{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2020-12-08", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20201208-59006-18_2020-12-08.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20201208_59006_18:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "090fdac2dcd122bda7f9bfd23e11f933"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20201208_59006_18", "M.M. c. Suisse"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 08.12.2020 20201208_59006_18 (M.M. c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 08.12.2020 20201208_59006_18 (M.M. c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 08.12.2020 20201208_59006_18 (M.M. c. Suisse)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>SUISSE: Art. 8 CEDH. Expulsion du territoire suisse pour une dur\u00e9e de cinq ans d'un ressortissant espagnol n\u00e9 en Suisse.\n<br>L'art. 66a CP, concr\u00e9tisation du r\u00e9sultat d'une votation populaire, n'introduit pas, malgr\u00e9 son intitul\u00e9 \u00abexpulsion obligatoire\u00bb, un automatisme d'expulsion des \u00e9trangers condamn\u00e9s pour des infractions, sans contr\u00f4le judiciaire de la proportionnalit\u00e9 de la mesure. Cela serait incompatible avec l'art. 8 CEDH. L'interpr\u00e9tation donn\u00e9e par le TF \u00e0 la clause de rigueur permet a priori une application conforme \u00e0 la Convention.\nEn l'esp\u00e8ce, le requ\u00e9rant a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 \u00e0 une peine privative de libert\u00e9 de 12 mois assortie d'un sursis pour avoir commis des actes \u00e0 caract\u00e8re sexuel sur une mineure et consomm\u00e9 des stup\u00e9fiants. Les autorit\u00e9s nationales ont examin\u00e9 avec s\u00e9rieux la situation personnelle du requ\u00e9rant et les diff\u00e9rents int\u00e9r\u00eats en jeu. Elles disposaient d'arguments solides pour justifier son expulsion de Suisse pour une dur\u00e9e limit\u00e9e. L'ing\u00e9rence \u00e9tait proportionn\u00e9e au but l\u00e9gitime poursuivi et n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique au sens de l'art. 8 par. 2 CEDH (ch. 42-70).\nConclusion: non-violation de l'art. 8 CEDH.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>(4. Quartalsbericht 2020)<br>Recht auf Achtung des Privatlebens (Art. 8 EMRK); \u00abobligatorische\u00bb Landesverweisung eines Sexualstraft\u00e4ters w\u00e4hrend einer befristeten Zeit<br>Der Fall betrifft die \u00abobligatorische\u00bb Landesverweisung eines in der Schweiz geborenen spanischen Beschwerdef\u00fchrers mit einer Niederlassungsbewilligung. Dieser wurde gest\u00fctzt auf den am 1. Oktober 2016 in Kraft getretenen Artikel 66a StGB f\u00fcr f\u00fcnf Jahre des Landes verwiesen. Es handelt sich um das erste Urteil des Gerichtshofs zu einem Fall in Anwendung der Artikel zur Umsetzung der Ausschaffungsinitiative. In diesem Fall geht es um die Weigerung der Justizbeh\u00f6rden, die Ausnahme anzuwenden, gem\u00e4ss welcher unter Ber\u00fccksichtigung der besonderen Situation von Ausl\u00e4nderinnen und Ausl\u00e4ndern, die in der Schweiz geboren oder aufgewachsen sind, von der Landesverweisung abgesehen werden kann. Der Beschwerdef\u00fchrer wurde nach seiner Verurteilung zu einer bedingten Freiheitsstrafe von zw\u00f6lf Monaten wegen sexueller Handlungen an einem Kind und wegen des Konsums von Bet\u00e4ubungsmitteln f\u00fcr f\u00fcnf Jahre aus der Schweiz ausgewiesen. Einleitend stellte der Gerichtshof fest, dass Artikel 66a des Strafgesetzbuches im Bereich der Landesverweisung krimineller Ausl\u00e4nder trotz seiner Sach\u00fcberschrift (\u00abobligatorische Landesverweisung\u00bb) nicht automatisch