<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2025-04-16-7B_1168-2024.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7B_1168/2024</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 16 avril 2025</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit pénal</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. et Mmes les Juges fédéraux Abrecht, Président, </div> <div class="para">van de Graaf et Koch. </div> <div class="para">Greffier : M. Porchet. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">représenté par Me Sophie Bobillier, avocate, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Ministère public de la République et canton de Genève, </div> <div class="para">route de Chancy 6B, 1213 Petit-Lancy, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Refus de nomination d'un défenseur d'office, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt de la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève du 30 septembre 2024 </div> <div class="para">(ACPR/701/2024 - P/18774/2024). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.a.</b> Par ordonnance pénale du 15 août 2024, le Ministère public de la République et canton de Genève (ci-après: le Ministère public) a reconnu A.________ coupable d'appropriation illégitime (<span class="artref">art. 137 ch. 1 CP</span>), d'infraction à l'art. 115 al. 1 let. b et c de la loi fédérale du 16 décembre 2005 sur les étrangers et l'intégration (LEI; RS 142.20) et d'infractions aux <span class="artref">art. 19 al. 1 let</span>. d et 19a ch. 1 de la loi fédérale du 3 octobre 1951 sur les stupéfiants et les substances psychotropes (LStup; RS 812.121). Il l'a condamné à une peine privative de liberté de 120 jours, sous déduction de 2 jours de détention avant jugement, ainsi qu'à une amende de 100 francs. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.b.</b> Les faits suivants lui sont en substance reprochés: </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.b.a.</b> Le 12 mai 2024, il aurait dérobé le téléphone mobile de marque Samsung appartenant à B.________ (ci-après: la partie plaignante), qui l'avait oublié dans le commerce C.________ situé à la rue U.________. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.b.b.</b> Entre le 27 juin 2021 et le 14 août 2024, date de son interpellation, il aurait séjourné et travaillé en Suisse comme peintre pour un salaire mensuel net de 2'000 fr. sans les autorisations nécessaires. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.b.c.</b> Entre le 15 août 2021 et le 14 août 2024, il aurait consommé régulièrement du cannabis pour une quantité mensuelle d'environ 100 grammes. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.b.d.</b> Le 14 août 2024, alors qu'il cheminait sur la rue V.________ en direction du sentier W.________, il aurait détenu sur lui 234.5 grammes de stupéfiants, soit de la résine de cannabis et de la marijuana, ainsi qu'une petite balance. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.c.</b> Lors de ses auditions des 14 et 15 août 2024 devant la police puis le Ministère public, A.________ a renoncé à la présence d'un avocat et s'est exprimé en français. Il a reconnu l'ensemble des faits qui lui étaient reprochés tout en contestant s'adonner à un trafic de stupéfiants. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.d.</b> L'extrait du casier judiciaire de A.________ comporte quatre condamnations: le 15 juin 2020 pour vol simple (<span class="artref">art. 139 ch. 1 CP</span>), séjour illégal (<span class="artref">art. 115 al. 1 let. b LEI</span>), recel (<span class="artref">art. 160 ch. 1 al. 1 CP</span>), contravention à la LStup (<span class="artref">art. 19a al. 1 LStup</span>) et tentative de vol simple (<span class="artref">art. 22 al. 1 CP</span> <i>cum</i> <span class="artref">art. 139 ch. 1 CP</span>) et le 12 août 2020, le 8 décembre 2020 et le 26 juin 2021 pour séjour illégal (<span class="artref">art. 115 al. 1 let. b LEI</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.e.</b> Le 26 août 2024, par l'intermédiaire de son conseil, A.________ a formé opposition à l'ordonnance pénale du 15 août 2024 et a demandé qu'une défense d'office soit prononcée en sa faveur. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.a.