<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2021-04-08-4A_624-2020.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4A_624/2020</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 8 avril 2021</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Ire Cour de droit civil</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mmes les Juges fédérales </div> <div class="para">Hohl, Présidente, Kiss et May Canellas. </div> <div class="para">Greffier : M. Douzals. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________ SA, </div> <div class="para">représentée par Me Jamil Soussi, </div> <div class="para">recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B.________, </div> <div class="para">représenté par Me Cyrille Piguet, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">détermination du cocontractant au contrat de courtage (<span class="artref">art. 412 CO</span>); appréciation des preuves, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours en matière civile contre l'arrêt rendu le 19 mai 2020 par la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud (PT17.020064-191848 181). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.a.</b> C.________ (ci-après: la propriétaire de la parcelle) était propriétaire d'une parcelle sise à xxx, constituée en propriété par étages et contenant deux lots (soit les lots 811-1 et 811-2). Sur chacun des deux lots, une villa devait être vendue sur plans et construite. </div> <div class="para">D.________ et E.________ (ci-après: les époux acquéreurs) se sont intéressés à l'achat du lot 811-1. </div> <div class="para">Le 8 mars 2016, D.________ et la propriétaire de la parcelle, représentée par F.________ SA, ont signé un " contrat de réservation " relatif au lot 811-1 et à la villa devant y être construite. </div> <div class="para">Les époux acquéreurs ont traité avec B.________ (ci-après: le demandeur ou l'intimé). Celui-ci était courtier indépendant, avait collaboré avec F.________ SA, mais aussi, sous une forme ou sous une autre, avec G.________ SA. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.b.</b> Le 9 avril 2016, A.________ SA (ci-après: la défenderesse ou la recourante), société active dans la promotion immobilière, a adressé à B.________ et à G.________ SA une offre d'achat pour le lot 811-1. Cette offre était subordonnée à l'obtention d'un permis de construire. </div> <div class="para">Par courriel du 20 avril 2016, G.________ SA lui a notamment précisé que, " [é]tant donné que la vente de la [...] villa [sise sur le lot 811-1] a[vait] été effectuée par l'intermédiaire de Mr [sic] B.________ la commission lui est due au moment de l'obtention du permis de construire (condition suspensive de l'acte) ce montant est de l'ordre de 3 % + TVA du prix de vente de la villa [sic] ". A.________ SA n'a pas répondu à ce courriel. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.c.</b> Le 13 mai 2016, A.________ SA et la propriétaire de la parcelle ont signé une promesse de vente et d'achat conditionnelle assortie d'un droit d'emption. </div> <div class="para">Le même jour, A.________ SA a signé un contrat de courtage avec B.________ et G.________ SA, lequel prévoyait une commission de 3 % du prix de vente, plus TVA. Aux termes de ce contrat, B.________ et G.________ SA étaient " chargé[s] d'intervenir comme indicateur[s], dans le sens qu'il[s] signaler[ont] l'objet aux personnes susceptibles de s'y intéresser ou comme négociateur[s], dans le sens qu'il[s] s'entremettr[ont] entre Mandant et amateur en vue de faire aboutir à la vente de l'objet " (complètement selon l'<span class="artref">art. 105 al. 2 LTF</span>). </div> <div class="para">C'est également à cette date qu'A.________ SA a appris que F.________ SA était impliquée dans le projet de promotion. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.d.</b> En raison de la conclusion du contrat de courtage entre A.________ SA et B.________ et G.________ SA, F.________ SA a résilié avec effet immédiat le contrat la liant à B.________ le 20 mai 2016. À compter de cette date, celui-ci n'est plus intervenu dans la promotion du lot 811-1. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.e.</b> Le 14 mai 2016, A.________ SA s'est adressée aux époux acquéreurs en se présentant comme la nouvelle promotrice du projet de construction. Elle leur a cédé son droit d'emption sur le lot 811-1 et la propriétaire de la parcelle leur a vendu ce lot le 7 décembre 2016. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.f.</b> Il y a litige sur l'identité de la personne ayant droit à la commission de courtage résultant de la vente du lot 811-1 par A.________ SA aux époux acquéreurs. