An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 16. Mai 2017
Embargo: 16. Mai 2017, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 26. April 2017 (2C_1052/2016, 2C_1053/2016)
Eltern in Dublin-Haft von minderjährigen Kindern getrennt: 
Beschwerde gutgeheissen
Die Anordnung von ausländerrechtlicher Dublin-Haft gegen Eltern, unter gleichzeitiger Fremdplatzierung deren Kleinkinder, ist angesichts der Bedeutung des
Kindeswohls nur als ultima ratio und nach gründlicher Prüfung weniger einschneidender Massnahmen zulässig. Das Bundesgericht heisst die Beschwerde
eines Ehepaares aus Afghanistan gut. 
Das afghanische Elternpaar war im Mai 2016 von Norwegen über Deutschland kommend mit seinen drei Kindern im Alter von drei, sechs und acht Jahren illegal in die
Schweiz eingereist. Die Ehefrau war zum Zeitpunkt der Einreise schwanger. Auf das
Asylgesuch der Familie wurde nicht eingetreten. Das Paar wurde deshalb aufgefordert,
mit seinen Kindern nach Norwegen zurückzukehren. Dies verweigerte es jedoch, da es
gemäss seinen eigenen Angaben die Identitätspapiere nicht zurückerhalten habe. Ein
Rückführungsversuch am 5. Oktober 2016 wurde in der Folge abgebrochen. Die Eltern
wurden daraufhin zur Sicherstellung der späteren Überstellung nach Norwegen auf
Anordnung der Behörden des Kantons Zug in ausländerrechtliche Administrativhaft
(sogenannte Dublin-Haft) genommen. Die Mutter wurde zusammen mit ihrer vier Monate
zuvor geborenen Tochter im Flughafengefängnis Zürich untergebracht, der Vater in der
Strafanstalt Zug in der Abteilung Ausschaffungshaft. Die drei grösseren Kleinkinder des
Paares wurden von der zuständigen Kindes- und Erwachsenenschutzbehörde in einem
Kinderheim platziert. Wegen mutmasslicher Fluchtgefahr wurde zu Beginn der Inhaftierung ein telefonischer Kontakt zwischen den Familienangehörigen untersagt. Am
25. Oktober 2016 wurde die Familie gemeinsam nach Norwegen zurückgeführt. 
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde der Eltern gut und stellt fest, dass die DublinHaft nicht rechtmässig war. Artikel 8 der Europäischen Menschenrechtskonvention
(EMRK) garantiert das Recht auf Achtung des Privat- und Familienlebens. Ein Eingriff in
dieses Grundrecht setzt unter anderem voraus, dass ein überwiegendes öffentliches
Interesse  besteht.  Bei dieser  Interessenabwägung  kommt  dem Kindeswohl  eine
herausragende Bedeutung zu. Die ausländerrechtliche Inhaftierung der Eltern, unter
Fremdplatzierung der Kinder in einem Heim – was die Trennung von ihren Eltern
bewirkte – wäre deshalb nur als ultima ratio und nach gründlicher Prüfung weniger
einschneidender Massnahmen zulässig gewesen (wie etwa die Unterbringung der
Familie in einer kantonseigenen Liegenschaft oder in einem Durchgangsheim). Im
konkreten  Fall  fand  keine  Evaluation  anderer  Möglichkeiten  statt.  Die  separate
Inhaftierung der Eltern und die Fremdplatzierung minderjähriger Kinder in einem Heim
unter Trennung von ihren Eltern war deshalb mit Blick auf Artikel 8 EMRK unverhältnismässig. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 16 mai 2017
Embargo : 16 mai 2017, 12h00
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 26 avril 2017 (2C_1052/2016, 2C_1053/2016)
Parents séparés de leurs enfants mineurs dans le cadre de la 
détention Dublin  : recours admis
Au vu de l'importance du bien de l'enfant, l'ordre de mise en détention administrative
Dublin prononcé à l'égard de parents dont les enfants en bas âge ont simultanément
fait l'objet d'un placement extrafamilial n'est admissible qu'en tant qu'ultima ratio et
après examen approfondi de la possibilité de prendre des mesures moins incisives.
Le Tribunal fédéral admet le recours formé par un couple afghan.
Au mois de mai 2016, le couple afghan et ses trois enfants âgés de trois, six et huit ans,
sont entrés illégalement en Suisse depuis la Norvège en passant par l'Allemagne. Au
moment d'entrer en Suisse, l'épouse était enceinte. La requête d'asile déposée par la
famille a été suivie d'une décision de non-entrée en matière. Le couple a dès lors été
invité à retourner en Norvège avec ses enfants. Il s'y est toutefois refusé en prétendant
n'avoir pas récupéré les papiers d'identité. Une tentative de renvoi, prévu le 5 octobre
2016, a été subséquemment interrompue. Afin de garantir le renvoi ultérieur des
étrangers vers la Norvège, les autorités du canton de Zoug ont par la suite ordonné la
mise en détention administrative des parents (dénommée détention Dublin). La mère et
sa fille née quatre mois auparavant ont été placées au centre de détention de l'aéroport
de Zurich, le père a été placé en détention dans le secteur réservé à la détention
administrative en vue de renvoi de l'établissement carcéral de Zoug. L'autorité de
protection de l'adulte et de l'enfant compétente a placé les trois autres enfants mineurs
du couple dans un foyer pour enfants. En raison d'un risque de fuite présumé, il a été
interdit aux membres de la famille d'entretenir des contacts téléphoniques au début de
la détention. Le 25 octobre 2016, toute la famille a été renvoyée en Norvège.
Le Tribunal fédéral admet le recours des parents et constate que la détention Dublin a
été illégale. L'article 8 de la Convention européenne des droits de l'Homme (CEDH)
garantit le respect de la vie privée et familiale. Une ingérence dans ce droit fondamental
présuppose, notamment, l'existence d'un intérêt public prépondérant. Dans le cadre de
cette pesée des intérêts, le bien de l'enfant revêt une importance accrue. La détention
administrative des parents et le placement extrafamilial des enfants dans un foyer, qui
ont conduit à la séparation de la famille, n'aurait été partant admissible qu'en dernier
ressort et après examen approfondi de la possibilité de prendre des mesures moins
incisives (p. ex. le placement de la famille dans un immeuble appartenant au canton ou
dans un foyer de passage). En l'espèce, l'évaluation d'autres mesures n'a cependant
pas eu lieu. Par conséquent, l'incarcération séparée des parents et le placement
extrafamilial d'enfants mineurs dans un foyer ont constitué des mesures disproportionnées au regard de l'article 8 CEDH.