2. Juni 1992 715 Interpellation der sozialdemokratischen Fraktion cription dans le fichier principal ont été informées qu'elles n'y étaient pas enregistrées, mais qu'elles pouvaient éventuelle- ment figurer dans le fichier des terroristes ou dans celui du Jura. Si tel devait s'avérer être le cas, elles en seraient infor- mées d'office, dès l'achèvement du recensement des fiches. En résumé, le Conseil fédéral reste de l'avis que la procédure d'information impliquant une demande des personnes concernées est adéquate et conforme à la constitution. Schrittliche Erklärung des Bundesrates Der Bundesrat beantragt, die Motion abzulehnen. Déclaration écrite du Conseil fédéral Le Conseil fédéral propose de rejeter la motion. Hubacher: Die Motion verlangt, dass die Verordnung volle Einsicht gewährt. Nachdem Sie gestern bei Geschäft 91.062 (Akten der Bundesanwaltschaft. Einsicht) Artikel 4 des Be- schlussentwurfes gemäss Minderheit entschieden haben, kann ich Sie nur noch auffordern, in sich zu gehen, zu beten und zu hoffen, dass der Ständerat an seinem Entschluss fest- halten und uns eine zweite Chance zur Besinnung geben wird. Ich ziehe die Motion zurück. Zurückgezogen - Retiré #ST# 90.537 Interpellation der sozialdemokratischen Fraktion Vorkommnisse in der Bundesanwaltschaft Interpellation du groupe socialiste Ministère public de la Confédération. Fichiers spéciaux Wortlaut der Interpellation vom 7. Juni 1990 Aufgrund der Lektüre des Ergänzungsberichtes der PUK 1 drängen sich folgende Fragen auf: 1. Ist der Bundesrat bereit, alle in Spezialkarteien wie Verdäch- tigenlisten, Verdächtigen- und Extremistenkartei Verzeichne- ten analog dem EMD zu informieren? 2. Ist der Bundesrat bereit, sich auf die Suche nach den Mikro- filmen zu machen, von denen offensichtlich drei Kopien erstellt wurden und nur mehr der Aufenthaltsort einer einzigen be- kannt ist, und das Parlament zu informieren? 3. Dem Zusatzbericht der PUK ist zu entnehmen, dass sich der für die Durchführung der untersuchten Operationen verant- wortliche Beamte der Bundesanwaltschaft wegen «Gefahr der Selbstbelastung» auf das Zeugnisverweigerungsrecht beruft Ist der Bundesrat bereit, den Verdacht auf strafbare Handlun- gen durch Beamte der Bundesanwaltschaft in diesem Fall und generell untersuchen zu lassen, und zwar durch eine Person, bei welcher die nötige Unabhängigkeit von der Bundesanwalt- schaft gewährleistet ist? Ist er bereit, die Beamten, bei denen ein Verdacht unkorrekter oder illegaler Handlungen besteht, unverzüglich vom Dienst zu suspendieren? Welche Massnah- men kehrt der Bundesrat vor, um der Gefahr der Spurenverwi- schung in der Bundesanwaltschaft entgegenzutreten? 4. Wieso wurden - wie dies der Zusatzbericht der PUK 1 fest- hält- deren Arbeiten durch den Bundesrat behindert? Ist der Bundesrat bereit, künftig, etwa gegenüber der PUK 2, darauf zu verzichten, die parlamentarische Arbeit unnötig zu er- schweren? 5. Wie erklärt sich der Bundesrat den Umstand, dass alle ad- ministrativ und politisch Verantwortlichen sich an nichts mehr erinnern können? 6. Aufgrund des Zusatzberichtes der PUK 1 wurden Tele- gramme systematisch und widerrechtlich kopiert und der Bun- desanwaltschaft zugestellt. Kann der Bundesrat ausschlies- sen, dass auch Telefongespräche illegal abgehört worden sind? Hat er sich in den vergangenen Monaten einen Ueber- blick über die von der Bundesanwaltschaft getätigten Opera- tionen verschafft? Texte de l'interpellation du 7 juin 1990 Suite à la lecture du rapport complémentaire de la CEP 1, nous posons les questions suivantes au Conseil fédéral: 1. Est-il prêt, comme le DMF, à informer toutes les personnes figurant sur les fichiers spéciaux, qu'il s'agisse de suspects ou d'individus considérés comme extrémistes? 