<h2>SubmittedText<h2><p>L'Ukraine est le grenier de l'Europe et la Russie, le plus grand exportateur d'engrais au monde. La guerre entre les deux pays peut avoir des répercussions très importantes sur l'alimentation des Suisses. Étant donné la baisse du taux d'auto-approvisionnement de la Suisse, nous sommes de plus en plus tributaires des importations.</p><p>- Comment le Conseil fédéral peut-il assurer l'alimentation de la population suisse dans ces conditions ?</p><p>- Dispose-t-il de plans permettant d'augmenter la production en Suisse ou compte-t-il uniquement sur les importations en cas de crise ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>L'Ukraine et la Russie sont de gros pays exportateurs de produits agricoles. Pour ne citer qu'un exemple : près de 30 % des exportations mondiales de blé proviennent de ces deux pays. La Russie est également un important producteur d'engrais. Les liens de dépendance directs de la Suisse sont, en revanche, relativement faibles : rapportés au volume total des importations par produit, seuls 2 % des céréales, 4 % des fourrages et 4,5 % des huiles et graisses végétales qui sont importés en Suisse, proviennent de ces deux pays. L'approvisionnement de notre pays incombe aux milieux économiques. En raison de l'évolution de la situation dans la région, le secteur agricole et la filière agroalimentaire prennent actuellement des mesures tout au long de la chaîne de valeur pour garantir l'approvisionnement. L'Approvisionnement économique du pays évalue la situation en continu, en collaboration avec les milieux économiques concernés. La Suisse fait aussi partie du mécanisme européen de préparation et de réaction aux crises de sécurité alimentaire. </p><p>Si le marché ne peut plus satisfaire à la demande en denrées alimentaires et en moyens de production vitaux, il est possible de libérer des réserves obligatoires. Cette mesure d'intervention économique constitue un outil précieux de l'Approvisionnement économique du pays et peut être rapidement mise en oeuvre. D'autres instruments d'intervention sont examinés en permanence et mis en oeuvre le cas échéant, comme les mesures de promotion des importations, de restrictions des ventes ou l'optimisation de la production afin d'augmenter le taux d'auto-approvisionnement. L'optimisation de la production ne constitue toutefois pas une mesure adéquate pour surmonter des pénuries à brève échéance.</p>