28. September 1982 N 1167 Wirtschaftslage. Interpellationen a. A veiller à ce que l'accroissement de la masse monétaire serve surtout à assurer la stabilité de notre monnaie et, à cet effet, à axer sa politique à longue échéance davantage sur les possibilités réelles de développement qui s'offrent à l'économie nationale? b. A étendre par la suite aux finances publiques la respon- sabilité qui incombe aux autorités monétaires d'assurer la stabilité de la valeur de l'argent, en adoptant une politique à long terme, en matière de dépenses, de recettes et d'endettement, qui serait fondée sur des principes éprou- vés d'économie nationale et financière? c. A renoncer à l'adoption de mesures protectionnistes et de dispositions visant à sauvegarder les structures exis- tantes, pour renforcer durablement la compétitivité de l'industrie suisse d'exportation, et à œuvrer plutôt au main- tien de prix et de cours de change réels stables, ainsi qu'à la poursuite d'une politique dynamique des échanges? d. A veiller au maintien de conditions sociales et écologi- ques optimales aux fins de ne pas compromettre le déve- loppement à long terme de l'économie, et à empêcher pour ce faire, le démantèlement des réglementations visant à ménager l'environnement ou à sauvegarder les ressources naturelles, ainsi que la levée de mesures de protection sociale? Sprecher - Porte-parole: Jaeger #ST# 82.496 Interpellation der liberalen Fraktion Wirtschaftslage Interpellation du groupe libéral Situation économique Wortlaut der Interpellation vom 21. September 1982 Der Rat der OECD hat im Mai 1982 an der Ministerkonfe- renz die Voraussetzungen für eine bessere Wirtschaftsent- wicklung genannt: Teuerungsbekämpfung, Beseitigung der Mobilitätshindernisse auf dem Arbeitsmarkt, bessere Kon- trolle bzw. Herabsetzung der Haushaltdefizite und Senkung der hohen Zinssätze. Als Vertreter der Schweiz an dieser Versammlung stimmte der Bundespräsident diesen Zielen zu; er betonte, die Stabilitätspolitik müsse fortgesetzt wer- den, und warnte die Mitgliedländer davor, protektionistische Massnahmen zu ergreifen, unter dem Vorwand, die Arbeits- losigkeit bekämpfen zu wollen. Seit dem Monat Mai haben verschiedene Ereignisse die internationale und nationale Wirtschaftslage geprägt: Zahl- reiche Länder waren nicht in der Lage, ihre finanziellen Ver- pflichtungen zu erfüllen, die Arbeitslosigkeit blieb unverän- dert hoch oder verschärfte sich sogar, der freie Handel wurde eingeschränkt usw. In der Schweiz: Anstieg der Zahl der Arbeitslosen, Auftragsrückgang bei der Industrie, Bedrohung der Wirtschaft in gewissen Regionen. Will der Bundesrat angesichts dieser Umstände die Stabili- tätspolitik, wie er sie in Übereinstimmung mit den OECD- Mitgliedern umschrieb, weiterführen? Wenn nein: In wel- chen Teilen müsste sie geändert werden? Wenn ja: Mit wel- chen Mitteln könnten die Partnerländer dazu gebracht wer- den, diese Politik auch wirklich zu befolgen? Ist er, was die Schweiz betrifft, der Auffassung, die vorge- schlagene Arbeitszeitverkürzung und die automatische Indexierung der Gehälter für das Bunde'spersonal, die ver- schärften Einschränkungen der Beschäftigung ausländi- scher Arbeitnehmer und die Sozialpolitik, die durch ihre Verzettelung über das Konzept einer angemessenen Soli- darität hinausgeht, seien mit dieser Stabilitätspolitik verein- bar? Erhöhen diese Vorhaben nicht die Haushaltdefizite, heizen sie nicht die Inflation an und treiben sie nicht die Kosten der Privatunternehmen dermassen in die Höhe, dass ihre Konkurrenzfähigkeit beeinträchtigt wird? Texte de l'interpellation du 21 septembre 1982 Au mois de mai 1982, le Conseil de l'OCDE réuni en session ministérielle a fixé les conditions nécessaires à un nouvel essor conjoncturel: lutte contre l'inflation, suppression des obstacles à la mobilité de la main-d'œuvre, meilleur contrôle, respectivement diminution des déficits budgé- taires et baisse des taux d'intérêt élevés. Le président de la Confédération, qui représentait la Suisse à cette réunion, a souscrit à ces objectifs en soulignant la nécessité de pour- suivre une politique de stabilité et en exhortant ses parte- naires à ne pas céder à la tentation du protectionnisme - sous prétexte de remédier au chômage. Depuis le mois de mai, plusieurs événements ont marqué l'économie internationale et nationale: incapacité de nom- breux pays de faire face à leurs engagements financiers, stagnation à un niveau élevé ou aggravation du chômage, restrictions apportées à la liberté des échanges, etc. Sur le plan suisse, augmentation du nombre des chômeurs, baisse des commandes industrielles, menaces sur l'activité économique de certaines régions. Dans ces circonstances, le Conseil fédéral peut-il dire s'il souscrit toujours à la politique définie en acord avec les partenaires de l'OCDE? Si non, en quoi devrait-elle être modifiée? Si oui, quels sont les moyens de la faire effective- ment respecter par les partenaires? Pour le surplus, sur le plan intérieur, estime-t-il compatibles avec cette politique des projets comme la réduction de la durée du travail et l'indexation automatique des salaires des employés de la Confédération, des restrictions accrues en matière d'emploi de travailleurs étrangers, et une politique sociale qui par sa dispersion dépasse la conception d'une réelle solidarité? Ces projets ne creusent-ils pas les déficits publics, n'alimentent-ils pas l'inflation et n'alourdissent-ils pas les coûts des entreprises privées, ce qui réduit leur capacité de concurrence? Sprecher - Porte-parole: Coutau #ST# 82.497 Interpellation der Fraktion der PdA/PSA/POCH Wirtschaftslage Interpellation du groupe du PdT/PSA/POCH Situation économique Wortlaut der Interpellation vom 21. September 1982 Die eindrückliche Reihe von Entlassungen und Einführung von Kurzarbeit und die damit verbundene Erhöhung der Ganz- und Teilarbeitslosigkeit in den letzten Wochen erfüll- ten jedermann mit grosser Besorgnis. Die Sorge ist um so grösser, als diese Entwicklung wichtige Zweige der schwei- zerischen Wirtschaft erfasst hat und für die betroffenen Arbeitnehmer und ganze Regionen unseres Landes schwerwiegende Auswirkungen zeitigt. Wir fragen den Bun- desrat : 1. Wie beurteilt er die Situation und insbesondere die Per- spektiven für die Wirtschaft und die Beschäftigung in unmit- telbarer Zukunft? 2. Welches sind seiner Meinung nach die wichtigsten - externen und internen - Gründe für die rasche Verschlech- terung der Beschäftigungslage in Bereichen wie der Metall-, Uhren- und Textilindustrie? 3. Wie beurteilt er die Auswirkungen der Hochzinspolitik der Vereinigten Staaten auf die Schweiz?Situation économique. Interpellations 1168 N 28 septembre 1982 4. Was für Massnahmen könnte der Bund kurzfristig tref- fen, um eine weitere Verschlechterung der Beschäftigungs- lage - insbesondere in den Regionen, die von der Wirt- schaftsstruktur her besonders anfällig sind - zu verhin- dern? 5. Meint er nicht, es sollten zum Schutz der Arbeitsplätze in Zusammenarbeit mit der Nationalbank rasch Sondermass- nahmen auf dem Gebiet der Wechselkurse und der Zins- sätze getroffen werden? 6. Glaubt er nicht, der Staat sollte zumindest für die Gebiete, die von der Krise am stärksten betroffen sind, Pläne zur Unterstützung der Wirtschaftstätigkeit ausarbei- ten? 7. Ist er nicht der Meinung, dass im Rahmen des Berufsbil- dungs- und des Arbeitslosenversicherungsgesetzes in Zusammenarbeit mit den Kantonen ein Plan zur Bekämp- fung der Jugendarbeitslosigkeit und zur Förderung der Umschulung von Arbeitslosen erstellt werden sollte? 8. Findet er nicht, es sei notwendig, dringliche gesetzliche Massnahmen einzuführen, welche die Firmen, die Arbeit- nehmer entlassen oder Teilzeitarbeit einführen wollen, im Sinne der Vorbeugung verpflichten, ihre Absicht frühzeitig den Behörden und Gewerkschaften anzukündigen, damit die Lage geprüft und wirksamere Massnahmen getroffen werden können? 9. Wäre es angesichts der Tatsache, dass die Ursachen der Krise mehr strukturell als konjunkturell bedingt sind, mittel- fristig nicht gerechtfertigt, Gesetzesänderungen zu prüfen, die erlauben würden, a. die wöchentliche Arbeitszeit, zum Beispiel auch etap- penweise, ohne Lohnverminderung auf 40 Stunden zu ver- kürzen; b. das Alter für den AHV-Rentenanspruch für Männer auf 62 und für Frauen auf 60 Jahre zu senken und gleichzeitig die flexible Pensionierung einzuführen? Texte de l'interpellation du 21 septembre 1982 L'impressionnante série de licenciements et de réductions de l'horaire de travail qui ont été annoncés ces dernières semaines, avec l'augmentation du chômage total et partiel qui s'ensuit, nous préoccupe tous, d'autant plus que cette situation affecte maintenant d'importants secteurs de notre économie et a de graves conséquences pour les travail- leurs touchés et pour des régions entières de notre pays. Les soussignés posent au Conseil fédéral les questions sui- vantes: 1. Comment apprécie-t-il la situation et surtout les per- spectives à court terme, sur le plan économique et sur celui de l'emploi? 2. Quelles sont, à son avis, les principales causes - exté- rieures et intérieures - de la dégradation rapide de la situa- tion sur le marché de l'emploi dans des secteurs tels que la métallurgie, la mécanique, l'horlogerie et le textile? 3. Comment apprécie-t-il les conséquences qu'à pour la Suisse la politique des taux d'intérêts pratiquée par les Etats-Unis? 4. Quelles sont, à court terme, les mesures que la Confé- dération pourrait adopter afin d'empêcher une nouvelle dégradation de la situation de l'emploi, en particulier dans les régions dont les structures économiques sont les plus vulnérables? 5. N'estime-t-il pas que des mesures spéciales devraient être prises rapidement, en collaboration avec la Banque nationale, dans les domaines des changes et des taux d'intérêt, afin de préserver les places de travail? 6. Ne pense-t-il pas que, tout au moins pour les régions les plus durement touchées par la crise, des plans de soutien de l'activité économique devraient être préparés par les col- lectivités de droit public? 7. N'estime-t-il pas que, à la faveur de la loi sur la formation professionnelle et de la loi sur l'assurance-chômage, un plan devrait être mis au point en collaboration avec les can- tons, plan qui permette de lutter contre le chômage des jeunes et de favoriser la reconversion professionnelle des travailleurs au chômage? 8. Ne pense-t-il pas qu'il est impérieux d'introduire des dis- positions légales qui obligent les entreprises qui prévoient de procéder à des licenciements ou de réduire l'horaire de travail à faire part suffisamment tôt de leurs intentions aux autorités et aux syndicats, de manière à ce qu'on puisse étudier la situation et prendre des mesures plus efficaces? 9. Ne pense-t-il pas qu'il conviendrait, à moyen terme et compte tenu du fait que les causes de la crise sont plutôt structurelles que conjoncturelles, d'envisager des modifica- tions législatives qui permettraient a. De réduire, en procédant par étapes s'il le faut, la durée hebdomadaire du travail à 40 heures, sans perte de salaire; b. De ramener à 62 ans pour les hommes et à 60 ans pour les femmes l'âge donnant droit aux rentes AVS, en introdui- sant simultanément la retraite à la carte? Sprecher - Porte-parole: Carobbio Präsidentin: Zur Begründung der Interpellation der freisin- nig-demokratischen Fraktion hat Herr Cevey das Wort. M. Cevey: Au cours des dernières semaines, les nouvelles annonçant des licenciements, du chômage partiel et des fermetures d'entreprises se sont multipliées. Dans plu- sieurs branches de l'économie, on note des développe- ments fâcheux, qu'il s'agisse des carnets de commandes ou de l'état de l'emploi. Le groupe radical-démocratique observe avec inquiétude l'évolution économique de notre pays, en particulier l'augmentation du nombre des chô- meurs complets et partiels. Nous avons dès lors déposé une interpellation pour savoir comment les autorités res- ponsables apprécient cette situation et quelles mesures elles envisagent de prendre pour l'améliorer. Il est décisif, dans le contexte actuel, de procéder à une analyse lucide et de mettre en évidence les divers problèmes à résoudre pour que l'économie puisse prendre les dispositions qui s'imposent et que l'Etat procède à l'examen des conditions générales ouvrant des possibilités d'amélioration. Notre groupe est d'ailleurs profondément convaincu que la situation actuelle n'est pas telle qu'elle justifie un recours à une intervention systématiquement étendue de l'Etat et nous désirons mettre l'opinion en garde contre une drama- tisation de cette situation. Certes, celle-ci prend une tour- nure inquétante dans plusieurs secteurs économiques et dans certaines régions. Cependant, nous ne devons pas céder à la tentation de généraliser dans l'appréciation de la réalité présente. Nous devons, au contraire, éviter de déclencher, en encourageant la «sinistrese», un processus de bouleversement d'une économie dont, de toute évi- dence, les mécanismes ont permis à notre pays d'atteindre un niveau de prospérité remarquable, source d'envie pour tant d'autres aux prises depuis longtemps avec le marasme et un chômage infiniment plus grave que chez nous. N'oublions pas en effet le rôle des facteurs psychologiques dans le processus économique. Plutôt que de tout remettre en cause dans un système qui a fait ses preuves, soyons conscients du fait que la situation actuelle procède moins de phénomènes intérieurs que d'une récession développée dans la plupart des pays clients de notre industrie d'exportation. Les responsables de notre politique économique doivent savoir nuancer leur appréciation de la situation actuelle en fonction de ce qui se passe dans les différentes branches, comme dans les diverses régions. De sérieux problèmes sur le plan des commandes et de l'emploi se posent avant tout dans les secteurs de l'horlogerie et de l'industrie des machines. Les difficultés de l'industrie de l'exportation sont d'abord de nature conjoncturelle et leur origine doit être recherchée dans la faiblesse des économies des pays acheteurs, en même temps que dans le développement d'une industrie concurrentielle au bénéfice d'une main-d'œuvre peu oné- reuse, dans de vastes régions du monde restées, jusqu'il y28. September 1982 N 1169 Wirtschaftslage. Interpellationen a peu, à l'écart des relatifs bienfaits de notre civilisation industrielle. A ces causes s'ajoutent, pour l'horlogerie, des problèmes structurels qui n'ont pu encore trouver des solu- tions suffisantes malgré les efforts déployés dans ce sens depuis quelques années. Ne nous cachons pas aussi les difficultés croissantes res- senties sur le plan des commandes dans les relations éco- nomiques purement intérieures, du fait du prix de nos pro- duits par rapport aux possibilités d'importation mais aussi des premiers effets de la récession. Les expériences faites à l'étranger - nous pensons surtout à la France et à la République fédérale d'Allemagne - nous montrent que, dans des périodes difficiles, il importe de garder confiance dans les forces vives du marché et qu'une politique interventionniste, contraire aux principes qui sont les nôtres, non seulement n'apporte aucune véritable amé- lioration, mais a, au contraire, pour effet d'entraver l'esprit d'initiative des entreprises et les efforts personnels. Une telle politique ne saurait qu'être dommageable, à longue échéance, pour l'ensemble de l'économie. Le groupe radical est donc convaincu que la façon la plus efficace de conjurer, à moyen et à long terme, les menaces pesant sur les emplois consiste à améliorer les conditions générales de l'économie. De telles conditions sont déci- sives pour permettre aux entreprises de conserver et de renforcer leurs capacités d'innovation, de rester au niveau de notre temps du point de vue technique et commercial, enfin de se montrer à la hauteur du défi qu'imposent les marchés extérieurs. Parmi ces conditions générales figu- rent en premier lieu, pour nous, la poursuite d'une politique libérale sur le plan du commerce extérieur et la lutte contre le protectionnisme renaissant, la continuation des efforts anti-inflationnistes par la poursuite d'une politique appro- priée de la masse monétaire, ainsi que la stabilisation des cours des changes. Toutes ces conditions ont pour but l'augmentation de la capacité de concurrence de notre éco- nomie et, partant, le maintien de la prospérité. Par ailleurs, une stabilisation des charges fiscales et sociales et un assouplissement des dispositions adminis- tratives sont également d'une importance décisive pour assurer cette capacité de concurrence. La paix du travail entre les partenaires sociaux et une plus grande retenue dans des exigences dont les effets se répercutent finale- ment sur les coûts de production, dans la calculation des entreprises, exercent de même une fonction positive essentielle, de notre point de vue. La situation actuelle comporte le grave danger que, par des mesures précipitées, peu réfléchies et de portée trop vaste, l'on aboutisse à des résultats contraires à ceux qu'il convient de rechercher. Ainsi, une réduction du temps de travail, un abaissement de l'âge de la retraite et une indexa- tion trop rigide des salaires pourraient aller, dans la conjoncture présente, à rencontre des intérêts de l'écono- mie, car de telles mesures se répercuteraient immanquable- ment en augmentation des coûts de production; et ces exi- gences seraient fatalement à charge de l'Etat, dont nous connaissons la mauvaise situation financière, ou devraient être supportées par les consommateurs de toutes les couches de la population, tout en exerçant une influence dissuasive sur notre clientèle étrangère. Est-ce cela que nous voulons au moment où chacun s'accorde à souligner les graves menaces qui pèsent sur notre industrie d'exportation, du fait de l'accroissement des coûts? Non, sans doute! En tout état de cause, de telles exigences iraient à rencontre du développement de la capacité concurrentielle de notre industrie, capacité déci- sive en fin de compte pour le maintien des places de travail et de la sécurité de l'emploi. A ce propos, on me permettra de relever que, nulle part, de telles mesures n'ont permis de créer des emplois nou- veaux. Nos collègues socialistes doivent y songer tout par- ticulièrement, en considérant les difficultés de leurs homo- logues français confrontés soudain aux réalités du gouver- nement. Il ne s'agit pas ici de se réjouir des déboires de nos voisins, qui sont pour nous des partenaires commer- ciaux dont, au contraire, la prospérité nous est indispenda- ble. Constatons simplement que les mesures prises après le 10 mai 1982, malgré les promesses électorales, n'ont pas arrêté la montée du chômage, n'ont pas contribué à la relance industrielle, n'ont pas jugulé l'inflation et n'ont pas augmenté le pouvoir d'achat en termes réels. Au contraire, elles ont compromis la compétitivité française sur les mar- chés extérieurs, aggravé le déficit de la balance commer- ciale, ébranlé le franc et provoqué deux dévaluations en moins de huit mois. Aujourd'hui, prix bloqués, salaires blo- qués, c'est un coup de frein dans le secteur des traite- ments et de la sécurité sociale que le gouvernement de M. Mauroy doit faire admettre à ses propres troupes et à ses alliés communistes, tout en songeant à d'autres mesures impopulaires, comme l'élévation des taxes sur le tabac et les alcools sous prétexte de préserver la santé de son peuple, et en laissant la dette extérieure publique s'accroître de 6,3 milliards de dollars au cours des sept pre- miers mois de 1982. Est-ce cela que nous voulons? Non sans doute, même dans les rangs des adversaires inconditionnels de l'écono- mie de marché sur laquelle s'est fondé notre prospérité. Pour en revenir à la réalité suisse, nous arrivons, à la faveur d'un examen sérieux de la situation économique, à la conclusion que c'est avant tout à des problèmes sectoriels que notre économie est confrontée. Que les disparités régionales soient aggravées par ces difficultés, notre groupe en est pleinement conscient. Fidèles au principe selon lequel les moyens de l'Etat doivent être engagés de la façon la plus efficace possible, nous considérons pour le moment comme judicieuses des mesures correctement dosées et orientées dans des directions précises. Notre groupe a approuvé la poursuite des mesures de promotion dans le domaine du développement et de la formation tech- nologique, telles qu'elles sont prévues dans le projet - deuxième programme d'impulsion - de notre Conseil fédé- ral. Nous pensons aussi que les instruments de politique régionale devraient être adaptés dans le sens d'une plus grande efficacité, afin de permettre aux régions économi- quement menacées de mieux surmonter les difficultés qu'elles traversent, et cela avant tout dans les régions où est implantée l'industrie horlogère. Dans l'économie d'exportation, ce sont principalement des problèmes de financement qui ont conduit à la perte de contrats. Là nous pouvons imaginer que d'une part la garantie contre les risques à l'exportation puisse être déve- loppée et affinée. Il importe d'examiner, d'autre part, dans quelle mesure nos chances peuvent être améliorées dans le secteur des exportations grâce à des crédits mixtes et à de nouvelles formes de financement. Par ailleurs, nous sommes d'avis qu'en ce qui concerne un soutien du secteur public à l'économie privée aux fins de stabiliser l'emploi, en cas d'aggravation de la situation, communes, cantons et Confédération devraient s'engager dans une étude concertée pour déterminer, dans l'éventail des grands travaux d'infrastructure encore à entreprendre ou des commandes à passer, lesquels pourraient être avancés dans le temps sans engendrer une aggravation trop lourde des charges publiques. Nous connaissons les problèmes, les soucis et les besoins des chômeurs. Nous attendons donc que dans le secteur public également, notamment au niveau communal, des