An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 14. Januar 2020
Kein Embargo
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 14. Januar 2020 (8C_152/2019)
Zürcher Sozialhilfegesetz: Beschwerde gegen neue Regelung  
abgewiesen
Das Bundesgericht weist die Beschwerde gegen die 2019 vom Zürcher Kantonsrat
beschlossene Änderung des kantonalen Sozialhilfegesetzes ab, wonach Auflagen
und Weisungen nicht selbstständig angefochten werden können. Der fraglichen
Bestimmung kann ein Sinn zugemessen werden, der sich mit der verfassungsmässigen Rechtsweggarantie vereinbaren lässt. 
Gemäss § 21 des Sozialhilfegesetzes des Kantons Zürich vom 14. Juni 1981 darf die
wirtschaftliche Hilfe mit Auflagen und Weisungen verbunden werden. Am 21. Januar
2019 beschloss der Kantonsrat des Kantons Zürich eine Ergänzung dieser Bestimmung
mit folgendem Wortlaut: "Auflagen und Weisungen sind nicht selbstständig anfechtbar."
Mehrere Organisationen sowie drei Privatpersonen gelangten dagegen ans Bundesgericht und beantragten die Aufhebung der neuen Regelung. Mit Verfügung vom 20. Mai
2019 gewährte das Bundesgericht der Beschwerde die aufschiebende Wirkung. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerde in seiner öffentlichen Beratung vom Dienstag
ab, soweit es darauf eintritt. Der fraglichen Bestimmung kann ein Sinn zugemessen
werden, der sich mit der Rechtsweggarantie von Artikel 29a der Bundesverfassung vereinbaren lässt. Die Rechtsweggarantie gibt jeder Person bei Rechtsstreitigkeiten Anspruch auf Beurteilung durch eine richterliche Behörde. Betroffenen Personen droht in
aller Regel kein irreparabler Nachteil, wenn sie eine als Zwischenentscheid geltende
sozialhilfrechtliche Auflage oder Weisung nicht sofort selbstständig anfechten können.
Ihre Rechtmässigkeit kann vom Gericht geprüft werden, wenn wegen eines Verstosses
gegen Auflagen oder Weisungen die Leistungen gekürzt werden und dieser Endentscheid angefochten wird. Ob eine Auflage oder Weisung rechtmässig ist, kann vom
Gericht dabei in gleicher Weise beurteilt werden wie bei einer sofortigen Anfechtung des
Zwischenentscheids. Zwar ist nicht zu verkennen, dass der ganz überwiegende Teil der
von der neuen Regelung betroffenen Personen in einer schwierigen finanziellen
Situation steckt, welche bereits durch eine verzögerte Auszahlung der Sozialhilfeleistungen noch verschärft wird. Dieser Aspekt ist indessen bei der Frage mitzuberücksichtigen, ob der Beschwerde gegen eine Sanktionierung aufschiebende Wirkung
zukommt oder diese entzogen werden soll. Zudem erscheint es als wünschenswert,
dass das Gericht solche Verfahren auf Antrag besonders rasch behandelt. Dass in
speziell gelagerten Fällen wegen einer sozialhilferechtlichen Auflage oder Weisung ein
irreparabler Nachteil droht, kann zwar nicht vollständig ausgeschlossen werden. Wo
dies der Fall ist, muss deren sofortige Anfechtung vor kantonalem Gericht möglich sein.
Allerdings ist kein Fall ersichtlich, in dem das Bundesgericht einen solchen Nachteil in
einem sozialhilferechtlichen Kontext bisher bejaht hätte. Die ungewisse Möglichkeit,
dass sich die fragliche Bestimmung in besonders gelagerten Einzelfällen als verfassungswidrig auswirken könnte, vermag ein Eingreifen des Bundesgerichts im Rahmen
der abstrakten Normenkontrolle nicht zu rechtfertigen. Als unbegründet erweist sich im
Weiteren auch die geltend gemachte Verletzung des Rechtsgleichheitsgebots. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 14 janvier 2020
Pas d'embargo
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 14 janvier 2020 (8C_152/2019)
Loi zurichoise sur l'aide sociale  : rejet du recours contre la 
nouvelle réglementation
Le Tribunal fédéral rejette le recours contre la modification de la loi cantonale sur
l'aide sociale adoptée par le Grand Conseil du canton de Zurich en 2019, selon
laquelle les obligations et injonctions ne peuvent pas être contestées de manière
indépendante. On peut donner à la disposition en question un sens compatible avec
la garantie constitutionnelle de l'accès au juge.
Selon le paragraphe 21 de la loi sur l'aide sociale du canton de Zurich du 14 juin 1981,
l'aide économique peut être soumise à des obligations et à des injonctions. Le 21  janvier
2019, le Grand Conseil du canton de Zurich a décidé de compléter cette disposition
dans les termes suivants  : « Les obligations et les injonctions ne peuvent pas être
contestées de manière indépendante  ». Plusieurs organisations et trois particuliers ont
déposé un recours devant le Tribunal fédéral et ont demandé l'abrogation de la nouvelle
réglementation. Dans une ordonnance du 20 mai 2019, le Tribunal fédéral a accordé
l'effet suspensif au recours. 
Lors de sa délibération publique de mardi, le Tribunal fédéral rejette le recours dans la
mesure où il est recevable. La disposition en question peut se voir attribuer un sens
compatible avec la garantie de l'accès au juge prévue à l'article 29a de la Constitution
fédérale. La garantie de l'accès au juge donne à toute personne le droit d'être jugée par
une autorité judiciaire en cas de litige. En règle générale, les personnes concernées ne
sont pas menacées d'un préjudice irréparable si elles ne peuvent pas contester
immédiatement et de manière indépendante une obligation ou une injonction en matière
d'assistance sociale, laquelle est considérée comme une décision incidente. Leur
conformité au droit peut être examinée par le tribunal si les prestations sont réduites en
raison d'une violation des obligations ou des injonctions et que cette décision finale est
contestée. Le tribunal peut examiner si une obligation ou une injonction est licite de la
même manière que dans le cas d'une contestation immédiate de la décision incidente.
Certes, on ne peut ignorer que la grande majorité des personnes concernées par la
nouvelle réglementation se trouvent dans une situation financière difficile, déjà aggravée
par le retard de paiement des prestations d'assistance sociale. Toutefois, cet aspect doit
également être pris en compte lors de l'examen de la question de savoir si le recours
contre une sanction doit avoir un effet suspensif ou si ce dernier doit être retiré. De plus,
il semble souhaitable que le tribunal traite, sur demande, ces procédures particulièrement rapidement. On ne peut totalement exclure le risque, dans des cas particuliers,
d'un préjudice irréparable en raison d'une obligation ou d'une injonction en vertu de la
loi sur l'aide sociale. Si tel est le cas, il doit être possible de le contester immédiatement
devant le tribunal cantonal. Toutefois, il n'y a pas de cas apparent jusqu'à présent dans
lequel le Tribunal fédéral aurait admis un tel préjudice dans le contexte du droit de l'aide
sociale. La possibilité incertaine que la disposition en question puisse s'avérer contraire
à la Constitution dans des cas particuliers ne peut pas justifier l'intervention du Tribunal
fédéral dans le cadre du contrôle abstrait des normes. En outre, la violation alléguée du
principe de l'égalité de traitement s'avère également infondée.