Initiative parlementaire. Paiements directs 230 N 4 mars 1991 sei, für Grundstoffe, die speziell für dekorative kosmetische Mittel entwickelt werden, auf die Anwendung von Tierversu- chen zu verzichten. Proposition de la commission Majorité Prendre acte de la pétition sans lui donner suite. Minorité I (Weder-Bâle) Donner suite à la pétition. Minorité II (Meier-Glattfelden, Bäumlin, Euler, Luder, Seiler Rolf, Weder- Bâle) Transmettre la pétition sous la forme d'un postulat: Le Conseil fédéral est invité à examiner s'il n'est pas possible de renoncer à des expériences sur animaux pour les cosméti- ques décoratifs. Euler, Berichterstatter: Die Kommission befasste sich am 26. September 1990 mit dieser Petition und einer entsprechen- den Stellungnahme des Bundesamtes für Veterinärwesen. Dank dieser Petition solle verhindert werden - so die Petenten -, dass neue Chemikalien, die ausschliesslich für den Ge- brauch in kosmetischen Mitteln bestimmt sind, entwickelt und im Tierversuch getestet werden. Aus der Stellungnahme des Bundesamtes für Veterinärwesen geht jedoch hervor, dass neue Grundstoffe, die in vielen Fällen auch in anderen Produk- ten, wie Medikamenten oder Lebensmitteln, Anwendung fin- den, nötigenfalls weiterhin am Tier geprüft werden müssen. Darüber hinaus muss festgestellt werden, dass die Einschrän- kung nur auf Kosmetika nicht möglich ist, weil gleiche Grund- substanzen sowohl in therapetischen Salben als auch in deko- rativen Cremen Verwendung finden können. Gewisse Pro- dukte werden heute als tierversuchsfrei deklariert. Es ist aber umstritten, ob dies absolut zutreffend ist, denn die Rohstoffe für diese Produkte sind mit grosser Wahrscheinlichkeit irgend- wann einmal im Tierversuch geprüft worden. Der Hinweis sagt also höchstens aus, dass das betreffende Endprodukt nicht zusätzlich in Tierversuchen geprüft worden ist. Das Anliegen der Petition wurde bereits im Zusammenhang mit der Revision des Tierschutzgesetzes - wie jetzt auch bei diesem Artikel 13 Absatz 3 - behandelt und diskutiert. Die Kommission und das Plenum lehnten damals jedoch einen entsprechenden Antrag ab. Die Ablehnung erfolgte unter Be- rücksichtigung der ausdrücklichen Erklärung von Bundesrat Delamuraz, dass die Frage in der Verordnung entsprechend geregelt werden soll. In diesem Zusammenhang erklärte der Vertreter des Bundesamtes für Veterinärwesen der Kommis- sion, dass die Prüfung von kosmetischen Endprodukten ver- boten werden könnte. Die Probleme liegen - wie bereits ge- sagt - bei den Grundsubstanzen. Ob diese für kosmetische Zwecke an Tieren getestet werden sollen, wird für die Rege- lung in der Verordnung gemäss Zusicherung des Bundesrates geprüft. Diese Prüfung hat in Zusammenarbeit mit dem Bun- desamt für Gesundheitswesen bereits begonnen. Die Kommission beantragt Ihnen deshalb, von der Petition Kenntnis zu nehmen, ihr aber keine Folge zu geben und somit den Minderheitsantrag von Herrn Weder-Basel abzulehnen. Der Minderheitsantrag von Herrn Meier-Glattfelden, ein Kom- missionspostulat einzureichen, ist von ihm zurückgezogen worden; das Postulat wird separat eingereicht. Ich ersuche Sie, im Sinne der Kommission zu entscheiden. Mme Paccolat, rapporteur: Les expériences sur les animaux pour le contrôle de l'innocuité de cosmétiques sont depuis longtemps remises en question par les milieux de protection des animaux. L'argument principal est que les cosmétiques sont des produits de luxe et qu'il existe des méthodes de contrôle qui ne nécessitent pas le recours aux animaux. La pé- tition «veut empêcher que de nouveaux produits chimiques destinés exclusivement à l'utilisation dans les cosmétiques soient développés et testés dans des expériences sur ani- maux». Il ressort de l'enquête à laquelle l'Office vétérinaire fé- déral a procédé en 1984 que sur 3055 animaux qui avaient été utilisés pour le contrôle de cosmétiques, à peine 1,7 pour mille avaient été utilisés avec des expériences. Les chiffres plus ré- cents qui ont été demandés par la commission n'ont pas pu être obtenus car à ce jour il n'existe aucune harmonisation, les statistiques étant tenues par les cantons. La nouvelle loi sur la protection des animaux exige précisément, à son article 39, une meilleure tenue des statistiques en introduisant un service de documentation et statistique au niveau fédéral. La commission a pris connaissance de l'avis de l'Office vétéri- naire fédéral et a demandé des précisions lors de sa séance du 26 septembre de l'an passé. Pour l'essentiel, l'avis de l'Of- fice vétérinaire fédéral - que la majorité de la commission par- tage d'ailleurs - se résume à: de nouvelles substances, qui sont également utilisées dans de nombreux cas pour d'autres produits tels que les médicaments ou les denrées alimentai- res, doivent pouvoir être contrôlées à l'avenir sur les animaux. Parmi ces substances de base on peut citer les émulsifiants, de nouveaux reconstituants ou divers autres produits de pré- paration. De plus, si certains produits sont vantés comme étant fabriqués sans recours à des tests sur animaux, une telle affirmation paraît discutable car il est fort probable que les substances de base ont été testées au moins une fois sur des animaux. Il faut donc distinguer entre substance de base et produit fini lorsqu'on parle d'expérimentation. Si l'on se réfère à la République fédérale d'Allemagne, les expériences sur ani- maux pour le développement de cosmétiques décoratifs sont en principe interdites, ce qui ne s'applique pas aux produits pour l'hygiène de la bouche et de la peau, pour lesquels ces tests sont possibles. En conclusion, il n'existe pas aujourd'hui, dans tous les do- maines, de méthodes de contrôle qui peuvent donner des in- dications sûres sans le recours aux expériences sur les ani- maux. Néanmoins, les contrôles qui sont actuellement possi- bles au