</b> Par ordonnance du 27 août 2024, le Ministère public a maintenu son ordonnance du 15 août 2024 et a transmis la procédure au Tribunal de police; il a en outre refusé d'ordonner une défense d'office en faveur de A.________. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.b.</b> Par arrêt du 30 septembre 2024, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Chambre pénale) a rejeté le recours formé par A.________ contre le refus d'ordonner une défense d'office en sa faveur. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.</b> </div> <div class="para">Par acte du 31 octobre 2024, A.________ interjette un recours en matière pénale au Tribunal fédéral contre cet arrêt, en concluant principalement à sa réforme dans le sens de la désignation de son avocate en tant que défenseur d'office avec effet au 26 août 2024. À titre subsidiaire, il conclut à l'annulation de l'arrêt entrepris et au renvoi de la cause à l'autorité précédente pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Il sollicite en outre l'assistance judiciaire pour la procédure fédérale. </div> <div class="para">Invités à se déterminer, le Ministère public a conclu au rejet du recours, tandis que la Chambre pénale n'a pas formulé d'observations. Le recourant s'est à nouveau prononcé le 14 décembre 2024, persistant intégralement dans ses conclusions. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours en matière pénale est ouvert contre une décision incidente par laquelle l'assistance d'un défenseur d'office est refusée à une partie à la procédure pénale (<span class="artref">art. 78 al. 1 LTF</span>). Le recourant, prévenu et auteur de la demande de désignation d'un défenseur d'office, a qualité pour recourir (<span class="artref">art. 81 al. 1 LTF</span>). Le refus de lui désigner un défenseur d'office est en outre susceptible de lui causer un préjudice irréparable au sens de l'<span class="artref">art. 93 al. 1 let. a LTF</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=05.04.2025&amp;to_date=24.04.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-IV-202%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page202">ATF 140 IV 202</a> consid. 2.2). Pour le surplus, le recours a été déposé en temps utile (cf. <span class="artref">art. 100 al. 1 LTF</span>), de sorte qu'il y a lieu d'entrer en matière. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Invoquant une violation des <span class="artref">art. 6 CEDH</span> et 132 CPP, le recourant reproche à la cour cantonale d'avoir refusé de désigner son avocate à la défense d'office de ses intérêts. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.1.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.1.1.</b> En dehors des cas de défense obligatoire visés à l'<span class="artref">art. 130 CPP</span>, l'<span class="artref">art. 132 al. 1 let. b CPP</span> soumet le droit à l'assistance d'un défenseur d'office aux conditions que le prévenu soit indigent et que la sauvegarde de ses intérêts justifie une telle assistance. </div> <div class="para">S'agissant de la seconde condition, elle s'interprète à l'aune des critères mentionnés à l'<span class="artref"><artref id="CH/312.0/132/3" type="start"></artref><artref id="CH/312.0/132/2" type="start"></artref>art. 132 al. 2 et 3 CPP</span><artref id="CH/312.0/132/3" type="end"></artref><artref id="CH/312.0/3" type="end"></artref>. Ainsi, les intérêts du prévenu justifient une défense d'office notamment lorsque la cause n'est pas de peu de gravité et qu'elle présente, sur le plan des faits ou du droit, des difficultés que le prévenu seul ne pourrait pas surmonter (<span class="artref">art. 132 al. 2 CPP</span>). En tout état de cause, une affaire n'est pas de peu de gravité lorsque le prévenu est passible d'une peine privative de liberté de plus de quatre mois ou d'une peine pécuniaire de plus de 120 jours-amende (<span class="artref">art. 132 al. 3 CPP</span>). </div> <div class="para">Si les deux conditions mentionnées à l'<span class="artref">art. 132 al. 2 CPP</span> doivent être réunies cumulativement, il n'est pas exclu que l'intervention d'un défenseur soit justifiée par d'autres motifs (comme l'indique l'adverbe "notamment"), en particulier dans les cas où cette mesure est nécessaire pour garantir l'égalité des armes ou parce que l'issue de la procédure pénale a une importance particulière pour le prévenu, par exemple s'il encourt une révocation de l'autorisation d'exercer sa profession ou s'il risque de perdre la garde de ses enfants (arrêts 7B_192/2024 du 5 février 2025 consid. 