<h2>SubmittedText<h2><p>Dans son document " Stratégie Chine 2021-2024 ", le Conseil fédéral regroupe sous la notion d'" expertise sur la Chine " toutes les compétences et connaissances " qui sont déterminantes pour optimiser la défense des intérêts suisses et mener une collaboration fructueuse avec la Chine. Cette expertise recouvre notamment des connaissances linguistiques, des compétences interculturelles, ainsi qu'une compréhension de l'économie, de la politique, de l'histoire moderne et de la société chinoises. " Le Conseil fédéral fixe ainsi un objectif clair. Il souligne cependant, dans le même document, que " l'expertise sur la Chine en Suisse, bien souvent, reste sous-développée ". Une telle expertise est pourtant indispensable à toute politique stratégique à l'égard de la Chine. Le développement de ces compétences et connaissances - notamment par la formation - devrait être un des piliers de la stratégie suisse concernant ce pays. </p><p>1. En France, plus de 46 000 élèves du secondaire étudiaient le chinois en 2009 (source : Eurostat). Combien d'élèves étudient le chinois en Suisse ?</p><p>2. La Suisse projette-t-elle de recenser de manière systématique l'expertise sur la Chine dont elle dispose, comme l'a fait l'Allemagne en 2018 ?</p><p>3. Combien de spécialistes dotés d'une solide expérience de la Chine le DFAE a-t-il recrutés depuis l'introduction du concours diplomatique pour les profils II ? </p><p>4. La Confédération prévoit-elle de proposer des cours de chinois (qui est l'une des langues officielles de l'ONU) à tous ses collaborateurs en contact régulier avec la Chine, quel que soit le département dans lequel ils travaillent ?</p><p>5. La Suisse peut-elle se montrer crédible et opérationnelle face à la Chine si elle ne coordonne pas mieux sa politique de la formation et sa politique étrangère ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>1. Les données concernant le nombre de personnes étudiant le chinois, tous degrés d'enseignement confondus, ne sont pas recensées de manière systématique, ni au niveau fédéral ni au niveau cantonal. Au degré secondaire II, que ce soit dans les établissements d'enseignement général ou dans les écoles professionnelles, le chinois ne fait pas partie des matières obligatoires. Divers instituts de formation le proposent toutefois à titre de matière facultative.</p><p>2. Il existe en Suisse d'excellentes universités qui proposent des enseignements sur la Chine. Si Genève et Zurich sont les deux principales universités à proposer des cursus et des programmes de recherche en études chinoises, il faut savoir qu'il existe en Suisse d'autres hautes écoles qui dispensent des modules de formation et de perfectionnement axés spécifiquement sur la Chine. La plateforme <a href="http://www.studyprogrammes.ch">www.studyprogrammes.ch</a> et les sites Internet des différentes hautes écoles fournissent des informations sur les offres de cours de formation et de perfectionnement, sur les programmes de recherche ainsi que sur toutes les activités proposées en lien avec la Chine. À l'instar de la Haute école spécialisée du nord-ouest de la Suisse (FHNW), de la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) ou encore de l'Université des sciences appliquées des Grisons (FHGR), plusieurs établissements gèrent en outre des centres de compétence sur la Chine aux fins de renforcer les échanges scientifiques, économiques et sociaux. L'Université de Saint-Gall possède une chaire d'étude de la culture et de la société chinoises. De nombreuses hautes écoles participent à des programmes d'échange avec des établissements partenaires en Chine et proposent des cours de chinois dans leurs centres linguistiques. L'EPF de Zurich est chargée, à titre de " leading house Asia ", de mettre à la disposition de toutes les universités suisses divers instruments de mobilité et de coopération avec la Chine. Outre les hautes écoles, il existe en Suisse d'autres acteurs qui entretiennent des liens avec la Chine (chambres de commerce, associations, groupes de réflexion, etc.) et qui, partant, jouent également un rôle important dans le développement de l'expertise sur la Chine. Le Conseil fédéral ne juge pas nécessaire de recenser de manière systématique l'expertise sur la Chine, comme l'a fait l'Allemagne.</p><p>3. Depuis 2016, trois personnes ayant des compétences en langue chinoise ont été recrutées dans le cadre des procédures d'admission I et II. La politique du personnel du DFAE vise à recruter des candidats et des candidates susceptibles d'occuper divers types de poste. Ces personnes doivent en premier lieu posséder des compétences et des capacités cognitives leur permettant de se familiariser rapidement avec un nouveau domaine d'activités et un nouvel environnement de travail. La possession de connaissances approfondies sur la Chine, ou sur une langue ou une région en particulier, n'est pas un critère de sélection explicite (contrairement à la maîtrise d'au moins deux langues officielles et de l'anglais).</p><p>4. Les collaborateurs et collaboratrices de l'administration fédérale ont d'ores et déjà la possibilité de suivre des cours de chinois dans le cadre des mesures individuelles de formation et de perfectionnement, pour autant que l'intérêt du service le justifie.</p><p>5. Dans sa stratégie pour la Chine, le Conseil fédéral souligne qu'une compréhension plus approfondie de la Chine est le fondement même d'une coopération efficace. Ce faisant, il envoie un signal aux différents acteurs en Suisse pour les inciter à travailler en réseau et à renforcer leurs échanges d'informations et d'expériences. Le Conseil fédéral tient compte à cet égard de l'autonomie des institutions ainsi que des compétences fédérales en matière de formation.</p>  Réponse du Conseil fédéral.