<h2>SubmittedText<h2><p>Le 1er septembre 2003, les médias ont annoncé qu'une association avait l'intention de désigner 1000 femmes pour l'attribution du prix Nobel de la paix 2005. Ce projet, émanant d'une initiative suisse, doit coûter environ 5 millions de francs. À ce qu'on dit, la première phase du projet sera financée par le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).</p><p>À ce sujet, je souhaite poser au Conseil fédéral les questions suivantes :</p><p>1. En admettant que le Conseil fédéral reconnaisse une certaine originalité dans cette idée, une telle candidature ne risque-t-elle pas de diluer l'impact du titre et de le dévaloriser ?</p><p>2. Comment le DFAE en est-il venu à soutenir financièrement un tel projet ?</p><p>3. À combien s'élève le montant de l'aide apportée jusqu'à présent ? À combien s'élève le montant de l'aide promise ? Sous quel titre est classé ce projet ?</p><p>4. Lorsqu'il a été décidé d'apporter un soutien financier à un tel projet, le programme d'allègement budgétaire a-t-il été pris en considération ?</p><p>5. Le Conseil fédéral a-t-il pensé à la manière dont devrait être réorganisée la réunion annuelle des prix Nobel à Lindau (lac de Constance)?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>1. Le projet "1000 femmes pour le prix Nobel de la paix 2005" vise plusieurs objectifs. Au travers des portraits de 1000 femmes, l'on souhaite montrer à quel point le travail des femmes en faveur de la paix peut être varié, créatif, mais aussi parfois dangereux. Le projet a pour but de dépeindre les femmes non pas comme les victimes désignées de conflits armés, mais en tant qu'acteurs qui s'engagent courageusement dans leur région en crise en faveur d'un règlement pacifique du conflit. Dans le même temps, les responsables du projet tiennent à rendre plus visible le travail des femmes en faveur de la paix de par le monde en l'honorant du prix Nobel de la paix. Le Conseil fédéral salue cette intention, car il constate, dans le cadre de sa propre promotion de la paix, les contributions importantes que les femmes apportent dans les processus de paix. Il ne partage pas l'opinion selon laquelle l'hommage qui leur serait rendu au travers du prix Nobel de la paix pourrait conduire à une dilution et dévalorisation de ce prix.</p><p>2. Le Conseil fédéral est convaincu, tout comme l'ONU et d'autres protagonistes de la promotion internationale de la paix, qu'il convient d'accorder une grande importance à la perspective féminine dans tous les processus et activités liés à la politique de paix. Le soutien de projets, comme celui dont il est question, en est une conséquence.</p><p>3. Le Conseil fédéral est d'avis qu'un tel projet doit être soutenu en premier lieu par la société civile - une opinion qui est d'ailleurs partagée par la direction du projet. La Confédération a jusqu'à présent procédé à deux versements de 75 000 francs chacun destinés à permettre la création de l'association "1000 femmes pour le prix Nobel de la paix 2005", la mise en place d'une modeste infrastructure et les premiers pas vers une mise en réseau des femmes concernées dans le monde entier. Cependant, il n'est pas prévu de soutenir le projet au-delà de sa phase initiale.</p><p>4. Les contributions de soutien de la Confédération proviennent du budget adopté par le Parlement pour l'année 2003. Elles sont pleinement compatibles avec le programme d'allègement budgétaire 2003.</p><p>5. Le Conseil fédéral estime que l'attribution du prix Nobel de la paix à 1000 femmes n'aurait pas de conséquences, quelles qu'elles soient, pour ce qui est de la réunion annuelle des lauréats du prix Nobel à Lindau sur le lac de Constance. Il va de soi que les femmes ne viendraient pas toutes ensemble recevoir le prix, mais qu'il serait remis à une délégation.</p>  Réponse du Conseil fédéral.