An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 23. Dezember 2019
Embargo: 23. Dezember 2019, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 4. Dezember 2019 (6B_690/2019)
Präzisierung zur Härtefallregelung bei Landesverweisung
Das Bundesgericht präzisiert die Rechtsprechung zur Härtefallregelung bei der
Landesverweisung. Ob bei einer Person ein Härtefall vorliegt, weil sie "in der
Schweiz geboren oder aufgewachsen" ist, bestimmt sich weder anhand von starren
Altersvorgaben, noch führt eine bestimmte Anwesenheitsdauer automatisch zur
Annahme eines Härtefalls. Die Härtefallprüfung ist vielmehr im Einzelfall anhand der
gängigen Integrationskriterien durchzuführen. Bei einem 28-jährigen Chilenen, der
mit 13 Jahren in die Schweiz gekommen ist, liegt kein Härtefall vor.
Der 1991 geborene, aus Chile stammende Mann hatte 2017 bei einer Auseinandersetzung einen Kontrahenten mit dem Fuss gegen den Kopf getreten. Das Obergericht des
Kantons Zürich bestätigte 2019 den erstinstanzlichen Schuldspruch wegen versuchter
schwerer Körperverletzung. Es verurteilte den Mann zu einer teilbedingten Freiheitsstrafe von 36 Monaten und verwies ihn für sieben Jahre des Landes. 
Das Bundesgericht weist die dagegen erhobene Beschwerde des Betroffenen ab. Artikel
66a des Strafgesetzbuches (StGB) sieht bei bestimmten Delikten (u.a. bei schwerer
Körperverletzung) die obligatorische Landesverweisung von Ausländern vor. Davon
kann gemäss Absatz 2 von Artikel 66a StGB ausnahmsweise abgesehen werden, wenn
(1.) die Landesverweisung für den Ausländer einen schweren persönlichen Härtefall
bewirken würde und (2.) zudem die Interessen an der Landesverweisung gegenüber
den privaten Interessen des Ausländers am Verbleib in der Schweiz nicht überwiegen.
Dabei ist der besonderen Situation von Ausländern Rechnung zu tragen, die in der
Schweiz geboren oder aufgewachsen sind. Das Bundesgericht hat sich bisher nicht
näher mit der Auslegung dieser letztgenannten Bestimmung befasst. Es kommt zum
Schluss, dass eine diesbezügliche Anwendung von starren Altersvorgaben oder die
automatische Annahme eines Härtefalls ab einer bestimmten Aufenthaltsdauer keine
Stütze im Gesetz findet. Vielmehr ist die Härtefallprüfung in jedem Fall aufgrund der
gängigen Integrationskriterien vorzunehmen. Der besonderen Situation von in der
Schweiz  geborenen  oder  aufgewachsenen  ausländischen  Personen  wird  dabei
Rechnung getragen, indem eine längere Aufenthaltsdauer, zusammen mit einer guten
Integration – etwa aufgrund eines Schulbesuchs in der Schweiz – in aller Regel als
starke Indizien für einen Härtefall zu werten sind. Hingegen kann davon ausgegangen
werden, dass die in der Schweiz verbrachte Zeit umso weniger prägend war, je kürzer
der Aufenthalt und die in der Schweiz absolvierte Schulzeit gedauert haben.
Im konkreten Fall ist der Beschwerdeführer mit 13 Jahren in die Schweiz gekommen.
Die hier verbrachte Zeit war zweifellos prägend. Das Gleiche gilt jedoch für die Jahre,
die er zuvor in Chile gelebt hat. Seine soziale Einbettung und Integration sind unterdurchschnittlich bis normal. Aufgrund des bisherigen beruflichen Werdegangs kann nicht
davon ausgegangen werden, dass er sich erfolgreich und dauerhaft in den Schweizer
Arbeitsmarkt integrieren würde. Er ist perfekt zweisprachig und wird voraussichtlich auf
dem chilenischen Arbeitsmarkt ohne weiteres Fuss fassen können. Bezüglich eines
Verzichts auf die Landesverweisung fehlt es damit bereits am Erfordernis eines
persönlichen Härtefalls, weshalb auf eine Interessenabwägung verzichtet werden kann.
