An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 4. November 2016
Embargo: 4. November 2016, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 18. Oktober 2016 (2C_807/2015)
Bewilligung für islamischen Kindergarten "al Huda" zu Recht verwehrt
Die Behörden des Kantons Zürich haben dem Verein "al Huda" die Bewilligung für
einen islamischen Kindergarten in Volketswil zu Recht verwehrt. Das Kindergartenkonzept des Vereins bietet keine Gewähr dafür, dass die gesetzlichen Anforderungen
zur Bewilligung einer Privatschule mit religiöser Ausrichtung erfüllt werden. Die
Glaubens- und Gewissensfreiheit und das Gebot der Gleichbehandlung werden
durch die Bewilligungsverweigerung nicht verletzt.
Der Verein "al Huda" hatte 2013 um Bewilligung des gleichnamigen Privatkindergartens
in Volketswil ersucht. Das Volksschulamt des Kantons Zürich lehnte das Gesuch 2014
ab. Der vom Verein dagegen erhobene Rekurs beim Regierungsrat und die anschliessende Beschwerde ans kantonale Verwaltungsgericht blieben erfolglos. Der Verein
gelangte in der Folge ans Bundesgericht. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerde ab. Die Verfassung des Kantons Zürich
gewährleistet ein Recht auf Gründung privater Bildungseinrichtungen. Gemäss Volksschulgesetz und -verordnung des Kantons Zürich müssen Privatschulen unter anderem
gewährleisten, dass die Schülerinnen und Schüler in ihrer Leistung, Persönlichkeitsbildung sowie in ihrer körperlichen und seelischen Entwicklung in einer Weise gefördert
werden, die mit der Volksschulbildung vergleichbar ist. Die Trägerschaft einer Privatschule muss weiter Gewähr dafür bieten, dass die Schülerinnen und Schüler keinen
pädagogischen oder weltanschaulichen Einflüssen ausgesetzt werden, die den Zielen
der Volksschule in grundlegender Weise zuwiderlaufen. Die Privatschulen dürfen jedoch
Schwerpunkte setzen, auch in religiöser Art. Im konkreten Fall durften die kantonalen
Vorinstanzen davon ausgehen, dass die Bewilligungsvoraussetzungen nicht erfüllt sind.
Zunächst wurde zu Recht bemängelt, dass die mit dem Arabisch- und Koranunterricht
betrauten Personen nicht über einen anerkannten pädagogischen Ausweis verfügen.
Nicht zu beanstanden ist weiter die Auffassung der Vorinstanzen, dass ein auf Arabischund Koranunterricht entfallender Anteil von 25 Prozent des Stellenetats die Erreichung
der Bildungsziele der Volksschule und des Lehrplans gefährden. Die fehlende Trennung
von religiösen und weltlichen Inhalten gemäss dem Kindergartenkonzept von "al Huda",
verbunden mit der gleichzeitigen Haltung, dass religiöses Wissen die Basis von allem
später Erlernten oder Erlebten bilde, geht darüber hinaus, was der Gesetzgeber als
"Setzung von religiösen Schwerpunkten" versteht. Insgesamt bietet das Kindergartenkonzept keine Gewähr dafür, dass die zu unterrichtenden Kinder in einer mit der
Volksschule vergleichbaren Weise gefördert werden. Es mangelt zudem an einem
Bekenntnis zu den humanistischen und demokratischen Wertvorstellungen der Volksschule. Die Glaubens- und Gewissensfreiheit wird durch die Bewilligungsverweigerung
nicht verletzt. Aus der Glaubensfreiheit ergibt sich insbesondere eine Pflicht des Staates
zu Neutralität und Toleranz. Vorliegend erfolgte die Verweigerung der Bewilligung
jedoch nicht aufgrund der konkreten Glaubensrichtung des Vereins "al Huda", sondern
weil die Voraussetzungen zur Führung einer Privatschule nicht erfüllt sind. Schliesslich
ist der angefochtene Entscheid auch unter dem Blickwinkel des Gleichbehandlungsgebots nicht zu beanstanden. Die zuständige Behörde hat den vorliegenden Fall zum
Anlass genommen, bereits früher bewilligte Privatschulkonzepte mit religiöser Ausrichtung einer Überprüfung zu unterziehen. Sie will damit sicherstellen, dass eine bislang
allenfalls abweichende Bewilligungspraxis angepasst wird. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 4 novembre 2016
Embargo : 4 novembre 2016, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 18 octobre 2016 (2C_807/2015)
Autorisation pour l'école enfantine islamique «  al Huda » refusée à 
juste titre
Les autorités du canton de Zurich ont refusé à juste titre d'octroyer à l'association
« al Huda » l'autorisation de créer une école enfantine islamique à Volketswil. Le
concept d'école enfantine de l'association n'offre aucune garantie que les exigences
légales pour autoriser une école privée avec une orientation religieuse soient
remplies. La liberté de conscience et de croyance et le principe de l'égalité de
traitement ne sont pas violés par le refus d'autorisation.
