<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><br/><img alt="" height="130" src="20241028104338532_e-files/Aspose.Words.33f82d5d-5e2d-4b78-bb2b-b63b868e8f67.001.png" width="77"/><br/></p> <p><span> </span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>760 </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>OEP/CPPL/164991</span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>CHAMBRE DES RECOURS PENALE</span></p> <p><span>__________________________________________</span></p> <p><span>Arrêt du 23 octobre 2024</span></p> <p><span>__________________</span></p> <p><span>Composition : M. </span><span>Krieger</span><span>, président</span></p> <p><span> Mmes Courbat et Elkaim, juges </span></p> <p><span>Greffier : M. Glauser</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Art. 386 al. 2 let. b CPP</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Statuant sur le recours interjeté le 17 septembre 2024 par </span><span>P.________</span><span> contre la décision rendue le 6 septembre 2024 par l’Office d’exécution des peines dans la cause </span><span>n° OEP/CPPL/164991</span><span>, la Chambre des recours pénale considère :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>En fait et en droit :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.</span><span> P.________ doit exécuter trois peines privatives de liberté prononcées par les autorités pénales vaudoises, genevoises et valaisannes. Dans ce cadre, il a adressé à l’Office d’exécution des peines du canton de Vaud – auquel a été déléguée la compétence de faire exécuter l’ensemble de ces peines – plusieurs demandes tendant à pouvoir exécuter lesdites peines sous le régime de la surveillance électronique, subsidiairement de la semi-détention.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>2. </span><span>Par décision du 6 septembre 2024, l’Office d’exécution des peines </span><br/><span>– considérant qu’une nouvelle enquête pénale était en cours auprès des autorités pénales valaisannes, dans le cadre de laquelle l’intéressé était détenu provisoirement au motif d’un risque de récidive – a refusé d’accorder à P.________ le régime de la surveillance électronique et de la semi-détention.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>3. </span><span>Par acte du 17 septembre 2024, P.________, par son défenseur de choix, a recouru contre cette décision en concluant, avec suite de frais et dépens, à sa réforme en ce sens que le régime de la surveillance électronique, subsidiairement de la semi-détention, lui soit octroyé. Plus subsidiairement, il a conclu à l’annulation de la décision et au renvoi de la cause à l’autorité précédente pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Il a en outre requis d’être mis au bénéfice de l’assistance judiciaire et que l’avocat Valentin Descombes lui soit désigné en qualité de défenseur d’office.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>4. </span><span>Le 30 septembre 2024, l’Office d’exécution des peines – considérant que des changements étaient intervenus dans la procédure valaisanne, en ce sens notamment que l’intéressé avait été mis au bénéfice de mesures de substitution – a requis de P.________ qu’il transmette des documents en vue du réexamen qu’il avait sollicité de sa demande tendant à exécuter ses peines sous la forme d’un régime de détention alternatif.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>5. </span><span>Le 30 septembre 2024, le Ministère public central, interpellé à cet effet, a renoncé à déposer des déterminations et a conclu au rejet du recours.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>6. </span><span>Par décision du 3 octobre 2024, l’Office d’exécution des peines a accordé à P.________ le régime de la semi-détention et lui a imposé des règles de conduite.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>7. </span><span>Le 11 octobre 2024, P.________, interpellé à cet effet, a indiqué qu’il était disposé à retirer son recours. Il a toutefois conclu à ce que des frais ne soient pas mis à sa charge et à ce que son défenseur soit indemnisé compte tenu du fait que son recours était bien fondé, vu de l’admission par l’Office d’exécution des peines de sa demande de réexamen.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>8. </span><span>En l’espèce, en application de l’art. 386 al. 2 let. b CPP (Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007; RS 312.0), il y a lieu de prendre acte du retrait du recours et de rayer la cause du rôle.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Compte tenu des circonstances, plus particulièrement du fait qu’il n’est pas d’emblée évident que le recours était mal fondé et que le retrait de celui-ci est uniquement dû à la nouvelle décision de l’Office d’exécution des peines rendue dans l’intervalle, P.________, qui a procédé avec l’assistance d’un avocat de choix, a droit à une indemnité pour les dépenses occasionnées par l’exercice de ses droits pour la procédure de recours, à la charge de l’Etat. Au vu du mémoire de recours déposé, ainsi que de la nature de l’affaire, cette indemnité sera fixée à 1200 fr., correspondant à 4h00 d’activité nécessaire d’avocat au tarif horaire de </span><br/><span>300 fr. (art. 26a al. 3 TFIP [tarif des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre 2010 ; BLV 312.03.1]), auxquels il convient d’ajouter des débours forfaitaires à concurrence de 2 % des honoraires fixés (art. 19 al. 2 TDC [tarif des dépens en matière civile du 23 novembre 2010 ; BLV 270.11.6], applicable par renvoi de l’art. 26a al. 6 TFIP), par 24 fr., plus la TVA au taux de 8,1 %, par 99 fr. 15, soit à 1'324 fr. au total en chiffres arrondis.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Les frais de la procédure de recours, par 440 fr. (art. 20 al. 1 TFIP [tarif des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre 2010 ; </span><br/><span>BLV 312.03.1]), seront laissés à la charge de l’Etat (art. 423 al. 1 CPP). </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Compte tenu de ce qui précède, la requête tendant à l’octroi de l’assistance judiciaire et à la désignation d’un défenseur d’office présentée par P.________ est sans objet.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>la Chambre des recours pénale</span></p> <p><span>prononce :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> Il est pris acte du retrait du recours.</span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> La cause est rayée du rôle.</span></p> <p><span> </span><span>III. </span><span>La requête d’assistance judiciaire est sans objet.</span></p> <p><span> IV.</span><span> Une indemnité de 1’324 fr. (mille trois cent vingt-quatre francs) est allouée à P.________ pour la procédure de recours, à la charge de l’Etat.</span></p> <p><span> V. </span><span>Les frais d’arrêt, par 440 fr. (quatre cent quarante francs), sont laissés à la charge de l’Etat.</span></p> <p><span> </span><span>VI.</span><span> L’arrêt est exécutoire.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Le président : Le greffier :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Du </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>- Me Valentin Descombes, avocat (pour P.________),</span></p> <p><span>- Ministère public central,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> et communiqué à :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>‑ M. le Procureur général du canton de Vaud,</span></p> <p><span>- Office d’exécution des peines,</span></p> <p><span>- Service de la population,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> par l’envoi de photocopies.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral ; RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1</span><span> </span><span>LTF).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le greffier :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> </body> </html>