1. Februar 1995 231 Motion der christlichdemokratischen Fraktion Im Zusammenhang mit der Erfüllung aller Waldfunktionen ge- mäss neuem Waldgesetz ist der Bundesrat bereit zu prüfen, wie die Leistungen des Waldes für die Allgemeinheit nebst Holzerlös und Förderungszahlungen abgegolten werden kön- nen. 2.-4. Die Überprüfung der Brandversicherungsvorschriften drängt sich im Hinblick auf die Harmonisierung mit den Vor- schriften der Europäischen Union auf. Erhaltung und Stär- kung der Ausbildung der Forstingenieure sowie Förderung der raschen Umsetzung von Forschungsergebnissen sind für die Wald- und Holzwirtschaft wichtige langfristige Anliegen. Der Bundesrat wird sich deshalb für die Durchführung der er- wähnten Massnahmen einsetzen. Rapport écrit du Conseil fédéral du 23 février 1994 Le Conseil fédéral se prononce comme suit au sujet des mesu- res proposées par la motion: 1. Les soins aux forêts et les mesures de gestion sont les me- sures prioritaires pour atteindre les buts visés par la nouvelle loi sur les forêts et doivent être assurés à long terme, dans les limites des possibilités financières. La conservation des forêts, notamment celle de nos forêts de montagne, est tout aussi prioritaire que l'encouragement du matériau écologique bois. Les contributions aux soins aux fo- rêts sont judicieuses tant du point de vue économique qu'éco- logique et constituent un maillon important pourforger un ave- nir suisse assuré et favorable à l'environnement. Il convient de renoncer à une compensation à charge de la ru- brique 4600.102 «Améliorations des structures». L'encourage- ment de la collaboration interentreprises contribue au- jourd'hui déjà de manière décisive à maintenir l'économie fo- restière en état de fonctionner. Une desserte de base minimale et judicieuse, qui tient également compte de l'utilisation du câ- ble-grue, est une condition indispensable pour un entretien minimal des forêts. En relation avec le maintien de toutes les fonctions de la forêt, conformément à la nouvelle loi sur les forêts, le Conseil fédéral est disposé à examiner comment les prestations de la forêt en faveur de la collectivité peuvent être indemnisées autrement que par le produit de la vente du bois et les mesures d'encou- ragement. 2.-4. Le réexamen des prescriptions en matière d'assurance- incendie s'impose dans la perspective d'une harmonisation avec les prescriptions de l'Union européenne. Le maintien et le renforcement de la formation des ingénieurs forestiers et une mise en oeuvre rapide des résultats de la recherche sont des objectifs importants pour l'économie forestière et l'indus- trie du bois. C'est pourquoi le Conseil fédéral s'engagera en faveur de la réalisation des mesures mentionnées. Schriftliche Erklärung des Bundesrates Der Bundesrat beantragt, die Motion in ein Postulat umzu- wandeln. Déclaration écrite du Conseil fédéral Le Conseil fédéral propose de transformer la motion en pos- tulat. Überwiesen als Postulat-Transmis comme postulat #ST# 94.3290 Motion der christlichdemokratischen Fraktion Bedarfsleistungen bei Mutterschaft. Rahmengesetz Motion du groupe démocrate-chrétien Prestations de maternité. Loi-cadre Diskussion - Discussion Siehe Jahrgang 1994, Seite 1900 - Voir année 1994, page 1900 Le président: Le Conseil fédéral propose de transformer la motion en postulat. Grossenbacher Ruth (C, SO): Die CVF-Fraktion ist bereit, die Motion in ein Postulat umzuwandeln. Die wichtigsten Punkte, die wir mit diesem Vorstoss verfolgen, sind die folgenden: 1. Wir wollen mit diesem Rahmengesetz für Mutterschaftsbei- hilfen die Gleichberechtigung unter den Familien in der gan- zen Schweiz erreichen. Es darf nicht vom Wohnsitz der Fami- lien abhängen, ob sie diese Beihilfen erhalten oder nicht 2. Neun Kantone, darunter auch der Kanton Waadt, wo Frau Suzette Sandoz, die diesen Vorstoss bekämpft, wohnt, haben bereits ein solches Rahmengesetz. Der Kanton Aargau legife- riert Zehn Kantone werden also dieses Gesetz schon haben. 