<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="HTML Tidy, see www.w3.org" name="generator"/> <meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="Microsoft Word 10 (filtered)" name="Generator"/> <title></title> </head> <body lang="FR-CH"> <div class="Section1"> <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" class="MsoNormalTable"> <tr> <td valign="top" width="95"> <p class="OJV-LogoLibelle"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-LogoLibelle"><span lang="FR"><img alt="image001" height="132" src="20090625120053417_e-files/image001.jpg" width="77"/></span></p> </td> <td valign="top" width="321"> <p class="OJV-LogoAdresse"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-LogoLibelle"><span lang="FR">TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td valign="top" width="284"> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR">372</span></p> </td> </tr> </table> </div> <span lang="FR"><br clear="all"/> </span> <div class="Section2"> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> </div> <span lang="FR"><br clear="all"/> </span> <div class="Section3"> <p class="OJV-DcisionsInstance"> <span lang="FR">TRIBUNAL D'ACCUSATION</span></p> <p class="OJV-DcisionsDoubleSoulign"> <span lang="FR">_________________________________</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">Séance du 15 mai 2009</span></p> <p class="OJV-DcisionsSoulign"><span lang="FR">___________________</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormalTab3"><span lang="FR">Présidence de M. J.-F. <span>Meylan</span>, président</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormalTab3"><span lang="FR">Juges : MM. F. Meylan et Sauterel</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormalTab3"><span lang="FR">Greffier : Mme Moret</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsEtoiles"><span lang="FR">*****</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">Art. 260, 294 let. f CPP</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> <b>Vu l'enquête n° PE06.023546-ADY</b> <span></span>instruite par le Juge d'instruction de l'arrondissement de Lausanne contre <b><span>T.________</span></b> pour violation du secret de fabrication ou du secret commercial et infraction à la loi fédérale contre la concurrence déloyale, sur plainte de <b><span>K.________</span></b>,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> vu l'ordonnance du 31 mars 2009, par laquelle le magistrat instructeur a notamment prononcé un non-lieu en faveur de T.________ et laissé les frais à la charge de l'Etat,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> vu le recours exercé en temps utile par K.________ contre cette décision,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> vu le mémoire de T.________,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> vu les pièces du dossier;</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> <b>attendu</b> que le recourant, entre 1985 et 1986, a conçu et mis au point un sablier électronique linéaire programmable, consistant en un système de visualisation de l'écoulement d'une portion de temps prédéterminée, pour lequel il a fait enregistrer un brevet puis une marque au nom de P.________,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que dans le courant du mois d'octobre 2001, dans le cadre de ses recherches en vue de l'exploitation de son produit, le recourant est entré en contact avec T.________,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que le 5 novembre 2001, le recourant a conclu, avec T.________, E.________ et M.________, une convention aux termes de laquelle ses trois partenaires lui apportaient leur soutien financier et logistique pour le développement et la commercialisation de son invention, sous couvert de la plus stricte confidentialité (cf. P. 5/3),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'au printemps 2002, E.________ et M.________ ont mis un terme à cette collaboration,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'à cette même période, I.________ s'est joint au recourant et à l'intimé aux fins d'établir une présentation aux investisseurs laquelle devait rester confidentielle,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que les trois prénommés se sont également adjoints les compétences de l'analyste financier X.________ pour l'élaboration d'un business plan à usage strictement confidentiel, établi en mars 2004 (cf. P. 5/6),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'au mois de mai 2004, K.________ a cessé toute collaboration avec les prénommés, poursuivant seul ses démarches en vue de la commercialisation de son invention en intervenant auprès de diverses entités susceptibles de lui apporter le soutien technique et financier nécessaire,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'à la fin du mois de juin 2006, le recourant a découvert, par le biais d'un article de journal, que la société J.________ SA, dont T.________ était l'administrateur, commercialisait sous le nom de D.________ un appareil correspondant à son produit,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que cet appareil consistait en un instrument électronique programmable de gestion du temps sous la forme d'un cylindre, comportant en substance une bande lumineuse verte et rouge symbolisant respectivement le temps écoulé et celui restant,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'au mois de juillet 2006, le recourant a sommé T.________ de cesser toute activité en relation avec l'appareil D.________, sans succès,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que le 20 septembre 2006, le recourant a ainsi déposé plainte contre T.