C our III C -2681/2006 {T 0 /2 } A rrêt du 9 juillet 2007 C om position : Elena Avenati-C arpani, présidente du collège, Franziska Schneider, Eduard Acherm ann, juges; Pascal M ontavon, greffier. P._______, recourant, représenté par M e C harles G uerry, route de Beaum ont 20, case pos- tale 711, 1701 Fribourg, contre O ffice de l'assurance-invalidité pour les assurés résidant à l'étranger O A IE , case postale 3100, 1211 G enève 2, autorité intim ée, concernant R évision, réduction de rente d'invalidité. B u n d e s v e rw a ltu n g s g e ric h t T rib u n a l a d m in is tra tif fé d é ra l T rib u n a le a m m in is tra tiv o fe d e ra le T rib u n a l a d m in is tra tiv fe d e ra l2 Faits : A. A.a Le ressortissant portugais P._______, né le 1er août 1957, m arié, père de 4 enfants, travailla en Suisse en 1990 dans la construction, de 1993 à 1997 dans l'agriculture, en 1998 à nouveau dans la construction, et connut une période de chôm age du 1er décem bre 1998 au 30 avril 2000. D urant ces années sa fam ille est restée au Portugal. D ans le cadre d'un stage d'occupation pendant l'été 1999, il déplaça des troncs d'arbres et com - m ença à ressentir d'im portantes douleurs lom baires basses qui ont par la suite entraîné une incapacité de travail totale dès le 1er avril 2000 (cf. pce 15). En septem bre de la m êm e année il déposa une dem ande de prestations auprès de l'O ffice AI du canton de Fribourg (pce 1). A.b D ans le cadre de l'instruction de cette dem ande, l'O ffice AI du canton de Fribourg ordonna des exam ens m édicaux qui m irent à jour des lom balgies com m unes avec pseudo-radiculalgies associées à une scoliose sinistro- convexe lom baire, un rétrolisthésis L5-S1, une ostéochondrose L5-S1 et des troubles dégénératifs pluri-étagés (pces 66, 67 et 75) et ordonna no- tam m ent une expertise psychiatrique qui fut réalisée auprès de l'H ôpital psychiatrique cantonal de M arsens. L'expertise datée du 11 m ars 2002 conclut au diagnostic de troubles de l'adaptation avec réaction m ixte, an- xieuse et dépressive prolongée ainsi qu'à un retard m ental léger (Q I de 53) avec troubles de com portem ent significatifs em pêchant l'intéressé de tra- vailler, de faire face aux changem ents et aux réalités professionnelles, gé- nérant des angoisses destructurantes et une aggravation de la sym ptom a- tologie dépressive et som atique. L'expert releva une incapacité totale de travail tant dans une activité lourde que légère. Il indiqua de plus dans son rapport, s'agissant de l'évolution future de l'intéressé, que le pronostic pa- raissait très réservé com pte tenu des lim itations intellectuelles et du fonc- tionnem ent m ental de l'assuré m arqué par des séquelles de psychoses in- fantiles. Il indiqua qu'il était difficile d'im aginer de tenter une réadaptation m algré l'am élioration hypothétique de l'état dépressif (pce 82). A.c Par décision du 28 octobre 2002 l'O ffice AI du canton de Fribourg alloua à P._______ une rente d'invalidité entière à com pter du 1er m ars 2001 pour un degré d'invalidité de 100% (pce 55). Au cours de l'année 2003 l'intéressé étant retourné au Portugal, le dossier a été transm is à l'O ffice de l'assurance-invalidité pour les personnes résidant à l'étranger (O AIE; pce 58). B. En octobre 2004 l'O AIE entreprit une procédure de révision (pce 103) et versa notam m ent au dossier les pièces suivantes: – un questionnaire de révision rem pli le 28 octobre 2004 par l'assuré, qui affirm e n'avoir pas exercé d'activité lucrative depuis le 1er m ars 2002 [recte: 2001] (pce 104),3 – un rapport m édical daté du 3 septem bre 2004 établi par le D r S._______, psychiatre, duquel il appert que l'assuré, âgé de 46 ans (75kg/164cm ), ne paraît pas avoir am élioré son état da santé depuis son retour au Por- tugal. Le rapport fait notam m ent état d'un status anxieux et légèrem ent dépressif traité par m édication (pce 110), – un rapport m édical daté du 21 octobre 2004 établi par le C entro de Sau- de M oim enta da Beira, signé du D r B._______, faisant état de con- sultations audit centre par l'intéressé en raison de cervicalgies, dor- salgies et lom balgies irradiant jusqu'aux m em bres supérieurs et infé- rieurs ayant des incidences sur l'hum eur de l'intéressé dans les phases d'exacerbation des douleurs (pce 111), – un rapport détaillé E 213 établi le 1er juillet 2004 par la Sécurité sociale portugaise faisant état d'une légère lim itation de l'am plitude dorso-lom - baire et de la m obilité ne perm ettant plus à l'intéressé d'exercer sa der- nière activité de serveur (sic) à plein tem ps, m ais lui perm ettant d'exercer celle-ci au m ax. 5 h. par jour ou une activité adaptée à plein tem ps telle que surveillant (pce 112). C . L'O AIE rem it le dossier au D r M ._______ de son service m édical qui dans un bref rapport du 22 décem bre 2004 releva que, vu le rapport détaillé du 1er juillet 2004, l'intéressé, rentré dans son cadre fam ilial, avait am élioré son état de santé et que, si son incapacité de travail était de 80% dans son ancienne activité, il pouvait, à com pter du 1er juillet 2004, exercer une activité à 50% en tant que concierge, gardien d'im m euble / de chantier, surveillant de parking / m usée, m agasinier sans port de charges lourdes, ni position debout stationnaire (pces 113 s.). L'O AIE procéda à une évaluation de l'invalidité le 1er m ars 2005 par une com paraison de revenus et constata que l'assuré, du fait de son invalidité, subissait une dim inution de sa capacité de gain de 55,86% (pce 115). D ans ce calcul, le revenu après invalidité fut réduit de 10% pour des raisons liées à son handicap et à son âge (salaire sans invalidité [activités de production, cf. pce 89] retenu en 2001 indexé 2002: Fr. 4'452.