<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. M. , né en 1944, est agriculteur et exploite sa</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">propre entreprise agricole à La Chaux-de-Fonds. Ses revenus imposables ont</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">été fixés comme suit par les autorités fiscales ces dernières années :</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> - 1991 : taxation d'office, 47'800 francs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> - 1992 : taxation d'office, 57'600 francs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> - 1993 : taxation ordinaire, 23'600 francs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> - 1994 : taxation d'office, 54'500 francs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> - 1995 : taxation d'office, 74'500 francs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Les différents bordereaux relatifs à ces années sont entrés en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">force faute de réclamation.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. Le 9 janvier 1997, M. a déposé une demande de ré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vision pour les années 1992, 1994 et 1995. Il avançait en bref qu'il avait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">chargé un tiers de s'occuper de sa comptabilité et qu'il n'avait appris</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'à l'occasion d'une plainte pénale que les déclarations d'impôts</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'avaient pas été déposées. Sa demande a été rejetée par le service des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contributions le 20 janvier 1997, motif pris que les conditions d'une ré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vision n'étaient pas remplies.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> M. a recouru au Département des finances et des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">affaires sociales le 10 février 1997, reprenant l'argumentation de sa de-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mande. Il ajoutait que les revenus retenus dans les taxations d'office</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">étaient invraisemblables, son exploitation ne s'étant pas modifiée ces</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dernières années. Le département a rejeté son recours le 13 mai 1997.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">S'agissant de la taxation 1992, il a relevé que la demande était interve-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nue après la fin du délai de péremption de trois ans. S'agissant des ta-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">xations 1994 et 1995, il a d'une part nié l'existence de faits nouveaux ou</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de preuves concluantes que M. n'aurait pas connus auparavant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et d'autre part estimé qu'on ne saurait reprocher au service des contribu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tions d'avoir omis de tenir compte de faits pertinents ou d'avoir commis</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">une erreur manifeste et essentielle. Il a au surplus rejeté la demande</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'audition du nouveau mandataire fiscal de M. et celle visant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à lui permettre de s'expliquer oralement devant l'autorité de recours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. M. recourt le 4 juin 1997 au Tribunal administratif</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contre la décision du 13 mai 1997, concluant, sous suite de frais et dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pens, principalement à la révision des taxations des années 1992, 1994 et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1995. A ces arguments développés en première et deuxième instances, il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ajoute que la décision est arbitraire; que les taxations d'office prises à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son encontre sont des décisions de représailles; que le refus de la de-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mande de révision est une mesure de rétorsion; que, prévenu d'infraction à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'article 169 CP, il a été libéré par le Tribunal de police du district de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">La Chaux-de-Fonds; que la comparaison entre la taxation ordinaire 1993 et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">celles d'office montre que les revenus retenus dans celles-ci sont beau-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">coup trop élevés compte tenu de ce que peut lui rapporter son exploita-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion; que ces revenus ont également pour conséquence qu'il est astreint à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">verser des cotisations AVS sans rapport avec sa situation réelle. Il re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quiert en outre à nouveau son audition et celle de son mandataire fiscal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">actuel.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D. Le département confirme sa décision en renvoyant à ses motifs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> en droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Une demande de révision doit être présentée dans les trois ans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qui suivent l'expiration de l'année au cours de laquelle la décision at-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">taquée est devenue exécutoire (art.141 al.1 LCdir). Cette disposition</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'est pas contraire à l'article 4 Cst.féd. (RJN 1995, p.190; RDAF 1996,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">p.79). La taxation d'office 1992 du recourant lui a été envoyée le 20 jan-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vier 1993, de sorte que le délai expirait le 31 décembre 1996. La demande</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du 9 janvier 1997 est ainsi tardive pour cette année et le recours témé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">raire sur ce point, la décision entreprise rappelant déjà ce qui précède</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(p.3).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. a) Selon l'article 140 al.1 litt.a LCdir, une décision exécu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">toire peut être révisée s'il est découvert des faits importants ou trouvé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des preuves concluantes que la personne touchée par la décision ne pouvait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">connaître auparavant, même en usant de l'attention commandée par les cir-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">constances. Une révision est cependant exclue si elle est demandée en rai-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son d'un manque de connaissances juridiques du contribuable, si elle est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">demandée par un contribuable qui a violé ses obligations ou qui s'est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">trompé lors de sa déclaration ou, dans tous les cas, lorsqu'en faisant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">preuve de la diligence qui pouvait raisonnablement être exigée de lui, le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contribuable aurait pu faire valoir ses griefs dans la procédure ordinaire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(Ryser/Rolli, Précis de droit fiscal suisse - impôts directs, 3e éd.,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1994, p.413; RDAF 1978, p.28).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En l'espèce, le recourant ne peut pas se prévaloir de l'ar-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ticle 140 al.1 litt.a LCdir. Il admet en effet que les taxations 1994 et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1995 lui ont été notifiées. Son absence de connaissances juridiques ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'empêchait pas de constater que les sommes réclamées se basaient sur des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">montants qui ne correspondaient pas à ce qu'il estimait être sa situation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">réelle. Il n'a cependant pas, le cas échéant, réagi en 1994 et 1995, ni</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'ailleurs en 1991 et 1992. Il n'a dès lors pas fait preuve de l'attention</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'on pouvait raisonnablement exiger de lui. Les reproches qu'il formule à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'encontre de son mandataire de l'époque sont à ce sujet sans pertinence.