<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><br/><img alt="" height="130" src="2024020214060473_e-files/Aspose.Words.94d99dad-dbdd-4b56-99c0-53ab1922ff2c.001.png" width="77"/><br/></p> <p><span> </span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>ST23.029676-240095 </span></p> <p><span> </span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span>CHAMBRE DES RECOURS CIVILE</span></p> <p><span>_________________________________________</span></p> <p><span>Ordonnance du 6 février 2024</span></p> <p><span>__________________</span></p> <p><span>Composition : M. </span><span>Segura</span><span>, juge unique</span></p> <p><span>Greffière : Mme Lapeyre</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Art. 325 CPC</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Statuant à huis clos sur la requête présentée par </span><span>R.Z.________</span><span>, à [...], tendant à l’octroi de l’effet suspensif au recours qu’il a interjeté contre l’ordonnance rendue le 8 janvier 2024 par la Juge de paix du district de Nyon dans le cadre de la succession de feu </span><span>D.Z.________</span><span>, le juge unique de la Chambre des recours civile du Tribunal cantonal considère :</span></p> <p><br/><span> En fait :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.</span></p> <p><span>1.1</span><span> D.Z.________ est né le [...] 1932 à [...]. Il a épousé F.Z.________ le [...] 1957. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> De leur union sont issus trois enfants : U.Z.________, S.Z.________ et R.Z.________. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> D.Z.________ était domicilié en Suisse, à la [...], à [...], depuis le [...] 2006. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.2</span><span> Par dispositions pour cause de mort du 14 décembre 2004, D.Z.________ a institué son épouse, F.Z.________, et ses deux fils, R.Z.________ et S.Z.________, en qualité d’héritiers.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.3</span><span> Par dispositions pour cause de mort du 16 juin 2011, D.Z.________ a notamment « révoqu[é] toute disposition antérieure » et a institué son épouse, F.Z.________, et ses trois enfants, R.Z.________, U.Z.________ et S.Z.________, en qualité d’héritiers.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.4</span><span> D.Z.________ est décédé le [...] 2023 à [...].</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.5</span><span> Le 26 juillet 2023, F.Z.________ a formé opposition aux dispositions pour cause de mort du 16 juin 2011, au motif que D.Z.________ était incapable de discernement au moment de la rédaction de celles-ci. Elle a également relevé que les dispositions pour cause de mort du 14 décembre 2004 exhérédaient U.Z.________ et que R.Z.________ faisait actuellement l’objet d’une procédure pénale, notamment pour avoir détourné le patrimoine de son père. F.Z.________ a en outre requis la tenue d’une audience sans délai tendant à la désignation urgente d’un administrateur officiel de la succession de son époux dans la mesure où diverses procédures ouvertes à l’encontre de son fils R.Z.________ se poursuivaient et que certaines démarches impérieuses devaient être prises à l’encontre de ce dernier. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.6</span><span> Par courrier du 9 août 2023, R.Z.________ a requis la délivrance du certificat d’héritier.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.7</span><span> Par courrier du 19 septembre 2023, F.Z.________ a une nouvelle fois requis la tenue d’une audience sans délai tendant à la désignation urgente d’un administrateur officiel de la succession de feu son époux.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.8</span><span> Par courrier du 1</span><span>er</span><span> novembre 2023, U.Z.________ a également requis la délivrance du certificat d’héritier.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.9</span><span> Par courrier du 14 novembre 2023, S.Z.________ s’est déclaré favorable à la désignation sans délai d’un administrateur officiel pour autant que celui-ci soit indépendant, qualifié, compétent et « spécialisé dans le droit dynastique ».</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.10</span><span> Le 13 décembre 2023, la Juge de paix du district de Nyon (ci-après : la juge de paix) a tenu une audience concernant la désignation d’un administrateur officiel à laquelle ont comparu les conseils de F.Z.________, U.Z.________ et son conseil, ainsi que R.Z.________ et ses conseils. S.Z.________ ne s’est pas présenté, bien que valablement cité à comparaître. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le conseil de F.Z.________ a indiqué que sa cliente maintenait son opposition aux dispositions pour cause de mort [</span><span>recte</span><span> : du 16 juin 2011] ainsi que sa requête en désignation d’un administrateur officiel. Il a proposé de désigner à ce titre Me H.________ ou Me J.________, tous deux avocats à [...], en précisant que ses confrères parlaient [...], qu’ils étaient disponibles pour intervenir rapidement et qu’ils disposaient des compétences nécessaires pour mener à bien cette mission en raison de leurs expériences professionnelles. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> R.Z.________ s’est opposé à la désignation de Me H.________ ou de Me J.________ et a requis qu’un délai au 15 janvier 2024 soit octroyé aux comparants afin de se déterminer par écrit sur le principe et la personne de l’administrateur officiel. Il a ajouté proposer la désignation de L.________, lequel serait apte à prendre des mesures conservatoires et à récupérer les actifs disparus, ou celle de Me O.________ ou de Me I.________. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> U.Z.________ a soutenu que les conditions de l’administration d’office n’étaient pas remplies et qu’il était plus opportun que la procédure puisse aller de l’avant avec la délivrance des certificats d’héritiers. Elle a également requis qu’un délai lui soit imparti afin de se déterminer sur la nécessité d’ordonner une administration d’office et sur la personne de l’administrateur, cas échéant.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La juge de paix a annoncé qu’un délai au 18 décembre 2023 serait octroyé aux comparants afin de se déterminer sur la nécessité d’une administration d’office et sur la personne de l’administrateur officiel.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.11</span><span> Par courrier du 13 décembre 2023, F.Z.________ a requis que l’administrateur officiel se voit notamment conférer les pouvoirs de récupérer, contrôler et gérer toute propriété immobilière détenue – directement ou indirectement via les structures </span><span>[...]</span><span> ou </span><span>[...]</span><span> – par la succession de feu D.Z.________ sur le territoire du [...], et d’entreprendre à cette fin toute démarche visant à obtenir un « </span><span>Grant of Probate</span><span> », et en particulier, de récupérer, au nom de la succession de feu D.Z.________, les propriétés immobilières [...] dites de « </span><span>[...] </span><span>», en exécution du « </span><span>consent of order</span><span> » du 24 mai 2022 rendu par le « </span><span>[...]</span><span> » dans le cadre de la procédure n° [...].</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.12</span><span> Par courrier du 18 décembre 2023, U.Z.________ a expliqué s’en remettre à justice s’agissant de la nécessité de désigner un administrateur officiel de la succession de D.Z.________, étant relevé qu’à son sens, un certificat d’héritier pouvait être délivré, tous les héritiers – soit sa mère, ses deux frères et elle-même – étant connus. Elle a toutefois proposé la désignation de K.________, ancien curateur de feu D.Z.________. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.13</span><span> Par courrier du 18 décembre 2023, R.Z.________ a expliqué qu’il existait un conflit important entre les différents héritiers de D.Z.________ portant notamment sur les valeurs patrimoniales de celui-ci et que l’administration d’office devait être ordonnée, étant précisé que les pouvoirs de l’administrateur officiel ne devaient pas s’étendre au-delà de la compétence juridictionnelle étatique suisse. Il a requis la désignation alternative de Me O.________, de Me I.________ ou de L.________, et s’est opposé à la désignation de K.________. R.Z.________ a en outre réitéré sa requête visant à la délivrance du certificat d’héritier.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.14</span><span> Par courrier du 18 décembre 2023, S.Z.________ a indiqué s’opposer à la désignation de K.________ ou de Me O.________ en qualité d’administrateur officiel de la succession.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.15</span><span> Par courrier 18 décembre 2023, F.Z.________ a indiqué s’opposer à la désignation de K.________ en raison du fait que l’intervention d’un avocat était absolument nécessaire compte tenu des différentes procédures judiciaires ouvertes tant en Suisse qu’à l’étranger.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>2.