<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><a name="_GoBack"></a><br/><img alt="" height="130" src="20180212163316539_e-files/Aspose.Words.8d20be24-b622-4573-b2de-08bb0df14541.001.png" width="77"/><br/></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>98 </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>PE17.006404-FMO</span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>CHAMBRE DES RECOURS PENALE</span></p> <p><span>__________________________________________</span></p> <p><span>Arrêt du 8 février 2018</span></p> <p><span>__________________</span></p> <p><span>Composition : M. </span><span>Meylan</span><span>, président</span></p> <p><span> Mme Byrde et Perrot, juges </span></p> <p><span>Greffière : Mme Rouiller</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Art. 396 al. 1 CPP</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Statuant sur le recours interjeté le 25 janvier 2018 par </span><span>W.________</span><span> contre l'ordonnance de non-entrée en matière rendue le 22 décembre 2017 par le Ministère public central, division affaires spéciales dans la cause </span><span>n° PE17.006404-FMO</span><span>, la Chambre des recours pénale considère :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> En fait :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>A.</span><span> Par courrier du 27 mars 2017 dirigé contre Z.________ et le Procureur Q.________, W.________ s'est plaint de la justice </span><br/><span>pénale notamment en lien avec deux procédures pénales instruites par ce procureur à ce jour clôturées, dirigées contre [...] et respectivement, B.________B.________.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Par ordonnance de non-entrée en matière du 22 décembre 2017 notifiée le même jour à W.________, le Ministère public central, division affaires spéciales a décidé de ne pas entrer en matière (I) et de laisser les frais à la charge de l'Etat (II).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Par courrier du 9 janvier 2018 adressé au procureur, W.________ a déclaré avoir reçu la décision du 22 décembre 2017 et ne pas pouvoir respecter le délai de recours en raison des fêtes ; il a émis certaines remarques au sujet des deux procédures clôturées.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le 11 janvier 2018, le Ministère public central, division affaires spéciales a imparti à W.________ un délai au 26 janvier 2018 pour lui indiquer si son courrier du 9 janvier 2018 devait être interprété comme un recours, auquel cas, il le transmettrait à l'autorité compétente.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>B. </span><span>Le 25 janvier 2018, W.________ a répondu qu'il souhaitait recourir contre ordonnance de non-entrée en matière. Il requérait en conclusion la suspension du Procureur Q.________, de Z.________, de [...] et de [...], la suspension, voire la suppression des créances </span><span>"injustement imputées"</span><span>, le versement d'un dédommagement de 200'000 fr. au moins, ainsi que sa libération du paiement de la part des frais mis à sa charge dans la cause B.________ et la désignation d'un avocat d'office.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>En droit :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.</span></p> <p><span>1.1</span><span> Selon l’art. 393 al. 1 let. c CPP (Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007; RS 312.0), le recours est recevable contre les décisions du tribunal des mesures de contrainte, dans les cas prévus par le CPP, ce qui est le cas en l’espèce.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> L’art. 396 al. 1 CPP dispose que le recours contre les décisions notifiées par écrit ou oralement est motivé et adressé par écrit, dans le délai de dix jours, à l'autorité de recours. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Les délais fixés par la loi ne peuvent être prolongés (art. 89 al. 1 CPP). A teneur de l’art. 90 CPP, les délais fixés en jours commencent à courir le jour qui suit leur notification ou l'évènement qui les déclenche (al. 1) ; si le dernier jour du délai est un samedi, un dimanche ou un jour férié selon le droit fédéral ou </span><br/><span>cantonal, le délai expire le premier jour ouvrable qui suit (al. 2, 1</span><span>re</span><span> phrase). D’après l’art. 91 CPP, le délai est réputé observé si l'acte de procédure est accompli auprès de l'autorité compétente au plus tard le dernier jour du délai (al. 1) ; les écrits doivent être remis au plus tard le dernier jour du délai à l'autorité pénale, à la Poste suisse, à une représentation consulaire ou diplomatique suisse ou, s'agissant de personnes détenues, à la direction de l'établissement carcéral (al. 2).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.2</span><span> L’ordonnance attaquée a été notifiée W.________ personnellement le 22 décembre 2017. Ce dernier reconnaît l'avoir reçue le 23 décembre 2017. Dans ces conditions, le délai de recours a commencé à courir le 24 décembre 2017 pour échoir le 2 janvier 2018 et être reporté au lendemain, 3 janvier 2018, premier jour ouvrable suivant cette échéance. Or, ce n'est que le 9 janvier 2018 que le recourant a écrit pour la première fois au Ministère public central, division affaires spéciales un courrier se bornant à émettre un certain nombre de remarques, sans toutefois s'en prendre à la motivation de l'ordonnance. A supposer que cet acte puisse être interprété comme un recours ─ ce qui peut rester indécis ─, il est tardif. Le recourant l'admet du reste lui-même. Quant à l'acte du 25 janvier 2018 dans lequel W.________ déclare expressément recourir contre l'ordonnance précitée ou s'en prendre à d'autres décisions rendues précédemment, il est également tardif ; au demeurant, il contient des conclusions qui sont manifestement irrecevables.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>2.</span><span> Il résulte de ce qui précède que le recours de W.________ est manifestement irrecevable.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Les frais de la procédure de recours, constitués en l’espèce de l’émolument d'arrêt, par 440 fr. (art. 20 al. 1 TFIP [tarif des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre 2010; RSV 312.03.1]), seront mis à la charge du recourant, qui succombe (art. 428 al. 1 CPP). </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>la Chambre des recours pénale</span></p> <p><span>prononce :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> Le recours est irrecevable.</span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> Les frais d’arrêt, par 440 fr. (quatre cent quarante francs), sont mis à la charge de W.________.</span></p> <p><span> III.</span><span> L’arrêt est exécutoire.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Le président : La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Du </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à :</span></p> <p><span>- M. W.________,</span></p> <p><span>- Ministère public central, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> et communiqué à :</span></p> <p><span>- M. le Procureur du Ministère public central, division affaires spéciales,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> par l’envoi de photocopies.</span></p> <p><span> Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1</span><span> </span><span>LTF).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> </div> </body> </html>