<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <a name="idp274160"></a><div class="big bold">Urteilskopf</div> <br/>81 III 94<br/><br/><br/><div class="paraatf">26. Extrait de l'arrêt du 28 septembre 1955 dans la cause Vannay.</div> <div class="paraatf"></div> <a name="idp275424"></a> <a name="idp277328"></a><br/><div id="regeste" lang="de"> <div class="big bold">Regeste</div> <br/><div class="paraatf">Auslegung einer "Rechtsöffnungserklärung" des Schuldners nach erhobenem Rechtsvorschlag. <div class="paratf"> </div> </div> </div> <a name="idp279040"></a> <br/><div> <a name="idp280704"></a><span class="big bold" id="sachverhalt">Sachverhalt</span> <span class="small">ab Seite 94</span> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="page94"></a><div class="center pagebreak">BGE 81 III 94 S. 94</div> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp282368"></a><span class="bold">A.- </span>A la requête de Paul Meunier S. à r. 1., l'Office des poursuites de Genève a notifié à Paul Vannay le commandement de payer no 164 651, pour 11 454 fr. 20. Le débiteur fit opposition à la poursuite, mais délivra à la créancière, le 11 mars 1955, la déclaration suivante:</div> <div class="paraatf">"Je soussigné ... déclare donner mainlevée, par la présente, de l'opposition que j'ai formée au commandement de payer no 164 651, à concurrence de 3914 fr. 60 ..."</div> <div class="paraatf">Paul Meunier S. à r. 1. requit la continuation de la poursuite pour ce montant. L'office des poursuites considéra la déclaration du 11 mars 1955 comme un retrait partiel de l'opposition et procéda à la saisie le 21 juillet 1955.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp285632"></a><span class="bold">B.- </span>Le 23 juillet, Vannay a porté plainte à l'Autorité de surveillance des offices de poursuite pour dettes et <a name="page95"></a><div class="center pagebreak">BGE 81 III 94 S. 95</div>de faillite du canton de Genève, en prenant les conclusions suivantes:</div> <div class="paraatf">"Dire et prononcer que la déclaration de M. Vannay du 11 mars 1955 est nulle quant à ses effets juridiques et ne peut permettre d'obtenir la continuation de la poursuite no 164 651.</div> <div class="paraatf">Annuler la saisie effectuée dans ladite poursuite et effectuée le 21 crt."</div> <div class="paraatf">Il alléguait, en invoquant les arrêts Gerber (RO 43 III 293) et Bernardoni (RO 63 III 146), que le débiteur ne saurait accorder la mainlevée de l'opposition qu'il a formée; seul - ajoutait-il - le juge est compétent pour prononcer la mainlevée, de sorte que la déclaration du 11 mars 1955 est nulle.</div> <div class="paraatf">Par décision du 7 septembre 1955, l'Autorité de surveillance a considéré que la plainte ne visait aucune mesure de l'office et l'a déclarée irrecevable. Au surplus - a-t-elle dit - l'office des poursuites a tenu avec raison la déclaration du 11 mars pour un retrait d'opposition, de sorte que la plainte n'est pas fondée.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp293648"></a><span class="bold">C.- </span>Le débiteur défère la cause au Tribunal fédéral, en reprenant les conclusions et les moyens qu'il a énoncés dans l'instance cantonale.</div> <br/><div> <a name="idp294720"></a><span class="big bold" id="erwaegungen">Erwägungen</span> </div> <br/><div class="paraatf">Considérant en droit:</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp295680"></a><span class="bold" id="consideration_1.">1. </span>(La plainte est recevable.)</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp296784"></a><span class="bold" id="consideration_2.">2. </span>Dans les arrêts cités par le recourant, le Tribunal fédéral a jugé que le débiteur ne pouvait donner mainlevée provisoire de l'opposition ou retirer celle-ci tout en se réservant d'intenter une action en libération de dette. Mais le recourant se trompe lorsqu'il croit cette jurisprudence applicable en l'espèce. Par sa déclaration du 11 mars 1955, en effet, il a donné purement et simplement "mainlevée" de son opposition, à concurrence de 3914 fr. 60 cts, sans préciser qu'il n'entendait accorder qu'une mainlevée provisoire ou qu'il se réservait l'ouverture d'une action en libération de dette. Une telle déclaration ne peut être interprétée que comme un retrait partiel de <a name="page96"></a><div class="center pagebreak">BGE 81 III 94 S. 96</div>l'opposition. L'office a donc eu raison de continuer la poursuite pour 3914 fr. 60.</div> <br/><div> <a name="idp300048"></a><span class="big bold" id="dispositiv">Dispositiv</span> </div> <br/><div class="paraatf">Par ces motifs, la Chambre des poursuites et des faillites prononce:</div> <div class="paraatf">Le recours est rejeté dans le sens des considérants.</div> </div></body></html></html>