<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="list-block col-lg-12 mb-5"> <div class="decis-block__flag"> CAM/4/2010 </div> <div class="list-block__content row pb-3"> <h3 class="list-block__title col-lg-8"> <a href="/apps/decis/fr/capj/show/3372092"> CAM/4/2010 </a> (3) du 07.12.2010 , REJETE </h3> <div class="col-lg-12"> <div> <b>Descripteurs</b> : CONDITION DE RECEVABILITÉ </div> <div> <b>Normes</b> : LCSM.8 </div> </div> <div class="col-lg-12 mt-4"> <div> <a href="/apps/decis/fr/capj/file//2010/0000/CAM_000004_2010_CAM_4_2010.pdf"> <img alt="Pdf" border="no" src="data:image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAACAAAAAgCAMAAABEpIrGAAABBVBMVEUAAAA9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKGaDsL5AAAAVnRSTlMAAQIDBAYICgsOExQVFxobHB0eIyotLjAyMzc5PD0/QEVJS01UVlddXmdwcXV5foWGjJSYmp2eoKOlqrCytLW3ubq8wMPKzM7T1eDi5Obp6+3x8/f5/ROqjl4AAAD9SURBVDjLfdNpUwIxDAbgtLsVPJBDRRGUywN1QRRELgXlFJQVkfz/nyLdkaFDS95vmTydzjQpAFzgetwcAyU/qKfJFYAoVL+oYyN84RQQ/hG2OAVgIdoWBaR4tyggRYdTQIobHdhevSdkYjjVQMQ9B5isnkOsg3QhCXAyIUD/1PCCCojiEQ22MUQDhgEahPCWBk5ttkUBa7Z7XaVA9hVYvcg2AvZ1AMC7g/hZOhEwgUzTOnSGn5U+ug+VKx3Y38Pn1I5cgv38xziqgeBjWd1U7Yq7xq8PCFBw3jJAgHCv+AQUOJ6XOAlAbxtnYQamv/kf2wOXG/v3yyEKc7zzfy61YB0tdylvAAAAAElFTkSuQmCC"/> </a> </div> <div> <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="681"> <tr> <td valign="top" width="47"> <p align="center"> </p> </td> <td colspan="2" valign="top" width="359"> <p>republique et canton de geneve</p> <p><b>Cour d’appel de la magistrature</b></p> <p><b> </b></p> <p><b> </b></p> </td> <td valign="top" width="274"> <p><b> </b></p> <p><b>Cause N°: CAM 4_2010</b></p> </td> </tr> <tr> <td width="47"><p> </p></td> <td valign="top" width="302"> <p> </p> </td> <td valign="top" width="57"> <p> </p> </td> <td valign="top" width="274"> </td> </tr> <tr> <td width="47"><p> </p></td> <td valign="top" width="302"> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p>A______</p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p>Partie appelante</p> </td> <td valign="top" width="57"> <p> </p> </td> <td valign="top" width="274"> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p>Conseil Supérieur de la magistrature</p> <p>Rue du Bourg-de-Four 1</p> <p>1204 Genève</p> <p>Partie intimée</p> </td> </tr> </table> <p> </p> <p> </p> <p><b>Décision du 7 décembre 2010</b></p> <p> </p> <p> </p> <p align="left"> </p> <p align="left"> M. Pierre-Yves Demeule, Président</p> <p align="left"> M. Matteo Pedrazzini, Juge</p> <p align="left"> Mme Ursula Cassani, Juge</p> <p align="left"> Mme Alexandra Favre, Greffière</p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p> </p> <p><b>I. <u>En fait</u></b></p> <p> Attendu que le 14 juillet 2010, A______ (ci-après : la recourante) a adressé au Conseil supérieur de la magistrature du canton de Genève (ci-après : CSM) un courrier accompagné de documents dont on peut déduire qu’elle se plaint, mais sans donner de référence, de la manière dont s’est déroulée à Genève une procédure concernant son époux, B______, ancien fonctionnaire au Palais de justice de Genève, qui semble avoir eu des problèmes d’alcool au travail.</p> <p> Que le 27 juillet 2010, le président du CSM a répondu à la recourante que sa plainte était classée, le CSM n’étant pas une autorité de révision ni de recours des décisions judiciaires.