<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2022-05-23-5A_165-2022.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5A_165/2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 23 mai 2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit civil</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. les Juges fédéraux Herrmann, Président, </div> <div class="para">von Werdt et Schöbi. </div> <div class="para">Greffière : Mme Gudit. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">représentée par Me Bertrand Pariat, avocat, </div> <div class="para">recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B.________, </div> <div class="para">représenté par Me Pascal Rytz, avocat, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">mesures provisionnelles (contribution d'entretien et provisio ad litem), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt de la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève du 28 janvier 2022 (C/10027/2020, ACJC/141/2022). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">B.________, né en 1968, et A.________, née en 1979, se sont mariés en 2013. Aucun enfant n'est issu de leur union. Ils se sont séparés en mai 2018. </div> <div class="para">Depuis la séparation des époux, leurs relations ont été réglées par jugement rendu sur mesures protectrices de l'union conjugale par le Tribunal de première instance du canton de Genève (ci-après: Tribunal) le 15 novembre 2018. Dans sa décision, le Tribunal a notamment donné acte à l'époux de son engagement à verser à son épouse, à titre de contribution à son entretien, la somme de 9'000 fr. par mois du 1er novembre 2018 au 31 mai 2020 et de 4'500 fr. par mois du 1er juin 2020 au 31 décembre 2020. Dans sa décision, il a également relevé que les parties s'étaient engagées à ne pas demander de modification ou de suppression de la contribution d'entretien compte tenu du fait qu'aucune contribution d'entretien ne sera due après le mois de décembre 2020. </div> <div class="para">Le 27 mai 2020, l'époux a formé une demande en divorce unilatérale auprès du Tribunal et a notamment conclu à ce qu'il soit dit qu'il ne doit aucune contribution à l'entretien de son épouse dès le 1er janvier 2021. </div> <div class="para">Le 8 juin 2021, l'épouse a déposé une requête de mesures provisionnelles par laquelle elle a conclu à ce que le Tribunal condamne l'époux à lui verser une contribution d'entretien d'au minimum 10'000 fr. par mois dès le mois de juillet 2020, subsidiairement dès le mois de juin 2021, ainsi que la somme de 15'000 fr. à titre de <i>provisio ad litem</i>. </div> <div class="para">Par ordonnance du 27 août 2021, le Tribunal a provisionnellement condamné l'époux à verser en mains de l'épouse, par mois et d'avance, dès le 1er janvier 2021, 3'750 fr. à titre de contribution d'entretien, sous déduction des sommes déjà versées à ce titre (chiffre 1 du dispositif) et condamné l'époux à verser à l'épouse 15'000 fr. à titre de <i>provisio ad litem</i> dans les 30 jours à compter de la notification de l'ordonnance (ch. 2). </div> <div class="para">Par arrêt du 28 janvier 2022, la Cour de justice du canton de Genève, statuant sur appel de l'époux, a annulé les chiffres 1 et 2 du dispositif de l'ordonnance du 27 août 2021, l'a réformée en réduisant le montant de la <i>provisio ad litem</i> à 8'000 fr. et l'a confirmée pour le surplus. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Par acte du 2 mars 2022, l'épouse interjette un recours en matière civile contre l'arrêt cantonal du 28 janvier 2022. Sous suite de frais et dépens, elle conclut, en substance, principalement à la confirmation de l'ordonnance du 27 août 2021 et subsidiairement à l'annulation de l'arrêt attaqué et au renvoi de la cause à l'autorité cantonale pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Elle sollicite également l'octroi de l'assistance judiciaire et le bénéfice de l'effet suspensif à son recours. Elle produit en outre une pièce, à savoir un certificat médical établi le 22 février 2022. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Déposé en temps utile (<span class="artref">art. 100 al. 1 LTF</span>) et dans la forme légale (<span class="artref">art. 42 al. 1 LTF</span>) par une partie qui a qualité pour recourir (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/76/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/76/1/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/76/1/a" type="start"></artref>art. 76 al. 1 let. a et b LTF</span><artref id="CH/173.110/76/1/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/76/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/b" type="end"></artref>), le recours est dirigé contre une décision de mesures provisionnelles rendue pendant la procédure de divorce, à savoir une décision finale (<span class="artref">art. 90 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=9&amp;from_date=06.05.2022&amp;to_date=25.05.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-III-426%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page426">ATF 134 III 426</a> consid. 