moyen de méthodes d'expérimentation plus ména- geantes doivent être encouragés. La majorité de la commis- sion partage l'avis de l'Office vétérinaire fédéral. Elle considère que ce problème a déjà été débattu à l'article 13 de la loi sur la protection des animaux et que des garanties ont été données quant aux critères qui seront définis dans l'ordonnance et qui restreignent notamment les expériences animales pour les tests de Draize et du LSD 50. Par 6 voix contre 5, la commis- sion vous recommande de ne pas suivre cette pétition. Präsident: Der Antrag der Minderheit II ist zurückgezogen worden. Abstimmung - Vote Für den Antrag der Mehrheit 61 Stimmen Für den Antrag der Minderheit l 40 Stimmen #ST# 89.236 Parlamentarische Initiative (Neukomm) Direktzahlungen an die Landwirtschaft Initiative parlementaire (Neukomm) Paiements directs à l'agriculture Kategorie V, Art. 68 GRN - Catégorie V, art. 68 RCN Wortlaut der Initiative vom 23. Juni 1989 Im Sinne von Artikel 21 sexies des Geschäftsverkehrsgesetzes und Artikel 27 des Geschäftsreglementes unterbreite ich die folgende parlamentarische Einzelinitiative in Form einer allge- meinen Anregung: 1. Als ergänzende Massnahme zur Erhaltung einer gesunden und rationellen Landwirtschaft können landwirtschaftliche Be-4. März 1991 N 231 Parlamentarische Initiative. Direktzahlungen triebe produktunabhängige Direktzahlungen erhalten. Sie tra- gen den unterschiedlichen Einkommensverhältnissen Rech- nung und werden von Auflagen und Bedingungen hinsichtlich der Agrarproduktion abhängig gemacht. Für besondere öko- logische Leistungen können zusätzliche Beiträge ausgerich- tet werden. 2. Auf Handelsdüngern und umweltbelastenden Pflanzen- schutzmitteln erhebt der Bund eine Abgabe. 3. Die in Absatz 1 genannten Zahlungen und Beiträge werden aus den Abgaben gemäss Absatz 2, aus allgemeinen Bundes- mitteln oder durch zweckgebundene Abgaben finanziert. 4. Der Bund kann Massnahmen zur Einschränkung der Ein- fuhr von Nahrungsmitteln ergreifen, sofern diese unter Bedin- gungen hergestellt werden, die von schweizerischen Umwelt- und Tierschutzvorschriften erheblich abweichen. Texte de l'initiative du 23 juin 1989 Conformément à l'article 21 sexies de la loi sur les rapports entre les conseils et à l'article 27 du Règlement du Conseil na- tional, je dépose l'initiative parlementaire individuelle suivante sous la forme d'un texte conçu en termes généraux: 1. Les exploitations rurales peuvent recevoir, au titre de me- sure complémentaire servant à maintenir une agriculture saine et rationnelle, des paiements directs indépendamment de la production. Ces versements tiennent compte de la diver- sité des revenus et sont liés à des charges et à des conditions spéciales en matière de production agricole. Des contribu- tions complémentaires peuvent être versées pour des presta- tions particulières de caractère écologique. 2. La Confédération prélève une taxe sur les engrais commer- ciaux et sur les produits protégeant les plantes qui polluent l'environnement. 3. Les paiements et les contributions mentionnés au premier 'alinéa sont financés grâce aux taxes citées au deuxième ali- héa, aux ressources générales de la Confédération ou aux re- cettes à affectation spéciale. 4. La Confédération peut prendre des mesures visant à re- streindre l'importation de denrées alimentaires si celles-ci sont fabriquées dans des conditions qui s'écartent des prescrip- tions suisses en matière d'environnement et de protection des animaux. Herr Aregger unterbreitet im Namen der Kommission den fol- genden schriftlichen Bericht: Wir unterbreiten Ihnen hiermit gemäss Artikel 21ter des Ge- schäftsverkehrsgesetzes den Bericht der vorprüfenden Kom- mission über die von Nationalrat Neukomm am 23. Juni 1989 eingereichte Parlamentarische Initiative, welche produktunab- hängige Direktzahlungen an die Landwirtschaft fordert. Die Kommission hat am 22. Januar 1990 den Initianten ange- hört und sich von einem Vertreter des Bundesamtes für Land- wirtschaft über den Stand der Arbeiten in der Verwaltung orien- tieren lassen. Am 3. Mài 1990 hat die Kommission vom in der Zwischenzeit fertiggestellten Expertenbericht «Direktzahlun- gen inderschweizerischen Agrarpolitik» Kenntnis genommen. I. Stand der Arbeiten in der Bundesversammlung und der Ver- waltung zum gleichen Gegenstand II. Mit der Ueberweisung des Kommissionspostulates ad 84.074 zum 6. Landwirtschaftsbericht wurde der Bundesrat erstmals aufgefordert, einen Bericht zum Thema zu erstatten. Die Bundesversammlung überwies dem Bundesrat in den letzten Jahren die zwei Motionen 88.049 Berger und 89.451 Ruckstuhl als Postulate sowie die zwei Postulate 89.668 Dor- mann und 89.830 Nussbaumer; zwei weitere Motionen wur- den abgeschrieben, weil seit zwei Jahren hängig (86.457 Neu- komm, 87.521 freisinnig-demokratische Fraktion). Als Folge davon sind die parlamentarische Initiative selbst und die Mo- tion 90.505 freisinnig-demokratische Fraktion - mit gleichem Wortlaut wie 87.521 - neu eingereicht worden. Seit 1984 sind insgesamt 15Vorstösse mit der politischen Stossrichtung dieser parlamentarischen Initiative eingereicht worden. In seinen Antworten lehnte der Bundesrat die Annahme der Motionen ab und beantragte die Umwandlung in Postulate. Im Sommer 1987 setzte er eine Expertenkommission unter dem Vorsitz von Professor Hans Popp ein, dem stellvertretenden Direktor des Bundesamtes für Landwirtschaft. Diese hatte den Auftrag, die Einführung von Tierhalterbeiträgen für eine Ueber- gangsfrist von 3 bis 4 Jahren zu prüfen und Vorschläge für eine anschliessende Lösung mit Direktzahlungen auf neuer Rechtsgrundlage zu machen. Die Abklärungen sollten sich auf zwei Arten von neuen Direktzahlungen beziehen: -allgemeine produktionsunabhängige Beiträge mit Auflagen (vermehrt marktwirtschaftliche Preisgestaltung); - spezifische Beiträge für besondere, namentlich ökologisch erwünschte Leistungen. 