3.2; 7B_839/2023 du 26 mars 2024 consid. 2.2 et les arrêts cités). </div> <div class="para">Les critères énoncés par l'art. 132 al. 1, let. b, 2 et 3 CPP reprennent largement la jurisprudence du Tribunal fédéral en matière d'assistance judiciaire, rendue sur la base des <span class="artref">art. 29 al. 3 Cst.</span> et 6 ch. 3 let. c CEDH (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=05.04.2025&amp;to_date=24.04.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-I-164%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page164">ATF 143 I 164</a> consid. 3.5; arrêt 6B_593/2023 du 26 février 2024 consid. 6.3). Selon cette jurisprudence, la désignation d'un défenseur d'office peut ainsi s'imposer, selon les circonstances, lorsque le prévenu encourt une peine privative de liberté de quelques semaines à quelques mois si, à la gravité relative du cas, s'ajoutent des difficultés particulières du point de vue de l'établissement des faits ou des questions juridiques soulevées, qu'il ne serait pas en mesure de résoudre seul. En revanche, lorsque l'infraction n'est manifestement qu'une bagatelle, en ce sens que son auteur ne s'expose qu'à une amende ou à une peine privative de liberté de courte durée, la jurisprudence considère que l'auteur n'a pas de droit constitutionnel à l'assistance judiciaire (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=05.04.2025&amp;to_date=24.04.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-I-164%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page164">ATF 143 I 164</a> consid. 3.5; arrêt 7B_839/2023 du 26 mars 2024 consid. 2.2). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.1.2.</b> Pour évaluer si l'affaire présente des difficultés que le prévenu ne pourrait pas surmonter sans l'aide d'un avocat, il y a lieu d'apprécier l'ensemble des circonstances concrètes. La nécessité de l'intervention d'un conseil juridique doit ainsi reposer sur des éléments objectifs, tenant principalement à la nature de la cause, et sur des éléments subjectifs, fondés sur l'aptitude concrète du requérant à mener seul la procédure (arrêts 7B_839/2023 du 26 mars 2024 consid. 2.2; 7B_611/2023 du 20 décembre 2023 consid. 3.2.1). </div> <div class="para">S'agissant de la difficulté objective de la cause, à l'instar de ce qu'elle a développé en rapport avec les chances de succès d'un recours, la jurisprudence impose de se demander si une personne raisonnable et de bonne foi, qui présenterait les mêmes caractéristiques que le requérant mais disposerait de ressources suffisantes, ferait ou non appel à un avocat (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=05.04.2025&amp;to_date=24.04.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-III-138%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page138">ATF 142 III 138</a> consid. 5.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=05.04.2025&amp;to_date=24.04.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-V-521%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page521">140 V 521</a> consid. 9.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=05.04.2025&amp;to_date=24.04.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-III-396%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page396">139 III 396</a> consid. 1.2; arrêt 7B_611/2023 du 20 décembre 2023 consid. 3.2.1). La difficulté objective d'une cause est admise sur le plan juridique lorsque la subsomption des faits donne lieu à des doutes, que ce soit de manière générale ou dans le cas particulier. Pour apprécier la difficulté subjective d'une cause, il faut tenir compte des capacités du prévenu, notamment de son âge, de sa formation, de sa plus ou moins grande familiarité avec la pratique judiciaire, de sa maîtrise de la langue de la procédure, ainsi que des mesures qui paraissent nécessaires dans le cas particulier pour assurer sa défense, notamment en ce qui concerne les preuves qu'il devra offrir (arrêt 7B_839/2023 du 26 mars 2024 consid. 2.3). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.2.