mesures soient prises pour atténuer les conséquences du chômage sur le plan social, partout où cela est possible. Nous n'avons pas voulu, dans ce propos introductif, qui sera suivi d'autres interventions de porte-parole radicaux au cours de la discussion ouverte tout à l'heure, commen- ter la situation dans tous les secteurs de notre économie. Constatons néanmoins que certaines branches ne sont heureusement pas touchées au même degré que celles axées principalement sur l'exportation. Nous devons cependant être attentifs à leur évolution et éviter d'en frei- ner l'essor possible par des mesures inutilement contrai- gnantes. Je songe, à titre d'exemple, et cela ne vous éton- nera pas de ma part, au tourisme qui peut contribuer en U8-NSituation économique. Interpellations 1170 N 28 septembre 1982 maintes régions à atténuer les effets de la récession enre- gistrés dans d'autres branches. Enfin, nous lançons un appel à tous ceux qui sont engagés dans l'économie pour leur demander de prendre d'abord eux-mêmes en main l'amélioration de leur propre situation. Il nous incombe à tous, travailleurs et employeurs, secteur public et secteur privé, de maîtriser et de traverser la période actuelle en faisant preuve de solidarité, sans pour autant ébranler, voire détruire l'édifice économique qui a assuré le bien-être de notre peuple par-delà les crises qu'il a déjà dû affronter. Koller Arnold: Viele Nationalökonomen neigen dazu, eine Arbeitslosigkeit von 1 bis 2 Prozent in einer Marktwirtschaft als normal zu betrachten, weil sie mit dem dynamischen Prozess der ständigen Anpassung an neue Bedürfnisse verbunden sei. Politisch und menschlich aber ist jeder unfreiwillige Arbeitslose ein Arbeitsloser zu viel! Das zeigt schlagartig das grosse Dilemma auf, in dem die für die Wirt- schaftspolitik unseres Landes Verantwortlichen heute stek- ken. Beachten sie nämlich gewisse Gesetze unserer Wirt- schaft nicht, so laufen sie Gefahr, durch allzu rasche und massive staatliche Eingriffe in die Wirtschaft das Übel Arbeitslosigkeit, das sie bekämpfen möchten, nur noch zu vergrössern. An ausländischen Beispielen für eine derart verfehlte Politik mangelt es ja nicht. Halten die für die Wirt- schaftspolitik Verantwortlichen angesichts einer sich ver- schlechternden Wirtschaftslage mit Staatseingriffen aber zurück, so kommen sie rasch in den Ruf, dem schweren Schicksal der Arbeitslosen teilnahmslos gegenüberzuste- hen, kurz, unmenschlich zu sein. Sich diesem schwierigen Dilemma sachgerecht und im Einvernehmen mit der gros- sen Mehrheit unseres Volkes zu entziehen, ist die grosse wirtschaftspolitische Herausforderung unserer Zeit! Die gegenwärtige wirtschaftliche Lage steht im Zeichen einer relativ raschen Verschlechterung. Noch zu Beginn des Jahres lauteten die Prognosen zwar eher vorsichtig, der rasche Szenenwechsel wurde aber nicht vorausgesehen. Im Blick auf die unmittelbare Zukunft deutet alles darauf hin, dass die Arbeitslosenzahl eher noch weiter ansteigen wird und auch die Kurzarbeit erhöht werden muss. Der Rück- gang der Auftragseingänge und -bestände zeigt dies ganz offenkundig. Dabei darf allerdings nicht übersehen werden, dass sich die Branchen und Regionen unterschiedlich ent- wickeln. Im Bereich der Industrie, vorab der Metall-, Maschi- nen-, Apparate- und Uhrenindustrie, zeigen sich die Schwierigkeiten am deutlichsten. Keine vergleichbaren Pro- bleme haben die Chemie sowie ein Teil des Dienstleistungs- sektors, wo vorab Versicherungen und Banken eine gute Entwicklung vermelden können. Im internationalen Ver- gleich sodann steht die Schweiz mit derzeit 0,4 Prozent Arbeitslosigkeit nach wie vor sehr günstig da. Es besteht daher auch kein Anlass, die heutige Lage zu dramatisieren. Unsere Wirtschaftsdebatte von heute morgen hat unserer Ansicht nach daher vorab den Zweck einer Standortbestim- mung und soll nicht Anlass zu wirtschaftspolitischer Hektik werden. Glücklicherweise erlaubt uns das Sicherheitsnetz der Sozialversicherung, die möglichen staatlichen Vorkeh- ren in Ruhe zu bedenken und nicht überstürzt zu handeln. Wir sind gespannt, zu erfahren, wie es der Bundesrat erklärt, dass es in unserem Land in relativ kurzer Zeit zu dieser ungünstigen Wirtschaftsentwicklung kommen konnte und wie er die Aussichten von Wirtschaft und Beschäftigung für die nahe Zukunft sieht. Aus der Sicht der CVP möchten wir folgendes festhalten: Die Analyse der heutigen Gegebenheiten zeigt, dass kurz- fristige Massnahmen kaum viel verändern können. Wesent- lich ist es, mittel- und langfristig Schritte in die richtige Richtung zu tun. Die Förderung der Innovationstüchtigkeit und damit der Investitionsbereitschaft, ein funktionierender Wettbewerb, eine gute Sozialpartnerschaft, der Kampf gegen protektionistische Strömungen sowie der punktuelle Einsatz gegen regionale Einbrüche müssen die Gebote der Stunde sein. Daraus ergeben sich für die staatliche Wirtschaftspolitik drei Stossrichtungen: Aussenwirtschaftlich geht es darum, für Export und Tourismus mit den gegebenen Instrumenten günstige Rahmenbedingungen zu erhalten und zu schaffen. Dies gebietet nicht nur die Konjunkturlage, sondern auch die hohe Auslandorientierung unserer Wirtschaft. Wir fra- gen deshalb den Bundesrat, welche Massnahmen er bei der Export- und Tourismusförderung, der Investitionsrisikoga- rantie und dem Marketing im Ausland für geboten hält. Bin- nenwirtschaftlich hat der Bund bisher mit dem Impulspro- gramm und dem Bundesbeschluss über Finanzierungsbei- hilfen zugunsten wirtschaftlich bedrohter Regionen richtige Akzente im Blick auf die Bewältigung des Strukturwandels gesetzt. Hinzu kommen die Forschungsförderungen und die Unterstützung notwendiger Umschulungen. Wir fragen den Bundesrat deshalb, in welchem Masse er diese einge- leiteten Massnahmen weiter auszubauen gedenkt. Zu die- sen indirekten und nur auf die Schaffung günstiger Voraus- setzungen ausgerichteten Massnahmen gehören unserer Auffassung nach sodann solche im eigenen Bereich des Bundes. Mit den Regiebetrieben PTT und SBB und dem Militärsektor gehört der Bund zu den grössten Unterneh- men in der Schweiz. Der Bund hat hier die Aufgabe, zu einer gewissen Verstetigung des Investitionsvolumens bei- zutragen und bei der Vergabe von Aufträgen der konjunk- turellen Situation einzelner Branchen Rechnung zu tragen. Ohne den Tarifpartnern ihre Tarifautonomie streitig machen zu wollen, erwarten wir schliesslich und nicht zuletzt, dass die Lösung der anstehenden wirtschaftlichen Probleme wei- terhin von einer guten Sozialpartnerschaft getragen wird. Dies bedingt eine gegenseitige Rücksichtnahme und offene Informationspraxis. Mit Blick auf die Arbeitsmarktlage fra- gen wir uns, wie der Bundesrat im Rahmen der gegebenen Rechtsordnung die Akzente bei der Ausländerpolitik und vor allem bei der Bildungspolitik setzen will. Sind bei der Ausländerpolitik kurzfristige Massnahmen möglich, geht es bei der Bildungspolitik darum, zu fragen, in welcher Weise mittel- und langfristige Auswirkungen der wirtschaftlichen Entwicklung mit zu berücksichtigen sind. Wir denken etwa an die Klärung der Frage, ob künftig nicht eine allgemeinere Grundausbildung einer immer stärkeren Spezialisierung vorgezogen werden muss. Wir sind sodann der Auffassung, dass der Bund seine Spar- anstrengungen auch in der heutigen Zeit weiterführen muss. Grosse chronische Staatsdefizite müssten rasch zu einer Zinsbelastung führen, die die eigene Manövrierfähig- keit einengt und via Zinsniveau die Investitionsbereitschaft hemmt. Die Fortführung der Sparanstrengungen erweist sich auch deshalb als notwendig, weil in der heutigen Lage neue Steuerquellen nur schwer zu erschliessen sind. Die CVP erachtet die Lancierung von Arbeitsbeschaffungs- programmen im heutigen Zeitpunkt als verfrüht. Sie zählt aber darauf, dass der Bundesrat bereits heute entspre- chende Vorbereitungen trifft. Dabei erwarten wir, dass sich der Bundesrat auch zur Finanzierung von allenfalls notwen- digen Arbeitsbeschaffungsprogrammen äussert. Schliesslich fragen wir uns, ob es angesichts der schwieri- gen Lage in unserer Wirtschaft nicht angezeigt wäre, einen Sachverständigenrat zu schaffen, der Denkanstösse zur mittel- und längerfristigen Entwicklung unserer Wirtschaft liefern könnte. Allzu sehr sind Wirtschaftsorganisationen und Politik auf eine bloss kurzfristige Sicht der Dinge aus- gerichtet, derweil gerade der sich abzeichnende Struktur- wandel zeigt, wie notwendig eine längerfristige Perspektive ist. Zusammenfassend kann also aus der Sicht der CVP gesagt werden, dass die bisherige Politik der Investitionsförderung, der konsequenten Teuerungsbekämpfung und der Zurück- haltung in der Finanzpolitik weitergeführt werden muss. Nur so kann unsere Wirtschaft wieder jenes Vertrauen fassen, das erste Voraussetzung ist, um die bestehende schwierige Lage zu überwinden. Frau Uchtenhagen: Nur langsam hat unsere Wirtschaft den schweren Einbruch vom Jahre 1975 überwunden, und schon stehen wir vor neuen Beschäftigungsproblemen. Sie28. September 1982 N 1171 Wirtschaftslage. Interpellationen sind anderer Art als 1975. Wir haben es weniger mit einem Konjunktureinbruch zu tun als mit schleichenden, nur schwer fassbaren Strukturkrisen. Die heutige Weltwirt- schaftslage mit ihren Überkapazitäten - und steigenden Überschuldungs- und Zahlungsproblemen schlägt auch auf unser Land durch, das in besonders hohem Ausmass mit dem Ausland wirtschaftlich verflochten ist. Mit globalen Ausgaben und Beschäftigungsprogrammen ist den heuti- gen Problemen nicht beizukommen. Nötig sind vielmehr spezifische, gezielte Massnahmen, In welcher Richtung sie aus sozialdemokratisch-gewerkschaftlicher Sicht zielen, geht aus dem Text der Interpellation, aber auch aus den verschiedenen Vorstössen hervor, die von unserer Seite schon zu Beginn dieser Session eingereicht worden sind. Für die Begründung unserer Interpellation beschränke ich mich deshalb auf vier Hauptpunkte: die Förderung der strukturellen Anpassung, die Verstärkung der Regionalpoli- tik, die Aufeinanderabstimmung der wirtschafts- und finanz- politischen Massnahmen des Bundes und die Aufrechter- haltung der sozialen Errungenschaften und des sozialen Friedens. Was den ersten Punkt - die vermehrte Förderung der struk- turellen Anpassung - betrifft, so stösst er auf breite Zustim- mung. Damit die Schweiz als exportorientiertes Land im internationalen Konkurrenzkampf bestehen kann, ist sie darauf angewiesen, Produkte mit hohem technologischem Eigenbeitrag herzustellen. Massnahmen wie die Impulspro- gramme, die diesen Eigenbeitrag erhöhen, sind deshalb zu begrüssen. Gerade auch für die Klein- und Mittelbetriebe stellt die praxisbezogene Forschung im Technologiebereich und die Vermittlung dieses Wissens an die Wirtschaft eine echte Hilfe dar. Hier wäre auch die Hilfe bei der Beschaf- fung von Risikokapital, wie wir sie auch schon gefordert haben, besonders wichtig. Es sind ja nicht zuletzt die Klein- und Mittelbetriebe, denen die schweizerische Wirtschaft einen grossen Teil ihrer Anpassungs- und Erneuerungsfä- higkeit verdankt. Aus sozialdemokratischer Sicht unerlässlich ist sodann eine griffigere Regionalpolitik. Dort, wo sich Beschäftigungsein- brüche auf ganze Regionen konzentrieren, muss alles getan werden, um einer Entleerung dieser Regionen entge- genzuwirken. Wir verlangen, dass der Bundesbeschluss über Finanzierungsbeihilfen zugunsten wirtschaftlich bedrohter Regionen ab sofort flexibler und weniger büro- kratisch gehandhabt wird. Was nötig ist, darf nicht durch ein Übermass an Perfektionismus in der Papierflut ertränkt werden. Hier sind wir sehr wohl für «weniger Staat». Über eine Revision dieses Bundesbeschlusses müssen fer- ner zusätzliche Instrumente eingebaut werden. Wir denken an weitergehende Starthilfen bei der Diversifizierung und insbesondere bei der Ansiedlung von neuen Unternehmen. Dringlich im regionalpolitischen Zusammenhang ist auch die Förderung der beruflichen Mobilität. Das, was Herr Kol- ler jetzt gefordert hat - eine breitere berufliche Ausbildung -, war eines unserer Hauptanliegen bei der Behandlung des Berufsbildungsgesetzes. Wir sind damals auf wenig Unter- stützung gestossen, obwohl eine breitere berufliche Ausbil- dung die berufliche Mobilität am ehesten gewährleisten könnte. Heute können wir nicht viel anderes tun, als eben alles zu versuchen, um die berufliche Mobilität zu verbes- sern. Ich glaube, man sollte dies tun in Richtung präventiver Umschulung, in der Vermittlung von Lehren und Anlehren auch für ältere Arbeitnehmer und in der Unterstützung kan- tonaler Anstrengungen auf diesem Gebiet. Wenn es uns nicht gelingt, die berufliche Mobilität zu verbessern, hilft letztlich auch die Schaffung von zusätzlichen Arbeitsplätzen in wirtschaftlich bedrohten Regionen nicht weiter. Wenn Arbeitnehmer zwangsläufig abwandern müssen, weil ihre Fähigkeiten in der Region nicht gefragt sind, kommt es zu einer weiteren Verschärfung der Agglomérations- und Ent- leerungsprobleme und damit für unseren föderalistischen Staat zu Konsequenzen, die nicht auf die leichte Schulter zu nehmen sind. Um ein genügendes Arbeitsangebot in den wirtschaftlich bedrohten Regionen zu erhalten, muss schliesslich auch die Frage der Dezentralisierung von bundeseigenen Ver- waltungseinheiten, Betrieben, Regiebetrieben und gemischtwirtschaftlichen Institutionen ernsthaft geprüft werden. Bei den heutigen technischen Möglichkeiten soll- ten sich da keine unüberwindlichen Hindernisse stellen. Auftrags- und Beschäftigungsprobleme können auch vor- übergehender Natur, also mehr konjunktureller Art sein. In solchen Fällen sollten die betreffenden Arbeitsplätze wenn immer möglich durch Vorziehen von Aufträgen und Investi- tionen der öffentlichen Hand gesichert werden. Darüber hinaus ist es unumgänglich, Beschäftigungs- und Investi- tionsprogramme vorzubereiten, um gegen einen allfälligen grösseren Beschäftigungseinbruch gewappnet zu sein. Sinnvolle Möglichkeiten hierzu sehen wir, wie wir das schon öfters dargelegt haben, insbesondere im Umweltschutz und im Energiesparbereich. Mindestens so wichtig wie gezielte Massnahmen zur Arbeitsplatzsicherung ist indessen - damit komme ich auf den dritten Punkt zu sprechen - eine gesamtwirtschaftlich koordinierte Ausrichtung der Bundespolitik. Beschäfti- gungs- und regionalpolitische Massnahmen dürfen in ihren Wirkungen nicht durchkreuzt werden durch übertriebene Sparübungen oder einen Abbau der Bundeskompetenzen am falschen Ort - zum Beispiel bei der Wohnbauförderung - im Zuge der sogenannten Entflechtung. Die Massnahmen zum Ausgleich des Bundeshaushaltes sind zwar nach wie vor wichtig. Aber der Budgetausgleich darf nicht um jeden Preis erkauft werden. Bei allen Sparmassnahmen und Ent- flechtungsübungen müssen die Auswirkungen auf die Beschäftigung und auf die Regionen mitberücksichtigt wer- den. Es hilft den wirtschaftlich bedrohten Regionen wenig, wenn ihnen mit der einen Hand gegeben, mit der anderen Hand gleichzeitig wieder genommen wird. Die gegenwärtige Wirtschaftslage und die Bundesfinanzen bieten insbesondere, das ist der vierte Punkt, keinen Anlass dazu, das, was in vielen Jahrzehnten an sozialer Sicherheit aufgebaut wurde, leichtfertig aufs Spiel zu setzen. Wenn Herr Cevey auf Frankreich hingewiesen hat, dann können wir mit vielleicht noch grösserer Berechtigung auf die Expe- rimente von Reagan und Thatcher hinweisen, die nicht gerade zu grossartigen und Erfolg versprechenden Resulta- ten geführt haben. Allein über sogenannt verbesserte Angebotsbedingungen und über das Zurückbuchstabieren bei Löhnen und Sozialleistungen sind die Probleme ganz sicher nicht lösbar. Für unser Land, das die Inflation weitgehend im Griff hat und das seinen Staatsanteil bereits von 28,3 Prozent im Jahre 1976 auf 26,4 Prozent im Jahre 1980 vermindert hat, besteht keine Veranlassung, solche Rosskuren einzuleiten, die bei uns das Symptom erst schaffen würden, das sie kurieren wollen. Auch wir Sozialdemokraten sind der Mei- nung, dass es Aufgabe des Staates ist, günstige Rahmen- bedingungen für die Wirtschaft zu schaffen. Die marktwirt- schaftlichen Rahmenbedingungen sind denn auch durch- aus noch verbesserungsfähig. Ich erinnere Sie daran, dass die Vorgänge um die Kartellgesetzrevision selbst von einer bekannten, wirtschaftsnahen bürgerlichen Zeitung als «wettbewerbspolitisches Trauerspiel» bezeichnet worden sind. Befremdend sind in diesem Zusammenhang gewisse Töne oder gar Vorwürfe an die Arbeitnehmervertreter und Gewerkschaften. Die heutigen Probleme sind nicht auf übersetzte Lohnforderungen oder übersetzte Sozialleistun- gen zurückzuführen. Mit 5 Prozent Zunahme - einschliess- lich Indexfehler - sind die Reallöhne in den letzten fünf Jah- ren wesentlich unter der Zunahme des Bruttosozialproduk- tes von 10 Prozent geblieben. Im Gegensatz zu den mei- sten Ländern werden die Löhne bei uns dezentral ausge- handelt mit der Folge, dass sich die Arbeitnehmer, die an der Sicherung ihrer Arbeitsplätze mindestens ebensosehr interessiert sind, nötigenfalls immer zu Konzessionen bereitgefunden haben. Der nachträgliche Teuerungsaus- gleich war und ist entscheidend für den Arbeitsfrieden und die soziale Stabilität, um die man uns im Ausland so sehr beneidet. Indexfehler dürfen nicht zum Vorwand genommenSituation économique. Interpellations 1172 N 28 septembre 1982 werden, um vom Ausgleich der vollen Teuerung auch dort abzusehen, wo er vom Unternehmen wirtschaftlich ohne weiteres verkraftet werden könnte. Ich komme zum Schluss. Trotz der Verschlechterung der Wirtschaftslage befindet sich unser Land nicht in einer eigentlichen Wirtschaftskrise. Wichtig ist, dass die Situation nicht dramatisiert wird, dass aber der feste Wille von seifen der politischen Instanzen spürbar.wird, vor den Problemen nicht einfach zu kapitulieren. Die im internationalen Ver- gleich noch relativ günstige Situation der Schweiz gibt der öffentlichen Hand genügend Manövrierraum für nötige Massnahmen. Wir sind in der Lage, unsere Probleme anzu- gehen, und wir sollten dies auf eine Art und Weise tun, ohne unser vielleicht wichtigstes Kapital - unsere sozialen Errungenschaften und den sozialen Frieden - zu gefährden. Nebiker: In der Interpellation zur Wirtschaftslage der Schweizerischen Volkspartei werden dem Bundesrat Fra- gen aus drei Bereichen gestellt: Erstens Fragen über die Beurteilung der gegenwärtigen und künftigen wirtschaft- lichen Lage, zweitens Fragen über Massnahmen von Bun- desrat und Nationalbank zur Erhaltung der Konkurrenzfä- higkeit der schweizerischen Unternehmen im Exportbereich und drittens Fragen, ob im binnenwirtschaftlichen Bereich Massnahmen vorbereitet werden können, um wirtschaftli- che Einbrüche zu mildern und Arbeitsplätze zu sichern. Zur Lagebeurteilung: Die Nachrichten aus der Wirtschaft lauten heute meist ungünstig. Die Schweiz steht im Sog einer weltweiten Konjunkturschwäche, der Welthandel sta- gniert, die Arbeitslosigkeit nimmt weltweit zu, die Produk- tion ist rückläufig und die Investitionsneigung ist gering. Trotz wiederholten optimistischen Prognosen ist es zweifel- haft, ob das Wirtschaftswachstum in den westlichen Indu- strieländern in nächster Zeit wieder steigen wird. Dass sich unser mit der Weltwirtschaft eng verknüpftes Land diesen negativen Entwicklungen nicht zu entziehen vermochte, liegt auf der Hand. In jüngster Zeit häufen sich Meldungen über Kurzarbeit, Entlassungen und Betriebsschliessungen. Viele Mitbürger sind beunruhigt und sorgen sich um ihre Arbeitsplätze. Die Aussichten für die Zukunft sind nicht erfreulich. Wie die eidgenössische Kommission für Kon- junkturfragen im letzten Quartalsbericht mitteilte, hat sich die Auftragslage weiter verschlechtert, war die Kreditnach- frage rückläufig, und weiterhin können keine wesentlichen konjunkturellen Anstösse aus dem Ausland erwartet wer- den. Der Konjunkturabschwung wird sich in den kommen- den Monaten fortsetzen. Das ist allerdings für die Schweiz noch nicht dramatisch. Eine gewisse Beruhigung im wirt- schaftlichen Bereich hat durchaus seine positiven Wirkun- gen, denken wir nur an die Umweltbelastung, an den Ener- gieverbrauch und ähnliches. Allerdings müssen wir dann alle zurückstecken; wir können nicht mehr alles und jedes von der Wirtschaft verlangen. Mit einer Arbeitslosenrate von 0,4 Prozent gegen 9 Prozent im Durchschnitt der OECD- Länder ist unsere Lage, pauschal beurteilt, noch komforta- bel. Für den einzelnen Mitbürger aber, der seinen Arbeits- platz verlieren muss, ist das ein schwacher Trost. Ein allgemeiner Wirtschaftspessimismus scheint uns aber ein schlechtes Mittel zur Stabilisierung der Lage zu sein. Wir erwarten deshalb, dass der Bundesrat in seiner Antwort auch auf die positiven Indikatoren hinweist, auf die Tatsache zum Beispiel, dass den Betriebsschliessungen auch die Schaffung neuer Arbeitsplätze gegenübersteht, dass namentlich im Gewerbe laufend neue Unternehmen entste- hen und dass es besonders dem Gastgewerbe immer noch Mühe macht, geeignetes Personal zu finden. Es wäre auch darauf hinzuweisen, dass es Branchen mit einer sehr guten Beschäftigungs- und Auftragslage gibt. Positiv auf die wirt- schaftliche Entwicklung könnten sich auch die sinkenden Zinssätze und die sich jüngst doch verflachende Inflations- kurve nebst einem stabilen Wechselkurs auswirken. Wenn wir auch die Fragen zur Wirtschaftslage an den Bun- desrat stellen, sind wir keineswegs der Auffassung, dass der Bund durch direkte Interventionen zur Konjunkturbele- bung beitragen soll. Direkte Massnahmen könnten höch- stens vorbereitet und dann als allerletztes Mittel gezielt ein- gesetzt werden. Zu den Massnahmen im aussenwirtschaftlichen Bereich: Für eine möglichst günstige Wettbewerbssituation für unsere Exportwirtschaft sind zwei Voraussetzungen wich- tig: erstens eine niedrige Inflationsrate im Inland und zwei- tens möglichst stabile Wechselkurse. Die Inflation in der Schweiz ist mit über 5 Prozent pro Jahr immer noch zu hoch. Wie Sie, Herr Bundespräsident, kürzlich dargelegt haben, hat sich unser Stabilitätsvorsprung