12. Kurz vor der Kommissionssitzung vom 3. Mai 1990 stellte die Expertenkommission ihren Bericht «Direktzahlungen in der schweizerischen Agrarpolitik» fertig. In der als allein kon- sensfähig bezeichneten Strategie II wird die Möglichkeit vor- gesehen, unter gewissen Umständen auch im Talgebiet die Preis- und Mengenpolitik durch Direktzahlungen zu ergänzen, wobei die Expertenkommission ausdrücklich festhält, die Prio- rität in der Einkommenspolitik auch in Zukunft auf Preis und Menge zu legen. Der Bericht sieht Direktzahlungen nur als er- gänzende Massnahme zur Steuerung und schlägt zwei Ergän- zungen des Landwirtschaftsgesetzes vor. Das Bundesamt für Landwirtschaft ist der Ansicht, dass die parlamentarische In- itiative bereits grösstenteils verwirklicht ist. Nicht verwirklicht seien: Punkt 1, letzter Satz: Es fehlen die Rechtsgrundlagen für Bei- träge für integrierte Produktion und biologischen Landbau (Vorschlag: LWG Art. 29b neu); Punkt 2: Es fehlen die Rechtsgrundlagen für eine Lenkungs- abgabe auf umweltbelastenden Pflanzenschutzmitteln und auf gewissen Handelsdüngern (Vorschlag: Kann-Formel, In- itiative: Muss-Formel). (Punkt 3: Analoger Vorschlag der Kommission) (Punkt 4: Vom Initianten gestrichen) Der Bundesrat lehnte in seinen Stellungnahmen die Motionen ab, weil die eingesetzte Expertenkommission in ihrem Han- deln nicht eingeengt werden sollte, weil er beauftragt werden könnte, den gesetzlichen Rahmen einheitlich zu regeln, weil er sonst seinen eigenen Handlungsspielraum stark eingeengt sehe und neuerdings weil er den Expertenbericht zuerst selbst prüfen wolle. Das Bundesamt für Landwirtschaft rechnet mit dem Erschei- nen des 7. Landwirtschaftsberichts frühestens im Laufe des Jahres 1991. Es ist ihm heute nicht möglich, verbindlich zu sa- gen, ob die Botschaft zum Landwirtschaftsbericht oder jene zu den Direktzahlungen zuerst erstellt wird. Noch ist nicht ent- schieden, ob der Bericht «Direktzahlungen» in ein Vernehm- lassungsverfahren geschickt werden soll, dessen Auswertung längere Zeit dauern würde. 2. Aufwand und Zeitplan der parlamentarischen Arbeit Beschliesst der Rat entsprechend dem Antrag der Kommis- sionsminderheit der Initiative Folge zu geben, so arbeitet die beauftragte Kommission eine Vorlage aus. Sie könnte das Tempo ihrer Arbeiten bestimmen und den Inhalt der Vorlage selber gestalten. Die als allgemeine Anregung formulierte par- lamentarische Initiative fordert ein Bundesgesetz. Einen ent- sprechenden Entwurf durch die Kommission zu erarbeiten, würde den Aufwand von der Verwaltung des Departementes auf das zuständige Kommissionssekretariat der Parlaments- dienste verschieben. Der Beizug von Fachleuten aus dem De- partement und eventuell von weiteren Spezialisten wäre un- umgänglich. Für Bericht und Antrag hat die Kommission eine Frist von zwei Jahren zu beachten. Obwohl die Kooperation in beiderseitigem Interesse ist, bleibt der Bundesrat für seine Stellungnahme frei. Die Kommissionsminderheit betont, dass bei diesem Vorgehen der Rat das politische Heft in der Hand behält, was die Befürchtung zerstreut, sich «von der Verwal- tung überrumpeln» zu lassen. Es entsteht keine Doppelspurig- keit, weil auch die Verwaltung die Weiterführung der Arbeiten vorsieht. 3. Möglichkeit, das angestrebte Ziel mit einer Motion oder ei- nem Postulat zu erreichen Die Kommissionsmehrheit ist der Meinung, angesichts der laufenden Arbeiten im Volkswirtschaftsdepartement genügeInitiative parlementaire. Paiements directs 232 N 4 mars 1991 es, den Bundesrat durch ein Postulat zu verpflichten, die Ein- führung von Direktzahlungen zu prüfen. Die Kommissionsminderheit erachtet das Postulat ohne Frist als zu schwach. Mindestens müsste der Bundesrat mit einer Motion verpflichtet werden, eine konkrete Vorlage auszuarbei- ten. 4. Die Zweckmässigkeit der Behandlung, wenn über den glei- chen Gegenstand eine Volksinitiative zustande gekommen ist Der am 26. Februar 1990 eingereichten Volksinitiative des Schweizerischen Bauernverbandes ist am 11. Mai 1990 das Zustandekommen attestiert worden. Ihre Forderungen gehen weit über das von der vorliegenden parlamentarischen Initia- tive angestrebte Ziel hinaus. Es kann demnach davon ausge- gangen werden, das keine Volksinitiative «über den gleichen Gegenstand» zustande gekommen ist. 5. Beratungen der Kommission des Nationalrates Wie der Autor in der Begründung darlegt, reichen die Vorarbei- ten für die Ausrichtung von Direktzahlungen zwanzig Jahre zu- rück. Die Initiative könne der Schweiz die Kosten der Ueber- schussverwertung ersparen sowie die ökologischen Pro- bleme der Ueberdüngung eindämmen helfen und eine Annä- herung an das internationale Agrarumfeld ohne äusseren Druck bringen. Der Bundesrat habe die in diese Richtung ge- henden Vorstösse im Grundsatz nicht bestritten. Das Thema sei genügend geprüft und abgeklärt worden. Die Agrarpolitik sei zunehmend dem Zielkonflikt kostendeckender Preise ei- nerseits und absatzorientierter Produktionsanpassung ander- seits ausgesetzt. Die Schonfrist laufe 1991 ab, wenn das EG- Umfeld eine Senkung unseres Agrarpreisniveaus verlange. Die ökologische Seite verlange eine Extensivierung der Pro- duktion, eine Verlangsamung des Strukturwandels und die Förderung der integrierten Produktion. Lenkungsmassnah- men seien nötig. Die parlamentarische Initiative nehme ohne materielle Diskus- sion der Direktzahlungen in den Räten die Ausgestaltung schon vorweg, weshalb ihr nicht zugestimmt werden könne. Es sei richtig, wenn im jetztigen Stadium der Vorarbeiten ganz klar der Bundesrat und die Verwaltung weiter daran arbeiten. Das Problem sei so komplex, dass es eine parlamentarische Kommission nicht eigenständig und sachgerecht erarbeiten könne. Die Kommissionsmitglieder verstehen den