2. Est-il disposé à faire rechercher les microfilms, dont il existe apparemment trois copies alors que l'emplacement d'un seul est connu, et à informer le Parlement? 3. Selon le rapport complémentaire, le fonctionnaire respon- sable de l'exécution des opérations au MPC aurait invoqué le droit de refuser de témoigner parce qu'il courrait le risque de se mettre en accusation. Le gouvernement est-il disposé à charger une personne ayant la nécessaire indépendance à l'égard du MPC d'enquêter, dans ce cas et de façon générale, afin de déterminer quels agents de la Confédération se sont rendus coupables d'actes répréhensibles? Est-il prêt à sus- pendre immédiatement de leur fonction les agents soupçon- nés d'actions incorrectes ou illégales? Quelles mesures prend-il pour parer au risque d'élimination de preuves maté- rielles au MPC? 4. Comment se fait-il que les travaux de la CEP aient été entra- vés par le Conseil fédéral, comme l'affirme le rapport complé- mentaire? Le gouvernement est-il disposé à éviter à l'avenir de gêner inutilement les travaux parlementaires, notamment à l'égard de la CEP 2? 5. Comment le Conseil fédéral explique-t-il que les responsa- bles administratifs et politiques ne se rappellent rien? 6. Toujours selon le rapport complémentaire, des télégram- mes ont été systématiquement et illégalement copiés et trans- mis au MPC. Le gouvernement peut-il affirmer qu'aucune écoute téléphonique illégale n'a été effectuée? Est-il parvenu ces derniers mois à se faire une vue d'ensemble des opéra- tions engagées par le MPC? Sprecher - Porte-parole: Bodenmann Schriftliche Begründung Die Urheber verzichten auf eine Begründung und wünschen eine schriftliche Antwort. Développement par écrit Les auteurs renoncent au développement et demandent une réponse écrite. Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 24. September 1990 1. Wir verweisen auf die Stellungnahme zur Motion der sozial- demokratischen Fraktion: «Spezialkarteien. Benachrichtigung der verzeichneten Personen» (90.543 vom 8. Juni 1990). 2. Der Bundesrat hat keinen konkreten Hinweis, dass mehr als zwei Exemplare der Mikrofilme existieren. Beide sind heute in der Obhut des Sonderbeauftragten für die Behandlung der Staatsschutzakten. 3. Der Bundesrat hat am 18. Juni 1990 einen besonderen Ver- treter des Bundesanwalts eingesetzt, der den von der PUK vor- gebrachten Verdacht auf strafbares Verhalten gerichtspolizei- lich abklärt. Ob Beamte, die einer unkorrekten Handlung be- schuldigt werden, im Dienst eingestellt werden müssen, ist im Einzelfall zu prüfen und kann nicht generell verfügt werden. Die wichtigsten Personen, die in das gerichtspolizeiliche Er- mittlungsverfahren einbezogen werden, arbeiten nicht mehr bei der Bundesanwaltschaft. Die Gefahr der Spurenverwi- schung besteht nicht, weil alle in Frage stehenden Dossiers vollständig dem besonderen Vertreter übergeben wurden. 4. Der Bundesrat hat bei der Beratung des Ergänzungsbe- richts der PUK einlässlich begründet, dass er die Arbeit der PUK in keiner Weise behindert hat.Motion du groupe écologiste 716 N 2 juin 1992 5. Der Bundesrat ist der Auffassung, dass die heute verant- wortlichen Beamten ihren Arbeitsbereich gut kennen. Wie weit von ihnen genaue Kenntnisse über abgeschlossene Ereig- nisse verlangt werden können, die sich vor ihrem Amtseintritt ereignet haben, lässt sich auch aufgrund der PUK-Berichte nachträglich nicht feststellen. 