<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. Par jugement du 16 octobre 1996, P. , né en 1966, a été</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">condamné à une peine de 30 mois de réclusion pour viol par le Tribunal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">correctionnel du district de Neuchâtel. Un sursis octroyé précédemment a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en outre été révoqué. Ce jugement ayant été partiellement cassé par la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Cour de céans s'agissant de l'opportunité d'une mesure, le tribunal cor-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rectionnel a, par jugement du 12 mars 1997, prononcé un internement au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sens de l'article 43 ch.1 al.2 CP, avec suspension des peines à exécuter.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Ce jugement a été confirmé par arrêt de la Cour de cassation pénale du 14</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">juillet 1997.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. P. a été incarcéré à la Colonie pénitentiaire de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Crêtelongue le 19 novembre 1996. Il a présenté des demandes de congé pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">un peu plus de 24 heures les 1er et 25 avril 1997, qui ont cependant été</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">refusées faute pour la Commission de libération conditionnelle de disposer</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du temps nécessaire pour les examiner avant le jour pour lequel le congé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">était requis. Une nouvelle demande, déposée le 16 mai 1997, a été rejetée</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le 23 juin 1997. La commission a en substance considéré qu'elle était pré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">maturée; que P. était quelqu'un de dangereux présentant un risque</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">important de passage à l'acte agressif; que, du moment qu'il était sur le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">point d'être transféré aux Etablissements de la plaine de l'Orbe (EPO), il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">convenait d'attendre qu'il passe quelque temps dans cet établissement pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pouvoir se déterminer en toute connaissance de cause sur son évolution et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son comportement; que le certificat figurant au dossier du Dr M. ,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">psychiatre, était trop lacunaire pour se faire une idée précise de la si-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tuation.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. Le 10 juillet 1997, P. recourt à la Cour de cassation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pénale contre la décision du 23 juin 1997, concluant à ce que la cause</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">soit renvoyée à la commission afin que celle-ci lui octroie un congé pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">une date ultérieure. Il avance que l'article 1 du règlement du 24 avril</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1989 concernant l'octroi de congés aux condamnés adultes primaires et ré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cidivistes incarcérés dans les établissements concordataires lui donne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">droit à un congé; qu'un tel congé lui serait bénéfique; que son comporte-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment à Crêtelongue n'a pas entraîné de sanctions; que son transfert aux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">EPO ne se justifie pas. Il requiert en outre l'assistance judiciaire.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D. La présidente suppléance de la commission conclut au rejet du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recours dans ses observations. Le Ministère public conclut au rejet du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recours, sans formuler d'observations.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> e n d r o i t</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. a) Aux termes de l'article 278 al.2 CPP, la Commission de libé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ration se prononce sur les congés accordés au délinquant faisant l'objet</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des peines et des mesures mentionnées dans ladite disposition. Selon l'ar-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ticle 275 al.1 CPP, en matière d'exécution de jugements, les décisions de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la Commission de libération peuvent faire l'objet d'un pourvoi à la Cour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de cassation pénale. Il y a ainsi lieu d'admettre que la voie du recours</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">est également ouverte s'agissant des décisions rendues en matière de con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gé, lorsque la personne concernée relève de la Commission de libération.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Le recours est toutefois irrecevable dans la mesure où le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recourant s'en prend à son transfert de Crêtelongue aux EPO (recours,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">p.4), cette question n'étant d'ailleurs pas l'objet de la décision</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">entreprise.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) Si, en matière d'exécution des jugements, la Cour de cassa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion pénale statue avec plein pouvoir d'examen (art.275 al.1 CPP), il n'en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">demeure pas moins que, dans la mesure où les normes applicables réservent</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">un large pouvoir d'appréciation à l'autorité de première instance, elle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'interviendra qu'en cas d'excès ou d'abus du pouvoir d'appréciation (ATF</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">106 I 2 et la jurisprudence citée, JT 1982 I 228). Il ne saurait en effet</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">être question pour l'autorité de recours de substituer son appréciation à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">celle de l'autorité inférieure, ce d'autant moins que la composition plu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ridisciplinaire de cette dernière permet une approche nuancée des pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">blèmes et que la Cour de cassation n'entend pas le condamné ni ne procède</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à une administration de preuves (RJN 1995, p.124).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Les congés sont l'un des moyens de préparer le retour du con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">damné à la vie libre en lui permettant de maintenir, de créer ou de ré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tablir des relations avec le monde extérieur. Ils ne constituent toutefois</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas un droit du condamné. Ils ne doivent en particulier enlever à la con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">damnation ni ses caractères de prévention générale et spéciale, ni nuire à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la sécurité ou à l'ordre public. Un congé ne peut être accordé qu'au con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">damné qui se conduit bien, qui travaille de manière satisfaisante, qui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">paraît capable de respecter les conditions de son congé et qui dispose</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'une somme suffisante sur son compte de pécule disponible pour en assurer</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le bon déroulement (art.1 et 2 du règlement du 24.04.1989 de la Conférence</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des autorités cantonales compétentes en matière pénitentiaire concernant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'octroi de congés aux condamnés adultes primaires et récidivistes incar-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cérés dans les établissements concordataires).