{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2024-02-20", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20240220-43868-18_2024-02-20.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20240220_43868_18:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "cc8e5903d3648ac71ecaab28a527ffaf"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20240220_43868_18", "Wa Baile c. Suisse"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 20.02.2024 20240220_43868_18 (Wa Baile c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 20.02.2024 20240220_43868_18 (Wa Baile c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 20.02.2024 20240220_43868_18 (Wa Baile c. Suisse)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>SUISSE: Art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH. Art. 13 relativement au grief formul\u00e9 sur le terrain de l'art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH. Profilage racial lors d'un contr\u00f4le d'identit\u00e9. Cette affaire concerne une all\u00e9gation de profilage racial lors d'un contr\u00f4le d'identit\u00e9 \u00e0 la gare de Zurich et les proc\u00e9dures qui s'ensuivirent devant les juridictions p\u00e9nales et administratives.\nLa Cour estime, compte tenu des circonstances concr\u00e8tes du contr\u00f4le d'identit\u00e9 et du lieu o\u00f9 le requ\u00e9rant l'a subi, qu'a \u00e9t\u00e9 atteint le seuil de gravit\u00e9 requis pour la mise en jeu du droit au respect de la vie priv\u00e9e et que le requ\u00e9rant peut se pr\u00e9valoir d'un grief d\u00e9fendable de discrimination fond\u00e9e sur sa couleur de peau. Elle juge \u00e0 cet \u00e9gard que le grief du requ\u00e9rant n'a pas fait l'objet d'un examen effectif ni par les tribunaux administratifs ni par les tribunaux p\u00e9naux. Il y a donc eu violation proc\u00e9durale de l'art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH quant \u00e0 l'obligation de rechercher si des motifs discriminatoires ont pu jouer un r\u00f4le dans le contr\u00f4le d'identit\u00e9 subi par le requ\u00e9rant (ch. 89-103).\nLa Cour - bien consciente des difficult\u00e9s qu'il y a pour les agents de police \u00e0 d\u00e9cider, tr\u00e8s rapidement et sans n\u00e9cessairement disposer d'instructions internes claires, s'ils sont confront\u00e9s \u00e0 une menace pour l'ordre ou la s\u00e9curit\u00e9 publics - conclut qu'il existe, dans le cas concret, une pr\u00e9somption de traitement discriminatoire \u00e0 l'\u00e9gard du requ\u00e9rant et que le Gouvernement n'est pas parvenu \u00e0 la r\u00e9futer (ch. 124-136).\nLa Cour estime que le requ\u00e9rant n'a pas b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 devant les instances internes d'un recours effectif au travers duquel il aurait pu faire valoir son grief (ch. 140-142 et 145-148).\nConclusion: Violation de l'art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH. Violation de l'art. 13 relativement au grief formul\u00e9 sur le terrain de l'art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n(1. Quartalsbericht 2024) Diskriminierungsverbot (Art. 14 in Verbindung mit Art. 8 EMRK); Diskriminierung im Rahmen einer Identit\u00e4tskontrolle im Bahnhof Z\u00fcrich. Der Fall betrifft den Vorwurf von Racial Profiling im Rahmen einer Identit\u00e4tskontrolle im Bahnhof Z\u00fcrich und die anschliessenden straf- und verwaltungsrechtlichen Verfahren. Der Beschwerdef\u00fchrer mit Schweizer Staatsangeh\u00f6rigkeit tr\u00e4gt insbesondere vor, aufgrund seiner Hautfarbe diskriminiert worden zu sein und ist der Ansicht, dass die