<h2>SubmittedText<h2><p>Le fait qu'une poignée d'extrémistes arrive à empêcher la célébration de la fête nationale au Grütli équivaut à une capitulation et c'est indigne d'un État de droit tel que le nôtre. Le Conseil fédéral est chargé de consulter toutes les parties intéressées et de prendre toute mesure nécessaire pour que la fête nationale puisse être célébrée comme il se doit. Dans ce contexte, je prie le Conseil fédéral de répondre aux questions suivantes :</p><p>1. Est-il vrai que des particuliers sont disposés à prendre à leur charge les coûts de la sécurité résultant de l'organisation de la fête nationale ? Le Conseil fédéral a-t-il pris langue avec ces personnes ?</p><p>2. Le Conseil fédéral s'est-il appliqué à ramener toutes les parties concernées autour de la table pour que la fête nationale puisse effectivement être mise sur pied ? Dans une situation aussi confuse, il est de son devoir de rappeler toutes les parties pour trouver une issue.</p><p>3. Que pense-t-il de l'image que les autres États auront de la Suisse si celle-ci n'est pas capable de mettre sur pied un dispositif susceptible d'assurer la sécurité lors de la fête nationale ?</p><p>4. Face aux prochaines échéances importantes comme l'Euro 08 qui nous attendent, que pense-t-il des dégâts que pourrait subir notre image à l'étranger ?</p><p>5. Comment compte-t-il assurer la sécurité des personnalités comme la présidente de la Confédération au Grütli ?</p><p>6. Va-t-il en tant que propriétaire des lieux empêcher que la prairie du Grütli soit interdite d'accès le jour de la fête nationale ?</p><p>7. Pense-t-il que la loi fédérale instituant des mesures visant au maintien de la sûreté intérieure (LMSI) constitue une base légale suffisante pour interdire l'accès au Grütli aux extrémistes notoires qui ont déjà fait l'objet d'une condamnation ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le Conseil fédéral constate avec satisfaction que les cantons de Lucerne et d'Uri ont créé, avec le soutien de particuliers, les conditions nécessaires à une célébration digne et pacifique du 1er août sur le Grütli. Faisant preuve d'un grand professionnalisme, sous de fortes contraintes de temps, les organisateurs et les organisatrices ont permis le succès de la fête nationale. La sécurité a pu être assurée par des moyens appropriés sur la base de la législation en vigueur et de la répartition des compétences prévue entre la Confédération, les cantons et les communes.</p>  Réponse du Conseil fédéral.