<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="list-block col-lg-12 mb-5"> <div class="decis-block__flag"> P/2576/2020 </div> <div class="list-block__content row pb-3"> <h3 class="list-block__title col-lg-8"> <a href="/apps/decis/fr/parp/show/2924151"> AARP/44/2022 </a> du 21.02.2022 sur JTDP/1029/2021 ( PENAL ) , REJETE </h3> <div> <b>Recours TF</b> déposé le 13.05.2022, rendu le 21.02.2023, REJETE, <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=6B_619/2022">6B_619/2022</a> </div> <div class="col-lg-12"> <div> <b>Normes</b> : LCR.97 </div> </div> <div class="col-lg-12 mt-4"> <div> <a href="/apps/decis/fr/parp/file//2022/0000/AARP_000044_2022_P_2576_2020.pdf"> <img alt="Pdf" border="no" src="data:image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAACAAAAAgCAMAAABEpIrGAAABBVBMVEUAAAA9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKGaDsL5AAAAVnRSTlMAAQIDBAYICgsOExQVFxobHB0eIyotLjAyMzc5PD0/QEVJS01UVlddXmdwcXV5foWGjJSYmp2eoKOlqrCytLW3ubq8wMPKzM7T1eDi5Obp6+3x8/f5/ROqjl4AAAD9SURBVDjLfdNpUwIxDAbgtLsVPJBDRRGUywN1QRRELgXlFJQVkfz/nyLdkaFDS95vmTydzjQpAFzgetwcAyU/qKfJFYAoVL+oYyN84RQQ/hG2OAVgIdoWBaR4tyggRYdTQIobHdhevSdkYjjVQMQ9B5isnkOsg3QhCXAyIUD/1PCCCojiEQ22MUQDhgEahPCWBk5ttkUBa7Z7XaVA9hVYvcg2AvZ1AMC7g/hZOhEwgUzTOnSGn5U+ug+VKx3Y38Pn1I5cgv38xziqgeBjWd1U7Yq7xq8PCFBw3jJAgHCv+AQUOJ6XOAlAbxtnYQamv/kf2wOXG/v3yyEKc7zzfy61YB0tdylvAAAAAElFTkSuQmCC"/> </a> </div> <span><a class="efd" href="#EF">En fait</a></span> <div> <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td width="231"> <p> république et</p> </td> <td valign="top" width="76"> </td> <td width="238"> <p>canton de genève</p> </td> </tr> <tr> <td colspan="3" width="545"> <p>POUVOIR JUDICIAIRE</p> <p><b>P/2576/2020 </b><b>AARP/</b><b>44/2022</b></p> <p align="center"><b>COUR DE JUSTICE</b></p> <p align="center"><b>Chambre pénale d'appel et de révision</b></p> <p align="center"><b>Arrêt du 21 février 2022</b></p> </td> </tr> </table> <p> </p> <p>Entre</p> <p><b>A</b><b>______</b>, domicilié ______, FRANCE,</p> <p align="right">appelant,</p> <p> </p> <p>contre les jugements <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=JTDP/1029/2021">JTDP/1029/2021</a> rendu le 13 août 2021 et <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=JTDP/1040/2021">JTDP/1040/2021</a> rendu le 17 août 2021 par le Tribunal de police,</p> <p> </p> <p>et</p> <p> </p> <p><b>LE SERVICE DES CONTRAVENTIONS</b>, chemin de la Gravière 5, case postale 104, 1211 Genève 8,</p> <p><b>LE MINISTÈRE PUBLIC</b> de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, case postale 3565, 1211 Genève 3,</p> <p align="right">intimés.</p> </div> <br clear="all"/> <div> <a name="EF"></a><div class="efd">EN FAIT</div> <p><b>A. </b><b>a.a.</b> En temps utile, A______ appelle du jugement <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=JTDP/1029/2021">JTDP/1029/2021</a> du 13 août 2021 dans la procédure P/2576/2020, par lequel le Tribunal de police (TP) la reconnu coupable de conduite dun véhicule non couvert par lassurance responsabilité civile (art. 96 al. 2 de la loi sur la circulation routière [LCR]), de conduite sous défaut de permis de circulation ou de plaques de contrôle (art. 96 al. 1 let. a LCR), de non restitution de permis ou de plaques (art. 97 al. 1 let. b LCR) et de violation simple des règles de la circulation routière (art. 90 al. 1 LCR <i>cum</i> art. 27 al. 1 LCR, art. 4a al. 1 et art. 5 de lordonnance sur les règles de la circulation routière [OCR], art. 22 al. 1, 22a, 22b al. 2 et 22c al. 1 de lordonnance sur la signalisation routière [OSR]) et a classé la procédure pour les faits visés par trois ordonnances pénales.</p> <p>A______ a été condamné à une peine pécuniaire de 45 jours-amende à CHF 50.- lunité avec sursis pendant trois ans, à une amende de CHF 450.- à titre de sanction immédiate (peine privative de liberté de substitution de neuf jours) et à une amende de CHF 300.- (peine privative de liberté de substitution de trois jours) ainsi quaux frais de la procédure.</p> <p><b>a.b.</b> A______ entreprend intégralement ce jugement et conclut à son acquittement, avec suite de frais et dépens.</p> <p> <b>a.c.a.</b> Selon l'ordonnance pénale du 20 juin 2019, il est reproché à A______ ce qui suit.</p> <p>Du 3 décembre 2018 au 30 mars 2019, il a omis de restituer au Service des automobiles et de la navigation du canton de Vaud (SAN), nonobstant une sommation de sa part, le permis de circulation et les plaques de contrôle dun véhicule, qui lui avaient été retirés par décision du 19 novembre 2018 pour défaut de paiement de l'assurance responsabilité civile.</p> <p>Le 17 mars 2019, au passage frontière de Bardonnex, lors de son entrée en Suisse, il a circulé au volant du même véhicule automobile, sans le permis de circulation et sans les plaques de contrôle requis et alors qu'il n'était pas couvert par l'assurance-responsabilité civile prescrite, ce qu'il savait ou aurait dû savoir s'il avait prêté toute l'attention commandée par les circonstances.</p> <p> <b>a.c.b.</b> Selon trois ordonnances pénales du 20 novembre 2019, il est encore reproché à A______ davoir, à Genève, dépassé à trois reprises (soit les 24 août 2018, 28 août 2018 et 2 septembre 2018), la vitesse autorisée à l'intérieur d'une localité, hors des localités ou sur autoroute, de 3 à 8 km/h, alors qu'il circulait avec un motocycle. </p> <p><b>b.a.</b> A______ forme également appel contre le jugement <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=JTDP/1040/2021">JTDP/1040/2021</a> du 17 août 2021 dans la procédure P/1______/2020, par lequel le TP la reconnu coupable de violation simple des règles de la circulation routière (art. 90 al. 1 LCR) et la condamné à une amende de CHF 160.- (peine privative de liberté de substitution de deux jours) ainsi quaux frais de la procédure.</p> <p><b>b.b.</b> A______ entreprend intégralement ce jugement et conclut à son acquittement, avec suite de frais et dépens.</p> <p><b> b.c.</b> Selon une ordonnance pénale du 22 juillet 2020, il est<i> </i>reproché à A______ davoir, le 18 février 2020, à E______, dépassé au guidon dun motocycle, la vitesse autorisée de 1 km/h (après déduction de la marge de sécurité), à lintérieur dune localité.</p> <p>Selon une ordonnance pénale du 23 octobre 2020, il lui est également reproché davoir, le 21 août 2020, à F______, stationné avec un motocycle à un endroit où une interdiction de sarrêter était signalée jusquà 60 minutes. </p> <p><b>B.</b> Les faits pertinents suivants ressortent de la procédure :</p> <p> <i><u>Des faits relatifs à la </u></i><i><u>P/1______/2020</u></i></p> <p> <b>a.a. </b>Le 19 mai 2020, le Service des contraventions de Genève (SDC) a adressé une amende dordre dun montant de CHF 40.- à A______, mentionnant que le motocycle immatriculé 2______ (F) avait dépassé, à E______, le 18 février 2020, la vitesse autorisée de 1 km/h. </p> <p>Le 21 août 2020, A______ a reçu une amende dordre dun montant de CHF 120.-, confirmée par ordonnance pénale du SDC du 23 octobre 2020. Ladite ordonnance mentionnait que le motocycle 3______ avait été stationné, le 21 août 2021 à F______, à un endroit où une interdiction de sarrêter était signalée jusquà 60 minutes. </p> <p>A______ était invité à sacquitter de ces amendes, ou à fournir le nom du conducteur responsable de linfraction.</p> <p> <b>a.b.</b> Le SDC a rendu deux ordonnances pénales à lencontre de A______ pour ces faits. Le prévenu y a formé opposition, indiquant que le conducteur concerné était "<i>M. D______, 9______, United Kingdom</i>". </p> <p>Le SDC a imparti à A______ un délai pour communiquer l'identité complète, l'adresse actuelle et la date de naissance de la personne quil déclarait responsable des infractions.</p> <p>Le prévenu a répondu au SDC quil convenait de correspondre directement avec le conducteur concerné, à l'adresse qu'il avait communiquée. Il ne disposait pas, lui-même, des informations requises, dans la mesure où le véhicule avait été conduit contre sa volonté.</p> <p><b>a.c.</b> Selon les renseignements du Centre de Coopération Policière et Douanière (CCPD), la plaque 2______ (infraction du 18 février 2020) avait été convertie sous le nouveau format plaque 3______ (infraction du 21 août 2020) le 3 juin 2020. Elle appartenait à A______. </p> <p><b>a.d.</b> A______ a été reconnu coupable de ces deux infractions, par jugement du TP du 17 août 2021, étant précisé que ce jugement a été rendu par défaut, dès lors que le prévenu ne sest pas présenté à laudience.</p> <p>Le jugement a été notifié directement à A______ sous sa forme motivée par pli recommandé du 18 août 2021, réceptionné le 24 août 2021, étant précisé que lavis de réception a été retourné au TP le 2 septembre 2021. Ledit jugement mentionnait la possibilité de demander un nouveau jugement au sens des art. 368 ss du Code de procédure pénale (CPP), ainsi que les voies de recours, dont la teneur de lart. 399 al. 3 CPP relative à la déclaration dappel et les règles fixées par l'art. 91 al. 2 CPP.