«Politique agricole 2002» 636 N18 mars 199 8 Bulletin officiel de l’Assemblée fédérale Dreizehnte Sitzung – Treizième séance Mittwoch, 18. März 1998 Mercredi 18 mars 1998 08.00 h Vorsitz – Présidence: Leuenberger Ernst (S, SO) __________________________________________________________ 96.060 «Agrarpolitik 2002» «Politique agricole 2002» Differenzen – Divergences Siehe Seite 295 hiervor – Voir page 295 ci-devant Beschluss des Ständerates vom 17. März 1998 Décision du Conseil des Etats du 17 mars 1998 __________________________________________________________ A .Bundesgesetz zur Förderung der Landwirtschaft A .Loi fédérale sur l’amélioration de l’agriculture Nebiker Hans-Rudolf (V, BL), Berichterstatter: Wir befinden uns bei der Vorlage «Agrarpolitik 2002» im Endspurt; ich hoffe – und glaube es auch –, dass wir zu einem guten Ende kommen werden. Es bestehen, wie Sie auf der Fahne sehen können, nur noch sechs Differenzen zum Ständerat. In fünf Fällen beantragt Ihnen die Kommission für Wirtschaft und Abgaben, zum Teil einstimmig, dem Ständerat zuzustim - men, bei Artikel29 liegt allerdings noch ein Einzelantrag Kunz vor. Bei Artikel157 Absatz 8 liegt ein Minderheitsantrag vor, dort wird es also noch eine Diskussion geben. Es geht dabei um das Antibiotikaverbot für in der Schweiz produzierte Nah- rungsmittel. Schliesslich halten wir bei Artikel184 – hier bleibt die Diffe- renz wahrscheinlich bestehen – an der Version des National- rates fest. Es geht um die umstrittene Frage der Parallelim - porte von landwirtschaftlichen Hilfsstoffen. Die Kommission möchte ein klares Zeichen setzen. Wir möchten uns zur Wett- bewerbsfähigkeit der schweizerischen Landwirtschaft beken- nen. Das setzt aber auch voraus, dass die Spiesse gleich lang sind und die landwirtschaftlichen Hilfsstoffe an der Grenze nicht künstlich verteuert werden können. Die schwei- zerische Landwirtschaft kann nur dann wettbewerbsfähig sein, wenn sie gleiche Voraussetzungen und gleiche Wettbe- werbsbedingungen hat. Deshalb möchten wir an unserem ur- sprünglichen Beschluss festhalten. Wir kommen in der De- tailberatung noch auf die einzelnen Punkte zurück. Art. 6 Abs. 2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Art. 6 al. 2 Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Angenommen – Adopté Art. 29 Abs. 2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Antrag Kunz Festhalten Schriftliche Begründung Mit der Umwandlung der neuen Agrarpolitik wird viel von Strukturwandel gesprochen. In der Wintersession 1997 ha- ben wir das bäuerliche Boden- und Pachtrecht dahingehend geändert, dass eine landwirtschaftliche Liegenschaft zur strukturellen Verbesserung anderer Betriebe parzellenweise verpachtet oder verkauft werden kann. Stimmen wir der stän- derätlichen Version zu, werden diese Beschlüsse illusorisch. Gerade die Kontingentsübertragung mit Land und somit der Rauhfuttergrundlage ist die vernünftigste Lösung. Deshalb ist es unverständlich, dass gerade hier Kürzungen vorgenom - men werden sollten. Art. 29 al. 2 Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Proposition Kunz Maintenir Nebiker Hans-Rudolf (V, BL), Berichterstatter: Es geht um die Möglichkeit, die Milchkontingente bei der Übertragung zu kürzen. Der Nationalrat hatte diese Möglichkeit intensiv dis- kutiert und einem entsprechenden Einzelantrag zugestimmt, d.h., Kürzungen nicht zugelassen. Der Ständerat beschloss dann, die Kürzungsmöglichkeit als Kann-Formulierung wie- der aufzunehmen. Die Kommission möchte sich nun dem Ständerat anschliessen. Herr Kunz sagt, die Kürzung der Milchkontingente widerspre- che den Strukturveränderungsmöglichkeiten in der Landwirt- schaft, sie behindere die Übertragung von Pachtland, weil mit der Übertragung von Pachtland auch die Milchkontingente gekürzt würden. Dieses Argument von Herrn Kunz wiegt nicht so schwer, verglichen mit dem, was wir erreichen kön- nen: Wenn wir Milchkontingente im Moment der Übertragung sehr sanft kürzen, machen wir etwas sehr Sinnvolles, weil die gesamte Milchmenge zurückgeht. Damit wird die Milch- menge, die uns belastet, etwas verringert. Tendenziell ist es also sicher richtig, der Kürzungsmöglichkeit zuzustimmen. Härtefälle entstehen nicht. Es ist die sanfteste Art, das ge- samte Milchkontingent etwas zurückzunehmen. Ich beantrage Ihnen, den Antrag Kunz abzulehnen und sich dem Ständerat bzw. der Kommission anzuschliessen. Wir bringen damit auch eine Differenz vom Tisch. Gros Jean-Michel (L, GE), rapporteur: A l’article 29 alinéa 2, M .Kunz voudrait maintenir la version de notre Conseil. En maintenant la sage version de notre Conseil, il