23. März 1990 N 739 Interpellation Bäumlin Ursula correspondants, un échange constant d'informations entre les différentes régions de notre pays. Le Conseil fédéral a dès lors pris acte avec inquiétude des problèmes financiers de l'ATS et des mesures envisagées, qui ne permettraient plus à l'agence d'assumer ses tâches d'importance nationale. 2. La Confédération n'accorde de subventions ni à l'ATS ni aux autres agences. La question a été examinée durant les années septante dans le cadre des mesures d'encouragement en fa- veur de la presse, mais on ne lui a pas donné de suite favora- ble dans le souci de conserver l'indépendance des agences d'information. Par contre, la Confédération est une bénéfi- ciaire importante de diverses prestations de l'ATS, qu'elle rémunère forfaitairement depuis 1973 en prenant en charge 11 pour cent de ses dépenses ordinaires d'exploitation. De cette manière sont payés les abonnements ATS de l'admi- nistration fédérale, de la salle des journalistes du Palais fédéral et des journalistes étrangers à Genève;-cette contribution en- globe également le service d'alarme de l'ATS pour l'adminis- tration fédérale et la traduction en langue italienne de nom- breux documents qui ne sont remis aux journalistes qu'en lan- gues allemande et française. Cette rémunération s'est élevée en 1973, lors de la conclusion du contrat, à 800 000 francs, et en 1988 à 1,83 million de francs. Le Conseil fédéral a déjà débattu le 6 septembre 1989 des rela- tions avec l'ATS; il a chargé la Chancellerie fédérale de ré- examiner chacune des prestations de l'ATS en faveur de la Confédération ainsi que la question de la contribution forfai- taire ou de la rémunération individuelle de chaque service rendu. Bien que la Confédération soit une cliente importante de l'ATS, elle a toujours renoncé à déléguer un représentant à son conseil d'administration pour ne pas créer d'équivoque au sujet de l'indépendance de l'agence d'information natio- nale vis-à-vis de l'Etat. Aucune demande officielle n'a encore été présentée par l'ATS au sujet de la rémunération de ses prestations en faveur de la politique générale. Tout en émettant des réserves de principe, le Conseil fédéral est néanmoins prêt à étudier cette question. Une contribution éventuelle aux prestations fournies par les agences d'information aux minorités linguistiques sera de toute manière examinée conformément à une recommanda- tion du groupe de travail ad hoc qui, dans son rapport intitulé «Le quadrilinguisme en Suisse - présent et futur», écrit: «L'existence d'agences de presse nationales qui proposent leurs services en deux, trois, voire quatre langues nationales est d'un intérêt considérable sur le plan de la politique linguis- tique, culturelle et étatique. Des prestations de ce genre - qui, le plus souvent, ne sont économiquement pas rentables - doi- vent être soutenues de manière convenable par la Confédéra- tion». Ce rapport fait actuellement l'objet d'une vaste procé- dure de consultation. 3. Les problèmes financiers actuels de l'ATS ont pour l'essen- tiel deux origines. D'une part, le développement concurrentiel des deux autres agences d'information exerçant en Suisse place l'ATS dans une nouvelle situation sur le marché suisse alémanique. Tant Associated Press (AP) que la Correspon- dance politique suisse (CPS) sont en mesure d'offrir leurs ser- vices à moindre coût: AP du fait qu'elle ne fournit pas une infor- mation exhaustive et que ses services en langue française res- tent limités, la CPS parce que ses services en langues fran- çaise et italienne sont loin d'être équivalents et qu'elle peut compter sur d'autres importantes sources de financement. D'autre part, la disponibilité de maints éditeurs de Suisse alé- manique à porter solidairement le fardeau des activités de l'ATS dans les langues latines s'amenuise sensiblement. Le Conseil fédéral déplore d'autant plus cette réalité que de nom- breux médias connaissent actuellement une période d'essor économique et que cette solidarité constitue un pilier