Politique de l'asile et problème des étrangers 256 N 7 mars 1983 aisément, raisonnablement, facilitant ainsi la recherche du consensus nécessaire. Ainsi, pour améliorer l'information du ressortissant étran- ger, en particulier quant aux conditions de travail qui sont en vigueur dans notre pays, information considérée unani- mement comme pour le moins lacuneuse en l'état actuel, il s'agit seulement d'utiliser pleinement la base légale exis- tante. Ainsi, le regroupement familial, qui constitue un des problèmes les plus délicats en cette matière, peut être faci- lité et la situation du travailleur rendue plus humaine, plus supportable, même dans le cadre de la législation en vigueur. L'emploi de saisonniers, si déjà on veut maintenir ce statut dont j'avais proposé l'abolition, doit être soumis à des cri- tères plus stricts. La possibilité d'obtenir le permis à l'année ne doit pas exister seulement sur le papier. Trop d'obstacles de caractère administratif empêchent le saison- nier d'atteindre le nombre de mois requis pour la transfor- mation de son permis en permis annuel. De même, une grande partie des problèmes posés par l'intégration des étrangers - pour ce qui concerne les pou- voirs publics - peuvent trouver des solutions équitables sur la base des dispositions légales actuelles, avec la collabora- tion des cantons et grâce à la coordination de leur activité. Le travail de la commission existante au niveau fédéral est valable et mérite d'être encouragé. La présence d'un nom- bre suffisant d'étrangers au sein de la commission permet et facilite les rapports avec les différents groupes ethni- ques. Permettez-moi une parenthèse: je ne peux pas parta- ger le vœu de ceux qui voudraient soumettre les frontaliers à une réglementation au niveau fédéral, visant la restriction de leurs effectifs. J'admets qu'il s'agit d'un problème délicat et important, mais la situation se présente d'une manière si différente selon les régions, que la réglementation doit res- ter de la compétence des cantons. Les infrastructures ne sont pas les mêmes de ce côté de la frontière que de l'autre côté; elles varient au sein d'un même canton selon les régions. Il en est de même de la notion d'équilibre éco- nomique et de la notion d'équilibre du marché du travail. On n'exerce pas les mêmes professions de part et d'autres des différentes frontières. Le Conseil fédéral s'oppose d'ail- leurs à cette tendance visant à introduire une réglementa- tion fédérale concernant l'effectif des frontaliers. Il se réserve d'intervenir seulement dans le cas d'une manifesta- tion concrète de tensions économiques et sociales, que les cantons ont à présent la possibilité d'éviter par une politi- que et une réglementation responsables. En conclusion, je veux bien admettre, parce que le Conseil fédéral vient de le confirmer, que notre gouvernement entend poursuivre une politique de stabilisation tout en se réservant la possibilité de la pratiquer d'une manière flexi- ble. Cette flexibilité est opportune, surtout en regard de l'évolution incertaine de l'économie et du marché dj travail dans les différentes régions du pays. Evidemment, le principe de la priorité de la main-d'œuvre indigène doit être maintenu et son application garantie. En deuxième lieu, ceux qui ont déjà exercé une activité en Suisse doivent être pris en considération pour un nouvel emploi. Je suis convaincu que l'amélioration de la situation juridique du travailleur étranger et les simplifications qui s'imposent, en commençant par celles qui n'ont pas été contestées et qui peuvent être réalisées sans nécessiter une révision de la loi, peuvent être introduites éventuellement par la voie d'ordonnances et appliquées sans difficulté. Il s'agit au fond de mieux considérer la dignité de la personne, ses exi- gences, ses relations familiales et ses relations sociales. Bundesrat Friedrich: Die Einleitung der Antwort zur Inter- pellation Jelmini deckt sich mit der grundsätzlichen Erklä- rung zur Motion Oehen. Der Bundesrat wird seine Stabili- sierungspolitik weiterführen. Um der Ungewissheit der Ent- wicklung des Arbeitsmarktes Rechnung zu tragen und die notwendige Flexibilität zu wahren, hat er anlässlich der letz- ten Revision der Begrenzungsverordnung vorläufig nur die Hälfte der Höchstzahlen für Jahresaufenthalter freigegeben. Im Hinblick darauf, dass gegenwärtig lediglich rund ein Fünftel des gesamten jährlichen Ausländerzuwachses der Kontingentierung untersteht, hat er zudem beschlossen, hinsichtlich der zahlenmässig nicht begrenzten erwerbstäti- gen Ausländer sowie der nichterwerbstätigen Ausländer zusätzliche Einschränkungen vorzunehmen. Die Ausländerpolitik hat neben der