<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. P. exploite et dirige deux homes médicalisés</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">privés : X. à Malvilliers et Y. à Bevaix qui ne sont pas des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">établissements reconnus d'utilité publique dans le cadre de la loi sur les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">établissements spécialisés pour personnes âgées (LESPA). Dans la per-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">spective d'une éventuelle intervention financière de l'Etat en faveur de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pensionnaires, l'intéressée a reçu les directives du service de la santé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">publique du 14 mai 1996 concernant les "critères financiers applicables</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">aux homes privés non LESPA". Le 26 juin suivant, elle a communiqué à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'administration les budgets de l'année 1996 pour les deux institutions</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">précitées, en précisant que les tarifs pratiqués seraient de 155 francs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">par jour pour une chambre individuelle, 135 francs pour une chambre à deux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lits et 130 francs pour une chambre commune. Ces renseignements ont été</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">complétés ultérieurement par des précisions au sujet du loyer payé par les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">homes à la mère de leur directrice, propriétaire des lieux, soit 432'000</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">francs par an pour X. et 300'000 francs pour Y. .</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le 27 août 1996, le service de la santé publique a écrit à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">P. qu'il avait déterminé un prix de pension moyen unique par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">établissement qui servirait de base pour le calcul du subside alloué à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tous pensionnaires qui pourraient bénéficier de l'aide selon la LESPA et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que, pour le home Y. , le prix de pension journalier ainsi défini</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">serait de 144 francs, TVA comprise, dès le 1er juillet 1996. Le service de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la santé publique a exposé que le salaire de direction n'avait été admis,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour la détermination de ce prix de pension journalier, qu'à hauteur de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">108'700 francs par an pour les deux homes, au lieu des 118'800 francs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">portés aux budgets par l'intéressée; que le loyer n'a été considéré qu'à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">concurrence de 205'500 francs par an, au lieu de 300'000 francs, sur la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">base de la valeur officielle du bâtiment. Il a conclu : "Compte tenu de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ces éléments, le prix de pension moyen des prévisions que vous nous avez</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">présentées (à savoir des recettes de Fr. 967'975 pour 6'735 journées</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">environ, formant un prix moyen de Fr. 143,70 sans TVA) a été abaissé de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Fr. 3,70, respectivement de Fr. 1,25 par rapport au prix de pension moyen</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du deuxième semestre qui est de Fr. 141,25 sans TVA".</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> A la même date, l'administration a signifié à P. </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que pour le home X. elle reconnaîtrait un prix de pension moyen</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">unique journalier de 134 francs, TVA comprise, dès le 1er juillet 1996</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">également; que le loyer annuel pris en compte était de 265'000 francs au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lieu de 432'000 francs; que sa détermination résultait du calcul suivant :</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">"Compte tenu de ces éléments, le prix de pension moyen des prévisions que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vous nous avez présentées (à savoir des recettes de Fr. 1'416'613 pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">9'765 journées environ, formant un prix moyen de Fr. 145,05 sans TVA) a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">été abaissé de Fr. 15,05, respectivement de Fr. 12,60 par rapport au prix</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de pension moyen du deuxième semestre qui est de Fr. 142,60 sans TVA".</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par lettre du 10 septembre 1996, P. a fait part au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">service de la santé publique de son opposition au fait de calculer les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prix de pension en tenant compte de la TVA et de son étonnement quant à la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">manière de réduire les loyers et son salaire dans les calculs en question.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">L'intéressée ayant demandé à connaître les voies de recours pour le cas où</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les communications du 27 août 1996 devraient être tenues pour des déci-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sions, l'administration lui a répondu le 2 octobre suivant que les lettres</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en question constituaient des décisions, indiquant de plus que celles-ci</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pouvaient être entreprises auprès du Département de la justice, de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">santé et de la sécurité dans le délai de 20 jours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. Par décision du 27 mars 1997, ce département a rejeté le recours</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que P. avait interjeté contre les prononcés du service de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">santé publique. En soulignant la nécessité de sauvegarder l'égalité de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">traitement entre, d'une part, les personnes bénéficiant de l'aide des pou-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">voirs publics et, d'autre part, entre les institutions qui les hébergent -</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'elles soient reconnues dans le cadre de la LESPA ou non -, le dépar-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tement a considéré que l'administration avait suffisamment tenu compte des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">particularités du cas d'espèce.