<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2019-02-26-1C_110-2019.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1C_110/2019 &amp; 1C_111/2019</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 26 février 2019</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Ire Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge fédéral Chaix, Président. </div> <div class="para">Greffier : M. Parmelin. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">agissant par B.________, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Guillaume Vianin, </div> <div class="para">Juge auprès de la Cour de droit administratif </div> <div class="para">et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Procédure administrative, accès aux données personnelles, récusation, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt de la Cour administrative du Tribunal cantonal du canton de Vaud du 22 janvier 2019 et contre l'arrêt de la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud </div> <div class="para">du 7 février 2019 (GE.2018.0246). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Par courrier du 29 octobre 2018, B.________ a demandé à la société C.________ SA, à Genève, de lui faire parvenir le dossier complet (certificat de travail, contrat de travail, fiches de salaire, décompte des allocations familiales, décompte de l'impôt à la source pour les périodes fiscales 2016 à 2018) de son ancien employé A.________. Une procuration était jointe. </div> <div class="para">Par lettre du 16 novembre 2018 adressée à C.________ SA, à Lausanne, B.________ a réitéré sa demande, en impartissant à cette société un délai au 30 novembre 2018 pour lui adresser les documents demandés. Il s'est référé à son courrier du 29 octobre 2018 resté sans réponse, ajoutant que son mandant n'avait pas reçu ses allocations familiales pour 2018. </div> <div class="para">Agissant en son propre nom par acte du 30 novembre 2018, B.________ a saisi la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud d'un recours fondé sur l'art. 31 de la loi vaudoise sur la protection des données personnelles (LPrD; RSV 172.65), auquel il a joint les deux courriers précités, en expliquant que C.________ SA n'y avait donné aucune suite. Il lui demandait d'intervenir auprès de cette société pour qu'il soit fait droit à sa requête. </div> <div class="para">Le Juge instructeur Guillaume Vianin a interpelé la curatrice de B.________ afin qu'elle se prononce sur la capacité civile de celui-ci pour procéder devant la Cour de droit administratif et public et sur la suite à donner à la procédure. </div> <div class="para">Par courrier du 13 décembre 2018, la curatrice a répondu que B.________ n'était " pas habilité à exercer comme défenseur d'office ". </div> <div class="para">Par avis du 21 décembre 2018, le Juge instructeur a transmis ce courrier au recourant dont il ressortait au moins implicitement que sa curatrice ne consentait pas à l'acte du 30 novembre 2018. Il semblait ainsi à première vue que le recours devait être déclaré irrecevable. Le tribunal statuerait sur cette question dans une composition de trois juges. </div> <div class="para">Agissant pour le compte de A.________, B.________ a demandé, le 9 janvier 2019, la récusation du Juge instructeur. Par arrêt du 24 janvier 2019, la Cour administrative du Tribunal cantonal a rejeté cette demande dans la mesure de sa recevabilité. </div> <div class="para">Statuant le 7 février 2019par voie de circulation, la Cour de droit administratif et public a déclaré le recours du 30 novembre 2018 irrecevable. </div> <div class="para">Agissant par l'intermédiaire de B.________, A.________ recourt auprès du Tribunal fédéral contre l'arrêt sur récusation de la Cour administrative du 24 janvier 2019 et contre l'arrêt final de la Cour de droit administratif et public du 7 février 2019 en concluant à leur annulation, à la récusation du Juge instructeur Guillaume Vianin et à la reconnaissance de son droit d'accès à ses données personnelles auprès de C.________ SA. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Le recours est dirigé contre des décisions distinctes, rendues dans le même contexte de fait et concernant les mêmes parties. Il y a donc lieu de joindre les causes et de les traiter dans un seul arrêt (art. 24 al. 2 de la loi de procédure civile fédérale (PCF; RS 273) et 71 de la loi sur le Tribunal fédéral [LTF; RS 173.110]). </div> <div class="para">Conformément aux <span class="artref"><artref id="CH/173.110/92/1" type="start"></artref>art. 82 et 92 al. 1 LTF</span><artref id="CH/173.110/82" type="end"></artref>, une décision prise en dernière instance cantonale relative à la récusation d'un juge dans une procédure administrative peut faire immédiatement l'objet d'un recours en matière de droit public malgré son caractère incident. Le recourant conserve un intérêt digne de protection à obtenir l'annulation de cette décision dans la mesure où l'admission de la récusation du Juge instructeur pourrait conduire à l'annulation de la décision finale à laquelle ce magistrat a pris part. La contestation ayant été tranchée au fond dans l'intervalle, le recours est également recevable contre l'arrêt d'irrecevabilité de la Cour de droit administratif et public. Vu l'issue du recours, la capacité de B.