An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 25. Juni 2020
Embargo: 25. Juni 2020, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 8. Juni 2020 (2C_395/2019)
Temporärer Schulausschluss von nicht gegen Masern geimpfter 
Schülerin
Das  Bundesgericht  weist  die  Beschwerde  einer  nicht  gegen  Masern  geimpften
Schülerin ab, die nach einem Masernfall in ihrer Klasse temporär von der Schule ausgeschlossen wurde. Sie hatte geltend gemacht, dass die Gabe von Immunglobulin im
Verhältnis zu ihrem temporären Schulausschluss die mildere Massnahme darstelle.
Allerdings verlangt sie die Gabe von Immunglobulin nicht für sich selbst, sondern für
die nicht impfbaren Kinder. Diese Argumentation ist nicht haltbar.
2017 war ein Kind in der Klasse der Primarschülerin an Masern erkrankt. Die Kantonsärztin schloss die Schülerin in der Folge vom 7. bis zum 20. Februar 2017 vom Besuch
der Schule aus, da sie nicht gegen Masern geimpft und noch nie an Masern erkrankt
sei. Das Verwaltungsgericht des Kantons St. Gallen wies die Beschwerde der Schülerin
(vertreten durch ihre Eltern) 2019 ab.
Das Bundesgericht weist ihre Beschwerde ebenfalls ab. Masern sind eine übertragbare
Krankheit im Sinne des Epidemiengesetzes (EpG). Nach dem EpG kann einer Person,
die krank,  krankheitsverdächtig,  angesteckt  oder  ansteckungsverdächtig ist,  die Ausübung bestimmter Tätigkeiten oder ihres Berufs ganz oder teilweise untersagt werden.
Entsprechende Massnahmen müssen verhältnismässig, also geeignet, erforderlich und
zumutbar sein. Präventiv will der Gesetzgeber die Verbreitung von Masern primär mit
einer  freiwilligen  empfohlenen  Impfung  verhindern.  Dazu  hat  das  Bundesamt  für
Gesundheit (BAG) Empfehlungen und eine Richtlinie erlassen. Gemäss der Richtlinie
werden Nichtgeimpfte bei einer Exposition mit Masern grundsätzlich vom Zugang zu
Einrichtungen oder Tätigkeiten ausgeschlossen. Von einem Ausschluss kann abgesehen
werden,  wenn  der  Nichtgeimpfte  sich  innerhalb  von  72  Stunden  nach  der  ersten
Exposition  impfen  lässt  (postexpositionelle  MMR-Impfung).  Die  gleiche  Wirkung  hat
gemäss der BAG-Richtlinie die Gabe von Immunglobulin, die primär für Personen mit
einem erhöhten Komplikationsrisiko vorgesehen ist. Die Beschwerdeführerin argumentiert, dass die Gabe von Immunglobulin im Verhältnis zu ihrem temporären Schulausschluss die mildere Massnahme darstelle. Allerdings verlangt die Betroffene die Gabe
von Immunglobulin nicht für sich selbst, sondern für die nicht impfbaren Kinder. Diese
Argumentation ist nicht haltbar. Als milderer Eingriff als der temporäre Schulausschluss
der Beschwerdeführerin kann nur eine Massnahme in Frage kommen, die sie selber betrifft. Massnahmen gegenüber Dritten können unter Berufung auf das Verhältnismässigkeitsprinzip nicht verlangt werden. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 25 juin 2020
Embargo : 25 juin 2020, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 8 juin 2020 (2C_395/2019)
Exclusion temporaire de l'école d'une élève qui n'a pas été 
vaccinée contre la rougeole
Le Tribunal fédéral rejette le recours d'une élève non vaccinée contre la rougeole, qui
après un cas de rougeole déclaré dans sa classe a été temporairement exclue de
l'école. Elle avait fait valoir que l'administration d'immunoglobulines constitue une
mesure moins contraignante que son exclusion temporaire de l'école. Toutefois, elle
ne demande pas l'administration d'immunoglobulines pour elle-même, mais pour les
enfants qui ne peuvent pas être vaccinés. Cette argumentation n'est pas soutenable.
En  2017,  un enfant  a  été  malade  de la  rougeole  dans  la  classe  de  l'élève  d'école
primaire. La médecin cantonale a exclu cette élève de l'école du 7 au 20 février 2017,
parce que celle-ci n'avait pas été vaccinée contre la rougeole et n'avait encore jamais
contracté cette maladie. En 2019, le Tribunal administratif du canton de Saint-Gall a
rejeté le recours de l'élève (représentée par ses parents).
Le Tribunal fédéral rejette également son recours. La rougeole est une maladie transmissible au sens de la loi sur les épidémies (LEp). Selon la LEp, une personne malade,
présumée malade, infectée ou présumée infectée peut être frappée d’une interdiction
totale ou partielle d’exercer sa profession ou certaines activités. Les mesures à prendre
doivent être proportionnées, soit appropriées, nécessaires et raisonnables. Préventivement, le législateur veut empêcher la propagation de la rougeole principalement par le
biais  d'une  vaccination  recommandée  sur  une  base  volontaire.  A  cette  fin,  l'Office
fédéral de la santé publique (OFSP) a édicté des recommandations et une directive.
Selon  la  directive,  les  personnes  non  vaccinées  exposées  à  la  rougeole  seront  en
principe privées d'accès aux installations ou exclues des activités. Il peut être renoncé à
l'éviction si la personne non vaccinée bénéficie d'une vaccination dans les 72 heures
suivant la première exposition (vaccination postexpositionnelle, ROR). L'administration
d'immunoglobulines,  qui  est  principalement  destinée  aux  personnes  présentant  un
risque accru de complications, a, selon la directive de l'OFSP , les mêmes effets. La
recourante  fait  valoir  que  l'administration  d'immunoglobulines  constitue  une  mesure
moins contraignante que son exclusion temporaire de l'école. L'intéressée ne demande
toutefois pas l'administration d'immunoglobulines pour elle-même, mais pour les enfants
qui ne peuvent pas être vaccinés. Cette argumentation n'est pas soutenable. Seule une
mesure moins contraignante qu'une éviction de l'école qui concerne la recourante ellemême peut entrer en ligne de compte. Des mesures à l'encontre de tiers ne peuvent pas
être exigées en s'appuyant sur le principe de la proportionnalité.