<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <table border="0"> <tr> <td> <img height="68" src="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2013-08-23-6B_546-2013.1&amp;type=gif" width="95"/> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> </tr> <tr> <td> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6B_546/2013 </b> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> </tr> </table> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 23 août 2013</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Cour de droit pénal</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. les Juges fédéraux Mathys, Président, </div> <div class="para">Schneider et Denys. </div> <div class="para">Greffière : Mme Gehring. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">X.________, représenté par Me Jean Lob, avocat, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>Ministère public central du canton de Vaud</i>, avenue de Longemalle 1, 1020 Renens VD, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Courte peine privative de liberté ferme (<span class="artref">art. 41 CP</span>), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre le jugement de la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud du 13 mars 2013. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits:</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para">Par jugement du 13 mars 2013, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois a partiellement admis l'appel formé par X.________ contre le jugement rendu le 7 décembre 2012 par le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne, a condamné X.________ pour abus de confiance, faux dans les titres et usage abusif de permis ou de plaques à quatre mois de peine privative de liberté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para">X.________ forme un recours en matière pénale au Tribunal fédéral contre ce jugement, concluant, sous suite de dépens, à sa réforme en ce sens qu'il est condamné à une peine pécuniaire de 120 jours-amende à 20 fr. le jour. Il sollicite par ailleurs l'assistance judiciaire. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit:</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Se plaignant d'une violation de l'<span class="artref">art. 41 CP</span>, le recourant considère que la cour cantonale lui a infligé à tort une peine privative de liberté ferme d'une durée inférieure à six mois à la place d'une peine pécuniaire. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.1.</b> Aux termes de l'<span class="artref">art. 41 al. 1 CP</span>, le juge peut prononcer une peine privative de liberté ferme de moins de six mois uniquement si les conditions du sursis à l'exécution de la peine (<span class="artref">art. 42 CP</span>) ne sont pas réunies et s'il y a lieu d'admettre que ni une peine pécuniaire, ni un travail d'intérêt général ne peuvent être exécutés. A titre de sanctions, le nouveau droit fait de la peine pécuniaire (<span class="artref">art. 34 CP</span>) et du travail d'intérêt général (<span class="artref">art. 37 CP</span>) la règle dans le domaine de la petite criminalité, respectivement de la peine pécuniaire et de la peine privative de liberté la règle pour la criminalité moyenne. Dans la conception de la nouvelle partie générale du Code pénal, la peine pécuniaire constitue la sanction principale. Les peines privatives de liberté ne doivent être prononcées que lorsque l'Etat ne peut garantir d'une autre manière la sécurité publique. Quant au travail d'intérêt général, il suppose l'accord de l'auteur. En vertu du principe de la proportionnalité, il y a en règle générale lieu, lorsque plusieurs peines entrent en considération et apparaissent sanctionner de manière équivalente la faute, de choisir celle qui restreint le moins sévèrement la liberté personnelle de l'intéressé, respectivement qui le touche le moins durement. La peine pécuniaire et le travail d'intérêt général représentent des atteintes moins importantes et constituent ainsi des peines plus clémentes. Cela résulte également de l'intention essentielle, qui était au coeur de la révision de la partie générale du Code pénal en matière de sanction, d'éviter les courtes peines de prison ou d'arrêt, qui font obstacle à la socialisation de l'auteur, et de leur substituer d'autres sanctions. Pour choisir la nature de la peine, le juge doit prendre en considération l'opportunité de la sanction déterminée, ses effets sur l'auteur et son milieu social, ainsi que son efficacité préventive (<a class="bgeref_id" href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=36&amp;from_date=21.08.2013&amp;to_date=09.09.2013&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-IV-97%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page97">ATF 134 IV 97</a> consid. 4 p. 100 ss; arrêt 6B_102/2012 du 22 juin 2012 consid. 2.1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.2.</b> Il ressort du jugement attaqué (p. 16) que le recourant a déjà été condamné pour des infractions de même nature en 2003 et 2008, soit à deux mois d'emprisonnement avec sursis durant deux ans (en ayant subi une détention préventive de 38 jours), respectivement 30 jours-amende à 20 fr. le jour avec sursis durant deux ans. Au regard de ces condamnations antérieures, la cour cantonale a considéré que seul un pronostic défavorable pouvait être posé et que, par conséquent, un sursis au sens de l'<span class="artref">art. 42 CP</span> était exclu. Le recourant ne remet pas en cause cette approche. En revanche, il est d'avis qu'une peine pécuniaire ferme aurait dû être infligée et non une peine privative de liberté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.3.</b> La cour cantonale a exposé que le recourant avait souvent nié ses actes et tenu des propos peu clairs, en contradiction avec le dossier. Il avait déjà été condamné à deux reprises pour des infractions contre le patrimoine et avait subi de la détention préventive. Dans ces circonstances, elle a jugé qu'on voyait mal comment une peine pécuniaire ou un travail d'intérêt général serait suffisamment dissuasif et que seule une courte peine privative de liberté se justifiait (cf. jugement attaqué p. 44). Le recourant se distancie des constatations factuelles relatives à son attitude dans la procédure par des affirmations à caractère appellatoire, qui sont irrecevables (<a class="bgeref_id" href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=36&amp;from_date=21.08.2013&amp;to_date=09.09.2013&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-IV-1%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page1">ATF 137 IV 1</a> consid. 4.2.3 p. 5). Pour le surplus, il se contente d'émettre des généralités et d'exposer son point de vue, sans formuler de critiques spécifiques à l'encontre de la motivation cantonale. Il est ainsi douteux que le mémoire de recours réponde aux exigences de motivation posées par l'<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>. Quoi qu'il en soit, la persistance du recourant à commettre des infractions de même nature que celles pour lesquelles il avait déjà été condamné à deux reprises précédemment et alors même qu'il avait subi de la détention préventive d'une durée non négligeable ne permet pas d'envisager qu'une peine pécuniaire puisse avoir un quelconque effet dissuasif. Il n'en va pas différemment pour un travail d'intérêt général, que le recourant n'évoque d'ailleurs pas dans son mémoire de recours et auquel il n'a pas conclu. La solution cantonale ne prête pas le flanc à la critique et ne viole pas le droit fédéral. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Le recours doit être rejeté dans la mesure où il est recevable. Dès lors qu'il était voué à l'échec, l'assistance judiciaire ne peut être accordée (<span class="artref">art. 64 al. 1 LTF</span>). Le recourant devra donc supporter les frais (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>), dont le montant sera toutefois fixé en tenant compte de sa situation financière, qui n'apparaît pas favorable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce:</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est rejeté dans la mesure où il est recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La demande d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 800 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et à la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 23 août 2013 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Cour de droit pénal </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président: Mathys </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière: Gehring </div> </div></body></html></html>