Begrenzung der Auslän- derzahl auch eine bessere Eingliederung der Ausländer zum Ziel. Für die Rechtsstellung und Eingliederung ist von Bedeutung, dass heute rund drei Viertel der in der Schweiz wohnenden Ausländer die Niederlassungsbewilligung besit- zen. Aufgrund der bundesstaatlichen Aufgabenteilung bil- det das gesicherte Anwesenheitsrecht für den überwiegen- den Teil der bei uns wohnenden Ausländer das wichtigste Mittel des Bundes, um ihre Eingliederung zu erleichtern. Der Bundesrat wird die eidgenössische Kommission für Ausländerprobleme beibehalten, und zwar gestützt auf das Verwaltungsorganisationsgesetz. Diese Kommission hat für die gesellschaftliche Eingliederung der Ausländer und die Verbesserung der Beziehungen zwischen Schweizern und Ausländern eine wesentliche Rolle gespielt. Er wird zudem prüfen, welche weiteren Vorkehren aufgrund des geltenden Rechtes hinsichtlich Betreuung und Eingliederung der Aus- länder getroffen werden können. Insbesondere sollen die vorgesehenen Informationsschriften für Jahresaufenthalter und Saisonniers abgegeben werden. Der Bundesrat ist mit dem Interpellanten der Meinung, dass Saisonbewilligungen nur Ausländern erteilt werden, die in echten Saisonbetrieben arbeiten. Zudem sind diese Bewilli- gungen auf die betriebliche Saisondauer zu befristen. Das Eidgenössiche Volkswirtschaftsdepartement und das Eid- genössische Justiz- und Polizeidepartement haben im Auf- trag des Bundesrates den zuständigen kantonalen Behör- den die erforderlichen Weisungen erteilt. Präsident: Der Interpellant kann erklären, ob er von der Antwort des Bundesrates befriedigt ist. M. Jelmini: Je remercie le Conseil fédéral de la réponse qu'il m'a donnée et j'espère que les propos qui ont été tenus ici auront une suite. #ST# 82.593 Motion Meier Fritz Ausländer. Begrenzung der Einwanderung Immigration étrangère. Limitation Wortlaut der Motion vom 29. November 1982 Die Bundesverfassung ist wie folgt zu ergänzen: Art. 69quater (neu) Der Bund trifft Massnahmen gegen die Überfremdung und Übervölkerung der Schweiz: a. Der Bundesrat begrenzt die Zahl der jährlich in die Schweiz einwandernden Ausländer auf ein Drittel der im Vorjahr die Schweiz definitiv verlassenden Ausländer; b. Mitzuzählen unter Buchstabe a sind Niedergelassene, Jahresaufenthalter, nachgezogene Familienangehörige, Flüchtlinge und Asylanten; c. Nicht mitzuzählen unter Buchstabe a sind die Angehöri- gen diplomatischer und konsularischer Vertretungen sowie die Saisonniers. Texte de la motion du 29 novembre 1982 La constitution fédérale est complétée comme il suit:7. März 1983 N 257 Asylpolitik und Ausländerfragen Art. 69<iu;>tur (nouveau) La Confédération prend les mesures qui s'imposent contre l'emprise étrangère sur le pays et contre la surpopulation: a. Le Conseil fédéral limite le contingent annuel des étran- gers entrant en Suisse au tiers de ceux qui ont définitive- ment quitté le pays l'année précédente; b. En appliquant la disposition de la lettre a, on tiendra compte des titulaires des permis d'établissement ou de séjour à l'année, des personnes ayant des liens de famille avec des étrangers déjà admis, des réfugiés et des deman- deurs d'asile; c. On ne tiendra compte, en appliquant la disposition de la lettre a, ni des membres du corps diplomatique et consu- laire, ni des saisonniers. Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates Rapport écrit du Conseil fédéral Wie die vier ersten Überfremdungsinitiativen will der Motio- när die quantitative Zielsetzung der Ausländerpolitik auf Verfassungsstufe verankern. Zu diesem Zweck verlangt er eine Begrenzung der Neueinwanderung auf einen Drittel der Zahl der Rückwanderungen. Er übernimmt damit in ver- schärfter Form eine Forderung, wie sie in der «Mitenand»- Initiative enthalten war. Danach hätte die Zahl der Einreise- bewilligungen für Ausländer zum Zwecke der Erwerbstätig- keit die Zahl der im Vorjahr ausgereisten erwerbstätigen Ausländer nicht übersteigen dürfen. Die vorliegende Motion geht ebenfalls wesentlich weiter als das in der Motion Gehen vom 7. Juni 1982 enthaltene Begehren, in einem neuen Ausländergesetz sei festzulegen, dass die jährliche Neueinwanderung ausländischer Menschen die Zahl der Rückwanderungen nicht übersteigen dürfe. Mit einer Bestimmung, welche die Neueinwanderung auf einen Drittel der Zahl der Rückwanderungen beschränkt, würde ein allzu starres Begrenzungssystem für Ausländer geschaffen. Die menschlichen Gesichtspunkte der Einwan- derer würden völlig ausser acht gelassen, und gleichzeitig ergäben sich Ansätze für eine willkürliche Zulassungspra- xis. Überdies verlangen die Erhaltung der Konkurrenzfähig- keit der Wirtschaft im allgemeinen und