B u n d e s v e rw a l t u n g s g e r i ch t T r i b u n a l ad m i n i s t r a t i f f éd é r a l T r i b u n a l e am m i n i s t r a t i vo f e d e r a l e T r i b u n a l ad m i n i s t r a t i v fe d e r a l Cour IV D-7696/2016 A r r ê t d u 1 9 d é c e m b r e 2 0 1 6 Composition Gérard Scherrer, juge unique, avec l'approbation de Claudia Cotting-Schalch, juge ; Yves Beck, greffier. Parties A._______, né le (…), Rwanda, recourant, contre Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM), Quellenweg 6, 3003 Berne, autorité inférieure. Objet Asile (non-entrée en matière / procédure Dublin) et renvoi; décision du SEM du 23 novembre 2016 / N (…). D-7696/2016 Page 2 Vu la demande d 'asile déposée en Suisse par A._______ en date du 28 septembre 2016, la décision du 23 novembre 2016 , notifiée le 6 décembre suivant , par laquelle le SEM, se fondant sur l'art. 31a al. 1 let. b LAsi (RS 142.31), n'est pas entré en matière sur cette demande, a prononcé le transfert de l'intéressé vers la France et a ordonné l'exécution de cette mesure, constatant l'absence d'effet suspensif à un éventuel recours, le recours interjeté, le 12 décembre 2016, contre cette décision, les requêtes d'assistance judiciaire partielle, de dispense du paiement de l’avance de frais et d'octroi de l'effet suspensif dont il est assorti, la réception du dossier de première instance par le Tribunal administratif fédéral (ci-après : le Tribunal), le 14 décembre 2016, et considérant que le Tribunal, en vertu de l' art. 31 LTAF, connaît des recours contre les décisions au sens de l 'art. 5 PA prises par les autorités men tionnées à l'art. 33 LTAF, qu'en particulier, les décisions rendues par l e SEM concernant l 'asile peuvent être contestées devant le Tribunal, lequel statue alors définitivement, sauf demande d 'extradition déposée par l 'Etat dont le requérant cherche à se protéger (art. 33 let. d LTAF, applicable par renvoi de l'art. 105 LAsi, et art. 83 let. d ch. 1 LTF), exception non réalisée en l'espèce, que l'intéressé a qualité pour recourir (art. 48 al. 1 PA), qu’interjeté dans la forme (art. 52 al. 1 PA) et le délai (art. 108 al. 2 LAsi) prescrits par la loi, son recours est recevable, que, saisi d'un recours contre une décision de non-entrée en matière sur une demande d'asile, le Tribunal se limite à examiner le bien -fondé d'une telle décision (cf. ATAF 2012/4 consid. 2.2 ; 2009/54 consid. 1.3.3 ; 2007/8 consid. 5), D-7696/2016 Page 3 que, partant, les conclusions du recours , en page 15, tendant à la reconnaissance de la qualité de réfugié et à l'octroi de l'asile , subsidiairement au prononcé d’une admission provisoire, sont irrecevables, que, dans le cas d'espèce, il y a lieu de déterminer si le SEM était fondé à faire application de l'a rt. 31a al. 1 let. b LAsi, disposition en vertu de laquelle il n'entre pas en matière sur une demande d'asile lorsque le requérant peut se rendre dans un Etat tiers compétent, en vertu d'un accord international, pour mener la procédure d'asile et de renvoi, qu'avant de faire application de la disposition précitée, le SEM examine la compétence relative au traitement d'une demande d'asile selon les critères fixés dans le règlement (UE) n o 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissa nt les critères et mécanismes de détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride (refo nte) (JO L 180/31 du 29.6.2013, ci-après : règlement Dublin III), que, s'il ressort de cet examen qu'un autre Etat est responsable du traitement de la demande d'asile, le SEM rend une décision de non-entrée en matière après que l'Etat requis a accepté la prise ou la reprise en charge du requérant d'asile, qu'aux termes de l'art. 3 par. 1 du règlement Dublin III, une demande de protection internationale est examinée par un seu l Etat membre, celui -ci étant déterminé selon les critères fixés à son chapitre III, que la procédure de détermination de l'Etat responsable est engagée, aussitôt qu'une demande d'asile a été déposée pour la première fois dans un Etat membre (art. 20 par. 1 du règlement Dublin III), que dans une procédure de prise en charge (anglais : take charge), les critères énumérés au chapitre III du règlement (art. 8 -15) doivent être appliqués successivement (principe de l'application hiérarchique des critères de compétence, art. 7 par. 1 du règlement Dublin III), que pour ce faire, il y a lieu de se baser sur la situation existant au moment du dépôt de la première demande dans un Etat membre (art. 7 par 2 du règlement Dublin III ; ATAF 2012/4 consid. 