An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 30. Januar 2019
Embargo: 30. Januar 2019, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 17. Dezember 2018 (2C_955/2016, 2C_190/2018)
Beitragsbeschluss der Katholischen Landeskirche Graubünden: 
Beschwerde der Diözese Chur abgewiesen
Das  Bundesgericht  weist  eine  Beschwerde  der  Diözese  Chur  der  Römischkatholischen Kirche im Zusammenhang mit dem Beschluss der Katholischen
Landeskirche Graubünden ab, mit dem diese 2012 dem Verein "adebar, Beratungsstelle für Familienplanung, Sexualität, Schwangerschaft und Partnerschaft Graubünden" einen Beitrag von 15'000 Franken gewährt hat. Die Glaubensfreiheit der
Römisch-katholischen Kirche oder das Landeskirchenrecht sind nicht verletzt.
Die ordentliche Jahresversammlung des Corpus catholicum (Legislative) der Katholischen Landeskirche Graubünden hatte Ende Oktober 2012 beschlossen, den im
Budget 2012/2013 vorgesehenen Beitrag von 15'000 Franken für den Verein "adebar,
Beratungsstelle für Familienplanung, Sexualität, Schwangerschaft und Partnerschaft
Graubünden" wie in vergangenen Jahren zu genehmigen. Der Beitrag wurde unter der
Bedingung zugesprochen, dass der Verein die Mittel nicht für Beratungen über Abtreibungsmethoden, über die Begleitung von Abtreibungen oder über die "Pille danach"
verwenden dürfe. Abgelehnt wurde der Antrag des Generalvikars des Bistums Chur, den
Verein adebar nicht länger zu unterstützen. Ein Rekurs der Römisch-katholischen
Kirche, Diözese Chur, sowie des Generalvikars an die Rekurskommission der Katholischen Landeskirche Graubünden und eine anschliessende Beschwerde an das Verwaltungsgericht des Kantons Graubünden blieben erfolglos.
Das Bundesgericht weist die dagegen erhobene Beschwerde der Diözese Chur und des
Generalvikars ab, soweit es darauf eintritt. Es liegt keine Verletzung der Glaubensfreiheit der Römisch-katholischen Kirche oder eine willkürliche Anwendung des Landeskirchenrechts vor. Es ist davon auszugehen, dass ein Teil der Tätigkeiten des Vereins
"adebar" aus Sicht der Römisch-katholischen Kirche abzulehnen ist. Aus diesem Umstand ergibt sich jedoch kein Anspruch, dass die fragliche Beitragszahlung unterbleiben
müsste. Unter anderem ist zu berücksichtigen, dass das Geld für den Beitrag aus den
Einnahmen der Katholischen Landeskirche Graubünden stammt und nicht aus den
Mitteln der Römisch-katholischen Kirche. Diese, sowie ihre Gläubigen werden durch die
Tätigkeit des Vereins "adebar" und die Gewährung des Beitrags nicht daran gehindert,
ihre Glaubensüberzeugungen zu verbreiten oder zu leben. Offen gelassen werden kann
sodann die Frage, ob und wie weit sich unter dem Aspekt des landeskirchlichen Verfassungsrechts die Verwendung der Gelder der Landeskirche nach den Grundsätzen
der Römisch-katholischen Kirche zu richten hat. Die Katholische Landeskirche Graubünden selber hat zur Bedingung gemacht, dass der Beitrag durch den Verein "adebar"
nur unter Beachtung der Gesetze der Römisch-katholischen Kirche verwendet werden
dürfe und namentlich nicht für die Beratung über Abtreibungsmethoden und vergleichbare Themen. Das Anliegen der Römisch-katholischen Kirche ist insoweit ohnehin erfüllt. Als weit hergeholt erscheint Ihre Befürchtung, dass sie in der Wahrnehmung der
Öffentlichkeit oder der Gläubigen als unglaubwürdig erscheinen könnte, weil die
Landeskirche einem Verein einen Beitrag gewährt, dessen Tätigkeiten aus Sicht der
Kirche teilweise problematisch sind. Jedenfalls kann darin keine Beeinträchtigung der
Religionsfreiheit der Römisch-katholischen Kirche erblickt werden. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 30 janvier 2019
Embargo : 30 janvier 2019, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 17 décembre 2018 (2C_955/2016, 2C_190/2018)
Décret de contribution de l'église nationale catholique grisonne  : 
recours du diocèse de Coire rejeté
Le Tribunal fédéral rejette un recours du diocèse de Coire de l'église catholiqueromaine relatif à un décret de l'église nationale catholique grisonne, par lequel celleci a alloué en 2012 un montant de 15'000 francs à l'association «  adebar, Beratungsstelle für Familienplanung, Sexualität, Schwangerschaft und Partnerschaft Graubünden ». La liberté de croyance de l'église catholique-romaine ou le droit sur les
églises nationales ne sont pas violés. 
Fin octobre 2012, comme pour les années précédentes, la réunion annuelle ordinaire du
corpus catholicum (législatif) de l'église nationale grisonne a décidé d'allouer à
l'association « adebar, Beratungsstelle für Familienplanung, Sexualität, Schwangerschaft und Partnerschaft Graubünden  » le montant de 15'000  francs prévu dans son
budget 2012 / 2013. Le montant a été accordé à la condition que l'association ne l'utilise
pas pour prodiguer des conseils en matière de méthodes d'avortement, pour soutenir
des interruptions de grossesse ou pour permettre l'utilisation de la «  pilule du lendemain ». La requête du vicaire général de l’évêché de Coire de ne plus soutenir l'association « adebar » a été rejetée. Un recours de l'église catholique-romaine, diocèse
de Coire, et du vicaire général a été successivement rejeté par la commission de
recours de l'église nationale grisonne, puis par le Tribunal administratif du canton des
Grisons.
Le Tribunal fédéral rejette, dans la mesure de sa recevabilité, le recours introduit contre
ce jugement par le diocèse de Coire et le vicaire général. Il n'existe ni violation de la
liberté de croyance de l'église catholique-romaine, ni application arbitraire du droit des
églises nationales. Certes, une partie de l'activité de l'association «  adebar » est désapprouvée par l'église catholique-romaine. Cela ne donne toutefois pas droit à celle-ci
d'empêcher le paiement de la contribution en cause. Il faut notamment constater que
l'argent destiné à cette contribution provient des revenus de l'église nationale grisonne
et pas des fonds de l'église catholique-romaine. Celle-ci, ainsi que ses fidèles ne sont
pas limités dans la propagation ou la pratique de leurs croyances par l'activité de
l'association « adebar » et l'octroi de la contribution. Sous l'angle du droit constitutionnel
de l'église nationale, la question de savoir si et dans quelle mesure l'utilisation de
l'argent de l'église nationale doit respecter les principes de l'église catholique-romaine
peut être laissée indécise. L'église nationale grisonne a posé comme condition que la
contribution ne puisse être utilisée par l'association «  adebar » que dans le respect de la
loi sur l'église catholique-romaine et en particulier pas pour prodiguer des conseils sur
les méthodes d'avortement et des sujets similaires. La demande de l'église catholiqueromaine a de ce fait de toute façon été satisfaite. Sa crainte de pouvoir paraître peu
crédible auprès du public ou des fidèles car l'église nationale a accordé une contribution
à une association dont les activités sont partiellement problématiques pour l'église a été
considérée comme étant exagérée. Cela ne permet en aucun cas d'entrevoir une
restriction de la liberté de croyance de l'église catholique-romaine.