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. P. défère au Tribunal administratif la décision du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">département le 21 avril 1997. Elle conteste l'existence d'une base légale</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">autorisant l'administration à fixer le prix de pension journalier pour un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">home privé, démarche qu'elle tient pour incompatible avec la liberté du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">commerce et de l'industrie garantie par la Constitution fédérale. La re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">courante reproche au département d'avoir abusé de son pouvoir d'appré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ciation et de n'avoir pas statué sur sa proposition d'administrer des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">preuves, par expertise ou par comparaison avec les autres dossiers de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">homes non LESPA, au sujet des loyers. Elle conclut à l'annulation de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décision attaquée et au renvoi de la cause à l'intimé, sous suite de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D. Dans ses observations circonstanciées sur le recours, le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">département en propose le rejet.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Les moyens des parties seront repris en temps que besoin dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les considérants en droit ci-dessous.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> en droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. a) Dans le cadre de la loi sur les établissements spécialisés</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour personnes âgées (LESPA), l'Etat peut allouer aux établissements re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">connus des subventions à la construction (art.5, 7ss); il prend en charge</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des subsides d'exploitation de ces établissements (art.11ss); à certains</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conditions, il peut accorder des subsides spéciaux aux pensionnaires et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">aux usagers d'autres établissements (art.19a).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En l'espèce, la recourante est exploitante et directrice de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">deux homes non reconnus. Comme destinataire de la décision attaquée, elle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">a qualité pour recourir (RJN 1989, p.220). Elle n'est cependant pas di-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rectement bénéficiaire des subsides spéciaux qui pourraient être accordés</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à certains de ses pensionnaires. Toutefois, il y a lieu de lui reconnaître</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">un intérêt digne de protection pour agir, car de la solution apportée aux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">questions litigieuses pourrait dépendre la possibilité pour elle d'ac-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cueillir des personnes susceptibles de bénéficier de l'aide publique sus-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mentionnée. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que certains de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ses pensionnaires en 1996 nécessitaient une telle aide, de sorte que cet</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">intérêt est concret. Enfin, le recours a été déposé en les forme et délai</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">légaux. Il peut par conséquent être entré en matière.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) Selon l'article 19a LESPA, lorsque les établissements re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">connus d'utilité publique n'offrent pas assez de possibilité d'accueil ou</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de prise en charge, des subsides spéciaux peuvent être accordés aux pen-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sionnaires ou aux usagers d'autres établissements, à condition que ces</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">derniers offrent des garanties suffisantes pour la qualité de leurs pres-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tations (litt.a), appliquent les principes de gestion définis dans la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">présente loi et ses dispositions d'exécution (litt.b) et acceptent de sou-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mettre leur gestion au contrôle de l'autorité désignée par le Conseil</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'Etat (litt.c). La lettre de la loi indique que ces conditions sont</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cumulatives.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le Département de la justice, de la santé et de la sécurité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fixe, dans chaque cas d'espèce, les modalités d'intervention financière</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en faveur des personnes visées à l'article 19a de la LESPA, accueillies ou</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prises en charge dans le cadre d'établissements non reconnus d'utilité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">publique, sis dans le canton (art.15a du règlement d'exécution de la loi</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sur les établissements spécialisés pour personnes âgées (RELESPA). Le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">service cantonal de la santé publique est chargé de l'exécution des tâches</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">relatives à l'étude et à l'enquête des dossiers présentés par les pen-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sionnaires en séjour dans les institutions (art.35 RELESPA, 1er de la dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cision du Département de l'intérieur du 31 mai 1988, RSN 832.301.1).