<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. J. a été engagé par l'Etat de Neuchâtel à partir du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">25 juin 1997 en qualité de surveillant, à titre provisoire, à l'établis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sement d'exécution des peines de X. . Par lettre du 6</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">février 1998, le chef du service du personnel lui a annoncé la résiliation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de son contrat de travail pour le 30 avril 1998, en application de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'article 12 al.3 de la loi sur le statut de la fonction publique du 28</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">juin 1995. Ladite lettre fait état d'un entretien du 19 septembre 1997 au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cours duquel diverses remarques ont été formulées à l'encontre de l’établissement d’exécution des peines X. relativement aux difficultés relationnelles éprouvées face aux détenus. De plus, ladite résiliation se réfère à un rapport de police établi suite à une évasion de l'établissement de deux détenus et retient une faute professionnelle grave à l'encontre de J. .</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. Par décision du 26 mars 1998, le Département des finances et des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">affaires sociales (ci-après : le département) a rejeté le recours formé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">par J. contre son licenciement. Ce dernier invoquait une vio-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lation du droit d'être entendu, une constatation inexacte de faits perti-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nents ainsi qu'une violation de l'article 336c CO. Le département a estimé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'il peut être mis fin à un engagement provisoire sans qu'un motif n'ait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à être invoqué. Il indique divers motifs qui permettaient quoi qu'il en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">soit à l'autorité compétente de mettre fin aux rapports de service pendant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'engagement provisoire. Concernant la violation du droit d'être entendu,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le département estime que J. a été entendu le 3 février 1998,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">entretien au cours duquel, suite à l'évasion du 28 décembre 1997, diverses</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">remarques relatives à son activité professionnelle ont été formulées. Il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">estime que cette question peut toutefois rester indécise étant donné que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la réparation du vice peut être admise, le recours administratif se fon-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dant sur l'article 33 LPJA. Enfin, le département a estimé que l'article</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">12 LSt constitue un texte clair qui réserve l'application de l'article 336</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">CO mais non l'application de l'article 336c CO, cette exclusion ne consti-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tuant pas une lacune de la loi.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D. J. défère ce prononcé au Tribunal administratif le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">16 avril 1998. Reprenant les motifs invoqués à l'appui de son recours</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">auprès du département, il conclut principalement à l'annulation de la dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cision entreprise et subsidiairement au renvoi de la cause à l'autorité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">inférieure pour nouvelle décision au sens des considérants, sous suite de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">frais et dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. Par observations du 7 mai 1998, le département conclut au rejet</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du recours. Au sujet de la prétendue violation du droit d'être entendu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">relative à un rapport de police complémentaire du 13 février 1998 qui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'aurait pas été communiqué à J. , il précise que les parties</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ont la faculté de consulter le dossier de la procédure, l'autorité n'ayant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas une obligation de les renseigner. Or à aucun moment, l'autorité de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">première instance et le département n'ont été saisis d'une demande en ce</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> en droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) L'article 12 al.1 LSt prévoit que la nomination est précédée</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'un engagement provisoire d'une durée de deux ans qui constitue la pé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">riode probatoire. Celle-ci peut être abrégée ou supprimée lorsque l'au-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">torité de nomination estime qu'elle ne se justifie pas (al.2). Durant la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">période probatoire, chaque partie peut signifier son congé à l'autre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">moyennant un avertissement donné par écrit au moins deux mois à l'avance</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour la fin d'un mois. Le congé ne doit pas être abusif, au sens de l'ar-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ticle 336 CO (al.3).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Il résulte de l'article 12 al.3 LSt ainsi que de la jurispru-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dence (ATF 108 Ib 209, 97 I 55; ATA du 18.06.1997 en la cause J., du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">19.12.1990 en la cause G., avec la doctrine citée) que même si l'adminis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tration dispose d'une grande latitude de jugement, il y a lieu qu'elle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">indique à tout le moins sommairement les motifs pour lesquels une résilia-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion intervient. A défaut, l'autorité de recours ne pourrait déterminer si</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'autorité de nomination a outrepassé son pouvoir d'appréciation et si</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'article 336 CO a été respecté (ATA du 18.06.1997 en la cause J; du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">16.05.1997 en la cause B.).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En l'espèce, les motifs pour lesquels les rapports de travail</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de J. ont été résiliés sont mentionnés dans la lettre de ré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">siliation du 6 février 1998. La décision du service du personnel de l'Etat</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">est dès lors motivée à satisfaction de droit.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. a) La loi sur le statut de la fonction publique ne règle pas le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">point de savoir si celui dont l'emploi provisoire est résilié (art.12 LSt)</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">doit être entendu préalablement. Peut se poser la question de savoir si</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'article 47 LSt, relatif au renvoi pour justes motifs ou raisons graves,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">est applicable par analogie. Quoi qu'il en soit, la loi contient une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">disposition générale selon laquelle la loi sur la procédure et la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">juridiction administratives, du 27 juin 1979, est applicable (art.82 LSt).