<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. R.M. et G.M. ont soumis à la sanction du Conseil</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">communal du Landeron des plans pour la transformation en un garage d'un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">local situé dans leur immeuble Rue X. n° ...sur la parcelle ... du cadastre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du Landeron. A cette époque, l'immeuble était situé en zone d'ancienne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">localité, selon le plan d'aménagement communal du 13 novembre 1973, mais</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">il a été affecté à la zone extra-muros (EM), selon le plan spécial du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Bourg du Landeron et son règlement adoptés par le Conseil général le 26</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">octobre 1995 et entrés en vigueur le 29 août 1997.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> La commission consultative spéciale, constituée selon le règle-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment du plan susmentionné, a donné un préavis négatif le 23 janvier 1997</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">aux motifs que, selon l'article 5.7 dudit règlement, l'implantation de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">places de stationnement (garages) était interdite dans la zone EM, la-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quelle visait à privilégier l'habitat, et que l'esthétique de la façade du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">local à transformer serait déséquilibrée par la création d'une porte de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">garage aux dimensions différentes de celles de la porte de grange joux-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tante déjà existante. Dans sa détermination du 13 février 1997, l'archi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tecte des propriétaires s'est opposé à ce préavis en soutenant en subs-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tance qu'il relevait d'une appréciation trop restrictive du règlement. La</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">commission spéciale du Bourg a maintenu sa position que le service de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">protection des monuments a également faite sienne.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par décision du 11 mars 1997, le Conseil communal du Landeron a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">refusé d'autoriser le percement d'une porte de garage et la création d'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">place de stationnement dans l'immeuble Ville 30. Il a rappelé que l'affec-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tation de la zone EM n'était clairement destinée qu'à l'artisanat et à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'habitat. C'est d'ailleurs pour souligner cette volonté d'affectation que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le Grand Conseil a donné son accord pour retirer de la zone vignes et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">grèves 4500 m2 de terrain afin de permettre l'aménagement progressif d'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">zone de stationnement tout autour du Bourg. Quant au point de vue esthé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tique, le remplacement de la fenêtre existante par une porte de garage</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nuirait fortement à l'ensemble du bâtiment.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. R.M. et G.M. ont recouru contre cette décision devant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le Département de la gestion du territoire. Ils ont fait valoir que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'aménagement d'un garage dans un bâtiment destiné à l'habitation ou à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'artisanat découle de la nature des choses et qu'aucun principe tiré de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la législation sur l'aménagement du territoire ou sur les constructions ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">saurait y faire obstacle. En particulier l'article 5.7 du règlement du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plan spécial du Bourg du Landeron ne fait qu'interdire l'établissement de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">"places de stationnement". Or à l'évidence, cette disposition ne vise que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des places de parc extérieures et ne concerne donc pas la possibilité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'aménager un garage à l'intérieur d'un bâtiment. Par ailleurs, la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">création envisagée d'une zone pour parcage de véhicules (PV) autour du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Bourg ne peut exclure l'aménagement d'un garage dans leur immeuble, du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">moment que cette zone n'autorise que des abris pour véhicules sans parois,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ce qui démontre bien qu'elle est destinée à remplacer les places de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">stationnement que l'article 5.7 interdit. Les intéressés ont également</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contesté l'aspect inesthétique de leur projet, soulignant de plus que les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">façades extérieures de la zone EM présentaient un caractère disparate, à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'inverse des façades intérieures du Bourg dignes de protection, et qu'ils</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avaient compté une quinzaine de portes de garages ou de dépôts le long de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la rangée ouest des bâtiments de la zone EM.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par prononcé du 3 octobre 1997, le Département de la gestion du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">territoire a rejeté le recours. Il a considéré qu'au sens de la juris-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prudence le plan spécial du Bourg du Landeron était applicable en la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cause, quand bien même il était entré en vigueur en cours de procédure. Il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">a procédé à l'examen de son article 5.7 aux termes duquel l'établissement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de places de stationnement, dans la zone EM, est interdit.