der Exportwirtschaft im besonderen, die Förderung der Forschung und Entwick- lung und die Aufrechterhaltung der Dienstleistungen auch in schwierigen Phasen eine gezielte und den Gegebenhei- ten angepasste Einreisemöglichkeit ausländischer Arbeits- kräfte. Der Bundesrat wird jedoch die seit 1970 befolgte Zulassungsbegrenzung für neueinreisende erwerbstätige Ausländer weiterführen. Zudem wurden anlässslich der diesjährigen Revision der Begrenzungsverordnung zur Unterstützung seiner Stabilisierungspolitik flankierende Massnahmen hinsichtlich der nichtkontingentierten Einrei- sen angeordnet. Eine Regelung, wonach Asylbewerber und Flüchtlinge in ein Begrenzungssystem für Ausländer einbezogen werden, würde der bisher befolgten Flüchtlingspolitik sowie dem neuen Asylgesetz widersprechen. Wie, der Bundesrat bereits zur erwähnten Motion Oehen ausgeführt hat, unter- scheidet sich die Rechtsstellung des Flüchtlings wesentlich von derjenigen eines anderen Ausländers. Auch für den Asylbewerber sieht das Asylgesetz gewisse Rechte vor. Im übrigen ist darauf hinzuweisen, dass Flüchtlinge zur auslän- dischen Wohnbevölkerung gezählt werden. Der Bundesrat ist nach wie vor der Auffassung, dass weder auf Verfassungs- noch auf Gesetzesstufe das Verhältnis zwischen dem Bestand der schweizerischen und dem der ausländischen Wohnbevölkerung mit Zahlen oder Prozen- ten umschrieben werden soll. Die kurz- oder mittelfristigen Ziele der Ausländerpolitik wird er in den Richtlinien der Regierungspolitik darlegen, wie dies heute geschieht. Die Massnahmen, die er nach dem geltenden Bundesgesetz über Aufenthalt und Niederlassung der Ausländer zu treffen hat, sollen weiterhin in den periodisch zu erlassenden und den Verhältnissen angepassten Verordnungen geregelt werden. Die bestehende Verfassungsbestimmung (Art. 69ter) bildet für die Durchführung der quantitativen Auslän- derpolitik eine ausreichende Grundlage; eine ergänzende Verfassungsbestimmung ist nicht notwendig. Aus diesen Überlegungen kann der Bundesrat nicht emp- fehlen, die Motion entgegenzunehmen. Schriftliche Erklärung des Bundesrates Déclaration écrite du Conseil fédéral Der Bundesrat empfiehlt, die Motion abzulehnen. Meier Fritz: Mit meiner Motion verlange ich eine Ergänzung der Bundesverfassung mit dem Ziel, die jährlich in die Schweiz einwandernden Ausländer - ausgenommen die Saisonniers - auf ein Drittel der im Vorjahr die Schweiz defi- nitiv verlassenden Ausländer zu begrenzen. Obschon seit 1957 über 300000 Ausländer eingebürgert wurden, nähert sich der Bestand der ausländischen Wohnbevölkerung wie- der einer Million. Diese verhängnisvolle Entwicklung ist weitgehend auf die massive Einwanderung von ausländi- schen Jahresaufenthaltern mit ihren Angehörigen zurückzu- führen. So sind zum Beispiel in den Rezessionsjahren 1980 bis 1982 225000 Ausländer (davon über 100000 Erwerbs- tätige) mit Jahresaufenthalts- und Niederlassungsbewilli- gung in die Schweiz eingewandert. Die nach dem Zweiten Weltkrieg von der Wechselkurspolitik der Nationalbank pro- vozierte und seit 1964 vom Bundesrat begünstigte Fremd- arbeiterinvasion hat zu babylonischen Zuständen in den Schulklassen verschiedener Industriekantone geführt. Einer verordneten Redimensionierung des volkswirtschaftlich ertragreichen Finanzplatzes Schweiz wurde ein aufgebläh- ter Fremdarbeiter- bzw. Hilfsarbeiterwerkplatz gegenüber- gestellt. Es ist bezeichnend, dass sich die Belegschaften zusam- mengebrochener Textilbetriebe zu 90 Prozent aus ausländi- schen Hilfsarbeitern zusammensetzen, während andere Betriebe über einen Mangel an qualifizierten Facharbeitern klagen. Dem Einwand, durch die Verwirklichung meiner Motion würde die Einwanderung qualifizierter ausländischer Spezialisten verhindert, kann der Bundesrat durch die För- derung der Rückwanderung von Ausländern in ihre Heimat begegnen, da dadurch die Kontingente für qualifizierte Ein- wanderer automatisch erhöht würden. Unter den Ausländern, deren Einwanderung gemäss meiner Motion auf einen Drittel der Auswanderer begrenzt werden muss, werden auch Flüchtlinge und Asylbewerber erfasst. Damit soll deren Aufnahme in die Schweiz und die Ausle- gung des Flüchtlingsbegriffes bedeutend strengeren Krite- rien unterstellt werden. Ich war mir bewusst, dass sowohl meine Motion für eine Revision des Asylgesetzes, wie auch diese Motion für eine Begrenzung der Einwanderung von Ausländern in diesem Rat kaum Zustimmung finden würden. Deshalb habe ich die Forderungen beider Motionen in der von mir konzipierten Volksinitiative für eine Begrenzung der Einwanderung von Ausländern zusammengefasst, die noch dieses Jahr lan- ciert wird. Schon 1964 war jedes dritte in der Schweiz