{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2012-06-21", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20120621-34124-06_2012-06-21.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20120621_34124_06:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "7049e497368f74b4616abafdf54aebd5"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20120621_34124_06", "Schweizerische Radio- und Fernsehgesellschaft SRG gegen Schweiz"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 21.06.2012 20120621_34124_06 (Schweizerische Radio- und Fernsehgesellschaft SRG gegen Schweiz)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 21.06.2012 20120621_34124_06 (Schweizerische Radio- und Fernsehgesellschaft SRG gegen Schweiz)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 21.06.2012 20120621_34124_06 (Schweizerische Radio- und Fernsehgesellschaft SRG gegen Schweiz)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>SUISSE: Art. 10 CEDH. Interdiction faite \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 suisse de radiodiffusion et t\u00e9l\u00e9vision (SSR) de r\u00e9aliser une interview t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e d'une d\u00e9tenue en prison.\n<br>Cette ing\u00e9rence \u00e9tait pr\u00e9vue par la loi et poursuivait les buts l\u00e9gitimes de d\u00e9fense de l'ordre public et de protection des droits d'autrui. La Cour estime toutefois que les autorit\u00e9s disposaient d'une marge d'appr\u00e9ciation restreinte, s'agissant d'une \u00e9mission t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e tr\u00e8s s\u00e9rieuse consacr\u00e9e \u00e0 un sujet d'int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral majeur, et qu'elles n'ont pas fond\u00e9 leur refus sur des motifs pertinents et suffisants. En particulier, le Gouvernement n'a pas pr\u00e9cis\u00e9 en quoi l'ordre ou la s\u00e9curit\u00e9 dans l'\u00e9tablissement auraient pu \u00eatre concr\u00e8tement menac\u00e9s, surtout si le tournage s'\u00e9tait d\u00e9roul\u00e9 dans le cadre limit\u00e9 propos\u00e9 par la requ\u00e9rante (pas plus de deux ou trois heures, dans le parloir ferm\u00e9 et pendant le travail des cod\u00e9tenues, avec le consentement \u00e9clair\u00e9s de la d\u00e9tenue). D\u00e8s lors, en l'absence d'une v\u00e9ritable mise en balance des int\u00e9r\u00eats dans leurs d\u00e9cisions, les autorit\u00e9s n'ont pas d\u00e9montr\u00e9 de mani\u00e8re convaincante que l'interdiction absolue de filmer dans l'\u00e9tablissement carc\u00e9ral \u00e9tait proportionn\u00e9e aux buts poursuivis et correspondait \u00e0 un besoin social imp\u00e9rieux, de sorte que l'ing\u00e9rence \u00e9tait disproportionn\u00e9e (ch. 56 - 67).\nConclusion: violation de l'art. 10 CEDH.\n<br> Inhaltsangabe des BJ(2. Quartalsbericht 2012)<br>Meinungs- und Informationsfreiheit (Art. 10 EMRK); Nichtbewilligung der Aufnahme eines Interviews in Strafanstalt.<br>Die beschwerdef\u00fchrende Gesellschaft macht geltend, die Nichtbewilligung eines Interviews mit einer wegen Mordes verurteilten Insassin in der Strafanstalt aufzunehmen, habe ihr Recht auf Meinungs- und Informationsfreiheit nach Art. 10 EMRK verletzt. Das Interview h\u00e4tte in der Sendung \"Rundschau\" ausgestrahlt werden sollen. Der Gerichtshof ist der Ansicht, dass die Schweizer Gerichte die Verweigerung nicht auf gen\u00fcgend erhebliche und sachliche Gr\u00fcnde gest\u00fctzt haben, sowohl was die Argumente zur Beachtung der Rechte der Mitinsassen angeht, als auch mit Blick auf die Aufrechterhaltung der Ordnung. Auch h\u00e4tten die Gerichte die von der Beschwerdef\u00fchrerin vorgestellten technischen M\u00f6glichkeiten nicht \u00fcberpr\u00fcft (konkrete Modalit\u00e4ten und Bedingungen der Aufnahme).