</b> En l'occurrence, la cour cantonale a commencé par constater que le recourant ne semblait pas indigent. Elle a ensuite examiné si la sauvegarde de ses intérêts justifiait de lui octroyer l'assistance d'un défenseur d'office. Elle a retenu à cet égard que la cause était de peu de gravité, notamment au vu de la peine privative de liberté de 120 jours encourue, et qu'elle ne présentait pas, sur le plan des faits ou du droit, des difficultés que le prévenu ne pouvait pas surmonter seul. Pour ce faire, elle a constaté que les infractions reprochées au recourant - certes en lien avec des biens juridiques différents - n'étaient pas complexes et que le recourant avait pu exposer sa version des faits seul et sans interprète à la police et au Ministère public (cf. consid. 2.4 p. 6 de l'arrêt attaqué). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.3.</b> Le raisonnement de la cour cantonale ne prête pas le flanc à la critique et le recourant ne développe aucune argumentation à même de le remettre en cause. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.3.1.</b> Le recourant ne saurait en particulier soutenir que la cause présenterait des difficultés en fait et en droit parce qu'il contesterait avoir détenu des stupéfiants et s'être approprié le téléphone mobile de la partie plaignante (recours nos 84 à 86 et 88). En effet, remettre en cause des faits et prétendre devoir requérir l'administration de preuves ne suffit pas encore pour qualifier une cause de complexe; tel est d'autant plus le cas lorsque la réquisition de preuve en question, soit une confrontation avec la partie plaignante, ne présente pas de difficultés (cf. arrêt 1B_510/2022 du 16 décembre 2022 consid. 3.4). Le recourant devrait au surplus être à même d'exposer respectivement de démontrer seul quelle serait la valeur du bien de la partie plaignante et quelle aurait été son intention lorsqu'il s'en serait saisi, dès lors que, durant l'audience du 15 août 2024, il a exposé sans interprète ni avocat l'avoir vendu pour "remplir son frigo" et être disposé à dédommager sa propriétaire. </div> <div class="para">S'agissant de l'art. 115 al. 1 let. b et c LEI, le recourant, qui a déjà été condamné à plusieurs reprises pour cette infraction, ne saurait prétendre qu'elle serait complexe en soutenant que "se posera (...) la question de la Directive sur le retour" (Directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 relative aux normes et procédures communes applicables dans les États membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier) sans démontrer que cette directive serait applicable, ce dont il est au demeurant permis de douter au vu des autres infractions retenues contre lui (cf., sur le champ d'application de cette directive, <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=05.04.2025&amp;to_date=24.04.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F147-IV-232%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page232">ATF 147 IV 232</a> consid. 1.2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=05.04.2025&amp;to_date=24.04.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-IV-264%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page264">143 IV 264</a> consid. 2.4; arrêt 7B_420/2023 du 20 septembre 2024 consid. 2.2.4 et les arrêts cités; sur la prise en compte de l'application de cette directive en lien avec l'<span class="artref">art. 132 CPP</span>, cf. arrêt 1B_169/2016 du 21 juillet 2016 consid. 4; recours nos 89 s.). </div> <div class="para">La présence d'une plainte pénale au dossier, le potentiel dépôt de conclusions civiles par la partie plaignante, l'impact de la quotité de la peine sur son exécution - dans la mesure où cette problématique pourrait se présenter (cf. <span class="artref"><artref id="CH/311.0/77^b" type="start"></artref>art. 77b et 79a CP</span><artref id="CH/311.0/79^a" type="end"></artref>) et relèverait du juge de fond - ou encore les problèmes liés à des concours d'infractions (cf. <span class="artref">art. 49 CP</span>) ne sauraient au surplus être invoqués, sans autre considération, en tant qu'éléments compliquant la procédure pénale en l'occurrence (recours nos 77 à 79 et 87) : il s'agit en effet de questions qui ne sortent pas de l'ordinaire dans une procédure pénale (pour des cas similaires, cf. notamment arrêts 1B_510/2022 du 16 décembre 2022 consid. 