{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2023-11-27", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20231127-21881-20_2023-11-27.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20231127_21881_20:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "f9528be9a2de0b08330c02da0946502f"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20231127_21881_20", "Communaut\u00e9 Genevoise D'Action Syndicale (Cgas) c. Suisse"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 27.11.2023 20231127_21881_20 (Communaut\u00e9 Genevoise D'Action Syndicale (Cgas) c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 27.11.2023 20231127_21881_20 (Communaut\u00e9 Genevoise D'Action Syndicale (Cgas) c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 27.11.2023 20231127_21881_20 (Communaut\u00e9 Genevoise D'Action Syndicale (Cgas) c. Suisse)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>SUISSE: Art. 11, 34 et 35 par. 1 CEDH. Plainte de la Communaut\u00e9 genevoise d'action syndicale (CGAS) suite aux mesures de lutte contre le coronavirus, adopt\u00e9es par le Conseil f\u00e9d\u00e9ral en vertu de l'Ordonnance 2 COVID-19. Interdiction g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e de manifester assortie d'une sanction p\u00e9nale privative de libert\u00e9 ou p\u00e9cuniaire en cas de non-respect. Non-\u00e9puisement des voies de recours internes. Dans un arr\u00eat de chambre du 15.03.2022, la Cour a conclu \u00e0 la violation de l'art. 11 CEDH qui garantit la libert\u00e9 de r\u00e9union et d'association. L'affaire a \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9e devant la Grande Chambre suite \u00e0 la demande du Gouvernement suisse. Selon la Cour, la Communaut\u00e9 genevoise d'action syndicale n'a pas fait le n\u00e9cessaire pour permettre aux juridictions internes de jouer leur r\u00f4le fondamental dans le m\u00e9canisme de sauvegarde instaur\u00e9 par la Convention. Elle a pr\u00e9cis\u00e9 qu'une contestation pr\u00e9judicielle de constitutionnalit\u00e9 introduite dans le cadre d'un recours ordinaire dirig\u00e9 contre un acte d'application des ordonnances f\u00e9d\u00e9rales repr\u00e9sentait une voie de recours directement accessible aux justiciables et permettant d'obtenir, le cas \u00e9ch\u00e9ant, une d\u00e9claration d'inconstitutionnalit\u00e9. Aucune circonstance particuli\u00e8re ne dispensait la requ\u00e9rante d'\u00e9puiser ladite voie de recours (ch. 105-126; ch. 138-166).\nConclusion: requ\u00eate irrecevable. N.B. Cet arr\u00eat de la Grande Chambre fait suite \u00e0 celui du 15.03.2022 d'une chambre.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n(4. Quartalsbericht 2023)\nVersammlungsfreiheit (Art. 11 EMRK); Massnahmen zur Bek\u00e4mpfung von Covid19, mit denen \u00f6ffentliche Veranstaltungen zu Beginn der Pandemie zweieinhalb Monate lang verboten wurden.\nDer Fall betrifft die von der Schweizer Regierung im Rahmen der Bek\u00e4mpfung von Covid-19 getroffenen Massnahmen, die vom 17. M\u00e4rz bis zum 30. Mai 2020 in Kraft waren. Die Beschwerdef\u00fchrerin beschwerte sich unter Berufung auf Artikel 11 EMRK \u00fcber das allgemeine Demonstrationsverbot, das sich aus der \"Covid-19-Verordnung 2\" in ihrer w\u00e4hrend des oben genannten Zeitraums g\u00fcltigen Fassung ergeben hatte.