Schliesslich ist die Landesverweisung auch mit Blick auf Artikel 8 der Europäischen
Menschenrechtskonvention (Schutz des Privat- und Familienlebens) nicht zu beanstanden. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 23 décembre 2019
Embargo : 23 décembre 2019, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 4 décembre 2019 (6B_690/2019)
Précision au sujet de la clause de rigueur en matière d'expulsion
Le Tribunal fédéral précise la jurisprudence relative à la clause de rigueur en matière
d'expulsion. La question de savoir si une personne serait dans une situation
personnelle grave parce qu'elle est «  née ou a grandi en Suisse  » ne se détermine ni
sur la base de strictes critères d'âge, ni au regard d'une certaine période de présence
qui impliquerait automatiquement l'admission d'un cas de rigueur. L'examen de la
clause de rigueur doit davantage se faire au cas par cas, en se fondant sur les
critères d'intégration courants. La clause de rigueur n'est pas admise s'agissant d'un
Chilien âgé de 28 ans, arrivé en Suisse à l'âge de 13 ans.
L'homme né en 1991, originaire du Chili, avait frappé son adversaire à la tête avec son
pied lors d'une altercation en 2017. Le Tribunal cantonal du canton de Zurich a
confirmé, en 2019, la condamnation prononcée en première instance pour tentative de
lésion corporelle grave. Il a condamné l'homme à une peine privative de liberté de 36
mois avec sursis partiel et l'a expulsé du pays pour une durée de sept ans.
Le Tribunal fédéral rejette le recours formé par l'intéressé contre le jugement cantonal.
L'article 66a du Code pénal (CP) prévoit l'expulsion obligatoire de l'étranger pour
certains délits définis (notamment en cas de lésions corporelles graves). Exceptionnellement, il peut y être renoncé en vertu de l'alinéa 2 de l'article 66a CP, lorsque (1)
l'expulsion mettrait l'étranger dans une situation personnelle grave et (2) que les intérêts
publics à l'expulsion ne l'emportent pas sur l'intérêt privé de l'étranger à demeurer en
Suisse. A cet égard, il y a lieu de tenir compte de la situation particulière de l'étranger
qui est né ou qui a grandi en Suisse. Le Tribunal fédéral n'a jusqu'alors pas traité
spécifiquement de  l’interprétation  de cette dernière  disposition. Il parvient à  la
conclusion que l'application de critères strictes d'âge ou l'admission automatique du cas
de rigueur à partir d'une certaine durée de séjour ne trouvent aucun fondement dans la
loi. Il convient bien davantage d'examiner le cas de rigueur sous l'angle des critères
d’intégration courants dans le cas concret. Il sera tenu compte de la situation parti culière
de l'étranger qui est né ou qui a grandi en Suisse dans la mesure où, un long séjour en
lien avec une bonne intégration – par exemple en raison d'une scolarisation en Suisse –
doivent être généralement considérés comme indices importants plaidant en faveur d'un
cas de rigueur. En revanche, il peut être considéré que, plus courts sont le séjour en
Suisse et la durée de scolarisation, moins déterminant est le temps passé en Suisse.
Dans le cas concret, le recourant est arrivé en Suisse à l'âge de 13 ans. La période
passée en Suisse est incontestablement importante. Néanmoins, il en va de même
s'agissant des années précédentes durant lesquelles il a vécu au Chili. Son insertion
sociale et son intégration se situent dans une fourchette allant de la moyenne inférieure
à normale. Sur la base de son parcours professionnel, il ne peut être retenu qu'il s’intégrerait avec succès et durablement dans le marché du travail suisse. Il est parfaitement
bilingue et pourra selon toute vraisemblance aisément intégrer le marché du travail
chilien. Faute de situation personnelle grave permettant déjà de renoncer à une expulsion, il n'y a pas lieu de procéder à une pesée des intérêts. Enfin, l'expulsion n'est pas
davantage contestable sous l'angle de l'article 8 de la Convention européenne des
droits de l'homme (protection de la vie privée et familiale).