________ pour infraction à la loi fédérale contre la concurrence déloyale (ci-après: LCD) et violation du secret de fabrication ou du secret commercial (cf. P. 4 et 5),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'il lui reproche, en substance, d'avoir exploité de manière indue le résultat d'un travail dont il est entré en possession dans le cadre de leur relation contractuelle, d'avoir violé le rapport de confiance qui les liait à l'époque de leur collaboration et en vertu duquel il lui avait transmis toutes les informations confidentielles nécessaires afin de développer puis commercialiser son invention,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que le magistrat instructeur a prononcé un non-lieu, au motif que les éléments constitutifs de ces deux infractions n'étaient pas réalisés,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que K.________ conteste cette décision;</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> attendu que le recourant fait valoir que la jurisprudence appliquée par le magistrat instructeur pour écarter l'application de la LCD n'est pas pertinente,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'il soutient également, en se basant sur deux arrêts rendus par le Tribunal fédéral, que ladite loi peut également s'appliquer à des personnes qui n'interviennent pas directement dans le marché mais dont les actes peuvent avoir une influence sur celui-ci et dont les intérêts économiques propres peuvent être entravés par des actes de concurrence déloyale;</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> attendu que la LCD vise à garantir, dans l'intérêt de toutes les parties concernées, une concurrence loyale et qui ne soit pas faussée (art. 1 LCD),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que l'application de cette loi suppose donc un rapport de concurrence entre deux produits, notion visant une compétition, une rivalité sur le plan économique entre des personnes qui offrent leurs prestations, ce qui suppose un marché,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que ce point a été confirmé par la jurisprudence (ATF 126 III 198),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que le Tribunal fédéral a considéré qu'un comportement est déloyal dès lors qu'il influe sur les rapports entre concurrents ou entre fournisseurs et clients,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'il doit donc influencer le jeu de la concurrence, le fonctionnement du marché,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'en l'absence de tout marché, il ne saurait être question d'avantager ou de désavantager un agent économique par rapport à d'autres (ibid.),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'en l'occurrence, le sablier électronique du recourant est resté au stade du prototype et n'a jamais été commercialisé,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'en revanche, le produit de l'intimé a fait l'objet d'une commercialisation,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que l'on ne se trouve donc pas dans un rapport de concurrence entre deux produits,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que ce point est confirmé par l'avis de droit de la société [...], sollicité par T.________, et dans lequel il est écrit que "la loi sur la concurrence déloyale ne s'applique pas du fait que le titulaire n'a pas d'activité commerciale; il n'y a donc pas de concurrence possible" (cf. P. 25/2),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que, par ailleurs, on relèvera que le recourant avait, en 1987, créé une société anonyme, G.________ SA, dont le but consistait précisément dans le développement, la fabrication et la vente d'appareils à mesurer le temps et à indiquer la mesure du temps, soit à la commercialisation de son invention,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que cette société a été dissoute par le recourant en juillet 2001,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que la loi fédérale sur la concurrence déloyale ne saurait dès lors s'appliquer au cas d'espèce,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que pour ce qui est des deux arrêts cités par le recourant, ils ne sont pas pertinents,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'en effet, dans ces deux arrêts, l'on se trouve en présence de deux produits en rapport de concurrence,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que comme déjà mentionné, tel n'est pas le cas en l'espèce,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'en ce qui concerne plus particulièrement l'art. 5 let. a LCD, selon lequel "agit de façon déloyale celui qui, notamment exploite de façon indue le résultat d'un travail qui lui a été confié, par exemple des offres, des calculs ou des plans" (let. a), il ne saurait également trouver application dans la présente cause,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que la notion de "résultat d'un travail" est restrictive, cette dernière nécessitant un certain effort intellectuel et/ou matériel devant avoir conduit au résultat obtenu,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'en revanche, une simple idée peut être exploitée si elle est fixée par la suite et qu'elle a été confiée à autrui,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que tel est le cas en l'occurrence,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'en effet, tout d'abord, lors du début de sa collaboration avec l'intimé, le recourant disposait de maquettes de son invention sous la forme la plus élémentaire,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'ensuite, il ressort de l'audition de I.________, auteur du business plan, que ce dernier s'est occupé du développement du sablier électronique et que ce travail a engendré de longues heures de travail et généré un coût de quelque 143'000 fr. (cf. PV aud. 5),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que, de plus, lors de l'une de leurs premières rencontres, K.