ohne gerichtliche \u00dcberpr\u00fcfung der Verh\u00e4ltnism\u00e4ssigkeit der Massnahme \u2013 was mit Artikel 8 EMRK unvereinbar w\u00e4re \u2013 zur Landesverweisung verurteilter straff\u00e4lliger Ausl\u00e4nderinnen und Ausl\u00e4nder f\u00fchrt. Er stellte auch fest, dass die Auslegung des Bundesgerichts der in Artikel 66a Absatz 2 StGB enthaltenen H\u00e4rtefallklausel grunds\u00e4tzlich eine konventionskonforme Anwendung erm\u00f6glicht. Er stellte ausserdem fest, dass das Gericht nach dem zweiten Satz der H\u00e4rtefallklausel bei der Interessenabw\u00e4gung \u00abder besonderen Situation von Ausl\u00e4ndern\u00bb Rechnung tragen muss, \u00abdie in der Schweiz geboren oder aufgewachsen sind\u00bb. Daraus folgt, dass die entsprechende \u00dcberpr\u00fcfung im Einzelfall gem\u00e4ss den Kriterien des Gerichtshofs vorzunehmen ist. Im vorliegenden Fall anerkannte der Gerichtshof zusammenfassend, dass die kantonalen Gerichte und das Bundesgericht eine ernsthafte Pr\u00fcfung der pers\u00f6nlichen Situation des Beschwerdef\u00fchrers und der verschiedenen Interessen vorgenommen hatten. Die Landesverweisung des Beschwerdef\u00fchrers war nach seiner Verurteilung zu einer zw\u00f6lfmonatigen bedingten Freiheitsstrafe wegen sexueller Handlungen an einem M\u00e4dchen und wegen des Konsums von Bet\u00e4ubungsmitteln angeordnet worden. Die Gerichtsbeh\u00f6rden hatten sehr starke Argumente f\u00fcr die Landesverweisung des Beschwerdef\u00fchrers aus der Schweiz w\u00e4hrend f\u00fcnf Jahren, was der Mindeststrafe gem\u00e4ss Artikel 66a StGB entspricht. Keine Verletzung von Artikel 8 EMRK (einstimmig)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>SUISSE: Art. 8 CEDH. Expulsion du territoire suisse pour une dur\u00e9e de cinq ans d'un ressortissant espagnol n\u00e9 en Suisse.\n<br>L'art. 66a CP, concr\u00e9tisation du r\u00e9sultat d'une votation populaire, n'introduit pas, malgr\u00e9 son intitul\u00e9 \u00abexpulsion obligatoire\u00bb, un automatisme d'expulsion des \u00e9trangers condamn\u00e9s pour des infractions, sans contr\u00f4le judiciaire de la proportionnalit\u00e9 de la mesure. Cela serait incompatible avec l'art. 8 CEDH. L'interpr\u00e9tation donn\u00e9e par le TF \u00e0 la clause de rigueur permet a priori une application conforme \u00e0 la Convention.\nEn l'esp\u00e8ce, le requ\u00e9rant a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 \u00e0 une peine privative de libert\u00e9 de 12 mois assortie d'un sursis pour avoir commis des actes \u00e0 caract\u00e8re sexuel sur une mineure et consomm\u00e9 des stup\u00e9fiants. Les autorit\u00e9s nationales ont examin\u00e9 avec s\u00e9rieux la situation personnelle du requ\u00e9rant et les diff\u00e9rents int\u00e9r\u00eats en jeu. Elles disposaient d'arguments solides pour justifier son expulsion de Suisse pour une dur\u00e9e limit\u00e9e. L'ing\u00e9rence \u00e9tait proportionn\u00e9e au but l\u00e9gitime poursuivi et n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique au sens de l'art. 8 par. 2 CEDH (ch. 42-70).\nConclusion: non-violation de l'art. 8 CEDH.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(4\u00e8me rapport trimestriel 2020)<br>Droit au respect de la vie priv\u00e9e (art. 8 CEDH) ; expulsion \u00ab obligatoire \u00bb d'un d\u00e9linquant sexuel, pour une dur\u00e9e limit\u00e9e, du territoire suisse.