verringert, konn- ten doch andere Industriestaaten - vorweg die USA - ihre Teuerungsraten verringern. Eine verfrühte und zu starke Lockerung der geldpolitischen Bremsen wäre im Interesse der Inflationsbekämpfung falsch. Der Inflation kann jedoch nicht nur durch Massnahmen der Notenbank begegnet wer- den, auch die Wirtschaft selbst, die Sozialpartner in ihren Lohnverhandlungen und die öffentliche Hand müssen das Ihrige dazu beitragen. Die Anstrengungen zur Sanierung des Bundeshaushaltes müssen fortgesetzt werden. In die- sem Zusammenhang kann die SVP-Fraktion für die ange- kündigte Arbeitszeitverkürzung für das Bundespersonal angesichts der finanz- und wirtschaftspolitischen Lage im gegenwärtigen Zeitpunkt wenig Verständnis aufbringen. Zu den gültigen Rahmenbedingungen für die Exportwirt- schaft gehört auch eine liberale Aussenwirtschaftspolitik. Die Frage stellt sich, ob sich unsere Diplomaten und Ver- handlungsdelegationen genügend gegen protektionistische Massnahmen im Welthandel, gegen offene und versteckte Exportsubventionen und Exportfinanzierungen anderer Staaten zur Wehr setzen. Unsere eigene Versicherung des Exportrisikos kommt angesichts der internationalen Ent- wicklung ins Hintertreffen. Wäre ein Ausbau der ERG, trotz der zur-zeit wenig aussichtsreichen Lage, in Richtung der Übernahme des privaten Delcredere-Risikos denkbar und wettbewerbspolitisch zu verantworten? Zum binnenwirtschaftlichen Bereich: Auch hier geht es nach Auffassung der SVP um das wirtschaftliche Umfeld. Die Bedingungen müssen so sein, dass die Investitionsbe- reitschaft erhalten und wo nötig verstärkt wird. Das heisst namentlich, dass die Steuerbelastung durch Bund, Kantone und Gemeinden nicht vergrössert werden darf. Das Mass ist voll. Wünschbar wären im Gegenteil Steuererleichterun- gen. Damit kann die Wettbewerbsfähigkeit unserer Wirt- schaft gesteigert werden, damit lassen sich Arbeitsplätze sichern. Es geht besonders um die Eigenkapitalbildung bei mittleren und kleineren Betrieben. Risikokapital sollte sichergestellt werden, beispielsweise dadurch, dass Rück- stellungen steuerfrei gebildet werden können. Sieht der Bundesrat Möglichkeiten, in diesem Sinne tätig zu werden? Wir sind uns dabei durchaus bewusst, dass in schlechten Zeiten natürlich keine Rückstellungen gemacht werden können und in guten Zeiten dann die Steuerschraube auto- matisch angezogen wird. Da sind wir natürlich nicht konse- quent. Von der Rezession besonders betroffen sind die Regionen der Uhrenindustrie. Hier geht es nicht nur um die allge- meine Wirtschaftsflaute, es handelt sich um eigentliche strukturelle Probleme. Hier kommt dem Bundesbeschluss vom 6. Oktober 1978 über Finanzierungsbeihilfen für wirt- schaftlich bedrohte Regionen grosse Bedeutung zu. Wir anerkennen, dass seit Inkrafttreten des Beschlusses Beachtliches geleistet worden ist, konnten doch ein Investi- tionsvolumen von 280 Millionen Franken ausgelöst und gegen 1800 neue Arbeitsplätze geschaffen werden. Beste- hen Möglichkeiten, diese auf Innovation und Diversifika- tionsvorhaben gerichteten Aktivitäten zu verstärken? Dabei darf allerdings nicht eine Erhaltung von überholten Struktu- ren gefördert werden. Der rasche technologische Wandel zwingt uns, die Weiter- bildung besonders zu beachten. Hier, wie auch bei der Umschulung, Berufsberatung und Arbeitsvermittlung, fällt besonders den Kantonen und Gemeinden eine wesentliche Aufgabe zu. Erachtet es der Bundesrat in diesen Bereichen als angezeigt, in Zusammenarbeit mit den Kantonen ergän- zende Massnahmen zu ergreifen? Sollte sich die Wirtschaft-28. September 1982 N 1173 Wirtschaftslage. Interpellationen liehe Entwicklung weiter abschwächen, müsste der Bund im eigenen Investitionsbereich tätig werden. Jetzt drängen sich zwar keine eigentlichen Arbeitsbeschaffungsmassnah- men auf. Entsprechende Vorbereitungen sollten aber trotz- dem getroffen werden. Wir denken zum Beispiel an ohnehin notwendige Beschaffungs- und Investitionsvorhaben bei den Bahnen, bei den PTT, für die Armee und in anderen Bereichen, die vorgezogen werden könnten. Beschäfti- gungswirksam - namentlich in den Randgebieten - wäre auch die Aufstockung von Investitionskrediten in der Land- wirtschaft. Zusammenfassend stellt die SVP-Fraktion fest, dass direkte Eingriffe des Staates in unsere freie Marktwirtschaft systemwidrig wären. Sie würden auch unseren Bemühun- gen zur Sanierung des Bundeshaushaltes widersprechen. Die schweizerische Wirtschaft ist bereit und - sie hat dies in der Vergangenheit bewiesen - durchaus fähig, die aufgetre- tenen Schwierigkeiten selbst zu meistern. Ausbrüche aus diesem bewährten ordnungspolitischen System sind erfah- rungsgemäss nur kurzfristig nützlich, längerfristig aber ins- gesamt von Nachteil. Vordringlichste Aufgabe der öffentli- chen Hand ist es, optimale ökonomische und politische Rahmenbedingungen zu schaffen, welche die Bewältigung auftretender Schwierigkeiten erleichtern. Diese Rahmenbe- dingungen können durch die Regierung und das Parlament positiv und leider aber auch oft negativ beeinflusst werden. Es gibt sogar politische Parteien, darunter auch eine grosse, die konsequent und systematisch mit ihren Forde- rungen die wirtschaftlichen Rahmenbedingungen ver- schlechtern. Dazu nur Stichworte: Bankkundenbesteue- rung, Bankeninitiativen, immer neue Auflagen und Abgaben für die Wirtschaft, neue Steuerbegehren usw. Mit meinen Ausführungen, Herr Bundespräsident, wollte ich lediglich einige wesentliche Punkte unseres Fragenkatalogs verdeutlichen. Ich danke dem Bundesrat zum voraus für dessen Beantwortung sowie für seine Bemühungen zur Bewältigung der anstehenden Probleme. Jaeger: Die Frage, die sich uns hier stellt, ist die: Welchen Beitrag kann der Staat leisten, um die gegenwärtigen wirt- schaftlichen Schwierigkeiten zu überwinden? Therapien, nach denen wir suchen, setzen voraus, dass man zuerst eine Diagnose stellt und sich fragt: Wo liegen die Ursachen für die Schwierigkeiten, mit denen wir heute zu tun haben? Eine Analyse zeigt, dass es drei Schichten solcher Ursa- chen gibt. Zunächst müssen wir feststellen, dass die weltwirtschaftli- che Entwicklung und damit auch die wirtschaftliche Ent- wicklung der Schweiz schon seit mehreren Jahren einer langfristigen Trendschwäche unterliegt. Diese Trendschwä- che ist eine Folge von Rohstoffverteuerungen, Rohstoff- knappheiten, eine Folge der Überschuldung der Entwick- lungsländer, insbesondere der Schwellenländer, und auch eine Folge einer zunehmenden Sättigung auf vielen Märkten in der Welt. Auch das weltweit steigende Inflationstempo und die zunehmende Arbeitslosigkeit im OECD-Raum haben hier eine wichtige Rolle gespielt. Diese Trendschwä- che wird nun durch einen konjunkturellen Zyklus überlagert, in dessen Talsohle wir uns jetzt befinden. Der konjunktu- relle Einbruch wurde unter anderem durch die starke Ver- schuldung der öffentlichen Haushalte vieler Industrieländer ausgelöst, eine Entwicklung, die zu eklatanten Zinssteige- rungen geführt hat. Diese Zinssteigerungen könnte man als eine der wichtigsten Ursachen des gegenwärtigen Konjunk- turtiefs bezeichnen. Eine dritte Schicht von Ursachen erkennen wir in der struk- turellen Schwäche. Der konjunkturelle Zyklus wird nämlich von Struktureinbrüchen in einzelnen Branchen und Regio- nen überlagert, die zum Teil nicht selbstverschuldet, son- dern eine Folge eines sehr starken Konkurrenzdruckes sei- tens der Niedriglohnländer sind. Andererseits gibt es auch strukturelle Schwächen, die auf verfehltes Management zurückgeführt werden müssen. Nun die Frage nach der Therapie. Was kann man machen, um diese Schwierigkeiten zu überwinden? Da gibt es ver- schiedene Wege. Zum Beispiel die Nachfrageökonomik à la Keynes. Man kann versuchen, den Ausfall von privater und ausländischer Nachfrage durch öffentliche Ausgaben, durch öffentliche Nachfrage, zu ersetzen. Diese Tendenz erkennen wir - allerdings in sehr differenzierter Art und Weise - beispielsweise im Konzept der sozialdemokrati- schen Fraktion. Die Risiken dieser Therapie liegen in der nur kurzfristigen Wirksamkeit und in der Gefahr einer ver- stärkenden Wirkung der konjunkturellen Zyklen. Die zweite Strategie, die sich anbietet - sie kommt tenden- ziell in den Vorschlägen der freisinnigen Fraktion zum Aus- druck -, ist eine Angebotökonomik, d. h. das Schaffen von optimalen, langfristigen Rahmenbedingungen für die Anbie- ter, sei es durch fiskalpolitische Erleichterungen, sei'es durch Entlastungen im Bereich der Sozial- und Lohnkosten. Auch diese Therapie birgt gewisse Risiken in sich. Bei- spielsweise muss man sich bewusst sein, dass dadurch kurzfristig wenig Effekte erzielt werden können. Wir haben hierzu bestes Anschauungsmaterial aus den USA. Die dritte Variante wäre eine Strukturerhaltungspolitik, bei- spielsweise durch Finanzierungsbeihilfen oder durch eine Stützung der Wechselkurse. Diese Tendenz scheint mir in den Vorschlägen der SVP-Fraktion durchzuschimmern. Auch hier bestehen gewisse Risiken, nämlich eine langfri- stige Schwächung der Konkurrenzfähigkeit und eine langfri- stige Erhöhung der Krisenanfälligkeit jener Branchen, die keine Dynamik und damit keine Überlebensmöglichkeiten aufweisen. Die Alternative wäre nach unserer Auffassung eine pragma- tische Mischung differenzierter kurz- und langfristiger Sta- bilisierungsmassnahmen, die sowohl auf der Nachfrage- als auch auf der Angebotsseite eingesetzt werden sollten. Dabei müssen nach unserer Auffassung stets die effektiven Erfolgschancen überlegt werden; man muss abschätzen, welche und wie viele Arbeitsplätze durch die jeweils getrof- fenen Massnahmen und Interventionen geschaffen werden. Gleichzeitig muss man sich überlegen: welches sind die negativen Folgewirkungen, welches sind beispielsweise die langfristigen Inflationseffekte? Wir haben versucht, Ihnen ein solches Konzept zu unterbreiten, und ich möchte jetzt zu einigen Punkten Stellung nehmen und sie etwas näher erläutern. Wie gesagt: auch wir fordern eine Stabilisierung der gesamtwirtschaftlichen Nachfrage, weil wir der Auffassung sind, dass bei einem besseren Auslastungsgrad der Wirt- schaft auch zu günstigeren Kosten produziert werden kann. Andererseits sind wir skeptisch gegenüber Beschäfti- gungs- und Arbeitsbeschaffungsprogrammen, die zu einer zusätzlichen Beanspruchung der Kapitalmärkte führen. Auch sind wir der Auffassung, dass lediglich ausführungs- reife Projekte ins Auge gefasst werden müssten, weil Pro- jekte, die beispielsweise erst nächstes oder übernächstes Jahr einkommenswirksam werden, unter Umständen gar nichts mehr zur Überwindung der gegenwärtigen Schwie- rigkeiten auf dem Arbeitsmarkt beitragen, sondern sogar prozyklisch wirken. Nun zur Konkurrenzfähigkeit. Hier geht es nach unserer Auffassung im kurzfristigen Bereich vor allem darum, die Spiesse gleich lang zu machen. Wir müssen uns bewusst sein, dass in ähnlich gelagerten Industrieländern, wie in den USA, Kanada, der Bundesrepublik Deutschland, auch in Ita- lien und Frankreich, grosse Anstrengungen gemacht wer- den, um die Finanzierung der Exportgeschäfte zu erleich- tern. Deshalb drängen sich nach unserer Auffassung der Ausbau und die Nachfinanzierung der Exportrisikogarantie auf. Ein weiterer Punkt, der uns wichtig scheint: Wir lehnen kaufkraftschmälernde Abstriche im Sozial- und Einkom- mensbereich ab. Ich habe mir die Mühe genommen, die Zahlen der letzten drei Jahre etwas genauer anzuschauen. In den letzten drei Jahren (1979 bis 1981) hat das Geldlohn- niveau in der Schweiz um 4,2 Prozent zugenommen. Die durchschnittliche Inflationsrate hat aber 4,7 Prozent betra- gen, also hat das Reallohnniveau in den letzten drei Jahren durchschnittlich um 0,5 Prozent pro Jahr abgenommen.Situation économique. Interpellations 1174 N 28 septembre 1982 Das muss man einfach sehen! Von keinem ernstzunehmen- den Ökonomen wird heute behauptet, dass die Lohnent- wicklung in den letzten Jahren eine Inflationsursache gewe- sen sei, oder dass die Lohnentwicklung eine Gefährdung der Arbeitsplätze zur Folge gehabt habe. Bei allen kurzfristigen Massnahmen muss man sich bewusst sein, dass auch dem konjunkturellen Tief, das wir heute haben, wieder ein Aufschwung folgen wird. Alle Massnahmen müssen daher so getroffen werden, dass sie nicht erst in der Wiederaufschwungsphase wirksam werden und damit inflationär wirken. Deshalb scheint es uns sehr wichtig, dass parallel zu den kurzfristigen Massnahmen auch die langfristige Wirtschaftspolitik im Auge behalten wird. Wir möchten da das Schwergewicht vor allem auf die Geld- mengenpolitik legen. Es ist unzweifelhaft, dass tiefe Infla- tionsraten eine der wichtigsten wirtschaftlichen Rahmenbe- dingungen sind; sie allein garantieren auf lange Frist tiefere Zinssätze, und sie sind auch in der Lage, die Konkurrenzfä- higkeit bei der Exportwirtschaft auf lange Sicht am besten zu gewährleisten. Wir sind deshalb der Auffassung, dass es nicht richtig ist, wenn man jetzt mit protektionistischen oder mit strukturerhaltenden Massnahmen im Bereiche der Exportwirtschaft versucht, die Schwierigkeiten zu überwin- den, sondern hier geht es in erster Linie darum, die Preis- stabilität durch eine disziplinierte Geldmengenpolitik anzuvi- sieren. Schliesslich sind wir der Auffassung, dass die Verantwor- tung für die Stabilitätspolitik auf lange Sicht nicht mehr allein der Notenbank überlassen werden darf, sondern dass diese Verantwortung durch die Finanzpolitik mitgetragen werden muss, d. h. wir müssen uns bemühen, auf lange Sicht die Ausgaben- und Einnahmen- sowie die Verschul- dungspolitik nach volks- und finanzwirtschaftlichen Grund- sätzen auszurichten und zu verstetigen. Ich komme zum Schluss. Es liegt mir fern, die Situation zu dramatisieren. Aber wir müssen uns bewusst sein, dass sich die gegenwärtigen Schwierigkeiten in der nahen Zukunft noch erhöhen werden, selbst wenn ab 1983 mit einem Wiederaufschwung gerechnet werden darf. Ich bin auch der Auffassung, dass die wirtschaftspolitischen Ent- scheidungsträger die Möglichkeit haben, erfolgreich und wirkungsvoll mitzuhelfen, diese Schwierigkeiten zu überwin- den. Aber wir warnen davor, dass man sich im Vertrauen wiegt, alles sei machbar; auch über den mittelfristigen Zeit- raum hinaus gibt es Schwierigkeiten und Probleme, die von aussen her an unser Land herangetragen werden. Unsere Wirtschaft hat hier die nicht sehr leichte Aufgabe, sich auch auf solche «importierte» Störungen einzustellen und sich an die sich verändernden Verhältnisse anzupassen. M. Coutau: Le débat dans lequel nous nous lançons ce matin traduit incontestablement un sentiment d'inquiétude assez largement répandu dans notre population. De nom- breux événements sont effectivement de nature à justifier ce sentiment et tout d'abord sur le plan international. Il est exact que la situation économique mondiale est sombre. La stagnation est générale et les promesses de reprise de l'activité sont différées de mois en mois, de trimestre en tri- mestre. Malgré cette réalité inquiétante, nous ne pensons pas qu'il y ait de quoi céder à une panique stérile et mau- vaise conseillère car nous observons aussi des signes moins négatifs. Les pays qui ont entrepris résolument et courageusement des politiques anti-inflationnistes com- mencent à en percevoir les premiers effets positifs. Nous constatons aussi un renforcement du dollar sur le marché monétaire, qui semble bien engendrer la baisse, confirmée, des taux d'intérêt au niveau mondial. Nous constatons aussi une accalmie dans la hausse des prix de l'énergie; nous enregistrons avec espoir la volonté, au moins procla- mée, de reconstituer les ressources des organisations internationales qui financent le développement du tiers monde et les négociations visant à éviter la faillite des pays surendettés. Enfin, si nous redoutons les mesures souvent sournoises d'un protectionnisme rampant, nous constatons que les efforts déployés en faveur du libre échange, aussi bien des biens que des services, persistent dans les négo- ciations internationales. Tous ces facteurs montrent que l'horizon n'est pas unifor- mément noir et, pour la part modeste que nous prenons à révolution générale, nous demandons dans ce domaine au Conseil fédéral qu'il poursuive activement sa politique de présence dans les organisations économiques et de déve- loppement internationales pour y faire prévaloir, avec entê- tement, le respect des engagements pris en matière de lutte contre l'inflation, de liberté des échanges et de stabi- lité monétaire. Il ne convient donc pas de modifier une ligne permanente à cet égard, mais nous demandons quels sont les moyens dont nous disposons pour faire respecter ces engagements par tous nos partenaires, y compris ceux qui entendent déguiser leur protectionnisme sous des slogans tels que celui de la reconquête du marché intérieur. Enfin, nous souhaitons que la Suisse participe au financement des opérations destinées à éviter des risques d'écroulement monétaire liés à l'insolvabilité de certains pays. Mais si l'inquiétude s'est répandue dans notre pays, c'est que les répercussions de la situation internationale s'y font maintenant sentir. Même si notre situation reste enviable, par rapport à celle de la plupart de nos partenaires, y com- pris du point de vue de l'emploi, des prix et du niveau de vie général, les perspectives justifient les soucis. A nos yeux, pourtant, à part la situation douloureuse de l'horlogerie et de certains secteurs heureusement très ponctuels, les diffi- cultés restent essentiellement conjoncturelles et ne deman- dent pas d'interventions massives des pouvoirs publics. En effet, le tissu de l'économie suisse s'est transformé en per- manence grâce à une adaptation résolument axée sur l'innovation industrielle, technologique et commerciale. Cette adaptation est d'ailleurs favorisée par une dimension relativement modeste des entreprises et par une confronta- tion sans détours avec les concurrents étrangers. Elle est favorisée aussi par des possibilités de mobilité profession- nelle, qui s'oppose à une rigidité de l'emploi aussi stérile que sans issue. Nous disposons en outre d'une série d'atouts essentiels et, sans les citer tous, sachons bien dis- tinguer les plus importants de façon à les conserver active- ment. En tête, je placerai un système de formation profes- sionnelle, technique, commerciale, qui est exigeant et fruc- tueux. Ce système doit maintenir la volonté du travail et le goût du travail bien fait. Il faut mentionner aussi l'outil indispensable qu'est la recherche, qui permet à nos entreprises de maintenir leur avance technologique. Nous disposons également d'un réseau de relations internationales extrêmement dense et diversifié, d'une capacité de transports et de télécommuni- cations efficaces et fiables. La solidité de notre monnaie, le niveau réduit des taux d'intérêt, un appareil bancaire puis- sant sont autant d'atouts à préserver. Enfin, et je dirai sur- tout, nous connaissons ces relations sociales pour l'essen- tiel fondées sur la bonne foi des partenaires. Il manquerait encore un point capital à cette liste incomplète si je ne disais rien de la continuité de l'Etat. La première chose que nous demandons dans les circons- tances actuelles est de ne pas céder à des réactions incon- sidérées et de ne pas vilipender ces atouts précieux. Au contraire, il convient de les cultiver. Plus concrètement, le but de toute politique économique de la Suisse doit tendre à maintenir et à renforcer, dans l'immédiat et à terme, la capacité concurrentielle des entreprises. A nos yeux, nous y parviendrons comme jusqu'ici bien davantage en favori- sant révolution permanente des structures économiques, également du point de vue de l'emploi, plutôt qu'en prenant des mesures de protection frileuses et sclérosantes. Une condition essentielle doit être remplie dans cette pers- pective: c'est la poursuite résolue de la lutte contre l'infla- tion. Elle passe par une politique très attentive en matière de taux de change, et nous admettons que la Banque natio- nale s'y emploie avec succès. Elle implique aussi une politi- que ouverte en matière de concurrence tant vis-à-vis des prestations offertes par l'étranger que dans les conditions28. September 1982 N 1175 Wirtschaftslage. Interpellationen qui régnent sur le marché intérieur. Mais cette lutte contre l'inflation passe aussi par l'élimination des déficits publics et, à cet égard, nous constatons que les recettes sont en hausse constante et rapide. Par conséquent, c'est davan- tage du côté des dépenses qu'il faut rechercher l'équilibre. C'est pourquoi nous estimons contraires à la lutte contre l'inflation les décisions récentes prises en faveur du per- sonnel du secteur public au plan fédéral et dans plusieurs cantons. La hausse des coûts de rémunération, qui absor- bent une part croissante des ressources dans les budgets au détriment des investissements productifs, n'est pas opportune. Les augmentations d'effectifs consécutives à des réductions d'horaire nous semblent d'autant plus mal- venues qu'elles pèsent lourdement sur les dépenses, déjà excessives. Il en va de même de la pratique de l'indexation automatique dont bénéficient les salaires versés à la fonc- tion publique. Comme dans le secteur privé, cette indexa- tion, qui est d'ailleurs un non-sens économique, comme l'a répété récemment encore le président de la Direction géné- rale de la Banque nationale, devrait être négociée en fonc- tion des possibilités et non pas accordée aveuglément sur des bases mathématiques d'ailleurs fragiles. Les budgets publics pourraient aussi être allégés par une politique sociale qui s'inspire moins d'un souci de redistribution généralisée que d'une solidarité nécessaire et d'une aide efficace là où le besoin s'en fait réellement sentir. On déga- gerait aussi des ressources plus abondantes en faveur des investissements productifs. La deuxième ligne d'action que nous, demandons au Conseil fédéral de suivre est le maintien de la capactié de concurrence des entreprises. C'est essentiellement