Lausanne, 23. April 2014
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 2. April 2014 (1C_602/2012)
SBB muss Bahnhofbeleuchtung reduzieren
Das Bundesgericht fällt ein weiteres Urteil zur Pflicht der vorsorglichen Vermeidung  
von Lichtimmissionen. Die Schweizerischen Bundesbahnen (SBB) müssen die nächtliche Beleuchtung auf dem Bahnhof Oberrieden See im Kanton Zürich reduzieren. Im  
überdachten Perronbereich strahlen die zahlreichen Lampen deutlich mehr Licht ab,  
als für einen sicheren Betrieb notwendig ist.
Die Beleuchtung des Bahnhofs Oberrieden See wurde von den SBB gemäss ihrem  
Programm "Facelifting Stationen" umgestaltet. Während den Betriebszeiten (Montag bis  
Freitag von 4.30 bis 1.00 Uhr, am Wochenende durchgehend) sind auf dem Bahnhof mit  
seinen zwei Perrons rund 90 Lampen eingeschaltet. Zwei Nachbarn, die am Hang  
oberhalb des Bahnhofs wohnen, erachten die nächtliche Beleuchtung als übermässig.  
Das Bundesgericht heisst ihre Beschwerde teilweise gut.
Das Gericht erinnert im aktuellen Entscheid an den bereits im Urteil vom vergangenen  
Dezember (BGE 140 II 33) festgehaltenen Grundsatz, wonach unnötige Lichtimmissionen zu vermeiden sind, sofern dies technisch sowie betrieblich möglich und wirtschaftlich tragbar ist. Diese Pflicht ergibt sich aus dem im Umweltschutzgesetz verankerten  
Vorsorgeprinzip. Danach ist grundsätzlich nur zu beleuchten, was beleuchtet werden  
muss. Die notwendigen Bedürfnisse sind mit der geringstmöglichen Gesamtlichtmenge  
abzudecken. Lampen sollen zudem eine präzise Lichtlenkung oder Abschirmungen aufweisen. Möglichst zu vermeiden sind Aufhellungen des Nachthimmels und von Naturräumen. Anzustreben ist wie beim Lärmschutz ein Nachtruhefenster zwischen 22.00 und  
6.00 Uhr.
Bei der Beurteilung der konkreten Situation im Bahnhof Oberrieden See legt das  
Bundesgericht massgebliches Gewicht darauf, dass die Kanten der Perrons aus Sicherheitsgründen während der gesamten Betriebszeit zu beleuchten sind. Es gilt zu verhindern, dass Personen auf die Gleise stürzen. Lokführer müssen zu nahe am Gleis  
stehende Personen erkennen und warnen können. Die Beleuchtung in den unüberdachten Aussenbereichen der Perrons ist mit Blick auf dieses Bedürfnis nicht zu beanstanden. Die sehr viel hellere Beleuchtung im zentralen überdachten Perronbereich ist  
dagegen zur Sicherheit des Bahnverkehrs nicht in dieser Intensität erforderlich. Beim  
überdachten seeseitigen Perron mit direkter Sichtverbindung zu den Beschwerdeführern  
ist die Beleuchtung deshalb zwischen 22.00 und 6.00 Uhr rund um die Hälfte zu reduzieren, was namentlich durch Abschaltung einzelner Lampen ohne weiteres möglich ist. Lausanne, le 23 avril 2014
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 2 avril 2014 (1C_602/2012)
Les CFF doivent réduire l'éclairage d'une gare
Le Tribunal fédéral rend un nouvel arrêt sur les limitations préventives des émissions lumineuses. Les Chemins de fer fédéraux (CFF) doivent réduire l'éclairage nocturne de la gare de Oberrieden See dans le canton de Zurich. Dans la zone couverte  
des quais, les nombreuses lampes émettent nettement plus de lumière que la sécurité de l'exploitation ne le nécessite.
L'éclairage de la gare de Oberrieden See a été modifié dans le cadre du programme  
"Rénovation des gares" ("Facelifting Stationen"). Pendant les heures de service (du  
lundi au vendredi de 04h30 à 01h00 et en continu durant le week-end), environ 90  
lampes éclairent les deux quais de la gare. Deux résidents du quartier voisin surplombant la gare considèrent l'éclairage nocturne comme excessif. Le Tribunal fédéral admet  
partiellement leur recours.
Dans sa décision de ce jour, le tribunal rappelle le principe déjà énoncé dans un arrêt  
de décembre 2013 (ATF 140 II 33) selon lequel les émissions lumineuses inutiles  
doivent être évitées lorsque cela est exigible au regard de l'état de la technique, des  
conditions d'exploitation et de ce qui est supportable sur le plan économique. Cette obligation résulte du principe de prévention ancré dans la loi sur la protection de l'environnement. Il s'ensuit que, en règle générale, ne doit être éclairé que ce qui doit l'être.  
Quant aux besoins nécessaires, ils doivent être couverts avec le minimum de lumière.  
En outre, les lampes devraient disposer d'un système d'orientation précis du faisceau  
lumineux ou de déflecteurs optiques. Dans la mesure du possible, l'éclairage du ciel et  
de la nature environnante doit être évité. Une période de repos nocturne entre 22h00 et  
06h00 est souhaitable, comme tel est le cas en matière de protection contre le bruit.
Dans l'examen du cas d'espèce, le Tribunal fédéral accorde une importance particulière  
au fait que les bords des quais doivent être éclairés en permanence pendant les heures  
d'exploitation pour des motifs de sécurité. Il s'agit d'éviter que des personnes ne chutent  
sur les voies. Les conducteurs des trains doivent aussi pouvoir apercevoir les personnes trop proches des voies et les avertir du danger. Sous cet angle, l'éclairage de la  
partie non couverte du quai n'est pas critiquable. En revanche, un éclairage beaucoup  
plus intensif dans la zone couverte n'est pas indispensable à la sécurité du trafic ferroviaire. Par conséquent, l'éclairage de la partie couverte côté lac, visible directement  
depuis les habitations des recourants, doit être réduit de moitié environ entre 22h00 et  
06h00, ce qui paraît possible, par exemple en éteignant quelques lampes.