3. Es ist ein Bedarf da Es gibt doch Frauen, Familien, die we- gen einer Mutterschaft in finanzielle Schwierigkeiten kommen. Wir kennen das, weil es einen Solidaritätsfonds für bedrängte Mütter in Not gibt, wo sich jährlich 700 Familien melden. Aus den Berechnungen aus den Kantonen weiss man, dass etwa 5 Prozent diese Hilfe unbedingt brauchen. Wir wollen dieses Rahmengesetz schaffen, damit Mutterschaftsbeihilfen nicht Sozialhilfe sind, damit die Familien nicht zur Fürsorge gehen müssen, damit sie einen berechtigten Anspruch auf diese Mut- terschaftsbeihilfen haben. Wir wollen nicht eine Änderung des Giesskannenprinzips, sondern es geht hier um diese 5 Pro- zent, die es unbedingt nötig haben. Die Finanzierung wird dann auch die Fürsorgekosten entla- sten. Das Rahmengesetz für Mutterschaftsbeihilfen wäre eine Ergänzung zur laufenden Mutterschartsversicherung. Wir haben konkrete Beispiele, dass ein solches Rahmenge- setzfunktionieren kann und soll. Wir kennen nämlich das Rah- mengesetz des Bundes für die Ergänzungsleistungen, und ich glaube, dass die Kantone froh sind, dass es ein solches Er- gänzungsleistungsgesetz gibt. Deshalb bittet Sie die CVP-Fraktion, dass Sie ein Ja geben, da- mit ein solches Rahmengesetz des Bundes geschaffen wer- den kann. Sandoz Suzette (L,VD): II est incontestable que la motion-ou le postulat - présentée par le groupe démocrate-chrétien est pétrie de bonnes intentions. Le postulat propose, en effet, la création d'une loi-cadre par la- quelle la Confédération pourrait obliger les cantons, avec l'aide de la Confédération, à fournir certaines prestations dans l'hypothèse où une famille, à la suite d'une naissance, serait tombée dans le besoin, ce qui est un cas typique d'assistance. Mais il comporte en fait trois défauts. Le premier défaut, c'est que l'assistance est un domaine dans lequel les cantons sont compétents, ainsi que le montrent d'ailleurs très bien les cantons qui, comme M™ Grossenba- cher l'a évoqué tout à l'heure, ont déjà légiféré dans ce do- maine. Le deuxième défaut, c'est qu'en créant une loi fédérale, on créerait un mélange de tâches entre la compétence fédérale etMotion du groupe démocrate-chrétien 232 N 1er février 1995 la compétence cantonale, mélange de tâches dont nous avons dénoncé la semaine dernière les défauts en disant que cela contribuait à la difficulté des solutions financières des dif- férents problèmes. Le troisième défaut, c'est que cette loi fédérale imposerait une coresponsabilité financière entre cantons et Confédéra- tion. Or, vous savez que cette coresponsabilité a deux in- convénients: premièrement, une surenchère, parce qu'en général, on subordonne l'aide fédérale à une aide cantonale préalable - alors, sous prétexte qu'il y a l'aide des uns, on augmente l'aide de l'autre -, et, deuxièmement, si la Confé- dération a des problèmes financiers, elle supprime ou dimi- nue son aide financière et reporte donc la charge sur les can- tons, inconvénient que vous êtes venus nombreux dénoncer à cette tribune la semaine dernière. Par conséquent, nous serions peu logiques et nous manque- rions de cohérence si nous acceptions, même sous forme de postulat, la création d'une loi dans un domaine qui n'est pas encore pris en charge par la Confédération, qui aboutirait à un enchevêtrement des tâches et à une mauvaise répartition fi- nancière, ce que, je le répète, nous avons dénoncé la semaine dernière comme étant une cause de la difficulté d'assainir les finances fédérales. Encore une fois, le postulat ou la motion est pétri de bonnes