3.2 ; FILZWIESER/SPRUNG, Dublin III-Verordnung, Vienne 2014, pt. 4 sur l'art. 7), D-7696/2016 Page 4 qu'en revanche, dans une procédure de reprise en charge (anglais : take back), il n'y a en principe aucun nouvel examen de la compétence selon le chapitre III (ATAF 2012/4 consid. 3.2.1 et réf. cit.), qu'en vertu de l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin III, lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l 'Etat membre initialement désigné comme responsable parce qu 'il y a de sérieuses raisons de croire qu 'il existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques dans la procédure d 'asile et les conditions d 'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'art. 4 de la Charte des droits fondamentaux de l 'Union europ éenne (JO C 364/1 du 18.12.2000, ci-après : CharteUE), l 'Etat procédant à la détermination de l'Etat responsable poursuit l'examen des critères fixés au chapitre III afin d 'établir si un autre Etat peut être désigné comme responsable, que lorsqu 'il est impossible de tran sférer le demandeur vers un Etat désigné sur la base de ces critères ou vers le premier Etat auprès duquel la demande a été introduite, l 'Etat membre procédant à la détermination devient l'Etat responsable, que l'Etat responsable de l'examen d'une demande de protection internationale en vertu du règlement est tenu de reprendre en charge – dans les conditions prévues aux art. 23, 24, 25 et 29 – le demandeur dont la demande est en cours d'examen et qui a présenté une demande auprès d'un autre Etat membre ou qui se trouve, sans en avoir reçu la permission, sur le territoire d'un autre Etat membre (art. 18 par. 1 point b du règlement Dublin III), ou le ressortissant de pays tiers ou l'apatride qui a retiré sa demande en cours d'examen et qui a présenté une demande dans un autre Etat membre ou qui se trouve, sans titre de séjour, sur le territoire d'un autre Etat membre (art. 18 par. 1 point c du règlement Dublin III), ou le ressortissant de pays tiers ou l'apatride dont la demande a été rejetée et qui a présent é une demande auprès d'un autre Etat membre ou qui se trouve, sans titre de séjour, sur le territoire d'un autre Etat membre (art. 18 par. 1 point d du règlement Dublin III), que, sur la base de l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III (clause de souveraineté), chaque Etat membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par le ressortissant d'un pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le règlement, D-7696/2016 Page 5 qu'en l'occurrence, les moyens de preuve remis et les déclarations du recourant ont révélé que celui -ci était entré en France , muni d’un visa d’étudiant, le […] 2006, y entreprenant des études universitaires financées en partie par le revenu réalisé en tant qu e […], qu’il avait déposé une demande d’asile dans ce pays en date du […] 2012, l aquelle avait été rejetée, le […] 2013, par décision de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (ci -après : OFPRA) , que, le […] 2014, la Cour nationale du droit d’asile (ci -après : CNDA) avait définitivement rejeté le recours qu’il avait déposé , le […] 2014, contre cette décision, qu’ une demande de réexamen de la décision du […] 2013 avait été rejetée par nouvelle décision de l’OFPRA du […] 2014, et que le r ecours interjeté contre cette décision avait été définitivement rejetée par la CNDA, le […] 2016, qu'en date du 14 octobre 2016 , le SEM a dès lors soumis aux autorités françaises compétentes, dans les délais