________ à représenter le recourant peut demeurer indécise. </div> <div class="para">En vertu de l'<span class="artref"><artref id="CH/173.110/42/2" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/42/1" type="start"></artref>art. 42 al. 1 et 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/42/2" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/2" type="end"></artref>, le recourant doit motiver son recours en exposant succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit. En particulier, la motivation doit se rapporter à l'objet du litige tel qu'il est circonscrit par la décision litigieuse (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=8&amp;from_date=11.02.2019&amp;to_date=02.03.2019&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-IV-119%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page119">ATF 133 IV 119</a> consid. 6.4 p. 121). Lorsque celle-ci est une décision d'irrecevabilité, les motifs développés dans le mémoire de recours doivent porter sur la question de la recevabilité traitée par l'instance précédente à l'exclusion du fond du litige (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=8&amp;from_date=11.02.2019&amp;to_date=02.03.2019&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F123-V-335%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page335">ATF 123 V 335</a> consid. 1b p. 336). Pour satisfaire à l'exigence de motivation de l'<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>, il incombe au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse et d'expliquer en quoi ceux-ci seraient contraires au droit (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=8&amp;from_date=11.02.2019&amp;to_date=02.03.2019&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-86%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page86">ATF 140 III 86</a> consid. 2 p. 91). En outre, les éventuels griefs de violation des droits fondamentaux sont soumis à des exigences de motivation accrues (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>), le recourant devant alors citer les principes constitutionnels qui n'auraient pas été respectés et expliquer de manière claire et précise en quoi ces principes auraient été violés (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=8&amp;from_date=11.02.2019&amp;to_date=02.03.2019&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-IV-500%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page500">ATF 143 IV 500</a> consid. 1.1 p. 503). Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=8&amp;from_date=11.02.2019&amp;to_date=02.03.2019&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F141-IV-249%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page249">ATF 141 IV 249</a> consid. 1.3.1 p. 253). </div> <div class="para">Dans la décision rendue le 24 janvier 2019, la Cour administrative a écarté la demande de récusation du Juge instructeur Guillaume Vianin au motif qu'en informant B.________ du fait que son recours semblait devoir être déclaré irrecevable, mais qu'il serait statué sur cette question dans une composition à trois juges, ce magistrat n'avait fait part que d'une éventualité qui ne saurait être assimilée à un jugement définitif et que cette déclaration ne justifiait pas sa récusation. Le recourant ne s'en prend pas à cette motivation. Il se borne à affirmer qu'en refusant d'entrer en matière sur le recours, le Juge instructeur aurait violé la garantie d'un tribunal indépendant et impartial instituée à l'<span class="artref">art. 6 CEDH</span> sans autre démonstration. Sur ce point, le recours revêt un caractère appellatoire et ne satisfait pas aux exigences de motivation accrue requises en vertu de l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span> lorsqu'une violation des droits fondamentaux est alléguée. </div> <div class="para">La Cour de droit administratif et public a déclaré irrecevable le recours formé le 30 novembre 2018 par B.________en son nom au motif qu'il n'avait pas la capacité d'ester en justice et que sa curatrice n'avait pas consenti au dépôt du recours. Elle a en outre ajouté qu'il n'avait pas qualité pour agir au nom de A.________ car ce dernier devait se laisser opposer la curatelle de portée générale instaurée en faveur du recouranten application de l'<span class="artref">art. 452 al. 1 CC</span>. On cherche en vain une quelconque argumentation en lien avec cette motivation dans le mémoire de recours. Le recourant ne cherche pas à démontrer en quoi l'autorité précédente aurait fait preuve d'arbitraire ou violé d'une autre manière le droit en déclarant le recours irrecevable en raison de l'incapacité d'ester en justice de son représentant. Il se contente d'affirmer que le refus de son ancien employeur de lui transmettre le dossier le concernant violerait son droit d'accès à ses données personnelles tel qu'il découle de l'art. 8 de la loi fédérale sur la protection des données et que les juges n'ont pas examiné cette question alors que les exigences de forme étaient remplies. Sur ce point également, le recours ne répond pas aux exigences de motivation requises. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le recours doit être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée prévue par l'<span class="artref">art. 108 al. 1 let. b LTF</span>. Un exemplaire du présent arrêt, qui au vu des circonstances sera rendu sans frais (art. 66 al. 1, 2 <sup>ème</sup> phrase, LTF), est transmis à la curatrice de B.________. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Président prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Les causes 1C_110/2019 et 1C_111/2019 sont jointes. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Il n'est pas perçu de frais judiciaires. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties, à la Cour administrative et à la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud ainsi que, pour information, à la curatrice de B.________. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 26 février 2019 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Chaix </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Parmelin </div> </div></body></html>