<h2>SubmittedText<h2><p>Depuis six mois, dans l'État mexicain d'Oaxaca, un mouvement démocratique, populaire et non violent, l'APPO (Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca), regroupant 360 organisations, oeuvre dans le but de destituer le gouverneur du Parti révolutionnaire institutionnel, élu par fraude et responsable d'un état généralisé de répression meurtrière. Le Congrès fédéral même, fin octobre, a demandé en vain sa démission.</p><p>L'APPO a d'abord été confrontée aux exactions et assassinats de paramilitaires en civil, puis à la répression massive des polices de l'État et fédérale. Ces derniers jours, selon des méthodes de régimes dictatoriaux de triste mémoire, des centaines de membres de l'APPO sont déclarés responsables d'actes de provocations (incendies, etc.). Ils sont victimes de rafles, menaces de mort, disparitions, détentions arbitraires, tortures et viols.</p><p>Le Conseil fédéral veut-il réagir face à ces violations flagrantes des droits de l'homme - de la part du pays qui préside le Conseil des droits de l'homme de l'ONU ?</p>