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Estimant qu'on ne pouvait déterminer, selon le sens littéral de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cet article, si la notion de "places de stationnement" englobe ou non</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">celle de "garages", il a recherché dans les travaux préparatoires si une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">réponse pouvait être apportée à cette question. Ne trouvant rien, il a eu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recours à la méthode d'interprétation dite systématique. A cet effet, il a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">retenu que l'Ordonnance fédérale relative à l'étude d'impact sur l'envi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ronnement (OEIE) utilise au chiffre 11.4 de son annexe le terme de "parc</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de stationnement", lequel se définit, selon la norme suisse 641.400 de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'Union suisse des professionnels de la route (USPR), comme "une surface</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ou une construction comprenant des groupes de cases délimitées ainsi que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les surfaces nécessaires à la circulation ou à la manoeuvre". Cette notion</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">équivalente à celle de "place de parc" se différencie de celle de "case de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">stationnement" que la même norme définit comme "une surface généralement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">délimitée par un marquage, destinée à recevoir un véhicule". Au niveau</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cantonal, les articles 23 al.1 litt.d LConstr et 26 ss RELconstr, dont</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'article 27 al.4 se réfère aux normes USPR, utilisent les termes de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">"places de stationnement" qu'il faut entendre sous l'acception de "parcs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de stationnement" au sens de la norme 641.400 précitée. D'autre part, le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">règlement d'aménagement de la commune du Landeron du 21 septembre 1973</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dans sa teneur valable jusqu'au 13 août 1997 prévoyait à son article 40,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en application de la loi sur les constructions habilitant les communes à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prévoir dans leurs règlements des mesures propres à assurer le station-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nement des véhicules sur fonds privés, que tout bâtiment nouveau faisant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'objet d'importantes transformations ou de changements d'affectation doit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">disposer, sur fonds privés, à proximité immédiate de l'immeuble, de places</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de parc mesurant 13 m2, étant précisé que "les garages et les boxes</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">comptent comme place de stationnement".</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le département a dès lors conclu que la notion de "places de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">stationnement" utilisée à l'article 5.7 du règlement du plan spécial du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Bourg, interprétée en corrélation avec les règles cantonales de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">construction avec lesquelles elle forme un système cohérent, englobe</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">clairement la notion de garage. Il a également considéré que les re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">courants ne pouvaient plus remettre en cause la légalité du plan spécial</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du Bourg à l'occasion de son application dans un cas concret, du moment</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'ils auraient eu la possibilité de préserver leurs droits lors de son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">adoption. Il a enfin écarté leur grief d'inégalité de traitement par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rapport aux garages déjà existants, en raison du changement de règlement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">intervenu dans l'intervalle, les intéressés ne pouvant prétendre être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">traités de façon semblable à d'autres administrés qui étaient soumis à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'ancien droit.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. R.M. et G.M. entreprennent le prononcé du Département</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la gestion du territoire devant le Tribunal administratif. Ils rap-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pellent que leur projet tend à changer l'affectation d'une construction</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">existante, actuellement une ancienne buanderie, pour en faire un garage,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ce qui nécessite la modification de la façade ouest de l'immeuble par la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">création d'une porte remplaçant une ancienne fenêtre, réalisation qui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'aura aucune incidence sur le taux d'occupation du sol. Or un tel projet</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'aménagement de garage ne saurait être assimilé à une place de sta-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tionnement interdite par l'article 5.7 du règlement du plan spécial du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Bourg. Contrairement à l'avis du département, la notion de place de sta-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tionnement qu'utilise cette disposition est parfaitement claire et ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nécessite pas d'interprétation. Une place, dans le langage courant, se</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">définit comme un espace découvert et s'oppose à la notion de garage, lieu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">généralement clos destiné à abriter des véhicules de toutes sortes. De</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">toute manière, la lecture des travaux préparatoires ne permet pas de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">constater une quelconque volonté du législateur d'interdire le changement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'affectation de locaux existants dans la zone extra muros pour les trans-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">former en garages, mais bien celle de créer en dehors de celle-ci une zone</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">spécifique pour le parcage de véhicules de manière à sauvegarder l'aspect</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du Bourg que déparent précisément des automobiles stationnées en plein</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">air. Quant à la méthode d'interprétation systématique appliquée par le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">département, elle ne serait valable que si elle se référait à d'autres</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dispositions de droit public pertinentes, ce qui n'est pas le cas.