<h2>SubmittedText<h2><p>La 24e conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP) s'est ouverte début décembre à Katowice, en Pologne, avec des appels clairs pour une lutte plus déterminée contre le réchauffement planétaire. La conférence de suivi de 2019 était initialement prévue au Brésil. Mais après un changement de gouvernement affichant un populisme de droite, ce pays ne veut plus s'engager dans le domaine de la politique internationale en faveur du climat et renonce dès lors à organiser la COP 25.</p><p>Il faut à présent trouver un autre lieu pour accueillir la COP 25 dans les plus brefs délais. D'où les questions suivantes :</p><p>1. Le Conseil fédéral est-il prêt à réagir rapidement en proposant à la communauté internationale d'organiser en Suisse la conférence 2019 des Nations Unies sur le climat ? Dans la négative, quels sont les arguments qui s'opposeraient à un tel engagement ?</p><p>2. La Ville de Genève aurait, semble-t-il, montré son intérêt à tenir chez elle la conférence des Nations Unies sur le climat en 2020, mais sa proposition aurait été rejetée. Pourquoi la COP 26 ne pourrait-elle pas se dérouler à Genève ?</p><p>3. Le Conseil fédéral prévoit-il une autre date pour l'organisation en Suisse d'une conférence des Nations Unies sur le climat ? A-t-il déjà pris langue avec l'ONU à ce sujet ? </p><p>4. À ce jour, une seule conférence des Nations Unies sur le climat a eu lieu à Genève, en 1996. Quand la Suisse accueillera-t-elle une nouvelle édition de ce sommet ? </p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>1. Durant la 24e Conférence des Parties (COP 24) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) de Katowice (Pologne), un pays du Groupe des États d'Amérique latine et des Caraïbes, le Chili, a proposé d'accueillir l'année prochaine la Conférence sur le climat (COP 25). Les délégations ont ensuite décidé à l'unanimité (décision CP. 24) que la COP 25 se tiendrait au Chili, à la fin de l'année 2019 ou au début de l'année 2020. Il n'est donc plus nécessaire pour la Suisse de soumettre une proposition à ce sujet.</p><p>2. Conformément au principe de rotation, la Conférence des Parties suivante (COP 26) doit se tenir dans un pays du Groupe des États d'Europe occidentale et autres (GEOA). Étant donné que la Grande-Bretagne a d'ores et déjà proposé d'accueillir la Conférence sur le climat et que l'Italie et la Turquie ont toutes deux fait part de leur intérêt à ce sujet, le Conseil fédéral renonce à soumettre une offre.</p><p>3./4. Selon la rotation normale, après la COP 26 qui aura lieu en 2020, le GEOA ne pourra de nouveau accueillir une Conférence des Parties à la CCNUCC qu'en 2025. Le Conseil fédéral suit très attentivement le processus climatique et y participe activement. La question du lieu de la conférence en fait également partie. Une COP compte cependant parmi les plus grandes conférences internationales et requiert des moyens financiers adéquats. Le gouvernement qui invite doit prévoir une participation aux coûts de 150 à 200 millions de francs. De plus, l'État hôte doit faire face à des défis logistiques considérables. Il doit notamment mettre à disposition des capacités d'hébergement pour plus de 20 000 participants. Les délégations et services fédéraux compétents examinent sans cesse, dans le cadre des différents processus, si la Suisse et Genève, en tant que ville internationale, peuvent convenir pour accueillir des conférences dans le domaine environnemental international. Ainsi, hormis les Conférences des Parties à la CCNUCC, d'autres rencontres importantes du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat sis à Genève pourraient avoir lieu en Suisse. En tant que siège de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), Genève accueille d'autres événements majeurs du domaine climatique, par exemple le Congrès de l'OMM en 2019. Cette même année, elle organisera également une rencontre de la Global Platform for Disaster Risk Reduction. Cela montre bien que Genève reste un lieu de colloque important pour les conférences environnementales internationales.</p>  Réponse du Conseil fédéral.