6. Die Aufsicht über die Ueberwachung des Telefonverkehrs wird seit dem 1. Oktober 1979 durch den Präsidenten der An- klagekammer geführt. Nach den Feststellungen der PUK wur- den die gesetzlichen Vorschriften und Verfahren eingehalten. Der Bundesrat lässt sich über die laufenden Operationen infor- mieren. Rapport écrit du Conseil fédéral du 24 septembre 1990 1. Nous nous référons à la réponse donnée au groupe socia- liste concernant la motion: «Fichiers spéciaux Notification d'office aux personnes enregistrées» (90.543 du 8 juin 1990). 2. Le Conseil fédéral ne dispose d'aucun élément concret per- mettant de conclure qu'il existe plus des deux exemplaires des microfilms. Tous deux sont aujourd'hui en mains du préposé spécial au traitement des documents établis pour assurer la sécurité de l'Etat. 3. Le 18 juin 1990, le Conseil fédéral a nommé un représentant spécial du procureur général chargé de mener une enquête judiciaire pour élucider les soupçons d'actes répréhensibles formulés par la CEP. Il faudra examiner de cas en cas s'il convient de suspendre de leurs fonctions les agents accusés d'actions incorrectes. Il est impossible d'arrêter des décisions à caractère général à cet égard. Les principales personnes qui seront directement concernées par la procédure d'enquête ju- diciaire ne travaillent plus au Ministère public de la Confédéra- tion. Le risque d'élimination de preuves matérielles n'existe pas, car les dossiers entrant en ligne de compte ont été tous remis au représentant spécial. 4. Lors du débat parlementaire relatif au rapport complémen- taire de la CEP, le Conseil fédéral a démontré sans équivoque qu'il n'avait en aucune manière gêné les travaux de la CEP. 5. Le Conseil fédéral estime que les fonctionnaires en charge aujourd'hui connaissent bien leur domaine d'activité. Les rap- ports de la CEP ne permettent pas non plus de déterminer après coup dans quelle mesure on peut exiger de ces fonc- tionnaires des connaissances précises sur des événements terminés qui se sont produits avant leur entrée en fonction. 6. La surveillance relative aux écoutes téléphoniques est de- puis le 1er octobre 1979 du ressort du président de la Cham- bre d'accusation. Selon les constatations de la CEP, les pres- criptions légales et la procédure ont été respectées. Le Conseil fédéral se renseigne sur les opérations en cours. Bodenmann: Vor rund zwei Jahren haben wir eine Interpella- tion in dieser Sache eingereicht; drei Monate später hat der Bundesrat unbefriedigend geantwortet, und erst zwei Jahre später kommen wir zu einer Diskussion über dieses Thema Das ist eine an und für sich ineffiziente Arbeitsweise des Parla- ments. Ich hätte gerne auf eine Begründung dieser Interpella- tion beziehungsweise auf eine Begründung meiner Nichtzu- friedenheit verzichtet, wenn gestern der Nationalrat dem Stän- derat gefolgt wäre und die Einsicht in die Dossiers beschlos- sen hätte. Ich erinnere Sie noch einmal an die Ausgangslage in dieser Frage: 300 000 Schweizerinnen und Schweizer haben Ein- sicht in ihre Pichen und Dossiers verlangt. Der Bundesrat hat ihnen diese Einsicht versprochen und rechtlich zugesichert Der zuständige Ombudsmann - vom Bundesrat gewählt - hat mehreren hundert Fichierten persönlich die volle Einsicht in die Dossiers versprochen. Der Ständerat hat in seiner Mehr- heit - und dies dank den freisinnigen Vertretern - beschlos- sen, dass die Dossiereinsicht vollumfänglich aufrechterhalten bleibt, dass man weiter geht, als dies der Bundesrat vorge- schlagen hat Gestern kam Herr Leuba mit einem Minderheitsantrag, und jetzt muss ich sagen: Herr Leuba ist ein Direktinteressierter. Unter seiner Amtsführung wurde im Kanton Waadt massiv