</p> <p><b>a.e. </b>A______ a formé appel contre le jugement <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=JTDP/1040/2021">JTDP/1040/2021</a> du 17 août 2021, par courrier recommandé du 5 octobre 2021.</p> <p><i><u>Des faits relatifs à la P/2576/2020</u></i></p> <p><b>b.a. </b>Le 26 septembre 2018, le SDC a adressé trois amendes dordre à A______ :</p> <p>· deux amendes dun montant de CHF 40.- chacune, mentionnant que le motocycle immatriculé 2______ (F) avait dépassé, à Genève au quai Gustave-Ador/parc des Eaux-Vives, le 24 août 2018, ainsi que le 28 août 2018, la vitesse autorisée de 3 km/h ;</p> <p>· une amende dun montant de CHF 120.-, mentionnant que le même motocycle avait dépassé, à Genève au Pont du Mont-Blanc/Horloge fleurie, le 2 septembre 2018, la vitesse autorisée de 8 km/h. </p> <p>A______ était invité à sacquitter de ces amendes, ou à fournir le nom du conducteur responsable de linfraction. </p> <p>Le 20 novembre 2019, le SDC a rendu trois ordonnances pénales à lencontre de A______ pour ces faits, ordonnances à lencontre desquelles ce dernier a formé opposition par courrier du 29 novembre 2019.</p> <p><b>b.b. </b>Trois autres ordonnances pénales ont été notifiées à A______, pour des infractions commises à Genève par le même motocycle, les 10 août 2017, 19 février 2018 et 27 mai 2018, ordonnances à lencontre desquelles le prévenu a également formé opposition. </p> <p>Le TP a cependant classé la procédure concernant ces trois infractions, laction pénale étant prescrite.</p> <p><b>b.c.</b> Les photographies radar des 24 et 28 août 2018 et 2 septembre 2018 ont été prises de nuit et ne permettent pas d'identifier le conducteur du motocycle, seule la plaque dimmatriculation étant visible. Il ressort cependant des photographies prises au moment de linfraction du 27 mai 2018 (classée), que le conducteur du motocycle est vraisemblablement un homme. Ces photographies ont été communiquées au prévenu par courrier. </p> <p><b>b.d.</b> Après avoir été invité à motiver ses oppositions, A______ a indiqué, par courriers des 31 janvier et 4 mars 2020, qu'il n'était pas le conducteur au moment des faits et que le véhicule était utilisé par plusieurs personnes. B______, domiciliée 10______, USA, était l'un de ses conducteurs fréquents. Il a encore indiqué que le véhicule ne se trouvait pas dans le canton de Genève au moment des faits et que les photographies ne permettaient pas d'identifier le motocycle avec certitude. De plus, le format de la plaque dimmatriculation ne correspondait pas à celui de son véhicule.</p> <p><b>c.a.</b> Le 17 mars 2019, A______ a été interpellé au volant dun véhicule automobile à la douane de Bardonnex (plus exactement au chemin 4______, à la plate-forme douanière de Bardonnex, à K______ en Suisse), alors qu'il venait depuis la France. Lors du contrôle d'usage, il a été constaté que le véhicule faisait l'objet d'une parution au RIPOL pour retrait de plaques en absence de couverture dassurance. </p> <p>Une copie de son permis de circulation, effectuée au moment de son interpellation, mentionne que son domicile est situé 5______ à G______ (CH).</p> <p><b>c.b. </b>Daprès les informations communiquées par le Service des automobiles et de la navigation (SAN) du canton de Vaud, A______ n'était plus couvert par une assurance responsabilité civile depuis le 1<sup>er</sup> novembre 2018 selon un avis de cessation de la C______. Une décision de retrait du permis de circulation et de plaques lui avait été expédiée le 19 novembre 2018 par courrier recommandé à son adresse en Suisse, 5______ à G______, avec un délai de cinq jours pour les restituer. Un courrier de réquisition de plaques et de permis de circulation avait été adressé à la Gendarmerie vaudoise en date du 3 décembre 2018 avec ordre de les saisir. Les plaques de contrôle avaient finalement été déposées auprès du SAN le 30 mars 2019.</p> <p><b>c.c.</b> Entendu par la Brigade routière et accidents au moment de son interpellation, A______ a indiqué ne pas être au courant que son véhicule se trouvait sous défaut d'assurance responsabilité civile. Il le contestait, dans la mesure où il avait toujours payé ses primes. Il navait jamais reçu de courriers de la Direction Générale des Véhicules (DGV) ou de son assurance responsabilité civile. Il nutilisait pas souvent sa voiture mais avait dû rouler quelques fois (rarement) sur le territoire suisse. Il bénéficiait dune résidence secondaire en Suisse et le courrier pouvait ainsi lui être envoyé [à l'adresse] 5______ à G______.</p> <p><b>c.d.</b> Entendu par le MP le 5 novembre 2019, A______ a refusé de s'exprimer hors la présence d'un avocat. Convoqué à nouveau le 11 août 2020, il a souhaité être assisté dun avocat. Il en avait contacté un, qui nétait pas disponible pour laudience. Il sollicitait dès lors le report. Il s'est limité à confirmer ses déclarations faites à la police et à indiquer qu'il résidait en France depuis 2017. </p> <p><b>c.e.a.</b> Devant le TP, A______ a sollicité divers moyens de preuves, notamment la production de l'intégralité du dossier auprès du Service des contraventions pour chacune des contraventions qui lui avait été adressée, ainsi que laudition de B______ (pour laquelle il mentionnait une adresse en Suisse) et D______, domicilié au Royaume-Uni. Le TP a rejeté la réquisition de preuve tendant à laudition de D______, compte tenu des délais utiles en matière de convocation au Royaume-Uni. Un mandat de comparution a été adressé à B______ à ladresse suisse communiquée par le prévenu. Il sest toutefois avéré que la précitée avait quitté la Suisse pour les Etats-Unis en 2016. Le TP a également fait parvenir au prévenu, copie de lensemble des ordonnances pénales valant acte daccusation et des suivis postaux y relatifs, linvitant à consulter le dossier pour le surplus. </p> <p><b>c.e.b.</b> A______ a sollicité à plusieurs reprises, au cours de la procédure, la nomination dun défenseur doffice, notamment :</p> <p>· devant le MP, qui a rendu, sagissant des délits reprochés, le 5 novembre 2019, une ordonnance de refus compte tenu de la faible complexité de la cause, le prévenu nayant par ailleurs pas allégué être indigent, ordonnance qui a été confirmée par la Chambre pénale de recours (CPR), puis par le Tribunal fédéral (arrêt <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=1B_12/2020">1B_12/2020</a> du 24 janvier 2020) ;</p> <p>· devant le TP, qui a rendu sagissant des contraventions reprochées, le 30 juin 2020, une ordonnance de refus, compte tenu du peu de gravité de la cause, ordonnance qui a été confirmée par la CPR.</p> <p><b>c.e.c. </b>A______ sest présenté à une première audience devant le TP le 27 juillet 2020. Après avoir été interrogé sur son identité et informé de ses droits, il a expliqué avoir déposé un recours contre lordonnance de refus de nomination dun avocat doffice et sollicité un renvoi de laudience. Le TP a décidé de fixer une nouvelle audience après que la Chambre pénale de recours ait statué sur le recours du prévenu. </p> <p>Après avoir été cité à comparaître personnellement à une nouvelle audience fixée au 4 mars 2021, A______ a indiqué, par courrier du 24 février 2021, posté en Valais, mais sur lequel figure une adresse à H______ en France, quil lui était impossible de sy rendre, du fait qu'il séjournait dans la région d'Île de France, laquelle figurait sur la liste de l'OFSP des régions à risque pour lesquelles une quarantaine était obligatoire à lentrée en Suisse. Il a indiqué que les règles lui imposaient dobtenir un test négatif au COVID-19, et quil ne pouvait garantir la disponibilité de ce test le jour de laudience. Le gouvernement français décourageait par ailleurs fortement les déplacements longue distance sur le territoire français et demandait également la présentation dun test négatif pour lentrée en France. Il sollicitait par conséquent la suspension de la procédure jusquà une amélioration conséquente de la situation sanitaire. </p> <p>Il a fait défaut à l'audience de jugement du 4 mars 2021.</p> <p>Après avoir été à nouveau cité à comparaître personnellement à une nouvelle audience fixée au 2 août 2021, le prévenu a indiqué, par courrier du 25 mai 2021, posté à I______ [France], sur lequel figure son adresse à H______, quil lui était impossible dy assister, du fait que l'OFSP imposait une quarantaine pour l'entrée en Suisse pour les personnes provenant de la région dans laquelle il résidait ainsi qu'un test PCR négatif, ce qu'il ne pouvait garantir. Le gouvernement français décourageait toujours les déplacements de longue distance sur le territoire pour les personnes à risque, ce qui était son cas. Il requérait la suspension de la procédure, ainsi que, notamment, son audition par commission rogatoire.