<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <a name="idp282560"></a><div class="big bold">Urteilskopf</div> <br/>104 III 37<br/><br/><br/><div class="paraatf">11. Arrêt du 11 juillet 1978 dans la cause L.</div> <div class="paraatf"></div> <a name="idp283792"></a> <a name="idp289168"></a><br/><div id="regeste" lang="de"> <div class="big bold">Regeste</div> <br/><div class="paraatf"><span class="artref">Art. 173 Abs. 1 ZGB</span>. <div class="paratf">Ist einem Ehegatten hinsichtlich der Vermögensstücke des im Ausland wohnenden andern Ehegatten der Arrest bewilligt worden, hat das Betreibungsamt diesen zu vollziehen, ohne zu prüfen, ob er <span class="artref">Art. 173 ZGB</span> verletze (Bestätigung der Rechtsprechung). </div> </div> </div> <a name="idp294400"></a> <br/><div> <a name="idp299344"></a><span class="big bold" id="sachverhalt">Sachverhalt</span> <span class="small">ab Seite 37</span> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="page37"></a><div class="center pagebreak">BGE 104 III 37 S. 37</div> </div> <div class="paraatf"> Le 15 novembre 1977, dame L. a obtenu du Tribunal de première instance de Genève, contre L., son mari, domicilié à New York, une ordonnance de séquestre, à concurrence d'une créance de 1'225'000fr., de tous les avoirs de L. déposés en main de diverses banques sises à Genève. Estimant, au vu des informations recueillies, que le séquestre avait abouti, l'Office des poursuites de Genève l'a maintenu en vigueur. Le séquestre a été validé en temps utile.</div> <div class="paraatf">L. a porté plainte auprès de l'autorité cantonale de surveillance, demandant l'annulation du séquestre et de la poursuite en validation. Il invoquait l'<span class="artref">art. 173 CC</span>.<a name="page38"></a><div class="center pagebreak">BGE 104 III 37 S. 38</div> </div> <div class="paraatf">L'autorité cantonale a rejeté la plainte le 31 mai 1978.</div> <div class="paraatf">L. a recouru au Tribunal fédéral, reprenant les conclusions formulées dans l'instance cantonale. Le recours a été rejeté.</div> <br/><div> <a name="idp306656"></a><span class="big bold" id="erwaegungen">Erwägungen</span> </div> <br/><div class="paraatf">Considérant en droit:</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp307616"></a><span class="bold" id="consideration_1.">1. </span>Comme devant l'autorité cantonale, le recourant invoque l'<span class="artref">art. 173 al. 1 CC</span>, aux termes duquel les époux ne peuvent pendant le mariage requérir l'exécution forcée l'un contre l'autre que dans les cas prévus par la loi. Ce moyen doit être examiné dans la procédure de plainte (LEMP, n. 17 ad 173 CC et les références).</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp310960"></a><span class="bold" id="consideration_2.">2. </span>Selon la jurisprudence fédérale, lorsqu'un séquestre a été obtenu par un époux sur les biens de son conjoint domicilié à l'étranger, le préposé aux poursuites doit l'exécuter sans rechercher s'il viole l'<span class="artref">art. 173 CC</span> (<span class="bgeref_err">ATF 79 III 139</span> /140). C'est en vertu de ce principe que l'autorité cantonale a rejeté la plainte. Le recourant insiste sur le caractère exceptionnel de la dérogation à l'interdiction de l'<span class="artref">art. 173 CC</span>: il relève que, d'après le Tribunal fédéral, pour qu'un époux dont le conjoint est domicilié à l'étranger soit recevable à faire séquestrer les biens dudit qui se trouvent en Suisse, il faut qu'il soit menacé dans ses droits de créancier par une mesure semblable de la part de tiers sur ces biens et qu'il n'ait pas la possibilité de participer à une saisie selon les <span class="artref">art. 174 CC</span> et 111 LP (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=16&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=1978&amp;to_year=1978&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F92-III-1%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page5">ATF 92 III 5</a>). Mais on ne saurait exiger du préposé aux poursuites qu'il contrôle si tel est le cas: organe d'exécution subordonné à l'autorité de séquestre, il n'a pas à examiner le bien-fondé d'une ordonnance de séquestre (<span class="bgeref_err">ATF 79 III 140</span>, <span class="bgeref_err">ATF 66 III 73</span> consid. 1, <span class="bgeref_err">ATF 64 III 128</span> /129). L'autorité cantonale a donc correctement appliqué le droit fédéral.</div> </div></body></html>