<h2>SubmittedText<h2><p>La pénurie d'électricité qui, dans le contexte de la stratégie énergétique, se dessine pour cet hiver constitue un défi majeur. L'hydrogène ainsi que les gaz et carburants synthétiques représentent une option prometteuse pour le relever. Selon les Perspectives énergétiques 2050+, l'hydrogène devrait principalement être produit directement sur les sites des centrales au fil de l'eau.</p><p>Aussi prié-je le Conseil fédéral de bien vouloir répondre aux questions suivantes :</p><p>1. Où la majeure partie de l'hydrogène sera-t-elle probablement utilisée ou traitée à l'avenir ?</p><p>2. Les électrolyseurs pourraient-ils également être utilisés dans des quartiers industriels ou résidentiels et contribuer ainsi à stabiliser le réseau au cas où le photovoltaïque et l'électromobilité feraient une percée en force, comme les Perspectives énergétiques 2050+ en font l'hypothèse ?</p><p>3. Le Conseil fédéral estime-t-il que c'est une bonne chose que, sous l'empire de la réglementation actuelle, les électrolyseurs soient d'abord construits ou prévus sur les sites des centrales hydroélectriques en raison de leur non-exonération de la redevance de réseau, et que l'hydrogène doive donc ensuite être transporté à grands frais par camion dans des réservoirs sous pression ?</p><p>4. Combien de trajets en camion l'installation des électrolyseurs sur les sites des centrales électriques devrait-elle entraîner chaque année ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Réponse à la question 1 :</p><p>D'après les Perspectives énergétiques 2050+, l'hydrogène devrait à l'avenir contribuer en Suisse à la décarbonisation du système énergétique là où il n'existe pas d'autres solutions plus rentables et plus efficaces sur le plan énergétique. Cela concernera surtout le trafic lourd sur de longs trajets et éventuellement la chaleur industrielle. S'agissant du trafic individuel motorisé, les véhicules électriques à batterie sont plus efficaces en raison de pertes de rendement plus faibles. Pour la décarbonisation dans le domaine du chauffage, il existe des alternatives renouvelables plus efficaces, comme la chaleur à distance, les pompes à chaleur alimentées par de l'électricité renouvelable ou la biomasse. La Suisse ne dispose pas de capacités de stockage, comme des cavernes de sel ou des gisements de gaz désaffectés, pour le stockage saisonnier et la reconversion en électricité pendant les mois d'hiver.</p><p>Réponse à la question 2 :</p><p>Les électrolyseurs peuvent, en principe, être utilisés partout et participer également à la stabilisation du réseau. Dans les quartiers résidentiels, l'effet sur la stabilisation du réseau reste assez faible, en raison de la production photovoltaïque à petite échelle et des accumulateurs à domicile existants.</p><p>Réponse aux questions 3 et 4 :</p><p>Selon la loi sur l'approvisionnement en électricité (LApEl ; RS 734.7), les consommateurs finaux sont redevables de la rémunération pour l'utilisation du réseau. Si de l'électricité est prélevée sur le réseau pour produire de l'hydrogène, la rémunération pour l'utilisation du réseau doit être versée à ce titre conformément au principe de causalité. Les exceptions à cette règle qui ne tiennent pas compte des coûts se traduisent toujours par des coûts plus élevés pour les autres consommateurs finaux qui ne sont pas exonérés de la rémunération pour l'utilisation du réseau. Néanmoins, les technologies de l'hydrogène et surtout les installations Power-to-X joueront à l'avenir un rôle important pour un approvisionnement énergétique neutre en CO2.</p><p>Le nombre annuel de trajets en camion dépend du nombre de sites de production, de leur emplacement et du nombre de stations-service à hydrogène et est difficile à évaluer. L'installation d'électrolyse d'Hydrospider près de la centrale au fil de l'eau de Gösgen peut produire près de 300 tonnes d'hydrogène par an. Cela couvre la consommation annuelle d'environ 40 à 50 camions. L'installation de Gösgen peut remplir environ 860 conteneurs interchangeables avec 350 kilogrammes d'hydrogène. Ils doivent ensuite être transportés par la route jusqu'aux stations-service à hydrogène.</p><p>Afin de réduire les coûts et l'empreinte écologique, l'Office fédéral de l'énergie (OFEN) étudie actuellement comment l'hydrogène peut être transporté à l'avenir grâce à des réseaux de gaz convertis pour accueillir de l'hydrogène ou à des réseaux spécifiques au transport de l'hydrogène.</p>  Réponse du Conseil fédéral.