2.2), rendue sur recours par une autorité supérieure statuant en dernière instance cantonale (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/75/2" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/75/1" type="start"></artref>art. 75 al. 1 et 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/75/2" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/2" type="end"></artref>), dans une affaire civile (<span class="artref">art. 72 al. 1 LTF</span>) de nature pécuniaire, dont la valeur litigieuse requise est atteinte (art. 51 al. 1 let. a, 51 al. 4 et 74 al. 1 let. b LTF). Le recours est donc en principe recevable au regard des dispositions qui précèdent. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.1.</b> Comme la décision attaquée porte sur des mesures provisionnelles au sens de l'<span class="artref">art. 98 LTF</span>, la partie recourante ne peut dénoncer que la violation de droits constitutionnels. Le Tribunal fédéral n'examine de tels griefs que s'ils ont été invoqués et motivés par le recourant (" principe d'allégation ", <span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>), c'est-à-dire s'ils ont été expressément soulevés et exposés de manière claire et détaillée (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=9&amp;from_date=06.05.2022&amp;to_date=25.05.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F147-I-73%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page73">ATF 147 I 73</a> consid. 2.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=9&amp;from_date=06.05.2022&amp;to_date=25.05.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F146-III-303%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page303">146 III 303</a> consid. 2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=9&amp;from_date=06.05.2022&amp;to_date=25.05.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-III-364%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page364">142 III 364</a> consid. 2.4). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.</b> Le Tribunal fédéral statue sur la base des faits établis par l'autorité précédente (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>). Dans l'hypothèse d'un recours soumis à l'<span class="artref">art. 98 LTF</span>, le recourant qui entend invoquer que les faits ont été établis de manière manifestement inexacte ne peut obtenir la rectification ou le complètement des constatations de fait de l'arrêt cantonal que s'il démontre la violation de droits constitutionnels, conformément au principe d'allégation susmentionné (cf. <i>supra</i> consid. 4.1). </div> <div class="para">En l'espèce, la partie " En fait " présentée dans le mémoire de recours est irrecevable et sera ignorée en tant que les faits qui y sont exposés s'écartent de ceux contenus dans l'arrêt attaqué et que la recourante ne démontre pas que leur établissement serait manifestement inexact. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut être présenté à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente (<span class="artref">art. 99 al. 1 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=9&amp;from_date=06.05.2022&amp;to_date=25.05.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-V-19%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page19">ATF 143 V 19</a> consid. 1.2 et la référence). Les faits et pièces postérieurs au jugement entrepris sont également prohibés (vrais nova; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=9&amp;from_date=06.05.2022&amp;to_date=25.05.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-V-19%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page19">ATF 143 V 19</a> consid. 1.2 et les références; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=9&amp;from_date=06.05.2022&amp;to_date=25.05.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-III-120%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page120">139 III 120</a> consid. 2.1.3 et la référence), à moins notamment qu'ils ne rendent sans objet le recours (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=9&amp;from_date=06.05.2022&amp;to_date=25.05.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-III-614%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page614">ATF 137 III 614</a> consid. 3.2.1). Dès lors que, en l'occurrence, la pièce produite par la recourante ne remplit pas les conditions précitées, elle est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">La recourante se plaint d'un établissement et d'une appréciation inexacts des faits ainsi que d'arbitraire (<span class="artref">art. 9 Cst.</span>) et conclut au versement d'une contribution d'entretien en sa faveur. </div> <div class="para">Il ressort de l'arrêt querellé que, dans un jugement rendu sur mesures protectrices de l'union conjugale le 15 novembre 2018, l'autorité de première instance avait donné acte à l'époux de son engagement à contribuer à l'entretien de l'épouse jusqu'au 31 décembre 2020 et qu'elle avait également relevé que les parties s'étaient engagées à ne pas demander de modification ou de suppression de la contribution d'entretien, compte tenu du fait qu'aucune contribution ne serait due après le mois de décembre 2020. </div> <div class="para">La juridiction cantonale a notamment motivé le refus d'octroi d'une contribution d'entretien par le fait que l'incapacité de travail invoquée par l'épouse n'était pas suffisamment documentée pour être