{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2023-11-28", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20231128-26848-18_2023-11-28.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20231128_26848_18:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "00089142a06dbd2cd2a7768de1b864a9"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20231128_26848_18", "S.C. et autres c. Suisse"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 28.11.2023 20231128_26848_18 (S.C. et autres c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 28.11.2023 20231128_26848_18 (S.C. et autres c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 28.11.2023 20231128_26848_18 (S.C. et autres c. Suisse)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>D\u00c9CISION D'IRRECEVABILIT\u00c9 de la CourEDH: SUISSE: Art. 8 CEDH et art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH. Refus des autorit\u00e9s suisses de reconna\u00eetre le lien de filiation \u00e9tabli par un acte de naissance californien entre l'enfant, n\u00e9 \u00e0 l'\u00e9tranger d'une gestation pour autrui (GPA), et son p\u00e8re d'intention. Proc\u00e9dure d'adoption ayant abouti \u00e0 l'\u00e9tablissement du lien de filiation. \u00c0 la naissance de l'enfant, le droit interne n'offrait pas de possibilit\u00e9 de faire reconna\u00eetre le lien de filiation entre le parent d'intention et l'enfant n\u00e9 par GPA. Depuis le 1er janvier 2018, le code civil permet aux couples de m\u00eame sexe d'adopter l'enfant du partenaire enregistr\u00e9. Une demande d'adoption a pu \u00eatre d\u00e9pos\u00e9e alors que l'enfant \u00e9tait \u00e2g\u00e9 de moins de deux ans. Les requ\u00e9rants ne sauraient donc se pr\u00e9valoir d'une impossibilit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale et absolue de faire \u00e9tablir leur lien de filiation durant un laps de temps significatif. En outre, la proc\u00e9dure d'adoption a constitu\u00e9 un m\u00e9canisme effectif et suffisamment rapide permettant la reconnaissance du lien de filiation. L'enfant \u00e9tait \u00e2g\u00e9 de trois ans et cinq mois lorsque l'adoption a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e. Le grief tir\u00e9 de l'art. 8 CEDH est manifestement mal fond\u00e9 (ch. 18-27).\n\u00c0 supposer que l'on puisse consid\u00e9rer que les enfants n\u00e9s d'une GPA \u00e0 l'\u00e9tranger et les autres enfants n\u00e9s \u00e0 l'\u00e9tranger se trouvent dans des situations comparables, la diff\u00e9rence de traitement quant aux modalit\u00e9s de reconnaissance du lien de filiation (adoption ou transcription des actes de naissance) repose sur une justification objective et raisonnable. Cette diff\u00e9rence de traitement, en ce qu'elle induit un contr\u00f4le juridictionnel, vise \u00e0 permettre l'examen de l'int\u00e9r\u00eat sup\u00e9rieur de l'enfant et \u00e0 limiter les risques que la GPA est susceptible d'engendrer pour celui-ci. Le grief tir\u00e9 de l'art. 14 combin\u00e9 \u00e0 l'art. 8 CEDH est \u00e9galement manifestement mal fond\u00e9 (ch. 28-30). Conclusion: requ\u00eate d\u00e9clar\u00e9e irrecevable.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n(4. Quartalsbericht 2023)\nRecht auf Achtung des Privat- und Familienlebens (Art. 8 EMRK) und Diskriminierungsverbot (Art. 14 EMRK); Anerkennung von Kindesverh\u00e4ltnissen, Leihmutterschaft.