<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. A. est prévenu d'infraction aux articles 181, subsidiairement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">181/21, 260ter, 292 CP, ainsi qu'aux articles 19 et 19 ch.2 LStup (D.332,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">333).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par requête du 26 août 1998, A. a sollicité du juge</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'instruction la communication du nom des personnes auxquelles la police</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cantonale s'était adressée pour établir, en date du 4 juin 1998, un rap-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">port de renseignements généraux le concernant et figurant au dossier offi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ciel (D.299, 301, 114).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par décision du 28 octobre 1998, le juge d'instruction a refusé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'y donner suite, au motif que les renseignements pris n'étaient pas en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">flagrante opposition par rapport à ceux obtenus dans le cadre de la procé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dure. Il invitait cependant A. à faire part des motifs précis pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lesquels celui-ci souhaitait qu'il procède à une recherche dans le sens</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">demandé, au cas où la nécessité de cette démarche lui aurait échappé.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. A. recourt contre cette ordonnance, concluant à son annulation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et à ce qu'il soit donné suite à sa requête.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Il soutient en bref que, touché par des déclarations le concer-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nant, il a un droit à connaître le nom des personnes qui tiennent des pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pos peu reluisants à son encontre, ne serait-ce que pour y apporter un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">autre éclairage, notamment les replacer dans le contexte dans lequel ils</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ont été prononcés. Selon lui, aucune protection légale n'est accordée aux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">personnes entendues dans le cadre d'un rapport de renseignements généraux.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le juge d'instruction conclut au rejet du recours, en formulant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quelques observations. Il retient qu'en plus de la personne mentionnée</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dans le recours, deux autres personnes interrogées dans le dossier confir-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment le bien-fondé de ces qualifications. Dans ses observations subséquen-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tes, le recourant confirme ses conclusions.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans le délai légal de 10 jours dès la notification de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la décision attaquée, le recours est recevable (art.233, 236 CPP).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Le recours à la Chambre d'accusation contre les décisions du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">juge d'instruction n'est pas ouvert pour erreur d'appréciation, mais seu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lement pour erreur de droit ou abus du large pouvoir d'appréciation dont</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dispose le juge (RJN 1983, p.114; 7 II 28). L'opportunité d'administrer</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">une preuve ou non au stade de l'instruction est une question d'apprécia-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion. L'administration des preuves doit porter sur des faits qui sont de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nature à exercer une influence sur la solution du procès (art.134 CPP).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Les parties n'ont pas un droit absolu, inconditionnel, à recourir à tel ou</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tel moyen de preuve (RJN 7 II 95), la maxime inquisitoire ne contraignant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas le juge d'instruction à accomplir tous les actes d'information propo-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sés ou requis par les parties (Piquerez, Précis de procédure pénale suis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">se, 2ème éd., 1994, no 1015).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> a) Le recourant s'en prend au refus du juge d'instruction de lui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">communiquer le nom des personnes interrogées par la police pour établir le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rapport de renseignements généraux le concernant, spécialement la rubrique</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">relative à l'appréciation de la moralité, qui le dépeint comme un homme</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">irascible et colérique, voire même violent, qui n'aurait aucun égard pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">autrui et qui penserait que régler ses affaires par l'intimidation serait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la meilleure solution.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Dans sa décision rejetant la requête de A., le juge d'instruction</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">a toutefois invité celui-ci à lui faire part des motifs précis de sa</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">demande au cas où la nécessité de cette démarche lui aurait échappé. Le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recourant n'en a rien fait et a directement interjeté recours. A cet</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">égard, le recourant donne suite à l'invitation du juge d'instruction dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la motivation de son recours, lorsqu'il indique qu'il doit pouvoir</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">replacer les propos tenus à son encontre dans le contexte dans lequel ils</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ont été prononcés, et qu'il conteste que d'autres déclarations dans le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dossier corroboreraient les propos peu reluisants tenus à son égard.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Dans ses observations, le juge d'instruction a ainsi pu se dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">terminer en connaissance de cause sur la motivation complémentaire. Il a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cependant confirmé son refus en invoquant les déclarations de deux autres</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">personnes figurant dans le dossier (D.20 et 166) ainsi que les propos que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le recourant a tenus à l'issue d'une audience d'instruction le 14 octobre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1998 (D.331). Il ne s'est cependant pas prononcé sur le problème visé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">principalement par le recourant, à savoir la révélation de l'identité des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">personnes interrogées.