<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <a name="idp240832"></a><div class="big bold">Urteilskopf</div> <br/>69212/17<br/><br/><br/><div class="paraatf">Morales c. Suisse</div> <div class="paraatf">Arrêt no. 69212/17, 09 mai 2023</div> <a name="idp264688"></a><br/><div id="regeste" lang="fr"> <div class="big bold">Regeste</div> <br/><div class="paraatf"><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Französisch.</i></div> <br/><div class="paraatf">SUISSE: <span class="artref">Art. 6 par. 1 CEDH</span>. Absence d'audience devant les tribunaux nationaux dans une procédure de retrait de l'autorité parentale.</div> <div class="paraatf"> </div> <div class="paraatf">Le requérant a sollicité d'être entendu en personne lors d'une audience. L'objet du litige, portant sur le retrait de l'autorité parentale conjointe, n'était pas de nature purement juridique ou technique mais, au contraire, imposait aux juridictions internes d'évaluer la personnalité du requérant et sa capacité à exercer ses droits parentaux. Il était important que l'intéressé expose ses arguments oralement lors d'une audience afin que les autorités judiciaires puissent forger leur propre opinion sur ces questions. Les tribunaux se sont essentiellement fondés sur une expertise pour retirer l'autorité parentale au requérant. Or, celle-ci mentionnait expressément qu'il n'avait pas été possible d'évaluer de manière approfondie les capacités éducatives de l'intéressé, de sorte que cette question apparaissait comme nécessitant des éclaircissements supplémentaires. Il n'existait aucune circonstance exceptionnelle propre à justifier que les juridictions internes se dispensent d'entendre le requérant en personne (ch. 13-23).</div> <div class="paraatf">Conclusion: violation de l'<span class="artref">art. 6 par. 1 CEDH</span>.</div> <br/> </div> <div class="big bold">Inhaltsangabe des BJ</div> (2. Quartalsbericht 2023) Recht auf ein faires Verfahren (Art. 6 Abs. 1 EMRK); Fehlen einer Verhandlung vor den nationalen Gerichten in einem Verfahren um Entzug der elterlichen Sorge. Der Fall betrifft das Fehlen einer Verhandlung vor den nationalen Gerichten in einem Verfahren um Entzug der elterlichen Sorge. Die Kindes- und Erwachsenenschutzbehörde des Kantons Bern (KESB) übertrug die alleinige elterliche Sorge auf die Mutter. Gegen diesen Entscheid erhob der Beschwerdeführer beim Kindes- und Erwachsenenschutzgericht des Kantons Bern Beschwerde, indem er um Zuteilung der gemeinsamen elterlichen Sorge ersuchte. Er beantragte eine öffentliche Verhandlung, um mündlich angehört zu werden. Das kantonale Gericht wies die Beschwerde ab. Betreffend den Antrag auf mündliche Anhörung führte es aus, dass Artikel 6 der Konvention kein Recht auf mündliche Äusserung im Rahmen einer Verhandlung gewähre. Der Verzicht auf eine Verhandlung sei vorliegend gerechtfertigt, da sich der Beschwerdeführer im Verfahren ausführlich schriftlich geäussert habe. In Bezug auf den Antrag auf eine öffentliche Verhandlung stellte das Kindes- und Erwachsenenschutzgericht fest, dass es sich nicht um ein absolutes Recht handle und dass ein Verzicht namentlich dann möglich sei, wenn der Schutz des Privatlebens der Parteien es verlange. Vorliegend sei eine öffentliche Verhandlung nicht mit der Gewährleistung der Entwicklung des Kindes vereinbar, weshalb sich der Verzicht rechtfertige. Das Bundesgericht wies die gegen dieses Urteil erhobene Beschwerde ab. Den gestützt auf Artikel 6 der Konvention gestellten Antrag auf eine Verhandlung wies es ab, weil der Beschwerdeführer die Notwendigkeit einer Verhandlung vor Bundesgericht nicht hinreichend begründet habe. Das Bundesgericht äusserte sich nicht ausdrücklich zum Fehlen einer Verhandlung vor dem kantonalen Gericht. Der Beschwerdeführer rügte vor dem Gerichtshof, dass er vor dem Kindes- und Erwachsenenschutzgericht nicht im Rahmen einer öffentlichen Verhandlung angehört worden sei. Der Gerichtshof hielt fest, dass der Rechtsstreit den Entzug der gemeinsamen elterlichen Sorge betrifft und daher nicht rein juristischer oder technischer Natur ist, sondern im Gegenteil erfordert, dass die nationalen Gerichte die Persönlichkeit des Beschwerdeführers sowie dessen Fähigkeit zur Ausübung der elterlichen Rechte beurteilen. Nach Auffassung des Gerichtshofs ist es deshalb wichtig, dass der Betroffene seine Argumente mündlich im Rahmen einer Verhandlung vorbringen kann, damit sich die