\nDer Fall betrifft die Weigerung der Schweizer Beh\u00f6rden, das durch eine kalifornische Geburtsurkunde begr\u00fcndete Kindesverh\u00e4ltnis zwischen dem Kind, das im Ausland durch eine Leihmutterschaft geboren wurde, und seinem Wunschvater (der biologische Vater wurde bereits anerkannt) sowie das Adoptionsverfahren, das zur Begr\u00fcndung des Kindesverh\u00e4ltnisses gef\u00fchrt hat, anzuerkennen. Die Beschwerdef\u00fchrer machten Verletzungen von Artikel 8 EMRK, alleine und in Verbindung mit Artikel 14 EMRK, geltend. Der Gerichtshof war der Ansicht, dass der genetische Vater und sein Partner in der Lage waren, einen Adoptionsantrag zu stellen, als das Kind noch nicht zwei Jahre alt war. Er kam zu dem Schluss, dass sie sich folglich nicht darauf berufen k\u00f6nnen, dass sie ihr Kindesverh\u00e4ltnis w\u00e4hrend eines betr\u00e4chtlichen Zeitraums nicht feststellen lassen konnten. Der Gerichtshof stellte ausserdem fest, dass das Adoptionsverfahren einen effektiven und ausreichend schnellen Mechanismus darstellte, der die Anerkennung des Kindesverh\u00e4ltnisses erm\u00f6glichte. Indem man davon ausgehen k\u00f6nne, dass sich Kinder, die durch eine im Ausland durchgef\u00fchrte Leihmutterschaft geboren wurden, und andere im Ausland geborene Kinder in \u00e4hnlichen oder vergleichbaren Situationen befinden, stellte der Gerichtshof fest, dass die unterschiedliche Behandlung bei der Anerkennung des Kindesverh\u00e4ltnisses (Adoption f\u00fcr erstere und Eintragung der Geburtsurkunden f\u00fcr letztere) objektiv und vern\u00fcnftig begr\u00fcndet ist. Diese unterschiedliche Behandlung, die eine gerichtliche \u00dcberpr\u00fcfung nach sich zog, sollte die Pr\u00fcfung des Kindeswohls erm\u00f6glichen und die Risiken begrenzen, die sich f\u00fcr das Kind aus der Leihmutterschaft ergeben k\u00f6nnen. Der Gerichtshof wies die Beschwerdepunkte somit wegen offensichtlicher Unbegr\u00fcndetheit gem\u00e4ss Artikel 35 Absatz 3 Buchstabe a und Absatz 4 EMRK ab. Beschwerde unzul\u00e4ssig (einstimmig)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>D\u00c9CISION D'IRRECEVABILIT\u00c9 de la CourEDH: SUISSE: Art. 8 CEDH et art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH. Refus des autorit\u00e9s suisses de reconna\u00eetre le lien de filiation \u00e9tabli par un acte de naissance californien entre l'enfant, n\u00e9 \u00e0 l'\u00e9tranger d'une gestation pour autrui (GPA), et son p\u00e8re d'intention. Proc\u00e9dure d'adoption ayant abouti \u00e0 l'\u00e9tablissement du lien de filiation. \u00c0 la naissance de l'enfant, le droit interne n'offrait pas de possibilit\u00e9 de faire reconna\u00eetre le lien de filiation entre le parent d'intention et l'enfant n\u00e9 par GPA. Depuis le 1er janvier 2018, le code civil permet aux couples de m\u00eame sexe d'adopter l'enfant du partenaire enregistr\u00e9. Une demande d'adoption a pu \u00eatre d\u00e9pos\u00e9e alors que l'enfant \u00e9tait \u00e2g\u00e9 de moins de deux ans. Les requ\u00e9rants ne sauraient donc se pr\u00e9valoir d'une impossibilit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale et absolue de faire \u00e9tablir leur lien de filiation durant un laps de temps significatif. En outre, la proc\u00e9dure d'adoption a constitu\u00e9 un m\u00e9canisme effectif et suffisamment rapide permettant la reconnaissance du lien de filiation. L'enfant \u00e9tait \u00e2g\u00e9 de trois ans et cinq mois lorsque l'adoption a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e. Le grief tir\u00e9 de l'art. 8 CEDH est manifestement mal fond\u00e9 (ch. 18-27).\n\u00c0 supposer que l'on puisse consid\u00e9rer que les enfants n\u00e9s d'une GPA \u00e0 l'\u00e9tranger et les autres enfants n\u00e9s \u00e0 l'\u00e9tranger se trouvent dans des situations comparables, la diff\u00e9rence de traitement quant aux modalit\u00e9s de reconnaissance du lien de filiation (adoption ou transcription des actes de naissance) repose sur une justification objective et raisonnable. Cette diff\u00e9rence de traitement, en ce qu'elle induit un contr\u00f4le juridictionnel, vise \u00e0 permettre l'examen de l'int\u00e9r\u00eat sup\u00e9rieur de l'enfant et \u00e0 limiter les risques que la GPA est susceptible d'engendrer pour celui-ci. Le grief tir\u00e9 de l'art. 14 combin\u00e9 \u00e0 l'art. 8 CEDH est \u00e9galement manifestement mal fond\u00e9 (ch. 28-30). Conclusion: requ\u00eate d\u00e9clar\u00e9e irrecevable.