<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <table border="0"> <tr> <td> <img height="68" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2016-03-02-1B_361-2015.1&amp;type=gif" width="95"/> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> </tr> <tr> <td> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1B_361/2015 &amp; 1B_365/2015 </b> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> </tr> </table> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 2 mars 2016</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Ire Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge fédéral Fonjallaz, Président. </div> <div class="para">Greffier : M. Parmelin. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">1B_361/2015 </div> <div class="para"> A.________, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1B_365/2015 </div> <div class="para"> B.________, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Ministère public de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, 1213 Petit-Lancy. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">procédure pénale; jonction de causes, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt de la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève du 7 septembre 2015. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le 6 février 2015, l'avocat C.________ a déposé plainte pénale contre B.________ et le conseil de celui-ci, A.________, pour avoir été prétendument calomnié, diffamé et injurié dans une procédure judiciaire en cours devant le Tribunal civil. </div> <div class="para">Le 31 mars 2015, le Procureur général de la République et canton de Genève a ouvert une instruction des chefs de calomnie, diffamation et tentative de contrainte contre B.________ et A.________ sous la référence P/2322/2015. Il leur a fait notifier le même jour une citation à comparaître pour une audience de confrontation le 18 juin 2015. </div> <div class="para">Le 30 avril 2015, C.________ s'est plaint du contenu jugé calomnieux, injurieux et diffamatoire de courriers que B.________ avait envoyés en 2014, par le ministère de son avocat, au Grand Conseil, au Conseil d'Etat, à la Cour des comptes et au Secrétariat général du Pouvoir judiciaire et qui le faisaient passer comme l'auteur d'une escroquerie au procès. </div> <div class="para">Le 21 mai 2015, le Procureur général a ouvert une instruction pénale à raison de ces faits des chefs de calomnie et injure contre B.________ et A.________ sous la référence P/8636/2015. </div> <div class="para">A l'audience du 18 juin 2015, il a prononcé la jonction des plaintes des 6 février et 30 avril 2015. </div> <div class="para">La Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté les recours formés contre cette décision par B.________ et A.________, après les avoir joints, au terme d'un arrêt rendu le 7 septembre 2015. </div> <div class="para">Par actes des 8 et 14 octobre 2015, A.________ et B.________ ont déposé un recours en matière pénale contre cet arrêt dont ils demandent l'annulation. </div> <div class="para">Le Ministère public conclut principalement à l'irrecevabilité des recours et subsidiairement à leur rejet. La Cour de justice se réfère à sa décision. </div> <div class="para">Les recourants ont répliqué. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours dont il est saisi. </div> <div class="para">Les deux recours sont formés contre un même arrêt de la Chambre pénale de recours. Il y a donc lieu de joindre les procédures (<span class="artref">art. 24 PCF</span> applicable par renvoi de l'<span class="artref">art. 71 LTF</span>). Les arrêts attaqués, qui ordonnent la jonction des procédures pénales engagées contre les recourants, revêtent un caractère incident. S'agissant de décisions qui n'entrent pas dans le champ d'application de l'<span class="artref">art. 92 LTF</span>, ils ne peuvent faire l'objet d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral en vertu de l'<span class="artref">art. 93 al. 1 LTF</span> que s'ils sont susceptibles de causer un préjudice irréparable (let. a) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (let. b). Cette dernière hypothèse n'entre manifestement pas en considération en l'espèce. Quant à l'<span class="artref">art. 93 al. 1 let. a LTF</span>, il suppose, en matière pénale, que la partie recourante soit exposée à un dommage de nature juridique, qui ne puisse pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision qui lui serait favorable (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=35&amp;from_date=27.02.2016&amp;to_date=17.03.2016&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-IV-172%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page172">ATF 137 IV 172</a> consid. 2.1 p. 173). Il incombe à la partie recourante d'alléguer et d'établir la possibilité que la décision préjudicielle ou incidente lui cause un tel dommage (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=35&amp;from_date=27.02.2016&amp;to_date=17.03.2016&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-III-426%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page426">ATF 134 III 426</a> consid. 1.2 p. 429), à moins que celui-ci ne fasse d'emblée aucun doute (arrêt 8C_473/2009 du 3 août 2009 consid. 4.3.1 in SJ 2010 I p. 37). En règle générale, une décision de jonction de deux enquêtes pénales ne cause pas de préjudice irréparable (arrêt 1B_110/2014 du 19 mars 2014 consid. 2.2). </div> <div class="para"> B.________ ne s'exprime pas sur cette question. Quant à A.________, il voit un dommage irréparable dans l'atteinte à sa dignité et à son honneur que lui cause sa mise en prévention infondée dans les procédures pénales litigieuses. Cet inconvénient, inhérent à de nombreuses procédures pénales, ne peut pas être assimilé à un dommage de nature juridique au sens de la jurisprudence précitée (cf. arrêt 1B_214/2007 du 21 septembre 2007 consid. 3). Pour le surplus, un tel dommage n'est pas manifeste. </div> <div class="para">Ainsi, aucune des conditions auxquelles une décision incidente peut être contestée en vertu des <span class="artref"><artref id="CH/173.110/93/1" type="start"></artref>art. 92 et 93 al. 1 LTF</span><artref id="CH/173.110/92" type="end"></artref> n'est réalisée. L'arrêt attaqué ne peut donc pas faire l'objet d'un recours immédiat au Tribunal fédéral. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Les recours doivent par conséquent être déclarés irrecevables selon la procédure simplifiée prévue par l'<span class="artref">art. 108 al. 1 let. a LTF</span>. Cette issue étant d'emblée prévisible, il convient de rejeter la demande d'assistance judiciaire présentée par B.________ (<span class="artref">art. 64 al. 1 LTF</span>). Les frais du présent arrêt seront mis à la charge des recourants qui succombent (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/66/1" type="start"></artref>art. 65 et 66 al. 1 LTF</span><artref id="CH/173.110/65" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Président prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Les causes 1B_361/2015 et 1B_365/2015 sont jointes. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les recours sont irrecevables. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">La demande d'assistance judiciaire présentée par B.________ est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 1'000 fr., sont mis à la charge des recourants à raison de 500 fr. chacun. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux recourants ainsi qu'au Ministère public et à la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 2 mars 2016 </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président: Fonjallaz </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Parmelin </div> </div></body></html>