-, salaire selon les activités de substitution proposées valeur 2002 à 50% : Fr. 2'094.- sous déduction de 10% : Fr. 1'885.- [base 40 h./sem .], soit Fr. 1'965.- [base 41.7 h./sem .]). D . Par projet de décision du 8 m ars 2005, l'O AIE inform a l'assuré que sa ren- te entière AI serait rem placée par une dem i-rente et l'invita à présenter d'éventuelles observations (pce 117). L'intéressé, représenté par M e C har- les G uerry, indiqua s'opposer à la m odification de sa rente faisant valoir l'absence d'am élioration de son état de santé tant sur le plan psychique que som atique depuis le 31 juillet 2002 date de la décision de l'O ffice AI du canton de Fribourg qui avait fixé à 100% son degré d'invalidité (pce 120). Le dossier fut transm is au D r G 1._______, m édecin psychiatre, qui dans son rapport du 16 juin 2005 confirm a la possibilité pour l'assuré de reprendre une activité à 50% à partir du 1er juillet 2004. Il releva notam m ent que le rapport m édical du D r S._______ du 3 septem bre 2004 4 m ettait en évidence une hum eur anxieuse et de légères tonalités dépressives ainsi que des troubles du som m eil transitoires et sporadiques, un appétit décrit com m e norm al, un état dépressif m odéré. Le D r G 1._______ releva qu'en 2002 l'incapacité de travail était en relation avec la sévérité de la sym ptom atologie dépressive liée à la séparation de l'intéressé d'avec sa fam ille, ce qui n'était plus le cas, alors que le dernier exam en faisait état d'une am élioration m anifeste qui à deux ans d'évolution pouvait être considérée com m e stable (pce 122). Par décision du 1er juillet 2005, l'O AIE rem plaça la rente entière AI par une dem i-rente avec effet au 1er septem bre 2005 (pce 124). E. Par acte du 31 août 2005, l'intéressé, représenté par son m andataire, for- m a opposition contre cette décision concluant à son annulation et au m ain- tien du versem ent d'une rente entière. Il releva que la procédure de révi- sion n'avait pas apporté la preuve d'une quelconque am élioration de son état de santé psychique, qu'en l'occurrence le rapport du D r S._______ du 3 septem bre 2004 m entionnait que son état de santé ne s'était pas am élio- ré de façon suffisam m ent significative pour perm ettre la reprise d'une acti- vité professionnelle et que le rapport établi le 21 octobre 2004 par le C entro de Saude indiquait que son état psychique avait plutôt tendance à s'aggraver (pce 125). Par décision sur opposition du 3 février 2006 l'O AIE confirm a sa précéden- te décision faisant valoir que son service m édical, sur la base notam m ent du rapport du D r S._______ m ettant en évidence un état dépressif m odéré stable et l'absence des élém ents sociaux culturels déstabilisant relevés dans le rapport de 2002, avait conclu à une évidente am élioration de l'état de santé de l'assuré lui perm ettant la reprise d'une activité de substitution adaptée à 50% , laquelle était raisonnablem ent exigible (pce 126). F. F.a Par acte du 8 m ars 2006, P._______, représenté par M e G uerry, interjeta recours contre la décision sur opposition précitée auprès de la C om - m ission fédérale de recours en m atière d'assurance-vieillesse, survivants et invalidité pour les personnes résidant à l'étranger (ci-après: la C om m ission de recours) concluant avec suite de dépens à son annulation et au m aintien du versem ent d'une rente entière, subsidiairem ent à ce qu'il soit ordonné des investigations m édicales com plém entaires. Il fit valoir que son état de santé ne s'était pas am élioré depuis le rapport psychiatrique de m ars 2002, que le seul nouveau rapport m édical postérieur à la déci- sion du 31 juillet 2002 était celui du D r S._______ du 3 septem bre 2004 qui ne faisait nullem ent état d'une am élioration de santé psychique d'où une constatation inexacte des faits pertinents. F.b Invité à se déterm iner par la C om m ision de recours, l'O AIE dans sa répon- se du 25 avril 2006 proposa le rejet du recours pour les m otifs évoqués dans sa décision sur opposition relevant l'avis unanim e des m édecins de son service et de la Sécurité sociale portugaise. 