Convention européenne du 24 janvier 2001 sur la protection juridique des services à accès conditionnel et des services d'accès conditionnel <?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><akomaNtoso xmlns="http://docs.oasis-open.org/legaldocml/ns/akn/3.0" xmlns:fedlex="http://fedlex.admin.ch/"><act name="publicLaw"><meta><identification source="#ch.bk"><FRBRWork><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/2006/52/20160617/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/2006/52/20160617"/><FRBRdate date="2001-01-24" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="2005-09-01" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRdate date="2016-06-17" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRcountry value="CH"/><FRBRnumber value="0.784.03"/><FRBRname xml:lang="de" value="Europäisches Übereinkommen vom 24. Januar 2001 über den rechtlichen Schutz von zugangskontrollierten Diensten und von Zugangskontrolldiensten" shortForm=""/><FRBRname xml:lang="it" value="Convenzione europea del 24 gennaio 2001 sulla tutela dei servizi ad accesso condizionato e dei servizi di accesso condizionato" shortForm=""/><FRBRname xml:lang="fr" value="Convention européenne du 24 janvier 2001 sur la protection juridique des services à accès conditionnel et des services d'accès conditionnel" shortForm=""/><FRBRauthoritative value="true"/></FRBRWork><FRBRExpression><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/2006/52/20160617/fr/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/2006/52/20160617/fr"/><FRBRdate date="2001-01-24" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="2005-09-01" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRdate date="2016-06-17" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRlanguage language="fr"/></FRBRExpression><FRBRManifestation><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/2006/52/20160617/fr/xml/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/2006/52/20160617/fr/xml"/><FRBRdate date="2001-01-24" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="2005-09-01" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRdate date="2016-06-17" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRformat value="xml" fedlex:generator="2024-q4-rel-1.6.5"/></FRBRManifestation></identification><references source="#ch.bk"><TLCOrganization eId="ch.bk" href="https://fedlex.data.admin.ch/vocabulary/legal-institution/2" showAs="Chancellerie fédérale"/><TLCRole eId="publisher" href="http://data.legilux.public.lu/resource/ontology/jolux#publisher" showAs="Editeur"/><TLCRole eId="rightsHolder" href="http://data.legilux.public.lu/resource/ontology/jolux#rightsHolder" showAs="Détenteur des droits"/><TLCReference name="language" href="http://publications.europa.eu/resource/authority/language/FRA" showAs="fr"/><TLCReference name="format" href="https://fedlex.data.admin.ch/vocabulary/user-format/xml" showAs="xml"/></references></meta><preface><p><docNumber>0.784.03 </docNumber></p><p> RO <b>2006</b> 247; FF <b>2004</b> 1937 </p><p xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration">Texte original</p><p><docTitle>Convention européenne<br/>sur la protection juridique des services à accès conditionnel et des services d’accès conditionnel</docTitle></p><p>Conclue à Strasbourg le 24 janvier 2001</p><p>Approuvée par l’Assemblée fédérale le 14 décembre 2004<authorialNote><p> <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/2006/51" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RO <b>2006</b> 245</ref></p></authorialNote></p><p>Instrument de ratification déposé par la Suisse le 11 mai 2005</p><p>Entrée en vigueur pour la Suisse le 1<sup>er</sup> septembre 2005</p><p> (Etat le 17    juin 2016)</p></preface><preamble><p fedlex:role="heading"><i>Préambule</i></p><p>Les Etats membres du Conseil de l’Europe, les autres Etats et la Communauté européenne,</p><p>signataires de la présente Convention,</p><p>considérant que le but du Conseil de l’Europe est de réaliser une union plus étroite entre ses membres;</p><p>gardant à l’esprit la Recommandation n<sup>o</sup> R(91)14 du Comité des Ministres sur la protection juridique des services de télévision cryptés;</p><p>considérant que la piraterie de décodeurs de services de télévision cryptés constitue toujours un problème à travers l’Europe;</p><p>notant que de nouveaux types de services et de dispositifs d’accès conditionnel, ainsi que de nouvelles formes d’accès illégal à ceux-ci, ont fait leur apparition depuis l’adoption de la recommandation précitée;</p><p>notant la grande disparité qui existe dans les Etats européens en matière de législation régissant la protection des services à accès conditionnel et des services d’accès conditionnel;</p><p>notant que l’accès illicite menace la viabilité économique des organismes qui fournissent des services de radiodiffusion et des services de la société de l’information et, par voie