</p> <p>Par courrier du 2 juillet 2021, le TP a indiqué au prévenu que laudience du 2 août 2021 était maintenue, la situation sanitaire ne faisant nullement obstacle à la comparution du prévenu, qui ne résidait au surplus pas dans un pays ou une zone avec des variants préoccupants, tels que retenus par lOFSP.</p> <p>Par courrier du 26 juillet 2021, posté depuis le canton de Genève mais sur lequel figure une adresse à H______ en France, le prévenu s'est prévalu de contraintes de déplacement dans le contexte sanitaire ne se limitant pas à l'entrée en Suisse mais aussi aux contraintes de déplacement en territoire français. Il a produit un certificat médical (remis en mains propres), dun médecin exerçant à J______ [France], daté du 21 juin 2021, qui attestait que tout déplacement à l'étranger du prévenu devait être évité pour raisons médicales, celui-ci n'étant pas vacciné contre le coronavirus.</p> <p>A______ a fait défaut à l'audience de jugement du 2 août 2021 et n'a ainsi pas pu être entendu. Un jugement par défaut a été rendu le 13 août 2021 à son encontre</p> <p><b>C. </b><b>a.a.</b> La Chambre pénale dappel et de révision (CPAR) a ordonné l'instruction de la cause par la voie écrite avec laccord, à tout le moins tacite, de lensemble des parties et a joint les causes P/2576/2020 et P/1______/2020 sous le premier numéro de procédure.</p> <p><b>a.b.</b> Par courrier du 21 octobre 2021, la CPAR a ordonné à A______ de déposer, dans les 20 jours, un mémoire dappel motivé concernant tous les faits de la cause. </p> <p>Ce délai a été prolongé, à sa demande, au 14 décembre 2021, la CPAR linvitant par la même occasion à se prononcer sur lapparente tardiveté de sa déclaration dappel du 5 octobre 2021, relative au jugement <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=JTDP/1040/2021">JTDP/1040/2021</a> du 17 août 2021.</p> <p>Un nouveau délai a été accordé à A______ au 10 janvier 2022 pour déposer un mémoire dappel motivé qui soit conforme aux exigences de lart. 385 al. 1 CPP.</p> <p>Par courrier du 7 janvier 2022, A______ a déposé un mémoire dappel motivé relatif à sa condamnation du 13 août 2021 (jugement <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=JTDP/1029/2021">JTDP/1029/2021</a>). Il ne sest toutefois pas déterminé sur son appel contre le jugement <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=JTDP/1040/2021">JTDP/1040/2021</a> du 17 août 2021.</p> <p><b>a.c.</b> En parallèle à la procédure dappel, A______ a sollicité du TP que de nouveaux jugements soient rendus dans les deux causes, au sens des art. 368 ss CPP. Le TP a toutefois rejeté ces demandes, qui ont été jugées tardives, ce qui a été confirmé par le Chambre pénale de recours (CPR) dans deux arrêts rendus le 23 novembre 2021.</p> <p><b>b. </b>Dans son mémoire dappel motivé, A______ persiste dans les conclusions de sa déclaration dappel à lencontre du jugement <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=JTDP/1029/2021">JTDP/1029/2021</a> du 13 août 2021.</p> <p>Son droit à un procès équitable (art. 6 CEDH) avait été violé au cours de la procédure, pour les raisons suivantes :</p> <p>· il navait pas pu être assisté dun avocat doffice mis gratuitement à sa disposition, alors que la cause était manifestement complexe, puisquelle incluait cinq procédures pénales de "<i>droit international pénal Franco-suisse</i>" ;</p> <p>· les différents actes de procédure lui avaient été notifiés directement en France, en violation des règles internationales ;</p> <p>· il navait jamais été informé valablement de laccusation ainsi que des faits et preuves à son encontre, notamment des preuves de réception ou non et prétendus refus de courriers. Il avait requis à de nombreuses reprises la production de lintégralité du dossier de la cause en mains du SAN et de lassureur et les autorités ny avaient jamais donné suite ;</p> <p>· ses réquisitions de preuve tendant à laudition des deux conducteurs concernés par les excès de vitesse (B______ et D______) avaient été refusées, en violation de son droit dêtre entendu et de son droit à la preuve ;</p> <p>· la décision avait été rendue sans quil ne puisse être entendu, dès lors que lautorité avait systématiquement refusé le report de la procédure et lui avait donné des délais trop courts (alors quil résidait à létranger) pour se prononcer, ce qui lavait empêché de préparer correctement sa défense ;</p> <p>· une audience avait été tenue alors quil avait fourni un certificat médical (quaucune preuve ne permettait de mettre en doute) attestant quil ne pouvait pas y participer. Lautorité avait par ailleurs faussement tenu compte du cachet de la poste suisse pour retenir quil était apte à voyager alors que son courrier avait été posté par un tiers. Il navait en outre pas pu être entendu par écrit ou par commission rogatoire.</p> <p>Il nétait pas coupable de linfraction de conduite sans plaques de contrôle ou permis de circulation, dans la mesure où il avait été interpellé alors quil venait depuis la France, ce qui impliquait quil navait jamais conduit sur le territoire suisse, puisquil avait été arrêté à la douane. Il avait remis immédiatement les plaques de circulation lorsqu'il avait pris connaissance de la situation au poste de frontière et aucun élément ne démontrait quil aurait eu connaissance, auparavant, de la situation concernant son assurance et des courriers du SAN. Ayant dûment payé des primes dassurances, il ne pouvait sattendre à recevoir un tel courrier (qui aurait dû lui être envoyé en recommandé). Aucune preuve navait été apportée du fait quil aurait roulé à un autre moment depuis le 19 novembre 2019, en Suisse, avec le véhicule en question. Les autorités suisses nétaient pas compétentes pour déventuelles infractions commises sur le territoire français. </p> <p>Il contestait les excès de vitesse qui lui étaient reprochés. Le conducteur fautif, soit D______ navait pas été recherché par les autorités. Linstruction navait pas non plus amené la preuve que le conducteur était un homme, au contraire de ce qui était retenu dans la décision du TP. Léquipement de la personne figurant sur les photographies ne permettait pas de déterminer son sexe. </p> <p><b>D. </b>A______, de nationalité française, est né le ______ 1963. Il a refusé de donner des renseignements sur sa situation personnelle au cours de la procédure.</p> <b><u><br clear="all"/> </u></b> <p><b><u> </u></b></p> <p align="center"><b><u>EN DROIT</u></b><b> :</b></p> <p><b>1. 1.1.</b> Aux termes de lart. 399 al. 1 CPP, une partie peut annoncer appel au tribunal de première instance par écrit ou oralement pour mention au procès-verbal dans un délai de dix jours à compter de la communication du jugement. La partie qui annonce l'appel adresse une déclaration d'appel écrite à la juridiction d'appel dans les 20 jours à compter de la notification du jugement motivé (art. 399 al. 3 CPP).</p> <p>Lorsque le dispositif d'un jugement de première instance n'est prononcé ni oralement ni par écrit mais que la décision est communiquée aux parties directement avec sa motivation, celles-ci n'ont pas à annoncer l'appel. Il suffit qu'elles adressent une déclaration d'appel à la juridiction d'appel. Elles disposent pour ce faire d'un délai de 20 jours (ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=13%20IV%20157">13 IV 157</a> consid. 2).</p> <p>Lorsque le destinataire de la notification est domicilié à l'étranger, l'indication des voies de droit doit, en principe, mentionner que le mémoire de recours doit être remis, au plus tard le dernier jour du délai, à la Poste suisse ou qu'il peut être déposé, dans le même délai, auprès d'une représentation consulaire ou diplomatique suisse (ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=145%20IV%20259">145 IV 259</a>).</p> <p><b>1.2.</b> Le prévenu peut faire une déclaration dappel contre un jugement rendu par défaut parallèlement à sa demande de nouveau jugement ou au lieu de celle-ci. Lappel nest recevable que si la demande de nouveau jugement a été rejetée (art. 371 al. 1 et 2 CPP).</p> <p><b>1.3.1.</b> En lespèce, le jugement <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=JTDP/1040/2021">JTDP/1040/2021</a> du 17 août 2021, qui mentionnait de manière complète les voies de droit utiles, de même que les règles fixées par l'art. 91 al. 2 CPP, a été notifié avec ses motifs le 24 août 2021. </p> <p>La déclaration dappel déposée le 5 octobre 2021 est dès lors manifestement tardive.</p> <p>Le fait que lappelant ait déposé une demande de nouveau jugement dans la même procédure auprès du TP nest pas déterminant, dans la mesure où la déclaration dappel doit, cas échéant, être déposée parallèlement dans les délais prévus.</p> <p>Il ny a au surplus pas matière à restitution de délai (art. 94 CPP), l'appelant ne faisant aucunement mention, dans sa correspondance, d'un empêchement non-fautif de sa part. Interpellé par la CPAR sur lapparente irrecevabilité de son appel, il ne sest pas prononcé.