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.f.a.</b> Le 22 novembre 2016, F.________ SA a adressé à A.________ SA une facture de 45'036 fr. correspondant à sa commission de courtage pour la vente de la villa du lot 811-1. Celle-ci a payé cette facture le 7 décembre 2016. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.f.b.</b> Le 8 décembre 2016, B.________ a réclamé à A.________ SA sa commission. Le 19 décembre 2016, il lui a adressé sa facture d'un montant de 45'036 fr. et il l'a mise en demeure le 23 décembre 2016. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para">Après que la conciliation a échoué, B.________ a déposé sa demande contre A.________ SA auprès du Tribunal d'arrondissement de La Côte le 11 mai 2017, concluant, en substance, à ce que la défenderesse soit condamnée à lui payer 45'036 fr., avec intérêts à 5 % l'an dès le 7 décembre 2016, et que la mainlevée définitive de l'opposition au commandement de payer correspondant soit prononcée. </div> <div class="para">Par jugement du 5 mars 2019, le tribunal a débouté le demandeur. </div> <div class="para">Par arrêt du 19 mai 2020 notifié aux parties le 29 octobre 2020, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud a, sur appel du demandeur, condamné la défenderesse à lui payer 45'036 fr., avec intérêts à 5 % l'an dès le 6 janvier 2017. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.</b> </div> <div class="para">Le 30 novembre 2020, la défenderesse a formé un recours en matière civile contre cet arrêt cantonal. Elle conclut, avec requête d'effet suspensif, à ce que ledit arrêt soit annulé et que, principalement, il soit réformé en ce sens que le demandeur est entièrement débouté et, subsidiairement, que la cause soit renvoyée à l'autorité précédente pour nouvelle décision dans le sens des considérants. </div> <div class="para">L'intimé conclut, d'une part, au rejet de la requête d'effet suspensif et, d'autre part, à l'irrecevabilité et, subsidiairement, au rejet du recours. </div> <div class="para">Les parties ont chacune déposé des observations complémentaires. </div> <div class="para">Le Tribunal cantonal se réfère aux considérants de son arrêt et s'en remet à justice quant à la requête d'effet suspensif. </div> <div class="para">Par ordonnance présidentielle du 8 février 2021, la requête d'effet suspensif a été rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Interjeté dans le délai fixé par la loi (<span class="artref">art. 100 al. 1 et <artref id="CH/173.110/45/1" type="start"></artref>art. 45 al. 1 LTF</span><artref id="CH/173.110/100/1" type="end"></artref>) et dirigé contre une décision finale (<span class="artref">art. 90 LTF</span>) rendue sur appel par le tribunal supérieur du canton de Vaud (<span class="artref">art. 75 LTF</span>) dans une affaire civile (<span class="artref">art. 72 al. 1 LTF</span>) dont la valeur litigieuse dépasse 30'000 fr. (<span class="artref">art. 74 al. 1 let. b LTF</span>), le recours en matière civile est en principe recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.1.</b> Le Tribunal fédéral statue sur la base des faits établis par l'autorité précédente (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>). Il ne peut s'en écarter que si ces faits ont été établis de façon manifestement inexacte - ce qui correspond à la notion d'arbitraire au sens de l'<span class="artref">art. 9 Cst.</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=01.04.2021&amp;to_date=20.04.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-115%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page115">ATF 140 III 115</a> consid. 2 p. 117; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=01.04.2021&amp;to_date=20.04.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-I-58%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page58">137 I 58</a> consid. 4.1.2 p. 62; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=01.04.2021&amp;to_date=20.04.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-II-353%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page353">137 II 353</a> consid. 5.1 p. 356) - ou en violation du droit au sens de l'<span class="artref">art. 95 LTF</span> (<span class="artref">art. 105 al. 2 LTF</span>), et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (<span class="artref">art. 97 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para">Concernant l'appréciation des preuves, le Tribunal fédéral n'intervient, du chef de l'<span class="artref">art. 9 Cst.</span>, que si le juge du fait n'a manifestement pas compris le sens et la portée d'un moyen de preuve, a omis sans raisons objectives de tenir compte des preuves pertinentes ou a effectué, sur la base des éléments recueillis, des déductions insoutenables (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=01.04.2021&amp;to_date=20.04.