<h2>SubmittedText<h2><p>D'après les conclusions du Groupe de coordination sur les microorganismes résistants aux antibiotiques institué par la Confédération, la présence de résidus d'antibiotiques dans l'alimentation joue, par rapport à la médecine humaine, un rôle négligeable dans le développement de bactéries résistant aux antibiotiques. Cela n'empêche pas certains journaux à sensation de verser dans des scénarios catastrophe donnant l'impression que la situation est aussi scandaleuse en ce qui concerne la présence d'antibiotiques dans la viande suisse.</p><p>N'est-il pas impératif, en pareilles circonstances, que les offices compétents informent le public plus rapidement, plus efficacement et de manière plus complète ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Il est exact qu'un groupe d'experts, mandaté par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) en 1997 et composé de représentants de divers offices fédéraux, instituts de recherche et universités, a présenté fin 1999 au Conseil fédéral son rapport relatif à l'analyse de la situation concernant la résistance bactérienne aux antibiotiques dans les domaines de la médecine humaine, de la médecine vétérinaire, des aliments et des technologies alimentaires. En comparaison internationale, la situation en Suisse en ce qui concerne les germes pathogènes résistants aux antibiotiques se présente de manière relativement favorable. L'émergence des bactéries résistantes aux antibiotiques s'observe avant tout en médecine humaine ; c'est pourquoi, selon les conclusions du rapport, c'est dans ce domaine-là surtout que les efforts doivent être consentis. Les aliments jouent un rôle secondaire dans le problème des résistances. Le rapport recommande des mesures à court et à long terme dans les trois domaines et montre bien la nécessité de procéder à des recherches fondamentales et appliquées. Le 23 juin 1999, le Conseil fédéral a alloué un crédit de 12 millions de francs pour un programme de recherches en la matière du Fonds national. Ce programme doit entre autres permettre une surveillance systématique des bactéries résistantes revêtant une importance médicale et devrait permettre une meilleure approche de l'écologie relative à l'apparition de résistances et à leur propagation en Suisse.</p><p>Ces informations ont été publiées (communiqués et résumés des résultats), tant dans la presse que sur le site Internet de l'OFSP.</p>