</p> <p>Faute davoir déposé sa déclaration dappel dans le délai prévu, son appel contre le jugement <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=JTDP/1040/2021">JTDP/1040/2021</a> du 17 août 2021 sera déclaré irrecevable.</p> <p> <b>1.3.2. </b>L'appel contre le jugement <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=JTDP/1029/2021">JTDP/1029/2021</a> rendu le 13 août 2021 est quant à lui recevable, pour avoir été interjeté et motivé selon la forme et dans les délais prescrits, étant précisé que la CPAR limite son examen aux violations décrites dans l'acte d'appel (art. 404 al. 1 CPP), sauf en cas de décisions illégales ou inéquitables (art. 404 al. 2 CPP).</p> <p><b>2.</b> <b>2.1.</b> Conformément aux art. 16 al. 1 du IIème Protocole additionnel à la Convention européenne d'entraide judiciaire en matière pénale du 8 novembre 2001 et X ch. 1 de l'Accord du 28 octobre 1996 entre le Conseil fédéral suisse et le Gouvernement de la République française en vue de compléter la Convention européenne d'entraide judiciaire en matière pénale du 20 avril 1959, les autorités judiciaires compétentes de toute Partie peuvent envoyer directement, par voie postale, des actes de procédure et des décisions judiciaires, aux personnes qui se trouvent sur le territoire de toute autre Partie.</p> <p><b>2.2.</b> À teneur de l'art. 132 al. 1 let. b CPP, la direction de la procédure compétente au stade considéré (art. 133 al. 1 CPP) ordonne une défense d'office si le prévenu ne dispose pas des moyens nécessaires et que l'assistance d'un défenseur d'office est justifiée pour sauvegarder ses intérêts. Ces deux conditions sont cumulatives (arrêt du Tribunal fédéral <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=1B_138/2015">1B_138/2015</a> du 1<sup>er</sup> juillet 2015 consid. 2.1);</p> <p>Par "intérêts de la justice", il convient de tenir compte des facteurs tels que la gravité de l'infraction imputée au requérant et la sévérité de la sanction dont il risque de se voir frapper, de ses aptitudes personnelles et de la nature de la procédure, c'est-à-dire la complexité ou l'importance des questions soulevées et l'enjeu de la procédure pour le requérant (arrêt du Tribunal fédéral <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=1B_12/2020">1B_12/2020</a> du 24 janvier 2020 consid. 3.2). </p> <p>En tout état de cause, une affaire n'est pas de peu de gravité lorsque le prévenu est passible d'une peine privative de liberté de plus de 4 mois ou d'une peine pécuniaire de plus de 120 jours-amende (art. 132 al. 3 CPP).</p> <p><b> 2.3.</b> En vertu de l'art. 389 al. 1 CPP, la juridiction d'appel se fonde sur les preuves administrées pendant la procédure préliminaire et la procédure de première instance, l'administration des preuves du tribunal de première instance pouvant être répétée dans l'une des hypothèses prévues au second alinéa de cette disposition.</p> <p>Conformément à l'art. 139 al. 2 CPP, il n'y a pas lieu d'administrer des preuves sur des faits non pertinents, notoires, connus de l'autorité ou déjà suffisamment prouvés. </p> <p>Le juge peut renoncer à l'administration de certaines preuves, notamment lorsque les faits dont les parties veulent rapporter l'authenticité ne sont pas importants pour la solution du litige (ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=141%20I%2060">141 I 60</a> consid. 3.3 ; ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=136%20I%20229">136 I 229</a> consid. 5.3). Le droit d'être entendu n'empêche en effet pas le juge de mettre un terme à l'instruction lorsque les preuves administrées lui ont permis de se forger une conviction et que, procédant d'une manière non arbitraire à une appréciation anticipée des preuves qui lui sont encore proposées, il a la certitude qu'elles ne pourraient pas l'amener à modifier son opinion (arrêt du Tribunal fédéral <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=6B_445/2016">6B_445/2016</a> du 5 juillet 2017 consid. 5.7.5). Le refus d'instruire ne viole ainsi le droit d'être entendu des parties que si l'appréciation anticipée de la pertinence du moyen de preuve offert, à laquelle le juge a procédé, est entachée d'arbitraire (ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=141%20I%2060">141 I 60</a> consid. 3.3 p. 64 ; arrêt du Tribunal fédéral <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=6B_704/2017">6B_704/2017</a> du 28 décembre 2017 consid. 1.1).</p> <p><b>2.4. </b>L'art. 32 al. 2 Cst., correspondant à l'art. 6 par. 3 let. a CEDH, garantit à toute personne accusée le droit d'être informée, dans les plus brefs délais et de manière détaillée, des accusations portées contre elle. Cette garantie spécifique est surtout liée au droit du prévenu de disposer du temps et des facilités nécessaires à la préparation de sa défense, droit consacré par la même disposition constitutionnelle fédérale et par l'art. 6 par. 3 let. b CEDH (arrêt du Tribunal fédéral <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=1P.278/2004">1P.278/2004</a> du 18 août 2004 consid. 1). </p> <p><b>2.5</b>.<b>1.</b> À teneur de l’art. 356 al. 4 CPP, si l’opposant fait défaut aux débats sans être excusé et sans se faire représenter, son opposition est réputée retirée. Si les autorités suisses peuvent faire parvenir une citation à comparaître à un prévenu qui séjourne à l'étranger, elles ne sont toutefois pas habilitées à l'assortir de menaces de sanctions; à défaut, elles violent la souveraineté de l'Etat étranger. Les citations représentent une invitation dans la procédure en cause à laquelle le prévenu peut donner suite ou non sans en subir de préjudice, de sorte que la fiction de retrait de l'opposition à l'ordonnance pénale est inopérante (cf. ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=140%20IV%2086">140 IV 86</a> consid. 2.4 et 2.5 pp. 89 et 91; arrêts du Tribunal fédéral <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=6B_404/2014">6B_404/2014</a>; <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=6B_678/2015">6B_678/2015</a> du 28 septembre 2015 consid. 1.3.);</p> <p><b>2.5.2.</b> L'art. 366 al. 1 CPP prévoit que si le prévenu dûment cité ne comparaît pas aux débats de première instance, le tribunal fixe de nouveaux débats et cite à nouveau le prévenu ou le fait amener. Lorsqu'il ne se présente pas aux nouveaux débats, ceux-ci peuvent être conduits en son absence (art. 366 al. 2 CPP). Est réservé le cas d'absence fautive du prévenu, soit lorsqu'il s'est mis lui-même dans l'incapacité de participer aux débats ou s'il refuse d'être amené de l'établissement de détention. L'instance de jugement peut alors aussitôt engager la procédure par défaut (art. 366 al. 3 CPP). Dans l'une ou l'autre hypothèse, la procédure par défaut ne peut être engagée qu'à deux conditions cumulatives (art. 366 al. 4 CPP). D'une part, le prévenu doit avoir eu suffisamment l'occasion de s'exprimer durant la procédure sur les faits qui lui sont reprochés. D'autre part, les preuves réunies doivent permettre de rendre un jugement en son absence, ce qui signifie que l'état de fait doit être suffisamment établi sur la base des seules pièces du dossier (Message relatif à l'unification du droit de la procédure pénale du 21 décembre 2005, FF 2006 1057, p. 1284). </p> <p><b>2.5.3.</b> Au sens de lart. 340 let. c CPP, les parties dont la présence est obligatoire ne peuvent, après que les questions préjudicielles ont été traitées, quitter le lieu des débats sans lautorisation du tribunal. Le départ dune partie ninterrompt pas les débats. </p> <p>Cet article doit être interprété en ce sens qu'une fois la présence des personnes citées à comparaître constatée par la direction de la procédure (cf. art. 339 al. 1 CPP) et les questions préjudicielles traitées, les parties dont la présence est obligatoire - soit notamment le prévenu (cf. art. 336 al. 1 CPP) - ne peuvent plus se retirer sans autorisation. Le départ du prévenu n'interrompant pas les débats, la procédure par défaut, au sens des art. 366 ss CPP, ne peut plus non plus être engagée. En d'autres termes, une procédure par défaut ne peut être engagée que lorsque le prévenu fait défaut lors de l'ouverture des débats. Une procédure par défaut est également exclue si, après avoir pris part à l'ouverture des débats et au traitement des questions préjudicielles, le prévenu ne réapparaît pas au terme d'une suspension, de même que si celui-ci se présente au premier jour des débats mais non durant les suivants. Il serait en effet abusif que le prévenu ayant pris part à une partie des débats puisse, par une simple absence non-autorisée ultérieure, obtenir de nouveaux débats au sens de l'art. 366 al. 1 CPP. Il convient ainsi dadmettre que lorsque le prévenu est présent à louverture des débats, la procédure est contradictoire même sil sabstient de se présenter lors de la suite des débats (arrêt du Tribunal fédéral <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=6B_1269/2017">6B_1269/2017</a> du 16 janvier 2019 consid. 