En 2013, l'association «  al Huda » avait sollicité l'autorisation de créer une école enfantine portant le même nom à Volketswil. L’Office de l'école publique du canton de Zurich
rejeta la requête en 2014. Les recours de l'association auprès du gouvernement
cantonal et du Tribunal administratif zurichois restèrent sans succès. L'association saisit
ensuite le Tribunal fédéral.
Le Tribunal fédéral rejette le recours. La constitution du canton de Zurich garantit le
droit de créer des établissements d'enseignement privés. Selon la loi zurichoise sur
l'école publique et l'ordonnance y relative, les écoles privées doivent notamment garantir que les élèves soient soutenus dans leur réussite, dans la formation de leur personnalité, ainsi que dans leur développement physique et psychologique, dans une mesure
comparable à celle assurée par l'enseignement public. La gestion d'une école privée
doit en outre offrir la garantie que les élèves ne soient pas soumis à des influences
pédagogiques ou philosophiques fondamentalement contraires aux buts de l'école
publique. Les écoles privées peuvent cependant définir des priorités, aussi de nature
religieuse. Dans le cas concret, les autorités cantonales pouvaient considérer que les
conditions pour une autorisation n'étaient pas remplies. En premier lieu, il a été relevé à
juste titre que les personnes chargées d'enseigner l'arabe et le Coran ne disposaient
pas d'une autorisation pédagogique reconnue. N'est pas critiquable en outre, le point de
vue des instances précédentes selon lequel une proportion de 25 pour cent des effectifs
alloués aux cours d'arabe et coraniques compromet l'objectif éducatif de l'école publique
et le programme d'étude. L'absence de séparation entre les contenus religieux et
laïques selon le concept d'école enfantine de «  al Huda », en lien avec la position selon
laquelle la connaissance de la religion constitue la base de toutes les expériences et de
tous les apprentissages successifs des enfants, excède ce que le législateur comprend
comme « définition de priorités religieuses  ». En général, le concept d'école enfantine
n'offre aucune garantie que les enfants seront supportés dans une mesure comparable
à celle assurée par l'enseignement public. L'adhésion aux valeurs humanistes et démocratiques de l'école publique fait également défaut. La liberté de conscience et de
croyance n'est pas violée par le refus d'autorisation. La liberté de croyance impose
notamment à l'Etat un devoir de neutralité et tolérance. En l'espèce, le refus d'autorisation n'était toutefois pas fondé sur les croyances religieuses concrètes de l'association
« al Huda », mais sur le fait que les conditions pour la gestion d'une école privée
n'étaient pas remplies. En dernier lieu, l'arrêt attaqué n'est pas non plus critiquable sous
l'angle du principe de l'égalité de traitement. L'autorité compétente a profité du présent
cas pour procéder à un réexamen des concepts déjà approuvés des écoles privées
avec une orientation religieuse. Elle veut ainsi s'assurer qu'une éventuelle pratique
d'autorisation jusqu'à présent divergente soit adaptée.