<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. que A. est prévenu pour l'essentiel de participation à une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">organisation criminelle et d'infractions graves à la loi fédérale sur les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">stupéfiants (art.260 ter CP, 19 ch.2 LStup),</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> qu'il lui est en substance reproché d'avoir participé à une or-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ganisation criminelle de grande envergure, notamment par le trafic de stu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">péfiants, depuis l'année 1994 jusqu'au 22 février 1998 (D.919 ss),</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> que le prévenu a été arrêté le 2 avril 1998 et que le juge</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'instruction a confirmé cette arrestation le lendemain,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> qu'à la requête présentée le 17 septembre 1998 par le juge</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'instruction, la Chambre d'accusation a, par arrêt du 30 septembre 1998,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ordonné la prolongation de la détention préventive de A. jusqu'au 31</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">octobre 1998 (art.120 al.2 CPP; D.807, 816),</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> qu'à la nouvelle requête présentée le 16 octobre 1998 par le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">juge d'instruction, la Chambre d'accusation a, par arrêt du vendredi 30</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">octobre 1998, prolongé jusqu'au 15 décembre 1998 la détention préventive</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">notamment de A. (annexes au dossier, tirées du dossier principal B. </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et consorts),</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> que par requête du 30 octobre 1998, le mandataire du prévenu a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sollicité du juge d'instruction qu'il ordonne la remise en liberté de </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. dès le 1er novembre 1998, considérant qu'il n'était pas en possession</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'une décision de la Chambre d'accusation et que l'article 120 al.2 CPP</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prévoyait que seule une décision de la Chambre d'accusation permettait la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prolongation de la détention au-delà du terme fixé (D.929),</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. que, par la décision attaquée du 2 novembre 1998, le juge d'ins-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">truction a rappelé qu'il avait formulé une demande de prolongation quinze</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jours avant le terme du 31 octobre 1998, qu'il appartenait à la Chambre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'accusation de rendre une décision et que c'était bien la date de cette</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décision et de son envoi qui serait déterminante, non pas date de récep-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion de celle-ci, en sorte qu'il a refusé d'ordonner une mise en liberté</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">provisoire aussi longtemps que l'arrêt de la Chambre d'accusation ne lui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">serait pas parvenu (D.930),</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> que le prévenu, par son mandataire, recourt contre cette déci-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sion en concluant à son annulation et à ce que sa libération provisoire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">soit ordonnée, considérant en bref que l'arrêt de la Chambre d'accusation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du 30 octobre 1998 ne lui a été notifié qu'en date du 2 novembre 1998 et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'il n'a pris effet qu'à ce moment-là, ce qui constitue une violation de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'article 120 al.2 CPP "puisqu'en date du 1er novembre 1998, la détention</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ne reposait plus sur aucune décision ou base légale si bien qu'elle ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pouvait a fortiori être prolongée le lendemain",</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> que le juge d'instruction ne formule pas d'observations sur le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recours,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. qu'interjeté dans le délai utile de dix jours dès la notifica-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion de la décision attaquée, le recours est recevable (art.233, 236 CPP),</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> que, selon l'article 120 al.2 CPP, aucune détention préventive</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ne peut être maintenue au-delà de six mois par le juge d'instruction et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que si des circonstances exceptionnelles en rendent la prolongation néces-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">saire au-delà de ce terme, celle-ci ne peut être décidée que par la Cham-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">bre d'accusation qui en fixera la durée,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> qu'en l'espèce, le recourant ne conteste pas le bien-fondé des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prolongations ordonnées par arrêts du 30 septembre 1998 et 30 octobre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1998, mais qu'il s'en prend à la tardiveté, selon lui illégale, de l'arrêt</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du 30 octobre 1998, vu sa notification le lundi 2 novembre 1998,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> que le recourant se trompe doublement en reprochant d'abord au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">juge d'instruction de ne l'avoir pas immédiatement libéré le 1er novembre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1998, ensuite en affirmant que la décision de la Chambre d'accusation ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">déployait aucun effet juridique avant d'avoir été notifiée à son destina-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">taire,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> a) qu'en effet, une fois sa demande adressée à la Chambre d'ac-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cusation en vue de la prolongation de la détention préventive, le juge</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'instruction n'a plus aucune compétence pour ce qui concerne le maintien</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en détention d'un prévenu, cette compétence incombant exclusivement à la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Chambre d'accusation, ainsi que cela résulte du texte clair de l'article</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">120 al.2 CPP,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> que, dès l'instant où la requête adressée le 30 octobre 1998 par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. au juge d'instruction ne prétendait en aucune façon que les conditions</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du maintien en détention n'auraient plus été réunies sur le fond, elle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">était tout simplement irrecevable auprès du juge d'instruction,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> que c'est dès lors à juste titre que le juge d'instruction a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décidé de rejeter la requête, qu'il aurait pu déclarer irrecevable, le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prévenu n'étant plus détenu sous son autorité,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) qu'en second lieu, le recourant se trompe également en soute-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nant que la décision de la Chambre d'accusation déployait ses effets