<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2020-03-02-5A_817-2019.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5A_817/2019</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 2 mars 2020</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit civil</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. les Juges fédéraux Herrmann, Président, </div> <div class="para">Marazzi et Bovey. </div> <div class="para">Greffier : M. Braconi. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">représenté par Me Jaroslaw Grabowski, avocat, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Office des faillites du canton de Genève, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">demande de renseignements, émoluments, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre la décision de la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et faillites de la Cour de justice du canton de Genève du 3 octobre 2019 (A/2090/2019-CS). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.a.</b> Par jugement du 26 novembre 2018, le Tribunal de première instance de Genève a déclaré la faillite de B.________ SA; l'ouverture de cette faillite a été publiée le 7 décembre suivant dans la Feuille d'avis officielle du canton de Genève (FAO) et la Feuille officielle suisse du commerce (FOSC). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.b.</b> A.________ a produit dans la faillite le 14 février 2019. Par courrier du 24 février 2019, l'Office des faillites du canton de Genève a accusé réception de cette production et informé le conseil du créancier que le dépôt de l'état de collocation serait publié ultérieurement dans la FAO et la FOSC; en cas de rejet de la production du créancier, une décision motivée serait notifiée par écrit. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.c.</b> Le 16 mai 2019, le conseil du créancier a interpellé l'Office afin de connaître l'évolution de ce dossier, dont il n'avait plus aucune nouvelle depuis la " <i>publication de la faillite</i> ". Par lettre recommandée du 22 mai 2019, l'Office a répondu qu'un inventaire était en cours d'établissement (par voie de commission rogatoire), une suspension de la faillite faute d'actifs étant envisagée; il a facturé ce renseignement 22 fr. 30, à savoir 9 fr. à titre d'émolument au sens de l'<span class="artref">art. 12 al. 1 OELP</span>, 8 fr. à titre de courrier (<span class="artref">art. 9 al. 1 OELP</span>) et 5 fr. 30 à titre de frais postaux. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para">Par décision du 3 octobre 2019, la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et faillites de la Cour de justice du canton de Genève a rejeté la plainte déposée par le créancier contre la décision de l'Office du 22 mai 2019 et statué sans frais, ni dépens. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.</b> </div> <div class="para">Par mémoire mis à la poste le 14 octobre 2019, le créancier exerce un recours en matière civile au Tribunal fédéral; il conclut à l'annulation de la décision de la cour cantonale et à la libération " <i>du paiement des frais qui lui sont réclamés</i> ". </div> <div class="para">Des observations n'ont pas été requises. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.1.</b> Le recours a été déposé à temps (<span class="artref">art. 100 al. 2 let. a LTF</span>) contre une décision rendue en matière de poursuite pour dettes (<span class="artref">art. 72 al. 2 let. a LTF</span>) par une autorité de surveillance ayant statué en dernière (unique) instance cantonale (<span class="artref">art. 75 al. 1 LTF</span>). Il est ouvert sans égard à la valeur litigieuse (<span class="artref">art. 74 al. 2 let</span>. c LTF). Le plaignant, qui a pris part à la procédure devant la juridiction cantonale et a un intérêt digne de protection à la modification de la décision entreprise, a qualité pour recourir (<span class="artref">art. 76 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.2.</b> L'objet de la " <i>conclusion</i> " du recours n'est pas clair. Le recourant demande au Tribunal fédéral d'être " <i>libéré du paiement des frais qui lui ont été réclamés</i> ". Or, il ressort de la décision entreprise que les frais facturés par l'Office comprennent trois postes ( <i>supra</i>, let. A.c). L'acte de recours ne contient aucun grief motivé (<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>) quant au remboursement des frais postaux (5 fr. 30), lesquels correspondent à l'envoi recommandé de l'Office (<span class="artref">art. 34 al. 1 LP</span> et 13 al. 1 OELP). Au demeurant, les magistrats précédents ont constaté (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=30&amp;from_date=26.02.2020&amp;to_date=16.03.2020&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-16%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page16">ATF 140 III 16</a> consid. 