<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2017-12-14-9C_816-2017.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>9C_816/2017</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 14 décembre 2017</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit social</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mme la Juge fédérale Pfiffner, Présidente. </div> <div class="para">Greffier : M. Cretton. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Service des prestations complémentaires, Route de Chêne 54, 1208 Genève, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Prestation complémentaire à l'AVS/AI (condition de recevabilité), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre le jugement de la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre des assurances sociales, du 18 octobre 2017 (A/3114/2016 ATAS/926/2017). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant :</b> </div> <div class="para">que A.________ bénéficie de prestations complémentaires à une rente entière de l'assurance-invalidité, </div> <div class="para">qu'il a informé le Service des prestations complémentaires (ci-après: le SPC), à l'occasion d'une procédure de révision périodique de son droit aux prestations, qu'il partageait son appartement avec deux personnes (formulaire du 21 juillet 2015), </div> <div class="para">que, prenant notamment en considération la cohabitation annoncée en dépit des objections et explications de l'assuré à ce propos, le SPC a repris son calcul des prestations complémentaires puis a requis de l'intéressé qu'il lui restitue 19'740 fr., correspondant au montant des prestations indûment touchées entre les 1er avril 2012 et 30 septembre 2015 (décision du 28 septembre 2015 qui a été confirmée par décision sur opposition du 16 août 2016), </div> <div class="para">que, saisie du recours de A.________ - qui requérait l'annulation de la décision du 16 août 2016 dans la mesure où son logement n'était pas vraiment partagé avec les colocataires annoncés, mais seulement utilisé par ceux-ci pour leur correspondance -, la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice de la République et canton de Genève l'a partiellement admis (jugement du 18 octobre 2017), </div> <div class="para">qu'elle a annulé la décision entreprise et renvoyé la cause au SPC afin qu'il prenne en compte dans le calcul des prestations complémentaires d'un ou deux colocataires selon les périodes, </div> <div class="para">que, par la voie du recours en matière de droit public, l'assuré a déféré ce jugement au Tribunal fédéral, </div> <div class="para">qu'il en requiert l'annulation et conclut principalement à la constatation du fait qu'il n'avait jamais cohabité avec quiconque, n'était pas tenu de rembourser le montant de 19'740 fr. et avait droit au rétablissement du montant des prestations complémentaires antérieures à compter du 1er octobre 2015 ou subsidiairement au renvoi de sa cause au SPC pour qu'il rende une nouvelle décision au sens des considérants, </div> <div class="para">qu'il sollicite en outre l'octroi de l'effet suspensif à son recours, </div> <div class="para">que le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=4&amp;from_date=28.11.2017&amp;to_date=17.12.2017&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F136-V-141%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page141">ATF 136 V 141</a> consid. 1 p. 142), </div> <div class="para">que le recours en matière de droit public (cf. <span class="artref">art. 82 ss LTF</span>) est recevable contre les décisions qui mettent fin à la procédure (<span class="artref">art. 90 LTF</span>), ainsi que contre les décisions préjudicielles et incidentes qui sont notifiées séparément et qui portent sur la compétence ou sur une demande de récusation (<span class="artref">art. 92 al. 1 LTF</span>), </div> <div class="para">que, selon l'<span class="artref">art. 93 al. 1 LTF</span>, les autres décisions préjudicielles et incidentes notifiées séparément ne peuvent faire l'objet d'un recours que si elles peuvent causer un préjudice irréparable (let. a) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (let. b), </div> <div class="para">que, dans la mesure où il annule la décision sur opposition prise le 16 août 2016 et renvoie la cause à l'autorité intimée afin qu'elle procède à un nouveau calcul, le jugement entrepris ne met pas fin à la procédure au sens de l'<span class="artref">art. 90 LTF</span>, </div> <div class="para">qu'il ne concerne de toute évidence ni la compétence, ni une demande de récusation au sens de l'<span class="artref">art. 92 al. 1 LTF</span>, </div> <div class="para">qu'il a été notifié séparément, </div> <div class="para">que, partant, il constitue une décision incidente au sens de l'<span class="artref">art. 93 al. 1 LTF</span> (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=4&amp;from_date=28.11.2017&amp;to_date=17.12.2017&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-V-477%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page477">ATF 133 V 477</a> consid. 