An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 21. Februar 2018
Kein Embargo
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 21. Februar 2018 (8C_56/2017)
Geschlechtsbedingte Lohndiskriminierung der langjährigen 
Schaffhauser Kindergartenlehrkräfte zu Unrecht bejaht
Das Obergericht des Kantons Schaffhausen hat zu Unrecht eine geschlechterdiskriminierende Entlöhnung der langjährigen kantonalen Kindergartenlehrkräfte
bejaht. Das Bundesgericht heisst die Beschwerde des Regierungsrats des Kantons
Schaffhausen gegen das Urteil des Obergerichts teilweise gut. Dieses wird ergänzend prüfen müssen, ob die langjährigen Kindergartenlehrkräfte im Vergleich mit den
jüngeren rechtsungleich entlöhnt werden.
2005 trat für die Mitarbeitenden der Verwaltung des Kantons Schaffhausen ein neues
Besoldungssystem in Kraft. Die Funktion der Kindergartenlehrperson wurde ins Lohnband 8 eingereiht. Die zuvor tieferen Löhne von jüngeren Kindergartenlehrkräften
wurden dabei im Rahmen eines "Aufholmechanismus" mindestens auf das Minimum des
Lohnbandes 8 angehoben. Die Löhne von langjährigen Kindergartenlehrpersonen, die
sich bereits früher innerhalb des Lohnbandes 8 befunden hatten, wurden bis zur
mittleren Bandposition erhöht. Das kantonale Erziehungsdepartement wies 2011 die
Eingabe von langjährigen Kindergartenlehrkräften ab, mit der diese die Feststellung
einer geschlechterdiskriminierenden Entlöhnung und eine rückwirkende Lohnerhöhung
ab 2007 verlangt hatten. Der Regierungsrat bestätigte den Entscheid 2012. Das
Schaffhauser Obergericht kam 2016 zum Schluss, dass die älteren Kindergartenlehrkräfte beim Lohn geschlechtsbedingt diskriminiert würden. Unter dem früheren Lohnsystem hätten die Kindergartenlehrkräfte generell eine Lohndiskriminierung erfahren; für
die älteren Kindergartenlehrpersonen bestehe diese nach der Überführung ins neue
Besoldungssystem teilweise weiter, zumal deren Lohn dabei weit weniger angehoben
worden sei (um knapp 400 Franken) als derjenige der jüngeren Kindergartenlehrkräfte
(um rund 1000 Franken). Für weitere Abklärungen und zur Festlegung eines diskriminierungsfreien Lohnes wies das Obergericht die Sache zurück an den Regierungsrat. 
Das Bundesgericht heisst an seiner öffentlichen Beratung vom Mittwoch die dagegen
erhobene Beschwerde des Regierungsrates des Kantons Schaffhausen teilweise gut
und weist die Sache zur Prüfung einer bisher noch nicht beurteilten Frage zurück ans
Obergericht. Bei der Funktion der Kindergartenlehrperson handelt es sich gemäss
ständiger Rechtsprechung um einen typischen Frauenberuf. Entgegen der Ansicht des
Obergerichts kann nicht als glaubhaft gemacht gelten, dass unter dem früheren
Besoldungssystem eine geschlechtsbedingte Lohndiskriminierung der Kindergartenlehrkräfte bestanden hätte. Der Regierungsrat rügt diesbezüglich zu Recht, dass die betroffenen Kindergartenlehrkräfte hätten konkretisieren müssen, im Vergleich zu welchen,
als gleichwertig ausgewiesenen, geschlechtsneutralen oder männlichen Tätigkeit sie
diskriminiert werden. Eine solchen Vergleich haben sie indessen nicht vorgenommen.
Ohne Hinweis auf eine entsprechende Schlechterstellung der Kindergartenlehrpersonen
kann eine geschlechtsbedingte Lohndiskriminierung nicht als glaubhaft gemacht gelten.
