<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est chargé d'étudier des solutions fondées sur l'économie de marché afin de promouvoir le coworking régional. Dans son rapport, il identifiera des mesures permettant de créer d'ici 2030 au moins 100 000 postes de travail partagés dans les régions, qui apporteront des bénéfices d'ordre économique, écologique et social.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le présent avis du Conseil fédéral est le même que celui exprimé dans le postulat 20.3622 Kamerzin (" Promouvoir le coworking régional "), de teneur identique.</p><p>L'utilisation de postes de travail partagés peut apporter des avantages d'ordre économique, écologique et social. L'ampleur et la nature de ces bénéfices varient d'un cas à l'autre et dépendent du contexte. C'est la raison pour laquelle, tout comme pour le télétravail, le Conseil fédéral s'abstient délibérément de créer des incitations qui privilégieraient cette forme de travail et préfère laisser la décision aux employeurs et aux employés.</p><p>Il est toutefois déjà possible, dans le cadre de la nouvelle politique régionale (NPR) de la Confédération, de promouvoir des offres de coworking dans les espaces ruraux, les régions de montagne et les régions frontalières (exemples : Mountain Hub Adelboden, Kreativfabrik Oberkirch, Mia Engiadina, LASPACE Coworking Langenthal, Plattform Haslital, Coworking im Seeland). Conformément aux objectifs de la NPR, de telles mesures de promotion permettent d'améliorer l'attrait des régions périphériques pour les entreprises et les travailleurs.</p><p>Par ailleurs, les trois services de la construction et des immeubles de la Confédération (soit l'Office fédéral des constructions et de la logistique, armasuisse Immobilier et le Conseil des EPF) soumettront au Conseil fédéral d'ici à la fin de 2020 un concept en lien avec l'introduction de postes de travail partagés (desksharing) au sein de l'administration fédérale, qui servira de base aux discussions du Conseil fédéral. L'objectif est de concentrer les unités d'organisation de l'administration fédérale dans des ouvrages polyvalents, de taille appropriée, appartenant à la Confédération lorsque cela est économique. Cette concentration sera réalisée de façon à ce que la réduction du nombre de postes de travail permette de supprimer principalement les immeubles en location non rentables. La Confédération n'aura aucune influence directe sur l'usage qui sera fait de ces objets par la suite.</p><p>Enfin, les entreprises proches de l'État sont dirigées au moyen d'objectifs stratégiques fixés par le Conseil fédéral. Ce dernier n'exerce pas d'influence sur les affaires opérationnelles de ces entreprises et respecte leur autonomie. Les objectifs stratégiques précisent déjà que les entreprises proches de l'État doivent assumer leur responsabilité vis-à-vis de la société et de l'environnement. Le Conseil fédéral ne considère pas que ces entreprises doivent être obligées, par l'intermédiaire de la stratégie du propriétaire, à conclure des partenariats favorisant les espaces de travail partagés.</p><p>Les entreprises proches de l'État sont conscientes de leur responsabilité, comme en témoigne le partenariat tout récemment conclu par les CFF avec la coopérative VillageOffice pour constituer un réseau d'espaces de coworking. Dans ce cadre, il est prévu de créer des espaces de travail partagés dans 60 à 80 petites ou moyennes gares régionales ces prochaines années. Ces nouveaux espaces de collaboration informelle permettent de rapatrier le travail près des lieux d'habitation, d'éviter de longs trajets, de désengorger le trafic aux heures de pointe et de redonner vie aux bâtiments de gares qui ne sont plus exploitées.</p><p>De l'avis du Conseil fédéral, il n'est pas judicieux de viser la création d'un nombre précis d'espaces de travail partagés. Ces dernières années ont montré que la demande croissante engendre une augmentation de l'offre.</p><p>La création, d'ici à 2030, de 100 000 postes de travail partagés à l'échelle régionale risquerait d'entraîner une mauvaise allocation des fonds. Pour cette raison et du fait des travaux en cours à l'échelon fédéral, le Conseil fédéral estime que le rapport demandé par le postulat n'est pas nécessaire.</p>  Le Conseil fédéral propose de rejeter le postulat.