<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est chargé de soumettre des propositions sur la manière de rendre plus efficace et plus équilibré le financement par la Confédération et les cantons de la réduction des primes de l'assurance-maladie. Il étudiera à cet égard un modèle liant les subsides de la Confédération au montant accordé par chaque canton au titre de la réduction des primes.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La loi fédérale sur l'assurance-maladie (LAMal ; RS 832.10) impose aux cantons d'accorder une réduction des primes aux assurés de condition économique modeste. Pour les bas et moyens revenus, les cantons réduisent de 50 % au moins les primes des enfants et des jeunes adultes en formation (art. 65 al. 1 et 1bis LAMal).</p><p>Les Chambres fédérales ont décidé, le 17 mars 2017, de relever de 50 à 80 % la réduction des primes que les cantons doivent accorder aux enfants et aux jeunes adultes en formation pour les bas et moyens revenus. Le Conseil fédéral va mettre en vigueur cette modification de la LAMal.</p><p>Dans ses réponses à plusieurs interventions parlementaires (interpellation Rechsteiner Paul 15.3783, "Primes d'assurance-maladie. Améliorer les réductions des primes", motion Schenker Silvia 14.4288, "Subsides de la Confédération destinés à réduire les primes de l'assurance-maladie. Nouveau mécanisme de répartition", motions du groupe socialiste 16.3498 et Maury Pasquier 16.3494, "Plafonner les primes de l'assurance obligatoire des soins à 10 % du budget des ménages"), le Conseil fédéral a eu l'occasion d'expliquer que, lorsque les Chambres fédérales ont réformé la péréquation financière et la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons en 2008 (RPT), elles avaient choisi d'accorder aux cantons une grande latitude pour déterminer dans quelle mesure il y avait lieu de réduire les primes des assurés sur leur territoire et à quelles catégories d'assurés ces réductions devaient bénéficier.</p><p>Le bien-fondé de cette réglementation tient au lien matériel étroit qui existe entre la réduction des primes, les prestations complémentaires, l'aide sociale et la politique fiscale cantonale. Elle permet aux cantons d'assurer une concordance optimale entre ces domaines qui relèvent principalement de leur compétence.</p><p>Le Conseil fédéral a toutefois constaté que plusieurs cantons avaient diminué leur participation à la réduction des primes au cours des dernières années. Globalement, la part des cantons aux subsides accordés à ce titre est passée d'environ 50 % en 2010 à environ 42 % en 2016. En 2016, dix cantons ont financé moins d'un tiers des subsides de réduction des primes et onze cantons moins de la moitié. À l'instar de l'auteur du postulat, le Conseil fédéral estime que ce désengagement de certains cantons est problématique pour le financement de la réduction des primes.</p><p>Le Conseil fédéral est disposé à analyser l'efficacité du système de réduction des primes et à faire des propositions pour en améliorer la conception et le financement. Il tiendra compte des travaux qu'il mène conjointement avec les cantons pour mettre en oeuvre la motion de la CdF-N 13.3363, "Séparation des tâches entre la Confédération et les cantons". Celle-ci demande que la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons soit analysée, y compris dans le domaine de la réduction des primes, afin de réaliser une évaluation et de proposer des optimisations. Point important, ladite motion vise à poursuivre la séparation des tâches et la clarification des responsabilités tout en conservant les avantages apportés par la réforme de la péréquation financière. À ces conditions, le Conseil fédéral est prêt à accepter le présent postulat ainsi que le postulat du groupe des Verts 17.3877, "Améliorer et harmoniser la réduction des primes de l'assurance-maladie".</p>  Le Conseil fédéral propose d'accepter le postulat.