An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 15. April 2015
Kein Embargo
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 15. April 2015 (1C_887/2013)
Thurgauer Kunstmuseum: Abstimmung über Sanierungskredit  
erforderlich
Der  Objektkredit  über  4,6  Millionen  Franken  zur  insbesondere  klimatischen  
Sanierung von Ausstellungsräumen des Thurgauer Kunstmuseums in der Kartause  
Ittingen muss dem Volk zur Abstimmung unterbreitet werden. Weil die geplante  
Sanierung als Teil des Gesamtprojekts zur Erweiterung und Modernisierung des  
Kunstmuseums zu betrachten ist, durfte der Grosse Rat des Kantons Thurgau den  
Kredit nicht als "gebundene" Ausgabe qualifizieren und dem Finanzreferendum  
entziehen.
Die Kartause Ittingen beherbergt seit 1983 das Thurgauer Kunstmuseum. Eine vom  
Kanton 2009 eingesetzte Steuergruppe kam zum Schluss, dass für die Entwicklung des  
Kunstmuseums  ein  Erweiterungsbau  notwendig  sei  und  zudem  die  klimatischen  
Bedingungen in den bestehenden Räumen den heutigen Museumsstandards nicht mehr  
genügten. Für den Erweiterungsbau soll der Kanton einen Beitrag von 11,32 Millionen  
Franken aus dem Lotteriefonds zahlen. Zur klimatischen Sanierung der Ausstellungsräume Nord genehmigte der Grosse Rat des Kantons Thurgau im Dezember 2013 einen  
Objektkredit von 4,6 Millionen Franken, der als "gebundene" Ausgabe qualifiziert und  
deshalb nicht dem Finanzreferendum unterstellt wurde. 
Das Bundesgericht heisst in seiner öffentlichen Beratung vom Mittwoch die Beschwerde  
von mehreren Privatpersonen gut und lädt den Grossen Rat ein, den Objektkredit dem  
Volk zur Abstimmung zu unterbreiten. Entgegen der Auffassung des Grossen Rates  
handelt es sich beim Objektkredit nicht um eine "gebundene", sondern um eine "neue"  
Ausgabe. Die klimatische Sanierung und die Wärmedämmung der bestehenden Räume  
müssen  als  Teil  des  Gesamtprojekts  zur  Erweiterung  und  Modernisierung  des  
Thurgauer Kunstmuseums betrachtet werden. Aus den Berichten und den Studien zur  
Zukunft des Kunstmuseums sowie aus der Debatte im Grossen Rat ergibt sich, dass die  
klimatische Sanierung und der Erweiterungsbau zwei kumulative Voraussetzungen  
darstellen, um das angestrebte Ziel eines Kunstmuseums mit überregionaler Bedeutung  
zu erreichen. Bezüglich dieses Gesamtprojekts besteht ein relativ grosser Entscheidungsspielraum über das "Ob" und das "Wie" seiner Realisierung. Der Grosse Rat hat  
damit sein Ermessen überschritten und das Stimmrecht verletzt, wenn er den Sanierungskredit als "gebundene" Ausgabe dem Finanzreferendum entzogen hat. 
Auf den Antrag der Beschwerdeführer, wonach bereits heute festzustellen sei, dass der  
vorgesehene Kantonsbeitrag von 11,32 Millionen Franken für den Erweiterungsbau nicht  
dem Lotteriefonds entnommen werden dürfe, tritt das Bundesgericht nicht ein. Ein entsprechender Beschluss des Regierungsrates liegt noch nicht vor und kann daher auch  
nicht angefochten werden. A tous les journalistes accrédités auprès  
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 15 avril 2015
Pas d'embargo
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 15 avril 2015 (1C_887/2013)
Musée d'art de Thurgovie: le peuple votera sur le crédit  
d'assainissement
Le crédit de 4,6 millions de francs prévu notamment pour l'assainissement de la  
climatisation des salles d'exposition du Musée d'art de Thurgovie dans la chartreuse  
d'Ittingen sera soumis au peuple pour votation. L'assainissement prévu doit en effet  
être considéré comme un élément du projet global d'extension et de modernisation  
du musée et le Grand Conseil du canton de Thurgovie ne pouvait pas qualifier le  
crédit de dépense «  liée » et le soustraire au référendum financier.
La chartreuse d'Ittingen abrite depuis 1983 le Musée d'art de Thurgovie. Un groupe de  
pilotage mis en place par le canton en 2009 est parvenu à la conclusion qu'un nouveau  
bâtiment était nécessaire pour assurer le développement du musée et que les  
exigences en matière de climatisation  dans les salles existantes n'étaient plus  
suffisantes au regard des normes actuelles d'un musée. Le canton doit investir une  
somme de 11,32 millions de francs pour le nouveau bâtiment, à prélever sur le fonds de  
loterie. En décembre 2013, le Grand Conseil du canton de Thurgovie a approuvé l'octroi  
d'un crédit de 4,6 millions de francs pour l'assainissement de la climatisation des locaux  
d'exposition nord, qu'il a qualifié de dépense «  liée » et qui ne devait de ce fait pas être  
soumis au référendum financier. 
Dans sa séance publique de mercredi, le Tribunal fédéral admet le recours formé contre  
cette décision par plusieurs particuliers et invite le Grand Conseil à soumettre le crédit  
d'assainissement au peuple pour votation. Contrairement à l'opinion soutenue par le  
Grand Conseil, le crédit litigieux s'analyse non pas comme une dépense «  liée » mais 
comme une dépense «  nouvelle ». L'assainissement de la climatisation et l'isolation  
thermique des salles existantes doivent être considérés comme une partie du projet  
global d'extension et de modernisation du Musée d'art de Thurgovie. Il ressort en effet  
des rapports et des études sur l'avenir du musée ainsi que des débats au Grand Conseil  
que l'assainissement de la climatisation et l'extension du musée constituent deux  
exigences cumulatives pour atteindre l'objectif visant à créer un musée d'art à vocation  
dépassant le cadre régional. Concernant ce projet global, l'autorité compétente dispose  
d'une marge d'appréciation relativement importante sur la manière de concrétiser cet  
objectif. Le Grand Conseil a cependant excédé celle-ci et ainsi violé le droit de vote en  
soustrayant le crédit d'assainissement au référendum financier au motif qu'il s'agissait  
d'une dépense « liée ». 
Enfin, le Tribunal fédéral n'entre pas en matière sur la conclusion des recourants  
tendant à ce qu'il soit constaté que la contribution cantonale de 11,32 millions de francs  
prévue pour l'extension du musée ne soit pas prélevée sur le fonds de loterie. Aucune  
décision susceptible d'être contestée n'a à ce jour été prise à ce sujet par le Conseil  
d’Etat.