An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 21. November 2019
Embargo: 21. November 2019, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 6. November 2019 (6B_889/2019)
Kantonsgericht St. Gallen muss Verwahrung von pädophilem 
Täter anordnen
Das Kantonsgericht St. Gallen muss gegenüber einem Mann die Verwahrung anordnen, der mehrfach wegen sexueller Handlungen mit Kindern oder dem Versuch dazu
verurteilt wurde. Die Verwahrung des Betroffenen, der sich derzeit in einer stationären Massnahme befindet, ist aufgrund seiner fehlenden Therapierbarkeit, des hohen
Rückfallrisikos, der Gefährdung der ungestörten sexuellen Entwicklung von Kindern
und der Schwere der zu erwartenden Delikte verhältnismässig. Das Bundesgericht
heisst die Beschwerde der Staatsanwaltschaft gut.
Der 1955 geborene Mann war 2006 vom St. Galler Kantonsgericht der mehrfachen sexuellen Handlungen mit Kindern schuldig gesprochen worden. Es verurteilte ihn zu einer
Freiheitsstrafe von vier Jahren und ordnete eine therapeutische Massnahme an. 2011
wurde er aus dem stationären Massnahmenvollzug bedingt entlassen. 2012 wurde er erneut festgenommen und 2013 vom Kantonsgericht wegen mehrfacher versuchter sexueller Handlungen mit Kindern schuldig gesprochen und zu 21 Monaten Freiheitsstrafe
verurteilt. Das Kantonsgericht bestätigte dabei die Rückversetzung des Betroffenen in
die stationäre Massnahme. 2018 entschied das Kantonsgericht, die stationäre Massnahme nicht zu verlängern. Das Amt für Justizvollzug hob die stationäre Massnahme
2019 auf und beantragte beim Kantonsgericht die Verwahrung. Das Kantonsgericht
lehnte die Anordnung der Verwahrung ab, da diese unverhältnismässig sei und verlängerte die stationäre Massnahme bis Ende Mai 2020.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde der Staatsanwaltschaft des Kantons St.  Gallen gut. Es kommt zum Schluss, dass die Verwahrung anzuordnen ist und weist die
Sache diesbezüglich zurück ans Kantonsgericht. Mit der Vorinstanz ist davon auszugehen, dass die im Jahr 2006 beurteilten Delikte in Art und Eingriffsintensität ausreichend
schwer sind, um als Anlasstat für eine Verwahrung zu gelten. Sexuelle Verfehlungen
gegenüber Kindern gehören prinzipiell zu den gravierenden Straftaten. Die fraglichen
Delikte haben die psychische und sexuelle Integrität der Opfer schwer beeinträchtigt.
Dass der Betroffene ohne körperliche Gewalt vorging, ändert daran nichts. Gemäss
Kantonsgericht liegt beim Betroffenen eine schwere psychische Störung im Sinne einer
Pädophilie mit homosexueller Ausrichtung vor. Gemäss dem zu Grunde liegenden Gutachten lassen sich beim Betroffenen Vorwürfe über sexuelle Handlungen weit zurückverfolgen. Die erfolgten Therapien seien nicht zielführend gewesen und eine Behandlung aufgrund der fehlenden Motivation zurzeit nicht erfolgversprechend. Es bestünden
kaum protektive Faktoren und eine unverändert hohe Gefahr weiterer pädosexueller
Handlungen. Das Kantonsgericht hat auf dieser Basis therapeutische Schritte zur Verringerung des Risikos zu Recht ausgeschlossen und das Rückfallrisiko für pädosexuelle
Handlungen als hoch bewertet. Die Anordnung der Verwahrung ist verhältnismässig.
Während über acht Jahren erfolgten therapeutische Bemühungen, ohne dass sich nennenswerte Wirkungen zeigten. Aktuell ist von fehlender Therapierbarkeit des Mannes
auszugehen; mit einer Verringerung des hohen Rückfallrisikos ist nicht zu rechnen.