5 F.c Invité de son côté à m aintenir ou retirer son recours au vu de la réponse de l'O AIE, l'intéressé le m aintint par acte du 17 août 2006 et produisit à l'appui de ses conclusions un rapport détaillé d'expertise du D r G 2._______, psychiatre à Vevey, daté du 11 juillet 2006, m ettant en exergue un état dépressif de gravité m ineure, à la lim ite du m ajeur, en rém ission partielle, avec un très probable syndrom e douloureux som atoform e persistant lié à une personnalité dépendante en la personne de son épouse, sans am élioration significative de son état de santé depuis 1999-2000, ni depuis son retour au Portugal en 2003, avec une nette aggravation sur le plan som ato-conversif et une absence de capacité d'introspection rendant l'adhésion à un suivi psychothérapeutique très difficile. Il indiqua que ce status déterm inait une incapacité de travail de 100% dans toute activité de l'économ ie, m algré une m otivation de l'intéressé à reprendre un em ploi et que ce status allait perdurer probablem ent sur le long term e, l'assuré ne pouvant assum er un quelconque em ploi, m êm e adapté à ses lim itations physiques. F.d L'O AIE transm it le dossier au D r G 1._______ pour nouvelle prise de position, lequel dans son rapport du 10 septem bre 2006 confirm a sa précédente prise de position du 18 juin 2005 relevant que le rapport d'expertise du D r G 2._______ n'avait pas m is en évidence de signes dépressifs et que l'expert avait souligné que la détresse subjective de l'intéressé était en très net décalage avec l'observation clinique. Le D r G 1._______ releva égalem ent que l'expertise psychiatrique réalisée par le D r G 2._______ confirm ait la très nette am élioration du trouble dépressif en com paraison avec ce qui était décrit dans l'expertise psychiatrique du 11 m ars 2002, qu'en l'occurrence il pouvait ainsi être attendu de l'assuré un effort de volonté pour travailler dans une activité de substitution adaptée à 50% m algré ses douleurs (pce 128). Par duplique du 25 septem bre 2006, l'O AIE m aintint sa déterm ination de rejet du recours et confirm ation de décision attaquée. G . Par acte du 27 novem bre 2006, le recourant, représenté par son m anda- taire, souligna que le D r G 2._______ affirm ait clairem ent dans son rapport que m algré l'am endem ent partiel de l'atteinte thym ique aucune am élio- ration significative de son état de santé n'était intervenue depuis 1999- 2000, ni depuis son retour au Portugal en 2003, avec une nette aggravation sur le plan som ato-conversif liée à une dépendance m arquée à son épouse. Par com plém ent du 18 décem bre 2006, le m andataire du recourant fit valoir les observations du D r G 2._______ du 5 décem bre 2006 en réponse à l'appréciation du D r G 1.______ du 10 septem bre précédent. L'expert m it en exergue une pathologie invalidante de l'assuré caractérisée par une atteinte som atoform e conversivo-algique significative com portant entre autres des sym ptôm es algiques quasi perm anents, des pertes d'équilibre, des troubles visuels et auditifs, une désorientation spatiale, un trouble de la personnalité décom pensé de type dépendant avec une incapacité à se débrouiller seul, notam m ent sans son épouse, avec un im pact sur ses déplacem ents, une nette aggravation du tableau som ato-conversif. Il releva que cette dernière atteinte à sa santé était la 6 principale raison du m aintien du handicap psychique avec un pronostic com prom is pour la récupération d'une capacité de travail dans tout em ploi. H . Le Tribunal de céans com m uniqua au représentant du recourant, par acte du 23 janvier 2007, la reprise du dossier de la C om m ission de recours et, par acte du 16 février 2007, la com position du collège appelé à connaître du recours, laquelle ne fut pas contestée. D roit : 1. 1.1 Sous réserve des exceptions prévues à l’art. 32 de la Loi fédérale du 17 juin 2005 sur le Tribunal adm inistratif fédéral (LTAF, R S 173.32), le Tribu- nal adm inistratif fédéral, en vertu de l’art. 31 LTAF, connaît des recours contre les décisions au sens de l’art. 5 de la Loi fédérale du 20 décem bre 1968 sur la procédure adm inistrative (PA, R S 172.021) prises par les auto- rités m entionnées aux art. 33 et 34 LTAF. En particulier, les décisions ren- dues par l'O ffice AI pour les assurés résidant à l'étranger (O AIE) concer- nant l'octroi de rente d'invalidité peuvent être contestées devant le Tribunal adm inistratif fédéral conform ém ent à l'art. 69 al. 1 let. b de la Loi fédérale du 19 juin 1959 sur l'assurance-invalidité (LAI, R S 831.20). 1.2 Les affaires pendantes devant les com m issions fédérales de recours ou d’arbitrage ou devant les services de recours des départem ents au 1er jan- vier 2007 sont traitées par le Tribunal adm inistratif fédéral dans la m esure où il est com pétent. Le nouveau droit de procédure s’applique (cf. art. 53 al. 2 LTAF). 1.3 En vertu de l'art. 3 let. dbis PA la procédure en m atière d'assurance socia- les n'est pas régie par la PA dans la m esure où la loi fédérale du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPG A, R S 830.1) est applicable. En application de l'art. 1 al. 1 LAI, les dispositions de la LPG A s'appliquent à l'assurance-invalidité (art. 1a à 26bis et 28 à 70), à m oins que la LAI ne déroge à la LPG A. 1.4 Selon l'art. 59 LPG A, quiconque est touché par la décision ou la décision sur opposition et a un intérêt digne d'être protégé à ce qu'elle soit annulée ou m odifiée a qualité pour recourir. C es conditions sont rem plies en l'espè- ce. 1.5 D éposé en tem ps utile et dans les form es requises par la loi (art. 60 LPG A et 52 PA), le recours est recevable. 2. 2.1 L'Accord entre la Suisse et la C om m unauté européenne et ses Etats m em bres sur la libre circulation des personnes du 21 juin 1999 (ALC P, R S 0.142.112.681) est entré en vigueur le 1er juin 2002. A cette date sont éga- lem ent entrés en vigueur son Annexe II qui règle la coordination des sys- tèm es de sécurité sociale, le R èglem ent (C EE) n° 1408/71 du C onseil du 14 juin 1971 relatif à l'application des régim es de sécurité sociale aux tra-7 vailleurs salariés, aux travailleurs non salariés et aux m em bres de leur fa- m ille qui se déplacent à l'intérieur de la C om m unauté (R S 0.831.109. 