rendue vraisemblable et que, subsidiairement, elle n'était pas nouvelle, ni n'était imprévisible au moment du prononcé des mesures protectrices. Sur ce dernier point, la cour cantonale a retenu que l'épouse elle-même avait déclaré avoir été en traitement, ou du moins avoir souffert des problèmes de santé dont elle se prévalait, déjà antérieurement à la décision sur mesures protectrices. Elle a par ailleurs considéré que les différents mandats d'administratrice de sociétés en Suisse et à l'étranger acceptés par l'intimée étaient peu compatibles avec la prétendue incapacité de travail qu'elle alléguait. </div> <div class="para">La recourante soutient en substance que, en retenant que son incapacité de travail n'était pas suffisamment documentée pour être rendue vraisemblable, l'autorité cantonale se serait écartée de manière totalement arbitraire des faits qu'elle avait allégués et des pièces qu'elles avait produites. L'intéressée conteste en outre les constatations cantonales relatives aux sociétés administrées par elle-même. </div> <div class="para">En l'espèce, la recourante se limite à un argumentaire où elle oppose, dans une approche appellatoire, sa propre appréciation des faits à celle effectuée par l'autorité cantonale, ce qui rend sa critique <i>a priori</i> irrecevable (cf. <i>supra</i> consid. 4.1 et 4.2). Au demeurant et sur le fond, le raisonnement de l'autorité précédente, qui a estimé que l'incapacité de travail invoquée par la recourante n'était pas suffisamment documentée pour être rendue vraisemblable, n'apparaît pas arbitraire (<span class="artref">art. 9 Cst.</span>) au regard notamment de la jurisprudence relative à l'appréciation de la valeur probante d'un certificat médical (sur ce point, cf. arrêts 5A_1040/2020 du 8 juin 2021 consid. 3.1.2; 5A_239/2017 du 14 septembre 2017 consid. 2.4 et les références, publié in FamPra.ch 2018 p. 212). </div> <div class="para">Par surabondance, force est de constater que la recourante ne s'en prend qu'au pan principal de la motivation cantonale, relative à l'inexistence d'une incapacité de travail, et non à la motivation subsidiaire, relative à l'absence de nouveauté et d'imprévisibilité d'une telle incapacité au moment du prononcé des mesures protectrices. Or, dès lors que cette motivation permettait également de sceller le sort de la cause, la recourante devait également démontrer que - en l'occurrence - elle procédait de l'arbitraire (sur cette question, cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=9&amp;from_date=06.05.2022&amp;to_date=25.05.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-III-364%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page364">ATF 142 III 364</a> consid. 2.4; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=9&amp;from_date=06.05.2022&amp;to_date=25.05.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F138-III-728%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page728">138 III 728</a> consid. 3.4). Faute de s'en prendre à tous les pans déterminants de la motivation cantonale, le grief devrait être déclaré irrecevable pour ce motif également. </div> <div class="para">En conclusion, autant que le grief est suffisamment motivé, il est infondé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.</b> </div> <div class="para">S'agissant des griefs soulevés par la recourante en relation avec une prétendue " violation de l'<span class="artref">art. 179 CC</span> par renvoi de l'<span class="artref">art. 276 al. 1 CPC</span> " ainsi qu'avec la <i>provisio ad litem</i>, ils sont irrecevables, l'intéressée n'invoquant et ne motivant pas la violation de droits constitutionnels (cf. <i>supra</i> consid. 4.1 et 4.2). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>8.</b> </div> <div class="para">Vu ce qui précède, le recours, infondé dans la mesure où il est recevable, doit être rejeté, ce qui rend sans objet la requête d'effet suspensif. La requête d'assistance judiciaire pour la procédure fédérale ne saurait être agréée, dès lors que le recours était d'emblée dénué de chances de succès (<span class="artref">art. 64 al. 1 LTF</span>). Les frais judiciaires, arrêtés à 1'000 fr., sont par conséquent mis à la charge de la recourante, qui succombe (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). Il n'y a pas lieu d'octroyer une indemnité de dépens à l'intimé, qui n'a au demeurant pas été invité à se déterminer (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/68/3" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/68/1" type="start"></artref>art. 68 al. 1 et 3 LTF</span><artref id="CH/173.110/68/3" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/3" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Président prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est rejeté dans la mesure où il est recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La requête d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 1'000 fr., sont mis à la charge de la recourante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et à la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 23 mai 2022 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Herrmann </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : Gudit </div> </div></body></html>