<h2>SubmittedText<h2><p>Depuis des jours, la Turquie lance des attaques aériennes contre la population kurde dans le nord de la Syrie et de l'Irak. Plusieurs prisons ont été touchées par les frappes et des combattants de l'État islamique en détention ont été libérés. En outre, le président turc Erdogan a menacé de lancer une opération terrestre.</p><p>1. Le Conseil fédéral condamne-t-il les attaques contre la population kurde, contraires au droit international ?</p><p>2. Que pense-t-il de l'évolution de la situation sur le plan sécuritaire si des combattants de l'État islamique sont libérés ?</p><p>3. Quels efforts diplomatiques la Suisse déploie-t-elle pour contribuer à la stabilisation de cette région ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le DFAE est en contact étroit avec tes autorités turques. Il a immédiatement fait part de ses préoccupations après les frappes aériennes de la Turquie qui ne sont pas conformes au droit international et à la Charte des Nations Unies. La Turquie a été appelée à respecter ses obligations en vertu du droit international et à éviter à tout prix les victimes civiles. La Suisse s'engage activement aux niveaux bilatéral et multilatéral en faveur de la paix et de la sécurité dans la région, y compris en tant qu'État hôte pour les pourparlers qui se tiennent à Genève. Enfin, la Suisse et ses partenaires suivent les développements sur les allégations d'utilisation d'armes chimiques par la Turquie. Elle s'appuie en particulier sur l'Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques (OIAC) pour prendre position sur de telles accusations. À ce jour, l'OIAC n'a pas été en mesure de valider la crédibilité des précédentes allégations d'utilisation d'armes chimiques par la Turquie.</p>