An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 15. März 2017
Embargo: 15. März 2017, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 22. Februar 2017 (6B_948/2016)
Verurteilung wegen Verstosses gegen "Al-Qaïda/IS-Gesetz" 
bestätigt
Das Bundesgericht weist die Beschwerde eines Mannes ab, der vom Bundesstrafgericht 2016 wegen Verstosses gegen das "Al-Qaïda/IS-Gesetz" zu einer bedingten
Freiheitsstrafe von 18 Monaten verurteilt wurde. Der Betroffene war 2015 im Flughafen Zürich bei der Ausreise in die Türkei verhaftet worden, von wo aus er sich der
Terrororganisation "Islamischer Staat" (IS) anschliessen wollte. 
Der Mann war am 7. April 2015 aufgrund eines Haftbefehls der Bundesanwaltschaft im
Flughafen Zürich verhaftet worden, als er im Begriff gewesen war, ein Flugzeug nach
Istanbul zu besteigen. Ihm wurde vorgeworfen, er habe mit dem Ziel nach Istanbul
reisen wollen, sich in Syrien dem vom IS geführten Jihad anzuschliessen und als
Märtyrer zu sterben. Das Bundesstrafgericht verurteilte den Mann am 15. Juli 2016
wegen Verstosses gegen das Bundesgesetz über das Verbot der Gruppierungen "AlQaïda" und "Islamischer Staat" sowie verwandter Organisationen ("Al-Qaïda/IS-Gesetz")
zu einer bedingten Freiheitsstrafe von 18 Monaten. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerde des Mannes ab. Aufgrund der Beweise durfte
das Bundesstrafgericht zunächst davon ausgehen, dass sich der Verurteilte zur
Ideologie des IS bekannt hat, sich deren Wertekanon zu eigen gemacht hat und sich
dem IS zur Verfügung  stellen  wollte. Der Schuldspruch  wegen  "Förderung  der
Aktivitäten (des IS) auf andere Weise" im Sinne der Generalklausel von Artikel 2
Absatz 1 des "Al-Qaïda/IS-Gesetzes" ist nicht zu beanstanden. Das Bundesstrafgericht
hat zutreffend darauf hingewiesen, dass die Generalklausel in einem gewissen Spannungsverhältnis zum Bestimmtheitsgebot ("keine Strafe ohne ein bestimmtes Gesetz")
steht. Es hat das mit Strafe bedrohte Verhalten jedoch zutreffend eingeschränkt, indem
es auf eine gewisse Tatnähe des Handelns zu den Aktivitäten des IS abstellt. Im
konkreten Fall ist das Bundesstrafgericht davon ausgegangen, dass der IS in seinen
verbrecherischen Tätigkeiten auch dann gefördert werde, wenn sich eine Einzelperson
vom IS so beeinflussen lasse, dass sie dessen radikalisierende Propaganda in objektiv
erkennbarer Weise bewusst weiterverbreite oder sich in dem vom IS propagierten Sinn
gezielt aktiv verhalte. Diese Auffassung des Bundesstrafgerichts verletzt kein Bundesrecht. Dem Aufbruch nach Syrien, um sich dem IS anzuschliessen und in den Jihad
aufzubrechen, kommt für zurückgebliebene potentielle Nachahmer eine erhebliche
propagandistische Wirkung zu. Zudem ist darin eine aktive Werbung für die Ziele des IS
zu sehen. Offensichtlich unzutreffend ist die Auffassung des Beschwerdeführers, dass
seine Abreise keine Propagandawirkung entfalten konnte, weil niemand davon erfahren
habe. Nach den willkürfreien Feststellungen des Bundesstrafgerichts wurde der Verurteilte vier Tage vor seiner Verhaftung vor der Moschee des Islamischen Vereins
An'Nur in Winterthur von allen Personen, welche die Moschee verliessen, auffällig
begrüsst oder verabschiedet. Daraus lässt sich ohne weiteres schliessen, dass die
Anwesenden über die bevorstehende Abreise im Bilde waren. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 15 mars 2017
Embargo : 15 mars 2017, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 22 février 2017 (6B_948/2016)
Confirmation d'une condamnation pour infraction à la loi «  AlQaïda/État islamique  »
Le Tribunal fédéral rejette le recours d'un homme condamné par le Tribunal pénal
fédéral en 2016 pour infraction à la loi «  Al-Qaïda/État islamique  » à une peine
privative de liberté de 18 mois avec sursis. L'intéressé avait été arrêté en 2015 à
l'aéroport de Zurich alors qu'il était en partance pour la Turquie, d'où il souhaitait
rejoindre les rangs de l'organisation terroriste «  État islamique » (EI).
L'homme avait été interpellé, en date du 7 avril 2015, sur mandat d'arrêt du Ministère
public de la Confédération, alors qu'il était sur le point d'embarquer dans un avion à
destination d'Istanbul. Il lui était reproché d'avoir voulu se rendre dans cette ville pour
rejoindre ensuite la Syrie et les rangs de l'EI, participer à ses activités djhiadistes et
mourir en martyr. Par jugement du 15 juillet 2016, le Tribunal pénal fédéral l'a
condamné pour infraction à la Loi fédérale interdisant les groupes «  Al-Qaïda » et « État
islamique » et les organisations apparentées (loi «  Al-Qaïda/État islamique »), à une
peine privative de liberté de 18 mois avec sursis.
Le Tribunal fédéral rejette son recours. Les preuves recueillies permettaient au Tribunal
pénal fédéral de retenir que le prévenu se réclamait de l'idéologie de l'EI, qu'il avait fait
siennes ses « valeurs » et qu'il souhaitait s'enrôler au sein de ce groupe terroriste. Sa
condamnation pour avoir «  encouragé les activités (de l'EI) de toute autre manière  » au
sens de la clause générale prévue par l'article 2 alinéa 1 de la loi «  Al-Qaïda/État
islamique » ne prête pas le flanc à la critique. Sur le plan juridique, le Tribunal pénal
fédéral a relevé, à juste titre, l'existence d'une certaine tension entre cette clause
générale et l'exigence de précision de la base légale («  pas de peine sans loi précise  »).
Il a pertinemment considéré qu'il y avait lieu de circonscrire le comportement punissable
sous cet angle, en exigeant une certaine proximité entre le comportement considéré et
les activités de l'EI. Dans le cas concret, le Tribunal pénal fédéral a retenu que l'EI était
encouragé dans ses activités criminelles lorsqu'une personne se laisse influencer par ce
groupe d'une telle façon qu'il propage consciemment et de façon objectivement
reconnaissable son idéologie radicale ou se comporte activement comme l'EI prescrit de
le faire. Cette appréciation du Tribunal pénal fédéral ne viole pas le droit fédéral. Il
convient d'admettre qu'un départ pour la Syrie, dans le but de rejoindre les rangs de l'EI
et de se livrer au djihad revêt un effet certain en termes de propagande et un effet
d'encouragement pour d'autres sympathisants de l'EI et candidats potentiels au djihad
demeurant en Suisse. On peut de surcroît y voir une publicité active pour les objectifs
poursuivis par l'EI. L'opinion du recourant selon laquelle son départ ne pouvait avoir le
moindre effet, sous prétexte que personne n'en avait été tenu au courant, est
manifestement erronée. D'après les faits retenus sans arbitraire par le Tribunal pénal
fédéral, le prévenu avait été ostensiblement salué, quatre jours avant son départ,
devant la mosquée de l'association islamique An'Nur à Winterthour, par toutes les
personnes qui sortaient de l'édifice. On peut sans autre en déduire que les personnes
présentes étaient au courant de son départ.