geborene Kind ausländischer Nationalität. Trotzdem «importierten» verant- wortungslose Kreise laufend neue Massen von Ausländern in unser übervölkertes Land, für deren Infrastruktur bereits über 25000 Hektaren Kulturland überbaut wurden. Sollen wir zusehen, wie weiterhin täglich ein Bauernhof verschwin- det? Sollen wir unseren Nachkommen ein schweizerisches Mittelland aus Asphalt und Beton hinterlassen? Darum bitte ich Sie, meine Motion zu unterstützen. Präsident: Es folgen die Einzelsprecher; die Redezeit beträgt fünf Minuten. Asylpolitik und Ausländerfragen Politique de l'asile et problème des étrangers Allgemeine Debatte - Débat général M. Magnin: Je tiens tout d'abord à préciser que je suis un peu surpris de cette procédure qui consiste, en mélangeantPolitique de l'asile et problème des étrangers 258 7 mars 1983 deux problèmes malgré tout différents, soit la question du droit d'asile et le problème des travailleurs immigrés, à obtenir une réponse du Conseil fédéral à chacune des inter- pellations les concernant puis à ouvrir ensuite une discus- sion générale en la matière. Il est évident que, dans ces conditions, celui qui intervient dans le débat général arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. A mon avis, il conviendrait à l'avenir de trouver d'autres façons de procé- der. Cela dit, je me bornerai donc à quelques remarques essen- tielles à la fois sur la question du droit d'asile et sur les pro- blèmes de l'immigration. Les différentes motions et interpellations concernant ces deux sujets qui préoccupent incontestablement une partie importante de l'opinion publique démontrent bien toute leur importance. En ce qui concerne le droit d'asile, il est évident que quelle que soit notre volonté de contribuer à accueillir des gens qui doivent quitter leur pays parce qu'ils s'y sentent en dan- ger pour des raisons politiques, il y a des limites que nous ne pouvons dépasser, particulièrement dans cette oériode de récession économique. Mais peut-on réellement dire aujourd'hui que ces limites sont atteintes? Peut-être pour certains cantons, comme Genève, par exemple, qui reçoit une masse considérable de réfugiés. En l'occurrence, il nous semble qu'un certain nombre de cantons - et certains importants - pourraient témoigner d'un peu plus de solida- rité à la fois internationale et confédérale. Nous avons appris qu'à la suite d'une rencontre entre le Conseil fédéral et les représentants des cantons, un pas semble se faire dans cette direction et nous nous en félicitons. En outre, nous pensons que dans le domaine de l'application de notre politique du droit d'asile, il est indispensable de faire preuve d'une totale impartialité: le critère déterminant pour l'accueil ne doit pas être, comme c'est trop souvent le cas, la couleur du régime que fuient ces demandeurs d'asile mais le danger réel qui les menace dans leur pays. Je vous rappelle que si une certaine restriction dans l'accueil semble être à l'ordre du jour, à une certaine épo- que l'on recevait sans sourciller environ 15000 à 18000 Hongrois ou 8000 à 10 000 Tchécoslovaques et récemment, quelques milliers de Polonais. Je ne suis pas certain que ces demandeurs d'asile fussent plus menacés dans leur existence que de nombreux demandeurs d'asile qui, notam- ment, viennent de Turquie; en effet, aujourd'hui, en Turquie l'on fusille, tandis que jusqu'à preuve du contraire, on ne fusille pas en Pologne! En l'occurrence, je pense qu'il faut réellement faire preuve dans ce domaine d'une totale impar- tialité et examiner le problème à travers la possibilité d'accueil qui existe encore dans d'autres cantons. En ce qui concerne la politique à l'égard de l'immigration, il est tout aussi évident que la Suisse ne peut pas pallier les conséquences de la crise économique que subissent tous les pays capitalistes et accueillir quinze millions de chô- meurs de l'Europe occidentale. Notre pays doit, eu égard à la situation économique actuelle, prendre aussi des mesures de protection de l'emploi pour tous les travailleurs actuellement en Suisse. Nous sommes donc favorables, pour notre part, à une cer- taine stabilisation. Néanmoins, nous ne pensons pas que certaines propositions que nous avons entendues à cette tribune, notamment celles de M. Oehen, soient vraiment la voie à suivre. Nous sommes au contraire d'avis que les mesures visant à la stabilisation doivent faire en sorte que le patronat suisse ne fasse appel à une main-d'œuvre immi- grée à bon marché. Le jour où nous aurons pris un certain nombre de mesures sur le plan social, dans le domaine des salaires, de la famille, des droits de ces travailleurs-là; que nous aurons établi une certaine parité