{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2019-12-03", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20191203-72939-16_2019-12-03.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20191203_72939_16:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "c8157b62dca05f1307fd0797ed7ee54f"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20191203_72939_16", "I.L. gegen Schweiz"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 03.12.2019 20191203_72939_16 (I.L. gegen Schweiz)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 03.12.2019 20191203_72939_16 (I.L. gegen Schweiz)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 03.12.2019 20191203_72939_16 (I.L. gegen Schweiz)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>SUISSE: Art. 5 par. 1 CEDH. Privation de libert\u00e9 pas pr\u00e9vue par le droit suisse.\nLa d\u00e9cision ordonnant la d\u00e9tention pour des motifs de s\u00fbret\u00e9 n'aurait pas \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaire si le jugement prolongeant la mesure th\u00e9rapeutique institutionnelle \u00e9tait intervenu avant l'\u00e9coulement de la dur\u00e9e maximale de cinq ans pr\u00e9vu par l'art. 59 al. 4 CP. En droit p\u00e9nal suisse, ce type de d\u00e9tention ne repose sur aucune base l\u00e9gale et il n'y a pas de jurisprudence constante \u00e0 ce sujet. Au vu de la gravit\u00e9 de l'ing\u00e9rence dans la libert\u00e9 personnelle du requ\u00e9rant et de la n\u00e9cessit\u00e9 d'une interpr\u00e9tation stricte des exigences relatives \u00e0 une d\u00e9tention r\u00e9guli\u00e8re, l'application par analogie ou par renvoi d'une disposition mat\u00e9rielle ne saurait \u00eatre tol\u00e9r\u00e9e. La Cour rel\u00e8ve que le l\u00e9gislateur suisse s'emploie \u00e0 combler cette lacune l\u00e9gislative et que des travaux sont en cours. Elle conclut que la l\u00e9gislation f\u00e9d\u00e9rale ne satisfait pas au crit\u00e8re d'une \"loi\" aux fins de l'art. 5 par. 1 CEDH et que la d\u00e9tention subie par l'int\u00e9ress\u00e9 n'\u00e9tait pas conforme \u00e0 la Convention (ch. 38-58).\nConclusion: violation de l'art. 5 par. 1 CEDH.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>(4. Quartalsbericht 2019)<br>Recht auf Freiheit und Sicherheit (Art. 5 Abs. 1 EMRK); Festhaltung in Sicherheitshaft w\u00e4hrend eines h\u00e4ngigen Verfahrens bis zum Entscheid \u00fcber die Verl\u00e4ngerung einer abgelaufenen station\u00e4ren therapeutischen Massnahme. <br>Der Beschwerdef\u00fchrer machte geltend, er sei ohne gesetzliche Grundlage im Schweizer Recht in Sicherheitshaft gehalten worden. Die Haft war nach Ablauf der H\u00f6chstdauer einer station\u00e4ren therapeutischen Massnahme, zu welcher der Beschwerdef\u00fchrer f\u00fcnf Jahre fr\u00fcher verurteilt worden war, gest\u00fctzt auf die analog angewandten strafprozessualen Bestimmungen zur Untersuchungshaft angeordnet worden, bis zum Entscheid des Gerichts \u00fcber den Antrag zur Verl\u00e4ngerung der station\u00e4ren therapeutischen Massnahme. Der Gerichtshof befand, dass die Haftanordnung nicht notwendig geworden w\u00e4re, wenn das Urteil \u00fcber die Verl\u00e4ngerung der station\u00e4ren Massnahme rechtzeitig ergangen w\u00e4re. Es sei unbestritten, dass diese Sicherheitshaft keine ausdr\u00fcckliche Gesetzesgrundlage im Schweizer Strafrecht habe und dass diesbez\u00fcglich auch keine lang dauernde nationale Rechtsprechung bestehe. Er befand ferner, dass der Eingriff in die pers\u00f6nliche Freiheit des Beschwerdef\u00fchrers schwer wiege und die Voraussetzungen f\u00fcr die Rechtm\u00e4ssigkeit eines Freiheitsentzugs folglich streng auszulegen sind. Die Anwendung einer materiellen Bestimmung per Analogie oder Verweis sei deshalb nicht tolerierbar. Er schloss, dass das Bundesrecht den Anforderungen an ein \u00abGesetz\u00bb nach Artikel 5 Absatz 1 EMRK nicht gen\u00fcgt und dass die Sicherheitshaft des Beschwerdef\u00fchrers w\u00e4hrend des h\u00e4ngigen Verfahrens bis zum Entscheid \u00fcber die Verl\u00e4ngerung der Massnahme konventionswidrig war. Verletzung von Artikel 5 Absatz 1 EMRK (einstimmig). Der Bundesrat hat am 24. Februar 2020 die Neubeurteilung durch die Grosse Kammer beantragt."