{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2016-03-29", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20160329-56925-08_2016-03-29.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20160329_56925_08:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "34c55c0c2654f94c4060cfae9d3a60ca"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20160329_56925_08", "B\u00e9dat Arnaud c. Suisse"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 29.03.2016 20160329_56925_08 (B\u00e9dat Arnaud c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 29.03.2016 20160329_56925_08 (B\u00e9dat Arnaud c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 29.03.2016 20160329_56925_08 (B\u00e9dat Arnaud c. Suisse)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br> SUISSE: Art. 10 CEDH. Condamnation d'un journaliste \u00e0 une amende pour avoir publi\u00e9 des documents couverts par le secret de l'instruction dans une affaire p\u00e9nale.\n<br> La publication d'un article orient\u00e9, alors que l'instruction est encore ouverte, comporte un risque d'influer sur la suite de la proc\u00e9dure qui justifie que des mesures dissuasives, telles qu'une interdiction de divulgation d'informations secr\u00e8tes, soient adopt\u00e9es par les autorit\u00e9s nationales. Tout en admettant que le pr\u00e9venu pouvait se pr\u00e9valoir des voies d'action civile pour se plaindre d'une atteinte \u00e0 sa vie priv\u00e9e, la Cour consid\u00e8re n\u00e9anmoins que l'existence en droit interne de telles voies de recours ne dispense pas l'Etat de son obligation positive de prot\u00e9ger la vie priv\u00e9e de tout accus\u00e9 dans un proc\u00e8s p\u00e9nal. Enfin, la Cour juge que la sanction inflig\u00e9e au journaliste pour punir la violation du secret et prot\u00e9ger le bon fonctionnement de la justice ainsi que les droits du pr\u00e9venu \u00e0 un proc\u00e8s \u00e9quitable et au respect de sa vie priv\u00e9e, n'a pas constitu\u00e9 une ing\u00e9rence disproportionn\u00e9e dans l'exercice de son droit \u00e0 la libert\u00e9 d'expression (ch. 44-82). Conclusion: non-violation de l'art. 10 CEDH.\n<br> N.B. Cet arr\u00eat de la Grande Chambre fait suite \u00e0 la d\u00e9cision d'une chambre, qui \u00e9tait arriv\u00e9e \u00e0 une conclusion diff\u00e9rente par arr\u00eat du 01.07.2014.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>(1. Quartalsbericht 2016)<br>Meinungs\u00e4usserungsfreiheit (Art.\u00a010 EMRK); Verurteilung eines Journalisten zu einer Busse wegen Ver\u00f6ffentlichung von Unterlagen, die in einem Strafverfahren unter das Untersuchungsgeheimnis fielen.<br>Der Fall betraf die Verurteilung eines Journalisten zu einer Busse, weil er 2003 Unterlagen ver\u00f6ffentlicht hatte, die im Rahmen eines laufenden Strafverfahrens gegen einen Autolenker unter das Untersuchungsgeheimnis fielen. Der Autolenker war in Lausanne auf Fussg\u00e4nger zugerast und hatte so drei Tote und acht Verletzte verursacht, bevor er sich mit dem Auto von der Br\u00fccke st\u00fcrzte (\"Das Drama vom Grand-Pont in Lausanne\").<br>Unter Berufung auf Artikel\u00a010 EMRK beschwerte sich der Journalist dar\u00fcber, dass durch die Verurteilung im Strafverfahren sein Recht auf freie Meinungs\u00e4usserung verletzt wurde.<br>Im Urteil vom 1.\u00a0Juli 2014 schloss die Kammer mit vier gegen drei Stimmen auf Verletzung von Artikel\u00a010 EMRK. Die Regierung beantragte die Verweisung der Rechtssache an die Grosse Kammer.<br>Die Grosse Kammer befand, dass die Ver\u00f6ffentlichung eines Artikels, mit dem ein sehr negatives Bild des T\u00e4ters gezeichnet werden sollte, w\u00e4hrend die Untersuchung noch lief, an sich den Verlauf des Verfahrens zu beeinflussen drohte. Allein dies w\u00fcrde es rechtfertigen, dass die nationalen Beh\u00f6rden Massnahmen mit einer abschreckenden Wirkung wie etwa das Verbot der Bekanntgabe geheimer Informationen ergriffen. Der Gerichtshof r\u00e4umte zwar ein, dass der Beschuldigte in einem Zivilverfahren auf Beeintr\u00e4chtigung seines Privatlebens klagen k\u00f6nne. Er war jedoch der Auffassung, dass der Staat trotz Bestehen solcher Rechtsmittel im Landesrecht nicht von seiner positiven Pflicht absehen kann, das Privatleben jedes Beschuldigten in einem Strafverfahren zu sch\u00fctzen. Dies umso mehr, als der Beschuldigte im betreffenden Fall zum Zeitpunkt der Ver\u00f6ffentlichung des strittigen Artikels in Haft und somit in einer verletzlichen Lage gewesen sei und offenbar an psychischen Problemen gelitten habe. Die Grosse Kammer kam ausserdem zum Schluss, dass die Strafe gegen\u00fcber dem Journalisten nicht einen unverh\u00e4ltnism\u00e4ssigen Eingriff in sein Recht auf freie Meinungs\u00e4usserung darstellte.