<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2018-02-05-6B_1208-2017.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6B_1208/2017</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 5 février 2018</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Cour de droit pénal</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge fédéral Denys, Président. </div> <div class="para">Greffière : Mme Gehring. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">X.________, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Ministère public central du canton de Vaud, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Procédure pénale, constatation des faits, recours en matière pénale au Tribunal fédéral, motivation, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal cantonal du canton de Vaud, Chambre des recours pénale, du 14 septembre 2017 (PE13.012968-SSM [475]). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.1.</b> Par ordonnance pénale du 5 octobre 2016, le Ministère public central vaudois a reconnu A.________ et X.________ coupables de diffamation ainsi que d'infraction à la loi fédérale contre la concurrence déloyale et les a condamnés à 75 jours-amende - dont 30 ferme, le sursis partiel étant fixé à 5 ans, - à 30 fr. l'unité, respectivement 60 jours de peine privative de liberté et 50 jours-amende à 30 fr. l'unité, peine entièrement complémentaire à celle prononcée le 28 septembre 2015 par la Cour d'appel pénale du canton de Fribourg. Le 28 juin 2017, le Tribunal de police de l'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois a constaté que les oppositions à l'ordonnance pénale étaient retirées à la suite de l'absence inexcusée des prénommés à l'audience du même jour et déclaré que l'ordonnance pénale était par conséquent exécutoire. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.2.</b> La Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté la demande de récusation de A.________ et les recours formés séparément par ce dernier et X.________ contre le prononcé du Tribunal de police aux termes d'un arrêt rendu le 14 septembre 2017. Elle a constaté que les prénommés n'avaient pas contesté avoir volontairement refusé de se présenter à l'audience du 28 juin 2017, cela alors même que la citation à comparaître les avait clairement informés que s'ils ne se présentaient pas, leurs oppositions seraient réputées retirées et l'ordonnance pénale déclarée exécutoire. Elle a ajouté que ladite audience avait bel et bien eu lieu, ainsi que le procès-verbal établi à cet effet en attestait; que l'inexactitude de celui-ci n'avait pas été démontrée, pas plus que sa rectification formellement demandée; que la comparution personnelle des intéressés à l'audience avait été exigée et que le refus conscient de s'y présenter ne constituait pas un empêchement excusable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.3.</b> X.________ recourt en matière pénale au Tribunal fédéral contre l'arrêt cantonal. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Le recourant ayant été condamné à une peine privative de liberté ferme, la demande d'effet suspensif se révèle sans objet, dès lors que dans un tel cas, le recours en matière pénale est assorti de l'effet suspensif de plein droit (cf. <span class="artref">art. 103 al. 2 let. b LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">L'objet du litige est circonscrit par l'arrêt attaqué au retrait d'opposition à l'ordonnance pénale du 5 octobre 2016. Toutes autres considérations, notamment celles ayant trait à " l'affaire X.________ ", sont irrecevables (cf. <span class="artref">art. 80 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.1.</b> Pour le reste, le recourant allègue qu'aucune audience publique n'aurait été tenue le 28 juin 2017, ainsi que son coaccusé A.________ et un témoin présent sur place le jour en question pouvaient en attester. Il précise qu'il n'avait pas pu former une demande de rectification dudit procès-verbal d'audience, puisqu'il ne l'avait jamais reçu. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.</b> Ce faisant, le recourant met en cause les constatations de fait. </div> <div class="para">Saisi d'un recours en matière pénale, le Tribunal fédéral statue en principe sur la base des faits établis par l'autorité précédente (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>), sous réserve des cas prévus à l'<span class="artref">art. 105 al. 2 LTF</span>, le Tribunal fédéral ne pouvant rectifier ou compléter les constatations de fait opérées par l'autorité précédente que si elles sont manifestement inexactes ou découlent d'une violation du droit au sens de l'<span class="artref">art. 95 LTF</span> (<span class="artref">art. 97 al. 1 et <artref id="CH/173.110/105/2" type="start"></artref>art. 105 al. 