Entscheid «keine Folge geben» so, dass die Aktivitäten des Bundesrates begrüsst werden. Er dürfe keineswegs dahingehend interpre- tiert werden, dass die Kommission einen Abbruch der Arbeiten wünsche. Das Postulat solle hingegen ein Zeichen setzen, das System der Direktzahlungen in Auftrag geben zu wollen. Schriftliche Begründung des Initianten Meine parlamentarische Initiative verfolgt im wesentlichen die Zielsetzungen, die ich bereits vor acht Jahren mit einer Motion angestrebt habe. Der Text lehnt sich inhaltlich an meinen Ge- genvorschlag zur Kleinbauern-Initiative an. Die Motion wurde im Nationalrat nicht innerhalb von zwei Jahren behandelt, der Gegenvorschlag zur Kleinbauern-Initiative wurde im Plenum mehrheitlich abgelehnt. Direktzahlungen wurden schon 1973 von einer vom Eidgenössischen Volkswirtschaftsdepartement eingesetzten Expertenkommission vorgeschlagen. Die von Hans Christoph Binswanger herausgegebene Studie «Die eu- ropäische Agrarpolitik vor neuen Alternativen» (Verlag Paul Haupt, Bern 1977) zeigt ebenfalls eine Lösung in diese Rich- tung. Nationalrat Hans Schmid (St. Gallen) reichte 1978 eine parlamentarische Initiative zur Preis- und Einkommenspolitik in der Landwirtschaft ein und verlangte direkte Einkommens- zahlungen. In seiner Begründung führte er u. a. aus: «Was der Bund an Bewirtschaftungsbeiträgen leistet, spart er an Ueber- schussverwertungskosten.» Der Nationalrat hat der parlamen- tarischen Initiative Schmid am 13. März 1980 mit 80 zu 52 Stimmen keine Folge gegeben. Der teure Zielkonflikt der Landwirtschaftspolitik wurde in den letzten Jahren immer offensichtlicher: Jahrelange Fehllenkun- gen haben die Schweiz in eine agrarpolitische Sackgasse ge- führt. Kostendeckende Preise und Abnahmegarantien mach- ten Ueberschüsse zur Dauerinstitution. Das Preisgefälle zum umliegenden Ausland hat bei verschiedenen Produkten eine Höhe erreicht, die zum Einkaufstourismus verführt. Der Detail- handel und die Landwirtschaft bekommen dies zu spüren. Die ökologischen Probleme zeigen sich ebenfalls sehr deut- lich: Der massive Kunstdüngereinsatz verändert den Stick- stoffgehalt im Boden, im Wasser und in der Nahrungskette. Nebst importierten Düngemitteln werden auch verschiedene naturfremde, chemisch-synthetische Stoffe in die Kreisläufe eingeschleust, von den Tierarzneimitteln bis zu den Pflanzen- schutzmitteln und Pflanzenhormonen (wie Halmverkürzern). Pro Jahr dürften es rund 2000 Tonnen pestizide Wirkstoffe sein, die ausgebracht werden. ' Verändert hat sich ganz besonders auch das internationale Umfeld. Wir haben in der schweizerischen Agrarpolitik den «Dreieckskonflikt» zwischen Gatt, EG und Oekologie. Die Gatt-Forderungen verlangen ein Einfrieren des Agrargrenz- schutzes bzw. eine Oeffnung der Grenzen, das.heisst der Grenzschutz ist nach 1991 selektiv abzubauen. Die Lage wird sich also nach 1991 zuspitzen. Produktunabhängige Direkt- zahlungen drängen sich jetzt auch aus Sicht der Bauern gera- dezu gebieterisch auf, da nur dieses Instrumentarium als wich- tigste Gatt-konforme Massnahme die Einkommen der Bauern garantieren kann. Ergänzend kommen die EG 92 bzw. der Europäische Wirt- schaftsraum hinzu. Unbestritten ist, dass die Schweiz in die- sen Wirtschaftsraum integriert werden muss. Die Südstaaten der EG plus Irland werden der Teilnahme der Schweiz am Bin- nenmarkt nur zustimmen, wenn wir den Marktzugang für Agrarprodukte aus diesen Ländern erleichtern (Wein, Früchte und Gemüse, Getreide). Wir müssen die Landwirtschaftspoli- tik vermehrt auch im europäischen Rahmen sehen. Es gibt keine geteilte Europafähigkeit der Schweiz. Das EG-Umfeld verlangt nach einer Senkung unseres Agrarpreisniveaus. Von ökologischer Seite wird anderseits eine Extensivierung der Produktion, eine Verlangsamung des Strukturwandels und die Förderung der integrierten Produktion verlangt, verbunden mit Lenkungsmassnahmen. Insgesamt erscheinen heute die ergänzenden produktionsunabhängigen Direktzahlungen als praktisch einzige Handlungsmöglichkeit mit einem gewissen Spielraum. Die in Artikel 29 des Landwirtschaftsgesetzes ent- haltene einkommenspolitische Zielsetzung ist also raschmög- lichst mit ergänzenden Direktzahlungen anzustreben, am ein- fachsten mit einer Kombination von Betriebs- und Flächenbei- trägen. Mit ergänzenden Direktzahlungen lassen sich die landwirtschaftlichen Einkommen verbessern; die ökologische Komponente lässt sich durchsetzen, indem für besondere Umweltleistungen spezielle Direktzahlungen gewährt werden. Die Landwirtschaftspolitik würde verständlicher, durchschau- barer und einfacher. Meine parlamentarische Initiative soll dazu beitragen, dass produktunabhängige Direktzahlungen raschmöglichst reali- siert werden. Die Zeit drängt. Die parlamentarische Initiative ist auch flexibel, indem ihr Inhalt allenfalls noch ausgestaltet wer- den kann (im Gegensatz zur Volksinitiative). M. Aregger présente au nom de la commission le rapport écrit suivant: Par la présente, nous vous soumettons, conformément à l'article 21 ter de la loi sur les rapports entre les conseils, le rap- port de la commission chargée de l'examen préliminaire de l'initiative parlementaire déposée le 23 juin 1989 par le conseil- ler national Neukomm et par laquelle celui-ci demande que l'on effectue des paiements directs à l'agriculture indépen- damment de la production. La commission a entendu l'auteur de l'initiative le 22 janvier 1990; un représentant de l'Office fédéral de l'agriculture l'a in- formée sur l'état d'avancement des travaux dans l'administra- tion. Le 3 mai 1990, la commission a pris connaissance d'un rapport d'experts qui avait été terminé entretemps et qui concerne les paiements directs dans la politique agricole suisse. I. Etat des travaux de l'Assemblée fédérale et de l'administra- tion concernant le même sujet II. Le premier mandat par