en évi- tant des charges supplémentaires tant fiscales que sociales et administratives que l'Etat participera à cet objectif. Toute pénalisation des secteurs les plus productifs actuellement, et je pense au secteur bancaire en particulier, me semble totalement contradictoire dans les circonstances de concurrence où nous sommes engagés avec l'étranger. Nous demandons en revanche que les aides dont bénéfi- cient les exportateurs étrangers, de la part de leur gouver- nement, soient accordées aux exportateurs suisses dans des proportions correspondantes, notamment en matière de garantie contre les risques à l'exportation. Nous apprécions et nous approuvons les mesures prises d'une part pour atténuer les difficultés humaines et maté- rielles qui découlent de l'évolution des structures économi- ques, je veux parler en particulier de l'assurance-chômage, et d'autre part, pour favoriser cette évolution des structures comme le programme d'impulsion, la loi sur les investisse- ments en régions de montagne, l'aide aux régions économi- quement défavorisées, l'encouragement à la recherche. Mais nous sommes convaincus que c'est davantage en encourageant la responsabilité et l'engagement individuels, plutôt qu'en acceptant de toujours reporter sur d'autres, et en particulier sur l'Etat, la tâche de surmonter les difficultés, que la Suisse relèvera, une fois de plus, le défi que les cir- constances lui lancent. En conclusion, nous ne demandons pas que l'Etat en fasse plus, nous ne demandons pas nécessairement qu'il en fasse moins, mais qu'il fasse mieux, à partir des ressources importantes que l'économie du pays met à sa disposition. M. Carobbio: L'augmentation du nombre des chômeurs complets et partiels, la baisse des commandes indus- trielles, la baisse des investissements, les menaces sur l'activité économique dans certains secteurs et certaines régions, telles sont les caractéristiques de la dégradation de la situation économique et du marché de l'emploi, sur lesquelles tout le monde semble être d'accord. Les consé- quences qui découlent de cette situation sont connues et généralement admises: perte de valeur des capitaux inves- tis à la suite de la fermeture d'entreprises et du sous- emploi des appareils de production, difficultés financières, sociales et humaines pour les travailleurs lourdement tou- chés par les mesures de licenciement et de réduction de l'horaire de travail que les milieux patronaux adoptent de plus en plus pour faire face à leurs difficultés, des difficultés d'ordre économique et financier pour les collectivités publi- ques et des régions entières. Mais, à partir de là, comme le prouvent les interpellations présentées et développées aujourd'hui, ainsi que les prises de position et les analyses sur là situation économique, la concordance n'existe plus. Il y a divergence sur la nature de la crise - conjoncturelle ou structurelle - sur les causes de celle-ci - plutôt externes ou plutôt internes - sur les mesures à prendre - intervention de l'Etat, liberté laissée à l'économie privée de résoudre ces problèmes par le moyen traditionnel qu'est la réduction des emplois. Les positions et les opinions - c'est le moins que l'on puisse dire - diver- gent. Pour les uns, il ne faut pas dramatiser, surtout si l'on compare notre situation à celle d'autres pays, ef telle sem- ble être votre attitude, Monsieur le Président de la Confédé- ration. Pour d'autres - et à ce propos nous vous renvoyons à l'interpellation du groupe libéral et à l'exposé que vient de nous présenter M. Coutau - les déficits des budgets publics, les excès de la fiscalité et le niveau des dépenses sociales seraient les entraves principales au redressement de la situation. Pour d'autres encore - c'est le cas du prési- dent du Vorort, M. von Planta, qui s'est exprimé dans ce sens à Zurich, lors de la récente assemblée de son associa- tion - les syndicats et les travailleurs devraient modérer leurs revendications salariales et sociales, ainsi que celles concernant la durée du travail. M. von Planta oublie que les travailleurs suisses ont fait preuve de modération depuis longtemps. Quant au groupe du Parti du travail, du PSA et du POCH, tout en étant conscient de la complexité de la situation, il ne peut pas afficher l'optimisme, même modéré, que d'autres semblent montrer ici, d'autant plus que les perspectives futures ne sont pas rassurantes même si, pour le moment, la crise ne touche que certains secteurs. Sans vouloir prétendre qu'il est facile de discerner les causes multiples de la situation que nous connaissons et tout en étant convaincu qu'il ne suffirait pas, comme l'on pourrait être tenté de faire, d'entrevoir dans la situation la pure et simple conséquence des contradictions typiques du capitalisme, je suis d'avis que les problèmes posés par la crise ne peuvent plus être abordés avec les seules recettes traditionnelles de l'économie libérale, comme vient de nous le dire M. Coutau. En effet, il me semble que nous sommes confrontés à une crise de type nouveau qui demande, de la part de tous, patronat, travailleurs, pouvoirs publics, une attitude nouvelle et des choix courageux pour envisager des mesures efficaces permettant de sortir de cette situa- tion dans l'intérêt général du pays et de la majorité de sa population, et cela avec un objectif prioritaire, la défense de l'emploi. On n'atteindra pas cet objectif si l'on continue à rendre responsables de cette situation les travailleurs qui exigent trop, a dénoncer le haut niveau des coûts sociaux et les dépenses sociales! Dans cet ordre d'idées, notre groupe repousse les considé- rations de ceux qui prétendent que tous les malheurs, des petites et moyennes entreprises en particulier, proviennent des cotisations sociales, du développement incontrôlé de l'Etat, d'une politique fiscale qui ne viserait qu'à charger davantage les entreprises. Nous le faisons avant tout parce que ce n'est pas du tout le cas de la Suisse. En effet, force est de constater que notre sécurité sociale n'est de loin pas aussi développée que dans d'autres pays, que la durée hebdomadaire du travail est chez nous l'une des plus lon- gues du monde, et que la fiscalité n'est pas particulière- ment lourde pour les gros revenus et les bénéfices des sociétés anonymes. En outre, il a été pratiqué en Suisse, ces dernières années, une politique de réduction du rôle de l'Etat, qui est certaine- ment, en partie tout au moins, responsable de certaines dif- ficultés que nous connaissons aujourd'hui. Nous ne sui- vons pas non plus l'attitude de ceux qui prétendent limiter le rôle de l'Etat, dans cette situation, à simplement créer les conditions les plus favorables pour permettre à l'entreprise privée de résoudre ses problèmes selon ses expériences.Situation économique. Interpellations 1176 N 28 septembre 1982 Et à ceux qui demandent une pause dans les dépenses sociales, je dirai qu'ils pourraient avoir raison à la condition de reconnaître que toutes les parties en cause fassent des sacrifices, milieux patronaux compris. Pour ce faire, il y a lieu d'admettre l'adoption de mesures nouvelles par l'inter- vention de l'Etat. Notre groupe est donc d'avis que la crise que nous vivons depuis quelques années, et qui risque de se prolonger encore tant au niveau international qu'au niveau national, montre clairement l'incapacité et l'impossibilité de l'écono- mie privée et de l'économie de marché de résoudre à elles seules, sans coûts sociaux considérables pour la majorité de la population, les problèmes complexes posés par la situation présente. Tout en reconnaissant que l'économie de marché ne peut pas être dans nos sociétés entièrement remplacée dans sa fonction d'orientation des choix économiques, et tout en reconnaissant que l'étatisme économique n'a pas donné des preuves suffisamment convaincantes et valables, nous pensons qu'il revient avant tout aux pouvoirs publics, en collaboration avec les partenaires sociaux, de prendre l'ini- tiative de diriger les mesures nécessaires de transforma- tion, de définir les limites de l'économie de marché sur la base de nouvelles exigences fondées sur la qualité de la vie. Tout cela doit être fait dans l'optique de donner la prio- rité à la sauvegarde du plein emploi et à la création de nou- velles places de travail. Nous sommes d'accord qu'il faut favoriser une innovation technologique, la réorganisation d'un appareil de production, mais nous sommes aussi de l'avis que cette évolution ne doit pas se réaliser abrupte- ment, comme c'est le cas maintenant, au détriment exclusif ou presque du niveau de l'emploi. Pour empêcher cela, il est indispensable, à notre avis, que les pouvoirs publics jouent un rôle actif dans cette orientation, qu'ils se refusent à s'en remettre au seul libre jeu de l'économie de marché pour trouver des solutions. Dans cette perspective, le groupe du Parti du travail, du PSA et du POCH pense - il le demande dans son interpella- tion - que la Confédération doit prendre des mesures, et vite; ces mesures ne consisteront pas seulement à injecter des capitaux dans l'économie. Elles devront être conçues à brève échéance (conjoncturelles) et à échéance moyenne. Parmi les premières, il faudrait envisager des mesures de soutien des investissements dans les régions les plus tou- chées par la crise, dans le but de diversifier l'activité écono- mique et de créer de nouveaux emplois. Nous croyons qu'il est possible d'agir positivement dans le domaine de la pro- tection de l'environnement, de la santé, de la formation. D'autres mesures viseront à favoriser la mobilité profes- sionnelle, en particulier pour lutter contre le chômage des jeunes. Le problème de la révision de notre loi sur la forma- tion professionnelle est posé; il faut aménager cette loi pour permettre une formation plus large par le biais d'une réduction du nombre des apprentissages. Nous deman- dons aussi des mesures visant à obliger les entreprises, c'est important, à informer les autorités et les syndicats avant d'introduire le travail à temps partiel ou de décider des licenciements. Il faudra aussi appliquer des mesures monétaires en vue de faire baisser le taux d'intérêt et de favoriser la relance économique, par exemple dans un sec- teur comme la construction de logements où sévit la pénu- rie. Parmi les mesures à moyen terme, nous envisageons des modifications législatives pour réduire la durée hebdo- madaire du travail. Je crois que c'est un domaine dans lequel il faut persévérer. Il faut des modifications législatives aussi pour abaisser l'âge de la retraite et pour tendre à un accroissement des moyens de contrôle des travailleurs dans les entreprises. Il ne suffit pas, en effet, de demander aux travailleurs de faire preuve de modération si on ne leur donne pas la possibilité de voir comment les situations se développent dans les entreprises. Voilà en bref ce que notre groupe demande; il invite le Conseil fédéral à examiner ses propositions. En conclusion, je demande à M. Honegger de nous dire dans quelle mesure il est prêt, et avec lui le Conseil fédéral, à envisager la mise en oeuvre de la série de mesures qui permettront de faire face à une situation qui, dans notre optique, risque de devenir toujours plus critique. Bundespräsident Honegger: Ich möchte den Herren Inter- pellanten für die ausführliche Begründung ihrer Interpella- tionen sehr danken. Der Bundesrat hat mich ermächtigt, die sieben Interpellationen - mit vielen Fragen - wie folgt zu beantworten: Das Warten auf den internationalen Konjunkturaufschwung dauert nun schon bald zwei Jahre. Auch im Spätsommer 1982 stieg weltweit die Arbeitslosigkeit noch an. Weder sind deutliche Anzeichen für eine Überwindung der Investitions- schwäche noch für einen zunehmenden Welthandel auszu- machen; diesem erwächst durch die Zahlungsschwierigkei- ten der osteuropäischen Staaten und der Entwicklungslän- der noch zusätzliche Gefahren. Zu den bekannten Ursa- chen, wie etwa die weltweit schlecht ausgelastete Kapazi- tät, die ungünstige Ertragslage sowie die immer noch zu hohen Realzinsen, ist ein wichtiges neues Element hinzuge- kommen: es ist die immer mehr um sich greifende Verunsi- cherung, die sowohl Investoren wie Konsumenten als auch die wirtschaftspolitischen Entscheidungsträger zu erfassen scheint. Dazu gehören Ratlosigkeit angesichts einer anhal- tenden Diskrepanz zwischen den erklärten wirtschaftspoliti- schen Absichten und den wirtschaftlichen Realitäten, aber auch Unsicherheit über die Entwicklung bei Zinssätzen und Wechselkursen; hinzu kommt die Zurückhaltung, die durch weltweit um sich greifende protektionistische Tendenzen hervorgerufen wird. Schliesslich sind es die Verunsicherung durch eine wachsende Verpolitisierung der internationalen Wirtschaftsbeziehungen wie die steigende Frustration über die zunehmende Verdrängung des unternehmerischen Lei- stungswettbewerbes durch eine Konkurrenz zwischen den Staatskassen, die das Wirtschaftsbild prägen. Wir denken vor allem an den Exportkreditwettlauf. Alle diese Elemente drücken zweifelsohne auf das Investitionsklima und bela- sten damit letztlich die Entwicklungsaussichten der Welt- wirtschaft. Es gibt aber auch positive Elemente im gegenwärtigen Bild der Weltwirtschaft. Zu einer gewissen Zuversicht berechti- gen die Fortschritte in der Teuerungsbekämpfung, der Ver- lauf der Erdölpreise sowie die weitgehende Beseitigung der Ungleichgewichte der Leistungsbilanzen zwischen den In- dustrie- und den erdölproduzierenden Staaten. Als weiteres positives Element ist ein verbreiteter Rückgang der Zins- sätze zu vermerken; deren Höhe ist für die anhaltende Inve- stitionsflaute mitverantwortlich gemacht worden. Ferner darf uns die hohe Arbeitslosigkeit den Blick für positive Ent- wicklungen auf dem Arbeitsmarkt nicht versperren. In nahezu allen OECD-Ländern, insbesondere aber in den Ver- einigten Staaten und der Bundesrepublik Deutschland, konnte eine grosse Zahl neuer Arbeitsplätze geschaffen werden. Sie reichen aber leider nicht aus, um Arbeitsplatz- verluste auszugleichen und zusätzlich die aufgrund des frü- heren Babybooms ansteigende Zahl der Erwerbsfähigen zu beschäftigen. Strukturelle Anpassungsprozesse, ohne die die weltwirtschaftliche Wachstumsschwäche leider nicht überwunden werden kann, sind in grösserem Ausmass in Gang gekommen. Die erzielten Erfolge werden aber leider durch demographische Faktoren überdeckt. Die weltwirtschaftliche Schwäche hat sich erst im laufenden Jahr fühlbarer auch auf die schweizerische Wirtschaft aus- gewirkt. Ein Einbruch in der Grössenordnung der Rezes- sion von 1974 bis 1976 steht sowohl nach der Meinung des Bundesrates als auch der Kommission für Konjunkturfragen nicht bevor. Am stärksten vom Rückgang betroffen sind zwei Industriezweige: die Uhrenindustrie und etwas weniger ausgeprägt die Metall- und Maschinenindustrie. Abgesehen von der Uhrenindustrie ist bei den anderen Konsumgüterin- dustrien keine dramatische Zuspitzung der Lage eingetre- ten. Die Bauwirtschaft befindet sich in einer deutlich günsti- geren Lage als 1974 bis 1976. Sie ist nicht mit der Hypothek hoher Leerwohnungsbestände belastet und hat sich in grösserem Umfange die Nachfrage nach Bauleistungen für28. September 1982 N 1177 Wirtschaftslage. Interpellationen Modernisierungen und wärmetechnische Sanierungen zunutze zu machen verstanden. Auch die demographische Entwicklung kommt ihr zugute. Die Zahl der Haushaltgrün- dungen dürfte noch während rund eines Jahrzehnts hoch bleiben. Der Dienstleistungssektor weist immer noch ein positives, wenn auch abgeschwächtes Wachstum der Beschäftigung auf. Doch kehren wir zu den beiden erstgenannten Industrien zurück. Bei den Schwierigkeiten der Uhrenindustrie spielen in starkem Ausmass strukturelle Faktoren mit, so insbeson- dere der Rückgang des Marktanteils der mechanischen Uhren. Auch bei besseren konjunkturellen Verhältnissen werden sich in den sogenannten Uhrenregionen weiterhin Restrukturierungsprobleme stellen. Der Übergang von der mechanischen zur elektronischen Uhr bringt leider einen Abbau von Arbeitskräften mit sich. Die Maschinenindustrie verzeichnete im ersten Quartal beim Auftragseingang > noch ein Zwischenhoch; erst im zweiten Quartal ist eine starke Rückbildung des Arbeitsvor- rates eingetreten. Diese ist zwar stark von der weltweiten Investitionsschwäche mitgeprägt. Mitgewirkt hat aber auch ein anderes preisliches Wettbewerbsverhalten. Zahlreiche Unternehmen haben sich entschlossen, ihre Reserven nicht für die Hereinnahme unterpreisiger Aufträge einzusetzen. Im Hinblick auf auch in diesem Wirtschaftszweig vorhande- nen strukturellen Probleme wollen sie die Verwendung der Eigenmittel auf die Verbesserung des Leistungsangebotes konzentrieren. Und dieses innovationsbewusste Verhalten ist auch in anderen Branchen glücklicherweise vermehrt anzutreffen. Trotzdem lassen sich Schwierigkeiten von Unternehmen nicht immer vermeiden. Hier helfen die Leistungen der Arbeitslosenversicherung, dass die Lasten für ein Durchhal- ten und das Warten auf bessere Zeiten nicht allein von den Unternehmen getragen werden müssen. Die Arbeitslosen- versicherung hat in dieser Beziehung eine Doppelfunktion. In erster Linie ist sie ein soziales Sicherheitsnetz für den von Arbeitslosigkeit Betroffenen. Andererseits bietet sie aber auch eine Reihe von Möglichkeiten zur Verbesserung der künftigen Beschäftigungslage. Die verschiedenen Fak- toren gegeneinander abwägend, gelangt der Bundesrat zur folgenden Lagebeurteilung. In einer Reihe von Regionen sind strukturelle Anpassungs- prozesse im Gange; deren Auswirkungen werden durch die konjunkturelle Entwicklung leider verstärkt. Im weiteren Verlauf des Jahres ist mit einem Anhalten der konjunkturel- len Schwäche und leider auch mit einem Anstieg der Teilar- beitslosigkeit zu rechnen. Allerdings steht eine dramatische Zuspitzung der Lage nach Meinung des Bundesrates nicht bevor. Verschiedene Massnahmen mit konjunkturstützen- der Wirkung und zur Erleichterung der strukturellen Anpas- sung sind bereits eingeleitet, stehen in der parlamentari- schen Beratung oder werden den Räten in nächster Zeit, insbesondere auch im Zusammenhang mit dem Budget 1983, unterbreitet. In den Jahren 1980 und 1981 wurden die von der Nationalbank in Übereinstimmung mit dem Bundes- rat anvisierten Wachstumsziele für die Notenbankgeld- menge deutlich unterschritten: Diese Abweichungen sind im Lichte der restriktiven Geldpolitik im Ausland und deren Auswirkungen auf die Wechselkurse zu beurteilen. Wären die Ziele eingehalten worden, hätte sich der Schweizerfran- ken sicher stärker abgewertet und die Teuerung wäre grös- ser ausgefallen. Nachdem erste Anzeichen einer Rezession auch in der Schweiz sichtbar wurden und ein Rückgang der Inflation in Aussicht stand, erachteten Bundesrat und Natio- nalbank für das Jahr 1982 eine leichte Ausdehnung der Notenbankgeldmenge um 3 Prozent für angezeigt. Die bis- herige Geldmengenentwicklung liegt im Zielbereich. Diese Politik hat zum fühlbaren Rückgang der Zinssätze und zu einer real stabileren Wechselkursentwicklung beigetragen. Konjunkturwirksam sollte die auf breiter Front eingetretene Zinssenkung am Kapitalmarkt vor allem dann werden, wenn sie zur Verbilligung von Export- und auch Hypothekarkredi- ten führt. Bei der Arbeitslosenversicherung ist die Anspruchberechti- gung bei Kurzarbeit von 12 auf 18 Monate heraufgesetzt worden. Für Ganzarbeitslose, die in wirtschaftlich bedroh- ten Regionen ansässig sind oder früher beschäftigt waren, wurde die Bezugsdauer von 150 auf 180 Tage verlängert. Gestützt auf das Arbeitsvermittlungsgesetz sind vermehrt Mittel für Weiterbildungs- und Umschulungskurse, aber auch für Einsatzprogramme zur vorübergehenden Beschäf- tigung von Arbeitslosen ausgerichtet worden und sollen auch inskünftig - vielleicht noch vermehrt - ausgerichtet werden. Die Arbeitsbeschaffungsreserven der privaten Wirtschaft haben wir generell freigegeben. Noch im Som- mer dieses Jahres überschritt der Bestand an ausländi- schen Arbeitskräften die Vorjahreszahl um 16 000 Perso- nen. Im Hinblick auf die Konjunkturlage hat sich der Bun- desrat entschlossen, vom 1. November an die Kontingente für Jahresbewilligungen, Kurzaufenthalter und Saisonniers nur noch teilweise freizugeben. In parlamentarischer Beratung steht ein weiterer Rahmen- kredit für die Entwicklungshilfe und für Mischkredite. Diese im internationalen Quervergleich immer noch sehr beschei- denen Mittel dienen gemäss den Bestimmungen des Ent- wicklungshilfegesetzes den zahlungsschwachen Empfän- gerländern, haben aber auch positive Auswirkungen auf unsere Beschäftigungslage. Aufgrund des Bundesbe- schlusses über Finanzierungsbeihilfen zugunsten wirt- schaftlich bedrohter Regionen wurden bisher über 70 Pro- jekte gefördert. Diese werden voraussichtlich annähernd 2000 neue Arbeitsplätze schaffen. Die überwiegende Mehr- zahl befindet sich in den Uhrenkantonen. Das Gemein-* Schaftsprogramm zur Weiterentwicklung der Komponenten und der Produktionsmittel für die elektronische Uhr konnte bisher trotz der finanziellen Schwierigkeiten der Uhrenindu- strie in der vorgesehenen Grössenordnung durchgehalten werden. Bevor auf die die unmittelbare Zukunft betreffenden Fragen eingegangen werden soll, noch ein Wort zu den längerfristi- gen Problemen, die in einer Reihe von Interpellationen auf- geworfen wurden. Der Bundesrat ist der Auffassung, es sei an der bereits eingetretenen Stabilisierung der Bundes- quote am Bruttosozialprodukt festzuhalten. Die Entwick- lung des Bundeshaushalts muss mit den bescheideneren Wachstumsaussichten kommender Jahre in Einklang gebracht werden. Auf der anderen Seite erschiene es aber auch nicht sinnvoll, den Investitionsspielraum des Bundes unter die angestrebte Verstetigung auf dem Niveau der Vor- jahre zu drücken. Der Bundesrat hat nicht die Absicht, an sozialen und anderen Sicherungsnetzen Abstriche zu bean- tragen. Eine Interpellation wirft die Frage nach einer generellen Her- absetzung des Rentenalters auf. Im Bereiche der bestehen- den