An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 20. April 2022
Embargo: 20. April 2022, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 24. März 2022 (6B_210/2021)
Durch verdeckte Ermittler übermässig unter Druck gesetzt – 
Geständnis unverwertbar
Ein  Geständnis,  das  im  Rahmen  einer  verdeckten  Ermittlung  durch  unzulässige
Druckausübung auf die betroffene Person erlangt wurde, darf nicht für ihre Verurteilung verwendet werden. Dies ergibt sich aus der grundsätzlichen Bedeutung des
Rechts,  sich  nicht  selber  belasten  zu  müssen.  Das  Bundesgericht  weist  eine
Beschwerde der Oberstaatsanwaltschaft des Kantons Zürich ab.
Das Obergericht des Kantons Zürich hatte einen Mann im September 2020 vom Vorwurf
des Mordes an seiner Ehefrau freigesprochen. Das Opfer war 2009 vor der ehelichen
Wohnung aus kurzer Distanz erschossen worden. Das Obergericht erachtete bei seinem
Entscheid ein Geständnis des Beschuldigten für unverwertbar, dass er 2015 im Rahmen
einer verdeckten Ermittlung abgelegt hatte. Ein verdeckter Ermittler hatte zu dem Mann
zunächst eine Freundschaft aufgebaut. In der Folge trat eine verdeckte Ermittlerin als
Wahrsagerin auf. Die Beiden machten sich gezielt die Angst des Mannes vor übersinnlichen Mächten zu nutze; namentlich nutzten sie seinen Glauben an die Existenz eines
bösen Geistes des Opfers. Sie boten ihm Schutz, wenn er reinen Tisch mache und sein
Herz öffne. Der Betroffene legte schliesslich gegenüber dem "Freund" ein Geständnis ab.
Die  Oberstaatsanwaltschaft  gelangte  gegen  den  Freispruch  ans  Bundesgericht.  Sie
argumentierte im Wesentlichen, dass die verdeckte Ermittlung keinen Verstoss gegen
das Fairnessgebot darstelle. Selbst wenn die Ermittler die Grenze des Zulässigen überschritten  hätten,  wäre  dies  einzig  bei  der  Strafzumessung  zu  berücksichtigen;  das
Geständnis an sich müsse verwertbar bleiben.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde ab. Der Einsatz verdeckter Ermittler zur Aufklärung einer bereits begangenen Straftat ist grundsätzlich zulässig. Dabei dürfen auch
Aussagen der Zielperson erlangt werden, mit denen sie sich selber belastet. Ein gewisses Mass an Täuschung ist Teil einer verdeckten Ermittlung und grundsätzlich rechtmässig. Die verdeckte Ermittlung darf allerdings nicht zu einer Umgehung des Rechts auf
Aussageverweigerung und auf Bestreitung der Vorwürfe führen, indem die betroffene
Person zu entsprechenden Äusserungen genötigt wird. Hier ist das Obergericht davon
ausgegangen,  dass  unzulässiger  Druck  ausgeübt  wurde.  Insbesondere  hätten  die
Ermittler auf das Herbeiführen einer Situation hingearbeitet, in welcher dem Mann das
Geständnis als einzige Möglichkeit erschienen sei, für sich und seine Kinder Schutz zu
finden. Durch Ausnutzung seines Glaubens an übersinnliche Kräfte und das gezielte
Schüren  von  Ängsten  hätten  sie  ihn  unter  massivem  psychischem  Druck  zu  einem
Geständnis gedrängt. 
