<h2>SubmittedText<h2><p>Nous apprenions avec émotion la semaine dernière que le Col du Tsanfleuron, dans le massif des Diablerets, enfoui sous la glace depuis des milliers d'années était ressorti à l'air libre. Ce constat démontre la rapidité de la fonte des glaces et l'impact du réchauffement climatique dans notre pays. Selon les experts, de tels glaciers pourraient disparaître entre 2035 et 2060.</p><p>Cependant le snow farming ou la couverture de glaciers ont été favorisés ces dernières années localement sur certains glaciers et ont réussi à ralentir la fonte de la glace, permettant ainsi de sortir de l'été avec quelques mètres de neige au-dessus de la glace ou de réduire la fonte de moitié.</p><p>La couverture de glaciers a un certain coût, mais permettrait à certaines occasions de régénérer de la glace sur plusieurs années ou de réduire de moitié la fonte. Elle donnerait également aux autorités des moyens d'anticipation liés à une fonte rapide sur certains massifs, permettant ainsi de mieux accompagner les effets du réchauffement climatique.</p><p>En complément des nombreuses mesures et décisions prises par notre Parlement en lien avec le réchauffement climatique, je me permets de poser les questions suivantes au Conseil fédéral :</p><p>- Quelles sont les contraintes légales pour le développement du snow farming ou de la couverture de glaciers dans les Alpes ?</p><p>- Prévoit-il un assouplissement de ces contraintes, tout en prenant en compte les intérêts liés à la protection de la nature, des sites et de la biodiversité, permettant de donner des outils supplémentaires aux autorités locales pour sauvegarder nos glaciers ? </p><p>- Est-ce que le département concerné a déjà mené des études à ce sujet et quels ont été les résultats, le cas échéant ? </p><p>- Quels sont les impacts environnementaux du snow farming et de la couverture de glaciers ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>1. et 2. Il appartient au droit cantonal de déterminer si le fait de recouvrir des glaciers par des bâches est soumis à autorisation et à quelles conditions. Il en va de même pour les installations destinées à produire de la neige artificielle et à la stocker (snowfarming). Une modification des pratiques serait de la compétence des cantons.</p><p>3. L'administration fédérale n'a pas mené d'enquête spécifique sur le snowfarming ni sur la couverture de glaciers.</p><p>4. L'utilisation de bâches protectrices sur les glaciers a notamment pour inconvénient qu'elles peuvent se déchirer sous l'effet des conditions météorologiques et du rayonnement UV. La dispersion de leurs débris cause de nombreux déchets comme cela a été constaté sur le glacier du Rhône récemment. De plus, elles détonnent visuellement dans le paysage. </p><p>Les incidences environnementales du snowfarming dépendent des méthodes utilisées. En particulier le prélèvement d'eau pour produire la neige artificielle peut impacter les écosystèmes aquatiques. De plus, l'entreposage de la neige produite par snowfarming doit se faire en dehors des zones de protection des eaux.</p>  Réponse du Conseil fédéral.