1.2 et les références citées).</p> <p><b>2.6.1.</b> En lespèce, lappelant ne saurait tirer grief du fait que les différents actes de procédure et décisions lui ont été notifiés directement en France, les art. 16 al. 1 du IIème Protocole additionnel à la Convention européenne d'entraide judiciaire en matière pénale du 8 novembre 2001 et X ch. 1 de l'Accord du 28 octobre 1996 entre le Conseil fédéral suisse et le Gouvernement de la République française en vue de compléter la Convention européenne d'entraide judiciaire en matière pénale du 20 avril 1959, prévoyant expressément la possibilité dune telle notification par voie postale entre la Suisse et le France. </p> <p><b>2.6.2. </b>Aucune violation des règles sur loctroi dun défenseur doffice ne saurait être constatée. Lappelant a sollicité à deux reprises déjà, au cours de linstruction et devant le tribunal de première instance, lassistance dun défenseur doffice, ce qui lui a été refusé, au vu de la faible complexité de la cause. Le Tribunal fédéral, respectivement la CPR ont tranché définitivement cette question, sur laquelle il ne sera dès lors pas revenu.</p> <p>L'appelant ne peut enfin prétendre à être assisté dun défenseur doffice pour la procédure dappel, la CPAR faisant siennes les considérations du Tribunal fédéral et de la CPR à légard du peu de difficulté de la cause, qui ne sest pas complexifiée au stade de lappel.</p> <p><b>2.6.3.</b> Lappelant se plaint du fait que plusieurs moyens de preuves quil a proposés nont pas été administrés au cours de la procédure, soit notamment la production de lintégralité du dossier auprès du SAN et de son assureur et laudition de deux témoins (B______ et D______). On comprend de ses écritures en appel quil aurait persisté dans sa volonté de faire entendre le dernier nommé. </p> <p>Reste quaucun de ces moyens de preuves napparaît nécessaire à lélucidation des faits, et par voie de conséquence, au traitement de lappel, la CPAR sestimant suffisamment renseignée pour trancher le sort de la cause sur le fond.</p> <p>Le SAN a déjà produit tous les documents utiles à renseigner sur la situation administrative du recourant au moment des faits, soit notamment sa sommation du 19 novembre 2018 et le courrier idoine prononçant la cessation de lassurance. </p> <p>Il napparaît en outre pas utile dentendre les témoins B______ et D______, tous deux domiciliés, selon les dires de lappelant, à létranger, la CPAR considérant, par appréciation anticipée, quil nest pas crédible que ceux-ci soient responsables des excès de vitesse commis en 2018 (<i>cf. infra</i> consid. 3.3).</p> <p>En tant quils constituent des faits non pertinents, connus de lautorité ou déjà suffisamment prouvés, cest ainsi à raison que le TP a écarté les moyens de preuves proposés par lappelant. </p> <p><b>2.6.4. </b>Lappelant se prévaut à tort dune violation de lart. 32 al. 2 Cst. et 6 par. 3 let. a CEDH. Il a en effet été valablement informé, par la notification des différentes ordonnances pénales (auxquelles il a fait opposition) de lensemble des faits qui lui étaient reprochés. Le TP lui a en outre fait à nouveau parvenir copie de lensemble de ces ordonnances pénales et des suivi postaux y relatifs, linvitant pour le surplus à venir consulter le dossier. </p> <p>Il ne saurait non plus se plaindre davoir été empêché de préparer correctement sa défense en raison des délais prétendument trop courts accordés par les différentes autorités. Les délais légaux – qui sont le mêmes pour tous – prennent en général effet dès la date de la notification de lacte de procédure ou de la décision. Le fait quils soient notifiés en France plutôt quen Suisse nest dès lors pas pertinent. La CPAR relève en outre que lappelant a bénéficié de plusieurs prolongations de délais, notamment par devant elle, pour déposer son mémoire dappel motivé. Les multiples reports de laudience de première instance lui laissaient enfin tout le temps nécessaire (soit plus dune année entre le 27 juillet 2020 et le 2 août 2021) pour préparer correctement sa défense et consulter le dossier sil lavait souhaité.</p> <p><b>2.6.5.</b> En ce qui concerne les débats de première instance, le prévenu sest présenté à une première audience, le 27 juillet 2020, au cours de laquelle il a notamment été interrogé sur son identité. Après quil ait indiqué avoir recouru contre la décision de refus de nomination dun avocat doffice, les débats ont été ajournés dans lattente de la décision de la CPR sur cette question. Lappelant ne sest ensuite plus présenté aux audiences nouvellement convoquées le 4 mars 2021 et le 2 août 2021, invoquant différentes excuses. </p> <p>Dès lors que lappelant était présent à louverture des débats, au sens de lart. 339 al. 1 CPP, le fait quil ne se soit plus présenté lors des nouvelles audiences nétait pas propre à interrompre les débats, la procédure ayant déjà été engagée en contradictoire. En ce sens, il importe peu que l'intéressé se soit ou non présenté aux audiences ultérieures, le premier juge étant habilité à poursuivre la procédure et à rendre un jugement, même en son absence. </p> <p>Quand bien même on devrait considérer que les débats nauraient pas été ouverts lors de laudience du 27 juillet 2020, la procédure par défaut aurait pu être engagée, les conditions des art. 366 ss CPP étant réunies. </p> <p>Lappelant, bien que dûment convoqué à son domicile en France, n'a pas comparu aux débats de première instance à deux reprises, sans excuse valable, étant précisé que son lieu de résidence ne figurait pas sur la liste de lOFSP en qualité de zone à risque pour la pandémie de COVID-19 (la commune de H______ étant située dans la région Bourgogne-Franche-Comté et non en Ile de France, comme invoqué par lappelant). Le certificat médical présenté, daté du 21 juin 2021 nindique par ailleurs pas quil aurait été dans lincapacité médicale de se rendre à laudience agendée au 2 août 2021 (soit près dun mois et demi plus tard), ce document mentionnant tout au plus que les déplacements devaient être "évités", dès lors que lintéressé nétait pas vacciné. Ce certificat, remis selon son texte en mains propres à lappelant, émane dun cabinet situé à J______ [France]. Or, cette localité est bien plus proche de la ville de Genève que du lieu de résidence de lappelant (H______), ce qui démontre que celui-ci nétait pas soumis, contrairement à ce quil allègue, à de fortes "<i>contraintes de déplacement en territoire français</i>" et était à tout le moins en mesure de se déplacer à proximité immédiate de Genève.</p> <p>Lappelant a été entendu sur les faits de la cause auprès de la Brigade routière et des accidents, de même que devant le MP, même sil a choisi à cette occasion de ne pas sexprimer. Il sest également prononcé à de nombreuses reprises par écrit au cours de la procédure, tant en première instance que devant la CPAR. Les preuves réunies sont par ailleurs suffisantes, les éléments à charge reposant pour l'essentiel sur les éléments fournis par le SAN en ce qui concerne les délits, et les différents rapports, sagissant des contraventions (<i>cf. infra</i> consid. 3.2 et 3.3).</p> <p><b>3. 3.1.1.</b> Le principe <i>in dubio pro reo</i>, qui découle de la présomption d'innocence, garantie par l'art. 6 ch. 2 CEDH et, sur le plan interne, par les art. 32 al. 1 de la Constitution fédérale de la Confédération suisse (Cst.) et 10 al. 3 CPP, concerne tant le fardeau de la preuve que l'appréciation des preuves au sens large (ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=144%20IV%20345">144 IV 345</a> consid. 2.2.3.1 ; ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=127%20I%2028">127 I 28</a> consid. 2a).</p> <p>En tant que règle sur le fardeau de la preuve, la présomption d'innocence signifie, au stade du jugement, que ce fardeau incombe à l'accusation et que le doute doit profiter au prévenu. La présomption d'innocence est violée lorsque le juge rend un verdict de culpabilité au seul motif que le prévenu n'a pas prouvé son innocence (ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=127%20I%2038">127 I 38</a> consid. 2a p. 40) ou encore lorsque le juge condamne le prévenu au seul motif que sa culpabilité est plus vraisemblable que son innocence. En revanche, l'absence de doute à l'issue de l'appréciation des preuves exclut la violation de la présomption d'innocence en tant que règle sur le fardeau de la preuve (ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=144%20IV%20345">144 IV 345</a> consid. 