12. Juni 1995 1237 Parlamentarische Initiative. Parlamentarische Immunität Reimann Maximilian (V, AG) présente au nom de la Com- mission des affaires juridiques (CAJ) le rapport écrit suivant: Situation initiale A l'heure actuelle, la liste de candidats est établie par le Con- seil fédéral. La Suisse est représentée par un juge qui est élu par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Le choix s'effectue sur la base d'une liste de trois candidats déposée par chaque Etat membre du Conseil de l'Europe. Chaque pays concerné est libre de fixer la procédure appli- cable pour la désignation du candidat. Le Conseil des Etats a approuvé la transmission de cette in- tervention sous forme de motion par 30 voix contre 2. La pro- position du Conseil fédéral de la transmettre sous forme de postulat s'appuyait sur une comparaison du droit démontrant qu'aucun des Etats membres du Conseil de l'Europe ne pré- voit une telle formule. Le Conseil fédéral s'est déclaré dis- posé à limiter la participation du Parlement à la consultation d'un organe parlementaire compétent. Une solution de com- promis, selon laquelle le Conseil fédéral disposerait d'un droit de proposition et le Parlement d'un droit d'approbation ou de veto, a été ébauché lors des débats. Considérations de la commission La Commission des affaires juridiques s'est penchée sur cette motion le 10 avril 1995. La majorité de la commission considère que le droit de regard du Parlement sur les candi- datures des juges suisses à la Cour européenne des droits de l'homme correspond à une certaine logique ainsi qu'au principe d'égalité de traitement, étant donné que l'Assem- blée fédérale élit également les juges fédéraux. La commis- sion est enfin d'avis que la teneur de la motion laisse une certaine marge de manoeuvre dans l'aménagement de la procédure. La minorité de la commission, qui s'est prononcée en faveur d'une transmission sous forme de postulat, estime au con- traire que des considérations d'ordre politique ne doivent pas intervenir dans le choix des juges, dont il convient de garantir la neutralité. La minorité critique notamment le fait que la so- lution de compromis débattue au Conseil des Etats (droit de proposition du Conseil fédéral et droit d'approbation ou de veto de l'Assemblée fédérale) n'a pas été suffisamment pré- cisée. Antrag der Kommission Die Kommission beantragt mit 8 zu 7 Stimmen, die Motion zu überweisen. Antrag Columberg Ablehnung der Motion Schriftliche Begründung Die von ständerätlicher Seite vorgebrachten Überlegungen sind aus innenpolitischer Sicht durchaus verständlich. Aus praktischen Gründen kann dieser Vorschlag aber nicht reali- siert werden, weil: -die Mitgliedstaaten lediglich ein Vorschlagsrecht für die Richterwahlen haben; - die Bundesversammlung drei Vorschläge mit Reihenfolge unterbreiten müsste, wobei in der Regel dann die Wahlbe- hörde des Europarates (Parlamentarische Versammlung) - wenn auch nicht in jedem Fall - die erstgenannte Person wählt; - es unter diesen Umständen kaum möglich sein würde, drei ausgewiesene Persönlichkeiten zu finden, die bereit wären, diese Prozedur über sich ergehen zu lassen (besonders jene die unter Position 2 oder 3 aufgeführt würden); - schliesslich unter diesen Umständen die Bedeutung der Vereinigten Bundesversammlung als feierliche Wahlbehörde eine Abwertung erfahren würde. Dem Grundgedanken der Motion, den eidgenössischen Räten ein Mitspracherecht bei den Vorschlägen zur Richter- wahl einzuräumen, könnte sicher in einer anderen Form Rechnung getragen werden, z. B. über die Schweizer Parla- mentarierdelegation beim Europarat oder über die Rats- büros. Proposition de la commission La commission propose, par 8 voix contre 7, de transmettre la motion. Proposition Columberg Rejeter la motion Abstimmung - Vote Für Überweisung der Motion 41 Stimmen Dagegen 62 Stimmen #ST# 91.424 Parlamentarische Initiative (Ruesch) Revision der Gesetzesbestimmungen über die parlamentarische Immunität Initiative parlementaire (Ruesch) Révision des dispositions légales sur l'immunité parlementaire Bericht und Gesetzentwurf der RK-SR vom 20. Januar 1994 (BBI II 848) Rapport et projet de loi de la CAJ-CE du 20 Janvier 1994 (FF II 832) Stellungnahme des Bundesrates vom 29. Juni 1994 (BBI III 1429) Avis du Conseil fédéral du 29 juin 1994 (FF III 1415) Beschluss des Ständerates vom 5. Oktober 