{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2015-12-08", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20151208-56069-14_2015-12-08.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20151208_56069_14:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "4d8cbd8c7631c5a2a8df0f8be2a9c269"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20151208_56069_14", "W.N. gegen Schweiz"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 08.12.2015 20151208_56069_14 (W.N. gegen Schweiz)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 08.12.2015 20151208_56069_14 (W.N. gegen Schweiz)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 08.12.2015 20151208_56069_14 (W.N. gegen Schweiz)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>D\u00c9CISION D'IRRECEVABILIT\u00c9 de la CourEDH:\nSUISSE: Art. 3 CEDH; prescription de l'action p\u00e9nale; non-r\u00e9troactivit\u00e9 des trait\u00e9s.\n<br>D\u00e9clarant avoir \u00e9t\u00e9 victime de mauvais traitements de 1962 \u00e0 1972, le requ\u00e9rant a d\u00e9pos\u00e9 une plainte p\u00e9nale en 2012. Celle-ci a fait l'objet d'une ordonnance de non-entr\u00e9e en mati\u00e8re en raison de la prescription de l'action p\u00e9nale. L'int\u00e9ress\u00e9 fait valoir que les autorit\u00e9s suisses ont viol\u00e9 l'art. 3 CEDH en refusant de donner suite \u00e0 sa plainte. Pour lui, les mauvais traitements subis constituent une violation du noyau dur de l'article 3 et leur poursuite serait d\u00e8s lors imprescriptible.\nLorsqu'elle examine le grief tir\u00e9 du volet substantiel de l'art. 3 CEDH, la Cour rel\u00e8ve que les dispositions de la CEDH ne lient pas une partie contractante en ce qui concerne un acte ou fait ant\u00e9rieur \u00e0 la date de l'entr\u00e9e en vigueur de la Convention \u00e0 l'\u00e9gard de cette partie. Comme les traitements all\u00e9gu\u00e9s ont eu lieu avant le 28 novembre 1974, la CourEDH ne saurait se livrer \u00e0 un examen au fond du grief invoqu\u00e9 (ch. 18 - 21).\nS'agissant du grief tir\u00e9 du volet proc\u00e9dural de l'art. 3 CEDH, les juges strasbourgeois rappellent que cette disposition impose aux autorit\u00e9s de mener une enqu\u00eate officielle effective de nature \u00e0 permettre l'\u00e9tablissement des faits de la cause et \u00e0 conduire \u00e0 la punition des responsables. Ils retiennent que le grief invoqu\u00e9 est a priori compatible ratione temporis avec la Convention, la totalit\u00e9 de la proc\u00e9dure s'\u00e9tant d\u00e9roul\u00e9e apr\u00e8s 1974, mais le rejettent pour cause de tardivet\u00e9 (ch. 22 - 29).\nConclusion: requ\u00eate d\u00e9clar\u00e9e irrecevable.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>(4. Quartalsbericht 2015)<br>Erniedrigende Behandlung (Art. 3 EMRK), Misshandlungen im Kinderheim eines Klosters zwischen 1962 und 1972.<br>Der Beschwerdef\u00fchrer beruft sich auf die Artikel 3, 6 Absatz 1 (Recht auf ein faires Verfahren) und 8 EMRK (Recht auf Achtung des Privatlebens) und macht geltend, w\u00e4hrend seines Aufenthaltes im Kinderheim eines Klosters zwischen 1962 und 1972 Opfer von erniedrigender Behandlung geworden zu sein. Die Beh\u00f6rden h\u00e4tten die Vorw\u00fcrfe nie aufgekl\u00e4rt und er habe wegen der innerstaatlichen Verj\u00e4hrungsfristen keinen Zugang zur Justiz gehabt.