<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <a name="idp281216"></a><div class="big bold">Urteilskopf</div> <br/>17501/12<br/><br/><br/><div class="paraatf">Hassani Wahid c. Suisse</div> <div class="paraatf">Décision de radiation no. 17501/12, 01 octobre 2013</div> <div class="big bold">Inhaltsangabe des BJ</div> <br/><br/>(4. Quartalsbericht 2013)<br/><br/>Streichung aus dem Register (Art. 37 Abs. 1 lit. c) EMRK); weitere Prüfung der Beschwerde nicht mehr gerechtfertigt.<br/><br/>Der Beschwerdeführer, ein afghanischer Staatsangehöriger, hat vor dem Gerichtshof gerügt, dass ihn die Ausweisung nach Griechenland im Rahmen des Dublin-Verfahrens der Gefahr aussetzen würde, in diesem Land in einer gegen Artikel 3 EMRK verstossenden Weise behandelt zu werden (Verbot der Folter und der unmenschlichen und erniedrigenden Behandlung). Das Bundesamt für Migration hat gemäss seiner Praxis in der Mehrheit der Fälle betreffend Griechenland entschieden, auf die Anwendung des Dublin-Verfahrens zu verzichten und den Beschwerdeführer nicht nach Griechenland wegzuweisen. In der Annahme, dass der Beschwerdeführer nicht mehr der Gefahr ausgesetzt sei, nach Griechenland ausgewiesen zu werden, und dass der Beschwerdeführer eine allfällige Rüge der Verletzung seiner Rechte - verursacht durch seine Ausweisung nach Afghanistan - gegebenenfalls in einer gesonderten Beschwerde hätte geltend machen können, hat der Gerichtshof die Beschwerde aus dem Register gestrichen (einstimmig). <br/><br/> <br/> <br/> <br/><br/><a name="idp286400"></a><div class="big bold" id="sachverhalt">Sachverhalt</div> <br/><div class="paraatf"> </div> <div class="paraatf">DEUXIÈME SECTION</div> <div class="paraatf"> </div> <div class="paraatf">DÉCISION</div> <div class="paraatf">Requête no 17501/12</div> <div class="paraatf">Wahid HASSANI</div> <div class="paraatf">contre la Suisse</div> <div class="paraatf"> </div> <div class="paraatf"> </div> <div class="paraatf">La Cour européenne des droits de l'homme (deuxième section), siégeant le 1er octobre 2013 en une chambre composée de :</div> <div class="paraatf"> Guido Raimondi,<i> président,</i> </div> <div class="paraatf"> Danutė Jočienė,</div> <div class="paraatf"> Dragoljub Popović,</div> <div class="paraatf"> András Sajó,</div> <div class="paraatf"> Işıl Karakaş,</div> <div class="paraatf"> Paulo Pinto de Albuquerque,</div> <div class="paraatf"> Helen Keller,<i> juges,</i> </div> <div class="paraatf">et de Stanley Naismith, <i>greffier de section,</i> </div> <div class="paraatf">Vu la requête susmentionnée introduite le 26 mars 2012,</div> <div class="paraatf">Après en avoir délibéré, rend la décision suivante :</div> <div class="subtitle">FAITS ET PROCÉDURE</div> <div class="paraatf">1. Le requérant, M. Wahid Hassani, est un ressortissant afghan né en 1985 et résidant à Zürich. Il a été représenté devant la Cour par Me U. Ebnöther, avocat à Zürich.</div> <div class="paraatf">2. Le gouvernement suisse (« le Gouvernement ») a été représenté par son agent, F. Schürmann, de l'unité Droit européen et protection internationale des droits de l'homme de l'Office fédéral de la Justice.</div> <div class="paraatf">3. Le requérant soutenait que son expulsion vers la Grèce l'exposerait au risque d'être placé en détention dans des conditions ne respectant pas l'article 3 de la Convention, d'être immédiatement refoulé vers l'Afghanistan en violation des articles 3 et 13 de la Convention et de subir des mauvais traitements en raison des conditions d'accueil des demandeurs d'asile en Grèce.</div> <div class="paraatf">4. Les faits de la cause, tels qu'ils ont été exposés par les parties, peuvent se résumer comme suit.</div> <div class="paraatf">5. En 1995, le requérant quitta l'Afghanistan et s'établit en Iran, où il résida jusqu'en 2004. Il se rendit ensuite en Turquie.</div> <div class="paraatf">6. Au début de l'année 2007, il se rendit en Grèce.</div> <div class="paraatf">7. Le 25 juillet 2008, il déposa une demande d'asile auprès des autorités compétentes de Tavros (Grèce). Il reçut une « carte rose », renouvelable tous les six mois.