<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2020-02-21-9C_749-2019.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>9C_749/2019</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 21 février 2020</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit social</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. et Mme les Juges fédéraux Parrino, Président, Meyer et Moser-Szeless. </div> <div class="para">Greffière : Mme Perrenoud. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">Office fédéral de la santé publique, Assurance maladie et accidents, Schwarzenburgstrasse 157, 3003 Berne, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">ASSURA-Basis SA, </div> <div class="para">En Budron A1, 1052 Le Mont-sur-Lausanne, </div> <div class="para">intimée, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">représentée par CAP Compagnie d'Assurance de Protection Juridique SA, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Assurance-maladie, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre le jugement du Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel, Cour de droit public, du 2 octobre 2019 (CDP.2019.110-AMAL/amp). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para">Le 29 juillet 2018, A.________ a subi une interruption de grossesse à l'Hôpital neuchâtelois, alors qu'elle était enceinte de dix-neuf semaines. Cette intervention et différentes prestations fournies entre les 6 et 20 août 2018 ont entraîné des coûts pour un montant total de 1691 fr. 80 (factures des 30 août, 4 et 10 septembre et 2 octobre 2018, portant sur des montants de 394 fr., 354 fr. 85, 187 fr. 30 et 755 fr. 65). ASSURA-Basis SA (ci-après: Assura), auprès de laquelle l'intéressée était assurée au titre de l'assurance obligatoire des soins, avec une franchise annuelle de 2500 fr., a pris en charge les coûts des prestations en cause, en sa qualité de tiers payant; elle en a ensuite réclamé le remboursement à l'assurée au titre de la participation aux coûts, sous déduction d'un montant de 194 fr. 75 (décomptes de prestations datés des 28 septembre et 5, 12 et 24 octobre 2018). </div> <div class="para">Au terme d'un échange de correspondances, durant lequel l'assurée a contesté les décomptes de prestations et nié être tenue de s'acquitter de la participation aux coûts, Assura a confirmé sa position par décision du 18 décembre 2018. Elle a indiq ué que les soins prodigués en lien avec l'interruption de grossesse du 29 juillet 2018 ne s'inscrivaient pas au sein des prestations exemptées du paiement de la franchise et de la quote-part afférentes aux coûts en ayant résulté, de sorte que l'assurée devait participer aux frais. Saisie d'une opposition de A.________ datée du 31 janvier 2019, Assura l'a rejetée (décision sur opposition du 5 mars 2019). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para">Statuant le 2 octobre 2019 sur le recours formé par l'assurée, le Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel, Cour de droit public, l'a rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.a.</b> L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) interjette un recours en matière de droit public contre ce jugement, dont il demande principalement la réforme en ce sens qu'Assura ne peut prélever auprès de A.________, ni franchise, ni quote-part, ni contribution aux frais de séjour pour les soins en lien avec l'interruption non punissable de grossesse subie le 29 juillet 2018. A titre subsidiaire, il requiert l'annulation du jugement cantonal et le renvoi de la cause à la juridiction précédente pour nouvelle décision dans le sens des considérants. </div> <div class="para">Assura s'en est remis à justice, tandis que A.________ a renoncé à se déterminer. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.b.</b> A.________ a également interjeté un recours en matière de droit public contre le jugement du 2 octobre 2019. Elle a ensuite déclaré retirer son recours, dès lors qu'Assura avait entre-temps accepté de prendre en charge l'intégralité des coûts litigieux sans prélever de participation légale (correspondance du 6 décembre 2019). En conséquence, la Cour de céans a radié la cause du rôle (arrêt 9C_738/2019 du 18 décembre 2019). </div> <div class="para">L'OFSP a déclaré maintenir son recours. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral examine d'office sa compétence (<span class="artref">art. 29 al. 1 LTF</span>) et contrôle librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (<span class="artref">art. 29 al. 1 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=8&amp;from_date=06.02.2020&amp;to_date=25.02.2020&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-V-280%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page280">ATF 144 V 280</a> consid. 1 p. 282 et les références). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.1.</b> Pour déterminer si, au moment où il se prononce, les conditions de recevabilité sont réunies, le Tribunal fédéral peut prendre en compte des faits postérieurs à l'arrêt attaqué, en dérogation à l'interdiction des faits nouveaux prévue à l'<span class="artref">art. 99 al. 1 LTF</span> (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=8&amp;from_date=06.02.2020&amp;to_date=25.02.2020&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-III-614%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page614">ATF 137 III 614</a> consid. 