<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><a name="_GoBack"></a><br/><img alt="" height="130" src="20180222074222521_e-files/Aspose.Words.1fe6fb7a-760b-4369-9f63-449b265fedad.001.png" width="77"/><br/></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>140 </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>PE16.009270-RMG</span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>CHAMBRE DES RECOURS PENALE</span></p> <p><span>__________________________________________</span></p> <p><span>Arrêt du 21 février 2018</span></p> <p><span>__________________</span></p> <p><span>Composition : M. M A I L L A R D, président</span></p> <p><span> MM. Meylan et Perrot, juges</span></p> <p><span>Greffier : M. Ritter</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Art. 382 al. 1 CPP</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Statuant sur le recours interjeté le 6 décembre 2017 par </span><span>B.________</span><span> contre la décision de refus de retranchement de pièces rendue le 23 novembre 2017 par le Ministère public de l’arrondissement de Lausanne dans la cause </span><span>n° PE16.009270-RMG</span><span>, la Chambre des recours pénale considère :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> En fait :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>A.</span><span> </span><span>a) </span><span>En relation avec un accident mortel de la circulation survenu à Morges le 13 mai 2016, le Ministère public de l’arrondissement de Lausanne diligente une instruction pénale contre B.________ pour homicide par négligence, violation grave des règles de la circulation routière, dérobade aux mesures visant à déterminer l’incapacité de conduire et violation des devoirs en cas d’accident.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>b) </span><span>Mandaté par la direction de la procédure, le Professeur [...], chef du Service [...], a, le 9 octobre 2017, déposé un rapport d’expertise portant sur la tolérance à l’alcool du prévenu (P. 71). Le 16 octobre suivant, la Procureure a communiqué le rapport aux parties en leur impartissant un délai de déterminations (P. 72). Le 16 novembre 2017, le prévenu a conclu principalement au retrait du dossier du rapport en question, subsidiairement à ce qu’il soit déclaré inexploitable (P. 75).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>B.</span><span> Par ordonnance du 23 novembre 2017, le Ministère public de l’arrondissement de Lausanne a constaté que le rapport d’expertise établi par le Professeur [...] le 9 octobre 2017 était exploitable (I), a refusé le retranchement du dossier pénal de ce rapport (II) et a dit que les frais de la décision suivaient le sort de la cause (III).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>C. </span><span>Par acte du 6 décembre 2017, B.________, représenté par son défenseur d’office, a recouru auprès de la Chambre des recours pénale contre cette ordonnance, en concluant, sous suite de frais et dépens, principalement à sa réforme, en ce sens que le rapport d’expertise est retiré du dossier de l’enquête, conservé à part jusqu’à la clôture définitive de la procédure, puis détruit. Subsidiairement, il a conclu à la réforme de l’ordonnance en ce sens qu’il est constaté que le rapport d’expertise n’est pas exploitable à la charge de la défense. Plus subsidiairement, il a conclu à l’annulation de l’ordonnance, la cause étant retournée au Ministère public pour nouvelle instruction et nouvelle décision, dans le sens des considérants.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Invité à se déterminer sur le recours, le Ministère public a, par lettre du 14 février 2018, fait savoir qu’il acceptait le retranchement du dossier du rapport remis le 9 octobre 2017 par le Professeur [...]. Compte tenu de ce qui précède, le Ministère public a invité l’autorité de céans à considérer que le recours était devenu sans objet et que la cause pouvait être rayée du rôle.</span></p> <p><span> </span></p> <p><br/><span> </span><span>En droit :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.</span></p> <p><span>1.1 </span><span>Aux termes de l’art. 393 al. 1 let. a CPP (Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007; RS 312.0), le recours est recevable contre les décisions et actes de procédure du Ministère public.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Ce recours s’exerce par écrit dans les dix jours devant l’autorité de recours (art. 396 al. 1 CPP; cf. art. 20 al. 1 let. b CPP) qui, dans le canton de Vaud, est la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal (art. 13 LVCPP [loi d’introduction du code de procédure pénale suisse du 19 mai 2009; RSV 312.01)]; art. 80 LOJV [loi d'organisation judiciaire du 12 septembre 1979; RSV 173.01]).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.2 </span><span>Le recours a été interjeté en temps utile (art. 396 al. 1 CPP) contre une ordonnance du Ministère public, par le prévenu qui, lors du dépôt du recours, avait un intérêt juridiquement protégé à l’annulation ou à la modification de l’ordonnance (art. 382 al. 1 CPP). Etabli en outre dans les formes prescrites (art. 385 al. 1 CPP), le recours est recevable.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>2. </span><span>L’unique objet du recours était constitué par la validité du rapport d’expertise déposé par le Professeur [...] le 9 octobre 2017. Le Ministère public accepte expressément le retranchement du dossier de ce rapport, ce dont il doit être pris acte. La position adoptée </span><span>pendente lite</span><span> par la direction de la procédure a pour effet de priver le recours de tout objet, le prévenu n’ayant désormais plus d’intérêt juridiquement protégé au sens de l’art. 382 al. 1 CPP à l’annulation ou à la modification de l’ordonnance.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>3. </span><span>Le recours est ainsi sans objet et la cause doit être rayée du rôle.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Les frais de la procédure de recours, constitués en l’espèce de l’émolument d'arrêt, par 440 fr. (art. 20 al. 1 TFIP [tarif des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre 2010; RSV 312.03.1]) et des frais imputables à la défense d’office (art. 422 al. 1 et 2 let. a CPP), fixés à 540 fr., plus la TVA au taux de 8 % (s’agissant de prestations antérieures au 1</span><span>er</span><span> janvier 2018), par 43 fr. 20, soit à 583 fr. 20 au total, seront laissés à la charge de l’Etat (art. 423 al. 1 CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>la Chambre des recours pénale</span></p> <p><span>prononce :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> Le recours est sans objet.</span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> La cause est rayée du rôle.</span></p> <p><span> </span><span>III. </span><span>L'indemnité allouée au conseil d'office de B.________ pour la procédure de recours est arrêtée à 583 fr. 20 (cinq cent huitante-trois francs et vingt centimes), débours et TVA compris.</span></p> <p><span> IV.</span><span> Les frais d’arrêt, par 440 fr. (quatre cent quarante francs), ainsi que l’indemnité due au défenseur d’office de B.________, par 583 fr. 20 (cinq cent huitante-trois francs et vingt centimes), sont laissés à la charge de l’Etat.</span></p> <p><span> V.</span><span> L’arrêt est exécutoire.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Le président : Le greffier :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Du </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à :</span></p> <p><span>- Me Arnaud Thièry, avocat (pour B.________),</span></p> <p><span>- Me Coralie Devaud, avocate (pour [...]),</span></p> <p><span>- Ministère public central,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> et communiqué à :</span></p> <p><span>- Mme la Procureure du Ministère public de l’arrondissement de Lausanne,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> par l’envoi de photocopies.</span></p> <p><br/></p> <p><span> Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1</span><span> </span><span>LTF).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> En vertu de l’art. 135 al. 3 let. b CPP, le présent arrêt peut, en tant qu'il concerne l’indemnité d’office, faire l’objet d’un recours au sens des art. 393 ss CPP devant le Tribunal pénal fédéral (art. 37 al. 1 et 39 al. 1 LOAP [Loi fédérale du 19 mars 2010 sur l’organisation des autorités fédérales; RS 173.71]. Ce recours doit être déposé devant le Tribunal pénal fédéral dans un délai de dix jours dès la notification de l’arrêt attaqué (art. 396 al. 1 CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le greffier :</span></p> </div> </body> </html>