<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><br/><img alt="" height="130" src="20210910132453970_e-files/Aspose.Words.6aa29614-63be-42bb-883f-b98825aaf6ad.001.png" width="77"/><br/></p> <p><span> </span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>820 </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>OEP/PPL/9885/BD/MKR</span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>CHAMBRE DES RECOURS PENALE</span></p> <p><span>__________________________________________</span></p> <p><span>Arrêt du 7 septembre 2021</span></p> <p><span>__________________</span></p> <p><span>Composition : M. </span><span>Perrot</span><span>, président</span></p> <p><span> M. Meylan et Byrde, juges </span></p> <p><span>Greffière : Mme Fritsché</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Art. 64 al. 2, 83 al. 1 LPA-VD et 393 ss CPP</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Statuant sur le recours interjeté le 16 août 2021 par </span><span>R.________</span><span> contre la décision rendue le 4 août 2021 par l’Office d’exécution des peines dans la cause </span><span>n° OEP/PPL/9885/BD/MKR</span><span>, la Chambre des recours pénale considère :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>En fait et en droit :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.</span><span> Par jugement du 25 juin 2019, le Tribunal correctionnel de l’arrondissement de Lausanne a condamné R.________ pour infraction à la Loi fédérale sur les stupéfiants, contravention à la Loi fédérale sur les stupéfiants et infraction à la Loi fédérale sur les armes, à 20 mois de peine privative de liberté dont 10 mois avec sursis pendant 5 ans ainsi qu’à une amende de 300 fr. convertible en 3 jours de peine privative de liberté de substitution. Dans le cadre de cette procédure, Me Youri Widmer avait été désigné en qualité de défenseur d’office de R.________.</span></p> <p></p> <p><span>2. </span><span>Par ordre d’exécution de peine du 8 mars 2021, R.________ a été sommé de se présenter aux Etablissements pénitentiaires de la Plaine de l’Orbe le jeudi 26 août 2021 avant 10h00 pour exécuter la peine précitée.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>3. </span><span>Par courrier du 15 juillet 2021, le défenseur d’office de R.________ a interpellé l’Office d’exécution des peines (ci-après : OEP) et a sollicité que son client soit mis au bénéfice du régime de la semi-détention en raison de sa situation professionnelle. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>4. </span><span>Par décision du 4 août 2021, l’OEP a refusé d’accorder à R.________ le régime requis. Cet office a constaté que les pièces produites ne permettaient pas d’attester d’un taux d’activité d’au moins 20 heures par semaine sur toute la durée de la peine à exécuter, soit 10 mois, et a souligné que le casier judiciaire de l’intéressé faisait état de plusieurs condamnations et qu’il était visé par deux enquêtes encore en cours.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>5.</span><span> Par acte du 16 août 2021, R.________, par l’intermédiaire de son défenseur d’office, a recouru contre cette décision en concluant avec suite de frais et dépens, principalement à sa réforme en ce sens que le régime de la semi-détention lui est accordé et subsidiairement, à l’annulation de cette décision et au renvoi du dossier à l’autorité inférieure pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Il a également requis d’être mis au bénéfice de l’assistance judiciaire. Enfin, il a requis le bénéfice de l’effet suspensif.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>6.</span><span> Le 17 août 2021, le Président de la Chambre de céans a accordé l’effet suspensif au recours et a dit que l’exécution de l’ordre délivré par l’OEP le 8 mars 2021 était suspendue jusqu’à ce que la Chambre des recours pénale ait statué sur le recours.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>7.</span><span> Par décision du 20 août 2021, l’OEP, en application des art. 64 al. 2 et 83 al. 1 LPA-VD (Loi sur la procédure administrative du 28 octobre 2008 ; BLV 173.36), est finalement entré en matière sur la demande formulée par R.________, a accordé à ce dernier le régime de la semi-détention, a sollicité de la Chambre de céans qu’elle déclare le recours déposé par R.________ sans objet et qu’elle raye la cause du rôle.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>8.