<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">[AZA 0] </div> <div class="para">K 153/01 Mh </div> <div class="para"> </div> <div class="para">IVe Chambre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Mme et MM. les juges Leuzinger, Présidente, Rüedi et </div> <div class="para">Ferrari. Greffière : Mme Moser-Szeless </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 24 avril 2002 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">dans la cause </div> <div class="para">P.________, recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para">Service de l'assurance-maladie de la République et canton de Genève, rue du Vieux-Marché 4, 1207 Genève, intimé, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">et </div> <div class="para">Tribunal administratif du canton de Genève, Genève </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que par décision du 27 juillet 2001, le Service de l'assurance-maladie de la République et canton de Genève (ci-après : SAM) a procédé à l'affiliation d'office de P.________ auprès de la Futura, caisse-maladie et accidents à partir du 1er août 2001; </div> <div class="para">K 153/01 Mh </div> <div class="para">que le 7 septembre 2001, le SAM a maintenu sa décision d'affiliation malgré l'opposition formée par le prénommé le 10 août 2001; </div> <div class="para">que saisi d'un recours formé par P.________ contre cette décision, le Tribunal administratif du canton de Genève l'a rejeté par jugement du 30 octobre 2001, motif pris que le prénommé était soumis à l'obligation de s'assurer en matière de soins en cas de maladie; </div> <div class="para">que P.________ interjette recours de droit administratif contre ce jugement dont il requiert l'annulation, en sollicitant l'attribution de l'effet suspensif et en concluant, principalement, à ce que les décisions des 27 juillet et 7 septembre 2001 du SAM soient annulés; </div> <div class="para">qu'il a par ailleurs demandé à être mis au bénéfice de l'assistance judiciaire; </div> <div class="para">qu'à la suite du rejet de cette requête par décision incidente du 10 janvier 2002 du tribunal de céans, il a versé l'avance de frais exigée; </div> <div class="para">que le SAM conclut au rejet du recours de droit administratif, tandis que l'Office fédéral des assurances sociales a renoncé à se déterminer; </div> <div class="para">qu'un des buts principaux de la LAMal est de rendre l'assurance-maladie obligatoire pour l'ensemble de la population suisse (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=23&amp;from_date=21.04.2002&amp;to_date=10.05.2002&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-V-266%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page271">ATF 125 V 271</a> consid. 5b); </div> <div class="para">qu'aussi bien l'<span class="artref">art. 3 al. 1 LAMal</span> pose-t-il le principe de l'obligation d'assurance pour toute personne domiciliée en Suisse; </div> <div class="para">qu'en l'espèce, il est constant que le recourant, domicilié en Suisse, est soumis à l'assurance obligatoire conformément à la disposition susmentionnée, dès lors qu'il ne remplit pas les conditions d'une exception à cette obligation, telle que prévue par le Conseil fédéral (<span class="artref">art. 3 al. 2 LAMal</span>; <span class="artref"><artref id="CH/832.102/2" type="start"></artref>art. 2 et 6 OAMal</span><artref id="CH/832.102/6" type="end"></artref>); </div> <div class="para">que pour s'opposer à son affiliation d'office, le recourant invoque la liberté de conscience et de croyance (<span class="artref">art. 15 Cst.</span>) et la garantie de la propriété (<span class="artref">art. 26 Cst.</span>); </div> <div class="para">que son argumentation est toutefois vaine, dès lors que le Tribunal fédéral des assurances est tenu d'appliquer les lois fédérales et le droit international (<span class="artref">art. 191 Cst.</span>); </div> <div class="para">que le Tribunal fédéral des assurances a certes le pouvoir de constater qu'une loi fédérale viole la Constitution ou le droit international, mais ne peut pas sanctionner cette violation (cf. Andreas Auer/Giorgio Malinverni/Michel Hottelier, Droit constitutionnel suisse, vol. 1, Berne 2000, p. 649, ch. 1835); </div> <div class="para">que dans le cadre de ce pouvoir limité, il a néanmoins jugé que l'obligation d'assurance n'est d'aucune manière contraire à la liberté de conscience et de croyance garantie par l'<span class="artref">art. 15 Cst.</span> (RAMA 2000 no KV 99 p. 2 ss. consid. 4 et 5), ni à la liberté d'association garantie par l'<span class="artref">art. 23 Cst.</span> (arrêt non publié D. et P. du 26 juin 2001 [K 48/01]); </div> <div class="para">qu'on ne voit pas en quoi il en irait différemment en ce qui concerne la garantie de la propriété, autre droit fondamental invoqué par le recourant à l'appui de ses conclusions; </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">qu'il s'ensuit que le recours est manifestement infondé; </div> <div class="para">qu'étant donné l'issue du recours, la requête d'effet suspensif est devenue sans objet; </div> <div class="para">que, par ailleurs, vu la nature du litige, la procédure n'est pas gratuite (<span class="artref">art. 134 OJ</span> a contrario), si bien que les frais judiciaires seront supportés par le recourant, qui succombe (<span class="artref">art. 156 al. 1 OJ</span>), </div> <div class="para">par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances, </div> <div class="para">statuant selon la procédure simplifiée </div> <div class="para">prévue à l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">prononce : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">I. Le recours est rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">II. Les frais de justice, d'un montant de 500 fr., sont mis à la charge du recourant et sont compensés avec l'avance de frais qu'il a versée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">III. Le présent arrêt sera communiqué aux parties, au Tribunal administratif du canton de Genève et à l'Office fédéral des assurances sociales. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lucerne, le 24 avril 2002 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom du </div> <div class="para">Tribunal fédéral des assurances </div> <div class="para">La Présidente de la IVe Chambre : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : </div> </div></body></html>