________ a présenté un prototype papier de son sablier, sous la forme miniaturisée style carte de crédit et a demandé si un prototype industriel pouvait être réalisé (ibid.),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'au vu de ces éléments, c'est à juste titre que le magistrat instructeur a considéré que le produit de K.________ était encore à un stade embryonnaire au moment de sa collaboration avec l'intimé,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que l'art. 5 let. a LCD n'est ainsi pas applicable,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que, par surabondance, on rappellera que les infractions à la LCD sont des infractions intentionnelles et qu'en l'occurrence, aucune intention dolosive ne peut être retenue à la charge de T.________,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que ce dernier avait en effet, avant toute commercialisation de son produit, demandé un avis de droit à la société [...], laquelle l'avait assuré que la commercialisation dudit produit était légalement possible (cf. P. 25/2),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que le non-lieu doit donc être confirmé en ce qu'il concerne la LCD;</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> attendu que le recourant soutient également que l'art. 162 CP devrait s'appliquer au cas d'espèce;</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> attendu que se rend coupable de violation du secret de fabrication ou du secret commercial celui qui aura révélé un secret de fabrication ou un secret commercial qu'il était tenu de garder en vertu d'une obligation légale ou contractuelle, celui qui aura utilisé cette révélation à son profit ou à celui d'un tiers,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que l'application de cette disposition suppose, objectivement, la réunion de trois éléments, à savoir un secret de fabrication ou commercial, sa divulgation et une obligation légale ou contractuelle de garder le secret (Favre, Pellet, Stoudmann, Code pénal annoté, Lausanne 2007, n. 1.2 ad art. 162 CP, p. 437),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que constitue un secret au sens de cette disposition toute connaissance particulière qui n'est ni de notoriété publique, ni facilement accessible et que son détenteur a un intérêt légitime à garder secrète (ATF 109 IV 47),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'est un secret de fabrication le processus de fabrication, la recette, qui ne sont ni de notoriété publique, ni facilement accessibles, que le fabriquant a un intérêt légitime à garder secret et qu'en fait il ne veut pas divulguer (ATF 103 IV 280);</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> attendu, en l'occurrence, que la demande de brevet déposée par le recourant en 1986 dont l'objet était la protection d'un "procédé et dispositif de visualisation du temps" est tombée dans le domaine public en 1994,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'il était donc possible de commercialiser un produit correspondant à celui tel que décrit dans ledit brevet,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que, de plus, dans un article paru dans le quotidien [...] du 17 octobre 1987, le recourant a décrit avec précision son invention, notamment son but et le public ciblé (cf. P. 10/6),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que les informations susceptibles d'être qualifiées de confidentielles ressortaient ainsi du domaine public en 1987, déjà,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que selon le recourant, ces informations n'étaient qu'une infime partie de ses recherches effectuées avant sa collaboration avec T.________,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que comme déjà mentionné ci-dessus, les recherches du recourant n'étaient encore qu'au stade embryonnaire au début de sa collaboration avec le prénommé,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que son argument est donc sans pertinence,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que l'on ne saurait donc retenir l'existence d'un secret au sens de l'art. 162 CP,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que pour ce qui est de l'obligation légale ou contractuelle de garder le secret, le magistrat instructeur a à juste titre considéré que cet élément n'était également pas réalisé,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que, d'une part, la convention de résiliation du 12 juin 2002 mettant fin à la collaboration entre K.________, T.________, E.________ et M.________, faisant état du fait que chaque signataire est libéré de ses obligations, sous réserve que "les éventuels acquis relatifs aux développements du procédé P.________ sont reconnus la propriété exclusive de K.________ et s'engage au respect total de la confidentialité de tous les échanges et communications ayant existé dans ce cadre" (cf. P. 10/4) n'est pas assez explicite pour que l'on puisse préciser le sens des "éventuels acquis" et considérer qu'il en découle une clause générale de confidentialité,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que, d'autre part, aucune autre convention n'a été signée entre K.________ et T.________ depuis la résiliation de celle de novembre 2001,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que, de plus, l'on ne saurait considérer, de par l'insertion sur la première page du business plan de P.________, selon laquelle "neither the Business Plan itself nor information contained in it may be reproduced or passed to third parties without the written permission of P.