<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2018-08-21-2C_445-2018.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2C_445/2018</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 21 août 2018</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. les Juges fédéraux Seiler, Président, </div> <div class="para">Zünd et Donzallaz. </div> <div class="para">Greffier: M. Tissot-Daguette. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________ Sàrl, </div> <div class="para">représentée par Me Franck Ammann, avocat, </div> <div class="para">recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Commission fédérale des maisons de jeu, Eigerplatz 1, 3003 Berne. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Qualification de jeux de hasard, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt de la Cour II du Tribunal administratif fédéral du 18 avril 2018 (B-3072/2017). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">La société A.________ Sàrl a pour but l'importation et l'exportation de matériel de divertissement destiné aux cafés-restaurants (cf. <span class="artref">art. 105 al. 2 LTF</span>). Par décision du 26 avril 2017, après avoir donné à l'intéressée la possibilité de se déterminer, la Commission fédérale des maisons de jeu (ci-après: la Commission fédérale) a qualifié les jeux <i>El Duende de la Suerte</i>, <i>Halloween IV</i>, <i>Trevo da Sorte</i>, <i>Pantanal III</i>, <i>Halloween III</i>, <i>Extra poker 2</i>, <i>Nitroball</i>, <i>Bang-Bang</i>, <i>Desert gold 2</i>et <i>Era do Gelo</i> de jeux de hasard et les appareils proposant ces jeux d'appareils à sous. Le 29 mai 2017, la société A.________ Sàrl a contesté cette décision auprès du Tribunal administratif fédéral qui, par arrêt du 18 avril 2018, a rejeté le recours. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Agissant par la voie du recours en matière de droit public, la société A.________ Sàrl demande au Tribunal fédéral, sous suite de frais et dépens, de réformer l'arrêt du 18 avril 2018 en ne qualifiant pas les jeux <i>El Duende de la Suerte</i>, <i>Halloween IV</i>, <i>Trevo da Sorte</i>, <i>Pantanal III</i>, <i>Halloween III</i>, <i>Extra poker 2</i>, <i>Nitroball</i>, <i>Bang-Bang</i>, <i>Desert gold 2</i>et <i>Era do Gelo</i> de jeux de hasard, subsidiairement d'annuler l'arrêt précité et de renvoyer la cause à l'autorité précédente pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Elle se plaint de violation du droit fédéral. </div> <div class="para">Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">La présente cause ne tombant pas sous le coup de l'une des exceptions prévues à l'<span class="artref">art. 83 LTF</span>, le recours en matière de droit public est ouvert. Les autres conditions de recevabilité sont au demeurant également réunies (cf. art. 42, 82 let. a, 86 al. 1 let. a, 89 al. 1, 90 et 100 al. 1 LTF). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral statue en principe sur la base des faits établis par l'autorité précédente (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>), sous réserve des cas prévus à l'<span class="artref">art. 105 al. 2 LTF</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=15.08.2018&amp;to_date=03.09.2018&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-I-155%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page155">ATF 142 I 155</a> consid. 4.4.3 p. 156). Le recourant ne peut critiquer les constatations de fait ressortant de la décision attaquée que si celles-ci ont été effectuées en violation du droit au sens de l'<span class="artref">art. 95 LTF</span> ou de manière manifestement inexacte, c'est-à-dire arbitraire (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=15.08.2018&amp;to_date=03.09.2018&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F136-II-304%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page304">ATF 136 II 304</a> consid. 2.4 p. 314), et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (<span class="artref">art. 97 al. 1 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=15.08.2018&amp;to_date=03.09.2018&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-III-226%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page226">ATF 137 III 226</a> consid. 4.2 p. 234). Conformément à l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>, le recourant doit expliquer de manière circonstanciée en quoi ces conditions seraient réalisées. Les faits et les critiques invoqués de manière appellatoire sont irrecevables (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=15.08.2018&amp;to_date=03.09.2018&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-II-353%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page353">ATF 137 II 353</a> consid. 5.1 p. 356). Par ailleurs, aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut en principe être présenté devant le Tribunal de céans (<span class="artref">art. 99 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.1.</b> Le Tribunal administratif fédéral a correctement rappelé les bases légales applicables (en particulier l'art. 3 de la loi du 18 décembre 1998 sur les jeux de hasard et les maisons de jeu [LMJ; RS 935.52]) et la jurisprudence relatives à la détermination de jeux de hasard en général et, plus particulièrement, à la condition de la réalisation d'un gain (par exemple <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=15.08.2018&amp;to_date=03.09.2018&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F131-II-680%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page680">ATF 131 II 680</a> consid. 5.2.2 p. 689 s.). Il peut y être renvoyé (<span class="artref">art. 109 al. 3 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.2.</b> La recourante invoque exclusivement une violation de l'<span class="artref">art. 3 LMJ</span>. Elle se plaint de ce que le Tribunal administratif fédéral a considéré que la condition de gain était remplie. Selon elle, il n'est pas établi que les jeux en cause offrent la possibilité de réaliser un gain. Les inscriptions, sur les machines proposant ces jeux, soit les termes "gain", "paiement", "crédit" et "prix", ne sauraient suffire. Elle conteste également que la fonction de remise à zéro permette de convertir les points accumulés en argent. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.3.</b> Faisant référence à la jurisprudence du Tribunal fédéral, en particulier à celle précitée, ainsi qu'aux dispositions légales applicables, le Tribunal administratif fédéral en a fait une application détaillée, nuancée et précise, de sorte qu'il peut également être renvoyé aux considérants de l'arrêt attaqué à ce propos (cf. <span class="artref">art. 109 al. 3 LTF</span>). Pris dans leur ensemble, les éléments retenus par l'autorité précédente ne peuvent en effet que conduire à admettre la possibilité de réaliser un gain avec les jeux en cause. Il faut ainsi relever que ces jeux, dont il n'est contesté par personne que leurs résultats dépendent en grande partie du hasard, utilisent les termes "gain", "paiement", "crédit" ou "prix", faisant ainsi référence à une expectative de gain, comme l'a jugé le Tribunal administratif fédéral. Cette expectative est renforcée par le fait que, lors de la "remise à zéro" du crédit, dispositif caractéristique des jeux de hasard au sens de l'<span class="artref">art. 3 LMJ</span> (cf. arrêt 1P.679/2006 du 7 décembre 2006 consid. 2.2.2 et les références citées), tous les jeux affichent le terme "paiement" (ou un terme similaire). Finalement, ces jeux permettent de jouer entre 2 fr. 50 et 750 fr. par minute, ce qui exclut toute valeur de divertissement (cf. arrêt 1A.22/2000 du 7 juillet 2000 consid. 3c). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.4.</b> Sur le vu de ce qui précède, c'est sans violer l'<span class="artref">art. 3 LMJ</span> que l'autorité précédente a jugé que les dix jeux en cause sont des jeux de hasard et que les machines proposant ces jeux constituent des appareils à sous. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">Le recours doit ainsi être rejeté en application de la procédure de l'<span class="artref">art. 109 LTF</span>. Succombant, la recourante doit supporter les frais judiciaires (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). Il n'est pas alloué de dépens (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/68/3" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/68/1" type="start"></artref>art. 68 al. 1 et 3 LTF</span><artref id="CH/173.110/68/3" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/3" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 3'000 fr., sont mis à la charge de la recourante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au mandataire de la recourante, à la Commission fédérale des maisons de jeu, à la Cour II du Tribunal administratif fédéral et au Département fédéral de justice et police. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 21 août 2018 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Seiler </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Tissot-Daguette </div> </div></body></html>