<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2022-09-22-5F_17-2022.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5F_17/2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 22 septembre 2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit civil</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mme et MM. les Juges fédéraux Escher, Juge présidant, Schöbi et Bovey. </div> <div class="para">Greffière : Mme Gudit. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">représenté par Me Xavier Ruffieux, avocat, </div> <div class="para">requérant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B.________, Présidente du Tribunal d'arrondissement de la Gruyère, </div> <div class="para">intimée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">récusation (action alimentaire et prérogatives parentales), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">demande de révision de l'arrêt du Tribunal fédéral suisse du 4 avril 2022 (5A_980/2021 [Arrêt 101 2020 198]). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para">Par arrêt 5A_980/2021 du 4 avril 2022, la IIe Cour de droit civil du Tribunal fédéral a notamment rejeté le recours en matière civile interjeté par A.________ contre un arrêt du 5 octobre 2021 de la Ie Cour d'appel civil du Tribunal cantonal de l'État de Fribourg et rejeté la requête d'assistance judiciaire formée pour la procédure fédérale. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para">Par acte du 23 mai 2022, A.________ requiert la révision de l'arrêt 5A_980/2021 précité. En substance, il conclut principalement à ce que la Présidente du Tribunal civil de l'arrondissement de la Gruyère soit récusée dans le cadre d'affaires dans lesquelles il est partie, qu'un nouveau Président soit nommé pour la remplacer, que les procédures concernées soient suspendues jusqu'à droit connu sur la récusation, qu'un délai supplémentaire de 30 jours lui soit accordé pour déposer une réponse et que les actes de procédure soient renouvelés. Subsidiairement, il conclut à ce qu'il soit constaté d'office que l'<span class="artref">art. 47 al. 2 let. b CPC</span> n'est pas compatible avec l'<span class="artref">art. 205 CPC</span> et qu'il est contraire au droit, qu'il soit dit que l'art. 60 al. 2 de la loi sur la justice du canton de Fribourg du 31 mai 2010 (LJ; RSF 130.1; <i>ndr:</i> alinéa actuellement abrogé) est applicable et qu'un (e) autre juge soit saisi (e) de l'affaire au fond pour remplacer la Présidente, et qu'un délai supplémentaire de 30 jours lui soit accordé pour compléter sa réponse. Toujours à titre subsidiaire, il conclut à ce que la cause soit renvoyée à l'autorité inférieure pour qu'elle rende une décision conforme à ses conclusions. Le requérant demande également la récusation des Juges fédéraux Herrmann, Président, Marazzi et von Werdt ainsi que la désignation de cinq nouveaux Juges fédéraux en vue de statuer sur sa demande de révision. Il sollicite également l'octroi de l'effet suspensif au sens de l'<span class="artref">art. 126 LTF</span> ainsi que le bénéfice de l'assistance judiciaire pour la procédure fédérale de révision. </div> <div class="para">Par courriers des 10 et 27 juin 2022, le requérant a demandé à connaître la composition exacte de la Cour de céans prévue pour statuer sur sa requête de révision. Par courrier du 1er septembre 2022, il a à nouveau conclu à ce que lui soient communiqués les noms des Juges fédéraux choisis pour juger sa cause ainsi que le nom du Juge instructeur. Subsidiairement, et dans le cas où les renseignements requis ne pourraient pas lui être communiqués ou si l'un ou plusieurs des Juges fédéraux dont il demandait la récusation participaient à l'instruction ou au jugement de sa cause, il a conclu au retrait avec effet immédiat de la demande de révision. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Selon l'<span class="artref">art. 61 LTF</span>, les arrêts du Tribunal fédéral entrent en force dès leur prononcé. Cela signifie qu'il n'existe pas de voie de recours ou d'opposition à leur encontre. Seule est envisageable une demande de révision pour les motifs énumérés aux art. 121 à 123 LTF (arrêts 5F_25/2021 du 12 janvier 2022 consid. 1; 4F_2/2019 du 28 février 2019 consid. 1.1 et les références). </div> <div class="para">L'<span class="artref">art. 121 LTF</span> permet de demander la révision d'un arrêt du Tribunal fédéral lorsqu'il a été rendu en violation de règles de procédure. Ainsi, aux termes de cette disposition, la révision peut être demandée si les dispositions concernant la composition du tribunal ou la récusation n'ont pas été observées (let. a), si le tribunal a accordé à une partie soit plus ou, sans que la loi ne le permette, autre chose que ce qu'elle a demandé, soit moins que ce que la partie adverse a reconnu devoir (let. b), si le tribunal n'a pas statué sur certaines conclusions (let. c) ou si, par inadvertance, le tribunal n'a pas pris en considération des faits pertinents qui ressortent du dossier (let. d). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La présente demande de révision, que le requérant fonde sur l'art. 121 let. a, c et d LTF, a été déposée en temps utile en tant qu'elle concerne l'<span class="artref">art. 121 al. 1 let. a LTF</span>, examiné en rapport avec la composition du tribunal, ainsi que l'<span class="artref">art. 121 al. 1 let</span>. c et d LTF (<span class="artref">art. 124 al. 1 let. b LTF</span>). La recevabilité de la demande sous l'angle du délai de dépôt est en revanche douteuse s'agissant du motif de non-respect des dispositions concernant la récusation (<span class="artref">art. 124 al. 1 let. a LTF</span> en relation avec l'<span class="artref">art. 36 al. 1 LTF</span>, cf. <i>infra</i> consid. 7.2), ce qui n'est cependant pas déterminant dès lors que ce motif n'est de toute manière pas réalisé en l'espèce (cf. <i>infra</i> consid. 7.3). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">La demande de révision est soumise aux exigences de motivation découlant de l'<span class="artref"><artref id="CH/173.110/42/2" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/42/1" type="start"></artref>art. 42 al. 1 et 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/42/2" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/2" type="end"></artref> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=1&amp;from_date=03.09.2022&amp;to_date=22.09.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F147-III-238%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page238">ATF 147 III 238</a> consid. 1.2.1; arrêt 4F_10/2022 du 10 mai 2022 consid. 1.1). Il incombe ainsi à la partie requérante de mentionner le motif de révision dont elle se prévaut et d'expliquer en quoi ce motif serait réalisé, sous peine de voir sa demande déclarée irrecevable (arrêt 5F_2/2022 du 9 mars 2022 consid. 3 et les références). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le requérant invoque l'application de l'<span class="artref">art. 121 let. a LTF</span> en tant que cette disposition concerne la composition du tribunal, qu'il considère comme irrégulière. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.1.</b> Il soutient en substance que, dans son acte de recours du 26 novembre 2021, il aurait expressément soulevé l'existence d'une question juridique de principe relative à une incompatibilité de l'<span class="artref">art. 47 al. 2 let. b CPC</span> avec l'<span class="artref">art. 205 CPC</span>. Selon lui, la Cour de céans aurait dû examiner la recevabilité du recours à l'aune de la question juridique de principe qui lui était posée, en application de l'<span class="artref">art. 74 al. 2 let. a LTF</span>, et aurait également dû statuer à cinq juges sur cette question, conformément à l'<span class="artref">art. 20 al. 2 LTF</span>. Le requérant se plaint à cet égard de la violation de droits fondamentaux, notamment du droit d'être entendu, de l'interdiction du déni de justice, du principe de la bonne foi et de l'interdiction de l'arbitraire. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.1.</b> Selon l'<span class="artref">art. 74 al. 2 let. a LTF</span>, le recours est recevable dans les affaires pécuniaires même lorsque la valeur litigieuse minimale n'est pas atteinte, si la contestation soulève une question juridique de principe. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.2.</b> Au stade de l'examen de la recevabilité du recours, la Cour de céans a retenu qu'il n'y avait pas lieu de s'interroger sur l'existence d'une question juridique de principe au sens de l'<span class="artref">art. 74 al. 2 let. a LTF</span>, dès lors que le recours en matière civile était (en principe) recevable, l'affaire traitée étant non pécuniaire dans son ensemble (consid. 1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.3.</b> La critique du requérant peut d'emblée être rejetée puisqu'il s'en prend à une appréciation juridique de la Cour de céans alors que, selon la jurisprudence, la voie de la révision n'a pas pour but d'ouvrir un nouveau débat sur la solution juridique retenue dans la décision incriminée (arrêts 5F_3/2022 du 18 février 2022 consid. 3.4; 5F_24/2021 du 20 janvier 2022 consid. 3; 5F_19/2021 du 31 août 2021 consid. 2 et les citations). Au demeurant, le raisonnement contesté ne prête de toute manière pas le flanc à la critique dès lors que, comme l'a retenu la Cour de céans dans l'arrêt entrepris, l'<span class="artref">art. 74 LTF</span> ne s'applique pas aux affaires non pécuniaires pour lesquelles - comme en l'espèce - le recours en matière civile est recevable sans égard à cette disposition (arrêt 5A_642/2015 du 28 septembre 2015 consid. 1.1.1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.3.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.3.1.</b> Selon l'<span class="artref">art. 20 LTF</span>, les cours statuent en règle générale à trois juges (al. 1). Elles statuent à cinq juges si la cause soulève une question juridique de principe ou si un juge en fait la demande (al. 2, 1re phrase). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.3.2.</b> Dans l'arrêt querellé, la Cour de céans a retenu que, compte tenu du sort du recours, il n'y avait pas lieu de rechercher si, comme le soutenait le recourant, l'<span class="artref">art. 47 al. 2 let. b CPC</span> devait être déclaré non conforme au droit, respectivement à l'<span class="artref">art. 205 CPC</span>, sauf à relever que les prémisses du raisonnement de l'intéressé étaient fausses. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.3.3.</b> A nouveau, le requérant s'en prend à l'appréciation juridique effectuée par la Cour de céans, de sorte que sa critique doit être écartée (cf. <i>supra</i> consid. 4.2.3). Il peut du reste être relevé que le moyen du recourant aurait également dû être rejeté si la Cour de céans avait effectivement statué sur la question de l'existence d'une question juridique de principe. En effet, selon la jurisprudence, le motif de révision de l'<span class="artref">art. 121 let. a LTF</span> n'est pas réalisé lorsque la composition de la section du tribunal est déterminée, non pas en application du droit de procédure, mais en fonction d'une appréciation du fond, à l'instar de l'existence ou non d'une question juridique de principe, point qui relève de la seule compétence du Tribunal fédéral (arrêts 5F_3/2022 du 18 février 2022 consid. 3.6; 5F_22/2020 du 13 juillet 2020 consid. 6.1 et les citations). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.4.</b> Il suit de ce qui précède que le motif de révision invoqué par le requérant au regard de la composition du tribunal n'est pas réalisé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Le requérant invoque le motif de révision de l'<span class="artref">art. 121 let</span>. c LTF et soutient que la Cour de céans n'aurait pas statué sur ses conclusions subsidiaires ayant trait à l'existence d'une question juridique de principe. Or, comme on l'a vu (cf. <i>supra</i> consid. 4.3.2), la Cour de céans a considéré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la question juridique (prétendument) de principe qui lui était posée, de sorte que l'on ne saurait voir une omission de statuer au sens de l'<span class="artref">art. 121 let</span>. c LTF. Le moyen est dès lors infondé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">Le requérant fait valoir que, par inadvertance, la Cour de céans n'aurait pas pris en considération des faits pertinents ressortant du dossier (<span class="artref">art. 121 let</span>. d LTF), notamment de nombreux indices d'une apparence de prévention. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.1.</b> Dans la décision entreprise, la Cour de céans a retenu qu'il n'appartenait pas à l'autorité saisie d'une requête de récusation d'examiner la conduite du procès à la manière d'une juridiction d'appel. Par conséquent, en tant qu'elles s'adressaient aux magistrats précédents, les critiques du recourant relatives à l'absence de relations personnelles avec sa fille depuis plusieurs mois, à l'absence de décision urgente de la Présidente " sans entendre les parties " pour rétablir le droit de visite, au défaut de motivation au sujet de l'octroi d'une " troisième prolongation de délai " - un délai de grâce de trois jours étant insuffisant - et à la " validation " de la pratique de la Présidente consistant " à laisser un enfant et son père sans contact pendant plusieurs mois et sans motif justifié " étaient dénuées de pertinence au regard de l'<span class="artref">art. 47 al. 1 let</span>. f CPC. La Cour de céans a au demeurant considéré qu'aucune prévention n'était établie dans le cas d'espèce, quel que soit le degré de preuve requis. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.2.</b> Le requérant se réfère à de nombreuses reprises à de prétendues " erreurs lourdes et répétées " de la magistrate dont il demandait la récusation et fait notamment mention d'indices de prévention, à savoir le fait de refuser d'accorder une troisième prolongation de délai de trente jours pour déposer un acte important, de s'abstenir de motiver un refus de prolonger de trente jours pour déposer un acte important ou encore le fait d'accorder seulement un délai de grâce de trois jours pour déposer un tel acte. Cela étant, lorsqu'il invoque des " erreurs lourdes et répétées ", il s'en prend en réalité à l'appréciation juridique des faits - et non à leur établissement -, ce qui n'entre pas dans le cadre du motif de révision invoqué et n'est pas critiquable dans le cadre de la révision (cf. <i>supra</i> consid. 4.2.3). Par ailleurs, en tant que le requérant soutient que " tous les faits pertinents allégués dans [son] acte du 26 novembre 2021 " constitueraient des faits pertinents, son argumentation est manifestement déficiente et, partant, irrecevable (cf. <i>supra</i> consid. 