Sozialversicherungen erscheinen dem Bundesrat Änderungen, die zu einer zusätzlichen Belastung der Wirt- schaft und der öffentlichen Hand führen, nicht vereinbar zu sein mit den längerfristigen wirtschafts- und finanzpoliti- schen Zielsetzungen. Im Zusammenhang mit den aktuellen Zahlungsschwierigkeiten mancher. Länder wird in einzelnen Interpellationen auch die Frage nach den längerfristigen aussenwirtschaftspolitischen Zielsetzungen aufgeworfen. Von besonderer Bedeutung für unsere in hohem Masse vom Aussenhandel abhängige Wirtschaft ist die Erhaltung einer offenen, multilateral abgesicherten Welthandelsord- nung. Der Bundesrat erwartet von der kommenden GATT- Ministerkonferenz eindeutige Signale namentlich zur Her- stellung des Vertrauens der Investoren in die Anwendung und Respektierung der international vereinbarten Handels- regeln. Dieser Verhandlung wird deshalb von der schweize- rischen Aussenwirtschaftspolitik hohe Priorität beigemes- sen, wie überhaupt der Kampf gegen Praktiken, die den Zugang unserer Produkte zu ausländischen Märkten behin- dern, heute im Vordergrund steht. In diesem Zusammen- hang gilt es insbesondere auch, die Möglichkeiten des Frei- handelsabkommens mit den Europäischen Gemeinschaften voll auszuschöpfen. Die internationale Verschuldung ist zu einem weltwirtschaft- lichen Problem geworden. Eine Häufung grösserer Insol- 149-NSituation économique. Interpellations 1178 N 28 septembre 1982 venzfälle müsste für die Finanzmärkte und den internationa- len Handel zu einer schweren Belastungsprobe werden. Nicht zuletzt im Hinblick auf diese Risiken hat der Bundes- rat seinen Grundsatzentscheid zum Beitritt zum Internatio- nalen Währungsfonds und zur Weltbank getroffen. Beschäftigungspolitische Überlegungen sprechen auch heute für eine angemessene Weiterführung unserer Zusam- menarbeit mit der IDA. Die Mitwirkung unseres Landes an internationalen Solidaritätsaktionen zugunsten wirtschaft- lich und finanziell bedrohter Länder erfordert nach Ansicht des Bundesrates die Bereitstellung eines Instrumentariums, das in Zusammenarbeit mit unserer Nationalbank und allen- falls mit den Banken die finanziellen Auswirkungen für den Bund in tragbaren Grenzen halten würde. Ein Instrument, das mit rascher Wirkung zur Stützung der Beschäftigung eingesetzt werden könnte und von dem in verschiedenen Interpellationen auch die Rede war, ist die Exportrisikogarantie. Sie erbringt schon heute, sowohl im Bereich der Währungsabsicherung als auch der politischen Risiken Leistungen, die sie aufgrund ihrer derzeitigen finan- ziellen Lage eigentlich einschränken oder mindestens ver- teuern müsste. Natürlich kann sie dies nur zeitlich begrenzt tun. Es wird sich deshalb recht bald die Frage stellen, ob der Wirtschaft die Massnahmen zugemutet werden können, die sich zur Verbesserung der Exportrisikogarantiefinanzen aufdrängen. Ein Ausbau der ERG-Leistungen stösst ange- sichts dieser Umstände leider auf beträchtliche Schwierig- keiten. Im internationalen Vergleich der Risikoübernahmen steht die ERG allerdings nicht schlecht da, abgesehen von der Absicherung des Del-credere-Risikos privater Käufer. Schwierigkeiten bereiten unseren Exportunternehmen in Einzelfällen weniger die Leistungen ausländischer Garantie- institute, als die direkten staatlichen Exportfinanzierungen. Der Bundesrat wird aufmerksam verfolgen, wie die Leistun- gen der ERG unter Berücksichtigung der Beschäftigungs- entwicklung, aber auch der finanzpolitischen Möglichkeiten und der internationalen Konkurrenzlage zu gestalten sind. Im Rahmen der längerfristigen Exportanstrengungen ist auch das im laufenden Jahr angenommene neue Gesetz über den Bundesbeitrag an die Schweizerische Zentrale für Handelsförderung von Bedeutung. Durch die damit erreichte Verstetigung sind bundesseitig die Voraussetzun- gen für eine längerfristige Ausrichtung der schweizerischen Exportförderung geschaffen worden. Die Schweiz ist aber ein Land mit Ertragsbilanzüberschüssen. Schon aus diesem Grund können Exportförderungsmassnahrnen nur eine flan- kierende Unterstützung privatwirtschaftlicher Anpassungs- anstrengungen zum Ziele haben. Sie sollen nicht in struk- turerhaltende Grössenordnungen hineinwachsen. Die Frage nach der arbeitsmarktpolitischen Bedeutung von Arbeitszeitverkürzungen ist in einzelnen Interpellationen ebenfalls aufgeworfen worden. Ob eine Arbeitszeitverkür- zung von der Kostenseite her verkraftbar ist, hängt nicht zuletzt von den Bedingungen ab, mit denen sie verknüpft sind. In diesem Zusammenhang sei daran erinnert, dass die Uhrenindustrie im Jahre 1976 ihre Arbeitszeitverkürzung unter Verzicht auf den Ausgleich vorgenommen hat. Ohne diesen Verzicht wäre heute vermutlich die Zahl der Arbeits- losen in den Uhrenregionen grösser. Als Mittel zur Stützung der Konjunktur scheint sich nach Ansicht des Bundesrates eine generelle Arbeitszeitverkürzung mit vollem Lohnaus- gleich nicht zu eignen. Bisherige Erfahrungen anderer Län- der geben jedenfalls eher zu Skepsis Anlass. Im übrigen ist festzuhalten, dass auch heute noch in manchen Bereichen ein ausgesprochener Kadermangel besteht, der mit Arbeitszeitverkürzungen höchstens noch verschärft würde. Der für das Bundespersonal in Aussicht genommenen Arbeitszeitverkürzung misst der Bundesrat keine Signalwir- kung für die private Wirtschaft bei. Der Bund folgt nur der Entwicklung in grossen Teilen der Privatwirtschaft. Die Finanzkommissionen und anschliessend die Räte werden noch dieses Jahr Gelegenheit haben, darüber zu entschei- den. Wir wollen deshalb - so scheint es dem Bundesrat - dieser Diskussion nicht vorgreifen. Zu weiteren aufgeworfenen Fragen gehören auch Steuer- probleme. Seit Jahren wird immer wieder die investitions- und exportbehindernde Rolle der Warenumsatzsteuer dis- kutiert. Eine Arbeitsgruppe prüft zurzeit, ob durch Geset- zesänderungen die bei höheren Sätzen zunehmend ins Gewicht fallenden Verzerrungen behoben werden könnten. 1978 wurden bei der Wehrsteuer die steuerfreien Abschrei- bungssätze um 30 Prozent erhöht. Diese wurden von den meisten Kantonen erfreulicherweise übernommen. Sie sol- len in der kommenden Wehrsteuerperiode ebenfalls weiter- geführt werden. Auch dies trägt zur Stärkung der Innova- tionsfähigkeit bei und berücksichtigt die heute härteren Wettbewerbsverhältnisse. Mit diesen Hinweisen auf längerfristig bedeutungsvolle Ent- wicklungen möchten wir verdeutlichen, dass der Bundesrat keine Strukturerhaltungspolitik betreiben, hingegen die erforderlichen Anpassungen durch Hilfe zur Selbsthilfe för- dern will. Wir hoffen, der Nationalrat werde ebenfalls - wie schon der Ständerat - dem dieser Zielsetzung dienenden zweiten Impulsprogramm zustimmen. In die Richtung Hilfe durch Selbsthilfe geht auch der vorge- sehene Ausbau des Bundesbeschlusses über Finanzie- rungsbeihilfen zugunsten wirtschaftlich bedrohter Regio- nen. Insbesondere sollen die Klein- und Mittelbetriebe bei der Klärung unternehmerischer und vor allem technologi- scher Probleme unterstützt und Industrieansiedlungspro- jekte durch Zinskostenbeiträge gefördert werden. Für die Berggebiete, die ähnliche Probleme wie die Uhren- regionen kennen, prüfert wir zurzeit die Erweiterung des sachlichen Geltungsbereiches des Investitionshilfegesetzes auf Investitionen mit infrastrukturähnlichem Charakter, die in besonderem Masse geeignet sind, die Wirtschafts- und Arbeitsplatzstrukturen der Bergregionen zu stärken. Geprüft wird ferner auch die Verbesserung der Wirksamkeit des Bundesgesetzes über Bürgschaftsgewährung durch die Einräumung von Zinskostenbeiträgen und allenfalls auch Steuererleichterungen an bestehende oder ansied- lungswillige neue Klein- und Mittelbetriebe. Eine Arbeitsgruppe meines Departementes beschäftigt sich überdies mit der Frage, ob der Bund zur Schaffung eines Marktes für Wagnisfinanzierungskapital beitragen könne. In dieser Richtung zielende Vorschläge werden im Laufe des nächsten Jahres sehr wahrscheinlich im Bundesrat zu dis- kutieren sein. Im beruflichen Bildungswesen schliesslich werden nun in rascher Folge zahlreiche Berufsbildungsreglemente revi- diert, um die Grundlagen für eine weitere, den modernen Anforderungen entsprechende Berufsbildung zu schaffen. Wieweit dieses Ziel erreicht wird, hängt aber nicht in erster Linie vom Bund ab. Die an diesen Arbeiten beteiligten Berufsverbände, Arbeitgeber- und Arbeitnehmerorganisa- tionen und Schulen besitzen einen weiten Autonomiespiel- raum. Es hängt deshalb von ihnen ab, wieweit sie ihren Frei- heitsspielraum zur Selbsterneuerung ausnutzen wollen. Kehren wir nun von den eher mittel- und längerfristigen Pro- blemen nochmals zur unmittelbaren Zukunft, das heisst dem Haushaltjahr 1983, zurück. Der Bundesrat geht in sei- nem Voranschlag von der Erwartung aus, es gelinge im Laufe des nächsten Jahres, den konjunkturellen Tiefpunkt zu überwinden und wieder ein bescheidenes wirtschaftli- ches Wachstum zu erreichen. Er befindet sich mit dieser Prognose in Übereinstimmung mit der Kommission für Kon- junkturfragen. Ein weiteres zu berücksichtigendes Element bildet der von den eidgenössischen Räten immer wieder erneuerte Spar- auftrag. Dieser sollte indessen nicht dazu führen, dass das Investitionspotential gegenüber den Vorjahren gesenkt und die Politik der Verstetigung beeinträchtigt wird. Diese Gefahr droht insbesondere auf dem Gebiete der Beschaf- fungen und Investitionen. Darüber hinaus gehen möchte der Bundesrat nicht, rechnet doch die Bauwirtschaft selbst zurzeit nicht mit einem krisenhaften Einbruch. Sollte sich die dem Budget zugrunde gelegte Prognose als zu optimistisch erweisen und es deshalb im Laufe des nächsten Jahres zu konjunkturbedingten Verschlechterun- gen des Bundeshaushaltes kommen, so sollen diese nach28. September 1982 N 1179 Wirtschaftslage. Interpellationen Auffassung des Bundesrates hingenommen und nicht durch zusätzliche Sparmassnahmen kompensiert werden. Wenn sich auch die Perspektiven für das Jahr 1984 ver- schlechtern, so ist der Bundesrat bereit, für bereits bewil- ligte Projekte Zahlungskredite aufzustocken, nötigenfalls auch zusätzliche, aber zeitlich befristete Verpflichtungen im Sinne von Arbeitsbeschaffungsmassnahmen vorzuschla- gen. Einleitend wurde darauf hingewiesen, dass verschiedene Instrumente zur Förderung wirtschaftlich schwacher Regio- nen bestehen und benutzt werden. Wie intensiv von diesen Möglichkeiten im kommenden Jahr Gebrauch gemacht wird, hängt aber in erster Linie von der Initiative dieser Regionen ab. Insbesondere in den Uhrenregionen hat sich die Notwendigkeit einer engeren Zusammenarbeit der Behörden ergeben. Das im März geschaffene Koordina- tionsorgan «BIGA/Uhrenkantone/Uhrenstädte» dient der gegenseitigen Abstimmung und Koordination der getroffe- nen und noch zu treffenden Massnahmen im wirtschaftli- chen, arbeitsmarktpolitischen und sozialen Bereich. Der Bundesrat hat die Kreditspielräume für Hilfen zugun- sten wirtschaftlich besonders bedrängter Regionen im Vor- anschlag nicht auf Vorrat erhöht. Nötigenfalls wird er Nach- tragskredite beantragen, um die Hilfe zur Selbsthilfe nicht einschränken und dadurch strukturelle Anpassungspro- zesse behindern zu müssen. Damit wird auch die Rolle der kantonalen Politik und lokaler Initiativen verdeutlicht. Die Kantone haben ihre eigene Verantwortung. Ein Warten auf Bern wäre keine der Lage angemessene Haltung. Wie die Erfahrung zeigt, sind sich die kantonalen Volkswirtschafts- direktoren dessen durchaus bewusst. Im übrigen funktio- niert die Zusammenarbeit für beide Seiten recht gut. Lassen Sie mich zum Schluss die Stellungnahme des Bun- desrates nochmals in den Hauptpunkten rekapitulieren. 1. Die heutigen und noch zu erwartenden konjunkturellen Schwierigkeiten reichen nach Meinung des Bundesrates nicht in die Dimensionen des Einbruchs von 1974 bis 1976 hinein. 2. Der Voranschlag 1983 schlägt mit Rücksicht auf die kon- junkturellen Schwierigkeiten eine reale'Verstetigung der öffentlichen, vom Bund beeinflussbaren Investitionen für das nächste Jahr vor. 3. Sollte die konjunkturelle Schwäche zu einer Verschlech- terung des Haushalts führen, so sollte sie nicht durch zusätzliche Sparmassnahmen ausgeglichen werden. 4. Kommt es entgegen der Lagebeurteilung des Bundesra- tes zu einer Perspektive eines sich im Jahre 1984 fortset- zenden negativen Wirtschaftswachstums, so ist der Bun- desrat bereit, weitere Massnahmen zur Stützung der Inve- stitionstätigkeit und zur Innovationsförderung vorzuschla- gen. 5. Solche Vorkehren werden sich jedoch in 'einem nicht- inflationären Rahmen halten müssen und nicht auf Struktur- erhaltung ausgerichtet sein. 6. Massnahmen, die sich nötigenfalls aufdrängen, sollen zeitlich befristet sein und nicht zu einer dauerhaften Aus- weitung der Verpflichtungen des Bundes führen. 7. Der Bundesrat ist gewillt, bestehende regionalpolitische Instrumente zu verbessern, flexibel einzusetzen und den Vollzug nötigenfalls auch noch zu vereinfachen. Die Haupt- initiative zu deren Anwendung muss aber von den von besonderen Schwierigkeiten betroffenen Kantonen, Regio- nen und vor allem privaten Initiativträgern ausgehen. Das Ziel der Bundesaktivitäten ist Hilfe zur Selbsthilfe. Unser Land und unsere Wirtschaft stehen sicher vor schwierigen Aufgaben. Sowohl was die Beschäftigungslage als auch die öffentlichen Finanzen betrifft, verfügen wir jedoch über eine im internationalen Vergleich günstige Aus- gangsposition. Grosse Teile der Wirtschaft sind gewillt, sich dem Anpassungsdruck für ein verstärkt innovatives Verhal- ten zu stellen. Die Sozialpartner befinden sich sicher in kei- ner leichten Lage. Der Bundesrat ist aber zuversichtlich, dass sie mehrheitlich ihre Kräfte nicht in dogmatischen Stellungskriegen aufbrauchen, sondern fähig sind, kon- struktive Lösungen zu vereinbaren. Der Bundesrat bittet die eidgenössischen Räte, die konjunkturelle Lage nicht zu dra- matisieren und als Vorwand zum Ausbrechen aus der finanzpolitischen Disziplin zu gebrauchen, die sie seit Jah- ren vom Bundesrat immer wieder fordern. Lassen Sie sich durch ihre berechtigte Besorgnis nicht zu Reaktionen ver- leiten, die in einer Reihe von Ländern eine Hauptursache für Inflation, Haushaltschwierigkeiten und Dauerarbeitslosigkeit bildeten. Der Bundesrat hat die sich aufdrängende Bereit- schaftsstellung bezogen; eine Reihe von Massnahmen ist bereits getroffen, eingeleitet oder im Voranschlag 1983 und später in Aussicht genommen worden. Vorzeitig die Kräfte verzetteln und dadurch den Willen zur Selbsthilfe schwä- chen, das möchte der Bundesrat hingegen nicht. Präsidentin: Zu diesen Interpellationen ist die Diskussion verlangt worden. Sie haben die Diskussion ohne Widerrede beschlossen. Es haben sich zahlreiche Redner gemeldet; bis jetzt sind es 53. Ich mache Sie darauf aufmerksam, dass wir diese Dis- kussion heute beenden sollten. Eine Verlängerung der Sit- zung wird deshalb kaum zu umgehen sein. Ziegler-Solothurn: Als Vertreter eines Kantons, der nicht nur den konjunkturellen Wellenschlag, sondern auch die in mancher Hinsicht einseitige Wirtschaftsstruktur zu spüren bekommen hat, möchte ich der Besorgnis über das weitere Ansteigen der Arbeitslosigkeit Ausdruck geben. Arbeitslo- sigkeit und Kurzarbeit sind ein hartes Schicksal. Für die Betroffenen und deren Familien stellen sich nicht nur mate- rielle Probleme. Nicht zu unterschätzen ist auch die mora- lisch-psychische Belastung. Im Rahmen der zusätzlichen Massnahmen zur Milderung der wirtschaftlichen Schwierig- keiten, wie sie hier vorgeschlagen wurden, ist insbesondere die Förderung des technischen Erneuerungs- und Speziali- sierungsprozesses zu unterstützen. Dieser Förderung kommt für unsere exportorientierte Industrie ganz entschei- dende Bedeutung zu. Es geht vor allem darum - Herr Bun- despräsident Honegger hat darauf hingewiesen -, optimale Rahmenbedingungen zu schaffen. Zu diesen Rahmenbedin- gungen gehört auch die Bekräftigung einer guten Sozial- partnerschaft. Sozialpartnerschaft ist aber keine Einbahn- strasse, weder in der Richtung, dass schwierige Wettbe- werbs- und Ertragslagen durch zu weitgehende Forderun- gen überstrapaziert werden, noch in der anderen Richtung, dass die Rezession zum Anlass für fragwürdige Korrektu- ren am Sozialstaat genommen wird. Ich kann der Schlussfolgerung des Vorortspräsidenten Dr. von Planta zustimmen, wenn er erklärte: «Es ist ein Gesetz der Strategie, Zweifrontenkriege zu vermeiden. Wir stehen heute in einem Krieg an unserer wirtschaftlichen Aussenfront und können uns deshalb einen Krieg an der Innenfront ganz einfach nicht leisten.» Darüber hinaus möchte ich betonen, dass die Erhaltung des sozialen Frie- dens mehr sein muss als nur eine strategische, für die Zeit des wirtschaftlichen Kriegszustandes gültige Massnahme. Die Friedenspflicht hat eine grundsätzliche und unbefristete Gültigkeit. Für gemeinsame Probleme sind immer gemein- same Lösungen zu erarbeiten. Die Arbeitnehmer geben sich durchaus Rechenschaft darüber, dass heute viele Unternehmen mit Existenzsorgen zu kämpfen haben. Von Arbeitnehmerseite wird aber erwartet, dass diese Probleme nicht einseitig zulasten der Arbeitnehmer gelöst werden. Leider kann man sich des Eindrucks nicht erwehren, dass oft vorschnell Entlassungen vorgenommen werden, ohne die Belegschaften überhaupt zu fragen, ob sie allenfalls bereit wären, Opfer zu bringen, um Kündigungen zu vermei- den. Auf diese Weise wird die notwendige Bindung und Identifikation der Arbeitnehmer mit ihren Unternehmen gefährdet und das marktwirtschaftliche System bei der Arbeitnehmerschaft in Frage gestellt. Noch ein Wort zum vieldiskutierten und misskreditierten Indexautomatismus: Der volle Teuerungsausgleich ist nicht nur eine wichtige soziale Errungenschaft, die den Lebens-Situation économique. Interpellations 1180 N 28 septembre 1982 standard der Arbeitnehmer und deren Familien sichert. Er .ist auch eine wichtige wirtschaftspolitische Errungenschaft, denn der Teuerungsausgleich bedeutet Erhaltung der Kauf- kraft. Er ist ein volkswirtschaftlicher Stabilisator ersten Ran- ges. Die Nichtgewährung des Teuerungsausgleiches würde eine Abwärtsspirale in Gang setzen, die nur schwerlich auf- zuhalten wäre. Wenn eine Politik der Beschneidung der Kaufkraft auch bei uns um sich greift, dann werden die negativen Auswirkungen auf unsere Inlandwirtschaft späte- stens im nächsten Frühjahr spürbar werden. Für den Moment muss deshalb gelten: Wer den vollen Teuerungs- ausgleich bezahlen kann, muss.ihn bezahlen, um die Stabili- tät unserer Binnenkonjunktur zu sichern. Eine generelle Infragestellung des Teuerungsausgleichs läuft auf eine Poli- tik hinaus, wie sie in den dreissiger Jahren praktiziert wurde und heute wieder in vielen Industriestaaten praktiziert wird. Wir haben aus gemachten Fehlern Lehren zu ziehen. Hubacher: Die Antwort von Herrn Bundespräsident Honeg- ger auf die nach meiner Statistik 48 Fragen in den verschie- denen dringlichen Interpellationen ist meiner Auffassung nach nicht umfassend ausgefallen, und vor allem habe ich nicht herausgehört, Herr Bundespräsident, was eigentlich in unmittelbarer Zukunft dort zu tun ist, wo es auch in unse- rem Lande schwieriger aussieht als im Durchschnittsge- mälde, das noch einigermassen befriedigend ist. Ich glaube, die äusseren Rahmenbedingungen, vor allem für unsere Exportwirtschaft, sind alles andere als rosig: 20 Millionen Arbeitslose in Europa und in den USA, 300 Millionen Arbeitslose in den Drittweltländern, ein Bedarf - nach UNO-Schätzungen - von 1 Milliarde neuer Arbeitsplätze in der Dritten Welt, dies, wenn das Arbeitslosenelend besiegt werden sollte. Fast ein Dutzend Staaten, darunter recht potente wie Brasilien, Argentinien, Mexiko oder Polen, sind praktisch zahlungsunfähig. Westliche, auch Schweizer Ban- ken, bangen bereits um die Zahlung der fälligen Zinsen. Von Rückzahlungen der Schulden wagen viele nicht einmal mehr zu träumen. Die oft allzu grosse Nachsicht im Ausland zwingt nun die Grossbanken zu besonderer Vorsicht im Inland. Nachdem im Ausland zuviel Gas gegeben wurde, wird jetzt im Inland auf die Exportkreditbremse getreten. Die einheimische Wirt- schaft bekommt also die ausländischen Verlustrisiken direkt zu spüren. Und namhafte Schweizer Firmen haben vor allem im Ausland - und nicht im Inland - Geld verloren, dies durch Fehldispositionen bzw. unvorsichtige Expansio- nen. Und auch der Finanzplatz Schweiz hat eben nicht nur seine Sonnenseiten. Er erhöht die Auslandabhängigkeit derart, dass sie bereits in sogenannten Fachkreisen als recht sorgenvoll betrachtet wird, sie steht in umgekehrter Proportion zum militärischen Unabhängigkeitswillen. Zusammengefasst: wenn es im Ausland stürmt und tobt, bleibt die Schweiz wohl keine Sonneninsel. Und wenn sich Herr Kollege Cevey an unsere Adresse legitimiert fühlt, das sogenannt schlechte Beispiel der sozialistischen Regierung in Frankreich anzuführen, dann möchte ich an die katastro- phale Wirtschaftspolitik der bürgerlichen Premierministerin Margreth Thatcher in England oder des USA-Präsidenten Ronald Reagan erinnern. Ich meine, dass, wenn überhaupt von einem besonderen Misserfolg, der jetzt schon fest- steht, gesprochen werden kann, dann sicher von der Defla- tionspolitik in England und in den USA. Ich gebe aber Herrn Kollege Cevey recht; alle Regierungen, ob bürgerliche oder sozialdemokratische, haben Mühe mit der Bewältigung der Probleme. Ich glaube, die französische nicht am meisten, die zwei genannten sehr viel mehr. Wie steht es mit den Rahmenbedingungen im Inland? Ich meine, sie könnten besser sein. Die staatliche Wirtschafts- feuerwehr, die jetzt von Herrn Bundespräsident Honegger vorgeführt worden ist, ist nur bedingt einsatzbereit. Die massgebliche bürgerliche Staatspartei gefiel sich in den letzten Jahren vor allem darin, den eigenen Staat zu ver- leugnen, ihn zu hindern statt zu fördern; und wer da - wie die SPS - sich von diesem Staat nicht dispensieren liess, war angeblich nicht «in» und wollte selbstverständlich nur private Gelder zum öffentlichen Fenster hinausschmeisseh. Denn