<br>Keine Verletzung von Artikel 10 EMRK (15 zu 2 Stimmen)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br> SUISSE: Art. 10 CEDH. Condamnation d'un journaliste \u00e0 une amende pour avoir publi\u00e9 des documents couverts par le secret de l'instruction dans une affaire p\u00e9nale.\n<br> La publication d'un article orient\u00e9, alors que l'instruction est encore ouverte, comporte un risque d'influer sur la suite de la proc\u00e9dure qui justifie que des mesures dissuasives, telles qu'une interdiction de divulgation d'informations secr\u00e8tes, soient adopt\u00e9es par les autorit\u00e9s nationales. Tout en admettant que le pr\u00e9venu pouvait se pr\u00e9valoir des voies d'action civile pour se plaindre d'une atteinte \u00e0 sa vie priv\u00e9e, la Cour consid\u00e8re n\u00e9anmoins que l'existence en droit interne de telles voies de recours ne dispense pas l'Etat de son obligation positive de prot\u00e9ger la vie priv\u00e9e de tout accus\u00e9 dans un proc\u00e8s p\u00e9nal. Enfin, la Cour juge que la sanction inflig\u00e9e au journaliste pour punir la violation du secret et prot\u00e9ger le bon fonctionnement de la justice ainsi que les droits du pr\u00e9venu \u00e0 un proc\u00e8s \u00e9quitable et au respect de sa vie priv\u00e9e, n'a pas constitu\u00e9 une ing\u00e9rence disproportionn\u00e9e dans l'exercice de son droit \u00e0 la libert\u00e9 d'expression (ch. 44-82). Conclusion: non-violation de l'art. 10 CEDH.\n<br> N.B. Cet arr\u00eat de la Grande Chambre fait suite \u00e0 la d\u00e9cision d'une chambre, qui \u00e9tait arriv\u00e9e \u00e0 une conclusion diff\u00e9rente par arr\u00eat du 01.07.2014.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(1er rapport trimestriel 2016)<br>Libert\u00e9 d'expression (art.\u00a010 CEDH) ; condamnation d'un journaliste \u00e0 une amende pour avoir publi\u00e9 des documents couverts par le secret de l'instruction dans une affaire p\u00e9nale.<br>L'affaire concernait la condamnation d'un journaliste \u00e0 une amende pour avoir publi\u00e9 en 2003 des documents couverts par le secret de l'instruction dans la proc\u00e9dure p\u00e9nale en cours dirig\u00e9e contre un automobiliste qui avait fonc\u00e9 sur des pi\u00e9tons, faisant trois morts et huit bless\u00e9s avant de se jeter du pont de Lausanne (\"Drame du Grand-Pont \u00e0 Lausanne\").<br>Invoquant l'article 10 CEDH, le journaliste se plaignait que sa condamnation p\u00e9nale avait entra\u00een\u00e9 une violation de son droit \u00e0 la libert\u00e9 d'expression.<br>Dans son arr\u00eat rendu le 1er\u00a0juillet 2014, la Chambre avait conclu, par quatre voix contre trois, \u00e0 la violation de l'article 10 CEDH. Le Gouvernement a demand\u00e9 le renvoi de l'affaire devant la Grande Chambre.<br>La Grande Chambre a jug\u00e9 que la publication d'un article orient\u00e9 de mani\u00e8re \u00e0 tracer du pr\u00e9venu un portrait tr\u00e8s n\u00e9gatif, alors que l'instruction est encore ouverte, comportait en soi un risque d'influer sur la suite de la proc\u00e9dure. Ceci justifiait en soi que des mesures dissuasives, telles qu'une interdiction de divulgation d'informations secr\u00e8tes, soient adopt\u00e9es par les autorit\u00e9s nationales. Tout en admettant que le pr\u00e9venu pouvait se pr\u00e9valoir des voies d'action civile pour se plaindre d'une atteinte \u00e0 sa vie priv\u00e9e, elle a consid\u00e9r\u00e9 n\u00e9anmoins que l'existence en droit interne de telles voies de recours ne dispense pas l'\u00c9tat de son obligation positive de prot\u00e9ger la vie priv\u00e9e de tout accus\u00e9 dans un proc\u00e8s p\u00e9nal, ce d'autant plus qu'en l'esp\u00e8ce, au moment de la publication de l'article litigieux, le pr\u00e9venu se trouvait en d\u00e9tention, et donc dans une situation de vuln\u00e9rabilit\u00e9 et souffrait vraisemblablement de troubles psychiques. La Grande Chambre a \u00e9galement jug\u00e9 que la sanction inflig\u00e9e au journaliste n'a pas constitu\u00e9 une ing\u00e9rence disproportionn\u00e9e dans l'exercice de son droit \u00e0 la libert\u00e9 d'expression.