impor- tant de l'ATS. Le Conseil fédéral est prêt à assister l'ATS dans sa recherche de solutions, à la condition qu'elle ne prenne aucune décision remettant en cause son mandat national. Le président: L'interpellateur est satisfait de la réponse du Conseil fédéral. #ST# 89.709 Interpellation Bäumlin Ursula Einhaltung der Anti-Folter-Konvention durch die Schweiz Respect de la Convention internationale sur la torture Wortlaut der Interpellation vom 27. November 1989 Am 15. November 1989 hat Botschafter Mathias Krafft vom EDA den offiziellen Bericht über die von der Schweiz getroffe- nen Massnahmen zur Durchführung der internationalen Kon- vention gegen die Folter dem entsprechenden Uno-Komitee in Genf vorgelegt. Dieser Bericht äussert sich auch über die Einhaltung des in Artikel 3 dieser Konvention vorgesehenen Verbots, eine in ihrem Herkunftsland von Folter bedrohte Per- son dorthin auszuschaffen: Nach Darstellung im Bericht komme die Schweiz dieser Verpflichtung nach, indem sie das ebenfalls nach der Flüchtlingskonvention (Art. 33) und der Eu- ropäischen Menschenrechtskonvention (Art. 3) geltende Ver- bot respektiere, wonach niemand in einen Staat abgeschoben werden darf, in welchem ihm politische Verfolgung oder un- menschliche Behandlung droht (Prinzip des Non-refoule- ment). Der Bericht begründet dies v. a. mit dem Hinweis dar- auf, dass die Schweiz von den Organen der Europäischen Menschenrechtskonvention in Strassburg noch nie wegen ei- ner Verletzung von Artikel 3 EMRK verurteilt worden sei. Alle Kenner/innen der schweizerischen Asylpraxis wissen, dass die Realitäten bezüglich Ausschaffungen in Folterstaaten keineswegs derart unproblematisch sind, wie es der Bericht an das Uno-Komitee gegen die Folter wahrhaben will. Der ent- sprechende Teil dieses Berichts ist unvollständig und muss als schönfärberisch bezeichnet werden. So erwähnt er nur die zwei Fälle, in welchen die Menschenrechtskommission in Strassburg eine Beschwerde gegen die Schweiz wegen Ver- letzung von Artikel 3 EMRK abwies; unerwähnt bleiben hinge- gen die zurzeit vor den Strassburger Organen hängigen Ver- fahren sowie diejenigen Fälle, in welchen eine trotz Folterge- fahr drohende Abschiebung nur dank Einleitung eines EMRK- Verfahrens verhindert werden konnte, ohne dass diese Verfah- ren formell abgeschlossen wurden. Der Bericht verschweigt ebenfalls zwei gravierende Fälle von Verletzung des Non-refoulement-Prinzips durch die Schweiz, in welchen die Betroffenen faktisch (noch) keine Möglichkeit hatten, diese Verletzung in Strassburg geltend zu machen: - Der albanischsprachige Jugoslawe Januz Salihi wurde nach ' Ablehnung seines Asylgesuchs 1986 von den Schweizer Be- hörden ausgeschafft und in Belgrad direkt der jugoslawischen Polizei übergeben; seither befindet er sich in Haft - er hat we- gen seiner in der Schweiz ausgeübten friedlichen politischen Aktivität in Jugoslawien eine sechseinhalbjährige Freiheits- strafe zu verbüssen. - Der zweite Fall betrifft die zwei kurdischen Ex-Asylbewerber, welche nach ihrer Rückkehr in die Türkei wegen des Ver- dachts der Unterstützung einer illegalen Organisation fast ein halbes Jahr im Gefängnis verbrachten und dabei gefoltert wur- den. Der eine der beiden war im April dieses Jahres ausge- schafft worden, obwohl das UNHCR, Amnesty International und andere Organisationen ausdrücklich auf die Gefahr politi- scher Verfolgung aufmerksam gemacht hatten. Der Sprecher des DFW hat versucht, diese Verletzung des Non-refoule- ment-Prinzips durch verharmlosende und irreführende Erklä- rungen abzustreiten. Ich stelle deshalb dem Bundesrat die folgenden Fragen: 1. Ist der Bundesrat nicht der Ansicht, die erwähnten Fälle von Verletzungen des Non-refoulement-Prinzips seien dem inter- nationalen Ansehen der Schweiz abträglich? Hält es der Bun- desrat nicht für angezeigt, den in dieser Hinsicht unvollständi- gen Bericht an das Uno-Komitee gegen die Folter zu ergän- zen?Interpellation Bäumlin Ursula 740 23 mars 1990 2. Ist der Bundesrat bereit, in Zukunft die offiziellen Berichte der Schweiz an das Uno-Komitee gegen die Folter vorgängig bei interessierten Kreisen - insbesondere der Eidgenössi- schen Kommission für Flüchtlingsfragen - zur Konsultation vorzulegen? 