{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2016-10-04", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20161004-30474-14_2016-10-04.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20161004_30474_14:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "b0a99dbbb2a4d4a59f97f92f2fd6b772"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20161004_30474_14", "Ali Jihana, et autres c. Suisse"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 04.10.2016 20161004_30474_14 (Ali Jihana, et autres c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 04.10.2016 20161004_30474_14 (Ali Jihana, et autres c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 04.10.2016 20161004_30474_14 (Ali Jihana, et autres c. Suisse)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br> D\u00c9CISION D'IRRECEVABILIT\u00c9 de la CourEDH: SUISSE et ITALIE: Art. 3 et 8 CEDH, pris isol\u00e9ment et combin\u00e9s avec l'art. 13 CEDH. Renvoi en Italie de requ\u00e9rants d'asile syriens avec un enfant mineur dans le cadre du r\u00e8glement Dublin.\n<br> Les autorit\u00e9s italiennes, qui ont \u00e9t\u00e9 inform\u00e9es par leurs homologues suisses du transfert en Italie d'une m\u00e8re c\u00e9libataire accompagn\u00e9e de sa fille, ont d\u00e9clar\u00e9 que les int\u00e9ress\u00e9es seraient accueillies dans un centre r\u00e9serv\u00e9 aux familles avec enfants mineurs. Par ailleurs, les requ\u00e9rantes n'ont pas \u00e9tabli qu'en cas de renvoi en Italie, elles devaient craindre, d'un point de vue mat\u00e9riel, physique ou psychique, de subir des traitements d'un degr\u00e9 de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 suffisant pour tomber dans le champ d'application de l'art. 3 CEDH. S'agissant du requ\u00e9rant invoquant des probl\u00e8mes de sant\u00e9, il n'a pas \u00e9tabli qu'il \u00e9tait gravement malade. Sous l'angle de l'art. 8 CEDH, la Cour estime qu'un juste \u00e9quilibre a \u00e9t\u00e9 m\u00e9nag\u00e9 entre les int\u00e9r\u00eats personnels des requ\u00e9rants \u00e0 l'\u00e9tablissement d'une vie familiale en Suisse et les int\u00e9r\u00eats d'ordre public au contr\u00f4le de l'immigration. Enfin, selon la jurisprudence constante de la Cour, l'art. 13 CEDH exige un recours interne pour les seules plaintes \"d\u00e9fendables\" au regard de la CEDH. La Cour estime qu'aucun grief d\u00e9fendable de violation des art. 3 et 8 CEDH n'a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli (ch. 30-49). Conclusion: requ\u00eate d\u00e9clar\u00e9e irrecevable. En ce qui concerne la requ\u00e9rante ayant obtenu le statut de r\u00e9fugi\u00e9e en Suisse, elle ne risque pas d'\u00eatre renvoy\u00e9e en Italie (ch. 50-53). Conclusion: radiation du r\u00f4le.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>(4. Quartalsbericht 2016)<br>Verbot der unmenschlichen oder erniedrigenden Behandlung (Art. 3 EMRK); Recht auf Achtung des Privat- und Familienlebens (Art. 8 EMRK); Recht auf eine wirksame Beschwerde Art. 13 EMRK); R\u00fcckf\u00fchrung syrischer Bf. nach Italien im Rahmen des Dublin-Verfahrens.<br>Die Bf., eine Mutter (Erstbeschwerdef\u00fchrerin) und ihr minderj\u00e4hriges Kind (Viertbeschwerdef\u00fchrerin), als auch der Bruder (Zweitbeschwerdef\u00fchrer) und die Schwester (Drittbeschwerdef\u00fchrerin) machten geltend, eine R\u00fcckf\u00fchrung nach Italien im Rahmen des Dublin-Systems w\u00fcrde sie der Gefahr einer unmenschlichen oder erniedrigenden Behandlung aussetzen; eine R\u00fcckweisung verletze ihr Recht auf Achtung des Privat- und Familienlebens (R\u00fcge ausschliesslich gegen die Schweiz). Ausserdem h\u00e4tten sie keine wirksame Beschwerde gehabt, um die Verletzung ihrer Rechte gem\u00e4ss Art. 3 und 8 EMRK vorbringen zu k\u00f6nnen (R\u00fcge ausschliesslich gegen die Schweiz).