1994 Décision du Conseil des Etats du 5 octobre 1994 Kategorie IV, Art. 68 GRN - Catégorie IV, art. 68 RCN Antrag der Kommission Nichteintreten Proposition de la commission Ne pas entrer en matière Reimann Maximilian (V, AG), Berichterstatter: Wir haben es bei dieser parlamentarischen Initiative Ruesch mit der Frage der relativen Immunität der Mitglieder der Bundesversamm- lung und der von dieser gewählten Behörden und Magistrats- personen zu tun. Die vom Ständerat überwiesene Vorlage zielt darauf ab, diese relative Immunität etwas einzuschränken. Die Strafver- folgung soll danach einer Ermächtigung der eidgenössi- schen Räte bedürfen, wenn sich die strafbare Handlung «zur Hauptsache» auf ihre amtliche Tätigkeit oder Stellung be- zieht; neu ist also der Passus «zur Hauptsache». Wir haben uns in der Kommission intensiv mit dieser neuen Formulierung befasst, obwohl sie lediglich aus zwei zusätzli- chen Worten besteht. Ebenfalls haben wir den Bundesrat so- wie das Bundesgericht konsultiert, da Immunitätsfragen diese beiden Behörden analog zu uns betreffen. Schliesslich sind wir mit 15 zu 1 Stimmen bei 4 Enthaltungen zum Entscheid gelangt, Ihnen Nichteintreten auf die Vorlage zu beantragen oder, mit anderen Worten ausgedrückt, es bei der heutigen Praxis bewenden zu lassen. Dazu die drei wichtigsten Gründe: 1. Wir haben sämtliche Immunitätsfälle der Jahre 1970 bis 1994 daraufhin überprüft, wie sie vom Parlament wohl be- handelt worden wären, wenn der vom Ständerat beschlos- sene Gesetzestext Geltung gehabt hätte. Das Ergebnis war sowohl aufschlussreich als auch ernüchternd: Es wäre prak- tisch in allen Fällen gleich entschieden worden. 2. Der Bundesrat zeigte zunächst Verständnis für die parla- mentarische Initiative Ruesch, war mit dem konkreten Text jedoch nicht ganz glücklich, da in materieller Hinsicht kaum etwas geändert hätte. Der Ermessensspielraum des Parla- mentes bliebe de facto nämlich gleich. In der Folge verzich- tete der Bundesrat aber auf einen weiteren Formulierungs- vorschlag.Initiative parlementaire. Haute surveillance du Parlement 1238 N 12 juin 1995 3. Das Bundesgericht war der Meinung, dass sich eine Ge- setzesänderung nicht aufdränge. Wenn die Immunität schon etwas enger gehandhabt werden solle, genüge eine Praxis- änderung. Diese Überlegungen haben die Kommission in ihrer grossen Mehrheit zur Erkenntnis kommen lassen, dass kein Hand- lungsbedarf für eine Gesetzesrevision besteht. Wir schlössen uns insbesondere der Meinung des Bundes- gerichtes an, dass wir es selber in der Hand haben, durch Änderung unserer Praxis den Begriff der Immunität ad hoc etwas enger zu fassen. Dabei sollten wir es bewenden las- sen, weshalb wir Ihnen beantragen, auf die Vorlage nicht ein- zutreten. De Dardel Jean-Nils (S, GE), rapporteur: L'initiative parle- mentaire Ruesch concerne l'immunité parlementaire relative. Après avoir interrogé le Conseil fédéral et le Tribunal fédéral, c'est-à-dire des magistrats élus également concernés par l'immunité relative, la Commission des affaires juridiques de notre Conseil estime que le besoin d'une révision législative dans le sens suggéré par le Conseil des Etats ne s'impose pas. Il y a plusieurs arguments en faveur de cette position: 1. S'il y avait une pratique trop généreuse en matière d'im- munité - ce qui n'est d'ailleurs nullement admis par tous les parlementaires de la commission -, il serait alors beaucoup plus simple et plus cohérent de corriger celle-ci par une autre pratique, nouvelle et plus restrictive. 2. La formulation décidée par le Conseil des Etats est trop in- déterminée, voire trop indécise, pour garantir un véritable changement dans la pratique du Parlement. En adoptant cette révision de la loi, nous risquerions de prendre une dé- cision purement formelle, sans conséquence pratique, et ce serait en quelque sorte tromper la population sur la qualité de notre production législative. 