Lausanne, 27. Februar 2019
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 8. Februar 2019 (4A_433/2018)
Illegal zugänglich gemachte Filme im Internet: Swisscom muss 
Domains nicht sperren
Die Swisscom kann als Access Provider (Anbieter von Internetzugang) nicht dazu
verpflichtet werden, den Zugriff auf Internet-Seiten mit illegal zugänglich gemachten
Filmen zu sperren. Das Bundesgericht weist die Beschwerde eines Unternehmens
ab, dem in der Schweiz die Urheberrechte für einen Teil der betroffenen Filme zustehen.
Das Unternehmen hatte 2015 gegen die Swisscom geklagt. Es verlangte, dass die
Swisscom als Access Provider ihren Kunden mit technischen Massnahmen den Zugang
zu bestimmten ausländischen Portalen sperrt, über die unrechtmässig zugänglich
gemachte Filme direkt abgespielt (Streaming) oder heruntergeladen (Download) werden
können. Das Unternehmen verfügt in der Schweiz über die Urheberrechte an entsprechend angebotenen Filmen. Das Handelsgericht des Kantons Bern wies die Klage
2017 ab. 
Das Bundesgericht weist die dagegen erhobene Beschwerde des Unternehmens ab.
Damit die Swisscom zum Sperren der fraglichen Internet-Seiten verpflichtet werden
könnte, müsste sie als Teilnehmerin einer Urheberrechtsverletzung Dritter einen rechtlich relevanten Beitrag zu dieser leisten. Das ist nicht der Fall. Zunächst liegt keine
Urheberrechtsverletzung von Seiten der Nutzer vor, welche die Filme über den von der
Swisscom zur Verfügung gestellten Zugang zum weltweiten Internet konsumieren. Das
Urheberrechtsgesetz lässt diese Nutzung veröffentlichter Werke zum Eigengebrauch zu,
und zwar unabhängig davon, ob die Quelle rechtmässig oder widerrechtlich zugänglich
gemacht wurde. Der Gesetzgeber hat es bei der Revision des Urheberrechts abgelehnt,
die Vervielfältigung von Werken aus illegaler Quelle zum Eigengebrauch zu untersagen.
Nicht in Abrede gestellt wird, dass die Betreiber der fraglichen Internet-Portale und die
Hoster, welche die Filme auf dem Internet zugänglich machen, das Urheberrecht verletzen. Der Swisscom kann indessen kein konkreter Beitrag zu diesen Urheberrechtsverletzungen vorgeworfen werden. Die Tätigkeit der Swisscom beschränkt sich auf das
Anbieten eines Zugangs zum weltweiten Internet. Die Filme werden nicht von ihr selbst
zum Abruf freigegeben, sondern durch Dritte an unbekannten Orten im Ausland. Diese
Dritten sind weder Kunden der Swisscom noch stehen sie sonst in einer Beziehung zu
ihr. Der Umstand, dass die Swisscom zusammen mit zahlreichen weiteren Access
Providern die technische Infrastruktur für den Zugang zum Internet bereitstellt, reicht für
eine Verantwortlichkeit als Teilnehmerin an den fraglichen Urheberrechtsverletzungen
nicht aus. Andernfalls würde eine Verantwortlichkeit sämtlicher Schweizer Access
Provider für alle Inhalte begründet, die auf dem Internet urheberrechtswidrig zur Verfügung gestellt werden. Eine Regelung für die Einbindung der Access Provider zur
Bekämpfung von Urheberrechtsverletzungen im Internet mit geeigneten Verfahren und
technischen Sperrmassnahmen wäre durch den Gesetzgeber zu treffen. Lausanne, le 27 février 2019
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 8 février 2019 (4A_433/2018)
Films rendus accessibles illégalement sur Internet  : Swisscom 
ne doit pas bloquer l'accès aux noms de domaine
Swisscom, en tant qu'Access Provider (fournisseur d'accès Internet), ne peut être
astreinte à bloquer l'accès aux pages Internet contenant des films rendus accessibles illégalement. Le Tribunal fédéral rejette le recours d'une entreprise titulaire en
Suisse des droits d'auteur sur une partie des films concernés.
L'entreprise avait ouvert une action judiciaire contre Swisscom en 2015. Elle demandait
que celle-ci, en tant qu'Access Provider, interdise l'accès à ses clients, par des mesures
techniques, de certains portails étrangers depuis lesquels des films, rendus accessibles
illégalement, peuvent être lus directement (Streaming) ou téléchargés (Download). L'entreprise est titulaire en Suisse des droits d'auteur sur les films ainsi mis à disposition. Le
Tribunal de commerce du canton de Berne a rejeté l'action en 2017. 
Le Tribunal fédéral rejette le recours formé par l'entreprise contre cette décision.
Swisscom ne pourrait être astreinte à bloquer l'accès aux pages Internet en question
que si elle fournissait, en tant que participante à la violation des droits d'auteur d'un
tiers, une contribution pertinente du point de vue juridique. Cela n'est pas le cas. En
premier lieu, aucune violation des droits d'auteur ne peut être reprochée aux utilisateurs
qui visionnent les films bénéficiant de l'accès Internet mis à disposition par Swisscom.
La loi sur le droit d'auteur autorise l'usage privé d'oeuvres divulguées, peu importe à cet
égard qu'elles proviennent d'une source rendue accessible de manière légale ou
illégale. Lors de la révision du droit d'auteur, le législateur a renoncé à interdire la
reproduction à des fins privées d'oeuvres provenant d'une source illégale. Il n'est pas
contesté que les exploitants des portails Internet et les hébergeurs, qui rendent accessibles les films sur Internet, violent le droit d'auteur. On ne peut toutefois pas reprocher
à Swisscom de contribuer concrètement à ces violations. Dans le cadre de son activité,
Swisscom se limite à fournir un accès à Internet. Elle ne met pas elle-même à
disposition des films sur Internet, mais ceux-ci sont rendus accessibles par des tiers en
des lieux inconnus à l'étranger. Ces tiers ne sont ni des clients de Swisscom ni dans
une relation quelconque avec celle-ci. Le fait que Swisscom fournisse, avec de nombreux autres Access Provider, l'infrastructure technique permettant l'accès à Internet ne
suffit pas à établir une responsabilité en tant que participante aux violations du droit
d'auteur. Admettre le contraire reviendrait à engager la responsabilité de l'ensemble des
Access Provider suisses pour tous les contenus mis à disposition illégalement sur
Internet. L'adoption d'une réglementation visant à impliquer les Access Provider dans la
lutte contre les violations du droit d'auteur sur Internet par des procédures appropriées
et des mesures de blocage techniques serait de la compétence du législateur.