<br>Die Beschwerde der Drittbeschwerdef\u00fchrerin strich der EGMR aus dem Register, nachdem diese in der Schweiz den Fl\u00fcchtlingsstatus erhalten hatte (Art. 37 \u00a7 1 (b) EMRK). Bez\u00fcglich der Erst- und der Viertbeschwerdef\u00fchrerin hat der EGMR unter dem Gesichtspunkt von Art. 3 EMRK ausgef\u00fchrt, die italienische Regierung sei sowohl \u00fcber das Datum des Transfers als auch dar\u00fcber unterrichtet worden, dass es sich um eine Mutter und ihr minderj\u00e4hriges Kind handle. Die italienischen Beh\u00f6rden h\u00e4tten zudem best\u00e4tigt, die Bf. in Unterk\u00fcnften unterzubringen, die f\u00fcr Familien mit minderj\u00e4hrigen Kindern vorgesehen seien. Die Bf. h\u00e4tten nicht aufzeigen k\u00f6nnen, inwieweit eine R\u00fcckweisung sie einer reellen und gen\u00fcgend schweren Gefahr ausgesetzt h\u00e4tte, Opfer unmenschlicher oder erniedrigenden Behandlung im Sinne von Art. 3 EMRK zu werden. Es gebe kein Grund anzuzweifeln, dass die italienischen Beh\u00f6rden \u00fcber gen\u00fcgend Ressourcen und die F\u00e4higkeit verf\u00fcgten, eine Mutter und ihr minderj\u00e4hriges Kind zu versorgen bzw. in angemessener Weise auf allf\u00e4llige Schwierigkeiten zu reagieren. Beschwerde der ersten, zweiten und vierten Bf. unzul\u00e4ssig (einstimmig)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br> D\u00c9CISION D'IRRECEVABILIT\u00c9 de la CourEDH: SUISSE et ITALIE: Art. 3 et 8 CEDH, pris isol\u00e9ment et combin\u00e9s avec l'art. 13 CEDH. Renvoi en Italie de requ\u00e9rants d'asile syriens avec un enfant mineur dans le cadre du r\u00e8glement Dublin.\n<br> Les autorit\u00e9s italiennes, qui ont \u00e9t\u00e9 inform\u00e9es par leurs homologues suisses du transfert en Italie d'une m\u00e8re c\u00e9libataire accompagn\u00e9e de sa fille, ont d\u00e9clar\u00e9 que les int\u00e9ress\u00e9es seraient accueillies dans un centre r\u00e9serv\u00e9 aux familles avec enfants mineurs. Par ailleurs, les requ\u00e9rantes n'ont pas \u00e9tabli qu'en cas de renvoi en Italie, elles devaient craindre, d'un point de vue mat\u00e9riel, physique ou psychique, de subir des traitements d'un degr\u00e9 de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 suffisant pour tomber dans le champ d'application de l'art. 3 CEDH. S'agissant du requ\u00e9rant invoquant des probl\u00e8mes de sant\u00e9, il n'a pas \u00e9tabli qu'il \u00e9tait gravement malade. Sous l'angle de l'art. 8 CEDH, la Cour estime qu'un juste \u00e9quilibre a \u00e9t\u00e9 m\u00e9nag\u00e9 entre les int\u00e9r\u00eats personnels des requ\u00e9rants \u00e0 l'\u00e9tablissement d'une vie familiale en Suisse et les int\u00e9r\u00eats d'ordre public au contr\u00f4le de l'immigration. Enfin, selon la jurisprudence constante de la Cour, l'art. 13 CEDH exige un recours interne pour les seules plaintes \"d\u00e9fendables\" au regard de la CEDH. La Cour estime qu'aucun grief d\u00e9fendable de violation des art. 3 et 8 CEDH n'a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli (ch. 30-49). Conclusion: requ\u00eate d\u00e9clar\u00e9e irrecevable. En ce qui concerne la requ\u00e9rante ayant obtenu le statut de r\u00e9fugi\u00e9e en Suisse, elle ne risque pas d'\u00eatre renvoy\u00e9e en Italie (ch. 50-53). Conclusion: radiation du r\u00f4le.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(4\u00e8me rapport trimestriel 2016)<br>Interdiction de traitements inhumains ou d\u00e9gradants (art.