<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <table border="0"> <tr> <td> <img height="68" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2015-08-24-1B_254-2015.1&amp;type=gif" width="95"/> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> </tr> <tr> <td> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1B_254/2015 </b> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> </tr> </table> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Ordonnance du 24 août 2015 </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Ire Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge fédéral Fonjallaz, Président. </div> <div class="para">Greffière : Mme Kropf. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para"> A.________, représenté par Me Regina Andrade Ortuno, avocate, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Ministère public de la Confédération, Taubenstrasse 16, 3003 Berne. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Détention provisoire, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre la décision de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral du 17 juin 2015. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant :</b> </div> <div class="para">que, depuis le 7 avril 2009, le Ministère public de la Confédération (MPC) instruit une enquête en particulier pour participation à une organisation criminelle à l'encontre de différentes personnes, dont A.________; </div> <div class="para">que ce dernier est soupçonné d'avoir endossé le rôle de chef régional dans cette organisation; </div> <div class="para">que les causes concernant quatre des prévenus - B.________, C.________, D.________ et E.________ - ont été disjointes de l'instruction principale; </div> <div class="para">que, par arrêt du 28 juin 2012, la Cour des affaires pénales du Tribunal pénal fédéral a reconnu ces quatre prévenus coupables notamment de participation à une organisation criminelle, fondant principalement son raisonnement sur des procès-verbaux retranscrivant en français des appels téléphoniques; </div> <div class="para">que, sur recours de C.________ et de D.________, le Tribunal fédéral a annulé ce jugement pour violation du droit d'être entendu en raison de la manière dont les conversations téléphoniques avaient été traduites et retranscrites (arrêt 6B_125/2013 et 6B_140/2013 du 23 septembre 2013); </div> <div class="para">que la cause a alors été renvoyée à l'instruction par la Cour des affaires pénales; </div> <div class="para">qu'à la suite d'un mandat d'arrêt international, A.________ a été arrêté en Grèce le 28 mars 2013, puis extradé vers la Suisse où il a été placé en détention provisoire; </div> <div class="para">que, le 3 décembre 2014, le MPC a disjoint la cause concernant ce prévenu et l'a renvoyé en jugement le 16 décembre suivant pour participation à une enquête criminelle (<span class="artref">art. 260ter CP</span>), blanchiment d'argent (<span class="artref">art. 305bis ch. 2 let. a CP</span>), vol par métier (<span class="artref"><artref id="CH/311.0/139/2" type="start"></artref><artref id="CH/311.0/139/1" type="start"></artref>art. 139 ch. 1 et 2 CP</span><artref id="CH/311.0/139/2" type="end"></artref><artref id="CH/311.0/2" type="end"></artref>) et violation de domicile (<span class="artref">art. 186 CP</span>); </div> <div class="para">que, dès lors que le Procureur s'était fondé essentiellement sur les retranscriptions des conversations téléphoniques susmentionnées, la Cour des affaires pénales a considéré en substance que le droit d'être entendu du prévenu avait été violé et a renvoyé la cause pour complément d'instruction (arrêt du 2 février 2015); </div> <div class="para">que, le 5 mai 2015, le Tribunal des mesures de contrainte du canton de Vaud (Tmc) a rejeté la requête de mise en liberté déposée par A.________, décision confirmée le 17 juin suivant par la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral; </div> <div class="para">que le prévenu a formé, le 24 juillet 2015, un recours en matière pénale contre cet arrêt, concluant à sa remise en liberté ainsi qu'à l'octroi de l'assistance judiciaire; </div> <div class="para">que le Ministère public a fait savoir, le 4 août 2015, que le prévenu serait libéré à l'issue de l'ultime audition fixée au 19 août 2015; </div> <div class="para">que le 19 août 2015, le recourant a effectivement été libéré; </div> <div class="para">que sa mandataire a confirmé, le 20 août 2015, que la cause était dès lors sans objet, sous réserve de l'octroi de l'assistance judiciaire; </div> <div class="para">qu'en vertu de l'<span class="artref">art. 32 LTF</span>, le juge instructeur statue comme juge unique sur la radiation du rôle des procédures sans objet; </div> <div class="para">qu'il statue également, par une décision sommairement motivée, sur les frais du procès devenu sans objet en tenant compte de l'état de choses existant avant le fait qui met fin au litige (<span class="artref">art. 72 PCF</span> par renvoi de l'<span class="artref">art. 71 LTF</span>); </div> <div class="para">que la décision sur les frais et dépens doit se fonder sur l'issue présumée de la procédure devant le Tribunal fédéral (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=14&amp;from_date=11.08.2015&amp;to_date=30.08.2015&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F118-IA-488%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page488">ATF 118 Ia 488</a> consid. 4a p. 494); </div> <div class="para">qu'en l'occurrence, le refus de remise en liberté du recourant semble justifié; </div> <div class="para">qu'en effet, le renvoi en instruction s'agissant des modalités des retranscriptions des conversations téléphoniques ne paraît pas avoir entraîné l'abandon des différents chefs de prévention examinés à son encontre, ni amoindris les soupçons existant et ayant permis son renvoi en jugement en décembre 2014 (<span class="artref">art. 221 al. 1 CPP</span>); </div> <div class="para">que le recourant n'a pas contesté l'existence d'un risque de fuite (<span class="artref">art. 221 al. 1 let. a CPP</span>); </div> <div class="para">qu'au vu notamment de l'<span class="artref">art. 139 ch. 2 CP</span> (vol par métier) et des règles sur le concours (<span class="artref">art. 49 CP</span>), la durée de la détention subie (26 mois au jour du jugement par la Cour des plaintes) ne viole pas le principe de proportionnalité; </div> <div class="para">qu'elle est également inférieure à la peine que le MPC entendrait requérir dans cette cause au regard des autres sanctions demandées ou retenues pour d'autres co-prévenus (entre quatre et six ans et demi); </div> <div class="para">que le principe de célérité paraît également avoir été respecté, dès lors que, depuis le renvoi à l'instruction dans la cause concernant D.________ et C.________ le 15 novembre 2013, le MPC ne semble pas être resté inactif (recherches de traductrices, audition d'un témoin, disjonction et renvoi en jugement s'agissant de A.________); </div> <div class="para">qu'on ne peut ainsi dire d'emblée et de manière évidente que le recours aurait été admis et l'arrêt entrepris annulé; </div> <div class="para">que les conditions posées à l'<span class="artref">art. 64 LTF</span> étant toutefois remplies, il y a lieu de statuer sans frais et d'arrêter à 1'800 fr. l'indemnité due à l'avocate d'office du recourant à titre d'honoraires pour la présente procédure; </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Président ordonne :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">La cause, devenue sans objet, est rayée du rôle. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La requête d'assistance judiciaire est admise; Me Regina Andrade Ortuno est désignée comme avocate d'office du recourant et une indemnité de 1'800 fr. lui est allouée à titre d'honoraires, à payer par la caisse du Tribunal fédéral. Il n'est pas perçu de frais judiciaires. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">La présente ordonnance est communiquée à la mandataire du recourant, au Ministère public de la Confédération et à la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 24 août 2015 </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Fonjallaz </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : Kropf </div> </div></body></html>