Die von der Oberstaatsanwaltschaft dagegen erhobenen Einwände genügen den Begründungsanforderungen nicht. Auszugehen ist deshalb davon, dass das Fairnessgebot
vorliegend verletzt wurde. Die Konsequenz dieser verbotenen Beweiserhebungsmethode
ist die Unverwertbarkeit des Geständnisses und nicht eine blosse Strafminderung. Ausschlaggebend ist dabei der hohe Stellenwert, der dem Recht auf Schweigen zukommt
sowie dem Recht, sich nicht selber belasten zu müssen. Diese Rechte gehören zum
Kern des Anspruchs auf ein faires Verfahren, was sich in der Strafprozessordnung an
verschiedenen Stellen widerspiegelt. Darüber hinaus ist zu bedenken, dass der Beweiswert solcher Geständnisse unter Umständen fraglich ist. Je nach ausgeübtem Druck
können selbst Unschuldige dazu gebracht werden, ein falsches Geständnis abzulegen. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 20 avril 2022
Embargo : 20 avril 2022, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 24 mars 2022 (6B_210/2021)
Pressions excessives exercées par des agents infiltrés - aveux 
inexploitables
Des aveux obtenus dans le cadre d'une investigation secrète, après avoir exercé une
pression illicite sur la personne concernée, ne peuvent pas être utilisés pour la
condamner. Il en va du droit fondamental à ne pas s’auto-incriminer. Le Tribunal
fédéral rejette un recours du Ministère public du canton de Zurich.
En septembre 2020, la Cour suprême du canton de Zurich a acquitté un homme accusé
de l'assassinat de son épouse. La victime avait été abattue en 2009 à bout portant
devant le domicile conjugal. Dans sa décision, la Cour suprême a considéré comme
inexploitables les aveux que l'homme avait formulés en 2015 dans le cadre d'une investigation secrète. Un agent infiltré avait d'abord noué une amitié avec l'intéressé, puis une
autre agente avait par la suite joué un rôle de voyante. Dans ce cadre, les deux agents
s'étaient servis de la crainte de l'homme à l'égard des forces occultes, et notamment de
sa croyance en la présence d'un esprit maléfique chez la victime. Ils lui avaient offert
leur protection s'il faisait table rase et acceptait de se confier à eux. L'homme avait ainsi
fini par avouer son crime à son «  ami ». 
Le Ministère public a formé un recours au Tribunal fédéral contre l'acquittement. Il a
argumenté en substance que l'investigation secrète ne constituait pas une violation du
droit à un procès équitable. Quand bien même les agents infiltrés auraient dépassé les
limites de ce qui est admissible en matière d'investigation secrète, il faudrait en tenir
compte uniquement au moment de fixer la peine  ; les aveux en eux-mêmes devaient
rester exploitables.
Le Tribunal fédéral rejette le recours. Il est ainsi en principe admissible d'avoir recours à
des agents infiltrés pour élucider une infraction déjà commise. Dans ce cadre, il est également  possible  d'obtenir  des  déclarations  de  la  personne  visée  par  lesquelles  elle
s'incrimine elle-même. En effet, dans une certaine mesure, une composante de tromperie est inhérente à l'investigation secrète et est en principe licite. Toutefois, l'investigation
secrète ne doit pas servir à contourner le droit de refuser de déposer et de contester les
accusations,  ni ainsi à forcer  la personne concernée à s'auto-incriminer.  En l'occurrence, la cour cantonale a considéré qu'une pression illicite avait été exercée. En particulier, les agents avaient œuvré pour créer une situation dans laquelle l'aveu apparaissait à l'homme comme le seul moyen d'obtenir une protection pour lui et ses enfants. En
exploitant sa croyance en des pouvoirs surnaturels et en attisant ainsi délibérément ses
peurs, ils l'ont poussé à avouer, moyennant une forte pression psychologique. 
Les objections soulevées à cet égard par le Ministère public ne satisfont pas aux exigences de motivation. Il doit donc être admis que le droit à un procès équitable a été
violé dans le cas présent. La conséquence en est l'inexploitabilité des aveux ainsi obtenus ; elle ne saurait se limiter  à une simple réduction de la peine. L'importance accordée
au droit de garder le silence et au droit de ne pas s'incriminer soi-même est ici déterminante : ces droits sont  au cœur  du droit à un procès équitable,  qui se reflète dans
diverses dispositions du code de procédure pénale. En outre, il convient de garder à
l'esprit que la valeur probante de tels aveux reste discutable. Selon les circonstances et
les pressions exercées, même des innocents pourraient être amenés à faire de faux
aveux. A tutti i giornalisti accreditati presso il 
Tribunale federale
Losanna, 20 aprile 2022
Embargo: 20 aprile 2022, ore 12:00
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenza del 24 marzo 2022 (6B_210/2021)
Eccessiva pressione da parte degli agenti infiltrati – confessione 
inutilizzabile
Una confessione non può essere utilizzata per fondare una condanna se ottenuta nel
quadro  di  un'inchiesta  mascherata  a  mezzo  di  pressioni  illecite  esercitate  sulla
persona  interessata.  Tale  conclusione  si  impone  alla  luce  dell'importanza
fondamentale del diritto di non autoincriminarsi. Il Tribunale federale respinge un
ricorso della Procura generale del Canton Zurigo.
