<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. C. est propriétaire de l'article 3470 du cadastre de X. sis au lieu-dit «Y.». D'une surface de 25'991 m2, en nature d'habitation, remise et bûchers, serre et place de jardin, l'immeuble précité est inscrit au registre foncier comme non agricole en dehors de la zone à bâtir.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Procédant à la révision générale de l'estimation cadastrale des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">immeubles dans le canton, le service des contributions a fixé la nouvelle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">estimation de l'immeuble en cause à 937'000 francs. Après réclamation de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. , le service précité a procédé à une nouvelle évaluation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'il a arrêtée par décision du 7 juin 1996, à 605'000 francs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. Le 28 juin 1996, C. a recouru contre ce prononcé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">auprès du Département des finances et des affaires sociales (ci-après : le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">département) en demandant que son immeuble soit évalué de la même manière</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'un immeuble agricole. Il soutenait habiter l'immeuble en cause et ex-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ploiter à titre personnel le proche domaine agricole de Y. (article</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3471 du cadastre de X.) qui lui appartient également et qu'il afferme</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à un tiers. Selon lui, en tant qu'exploitant agricole, l'estimation cadas-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">trale de son habitation devait être effectuée conformément aux disposi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tions applicables aux bâtiments affectés à l'économie rurale. Il concluait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à l'annulation de la décision entreprise et à l'estimation cadastrale de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son immeuble conformément aux dispositions précitées.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par décision du 10 décembre 1996, le département a rejeté le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recours. Il a notamment considéré que l'immeuble était affecté à un but</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">étranger à l'économie rurale dès lors qu'il n'était pas soumis à la loi</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fédérale sur le droit foncier rural. En conséquence, il a estimé que le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">service des contributions n'avait pas violé la loi ni abusé de son pouvoir</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'appréciation en fixant l'estimation cadastrale de l'immeuble de l'inté-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ressé.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. Par l'intermédiaire de la fiduciaire M. SA , C. a recouru contre cette décision auprès du Tribunal administratif par lettre du 20 décembre 1996 où, reprenant ses arguments développés devant le département, il concluait à l'annulation de la décision entreprise et à ce qu'une nouvelle estimation soit effectuée en application des dispositions concernant les bâtiments affectés à l'économie rurale. Constatant que la lettre précitée n'était pas signée par l'intéressé, le Tribunal administratif l'a retournée au représentant non autorisé par courrier du 24 décembre 1996, en l'informant que le vice de forme devait être réparé en respectant le délai de recours indiqué dans la décision attaquée.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le 6 janvier 1997, Me Z. , avocat à Neuchâtel, a fait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">parvenir à la Cour de céans deux photocopies de faxes de la lettre susmen-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tionnée du 20 décembre, contresignée par le recourant. L'avocat précisait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dans son courrier que la fiduciaire étant fermée dès le 24 décembre 1996,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">elle n'avait pu prendre connaissance du courrier du Tribunal administratif</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que le 6 janvier 1998. C'est donc à la demande de cette dernière qu'il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">intervenait, tout en précisant qu'étant déjà mandaté dans d'autres af-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">faires par le recourant, il considérait le représenter valablement dans le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cadre de la présente procédure également. Il précisait encore que l'inté-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ressé était à l'étranger jusqu'au 22 janvier 1997.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D. Dans ses observations, le département conclut, sous suite de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">frais, à ce que le recours soit déclaré irrecevable, subsidiairement mal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fondé.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> en droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. a) Le délai pour recourir en procédure administrative est de 20</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jours dès la notification de la décision à l'intéressé. Le mémoire de re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cours portant la signature du recourant ou de son mandataire, doit être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">adressé en deux exemplaires à l'autorité compétente. En outre, il doit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">indiquer la décision attaquée, les motifs, les conclusions ainsi que les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">moyens de preuve éventuels (art.34, 35 LPJA). Par ailleurs, aux termes de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'article 51 LPJA, en cas de représentation d'une partie devant le Tribu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nal administratif, le mandataire doit être choisi parmi les avocats auto-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">risés à plaider dans le canton. