An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 28. April 2017
Embargo: 28. April 2017, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 10. April 2017 (6B_824/2016, 6B_844/2016, 6B_946/2016, 6B_960/2016)
Urner Obergericht muss über früheren Nachtlokalbetreiber 
teilweise neu entscheiden
Das Obergericht des Kantons Uri muss den Fall eines früheren Nachtlokalbetreibers
teilweise neu beurteilten. Der Freispruch des Beschuldigten vom Vorwurf des versuchten Mordes an seiner früheren Ehefrau hält auf Grundlage der vom Obergericht
vorgenommenen Beweiswürdigung vor Bundesrecht nicht stand. Das Bundesgericht
weist die Sache in diesem Punkt zu neuem Entscheid zurück ans Obergericht. Bestätigt hat das Bundesgericht die Verurteilung des Betroffenen wegen Gefährdung
des Lebens im Zusammenhang mit einem Vorfall im Januar 2010.
Das Obergericht des Kantons Uri hatte die Sache ein erstes Mal 2013 beurteilt. Es
sprach den früheren Barbetreiber einerseits der versuchten Tötung schuldig, weil er am
4. Januar 2010 vor seinem Nachtlokal auf einen Mann geschossen habe, ohne diesen
allerdings zu treffen. Zudem erfolgte ein Schuldspruch wegen versuchten Mordes, weil
ein Dritter am 12. November 2010 im Auftrag des Beschuldigten auf dessen getrennt
von ihm lebende Ehefrau geschossen habe, die dabei lebensgefährlich verletzt wurde.
Für diese und weitere Delikte verhängte das Obergericht eine Freiheitsstrafe von
15 Jahren und eine Busse. Das Bundesgericht hiess 2014 die Beschwerde des
Verurteilten teilweise gut und verlangte eine Neubeurteilung. Im April 2016 sprach das
Obergericht den Betroffenen für den Vorfall vom Januar 2010 der Gefährdung des
Lebens schuldig und verurteilte ihn wegen diesem und weiteren Delikten zu einer
Freiheitsstrafe von 28 Monaten sowie zu einer Geldstrafe von 80 Tagessätzen und zu
einer Busse. Vom Vorwurf des versuchten Mordes im Zusammenhang mit dem Vorfall
vom November 2010 sprach es ihn frei. Gegen dieses Urteil des Obergerichts gelangte
der Verurteilte erneut ans Bundesgericht und verlangte einen Freispruch. Beschwerde
erhoben auch die Staatsanwaltschaft des Kantons Uri sowie die frühere Ehefrau des
Mannes. Die Staatsanwaltschaft beantragte bezüglich des Vorfalls vom 4. Januar 2010
eine Verurteilung wegen versuchter vorsätzlicher Tötung und – gleich wie die Ehefrau
des Beschuldigten – eine Aufhebung des Freispruchs im Zusammenhang mit dem
Vorfall vom 12. November 2010. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerden des Verurteilten und der Staatsanwaltschaft
in Bezug auf den Vorfall vom 4. Januar 2010 ab. Hingegen heisst es die Beschwerde
der Staatsanwaltschaft und der ehemaligen Ehefrau in Bezug auf den Vorfall vom
12. November 2010 gut und weist die Sache in diesem Punkt zur Neubeurteilung zurück
ans Obergericht. Was den Vorfall vom 4. Januar 2010 betrifft, lässt die vom Obergericht
korrekt wiedergegebene Beweislage keinen anderen Schluss zu, als dass der Beschuldigte der Schütze war. Den Tatbestand der "Gefährdung des Lebens" hat das
Obergericht zu Recht bejaht und seinen Entscheid in diesem Punkt ausreichend
begründet. Der Freispruch des Beschuldigten vom Vorwurf des versuchten Mordes im
Zusammenhang mit dem Vorfall vom 12. November 2010 hält dagegen auf Grundlage
der vom Obergericht vorgenommenen Beweiswürdigung vor Bundesrecht nicht stand.