</span><span> Interpellé par la Chambre de céans, R.________, par l’intermédiaire de son défenseur d’office, a conclu à ce qu’il soit constaté que le recours est devenu sans objet, à ce que l’intégralité des frais de la cause soient laissés à la charge de l’Etat, une juste indemnité étant allouée à son défenseur au vu des opérations nécessaires effectuées pour la sauvegarde de ses intérêts.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>9. </span><span>Compte tenu de ce qui précède, il y a lieu de constater que le recours est devenu sans objet et de rayer la cause du rôle.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>10. </span><span>La requête d’octroi de l’assistance judiciaire pour la procédure de recours doit être admise dans la mesure où elle tend à la désignation d’un défenseur d’office, étant précisé que ce sont les principes relatifs à la défense d’office selon l’art. 132 al. 1 let. b CPP qui s’appliquent </span><span>mutatis mutandis</span><span> en vertu de l’art. 38 al. 2 LEP, l’assistance judiciaire gratuite comprenant l’exonération des frais de procédure ne concernant que la partie plaignante (art. 136 CPP ; CREP 19 février 2018/135 consid. 4 et les réf. citées). L’avocat Youri Widmer sera désigné en qualité de défenseur d’office de R.________ pour la présente procédure de recours. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>11. </span><span>L’octroi du régime de la semi-détention à R.________ ayant été accordé postérieurement au dépôt du recours, les frais de la procédure de recours, constitués en l’espèce de l’émolument d’arrêt, par 440 fr. (art. 20 al. 1 TFIP [Tarif des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre 2010 ; BLV 312.03.1]), et des frais imputables à la défense d’office (art. 422 al. 1 et 2 let. a CPP), fixés à 540 fr. (trois heures d’activité nécessaires d’avocat au tarif horaire de 180 fr.), auxquels il convient d’ajouter des débours forfaitaires à concurrence de 2 % (art. 3bis al. 1 RAJ [Règlement sur l’assistance judiciaire en matière civile du 7 décembre 2010 ; BLV 211.02.3], applicable par renvoi de l’art. 26b TFIP), par 10 fr. 80, plus la TVA, par 42 fr. 40, soit à 594 fr. au total en chiffres arrondis, seront laissés à la charge de l’Etat (art. 423 al. 1 CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>la Chambre des recours pénale</span></p> <p><span>prononce :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> le recours est sans objet.</span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> La cause est rayée du rôle.</span></p> <p><span> III. </span><span>L'avocat Youri Widmer est désigné en qualité de défenseur d'office de R.________ pour la procédure de recours.</span></p> <p><span> </span><span>IV. </span><span>L’indemnité allouée au défenseur d’office de R.________ est fixée à 594 fr. (cinq cent nonante-quatre francs).</span></p> <p><span> V.</span><span> Les frais d’arrêt, par 440 fr. (quatre cent quarante francs), ainsi que l’indemnité due au défenseur d’office de R.________, par 594 fr. (cinq cent nonante-quatre francs), sont laissés à la charge de l’Etat.</span></p> <p><span> </span><span>VI.</span><span> L’arrêt est exécutoire.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Le président : La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Du </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à :</span></p> <p><span>- Me Youri Widmer, avocat (pour R.________),</span></p> <p><span>- Ministère public central,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> et communiqué à :</span></p> <p><span>‑ Office d’exécution des peines,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> par l’envoi de photocopies.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral ; RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1</span><span> </span><span>LTF).</span></p> <p><span> </span></p> <p><br/></p> <p><span> En vertu de l’art. 135 al. 3 let. b CPP, le présent arrêt peut, en tant qu'il concerne l’indemnité d’office, faire l’objet d’un recours au sens des art. 393 ss CPP devant le Tribunal pénal fédéral (art. 37 al. 1 et 39 al. 1 LOAP [loi fédérale du 19 mars 2010 sur l’organisation des autorités pénales ; RS 173.71]). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal pénal fédéral dans un délai de dix jours dès la notification de l’arrêt attaqué (art. 396 al. 1 CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> </body> </html>