<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2022-08-25-2C_645-2022.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2C_645/2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 25 août 2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mme la Juge fédérale Aubry Girardin, Présidente. </div> <div class="para">Greffier : M. Dubey. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">agissant par B.________, </div> <div class="para">recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Département de l'économie, de l'innovation, de l'emploi et du patrimoine (DEIEP), </div> <div class="para">rue Caroline 11, 1014 Lausanne, </div> <div class="para">intimé, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Direction générale de l'agriculture, de la viticulture et des affaires vétérinaires (DGAV), av. de Marcelin 29, 1110 Morges. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Demande de restitution de délai, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Département de </div> <div class="para">l'économie, de l'innovation, de l'emploi et </div> <div class="para">du patrimoine (DEIEP), du 19 juillet 2022 (FO.2022.0009). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Par décision du 12 avril 2022, le Chef du Département de l'économie, de l'innovation et du sport du canton de Vaud (DEIS, actuellement Département de l'économie, de l'innovation, de l'emploi et du patrimoine : DEIEP) a rejeté le recours formé par A.________ contre des décisions de la Direction générale de l'agriculture, de la viticulture et des affaires vétérinaires (DGAV), des 4 février et 19 mars 2020. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le 5 mai 2022, A.________ a recouru contre la décision rendue le 12 avril 2022 par le Chef du Département devant la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ordonnance du 6 mai 2022, un délai au 27 mai 2022 a été imparti à l'intéressée pour effectuer une avance de frais de 1'000 fr., avec l'avertissement qu'à défaut de paiement dans le délai fixé, le recours serait déclaré irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le 16 mai 2022, La Poste a informé le Tribunal cantonal que l'intéressée avait demandé, le 14 mai 2022, la prolongation du délai de retrait d'un envoi avisé jusqu'au 6 juin 2022. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">L'intéressée n'ayant pas versé l'avance de frais dans le délai imparti, son recours a été déclaré irrecevable par arrêt du 3 juin 2022. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Selon le suivi des envois de La Poste, cet arrêt notifié par voie recommandée est arrivé à l'office de distribution, le 7 juin 2022. Le 11 juin 2022, la destinataire a déclenché un nouvel ordre de prolongation du délai de retrait. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Tribunal cantonal a reçu en retour par La Poste son envoi du 6 mai 2022, qui n'avait pas été réclamé par A.________ dans le délai de garde. </div> <div class="para">L'ordonnance du 6 mai 2022 a été renvoyée à l'intéressée en pli simple, le 17 juin 2022, avec l'avertissement que cet envoi ne prolongeait pas le délai imparti. </div> <div class="para">Le 24 juin 2022, l'intéressée a versé l'avance de frais requise. Par lettre du 29 juin 2022, le greffe du Tribunal a accusé réception de ce paiement et avisé la recourante que, vu l'arrêt rendu le 3 juin 2022, son paiement lui serait restitué. </div> <div class="para">Le 8 juillet 2022, B.________, époux de l'intéressée agissant au nom de cette dernière, a demandé la restitution du délai de paiement de l'avance de frais. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Par arrêt du 19 juillet 2022, le Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté la demande de restitution du délai. L'intéressée avait déposé un recours auprès du Tribunal cantonal le 5 mai 2022. Elle devait donc s'attendre à recevoir, dans les jours suivants, un avis à ce sujet de la part du Tribunal et devait prendre des dispositions en cas d'absence. Elle ne pouvait pas se prévaloir d'un comportement non fautif. Selon la jurisprudence, la prolongation du délai de garde auprès de La Poste ne permettait pas de repousser l'échéance de la notification, réputée intervenue à l'échéance du délai de sept jours. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Par mémoire de recours du 15 août 2022, B.________, agissant pour son épouse A.________, demande au Tribunal fédéral, en substance, de réformer l'arrêt rendu le 19 juillet 2022 par le Tribunal cantonal en ce sens que ce dernier entre en matière sur le recours que son épouse a déposé le 5 mai 2022. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par courrier du 17 août 2022, le Greffier de la IIe Cour de droit public a informé B.________ que le mémoire de recours du 15 août 2022 ne répondait pas aux exigences de forme légales et l'a invité à compléter son recours, le délai pour le déposer n'étant pas encore échu en raison des suspensions de l'été. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le 24 août 2022, B.