Lausanne, 29. Dezember 2014
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 2. Dezember 2014 (8C_250/2014)
Familienzulagen: Keine Differenzzahlung bei Anstellung in zwei  
Kantonen
Wer für zwei Arbeitgeber mit Sitz in unterschiedlichen Kantonen tätig ist, erhält nur  
die Familienzulagen im Kanton, wo das höhere Einkommen erzielt wird. Sind die  
Familienzulagen im Kanton des anderen Arbeitgebers besser, besteht kein Anspruch  
auf eine Vergütung der Differenz. Das Bundesgericht heisst die Beschwerde des  
Bundesamtes für Sozialversicherungen gut.
Der Fall betrifft eine Frau, die je bei einem Arbeitgeber im Kanton Genf und im Kanton  
Waadt angestellt ist. Die Familienzulagen für ihr Kind werden von einer Ausgleichskasse  
im Kanton Waadt ausgerichtet, weil sie beim dortigen Arbeitgeber ein höheres Einkommen erzielt (Artikel 11 der Familienzulagenverordnung). Da die Familienzulagen im  
Kanton Genf höher sind als im Kanton Waadt, ersuchte die Betroffene die Genfer  
Ausgleichskasse um Vergütung des Differenzbetrages. Das Genfer Obergericht gab ihr  
im vergangenen Februar Recht. 
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde des Bundesamtes für Sozialversicherungen  
gut und verneint einen Anspruch auf Auszahlung des Differenzbetrages. Artikel 7 des  
Bundesgesetzes über die Familienzulagen (FamZG) sieht eine Vergütung der Differenz  
zwar vor, wenn zwei für das gleiche Kind zulagenberechtigte Personen je in verschiedenen Kantonen arbeiten und die Leistungen des Bezugskantons tiefer liegen als  
diejenigen im anderen Kanton. Weder aus den Gesetzesmaterialien noch aus Sinn und  
Zweck dieser Bestimmung ergibt sich jedoch, dass diese Regelung auch dann anzuwenden wäre, wenn eine allein bezugsberechtigte Person in zwei Kantonen arbeitet. Es  
ist davon auszugehen, dass der Gesetzgeber eine entsprechende Lösung getroffen  
hätte, wenn in solchen Fällen ebenfalls eine Differenzzahlung gewährt werden sollte.  
Damit liegt keine Gesetzeslücke vor, die durch Richterrecht zu füllen wäre. Es ist auch  
nicht ersichtlich, dass die Regelung von Artikel 7 FamZG das verfassungsmässige  
Gebot der Gleichbehandlung verletzen könnte. Die Situation einer Person mit mehreren  
Arbeitgebern ist nicht vergleichbar mit derjenigen beim Aufeinandertreffen der Ansprüche von zwei potentiell berechtigten Personen. Lausanne, le 29 décembre 2014
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 2 décembre 2014 (8C_250/2014)
Allocations familiales: pas de droit à la compensation de la  
différence en cas d'emplois dans deux cantons
La personne qui travaille au service de deux employeurs établis dans des cantons  
différents perçoit les allocations familiales seulement dans le canton dans lequel elle  
réalise le salaire le plus élevé. Lorsque les allocations versées par le canton de  
l'autre employeur sont plus élevées, il n'existe pas de droit à la compensation de la  
différence. Le Tribunal fédéral admet un recours de l'Office fédéral des assurances  
sociales.
Le cas concerne une femme qui travaille au service de deux employeurs, l'un dont le  
siège est à Genève et l'autre dans le canton de Vaud. Les allocations en faveur de son  
fils sont versées par une caisse de compensation du canton de Vaud, dès lors que le  
salaire versé à l'intéressée par l'employeur établi dans ce canton est plus élevé  
(article 11 de  l'ordonnance  sur les  allocations  familiales).  Etant  donné  que les  
allocations familiales versées dans le canton de Genève sont plus élevées que dans le  
canton de Vaud, l'intéressée a demandé à la caisse genevoise de lui allouer la  
différence. La Cour de justice du canton de Genève lui a donné raison au mois de  
février 2014.
Le Tribunal fédéral admet le recours formé par l'Office fédéral des assurances sociales  
et nie le droit de l'intéressée à la compensation de la différence. L'article 7 de la loi  
fédérale sur les allocations familiales (LAFam) prévoit le versement de la différence  
lorsque deux ayants droit aux allocations pour le même enfant travaillent dans des  
cantons différents et que les prestations allouées par le canton compétent sont moins  
élevées que dans l'autre canton. Ni les travaux préparatoires ni une interprétation  
téléologique de cette disposition ne permettent d'inférer que cette réglementation est  
applicable également dans les cas où l'ayant droit unique travaille dans deux cantons  
différents. C'est pourquoi on peut penser que s'il avait voulu instaurer dans ces cas le  
droit au versement de la différence, le législateur l'aurait prévu dans la loi. Aussi  
n'existe-t-il pas de lacune qui pourrait être comblée par le juge. Il n'apparaît pas non  
plus que la réglementation de l'article 7 LAFam consacre une violation du principe  
constitutionnel de l'égalité de traitement. La situation d'une personne travaillant au  
service de plusieurs employeurs n'est pas comparable à celle qui découle d'un concours  
de prestations entre deux ayants droit potentiels.