An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 12. Oktober 2016
Embargo: 12. Oktober 2016, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 26. September 2016 (2C_916/2014, 2C_917/2014)
Bussen mit Strafcharakter für juristische Personen steuerlich nicht
abzugsfähig
Bussen und andere finanzielle Sanktionen mit Strafcharakter gegenüber juristischen
Personen sind steuerlich nicht abzugsfähig, da sie keinen geschäftsmässig begründeten Aufwand darstellen. Ein Abzug kann nur vorgenommen werden, soweit
mit der verhängten Sanktion beim betroffenen Unternehmen unrechtmässig erlangter
Gewinn abgeschöpft wird. Das Bundesgericht heisst eine Beschwerde des Kantonalen Steueramts Zürich gut. 
Die Europäische Kommission hatte einer schweizerischen Aktiengesellschaft 2009
wegen administrativen Tätigkeiten im Umfeld von Kartellabsprachen eine Busse von
348'000  Euro  auferlegt.  Das  Unternehmen  bildete  in  der  Folge  entsprechende
Rückstellungen in der Höhe von rund 460'000 Franken. Das Steuerrekursgericht des
Kantons Zürich entschied 2013, die Rückstellungen zum steuerlichen Abzug vom
Reingewinn und vom steuerbaren Eigenkapital zuzulassen, was vom kantonalen Verwaltungsgericht bestätigt wurde. 
Das  Bundesgericht  heisst  die  dagegen  erhobene  Beschwerde  des  Kantonalen
Steueramts Zürich gut. Bussen und andere finanzielle Sanktionen mit Strafcharakter, die
juristischen Personen (Aktiengesellschaften und andere Kapitalgesellschaften, Genossenschaften, Vereine und Stiftungen) aus eigener Verantwortung auferlegt wurden, sind
steuerlich nicht abzugsfähig. Dass Bussen keinen geschäftsmässig begründeten und
entsprechend abzugsfähigen  Aufwand darstellen, ergibt sich zunächst aus einer
Auslegung des Gesetzes: Falls Bussen von juristischen Personen steuerlich abgezogen
werden dürften, hätte dies zur Konsequenz, dass ein Teil der dem Unternehmen
auferlegten Busse mittelbar vom Gemeinwesen übernommen würde. Die beabsichtigte
strafende Wirkung der Sanktion würde damit unterlaufen. Unter dem Aspekt der Einheit
der Rechtsordnung ist eine solche Beeinflussung des Strafrechts durch das Steuerrecht
unerwünscht. Zu berücksichtigen ist weiter, dass gemäss geltendem Recht auch
steuerliche Abzüge für Bestechungszahlungen nicht zulässig sind und die Bestechung
selber strafbar ist. Es wäre paradox, wenn bezahlte Bestechungsgelder steuerlich nicht
abgezogen werden könnten, die für die begangene Bestechung gegen die Gesellschaft
verhängte Busse dagegen schon. Das Bundesgericht hat im Weiteren bereits früher
entschieden, dass natürliche Personen, die selbständig erwerbstätig sind, Bussen bei
den Steuern nicht als geschäftsmässig begründeten Abzug geltend machen können. Es
rechtfertigt  sich  nicht,  juristische  Personen  diesbezüglich  gegenüber  natürlichen
Personen zu privilegieren. Schliesslich ist die grundsätzliche Nichtabsetzbarkeit von
Bussen und anderen finanziellen Sanktionen mit Strafcharakter auch mit dem in der
Bundesverfassung (BV) garantierten Prinzip der Besteuerung nach der wirtschaftlichen
Leistungsfähigkeit (Artikel  127 Absatz 2 BV) vereinbar. 