268.1), s'appliquant à toutes les rentes dont le droit prend naissance au 1er juin 2002 et ultérieurem ent et se substituant à toute convention de sé- curité sociale liant deux ou plusieurs Etats (art. 6 du R èglem ent), et enfin le R èglem ent (C EE) n° 574/72 du C onseil du 21 m ars 1972 relatif à l'appli- cation du R èglem ent (C EE) n° 1408/71 (R S 0.831.109.268.11). Selon l'art. 3 du R èglem ent (C EE) n° 1408/71 les ressortissants des Etats m em - bres de la C om m unauté européenne et les ressortissants suisses bénéfi- cient de l'égalité de traitem ent. Selon l'art. 20 ALC P, sauf disposition contraire découlant de l'Annexe II, les accords de sécurité sociale bilaté- raux entre la Suisse et les Etats m em bres de la C om m unauté européenne sont suspendus dès l'entrée en vigueur du présent accord, dans la m esure où la m êm e m atière est régie par le présent accord. D ans la m esure où l'Accord, en particulier son Annexe II qui régit la coordination des systè- m es d'assurances sociales (art. 8 ALC P) ne prévoit pas de disposition contraire, l'organisation de la procédure de m êm e que l'exam en des conditions à l'octroi d'une rente d'invalidité suisse ressortissent au droit in- terne suisse. 2.2 L'art. 80a LAI rend expressém ent applicables dans la présente cause, s'agissant d'un ressortissant de l'U nion européenne, l'ALC P et les R ègle- m ents (C EE) n° 1408/71 du C onseil du 14 juin 1971 et (C EE) n° 574/72 du C onseil du 21 m ars 1972 relativem ent à l'application du R èglem ent (C EE) n° 1408/71. 2.3 D e jurisprudence constante l'octroi d'une rente étrangère d'invalidité ne préjuge pas l'appréciation de l'invalidité selon la loi suisse (ATFA cause I 435/02 consid. 2 du 4 février 2003; R evue à l'intention des caisses de com pensation (R C C ) 1989 p. 330). M êm e après l'entrée en vigueur de l'ALC P, le degré d'invalidité d'un assuré qui prétend une rente de l'assu- rance-invalidité suisse est déterm iné exclusivem ent d'après le droit suisse (ATF 130 V 257 consid. 2.4). 3. 3.1 Selon l'art. 2 LPG A, les dispositions de ladite loi sont applicables aux as- surances sociales régies par la législation fédérale si et dans la m esure où les lois spéciales sur les assurances sociales le prévoient. 3.2 L'exam en du droit à des prestations selon la LAI s'agissant d'une révision du droit à la rente en application de l'art. 17 LPG A est régi par la teneur de la LAI au m om ent de la décision sur opposition entreprise eu égard au principe selon lequel les règles applicables sont celles en vigueur au m o- m ent où les faits juridiquem ent déterm inants se sont produits (ATF 130 V 445 et les références). 4. 4.1 L'invalidité au sens de la LPG A et de la LAI est l'incapacité de gain totale ou partielle qui est présum ée perm anente ou de longue durée, qui peut ré- sulter d'une infirm ité congénitale, d'une m aladie ou d'un accident (art. 8 8 LPG A et 4 al. 1 LAI). Selon l'art. 7 LPG A, est réputée incapacité de gain toute dim inution de l'ensem ble ou d'une partie des possibilités de gain de l'assuré sur un m arché du travail équilibré dans son dom aine d'activité, si cette dim inution résulte d'une atteinte à sa santé physique, m entale ou psychique et qu'elle persiste après les traitem ents et les m esures de réa- daptation exigibles. En cas d'incapacité de travail de longue durée, l'acti- vité qui peut être exigée de lui peut aussi relever d'une autre profession ou d'un autre dom aine d'activité (art. 6 LPG A). 4.2 Aux term es de l'art. 28 al. 1 LAI en vigueur au 1er janvier 2004, l'assuré a droit à un quart de rente s'il est invalide à 40% au m oins, à une dem i-rente s'il est invalide à 50% au m oins, à trois quarts de rente s'il est invalide à 60% au m oins et à une rente entière s'il est invalide à 70% au m oins. Tou- tefois, les rentes correspondant à un degré d'invalidité inférieur à 50% ne sont versées qu'aux assurés qui ont leur dom icile et leur résidence habi- tuelle en Suisse (art. 28 al. 1ter LAI). D epuis l’entrée en vigueur des Ac- cords sur la libre circulation des personnes, les ressortissants de l’U nion européenne qui présentent un degré d’invalidité de 40% au m oins, ont droit à un quart de rente en application de l’art. 28 al. 1 LAI à partir du 1er juin 2002 s’ils ont leur dom icile et leur résidence habituelle dans un Etat m em bre de l’U E à condition d’avoir exercé une activité lucrative en Suisse ou dans un de ces pays. 4.3 Le taux d'invalidité d'une personne exerçant une activité lucrative est fixé d'après la com paraison des revenus prévue par l'art. 16 LPG A, c'est-à-dire essentiellem ent selon des considérations économ iques. Ainsi le revenu que l'assuré aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide est com paré avec ce- lui qu'il pourrait obtenir en exerçant l'activité qui peut raisonnablem ent être exigé de lui après les traitem ents et les m esures de réadaptation, sur un m arché du travail équilibré. 5. 