">procureur général selon laquelle la prévention d'abus d'autorité a été</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">abandonnée, une nouvelle instruction devant en revanche être ouverte pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">faux dans les titres commis dans l'exercice de fonctions publiques. Il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conclut à l'annulation de la décision du 5 octobre 1998, subsidiairement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">au renvoi de la cause à l'autorité inférieure pour nouvelle décision, sous</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">suite de dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le DEP renonce à formuler des observations et s'en remet à l'ap-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">préciation du tribunal.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> en droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) Pour avoir droit à l'indemnité de chômage, l'assuré doit,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">entre autres, remplir les conditions relatives à la période de cotisation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ou en être libéré (art.8 al.1 litt.e LACI). Remplit une telle condition</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">celui qui, dans les limites du délai cadre (art.9 al.3 LACI), a exercé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">durant six mois au moins une activité soumise à cotisation (art.13 al.1</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">LACI). Le délai cadre applicable à la période de cotisation commence à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">courir deux ans avant le premier jour où le droit à l'indemnité est donné</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(art.9 al.2 et 3 LACI). Selon l'article 13 al.3 LACI, afin d'empêcher le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cumul injustifié de prestations de la prévoyance professionnelle et de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prestations de l'assurance-chômage, le Conseil fédéral peut déroger aux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">règles concernant la prise en compte des périodes de cotisation pour les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">assurés mis à la retraite avant d'avoir atteint l'âge de la retraite selon</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'article 21 al.1 LAVS, mais qui désirent continuer à exercer une activité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">salariée. Se fondant sur cette délégation de compétence, le Conseil fédé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ral a édicté l'article 12 OACI intitulé "période de cotisation des assurés</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à la retraite anticipée". Conformément à l'alinéa 1 de cette disposition,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour les assurés qui ont été mis à la retraite avant d'avoir atteint l'âge</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">donnant droit aux prestations de l'AVS, seule est prise en compte, comme</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">période de cotisation, l'activité soumise à cotisation qu'ils ont exercée</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">après leur mise à la retraite. L'alinéa 1 n'est pas applicable lorsque</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'assuré a été mis à la retraite anticipée pour des raisons d'ordre éco-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nomique ou sur la base de réglementations impératives entrant dans le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cadre de la prévoyance professionnelle et (cumulativement) a droit à des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prestations de retraite inférieures à l'indemnité de chômage à laquelle il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">a droit en vertu de l'article 22 LACI (art.12 al.2 OACI). Sont considérées</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">comme prestations de vieillesse les prestations de prévoyance profession-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nelle obligatoires et surobligatoires (art.12 al.3 OACI).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Il ressort du message du Conseil fédéral du 2 juillet 1980</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">concernant une nouvelle loi fédérale sur l'assurance-chômage obligatoire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et l'indemnité en cas d'insolvabilité que l'article 13 LACI constitue une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">base légale permettant, dans certaines circonstances, de régler par voie</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'ordonnance des conditions plus strictes concernant les cotisations anté-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rieures obligatoires de personnes mises prématurément à la retraite. Il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">importe, en effet, d'empêcher de la sorte que ces personnes puissent immé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">diatement après leur mise à la retraite toucher encore des indemnités de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">chômage en plus de leur pension, sans pour autant prouver leur aptitude au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">placement et surtout sans avoir apporté la preuve de leur disposition à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">accepter un travail convenable (FF 1980 vol.3, p.565). Cette réglementa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion dérogatoire ne peut être admise que pour empêcher un cumul injustifié</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de prestations de la prévoyance professionnelle et d'indemnités de chômage</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et non pour empêcher toute forme de perception simultanée de ces deux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">types de prestations, ce qui serait d'ailleurs difficilement conciliable</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avec les buts poursuivis par l'assurance-chômage. Tant les prestations de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la prévoyance professionnelle que les indemnités de chômage servent à com-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">penser le manque à gagner causé par la cessation de l'activité lucrative</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et elles doivent assurer dans une certaine mesure le maintien du niveau de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vie précédent. Il en découle que le cumul des deux types de prestations</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'est injustifié que lorsque leur total dépasse la mesure de la "compen-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sation convenable" au sens de l'article 1 al.1 LACI (Gerhards, Kommentar</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">zum Arbeitslosenversicherungsgesetz, 1987, vol.1, ad art.13 LACI n.41-42).