{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2021-01-19", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20210119-14065-15_2021-01-19.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20210119_14065_15:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "476f8eceb06d14e2ce387faa95f15bb3"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20210119_14065_15", "Lacatus Violeta Sibianca c. Suisse"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 19.01.2021 20210119_14065_15 (Lacatus Violeta Sibianca c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 19.01.2021 20210119_14065_15 (Lacatus Violeta Sibianca c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 19.01.2021 20210119_14065_15 (Lacatus Violeta Sibianca c. Suisse)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>SUISSE: Art. 8 CEDH. Amende inflig\u00e9e \u00e0 une personne rom d\u00e9munie et vuln\u00e9rable pour mendicit\u00e9 puis emprisonnement durant cinq jours pour non-paiement de l'amende.\n<br>La requ\u00e9rante, analphab\u00e8te et extr\u00eamement pauvre soutient que l'interdiction de mendier sur la voie publique a port\u00e9 une atteinte inadmissible \u00e0 sa vie priv\u00e9e en ce qu'elle l'a emp\u00each\u00e9e de subvenir \u00e0 son minimum vital. Selon la Cour, le droit de s'adresser \u00e0 autrui pour obtenir de l'aide rel\u00e8ve de l'essence m\u00eame des droits prot\u00e9g\u00e9s par l'art. 8 CEDH. Cette disposition est d\u00e8s lors applicable au grief all\u00e9gu\u00e9 (ch. 52-60).\nLa sanction inflig\u00e9e \u00e0 l'int\u00e9ress\u00e9e ne constituait une mesure proportionn\u00e9e ni au but de la lutte contre la criminalit\u00e9 organis\u00e9e, ni \u00e0 celui visant la protection des droits des passants, r\u00e9sidents et propri\u00e9taires de commerces. La Cour estime que la mesure a atteint la dignit\u00e9 humaine de la requ\u00e9rante et l'essence m\u00eame des droits prot\u00e9g\u00e9s par l'art. 8 CEDH. L'Etat a outrepass\u00e9 la marge d'appr\u00e9ciation dont il jouissait en l'esp\u00e8ce. L'ing\u00e9rence dans l'exercice des droits prot\u00e9g\u00e9s par la Convention n'\u00e9tait pas n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique au sens de l'art. 8 par. 2 CEDH (ch. 91-117).\nConclusion: violation de l'art. 8 CEDH.\nN.B. Affaire phare.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>(1. Quartalsbericht 2021)<br>Recht auf Achtung des Privat- und Familienlebens (Art. 8 EMRK); Bestrafung der Beschwerdef\u00fchrerin wegen Bettelns im \u00f6ffentlichen Raum.<br>Der Fall betrifft die Verurteilung der in Rum\u00e4nien wohnhaften und der Roma-Gemeinschaft angeh\u00f6rigen Beschwerdef\u00fchrerin zu einer Geldstrafe von 500 Schweizer Franken (CHF) wegen mehrfachen Bettelns im \u00f6ffentlichen Raum in Genf sowie die f\u00fcnft\u00e4gige Ersatzfreiheitsstrafe wegen Nichtbezahlung der Geldstrafe. Die Beschwerdef\u00fchrerin berief sich unter anderem auf Artikel 8 EMRK und machte geltend, dass das Bettelverbot im \u00f6ffentlichen Raum einen unzul\u00e4ssigen Eingriff in ihr Privatleben darstelle, weil sie dadurch die Einkommensquelle verliere, mit der sie ihre Grundbed\u00fcrfnisse bestreite. Der Gerichtshof stellte fest, dass die Beschwerdef\u00fchrerin, eine Analphabetin aus extrem armen Verh\u00e4ltnissen, weder Arbeit hatte noch Sozialhilfe bezog. Das Betteln war f\u00fcr sie ein Mittel zum \u00dcberleben. In dieser Situation grosser Verletzlichkeit hatte die Beschwerdef\u00fchrerin das der Menschenw\u00fcrde innewohnende Recht, ihre Notlage zum Ausdruck zu bringen und sich durch Betteln zu helfen zu versuchen. Der Gerichtshof befand, dass die der Beschwerdef\u00fchrerin