Schweizer Beh\u00f6rden die Frage, ob es sich dabei um Racial Profiling gegen ihn handelte, nicht gekl\u00e4rt haben. Vor dem Europ\u00e4ischen Gerichtshof hat er diesbez\u00fcglich zwei Klagen eingereicht, von denen sich eine auf den Strafbefehl und die andere auf das verwaltungsrechtliche Verfahren bezieht, nachdem er beide er bereits vor die innerstaatlichen Instanzen gebracht hatte. Unter Berufung auf Artikel 14 (Diskriminierungsverbot) in Verbindung mit Artikel 8 EMRK (Recht auf Achtung des Privatlebens) macht er darin geltend, dass die Identit\u00e4tskontrolle und Durchsuchung, denen er unterzogen wurde, sowie die Busse, die ihm auferlegt wurde, weil er sich weigerte, sich zu identifizieren, eine Diskriminierung aufgrund seiner Hautfarbe darstellen. Unter Berufung auf Artikel 13 EMRK (Recht auf wirksame Beschwerde) brachte er vor, dass ihm kein wirksamer Rechtsbehelf zur Verf\u00fcgung stand, der es ihm erm\u00f6glicht h\u00e4tte, seine Klage auf der Grundlage von Artikel 14 in Verbindung mit Artikel 8 EMRK pr\u00fcfen zu lassen. Der Gerichtshof befand angesichts der konkreten Umst\u00e4nde der Identit\u00e4tskontrolle und des Orts, an dem diese stattgefunden hatte, dass der geforderte Schweregrad f\u00fcr eine Verletzung des Rechts auf Achtung des Privatlebens erreicht wurde und der Beschwerdef\u00fchrer eine Diskriminierung aufgrund seiner Hautfarbe hinreichend r\u00fcgen kann. Er stellte jedoch fest, dass die R\u00fcge des Beschwerdef\u00fchrers weder von den Straf- noch von den Verwaltungsgerichten wirksam gepr\u00fcft wurde. Damit besteht also eine verfahrensrechtliche Verletzung von Artikel 14 in Verbindung mit Artikel 8 EMRK in Bezug auf die Verpflichtung abzukl\u00e4ren, ob die Identit\u00e4tskontrolle des Beschwerdef\u00fchrers aus diskriminierenden Beweggr\u00fcnden durchgef\u00fchrt wurde. Im Bewusstsein dar\u00fcber, wie schwierig es f\u00fcr Polizistinnen und Polizisten ist, rasch und oftmals ohne klare interne Anweisungen zu entscheiden, ob eine Bedrohung der \u00f6ffentlichen Sicherheit und Ordnung besteht, kam der Gerichtshof zum Schluss, dass im vorliegenden Fall die Vermutung einer diskriminierenden Behandlung des Beschwerdef\u00fchrers gegeben ist und es der Regierung nicht gelungen ist, diese zu widerlegen. Es liegt also eine materielle Verletzung von Artikel 14 in Verbindung mit Artikel 8 EMRK vor. Unter dem Gesichtspunkt von Artikel 13 stellte er fest, dass der Beschwerdef\u00fchrer keine Gelegenheit hatte, seine R\u00fcge wirksam vor den innerstaatlichen Instanzen geltend zu machen. Verletzung von Artikel 14 in Verbindung mit Artikel 8 EMRK und Verletzung von Artikel 13 EMRK (einstimmig)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>SUISSE: Art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH. Art. 13 relativement au grief formul\u00e9 sur le terrain de l'art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH. Profilage racial lors d'un contr\u00f4le d'identit\u00e9. Cette affaire concerne une all\u00e9gation de profilage racial lors d'un contr\u00f4le d'identit\u00e9 \u00e0 la gare de Zurich et les proc\u00e9dures qui s'ensuivirent devant les juridictions p\u00e9nales et administratives.