<h2>SubmittedText<h2><p>L'année 2021 a été mauvaise pour la récolte de céréales. Pour des raisons de qualité, 95 000 tonnes de céréales panifiables ont dû être utilisées dans le secteur fourrager en Suisse. Notre pays dépend de plus en plus des importations de blé. La guerre en Ukraine menace la production de céréales panifiables à l'échelle mondiale. Cette situation risque d'entraîner des difficultés d'approvisionnement et une explosion des prix.</p><p>Que fait le Conseil fédéral face à la menace d'une crise mondiale de l'approvisionnement dans le domaine alimentaire ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>L'Ukraine et la Russie sont de gros pays exportateurs de produits agricoles. Pour ne citer qu'un exemple : près de 30 % des exportations mondiales de blé proviennent de ces deux pays. La Russie est également un important producteur d'engrais. Les liens de dépendance directs de la Suisse sont, en revanche, relativement faibles : rapportés au volume total des importations par produit, seuls 2 % des céréales, 4 % des fourrages et 4,5 % des huiles et graisses végétales qui sont importés en Suisse, proviennent de ces deux pays. L'approvisionnement de notre pays incombe aux milieux économiques. En raison de l'évolution de la situation dans la région, le secteur agricole et la filière agroalimentaire prennent actuellement des mesures tout au long de la chaîne de valeur pour garantir l'approvisionnement. L'Approvisionnement économique du pays évalue la situation en continu, en collaboration avec les milieux économiques concernés. La Suisse fait aussi partie du mécanisme européen de préparation et de réaction aux crises de sécurité alimentaire. </p><p>Si le marché ne peut plus satisfaire à la demande en denrées alimentaires et en moyens de production vitaux, il est possible de libérer des réserves obligatoires. Cette mesure d'intervention économique constitue un outil précieux de l'Approvisionnement économique du pays et peut être rapidement mise en oeuvre. D'autres instruments d'intervention sont examinés en permanence et mis en oeuvre le cas échéant, comme les mesures de promotion des importations, de restrictions des ventes ou l'optimisation de la production afin d'augmenter le taux d'auto-approvisionnement. L'optimisation de la production ne constitue toutefois pas une mesure adéquate pour surmonter des pénuries à brève échéance.</p>