<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2019-04-05-6B_314-2019.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6B_314/2019</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 5 avril 2019</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Cour de droit pénal</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge fédéral Denys, Président. </div> <div class="para">Greffière : Mme Livet. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">X.________, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. Ministère public de la République et canton de Genève, </div> <div class="para">2. A.________, </div> <div class="para">3. B.________, </div> <div class="para">4. C.________, </div> <div class="para">5. D.________, </div> <div class="para">intimés. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Irrecevabilité du recours en matière pénale (injure), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt de la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre pénale d'appel et de révision, du 11 février 2019 (AARP/33/2019 P/15290/2016). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Par arrêt du 11 février 2019, la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice de la République et canton de Genève a rejeté l'appel formé par X.________ contre le jugement du Tribunal de police du 20 septembre 2018 le condamnant pour injure à une peine pécuniaire de 30 jours-amende à 30 fr. le jour, sous déduction de deux jours de détention avant jugement, avec sursis pendant trois ans et rejetant ses conclusions en indemnisation. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">X.________ forme un recours au Tribunal fédéral contre l'arrêt précité. En substance, il conclut à son acquittement, au versement de divers montants par les parties plaignantes et l'Etat de Genève à titre d'indemnité, à l'ouverture d'une enquête pénale contre B.________ et A.________ pour abus d'autorité, séquestration et enlèvement et induction de la justice en erreur, et à ce que la gestion de cette affaire par la procureure soit examinée par le Conseil de la magistrature de Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">L'objet du litige est circonscrit par l'arrêt entrepris à la condamnation du recourant et ses conséquences accessoires. Les conclusions du recourant tendant à l'ouverture d'une enquête pénale contre deux des parties plaignantes et à l'examen de l'affaire par le Conseil de la magistrature sont, partant, irrecevables (cf. <span class="artref">art. 80 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.1.</b> Selon l'<span class="artref">art. 42 al. 1 LTF</span>, les mémoires de recours au Tribunal fédéral doivent indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuves, et être signés. En particulier, le recourant doit motiver son recours en exposant succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (cf. <span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>). De plus, le Tribunal fédéral est lié par les faits retenus par l'arrêt entrepris (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>), sous les réserves découlant des art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF, soit pour l'essentiel de l'arbitraire (<span class="artref">art. 9 Cst.</span>; sur cette notion voir <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=23.03.2019&amp;to_date=11.04.2019&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-IV-241%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page241">ATF 143 IV 241</a> consid. 2.3.1 p. 244; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=23.03.2019&amp;to_date=11.04.2019&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F141-I-49%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page49">141 I 49</a> consid. 3.4 p. 53 et les références citées) dans la constatation des faits. Ce dernier reproche se confond avec celui déduit de la violation du principe in dubio pro reo (<span class="artref">art. 32 Cst.</span>; <span class="artref">art. 10 CPP</span>; <span class="artref">art. 6 par. 2 CEDH</span>) au stade de l'appréciation des preuves (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=23.03.2019&amp;to_date=11.04.2019&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-IV-500%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page500">ATF 143 IV 500</a> consid. 1.1 p. 503; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=23.03.2019&amp;to_date=11.04.2019&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F138-V-74%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page74">138 V 74</a> consid. 7 p. 82; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=23.03.2019&amp;to_date=11.04.2019&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F124-IV-86%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page86">124 IV 86</a> consid. 2a p. 88). Le Tribunal fédéral ne connaît de la violation des droits fondamentaux que si ce moyen est invoqué et motivé par le recourant (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>), c'est-à-dire s'il a été expressément soulevé et exposé de manière claire et détaillée. Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=23.03.2019&amp;to_date=11.04.2019&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-III-364%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page364">ATF 142 III 364</a> consid. 2.4 p. 368 et les références citées). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.2.</b> Le recourant soutient qu'il aurait indiqué, au début de l'audience devant l'autorité cantonale, qu'il était victime d'une attaque de panique et qu'il avait pris deux anxiolytiques. Ce faisant, il s'écarte des faits constatés dans l'arrêt attaqué sans démontrer en quoi la cour cantonale aurait arbitrairement omis cet élément. Le recourant se plaint de ce que la présidente de la cour cantonale n'aurait pas protocolé ses déclarations à cet égard. Toutefois, il ne soutient pas qu'il aurait requis que tel soit le cas et que cela lui aurait été refusé en violation du CPP. Insuffisamment motivé, son grief est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.3.