3. Welche Massnahmen hat der Bundesrat in den beiden er- wähnten Fällen ergriffen oder gedenkt er zu ergreifen, um den Opfern der von der Schweiz mitzuverantwortenden Men- schenrechtsverletzungen Wiedergutmachung zu leisten? 4. Wie erklärt der Bundesrat die Diskrepanz zwischen den Er- klärungen des EDA über die Respektierung von internationa- len Bestimmungen zum Schutz verfolgter Menschen und de- ren tatsächlichen Anwendung durch das EJPD? Wie arbeiten EJPD und EDA in solchen Menschenrechtsfragen zusam- men? 5. Was gedenkt der Bundesrat zu tun, damit inskünftig die dro- hende Foltergefahr bei Asyl- und Wegweisungsentscheiden besser abgeklärt wird? Ist der Bundesrat bereit, mit dem Uno- Hochkommissariat für Flüchtlinge sowie mit nicht-staatlichen Hilfswerken und Menschenrechtsorganisationen besser zu- sammenzuarbeiten? Die Beantwortung ist mit der Aktualität der Ereignisse und de- ren Präzedenzwirkung gegeben; es besteht ein dringendes Bedürfnis auf Berichtigung des einseitigen Berichts. Die Be- kämpfung der Folter verträgt keinen Verzug. Ueberdies steht die Frage auch in einem Zusammenhang mit der Ausgestal- tung des Asylverfahrens, welches derzeit einer erneuten Revi- sion durch Ausarbeitung eines dringlichen Bundesbeschlus- ses unterzogen wird. Texte de l'interpellation du 27 novembre 1989 Le 15 novembre 1989, M. Mathias Krafft, ambassadeur au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), a remis au Comité contre la torture de l'ONU un rapport officiel sur les mesures prises par la Suisse pour appliquer la Convention internationale sur la torture. Le rapport porte aussi sur le res- pect de l'article 3 de cette convention qui interdit d'expulser une personne menacée de torture dans son pays d'origine. A en croire le rapport, la Suisse tient compte de cette obligation et respecte aussi la Convention relative au statut des réfugiés (art. 33) et la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (art. 3) qui prévoient qu'on ne peut refouler ou expulser aux frontières d'un pays quiconque est menacé de poursuites en raison de son appar- tenance politique ou risque de faire l'objet d'un traitement dégradant et inhumain (principe du non-refoulement). La Suisse justifie sa position dans ce rapport en arguant notam- ment qu'elle n'a encore jamais fait l'objet d'une condamnation par les organes institués par la Convention européenne des droits de l'homme pour violation de l'article 3 de cette même convention. Mais tous ceux qui connaissent la pratique du droit d'asile suisse savent que l'expulsion de personnes aux frontières d'un pays où la torture est pratiquée est un problème beau- coup plus important que ne veut le faire croire ce rapport. Ce dernier, incomplet, ne fait donc pas toute la lumière sur la si- tuation. C'est ainsi qu'il ne mentionne que les deux cas où la Commission européenne des droits de l'homme à Strasbourg a rejeté une plainte qui avait été déposée contre la Suisse pour violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il passe sous silence les procédures pendantes auprès des organes de Strasbourg et les quelques cas où il fal- lut engager une procédure, conformément aux dispositions renfermées par la Convention européenne des droits de l'homme, pour éviter l'expulsion de personnes menacées de torture dans leur pays d'origine; ces procédures n'ont d'ail- leurs pas été terminées de manière formelle. Toujours en ce qui concerne la violation du principe du non- refoulement, il n'est fait aucune mention dans le rapport de deux autres cas bien plus graves où les personnes concer- nées n'ont pas (encore) pu s'adresser à Strasbourg. Les voici ici brièvement exposés: - Après que sa demande d'asile ait été refusée en 1986, Januz Salihi, Yougoslave de langue albanaise, a été expulsé de Suisse et remis entre les mains de la police