<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Eidgenössisches Versicherungsgericht </div> <div class="para">Tribunale federale delle assicurazioni </div> <div class="para">Tribunal federal d'assicuranzas </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Cour des assurances sociales </div> <div class="para">du Tribunal fédéral </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Cause </div> <div class="para">{T 7} </div> <div class="para">I 287/02 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 17 mars 2003 </div> <div class="para">IIIe Chambre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. les Juges Borella, Président, Meyer et Kernen. Greffière : Mme Berset </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">M.________, recourant, représenté par Me Pierre Gabus, avocat, boulevard des Philosophes 17, 1205 Genève, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Office cantonal AI Genève, boulevard du Pont-d'Arve 28, 1205 Genève, intimé </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Instance précédente </div> <div class="para">Commission cantonale de recours en matière d'AVS/AI, Genève </div> <div class="para"> </div> <div class="para">(Jugement du 20 février 2002) </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Vu: </div> <div class="para">la décision du 24 août 1999 par laquelle l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Genève (ci-après : OAI) a octroyé à M.________ une rente entière d'invalidité du 1er octobre 1995 au 30 septembre 1996; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">le recours que le prénommé a interjeté contre cette décision, en concluant à l'octroi d'une rente entière d'invalidité pour une durée indéterminée; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">le jugement du 20 février 2002, par lequel la Commission cantonale genevoise de recours en matière d'AVS/AI a partiellement admis le recours, en ce sens qu'elle a accordé à l'assuré un quart de rente dès le 1er octobre 1996, en fonction d'un taux d'invalidité de 45,56 %; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">le recours de droit administratif interjeté par M.________ qui demande l'annulation du jugement cantonal, en concluant, sous suite de dépens, à l'octroi d'une demi-rente d'invalidité; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">la réponse du 10 juin 2002 par laquelle l'OAI conclut au rejet du recours; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">en particulier, le rapport d'expertise du 4 décembre 1997 du docteur A.________, spécialiste en médecine physique, rééducation et maladies rhumatismales, et le rapport du 4 juin 1998 du Centre d'intégration professionnelle de l'assurance-invalidité de Genève (COPAI); </div> <div class="para"> </div> <div class="para">attendu : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que la Loi fédérale sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPGA), du 6 octobre 2000, entrée en vigueur le 1er janvier 2003, n'est pas applicable en l'espèce, le juge des assurances sociales n'ayant pas à tenir compte des modifications du droit ou de l'état de fait survenues après que la décision administrative litigieuse (i.c. du 24 août 1999) a été rendue (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=18&amp;from_date=07.03.2003&amp;to_date=26.03.2003&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F127-V-466%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page467">ATF 127 V 467</a> consid. 1, 121 V 366 consid. 1b); </div> <div class="para">que c'est dès lors au regard de la loi fédérale du 19 juin 1959 sur l'assurance-invalidité (LAI) et de l'ordonnance y relative du 17 janvier 1961 (RAI), dans leur teneur en vigueur jusqu'au 31 décembre 2002, applicable en l'espèce, qu'il convient de statuer; </div> <div class="para">que le jugement entrepris expose correctement les dispositions légales applicables en ce qui concerne la notion d'invalidité (<span class="artref">art. 4 LAI</span>) et l'échelonnement des rentes selon le taux d'invalidité de l'assuré (<span class="artref">art. 28 LAI</span>) de sorte qu'on peut y renvoyer; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">qu'en l'espèce, en se fondant sur le rapport d'expertise du docteur A.