2.2.3.3). Comme règle d'appréciation des preuves, la présomption d'innocence signifie que le juge ne doit pas se déclarer convaincu de l'existence d'un fait défavorable à l'accusé si, d'un point de vue objectif, il existe des doutes quant à l'existence de ce fait. Il importe peu qu'il subsiste des doutes seulement abstraits et théoriques, qui sont toujours possibles, une certitude absolue ne pouvant être exigée. Il doit s'agir de doutes sérieux et irréductibles, c'est-à-dire de doutes qui s'imposent à l'esprit en fonction de la situation objective (ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=144%20IV%20345">144 IV 345</a> consid. 2.2.3.3).</p> <p> <b>3.1.2.</b> Selon la jurisprudence, le conducteur d'un véhicule automobile ne saurait se voir condamner à une infraction de la loi fédérale sur la circulation routière que s'il est établi à satisfaction de droit qu'il est bien l'auteur de cette infraction. Autrement dit, le juge ne peut prononcer une telle condamnation que s'il a acquis la conviction que c'est bien l'intéressé qui a enfreint les règles de la circulation. Lorsqu'une infraction a été dûment constatée, sans cependant que son auteur puisse être identifié, l'autorité ne saurait se borner à présumer que le véhicule était piloté par son détenteur (ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=106%20IV%20142">106 IV 142</a> consid. 3 p. 143 ; ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=105%20Ib%20114">105 Ib 114</a> consid. 1a p. 117 en matière de retrait du permis de conduire).</p> <p>Lorsque l'auteur d'une infraction constatée ne peut être identifié sur-le-champ, le juge peut, dans un premier temps, partir de l'idée que le détenteur du véhicule en question en était aussi le conducteur au moment critique. Mais dès lors que cette version est contestée par l'intéressé, il lui appartient d'établir sa culpabilité sur la base de l'ensemble des circonstances, sans franchir les limites de l'arbitraire. S'il arrive à la conclusion que le détenteur, malgré ses dénégations, est bien le conducteur fautif, la condamnation est fondée (ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=106%20IV%20142">106 IV 142</a> consid. 3 p. 143 ; arrêt du Tribunal fédéral <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=6B_237/2015">6B_237/2015</a> du 16 février 2016 consid. 2.1). Il ne suffit pas au détenteur d'invoquer le droit au silence ou le droit de ne pas s'auto-incriminer pour échapper à une sanction lorsque sa culpabilité n'est pas douteuse. Lorsque le prévenu fait des déclarations contradictoires, il ne peut invoquer la présomption d'innocence pour contester les conclusions défavorables que le juge a, le cas échéant, tirées de ses déclarations (arrêts du Tribunal fédéral <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=6B_237/2015">6B_237/2015</a> du 16 février 2016 consid. 2.1 ; <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=6B_316/2014">6B_316/2014</a> du 23 juillet 2014 consid. 2.2).</p> <p><b>3.2.1.</b> Selon l'art. 97 al. 1 let. b LCR, est punissable, quiconque ne restitue pas, malgré une sommation de l'autorité, un permis ou des plaques de contrôle qui ne sont plus valables ou qui ont fait l'objet d'une décision de retrait.</p> <p>En cas de retrait, la décision doit être exécutoire selon les règles de la procédure administrative (ou pénale si le permis est retiré en application de l'art. 67b CP) pour que la non-restitution soit punissable; l'auteur n'est pas punissable s'il n'a pas connaissance de la décision en raison d'une notification viciée de la décision de retrait (ANDRÉ BUSSY et al., <i>Code suisse de la circulation routière commenté</i>, 4<sup>e</sup> éd., N 2.1 <i>ad</i> art. 97 LCR). </p> <p>Le défaut de restitution dun permis ou dune plaque après léchéance de leur durée de validité ne sera punissable quaprès vaine "sommation" de lautorité. Il faut ainsi quil soit établi que lautorité a sommé le prévenu de restituer les plaques ou le permis dont il sagit. Linfraction est consommée dès que le permis où les plaques ne sont pas déposés dans le délai prévu dans la sommation. La régularisation de la situation par lintéressé après léchéance du délai fixé ne supprime pas la punissabilité. L'art. 96 al. 1 let. a LCR peut en outre entrer en concours parfait avec l'art. 97 al. 1 let. b LCR, une fois la sommation faite (A. BUSSY et al.,<i> op. cit</i>., N 2.2 <i>ad</i> art. 97 LCR).</p> <p>Sur le plan subjectif, l'infraction peut être réalisée tant intentionnellement que par négligence. Pour que lintention soit retenue, il faudra que lauteur ait une connaissance effective de la décision de retrait et de la sommation. Une notification fictive ou faite à un tiers ne permet pas de retenir que lauteur avait connaissance de la décision de retrait. La jurisprudence du Tribunal fédéral admet en particulier que le destinataire d'un envoi qui est conscient de recevoir une communication de l'autorité compétente mais qui ne se préoccupe pas de son contenu agit à tout le moins par négligence (arrêt du Tribunal fédéral <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=6B_533/2020">6B_533/2020</a> du 16 septembre 2020 consid. 2.2). </p> <p><b>3.2.2.1.</b> A teneur de l'art. 96 al. 1 let. a LCR, est puni dune amende quiconque conduit un véhicule automobile avec ou sans remorque, sans le permis de circulation ou les plaques de contrôle requis.</p> <p>Lacte de conduite doit avoir lieu sur le territoire suisse (arrêt du Tribunal fédéral <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=6B_842/2009">6B_842/2009</a> du 27 novembre 2009 consid. 1 ; A. BUSSY et al., <i>op. cit</i>., N 1.4 <i>ad</i> art. 96 LCR, N 1.4 <i>ad</i> art. 95 LCR). </p> <p>Tant lintention que la négligence sont punissables. De manière générale, on retient que le conducteur a le devoir de sassurer que le véhicule quil conduit est valablement muni des permis, plaques et autorisations requises (A. BUSSY et al., <i>op. cit</i>., N 1.14 <i>ad</i> art. 96 LCR).</p> <p><b>3.2.2.2. </b>Au sens de lart. 96 al. 2 LCR, est puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire quiconque conduit un véhicule automobile en sachant qu’il n’est pas couvert par l’assurance responsabilité civile prescrite ou qui devrait le savoir s’il avait prêté toute l’attention commandée par les circonstances.</p> <p>Le concours parfait entre les art. 96 al. 1 et 96 al. 2 LCR est admissible, les deux infractions ne visant pas nécessairement la même situation de fait (A. BUSSY et al., <i>op. cit</i>., N 1.12 <i>ad</i> art. 96 LCR). La négligence est punissable (<i>id</i>., N 2.3 <i>ad </i>art. 96 LCR).</p> <p><b>3.2.3.</b> Selon l'art. 90 al. 1 LCR, celui qui viole les règles de la circulation prévues par la présente loi ou par les dispositions d'exécution émanant du Conseil fédéral est puni de l'amende.</p> <p>Chacun se conformera aux signaux et aux marques ainsi qu'aux ordres de la police. Les signaux et les marques priment les règles générales; les ordres de la police ont le pas sur les règles générales, les signaux et les marques (art. 27 al. 1 LCR).</p> <p><b>3.2.</b> En lespèce, il est établi que lappelant a été interpellé à la douane de Bardonnex, le 17 mars 2019, alors quil conduisait un véhicule qui nétait plus couvert par une assurance responsabilité civile depuis le 1<sup>er</sup> novembre 2018, le SAN ayant prononcé le retrait du permis de circulation et des plaques dimmatriculation du véhicule par courrier du 19 novembre 2018.</p> <p>Lappelant a indiqué, au cours de la procédure, ne pas avoir été au courant que son véhicule se trouvait sous défaut dassurance responsabilité civile. Ces allégations ne sont cependant pas crédibles. </p> <p>Lappelant ne pouvait en effet ignorer quil nétait plus assuré, dès lors que le SAN lui a fait parvenir, le 19 novembre 2018, une décision de retrait du permis de circulation et des plaques dimmatriculation, le sommant de les restituer sous cinq jours. </p> <p>Ce courrier lui a été envoyé, par pli recommandé, à ladresse figurant sur le permis de circulation du véhicule. Cette même adresse a été communiquée par lappelant lui-même à la police au moment de son interpellation, celui-ci spécifiant à cette occasion que tout courrier pouvait lui être envoyé à cet endroit. Il ne saurait dès lors prétendre ne pas avoir reçu le courrier du SAN qui lui avait été envoyé à cette même adresse quelques mois auparavant, et par cet intermédiaire, avoir été mis au courant du fait quil nétait plus assuré et quil avait lobligation de restituer ses plaques dimmatriculation et son permis de circulation. </p> <p>Lappelant allègue par ailleurs à tort quil ne peut être poursuivi, dès lors quil naurait pas circulé sur le territoire suisse avec le véhicule litigieux. En effet, linfraction à lart. 97 al. 1 let. b LCR nest pas subordonnée au fait dentrer dans la circulation, le seul fait domettre de restituer les plaques de contrôle et permis de circulation étant suffisant pour remplir les éléments constitutifs de linfraction. </p> <p>Les infractions aux art. 96 al. 1 let. a et 96 al. 2 LCR, ont, quant à elles, été commises alors que lintéressé circulait sur le territoire suisse. En effet, quand bien même il a été interpellé à la douane de Bardonnex, lappelant ne sest pas arrêté sur la ligne même de la frontière. Le rapport de police mentionne en effet que le lieu de linterpellation était situé au chemin 4______, à K______, soit sur le territoire suisse. </p> <p>Le fait quil ait remis ses plaques immédiatement nest pas déterminant, dans la mesure où linfraction à lart. 97 al. 1 let. b LCR est consommée dès que la sommation de restitution par le service compétent a été effectuée. La régularisation de la situation après léchéance du délai fixé dans la sommation ne supprime effectivement pas la punissabilité de lintéressé</p> <p>Le verdict de culpabilité pour les infractions relatives à la conduite sous défaut dassurance, sans les plaques de contrôle et le permis de circulation requis (art. 96 al. 1 let. a, 96 al. 2 et 97 al. 1 let. b LCR) sera ainsi confirmé, la CPAR retenant que lensemble de ces infractions a été commis à tout le moins par négligence. </p> <p><b>3.3. </b>Lappelant sera également reconnu coupable des trois excès de vitesse reprochés (art. 90 al. 1 LCR).