<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2A.653/2004/GAN/elo </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 17 novembre 2004 </div> <div class="para">IIe Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. les Juges Wurzburger, Président, </div> <div class="para">Müller et Merkli. </div> <div class="para">Greffier: M. Langone. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">X.________, recourante, </div> <div class="para">représentée par Me Franck-Olivier Karlen, avocat, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Service de la population du canton de Vaud, </div> <div class="para">avenue de Beaulieu 19, 1014 Lausanne, </div> <div class="para">Tribunal administratif du canton de Vaud, </div> <div class="para">avenue Eugène-Rambert 15, 1014 Lausanne. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">autorisation de séjour, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours de droit administratif contre l'arrêt du Tribunal administratif du canton de Vaud du 13 octobre 2004. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant: </div> <div class="para">Que X.________, ressortissante de Serbie et Monténégro, née le 5 décembre 1981, a épousé le 10 avril 2001 au Kosovo un compatriote titulaire d'une autorisation d'établissement, </div> <div class="para">qu'elle est entrée en Suisse le 24 octobre 2001 et a obtenu une autorisation de séjour annuelle pour vivre auprès de son époux, </div> <div class="para">que le 7 août 2003, la prénommée s'est réfugiée dans un centre d'accueil pour femmes victimes de violences conjugales, </div> <div class="para">qu'elle a déposé ensuite à l'encontre de son mari une requête de mesures protectrices de l'union conjugale, ainsi qu'une plainte pénale pour lésions corporelles, contrainte, menaces et tentative de viol, </div> <div class="para">que, selon les renseignements fournis par le Service de la population du canton de Vaud, l'autorisation de séjour de X.________ (qui avait été renouvelée jusqu'au 23 octobre 2003) a été prolongée, le 20 novembre 2003, de six mois, soit pendant l'instruction du dossier, </div> <div class="para">que, par décision du 2 février 2004, le Service de la population a révoqué l'autorisation de séjour au motif que les époux ne faisaient plus ménage commun, </div> <div class="para">que, statuant sur recours le 13 octobre 2004, le Tribunal administratif du canton de Vaud a confirmé cette décision et imparti à l'intéressée un délai au 31 décembre 2004 pour quitter le territoire cantonal, </div> <div class="para">qu'agissant le 12 novembre 2004 par la voie du recours de droit administratif, X.________ demande au Tribunal fédéral d'annuler l'arrêt du 13 octobre 2004, </div> <div class="para">que le recours de droit administratif - qui est en principe recevable contre les décisions de révocation de l'autorisation de séjour (art. 101 lettre d et 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ) - s'avère en l'espèce d'emblée irrecevable faute d'intérêt actuel et pratique au recours (<span class="artref">art. 103 lettre a OJ</span>), </div> <div class="para">qu'en effet, même non révoquée, l'autorisation de séjour délivrée le 20 novembre 2003 pour une durée limitée à six mois serait de toute façon arrivée à échéance le 20 mai 2004, soit avant même que le Tribunal administratif se soit prononcé sur la présente affaire, </div> <div class="para">qu'au surplus, la recourante ne peut invoquer aucune disposition particulière du droit fédéral ou d'un traité international lui accordant le droit à la prolongation de son autorisation de séjour, </div> <div class="para">que, selon l'<span class="artref">art. 17 al. 2 1</span>ère phrase de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142.20), le conjoint (étranger) d'un étranger possédant l'autorisation d'établissement a droit à l'autorisation de séjour aussi longtemps que les époux vivent ensemble, </div> <div class="para">qu'une séparation entraîne donc la déchéance de ce droit, indépendamment de ses motifs, à moins que la rupture ne soit que de très courte durée et qu'une reprise de la vie commune ne soit sérieusement envisagée à brève échéance (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=30&amp;from_date=16.11.2004&amp;to_date=05.12.2004&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F130-II-113%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page113">ATF 130 II 113</a> consid. 4.1 p. 116 et les références citées), </div> <div class="para">qu'il ressort de l'arrêt attaqué - dont les constatations de fait lient le Tribunal fédéral dans la mesure où elle n'apparaissent pas manifestement erronées (<span class="artref">art. 105 al. 2 OJ</span>) - que les époux vivent séparés depuis plusieurs mois et qu'une réconciliation n'est raisonnablement pas envisagée, les époux n'ayant plus de contacts depuis leur séparation, </div> <div class="para">que, contrairement à l'avis de la recourante, il est sans importance que la rupture soit due exclusivement au comportement violent de son époux, </div> <div class="para">que la recourante ne peut en outre rien déduire de l'<span class="artref">art. 7 al. 1 LSEE</span> dans la mesure où son époux n'est pas de nationalité suisse, ni de l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span>, qui ne protège que les relations familiales étroites et effectivement vécues, ce qui n'est pas le cas en l'espèce, </div> <div class="para">que le présent recours est donc manifestement irrecevable en vertu de l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=30&amp;from_date=16.11.2004&amp;to_date=05.12.2004&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F129-II-276%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page281">ATF 129 II 281</a> consid. 2.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=30&amp;from_date=16.11.2004&amp;to_date=05.12.2004&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F128-II-145%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page145">128 II 145</a> consid. 1.1.1 et les arrêts cités), </div> <div class="para">que la recourante n'a pas non plus qualité pour former un recours de droit public sur le fond au sens de l'<span class="artref">art. 88 OJ</span>, faute de droit au renouvellement d'une autorisation de séjour, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">qu'elle est cependant habilitée à agir par cette voie de droit pour se plaindre de la violation de ses droits de partie (garantis par la Constitution ou par la procédure cantonale) équivalant à un déni de justice formel (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=30&amp;from_date=16.11.2004&amp;to_date=05.12.2004&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F126-I-81%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page81">ATF 126 I 81</a> consid. 7b et les arrêts cités), </div> <div class="para">que, dans la mesure où elle reproche au Tribunal administratif de ne pas avoir suspendu la procédure jusqu'à droit connu sur sa plainte pénale déposée le 22 avril 2004 à l'encontre de son mari pour atteinte à l'honneur, son grief est mal fondé, puisque le comportement du conjoint titulaire d'une autorisation d'établissement n'est pas déterminant sous l'angle l'<span class="artref">art. 17 al. 2 LSEE</span>, </div> <div class="para">que le recours doit donc être rejeté dans la mesure où il est recevable, selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>, sans qu'il soit nécessaire d'ouvrir un échange d'écritures, </div> <div class="para">qu'avec le présent prononcé, la requête d'effet suspensif devient sans objet, </div> <div class="para">que, succombant, la recourante doit supporter un émolument judiciaire (<span class="artref">art. 156 al. 1 OJ</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, vu l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>, le Tribunal fédéral prononce: </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est rejeté dans la mesure où il est recevable. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Un émolument judiciaire de 800 fr. est mis à la charge de la recou- rante. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué en copie au mandataire de la recou- rante, au Service de la population et au Tribunal administratif du canton de Vaud, ainsi qu'à l'Office fédéral de l'immigration, de l'inté- gration et de l'émigration. </div> <div class="para">Lausanne, le 17 novembre 2004 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">Le président: Le greffier: </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>