Die Würdigung der einzelnen Beweise durch die Vorinstanz ist in verschiedener Hinsicht
ungenügend begründet, nicht nachvollziehbar oder gar offensichtlich unhaltbar. Auch
die Gesamtwürdigung der Beweise ist nicht rechtsgenügend. Das Obergericht wird in
diesen Punkten eine Neubeurteilung vornehmen  müssen. Gutgeheissen  hat das
Bundesgericht im Weiteren eine Beschwerde der Staatsanwaltschaft im Zusammenhang
mit der Entschädigung des amtlichen Verteidigers des Beschuldigten. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 28 avril 2017
Embargo : 28 avril 2017, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 10 avril 2017 (6B_824/2016, 6B_844/2016, 6B_946/2016, 6B_960/2016)
La Cour suprême du canton d'Uri doit en partie revoir sa décision 
concernant un ancien gérant de cabaret
La Cour suprême du canton d'Uri doit en partie revoir sa décision dans le cas d'un
ancien gérant de cabaret. L'appréciation des preuves à laquelle elle s'est livrée, pour
aboutir à son acquittement du chef d'accusation de tentative d'assassinat sur la
personne de son ex-épouse, n'est pas conforme au droit fédéral. Le Tribunal fédéral
renvoie la cause à la Cour suprême uranaise pour nouvelle décision sur ce point. Le
Tribunal fédéral a par contre confirmé la condamnation du concerné pour mise en
danger de la vie d'autrui en rapport avec un événement survenu en janvier 2010.
La Cour suprême uranaise avait jugé la cause une première fois en 2013. Elle avait
condamné l'ancien gérant de cabaret pour tentative de meurtre, après qu'il eut tiré sur
un homme devant son établissement, sans l'atteindre, le 4 janvier 2010. Elle l'avait en
outre condamné pour tentative d'assassinat, parce qu'un tiers, mis en oeuvre par lui,
avait tiré, le 12 novembre 2010, sur son épouse, dont il vivait séparé, et dont le pronostic vital avait été engagé en raison des blessures subies. La Cour suprême avait
prononcé une peine privative de liberté de 15 ans et une amende. En 2014, le Tribunal
fédéral avait partiellement admis le recours du condamné et renvoyé la cause pour
nouvelle décision. En avril 2016, la Cour suprême l'a reconnu coupable de mise en
danger de la vie d'autrui en rapport avec l'événement de janvier 2010 et l'a condamné,
pour cette infraction et d'autres délits, à une peine privative de liberté de 28 mois, ainsi
qu'à une peine pécuniaire de 80 jours-amende et à une amende. Elle l'a en revanche
libéré de l'accusation de tentative d'assassinat en rapport avec les faits de novembre
2010. Le condamné a recouru à nouveau au Tribunal fédéral en concluant à un acquittement complet. Le Ministère public du canton d'Uri et l'ex-épouse ont également recouru.
Le Ministère public a requis, en rapport avec les faits commis le 4 janvier 2010, une
condamnation pour tentative de meurtre. Il a également requis, à l'instar de l'ex-épouse,
l'annulation de l'acquittement pour les faits survenus le 12 novembre 2010.
Le Tribunal fédéral rejette les recours du condamné et du Ministère public s'agissant du
cas du 4 janvier 2010. Il admet en revanche le recours du Ministère public et de l'exépouse en rapport avec celui du 12 novembre 2010 et renvoie la cause a la Cour
suprême uranaise pour nouvelle décision. Concernant le cas du 4 janvier 2010, les faits
retenus par la Cour suprême, sur la base d'une appréciation des preuves qui échappe à
la critique, permettent d'admettre que l'accusé était bien le tireur. L'infraction de mise en
danger de la vie d'autrui a été retenue à bon droit et le jugement cantonal est
suffisamment motivé sur ce point. En revanche, il n'en va pas de même pour le cas du
12 novembre 2010, dans lequel l'établissement des faits fourni par l'instance précédente
n'est pas conforme au droit fédéral. A plusieurs égards, l'appréciation des différents
moyens de preuve est insuffisamment motivée, incompréhensible ou même insoutenable. L'appréciation des preuves considérée dans son ensemble n'est pas non plus
admissible. La Cour suprême devra donc procéder à un nouvel examen. Le Tribunal
fédéral a en outre admis le recours du Ministère public en rapport avec l'indemnité du
conseil d'office du prévenu.