<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><br/><img alt="" height="130" src="20211013110110722_e-files/Aspose.Words.edc7eee9-6e9f-4718-aede-d9b03cd88752.001.png" width="77"/><br/></p> <p><span> </span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>FA21.016319-211324 </span></p> <p><span>33 </span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>Cour des poursuites et faillites</span></p> <p><span>________________________________________________</span></p> <p><span>Arrêt du 20 octobre 2021</span></p> <p><span>____________________</span></p> <p><span>Composition : M. </span><span>Hack</span><span>, président</span></p> <p><span> Mme Byrde et M. Maillard, juges</span></p> <p><span>Greffier : M. Elsig</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Art. 18 al. 1 LP ; 138 al. 3 let. a CPC</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Vu le prononcé rendu le 11 août 2021, à la suite de l’audience du 1</span><span>er</span><span> juin 2021, par la Présidente du Tribunal d’arrondissement de l’Est vaudois, autorité inférieure de surveillance, rejetant la plainte déposée le 15 avril 2021 par</span><span> </span><span>B.________</span><span>, à [...], contre la décision de mise en vente rendue par l’</span><span>Office des faillites de l'arrondissement de l'Est vaudois</span><span>, à Vevey,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu le relevé Easy Track de la Poste, dont il ressort que le pli contenant le prononcé susmentionné est arrivé à l’office de retrait le 13 août 2019, que la recourante a été avisée de cet envoi le même jour avec un délai de retrait échéant le 20 août 2021, qu’à cette date, sur requête de la plaignante, le délai de garde a été prolongé et que, finalement, le pli lui a été remis le 27 août 2021,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu le recours interjeté contre ce prononcé le 31 août 2021 par la plaignante,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu la décision du président de la cour de céans du 3 septembre 2021 rejetant la requête d’effet suspensif contenue dans le recours ;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu qu'aux termes de l'art. 18 al. 1 LP (loi sur la poursuite pour dettes et la faillite du 11 avril 1889; RS 281.1), toute décision de l'autorité inférieure peut être déférée à l'autorité cantonale supérieure de surveillance dans les dix jours à compter de la notification,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que selon l’art. 31 LP, les règles du Code de procédure civile du 19 décembre 2008 (CPC; RS 272) s'appliquent à la computation et l'observation des délais, sauf disposition contraire de la LP,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’en matière de plainte, le canton de Vaud n’a pas utilisé la réserve prévue par l’art. 20a al. 3 LP en sa faveur, dès lors que la loi du 18 mai 1955 d’application dans le canton de Vaud de la LP (LVLP ; BLV 280.05) ne contient aucune disposition sur la computation et l’observation des délais,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que la jurisprudence du Tribunal fédéral applique l’art. 138 al. 3 let. a CPC, compte tenu du renvoi de l’art. 31 LP, s’agissant de l’observation du délai de dix jours de l’art. 18 al. 1 LP (TF 5A_969/2018 du 6 mai 2019 consid. 2.2.2),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’au vu de cette jurisprudence, le renvoi de l’art. 31 LP vaut aussi pour la forme de la notification, de sorte que la jurisprudence y relative est également applicable, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’aux termes de l’art. 138 al. 3 let. a CPC, un acte est réputé notifié en cas d’envoi recommandé, lorsque celui-ci n’a pas été retiré à l’expiration d’un délai de sept jours à compter de l’échec de la remise, si le destinataire devait s'attendre à recevoir la notification,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que selon la jurisprudence, le délai de sept jours, à l’issue duquel une communication est réputée notifiée, commence à courir, en cas de demande de garde du courrier, à la remise de l’envoi à l’office de poste du domicile du destinataire (ATF 134 V 49 consid. 4, confirmé par l’ATF 141 II 429 consid. 3.2.2, arrêt cité par TF 5A_969/2018 consid. 2.2.2 ci-dessus ; également TF 5D_211/2019 du 29 mai 2020 consid. 1.3.1),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu'il incombe à celui qui se sait partie à une procédure et qui doit dès lors s'attendre à recevoir notification d'actes judiciaires de prendre, en cas d'absence, les dispositions pour que les communications du juge lui parviennent, ou à tout le moins d'informer l'autorité de son absence (ATF 141 II 429 consid. 3.1 ; ATF 138 III 225 consid. 3.1; ATF 134 V 49 consid. 4 ; ATF 130 III 396 consid. 1.2.3),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu'à défaut, il est réputé avoir eu, à l'échéance du délai de garde, connaissance du contenu des plis recommandés que le juge lui adresse (TF 5A_332/2016 du 17 août 2016 consid. 