Als geschäftsmässig begründeter und damit abzugsfähiger Aufwand gelten dagegen
Bussen oder Sanktionen, soweit damit beim betroffenen Unternehmen unrechtmässig
erlangter Gewinn abgeschöpft wird. Mit einer Sanktion dieser Art ist im Umfang der
Gewinnabschöpfung kein Strafzweck verbunden, sondern bloss die Korrektur eines
rechtswidrigen Zustandes. Im konkreten Fall wird die Sache zu neuer Prüfung an das
Zürcher Verwaltungsgericht zurückgewiesen. Es wird dabei ergänzend zu prüfen haben,
ob die von der Europäischen Kommission verhängte Busse gegebenenfalls einen über
den Strafcharakter hinausgehenden Gewinnabschöpfungsanteil enthält. Nur dieser wäre
steuerlich abzugsfähig. Den entsprechenden Nachweis müsste die betroffene Gesellschaft erbringen. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 12 octobre 2016
Embargo : 12 octobre 2016, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 26 septembre 2016 (2C_916/2014, 2C_917/2014)
Amendes à caractère pénal non déductibles fiscalement pour les 
personnes morales
Les amendes et les autres sanctions financières à caractère pénal prononcées à
l'encontre de personnes morales ne sont pas déductibles fiscalement, car elles ne
représentent pas des charges justifiées par l'usage commercial. Une déduction ne
peut être effectuée que dans la mesure où, avec la sanction prononcée, un profit
obtenu indûment a été réduit. Le Tribunal fédéral admet un recours de l'administration fiscale cantonale de Zurich.
En 2009, la Commission européenne avait infligé à une société anonyme suisse une
amende de 348'000 euros en raison d'activités administratives dans le cadre d'accords
cartellaires. L'entreprise avait en conséquence constitué des provisions correspondantes, pour un montant d'environ 460'000 francs. En 2013, la Commission de recours
en matière fiscale du canton de Zurich a décidé d'admettre la provision en déduction du
bénéfice net, ce que le Tribunal administratif cantonal a confirmé.
Le Tribunal fédéral admet le recours formé par l'administration fiscale du canton de
Zurich. Les amendes et les autres sanctions financières à caractère pénal infligées à
des personnes morales (sociétés anonymes et autres sociétés de capitaux, sociétés
coopératives, associations et fondations) en raison de leur propre responsabilité ne sont
pas déductibles fiscalement. Le fait que les amendes ne représentent pas des dépenses
justifiées  par  l'usage  commercial  et  partant  déductibles  ressort  d'abord  de
l'interprétation de la loi : si les amendes de personnes morales étaient déductibles
fiscalement, cela aurait pour conséquence qu'une partie de l'amende infligée à
l'entreprise serait indirectement prise en charge par la collectivité. L'effet pénal
recherché de la sanction serait de ce fait contourné. Sous l'angle de l'unité de l'ordre
juridique, une telle influence du droit fiscal sur le droit pénal n'est pas souhaitable. Il faut
aussi prendre en considération le fait que selon le droit actuel, les déductions fiscales
en lien avec des commissions occultes ne sont pas non plus admissibles et que la
corruption est elle-même punissable. Il serait paradoxal que des versements de
commissions occultes ne puissent pas être déduites fiscalement, et qu'en revanche les
amendes prononcées à l'encontre de la société pour corruption le soient. Le Tribunal
fédéral a en outre déjà jugé par le passé que les personnes physiques exerçant une
activité lucrative indépendantes ne peuvent pas faire valoir en déduction des amendes
au titre de frais justifiés par l'usage commercial. Il n'est pas justifié de privilégier à cet
égard les personnes morales par rapport aux personnes physiques. Enfin, la nondéductibilité de principe des amendes et des autres sanctions financières à caractère
pénal est également conforme au principe de l'imposition selon la capacité contributive
garanti dans la Constitution fédérale (article 127 alinéa 2 Cst.).
Représentent en revanche des dépenses justifiées par l'usage commercial et partant
déductibles les amendes ou les sanctions dans la mesure où elles réduisent le bénéfice
de la société concernée obtenu illégitimement. Avec une sanction de cette nature,
aucun but pénal n'est lié à la réduction du bénéfice, il s'agit seulement de corriger une
situation contraire au droit. Dans le cas d'espèce, l'affaire est renvoyée pour nouvel
examen au Tribunal administratif de Zurich. Il s'agira d'examiner de manière complémentaire si l'amende prononcée par la Commission européenne comporte le cas
échéant une part représentant, au-delà du caractère pénal, une réduction du bénéfice.
Seule cette partie serait fiscalement déductible. La preuve correspondante devrait être
apportée par la société concernée.