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-III-226%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page226">ATF 137 III 226</a> consid. 4.2 p. 234; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=01.04.2021&amp;to_date=20.04.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F136-III-552%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page552">136 III 552</a> consid. 4.2 p. 560; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=01.04.2021&amp;to_date=20.04.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-V-53%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page53">134 V 53</a> consid. 4.3 p. 62; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=01.04.2021&amp;to_date=20.04.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-II-249%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page249">133 II 249</a> consid. 1.4.3 p. 254 s.; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=01.04.2021&amp;to_date=20.04.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F129-I-8%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page8">129 I 8</a> consid. 2.1 p. 9). Il ne suffit pas qu'une appréciation différente puisse être tenue pour également concevable, ou apparaisse même préférable (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=01.04.2021&amp;to_date=20.04.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-I-170%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page170">ATF 144 I 170</a> consid. 7.3 p. 175 et les arrêts cités). </div> <div class="para">La critique de l'état de fait retenu est soumise au principe strict de l'allégation énoncé par l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=01.04.2021&amp;to_date=20.04.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-264%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page264">ATF 140 III 264</a> consid. 2.3 p. 266 et les références citées). La partie qui entend attaquer les faits constatés par l'autorité précédente doit expliquer clairement et de manière circonstanciée en quoi ces conditions seraient réalisées (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=01.04.2021&amp;to_date=20.04.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-16%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page16">ATF 140 III 16</a> consid. 1.3.1 p. 18 et les références citées). Si elle souhaite obtenir un complètement de l'état de fait, elle doit aussi démontrer, par des renvois précis aux pièces du dossier, qu'elle a présenté aux autorités précédentes, en conformité avec les règles de la procédure, les faits juridiquement pertinents à cet égard et les moyens de preuve adéquats (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=01.04.2021&amp;to_date=20.04.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-86%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page86">ATF 140 III 86</a> consid. 2 p. 90). Si la critique ne satisfait pas à ces exigences, les allégations relatives à un état de fait qui s'écarterait de celui de la décision attaquée ne pourront pas être prises en considération (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=01.04.2021&amp;to_date=20.04.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-16%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page16">ATF 140 III 16</a> consid. 1.3.1 p. 18). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=01.04.2021&amp;to_date=20.04.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F130-I-258%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page258">ATF 130 I 258</a> consid. 1.3 p. 261 s.). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.2.</b> Le Tribunal fédéral applique en principe d'office le droit (<span class="artref">art. 106 al. 1 LTF</span>) à l'état de fait constaté dans l'arrêt cantonal (ou à l'état de fait qu'il aura rectifié). Cela ne signifie pas que le Tribunal fédéral examine, comme le ferait un juge de première instance, toutes les questions juridiques qui pourraient se poser. Compte tenu de l'obligation de motiver imposée par l'<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>, il ne traite que les questions qui sont soulevées devant lui par les parties, à moins que la violation du droit ne soit manifeste (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=01.04.2021&amp;to_date=20.04.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-115%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page115">ATF 140 III 115</a> consid. 2 p. 116, 86 consid. 