<br>Was den Schutz der Insassin angeht, hebt der Gerichtshof hervor, dass diese klar und schriftlich ihr Einverst\u00e4ndnis zur Aufnahme gegeben hatte. Zu den von den Beh\u00f6rden vorgeschlagenen Alternativen zur Fernsehaufnahme h\u00e4lt der Gerichtshof fest, dass Art. 10 EMRK auch die Art und Weise der Meinungs\u00e4usserung sch\u00fctzt. Das telefonische Interview, dass mit der Insassin gef\u00fchrt und in der Sendung \"Schweiz aktuell\" ausgestrahlt wurde, habe den Eingriff durch die Nichtbewilligung der Fernsehaufnahme daher nicht wieder gut machen k\u00f6nnen. Verletzung Art. 10 EMRK (5 gegen 2)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>SUISSE: Art. 10 CEDH. Interdiction faite \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 suisse de radiodiffusion et t\u00e9l\u00e9vision (SSR) de r\u00e9aliser une interview t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e d'une d\u00e9tenue en prison.\n<br>Cette ing\u00e9rence \u00e9tait pr\u00e9vue par la loi et poursuivait les buts l\u00e9gitimes de d\u00e9fense de l'ordre public et de protection des droits d'autrui. La Cour estime toutefois que les autorit\u00e9s disposaient d'une marge d'appr\u00e9ciation restreinte, s'agissant d'une \u00e9mission t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e tr\u00e8s s\u00e9rieuse consacr\u00e9e \u00e0 un sujet d'int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral majeur, et qu'elles n'ont pas fond\u00e9 leur refus sur des motifs pertinents et suffisants. En particulier, le Gouvernement n'a pas pr\u00e9cis\u00e9 en quoi l'ordre ou la s\u00e9curit\u00e9 dans l'\u00e9tablissement auraient pu \u00eatre concr\u00e8tement menac\u00e9s, surtout si le tournage s'\u00e9tait d\u00e9roul\u00e9 dans le cadre limit\u00e9 propos\u00e9 par la requ\u00e9rante (pas plus de deux ou trois heures, dans le parloir ferm\u00e9 et pendant le travail des cod\u00e9tenues, avec le consentement \u00e9clair\u00e9s de la d\u00e9tenue). D\u00e8s lors, en l'absence d'une v\u00e9ritable mise en balance des int\u00e9r\u00eats dans leurs d\u00e9cisions, les autorit\u00e9s n'ont pas d\u00e9montr\u00e9 de mani\u00e8re convaincante que l'interdiction absolue de filmer dans l'\u00e9tablissement carc\u00e9ral \u00e9tait proportionn\u00e9e aux buts poursuivis et correspondait \u00e0 un besoin social imp\u00e9rieux, de sorte que l'ing\u00e9rence \u00e9tait disproportionn\u00e9e (ch. 56 - 67).\nConclusion: violation de l'art. 10 CEDH.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ(2\u00e8me rapport trimestriel 2012)<br>Libert\u00e9 d'expression et d'information (art. 10 CEDH); refus oppos\u00e9 \u00e0 une station de t\u00e9l\u00e9vision de r\u00e9aliser, dans un centre p\u00e9nitentiaire, une interview t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e d'une d\u00e9tenue. <br>Invoquant l'article 10 (libert\u00e9 d'expression et d'information), la soci\u00e9t\u00e9 requ\u00e9rante s'est plainte de ne pas avoir \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9e \u00e0 filmer dans un centre p\u00e9nitentiaire aux fins d'y interviewer une d\u00e9tenue purgeant une peine pour meurtre. Elle projetait de diffuser cette interview dans l'\u00e9mission \"Rundschau\". La Cour a observ\u00e9 que les tribunaux n'ont pas bas\u00e9 leur refus sur des motifs pertinents et suffisants, tant sur le point du droit des cod\u00e9tenues que du maintien de l'ordre. Les tribunaux n'ont pas non plus examin\u00e9 le volet technique pr\u00e9sent\u00e9 par la requ\u00e9rante (modalit\u00e9s et conditions concr\u00e8tes de tournage). Concernant le devoir des autorit\u00e9s de prot\u00e9ger la d\u00e9tenue, la Cour a not\u00e9 que cette derni\u00e8re avait donn\u00e9 sont consentement plein et \u00e9clair\u00e9 au tournage. La Cour a \u00e9galement rappel\u00e9, concernant les alternatives au tournage propos\u00e9es par les autorit\u00e9s, que, l'article 10 prot\u00e9geant aussi le mode d'expression des