Convention du 14 décembre 1887 entre la Suisse et la France pour assurer l'observation, dans ces deux Etats, des lois sur l'enseignement primaire obligatoire et gratuit <?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><akomaNtoso xmlns="http://docs.oasis-open.org/legaldocml/ns/akn/3.0" xmlns:fedlex="http://fedlex.admin.ch/"><act name="publicLaw"><meta><identification source="#ch.bk"><FRBRWork><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/10/629_574_629/18880613/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/10/629_574_629/18880613"/><FRBRdate date="1888-06-13" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRdate date="1887-12-14" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="1888-06-13" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRcountry value="CH"/><FRBRnumber value="0.411.934.91"/><FRBRname xml:lang="fr" value="Convention du 14 décembre 1887 entre la Suisse et la France pour assurer l'observation, dans ces deux Etats, des lois sur l'enseignement primaire obligatoire et gratuit" shortForm=""/><FRBRname xml:lang="it" value="Convenzione del 14 dicembre 1887 tra la Svizzera e la Francia sull'adempimento dell'obbligo di scuola in ambo i territori, specialmente nei luoghi di confine" shortForm=""/><FRBRname xml:lang="de" value="Übereinkunft vom 14. Dezember 1887 zwischen der Schweiz und Frankreich betreffend Durchführung der Schulpflicht in den beidseitigen Gebieten, insbesondere in den Grenzortschaften" shortForm=""/><FRBRauthoritative value="true"/></FRBRWork><FRBRExpression><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/10/629_574_629/18880613/fr/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/10/629_574_629/18880613/fr"/><FRBRdate date="1888-06-13" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRdate date="1887-12-14" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="1888-06-13" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRlanguage language="fr"/></FRBRExpression><FRBRManifestation><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/10/629_574_629/18880613/fr/xml/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/10/629_574_629/18880613/fr/xml"/><FRBRdate date="1888-06-13" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRdate date="1887-12-14" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="1888-06-13" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRformat value="xml" fedlex:generator="2024-q4-rel-1.6.5"/></FRBRManifestation></identification><references source="#ch.bk"><TLCOrganization eId="ch.bk" href="https://fedlex.data.admin.ch/vocabulary/legal-institution/2" showAs="Chancellerie fédérale"/><TLCRole eId="publisher" href="http://data.legilux.public.lu/resource/ontology/jolux#publisher" showAs="Editeur"/><TLCRole eId="rightsHolder" href="http://data.legilux.public.lu/resource/ontology/jolux#rightsHolder" showAs="Détenteur des droits"/><TLCReference name="language" href="http://publications.europa.eu/resource/authority/language/FRA" showAs="fr"/><TLCReference name="format" href="https://fedlex.data.admin.ch/vocabulary/user-format/xml" showAs="xml"/></references></meta><preface><p><docNumber>0.411.934.91 </docNumber></p><p> RS <b>12</b> 384; FF <b>1888</b> I 356</p><p><i>Texte original</i></p><p><docTitle>Convention<br/>entre la Suisse et la France pour assurer l<inline name="man-font-weight-normal">’</inline>observation, dans ces deux Etats, des lois sur l<inline name="man-font-weight-normal">’</inline>enseignement primaire obligatoire et gratuit</docTitle></p><p>Conclue le 14 décembre 1887<br/>Approuvée par l’Assemblée fédérale le 23 mars 1888<authorialNote><p> RO <b>10</b> 573</p></authorialNote><br/>Instruments de ratification échangés le 13 juin 1888<br/>Entrée en vigueur le 13 juin 1888</p><p> (Etat le 13    juin 1888)</p></preface><preamble><p>Le conseil fédéral suisse<br/>et<br/>le président de la République française,</p><p>également animés du désir d’assurer aux enfants des deux nations, particulièrement dans les cantons suisses et départements français limitrophes, les bienfaits de l’instruction primaire obligatoire et gratuite, ont résolu de conclure à cette fin une convention spéciale et ont nommé pour leurs plénipotentiaires, savoir:</p><p xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration">(Suivent les noms des plénipotentiaires)</p><p>lesquels, après s’être communiqué leurs pleins pouvoirs trouvés en bonne et due forme,</p><p>sont convenus des articles suivants:</p></preamble><body><article eId="art_1"><num><b>Art. 1</b></num><paragraph eId="art_1/para"><content><p>Les enfants de nationalité suisse sont traités en France, en tout ce qui concerne l’obligation de l’enseignement primaire et la gratuité de l’instruction primaire publique, sur le même pied que les Français.