Lausanne, 20. Februar 2020
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 29. Januar 2020 (6B_1114/2018)
Üble Nachrede durch "liken" oder teilen eines Facebook-Beitrags
Das Drücken des "Gefällt mir"- oder "Teilen"-Buttons für einen ehrverletzenden Beitrag auf Facebook kann eine tatbestandsmässige Handlung darstellen, wenn der
Beitrag dadurch einem Dritten mitgeteilt wird. Das Bundesgericht bestätigt in diesem
Punkt einen Entscheid des Obergerichts des Kantons Zürich. Allerdings muss das
Obergericht im konkreten Fall nochmals prüfen, ob die weiterverbreiteten Inhalte tatsächlich eine üble Nachrede darstellen.
Das Obergericht des Kantons Zürich hatte den Mann 2018 wegen mehrfacher übler
Nachrede zu einer bedingten Geldstrafe verurteilt. Ihm wurde zunächst angelastet, in
einem selbstverfassten Mail und einem eigenen Facebook-Kommentar ehrverletzende
Aussagen zu Lasten einer Drittperson gemacht zu haben; weiter habe er unter
Facebook-Beiträge anderer, in denen der fraglichen Drittperson rechtes, "braunes" sowie antisemitisches Gedankengut vorgeworfen wurde, eine "Gefällt mir"- oder "Teilen"Markierung gesetzt. Damit habe er eine üble Nachrede "weiterverbreitet". Der Verurteilte
erhob Beschwerde ans Bundesgericht.
Gemäss dem Urteil des Bundesgerichts gilt die Weiterverbreitung einer üblen Nachrede
im Sinne von Artikel 173 Ziffer 1 Absatz 2 des Strafgesetzbuches (StGB) als eigenständiges Delikt. Sowohl das Drücken des "Gefällt mir"-Buttons, als auch das Drücken des
"Teilen"-Buttons auf Facebook können zur besseren Sichtbarkeit und damit zur Verbreitung des markierten Beitrags im sozialen Netzwerk führen. Ob jedoch tatsächlich eine
strafbare Weiterverbreitungshandlung vorliegt, bedarf einer Betrachtung im Einzelfall.
Von Gesetzes wegen ist dazu erforderlich, dass der "gelikte" oder geteilte Beitrag einem
Dritten mitgeteilt wird; das Delikt ist erst vollendet, wenn der weiterverbreitete Vorwurf
für einen Dritten sichtbar und von diesem wahrgenommen wird. Dies hängt einerseits
von der Pflege des Newsfeeds bzw. dem Algorithmus des sozialen Netzwerkdienstes
ab, andererseits von den persönlichen Einstellungen der Nutzerinnen und Nutzer. Im
vorliegenden Fall steht fest, dass die "gelikten" und geteilten Nachrichteninhalte an Personen gelangt sind, die nicht dem Abonnentenkreis des Ursprungsautors angehörten.
Das Obergericht ist damit zu Recht davon ausgegangen, dass der Tatbestand des
Weiterverbreitens grundsätzlich erfüllt ist. Im Ergebnis heisst das Bundesgericht die Beschwerde dennoch gut und weist die Sache zu neuem Entscheid zurück ans Obergericht. Es hat den Beschuldigten bisher zu Unrecht von der Möglichkeit ausgeschlossen, die Wahrheit der fraglichen Vorwürfe zu beweisen.
Nicht zu klären hatte das Bundesgericht im Rahmen der vorliegenden Beschwerde, ob
Facebook als "Medium" im Sinne von Artikel 28 StGB zu qualifizieren wäre. Gemäss der
Bestimmung ist bei einer strafbaren Handlung, begangen durch die Veröffentlichung in
einem Medium, grundsätzlich nur der Autor des fraglichen Beitrags strafbar ("Medienprivileg"). Lausanne, le 20 février 2020
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 29 janvier 2020 (6B_1114/2018)
Diffamation par «  like » ou partage d'une publication Facebook
Activer le bouton «  j'aime » ou « partager » d'une publication attentatoire à l'honneur
sur Facebook peut constituer une infraction si la publication est ainsi communiquée
à un tiers. Le Tribunal fédéral confirme sur ce point un jugement du Tribunal
cantonal du canton de Zurich. Ce dernier devra réexaminer si, en l'espèce, ce sont
bien des propos diffamatoires que l'accusé a propagés.
En 2018, le Tribunal cantonal du canton de Zurich a condamné un homme à une peine
pécuniaire avec sursis pour diffamation répétée. On lui avait tout d'abord reproché de
s'être exprimé de manière attentatoire à l'honneur d'un tiers dans un courrier électronique qu'il avait lui-même rédigé ainsi que dans un commentaire personnel sur
Facebook ; il aurait aussi activé la fonction «  j'aime » ou « partager » au pied de publications d'autres personnes, dans lesquelles il était reproché au tiers en question des
idées de droite, «  brunes » et antisémites. Il aurait ainsi «  propagé » des propos diffamatoires. Le condamné a recouru au Tribunal fédéral.
Selon l'arrêt du Tribunal fédéral, la propagation de propos diffamatoires au sens de
l'article 173 chiffre 1 alinéa 2 du Code pénal (CP) constitue un délit à part entière. L'activation dans Facebook des boutons tant «  j'aime » que « partager » peut améliorer la
visibilité et, partant, contribuer à la diffusion au sein du réseau social du contenu marqué. La réalité d'une telle propagation doit toutefois être appréciée au cas par cas. La loi
exige, à cet égard, que le contenu partagé ou «  liké » soit communiqué à un tiers  ; le
délit n'est consommé qu'une fois que le reproche propagé est devenu visible pour un
tiers et a été perçu par ce dernier. Cela dépend, d'une part, de la maintenance du fil
d'actualité respectivement de l'algorithme des services du réseau social et, d'autre part,
des paramètres de l'utilisatrice ou de l'utilisateur. En l'espèce, il est établi que les
contenus « likés » et partagés ont atteint des personnes ne faisant pas partie du cercle
des abonnés de l'auteur initial. Le Tribunal cantonal est ainsi parti à bon droit que
l'élément constitutif de la propagation était en principe réalisé. En définitive, le Tribunal
fédéral admet toutefois le recours et renvoie la cause aux Tribunal cantonal afin qu'il se
prononce à nouveau, parce qu'il a jusque là refusé à tort à l'accusé la possibilité de
prouver la réalité des reproches litigieux.
Le Tribunal fédéral n'a pas été amené, dans le cadre de ce recours, à préciser si
Facebook constitue un «  média » au sens de l'article 28 CP. Conformément à cette
norme, en principe, seul l'auteur est punissable lorsqu’une infraction a été commise
sous forme de publication par un média («  privilège des médias  »).