intentions, mais vous savez aussi que l'enfer en est pavé! C'est pour éviter l'enfer que je vous propose de refuser le pos- tulat. Hafner Ursula (S, SH): Die Familien, Frau Sandoz, leben leider nicht von unseren guten Intentionen, von unseren guten Ab- sichten; diese helfen ihnen nicht, ihren Lebensunterhalt zu be- streiten. Der Bund hat - seit fünfzig Jahren - gemäss der Bun- desverfassung die Kompetenz, zugunsten von Müttern und Familien zu legiferieren. Seit fünfzig Jahren warten wir auf die Mutterschaftsversicherung und auch auf Familienzulagen, die Familien zu überleben helfen. Die gemeinsame Verantwortung von Bund und Kantonen im fi- nanziellen Bereich, die Sie kritisiert haben, hat sich bei den Er- gänzungsleistungen zur Altersversicherung bestens bewährt. Es gibt keinen Grund, nur die Existenz der alten Leute in unse- rem Land zu sichern; Familien, Mütter brauchen ganz genau gleich ihre existentielle Absicherung. Man sagt sogar, dass die Kinder unsere Zukunft seien. Was wir dort an sozialer Sicher- heit bieten, wirkt sich auch auf unsere Zukunft aus. In diesem Sinne geht der Vorstoss der christlichdemokrati- schen Fraktion genau in die richtige Richtung. Wir von der so- zialdemokratischen Fraktion sind der Meinung, dass wir dazu übergehen müssen, in weiteren Zweigen der Sozialversiche- rung gemeinsam, in Zusammenarbeit mit den Kantonen, wirk- lich die Existenz der Leute zu sichern. Wir können dies tun, in- dem wir die Sockelbeträge, welche z. B. über Familienzulagen den Leuten gegeben werden, mit Bedarfsleistungen ergän- zen. Wir hätten das besser schon im Jahr der Familie getan. Ich bitte Sie, jetzt wenigstens die Motion der christlichdemo- kratischen Fraktion zu überweisen. Allenspach Heinz (R, ZH): Ich habe viel Verständnis für den Vorstoss der CVP-Fraktion. Ich möchte Sie aber daran erin- nern, dass wir uns letzte Woche in diesem Rat mit der Sanie- rung des Bundeshaushaltes sehr schwergetan haben. Wir ha- ben festgestellt, dass Sparen ausserordentlich schwierig, der grösste Teil der Bundesausgaben gesetzlich gebunden ist und dass wir nur wenig daran ändern können. Deshalb muss bei der Diskussion über neue Bundesaufgaben die Frage gestellt werden, was sie kosten. Im Postulat wird eine neue Bundesaufgabe vorgesehen, nämlich die Ausrich- tung von Bedarfsleistungen bei Mutterschaft Ich bitte den Bundesrat, uns darüber Auskunft zu geben, welche Konse- quenzen eine solche Aufgabe für den Bundeshaushalt hat. Es macht wenig Sinn, dass wir uns bei der Budgetdebatte jeweils über die Ausgaben streiten, in der Zwischenzeit aber neue Bundesaufgaben beschliessen. Es ist deshalb notwendig, dass wir vor dem Entscheid wissen, was die Sache etwa ko- sten könnte. Dreifuss Ruth, conseillère fédérale: Le Conseil fédéral est prêt à accepter le postulat pour les raisons suivantes: La première, c'est que depuis l'échec devant le peuple d'une assurance-maternité qui aurait été calquée sur le modèle des assurances pour perte de gain, de nombreux cantons ont mis en place des systèmes finalement tous proches les uns des autres, et tous proches du système des prestations complé- mentaires. L'appel grandit, aujourd'hui, de trouver des solu- tions qui, s'appuyant sur cette expérience des prestations complémentaires, pourraient être élargies progressivement à l'ensemble des cantons. Nous pourrions examiner ce que cela représente et ce que cela coûte. A la question qui vient d'être posée, nous n'avons pas encore les éléments directs d'une réponse, mais si nous extrapolons par rapport aux expériences des cantons et à l'expérience gé- nérale des prestations complémentaires, il s'agit de quelques dizaines de millions de francs. 