lequel le Conseil fédéral a été chargé de faire rapport sur le sujet traité ici lui a été donné lors-4. März 1991 N 233 Parlamentarische Initiative. Direktzahlungen que le postulat de la commission ad 84.074 relatif au 6e rapport sur l'agriculture a été transmis. L'Assemblée fédérale a transmis ces dernières années au Conseil fédéral les deux motions Berger (88.049) et Ruckstuhl (89.451) sous forme de postulats, ainsi que les deux postulats Dormann (89.668) et Nussbaumer (89.830) sur le même sujet; deux autres motions ont été classées, parce qu'elles n'avaient pas été traitées dans un délai de deux ans (86.457 Neukomm, 87.521 groupe radical). Là-dessus, la présente initiative parle- mentaire et une motion du groupe radical (ayant la même te- neur que l'intervention 87.521) ont été déposées. Depuis 1984, 15 interventions allant dans le même sens que la pré- sente initiative ont été présentées. Dans ses réponses, le Conseil fédéal a refusé d'accepter les motions et a demandé qu'elles soient transformées en postu- lats. Durant l'été 1987, il a créé une commission d'experts pré- sidée par le pofesseur Hans Popp, directeur suppléant de l'Of- fice fédéral dé l'agriculture. Cette commission était chargée d'étudier l'opportunité de verser des contributions aux éle- veurs de bétail durant 3 ou 4 ans et de présenter des proposi- tions concernant des paiements directs fondés sur des bases légales nouvelles après cette période. Deux formes de paie- ments directs devaient être étudiées: - des contributions générales ne dépendant pas de la produc- tion mais liées à certaines conditions (formation des prix axée davantage sur l'économie de marché), -des contributions spécifiques pour certaines prestations souhaitées notamment pour des raisons écologiques. 12. La commission d'experts a terminé son rapport sur les paiements directs dans la politique agricole suisse peu avant la réunion de la commission du 3 mai 1990. La «stratégie II», considérée comme pouvant seule faire l'objet d'un consen- sus, permettra, à certaines conditions dans les régions de plaine également, de compléter la politique des prix et la politi- que concernant la réglementation de la production; la com- mission d'experts insiste cependant expressément sur la né- cessité de laisser la priorité, en matière de politique des reve- nus, aux questions de prix et de volume de production. Le rap- port ne prévoit des paiements directs qu'à titre complémen- taire comme moyen d'orientation et propose de compléter la loi sur l'agriculture sur deux points. L'Office fédéral de l'agri- culture estime que l'initiative parlementaire est déjà réalisée pour une bonne part. A ne pas réaliser: Point 1, dernière phrase: On ne dispose pas de bases légales pour verser des contributions en faveur d'une production inté- grée et d'une agriculture biologique (proposition: Loi sur l'agriculture, art. 29b, nouveau) Point 2: On ne dispose pas de bases légales pour prélever une taxe d'orientation sur des produits phytosanitaires qui polluent l'environnement et sur certains engrais commerciaux (Propo- sition: prescription potestative, initiative: prescription obliga- toire). (Point 3: Proposition analogue de la commission) (Point 4: Biffé par l'auteur de l'initiative) Dans ses réponses, le Conseil fédéral a rejeté les motions, parce que la commission d'experts instituée par lui ne devait pas voir sa marge de manoeuvre réduite, que le gouverne- ment pourrait recevoir mandat de réglementer de façon uni- forme le cadre juridique, qu'il risquait de voir sa liberté de mou- vement trop restreinte et plus récemment, qu'il entendait examiner d'abord lui-même le rapport des experts. L'office fédéral compétent pense que le 7e rapport sur l'agri- culture sera publié au plus tôt au courant de 1991. Il ne peut encore affirmer si le message concernant ledit rapport ou celui concernant les paiements directs sera rédigé en premier. On n'a pas encore décidé si le rapport concernant les paiements directs doit faire l'objet d'une procédure de consultation dont on analyserait ensuite les résultats, ce qui exigerait un certain temps. 2. Coût du travail parlementaire; calendrier Si la Chambre, conformément à la proposition de la minorité de la commission, décide de donner suite à l'initiative, la com- mission ayant reçu le mandat élaborera un projet. Elle aurait la possibilité de déterminer à son gré le rythme de ses travaux et le contenu du projet. L'initiative parlementaire qui a été pré- sentée sous forme générale demande l'adoption d'une loi fé- dérale. Si on chargeait la commission d'élaborer un tel projet, on imposerait au secrétariat de commission compétent des services du Parlement une tâche qui incombe au départe- ment. Il serait indispensable d'avoir recours aux spécialistes du département et le cas échéant à d'autres experts. La com- mission doit présenter son rapport et ses propositions dans un délai de deux ans. Bien que la coopération soit dans l'intérêt des deux parties, le Conseil fédéral n'est lié en aucune ma- nière lorsqu'il donne son avis. La minorité de la commission relève que cette procédure laisse à la Chambre la direction politique de l'affaire, ce qui dis- sipe la crainte de se voir devancer par l'administration. Il n'y a pas à craindre de double emploi, parce que l'administration prévoit aussi de poursuivre les travaux. 3. Possibilité d'atteindre l'objectif visé au moyen d'une motion ou d'un postulat La majorité de la commission est d'avis qu'il suffit, étant donné que le Département fédéral de l'économie publique étudie la question, d'obliger le Conseil fédéral, au moyen d'un postulat, à examiner la possibilité de procéder à des versements di- rects. La minorité de la commission estime que le postulat n'a pas d'effet suffisant si on ne l'assortit pas d'un délai. Il faudrait pour le moins, considère-t-elle, que le Conseil fédéral soit chargé, par une motion, d'élaborer un projet. 