Lausanne, 4. Dezember 2014
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 4. Dezember 2014 (2C_590/2014)
Behindertes Kind in Normalklasse: Keine Kostenpflicht für Eltern
Ein Aargauer Elternpaar muss keinen Beitrag an die Kosten des Assistenzunterrichts
leisten, den ihr behindertes Kind in einer Normalklasse benötigt. Der verfassungsmässige Anspruch auf unentgeltlichen Schulunterricht lässt keine Kostenbeteiligung
der Eltern zu, nachdem der Besuch der Regelklasse für ihr Kind als pädagogisch
beste Lösung befürwortet wurde.
Das Kind leidet an einer Autismus-Störung und begann seine Schulzeit 2007/2008 in der
Einschulungsklasse. 2009/2010 trat es in die Regelklasse ein, in der es von einer
Assistenzlehrperson unterstützt wurde. 2012 beschloss die Schulpflege der zuständigen
Gemeinde Brugg, die schulische Integration in der Regelschule mit einer Vollzeitbetreuung durch eine Assistenz weiterzuführen. 18 Wochenstunden der Assistenzlehrperson würden dabei vom Gemeinwesen finanziert, die Kosten für die restlichen
Assistenzstunden seien durch die Eltern zu übernehmen. Der Entscheid wurde vom
Regierungsrat und vom Verwaltungsgericht des Kantons Aargau bestätigt. 
Das  Bundesgericht  heisst  in  seiner  öffentlichen  Beratung  vom  Donnerstag  die
Beschwerde der Eltern gut und entscheidet, dass das Gemeinwesen die ganzen Kosten
der Vollzeitbetreuung durch eine Assistenzlehrperson übernehmen muss. Gemäss
Bundesrecht ist die integrierte Schulung behinderter Kinder einer Sonderschulung
vorzuziehen. Das Recht des Kantons Aargau sieht die Möglichkeit der Integration von
behinderten Kindern in der Regelschule vor, wobei wöchentlich maximal 18 Stunden
Assistenzunterricht bewilligt werden können. Der Besuch der Regelklasse wird im
konkreten Fall von der Schulgemeinde befürwortet und ist die pädagogisch beste
Lösung. Unter diesen Voraussetzungen ist es mit dem verfassungsmässigen Anspruch
auf kostenlosen Schulunterricht (Artikel 19 und 62 der Bundesverfassung) nicht
vereinbar, wenn ein Teil der Assistenzkosten den Eltern auferlegt wird. Lausanne, le 4 décembre 2014
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 4 décembre 2014 (2C_590/2014)
Enfant en situation de handicap scolarisé en classe ordinaire: pas 
d'obligation de participation aux frais pour les parents
Un couple de parents argovien ne sera pas tenu de verser une participation aux
coûts de l'assistance dont bénéficie leur enfant en situation de handicap en classe
ordinaire. Le droit constitutionnel à la gratuité de l'enseignement n'autorise pas à
mettre à la charge des parents une participation aux coûts dès lors que l’intégration
de leur enfant en classe ordinaire a été considérée comme le meilleur projet
pédagogique.
L'enfant souffre de troubles de spectre autistique et a commencé sa scolarité en
2007/2008 en classe d'accueil. Durant les années 2009/2010, il a pu fréquenter une
classe ordinaire au sein de laquelle il a reçu l'appui d'un enseignant spécialisé. En 2012,
la Commission scolaire de la Commune de Brugg a décidé de son intégration en classe
ordinaire avec l'appui à temps complet d'une assistance. 18 unités hebdomadaires
dispensées par l'enseignant spécialisé étaient financées par la collectivité publique,
tandis que les coûts des heures d'assistance supplémentaires devaient être pris en
charge par les parents. Cette décision a été confirmée par le Conseil d’État et le
Tribunal administratif du canton d'Argovie.
Dans sa séance publique de jeudi, le Tribunal fédéral a admis le recours des parents et
décidé que la collectivité publique devait prendre en charge l'ensemble des coûts
d'assistance à temps plein. Conformément au droit fédéral, l'intégration scolaire des
enfants en situation de handicap doit être privilégiée par rapport à la scolarité
spécialisée. Le droit du canton d'Argovie prévoit la possibilité d'intégrer les enfants en
situation de handicap dans le cursus ordinaire et autorise à cet effet un maximum
hebdomadaire de 18 unités d'enseignement spécialisé. En l'espèce, la fréquentation de
l'école ordinaire a été préconisée par l'école communale et est le meilleur projet
pédagogique. Dans ces conditions, il n'est pas compatible avec la garantie de la gratuité
de l'enseignement (art. 19 et 62 de la Constitution fédérale) de mettre à la charge des
parents une partie des coûts de l'assistance.