Lausanne, 5. Juli 2017
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 5. Juli 2017 (1C_222/2016)
Massnahmen zur tatsächlichen Überbauung von Bauland: 
Freiburger Regelung genügt nicht
Die im Kanton Freiburg getroffene Regelung, um die tatsächliche Überbauung von
Bauland herbeizuführen, genügt den Anforderungen des revidierten Raumplanungsrechts des Bundes nicht. Das Bundesgericht heisst die Beschwerde von vier Privatpersonen und einer Gemeinde teilweise gut. Der Freiburger Gesetzgeber wird eine
Lösung treffen müssen, welche die bundesrechtlichen Vorgaben erfüllt.
Am 1. Mai 2014 ist das revidierte Bundesgesetz über die Raumplanung (RPG) in Kraft
getreten. Es verpflichtet die Kantone unter anderem dazu, die Bauzonen so festzulegen,
dass sie dem voraussichtlichen Bedarf für 15 Jahre entsprechen (Artikel 15 RPG). Die
Kantone müssen in Zusammenarbeit mit den Gemeinden Massnahmen treffen, damit
das eingezonte Bauland auch tatsächlich überbaut wird. Dazu ist im kantonalen Recht
vorzusehen, dass die zuständige Behörde eine Frist für die Überbauung eines
Grundstücks ansetzen kann, soweit dies das öffentliche Interesse rechtfertigt. Falls die
Frist unbenutzt verstreicht, müssen bestimmte Massnahmen ergriffen werden können
(Artikel 15a RPG). Der Grosse Rat des Kantons Freiburg erliess zur Umsetzung dieser
Vorgaben 2016 eine entsprechende Norm im Gesetz zur Anpassung des kantonalen
Raumplanungs- und Baugesetzes. Demnach können Grundstücke, die sich in Arbeitszonen von kantonaler Bedeutung befinden und die nicht innert zehn Jahren ab Rechtskraft der Genehmigung der Zonenzuweisung überbaut wurden, vom Staat ganz oder
teilweise zum Verkehrswert erworben werden. 
Das Bundesgericht heisst die von vier Privatpersonen sowie von der Gemeinde Villarssur-Glâne gegen die fragliche Bestimmung erhobene Beschwerde an seiner öffentlichen
Beratung vom Mittwoch teilweise gut. Es stellt fest, dass die angefochtene Regelung in
mehrfacher Hinsicht die bundesrechtlichen Vorgaben nicht zu erfüllen vermag. Der
Gesetzgeber des Kantons Freiburg wird eine Lösung treffen müssen, welche diesen
gerecht wird. Die angefochtene Bestimmung bleibt jedoch in Kraft, zumal das vorgesehene Kaufrecht des Kantons grundsätzlich als Massnahme erachtet werden kann, die
zu einer tatsächlichen Bebauung beiträgt. Allerdings vermag das auf Arbeitszonen
beschränkte Kaufrecht – auch zusammen mit weiteren, nach kantonalem Recht bereits
möglichen Instrumenten – die Anforderungen nicht zu erfüllen, welche das Bundesrecht
in Artikel 15a RPG aufstellt. Unzureichend ist auch, dass der zuständigen Behörde
keine Kompetenz eingeräumt wird, Grundbesitzern eine Frist zu setzen, innerhalb derer
eine Überbauung zu erfolgen hat. Lausanne, le 5 juillet 2017
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 5 juillet 2017 (1C_222/2016)
Mesures destinées à garantir la construction effective en zone à 
bâtir ; la réglementation fribourgeoise est jugée insuffisante
La réglementation fribourgeoise destinée à encourager la construction effective des
zones à bâtir ne satisfait pas aux nouvelles exigences de la loi fédérale sur
l'aménagement du territoire. Le Tribunal fédéral admet partiellement le recours
déposé par des particuliers ainsi qu'une commune. Le législateur fribourgeois devra
trouver une solution conforme au droit fédéral.
Le 1er mai 2014 est entrée en vigueur la révision de la loi fédérale sur l'aménagement du
territoire (LAT). Celle-ci oblige notamment les cantons à définir la zone à bâtir de
manière qu'elle réponde aux besoins prévisibles pour 15 ans (article 15 LAT). Les
cantons doivent prendre des mesures, en collaboration avec les communes, afin que les
zones ainsi définies soient effectivement construites. Le droit cantonal doit prévoir que
l'autorité compétente peut fixer un délai pour construire. Si ce délai n'est pas utilisé,
certaines mesures doivent être prévues (article 15a LAT). Afin de satisfaire à ces
exigences, le Grand Conseil du canton de Fribourg a introduit en 2016, lors de la
révision de la loi cantonale sur l'aménagement du territoire et les constructions, une
disposition prévoyant que lorsque les terrains affectés en zones d'activité ne sont pas
construits dans les dix ans suivant l'entrée en force de la décision d'approbation, l'Etat
dispose d'un droit d'emption, à la valeur vénale, sur tout ou partie de la surface
concernée.
Au terme de sa séance publique de mercredi, le Tribunal fédéral admet partiellement le
recours formé contre cette disposition par quatre particuliers ainsi que par la commune
de Villars-sur-Glâne. Il constate que la disposition litigieuse est insuffisante à plusieurs
égards pour réaliser les exigences du droit fédéral ; le législateur cantonal va donc
devoir trouver une solution conforme à ces exigences. La disposition attaquée reste
néanmoins en vigueur dans la mesure où le droit d'emption reconnu au canton peut
constituer une mesure favorisant une construction effective. En l'état actuel du droit
fribourgeois, ce droit d'emption limité aux zones d'activité – même compte tenu des
autres instruments déjà prévus par le droit cantonal – ne suffit toutefois pas pour
satisfaire aux exigences de l'article 15a LAT. La législation attaquée est aussi lacunaire
dans la mesure où elle ne confère pas à l'autorité compétente le pouvoir d'exiger qu'une
construction soit réalisée dans un délai déterminé.