<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">[AZA 7] </div> <div class="para">I 709/00 Mh </div> <div class="para"> </div> <div class="para">IIe Chambre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">composée des Juges fédéraux Meyer, Rüedi et Ferrari; </div> <div class="para">Beauverd, Greffier </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 1er juin 2001 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">dans la cause </div> <div class="para">P.________, recourante, représentée par Maître Denis Bridel, avocat, avenue C.-F.-Ramuz 60, 1001 Lausanne, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para">Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud, avenue Général-Guisan 8, 1800 Vevey, intimé, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">et </div> <div class="para">Tribunal des assurances du canton de Vaud, Lausanne </div> <div class="para"> </div> <div class="para">A.- P.________ a présenté, le 7 novembre 1997, une demande de rente de l'assurance-invalidité. </div> <div class="para">Après avoir requis divers renseignements d'ordre médical et économique, et confié une expertise au docteur A.________, spécialiste en médecine physique et réhabilitation (rapport du 31 août 1999), l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud a rendu une décision, le 20 octobre 1999, par laquelle il a rejeté la demande dont il était saisi. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B.- Par jugement de son président du 19 septembre 2000, le Tribunal des assurances du canton de Vaud a rejeté le recours formé par P.________ contre cette décision. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">C.- La prénommée interjette recours de droit administratif contre ce jugement, dont elle requiert l'annulation, en concluant, sous suite de frais et dépens, à l'octroi d'une demi-rente d'invalidité dès le 1er décembre 1995, subsidiairement au renvoi de la cause à la juridiction cantonale pour nouveau jugement après complément d'instruction, plus subsidiairement encore à son renvoi à l'administration pour instruction complémentaire et nouvelle décision. </div> <div class="para">L'Office AI conclut implicitement au rejet du recours. </div> <div class="para">L'Office fédéral des assurances sociales n'a pas présenté de détermination. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant en droit : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1.- Selon une jurisprudence constante, le juge des assurances sociales apprécie la légalité des décisions attaquées, en règle générale, d'après l'état de fait existant au moment où la décision litigieuse a été rendue (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=1&amp;from_date=16.05.2001&amp;to_date=04.06.2001&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F121-V-362%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page366">ATF 121 V 366</a> consid. 1b et les arrêts cités). </div> <div class="para">A l'appui de ses conclusions, la recourante a produit des rapports des docteurs B.________, médecin associé au service de rhumatologie, médecine physique et réhabilitation du Centre hospitalier X.________ (des 23 juin, 11 juillet et 28 septembre 2000) et C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie (du 19 mai 2000). Dans la mesure où elles concernent exclusivement l'état de santé de l'intéressée postérieurement au prononcé de la décision litigieuse, ces appréciations médicales ne peuvent toutefois pas être prises en considération pour statuer sur le droit éventuel à une rente au moment déterminant. </div> <div class="para">2.- La juridiction cantonale a considéré que la recourante est toujours apte, malgré ses troubles de santé, à exercer à plein temps son activité habituelle de secrétaire-réceptionniste. </div> <div class="para">Elle s'est fondée pour cela sur le rapport d'expertise (du 31 août 1999) établi par le docteur A.________ à l'intention de l'office intimé. Ce médecin a attesté que l'activité en cause était la mieux adaptée à l'état de l'assurée sur le plan rhumatologique. Il n'y a pas de raison de s'écarter de cet avis médical qui repose sur des examens complets et dont les conclusions sont dûment motivées. Certes, le docteur D.________, spécialiste en chirurgie orthopédique, a attesté une incapacité de travail de 50 % à partir du 1er octobre 1997 dans la profession habituelle (rapport du 26 février 1999). Cet avis n'est toutefois pas de nature à mettre en cause l'appréciation du docteur A.________, du moment qu'il n'est pas motivé et ne fait état d'aucun élément qui n'ait été pris en compte et dûment analysé par le médecin prénommé. </div> <div class="para">Il est vrai que ce praticien a restreint son appréciation au plan rhumatologique, laissant aux médecins qui ont prodigué des soins pour des troubles abdominaux (status après cures d'éventration) le soin de se prononcer sur l'influence de ces troubles sur la capacité de travail de l'assurée. Or, à cet égard, le docteur E.________, qui a procédé à plusieurs cures d'éventration ensuite de diverses récidives, a indiqué que l'évolution postopératoire avait été tout à fait simple et que l'intéressée ne souffrait plus de troubles abdominaux (rapport du 23 juin 1997). </div> <div class="para">Vu ce qui précède, force est de constater - sans qu'il soit nécessaire de renvoyer la cause à la juridiction cantonale ou à l'administration pour instruction complémentaire, comme le demande la recourante - qu'au moment du prononcé de la décision litigieuse, l'intéressée était pleinement en mesure d'exercer son activité habituelle de secrétaire-réceptionniste. Cela étant, l'office intimé était fondé, par sa décision du 20 octobre 1999, à dénier à l'assurée tout droit à une rente d'invalidité. </div> <div class="para">Le jugement entrepris n'est dès lors pas critiquable et le recours se révèle mal fondé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances </div> <div class="para"> </div> <div class="para">prononce : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">I. Le recours est rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">II. Il n'est pas perçu de frais de justice. </div> <div class="para">III. Le présent arrêt sera communiqué aux parties, au Tribunal des assurances du canton de Vaud, à la Caisse cantonale vaudoise de compensation, et à l'Office </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">fédéral des assurances sociales. </div> <div class="para">Lucerne, le 1er juin 2001 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom du </div> <div class="para">Tribunal fédéral des assurances </div> <div class="para">Le juge présidant la IIe Chambre : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : </div> </div></body></html>