<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <a name="idp276272"></a><div class="big bold">Urteilskopf</div> <br/>100 IV 52<br/><br/><br/><div class="paraatf">14. Extrait de l'arrêt de la Cour de cassation pénale du 28 janvier 1974 dans la cause Udry contre Ministère public du canton de Vaud</div> <div class="paraatf"></div> <a name="idp277680"></a> <a name="idp288768"></a><br/><div id="regeste" lang="de"> <div class="big bold">Regeste</div> <br/><div class="paraatf"><span class="artref"><artref id="CH/311.0/186" type="start"></artref>Art. 186 und 292 StGB</span><artref id="CH/311.0/292" type="end"></artref>. <div class="paratf">Da <span class="artref">Art. 292 StG</span> B eine subsidiäre Bestimmung enthält, muss ausschliesslich Art. 186 angewendet werden, wenn die zuständige Behörde gleichzeitig der Berechtigte ist, der einem Dritten verboten hat, in seine Gebäulichkeiten einzudringen (Erw. 2). </div> <div class="paratf"><span class="artref">Art. 186 StGB</span>. </div> <div class="paratf">Es ist Sache des kantonalen Rechtes zu bestimmen, welches die Organe sind, durch die der Kanton über Räumlichkeiten verfügt, die ihm gehören (Erw. 3). </div> </div> </div> <a name="idp300848"></a> <br/><div> <a name="idp311552"></a><span class="big bold" id="erwaegungen">Erwägungen</span> <span class="small">ab Seite 52</span> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="page52"></a><div class="center pagebreak">BGE 100 IV 52 S. 52</div> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp313184"></a><span class="bold" id="consideration_2.">2. </span>L'art. 292 CP est une règle subsidiaire, qui s'applique seulement en l'absence d'une disposition spéciale réprimant <a name="page53"></a><div class="center pagebreak">BGE 100 IV 52 S. 53</div>l'insoumission elle-même (RO 88 IV 119, 90 IV 207). Lorsque, contrairement à l'hypothèse envisagée dans le dernier arrêt cité, l'autorité compétente est également l'ayant droit qui a manifesté la volonté d'interdire à un tiers de pénétrer dans les lieux assimilés à son domicile au sens de la loi pénale, l'art. 186 CP constitue une disposition spéciale par rapport à l'art. 292 et s'applique à sa place. En l'espèce, en effet, l'art. 186 CP réprime l'insoumission elle-même, puisque celui qui a signifié la décision interdisant au recourant de pénétrer dans les locaux universitaires est précisément l'ayant droit habilité à prendre une telle décision et à en faire sanctionner la transgression en se fondant sur cette disposition.</div> <div class="paraatf">L'art. 292 CP n'étant ainsi pas applicable, il n'y a lieu ni d'examiner si l'Université de Lausanne, son recteur ou un vicerecteur sont des autorités compétentes pour prononcer des injonctions assorties de la commination prévue à cette disposition, ni d'entrer en matière sur la question de l'opportunité de la décision d'interdiction prise par le rectorat.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp317808"></a><span class="bold" id="consideration_3.">3. </span>Le recourant soutient qu'il a été condamné à tort pour violation de domicile et fait valoir que l'Université de Lausanne, au nom de laquelle a agi le rectorat, n'avait pas qualité pour déposer valablement une plainte.</div> <div class="paraatf">Toutefois, l'Université de Lausanne constituant une institution autonome du canton de Vaud, l'Etat dispose des locaux par l'intermédiaire des organes directeurs compétents. C'est le droit cantonal qui détermine quels sont ces organes. Les premiers juges ont donc reconnu souverainement (art. 273 al. 1 litt. b PPF) à l'Université de Lausanne et à son rectorat le droit de réclamer la condamnation du recourant pour violation de domicile (RO 90 IV 76). Le moyen doit donc être écarté et la condamnation pour infraction à l'art. 186 CP maintenue.</div> </div></body></html>