An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 1. Juni 2018
Embargo: 1. Juni 2018, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 14. Mai 2018 (5A_701/2017)
"Facebook-Freundschaft" mit Verfahrenspartei: Richter muss 
nicht in den Ausstand treten
Die blosse Tatsache, dass ein Richter mit einer Verfahrenspartei auf Facebook
"befreundet" ist, bildet für sich allein keinen Ausstandsgrund. Ohne zusätzliche
Hinweise kann daraus nicht auf eine freundschaftliche Beziehung geschlossen
werden, die den Anschein der Befangenheit eines Richters zu begründen vermöchte.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde einer Mutter aus dem Kanton Wallis ab. 
Auf Gesuch des Vaters hin hatte die Kinder- und Erwachsenenschutzbehörde (KESB)
einer Walliser Gemeinde 2016 die gemeinsame elterliche Sorge über das ausserehelich
geborene Kind verfügt und weitere Massnahmen angeordnet. Die Mutter verlangte
später die Aufhebung der KESB-Entscheide, weil deren Präsident auf Facebook mit
dem Vater des Kindes "befreundet" sei. Das Walliser Kantonsgericht wies das Gesuch
ab. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerde der Mutter ab. Gemäss der Bundesverfassung
und der Europäischen Menschenrechtskonvention hat jede Person Anspruch darauf,
dass ihre Sache von einem unparteiischen, unvoreingenommenen und unbefangenen
Richter entschieden wird. Damit ein Richter in den Ausstand treten muss, ist es nicht
erforderlich, dass er tatsächlich befangen ist. Vielmehr genügt es, wenn bei objektiver
Betrachtung Umstände vorliegen, die den Anschein der Befangenheit oder die Gefahr
der Voreingenommenheit erwecken. Bei freundschaftlichen Verbindungen ist dazu eine
gewisse Nähe erforderlich, die über eine blosse Bekanntschaft oder ein "Duzverhältnis"
hinausgeht. Eine "Freundschaft" auf Facebook weist noch nicht auf freundschaftliche
Beziehungen im traditionellen Sinn hin. Zur Begründung einer "Facebook-Freundschaft"
ist nicht zwingend gegenseitige Zuneigung oder Sympathie erforderlich. Wohl kann der
Kreis der "Facebook-Freunde" auch Personen umfassen, mit denen man im realen
Leben regelmässig Kontakt pflegt; es können aber auch solche dazugehören, die man
bloss als einfache Bekanntschaft qualifizieren würde oder als Person, mit der man
einzig im Rahmen eines sozialen Netzwerks ein gemeinsames Interesse für ein
bestimmtes Thema teilt. Gemäss jüngerer Studien sind im Übrigen bei einer Zahl von
mehr als 150 "Facebook-Freunden" auch Personen darunter, mit denen man gar keinen
Kontakt unterhält oder die man nicht einmal kennt. Ohne zusätzliche Hinweise kann
deshalb aus der blossen Tatsache des Bestehens einer "Facebook-Freundschaft" nicht
auf eine freundschaftliche Beziehung geschlossen werden, welche den Anschein von
Befangenheit zu begründen vermöchte. Solche zusätzlichen Hinweise bestehen im
konkreten Fall nicht. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 1er juin 2018
Embargo : 1er juin 2018, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 14 mai 2018 (5A_701/2017)
« Amitié sur Facebook  » avec une partie à la procédure  : le juge 
ne doit pas se récuser
Le seul fait qu'un juge soit «  ami » sur Facebook avec une partie à la procédure ne
constitue pas un motif de récusation. En l'absence d'autres indices, on ne peut en
tirer l'existence d'un lien d'amitié propre à fonder l'apparence de prévention d'un
juge. Le Tribunal fédéral rejette le recours d'une mère valaisanne.
En 2016, sur requête du père, l'autorité de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA)
d'une commune valaisanne avait, entre autres mesures, institué l'autorité parentale
conjointe sur un enfant né hors mariage. La mère requit ultérieurement l'annulation de la
décision de l'APEA, motif pris que son président aurait été «  ami » sur Facebook avec le
père de l'enfant. Le Tribunal cantonal valaisan rejeta cette requête. 
Le Tribunal fédéral rejette le recours de la mère. Selon la Constitution fédérale et la
Convention européenne des droits de l'homme, toute personne a droit à ce que sa
cause soit tranchée par un juge impartial et exempt de préjugé ou de parti pris. Pour
qu'un juge doive se récuser, il n'est pas nécessaire qu'il soit effectivement prévenu. Il
suffit que, selon une appréciation objective, les circonstances donnent l'apparence d'une
prévention ou fassent redouter une activité partiale. Pour des relations amicales, une
certaine proximité allant au-delà du fait de se connaître ou de se tutoyer est requise.
Une « amitié » sur Facebook ne renvoie pas encore à des relations d'amitié au sens
traditionnel. Pour fonder une «  amitié Facebook », un sentiment réciproque d'affection
ou de sympathie n'est pas forcément nécessaire. Certes, le cercle des «  amis
Facebook » peut aussi comprendre des personnes avec lesquelles on entretient
régulièrement des relations dans la vie réelle  ; peuvent toutefois également en faire
partie des gens que l'on qualifierait uniquement de simples connaissances ou des
individus avec lesquels on ne partage qu'un intérêt commun pour un domaine particulier
et uniquement sur le réseau social. Selon des études récentes, à partir de plus de 150
« amis Facebook », il faut par ailleurs aussi compter avec des personnes avec
lesquelles on n'entretient aucune relation ou que l'on ne connaît même pas. Par
conséquent, en l'absence d'autres indices, une «  amitié Facebook » ne permet pas à
elle seule de conclure à l'existence d'une relation d'amitié propre à fonder une
apparence de prévention. De telles circonstances supplémentaires font défaut dans le
cas concret.