\nLa Cour estime, compte tenu des circonstances concr\u00e8tes du contr\u00f4le d'identit\u00e9 et du lieu o\u00f9 le requ\u00e9rant l'a subi, qu'a \u00e9t\u00e9 atteint le seuil de gravit\u00e9 requis pour la mise en jeu du droit au respect de la vie priv\u00e9e et que le requ\u00e9rant peut se pr\u00e9valoir d'un grief d\u00e9fendable de discrimination fond\u00e9e sur sa couleur de peau. Elle juge \u00e0 cet \u00e9gard que le grief du requ\u00e9rant n'a pas fait l'objet d'un examen effectif ni par les tribunaux administratifs ni par les tribunaux p\u00e9naux. Il y a donc eu violation proc\u00e9durale de l'art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH quant \u00e0 l'obligation de rechercher si des motifs discriminatoires ont pu jouer un r\u00f4le dans le contr\u00f4le d'identit\u00e9 subi par le requ\u00e9rant (ch. 89-103).\nLa Cour - bien consciente des difficult\u00e9s qu'il y a pour les agents de police \u00e0 d\u00e9cider, tr\u00e8s rapidement et sans n\u00e9cessairement disposer d'instructions internes claires, s'ils sont confront\u00e9s \u00e0 une menace pour l'ordre ou la s\u00e9curit\u00e9 publics - conclut qu'il existe, dans le cas concret, une pr\u00e9somption de traitement discriminatoire \u00e0 l'\u00e9gard du requ\u00e9rant et que le Gouvernement n'est pas parvenu \u00e0 la r\u00e9futer (ch. 124-136).\nLa Cour estime que le requ\u00e9rant n'a pas b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 devant les instances internes d'un recours effectif au travers duquel il aurait pu faire valoir son grief (ch. 140-142 et 145-148).\nConclusion: Violation de l'art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH. Violation de l'art. 13 relativement au grief formul\u00e9 sur le terrain de l'art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n(1er rapport trimestriel 2024)\nInterdiction de la discrimination (article 14 combin\u00e9 avec article 8 CEDH) ; discrimination dans le contexte d'un contr\u00f4le d'identit\u00e9 dans la gare de Zurich.\nL'affaire concerne une all\u00e9gation de profilage racial lors d'un contr\u00f4le d'identit\u00e9 \u00e0 la gare de Zurich et les proc\u00e9dures qui s'ensuivirent devant les juridictions p\u00e9nales et administratives. Le requ\u00e9rant, ressortissant suisse, all\u00e8gue en particulier avoir \u00e9t\u00e9 victime d'une discrimination fond\u00e9e sur la couleur de sa peau et estime que la question de savoir s'il y a eu ou non un profilage racial le visant n'a pas \u00e9t\u00e9 tranch\u00e9e par les autorit\u00e9s suisses. Devant la Cour europ\u00e9enne, il a introduit deux requ\u00eates \u00e0 ce sujet, l'une portant sur la proc\u00e9dure p\u00e9nale et l'autre sur la proc\u00e9dure administrative qu'il a engag\u00e9es devant les instances internes. Invoquant l'article 14 (interdiction de la discrimination) combin\u00e9 avec l'article 8 (droit au respect de la vie priv\u00e9e), il soutient que le contr\u00f4le d'identit\u00e9 dont il a fait l'objet, la fouille qu'il a subie ainsi que l'amende qui lui a \u00e9t\u00e9 inflig\u00e9e \u2013 pour avoir refus\u00e9 de se soumettre au contr\u00f4le \u2013 s'analysent en une discrimination fond\u00e9e sur sa couleur de peau. Invoquant l'article 13 (droit \u00e0 un recours effectif), il estime ne pas avoir b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d'un recours effectif lui permettant de faire examiner son grief tir\u00e9 de l'article 14 combin\u00e9 avec l'article 8 de la Convention. La Cour a estim\u00e9, compte tenu des circonstances concr\u00e8tes du contr\u00f4le d'identit\u00e9 et du lieu o\u00f9 le requ\u00e9rant l'a subi, que le seuil de gravit\u00e9 requis pour la mise en jeu du droit au respect de la vie priv\u00e9e a \u00e9t\u00e9 atteint et que le requ\u00e9rant peut se pr\u00e9valoir d'un grief d\u00e9fendable de discrimination fond\u00e9e sur sa couleur de peau. Elle a jug\u00e9 \u00e0 cet \u00e9gard que le grief du