<br>Der Gerichtshof pr\u00fcfte die Vorbringen des Beschwerdef\u00fchrers lediglich unter dem Gesichtspunkt von Artikel 3 EMRK. Er stellte in materieller Hinsicht fest, dass die vorgeworfenen Misshandlungen vor Inkrafttreten der EMRK f\u00fcr die Schweiz erfolgt sind und die R\u00fcgen daher mit den Bestimmungen der Konvention unvereinbar ratione temporis sind. In verfahrensrechtlicher Hinsicht warf der Gerichtshof auf, dass der Beschwerdef\u00fchrer seine Strafanzeige 40 Jahre nach dem Ende der angeblichen erniedrigenden oder unmenschlichen Behandlungen einreichte. Dies sei eine sehr lange Zeitspanne und die Behauptung des Beschwerdef\u00fchrers, er habe erst seit 2011 Kenntnis des Grundes f\u00fcr seine psychologischen und sozialen Probleme, \u00fcberzeuge nicht. Da der Beschwerdef\u00fchrer den Zusammenhang zwischen den erlittenen Handlungen in seiner Kindheit und seinem psychischen Zustand 1992, oder sp\u00e4testens 2011, gekannt habe, h\u00e4tte ihm bewusst sein m\u00fcssen, dass Strafanzeige aufgrund der damals schon eingetretenen Verj\u00e4hrung keinen Erfolg haben w\u00fcrde. Zudem konnte der Beschwerdef\u00fchrer keine besonderen Umst\u00e4nde geltend machen, welche die versp\u00e4tete Einleitung rechtlicher Schritte rechtfertigten. Laut dem Gerichtshof gilt die Begr\u00fcndung f\u00fcr die Verj\u00e4hrung der strafrechtlichen Schritte mutatis mutandis auch f\u00fcr die Verj\u00e4hrung der zivilrechtlichen Anspr\u00fcche. Unzul\u00e4ssig (einstimmig)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>D\u00c9CISION D'IRRECEVABILIT\u00c9 de la CourEDH:\nSUISSE: Art. 3 CEDH; prescription de l'action p\u00e9nale; non-r\u00e9troactivit\u00e9 des trait\u00e9s.\n<br>D\u00e9clarant avoir \u00e9t\u00e9 victime de mauvais traitements de 1962 \u00e0 1972, le requ\u00e9rant a d\u00e9pos\u00e9 une plainte p\u00e9nale en 2012. Celle-ci a fait l'objet d'une ordonnance de non-entr\u00e9e en mati\u00e8re en raison de la prescription de l'action p\u00e9nale. L'int\u00e9ress\u00e9 fait valoir que les autorit\u00e9s suisses ont viol\u00e9 l'art. 3 CEDH en refusant de donner suite \u00e0 sa plainte. Pour lui, les mauvais traitements subis constituent une violation du noyau dur de l'article 3 et leur poursuite serait d\u00e8s lors imprescriptible.\nLorsqu'elle examine le grief tir\u00e9 du volet substantiel de l'art. 3 CEDH, la Cour rel\u00e8ve que les dispositions de la CEDH ne lient pas une partie contractante en ce qui concerne un acte ou fait ant\u00e9rieur \u00e0 la date de l'entr\u00e9e en vigueur de la Convention \u00e0 l'\u00e9gard de cette partie. Comme les traitements all\u00e9gu\u00e9s ont eu lieu avant le 28 novembre 1974, la CourEDH ne saurait se livrer \u00e0 un examen au fond du grief invoqu\u00e9 (ch. 18 - 21).\nS'agissant du grief tir\u00e9 du volet proc\u00e9dural de l'art. 3 CEDH, les juges strasbourgeois rappellent que cette disposition impose aux autorit\u00e9s de mener une enqu\u00eate officielle effective de nature \u00e0 permettre l'\u00e9tablissement des faits de la cause et \u00e0 conduire \u00e0 la punition des responsables. Ils retiennent que le grief invoqu\u00e9 est a priori compatible ratione temporis avec la Convention, la totalit\u00e9 de la proc\u00e9dure s'\u00e9tant d\u00e9roul\u00e9e apr\u00e8s 1974, mais le rejettent pour cause de tardivet\u00e9 (ch. 22 - 29).