Lausanne, 1. Oktober 2014
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 1. Oktober 2014 (1C_653/2012)
Polizeigesetz ZH: Rechtsschutz bei Internet-Überwachung  
ungenügend
Den Kantonen ist es erlaubt, verdeckte polizeiliche Ermittlungsmassnahmen zur  
Verhinderung oder Erkennung künftiger Straftaten einzuführen. Inhaltlich müssen die  
getroffenen Regelungen rechtsstaatlichen Anforderungen genügen. Die neuen Bestimmungen des Polizeigesetzes des Kantons Zürich erfüllen diesen Anspruch nicht  
in allen Teilen. Die Regelung zur automatischen Überwachung von geschlossenen  
Kommunikationsplattformen im Internet wird aufgehoben, weil kein ausreichender  
Rechtsschutz vorgesehen ist.
Das Bundesgericht heisst in seiner öffentlichen Beratung vom Mittwochmorgen eine  
Beschwerde gegen mehrere neue Bestimmungen des Zürcher Polizeigesetzes teilweise  
gut. Das Gericht kommt zunächst zum Schluss, dass die Kantone grundsätzlich befugt  
sind, verdeckte polizeiliche Ermittlungsmassnahmen einzuführen, die ausserhalb eines  
Strafverfahrens zur Verhinderung oder Erkennung möglicher Straftaten eingesetzt  
werden können. Entsprechende kantonale Bestimmungen müssen die rechtsstaatlichen  
Anforderungen erfüllen, um Missbräuche zu verhindern und die Verhältnismässigkeit zu  
wahren.
Nicht zu beanstanden ist diesbezüglich § 32e des Zürcher Polizeigesetzes zur verdeckten Vorermittlung. Die Bestimmung erlaubt mit Genehmigung des Zwangsmassnahmengerichts den dauerhaften Einsatz von Ermittlern, die unter falscher Identität aktiv  
und zielgerichtet Kontakt mit anderen Personen knüpfen, um ein Vertrauensverhältnis  
aufzubauen. Die getroffene Regelung stellt sicher, dass die verdeckte Vorermittlung nur  
genehmigt wird, wenn die Schwere der drohenden Straftat dies rechtfertigt. Das Mass  
an zulässiger Einwirkung ist vorgegeben, womit verhindert wird, dass verdeckte Vorermittler als „agents provocateurs“ tätig sein könnten. Auch der Rechtsschutz betroffener Personen ist gewahrt. 
Gutgeheissen hat das Gericht die Beschwerde in Bezug auf § 32f zur automatischen  
Überwachung von geschlossenen Kommunikationsplattformen im Internet. Die Informationsbeschaffung in sogenannten „Closed User Groups“ stellt einen schweren Eingriff in  
das verfassungsmässig geschützte Fernmeldegeheimnis dar. Die Überwachung kann  
zulässig sein, wenn schwerwiegende Gefahren drohen und keine anderen Mittel zur  
Verfügung stehen. Um Missbräuche zu vermeiden, ist jedoch eine vorgängige richterliche Genehmigung und nachträglicher Rechtsschutz für die Betroffenen erforderlich.  
Darauf hat der kantonale Gesetzgeber verzichtet, weshalb die Bestimmung aufzuheben  
ist.
Notiz: Sie erhalten im Anschluss an die Beratung vom Mittwochnachmittag zum  
Polizeigesetz des Kantons Genf eine ergänzte Fassung der Medienmitteilung. Diese  
Beratung betrifft eine Angelegenheit mit der gleichen Problematik. Lausanne, le 1er octobre 2014
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 1er octobre 2014 (1C_653/2012)
Loi sur la police du canton de Zurich : la protection juridique est  
insuffisante pour la surveillance Internet
Il est permis aux cantons d'instaurer des mesures policières d'investigation secrète  
afin  d'empêcher  ou  d'identifier  de  futures  infractions.  Le  contenu  de  ces  
réglementations doit toutefois satisfaire aux exigences d'un Etat de droit. Les  
nouvelles dispositions de la loi sur la police du canton de Zurich ne remplissent pas  
ces exigences sur tous les points. La réglementation sur la surveillance automatique  
des plateformes de communication fermées sur Internet est annulée, car elle ne  
prévoit pas une protection juridique suffisante.
Dans sa séance publique de mercredi matin, le Tribunal fédéral a partiellement admis  
un recours dirigé contre plusieurs nouvelles dispositions de la loi zurichoise sur la  
police. Le Tribunal fédéral retient d'abord que les cantons sont en principe habilités à  
instaurer des mesures policières d'investigation secrète en dehors d'une procédure  
pénale, afin d'empêcher ou d'identifier de possibles infractions. Les dispositions  
cantonales correspondantes doivent satisfaire aux exigences d'un Etat de droit afin  
d'éviter les abus et de respecter le principe de la proportionnalité.
Sur ce point, l'art. 32e de la loi zurichoise sur la police, relatif aux investigations  
préventives  secrètes,  n'apparaît  pas  critiquable.  Cette  disposition  permet,  avec  
l'approbation du tribunal des mesures de contrainte, l'engagement pour un temps limité  
d'agents qui, sous une fausse identité, prennent contact de manière active et orientée  
avec d'autres personnes afin d'instaurer une relation de confiance. La disposition prévoit  
clairement que les investigations préalables ne peuvent être mises en oeuvre que  
lorsque la gravité de l'infraction redoutée le justifie. Des limites sont prévues à l'action  
que peut exercer l'agent infiltré, afin d'éviter qu'il ne devienne un agent provocateur. La  
protection juridique des personnes concernées est également assurée.
Le Tribunal fédéral a en revanche admis le recours s'agissant de l'art. 32f de la loi, qui  
prévoit la surveillance automatique de plateformes de communication fermées sur  
Internet. L'acquisition d'informations dans les «  Closed User Groups  » (groupes fermés  
d'utilisateurs) constitue une ingérence grave dans le secret des télécommunications  
protégé par la Constitution. Une surveillance ne peut être admissible qu'en présence de  
menaces graves et lorsqu'aucune autre mesure n'est envisageable. Toutefois afin de  
prévenir les abus, il est nécessaire de prévoir une autorisation judiciaire préalable, de  
même qu'une voie de droit pouvant être utilisée après-coup par les personnes  
concernées. Le législateur cantonal y a renoncé, de sorte que la disposition doit être  
annulée.
Note: Vous recevrez une version complétée du communiqué de presse suite à la  
séance publique de mercredi après-midi concernant la loi genevoise sur la police. Cette  
séance publique concerne une affaire traitant de la même problématique.