An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 18. Juni 2015
Embargo: 18. Juni 2015, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 6. Mai 2015 (5A_658/2014)
Persönlichkeitsverletzung: Beschwerde von Carl Hirschmann 
teilweise gutgeheissen
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde von Carl Hirschmann im Zusammenhang
mit seiner Persönlichkeitsklage gegen die Tamedia AG, 20 Minuten AG und Espace
Media AG teilweise gut. Über die drei vom Handelsgericht des Kantons Zürich beanstandeten Zeitungsartikel hinaus bewertet das Bundesgericht neun weitere Medienberichte als persönlichkeitsverletzend. Zudem muss das Handelsgericht mehrere
Punkte nochmals prüfen, insbesondere den von Carl Hirschmann erhobenen Vorwurf
einer "Medienkampagne". 
Carl Hirschmann hatte 2011 gegen die Medienunternehmen Tamedia AG (TagesAnzeiger, SonntagsZeitung, TeleZüri), 20 Minuten AG (20 Minuten und 20 Minutes) und
Espace Media AG (Berner Zeitung, Der Bund) Klage erhoben. Er berief sich darauf,
dass seine Persönlichkeit durch mindestens 140 Berichte in Medien der fraglichen
Unternehmen widerrechtlich verletzt worden sei. Die Beiträge betrafen unter anderem
Vorwürfe wegen Erpressung, Sexual- oder Gewaltdelikten und erschienen ab November
2009 aus Anlass verschiedener Ereignisse, bei denen Carl Hirschmann eine Rolle
spielte. Im Zentrum stand dabei seine Verhaftung am 3. November 2009. Das Zürcher
Handelsgericht kam im vergangenen Juni zum Schluss, dass mit je einem Artikel in den
Tageszeitungen "20 Minuten" und "20 Minutes" sowie einem Beitrag auf "20 Minuten
online" die Persönlichkeit von Carl Hirschmann verletzt worden sei. 
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde von Carl Hirschmann teilweise gut und hebt
das Urteil des Handelsgerichts Zürich auf. Bestätigt hat das Bundesgericht den Entscheid  des  Handelsgerichts  unter  anderem  bezüglich  der  Einordnung  von  Carl
Hirschmann als Person des öffentlichen Interesses. Als solche hat er sich in der
Medienberichterstattung grundsätzlich stärkere Eingriffe in seine Privatsphäre gefallen
zu lassen als eine unbekannte Person. Das Bundesgericht weist in diesem Zusammenhang darauf hin, dass die Medien und die Akteure im Bereich des Peoplejournalismus
eine Art von Symbiose miteinander pflegen. Zu Recht abgewiesen hat das Handelsgericht zudem die Schadenersatzforderung von Carl Hirschmann, da er den angeblich
erlittenen Schaden nicht in ausreichender Weise dargelegt hat.
Die teilweise Gutheissung betrifft zunächst neun Medienberichte, die zusätzlich zu den
drei vom Handelsgericht beanstandeten Artikeln als Verletzung der Persönlichkeit von
Carl Hirschmann erachtet werden müssen. Betroffen sind insgesamt sechs Artikel in der
Tageszeitung "20 Minuten", auf "20 Minuten online" sowie auf "20 Minutes online", je ein
Text in den Zeitungen "Tages-Anzeiger" und "Der Bund" sowie ein Beitrag auf
"TeleZüri". In mehreren weiteren Punkten weist das Bundesgericht die Sache zu neuem
Entscheid zurück ans Handelsgericht. Nochmals befassen muss es sich insbesondere
mit der Frage, ob die beklagten Medienunternehmen eine "Medienkampagne" gegen
Carl Hirschmann geführt haben. Das Handelsgericht hat ein entsprechendes Feststellungsbegehren im angefochtenen Entscheid aus Gründen abgewiesen, die keine Rolle
hätten spielen dürfen. Eine Neubewertung muss zudem bezüglich dreier weiterer
Medienberichte vorgenommen werden. Ausserdem muss das Handelsgericht darüber
entscheiden,  ob  Carl  Hirschmann  einen  Anspruch  auf  Unterlassung  bestimmter
Aussagen oder Beseitigung persönlichkeitsverletzender Texte hat. Schliesslich wird das
Handelsgericht erneut prüfen müssen, ob Carl Hirschmann als Folge der Persönlichkeitsverletzungen von den beklagten Medienunternehmen die Herausgabe von Gewinn
und eine Genugtuung beanspruchen kann. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 18 juin 2015
Embargo : 18 juin 2015, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 6 mai 2015 (5A_658/2014)
Atteinte à la personnalité : recours de Carl Hirschmann partiellement admis
Le Tribunal fédéral admet partiellement le recours interjeté par Carl Hirschmann dans
le contexte de son action en protection de la personnalité contre Tamedia SA,
20 Minutes SA et Espace Media SA. En sus des trois articles de journaux jugés
critiquables par le Tribunal de commerce du canton de Zurich, le Tribunal fédéral
juge que neuf comptes-rendus supplémentaires portent atteinte à la personnalité du
recourant. Le Tribunal de commerce doit également réexaminer plusieurs points, en
particulier le grief soulevé par Carl Hirschmann quant à la «  campagne médiatique  »
dont il aurait été l'objet.