2 p. 88 s.). Il n'est en revanche pas lié par l'argumentation juridique développée par les parties ou par l'autorité précédente; il peut admettre le recours, comme il peut le rejeter en procédant à une substitution de motifs (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=01.04.2021&amp;to_date=20.04.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-III-397%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page397">ATF 135 III 397</a> consid. 1.4 p. 400). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Il n'est pas contesté qu'un contrat de courtage a été conclu pour la vente du lot litigieux par la défenderesse, en tant que mandante et bénéficiaire de la promesse de vente conditionnelle et du droit d'emption. Les parties ne s'accordent toutefois pas sur l'identité de l'autre partie à ce contrat: selon la défenderesse, elle a conclu avec F.________ SA, dont le demandeur était l'employé, tandis que, selon celui-ci, le contrat a été conclu directement avec lui. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.1.</b> Savoir quelles sont les parties au contrat de courtage est affaire d'interprétation de leur volonté. </div> <div class="para">Pour déterminer ce que les parties voulaient, le juge doit rechercher, dans un premier temps, leur réelle et commune intention, le cas échéant empiriquement, sur la base d'indices (<span class="artref">art. 18 al. 1 CO</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=01.04.2021&amp;to_date=20.04.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F132-III-268%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page268">ATF 132 III 268</a> consid. 2.3.2 p. 274 s., 626 consid. 3.1 p. 632; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=01.04.2021&amp;to_date=20.04.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F131-III-606%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page606">131 III 606</a> consid. 4.1 p. 611). Constituent des indices en ce sens non seulement la teneur des déclarations de volonté - écrites ou orales -, mais encore le contexte général, soit toutes les circonstances permettant de découvrir la volonté réelle des parties, qu'il s'agisse de déclarations antérieures à la conclusion du contrat ou de faits postérieurs à celle-ci, en particulier le comportement ultérieur des parties établissant quelles étaient à l'époque les conceptions des contractants eux-mêmes. L'appréciation de ces indices concrets par le juge, selon son expérience générale de la vie, relève du fait (arrêts 4A_508/2016 du 16 juin 2017 consid. 6.2 et les arrêts cités; 4A_98/2016 du 22 août 2016 consid. 5.1). Si le juge parvient à la conclusion que les parties se sont comprises ou, au contraire, qu'elles ne se sont pas comprises, il s'agit de constatations de fait qui lient le Tribunal fédéral (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>), à moins qu'elles ne soient manifestement inexactes (art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF), c'est-à-dire arbitraires au sens de l'<span class="artref">art. 9 Cst.</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=01.04.2021&amp;to_date=20.04.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-III-93%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page93">ATF 144 III 93</a> consid. 5.2.2 p. 98). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.2.</b> Les premiers juges ont considéré que le demandeur agissait comme courtier indépendant pour F.________ SA. Ils ont qualifié cette collaboration de sous-courtage, le demandeur agissant en qualité de sous-courtier et F.________ SA en tant que courtière principale. </div> <div class="para">La cour cantonale, considérant que le demandeur avait recherché un acquéreur pour le lot litigieux, qu'il avait transmis aux époux acquéreurs le dossier relatif au projet de vente et que c'est avec lui que ceux-ci avaient traité et échangé des courriels, que c'est d'ailleurs au demandeur (et à G.________ SA) que la défenderesse a adressé son offre d'achat pour le lot 811-1, en a, au contraire, conclu que c'est par le demandeur (et par G.________ SA) que la défenderesse avait eu accès à l'affaire, soit l'acquisition puis la vente du lot litigieux. </div> <div class="para">S'agissant des rapports entre le demandeur et F.________ SA, la cour cantonale a jugé que les déclarations de l'administrateur de F.________ SA étaient sujettes à caution et ne les a pas retenues. Elle a considéré que le demandeur avait agi en tant qu'indépendant, qu'il n'était pas salarié de F.________ SA, qu'ils se partageaient des commissions, qu'il n'avait pas été établi que F.________ SA aurait mandaté le demandeur comme sous-courtier pour la vente de ce lot et en a conclu qu'elle ignorait tout des modalités de leur collaboration. Le demandeur a certes collaboré à un moment donné avec F.