Nel settembre 2020, il Tribunale di appello del Canton Zurigo aveva prosciolto un uomo
dall'accusa  di  aver  assassinato  la  propria  moglie.  Nel  2009,  davanti  all'abitazione
coniugale, la vittima era stata ferita mortalmente da colpi d'arma da fuoco esplosi a
distanza ravvicinata. Il Tribunale di appello ha considerato inutilizzabile la confessione
dell'imputato, resa nel 2015 nel quadro di un'inchiesta mascherata. Un agente infiltrato
aveva dapprima stretto un'amicizia con l'interessato. In seguito, una seconda agente
infiltrata  aveva  fatto  la  propria  comparsa  quale  cartomante.  Entrambi  hanno
scientemente approfittato del timore dell'uomo per i poteri soprannaturali, segnatamente
della convinzione di questi circa l'esistenza di uno spirito maligno della vittima. Essi gli
hanno offerto protezione se avesse fatto tabula rasa di questa storia e se avesse aperto
il proprio cuore. Alla fine, l'interessato ha reso una confessione all'"amico". 
La Procura generale ha adito il Tribunale federale contro il proscioglimento. Essa ha
sostenuto  in  particolare  che  l'inchiesta  mascherata  non  configurava  una  lesione  del
diritto ad un processo equo. Anche qualora gli agenti infiltrati avessero oltrepassato i
limiti  dell'ammissibile,  di  ciò  se  ne  terrebbe  unicamente  conto  nell'ambito  della
commisurazione della pena; la confessione, essa, rimarrebbe utilizzabile.
Il Tribunale federale respinge il ricorso. L'impiego di agenti infiltrati per delucidare un
reato penale già commesso è di principio ammissibile. Al riguardo si possono anche
ottenere dichiarazioni da parte della persona interessata, a mezzo delle quali questa si
autoincrimina.  In  una  certa  qual  misura  l'inganno  è  una  componente  dell'inchiesta
mascherata  ed  è  di  principio  lecito.  L'inchiesta  mascherata  non  può  in  ogni  caso
condurre a un'elusione del diritto di non deporre e di contestare le accuse, a tal punto
da costringere la persona interessata a fare delle dichiarazioni a proprio detrimento.
Nella  fattispecie,  il  Tribunale  di  appello  ha  ritenuto  che  fosse  stata  esercitata  una
pressione  inammissibile.  Gli  agenti  infiltrati  avrebbero  segnatamente  ingenerato  una
situazione,  nella  quale  la  confessione  sarebbe  apparsa  all'imputato  come  l'unica
possibilità per trovare protezione per sé e i propri figli. Facendo leva sulla sua credenza
a forze soprannaturali e alimentando in maniera mirata i suoi timori, gli agenti infiltrati
avrebbero  determinato  una  notevole  pressione  psichica,  tale  da  indurlo  a  una
confessione. 
Le censure sollevate dalla Procura generale non soddisfano le esigenze di motivazione.
Si deve quindi concludere che il diritto a un processo equo è stato violato nel presente
caso.  La  conseguenza  di  questo  metodo  probatorio  vietato  è  l'inutilizzabilità  della
confessione  e  non  la  riduzione  della  pena.  Determinante  è  al  riguardo  la  valenza
conferita al diritto di tacere e di non autoincriminarsi. Tali garanzie sono riconducibili
all'essenza stessa del diritto a un processo equo, che trova ripetuta concretizzazione nel
codice di procedura penale. Inoltre, occorre considerare che il valore probatorio di simili
confessioni  rimane  ad  ogni  buon  conto  discutibile.  A  dipendenza  della  pressione
esercitata,  perfino  persone  innocenti  potrebbero  essere  indotte  a  rendere  una
confessione inveritiera.