Gerichte eine Meinung darüber bilden können. Der Gerichtshof stellte zudem fest, dass sich die nationalen Gerichte beim Entzug der elterlichen Sorge im Wesentlichen auf ein Gutachten gestützt hatten. In diesem Gutachten wurde jedoch ausdrücklich erwähnt, dass eine vertiefte Beurteilung der erzieherischen Fähigkeiten des Beschwerdeführers nicht möglich gewesen sei, so dass diesbezüglich zusätzliche Abklärungen erforderlich zu sein scheinen. Der Gerichtshof befand daher, dass in casu keine aussergewöhnlichen Umstände vorliegen, die einen Verzicht auf eine persönliche Anhörung des Beschwerdeführers durch die nationalen Gerichte rechtfertigen. Verletzung von Artikel 6 Absatz 1 EMRK (einstimmig). <div class="paraatf"> </div> <div class="paraatf"> </div> <br/><br/><a name="idp243488"></a><div class="big bold" id="sachverhalt">Sachverhalt</div> <br/><div class="paraatf"> </div> <div class="paraatf">TROISIÈME SECTION</div> <div class="paraatf">AFFAIRE MORALES c. SUISSE</div> <div class="paraatf">(Requête no 69212/17)</div> <div class="paraatf"> </div> <div class="paraatf">ARRÊT</div> <div class="paraatf"> </div> <div class="paraatf">STRASBOURG</div> <div class="paraatf">9 mai 2023</div> <div class="paraatf"> </div> <div class="paraatf"> <i>Cet arrêt est définitif. Il peut subir des retouches de forme.</i> </div> <div class="paraatf"> </div> <div class="paraatf">En l'affaire Morales c. Suisse,</div> <div class="paraatf">La Cour européenne des droits de l'homme (troisième section), siégeant en un comité composé de :</div> <div class="paraatf"> Yonko Grozev <i>, président</i> , </div> <div class="paraatf"> Ioannis Ktistakis,</div> <div class="paraatf"> Andreas Zünd <i>, juges</i> , </div> <div class="paraatf"> et de Olga Chernishova, <i>greffière adjointe</i> <i>de section</i> , </div> <div class="paraatf">Vu :</div> <div class="paraatf">la requête (no 69212/17) contre la Confédération suisse et dont un ressortissant espagnol, M. Gabriel Morales (« le requérant »), né en 1977 et résidant à Zuchwil, représenté par Me R. Giebenrath, avocat à Strasbourg, a saisi la Cour le 13 septembre 2017 en vertu de l'article 34 de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (« la Convention »),</div> <div class="paraatf">la décision de porter à la connaissance du gouvernement suisse (« le Gouvernement »), représenté par son agent, M. A. Chablais, le grief tiré de l'article 6 de la Convention relatif à l'absence d'audience et de déclarer la requête irrecevable pour le surplus,</div> <div class="paraatf">le fait que le gouvernement espagnol, informé de son droit d'intervenir dans la procédure (article 36 § 1 de la Convention), n'a pas souhaité s'en prévaloir,</div> <div class="paraatf">les observations des parties,</div> <div class="paraatf">Après en avoir délibéré en chambre du conseil le 4 avril 2023,</div> <div class="paraatf">Rend l'arrêt que voici, adopté à cette date :</div> <div class="paraatf">OBJET DE L'AFFAIRE</div> <div class="paraatf">1. L'affaire concerne, sous l'angle de l'article 6 de la Convention, l'absence d'audience devant les tribunaux nationaux dans une procédure de retrait de l'autorité parentale.</div> <div class="paraatf">2. Le requérant et sa compagne eurent un enfant en 2010. En vertu du droit applicable à l'époque aux parents non mariés, l'enfant fut placé sous l'autorité parentale exclusive de sa mère.</div> <div class="paraatf">3. Après la séparation des parents en 2011, la garde de l'enfant fut accordée à la mère et le requérant obtint un droit de visite.</div> <div class="paraatf">4. À la suite d'une réforme du Code civil instaurant le principe de l'autorité parentale conjointe, l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte du canton de Berne (APEA) accorda au requérant l'autorité parentale conjointe par décision du 3 décembre 2014.</div> <div class="paraatf">5. Le 5 octobre 2015, en raison d'un conflit persistant entre les parents, l'APEA mandata l'établissement d'une expertise relative au bien de l'enfant et aux capacités éducatives des parents.</div> <div class="paraatf">6. Par expertise du 31 mars 2016, le Service psychologique pour enfants et adolescents du canton de Berne recommanda l'attribution de l'autorité parentale exclusive à la mère au motif que l'enfant souffrait d'un conflit de loyauté résultant du comportement du requérant. Les experts précisèrent que les capacités éducatives du requérant n'avaient pas pu être évaluées de manière approfondie faute de collaboration de celui-ci.