<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2018-07-11-5A_568-2018.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5A_568/2018</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 11 juillet 2018</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit civil</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge fédéral von Werdt, Président. </div> <div class="para">Greffière : Mme Gauron-Carlin. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.A.________, </div> <div class="para">représentée par Me Olivier Bigler, avocat, </div> <div class="para">recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B.A.________, </div> <div class="para">représenté par Me François Bohnet, avocat, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">jugement de divorce (entretien post-divorce, augmentation des conclusions), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt de la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel du 23 mai 2018 (CACIV.2018.17/ctr). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Par arrêt du 23 mai 2018, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel a rejeté l'appel interjeté le 13 février 2018 par A.A.________ et confirmé le jugement rendu le 8 janvier 2018 par le Tribunal civil du Littoral et du Val-de-Travers prononçant le divorce des époux A.________ et condamnant notamment l'ex-époux à contribuer à l'entretien de son ex-épouse par le versement d'une pension mensuelle de 1'700 fr. jusqu'au mois de mars 2018. </div> <div class="para">En substance, l'autorité cantonale a retenu que la procédure de divorce des parties était soumise à l'ancien Code de procédure civile neuchâtelois (aCPCN) et que l'ex-épouse n'avait pas respecté les art. 314 et 314 aCPCN relatifs à la modification des conclusions et à l'introduction de moyens nouveaux en augmentant ses conclusions et en produisant une décision de l'assurance-invalidité postérieurement à l'ordonnance de clôture de l'instruction. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Par acte du 4 juillet 2018, A.A.________ exerce un recours en matière civile au Tribunal fédéral, sollicitant l'octroi de l'effet suspensif à son recours et le bénéfice de l'assistance judiciaire pour la procédure fédérale. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral statue sur la base des faits établis par la juridiction précédente (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>); il ne peut s'en écarter que si ces faits ont été constatés de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'<span class="artref">art. 95 LTF</span> (<span class="artref">art. 105 al. 2 LTF</span>), et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (<span class="artref">art. 97 al. 1 LTF</span>). Aussi, l'exposé des faits de la cause figurant aux pages 5 à 7 du recours sera ignoré, dés lors que les faits ne sont pas l'objet d'une critique explicite quant à leur établissement et qu'ils s'écartent de ceux contenus dans l'arrêt attaqué. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">La recourante reproche ensuite à la cour cantonale d'avoir violé l'<span class="artref">art. 125 CC</span> et la jurisprudence relative à l'entretien convenable dû à l'ex-conjoint en cas de mariage ayant significativement marqué la situation financière des époux ("lebensprägend"). Il ne ressort toutefois pas de l'arrêt déféré que la recourante aurait émis cette critique - même en substance - devant la juridiction précédente. Partant, la critique est irrecevable, faute d'épuisement du grief en instance cantonale (<span class="artref">art. 75 al. 1 LTF</span>; arrêt 5A_486/2016 du 10 janvier 2017 consid. 6.3). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Sous un intitulé " La maxime des débats ne fait pas obstacle à la prise en considération des faits constants ", la recourante se plaint de la violation des <span class="artref"><artref id="CH/272/55" type="start"></artref>art. 55 et 277 CPC</span><artref id="CH/272/277" type="end"></artref>, ainsi que des art. 57 et 319 aCPCN. </div> <div class="para">Ainsi qu'il a déjà été exposé à la recourante - pourtant assistée d'un avocat - le CPC fédéral ne s'applique pas à la présente cause de divorce introduite avant 2011 (<span class="artref">art. 404 al. 1 CPC</span>). Le grief est dès lors abusif, partant irrecevable. </div> <div class="para">Quant à la violation de l'aCPCN, sous réserve d'hypothèses non pertinentes en l'espèce (<span class="artref">art. 95 let</span>. c à e LTF), la violation du droit cantonal ne fonde pas un moyen de recours au Tribunal fédéral. La partie recourante peut toutefois faire valoir que l'application de ce droit enfreint l'<span class="artref">art. 9 Cst.</span> ou un autre droit constitutionnel (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=06.07.2018&amp;to_date=25.07.2018&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F141-I-105%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page105">ATF 141 I 105</a> consid. 3.3.1). Tel n'est cependant pas le cas en l'espèce, de sorte que le moyen tiré de la violation de l'aCPCN s'avère d'emblée irrecevable, ces normes n'étant au demeurant pas d'ordre constitutionnel. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">Soulevant enfin un " droit d'amplifier ses conclusions ", la recourante se réfère aux art. 314 et 315 aCPCN et déplore une violation " du droit fédéral, et plus spécifiquement l'article 138 aCC ". </div> <div class="para">A l'instar de ce qui a été dit précédemment, la violation du droit cantonal (les art. 314 s. aCPCN) ne constitue pas un motif de recours au Tribunal fédéral (<span class="artref">art. 95 LTF</span>; cf. <i>supra</i> consid. 5). A cet égard, la simple énonciation du mot " arbitraire " dans le texte n'est pas suffisante au regard de l'exigence de motivation, au demeurant accrue, des griefs constitutionnels (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>). </div> <div class="para">Quant à l'art. 138 aCC réglant l'introduction de conclusions nouvelles dans la procédure de divorce, la recourante se limite à mentionner la disposition, sans expliciter plus avant ce grief, en sorte qu'il ne répond pas aux exigences minimales de motivation (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 CPC). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.</b> </div> <div class="para">En définitive, le présent recours doit être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée de l'art. 108 al. 1 let. a à c LTF, ce qui rend sans objet la requête d'effet suspensif. </div> <div class="para">Faute de chances de succès du recours, la requête d'assistance judiciaire pour la procédure fédérale déposée par la recourante ne saurait être agréée (<span class="artref">art. 64 al. 1 LTF</span>). Les frais judiciaires, arrêtés à 700 fr., sont mis à la charge de la recourante qui succombe (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para">Il n'est pas alloué de dépens à l'intimé qui n'a pas été invité à se déterminer. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Président prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La requête d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 700 fr., sont mis à la charge de la recourante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et à la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 11 juillet 2018 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : von Werdt </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : Gauron-Carlin </div> </div></body></html>