An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 22. Dezember 2014
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 10. Dezember 2014 (6B_529/2014)
Obergericht Uri muss Fall von Nachtlokal-Betreiber neu be urteilen
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde eines Nachtlokal-Betreibers gegen seine  
Verurteilung wegen versuchten Mordes und weiterer Delikte durch das Obergericht  
des Kantons Uri teilweise gut. Das Obergericht muss den Fall neu beurteilen und  
dabei zusätzliche Anstrengungen unternehmen, damit es einen Hauptbelastungszeugen selber befragen kann. Zudem darf es die auf einer Patronenhülse gefundene  
DNA-Spur des Beschuldigten nicht als Indiz verwenden.
Das Obergericht des Kantons Uri sprach den Mann im September 2013 der versuchten  
vorsätzlichen Tötung, des versuchten Mordes und der mehrfachen Widerhandlungen  
gegen das Waffengesetz schuldig. Es verurteilte ihn zu 15 Jahren Freiheitsstrafe und zu  
einer Busse von 1000 Franken. Das Obergericht hielt es für erwiesen, dass der  
Beschuldigte im Januar 2010 vor seinem Nachtlokal auf einen Mann geschossen hatte,  
ohne ihn allerdings zu treffen. Weiter ging es davon aus, dass ein Dritter in seinem  
Auftrag im November 2010 mit der gleichen Waffe auf die von ihm getrennt lebende  
Ehefrau geschossen hatte, die dabei lebensgefährlich verletzt wurde. Bezüglich der  
ersten Tat stellte das Obergericht in erster Linie auf die Aussagen des Opfers und  
mehrerer Auskunftspersonen ab, sowie auf eine DNA-Spur des Beschuldigten, die auf  
der Hülse der verschossenen Patrone gefunden wurde. In Bezug auf die zweite Tat  
würdigte es neben mehreren anderen Beweismitteln die Aussagen des Schützen und  
den Umstand, dass die gleiche Waffe verwendet wurde wie im Januar.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde des Nachtlokal-Betreibers teilweise gut und  
weist die Sache zu neuer Beurteilung an die Vorinstanz zurück. Als begründet erachtet  
das Bundesgericht zwei der mehreren Rügen, die der Beschwerdeführer gegen den  
angefochtenen Entscheid erhoben hat. Zunächst hätte das Obergericht das Opfer des  
ersten Vorfalls als Hauptbelastungszeugen zur Verhandlung vorladen müssen, um sich  
einen unmittelbaren Eindruck von seinen Aussagen machen zu können. Für seinen  
neuen Entscheid muss das Obergericht nun zusätzliche Anstrengungen unternehmen,  
um den Mann ausfindig zu machen. Sollte das nicht gelingen, können die von ihm früher  
gemachten Aussagen zwar trotzdem verwertet werden. Allerdings hat das Obergericht  
in diesem Fall besonders sorgfältig und anhand der verwertbaren Aussagen der  
Auskunftspersonen zu begründen, weshalb der Beschuldigte beim Vorfall vom Januar  
als Schütze erachtet wird. Zudem darf das Obergericht für seinen neuen Entscheid die  
DNA-Spur des Beschuldigten auf der Patronenhülse nicht als Indiz berücksichtigen.  
Diesbezüglich besteht eine erhebliche Unsicherheit, zu welchem Zeitpunkt die DNA auf  
die Hülse gelangt ist. Ein genügender Beweis, dass dies vor der Schussabgabe geschehen ist, fehlt. Im übrigen weist das Bundesgericht die Beschwerde ab, soweit es  
darauf eintritt. A tous les journalistes accrédités auprès  
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 22 décembre 2014
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 10 décembre 2014 (6B_529/2014)
La Cour d'appel du canton d'Uri doit rendre une nouvelle décision  
dans l'affaire du gérant de cabaret
Le Tribunal fédéral admet partiellement le recours d'un gérant de cabaret contre sa  
condamnation pour tentative d'assassinat et autres délits, prononcée par la Cour  
d'appel du canton d'Uri. La Cour d'appel doit rendre une nouvelle décision dans ce  
dossier et prendre des mesures supplémentaires afin d'interroger un des témoins à  
charge principaux. Par ailleurs, il se voit interdit d'utiliser comme indice, une trace  
ADN du prévenu, retrouvée sur une douille.
En septembre 2013, la Cour d'appel du canton d'Uri avait déclaré l'homme coupable de  
tentative d'assassinat, tentative de meurtre et infractions répétées à la loi sur les armes.  
Elle l'avait condamné à une peine privative de liberté de 15 ans et à une amende de  
1'000 francs. La Cour d'appel tenait pour établi qu'en janvier 2010, devant son  
établissement, le prévenu avait tiré un coup de feu en direction d'un homme, en  
manquant toutefois sa cible. La Cour d'appel avait retenu en outre, qu'en novembre  
2010, un tiers avait, sur mandat du prévenu, tiré sur l'épouse de ce dernier, dont il vivait  
séparé, à l'aide de la même arme à feu. La victime avait souffert de blessures ayant mis  
sa vie en danger. S'agissant de la première infraction, l'autorité cantonale s'est fondée  
principalement sur les déclarations de la victime et de plusieurs personnes appelées à  
donner des renseignements ainsi que sur la trace ADN du prévenu, prélevée sur la  
douille de l'arme employée. Quant au second évènement, la Cour d'appel s'est fondée,  
parmi nombre d'autres moyens de preuve, sur les déclarations du tireur et sur le fait que  
l'arme du crime était celle employée en janvier.
Le Tribunal fédéral admet partiellement le recours formé par le gérant de cabaret et  
renvoie la cause à l'autorité cantonale pour nouvelle décision. Deux des nombreux  
griefs dirigés contre la décision attaquée sont bien fondés. D'une part, la Cour d'appel  
aurait dû convoquer la victime du premier tir aux débats d'appel, en tant que témoin à  
charge principal, afin de se forger une impression personnelle de ses déclarations. En  
vue de prononcer sa nouvelle décision, la Cour d'appel devra ainsi prendre des mesures  
supplémentaires afin de retrouver l'homme en question. Si elle n'y parvient pas, les  
déclarations précédentes de ce dernier pourraient malgré tout être utilisées. Toutefois,  
dans ce cas, la Cour d'appel devra motiver avec soin et en se fondant sur les  
déclarations exploitables des personnes appelées à donner des renseignements, pour  
quelles raisons elle considère que le prévenu est l'auteur du tir du mois de janvier.  
D'autre part, la Cour d'appel a l'interdiction d'exploiter la trace ADN du prévenu prélevée  
sur la douille, pour rendre son nouveau jugement. A cet égard, il existe une incertitude  
importante quant au moment à partir duquel l'ADN s'est retrouvé sur la douille. Il  
manque une preuve suffisante permettant de retenir que cela soit arrivé avant le coup  
de feu. Pour le reste, le Tribunal fédéral rejette le recours, dans la mesure de sa  
recevabilité.