________ "founders"", une clause générale de confidentialité qui lierait tous les partenaires,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que cette insertion vise, comme l'a à juste titre indiqué le magistrat instructeur, uniquement les investissements à qui ce business plan s'adressait,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que, pour le surplus, l'infraction de violation du secret de fabrication ou du secret commercial est une infraction intentionnelle,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que, comme déjà mentionné, l'on ne peut retenir une telle intention à l'encontre de T.________, ce dernier ayant, avant toute démarche, requis un avis de droit à la société [...], laquelle lui avait assuré qu'une commercialisation dudit produit était légale,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que l'art. 162 CP ne saurait trouver application;</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> attendu, pour finir, que le recourant soutient qu'il aurait été évincé du projet par l'intimé,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que tel n'est pas le cas en l'espèce,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'en effet, il ressort du dossier que T.________ a tenté une séance de médiation avec une conseillère en création d'entreprises dans le courant de l'automne 2004 (cf. PV aud. 7),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'il ressort également du dossier que la collaboration entre les divers intervenants a pris fin notamment en raison des prétentions, très élevées, chiffrées par le recourant,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que par surabondance, une éventuelle éviction du recourant ne serait toutefois pas déterminante quant aux infractions pénales reprochées à l'intimé,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que cette question relèverait du juge civil;</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> attendu, que l'intimé demande l'allocation de dépens;</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> attendu que l'art. 163 al. 1 CPP prévoit que les dépens comprennent les honoraires d'avocat, la perte de gain et les débours divers qu'une partie a assumés pour participer au procès pénal ou à l'action civile jointe au procès pénal, et dont elle peut réclamer le remboursement à une autre partie, sauf au Ministère public,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que les règles concernant les frais sont applicables par analogie (art. 163 al. 2 in fine CPP),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que les dépens sont donc mis à la charge d'une partie, à l'exception de l'Etat,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que le plaignant et la partie civile ne peuvent être condamnés à supporter des frais ou des dépens que si l'équité l'exige, notamment lorsqu'ils ont agi par dol, témérité ou légèreté ou qu'ils ont compliqué l'instruction,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'en l'occurrence, le magistrat instructeur a prononcé un non-lieu et laissé les frais à la charge de l'Etat,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> qu'il n'y a donc pas lieu à l'allocation de dépens au prévenu,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que, par ailleurs, l'on ne saurait considérer que le plaignant/recourant a fait preuve de légèreté ou de témérité dans cette affaire,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que pour le surplus, l'on rappellera que le Code de procédure pénale ne prévoit pas l'allocation de dépens à la partie qui obtient gain de cause devant le Tribunal d'accusation (JT 1962 III 64);</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> attendu, en définitive, que le recours est rejeté et l'ordonnance confirmée,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> que les frais du présent arrêt sont mis à la charge du recourant en vertu de l'art. 307 CPP.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">Par ces motifs,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">le Tribunal d'accusation,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">statuant à huis clos :</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"> <span lang="FR"> <b>I.</b> Rejette le recours.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> <b>II.</b> Confirme l'ordonnance.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> <b>III. </b> Dit que les frais d'arrêt, par 880 fr. (huit cent huitante francs), sont mis à la charge du recourant.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"> <span lang="FR"> <b>IV.</b> Déclare l'arrêt exécutoire.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"> <span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsSignature"> <span lang="FR">L</span><span lang="FR">e <span>président : L</span>a <span>greffi</span>ère <span>:</span></span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCentrETDU"> <span lang="FR"> Du</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié aux parties, ainsi qu'au Ministère public, par l'envoi d'une copie complète<span> :</span></span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">- Mme Axelle Prior, avocate (pour K.________),</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">- M. Philippe Ciocca, avocat (pour T.________).</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Il est communiqué en outre par l'envoi d'une copie complète à :</span></p> <p class="OJV-DcisionsRetraitNiveau1"><span lang="FR">‑ M. le Procureur général du canton de Vaud,</span></p> <p class="OJV-DcisionsRetraitNiveau1"><span lang="FR">‑ M. le Juge d'instruction cantonal.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral - RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100<br/> al. 1 <sup></sup>LTF).</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsSignature"> <span lang="FR"> L</span><span lang="FR">a <span>greffi</span>ère <span>:</span></span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> </div> </body> </html>