wer zum eigenen Staat auf politische Distanz ging, befürwortete verbal diese Abkoppelung vom Staat und ver- möbelte ebenso radikal die eigene Institution. Aber, Herr Kollege Nebiker, es hinderte die SVP keinesfalls daran, die staatliche Landwirtschaft mitsamt den staatlichen Millionen entsprechend zu fördern und zu akzeptieren. Und wenn Sie sich berechtigt fühlen zu behaupten, die SP - denn sie war wohl angesprochen - wie auch die Gewerkschaften würden diese Wirtschaft, das Land überfordern und hätten den Wohlstand und den Sozialstaat Schweiz überzogen, dann muss ich zu meinem Leidwesen feststellen: Wir haben lei- der nicht die Mehrheit, also muss es, wenn das stimmen würde, noch andere Schuldige geben. Wenn die SP und die Gewerkschaften diesen Staat so über- fordert hätten, wie das die Landwirtschaft tut, dann wäre der Vorwurf von Herrn Nebiker berechtigt; denn vom Staat, von Staatshilfe und von der Öffentlichkeit kann überhaupt niemand in diesem Land mehr profitieren als die Landwirt- schaft. Ich sage das nicht als Vorwurf, aber wir sind nicht bereit, ausgerechnet aus dieser Ecke derartige Vorwürfe entgegenzunehmen; ich finde sie deplaciert in den Schuhen des SVP-Fraktionsvorsitzenden. Wir plädieren nicht für eine Staatswirtschaft, aber das andere Extrem ist eben auch das extreme Minimum. Die Frage stellt sich: MUSS es denn so wenig Staat sein, wie in den letzten Jahren von rechts gepredigt worden ist? Denn dieser Staat hat ja schon in vie- len Bereichen der Wirtschaft nichts zu sagen, nichts zu sagen bei den Hypothekarzinsen beispielsweise. Die soge- nannt massgeblichen Kreise, die in diesem hohen Hause die Mehrheit haben, konservieren ein Kartellgesetz ohne Biss; das Aktienrecht ist museumsreif. Aber die Minnesän- ger der freien Wirtschaft wollen ja gar nicht mehr Markt, sie wollen offenbar mehr Macht. Weniger Staat bedeutet eben mehr private Macht. Nun hat es heute doch etwas anders getönt. Offenbar stimmt diese Melodie dann nicht, wenn nicht unbedingt wirtschaftliche Schönwetterverhältnisse herrschen. Die Lage ist - das haben wir vernommen - ern- ster geworden. Ich glaube, Herr Bundespräsident Honeg- ger, sie ist auch für uns ernster geworden in der langfristi- gen Beurteilung. Ich nehme nur den letzten Bericht des «Club of Rome», in dem ich lese, dass aller Wahrscheinlich- keit nach in modernen Industriestaaten bis zum Jahre 2000 jeder dritte Arbeitsplatz gefährdet sei, jeder dritte Arbeits- platz, der technologischer Umstellung oder Revolution geopfert werden könnte, so dass, wenn auch mit Verspä- tung, diese Entwicklung auch an uns nicht spurlos vorüber- gehen wird. Wir sind von der SP aus der Meinung: Mit unserem politi- schen System sind wir alle zur Zusammenarbeit verurteilt. Wir sind zu einer minimalen Gemeinsamkeit verurteilt. Das Gegenteil hält dieses Land ohne Verlust seiner legendären Stabilität und Solidität überhaupt nicht aus. In Krisenzeiten ist besonders das soziale Netz entscheidend. Es erträgt keinen politischen Klassenkampf von oben, und es erträgt keine Rosskuren gegen unten. Wer jetzt Opfer fordert, Ver- ständnis fordert, Einsicht und Verzicht fordert, vor allem von den Arbeitnehmern, von der grossen Masse, müsste, um glaubwürdig zu sein, selber mit einem guten Beispiel vorangehen.. Der Wechsel vom Mercedes zum Volvo ist noch nicht unbedingt ein Opfergang. Zum Schluss: Wenn diese minimale Gemeinsamkeit für uns notwendig ist, um über die Runden zu kommen, dann kann auch jede Partei nur noch drei Schwerpunkte haben. Ich glaube nicht, dass eine einseitige Verzichtspolitik an die Adresse der Arbeitnehmer das richtige ist. Die Gewerk- schaften sind nicht der rote Zweig der Heilsarmee. Das biblische Wort heisst ja wohl kaum: Wer wenig hat, soll viel, und wer viel hat, soll wenig geben. An die Adresse der SVP: Arbeitszeitverkürzung kann in der Schweiz, die europäisch die längsten Arbeitszeiten hat, nicht einfach länger in der politischen Verbotszone liegen, in der Schweigezone, in der man darüber nicht redet. Es kann sein, dass, wenn für alle zuwenig Arbeit vorhanden28. September 1982 N 1181 Wirtschaftslage. Interpellationen sein sollte, eben diese Arbeit anders auf alle verteilt werden müsste. Letztes: Die Rolle des Staates erträgt keine ideologischen Vorurteile. Wir haben mit etlicher Genugtuung zur Kenntnis genommen, dass hier das Verständnis sich ändert und dass offenbar in einer schwierigeren Zeit auch Parteien, die in den letzten Jahren leider den Staat nur noch verleugnet haben, diesen eigenen Staat zum Glück wieder zu entdek- ken beginnen. M. Butty: C'est au nom de la députation démocrate-chré- tienne romande que je vais intervenir. Mon intervention se rapportera spécialement à la politique régionale ainsi qu'au problème de l'emploi. Un vent froid souffle sur notre économie et, par consé- quent, sur l'emploi. Il faudra apprendre à gérer la décrois- sance, en tout cas pour certaines régions. Il faudra se contenter d'une croissance ralentie et même stoppée pour d'autres régions, malheureusement les moins développées, celles précisément qui cherchent un rattrapage. Si les économies sont laissées à elles-mêmes, les dispari- tés régionales continueront de s'accentuer, constituant une menace pour l'identité culturelle de ces régions qui est incompatible avec un authentique fédéralisme. Voilà le cadre tracé. La politique régionale liée au maintien du plein emploi dans l'ensemble de notre pays est en cause. Tout d'abord, la concentration dans l'économie suisse s'accentue. Ces transformations sont particulièrement visibles sous trois formes: 1. Concentration des unités de production, où les grandes entreprises en particulier, pour mieux supporter le ralentis- sement, renforcent leurs centres, renonçant ainsi à une décentralisation qui est pourtant nécessaire à l'équilibre économique de ce pays; 2. Concentration du pouvoir de décision, qui apparaît dans les imbrications nouvelles des personnes, des institutions, des capitaux et des contrats entre les entreprises; 3. Concentration dans l'espace, qui s'exprime par une aggravation des disparités régionales. L'inégalité de revenu par tête d'habitant entre les cantons avait tendance à s'atténuer entre 1965 et 1972; elle s'est à nouveau accentuée à partir de 1973. La Suisse est l'un des pays où l'on rencontre les concentra- tions spatiales les plus poussées dans le secteur industriel et dans celui des services. C'est vous-même, Monsieur le Conseiller fédéral, qui disiez à Brigue, en 1981, que le 65 pour cent environ du potentiel économique total est concentré sur 3 pour cent de la superficie de notre pays. Toutes les considérations qui précèdent tendent à démon- trer la nécessité, dans la dégradation conjoncturelle que nous commençons à vivre, de diversifier les mesures et de tenir compte des régions, particulièrement des régions de montagne et du Plateau, ainsi que des régions périphéri- ques. Je citerai quelques exemples. Ce n'est pas seulement en tant que Romand que j'interviens. En effet, on ne peut pas parler de région économique romande, alors qu'on pourrait parler de région économique de la montagne ou du nord- ouest de la Suisse. Il y a peu de similitude en ce qui concerne par exemple la répartition sectorielle au niveau romand. Fribourg, Valais, Vaud et Jura comportent, malgré un secteur secondaire important/heureusement un secteur primaire - l'agriculture - qui est encore proportionnellement plus fort que la moyenne suisse. Neuchâtel est marqué par un rapport plus élevé du secteur secondaire, tandis que Genève est nette- ment axé sur le tertiaire. D'autre part, la dispersion, pour ne pas dire la différence, est aussi accusée sur le plan des revenus par tête d'habitant: Genève, 24 pour cent de plus que la moyenne suisse; dans le canton de Fribourg, il est malheureusement inférieur de 18 pour cent au revenu moyen. A l'intérieur des cantons francophones, la structure des réseaux urbains diffère considérablement. Donc, la cohésion romande ne repose pas, d'abord, sur des don- nées économiques. Elle repose sur une communauté socio-culturelle. Ce qui est valable pour nous, Romands, est aussi valable pour bien d'autres régions de la Suisse. La vraie difficulté est d'importance nationale. Il s'agit des disparités régio- nales qui augmentent entre la Suisse riche et la Suisse pau- vre. Le poids économique des cinq cantons forts a aug- menté jusqu'à ces dernières années pour passer de 37 à 41 pour cent alors que le poids des cinq cantons les plus fai- bles a diminué. L'inégalité pèse ainsi aussi lourdement sur la Suisse centrale et les régions de montagne que sur la Suisse romande. Autre exemple: l'industrie du bois. Notre collègue Louis Barras a posé une question à ce sujet hier. C'est une indus- trie importante : 90 000 emplois en Suisse. Elle concerne aussi les corporations de droit public, cantons, communes, bourgeoisies, souvent situées dans les régions les plus défavorisées. Or, le marché suisse est inondé de sciages étrangers. Le bois est pourtant notre seule matière pre- mière et elle se renouvelle. A côté du problème de la survie de cette industrie, il est question de l'exploitation ration- nelle de nos forêts. Or, elle est soumise à une concurrence étrangère qui nous offre des bois à des prix imbattables. Il y va là du revenu non seulement de nos collectivités, mais aussi du plein emploi; 90000 emplois, ce n'est pas rien. Autre exemple, permettez que je cite mon canton, celui de Fribourg, dont l'économie est en plein développement et heureusement diversifiée. C'est peut-être notre chance par rapport aux régions horlogères. Pour l'instant, la situation est satisfaisante mais le développement est ralenti, pour ne pas dire arrêté dans des régions où le revenu par tête est faible. Une enquête très récente de la Chambre de com- merce de mon canton démontre que, si l'alimentation, à part la chocolaterie, l'habillement, le papier d'emballage, la métallurgie, ont un niveau satisfaisant, la situation des entreprises de construction, l'industrie des matériaux, des machines et appareils, de même que le bois, est très incer- taine. Or, l'économie de ce canton, où le pourcentage de la main-d'œuvre étrangère est, en chiffre réel, inférieur à la moyenne suisse, est ralentie et stoppée. Cela signifie que les Suisses seront touchés de plein fouet dans des régions où l'on n'a pas connu les euphories de la croissance gon- flée grâce à l'apport de main-d'œuvre étrangère. A Fri- bourg, c'est quatre à cinq cents emplois nouveaux qu'il faut trouver pour faire face à l'arrivée des jeunes sur le marché du travail. Cela aussi doit amener à réflexion. Dernier exemple, le Valais. Je le cite d'ailleurs en accord avec nos collègues démocrates chrétiens valaisans. La production de l'industrie métallurgique suisse est infé- rieure actuellement à celle de 1974. Elle est même en dimi- nution depuis deux ans et les perspectives sont faibles pour 1983. Cela est valable aussi pour l'industrie de l'aluminium dans le Valais du centre (2800 emplois). Or, la concurrence est très forte. Elle émane souvent d'entreprises nationalisées dispo- sant de sources d'énergie presque gratuites. Les emplois sont menacés, ce qui est grave pour les travailleurs. Des mesures doivent être prises. D'autre part, dans ces régions, les législations souvent draconiennes que nous votons entravent de manière inadmissible certains secteurs écono- miques. La petite entreprise familiale, également l'artisanat local de nos vallées, de ces régions souvent d'accès diffi- cile, voient leur existence en cause. La vie des familles, des villages est en jeu. Cela est valable pour de nombreuses régions des Préalpes et de la montagne. Sans demander l'aumône fédérale, les gens de ces régions demandent sim- plement qu'on les laisse travailler pour vivre. Que dire enfin des régions horlogères? D'autres que moi vont aussi intervenir à ce sujet. Nous soutiendrons leurs efforts. Cela doit nous amener à certaines réflexions. Cette intervention est d'abord, Monsieur le Conseiller fédé- ral, une descripition d'un état existant, d'un «Istzustand», d'une sensibilité authentique et originale, ressentie face auxSituation économique. Interpellations 1182 N 28 septembre 1982 difficultés actuelles et futures dans certaines régions de ce pays. En tout état de cause, la Suisse ne peut pas échapper à la réorganisation de son économie. Les Romands, comme les habitants des régions les plus faibles de ce pays, le savent. Si on veut les entendre, ils apporteront un concours déter- minant. Ils savent aussi être réalistes. La nature le leur a appris. Ils refusent par contre l'injustice. Des mesures à prendre, j'en cite une. Tout d'abord une observation suivie de la concentration économique et une étude du degré qui est nécessaire et acceptabfe pour notre pays. Proposer au Parlement, comme vous l'avez dit tout à l'heure, un ensemble de mesures encourageant les entre- prises de dimension moyenne, le développement des régions fiables en y associant, communes, cantons, et en exigeant de l'administration fédérale une décentralisation lorsque cela est possible. Enfin, prendre des mesures diversifiées suivant les sec- teurs économiques et les régions, comme ce fut le cas il y a quelques années lors de la mise en place de la législation sur les restrictions de crédits et lors du premier programme de relance. Je présidais ces deux commissions. L'expé- rience fut bonne. Pourquoi ne pas la reprendre si cela se révèle nécessaire? C'est une demande que je formule expressément à cette tribune. M. Loetscher: Pour une fois, et cela n'est pas coutume, les groupes sont unanimes et admettent une dégradation inquiétante de la situation économique en Suisse, particu- lièrement dans certains secteurs. Après la perte de dizaines de milliers d'emplois dans l'industrie horlogère, on est en droit de considérer que le point critique est atteint et que, contrairement à l'avis du Conseil fédéral, exprimé par le président de la Confédération, qui croit pouvoir attendre encore, j'estime que des mesures immédiates, concrètes, doivent être prises en faveur des régions concernées. Depuis 1975 déjà, le problème existe dans l'axe horloger. Il aura fallu attendre 1982 pour que l'ensemble du pays prenne conscience de la gravité de la situation. Plusieurs propositions ont été avancées pour essayer de faire face à la crise. Il n'est pas possible de toutes les évoquer ici. Je me bornerai à mettre en exergue deux éléments qui me paraissent importants mais qui ne remplacent ni n'empê- chent d'autres mesures telles, par exemple, celles immé- diates qui viseraient à prolonger la durée d'indemnisation pour les personnes qui ont déjà épuisé leur droit aux pres- tations de chômage. A mon avis, la Confédération, avec l'aide du canton et des communes concernés, devrait promouvoir une véritable politique régionale afin de venir en aide aux régions péri- phériques. Pourquoi, par exemple, une région comme la mienne, le Jura bernois, doit-elle, au même titre que les villes de La Chaux-de-Fonds et du Locle, être pénalisée par un prix de revient plus élevé du gaz naturel, par le seul fait qu'elle se trouve à l'extrémité du réseau de distribution? Lorsque le phénomène se répète plusieurs fois, la situation devient intenable. Une aide financière directe par la réduc- tion des taux d'intérêt ou par l'augmentation des subven- tions compenserait en partie ces disparités régionales. Comme par le passé, je reste partisan de nouveaux pro- grammes d'impulsion. Les efforts de diversification doivent être poursuivis, mais ces termes: programmes d'impulsion, diversification, ne doivent pas être un baume tranquille, ils ne doivent pas camoufler la réalité. Les chômeurs exigent des mesures concrètes immédiates. La demande, maintes fois formulée, d'une plus grande mobilité professionnelle, n'est pas, à mes yeux, inadéquate dans le cadre d'une région. Ce qui est inadéquat, inadmissible, c'est de parler de mobilité pro- fessionnelle lorsqu'il n'y a pas de travail dans la région. Je suis également partisan de la réduction du temps de travail, mais comment vouloir réduire le temps de travail si les gens n'ont plus de travail? Je reconnais qu'il existe de multiples possibilités d'aide sur le plan fédéral ou cantonal en faveur des régions dont l'existence est menacée. Cependant, ces diverses mesures sont devenues aujourd'hui trop rigides, trop bureaucrati- ques, trop compliquées. Un patron dynamique - et il en existe encore même dans l'horlogerie - perd trop de temps à essayer de remplir toutes les conditions qui lui permettent d'obtenir ces aides. Dans ce cas très précis, alors oui, je suis en faveur du slogan: moins d'Etat, moins de bureau- cratie. Je me prononce également - c'est le deuxième élément de mon exposé - en faveur d'une réelle décentralisation. A l'ère de l'électronique, des systèmes perfectionnés de com- munication, la centralisation de l'administration n'est plus nécessaire. Une telle décentralisation pourrait constituer le moteur ou le complément économique pour des régions durement atteintes par la crise. La Confédération peut et doit agir dans ce domaine car des raisons régionales, éco- nomiques, financières, foncières même, plaident en faveur de cette mesure. Dans le même ordre d'idées, les com- mandes des CFF, des PTT ou encore de Swissair devraient faire l'objet d'une nouvelle répartition. Je vous assure que les entreprises de ma région sont tout à fait capables de produire instruments, appareils, pièces pour ces diverses régies. Lorsque je constate l'empressement, pour ne pas dire plus, avec lequel le Conseil des Etats et la Commission militaire de notre conseil volent au secours de la maison Saurer, je suis en mesure, je dirais même que je suis en droit, d'atten- dre pour ma région les mêmes égards. Il ne s'agit pas ici, comme l'a dit M. Butty, d'opposer la Suisse romande à la Suisse allemande; il s'agit d'une question beaucoup plus fondamentale, d'une question d'équité pour le maintien de l'équilibre confédéral. La crise actuelle nous oblige à envisager des mesures urgentes, audacieuses, des mesures qui sortent des sché- mas traditionnels. Les travailleurs de l'industrie horlogère demandent des mesures immédiates, Monsieur le Prési- dent de la Confédération. Et je crois qu'il faut très rapide- ment passer des paroles aux actes si l'on ne veut pas aug- menter le sentiment de résignation qui, dangereusement, s'installe dans les régions les plus touchées de notre pays. Il y va, j'insiste, de l'équilibre, de l'avenir tout court de notre Etat confédéral. Rüegg: Aus der Sicht der Maschinenindustrie scheint mir die Diagnose, wie sie Herr Bundespräsident Honegger so- eben gestellt hat, richtig zu sein. Der Schweiz geht es tat- sächlich noch deutlich besser als allen übrigen westlichen Industrieländern, von den stark verschuldeten Oststaats- handelsländern, einigen südamerikanischen Staaten und den Enlwicklungs- und -Schwellenländern gar nicht zu reden. Trotzdem sind wir auch in der Maschinenindustrie besorgt über die Entwicklung der letzten Monate: Weil der Arbeitsvorrat innert 3 Monaten von 7,2 auf 6,2 Monate zurückgegangen ist und die Indices aller Branchen rückläu- fig sind - im Textilmaschinenbau, der am härtesten betrof- fen wurde, ging der Arbeitsvorrat von 5,7 auf 3,8 Monate zurück -, weil die Kurzarbeit, die Ende Juli noch 5 Prozent betragen hat, weiter anwächst, weil sich die Ertragslage zufolge des unerbittlichen Konkurrenzkampfes auf den Weltmärkten bei vielen Unternehmungen stark verschlech- tert hat. Über die Verschlechterung der Lage dürfen die noch guten Exportziffern des ersten Halbjahres 1982, die mit 11,7 Mil- liarden Franken noch 6 Prozent über dem Vorjahr lagen, nicht hinwegtäuschen. Sie reflektieren die Vergangenheit und sagen nichts aus über die nähere Zukunft. Wenn wir den Ursachen der gegenwärtigen Situation nachgehen, so stellen wir fest, dass international wirksame und nicht spezi- fisch schweizerische Faktoren das Geschehen bestimmen. Es sind im wesentlichen drei Einflussfaktoren: 1. die weltweite Investitionsflaute, die in allen Industrielän- dern herrscht und die auch die Entwicklungsländer erfasst hat,28. September 1982 N 1183 Wirtschaftslage. Interpellationen 2. die internationalen Finanzierungsengpässe, die sich vor dem Hintergrund von Zahlungsbilanzdefiziten, überborden- der Staatsverschuldung und zunehmender Zahlungsunfä- higkeit im privaten wie im öffentlichen Sektor abspielen, und 3. der zunehmende Protektionismus, in dem immer mehr Länder ihr Heil suchen und dessen Wirkung von Leuten, die nicht an der Front stehen, oft unterschätzt wird. Aus der Diagnose können wir erkennen, dass es sich bei der Maschinen- und Metallindustrie um einen weltweiten kon- junkturellen Einbruch handelt und nicht um eine Struktur- krise. Sicher gibt es auch strukturelle Elemente, aber der Strukturwandel ist ein Dauerprozess, mit dem die Industrie leben muss und der unsere exportorientierte Branche in der Vergangenheit stark gemacht hat. Aus der Diagnose geht auch hervor, dass wir die Ertrags- lage verbessern müssen, um international mit der Konkur- renz Schritt halten zu können. Wenn uns dies nicht gelingt und unsere Produkte, die zu 65 Prozent in den Export gehen, zu teuer sind, dann nützen alle Massnahmen auf dem Sektor, der Ausbildung und der regionalen Hilfe nichts. Deshalb kann auch eine Reduktion der Arbeitszeit ohne gleichzeitige Reduktion der Löhne gar nicht zur Diskussion stehen! Wir würden durch eine solche Massnahme lediglich die internationale Konkurrenzfähigkeit weiter verschlech- tern und zusätzlich Arbeitsplätze verlieren. Aus den verschiedenen Interpellationen geht die Frage nach den Heilmitteln, die der Staat anzubieten hat, sehr deutlich hervor. Nach Auffassung der freisinnig-demokrati- schen Fraktion hat der Staat bereits weitgehend getan, was er in der derzeitigen Situation tun kann. Er hat beim Auftre- ten wirtschaftlicher Schwierigkeiten mit einer besonderen Kraftanstrengung von Regierung und Parlament die Arbeitslosenversicherung