<h2>SubmittedText<h2><p>L'histoire de la Colombie est une longue suite de guerres civiles. La violence y est presque endémique. La contribution suisse au processus de paix est à ce titre remarquable.</p><p>1. Mais que faire pour consolider cette paix dans la société civile ?</p><p>2. Comment éviter que des groupes aux intentions discutables reprennent les terrains "libérés"?</p><p>3. Risque-t-on une rechute si les partisans du non gagnent les élections présidentielles de 2018 alors que les FARC ont déposé les armes ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>1. Afin d'accompagner les efforts de promotion de la paix en Colombie, la Suisse met en oeuvre, depuis 2001, un programme de politique de paix et de promotion des droits de l'homme. Depuis cette date, la Suisse a fait de l'appui à la participation de la société civile dans la construction d'une paix durable une priorité. Ceci part du constat que la société civile est en mesure d'y apporter une contribution fondamentale. La Suisse a, par conséquent, appuyé de nombreuses initiatives de dialogues, inclusifs et participatifs, et a renforcé les capacités de plusieurs organisations dans différents domaines - récemment sur les thématiques du monitoring du cessez-le-feu. Conformément au souhait des signataires de l'accord de paix du 24 novembre 2016, la Suisse contribue à la mise en oeuvre des dispositions de cet accord portant sur les thèmes "participation politique" et "ouverture démocratique".</p><p>2. La démobilisation de la guérilla des FARC engendre de nouveaux défis auxquels le gouvernement colombien doit faire face. Il est particulièrement important que les institutions de l'État colombien puissent s'engager de manière conséquente dans les régions affectées par la violence armée. Dans ce contexte, la participation de la Suisse dans les domaines de la paix, du développement économique et de l'aide humanitaire contribue à l'amélioration des perspectives socioéconomiques de la population.</p><p>3. Le travail pour la paix est, par nature, une tâche à long terme. Il existe toujours le risque qu'un accord de paix échoue. C'est la raison pour laquelle la Suisse cherche à consolider les conditions d'une paix durable.</p>