<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. Par ordonnance du 20 février 1996, le ministère public a renvoyé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">R. prévenu de détournement de valeurs mises sous main de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">justice (art.169 CP) devant le Tribunal de police de Môtiers en requérant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à son encontre un peine de 10 jours d'emprisonnement. Le 28 mars 1996,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'intéressé a sollicité auprès dudit tribunal l'assistance judiciaire to-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tale pour la procédure pénale ouverte à son endroit.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par décision du 14 mai 1998, le président du Tribunal du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">district du Val-de-Travers a rejeté cette demande au motif que le re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quérant ne remplissait pas la condition d'indigence de l'article 2 LAJA.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Il a en effet retenu qu'après déduction des charges du loyer (770 francs),</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'une saisie de ressource (138 francs), de frais médicaux (120 francs cal-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">culés sur la base de dépenses effectuées à ce titre de septembre 1997 à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mars 1998) - à l'exclusion d'autres charges tels les impôts ou les coti-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sations d'assurance-maladie dont l'intéressé ne s'acquittait pas - ce</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dernier disposait, compte tenu également de revenus de son épouse, d'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">somme mensuelle de 287.50 francs en 1996 et de 360.30 francs en 1997 su-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">périeure au montant minimum de procédure arrêté par la jurisprudence en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">matière d'octroi d'assistance judiciaire dans les causes pénales.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. R. conteste cette décision devant le Tribunal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">administratif. Il reproche à l'intimé de n'avoir pas tenu compte de l'en-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">semble de sa situation financière puisqu'il n'a pas pris en considération</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les 11 poursuites pour un montant total de 15'565.85 francs dont il fait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">actuellement l'objet ni des 78 actes de défaut de biens représentant la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">somme totale de 105'986.50 francs, situation qui explique d'ailleurs le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">non-paiement des cotisations d'assurance-maladie et des impôts. Par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ailleurs, s'il ne parait pas que son épouse soit tenue à participer aux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">frais d'une procédure pénale qui le concerne exclusivement et qui n'a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">aucune incidence sur l'essor de l'union conjugale, à tout le moins ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">saurait-on la contraindre à y consacrer la moitié du montant restant dis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ponible selon la décision entreprise, cette part lui étant acquise de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plein droit. Aussi conclut-il à l'annulation de ladite décision et à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'octroi de l'assistance judiciaire sollicitée.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. Dans ses observations sur le recours, le président du Tribunal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du district du Val-de-Travers ne formule pas de conclusions.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> en droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Selon l'article 2 LAJA, a droit à l'assistance toute personne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dont les revenus ou la fortune ne lui permettent pas de garantir, d'avan-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cer ou de supporter les frais nécessaires à la défense de sa cause (al.1).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">L'assistance judiciaire dispense ainsi le requérant de l'avance ou de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">garantie des frais de procès dans la mesure où une telle obligation le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contraindrait à prélever sur le minimum nécessaire à son entretien ou à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">celui de sa famille (RJN 1991, p.109).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> L'autorité saisie d'une demande d'assistance judiciaire examine</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'office si le requérant remplit les conditions légales d'octroi. A cet</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">égard, elle établit les revenus et la fortune éventuelle de l'intéressé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ainsi que le minimum nécessaire pour procéder en justice. A cet effet,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">elle peut partir du minimum d'existence du droit des poursuites, mais elle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">évitera de procéder de façon trop schématique, pour tenir compte de ma-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nière suffisante de toutes les données individuelles en présence (ATF 106</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Ia 83). Parmi les charges, il y a lieu de tenir compte en particulier des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">impôts, pour autant qu'ils soient payés régulièrement, ainsi que des det-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tes échues d'engagements contractuels, à condition qu'ils soient également</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">honorés de manière ponctuelle et qu'ils portent sur des biens de nécessité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(RJN 1991, p.112, 1984, p.136). L'autorité ajoutera encore, aux dépenses</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nécessaires à l'entretien de l'intéressé et de sa famille, les frais pré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sumés de procédure, y compris les frais d'avocat, frais appelés "supplé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment de procédure" qui incomberont au requérant (ATF 106 Ia 82-83) et qui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ont été fixés, en matière pénale, à 150 francs par mois (RJN 1995, p.151).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> D'autre part, selon la jurisprudence, le devoir de l'Etat</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'accorder l'assistance judiciaire au plaideur indigent passe après</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'obligation d'assistance et d'entretien prévue par le droit de famille,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">non seulement dans les rapports entre parents et enfants mineurs, mais</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">aussi dans les rapports entre époux (ATF 119 Ia 11, 108 Ia 9, 103 Ia 99).