<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. Par jugement du 10 novembre 1994, K. a été condamné</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">par la Cour d'assises à une peine de quinze ans de réclusion assortie</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'une expulsion de dix ans du territoire suisse. Il a été reconnu coupable</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'infractions à l'article 19 ch.2 LStup. pour avoir pris les mesures né-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cessaires et organisé une transaction à Bucarest qui a permis l'achemine-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment de plus de vingt-trois kilos d'héroïne en Suisse. Ses recours à la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Cour de cassation pénale puis au Tribunal fédéral ont été rejetés.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. K. exécute sa peine aux établissements de la Plaine de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'Orbe depuis le 21 février 1995. Il atteindra le tiers de sa peine le 27</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">octobre 1998 et les deux-tiers le 27 octobre 2003. Il a entrepris en 1995</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des études de droit à l'Université de Neuchâtel. Il a réussi en mai 1996</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'examen de comptabilité et en février 1997 la première session d'examens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le 22 juillet 1996, il a déposé une demande d'autorisation de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sortie, sous forme de conduite professionnelle. Il souhaitait se rendre un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jour à Neuchâtel pour se familiariser avec les recueils de lois, ainsi que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">faire la connaissance des professeurs et assistants. Le 25 septembre 1996,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la Commission de libération a rejeté sa demande, motifs pris qu'une sortie</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ne pouvait être accordée que très exceptionnellement avant qu'un condamné</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ait purgé le tiers de sa peine et que la formation suivie par le recourant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ne justifiait pas de déroger à ce principe. Le 25 août 1997, K. </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">a présenté une nouvelle demande de conduite professionnelle à Neuchâtel,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">afin d'être à même, durant une journée, de mieux comprendre le déroulement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des examens, de faire la connaissance des professeurs et de visiter la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">bibliothèque de droit. Par décision du 2 octobre 1997, la Commission de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">libération a rejeté la demande. Elle a relevé que les motifs invoqués ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">constituaient pas une véritable nécessité et a de ce fait estimé qu'il n'y</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avait pas lieu de revenir sur la prise de position exprimée le 25 septem-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">bre 1996.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. Le 20 octobre 1997, K. recourt à la Cour de cassation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pénale contre la décision du 2 octobre 1997, concluant, sous suite de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">frais et dépens, à son annulation et à ce qu'une autorisation de conduite</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">professionnelle lui soit accordée. Il avance en substance que, au moment</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de rendre sa décision, la Commission n'était composée que de quatre mem-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">bres au lieu des cinq exigés par le code de procédure pénale; qu'il n'a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas sollicité un congé ou une sortie (sans surveillance) mais une conduite</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">professionnelle (avec surveillance), qui doit être traitée différemment;</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que, sous l'angle de l'opportunité, il lui est nécessaire de pouvoir se</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rendre à Neuchâtel pour ses études, qui entrent dans le cadre de sa ré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">insertion; qu'il y a une inégalité de traitement dans le fait de ne pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tenir compte qu'il s'investit dans des études difficiles; qu'enfin il n'a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas l'intention de prendre la fuite.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D. Dans ces observations du 23 octobre 1997, la présidente de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Commission de libération relève que l'omission du cinquième membre de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Commission découle d'un oubli et que, de toute façon, le recourant mécon-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">naît le code de procédure pénale. Le ministère public conclut au rejet du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recours sans formuler d'observations.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">E. Par lettre du 18 novembre 1997, K. requiert l'assis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tance judiciaire totale.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> e n d r o i t</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Aux termes de l'article 278 al.2 CPP, la Commission de libéra-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion se prononce sur les congés accordés au délinquant faisant l'objet des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">peines et des mesures mentionnées dans ladite disposition. Selon l'article</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">275 al.1 CPP, en matière d'exécution de jugements, les décisions de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Commission de libération peuvent faire l'objet d'un pourvoi à la Cour de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cassation pénale. Il y a ainsi lieu d'admettre que la voie du recours est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">également ouverte s'agissant des décisions rendues en matière de congé,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lorsque la personne concernée relève de la Commission de libération.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Il convient toutefois de distinguer dans ce domaine différentes</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">situations, soit le congé, la permission et la sortie du pénitencier di-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rectement liée à l'incarcération elle-même ou à la marche de l'établisse-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment pénitentiaire.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> a) Selon l'article 1 al.1 du règlement du 24 avril 1989 concer-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nant l'octroi de congé aux condamnés adultes primaires et récidivistes</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">incarcérés dans les établissements concordataires (RSN 354.25), les congés</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sont l'un des moyens dont dispose l'autorité de placement pour préparer le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">retour du condamné à la vie libre en lui permettant de maintenir, de créer</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ou de rétablir des relations avec le monde extérieur. Ils ne constituent</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">toutefois pas un droit du condamné et ne doivent enlever à la condamnation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ni ses caractères de prévention générale et spéciale ni nuire à la sé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">curité ou à l'ordre publics (art.1 al.2 et 3 du règlement). Les congés ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">peuvent être accordés qu'au condamné qui se conduit bien, qui travaille de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">manière satisfaisante, qui paraît capable de respecter les conditions de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son congé et qui dispose d'une somme suffisante sur son compte de pécule</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">disponible pour en assurer le bon déroulement (art.2 ch.1 du règlement).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">La Conférence des autorités cantonales compétentes en matière pénitentiai-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">re arrête par voie de décision publiée les conditions d'octroi d'un pre-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mier congé (art.2 al.2 du règlement). Par décision du 24 avril 1989, la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Conférence a arrêté que, pour qu'un premier congé puisse être accordé, il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">faut en principe que le condamné, qu'il soit primaire ou récidiviste, ait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">accompli au moins le tiers de sa peine (décision no E-9/1, ch.1).