Carl Hirschmann avait déposé action en 2011 contre les groupes de médias Tamedia
SA (Tages-Anzeiger, SonntagsZeitung, TeleZüri), 20 Minutes SA (20 Minuten und
20 Minutes) et Espace Media SA (Berner Zeitung, Der Bund). Il se plaignait d'avoir été
illicitement atteint dans sa personnalité par au moins 140 comptes-rendus publiés dans
les médias précités. Les articles concernaient entre autres des reproches de chantages,
délits sexuels ou délits de violence et avaient paru dès novembre 2009 à l'occasion
de différents évènements auxquels participait Carl Hirschmann. Son arrestation le
3 novembre 2009 constituait l'élément central de ces publications. En juin dernier, le
Tribunal de commerce du canton de Zurich était parvenu à la conclusion que deux
articles, l'un dans le quotidien «  20 Minuten », l'autre dans le quotidien «  20 Minutes »,
de même qu'une publication sur le site «  20 Minuten online  » portaient atteinte à la
personnalité de Carl Hirschmann.
Le Tribunal fédéral admet partiellement le recours de Carl Hirschmann et annule l'arrêt
rendu par le Tribunal de commerce du canton de Zurich. Le Tribunal fédéral a confirmé
la décision du Tribunal de commerce en tant qu'elle considérait que Carl Hirschmann
représentait une personnalité faisant l'objet d'un intérêt public. Il devait en conséquence
supporter des articles portant atteinte à sa sphère privée de manière incisive plus que
ne le devait une personne ordinaire. Le Tribunal fédéral relève à cet égard que, dans le
domaine du journalisme «  people », les médias et les acteurs entretiennent entre eux
une forme de symbiose. Le Tribunal de commerce avait par ailleurs jugé avec raison
que les prétentions en dommages-intérêts de Carl Hirschmann devaient être écartées
dès lors que le dommage prétendument subi n'avait pas été suffisamment démontré.
L'admission partielle concerne d'abord neuf publications qui portent atteinte à la
personnalité de Carl Hirschmann, en sus des trois articles jugés critiquables par le
Tribunal cantonal. Sont concernés dans leur ensemble six articles dans le quotidien
« 20 Minuten » et sur les sites «  20 Minuten online  » et « 20 Minutes online  », de même
qu'un texte figurant dans les journaux «  Tages-Anzeiger » et « Der Bund » ainsi qu'un
reportage diffusé sur «  TeleZüri ». Le Tribunal fédéral renvoie la cause au Tribunal de
commerce sur plusieurs autres points. Doit en particulier à nouveau être examinée la
question de la « campagne médiatique  » que Carl Hirschmann reproche aux groupes
de médias intimés d'avoir menée à son encontre. Dans l'arrêt attaqué, le Tribunal
de commerce a rejeté une conclusion constatatoire relative à cette «  campagne
médiatique » pour des raisons qui n'auraient dû jouer aucun rôle. Une nouvelle appréciation de trois articles supplémentaires devra également être effectuée. Le Tribunal
cantonal devra en outre décider si Carl Hirschmann peut prétendre à la cessation de
déclarations déterminées ou à la suppression des textes lui causant une atteinte à la
personnalité. Enfin, le Tribunal de commerce devra à nouveau examiner si Carl
Hirschmann peut prétendre des groupes de médias intimés à la remise des gains
obtenus ainsi qu'à une indemnité pour tort moral.