yougoslave. Il n'a, depuis lors, jamais recouvré la liberté: ses activités politiques pacifiques en Suisse lui ont valu d'être condamné par un tribu- nal yougoslave à une peine privative de liberté de six ans et demi. - Deux Kurdes, dont la demande d'asile avait été rejetée par les autorités suisses, ont dû regagner la Turquie où ils ont été emprisonnés pendant six mois et torturés parce qu'ils étaient soupçonnés d'avoir apporté leur soutien à une organisation il- légale. L'un d'entre eux avait été expulsé en avril dernier alors même que le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, Amnesty International et d'autres organisations avaient nettement attiré l'attention sur le danger que consti- tuait l'expulsion pour une personne menacée de poursuite en raison de son appartenance politique. Le porte-parole du Délégué aux réfugiés (DAR) a essayé de démontrer par des argument fallacieux et peu probants qu'il n'y avait pas eu violation du principe du non-refoulement. Aussi, je demande au Conseil fédéral de bien vouloir répondre aux questions suivantes: 1. Le Conseil fédéral n'est-il pas d'avis que les cas de violation du principe du non-refoulement mentionnés ci-dessus ne peuvent que nuire, sur le plan international, à la Suisse? Le Conseil fédéral ne pense-t-il pas qu'il conviendrait de com- pléter le rapport quia été remis au Comité contre la torture des Nations Unies? 2. Le Conseil fédéral est-il disposé dorénavant à soumettre aux milieux intéressés, et plus particulièrement à la Commis- sion fédérale pour les questions relatives aux réfugiés, les rap- ports officiels que la Suisse entend adresser au Comité contre la torture des Nations Unies? 3. Quelles mesures le Conseil fédéral a-t-il prises ou entend-il prendre pour, dans les deux cas cités, indemniser les person- nes qui ont été victimes d'une violation des droits de l'homme et où la Suisse apparaît comme coresponsable? 4. Comment le Conseil fédéral explique-t-il la différence qu'il y a entre les explications fournies par le DFAE sur le respect des règles internationales en matière de protection des persé- cutés et l'application qui est faite de ces mêmes règles par le Département fédéral de justice et police (DFJP)? Quel est le degré de collaboration entre le DFAE et le DFJP en ce qui con- cerne les questions relatives aux droits de l'homme? 5. Qu'entend faire le Conseil fédéral pour être mieux informé des risques de torture encourus par les personnes auxquelles on refuse le droit d'asile et que l'on renvoie? Le Conseil fédéral est-il disposé à collaborer plus souvent avec le Haut Commis- sariat des Nations Unies pour les réfugiés ainsi qu'avec des oeuvres d'entraide non-gouvernementales et des organisa- tions pour les droits de l'homme? Le Conseil fédéral devra, dans sa réponse, prendre en compte les événements qui se sont produits dernièrement et l'inci- dence qu'ils auront dans un futur proche. La lutte contre la tor- ture ne pouvant être remise à demain, il est urgent de revoir le rapport qui a été présenté au Comité contre la torture. En outre, le problème posé ne peut être dissocié de l'aménage- ment de la procédure d'asile qui fait actuellement l'objet d'une révision dans le cadre de l'élaboration d'un arrêté fédéral ur- gent. Mitunterzeichner- Cosignataires: Keine -Aucun Schriftliche Begründung - Développement par écrit Die Urheberin verzichtet auf eine Begründung und wünscht eine schriftliche Antwort. Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 21. Februar 1990 Rapport écrit du Conseil fédéral du 21 février 1990 1. Nach der mündlichen Präsentation des Schweizer Berichts vor dem Uno-Ausschuss gegen die Folter präzisierte der Chef der Schweizer Delegation in seiner Antwort auf die Frage eines Ausschussmitgliedes, dass die schweizerischen Behörden eine Politik strikter Einhaltung ihrer internationalen Verpflich- tungen verfolgen. Dies gilt im besonderen für den Grundsatz des Non-refoulement. Man kann allerdings die Möglichkeit nicht ausschliessen, dass dieses Prinzip angesichts der gros-23. März 1990 N 741 Interpellation der SVP-Fraktion sen Schwierigkeiten, die mit seiner Anwendung in der Praxis unweigerlich verbunden sind, in einzelnen Fällen nicht einge- halten worden ist. Der Ausschuss gegen die Folter hat die Schweiz nicht um Er- gänzung ihres Berichts ersucht. Gemäss Artikel 19 des Ueber- einkommens gegen die Folter wird unser Land dem Aus- schuss seinen nächsten Bericht im Jahr 1993 vorlegen. 