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">déduite de l'interdiction du formalisme excessif, lorsque le recours n'est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas signé ou qu'il l'a été par une personne non autorisée au sens de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">disposition précitée, il s'agit d'une irrégularité que le recourant doit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avoir la possibilité de réparer dans un délai convenable à lui impartir</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">même après l'expiration du délai de recours (ATF 120 V 413; v. également</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Schaer, Juridiction administrative neuchâteloise, Neuchâtel 1995, ad</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">art.35 LPJA et les références citées).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Il est douteux en l'espèce que le recours soit recevable,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">étant donné que le recourant n'a pas agi par l'intermédiaire d'un manda-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">taire autorisé et qu'il n'a pas non plus donné suite dans le délai imparti</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">par lettre du 24 décembre 1996 - soit avant la date d'expiration du délai</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de recours, qui n'a pas pu être déterminée avec précision - à l'invitation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de présenter un mémoire signé par lui-même ou par un mandataire autorisé.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Le recourant s'est toutefois fait représenter ultérieurement par un avo-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cat, qui a confirmé l'acte de recours par lettre du 6 janvier 1997. Quoi</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'il en soit, la question de savoir si cette écriture suffit à réparer</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'irrégularité peut rester indécise, le recours se révélant de toute façon</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mal fondé pour les motifs qui suivent.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) Selon l'article 38 LCdir (RSN 631.0), la valeur des immeubles</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(estimation cadastrale) correspond en général :</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> a. à la valeur de rendement, s'il s'agit d'immeubles servant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avant tout à l'exploitation agricole, viticole ou forestière;</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b. à la valeur intrinsèque, s'il s'agit de terrains à bâtir;</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c. à un montant se situant entre la valeur de rendement et la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">valeur intrinsèque, s'il s'agit d'immeubles d'une autre nature (al.1).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le Conseil d'Etat arrête au surplus les dispositions d'applica-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion du présent article (al.4).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Faisant usage de cette délégation de compétence, le Conseil</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'Etat a adopté le 25 novembre 1992 le règlement concernant la détermina-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion de l'estimation cadastrale des immeubles (bâtiments et terrains non</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">agricoles; REI) et le 20 juin 1994 le règlement concernant la détermina-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion de l'estimation cadastrale des immeubles (bâtiments et terrains af-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fectés à l'économie rurale; REIAgr).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Sont, en principe, des immeubles servant avant tout à l'ex-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ploitation agricole, viticole ou forestière, au sens de l'article 38 al.1</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">litt.a LCdir, ceux qui ont cette affectation selon la législation sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'aménagement du territoire (RJN 1996, p.182 ss). Cela n'exclut toutefois</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas qu'un immeuble situé en zone agricole soit excepté du champ d'appli-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cation de cette disposition, s'il perd durablement sa vocation agricole du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fait que, comme en l'espèce, il a fait l'objet (à la demande du proprié-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">taire, en 1994) d'une inscription au registre foncier comme immeuble non</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">agricole au sens de l'article 86 al.1 litt.b LDFR ("LDFR/immeuble non</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">agricole en dehors de la zone à bâtir").</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En conformité avec l'article 38 al.1 litt.c LCdir, et comme</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'expose la décision entreprise, est dès lors applicable l'article 18</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">REIAgr, selon lequel l'estimation cadastrale de bâtiments ou de parties de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">bâtiments affectés à un but étranger à l'économie rurale est fixée confor-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mément au règlement concernant la détermination de l'estimation cadastrale</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des immeubles (bâtiments et terrains non agricoles) du 25 novembre 1992.