<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2021-10-19-2C_777-2021.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2C_777/2021</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 19 octobre 2021</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. et Mmes les Juges fédéraux </div> <div class="para">Seiler, Président, Aubry Girardin et Hänni. </div> <div class="para">Greffière : Mme Vuadens. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">représenté par Tax Partner AG, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Administration fédérale des contributions, Service d'échange d'informations en matière fiscale SEI, </div> <div class="para">Entraide administrative, Eigerstrasse 65, 3003 Berne, </div> <div class="para">intimée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Assistance administrative (CDI CH-SE), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal administratif fédéral, Cour I, du 13 septembre 2021 (A-2063/2019). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.1.</b> Le 4 mai 2018, la Swedish Tax Agency, International Tax Office (ci-après: l'autorité requérante) a déposé deux demandes d'assistance administrative auprès de l'Administration fédérale des contributions (ci-après: l'Administration fédérale) fondées sur l'art. 27 de la Convention du 7 mai 1965 entre la Confédération suisse et le Royaume de Suède en vue d'éviter les doubles impositions en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune (CDI CH-SE) concernant le résident suédois A.________ et portant sur la période du 1 <sup>er</sup> janvier 2012 au 31 décembre 2015. Ces demandes faisaient suite à une requête initiale déposée en 2016 et aux réponses reçues de l'Administration fédérale en 2017. </div> <div class="para">Dans sa première demande, l'autorité requérante indiquait qu'elle soupçonnait A.________ de détenir des actifs ou une partie des actions d'une société administrée par la société suisse B.________ SA et d'être l'ultime bénéficiaire des comptes détenus par cette société. Elle souhaitait partant obtenir des renseignements qui étaient, notamment, détenus par la société B.________ SA. </div> <div class="para">Dans sa seconde demande, l'autorité requérante indiquait avoir découvert, grâce à l'assistance déjà obtenue de l'Administration fédérale, que A.________ avait un numéro interne au sein de la banque C.________ SA (ci-après: la Banque), à savoir le numéro ****-******, et qu'il avait été l'ayant droit économique de comptes ouverts auprès de cette institution bancaire au nom de la société D.________ SA. Or, cette société, désormais liquidée, était une filiale de la société suédoise E.________, qui avait été dirigée par A.________ et dont l'actionnaire unique était son père. Ces faits alimentaient les soupçons selon lesquels D.________ SA - qui avait été liquidée peu après l'ouverture de l'enquête ouverte en Suède contre A.________ - était un élément d'un stratagème mis en place pour éluder l'impôt. Pour ces motifs, l'autorité requérante demandait l'assistance administrative de la Suisse afin d'obtenir, notamment, les documents "Know your customer" (KYC) et les relevés de comptes liés au client n° ****-****** et ouverts auprès de la Banque. </div> <div class="para">Déférant à des ordonnances de production de l'Administration fédérale, la société B.________ SA et la Banque ont transmis les documents requis. B.________ SA a expliqué qu'elle avait été la titulaire d'un compte bancaire ouvert auprès de la banque G.________ SA pour le compte de plusieurs fiduciants, dont faisait partie A.________, en exécution d'un contrat de fiducie qu'elle joignait à sa réponse avec les relevés bancaires du compte en question. Quant à la Banque, elle a précisé que A.________ avait été l'ayant droit économique d'un compte ouvert au nom de la société D.________ SA du 1 <sup>er</sup> janvier 2012 au 31 décembre 2015. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.2.</b> Par décision finale du 2 avril 2019, l'Administration fédérale a accordé l'assistance administrative à la Suède et transmis les documents requis, après avoir procédé à des caviardages. Par arrêt du 13 septembre 2021, le Tribunal administratif fédéral a partiellement admis le recours que A.________ avait formé contre cette décision, en tant qu'il demandait des caviardages supplémentaires de noms de tiers à effectuer sur le contrat de fiducie précité (arrêt consid. 5.2.3.3) et dans la documentation bancaire (arrêt consid. 5.2.4.3), et l'a rejeté pour le surplus. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.3.</b> Agissant par la voie du recours en matière de droit public, A.________ demande au Tribunal fédéral, avec suite de frais et dépens, d'annuler l'arrêt du 13 septembre 2021 du Tribunal administratif fédéral, de retrancher des documents à transmettre la documentation KYC produite par la Banque; subsidiairement, de procéder à des caviardages supplémentaires. </div> <div class="para">Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La décision attaquée a été rendue en français. Partant, et quand bien même le recourant a procédé, comme il lui est loisible, en allemand (cf. <span class="artref">art. 42 al. 1 LTF</span>), le présent arrêt sera également rendu en français (cf. <span class="artref">art. 54 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Selon l'<span class="artref">art. 83 let</span>. h LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions en matière d'entraide administrative internationale, à l'exception de l'assistance administrative en matière fiscale. Il découle de l'<span class="artref">art. 84a LTF</span> que, dans ce dernier domaine, le recours n'est recevable que lorsqu'une question juridique de principe se pose ou lorsqu'il s'agit, pour d'autres motifs, d'un cas particulièrement important au sens de l'<span class="artref">art. 84 al. 2 LTF</span>. Il appartient au recourant de démontrer de manière suffisante en quoi ces conditions sont remplies (<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=18.10.2021&amp;to_date=06.11.