</p><p>Inversement, les enfants de nationalité française sont traités en Suisse, en tout ce qui concerne l’obligation de l’enseignement primaire et la gratuité de l’instruction primaire publique, sur le même pied que les Suisses.</p></content></paragraph></article><article eId="art_2"><num><b>Art. 2</b></num><paragraph eId="art_2/para"><content><p>Le père, le tuteur, la personne qui a la garde d’un enfant soumis à l’instruction primaire obligatoire, le patron chez lequel cet enfant est placé et, en général, les personnes responsables dudit enfant, sont, en France, lorsque l’enfant est de nationalité suisse, tenus à l’observation des lois françaises et, en cas de contravention, sont passibles des mêmes peines que si l’enfant était de nationalité française.</p><p>Inversement, en Suisse, les personnes responsables d’un enfant de nationalité française sont soumises aux mêmes lois et, en cas de contravention, sont passibles des mêmes peines que si l’enfant était de nationalité suisse.</p></content></paragraph></article><article eId="art_3"><num><b>Art. 3</b></num><paragraph eId="art_3/para"><content><p>Si la personne responsable de l’enfant réside sur le territoire de l’autre Etat, les autorités scolaires sont réciproquement tenues de se signaler les enfants qui n’observent pas les lois sur l’obligation de l’enseignement primaire, et les autorités du lieu de la résidence de la personne responsable sont compétentes pour sévir contre cette dernière de la même manière et en appliquant les mêmes pénalités que si l’infraction avait été commise sur le territoire national.</p><p>Les rapports dressés par les autorités scolaires de l’un des deux pays feront foi, jusqu’à preuve contraire, devant les autorités de l’autre pays.</p></content></paragraph></article><article eId="art_4"><num><b>Art. 4</b></num><paragraph eId="art_4/para"><content><p>Les enfants suisses âgés de plus de treize ans, qui seraient encore, d’après les lois de leur canton d’origine, astreints à fréquenter une école, sont admis à suivre en France, aux mêmes conditions que les Français habitant la commune, les écoles ou les cours d’enseignement complémentaire, professionnel ou primaire supérieur.</p></content></paragraph></article><article eId="art_5"><num><b>Art. 5</b></num><paragraph eId="art_5/para"><content><p>Les autorités scolaires de chacun des deux Etats sont tenues de prêter leur concours à celles de l’autre Etat pour les renseignements sur la réelle fréquentation des écoles primaires par les enfants qu’elles se signaleraient, et de délivrer gratuitement et d’urgence telles attestations de scolarité qui leur seraient demandées par les autorités de l’autre Etat. Ces demandes de renseignements peuvent également s’appliquer aux enfants désignés dans l’art. 4.</p></content></paragraph></article><article eId="art_6"><num><b>Art. 6</b></num><paragraph eId="art_6/para"><content><p>Pour l’exécution des articles qui précèdent, les autorités scolaires des deux pays sont autorisées à correspondre directement entre elles. A cet effet, il sera dressé tous les ans, dans chacun des deux Etats, une liste des fonctionnaires suisses et français autorisés à correspondre directement; cette liste sera respectivement communiquée, par la voie diplomatique, à l’autre gouvernement, dans le courant du mois de juillet.</p></content></paragraph></article><article eId="art_7"><num><b>Art. 7</b></num><paragraph eId="art_7/para"><content><p>La présente convention demeurera en vigueur jusqu’à l’expiration d’un délai de six mois, à partir de la date de la dénonciation, qui en serait faite, par la voie diplomatique, à une époque quelconque, par l’une des parties contractantes.</p><p>La présente convention sera ratifiée et les ratifications en seront échangées à Paris, dans le délai de six mois. Elle sera exécutoire aussitôt après l’échange des ratifications.</p></content></paragraph></article><signature><p><i>En foi de quoi,</i> les plénipotentiaires respectifs ont signé la présente convention et y ont apposé leurs cachets.</p><p>Fait à Paris, en double exemplaire, le 14 décembre 1887.</p><table fedlex:function="layout"><tr><td><p>Lardy</p></td><td><p>Flourens</p></td></tr></table></signature></body></act></akomaNtoso>