auferlegte Strafe im Hinblick auf die damit verfolgten Ziele \u2013 die Bek\u00e4mpfung der organisierten Kriminalit\u00e4t und der Schutz der Rechte der Vorbeigehenden, der Anwohnerschaft sowie der Inhaberinnen und Inhaber der Gesch\u00e4fte \u2013 eine unverh\u00e4ltnism\u00e4ssige Massnahme darstellte. Der Gerichtshof verwarf das Argument des Bundesgerichts, wonach mit weniger restriktiven Massnahmen keine vergleichbare Wirkung h\u00e4tte erzielt werden k\u00f6nnen. Verletzung von Artikel 8 EMRK (einstimmig)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>SUISSE: Art. 8 CEDH. Amende inflig\u00e9e \u00e0 une personne rom d\u00e9munie et vuln\u00e9rable pour mendicit\u00e9 puis emprisonnement durant cinq jours pour non-paiement de l'amende.\n<br>La requ\u00e9rante, analphab\u00e8te et extr\u00eamement pauvre soutient que l'interdiction de mendier sur la voie publique a port\u00e9 une atteinte inadmissible \u00e0 sa vie priv\u00e9e en ce qu'elle l'a emp\u00each\u00e9e de subvenir \u00e0 son minimum vital. Selon la Cour, le droit de s'adresser \u00e0 autrui pour obtenir de l'aide rel\u00e8ve de l'essence m\u00eame des droits prot\u00e9g\u00e9s par l'art. 8 CEDH. Cette disposition est d\u00e8s lors applicable au grief all\u00e9gu\u00e9 (ch. 52-60).\nLa sanction inflig\u00e9e \u00e0 l'int\u00e9ress\u00e9e ne constituait une mesure proportionn\u00e9e ni au but de la lutte contre la criminalit\u00e9 organis\u00e9e, ni \u00e0 celui visant la protection des droits des passants, r\u00e9sidents et propri\u00e9taires de commerces. La Cour estime que la mesure a atteint la dignit\u00e9 humaine de la requ\u00e9rante et l'essence m\u00eame des droits prot\u00e9g\u00e9s par l'art. 8 CEDH. L'Etat a outrepass\u00e9 la marge d'appr\u00e9ciation dont il jouissait en l'esp\u00e8ce. L'ing\u00e9rence dans l'exercice des droits prot\u00e9g\u00e9s par la Convention n'\u00e9tait pas n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique au sens de l'art. 8 par. 2 CEDH (ch. 91-117).\nConclusion: violation de l'art. 8 CEDH.\nN.B. Affaire phare.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(1er rapport trimestriel 2021)<br>Droit au respect de la vie priv\u00e9e et familiale (art. 8 CEDH) ; sanction inflig\u00e9e \u00e0 la requ\u00e9rante pour mendicit\u00e9 sur la voie publique.<br>L'affaire concerne la condamnation de la requ\u00e9rante, qui r\u00e9side en Roumanie et appartient \u00e0 la communaut\u00e9 rom, \u00e0 une amende de 500 francs suisses (CHF), pour avoir mendi\u00e9 sur la voie publique \u00e0 Gen\u00e8ve \u00e0 plusieurs reprises et sa d\u00e9tention de cinq jours pour d\u00e9faut de paiement de l'amende. Invoquant, entre autres, l'article 8 CEDH, la requ\u00e9rante soutient que l'interdiction de mendier sur la voie publique a port\u00e9 une atteinte inadmissible \u00e0 sa vie priv\u00e9e en ce qu'elle l'a priv\u00e9e de la source de revenu qui lui permettait de subvenir \u00e0 ses besoins vitaux. La Cour a observ\u00e9 que la requ\u00e9rante, analphab\u00e8te et issue d'une famille extr\u00eamement pauvre, n'avait pas de travail et ne touchait pas d'aide sociale. La mendicit\u00e9 constituait pour elle un moyen de survivre. Plac\u00e9e dans une situation de vuln\u00e9rabilit\u00e9 manifeste, la requ\u00e9rante avait le droit, inh\u00e9rent \u00e0 la dignit\u00e9 humaine, de pouvoir exprimer sa d\u00e9tresse et essayer de rem\u00e9dier \u00e0 ses besoins par la mendicit\u00e9. La Cour a estim\u00e9 que la sanction inflig\u00e9e \u00e0 la requ\u00e9rante ne constituait une mesure proportionn\u00e9e ni au but de la lutte contre la criminalit\u00e9 organis\u00e9e, ni \u00e0 celui visant la