de conséquence, peut affecter la diversité des programmes et des services offerts au public;</p><p>convaincus de la nécessité de suivre une politique commune visant à protéger les services à accès conditionnel et les services d’accès conditionnel;</p><p>convaincus que des sanctions pénales, administratives ou autres peuvent jouer un rôle efficace dans la prévention des activités illicites contre les services à accès conditionnel;</p><p>estimant qu’une attention particulière devrait être portée aux activités illicites qui sont menées à des fins commerciales;</p><p>tenant compte des instruments juridiques internationaux existants qui contiennent des dispositions relatives à la protection des services à accès conditionnel et des services d’accès conditionnel,</p><p>sont convenus de ce qui suit:</p></preamble><body><section eId="sec_I"><num>Section I</num><heading>Dispositions générales</heading><article eId="art_1"><num><b>Art. 1</b></num><heading>Objet et but</heading><paragraph eId="art_1/para"><content><p>La présente Convention concerne les services de la société d’information et les services de radiodiffusion fournis moyennant paiement et basés sur, ou consistant en, un accès conditionnel. Le but de la présente Convention est de rendre illicite sur le territoire des Parties un certain nombre d’activités qui permettent un accès non autorisé à des services protégés, et de rapprocher les législations des Parties dans ce domaine.</p></content></paragraph></article><article eId="art_2"><num><b>Art. 2</b></num><heading>Définitions</heading><paragraph eId="art_2/para"><content><blockList><listIntroduction eId="art_2/para/listintro">Aux fins de la présente Convention:</listIntroduction><item eId="art_2/para/lbl_a"><num>a. </num><blockList><listIntroduction eId="art_2/para/lbl_a/listintro">«service protégé» désigne l’un quelconque des services suivants, pour autant qu’il soit fourni moyennant paiement et sur la base d’un accès conditionnel:</listIntroduction><item eId="art_2/para/lbl_a/bull_u1"><num>– </num><p>les services de programmes de télévision, tels que définis à l’art. 2 de la Convention européenne sur la télévision transfrontière<authorialNote><p> <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1989/1877_1877_1877" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RS <b>0.784.405</b></ref></p></authorialNote> amendée;</p></item><item eId="art_2/para/lbl_a/bull_u2"><num>– </num><p>les services de radiodiffusion sonore, à savoir les programmes de radio destinés au public qui sont transmis avec ou sans fil, y compris par satellite;</p></item><item eId="art_2/para/lbl_a/bull_u3"><num>– </num><p>les services de la société de l’information, entendus comme des services fournis par la voie électronique, à distance et sur demande individuelle du destinataire des services;</p></item><item eId="art_2/para/lbl_a/bull_u4"><num>– </num><p>ou la fourniture d’un accès conditionnel aux services susmentionnés, considérée comme un service à part entière;</p></item></blockList></item><item eId="art_2/para/lbl_b"><num>b. </num><p>«accès conditionnel» désigne toute mesure et/ou tout dispositif techniques subordonnant l’accès sous une forme intelligible, et soumis à une autorisation individuelle préalable, à l’un des services mentionnés au par. a du présent article;</p></item><item eId="art_2/para/lbl_c"><num>c. </num><p>«dispositif d’accès conditionnel» désigne tout équipement, logiciel et/ou dispositif conçu ou adapté pour permettre l’accès sous une forme intelligible à l’un des services mentionnés au par. a du présent article;</p></item><item eId="art_2/para/lbl_d"><num>d. </num><p>«dispositif illicite» désigne tout équipement, logiciel et/ou dispositif conçu ou adapté pour permettre l’accès sous une forme intelligible à l’un des services mentionnés au par. a du présent article, sans l’autorisation du prestataire de services.</p></item></blockList></content></paragraph></article><article eId="art_3"><num><b>Art. 3</b></num><heading>Bénéficiaires</heading><paragraph eId="art_3/para"><content><p>La présente Convention s’applique à toutes personnes physiques ou morales offrant un service protégé, tel que défini à l’art. 2, let. a ci-dessus, sans considération quant à leur nationalité et à la question de savoir si elles relèvent ou non de la compétence d’une Partie.