Gefährdet ist das hochwertige Rechtsgut der ungestörten sexuellen Entwicklung von
Kindern. Eine Abwägung der Gefährlichkeit des Mannes und des Anliegens der Öffentlichkeit am Schutz der ungestörten sexuellen Entwicklung von Kindern einerseits mit
dem Freiheitsanspruch des Betroffenen andererseits führt zum Schluss, dass die Verwahrung aus Gründen der Verhältnismässigkeit anzuordnen ist. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 21 novembre 2019
Embargo : 21 novembre 2019, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 6 novembre 2019 (6B_889/2019)
Le Tribunal cantonal de St-Gall doit ordonner l'internement d'un 
auteur pédophile
Le Tribunal cantonal de St-Gall doit ordonner l'internement d'un homme condamné à
plusieurs reprises pour des actes ou des tentatives d'actes d'ordre sexuel commis
sur des enfants. L'internement de l'intéressé, qui fait actuellement l'objet d'une
mesure institutionnelle, est proportionné, compte tenu de son inaccessibilité à la
thérapie, du risque de récidive élevé, de la mise en danger du développement sexuel
non perturbé des enfants et de la gravité des délits envisagés. Le Tribunal fédéral
admet le recours du Ministère public.
L'homme, né en 1955, avait été condamné en 2006 par le Tribunal cantonal de St-Gall,
pour plusieurs actes d'ordre sexuel avec des enfants. Le Tribunal lui avait infligé une
peine privative de liberté de quatre ans et avait ordonné une mesure institutionnelle. En
2011, l'homme avait été libéré conditionnellement de la mesure institutionnelle. Il avait à
nouveau été arrêté en 2012 puis, en 2013, avait été reconnu coupable de plusieurs
tentatives d'actes d'ordre sexuel avec des enfants par le Tribunal cantonal et condamné
à une peine privative de liberté de 21 mois. Le Tribunal cantonal avait alors confirmé la
réintégration de l'intéressé dans la mesure institutionnelle. En 2018, le Tribunal cantonal
avait décidé de ne pas prolonger la mesure institutionnelle. En 2019, l'autorité d’exécution avait levé la mesure institutionnelle et requis l'internement auprès du Tribunal cantonal. Le Tribunal cantonal avait refusé d'ordonner l'internement, jugé disproportionné,
et avait prolongé la mesure institutionnelle jusqu'à la fin du mois de mai 2020.
Le Tribunal fédéral admet le recours du Ministère public du canton de St-Gall. Il arrive à
la conclusion que l'internement doit être ordonné et renvoie, sur ce point, la cause au
Tribunal cantonal. Avec l'autorité précédente, il faut admettre que les délits jugés en
2006 sont suffisamment graves, par leur nature et l'intensité des atteintes, pour justifier
un internement. Les infractions sexuelles contre les enfants comptent en principe parmi
les plus graves. Les délits en question ont durement porté atteinte à l'intégrité psychique
et sexuelle des victimes. Que l'intéressé ait agi sans user de violence physique n'y
change rien. Selon le Tribunal cantonal, l'intéressé présente un grave trouble psychique,
soit une pédophilie avec une orientation homosexuelle. Il ressort de l'expertise sur
laquelle il se fonde que les accusations d'actes d'ordre sexuel contre l'intéressé
remontent loin. Les thérapies suivies n'ont pas été efficaces et un traitement ne paraît
pas actuellement pouvoir aboutir, en raison d'un manque de motivation. Il existe peu de
facteurs protecteurs mais un risque élevé, inchangé, de commission de nouveaux actes
pédo-sexuels. Sur cette base, le Tribunal cantonal a, à raison, exclu les démarches
thérapeutiques visant la réduction des risques et a estimé élevé le risque de récidive
concernant les actes pédo-sexuels. Le prononcé de l'internement est proportionné.
Pendant plus de huit ans, des actions thérapeutiques ont été entreprises, sans montrer
d'effets notables. Actuellement, il faut conclure à une inaccessibilité de l'homme à la
thérapie. Il ne faut pas escompter une réduction du risque élevé de récidive. Le développement sexuel non perturbé des enfants, bien juridique précieux, est menacé. Une
mise en balance, d'une part, de la dangerosité de l'homme et du souci de la collectivité
pour la protection du développement sexuel non perturbé des enfants et, d'autre part,
de la liberté personnelle de l'intéressé, conduit à admettre que l'internement doit, au
regard de la proportionnalité, être ordonné.