fixés à l’art. 23 par. 2 et à l’art. 24 par. 2 du règlement Dublin III, une requête aux fins de reprise en charge, fondée sur l'art. 18 par. 1 let. d du règlement Dublin III, que, le 4 novembre suivan t, soit dans le délai prévu à l’art. 25 par. 1 Dublin III, lesdites autorités ont accepté de reprendre en charge le requérant, sur la base de cette même disposition, que la France a ainsi reconnu sa compétence pour traiter la demande d'asile de l'intéressé, que ce point n'est pas contesté, qu'il n'y a aucune sérieuse raison de croire qu'il existe, en France, des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'art. 4 de la CharteUE (cf. art. 3 par. 2 2ème phrase du règlement Dublin III), qu'en effet, ce pays est signataire de cette Charte, de la CEDH, de la Convention du 10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (Conv. torture, RS 0.105), de la Convention du 28 juillet 1951 rel ative au statut des réfugiés (Conv. réfugiés, RS 0.142.30) ainsi que du Protocole additionnel du 31 janvier 1967 (Prot., RS 0.142.301) et, à ce titre, en applique les dispositions, D-7696/2016 Page 6 que, dans ces conditions, cet Etat est présumé respecter la sécurité des demandeurs d'asile, en particulier leur droit à l'examen, selon une procédure juste et équitable, de leur demande, et leur garantir une protection conforme au droit international et au droit européen (cf. directive no 2013/32/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative à des procédures communes pour l'octroi et le retrait de la protection internationale , ci-après : directive Procédure]; directive no 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, ci-après : directive Accueil]), qu'à la différence de la situation prévalant en Grèce, on ne saurait considérer qu'il apparaît au grand jour – sur la base de positions répétées et concordantes du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), du Commissaire des droits de l'homme du Conseil de l'Europe, ainsi que de nombreuses organisations internationales non gouvernementales – que la législation sur le droit d'asile n'est pas appliquée en Italie, ni que la procédure d'asile y est caractérisée par des défaillances structurelles d'une ampleur telle que les demandeurs d'asile n'ont pas de chances de voir leur demande sérieusement examinée par les autorités de ce pays, ni qu'ils ne disposent pas d'un recours effectif, ni qu'ils ne sont pas protégés in fine contre un renvoi arbitraire vers leur pays d'origine (cf. arrêts de la CourEDH M.S.S. contre Belgique et Grèce du 21 janvier 2011, 30696/09 ; A.S contre Suisse du 30 juin 2015, 39350/13 ; A.M.E. contre Pays -Bas du 5 février 2015, 51428/2010 ; Tarakhel contre Suisse du 4 novembre 2014, Grande Chambre 2 9217/12, par. 114 et 115 ; Mohammed Hussein contre Pays Bas et Italie du 2 avril 2013, 27725/10), que, dans ces conditions, l'application de l'art. 3 par. 2 du règlement Dublin III ne se justifie pas en l'espèce, qu'en second lieu, la présomption de sécurité peut également être renversée en présence d'indices sérieux que, dans le cas concret, les autorités de cet Etat ne respecteraient pas le droit international (cf. ATAF 2010/45 consid. 7.4 et 7.5), que le recourant fait valoir que les autorités d’asile françaises n’ont pas examiné avec impartialité sa demande de protection en raison de liens politiques étroits unissant la France au Rwanda et qu’elles ont donc failli à leurs obligations de droit international à son égard, au mépris du principe de non-refoulement, D-7696/2016 Page 7 qu’il ajoute avoir été la victime de discriminations en France, non seulement de la part d’ autorités qui n’auraient pas examiné sa demande d’asile avec toute la célérité exigée par la loi , qui lui auraient refusé des soins ainsi que ses droits à des allocations de chômage [dates de refus de paiement des allocations] , qui l’auraient emprisonné arbitrairement, mais aussi notamment de la part de son employeur qui l’ aurait exploité, ne lui versant pas son salaire, humilié verbalement, le traitant