requ\u00e9rant n'a pas fait l'objet d'un examen effectif ni par les tribunaux administratifs ni par les tribunaux p\u00e9naux. Il y a donc eu violation proc\u00e9durale de l'article 14 combin\u00e9 avec l'article 8 de la Convention quant \u00e0 l'obligation de rechercher si des motifs discriminatoires ont pu jouer un r\u00f4le dans le contr\u00f4le d'identit\u00e9 subi par le requ\u00e9rant. La Cour \u2013 bien consciente des difficult\u00e9s qu'il y a pour les agents de police \u00e0 d\u00e9cider, tr\u00e8s rapidement et sans n\u00e9cessairement disposer d'instructions internes claires, s'ils sont confront\u00e9s \u00e0 une menace pour l'ordre ou la s\u00e9curit\u00e9 publics \u2013 a conclu \u00e9galement qu'il existe, dans le cas concret, une pr\u00e9somption de traitement discriminatoire \u00e0 l'\u00e9gard du requ\u00e9rant et que le Gouvernement n'est pas parvenu \u00e0 la r\u00e9futer. Il y a donc eu violation mat\u00e9rielle de l'article 14 combin\u00e9 avec l'article 8 de la Convention. Sous l'angle de l'article 13 de la Convention, elle a estim\u00e9 que le requ\u00e9rant n'a pas b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 devant les instances internes d'un recours effectif au travers duquel il aurait pu faire valoir son grief. Violation de l'article 14 combin\u00e9 avec l'article 8 CEDH et violation de l'article 13 CEDH (unanimit\u00e9)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>SUISSE: Art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH. Art. 13 relativement au grief formul\u00e9 sur le terrain de l'art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH. Profilage racial lors d'un contr\u00f4le d'identit\u00e9. Cette affaire concerne une all\u00e9gation de profilage racial lors d'un contr\u00f4le d'identit\u00e9 \u00e0 la gare de Zurich et les proc\u00e9dures qui s'ensuivirent devant les juridictions p\u00e9nales et administratives.\nLa Cour estime, compte tenu des circonstances concr\u00e8tes du contr\u00f4le d'identit\u00e9 et du lieu o\u00f9 le requ\u00e9rant l'a subi, qu'a \u00e9t\u00e9 atteint le seuil de gravit\u00e9 requis pour la mise en jeu du droit au respect de la vie priv\u00e9e et que le requ\u00e9rant peut se pr\u00e9valoir d'un grief d\u00e9fendable de discrimination fond\u00e9e sur sa couleur de peau. Elle juge \u00e0 cet \u00e9gard que le grief du requ\u00e9rant n'a pas fait l'objet d'un examen effectif ni par les tribunaux administratifs ni par les tribunaux p\u00e9naux. Il y a donc eu violation proc\u00e9durale de l'art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH quant \u00e0 l'obligation de rechercher si des motifs discriminatoires ont pu jouer un r\u00f4le dans le contr\u00f4le d'identit\u00e9 subi par le requ\u00e9rant (ch. 89-103).\nLa Cour - bien consciente des difficult\u00e9s qu'il y a pour les agents de police \u00e0 d\u00e9cider, tr\u00e8s rapidement et sans n\u00e9cessairement disposer d'instructions internes claires, s'ils sont confront\u00e9s \u00e0 une menace pour l'ordre ou la s\u00e9curit\u00e9 publics - conclut qu'il existe, dans le cas concret, une pr\u00e9somption de traitement discriminatoire \u00e0 l'\u00e9gard du requ\u00e9rant et que le Gouvernement n'est pas parvenu \u00e0 la r\u00e9futer (ch. 124-136).\nLa Cour estime que le requ\u00e9rant n'a pas b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 devant les instances internes d'un recours effectif au travers duquel il aurait pu faire valoir son grief (ch. 140-142 et 145-148).