<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para">4A_330/2012 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 30 octobre 2012 </div> <div class="para">Ire Cour de droit civil </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mmes et M. les Juges fédéraux Klett, Présidente, Corboz et Rottenberg Liatowitsch. </div> <div class="para">Greffier: M. Piaget. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, représentée par Me François Membrez, </div> <div class="para">recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. X.________, </div> <div class="para">2. Y.________, </div> <div class="para">3. Z.________, </div> <div class="para">tous les trois représentés par Me Guy Châtelain, </div> <div class="para">intimés. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">contrat de prêt à usage, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt de la Cour de justice du canton de Genève, Chambre civile, du 27 avril 2012. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Faits: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">A. </div> <div class="para">R.________, domiciliée en France, a cédé sans contre-prestation et sans limite de temps à sa petite-fille, A.________, ainsi qu'aux enfants de celle-ci, l'usage d'un appartement qui lui appartient et qui est situé à Confignon (Genève), dès le mois d'août 2008. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par sommation du 29 novembre 2010 signifiée par un huissier de justice français, R.________ a fait interdiction à A.________ de pénétrer dans l'appartement. </div> <div class="para">Par courrier du 7 décembre 2010 adressé au conseil de A.________, R.________, par l'entremise de son avocat, a sommé sa petite-fille de quitter immédiatement l'appartement. </div> <div class="para">Par lettre du 21 mars 2011, R.________ a imparti un ultime délai au 29 mars 2011 à 18 h.00 pour que A.________ libère définitivement les lieux. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B. </div> <div class="para">Par requête de cas clair du 18 avril 2011 adressée au Tribunal de première instance du canton de Genève, R.________ a conclu à ce qu'il soit ordonné à A.________ de lui restituer l'appartement, libre de tout occupant et d'effets personnels, sous réserve des meubles ne lui appartenant pas, sous la menace de la peine prévue par l'<span class="artref">art. 292 CP</span>. Elle a également conclu à la condamnation de A.________ à une amende d'ordre de 100 fr. pour chaque jour d'inexécution, sous suite de frais judiciaires et dépens. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au cours de la procédure, A.________ a allégué qu'elle-même et ses trois enfants vivaient toujours dans l'appartement. </div> <div class="para">Estimant que l'obligation de restituer un appartement en application de l'<span class="artref">art. 310 CO</span> n'était pas juridiquement claire, le Tribunal de première instance, par jugement du 18 octobre 2011, a déclaré irrecevable la requête pour cas clair déposée par R.________. Cette dernière a appelé de ce jugement en reprenant ses conclusions. </div> <div class="para">Le 22 novembre 2011, R.________ a fait donation de l'appartement à X.________, Y.________ et Z.________, lesquels ont repris le procès en application de l'<span class="artref">art. 83 al. 1 CPC</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">A.________ a conclu au rejet de l'appel et à la confirmation du jugement de première instance. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par arrêt du 27 avril 2012, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a annulé le jugement attaqué sous suite de frais et dépens et, considérant qu'il s'agissait d'un cas clair, ordonné à A.________, sous menace de la peine prévue à l'<span class="artref">art. 292 CP</span>, de restituer à X.________, Y.________ et Z.________ l'appartement situé à Confignon, libre de tout occupant et d'effets personnels, à l'exclusion du mobilier ne lui appartenant pas. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">C. </div> <div class="para">A.________ exerce un recours en matière civile au Tribunal fédéral ainsi qu'un recours constitutionnel subsidiaire. Elle conclut, sous suite de frais et dépens, à l'annulation de l'arrêt attaqué et à la confirmation du jugement de première instance, subsidiairement au renvoi de la cause à la cour cantonale. Préalablement, elle a sollicité l'assistance judiciaire et l'octroi de l'effet suspensif. </div> <div class="para">Les intimés n'ont pas été invités à répondre. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La requête d'effet suspensif a été admise par ordonnance présidentielle du 27 juin 2012. </div> <div class="para">Par ordonnance du 20 septembre 2012, la Cour de céans a rejeté la demande d'assistance judiciaire et invité la recourante, par ordonnance séparée, à verser au Tribunal fédéral une avance de frais de 1'000 fr., dont celle-ci s'est acquittée dans le délai qui lui avait été fixé à cette fin. </div> <div class="para">Le 11 octobre 2012, la recourante a fait parvenir une écriture complémentaire au Tribunal fédéral. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant en droit: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Déposée après l'échéance du délai de recours, l'écriture complémentaire de la recourante du 11 octobre 2012, qui vise à compléter ses recours, est tardive et, partant, irrecevable (cf. par exemple: arrêts 5A_490/2010 du 1er mars 2011 consid. 1; 4D_130/2009 du 22 octobre 2009 consid. 2). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">2.1 Il résulte des constatations cantonales, qui lient le Tribunal fédéral (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>) et qui ne sont d'ailleurs pas contestées sur ce point, que R.________ et la recourante sont convenues que la première cédait gratuitement à la seconde l'usage d'un appartement, avec charge de restitution. On se trouve donc en présence d'un contrat de prêt à usage (<span class="artref">art. 305 CO</span>), qui est soumis au droit suisse en tant que loi du lieu de situation de l'immeuble (<span class="artref">art. 119 al. 1 LDIP</span>). Dès lors qu'il ne s'agit pas d'un contrat de bail à loyer (<span class="artref">art. 253 CO</span>), ni d'un contrat de travail (<span class="artref">art. 319 CO</span>), la valeur litigieuse permettant un recours en matière civile doit être déterminée non pas sur la base de l'<span class="artref">art. 74 al. 1 let. a LTF</span>, mais sur celle de l'<span class="artref">art. 74 al. 1 let. b LTF</span>. La valeur litigieuse minimale requise est donc de 30'000 fr. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">L'usage de l'appartement a été cédé à titre gratuit. La cour cantonale a considéré à juste titre que la valeur litigieuse se déterminait d'après l'intérêt patrimonial du prêteur à récupérer sa chose (cf. arrêt 4A_72/2007 du 22 août 2007 consid. 2.2). La cour cantonale a retenu que l'appartement avait une valeur d'usage, dans le canton de Genève, de 1'200 fr. par mois au moins. La recourante considère que ce chiffre est trop bas, mais elle n'apporte aucun élément de preuve permettant de constater que ce point de fait aurait été établi arbitrairement (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=33&amp;from_date=25.10.2012&amp;to_date=13.11.2012&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-I-58%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page58">ATF 137 I 58</a> consid. 4.1.2 p. 62). Il n'apparaît pas que la recourante soutienne avoir le droit de rester indéfiniment dans l'appartement prêté. La cour cantonale a pris en compte une durée de treize mois, correspondant au temps normalement nécessaire pour obtenir l'évacuation forcée d'un locataire. La recourante ne critique pas cette durée et il n'y a donc pas lieu d'y revenir (cf. <span class="artref"><artref id="CH/173.110/42/2" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/42/1" type="start"></artref>art. 42 al. 1 et 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/42/2" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/2" type="end"></artref>). Ainsi, la valeur litigieuse doit être évaluée à 15'600 fr. Elle est donc insuffisante pour permettre un recours en matière civile (<span class="artref">art. 74 al. 1 let. b LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2.2 La recourante soutient toutefois que la contestation soulève une question juridique de principe, de sorte que le recours en matière civile devrait être ouvert indépendamment de la valeur litigieuse (<span class="artref">art. 74 al. 2 let. a LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Selon la jurisprudence, il y a question juridique de principe au sens de l'<span class="artref">art. 74 al. 2 let. a LTF</span> lorsqu'il est nécessaire, pour résoudre le cas d'espèce, de trancher une question juridique qui donne lieu à une incertitude caractérisée, laquelle appelle de manière pressante un éclaircissement de la part du Tribunal fédéral, en tant qu'autorité judiciaire suprême chargée de dégager une interprétation uniforme du droit fédéral (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=33&amp;from_date=25.10.2012&amp;to_date=13.11.2012&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-III-580%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page580">ATF 137 III 580</a> consid. 1.1 p. 583; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=33&amp;from_date=25.10.2012&amp;to_date=13.11.2012&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-III-397%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page397">135 III 397</a> consid. 