An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 28. September 2018
Embargo: 28. September 2018, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 21. September 2018 (5A_384/2018)
Betreuungsunterhalt: Erwerbstätigkeit gemäss Schulstufenmodell – gerichtliche Prüfungspflichten im Einzelfall
Das Bundesgericht legt Richtlinien fest, ab wann und in welchem Umfang der
hauptsächlich die Kinder betreuende Elternteil mit Blick auf die Unterhaltspflicht des
anderen Elternteils einer Erwerbstätigkeit nachzugehen hat. Im Scheidungs- oder
Trennungsfall kommt nach einer Übergangsphase oder bei fehlender Vereinbarung
der Eltern über die Art der Betreuung das Schulstufenmodell zu Anwendung. Der
hauptbetreuende Elternteil muss demnach ab der obligatorischen Einschulung des
jüngsten Kindes grundsätzlich zu 50  % eine Erwerbsarbeit ausüben, ab dessen
Eintritt in die Sekundarstufe zu 80  % und ab seinem vollendeten 16. Lebensjahr zu
100 %. Davon kann im Einzelfall aus zureichenden Gründen abgewichen werden.
Per 1. Januar 2017 wurde das Kindesunterhaltsrecht revidiert. Nebst den direkten
Kosten wie diejenigen für Nahrung, Kleidung und Wohnen des Kindes ist neu auch
"Betreuungsunterhalt" geschuldet. Dabei geht es um indirekte Kosten, welche entstehen, wenn ein Elternteil die Kinder selbst betreut und während dieser Zeit keiner
Erwerbstätigkeit nachgehen kann. Die finanziellen Folgen aus dem Zeitaufwand für die
Kinderbetreuung sollen auf diese Weise unabhängig vom Zivilstand von beiden
Elternteilen gemeinsam getragen werden. Zuvor wurden Betreuungsleistungen einzig
bei verheirateten Eltern über den ehelichen oder nachehelichen Unterhalt abgegolten.
Dabei kam die sogenannte 10/16-Regel zur Anwendung. Danach musste der Elternteil,
dem bei einer Trennung oder Scheidung die Kinder in Obhut gegeben wurden und der
bislang keiner Erwerbstätigkeit nachging, ab dem 10. Lebensjahr des jüngsten Kindes
ein  Arbeitspensum  von  50  %  aufnehmen  und  eine  Vollzeitstelle  ab  dessen
16. Lebensjahr. 
Das Bundesgericht kommt in seinem Entscheid zum Schluss, dass diese Regel für den
Betreuungsunterhalt nicht sachgerecht ist und auch nicht mehr der heutigen gesellschaftlichen Realität entspricht. Bezüglich der stattdessen anzuwendenden Richtlinien
erwägt das Bundesgericht, dass sich jeder Entscheid mit unmittelbaren Auswirkungen
auf ein Kind an dessen Wohl messen lassen muss. Diesbezüglich hat der Gesetzgeber
die Eigenbetreuung durch die Eltern und die Fremdbetreuung – zum Beispiel in einer
Kinderkrippe  – als gleichwertig bezeichnet. In diesem Sinne gibt es keine verallgemeinerungsfähige Vermutung zugunsten des einen oder des anderen Betreuungsmodells. Grundsätzlich entscheiden die Eltern darüber, welche Betreuungsform für ihr
Kind geeignet ist und in welchem zeitlichen Umfang die Eigen- oder Fremdbetreuung
erfolgen soll. Weil stabile Verhältnisse dem Kindeswohl dienlich sind, ist bei fehlender
Einigung der Eltern im Trennungs- oder Scheidungsfall jedenfalls in einer ersten Phase
das von diesen vor der Aufhebung des gemeinsamen Haushaltes vereinbarte, beziehungsweise praktizierte Betreuungsmodell fortzuführen. Für die weitere Zeit, aber
auch wenn keine elterliche Vereinbarung über das Betreuungsmodell besteht, ist das
Schulstufenmodell anzuwenden. Demnach soll der hauptbetreuende Elternteil ab der
obligatorischen Einschulung des jüngsten Kindes grundsätzlich zu 50  % einer Erwerbsarbeit nachgehen, zu 80  % ab seinem Eintritt in die Sekundarstufe und zu 100  % ab
vollendetem 16. Lebensjahr. Dies gilt künftig auch beim ehelichen oder nachehelichen
Unterhalt zwischen verheirateten oder geschiedenen Eltern. Für die Anwendung des
Schulstufenmodells spricht, dass der obhutsberechtigte Elternteil mit der Einschulung
des Kindes während der betreffenden Zeit von der Betreuung entlastet wird. Die
schulische Betreuung dehnt sich sodann im Verlauf der Jahre aus. Dies, sowie die
allgemeine Entwicklung des Kindes lassen eine Erweiterung der zumutbaren Erwerbsquote nach Schulstufen des Kindes als angezeigt erscheinen. Dem Charakter einer
Richtlinie entsprechend, kann im Einzelfall aus zureichenden Gründen vom Schulstufenmodell abgewichen werden. Darüber hinaus, namentlich aber auch für Kinder im Vorschulalter, muss der Richter prüfen, ob im konkreten Einzelfall vor- oder ausserschulische Betreuungsangebote bestehen, welche angemessen sind und von der persönlichen Betreuung entlasten können. Entsprechende Angebote sind insbesondere
dann näher zu prüfen, wenn die finanziellen Mittel knapp sind und eine Ausdehnung der
Erwerbsarbeit ökonomisch sinnvoll erscheint. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 28 septembre 2018
Embargo : 28 septembre 2018, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 21 septembre 2018 (5A_384/2018)
Contribution de prise en charge  : exercice d'une activité lucrative
selon le modèle des degrés de scolarité – devoirs d'examen des 
tribunaux au cas par cas
Le Tribunal fédéral établit  des lignes directrices  déterminant,  au  regard de
l'obligation d'entretien de l'autre parent, le moment à compter duquel le parent qui
prend en charge les enfants la plupart du temps doit exercer une activité lucrative,
de même que l'étendue de celle-ci. En cas de divorce ou de séparation, après une
phase transitoire ou à défaut d'accord des parents sur le mode de prise en charge
des enfants, c'est le modèle des degrés de scolarité qui s'applique. Le parent qui
prend en charge les enfants la plupart du temps doit ainsi exercer une activité
lucrative à un taux de 50  % dès la scolarisation obligatoire du plus jeune enfant, de
80 % dès son entrée au niveau secondaire et de 100  % dès la fin de sa seizième
année. L'on peut s'écarter de cette ligne directrice au cas par cas et pour des motifs
suffisants. 
