<h2>SubmittedText<h2><p>Dans sa Position de la Suisse sur un cadre pour un développement durable après 2015, le Conseil fédéral voit "l'éradication de la pauvreté extrême dans le respect des limites planétaires, tout en favorisant la paix et la sécurité, conformément aux obligations et aux engagements dans le domaine des droits de l'homme".</p><p>Dans quelle mesure cette vision des choses se distingue-t-elle de l'agenda de l'avant 2015 (réduire de moitié la pauvreté), dont les objectifs n'ont pas été atteints de manière satisfaisante, et quel sera le facteur déterminant pour que l'étape post-2015 débouche sur de meilleurs résultats ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La vision des Objectifs du Millénaire a gardé toute son importance, surtout en vue de la lutte contre la pauvreté. Concernant l'agenda de développement post-2015, un processus de consultation mondial a été entamé. Les nouveaux objectifs devraient être adoptés par l'Assemblée générale des Nations Unies en septembre 2015. Les différences principales par rapport au processus précédent sont les suivantes :</p><p>1. Si, dans le cadre des Objectifs du Millénaire, il s'agissait de l'assistance au développement, il est désormais question d'un pacte mondial universel. II ne s'agit donc plus de différencier entre les pays donneurs situés au Nord et des pays receveurs au Sud, mais d'un processus à multiples parties prenantes.</p><p>2. Les Objectifs du Millénaire se focalisent avant tout sur le développement social ; le nouvel agenda vise à intégrer de manière équilibrée les trois dimensions du développement durable : économique, environnementale et sociale.</p><p>3. Enfin - et c'est fondamental - l'agenda post-2015 ne veut plus se limiter au contrôle des dégâts et à combattre les symptômes, mais il cherche à s'adresser aux racines de la pauvreté et des enjeux globaux ainsi qu'à augmenter la résilience envers leurs effets.</p><p>Le nouvel agenda vise une convergence des deux processus des objectifs post-2015 et des objectifs du développement durable selon le processus de Rio+20. Le Conseil fédéral estime que l'orientation sur les causes des problèmes et la prise en compte équilibrée de tous les aspects du développement durable seront propices à la mise en oeuvre du nouvel agenda.</p>