Lausanne, 26. August 2019
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 29. Juli 2019 (6B_504/2019)
Für schwere Betäubungsmitteldelikte relevante Drogenmengen 
bestätigt
Die für das Vorliegen eines schweren Drogendelikts vom Bundesgericht bisher für
verschiedene Betäubungsmittel (Heroin, Kokain, LSD, Amphetamin) festgelegten
Mindestmengen sind weiter anwendbar. Bei der Droge "Crystal Meth" darf gemäss
dem aktuellen Entscheid des Bundesgerichts bei einer Menge von 12 Gramm der
reinen Substanz davon ausgegangen werden, dass die Gesundheit vieler Menschen
gefährdet wird und somit ein schwerer Fall vorliegt.
Das Betäubungsmittelgesetz (BetmG) sieht für schwere Fälle von Drogendelikten eine
Sanktion von mindestens einem Jahr Freiheitsstrafe vor (Artikel 19 Absatz 2 BetmG). In
der bis Juli 2011 geltenden Fassung des BetmG lag ein schwerer Fall unter anderem
dann vor, wenn der Täter " weiss oder annehmen muss, dass sich die Widerhandlung
auf eine Menge von Betäubungsmitteln bezieht, welche die Gesundheit vieler Menschen
in Gefahr bringen kann ". Gestützt auf Expertisen hat das Bundesgericht in früheren
Entscheiden festgelegt, dass 12 Gramm Heroin, 18 Gramm Kokain, 200 LSD-Trips oder
36 Gramm Amphetamin die Gesundheit vieler Menschen gefährden können und somit
ein "schwerer Fall" vorliegt. Diese Werte beziehen sich auf die Menge an reiner Droge.
In der aktuellen, seit Juli 2011 geltenden Fassung von Artikel 19 Absatz 2 BetmG zum
schweren Fall wird das Kriterium der Menge nicht mehr genannt (...wenn der Täter
"weiss oder annehmen muss, dass die Widerhandlung mittelbar oder unmittelbar die
Gesundheit vieler Menschen in Gefahr bringen kann "). Damit sollte das Kriterium
"Menge" allerdings nicht aufgegeben, sondern vielmehr ermöglicht werden, dass bei der
Gefährdung der Gesundheit vieler Menschen auch andere Elemente als die Menge
berücksichtigt werden können. Was die Höhe der vom Bundesgericht bisher festgelegten Drogenmengen zum Vorliegen eines schweren Falls betrifft, sind diese von der
Lehre zwar kritisiert worden. Unter Vorbehalt neuer wissenschaftlicher Erkenntnisse ist
an diesen Mindestmengen indessen festzuhalten.
Im konkret zu beurteilenden  Fall ging  es unter anderem um Drogendelikte  im
Zusammenhang mit "Crystal Meth" (Methamphetamin). Das Bundesgericht hat sich bisher noch nicht dazu geäussert, ab welcher Menge dabei ein schwerer Fall vorliegt. Das
Kantonsgericht des Kantons Neuenburg ist gestützt auf eine Studie davon ausgegangen, dass bei 12 Gramm reinem Methamphetamin-Hydrochlorid die Gesundheit
vieler Menschen gefährdet werde und somit ein schwerer Fall vorliege. Dies ist nicht zu
beanstanden. Den Reinheitsgrad hat das Kantonsgericht bei 69 Prozent festgelegt. Da
die fraglichen Drogen nicht beschlagnahmt werden konnten, durfte es sich dabei auf
jüngere Studien stützen, wonach der durchschnittliche Reinheitsgrad von in der Schweiz
aufgetauchtem "Crystal Meth" bei 70 Prozent oder höher liegt. Lausanne, le 26 août 2019
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 29 juillet 2019 (6B_504/2019)
Confirmation des quantités limites déterminantes pour qualifier 
de graves les infractions en matière de stupéfiants
Les quantités limites pour les différents types de drogue (héroïne, cocaïne, LSD,
amphétamine) réalisant le cas aggravé de l'infraction à la loi sur les stupéfiants
demeurent applicables. S'agissant de la drogue «  crystal meth », une quantité de 12
grammes de substance pure suffit pour mettre en danger la santé de nombreuses
personnes et réaliser un cas grave, d'après le présent arrêt du Tribunal fédéral.
La loi sur les stupéfiants (LStup) prévoit les cas aggravés pour lesquels une peine
privative de liberté d'un an au moins doit être prononcée (article 19 alinéa 2 LStup).
Dans sa version en vigueur jusqu'à juillet 2011, la LStup prévoyait que le cas était
aggravé, notamment, lorsque l'auteur « sait ou ne peut ignorer que l’infraction porte sur
une quantité de stupéfiants pouvant mettre en danger la santé de nombreuses
personnes ». Sur la base d'expertises, le Tribunal fédéral a fixé, dans des arrêts
précédents, les seuils de 12 grammes d'héroïne, 18 grammes de cocaïne, 200  trips de
LSD ou 36 grammes d'amphétamines, à partir desquels la santé de nombreuses
personnes peut être mise en danger, impliquant la réalisation du «  cas aggravé ». Ces
valeurs correspondent à une quantité de drogue pure.
Dans la version actuelle de l'article 19 alinéa 2 LStup, en vigueur depuis juillet 2011, le
critère de la quantité de drogue n'est plus mentionné (... si l'auteur « sait ou ne peut
ignorer que l'infraction peut directement ou indirectement mettre en danger la santé de
nombreuses personnes  »). Cela ne signifie pas que le critère de la «  quantité » doit être
écarté, mais plutôt que d'autres facteurs que la quantité peuvent être pris en compte
pour déterminer si la santé de nombreuses personnes est mise en danger. La doctrine a
émis des critiques relatives aux quantités limites de drogue retenues par le Tribunal
fédéral pour qualifier le cas de grave. Sauf à considérer l'existence de nouvelles
connaissances scientifiques, ces valeurs seuils demeurent pertinentes.
Le  cas  concret  concerne  des  infractions  en  lien  avec  de  la  «  crystal  meth »
(méthamphétamine). Le Tribunal fédéral ne s'est jusqu'alors jamais prononcé sur le
seuil à envisager pour retenir le cas aggravé s'agissant de cette drogue. Le Tribunal
cantonal du canton de Neuchâtel s'est fondé sur une étude, dont il ressort que le seuil
de 12 grammes de substance pure de méthamphétamine-hydrochloride peut mettre en
danger la santé de nombreuses personnes, pour qualifier le cas de grave. Il n'y a pas
lieu de s'en écarter. Le Tribunal cantonal a fixé le degré de pureté à 69 pour cent. Dès
lors que la drogue en question n'a pas pu être saisie, le Tribunal cantonal pouvait retenir
cette valeur, en prenant appui sur des études récentes à teneur desquelles le taux de
pureté moyen de la «  crystal meth » apparue en Suisse est supérieure ou égale à 70
pour cent.