<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. Par jugement du 10 juin 1997, le Tribunal de police du district</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du Locle a condamné R. à une peine de deux mois d'emprisonne-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment avec sursis pendant deux ans pour avoir commis les infractions sui-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vantes :</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> - le 29 novembre 1995, à St-Imier : complicité de vol lors</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> d'un vol par introduction clandestine dans un magasin de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> vêtements</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> - le 26 décembre 1995, à Court : complicité de vol lors</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> d'une tentative de vol par effraction au détriment d'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> station-service</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> - le 6 avril 1996, à la Chaux-de-Fonds : délit manqué de vol</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> dans deux caves (cas de peu de gravité au sens de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> l'art.172 ter CPS).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> R. a par contre été acquitté, en l'absence d'indices</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">suffisants, des préventions de complicité de vol pour deux vols par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">effraction commis à Liebefeld la nuit du 26 au 27 novembre 1995 et à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Malleray le 18 décembre 1995.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Pour fonder son jugement, le tribunal a notamment retenu les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">déclarations de l'auteur principal de ces infractions, soit </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">M. , co-inculpé, ainsi que le témoignage de N. qui a assisté, depuis sa fenêtre, au vol de St-Imier.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Il en a déduit que R. avait prêté assistance à </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">M. en le conduisant, au volant de son Audi blanche, à St-Imier et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à Court, et ce alors qu'il connaissait parfaitement la nature des agisse-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ments projetés.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Pour sa part, R. a toujours nié avoir commis les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">actes de complicité qui lui sont reprochés.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. Le 3 novembre 1997, R. s'est pourvu en cassation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contre ce jugement. Il conclut principalement à son acquittement pur et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">simple, subsidiairement au renvoi de la cause pour nouveau jugement, ainsi</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'à l'allocation d'une indemnité pour son avocat d'office. Il invoque une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">violation des articles 6 § 2 CEDH, 4 Cst.fédérale et 224 CPPN ainsi qu'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">constatation arbitraire des faits. Le détail de ses arguments sera repris</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dans la mesure utile.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. Le président du Tribunal de police du district du Locle et le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ministère public ont conclu au rejet du recours, sans formuler d'obser-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vations.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> e n d r o i t</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux (art.244 CPP), le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recours est recevable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) Le principe de la présomption d'innocence oblige le juge à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">respecter la maxime "in dubio pro reo". Ce principe découle de l'article 6</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">§ 2 CEDH et trouve aussi son fondement juridique dans l'article 4 Cst.fé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dérale. Il constitue une règle de répartition du fardeau de la preuve -</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">interdisant de prononcer un verdict de culpabilité au motif que l'accusé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'a pas prouvé son innocence - et interdit aussi de rendre un tel verdict</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tant qu'un doute subsiste sur la culpabilité de l'accusé. Dans cette se-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conde acception, la maxime "in dubio pro reo" se rapporte à la constata-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion des faits de la cause et à l'appréciation des preuves (ATF 120 Ia 31</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">- SJ 1994 p.541 ss).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En procédure neuchâteloise, la règle "in dubio pro reo" n'a pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">été instituée expressément par le législateur, mais elle se déduit de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'article 224 CPP, qui consacre le principe de la libre appréciation des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">preuves par le juge (RJN 5 II 114).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> La maxime est violée si le juge pénal aurait dû douter de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">culpabilité de l'accusé. Il importe peu qu'il subsiste des doutes seule-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment abstraits et théoriques, qui sont toujours possibles, une certitude</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">absolue ne pouvant être exigée. Il doit s'agir de doutes sérieux et irré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ductibles qui s'imposent à l'esprit en fonction de la situation objective</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(SJ 1994 précitée).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le juge peut fonder son intime conviction sur de simples indi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ces. Pour permettre à l'autorité de recours de contrôler son raisonnement,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">on exige du magistrat qu'il justifie son choix (SJ 1994 précitée, RJN 3 II</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">97). L'autorité de cassation, qui est liée par les constatations de fait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du premier juge, n'intervient que si celui-ci s'est rendu coupable</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'arbitraire, soit si la juridiction inférieure a admis ou nié un fait en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">se mettant en contradiction évidente avec le dossier, ou si elle a abusé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de son pouvoir d'appréciation, en particulier si elle a méconnu des preu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ves pertinentes ou qu'elle n'en a arbitrairement pas tenu compte (ATF 100</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Ia 127), si les constatations sont manifestement contraires à la situation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de fait, reposent sur une inadvertance manifeste, ou heurte gravement le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sentiment de la justice, enfin si l'appréciation des preuves est tout à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fait insoutenable (ATF 118 II 30 cons.1b et les autres arrêts cités).