entre les travailleurs suisses et les travailleurs immigrés, le patronat n'aura plus intérêt à recourir à cette main-d'œuvre étrangère et c'est dans cette direction que nous devons aller. A notre avis, la solution n'est pas dans une fermeture brutale des frontières mais bien dans la disparition d'une certaine conception d'une main-d'œuvre à bon compte. Je termine en soulignant un fait patent, notamment à pro- pos des travailleurs frontaliers. Aujourd'hui, de nombreux travailleurs frontaliers sont utilisés comme un moyen de pression sur les conditions de vie des travailleurs de notre pays, des travailleurs occupés en Suisse. Or, je le répète, c'est grâce à des mesures d'égalité de traitement en matière de salaire et de droits sociaux que nous parvien- drons à une stabilisation qui prendra ses assises sur une base à caractère social et non pas policier. Ott: Ich spreche zum ersten Problemkreis - Asylpolitik - und möchte mich dabei auf den internationalen Aspekt bechränken. Sie haben vielleicht letzte Woche im «Bund» die beschä- mende Geschichte von dem eritreischen Flüchtling gele- sen, der in Europa von einem Land zum anderen gescho- ben wurde, weil die Rechtslage und die Praxis überall wie- der anders sind. Es wurde dann in jenem Bericht beigefügt, die Zahl der Flüchtlinge, die in Westeuropa so herumge- schoben werden und vergeblich eine neue Heimat suchen, belaufe sich auf mindestens 10 000. Gobal geht die Zahl der Flüchtlinge - wir haben es vom Vertreter des Bundesrates soeben gehört - in die 20 Millionen. Die Schweiz bildet nicht wegen ihrer liberalen, humanen Asylgesetzgebung einen isolierten Sonderfall, sondern sie partizipiert ganz einfach an einem Problem, das heute die Weltgesellschaft und insbesondere die Länder Westeuro- pas beschäftigt. Nun spricht wohl einiges für die Annahme, dass dieses so rasch und drastisch angewachsene Problem aus schweize- rischer und überhaupt aus jeder nationalstaatlichen Per- spektive allein gar nicht mehr lösbar ist. Auch wenn wir die zurzeit hängigen Fälle von 8000 Flüchtlingen speditiv und sachgerecht (respektive: menschengerecht) erledigen könnten, was würde uns dann garantieren, dass sich diese Zahl nicht bis in ein, zwei Jahren vermehrt, vielleicht verdop-- pelt? Wir müssen also auch nach langfristigen Lösungen suchen, nicht nur nach kurzfristigen. Wenn heute schon bei den zunehmend schwieriger werdenden Fragen mit Flücht- lingen aus der Dritten Welt die Vernehmung eines einzelnen Flüchtlings (inklusive die Verarbeitung der Vernehmung) rund einen Arbeitstag eines Beamten beansprucht oder wenn wir in der ganzen Schweiz nur drei Leute haben, die die Sprache der letzthin so zahlreich gewordenen tamili- schen Asylsuchenden aus Sri Lanka überhaupt verstehen, wer soll dann in einer Ungewissen Zukunft diesen Arbeits- anfall noch bewältigen können? Aber es ist gesagt worden - und ich bin dem Bundesrat dankbar für diese feste und eindeutige Haltung -, wir dürften die Substanz unserer humanitären Asyltradition nicht gefährden, welche den poli- tisch Verfolgten helfen will; wir müssen uns selber treu blei- ben, denn dies ist ein Stück schweizerischer Identität. Man wird also auf mittlere oder lange Sicht nach einer neuen Form internationaler Lösungen suchen müssen. Während der UNO-Hochkommissar für Flüchtlinge eine weltweite Verantwortung trägt, müsste in Westeuropa, das heute das bevorzugte Ziel von Flüchtlingsströmen aus anderen Kulturen ist, die Frage einmal gesamt-westeuropä- isch angepackt werden. Und ich meine, man sollte ernsthaft prüfen, ob es nicht - aufgrund ihrer humanitären Tradition - an der Schweiz wäre, eine europäische Initiative zu ergrei- fen und mit den Regierungen Westeuropas nach kooperati- ven Lösungen für das Flüchtlingsproblem in unserer Weltre- gion zu suchen. So wie wir früher Konferenzen über das humanitäre Kriegsvölkerrecht zusammengerufen haben, aus unserer humanitären Tradition heraus, so wäre es heute wohl für das überbordende Flüchtlingsproblem an der Zeit. Und es wäre auch zu prüfen, ob nicht die westeuropäischen Staaten Anstrengungen unternehmen sollten, um die gemeinsame Flüchtlingsproblematik (mindestens teilweise) gewissermassen «extramural» zu lösen, nämlich durch Finanzierung und Leitung von Flüchtlingssiedlungen in befreundeten und rechtsstaatlich regierten Ländern der betreffenden Kulturbereiche oder Weltregionen, aus denen die grossen Flüchtlingsströme heute kommen. Es könnte7. März 1983 N 259 Asylpolitik und Ausländerfragen auf diese Weise mit den gleichen Mitteln mehr Flüchtlingen geholfen und der Kulturschock für die Flüchtlinge gemildert werden. Ich glaube, wir müssen auch diese Perspektive für eine langfristige