3). Finalement, en tant qu'il reproche à la Cour de céans d'avoir établi de manière manifestement erronée et arbitraire certains faits relatifs à l'absence de décision l'obligeant à verser une contribution d'entretien, il ne démontre pas que les conditions de l'<span class="artref">art. 121 al. 1 let</span>. d LTF seraient remplies, à savoir notamment qu'une inadvertance serait réalisée et que les faits concernés seraient susceptibles d'entraîner une autre décision plus favorable que la décision contestée (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=1&amp;from_date=03.09.2022&amp;to_date=22.09.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F122-II-17%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page17">ATF 122 II 17</a> consid. 3; arrêts 6F_7/2021 du 1er octobre 2021 consid. 2.1; 6F_16/2020 du 3 juin 2020 consid. 2.1). </div> <div class="para">Il s'ensuit que le motif tiré de l'<span class="artref">art. 121 let</span>. d LTF ne saurait être admis. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.</b> </div> <div class="para">Le requérant se prévaut du cas d'application de l'<span class="artref">art. 121 let. a LTF</span> concernant la récusation et soutient que les Juges fédéraux Herrmann, Président de la Cour de céans, ainsi que Marazzi et von Werdt auraient été tenus de se récuser dans la cause 5A_980/2021. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.1.</b> Les motifs de récusation des juges et greffiers du Tribunal fédéral sont listés à l'art. 34 al. 1 let. a à e LTF. Selon la jurisprudence, le risque de prévention ne saurait être admis trop facilement, sous peine de compromettre le fonctionnement normal des tribunaux (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=1&amp;from_date=03.09.2022&amp;to_date=22.09.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-I-159%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page159">ATF 144 I 159</a> consid. 4.4; arrêt 5A_108/2022 du 7 juin 2022 consid. 3). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.2.</b> Aux termes de l'<span class="artref">art. 36 al. 1 LTF</span>, la partie qui sollicite la récusation d'un juge ou d'un greffier doit présenter une demande écrite au Tribunal fédéral dès qu'elle a connaissance du motif de récusation et doit rendre vraisemblables les faits qui motivent sa demande. En l'espèce, le requérant savait que son recours était traité par la Cour de céans et, dès lors que les formations de jugement sont toujours composées des juges et des greffiers actifs, dont la liste figure sur le site officiel du Tribunal fédéral ainsi que dans l'Annuaire fédéral (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=1&amp;from_date=03.09.2022&amp;to_date=22.09.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-I-37%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page37">ATF 144 I 37</a> consid. 2.3.1), il n'était pas non plus censé ignorer le nom des magistrats pouvant être amenés à statuer sur son recours et les motifs de récusation qui pourraient, le cas échéant, être formés à leur encontre. On peut dès lors se demander si les arguments présentés par le requérant peuvent encore l'être dans le cadre d'une révision, alors qu'il ne les a pas fait valoir dans la procédure de recours initiale (cf. <i>supra</i> consid. 2). Quoi qu'il en soit, le moyen doit être rejeté pour les motifs qui vont suivre. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.3.</b> Le requérant soutient que les Juges fédéraux lui auraient refusé l'assistance judiciaire en estimant que ses conclusions étaient manifestement dépourvues de chances de succès et il souligne en outre que le Juge fédéral Herrmann lui aurait déjà précédemment refusé l'assistance judiciaire dans un arrêt 5A_591/2020. Cela étant, la participation à une procédure antérieure devant le Tribunal fédéral ne constitue pas à elle seule un motif de récusation (<span class="artref">art. 34 al. 2 LTF</span>) et, de plus, le fait pour un juge d'avoir participé à la décision en matière d'assistance judiciaire dans la cause qui est pendante devant le Tribunal fédéral ne suffit pas à justifier sa récusation (arrêt 9C_248/2018 du 19 septembre 2018 consid. 1). </div> <div class="para">Le requérant reproche en outre aux Juges fédéraux de ne pas avoir examiné l'existence d'une question juridique de principe et de faits pertinents ressortant du dossier et censés constituer des indices ou soupçons permettant de confirmer une prévention de la Présidente. Ce faisant, il réitère toutefois des motifs dont on a précédemment vu qu'ils étaient infondés (cf. <i>supra</i> consid. 4 et 6), ce qui exclut d'emblée la pertinence de sa critique. </div> <div class="para">Le requérant soutient que les Juges fédéraux Herrmann et von Werdt seraient tous deux membres du même parti politique (UDC), qu'ils seraient originaires du même canton (Berne) et qu'ils parleraient la même langue (suisse allemand), de sorte que leur vision serait semblable alors qu'une pluralité des points de vue serait pourtant essentielle. En outre, de par leur origine, ils auraient très vraisemblablement une faible connaissance du canton de Fribourg et de ses spécificités, notamment de son organisation judiciaire. Le requérant méconnaît toutefois que, selon la jurisprudence, la simple circonstance que plusieurs juges appartiennent au même parti ne constitue pas une cause de récusation au sens de l'<span class="artref">art. 34 LTF</span> (arrêts 2F_20/2018 du 4 décembre 2018 consid. 