\nWas die R\u00fcge bez\u00fcglich der Freiheit, sich friedlich zu versammeln, betrifft, stellte die Grosse Kammer fest, dass die Beschwerdef\u00fchrerin keine Schritte unternommen hatte, damit die innerstaatlichen Gerichte ihre grundlegende Rolle im von der EMRK geschaffenen Schutzmechanismus wahrnehmen konnten. Sie stellte insbesondere klar, dass eine vorfrageweise Bestreitung der Verfassungsm\u00e4ssigkeit im Rahmen eines ordentlichen Rechtsmittels gegen eine Verf\u00fcgung gest\u00fctzt auf Verordnungen des Bundes einen f\u00fcr die Rechtsuchenden direkt zug\u00e4nglichen Rechtsbehelf darstellt, mit dem eine Verfassungswidrigkeit festgestellt werden kann. Es gab keine besonderen Umst\u00e4nde, welche die Beschwerdef\u00fchrerin daran gehindert h\u00e4tten, dieses Rechtsmittel auszusch\u00f6pfen. Die Grosse Kammer verwies auf den subsidi\u00e4ren Charakter des EGMR und stellte klar, dass es in dem beispiellosen und hochsensiblen Kontext der Covid-19-Pandemie umso wichtiger war, dass die innerstaatlichen Beh\u00f6rden in der Lage waren, vorab ein Gleichgewicht zwischen konkurrierenden privaten und \u00f6ffentlichen Interessen oder zwischen verschiedenen durch die EMRK gesch\u00fctzten Rechten herzustellen, indem sie die \u00f6rtlichen Bed\u00fcrfnisse und Gegebenheiten sowie die zum Zeitpunkt des Geschehens bestehende Gesundheitssituation ber\u00fccksichtigten. Sie erkl\u00e4rte die R\u00fcge bez\u00fcglich der Versammlungsfreiheit f\u00fcr unzul\u00e4ssig, da der nationale Instanzenzug nicht ausgesch\u00f6pft wurde (zw\u00f6lf zu f\u00fcnf Stimmen).\nIn Bezug auf die Koalitionsfreiheit stellte die Grosse Kammer fest, dass die entsprechende R\u00fcge der Beschwerdef\u00fchrerin zum ersten Mal im Rahmen des Verfahrens erhoben wurde und sp\u00e4testens sechs Monate nach dem 30. Mai 2020, d.h. dem Datum, an dem die Covid-19-Verordnung 2 nicht mehr anwendbar war, h\u00e4tte eingereicht werden m\u00fcssen. Die Grosse Kammer befand, dass diese neue R\u00fcge nicht zum Streitgegenstand des bei ihr anh\u00e4ngigen Verfahrens geh\u00f6rt und auf jeden Fall wegen Nichteinhaltung der Sechsmonatsfrist unzul\u00e4ssig ist (einstimmig)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>SUISSE: Art. 11, 34 et 35 par. 1 CEDH. Plainte de la Communaut\u00e9 genevoise d'action syndicale (CGAS) suite aux mesures de lutte contre le coronavirus, adopt\u00e9es par le Conseil f\u00e9d\u00e9ral en vertu de l'Ordonnance 2 COVID-19. Interdiction g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e de manifester assortie d'une sanction p\u00e9nale privative de libert\u00e9 ou p\u00e9cuniaire en cas de non-respect. Non-\u00e9puisement des voies de recours internes. Dans un arr\u00eat de chambre du 15.03.2022, la Cour a conclu \u00e0 la violation de l'art. 11 CEDH qui garantit la libert\u00e9 de r\u00e9union et d'association. L'affaire a \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9e devant la Grande Chambre suite \u00e0 la demande du Gouvernement suisse. Selon la Cour, la Communaut\u00e9 genevoise d'action syndicale n'a pas fait le n\u00e9cessaire pour permettre aux juridictions internes de jouer leur r\u00f4le fondamental dans le m\u00e9canisme de sauvegarde instaur\u00e9 par la Convention. Elle a pr\u00e9cis\u00e9 qu'une contestation pr\u00e9judicielle de constitutionnalit\u00e9 introduite dans le cadre d'un recours ordinaire dirig\u00e9 contre un acte d'application des ordonnances f\u00e9d\u00e9rales repr\u00e9sentait une voie de recours directement accessible aux justiciables et permettant d'obtenir, le cas \u00e9ch\u00e9ant, une d\u00e9claration d'inconstitutionnalit\u00e9. Aucune circonstance particuli\u00e8re ne dispensait la requ\u00e9rante d'\u00e9puiser ladite voie de recours (ch. 105-126; ch. 138-166).\nConclusion: requ\u00eate irrecevable. N.B. Cet arr\u00eat de la Grande Chambre fait suite \u00e0 celui du 15.03.2022 d'une chambre.