fi- chiert. Er hat alles Interesse daran, dass die Einsicht in die Dossiers nicht erfolgt Er hat gestern seine Interessen in dieser Sachlage nicht offengelegt, sondern finanziell argumentiert. Erstaunt hat mich, dass jene Partei, nämlich die freisinnige, die in diesem Land immer wieder die Fahne der Freiheit und der Bürgerrechte hochhält, gestern für Wortbruch gestimmt hat, dass diese Partei die Rechte der Bürgerinnen und Bürger be- schränkt hat, dass diese Partei hier Wortbruch begangen hat. Ich finde das unerträglich und kann nur hoffen, dass die Kor- rektur im Ständerat erfolgt Der Zusammenhang mit dieser Interpellation ist offensichtlich. Wir haben den Bundesrat gefragt, ob er nicht auch die Leute, welche in Spezialkarteien registriert waren, benachrichtigen würde. Wenn die Dossiereinsicht erfolgen würde, kämen diese Spezialkarteien ans Licht. Wirfragten den Bundesrat, wo denn der dritte Mikrofilm sei. Der Bundesrat antwortete, es gebe keinen dritten Mikrofilm. Dabei haben einzelne Personen gegenüber.... Präsident: Herr Bodenmann, wir müssen formell richtig vor- gehen. Sie können erklären, ob Sie von der Antwort befriedigt sind oder nicht. Sind Sie nicht befriedigt, müssen Sie Diskus- sion beantragen, und erst dann können wir diskutieren - so- fern der Rat zustimmt. Bodenmann: Wir beantragen Diskussion. Abstimmung - Vote Für den Antrag auf Diskussion Dagegen 44 Stimmen 58 Stimmen Bodenmann: Ich bin auch unbefriedigt von der Tatsache, dass man hier nicht einmal diskutieren kann. #ST# 90.908 Motion der grünen Fraktion Rechtswidrige politische Polizei Motion du groupe écologiste Illégalité de la police politique Wortlaut der Motion vom 19. November 1990 Das Verfassungsgericht des Kantons Basel-Landschaft hat am 7. November 1990 vorfrageweise festgestellt, die Tätigkeit der politischen Polizei des Bundes sei rechtswidrig. Nach Auf- fassung des Gerichts fehlt es dem Bund für eine politisch-poli- zeiliche Tätigkeit an einer Grundlage sowohl in der Bundesver- fassung als auch in einem Gesetz. Der Bundesrat wird demzufolge eingeladen, ohne Verzug 1. jegliche Tätigkeit der politischen Polizei einzustellen; 2. die Verordnung vom 5. März 1990 aufzuheben; 3. seinen Widerstand gegen die Gewährung der Einsicht in Fi- chen und Dossiers durch die kantonalen Behörden aufzuge- ben; 4. dafür zu sorgen, dass beim Bund vorhandene Akten nicht vernichtet werden, um den verfassungsmässigen Anspruch auf Einsicht, welcher den Betroffenen zusteht, ungeschmälert zu erhalten; 5. das Verfahren der Einsichtnahme so zu ändern, dass den Personen, die Einsicht verlangt haben, vollständige Kopien von Fichen und Dossiers zugestellt werden beziehungsweise eine unzensurierte, vollständige Einsichtnahme gewährt wird. Texte de la motion du 19 novembre 1990 La Cour constitutionnelle du canton de Bàie-Campagne a constaté le 7 novembre 1990, au titre de question préjudi- cielle, que les activités de la police politique fédérale étaientSchweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Interpellation der sozialdemokratischen Fraktion Vorkommnisse in der Bundesanwaltschaft Interpellation du groupe socialiste Ministère public de la Confédération. Fichiers spéciaux In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1992 Année Anno Band III Volume Volume Session Sommersession Session Session d'été Sessione Sessione estiva Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 02 Séance Seduta Geschäftsnummer 90.537 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 02.06.1992 - 08:00 Date Data Seite 715-716 Page Pagina Ref. No 20 021 203 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.