aurait dans le fond raison puisque, par deux fois, ce Conseil a déjà soutenu cet avis. Cependant la commission, sans grande discussion et à l’unanimité, vous propose de vous rallier à la décision du Conseil des Etats, et ceci pour la raison suivante: c’est bien sûr d’éliminer une divergence au sujet de laquelle l’adminis- tration nous a bien montré qu’elle était somme toute mineure. En effet, la formule potestative prévue dans l’article 29 alinéa 2 permet seulement au Conseil fédéral d’envisager des réductions de contingent lors de transferts. C’est donc une formulation souple, qui n’entrerait en vigueur que dès lors qu’il y aurait un problème important avec la quantité glo- bale de lait produite en Suisse. L’argumentation du Conseil des Etats qui nous dit en gros qu’il vaut mieux prévoir ces ré- ductions de contingents lors de transferts au lieu de les pré- voir généralement, pour tous les agriculteurs, nous a con- vaincus qu’il fallait ici éliminer la divergence. C’est donc à l’unanimité que la commission vous propose de vous rallier à la décision du Conseil des Etats. Delamuraz Jean-Pascal, conseiller fédéral: Je répète que l’idée et l’intention du Conseil fédéral ne sont pas d’agir sur les quantités, mais d’agir, le cas échéant, sur le prix du lait. C’est quelque chose que j’ai annoncé il y a quatre ans déjà à votre Conseil et sur quoi nous sommes restés, je crois, fidè- les aux engagements gouvernementaux pris. Il n’est donc pas question si, comme le Conseil des Etats, vous retenez la formule potestative, que le Conseil fédéral fasse un usage18. März 1998N 637 «Agrarpolitik 2002» Amtliches Bulletin der Bundesversammlung massif et systématique de cette possibilité. Il en fera un usage que je me permettrai de qualifier d’homéopathique pour profiter de certains changements de structures afin d’agir sur ces stocks, le cas échéant et éventuellement, plutôt que d’avoir à en faire la révision globale chaque fois qu’un détail ou qu’une petite quantité doit être changée. Ce n’est donc pas à un bouleversement et à des risques con- sidérables que vous vous exposez pour l’agriculture de de- main si vous adhériez à la décision du Conseil des Etats, ce que je vous recommande de faire, tout comme votre commis- sion. Wys s William (V, BE): Als Befürworter des Antrages Kunz habe ich zwei Fragen, Herr Bundesrat: 1.Wären Sie allenfalls auch bereit, die Milchkontingente zu erhöhen, falls die Nachfrage dies erlauben würde? 2.In der Vergangenheit hat man gekürzt, um Gesuche für Kontingentserhöhungen bei den Einzelbetrieben zu bewilli- gen. Gesuchsmöglichkeiten in bezug auf Einzelkontingente gibt es jetzt keine mehr. Sind Sie künftig wirklich bereit, von der Kann-Formulierung anstelle der Muss-Formulierung Ge- brauch zu machen? Delamuraz Jean-Pascal, conseiller fédéral: Je remercie M .Wyss de ses deux questions qui me permettent de clarifier la position du Conseil fédéral quant à la manière dont il appli- querait la formulation décidée par le Conseil des Etats. Je commence par la seconde question. Je confirme avec toute l’insistance voulue que la formule potestative sera com - prise comme telle et qu’il n’est pas question que le Conseil fé- déral se mette à en faire un usage systématique et qu’il ait en quelque sorte un réflexe conditionné chaque fois qu’il aurait à juger d’une adaptation sectorielle des stocks, c’est-à-dire d’avoir le réflexe automatique de les diminuer. Ce serait con- traire à la politique générale et, Monsieur Wyss, à la bonne foi. Je pense que la bonne foi doit être au rendez-vous dans ce domaine, donc je peux apporter tous apaisements quant à votre deuxième question. La première question me paraît relever un peu de la théorie, mais ce que vous affirmez n’est pas tout à fait exclu. Quand on élabore une loi, il ne faut pas s’attacher au moment pré- sent et vouloir vivre dans la perspective de l’année qui vient, il faut construire quelque chose à plus long terme. Rien ne me dit que la situation internationale, par exemple, reste ce qu’elle est aujourd’hui. Je le pense, mais je n’en suis nulle- ment sûr. Dans ce cas-là, la loi doit fournir à l’autorité d’appli- cation, c’est-à-dire au Gouvernement la possibilité d’aller aussi dans une autre direction que celle à laquelle il pense aujourd’hui. C’est la raison pour laquelle je peux répondre à votre première question d’une manière apaisante aussi. Abstimmung – Vote Für den Antrag der Kommission 81 Stimmen Für den Antrag Kunz 44 Stimmen Art. 46 Abs. 2 Bst. c Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Art. 46 al. 2 let. c Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Angenommen – Adopté Art. 72 Abs. 2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Art. 72 al. 2 Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Nebiker Hans-Rudolf (V, BL), Berichterstatter: Gestatten Sie mir einige Bemerkungen zu diesem an sich unbestrittenen Beschluss des Ständerates, dem sich die Kommission an- schliessen möchte. Es geht um eine massvolle Ausweitung des Prinzips, nach welchem nur die bäuerlichen Betriebe Direktzahlungen erhal- ten können, und zwar geht es um den Sektor der ökologi- schen Direktzahlungen. Es ist ganz klar, dass auch nichtbäu- erliche Betriebe ökologische Leistungen erbringen können. Sofern sie solche erbringen, sollten sie auch dafür entschä- digt werden. Hier sollte eine ganz kleine Öffnung vorgenom - men werden: Direktzahlungen, die sich in erster Linie auf die Flächen beziehen, also Direktzahlungen für Massnahmen im Interesse einer flächendeckenden ökologischen Bewirtschaf- tung, aber auch Beiträge für Hochstammbäume – alles Bei- träge, die im Interesse des Umweltschutzes liegen – sollten in begrenztem Ausmass auch nichtbäuerliche Betriebe erhal- ten können; genannt wurden Anstaltsbetriebe, Klosterbe- triebe, staatliche Betriebe. Der Bundesrat wird die Bedingungen in einer Verordnung festlegen, diese Möglichkeiten aber klar eingrenzen. Es geht also nicht darum, dass reiche Schlossbesitzer auch noch Ökozahlungen für die Pflege ihrer Pärke bekommen. Es geht darum, dass die flächendeckende ökologische Bewirtschaf- tung gewährleistet ist. In diesem Sinne sollte bei den Ökobei- trägen eine gewisse Öffnung für alle Betriebe erreicht wer- den. Das Prinzip ist klar: Nur die bäuerlichen Betriebe sollen Di- rektzahlungen erhalten, aber für diese besonderen Ausnah- men wird eine Möglichkeit geschaffen. Es geht um einen Be- trag von unter 10 Millionen Franken pro Jahr. Es sind nicht zusätzliche Beiträge, sondern Beiträge innerhalb des Ge- samtpaketes. Ich beantrage Ihnen, dem Ständerat zuzustimmen. Ein ande- rer Antrag wurde nicht gestellt; eine Präzisierung hinsichtlich der Begrenztheit dieser Massnahme war jedoch angezeigt. Angenommen – Adopté Art. 157 Abs. 7; 184 Ziff. 7 Antrag der Kommission Festhalten Art. 157 al. 7; 184 ch. 7 Proposition de la commission Maintenir Nebiker Hans-Rudolf (V, BL), Berichterstatter: Artikel157 Absatz 7 und Artikel184 Ziffer7 gehören zusammen. Es geht hier um die Parallelimporte von landwirtschaftlichen Hilfsstoffen. Hier möchte die Kommission einstimmig am Be- schluss des Nationalrates festhalten. Hier wird also eine Dif- ferenz zum Ständerat entstehen, und zwar will unsere Kom - mission die Möglichkeiten dafür schaffen, dass die schweize- rische Landwirtschaft tatsächlich wettbewerbsfähig wird, d.h., auch die vorgelagerten Stufen müssen ihre Konzessio- nen oder ihre Bedingungen entsprechend anpassen. In Artikel157 Absatz 7 scheint uns der Beschluss des Stän- derates, wonach der Bundesrat die Einfuhr von Hilfsstoffen nur erleichtert, zu schwach zu sein; wir möchten, dass diese Einfuhr frei ist. Diese freie Einfuhr ist natürlich auch nicht be- dingungslos. Die freie Einfuhr – übrigens steht das jetzt schon so im Gesetz – erfolgt natürlich nur unter Beachtung der internationalen Verträge. Das ist ganz genau das gleiche wie bei der Einfuhr von Nahrungsmitteln: Auch dort müssen wir ja die internationalen Vereinbarungen beachten. Das ist auch bei der Einfuhr von landwirtschaftlichen Hilfsstoffen der Fall. Auch da müssen interne Gesetze und internationale Vereinbarungen beachtet werden, z.B. der Patentschutz. Der Patentschutz gilt auch hier. Wenn also ein Produkt in der Schweiz noch patentiert ist, kann dieses Produkt nicht ein- fach importiert werden, sonst würde man den Patentschutz unterlaufen. Alle bestehenden Gesetze und Vereinbarungen müssen auch unter dem Titel der freien Einfuhr beachtet werden. Selbstverständlich ist auch, dass die Zollabgaben – also die normalen Zölle – und auch die Mehrwertsteuer zu entrichten«Politique agricole 2002» 638 N18 mars 199 8 Bulletin officiel de l’Assemblée fédérale sind. Das ist nur der Grundsatz, der definiert ist; aber die Ge- setze, die bestehen, müssen selbstverständlich beachtet werden. Zu Artikel157 Absatz 7 gehört auch die Änderung des Gift- gesetzes. Nur wenn wir das Giftgesetz auch im Sinne des Antrages der Kommission ändern, ist diese freie Einfuhr überhaupt möglich. Aber auch das Giftgesetz wird nur unter Bedingungen gelockert. Das ist nicht einfach eine wilde Ein- fuhr, sie muss gemeldet werden. Dann muss der Importeur die Verantwortung für das Produkt übernehmen, auch das steht im Gesetz. Wenn schliesslich