\u00a03 CEDH); droit au respect de la vie priv\u00e9e et familiale (art. 8 CEDH); droit \u00e0 un recours effectif (art. 13 CEDH); renvoi des requ\u00e9rants d'origine syrienne en Italie selon la proc\u00e9dure Dublin.<br> Les requ\u00e9rants - une femme (premi\u00e8re requ\u00e9rante) et son enfant mineur (quatri\u00e8me requ\u00e9rante), ainsi que le fr\u00e8re (second requ\u00e9rant) et la soeur (troisi\u00e8me requ\u00e9rante) de la premi\u00e8re requ\u00e9rante - ont fait valoir qu'en cas de renvoi en Italie en vertu de la proc\u00e9dure Dublin, ils courent le risque de subir des traitements inhumains ou d\u00e9gradants contraires \u00e0 l'art.\u00a03 CEDH (grief contre la Suisse et l'Italie); que leur renvoi en Italie violerait leur droit au respect de leur vie priv\u00e9e et familiale (grief uniquement contre la Suisse) et qu'ils n'ont pas eu de moyen de recours effectif pour faire valoir la violation de leurs droits sous l'art. 8 et 3 CEDH (grief uniquement contre la Suisse).<br>En ce qui concerne la soeur de la premi\u00e8re requ\u00e9rante (troisi\u00e8me requ\u00e9rante), la Cour a relev\u00e9 qu'elle a obtenu le statut de r\u00e9fugi\u00e9e en Suisse et a ray\u00e9 du r\u00f4le (art. 37 \u00a7\u00a01 (b) CEDH) la partie de la requ\u00eate la concernant. En ce qui concerne la premi\u00e8re requ\u00e9rante et son enfant mineur, la Cour a constat\u00e9, sous l'angle de l'art. 3 CEDH, que le gouvernement italien a \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 du fait qu'il s'agissait d'une m\u00e8re et de son enfant mineur ainsi que de la date de leur transfert et a confirm\u00e9 qu'ils seraient log\u00e9s dans un centre pr\u00e9vu pour des familles avec des enfants mineurs. Les requ\u00e9rantes n'ont pas d\u00e9montr\u00e9 qu'en cas de renvoi en Italie, elles courent un risque r\u00e9el, imminent et suffisamment s\u00e9rieux de subir des traitements contraires \u00e0 l'art. 3 CEDH et il n'y a pas de raisons de conclure que les requ\u00e9rantes n'auraient pas acc\u00e8s en Italie aux ressources disponibles pour une m\u00e8re seule et son enfant ou qu'en cas de difficult\u00e9s les autorit\u00e9s italiennes ne sauraient r\u00e9pondre de mani\u00e8re appropri\u00e9e. En ce qui concerne le second requ\u00e9rant, la Cour a constat\u00e9 qu'il s'agit d'un adulte dont il n'est pas \u00e9tabli qu'il est gravement malade. Grief manifestement mal fond\u00e9.<br>Sous l'angle de l'art. 8 CEDH, la Cour a constat\u00e9 qu'il n'y avait aucune trace de la pr\u00e9sence des requ\u00e9rants en Suisse avant la date de leur d\u00e9p\u00f4t de leur demande d'asile et que suite \u00e0 cette demande, leur pr\u00e9sence a \u00e9t\u00e9 tol\u00e9r\u00e9e pour environ un mois et seulement dans le but d'examiner leur demande. Grief manifestement mal fond\u00e9. Grief d'une violation de l'art. 13 combin\u00e9 avec l'art 8 CEDH \u00e9galement manifestement mal fond\u00e9.<br>Requ\u00eate manifestement mal fond\u00e9e en ce qui concerne la premi\u00e8re, la quatri\u00e8me et le second requ\u00e9rants. Radiation du r\u00f4le en ce qui concerne la troisi\u00e8me requ\u00e9rante (unanimit\u00e9)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br> D\u00c9CISION D'IRRECEVABILIT\u00c9 de la CourEDH: SUISSE et ITALIE: Art. 3 et 8 CEDH, pris isol\u00e9ment et combin\u00e9s avec l'art. 13 CEDH. Renvoi en Italie de requ\u00e9rants d'asile syriens avec un enfant mineur dans le cadre du r\u00e8glement Dublin.