1.2 p. 399). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">En l'espèce, il résulte clairement des constatations cantonales, d'ailleurs non contestées sur ce point par la recourante, que les parties ont conclu un contrat de prêt à usage au sens de l'<span class="artref">art. 305 CO</span>. Il en résulte tout aussi clairement que la durée du prêt n'a pas été fixée conventionnellement (cf. <span class="artref">art. 309 CO</span>). Le but du prêt ne permet pas non plus de conclure à l'existence d'un délai déterminé (cf. <span class="artref">art. 310 CO</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=33&amp;from_date=25.10.2012&amp;to_date=13.11.2012&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-III-363%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page363">ATF 125 III 363</a> consid. 2g et 2h p. 366 s.). Il a déjà été jugé, dans un arrêt de principe publié, que lorsque des locaux ont été mis à disposition gratuitement pour une durée indéterminée, le prêteur est libre de réclamer la chose quand bon lui semble en application de l'<span class="artref">art. 310 CO</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=33&amp;from_date=25.10.2012&amp;to_date=13.11.2012&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-III-363%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page363">ATF 125 III 363</a> consid. 2h p. 366). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Il n'y a donc à ce sujet aucune incertitude juridique, de sorte que la contestation ne soulève pas une question juridique de principe au sens de l'<span class="artref">art. 74 al. 2 let. a LTF</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Il en résulte que le recours en matière civile est irrecevable, faute d'atteindre la valeur litigieuse minimale requise par l'<span class="artref">art. 74 al. 1 let. b LTF</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">3.1 La recourante a formé subsidiairement un recours constitutionnel (<span class="artref">art. 113 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Interjeté par la partie qui a succombé dans ses conclusions touchant ses droits personnels et qui a donc qualité pour recourir (<span class="artref">art. 115 LTF</span>), dirigé contre un arrêt final (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/90" type="start"></artref>art. 90 et 117 LTF</span><artref id="CH/173.110/117" type="end"></artref>) rendu par un tribunal supérieur statuant en deuxième instance (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/75" type="start"></artref>art. 75 et 114 LTF</span><artref id="CH/173.110/114" type="end"></artref>), ce recours est recevable, puisqu'il a été déposé en temps utile (art. 45 al. 1, 48 al. 1, 100 al. 1 et 117 LTF) et sous la forme requise par la loi (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/119" type="start"></artref>art. 119 et 42 LTF</span><artref id="CH/173.110/42" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3.2 Un tel recours ne peut être formé que pour violation d'un droit constitutionnel (<span class="artref">art. 116 LTF</span>). Le Tribunal fédéral ne pourrait d'ailleurs revoir les constatations de fait qu'en cas de violation d'un droit constitutionnel (<span class="artref">art. 118 LTF</span>). En cette matière, il ne procède pas à un examen d'office, mais il ne peut examiner que les griefs constitutionnels qui ont été invoqués et motivés de manière précise par la partie recourante (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3.3 Dans son recours constitutionnel subsidiaire, la recourante invoque exclusivement une violation du droit d'être entendu, garanti par l'<span class="artref">art. 29 al. 2 Cst.</span>, sous la forme de son droit à une décision motivée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La jurisprudence a déduit du droit d'être entendu garanti par l'<span class="artref">art. 29 al. 2 Cst.</span> l'obligation pour l'autorité de motiver sa décision, de telle manière que son destinataire puisse en saisir la portée et l'attaquer s'il y a lieu en connaissance de cause (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=33&amp;from_date=25.10.2012&amp;to_date=13.11.2012&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-I-83%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page83">ATF 134 I 83</a> consid. 4.1 p. 88; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=33&amp;from_date=25.10.2012&amp;to_date=13.11.2012&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-I-270%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page270">133 I 270</a> consid. 