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Que le propriétaire et recourant habite lui-même l'immeuble tout en diri-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">geant l'exploitation agricole attenante (qu'il afferme d'ailleurs à un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tiers habitant ce second bâtiment) n'y change rien. Le cas présent ne dif-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fère guère de celui de l'immeuble sis en zone à bâtir mais occupé par un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">agriculteur, immeuble qui ne saurait être qualifié d'agricole du seul fait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que ce dernier exploite un domaine sis à proximité (arrêt du Tribunal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">administratif du 03.10.1997 en la cause M.).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. a) Selon le règlement concernant la détermination de l'estima-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion cadastrale des immeubles (bâtiments et terrains non agricoles) du 25</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">novembre 1992, l'estimation cadastrale correspond à la moyenne entre la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">valeur intrinsèque et la valeur de rendement. La plus petite de ces va-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">leurs est prise en considération deux fois lors du calcul de l'estimation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cadastrale (art.1 al.1 et 2). La valeur intrinsèque est obtenue en addi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tionnant la valeur au mètre cube des bâtiments et la valeur au mètre carré</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du terrain (art.2). La valeur au mètre cube des bâtiments est fonction de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">leur nature, des aménagements existants et de l'état d'entretien (art.3)</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et se détermine selon le barème I annexé au règlement (art.7 al.1). Par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ailleurs, la valeur au mètre cube peut être réduite ou, au contraire, aug-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mentée au maximum de 20 % selon l'aménagement, les matériaux utilisés,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'état d'entretien et les conditions locales (art.7 al.2). Pour sa part,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la valeur au mètre carré du terrain servant d'assise et de dégagement au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">bâtiment est fixée pour les 1000 premiers mètres carrés selon son lieu de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">situation (art.8, 9), le solde du terrain disponible étant évalué selon sa</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nature et la manière dont il est utilisé (art.9 al.2). Quant à la valeur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de rendement, elle correspond à la capitalisation du rendement brut du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">bâtiment (art.10). S'il s'agit d'une maison familiale, d'une villa, d'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">propriété par étage ou d'une maison de vacances, le rendement brut annuel</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">au mètre carré des pièces habitables est déterminé selon un barème en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fonction de la surface habitable, de l'aménagement et de l'état d'entre-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tien du bâtiment (art.13 al.1 et 3), le taux de capitalisation du rende-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment brut étant pour une maison comprenant deux ou trois appartements de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">9,5 % (art.11 al.1 ch.2). En outre, les normes de rendement brut annuel au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mètre carré peuvent être réduites ou, au contraire, augmentées au maximum</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de 20 % selon l'aménagement, les matériaux utilisés, l'aide à l'entretien</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et les conditions locales (art.13 al.4).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En l'espèce, C. ne conteste ni le calcul des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mètres cubes du bâtiment et des mètres carrés du terrain, ni l'apprécia-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion des experts quant aux aménagements du bâtiment et son état d'entre-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tien. Il apparaît, dès lors, qu'à partir de ces données admises par le re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">courant, les autorités inférieures ont correctement appliqué les disposi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tions du règlement concernant la détermination de l'estimation cadastrale</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des immeubles (bâtiments et terrains non agricoles), effectuant au sur-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plus une réduction de la valeur au mètre cube des bâtiments ainsi que les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">normes de rendement brut au mètre carré de 20 %, compte tenu de l'aména-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gement, des matériaux et de l'état d'entretien de la construction.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Il s'ensuit que, la détermination de l'estimation cadastrale ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prêtant pas flanc à la critique, le recours, dans la mesure où il est re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cevable, est mal fondé et doit être rejeté sous suite de frais (art.47</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">al.1 LPJA). Il n'y a pas lieu à allocation de dépens (art.48 al.1 LPJA).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Rejette le recours dans la mesure où il est recevable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Met à la charge du recourant un émolument de décision de 500 francs et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> les débours par 50 francs, montants compensés par son avance.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. N'alloue pas de dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 20 avril 1998</span></p> </div></body></html>