im Rahmen der Gesund- heit Probleme entstehen, kann der Bundesrat Auflagen ma- chen, beispielsweise Vorschriften für Anwendungsverfahren, Vorschriften für Warnungen, die auf der Packung aufge- druckt werden müssen. Solche Vorschriften, die im Interesse der Gesundheit liegen, müssen auch bei diesen importierten Produkten beachtet werden. Schliesslich geht es hier um die Einfuhr von Giften, von Substanzen, die auf der Giftliste ent- halten sind. Diese Liste mit den landwirtschaftlichen Hilfsstof- fen kann sogar eingeschränkt werden. Es bestehen also auch nach der Fassung des Nationalra- tes – wie wir das beschlossen haben – und der Kommis- sion, die Ihnen jetzt Festhalten beantragt, durchaus vernünf- tige Grenzen, so dass keine Wildwestmethoden bei den Ein- fuhren zu erwarten sind. Ganz klar werden die Gesundheit und die bestehenden Gesetze beachtet. Aber der Grund- satz, dass auch die landwirtschaftlichen Hilfsstoffe frei im - portiert werden können, sollte im Gesetz festgelegt werden. Ich beantrage Ihnen also, dem unbestrittenen Antrag der Kommission zuzustimmen. Gros Jean-Michel (L, GE), rapporteur: Nous traitons donc ici simultanément l’article 157 alinéa 7 et l’article 184 chiffre 7. C’est à l’unanimité qu’à nouveau la commission vous de- mande de maintenir la version adoptée par notre Conseil. Rappelons qu’il s’agit ici d’une des seules réelles mesures de libéralisation en faveur des paysans puisqu’elle leur permet- trait d’importer leurs matières auxiliaires, pour autant que cel- les-ci soient homologuées, de l’étranger comme de les ache- ter en Suisse. L’article 157 alinéa 7 ne date d’ailleurs pas d’aujourd’hui puisqu’il est repris tel quel d’une disposition que nous avions acceptée dans le cadre du paquet agricole 1995. Le problème était, souvenez-vous, que cet article demeurait inapplicable au quotidien tant que la loi sur les toxiques n’était pas adaptée. C’est l’objet de l’article 184 chiffre 7 qui modifie justement cette loi. La commission a étudié très attentivement ces articles. Elle a notamment été à l’écoute, non seulement de l’Office fédéral de l’agriculture, mais aussi de l’Office fédéral de la santé pu- blique et de l’Office fédéral des affaires économiques exté- rieures. Ces deux derniers offices ont notamment attiré notre attention sur les risques que pourrait faire courir cette dispo- sition sur le respect de certains accords liés à l’OMC et sur la santé publique. Les arguments évoqués, s’ils ont, semble-t- il, influencé le Conseil des Etats, n’ont pas paru pertinents à la commission du Conseil national. Ceux relatifs aux accords internationaux ont paru venir bien tard pour être crédibles, étant donné que le principe général de liberté d’importation des produits auxiliaires, tel que rédigé à l’article 157 alinéa 7, existait avant même la conclusion de l’accord du GATT/OMC. Il est ainsi parfaitement justifié de permettre l’entrée en vi- gueur pratique de ce principe à l’aide de la modification de la loi sur les toxiques, prévue à l’article 184. Il est à noter éga- lement que l’accord du GATT/OMC a été élaboré selon la for- mule dite «du moins-disant», en ce sens qu’il constitue une plateforme minimale en matière de libre-échange. Les Etats parties à l’accord pourront ainsi faire condamner un pays qui créerait des entraves à cette plateforme minimale, mais en aucun cas un pays qui irait plus loin dans la liberté des échanges. Par exemple, si nous avons été plus loin que ne le prévoit l’accord en ce qui concerne l’importation des vins blancs dès 2001, il n’y a aucun risque que nous soyons con- damnés. Une plus grande liberté d’importation des matières auxiliaires de l’agriculture ne peut donc pas contrevenir à un tel accord. La commission tient d’ailleurs à préciser qu’à l’article 157 alinéa 7, la formulation «L’importation et la mise en circulation .... sont libres» ne signifie pas que les accords internationaux ne s’appliquent plus. Comme dans l’ensemble de nos lois, le droit interne se soumet au droit international. Notons aussi que le terme «libres» ne signifie pas exemptés de droits de douane. Les objections formulées par l’Office fédéral de la santé pu- blique, si elles ont bien retenu l’attention de la commission, lui ont paru réglées dans le nouvel article 3a de la loi sur les toxiques. Il n’était nullement dans l’intention de la commis- sion de mettre en danger la santé des producteurs ou des consommateurs suisses. C’est pourquoi il est explicitement précisé à l’article 3a alinéa 4 de la loi précitée: «Il – le Conseil fédéral – fixe les conditions à respecter pour garantir la pro- tection de la santé