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Pour prétendre à une intervention financière de la LESPA, les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">personnes visées à l'article 15a RELESPA doivent, au préalable, adresser</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">au service de la santé publique les preuves de leurs recherches infruc-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tueuses d'être admises ou prises en charge dans le cadre d'un établis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sement dépendant du champ d'application de la LESPA (art.15b RELESPA). Les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">établissements non reconnus d'utilité publique, accueillant ou prenant en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">charge des personnes faisant valoir un droit à une intervention financière</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la LESPA en leur faveur, ont l'obligation de fournir tous renseigne-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ments utiles sur leurs pensionnaires et de transmettre au service de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">santé publique les formulaires et documents suivants :</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> - Certificat médical type;</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> - Avis type d'entrée, respectivement de sortie;</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> - Fiche de situation type;</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> - Rapport annuel de vérification des comptes établis par une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fiduciaire agréée;</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> - Budget et comptes annuels de bilan, de pertes et profits et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'exploitation établis selon le plan comptable uniforme LESPA et sur les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">formules types prévues à cet effet, annexes comprises, jusqu'au 15 février</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de chaque année pour les comptes, respectivement au 15 juin pour les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">budgets (art.15c RELESPA).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) Il ressort des dispositions précitées que l'administration</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dispose d'un certain pouvoir d'appréciation dans le domaine des subsides</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">spéciaux en cause (Knapp, Précis de droit administratif, 4e éd. no 161ss).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Lorsque l'autorité administrative dispose d'un large pouvoir d'appré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ciation, elle ne doit pas moins se conformer aux principes généraux de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'activité administrative, savoir l'interdiction de l'arbitraire - compte</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tenu notamment des critères pertinents à appliquer dans la matière con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cernée -, le droit à l'égalité, le droit à la protection de la bonne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">foi et le principe de la proportionnalité. Lorsque, dans le cas par-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ticulier, les dispositions légales applicables ne précisent pas les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">critères décisifs pour la décision à prendre, le recours aux principes</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">généraux qui limitent le pouvoir d'appréciation prend une importance</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">particulière. C'est dire que, en réalité, l'autorité de décision ne peut</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">se contenter d'un examen superficiel ou partiel de la situation, en fait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et en droit, sur laquelle elle entend fonder sa décision. Quant à l'au-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">torité de recours, l'examen auquel elle procède est en principe le même.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Mais elle renoncera à remettre en cause la décision attaquée s'il se</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">révèle, après instruction du cas, que l'autorité n'a pas abusé de son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pouvoir d'appréciation, et cela quand bien même des considérations d'op-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">portunité pourraient conduire à une solution différente (RJN 1990, p.102</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et les références). </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Invoquant la liberté du commerce et de l'industrie garantie par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la Constitution fédérale (art.31), la recourante soutient qu'il n'existe</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en droit neuchâtelois pas de base légale suffisante pour la fixation d'un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prix de pension moyen journalier par le service de la santé publique.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Cette argumentation n'est pas pertinente.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Certes, la libre détermination des prix fait partie de la li-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">berté d'exercer une activité économique sans avoir à subir l'ingérence de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'Etat (ATF 115 Ia 121, 82 IV 52). Mais, en l'espèce, l'administration n'a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de toute évidence - contrairement à ce que prétend la recourante - pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décidé le prix de pension journalier que l'intéressée doit pratiquer dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ses établissements, pas plus qu'elle n'a fixé le salaire de cette der-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nière, ni les loyers en cause. L'autorité a seulement déterminé, de façon</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à s'obliger elle-même envers les administrés, le montant maximum des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">subsides spéciaux qui seraient accordés aux pensionnaires remplissant les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conditions légales pour en bénéficier. Pour ce faire, l'autorité a con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">trôlé les dépenses budgétées et déterminé ainsi le prix de revient ad-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">missible d'une journée de pension. Or, la liberté du commerce et de l'in-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dustrie garantie par l'article 31 Cst. féd. ne donne aucun droit à une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prestation de l'Etat. Elle ne fournit de garantie que contre les atteintes</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des pouvoirs publics (ATF 118 Ib 362; 117 Ib 394). Elle est d'ailleurs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">généralement inapplicable dans le cadre de la politique de subvention-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nement (Hertig, Les aides des cantons aux particuliers, RDAF 1985, p.22 et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les références).