5.1 Selon l'art. 17 LPG A si le taux d'invalidité du bénéficiaire de la rente subit une m odification notable, la rente est, d'office ou sur dem ande, révisée pour l'avenir, à savoir augm entée ou réduite en conséquence, ou encore supprim ée. Le deuxièm e alinéa de la m êm e règle prévoit que toute presta- tion durable accordée en vertu d'une décision entrée en force est, d'office ou sur dem ande, augm entée ou réduite en conséquence, ou encore sup- prim ée si les circonstances dont dépendait son octroi changent notable- m ent. 5.2 L'art. 88a al. 1 du règlem ent du 17 janvier 1961 sur l'assurance-invalidité (R AI, R S 831.201) prévoit que, si la capacité de gain de l'assuré s'am éliore ou que son im potence s'atténue, il y a lieu de considérer que ce change- m ent supprim e, le cas échéant, tout ou partie de son droit aux prestations dès que l'on peut s'attendre à ce que l'am élioration constatée se m aintien- ne durant une assez longue période. Il en va de m êm e lorsqu'un tel chan- gem ent déterm inant a duré trois m ois déjà, sans interruption notable et sans qu'une com plication prochaine soit à craindre. Q uant à l'art. 88bis al. 2 let. a R AI, il dispose que la dim inution ou la suppression de la rente ou de 9 l'allocation pour im potent prend effet, au plus tôt, le prem ier jour du deuxièm e m ois qui suit la notification de la décision. 6. 6.1 Pour exam iner si dans un cas de révision il y a eu une m odification im por- tante du degré d'invalidité au sens de l'art. 17 LPG A, le juge doit prendre généralem ent en considération l'influence de l'état de santé sur la capacité de gain au m om ent où fut rendue la décision qui a octroyé ou m odifié le droit à la rente ainsi que l'état de fait existant au m om ent de la décision at- taquée. Le Tribunal fédéral des assurances (TFA) a précisé qu'une déci- sion qui se borne à confirm er une prem ière décision de rente ne répond pas à l'exigence de com paraison dans le tem ps que doit effectuer le juge (ATF 125 V 369 consid. 2, 112 V 372 consid. 2b). 6.2 D ans un arrêt récent le TF a considéré que la dernière décision entrée en force, exam inant m atériellem ent le droit à la rente, fondée sur une instruc- tion des faits, une appréciation des preuves et une com paraison des reve- nus conform e au droit constitue le point de départ pour exam iner si le de- gré de l'invalidité s'est m odifié de m anière à influencer le droit aux presta- tions (ATF 133 V 108 consid. 5.4). 6.3 En l'espèce, le recourant a bénéficié d'une rente entière d'invalidité depuis le 1er m ars 2001 ensuite d'une décision du 28 octobre 2002 annulant de précédentes décisions rendues les 31 juillet et 11 septem bre 2002 (toutes les décisions ayant fixé le début du droit au 1er m ars 2001). La question de savoir si le degré d'invalidité a subi, depuis lors une m odification doit être jugé in casu en com paraison des faits tels qu'ils se présentaient à l'époque de la décision du 28 octobre 2002 et ceux qui ont existé à la date de la dé- cision litigieuse du 3 février 2006. 7. 7.1 La notion d'invalidité, dont il est question à l'art. 8 LPG A et à l'art. 4 LAI est de nature économ ique/juridique et non m édicale (ATF 116 V 246, consid. 1b). En d'autres term es, l'assurance-invalidité suisse couvre seulem ent les pertes économ iques liées à une atteinte à la santé physique ou psychique, qui peut résulter d'une infirm ité congénitale, d'une m aladie ou d'un acci- dent, et non la m aladie en tant que telle. Pour évaluer le taux d'invalidité, le revenu que l'assuré aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide est com paré avec celui qu'il pourrait obtenir en exerçant l'activité qui peut raisonnable- m ent être exigé de lui après les traitem ents et les m esures de réadaptation sur un m arché du travail équilibré (art. 16 LPG A). 7.2 Selon une jurisprudence constante, bien que l'invalidité soit une notion juri- dique et économ ique les données fournies par les m édecins constituent néanm oins un élém ent utile pour apprécier les conséquences de l'atteinte à la santé et pour déterm iner quels travaux on peut encore raisonnable- m ent exiger de l'assuré (ATF 115 V 133 consid. 2, 114 V 310 consid. 3c, R evue à l'attention des caisses de com pensation (R C C ) 1991 p. 329 consid. 1c).10 8. 8.1 Le droit à la rente AI entière a été reconnu en faveur de P._______ à com pter du 1er m ars 2001 en raison, d'une part, de lom balgies com m unes chroniques avec pseudo-radiculalgies associées à une scoliose sinistro- convexe lom baire, une ostéochondrose L5-S1, un rétrolisthésis L5-S1 et des troubles dégénératifs pluri-étagés, affections qui se sont déclarées en février 2000 suite à des travaux lourds (cf. pces 66 et 67), et, d'autre part, en raison du résultat du rapport d'expertise psychiatrique daté du 11 m ars 2002 effectué à l'H ôpital psychiatrique de M arsens ayant m is en exergue des troubles de l'adaptation avec réaction m ixte anxieuse et dépressive prolongée liés à un retard m ental léger (Q I 53) avec troubles du com portem ent significatifs l'em pêchant de travailler, de faire face aux changem ents et aux réalités professionnelles, générant des angoisses destructurantes et une aggravation de la sym ptom atologie dépressive et som atique. L'expert releva que com pte tenu des m oyens très lim ités de l'intéressé il était difficile d'im aginer que l'on pût tenter une réadaptation m algré l'am élioration hypothétique de l'état dépressif (pce 82). 