An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 4. Februar 2016
Kein Embargo
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 4. Februar 2016 (6B_513/2015)
Lebenslängliche Freiheitsstrafe und Verwahrung 
Die Verurteilung eines Täters zu einer lebenslänglichen Freiheitsstrafe schliesst die
gleichzeitige Anordnung einer Verwahrung nicht aus. Zwar fällt der Vollzug einer
Verwahrung im Anschluss an eine lebenslange Freiheitsstrafe tatsächlich kaum in
Betracht, weil diese bei anhaltender Gefährlichkeit des Täters unbeschränkt lange
dauert. Allerdings hat die zusätzliche Anordnung einer Verwahrung Einfluss auf den
frühest möglichen Zeitpunkt für eine bedingte Entlassung aus der Freiheitsstrafe und
auf den dabei anzuwendenden Massstab. 
Das Obergericht des Kantons Glarus hatte einen Mann im März 2015 unter anderem
wegen mehrfachen Mordes und mehrfachen Raubes zu einer lebenslänglichen Freiheitsstrafe verurteilt. Gleichzeitig ordnete es die Verwahrung des Täters an. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerde des Mannes in seiner öffentlichen Beratung
vom Donnerstag ab. Die Verhängung einer lebenslänglichen Freiheitsstrafe schliesst
nicht aus, dass gleichzeitig eine nach der Freiheitsstrafe zu vollziehende Verwahrung
angeordnet wird. Da die lebenslängliche Freiheitsstrafe grundsätzlich so lange andauert,
wie vom Täter eine Gefahr ausgeht, wird eine anschliessende Verwahrung zwar kaum je
vollzogen werden. Der Gesetzgeber hat indessen ausdrücklich eine Regelung zur bedingten Entlassung von Tätern vorgesehen, gegen die gleichzeitig mit der Verhängung
einer lebenslänglichen Freiheitsstrafe eine spätere Verwahrung angeordnet wurde. In
diesem Fall ist eine bedingte Entlassung frühestens nach 15 Jahren zulässig und sind
sowohl die formellen als auch die materiellen Voraussetzungen strenger. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 4 février 2016
Pas d'embargo
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 4 février 2016 (6B_513/2015)
Peine privative de liberté à vie et internement 
La condamnation d'un auteur à une peine privative de liberté à vie n'exclut pas le
prononcé simultané d'un internement à son encontre. Il est vrai que la question de
l'exécution d'un internement après une peine privative de liberté à vie ne se posera
dans la réalité que rarement, dès lors que l'exécution de cette peine perdurera aussi
longtemps que l'auteur est dangereux. Néanmoins, le prononcé additionnel d'un
internement  a  une  influence  sur  le  moment  à  partir  duquel  une  libération
conditionnelle de l'exécution de la peine privative de liberté pourra être ordonnée et
sur les critères à appliquer dans ce cadre. 
En mars 2015, le Tribunal supérieur du canton de Glaris avait condamné un homme à
une peine privative de liberté à vie pour avoir notamment perpétré plusieurs assassinats
et plusieurs brigandages. Cette autorité avait également prononcé l'internement de
l’intéressé. 
Le Tribunal fédéral rejette le recours de l'homme lors de sa séance publique de jeudi. Le
prononcé d'une peine privative de liberté à vie n'exclut pas celui simultané d'un
internement à exécuter après cette peine privative de liberté. Comme en principe
l'exécution de cette peine durera aussi longtemps que l'auteur présente un danger,
l'internement sera en réalité rarement exécuté. Le législateur a toutefois expressément
prévu une réglementation s'agissant de la libération conditionnelle des auteurs, contre
lesquels sont prononcés simultanément une peine privative de liberté à vie et un
internement. Une libération conditionnelle est dans ce cas possible au plus tôt après
quinze ans. En cas de prononcé simultané d'une telle peine et d'un internement les
conditions tant formelles que matérielles permettant la libération conditionnelle sont plus
strictes.