28. November 1989 N 1873 Motion Segond. Strafgesetzbuch oder Galeristen beispielsweise dürften eher Grenzfälle des An- wendungsbereiches dieses neuen Artikels sein. Ich würde aber die Anwendung auf sie dann nicht ausschliessen, wenn es um den Handel mit leicht konvertiblen Werten geht, die je- derzeit liquidierbar sind, d.h. wenn wiederum das Finanzge- schäft im Vordergrund steht. Was den Anwalt anbelangt, ist das Bundesgericht derzeit im Rahmen seiner Praxis zur Reichweite des Berufsgeheimnis- ses um eine Abgrenzung zwischen traditioneller Anwaltstätig- keit und Vermögensverwaltung bemüht. Es ist anzunehmen, dass diese unterstützenswerten Grundsätze auch auf den neuen Artikel 305ter ausgedehnt werden. Was die Vermittler von Geschäften betrifft, muss wiederum die Zuordnung zur Finanzbranche der entscheidende Gesichts- punkt sein. Worin die Sorgfaltspflicht im einzelnen besteht, lässtsich mit Rückgriff auf die Sorgfaltspflichtvereinbarung der Banken im einzelnen feststellen. Solange beispielsweise der Eingang ins Finanzsystem dokumentiert ist, kann das Verhält- nismässigkeitsprinzip im Sinne von Note 42 zu Artikel 5 der geltenden Sorgfaltspflichtvereinbarung der Banken auch in der neuen Praxis zu Artikel 305ter herangezogen werden. Was die sogenannten «Intermédiaires» anbelangt, die für Dritte Wareinoperationen durchführen, stellt ihre Nähe zum Warenverkehr die Anwendbarkeit des neuen Artikels prima vi- sta in Frage. Sobald allerdings der börsenmässige Handel ge- meint ist, insbesondere die Operationen an der Warentermin- börse, an der es oft -"wirtschaftlich betrachtet - um reine Fi- nanztransaktionen geht, bereitet die Zuordnung zur Finanz- branche und damit die Unterstellung unter Artikel 305ter wie- derum keine Schwierigkeiten. Schliesslich noch zur Behandlung der vermittelnden Berufe, vor allem zur Frage der sogenannten Agenten: Unseres Erachtens kann es kein allgemeines Recht des Agenten ge- ben, den Namen seiner Kunden im Finanzbereich geheim- zuhalten, denn dadurch würde die neue Gesetzgebung gegen die Geldwäscherei weitgehend wirkungslos. Das Ausmass der konkreten Sorgfaltspflicht wird hier allemal nach dem im Gesetz ausdrücklich anerkannten Verhältnismässigkeitsprin- zip zu bestimmen sein. Schliesslich haben Sie, Herr Cavadini, die Frage gestellt, was wir auf diesem Gebiete im Anschluss an Ihre in der Dezem- bersession letzten Jahres eingereichten persönlichen Vor- stösse weiter unternommen haben: Ich habe in meinem Ein- tretensreferat schon darauf hingewiesen, dass wir die Zentral- stelle zur Bekämpfung des illegalen Drogenhandels personell sehr stark - von 7,5 auf 22,5 Einheiten - aufstocken wollen. Diese Aufstockung ist zurzeit im Gang. Wir wollen die Zentral- stelle auch logistisch verstärken mit dem Ziel, eine Datenbank zu erstellen, die für die kantonalen Behörden jederzeit verfüg- bar ist. Wir haben ferner einer besonderen Studienkommis- sion die Ueberprüfung des Artikels 58 StGB über die Einzie- hung aufgetragen; wir werden die Vorschläge dieser Studien- kommission zusammen mit der Revision des Vermögensstraf- rechtes Ende Jahr erhalten, so dass wir sie voraussichtlich nächstes Jahr in die Vernehmlassung geben können. Schliesslich habe ich Ihnen bekanntgegeben, dass der Bun- desrat eine Expertenkommission mit der Prüfung der Auf- nahme einer Norm über das organisierte Verbrechen in unser Strafgesetzbuch beauftragt hat. Wir wollen auch diese Frage gegenüber der Revision des Allgemeinen Teils des Strafge- setzbuches beschleunigt behandeln. Das sind die Massnahmen, die der Bundesrat aufgrund Ihrer persönlichen Vorstösse eingeleitet