An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 15. August 2018
Embargo: 15. August 2018, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 3. August 2018 (6B_1385/2017)
Beteiligung an krimineller Organisation "Islamischer Staat": 
Strafmass für Iraker bestätigt
Das Bundesgericht bestätigt die Freiheitsstrafe von drei Jahren und acht Monaten für
einen irakischen Mann, der als Zugehöriger des "Islamischen Staats" (IS) für die
Terrororganisation aktiv war. Es weist die Beschwerde des Verurteilten gegen den
Entscheid des Bundesstrafgerichts vom vergangenen Oktober ab. Eine erste
Beschwerde des Mannes hatte das Bundesgericht 2017 teilweise gutgeheissen. 
Das Bundesstrafgericht hatte den Beschuldigten am 18. März 2016 der Beteiligung an
einer kriminellen Organisation (Artikel 260 ter des Strafgesetzbuches) schuldig gesprochen und zu einer Freiheitsstrafe von vier Jahren und acht Monaten verurteilt. Das
Gericht erachtete es als erwiesen, dass er als Zugehöriger des IS in verschiedener
Hinsicht für die Terrororganisation aktiv gewesen war. Im März 2017 hatte das
Bundesgericht die Beschwerde des Verurteilten in Bezug auf den Schuldspruch abgewiesen und sie betreffend die Strafzumessung gutgeheissen ( Medienmitteilung des
Bundesgerichts vom 22. März 2017 ). Bei seiner Neubeurteilung vom vergangenen
Oktober hat das Bundesstrafgericht eine Freiheitsstrafe von drei Jahren und acht
Monaten verhängt. 
Der Betroffene ist gegen diesen Entscheid wiederum ans Bundesgericht gelangt, das
seine Beschwerde abweist. Er rügt darin unter anderem, dass die Vorinstanz sein
Verschulden zu Unrecht als schwer eingestuft und bei der Strafzumessung die intensive
Medienberichterstattung unberücksichtigt gelassen habe. Das Bundesgericht kommt
zum Schluss, dass sich die ausgesprochene Strafe im Rahmen des richterlichen
Ermessens hält und nicht gegen Bundesrecht verstösst. Das Bundesstrafgericht hat
seinen Entscheid ausreichend begründet und dargelegt, welche Gesichtspunkte es für
die Beurteilung des schweren Verschuldens berücksichtigt hat. Was die Medienberichterstattung betrifft, so hat der Beschwerdeführer nicht aufgezeigt, dass und inwiefern er
durch diese vorverurteilt worden wäre. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 15 août 2018
Embargo : 15 août 2018, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 3 août 2018 (6B_1385/2017)
Participation à l'organisation criminelle «  Etat islamique  » : la 
quotité de la peine confirmée pour un Irakien
Le Tribunal fédéral confirme la peine privative de liberté de trois ans et huit mois
infligée à un homme irakien qui, comme membre de l'«  Etat islamique » (EI), a été
actif pour cette organisation terroriste. Il rejette le recours formé par le condamné
contre le jugement du Tribunal pénal fédéral du mois d'octobre dernier. Un premier
recours de cet homme avait été partiellement admis par le Tribunal fédéral en 2017.
Le 18 mars 2016, le Tribunal pénal fédéral avait reconnu le prévenu coupable de
participation à une organisation criminelle (article 260 ter du Code pénal) et l'avait
condamné à une peine privative de liberté de quatre ans et huit mois. Ce tribunal avait
considéré comme établi que l'homme avait été, en tant que membre de l'EI, actif à
différents égards pour cette organisation terroriste. En mars 2017, le Tribunal fédéral
avait rejeté le recours du condamné en ce qui concernait le prononcé de culpabilité et
avait admis celui-ci concernant la quotité de la peine prononcée ( communiqué aux
médias du Tribunal fédéral du 22 mars 2017 ). Dans son nouveau jugement rendu en
octobre dernier, le Tribunal pénal fédéral a prononcé une peine privative de liberté de
trois ans et huit mois.
L'intéressé a à nouveau recouru contre ce jugement devant le Tribunal fédéral, lequel
rejette son recours. Il a notamment reproché à l'autorité précédente d'avoir à tort
considéré que sa culpabilité était lourde et de ne pas avoir tenu compte, dans la fixation
de la peine, de la couverture médiatique intensive. Le Tribunal fédéral arrive à la
conclusion que la peine prononcée se situe dans le cadre relevant de l'appréciation du
juge et ne contrevient pas au droit fédéral. Le Tribunal pénal fédéral a suffisamment
motivé son jugement et précisé quels aspects il a pris en considération pour conclure à
une lourde culpabilité. Concernant la couverture médiatique, le recourant n'a pas
démontré si et dans quelle mesure il aurait été préjugé par celle-ci.