4. Opportunité de traiter un objet quand une initiative populaire portant sur la même question quant au fond, a déjà abouti L'initiative populaire déposée le 26 février 1990 par l'Union suisse des paysans a abouti, comme on l'a attesté le 11 mai 1990. Ses exigences ont une portée bien plus grande que celle de l'initiative parlementaire. On peut donc admettre qu'aucune initiative populaire ayant le même objet n'a abouti. 5. Délibérations de la commission du Conseil national Comme l'auteur le fait remarquer dans son développement, les travaux préliminaires concernant les paiements directs re- montent à une vingtaine d'années. L'initiative permettrait à la Suisse de s'épargner les frais de la mise en valeur des surplus et de réduire les problèmes qui se posent sur le plan de l'éco- logie par l'utilisation excessive des engrais; notre politique s'adapterait aussi à la situation internationale dans le secteur agricole sans que nous ne soyons soumis à une pression exté- rieure. Le Conseil fédéral n'a pas contesté quant à leur prin- cipe le bien-fondé des interventions allant dans ce sens. Le su- jet a été suffisamment étudié et clarifié. La politique agricole est de plus en plus affectée par les contradictions nées du fait qu'il faut, d'une part, obtenir des prix couvrant les frais et, d'au- tre part, adapter la production à la nécessité d'écouler les pro- duits. Le délai dont nous disposons arrive à échéance en 1991, lorsque la situation au sein de la CE exigera que nous abaissions le niveau de nos prix agricoles. Sur le plan écologi- que, il est nécessaire que l'on adopte un mode de poduction plus extensif, que l'on ralentisse la modification des structures et que l'on encourage la production intégrée. Des mesures d'orientation s'imposent. L'initiative parlementaire préjuge de la solution à adopter avant que les Chambres n'aient procédé à un débat portant sur les paiements directs quant au fond; on ne saurait donc l'approuver. Il est bon que le Conseil fédéral et l'administration continuent les travaux préparatoires au stade où ils se trouvent actuellement. Le problème est d'une telle complexité, qu'une commission parlementaire ne pourrait le résoudre convena- blement par ses propres moyens. Selon les membres de la commission, une décision de ne pas donner de suite à l'initia- tive signifierait que l'on approuve le travail entrepris par le Conseil fédéral. Il ne faudrait surtout pas en déduire que la commission souhaite l'interruption de ces travaux. Le postulat devrait au contraire permettre d'insister sur la né- cessité de donner un mandat concernant l'élaboration d'un système de paiements directs. Développement par écrit de l'auteur de l'initiative Mon initiative parlementaire vise pour l'essentiel le même ob- jectif qu'une motion que j'avais déposée il y a huit ans. Sa te-Initiative parlementaire. Paiements directs 234 4 mars 1991 neur s'inspire, quant au fond, de ma contre-proposition à l'ini- tiative en faveur des petits paysans. La motion n'avait pas été traitée au Conseil national dans les deux années qui suivirent son dépôt, tandis que la Chambre avait rejeté la contre-propo- sition précitée. Une commission d'experts instituée par le Dé- partement fédéral de l'économie publique avait proposé des paiements directs en 1973 déjà. Une solution analogue est es- quissée dans l'étude par Hans Christoph Binswanger sous le titre «Die europäische Agrarpolitik vor neuen Alternativen» (éditions Paul Haupt, Berne 1977). Le conseiller national Hans Schmid, de Saint-Gall, avait déposé en 1978 une initiative par- lementaire relative à la politique des prix et des revenus dans l'agriculture, où il préconisait aussi des versements directs, dits de revenus. Dans son développeemnt, il écrivait notam- ment que les prestations de la Confédération au titre de contri- butions à l'exploitation réduisent d'autant ses dépenses au ti- tre de la mise en valeur des surplus. Le Conseil national avait décidé, le 13 mars 1980, par 80 voix contre 52, de ne pas don- ner suite à l'initiative parlementaire Schmid et de la classer. Ces dernières années, il est devenu de plus en plus manifeste que l'incompatibilité entre les différents objectifs visés par la politique de l'agriculture coûte particulièrement cher: mal orientée durant des années, la politique agricole suisse se trouve dans une voie sans issue. Des prix couvrant les frais et l'écoulement garanti des produits ont fait que l'on a eu cons- tamment des excédents, la différence de prix par rapport à l'étranger est devenue telle pour certains produits, qu'un grand nombre de personnes se rendent à l'étranger unique- ment pour faire des achats. Le commerce de détail et l'agri- culture en pâtissent. Les conséquences sur le plan écologique sont rès nettes: l'usage massif des engrais chimiques élève la concentration d'azote dans le sol, dans l'eau et dans la chaîne alimentaire. Outre les engrais importés, on introduit dans le cy- cle naturel des produits chimiques synthétiques, étrangers à la nature, que se soient des médicaments pour animaux ou des produits phytosanitaires, voire des phytohormones (p. ex. des raccourcisseurs de tiges). Près de 2000 tonnes de pestici- des environ sont ainsi vraisemblablement utilisés chaque an- née. La situation internationale s'est aussi profondément mo- difiée. L'agriculture suisse est prise entre les exigences du GATT, de la CE et de l'écologie. Le GATT demande le gel des mesures douanières visant à protéger l'agriculture, c'est-à- -dire l'ouverture des frontières, les droits de douane devant être supprimés progressivement après 1991. La situation s'ag- gravera donc après cette date. Des paiements directs, indé- pendants des produits s'imposent désormais, même du point de vue des paysans, car