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n(4\u00e8me rapport trimestriel 2023) Libert\u00e9 de r\u00e9union pacifique (art. 11 CEDH) ; mesures de lutte contre la Covid-19 interdisant les \u00e9v\u00e9nements publics pendant deux mois et demi au d\u00e9but de la pand\u00e9mie. L'affaire concerne les mesures prises par le gouvernement suisse dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 qui \u00e9taient en vigueur du 17 mars au 30 mai 2020. Invoquant l'article 11 CEDH, la requ\u00e9rante se plaignait de l'interdiction g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e de manifester ayant d\u00e9coul\u00e9 de \"l'ordonnance Covid-19 n\u00b0 2\"dans sa version en vigueur pendant la p\u00e9riode susvis\u00e9e.\nEn ce qui concerne le grief relatif \u00e0 la libert\u00e9 de r\u00e9union pacifique, la Grande Chambre a relev\u00e9 que la requ\u00e9rante n'a pas fait le n\u00e9cessaire pour permettre aux juridictions internes de jouer leur r\u00f4le fondamental dans le m\u00e9canisme de sauvegarde instaur\u00e9 par la CEDH. Elle a pr\u00e9cis\u00e9 notamment qu'une contestation pr\u00e9judicielle de constitutionnalit\u00e9 introduite dans le cadre d'un recours ordinaire dirig\u00e9 contre un acte d'application des ordonnances f\u00e9d\u00e9rales repr\u00e9sente une voie de recours directement accessible aux justiciables et permettant d'obtenir, le cas \u00e9ch\u00e9ant, une d\u00e9claration d'inconstitutionnalit\u00e9. Aucune circonstance particuli\u00e8re ne dispensait la requ\u00e9rante d'\u00e9puiser cette voie de recours. La Grande Chambre a rappel\u00e9 le caract\u00e8re subsidiaire de son r\u00f4le et pr\u00e9cis\u00e9 que, dans le contexte in\u00e9dit et hautement sensible de la pand\u00e9mie de Covid-19, il \u00e9tait d'autant plus important que les autorit\u00e9s nationales fussent \u00e0 m\u00eame de m\u00e9nager au pr\u00e9alable l'\u00e9quilibre entre des int\u00e9r\u00eats priv\u00e9s et publics\nconcurrents ou entre diff\u00e9rents droits prot\u00e9g\u00e9s par la CEDH, en tenant compte des besoins et des contextes locaux et de l'\u00e9tat de la situation sanitaire qui existait au moment des faits. Elle a jug\u00e9 le grief relatif \u00e0 la libert\u00e9 de r\u00e9union pacifique irrecevable pour non\u00e9puisement des voies de recours internes (douze voix contre cinq).\nEn ce qui concerne le grief relatif \u00e0 la libert\u00e9 syndicale, la Grande Chambre a relev\u00e9 que le grief de la requ\u00e9rante relatif \u00e0 la libert\u00e9 syndicale a \u00e9t\u00e9 soulev\u00e9 pour la premi\u00e8re fois dans le cadre de la proc\u00e9dure devant elle et qu'il aurait d\u00fb \u00eatre introduit au plus tard six mois \u00e0 compter du 30 mai 2020, date \u00e0 laquelle l'ordonnance n\u00b0 2 Covid-19 a cess\u00e9 de s'appliquer. La Grande Chambre a jug\u00e9 que ce nouveau grief \u00e9chappe \u00e0 l'objet du litige port\u00e9 devant elle et, qu'il est, en tout \u00e9tat de cause, irrecevable pour non-respect du d\u00e9lai de six mois (unanimit\u00e9)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>SUISSE: Art. 11, 34 et 35 par. 1 CEDH. Plainte de la Communaut\u00e9 genevoise d'action syndicale (CGAS) suite aux mesures de lutte contre le coronavirus, adopt\u00e9es par le Conseil f\u00e9d\u00e9ral en vertu de l'Ordonnance 2 COVID-19. Interdiction g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e de manifester assortie d'une sanction p\u00e9nale privative de libert\u00e9 ou p\u00e9cuniaire en cas de non-respect. Non-\u00e9puisement des voies de recours internes. Dans un arr\u00eat de chambre du 15.03.2022, la Cour a conclu \u00e0 la violation de l'art. 11 CEDH qui garantit la libert\u00e9 de r\u00e9union et d'association. L'affaire