Depuis le 1er janvier 2017, le droit de l'entretien des enfants a été révisé. En sus des
coûts directs tels que l'alimentation, l'habillement et le logement de l'enfant, vient
désormais s'ajouter la « contribution de prise en charge  ». Il s'agit là de coûts indirects,
résultant du fait que l'un des parents s'occupe lui-même de l'enfant et ne peut donc
exercer aucune activité lucrative durant cette période. Les conséquences financières de
ce temps passé à prendre soin de l'enfant doivent être supportées en commun par les
deux parents, indépendamment de leur état civil. Jusqu'à présent, les prestations de
prise en charge n'étaient prises en considération que pour les parents mariés, lors de la
fixation de la contribution d'entretien durant l'union conjugale ou après le divorce. La
règle dite des 10/16 ans s'appliquait. Celle-ci prévoyait que le parent qui, après une
séparation ou un divorce, se voyait confier la garde des enfants et n'avait jusqu'alors
exercé aucune activité lucrative, devait travailler à un taux de 50  % dès les dix ans du
plus jeune enfant et à plein temps dès ses seize ans.
Dans son arrêt, le Tribunal fédéral parvient à la conclusion que cette règle n'est pas
adaptée à la contribution de prise en charge et ne correspond pas non plus à la réalité
sociale actuelle. Le Tribunal fédéral relève que toute décision ayant des conséquences
immédiates sur l'enfant doit être confrontée au bien de celui-ci. Le législateur a
considéré à cet égard que la prise en charge par les parents et celle par un tiers – par
exemple une crèche – sont équivalents. Il n'existe ainsi pas de présomption généralisable en faveur de l'un ou l'autre modèle de prise en charge. En principe, les parents
décident de la forme de prise en charge qu'ils souhaitent pour leur enfant ainsi que
l'étendue de sa répartition entre eux-mêmes ou une tierce personne. En tant qu'une
situation stable est conforme au bien de l'enfant, il convient, en l'absence d'accord des
parents au moment de la séparation ou du divorce, de maintenir, en tout cas dans un
premier temps, le modèle de prise en charge convenu, respectivement pratiqué, avant la
séparation. Dans un second temps, mais également lorsque les parents ne se sont
jamais mis d'accord sur la forme de prise en charge, le modèle des degrés de scolarité
doit s'appliquer. Le parent qui prend en charge l'enfant de manière prépondérante doit
ainsi en principe exercer une activité lucrative à un taux de 50  % dès la scolarisation
obligatoire du plus jeune enfant, de 80  % dès le début du degré secondaire et de 100  %
dès ses seize ans. Ces règles sont désormais également applicable dans le contexte du
calcul de la contribution à l'entretien pour des parents mariés ou divorcés. L'application
du modèle des degrés de scolarité se justifie du fait que la scolarisation de l'enfant
décharge le parent gardien de sa prise en charge personnelle durant ce laps de temps.
La prise en charge scolaire s'étend par ailleurs au cours des années. Cela, ajouté au
développement général de l'enfant, fait qu'une extension de l'activité lucrative apparaît
exigible en fonction des degrés de scolarité de l'enfant. En tant que ligne directrice, ce
modèle peut néanmoins être assoupli dans des cas particuliers, en présence de motifs
suffisants. Le juge doit par ailleurs examiner, mais singulièrement aussi pour les enfants
en âge préscolaire, s'il existe, dans le cas particulier, des possibilités de prise en charge
pré- ou extra-scolaires appropriées et susceptibles de soulager la prise en charge
personnelle. Celles-ci doivent faire l'objet d'un examen spécifique lorsque les moyens
financiers sont serrés et qu'une extension de l'activité lucrative apparaît économiquement judicieuse.