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Cela étant, il y a lieu d'examiner en l'espèce si l'adminis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tration a ou non abusé de son pouvoir d'appréciation.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Parmi les conditions imposées par l'article 19a LESPA aux éta-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">blissements non reconnus pour que certains de leurs pensionnaires ou usa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gers puissent bénéficier de subsides, figurent d'une part l'application</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des principes de gestion définis par la LESPA et ses dispositions d'exé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cution, d'autre part la soumission de cette gestion au contrôle de l'au-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">torité (litt.b et c). En l'occurrence, la recourante conteste la manière</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dont ont été pris en compte les loyers qu'elle verse à sa mère ainsi que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son propre salaire.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Si le législateur a fixé les conditions auxquelles des subsides</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">spéciaux peuvent être accordés aux pensionnaires et aux usagers d'éta-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">blissements non reconnus, il n'a en revanche pas édicté de règles per-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mettant de chiffrer ces subsides. Cependant, la volonté a été clairement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">exprimée de "réparer l'injustice qui pourrait frapper les usagers d'éta-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">blissements qui n'ont pas pu entrer dans le système LESPA" au motif que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">"ces usagers devraient en effet payer le coût effectif de leur prise en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">charge puisque l'établissement ne bénéficierait pas de subventions éta-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tiques. Cette inégalité ne doit toutefois être corrigée que si l'usager</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'a pas eu le choix d'aller dans un des établissements LESPA, parce que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ceux-ci n'offraient pas assez de possibilités d'accueil ou de prise en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">charge. En pareille occurrence, des subsides spéciaux pourront être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">accordés à des établissements "non LESPA" s'ils s'engagent à respecter les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conditions posées par l'article 19a, consistant essentiellement en une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gestion conforme aux principes posés par la LESPA" (BGC 157 II p.1790).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">5. La prise en compte par le service de la santé publique du sa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">laire de la recourante à concurrence seulement d'un montant défini par les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conditions générales de travail pour le personnel des institutions affi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">liées à l'association neuchâteloise des établissements et maisons pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">personnes âgées (normes ANEMPA) correspond à la volonté du législateur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rappelée ci-dessus. Pour les homes reconnus, les dispositions d'exécution</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la loi précisent que le calcul des subsides d'exploitation prend en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">considération les charges réelles occasionnées par une gestion judicieuse</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et économique et dûment comptabilisées, qu'elles soient couvertes par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'établissement lui-même ou par un fonds qui en dépend (art.25 al.1</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">RELESPA). Les salaires sont ainsi pris en considération jusqu'à concur-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rence des normes établies par convention-type de travail ou, à défaut,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">habituellement appliquées par la fondation des établissements cantonaux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour personnes âgées et qui auront été admises par le Département de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'intérieur (art.25 al.2 ch.1 litt.a et ch.2 litt.a RELESPA). Le montant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">retenu en l'occurrence par l'administration, soit 110'700 francs par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">année, équivaut au salaire maximum, selon les normes ANEMPA, pour un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">directeur de home médicalisé de moyenne importance, c'est-à-dire pour un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">établissement qui compte de 45 à 74 lits (v. D.6/4).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> La recourante estime que sa situation particulière n'a pas été</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">considérée (direction unique pour deux établissements de respectivement 20</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et 29 lits, relativement éloignés l'un de l'autre, formation et expérience</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">professionnelles). Les subsides dont il est question dans la présente</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cause ne peuvent cependant être fixés qu'au moyen de critères assez sché-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">matiques, en particulier pour que soit respecté le principe d'égalité de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">traitement entre les bénéficiaires. La référence aux normes ANEMPA, même</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour l'exploitation d'un home non reconnu, répond parfaitement à ce souci.