3.4; 9C_965/2011 du 19 juillet 2012 consid. 2.1), pas davantage que l'origine du magistrat, son domicile, sa langue ou sa confession (arrêts 6F_24/2016 du 22 septembre 2016; 2F_2/2012 du 24 février 2012 consid. 2.2). Pour le reste, le fait pour un juge de ne pas être originaire du canton en lien avec la cause jugée ne représente à l'évidence pas un motif de récusation. </div> <div class="para">En définitive, le requérant n'apporte aucun argument fondant le motif de révision invoqué, étant précisé que, même pris ensemble, les éléments soulevés ne justifieraient de toute manière pas une récusation au sens des <span class="artref"><artref id="CH/173.110/121/a" type="start"></artref>art. 34 et 121 let. a LTF</span><artref id="CH/173.110/34" type="end"></artref>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>8.</b> </div> <div class="para">Compte tenu du rejet des motifs présentés par le requérant, il y a lieu de rejeter les conclusions principales et subsidiaires de sa requête de révision. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>9.</b> </div> <div class="para">En ce qui concerne la requête de récusation concernant les Juges fédéraux Herrmann, Marazzi et von Werdt pour la procédure de révision, force est de constater qu'elle est dénuée d'objet, ces magistrats n'entrant en effet pas dans la formation de jugement de la présente cause. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>10.</b> </div> <div class="para">S'agissant finalement de la requête visant à connaître, à l'avance, la composition exacte de la Cour de céans prévue pour statuer sur la demande de révision, elle ne saurait être admise. En effet, selon une jurisprudence bien établie - que le conseil du requérant, avocat, ne serait pas censé ignorer -, il n'existe pas de droit à la communication préalable de la composition de la formation de jugement (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=1&amp;from_date=03.09.2022&amp;to_date=22.09.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-I-37%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page37">ATF 144 I 37</a> consid. 2.3.3 et les références; arrêts 5A_100/2022 du 15 mars 2022 consid. 3; 6B_733/2020 du 16 avril 2021 consid. 1). Au demeurant, la requête est sans objet en tant que les Juges fédéraux concernés par la demande de récusation ne font pas partie de la formation de jugement. </div> <div class="para">On pourrait par ailleurs se demander si, compte tenu de la conclusion subsidiaire conditionnelle prise par le requérant dans son courrier du 1er septembre 2022, il aurait fallu prendre acte du retrait de sa demande de révision dans la mesure où les renseignements requis sur la composition de la formation de jugement ne pouvaient pas lui être communiqués. Cela étant, dès lors que le courrier a été réceptionné alors que la rédaction de l'arrêt était en voie de finalisation, il n'y aurait de toute manière pas eu matière à une réduction des frais judiciaires de la cause qui auraient été mis à la charge du requérant en raison du retrait de sa demande (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>11.</b> </div> <div class="para">En définitive, la demande de révision est infondée et doit être rejetée dans la mesure où elle est recevable, ce qui rend la requête d'effet suspensif sans objet. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La demande de révision étant vouée d'emblée à l'échec, la requête d'assistance judiciaire du requérant doit être rejetée (<span class="artref">art. 64 al. 1 LTF</span>), ce qui entraîne sa condamnation aux frais judiciaires, arrêtés à 2'000 fr. (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). Il n'y a pas lieu à l'allocation de dépens (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/68/3" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/68/1" type="start"></artref>art. 68 al. 1 et 3 LTF</span><artref id="CH/173.110/68/3" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/3" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">La demande de révision est rejetée dans la mesure où elle est recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La requête d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 2'000 fr., sont mis à la charge du requérant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au requérant, au Président du Tribunal d'arrondissement de la Gruyère, à Madame B.________, Présidente du Tribunal d'arrondissement de la Gruyère, et à la Ie Cour d'appel civil du Tribunal cantonal de l'État de Fribourg. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 22 septembre 2022 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Juge présidant : Escher </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : Gudit </div> </div></body></html>