</div> <div class="paraatf">7. Par décision du 6 juillet 2016, l'APEA attribua l'autorité parentale exclusive à la mère.</div> <div class="paraatf">8. Le 16 août 2016, le requérant recourut contre cette décision auprès du Tribunal de protection de l'enfant et l'adulte du canton de Berne (TPEA), demandant l'octroi de l'autorité parentale conjointe. Il sollicita une audience publique afin d'être entendu oralement.</div> <div class="paraatf">9. Par jugement du 17 novembre 2016, le TPEA rejeta le recours. Concernant la demande du requérant, qui invoquait l'article 6 de la Convention, d'être entendu oralement lors d'une audience, le TPEA considéra que l'article 6 de la Convention ne garantissait pas un droit à s'expliquer oralement dans le cadre d'une audience. En l'espèce, il était justifié de se dispenser d'une telle audience car le requérant s'était largement exprimé par écrit durant la procédure. Quant à la demande d'une audience publique, le TPEA releva qu'il ne s'agissait pas d'un droit absolu et qu'il était notamment possible d'y renoncer lorsque la protection de la vie privée des parties l'exigeait. En l'occurrence, une audience publique n'était pas compatible avec la nécessité de préserver le développement de l'enfant, de sorte qu'il était justifié d'y renoncer.</div> <div class="paraatf">10. Par recours du 7 janvier 2017 devant le Tribunal fédéral, le requérant conclut à l'annulation du jugement du TPEA et à l'octroi de l'autorité parentale conjointe. Invoquant l'article 6 de la Convention, il sollicita une audience devant le Tribunal fédéral afin d'exprimer oralement ses arguments et se plaignit de ne pas avoir été entendu oralement par le TPEA.</div> <div class="paraatf">11. Par arrêt du 15 mars 2017, le Tribunal fédéral rejeta le recours, confirmant ainsi l'attribution de l'autorité parentale exclusive à la mère. S'agissant de la demande d'audience formulée en vertu de l'article 6 de la Convention, le Tribunal fédéral la rejeta au motif que le requérant n'avait pas suffisamment motivé en quoi une audience s'avérait nécessaire devant le Tribunal fédéral. Le Tribunal fédéral ne répondit pas explicitement à l'argument relatif à l'absence d'audience devant le TPEA.</div> <div class="paraatf">12. Le requérant ne fut pas assisté par un avocat durant la procédure nationale.</div> <br/><br/><a name="idp393856"></a><div class="big bold" id="erwaegungen">Erwägungen</div> <br/><div class="subtitle">APPRÉCIATION DE LA COUR</div> <div class="paraatf"> <b>SUR LA VIOLATION ALLÉGUÉE DE L'ARTICLE 6 § 1 DE LA CONVENTION</b> </div> <div class="paraatf">13. Le requérant se plaint de ne pas avoir été entendu lors d'une audience publique devant le TPEA.</div> <div class="paraatf">14. Le Gouvernement excipe du non-épuisement des voies de recours internes au motif que le requérant n'aurait pas soulevé ce grief devant le Tribunal fédéral.</div> <div class="paraatf"> 15. L'article 35 § 1 impose de soulever devant l'organe interne adéquat, au moins en substance, et dans les formes et délais prescrits par le droit interne, les griefs que l'on entend formuler par la suite devant la Cour ( <i>Mutu</i> <i>et Pechstein c. Suisse</i> , nos <i>40575/10</i> et <i>67474/10</i> , § 72, 2 octobre 2018). </div> <div class="paraatf">16. En l'occurrence, dans son mémoire de recours adressé au Tribunal fédéral, le requérant a conclu à l'annulation du jugement du TPEA, a explicitement soulevé l'article 6 de la Convention, a sollicité d'être entendu lors d'une audience et s'est plaint de ne pas avoir bénéficié d'une audience devant le TPEA pour exprimer oralement ses arguments. Dans ces circonstances, la Cour considère que le requérant a invoqué ce grief de manière suffisante devant les juridictions internes. L'exception du Gouvernement doit donc être rejetée.</div> <div class="paraatf">17. Constatant que le grief n'est pas manifestement mal fondé ni irrecevable pour un autre motif visé à l'article 35 de la Convention, la Cour le déclare recevable.</div> <div class="paraatf"> 18. Les principes généraux concernant le droit à une audience ont été résumés, entre autres, dans <i>Ramos Nunes de Carvalho e Sá c.</i> <i>Portugal</i> ([GC], nos <i>55391/13</i> et 2 autres, §§ 187-192, 6 novembre 2018) et <i>Göç c.