<br>L'affaire concerne l'expulsion \u00ab obligatoire \u00bb, pour une dur\u00e9e de cinq ans, d'un requ\u00e9rant espagnol, n\u00e9 en Suisse et titulaire d'une autorisation d'\u00e9tablissement, en vertu de l'article 66a du Code p\u00e9nal suisse (CP), en vigueur depuis le 1er octobre 2016. Il s'agit du premier arr\u00eat de la Cour dans lequel elle se prononce sur un cas d'application des articles de mise en \u0153uvre de l'initiative sur le renvoi, en l'occurrence sur le refus des autorit\u00e9s judiciaires de recourir \u00e0 l'exception permettant de renoncer \u00e0 l'expulsion dans la situation particuli\u00e8re de l'\u00e9tranger qui est n\u00e9 ou qui a grandi en Suisse. Le requ\u00e9rant a \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9 du territoire suisse pour une dur\u00e9e de cinq ans \u00e0 la suite de sa condamnation \u00e0 une peine privative de libert\u00e9 de douze mois assortie d'un sursis pour avoir commis des actes \u00e0 caract\u00e8re sexuel sur une enfant et consomm\u00e9 des stup\u00e9fiants. \u00c0 titre liminaire, la Cour a not\u00e9 que, dans le domaine des expulsions d'\u00e9trangers criminels, l'article 66a CP n'introduit pas, malgr\u00e9 son intitul\u00e9 (\u00ab expulsion obligatoire \u00bb), un automatisme d'expulsion des \u00e9trangers criminels condamn\u00e9s pour des infractions sans contr\u00f4le judiciaire de la proportionnalit\u00e9 de la mesure, ce qui serait incompatible avec l'article 8 de la Convention. Elle a observ\u00e9 \u00e9galement que l'interpr\u00e9tation donn\u00e9e par le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral \u00e0 la clause de rigueur contenue au deuxi\u00e8me alin\u00e9a de l'article 66a CP permet a priori une application conforme \u00e0 la Convention. Elle a constat\u00e9 par ailleurs qu'en vertu de la deuxi\u00e8me phrase de la clause de rigueur, le juge doit tenir compte, en proc\u00e9dant \u00e0 la pes\u00e9e des int\u00e9r\u00eats, de \u00ab la situation particuli\u00e8re de l'\u00e9tranger qui est n\u00e9 ou qui a grandi en Suisse \u00bb. Il s'ensuit qu'en la mati\u00e8re, l'analyse doit se faire au cas par cas selon les crit\u00e8res \u00e9tablis par la Cour. Pour ce qui est du cas d'esp\u00e8ce, la Cour a reconnu, en r\u00e9sum\u00e9, que les juridictions cantonales et le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral avaient effectu\u00e9 un examen s\u00e9rieux de la situation personnelle du requ\u00e9rant et des diff\u00e9rents int\u00e9r\u00eats en jeu. En l'occurrence, l'expulsion du requ\u00e9rant avait \u00e9t\u00e9 ordonn\u00e9e \u00e0 la suite de sa condamnation \u00e0 une peine privative de libert\u00e9 de 12 mois assortie d'un sursis pour avoir commis des actes \u00e0 caract\u00e8re sexuel sur une enfant et consomm\u00e9 des stup\u00e9fiants. Les autorit\u00e9s judiciaires disposaient d'arguments tr\u00e8s solides pour justifier l'expulsion du requ\u00e9rant du territoire suisse pour une dur\u00e9e limit\u00e9e \u00e0 cinq ans, ce qui repr\u00e9sente la dur\u00e9e minimale pr\u00e9vue par l'article 66a CP. Non-violation de l'art. 8 CEDH (unanimit\u00e9)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>SUISSE: Art. 8 CEDH. Expulsion du territoire suisse pour une dur\u00e9e de cinq ans d'un ressortissant espagnol n\u00e9 en Suisse.\n<br>L'art. 66a CP, concr\u00e9tisation du r\u00e9sultat d'une votation populaire, n'introduit pas, malgr\u00e9 son intitul\u00e9 \u00abexpulsion obligatoire\u00bb, un automatisme d'expulsion des \u00e9trangers condamn\u00e9s pour des infractions, sans contr\u00f4le judiciaire de la proportionnalit\u00e9 de la mesure. Cela serait incompatible avec l'art. 8 CEDH. L'interpr\u00e9tation donn\u00e9e par le TF \u00e0 la clause de rigueur permet a priori une application conforme \u00e0 la Convention.