Lösung des Problems im Auge behalten. Gehen: Ich möchte Herrn Kollega Müller vorerst darauf auf- merksam machen, dass allein seine Gewerkschaften zu Beginn der sechziger Jahre in der Lage gewesen wären, die unglückliche Entwicklung auf dem Einwanderungssektor zu bremsen. Wenn er heute hier Erklärungen abgegeben hat, wie die Gewerkschaften sich eingesetzt hätten, so stelle ich mit Bedauern fest, dass offenbar aus dogmatischen Grün- den kein wirklicher Kampfwille bestand. Denn es kann gar kein Zweifel daran bestehen, dass die Gewerkschaften zwar von der Basis her beauftragt waren, diese Entwicklung zu steuern, dass sie es aber bei verbalen Protesten bewenden Hessen. Wenn Herr Kollega Müller in meinem Postulat rassi- stische Tendenzen sieht, so muss ich diese Deklarierung allerschärfstens zurückweisen. Es hat überhaupt nichts damit zu tun, wenn man aus Voraussicht kommender Ent- wicklungen darauf hinarbeitet, die Einwanderer aus den sprachlich-kulturell verwandten Gebieten zu rekrutieren, und nicht aus Zonen dieser Erde, wo eine total andere Denkart, eine andere Verhaltensnorm gilt, woher also Men- schen kommen, die sich nicht assimilieren lassen. Herr Kollega Müller, beachten Sie bitte, dass jene Arbeitge- ber eine schwere Verantwortung auf sich nehmen, die Arbeitskräfte aus anderen Kulturkreisen anwerben. Uns als Rassisten zu bezeichnen, weil wir diese Rekrutierung ablehnen, ist ungerechtfertigt, ja lieblos gegenüber jenen Kreisen, die Sie zu vertreten haben. Wenn man nämlich sein Volk liebt, versucht man es vor Situationen zu bewahren, in denen es mit Sicherheit nicht bestehen kann. Der Bundesrat beantragt, die Motion in ein Postulat umzu- wandeln. Ich bin damit einverstanden. Ich hoffe nur, dass meine Anliegen nicht auf der langen Bank weiter ver- schleppt werden, bis eine Explosion zu befürchten ist, son- dern dass man sich tatsächlich innert nützlicher Frist an die Neufassung des Ausländergesetzes macht. Ich danke dem Bundesrat für seine Bereitschaft, das Thema zu behandeln. M. Ziegler-Genève: Je suis tout à fait d'accord avec M. Magnin, l'organisation de ce débat est parfaitement absurde, on ne peut pas débattre en même temps les pro- blèmes des travailleurs étrangers et ceux des réfugiés poli- tiques, c'est noyer le poisson des deux côtés, et je ne crois pas que cette organisation malencontreuse ait été faite sans arrière-pensée politique. Je regrette profondément ce type de manœuvre! Je voudrais intervenir sur deux points seulement, purement techniques, mais dont M. Friedrich, chef du Département de justice et police, tiendra compte, je l'espère. Le premier problème est celui de l'énorme afflux de réfu- giés politiques, en Suisse romande notamment, qui inquiète profondément l'opinion publique. A droite, on réclame une restriction à l'admission des réfugiés, alors qu'à gauche on prétend accepter tout le monde. Voici quelques chiffres: à Genève, si vous déposez aujourd'hui une demande d'asile, vous attendez au mini- mum deux ans. Ceci est parfaitement insensé, car si vous êtes un faux réfugié, vous aurez droit pendant cette période aux prestations provisoires de l'Office des réfugiés, c'est alors faire insulte au contribuable genevois que de lui faire assumer l'entretien de familles entières qui séjournent en Suisse et dont on découvre ensuite, à l'examen à Berne, que ce sont de faux réfugiés; s'il s'agit au contraire de vrais réfugiés, au sens de la loi, qui ont véritablement droit à l'asile, il est alors inhumain de les laisser attendre pendant tout ce temps. Cette situation est devenue absurde, notamment en Suisse romande - il y a actuellement à Genève 937 cas pendants, et l'attente, encore une fois, dure deux ans. Je ne fais aucun reproche à M. Friedrich, cette situation ne s'est pas établie par sa faute, mais elle est de sa responsabilité. Des mesures doivent par conséquent être prises. Il y a quatre commissaires de la police fédérale attachés à Genève, pas un de plus. Ils ont un statut spécial, seuls parmi tous les commissaires fédéraux ils peuvent habiter dans cette ville, ce qui est déjà une exception bienvenue. A Berne, il y a sous-équipement. On a enfin engagé maintenant quelqu'un qui parle arabe, une jeune Jordanienne, une autre personne d'origine africaine, un Rwandais devenu Suisse, et enfin quelqu'un d'origine latino-américaine. Ces trois engage- ments vont dans le bons sens, ces trois fonctionnaires fédéraux sont enfin capables de traiter des dossiers compli- qués dans leurs langues respectives. Mais c'est tout à fait insuffisant. Il faut aller beaucoup plus loin, diversifier les engagements soit contractuellement soit sous statut, afin de réduire ce délai de deux ans qui pose