Lausanne, 5. Juni 2013
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 5. Juni 2013 (1C_606/2012, 1C_608/2012)
Referenden gegen die Staatsverträge über die Zusammenarbeit in 
den Bereichen Steuern und Finanzmarkt mit dem Vereinigten 
Königreich, Österreich und Deutschland (Rubik)
Das Referendum gegen den Staatsvertrag mit dem Vereinigten Königreich kam  
insbesondere deshalb nicht zustande, weil die Urheber des Referendums einen  
erheblichen Teil der gesammelten Unterschriften nicht rechtzeitig der zur Stimmrechtsbescheinigung zuständigen Behörde zustellten.
Die Bundeskanzlei hielt mit Verfügungen vom 30. Oktober 2012 fest, dass die  
Referenden gegen die Staatsverträge mit dem Vereinigten Königreich, Österreich und  
Deutschland über die Zusammenarbeit in den Bereichen Steuern und Finanzmarkt nicht  
zustande gekommen seien. Die notwendigen 50'000 beglaubigten Unterschriften seien  
innert der Frist von 100 Tagen nicht eingereicht worden, und die nach Ablauf der Frist  
nachgereichten Unterschriften könnten nicht mitgezählt werden (BBl 2012 8555, 8575,  
8591).
In Bezug auf den Staatsvertrag mit dem Vereinigten Königreich weist das Bundesgericht  
heute Beschwerden der AUNS und von Nationalrat Pirmin Schwander sowie eines  
Stimmbürgers aus Genf gegen den Entscheid der Bundeskanzlei über das NichtZustandekommen des Referendums ab. Die Beschwerdeführer machen insbesondere  
geltend, es seien über 50'000 Unterschriften gesammelt worden. Die zur Stimmrechtsbescheinigung zuständigen Stellen der Kantone und Gemeinden hätten aber einen Teil  
der Unterschriften nicht rechtzeitig vor dem Ablauf der Referendumsfrist zurückgeschickt, was die fristgerechte Einreichung bei der Bundeskanzlei verhindert habe.
Bundesgericht
Tribunal fédéral
Tribunale federale 
Tribunal federal
CH-1000 Lausanne 14
Korrespondenznummer 11.5.2/5_2013Nach dem heutigen Entscheid des Bundesgerichts hat die Bundeskanzlei die verspätet  
eingereichten Unterschriften zu Recht nicht berücksichtigt. Art. 59a BPR (Bundesgesetz  
über die politischen Rechte, SR 161.1) verlangt, dass die nötige Anzahl Unterschriften  
samt Stimmrechtsbescheinigung innerhalb der Referendumsfrist bei der Bundeskanzlei  
eintrifft. Die Unterschriftenlisten sind den für die Stimmrechtsbescheinigung zuständigen  
Amtsstellen rechtzeitig (suffisamment tôt, tempestivamente) vor Ablauf der Referendumsfrist zuzustellen (Art. 62 Abs. 1 BPR). Die Referendumsfrist wurde im Jahre 1997  
von 90 auf 100 Tage verlängert, um die Erfüllung dieser Obliegenheit zu erleichtern. Bei  
knapp der Hälfte der im Kanton Genf gesammelten Unterschriften haben die Urheber  
der Referenden die gesetzlichen Anforderungen nicht erfüllt, weil hier 3'847 Unterschriften erst am 97. Tag der Referendumsfrist zur Stimmrechtsbescheinigung abgegeben wurden. Den Genfer Behörden gelang es mit einem Sondereinsatz, die Stimmrechtsbescheinigungen am 99.  Tag der Frist zur Rückgabe bereit zu stellen, doch wurde  
die Sendung versehentlich per B-Post zurückgesandt. Diese Unterschriften konnten am  
100. Tag der Referendumsfrist bei der Bundeskanzlei wegen einer Fehldisposition nicht  
abgegeben werden. Mit derartigen Ablaufstörungen haben Urheber von Referenden zu  
rechnen und die Planung der Abgabe der Unterschriften bei der Bundeskanzlei darauf  
auszurichten. Die Hauptursache für die Nichtberücksichtigung der umstrittenen Unterschriften liegt demnach darin, dass die Urheber des Referendums einen erheblichen Teil  
der Unterschriften entgegen Art.  62 Abs. 1 BPR nicht "rechtzeitig" zur Stimmrechtsbescheinigung eingereicht haben. Unter diesen Umständen können die nach Ablauf der  
Referendumsfrist bei der Bundeskanzlei eingereichten Unterschriften nicht mitgezählt  
werden. Anders würde es sich verhalten, wenn ausserordentliche Vorkommnisse zur  
verspäteten Abgabe geführt hätten.