</span><span> Par ordonnance du 8 janvier 2024, la juge de paix a ordonné l’administration d’office de la succession de D.Z.________, </span><span>décédé le 29 juin 2023 (I), a nommé </span><span>Me H.________, avocat à [...], en qualité d’administrateur d’office (II), a invité l’administrateur d’office à lui remettre dans un délai de trente jours dès la notification de l’ordonnance un inventaire des biens de la succession de D.Z.________</span><span> arrêté au jour du décès</span><span> et à soumettre des comptes annuellement à son approbation avec un rapport sur son activité (III), a dit que l’administrateur d’office aurait pour tâches d’assurer la conservation du patrimoine successoral, de récupérer, contrôler et gérer toute propriété immobilière détenue – directement ou indirectement via les structures </span><span>[...]</span><span> ou </span><span>[...]</span><span> – par la succession de feu D.Z.________</span><span> </span><span>sur le territoire du [...], et d’entreprendre à cette fin toute démarche visant à obtenir un « </span><span>Grant of Probate</span><span> », ainsi que de récupérer, au nom de la succession de feu D.Z.________, les propriétés immobilières [...] dites de « </span><span>[...]</span><span> », en exécution du « </span><span>consent of order</span><span> » du 24 mai 2022 rendu par le «</span><span>[...]</span><span> » dans le cadre de la procédure [...] (IV), a dit que le certificat d’héritier ne pouvait être délivré en l’état (V) et a mis les frais de l’ordonnance, par 1'900 fr., à charge de la succession (VI).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>3. </span></p> <p><span>3.1</span><span> Par acte du 19 janvier 2024, R.Z.________ (ci-après : le requérant) a interjeté recours contre l’ordonnance précitée. Préalablement, le requérant a requis l’octroi de l’effet suspensif au recours (1), l’octroi d’un délai pour compléter son recours et exercer son droit d’être entendu quant à la personne de l’administrateur d’office (2) et la convocation d’une audience pour que S.Z.________, U.Z.________, F.Z.________ et lui-même soient auditionnés (3). Le requérant a conclu principalement à l’ « annul[ation] et [à la mise] à néant » des chiffres II, III, IV et V de l’ordonnance (5), à la nomination de Me I.________ en qualité d’administrateur d’office (6), à ce qu’il soit dit que l’administrateur d’office aura pour tâches d’assurer la conservation du patrimoine successoral, de récupérer, contrôler et gérer toute propriété mobilière en Suisse ou à l’étranger ou immobilière en Suisse de feu D.Z.________ (7), à ce qu’il soit ordonné à l’administrateur d’office de remettre, sous trente jours, un inventaire des biens composant la succession de feu D.Z.________ (8), à ce qu’il soit ordonné à la juge de paix de délivrer un certificat d’héritier en sa faveur dans les dix jours (9) et à la condamnation de la succession en tous les frais et dépens de la procédure (10). Le requérant a pris les mêmes conclusions à titre subsidiaire, à l’exception du fait qu’il a requis la nomination de Me O.________ en qualité d’administrateur d’office (11 à 16). Plus subsidiairement, le requérant a conclu à l’ « annul[ation] et [à la mise] à néant » des chiffres II, III, IV et V de l’ordonnance (17), au renvoi de la cause à la Justice de paix du district de Nyon pour complément d’instruction et nomination d’un administrateur d’office choisi d’entente entre les parties (18), à ce qu’il soit ordonné à la Justice de paix du district de Nyon d’impartir un délai de trente jours aux parties pour se déterminer sur le choix de l’administrateur d’office et l’étendue des pouvoirs de celui-ci (19), à ce qu’il soit ordonné à la Justice de paix du district de Nyon de délivrer un certificat d’héritier en sa faveur dans un délai de dix jours (20) et à la condamnation de la succession en tous les frais et dépens de la procédure (21). </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>3.2</span><span> Le 25 janvier 2024, le Juge unique de la Chambre des recours de céans (ci-après : le juge unique) a imparti un délai au requérant, à F.Z.________, à S.Z.________ et à U.Z.________ au 31 janvier 2024 pour se déterminer sur la requête d’effet suspensif. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>3.3</span><span> Le 25 janvier 2024, S.Z.________ a indiqué ne pas s’opposer à l’ordonnance litigieuse désignant Me H.________ comme administrateur officiel. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>3.4</span><span> Le 27 janvier 2024, U.Z.________ a indiqué ne pas s’opposer à l’ordonnance querellée. Elle a en outre relevé qu’elle ne serait désormais plus représentée par son conseil. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>3.5</span><span> Le 31 janvier 2024, F.Z.________ a conclu au rejet de la requête d’effet suspensif du requérant.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>3.6</span><span> Le 31 janvier 2024, Me H.________ a requis une prolongation de délai de deux jours pour se déterminer sur la requête d’effet suspensif, qui a été acceptée par le juge unique. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>3.7</span><span> Dans ses déterminations du 5 février 2024, Me H.________ a notamment indiqué qu’il n’entendait pas se prononcer sur le choix de l’administrateur officiel mais qu’il soulignait ne connaître aucun des héritiers de feu D.Z.________ et n’avoir – ni n’avoir eu – aucune relation avec eux avant sa désignation. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>4.</span></p> <p><span>4.1</span><span> Le requérant sollicite que son recours soit assorti de l’effet suspensif. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>4.2</span><span> En tant que voie extraordinaire de remise en cause des décisions, la procédure de recours ne suspend pas l’exécution du jugement attaqué, qui acquiert de surcroît force de chose jugée dès son prononcé (cf. art. 325 al. 1 CPC [Code de procédure civile suisse du 19 décembre 2008 ; RS 272]). L’art. 325 al. 2, 1</span><span>re</span><span> phrase, CPC prévoit cependant que l’instance de recours peut suspendre le caractère exécutoire en accordant l’effet suspensif, la décision conservant alors uniquement sa force de chose jugée. Des mesures conservatoires ou la fourniture de sûretés pourront au besoin être exigées (art. 325 al. 2, 2</span><span>e</span><span> phrase CPC) (TF 5A_1047/2017 du 3 mai 2018 consid. 3.3.2).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> L’instance de recours – habilitée à en décider non seulement sur requête mais aussi d’office bien que la loi ne le précise pas – dispose d’un large pouvoir d’appréciation, le législateur se contentant d’indiquer, sans autre précision, qu’elle « peut » en décider ainsi. On devrait à tout le moins admettre – sur le plan des principes et par référence à ce que préconise le législateur dans le contexte de l’appel en matière de mesures provisionnelles – que l’effet suspensif soit restitué lorsque « la partie concernée risque de subir un préjudice difficilement réparable », lequel correspond à ce qui est envisagé dans les mêmes termes à l’art. 315 al. 5 CPC mais doit être distingué du préjudice irréparable (exclusivement juridique) visé à l’art. 93 al. 1 let. a LTF (loi fédérale du 17 juin 2005 sur le tribunal fédéral ; RS 173.110) (Jeandin, Commentaire romand, Code de procédure civile, 2</span><span>e</span><span> éd., Bâle 2019, n. 6 ad art. 325 CPC et les réf. citées).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Selon les principes généraux, pour statuer sur l’effet suspensif, l’autorité de recours procédera à une pesée des intérêts en présence et mettra en balance les inconvénients qui résulteraient pour le recourant d’une exécution immédiate de la décision avec ceux qu’un effet suspensif causerait à l’intimé (TF 5A_1021/2014 du 20 mai 2015 consid. 3.3 et les réf. citées) et se demandera, en particulier, si la décision est de nature à provoquer une situation irréversible ; elle prendra également en considération les chances de succès du recours (TF 5A_1047/2017 précité consid. 3.3.2 ; TF 4A_674/2014 du 19 février 2015 consid. 5 et la réf. citée ; TF 4A_337/2014 du 14 juillet 2014 consid. 3.1 et la réf. citée), l’effet suspensif ne pouvant être accordé que si elles n’apparaissent pas très faibles (TF 5A_1021/2014 précité consid. 3.1 et les réf. citées ; Colombini, Code de procédure civile, Condensé de la jurisprudence fédérale et vaudoise, Lausanne 2018, n. 1.1 ad art. 325 CPC). </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>4.3 </span><span>En l’espèce, le requérant ne conteste plus que les conditions d’une administration d’office soient réalisées, ses conclusions portant sur ce point sur la personne de l’administrateur d’office et l’étendue de son mandat. Il n’y a donc pas lieu de les réexaminer. Cela étant, l’effet suspensif requis par le requérant aurait pour effet qu’en l’état, les héritiers présomptifs seraient seuls chargés de l’administration conservatoire de la succession, ce que l’institution de l’administration d’office a justement pour but d’éviter. On relèvera que le conflit entre les parties qui transparaît dans le dossier de première instance démontre la nécessité d’une mise en place rapide de la mesure. Le fait que plusieurs procédures, civiles et pénales, en Suisse et à l’étranger, soient actuellement en cours accentue l’urgence à ce que les démarches nécessaires à la préservation du patrimoine successoral puissent être prises. Cette situation justifie à elle seule de refuser l’effet suspensif requis.