\nConclusion: requ\u00eate d\u00e9clar\u00e9e irrecevable.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(4\u00e8me rapport trimestriel 2015)<br>Traitements d\u00e9gradants (art. 3 CEDH); mauvais traitements dans le foyer d'un monast\u00e8re de 1962 \u00e0 1972.<br>Invoquant les articles 3, 6 \u00a7 1 (droit \u00e0 un proc\u00e8s \u00e9quitable) et 8 CEDH (droit au respect de la vie priv\u00e9e), le requ\u00e9rant s'est plaint d'avoir \u00e9t\u00e9 victime de traitements d\u00e9gradants, non \u00e9claircis par les autorit\u00e9s, lors de son s\u00e9jour au foyer d'un monast\u00e8re de 1962 \u00e0 1972 et n'avoir pas eu acc\u00e8s \u00e0 la justice \u00e0 cause des d\u00e9lais de prescription en droit interne.<br>La Cour a examin\u00e9 les griefs du requ\u00e9rant uniquement sous l'angle de l'article 3 CEDH. Sous l'angle du volet substantiel de l'article 3 CEDH, elle a retenu que les mauvais traitements all\u00e9gu\u00e9s ont eu lieu avant l'entr\u00e9e en vigueur de la Convention pour la Suisse et que ces griefs \u00e9taient donc incompatibles ratione temporis avec les dispositions de la Convention. En ce qui concerne le grief tir\u00e9 du volet proc\u00e9dural de l'article 3, elle a constat\u00e9 que le requ\u00e9rant a d\u00e9pos\u00e9 sa plainte p\u00e9nale quarante ans apr\u00e8s la fin des pr\u00e9tendus traitements inhumains ou d\u00e9gradants. La Cour a estim\u00e9 qu'il s'agit d'un tr\u00e8s long laps de temps et que l'affirmation du requ\u00e9rant, selon laquelle il n'aurait eu conscience de l'origine de son malaise psychologique et social qu'en 2011, n'emportait pas sa conviction. Eu \u00e9gard au fait que le requ\u00e9rant \u00e9tait au courant du lien de causalit\u00e9 entre les agissements subis dans son enfance et son \u00e9tat psychique en 1992 ou, au plus tard, en 2011, il aurait d\u00fb se rendre compte que sa plainte p\u00e9nale n'aurait aucune chance d'aboutir, la prescription \u00e9tant d\u00e9j\u00e0 intervenue \u00e0 ce moment-l\u00e0. De surcro\u00eet, le requ\u00e9rant ne pouvait se pr\u00e9valoir de l'existence de circonstances exceptionnelles qui auraient justifi\u00e9 le retard dans ses d\u00e9marches judiciaires aupr\u00e8s des autorit\u00e9s comp\u00e9tentes. La Cour a retenu que le m\u00eame raisonnement que celui sur la prescription de l'action p\u00e9nale valait, mutatis mutandis, pour les pr\u00e9tentions civiles du requ\u00e9rant. Irrecevable (unanimit\u00e9)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>D\u00c9CISION D'IRRECEVABILIT\u00c9 de la CourEDH:\nSUISSE: Art. 3 CEDH; prescription de l'action p\u00e9nale; non-r\u00e9troactivit\u00e9 des trait\u00e9s.\n<br>D\u00e9clarant avoir \u00e9t\u00e9 victime de mauvais traitements de 1962 \u00e0 1972, le requ\u00e9rant a d\u00e9pos\u00e9 une plainte p\u00e9nale en 2012. Celle-ci a fait l'objet d'une ordonnance de non-entr\u00e9e en mati\u00e8re en raison de la prescription de l'action p\u00e9nale. L'int\u00e9ress\u00e9 fait valoir que les autorit\u00e9s suisses ont viol\u00e9 l'art. 3 CEDH en refusant de donner suite \u00e0 sa plainte. Pour lui, les mauvais traitements subis constituent une violation du noyau dur de l'article 3 et leur poursuite serait d\u00e8s lors imprescriptible.