eingeführt und damit wesentlich dazu beigetragen, die Folgen der Arbeitslosigkeit und der Teilarbeitslosigkeit zu mildern. Dass es unter den Arbeitslo- sen viele Einzelschicksale gibt und noch geben wird, falls die Rezession anhält, darf hier nicht verschwiegen werden. Unsere Regierung bemüht sich auch, mit allen ihr zur Verfü- gung stehenden Mitteln den Protektionismus zu bekämp- fen. Impulsprogramme und regionale Hilfe, wie sie in jüng- ster Zeit eingeleitet wurden und die wir als zweckmässig erachten, sind zwar wertvolle flankierende Massnahmen, doch darf ihre Wirkung nicht überschätzt werden. Für die Maschinenindustrie viel wichtiger sind die Probleme der Exportfinanzierung, weil zunehmend Qualität, Präzision, Zuverlässigkeit und Service allein nicht mehr genügen. Es ist leider heute so, dass die meisten Exporte in Entwick- lungsländer und Schwellenländer ohne die Exportrisikoga- rantie nicht zustande kommen würden. Wenn wir also eine Exportförderung ins Auge fassen, so ist die Exportrisikoga- rantie das wirksamste Förderungsinstrument, von welchem sowohl die Export- wie die Zulieferfirmen profitieren. Herr Bundespräsident Honegger hat auf diese Probleme hinge- wiesen. Abschliessend möchte ich festhalten, dass der Staat sehr wenig Möglichkeiten hat, unserer differenzierten und welt- weit tätigen Exportindustrie zu helfen. Er kann zwar in einer akuten Krisensituation sektoriell eingreifen und Arbeits- plätze erhalten, indem er seine Investitionen im Bereiche der PTT, der SBB, der Rüstungsbeschaffung und der öffentlichen Bauten verstärkt. Zurzeit scheint mir aber höchstens ein Vorziehen von Rüstungsaufträgen, die im Inland arbeitswirksam werden, als sinnvoll, um Arbeits- plätze von Spezialisten zu erhalten. Im übrigen leisten wir mittel- und langfristig unserer Wirtschaft und damit unseren Arbeitnehmern den besten Dienst, wenn wir uns durch wei- ses Masshalten in der Lohn- und Sozialpolitik dem verlang- samten Wachstum unserer Wirtschaft und der Weltwirt- schaft anpassen. Hier erwächst nicht dem Staat, sondern in erster Linie den Sozialpartnern eine anspruchsvolle Auf- gabe, die sie im Interesse unseres Landes lösen müssen. Es wäre auch von Nutzen, wenn wir einmal aufhören wür- den, die Banken und die multinationalen Unternehmungen, die Hauptstützen unserer gegenwärtigen Wirtschaft, zu ver- teufeln. Wir sind, Herr Hubacher, ja nicht aus freiwilligen Stücken weltweit verbunden, denn wenn wir nicht seit Jahr- zehnten exportieren würden, wären wir heute auch ein Ent- wicklungsland mit all seinen Sorgen und Nöten! M. Jelmini: Personne ne veut évoquer la crise en faisant état de réflexions pessimistes, mais il faut se rendre compte de la nécessité d'éviter la répétition des erreurs du passé. Il y a un demi-siècle, on espérait que la crise serait maîtri- sée par l'économie de marché. Cependant, jadis comme aujourd'hui, le principe «plus de marché, plus de concur- rence» contribue à aggraver la crise. La découverte la plus importante de la doctrine économique était et est encore que l'augmentation des investissements étatiques et celle des dépenses des pouvoirs publics doivent compenser la diminution des investissements privés et du pouvoir d'achat. Durant des décennies donc, on a engagé une poli- tique conjoncturelle anticyclique qui a permis de maintenir un certain équilibre; la récession pouvait être dominée dès les premiers signes. Cependant il paraît que, dans «l'âge» du moins d'Etat, on ne veut plus de cette méthode. Aujourd'hui, en période de récession, on veut à tout prix atteindre l'équilibre budgétaire. Une pareille politique risque évidemment de prolonger et d'aggraver la crise. En outre, dans les années trente comme à l'heure actuelle, la plupart des entreprises cherchent à transférer la pression des coûts sur le personnel. Il est procédé à des licencie- ments et les salaires sont baissés, par le biais de la limita- tion de la compensation du renchérissement, ce qui signifie une réduction du pouvoir d'achat. Si le renchérissement n'est compensé que partiellement ou plus du tout, la réces- sion, conditionnée par l'économie extérieure, est automati- quement transférée sur l'économie intérieure. Par conséquent si, au début de l'année prochaine, notre économie intérieure glisse aussi dans la crise, ceux qui ont engagé la lutte contre la compensation du renchérissement en porteront, dans une grande mesure, la responsabilité. Il faut reconnaître que les associations de travailleurs ont toujours tenu compte des difficultés des entreprises mena- cées dans leur existence, mais elles attendent, en retour, que les entreprises qui en ont la possibilité assurent pleine- ment la compensation du renchérissement, ce qui contri- buera largement à la stabilisation de la demande intérieure. En ce qui concerne la compensation du renchérissement, je ne peux pas partager les propos de ceux qui, je crois, dans les milieux de la Banque nationale, voudraient faire une distinction entre renchérissement des biens et renché- rissement de l'argent. En effet, si, par exemple, le prix du pétrole augmente à cause des intérêts élevés pratiqués aux Etats Unis, cela est-il dû au renchérissement de l'argent ou à celui des biens? Il faut bien l'admettre, il s'agit ici de considérations et d'évaluations spécieuses à éviter. Je me suis limité à ces deux réflexions qui nous amènent, entre autres, à conclure que la Confédération, les cantons et les communes doivent se tenir prêts à engager, le moment venu, les mesures propres à rétablir un équilibre menacé, indépendamment des possibilités budgétaires. Je pense surtout aux tâches nombreuses qui nous incombent dans le domaine de l'énergie, du trafic et de la protection de l'environnement. Le président de la Confédération a d'ailleurs bien voulu manifester la pleine disponibilité du Gouvernement fédéral dans ce sens, et nous devons aussi encourager les pouvoirs publics au niveau cantonal et com- munal. Nous devons nous convaincre que, pour être effi- cace, la politique économique ne peut être l'apanage de l'institut d'émission et des tenants de l'économie de mar- ché. Wagner: Es ist für uns Arbeitnehmer ein schwacher Trost, wenn man uns sagt, man solle die heutige Wirtschaftslage nicht dramatisieren! Nicht nur unsere Arbeitslosen und auf Kurzarbeit Gesetzten haben grosse Sorgen. Auch die heute noch Beschäftigten sind unsicher und machen sich Gedan- ken, was eigentlich in unserem Land, aber auch weltweit mitSituation économique. Interpellations 1184 N 28 septembre 1982 uns Arbeitern geschieht. Schon lange ist von Umstrukturie- rung und von Redimensionierung die Rede. Und wir wuss- ten eigentlich recht lange nicht, was hinter diesen Fremd- wörtern steckt. Heute wissen wir darüber schon mehr. Man will ganz offensichtlich das Wort «Entlassungen» vermei- den. In den Jahren der Hochkonjunktur, als man auf legalem und illegalem Weg ausländische Arbeitskräfte in unser Land holte, war scheinbar die Welt noch in Ordnung. Wir Schwei- zer Arbeiter sind seinerzeit gegen die Überfremdungsinitia- tiven angetreten, weil man uns versprochen hat, dass bei einer etwelchen Krise dem einheimischen Arbeitnehmer, also dem Schweizer Arbeiter, ein gewisses Vorrecht auf Arbeit zustehe. Der Bundesrat hat dies mehrmals bestätigt und damit eine gewisse Beruhigung in unsere Betriebe gebracht. Nicht nur die 13000 Arbeitslosen und die 29000 Teilarbeitslosen zweifeln heute an den seinerzeitigen Zusi- cherungen und glauben eher an ein leeres Versprechen. Viele Arbeiter sind heute enttäuscht. Beim Abstimmungs- kampf, als es um die Mitbestimmung in den Betrieben ging, haben viele, auch hier im Saale, auf die gute Zusammenar- beit und Information hingewiesen. Und wie funktioniert sie heute in Tat und Wahrheit, diese Information? In einer frei- sinnigen Stellungnahme zur heutigen Wirtschaftslage habe ich gelesen, dass jede Betriebsschliessung und Personal- entlassung mit menschlichen Problemen verbunden sei. Der gegenwärtigen Offenheit und dem Vertrauen in den Sozialpartner wird das Wort geredet. Es wird da gesagt, dass Entlassungen für den einzelnen hart seien, für die Wirtschaft als Ganzes und damit für das Wohlergehen aller seien sie aber unumgänglich! «Ausländer raus» haben wir nie auf unsere Fahne geschrie- ben, aber was uns Schweizer Arbeitern beim Abstimmungs- kampf um diese Überfremdungsinitiativen vom Bundesrat alles versprochen worden ist, auch hier im Parlament, haben wir nicht vergessen. Wir sind keine Fremdenhasser. Zu enge kollegiale Beziehungen bestehen heute zwischen einheimischen und ausländischen Arbeitnehmern. Die heu- tige Wirtschaftslage zwingt uns aber, vom Bundesrat mit Nachdruck zu verlangen, dass die Zahl der ausländischen Arbeitskräfte abgebaut wird. Das soll auf allen Stufen geschehen; bei den Jahresaufenthaltern, bei den Saison- niers und bei den Grenzgängern. Die Verteidigung unserer Arbeitsplätze überlassen wir nicht nur der Nationalen Aktion. Wir organisieren unsere Verteidigung selber. Die von uns gemachten Erfahrungen zeigen, dass wir allzu grosses Vertrauen in die Vertragspolitik gehabt haben. Wo ist denn da Treu und Glauben, wenn man Betriebe schliesst und Kurzarbeit anordnet, ohne vorher mit der Belegschaft überhaupt gesprochen zu haben? Es ist gar nicht lange her, da haben wir hier in diesem Saal über die neuen Bestim- mungen im Arbeitslosengesetz gesprochen. In Diskussio- nen war gelegentlich von Faulenzern und Arbeitsscheuen die Rede. Heute sind es keine Einzelfälle mehr. Heute sind es 13000 Frauen und Männer, die als Arbeitslose abge- stempelt sind. Das Wort «arbeitslos» nimmt zwar niemand gern in den Mund. Ich könnte mir vorstellen, dass man in einigen Jahren von «umstrukturierten Assistenten» spricht. Eine grosse Unruhe und Verärgerung hat sich heute in den Betrieben ausgebreitet. Der soviel gepriesene soziale Frie- den ist in Gefahr. Es ist einfach unerhört, wenn Arbeitneh- mer aus der Presse, vom Radio und Fernsehen vernehmen müssen, dass ihr Betrieb geschlossen und die Belegschaft auf die Strasse gesetzt wird. Wir haben nicht nur die Pflicht zu arbeiten, wir haben auch ein Anrecht zu wissen, was in unseren Betrieben geschieht! Noch ein kleiner Anhang zur Fraktionserklärung der Schweizerischen Volkspartei. Die Schweizerische Volkspar- tei hat uns durch Kollege Nebiker wissen lassen, dass wir an der heutigen Wirtschaftslage wegen überspitzter Forde- rungen nicht unschuldig seien. Ich brauche den Beweis kaum anzutreten: Sie wissen, dass die sozialdemokratische Fraktion immer und immer wieder für die Belange der Land- wirtschaft eingetreten ist. Der Forderungskatalog der schweizerischen Arbeitnehmer ist im Vergleich zu den Begehren der Landwirtschaft bescheiden. Wo sitzen denn die Rebellen, Kollege Nebiker, die zu Boykotten aufrufen, Begehren haufenweise an den Bundesrat herantragen? Wir wissen, dass praktisch keine Ausfalltage durch Streiks anfallen. Wir verpflichten uns einem Abkommen, das sich auf Treu und Glauben stützt. Was Sie hier erklärt haben, ist für rund 3 Millionen Arbeitnehmer eine Täuschung, sogar eine Beleidigung. Wir Arbeitnehmer haben ein gutes Gewis- sen. Wir haben durch viel Arbeit dazu beigetragen, dass unser Wohlergehen heute auf diesem Stande ist. Die schweizerische Arbeiterschaft - das darf ich auch hier wie- der einmal sagen - ist diejenige, die auf der Welt am läng- sten arbeitet. Sie finden kein Land, wo die Arbeiterschaft heute die gleiche Stundenzahl aufweist wie bei uns in der Schweiz. Wir haben uns an das Gejammer der Kreise gewöhnt, die hier Herr Nebiker vertreten hat. Und das Gejammer macht uns bald krank. Weber-Schwyz: Die Lagebeurteilung ist über die Fraktions- grenzen hinweg ziemlich übereinstimmend ausgefallen. In den zu treffenden Massnahmen gingen die Meinungen dann eher auseinander. Wir haben es derzeit eher mit einer Anpassungs- und Umstellungskrise zu tun als mit einer Konjunkturschwäche. Wenn wir in der Schweiz - im Ver- gleich zum Ausland - unsere wirtschaftlichen Probleme immer besser bewältigt haben, so war dies vorwiegend auch der grossen Anpassungs- und Widerstandskraft der Klein- und Mittelbetriebe zu verdanken. Es darf hier wieder einmal vermerkt werden, dass rund zwei Drittel der schwei- zerischen Arbeitnehmer in Betrieben von unter hundert Beschäftigten tätig sind. Die vernünftige Grundhaltung des schweizerischen Arbeitnehmers hat nicht zuletzt hier ihren Ursprung. Da sind die Kontakte zwischen Arbeitnehmern und Arbeitgebern besser möglich. Da gewinnt man Einblick in das wirtschaftliche Geschehen und in alle Zusammen- hänge. Aus der Sicht dieser Mittel- und Kleinbetriebe und auch aus der Optik des Voralpen- und Berggebietes seien einige Betrachtungen angestellt. 1. Die wirtschaftlichen Folgen haben auch bei uns ihre Aus- wirkungen. Konjunkturelle Einbrüche wirken sich sehr schnell auf Gewerbe und Tourismus unserer Regionen aus wie auch unmittelbar auf den Absatz der Produkte unserer Landwirtschaft. Unser Wohlergehen ist untrennbar mit Erfolg und Gedeihen aller Wirtschaftszweige verbunden. 2. Wir Freisinnigen - wie auch unsere Klein- und Mittelbe- triebe - erwarten keine Direkthilfen des Staates. Was wir uns wünschen, ist ein vernünftiges wirtschaftsfreundliches Umfeld. Die 'Haupttätigkeit der Unternehmer sollte nicht durch ein Unmass an administrativen und gesetzlichen Auf- lagen behindert werden. Masshalten im Steuersektor ist notwendig, um wieder vermehrt Reservenbildung zu ermög- lichen wie auch um Forschung, Entwicklung und Arbeits- plätze langfristig zu sichern. Der Paragraphenwald sollte junge Kräfte nicht in ihrer Unternehmungslust entmutigen. Das ist unsere Sicht der Dinge, sie steht im Einklang mit unserer freisinnigen Aussage, und ich möchte all jenen Kreisen danken, die sich immer wieder die Mühe nehmen, den so erfolgreichen Slogan zu wiederholen. 3. Mit Ausnahme von einigen Unternehmungen, die hoch- wertige und konkurrenzlose Produkte herstellen, sind unsere Betriebe, weil ausserhalb des grossen Industrie- dreiecks gelegen, weitgehend von Bauwirtschft und der Industriezulieferung abhängig. Darum sollten in wirtschaft- lich kritischen Zeiten vor allem konsumunabhängige Auf- träge des öffentlichen Bereichs vorzeitig ausgelöst werden. Investitionsvorhaben von Bund, Kantonen und Gemeinden, wie vor allem auch die Rüstungsaufträge unserer Armee, könnten sofort beschäftigungswirksam werden. Vorausset- zung dazu ist, die Ausführungsreife vieler Projekte auf allen Ebenen vermehrt zu fördern. Investitions- und Beschaf- fungsvorlagen leiden ja in der Vorbereitung immer unter Zeitnot. Seien wir uns bewusst, dass es bei einem interna- tionalen Verbund der Krise auch für uns kein Ausweichen gibt. Unsere Wirtschaft aber hat in wirtschaftlich schweren Zeiten immer bewiesen, dass sie mit Ideenreichtum und Er-28. September 1982 N 1185 Wirtschaftslage. Interpellationen findergeist neue Wege öffnen kann. Die Forderung der Zeit heisst darum heute vor allem Masshalten in allen Belangen, gegenseitiges Vertrauen und vor allem die Förderung des Leistungswillens aller Kräfte unserer Wirtschaft. Eisenring: Im Gegensatz zum letzten Rezessionseinbruch scheint man heute realistischer geworden zu sein. Damals war man sich noch nicht überall der Kleinheit unseres Lan- des und der doch beschränkten Möglichkeiten bewusst, auf den Konjunkturverlauf Einfluss zu nehmen. Jetzt scheint man diese Erkenntnis in breiten Kreisen zu finden. Ich gehe bei der Beurteilung der Lage davon aus, weil es um eine Neugestaltung offenbar auch des Verhältnisses zwischen Staat und Wirtschaft geht, dass die öffentlichen Hände unter verschiedenen Titeln heute über einen Drittel des Bruttosozialproduktes kassieren. Entsprechend diesem Drittel, den die öffentlichen Hände übernehmen, haben sie sich auch in Verantwortungen einzuschieben und Verant- wortungen zu übernehmen. Weiter haben wir davon auszu- gehen, dass ein Drittel unserer Bevölkerung unmittelbar von den aussenwirtschaftlichen Beziehungen lebt, ein zwei- tes Drittel indirekt von diesen aussenwirtschaftlichen Bezie- hungen und ein knappes Restdrittel könnte allenfalls auf unserer schmalen inländischen Wirtschaftsbasis ihr tägli- ches Brot finden. Herr Bundespräsident Honegger ist richtigerweise davon ausgegangen, dass wir uns mit dieser Drittelssituation aus- serordentlich stark im internationalen Verbund befinden und wir daher zuletzt Anlass haben, uns gegen internatio- nale Abkommen und Absprachen zu vergehen, d. h. bei- spielsweise die Richtlinien des GATT oder der OECD zu verletzen. Andererseits haben wir im Rahmen dieses inter- nationalen Verbundes die berühmten sogenannten Rah- menbedingungen zu setzen, soweit wir frei sind und uns nicht Vorwürfe von aussen gefallen lassen müssen, womit wir die Interessen der genannten zwei Drittel gefährden könnten, die von den aussenwirtschaftlichen Beziehungen direkt oder indirekt leben. Herr Bundespräsident Honegger hat zu Recht auf die Situa- tion der Vergleichsländer hingewiesen. Im Bereiche der Exportabsicherung und Exportfinanzierung mögen wir noch einigermassen konkurrenzfähig sein. Völlig undurchsichtig für uns sind aber die staatlichen Beihilfen im Ausland, die direkt und indirekt gewährt werden und wo wir nichts Gleichwertiges anzubieten haben. Ich möchte in diesem Zusammenhang allerdings nicht dafür plädieren, die gleichen Fehler zu machen, insbesondere nicht, solange wir dem Bundesrat den Auftrag erteilen, auf internationaler Ebene gegen diese Verfälschungen des Wettbewerbes mit aller Entschiedenheit und mit der ihm zustehenden Kompetenz vorzugehen. Ich könnte mir auch durchaus vorstellen, dass wir aus aussenwirtschaftlichen und politischen Überlegungen sowie im Verbund mit den internationalen Absprache unser ERG-System einmal ändern müssen. Im übrigen möchte ich dem Bundesrat beantragen, weil die Finanzierung der Lokalkosten von aus- ländischen Anlagen immer dringender werden wird, in die- sem Zusammenhang auch einmal die IRQ, die Investitionsri- siko-Garantie, zu überprüfen und diese wie die ERG zu ver- selbständigen, dies, solange sie noch Überschüsse auf- weist. Man möchte sich nicht, wie im Fall der ERG, später wieder einmal falschen Verdächtigungen ausgesetzt sehen! Offen bleibt die Frage unserer aussenwirtschaftlichen Absi- cherung vor allem auch im Bereiche des gewerblichen Rechtsschutzes, des Patentschutzes usw. Hier glauben wir, dass sich derzeit Dinge entwickeln - ich erinnere etwa an die Konferenzerklärung von Nairobi -, die unsere nationale Wirtschaft in allergrösste Schwierigkeiten versetzen könn- ten. Lassen Sie mich nun noch ein Wort zur Exportfinanzierung an sich sagen. Die Möglichkeiten der Exportfinanzierung galten bisher als selbstverständlich. Die Banken seien da, sie hätten die Finanzmittel zur Verfügung zu stellen. Wir haben Weltbankanleihen, wir haben IDA-Anleihen placiert. Bei der Weltbank war es allerdings nur bei der ersten Anleihe möglich, diese mit einer Präferenzlieferungsklausel zugunsten der Schweiz zu versehen. Später hat die Welt- bank diese Klausel nicht mehr akzeptiert. Dem Finanzplatz Schweiz, diesem viel verachteten und viel geächteten, müs- sen wir in äusserstem Masse Vorsicht entgegenbringen. Tragt diesem Finanzplatz Schweiz Sorge! Wir sind heute nicht einmal mehr in der Lage, die ohnehin darniederlie- gende Wohnbautätigkeit mit den Spargeldern unserer Bevölkerung voll zu finanzieren; vielmehr sind wir auf zusätzliche Mittel aus anderen Quellen angewiesen. Im weiteren möchte ich auch jenen Kreisen entgegentreten, die da immer glauben, wir hätten bei der Entwicklungshilfe die gemischten Kredite sehr kritisch unter die Lupe zu neh- men. Denken wir einmal um in der Entwicklungshilfe! Wohin hat uns diese geführt? Da wurde nach Entwicklung der Ent- wicklungsländer geschrien, und heute kommen die gleichen Kreise und verlangen Schutzmassnahmen an den Grenzen, weil einzelne Entwicklungsländer zu den Schwellenländern vorgedrungen sind und jetzt ihrerseits Absatzmöglichkeiten für ihre Produkte, die sie mit den von uns zur Verfügung gestellten Maschinen produzierten, verlangen. Ich glaube auch,- dass wir mit der sogenannten Null-Wachs- tumstheorie endlich abrechnen müssen. Was wurde uns da alles proponiert! Mit grünen Rosen in eine rosige Zukunft! Ist jetzt das die Zukunft, dieses Nullwachstum, gegen des- sen Präferenz wir nie mutig aufzutreten wagten und wo wir nicht rechtzeitig klar machten, was dann schliesslich die Konsequenzen seien? Nun noch ein Wort in Erinnerung an frühere Zeiten. Es sind vielleicht noch einige unter uns, die sich schwach oder sogar noch besser als ich an die Landesausstellung 1939 zu erinnern vermögen. Was stand damals im Mittelpunkt dieser Landesausstellung? Das war doch die «Fünfte Schweiz»! Sagen Sie mir einmal: Wo sind wir inzwischen hingekommen mit unserer «Fünften Schweiz»? Jene Schweizer, die im Ausland fürs Vaterland gesorgt haben, jene, die draussen standen und die, wie mir kürzlich ein Exportmanager grob gesagt hat, für unser Land als Front- schweine Aufträge hereinholten! Was haben wir für diese «Fünfte Schweiz» in den letzten Jahren getan? Sehen Sie sich einmal das Theater an wegen der paar Auslandschwei- zer-Schulen, die zu unterhalten wir nicht einmal mehr ver- mögen! Für die Überproduktion von Ärzten dagegen hat gestern der Ständerat 60 Millionen Franken zur Verfügung gestellt! Ich meine, wir sollten einmal die Verhältnismässigkeiten sehen und beurteilen. Ich möchte den Bundesrat bitten, einmal einen kleinen Arbeitsausschuss einzusetzen, nicht eine Expertenkommission - so dass wieder Indiskretionen passieren! -, um zu überlegen: Was können wir für die «Fünfte Schweiz» tun, mit jenen mutigen Schweizern, die ins Ausland gehen und uns die Aufträge hereinbringen? In solchen Details liegen die Probleme und nicht in den gros- sen verbalen Deklarationen! In diesem Zusammenhang ein kleines Beispiel: Wenn ein Schweizer in Nigeria oder in Ghana ist, kann er sich nicht einmal bei der AHV versichern, weil die dortigen Währungen nicht akzeptiert werden. Dem sagt man Förderung der «Fünften Schweiz»! Lassen Sie mich aber nicht weitere Worte verlieren, aber doch noch fragen, wo wir eigentlich mit den Verantwortlich- keiten in unserem Staate hingekommen sind. Die Uhrenin- dustrie ist verschiedentlich angerufen worden. 