<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para">6B_498/2008 /rod </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 18 août 2008 </div> <div class="para">Cour de droit pénal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. les Juges Schneider, Président, </div> <div class="para">Ferrari et Favre. </div> <div class="para">Greffier: M. Oulevey. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">X.________, </div> <div class="para">recourante, représentée par Me Fabien Mingard, avocat, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Ministère public du canton de Vaud, rue de l'Université 24, 1005 Lausanne, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Fixation de la peine, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour de cassation pénale, du 30 janvier 2008. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Faits: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">A. </div> <div class="para">Par jugement du 18 octobre 2007, le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne a condamné X.________, pour lésions corporelles simples qualifiées, voies de fait qualifiées et violation du devoir d'assistance et d'éducation, à une peine de 270 jours-amende à 30 fr. l'un, avec sursis pendant trois ans; il a mis les frais de justice, par 17'574 fr. 20, à la charge de la condamnée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Ce jugement repose, en substance, sur les éléments suivants. </div> <div class="para">A.a X.________ a fait subir à sa fille Y.________, née en 1997, des actes de violence répétés entre mars 2003 et le 24 janvier 2006. Elle lui a infligé des lésions corporelles simples qualifiées les 24 janvier et 1er février 2006; enfin elle a violé son devoir d'assistance et d'éducation. </div> <div class="para">A.b Pour fixer la peine, le tribunal a souligné le concours d'infractions et le fait que les actes de maltraitance avaient été commis sur une longue période, de trois ans, et que « bien plus que les actes de violence pris pour eux-mêmes, c'est (...) l'usage systématique de la violence physique et la disproportion par rapport aux motifs de son exercice qui justifient le prononcé d'une sanction sévère». À décharge, le tribunal a pris en compte les obligations pesant sur une mère élevant seule deux enfants, exerçant un métier difficile, ainsi que les bons renseignements fournis sur la condamnée, qui n'avait pas cessé ses efforts pour rétablir le contact avec sa fille. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le tribunal a fixé à 270 jours-amende la peine adéquate pour réprimer ce comportement. Il a renoncé à prononcer une amende à titre de sanction immédiate, sur la base de l'<span class="artref">art. 42 al. 4 CP</span>, « les frais de justice mis à la charge de l'accusée [17'574 fr.20] constituant (...) une forme de « sanction » suffisante à cet égard ». Pour le même motif, le tribunal n'a pas infligé d'amende en répression des voies de fait, au sens de l'<span class="artref"><artref id="CH/311.0/126/1" type="start"></artref>art. 126 al. 1 et 2 let. a CP</span><artref id="CH/311.0/126/2/a" type="end"></artref>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B. </div> <div class="para">Par arrêt du 30 janvier 2008, la Cour de cassation pénale du Tribunal cantonal vaudois a rejeté le recours de X.________. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Elle a estimé que, même si les voies de fait commises entre mars 2003 et le 18 octobre 2004 étaient prescrites, le recours était mal fondé. En effet, le tribunal correctionnel avait « expressément renoncé à prononcer l'amende qui aurait dû sanctionner cette contravention, exposant que les frais de justice mis à la charge de l'accusée, par 17'574 fr. 20, constituaient à cet égard une forme de « sanction » suffisante ». La peine de 270 jours-amende ne réprimait que les délits des <span class="artref"><artref id="CH/311.0/123/1" type="start"></artref>art. 123 ch. 1 et 2 al. 3 CP</span><artref id="CH/311.0/123/2/3" type="end"></artref> et 219 al. 1 CP. Non arbitraire, celle-ci ne saurait être diminuée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">C. </div> <div class="para">En temps utile, X.________ dépose un recours en matière pénale. Invoquant la violation des <span class="artref"><artref id="CH/311.0/47" type="start"></artref>art. 47 et 109 CP</span><artref id="CH/311.0/109" type="end"></artref>, elle conclut à ce que l'arrêt cantonal soit réformé en ce sens que la peine de 270 jours-amende est réduite, le montant unitaire restant fixé à 30 fr. et l'exécution étant suspendue pendant un délai d'épreuve de trois ans. Elle requiert l'assistance judiciaire. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant en droit: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Interjeté dans le délai prévu par la loi (<span class="artref">art. 100 al. 1 LTF</span>) par une accusée qui a succombé dans ses conclusions (<span class="artref">art. 81 al. 1 let. b LTF</span>) et dirigé contre un jugement final (<span class="artref">art. 90 LTF</span>) rendu en matière pénale (<span class="artref">art. 78 al. 1 LTF</span>) par une autorité de dernière instance cantonale (<span class="artref">art. 80 al. 1 LTF</span>), le présent recours, dûment motivé (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/106/2" type="start"></artref>art. 42 et 106 al. 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/42" type="end"></artref>), est recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Le recours n'est ouvert au Tribunal fédéral que pour les violations du droit prévues aux <span class="artref"><artref id="CH/173.110/95" type="start"></artref>art. 95 et 96 LTF</span><artref id="CH/173.110/96" type="end"></artref>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2.1 Conformément à l'<span class="artref"><artref id="CH/173.110/42/2" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/42/1" type="start"></artref>art. 42 al. 1 et 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/42/2" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/2" type="end"></artref>, le mémoire de recours doit, sous peine d'irrecevabilité (<span class="artref">art. 108 al. 1 let. b LTF</span>), exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit, au sens des <span class="artref"><artref id="CH/173.110/95" type="start"></artref>art. 95 et 96 LTF</span><artref id="CH/173.110/96" type="end"></artref>. Aussi le Tribunal fédéral n'examine-t-il en règle générale que les griefs soulevés par le recourant; il n'est pas tenu de traiter, comme le ferait une autorité de première instance, toutes les questions juridiques qui se posent, si celles-ci ne sont plus discutées devant lui. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">En l'espèce, la recourante ne conteste pas les infractions retenues à sa charge. Elle ne remet en cause que la prescription partielle d'une contravention et la fixation de la peine. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2.2 Dans le cadre du litige ainsi défini et sous réserve de la violation des droits constitutionnels et des questions relevant du droit cantonal ou intercantonal, qu'il ne peut examiner que si le grief a été invoqué et motivé de manière précise par la partie recourante (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>), le Tribunal fédéral examine d'office l'application du droit (<span class="artref">art. 106 al. 1 LTF</span>). Il n'est limité ni par les arguments soulevés dans le mémoire de recours ni par le raisonnement de l'autorité précédente; il peut admettre le recours pour d'autres motifs que ceux avancés par le recourant ou, au contraire, le rejeter par substitution de motifs (cf. <a class="bgeref_id" href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=07.08.2008&amp;to_date=26.08.2008&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F130-III-136%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page136">ATF 130 III 136</a> consid. 1.4 p. 140). Il conduit son raisonnement sur la base des faits retenus par l'autorité précédente (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>). Il ne peut s'en écarter que si ceux-ci ont été établis en violation du droit au sens de l'<span class="artref">art. 95 LTF</span> ou de façon manifestement inexacte (<span class="artref">art. 105 al. 2 LTF</span>), c'est-à-dire arbitraire (<a class="bgeref_id" href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=07.08.2008&amp;to_date=26.08.2008&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-IV-36%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page36">ATF 134 IV 36</a> consid. 1.4.1 p. 39). Le recourant qui entend s'écarter des faits constatés par l'autorité précédente doit expliquer de manière circonstanciée en quoi les conditions d'une exception prévue par l'<span class="artref">art. 105 al. 2 LTF</span> seraient remplies; à défaut de ces précisions, il n'est pas possible de tenir compte d'un état de fait qui diverge de celui de la décision attaquée (cf. <a class="bgeref_id" href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=07.08.2008&amp;to_date=26.08.2008&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F130-III-136%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page136">ATF 130 III 136</a> consid. 1.4 p. 140). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">La recourante reproche à la cour de cassation cantonale de n'avoir pas réduit la peine de 270 jours-amende à 30 fr. l'un, alors qu'elle avait constaté que les contraventions de voies de fait commises avant le 18 octobre 2004 étaient prescrites. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3.1 L'<span class="artref">art. 50 CP</span> impose au juge d'indiquer les circonstances pertinentes pour la fixation de la peine et leur importance. Cette disposition codifie la jurisprudence relative à la motivation de la peine rendue en application de l'art. 63 aCP, laquelle conserve donc son actualité (cf. Message concernant la modification des dispositions générales du code pénal, FF 1999, p. 1869; arrêts non publiés 6B_143/2007, du 25 juin 2007, consid. 