{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2021-10-19", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20211019-69997-17_2021-10-19.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20211019_69997_17:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "7e33747684c4d7c75c4d64819f54973c"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20211019_69997_17", "Lavanchy Christiane Dominique c. Suisse"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 19.10.2021 20211019_69997_17 (Lavanchy Christiane Dominique c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 19.10.2021 20211019_69997_17 (Lavanchy Christiane Dominique c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 19.10.2021 20211019_69997_17 (Lavanchy Christiane Dominique c. Suisse)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>SUISSE: Art. 8 CEDH. Rejet d'une action en paternit\u00e9 introduite apr\u00e8s l'expiration du d\u00e9lai de prescription sans motif valable.\n<br>Selon la requ\u00e9rante, les autorit\u00e9s l'ont emp\u00each\u00e9e d'\u00e9tablir sa filiation en ne reconnaissant pas l'existence d'un juste motif excusant le non-respect du d\u00e9lai pour intenter une action en paternit\u00e9.\nLa Cour rel\u00e8ve que les tribunaux suisses ne se sont pas limit\u00e9s \u00e0 constater que le d\u00e9lai \u00e9tait \u00e9coul\u00e9 mais qu'ils ont pes\u00e9 les int\u00e9r\u00eats en jeu et proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une analyse attentive des motifs qui auraient emp\u00each\u00e9 l'int\u00e9ress\u00e9e d'agir plus t\u00f4t. Ils ont relev\u00e9 plusieurs moments o\u00f9 celle-ci aurait pu solliciter des informations et se renseigner sur les d\u00e9marches n\u00e9cessaires.\nSelon la Cour, le retard avec lequel la requ\u00e9rante a introduit son action en constatation de la filiation ne saurait \u00eatre qualifi\u00e9 de justifiable. Au vu de la marge d'appr\u00e9ciation dont l'\u00c9tat d\u00e9fendeur dispose dans ce domaine, rien n'indique que les juridictions suisses aient failli \u00e0 leur obligation de m\u00e9nager un juste \u00e9quilibre entre les int\u00e9r\u00eats en jeu (ch. 30-41).\nConclusion: non-violation de l'art. 8 CEDH.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>(4. Quartalsbericht 2021)<br>Recht auf Achtung des Privat- und Familienlebens (Art. 8 EMRK); Abweisung einer ohne triftigen Grund nach Ablauf der Verj\u00e4hrungsfrist eingereichten Vaterschaftsklage.<br>Der Fall betrifft die Weigerung der Schweizer Gerichte, eine Ausnahme von der im nationalen Recht vorgesehenen Verj\u00e4hrungsfrist (ein Jahr ab Vollj\u00e4hrigkeit) f\u00fcr die Erhebung einer Klage auf Feststellung des Kindesverh\u00e4ltnisses zu gew\u00e4hren, und in der Folge die Abweisung der von der Beschwerdef\u00fchrerin erhobenen Klage auf Eintragung der leiblichen Vaterschaft in die Zivilstandsregister. Unter Berufung auf Artikel 8 EMRK r\u00fcgte die Beschwerdef\u00fchrerin vor dem Gerichtshof, dass die Schweizer Beh\u00f6rden sie daran gehindert h\u00e4tten, ihre Abstammung zu bestimmen, indem sie nicht anerkannt h\u00e4tten, dass es einen berechtigten Grund f\u00fcr die Nichteinhaltung der Frist zur Einreichung einer Vaterschaftsklage gegeben habe. Der Gerichtshof stellte fest, dass die Schweizer Gerichte ihre Entscheide sorgf\u00e4ltig begr\u00fcndet und dabei die Rechtsprechung des Gerichtshofs ber\u00fccksichtigt haben. Sie haben insbesondere mehrere Zeitpunkte im Leben der Beschwerdef\u00fchrerin genannt, zu denen sie, selbst nach Ablauf der Verj\u00e4hrungsfrist, Informationen \u00fcber ihre in den Zivilstandsregistern eingetragene Abstammung h\u00e4tte anfordern und sich \u00fcber die notwendigen Schritte h\u00e4tte informieren k\u00f6nnen. Aufgrund dieser Erw\u00e4gungen sahen sie die 