<h2>SubmittedText<h2><p>Afin de simplifier et d'accélérer la procédure concernant l'étude de l'impact sur l'environnement, le Conseil fédéral est invité à proposer une modification des articles 9 et 55 de la loi sur la protection de l'environnement, par laquelle :</p><p>1. l'obligation d'assurer la coordination serait réglée dans la loi ;</p><p>2. l'examen pourrait se faire précocement et se limiter aux exigences écologiques essentielles ;</p><p>3. les projets à examiner pourraient être approuvés non seulement en se fondant sur les données techniques, mais aussi sur la base d'objectifs à atteindre (p. ex. de valeurs limites) et</p><p>4. les intéressés éventuels et les recourants potentiels seraient tenus de participer dès le début à la procédure conformément au principe de la coopération et de manière à permettre à l'opinion publique de savoir à tout moment ce que chacun fait et veut.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>1. Obligation d'assurer la coordination</p><p>En ce qui concerne les études de l'impact sur l'environnement (EIE), l'obligation d'assurer la coordination n'a pas été établie uniquement par la pratique judiciaire, puisqu'une disposition détaillée sur la coordination figure à l'article 21 de l'ordonnance du 19 octobre 1988 relative à l'étude de l'impact sur l'environnement (OEIE). Par conséquent, il serait superflu d'introduire dans la loi sur la protection de l'environnement (LPE) une disposition supplémentaire pour les projets soumis à une EIE.</p><p>Si la coordination des projets non soumis à l'EIE devait être elle aussi rendue obligatoire par voie législative, il faudrait tout d'abord modifier chaque texte législatif où figurent des dispositions relatives aux procédures d'autorisation, d'approbation des plans et de concession. À cet effet, citons deux postulats qui vont dans ce sens, à savoir le postulat Portmann (90.585), "Constructions et installations d'importance régionale ou nationale. Procédure d'autorisation", et le postulat Delalay (91.3168), "Simplification des procédures". Le Service du Contrôle administratif du Conseil fédéral a déjà chargé un expert privé d'évaluer la faisabilité d'un projet visant à mieux coordonner les procédures de décision pour les grands projets en relation avec le sol. En outre, un groupe de travail placé sous la responsabilité de l'Office fédéral de l'aménagement du territoire, qui comprend également des représentants extérieurs à l'administration, a été chargé d'une étude sur la simplification de la procédure d'autorisation pour les bâtiments et les installations.</p><p>2. Nécessité de se limiter aux exigences écologiques essentielles</p><p>Les dispositions sur l'étude d'impact visent à garantir l'application correcte du droit de l'environnement au moment d'autoriser une installation risquant de porter gravement atteinte à l'environnement. Par conséquent, les intérêts environnementaux à prendre en considération à ce moment-là ressortissent uniquement au droit matériel de l'environnement. Le Conseil fédéral est conscient du fait que les procédures décisives pour la réalisation d'une EIE sont très différentes les unes des autres, qu'elles peuvent se dérouler en plusieurs étapes et toucher les domaines environnementaux les plus divers. Il est donc vrai qu'il ne doit pas être facile aux nombreux intéressés de déterminer lors de la procédure les questions importantes pour la décision à prendre et celles qui ne le sont pas. Selon le Conseil fédéral, une amélioration de cette situation ne passe pas par une modification des prescriptions sur l'EIE, mais seulement par une modification des dispositions matérielles et, le cas échéant, des dispositions sur la procédure d'autorisation. Le Conseil fédéral espère fermement que des propositions allant dans ce sens naîtront des études mentionnées sous le point 1, visant une amélioration de la procédure. Il tient en outre à relever que la qualité des rapports d'impact s'est améliorée d'année en année.</p><p>3. Nécessité de fixer les objectifs à atteindre et non les détails techniques</p><p>Les exigences auxquelles doivent répondre les installations quant à leur impact sur l'environnement n'ont pas à figurer parmi les prescriptions sur l'EIE, leur place étant clairement dans le droit matériel sur l'environnement. Le Conseil fédéral partage toutefois l'avis de l'auteur de la motion en ce qui concerne des domaines comme les technologies propres. En effet, celles-ci sont en constante évolution, et il serait donc judicieux de donner la préférence aux objectifs à atteindre, notamment sous forme de valeurs limites, plutôt qu'aux données techniques. Or, dans le droit de l'environnement précisément, cette idée a déjà été largement réalisée. Relevons par exemple le cas de la protection de l'air : lors d'une décision sur une installation, il convient de fixer des valeurs limites d'émission concrètes et non des détails techniques.</p><p>4. Participation des intéressés dès le début de la procédure</p><p>Le 26 juin 1991, le Conseil fédéral a soumis aux Chambres fédérales un message sur la modification de la loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage (LNP). Ce message confirme que si le droit de recours accordé aux organisations de protection de l'environnement s'est révélé une bonne solution, il convient néanmoins, dans l'intérêt d'une procédure plus rigoureuse, de l'adapter à la situation actuelle. Comme il est dans l'intérêt de toutes les parties d'exposer le plus tôt possible tous les aspects importants d'un projet, le Conseil fédéral a proposé d'obliger les organisations à participer dès la première instance. Dans l'intérêt d'une réglementation harmonisée, il a proposé de modifier en même temps les dispositions de la LPE (art. 55) et celles de la loi fédérale sur les chemins pour piétons et les chemins de randonnée pédestre (LCPR). Sur ce point, il a donc déjà été donné satisfaction à l'auteur de la motion.</p><p>Par ailleurs, le Conseil fédéral rappelle que l'EIE fait actuellement l'objet d'une réévaluation, avec une focalisation particulière sur le déroulement des procédures et la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons. L'Ofefp a été chargé de présenter d'ici à l'été 1993 un projet de révision de l'OEIE qui prenne en compte les améliorations indispensables.</p>