Lausanne, 28. Mai 2014
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 8. Mai 2014 (4A_740/2012)
Belgisches Sabena-Urteil wird nicht anerkannt
Das Urteil des Brüsseler Appellationsgerichts im Schadenersatzprozess zwischen  
der Konkursmasse der Sabena und der SAirGroup/SAirLines in Nachlassliquidation  
wird in der Schweiz nicht anerkannt. Das Bundesgericht hebt den Entscheid des  
Zürcher Obergerichts auf.
Das Appellationsgericht Brüssel (Cour d'appel de Bruxelles) hatte am 27. Januar 2011  
einen Vorentscheid zur Schadenersatzpflicht der SAirGroup AG und der SAirLines AG,  
beide in Nachlassliquidation (i.N.), gegenüber der konkursiten belgischen Luftfahrtgesellschaft Sabena gefällt. In dem Zivilprozess geht es um die Verletzung von vertraglichen und ausservertraglichen Verpflichtungen bei der früheren Kooperation zwischen  
dem SAir-Konzern und der Sabena. Das belgische Gericht kam zum Schluss, dass die  
SAirGroup und die SAirLines direkt für den Konkurs der Sabena verantwortlich seien.  
Der kausal daraus resultierende Schaden entspreche der Zunahme der Passiven  
aufgrund der Konkurseröffnung über die Sabena. Die SAirGroup und die SAirLines i.N.  
wurden zur Zahlung von einstweilen 18,3 Millionen Euro verurteilt.
Im Nachlassverfahren der SAirLines haben die Liquidatoren Forderungen der Konkursmasse der Sabena im Umfang von 397 Millionen Franken zugelassen. Klageweise fordert die Konkursmasse der Sabena die Kollokation von weiteren 230 Millionen Franken.  
In diesem Zusammenhang ist vor der II. zivilrechtlichen Abteilung des Bundesgerichts  
gegenwärtig noch eine Beschwerde hängig. Parallel zur laufenden Kollokationsklage  
ersuchte die Konkursmasse der Sabena 2011 um Anerkennung und Vollstreckbarerklärung des Urteils des Appellationsgerichts Brüssel. Das Obergericht des Kantons  
Zürich kam diesem Gesuch im November 2012 nach und anerkannte den belgischen  
Entscheid in Anwendung des Lugano-Übereinkommens (Übereinkommen über die  
gerichtliche Zuständigkeit und die Anerkennung und Vollstreckung von Entscheidungen  
in Zivil- und Handelssachen; LugÜ).
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde der SAirGroup und der SAirLines i.N. gut und  
weist das Gesuch der Konkursmasse der Sabena um Anerkennung und Vollstreckbarerklärung des belgischen Urteils in letzter Instanz ab. Bei ihrem Entscheid berücksichtigt  
die I. zivilrechtliche Abteilung namentlich die jüngere Rechtsprechung des Europäischen  
Gerichtshofs (EuGH). Die vorliegende Streitigkeit fällt unter die im Lugano-Übereinkommen enthaltene Ausnahmebestimmung, wonach das Übereinkommen auf Konkurse,  
Vergleiche und ähnliche Verfahren nicht anzuwenden ist (Artikel 1, Absatz 2, Buchstabe  
b LugÜ). Da die Sabena die vorliegende Forderung in Belgien erst eingeklagt hat, als  
sich die SAirGroup und die SAirLines bereits in Nachlassliquidation befanden, ist der  
belgische Prozess von seiner Funktion her ein insolvenzrechtliches Verfahren. Das  
Urteil kann unter diesen Umständen nicht nach dem Lugano-Übereinkommen anerkannt  
werden. Lausanne, le 28 mai 2014
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 8 mai 2014 (4A_740/2012)
Sabena : l'arrêt belge n'est pas reconnu
L'arrêt rendu par la Cour d'appel de Bruxelles, dans le procès en dommages-intérêts  
qui oppose la masse en faillite de Sabena à SAirGroup/SAirLines en liquidation  
concordataire, n'est pas reconnu en Suisse. Le Tribunal fédéral annule la décision du  
Tribunal supérieur du canton de Zurich.
Le 27 janvier 2011, la Cour d'appel de Bruxelles a rendu une décision préjudicielle  
relative à l'obligation incombant à SAirGroup AG et à SAirLines AG, toutes deux en  
liquidation concordataire, de dédommager la compagnie aérienne belge Sabena, société en faillite. Cette procédure civile porte sur la violation de devoirs contractuels et extracontractuels commise durant la période de la collaboration entre le groupe SAir et  
Sabena. La Cour belge a jugé que SAirGroup et SAirLines étaient directement responsables de la faillite de Sabena et que le montant du dommage en relation causale avec  
cette faute correspondait au "passif de discontinuité" engendré par l'ouverture de la faillite de Sabena. SAirGroup et SAirLines en liquidation concordataire ont été condamnées  
à payer la somme provisionnelle de 18,3 millions d'euros.
Dans la procédure concordataire concernant SAirLines, les liquidateurs ont admis des  
créances de la masse en faillite de Sabena à hauteur de 397 millions de francs. La  
masse en faillite de Sabena a ouvert action pour obtenir la collocation de 230 millions  
de francs supplémentaires. Un recours est actuellement pendant sur ce point devant la  
IIe Cour de droit civil du Tribunal fédéral. Parallèlement à la procédure en contestation  
de l'état de collocation en cours, la masse en faillite de Sabena a requis, en 2011, la  
reconnaissance et l'exequatur de l'arrêt de la Cour d'appel de Bruxelles. Le Tribunal  
supérieur du canton de Zurich a admis cette demande en novembre 2012 et reconnu  
l'arrêt belge en application de la Convention de Lugano (Convention concernant la  
compétence judiciaire, la reconnaissance et l’exécution des décisions en matière civile  
et commerciale; CL).
Le Tribunal fédéral admet le recours formé par SAirGroup et SAirLines en liquidation  
concordataire et rejette en dernière instance la requête de la masse en faillite de  
Sabena visant à obtenir la reconnaissance et l'exequatur de l'arrêt belge. Dans son  
arrêt, la Ire Cour de droit civil prend notamment en considération la jurisprudence la plus  
récente de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE). La présente contestation  
tombe sous le coup d'une exception prévue dans la Convention de Lugano, selon  
laquelle ladite Convention ne s'applique pas aux faillites, aux concordats et autres  
procédures analogues (article 1, alinéa 2, lettre b CL). Comme Sabena a fait valoir la  
créance litigieuse en justice devant les tribunaux belges alors que SAirGroup et  
SAirLines se trouvaient déjà en liquidation concordataire, le procès belge constitue de  
par sa fonction une procédure en matière d'insolvabilité. Dans ces conditions, l'arrêt ne  
peut pas être reconnu sur la base de la Convention de Lugano.