{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2019-06-25", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20190625-40477-13_2019-06-25.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20190625_40477_13:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "a37e4fe22512758cf724ba2d649b64c8"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20190625_40477_13", "Glaisen Marc c. Suisse"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 25.06.2019 20190625_40477_13 (Glaisen Marc c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 25.06.2019 20190625_40477_13 (Glaisen Marc c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 25.06.2019 20190625_40477_13 (Glaisen Marc c. Suisse)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br> D\u00c9CISION D'IRRECEVABILIT\u00c9 de la CourEDH: SUISSE: Art. 14 combin\u00e9 avec les art. 8 et 10 CEDH. Acc\u00e8s pour une personne handicap\u00e9e \u00e0 un cin\u00e9ma particulier pour voir un film non projet\u00e9 dans les salles accessibles.\n<br> Selon la Cour, il ne d\u00e9coule pas de l'art. 8 CEDH un droit d'acc\u00e8s \u00e0 un cin\u00e9ma particulier pour voir un film sp\u00e9cifique, aussi longtemps qu'est assur\u00e9 un acc\u00e8s g\u00e9n\u00e9ral aux cin\u00e9mas se trouvant dans les environs proches. Le refus d'acc\u00e8s au cin\u00e9ma n'a pas emp\u00each\u00e9 le requ\u00e9rant de mener sa vie de fa\u00e7on telle que le droit \u00e0 son d\u00e9veloppement personnel et son droit d'\u00e9tablir et d'entretenir des rapports avec d'autres \u00eatre humains et le monde ext\u00e9rieur soient mis en cause. Le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral a donn\u00e9 suffisamment de motifs expliquant pourquoi la situation subie par l'int\u00e9ress\u00e9 n'est pas assez grave pour tomber sous le coup de la notion de discrimination. S'agissant de l'art. 10 CEDH, et plus particuli\u00e8rement du droit de recevoir de l'information, cette disposition ne va pas jusqu'\u00e0 permettre l'acc\u00e8s au cin\u00e9ma o\u00f9 est projet\u00e9 un film que l'int\u00e9ress\u00e9 souhaite regarder. Ce grief est incompatible ratione materiae avec les dispositions de la CEDH (ch. 37-55). Conclusion: requ\u00eate d\u00e9clar\u00e9e irrecevable.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>(3. Quartalsbericht 2019)<br>Recht auf Achtung des Privatlebens (Art. 8 EMRK); Verweigerung des Zugangs zu einem Kino gegen\u00fcber dem querschnittsgel\u00e4hmten Beschwerdef\u00fchrer.<br>Der Beschwerdef\u00fchrer, ein Querschnittgel\u00e4hmter im Rollstuhl, wollte in einem Kino in Genf einen Film ansehen, der in keinem anderen Saal der Stadt gezeigt wurde. Ihm wurde der Zugang verwehrt, weil das Geb\u00e4ude, in dem sich das Kino befindet, nicht rollstuhlg\u00e4ngig ist. Die Betreibergesellschaft berief sich auf interne Sicherheitsrichtlinien. Unter Berufung auf die Artikel 14, 8 und 10 EMRK r\u00fcgte der Beschwerdef\u00fchrer, dass die Schweizer Gerichte die Verweigerung des Zugangs zum Kino wegen seiner Behinderung nicht als Diskriminierung eingestuft haben.<br>Der Gerichtshof befand, dass Artikel 8 EMRK nicht das Recht auf Zugang zu einem bestimmten Kino f\u00fcr einen bestimmten Film gew\u00e4hrt, wenn andere Kinos in unmittelbarer N\u00e4he besucht werden k\u00f6nnen. Im vorliegenden Fall entsprachen andere Kinos in der Umgebung den Bed\u00fcrfnissen des Beschwerdef\u00fchrers. Betreffend die geltenden nationalen Rechtsvorschriften gelangte der Gerichtshof zur Auffassung, dass das Bundesgericht hinreichend begr\u00fcndet hat, warum die Situation des Beschwerdef\u00fchrers nicht schwer genug wog, um unter den Diskriminierungsbegriff zu fallen. Der Gerichtshof sah daher keinen Grund, von den Schlussfolgerungen des Bundesgerichts abzuweichen, wonach die Konvention die Schweiz nicht verpflichtet, in ihrem