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">En outre, en retenant l'équivalent du traitement annuel maximum alloué au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">directeur d'un home pouvant compter jusqu'à 74 lits, alors que les deux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">établissements de la recourante en comportent ensemble 49 seulement, l'ad-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ministration a suffisamment tenu compte des particularités du cas d'espèce</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et n'a en aucun cas abusé de son pouvoir d'appréciation.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">6. a) Pour ce qui concerne le loyer dû par l'établissement con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sidéré, ni la LESPA, ni ses dispositions d'exécution, ne précisent les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">critères qui doivent être retenus. Selon l'article 14 LESPA, sont prises</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en considération les charges réelles occasionnées par une gestion ju-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dicieuse et économique et dûment comptabilisées, qu'elles soient couvertes</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">par l'établissement lui-même ou par un fonds qui en dépend. Pour les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">établissements reconnus, l'article 25 RELESPA prévoit que sont pris en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">considération les frais d'entretien et de réparation des bâtiments,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jusqu'à concurrence des montants approuvés par le département de l'in-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">térieur, les frais d'entretien et de réparation des biens mobiliers,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jusqu'à concurrence des montants approuvés de même et l'amortissement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">annuel des bâtiments jusqu'à concurrence du 2 % de la valeur admise par le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">département de l'intérieur, déduction faite d'éventuelles subventions</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(al.2 ch.1 litt.g, j et l, ainsi que ch.2 litt.a et b).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En l'espèce, à défaut de critères décisifs dans les dis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">positions légales, il y a lieu de se référer aux principes généraux, no-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tamment au droit à l'égalité et au principe de proportionnalité.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> L'administration a fixé les loyers admissibles non seulement des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">bâtiments, mais aussi de l'équipement de ces derniers, pris à bail par la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recourante, alors que sa mère en est la propriétaire. Le loyer a été dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">terminé par un taux de rendement de 9,25 % de la valeur d'estimation ca-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dastrale des bâtiments et de la valeur d'inventaire des équipements. La</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recourante ne conteste pas le taux de rendement retenu, mais elle souhaite</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que le loyer convenu entre elle et la bailleresse fasse l'objet d'une ex-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pertise pour en vérifier la pertinence.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> On ne saurait toutefois exiger de l'autorité appelée à fixer les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">subsides en question qu'elle procède à une étude détaillée de toutes les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">composantes d'un loyer, comme le ferait un juge civil pour examiner si le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">montant n'en est pas abusif. Dans la mesure où l'estimation officielle des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">immeubles dans le canton de Neuchâtel est intervenue récemment, selon des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">normes fixées en fonction en particulier des valeurs du marché, cette</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">estimation est suffisante pour échapper au grief d'arbitraire. Par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ailleurs, le taux de rendement retenu en l'occurrence permet à la fois de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">couvrir les intérêts hypothécaires et d'offrir une rémunération adéquate</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du capital investi, aussi bien pour les éléments immobiliers que pour les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">éléments mobiliers pris en considération. Enfin, la recourante n'invoque</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">aucun argument permettant de mettre en doute le respect par l'autorité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">inférieure du principe d'égalité de traitement. Dans ces circonstances,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">une administration de preuves supplémentaires, aussi bien par l'autorité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">inférieure de recours que par le tribunal de céans, ne se justifie pas.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">7. Il suit des considérants qui précèdent que le recours est mal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fondé et qu'il doit être rejeté. La recourante qui succombe supportera les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">frais de la cause. Vu le sort de celle-ci, il n'est pas alloué de dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Rejette le recours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Met à la charge de la recourante un émolument de décision de 500 francs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> et les frais par 50 francs, montants compensés par son avance.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. N'alloue pas de dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 23 septembre 1997</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> </div></body></html>