<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2D_49/2008/CFD/elo </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 9 juillet 2008 </div> <div class="para">IIe Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge Merkli, Président. </div> <div class="para">Greffière: Mme Charif Feller. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">X.________, recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Office cantonal de la population du canton de Genève, route de Chancy 88, case postale 2652, </div> <div class="para">1211 Genève 2. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Renvoi; autorisation de séjour, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours constitutionnel subsidiaire contre la décision de la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève, du 1er avril 2008. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant: </div> <div class="para">que X.________, ressortissant de la République dominicaine né en 1976, a obtenu en septembre 2001 de l'Office cantonal de la population du canton de Genève un permis saisonnier (A) valable jusqu'en mai 2002, en se légitimant au moyen d'un passeport national des Pays-Bas, </div> <div class="para">que l'intéressé a ensuite bénéficié d'une autorisation de séjour de courte durée (permis L CE/AELE), valable jusqu'en juin 2003, puis d'une autorisation de travail révocable en tout temps jusqu'à droit connu sur sa demande d'autorisation de séjour, </div> <div class="para">que l'intéressé a été détenu préventivement durant 92 jours en 2002, a été acquitté le 30 novembre 2005 avant de déposer en 2006 une requête d'indemnisation auprès de l'instance compétente dans le canton de Genève, </div> <div class="para">que, par décisions du 18 avril et 4 octobre 2007, l'Office cantonal de la population a respectivement refusé de délivrer une autorisation de travail à l'intéressé et lui a imparti un délai au 1er décembre 2007 pour quitter la Suisse, </div> <div class="para">que, par décision du 1er avril 2008, la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève a rejeté le recours de l'intéressé contre la décision précitée du 4 octobre 2007, tant en ce qui concerne le renvoi qu'en ce qui concerne le refus de l'octroi d'une autorisation de séjour, </div> <div class="para">qu'agissant pas la voie du recours constitutionnel subsidiaire, X.________ demande au Tribunal fédéral, en substance, d'annuler la décision précitée du 1er avril 2008 et, subsidiairement, de renvoyer l'affaire à la Commission cantonale de recours pour nouvelle décision, </div> <div class="para">que le recours est irrecevable comme recours en matière de droit public (<span class="artref">art. 83 let</span>. c ch. 2 LTF), le recourant ne pouvant invoquer aucune disposition du droit fédéral - telles la dignité humaine (<span class="artref">art. 7 Cst.</span>) et le droit à la liberté personnelle (10 Cst.) -, ou du droit international lui accordant le droit à une autorisation de séjour, </div> <div class="para">que le recours en matière de droit public est également irrecevable en matière de renvoi (<span class="artref">art. 83 let</span>. c ch. 4 LTF), </div> <div class="para">que seul le recours constitutionnel subsidiaire (<span class="artref">art. 113 ss LTF</span>) peut être formé pour violation des droits constitutionnels (<span class="artref">art. 116 LTF</span>), </div> <div class="para">que le recourant doit exposer succinctement en quoi l'arrêt attaqué viole ses droits constitutionnels (<span class="artref">art. 42 al. 2 et <artref id="CH/173.110/106/2" type="start"></artref>art. 106 al. 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/42/2" type="end"></artref>), </div> <div class="para">que le recourant invoque "en tant que de besoin" la violation des <span class="artref"><artref id="CH/101/29^a" type="start"></artref>art. 29a et 30 Cst.</span><artref id="CH/101/30" type="end"></artref> sans toutefois préciser quelle garanties fondamentales découleraient de ces normes et en quoi elles pourraient être violées, </div> <div class="para">que la qualité pour former un recours constitutionnel subsidiaire suppose un "intérêt juridique" à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée (<span class="artref">art. 115 let. b LTF</span>), </div> <div class="para">que la protection contre l'arbitraire (<span class="artref">art. 9 Cst.</span>), dont se prévaut le recourant en relevant la nécessité de sa présence en Suisse jusqu'à l'issue de la procédure d'indemnisation, ne confère pas à elle seule une position juridique protégée au sens de l'<span class="artref">art. 115 let. b LTF</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=28.06.2008&amp;to_date=17.07.2008&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-I-185%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page185">ATF 133 I 185</a> consid. 6.1 et 6.3 p. 197 ss), </div> <div class="para">qu'il en est également ainsi s'agissant des griefs relatifs à la dignité humaine et au droit à la liberté personnelle - qui n'est du reste pas motivé -, lorsque l'on ne peut déduire de ces normes un droit à une autorisation de séjour comme en l'espèce (voir ci-avant le considérant concernant l'irrecevabilité du recours en matière de droit public), </div> <div class="para">que, dans la mesure où le recourant critique la décision cantonale quant au fond, en invoquant la violation du principe de l'égalité de traitement (8 Cst.), il n'a - conformément à la jurisprudence rendue à propos de l'interdiction de l'arbitraire - pas la qualité pour agir par la voie du recours constitutionnel subsidiaire (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=28.06.2008&amp;to_date=17.07.2008&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F129-I-113%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page113">ATF 129 I 113</a> consid. 1.5 p. 118), </div> <div class="para">que même s'il n'a pas la qualité pour agir au fond, le recourant peut se plaindre par la voie du recours constitutionnel subsidiaire de la violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=28.06.2008&amp;to_date=17.07.2008&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F129-I-217%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page217">ATF 129 I 217</a> consid. 1.4 p. 222), pour autant qu'il ne s'agisse pas de moyens ne pouvant être séparés du fond (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=28.06.2008&amp;to_date=17.07.2008&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F126-I-81%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page81">ATF 126 I 81</a> consid. 3c et 7 p. 86 et 94), </div> <div class="para">que le recourant, invoquant la violation de l'<span class="artref">art. 29 al. 2 Cst.</span>, reproche en bref à la Commission cantonale de recours que son renvoi de Suisse, voire le refus de lui octroyer une autorisation de séjour l'empêcheraient de faire valoir son droit d'être entendu dans la procédure d'indemnisation en cours, </div> <div class="para">que, ce faisant, le recourant entend en réalité remettre en cause la décision attaquée quant au fond, ce qui rend son grief irrecevable, </div> <div class="para">que manifestement irrecevable (cf. <span class="artref"><artref id="CH/173.110/108/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/a" type="start"></artref>art. 108 al. 1 let. a et b LTF</span><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/108/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/b" type="end"></artref>), le recours doit être traité selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 108 LTF</span>, sans qu'il y ait lieu d'ordonner un échange d'écritures (<span class="artref">art. 102 al. 1 LTF</span>), </div> <div class="para">qu'avec ce prononcé, la requête d'effet suspensif devient sans objet, </div> <div class="para">que les conclusions du recours paraissaient d'emblée vouées à l'échec, de sorte qu'il y a lieu de rejeter la requête d'assistance judiciaire (cf. <span class="artref">art. 64 LTF</span>), </div> <div class="para">que, succombant, le recourant doit supporter un émolument judiciaire (<span class="artref">art. 66 al. 1 1</span>ère phrase et <span class="artref">art. 65 LTF</span>), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">par ces motifs, le Président prononce: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">La demande d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 500 fr., sont mis à la charge du recou-rant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au recourant, à l'Office cantonal de la population et à la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève. </div> <div class="para">Lausanne, le 9 juillet 2008 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">Le Président: La Greffière: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Merkli Charif Feller </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>