TPF 2005 153 153 TPF 2005153 41.Extraitdel ’arrêtdelaCourdesplaintesdanslacauseA.contreMinis- tère Publicde la Conf édération du 12 août 2005 (BB.2005.78) Choix de l’avocat. Qualité pour recourir. Droits de la défense. Art.35,214al.2PPF,art.6ch.3CEDH,art.14al.3let.dPacteONUII,art. 32 al. 2 Cst. Unavocatnepeutseplaindre lui-même dela décision quirefusede l’admettre comme défenseur (consid. 1.3). LaPPFne prévoitqu’un seul défenseur jusqu’à laphasedes débats. Cette restriction n’estpasencontradictionaveclesnormesconventionnellesoucons- titutionnelles garantissant les droits de la défense (consid. 2.2). Seulsontla faculté depratiquerlare présentation enjusticeenSuisselesavo- catsressortissants d’un Etatmembrede l’UE oude l’AELE, ouceuxqui, à la faveur d’untraité international,sont autorisésà pratiquerenSuisse.Lefait qu’uninculpé setrouveen détentionpréventive nelui confère pasundroitplus étenduà choisirunavocatquineremplitpaslesconditions posées parles art. 21 LLCA et art. 29 al. 2 OJ (art. 40 LTF) (consid. 2.3). Wahl des Verteidigers. Beschwerdelegitimation. Verteidigungsrechte. Art.35,214Abs.2BStP,Art.6Ziff.3EMRK,Art.14Abs.3lit.dUNO-Pakt II, Art. 32 Abs. 2 BV EinRechtsanwaltistnicht persönlich zurAnfechtungdesEntscheides,ihn nicht als Verteidigerzuzulassen, legitimiert (E. 1.3). DieBStPsiehtbiszurHauptverhandlungeineneinzigenVerteidigervor.Diese Einschränkungverletztdiestaatsvertraglichundverfassungsrechtlichgaran- tierten Verteidigungsrechte nicht (E. 2.2). InderSchweizsindnurAnw älte ausEU-bzw. EFTA-Ländern oderaus Län- dern,mitdeneneinentsprechenderStaatsvertragabgeschlossenwurde,als Strafverteidigerzugelassen.DerUmstand,dassderBeschuldigteinUntersu- chungshaftist, räumt diesemkeineerweitertenRechteaufdieWahleinesAn- walts,derdieVoraussetzungennachArt.21BGFAundArt.29Abs.2OG nicht erfüllt, ein (E. 2.3). TPF 2005 153 154 Scelta del difensore. Legittimazione ricorsuale. Diritti della difesa. Art.35,214al.2PP,art.6n.3CEDU,art.14al.3lett.dPattoONUII,art.32 cpv. 2 Cost. Unavvocatonon può personalmenteimpugnareladecisionecherifiutalasua ammissione come difensore (consid. 1.3). LaPPprevedeunsolodifensorefinoallafasedeidibattimenti.Talerestrizione noncontrastalenormeconvenzionaliocostituzionalichegarantisconoidiritti della difesa (consid. 2.2). SonoammessialpatrociniolegaleinSvizzerasologliavvocatidiunostato membro dell’UE o dell’AELS,oquelliautorizzatiapraticareinSvizzerain virtù diuntrattatointernazionale.Ilfattoche l’imputato sitroviindetenzione preventivanongliconferiscediritti più estesinellasceltadiunavvocatoche nonadempieirequisitipostidagliart.21LLCAeart.29cpv.2OG(art.40 LTF) (consid. 