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Dans le système de la libre appréciation des preuves ou de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'intime conviction, qui est celui de l'article 224 CPP, le juge apprécie</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">librement les preuves administrées et leur valeur, car la loi ne précise</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas quelle est leur valeur probante. La liberté d'appréciation du juge</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'est cependant pas illimitée. L'autorité de jugement doit examiner dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">chaque cas la pertinence et la force persuasive des preuves administrées</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">au vu des circonstances d'espèce.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> La police judiciaire est tenue d'établir des procès-verbaux,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">relatant par écrit le résultat des opérations qu'elle a effectuées. Ces</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">documents ainsi rédigés témoignent de ce que les organes de la police ont</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vu, entendu ou fait. Ils n'ont pas de valeur probante particulière, car</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ils constituent de simples moyens de preuve (Piquerez, Précis de procédure</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pénale suisse, 2ème éd., 1994, p.346, nos 1811-1812). Il s'agit de consta-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tations indirectes, ayant trait aux révélations et aux informations éma-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nant de personnes. Les preuves indirectes n'ont pas toutes la même impor-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tance, selon la personne qui est appelée à fournir des renseignements à la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">justice, notamment en raison de la position qu'elle occupe dans le procès</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pénal et de l'intérêt qu'elle peut avoir sur son issue.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Généralement, les rapports de renseignements généraux sont con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fiés aux agents de la police cantonale de l'arrondissement du domicile du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prévenu, qui effectuent une enquête sur le terrain. Ainsi, il n'est sou-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vent pas possible de déterminer précisément dans quel contexte les décla-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rations de moralité ont été recueillies, de manière à ce que le juge puis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">se véritablement leur attribuer leur portée exacte et que le prévenu puis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">se être en mesure de les contester et de démontrer le cas échéant qu'elles</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sont inexactes. Lorsque les autorités pénales compétentes entendent fonder</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">leur conviction sur les déclarations écrites de dénonciateurs ou d'infor-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mateurs, elles doivent faire en sorte que les droits de la défense soient</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">garantis (ATF 118 Ia 457, JT 1994 IV 121, 124 et les références citées).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En l'espèce, les sources des informations en cause ne sont pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">connues et la réponse donnée par le juge d'instruction est insatisfaisante</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à cet égard. S'il s'agit de déclarations d'autres prévenus figurant au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dossier, celui-ci renferme suffisamment d'éléments pour que l'on sache</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quel poids y attribuer; mais si en revanche les déclarations ne provien-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nent pas du dossier, l'origine des informations recueillies doit être in-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">diquée. En l'espèce, il ne s'agit pas de témoins à proprement parler sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lesquels repose l'accusation et auxquels s'appliquerait la jurisprudence</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sévère du Tribunal fédéral, fondée sur la CEDH, en matière de témoin ano-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nyme (voir Papaux, La jurisprudence de la Cour européenne des droits de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'homme et du Tribunal fédéral en matière de témoignage anonyme, RFJ 1993,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">p.274 ss). Il n'est donc pas nécessaire de dévoiler l'identité exacte des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">personnes interrogées, mais de préciser de quel type d'acteurs il s'agit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(employeur, voisins, commerçants, tenanciers et/ou clientèle d'établisse-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ments publics, voire l'auteur même du rapport, etc.) et des conditions</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dans lesquelles ces renseignements ont été recueillis (par exemple le nom-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">bre de personnes interrogées et la fiabilité des renseignements) de maniè-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">re à pouvoir rectifier la portée à attribuer à ces jugements de valeur et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à permettre au recourant de se déterminer en toute connaissance de cause.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Le recours est ainsi fondé à cet égard.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Au vu de ce qui précède, le recours est partiellement bien fondé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dans la mesure où il porte sur le droit d'obtenir une précision des sour-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ces.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Le recours est admis en partie, ce qui justifie de statuer sans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">frais. Défenseur d'office, Me X. peut se voir attribuer une indemnité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">équitable de 300 francs, TVA incluse.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LA CHAMBRE D'ACCUSATION</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Rejette le recours, en tant qu'il est dirigé contre le refus du juge</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> d'instruction de dévoiler l'identité des personnes entendues dans le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> cadre de l'établissement du rapport de renseignements généraux.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Invite le juge d'instruction à faire préciser, au sens des considé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> rants, la source des informations relatives à l'appréciation de la mo-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> ralité de A. figurant dans le rapport de renseignements généraux du 4</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> juin 1998.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Statue sans frais.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Fixe à 300 francs, TVA incluse, l'indemnité due à Me X., avocat</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> d'office du recourant.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 30 novembre 1998</span></p> </div></body></html>