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Par surabondance, on relèvera que les motifs pour lesquels le requérant paraît s’opposer à la désignation de Me H.________ sont nébuleux. En effet, les compétences du prénommé ne sont aucunement remises en cause par le requérant et l’administrateur choisi par la juge de paix est sans nul doute à même de pouvoir mener le mandat, étant un avocat spécialiste en droit des successions et rompu à ce type de procédure. Par ailleurs, on comprend implicitement de l’argumentation du requérant qu’il ne veut pas d’une personne choisie par F.Z.________, respectivement par S.Z.________. On en déduit qu’il craint que ses propres intérêts soient mis en péril en ce cas. Le requérant n’apporte cependant aucune preuve d’un quelconque lien entre Me H.________ et les précités. L’administrateur nommé a d’ailleurs confirmé ne jamais avoir eu de contacts avec aucune des parties. Ainsi, la position du requérant paraît pour le moins téméraire.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Enfin, le requérant évoque que des démarches devraient être entreprises par l’administrateur nommé, qui pourraient devoir être annulées en cas d’admission du recours. De plus, il évoque des coûts supplémentaires inutiles liés à la prise de connaissance du dossier. Ces arguments n’ont aucune portée au vu des éléments évoqués plus haut et de l’urgence à ce que le patrimoine soit administré par une personne neutre.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> On relèvera au surplus que les instructions données par la juge de paix quant aux propriétés [...] ne paraissent pas dépasser le mandat usuel d’un administrateur d’office. Il reviendra en effet à celui-ci de déterminer si les biens litigieux relèvent ou non vraisemblablement de la succession et de déterminer les mesures à prendre.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Quant à la conclusion prise par le requérant dans son acte de recours tendant à la délivrance d’un certificat d’héritier, celle-ci n’a pas d’incidence sur l’appréciation de la requête d’effet suspensif.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>5.</span></p> <p><span>5.1</span><span> Partant, la requête d’effet suspensif doit être rejetée.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>5.2 </span><span>Il sera statué sur les frais dans le cadre de l’arrêt sur recours à intervenir (art. 104 al. 1 CPC).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>le Juge unique </span></p> <p><span>de la Chambre des recours civile</span></p> <p><span> du Tribunal cantonal,</span></p> <p><span>prononce</span><span> :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>I.</span><span> </span><span>La requête d’effet suspensif est rejetée.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>II.</span><span> </span><span>Il sera statué sur les frais de la présente ordonnance dans le cadre de l’arrêt sur recours à intervenir.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Le juge unique : La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Du</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La présente ordonnance, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifiée à :</span></p> <p><span>‑ Me Malek Adjadj (pour R.Z.________),</span></p> <p><span>‑ Me Cyrille Piguet (pour F.Z.________),</span></p> <p><span>‑ M. S.Z.________,</span></p> <p><span>‑ Mme U.Z.________,</span></p> <p><span>‑ Me H.________.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt peut faire l’objet d’un recours en matière civile devant le Tribunal fédéral au sens des art. 72 ss LTF, cas échéant d’un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Dans les affaires pécuniaires, le recours en matière civile n’est recevable que si la valeur litigieuse s’élève au moins à 15'000 fr. en matière de droit du travail et de droit du bail à loyer, à 30'000 fr. dans les autres cas, à moins que la contestation ne soulève une question juridique de principe (art. 74 LTF). Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Cet arrêt est communiqué, par l’envoi de photocopies, à :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>‑ Madame la Juge de paix du district de Nyon.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> </body> </html>