1.3.1) que l'intéressé avait contesté le décompte " <i>dans la mesure où c'était à tort que l'Office avait facturé l'émolument de 9 fr. prévu à l'<span class="artref">art. 12 OELP</span></i> "; la conclusion du recours serait dès lors nouvelle, partant irrecevable (<span class="artref">art. 99 al. 2 LTF</span>), en tant qu'elle viserait le poste relatif au " <i>courrier</i> " ( <i>i.e.</i> 8 fr.; <span class="artref">art. 9 al. 1 OELP</span>). Compte tenu de l'issue du recours, il est superflu d'approfondir la question, ce poste étant d'ailleurs lié au précédent (<span class="artref">art. 12 al. 3 OELP</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.1.</b> Après avoir rappelé les bases réglementaires des émoluments en cause, l'autorité précédente a retenu que, le 16 mai 2019, le recourant avait sollicité de l'Office des faillites, conformément à l'<span class="artref">art. 8a LP</span>, des renseignements sur l'évolution du dossier de la faillite de B.________ SA. Les émoluments fixés par l'Office et les frais postaux ont été arrêtés sur la base de ces dispositions et mis à juste titre à la charge de l'intéressé; lorsque les renseignements ont été fournis par écrit, il est exact de combiner l'émolument de l'<span class="artref">art. 12 OELP</span> avec celui de l'<span class="artref">art. 9 OELP</span>, comme le préconise d'ailleurs expressément l'<span class="artref">art. 12 al. 3 OELP</span>. Cette solution ne contredit pas le " <i>sentiment de justice</i> "; en effet, le 24 février 2019, l'Office avait accusé réception, par écrit, de la production, de sorte que le créancier ne peut dire qu'il n'avait aucune nouvelle depuis la publication de la faillite le 7 décembre 2018. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.2.</b> Le recourant affirme que " <i>ni LP 8a, ni les articles 9 et 12 OELP ne s'appliquent à la demande de renseignements sur l'état de l'avancement d'un dossier, eût-elle été épistolaire</i> ". Une telle argumentation - pour le moins indigente et dépourvue de véritable réfutation des motifs de la cour cantonale (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=30&amp;from_date=26.02.2020&amp;to_date=16.03.2020&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-II-244%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page244">ATF 134 II 244</a> consid. 2.1) - est loin d'accréditer une violation du droit fédéral. </div> <div class="para">Cette opinion se fonde sur la prémisse que - abstraction faite des frais postaux ( <i>supra</i>, consid. 1.2) - les renseignements sollicités en l'espèce seraient gratuits. Or, ce postulat, implicitement démenti dans un ancien arrêt (<span class="bgeref_err">ATF 77 III 69</span> consid. 2 <i>in principio</i>), n'est nullement démontré en l'occurrence; c'est le principe inverse qui est vrai ( <i>cf</i>. GEORGES VONDER MÜHLL, Betreibungsregisterauskünfte, <i>in</i> : BlSchK 71/2007 p. 170 let. bet les citations; pour les renseignements fournis aux autorités: ZH OGer, arrêt du 2 octobre 1997, <i>in</i> : BlZR 99/2000 n° 38). Le Tribunal fédéral a jugé à cet égard que, sous réserve des exceptions prévues par la loi ou l'ordonnance, toutes les opérations des offices sont soumises au tarif des frais (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=30&amp;from_date=26.02.2020&amp;to_date=16.03.2020&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F131-III-136%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page136">ATF 131 III 136</a> consid. 3.1). En l'espèce, il n'est pas contesté que l'Office a donné des renseignements sur le contenu des pièces de la faillite ( <i>supra</i>, let. A.c), comme l'a retenu la cour cantonale, opération pour laquelle l'<span class="artref">art. 12 al. 1 OELP</span> prévoit expressément un émolument de 9 fr.; celui-ci est augmenté de l'émolument de 8 fr. fixé à l'<span class="artref">art. 9 al. 1 let. a OELP</span> (<span class="artref">art. 12 al. 3 OELP</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=30&amp;from_date=26.02.2020&amp;to_date=16.03.2020&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F129-III-366%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page366">ATF 129 III 366</a> consid. 3). Il s'ensuit que la décision attaquée ne prête pas le flanc à la critique. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">En conclusion, le présent recours doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité, aux frais du recourant (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est rejeté dans la mesure où il est recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 750 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au recourant, à l'Office des faillites du canton de Genève et à la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et faillites de la Cour de justice du canton de Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 2 mars 2020 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Herrmann </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Braconi </div> </div></body></html>