</p></content></paragraph></article></section><section eId="sec_II"><num>Section II</num><heading>Activités illicites</heading><article eId="art_4"><num><b>Art. 4</b></num><heading>Infractions</heading><paragraph eId="art_4/para"><content><blockList><listIntroduction eId="art_4/para/listintro">Les activités suivantes sont considérées comme illicites sur le territoire d’une Partie:</listIntroduction><item eId="art_4/para/lbl_a"><num>a. </num><p>la fabrication ou la production à des fins commerciales de dispositifs illicites;</p></item><item eId="art_4/para/lbl_b"><num>b. </num><p>l’importation à des fins commerciales de dispositifs illicites;</p></item><item eId="art_4/para/lbl_c"><num>c. </num><p>la distribution à des fins commerciales de dispositifs illicites;</p></item><item eId="art_4/para/lbl_d"><num>d. </num><p>la vente ou la location à des fins commerciales de dispositifs illicites;</p></item><item eId="art_4/para/lbl_e"><num>e. </num><p>la détention à des fins commerciales de dispositifs illicites;</p></item><item eId="art_4/para/lbl_f"><num>f. </num><p>l’installation, l’entretien ou le remplacement à des fins commerciales de dispositifs illicites;</p></item><item eId="art_4/para/lbl_g"><num>g. </num><p>la promotion commerciale, le marketing ou la publicité en faveur de dispositifs illicites.</p></item></blockList><p>Chaque Partie peut, à tout moment, dans une déclaration adressée au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, déclarer qu’elle rendra également illégales d’autres activités que celles mentionnées au par. 1 de cet article.</p></content></paragraph></article></section><section eId="sec_III"><num>Section III</num><heading>Sanctions et voies de droit</heading><article eId="art_5"><num><b>Art. 5</b></num><heading>Sanctions réprimant les activités illicites</heading><paragraph eId="art_5/para"><content><p>Les Parties adoptent des mesures pour rendre les activités illicites visées à l’art. 4 ci‑dessus passibles de sanctions pénales, administratives ou autres. Ces mesures sont effectives, dissuasives et proportionnées à l’incidence potentielle de l’activité illicite.</p></content></paragraph></article><article eId="art_6"><num><b>Art. 6</b></num><heading>Mesures de confiscation</heading><paragraph eId="art_6/para"><content><p>Les Parties adoptent les mesures appropriées qui pourraient être nécessaires afin de permettre la saisie et la confiscation des dispositifs illicites ou du matériel de promotion, de marketing ou de publicité utilisé pour commettre un délit, ainsi que la confiscation de tous les bénéfices et gains financiers résultant de l’activité illicite.</p></content></paragraph></article><article eId="art_7"><num><b>Art. 7</b></num><heading>Procédures civiles</heading><paragraph eId="art_7/para"><content><p>Les Parties adoptent les mesures nécessaires pour garantir que les prestataires de services protégés dont les intérêts sont affectés par une activité illicite spécifiée à l’art. 4 ci-dessus aient accès aux voies de droit appropriées, et notamment qu’ils puissent intenter une action en dommages-intérêts et obtenir une injonction ou une autre mesure préventive, ainsi que, le cas échéant, demander que les dispositifs illicites soient éliminés des circuits commerciaux.</p></content></paragraph></article></section><section eId="sec_IV"><num>Section IV</num><heading>Mise en œuvre et amendements</heading><article eId="art_8"><num><b>Art. 8</b></num><heading>Coopération internationale</heading><paragraph eId="art_8/para"><content><p>Les Parties s’engagent à s’accorder mutuellement assistance pour la mise en œuvre de la présente Convention. Les Parties s’accordent mutuellement, conformément aux dispositions des instruments internationaux pertinents en matière de coopération internationale dans le domaine pénal ou administratif et à leur droit interne, les mesures les plus larges de coopération dans les enquêtes et les procédures judiciaires relatives aux infractions pénales ou administratives établies conformément à la présente Convention.</p></content></paragraph></article><article eId="art_9"><num><b>Art. 9</b></num><heading>Consultations multilatérales</heading><paragraph eId="art_9/para_1"><num>1.</num><content><p>Les Parties procèdent, dans un délai de deux ans après l’entrée en vigueur de la présente Convention et tous les deux ans par la suite, et, en tout cas, toutes les fois qu’une Partie le demande, à des consultations multilatérales au sein du Conseil de l’Europe, en vue d’examiner l’application de la présente Convention, ainsi que l’opportunité de sa révision ou d’un élargissement de certaines de ses dispositions, en particulier en ce qui concerne les définitions visées à l’art. 2. Ces consultations auront lieu au cours de réunions convoquées par le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_9/para_2"><num>2.</num><content><p>Chaque Partie peut se faire représenter aux consultations multilatérales par un ou plusieurs délégués. Chaque Partie dispose d’un droit de vote. Chaque Etat partie à la présente Convention dispose d’une voix. Sur les questions relevant de sa compétence, la Communauté européenne exerce son droit de vote et exprime un nombre de voix égal au nombre de ses Etats membres qui sont Parties à la présente Convention. La Communauté européenne ne vote pas lorsque le vote porte sur une question qui ne relève pas de sa compétence.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_9/para_3"><num>3.