de graves difficul- tés. Voici le deuxième problème: cinq citoyens suisses ont dis- paru en Argentine, enlevés par les forces de la dictature militaire. L'un d'eux a été enlevé le 10 mai 1977 en plein Buenos Aires, un de mes étudiants de l'Université de Genève, Alexis Jaccard. On ne l'a jamais retrouvé. Le Conseil fédéral a tout fait pour obtenir une réponse de la dictature argentine, en vain. Or maintenant, l'Italie et l'Alle- magne fédérale, deux pays démocratiques qui recherchent aussi des citoyens disparus en Argentine, ont créé des commissions d'enquête gouvernementales pour faire pres- sion sur ce pays. Je demande, avec les Eglises, avec les organisations humanitaires, nous demandons au Conseil fédéral de constituer une commission d'enquête afin de retrouver les cinq citoyens suisses enlevés en Argentine, les cinq jeunes gens qui ont disparu, et sur lesquels le gou- vernement argentin, que ce soit l'ambassade à Berne ou le gouvernement à Buenos Aires, refuse de donner la moindre information. Ceci me semble être un devoir national urgent et pratique- ment réalisable. Il suffirait en effet de prendre langue avec Rome et Bonn afin de se joindre à cette démarche euro- péenne commune. Braunschweig: Ich beantrage Ihnen, die Motion Oehen - auch in der Form des Postulates - als Ganzes abzulehnen. Zur Begründung verweise ich auf die zahlreichen Vorbe- halte, die Herr Bundesrat Friedrich sehr deutlich geäussert hat. Ausserdem haben wir Gewähr, dass die offenen Fragen weiterhin in Behandlung bleiben. Es liegen auch entspre- chende Vorstösse vor. Die Ausländergesetzgebung muss unter allen Umständen schrittweise weiterbearbeitet wer- den. Zu den Ziffern der Motion im einzelnen: die Ziffer 2 ist auch vom Bundesrat abgelehnt worden; zu Ziffer 1 sagte Herr Bundesrat Friedrich, sie sei zu wenig flexibel. Ich mache Sie besonders auf Ziffer 4 aufmerksam: die Zwei- teilung der Flüchtlinge in solche, die erwerbsfähig sind, und solche, die nicht erwerbsfähig sind, hat schon in der Ver- gangenheit in unguter Weise stattgefunden; sie zieht den Verdacht auf uns, wir Hessen Flüchtlinge mit offenem Her- zen herein, wenn wir sie gebrauchen können, und mit weni- ger offenem Herzen, wenn sie uns zur Last fallen. Dem dür- fen wir nicht durch die vorgeschlagene Formulierung Vor- schub leisten. Die Rechte der Flüchtlinge werden abgebaut, das gilt sowohl für die Ziffer über die Saisonniers als auch für die letzte Ziffer betreffend Rechtsschutz. Ich verweise auf Seite 63 unserer «Übersicht der Verhandlungen». Wir dürfen uns nicht später einmal beim Wortlaut dieses Postulates behaften lassen, und das wird sicher der Fall sein, so wie Herr Oehen uns heute den Wortlaut einer Motion aus dem Jahre 1974 vorgehalten hat. Wenn wir vor- sichtig sind, lehnen wir diese Motion ab. Wegen der erwähnten Ziffer 2 tritt eben doch ein fremden- feindlicher Geist aus dem Postulat hervor, den wir nicht übersehen dürfen. Die Frage der Fremdenfeindlichkeit beschäftigt mich besonders: Herr Bundesrat Friedrich hat davon gesprochen. Diese Mentalität kam offenbar bei der Besprechung mit den Vertretern der Kantone zur Sprache.Interpellation Reichling 260 N 7 mars 1983 Herr Friedrich erwähnte sogar Alarmstimmung. Glücklicher- weise hat der Bundesrat gegen einzelne Überschreitungen in den Kantonen Einspruch erhoben, offenbar m t Erfolg; aber er kann es nur dann tun, wenn er von feindlichem Ver- halten erfährt und wenn rechtliche Möglichkeiten dagegen gegeben sind. Hinter einzelnen Verlautbarungen steckt eine ganz bestimmte Mentalität, die jeden Tag irgendwo zum Aus- druck kommen kann und die wir gar nicht lieben. Wir wollen an dieser Stelle selbstkritisch sein: jeder von uns stand schon einmal in der Gefahr, gegenüber irgendeiner Person ein ganz klein wenig fremdenfeindlich zu reagieren. Offen- bar gehört das zur menschlichen Natur. Aber gerade weil wir das wissen, sollten wir uns auch vor unserer eigenen schwachen Seite schützen. Und deshalb scheint es mir so wichtig, dass wir dieses Postulat, das einen falschen Geist enthält, ablehnen. Ich bitte Sie darum. Präsident: Die Rednerliste ist erschöpft. Herr Bundesrat Friedrich verzichtet auf das Wort. Wir bereinigen nun die einzelnen Vorstösse. 82.410 Motion Meier Fritz Präsident: Der Bundesrat beantragt, die Motion abzuleh- nen. Herr Meier Fritz hält an seiner Motion fest. Wir stim- men ab. Abstimmung - Vote Für Überweisung der Motion 2 Stimmen Dagegen 117 Stimmen 82.432 Interpellation Soldini Präsident: Der Interpellant hat sich als nicht befriedigt erklärt. 