2. Bei der Ausarbeitung des nächsten Berichts werden die in- teressierten Kreise, und damit auch die Eidgenössische Kom- mission für Flüchtlingsfragen, über die Probleme, die sich im Zusammenhang mit der effektiven Anwendung des Non-Re- foulement-Grundsatzes in der Schweiz stellen, konsultiert wer- den. 3. Im Falle, dass eine in diesem Bereich zuständige internatio- nale Behörde oder ein Gericht unseres Landes den Bundesrat für eine Folterhandlung, die von einem Drittstaat gegenüber einer aus der Schweiz weggewiesenen Person begangen wor- den ist, indirekt verantwortlich machen sollte, werden die Schweizer Behörden das Opfer gemäss Artikel 14 des Ueber- einkommensvon 1984 gegen die Folter entschädigen. 4. Von einer Diskrepanz zwischen dem EDA und dem EJPD mit Bezug auf die Achtung der internationalen Bestimmungen über den Schutz verfolgter Personen kann nicht die Rede sein. In Ziffer 1 ist auf einzelne Probleme bei der praktischen An- wendung des Non-refoulement-Prinzips hingewiesen wor- den. Das EJPD (DFW) arbeitet mit dem EDA (Koordinator für inter- nationale Flüchtlingspolitik und Direktion Völkerrecht) in den Grundsatzfragen betreffend Asyl und das Problem des Non- refoulement zusammen. Das EJPD ist jedoch für die Respektierung des Non-refoule- ment-Prinzips in den einzelnen Entscheiden verantwortlich. Es arbeitet mit den Schweizer Vertretungen im Ausland zu- sammen, welche auf seine Anfrage hin Untersuchungen im Herkunftsland oder am Ort des letzten Aufenthalts der Ge- suchsteller durchführen (vgl. Antwort auf Frage Müller-Aargau, Fragestunde vom 2.10.1989). Eine Konsultation des EDA in je- dem konkreten Fall ist nicht zuletzt aus organisatorischen und personellen Gründen nicht möglich. 5. Das EDA (Dienst für Menschenrechte) verfügt über eine ausführliche Dokumentation im Bereich der Menschenrechte, welche auch dem DFW offensteht, und es arbeitet eng mit zahlreichen nicht gouvernementalen Organisationen, welche in diesem Gebiet tätig sind, zusammen (vgl. Geschäftsbericht 1989, EDA, Lit. D, Ziff. I/G.Antwort auf Postulat Ziegler). Bevor er einen Asylbewerber wegweist, prüft der DFW sorgfäl- tig, ob es Gründe zur Annahme gibt, dass dieser eine Behand- lung riskiert, welche gegen die Menschenrechte verstösst. Diese Prüfung geschieht in Zusammenarbeit mit den Hilfswer- ken und den Organisationen zum Schütze der Menschen- rechte. Eines der verschiedenen Elemente zur Einschätzung der Situation ist die Meinung der erwähnten Organisationen, soweit sie sich auf konkrete Tatsachen bezieht. Im weiteren ar- beiten die Bundesbehörden in Fragen der internationalen Flüchtlingspolitik seit jeher eng mit dem Uno-Hochkommissa- riat für Flüchtlinge zusammen. Es ist hervorzuheben, dass jede Person, die eine Verletzung des Non-refoulement-Prinzips vorbringt, Beschwerde bei der Europäischen Menschenrechtskommission führen kann, in- dem sie Artikel 3 der Europäischen Menschenrechtskonven- tion anruft. Wie die Schweiz in ihrem Bericht an den Ausschuss gegen die Folter erwähnt hat, ist dies bereits mehrmals ge- schehen. Bis heute sind alle diese Beschwerden als unzuläs- sig erklärt worden. Le président: L'interpellatrice n'est pas satisfaite de la réponse du Conseil fédéral. Abstimmung - Vote Für den Antrag auf Diskussion Dagegen offensichtliche Mehrheit Minderheit #ST# 89.654 Interpellation der Fraktion der Schweizerischen Volkspartei Drogenpolitik Interpellation du groupe de l'Union démocratique du Centre Politique de lutte contre la drogue Wortlaut der Interpellation vom 4. Oktober 1989 In der schweizerischen Drogenpolitik sind alarmierende Auf- weichungstendenzen