<h2>SubmittedText<h2><p>En Suisse, des banques entendent remplacer le mot de passe par les empreintes digitales de leurs clients pour la connexion et l'utilisation de leurs comptes. Le Conseil fédéral est-il au courant de ces pratiques, ont-elles été analysées sur les plans juridique et de protection des données, et comment entend-t-il garantir la cybersécurité de nos concitoyens ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Depuis déjà plusieurs années, les données biométriques sont utilisées à des fins d'authentification pour différentes applications et cette pratique tend à se répandre. Il est par exemple possible de déverrouiller certains appareils mobiles au moyen d'une empreinte digitale. Les techniques d'authentification à plusieurs facteurs choisies par les banques fonctionnent en général avec le système "Touch ID" de l'appareil. Les systèmes des banques n'ont par conséquent jamais accès aux données biométriques. Comme pour l'utilisation d'applications similaires, les banques doivent en principe avoir obtenu le consentement libre et éclairé de la personne concernée pour pouvoir utiliser de telles procédures d'authentification en tant que substitut ou complément du mot de passe. Ainsi, le recours à ces techniques ne soulève pas de nouvelles questions juridiques.</p><p>Les conditions régissant la collecte et le traitement de données personnelles sont inscrites dans la loi fédérale sur la protection des données. Dans le cadre de la révision totale de ladite loi (17.059), le Conseil fédéral a proposé à l'Assemblée fédérale que la définition de la notion de "données sensibles" soit étendue aux données biométriques. Cette modification est en conformité avec la directive (UE) 2016/680, qui est un développement de l'acquis de Schengen (art. 3, par. 13 et art. 10), et avec le nouveau règlement général sur la protection des données de l'Union européenne (règlement [UE] 2016/679, art. 4, par. 14 et art. 9). Elle a été effectuée en réponse à l'utilisation croissante des données biométriques et aux risques qui y sont liés.</p><p>La cybersécurité de la population revêt une importance majeure pour le Conseil fédéral. Au moyen de différentes mesures, décrites dans la Stratégie nationale de protection de la Suisse contre les cyberrisques, il cherche à réduire les risques de vol ou d'utilisation abusive de données en cas de cyberattaque. Il travaille pour cela en étroite collaboration avec les milieux économiques, les hautes écoles et les cantons et contribue à informer la population pour que celle-ci puisse faire usage des nouvelles technologies en toute sécurité.</p>  Réponse du Conseil fédéral.