An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 11. April 2014
Kein Embargo
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 11. April 2014 (2C_255/2013)
Notkühlung KKW Mühleberg: Beschwerderecht für Anwohner
Anwohner  des  Kernkraftwerks  (KKW)  Mühleberg  haben  Anspruch  auf  eine  
anfechtbare Verfügung zum umstrittenen Einsatz von mobilen Pumpen zur Notkühlung des KKW. Das Bundesgericht hat die Beschwerde des Eidgenössischen  
Nuklearsicherheitsinspektorats (ENSI) abgewiesen und den Entscheid des Bundesverwaltungsgerichts bestätigt. 
Das ENSI hatte im März 2011 nach den Geschehnissen im japanischen Kernkraftwerk  
Fukushima alle schweizerischen KKW aufgefordert, unverzüglich die im Fall eines  
Erdbebens oder einer Überflutung geplanten Massnahmen zu überprüfen. Die BKW  
FMB Energie AG (BKW) als Betreiberin des KKW Mühleberg wurde vom ENSI  
angehalten, den Nachweis für die Beherrschung des 10'000-jährlichen Aare-Hochwassers zu erbringen. Namentlich sei das geplante Vorgehen darzulegen, falls das aus  
der Aare gespeiste Kühlungssystem wegen Verstopfung oder Schädigung ausfallen  
sollte. Im Juni 2011 reichte die BKW den geforderten Nachweis ein. Das ENSI kam zum  
Schluss, dass der von der BKW vorgesehene Einsatz von auf dem Areal gelagerten  
mobilen Pumpen für die Kühlwasserversorgung des Notstandsystems nicht zu beanstanden  sei.  Für  den  längerfristigen  Betrieb  verlangte  das  ENSI  zusätzliche  
Nachrüstungen. Zwei Anwohner des KKW Mühleberg forderten vom ENSI anschliessend eine beschwerdefähige Verfügung in Bezug auf den von ihm als zulässig  
erachteten Einsatz mobiler Pumpen (Verfügung über einen Realakt gemäss Artikel 25a  
des Verwaltungsverfahrensgesetzes). Das ENSI trat auf das Gesuch nicht ein. Das  
Bundesverwaltungsgericht gab den beiden Anwohnern im Februar 2013 Recht, worauf  
das ENSI ans Bundesgericht gelangte. 
Die II. öffentlich-rechtliche Abteilung hat die Beschwerde des ENSI in ihrer Beratung  
vom Freitag abgewiesen. Das Gericht kommt zum Schluss, dass die Betroffenen im  
konkreten Fall ein schutzwürdiges Interesse am Erlass der fraglichen Verfügung durch  
das ENSI haben. Laut Gericht stellt ein KKW einen besonderen Gefahrenherd dar und  
setzt die Anwohner einem erhöhten Risiko aus. Personen, die innerhalb eines Bereichs  
leben, wo das Gefährdungspotential besonders hoch einzuschätzen ist, haben Anspruch  
auf Teilnahme am Verfahren betreffend konkreter Schutzmassnahmen. Dieser Anspruch  
auf Rechtsschutz hat auch dann zu gelten, wenn es wie hier um eine Sicherheitsmassnahme im Rahmen der laufenden Aufsicht durch das ENSI geht. Das Bundesgericht betont, dass die Möglichkeit auf Erlass einer Verfügung der fraglichen Art bei  
Bagatellen nicht offen steht. A tous les journalistes accrédités auprès  
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 11 avril 2014
Pas d'embargo
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 11 avril 2014 (2C_255/2013)
Système de refroidissement de secours de la Centrale nucléaire de  
Mühleberg: droit de recours des riverains
Les riverains de la Centrale nucléaire de Mühleberg ont le droit d'obtenir une  
décision susceptible de recours sur la mise en fonction contestée de pompes  
mobiles de refroidissement de secours. Le Tribunal fédéral a rejeté le recours de  
l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) et confirmé la décision du  
Tribunal administratif fédéral.
En mars 2011, suite aux évènements survenus à la Centrale nucléaire de Fukushima au  
Japon, l'IFSN avait demandé à toutes les centrales nucléaires suisses de procéder  
immédiatement à un contrôle des mesures prévues en cas de séisme ou d'inondation.  
La BKW FMB Energie SA (ci-après: les FMB), en sa qualité d'exploitante de la Centrale  
nucléaire de Mühleberg, a été contrainte par l'IFSN de prouver qu'elle était en mesure  
de faire face à des crues extrêmes de l'Aar qui peuvent survenir une fois tous les 10’000  
ans. Elle a notamment été invitée à présenter la procédure d'intervention prévue au cas  
où les prises d'eau du système de refroidissement dans l'Aar venaient à tomber en  
panne ou à se boucher. En juin 2011, les FMB ont fourni les preuves demandées.  
L'IFSN est parvenue à la conclusion que la mise en fonction de pompes mobiles,  
stockées sur place, pour l'alimentation de l'eau de refroidissement pour le système de  
secours, ne posait pas problème. Pour l'exploitation à long terme, l'IFSN a toutefois  
exigé l'installation d'équipements complémentaires. Deux riverains de la centrale  
nucléaire de Mühleberg ont par la suite demandé à l'IFSN de rendre une décision  
susceptible de recours ayant pour objet la mise en fonction de pompes mobiles  
(décision relative à des actes matériels au sens de l'art. 25a de la loi fédérale sur la  
procédure administrative). L'IFSN n'est pas entrée en matière sur cette demande. Le  
Tribunal administratif fédéral a donné raison aux riverains en février 2013 et par la suite  
l'IFSN a recouru au Tribunal fédéral. 
La IIe Cour de droit public a rejeté le recours de l'IFSN lors de sa séance de vendredi.  
Le Tribunal arrive à la conclusion qu'en l'espèce les riverains ont un intérêt digne de  
protection à obtenir une décision de l'IFSN. Selon le Tribunal, une centrale nucléaire  
représente une source de danger particulière qui expose les riverains à un risque accru.  
Les personnes qui vivent dans un périmètre où le potentiel de mise en danger est  
considéré comme particulièrement élevé ont le droit de participer à la procédure relative  
aux mesures de protection concrètes. Cette protection vaut aussi lorsque, comme dans  
le cas d'espèce, l'IFSN exige la mise en oeuvre de mesures de sécurité dans le cadre  
de sa surveillance courante. Le Tribunal fédéral souligne que la possibilité de demander  
une décision susceptible de recours n'est pas ouverte dans les cas bagatelles.