8.2 D ans le cadre de la procédure de révision d'office initiée en 2004 des avis m édicaux divergents sont apparus. 8.2.1 Pour le D r S.______, m édecin psychiatre, l'assuré ne paraît pas avoir am élioré son état de santé depuis son retour au Portugal: il présente toujours un status anxieux et légèrem ent dépressif traité par m édication (pce 110). Pour le D r B._______ du C entro de Saude M oim enta da Beira, l'intéressé consulte audit centre en raison de cervicalgies, dorsalgies et lom balgies irradiant jusqu'aux m em bres supérieurs et inférieurs ayant des incidences sur son hum eur dans les phases d'exacerbation des douleurs (pce 111). Pour le m édecin de la sécurité sociale portugaise, l'assuré pré- sente une légère lim itation de l'am plitude dorso-lom baire et de la m obilité ne lui perm ettant plus d'exercer sa dernière activité de serveur (cf. pce 112 ch. 3.4.3, activité éventuellem ent parallèle à la période de chôm age) à plein tem ps m ais pourrait l'exercer au m axim um 5 h. par jour ou exercer à plein tem ps une activité adaptée telle que surveillant (pce 112). Pour le D r M ._______, m édecin de l'O AIE, l'intéressé, rentré dans son cadre fam ilial, a vu s'am éliorer son état de santé et si son incapacité de travail est de 80% dans son ancienne activité, il aurait pu à com pter du 1er juillet 2004 exercer une activité à 50% en tant que concierge, gardien d'im m euble / de chantier, surveillant de parking / m usée, m agasinier sans port de charges lourdes, ni position debout stationnaire (pces 113 s.). Il appert des deux derniers avis une appréciation essentiellem ent établie sur l'état de santé physique de l'assuré sans exam en approfondi du status psychologique de l'assuré, alors déterm inant en 2002, et décrit par le D r S._______ com m e ne s'étant pas m odifié depuis son retour au Portugal. 8.2.2 Sur le plan psychiatrique, pour le D r G 2._______ l'intéressé présente un état dépressif de gravité m ineure, à la lim ite du m ajeur, en rém ission partielle, lié à une personnalité dépendante en la personne de son épouse, sans am élioration significative depuis 1999-2000, ni depuis son retour au 11 Portugal en 2003, avec une nette aggravation sur le plan som ato-conversif et une absence de capacité d'introspection rendant l'adhésion à un suivi psychothérapeutique très difficile, status déterm inant une incapacité de travail de 100% dans toute activité de l'économ ie m algré une m otivation de l'intéressé à reprendre un em ploi (expertise du 11 juillet 2006 spéc. p. 20- 25). Pour le D r G 1._______ l'intéressé, m algré un quotient intellectuel de 53, a pu s'intégrer dans le m onde professionnel jusqu'au m om ent où il a présenté différents troubles som atiques et une sévère sym ptom atologie dépressive l'ayant em pêché de travailler. O r, au vu de la nouvelle docu- m entation m édicale, relève le m édecin de l'O AIE, il appert incontesta- blem ent une am élioration qui peut être considérée com m e stable, l'assuré ayant retrouvé sa fam ille, un appétit norm al, présentant un état dépressif décrit com m e m odéré, status lui perm ettant d'exercer une activité de substitution à 50% à partir du 1er juillet 2004 (pce 122). Le D r G 1._______ relève de plus une détresse subjective en très net décalage avec l'observation clinique tout en indiquant que les constatations objectives n'avaient pas m is en évidence de signes dépressifs (pce 128). 9. 9.1 Le juge des assurances sociales doit exam iner de m anière objective tous les m oyens de preuve, quelle que soit leur provenance, puis décider si les docum ents à disposition perm ettent de porter un jugem ent valable sur le droit litigieux. Avant de conférer pleine valeur probante à un rapport m édi- cal, il s'assurera que les points litigieux ont fait l'objet d'une étude circons- tanciée, que le rapport se fonde sur des exam ens com plets, qu'il prend égalem ent en considération les plaintes exprim ées par la personne exam i- née, qu'il a été établi en pleine connaissance de l'anam nèse, que la des- cription du contexte m édical et l'appréciation de la situation m édicale sont claires et enfin que les conclusions de l'expert sont dûm ent m otivées (ATF 125 V 352 consid. 3a et les références). 9.2 La jurisprudence a posé des lignes directrices en ce qui concerne la m a- nière d'apprécier certains types d'expertise ou de rapports m édicaux. Ain- si, le juge ne s'écarte en principe pas sans m otifs im pératifs des conclu- sions d'une expertise m édicale judiciaire, la tâche de l'expert étant précisé- m ent de m ettre ses connaissances spéciales à la disposition de la justice afin de l'éclairer sur les aspects m édicaux d'un état de fait donné (ATF 125 V 352 cons. 3b/aa; 118 V 220 consid. 1b et les références). Au sujet des rapports établis par les m édecins traitant, le juge peut et doit tenir com pte du fait que selon l'expérience, le m édecin traitant est généralem ent enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à ce dernier (ATF 125 V 353 consid. 