publique.» D’autre part, les services d’ho- mologation suisses ne sont pas démantelés puisque seuls les produits homologués à la fois en Suisse et à l’étranger pourront être importés. Nous n’avons donc pas affaire ici à une libéralisation sau- vage, entre guillemets des produits phytosanitaires, mais à une modeste ouverture à des matières auxiliaires vendues à l’étranger à des prix considérablement plus bas qu’en Suisse. Et c’est aussi l’un des arguments qui ont sensibilisé la commission. Cette mesure contribuera à réduire les coûts de production de nos agriculteurs, au moment où on leur de- mande de produire à des prix plus conformes à ceux en vi- gueur en Europe. Le Conseil des Etats veut en rester à un protectionnisme qui n’est plus de mise à l’heure où le marché des produits agricoles s’ouvre de plus en plus. C’est pourquoi la commission, à l’unanimité, vous demande de maintenir la version que vous avez déjà adoptée par deux fois. Delamuraz Jean-Pascal, conseiller fédéral: C’est en effet des articles 157 alinéa 7 et 184 chiffre 7 que je veux vous parler. Nous reviendrons le cas échéant dans une discussion distincte sur l’alinéa 8 de l’article 157, ceci afin de savoir clai- rement où nous en sommes. A l’article 157 alinéa 7, où il est question de l’importation li- bre, il importe de signaler que cette liberté est une liberté re- lative. Il est bien clair qu’elle ne se comprend notamment que dans le respect des accords internationaux, et en particulier de ceux de l’Organisation mondiale du commerce, mais aussi d’éventuels accords bilatéraux qui peuvent exister dans ce domaine. C’est ainsi qu’il faut éclairer l’alinéa 7 de l’article 157. Cela étant, il paraît au Conseil fédéral que, finalement, la for- mulation de cet alinéa 7 selon le Conseil des Etats, à savoir: «Le Conseil fédéral facilite l’importation et la mise en circula- tion des matières auxiliaires de l’agriculture homologuées en Suisse et à l’étranger. Ces matières auxiliaires sont définies par l’autorité compétente», est plus ouverte, plus souple que la formulation rigoureuse que l’on avait trouvée originelle- ment et que le Conseil national avait voulu reprendre. C’est la raison pour laquelle, dans la perspective de vouloir éliminer une divergence avec le Conseil des Etats, et compte tenu finalement de l’importance relative de la formulation de l’article 157 alinéa 7, à la différence de votre commission, je serais favorable à la version du Conseil des Etats. Mais, si vous me permettez, sans minimiser ce problème, je dirai que là n’est pas l’essentiel. Si, pour l’article 157 alinéa 7, on peut en effet imaginer différentes solutions formelles, en revanche, ce qui me fait souci, c’est l’article 184 chiffre 7. Dans la formulation littérale et obligatoire que votre Conseil, dans son premier débat, a trouvée pour la modification de la loi fédérale du 21 mars 1969 sur les toxiques, il y a un certain nombre d’a priori qu’il me paraît des plus discutable d’intro- duire maintenant déjà, un peu par la porte de service de la loi sur l’agriculture que nous discutons. Il ne fait aucun doute qu’un projet de modification de la loi sur les toxiques, amendant fortement cette dernière, sera soumis à votre Conseil dans des délais qui ne vont pas jusqu’au XXIe siècle. Il ne fait aucun doute que cette volonté que vous sou- tenez de modifier la loi sur les toxiques conduira le Conseil fédéral, dans des délais qui ne sont pas longs, à vous pré-18. März 1998N 639 «Agrarpolitik 2002» Amtliches Bulletin der Bundesversammlung senter un projet de révision partielle. Et il ne fait aucun doute, au moment où nous avons toujours la dérégulation à la bou- che, où la libéralisation des marchés est au centre de tous nos discours, que les problèmes fondamentaux que M.Gros avait déjà signalés dans la première délibération de la com - mission du Conseil national, lors du tout premier débat, de- vront trouver une solution. Ce contre quoi j’en ai, c’est de vouloir introduire ces solutions maintenant déjà et d’une manière, ma foi, fort détaillée puis- que, à l’article 184, le Conseil national a donné un tour très détaillé – il prend toute la hauteur de la page du dépliant que j’ai dans les mains. On anticipe la révision législative, mais d’une manière non documentée, car lorsque l’on modifie une loi dans des domaines et sur des questions aussi importants, il est naturel que cette modification soit précédée de consul- tations et d’appréciations que doivent conduire notamment le Département fédéral de l’intérieur et son Office fédéral de la santé publique. Il est évident que l’on ne peut pas imaginer, d’un