notamment de cafard, et agressé physiquement, que, dans le cas particulier, le recourant n’a fourni aucun élément concret susceptible de démontrer que sa demande de protection déposée en France n’aurait pas été traitée consciencieusement et avec diligence par les autorités compétentes de cet Etat, conformément à la directive Procédure, que rien ne permet d'admettre que les décisions des autorités d’asil e françaises (OFPRA et CNDA) aient été prononcées en violation du principe de non-refoulement, ancré à l'art. 33 de la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés (Conv. réfugiés, RS 0.142.30) à l'art. 3 CEDH ou encore à l'art. 3 de la Convention du 10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (Conv. torture, RS 0.105), qu’une décision définitive de refus d'asile et de renvoi vers le pays d'origine ne constitue pas, en soi, une violation du principe de non-refoulement, qu’au contraire, en retenant le principe de l'examen de la demande par un seul Etat membre ( « one chance only »), le règlement Dublin vise précisément à lutter contre les demandes d'asile multiples ( « asylum shopping »), qu’en outre, le règlement Dublin III ne confère pas aux demandeurs d'asile le droit de choisir l'Etat membre offrant, à leur avis, les meilleures conditions d'accueil comme Etat responsable de l'examen de leur demande d'asile (par analogie, arrêt de la C JUE du 10 décembre 2013 C-394/12 Shamso Abdullahi contre Autriche, par. 59 et 62 ; ATAF 2010/45 consid. 8.3), qu'ensuite, le recourant n'a pas démontré que ses conditions d'existence en France, où il a vécu une dizaine d’années, dont approximativement quatre en tant que requérant d’asile, revêtiraient un tel degré de pénibilité D-7696/2016 Page 8 et de gravité qu'elles seraient constitutives d'un traitement contraire à l'art. 3 CEDH ou encore à l'art. 3 Conv. torture, qu’il a en effet pu étudier et travaill er dans cet E tat, y bénéficiant même d’une formation payée par l’assurance chômage (cf. le recours, p. 2), que, durant l’examen de sa demande d’ asile déposée en […] 2012, il a été hébergé et a bénéficié de prestations de l’assurance chômage (allocation temporaire d’attente, ATA), que les prestations non indemnisées, portant sur les périodes [dates de refus des allocations de chômage] (cf. supra), font l’objet d’une procédure devant le tribunal de grande instance de B._______ (cf. sa décision annexée au recours [pièce no 16] du […] 2015 lui accordant l’aide juridictionnelle totale), que, contrairement à ce qu’il prétend (cf. notamment le recours, p. 4, 7 et 14), le recourant, à qui la France a délivré une carte d’admission à l’aide médicale (cf. notamment la pièce n o 27 annexée au recours : un procès-verbal de constat du 5 avril 2016), a été soigné, durant le traitement de sa demande d’asile , pour ses douleurs à […] et aux […] (cf. notamment les pièces 11 et 15 annexées au recours), qu’il n’y a aucune raison de pense r qu’il ne puisse pas de nouveau avoir accès aux traitements qui lui seraient, le cas échéant, encore nécessaires, après son transfert dans cet Etat, qu’en outre, la police française a agi dans le cadre de ses prérogatives en procédant à l’interpellation du recourant (« emprisonnement » selon ses dires), parce qu’il n’était pas en possession de documents d’identité valables lors d’un contrôle d’identité dans la rue, en l’auditionnant puis en le laissant libre de s’en aller le même jour (cf. en particulier la pièce no 12 annexée au recours), qu’enfin, les autorités compétentes françaises ont enregistré les plaintes pénales (cf. notamment les pièces nos 6 et 26 annexées au recours) et les mains courantes (cf. notamment la pièce no 25 annexée au recours ; sur la différence entre ces notions : https://www.service-public.fr/particuliers/ vosdroits/F11182, consulté le 15 décembre 2016) que le recourant a déposées, que ce soit contre son ex -employeur (cf. supra) ou encore contre une personne hébergée dans le même centre que lui et qui l’aurait menacé de mort, D-7696/2016 Page 9 que, sur le plan