non</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas au moment de son prononcé, mais seulement au moment de sa notification</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">aux destinataires,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> que ce faisant, le recourant confond la date à partir de laquel-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le la décision déploie ses effets (soit le moment où elle est formellement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prise) et la date à partir de laquelle sera compté le délai dont le desti-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nataire dispose pour recourir (soit le moment de sa notification),</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> qu'à cet égard, le recourant invoque en vain l'arrêt de la Cham-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">bre d'accusation du 14 juin 1979 (RJN 7 II 165), ainsi qu'un arrêt de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Cour de cassation pénale du 18 janvier 1995, comme aussi l'article 4 LPJA</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">par analogie, dès l'instant où l'arrêt de la Chambre d'accusation du 30</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">octobre 1998 a dûment été notifié, à l'intention du recourant, sous acte</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">judiciaire (pli recommandé avec accusé de réception), et qu'il a été ré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ceptionné à l'étude de son avocat le lundi 2 novembre 1998,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> que la décision prise, qui est un acte de souveraineté émanant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de l'autorité compétente pour porter une atteinte à la liberté personnelle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du recourant, a déployé ses effets dès l'échéance de la durée précédente</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de détention qui avait été décidée (soit dès le 31.10.1998),</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> que seul est décisif le fait que la Chambre d'accusation statue</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avant cette échéance, sa décision étant au surplus exécutoire immédiate-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment vu l'absence d'une voie de recours ordinaire (Piquerez, Précis de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">procédure pénale suisse, 1994, § 1402 et 2817),</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> que la question aurait certainement été plus délicate à résoudre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">si la Chambre d'accusation (qui statue toujours à huis clos, éventuelle-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment par voie de circulation, art.181 CPP) avait arrêté sa décision avant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le 31 octobre 1998, mais que son arrêt n'aurait été rédigé, daté et expé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dié que postérieurement au 31 octobre 1998,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> qu'ainsi que cela résulte clairement des considérations d'un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">arrêt du Tribunal fédéral "qui se bornent à rappeler les droits élémentai-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">res des parties à une procédure étatique quelconque" (ATF 114 Ia 281,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cons.4c), "à moins d'une décision du Tribunal d'accusation autorisant la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prolongation de la détention avant l'échéance des délais légaux, cette</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mesure privative de liberté devient ipso facto illégale et toute autorité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">constatant l'illégalité de la détention a l'obligation d'élargir aussitôt</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le prévenu",</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> qu'une telle décision doit être notifiée et qu'elle est suscep-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tible d'être attaquée par un recours de droit public puisque, à défaut de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son prononcé, la privation de liberté doit prendre fin à l'échéance des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">délais légaux prévus (art.61 CPP vaud., dans le cas précité soumis au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Tribunal fédéral) à l'article 120 al.2 CPP (en l'espèce),</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) qu'à suivre la théorie du recourant, une décision de l'auto-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rité qui ne serait pas communiquée sur-le-champ serait nulle ou inexis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tante avant sa notification, ce qui aurait par exemple pour effet que les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mesures de surveillance téléphonique seraient toutes illégales puisqu'el-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les ne sont évidemment pas notifiées à l'intéressé au moment où elles sont</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prises, mais ultérieurement,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> que de la même façon, les recours déposés le dernier jour utile</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du délai - et donc réceptionnés après l'échéance de ce délai par l'autori-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">té de recours - seraient tous irrecevables, faute d'avoir été reçus par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'autorité avant l'échéance du délai de recours ...</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> d) qu'au vu de ce qui précède, il tombe sous le sens que le re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">courant n'a pas été détenu sans titre ni décision valable le 1er novembre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1998, ainsi qu'il le soutient de manière téméraire,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> que son recours doit ainsi être rejeté,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. que, s'agissant de l'indemnité d'avocat d'office du recourant,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">il y a lieu de relever que le recours entrepris aurait d'emblée paru voué</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à l'échec à un mandataire professionnel normalement diligent, d'une part</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">parce que la décision entreprise du juge d'instruction était pleinement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">justifiée, d'autre part parce que le recourant avait en mains l'arrêt de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la Chambre d'accusation du 30 octobre 1998 (notifié le 2.11.1998) au mo-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment où il a tout de même décidé de rédiger son recours,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> qu'en conséquence, il y a lieu de refuser toute indemnité au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mandataire d'office du recourant pour son activité devant la Chambre d'ac-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cusation (RJN 1994, p.129-131), et donc de rejeter la conclusion numéro 3</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du recours,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> que le recours a été interjeté avec une grande légèreté, ce qui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">justifie de mettre les frais à la charge du recourant (art.240 al.2 CPP),</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la Chambre ne pouvant en revanche plus infliger une amende au mandataire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du recourant, comme le prévoyait précédemment l'article 240 aCPP,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LA CHAMBRE D'ACCUSATION</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Rejette le recours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Condamne le recourant aux frais arrêtés à 360 francs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Dit que l'avocat d'office n'a droit à aucune indemnité.</span></p> </div></body></html>