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Comme tout contribuable, il savait qu'il lui appartenait de faire parvenir</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">chaque année aux autorités fiscales sa déclaration d'impôts. Il aurait dû</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ainsi s'inquiéter du fait que son mandataire ne lui a fait signer que la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">seule déclaration 1993. Il n'y a en conséquence pas de faits importants</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que le recourant n'aurait découvert que postérieurement à l'entrée en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">force des deux taxations litigieuses.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. a) Selon l'article 140 al.1 litt.b LCdir, une révision peut éga-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lement être demandée si l'autorité qui a pris la décision n'a pas tenu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">compte de faits importants ou de preuves concluantes qu'elle connaissait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ou devait connaître, ou si elle a violé d'une autre manière les principes</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">essentiels de procédure. Une révision ne doit cependant être admise dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ces hypothèses que dans des cas exceptionnels, car elle n'a pas pour but</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'offrir au contribuable un moyen de contester librement une décision en-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">trée en force en invoquant des arguments qu'il aurait pu soulever lors</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'une procédure de réclamation. Une telle interprétation irait à l'en-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contre de la sécurité juridique (RDAF 1996, p.440-441). On admettra en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">revanche, à l'instar des autorités fiscales fribourgeoises, que la voie de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la révision est ouverte lorsque l'autorité de taxation a commis une erreur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">manifeste dont elle porte l'unique responsabilité et qui aboutit à un ré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sultat choquant heurtant le sentiment de l'équité (RDAF 1990, p.405-406).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En l'espèce, le recourant ne prétend pas qu'en procédant aux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">taxations litigieuses, le service des contributions aurait violé des prin-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cipes essentiels de procédure. Comme il s'agit de taxations d'office,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'autorité fiscale ne peut pas non plus avoir écarté des preuves conclu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">antes, faute d'avoir obtenu la moindre information du recourant. La seule</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">question à trancher est ainsi de savoir si l'autorité a omis de tenir</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">compte de certains faits importants qu'elle connaissait ou devait con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">naître, rendant de ce fait des décisions manifestement erronées.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le recourant avance en substance que, compte tenu de son revenu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">imposable 1993 de 23'600 francs (taxation ordinaire), il est arbitraire de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">retenir un montant de 54'500 francs en 1994 et de 74'500 francs en 1995,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">car son exploitation agricole n'a pas subi de changements. Il ne saurait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cependant être suivi dans cette voie. Lors de sa taxation ordinaire 1993,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le service des contributions a retenu un revenu avant déductions de 33'651</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">francs. C'est sur cette base qu'il a calculé le revenu imposable de 1994,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en estimant qu'il convenait de l'augmenter de 80 % au vu de l'évolution</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des revenus agricoles constatés en 1993 dans le canton pour des exploita-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tions similaires dans la même région (décision entreprise, p.4). Il est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ainsi parvenu à un revenu de 60'571 francs avant déduction (33'651 x</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">180 %), soit un revenu imposable net de 54'500 francs. Un tel raisonnement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ne relève pas d'une erreur manifeste et n'aboutit pas à un résultat clai-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rement choquant. Il découle seulement d'une appréciation fondée sur un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">critère objectif (évolution d'exploitations similaires à celle du recou-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rant), ce qui exclut une révision. La Cour de céans n'a en effet pas à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">entrer en matière sur la pertinence de la réévaluation de 80 % à laquelle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">il a été procédé, car ce critère aurait pu être contesté dans une procé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dure ordinaire si le recourant avait fait preuve du minimum de diligence</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">exigible de tout contribuable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> S'agissant enfin de la taxation 1995, le service des contribu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tions a repris le revenu agricole 1994 majoré de 10 % auquel il a ajouté</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des allocations familiales, un montant consécutif à une réestimation des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">immeubles (valeur locative du logement), un solde entre les paiements di-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rects 1993 et 1994, ainsi qu'un salaire 1993 non déclaré en 1994 (v. la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décision du 20.01.1997, p.2 et les pièces justificatives annexées à la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">taxation 1995). Il n'apparaît dès lors pas qu'en procédant de la sorte</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'autorité fiscale aurait omis des faits importants ou des preuves con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cluantes.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">5. Le droit d'être entendu ne comprend en principe pas le droit de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">s'exprimer oralement devant l'autorité appelée à statuer (ATF 122 II 469</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cons.4c et les références; RJN 1980-1981, p.218; Schaer, Juridiction admi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nistrative neuchâteloise, 1995, p.98). En outre, l'audition de l'actuel</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mandataire fiscal du recourant n'est pas nécessaire, cette personne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'étant pas intervenue durant les périodes litigieuses. Il convient dès</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lors d'écarter les réquisitions de preuve du recourant.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">6. Mal fondé, le recours est rejeté et les frais mis à la charge du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recourant (art.47 al.1 LPJA) qui n'a pas droit à des dépens (art.48 al.1</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">LPJA).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Rejette le recours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Met à la charge du recourant les frais par 500 francs et les débours</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> par 50 francs, montants compensés par son avance.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. N'alloue pas de dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 9 septembre 1997</span></p> </div></body></html>