Lausanne, 15. April 2021
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 10. März 2021 (6B_1178/2019)
Ausschreibung einer Landesverweisung im Schengener Informationssystem
Damit die Landesverweisung eines verurteilten Straftäters im Schengener Informationssystem (SIS) ausgeschrieben werden kann, muss kein schweres oder besonders schweres Delikt vorliegen. Entscheidend ist zudem nicht das Strafmass, sondern in erster Linie Art und Häufigkeit der Straftaten, die konkreten Tatumstände
sowie das übrige Verhalten der Person. Das Bundesgericht weist die Beschwerde
eines Straftäters gegen den Entscheid des Obergerichts des Kantons Aargau ab. 
Das Aargauer Obergericht hatte 2019 den Schuldspruch gegen einen aus der Türkei
stammenden Mann wegen Schändung bestätigt. Es verurteilte ihn dafür sowie für den
von  ihm  nicht  angefochtenen  Schuldspruch  wegen  eines  Betäubungsmitteldelikts  zu
einer bedingten Geldstrafe von 270 Tagessätzen und einer Busse. Zudem ordnete es
eine Landesverweisung von fünf Jahren und deren Ausschreibung im SIS an. 
Das Bundesgericht weist die vom Betroffenen erhobene Beschwerde ab. Es bestätigt
zunächst den Schuldspruch wegen Schändung sowie die  Landesverweisung als solche.
Gegen die Ausschreibung der Landesverweisung im SIS hatte der Beschwerdeführer im
Wesentlichen  vorgebracht,  dass  diese  unverhältnismässig  sei.  Sie  bewirke,  dass  er
seine  Zukunft  nur  in  der  Türkei,  nicht  jedoch  in  Europa  ausserhalb  der  Schweiz
aufbauen könne. 
Eine  Ausschreibung  im  SIS  setzt  gemäss  der  SIS-II-Verordnung  (EG-Verordnung
Nr. 1987/2006) unter anderem eine Gefahr für die öffentliche Sicherheit und Ordnung
auf Grundlage einer individuellen Bewertung voraus; das ist insbesondere der Fall, wenn
die betroffene Person in einem Mitgliedstaat wegen einer Straftat verurteilt worden ist,
die mit Freiheitsstrafe von mindestens einem Jahr bedroht ist. 
Diese  Voraussetzungen  werden  von  den  schweizerischen  Gerichten  nicht  einheitlich
ausgelegt. Das Bundesgericht kommt unter anderem gestützt auf die Rechtsprechung
des  Gerichtshof  der  Europäischen  Union  zum  Schluss,  dass für  die Annahme einer
"Gefahr für die öffentliche Sicherheit und Ordnung" keine allzu hohen Anforderungen zu
stellen sind. Insbesondere ist nicht erforderlich, dass von der betroffenen Person eine
tatsächliche, gegenwärtige und hinreichend schwere Gefährdung ausgehen würde, die
ein Grundinteresse der Gesellschaft berührt. Die Annahme einer "Gefahr für die öffentliche Sicherheit und Ordnung" setzt damit bei verurteilten Straftätern nicht zwingend ein
schweres  oder  besonders  schweres  Delikt  voraus.  Es  genügt,  wenn  die  betroffene
Person wegen einer oder mehrerer Straftaten verurteilt wurde, welche die öffentliche
Sicherheit  oder  Ordnung gefährden und die einzeln oder  gemeinsam  betrachtet  von
einer  gewissen  Schwere  sind.  Ausgenommen  sind  Bagatelldelikte.  Entscheidend  ist
zudem nicht das Strafmass, sondern in erster Linie Art und Häufigkeit der Straftaten, die
Tatumstände  sowie  das  übrige  Verhalten  der  Person.  Auch  eine  bloss  bedingt  ausgesprochene Strafe steht daher einer Ausschreibung im SIS nicht entgegen. Die weitere
Voraussetzung ("Verurteilung zu einer Straftat, die mit Freiheitsstrafe von mindestens
einem Jahr bedroht ist") ist sodann erfüllt, wenn für die begangene Straftat im Gesetz
eine Freiheitsstrafe im Höchstmass von einem Jahr oder mehr vorgesehen ist. Im konkreten  Fall  ist  die  Ausschreibung  im  SIS  bundesrechtskonform.  Die  Einschränkung
seiner Bewegungsfreiheit im gesamten Schengenraum hat der Betroffene in Kauf zu
nehmen.  Diese  gilt  im  Übrigen  nicht  absolut,  da  die Mitgliedstaaten die  Einreise im
Einzelfall bei Vorliegen besonderer Gründe dennoch bewilligen können. Lausanne, le 15 avril 2021
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 10 mars 2021 (6B_1178/2019)
Signalement d'une expulsion dans le Système d'information 
Schengen
Il n'est pas nécessaire qu'une infraction soit grave ou particulièrement grave pour
que l'expulsion d'un condamné soit inscrite dans le Système d'information Schengen
(SIS). En outre, ce n'est pas la quotité de la peine qui est décisive mais principalement la nature et la fréquence des infractions, les circonstances concrètes de cellesci ainsi que le reste du comportement de la personne. Le Tribunal fédéral rejette le
recours d'un délinquant contre la décision de la Cour suprême du canton d'Argovie.