hat. Angenommen -Adopté Ziff. II Titel, Abs. 1,2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates Ch. Il titre, al. 1,2 Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral Angenommen -Adopté Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Beschlussentwurfes 140Stimmen (Einstimmigkeit) An den Ständerat-Au Conseil des Etats Ad 89.043 Postulat der Kommission Strafgesetzbuch. Revision. Organisiertes Verbrechen Postulat de la commission Code pénal. Révision. Crime organisé Wortlaut des Postulates vom 11. September 1989 Der Bundesrat wird eingeladen, im vorgezogenen Verfahren einen Gesetzesentwurf zur Strafbarkeit des organisierten Ver- brechens und der juristischen Personen im Rahmen des Allge- meinen Teils des Strafgesetzbuches vorzulegen. Die Botschaft soll Auskunft geben über die verfügbaren Er- kenntnisse, die Erscheinungsformen des organisierten Ver- brechens, seine Auswirkungen, über die Zusammenhänge mit der Schweiz und die Möglichkeiten behördlichen Han- delns. Texte du postulat du 11 septembre 1989 Le Conseil fédéral est invité à présenter par priorité un projet de révision de la partie générale du Code pénal se rapportant au crime organisé et à la punissabilité des personnes morales. Le message devra donner des informations sur les connais- sances disponibles, sur les formes d'apparition du crime orga- nisé, sur ses effets, sur la relation avec la Suisse, ainsi que sur la possibilité d'intervention des autorités. Le président: Le postulat est accepté par le Conseil fédéral. N'ayant fait l'objet d'aucune autre proposition, il est adopté. Ueberwiesen - Transmis #ST# 89.655 Motion Segond Strafgesetzbuch. Kriminelle Vereinigung Code pénal. Association de malfaiteurs Wortlaut der Motion vom 4. Oktober 1989 Die Schweiz soll nach dem Beispiel ihrer Nachbarstaaten (Frankreich, Italien, Bundesrepublik, Oesterreich) wirksamer an der internationalen Bekämpfung des organisierten Verbre- chens in allen Bereichen (Drogen, Waffenhandel, Kuppelei, Frauenhandel, Verbrechen gegen Leib und Leben usw.) mit- wirken können. Der Bundesrat wird daher beauftragt, so bald wie möglich vorzuschlagen, den Begriff der kriminellen Verei- nigung in die Strafbestimmungen über die Teilnahme im Allge- meinen Teil des Schweizerischen Strafgesetzbuchs aufzuneh- men und die Bestimmungen des Besonderen Teils wenn nötig anzupassen. Texte de la motion du 4 octobre 1989 Afin de participer plus efficacement à la répression internatio- nale du crime organisé dans tous les domaines (drogue, trafic d'armes, proxénétisme, traite des femmes, crimes de sang, etc.) en suivant l'exemple des Etats voisins (France, Italie, RFA, Autriche), le Conseil fédéral est chargé de proposer, dans les meilleurs délais, l'introduction dans le Code pénal suisse, dans la partie générale, parmi les dispositions sane-Motion Segond. Code pénal 1874 N 28 novembre 1989 tionnant la participation, de la notion d'association de malfai- teurs et de procéder aux adaptations nécessaires des disposi- tions de la partie spéciale du CPS. Mitunterzeichner - Cosignataires: Auer, Frey Claude, Longet, Martin, Mühlemann, Nabholz, Petitpierre, Ruffy, Stamrn, Stein- egger, Wanner, Wyss Paul (12) Schriftliche Begründung - Développement par écrit Deux graves affaires viennent de jeter une lumière crue sur l'impuissance de notre système pénal à incriminer des com- portements condamnables hors de nos frontières dans le ca- dre de l'entraide internationale en matière criminelle. La première affaire est l'affaire Gelli: grâce à sa reddition sur territoire suisse, Licio Gelli a pu échapper à l'accusation d'as- sociation de malfaiteurs