3b/cc et les ré- férences). C ette constatation s'applique de m êm e aux m édecins non trai- tant consultés par un patient en vue d'obtenir un m oyen de preuve à l'ap- pui de sa requête. Toutefois le sim ple fait qu'un certificat m édical est établi à la dem ande d'une partie et produit pendant la procédure ne justifie pas en soi des doutes quant à sa valeur probante (ATF 125 V 353 consid. 3b/dd et les références citées).12 10. 10.1 Le Tribunal fédéral s'est exprim é sur les conditions auxquelles des trou- bles som atoform es douloureux persistants peuvent présenter un caractère invalidant (ATF 130 V 352, ATF du 15 septem bre 2004 cause F. [I 515/03 consid. 3.3.1 et 3.3.2 ci-dessous repris pour l'essentiel] et les références citées). 10.2 Selon cette jurisprudence, des troubles som atoform es douloureux peuvent dans certaines circonstances conduire à une incapacité de travail. D e tels troubles entrent dans la catégorie des affections psychiques qui nécessi- tent une expertise psychiatrique pour déterm iner leurs incidences sur la capacité de travail. Les sim ples plaintes de l'assuré ne suffisent pas pour justifier une invalidité partielle voire entière, l'allégation des douleurs doit être confirm ée par des observations m édicales concluantes sans quoi il serait enfreint à l'égalité de traitem ent entre les assurés. U n rapport d'ex- pertise attestant de troubles psychiques ayant valeur de m aladie est une condition juridique nécessaire m ais ne constitue pas encore une base suf- fisante pour que l'on puisse adm ettre une lim itation invalidante de la capa- cité de travail. N otam m ent, les troubles som atoform es douloureux persis- tants n'entraînent pas, en règle générale, une lim itation de longue durée de la capacité de travail pouvant conduire à une invalidité au sens de l'art. 4 al. 1 LAI, à m oins que ces troubles ne se m anifestent avec une telle sévérité que d'un point de vue objectif la m ise en valeur de la capacité de travail ne puisse pratiquem ent plus raisonnablem ent être exigée de l'assu- ré ou qu'elle serait m êm e insupportable pour la société. Le Tribunal fédéral a précisé que le caractère non exigible, d'une part, d'un effort de volonté en vue de surm onter la douleur et, d'autre part, d'un effort de réintégration dans un processus de travail n'était adm issible que dans des cas exceptionnels, liés dans chaque cas soit à la présence m anifeste d'une com orbidité psychiatrique d'une acuité et d'une durée im portantes, soit au cum ul d'autres critères présentant une certaine intensité et constance. Tel est le cas 1) des affections corporelles chroniques ou d'un processus m aladif s'étendant sur plusieurs années sans rém ission dura- ble, 2) d'une perte d'intégration sociale dans toutes les m anifestations de la vie, 3) d'un état psychologique cristallisé, sans évolution possible au plan thérapeutique, m arquant sim ultaném ent l'échec et la libération du pro- cessus de résolution du conflit psychique (profit prim aire tiré de la m aladie), ou enfin 4) de l'échec de traitem ents am bulatoires ou stationnai- res conform es aux règles de l'art et de m esures de réhabilitation, cela en dépit de la m otivation et des efforts de la personne assurée pour surm on- ter les effets des troubles som atoform es douloureux. 11. 11.1 En l'espèce le rapport d'expertise établi par le D r G 2._______ rem plit toutes les exigences d'un rapport d'expert com plet et détaillé et perm et sans devoir recourir à d'autres exam ens de se prononcer sur la capacité de l'assuré de reprendre ou non une activité à tem ps partiel. Seules sont discutables les conclusions tirées de cet exam en m ettant l'accent sur le 13 status psychiatrique de l'assuré, étant adm is que celui-ci souffre de cervicalgies, dorsalgies et lom balgies irradiant jusqu'aux m em bres supérieurs et inférieurs ayant des incidences sur son hum eur dans les phases d'exacerbation des douleurs, affections cependant in casu non invalidantes au sens de la LAI. 11.2 Alors que les m édecins de la Sécurité sociale portugaise et de l'O AIE sont d'avis que l'intéressé pourrait reprendre une activité lucrative à 50% no- tam m ent de surveillant (chantier, parking, im m euble, m usée) ou de m aga- sinier, sans port de charges et position stationnaire debout, à com pter du 1er juillet 2004 en raison d'une am élioration notable de sa santé psycholo- gique, le D r G 2._______m et en relief avec détail un status psychologique fragile, dépendant envers son épouse, dépressif m odéré, voire m ajeur par épisode. C e status psychologique fragile n'est pas contesté m ais ne répond pas aux réquisits des troubles som atoform es douloureux invalidant entièrem ent l'assuré dont on peut attendre selon la jurisprudence un effort pour surm onter ses douleurs et un effort d'intégration dans le m onde du travail. Sur cette base l'O AIE considère possible pour l'assuré une activité à 50% de surveillance ou de m agasinier sans port de charges avec les lim itations résultant du status psychologique et physique de l'assuré. L'assuré souhaite, com m e le relève d'ailleurs le D r G 2._______, reprendre une activité professionnelle, ce qui, com pte tenu de son âge, de son équilibre psychologique, de sa capacité résiduelle de travail, est souhaitable et exigible. Le collège partage cette appréciation. 