der geltenden, im Betäubungsmittelge- setz verankerten Grundsätze zur Bekämpfung des Drogen- missbrauchs im Gang. Das Gesetz wird heute nicht mehr voll- zogen. Verschiedene Kreise bis hin zu Exekutivmitgliedern for- dern eine «liberalere» Drogengesetzgebung. Die liberale Dro- genpolitik hat aber versagt. Anerkannte Fachleute warnen vor der Liberalisierung der Drogenpolitik. Die Tendenzen im Aus- land weisen in dieselbe Richtung; Staaten wie England, Israel und Holland beispielsweise verschärfen die Drogenbekämp- fung. Beispielhaft für die Tendenzen in der Schweiz ist die De- marche der Berner Regierung in Sachen Straffreiheit des Dro- genkonsums und Legalisierung von leichten Drogen sowie die Einrichtung von «Fixerstüblis». Gleiches steht im Kanton Zürich zur Diskussion, wo im Kantonsrat ein Postulat über- wiesen wurde, das die Regierung verpflichtet, auf eidgenössi- scher Ebene eine Standesinitiative einzureichen, wonach das Betäubungsmittelgesetz so zu lockern wäre, dass leichte Dro- gen straffrei ausgingen. Die Empfehlungen im Drogenbericht der Subkommission «Drogenfragen» der Eidgenössischen Betäubungsmittelkommission gehen teilweise in ähnliche Richtung. Demselben Bericht kann entnommen werden, dass aber alle Drogen «ein nicht zu vernachlässigendes Abhängig- keits- und Gefährdungspotential besitzen». Wir fragen des- halb den Bundesrat an: 1. Hinter welche Zielsetzungen einer eidgenössischen Dro- genpolitik stellt sich der Bundesrat, und wie gewichtet er die einzelnen Aspekte (gesellschaftliche Aspekte, Volksgesund- heit, individuelle Gesundheit, Drogenabstinenz u. a.)? 2. Teilt er die Auffassung, dass das geltende Betäubungsmit- telgesetz heute nicht mehr konsequent angewendet wird? 3. Wie beurteilt er die Entwicklung der schweizerischen Dro- genpolitik im Hinblick auf die Entwicklung im Ausland? 4. Wie stellt sich der Bundesrat zu den Forderungen des er- wähnten, im Kanton Zürich überwiesenen Postulats? Wie stellt er sich zur Erteilung einer Sonderbewilligung durch das eid- genössische Gesundheitsamt für eine medizinisch kontrol- lierte, staatliche Opiatabgabe, wie sie im Kanton Zürich disku- tiertwird? 5. Ist der Bundesrat auch der Meinung, die Anstrengungen zur Eindämmung des Drogenmissbrauchs sollten im therapeuti- schen und prophylaktischen Bereich massgeblich verstärkt werden? Welche Massnahmen gedenkt er zu ergreifen? Texte de l'interpellation du 4 octobre 1989 La politique de lutte contre la drogue en Suisse semble s'écar- ter aujourd'hui de manière alarmante des principes énoncés dans la loi fédérale sur les stupéfiants pour lutter contre l'abus de ceux-ci. A l'heure actuelle, cette loi n'est plus appliquée aussi scrupuleusement qu'auparavant. Certains milieux, y compris quelques membres de l'exécutif, vont même jusqu'à plaider en faveur d'une libéralisation de la législation en ma- tière de stupéfiants. Mais l'assouplissement de cette politique de lutte contre la drogue est vouée à l'échec. Les spécialistes reconnus ne nous mettent-ils pas en garde contre la libéralisa- tion de la politique de lutte contre la drogue? D'autres pays, comme par exemple la Grande-Bretagne, Israël et les Pays- Bas intensifient aujourd'hui la lutte contre la drogue. La Suisse, par contre, se distingue par une attitude opposée: le gouvernement du canton de Berne envisage de dépénaliser laSchweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Interpellation Bäumlin Ursula Einhaltung der Anti-Folter-Konvention durch die Schweiz Interpellation Bäumlin Ursula Respect de la Convention internationale sur la torture In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1990 Année Anno Band II Volume Volume Session Frühjahrssession Session Session de printemps Sessione Sessione primaverile Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 16 Séance Seduta Geschäftsnummer 89.709 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 23.03.1990 - 08:00 Date Data Seite 739-741 Page Pagina Ref. No 20 018 484 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.