en Italie dans laquelle sont impliqués une vingtaine de membres de la loge P2 dont il était préci- sément le patron. La seconde affaire est l'affaire Kashoggi: grâce à son arresta- tion sur territoire suisse, Adnan Kashoggi n'a été extradé aux Etats-Unis que sur des charges minimales, faute de législation suisse correspondant aux normes pénales américaines. Dans les deux cas, ces personnages ont réussi, dans une forte mesure, à se faire pénalement blanchir grâce à leur arrestation sur territoire suisse. A l'origine de ces situations choquantes, on se trouve en présence d'un vide juridique total en matière d'une des formes les plus perverses du crime organisé: l'association de malfai- teurs du droit continental et la «conspiracy» du droit anglo- saxon. A la suite de diverses interventions parlementaires dénonçant cette lacune béante, le Conseil fédéral avait donné mandat à la commission d'experts préparant la révision de la partie spéciale du Code pénal suisse (commission Schultz) d'étu- dier en priorité les dispositions sur les actes de violence. Le rapport de cette commission avait le grand mérite d'incrimi- ner non seulement les actes préparatoires délictueux (article 260bis actuel du CPS), mais également l'association de mal- faiteurs en tant que telle. Il aurait permis d'extrader Licio Gelli en Italie sur ce chef d'accusation et non sur des charges mi- neures. Malheureusement, la procédure de consultation fit apparaître une vive résistance contre ces deux nouvelles incriminations, ce qui conduisit le Conseil fédéral à renoncer à présenter ces dispositions innovatrices aux Chambres. Finalement, les par- lementaires rétablirent la répression des actes délictueux, mais biffèrent l'association de malfaiteurs. Les inconvénients reprochés à la notion d'association de mal- faiteurs étaient les suivants: a. être incompatible avec le principe selon lequel la punissabi- lité n'intervient qu'au moment de la tentative délictuelle; b. ne pas faire de distinction rigoureuse entre le foyer actif du groupe et les personnes qui n'ont que de vagues rapports avec le noyau punissable (incrimination des fréquentations douteuses); c. inciter les membres du groupe encore hésitants à passer à l'action; d. gêner les groupes d'opposition dans l'exercice légal de leurs droits politiques. Ces inconvénients paraissent bien légers en regard des intérêts supérieurs en jeu. Les Etats qui nous entourent (France, Italie, RFA, Autriche) et les pays anglo-saxons n'ont pas connu d'application arbitraire de cette incrimination qui puisse remettre en question la notion d'association de malfai- teurs ou de la «conspiracy». Il suffit de définir avec précision cette infraction et de faire confiance à la justice et à la jurispru- dence pour qu'elles donnent une interprétation raisonnable de ces nouvelles dispositions. En refusant d'introduire l'association de malfaiteurs dans le Code pénal, la Suisse affaiblit sensiblement la répression internationale du crime organisé que les Etats-Unis n'hésitent pas à qualifier de nouveau pouvoir menaçant l'ordre social universel. Sans la reconnaissance de l'association de malfaiteurs, les en- gagements internationaux de la Suisse (conventions d'en- traide judiciaire pour lutter contre le terrorisme, par exemple) sont en partie vidés de leur substance. Du fait de cette position négative et isolationniste, la Suisse se fait de plus en plus sévèrement critiquer à propos d'un do- maine dans lequel les intérêts politiques généraux doivent l'emporter sur un juridisme étroit et dans lequel la coopération interétatique doit fonctionner à la source même du crime