</num><content><p>Tout Etat visé à l’art. 12, par. 1, ou la Communauté européenne, qui n’est pas partie à la présente Convention, peut se faire représenter aux réunions de consultation par un observateur.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_9/para_4"><num>4.</num><content><p>Après chaque consultation, les Parties soumettent au Comité des Ministres du Conseil de l’Europe un rapport sur la consultation et sur le fonctionnement de la présente Convention, en y incluant, si elles l’estiment nécessaire, des propositions visant à amender la Convention.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_9/para_5"><num>5.</num><content><p>Sous réserve des dispositions de la présente Convention, les Parties établissent le règlement intérieur des réunions de consultation.</p></content></paragraph></article><article eId="art_10"><num><b>Art. 10</b></num><heading>Amendements</heading><paragraph eId="art_10/para_1"><num>1.</num><content><p>Toute Partie peut proposer des amendements à la présente Convention.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_10/para_2"><num>2.</num><content><p>Toute proposition d’amendement est notifiée au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe qui la communique aux Etats membres du Conseil de l’Europe, aux autres Etats parties à la Convention culturelle européenne<authorialNote><p> <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1962/935_972_973" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RS <b>0.440.1</b></ref></p></authorialNote>, à la Communauté européenne et à chaque Etat non membre qui a adhéré ou a été invité à adhérer à la présente Convention conformément aux dispositions de l’art. 13.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_10/para_3"><num>3.</num><content><p>Tout amendement proposé conformément aux dispositions du paragraphe précédent est examiné, dans un délai de six mois après la date de sa transmission par le Secrétaire Général, lors d’une réunion de consultation multilatérale où cet amendement peut être adopté à la majorité des deux tiers des Etats ayant ratifié la Convention.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_10/para_4"><num>4.</num><content><p>Le texte adopté par la réunion de consultation multilatérale est soumis à l’approbation du Comité des Ministres. Après son approbation, le texte de l’amendement est transmis aux Parties pour acceptation.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_10/para_5"><num>5.</num><content><p>Tout amendement entre en vigueur le trentième jour après que toutes les Parties ont informé le Secrétaire Général qu’elles l’ont accepté.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_10/para_6"><num>6.</num><content><p>Le Comité des Ministres peut, sur la base d’une recommandation émise par une réunion de consultation multilatérale, décider, à la majorité prévue à l’art. 20, let. d du Statut du Conseil de l’Europe<authorialNote><p> <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1963/772_769_797" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RS <b>0.192.030</b></ref></p></authorialNote> et à l’unanimité des voix des représentants des Parties habilitées à siéger au sein du Comité, qu’un amendement donné entrera en vigueur à l’expiration d’une période de deux ans à compter de la date à laquelle il aura été transmis pour acceptation, sauf si une Partie a notifié au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe une objection à son entrée en vigueur. Lorsqu’une telle objection a été notifiée, l’amendement entrera en vigueur le premier jour du mois suivant la date à laquelle la Partie à la Convention qui a notifié l’objection aura déposé son instrument d’acceptation auprès du Secrétaire Général du Conseil de l’Europe.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_10/para_7"><num>7.</num><content><p>Si un amendement a été approuvé par le Comité des Ministres, mais n’est pas encore entré en vigueur conformément aux dispositions des par. 5 ou 6 ci-dessus, un Etat ou la Communauté européenne ne peuvent pas exprimer leur consentement à être liés par la Convention sans accepter en même temps cet amendement.</p></content></paragraph></article><article eId="art_11"><num><b>Art. 11</b></num><heading>Relations avec les autres conventions ou accords</heading><paragraph eId="art_11/para_1"><num>1.</num><content><p>La présente Convention ne porte pas atteinte aux droits et obligations découlant de conventions internationales multilatérales concernant des questions particulières.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_11/para_2"><num>2.</num><content><p>Les Parties à la Convention peuvent conclure entre elles des accords bilatéraux ou multilatéraux relatifs aux questions réglées par la présente Convention, aux fins de compléter ou de renforcer les dispositions de celle-ci ou de faciliter l’application des principes qu’elle consacre.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_11/para_3"><num>3.