<h2>SubmittedText<h2><p>Les observateurs du marché estiment que les Chinois vont être de plus en plus nombreux à voyager à l'étranger. J'invite donc le Conseil fédéral à répondre aux questions suivantes :</p><p>1. Quelles sont nos chances d'attirer les touristes chinois ?</p><p>2. Que fait le Conseil fédéral pour que les canaux diplomatiques et consulaires ou les institutions financées par la Confédération exploitent au mieux le marché chinois ?</p><p>3. Qu'envisage-t-il de faire pour que les formalités pratiques, notamment pour l'obtention d'un visa, ne défavorisent pas la Suisse face à la concurrence européenne ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La Suisse est un pays de tourisme et une destination connue et appréciée en République populaire de Chine. Pour la population chinoise, faire un voyage dans notre pays est un événement marquant. Si petite soit-elle, la Suisse attire aujourd'hui environ 10 % des Chinois qui visitent l'Europe. Le DFE et "Suisse Tourisme" ont déployé des efforts particuliers pour exploiter l'important marché que cela représente. L'Office fédéral des étrangers a des entretiens avec le gouvernement chinois en vue d'améliorer la collaboration dans le domaine des migrations.</p><p>Le Conseil fédéral répond comme suit aux questions posées dans l'interpellation :</p><p>1. Le marché touristique chinois est encore assez peu développé. En 2000, les Chinois n'ont été que 10,5 millions à voyager à l'étranger, alors que la population suisse a eu la même année à son actif quelque 12,3 millions de voyages à l'étranger. Toutefois, si l'on se base sur les perspectives de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), le marché touristique chinois devrait connaître une progression spectaculaire, avec des taux de croissance annuels de 12,8 %. Les prévisions de l'OMT, qui se sont toujours confirmées, annoncent pour 2020 un chiffre de l'ordre de 100 millions de visiteurs chinois à l'étranger. On peut observer qu'en Suisse, le marché touristique chinois évolue dans le même sens. Représentant environ 100 000 des 70 millions de nuitées enregistrées dans notre pays, la part des visiteurs chinois est encore faible, mais elle atteint depuis quelques années des taux de croissance à deux chiffres. La Suisse est appréciée en Chine pour la beauté extraordinaire de ses paysages, son environnement intact et la sécurité qu'elle offre à ses visiteurs étrangers.</p><p>2. Corporation de droit public de la Confédération chargée de la promotion touristique de la Suisse aux termes de la loi fédérale du 21 décembre 1955, "Suisse Tourisme" est responsable de la prospection du marché touristique chinois. En 1998, elle a été le premier organisme national de tourisme à ouvrir une représentation à Pékin. L'équipe de trois spécialistes du tourisme qui travaillent dans la capitale chinoise dispose d'un budget de marketing de 400 000 francs et collabore étroitement avec les organisateurs de voyages. La promotion touristique se concentre sur les villes les plus développées, comme Shanghai et Ganzhou. La représentation de "Suisse Tourisme" bénéficie du soutien de la Confédération, notamment du DFE et du DFAE, et de l'ambassade de Suisse à Pékin pour toutes les questions ayant trait à la politique du tourisme et à la politique étrangère. A cause de la question tibétaine, le gouvernement chinois n'a toutefois pas encore attribué à la Suisse le "statut de destination approuvée". Les États bénéficiant de ce statut sont seuls à pouvoir entreprendre de grandes opérations de promotion sur le marché chinois.</p><p>3. Les délégations suisse et chinoise chargées des questions de migration se sont rencontrées à deux reprises en vue de simplifier les formalités liées aux voyages à l'étranger. Favorable au développement des échanges et à la garantie de la circulation légale des personnes à des fins commerciales, culturelles et touristiques, le Conseil fédéral souhaite que les voyages soient facilités autant que possible. Par ailleurs, il importe de lutter de manière plus efficace contre les migrations illégales, qui sont en augmentation, et d'assurer une identification et un rapatriement rapides des ressortissants chinois n'ayant pas droit de séjour en Suisse, dans les limites des principes et des garanties du droit international. Le Conseil fédéral estime que des simplifications de la procédure d'obtention de visa ne peuvent entrer en ligne de compte que si la question du rapatriement est résolue de manière satisfaisante. L'abolition du visa obligatoire n'est pas d'actualité. En revanche, une association de la Suisse à l'espace Schengen aurait des effets positifs sur le tourisme en provenance de Chine. En effet, les groupes de touristes chinois voyageant en Europe ne devraient plus demander, en plus de leur visa pour l'espace Schengen, de visa supplémentaire pour entrer dans notre pays.</p>  Réponse du Conseil fédéral.