Lausanne, 6. Oktober 2016
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 3. Oktober 2016 (6B_875/2016)
Voraussetzungen für nachträgliche Verwahrung nicht erfüllt
Das Obergericht des Kantons Solothurn hat zu Recht die nachträgliche Verwahrung
eines Mannes abgelehnt, der 2011 wegen Brandstiftung und versuchter Störung des
Eisenbahnverkehrs verurteilt wurde. Das Bundesgericht weist die Beschwerde der
Oberstaatsanwaltschaft des Kantons Solothurn ab. Die Voraussetzungen für eine
Verwahrung sind nicht erfüllt, weil der Betroffene gemäss den verbindlichen Sachverhaltsfeststellungen im Strafurteil keine ausreichend schwerwiegenden Straftaten
begangen und keine Personen verletzt hat oder verletzten wollte.
Der Mann hatte 2009 erfolglos versucht, einen Zug zum Entgleisen zu bringen. 2011
setzte er die St. Ursen-Kathedrale in Solothurn in Brand. Verletzt wurde bei den Taten
niemand. Das Amtsgericht Solothurn-Lebern verurteilte ihn 2011 für diese und weitere
Delikte wegen Brandstiftung, mehrfacher versuchter Störung des Eisenbahnverkehrs,
Schreckung der Bevölkerung sowie Drohung zu einer Freiheitsstrafe von 14 Monaten.
Gleichzeitig ordnete es eine stationäre therapeutische Massnahme an. Das Amt für
Justizvollzug hob diese Massnahme 2015 wegen Aussichtslosigkeit auf und das Amtsgericht Solothurn-Lebern ordnete auf dessen Antrag die nachträgliche Verwahrung des
Mannes an. Das Obergericht des Kantons Solothurn hiess die Beschwerde des Betroffenen im vergangenen August gut und wies den Antrag auf nachträgliche Verwahrung
ab. Die Oberstaatsanwaltschaft des Kantons Solothurn gelangte dagegen ans Bundesgericht.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde ab. Die Verwahrung als "ultima ratio" setzt
unter anderem voraus, dass die Anlasstat schwer wiegt und der Täter damit die physische, psychische oder sexuelle Integrität einer anderen Person schwer beeinträchtigt
hat oder beeinträchtigen wollte (Artikel 64 Absatz 1 des Strafgesetzbuches). Ob diese
Voraussetzungen erfüllt sind, ist auf der Grundlage der Sachverhaltsfeststellungen im
rechtskräftigen Strafurteil zu beurteilen. Das Obergericht hat im konkreten Fall kein
Bundesrecht verletzt, wenn es gestützt auf das Strafurteil des Amtsgerichts SolothurnLebern von 2011 die Voraussetzungen für eine nachträgliche Verwahrung als nicht
erfüllt erachtet hat. Die Oberstaatsanwaltschaft zeigt anhand der rechtskräftigen Schuldsprüche keine Umstände auf, welche die Taten des Betroffenen als schwere Straftaten
im Sinne des Verwahrungsartikels erscheinen lassen. Solche Umstände sind aufgrund
der konkreten Tatbegehung auch nicht ersichtlich. Es kam lediglich zu Sachschaden,
Personen wurden nicht verletzt oder gefährdet. Gemäss den verbindlichen Feststellungen im Strafurteil hat der Täter lediglich eine abstrakte Gefahr für Dritte geschaffen und
sich überlegt, wie er seine Taten umsetzen könne, ohne Drittpersonen zu verletzen.
Die Abweisung der Beschwerde hat die Freilassung des Betroffenen zur Folge. Das
Bundesgericht setzt dafür eine Frist von maximal 7 Tagen nach Erhalt des Urteils, damit
diesbezüglich allfällige Vorkehrungen in die Wege geleitet werden können, wie etwa die
bereits in Erwägung gezogenen Massnahmen des Erwachsenenschutzrechts. Lausanne, le 6 octobre 2016
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 3 octobre 2016 (6B_875/2016)
Conditions d'un internement ultérieur non remplies
La Cour d'appel du canton de Soleure a refusé à juste titre l'internement ultérieur
d'un homme qui avait été condamné en 2011 pour incendie intentionnel et tentative
d'entrave au service des chemins de fer. Le Tribunal fédéral rejette le recours du
Ministère public du canton de Soleure. Les conditions d'un internement ne sont pas
remplies dans la mesure où, selon les constatations de fait du jugement pénal qui
lient le Tribunal fédéral, l'intéressé n'a commis aucune infraction suffisamment grave
et n'a ni blessé, ni voulu blesser autrui.
En 2009, l'homme avait essayé sans succès de faire dérailler un train. En 2011, il a mis
le feu à la cathédrale Saint-Ours à Soleure. Nul n'a été blessé du fait de ces agissements. A raison de ces faits ainsi que pour d'autres délits, le Tribunal de Soleure-Lebern
l'a condamné en 2011 à une peine privative de liberté de 14 mois pour incendie intentionnel, multiples tentatives d'entrave au service des chemins de fer, menaces alarmant
la population, ainsi que pour menace. Il a ordonné en parallèle une mesure thérapeutique institutionnelle. L'autorité d'exécution a levé cette mesure en 2015 au motif de
l'absence de perspective et le Tribunal de Soleure-Lebern a ordonné à sa demande
l'internement ultérieur de l'intéressé. La Chambre des recours du canton de Soleure a
admis le recours de l'intéressé en août dernier et a rejeté la requête d'internement
ultérieur. Le Ministère public du canton de Soleure a porté la cause devant le Tribunal
fédéral.
Le Tribunal fédéral rejette le recours. L'internement comme « ultima ratio » suppose
entre autres que l'infraction soit grave et que l'auteur ait porté ou voulu porter gravement
atteinte à l'intégrité physique, psychique ou sexuelle d'autrui (art. 64 al. 1 du Code
pénal). Il convient de déterminer si ces conditions sont remplies sur la base des constatations de fait du jugement pénal entré en force. La Chambre des recours n'a pas violé
le droit fédéral dans le cas d'espèce en se fondant sur le jugement pénal du Tribunal de
Soleure-Lebern de 2011 pour conclure que les conditions d'un internement ultérieur
n'étaient pas remplies. Sur la base des verdicts de culpabilité entrés en force, le Ministère public n'établit aucune circonstance faisant apparaître les actes de l'intéressé
comme des infractions graves au sens des dispositions sur l'internement. De telles
circonstances ne ressortent pas non plus de manière évidente des actes perpétrés dans
le cas d'espèce. Il est uniquement question de préjudice matériel, à l'exclusion de
personnes blessées ou mises en danger. Selon les constatations obligatoires du
jugement pénal, l'auteur a seulement créé un danger abstrait pour des tiers et a fait en
sorte d'accomplir ses actes sans blesser des tierces personnes.
Le rejet du recours entraîne la mise en liberté de l'intéressé. Le Tribunal fédéral impartit
un délai maximal de 7 jours dès réception de l'arrêt pour ce faire, dans l'optique de la
mise en œuvre d'éventuelles mesures de précaution, par exemple les mesures fondées
sur le droit de la protection de l'adulte déjà envisagées.