________, les premiers juges ont retenu que le recourant n'était plus à même d'exercer son ancien métier de garçon d'office, mais qu'il présentait une capacité de travail de 50 % dans une activité adaptée (sans charges et permettant l'alternance des positions); </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que rendu après une anamnèse complète du parcours médical et deux examens du recourant, prenant en compte les plaintes exprimées, discutant la problématique médicale présentée par l'intéressé de manière conséquente et se terminant par des conclusions motivées, ce rapport doit se voir reconnaître pleine valeur probante (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=18&amp;from_date=07.03.2003&amp;to_date=26.03.2003&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-V-351%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page352">ATF 125 V 352</a> consid. 3a et 353 sv. consid. 3b/bb); </div> <div class="para"> </div> <div class="para">qu'en outre, aucun autre médecin ne s'est déterminé sur la capacité de travail du recourant dans une activité adaptée; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">qu'au surplus, les conclusions de l'expert sur ce point restent dans le même ordre de grandeur que celles du COPAI, comme l'a relevé le docteur B.________, médecin de l'office Intimé (note du 10 janvier 2000 citée dans le préavis du 14 février 2000), de sorte que l'appréciation de ce centre (résultant de l'observation professionnelle du recourant) n'est pas propre à remettre en question le bien-fondé du rapport d'expertise (résultant de l'observation médicale); </div> <div class="para">que, par ailleurs, rien ne justifiait que l'office intimé octroyât, avec effet rétroactif, une rente entière d'invalidité pour la période du 1er octobre 1995 au 30 septembre 1996 et supprimât en même temps cette prestation pour la période subséquente, procédant ainsi à une révision au sens de l'<span class="artref">art. 41 LAI</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=18&amp;from_date=07.03.2003&amp;to_date=26.03.2003&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-V-413%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page417">ATF 125 V 417</a> sv. consid. 2d et les références; VSI 2002 p. 66 consid. 1); </div> <div class="para"> </div> <div class="para">qu'en effet, aucun changement important des circonstances propre à influencer le degré d'invalidité du recourant ne s'est produit entre les deux périodes de référence; </div> <div class="para">qu'en particulier, la santé du recourant ne s'est pas améliorée de manière sensible et sa capacité de gain n'a pas subi de modification importante; </div> <div class="para">que l'office intimé semble justifier cette distinction uniquement par le fait que, dans un premier temps, il ne disposait d'aucune donnée chiffrée sur la capacité de travail du recourant dans une activité adaptée; </div> <div class="para">que cette circonstance ne l'autorisait pas à procéder ainsi, de sorte qu'il n'y a pas lieu d'examiner le bien-fondé d'une éventuelle révision de la rente; </div> <div class="para">qu'en revanche se pose la question de la justification de la rente entière d'invalidité pour une période limitée dans le temps au 30 septembre 1996; </div> <div class="para">qu'à la suite des premiers juges, on doit considérer que cette prestation, déjà versée - octroyée à tort comme on le verra ci-après - ne peut pas être supprimée dès lors qu'en cas de reformatio in pejus, la suppression de la rente ne peut être décidée que pour l'avenir, conformément aux <span class="artref">art. 41 LAI</span> et 88bis RAI, applicables par analogie (VSI 2000 p. 314 consid. 3); </div> <div class="para">qu'en conséquence il y a lieu d'examiner si le recourant a droit à une rente d'invalidité pour la période subséquente, soit à partir du 1er octobre 1996; </div> <div class="para">que conformément à la jurisprudence récente de la cour de céans, ce sont les rapports existant au moment du droit à la rente, ainsi que les modifications éventuelles survenues jusqu'au moment de la décision qui ont des conséquences sur le droit à cette prestation qui sont déterminants pour opérer une comparaison des revenus (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=18&amp;from_date=07.03.2003&amp;to_date=26.03.2003&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F128-V-174%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page174">ATF 128 V 174</a> consid. 