2.3). Résumé desfaits: Ressortissantrusse,B.estend étentionpr éventive à lasuitedesoninculpa- tionpourblanchimentd ’argent.MeC.,avocat à Y.,s ’estconstitu é poursa défense.Parlasuite,B.arevendiqu é d’être égalementassist é parunavocat russedelar égion d'Omsk(Russie),A.Ilsollicitaitquecederniersoitauto- riséà luirendrevisite.LeMinist èrepublicdelaConf édération(MPC)a refusé laconstitutiondeA.etd éniéà cedernierledroitderendrevisite à B. dans son lieu de détention. La Cour des plaintes a déclaré la plainte irrecevable. Extrait des considérants: 1.3 Encequiconcernela légitimationpouragir,ilconvientdesedemander sileplaignant-avocatrusse-,quin'estpaspartie à laproc édure,peutse prévaloird'unpr éjudice illégitime.Dejurisprudenceconstante,seulcelui quiesttouc hé personnellementetdirectementdanssesint érêts juridique- mentpr otégés aqualit é pourseplaindre(arr êtsduTribunal pénal fédéral BK_B023/04du27mai2004consid.3.1;BK_B064/04bdu25octobre 2004consid.2;ATF130II162).Or,ledroit à l'assistanced'un défenseur estundroitquiappartient à l'inculpé lui-mêmeetnon à l'avocat,afortioriTPF 2005 153 155 lorsquecelui-ciestintervenusurmandatdelafamilledel' intéressé (PIQUE- REZ,Pr océdure pénalesuisse, Zürich2000,n1211p.269).Ilenr ésulteque, mêmes'ilestindirectementconcer né parlerefusdesaconstitution,cet avocatnepeutseplaindrelui-m êmedela décisionquirefusedel'admettre comme défenseur.Laplainteest dès lorsirrecevable.L'aurait-elle été qu'elleaurait dûêt requoiqu'ilensoitrejet ée pourlesmotifs développésau considérantsuivant. 2.2 S’agissantdunombredes défenseursadmis à assisteruninculp é au coursdelapr océdurep énale fédérale,laPPFnepr évoitqu'unseul défen- seurjusqu ’àlaphasedes débats, unsecondpouvant êtreexceptionnellement autorisé unefoislacausepor tée devantletribunal.Lapoursuitedirig ée contreleplaignant étantaustadedel ’enquêtepr éliminaire,larequ êteten- dant à l’assistanceparunsecondavocatseheurtedonc à lalimitef ixée par ledroitenvigueur.Contrairement à cequesoutientleplaignant,cettelimi- tationdunombredesd éfenseursadmis à assisteruninculp é n’estpasen contradictionaveclesnormesconventionnellesouconstitutionnellesgaran- tissantlesdroitsdelad éfense.Nil ’art.6ch.3CEDH,nil ’art.14al.3let.d PacteONUIInegarantissentundroit à l'assistancedeplusieurs défenseurs (HAUSER/SCHWERI/HARTMANN,SchweizerischesStrafprozessrecht,6 ème éd.,Bâle 2005,n4ap.161).L ’art.32al.2Cst.pr évoit quel' inculpé doit "êtremisen étatdefairevaloirlesdroitsdelad éfense"sansdeplusamples précisionsetonnesaurait déduiredesaformulationtr ès généralequece dernierdisposeraitd'undroit à choisirplusd ’unseulavocat.NileMessage relatif à lanouvelleConstitution(FF1997I189),nilescommentateursne retiennentunetelleobligation(A UBERT/MAHON,Petitcommentairedela Constitutionf édéraledelaConf édérationsuisse,Zurich, Bâle, Genève 2003,adart.32Cst.p.297 n o 8; HOTTELIER in Thürer/Aubert/Müller[ éd.], Droitconstitutionnelsuisse,Zurich2001,p.821ss n o 52; VEST inEhrenzel- ler/Mastronardi/Schweizer/Vallender[ éd],DieschweizerischeBundesver- fassung,Zurich, Bâle, Genève 2002, n19p.456).Quant à lajurisprudence, elleconsid èrequeledroitnationalpeutlimiterlenombredes défenseurs sanscontrevenirauxdispositionspr écitées(arr êt duTribunalf édéral 6P.113/1999du24f évrier2000,consid.5,r és.inRPS2003No335).La doctrinepos térieure à cetarr