</p> <p>La CPAR est convaincue, au-delà de tout doute raisonnable, sur la base des éléments objectifs du dossier et sans quil ne soit nécessaire dentendre les deux témoins sollicités par lappelant, que celui-ci, détenteur du véhicule, était bien le conducteur du motocycle litigieux au moment des faits. </p> <p>Ses allégations selon lesquelles le véhicule aurait été conduit par des tiers au moment de la commission des infractions sont en effet dénuées de toute crédibilité. </p> <p>Lappelant na expliqué que tardivement dans la procédure, que le motocycle aurait été conduit par un tiers. Il ne sen est notamment pas prévalu à réception des amendes adressées par le Service des contraventions, qui linvitait pourtant spécifiquement à indiquer sil était le conducteur et à fournir le nom dun éventuel tiers responsable. Il ne la pas mentionné non plus au moment de former opposition contre les différentes ordonnances pénales prononcées à son encontre, en novembre 2019. Ce nest quen janvier 2020, soit un an et demi après les faits, après avoir été invité à motiver ses oppositions, quil a soudainement déclaré quil nétait pas le conducteur du motocycle, mettant en cause la dénommée B______, domiciliée aux Etats-Unis comme lauteur probable de linfraction. Ce nest enfin que devant le TP quil a indiqué quun autre tiers, soit le dénommé D______, résidant du Royaume-Uni, aurait conduit son véhicule. Il a également affirmé de manière contradictoire, dans ses oppositions, que le véhicule ne se trouvait pas dans le canton de Genève au moment des faits. </p> <p>A cela sajoute le fait que lappelant na donné aucune indication, au cours de la procédure, permettant de déterminer quand et dans quelles circonstances il aurait prêté son véhicule à des tiers, résidants au surplus à létranger, étant rappelé quil sest avéré que B______ était partie de Suisse pour les Etats-Unis depuis 2016, soit bien avant la commission des infractions.</p> <p>Les photographies prises par le radar ne permettent, certes, pas didentifier le conducteur. Il a cependant pu être constaté que le conducteur du motocycle était un homme pour au moins lun des excès de vitesse reprochés (classé par le TP en raison de la prescription), alors que lappelant avait dénoncé B______, ce qui conforte la CPAR dans sa conviction.</p> <p>Le format des plaques au moment de linfraction nest par ailleurs pas déterminant, dans la mesure où les autorités françaises ont justement indiqué que la plaque 2______ avait été convertie sous le nouveau format 3______ en juin 2020.</p> <p><b>4. 4</b><b>.1.</b> Les infractions aux art. 96 al. 2 et 97 al. 1 let. b LCR sont passibles d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou dune peine pécuniaire.</p> <p>Les infractions aux art. 90 al. 1 et 96 al. 1 let. a LCR sont passibles d’une amende.</p> <p><b>4.2.</b> Selon l'art. 47 CP, le juge fixe la peine d'après la culpabilité de l'auteur. Il prend en considération les antécédents et la situation personnelle de ce dernier ainsi que l'effet de la peine sur son avenir (al. 1). La culpabilité est déterminée par la gravité de la lésion ou de la mise en danger du bien juridique concerné, par le caractère répréhensible de l'acte, par les motivations et les buts de l'auteur et par la mesure dans laquelle celui-ci aurait pu éviter la mise en danger ou la lésion, compte tenu de sa situation personnelle et des circonstances extérieures (al. 2).</p> <p><b>4.3.</b> Selon l'art. 42 al. 4 CP, le juge peut prononcer, en plus du sursis, une peine pécuniaire sans sursis ou une amende selon l'art. 106 CP. Celles-ci entrent en ligne de compte en matière de délinquance de masse (<i>Massendelinquenz</i>), lorsque le juge souhaite prononcer une peine privative de liberté ou pécuniaire avec sursis, mais qu'une sanction soit néanmoins perceptible pour le condamné, dans un but de prévention spéciale (ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=135%20IV%20188">135 IV 188</a> consid. 3.3. p. 189 ; <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=134%20IV%2060">134 IV 60</a> consid. 7.3.1 p. 74). La sanction ferme accompagnant la sanction avec sursis doit contribuer, dans l'optique de la prévention tant générale que spéciale, à renforcer le potentiel coercitif de la peine avec sursis. Cette forme d'admonestation adressée au condamné - ainsi qu'à tous - doit attirer son attention sur le sérieux de la situation en le sensibilisant à ce qui l'attend s'il ne s'amende pas (ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=134%20IV%2060">134 IV 60</a> consid. 7.3.1 p. 74 s ; arrêt du Tribunal fédéral <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=6B_835/2018">6B_835/2018</a> du 8 novembre 2018 consid. 3.2).</p> <p> <b>4.4.1.</b> En lespèce, la faute commise nest pas anodine, lappelant ayant conduit son véhicule sans assurance responsabilité civile, alors même que les autorités lavaient sommé de restituer ses plaques. Cette infraction est dautant plus grave quelle peut avoir des conséquences importantes pour les victimes dun éventuel accident qui serait causé par lauteur. Lappelant a au surplus dépassé à trois reprises la vitesse autorisée en pleine ville de Genève entre le 24 août et le 2 septembre 2018, soit à quelques jours dintervalle seulement. </p> <p>Sa collaboration a été mauvaise, lappelant niant toute responsabilité dans les actes reprochés, rejetant la faute sur des tiers sagissant des contraventions, et tentant sans relâche de retarder lavancement de la procédure. L'absence d'antécédent a un effet neutre sur la fixation de la peine (ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=141%20IV%2061">141 IV 61</a> consid. 6.3.2 p. 70).</p> <p>Les infractions aux art. 96 al. 2 et 97 al. 1 let. b LCR sont subjectivement dégale gravité. La CPAR retiendra qu'une peine de 30 jours-amende est appropriée et sanctionne adéquatement linfraction à lart. 96 al. 2 LCR. Cette peine sera étendue de 15 jours pour linfraction à lart. 97 al. 1 let. b LCR (peine hypothétique : 30 jours), ces infractions entrant en concours (art. 49 al. 1 CP).</p> <p>La peine de 45 jours-amende à CHF 50.- lunité fixée par le TP pour ces infractions sera dès lors confirmée, celle-ci étant adéquate et nétant au demeurant pas en elle-même contestée, ni dans sa quotité, ni dans son montant. Le principe du sursis est acquis à lappelant (art. 391 al. 2 CPP). </p> <p>A titre de prévention spéciale, le prononcé d'une amende en sus s'impose au titre de sanction immédiate, ce que l'appelant ne conteste pas dans le principe. Le montant de l’amende, arrêté à juste titre par le TP à CHF 450.- (selon le dispositif) sera confirmé, celui-ci n’excédant pas 20% de la peine principale (ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=135%20IV%20188">135 IV 188</a> consid. 3.4.4. p. 191). La peine privative de liberté de substitution de 9 jours, correspondant au montant de l'amende divisé par le montant du jour-amende, sera également confirmée (ATF <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=134%20IV%2060">134 IV 60</a> consid. 7.3.3).</p> <p><b>4.4.2.</b> Le montant de CHF 300.- d’amende sera également confirmé pour les infractions aux art. 96 al. 1 let. a et 90 al. 1 LCR, le montant retenu par le TP ne souffrant aucune critique (compte tenu notamment du concours entre les infractions) et savérant plutôt clément. La peine privative de liberté de substitution de trois jours sera également confirmée, l’appel étant intégralement rejeté.</p> <p><b>5.</b> <b>5.1.</b> L'appelant, qui succombe entièrement, supportera les frais de la procédure dappel, comprenant un émolument de CHF 1'800.