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> L'ordonnance fédérale relative à l'étude de l'impact sur l'en-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vironnement ne vise, en ce qui concerne le stationnement des véhicules,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'à la protection de l'environnement contre les nuisances et non pas à la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">protection des sites recherchée par l'article 5.7 du règlement du plan</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">spécial et le but des articles 23 al.1 litt.d LConstr et 26 ss RELconstr</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tend à permettre la création de places de parc sur terrain privé, pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">libérer de la sorte la voie publique de véhicule en stationnement, si bien</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'au regard de ces dispositions, il n'y a aucune raison de faire une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">distinction entre les garages et les places de parc puisque l'intérêt</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">public en jeu peut être satisfait indistinctement par ceux-ci ou par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">celles-là. L'article 5.7 du règlement du plan spécial du Bourg ne leur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">étant de la sorte pas applicable, les recourants concluent au rejet du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Si ce motif à l'appui de leur conclusion n'était pas admis, ils</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">demandent au Tribunal administratif de procéder au contrôle préjudiciel de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cette disposition réglementaire qui, à leur sens, viole l'article 22 ter</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Cst., car les restrictions à la propriété doivent reposer sur une base</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">légale suffisante, répondre à un intérêt public et respecter le principe</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la proportionnalité. Or, en la cause, si l'article 59 al.2 litt.j LCAT</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">permet aux communes de prendre des mesures tendant à préserver l'aspect</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des localités et des sites et justifie l'interdiction de places de parcs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en surface, voire même la construction de nouveaux garages de nature à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">déparer l'esthétique de lieux ou de constructions digne d'être sauve-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gardée, il ne saurait les habiliter à interdire, comme en l'espèce, la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">simple transformation d'une buanderie existante en un garage. En tous les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cas, une telle interdiction sans discernement ne répondrait à aucun but</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'intérêt public et violerait le principe de la proportionnalité. Les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recourants relèvent aussi que l'autorité communale a refusé la sanction de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">leurs plans pour des motifs d'esthétique, question sur laquelle le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">département ne s'est pas prononcé. Ils observent à ce propos que la zone</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">extra muros n'est pas régie par des dispositions communales particulières</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'esthétique, de sorte que seule la clause ordinaire d'esthétique de droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cantonal s'applique (art.7 LConstr). En l'occurrence, elle ne trouve pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'application, la façade de leur immeuble ne présentant aucun intérêt de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sorte que le remplacement de la fenêtre existante par une porte ne saurait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nuire à son ensemble; de plus, il existe de nombreuses portes de garage</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dans les immeubles avoisinants. Ils demandent donc au Tribunal adminis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tratif, principalement, de trancher lui-même la question en constatant que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">leur projet ne porte esthétiquement atteinte ni à leur bâtiment, ni à son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">environnement; subsidiairement, de renvoyer la cause au département.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D. Dans ses observations circonstanciées sur le recours, le dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">partement de la gestion du territoire conclut à son rejet.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> en droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. La loi sur les constructions (LConstr) du 25 mars 1996 et son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">règlement d'exécution (RELconstr) du 16 octobre 1996 sont entrés en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vigueur le 1er janvier 1997. Les articles 58 LConstr et 87 RELconstr</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">disposent que les demandes de permis pendantes au moment de cette entrée</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en vigueur sont traitées selon le nouveau droit, si elles n'ont pas été</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mises à l'enquête publique. Le projet des recourants n'ayant pas fait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'objet d'une telle enquête, la nouvelle loi sur les constructions et son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">règlement lui sont donc applicables.