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) L'article 8 du règlement du 24 avril 1989 dispose que des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">congés spéciaux (permissions) peuvent être accordés au condamné placé en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">régime ordinaire pour s'occuper d'affaires personnelles, professionnelles</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ou judiciaires qui ne peuvent être différées et pour lesquelles sa présen-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ce hors de l'établissement est indispensable. On parle de permission</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lorsqu'il s'agit d'une autorisation de quitter l'établissement pour une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">durée limitée, avec ou sans accompagnement, quand des raisons suffisantes</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le justifient, sans que le but de l'exécution en soit affecté. Une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">permission peut intervenir à n'importe quel moment de l'exécution. Elle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'est en général dans l'intérêt d'un tiers, épouse, proches etc. (François</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de Rougemont, Le droit de l'exécution des peines en Suisse romande, 1979,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">p.229 ss).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Selon l'article 5 dudit règlement à l'exception des congés ac-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cordés en régime de fin de peine, l'autorité de placement est compétente</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour statuer sur les demandes de congé. Il en va de même des congés</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">spéciaux ou permissions (art.8 ch.2 et 11 du règlement). On admettra</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ainsi, même si la question n'est pas évidente, que dans les deux cas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">s'agissant des condamnés visés par l'article 278 al.1 CPP, la compétence</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">appartient à la Commission de libération.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) Un troisième cas se distingue toutefois tant du congé que de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la permission : la sortie accompagnée de l'établissement liée à la marche</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">normale et usuelle de celui-ci. Tel est le cas, lorsque le détenu doit se</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rendre chez un dentiste ou pour des examens à l'hôpital (voir à ce sujet</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">François de Rougemont, op.cit., p.232). Tel est également le cas d'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sortie accompagnée liée directement à l'activité ou à l'occupation du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">détenu dans le pénitencier, soit à un aspect essentiel de l'incarcération.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Par essence de telles sorties sont toujours accompagnées. Elles ne font</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ainsi pas courir de risques sérieux à la population. Dans le cas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">particulier on doit admettre qu'il s'agit précisément d'une sortie de ce</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">genre liée à la marche de l'établissement et à l'activité du détenu au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pénitencier. K. a été autorisé à faire des études de droit, ce</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qui impliquait selon toute vraisemblance certaines sorties du pénitencier,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en particulier pour se présenter à des examens, voire préalablement. Un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tel cas doit être assimilé aux conduites chez un médecin, un dentiste ou</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour l'exercice d'une activité directement liées à la marche du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pénitencier et qui, lorsqu'elles sont effectuées sous surveillance</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">constante, ne peuvent être assimilées à des congés soumis à décision de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Commission de libération. Dès lors, cette dernière n'avait pas à se</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prononcer à ce sujet. Cela ne signifie d'ailleurs pas que suite à la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">requête de K. une décision positive s'impose nécessairement.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3 Etant clairement et précisément délimitées, les compétences de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la Commission de libération n'ont pas à faire l'objet d'une interprétation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">extensive ou par analogie. Différentes compétences restent en effet du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">domaine de l'établissement pénitentiaire ou du département désigné par le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Conseil d'Etat ainsi que cela ressort notamment de l'article 277 CPP, qui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prévoit en particulier une compétence résiduelle pour le département</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">s'agissant de toutes les questions qui peuvent surgir à propos de l'exécu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion des jugements et qui ne sont pas du ressort d'une autre autorité. On</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">relèvera également que la création de la Commission de libération en 1993</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">répondait avant tout au souci de protéger la société s'agissant des délin-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quants dangereux et pour ce qui est des décisions lourdes de conséquences</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">telles que la libération conditionnelle et la réintégration en établisse-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment hospitalier ou pénitentiaire (voir à ce sujet Bull. du Grand Conseil</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1993-94 t.159/II p.1032-1033). Il ne s'agissait en revanche nullement de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lui transférer s'agissant des condamnés visés à l'article 278 CPP l'inté-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gralité des compétences qui relèvent de l'exécution des peines ou mesu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">res. </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Ainsi dans la mesure où la conduite accompagnée sollicitée par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">K. ne constitue ni un congé ni une permission, la Commission de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">libération n'était pas compétente à son sujet et partant le recours est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">irrecevable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">5. A droit à l'assistance judiciaire toutes les personnes dont les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">revenus ou la fortune ne lui permettent pas de garantir, d'avancer ou de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">supporter les frais nécessaires à la défense de sa cause (art.2 al.1</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">LAJA). L'assistance commence le jour où elle est demandée (art.10 al.1</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">LAJA). L'autorité compétente peut, si elle le juge opportun, accorder à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'assistance un effet rétroactif (art.10 al.2 LAJA). Cette possibilité ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">doit toutefois être utilisée que restrictivement (RJN 1989, p.114; ATF 122</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">I 203 - SJ 1996, p.644).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En l'espèce la demande d'assistance judiciaire a été déposée</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">postérieurement au recours et le recourant n'établit pas qu'il aurait été</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">empêché de le faire en même temps. Sa requête ne peut de ce fait pas con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cerner l'activité de son mandataire dans le cadre du présent recours. Elle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">est ainsi sans objet.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LA COUR DE CASSATION PENALE</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Déclare le recours irrecevable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Déclare sans objet la requête d'assistance judiciaire.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Statue sans frais.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 10 février 1998</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> </div></body></html>