Initiative parlementaire. Allocations pour perte de gain 1570 N 23 juin 1995 décidé d'y donner suite. Si chacun s'accorde à reconnaître l'importance du sujet abordé, c'est la solution adéquate, ou plutôt celle proposée présentement par M. Zisyadis, qui entraînait quelque interrogation. En effet, la responsabilité première de l'éducation des enfants appartient à la famille. Il n'est pas question ici de remettre ce principe en discussion, mais il s'agit de prendre en compte aussi une réalité sociale actuelle qui voit un nom- bre de familles dites «éclatées», toujours plus nombreuses, où le parent ou les deux parents, pour des raisons économi- ques évidentes, doivent exercer une activité professionnelle. Ce n'est même plus un choix. Ainsi la demande en structu- res d'accueil augmente pour les enfants d'âge préscolaire, notamment - nous savons que ce temps dure longtemps chez nous, jusqu'à l'âge de 7 ans en Suisse allemande -, et que d'ailleurs le besoin d'infrastructures d'accueil est tout autant indispensable au-delà de la petite enfance. La commission a souhaité donner suite à cette initiative par- lementaire, car la prise en charge des enfants hors du cadre familial lui semblait être un problème que le Parlement devait trancher afin de conscientiser les milieux concernés, et les responsables politiques avant tout. Notre société veut et a besoin d'enfants. La prise en charge de ceux-ci ne relève donc pas seulement du domaine privé, mais fait aussi partie d'un intérêt public évident. La communauté des nations l'a bien compris, qui, dans la Convention relative aux droits de l'enfant, dit à son article 18: «Pour garantir et promouvoir les droits énoncés dans la présente convention, les Etats parties accordent l'aide appropriée aux parents dans l'exercice de la responsabilité qui leur incombe d'éle- ver l'enfant, et assurent la mise en place d'institutions, d'éta- blissements et de services chargés de veiller au bien-être des enfants. Les Etats parties prennent toutes les mesures appropriées pour assurer, aux enfants dont les parents tra- vaillent, le droit de bénéficier des services et établissements de garde d'enfants pour lesquels ils remplissent les condi- tions requises.» Cette convention sera soumise cette année assurément pour ratification à notre Parlement. Même si elle n'est pas d'une application automatique, elle révèle un état d'esprit, une direction que nous devons prendre. Nous sommes encore fort en retard dans notre pays en la matière. Et ce n'est pas l'assurance maternité qui créera à elle seule une politique familiale. Si nous avons certes reconnu que la compétence en la matière revenait aux cantons, l'article 27 de la Constitution fédérale n'attribuant une compétence à la Confédération qu'en matière d'instruction, nous étions aussi conscients des disparités qui existent entre les cantons en ce qui con- cerne la prise en charge des enfants. C'est aussi et surtout pour marquer l'intérêt que la Confédé- ration devrait manifester, et pour engager son sens des res- ponsabilités au plus haut niveau que la majorité de votre commission vous propose de donner suite à l'initiative parle- mentaire Zisyadis. Abstimmung - Vote Für den Antrag der Minderheit (keine Folge geben) Für den Antrag der Mehrheit (Folge geben) 91 Stimmen 62 Stimmen #ST# 94.413 Parlamentarische Initiative (Allenspach) Revision der Erwerbsersatzordnung Initiative parlementaire (Allenspach) Régime des allocations pour perte de gain. Révision Kategorie V, Art. 68 GRN - Catégorie V, art. 68 RCN Wortlaut der Initiative vom 7. Juni 1994 Gestützt auf Artikel 93 Absatz 1 der Bundesverfassung und Artikel 21 bis des Geschäftsverkehrsgesetzes unterbreite ich in Form der allgemeinen Anregung folgende parlamentari- sche Initiative: Das Bundesgesetz vom 25. September 1952 über die Erwerbsersatzordnung für Dienstleistende in Armee und Zivilschutz wird in Abschnitt III so geändert, dass die Ent- schädigungen an jeden Dienstleistenden mindestens jenem Betrag entsprechen, den er im Falle von Arbeitslosigkeit erhielte. Texte de l'initiative du 7 juin 1994 En vertu de l'article 93 alinéa 1er de la constitution et de l'article 21 bis de la loi sur les rapports entre les Conseils, je présente, sous la forme d'une demande conçue en termes généraux, l'initiative parlementaire suivante: On modifiera la loi fédérale du 25 septembre 1952 sur le régime des allocations pour perte de gain en faveur des per- sonnes servant dans l'armée ou dans la protection civile, au chiffre III du chapitre 1, de sorte que l'allocation versée à la personne faisant du service soit au moins égale à celle qu'elle recevrait si elle était au chômage. Gonseth Ruth (G, BL) unterbreitet im Namen der Kommis- sion für soziale Sicherheit und Gesundheit (SGK) den fol- genden schriftlichen Bericht: Begründung des Initianten Das Entschädigungssystem der EO