id\u00e9es et informations. Ainsi l'interview t\u00e9l\u00e9phonique de la d\u00e9tenue diffus\u00e9e dans l'\u00e9mission de la soci\u00e9t\u00e9 requ\u00e9rante \"Schweiz aktuell\" n'a aucunement rem\u00e9di\u00e9 \u00e0 l'ing\u00e9rence caus\u00e9e par le refus d'autorisation de filmer en prison. Violation de l'article 10 CEDH (5 voix contre 2)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>SUISSE: Art. 10 CEDH. Interdiction faite \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 suisse de radiodiffusion et t\u00e9l\u00e9vision (SSR) de r\u00e9aliser une interview t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e d'une d\u00e9tenue en prison.\n<br>Cette ing\u00e9rence \u00e9tait pr\u00e9vue par la loi et poursuivait les buts l\u00e9gitimes de d\u00e9fense de l'ordre public et de protection des droits d'autrui. La Cour estime toutefois que les autorit\u00e9s disposaient d'une marge d'appr\u00e9ciation restreinte, s'agissant d'une \u00e9mission t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e tr\u00e8s s\u00e9rieuse consacr\u00e9e \u00e0 un sujet d'int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral majeur, et qu'elles n'ont pas fond\u00e9 leur refus sur des motifs pertinents et suffisants. En particulier, le Gouvernement n'a pas pr\u00e9cis\u00e9 en quoi l'ordre ou la s\u00e9curit\u00e9 dans l'\u00e9tablissement auraient pu \u00eatre concr\u00e8tement menac\u00e9s, surtout si le tournage s'\u00e9tait d\u00e9roul\u00e9 dans le cadre limit\u00e9 propos\u00e9 par la requ\u00e9rante (pas plus de deux ou trois heures, dans le parloir ferm\u00e9 et pendant le travail des cod\u00e9tenues, avec le consentement \u00e9clair\u00e9s de la d\u00e9tenue). D\u00e8s lors, en l'absence d'une v\u00e9ritable mise en balance des int\u00e9r\u00eats dans leurs d\u00e9cisions, les autorit\u00e9s n'ont pas d\u00e9montr\u00e9 de mani\u00e8re convaincante que l'interdiction absolue de filmer dans l'\u00e9tablissement carc\u00e9ral \u00e9tait proportionn\u00e9e aux buts poursuivis et correspondait \u00e0 un besoin social imp\u00e9rieux, de sorte que l'ing\u00e9rence \u00e9tait disproportionn\u00e9e (ch. 56 - 67).\nConclusion: violation de l'art. 10 CEDH.\n<br> Sintesi dell'UFG(2\u00b0 rapporto trimestriale 2012)<br>Libert\u00e0 d'espressione e d'informazione (art.\u00a010 CEDU); rifiuto di realizzare un'intervista filmata di una detenuta in un penitenziario.<br>Invocando l'articolo\u00a010 CEDU (libert\u00e0 d'espressione e d'informazione), la societ\u00e0 ricorrente ha fatto valere di non essere stata autorizzata a realizzare, all'interno di un penitenziario, un'intervista filmata con una detenuta condannata per omicidio. La societ\u00e0 intendeva mandare in onda l'intervista nella trasmissione \"Rundschau\". La Corte \u00e8 dell'avviso che i giudici non hanno fondato il loro rifiuto su motivi validi n\u00e9 sul piano dei diritti delle codetenute n\u00e9 su quello del mantenimento dell'ordine. I giudici non hanno nemmeno esaminato le possibilit\u00e0 tecniche presentate dalla ricorrente (modalit\u00e0 e condizioni concrete delle riprese). In merito all'obbligo delle autorit\u00e0 di proteggere la detenuta, la Corte ha fatto notare che quest'ultima aveva chiaramente acconsentito per iscritto alle riprese. Per quanto riguarda le alternative alle riprese proposte dalle autorit\u00e0, la Corte ha rammentato che l'articolo\u00a010 CEDU protegge anche la modalit\u00e0 di espressione delle idee e delle informazioni. L'intervista telefonica con la detenuta diffusa nella trasmissione della societ\u00e0 ricorrente \"Schweiz aktuell\" non ha pertanto rimediato all'ingerenza causata dal rifiuto di filmare in prigione. Violazione dell'articolo\u00a010 CEDU (5 voti contro 2)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:09:10", "Checksum": "abba8d8c4aec291d09d20e0dbdec98ef"}