Lausanne, 9. April 2020
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteile vom 18. März 2020 (1B_442/2019, 1B_443/2019)
Ausstand des Bundesanwalts in FIFA-Strafuntersuchungen
Die Berufungskammer des Bundesstrafgerichts ist zu Recht nicht auf die Revisionsgesuche von Bundesanwalt Michael Lauber eingetreten, die er gegen die Beschlüsse
der Beschwerdekammer des Bundesstrafgerichts über seinen Ausstand in den FIFAStrafuntersuchungen zu zwei Mitbeschuldigten erhoben hatte. Das Bundesgericht
weist die Beschwerden des Bundesanwalts und der Bundesanwaltschaft ab.
Zwei Mitbeschuldigte in den FIFA-Strafuntersuchungen der Bundesanwaltschaft (BA)
hatten im November 2018 bei der Beschwerdekammer des Bundesstrafgerichts Ausstandsgesuche eingereicht. Sie richteten sich gegen Bundesanwalt Michael Lauber und
weitere Angehörige der Taskforce FIFA bei der BA, beziehungsweise bei der Bundeskriminalpolizei. Die Beschwerdekammer verfügte am 17. Juni 2019 den Ausstand des
Bundesanwalts, des früheren Leitenden Staatsanwalts des Bundes Olivier Thormann
und des Staatsanwalts des Bundes Markus Nyffenegger in den Verfahren gegen die
zwei Mitbeschuldigten. Dem Bundesanwalt wurde im Wesentlichen zur Last gelegt, dass
er drei informelle Treffen mit Vertretern der FIFA nicht habe protokollieren lassen,
respektive, dass diese Treffen in Hotels oder Restaurants stattgefunden hätten. Der
Bundesanwalt und die BA gelangten gegen die Beschlüsse mit Revisionsgesuchen an
die Berufungskammer des Bundesstrafgerichts, da bezüglich des Präsidenten der
Beschwerdekammer nachträglich ein Ausstandsgrund bekannt geworden sei. Die
Berufungskammer trat auf die Gesuche mit Beschlüssen vom 10. Juli 2019 nicht ein.
Das Bundesgericht weist die dagegen erhobenen Beschwerden des Bundesanwalts und
der BA ab. Die angefochtenen Nichteintretensentscheide halten im Ergebnis vor dem
Bundesrecht stand. Wird ein Ausstandsgrund erst nach Abschluss eines Verfahrens
entdeckt, so gelten gemäss der Schweizerischen Strafprozessordnung (StPO) die
Bestimmungen  über  die  Revision.  Die  Anfechtbarkeit  eines  Entscheides  mittels
Revisionsgesuchs (Artikel 410 Absatz 1 StPO) beschränkt sich nach bundesgerichtlicher
Praxis auf rechtskräftige materielle Sachurteile, auch wenn dabei ein nachträglicher
Ausstandsgrund geltend gemacht wird. Vorliegend wurden Beschlüsse im Vorverfahren
angefochten, die einer Revision grundsätzlich nicht zugänglich sind. Lausanne, le 9 avril 2020
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêts du 18 mars 2020 (1B_442/2019, 1B_443/2019)
Récusation du procureur général de la Confédération dans des 
enquêtes pénales FIFA 
C'est à bon droit que la Cour d'appel du Tribunal pénal fédéral n'est pas entrée en
matière sur les demandes de révision, déposées par Michael Lauber contre les
décisions de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral, prononçant sa
récusation dans les procédures menées contre deux prévenus dans le cadre des
enquêtes pénales FIFA. Le Tribunal fédéral rejette les recours du procureur général
et du Ministère public de la Confédération.
En novembre 2018, deux prévenus, impliqués dans les enquêtes pénales FIFA, menées
par le Ministère public de la Confédération (MPC), ont déposé des demandes de
récusation auprès de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral. Ces demandes
étaient dirigées contre le procureur général Michael Lauber et d'autres membres de la
Taskforce FIFA, issus du MPC respectivement de la Police judiciaire fédérale. Le 17 juin
2019, la Cour des plaintes a prononcé la récusation du procureur général, de l'ancien
procureur fédéral en chef Olivier Thormann et du procureur fédéral Markus Nyffenegger
dans les procédures impliquant les deux prévenus. En substance, trois rencontres
informelles avec des représentants de la FIFA ont été reprochées au procureur général.
Ces rencontres n'auraient pas fait l'objet d'un procès-verbal et auraient eu lieu dans des
hôtels ou des restaurants. Le procureur général et le MPC ont saisi la Cour d'appel du
Tribunal pénal fédéral de demandes de révision, en invoquant un motif de récusation à
l'encontre du président de la Cour des plaintes, dont ils ont eu connaissance après
coup. Le 10 juillet 2019, la Cour d'appel a rendu deux décisions de non entrée en
matière.
Le Tribunal fédéral rejette les recours déposés par le procureur fédéral et le MPC contre
ces décisions. Le résultat de ces décisions de non entrée en matière est conforme au
droit fédéral. Si un motif de récusation est découvert après la clôture d'une procédure,
sont applicables les dispositions du code de procédure pénale suisse (CPP) sur la
révision. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, seul un jugement matériel sur le
fond entré en force peut faire l'objet d'une demande de révision (article 410 alinéa 1
CPP). Ceci vaut également lorsqu'un motif de récusation découvert après coup est
invoqué. En l'espèce, les décisions attaquées ont été rendues dans le cadre de la
procédure préliminaire et elles ne peuvent donc, en principe, pas faire l'objet d'une
révision.