<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2018-01-23-5A_881-2017.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5A_881/2017</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 23 janvier 2018</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit civil</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. les Juges fédéraux von Werdt, Président, </div> <div class="para">Herrmann et Bovey. </div> <div class="para">Greffier : M. Braconi. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________ SA, </div> <div class="para">représentée par Me Nathalie Karam, avocate, </div> <div class="para">recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B.________, </div> <div class="para">représentée par Me Yvan Jeanneret, avocat, </div> <div class="para">intimée, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">prononcé de faillite, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt de la Chambre civile de la Cour </div> <div class="para">de justice du canton de Genève du 20 octobre 2017. </div> <div class="para">(C/4481/2017 ACJC/1334/2017) </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para">Le 9 août 2012, B.________ ( <i>poursuivante</i>) a fait notifier à A.________ SA ( <i>poursuivie</i>) un commandement de payer les sommes de 19'515 fr. 60 plus intérêts à 5 % l'an dès le 13 avril 2012, 21'609 fr. 60 plus intérêts à 5 % l'an dès le 4 mai 2012 et 6'147 fr. plus intérêts à 5 % l'an dès le 11 juin 2012. La poursuivie a frappé cet acte d'opposition ( <i>n° xx xxxxxx x de l'Office des poursuites de Genève</i>). </div> <div class="para">Par demande déposée en conciliation le 4 juin 2013, puis introduite au greffe du Tribunal de première instance de Genève le 17 mars 2014, la poursuivante a conclu au paiement des montants précités ainsi qu'à la mainlevée définitive de l'opposition. Par jugement du 3 mai 2016, le Tribunal de première instance de Genève a condamné la poursuivie à verser à la poursuivante les sommes de 19'515 fr. 60 avec intérêts à 5 % l'an dès le 13 avril 2012 et de 21'609 fr. 60 avec intérêts à 5 % l'an dès le 4 mai 2012; il a prononcé définitivement, à due concurrence, la mainlevée définitive de l'opposition. Le 16 septembre 2016, la Cour de justice du canton de Genève a déclaré irrecevable l'appel interjeté par la poursuivie à l'encontre de cette décision; son arrêt a été notifié à la poursuivante le 27 septembre 2016. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para">La poursuivante ayant requis, le 21 octobre 2016, la continuation de la poursuite précitée, la poursuivie s'est vu notifier une commination de faillite le 8 décembre 2016. </div> <div class="para">Par acte déposé le 2 mars 2017, la poursuivante a requis la faillite de la poursuivie. Statuant le 27 juillet 2017, le Tribunal de première instance de Genève a débouté l'intéressée par le motif que le droit de requérir la faillite était périmé au regard de l'<span class="artref">art. 166 al. 2 LP</span>. </div> <div class="para">Par arrêt du 20 octobre 2017, la Cour de justice du canton de Genève a annulé ce jugement et déclaré la faillite de la poursuivie, avec effet dès ce jour à 9h00. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.</b> </div> <div class="para">Par acte expédié le 3 novembre 2017, la poursuivie exerce un recours en matière civile au Tribunal fédéral; elle demande que l'arrêt cantonal soit annulé et " <i>mis à néant</i> ". Des observations sur le fond n'ont pas été requises. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>D.</b> </div> <div class="para">Par ordonnance du 20 novembre 2017, le Président de la IIe Cour de droit civil a attribué l'effet suspensif au recours, en ce sens qu'aucun acte d'exécution ne doit être effectué, les mesures conservatoires déjà prises par l'Office restant toutefois en vigueur. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours a été déposé dans le délai légal (<span class="artref">art. 100 al. 1 LTF</span>) contre une décision finale (<span class="artref">art. 90 LTF</span>) rendue en matière de poursuite pour dettes et faillite (<span class="artref">art. 72 al. 2 let. a LTF</span>) par un tribunal supérieur ayant statué sur recours (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/75/2" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/75/1" type="start"></artref>art. 75 al. 1 et 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/75/2" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/2" type="end"></artref>). Il est ouvert sans égard à la valeur litigieuse (<span class="artref">art. 74 al. 2 let</span>. d LTF; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=9&amp;from_date=07.01.2018&amp;to_date=26.01.2018&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-III-687%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page687">ATF 133 III 687</a> consid. 1.2), de sorte que le calcul auquel se livre la recourante ( <i>i.e.</i> total des créances en capital à raison desquelles la faillite a été requise) est dépourvu de pertinence. La débitrice a qualité pour recourir (<span class="artref">art. 76 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.1.