orientiert sich im wesentlichen immer noch an gesellschaftlichen Gegeben- heiten, die vor vierzig Jahren Gültigkeit hatten. Es muss an die aktuellen Verhältnisse angepasst werden. Gemäss Artikel 34ter Absatz 1 Litera d der Bundesverfassung soll der Bund für einen «angemessenen Ersatz des Lohn- und Verdienstausfalles infolge Militärdienstes» besorgt sein. Die EO hat damit eine vergleichbare Funktion wie die Arbeitslo- senversicherung (ALV), welche gemäss Bundesverfassung (Art. 34novies Abs. 3) einen «angemessenen Erwerbser- satz» zu gewähren hat. In Tat und Wahrheit sind aber die EO-Taggelder vieler Dienstleistender wesentlich geringer als die ALV-Taggelder, auf welche dieselben Dienstleistenden Anspruch hätten, wenn sie arbeitslos wären. Eine Verbesserung der EO-Lei- stungen muss schnell erfolgen. Die Benachteiligung von Personen, die in der Armee (inklusive Rotkreuzdienst) oder im Zivilschutz Dienst leisten, fällt insbesondere ins Gewicht bei längerdauernden Dienstleistungen. Erhält etwa ein alleinstehender Arbeitsloser bei einem Einkommen von 4000 Franken von der ALV 2800 Franken, so liegen die ent- sprechenden Leistungen der EO bei 1800 Franken. Je höher das Einkommen liegt, desto grösser wird die Diffe- renz. Konsequenterweise nimmt die Zahl der Unterstüt- zungsgesuche bei der Soldatenfürsorge massiv zu. Die EO soll verhindern, dass die Dienstleistenden auf dem Arbeitsmarkt benachteiligt werden. Sie wird ausschliesslich23. Juni 1995 N 1571 Parlamentarische Initiative. Erwerbsersatzordnung durch Beiträge der Arbeitnehmer und Arbeitgeber finanziert. Durch dieses System soll die finanzielle Last der Dienstlei- stung solidarisch verteilt werden. Überlässt man es dem ein- zelnen Betrieb, die Lücke zwischen den zu geringen Leistungen der EO und einem notwendigen Ersatzeinkom- men zu überbrücken, dann werden sich die Betriebe zuneh- mend Zurückhaltung auferlegen bei der Anstellung von Männern und Frauen, welche vor einer militärischen Kar- riere stehen. Arbeiten der Verwaltung Der EO-Ausschuss der Eidgenössischen Kommission für die Alters-, Hinterlassenen- und Invalidenversicherung hat 1994 einen Entwurf für die 6. EO-Revision bereinigt und dem Bun- desrat vorgelegt. Am 24. Mai 1995 hat der Bundesrat beschlossen, die Vorlage in die Vernehmlassung zu schik- ken. Der vorliegende Entwurf sieht zum Teil erhebliche Ver- besserungen bei den Leistungen und eine Anpassung an die geänderten Lebensformen vor. Nach Aussagen der Verwal- tung kann die Revisionsvorlage möglicherweise noch vor Ablauf dieses Jahres dem Parlament unterbreitet werden. Erwägungen der Kommission Die Berechtigung des Anliegens dieser Initiative blieb unbe- stritten. Die Benachteiligung der Dienstleistenden muss umgehend beseitigt werden. Es handelt sich hier um die Behebung einer Lücke im System der sozialen Sicherheit. Die Erwerbsersatzordnung ist in ihrer Ausgestaltung den gewandelten gesellschaftlichen Lebensformen anzupas- sen, wie dies etwa im zeitgemässeren Arbeitslosenversiche- rungsgesetz (Avig) vorgezeichnet ist. In der inhaltlichen Beurteilung des Anliegens war man sich weitgehend einig. Anlass zu Diskussion gab vor allem die Frage, welches formelle Vorgehen der gegebenen Situation angemessen sei. Ist die parlamentarische Initiative - die nach einem eigenen gesetzgeberischen Tätigwerden des Parlamentes ruft - das adäquateste Instrument, nachdem eine bundesrätliche Revisionsvorlage innert Jahresfrist zu erwarten ist? Die Kommission befand, dass die Arbeiten an der 6. EO- Revision zwar schon weit gediehen sind, eine verbindliche Stellungnahme des Bundesrates aber noch ausstehe. Mit der Initiative kann das Parlament ein Signal geben, was u. a. im Rahmen dieser Gesetzesrevision berücksichtigt werden soll. Sollte es bei der Ausarbeitung des bundesrätli- chen Revisionsentwurfes zu unerwarteten Verzögerungen kommen, dann kann das Parlament dank der Initiative ohne Zeitverlust selbst aktiv werden. Liegt jedoch die bundesrätli- che Vorlage fristgerecht dem Parlament vor, dann kann die Initiative ohne zusätzlichen Aufwand im Rahmen dieser Beratungen abgeschrieben werden. Gonseth Ruth (G, BL) présente au nom de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) le rap- port écrit suivant: Développement de l'auteur de l'initiative Le système d'indemnisation du régime des allocations pour perte de gain (APG) est encore aujourd'hui conçu en fonc- tion d'une forme de société telle qu'elle existait voilà plus de 40 ans. Il doit par conséquent être adapté aux exigences actuelles. Aux termes de l'article 34ter alinéa 1er lettre d de la Constitution fédérale, la Confédération a le droit de légifé- rer sur «une compensation appropriée du salaire ou du gain perdu par suite de service militaire». Les APG remplissent ainsi une fonction similaire à celle de l'assurance-chômage (AC), laquelle, en vertu de l'article 