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n(4\u00e8me rapport trimestriel 2023) Droit au respect de la vie priv\u00e9e et familiale (article 8 CEDH) et interdiction de discrimination (article 14 CEDH) ; reconnaissance de lien de filiation, gestation pour autrui. L'affaire concerne le refus des autorit\u00e9s suisses de reconna\u00eetre de lien de filiation \u00e9tabli par un acte de naissance californien entre l'enfant, n\u00e9e \u00e0 l'\u00e9tranger d'une gestation pour autrui (\"GPA\"), et son p\u00e8re d'intention (le p\u00e8re biologique ayant quant \u00e0 lui \u00e9t\u00e9 reconnu), ainsi que la proc\u00e9dure d'adoption ayant abouti \u00e0 l'\u00e9tablissement du lien de filiation. Les requ\u00e9rants ont invoqu\u00e9 des violations de l'article 8 CEDH, seul et combin\u00e9 avec l'article 14 CEDH. La Cour a consid\u00e9r\u00e9 que le p\u00e8re g\u00e9n\u00e9tique et son partenaire ont \u00e9t\u00e9 en mesure de d\u00e9poser une demande d'adoption alors que l'enfant n'avait pas encore atteint l'\u00e2ge de deux ans. Elle a conclu qu'ils ne sauraient donc se pr\u00e9valoir d'une impossibilit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale et absolue de faire \u00e9tablir leur lien de filiation durant un laps de temps significatif. La Cour a \u00e9galement estim\u00e9 que la proc\u00e9dure d'adoption a constitu\u00e9 un m\u00e9canisme effectif et suffisamment rapide permettant la reconnaissance du lien de filiation. \u00c0 supposer que l'on puisse consid\u00e9rer que les enfants n\u00e9s d'une GPA \u00e0 l'\u00e9tranger et les autres enfants n\u00e9s \u00e0 l'\u00e9tranger se trouvent dans des situations analogues ou comparables, la Cour a consid\u00e9r\u00e9 que la diff\u00e9rence de traitement quant aux modalit\u00e9s de reconnaissance du lien de filiation (l'adoption pour les premiers et la transcription des actes de naissance pour les seconds) repose sur une justification objective et raisonnable. Cette diff\u00e9rence de traitement, en ce qu'elle induisait un contr\u00f4le juridictionnel, visait \u00e0 permettre l'examen de l'int\u00e9r\u00eat sup\u00e9rieur de l'enfant et \u00e0 limiter les risques que la GPA est susceptible d'engendrer pour celui-ci. Partant, la Cour a rejet\u00e9 les griefs pour d\u00e9faut manifeste de fondement en application de l'article 35 \u00a7\u00a7 3 a) et 4 CEDH. Requ\u00eate irrecevable (unanimit\u00e9)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>D\u00c9CISION D'IRRECEVABILIT\u00c9 de la CourEDH: SUISSE: Art. 8 CEDH et art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH. Refus des autorit\u00e9s suisses de reconna\u00eetre le lien de filiation \u00e9tabli par un acte de naissance californien entre l'enfant, n\u00e9 \u00e0 l'\u00e9tranger d'une gestation pour autrui (GPA), et son p\u00e8re d'intention. Proc\u00e9dure d'adoption ayant abouti \u00e0 l'\u00e9tablissement du lien de filiation. \u00c0 la naissance de l'enfant, le droit interne n'offrait pas de possibilit\u00e9 de faire reconna\u00eetre le lien de filiation entre le parent d'intention et l'enfant n\u00e9 par GPA. Depuis le 1er janvier 2018, le code civil permet aux couples de m\u00eame sexe d'adopter l'enfant du partenaire enregistr\u00e9. Une demande d'adoption a pu \u00eatre d\u00e9pos\u00e9e alors que l'enfant \u00e9tait \u00e2g\u00e9 de moins de deux