<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2P.158/2003/LGE/elo </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 16 juin 2003 </div> <div class="para">IIe Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. les Juges Wurzburger, Président, </div> <div class="para">Hungerbühler et Müller. </div> <div class="para">Greffier: M. Langone. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">X.________, recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Département de justice, police et sécurité du canton de Genève, rue de l'Hôtel-de-Ville 14, case postale 3962, 1211 Genève 3, </div> <div class="para">Tribunal administratif du canton de Genève, </div> <div class="para">rue des Chaudronniers 3, 1204 Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">suspension du certificat de capacité pour une durée de 6 mois et amende, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours de droit public contre l'arrêt du Tribunal administratif du canton de Genève du 29 avril 2003. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant: </div> <div class="para">Que, titulaire d'un certificat de capacité pour gérer un établissement public, X.________ a obtenu l'autorisation d'exploiter le café-restaurant "Y.________" à Genève, </div> <div class="para">que, par décision du 26 novembre 2002, le Département de justice, police et sécurité du canton de Genève a suspendu, pour une durée de six mois, la validité du certificat de capacité de X.________ et lui a infligé, solidairement avec la société Y.________ SA dont il est l'administrateur, une amende administrative de 3'500 fr., </div> <div class="para">qu'au terme d'une enquête, l'autorité a en effet constaté que l'intéressé n'exploitait pas de manière personnelle et effective le café-restaurant en question, mais qu'il servait de prête-nom à son direc- teur, Z.________ qui, sans être titulaire d'une autorisation d'exploiter et d'un certificat de capacité, était chargé effectivement de la gestion dudit établissement, </div> <div class="para">que, statuant sur recours le 29 avril 2003, le Tribunal administratif du canton de Genève a confirmé cette décision, </div> <div class="para">que X.________ a déposé devant le Tribunal fédéral un recours à l'encontre de l'arrêt du 29 avril 2003, dont il demande l'annulation, </div> <div class="para">que, selon l'<span class="artref">art. 90 al. 1 lettre b OJ</span>, le recours de droit public - qui seul entre ici en ligne de compte - doit notamment contenir un exposé succinct des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation, </div> <div class="para">que le Tribunal fédéral n'entre en matière que sur les griefs qui sont clairement et suffisamment motivés (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=15.06.2003&amp;to_date=04.07.2003&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-I-492%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page492">ATF 125 I 492</a> consid. 1b et les arrêts cités), </div> <div class="para">que, dans un recours pour arbitraire (<span class="artref">art. 9 Cst.</span>), le recourant ne peut se contenter de critiquer l'arrêt attaqué comme il le ferait dans une procédure d'appel où l'autorité de recours peut revoir librement l'application du droit, mais doit préciser en quoi cet arrêt serait arbitraire, ne reposerait sur aucun motif sérieux et objectif, apparaîtrait insoutenable ou heurterait gravement le sens de la justice (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=15.06.2003&amp;to_date=04.07.2003&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-I-492%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page492">ATF 125 I 492</a> consid. 1b p. 495 et la jurisprudence citée), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que le présent recours ne répond manifestement pas à ces exigences de motivation, dans la mesure où le recourant n'explique pas en quoi la législation cantonale topique aurait été interprétée et appliquée arbitrairement, mais se borne à contester les reproches qui lui sont adressés, </div> <div class="para">que, ce faisant, il oppose sa propre appréciation des faits à celle des autorités cantonales, sans démontrer en quoi les constatations de fait seraient insoutenables, </div> <div class="para">que, supposé recevable, le recours devrait de toute manière être rejeté, </div> <div class="para">qu'en effet, les mesures incriminées - qui apparaissent proportionnées aux circonstances de l'espèce - se fondent non seulement sur le résultat de quinze contrôles effectués en l'espace de six mois dans le café-restaurant au cours desquelles le recourant ne s'y trouvait pas, mais également sur les déclarations du personnel et du recourant lui-même, lequel ne conteste d'ailleurs pas sérieusement que Z.________ est le véritable responsable de l'exploitation du café-restaurant, </div> <div class="para">que le recourant a été expressément invité, par lettre du 25 octobre 2002, à s'exprimer avant que l'autorité de première instance ne rende sa décision et qu'il a encore pu faire valoir son point de vue dans le recours cantonal en offrant des moyens de preuve, si bien que c'est à tort qu'il laisse entendre que son droit d'être entendu aurait été violé, </div> <div class="para">que le présent recours doit donc être déclaré irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'ouvrir un échange d'écritures, </div> <div class="para">qu'avec ce prononcé, la requête d'effet suspensif devient sans objet, </div> <div class="para">que, succombant, le recourant doit supporter un émolument judiciaire (<span class="artref">art. 156 al. 1 OJ</span>), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, vu l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>, le Tribunal fédéral prononce: </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Un émolument judiciaire de 1'000 fr. est mis à la charge du recourant. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué en copie au recourant, au Département de justice, police et sécurité et au Tribunal administratif du canton de Genève. </div> <div class="para">Lausanne, le 16 juin 2003 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">Le président: Le greffier: </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>