Décision du 21 novembre 2017 Cour des plaintes Composition Les juges pénaux fédéraux Stephan Blättler, président, Andreas J. Keller et Patrick Robert-Nicoud, le greffier David Bouverat Parties A., représenté par Me Nicolas Urech, avocat, plaignant contre ADMINISTRATION FÉDÉRALE DES CONTRIBUTIONS, partie adverse Objet Actes (art. 27 al. 1 et 3 DPA) Mesures provisionnelles (art. 28 al. 5 DPA) B u n d e s s t r a f g e r i c h t T r i b u n a l p é n a l f é d é r a l T r i b u n a l e p e n a l e f e d e r a l e T r i b u n a l p e n a l f e d e r a l Numéro de dossier: BV.2017.49 Pro cédure secondaire: BP.2017.75 - 2 - La Cour des plaintes, vu: - l'acte du 7 novembre 2017, par lequel un enquêteur de l'Administration fiscale des contributions (ci-après: AFC) a "constaté […] que les scel- lés [apposés sur des supports informatiques appartenant à A. et saisis dans le cadre d'une enquête fiscale spéciale le concernant] sont provi- soirement levés […], afin de procéder à une copie forensique", - la "plainte (article 26 DPA)" contre cet acte, adressée le 16 novembre 2017 par A. au directeur de l'AFC, en demandant à ce dernier de bien vouloir la transmettre à la Cour de céans, - la "plainte (art. 26 al. 1 DPA)" du 16 novembre 2017 contre ce même acte du 7 novembre 2017, formée par A. directement auprès de la Cour de céans, assortie d'une demande de mesures provisionnelles, et considérant: que les mesures de contrainte au sens des art. 45 ss DPA et les actes et les omissions qui s'y rapportent peuvent faire l'objet d'une plainte devant la Cour de céans (art. 26 al. 1 DPA en lien avec l'art. 37 al. 2 let. b LOAP et l'art. 19 al. 1 du Règlement sur l'organisation du Tribunal pénal fédéral [ROTPF; RS 173.713.161]); que si la décision contestée émane du directeur de l'administration, la plainte est directement adressée à la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral (art. 26 al. 2 let. a DPA); que dans les autres cas, la plainte est adressée à ce directeur qui la transmet à la Cour, avec ses observations, s'il n'entend pas y donner suite (art. 26 al. 3 DPA); qu'en l'occurrence, l'acte attaqué émane d'un enquêteur de l'AFC; qu'au vu de ce qui précède, il ne peut pas faire l'objet d'une plainte directe- ment auprès de la Cour de céans; que la plainte adressée par A. auprès de la Cour de céans est ainsi irrece- vable; - 3 - que la demande de mesures provisionnelles devient sans objet au vu de ce qui précède; que la Cour de céans donnera, le cas échéant, la suite qui convient à une plainte que lui transmettrait le directeur de l'AFC; que le plaignant, qui succombe, supportera un émolument fixé à CHF 500.- - sur la base de l'art. de l'art. 73 LOAP (applicable par renvoi de l'art. 25 al. 4 DPA; art. 5 et 8 du Règlement du Tribunal pénal fédéral du 31 août 2010 sur les frais, émoluments, dépens et indemnités de la procédure pénale fé- dérale; RS 173.713.162); - 4 - Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 1. La plainte est irrecevable. 2. La demande de mesures provisionnelles est sans objet. 3. Un émolument de CHF 500.-- est mis à la charge du plaignant. Bellinzone, le 22 novembre 2017 Au nom de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral Le président: Le greffier: Distribution - Me Nicolas Urech - Administration fédérale des contributions Indication des voies de recours Dans les 30 jours qui suivent leur notification, les arrêts de la Cour des plaintes relatifs aux mesures de contrainte sont sujets à recours devant le Tribunal fédéral (art. 79 et 100 al. 1 de la loi fédérale du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral; LTF). La procédure est réglée par les art. 90 ss LTF. Le recours ne suspend l’exécution de l’arrêt attaqué que si le juge instructeur l’ordonne (art. 103 LTF).