seule une pareille mesure, la plus im- portante de celles qui sont conformes aux prescriptions du GATT, peut garantir les revenus des agriculteurs. Enfin, il faut tenir compte de l'Espace économique européen, c'est-à-dire de la CE telle qu'elle sera à partir de 1992. Nul ne conteste la nécessité d'intégrer la Suisse dans cet espace éco- nomique. Les pays méridionaux et l'Irlande n'approuveront cependant notre participation au marché intérieur que si nous facilitons l'accès de leurs produits (vins, fruits et légumes, cé- réales) au marché suisse. Nous devons nous habituer à concevoir davantage notre politique agricole dans le cadre de l'Europe. Dans nos efforts pour nous conformer aux normes européennes, nous ne saurions nous contenter de demi- mesures. L'environnement de la CE nous impose l'abaisse- ment de nos prix agricoles. D'autre part, l'écologie nous oblige à choisir un mode de production plus extensif, à ralentir la transformation des structures et à encourager la production in- tégrée, tout en orientant celle-ci. Dans l'ensemble, les paie- ments complémentaires directs, indépendants de la produc- tion constituent actuellement en fait les seules mesures lais- sant une certaine marge de manoeuvre. La politique des reve- nus qui est définie à l'article 29 de la loi sur l'agriculture doit donc être réalisée aussitôt que possible par des paiements complémentaires directs, la méthode la plus simple consis- tant à combiner les subsides à l'exploitation et les subsides à la surface. Les paiements complémentaires directs permet- traient d'augmenter les revenus dans l'agriculture et de mieux tenir compte des nécessités écologiques, car il serait possible de rémunérer spécialement par de tels versements les efforts entrepris en faveur de la protection de l'environnement. La po- litique agricole deviendait plus compréhensible, plus transpa- rente et plus simple. Par mon initiative parlementaire, je désire contribuer à rendre possible, à brève échéance, les paiements directs indépen- dants de la production. Le temps presse. L'initiative parlemen- taire a suffisamment de souplesse pour permettre (à la diffé- rence d'une initiative populaire) que l'on modifie le cas échéant son contenu. Antrag der Kommission Mehrheit Der parlamentarischen Initiative keine Folge geben, aber das Postulat überweisen, welches das Anliegen des Initianten auf- nimmt. Minderheit (Meier-Glattfelden, Bundi, Wiederkehr) Der parlamentarischen Initiative Folge geben. Minderheit (Bundi, Meier-Glattfelden, Wiederkehr) Den Kommissionsvorstoss in der Form einer Motion zu über- weisen, wenn der Initiative keine Folge gegeben wird. Proposition de la commission Majorité Ne pas donner suite à l'initiative, mais transmettre le postulat qui tient compte des considérations de l'auteur de l'initiative. Minorité (Meier-Glattfelden, Bundi, Wiederkehr) Donner suite à l'initiative parlementaire. Minorité (Bundi, Meier-Glattfelden, Wiederkehr) Transmettre l'intervention de la commission sous forme de motion si aucune suite n'est donnée à l'initiative. Ad 89.236 Postulat der Kommission Direktzahlungen an die Landwirtschaft Postulat de la commission Paiements directs à l'agriculture Wortlaut des Postulates vom 3. Mai 1990 Der Bundesrat wird beauftragt zu prüfen, ob nach Durchfüh- rung des Vernehmlassungsverfahrens über den Bericht der Kommission Popp Direktzahlungen in der Landwirtschaft ein- zuführen sind, welche bisherige Agrarsubventionen ersetzen oder umlagern und den handelspolitischen Anforderungen entsprechen. Texte du postulat du 3 mai 1990 Après la procédure de consultation sur le rapport de la Com- mission Popp, le Conseil fédéral est chargé d'examiner s'il y a lieu d'introduire des paiements directs à l'agriculture qui rem- placent ou qui compensent les subventions agricoles actuel- les et qui sont conformes aux exigences de la politique écono- mique. Schriftliche Erklärung des Bundesrates vom 17. September 1990 Déclaration écrite du Conseil fédéral du 17 septembre 1990 Der Bundesrat ist bereit, das Postulat entgegenzunehmen.4. März 1991 N 235 Parlamentarische Initiative. Direktzahlungen Ad 89.236 Motion der Kommission (Minderheit) Direktzahlungen an die Landwirtschaft Motion de la commission (minorité) Paiements directs à l'agriculture Wortlaut der Motion vom 2. Mai 1990 Im Zusammenhang mit der Behandlung einer parlamentari- schen Initiative (Neukomm) und nach Kenntnisnahme des Be- richtes der Expertenkommission des Eidgenössischen Volks- wirtschaftsdepartementes betreffend Direktzahlungen an die Landwirtschaft ersucht die Kommission den Bundesrat, das Problem der Direktzahlungen an die Landwirtschaft speditiv zu behandeln. Die gemäss den Schlussfolgerungen der Ex- pertenkommission aufgeführten Hauptvorschläge (einkom- menspolitisch, ökologisch, sozial- und strukturpolitisch moti- vierte ergänzende Direktzahlungen) sollen so rasch als mög- lich verwirklicht respektive die hierzu notwendigen gesetzli- chen Anpassungen vorgenommen werden. Texfe de la motion du 2 mai 1990 Dans le cadre des discussions sur une initiative parlementaire (Neukomm) et après avoir pris acte du rapport de la commis- sion d'experts du Département fédéral de l'économie publi- que concernant les paiements directs en faveur de l'agri- culture, la commission sollicite le Conseil fédéral de traiter d'une manière accélérée le problème des paiements en faveur de l'agriculture. Les propositions principales élaborées et pré- sentées par la commission d'experts (portant sur des paie- ments directs complémentaires visant des objectifs de la politi- que des revenus et de l'écologie ainsi que de la politique so- ciale et structurelle) devraient être réalisées le plus vite possi- ble et les dispositions légales y relatives modifiées en consé- quence. Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 17. September 1990 Rapport écrit du Conseil fédéral du 17 septembre 1990 Der Bundesrat befasst sich eingehend mit der Frage der Aus- richtung der künftigen Agrarpolitik. Dabei werden auch die im Bereich der Expertenkommission Direktzahlungen enthalte- nen Vorschläge in die Beratungen einbezogen. Ob alle Haupt- vorschläge der Kommission verwirklicht werden können, ist zurzeit noch offen. Schriftliche Erklärung des Bundesrates Déclaration écrite du Conseil fédéral Der Bundesrat beantragt, die Motion in ein Postulat umzuwan- deln. Neukomm: Meine parlamentarische Initiative vom 23. Juni 1989 hat gerade in den letzten Monaten und Wochen an Be- deutung und Aktualität gewonnen. Der Vorstoss verfolgt im wesentlichen die Zielsetzungen, die ich bereits vor acht Jah- ren mit einer Motion angestrebt habe; der Text lehnt sich inhalt- lich auch an meinen Gegenvorschlag zur Kleinbauern-Initia- tive an, der im Plenum mehrheitlich abgelehnt worden ist. Di- rektzahlungen wurden schon 1973, also vor rund 18 Jahren, von einer vom Eidgenössischen Volkswirtschaftsdepartement eingesetzten Expertenkommission vorgeschlagen. Die von Hans Christoph Binswanger herausgegebene Studie «Die europäische Agrarpolitik vor neuen Alternativen» aus dem Jahre 1977 zeigt ebenfalls eine Lösung in dieser Rich- tung. Nationalrat Hans Schmid, St. Gallen, reichte 1978 eine parla- mentarische Initiative zur Preis- und Einkommenspolitik in der Landwirtschaft ein und verlangte direkte Einkommenszahlun- gen. In seiner Begründung führte er u. a. aus: «Was der Bund an Bewirtschaftungsbeiträgen leistet, spart er an Ueber- schussverwertungskosten.» Der Nationalrat hat der parlamen- tarischen Initiative am 13. März 1980 - also vor elf Jahren - mit 80 zu 52 Stimmen leider keine Folge gegeben. Die bisherige Landwirtschaftspolitik ist in mehrfacher Hinsicht in eine Sackgasse geraten: Einerseits wissen die Bauern bald nicht mehr, was sie noch produzieren dürfen und können. Die Haupteinnahmebereiche der Landwirtschaft, insbesondere Milch, Fleisch und Brotgetreide, sind durch strukturelle Ueber- schüsse und Absatzsorgen gekennzeichnet. Anderseits wer- den die finanziellen Kosten der Agrarpolitik für die öffentliche Hand und die Konsumenten sehr gross, ohne die Einkom- mensprobleme vieler kleiner und mittlerer Betriebe zu ent- schärfen. Allein die Aufwendungen von Bund, Kantonen und Gemeinden belaufen sich auf gegen 3 Milliarden Franken oder rund 25 000 Franken pro landwirtschaftlichen Betrieb. Ausserdem wird immer deutlicher erkennbar, dass die Bauern mit der ihnen vom jetzigen Marktsystem her aufgezwungenen mengenmaximierenden Produktionsweise die Umwelt bela- sten, dem Qualitätsaspekt zum Teil nicht die gebührende Be- achtung schenken, die Sortenvielfalt verkümmern lassen und wichtige ökologisch-gemeinwirtschaftliche Aufgaben nicht mehr im erforderlichen Ausmass wahrnehmen können. Der Einkommensanspruch der Bauern ist unbestritten. Ange- sichts dieser Tatsachen und Entwicklungen drängt sich eine Neuorientierung in der Agrarpolitik gebieterisch auf. Denn die jetzige schweizerische Agrarpolitik befindet sich praktisch in einem beinahe unlösbaren Dreieckkomplex zwischen Gatt, EG und Oekologie. Die Gatt-Forderungen verlangen ein Ein- frieren des Agrarschutzes bzw. eine Oeffnung der Grenzen. Das EG-Umfeld verlangt eine Senkung unseres Agrar-Preisni- veaus auf das EG-Niveau, was zweifellos mit einer Produk- tionsintensivierung und einem beschleunigten Strukturwan- del verbunden wäre. Von ökologischer Seite werden dagegen eine Extensivierung der Produktion, eine Verlangsamung des Strukturwandels und die Förderung der integrierten Produk- tion verlangt, verbunden mit Lenkungsmassnahmen. Meine parlamentarische Initiative «Direktzahlungen an die Landwirtschaft» lehnt sich inhaltlich an frühere Vorstösse mit dergleichen Stossrichtung an. Oekologische, qualitative, pro- duktionslenkende und einkommensausgleichende Gesichts- punkte müssten endlich berücksichtigt werden! Die Landwirtschaft dient dem Gemeinwesen, der Versor- gungssicherheit, dem Landschaftsschutz und der Erhaltung der Kulturlandschaften. Der soziale Nutzen muss abgegolten werden, ohne neue Anreize für weitere Ueberschüsse zu schaffen. Die Zeit drängt, der Konsument wünscht gesunde und möglichst natürliche Lebensmittel. Auf der anderen Seite die Ueberdüngung: Die zunehmend chemisch-synthetischen Stoffe in den Kreisläufen belasten die Natur und auch die Ge- sundheit der Menschen. Die Landwirtschaftspolitik steht vor einer Nagelprobe. Wir ha- ben als Parlament die Verantwortung, endlich die Neuorientie- rung vorzunehmen! Ich bitte Sie, der Initiative Folge zu geben. Abstimmung - Vote Für den Antrag der Mehrheit (keine Folge geben) 49 Stimmen Für den Antrag der Minderheit (Folge geben) 31 Stimmen Postulat der Kommission Postulat de la commission Ueberwiesen - Transmis Motion der Kommissionsminderheit Motion de la minorité de la commission Abstimmung - Vote Für Ueberweisung der Motion 45 Stimmen Dagegen 45 Stimmen Mit Stichentscheid des Präsidenten wird die Motion abgelehnt Avec la voix prépondérante du président la motion est rejetée Schluss der Sitzung um 19.55 Uhr La séance est levée à 19 h 55Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Parlamentarische Initiative (Neukomm) Direktzahlungen an die Landwirtschaft Initiative parlementaire (Neukomm) Paiements directs à l'agriculture In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1991 Année Anno Band II Volume Volume Session Frühjahrssession Session Session de printemps Sessione Sessione primaverile Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 01 Séance Seduta Geschäftsnummer 89.236 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 04.03.1991 - 14:30 Date Data Seite 230-235 Page Pagina Ref. No 20 019 642 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.