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En ce qui concerne le plan spécial du Bourg du Landeron et son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">règlement d'application, ils sont entrés en vigueur le 29 août 1997, soit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en cours de procédure. Pour déterminer dans un tel cas, en l'absence de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">disposition transitoire dudit règlement sur la question, quel droit est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">applicable, il convient de se référer, comme l'a fait le département à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">juste titre, au principe jurisprudentiel selon lequel les normes juri-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">diques déterminantes sont celles qui sont en vigueur au moment de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">réalisation de l'état de fait à réglementer juridiquement ou qui a des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conséquences juridiques. On déduit de ce principe, en matière d'autori-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sation de construire, que si le droit s'est modifié entre le dépôt de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">requête et le traitement définitif de celle-ci, c'est donc le droit nou-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">veau qu'il faut appliquer (ATF 113 Ib 248, 107 Ib 248, 107 Ib 133 et les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">références; RJN 1986, p.187). Cette solution se justifie en particulier</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dans le domaine de la construction et de l'aménagement du territoire parce</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que le nouveau droit est censé représenter le meilleur développement de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">législation et qu'il porte sur des objets qui, une fois construits,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">marquent l'environnement naturel ou bâti pour des décennies (RDAF 1992,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">p.182).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Il s'ensuit que le plan spécial du Bourg du Landeron et son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">règlement sont applicables en l'occurrence, ce que ne contestent du reste</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas les recourants.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. a) L'immeuble des intéressés est situé en zone extra muros (EM)</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qui fait l'objet du chapitre 5 (art.5.1 à 5.7) du règlement du plan</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">spécial. En exergue, le chapitre 5 dispose que, dans cette zone, "des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">volumes construits dans un langage architectural d'aujourd'hui pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'artisanat et l'habitat peuvent être admis, les cubes s'orientant le long</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du mur d'enceinte, mais à une bonne distance de celui-ci". L'article 5.2</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">précise la nature de l'affectation mixte, prévue pour l'habitat et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'artisanat, ce dernier étant réservé à des activités moyennement gê-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nantes. Les articles 5.3 à 5.5 fixent en particulier les dimensions maxi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">males des nouvelles constructions et la distance dont elles doivent être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">séparées du mur d'enceinte. L'article 5.6 stipule que les matériaux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">utilisés doivent être reconnus comme "authentiques". Enfin, l'article 5.7</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">interdit "l'établissement de places de stationnement".</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Le conseil communal a refusé l'autorisation de construire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sollicitée au premier motif principal qu'elle portait sur l'aménagement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'un garage, donc d'une place de stationnement prohibée par l'article 5.7</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du règlement, justifiant par ailleurs cette interdiction par le fait que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'édification d'un garage ne saurait se concilier avec l'affectation de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">zone EM réservée exclusivement à l'habitat et à l'artisanat. Les recou-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rants ont toutefois contesté cette justification devant le département.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Avec raison. Il est en effet conforme aux exigences de la vie moderne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'une maison d'habitation puisse disposer d'un garage et aucune dis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">position en matière d'aménagement du territoire en zone à bâtir ou en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">droit de la construction ne donne en principe de point d'appui à l'in-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">compatibilité relevée par l'autorité communale. Quant aux règles de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">construction telles qu'elles sont fixées dans le chapitre 5 du règlement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du plan spécial, elles n'excluent pas non plus la possibilité d'aménager</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">un garage dans un immeuble nouveau ou à transformer. Par ailleurs, dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'une de ses dispositions générales consacrée à la protection et à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'intégration au site (ch.2.1), ledit règlement rappelle que si le Bourg</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">est particulièrement digne de protection au sens de l'article 56 LCAT, sa</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vie économique et culturelle est à promouvoir de sorte que, dans ce sens,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des "adaptations des bâtiments au mode de vie d'aujourd'hui" doivent être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">possibles dans la mesure où elles tiennent compte des valeurs architec-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">turales, historiques, archéologiques et culturelles du bâtiment et de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'ensemble du site. Dans le prononcé entrepris, le département n'a du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">reste pas confirmé la décision querellée parce que la construction pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jetée ne serait pas conforme à l'affectation de la zone EM, mais parce que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'aménagement envisagé d'un garage visait à établir une place de station-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nement, laquelle est expressément interdite par l'article 5.7 du règlement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du plan spécial.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Pour la solution du litige, il convient donc d'examiner si</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'aménagement d'un garage dans un immeuble construit peut être considéré</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">comme l'établissement d'une place de stationnement au sens de cette</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dernière disposition.