An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 16. Dezember 2014
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 9. Dezember 2014 (1C_546/2014)
Quoren für Zuger Kantonsratswahlen sind verfassungskonform
Die gesetzlichen Quoren von 5 Prozent der Stimmen in einem Wahlkreis oder 3  
Prozent der Stimmen im ganzen Kanton zur Berücksichtigung von Parteien bei der  
Mandatsverteilung im Kantonsrat des Kantons Zug verstossen nicht gegen die  
Bundesverfassung. Die getroffene Regelung erscheint insgesamt als massvoll und  
die mit den Quoren verbundene Einschränkung der Wahlrechtsgleichheit ist sachlich  
haltbar. 
Das Wahl- und Abstimmungsgesetz  des Kantons  Zug sieht vor, dass Parteien  
beziehungsweise Listengruppen mindestens 5 Prozent aller Parteistimmen in einem  
Wahlkreis oder 3 Prozent aller Parteistimmen im ganzen Kanton erreichen müssen, um  
an der Verteilung der 80 Sitze des Kantonsrats teilnehmen zu können. Die elf  
Einwohnergemeinden sind die Wahlkreise. In ihrer Beschwerde ans Bundesgericht  
machten eine politische Partei und zwei private Beschwerdeführer geltend, dass diese  
Quoren gegen die in der Bundesverfassung (BV) verankerte Wahlrechtsgleichheit  
verstosse (Artikel 8 und 34 BV). 
Das Bundesgericht weist die Beschwerde ab. Die gesetzlichen Quoren haben zwar zur  
Folge,  dass  bei  den  Kantonsratswahlen  sämtliche  Stimmen  für  Listengruppen  
gewichtslos bleiben, deren Listen weder in einem Wahlkreis 5 Prozent der Stimmen  
noch im ganzen Kanton 3 Prozent der Stimmen erhalten. Diese Einschränkung der  
Wahlrechtsgleichheit  lässt  sich  aber  sachlich  rechtfertigen.  Kantone  können  ein  
legitimes  Interesse  an  der  Verhinderung  einer  allzu  grossen  Zersplitterung  der  
politischen Kräfte im Parlament haben. Gemäss Praxis des Bundesgerichts liegt die  
maximal zulässige Höhe für Quoren bei 10 Prozent. Die im Kanton Zug festgelegten  
alternativen Quoren liegen deutlich darunter. Durch die wahlkreisbezogenen Quoren  
und  die  unterschiedliche  Grösse  der  Wahlkreise  können  zwar  besondere  
Konstellationen entstehen, die im Hinblick auf die Wahlrechtsgleichheit nicht optimal  
sind. Die Regelung ermöglicht aber, dass politische Bewegungen, die nur in einem oder  
wenigen Wahlkreisen stark sind, sich lokalen Anliegen annehmen und diese in den  
Kantonsrat tragen können. Angesichts ihrer Ausgestaltung erweisen sich die Quoren  
insgesamt als massvoll. A tous les journalistes accrédités auprès  
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 16 décembre 2014
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 9 décembre 2014 (1C_546/2014)
Les quorums pour les élections du parlement cantonal de Zoug  
sont conformes à la Constitution
Les quorums légaux de 5% des voix dans une circonscription électorale ou de 3%  
des voix dans tout le canton, permettant aux partis de prendre part à la répartition  
des sièges du parlement cantonal du canton de Zoug ne violent pas la Constitution  
fédérale. La disposition litigieuse de la loi cantonale apparaît dans son ensemble  
mesurée et la restriction de l'égalité de droit en matière d'élection liée aux quorums  
est admissible. 
La loi sur les élections et les votations du canton de Zoug prévoit que les partis ou les  
groupes de listes apparentées doivent atteindre au moins 5 % de toutes les voix du parti  
dans une circonscription électorale ou 3 % de toutes les voix du parti dans tout le  
canton, pour pouvoir participer à la répartition des 80 sièges du parlement cantonal. Les  
11 communes représentent les circonscriptions électorales. Dans leur recours au  
Tribunal fédéral, un parti politique et deux citoyens ont fait valoir que ces quorums  
violaient l'égalité de droit en matière d'élection (art. 8 et 34 Cst.). 
Le Tribunal fédéral rejette le recours. Les quorums légaux ont certes pour conséquence  
que toutes les voix obtenues par des groupes de liste – dont les listes ne récoltent ni 5%  
des suffrages dans une circonscription ni 3% des suffrages dans tout le canton – ne  
sont pas prises en compte. Cette restriction à l'égalité de droit en matière d'élection se  
justifie objectivement. En effet, les cantons peuvent avoir un intérêt légitime à empêcher  
un morcellement trop important des forces politiques au sein du parlement. Selon la  
pratique du Tribunal fédéral, un quorum de 10% constitue la limite maximale admissible.  
Les deux quorums alternatifs prévus dans le canton de Zoug sont clairement inférieurs à  
cette limite. Des situations particulières - qui ne sont pas optimales du point de vue de  
l'égalité de droit en matière d'élection - peuvent certes émaner des quorums liés aux  
circonscriptions électorales et de la taille différente de celles-ci. La loi cantonale permet  
cependant que les mouvements politiques, qui sont forts seulement dans une ou dans  
un petit nombre de circonscriptions électorales, peuvent porter des problématiques  
particulières et locales au parlement cantonal. Compte tenu de leurs modalités, les  
quorums litigieux s'avèrent dans leur ensemble mesurés.