</b> En l'espèce, la cour cantonale a retenu que le commandement de payer a été notifié le 9 août 2012 ( <i>dies a quo</i> du délai de péremption prévu à l'<span class="artref">art. 166 al. 2 LP</span>). Ensuite, 9 mois et 25 jours se sont écoulés jusqu'au dépôt de la requête en conciliation (4 juin 2013). Le délai a été suspendu tant qu'a duré l'instance, à savoir jusqu'à l'entrée en force de l'arrêt de la Cour de justice du 16 septembre 2016; en effet, comme le Tribunal de première instance a été saisi dans le délai de trois mois suivant la délivrance de l'autorisation de procéder, l'instance créée le 4 juin 2013 a perduré jusqu'à la décision définitive et exécutoire. C'est ainsi à tort que le premier juge a considéré que le délai avait repris son cours entre la délivrance de l'autorisation de citer et l'introduction de la demande (17 mars 2014). En outre, 3 mois et 25 jours se sont écoulés entre l'entrée en force de l'arrêt de la Cour de justice et le dépôt de la requête de faillite (2 mars 2017), si bien que moins de 15 mois se sont passés entre la notification du commandement de payer et le dépôt de la requête de faillite. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.2.</b> Selon l'<span class="artref">art. 166 al. 2 LP</span>, le droit de requérir la faillite se périme par quinze mois à compter de la notification du commandement de payer; si opposition a été formée, ce délai ne court pas entre l'introduction de la procédure judiciaire et le jugement définitif. Il n'est pas contesté que cette norme vise, en particulier, le procès en reconnaissance de dette au sens de l'<span class="artref">art. 79 LP</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=9&amp;from_date=07.01.2018&amp;to_date=26.01.2018&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F136-III-152%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page152">ATF 136 III 152</a> consid. 4.1). Comme l'a retenu avec raison la juridiction cantonale - dont l'opinion n'est d'ailleurs pas réfutée par la recourante (<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=9&amp;from_date=07.01.2018&amp;to_date=26.01.2018&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-86%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page86">ATF 140 III 86</a> consid. 2 et 115 consid. 2, avec les arrêts cités) -, le délai est suspendu entre la délivrance de l'autorisation de procéder (<span class="artref">art. 209 al. 1 CPC</span>) et le dépôt à temps de la demande (<span class="artref">art. 209 al. 3 CPC</span>); en effet, la litispendance, créée par la requête de conciliation (<span class="artref">art. 62 al. 1 CPC</span>, en relation avec l'<span class="artref">art. 197 CPC</span>), perdure lorsque le demandeur a saisi en temps utile le tribunal (arrêt 4A_671/2016 du 15 juin 2017 consid. 2.1). Cette solution avait déjà été admise par la jurisprudence cantonale avant l'entrée en vigueur du CPC (par exemple: arrêt du Tribunal cantonal du canton du Valais du 13 juin 2001, <i>in</i> : RVJ 2002 p. 198 consid. 2b/bb). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.3.</b> En réalité, la recourante présente (pour la première fois) une tout autre argumentation. En substance, elle expose que l'arrêt (au fond) de la Cour de justice est entré en force pour l'intimée le " <i>27 octobre 2016</i>", en sorte que le délai de quinze mois prenait fin le " <i>4 avril 2017</i>"; ce délai a cependant recommencé à courir le " <i>1er août 2017</i>", c'est-à-dire le lendemain de la notification du jugement ayant rejeté la requête de faillite. Or, l'intimée n'a pas sollicité l'octroi de l'effet suspensif à l'appui de son recours du 8 août 2017 à l'encontre de ce refus; partant, même en se ralliant au raisonnement de l'autorité précédente, la péremption de l'<span class="artref">art. 166 al. 2 LP</span> est intervenue au plus tard le " <i>3 septembre 2017</i>", faute pour l'intimée d'avoir " <i>requis l'effet suspensif devant la deuxième instance cantonale</i> ". </div> <div class="para">Cette argumentation est doublement erronée. D'une part, l'autorité de recours n'accorde l'effet suspensif, à teneur de l'<span class="artref">art. 174 al. 3 LP</span>, que si le juge a <i>prononcé</i> la faillite, et non s'il a rejeté la requête (GILLIÉRON, Commentaire de la loi fédérale sur la poursuite pour dettes et la faillite, vol. III, 2001, nos 53 et 60 ad <span class="artref">art. 174 LP</span>); cette solution est conforme au principe général selon lequel l'effet suspensif ne peut être octroyé à un recours ayant pour objet une décision rejetant une demande (parmi d'autres: GRISEL, Traité de droit administratif, vol. II, 1984, p. 923 et les arrêts cités). D'autre part, l'<span class="artref">art. 166 al. 2 LP</span> se réfère à la péremption du droit de " <i>requérir</i> ", et non de " <i>prononcer</i> ", la faillite; autrement dit, l'observation du délai précité est déterminée par la date du dépôt - plus précisément de l'envoi - de la requête ( <i>cf</i>. GILLIÉRON, <i>op</i>. <i>cit</i>., n° 27 ad <span class="artref">art. 166 LP</span>). Or, comme le concède expressément la recourante - qui rejoint ici l'avis que sa partie adverse avait exprimé dans son recours cantonal -, le délai expirait le <i>4 avril 2017</i>; déposée le 2 mars 2017, la requête aurait donc été présentée à temps ( <i>cf</i>. <i>infra</i>, consid. 