3.2.1 p. 616; arrêt 2C_228/2017 du 21 juillet 2017 consid. 1.1). </div> <div class="para">En l'occurrence, au cours de la procédure 9C_738/2019, l'assurée a signalé au Tribunal fédéral que la caisse-maladie intimée avait accepté de prendre en charge l'intégralité des frais en cause, sans qu'elle ne dût y participer (raison pour laquelle elle avait retiré son recours). Faisant implicitement référence à l'acceptation d'Assura, l'OFSP a indiqué maintenir son recours nonobstant ce nouveau fait. Il soutient que l'exigence d'un intérêt actuel au recours - dût-elle s'appliquer au regard de l'<span class="artref">art. 89 al. 2 LTF</span> - devrait faire l'objet d'une exception, puisqu'elle risquerait d'empêcher une juridiction de revoir une question de principe susceptible de se reproduire dans les mêmes conditions. Il doit être tenu compte de l'accord de l'assureur-maladie de prendre en charge les frais initialement litigieux, s'agissant de l'examen de la recevabilité du recours. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.2.</b> L'OFSP a qualité pour former un recours en matière de droit public si l'acte attaqué est, comme en l'espèce, susceptible de violer la législation fédérale dans son domaine d'attributions (<span class="artref">art. 89 al. 2 let. a LTF</span> en relation avec l'<span class="artref">art. 27 OAMal</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.3.</b> Le droit de recours spécial de l'<span class="artref">art. 89 al. 2 let. a LTF</span> a un caractère abstrait et autonome et les conditions de l'<span class="artref">art. 89 al. 1 LTF</span> ne lui sont pas applicables (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=8&amp;from_date=06.02.2020&amp;to_date=25.02.2020&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F136-II-359%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page359">ATF 136 II 359</a> consid. 1.2 p. 363; arrêt 2C_776/2016 du 17 juillet 2017 consid. 3.4). La question sur laquelle il y a lieu de statuer doit cependant revêtir une certaine actualité (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=8&amp;from_date=06.02.2020&amp;to_date=25.02.2020&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-II-338%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page338">ATF 135 II 338</a> consid. 1.2.1 p. 341 s.), de sorte que la jurisprudence relative à l'exigence d'un intérêt actuel, établie par le Tribunal fédéral dans le cadre de l'<span class="artref">art. 89 al. 1 LTF</span>, est en principe valable aussi pour le droit de recours spécial des autorités de l'<span class="artref">art. 89 al. 2 let. a LTF</span>. Le recourant doit ainsi disposer d'un intérêt actuel et pratique à obtenir l'annulation de l'acte attaqué. Cet intérêt doit exister tant au moment du dépôt du recours qu'à celui où l'arrêt est rendu (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=8&amp;from_date=06.02.2020&amp;to_date=25.02.2020&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-I-296%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page296">ATF 137 I 296</a> consid. 4.2 p. 299). Le Tribunal fédéral fait exceptionnellement abstraction de l'exigence d'un intérêt actuel, lorsque la contestation peut se reproduire en tout temps dans des circonstances identiques ou analogues, que sa nature ne permet pas de la soumettre à une autorité judiciaire avant qu'elle ne perde son actualité et qu'il existe un intérêt public à résoudre la controverse (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=8&amp;from_date=06.02.2020&amp;to_date=25.02.2020&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-I-135%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page135">ATF 142 I 135</a> consid. 1.3.1 p. 143 et les arrêts cités; arrêt 2C_494/2018 du 10 janvier 2019 consid. 1.3). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.3.1.</b> En l'espèce, le litige porte sur une éventuelle obligation d'Assura d'exempter A.________ de la participation aux coûts des prestations qui lui ont été dispensées en lien avec l'interruption non punissable de grossesse qu'elle a subie le 29 juillet 2018 (<span class="artref">art. 64 al. 7 let. b LAMal</span> en relation avec l'<span class="artref">art. 30 LAMal</span>). Dès lors qu'Assura a entre-temps accepté de prendre en charge l'intégralité des coûts litigieux, il n'existe plus d'intérêt actuel au recours de l'OFSP devant le Tribunal fédéral. Il convient donc d'examiner si les conditions permettant exceptionnellement de traiter un recours nonobstant l'absence d'un tel intérêt pourraient être réalisées. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.3.2.