<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2021-07-22-9C_351-2021.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>9C_351/2021</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 22 juillet 2021</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit social</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge fédéral Parrino, Président. </div> <div class="para">Greffier : M. Cretton. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">représentée par Me Michael Rudermann, avocat, </div> <div class="para">recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Service genevois des prestations complémentaires, route de Chêne 54, 1208 Genève, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Prestation complémentaire à l'AVS/AI (condition de recevabilité), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre les arrêts de la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre des assurances sociales, des 23 juillet 2018 (A/2480/2017 - ATAS/655/2018) et 4 mai 2021 (A/1823/2020 - ATAS/410/2021). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant :</b> </div> <div class="para">que A.________ bénéficie de prestations complémentaires à une rente de l'assurance-invalidité depuis 1991, </div> <div class="para">que, consécutivement à des enquêtes et à une dénonciation anonyme, l'Office cantonal genevois des personnes âgées (OCPA; désormais: le Service genevois des prestations complémentaires [SPC]) a découvert que l'assurée avait omis de déclarer qu'elle était titulaire de plusieurs comptes bancaires, partageait son appartement avec des membres de sa famille et était copropriétaire d'un immeuble situé en France depuis 1995, </div> <div class="para">que le SPC a exigé de A.________ qu'elle lui restitue un montant de 437'854 fr. 05 correspondant aux prestations complémentaires, aux subsides à l'assurance-maladie et aux frais médicaux indûment versés depuis le mois de juin 2001 (décisions du 24 mai 2016, confirmées sur opposition le 4 mai 2017), </div> <div class="para">que, saisie d'un recours de l'assurée contre la décision du 4 mai 2017, la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre des assurances sociales, l'a partiellement admis, a annulé la décision attaquée et a renvoyé la cause à l'administration afin qu'elle rende une nouvelle décision au sens des considérants (arrêt du 23 juillet 2018), </div> <div class="para">qu'elle a considéré que le SPC ne pouvait pas demander la restitution des prestations perçues avant le 1er juin 2009 compte tenu du délai de prescription applicable, </div> <div class="para">que le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours que A.________ avait interjeté à l'encontre de l'arrêt du 23 juillet 2018 dès lors qu'il s'agissait d'une décision incidente qui ne causait pas de préjudice irréparable (arrêt 9C_616/2018 du 10 octobre 2018), </div> <div class="para">qu'en application de l'arrêt de renvoi du 23 juillet 2018, l'administration a requis de l'assurée qu'elle lui rembourse 168'782 fr. correspondant à la somme des prestations versées à tort du 1er juin 2009 au 30 avril 2016 et a établi un calcul des prestations complémentaires dues dès le 1er janvier 2017, </div> <div class="para">que ce calcul tenait notamment compte de la vente de l'immeuble sis en France survenue en 2017 (décision du 13 juin 2019, confirmée sur opposition le 27 mai 2020), </div> <div class="para">que, saisi d'un recours de A.________ interjeté à l'encontre de la décision du 27 mai 2020, le tribunal cantonal l'a très partiellement admis s'agissant de la répartition du montant du loyer, a annulé la décision contestée et a renvoyé la cause au SPC pour qu'il procède à un nouveau calcul et rende une nouvelle décision (arrêt du 4 mai 2021), </div> <div class="para">qu'il a confirmé les éléments pris en compte par l'administration dans le calcul, sauf en ce qui concerne le montant du loyer dans la mesure où la fille de l'assurée disposait de son propre logement depuis le 1er octobre 2016, </div> <div class="para">qu'il a par ailleurs assimilé l'argument de A.________ concernant l'achat du bien immobilier en France pour le compte d'une organisation humanitaire au moyen de dons par la suite remboursés aux donateurs grâce au produit de la vente dudit bien à une demande de révision de l'arrêt du 23 juillet 2018, </div> <div class="para">qu'il a rejeté cette demande au motif que les moyens de preuve proposés par l'assurée pour confirmer ses dires auraient pu être produits pendant la procédure précédente, </div> <div class="para">qu'agissant par la voie du recours en matière de droit public, A.________ requiert l'annulation des arrêts des 23 juillet 2018 (en tant qu'il statue définitivement sur l'obligation de restituer pour la période de juin 2009 à mai 2016) et 4 mai 2021 et conclut au renvoi de la cause aux premiers juges pour instruction complémentaire (audition des témoins requis) et nouveau jugement, </div> <div class="para">qu'elle sollicite aussi l'assistance judiciaire pour la procédure fédérale, </div> <div class="para">que le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=16&amp;from_date=10.07.2021&amp;to_date=29.07.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-IV-196%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page196">ATF 142 IV 196</a> consid. 1.1) mais s'en tient d'ordinaire aux questions juridiques soulevées dans le mémoire de recours (<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=16&amp;from_date=10.07.2021&amp;to_date=29.07.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-III-120%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page120">ATF 139 III 120</a> consid. 