<h2>SubmittedText<h2><p>Depuis les derniers débats parlementaires sur le problème du manque de places d'apprentissage, la situation économique a continué à se détériorer, rendant l'offensive en faveur de la formation et du perfectionnement à la fois encore plus nécessaire, mais aussi difficile à faire passer. La Commission de la science, de l'éducation et de la culture étudie les moyens de mener une action, afin de sensibiliser les entreprises au problème de pénurie de places, de lutter contre une politique anticipant la rationalisation et de mieux cibler la formation. Une enquête devrait permettre de tester l'intérêt des entreprises et organisations professionnelles à des mesures incitatives. Les milieux patronaux ont certes lancé un appel aux entreprises et fait des propositions, afin que le fonds d'investissement de 550 millions puisse également servir à des mesures favorisant la formation et particulièrement celle des jeunes. Cependant il faut agir vite, de manière à ne pas se trouver ce printemps au même point qu'il y a une année. Ceci d'autant plus que le chômage des jeunes a progressé ces derniers mois de manière alarmante, passant pour les jeunes entre 15 et 24 ans de 5,2 % en novembre 1996, à 5,4 % en décembre, pour atteindre 5,6 % en janvier 1997. Nous avons donc meilleur temps d'investir en amont, plutôt que de payer des prestations de chômage et surtout de démobiliser nos jeunes.</p><p>Quelles sont les mesures que le Conseil fédéral peut prendre immédiatement dans l'attente de la réalisation d'une vaste offensive en matière de formation ?</p><p>Le Conseil fédéral est-il à même de mener une action provisoire afin :</p><p>- d'intensifier les mesures de formation en faveur de personnes à faible bagage scolaire</p><p>- de promouvoir des cours d'introduction et la création de structures de formation commune pour les jeunes apprenties et apprentis</p><p>- d'inciter les entreprises pour lesquelles une formation complète d'un apprenti s'avère trop lourde à collaborer entre elles</p><p>- d'encourager les entreprises à engager des jeunes en fin d'apprentissage et sans emplois pour des stages</p><p>- de rendre les jeunes plus mobiles et flexibles</p><p>- de donner l'exemple au sein de l'administration et des entreprises de la Confédération au sens large du terme de manière à ce qu'un effort particulier soit entrepris en faveur des apprentis.</p><p></p><p>Sprecherin - Porte-parole : Langenberger</p>