2.2.1),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que l’ordre donné au bureau de poste de conserver les envois ne constitue à cet égard pas une mesure appropriée afin que les communications de l’autorité puissent être notifiées (ATF 141 II 429 consid. 3.1 ; TF 5A_790/2019 du 20 janvier 2020 consid. 3.2.1),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que dans l’arrêt publié aux ATF 141 II 429, le Tribunal fédéral a par ailleurs souligné qu’en demandant à la Poste de garder leur courrier, les recourants avaient implicitement renoncé à la notification de tout envoi, qu’ils ne pouvaient dès lors pas se prévaloir de l’absence de dépôt, dans leur boîte aux lettres, d’une invitation à retirer l’acte judiciaire pour faire échec à la présomption de notification et qu’ils ne pouvaient pas non plus tirer argument du fait qu’il leur était prétendument impossible, à défaut d’une telle invitation, de connaître la date de réception effective par l’office postal (consid. 3.3.3) ;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu que la recourante a été partie à la procédure de première instance en tant que plaignante,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’elle devait donc s’attendre à recevoir une communication judiciaire et se voir opposer la règle de l’art. 138 al. 3 let. a CPC, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que, selon le relevé Easy Track de la Poste, le pli contenant le prononcé attaqué est arrivé à l’office de retrait le 13 août 2019,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que, conformément à la jurisprudence susmentionnée, le délai de sept jours de l’art. 138 al. 3 let. a CPC a commencé à courir dès le lendemain de cette date en application de l’art. 142 al. 1 CPC,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que la recourante a été avisée de cet envoi le même jour avec un délai de retrait échéant le 20 août 2021,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que la date du 20 août 2021 était bien l’échéance du délai de sept jours de l’art. 138 al. 3 let. a CPC, le délai de recours commençant à courir dès le lendemain de cette date (art. 142 al. 1 CPC),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que conformément à la jurisprudence susmentionnée, la prolongation du délai de garde sur demande de la recourante et la remise à celle-ci du prononcé le 27 août 2021 sont sans influence sur le point de départ du délai de recours,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que ce délai de dix jours est en l’occurrence arrivé à échéance le lundi 30 août 2021 à minuit (143 al 1 CPC),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que le recours, déposé le mardi 31 août 2021 et daté du même jour, est en conséquence tardif et, partant, irrecevable ;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu qu’il n’est pas nécessaire d’interpeller la recourante, dès lors qu’il n’y a pas de doute sur la tardiveté du recours, celui-ci indiquant que la recourante est partie du principe que le délai de recours avait commencé à courir le 27 août 2021, moment de la remise effective du prononcé (cf. TF 5A_28/2015 du 22 mai 2015 consid. 3.1.1 ; TF 6B_477/2015 du 22 décembre 2015 consid. 2 ; TF 1C_85/2007 du 6 septembre 2007 consid. 3.2), et était daté du 31 août 2021 ; </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu que le présent arrêt peut être rendu sans frais judiciaires ni dépens (art. 20a al. 2 ch. 5 LP, 61 al. 2 let. a et 62 al. 2 OELP [ordonnance sur les émoluments perçus en application de la LP; RSV 280.05]).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,</span></p> <p><span>statuant à huis clos en sa qualité d'autorité cantonale</span></p> <p><span>supérieure de surveillance,</span></p> <p><span>p r o n o n c e :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> Le recours est irrecevable.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> L’arrêt, rendu sans frais judiciaires ni dépens, est exécutoire.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Le président : Le greffier :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Du</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié, par l'envoi de photocopies, à :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>‑ Mme B.________,</span></p> <p><span>‑ M. le Préposé à l'Office des faillites de l’arrondissement de l’Est vaudois.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les dix jours – cinq jours dans la poursuite pour effets de change – qui suivent la présente notification (art. 100 LTF).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>‑ Mme la Présidente du Tribunal d'arrondissement de l’Est vaudois, autorité inférieure de surveillance.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le greffier :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> </body> </html>