Ein solcher Vergleich wäre sodann auch erforderlich gewesen, um eine geschlechtsbedingte Diskriminierung der langjährigen Kindergartenlehrpersonen nach der Überführung ins neue Lohnsystem als glaubhaft erachten zu können. Allerdings haben die
langjährigen Kindergartenlehrkräfte nicht nur eine geschlechtsbedingte Lohndiskriminierung geltend gemacht, sondern – aufgrund der  unterschiedlichen Überführung ins neue
Besoldungssystem – auch eine rechtsungleiche Behandlung gegenüber den jüngeren
Kindergartenlehrpersonen. Das Obergericht hatte sich dazu bisher nicht zu äussern,
wird die Frage nun aber ergänzend prüfen müssen. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 21 février 2018
Pas d'embargo
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 21 février 2018 (8C_56/2017)
Discrimination salariale fondée sur le sexe des jardinières 
d'enfants du canton de Schaffhouse engagées depuis de 
nombreuses années admise à tort
La Cour suprême du canton de Schaffhouse a admis à tort une discrimination fondée
sur le sexe dans la rémunération des jardinières d'enfants cantonales exerçant ce
métier depuis longtemps. Le Tribunal fédéral admet partiellement le recours du
Conseil d’Etat du canton de Schaffhouse contre le jugement de la Cour suprême.
Cette dernière devra encore examiner si les jardinières d'enfants employées depuis
longtemps  sont  rémunérées  de  manière  discriminatoire  par  rapport  aux
enseignantes plus jeunes.
En 2005, un nouveau système salarial est entré en vigueur pour les employés de
l’administration du canton de Schaffhouse. La fonction de jardinière d’enfants a été
attribuée en classe salariale 8. Les salaires des jeunes jardinières d'enfants, qui étaient
auparavant plus bas, ont été relevés au moins au niveau inférieur de la classe
salariale 8 dans le cadre d’un «  mécanisme de rattrapage  ». Les salaires des jardinières
d'enfants engagées de longue date, qui étaient déjà au niveau de la classe 8, ont été
relevés jusqu’au milieu de cette classe de salaires. Le département cantonal de
l'instruction publique a rejeté en 2011 la demande des jardinières d'enfants engagées
depuis longtemps en constatation d’une discrimination fondée sur le sexe de leur
rémunération et en augmentation rétroactive de leur salaire depuis 2007. Le Conseil
d’Etat a confirmé cette décision en 2012. En 2016, la Cour suprême du canton de
Schaffhouse est arrivée à la conclusion que la rémunération des jardinières d'enfants
plus âgées faisait l’objet d’une discrimination fondée sur le sexe. Sous l’ancien système
salarial,  toutes les jardinières  d'enfants  auraient  fait l’objet  d’une  discrimination
salariale ; cette discrimination persisterait partiellement dans le nouveau système
salarial pour les enseignantes plus âgées, dans la mesure où leur salaire a été
augmenté de manière moindre (à peine 400 francs) que celui des plus jeunes
enseignantes (environ 1000 francs). La Cour suprême a renvoyé l’affaire au Conseil
d’Etat pour une instruction complémentaire et la fixation d’un salaire non discriminatoire.
Lors de sa délibération publique de mercredi, le Tribunal fédéral admet partiellement le
recours interjeté contre cette décision par le Conseil d’Etat du canton de Schaffhouse et
renvoie la cause à la juridiction cantonale pour l’examen d’une question non encore
résolue. Selon la jurisprudence, la fonction de jardinière d'enfants est un métier
typiquement féminin. Contrairement à l’avis de la Cour suprême, on ne saurait admettre
qu'une discrimination fondée sur le sexe des jardinières d'enfants a été rendue
vraisemblable sous l’ancien système. Le Conseil d’Etat argumente à juste titre que les
jardinières d'enfants concernées auraient dû démontrer de manière concrète par rapport
à quelles autres activités, typiquement masculines ou neutres du point de vue du sexe
et considérées comme équivalentes, elles étaient discriminées. Elles n'ont pas effectué
une telle comparaison. Sans allusion des jardinières d'enfants au fait que leur situation
était moins favorable, une discrimination salariale fondée sur le sexe ne saurait être
considérée comme vraisemblable. Une telle comparaison eut cependant été nécessaire
pour admettre, après le passage dans le nouveau système salarial, la vraisemblance
d’une discrimination fondée sur le sexe des jardinières d'enfants engagées depuis
longtemps. Celles-ci n'ont cependant pas seulement fait valoir une discrimination
salariale fondée sur le sexe mais également – en raison des différences lors du passage
dans le nouveau système salarial – une inégalité de traitement par rapport aux
jardinières d'enfants plus jeunes. La Cour suprême ne s'est pas encore prononcée et
devra donc examiner cette question.