<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para">9C_334/2008 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 26 février 2009 </div> <div class="para">IIe Cour de droit social </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. et Mme les Juges U. Meyer, Président, </div> <div class="para">Borella, Kernen, Seiler et Pfiffner Rauber. </div> <div class="para">Greffière: Mme Fretz. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">K.________, </div> <div class="para">recourant, représenté par Me Christophe Claude Maillard, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Office AI du canton de Fribourg, Mont-Carmel 5, 1762 Givisiez, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Assurance-invalidité, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre le jugement du Tribunal cantonal, Cour des assurances sociales, du 27 février 2008. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant: </div> <div class="para">que par décision du 24 septembre 2007, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Fribourg (ci-après: OCAI) a rejeté la demande de prestations déposée par K.________, celui-ci refusant de se conformer à son obligation de collaborer; </div> <div class="para">que l'intéressé a déféré cette décision à la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal de Fribourg en concluant, principalement, à son annulation et au renvoi de la cause à l'OCAI et, subsidiairement, à l'octroi d'une rente fondée sur un taux d'invalidité de 100%; </div> <div class="para">que le tribunal cantonal a imparti à l'assuré un délai jusqu'au 3 décembre 2007 pour procéder au versement d'une avance de frais de 800.-, faute de quoi son recours serait déclaré irrecevable; </div> <div class="para">que l'assuré a demandé le 3 décembre 2007 une prolongation du délai pour effectuer l'avance de frais qui lui a été accordée pour 20 jours le 7 décembre 2007; </div> <div class="para">qu'il a demandé une seconde prolongation du délai le 7 janvier 2008, laquelle lui a été accordée pour 20 jours le 11 janvier 2008; </div> <div class="para">que l'avance de frais a été effectuée le 29 janvier 2008; </div> <div class="para">que par jugement du 27 février 2008, le tribunal cantonal a déclaré le recours irrecevable au motif que l'avance de frais était tardive; </div> <div class="para">que K.________ forme un recours en matière de droit public à l'encontre de ce jugement dont il requiert l'annulation, en concluant à la recevabilité du recours interjeté contre la décision de l'OCAI du 24 septembre 2007; </div> <div class="para">que le recours en matière de droit public peut être formé notamment pour violation du droit, tel qu'il est délimité par les <span class="artref"><artref id="CH/173.110/95" type="start"></artref>art. 95 et 96 LTF</span><artref id="CH/173.110/96" type="end"></artref>, que le Tribunal fédéral applique d'office (<span class="artref">art. 106 al. 1 LTF</span>), n'étant limité ni par les arguments du recourant, ni par la motivation de l'autorité précédente (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=23.02.2009&amp;to_date=14.03.2009&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F130-III-136%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page136">ATF 130 III 136</a> consid. 1.4 p. 140); </div> <div class="para">qu'il fonde son jugement sur les faits retenus par la juridiction de première instance qui le lient (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>), sauf s'ils ont été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'<span class="artref">art. 95 LTF</span> (<span class="artref">art. 105 al. 2 LTF</span> en relation avec l'<span class="artref">art. 97 LTF</span>); </div> <div class="para">qu'hormis le respect des exigences posées à l'<span class="artref">art. 61 LPGA</span> et des dispositions auxquelles renvoie l'<span class="artref">art. 1 al. 3 PA</span>, la procédure devant le tribunal cantonal des assurances est régie par le droit cantonal; </div> <div class="para">que l'<span class="artref">art. 69 al. 1bis LAI</span> (en vigueur depuis le 1er juillet 2006) prévoit une dérogation à l'art. 61, let. a, LPGA, en ce sens que la procédure de recours en matière de contestations portant sur l'octroi ou le refus de prestations de l'AI devant le tribunal cantonal des assurances est soumise à des frais de justice (cf. aussi <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=23.02.2009&amp;to_date=14.03.2009&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-V-402%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page402">ATF 133 V 402</a> consid. 4.3 p. 407); </div> <div class="para">que le canton de Fribourg a prévu que dans les affaires portées devant le tribunal cantonal, la partie est tenue de fournir une avance de frais fixée par l'autorité en garantie du paiement des frais de procédure présumés (art. 128 al. 2, 1ère phrase, du Code fribourgeois du 23 mai 1991 de procédure et de juridiction administrative [CPJA]; RSF 150.1); </div> <div class="para">qu'aux termes de l'art. 128 al. 3 CPJA, l'autorité impartit à la partie un délai convenable pour déposer l'avance et l'avertit que, à ce défaut, sa requête sera déclarée irrecevable; </div> <div class="para">qu'en vertu de l'art. 29 al. 2 CPJA, le délai imparti par l'autorité peut être prolongé, deux fois au maximum, pour des motifs suffisants si la partie en fait la demande avant l'expiration; il ne peut pas être prolongé plus de deux fois; </div> <div class="para">que le recourant fait valoir que la pratique du tribunal cantonal, selon laquelle le délai prolongé court à partir du jour qui suit l'expiration du précédent délai, conformément au système de l'<span class="artref">art. 80 CO</span>, est non seulement contraire au texte clair de l'art. 27 al. 1 et 3 CPJA, mais ne repose sur aucune raison objective; </div> <div class="para">que les griefs soulevés par le recourant à l'appui de son recours relèvent de l'application du droit cantonal de procédure, dont le Tribunal fédéral n'examine la mauvaise application que si elle constitue une violation du droit fédéral (<span class="artref">art. 95 let. a LTF</span>), parce qu'elle est arbitraire au sens de l'<span class="artref">art. 9 Cst.