________ SA, comme il a collaboré avec G.________ SA, mais cette collaboration a cessé, les motifs de fin des rapports n'ayant pas été établis. </div> <div class="para">Puis, la cour cantonale a considéré que la question à résoudre ne concernait pas les rapports internes entre le demandeur et F.________ SA, mais ceux découlant du contrat de courtage signé entre le demandeur et la défenderesse. Or, le jour même où la défenderesse a acquis son droit d'emption sur la parcelle, elle a signé un contrat de courtage avec le demandeur (et G.________ SA). Le représentant de la défenderesse n'est pas crédible lorsqu'il affirme n'avoir pas vu que le nom du demandeur (et de G.________ SA) figuraient sur le contrat de courtage, ce d'autant moins qu'il avait fait une offre d'achat à ces mêmes personnes et qu'il n'a pas réagi au courriel de G.________ SA du 20 avril 2016 précisant que la commission serait exclusivement due au demandeur. </div> <div class="para">La cour cantonale en a conclu que, par la signature du contrat de courtage du 13 mai 2016, la défenderesse s'était bien engagée envers le demandeur lui-même, et non envers F.________ SA, et que la commission était due au demandeur. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.3.</b> La défenderesse recourante reproche à la cour cantonale d'avoir apprécié les faits de manière manifestement inexacte (<span class="artref">art. 9 Cst.</span>), tant s'agissant de la collaboration entre le demandeur et F.________ SA (cf. <i>infra</i> consid. 3.3.1) que du contrat de courtage entre le demandeur et la défenderesse (cf. <i>infra</i> consid. 3.3.2). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.3.1.</b> En tant qu'elle soutient que le demandeur était employé de la société F.________ SA - à laquelle elle a déjà versé la commission de courtage - et qu'il a été licencié en raison de la violation de ses obligations envers cette société, la défenderesse recourante se limite à une critique purement appellatoire. Alors qu'elle se fonde sur les déclarations de l'administrateur de F.________ SA, elle ne s'en prend pas à l'appréciation de la cour cantonale qui a jugé que les déclarations de celui-ci étaient sujettes à caution puisqu'il était l'administrateur président de cette société. </div> <div class="para">Son grief est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.3.2.</b> Dès lors que la défenderesse a conclu, le 13 mai 2016, un contrat de courtage directement avec le demandeur et G.________ SA, chargés d'intervenir comme courtiers indicateurs ou comme courtiers négociateurs, et que G.________ SA a précisé le 20 avril 2016 que la commission pour la vente de la villa sise sur le lot 811-1 serait due au seul demandeur puisque celle-ci s'était faite par son intermédiaire, les critiques de la défenderesse recourante, qui se basent sur l'activité ultérieure de F.________ SA et sur la présence de celle-ci lors de l'instrumentation de la vente, ne s'en prennent pas à la motivation de la cour cantonale rappelée ci-dessus. La défenderesse recourante ne tente pas non plus de démontrer que l'intimé n'aurait pas droit à une commission en tant que courtier indicateur. En tant qu'elle persiste à soutenir que le demandeur aurait trouvé les acquéreurs dans le cadre de son activité au service de F.________ SA, le sort de sa critique est scellé par celui réservé à son précédent grief (cf. <i>supra</i> consid. 3.3.1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.4.</b> Quant au grief de violation du droit fédéral, soit de l'<span class="artref">art. 413 CO</span>, formé par la défenderesse recourante, il repose sur un état de fait différent de celui retenu, sans arbitraire, par la cour cantonale, voire même sur un fait non constaté. Il est donc manifestement mal fondé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté, dans la mesure où il est recevable. </div> <div class="para">Les frais judiciaires et les dépens seront mis à la charge de la recourante, qui succombe (art. 66 al. 1 et 68 al. 1 et 2 LTF). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b> Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est rejeté, dans la mesure où il est recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 2'000 fr., sont mis à la charge de la recourante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">La recourante versera à l'intimé une indemnité de 2'500 fr. à titre de dépens. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux mandataires des parties et à la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 8 avril 2021 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente : Hohl </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Douzals </div> </div></body></html>