30 millions à 40 millions de francs environ pourraient être à la charge de la Confédération pour une année, c'est-à-dire un montant restreint à la fois par rapport à une véritable assurance-maternité et par rapport aux frais des assurances sociales dans leur ensemble. Accepter le postulat nous permettrait justement d'examiner de plus près le coût d'une telle opération. La deuxième raison pour laquelle le Conseil fédéral fera de toute façon le travail demandé par le postulat, c'est la suite que nous entendons donner à l'avant-projet de loi fédérale sur l'as- surance-maternité que nous avons soumis à la procédure de consultation. Nous avons reçu les réponses. Elles sont largement positives dans l'ensemble, mais elles contiennent toute une série de propositions additionnelles de modification. Le problème prin- cipal est de savoir ce que l'on peut faire pour des familles qui fonctionnent selon le système traditionnel de partage du tra- vail, un des partenaires, en général l'homme, exerçant une ac- tivité professionnelle, et l'autre partenaire, en général la femme, exerçant exclusivement des tâches d'éducation, d'as- sistance et de tenue du ménage. Or, si l'on veut mettre à égalité la situation des deux différentes catégories de familles, des différents types de femmes, il est évident que l'on ne peut pas renoncer à une assurance-mater- nité digne de ce nom - digne de ce nom, elle ne le sera même pas! - dont la simple ambition sera de compenser le manque à gagner lié à l'interdiction de travailler et à une période un peu plus longue que l'on peut considérer comme une incapacité de travail due aux objectifs sociaux d'un bon démarrage dans la vie du bébé et d'un bon rétablissement de la mère. Cette assurance-maternité qui, encore une fois, ne mérite pas un si beau nom, est tout simplement l'évidence qui veut que lorsqu'un ou une salariée ne peut pas gagner sa vie, elle doit avoir un revenu d'appoint. Nous avons cela pour l'assurance- accidents, l'assurance perte de gain, l'assurance-maladie à ti- tre facultatif, et toutes nos assurances sociales visent en fait à cette compensation de revenu. A côté de cela, il y aurait la né- cessité de considérer la manière d'aider des familles où la perte de gain n'est pas liée uniquement à l'impossibilité de tra- vailler pendant la période de la naissance, mais est un choix qui correspond à un mode traditionnel de vie, qui consiste à consacrer plusieurs années à élever un enfant et à renoncer ainsi durablement à un revenu. La question est ici posée: face à une telle famille, par ce choix, ou face aux familles monopa- rentales qui ont un revenu insuffisant et se trouvent en situa- tion financière difficile, ne devrions-nous pas, pour assurer aux enfants les meilleures conditions possibles, étendre à ces fa- milles un système inspiré de celui des prestations complé- mentaires? Suite aux réponses données à la procédure de consultation, nous devons examiner cette possibilité. La motion proposée, si elle est transformée en postulat, ne fait rien d'autre que de nous apporter le soutien du Parlement aux travaux que nous réaliserons de toute façon. Abstimmung - Vote Für Überweisung des Postulates Dagegen 70 Stimmen 38 StimmenSchweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Motion der christlichdemokratischen Fraktion Bedarfsleistungen bei Mutterschaft. Rahmengesetz Motion du groupe démocrate-chrétien Prestations de maternité. Loi-cadre In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1995 Année Anno Band I Volume Volume Session Januarsession Session Session de janvier Sessione Sessione di gennaio Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 08 Séance Seduta Geschäftsnummer 94.3290 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 01.02.1995 - 08:00 Date Data Seite 231-232 Page Pagina Ref. No 20 025 269 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.