coup de cuiller à pot, une formulation toute faite, bien prête à l’emploi, qui fasse que les violons jouent plus vite que l’orchestre, ou que nous jouions plus vite que les violons. Dans cette perspective, ce n’est pas tellement la formulation de l’article 157 alinéa 7 qui fait problème. Encore une fois, je vous recommande d’adhérer à la décision du Conseil des Etats. Mais, suivriez-vous la proposition de la commission qu’il n’y aurait pas là catastrophe nationale à la clef! En revanche, en ce qui concerne l’article 184 chiffre 7, je vous propose de le biffer dans sa teneur actuelle et d’adhérer à la décision du Conseil des Etats. Je pense qu’au gré des débats qui se sont tenus ici, ce ne sont pas des promesses de Nor- mand que je vous fais si je vous dis que qu’une modification de la loi sur les toxiques sera soumise au Parlement. On ne pourrait pas, d’une pirouette, acheter en quelque sorte votre silence et votre adhésion à la décision du Conseil des Etats à l’article 184 chiffre 7, et ensuite ne pas tenir parole. C’est une question de délais, et qui, ma foi, ne seront pas trop longs. C’est sur cette promesse répétée, sur cet engagement ré- pété même, que l’on peut et que l’on doit se faire aujourd’hui l’économie de l’article 184 chiffre 7 en suivant la décision du Conseil des Etats. Präsident: Herr Bundesrat Delamuraz, beantragen Sie bei Artikel157 Absatz 7 und Artikel184 Ziffer7 Zustimmung zum Beschluss des Ständerates? Delamuraz Jean-Pascal, conseiller fédéral: Je ne sais pas si j’avais le droit de vous faire cette proposition, parce que je constate que les vigoureux gardiens de la constitution me re- gardent avec d’un oeil noir. M.Tschuppert a rappelé le règle- ment. Alors, c’est mon voeu profond que vous adhériez à la décision du Conseil des Etats. Si personne ne reprend ici la proposition, je m’efface avec cette abnégation et cette humi- lité que vous me connaissez. Abstimmung – Vote Für den Antrag der Kommission 135 Stimmen Für den Antrag des Bundesrates 10 Stimmen Delamuraz Jean-Pascal, conseiller fédéral: Je constate que c’est le moment de m’en aller parce que mon influence au Conseil national diminue considérablement! (Hilarité) Art. 157 Abs. 8 Antrag der Kommission Mehrheit Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Minderheit (Binder, Bonny, Gros Jean-Michel, Gusset, Kühne, Maitre, Tschuppert, Widrig, Wyss) Festhalten Art. 157 al. 8 Proposition de la commission Majorité Adhérer à la décision du Conseil des Etats Minorité (Binder, Bonny, Gros Jean-Michel, Gusset, Kühne, Maitre, Tschuppert, Widrig, Wyss) Maintenir Binder Max (V, ZH): Sie erinnern sich an unseren Entscheid in dieser Sache: Wir hatten hier mit 132 zu 7 Stimmen ent- schieden. Der Berichterstatter, Herr Büttiker, hat damals im Ständerat gesagt, es sei mit grossem Mehr entschieden wor- den. Ich meine eher, es war ein Entscheid, der an Deutlich- keit kaum zu übertreffen ist. Der Ständerat hat jetzt eine an- dere Formulierung gewählt, indem er auf Artikel16a verwei- sen will. Wir sind der Meinung, hier werde der Gesundheits- schutz nicht mehr ernst genommen. Der Ständerat hatte bei diesem Entscheid keine Sternstunde. Dieser Entscheid wurde auch absolut ohne Diskussion getroffen, und es scheint, als ob dem Ständerat hier der Handel wichtiger sei als die Volksgesundheit. Hier wird der Gesundheitsschutz des Volkes relativiert; das kann kaum Ihr Wille sein. Es ist falsch, wenn wir in der Schweiz einerseits eine Produk- tion anstreben, die nicht gesundheitsgefährdend sein soll, wenn andererseits aber die gleiche Produktion aus dem Aus- land die Gesundheit plötzlich angeblich nicht mehr gefährdet. Hier wird der Gesundheitsschutz mit Füssen getreten. Ich bin der Meinung, dass wir bei unserem Entscheid bleiben sollten. Es wurde übrigens im Ständerat nur gesagt, unsere Formu- lierung sei zu restriktiv. Sie ist sehr restriktiv, sie ist aber auch sehr einfach und für jedermann verständlich. Wir sagen, was wir wollen, und jedermann versteht das. Diese klare Forde- rung wollen wir aufrechterhalten. Wir müssen endlich damit aufhören, der einheimischen Pro- duktion, der einheimischen Landwirtschaft immer strengere Auflagen zu machen, an die Importprodukte aber nicht die gleichen Anforderungen zu stellen. Meine Forderung – ich habe das letzte Woche schon gesagt – ist nicht Gatt/WTO- widrig, weil das WTO-Abkommen ja Massnahmen zum Schutz der Bevölkerung zulässt. Mit einem Verzicht auf die- ses Verbot und dem Verweis auf Artikel16a kann man im - merhin sagen, dass sich das gesundheitsgefährdend auf die Bevölkerung auswirken könnte. Wenn die Antibiotikafrage