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. a) La loi s'interprète en premier lieu selon sa lettre. En vertu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la jurisprudence, il n'y a lieu de déroger au sens littéral d'un texte</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">clair par voie d'interprétation que lorsque des raisons objectives per-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mettent de penser que ce texte ne constitue pas le sens véritable de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">disposition en cause. De tels motifs peuvent découler des travaux prépa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ratoires, du but et du sens de la loi. Si le texte n'est pas absolument</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">clair, si plusieurs interprétations de celui-ci sont possibles, il con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vient de rechercher quelle est la véritable portée de la norme, en la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dégageant de tous les éléments à considérer, soit notamment des travaux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">préparatoires, du but de la règle, de son esprit ainsi que des valeurs sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lesquelles elle repose ou encore de sa relation avec d'autres dispositions</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">légales (ATF 121 V 61, 119 Ia 248, 119 II 355, 116 II 415, 527).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En l'occurrence, le département a estimé que l'on ne pouvait se</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">borner à scruter la lettre de l'article 5.7 du règlement du plan spécial,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les termes utilisés dans cette disposition ne permettant pas de traduire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">très exactement la pensée de leurs auteurs. De leur côté, les recourants</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">considèrent que l'article 5.7 est suffisamment clair et qu'il ne nécessite</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">aucune interprétation autre que littérale, car dans son acception usuelle,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">"une place" de stationnement se définit comme un espace découvert, à la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">différence d'"un garage" qui se définit comme un lieu couvert, généra-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lement clos.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Cela étant, le département a examiné le rapport justificatif</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à l'appui du règlement pour constater qu'il ne permettait pas de dégager</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'intention du législateur puisqu'il ne s'exprime pas sur l'interdiction</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de construire des places de stationnement en zone EM. Il a donc recouru à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la méthode d'interprétation systématique en se référant à la notion de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">"parc de stationnement" utilisée par le chiffre 11.4 de l'annexe de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'ordonnance relative à l'étude d'impact sur l'environnement (OEIE), du 19</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">octobre 1988, notion qui est celle de la norme 641.400 de l'Union suisse</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des professionnels de la route (USPR) et qui est définie comme "une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">surface ou une construction comprenant des groupes de cases délimitées</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ainsi que les surfaces nécessaires à la circulation et à la manoeuvre".</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Cette notion se distingue de celle de "case de stationnement" que la même</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">norme définit comme "une surface généralement délimitée par un marquage,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">destinée à recevoir un véhicule".</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> On ne voit cependant pas en quoi une telle relation avec une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">disposition de l'OEIE destinée à déterminer le nombre de places à partir</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">duquel un parc de stationnement est soumis à une étude d'impact sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'environnement est appropriée en la cause du moment que l'article 5.7 du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">règlement du plan spécial est fondé, comme le rappelle pourtant le dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">partement, sur l'article 59 al.2 litt.j LCAT prévoyant que les plans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'aménagement peuvent contenir des dispositions concernant la sauvegarde</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de l'aspect des localités et des sites. Il n'y a en effet pas d'objectif</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">commun entre, d'une part, la protection de l'environnement contre les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nuisances qui peuvent au demeurant émaner aussi bien de places de sta-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tionnement que de garages, et, d'autre part, la sauvegarde esthétique de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">certains lieux bien déterminés.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> L'autorité inférieure de recours s'est toutefois probablement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">référée à l'annexe de l'OEIE qui se réfère elle-même à la norme USPR</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">relative en particulier aux parcs de stationnement parce que, sur le plan</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cantonal, on trouve la notion de "places de stationnement" utilisée aux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">articles 23 al.1 litt.d LConstr et 26 ss RELconstr. Ces dispositions</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">créent et règlent l'obligation pour toute construction ou installation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nouvelle de disposer, sur fonds privés et à proximité immédiate, des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">places de stationnement. Or, selon le département, les dispositions en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">question s'inspirent largement des normes USPR, puisque l'article 27 al.4</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">RELconstr s'y réfère expressément, en utilisant clairement les termes de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">"place de stationnement" dans le sens de la norme 641.400 précitée sous</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'acception de "parc de stationnement". On ne saurait se rallier à cette</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">démonstration. Si l'article 27 al.4 RELconstr réserve de manière toute</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">générale les normes USPR dans des cas bien particuliers, aucune dispo-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sition de la législation sur les constructions ne spécifie que la notion</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de "place de stationnement" doit être entendue sous l'acception de la no-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion de "parc de stationnement" telle que la définit ladite norme 641.400.