ans. Les requ\u00e9rants ne sauraient donc se pr\u00e9valoir d'une impossibilit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale et absolue de faire \u00e9tablir leur lien de filiation durant un laps de temps significatif. En outre, la proc\u00e9dure d'adoption a constitu\u00e9 un m\u00e9canisme effectif et suffisamment rapide permettant la reconnaissance du lien de filiation. L'enfant \u00e9tait \u00e2g\u00e9 de trois ans et cinq mois lorsque l'adoption a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e. Le grief tir\u00e9 de l'art. 8 CEDH est manifestement mal fond\u00e9 (ch. 18-27).\n\u00c0 supposer que l'on puisse consid\u00e9rer que les enfants n\u00e9s d'une GPA \u00e0 l'\u00e9tranger et les autres enfants n\u00e9s \u00e0 l'\u00e9tranger se trouvent dans des situations comparables, la diff\u00e9rence de traitement quant aux modalit\u00e9s de reconnaissance du lien de filiation (adoption ou transcription des actes de naissance) repose sur une justification objective et raisonnable. Cette diff\u00e9rence de traitement, en ce qu'elle induit un contr\u00f4le juridictionnel, vise \u00e0 permettre l'examen de l'int\u00e9r\u00eat sup\u00e9rieur de l'enfant et \u00e0 limiter les risques que la GPA est susceptible d'engendrer pour celui-ci. Le grief tir\u00e9 de l'art. 14 combin\u00e9 \u00e0 l'art. 8 CEDH est \u00e9galement manifestement mal fond\u00e9 (ch. 28-30). Conclusion: requ\u00eate d\u00e9clar\u00e9e irrecevable.\n<br> Sintesi dell'UFG\n(4\u00b0 rapporto trimestriale 2023) Diritto al rispetto della vita privata e familiare (art. 8 CEDU) e divieto di discriminazione (art. 14 CEDU); riconoscimento di un rapporto di filiazione, maternit\u00e0 surrogata. La causa riguarda il rifiuto delle autorit\u00e0 svizzere di riconoscere il rapporto di filiazione stabilito da un atto di nascita californiano tra il figlio nato all'estero mediante maternit\u00e0 surrogata e il suo padre intenzionale (il padre biologico \u00e8 stato invece riconosciuto) nonch\u00e9 la procedura di adozione che ha consentito di stabilire il vincolo di filiazione. I ricorrenti hanno denunciato la violazione dell'articolo 8 CEDU, da solo e in combinato disposto con l'articolo 14 CEDU. Secondo la Corte il padre biologico e il suo partner hanno avuto la possibilit\u00e0 di presentare una domanda di adozione quando il minore non aveva ancora compiuto due anni e dunque non potevano appellarsi a un'impossibilit\u00e0 generale e assoluta di far riconoscere il loro rapporto di filiazione per un lasso di tempo significativo. La Corte ha altres\u00ec ritenuto che la procedura di adozione ha costituito un meccanismo efficace e sufficientemente rapido per permettere il riconoscimento del rapporto di filiazione. Partendo dal presupposto che i bambini nati mediante una maternit\u00e0 surrogata all'estero e gli altri bambini sempre nati all'estero si trovino in situazioni analoghe, la Corte ha sostenuto che la differenza di trattamento riguardante il riconoscimento del rapporto di filiazione (l'adozione per i primi e la trascrizione degli atti di nascita per i secondi) si fonda su una giustificazione oggettiva e ragionevole. Questa differenza di trattamento, nella misura in cui ha comportato un controllo giurisdizionale, era finalizzata a consentire l'esame dell'interesse superiore del minore e a limitare i rischi che la maternit\u00e0 surrogata pu\u00f2 comportare per quest'ultimo. Per queste ragioni la Corte ha respinto le censure in quanto manifestamente prive di fondamento in applicazione dell'articolo 35 paragrafi 3 lettera a e 4 CEDU. Ricorso irricevibile (unanimit\u00e0)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:28", "Checksum": "e023dc9a92104020781e125341beeade"}