<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2A.52/2004/LGE/elo </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 5 février 2004 </div> <div class="para">IIe Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. les Juges Wurzburger, Président, </div> <div class="para">Hungerbühler et Müller. </div> <div class="para">Greffier: M. Langone. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">C.X.________, recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Office cantonal de la population du canton de Genève, case postale 51, 1211 Genève 8, </div> <div class="para">Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève, rue Ami-Lullin 4, </div> <div class="para">case postale 3888, 1211 Genève 3. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">autorisation de séjour, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours de droit administratif contre la décision de la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève du 25 novembre 2003. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant: </div> <div class="para">Que C.X.________, née le 2 mai 1977, de nationalité marocaine, a épousé le 12 septembre 2001 un ressortissant suisse, C.________, </div> <div class="para">qu'elle a obtenu de ce fait une autorisation de séjour annuelle pour vivre auprès de son mari dans le canton de Genève, </div> <div class="para">que l'époux a quitté le domicile conjugal en mai 2002 pour emménager seul dans un autre appartement, sans donner de ses nouvelles à son épouse, </div> <div class="para">que, par décision du 13 juin 2003, l'Office cantonal de la population du canton de Genève a refusé de renouveler l'autorisation de séjour de C.X.________, au motif que celle-ci invoquait de manière abusive un mariage n'existant plus que formellement, </div> <div class="para">que, statuant sur recours le 25 novembre 2003, la Commission canto- nale de recours de police des étrangers du canton de Genève (ci-après: la Commission de recours) a confirmé cette décision, </div> <div class="para">qu'agissant par la voie du recours de droit administratif, C.X.________ demande implicitement au Tribunal fédéral d'annuler l'arrêt précité du 25 novembre 2003, </div> <div class="para">que, d'après l'art. 7 al. 1 de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142.20), le conjoint étranger d'un ressortissant suisse a droit à l'octroi et à la prolongation de l'autorisation de séjour, sous réserve notamment d'un abus de droit manifeste (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=21.01.2004&amp;to_date=09.02.2004&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F121-II-97%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page97">ATF 121 II 97</a> consid 4a; voir aussi <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=21.01.2004&amp;to_date=09.02.2004&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F128-II-145%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page145">ATF 128 II 145</a> consid. 2.2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=21.01.2004&amp;to_date=09.02.2004&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F127-II-49%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page49">127 II 49</a> consid. 5a), </div> <div class="para">que la Commission de recours a retenu, en bref, que la vie commune des époux avait cessé définitivement au plus tard en mai 2002, soit après neuf mois de mariage, et que depuis lors les époux ne s'étaient plus rencontrés, le mari ayant même déclaré qu'il excluait toute reprise de la vie commune et qu'il avait l'intention d'introduire une action en divorce, </div> <div class="para">que, sur la base de ces constatations de fait - qui lient le Tribunal fédéral dans la mesure où elles n'apparaissent pas manifestement erronées (<span class="artref">art. 105 al. 2 OJ</span>) -, la juridiction cantonale pouvait, à bon droit, retenir que la recourante commettait un abus de droit manifeste en invoquant un mariage n'existant plus que formellement dans le seul but d'obtenir le renouvellement de son autorisation de séjour, </div> <div class="para">que la recourante fait valoir que, lorsque son mari a quitté le domicile conjugal sans donner de ses nouvelles, elle avait signalé sa disparition à la police et s'était ensuite enquise de l'adresse de son mari auprès des autorités, ce qui démontrerait sa volonté de maintenir une communauté conjugale, </div> <div class="para">que si la recourante a entrepris des démarches en vue de retrouver son mari, cela ne signifie pas encore qu'elle ait la volonté de reprendre une véritable vie commune avec lui, </div> <div class="para">qu'il n'existe en tout cas aucun élément concret et sérieux permettant de croire à une prochaine réconciliation des époux et à une volonté réelle de reprise de la vie commune, </div> <div class="para">que l'union conjugale apparaît à l'évidence vidée de sa substance, chacun des deux époux menant en réalité sa propre vie, </div> <div class="para">que, pour le surplus, il y a lieu de renvoyer aux motifs convaincants de l'arrêt attaqué (<span class="artref">art. 36a al. 3 OJ</span>), </div> <div class="para">que, manifestement mal fondé, le recours doit être rejeté selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner un échange d'écritures, </div> <div class="para">que, succombant, le recourant doit supporter les frais judiciaires (156 al. 1 OJ). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, vu l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>, le Tribunal fédéral prononce: </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est rejeté. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Un émolument judiciaire de 800 fr. est mis à la charge de la recourante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué en copie à la recourante, à l'Office cantonal de la population et à la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève, ainsi qu'à l'Office fédéral de l'immigration, de l'intégration et de l'émigration. </div> <div class="para">Lausanne, le 5 février 2004 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">Le président: Le greffier: </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>