An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 19. November 2015
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 4. November 2015 (1C_157/2014)
Zürcher Seeuferwege: Enteignungen zu Unrecht ausgeschlossen
Der Zürcher Kantonsrat hat die Möglichkeit von Enteignungen zur Realisierung von
Seeuferwegen zu Unrecht generell ausgeschlossen. Die neue Bestimmung im
Zürcher Strassengesetz verstösst gegen Bundesrecht und wird aufgehoben. Das
Bundesgericht heisst die Beschwerde des Vereins "Ja zum Seeuferweg" gut.
2010 war die Initiative "Zürisee für alli" zur Verwirklichung des Zürichsee-Uferwegs
eingereicht worden. Die Initiative wurde zurückgezogen, nachdem der Kantonsrat einen
Gegenvorschlag in der Form der allgemeinen Anregung beschlossen hatte. Der Regierungsrat arbeitete gestützt darauf eine Ergänzung des Zürcher Strassengesetzes aus.
Der Kantonsrat fügte der regierungsrätlichen Vorlage die Bestimmung hinzu, wonach
private Grundstücke gegen den Willen der Eigentümerinnen und Eigentümer für die Erstellung von Uferwegen weder enteignet noch anderweitig beansprucht werden dürften
(§ 28c. Strassengesetz ZH). Er verabschiedete die Gesetzesänderung Ende 2013.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde des Vereins "Ja zum Seeuferweg" sowie von
15 Privatpersonen gut und hebt die Bestimmung von § 28c. des Strassengesetzes ZH
auf. Das Raumplanungsgesetz des Bundes verlangt, dass der öffentliche Zugang zu
See- und Flussufern sowie deren Begehung erleichtert werden (Artikel 3 Absatz 2 RPG).
Dieser gesetzgeberische Wille gebietet gemäss der Rechtsprechung des Bundesgerichts eine ufernahe Wegführung, wo immer dies sinnvoll, möglich und zumutbar ist.
Ohne die Option der Enteignung dürfte die Erstellung längerer Uferwegabschnitte
jedoch praktisch verunmöglicht werden. Ein entsprechender Versuch könnte schon dann
scheitern, wenn ein einziger Eigentümer in einer Reihe von Ufergrundstücken die freiwillige Abtretung der notwendigen Rechte verweigert und eine Wegführung hinter
seinem Grundstück nicht in Betracht fällt. Indem der Kantonsrat die Möglichkeit der
Enteignung ausschliesst, verstösst er deshalb gegen Bundesrecht.
Das bedeutet allerdings nicht, dass es dem kantonalen Gesetzgeber grundsätzlich
verwehrt wäre, die Interessenabwägung bei der Planung von Uferwegen vorzustrukturieren und dem Interesse der Grundeigentümer ein erhöhtes Gewicht beizumessen.
Hinreichend offen wäre etwa der von der vorberatenden Kommission des Kantonsrats
ursprünglich eingeschlagene Weg, die Beanspruchung von Privatgrundstücken gegen
den Willen ihrer Eigentümer nur dann zuzulassen, wenn eine andere Führung des Uferwegs nicht oder nur mit unverhältnismässigem Aufwand möglich ist. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 19 novembre 2015
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 4 novembre 2015 (1C_157/2014)
Chemins le long du lac de Zurich : expropriations exclues à tort
C'est à tort que le Parlement du canton de Zurich a exclu de façon générale la
possibilité d'exproprier pour réaliser des chemins au bord du lac. La nouvelle
disposition de la loi zurichoise sur les routes viole le droit fédéral et est annulée. Le
Tribunal fédéral admet un recours de l'association «Ja zum Seeuferweg».
En 2010, l'initiative «Zürisee für alli», demandant la réalisation d'un chemin piétonnier
au bord du lac de Zurich, a été déposée. L'initiative a été retirée après que le Parlement
cantonal a proposé un contre-projet conçu en termes généraux. Sur cette base, le
Conseil d'Etat du canton de Zurich a élaboré un complément à la loi cantonale sur les
routes. Le Parlement a ajouté au projet du Conseil d'Etat une disposition selon laquelle
les fonds privés ne pourront être ni expropriés, ni autrement mis à contribution, contre la
volonté de leurs propriétaires pour la création d'un chemin le long du lac (§ 28c. de la loi
zurichoise sur les routes). Il a adopté ce changement législatif à la fin 2013.
Le Tribunal fédéral admet le recours de l'association «Ja zum Seeuferweg» et de 15
personnes privées et annule § 28c. de la loi zurichoise sur les routes. La loi fédérale sur
l'aménagement du territoire prévoit de faciliter l'accès aux rives et le cheminement le
long de celles-ci pour le public (art. 3 al. 2 let. c LAT). La volonté du législateur impose,
selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, un accès aux rives du lac, qui soit réalisable,
judicieux et acceptable. Sans l'option de l'expropriation, la construction de longs tronçons d'un chemin au bord du lac serait rendue pratiquement impossible. Un tel projet
pourrait déjà échouer si un propriétaire d'une seule parcelle sise au bord du lac devait
s'opposer à la cession volontaire des droits nécessaires et qu'un chemin passant
derrière sa parcelle n'entrait pas en considération. Le Parlement cantonal viole ainsi le
droit fédéral, dans la mesure où il exclut la possibilité d'exproprier les propriétaires
concernés.
Cela ne signifie cependant pas qu'il est interdit au législateur cantonal de procéder à
une pesée des intérêts lors de la planification de chemins piétonniers le long des rives
et d'accorder une valeur significative à l'intérêt des propriétaires. La commission consultative du Parlement avait proposé initialement d'autoriser la sollicitation de fonds privés
contre la volonté de leurs propriétaires seulement si un autre passage du chemin n'était
pas possible ou occasionnait des dépenses disproportionnées : cette proposition pourrait être satisfaisante.