Siégeant : Karine STECK, Présidente ; Michael BIOT et Claudiane CORTHAY, Juges assesseurs R É P U B L I Q U E E T C A N T O N D E G E NÈ VE P O U V O I R J U D I C I A I R E A/2237/2017 ATAS/133/2018 COUR DE JUSTICE Chambre des assurances sociales Arrêt du 15 mars 2018 3ème Chambre En la cause Madame A______, domiciliée au GRAND-LANCY recourante contre OFFICE DE L'ASSURANCE-INVALIDITE DU CANTON DE GENÈVE, Service juridique, sis rue des Gares 12, GENÈVE intimé A/2237/2017 - 2/3 - ATTENDU EN FAIT Que Madame A______ (ci-après : l’assurée), née en 1961, souffre, en raison d’une ablation du thymus et d’une myasthénie, d’ une faiblesse et d’une fatigabilité extrêmes depuis l’âge de 15-16 ans ; Qu’elle a bénéficié d’une rente entière de l’assurance -invalidité de janvier 1981 à octobre 1984, d’une demi-rente jusqu’en juin 1993, puis à nouveau d’une rente entière jusqu’en décembre 2002 , date au -delà de laquelle l 'Office cantonal de l'assurance-invalidité (ci-après : OAI) lui a nié le droit à toute prestation après avoir appris que l’intéressée avait repris son activité habituelle de comptable , d’abord à 60%, puis à 100% (cf. décision du 13 janvier 2006 et décision sur opposition du 1 er mars 2006). Que, saisi d’un recours de l’assurée, l e Tribunal cantonal des assurances sociales (ci-après : TCAS) - alors compétent -, a statué en date du 13 juillet 2006 (ATAS/667/2006) : s’il a confirmé que c’était à juste titre que l’OAI avait nié à l’assurée le droit à une rente du 1 er janvier 2003 au 31 août 2005, le Tribunal a constaté que les données médicales faisaient défaut au -delà de cette période, raison pour laquelle il a renvoyé l a cause à l’OAI pour investigations supplémentaires et nouvelle décision ; Qu’après une expertise du docteur B______, spécialiste FMH en médecine -interne (cf. rapport du 14 décembre 2007 ), une mes ure d’observation professionnelle auprès des Établissement Publics pour l’Intégration (É PI ; cf. rapport d'observation du 16 mai 2008) et un stage d’observation et d'orientation (cf. rapport des ÉPI du 2 juillet 2010), l’OAI, par décision du 1 5 avril 2011, à nié à l’assurée le droit à une rente pour la période postérieure à août 2005 au motif qu’elle restait capable d'exercer son activité habituelle de comptable à un taux de 80% ; Que, saisie par l’assurée, la Cour de céans a statué en date du 24 novembre 2011 (ATAS/1144/2011) et admis très partiellement son recour s, en ce sens qu’elle a relevé que le degré d’invalidité - 32% -, s’il était certes insuffisant pour ouvrir droit à une rente, permettait en revanche l’octroi de mesures de réadaptation professionnelle sous la forme d’une formation complémentaire en informatique ou dans le domaine des ressources humaines, par exemple ; Que, dès lors, l’OAI, par communication du 12 juin 2013, a informé l’assurée qu’il lui octroyait des mesures d’ordre professionnel ; Que par décision du 31 mars 2017, l’OAI a interrompu les mesur es de réadaptation en question ; Que par courrier du 19 mai 2017, l’assurée a contesté cette décision en alléguant en substance que son état de sa nté ne lui permettait actuellement pas l’exercice d’une A/2237/2017 - 3/3 - activité professionnelle ; qu’elle a produit à l’appui de ses dires un certificat émis par le docteur C______, spécialiste FMH en neurochirurgie, attestant d’une totale incapacité de travail du 28 mar s 2017 au 31 mai 2017, ainsi qu’un rapport de ce même médecin du 13 avril 2017, constatant en substance une fatigabilité très marquée des membres, surtout inférieurs ; Qu’invité à se déterminer, l’intimé, dans sa réponse du 20 juin 2017 , a conclu au rejet du recours ; il explique que l’assurée a été reçue par son Service de réadaptation, qu’une évaluation commerciale et bureautique a été mise en place , qu’elle devait être suivie d’un stage et de cours de mise à niveau en bureaut ique, mais que l’assurée n’a vait pris contact ni avec la fiduciaire proposant le stage, ni avec l’intimé ; l’intimé ajoute que l ’aggravation de l’état de santé invoqué e par la recourante pourra faire l’objet d’une nouvelle instruction médicale ; Que p ar écriture du 28 juillet 2017, l’assurée a persisté dans ses conclusions , en évoquant diverses atteintes, au nombre desquelles une forte hypertension et un glaucome ; Qu’une audience de comparution personnelle s’est tenue en date du 15 février 2018, au cours de laquelle l’intimé a cons enti à considérer le recours comme valant nouvelle demande au vu des documents y annexés et l’assurée, à retirer son recours, puisqu’elle ne contestait pas réellement l’interruption des mesures médicales ; Qu’il convient d’en prendre acte de rayer la cause du rôle. PAR CES MOTIFS, LA CHAMBRE DES ASSURANCES SOCIALES : 1. Prend acte du retrait du recours. 2. Raye la cause du rôle. 3. Renvoie la cause à l’intimé à charge pour ce dernier d’examiner la nouvelle demande formulée par la recourante. La greffière Marie-Catherine SÉCHAUD La Présidente Karine STECK Une copie conforme du présent arrêt est notifiée aux parties par le greffe le