<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral s'est exprimé à de nombreuses reprises sur la sécurité de l'approvisionnement et les effectifs d'animaux (20.3309, 20.3304, 20.3189, 20.3207).</p><p>- Est-il exact qu'une réduction des effectifs d'animaux contribuerait à la sécurité de l'approvisionnement en favorisant la production alimentaire végétale ?</p><p>- Une réduction des effectifs d'animaux induirait-elle également une diminution des émissions agricoles de phosphore, d'ammoniac et de protoxyde d'azote, améliorant ainsi la pérennité des services écosystémiques ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>En Suisse, de nombreux sites ne sont pas adaptés aux grandes cultures. L'utilisation des prairies par les animaux d'élevage consommateurs de fourrage grossier est donc un pilier important de l'agriculture suisse et contribue de manière significative à la sécurité de l'approvisionnement et à l'entretien du paysage. L'élevage joue un rôle central pour le maintien des terres arables surtout en région de montagne. Sur les sites se prêtant aux grandes cultures, d'une part des denrées alimentaires directement utilisables par l'homme sont cultivées, d'autre part plus de la moitié des terres arables sont utilisées pour produire du fourrage. Une réduction du nombre d'animaux permettrait ainsi de libérer des terres pour la production de denrées alimentaires directement assimilables par l'homme. Il en résulterait un taux d'approvisionnement plus élevé. Dans ce contexte, il faut cependant aussi tenir compte du fait que les prairies temporaires dans les cultures arables ont un effet positif sur la fertilité des sols en participant à la rotation des cultures. Si l'on remplaçait en grande partie ces prairies temporaires par des cultures céréalières et des cultures maraîchères, ces effets positifs seraient perdus. Les émissions d'ammoniac issues de l'agriculture proviennent de l'élevage et de la gestion des engrais de ferme. Une réduction du nombre d'animaux entraîne donc directement une diminution des émissions d'ammoniac. Les apports de phosphore dans les lacs sont également un problème, en particulier dans les régions à forte densité de bétail. Une réduction du nombre d'animaux permettrait également de, réduire les émissions de méthane. Dans le cas du protoxyde d'azote, la relation est moins claire car la formation du protoxyde d'azote dépend de processus dans le sol. Sans changement des habitudes de consommation de viande, une baisse de la production fourragère sur les terres arables suisses augmenterait les importations d'aliments pour animaux et de viande. Or, une telle situation ne ferait que déplacer la charge environnementale à l'étranger.</p>