4a; ces principes, développés dans le domaine de la LAA, sont applicables à la comparaison des revenus selon l'<span class="artref">art. 28 al. 2 LAI</span> également: arrêts G. du 22 août 2002 [I 440/01] et du 18 octobre 2002 [I 761/01]); </div> <div class="para">que le recourant conteste le taux d'invalidité de 45,56% auquel est parvenue la cour cantonale au terme d'une comparaison des revenus fondée sur des données applicables à l'année 1999; </div> <div class="para">qu'en l'occurrence, conformément à la jurisprudence, l'année déterminante est 1996; </div> <div class="para">que selon les indications fournies par l'ancien employeur du recourant, ce dernier a perçu, en 1996, un salaire mensuel de 3'185 fr. x 13, soit un salaire annuel (non contesté) de 41'405 fr.; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que par ailleurs, conformément à la jurisprudence, on se référera, pour déterminer le revenu d'invalide, à la statistique des salaires bruts standardisés, en se fondant toujours sur la médiane ou valeur centrale (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=18&amp;from_date=07.03.2003&amp;to_date=26.03.2003&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F126-V-75%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page77">ATF 126 V 77</a> consid. 3b/bb, 124 V 323 consid. 3b/bb); </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que dans ce contexte, il n'y a pas lieu de prendre en considération uniquement les statistiques salariales relatives au secteur des services, comme le demande le recourant, le docteur A.________ n'ayant pas limité à ces seules professions le champ des activités adaptées au handicap du recourant; </div> <div class="para">qu'en l'occurrence, le salaire de référence est celui auquel peuvent prétendre les hommes effectuant des activités simples et répétitives dans le secteur privé, à savoir 4'294 fr. par mois, compte tenu d'un horaire de travail de 40 heures par semaine (Enquête suisse sur la structure des salaires 1996, Tabelle 1, niveau de qualification 4); </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que ce salaire mensuel hypothétique doit être porté à 4'497 fr. (soit 4'294 : 40 x 41.9), ou 53'964 fr. par an, dès lors que la moyenne usuelle de travail dans les entreprises en 1996 était de 41,9 heures (La Vie économique 2001/12, p. 80, Tabelle B 9.2); </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que ce montant doit être réduit à 26'982 fr. par an ou 2'248 fr. par mois pour tenir compte de l'incapacité de travail de 50 % du recourant; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">qu'au vu de l'ensemble des circonstances, les premiers juges ont opéré un abattement de 15 % - dont le bien-fondé doit être confirmé - pour tenir compte d'un certain nombre de limitations, conformément à l'arrêt <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=18&amp;from_date=07.03.2003&amp;to_date=26.03.2003&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F126-V-75%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page79">ATF 126 V 79</a> sv., résultant de l'atteinte à la santé, de l'âge, de la nationalité du recourant et du fait qu'il est en mesure d'exercer seulement une occupation à temps partiel; </div> <div class="para">qu'en dépit des allégations contraires du recourant, ce pourcentage tient largement compte de l'ensemble des limitations attribuables à son handicap (comp. RAMA 1998 n° U 320 p. 602 consid. 2b); </div> <div class="para">qu'en particulier, c'est à tort qu'il déduit de l'arrêt <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=18&amp;from_date=07.03.2003&amp;to_date=26.03.2003&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F126-V-75%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page79">ATF 126 V 79</a> un droit à un abattement global de 25 %, sans considération des facteurs individuels; </div> <div class="para">que si l'on procède à un abattement de 15 % , il en résulte un revenu d'invalide de 22'935 fr. par an ou 1'911 fr. par mois dont la comparaison avec le revenu sans invalidité de 41'405 fr. réalisé en 1996, conduit à un taux d'invalidité de 44,60 %; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que ce taux ouvre le droit à un quart de rente d'invalidité, de sorte que l'appréciation des premiers juges doit être confirmée; </div> <div class="para">que dans ce contexte, les autres griefs du recourant visant, de manière générale, la détermination du revenu d'invalide au moyen des statistiques salariales, doivent être écartés; </div> <div class="para">que le recours se révèle dès lors mal fondé, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce : </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est rejeté. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Il n'est pas perçu de frais de justice. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt sera communiqué aux parties, à la Commission cantonale de recours en matière d'assurance-vieillesse, survivants et invalidité et à l'Office fédéral des assurances sociales. </div> <div class="para">Lucerne, le 17 mars 2003 </div> <div class="para">Au nom du Tribunal fédéral des assurances </div> <div class="para">Le Président de la IIIe Chambre: La Greffière: </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>