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>SUISSE: Art. 5 par. 1 CEDH. Privation de libert\u00e9 pas pr\u00e9vue par le droit suisse.\nLa d\u00e9cision ordonnant la d\u00e9tention pour des motifs de s\u00fbret\u00e9 n'aurait pas \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaire si le jugement prolongeant la mesure th\u00e9rapeutique institutionnelle \u00e9tait intervenu avant l'\u00e9coulement de la dur\u00e9e maximale de cinq ans pr\u00e9vu par l'art. 59 al. 4 CP. En droit p\u00e9nal suisse, ce type de d\u00e9tention ne repose sur aucune base l\u00e9gale et il n'y a pas de jurisprudence constante \u00e0 ce sujet. Au vu de la gravit\u00e9 de l'ing\u00e9rence dans la libert\u00e9 personnelle du requ\u00e9rant et de la n\u00e9cessit\u00e9 d'une interpr\u00e9tation stricte des exigences relatives \u00e0 une d\u00e9tention r\u00e9guli\u00e8re, l'application par analogie ou par renvoi d'une disposition mat\u00e9rielle ne saurait \u00eatre tol\u00e9r\u00e9e. La Cour rel\u00e8ve que le l\u00e9gislateur suisse s'emploie \u00e0 combler cette lacune l\u00e9gislative et que des travaux sont en cours. Elle conclut que la l\u00e9gislation f\u00e9d\u00e9rale ne satisfait pas au crit\u00e8re d'une \"loi\" aux fins de l'art. 5 par. 1 CEDH et que la d\u00e9tention subie par l'int\u00e9ress\u00e9 n'\u00e9tait pas conforme \u00e0 la Convention (ch. 38-58).\nConclusion: violation de l'art. 5 par. 1 CEDH.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(4\u00e8me rapport trimestriel 2019)<br>Droit \u00e0 la libert\u00e9 et \u00e0 la s\u00fbret\u00e9 (art. 5 \u00a7 1 CEDH) ; maintien en d\u00e9tention pour des motifs de s\u00fbret\u00e9 durant la proc\u00e9dure d'adoption d'une d\u00e9cision nouvelle apr\u00e8s expiration d'une mesure th\u00e9rapeutique institutionnelle. <br>Dans cette affaire, le requ\u00e9rant estimait avoir fait l'objet d'une d\u00e9tention pour motifs de s\u00fbret\u00e9 dans des conditions qui n'\u00e9taient pas pr\u00e9vues par le droit suisse. La mesure de s\u00fbret\u00e9 avait \u00e9t\u00e9 ordonn\u00e9e sur le fondement des dispositions du code de proc\u00e9dure p\u00e9nale r\u00e9gissant la d\u00e9tention provisoire, appliqu\u00e9es par analogie, en attendant que le tribunal statue sur la demande de prolongation de la mesure th\u00e9rapeutique institutionnelle \u00e0 laquelle le requ\u00e9rant avait \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 cinq ans auparavant et dont la dur\u00e9e maximale venait d'expirer. La Cour a observ\u00e9 que la d\u00e9cision ordonnant la d\u00e9tention pour des motifs de s\u00fbret\u00e9 n'aurait pas \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaire si le jugement prolongeant la mesure institutionnelle \u00e9tait intervenu \u00e0 temps. Elle a not\u00e9 qu'il \u00e9tait incontest\u00e9 qu'en droit p\u00e9nal suisse ce type de d\u00e9tention ne repose sur aucune base l\u00e9gale explicite et qu'il n'y avait pas non plus de jurisprudence constante interne \u00e0 ce propos. Elle a consid\u00e9r\u00e9 aussi que, eu \u00e9gard \u00e0 la gravit\u00e9 de l'ing\u00e9rence dans la libert\u00e9 personnelle du requ\u00e9rant et la n\u00e9cessit\u00e9 d'une interpr\u00e9tation stricte des exigences relatives \u00e0 une d\u00e9tention r\u00e9guli\u00e8re, l'application par analogie ou par renvoi d'une disposition mat\u00e9rielle ne saurait \u00eatre tol\u00e9r\u00e9e. Elle en a conclu que la l\u00e9gislation f\u00e9d\u00e9rale ne satisfait donc pas au crit\u00e8re d'une \u00ab loi \u00bb aux fins de l'article 5 \u00a7 1 CEDH et que la d\u00e9tention subie par le requ\u00e9rant pour des motifs de s\u00fbret\u00e9 durant la proc\u00e9dure d'adoption d'une d\u00e9cision nouvelle n'\u00e9tait pas conforme \u00e0 cette disposition. Violation de l'article 5 \u00a7 1 (unanimit\u00e9). Une demande de renvoi devant la Grande Chambre a \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e par le Gouvernement le 24 f\u00e9vrier 2020."