3.1 p. 377). </div> <div class="para">La procédure pour cas clair, prévue par l'<span class="artref">art. 257 CPC</span>, suppose la réunion de deux conditions cumulatives. Il faut d'une part que l'état de fait ne soit pas litigieux ou soit susceptible d'être immédiatement prouvé (<span class="artref">art. 257 al. 1 let. a CPC</span>) et il faut, d'autre part, que la situation juridique soit claire (<span class="artref">art. 257 al. 1 let. b CPC</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La recourante ne conteste pas que la cour cantonale a correctement expliqué pourquoi elle considérait que la situation juridique était claire. Dès lors, il n'y a aucune violation du droit à une décision motivée sur ce point. Savoir si la situation juridique était effectivement claire n'est pas une question qui relève du droit d'être entendu, mais bien de la bonne application de l'<span class="artref">art. 257 CPC</span>. En l'absence de tout grief constitutionnel à ce sujet, il n'y a pas lieu de l'examiner plus avant (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">En revanche, la recourante considère que la cour cantonale n'a pas expliqué, en violation de l'<span class="artref">art. 29 al. 2 Cst.</span>, pourquoi elle considérait que l'état de fait était clair. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Cette argumentation ne peut pas être suivie. La cour cantonale a constaté que les parties étaient convenues de la cession à titre gratuit de l'usage de l'appartement; la recourante ne le conteste pas et on ne voit pas en quoi ces points de fait seraient douteux. Il en résulte donc que les parties ont conclu un contrat de prêt à usage (<span class="artref">art. 305 CO</span>) soumis au droit suisse en raison du lieu de situation d'immeuble (<span class="artref">art. 119 al. 1 LDIP</span>). La cour cantonale a aussi constaté en fait qu'aucune durée n'avait été convenue. La recourante n'émet aucune contestation sur ce point. Le but du prêt ne permet pas non plus de déduire une durée déterminée (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=33&amp;from_date=25.10.2012&amp;to_date=13.11.2012&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-III-363%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page363">ATF 125 III 363</a> consid. 2g et 2h p. 366 s.). Il en résulte donc nécessairement que la restitution pouvait être exigée en tout temps (<span class="artref">art. 310 CO</span>), ce qui a été fait. On ne voit donc pas, à la lecture de l'arrêt cantonal, quel point de fait ou de droit serait peu clair. </div> <div class="para">La recourante semble discuter le fait qu'elle occupe encore l'appartement. La cour cantonale a cependant constaté qu'elle l'a admis en procédure, ce qui suffit pour retenir ce point de fait sans arbitraire. Au demeurant, la recourante n'invoque pas l'arbitraire dans l'établissement des faits (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>), ce qui exclut de réexaminer l'état de fait dans un recours constitutionnel (<span class="artref">art. 118 LTF</span>). On ne voit d'ailleurs pas pourquoi les intimés poursuivraient la procédure si la recourante avait déjà quitté les lieux, ni pourquoi cette dernière résisterait à l'action dans l'hypothèse où elle ne pourrait plus avoir d'effet pour elle. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La formulation de l'arrêt cantonal est suffisante pour que l'on puisse comprendre pourquoi la cour cantonale a considéré que le cas était clair en fait et en droit, ce qui l'a amenée à faire application de l'<span class="artref">art. 257 CPC</span>. </div> <div class="para">Le recours est donc infondé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">Il résulte des considérations qui précèdent que le recours en matière civile est irrecevable et que le recours constitutionnel subsidiaire est mal fondé. </div> <div class="para">Les frais judiciaires sont mis à la charge de la recourante qui succombe (art. 66 al. 1 et 68 al. 1 et 2 LTF). Il n'est pas accordé de dépens aux parties intimées, celles-ci n'ayant pas été invitées à se déterminer sur le recours (<span class="artref">art. 68 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours en matière civile est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Le recours constitutionnel subsidiaire est rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 1'000 fr., sont mis à la charge de la recourante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et à la Cour de justice du canton de Genève, Chambre civile. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 30 octobre 2012 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente: Klett </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier: Piaget </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>