3. La commission a pris connaissance d'un récapitulatif des cas d'immunité parlementaire relative de 1970 à 1994. Nous avons constaté que, si nous appliquons rétrospectivement la formule préconisée par le Conseil des Etats à ces cas, nous parvenons à des solutions qui ne sont pas différentes de cel- les effectivement obtenues sur la base de la législation ac- tuelle. C'est dire le peu d'efficacité apparente de la décision du Conseil des Etats. En définitive, les directives d'interprétation et d'application votées le 28 août 1991 par la Commission des pétitions et de l'examen des constitutions cantonales de notre Conseil de- vraient suffire à résoudre les interrogations posées par M. Ruesch. Par 15 voix contre 1 et avec 4 abstentions, la commission vous recommande donc de ne pas entrer en matière sur cet objet. Angenommen - Adopté An den Ständerat - Au Conseil des Etats #ST# 90.266 Parlamentarische Initiative (PUK EMD 90.022) Geheimhaltung. Oberaufsicht des Parlamentes Initiative parlementaire (CEP DM F 90.022) Maintien du secret. Haute surveillance du Parlement Zweite Phase - Deuxième étape Siehe Jahrgang 1990, Seite 2390 - Voir année 1990, page 2390 Beschluss des Ständerates vom 29. November 1990 Décision du Conseil des Etats du 29 novembre 1990 Bericht und Gesetzentwurf der Kommission-NR vom 14. März 1994 (BBI II 1409) Rapport et projet de loi de la Commission-CN du 14 mars 1994 (FF II 1406) Stellungnahme des Bundesrates vom 1. März 1995 (BBI II 1358) Avis du Conseil fédéral du 1er mars 1995 (FF II 1308) Kategorie III, Art. 68 GRN - Catégorie III, art. 68 RCN Antrag der Kommission Eintreten Proposition de la commission Entrer en matière Müller Reinhard (V, AG), Berichterstatter: Diese Vorlage ist eine Spätfolge der Parlamentarischen Untersuchungskom- mission, welche im Jahre 1990 das EMD untersucht hatte. Die Kommission reichte eine parlamentarische Initiative ein, welcher in beiden Räten in der Wintersession 1990 Folge ge- geben wurde. Sie verlangt in Ziffer 1 eine Delegation der bei- den Räte für die Oberaufsicht über die Tätigkeiten der Ver- waltung, die einer besonderen Geheimhaltungspflicht unter- liegen. Dieses Anliegen deckt sich mit der parlamentarischen Initia- tive der PUK EJPD, welche die Einsetzung einer Delegation der Geschäftsprüfungskommission verlangt hatte. Beide Räte haben unterdessen durch eine Änderung des Ge- schäftsverkehrsgesetzes eine Geschäftsprüfungsdelegation geschaffen, die unter anderem die Tätigkeit im Bereich des Staatsschutzes und der Nachrichtendienste regelmässig nä- her zu prüfen hat. Nachdem die Änderungen des Geschäfts- verkehrsgesetzes am 1. Februar 1992 in Kraft getreten sind und sich die Geschäftsprüfungsdelegation konstituiert hat, stellt die Kommission fest, dass Ziffer 1 der vorliegenden In- itiative der PUK EMD erfüllt ist. Sie beantragt deshalb, die- sen Teil der Initiative abzuschreiben. In Ziffer 2 der Initiative verlangt die PUK EMD, dass während der Durchführung einer parlamentarischen Untersuchung andere rechtlich geordnete Verfahren nur mit Zustimmung der parlamentarischen Untersuchungskommissionen aufge- nommen oder weitergeführt werden dürfen. Die Kommission unterbreitet Ihnen nach ausführlichen Dis- kussionen einen Entwurf zur Änderung von Artikel 65 des Geschäftsverkehrsgesetzes und Artikel 15 Absätze des Verantwortlichkeitsgesetzes. Die Kommission schlägt im we- sentlichen vor, dass gerichtspolizeiliche Ermittlungsverfah- ren, Disziplinar- oder Administrativuntersuchungen nur mit Ermächtigung der Untersuchungskommissionen angehoben oder fortgesetzt werden dürfen, sofern sie Sachverhalte be- treffen, welche Gegenstand der parlamentarischen Untersu- chung sind oder waren. Zivil- und verwaltungsrechtliche Ver- fahren sowie Voruntersuchungen und Gerichtsverfahren in Strafsachen dürfen hingegen ohne Ermächtigung der Unter- suchungskommission eingeleitet oder weitergeführt werden. Der Entwurf der Kommission vom 14. März 1994 ist dem Bundesrat zur Stellungnahme unterbreitet worden, wie dies das Geschäftsverkehrsgesetz verlangt. Der Bundesrat hat in seiner Stellungnahme vom 1. März 1995, d. h. knapp einSchweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Parlamentarische Initiative (Ruesch) Revision der Gesetzesbestimmungen über die parlamentarische Immunität Initiative parlementaire (Ruesch) Révision des dispositions légales sur l'immunité parlementaire In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1995 Année Anno Band III Volume Volume Session Sommersession Session Session d'été Sessione Sessione estiva Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 06 Séance Seduta Geschäftsnummer 91.424 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 12.06.1995 - 14:30 Date Data Seite 1237-1238 Page Pagina Ref. No 20 025 741 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.