<h2>SubmittedText<h2><p>L'Alliance du vaccin GAVI qui a son siège à Genève s'engage pour la santé des plus pauvres grâce à la vaccination. À ce jour, 500 millions d'enfants vaccinés dans 73 pays ; 7 millions de vies sauvées. Ses programmes s'alignent parfaitement avec les objectifs de la politique extérieure suisse en matière de santé définie par le DFAE et le DFI. De nombreux pays la soutiennent financièrement. La Suisse ne verse pas un sou.</p><p>- Le Conseil fédéral se décidera-t-il à soutenir financièrement GAVI ?</p><p>- Si non, pourquoi ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La politique extérieure suisse en matière de santé porte sur des priorités thématiques, notamment la lutte contre les maladies transmissibles, l'atteinte de la couverture sanitaire universelle et la promotion de la santé sexuelle et reproductive. Le renforcement des systèmes de santé et un financement durable sont prioritaires. Dans le domaine de la santé, la Suisse soutient prioritairement le fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (GFATM), l'Organisation mondiale de santé (OMS) et le programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida. La collaboration notamment avec le GFATM et l'OMS contribue aux objectifs de GAVI.</p><p>La Suisse reconnaît le travail et les résultats importants de GAVI en termes d'accès à la vaccination, particulièrement dans les pays à faibles revenus. Toutefois, la mise en oeuvre efficace des programmes de vaccination dans des pays à faible ressources se heurte à des difficultés liées aux systèmes de santé déficients. C'est pour cela que le renforcement de ces systèmes a été identifié comme intérêt commun de GAVI et la coopération internationale suisse. Comme la mise en oeuvre par GAVI de sa stratégie de renforcement de ces systèmes vient de débuter, la Suisse a offert un échange institutionnel au niveau de pays africains où la coopération suisse est bien positionnée dans ce secteur. Lors de son réapprovisionnement en janvier de cette année, GAVI a atteint ses objectifs de financement fixés pour la période 2016-2020. Une contribution suisse ne paraît donc pas prioritaire. Des activités communes futures entre la Suisse et GAVI ne sont toutefois pas exclues.</p>