<h2>SubmittedText<h2><p>Les derniers chiffres du chômage révèlent une augmentation considérable et préoccupante (+ 40 %). La pandémie et les fermetures partielles obligent de nombreuses entreprises à réduire leur personnel. Au Tessin, cette réduction touche plus souvent les travailleurs résidents que les frontaliers. Il est à craindre que lorsque les entreprises réembaucheront, elles préféreront une fois de plus les frontaliers.</p><p>Qu'entend faire le Conseil fédéral pour éviter cet effet de substitution ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Avec la réduction de l'horaire de travail, l'assurance-chômage dispose d'un important instrument de soutien aux entreprises et aux travailleurs. Depuis mars 2020, le Conseil fédéral adapte en permanence les mesures dans ce domaine afin de maintenir à long terme les contrats de travail. Il a par exemple élargi le cercle des bénéficiaires, simplifié la procédure pour faciliter et accélérer les versements et réduit la participation des entreprises aux coûts en supprimant les délais d'attente. Actuellement, le Parlement examine de nouvelles mesures en faveur des entreprises et travailleurs, toujours dans le cadre du chômage partiel, telles que la suppression des délais de préavis et l'augmentation de la durée d'indemnisation. Au plus haut de la crise, plus de 15 000 entreprises tessinoises ont bénéficié du chômage partiel. Enfin, l'obligation d'annoncer les postes vacants à l'office régional de placement, dans les professions connaissant un taux de chômage d'au moins 5 %, constitue un atout supplémentaire à l'emploi pour les personnes inscrites à cet office. Ainsi, l155 postes vacants ont été annoncés au Tessin en février 2021. Ce dispositif vise précisément à mieux employer le potentiel de la main-d'oeuvre présente en Suisse.</p>