<h2>SubmittedText<h2><p>Depuis des années, lorsque l'autoroute A2 est bouchée, la police cantonale uranaise s'efforce de diriger la circulation de manière à ce que la route cantonale soit le plus libre possible pour le trafic local, privé et public, ainsi que pour les véhicules de secours et d'urgence. En collaboration avec la centrale de gestion du trafic de l'Office fédéral des routes (OFROU), la police cantonale gère la circulation, ainsi que la régulation et parfois la fermeture des entrées et des sorties d'autoroute.</p><p>Pendant les jours fériés et au début des vacances, c'est un service privé qui, en plus des mesures de régulations actuelles, s'occupe au besoin de la circulation provenant de l'autoroute pour éviter que la route cantonale soit surchargée. Ainsi, le nombre de voitures autorisées à emprunter la route cantonale est limité, de façon à éviter le plus possible qu'un embouteillage se crée. Ce système a fait ses preuves et a dissuadé bien des usagers d'emprunter la route cantonale. </p><p>Malgré le travail remarquable de la police uranaise, la route cantonale entre Erstfeld et Göschenen a parfois été surchargée à Pâques, à l'Ascension et à la Pentecôte, et l'accès à la vallée d'Urseren, région très résidentielle et touristique, était restreint. Il en sera probablement de même au début des vacances d'été, comme l'année dernière. La situation devient particulièrement problématique lorsqu'en cas de panne ou d'accident, la circulation sur la route cantonale s'arrête un moment. On rencontre ces mêmes problèmes sur d'autres axes de transit international en Suisse.</p><p>C'est l'OFROU, donc la Confédération, qui est responsable de la gestion de la circulation sur l'autoroute. Le Conseil fédéral est donc prié de présenter : </p><p>Les mesures complémentaires et supplémentaires qu'il compte prendre pour que les riverains des axes de transit international puissent atteindre leur domicile à tout moment et dans les meilleurs délais, sans embouteillages excessifs comme cela a parfois été le cas à Pâques, à l'Ascension ou à la Pentecôte, et pour que les organisations d'intervention d'urgence puissent circuler librement.</p><p>Les mesures complémentaires prévues par l'OFROU ou la Confédération, qui pourraient par exemple consister à permettre aux riverains d'emprunter les bandes d'arrêt d'urgence sur l'autoroute, à réserver des créneaux horaires pour les riverains notamment sur les routes cantonales, à restreindre l'accès à la route cantonale à certains types de véhicules (p. ex. caravanes) ou à fermer temporairement la route cantonale, comme le font par exemple les autorités du Tyrol autrichien. La fermeture des routes dans les villages ne doit toutefois pas empêcher les touristes de circuler d'une région à une autre via les routes principales, même en cas d'embouteillage. Les touristes sur place ne sont pas concernés.</p><p>Les mesures complémentaires de régulation du trafic que l'OFROU peut prendre pour remédier aux conditions parfois insupportables des riverains, par exemple par une gestion intelligente du trafic touristique international dès la frontière.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le Conseil fédéral est conscient du fait que la population locale, en particulier les jours de trafic touristique important (jours fériés, vacances), est confrontée à des situations d'embouteillage et de trafic d'évitement, et que l'accessibilité des zones d'habitation concernées est compromise. Lorsque de telles circonstances se présentent, la centrale de gestion du trafic de la Confédération et les autorités de police cantonales mettent en oeuvre des mesures appropriées et proportionnées dans le cadre de leurs compétences. Cette procédure a déjà été mise en place dans les cantons d'Uri et du Tessin au cours des dernières années, et elle a fait ses preuves. Elle ne suffit toutefois pas à prévenir tous les inconvénients du trafic d'évitement. C'est pourquoi l'Office fédéral des routes (OFROU), en étroite collaboration avec le canton des Grisons et les autorités locales, examine des mesures supplémentaires, comme par exemple la fermeture temporaire de jonctions autoroutières ou des interdictions ponctuelles de circuler sur les routes cantonales et communales pour le trafic de transit, dans le cadre d'un projet pilote. Les connaissances acquises au cours de ce projet seront intégrées dans un concept général relatif à la gestion du trafic d'évitement le long des routes nationales qui sera appliqué dans toute la Suisse.</p>  Réponse du Conseil fédéral.