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Or, la LPJA consacre le droit d'être entendu de toute personne dont les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">droits ou les obligations peuvent être touchés par la décision à prendre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(art.21, 7 LPJA). Aucune des exceptions prévues à l'article 21 al.2 LPJA</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(dont la liste est exhaustive; ATF 104 Ib 134) n'étant réalisée en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'occurrence, le droit d'être entendu devait être respecté.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Or le droit d'être entendu, qui implique en particulier que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le titulaire de la fonction publique soit informé de la résiliation envi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sagée, n'a pas été accordé au recourant.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Certes, il a vraisemblablement pu se déterminer sur les manque-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ments qui lui étaient reprochés, lors de l'entretien du 3 février 1998. A</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cette occasion, il n'a toutefois pas été informé de la résiliation envi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sagée. Le droit d'être entendu n'a dès lors pas été respecté (ATA du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">16.05.1997 en la cause B.).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) La violation du droit d'être entendu peut être réparée</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lorsque le recourant a eu la possibilité de s'exprimer devant une autorité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de recours jouissant d'une pleine cognition, revoyant librement toutes les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">questions qui auraient pu être soumises à l'autorité inférieure, si celle-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ci avait normalement entendu la partie (ATF 98 Ib 176). Ces conditions ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sont pas réalisées en l'espèce étant donné que tant le département intimé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que le Tribunal administratif, qui ne contrôlent la décision litigieuse</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que sous l'angle de l'excès ou de l'abus du pouvoir d'appréciation, ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jouissent pas d'un plein pouvoir d'examen. A cet égard, la jurisprudence</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qui s'est écartée de ce principe (RJN 1990, p.98) doit être rectifiée;</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'ailleurs, le département se contredit lorsqu'il mentionne son pouvoir</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'examen limité mais considère par ailleurs pouvoir examiner librement les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">questions de fait, de droit et d'opportunité selon l'article 33 LPJA. Il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">incombera dès lors au service du personnel de respecter le droit d'être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">entendu du recourant avant de prendre une nouvelle décision.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. L'article 12 al.3 LSt ne mentionne que l'article 336 CO, relatif</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à la résiliation abusive, sans mentionner l'article 336c CO concernant la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">résiliation des rapports de travail en temps inopportun. Cette exclusion</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ne constitue manifestement pas une lacune de la loi. En effet, si le lé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gislateur avait entendu mentionner l'article 336c CO il l'aurait à l'évi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dence fait, puisqu'il mentionne expressément l'article 336 CO. Le renvoi</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de l'article 12 al.5 LSt à d'autres lois spéciales ne saurait, comme le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prétend le recourant, constituer un renvoi général au code des obliga-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tions. Il constitue bien plutôt une réserve d'éventuelles lois cantonales</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">spéciales relatives à d'autres fonctionnaires, à l'instar de la solution</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que l'on trouve à l'article 3 LSt qui détermine à son alinéa premier, les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">agents qui sont soumis au statut général de la fonction publique et réser-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ve, à son deuxième alinéa, les "statuts particuliers prévus par des lois</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">spéciales".</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ailleurs, une jurisprudence récente a précisé que le fait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que le droit public fédéral ne prévoit pas de période de protection contre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la résiliation des rapports de service d'un employé en cas de maladie et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'accident ne constitue pas une lacune qu'il appartiendrait au juge de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">combler en s'inspirant du code des obligations (ATF 124 II 53ss). Cette</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jurisprudence a démontré (v. en particulier cons.2a et 2b, p.55-57) qu'il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">existe en droit public une meilleure protection de l'employé face à la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">résiliation qu'en droit privé. Les considérations relatives à la légis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lation fédérale sur le statut des fonctionnaires, peuvent également être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">faites concernant la loi cantonale. En effet, en cas de maladie, l'employé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cantonal, qu'il ait un statut provisoire ou non, est mieux protégé qu'un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">employé en vertu du code des obligations (v.notamment art.8 et 42 LSt; 23</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et 26 du règlement d'application). Dès lors, comme le relève la juris-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prudence fédérale, la loi ne présente aucune lacune lorsqu'elle ne men-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tionne pas l'article 336c CO et il se justifie de traiter différemment les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fonctionnaires des personnes employées par un contrat de droit privé.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">5. Vu la violation du droit d'être entendu, il y a lieu d'annuler</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les décisions du service du personnel de l'Etat du 6 février 1998 et du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Département des finances et des affaires sociales du 26 mars 1998 et de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">renvoyer la cause à l'office du personnel pour nouvelle décision au sens</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des considérants. Il est statué sans frais (art.47 al.2 LPJA). Il y a lieu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'allouer au recourant une indemnité de dépens pour les deux instances.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Admet le recours et annule les décisions du service du personnel du 6</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> février 1998 et du Département des finances et des affaires sociales du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> 26 mars 1998.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Renvoie la cause au service du personnel de l'Etat pour qu'il respecte</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> le droit d'être entendu de J. puis rende une nouvelle décision.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Statue sans frais.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Alloue au recourant une indemnité de dépens de 700 francs pour les deux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> instances.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 24 juin 1998</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> </div></body></html>