3.4; 1B_169/2016 du 21 juillet 2016 consid. 4; recours nos 75 s.). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.3.2.</b> La situation personnelle du recourant - soit un homme d'origine tunisienne de 26 ans qui parle le français et travaille sur appel "au gris" - tout comme sa consommation de cannabis ne justifient pas non plus de lui désigner un défenseur d'office; pour rappel, la procédure devant le tribunal de première instance est essentiellement orale (cf. <span class="artref">art. 66 CPP</span>; arrêt 1B_510/2022 du 16 décembre 2022 consid. 3.4; recours nos 62 à 71). De plus et contrairement à ce que le recourant soutient en invoquant le principe de l'égalité des armes, le seul fait qu'il soit opposé au Ministère public ne change rien à ce qui précède; cela vaut d'autant plus en l'occurrence qu'il ne prétend pas que celui-ci devrait soutenir en personne l'accusation (cf. arrêts 1B_370/2022 du 1er décembre 2022 consid. 2.1.2; 1B_12/2019 du 14 mai 2019 consid. 2.6; recours no 72). Quant à l'interdiction de périmètre qui a été prononcée à son endroit, le recourant ne saurait pas non plus l'invoquer afin de prétendre que l'issue de la présente procédure aurait une importance particulière pour lui sans démontrer que la validité de cette mesure dépendrait de l'issue de la procédure pénale, ce dont il est au demeurant permis de douter au vu de la décision de renvoi dont il fait l'objet (cf. <span class="artref"><artref id="CH/142.20/74/b" type="start"></artref><artref id="CH/142.20/74/1/b" type="start"></artref><artref id="CH/142.20/74/1/a" type="start"></artref>art. 74 al. 1 let. a et b LEI</span><artref id="CH/142.20/74/1/b" type="end"></artref><artref id="CH/142.20/74/b" type="end"></artref><artref id="CH/142.20/b" type="end"></artref>; recours nos 93 à 98 s.). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.3.3.</b> Comme la cause ne présente pas de difficultés factuelles ou juridiques, la question de sa gravité peut demeurer indécise. Il convient toutefois de relever que, contrairement à ce que soutient le recourant, le risque d'une aggravation de sa peine par le juge de première instance ne suffit pas pour qualifier sa cause de grave: la sanction retenue dans l'ordonnance pénale constitue, à l'instar de ce qui prévaut en matière d'appel contre une condamnation de première instance, un indice important quant à la peine susceptible de devoir finalement être exécutée (cf. arrêts 1B_475/2020 du 19 novembre 2020 consid. 2.3; 1B_12/2020 du 24 janvier 2020 consid. 3.2; 1B_169/2016 du 21 juillet 2016 consid. 4; recours nos 36 s.). De plus, il est permis de douter que le recourant puisse valablement soutenir que la sanction prononcée par le Ministère public dépasserait le seuil de gravité fixé par l'<span class="artref">art. 132 al. 3 CPP</span>, dès lors que, s'il ne payait pas l'amende à laquelle il aurait été condamné, sa peine privative de liberté s'élèverait à 121 jours (cf. pour un cas similaire arrêt 1B_366/2015 du 16 novembre 2015 consid. 1; recours nos 34 s. et 38). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.4.</b> Au vu de ce qui précède, la cour cantonale n'a pas violé l'<span class="artref">art. 132 CPP</span> ni l'<span class="artref">art. 6 CEDH</span> en confirmant l'ordonnance litigieuse. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Il s'ensuit que le recours doit être rejeté. </div> <div class="para">Comme le recours était d'emblée dénué de chances de succès, la demande d'assistance judiciaire doit être rejetée (<span class="artref">art. 64 al. 1 LTF</span>). Le recourant, qui succombe, supportera les frais judiciaires; ceux-ci seront toutefois fixés en tenant compte de sa situation financière, qui n'apparaît pas favorable (art. 65 al. 2 et 66 al. 1 LTF). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b> Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La requête d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 1'200 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et à la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 16 avril 2025 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit pénal </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Abrecht </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Porchet </div> </div></body></html>