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En l'espèce, les antécédents pénaux du recourant, tels qu'il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ressortent de l'extrait du casier judiciaire figurant au dossier et du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jugement du 12 mars 1997 (p.6-7), sont, comme l'a relevé le tribunal cor-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rectionnel, lourds. Le recourant est coutumier de voies de fait, lésions</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">corporelles et menaces. Surtout, il a été condamné par le tribunal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">correctionnel pour un viol particulièrement grave. Comme au surplus le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recourant présente un indéniable danger pour la sécurité publique du fait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du risque accru de passage à l'acte agressif, avec ou sans connotation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sexuelle, relevé par l'expert-psychiatre au cours de la procédure pénale</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(jugement du 12.03.1997, p.7), il était nécessaire que la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">commission fasse preuve de réserve avant d'octroyer au recourant un pre-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mier congé.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Un rapport de Crêtelongue du 17 juin 1997 fait état d'une sta-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">bilisation de P. , tout en relevant qu'il a eu des sautes d'hu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">meur. Le bref certificat du Dr M. , psychiatre, atteste aussi que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'état psychique de P. est stabilisé. Cela ne suffit toutefois</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas pour qu'un congé soit octroyé au recourant. D'une part, un comporte-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment à peu près adéquat dans le cadre strict d'une institution n'est pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nécessairement un indice de l'attitude que le recourant adopterait à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'extérieur, où il pourrait être tenté d'abuser à nouveau des boissons</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">alcooliques. Il est en effet déjà arrivé à P. , alors qu'il était</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en traitement volontaire à l'Hôpital psychiatrique […], de profiter</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de sorties pour commettre des délits (jugement du 12.03.1997, p.5).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D'autre part, le recourant s'avère incapable de maîtriser certains senti-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ments de frustration, preuve en est qu'à l'issue de l'audience du tribunal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">correctionnel du 16 octobre 1996 il s'en est pris physiquement au repré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sentant du Ministère public (ibid., p.7). Il est dès lors indispensable de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">voir de quelle façon il acceptera sa prise en charge aux EPO avant de lui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">octroyer un congé.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) C'est ainsi à juste titre que la commission a rejeté la de-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mande de congé, considérée comme prématurée. Il lui appartiendra cepen-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dant, si le recourant renouvelle sa demande dans quelques mois, de se ren-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">seigner sur sa situation exacte. En particulier, elle ne saurait se borner</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à constater qu'un certificat médical est lacunaire, mais doit entreprendre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les démarches nécessaires pour y remédier.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. En matière pénale, un justiciable a en principe droit à un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avocat d'office s'il est indigent. Toutefois, dans les causes de police,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'assistance judiciaire ne lui est accordée que si le ministère public</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">requiert contre lui une peine privative de liberté ou si sa cause présente</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des difficultés particulières (art.2 al.3 LAJA). Dans tous les cas, elle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">commence le jour où elle est demandée et se termine, sauf retrait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">anticipé, à l'expiration de la procédure cantonale de recours (art.10 al.1</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">LAJA).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En conséquence, l'assistance judiciaire en matière pénale ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">concerne que la procédure de jugement, c'est-à-dire celle qui aboutit, le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cas échéant, à une condamnation. Lorsqu'un jugement pénal est exécutoire,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le droit d'une personne à bénéficier d'un avocat d'office doit être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">examiné au regard de la condition posée par l'art.2 al.2 LAJA, à savoir</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que sa cause ne doit pas apparaître d'emblée dénuée de chances de succès</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(sur cette notion : ATF 122 I 271; 119 Ia 251, JT 1996 I 343). Cette</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">exigence doit ainsi être remplie notamment lorsqu'un condamné recourt</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contre une décision de la Commission de libération lui refusant un congé.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En l'espèce, force est de constater que le recours était voué à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'échec, car considérer qu'il était prématuré d'accorder un congé au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recourant n'était à l'évidence pas arbitraire.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Mal fondé, le recours doit dès lors être rejeté, de même que la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">requête d'assistance judiciaire. Il est statué sans frais.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LA COUR DE CASSATION PENALE</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Rejette le recours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Rejette la requête d'assistance judiciaire.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Statue sans frais.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 15 août 1997</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> </div></body></html>