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">On relèvera même au contraire que l'article 27 al.2 RELconstr relatif aux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">"besoins limites en places de stationnement pour les véhicules automo-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">biles" renvoie à l'annexe 1 qui fixe ces besoins limites. Or, ladite</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">annexe détermine, dans son tableau 1 les besoins limites "en cases de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">stationnement", notion dont a vu que, selon l'USPR, elle concerne "une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">surface généralement délimitée par un marquage destiné à recevoir un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">véhicule", définition qui ne saurait donc s'appliquer à une construction</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ou à une installation particulière propre à un garage. Par ailleurs, force</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">est de constater que cet examen de la législation en matière des cons-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tructions sur ce point, pas plus que celui de l'OEIE, n'est déterminant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour résoudre la question d'interprétation litigieuse de la cause. En</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">effet, comme le relèvent les recourants, les dispositions citées ci-dessus</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la LConstr ou de la RELconstr ont pour but de faciliter dans les agglo-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mérations la circulation compromise par l'augmentation de véhicules à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">moteur, ce qui peut être atteint par la création de places de parc sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">terrain privé qui libèrent d'autant la voie publique des véhicules en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">stationnement (RJN 1983, p.145). A l'évidence dès lors, le législateur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cantonal n'avait pas à distinguer entre les places de stationnement et les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">garages puisque l'intérêt public recherché peut être indistinctement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">atteint par les propriétaires, qu'ils aménagent l'une ou l'autre de ces</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">installations.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Pour les mêmes motifs, l'article 40 du règlement d'aménagement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la commune du Landeron du 21 septembre 1973, en vigueur jusqu'au 12</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">août 1997, n'est d'aucun recours pour la solution du présent litige. Cette</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">disposition reprenait l'obligation faite aux propriétaires, pour satis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">faire à l'intérêt public mentionné ci-dessus, de créer des places de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">parc de 13 m2 au maximum par voiture et soulignait qu'à cet égard "les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">garages et les boxes comptent comme places de stationnement". On le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">constate, cet article, qui plus clairement encore que la législation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cantonale assimilait les deux notions de places de stationnement et les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">garages, dans un contexte toutefois bien déterminé visant à améliorer la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fluidité du trafic, ne saurait à l'évidence servir à déterminer si, comme</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">il importe de le faire en la cause, la première de ces notions englobe la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">seconde, dans le contexte bien spécifique de la sauvegarde de l'aspect des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">localités et des sites (art.59 al.2 litt.j LCAT).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) Il appert du considérant qui précède que l'interprétation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">systématique à laquelle s'est livré le département ne porte pas sur un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">examen topique d'autres textes de droit public.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Pourtant, les déclarations du conseil communal du Landeron ainsi</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que l'analyse d'autres dispositions du règlement même du plan spécial</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">permettent de circonscrire plus précisément le sens donné à la notion de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">"places de stationnement" de l'article 5.7 dudit réglement.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Dans sa décision du 11 mars 1997, le conseil communal a relevé,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en ce qui concerne l'interdiction de l'établissement de places de sta-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tionnement dans la zone extra muros, que le Grand Conseil avait donné son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">accord "pour retirer de la zone vignes et grèves 4500 m2 de terrain afin</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de permettre l'aménagement progressif d'une zone de stationnement (P.V.)</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tout autour du Bourg (art.6 à 6.6)". Ces dernières dispositions consti-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tuent le chapitre 6 consacré aux "règles de construction zone PV" du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">règlement du plan spécial. Cette zone pour parcage de véhicules est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">destinée à "des abris sans parois pour véhicules" (art.6); leur utili-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sation est uniquement admise pour le stationnement de véhicules appar-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tenant aux habitants et aux commerçants du Bourg (art.6.2); leur cons-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">truction doit être légère et sans façade (art.6.3 al.2) et le sol des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">zones de stationnement constitué en gravier ou en marne du Jura (art.6.5).