An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 3. Juli 2017
Embargo: 3. Juli 2017, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 16. Juni 2017 (4A_508/2016)
Retrozessionen: Anspruch auf Herausgabe verjährt in zehn Jahren
Der Anspruch des Auftraggebers auf Herausgabe von Retrozessionen, die dem
Beauftragten von Dritten zugeflossen sind, unterliegt einer Verjährungsfrist von zehn
Jahren. Die Verjährung beginnt für jede einzelne Retrozession an dem Tag zu laufen,
an dem sie der Beauftragte erhalten hat.
Eine internationale Organisation hatte 1994 ein Unternehmen mit der Entwicklung und
Organisation eines Versicherungskonzepts beauftragt. In der Folge schloss die Auftraggeberin über die Beauftragte Verträge mit verschiedenen Versicherungsgesellschaften
ab. 2005 erlangte die Auftraggeberin Kenntnis davon, dass ein gewisser Prozentsatz
der von ihr bezahlten Prämien von den Versicherungen an die Beauftragte zurückgeflossen war. Die Auftraggeberin löste das Auftragsverhältnis mit sofortiger Wirkung
auf und forderte 2006 von der Beauftragten die Herausgabe dieser als sogenannte
"Retrozessionen" geltenden Rückvergütungen. Diese stellte sich auf den Standpunkt,
dass der Herausgabeanspruch des Auftraggebers einer Verjährungsfrist von nur fünf
Jahren unterliege und somit für die vor 2001 erhaltenen Zahlungen verjährt sei. Das
Genfer Obergericht entschied 2016, dass die Verjährungsfrist zehn Jahre betrage und
erst bei Beendigung des Auftragsverhältnisses zu laufen beginne. 
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde der beauftragten Unternehmung teilweise
gut. Es erinnert in seinem Entscheid zunächst daran, dass (mangels anderslautender
Vereinbarung) der Beauftragte verpflichtet ist, im Rahmen des Auftragsverhältnisses
von Dritten erhaltene Retrozessionen an den Auftraggeber herauszugeben. Gemäss
Obligationenrecht (OR) beträgt die ordentliche Verjährungsfrist für Forderungen zehn
Jahre (Artikel 127 OR). Eine Verjährungsfrist von nur fünf Jahren gilt für periodische
Leistungen wie Miet- und Kapitalzinsen (Artikel 128 Ziffer 1 OR). Der Anspruch auf
Herausgabe von Retrozessionen stellt keine solche periodische Leistung aus einem
Dauerschuldverhältnis dar. Vielmehr entsteht der Herausgabeanspruch des Auftraggebers aus der Tatsache, dass der Beauftragte die Retrozession von Dritten erhalten
hat. Jede einzelne Herausgabeverpflichtung des Beauftragten beruht damit auf einer
separaten Grundlage, weshalb bei Retrozessionen die allgemeine Verjährungsfrist von
zehn Jahren zur Anwendung kommt. 
Zu laufen beginnt diese Frist entgegen der Ansicht der Vorinstanz jedoch nicht erst bei
der Beendigung des Auftragsverhältnisses, sondern für jede einzelne Retrozession am
Tag, an dem der Beauftragte sie erhalten hat. Dies ist der Zeitpunkt der Entstehung und
damit der Fälligkeit der einzelnen Herausgabeansprüche. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 3 juillet 2017
Embargo : 3 juillet 2017, 12h00
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 16 juin 2017 (4A_508/2016)
Rétrocessions : le droit à la restitution se prescrit par dix ans
Le droit du mandant à la restitution de rétrocessions, qui ont été versées au
mandataire par des tiers, est soumis à un délai de prescription de dix ans. La
prescription commence à courir pour chaque créance en restitution d'un montant à
rétrocéder le jour où le mandataire a reçu ce montant.
Une organisation internationale avait mandaté en 1994 une entreprise pour développer
et organiser un concept d'assurance. Par la suite, la mandante a conclu par l'intermédiaire de la mandataire des contrats avec différentes sociétés d'assurance. En 2005,
la mandante a appris qu'un certain pourcentage des primes qu'elle avait payées avait
été rétrocédé par les compagnies d'assurance à la mandataire. La mandante a résilié le
contrat de mandat avec effet immédiat et a exigé de la mandataire, en 2006, la
restitution de ces remboursements assimilés à des prétendues « rétrocessions ». Cette
dernière a soutenu le point de vue selon lequel le droit à la restitution de la mandante
était soumis à un délai de prescription de cinq ans, de sorte que le droit à la restitution
des montants reçus avant 2001 était prescrit. La Cour de justice du canton de Genève a
jugé en 2016 que le délai de prescription applicable était de dix ans et qu'il n'avait
commencé à courir qu'à la fin du contrat de mandat.
Le Tribunal fédéral admet partiellement le recours de l'entreprise mandataire. Il rappelle
dans son arrêt que (faute de convention contraire) le mandataire est tenu de restituer au
mandant les rétrocessions qu'il a reçues de tiers dans le cadre de l'exécution du
mandat. Selon le code des obligations (CO), le délai ordinaire de prescription pour les
créances est de dix ans (article 127  CO). Un délai de prescription de cinq ans ne vaut
que pour les redevances périodiques, comme les loyers et les intérêts de capitaux
(article 128 chiffre 1 CO). Les rétrocessions n'entrent pas dans le champ d'application
des redevances périodiques, lesquelles dérivent d'un rapport de durée. Au contraire, le
droit à la restitution du mandant résulte du simple fait que le mandataire a perçu, de
tiers, les rétrocessions. Chaque devoir de restitution du mandataire repose ainsi sur un
fondement séparé, si bien que pour les rétrocessions, le délai ordinaire de prescription
de dix ans trouve application.
Contrairement à l'opinion de la cour cantonale, ce délai ne commence cependant pas à
courir seulement dès la fin du mandat, mais pour chaque créance en restitution le jour
où le mandataire a reçu le montant à rétrocéder. C'est à ce moment que chaque
prétention en restitution prend naissance et est ainsi exigible.