8.2 et 6B_14/2007, du 17 avril 2007, consid. 5.3). Il en découle que le juge doit exposer dans sa décision les éléments essentiels relatifs à l'acte et à l'auteur qu'il prend en compte, de manière à ce que l'on puisse vérifier que tous les aspects pertinents ont été pris en considération et comment ils ont été appréciés, que ce soit dans un sens atténuant ou aggravant. La motivation doit justifier la peine prononcée, en permettant de suivre le raisonnement adopté, mais le juge n'est nullement tenu d'exprimer en chiffres ou en pourcentages l'importance qu'il accorde à chacun des éléments qu'il cite (<a class="bgeref_id" href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=07.08.2008&amp;to_date=26.08.2008&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F127-IV-101%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page101">ATF 127 IV 101</a> consid. 2c p. 105 et les arrêts cités). </div> <div class="para">La fixation de la peine est régie par l'<span class="artref">art. 47 CP</span>, qui correspond à l'art. 63 aCP et à la jurisprudence y relative. Cette disposition pose le principe que la peine doit être fixée d'après la culpabilité de l'auteur et, à cette fin, énumère, de manière non limitative, une série de critères, qui n'étaient pas formellement prévus à l'art. 63 aCP mais dont la jurisprudence rendue en application de cette norme exigeait qu'ils fussent pris en compte (cf. <a class="bgeref_id" href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=07.08.2008&amp;to_date=26.08.2008&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F129-IV-6%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page6">ATF 129 IV 6</a> consid. 6.1 p. 21; <a class="bgeref_id" href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=07.08.2008&amp;to_date=26.08.2008&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F128-IV-73%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page73">128 IV 73</a> consid. 4 p. 79; <a class="bgeref_id" href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=07.08.2008&amp;to_date=26.08.2008&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F127-IV-97%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page97">127 IV 97</a> consid. 3 p. 101, 101 consid. 2a p. 103; <a class="bgeref_id" href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=07.08.2008&amp;to_date=26.08.2008&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F121-IV-97%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page97">121 IV 97</a> consid. 2c p. 101; <a class="bgeref_id" href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=07.08.2008&amp;to_date=26.08.2008&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F119-IV-125%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page125">119 IV 125</a> consid. 3b p. 126; <a class="bgeref_id" href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=07.08.2008&amp;to_date=26.08.2008&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F118-IV-337%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page337">118 IV 337</a> consid. 2c p. 340, 342 consid. 2f p. 349/350; cf. aussi arrêts 6B_264/ 2007 consid. 4.5 et 6B_14/2007 consid. 5.2). Cette jurisprudence garde donc sa valeur. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3.2 Dans le cas particulier, le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne a condamné la recourante à une peine pécuniaire de 270 jours-amende à 30 fr. l'un, « sanction adéquate pour réprimer le comportement fautif de l'accusée ». Il a ensuite ajouté qu'une « amende devrait en théorie être prononcée en raison de la contravention commise » [les voies de fait], mais il y a renoncé parce que les frais de justice, de 17'574 fr.20 constituaient « une forme de « sanction » suffisante ». </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Certes, le tribunal d'arrondissement, dont le jugement a été intégralement confirmé par la cour cantonale, a tout d'abord renoncé à infliger une amende à la recourante en application de l'<span class="artref">art. 42 al. 4 CP</span>, à titre de sanction immédiate, en considérant que le paiement des très importants frais de justice tenaient lieu de sanction immédiatement applicable, de sorte qu'il n'était pas nécessaire d'adjoindre à la peine pécuniaire une amende selon l'<span class="artref">art. 106 CP</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Si ce raisonnement ne souffre aucune critique sous l'angle de la sanction des délits de lésions corporelles simples qualifiées et de violation du devoir d'assistance ou d'éducation, ce procédé est hautement critiquable au regard de l'<span class="artref">art. 126 al. 2 let. a CP</span>. En effet, si le juge dispose d'un certain pouvoir d'appréciation sous l'angle de l'<span class="artref">art. 42 al. 4 CP</span>, c'est pour infliger une sanction immédiatement sensible lorsque la peine pécuniaire destinée à réprimer un délit est assortie du sursis (<a class="bgeref_id" href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=07.08.2008&amp;to_date=26.08.2008&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-IV-1%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page1">ATF 134 IV 1</a>, consid. 