<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2022-09-23-2C_539-2022.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2C_539/2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 23 septembre 2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mmes et M. les Juges fédéraux </div> <div class="para">Aubry Girardin, Présidente, Donzallaz et Ryter. </div> <div class="para">Greffier : M. Wiedler. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Service des migrations de la République et canton de Neuchâtel, </div> <div class="para">rue de Maillefer 11a, 2000 Neuchâtel, </div> <div class="para">Département de l'économie et de l'action sociale de la République et canton de Neuchâtel DEAS, </div> <div class="para">Le Château, 2001 Neuchâtel 1. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Caducité d'une autorisation d'établissement </div> <div class="para">et refus d'octroi d'une autorisation de séjour, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel, Cour de droit </div> <div class="para">public, du 30 juin 2022 (CDP.2021.65). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para">Entre 1992 et 1994, A.________, ressortissante marocaine née en 1966, a effectué divers voyages en Suisse, au bénéfice d'autorisations de séjour de courte durée octroyées pour travailler comme danseuse de cabaret. En 1994, l'intéressée a donné naissance à une fille, dont le père est B.________, ressortissant italien au bénéfice d'une autorisation d'établissement en Suisse. Le 1 <sup>er</sup> octobre 1994, A.________ a obtenu une autorisation de séjour, régulièrement renouvelée par la suite, afin de vivre avec sa fille et le père de celle-ci. Le 13 février 1998, A.________ a épousé B.________; l'intéressée a de ce fait obtenu la nationalité italienne. En 1999, le couple a eu un deuxième enfant. Le 13 février 2006, A.________ a été mise au bénéfice d'une autorisation d'établissement. Le 23 juin 2020, le tribunal civil compétent a autorisé les époux à vivre séparés. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para">Le 3 août 2020, le Service des migrations de la République et canton de Neuchâtel (ci-après: le Service cantonal), relevant notamment que A.________ avait quitté la Suisse en 2017 pour n'y revenir qu'en 2019, a constaté la caducité de l'autorisation d'établissement de celle-ci, a refusé de lui octroyer une autorisation de séjour et a prononcé son renvoi de Suisse. Le 17 février 2021, le Département de l'économie et de l'action sociale de la République et canton de Neuchâtel (actuellement: le Département de l'emploi et de la cohésion sociale; ci-après: le Département cantonal) a rejeté le recours déposé par l'intéressée à l'encontre de cette décision. </div> <div class="para">Par arrêt du 23 septembre 2021, la Cour de droit public du Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel (ci-après: le Tribunal cantonal) a rejeté le recours formé par A.________ contre la décision du Département cantonal du 17 février 2021. </div> <div class="para">Par arrêt du 28 avril 2022, le Tribunal fédéral a admis, dans la mesure où il était recevable, le recours interjeté par A.________ à l'encontre de l'arrêt rendu le 23 septembre 2021 par le Tribunal cantonal, a annulé cet arrêt et a renvoyé la cause à l'instance précédente pour instruction complémentaire et nouvelle décision dans le sens des considérants (cause 2C_807/2021). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par arrêt du 30 juin 2022, le Tribunal cantonal a rejeté le recours formé par A.________ contre la décision du Département cantonal du 17 février 2021. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.</b> </div> <div class="para">Par courrier du 4 juillet 2022, A.________ a demandé au Tribunal fédéral de lui rendre justice "contre la décision injuste du Tribunal cantonal", sans présenter d'argumentation juridique ni prendre de conclusions. </div> <div class="para">Par courrier du 5 juillet 2022 du Greffier présidentiel, rédigé par ordre de la Présidente de la IIe Cour de droit public du Tribunal fédéral, A.________ a été rendue attentive au fait que son courrier n'était pas suffisamment motivé et qu'il lui appartenait de déposer un recours correctement rédigé dans le délai de recours qui était toujours pendant, sous peine d'irrecevabilité. Il lui a également été signalé qu'elle pouvait requérir l'assistance judiciaire. </div> <div class="para">Le 8 juillet 2022, le Tribunal fédéral a reçu de A.________ un nouveau courrier dans lequel elle se plaignait du caractère injuste de l'arrêt du Tribunal cantonal du 30 juin 2022, toujours sans présenter d'argumentation juridique ni prendre de conclusions. </div> <div class="para">Le 11 juillet 2022, le Tribunal fédéral a réceptionné un autre envoi de A.________, qui comprenait, comme seule motivation juridique, les pages 3 à 8 du mémoire de recours qu'elle avait déposé le 14 octobre 2021 devant le Tribunal fédéral à l'encontre de l'arrêt du 23 septembre 2021 du Tribunal cantonal, mémoire dans lequel elle prenait des conclusions et sollicitait notamment l'octroi de l'effet suspensif. Une demande d'assistance judiciaire était annexée. </div> <div class="para">Par ordonnance du 12 juillet 2022, la Présidente de la IIe Cour de droit public du Tribunal fédéral a octroyé l'effet suspensif au recours. </div> <div class="para">Le 18 juillet 2022, Me C.________, avocat, a déposé un recours en matière de droit public à l'encontre de l'arrêt du 30 juin 2022 du Tribunal cantonal au nom et pour le compte de A.________. </div> <div class="para">Aucune procuration n'étant annexée à cette écriture, un délai a été imparti à l'avocat précité par la Greffière présidentielle, sur ordre de la Présidente de la IIe Cour de droit public du Tribunal fédéral, pour produire une procuration attestant de ses pouvoirs. </div> <div class="para">Par courrier du 15 août 2022, Me C.________ a informé le Tribunal fédéral qu'il était dans l'impossibilité de produire une procuration. Il a par ailleurs précisé qu'il avait été mandaté par A.________ pour son premier recours au Tribunal fédéral, mais qu'il n'avait plus de nouvelle de sa part depuis l'arrêt du 30 juin 2022 du Tribunal cantonal. Il avait donc sauvegardé ses intérêts en déposant un recours le 18 juillet 2022. </div> <div class="para">Le Tribunal cantonal, le Service cantonal et le Département cantonal concluent au rejet du recours. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral examine d'office sa compétence (<span class="artref">art. 29 al. 1 LTF</span>) et contrôle librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=39&amp;from_date=23.09.2022&amp;to_date=12.10.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F147-IV-453%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page453">ATF 147 IV 453</a> consid. 1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Il sied en premier lieu d'examiner si le Tribunal fédéral doit prendre en considération le mémoire de recours en matière de droit public déposé par Me C.________. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.1.</b> A teneur de l'<span class="artref">art. 40 al. 2 LTF</span>, les mandataires doivent justifier de leurs pouvoirs par une procuration. Si la procuration manque, le Tribunal fédéral impartit un délai à la partie concernée pour remédier à cette irrégularité et l'avertit qu'à défaut le mémoire ne sera pas pris en considération (<span class="artref">art. 42 al. 5 LTF</span>). Si la procuration n'est pas remise dans le délai imparti, le recours est déclaré irrecevable (arrêt 1F_16/2021 du 21 avril 2021 consid. 2.2). Les actes accomplis devant le Tribunal fédéral par un mandataire dépourvu de pouvoirs de représentation ( <i>falsus procurator</i>) sont nuls et ne sont donc pas pris en considération (arrêt 5D_70/2016 du 8 décembre 2016 consid. 1.2; FLORENCE AUBRY GIRARDIN, in Commentaire de la LTF, 3e éd. 2022, n° 29 ad art. 40; LAURENT MERZ, in Basler Kommentar Bundesgerichtsgesetz, 3e éd. 2018, n° 43 ad art. 40). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.2.</b> En l'occurrence, Me C.________ n'a pas été en mesure de produire une procuration justifiant de ses pouvoirs dans le délai imparti à cet effet. Partant, le Tribunal fédéral ne tiendra pas compte de son mémoire de recours. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Reste à examiner si les différents courriers de la recourante, ainsi que les pages de son précédent recours devant la Cour de céans y annexées, déposés dans le délai de recours (cf. art. 46 al. 1 let. b et 100 al. 1 LTF), remplissent les conditions formelles de recevabilité d'un recours au Tribunal fédéral. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.1.</b> Conformément à l'<span class="artref">art. 42 al. 1 LTF</span>, les mémoires doivent être rédigés dans une langue officielle, indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signés. L'<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span> précise que les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.2.</b> En l'espèce, dans ses courriers, la recourante n'expose pas en quoi les juges cantonaux auraient violé le droit, bien qu'elle ait été rendue attentive à la nécessité de déposer un recours correctement rédigé. Elle se contente, en substance, de soutenir que l'arrêt attaqué est injuste, ce qui est insuffisant sous l'angle de l'<span class="artref"><artref id="CH/173.110/42/2" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/42/1" type="start"></artref>art. 42 al. 1 et 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/42/2" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/2" type="end"></artref>. En outre, la recourante ne formule aucune conclusion. Partant, les courriers de la recourante ne remplissent pas les exigences formelles de l'<span class="artref">art. 42 LTF</span> et ne peuvent pas être considérés comme des actes de recours valables. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.3.</b> Il en va de même des pages de son précédent recours devant la Cour de céans produites par la recourante à l'appui de ses courriers. En effet, les conclusions qui y figurent et l'argumentation juridique qui y est présentée ne portent pas sur l'arrêt attaqué, mais sur le précédent arrêt du 23 septembre 2021 du Tribunal cantonal. Il n'y a dès lors pas de lien entre l'arrêt attaqué et les conclusions et les critiques présentées par la recourante, de sorte que ces dernières sont inadmissibles sous l'angle de l'<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>. En effet, le recours doit porter sur l'arrêt attaqué et expliquer en quoi celui-ci viole le droit (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=39&amp;from_date=23.09.2022&amp;to_date=12.10.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F145-V-161%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page161">ATF 145 V 161</a> consid. 5.2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=39&amp;from_date=23.09.2022&amp;to_date=12.10.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-II-244%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page244">134 II 244</a> consid. 2.3; arrêt 2C_190/2022 du 10 août 2022 consid. 1.5). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Les considérants qui précèdent conduisent à l'irrecevabilité du recours. </div> <div class="para">Au vu des circonstances, il est statué sans frais (cf. <span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>) et il n'est pas alloué de dépens (cf. <span class="artref"><artref id="CH/173.110/68/3" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/68/1" type="start"></artref>art. 68 al. 1 et 3 LTF</span><artref id="CH/173.110/68/3" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/3" type="end"></artref>). La demande d'octroi de l'assistance judiciaire est dès lors sans objet. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b> Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Il n'est pas perçu de frais. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">La demande d'assistance judiciaire est sans objet. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué à la recourante, à Me C.________, au Service des migrations, au Département de l'économie et de l'action sociale et au Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel, ainsi qu'au Secrétariat d'Etat aux migrations. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 23 septembre 2022 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente : F. Aubry Girardin </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : A. Wiedler </div> </div></body></html>