civil, cet employeur a du reste été condamné à lui verser son salaire encore dû et à l’indemniser pour harcèlement moral (cf. l’arrêt, au dossier du SEM, du […] 2011 de la cour d’appel de C._______), que, cela étant, si le recourant d evait après son retour en France estimer ses conditions d’existence assimilables à un traitement dégradant de la part des autorités de ce pays, prohibé par l’art. 3 CEDH, il lui appartiendrait de faire valoir ses droits directement auprès des autorités françaises en usant des voies de droit adéquates, étant rappelé qu'il lui incombe également de respecter ses propres obligations, notamment celle s de donner suite aux décisions définitives prises à son égard et d e collaborer avec les autorités françaises concernées, le cas échéant en vue de son rapatriement, que, dans ces conditions, la présomption de sécurité attachée au respect par la France de ses obligations tirées du droit international public et du droit européen n'est pas renversée, une vérification plus approfondie et individualisée des risques n'étant pas nécessaire (cf. MAIANI / HRUSCHKA, Le partage des responsabilités, entre confiance mutuelle et sécurité des demandeurs d'asile, in Asyl 2/11 p. 14), que le SEM n’était donc pas tenu par les obligations de la Suisse relevant du droit international public de renoncer au transfert du recourant vers la France et d’examiner lui-même sa demande d’asile, que, s'agissant de l'application de l'art. 29a al. 3 OA 1, le SEM s'en tient à une pratique restrictive confirmée par la jurisprudence du Tribunal (cf. ATAF 2011/9 consid. 8.1 et 8.2 et 2010/45 consid. 8.2.2), qu'en l'espèce, il a établi de manière complète et exacte l'état de fait pertinent et n'a co mmis ni excès ni abus de son large pouvoir d'appréciation en refusant d'admettre l'existence de raisons humanitaires au sens de l'art. 29a al. 3 OA 1 en combinaison avec l'art. 17 par. 1 RD III (cf. ATAF 2015/9 consid. 8), qu'en conclusion, le SEM a à bon droit considéré que la France était l'Etat membre responsable de l'examen de la demande de protection internationale introduite par le re courant en Suisse, tenu de le re prendre en charge, que le transfert vers ce pays était conforme aux obligations internationales de la Suisse, et qu'il n'y avait pas lieu de faire application de la clause de souveraineté ancrée à l'art. 17 par. 1 du règlement Dublin III pour des raisons humanitaires, D-7696/2016 Page 10 qu'au vu de ce qui précède, le recours doit être rejeté, que, s'avérant manifestement infondé, il est rejeté dans une procédure à juge unique, avec l'approbation d'un second juge (art. 111 let. e LAsi), qu'il est dès lors renoncé à un échange d'écritures, le présent arrêt n'étant motivé que sommairement (cf. art. 111a al. 1 et 2 LAsi), que, dans l a mesure où il a été immédiatement statué sur le fond, l es requêtes d'octroi de l'effet suspensif et d’exemption du paiement d’une avance de frais sont sans objet, que les conclusions du recours étant d'emblée vouées à l'échec, la requête d'assistance judiciaire partielle est rejetée, que, vu l'issue de la cause, il y a lieu de mettre les frais de procédure à la charge du recourant, conformément à l’art. 63 al. 1 PA, à l’art. 2 et à l’art. 3 du règlement du 21 février 2008 concernant les frais, dépens et indemnités fixés par le Tribunal administratif fédéral (FITAF, RS 173.320.2), (dispositif page suivante) D-7696/2016 Page 11 le Tribunal administratif fédéral prononce : 1. Le recours est rejeté, dans la mesure où il est recevable. 2. La requête d'assistance judiciaire partielle est rejetée. 3. Les demandes d’effet suspensif et d’exemption du paiement d’une avance de frais sont sans objet. 4. Les frais de procédure, d'un montant de 600 francs, sont mis à la charge du recourant. Ce montant doit être versé sur le compte du Tribunal dans les 30 jours dès l'expédition du présent arrêt. 5. Le présent arrêt est adressé au recourant, au SEM et à l'autorité cantonale. Le juge unique : Le greffier : Gérard Scherrer Yves Beck Expédition :