An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 22. Februar 2017
Kein Embargo
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 22. Februar 2017 (1B_349/2016, 1B_350/2016)
Ausschluss der Presse durch Zürcher Obergericht: Beschwerde 
gutgeheissen
Das Obergericht des Kantons Zürich hat mit dem Ausschluss der akkreditierten
Gerichtsberichterstatter von der Berufungsverhandlung und der mündlichen Urteilsverkündung in einem Strafprozess den Grundsatz der Justizöffentlichkeit sowie die
Medien- und Informationsfreiheit verletzt. Das Bundesgericht heisst die Beschwerde
von vier Medienschaffenden gut.
Ein Zürcher Bezirksgericht hatte 2015 eine Frau und deren Liebhaber der versuchten
vorsätzlichen Tötung schuldig gesprochen. Opfer war der Ehemann der verurteilten
Frau. Gegen den erstinstanzlichen Entscheid erhoben die Verurteilten und die Staatsanwaltschaft Berufung ans Obergericht des Kantons Zürich. Dieses ordnete auf Antrag
des Gatten und der Kinder des Ehepaares für die kommende Berufungsverhandlung
und die mündliche Urteilsverkündung den vollständigen Ausschluss des Publikums und
der akkreditierten Gerichtsberichterstatterinnen und -erstatter an. Zur Begründung
wurde angeführt, dass der Ehemann und die Kinder andernfalls retraumatisiert und
unkontrolliert mit Verfahrensdetails konfrontiert werden könnten. Die Verhandlung und
die Verkündung des Urteils wurden im Oktober 2016 unter Ausschluss von Publikum
und Presse durchgeführt.
Das Bundesgericht heisst in seiner öffentlichen Beratung vom Mittwoch die Beschwerde
von vier betroffenen Medienschaffenden gut. Das Gericht stellt fest, dass ihr Ausschluss
von der Berufungsverhandlung und der mündlichen Urteilsverkündung den Grundsatz
der Justizöffentlichkeit (Artikel 30 der Bundesverfassung, präzisiert in Artikel 69 der
Strafprozessordnung) sowie die Informations- und Medienfreiheit (Artikel 16 und 17 der
Bundesverfassung) verletzt hat. In einem demokratischen Rechtsstaat spielen die
Medien eine unentbehrliche Rolle bei der Information der Öffentlichkeit und beim
Vermitteln der Funktionsweise der Justiz. Angesichts der Bedeutung des Prinzips der
Öffentlichkeit von Gerichtsverhandlungen in einem Rechtsstaat ist der Ausschluss von
Medienschaffenden nur sehr beschränkt zulässig. Das Prinzip der Justizöffentlichkeit
bedeutet eine Absage an jegliche Form der Geheimjustiz. Gestützt auf Artikel 70 der
Strafprozessordnung kann sich eine allfällige Einschränkung der Justizöffentlichkeit nur
in seltenen Situationen rechtfertigen, etwa dann, wenn es um den Schutz der
Intimsphäre des Opfers geht. In der Regel darf aber ein Ausschluss nicht unmittelbar für
die ganze Verhandlung angeordnet werden. Im Weiteren untersteht die Presse bei ihrer
Tätigkeit  den  Regelungen  des  Zivil-  und  des  Strafrechts,  sowie  den  eigenen
Standesregeln. Im konkreten Fall war der Ausschluss der Medienschaffenden unverhältnismässig. Was die mündliche Urteilsverkündigung betrifft, bestand ein gesteigertes
öffentliches Interesse an der Kenntnisnahme und am Verständnis des gefällten Entscheides, was die Anwesenheit der Medien erforderte. Dies gilt umso mehr, nachdem
Presse und Öffentlichkeit bereits in erster Instanz ausgeschlossen wurden. Aufgrund
dieses Ergebnisses wird das Obergericht den betroffenen Journalisten das begründete
Urteil in anonymisierter Form zugänglich machen müssen. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 22 février 2017
Pas d'embargo
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 22 février 2017 (1B_349/2016, 1B_350/2016)
Exclusion de la presse par le Tribunal cantonal zurichois : recours 
admis
En interdisant aux journalistes accrédités l'accès aux débats d'appel et à la lecture
de jugement, dans le cadre d'un procès pénal, le Tribunal cantonal du canton de
Zurich a violé le principe de publicité de la procédure judiciaire ainsi que la liberté
des médias et d'information. Le Tribunal fédéral admet le recours de quatre
correspondants des médias.
En 2015, un tribunal de district zurichois a reconnu une femme et son amant coupables
de tentative de meurtre sur la personne du mari. Les condamnés et le ministère public
ont formé appel du jugement de première instance devant le Tribunal cantonal zurichois.
A la demande du conjoint et des enfants du couple, le tribunal a interdit au public ainsi
qu'aux journalistes accrédités d'assister aux débats et à la lecture de jugement. Le huis
clos a été ordonné pour prévenir le risque que l'époux et les enfant soient à nouveau
traumatisés et éviter qu'ils soient confrontés de manière incontrôlée aux détails de la
procédure. Le procès s'est déroulé en octobre 2016 en l'absence du public et de la
presse.
Lors de sa séance publique de mercredi, le Tribunal fédéral admet le recours de quatre
correspondants des médias. La Cour estime que leur exclusion de l'audience de débats
et de la lecture de jugement viole le principe de publicité des débats judiciaires
(article 30 de la Constitution fédérale, concrétisé à l'article 69 du code de procédure
pénale), de même que la liberté des médias et la liberté d'information (articles 16 et 17
de la Constitution fédérale). Dans un état démocratique, les médias jouent un rôle
indispensable d'information et de compréhension du fonctionnement de la justice.
Compte tenu de l'importance du principe de la publicité des débats dans un état de
droit, l'exclusion des journalistes ne peut être ordonnée que de manière très restrictive.
La publicité s'oppose à toute forme de justice secrète. Fondé sur l'article 70 du code de
procédure pénale, une éventuelle restriction ne peut être admise que dans de rares
situations, notamment celles où il y a lieu de protéger la sphère privée de la victime. En
règle générale, le huis clos ne peut pas être prononcé d'emblée pour l'entier des débats.
Au demeurant, la presse reste soumise aux exigences du droit civil et du droit pénal
ainsi qu'à ses propres règles déontologiques. Dans le cas d'espèce, l'exclusion des
correspondants des médias était dès lors disproportionnée. En ce qui concerne la
lecture de jugement, il existait un intérêt public important à la connaissance et à la
compréhension du verdict, dont la communication impliquait la présence des médias, ce
d'autant plus que ceux-ci – de même que le public – ont été exclus au stade de la
première instance déjà. Il en résulte, que le Tribunal cantonal devra rendre accessible
aux journalistes concernés l'arrêt motivé sous forme anonymisée.