En  2019,  la Cour  suprême argovienne  avait  confirmé la  condamnation d'un  homme
d'origine turque pour actes d'ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance. Elle l'avait condamné, pour cette infraction et pour une infraction à la loi sur les stupéfiants qu'il n'avait pas contestée, à une peine pécuniaire de
270 jours-amende avec sursis ainsi qu'à une amende. En outre, elle avait ordonné une
expulsion pour une durée de cinq ans et son signalement dans le SIS.
Le Tribunal fédéral rejette le recours formé par l’intéressé. Il confirme tout d'abord la
condamnation pour actes d'ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance ainsi que l'expulsion en tant que telle. Le recourant s'était
opposé  au  signalement  de  son  expulsion  dans  le  SIS  au  motif  principal  qu'il  était
disproportionné.  Cela  aurait  pour  effet  qu'il  ne  pourrait  construire  son  avenir  qu'en
Turquie mais pas ailleurs en Europe, hors de la Suisse.
Selon le règlement SIS II (règlement CE n° 1987/2006), le signalement dans le SIS suppose, entre autres, une menace pour l'ordre public et la sécurité publique fondée sur
une évaluation individuelle  ; c'est notamment le cas si la personne concernée a été
condamnée dans un État membre pour une infraction passible d’une peine privative de
liberté d’au moins un an.
Ces exigences ne sont pas interprétées de manière uniforme par les tribunaux suisses.
Le Tribunal fédéral conclut, en se fondant notamment sur la jurisprudence de la Cour de
justice de l'Union européenne, qu'il ne faut pas poser des exigences trop élevées en ce
qui concerne l'hypothèse d'une «  menace pour l'ordre public et la sécurité publique  ».
En particulier, il n'est pas nécessaire que la personne concernée constitue une menace
concrète, actuelle et suffisamment grave affectant un intérêt fondamental de la société.
L'hypothèse d'une «  menace pour l'ordre public et la sécurité publique  » ne suppose pas
nécessairement, pour les cas de délinquants condamnés, une infraction grave ou particulièrement grave. Il suffit que la personne concernée ait été condamnée pour une ou
plusieurs infractions qui menacent l'ordre public et la sécurité publique et qui, prises
individuellement ou ensemble, présentent une certaine gravité. Les infractions mineures
sont exclues. En outre, ce n'est pas la quotité de la peine qui est décisive mais principalement la nature et la fréquence des infractions, les circonstances concrètes de
celles-ci  ainsi  que  le  reste  du  comportement  de  la  personne.  Par  conséquent,  une
simple peine prononcée avec sursis ne s'oppose pas au signalement dans le SIS. La
condition  supplémentaire  («  condamnation  pour  une  infraction  passible  d’une  peine
privative de liberté d’au moins un an  ») est ensuite remplie si la loi prévoit une peine
privative de liberté d'une durée maximale d'un an ou plus pour l'infraction commise. En
l'espèce,  le  signalement  dans  le  SIS  est  conforme  au  droit  fédéral.  L'intéressé  doit
accepter  la  restriction  de  sa  liberté  de  circulation  dans  l’ensemble  de  l'espace
Schengen. Au demeurant, cela ne s'applique pas de manière absolue, dès lors que les
États membres peuvent néanmoins autoriser l'entrée dans des cas individuels, s'il existe
des raisons particulières. Losanna, 15 aprile 2021
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenza del 10 marzo 2021 (6B_1178/2019)
Segnalazione di un'espulsione nel sistema d'informazione di 
Schengen
Affinché  l'espulsione  di  un  condannato  possa  essere  segnalata  nel  sistema
d'informazione di  Schengen (SIS),  non deve essere commesso un reato grave o
particolarmente grave.  Inoltre,  decisiva non è  l'entità  della  pena,  bensì  in  primo
luogo la modalità e la reiterazione dei reati, le circostanze concrete dei fatti, nonché
il comportamento ulteriore della persona. Il Tribunale federale ha respinto il ricorso di
un imputato contro la decisione del Tribunale di appello del Canton Argovia.