1.3), </div> <div class="para">que la recourante n'a pas pris de conclusions concernant le rejet de la demande de révision de l'arrêt du 23 juillet 2018, de sorte que ce point ne sera pas examiné, </div> <div class="para">que le recours en matière de droit public (cf. <span class="artref">art. 82 ss LTF</span>) est recevable contre les décisions qui mettent fin à la procédure (<span class="artref">art. 90 LTF</span>), ainsi que contre les décisions préjudicielles et incidentes qui sont notifiées séparément et qui portent sur la compétence ou sur une demande de récusation (<span class="artref">art. 92 al. 1 LTF</span>), </div> <div class="para">que, selon l'<span class="artref">art. 93 al. 1 LTF</span>, les autres décisions préjudicielles et incidentes notifiées séparément ne peuvent faire l'objet d'un recours que si elles peuvent causer un préjudice irréparable (let. a) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (let. b), </div> <div class="para">qu'au contraire de ce que soutient l'assurée, l'arrêt du 4 mai 2021 ne met pas fin à la procédure, à l'instar de l'arrêt du 23 juillet 2018, dans la mesure où il annule (implicitement) la décision du 27 mai 2020 et renvoie la cause au service intimé pour nouveau calcul et nouvelle décision (cf. arrêt 9C_616/2018 du 10 octobre 2018), </div> <div class="para">que l'acte attaqué a été notifié séparément, </div> <div class="para">qu'il ne concerne de toute évidence ni la compétence ni une demande de récusation, </div> <div class="para">qu'il constitue dès lors une décision incidente - qui n'est pas entrée en force de chose jugée à l'égard de la recourante - au sens de l'<span class="artref">art. 93 al. 1 LTF</span> (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=16&amp;from_date=10.07.2021&amp;to_date=29.07.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-V-477%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page477">ATF 133 V 477</a> consid. 4.2), </div> <div class="para">que l'éventuelle admission du recours ne peut manifestement pas conduire immédiatement à une décision finale permettant d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (<span class="artref">art. 93 al. 1 let. b LTF</span>), </div> <div class="para">que, par conséquent, le recours n'est recevable que dans la mesure où l'arrêt du 4 mai 2021 cause à l'assurée un préjudice irréparable au sens de l'<span class="artref">art. 93 al. 1 let. a LTF</span>, </div> <div class="para">qu'un préjudice irréparable est un dommage de nature juridique qui ne peut pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision favorable au recourant (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=16&amp;from_date=10.07.2021&amp;to_date=29.07.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-III-188%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page188">ATF 134 III 188</a> consid. 2.1 et les références), </div> <div class="para">qu'il appartient à la partie recourante d'alléguer et d'établir le préjudice irréparable (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=16&amp;from_date=10.07.2021&amp;to_date=29.07.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-III-426%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page426">ATF 134 III 426</a> consid. 1.2 et les références), à moins que ce dernier ne fasse d'emblée aucun doute (cf. arrêt 8C_271/2017 du 10 mai 2017 consid. 2.1 et les références), </div> <div class="para">que, dans la mesure où la recourante tente d'établir que l'arrêt du 4 mai 2021 est une décision finale, elle n'allègue pas - ni ne démontre - en quoi le renvoi pour nouveau calcul et nouvelle décision lui causerait un préjudice irréparable au sens de l'<span class="artref">art. 93 al. 1 let. a LTF</span>, </div> <div class="para">qu'un tel dommage n'apparaît par ailleurs pas d'emblée, </div> <div class="para">que l'invocation d'une violation du droit d'être entendu et du principe inquisitoire par la juridiction cantonale en relation avec l'arrêt du 4 mai 2021, ainsi que d'un déni de justice formel en lien avec le droit à une indemnité de procédure n'est d'aucune utilité à l'assurée dès lors qu'il s'agit de violations de règles procédurales qu'elle pourra faire valoir devant le Tribunal fédéral dans un recours dirigé à l'encontre de l'arrêt final (<span class="artref">art. 93 al. 3 LTF</span>), même si le tribunal cantonal et le service intimé auront entre temps été tenus de se conformer aux instructions de l'arrêt de renvoi (cf. arrêt 9C_203/2011 du 22 novembre 2011 consid. 4.2 in SVR 2012 IV n° 29 p. 119), </div> <div class="para">que les mêmes critiques formulées contre l'arrêt du 23 juillet 2018 pourront être reprises dans le recours dirigé contre l'arrêt final dans la mesure où elles pourraient influer sur le contenu de celui-ci (<span class="artref">art. 93 al. 3 LTF</span>), </div> <div class="para">qu'à cette occasion, la recourante pourra faire valoir ses griefs contre tous les éléments constitutifs du rapport juridique à propos duquel l'autorité précédente s'est prononcée les 23 juillet 2018 et 4 mai 2021 d'une manière qui la lie (sur l'étendue de l'objet du litige, cf. MEYER/VON ZWEHL, L'objet du litige en procédure de droit administratif in Mélanges Pierre Moor, Berne 2005, n° 11 ss p. 440 ss), </div> <div class="para">qu'elle pourra en outre invoquer tous les moyens de preuves qu'elle avait jugé utiles à la défense de ses droits, </div> <div class="para">que le recours doit dès lors être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 108 al. 1 let. a LTF</span>, </div> <div class="para">que l'assurée a sollicité le bénéfice de l'assistance judiciaire pour la procédure fédérale, </div> <div class="para">qu'elle n'en remplit pas les conditions dès lors que le recours était d'emblée manifestement voué à l'échec (<span class="artref">art. 64 LTF</span>), </div> <div class="para">que, vu les circonstances, il convient de renoncer à percevoir des frais judiciaires (art. 66 al. 1 seconde phrase LTF), </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>par ces motifs, le Président prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La demande d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Il n'est pas perçu de frais judiciaires. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties, à la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre des assurances sociales, et à l'Office fédéral des assurances sociales. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lucerne, le 22 juillet 2021 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit social </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Parrino </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Cretton </div> </div></body></html>