\nConclusion: Violation de l'art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH. Violation de l'art. 13 relativement au grief formul\u00e9 sur le terrain de l'art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH.\n<br> Sintesi dell'UFG\n(1\u00b0 rapporto trimestriale 2024)\nDivieto di discriminazione (art. 14 in combinato disposto con l'art. 8 CEDU); discriminazione nell'ambito di un controllo d'identit\u00e0 alla stazione di Zurigo.\nLa causa riguarda un'accusa di profilazione razziale in occasione di un controllo d'identit\u00e0 alla stazione di Zurigo e i successivi procedimenti dinnanzi alle giurisdizioni penali e amministrative. Il ricorrente, un cittadino svizzero, ha affermato di essere stato vittima di una discriminazione fondata sul colore della sua pelle e ha sostenuto che le autorit\u00e0 svizzere non abbiano chiarito se vi sia stata o meno una profilazione razziale nei suoi confronti. A tale riguardo, il ricorrente ha presentato due ricorsi alla Corte europea concernenti i procedimenti, uno penale e l'altro amministrativo, che aveva avviato dinnanzi alle istanze interne. Appellandosi all'articolo 14 (divieto di discriminazione) in combinato disposto con l'articolo 8 (diritto al rispetto della vita privata), ha affermato che il controllo d'identit\u00e0 di cui \u00e8 stato oggetto, la perquisizione che ha subito e la multa inflittagli per essersi rifiutato di sottoporsi al controllo, hanno costituito una discriminazione fondata sul colore della sua pelle. Invocando l'articolo 13 (diritto a un ricorso effettivo), il ricorrente ha ritenuto di non aver beneficiato di un ricorso effettivo che gli permettesse di far esaminare la sua censura basata sull'articolo 14 in combinato disposto con l'articolo 8 della Convenzione. La Corte ha sostenuto che, viste le circostanze concrete del controllo d'identit\u00e0 e del luogo in cui il ricorrente lo ha subito, \u00e8 stata raggiunta la soglia di gravit\u00e0 richiesta per far valere il diritto al rispetto della vita privata e che il ricorrente pu\u00f2 prevalersi di una censura sostenibile di discriminazione a causa del colore della sua pelle. A tale riguardo ha ritenuto che la censura del ricorrente non sia stata oggetto di un esame effettivo n\u00e9 da parte dei tribunali amministrativi n\u00e9 di quelli penali. Di conseguenza, vi \u00e8 stata una violazione procedurale dell'articolo 14 della Convenzione in combinato disposto con l'articolo 8 per quanto riguarda l'obbligo di indagare se eventuali motivi discriminatori potessero aver avuto un ruolo nel controllo dell'identit\u00e0 del ricorrente. La Corte \u2013 seppur consapevole delle difficolt\u00e0 incontrate dagli agenti di polizia nello stabilire, molto rapidamente e senza necessariamente disporre di chiare istruzioni interne, se si fosse in presenza di una minaccia per l'ordine pubblico o la sicurezza pubblica \u2013 ha tuttavia concluso che, nel caso in esame, esisteva una presunzione di trattamento discriminatorio nei confronti del ricorrente e che il Governo non \u00e8 stato in grado di confutarla. Vi \u00e8 stata dunque una violazione materiale dell'articolo 14 in combinato disposto con l'articolo 8 della Convenzione. Per quanto riguarda l'articolo 13 della Convenzione, la Corte ha ritenuto che il ricorrente non abbia beneficiato dinnanzi alle istanze interne di un ricorso effettivo per far valere la sua censura. Violazione dell'articolo 14 in combinato disposto con l'articolo 8 CEDU e violazione dell'articolo 13 CEDU (unanimit\u00e0)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:31", "Checksum": "fbee963f5e6511c92a92e5386a74677e"}