</p> <p> Que par courrier du 6 août 2010 adressé au CSM, la recourante se plaint du fait qu’il n’a pas été donné suite à sa requête, que le CSM « <i>ne se donne pas les moyens de mettre un terme à ce dossier</i> », que l’on ne s’est pas inquiété de son absence d’avocat, relevant que « <i>ce dossier n’est pas seulement le mien, mais celui de notre collectif de bénévoles, représentatif de toutes les couches de notre société, il a financé au ¾ son accès au TF, cette sollicitude étant générée par la crainte de se voir spolier du 2<sup>ème</sup> pilier, par une procédure hors contexte de la nouvelle loi sur le divorce ».</i></p> <p><i> </i>Qu’après une relance de la recourante, le CSM a rendu une décision du 19 octobre 2010, rejetant le recours contre la décision du 27 juillet 2010.</p> <p> Que le CSM relève que les courriers de la recourante ne contiennent pas « <i>la moindre référence à un manquement disciplinaire quelconque ou à un magistrat désigné », </i>à supposer que la démarche ne soit pas prescrite.</p> <p> Que le CSM ajoute que le droit à un avocat « <i>n’implique pas que l’Etat lui en désigne nécessairement un ».</i></p> <p><i> </i>Qu’en date du 27 octobre 2010, la recourante a formé recours auprès de la Cour d’appel de la magistrature (ci-après : CAM), car elle estime que cette « <i>affaire doit être traitée par la justice, seule habilitée à le faire ».</i></p> <p><i> </i>Qu’elle considère que la justice a eu une attitude inadéquate, ne lui permettant pas d’accéder à un procès équitable.</p> <p><b> </b></p> <p><b>II.</b> <b><u>En DROIT</u></b></p> <p> Considérant que le recours a été formé à temps au sens de l’article 63, al. 1, litt. a de la loi sur la procédure administrative.</p> <p> Quel la recevabilité du recours déposé par A______ paraît douteuse au sens de l’article 8 LCSM.</p> <p> Qu’en effet on ne peut que constater que la recourante se plaint, d’une manière générale, de la façon dont s’est déroulée une procédure judiciaire à Genève, sans préciser en quoi, ni à quel moment, un (ou des) magistrat(s) serai(en)t passible(s) d’une sanction disciplinaire pour n’avoir pas exercé sa (leur) charge en conformité des exigences légales définies à l’article 1 de la loi instituant un Conseil supérieur de la magistrature.</p> <p> Qu’en outre, c’est à juste titre que le président du CSM avait relevé que cette autorité n’était pas une instance de recours ni de révision contre les décisions des différentes juridictions. </p> <p> Qu’en ce qui concerne par ailleurs l’accès à un procès équitable, il sera relevé que la recourante - à laquelle l’autorité judiciaire avait fait parvenir un formulaire d’assistance judiciaire - a précisé (courrier du 14 juillet 2010, p. 3) qu’elle ne tenait pas à être assistée sur le plan financier, mais qu’elle voulait qu’on la mette en contact avec un avocat, étant précisé qu’il n’appartient pas à l’autorité judiciaire de se substituer aux plaideurs dans le choix de leur défenseur.</p> <p> Que c’est donc à juste titre que le président du CSM, puis le CSM lui-même a rejeté la plainte de la recourante, décision qui est confirmée.</p> <p> Qu’il ne sera pas perçu de frais.</p> <p> </p> <p align="center">***</p> <p> </p> <p><b>PAR CES MOTIFS,</b></p> <p><b> La Cour</b><b> d’appel de la magistrature </b></p> <p>Rejette, dans la faible mesure de sa recevabilité, le recours formé par A______ contre la décision du Conseil supérieur de la magistrature du 19 octobre 2010.</p> <p>Confirme la décision entreprise.</p> <p>Déboute les parties de toutes autres conclusions.</p> <p>Informent les parties qu’elles peuvent recourir auprès du Tribunal fédéral conformément aux articles 82 et ss, LTF.</p> <p> </p> <p align="center">***</p> <p align="center"> </p> <p align="center"> </p> <p align="center"> </p> <p>Alexandra FAVRE Pierre-Yves DEMEULE</p> <p>Greffière Président</p> </div> </div> </div> </div></body></html>