4.2 p 481), </div> <div class="para">que, dès lors que le renvoi ne porte que sur la prise en compte dans le calcul des prestations complémentaires à allouer d'un loyer différencié selon les périodes (en fonction du nombre de personnes partageant le logement), l'admission du recours ne conduirait manifestement pas immédiatement à une décision finale qui serait susceptible d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse selon l'<span class="artref">art. 93 al. 1 let. b LTF</span>, </div> <div class="para">que, par conséquent, ledit recours n'est recevable que pour autant que le jugement cantonal cause à l'assuré un préjudice irréparable au sens de l'<span class="artref">art. 93 al. 1 let. a LTF</span>, </div> <div class="para">qu'il appartient à la partie recourante d'alléguer et d'établir le préjudice irréparable (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=4&amp;from_date=28.11.2017&amp;to_date=17.12.2017&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-III-426%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page426">ATF 134 III 426</a> consid. 1.2 p. 428 s.), à moins que celui-ci ne fasse d'emblée aucun doute (cf. arrêt 8C_271/2017 du 10 mai 2017 consid. 2.1 et les références), </div> <div class="para">qu'un préjudice irréparable est un dommage de nature juridique qui ne peut pas être réparé ultérieurement par un jugement final ou une autre décision favorable au recourant (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=4&amp;from_date=28.11.2017&amp;to_date=17.12.2017&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-III-188%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page188">ATF 134 III 188</a> consid. 2.1 p. 190 s. et les références), </div> <div class="para">qu'un dommage de pur fait, comme la prolongation de la procédure ou l'accroissement des frais de celle-ci, n'est pas irréparable (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=4&amp;from_date=28.11.2017&amp;to_date=17.12.2017&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F131-I-57%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page57">ATF 131 I 57</a> consid. 1 p. 59 et les références), </div> <div class="para">que, puisqu'il a déjà reçu du service intimé une décision corrigée selon les instructions de la juridiction cantonale, le recourant soutient qu'il lui est indispensable de pouvoir contester, immédiatement, la question du domicile de ses supposés colocataires devant le Tribunal fédéral sinon cette question ne pourra plus jamais être tranchée, </div> <div class="para">que cet argument est erroné et ne révèle aucun préjudice irréparable, </div> <div class="para">que, même si les autorités judiciaires et administratives sont tenues de se conformer aux instructions du jugement de renvoi (cf., p. ex., arrêt 9C_203/2011 du 22 novembre 2012 consid. 4.2 in SVR 2012 IV n° 29 p. 119), le recourant pourra en effet saisir le Tribunal fédéral d'un recours dirigé contre le jugement final (<span class="artref">art. 93 al. 3 LTF</span>), </div> <div class="para">qu'il pourra à cette occasion contester tous les éléments constitutifs du rapport juridique litigieux (droit à des prestations complémentaires) sur lequel l'autorité de première instance s'est prononcée le 18 octobre 2017 d'une manière qui la lie (sur l'objet du litige, cf. MEYER/VON ZWEHL, L'objet du litige en procédure de droit administratif, in Mélanges Pierre Moor, Berne 2005, n° 11 ss p. 440 ss), </div> <div class="para">que le recours doit dès lors être déclaré irrecevable, </div> <div class="para">que, vu le présent arrêt, la demande d'effet suspensif est sans objet, </div> <div class="para">qu'étant donné les circonstances, il convient de renoncer à percevoir des frais judiciaires (art. 66 al. 1 seconde phrase LTF), </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b> par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Il n'est pas perçu de frais judiciaires. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties, à la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre des assurances sociales, et à l'Office fédéral des assurances sociales. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lucerne, le 14 décembre 2017 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit social </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente : Pfiffner </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Cretton </div> </div></body></html>