Nel 2019 il Tribunale di appello argoviese ha confermato la condanna in primo grado di
un uomo originario della Turchia per atti sessuali con persone incapaci di discernimento
o  inette  a  resistere.  È  stato  quindi  condannato  per  tale  reato  e  per  il  titolo  non
impugnato in appello di infrazione alla legge federale sugli stupefacenti a una pena
pecuniaria  sospesa  condizionalmente  di  270  aliquote  giornaliere  e  una  multa.  Ha
pronunciato altresì un'espulsione di cinque anni e la sua segnalazione nel SIS.
Il Tribunale  federale  ha respinto il ricorso  dell'interessato.  Innanzitutto  ha tutelato la
condanna per atti sessuali con persone incapaci di discernimento o inette a resistere e
l'espulsione in quanto tale. Il ricorrente aveva in sostanza censurato che la segnalazione
dell'espulsione nel SIS fosse sproporzionata. Tale misura avrebbe comportato che egli
avrebbe potuto costruire il suo futuro solo in Turchia, ma non in Europa, all'infuori della
Svizzera.
Una  segnalazione  nel  SIS  presuppone  tra  l'altro  secondo  il  Regolamento  SIS  II
(Regolamento  CE  n.  1987/2006)  una  minaccia  per  la  sicurezza  pubblica  e  l'ordine
pubblico  sulla  base  di  una  valutazione  individuale.  Tale  situazione  si  verifica  in
particolare quando la persona interessata è riconosciuta colpevole in uno Stato membro
di un reato che comporta una pena detentiva di almeno un anno
Queste  condizioni  non  sono  interpretate  in  maniera  unitaria  dai  tribunali  svizzeri.  Il
Tribunale  federale,  fondandosi  anche  sulla  giurisprudenza  della  Corte  di  giustizia
dell'Unione  europea,  è  giunto  alla  conclusione  che  al  concetto  di  "minaccia  per  la
sicurezza pubblica e per l'ordine pubblico" non vanno poste condizioni troppo elevate. In
modo particolare non è necessario dedurne per la persona interessata una pericolosità
concreta, attuale e sufficientemente grave, che tocca un interesse vitale della società.
L'adempimento di una "minaccia per la sicurezza pubblica e per l'ordine pubblico" non
presuppone pertanto nell'autore condannato un reato grave o particolarmente grave. È
sufficiente  che  la  persona  interessata  sia  condannata  per  una  o  più  infrazioni,  che
mettono  in  pericolo  la  sicurezza  pubblica  o  l'ordine  pubblico  e  che  considerati
singolarmente o nel loro insieme sono di una certa gravità. Fanno eccezione i reati
bagatella. Decisivi non sono inoltre l'entità della pena, bensì in primo luogo la modalità e
la reiterazione dei reati, le circostanze fattuali, nonché l'ulteriore comportamento della
persona.  Anche  soltanto  una  pena  sospesa  condizionalmente  non  è  quindi
d'impedimento  a  una  segnalazione  nel  SIS.  L'altro  presupposto  ("condanna  per  un
reato, che comporta una pena detentiva di almeno un anno") è quindi realizzato, se per
il reato penale è prevista nella legge una pena detentiva massima di almeno un anno o
più.  Nel  caso  concreto  la  segnalazione  nel  SIS  è  conforme  al  diritto  federale.
L'interessato deve accettare la limitazione della propria libertà di movimento nell'intero
spazio Schengen. Per il resto, tale inconveniente non vale in maniera assoluta, poiché
gli  Stati  membri  possono  comunque  in  presenza  di  particolari  motivi  autorizzare
l'ingresso nel Paese.