<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <table border="0"> <tr> <td> <img height="68" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2014-09-03-1C_394-2014.1&amp;type=gif" width="95"/> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> </tr> <tr> <td> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1C_394/2014 </b> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> </tr> </table> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 3 septembre 2014</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Ire Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. les Juges fédéraux Fonjallaz, Président, </div> <div class="para">Merkli et Eusebio. </div> <div class="para">Greffier : M. Parmelin. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">G.________ SA, </div> <div class="para">représentée par Me Margareth d'Avila Bendayan, avocate, </div> <div class="para">recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Helvetia Nostra, </div> <div class="para">E.________, </div> <div class="para">représentées par Me Pierre Chiffelle, avocat, </div> <div class="para">intimées, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>Administration communale de Nendaz</i>, </div> <div class="para"> <i>Conseil d'Etat du canton du Valais</i>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">permis de construire, résidences secondaires, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt de la Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal cantonal du canton du Valais </div> <div class="para">du 25 juillet 2014. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le 9 août 2012, le Conseil communal de Nendaz a délivré à D.________, pour G.________ SA, à Sion, l'autorisation de construire un chalet résidentiel de neuf appartements à Haute-Nendaz sur une parcelle appartenant à K.________. Cette décision écartait les oppositions formées à ce projet dont celle déposée par Helvetia Nostra et E.________. </div> <div class="para">Le 22 août 2012, le Conseil communal de Nendaz a délivré à la même requérante l'autorisation de construire un immeuble d'habitation aux Ecluses et écarté l'opposition formée par Helvetia Nostra. </div> <div class="para">Statuant le 29 janvier 2014 sur recours des opposantes, le Conseil d'Etat du canton du Valais a annulé ces décisions et renvoyé les causes à la Commune de Nendaz afin qu'elle examine les demandes d'autorisation de construire au regard des dispositions de droit public limitant les résidences secondaires directement applicables depuis le 11 mars 2012. </div> <div class="para">La Cour de droit public du Tribunal cantonal du canton du Valais a rejeté, dans la mesure où ils étaient recevables, les recours formés contre les prononcés du Conseil d'Etat par G.________ SA au terme d'un arrêt rendu le 25 juillet 2014. </div> <div class="para">Agissant par la voie du recours en matière de droit public, G.________ SA demande au Tribunal fédéral d'annuler cet arrêt ainsi que les décisions du Conseil d'Etat du 29 janvier 2014; à titre subsidiaire, elle lui demande de constater l'expropriation matérielle dont elle est la victime et de condamner l'autorité responsable à lui verser les sommes de 3'105'301 fr. 60 et de 673'084 fr. 60 en réparation du préjudice subi. </div> <div class="para">Il n'a pas été demandé de réponses. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La recourante a demandé à connaître la composition de la cour qui statuera dans cette affaire. Les noms des membres des différentes cours du Tribunal fédéral sont toutefois librement accessibles, que ce soit en consultant l'Annuaire fédéral ou le site Internet des autorités fédérales. La recourante, assistée d'une avocate, ne pouvait l'ignorer; elle était ainsi en mesure de connaître les juges composant la Ire Cour de droit public et d'exercer, le cas échéant, en connaissance de cause un droit de récusation dans son mémoire de recours (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=16.08.2014&amp;to_date=04.09.2014&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F117-IA-322%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page322">ATF 117 Ia 322</a> consid. 1c p. 323). Cela étant, il ne saurait être fait droit à sa requête. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral examine d'office et librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis. </div> <div class="para">Le recours en matière de droit public est recevable contre les décisions finales, soit celles qui mettent fin à la procédure (<span class="artref">art. 90 LTF</span>), et contre les décisions partielles visées à l'<span class="artref">art. 91 LTF</span>. Sous réserve des hypothèses visées à l'<span class="artref">art. 92 LTF</span>, il n'est recevable contre les décisions incidentes que si celles-ci peuvent causer un préjudice irréparable (<span class="artref">art. 93 al. 1 let. a LTF</span>) ou si l'admission du recours peut conduire immédiatement à une décision finale qui permet d'éviter une procédure probatoire longue et coûteuse (<span class="artref">art. 93 al. 1 let. b LTF</span>). </div> <div class="para">L'arrêt attaqué ne met pas un terme aux procédures d'autorisation de construire initiées par D.