</i> <i>Turquie</i> ([GC], no 36590/97, §§ 47-51, CEDH 2002-V). </div> <div class="paraatf">19. Il ressort de ces principes que le droit de chacun à ce que sa cause soit « entendue publiquement », au sens de l'article 6 § 1 de la Convention, implique le droit à une audience, sauf si des circonstances exceptionnelles justifient de s'en dispenser.</div> <div class="paraatf">20. En l'occurrence, aucune audience n'a été organisée devant les juridictions internes. Il n'est pourtant pas contesté que le requérant a dûment sollicité d'être entendu en personne lors d'une audience.</div> <div class="paraatf">21. La Cour doit donc d'examiner si des circonstances exceptionnelles justifiaient de se dispenser d'une audience en l'espèce.</div> <div class="paraatf"> 22. Il n'est pas contesté que le requérant s'est exprimé par écrit durant la procédure devant les autorités nationales. La Cour observe toutefois que le litige portait sur le retrait de l'autorité parentale conjointe au requérant (paragraphes REF expertise \h 6- REF décision_APEA \h 7 ci-dessus). L'objet du litige n'était donc pas de nature purement juridique ou technique mais, au contraire, imposait aux juridictions internes d'évaluer la personnalité du requérant et sa capacité à exercer ses droits parentaux (comparer avec <i>Evers c.</i> <i>Allemagne</i> , no 17895/14, § 98, 28 mai 2020). Il était donc important que l'intéressé puisse exposer ses arguments oralement lors d'une audience afin que les tribunaux puissent forger leur propre opinion sur ces questions ( <i>ibidem</i> ). La Cour relève en outre que les tribunaux nationaux se sont essentiellement fondés sur une expertise pour retirer l'autorité parentale au requérant. Or, cette expertise mentionnait expressément qu'il n'avait pas été possible d'évaluer de manière approfondie les capacités éducatives du requérant (paragraphe REF expertise \h 6 ci-dessus), de sorte que cette question apparaissait comme nécessitant des éclaircissements supplémentaires (voir, <i>mutatis mutandis</i> , <i>Miller c. Suède,</i> no <i>55853/00</i> , § 34, 8 février 2005). </div> <div class="paraatf">23. Au vu de ce qui précède, la Cour juge qu'il n'existait en l'espèce aucune circonstance exceptionnelle propre à justifier que les juridictions internes se dispensent d'entendre le requérant en personne. Partant, il y a eu violation de l'article 6 § 1 de la Convention à cet égard. En l'absence d'audience, le grief relatif à la publicité de l'audience s'avère sans objet.</div> <div class="subtitle">APPLICATION DE L'ARTICLE 41 DE LA CONVENTION</div> <div class="paraatf">24. Le requérant sollicite l'octroi d'une satisfaction équitable non chiffrée au titre du dommage moral qu'il estime avoir subi. Il réclame également l'octroi de 8 397,26 euros (EUR) au titre de frais et dépens engagés dans le cadre de la procédure menée devant les juridictions internes et devant la Cour.</div> <div class="paraatf"> 25. La Cour constate que, comme l'a relevé le Gouvernement, la demande de satisfaction équitable a été introduite le 15 juin 2021, soit hors du délai qui avait été imparti au requérant, fixé au 3 mai 2021. Elle rappelle qu'en vertu de l'article 60 § 2 du règlement, le requérant doit soumettre ses prétentions dans le délai qui lui a été imparti pour la présentation de ses observations sur le fond. Si le requérant ne respecte pas ces exigences, la Cour peut rejeter tout ou partie de ses prétentions selon l'article 60 § 3 du règlement ( <i>Abdi Ibrahim c.</i> <i>Norvège</i> [GC], no <i>15379/16</i> , §§ 167-170, 10 décembre 2021). </div> <div class="paraatf">26. En application de cette disposition, la Cour estime qu'il n'y a lieu d'allouer aucune somme au titre de satisfaction équitable en l'espèce.</div> <br/><br/><a name="idp422688"></a><div class="big bold" id="dispositiv">Entscheid</div> <br/><div class="subtitle">PAR CES MOTIFS, LA COUR, À L'UNANIMITÉ,</div> <div class="paraatf"> <i>Déclare</i> le grief tiré de l'article 6 § 1 de la Convention concernant l'absence d'audience recevable ; </div> <div class="paraatf"> <i>Dit</i> qu'il y a eu violation de l'article 6 § 1 de la Convention ; </div> <div class="paraatf"> <i>Rejette</i> la demande de satisfaction équitable. </div> <div class="paraatf">Fait en français, puis communiqué par écrit le 9 mai 2023, en application de l'article 77 §§ 2 et 3 du règlement.</div> <div class="paraatf"> </div> <div class="paraatf">Olga Chernishova Yonko Grozev</div> <div class="paraatf">Greffière adjointe Président</div> </div></body></html>