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. En l'espèce, le recourant perçoit des prestations de la pré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">voyance professionnelle au titre de la retraite anticipée depuis le 1er</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mars 1998. Il a par ailleurs demandé à la caisse de chômage d'être mis au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">bénéfice d'indemnités dès le 1er avril 1998. Sa situation correspondant à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">celle visée par les articles 13 al.3 LACI et 12 al.1 OACI, il y a lieu de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">considérer que son droit à l'indemnité ne peut naître que s'il peut justi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fier d'une activité soumise à cotisation d'au moins six mois à compter de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la fin de son activité salariée. Le recourant estime toutefois que cette</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">réglementation ne lui est pas applicable dans la mesure où sa demande de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mise à la retraite anticipée ne devrait pas être traitée comme telle parce</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'elle serait intervenue dans une situation de total désarroi et sous la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pression d'une éventuelle procédure de révocation. Cet argument ne peut</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">être suivi. Tout d'abord, il ne ressort pas du dossier que, exception</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">faite du courrier du 17 décembre 1997, l'intéressé ait tenté de s'opposer,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">notamment par des démarches juridiques auprès de l'autorité de nomination,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à l'interruption de ses rapports de service. On ne saurait dès lors faire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">abstraction de sa requête de mise à la retraite ou la considérer comme</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nulle. D'autre part, la circonstance déterminante qui appelle l'applica-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion des articles 13 al.3 LACI et 12 al.1 OACI est le fait que l'assuré a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">été mis prématurément à la retraite. Or, l'existence d'une telle circons-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tance doit être admise dès que des prestations de vieillesse sont versées</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">par une institution de prévoyance professionnelle moyennant, en règle gé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nérale, cessation des rapports de travail ou de service (ATF 123 V 147</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cons.5a; Gerhards, ibidem, n.35). Le régime particulier instauré par les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dispositions précitées ne dépend nullement - hormis le cas visé à l'ar-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ticle 12 al.2 OACI et dont les conditions ne sont pas vérifiées en l'es-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pèce - des motifs qui sont à l'origine de la retraite anticipée. Seule</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">suffit la survenance de cet événement, indépendamment de ses causes. Les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">autorités inférieures n'avaient donc d'autre choix que d'appliquer à l'as-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">suré la solution voulue par le législateur, aussi rigoureuse que cette</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dernière puisse paraître.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. C'est par ailleurs à tort que le recourant fait grief au dépar-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tement intimé d'avoir abusé de son pouvoir d'appréciation et d'avoir cons-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">taté de façon inexacte ou incomplète les faits pertinents. Il ressort au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contraire de sa décision qu'il a tenu compte de tous les éléments néces-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">saires à l'examen du cas d'espèce et qu'il a retenu à juste titre que les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">arguments défendus par le recourant quant aux circonstances liées à la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cessation des rapports de service n'étaient pas à même de le soustraire à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'application des dispositions tendant à éviter le cumul de prestations de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la prévoyance professionnelle et de l'assurance-chômage.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">5. Le recours se révèle ainsi mal fondé et doit être rejeté. Il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sera statué sans frais, la procédure étant en principe gratuite (art.103</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">al.4 LACI). Il n'y a en outre pas lieu à allocation de dépens (art.48</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">LPJA).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Rejette le recours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Statue sans frais.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Dit qu'il n'y a pas lieu à allocation de dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 2 février 1999</span></p> </div></body></html>