<h2>SubmittedText<h2><p>Amnesty International, Human Rights Watch et le rapport annuel du Centre tibétain pour les droits de l'homme et la démocratie parviennent tous à la conclusion que les droits de l'homme n'ont pas progressé au Tibet. Au contraire, chaque appel à plus de droits et de liberté essuie une démonstration de violence de la part de la Chine.</p><p>- Le Conseil fédéral sait-il quelque chose de ces événements ?</p><p>- Est-il disposé à s'engager pour les nombreuses victimes en abordant le sujet avec le gouvernement chinois ?</p><p>- Est-il prêt à exprimer son inquiétude concernant la situation désastreuse des droits de l'homme au Tibet lors de la 19e session ordinaire du Conseil des droits de l'homme ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le Conseil fédéral est préoccupé par les événements qui se déroulent autour des monastères dans les régions tibétaines de la province du Sichuan, en Chine. La Suisse prête une attention toute particulière au respect des libertés fondamentales au Tibet et discute régulièrement cette problématique avec les autorités chinoises, notamment dans le cadre du dialogue bilatéral sur les droits de l'homme, dans lequel les droits des minorités et la liberté de religion constituent un domaine thématique prioritaire. Les droits de l'homme sont abordés aussi dans le cadre de rencontres bilatérales à haut niveau, ainsi que dans les enceintes multilatérales. Par exemple, lors de l'examen périodique universel de la Chine au Conseil des droits de l'homme il y a deux ans, la Suisse a explicitement fait part de sa préoccupation quant à la question du droit des minorités, notamment au Tibet. Le Département des affaires étrangères, aussi par le biais de notre ambassade à Pékin, continue à suivre la situation de très près. L'ambassadeur de la Suisse à Pékin a visité la province du Tibet en 2011 dans le cadre de ses voyages de service réguliers. Le sujet des auto-immolations de moines et nonnes dans les régions à population tibétaines du Sichuan a déjà été abordé avec les autorités chinoises. En outre, l'ambassade de Suisse en Chine a formellement exprimé le souhait d'une rencontre avec les autorités provinciales du Sichuan et d'une visite sur place pour mieux connaître la situation. Un suivi sera assuré. Les développements actuels retiennent donc l'attention du Conseil fédéral.</p>