An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 21. Mai 2015
Kein Embargo
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 21. Mai 2015 (5A_748/2014)
Eingetragener Partner wird nicht als Vater von Leihmutterschaftskind registriert
Der eingetragene Partner des genetischen Vaters eines Kindes, das in Kalifornien  
durch Leihmutterschaft geboren wurde, kann sich im Personenstandsregister der  
Schweiz nicht als Elternteil registrieren lassen. Die Anerkennung des amerikanischen  Vaterschaftsurteils  ist  mit  dem  schweizerischen  Ordre  public  nicht  
vereinbar. Das Bundesgericht heisst die Beschwerde des Bundesamtes für Justiz  
(BJ) gut. Das Gericht lässt offen, ob in anderen Situationen eine unterschiedliche  
Beurteilung angebracht wäre.
Die zwei in eingetragener Partnerschaft lebenden Männer aus dem Kanton St. Gallen  
hatten  2010  mit  einem  amerikanischen  Ehepaar  einen  Leihmutterschaftsvertrag  
geschlossen, in dem dieses bereits vor der Geburt auf seine späteren Elternrechte  
verzichtete. Die Leihmutter trug in der Folge im Bundesstaat Kalifornien einen Embryo  
aus, der aus der Eizelle einer unbekannten Spenderin und den Spermien von einem der  
beiden Schweizer Männer gezeugt worden war. Das zuständige Gericht in Kalifornien  
stellte nach Einsicht in die Unterlagen fest, dass die Leihmutter und ihr Ehemann auf  
alle elterlichen Rechte rechtsgültig verzichtet hätten und erklärte die zwei Schweizer zu  
den rechtlichen Vätern des Kindes. 2011 kam das Kind zur Welt. Die Geburtsurkunde  
wurde entsprechend dem Urteil ausgestellt. Anschliessend ersuchten die Partner in der  
Schweiz um Anerkennung des amerikanischen Urteils sowie der Geburtsurkunde und  
um die entsprechende Eintragung in das Personenstandsregister. Das Departement des  
Inneren des Kantons St. Gallen wies das zuständige Amt an, die beiden Männer als  
Väter in das Register einzutragen. Das Verwaltungsgericht des Kantons St. Gallen wies  
im vergangenen August die Beschwerde des BJ ab. 
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde des BJ gut, welches einzig die Registrierung  
des  genetisch nicht mit dem Kind verbundenen Mannes angefochten hatte. Die  
Anerkennung seiner amerikanischen Eintragung als Vater verstösst in grundlegender  
Weise gegen die rechtlichen und ethischen Werturteile in der Schweiz (Ordre public).  
Sämtliche Arten von Leihmutterschaft sind in der Schweiz auf Verfassungsstufe  
verboten. Dieses Verbot gilt als Grundüberzeugung und harter Kern der hiesigen  
Rechtsanschauung. Durch das kalifornische Urteil wird durch Geburt ein Rechtsverhältnis zum genetisch nicht verbundenen „Vater“ hergestellt, das in der Schweiz nicht  
möglich wäre. Soweit das amerikanische Urteil eine gewisse funktionale Nähe zur  
Adoption aufweist, wäre eine solche vorliegend ausgeschlossen, weil das geltende  
Schweizer Recht die Stiefkindadoption durch eingetragene Partner nicht zulässt. Zwar  
schlägt der Bundesrat hier eine Änderung vor. Es ist aber am Gesetzgeber und nicht am  
Bundesgericht, in diesem Bereich die nötigen Wertungen vorzunehmen. Im Rahmen  
einer Adoption wäre gemäss schweizerischem Ordre public zudem eine Eignungsprüfung des Adoptionswilligen erforderlich. Zu beachten ist weiter, dass der einzige  
Bezug  der  beiden  eingetragenen  Partner  zu  den  USA  in  der  Umgehung  des  
Schweizerischen Verbots der Leihmutterschaft besteht. Andere Berührungspunkte zu  
den USA, wie etwa Wohnsitz oder die amerikanische Staatsbürgerschaft, bestehen  
nicht. Die Verweigerung der Eintragung ist schliesslich auch mit der Rechtsprechung  
des Europäischen Gerichtshofs für Menschenrechte vereinbar. Für das Kind entsteht  
durch die verweigerte Eintragung eines zweiten Vaters mit Blick auf sein Recht auf  
Eltern  und  Familienleben  gemäss  Artikel  8  der  Europäischen  Menschenrechtskonvention keine Rechtsunsicherheit. Der genetische Vater ist bekannt und aufgrund  
des Kindesverhältnisses zu ihm ist auch der Aufenthalt des Kindes in der Schweiz und  
in der betreffenden Familie gesichert. 