<br>Non-violation de l'article 10 CEDH (15 voix contre 2)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br> SUISSE: Art. 10 CEDH. Condamnation d'un journaliste \u00e0 une amende pour avoir publi\u00e9 des documents couverts par le secret de l'instruction dans une affaire p\u00e9nale.\n<br> La publication d'un article orient\u00e9, alors que l'instruction est encore ouverte, comporte un risque d'influer sur la suite de la proc\u00e9dure qui justifie que des mesures dissuasives, telles qu'une interdiction de divulgation d'informations secr\u00e8tes, soient adopt\u00e9es par les autorit\u00e9s nationales. Tout en admettant que le pr\u00e9venu pouvait se pr\u00e9valoir des voies d'action civile pour se plaindre d'une atteinte \u00e0 sa vie priv\u00e9e, la Cour consid\u00e8re n\u00e9anmoins que l'existence en droit interne de telles voies de recours ne dispense pas l'Etat de son obligation positive de prot\u00e9ger la vie priv\u00e9e de tout accus\u00e9 dans un proc\u00e8s p\u00e9nal. Enfin, la Cour juge que la sanction inflig\u00e9e au journaliste pour punir la violation du secret et prot\u00e9ger le bon fonctionnement de la justice ainsi que les droits du pr\u00e9venu \u00e0 un proc\u00e8s \u00e9quitable et au respect de sa vie priv\u00e9e, n'a pas constitu\u00e9 une ing\u00e9rence disproportionn\u00e9e dans l'exercice de son droit \u00e0 la libert\u00e9 d'expression (ch. 44-82). Conclusion: non-violation de l'art. 10 CEDH.\n<br> N.B. Cet arr\u00eat de la Grande Chambre fait suite \u00e0 la d\u00e9cision d'une chambre, qui \u00e9tait arriv\u00e9e \u00e0 une conclusion diff\u00e9rente par arr\u00eat du 01.07.2014.\n<br> Sintesi dell'UFG\n<br>(1\u00b0 rapporto trimestriale 2016)<br>Libert\u00e0 di espressione (art.\u00a010 CEDU); condanna di un giornalista a una multa per aver pubblicato documenti coperti dal segreto istruttorio in un procedimento penale.<br>Il caso in esame riguarda la condanna di un giornalista a una multa per aver pubblicato, nel 2003, documenti coperti dal segreto istruttorio durante il procedimento penale in corso contro un automobilista che aveva investito dei pedoni, uccidendone tre e ferendone otto prima di precipitare dal ponte di Losanna (\"Tragedia sul ponte di Losanna\").<br>Invocando l'articolo\u00a010 CEDU, il giornalista ha lamentato che la sua condanna penale aveva violato il suo diritto alla libert\u00e0 di espressione.<br>Nella sentenza pronunciata il 1\u00b0luglio\u00a02014, la Camera aveva concluso, con quattro voti contro tre, la violazione dell'articolo\u00a010 CEDU. Successivamente, tuttavia, il Governo svizzero ha chiesto il rinvio del caso alla Grande Camera.<br>La Grande Camera ha ritenuto che la pubblicazione di un articolo che traccia un quadro molto negativo dell'imputato, quando l'istruzione \u00e8 ancora in corso, \u00e8 suscettibile di influenzare il seguito della procedura. Questa circostanza giustificherebbe l'adozione da parte delle autorit\u00e0 nazionali di misure dissuasive, quali il divieto di divulgare informazioni segrete. Pur ammettendo che l'imputato avrebbe potuto interporre ricorso di diritto civile per pregiudizio alla vita privata, ha ritenuto che l'esistenza nel diritto nazionale di simili vie di ricorso non esoneri lo Stato dall'obbligo positivo di proteggere la vita privata di ogni imputato in un procedimento penale, e questo in misura ancora maggiore nel caso in esame, visto che al momento della pubblicazione dell'articolo litigioso l'imputato era in detenzione, ovvero vulnerabile, e verosimilmente soffriva di turbe di psichiche. La Grande Camera ha anche ritenuto che la sanzione inflitta al giornalista non ha costituito un'ingerenza sproporzionata nell'esercizio del suo diritto alla libert\u00e0 di espressione.<br>Nessuna violazione dell'articolo\u00a010 CEDU (15 voti contro 2)"}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:55", "Checksum": "db2fa9f85d407b46529102bb0084ba19"}