\n<br> Les autorit\u00e9s italiennes, qui ont \u00e9t\u00e9 inform\u00e9es par leurs homologues suisses du transfert en Italie d'une m\u00e8re c\u00e9libataire accompagn\u00e9e de sa fille, ont d\u00e9clar\u00e9 que les int\u00e9ress\u00e9es seraient accueillies dans un centre r\u00e9serv\u00e9 aux familles avec enfants mineurs. Par ailleurs, les requ\u00e9rantes n'ont pas \u00e9tabli qu'en cas de renvoi en Italie, elles devaient craindre, d'un point de vue mat\u00e9riel, physique ou psychique, de subir des traitements d'un degr\u00e9 de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 suffisant pour tomber dans le champ d'application de l'art. 3 CEDH. S'agissant du requ\u00e9rant invoquant des probl\u00e8mes de sant\u00e9, il n'a pas \u00e9tabli qu'il \u00e9tait gravement malade. Sous l'angle de l'art. 8 CEDH, la Cour estime qu'un juste \u00e9quilibre a \u00e9t\u00e9 m\u00e9nag\u00e9 entre les int\u00e9r\u00eats personnels des requ\u00e9rants \u00e0 l'\u00e9tablissement d'une vie familiale en Suisse et les int\u00e9r\u00eats d'ordre public au contr\u00f4le de l'immigration. Enfin, selon la jurisprudence constante de la Cour, l'art. 13 CEDH exige un recours interne pour les seules plaintes \"d\u00e9fendables\" au regard de la CEDH. La Cour estime qu'aucun grief d\u00e9fendable de violation des art. 3 et 8 CEDH n'a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli (ch. 30-49). Conclusion: requ\u00eate d\u00e9clar\u00e9e irrecevable. En ce qui concerne la requ\u00e9rante ayant obtenu le statut de r\u00e9fugi\u00e9e en Suisse, elle ne risque pas d'\u00eatre renvoy\u00e9e en Italie (ch. 50-53). Conclusion: radiation du r\u00f4le.\n<br> <br> Sintesi dell'UFG<br> (4\u00b0 rapporto trimestriale 2016)<br>Divieto di trattamenti inumani o degradanti (art.\u00a03 CEDU); diritto al rispetto della vita privata e familiare (art.\u00a08 CEDU); diritto ad un ricorso effettivo (art. 13 CEDU); rinvio in Italia di ricorrenti siriani in applicazione della procedura Dublino.<br>Una madre (prima ricorrente) con sua figlia minorenne (quarta ricorrente), suo fratello (secondo ricorrente) e sua sorella (terza ricorrente) sostenevano che il rinvio in Italia in applicazione del sistema Dublino li avrebbe esposti al rischio di trattamenti inumani o degradanti e che violasse il loro diritto al rispetto della vita privata e familiare (censura rivolta esclusivamente alla Svizzera). Inoltre criticavano l'assenza di uno strumento di ricorso effettivo per far valere la violazione dei loro diritti secondo gli articoli 3 e 8 CEDU (censura rivolta esclusivamente alla Svizzera).<br>La Corte ha cancellato dal ruolo il ricorso della terza ricorrente dopo che la Svizzera le aveva conferito lo statuto di rifugiata (art. 37 par. 1 lett. b CEDU). Per quanto riguarda la prima e la quarta ricorrente, la Corte constata che il Governo italiano \u00e8 stato informato sia della data del trasferimento sia del fatto che si trattava di una madre e di sua figlia minorenne. Le autorit\u00e0 italiane hanno inoltre confermato l'intenzione di collocare i ricorrenti in alloggi adibiti all'accoglienza di famiglie con figli minorenni. I ricorrenti non sono riusciti a dimostrare che il rinvio li avrebbe esposti a un rischio reale e sufficientemente grave di subire trattamenti inumani o degradanti ai sensi dell'articolo 3 CEDU. La Corte ritiene che non sussista motivo per dubitare delle risorse e della capacit\u00e0 delle autorit\u00e0 italiane di provvedere a una madre con figlia minorenne o di reagire adeguatamente in caso di difficolt\u00e0. Ricorso irricevibile (prima, secondo e quarta ricorrente; unanimit\u00e0)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:52", "Checksum": "1711394c24d0843956ddba5f024d3cf9"}