Das Bundesgericht entscheidet den vorliegenden Fall mit Blick auf die spezifische  
Konstellation. Es lässt offen, ob in anderen Situationen eine unterschiedliche Beurteilung angebracht wäre. A tous les journalistes accrédités auprès  
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 21 mai 2015
Pas d'embargo
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 21 mai 2015 (5A_748/2014)
Refus d'inscrire le partenaire enregistré en qualité de père d'un  
enfant né d'une mère porteuse
Le partenaire enregistré du père biologique d'un enfant né d'une mère porteuse en  
Californie ne peut se faire enregistrer en qualité de parent de l'enfant dans le registre  
de l'état civil suisse. La reconnaissance de la décision américaine établissant la  
paternité n'est pas compatible avec l'ordre public suisse. Le Tribunal fédéral admet  
le recours de l'Office fédéral de la justice (OFJ). Le Tribunal laisse ouverte la  
question de savoir si une appréciation différente serait indiquée dans d'autres  
situations.
Deux hommes originaires du canton de St-Gall vivant en partenariat enregistré ont  
conclu en 2010 un contrat de gestation pour autrui avec un couple américain dans  
lequel ce dernier renonçait déjà avant la naissance à ses futurs droits parentaux. Dans  
l'Etat de Californie, un embryon issu de l'ovocyte d'une donneuse anonyme et du  
sperme de l'un des deux hommes suisses a ensuite été implanté à la mère porteuse.  
Après examen des documents, le tribunal californien compétent constata que la mère  
porteuse et son époux avaient renoncé valablement à tous leurs droits parentaux et  
reconnut aux deux hommes suisses la qualité de pères légaux de l'enfant. L'enfant  
naquit en 2011. Le certificat de naissance fut établi conformément à ce jugement. Les  
partenaires enregistrés ont ensuite requis en Suisse la reconnaissance de la décision  
américaine et du certificat de naissance ainsi que l'inscription correspondante dans le  
registre de l'état civil. Le Département de l'intérieur du canton de St-Gall ordonna à  
l'office compétent d'inscrire les deux hommes en qualité de pères dans le registre. En  
août 2014, le Tribunal administratif du canton de St-Gall rejeta le recours de l'OFJ. 
Le  Tribunal  fédéral  admet  le  recours  de  l'OFJ  qui  a  contesté  uniquement  
l'enregistrement  de  l'homme  n'ayant  aucun  lien  biologique  avec  l'enfant.  La  
reconnaissance de l'inscription américaine de ce dernier en qualité de père est  
fondamentalement incompatible avec les jugements de valeur juridique et éthique  
prévalant en Suisse (ordre public). En Suisse, toutes les formes de gestation pour autrui  
sont interdites par la Constitution. Cette interdiction fait office de fondement et de noyau  
dur de la conception juridique locale. Le jugement californien a pour effet de créer de  
par la naissance un lien juridique avec le «  père » n'ayant aucun lien biologique avec  
l'enfant, ce qui serait impossible en Suisse. Dans la mesure où la décision américaine  
présente certaines similitudes fonctionnelles avec l'adoption, il convient de rappeler que  
celle-ci serait exclue en Suisse, dès lors que le droit suisse applicable n'autorise pas  
l'adoption des enfants du partenaire enregistré. En l'espèce, le Conseil fédéral propose  
certes une modification. Il appartient toutefois au législateur et non au Tribunal fédéral  
d'évaluer les mesures qui s'imposent dans ce domaine. Dans le cadre d'une adoption,  
l'ordre public suisse exigerait en outre un examen d'aptitude de la personne désireuse  
d'adopter. Il convient de surcroît de tenir compte du fait que le seul lien des deux  
partenaires enregistrés avec les Etats-Unis réside dans le fait d'avoir contourné dans ce  
pays l'interdiction d'avoir recours à une mère porteuse prévalant en Suisse. Il n'existe  
aucune autre attache avec les Etats-Unis tels que le domicile ou encore la nationalité  
américaine. Le rejet de la réquisition d'inscription d'un deuxième père est finalement  
également compatible avec la jurisprudence de la Cour européenne des droits de  
l'homme. Elle ne fait naître aucune insécurité juridique pour l'enfant du point de vue de  
son droit à une filiation et à une vie familiale prévu par l'art. 8 de la Convention  
européenne des droits de l'homme. Le père biologique est connu et, du fait du lien de  
filiation qui le lie à l'enfant, la possibilité pour ce dernier de demeurer en Suisse et au  
sein de la famille en question est également garantie.
Le Tribunal fédéral tranche la présente cause en tenant compte des circonstances  
particulières du cas d'espèce. Il laisse ouverte la question de savoir si une appréciation  
différente serait indiquée dans d'autres situations.