<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <table border="0"> <tr> <td> <img height="68" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2017-07-18-2C_572-2017.1&amp;type=gif" width="95"/> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> </tr> <tr> <td> <div class="para">2C_572/2017 </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> </tr> </table> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 18 juillet 2017</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. et Mme les Juges fédéraux Zünd, Juge présidant, </div> <div class="para">Aubry Girardin et Stadelmann. </div> <div class="para">Greffier : M. Dubey. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">X.________, </div> <div class="para">représenté par Me Andreia Ribeiro, avocate, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Service de la population du canton de Vaud, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Refus d'octroi d'une autorisation de séjour en vue de mariage et renvoi de Suisse, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal cantonal du canton </div> <div class="para">de Vaud, Cour de droit administratif et public, du 23 mai 2017. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">X.________ est arrivé en Suisse en 2011. Sous divers alias, il s'est vu refuser une demande d'asile par décision du 21 juin 2011, puis, resté illégalement en Suisse, il s'est vu condamner pénalement essentiellement pour contraventions à la LStup, en mars 2012 (45 jours-amende), en mai 2013 (120 jours-amende), en juillet 2014 (30 jours-amendes), en novembre 2014 (peine privative de liberté de 90 jours), en septembre 2015 (peine privative de liberté de 27 mois), ainsi qu'en mars 2016 (peine privative de liberté de 30 jours). Dans l'intervalle, Y.________, au bénéfice d'une autorisation de séjour en Suisse depuis 2012, a donné naissance à deux enfants le 3 mars 2015 et le 27 février 2017, que l'intéressé a reconnus. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par décision du 2 février 2017, le Service de la population du canton de Vaud a rejeté la demande d'autorisation de séjour en vue de mariage déposée par l'intéressé en raison des multiples condamnations pénales et des tromperies réitérées sur son identité. L'intéressé travaille depuis le 1er mars 2017. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Par arrêt du 23 mai 2017, le Tribunal cantonal du canton de Vaud a rejeté le recours que X.________ a déposé contre la décision rendue le 2 février 2017 par le Service de la population du canton de Vaud. La décision attaquée ne violait pas le droit au mariage garanti par les <span class="artref">art. 14 Cst.</span> et 12 CEDH, les conditions d'admission au sens de l'art. 17 al. 2 LEtr n'étant manifestement pas remplies, comme l'avait déjà jugé le Tribunal fédéral (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=25&amp;from_date=11.07.2017&amp;to_date=30.07.2017&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F138-I-41%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page41">ATF 138 I 41</a> et 137 I 351). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Agissant par la voie du recours en matière de droit public, X.________ demande au Tribunal fédéral en substance, sous suite de frais et dépens, de réformer l'arrêt rendu le 23 mai 2017 par le Tribunal cantonal du canton de Vaud en ce sens qu'une autorisation de séjour lui est octroyée. Il demande l'assistance judiciaire, l'effet suspensif et des mesures provisionnelles. Il se plaint de l'établissement inexact des faits et de la violation des <span class="artref">art. 14 Cst.</span>, 8 et 12 CEDH. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Il n'a pas été ordonné d'échange des écritures. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Selon l'<span class="artref">art. 83 let</span>. c ch. 2 et 5 de la loi fédérale du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral, en droit des étrangers, le recours en matière de droit public est irrecevable à l'encontre des décisions qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit ainsi que contre celles qui concernent une dérogation aux conditions d'admission, telle que prévue par l'art. 30 LEtr. En l'espèce, ni la partenaire ni les enfants du recourant ne disposent d'un droit de séjour durable en Suisse qui permettrait d'invoquer l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=25&amp;from_date=11.07.2017&amp;to_date=30.07.2017&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-II-393%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page393">ATF 137 II 393</a> consid. 3.3 p. 396 s.; arrêt 2C_987/2015 du 9 novembre 2015 consid. 3). Au vu de leur formulation potestative, les art. 30 et 44 LEtr ne confèrent aucun droit au recourant (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=25&amp;from_date=11.07.2017&amp;to_date=30.07.2017&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-II-393%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page393">ATF 137 II 393</a> consid. 3.3 p. 396 s.). En revanche, le recourant peut se prévaloir d'un droit au mariage garanti par les <span class="artref">art. 14 Cst.</span> et 12 CEDH. Il s'ensuit que le mémoire est recevable en tant que recours en matière de droit public. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Invoquant l'interdiction de l'arbitraire dans l'établissement des faits, le recourant reproche à l'instance précédent de n'avoir pas constaté qu'il était fiancé avec la mère de ses enfants dans le courant de l'année 2015 et que les faits pour lesquels il a été condamné sont tous antérieurs à la naissance de sa première fille, ce qui tendait à démontrer que, depuis cet événement, il s'était amendé, de sorte que les conditions pour l'octroi d'une autorisation de séjour étaient manifestement remplies. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le premier grief est rejeté. Il ressort de l'arrêt que la relation entre le recourant et sa partenaire date de 2015 et a été immédiatement suivie de la naissance du premier enfant. Le second grief est aussi rejeté dans la mesure où il peut être examiné : à l'appui de son grief, le recourant se borne en effet à renvoyer à une affirmation non étayée faite devant l'instance précédente; sans contester le constat qu'il a fait l'objet de multiples condamnations de sorte qu'il remplit les conditions de la révocation au sens de l'<span class="artref">art. 62 al. 1 let</span>. c LEtr et que, malgré cela, il a récidivé en revenant illégalement en Suisse et en se faisant livrer de la drogue par sa partenaire alors qu'il était en détention, le tout postérieurement à la naissance de sa fille. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">Pour le surplus, l'instance précédente a dûment exposé le droit ainsi que la jurisprudence y relative et l'a correctement appliqué au recourant, dont elle examiné en détail la situation personnelle, familiale, sociale, économique et financière de sorte qu'il peut être renvoyé aux considérants de l'arrêt attaqué sur ce point (<span class="artref">art. 109 al. 3 LTF</span>). Il n'y a pas lieu de revenir sur les arguments du recourant qui répète ceux qu'il avait déjà exposés devant l'instance précédente et se fondent en partie sur des faits qui ne peuvent pas être retenus (cf. consid. 5 ci-dessus). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.</b> </div> <div class="para">Le recours est ainsi rejeté en application de la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 109 LTF</span>. La requête d'effet suspensif et de mesures provisionnelles est par là-même devenue sans objet. Le recours étant d'emblée dénué de chance de succès, la requête d'assistance judiciaire est rejetée (<span class="artref">art. 64 al. 1 LTF</span>). Succombant, le recourant doit supporter les frais de la procédure fédérale (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). Il n'est pas alloué de dépens (<span class="artref">art. 68 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La requête d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 1'000 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué à la mandataire du recourant, au Service de la population et au Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour de droit administratif et public, ainsi qu'au Secrétariat d'Etat aux migrations. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 18 juillet 2017 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Juge présidant : Zünd </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Dubey </div> </div></body></html>