11.3 D ans le cadre de cette contestation de réduction de rente, il est utile de re- lever que, selon un principe générale valable en assurances sociales, l'as- suré a l'obligation de dim inuer le dom m age et doit entreprendre de son propre chef tout ce qu'on peut raisonnablem ent attendre de lui afin d'atté- nuer autant que possible les conséquences de son invalidité (ATF 123 V 96 consid. 4c, 115 V 53, 114 V 285 consid. 3, 11 V 239 consid. 2a; U LR IC H M EYE R -BLASE R , Zum Verhältnism ässigkeitsgrundsatz im staatlichen Leis- tungsrecht, thèse, Berne 1985, p. 131). D ans ce contexte il convient de souligner que ni l'âge, ni la situation fam iliale ou économ ique, en particu- lier un m arché de l'em ploi local restreint, un arrêt prolongé de l'activité pro- fessionnelle ne constituent un critère relevant pour l'octroi d'une rente d'in- validité. C es circonstances bien que pouvant com prom ettre la reprise d'une activité ne peuvent être prises en considération dans l'évaluation de l'invalidité (ATFA du 28 janvier 2005 dans la cause F. [I 175/04] consid. 3; Jurisprudence et pratique adm inistrative des autorités d'exécution de l'AVS/AI (VSI) 1999 p. 247 consid. 1; VSI 1998 p. 296 consid. 3b). 12. 12.1 Le gain d'invalide est une donnée théorique, m êm e s'il est évalué sur la base de statistiques. Les rém unérations retenues par l'enquête suisse sur la structure des salaires 2002 servent à fixer le m ontant du gain que l'as- suré pourrait obtenir, sur un m arché équilibré du travail, en m ettant pleine- m ent à profit sa capacité résiduelle de travail dans un em ploi adapté à son handicap (ATFA du 5 juin 2005 cause I 85/05) indépendam m ent du lieu de 14 situation des em plois référencés dans l'Etat de résidence de l'assuré. Le revenu de la personne valide se déterm ine en établissant au degré de la vraisem blance prépondérante ce qu'elle aurait effectivem ent réalisé au m om ent déterm inant si elle était en bonne santé (ATF 129 V 224 consid. 4.3.1. et les réf.). A ce titre il convient en général de se référer au dernier salaire que l'assuré a obtenu avant l'atteinte à la santé. Toutefois, en raison de la disparité des niveaux de rém unération et des coûts de la vie entre les Etats, on ne saurait retenir en principe le m ontant du dernier salaire obtenu par le recourant dans son Etat de résidence (ATF 110 V 276 consid. 4d) ou qu'il aurait pu obtenir, d'où la nécessité pour effectuer la com paraison des salaires de se référer à l'Enquête suisse sur la structure des salaires 2002, faute de données correspondantes dispo- nibles par l'adm inistration pour l'Etat de résidence de l'assuré, en tenant égalem ent com pte pour le salaire d'invalide de référence d'une dim inution de celui-ci, cas échéant, pour raison d'âge, de lim itations dans les travaux dits légers ou de circonstances particulières. La jurisprudence n'adm et cependant à ce titre pas de déduction globale supérieure à 25% (ATF 126 V 78 consid. 5). Ainsi le taux d'invalidité ne se confond pas nécessaire- m ent avec le taux d'incapacité fonctionnelle déterm iné par le m édecin, ce sont les conséquences économ iques objectives de l'incapacité fonction- nelle qui déterm inent le taux d'invalidité au sens de la LAI. 12.2 En l'espèce l'O AIE a procédé à une évaluation de l'invalidité par une com - paraison de revenus et a constaté que l'assuré, du fait de son invalidité, subissait une dim inution de sa capacité de gain de 55,86% (pce 115). Les activités de substitution retenues et exigibles à 50% sont des activités adaptées et légères com parables à celles d'un salarié avec des activités sim ples et répétitives dans le com m erce de détail et la réparation d'articles dom estiques. D ans ce calcul, le revenu après invalidité a été réduit de 10% pour des raisons liées à son handicap et à son âge (Salaire sans in- validité retenu en 2001 indexé 2002: Fr. 4'452.-, salaire selon les activités de substitution proposées val. 2002 à 50% : Fr. 2'094.- sous déduction de 10% : Fr. 1'885.- [base 40 h./sem .], soit Fr. 1'965.- [base 41.7 h./sem .]). L'abaissem ent de 10% pour raison d'âge et de handicap est, vu l'âge du recourant et ses lim itations aux travaux légers, approprié. Le recours doit ainsi être rejeté. 13. Il n'est pas perçu de frais de procédure et il n'est pas alloué de dépens.15 Par ces m otifs, le Tribunal adm inistratif fédéral prononce : 1. Le recours est rejeté. 2. Il n'est pas perçu de frais de procédure. 3. Il n'est pas alloué de dépens. 4. Le présent arrêt est com m uniqué : - au représentant du recourant par acte judiciaire, - à l'autorité intim ée (n° de réf. ), - à l'O ffice fédéral des assurances sociales. Voies de droit: La présente décision peut être attaquée devant le Tribunal fédéral, Schw eize- rhofquai 6, 6004 Lucerne, par la voie du recours en m atière de droit public, dans les trente jours qui suivent la notification (art. 82 ss, 90 ss et 100 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral [LTF, R S 173.110]). Le m ém oire doit indiquer les conclusions, les m otifs et les m oyens de preuve, et être signé. La décision attaquée et les m oyens de preuve doivent être joints au m ém oire, pour autant qu'ils soient en m ains du recourant (voir art. 42 LTF). La présidente du collège: Le greffier: Elena Avenati-C arpani Pascal M ontavon D ate d'expédition :