\nLorsqu'elle examine le grief tir\u00e9 du volet substantiel de l'art. 3 CEDH, la Cour rel\u00e8ve que les dispositions de la CEDH ne lient pas une partie contractante en ce qui concerne un acte ou fait ant\u00e9rieur \u00e0 la date de l'entr\u00e9e en vigueur de la Convention \u00e0 l'\u00e9gard de cette partie. Comme les traitements all\u00e9gu\u00e9s ont eu lieu avant le 28 novembre 1974, la CourEDH ne saurait se livrer \u00e0 un examen au fond du grief invoqu\u00e9 (ch. 18 - 21).\nS'agissant du grief tir\u00e9 du volet proc\u00e9dural de l'art. 3 CEDH, les juges strasbourgeois rappellent que cette disposition impose aux autorit\u00e9s de mener une enqu\u00eate officielle effective de nature \u00e0 permettre l'\u00e9tablissement des faits de la cause et \u00e0 conduire \u00e0 la punition des responsables. Ils retiennent que le grief invoqu\u00e9 est a priori compatible ratione temporis avec la Convention, la totalit\u00e9 de la proc\u00e9dure s'\u00e9tant d\u00e9roul\u00e9e apr\u00e8s 1974, mais le rejettent pour cause de tardivet\u00e9 (ch. 22 - 29).\nConclusion: requ\u00eate d\u00e9clar\u00e9e irrecevable.\n<br> Sintesi dell'UFG\n<br>(4\u00b0 rapporto trimestriale 2015)<br>Trattamento degradante (art.\u00a03 CEDU), abusi nell'istituto minorile di un convento tra il 1962 e il 1972.<br>Richiamandosi agli articoli\u00a03, 6 paragrafo\u00a01 (diritto ad un processo equo) e 8 CEDU (diritto al rispetto della vita privata), il ricorrente fa valere di essere stato vittima di trattamenti degradanti durante il suo soggiorno nell'istituto minorile di un convento tra il 1962 e il 1972. Le autorit\u00e0 non avrebbero mai fatto chiarezza sulle accuse e al ricorrente sarebbe stato negato l'accesso alla giustizia a causa dei termini di prescrizione nazionali.<br>La Corte ha verificato le allegazioni del ricorrente soltanto dal punto di vista dell'articolo\u00a03 CEDU stabilendo che, sul piano materiale, gli abusi lamentati hanno avuto luogo prima dell'entrata in vigore della CEDU per la Svizzera e il ricorso pertanto \u00e8 incompatibile ratione temporis con le disposizioni della Convenzione. A livello procedurale, ha fatto notare che il ricorrente ha presentato denuncia penale 40 anni dopo la fine dei presunti trattamenti degradanti o inumani. Si tratta di un periodo di tempo molto lungo e non convince l'asserzione del ricorrente di essere a conoscenza dei motivi dei suoi problemi psicologici e sociali soltanto dal 2011. Il ricorrente ha riconosciuto il legame tra i maltrattamenti subiti nell'infanzia e la sua situazione psichica nel 1992 o al pi\u00f9 tardi nel 2011, pertanto gli sarebbe dovuto essere chiaro che una denuncia penale non avrebbe avuto risultati positivi a causa dell'allora gi\u00e0 avvenuta prescrizione. Inoltre, il ricorrente non ha potuto far valere circostanze particolari che giustificassero il ritardo nell'adire le vie legali. Secondo la Corte i motivi dellaprescrizione dell'azione penale valgono mutatis mutandis anche per le pretese civili. Irricevibile (unanimit\u00e0)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:56", "Checksum": "66c93c7b7f63da71e3d9565e08b86875"}