Lausanne, 18. Dezember 2014
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 28. November 2014 (4A_295/2014)
Versand von Zeitschriftenartikeln durch Bibliotheken zulässig
Bibliotheken  dürfen  auf  Bestellung  einzelne  Aufsätze  aus  wissenschaftlichen
Zeitschriften einscannen und per E-Mail an berechtigte Benutzer verschicken. Der
von der ETH Zürich betriebene Dokumentenlieferdienst ist mit dem Urheberrecht
vereinbar. Das Bundesgericht hebt das Urteil des Zürcher Handelsgerichts auf und
weist die Klage von mehreren Verlagen ab. 
Die ETH Zürich betreibt einen Dokumentenlieferdienst, in dessen Rahmen sie auf
Anfrage  von  Bestellern  einzelne  Aufsätze  aus  den  von  ihr  abonnierten
wissenschaftlichen Zeitschriften oder Sammelbänden kopiert oder einscannt und den
Betroffenen per Post oder E-Mail zustellt. Das Zürcher Handelsgericht entschied im
vergangenen April auf Klage mehrerer Verlage entsprechender Fachschriften, dass das
Vorgehen der ETH das Urheberrecht der Verlage verletze und unzulässig sei. 
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde der ETH gut und weist die Klage der Verlage
ab.  Gemäss  Urheberrecht  ist  es  zulässig,  dass  berechtigte  Personen  zum
Eigengebrauch einzelne Artikel aus den Zeitschriften einer Bibliothek auf deren Geräten
kopieren, beziehungsweise scannen. Von Gesetzes wegen darf diese Vervielfältigung
auch durch Dritte erfolgen, also durch die Bibliothek selber. Der anschliessende
Versand  durch  die  Bibliothek  an  den  Besteller  stellt  keine  Handlung  dar,  die
urheberrechtlich von Bedeutung wäre und bedarf damit keiner Erlaubnis. Ob der
Versand per Post oder E-Mail erfolgt, spielt dabei keine Rolle. An der Zulässigkeit des
Lieferdienstes der ETH ändert nichts, dass die Verlage selber in einem Online-Archiv
einzelne Artikel aus ihren Zeitschriften gegen Bezahlung zum Herunterladen anbieten.
Der  auszugsweise  Versand  von  Artikeln  durch  Bibliotheken  schränkt  die
Verwertungsmöglichkeiten der Verlage auch nicht in unverhältnismässiger Weise ein. Zu
berücksichtigen ist dabei insbesondere, dass auch beim Dokumentenlieferdienst einer
Bibliothek  Urheberrechtsgebühren  bezahlt  werden  müssen  und  Bibliotheken  kein
eigenes Online-Archiv betreiben dürfen. Lausanne, le 18 décembre 2014
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 28 novembre 2014 (4A_295/2014)
Envoi d'articles de revues par des bibliothèques admissible
Les bibliothèques ont le droit, sur demande, de scanner des articles individuels tirés
de revues scientifiques et de les envoyer par e-mail aux utilisateurs autorisés. Le
service de livraison de documents exploité par l'EPF de Zurich est compatible avec
le droit d'auteur. Le Tribunal fédéral annule l'arrêt du Tribunal de commerce
zurichois et rejette l'action ouverte par plusieurs éditeurs.
L'EPF de Zurich exploite un service de livraison de documents. Dans ce cadre-là,
lorsque des clients lui en font la demande, elle copie ou scanne des articles individuels
extraits de revues scientifiques ou de recueils auxquels elle est abonnée et les envoie
aux intéressés par poste ou par e-mail. Saisi d'une action ouverte par plusieurs éditeurs
de revues spécialisées utilisées de cette manière, le Tribunal de commerce zurichois a
décidé, en avril dernier, que le mode de faire de l'EPF violait le droit d'auteur des
éditeurs et n'était donc pas admissible.
Le Tribunal fédéral admet le recours de l'EPF et rejette l'action des éditeurs. Au regard
du droit d'auteur, les personnes autorisées à faire un usage privé d'une oeuvre ont le
droit de copier, respectivement de scanner, des articles individuels tirés de revues d'une
bibliothèque, en utilisant les appareils de celle-ci. De par la loi, cette reproduction peut
aussi être effectuée par l'intermédiaire de tiers, telle la bibliothèque même. L'envoi
subséquent par la bibliothèque au client ne représente pas une action qui revêtirait de
l'importance sous l'angle du droit d'auteur, de sorte qu'il ne nécessite aucune
autorisation. Que l'envoi soit fait par poste ou par e-mail ne joue aucun rôle à cet égard.
Peu importe, quant à l'admissibilité du service de livraison de l'EPF, que les éditeurs
offrent eux-mêmes, au moyen d'un système d'archives online, la possibilité de
télécharger des articles individuels tirés de leurs revues, moyennant paiement. L'envoi
de tels articles par les bibliothèques ne restreint pas non plus d'une manière
disproportionnée  les  possibilités  d'exploitation  des  éditeurs.  Il  faut  prendre  en
considération, à cet égard, le fait que l'utilisation du service de livraison de documents
d'une bibliothèque entraîne le versement d'une rémunération à l'auteur et le fait que les
bibliothèques n'ont pas le droit d'exploiter elles-mêmes un système d'archives online.