An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 6. September 2018
Embargo: 6. September 2018, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 14. August 2018 (6B_689/2016)
Erhalt von Retrozessionen verschwiegen: Vermögensverwalter 
zu Recht wegen ungetreuer Geschäftsbesorgung verurteilt
Ein Vermögensverwalter, der seine Klienten nicht über den Erhalt von Retrozessionen und anderen Vergütungen einer Depotbank informiert hat, ist zu Recht wegen
ungetreuer Geschäftsbesorgung verurteilt worden. Das Bundesgericht bestätigt ein
Urteil des Kantonsgerichts des Kantons Wallis.
Der Direktor und Einzelaktionär einer Vermögensverwaltungsgesellschaft hatte 2007
und 2008 von einer Depotbank Retrozessionen und Vergütungen für die Kundenzuführung im Umfang von rund 400'000 Franken erhalten. Seine Klienten informierte er
darüber nicht. Das Kantonsgericht des Kantons Wallis verurteilte ihn dafür 2016 wegen
ungetreuer Geschäftsbesorgung (Artikel 158 Ziffer 1 Strafgesetzbuch). Für dieses und
weitere Delikte verhängte es eine Freiheitsstrafe von viereinhalb Jahren.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde des Betroffenen ab. Dieser machte bezüglich
der Verurteilung wegen ungetreuer Geschäftsbesorgung geltend, dass er sich durch das
Verschweigen der erhaltenen Retrozessionen und Vergütungen gegenüber den Klienten
nicht  strafbar  gemacht  habe.  Gemäss  dem  Urteil  des  Bundesgerichts  hat  der
Vermögensverwalter als beauftragte Person dem Klienten als Auftraggeber von Gesetzes wegen Rechenschaft über seine Geschäftsführung abzulegen und alles herausgeben, was ihm in diesem Rahmen zugekommen ist. Das betrifft auch indirekte Vorteile
wie Retrozessionen und Rückvergütungen. Die Rechenschaftspflicht erlaubt es dem
Auftraggeber zu kontrollieren, ob der Auftrag von seinem Vertragspartner getreu und
sorgfälltig ausgeführt wird. Dessen Informationen ermöglichen es dem Auftraggeber,
das ihm Zustehende herauszuverlangen und gegebenenfalls Schadenersatz zu fordern.
Die Geltendmachung des Anspruchs auf Herausgabe hängt insofern von der guten
Erfüllung  der  Pflicht zur Rechenschaft  ab. Verschweigt  der Vermögensverwalter
gegenüber dem Klienten den Erhalt von Retrozessionen und Rückvergütungen, kann
dies als ungetreue Geschäftsbesorgung bestraft werden. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 6 septembre 2018
Embargo : 6 septembre 2018, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 14 août 2018 (6B_689/2016)
Dissimulation des rétrocessions reçues : gérant de fortune jugé 
avec raison coupable de gestion déloyale
Un gérant de fortune qui n'avait pas informé ses clients des rétrocessions et autres
rémunérations reçues d'une banque dépositaire a été à juste titre condamné pour
gestion déloyale. Le Tribunal fédéral confirme un jugement du Tribunal cantonal du
canton du Valais. 
En 2007 et 2008, le directeur et actionnaire unique d'une société de gestion de fortune a
reçu d'une banque dépositaire des rétrocessions et rémunérations pour l'apport de
clients à hauteur d'environ 400'000 francs. Il n'en a pas informé ses clients. En 2016, le
Tribunal cantonal du canton du Valais l'a reconnu coupable de gestion déloyale
(article 158 chiffre 1 du code pénal). Pour ce comportement et pour d'autres délits, il lui
a infligé une peine privative de liberté de quatre ans et demi. 
Le Tribunal fédéral rejette le recours du directeur. Au sujet de la condamnation pour
gestion déloyale, celui-ci soutenait qu'il ne s'était pas rendu punissable en dissimulant
aux clients les rétrocessions et rémunérations reçues. Selon l'arrêt du Tribunal fédéral,
le gérant de fortune doit de par la loi, en qualité de mandataire, rendre compte de sa
gestion au client et lui restituer tout ce qu'il a reçu dans ce cadre. Cela concerne aussi
les avantages indirects tels que les ristournes et rétrocessions. L'obligation de rendre
compte permet au mandant de contrôler si le mandat a été exécuté fidèlement et
soigneusement par le partenaire contractuel. Les informations fournies par le mandataire mettent le mandant en mesure de réclamer ce qui lui est dû et, s'il y a lieu,
d'exiger des dommages-intérêts. Ainsi, l'exercice du droit à la restitution dépend de la
bonne exécution de l'obligation de rendre compte. Si le gérant de fortune dissimule au
client les ristournes et rétrocessions qu'il a reçues, son comportement est punissable à
titre de gestion déloyale.