</num><content><p>Lorsque deux ou plusieurs Parties ont déjà conclu un accord ou un traité sur un sujet couvert par la présente Convention, ou lorsqu’elles ont établi d’une autre manière leurs relations quant à ce sujet, elles auront la faculté d’appliquer ledit accord, traité ou arrangement au lieu de la présente Convention, si ce dernier facilite la coopération internationale.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_11/para_4"><num>4.</num><content><p>Dans leurs relations mutuelles, les Parties qui sont membres de la Communauté européenne appliquent les règles de la Communauté et n’appliquent donc les règles découlant de la présente Convention que dans la mesure où il n’existe aucune règle communautaire régissant le sujet particulier concerné.</p></content></paragraph></article></section><section eId="sec_V"><num>Section V</num><heading>Clauses finales</heading><article eId="art_12"><num><b>Art. 12</b></num><heading>Signature et entrée en vigueur</heading><paragraph eId="art_12/para_1"><num>1.</num><content><blockList><listIntroduction eId="art_12/para_1/listintro">La présente Convention est ouverte à la signature des Etats membres du Conseil de l’Europe et des autres Etats parties à la Convention culturelle européenne, ainsi qu’à celle de la Communauté européenne. Ces Etats et la Communauté européenne peuvent exprimer leur consentement à être liés par:</listIntroduction><item eId="art_12/para_1/lbl_a"><num>a. </num><p>signature sans réserve de ratification, d’acceptation ou d’approbation; ou</p></item><item eId="art_12/para_1/lbl_b"><num>b. </num><p>signature, sous réserve de ratification, d’acceptation ou d’approbation, suivie de ratification, d’acceptation ou d’approbation.</p></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_12/para_2"><num>2.</num><content><p>Les instruments de ratification, d’acceptation ou d’approbation seront déposés près le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_12/para_3"><num>3.</num><content><p>La présente Convention entrera en vigueur le premier jour du mois qui suit l’expiration d’une période de trois mois après la date à laquelle trois Etats auront exprimé leur consentement à être liés par la Convention conformément aux dispositions du paragraphe précédent.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_12/para_4"><num>4.</num><content><p>Pour tout Etat signataire ou la Communauté européenne qui exprimera ultérieurement son consentement à être lié par la Convention, celle-ci entrera en vigueur le premier jour du mois qui suit l’expiration d’une période de trois mois après la date d’expression de son consentement à être lié par la Convention conformément aux dispositions du par. 1.</p></content></paragraph></article><article eId="art_13"><num><b>Art. 13</b></num><heading>Adhésion d’Etats non membres à la Convention</heading><paragraph eId="art_13/para_1"><num>1.</num><content><p>Après l’entrée en vigueur de la présente Convention, le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe pourra, après consultation des Parties à la Convention, inviter tout Etat qui n’est pas mentionné à l’art. 12, par. 1, à adhérer à la présente Convention, par une décision prise à la majorité prévue à l’art. 20.d du Statut du Conseil de l’Europe<authorialNote><p> <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1963/772_769_797" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RS <b>0.192.030</b></ref></p></authorialNote> et à l’unanimité des représentants des Etats contractants ayant le droit de siéger au Comité.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_13/para_2"><num>2.</num><content><p>Pour tout Etat adhérent, la Convention entrera en vigueur le premier jour du mois qui suit l’expiration d’une période de trois mois après la date du dépôt de l’instrument d’adhésion près le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe.</p></content></paragraph></article><article eId="art_14"><num><b>Art. 14</b></num><heading>Application territoriale</heading><paragraph eId="art_14/para_1"><num>1.</num><content><p>Tout Etat ou la Communauté européenne peut, au moment de la signature ou du dépôt de son instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion, désigner le ou les territoires auxquels s’appliquera la présente Convention.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_14/para_2"><num>2.</num><content><p>Tout Etat ou la Communauté européenne peut, à tout autre moment par la suite, par une déclaration adressée au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, étendre l’application de la présente Convention à tout autre territoire désigné dans la déclaration. La Convention entrera en vigueur à l’égard de ce territoire le premier jour du mois qui suit l’expiration d’une période de trois mois après la date de réception de la déclaration par le Secrétaire Général.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_14/para_3"><num>3.