31 Jahre dauernde Unt\u00e4tigkeit der Beschwerdef\u00fchrerin als nicht gerechtfertigt an. Der Gerichtshof befand, dass die von den nationalen Gerichten festgestellte Versp\u00e4tung, mit der die Beschwerdef\u00fchrerin ihre Klage auf Feststellung des Kindesverh\u00e4ltnisses eingereicht hatte, daher im Sinne der Rechtsprechung des Gerichtshofs nicht als vertretbar angesehen werden kann. Die Schweizer Gerichte haben somit nicht gegen ihre Verpflichtung verstossen, einen gerechten Ausgleich zwischen den betroffenen Interessen herbeizuf\u00fchren. Keine Verletzung von Artikel 8 EMRK (5 zu 2 Stimmen)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>SUISSE: Art. 8 CEDH. Rejet d'une action en paternit\u00e9 introduite apr\u00e8s l'expiration du d\u00e9lai de prescription sans motif valable.\n<br>Selon la requ\u00e9rante, les autorit\u00e9s l'ont emp\u00each\u00e9e d'\u00e9tablir sa filiation en ne reconnaissant pas l'existence d'un juste motif excusant le non-respect du d\u00e9lai pour intenter une action en paternit\u00e9.\nLa Cour rel\u00e8ve que les tribunaux suisses ne se sont pas limit\u00e9s \u00e0 constater que le d\u00e9lai \u00e9tait \u00e9coul\u00e9 mais qu'ils ont pes\u00e9 les int\u00e9r\u00eats en jeu et proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une analyse attentive des motifs qui auraient emp\u00each\u00e9 l'int\u00e9ress\u00e9e d'agir plus t\u00f4t. Ils ont relev\u00e9 plusieurs moments o\u00f9 celle-ci aurait pu solliciter des informations et se renseigner sur les d\u00e9marches n\u00e9cessaires.\nSelon la Cour, le retard avec lequel la requ\u00e9rante a introduit son action en constatation de la filiation ne saurait \u00eatre qualifi\u00e9 de justifiable. Au vu de la marge d'appr\u00e9ciation dont l'\u00c9tat d\u00e9fendeur dispose dans ce domaine, rien n'indique que les juridictions suisses aient failli \u00e0 leur obligation de m\u00e9nager un juste \u00e9quilibre entre les int\u00e9r\u00eats en jeu (ch. 30-41).\nConclusion: non-violation de l'art. 8 CEDH.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(4\u00e8me rapport trimestriel 2021)<br>Droit au respect de la vie priv\u00e9e et familiale (art. 8 CEDH); rejet d'une action en paternit\u00e9 introduite apr\u00e8s l'expiration du d\u00e9lai de prescription sans motif valable.<br>L'affaire concerne le refus des tribunaux suisses d'appliquer une exception au d\u00e9lai de prescription pr\u00e9vu par le droit interne (un an \u00e0 partir de la majorit\u00e9) pour ouvrir une action en constatation de filiation et, par cons\u00e9quent, le rejet de l'action intent\u00e9e par la requ\u00e9rante en vue de faire inscrire la paternit\u00e9 biologique dans les registres de l'\u00e9tat civil. Invoquant l'article 8 CEDH, la requ\u00e9rante se plaint devant la Cour que les autorit\u00e9s suisses l'ont emp\u00each\u00e9e d'\u00e9tablir sa filiation en ne reconnaissant pas l'existence d'un juste motif excusant le non-respect du d\u00e9lai pour intenter une action en paternit\u00e9. La Cour a constat\u00e9 que les juridictions suisses ont soigneusement \u00e9tay\u00e9 leurs d\u00e9cisions, en prenant en compte la jurisprudence de la Cour. Elles ont notamment relev\u00e9 plusieurs moments dans la vie de la requ\u00e9rante o\u00f9 celle-ci aurait pu solliciter les informations sur sa filiation inscrite dans les registres de l'\u00e9tat civil et se renseigner sur les d\u00e9marches n\u00e9cessaires, f\u00fbt-ce apr\u00e8s l'expiration du d\u00e9lai de prescription. Ces consid\u00e9rations les ont amen\u00e9es \u00e0 consid\u00e9rer l'inactivit\u00e9 de la requ\u00e9rante pendant 31 ans comme injustifi\u00e9e. La Cour a estim\u00e9 que le retard avec lequel la requ\u00e9rante a introduit son action en constatation de la filiation, tel que relev\u00e9 par les tribunaux nationaux, ne saurait donc \u00eatre qualifi\u00e9 de justifiable au sens de la jurisprudence de la Cour. Les juridictions suisses n'ont donc pas failli \u00e0 leur obligation de m\u00e9nager un juste \u00e9quilibre entre les int\u00e9r\u00eats en jeu. Non-violation de l'article 8 CEDH (5 voix contre 2)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>SUISSE: Art. 8 CEDH. Rejet d'une action en paternit\u00e9 introduite apr\u00e8s l'expiration du d\u00e9lai de prescription sans motif valable.