4.5.1, p. 8 et les références). Par contre, lorsqu'il s'agit d'imposer à l'auteur de voies de fait la peine légale prévue par l'<span class="artref">art. 126 al. 1 CP</span>, c'est-à-dire l'amende, qui est toujours ferme, le juge ne peut y renoncer que si les conditions relativement restrictives de l'<span class="artref">art. 52 CP</span> sont réalisées. Il faut donc que la culpabilité de l'auteur et les conséquences de son acte soient peu importantes, ce qui n'est manifestement pas le cas en l'espèce. L'exemption de peine ne peut être envisagée que si la poursuite pénale, respectivement le prononcé d'une peine, se révèlent inappropriées à tous les points de vue imaginables, notamment quant à la prévention spéciale et générale (<a class="bgeref_id" href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=07.08.2008&amp;to_date=26.08.2008&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F117-IV-245%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page245">ATF 117 IV 245</a> consid. 2a p. 248). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">En assimilant le raisonnement fondé sur l'<span class="artref">art. 42 al. 4 CP</span> à celui qu'il aurait dû tenir sur la base de l'<span class="artref">art. 52 CP</span>, le tribunal correctionnel a rendu une décision arbitraire dans sa motivation, et également dans son résultat (<a class="bgeref_id" href="https://www.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=07.08.2008&amp;to_date=26.08.2008&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-I-140%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page140">ATF 134 I 140</a> consid. 5.4 et les références, p. 148), puisqu'une infraction, dont la lourde culpabilité de l'auteur a été reconnue, ne donne lieu à aucune peine, au mépris de la loi, singulièrement des <span class="artref"><artref id="CH/311.0/52" type="start"></artref>art. 52 et 126 CP</span><artref id="CH/311.0/126" type="end"></artref>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3.3 Malgré ces circonstances, le jugement du Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne n'a pas été remis en cause sur ce point, ni devant la cour de cassation cantonale, ni devant le tribunal de céans. Comme les instances cantonales ont renoncé -à tort- à punir la recourante pour la violation de l'<span class="artref">art. 126 al. 2 let. a CP</span> (voies de fait), il importe peu de savoir que les voies de fait perpétrées entre mars 2003 et le 18 octobre 2004 sont prescrites, puisque l'application de l'<span class="artref">art. 47 CP</span> ne concerne que la répression des lésions corporelles simples qualifiées (<span class="artref"><artref id="CH/311.0/123/1" type="start"></artref>art. 123 ch. 1 et 2 al. 3 CP</span><artref id="CH/311.0/123/2/3" type="end"></artref>) et de la violation du devoir d'assistance ou d'éducation (<span class="artref">art. 219 al. 1 CP</span>). Or, s'agissant de ces deux délits, qui peuvent entrer en concours au sens de l'<span class="artref">art. 49 al. 1 CP</span> (Corboz, Les infractions en droit suisse, vol. 1, Berne 2002, n. 25 ad <span class="artref">art. 219 CP</span> p. 864), malgré les hésitations de la jurisprudence et de la doctrine (Corboz, op. cit., n. 21 ad <span class="artref">art. 219 CP</span> p. 863), la recourante n'a développé aucun moyen. Elle s'est bornée à rappeler la prescription d'une partie des contraventions de voies de fait, qui n'ont jamais été sanctionnées, et qui est par conséquent sans incidence sur la quotité de la peine retenue pour les deux délits susmentionnés, par les instances cantonales successives. Cette constatation commande donc le rejet du recours. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">En conséquence, le recours doit être rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">Vu l'issue du litige, et du fait que le recours était dénué de chance de succès, la demande d'assistance judiciaire doit également être écartée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Pour tenir compte de la situation pécuniaire difficile de la recourante, seul un émolument réduit de 800 fr. sera mis à sa charge. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">La demande d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 800 fr., sont mis à la charge de la recourante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et au Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour de cassation pénale. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 18 août 2008 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Cour de droit pénal </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">Le Président: Le Greffier: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Schneider Oulevey </div> <div class="para"> </div> </div></body></html></html>