82.480 Postulat Cavadini Präsident: Der Bundesrat ist bereit, das Postulat entgegen- zunehmen. Wird es aus der Mitte des Rates bekämpft? - Das ist nicht der Fall. Überwiesen - Transmis 82.499 Interpellation Leuenberger Präsident: Der Interpellant hat sich als teilweise befriedigt erklärt. 82.518 Interpellation Hofmann Präsident: Der Interpellant war von der schriftlichen Ant- wort des Bundesrates nicht befriedigt; hingegen hat er sich in bezug auf die mündliche Ergänzung als befriedigt erklärt. 82.385 Motion Oehen Präsident: Der Bundesrat beantragt die Umwandlung der Ziffern 1 sowie 3-6 in ein Postulat und die Ablehnung der Ziffer 2. Herr Oehen ist damit einverstanden. Herr Braun- schweig bekämpft diesen persönlichen Vorstoss auch als Postulat. Wir stimmen deshalb ab. Ziffer 1, 3-6 - Chiffre 1, 3-6 Abstimmung - Vote Für den Antrag des Bundesrates (Postulat) 48 Stimmen Für den Antrag Braunschweig (Ablehnung) 45 Stimmen 82.414 Motion der sozialdemokratischen Fraktion Motion du groupe socialiste Präsident: Der Bundesrat beantragt, die Motion in ein Postulat umzuwandeln. Die sozialdemokratische Fraktion ist mit der Umwandlung in ein Postulat einverstanden. Wird das Postulat aus der Mitte des Rates bekämpft? - Das ist nicht der Fall. Überwiesen - Transmis 82.450 Interpellation Jelmini Präsident: Der Interpellant hat sich als befriedigt erklärt. 82.593 Motion Meier Fritz Präsident: Der Bundesrat empfiehlt, die Motion abzuleh- nen. Herr Meier beharrt auf der Motion. Abstimmung - Vote Für den Antrag des Bundesrates (Ablehnung) 126 Stimmen Für den Antrag Meier (Überweisung) 1 Stimme #ST# 80.599 Interpellation Reichling Ausserparlamentarische Kommissionen. Amtsdauerbeschränkung Commissions extra-parlementaires. Limitation de la durée du mandat Fortsetzung - Suite Siehe Jahrgang 1981, Seile 1389 - Voir Année 1981, pago 1389 Präsident: Sie haben am 9. Oktober 1981 Diskussion beschlossen. Die Redezeit beträgt 5 Minuten. Reichling: Die Interpellation datiert vom 10. Dezember 1980. Sie wurde hier am 9. Oktober 1981 behandelt. Damals wurde Diskussion beschlossen. Heute haben wir den 7. März 1983. Es geht um die Amtszeitdauer der ausserpar- lamentarischen Kommissionen. Die grosse Zahl dieser Kommissionen können Sie aus dem Staatskalender entneh- men. Sie beanspruchen dort etwa 120 Seiten, wobei die Zusammenstellung unvollständig ist. Mit der Verordnung vom 2. März 1977 verordnete der Bun- desrat ein Höchstalter für die Kommissionsmitglieder und eine Amtszeitbeschränkung auf vier Amtsdauern, also auf total 16 Jahre. Ich verlangte vom Bundesrat, er solle eine differenzierte Anwendung dieser Amtsdauer beschliessen und diese starre Regelung nicht aufrechterhalten. Der Bun- desrat lehnt das Begehren ab mit der Begründung, dass verschiedene Kantone ähnliche Regelungen hätten, dass eine ständige Rotation erwünscht sei, dass unterschiedli- che Regelungen eine stossende Rechtsungleichheit erge- ben würden und dass die delegierenden Organisationen über eine ganze Reihe ausgewiesener Repräsentanten ver- fügen würden, damit ein Ersatz gewährleistet sei. Der Bun- desrat hat mit seiner summarischen Regelung einen einfa- chen Weg gewählt. Er kann aber nicht allen Verhältnissen gerecht werden. Ich möchte das an den drei Beispielen, die ich in der Begründung angegeben habe, darlegen. Das erste Beispiel betrifft sogenannt politisch zusammen- gesetzte Kommissionen. Für diese Kommissionen befür- worte ich durchaus die Regelung, die der Bundesrat getrof- fen hat. Dort ist eine Rotation erwünscht, und es stehen diesen politischen Organisationen zahlreiche Leute zur Ver- fügung, welche sie delegieren können. Das zweite Beispiel betrifft eidgenössische Rekursinstan- zen. Ich erwähne das Beispiel der Eidgenössischen Pacht- zinskommission. Sie ist die oberste Instanz zur Festsetzung von Pachtzinsen. Ein Weiterzug an das Bundesgericht ist nur für formelle Mängel möglich, nicht aber zur Beurteilung der Sachfrage. Es handelt sich also um ein eigentiches Ver- waltungsgericht. Bei keinem Gericht des Landes ist es sonst üblich, dass man Amtszeitbeschränkungen einführt, weil es dort im Hinblick auf eine ausgeglichene und ausge- wogene Rechtssprechung ausgesprochen erwünscht ist,Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Motion Meier Fritz Ausländer. Begrenzung der Einwanderung Motion Meier Fritz Immigration étrangère. Limitation In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1983 Année Anno Band II Volume Volume Session Frühjahrssession Session Session de printemps Sessione Sessione primaverile Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 05 Séance Seduta Geschäftsnummer 82.593 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 07.03.1983 - 15:30 Date Data Seite 256-260 Page Pagina Ref. No 20 011 275 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.