2.4). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.4.</b> L'arrêt entrepris, encore qu'il ne soit pas contraire au droit fédéral dans son résultat, appelle néanmoins les remarques suivantes: </div> <div class="para">Dans son recours cantonal, l'intimée est partie du postulat que le délai institué par l'<span class="artref">art. 166 al. 2 LP</span>, suspendu par le dépôt de la requête en conciliation (4 juin 2013), avait " <i>repris sa course le 28 octobre 2016, soit la date à laquelle le jugement de la Cour de justice</i> (...) <i>est devenu définitif et exécutoire</i> ". La recourante partage cette conception, mais en se référant à la date du 27 octobre 2016. L'autorité précédente paraît suivre la même opinion, lorsqu'elle affirme - sans expliciter toutefois son mode de computation -, que "[t] <i>rois mois et vingt-cinq jours se sont encore écoulés entre l'entrée en force de l'arrêt de la Cour et le dépôt de la requête de faillite</i> ". </div> <div class="para">Ce raisonnement, qui consiste apparemment à prendre en compte le délai de recours au Tribunal fédéral, est discutable. L'arrêt de la Cour de justice du 16 septembre 2016 n'est pas un " <i>jugement constitutif</i> ", au sens de l'<span class="artref">art. 103 al. 2 let. a LTF</span> ( <i>cf</i>. sur cette notion: MARCO CHEVALIER, Die Beschwerde in Zivilsachen an das Bundesgericht, 2009, nos 445 ss et les citations), de sorte qu'un recours en matière civile n'eût pas été revêtu <i>ex</i> <i>lege</i> de l'effet suspensif (<span class="artref">art. 103 al. 1 LTF</span>). Cette décision étant ainsi définitive et exécutoire dès sa communication, il n'y aurait pas lieu de prendre en considération le délai de 30 jours pour recourir au Tribunal fédéral (dans ce sens, sous l'empire de l'<span class="artref">art. 94 OJ</span>: arrêt 5P.259/2006 du 12 décembre 2006 consid. 4.2; <i>contra</i>, en matière de validation de séquestre: CORBOZ, <i>in</i> : Commentaire de la LTF, n° 13 ad <span class="artref">art. 103 LTF</span>). La question peut rester indécise. Le délai en discussion a couru du 10 août 2012 - à savoir le lendemain de la notification du commandement de payer (<span class="artref">art. 142 al.1 CPC</span>, applicable par renvoi de l'<span class="artref">art. 31 LP</span>; STÉPHANE ABBET, Délais, féries et suspensions en droit des poursuites et en procédure civile, <i>in</i> : JdT 2016 II 79) - jusqu'au 4 juin 2013 ( <i>9 mois et 25 jours</i>); il a été suspendu sans interruption jusqu'au 27 septembre 2016 (notification de l'arrêt du 16 septembre 2016), puis a repris son cours du 28 septembre 2016 jusqu'au 2 mars 2017 ( <i>5 mois et 2 jours</i>). Il s'ensuit que, même en adoptant ce mode de computation, l'intimée a procédé - fût-ce de justesse - en temps utile. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.5.</b> L'autorité précédente a prononcé elle-même la faillite, en retenant que la cause était en état d'être jugée (<span class="artref">art. 327 al. 3 let. b CPC</span>) et que la débitrice n'avait invoqué aucun des moyens énumérés aux <span class="artref"><artref id="CH/281.1/172" type="start"></artref>art. 172 et 173 LP</span><artref id="CH/281.1/173" type="end"></artref> lors de l'audience en première instance. </div> <div class="para">La recourante se soulève aucune critique à cet égard, en sorte qu'il n'y a pas lieu d'en débattre plus avant (<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=9&amp;from_date=07.01.2018&amp;to_date=26.01.2018&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-III-110%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page115">ATF 142 III 115</a> consid. 2 et les arrêts cités). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">En conclusion, le recours est rejeté, avec suite de frais à la charge de la recourante (art. 66 al. 1LTF). Il se justifie d'accorder des dépens à l'intimée pour ses observations sur la requête d'effet suspensif (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/68/2" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/68/1" type="start"></artref>art. 68 al. 1 et 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/68/2" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/2" type="end"></artref>). </div> <div class="para">L'octroi de l'effet suspensif ne se rapporte qu'aux mesures d'exécution, ce qui dispense de fixer à nouveau la date de l'ouverture de la faillite (arrêt 5A_902/2016 du 21 mars 2017 consid. 6 et les arrêts cités). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b> Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 5'000 fr., sont mis à la charge de la recourante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Une indemnité de 200 fr., à verser à l'intimée à titre de dépens, est mise à la charge de la recourante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties, à l'Office des faillites du canton de Genève, à l'Office du registre du commerce du canton de Genève, au Registre foncier du canton de Genève et à la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 23 janvier 2018 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : von Werdt </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Braconi </div> </div></body></html>