<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <a name="idp327488"></a><div class="big bold">Urteilskopf</div> <br/>135 III 229<br/><br/><br/><div class="paraatf">33. Extrait de l'arrêt de la IIe Cour de droit civil dans la cause X. contre Confédération suisse et Office des poursuites de Genève (recours en matière civile)</div> <div class="paraatf">5A_553/2008 du 24 novembre 2008</div> <a name="idp329136"></a> <a name="idp336400"></a><br/><div id="regeste" lang="de"> <div class="big bold">Regeste</div> <br/><div class="paraatf"><span class="artref">Art. 22 Abs. 1 SchKG</span>; Nichtigkeit einer Betreibung gegen einen Schuldner ohne Rechtspersönlichkeit. <div class="paratf">Eine Betreibung für ausserordentliche Invalidenrenten kann sich nicht gegen die Schweizerische Ausgleichskasse (<span class="artref">Art. 62 Abs. 2 AHVG</span> und <span class="artref">Art. 113 AHVV</span>) richten, der keine Rechtspersönlichkeit zukommt. Die Betreibung muss gegen die schweizerische Eidgenossenschaft in Bern eingeleitet werden (E. 3). </div> </div> </div> <a name="idp343488"></a> <br/><div> <a name="idp350496"></a><span class="big bold" id="sachverhalt">Sachverhalt</span> <span class="small">ab Seite 230</span> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="page230"></a><div class="center pagebreak">BGE 135 III 229 S. 230</div> </div> <div class="paraatf">Le 31 mars 2008, X. a requis l'Office des poursuites de Genève (ci-après: l'office) de notifier à la Caisse suisse de compensation à Genève (ci-après: la Caisse) un commandement de payer le montant de 167'334 fr. avec intérêts, au titre de rentes extraordinaires d'invalidité du 1<sup>er</sup> avril 1998 au 31 mars 2008 (acte interruptif de la prescription) et pour 1'000 fr. au titre de dommage supplémentaire fondé sur l'<span class="artref">art. 106 CO</span>.</div> <div class="paraatf">Le 18 avril 2008, suite à un entretien téléphonique avec l'office, la Caisse lui a retourné le commandement de payer, daté du 9 avril 2008, qui n'avait pas été notifié selon les formes, et a déclaré former opposition par précaution. Le créancier a requis la mainlevée définitive de l'opposition dans un recours adressé le 19 mai 2008 au Tribunal cantonal des assurances du canton de Vaud.</div> <div class="paraatf">Le 20 mai 2008, l'office a annulé la poursuite, après avoir constaté que la Caisse suisse de compensation ne pouvait être poursuivie en tant que telle, puisque la Confédération était le véritable débiteur; il a alors transmis la réquisition de poursuite à l'Office des poursuites de Bern-Mittelland. La plainte formée par le créancier contre cette décision a été rejetée par la Commission de surveillance des offices des poursuites et des faillites du canton de Genève.</div> <div class="paraatf">Le créancier a interjeté un recours en matière civile au Tribunal fédéral, indiquant comme partie adverse la Confédération suisse, Caisse suisse de compensation, à Genève, et concluant principalement à l'annulation des décisions de la Commission cantonale de surveillance et de l'office, le commandement de payer devant être considéré comme valablement notifié. Le Tribunal fédéral a rejeté le recours.</div> <br/><div> <a name="idp358608"></a><span class="big bold" id="erwaegungen">Erwägungen</span> </div> <br/><div class="paraatf">Extrait des considérants:</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp359568"></a><span class="bold" id="consideration_3.">3. </span>En l'occurrence, le créancier, qui est domicilié en France, a requis la poursuite pour des rentes extraordinaires d'invalidité et a indiqué comme débiteur dans sa réquisition de poursuite la "Caisse suisse de compensation [... à] Genève".</div> <div class="paraatf">(...)</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp361584"></a><span class="bold" id="consideration_3.2">3.2 </span>Les caisses de compensation ont notamment pour attribution de verser les rentes et les indemnités journalières (<span class="artref">art. 60 al. 1 let</span>. c LAI et <span class="artref">art. 63 LAVS</span>). Les caisses de compensation professionnelles ont la personnalité juridique (<span class="artref">art. 56 al. 3 LAVS</span>); les caisses de <a name="page231"></a><div class="center pagebreak">BGE 135 III 229 S. 231</div>compensation cantonales ont le caractère d'établissements autonomes de droit public (<span class="artref">art. 61 al. 1 LAVS</span>); en revanche, les caisses de compensation de la Confédération, soit la Caisse de compensation fédérale (<span class="artref">art. 62 al. 1 LAVS</span> et <span class="artref">art. 110 RAVS</span> [RS 831.101]) et la Caisse suisse de compensation (<span class="artref">art. 62 al. 2 LAVS</span> et <span class="artref">art. 113 RAVS</span>) n'ont pas la personnalité juridique. En particulier, la Caisse suisse de compensation, qui verse les rentes d'invalidité aux ayants droit habitant à l'étranger (<span class="artref">art. 44 RAI</span> [RS 831.201] en relation avec l'<span class="artref">art. 123 al. 1 RAVS</span>; <span class="artref">art. 62 al. 2 LAVS</span>), est créée auprès de la Centrale de compensation (ci-après: CdC; <span class="artref">art. 113 RAVS</span>) et constitue avec celle-ci, ainsi que la Caisse de compensation fédérale et l'Office AI pour les assurés résidant à l'étranger, une division principale de l'Administration fédérale des finances (art. 1 de l'ordonnance du 3 décembre 2008 du DFF sur la centrale de compensation [ordonnance sur la CdC; RS 831.143.32]).</div> <div class="paraatf">Le recourant devait donc diriger sa poursuite contre la Confédération suisse. La poursuite pour des créances dirigées contre une branche de l'administration ne possédant pas la personnalité juridique doit en effet être dirigée contre l'Etat (PIERRE-ROBERT GILLIÉRON, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, vol. I, 1999, n° 32 ad <span class="artref">art. 65 LP</span>). La poursuite contre la Confédération suisse est soumise à la LP (<span class="artref">art. 30 LP</span> a contrario) et les actes de poursuite doivent être notifiés au président de l'autorité exécutive ou au service désigné par cette autorité (<span class="artref">art. 65 al. 1 ch. 1 LP</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=4&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2008&amp;to_year=2008&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F103-II-227%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page227">ATF 103 II 227</a> consid. 4 p. 236; DAVID JENNY, in Kommentar zum Bundesgesetz über Schuldbetreibung und Konkurs, vol. I, 1998, n° 21 ad <span class="artref">art. 30 LP</span>), au siège à Berne (art. 58 de la loi du 21 mars 1997 sur l'organisation du gouvernement et de l'administration [LOGA; RS 172.010]).</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp420064"></a><span class="bold" id="consideration_3.3">3.3 </span>Aux termes de l'<span class="artref">art. 22 al. 1 LP</span>, sont nulles les mesures contraires à des dispositions édictées dans l'intérêt public ou dans l'intérêt de personnes qui ne sont pas parties à la procédure. Dès lors que le commandement de payer indique comme débiteur une entité sans personnalité juridique, qu'il a été notifié à une telle entité, en un lieu où le débiteur contre lequel le créancier aurait dû diriger sa poursuite n'a pas son siège, il doit être considéré comme nul.</div> </div></body></html>