<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">[AZA 0/2] </div> <div class="para">2A.65/2001 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">IIe COUR DE DROIT PUBLIC </div> <div class="para">*********************************************** </div> <div class="para"> </div> <div class="para">8 février 2001 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition de la Cour: MM. les Juges Wurzburger, président, </div> <div class="para">Hungerbühler et R. Müller. Greffier: M. Langone. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">__________ </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Statuant sur le recours de droit administratif </div> <div class="para">formé par </div> <div class="para">N.________, né le 23 octobre 1958, représenté par Me Georges Reymond, avocat à Lausanne, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para">l'arrêt rendu le 4 janvier 2001 par le Tribunal administratif du canton de Vaud, dans la cause qui oppose le recourant au Service de la population du canton de V a u d; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">(<span class="artref">art. 7 LSEE</span>; abus de droit) </div> <div class="para">Considérant en fait et en droit: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1.- a) Sa demande d'asile ayant été définitivement rejetée, N.________, ressortissant du Sri Lanka, s'est marié, le 17 novembre 1995, avec une ressortissante suisse. Il a obtenu de ce fait une autorisation de séjour pour vivre auprès de son épouse. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le couple s'est séparé une première fois au printemps 1996. Une nouvelle séparation est intervenue en été 1997. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par décision du 31 juillet 2000, le Service de la population du canton de Vaud a refusé de renouveler l'autorisation de séjour de N.________. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Statuant sur recours le 4 janvier 2001, le Tribunal administratif du canton de Vaud a confirmé cette décision et imparti à l'intéressé un délai au 31 janvier 2001 pour quitter le territoire vaudois. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">b) Agissant par la voie du recours de droit administratif, N.________ demande au Tribunal fédéral, principalement, d'annuler l'arrêt du 4 janvier 2001 du Tribunal administratif. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2.- a) D'après l'art. 7 al. 1 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142. 20), le conjoint étranger d'un ressortissant suisse a droit à l'octroi et à la prolongation de l'autorisation de séjour, sous réserve notamment d'un abus de droit manifeste (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=23&amp;from_date=05.02.2001&amp;to_date=24.02.2001&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F121-II-97%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page97">ATF 121 II 97</a> consid. 4a). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">b) En l'occurrence, il ressort de l'arrêt attaqué du Tribunal administratif - dont les faits lient le Tribunal fédéral dans la mesure où ils n'apparaissent pas manifestement incomplets ou inexacts (<span class="artref">art. 105 al. 2 OJ</span>) - que les époux, qui sont formellement mariés depuis plus de cinq ans, se sont séparés une première fois six mois seulement après le mariage. Ils se sont à nouveau séparés en été 1997 et, depuis lors, n'ont jamais tenté, ni même sérieusement envisagé de reprendre la vie commune. Durant cette séparation, ils n'ont pas entretenu de contacts réguliers. Manifestement, les conjoints ont pris des "chemins séparés", chacun menant sa propre vie. Dans ces conditions, on peut admettre qu'il n'y a pratiquement plus d'espoir de réconciliation entre les époux. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">C'est donc à bon droit que les autorités cantonales ont retenu que le recourant commettait un abus de droit manifeste en invoquant un mariage n'existant plus que formellement dans le seul but d'obtenir une prolongation de l'autorisation de séjour. Comme l'abus de droit existait déjà avant l'écoulement du délai de cinq ans prévu par l'<span class="artref">art. 7 al. 1 2</span>ème phrase LSEE, le recourant ne saurait être mis au bénéfice d'une autorisation d'établissement. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">c) Pour le surplus, il y a lieu de renvoyer aux motifs convaincants de l'arrêt attaqué (<span class="artref">art. 36a al. 3 OJ</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">d) Manifestement mal fondé, le recours doit être traité selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner un échange d'écritures au sens de l'<span class="artref">art. 110 OJ</span>. Avec ce prononcé, la requête d'effet suspensif devient sans objet. Succombant, le recourant doit supporter les frais judiciaires, qui seront fixés en fonction notamment de sa manière de procéder (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/156/1" type="start"></artref>art. 153a et 156 al. 1 OJ</span><artref id="CH/173.110/153^a" type="end"></artref>). </div> <div class="para">Par ces motifs, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">le Tribunal fédéral, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">vu l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1.- Rejette le recours. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2.- Met un émolument judiciaire de 1'000 fr. à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3.- Communique le présent arrêt en copie au mandataire du recourant, au Service de la population et au Tribunal administratif du canton de Vaud, ainsi qu'à l'Office fédéral des étrangers. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">__________ </div> <div class="para">Lausanne, le 8 février 2001 LGE/mnv </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du TRIBUNAL FEDERAL SUISSE: </div> <div class="para">Le Président, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier, </div> </div></body></html>