An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 20. November 2019
Embargo: 20. November 2019, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 4. November 2019 (6B_69/2019)
Song über Natalie Rickli: Beschwerde teilweise gutgeheissen
Das Obergericht des Kantons Bern muss ergänzend prüfen, ob sich fünf Musiker mit
einem Song über die Politikerin Natalie Rickli neben der Beschimpfung anstatt der
üblen Nachrede der Verleumdung schuldig gemacht haben. Das Bundesgericht
heisst die Beschwerde der Generalstaatsanwaltschaft des Kantons Bern teilweise
gut. Nicht zu beanstanden ist der Freispruch der Musiker vom Vorwurf der sexuellen
Belästigung.
Im September 2014 hatten Musiker im Internet ein Album veröffentlicht. Eines der Lieder
hiess "Natalie Rikkli". Der Liedtext enthielt an die Politikerin Natalie Rickli gerichtete
Schimpfworte und Äusserungen sexuellen Inhalts. Das Obergericht des Kantons Bern
verurteilte die fünf an dem Musikstück mitwirkenden Interpreten 2018 wegen Beschimpfung und übler Nachrede zu bedingten Geldstrafen. Vom Vorwurf der sexuellen
Belästigung sprach das Obergericht die Betroffenen frei. In ihrer Beschwerde ans
Bundesgericht beantragte die Generalstaatsanwaltschaft des Kantons Bern im Wesentlichen, die Interpreten zusätzlich der Verleumdung und der sexuellen Belästigung schuldig zu sprechen.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde teilweise gut. Das Urteil wird zu neuem Entscheid ans Obergericht zurückgewiesen. Es wird ergänzend prüfen müssen, ob anstatt
des Tatbestandes der üblen Nachrede derjenige der Verleumdung erfüllt ist. Der Freispruch vom Vorwurf der sexuellen Belästigung ist bundesrechtskonform und nicht zu
beanstanden. Der Tatbestand der sexuellen Belästigung (Artikel 198 Strafgesetzbuch)
setzt unter anderem eine unmittelbare Wahrnehmung der Äusserungen durch das Opfer
voraus. Eine gleichzeitige körperliche Präsenz des Täters und des Opfers ist allerdings
nicht zwingend erforderlich. Im vorliegenden Fall stellt der Song inhaltlich zweifellos
einen groben verbalen Angriff dar. Die Interpreten wandten sich mit der Veröffentlichung
des Songs im Internet jedoch nicht direkt an Natalie Rickli, sondern an ein dieser
gegenüber kritisch eingestelltes Publikum. Das Obergericht hat verbindlich festgestellt,
dass die Beschuldigten zu keinem Zeitpunkt Bemühungen unternommen hätten, Natalie
Rickli den Song bzw. das Video zukommen zu lassen. Diese habe davon erst eineinhalb
Jahre nach der Veröffentlichung Kenntnis erhalten. Damit fehlt es für eine Verurteilung
wegen sexueller Belästigung am dazu erforderlichen Kriterium der unmittelbaren Wahrnehmung durch das Opfer. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 20 novembre 2019
Embargo : 20 novembre 2019, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 4 novembre 2019 (6B_69/2019)
Chanson à propos de Natalie Rickli  : recours partiellement admis
Le Tribunal cantonal du canton de Berne doit réexaminer si cinq musiciens se sont
rendus coupables non seulement d'injure, mais également de calomnie, en lieu et
place de diffamation, avec une chanson à propos de la politicienne Natalie Rickli. Le
Tribunal fédéral admet partiellement le recours du Parquet général du canton de
Berne. L'acquittement des musiciens de l'accusation de désagréments causés par la
confrontation à un acte d’ordre sexuel n'est pas critiquable.
En septembre 2014, des musiciens avaient diffusé un album sur Internet. L'un des
morceaux s'intitulait «  Natalie Rikkli ». Le texte de la chanson contenait des paroles
offensantes et des expressions à caractère sexuel dirigées à l'encontre de la politicienne Natalie Rickli. En 2018, le Tribunal cantonal du canton de Berne a condamné les
cinq interprètes qui ont participé au morceau de musique à des peines pécuniaires avec
sursis pour injure et diffamation. Le Tribunal cantonal a libéré les intéressés de l'accusation de désagréments causés par la confrontation à un acte d’ordre sexuel. Dans son
recours au Tribunal fédéral, le Parquet général du canton de Berne demandait en
substance que les interprètes soient également reconnus coupables de calomnie et de
désagréments causés par la confrontation à un acte d’ordre sexuel.
Le Tribunal fédéral admet partiellement le recours. Le jugement est renvoyé au Tribunal
cantonal pour nouvelle décision. Il doit encore examiner si, en lieu et place des éléments constitutifs de la diffamation, ceux de la calomnie sont réalisés. L'acquittement de
l'accusation de désagréments causés par la confrontation à un acte d’ordre sexuel est
conforme au droit fédéral et n'est pas critiquable. L'infraction de désagréments causés
par la confrontation à un acte d’ordre sexuel (article 198 du Code pénal) suppose entre
autres une perception directe des expressions par la victime. Une présence physique
simultanée de l'auteur et de la victime n'est toutefois pas obligatoirement nécessaire.
Dans le cas d'espèce, la chanson contient sans aucun doute de grossières attaques
verbales. En diffusant leur chanson sur Internet, les interprètes ne se sont cependant
pas adressés directement à Natalie Rickli, mais à un public critique envers elle. Le
Tribunal cantonal a constaté que les prévenus n'avaient à aucun moment pris d'initiative
pour faire parvenir la chanson, respectivement la vidéo à Natalie Rickli. La prénommée
en a pris connaissance seulement un an et demi après sa diffusion. Ainsi, à défaut du
critère nécessaire de la perception directe par la victime, une condamnation pour désagréments causés par la confrontation à un acte d’ordre sexuel n'est pas possible.