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>SUISSE: Art. 5 par. 1 CEDH. Privation de libert\u00e9 pas pr\u00e9vue par le droit suisse.\nLa d\u00e9cision ordonnant la d\u00e9tention pour des motifs de s\u00fbret\u00e9 n'aurait pas \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaire si le jugement prolongeant la mesure th\u00e9rapeutique institutionnelle \u00e9tait intervenu avant l'\u00e9coulement de la dur\u00e9e maximale de cinq ans pr\u00e9vu par l'art. 59 al. 4 CP. En droit p\u00e9nal suisse, ce type de d\u00e9tention ne repose sur aucune base l\u00e9gale et il n'y a pas de jurisprudence constante \u00e0 ce sujet. Au vu de la gravit\u00e9 de l'ing\u00e9rence dans la libert\u00e9 personnelle du requ\u00e9rant et de la n\u00e9cessit\u00e9 d'une interpr\u00e9tation stricte des exigences relatives \u00e0 une d\u00e9tention r\u00e9guli\u00e8re, l'application par analogie ou par renvoi d'une disposition mat\u00e9rielle ne saurait \u00eatre tol\u00e9r\u00e9e. La Cour rel\u00e8ve que le l\u00e9gislateur suisse s'emploie \u00e0 combler cette lacune l\u00e9gislative et que des travaux sont en cours. Elle conclut que la l\u00e9gislation f\u00e9d\u00e9rale ne satisfait pas au crit\u00e8re d'une \"loi\" aux fins de l'art. 5 par. 1 CEDH et que la d\u00e9tention subie par l'int\u00e9ress\u00e9 n'\u00e9tait pas conforme \u00e0 la Convention (ch. 38-58).\nConclusion: violation de l'art. 5 par. 1 CEDH.\n<br> Sintesi dell'UFG\n<br>(4\u00b0 rapporto trimestriale 2019)<br>Diritto alla libert\u00e0 e alla sicurezza (art. 5 par. 1 CEDU); mantenimento in detenzione per motivi di sicurezza durante la procedura di adozione di una nuova decisione al termine di una misura terapeutica stazionaria. <br>Il ricorrente riteneva di essere stato oggetto di una detenzione per motivi di sicurezza in condizioni non previste dal diritto svizzero. La misura \u00e8 stata ordinata in base alle disposizioni del Codice di procedura penale relative alla carcerazione preventiva Tali disposizioni sono state applicate per analogia in attesa che il tribunale decidesse sulla richiesta di prolungare la misura terapeutica stazionaria disposta nei confronti del ricorrente cinque anni prima e ormai giunta al termine della durata massima. La Corte ha osservato che la decisione di disporre la carcerazione per motivi di sicurezza non sarebbe stata necessaria se la sentenza che prolungava la misura stazionaria fosse stata emanata per tempo. Secondo i giudici di Strasburgo, \u00e8 incontestato che nel diritto penale svizzero questo tipo di carcerazione non poggia su alcuna base legale esplicita e che a tale riguardo non vi \u00e8 neppure una giurisprudenza costante interna. La Corte ha inoltre considerato che, vista la gravit\u00e0 dell'ingerenza nella libert\u00e0 personale del ricorrente e la necessit\u00e0 di un'interpretazione rigorosa dei requisiti relativi a una carcerazione regolare, l'applicazione per analogia o rinviando a una disposizione materiale non \u00e8 ammissibile. Ha concluso che la legislazione federale non soddisfa il criterio di una \u00ablegge\u00bb ai fini dell'articolo 5 paragrafo 1 CEDU e che la carcerazione inflitta al ricorrente per motivi di sicurezza durante la procedura di adozione di una nuova decisione non era conforme a questa disposizione. Violazione dell'articolo 5 paragrafo 1 (unanimit\u00e0). Il 24 febbraio 2020 Consiglio federale ha depositato un'istanza di rinvio alla Grande Camera."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:42", "Checksum": "88f7dd4f56d103308e24eaf3c7b53f81"}