</span> ou contraire à d'autres droits constitutionnels (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=23.02.2009&amp;to_date=14.03.2009&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-III-462%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page462">ATF 133 III 462</a> consid. 2.3 p. 466); </div> <div class="para">que le Tribunal fédéral n'examine le moyen fondé sur la violation d'un droit constitutionnel que si le grief a été invoqué et motivé de manière précise (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>); </div> <div class="para">qu'une décision est arbitraire lorsqu'elle est manifestement insoutenable, méconnaît gravement une norme ou un principe juridique clair et indiscuté, ou heurte de manière choquante le sentiment de la justice et de l'équité (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=23.02.2009&amp;to_date=14.03.2009&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F131-I-57%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page57">ATF 131 I 57</a> consid. 2 p. 61; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=23.02.2009&amp;to_date=14.03.2009&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F129-I-8%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page8">129 I 8</a> consid. 2.1 p. 9); il ne suffit pas que sa motivation soit insoutenable, encore faut-il que la décision apparaisse arbitraire dans son résultat; </div> <div class="para">qu'à cet égard, le Tribunal fédéral ne s'écarte de la solution retenue que si celle-ci apparaît insoutenable, en contradiction manifeste avec la situation effective, adoptée sans motif objectif ou en violation d'un droit certain; il n'y a pas arbitraire du seul fait qu'une autre solution paraît également concevable voire même préférable (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=23.02.2009&amp;to_date=14.03.2009&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-I-140%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page140">ATF 134 I 140</a> consid. 5.4 p. 148 et les arrêts cités, 129 I 8 consid. 2.1 p. 9); </div> <div class="para">que la question qui se pose en l'espèce a trait à la computation d'un délai fixé par le juge en cas de prolongation de celui-ci; </div> <div class="para">que contrairement à ce que soutient le recourant, cette question n'est pas tranchée par le texte de l'art. 27 al. 1 et 3 CPJA - qui dispose que les délais fixés en jours commencent à courir le lendemain du jour de leur communication ou de l'événement qui les déclenche tout en renvoyant aux <span class="artref"><artref id="CH/220/76" type="start"></artref>art. 76 et 77 CO</span><artref id="CH/220/77" type="end"></artref> pour le surplus -, celui-ci ne précisant pas s'il s'applique également en cas de prolongation d'un délai fixé par le juge (cf. art. 29 al. 2 CPJA); </div> <div class="para">que la pratique du tribunal cantonal fribourgeois, Cour des assurances sociales, qui se fonde sur l'<span class="artref">art. 80 CO</span> (également applicable, selon la doctrine, pour le calcul de la prolongation des délais fixés par le juge; cf. ROLF H. WEBER, in Berner Kommentar, 2ème éd. 2005, n° 7 ad <span class="artref">art. 80 CO</span>, LEUCH/MARBACH/KELLERHALS/STERCHI, Die Zivilprozessordnung für den Kanton Bern, 5ème éd. 2000, n° 2 in fine ad <span class="artref">art. 116 CPC</span>), est conforme à celle adoptée par le Tribunal fédéral des assurances (arrêt K 197/94 du 16 août 1995 consid. 2c), lequel avait estimé que le premier délai imparti par le juge et la prolongation accordée ultérieurement constituaient un ensemble uniforme ("bilden zusammen ein einheitliches Ganzes"), de sorte que le délai prolongé courait de manière ininterrompue après l'échéance du délai initial; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que dans la mesure où les art. 27 al. 1 et 29 al. 2 CPJA ont pratiquement la même teneur que les art. 44 al. 1 et 47 al. 2 LTF et 38 al. 1 et 40 al. 3 LPGA, il n'est pas arbitraire de résoudre ce problème à la lumière de la doctrine afférente aux dispositions de droit fédéral précitées (KATHRIN AMSTUTZ/PETER ARNOLD, in Basler Kommentar, Bundesgerichtsgesetz, 2008, n° 3 ad <span class="artref">art. 47 LTF</span>, UELI KIESER, ATSG-Kommentar, 2ème éd. 2009, n° 10 ad <span class="artref">art. 40 LPGA</span>); </div> <div class="para">que certes l'opinion défendue par le recourant, selon laquelle le nouveau délai court à partir de la notification de la décision qui accorde la prolongation du délai, est également concevable (cf. FABIENNE HOHL, Procédure civile T. II, 2002, p. 134 n° 2175); </div> <div class="para">que néanmoins, devant cette dualité de solutions, le fait pour la cour cantonale d'avoir érigé en pratique la solution appliquée notamment par le Tribunal fédéral des assurances et défendue dans la doctrine majoritaire n'est pas arbitraire; </div> <div class="para">qu'en appliquant cette pratique au calcul du délai prolongé pour verser l'avance de frais, il y a lieu de constater, à l'instar des premiers juges, que le paiement de dite avance de frais effectué le 29 janvier 2008 était tardif; </div> <div class="para">que le recours en matière de droit public doit par conséquent être rejeté; </div> <div class="para">que le recourant, qui succombe, supportera les frais judiciaires (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>); </div> <div class="para"> </div> <div class="para">par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 500 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties, au Tribunal cantonal, Cour des assurances sociales, et à l'Office fédéral des assurances sociales. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lucerne, le 26 février 2009 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit social </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">Le Président: La Greffière: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Meyer Fretz </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>