<h2>SubmittedText<h2><p>A plusieurs reprises, et récemment encore dans l'édition du journal "Le Monde" du 25 janvier 2006, Madame la conseillère fédérale Calmy-Rey s'est prononcée avec véhémence et au nom de la Suisse en faveur de l'indépendance du Kosovo.</p><p>Quand le Conseil fédéral, agissant en collège gouvernemental, mettra-t-il enfin le holà aux prises de position de la ministre des affaires étrangères qui sont de purs avis de son cru et totalement contraires à la neutralité du pays ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La position de la Suisse sur la question du Kosovo n'a pas été définie sans concertation et elle n'est pas contraire à la neutralité.</p><p>Elle a été, en effet, soumise au Conseil fédéral lors de sa séance spéciale du 18 mai 2005. De plus, le Conseil fédéral a approuvé, le 19 octobre 2005, une stratégie de la politique extérieure de la Suisse pour les Balkans occidentaux, qui fixe le cadre de référence de la politique de la Suisse à l'égard du Kosovo.</p><p>Conformément à sa politique de neutralité, la Suisse a toujours pris des positions équilibrées, tenant compte des intérêts légitimes de toutes les parties impliquées. Cela est vrai aussi en ce qui concerne la question kosovare, sur laquelle le souci de la Suisse est de promouvoir le dialogue. Qui plus est, le Kosovo n'est pas en état de guerre, mais en phase de stabilisation par des mesures de maintien de la paix. Dans ce contexte, il n'y a aucune contradiction entre l'engagement de la Suisse et sa politique de neutralité et de paix.</p>