orga- nisé. Il faut y prendre garde: les récentes affaires qui ont frappé l'opi- nion publique suisse risquent de n'être que la pointe de l'ice- berg et le prélude à de nouvelles manifestations du crime or- ganisé dans notre pays: la grande délinquance internationale n'ignore pas le vide juridique de notre droit. Le risque existe qu'elle s'y engouffre en toute impunité, transformant notre pays en paradis pénal du crime organisé. Il faut donc rapidement introduire dans notre Code pénal l'as- sociation de malfaiteurs, mais sous une forme plus efficace et plus complète que sa première rédaction, qui limitait cette no- tion à l'incrimination de crimes de sang ou de violence. L'acti- vité du crime organisé s'exerce en effet également en matière de délits contre le patrimoine, le trafic d'armes, le proxéné- tisme et la traite des femmes et des enfants, pour ne citer que ces exemples. C'est pourquoi il faut conférer à la notion d'association de mal- faiteurs une portée générale, à l'exemple de la «conspiracy» et l'insérer dans la partie générale du Code pénal suisse parmi les dispositions sanctionnant la participation. Schriftliche Erklärung des Bundesrates vom 22. November 1989 Déclaration écrite du Conseil fédéral du 22 novembre 1989 Le Conseil fédéral est prêt à accepter la motion. M. Segond: A l'origine de cette motion, il n'y a pas une affaire de blanchissage d'argent, mais plusieurs affaires qui ont jeté une lumière crue sur l'impuissance de notre système pénal à incriminer des comportements condamnables hors de nos frontières. La plus connue est l'affaire Gelli. Grâce à sa reddi- tion sur territoire suisse, Licio Gelli a pu échapper à l'accusa- tion d'association de malfaiteurs en Italie, dans laquelle étaient impliqués une vingtaine de membres de la loge P2 dont il était précisément le patron. Licio Gelli a donc réussi, dans une forte mesure, à se faire blanchir pénalement, grâce à son arresta- tion sur territoire suisse. A l'origine de cette situation choquante, on se trouve en présence d'un vide juridique total en matière de l'une des for- mes les plus perverses du crime organisé, l'association de malfaiteurs du droit continental, ou la «conspiracy» du droit an- glo-saxon. L'association de malfaiteurs, vous le savez, n'a ja- mais passé le cap du Parlement en tant que telle. Les incon- vénients qui lui étaient reprochés étaient, pour l'essentiel, au nombre de trois: d'abord d'être incompatible avec le principe selon lequel la punissabilité n'intervient qu'au moment de la tentative délictueuse, ensuite de ne pas faire de distinction ri- goureuse entre le foyer actif du groupe et les personnes qui n'ont que de vagues rapports avec le noyau punissable et, en- fin, de gêner les groupes d'opposition dans l'exercice légal de leurs droits politiques. Ces inconvénients, en réalité, sont bien légers en regard des intérêts supérieurs en jeu. Les Etats qui nous entourent, comme les pays anglo-saxons d'ailleurs, n'ont pas connu d'applications arbitraires de cette incrimination qui puissent la remettre en question. Or, sans la reconnaissance de l'associa- tion de malfaiteurs dans le Code pénal suisse, les engage- ments internationaux de notre pays - conventions d'entraide pour lutter contre le terrorisme, par exemple - sont en bonne partie vidés de leur substance. Du fait de cette lacune, de cette position négative et isolationniste, la Suisse se fait, à l'évi- dence, critiquer à propos d'un domaine dans lequel les intérêts politiques généraux doivent l'emporter sur un juri- disme étroit. Il faut donc rapidement introduire dans notre Code pénal, l'association de