nationalen Recht den vom Beschwerdef\u00fchrer geforderten Diskriminierungsbegriff einzuf\u00fchren. Gem\u00e4ss dem Gerichtshof geht das Recht auf Information schliesslich nicht so weit, dass dem Beschwerdef\u00fchrer Zugang zum Kino gew\u00e4hrt werden muss, in dem der von ihm gew\u00fcnschte Film gezeigt wird. Beschwerde unzul\u00e4ssig (Mehrheit)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br> D\u00c9CISION D'IRRECEVABILIT\u00c9 de la CourEDH: SUISSE: Art. 14 combin\u00e9 avec les art. 8 et 10 CEDH. Acc\u00e8s pour une personne handicap\u00e9e \u00e0 un cin\u00e9ma particulier pour voir un film non projet\u00e9 dans les salles accessibles.\n<br> Selon la Cour, il ne d\u00e9coule pas de l'art. 8 CEDH un droit d'acc\u00e8s \u00e0 un cin\u00e9ma particulier pour voir un film sp\u00e9cifique, aussi longtemps qu'est assur\u00e9 un acc\u00e8s g\u00e9n\u00e9ral aux cin\u00e9mas se trouvant dans les environs proches. Le refus d'acc\u00e8s au cin\u00e9ma n'a pas emp\u00each\u00e9 le requ\u00e9rant de mener sa vie de fa\u00e7on telle que le droit \u00e0 son d\u00e9veloppement personnel et son droit d'\u00e9tablir et d'entretenir des rapports avec d'autres \u00eatre humains et le monde ext\u00e9rieur soient mis en cause. Le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral a donn\u00e9 suffisamment de motifs expliquant pourquoi la situation subie par l'int\u00e9ress\u00e9 n'est pas assez grave pour tomber sous le coup de la notion de discrimination. S'agissant de l'art. 10 CEDH, et plus particuli\u00e8rement du droit de recevoir de l'information, cette disposition ne va pas jusqu'\u00e0 permettre l'acc\u00e8s au cin\u00e9ma o\u00f9 est projet\u00e9 un film que l'int\u00e9ress\u00e9 souhaite regarder. Ce grief est incompatible ratione materiae avec les dispositions de la CEDH (ch. 37-55). Conclusion: requ\u00eate d\u00e9clar\u00e9e irrecevable.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(3\u00e8me rapport trimestriel 2019)<br>Droit au respect de la vie priv\u00e9e (art. 8 CEDH); refus d'acc\u00e8s \u00e0 un cin\u00e9ma du requ\u00e9rant parapl\u00e9gique.<br>Le requ\u00e9rant, parapl\u00e9gique et se d\u00e9pla\u00e7ant en fauteuil roulant, s'est vu refuser l'acc\u00e8s \u00e0 un cin\u00e9ma \u00e0 Gen\u00e8ve, o\u00f9 il souhaitait assister \u00e0 la projection d'un film qui ne figurait \u00e0 l'affiche d'aucune autre salle genevoise, le b\u00e2timent abritant le cin\u00e9ma n'\u00e9tant pas adapt\u00e9 aux personnes en fauteuil roulant. La soci\u00e9t\u00e9 exploitante invoqua des directives de s\u00e9curit\u00e9 internes. Invoquant conjointement les articles 14, 8 et 10 CEDH, le requ\u00e9rant s'est plaint que le refus d'acc\u00e8s au cin\u00e9ma lui ayant \u00e9t\u00e9 oppos\u00e9 en raison de son handicap n'ait pas \u00e9t\u00e9 qualifi\u00e9 par les juridictions suisses de discrimination.<br>La Cour a estim\u00e9 qu'il ne d\u00e9coule pas de l'article 8 CEDH un droit d'avoir acc\u00e8s \u00e0 un cin\u00e9ma particulier pour y voir un film sp\u00e9cifique d\u00e8s lors qu'est assur\u00e9 un acc\u00e8s aux cin\u00e9mas se situant dans les environs proches. Or, d'autres cin\u00e9mas, dans les environs proches, \u00e9taient adapt\u00e9s aux besoins du requ\u00e9rant. S'agissant de la l\u00e9gislation interne mise en place, la Cour a estim\u00e9 que le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral a donn\u00e9 suffisamment de motifs expliquant pourquoi la situation subie par le requ\u00e9rant n'\u00e9tait pas assez grave pour tomber sous le coup de la notion de discrimination. D\u00e8s lors, la Cour n'a vu aucun motif de se d\u00e9partir des conclusions du Tribunal f\u00e9d\u00e9ral qui a conclu que la Convention n'oblige pas la Suisse \u00e0 adopter, dans sa l\u00e9gislation interne, une notion de la discrimination telle que