<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><a name="_GoBack"></a><br/><img alt="" height="130" src="20170203152138306_e-files/Aspose.Words.1d57951b-b4e7-47f2-8412-c37c70bf5e76.001.png" width="77"/><br/></p> <p><span> </span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>17 </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>PE14.025424-NKS/AWL</span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>COUR D’APPEL PENALE</span></p> <p><span>______________________________</span></p> <p><span>Séance du 31 janvier 2017</span></p> <p><span>__________________</span></p> <p><span>Présidence de M. </span><span>Battistolo</span><span>, président</span></p> <p><span> M. Sauterel et Mme Bendani, juges</span></p> <p><span>Greffière : Mme Mirus</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span>Parties à la présente cause :</span></p> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><span>S.________</span><span>, prévenue, représentée par Me Matthieu Genillod, défenseur d’office à Lausanne, appelante,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>et</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Ministère public</span><span>, représenté par le Procureur de l'arrondissement de l’Est vaudois, intimé,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>K.________</span><span>, prévenu, représenté par Me Laurent Etter, défenseur d’office à Vevey, intimé.</span></p> <p><span> </span></p> </td> </tr> </table> <p><span> </span></p> <p><br/><span> Vu le jugement du 21 septembre 2016 par lequel le Tribunal de police de l’arrondissement de l’Est vaudois a libéré S.________ du chef d’accusation d’injure (I), a condamné S.________ pour menaces, à une peine pécuniaire de 10 jours-amende, à 30 fr. le jour, avec sursis pendant 2 ans (II), a libéré K.________ des chefs d’accusation d’injure et menaces (III), a condamné K.________ pour lésions corporelles simples par négligence, à une peine pécuniaire de 15 jours-amende, à 40 fr. le jour, avec sursis pendant 2 ans (IV), a rejeté les conclusions civiles prises par S.________ à l’encontre de K.________ (V), a rejeté les conclusions civiles et en dépens prises par K.________ à l’encontre de S.________ (VI), a mis les frais de la cause, par 6'324 fr. 45, à la charge de S.________, dont l’indemnité fixée à son défenseur d’office, Me Matthieu Genillod, par 5'149 fr. 45, TVA et débours compris, et par 5'737 fr. 80, à la charge de K.________, dont l’indemnité fixée à son défenseur d’office, Me Laurent Etter, par 4'562 fr. 80, TVA et débours compris (VII), et a dit que le remboursement à l’Etat des indemnités des défenseurs d’office ne sera exigé que si la situation financière des condamnés le permet (VIII), </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>vu l’annonce et la déclaration d’appel déposées respectivement les 3 octobre et 21 octobre 2016 par S.________ à l’encontre de ce jugement,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu la convention passée à l’audience de ce jour par S.________ et par K.________, dont la teneur est la suivante :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>« I. K.________ fait valoir ses regrets pour ce qu’a subi sa belle-mère. </span></p> <p><span>II. K.________ reconnaît devoir à S.________, pour solde de tout compte et de toute prétention, un montant de 1'500 fr., payable à raison de trois acomptes de 500 fr. chacun à fin février, fin mars et fin avril 2017, sur le compte bancaire BCV ouvert au nom de S.________ IBAN [...]. </span></p> <p><span>III. K.________ retire la plainte qu’il a déposée le 12 février 2015 contre S.________ pour menaces et injure.</span></p> <p><span>IV. S.________ retire l’appel qu’elle a déposé contre le jugement rendu le 21 septembre 2016 par le Tribunal de police de l’arrondissement de l’Est vaudois, la question des frais de première instance concernant S.________ étant réservée.</span></p> <p><span> V. Chaque partie garde ses frais s’agissant de la procédure d’appel. »,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu les pièces du dossier;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu</span><span> qu'il y a lieu de prendre acte de la convention qui précède pour valoir jugement ; </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu qu’à la teneur de l’accord exposé ci-dessus, K.________ a déclaré retirer la plainte pénale qu’il avait déposée le 12 février 2015 contre S.________ pour menaces et injure,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu'aux termes de l'art. 33 al. 1 CP (Code pénal suisse du 21 décembre 1937 ; RS 311.0), l'ayant droit peut retirer sa plainte tant que le jugement de deuxième instance cantonale n'a pas été prononcé,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que tel est le cas en l'espèce,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que les infractions en cause ne se poursuivent que sur plainte,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu'il y a donc lieu de constater l'extinction de l'action pénale à la suite du retrait de la plainte pénale déposée par K.________ et d'ordonner la cessation des poursuites pénales dirigées contre S.________, le jugement étant réformé dans ce sens,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que, dès lors que rien ne permet de conclure que les conditions de l’art. 426 CPP sont remplies concernant S.________, il convient de laisser à la charge de l’Etat la part des frais de première instance qui a été mise à la charge de la prénommée, y compris l’indemnité allouée à son défenseur d’office ;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu qu’à teneur de l’accord exposé ci-dessus, S.________ a déclaré retirer son appel,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu'aux termes de l'art. 386 al. 2 let. a CPP, quiconque a interjeté un recours peut le retirer, s'agissant d'une procédure orale, avant la clôture des débats,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’il résulte de ce qui précède que la partie du jugement entrepris concernant K.________ doit être confirmée et est en conséquence exécutoire ;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu qu’il y a lieu de fixer l’indemnité des défenseurs d’office de S.________ et de K.________, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu'aux termes de l'art. 135 al. 1 CPP, le défenseur d'office est indemnisé conformément au tarif des avocats de la Confédération ou du canton du for du procès,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que Me Matthieu Genillod a produit une liste des opérations, dont il ressort un temps total de 9 heures 45, audience comprise,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que cette durée est un peu trop élevée,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’il faut en effet réduire la durée retenue pour les correspondances qui dépassent chacune 10 minutes, ainsi que la durée de l’audience qui a été surestimée, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que le montant de l’indemnité doit ainsi être arrêté sur la base d’une durée d’activité utile du défenseur de 8 heures, audience comprise,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que c’est donc une indemnité de 1'712 fr. 90, correspondant à 8 heures d’activité à 180 fr., plus une vacation à 120 fr., plus 26 fr. de débours, plus la TVA, qui doit être allouée à Me Matthieu Genillod pour la procédure d’appel,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que Me Laurent Etter a produit une liste des opérations, dont il ressort un temps total de 8.8 heures, audience non comprise,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que cette durée est un peu trop élevée, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’il faut réduire la durée de la conférence du 25 octobre 2016 à 1 heure, ainsi que celle de la préparation de l’audience, dès lors que le mandataire avait déjà pris connaissance du dossier en première instance,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que le montant de l’indemnité doit ainsi être arrêté sur la base d’une durée d’activité utile du défenseur de 7 heures, audience comprise,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que c’est donc une indemnité de 1'490 fr. 40, correspondant à 7 heures d’activité à 180 fr., plus une vacation à 120 fr., plus la TVA, qui doit être allouée à Me Laurent Etter pour la procédure d’appel ;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu que les frais de la procédure d’appel, constitués de l’émolument de décision, par 950 fr. (art. 21 al. 1 et 2 TFIP [Tarif des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre 2010 ; RSV 312.03.1]), et des indemnités allouées aux défenseurs d’office de S.________ et de K.________, seront, en équité, laissés à la charge de l’Etat.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>la Cour d’appel pénale,</span></p> <p><span>en application des art. 33 CP, 135 al. 1, </span></p> <p><span>386 al. 2 let. a et 398 ss CPP,</span></p> <p><span>statuant à huis clos :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>I.</span><span> </span><span>Prend acte pour valoir jugement de la convention passée à l’audience d’appel du 31 janvier 2017.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> Remplace d’office le dispositif du jugement rendu le 21 septembre 2016 par le Tribunal de police de l’arrondissement de l’Est vaudois par le dispositif suivant : </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>"I. ordonne la cessation de la poursuite pénale dirigée contre S.________ ;</span></p> <p><span>II. supprimé ;</span></p> <p><span>III. libère K.________ des chefs d’accusation d’injure et menaces ;</span></p> <p><span>IV. condamne K.________ pour lésions corporelles simples par négligence, à une peine pécuniaire de 15 jours-amende, à 40 fr. le jour, avec sursis pendant 2 ans ;</span></p> <p><span>V. et VI. sans objet ;</span></p> <p><span>VII. met une partie des frais de la cause, par 5'737 fr. 80, à la charge de K.________, y compris l’indemnité allouée à son défenseur d’office, Me Laurent Etter, par 4'562 fr. 80, TVA et débours compris ;</span></p> <p><span>VIIbis. dit que le solde des frais de la cause, par 6'324 fr. 45, y compris l’indemnité allouée au défenseur d’office de S.________, Me Mattieu Genillod, par 5'149 fr. 45, TVA et débours compris, est laissé à la charge de l’Etat ;</span></p> <p><span>VIII. dit que le remboursement à l’Etat du montant de l’indemnité allouée à son défenseur d’office ne sera exigé que si la situation financière de K.________ le permet."</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>III. </span><span>Alloue à Me Matthieu Genillod une indemnité de défenseur d'office pour la procédure d'appel d'un montant de 1'712 fr. 90, TVA et débours inclus.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>IV. </span><span>Alloue à Me Laurent Etter une indemnité de défenseur d'office pour la procédure d'appel d'un montant de 1'490 fr. 40, TVA et débours inclus.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>V. </span><span>Laisse à la charge de l’Etat les frais de la procédure d’appel, par 4'153 fr. 30, y compris les indemnités allouées aux défenseurs d'office de S.________ et de K.________.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>VI.</span><span> Déclare le présent jugement exécutoire.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Le président : La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Du </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le jugement qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à :</span></p> <p><span>- Me Matthieu Genillod, avocat (pour S.________),</span></p> <p><span>- Me Laurent Etter, avocat (pour K.________),</span></p> <p><span>- Ministère public central,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> et communiqué à :</span></p> <p><span>- Mme la Vice-présidente du Tribunal de police de l'arrondissement de l’Est vaudois,</span></p> <p><span>- M. le Procureur de l'arrondissement de l’Est vaudois, </span></p> <p><span>- Service de la population,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> par l’envoi de photocopies.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent jugement peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1</span><span> </span><span>LTF).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> En vertu de l’art. 135 al. 3 let. b CPP, le présent jugement peut, en tant qu'il concerne l’indemnité d’office, faire l’objet d’un recours au sens des art. 393 ss CPP devant le Tribunal pénal fédéral (art. 37 al. 1 et 39 al. 1 LOAP [Loi fédérale du 19 mars 2010 sur l’organisation des autorités fédérales; RS 173.71]. Ce recours doit être déposé devant le Tribunal pénal fédéral dans un délai de dix jours dès la notification de l’arrêt attaqué (art. 396 al. 1 CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> </div> </body> </html>