malfaiteurs, mais sous une forme plus efficace et plus complète que la première rédaction pro- posée par la commission Schultz qui limitait cette notion à l'in-28. November 1989 N 1875 Standesinitiative Genf. Geldwäscherei crimination de crimes de sang ou de violence. L'activité du crime organisé s'exerce en effet également en matière de délits contre le patrimoine, le trafic d'armes, le proxénétisme, la traite des femmes, les rapts d'enfants, pour ne citer que quelques exemples. C'est la raison pour laquelle je propose par cette motion de conférer à la notion d'association de malfaiteurs une portée générale à l'exemple de la «conspiracy» et de l'insérer dans la partie générale du Code pénal suisse, parmi les dispositions sanctionnant la participation, tout en procédant aux adapta- tions nécessaires des dispositions de la partie spéciale du Code pénal suisse. Je remercie le Conseil fédéral d'avoir ac- cepté cette motion et je vous invite à faire de même. Rechsteiner: Die SP-Fraktion hat in der Eintretensdebatte zum Ausdruck gebracht, dass wir eine Strafbestimmung über das organisierte Verbrechen begrüssen und deshalb auch das Kommissionspostulat unterstützen. Wir bekämpfen auch die Motion Segond nicht, obschon nicht sehr deutlich argu- mentiert wird und die Begriffe unseres Erachtens etwas durch- einander gebracht werden. Deshalb sind einige Präzisierun- gen nötig. Immerhin hat Herr Segond sich bereit erklärt, im deutschen Text der Motion den Begriff «kriminelle Vereini- gung» durch den Begriff «organisiertes Verbrechen» zu erset- zen. Unter dieser Voraussetzung können wir dieser Motion zu- stimmen. Was ist das Problem im Hintergrund? Wir sind der Auffassung - und haben das auch in der Eintretensdebatte deutlich ge- sagt -, dass die neue Strafbestimmung nicht wieder beim ver- fehlten Konzept der «kriminellen Gruppe» aus den siebziger Jahren ansetzen darf. Damals ist dieses Konzept nach grosser Opposition in der Vernehmlassung mit guten Gründen ver- worfen worden, nach der Opposition beispielsweise der CVP und der SP. Der Begriff «kriminelle Gruppe» hätte eine Art von Gesinnungsdelikt mit sich gebracht, die rechtsstaatlich be- denklich gewesen wäre. Wir haben sicher gut daran getan, eine solche Bestimmung nicht in unser Strafgesetzbuch auf- zunehmen. Das organisierte Verbrechen unterscheidet sich vom Begriff der «kriminellen Gruppe» und auch vom traditionellen straf- rechtlichen Begriff der Bande, den wir heute schon kennen. Beim organisierten Verbrechen geht es um ein arbeitsteiliges, kriminelles und gewinnträchtiges Unternehmen, das ganz be- stimmte Momente bei der Delinquenz erkennen lässt. Bei- spielsweise bringt die Definition, die im Rechtshilfeabkommen mit den USA enthalten ist, recht gut zum Ausdruck, was mit or- ganisiertem Verbrechen gemeint ist. Diese Spur wird die Ge- setzgebungsarbeit, die auch die Verhältnisse und die Rechts- tatsachen in der Schweiz genau prüfen muss, noch verfolgen müssen. Man sollte den verfehlten Ansatz der «kriminellen Gruppe» aus den siebziger Jahren für diese Arbeit vergessen. Mit diesen Vorbehalten verzichten wir darauf, der Motion Se- gond zu opponieren. Bundesrat Koller: Wie wir Ihnen schriftlich bekanntgegeben haben, ist der Bundesrat bereit, die Motion entgegenzuneh- men. Dabei behalten wir uns selbstverständlich vor, künftig nicht mehr von der «kriminellen Vereinigung», sondern besser vom «organisierten Verbrechen» zu sprechen. Den Bemerkun- gen von Herrn Nationalrat Rechsteiner wird voll Rechnung ge- tragen. Ueberwiesen - Transmis An den Ständerat - Au Conseil des Etats #ST# 89.202 Standesinitiative Genf Strafbarkeit