demand\u00e9e par le requ\u00e9rant. Elle a estim\u00e9 \u00e9galement que le droit de recevoir de l'information, ne va pas jusqu'\u00e0 permettre au requ\u00e9rant l'acc\u00e8s au cin\u00e9ma o\u00f9 est projet\u00e9 un film qu'il souhaite regarder. Requ\u00eate irrecevable (majorit\u00e9)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br> D\u00c9CISION D'IRRECEVABILIT\u00c9 de la CourEDH: SUISSE: Art. 14 combin\u00e9 avec les art. 8 et 10 CEDH. Acc\u00e8s pour une personne handicap\u00e9e \u00e0 un cin\u00e9ma particulier pour voir un film non projet\u00e9 dans les salles accessibles.\n<br> Selon la Cour, il ne d\u00e9coule pas de l'art. 8 CEDH un droit d'acc\u00e8s \u00e0 un cin\u00e9ma particulier pour voir un film sp\u00e9cifique, aussi longtemps qu'est assur\u00e9 un acc\u00e8s g\u00e9n\u00e9ral aux cin\u00e9mas se trouvant dans les environs proches. Le refus d'acc\u00e8s au cin\u00e9ma n'a pas emp\u00each\u00e9 le requ\u00e9rant de mener sa vie de fa\u00e7on telle que le droit \u00e0 son d\u00e9veloppement personnel et son droit d'\u00e9tablir et d'entretenir des rapports avec d'autres \u00eatre humains et le monde ext\u00e9rieur soient mis en cause. Le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral a donn\u00e9 suffisamment de motifs expliquant pourquoi la situation subie par l'int\u00e9ress\u00e9 n'est pas assez grave pour tomber sous le coup de la notion de discrimination. S'agissant de l'art. 10 CEDH, et plus particuli\u00e8rement du droit de recevoir de l'information, cette disposition ne va pas jusqu'\u00e0 permettre l'acc\u00e8s au cin\u00e9ma o\u00f9 est projet\u00e9 un film que l'int\u00e9ress\u00e9 souhaite regarder. Ce grief est incompatible ratione materiae avec les dispositions de la CEDH (ch. 37-55). Conclusion: requ\u00eate d\u00e9clar\u00e9e irrecevable.\n<br> Sintesi dell'UFG\n<br>(3\u00b0 rapporto trimestriale 2019)<br>Diritto al rispetto della vita privata (art. 8 CEDU); rifiuto d'accesso del ricorrente paraplegico a un cinema.<br>Al ricorrente, paraplegico e in sedia a rotelle, \u00e8 stato rifiutato l'accesso a un cinema a Ginevra dove desiderava assistere alla proiezione di una pellicola che non figurava in cartellone in alcuna altra sala ginevrina. L'edificio che ospitava il cinema non era infatti accessibile alle sedie a rotelle. La societ\u00e0 esercente ha invocato delle direttive di sicurezza interne. Fondandosi congiuntamente sugli articoli 14, 8 e 10 CEDU, il ricorrente ha lamentato che il fatto che l'accesso al cinema gli fosse stato rifiutato in ragione della sua disabilit\u00e0 non \u00e8 stato qualificato dalla legislazione svizzera come discriminazione.<br>La Corte ha considerato che dall'articolo 8 CEDU non deriva un diritto all'accesso a un cinema in particolare per visionarvi una pellicola specifica, se l'accesso \u00e8 garantito ai cinema situati nelle vicinanze. In questo caso, altri cinema vicini erano adeguati alle esigenze del ricorrente. Dato che la legislazione nazionale era stata applicata, la Corte ha considerato che il Tribunale federale aveva fornito motivi sufficienti a spiegare perch\u00e9 la situazione subita dal ricorrente non era abbastanza grave da rientrare nel campo d'applicazione della nozione di discriminazione. Ha quindi ritenuto che non vi fossero motivi per discordare dalla conclusione del Tribunale federale, secondo cui la CEDU non obbliga la Svizzera ad adottare nella sua legislazione interna una nozione di discriminazione quale quella richiesta dal ricorrente. Ha parimenti considerato che il diritto a ricevere informazioni non comprende il diritto del ricorrente ad accedere a un cinema dove viene proiettata una pellicola che desidera vedere. Ricorso irricevibile (maggioranza)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:45", "Checksum": "8273f29fd6aaafe671d3d2f8f59f2bfa"}