also humanmedizinisch schon derart wichtig ist, kann und darf es keinen Unterschied zwischen inländischen Produkten und Importprodukten geben. Importprodukte müssen doch die gleichen Anforderungen erfüllen, wenn es tatsächlich um die Volksgesundheit geht! Ich glaube, Ihnen geht es allen darum. Setzen Sie also jetzt ein klares Zeichen! Geben Sie dem Ständerat ein Signal, so dass er seinen Entscheid im Inter- esse der von Ihnen zu Recht hoch gepriesenen Volksge- sundheit korrigieren kann, aber auch im Interesse der Wett- bewerbs- und Konkurrenzfähigkeit unserer einheimischen Landwirtschaft, zu der Sie sich ja alle bekennen. Nebiker Hans-Rudolf (V, BL), Berichterstatter: Herr Binder hat im Prinzip recht, er ist schliesslich von der SVP. (Heiter- keit) Trotzdem bitte ich Sie, den Antrag der Minderheit Binder abzulehnen. Mit 11 zu 10 Stimmen hat die Kommission be- schlossen, sich hier dem Ständerat anzuschliessen. Das Prinzip, auf das sich die Minderheit hier beruft, dass nämlich an das Importfleisch genau die gleichen Bedingun- gen gestellt werden müssen wie an das im Inland produzierte Fleisch, ist klar. Aber es ist so nicht durchsetzbar. Die Vor- schrift, wonach der Nachweis, dass keine Antibiotika verwen- det worden sind, für alles importierte Fleisch erbracht werden muss, kommt in vielen Fällen einem Importverbot gleich. Im Rahmen der WTO-Vereinbarungen können wir nicht mit sol- chen nichttarifarischen Massnahmen Einfuhrverbote erlas- sen. Schlussendlich würde quasi etwas Unmögliches auf dem Papier festgeschrieben. In Wirklichkeit wäre das Verbot so nicht durchsetzbar. Deshalb hat sich der Ständerat – das haben wir seinerzeit beim Beschluss der Kommission auch gemacht – richtiger- weise auf Artikel16a berufen, welcher durch den Nationalrat neu eingeführt worden ist und für die Importprodukte ganz generell bestimmt, was möglich ist: die Deklaration. WennConstitution fédérale. Réforme 640 N18 mars 199 8 Bulletin officiel de l’Assemblée fédérale ausländisches Vieh mit antibiotikahaltigen Futtermitteln ge- füttert worden ist, muss das deklariert werden, und auf sol- chem Fleisch müssen auch, soweit das im Rahmen der inter- nationalen Verpflichtungen möglich ist, Zollzuschläge erho- ben werden. Der Schutz der Inlandprodukte sollte damit über Artikel16a gewährleistet sein, und zwar für alle Produkte genau gleich. Wir haben hier festgelegt, dass die Antibiotikafütterung aus Gesundheitsgründen verboten werden soll. Es ist richtig, dass für importiertes Fleisch genau die gleichen Gesund- heitsvorschriften massgebend sind. Wir können aber nur das machen, was zulässig ist, und es hat keinen Sinn, dass wir im Gesetz etwas postulieren, das so nicht durchgesetzt wer- den kann. Ich bitte Sie also, sich dem Beschluss des Ständerates anzu- schliessen. Wir schaffen damit eine weitere Differenz aus der Welt und machen das, was heute möglich ist. Gros Jean-Michel (L, GE), rapporteur: Il s’agit ici de savoir de quelle manière il convient de traiter la viande importée sus- ceptible de provenir d’animaux ayant subi des traitements aux antibiotiques. C’est tout le problème du contrôle aux fron- tières qui est ici posé. Dès lors que nous adoptons une norme particulière relative à la santé publique, il est important de pouvoir connaître de quelle manière cette norme est appli- quée à l’étranger, et ainsi de se prémunir contre l’importation de produits qui ne répondraient pas à nos critères. Notre Conseil avait opté pour une définition stricte des con- trôles à l’entrée de la viande étrangère. On devra apporter la preuve que la viande importée provient d’animaux affouragés sans antibiotiques. Le Conseil des Etats a voulu, et ceci sans discussion, une disposition plus souple en se contentant de permettre au Conseil fédéral de se référer aux mesures défi- nies à l’article 16a. Cet article, qui concerne les modes de production interdits en Suisse, permet au Gouvernement d’édicter des prescriptions relatives à la déclaration des pro- duits et de relever les droits de douane à l’importation, ceci bien sûr dans le respect de nos accords internationaux. En commission, l’Office fédéral de l’agriculture nous a donné des garanties en ce qui concerne le traitement des animaux aux antibiotiques. L’article 16a serait parfaitement applica- ble. La version plus souple du Conseil des Etats, sans doute plus facile à mettre en oeuvre par rapport à l’accord du GATT/OMC, a ainsi recueilli une courte majorité de 11 voix contre 10. La minorité Binder, que j’ai d’ailleurs soutenue, pense que la version du Conseil national est mieux à même de freiner l’importation de viande