der Geldwäscherei. Revision StGB Initiative du canton de Genève Répression du blanchissage d'argent sale. Révision du code pénal Herr Cotti unterbreitet im Namen der Kommission den folgen- den schriftlichen Bericht: 1. Der Kanton Genf reichte am 26. April 1989 eine Standesin- itiative mit folgendem Wortlaut ein: «Der Kanton Genf stellt den eidgenössischen Räten den An- trag, so bald wie möglich eine Bestimmung in das Strafgesetz- buch aufzunehmen, wonach die Geldwäscherei strafbar ist.» 2. Die Kommission des Nationalrates, welcher dieses Ge- schäft zur Prüfung zugewiesen wurde, ist schon mit der Bera- tung der Vorlage des Bundesrates betreffend eine Revision des Schweizerischen Strafgesetzbuches (Gesetzgebung über Geldwäscherei und mangelnde Sorgfalt bei Geldge- schäften, 89.043) beauftragt. Die Kommission hält fest, dass sie mit Beschluss vom 11. Sep- tember 1989 dem Nationalrat folgende Aenderung des Straf- gesetzbuches beantragt: «Art. 305bis (neu) Geldwäscherei 1. Wer eine Handlung vornimmt, die geeignet ist, die Ermitt- lung der Herkunft, die Auffindung oder die Einziehung von Ver- mögenswerten zu vereiteln, die, wie er weiss oder annehmen muss, aus einem Verbrechen herrühren, wird mit Gefängnis oder Busse bestraft. 2. In schweren Fällen ist die Strafe Zuchthaus bis zu fünf Jah- ren oder Gefängnis. Mit der Freiheitsstrafe wird Busse bis zu 1 Million Franken verbunden. Ein schwerer Fall liegt insbesondere vor, wenn der Täter: a. als Mitglied einer Verbrecherorganisation handelt; b. als Mitglied einer Bande handelt, die sich zur fortgesetzten Ausübung der Geldwäscherei zusammengefunden hat; c. durch gewerbsmässige Geldwäscherei einen grossen Um- satz oder einen erheblichen Gewinn erzielt. 3. Der Täter wird auch bestraft, wenn die Haupttat im Ausland begangen wurde und auch am Begehungsort strafbar ist. Art. 305ter (neu) Mangelnde Sorgfalt bei Geldgeschäften Wer berufsmässig fremde Vermögenswerte annimmt, auf- bewahrt, anlegen oder übertragen hilft und es unterlässt, mit der nach den Umständen gebotenen Sorgfalt die Identität des wirtschaftlich Berechtigten festzustellen, wird mit Gefängnis bis zu einem Jahr, Haft oder Busse bestraft.« Eine Kommissionsminderheit will auch eine fahrlässige Bege- hung der Tat unter Strafe stellen. Die Kommission will sodann mit einem Postulat den Bundes- rat einladen, einen Bericht über das organisierte Verbrechen sowie einen Gesetzesentwurf zur Strafbarkeit desselben vor- zulegen. Die Kommission ist der Auffassung, dass mit dieser Gesetzes- revision dem Anliegen des Kantons Genf bereits Rechnung getragen ist. M. Cotti présente au nom de la commission le rapport écrit suivant: 1. Le 26 avril 1989, le canton de Genève a présenté l'initiative cantonale suivante: «Le canton de Genève demande aux Chambres fédérales de voter dans les meilleurs délais une révision du code pénal in- troduisant une disposition permettant la répression du blan- chissage d'argent sale.» 2. La commission du Conseil national chargée de l'examen deSchweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Motion Segond Strafgesetzbuch. Kriminelle Vereinigung Motion Segond Code pénal. Association de malfaiteurs In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1989 Année Anno Band V Volume Volume Session Wintersession Session Session d'hiver Sessione Sessione invernale Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 02 Séance Seduta Geschäftsnummer 89.655 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 28.11.1989 - 08:00 Date Data Seite 1873-1875 Page Pagina Ref. No 20 018 031 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.