</num><content><p>Toute déclaration faite en vertu des deux paragraphes précédents pourra être retirée, en ce qui concerne tout territoire désigné dans cette déclaration, par notification adressée au Secrétaire Général. Le retrait prendra effet le premier jour du mois qui suit l’expiration d’une période de trois mois après la date de réception de la notification par le Secrétaire Général.</p></content></paragraph></article><article eId="art_15"><num><b>Art. 15</b></num><heading>Réserves</heading><paragraph eId="art_15/para"><content><p>Aucune réserve ne peut être formulée à la présente Convention.</p></content></paragraph></article><article eId="art_16"><num><b>Art. 16</b></num><heading>Règlement des différends</heading><paragraph eId="art_16/para"><content><p>En cas de différend entre les Parties sur l’interprétation ou l’application de la présente Convention, les Parties s’efforceront de parvenir à un règlement amiable du différend par la négociation ou tout autre moyen pacifique de leur choix, y compris la soumission du différend à un tribunal arbitral qui prendra des décisions qui lieront les Parties au différend.</p></content></paragraph></article><article eId="art_17"><num><b>Art. 17</b></num><heading>Dénonciation</heading><paragraph eId="art_17/para_1"><num>1.</num><content><p>Toute Partie peut, à tout moment, dénoncer la présente Convention en adressant une notification au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_17/para_2"><num>2.</num><content><p>La dénonciation prendra effet le premier jour du mois qui suit l’expiration d’une période de trois mois après la date de réception de la notification par le Secrétaire Général.</p></content></paragraph></article><article eId="art_18"><num><b>Art. 18</b></num><heading>Notifications</heading><paragraph eId="art_18/para"><content><blockList><listIntroduction eId="art_18/para/listintro">Le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe notifiera aux Etats membres du Conseil de l’Europe, aux autres Etats parties à la Convention Culturelle européenne, à la Communauté européenne et à tout Etat ayant adhéré à la présente Convention:</listIntroduction><item eId="art_18/para/lbl_a"><num>a. </num><p>toute signature conformément à l’art. 12;</p></item><item eId="art_18/para/lbl_b"><num>b. </num><p>le dépôt de tout instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion conformément aux art. 12 et 13;</p></item><item eId="art_18/para/lbl_c"><num>c. </num><p>toute date d’entrée en vigueur de la présente Convention conformément aux art. 12 et 13;</p></item><item eId="art_18/para/lbl_d"><num>d. </num><p>toute déclaration formulée en vertu de l’art. 4;</p></item><item eId="art_18/para/lbl_e"><num>e. </num><p>toute proposition d’amendement formulée en vertu de l’art. 10;</p></item><item eId="art_18/para/lbl_f"><num>f. </num><p>tout autre acte, notification ou communication ayant trait à la présente Convention.</p></item></blockList></content></paragraph></article></section><signature><p><i>En foi de quoi,</i> les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé la présente Convention.</p><p>Fait à Strasbourg, le 24 janvier 2001, en français et en anglais, les deux textes faisant également foi, en un seul exemplaire qui sera déposé dans les archives du Conseil de l’Europe. Le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe en communiquera copie certifiée conforme à chacun des Etats membres du Conseil de l’Europe, aux autres Etats parties à la Convention Culturelle européenne, à la Communauté européenne et à tout Etat invité à adhérer à la présente Convention.</p><p xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration">(Suivent les signatures)</p></signature></body><components><component eId="scope_u1"><doc name="scope"><meta><identification source="#ch.bk"><FRBRWork><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/2006/52/20160617/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/2006/52/20160617"/><FRBRdate date="2001-01-24" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="2005-09-01" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRdate date="2016-06-17" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRcountry value="CH"/><FRBRnumber value="0.784.03"/><FRBRname xml:lang="de" value="Europäisches Übereinkommen vom 24. Januar 2001 über den rechtlichen Schutz von zugangskontrollierten Diensten und von Zugangskontrolldiensten" shortForm=""/><FRBRname xml:lang="it" value="Convenzione europea del 24 gennaio 2001 sulla tutela dei servizi ad accesso condizionato e dei servizi di accesso condizionato" shortForm=""/><FRBRname xml:lang="fr" value="Convention européenne du 24 janvier 2001 sur la protection juridique des services à accès conditionnel et des services d'accès conditionnel" shortForm=""/><FRBRauthoritative value="true"/></FRBRWork><FRBRExpression><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/2006/52/20160617/fr/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/2006/52/20160617/fr"/><FRBRdate