________ a complété son mémoire de recours. Il expose les motifs pour lesquels il estime que le délai pour le règlement de l'avance de frais a commencé à courir le 17 juin 2022. En particulier, il affirme qu'une demande d'avance de frais n'est pas une décision et qu'elle ne doit par conséquent pas être envoyée par courrier recommandé. Il se plaint de n'avoir reçu, par courrier simple ensuite, que le contenu du recommandé et non pas le recommandé lui-même non ouvert. Il ne serait dès lors pas possible de prouver le contenu du courrier recommandé. Il expose qu'il n'était pas possible de prendre des dispositions pour gérer les affaires durant l'absence de son épouse. Il réitère les conclusions déjà présentées le 15 août 2022. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.1.</b> Saisi d'un recours en matière de droit public, le Tribunal fédéral contrôle librement le respect du droit fédéral, qui comprend les droits de nature constitutionnelle (art. 95 let. a), ainsi que des droits constitutionnels cantonaux (<span class="artref">art. 95 let</span>. c; <span class="artref">art. 106 al. 1 LTF</span>). Sauf dans les cas cités expressément à l'<span class="artref">art. 95 LTF</span>, un tel recours ne peut toutefois pas être formé pour violation du droit cantonal en tant que tel. Il est néanmoins possible de faire valoir que l'application du droit cantonal consacre une violation du droit fédéral, en particulier qu'elle est arbitraire au sens de l'<span class="artref">art. 9 Cst.</span> ou contraire à un autre droit constitutionnel (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=18&amp;from_date=14.08.2022&amp;to_date=02.09.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F145-I-108%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page108">ATF 145 I 108</a> consid. 4.4.1 et les arrêts cités). Le Tribunal fédéral n'examine toutefois le moyen tiré de la violation de droits fondamentaux, ainsi que celle de dispositions de droit cantonal notamment, que si ce grief a été invoqué et motivé de manière précise par la partie recourante (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>; cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=18&amp;from_date=14.08.2022&amp;to_date=02.09.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-V-577%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page577">ATF 142 V 577</a> consid. 3.2). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.</b> En l'espèce, la recourante se plaint du rejet de sa demande de restitution du délai pour effectuer l'avance de frais prononcé par l'instance précédente en application du droit de procédure cantonal vaudois. Elle n'invoque la violation d'aucun droit constitutionnel à l'encontre de l'application de l'art. 22 de la loi cantonale vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative; LPA/VD; RSVD 173.36). Les griefs énoncés par la recourante et son époux ne répondent par conséquent pas aux exigences accrues de motivation de l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">A supposer que le recours soit dûment motivé, il devrait être rejeté. Contrairement à ce que pensent la recourante et son époux, une demande d'avance de frais judiciaire est bien une décision. L'envoi recommandé a pour but de s'assurer de la réception de la demande d'avance de frais. Il n'est par conséquent pas arbitraire en droit cantonal de procédure de prévoir qu'elle soit notifiée de cette manière. Enfin, il existe plusieurs solutions mises sur pied par La Poste pour dévier le courrier vers une personne de confiance durant une absence survenant en cours de procédure judiciaire pendante, étant rappelé que la jurisprudence n'admet pas que le délai de garde de sept jours soit prolongé, même si La Poste permet de retirer le courrier dans un délai plus long. En effet, des accords particuliers avec La Poste ne permettent pas de repousser l'échéance de la notification, réputée intervenue à l'échéance du délai de sept jours (ATAF 141 II 429 consid. 3.1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Dépourvu de motivation suffisante (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF), le présent recours est ainsi manifestement irrecevable (<span class="artref">art. 108 al. 1 let. b LTF</span>) et doit être traité selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 108 LTF</span>, sans qu'il y ait lieu d'ordonner un échange d'écritures. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Succombant, la recourante doit supporter les frais de justice (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). Il n'est pas alloué de dépens (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/68/3" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/68/1" type="start"></artref>art. 68 al. 1 et 3 LTF</span><artref id="CH/173.110/68/3" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/3" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, la Présidente prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 800 fr., sont mis à la charge de la recourante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties, à la Direction générale de l'agriculture, de la viticulture et des affaires vétérinaires (DGAV), et au Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour de droit administratif et public. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 25 août 2022 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente : F. Aubry Girardin </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Dubey </div> </div></body></html>