êt necritiquepascetteappr éciation(voirpar ex. SCHMID,Strafprozessrecht, 4 ème éd., Zurich, Bâle,Genè ve2004,p.157 notedebasdepage64; H AUSER/SCHWERI/HARTMANN,op.cit.).Ilestvrai quecertainsauteursplaidentpourunesolutionmoinsrigideetcons idèrent que,danslescasparticu lièrementcomplexes,l ’assistancedeplusieursavo- catsseraitopportuned èsle début delapoursuite pénale (parex. V ERNIORY,TPF 2005 153 156 Lesdroitsdela défensedanslaphasepr éliminaireduproc ès pénal, Berne 2005,p.254ss).C ’esttoutefoisaul égislateuret nonaujuge qu ’ilrevientde prendreencomptecetteopportuni té.Enl ’étatdudroitf édéral,c ’estdonc à justetitrequeleMPCaref usé d’accorderauplaignant, à cestadedela procédure,l ’assistance d’un second avocat. 2.3 L'avant-projetdecodedeproc édure pénale prévoit, certes,lapossibilit é desefaireassisterparplusieurs défenseurs(art.133al.3AP).Laquestion desavoirsiunetellesolutionpourraitd'oreset déjàê trea ppliquée nede- vraitdetoutef açon pas êtretranch ée,danslamesureo ù laconstitutionde MeA.nepourraitquoiqu'ilensoitpas êtreappr ouvée. Lapr océduref édé- ralenepr évoiteneffetcettepossibilit é que «sousr éserveder éciprocité» (art.35al.4PPF).Und éfenseur étrangernepeutdonc êtreadmisques ’il pratiquedansunEtato ù unavocatsuisseseraitautor iséà assisterunin- culpé, cequin ’estpasa llégué enl ’espèce. Cetteconditionder éciprocité a certes été introduiteavantl ’adoptiondelaloif édéralesurlalibrecircula- tiondesavocats(LLCA;RS935.61)etlamodification subséquentede l’art. 29al.2OJ.Cesdispositionsnouvelles,entr ées envigueurle 1 er juin 2002, n’ont toutefois pas, en l’occurrence, une portée plus large que l’art. 35 al.4PPF.L ’art.21LLCAlimiteeneffetauxavocatsressortissantsd ’un Etatmembredel ’UEoudel ’AELElafacult é depratiquerlarepr ésentation enjusticeenSuisse,alorsquel ’art.29al.2OJ étend cettepossibilit é aux avocatsqui, à lafaveurd ’untra ité international,sontautori sésà pratiquer enSuisse.OrlaRussien ’estmembrenidel ’UE,nidel ’AELE,etil n’existeaucuntra ité entrecetEtatetlaSuisse, à teneurduquellesavocats russesseraientadmis à pratiquerenSuisse.Danscesconditions,lerefusdu MPCd ’accepterlaconstitutiondeMeA.pourla défenseduplaignantest conforme à lajurisprudence(ATF120la247,253ssconsid. 4b; V ERNIORY, op.cit.p.164ss;FF1999VIp.5382ss).Onnesaurait,enparticulier,tirer delasituationdanslaquelle se trouveunincu lpé détenu undroitplus étendu à choisirunavocatquineremplitpaslesconditionspos éesparlesart.21 LLCAet29al.2OJ.L'avant-projet, quiser éfère àla lég islationenvigueur, nepr évoitpasnonplusuneapplicationpluslarge(Rapportexplicatifrelatif à l'avant-projetd'uncodedepr océdure pénalesuisse,Officef édéraldela justice,Berne,juin2001,n 234.1p.96ss).Acelas'ajoutelefaitque, commeent émoignelar equêteduplaignant"d' êtrepr ésenté personnelle- ment au tribunal pour assister au verdict",ce dernier ne saurait exciper d'une connaissancem ême élémentairedesusagesenm atièredepr océdure pénale fédérale(ATF 120 Ia 247, 253 ss consid. 4b précité).