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F145-IV-99%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page99">ATF 145 IV 99</a> consid. 1.4; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=18.10.2021&amp;to_date=06.11.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-II-340%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page340">139 II 340</a> consid. 4; 404 consid. 1.3), à moins que tel ne soit manifestement le cas (arrêt 2C_594/2015 du 1 <sup>er</sup> mars 2016 consid. 1.2 non publié in <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=18.10.2021&amp;to_date=06.11.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-II-69%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page69">ATF 142 II 69</a>, mais in Pra 2016/60 p. 574 et in RDAF 2016 II 50). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le recourant soutient que la présente cause soulève deux questions juridiques de principe qui n'auraient pas encore fait l'objet de jurisprudence, respectivement d'une jurisprudence qui ne serait pas claire. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.1.</b> Il soutient tout d'abord que la cause soulève la question juridique de principe de savoir si des renseignements qui sont inexacts ("wissentlich falsch") doivent être transmis à l'autorité requérante dans le cadre d'un échange de renseignements. </div> <div class="para">L'arrêt attaqué ne constate pas que certains renseignements destinés à être transmis seraient inexacts. L'allégation appellatoire du recourant ne peut donc pas être prise en compte par le Tribunal fédéral (<span class="artref">art. 97 al. 1 et <artref id="CH/173.110/105/1" type="start"></artref>art. 105 al. 1 LTF</span><artref id="CH/173.110/97/1" type="end"></artref>). </div> <div class="para">Au surplus, la jurisprudence a déjà circonscrit la notion de la pertinence vraisemblable, qui est la condition centrale de la transmissibilité de renseignements dans le cadre de l'assistance administrative internationale fondée, comme en l'espèce, sur une clause d'échange de renseignements calquée sur l'art. 26 du Modèle de Convention fiscale concernant le revenu et la fortune de l'OCDE (MC OCDE; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=18.10.2021&amp;to_date=06.11.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-II-161%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page161">ATF 142 II 161</a> consid. 2.1.1; cf. aussi notamment <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=18.10.2021&amp;to_date=06.11.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F145-II-112%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page112">ATF 145 II 112</a> consid. 2.2.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=18.10.2021&amp;to_date=06.11.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-II-206%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page206">144 II 206</a> consid. 4.3; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=18.10.2021&amp;to_date=06.11.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-II-185%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page185">143 II 185</a> consid. 3.3.2). Le recourant ne soulève à cet égard aucune question juridique de principe nouvelle. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.</b> Le recourant fait ensuite valoir que la présente cause pose la question juridique de principe de savoir dans quelle mesure le secret bancaire suisse (<span class="artref">art. 47 LB</span>) peut faire obstacle à la transmission de noms de tiers non concernés au sens de l'<span class="artref">art. 4 al. 3 LAAF</span>. </div> <div class="para">La jurisprudence a déjà clairement statué sur la question de l'opposabilité du secret bancaire suisse à une demande d'assistance administrative internationale en matière fiscale fondée sur clause calquée sur l'art. 26 MC OCDE (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=40&amp;from_date=18.10.2021&amp;to_date=06.11.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-II-161%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page161">ATF 142 II 161</a> consid. 4.5). Il en ressort que l'Administration fédérale peut exiger des banques la transmission de documents qui remplissent la condition de la pertinence vraisemblable, sans que puissent lui être opposés l'<span class="artref">art. 47 LB</span> ou toute autre disposition de droit interne. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Le recourant ne soutient au surplus pas que l'on serait en présence d'un cas particulièrement important au sens de l'<span class="artref">art. 84 al. 2 LTF</span> et rien ne laisse apparaître que l'on se trouverait dans une telle situation. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">Il découle de ce qui précède que le recours doit être déclaré irrecevable en application des art. 107 al. 3 et 109 al. 1 LTF, étant précisé que, comme l'arrêt attaqué émane du Tribunal administratif fédéral, la voie du recours constitutionnel subsidiaire ne saurait entrer en considération (art. 113 a contrario LTF). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.</b> </div> <div class="para">Succombant, le recourant doit supporter les frais de justice devant le Tribunal fédéral (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). Il ne sera pas alloué de dépens (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/68/3" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/68/1" type="start"></artref>art. 68 al.1 et 3 LTF</span><artref id="CH/173.110/68/3" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/3" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 3'000 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au mandataire du recourant, à l'Administration fédérale des contributions, Service d'échange d'informations en matière fiscale SEI, et au Tribunal administratif fédéral. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 19 octobre 2021 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Seiler </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : Vuadens </div> </div></body></html>