\nEn l'esp\u00e8ce, le requ\u00e9rant a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 \u00e0 une peine privative de libert\u00e9 de 12 mois assortie d'un sursis pour avoir commis des actes \u00e0 caract\u00e8re sexuel sur une mineure et consomm\u00e9 des stup\u00e9fiants. Les autorit\u00e9s nationales ont examin\u00e9 avec s\u00e9rieux la situation personnelle du requ\u00e9rant et les diff\u00e9rents int\u00e9r\u00eats en jeu. Elles disposaient d'arguments solides pour justifier son expulsion de Suisse pour une dur\u00e9e limit\u00e9e. L'ing\u00e9rence \u00e9tait proportionn\u00e9e au but l\u00e9gitime poursuivi et n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique au sens de l'art. 8 par. 2 CEDH (ch. 42-70).\nConclusion: non-violation de l'art. 8 CEDH.\n<br> Sintesi dell'UFG\n<br>(4\u00b0 rapporto trimestriale 2020)<br>Diritto al rispetto della vita privata (art. 8 CEDU); espulsione \u00abobbligatoria\u00bb di durata limitata dal territorio Svizzero dell'autore di un reato sessuale.<br>Il caso riguarda l'espulsione \u00abobbligatoria\u00bb, per una durata di cinque anni, di un ricorrente spagnolo titolare di un permesso di domicilio, in virt\u00f9 dell'articolo 66a del Codice penale svizzero (CP), in vigore dal 1\u00b0 ottobre 2016. Si tratta della prima sentenza in cui la Corte si \u00e8 pronunciata su un caso di applicazione degli articoli che attuano l'iniziativa per l'espulsione degli stranieri che commettono reati, e nel caso specifico sul rifiuto delle autorit\u00e0 di rinunciare all'espulsione in considerazione della situazione particolare di uno straniero nato o cresciuto in Svizzera. Il ricorrente \u00e8 stato espulso dal territorio svizzero per una durata di cinque anni in seguito alla sua condanna a una pena detentiva di dodici mesi con la sospensione condizionale per aver commesso atti sessuali nei confronti di una minorenne e aver consumato stupefacenti. A titolo preliminare la Corte ha osservato che, nell'ambito dell'espulsione degli stranieri criminali, l'articolo 66a CP, non introduce, malgrado il titolo (\u00abespulsione obbligatoria\u00bb), l'espulsione automatica senza un controllo giudiziario della proporzionalit\u00e0 del provvedimento, il che sarebbe incompatibile con l'articolo 8 della Convenzione. Ha pure osservato che l'interpretazione da parte del Tribunale federale della clausola di rigore prevista dal capoverso 2 dell'articolo 66a CP permette un'applicazione conforme alla Convenzione. Ha constatato d'altronde che, in virt\u00f9 del secondo periodo della clausola di rigore, nel valutare gli interessi in gioco, il giudice deve tenere conto della \u00absituazione particolare dello straniero nato o cresciuto in Svizzera\u00bb. Ne consegue che l'analisi della situazione deve essere effettuata per ogni singolo caso secondo i criteri stabiliti dalla Corte. Quanto al caso in esame, la Corte ha riconosciuto, in sostanza, che le giurisdizioni cantonali e il Tribunale federale hanno seriamente esaminato la situazione personale del ricorrente e i diversi interessi in gioco. Nel caso specifico, l'espulsione del ricorrente \u00e8 stata ordinata in seguito alla sua condanna a una pena detentiva di 12 mesi con la condizionale per avere commesso atti sessuali nei confronti di una minorenne e consumato stupefacenti. Le autorit\u00e0 giudiziarie hanno avanzato argomenti molto solidi per giustificare l'espulsione del ricorrente dal territorio Svizzero per una durata limitata di cinque anni, il che rappresenta la durata minima prevista dall'articolo 66a CP. Nessuna violazione dell'articolo 8 CEDU (unanimit\u00e0)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:40", "Checksum": "83b9b13a669ffc48a3effbd5a218a99b"}