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En l'espèce, les éléments retenus par le premier juge et qui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ont emporté son intime conviction ne relèvent en aucun cas de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'arbitraire.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Les déclarations faites par M. à la police et au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">juge d'instruction concernant le rôle de R. dans les affaires</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de Court et de Saint-Imier étaient très claires, cohérentes et truffées de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">détails précis (auditions des 26.12.1995, 27.12.1995, 29.12.1995 et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">08.01.1996, annexe 11 p.141-142, 145, 147 et 156).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Elles ont été constantes jusqu'à la confrontation du 26 janvier</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1996 chez le juge d'instruction au cours de laquelle "R. demande à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">M. , dans les larmes et à genou, d'expliquer qu'il n'était pas avec</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lui. M. lui répond qu'il prend tout sur lui" (annexe 11, p.167).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">La fin de l'audience d'instruction a alors consisté en une brève négation,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">protocolée en quinze lignes, de tout ce que M. avait affirmé et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">détaillé au cours des nombreuses auditions précédentes.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C'est donc à juste titre que le premier juge a retenu les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">premières déclarations de M. qui, seules, sont crédibles,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les secondes déclarations étant pour le moins sommaires et peu cohérentes.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Pour une raison que la présente Cour n'a pas à déterminer - mais qui n'est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">certainement pas étrangère au fait que M. vit avec la soeur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de R. (D.p.91 et p.99) et qu'il est le parrain de la fille de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> R. (annexe 11 p.144), donc a de forts liens d'amitié ou de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">"famille" - M. a voulu couvrir R. . L'on ne saurait souscrire à ce procédé et le suivre dans ses nouvelles déclarations.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Quant aux déclarations de R. , elles ont effectivement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">été fort maladroites, imprécises et peu crédibles. La propension qu'il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">aurait, selon ses dires, à se trouver entraîné , sans le savoir, sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'avant-scène de la commission de délits relève de l'irréel.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) Par ailleurs, en relation avec le vol de Saint-Imier, le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">premier juge n'a pas abusé de son pouvoir d'appréciation en retenant le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">témoignage de N. . Cette dernière a confirmé de manière claire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avoir vu une Audi blanche avec un spoiler et un toit ouvrant, munie de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plaques d'immatriculation carrées. Ce témoignage, précis, correspond</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'ailleurs aux premières déclarations de M. et est bien</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plus crédible que celui de Mme R. , l'épouse du recourant. En effet,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">comment accorder du crédit aux dires de cette dernière lorsqu'elle affirme</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">notamment que son mari a passé toutes les soirées et les nuits du 15</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">novembre 1995 au 12 décembre 1995 auprès d'elle (annexe 11, p.235-241),</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">alors qu'il est établi par le dossier qu'entre 23 h 00 et 24 h 00 le 28</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">novembre 1995, R. se trouvait en visite à Liebefeld chez un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">compatriote (annexe 11, p.185). De même, Mme R. prétend que son mari a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">passé la nuit du 23 au 24 décembre 1995 à la maison alors que celui-ci se</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">trouvait toute la nuit au bar Delphine à Neuchâtel avec M. ,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et les nommées O. et P. (annexe 11, p.189).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Mal fondé, le recours de R. doit dès lors être rejeté</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et les frais de la cause mis à sa charge. Comme celui-ci plaide au bénéfi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ce de l'assistance judiciaire totale, son avocat d'office a droit à une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">indemnité tenant compte de l'importance et de la difficulté de la cause,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la responsabilité assumée et du temps consacré à la préparation du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pourvoi. Cette indemnité peut être arrêtée à 400 francs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LA COUR DE CASSATION PENALE</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Rejette le recours de R. .</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Condamne le recourant à supporter les frais de la cause arrêtés à 440</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> francs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Fixe à 400 francs l'indemnité due à Me X. en tant qu'avocat</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> d'office du recourant R. .</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 4 février 1998</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> </div></body></html>