- (art. 428 CPP et art. 14 al. 1 let. e du règlement fixant le tarif des frais en matière pénale du 22 décembre 2010 [RTFMP]). </p> <p>Les frais de la procédure de première instance demeureront également entièrement à sa charge, quand bien même la procédure a été classée pour trois excès de vitesse. Lappelant a fautivement provoqué louverture de la procédure pénale à son encontre (art. 426 al. 2 CPP) et na bénéficié dun classement quen raison de la prescription. Linstruction concernant ces infractions na au demeurant engendré aucun frais particulier. </p> <p> <b>5.2.</b> Lappelant a sollicité des dépens pour la procédure. Quand bien même il faudrait considérer sa requête comme une demande dindemnisation au sens de lart. 429 CPP, celle-ci serait rejetée au vu de lissue de lappel. Lappelant na par ailleurs ni chiffré, ni motivé sa demande.</p> <p> * * * * *<br clear="all"/> </p> <p align="center"><b> </b></p> <p align="center"><b>PAR CES MOTIFS,<br/> LA COUR :</b></p> <p><br/> Reçoit les appels formés par A______ contre les jugements <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=JTDP/1029/2021">JTDP/1029/2021</a> rendu le 13 août 2021 par le Tribunal de police dans la procédure P/2576/2020 et <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=JTDP/1040/2021">JTDP/1040/2021</a> rendu le 17 août 2021 par le Tribunal de police dans la procédure P/1______/2020.</p> <p>Déclare irrecevable l'appel formé contre le jugement <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=JTDP/1040/2021">JTDP/1040/2021</a> du 17 août 2021 dans la procédure P/1______/2020.</p> <p>Rejette lappel formé contre le jugement <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=JTDP/1029/2021">JTDP/1029/2021</a> du 13 août 2021 dans la procédure P/2576/2020.</p> <p>Condamne A______ aux frais de la procédure d'appel, en CHF 2'075.-, qui comprennent un émolument de CHF 1800.-.</p> <p><b><u>Confirme les jugements entrepris, dont les dispositifs sont les suivants</u></b><b> :</b></p> <p><u>Jugement <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=JTDP/1040/2021">JTDP/1040/2021</a> du 17 août 2021</u> :</p> <p><i>"Déclare A______ coupable de violation simple des règles sur la circulation routière (art. 90 al. 1 LCR).</i></p> <p><i>Condamne A______ à une amende de CHF 160.- (art. 106 CP).</i></p> <p><i>Prononce une peine privative de liberté de substitution de 2 jours.</i></p> <p><i>Dit que la peine privative de liberté de substitution sera mise à exécution si, de manière fautive, l'amende n'est pas payée.</i></p> <p><i>Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 580.-, y compris un émolument de jugement de CHF 300.- (art. 426 al. 1 CPP).</i></p> <p><i>Ordonne la communication du présent jugement aux autorités suivantes : Service des contraventions (art. 81 al. 4 let. f CPP)."</i></p> <p><u>Jugement <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=JTDP/1029/2021">JTDP/1029/2021</a> du 13 août 2021</u></p> <p><i>"Classe la procédure s'agissant des faits des 10 août 2017, 19 février 2018 et 27 mai 2018 visés par les ordonnances pénales n° 6______, 7______ et 8______ (art. 329 al. 5 CPP).</i></p> <p><i>Déclare A______ coupable de conduite d'un véhicule non couvert par l'assurance responsabilité civile (art. 96 al. 2 LCR), de conduite sous défaut de permis de circulation ou de plaques de contrôle (art. 96 al.1 let. a LCR), de non restitution de permis ou de plaques (art. 97 al. 1 let. b LCR) et de violation simple des règles de la circulation (art. 90 al. 1 LCR cum art. 27 al. 1 LCR, art. 4a al. 1 OCR, art. 5 OCR, art. 22 al. 1, 22a, 22b al. 2 et 22c al. 1 OSR).</i></p> <p><i>Condamne A______ à une peine pécuniaire de 45 jours-amende, sous déduction d'un jour-amende correspondant à un jour de détention avant jugement (art. 34 et 51 CP).</i></p> <p><i>Fixe le montant du jour-amende à CHF 50.-.</i></p> <p><i>Met A______ au bénéfice du sursis et fixe la durée du délai d'épreuve à 3 ans (art. 42 et 44 CP).</i></p> <p><i>Avertit A______ que s'il devait commettre de nouvelles infractions durant le délai d'épreuve, le sursis pourrait être révoqué et la peine suspendue exécutée, cela sans préjudice d'une nouvelle peine (art. 44 al. 3 CP).</i></p> <p><i>Condamne A______ à une amende, à titre sanction immédiate, de CHF 450.- (art. 42 al. 4 CP).</i></p> <p><i>Prononce une peine privative de liberté de substitution de 9 jours.</i></p> <p><i>Condamne A______ à une amende de CHF 300.- (art. 106 CP).</i></p> <p><i>Prononce une peine privative de liberté de substitution de 3 jours.</i></p> <p><i>Dit que les peines privatives de liberté de substitution seront mises à exécution si, de manière fautive, les amendes ne sont pas payées.</i></p> <p><i>Condamne A______ aux frais de la procédure, qui s'élèvent à CHF 904.-, y compris un émolument de jugement de CHF 300.- (art. 426 al. 1 CPP).</i></p> <p><i>Ordonne la communication du présent jugement aux autorités suivantes : Office cantonal de la population et des migrations, Service cantonal des véhicules, Service des contraventions (art. 81 al. 4 let. f CPP)."</i></p> <p>Notifie le présent arrêt aux parties.</p> <p>Le communique, pour information, au Tribunal de police, à l'Office cantonal de la population et des migrations ainsi qu'à l'Office cantonal des véhicules.</p> <p> </p> <p> </p> <div align="center"> <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="0"> <tr> <td valign="top" width="255"> <p align="center">La greffière :</p> <p align="center">Julia BARRY </p> </td> <td valign="top" width="174"> <p align="center"> </p> </td> <td width="204"> <p align="center">Le président :</p> <p align="center">Gregory ORCI</p> </td> </tr> </table> </div> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u>Indication des voies de recours</u></i><i> :</i></p> <p><i> </i></p> <p><i>Conformément aux art. 78 ss de la loi fédérale sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; RS 173.110), le présent arrêt peut être porté dans les trente jours qui suivent sa notification avec expédition complète (art. 100 al. 1 LTF) par-devant le Tribunal fédéral par la voie du recours en matière pénale.</i></p> <p><i> </i></p> <p><i>Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.</i></p> <br clear="all"/> <p> </p> <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="595"> <tr> <td valign="top" width="198"> <p> </p> </td> <td valign="top" width="198"> <p align="center"><b><u>ETAT DE FRAIS</u></b></p> </td> <td valign="top" width="198"> <p align="right"><b> </b></p> </td> </tr> </table> <p> </p> <table border="1" cellpadding="0" cellspacing="0" width="595"> <tr> <td valign="top" width="198"> <p align="center"><b> </b></p> </td> <td valign="top" width="198"> <p align="center"><b>COUR DE JUSTICE</b></p> </td> <td valign="top" width="198"> <p align="center"><b> </b></p> </td> </tr> </table> <p> </p> <p>Selon les art. 4 et 14 du règlement du 22 décembre 2010 fixant le tarif des frais et dépens en matière pénale (E 4 10.03).</p> <p> </p> <p> </p> <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="595"> <tr> <td valign="top" width="454"> <p><b>Total des frais de procédure du Tribunal de police</b><b> :</b></p> </td> <td valign="top" width="58"> <p align="center">CHF</p> </td> <td valign="top" width="84"> <p align="right">1'484.00</p> </td> </tr> <tr> <td width="454"> <p><b>Bordereau de frais de la Chambre pénale d'appel et de révision</b></p> </td> <td width="58"> <p align="center"> </p> </td> <td width="84"> <p align="right"> </p> </td> </tr> <tr> <td valign="top" width="454"> <p>Délivrance de copies et photocopies (let. a, b et c)</p> </td> <td valign="top" width="58"> <p align="center">CHF</p> </td> <td valign="top" width="84"> <p align="right">00.00</p> </td> </tr> <tr> <td valign="top" width="454"> <p>Mandats de comparution, avis d'audience et divers (let. i)</p> </td> <td valign="top" width="58"> <p align="center">CHF</p> </td> <td valign="top" width="84"> <p align="right">200.00</p> </td> </tr> <tr> <td valign="top" width="454"> <p>Procès-verbal (let. f)</p> </td> <td valign="top" width="58"> <p align="center">CHF</p> </td> <td valign="top" width="84"> <p align="right">00.00</p> </td> </tr> <tr> <td valign="top" width="454"> <p>Etat de frais</p> </td> <td valign="top" width="58"> <p align="center">CHF</p> </td> <td valign="top" width="84"> <p align="right">75.00</p> </td> </tr> <tr> <td valign="top" width="454"> <p>Emolument de décision</p> </td> <td valign="top" width="58"> <p align="center">CHF</p> </td> <td valign="top" width="84"> <p align="right">1'800.00</p> </td> </tr> <tr> <td width="454"> <p><b>Total des frais de la procédure d'appel :</b></p> </td> <td width="58"> <p align="center">CHF</p> </td> <td width="84"> <p align="right">2'075.00</p> </td> </tr> <tr> <td width="454"> <p><b>Total général (première instance + appel) :</b></p> </td> <td width="58"> <p align="center"><b>CHF</b></p> </td> <td width="84"> <p align="right"><b>3'559.00</b></p> </td> </tr> </table> <p> </p> </div> </div> </div> </div></body></html>