________ dès lors que, conformément aux décisions du Conseil d'Etat du 29 janvier 2013 confirmées en dernière instance cantonale, les causes ont été renvoyées à la Commune de Nendaz pour qu'elle rende une nouvelle décision sur les demandes de permis de bâtir en fonction des dispositions limitant les résidences secondaires. Il s'analyse ainsi comme une décision de renvoi (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=16.08.2014&amp;to_date=04.09.2014&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F136-II-165%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page165">ATF 136 II 165</a> consid. 1.1 p. 169) qui ne saurait être assimilée à une décision finale, dans la mesure où elle laisse une latitude de jugement à l'autorité inférieure (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=16.08.2014&amp;to_date=04.09.2014&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-V-141%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page141">ATF 135 V 141</a> consid. 1.1 p. 143; cf. arrêt 1C_828/2013 du 11 novembre 2013). L'arrêt attaqué ne revêt pas davantage les caractéristiques d'une décision partielle contre laquelle un recours est recevable en vertu de l'<span class="artref">art. 91 LTF</span>. Il importe peu à cet égard que la Cour de droit public soit entrée en matière sur le recours en tant qu'il mettait en doute la légalité de la décision du Conseil d'Etat ou qu'il faisait valoir le principe de la bonne foi. </div> <div class="para">Le recours immédiat au Tribunal fédéral contre l'arrêt cantonal du 25 juillet 2014 n'est donc ouvert que si les conditions de l'<span class="artref">art. 93 LTF</span> sont réalisées, s'agissant d'une décision qui n'entre pas dans le champ d'application de l'<span class="artref">art. 92 LTF</span>. La recourante ne s'exprime nullement sur ce point, comme il lui appartenait de le faire (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=16.08.2014&amp;to_date=04.09.2014&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-III-324%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page324">ATF 137 III 324</a> consid. 1.1 p. 329). On ne voit pas à quel dommage irréparable l'arrêt attaqué pourrait l'exposer. En particulier, le fait que l'admission immédiate du recours permettrait de faire l'économie d'une nouvelle décision de l'autorité communale et, le cas échéant, d'une nouvelle procédure de recours auprès des autorités cantonales ne suffit pas pour établir un préjudice irréparable au sens de l'<span class="artref">art. 93 al. 1 let. a LTF</span> ou pour admettre que la condition de l'<span class="artref">art. 93 al. 1 let. b LTF</span> serait réunie. Rien n'indique en effet que l'examen des demandes de permis de bâtir au regard des dispositions limitant les résidences secondaires nécessiterait une procédure probatoire prenant un temps considérable et exigeant des frais importants. La recourante sera légitimée à attaquer l'arrêt cantonal incident du 25 juillet 2014, qui se prononce définitivement sur les griefs relatifs à la légalité de l'application des dispositions de droit public limitant les résidences secondaires, en même temps que la décision finale, conformément à l'<span class="artref">art. 93 al. 3 LTF</span>, dans la mesure où il influe sur le contenu de celle-ci. </div> <div class="para">Aucune des deux conditions alternatives auxquelles une décision incidente peut faire l'objet d'un recours en vertu de l'<span class="artref">art. 93 al. 1 LTF</span> n'est ainsi réunie. L'arrêt attaqué ne peut donc pas faire l'objet d'un recours immédiat au Tribunal fédéral. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le recours doit par conséquent être déclaré irrecevable. Etant donné les circonstances, l'arrêt sera rendu sans frais (art. 66 al. 1, 2 <sup>ème</sup> phrase, LTF). Il n'y a pas lieu d'allouer des dépens aux intimées qui n'ont pas été invitées à se déterminer. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Il n'est pas perçu de frais judiciaires ni alloué de dépens. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux mandataires des parties, à l'Administration communale de Nendaz, au Conseil d'Etat et à la Cour de droit public du Tribunal cantonal du canton du Valais. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 3 septembre 2014 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">Le Président : Fonjallaz </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Parmelin </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>