dont le mode de production est interdit chez nous. Au nom de la majorité et dans le but d’éliminer une diver- gence qui, au vu des explications de l’administration, se ré- vèle assez mineure, je vous demande de vous rallier au Con- seil des Etats. Präsident: Die CVP-Fraktion lässt mitteilen, dass sie der Kommissionsminderheit zustimmt. Delamuraz Jean-Pascal, conseiller fédéral: La formulation que la majorité de votre commission vous propose et qui con- siste à reprendre la décision du Conseil des Etats me paraît être la bonne solution, et je vous invite à suivre la proposition de la majorité de votre commission, donc à adhérer à la dé- cision du Conseil des Etats. En effet et a contrario, si la décision antérieure du Conseil na- tional, endossée aujourd’hui par la minorité de la commis- sion, était retenue par le plénum de votre Conseil, c’est l’im - portation de viande d’animaux affouragés avec des stimula- teurs de performance qui serait bel et bien formellement in- terdite à l’avenir. Je répète que nous légiférons, que vous légiférez, et qu’il ne faut pas légiférer au court terme, mais qu’il faut le faire de manière suffisamment souple pour permettre, à l’intérieur de l’outil législatif, de s’adapter à un certain nombre de situa- tions, et pour permettre à l’exécutif, dans le respect de quel- ques limites de principe, de prendre quelques décisions. Si la version de votre Conseil, c’est-à-dire de la minorité, était ac- ceptée ici, il y aurait certainement des difficultés d’applica- tion, en sorte que l’engagement ferme et définitif que vous prendriez nous ferait courir le risque de ne pas être capables de tenir notre promesse et de n’être pas en état d’appliquer réellement ces dispositions, sauf à nous mettre de nouveau en situation de solitude, notamment en situation de rupture et d’opposition sur le plan international, ce qui, par les temps qui courent, n’est décidément pas dans notre intérêt. Je combats l’idée de la Suisse, élève exemplaire appliquant les règles internationales avant qu’elles n’aient été décidées, sans doute, mais j’aimerais laisser à l’exécutif de notre pays la possibilité, le cas échéant, de pouvoir manoeuvrer dans des limites bien strictes qui sont celles qu’a tracées le Conseil des Etats lorsqu’il parle de la qualité de la viande importée et qu’il définit de quelles mesures il faudrait s’inspirer pour déci- der ou non de leur importation. Permettez-moi de vous dire que la proposition de la majorité est, de ce point de vue-là, la bonne solution. C’est celle que je vous invite à suivre. Abstimmung – Vote Für den Antrag der Minderheit 105 Stimmen Für den Antrag der Mehrheit 30 Stimmen An den Ständerat – Au Conseil des Etats Präsident: Herr Bundesrat Delamuraz, ich danke Ihnen für Ihren Einsatz und bin im Zweifel, ob ich jetzt festhalten soll, heute sei Ihr letzter Auftritt im Nationalrat gewesen. Ich ver- mute, dass Sie noch einmal mit dieser Vorlage zurückkom - men, will es nicht allzu schmerzlich machen und möchte Sie mit einem fröhlichen «Auf Wiedersehen» verabschieden. (Grosser Beifall) 96.091 Bundesverfassung. Reform Constitution fédérale. Réform e Fortsetzung – Suite Siehe Seite 618 hiervor – Voir page 618 ci-devant ___________________________________________________________ A1.Bundesbeschluss über eine nachgeführte Bundesverfas- sung (Titel, Art. 1–126, 185) (Fortsetzung) A1.Arrêté fédéral relatif à une mise à jour de la Constitution fédérale (titre, art. 1–126, 185) (suite) Art. 3a Anträge der Kommissionen: BBl Propositions des commissions: FF Antrag Leuba Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Proposition Leuba Adhérer à la décision du Conseil des Etats Leuba Jean-François (L, VD): J’aimerais faire tout d’abord une remarque préalable. La commission, comme vous l’ont dit les rapporteurs, dans une interprétation pour le moins discutable – et je suis mo- deste en disant cela – de la loi sur les rapports entre les Con- seils, a refusé d’examiner la version du Conseil des Etats telle qu’elle résultait des délibérations du plénum du ConseilSchweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali «Agrarpolitik 2002» «Politique agricole 2002» In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1998 Année Anno Band II Volume Volume Session Frühjahrssession Session Session de printemps Sessione Sessione primaverile Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 13 Séance Seduta Geschäftsnummer 96.060 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 18.03.1998 - 08:00 Date Data Seite 636-640 Page Pagina Ref. No 20 043 708 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.