<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <a name="idp276096"></a><div class="big bold">Urteilskopf</div> <br/>84 III 139<br/><br/><br/><div class="paraatf">31. Arrêt du 27 octobre 1958 dans la cause R.</div> <div class="paraatf"></div> <a name="idp277328"></a> <a name="idp283712"></a><br/><div id="regeste" lang="de"> <div class="big bold">Regeste</div> <br/><div class="paraatf">Gültige Art der Rekurseinreichung binnen der Frist von zehn Tagen (<span class="artref">Art. 19 Abs. 1 SchKG</span>; 78 Abs. 1 und 32 Abs. 3 OG). <div class="paratf">Zahlungsbefehl für Miet- und Pachtzins. </div> <div class="paratf">1. Welche Behörde ist zuständig zur Beurteilung von Streitigkeiten über die Verkürzung der Rechtsvorschlagsfrist (<span class="artref">Art. 282 Abs. 2 SchKG</span>)? </div> <div class="paratf">2. Beginn der Beschwerdefrist (<span class="artref">Art. 17 SchKG</span>). </div> </div> </div> <a name="idp294368"></a> <br/><div> <a name="idp303856"></a><span class="big bold" id="sachverhalt">Sachverhalt</span> <span class="small">ab Seite 139</span> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="page139"></a><div class="center pagebreak">BGE 84 III 139 S. 139</div> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp305520"></a><span class="bold">A.- </span>A la requête de la Société immobilière Route de Meyrin 140 SA, à Genève, l'Office des poursuites de cette ville a notifié à R., le 23 août 1958, un commandement de payer no 469.987, dans une poursuite pour loyers.</div> <div class="paraatf">Il y fixait un délai de résiliation de six jours (art. 265 CO) et un délai d'opposition (art. 282 al. 2 LP) de trois jours.</div> <div class="paraatf"> <a name="page140"></a><div class="center pagebreak">BGE 84 III 139 S. 140</div>R. fit opposition le 1er septembre suivant. Le surlendemain, l'office la déclara tardive.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp309120"></a><span class="bold">B.- </span>Ayant été débouté le 3 octobre des fins d'une plainte adressée à l'Autorité de surveillance genevoise, le débiteur recourt à la Chambre de céans par acte déposé le 21 octobre auprès du judex a quo. Il a reçu la décision attaquée le 10 octobre. Le dernier jour du délai, l'employée de son mandataire a remis l'acte de recours à l'Office des poursuites, où un fonctionnaire lui promit de le faire parvenir - sans toutefois préciser à quel moment - à l'Autorité de surveillance à laquelle il était adressé. Le pli ne fut transmis que le lendemain. Le recourant prétend que les délais à fixer étaient de trente et dix jours.</div> <br/><div> <a name="idp311408"></a><span class="big bold" id="erwaegungen">Erwägungen</span> </div> <br/><div class="paraatf">Considérant en droit:</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp312304"></a><span class="bold" id="consideration_1.">1. </span>Les recours formés en vertu de l'art. 19 LP devant la Chambre de céans doivent parvenir dans les dix jours à l'autorité cantonale de surveillance qui a statué ou au Tribunal fédéral, ou être remis à leur adresse à un bureau de poste suisse le dernier jour du délai au plus tard (art. 78 al. 1 et 32 al. 3 OJ).</div> <div class="paraatf">Le fonctionnaire de l'Office des poursuites qui a reçu le recours de R. n'avait pas qualité pour agir au nom de l'Autorité de surveillance; il n'avait pas le devoir de transmettre le pli. Le recours, parvenu hors délai à l'autorité compétente, est dès lors irrecevable. C'était au représentant de R. - l'acte n'étant prêt que le dernier jour du délai - de prendre soin qu'il fût remis à temps à l'autorité de surveillance. La bonne foi de l'employée n'excuse pas sa négligence.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp315072"></a><span class="bold" id="consideration_2.">2. </span>Si la Chambre de céans entrait en matière, elle devrait rejeter le recours. Le délai d'opposition n'est qu'une conséquence nécessaire du délai de résiliation (RO 24 I 404). Ou bien le recourant critique la fixation d'un délai de trois jours par des motifs tirés du droit de poursuite, - il devait, dans ce cas, adresser une plainte à l'Autorité de surveillance dans les dix jours dès la décision <a name="page141"></a><div class="center pagebreak">BGE 84 III 139 S. 141</div>de l'office, soit dès le 23 août. Ou bien il se fonde sur le droit matériel qui détermine le délai de résiliation, - c'est alors le juge qui doit trancher (REICHEL, IIe éd. ad art. 282 LP, note 4; JAEGER, notes 4 et 7 ad art. 282 LP; cf. arrêt cité), ou, si la procédure cantonale le permet, l'autorité préposée à l'exécution forcée qui ordonne le déguerpissement (RO 77 I 181). Le recourant savait, à réception du commandement de payer, que le délai d'opposition était écourté. L'opposition déclarée le 9 septembre, soit neuf jours après la notification du commandement de payer, était dès lors tardive.</div> <br/><div> <a name="idp318112"></a><span class="big bold" id="dispositiv">Dispositiv</span> </div> <br/><div class="paraatf">Par ces motifs, la Chambre des poursuites et des faillites:</div> <div class="paraatf">Déclare le recours irrecevable.</div> </div></body></html></html>