date="2001-01-24" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="2005-09-01" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRdate date="2016-06-17" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRlanguage language="fr"/></FRBRExpression><FRBRManifestation><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/2006/52/20160617/fr/xml/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/2006/52/20160617/fr/xml"/><FRBRdate date="2001-01-24" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="2005-09-01" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRdate date="2016-06-17" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRformat value="xml"/></FRBRManifestation></identification></meta><preface><container name="headerOfAnnex"><block name="heading">Champ d’application le 17 juin 2016<b><authorialNote><p> <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/2006/52" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RO <b>2006</b> 247</ref>, <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/2010/477" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp"><b>2010</b> 3433</ref>, <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/2016/373" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp"><b>2016 </b>2301</ref>. Une version du champ d’application mise à jour est publiée sur le site web du DFAE (http://www.dfae.admin.ch/traites).</p></authorialNote></b></block></container></preface><mainBody><table border="1"><tr><th xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration"/><th xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration"/><th xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration"/><th xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration"/><th xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration"/></tr><tr><th xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration"><p>Etats parties</p></th><th xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration"><p>Ratification</p></th><th xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration"/><th xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration"><p>Entrée en vigueur</p></th><th xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration"/></tr><tr><th xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration"/><th xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration"/><th xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration"/><th xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration"/><th xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration"/></tr><tr><td/><td/><td/><td/><td/></tr><tr><td><p>Bosnie et Herzégovine</p></td><td><p>  5 mai</p></td><td><p>2010</p></td><td><p>1<sup xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">er</sup> septembre</p></td><td><p>2010</p></td></tr><tr><td><p>France</p></td><td><p>1<sup xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">er</sup> septembre</p></td><td><p>2006</p></td><td><p>1<sup xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">er</sup> janvier</p></td><td><p>2007</p></td></tr><tr><td><p>Moldova*</p></td><td><p>26 mars</p></td><td><p>2003</p></td><td><p>1<sup xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">er</sup> juillet</p></td><td><p>2003</p></td></tr><tr><td><p>Pays-Bas <sup xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">a</sup></p></td><td><p>23 janvier</p></td><td><p>2004</p></td><td><p>1<sup xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">er</sup> mai</p></td><td><p>2004</p></td></tr><tr><td><p>Roumanie</p></td><td><p>26 août</p></td><td><p>2002</p></td><td><p>1<sup xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">er</sup> juillet</p></td><td><p>2003</p></td></tr><tr><td><p>Suisse</p></td><td><p>11 mai </p></td><td><p>2005</p></td><td><p>1<sup xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">er</sup> septembre</p></td><td><p>2005</p></td></tr><tr><td><p>Union européenne*</p></td><td><p>10 septembre</p></td><td><p>2015</p></td><td><p>1<sup xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">er</sup> janvier</p></td><td><p>2016</p></td></tr><tr><td/><td/><td/><td/><td/></tr><tr><td colspan="5"><blockList><item><num><sup xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp"><span>*</span></sup> </num><p>Réserves et déclarations.</p></item><item><num/><p>Les réserves et déclarations ne sont pas publiées au RO. Les textes en français et en anglais peuvent être consultés à l’adresse du site Internet du Conseil de l’Europe: http://conventions.coe.int ou obtenus à la Direction du droit international public (DDIP), Section des traités internationaux, 3003 Berne</p></item></blockList></td></tr><tr><td colspan="5"><blockList><item><num><sup xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">a </sup></num><p>La Convention s’applique au Royaume en Europe.</p></item></blockList></td></tr></table></mainBody></doc></component></components></act></akomaNtoso>