</b> L'argumentation du recourant consiste essentiellement en une vaste présentation personnelle des faits. Ce faisant, le recourant ne démontre pas en quoi les faits auraient été établis de manière manifestement insoutenable et son exposé est purement appellatoire, partant irrecevable. En outre, le recourant se fonde sur de nombreux faits non constatés dans l'arrêt attaqué, sans qu'il ne cherche à démontrer qu'ils auraient été arbitrairement omis. Le recourant invoque également le principe de la présomption d'innocence. Son grief se confond toutefois avec celui de l'arbitraire dans l'appréciation des preuves et la constatation des faits. Au détour de sa vaste rediscussion des faits, le recourant semble également se plaindre de ce que la cour cantonale n'a pas procédé à une reconstitution des faits. Le recourant ne démontre toutefois pas en quoi l'appréciation anticipée de la pertinence du moyen de preuve par la cour cantonale serait arbitraire. Quant au reproche de ne pas avoir ordonné une expertise psychiatrique concernant le recourant - mesure d'instruction qu'il ne prétend par ailleurs pas avoir requise - il ne démontre pas en quoi il était arbitraire de ne pas envisager d'office une telle mesure d'instruction. Les critiques du recourant s'agissant de l'appréciation des preuves et de l'établissement des faits ne répondent ainsi pas aux exigences de motivation accrues de l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span> et sont par conséquent irrecevables. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le recourant formule différents griefs en relation avec son droit d'être entendu. Toutefois, il n'expose pas, de manière conforme aux exigences de motivation accrue de l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>, en quoi le droit qu'il invoque aurait été violé. Insuffisamment motivé, ses critiques sont irrecevables. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Le recourant prétend que son avocat aurait requis de faire verser au dossier un enregistrement de vidéo-surveillance sur lequel les faits qui lui sont reprochés auraient été filmés. Il soutient que la lettre de son avocat n'aurait pas été versée au dossier, tout comme deux de ses propres courriers. Le recourant ne prétend, ni ne démontre s'être plaint de ces éléments à quelque stade de la procédure, ni n'avoir requis à nouveau devant l'autorité précédente la production de ces pièces. Ses critiques, invoquées pour la première fois devant le Tribunal fédéral, sont contraires au principe de la bonne foi, partant irrecevables (cf. <span class="artref">art. 5 al. 3 Cst.</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">Dans la mesure où le recourant s'en prend à l'appréciation des preuves opérée par la procureure et à l'ordonnance de condamnation, il ne s'attaque pas à la décision entreprise et ses griefs sont irrecevables faute de porter sur une décision de dernière instance cantonale (<span class="artref">art. 80 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.</b> </div> <div class="para">Le recourant soutient que sa mise en détention était injustifiée, dès lors qu'il avait un domicile en Suisse, et contraire aux droits de l'Homme. Les conditions de détention auraient été " très pénibles " pour lui. La cour cantonale a refusé toute indemnisation du recourant au sens des <span class="artref">art. 429 ss CPP</span>, en raison de sa condamnation. Le recourant ne formule aucun grief quant à l'application de ces dispositions et n'expose pas, de manière conforme à l'<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>, en quoi la cour cantonale aurait violé le droit. Pour le surplus, le recourant ne prétend, ni ne démontre que la cour cantonale aurait commis un déni de justice en n'examinant pas si la détention était justifiée et les conditions de celle-ci. Ses griefs à cet égard sont irrecevables. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>8.</b> </div> <div class="para">Le recourant soutient que le fait qu'il ait imité le cri du poulet au passage des policiers ne constituerait pas une injure. Ce faisant, il ignore qu'il n'a pas été condamné pour cela mais pour avoir accompagné ses cris d'un doigt d'honneur. Partant, ses critiques sont irrecevables. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Il en va de même lorsqu'il soutient qu'il aurait été jugé selon le nouveau droit des sanctions dont la cour cantonale aurait constaté qu'il était plus sévère. S'il est exact que la cour cantonale a constaté que le nouveau droit était plus sévère, elle a indiqué qu'il ne serait " par conséquent pas pris en considération (<span class="artref">art. 2 al. 2 CP</span>) en l'espèce, l'ancien droit étant applicable, partie des faits ayant été commis avant le 1er janvier 2018 " (arrêt attaqué, p. 12, consid. 3.2). En outre, le recourant ne démontre pas en quoi la cour cantonale aurait concrètement appliqué le nouveau droit et tel n'est pas le cas. Ses griefs sont, partant, irrecevables. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>9.</b> </div> <div class="para">Le recourant conteste le montant du jour-amende retenu. Toutefois, il se contente d'affirmer que le montant de 30 fr. par jour excède largement ses capacités financières. Son argumentation se fonde non sur les faits retenus par la cour cantonale - dont il n'a, par ailleurs, pas démontré l'arbitraire - mais sur ceux qu'il invoque librement. Ce faisant, le recourant n'articule aucun grief recevable, au regard de l'<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>, tiré de l'application erronée du droit matériel. Dans cette mesure, ses critiques sont irrecevables. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>10.</b> </div> <div class="para">Au vu du sort du recours, la demande d'indemnisation du recourant est sans objet. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>11.</b> </div> <div class="para">Sur le vu de ce qui précède, le recours doit être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée prévue par l'<span class="artref"><artref id="CH/173.110/108/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/a" type="start"></artref>art. 108 al. 1 let. a et b LTF</span><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/108/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/b" type="end"></artref>. Il était d'emblée dénué de chance de succès. L'assistance judiciaire doit être refusée (<span class="artref">art. 64 al. 1 LTF</span>). Le recourant, qui succombe, supporte les frais judiciaires, qui seront fixés en tenant compte de sa situation financière qui n'apparaît pas favorable (art. 65 al. 2 et 66 al. 1 LTF). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Président prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La demande d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 500 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et à la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre pénale d'appel et de révision. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 5 avril 2019 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Cour de droit pénal </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Denys </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : Livet </div> </div></body></html>