a \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9e devant la Grande Chambre suite \u00e0 la demande du Gouvernement suisse. Selon la Cour, la Communaut\u00e9 genevoise d'action syndicale n'a pas fait le n\u00e9cessaire pour permettre aux juridictions internes de jouer leur r\u00f4le fondamental dans le m\u00e9canisme de sauvegarde instaur\u00e9 par la Convention. Elle a pr\u00e9cis\u00e9 qu'une contestation pr\u00e9judicielle de constitutionnalit\u00e9 introduite dans le cadre d'un recours ordinaire dirig\u00e9 contre un acte d'application des ordonnances f\u00e9d\u00e9rales repr\u00e9sentait une voie de recours directement accessible aux justiciables et permettant d'obtenir, le cas \u00e9ch\u00e9ant, une d\u00e9claration d'inconstitutionnalit\u00e9. Aucune circonstance particuli\u00e8re ne dispensait la requ\u00e9rante d'\u00e9puiser ladite voie de recours (ch. 105-126; ch. 138-166).\nConclusion: requ\u00eate irrecevable. N.B. Cet arr\u00eat de la Grande Chambre fait suite \u00e0 celui du 15.03.2022 d'une chambre.\n<br> Sintesi dell'UFG\n(4\u00b0 rapporto trimestriale 2023) Libert\u00e0 di riunione pacifica (art. 11 CEDU); misure di lotta contro la pandemia di COVID-19 che hanno vietato le manifestazioni pubbliche per due mesi e mezzo all'inizio della pandemia. La causa concerne le misure adottate dal Governo svizzero tra il 17 marzo e il 30 maggio 2020 nel quadro della lotta contro la pandemia di COVID-19. Invocando l'articolo 11 CEDU, la ricorrente ha contestato il divieto generalizzato di manifestare previsto dall'ordinanza 2 COVID-19 vigente nel periodo in questione.\nPer quanto riguarda la censura relativa alla libert\u00e0 di riunione pacifica, la Grande Camera ha rilevato che la ricorrente non ha fatto il necessario per permettere alle giurisdizioni svizzere di svolgere il loro ruolo fondamentale nel meccanismo di salvaguardia istituito dalla CEDU. La Grande Camera ha fatto notare, in particolare, che le persone imputabili hanno accesso a una via di ricorso diretta, ovvero possono contestare in via preliminare nel quadro di un ricorso ordinario la costituzionalit\u00e0 dell'applicazione delle ordinanze federali, il che permette di ottenere, se del caso, una dichiarazione di incostituzionalit\u00e0. Nessuna circostanza particolare sollevava la ricorrente dallo sfruttare questa via di ricorso. La Grande Camera ha ricordato il\ncarattere sussidiario del proprio ruolo e ha precisato che, nel contesto inedito e molto delicato della pandemia di COVID-19, era ancora pi\u00f9 importante che le autorit\u00e0 nazionali fossero in grado di gestire preventivamente l'equilibrio tra interessi privati e pubblici contrastanti o tra diversi diritti protetti dalla CEDU, tenendo conto delle necessit\u00e0 e delle particolarit\u00e0 locali cos\u00ec come della situazione sanitaria all'epoca dei fatti. Ha ritenuto irricevibile la censura relativa alla libert\u00e0 di riunione pacifica per mancato esaurimento delle vie di ricorso interne (12 voti contro 5).\nLa Grande Camera ha rilevato che la censura della ricorrente relativa alla libert\u00e0 sindacale \u00e8 stata sollevata per la prima volta nel quadro della procedura dinanzi a detta Camera e che avrebbe dovuto essere introdotta al pi\u00f9 tardi sei mesi dopo il 30 maggio 2020, data in cui l'ordinanza 2 COVID-19 ha perso validit\u00e0. La Grande Camera ha sostenuto che questa nuova censura non \u00e8 oggetto della causa e che, ad ogni modo, \u00e8 irricevibile per mancato rispetto del termine di sei mesi (unanimit\u00e0)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:30", "Checksum": "67b0cde66501c8decd49e8805f68ef4c"}