An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 29. Dezember 2016
Embargo: 29. Dezember 2016, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 14. Dezember 2016 (1C_455/2016)
Beschwerde gegen Abstimmung über Nachrichtendienstgesetz 
abgewiesen
Das Bundesgericht weist eine Beschwerde im Zusammenhang mit der eidgenössischen Volksabstimmung über das Nachrichtendienstgesetz ab. Zwar hat die im
Vorfeld der Abstimmung von den Ostschweizer Justiz- und Polizeidirektoren (OJPD)
veröffentlichte Medienmitteilung die Abstimmungsfreiheit verletzt. Angesichts des
klaren Abstimmungsergebnisses kann aber ausgeschlossen werden, dass diese
Intervention eine ausschlaggebende Bedeutung hatte.
Am 25. September 2016 fand die eidgenössische Volksabstimmung über das Nachrichtendienstgesetz statt. Die Vorlage wurde gemäss den vorläufigen amtlichen Endergebnissen mit 65,5 Prozent Ja-Stimmen angenommen. In einer Beschwerde ans
Bundesgericht beantragte ein Stimmbürger aus dem Kanton Zürich, die Abstimmung für
ungültig zu erklären, respektive es sei festzustellen, dass die Medienmitteilungen des
Kantons Zürich und der Ostschweizer Justiz- und Polizeidirektoren (OJPD; Appenzell
Ausserrhoden, Appenzell Innerrhoden, Glarus, Graubünden, Schaffhausen, St. Gallen,
Thurgau, Zürich) zur bevorstehenden Abstimmung eine unzulässige Einmischung in den
Abstimmungskampf dargestellt hätten. Beide Medienmitteilungen hatten sich zu Gunsten der Vorlage ausgesprochen.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde im Sinne seiner Erwägungen ab. Die
Information über eine Abstimmungsvorlage ist grundsätzlich Sache der Behörden des
die Abstimmung durchführenden Gemeinwesens. Untergeordneten Gemeinwesen kann
es nur bei einer besonderen Betroffenheit erlaubt sein, sich in einer Abstimmung des
übergeordneten Gemeinwesens aktiv für die eigenen Interessen einzusetzen. Im
konkreten Fall ist zu beachten, dass eines der Ziele des Nachrichtendienstgesetzes die
Verhinderung von terroristischen Anschlägen auf publikumsintensive Grossanlässe und
stark frequentierte Verkehrsinfrastrukturen betrifft. Der Kanton Zürich weist eine hohe
Zahl solcher Anlässe bzw. Anlagen auf, weshalb eine besondere Betroffenheit zu
bejahen ist. Die Intervention des Kantons Zürich ist insofern nicht zu beanstanden,
ebensowenig wie der Inhalt der Mitteilung selber. Die Intervention der OJPD ist dagegen
mit der Abstimmungsfreiheit nicht vereinbar, weil die Ostschweizer Kantone in diesem
Bereich nicht besonders betroffen sind. Eine Aufhebung der Abstimmung fällt allerdings
nicht in Betracht, da es angesichts des klaren Ergebnisses mit einem Ja-Stimmen-Anteil
von fast zwei Dritteln ausgeschlossen scheint, dass der unzulässigen Intervention der
OJPD ausschlaggebende Bedeutung zukam. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 29 décembre 2016
Embargo : 29 décembre 2016, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 14 décembre 2016 (1C_455/2016)
Le recours dirigé contre le scrutin relatif à la loi fédérale sur le 
renseignement est rejeté
Le Tribunal fédéral rejette un recours concernant la votation fédérale relative à la loi
sur le renseignement. Certes, le communiqué de presse publié avant la votation par
les Directeurs de justice et police de Suisse orientale violait la liberté de vote.
Toutefois, compte tenu du résultat clair du vote, on peut exclure que cette intervention ait eu une influence déterminante.
Le 25 septembre 2016 a eu lieu la votation fédérale relative à la loi sur le renseignement. Selon les résultats finaux officiels provisoires, la loi a été acceptée par 65,5 pour
cent des votants. Un citoyen zurichois a recouru au Tribunal fédéral en lui demandant
d'invalider le scrutin, respectivement de constater que les communiqués de presse
publiés avant la votation par le canton de Zurich et par les Directeurs de justice et police
de Suisse orientale (Appenzell Rhodes-Extérieures, Appenzell Rhodes-Intérieures,
Glaris, Grisons, Schaffouse, Saint-Gall, Thurgovie et Zurich) constituaient une ingérence
inadmissible dans le débat électoral. Les deux communiqués se prononçaient en faveur
de la loi.
Le Tribunal fédéral rejette le recours dans le sens de ses considérants. L'information sur
l'objet de la votation appartient en principe aux autorités de la collectivité chargée du
scrutin. Une collectivité de rang inférieur ne peut être autorisée à intervenir à propos
d'une  votation  organisée  à  l'échelon  supérieur  que  si elle  est particulièrement
concernée. En l'occurrence, il y a lieu de constater que l'un des buts de la loi sur le
renseignement est d'empêcher les actes terroristes lors de manifestations de masse ou
à l'encontre d'infrastructures de transport très fréquentées. Le canton de Zurich connaît
un grand nombre de ce genre de manifestations et d'infrastructures, de sorte qu'il
apparaît particulièrement concerné. Son intervention n'était dès lors pas critiquable, tout
comme le contenu même de son communiqué. En revanche, l'intervention des
Directeurs de justice et police des cantons de Suisse orientale n'est pas compatible
avec la liberté de vote, dans la mesure où ces cantons ne sont pas particulièrement
concernés dans ce domaine. Il n'est toutefois pas question d'annuler la votation  : au vu
du résultat clair du scrutin, soit une acceptation par près des deux tiers des voix, il
apparaît exclu que l'intervention illicite des Directeurs de justice et police ait pu avoir
une influence déterminante.