\n<br>Selon la requ\u00e9rante, les autorit\u00e9s l'ont emp\u00each\u00e9e d'\u00e9tablir sa filiation en ne reconnaissant pas l'existence d'un juste motif excusant le non-respect du d\u00e9lai pour intenter une action en paternit\u00e9.\nLa Cour rel\u00e8ve que les tribunaux suisses ne se sont pas limit\u00e9s \u00e0 constater que le d\u00e9lai \u00e9tait \u00e9coul\u00e9 mais qu'ils ont pes\u00e9 les int\u00e9r\u00eats en jeu et proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une analyse attentive des motifs qui auraient emp\u00each\u00e9 l'int\u00e9ress\u00e9e d'agir plus t\u00f4t. Ils ont relev\u00e9 plusieurs moments o\u00f9 celle-ci aurait pu solliciter des informations et se renseigner sur les d\u00e9marches n\u00e9cessaires.\nSelon la Cour, le retard avec lequel la requ\u00e9rante a introduit son action en constatation de la filiation ne saurait \u00eatre qualifi\u00e9 de justifiable. Au vu de la marge d'appr\u00e9ciation dont l'\u00c9tat d\u00e9fendeur dispose dans ce domaine, rien n'indique que les juridictions suisses aient failli \u00e0 leur obligation de m\u00e9nager un juste \u00e9quilibre entre les int\u00e9r\u00eats en jeu (ch. 30-41).\nConclusion: non-violation de l'art. 8 CEDH.\n<br> Sintesi dell'UFG\n<br>(4\u00b0 rapporto trimestriale 2021)<br>Diritto al rispetto della vita privata e familiare (art. 8 CEDU); rifiuto di un'azione di paternit\u00e0 introdotta dopo l'espirazione del termine di prescrizione senza motivo valido.<br>La causa riguarda il rifiuto dei giudici svizzeri di ammettere un'eccezione al termine di prescrizione previsto dal diritto interno (un anno dalla maggiore et\u00e0) per proporre un'azione di accertamento della filiazione rifiutando, di conseguenza, l'azione intentata dalla ricorrente per far iscrivere la paternit\u00e0 biologica nei registri dello stato civile. La ricorrente ha invocato l'articolo 8 CEDU e ha fatto valere dinanzi alla Corte che le autorit\u00e0 svizzere, non avendo ammesso l'esistenza di un motivo grave a giustificazione del non rispetto del termine per intentare l'azione di paternit\u00e0, le hanno impedito di accertare la sua filiazione. La Corte ha constatato che le autorit\u00e0 svizzere hanno accuratamente motivato le loro decisioni, tenendo conto della sua giurisprudenza. Le autorit\u00e0 svizzere hanno segnatamente rilevato che in diversi momenti della sua vita la ricorrente avrebbe potuto chiedere le informazioni sulla sua filiazione iscritte nei registri dello stato civile e informarsi sui passi necessari, perfino dopo la scadenza del termine di prescrizione. Sulla base di queste considerazioni hanno ritenuto ingiustificato che la ricorrente sia rimasta inattiva per 31 anni. La Corte ha ritenuto che il ritardo con il quale la ricorrente ha introdotto la sua azione di accertamento della filiazione, come rilevato dai tribunali nazionali, non pu\u00f2 essere considerato come giustificato ai sensi della giurisprudenza della Corte. Le giurisdizioni svizzere non hanno quindi violato il loro obbligo di trovare un giusto equilibrio tra gli interessi in presenza. Non violazione dell'articolo 8 CEDU (5 voti contro 2)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:38", "Checksum": "b60543883858d1b7724e489599403bec"}