Über die Beschwerden betreffend die eingangs erwähnten Referenden gegen die  
Staatsverträge mit Deutschland und Österreich hat das Bundesgericht in separaten  
Verfahren entschieden: Die Beschwerde zum Referendum über den Staatsvertrag mit  
Österreich wurde mit Urteil 1C_609/2012 vom 14. Dezember 2012 abgewiesen, weil  
offensichtlich zu wenig Unterschriften gesammelt worden waren; die Beschwerden zum  
Referendum über den Staatsvertrag mit Deutschland sind heute gegenstandslos,  
nachdem Deutschland auf den Vertrag verzichtet hat (Urteil des Bundesgerichts  
1C_607/2012 und 1C_619/2012 vom 5.  Juni 2013). Lausanne, le 5 juin 2013
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 5 juin 2013 (1C_606/2012, 1C_608/2012)
Référendums contre les accords concernant la coopération en 
matière de fiscalité et de marchés financiers avec le Royaume-Uni, 
l'Autriche et l'Allemagne (Rubik)
Le référendum contre l'accord avec le Royaume-Uni n'a, en particulier, pas abouti  
parce que les référendaires n'ont pas transmis suffisamment tôt une partie des  
signatures aux autorités compétentes chargées d'attester que les signataires ont la  
qualité d'électeur.
Par décisions du 30 octobre 2012, la Chancellerie fédérale a constaté que les  
référendums contre les accords concernant la coopération en matière de fiscalité et de  
marchés financiers avec le Royaume-Uni, l'Autriche et l'Allemagne n'avaient pas abouti.  
Les 50'000 signatures requises et certifiées n’avaient pas été recueillies dans le délai de  
100 jours et les signatures déposées après l'expiration dudit délai ne pouvaient pas être  
prises en compte (FF 2012 7917, 7937, 7953).
En ce qui concerne l'accord avec le Royaume-Uni, le Tribunal fédéral rejette aujourd'hui  
les recours de l'ASIN, du Conseiller national Pirmin Schwander et d'un citoyen genevois  
contre la décision de la Chancellerie fédérale sur le non-aboutissement du référendum.  
Les recourants font valoir en particulier que plus de 50'000 signatures ont été récoltées;  
les autorités communales et cantonales compétentes pour l'attestation de la qualité  
d'électeur n'auraient pas renvoyé à temps une partie des listes de signatures validées  
avant l'expiration du délai de référendum, ce qui aurait empêché leur prise en compte  
par la Chancellerie fédérale dans le délai référendaire.
Le Tribunal fédéral considère que c'est à bon droit que la Chancellerie fédérale n'a pas  
Bundesgericht
Tribunal fédéral
Tribunale federale 
Tribunal federal
CH-1000 Lausanne 14
Dossier no 11.5.2/5_2013pris en considération les signatures parvenues tardivement. L'art. 59a de la loi fédérale  
sur les droits politiques (LDP; RS 161.1) exige que le nombre requis de signatures  
accompagnées des attestations de la qualité d'électeur soit déposé à la Chancellerie  
fédérale avant l'expiration du délai référendaire. Les listes de signatures doivent être  
adressées suffisamment tôt (rechtzeitig, tempestivamente) avant l'expiration du délai  
référendaire au service compétent selon le droit cantonal pour attester la qualité  
d'électeur (art. 62 al. 1 LDP). Le délai référendaire a d'ailleurs été prolongé de 90 à 100  
jours, en 1997, pour faciliter la tâche des référendaires à cet égard. Les référendaires  
n'ont pas satisfait à leur charge pour près de la moitié des signatures récoltées dans le  
canton de Genève, où 3847 signatures ont été remises au service compétent seulement  
le 97ème jour du délai référendaire. Grâce à un dispositif particulier, les autorités  
genevoises sont parvenues à fournir les attestations d'électeurs au 99ème jour du délai.  
Le renvoi des listes aux référendaires s'est cependant fait par inadvertance en courrier  
B. Ces signatures n'ont ainsi pas pu être remises à la Chancellerie fédérale au 100ème  
jour du délai référendaire. Les référendaires auraient dû prendre en compte le risque  
d'inadvertances de cet ordre dans l'organisation de la remise des signatures à la  
Chancellerie fédérale. Si les signatures litigieuses ont été écartées, c'est dès lors  
principalement parce que le comité référendaire n'a pas transmis « suffisamment tôt »  
(art. 62 al. 1 LDP) une partie des listes de signatures au service des votations et  
élections pour qu'elles soient contrôlées. Dans ces circonstances, les signatures  
parvenues à la Chancellerie fédérale après l'expiration du délai référendaire ne sont pas  
valables. Il pourrait en aller différemment en cas d'une remise tardive due à des  
circonstances extraordinaires.
Le Tribunal fédéral a traité dans des procédures séparées les recours concernant les  
référendums lancés contre les accords avec l'Allemagne et l'Autriche. Le recours relatif  
au référendum sur le traité avec l'Autriche a été rejeté par arrêt 1C_609/2012 du  
14 décembre 2012, en raison du manque évident de signatures. Les recours relatifs au  
référendum sur le traité avec l'Allemagne ont été déclarés ce jour sans objet après que  
l'Allemagne a renoncé au traité (Arrêt du Tribunal fédéral 1C_607/2012 et 1C_619/2012  
du 5 juin 2013).