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/97/1" type="end"></artref>). L'expression «manifestement inexactes» signifie ici «arbitraires» au sens de l'<span class="artref">art. 9 Cst.</span> (<a class="bgeref_id" href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=27.01.2018&amp;to_date=15.02.2018&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-III-397%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page397">ATF 135 III 397</a> consid. 1.5). Le recourant ne peut ainsi critiquer les constatations de fait ressortant de la décision attaquée que si celles-ci ont été effectuées en violation du droit au sens de l'<span class="artref">art. 95 LTF</span> ou de manière manifestement inexacte, c'est-à-dire arbitraire (<a class="bgeref_id" href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=27.01.2018&amp;to_date=15.02.2018&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F136-II-304%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page304">ATF 136 II 304</a> consid. 2.4 p. 314), et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (<span class="artref">art. 97 al. 1 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=27.01.2018&amp;to_date=15.02.2018&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-III-226%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page226">ATF 137 III 226</a> consid. 4.2 p. 234). Conformément à l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>, le recourant doit expliquer de manière circonstanciée en quoi ces conditions seraient réalisées. Les faits et les critiques invoqués de manière appellatoire sont irrecevables (<a class="bgeref_id" href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=28&amp;from_date=27.01.2018&amp;to_date=15.02.2018&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-II-353%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page353">ATF 137 II 353</a> consid. 5.1 p. 356). Par ailleurs, aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut en principe être présenté devant le Tribunal fédéral (<span class="artref">art. 99 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para">Sur la base de deux témoignages, le recourant entend démontrer le caractère arbitraire des constatations cantonales selon lesquelles une audience a été tenue le 28 juin 2017 devant le Tribunal de police de l'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois dans la procédure citée sous rubrique. Ce fait est attesté par le procès-verbal tenu le jour même et aux termes duquel " <i>à 9 h 15, est introduite, en audience publique, la cause concernant A.________ [.....] et X.________ [......], tous les deux renvoyés devant le Tribunal de police ensuite de leurs oppositions à l'ordonnance pénale [.....] du 5 octobre 2016 [.....]. "</i> Ni le plaignant, ni aucun des prévenus ne s'étant présentés, l'audience <i>" [...] est immédiatement levée</i> " (cf. jugement du Tribunal de police du 28 juin 2017, p. 2 et 3). En tant qu'acte authentique, le procès-verbal fait foi de son contenu (cf. GIORGIO BOMIO, in Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, 2011, n° 2 ad <span class="artref">art. 76 CPP</span>) et n'est susceptible d'être remis en cause que moyennant une procédure en rectification prévue à l'<span class="artref">art. 79 CPP</span>, voie de droit que le recourant ne conteste pas n'avoir pas mise en oeuvre (cf. arrêt attaqué p. 7 § 3). Le recourant ne formule aucune critique recevable au sens de l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span> quant aux constatations factuelles. Il ne formule pas non plus de grief recevable quant à l'application du droit (<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>). Son argumentaire est clairement insuffisant au regard des exigences minimales de motivation d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Sur le vu de ce qui précède, le présent recours peut être écarté en application de la procédure simplifiée prévue à l'<span class="artref">art. 108 al. 1 let. b LTF</span>. Comme les conclusions de celui-ci étaient d'emblée vouées à l'échec, l'assistance judiciaire ne peut pas être accordée (<span class="artref">art. 64 al. 1 LTF</span>). Le recourant, qui succombe, supporte les frais judiciaires (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>), réduits pour tenir compte de sa situation financière laquelle n'apparaît pas favorable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Président prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La requête d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 500 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et au Tribunal cantonal du canton de Vaud, Chambre des recours pénale. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 5 février 2018 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Cour de droit pénal </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Denys </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : Gehring </div> </div></body></html></html>