<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2024-10-18-2C_512-2024.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2C_512/2024</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 18 octobre 2024</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mme la Juge fédérale Aubry Girardin, Présidente. </div> <div class="para">Greffier : M. Dubey. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Direction de la sécurité du canton de Berne DSE, </div> <div class="para">Kramgasse 20, 3011 Berne, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Ville de Bienne, Département de la sécurité publique, Services des habitants et services spéciaux, </div> <div class="para">rue Neuve 28, 2502 Biel/Bienne. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Refus de prolongation de l'autorisation de séjour et renvoi de Suisse, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal administratif du canton de Berne, Cour des affaires de langue française, du 7 octobre 2024 (100.2024.272). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le 16 septembre 2024, A.________ a déposé un recours auprès du Tribunal administratif du canton de Berne contre une décision sur recours de la Direction de la sécurité du canton de Berne du 15 août 2024 confirmant le refus de prolonger son autorisation de séjour et prononçant son renvoi de Suisse. </div> <div class="para">Par ordonnance du 17 septembre 2024, le Juge instructeur du Tribunal administratif a fait droit à la requête de verser l'avance de frais en plusieurs fois et donné la possibilité à la recourante de s'acquitter des 3'000 fr. d'avance de frais en deux mensualités de 1'500 fr. chacune, la première jusqu'au 2 octobre 2024, la deuxième jusqu'au 4 novembre 2024. L'intéressée était formellement avertie que ces délais ne seraient pas prolongés et qu'à défaut de versement de la totalité de chacune des deux mensualités à l'échéance de chacune d'elles, le recours du 16 septembre 2094 serait déclaré irrecevable. </div> <div class="para">A.________ n'a pas versé la première mensualité de l'avance de frais dans le délai imparti au 2 octobre 2024. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Par jugement rédigé en français du 7 octobre 2024, le Juge unique du Tribunal administratif a déclaré le recours irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Par courrier rédigé en langue allemande, A.________ demande au Tribunal fédéral d'annuler le jugement rendu le 7 octobre 2024 par le Juge unique du Tribunal administratif, de suspendre son renvoi et de l'autoriser à rester en Suisse. Elle se plaint de la violation de son droit d'être entendu. Elle expose n'avoir jamais reçu les factures d'avance de frais de son avocat en raison d'une erreur d'adresse. Elle demande l'effet suspensif quant à l'obligation de quitter la Suisse. </div> <div class="para">Il n'a pas été ordonné d'échange des écritures. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Selon l'<span class="artref">art. 54 al. 1 LTF</span>, la procédure devant le Tribunal fédéral est conduite dans l'une des langues officielles, en règle générale dans la langue de la décision attaquée. </div> <div class="para">En l'espèce, la langue de la décision attaquée est le français et la procédure devant le Tribunal fédéral doit donc en principe être conduite en français. La recourante ne faisant pas valoir de motif pour déroger à cette règle (<span class="artref">art. 54 al. 2 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=5&amp;from_date=02.10.2024&amp;to_date=21.10.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F124-III-205%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page205">ATF 124 III 205</a> consid. 2; 2C_347/2024 11 juillet 2024 consid. 4), le présent arrêt est rendu en langue française. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral examine d'office sa compétence (<span class="artref">art. 29 al. 1 LTF</span>). Il contrôle donc librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=5&amp;from_date=02.10.2024&amp;to_date=21.10.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F149-II-66%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page66">ATF 149 II 66</a> consid. 1.3). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.1.</b> Selon la jurisprudence, l'objet de la contestation portée devant le Tribunal fédéral est déterminé par l'arrêt attaqué. L'objet du litige, délimité par les conclusions des parties (<span class="artref">art. 107 al. 1 LTF</span>), ne saurait s'étendre au-delà de l'objet de la contestation. Par conséquent, devant le Tribunal fédéral, le litige peut être réduit, mais ne saurait être ni élargi, ni transformé par rapport à ce qu'il était devant l'autorité précédente, qui l'a fixé dans le dispositif de l'arrêt entrepris et qui est devenu l'objet de la contestation devant le Tribunal fédéral (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=5&amp;from_date=02.10.2024&amp;to_date=21.10.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-I-155%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page155">ATF 142 I 155</a> consid. 4.4.2). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.2.</b> En l'occurrence, l'arrêt attaqué a déclaré irrecevable le recours du 16 septembre 2024 pour défaut de paiement de l'avance de frais dans le délai imparti pour le versement de la première mensualité. Il s'ensuit que toutes les conclusions et la motivation présentées qui ne visent pas l'irrecevabilité prononcée dépassent l'objet de la contestation et ne sont pas admissibles. Il en va ainsi de la conclusion tendant, au moins implicitement, à obtenir la prolongation de l'autorisation de séjour et de l'argumentation au sujet des difficultés que rencontrerait la recourante en cas de retour au Kosovo. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.1.</b> Le Tribunal fédéral examine librement la violation du droit fédéral (cf. <span class="artref"><artref id="CH/173.110/95/a" type="start"></artref>art. 95 let. a et 106 al. 1 LTF</span><artref id="CH/173.110/95/106/1" type="end"></artref>), alors qu'il ne revoit le droit cantonal, sous réserve d'exceptions non réalisées en l'espèce (cf. <span class="artref">art. 95 LTF</span>), que sous l'angle de la violation des droits fondamentaux - en particulier l'arbitraire. Les griefs de violation de ces droits sont soumis à des exigences de motivation accrues (cf. <span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>). La partie recourante doit indiquer les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=5&amp;from_date=02.10.2024&amp;to_date=21.10.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F146-I-62%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page62">ATF 146 I 62</a> consid. 3; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=5&amp;from_date=02.10.2024&amp;to_date=21.10.2024&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-II-388%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page396">142 II 396</a> consid. 2.1 et les arrêts cités). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.2.</b> La recourante, dans un paragraphe, se plaint de la violation de son droit d'être entendu. Elle n'en expose toutefois pas, même succinctement, le contenu contrairement aux exigences accrues de motivation de l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>. Elle se borne en outre à affirmer que son avocat disposait d'une adresse fausse sans expliquer en quoi le Juge unique aurait violé son droit d'être entendu en constatant l'absence de versement de l'avance de frais dans le délai imparti pour la première mensualité et en prononçant pour ce motif l'irrecevabilité du recours. Insuffisamment motivé, le grief de violation du droit d'être entendu est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.</b> </div> <div class="para">Dépourvu de toute motivation admissible devant le Tribunal fédéral, le présent recours est ainsi manifestement irrecevable (<span class="artref">art. 108 al. 1 let. b LTF</span>) et doit être traité selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 108 LTF</span>. </div> <div class="para">Au vu de l'issue de la procédure, la requête d'effet suspensif est devenue sans objet. </div> <div class="para">Succombant, la recourante doit supporter les frais, réduits, de justice (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). Il n'est pas alloué de dépens (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/68/3" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/68/1" type="start"></artref>art. 68 al. 1 et 3 LTF</span><artref id="CH/173.110/68/3" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/3" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, la Présidente prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 500 fr., sont mis à la charge de la recourante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué à la recourante, à la Direction de la sécurité du canton de Berne DSE, à la Ville de Bienne Département de la sécurité publique, Services des habitants et services spéciaux, au Tribunal administratif du canton de Berne, Cour des affaires de langue française, et au Secrétariat d'État aux migrations. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 18 octobre 2024 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente : F. Aubry Girardin </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : C.-E. Dubey </div> </div></body></html>