<h2>SubmittedText<h2><p>Lors de sa campagne contre l'initiative COSA pour l'attribution des bénéfices de la Banque nationale suisse (BNS) au financement de l'AVS, Jean-Pierre Roth, directeur général de la BNS, n'a cessé de clamer que cela politiserait la banque et lui ferait perdre indépendance et crédibilité. Un exemple parmi d'autres de ses propos, dans l'édition du 4 septembre 2006 du journal "24 Heures": "Depuis des années on essaie de protéger la BNS du débat politicien pour crédibiliser sa politique monétaire et sa politique des taux d'intérêt."</p><p>Or, selon "L 'Hebdo" du 16 novembre 2006, le même Jean-Pierre Roth, toujours président de la même BNS, "a clairement souligné que le système de distribution (qui caractérise l'AVS) doit absolument être évité" et s'est prononcé en faveur d'une élévation de l'âge des départs à la retraite. Face à ce visage de Janus, je me pose quelques questions :</p><p>- Jean-Pierre Roth a-t-il effectivement tenu les propos présentés par "L'Hebdo", en tant que président de la direction générale de la BNS ?</p><p>- Si oui, qu'est-ce qui lui a fait changer d'avis entre septembre et décembre 2006 à propos de l'indépendance politique de la BNS, et donc de ses dirigeants ?</p><p>- La pensée néolibérale est-elle à ce point dominante et unique pour qu'elle ne soit pas considérée comme politique, alors qu'une opinion sociale et socialiste serait, elle, politique ?</p><p>- Contre l'initiative COSA, Jean-Pierre Roth déclarait que la BNS "ne peut servir deux maîtres : la politique monétaire et la politique sociale". Peut-elle par contre servir les deux maîtres que sont la politique monétaire et la politique antisociale ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La Banque nationale suisse est une institution indépendante. Conformément à la Constitution fédérale, il lui appartient de mener une politique monétaire servant les intérêts généraux du pays. La politique monétaire est un élément central de la politique économique. Il est donc normal que la Banque nationale s'exprime sur des questions qui sont importantes pour l'économie. Le Conseil fédéral ne voit pas la nécessité de commenter les déclarations du président de la direction générale de la Banque nationale.</p>  Réponse du Conseil fédéral.