</div> <div class="paraatf">8. En février 2010, il quitta la Grèce et se rendit en Suisse, en passant par l'Italie.</div> <div class="paraatf">9. Le 22 février 2010, il demanda l'asile politique en Suisse. A cette occasion, il indiqua qu'il ne souhaitait pas être expulsé vers la Grèce, car les conditions d'accueil des demandeurs d'asile étaient mauvaises.</div> <div class="paraatf">10. Par décision du 30 avril 2010, l'Office fédéral de la migration (ODM) rejeta la demande d'asile et ordonna l'expulsion du requérant vers la Grèce.</div> <div class="paraatf">11. Le requérant saisit alors le tribunal administratif fédéral qui, en dernière instance, le débouta par jugement du 12 décembre 2011.</div> <div class="paraatf">12. Par une décision partielle du 27 mars 2012, la Cour a décidé de communiquer au Gouvernement les griefs du requérant tels qu'exposés ci-dessus. En même temps, il a été fait application de l'article 39 du Règlement de la Cour et le Gouvernement a été invité à ne pas expulser le requérant pour la durée de la procédure devant la Cour.</div> <div class="paraatf">13. Par décision du 30 avril 2012, après avoir réexaminé l'ensemble du dossier, l'ODM a levé sa décision du 30 avril 2010 rejetant la demande d'asile et ordonnant l'expulsion du requérant en Grèce. Conformément à sa pratique dans la majorité des cas relevant de la Grèce, l'ODM a décidé de renoncer à appliquer la procédure Dublin et de ne pas renvoyer le requérant en Grèce.</div> <div class="paraatf">14. Le 19 juillet 2012, l'ODM a rejeté la demande d'asile du requérant et a ordonné son renvoi dans son pays d'origine, l'Afghanistan. Cette décision a été confirmée par le tribunal fédéral administratif par arrêt du 22 novembre 2012.</div> <div class="paraatf">15. Le 3 mai 2013, eu égard à ces considérations, le Gouvernement suisse a invité la Cour à rayer du rôle la présente requête, estimant que le requérant n'était plus exposé au risque d'être expulsé vers la Grèce. Il soutenait que si le requérant devait estimer que les décisions des autorités nationales compétentes prévoyant son renvoi en Afghanistan sont susceptibles de porter atteinte à ses droits garantis par la Convention, il devrait faire valoir ces griefs en introduisant une nouvelle requête à la Cour.</div> <div class="paraatf">16. Par courrier du 11 juin 2013, l'avocat du requérant a informé le greffe qu'il ne s'opposait pas à la radiation du rôle de la présente affaire.</div> <div class="paraatf"> </div> <br/><br/><a name="idp310480"></a><div class="big bold" id="erwaegungen">Erwägungen</div> <br/><div class="subtitle">EN DROIT</div> <div class="paraatf">17. A la lumière de ce qui précède et en l'absence de circonstances particulières touchant au respect des droits garantis par la Convention ou ses Protocoles, la Cour, conformément à l'article 37 § 1 c) de la Convention, considère qu'il ne se justifie plus de poursuivre l'examen de la requête.</div> <div class="paraatf">18. Il partage l'avis du Gouvernement selon lequel le requérant aurait dû faire valoir, le cas échant, un éventuel grief tiré de la violation de ses droits causée par son expulsion en Afghanistan dans le cadre d'une requête séparée.</div> <div class="paraatf">19. Il y a donc lieu de rayer l'affaire du rôle.</div> <div class="paraatf">20. Il convient également de mettre fin à l'application de l'article 39 du Règlement de la Cour, faute désormais pour le requérant d'être exposé à un risque de préjudice irréparable par son expulsion en Grèce.</div> <div class="paraatf"> </div> <br/><br/><a name="idp315008"></a><div class="big bold" id="dispositiv">Entscheid</div> <br/><div class="subtitle">Par ces motifs, la Cour, à l'unanimité,</div> <div class="paraatf"> </div> <div class="paraatf"> <i>Décide</i> de rayer la requête du rôle.</div> <div class="paraatf"> </div> <div class="paraatf"> Stanley Naismith Greffier</div> <div class="paraatf"> Guido Raimondi Président</div> <div class="paraatf"> </div> </div></body></html>