34novies alinéa 3 de la Constitution fédérale, doit garantir «une compensation con- venable du revenu». En fait, les allocations journalières pour perte de gain de bien des personnes servant dans l'armée ou dans la protec- tion civile sont d'un montant sensiblement inférieur à celles auxquelles elles auraient eu droit si elles étaient au chô- mage. Une amélioration des prestations du régime des allo- cations pour perte de gain s'impose donc rapidement. L'inégalité est particulièrement flagrante pour les personnes qui effectuent de longues périodes de service dans l'armée (y compris le Service de la Croix-Rouge) ou dans la protec- tion civile. D'autre part, si une personne seule au chômage touche 2800 francs de l'assurance-chômage pour un revenu précédent de 4000 francs, les prestations correspondantes du régime des allocations pour perte de gain s'élèvent à 1800 francs. La différence s'accentue au fur et à mesure que le revenu augmente. Le nombre des soldats qui sont obligés de recourir aux oeuvres sociales de l'armée a par conséquent considérablement augmenté. Le rôle du régime des allocations pour perte de gain est d'empêcher que les personnes servant dans l'armée ou la protection civile ne soient désavantagées sur le marché du travail. Les allocations sont uniquement financées par les cotisations des employeurs et des salariés. Ce système devrait permettre de répartir de manière solidaire la charge financière occasionnée par le service dans l'armée ou dans la protection civile. Cependant, si l'employeur doit prendre en charge la compensation de la différence entre le montant trop bas de l'allocation pour perte de gain et le salaire, les entreprises hésiteront de plus en plus à engager des hommes et des femmes ayant opté pour une carrière militaire. Travaux de l'administration Le comité APG de la Commission fédérale de l'assurance vieillesse, survivants et invalidité a élaboré un projet en vue de la 6e révision du régime des allocations pour perte de gain. Il a ensuite soumis ce projet au Conseil fédéral, qui a décidé, le 24 mai 1995, de soumettre celui-ci à une procé- dure de consultation. Le présent projet prévoit, d'une part, des améliorations considérables des prestations, ainsi qu'une adaptation aux exigences actuelles. Selon l'adminis- tration, le projet de révision pourra être encore soumis au Parlement avant la fin de l'année en cours. Considérations de la commission La commission reconnaît le bien-fondé des exigences de l'initiative. Il y a lieu de supprimer sans retard les désavan- tages que subissent les personnes servant dans l'armée ou dans la protection civile et de combler ainsi une lacune de notre système de sécurité sociale. Le régime des alloca- tions pour perte de gain doit par conséquent être adapté aux conditions de vie actuelles sur le même modèle que la loi sur l'assurance-chômage (Laci), de conception plus moderne. L'objet de l'initiative n'ayant suscité que peu de controverses au sein de la commission, la discussion a avant tout porté sur la procédure à adopter. L'initiative parlementaire, qui exige du Parlement l'élaboration d'un propre projet de loi, représente-t-elle un instrument adéquat alors qu'un projet du Conseil fédéral est attendu dans un délai d'un an? La commission estime que les travaux en vue de la 6e révision du régime des allocations pour perte de gain sont certes avancés, mais que le Conseil fédéral n'a pas encore rendu un avis définitif en la matière. L'initiative per- mettrait au Parlement de manifester sa volonté, ce qui pour- rait être pris en compte dans le cadre de la révision de la loi. Si, contre toute attente, l'élaboration du projet de révision du Conseil fédéral devait prendre du retard, le Parlement pourra légiférer sans perte de temps. En revanche, si le pro- jet du Conseil fédéral est soumis dans les délais au Parle- ment, l'initiative pourra être classée sans autre dans le cadre des délibérations. Antrag der Kommission Die Kommission beantragt mit 12 zu 0 Stimmen bei 7 Enthaltungen, der Initiative Folge zu geben. Proposition de la commission La commission propose, par 12 voix sans opposition et avec 7 abstentions, de donner suite à l'initiative. Angenommen - AdoptéSchweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Parlamentarische Initiative (Allenspach) Revision der Erwerbsersatzordnung Initiative parlementaire (Allenspach) Régime des allocations pour perte de gain. Révision In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1995 Année Anno Band III Volume Volume Session Sommersession Session Session d'été Sessione Sessione estiva Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 16 Séance Seduta Geschäftsnummer 94.413 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 23.06.1995 - 08:00 Date Data Seite 1570-1571 Page Pagina Ref. No 20 025 791 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.