Lausanne, 29. Dezember 2016
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 12. Dezember 2016 (2C_625/2016)
Arbeitgeber müssen Lohndumping-Kontrollorganen Unterlagen 
herausgeben
Arbeitgeber sind verpflichtet, den Kontrollorganen zum Schutz vor Sozial- und
Lohndumping (tripartite Kommissionen) Arbeitsverträge und andere relevante Unterlagen betreffend die Lohn- und Arbeitsbedingungen (Lohnabrechnungen, Arbeitszeitrapporte) herauszugeben. Das Bundesgericht heisst die Beschwerde des Eidgenössischen Departements für Wirtschaft, Bildung und Forschung gegen einen Entscheid
des Verwaltungsgerichts des Kantons Zürich gut.
Zur Abfederung der Auswirkungen des Freizügigkeitsabkommens mit der EU auf den
Schweizer Arbeitsmarkt wurden flankierende Massnahmen erlassen, die namentlich den
Schutz vor Sozial- und Lohndumping bezwecken. In diesem Rahmen wurden der Bund
und die einzelnen Kantone verpflichtet, Kommissionen bestehend aus Arbeitgeber-,
Arbeitnehmer- und Behördenvertretern einzusetzen (tripartite Kommissionen), die den
Arbeitsmarkt beobachten, beziehungsweise kontrollieren. Die Arbeitskontrollstelle für
den Kanton Zürich führte im Februar 2015 im Auftrag der tripartiten Kommission des
Kantons Zürich auf einer Baustelle eine Kontrolle durch. Sie forderte die ausführende
Baufirma anschliessend zur Herausgabe verschiedener Unterlagen betreffend die Lohnund Arbeitsbedingungen (Arbeitsvertrag, Lohnabrechnungen, Arbeitszeitrapporte) eines
angetroffenen portugiesischen Arbeiters auf, was das Unternehmen verweigerte. Das
Zürcher Verwaltungsgericht entschied 2016, dass die Firma die Unterlagen nicht
herausgeben müsse; die tripartite Kommission oder ihre Hilfspersonen hätten nur das
Recht, die fraglichen Unterlagen in den Räumlichkeiten des Unternehmens einzusehen. 
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde des Eidgenössischen Departements für
Wirtschaft, Bildung und Forschung gut, hebt den Entscheid des Verwaltungsgerichts auf
und  verpflichtet  das  betroffene  Unternehmen  zur  Herausgabe  der  verlangten
Unterlagen. Eine Auslegung der massgebenden Bestimmungen im Obligationenrecht
(Artikel 360a und 360b OR) sowie im Entsendegesetz (Artikel 7 EntsG) – welche eine
gemeinsame Entstehungsgeschichte aufweisen – führt zum Ergebnis, dass die kontrollierten Unternehmen verpflichtet sind, den tripartiten Kommissionen die notwendigen
Unterlagen herauszugeben, beziehungsweise zuzustellen. Der Gesetzgeber hatte nicht
die Absicht, die Kontrolle bei der Arbeitsmarktbeobachtung auf eine blosse Einsichtnahme der Unterlagen in den Räumlichkeiten der betroffenen Arbeitgeber zu beschränken. Lausanne, le 29 décembre 2016
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 12 décembre 2016 (2C_625/2016)
Les employeurs doivent remettre les documents requis aux 
organes de contrôle en matière de sous-enchère salariale
Les employeurs sont tenus de remettre les contrats de travail et tout autre document
pertinent concernant les conditions salariales et de travail (décomptes de salaire et
d'heures de travail) aux organes de contrôle instaurés afin de prévenir le dumping
social et salarial (commissions tripartites). Le Tribunal fédéral admet le recours
formé par le Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche à
l'encontre d'une décision du Tribunal administratif du canton de Zurich.
Des mesures d'accompagnement ont été adoptées afin d'atténuer les effets de l'Accord
sur la libre circulation des personnes conclu avec l'Union européenne sur le marché du
travail suisse ; ces mesures visent notamment à prévenir tout dumping social ou
salarial. Dans ce cadre, la Confédération et les différents cantons se sont engagés à
instituer des commissions composées de représentants des employeurs, employés et
autorités (commissions tripartites), qui observent, respectivement contrôlent le marché
du travail. En février 2015, l'instance de contrôle du travail du canton de Zurich a, sur
mandat de la commission tripartite du canton de Zurich, procédé à des contrôles sur un
chantier. A l'issue de son contrôle, l'instance a invité l'entreprise chargée de l'exécution
des travaux de lui remettre différents documents relatifs aux conditions salariales et de
travail (contrat de travail, décomptes de salaire et de temps de travail) concernant un
employé portugais rencontré sur le site. L'entreprise a refusé de s'exécuter. Le Tribunal
administratif zurichois a décidé, en 2016, que l'entreprise n'avait pas l'obligation de
remettre les documents à l'autorité  ; la commission tripartite ou un auxiliaire avaient
uniquement le droit de prendre connaissance des documents litigieux au sein des
locaux de l'entreprise.
Le Tribunal fédéral admet le recours du Département fédéral de l'économie, de la
formation et de la recherche, annule la décision du Tribunal administratif et condamne
l'entreprise concernée à remettre les documents requis à l'autorité. L'interprétation des
dispositions pertinentes du Code des obligations (articles 360a et 360b CO) ainsi que de
la loi fédérale sur les travailleurs détachés (article 7 LDét), qui partagent la même
genèse, aboutit au résultat que les entreprises soumises à surveillance sont tenues de
remettre,  respectivement  d'envoyer  aux  commissions  tripartites  les  documents
nécessaires. Le législateur n'avait pas l'intention de limiter les instruments de contrôle
du marché du travail à la seule possibilité pour l'autorité de prendre connaissance des
documents au sein des locaux de l'employeur concerné.