</b> La contestation ici en cause est susceptible de se reproduire en tout temps dans des circonstances identiques ou analogues. On ne voit cependant pas que sa nature exclurait qu'elle soit tranchée par une autorité judiciaire avant de perdre son actualité. Il n'apparaît en effet pas qu'une assurée qui serait confrontée au refus de sa caisse-maladie de l'exempter de la participation aux coûts des prestations dispensées en relation avec une interruption non punissable de grossesse ne puisse porter sa cause devant une juridiction en raison d'un risque de voir disparaître les droits qu'elle invoque. A cet égard, l'OFSP se borne à prétendre que la pratique des assureurs-maladie "ne pourra jamais faire l'objet d'un examen judiciaire" puisqu'ils peuvent parfaitement continuer de refuser d'exempter de la participation aux coûts les prestations en cas d'interruption non punissable de grossesse, puis "se rétracter uniquement si un recours est déposé devant le Tribunal fédéral, comme cela vient de se produire dans l'affaire qui nous occupe". Cette affirmation, qui repose sur une simple supposition, ne suffit pas pour admettre que, de par sa nature, la contestation ne pourrait pas être soumise à une autorité judiciaire avant qu'elle ne perde son actualité. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.4.</b> En conséquence, dès lors que l'intérêt actuel a disparu après le dépôt du recours, et que les conditions permettant exceptionnellement de traiter un recours nonobstant l'absence d'un tel intérêt ne sont pas réalisées, la cause est devenue sans objet. Partant, elle doit être rayée du rôle (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=8&amp;from_date=06.02.2020&amp;to_date=25.02.2020&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-I-23%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page23">ATF 137 I 23</a> consid. 1.3.1 p. 24 s. et les arrêts cités). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.1.</b> Lorsque la cause devient sans objet ou que les parties cessent d'y avoir un intérêt juridique, le Tribunal fédéral statue néanmoins sur les frais afférents à la procédure engagée par une décision sommairement motivée, en tenant compte de l'état de fait existant avant l'événement mettant fin au litige (<span class="artref">art. 72 PCF</span> applicable par renvoi de l'<span class="artref">art. 71 LTF</span>) et de l'issue probable de celui-ci (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=8&amp;from_date=06.02.2020&amp;to_date=25.02.2020&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-V-373%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page373">ATF 125 V 373</a> consid. 2a p. 374 s.; arrêt 8C_745/2011 du 6 juin 2012 consid. 2.1). Cette décision porte à la fois sur les frais judiciaires (cf. <span class="artref">art. 66 LTF</span>) et sur les dépens (cf. <span class="artref">art. 68 LTF</span>). La décision à prendre au sujet des frais de la procédure ne saurait toutefois conduire le Tribunal fédéral à rendre un arrêt de fond, voire à préjuger d'une question juridique sensible. Si l'issue probable de la procédure n'apparaît pas évidente, il y a lieu de recourir aux critères généraux de la procédure civile, d'après lesquels les frais et dépens seront supportés en premier lieu par la partie qui a provoqué la procédure devenue sans objet ou chez qui sont intervenues les causes qui ont conduit à ce que cette procédure devienne sans objet (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=8&amp;from_date=06.02.2020&amp;to_date=25.02.2020&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F118-IA-488%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page488">ATF 118 Ia 488</a> consid. 4a p. 494; arrêt 9C_151/2016 du 27 janvier 2017 consid. 2.3). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.2.</b> En l'espèce, il n'est pas possible de dire d'emblée quelle eût été l'issue de la procédure. Celle-ci concerne une question soulevée pour la première fois en instance fédérale en matière d'assurance-maladie, à propos de laquelle l'OFSP indique qu'il existe deux réponses possibles en fonction d'une interprétation large ou étroite de l'<span class="artref">art. 64 al. 7 let. b LAMal</span>, la sienne n'étant pas partagée par l'ensemble des assureurs-maladie. Le Tribunal fédéral ne saurait préjuger de l'issue du litige dans le contexte de sa décision sur les frais afférents à la procédure fédérale. Compte tenu des principes ci-dessus exposés, les frais doivent être mis à la charge de l'intimée, dont le revirement relatif à la prise en charge des coûts en cause a provoqué le défaut d'intérêt actuel au recours (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). Il n'y a pas lieu d'allouer des dépens à l'autorité recourante (<span class="artref">art. 68 al. 3 LTF</span>). L'assurée ne s'étant pas exprimée, elle ne saurait non plus prétendre des dépens. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b> Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">La cause, devenue sans objet, est rayée du rôle. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 500 francs, sont mis à la charge de l'intimée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties, à A.________ et au Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel, Cour de droit public. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lucerne, le 21 février 2020 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit social </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Parrino </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : Perrenoud </div> </div></body></html>