protection des droits des passants, r\u00e9sidents et propri\u00e9taires des commerces. La Cour n'a pas souscrit \u00e0 l'argument du Tribunal f\u00e9d\u00e9ral selon lequel des mesures moins restrictives n'auraient pas permis d'atteindre le m\u00eame r\u00e9sultat ou un r\u00e9sultat comparable. Violation de l'article 8 CEDH (unanimit\u00e9)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>SUISSE: Art. 8 CEDH. Amende inflig\u00e9e \u00e0 une personne rom d\u00e9munie et vuln\u00e9rable pour mendicit\u00e9 puis emprisonnement durant cinq jours pour non-paiement de l'amende.\n<br>La requ\u00e9rante, analphab\u00e8te et extr\u00eamement pauvre soutient que l'interdiction de mendier sur la voie publique a port\u00e9 une atteinte inadmissible \u00e0 sa vie priv\u00e9e en ce qu'elle l'a emp\u00each\u00e9e de subvenir \u00e0 son minimum vital. Selon la Cour, le droit de s'adresser \u00e0 autrui pour obtenir de l'aide rel\u00e8ve de l'essence m\u00eame des droits prot\u00e9g\u00e9s par l'art. 8 CEDH. Cette disposition est d\u00e8s lors applicable au grief all\u00e9gu\u00e9 (ch. 52-60).\nLa sanction inflig\u00e9e \u00e0 l'int\u00e9ress\u00e9e ne constituait une mesure proportionn\u00e9e ni au but de la lutte contre la criminalit\u00e9 organis\u00e9e, ni \u00e0 celui visant la protection des droits des passants, r\u00e9sidents et propri\u00e9taires de commerces. La Cour estime que la mesure a atteint la dignit\u00e9 humaine de la requ\u00e9rante et l'essence m\u00eame des droits prot\u00e9g\u00e9s par l'art. 8 CEDH. L'Etat a outrepass\u00e9 la marge d'appr\u00e9ciation dont il jouissait en l'esp\u00e8ce. L'ing\u00e9rence dans l'exercice des droits prot\u00e9g\u00e9s par la Convention n'\u00e9tait pas n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique au sens de l'art. 8 par. 2 CEDH (ch. 91-117).\nConclusion: violation de l'art. 8 CEDH.\nN.B. Affaire phare.\n<br> Sintesi dell'UFG\n<br>(1\u00b0 rapporto trimestriale 2021)<br>Diritto al rispetto della vita privata e familiare (art. 8 CEDU); sanzione inflitta alla ricorrente per accattonaggio sulla pubblica via.<br>La causa concerne la condanna di una ricorrente, residente in Romania e appartenente alla comunit\u00e0 rom, a una multa di 500 franchi svizzeri (CHF), per aver chiesto pi\u00f9 volte l'elemosina sulla pubblica via di Ginevra nonch\u00e9 a cinque giorni di carcere per non aver pagato la multa. Invocando anche l'articolo 8 CEDU, la ricorrente sostiene che il divieto di mendicare sulla pubblica via ha pregiudicato in modo inammissibile la sua vita privata, in quanto le ha tolto la fonte di reddito che le permetteva di provvedere ai suoi bisogni vitali. La Corte ha osservato che la ricorrente, analfabeta e di famiglia estremamente povera, non aveva lavoro e non percepiva l'aiuto sociale. L'accattonaggio rappresentava per lei un modo per sopravvivere. In una situazione di manifesta vulnerabilit\u00e0, la ricorrente aveva il diritto, fondato sulla dignit\u00e0 umana, di poter mostrare il suo disagio e cercare di rimediare ai suoi bisogni chiedendo l'elemosina. La Corte ha affermato che la sanzione inflitta alla ricorrente non costituisce una misura proporzionata n\u00e9 in relazione alla lotta alla criminalit\u00e0 organizzata n\u00e9 per la tutela dei diritti dei passanti, dei residenti e dei proprietari di esercizi commerciali. La Corte ha rigettato l'argomento del Tribunale federale secondo cui misure meno restrittive non avrebbero ottenuto lo stesso risultato o un effetto comparabile. Violazione dell'articolo 8 CEDU (unanimit\u00e0)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:39", "Checksum": "0d000b63c333f2f4fa7d860bd9b8937d"}