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Il suit de là que l'interdiction frappant l'établissement de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">places de stationnement dans la zone extra muros a été rendue possible en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'occurrence grâce à l'aménagement de cette zone PV destinée spécifique-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment au parcage des véhicules et qu'elle doit donc se mesurer à l'aune des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">facultés correspondantes de construction de places de stationnement dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cette dernière zone. C'est donc dire que l'interdiction de l'article 5.7</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du règlement du plan spécial porte sur l'établissement de places de sta-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tionnement au sens où le conçoit son chapitre 6, c'est-à-dire d'installa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tions légères nouvelles servant à abriter des véhicules, mais non point</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sur la construction de maisons destinées à l'habitat ou à l'artisanat qui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">seraient pourvues d'un garage ou sur la transformation, comme en l'espèce,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'un local d'un bâtiment déjà existant en garage. Pareille extension de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">portée de l'article 5.7 du règlement du plan spécial, outre qu'elle ne se</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">concilierait ni avec la motivation qui précède ni avec l'affectation de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">zone EM (v. cons.3b ci-dessus), irait également au-delà du but que vise</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cette disposition. En effet, s'il se conçoit d'éviter, aux fins de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">préserver l'aspect des lieux au sens de l'article 59 al.2 litt.j LCAT, le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">stationnement de véhicules ainsi que l'érection d'installations spé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cifiques destinées à les abriter dans la zone extra muros, le législateur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">communal n'est pas allé jusqu'à vouloir sauvegarder un tel aspect en ce</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qui concerne les constructions nouvelles destinées à l'habitat ou à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'artisanat ainsi que les bâtiments existants puisque le règlement ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contient aucune disposition à ce sujet, si ce n'est que les matériaux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">utilisés doivent être authentiques (ch.5.6). C'est donc dire, à l'inverse</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en particulier du chapitre 3 dudit règlement consacré aux règles de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">construction de la "zone rangée d'origine" (RO) concernant l'intérieur du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Bourg lui-même du Landeron et qui contient de nombreuses dispositions</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">relatives à la préservation propre de ses bâtiments, que les immeubles de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la zone extra muros n'ont pas été considérés comme présentant un aspect</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">digne d'intérêt au point que la clause générale ou ordinaire d'esthétique</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">telle qu'elle figure à l'article 2.1 du règlement du plan spécial et à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'article 7 LConstr n'eût pas été suffisante pour le protéger.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">5. Il ressort ainsi que les autorité inférieures ne pouvaient se</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fonder uniquement sur l'article 5.7 du règlement de plan spécial pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">refuser le permis de construire sollicité en l'occurrence. Cela étant, le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">département ne s'est pas prononcé sur les questions d'esthétique que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">soulève le projet de réfection des recourants et que le conseil communal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du Landeron a aussi invoquées à l'appui de sa décision. Par conséquent, le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prononcé entrepris doit être annulé et la cause renvoyée à l'autorité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">inférieure de recours pour qu'elle examine, conformément à l'article 2.1</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du règlement du plan spécial et à l'article 7 LConstr si le projet en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">question répond à une architecture de qualité tant intérieure qu'exté-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rieure et s'il tient compte de son environnement naturel ou bâti, no-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tamment par rapport aux caractéristiques et aux valeurs architecturales,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">historiques, artistiques ou culturelles de la zone considérée.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Il n'est pas perçu de frais, les recourants obtenant satis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">faction au regard de leur conclusion subsidiaire (art.47 al.1 LPJA). Pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la même raison, ils peuvent prétendre des dépens (art.48 al.1 LPJA) pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les deux instances de recours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Annule le prononcé entrepris et renvoie la cause au Département de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> gestion du territoire pour un complément d'instruction et nouvelle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> décision au sens des considérants.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Dit qu'il n'est pas perçu de frais.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Alloue aux recourants une indemnité de dépens de 600 francs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 23 janvier 1998</span></p> </div></body></html>