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Lorsque, grâce à la contribution que lui doit son conjoint, une partie</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">peut faire l'avance des frais de procès, l'Etat ne saurait être appelé à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lui octroyer l'assistance judiciaire. Il ne serait pas juste en effet de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">faire supporter par la collectivité publique de tels frais d'un plaideur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">indigent que son conjoint serait à même de lui avancer, ne serait-ce que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">provisoirement et sous réserve de règlements de comptes ultérieurs (RJN</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1992, p.153 et les références).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. a) Le recourant fait au premier chef grief à la décision en-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">treprise de ne pas prendre en considération l'ensemble de ses engagements</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">financiers. Ce moyen n'est pas fondé. En particulier, l'intéressé ne dis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">convient pas lui-même qu'il ne s'acquitte plus depuis longtemps ni des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">primes d'assurance-maladie, ni des impôts. Par conséquent c'est avec rai-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son que l'intimé n'a pas tenu compte, dans les charges admissibles de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'intéressé, des montants afférents à de telles dettes échues puisqu'elles</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ne grèvent en définitive pas son budget. Quant aux autres nombreuses pour-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">suites invoquées, le premier juge ne les a retenues, conformément à la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jurisprudence, qu'à hauteur de la saisie de ressources dont le requérant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fait l'objet mensuellement, à savoir 138 francs, puisque cette somme, de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">toutes celles dont il est redevable, est la seule qu'il honore ponctuel-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lement.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) R. n'est pas plus heureux en contestant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'obligation de son épouse de contribuer financièrement à la défense de sa</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cause sur le plan pénal. Certes, la Cour de céans a pu assortir l'aide de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'épouse à la condition que le procès de son mari "ait des incidences sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'essor de l'union conjugale" (RJN 1985, p.135). Cette condition ne doit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cependant pas être entendue dans la seule acception de la prospérité maté-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rielle de l'union conjugale puisque le devoir réciproque d'entretien et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'assistance des époux comprend non seulement l'entretien au sens étroit,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mais aussi la satisfaction de besoins non matériels, telle la défense de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">droits en justice, qu'il s'agisse d'un procès touchant des droits stricte-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment personnels ou d'un procès de nature patrimoniale (RJN 1992, p.153 et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les références). Au demeurant, le Tribunal fédéral a jugé dans une cause</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dans laquelle le mari sollicitait l'assistance judiciaire dans le cadre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'une procédure pénale le concernant lui seul, que les époux se doivent</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fidélité et assistance (art.159 CC), y compris pour la protection juri-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dique (ATF en la cause W. contre TA du 29.02.1996).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Cela étant, s'il appert des calculs correctement opérés par le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">premier juge que la situation financière du couple R. laisse appa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">raître un montant disponible de 360.30 francs par mois, cette somme ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">saurait être attribuée que pour moitié aux frais nécessaires à la défense</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la cause du recourant, ainsi qu'il le soutient, son épouse ayant droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à l'autre moitié. Leurs revenus ayant été établis essentiellement sur la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">base de la rente de couple dont ils bénéficient et leurs dépenses sur la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">base de leurs charges admissibles et du minimum vital indispensable pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">un couple, il en est résulté un solde positif qui est déterminant dans son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">intégralité, puisque le devoir de l'Etat d'accorder l'assistance judi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ciaire au plaideur indigent est subsidiaire par rapport à l'obligation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'assistance et d'entretien des époux entre eux. En l'occurrence ce</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">montant disponible de 360.30 francs dépassant le "supplément de procédure"</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qui est de 150 francs par mois pour les procédures pénales, le recourant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ne remplit donc pas les conditions d'octroi de l'assistance judiciaire. Le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">point de vue qu'il défend, selon lequel son épouse aurait droit à la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">moitié de la quotité disponible, n'eût été pertinent que si elle avait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">elle aussi dû requérir l'assistance judiciaire, ce qui n'est pas le cas.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Il suit de là que la décision entreprise étant fondée en droit,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">elle doit être confirmée et cela même si le recourant a pu bénéficier</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">depuis lors, ainsi qu'il le relève, de l'assistance judiciaire auprès</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'une autre juridiction pour un procès de nature civile, des décisions</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contradictoires ne violant le droit à l'égalité que si elles émanent de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">même autorité (ATF 101 Ia 206).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Il est statué sans frais, la procédure étant en principe gra-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tuite (art.8 LAJA). Vu le sort de la cause, il n'est pas alloué de dépens</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(art.48 LPJA).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Rejette le recours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Statue sans frais ni dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 15 juillet 1998</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> </div></body></html>