1936 wurde die Allgemeine Schweizerische Uhrenindustrie AG ins Leben gerufen, mit Staatshilfe, damals mit 40 Prozent Bun- desbeteiligung. Im Verwaltungsrat der Allgemeinen Schwei- zerischen Uhrenindustrie AG sass und sitzt der Staat, sit- zen Unternehmer und sitzen Arbeitnehmervertreter. 1954 bis 1955 hat man die Uhrenschutzgesetzgebung verlängert mit Zustimmung sämtlicher massgeblicher Parteien und mit Zustimmung sämtlicher wirtschaftlicher Organisationen! Jene, die damals den Mut hatten zu sagen, so kann es in Zukunft nicht weitergehen, sind damals im Gefolge des Referendumskampfes in aller Form geächtet worden. Mir hat gestern einer geantwortet: Die Politik sei doch die Kunst des Vergessens. In diesem Punkt gibt es nun aber 150-NSituation économique. Interpellations 1186 N 28 septembre 1982 wirklich keine Kunst des Vergessens. Es geht um das Schicksal und die Arbeitsmöglichkeiten unseres Volkes! Und wo sind heute die Verantwortlichen dieser verfehlten Investitionspolitik? Reimann: Die Lage der schweizerischen Industrie ist gekennzeichnet einerseits von einer allgemein schlechter gewordenen Konjunkturlage, aber vor allem auch durch punktuelle Strukturschwächen. Aufgrund dieser doppelten Feststellungen müsste ich eine generelle Schwarzmalerei ablehnen. Andererseits aber zeigen sich auch tiefgreifende Strukturschwächen, teilweise in ganzen Branchen wie zum Beispiel in der Uhrenindustrie, die zum Handeln auch von selten der Behörden zwingen. Die Maschinen- und Metallin- dustrie ist keine in ihrer ganzen Existenz gefährdete Bran- che. Aber gerade in diesem Bereich wirkt sich die neue Mikroprozessortechnik mehr und mehr, und zwar doppelt aus, nämlich durch veränderte, weniger arbeitsintensive Produkte sowie im beschleunigten Wandel der Produktions- prozesse. Ich erwähne die NC-Maschinen, die Roboterisie- rung, aber auch neue Werkstoffe wie Glasfiberkabel und andere mehr. Unter diesen Voraussetzungen die Arbeits- plätze zu sichern, bedingt grosse Anstrengungen, die in erster Linie vom Unternehmen selbst erbracht werden müs- sen. Demgegenüber können wir feststellen, dass im Aus- land zur Bewältigung dieses Wandels Riesensummen auf- gewendet werden. Aber auch die Schaffung günstiger Umfeldbedingungen durch gesetzliche Vorschriften und öffentliche Beschaffungen wird immer wichtiger. Es hat Auf- sehen erregt, dass eine grosse Maschinenbaufirma die Pro- duktion von Sonnenenergiegeräten aufgegeben hat. Ich bin deshalb der Ansicht, dass die eidgenössische Energie- und Umweltschutzpolitik nach der bald zu erwartenden Fertig- bearbeitung der diesbezüglichen gesetzlichen Vorschriften rasch in die Tat umgesetzt werden muss. Dabei ist auch auf eine umfassende industrielle Abstrahlung Wert zu legen. Im Bereich der Energiepolitik sind dies Isolationstechniken, im Baunebengewerbe Maschinen zur diversifizierten Ener- gieerzeugung. Ich denke dabei an die enormen Möglichkei- ten der Wärmekraftkupplung und vor allem an die Erneue- rung bestehender Wasserkraftwerke, durch die noch grosse Reserven an Energie, aber auch an Arbeit auszu- schöpfen sind. Hinzu kommen zur Senkung des privaten Heizkonsums die Produktion von Regelungsapparaten, denn eine ernsthafte Energiesparpolitik muss auf eine Beschränkung des höchstzulässigen Heizkonsums und auf möglichst individuelle Heizabrechnungen tendieren, wozu immer bessere Geräte vorhanden sind. Es nützt aber nichts, wenn sie vorhanden sind, aber nicht gekauft wer- den. Hier ist das Umfeld von behördlicher Seite zu schaffen, damit sich der Einsatz auch lohnt; denn eine beschäfti- gungssichernde industrielle Produktion wird erst ermöglicht durch entsprechende Absatzmärkte und Serien. Das glei- che gilt auch auf dem Gebiete des Umweltschutzes bei der industriellen Produktion von Umweltschutzgeräten, was positive Auswirkungen haben dürfte auf die Hersteller von Pumpen, Ventilen, Filtern, aber auch auf den Montage- und Beratungsbereich bis in den gewerblichen Sektor hinein. In all diesen Bereichen, bei der Einschaltung der einheimi- schen Industrie in die Ausführung der Energie- und Umwelt- politik, gilt es die Stärkung der Exportfähigkeit zu sehen. Diese Gebiete sind Zukunftstechnologien, in denen welt- weit grosse Auftragssummen bevorstehen. Eine auf die industrielle Fertigung zugeschnittene Pionierproduktion ist die unbedingte Voraussetzung, wenn wir unsere Export- chancen auf diesem Gebiet wahrnehmen wollen. Einerseits entstehen so Referenzwerke, andererseits wirkt dank grös- serer Serien die Kostendegression zugunsten preisgünsti- ger Wettbewerbsfähigkeit. Diese Impulse können durch die Verwirklichung einer aktiven Energie- und Umweltpolitik ohne grosse Subventionsaufwendungen von der öffentli- chen Hand ausgelöst werden. Wir können uns kaum mit unserem Nachbarland Bundesrepublik Deutschland verglei- chen, das in einem zweiten Vierjahresprogramm 13 Milliar- den D-Mark für die Energieforschung in die Industrie steckt. Gerade weil die Schweiz das nicht kann, auch nicht ein Zehntel dieser Summe, wie es dem Grössenverhältnis ent- spräche, muss alles unternommen werden, was durch gesetzliche Rahmenbedingungen zur Auslösung privater Nachfrage in diesem Bereich dient. Ein weiteres Gebiet ist der öffentliche Verkehr. Auch hier bahnen sich neue Entwicklungen an, wenn behördlicher- seits Signale in Form von Forschung und Aufträgen gege- ben werden. Der rasche technische Wandel, der beschleu- nigte Wechsel der Produkte und der Produktionsmethoden bedeutet auch eine Herausforderung für alle Berufstätigen. Es ist eines unserer dringendsten Erfordernisse, dass unser berufliches Bildungswesen mit der technologischen Entwicklung Schritt hält. Die Gewerkschaften unterstützen das zweite Impulsprogramm, auch wenn von Unternehmer- seite gewisse Vorbehalte gemacht werden. Mir scheint, dass das Gespenst des Staatseingriffes hier fälschlicher- weise herbeibemüht wird. Im Gegenteil: Mit diesem Pro- gramm wird die berufstechnische Fertigkeit einer ganzen Generation knapper Berufsleute gefördert. Es ist eine Inve- stition in den Menschen, die aber zu unserer industriellen Stärke, Flexibilität und Schlagkraft entscheidend beitragen wird. Ohne eine breite Berufsbildung nützen allerdings sol- che Anstrengungen nichts. Herr Bundespräsident Honeg- ger hat bereits in seinen Ausführungen darauf hingewiesen. • Es sind deshalb auch die zahlreichen Ausbildungszüge zugunsten grundlegender Berufskenntnisse zu straffen. Es scheint mir unverhältnismässig, wenn zum Beispiel im Maturastoff 1720 Stunden Latein enthalten sind, während man immer noch vergebens darum kämpft, in der Mittel- schule 24 Stunden Informatik unterzubringen. In die gleiche Richtung zielt meine Motion zur Bekämpfung von Beschäftigungseinbrüchen mit der Forderung nach ver- mehrter, praxisbezogener Forschung. Ich habe mit meinen knappen Ausführungen einige Hinweise gemacht auf mögli- che Massnahmen des Bundes. Diese Vorschläge sind nicht abschliessend. Ich habe darauf verzichtet, von den dringen- den Vorkehrungen in den von Arbeitslosigkeit und Kurzar- beit betroffenen Uhrenregionen zu sprechen, weil ich in der Begründung meiner Motion dazu kommen werde und weil bereits Votanten sich damit befasst haben und noch damit befassen werden. Zum Schluss nur noch eine Frage zur Exportrisikogarantie: Wenn diese Exportversicherung auch bei ständig steigen- den Zahlungsrisiken ihre Aufgabe erfüllen soll, ist dies kaum mehr auf freiwilliger Basis möglich. Sie kommt mir vor wie eine Krankenversicherung, in der man sich erst versi- chert, wenn sich die Beschwerden bemerkbar machen. Ich hätte deshalb gerne, wenn sich Bundespräsident Honegger zu dieser Frage noch äussern würde. Linder: Gestatten Sie mir fünf Bemerkungen. Zur ersten: Der Dringlichkeitscharakter unserer sieben Interpellationen wie auch der Verlauf unserer heutigen ausgedehnten Debatte hat ausgesprochen dramatisierenden Effekt und das auch, wenn einzelne Redner erklären, sie wollten nicht dramatisieren. Zu Recht hat der Herr Bundespräsident vor der Dramatisierung der heutigen Situation gewarnt. Wir durchlaufen in der schweizerischen Wirtschaft zurzeit eine rezessive Phase, aber wir haben Gott sei Dank noch keine Krise. Von Einzelfällen - zahlreichen Einzelfällen, zugegebe- nermassen - abgesehen, ist unsere Wirtschaft und unser Wirtschaftssystem noch intakt. Gerade die vielerorts ange- ordnete, aber auch kritisierte Kurzarbeit zeigt an sich den Willen, Rezessionseinflüsse aufzufangen bzw. die Struktu- 'ren und die Leistungsfähigkeiten aufrechtzuerhalten. Not- und Ausnahmevorkehren sind zurzeit nicht am Platz. Ich denke da insbesondere an grossangelegte Arbeitsbeschaf- fungsprogramme und dergleichen. Wir müssen uns für die Bekämpfung einer wirklichen Krise solche Massnahmen weiss Gott vorbehalten. So geht es heute darum, unser Pul- ver nicht zu früh zu verschiessen, oder, wenn Sie es wollen, unser Pulver trocken zu halten. Alles andere - zu frühzeitig mit zu grossen und verhältnismässig nicht zu rechtfertigen-28. September 1982 N 1187 Wirtschaftslage. Interpellationen den Vorkehren einzugreifen - könnte sich in der Zukunft als verhängnisvolle Fahrlässigkeit herausstellen. Die zweite Bemerkung: Die Wirtschaft muss und kann mit den gegenwärtigen Schwierigkeiten fertig werden. So sehr ich damit einverstanden bin, dass wir den Bundesrat um seine Beurteilung der Lage ersuchen, so sehr opponiere ich dem Trend, bei Auftreten erster Schwierigkeiten den Bund um Hilfe anzurufen. Erst recht gilt das dann, wenn auf die- sem Wege versucht wird, leistungs- und konkurrenzunfähig gewordene Betriebe künftig am Leben zu erhalten. Wir wür- den damit nur verkalkte Strukturen erhalten und damit letz- ten Endes niemandem wirklich und langfristig helfen. Der Bund, d. h. der Staat, ist kein Industriekrankenpfleger. Und drittens: Nötig ist hingegen, dass der Staat gerade in der heutigen Zeit nichts unternimmt, was die Leistungsfä- higkeit der schweizerischen Wirtschaft herabsetzt. Ich denke hier an alle Formen von Arbeitszeitverkürzung und an die Kosten im Steuer-, Abgaben-, Sozial- und Admini- strativbereich, welche allesamt geeignet sind, unsere heu- tige prekäre internationale Konkurrenzfähigkeit in irgendei- ner Weise in Frage zu stellen. Viertens: Wie in keinem anderen Land beruht in unserem rohstoffarmen Binnenland Schweiz unsere Leistungsfähig- keit auf der ungeschmälerten Arbeitskraft unserer Unter- nehmen und ihrer Mitarbeiter. Dabei spreche ich sowohl von den manuellen Leistungen als auch von den intellektu- ellen Innovations- und Forschungsleistungen. Letztlich haben wir nur mit unseren Händen und Köpfen unsere heu- tige internationale Stellung erreicht und unseren nationalen Wohlstand erkämpft. Dabei wurden uns keine Geschenke gemacht. Das wissen Sie alle. Wenn Herr Wagner als Bei^ spiel aufführt, die Schweiz sei das Land mit der höchsten Arbeitszeit, so möchte ich auch gleichzeitig sagen, dass die Schweiz das Land ist, das die grösste politische und wirt- schaftliche Stabilität in der Welt aufweist. Und ich möchte Sie bitten - Herr Wagner und Sie alle - einmal diese beiden Dinge in Zusammenhang zu bringen. Sie sind nicht zusam- menhanglos. Und wer uns hier in unserer Leistungskraft beeinträchtigt, trifft uns alle. Dann helfen auch sogenannte soziale Netze nichts mehr, denn die Tragfähigkeit dieser Netze hängt direkt von der intakten Ertragskraft unserer Unternehmen ab, weil unsere sozialen Errungenschaften, die wir nicht preisgeben wollen, letzten Endes aus den Lei- stungen einer konkurrenzfähigen Wirtschaft finanziert wer- 'den. Und fünftens die Frage: Wo kann der Bund heute helfen, ohne seinen Haushalt spürbar zu belasten und ohne in eine gefährliche Politik des Protektionismus und wettbewerbs- verzerrender Subventionen zu verfallen? Hier nur zwei, drei Beispiele. Ein Beispiel wurde schon mehrfach zitiert: Der Bund kann auf dem Gebiet der Exportrisikogarantie an aus- ländische Beispiele aufschliessen, nicht exzessiv, aber immerhin ein Gleichgewicht zu ausländischen Exportrisiko- versicherungen schaffen. Oder: der Bundesrat kann durch unsere Auslandvertretungen und durch eigenes Handeln seiner Mitglieder wahrscheinlich noch vermehrt für unsere Exportwirtschaft eintreten. Als letztes Beispiel etwas, das mich ganz besonders beschäftigt: In diesen Katalog gehört - und Herr Reimann hat das Thema gestreift - folgendes: In der mittelbaren Zukunft hängt unser wirtschaftliches Mithal- ten entscheidend davon ab, ob es uns heute gelingt, der schweizerischen Forschung neue Impulse zu vermitteln. Ich denke hier sowohl an die universitäre Grundlagenforschung als auch an die industrielle angewandte Forschung. Ich bin überzeugt, dass hier der Bund koordinierend und fördernd Entscheidendes leisten kann und muss. Hier, bei der For- schung und der Förderung der Innovationskraft, liegt unsere Stärke, hier haben wir immer noch Weltruf, und hier, müssen wir unsere Chancen wahrnehmen. M. Kohler Raoul: La crise économique mondiale fait sentir cruellement, et plus qu'ailleurs, ses effets sur les régions jurassiennes depuis sept ou huit ans. Nous devons consta- ter un changement de climat qui affecte presque toutes nos industries. Des dizaines de milliers d'emplois ont disparu. L'accélération du progrès technique chez nos concurrents nous place dans des situations particulièrement difficiles. Or, nous ne trouverons de solution véritable au difficile pro- blème que cette situation nous pose qu'en nous rappelant que, pour nous qui n'avons pas de matières premières, nous qui exportons plus de la moitié de notre production industrielle, nous qui sommes à ce titre très fortement dépendants de l'étranger, nous devons nous rappeler - dis-je - que pour assurer notre avenir nous sommes, en quelque sorte, condamnés «à la supériorité». Cela signifie qu'à l'avenir, nous devrons veiller à rester ou à redevenir meilleurs que les autres. Ce défit qui nous est ainsi lancé, nous sommes en mesure de le relever, grâce à la qualité de notre main-d'œuvre, d'une part, et à l'esprit inventif de nos industriels, de nos cadres et de nos chercheurs, d'autre part. Il faudra y investir beaucoup de matière grise, cette matière grise qui, dans le passé, a été notre principale richesse. Mais pour que les industries, plus particulière- ment celles de l'arc jurassien, puissent innover et diversi- fier, il faut venir en aide à celles qui sont faibles, mais il faut aussi se soucier de la santé de celles qui sont encore solides. Dans nos régions, le nombre des emplois - je l'ai dit - a fortement diminué et il continue à diminuer. Le chô- mage touche aussi bien les travailleurs de la production que les employés de commerce et les cadres. Il faut absolument trouver les moyens d'arrêter cette hémorragie. Cela n'est pas facile, car celui qui innove est confronté à un très grand nombre de problèmes qu'il ne peut maîtriser tous. Celui qui innove doit encore pouvoir produire suffisamment et vendre ses produits. C'est à ce genre de difficultés que sont confrontées, le plus fréquemment, nos petites et moyennes entreprises qui n'ont ni les moyens ni les possibilités de trouver rapidement et facilement des débouchés, de com- mercialiser et promouvoir un produit. C'est dans ce domaine qu'une aide rapide de la Confédération serait la bienvenue. D'une part, la plupart des entreprises de notre région sont en mesure de fournir à la Confédération, plus particulière- ment à son administration et à ses grandes régies (PTT et CFF) des services et des produits de la meilleure qualité, et cela tant en ce qui concerne le produit fini que celui de la sous-traitance. La Confédération pourrait y recourir sans pour autant faire appel à d'importants moyens financiers supplémentaires. La modification de certaines priorités, dans le cadre des budgets d'équipement, mais surtout la prise en considération de toutes les prestations que les industries de nos régions sont en mesure d'apporter, telles sont les requêtes que nous adressons au Conseil fédéral, à l'administration fédérale, à nos régies nationales. Certains responsables de notre administration ont déjà entendu ce cri d'alarme. Ils ont fait preuve de compréhension, ils ont fait l'effort de s'informer et de comprendre, mais c'est encore loin d'être le cas partout. Qu'on nous comprenne bien: les industriels de notre région ne demandent pas de mesures de nature protectonniste. Ils entendent fournir des produits qui satisfont aux exigences du prix et de la qualité; ce qu'ils réclament c'est qu'on leur ouvre les portes pour leur permettre de montrer ce qu'ils sont capables de faire. Ce qu'ils demandent aussi, c'est que ceux qui connaissent les besoins de notre administration et de nos régies s'inquiètent aujourd'hui, beaucoup plus que par le passé, de les voir satisfaits par des entreprises qui ont leur siège sur l'arc horloger, par des entreprises qui innovent, qui diversifient et qui se restructurent. Nous avons dit tout à l'heure que celui qui innove n'a sou- vent pas les moyens de maîtriser en même temps tous les problèmes qui se posent à lui, en particulier ceux de la commercialisation et de la vente de ces produits, et que c'était le cas surtout des petites et moyennes entreprises. Nous pensons qu'à cet égard, il y aurait lieu, dans les régions économiquement menacées, de créer des postes ou de petits centres qui aient pour tâche de conseiller les chefs d'entreprises, en particulier dans leurs efforts d'inno- vation, de se charger de démarches, d'ouvrir des portes, de faciliter le démarrage en quelque sorte, un peu le pendantSituation économique. Interpellations 1188 N 28 septembre 1982 des postes d'attachés commerciaux extraordinaires que nous avons créés dans certains pays lors de la récession de 1975, dans lesquels nous entendions faire un effort d'exportation particulier. Vous nous avez dit tout à l'heure, Monsieur le Président de la Confédération, que c'était là votre intention. Je vous en remercie et je souhaite que vous trouviez, pour maîtriser cette tâche importante mais aussi délicate, les personnalités qui possèdent les qualifications indispensables. A ces graves difficultés structurelles de notre région s'ajoute une perte de substance considérable due aussi à un phénomène de cloisonnement que nous subissons depuis une quinzaine d'années, presque sans nous en ren- dre compte. En effet, depuis une quinzaine d'années, du fait de l'échelonnement dans la construction des routes natio- nales, la région d'où je viens, mais aussi le pied du Jura, et les régions jurassiennes sont contournés, évités par les grands courants de circulation. On constate, d'autre part, que de nombreuses entreprises industrielles ou artisanales, mais aussi une très forte activité de service, se sont implan- tées précisément de part et d'autre de la Nationale 1, entre Berne et Zurich par exemple. Cela démontre, pour ceux qui l'aurait oublié, que le développement économique d'une région est étroitement lié à la qualité de ses voies de com- munication ferroviaires et routières. Or, les retards pris dans l'aménagement des voies de communication d'un pays ne se rattrapent pas en quelques jours ou en quelques mois. Il y faut de nombreuses années et il y faut surtout une volonté politique particulièrement marquée. Je viens d'apprendre que le Conseil fédéral a approuvé récemment la planification générale de la Nationale 5, entre Soleure et Bienne. J'ai appris aussi que, si tout va bien, cette route sera ouverte à la circulation au plus tôt pour 1991, c'est- à-dire dans dix ans. Pour nos régions, dans dix ans, le retard accumulé sera donc de vingt-cinq ans. Pouvons- nous attendre si longtemps? Je ne le crois pas. C'est pour- quoi je demande instamment au Conseil fédéral, à son administration et aux gouvernements cantonaux concernés, de tout mettre en œuvre pour réduire ce délai. Cela signifie, en clair, que je demande un réexamen de l'ordre d'urgences de la construction de certains tronçons des routes nationales, et cela en fonction de la situation écono- mique des régions. Jost: Gestatten Sie mir, im bunten Strauss der gefallenen und noch bevorstehenden Voten eine neue Seite aufzu- schlagen. Anlässlich einer kürzlichen Aussprache in einer wirtschaftlichen Vereinigung habe ich versucht, die sich auch in unserer Touristikwirtschaft abzeichnenden aktuel- len und zukünftigen Schwierigkeiten darzulegen. Die sehr trockene Antwort lautete zusammengefasst: Sorgt Ihr dafür, dass es uns gutgeht, und dann geht es auch dem Tourismus gut. Diese Äusserung hat mich heute dazu ver- anlasst, mich zum Worte zu melden, denn sie bestätigt in sehr bedenklicher Weise, wie wenig das Fremdenverkehrs- bewusstsein in sehr breiten Kreisen der schweizerischen Öffentlichkeit verwurzelt ist. Man betrachtet es offenbar nachgerade als selbstverständlich, dass der Tourismus mit etwa 250 000 Arbeitsplätzen der drittgrösste Arbeitgeber unseres Landes ist, dass er sehr massgeblich, im Jahre 1981 waren es 2,5 Milliarden Franken, zum Ausgleich oder zur Verbesserung unserer nationalen Ertragsbilanz beiträgt, und dass nicht allein die Bewohner der Fremdenorte, son- dern das gesamte Schweizervolk und die öffentliche Hand hohen Nutzen von seinen Ergebnissen gewinnen. Was man vielfach schon gar nicht sehen und anerkennen will, sind die Schwierigkeiten, mit denen sich unsere tquristische Sub- stanz, insbesondere die traditionelle Hôtellerie, konfrontiert sieht und es in Zukunft noch vermehrt sein wird. Wohl wurden im Jahre 1981 logiernächtemässig neue Fre- quenzrekorde gemeldet, und die während des laufenden Jahres eingetretenen statistischen Rückgänge bedeuten erfreulicherweise noch keinen eigentlichen Einbruch. Logiernächtestatistiken - der Lieblingsmassstab unserer Medien - allein aber vermögen nichts oder nur sehr wenig über das materielle Substrat des Tourismus auszusagen, und deshalb erfolgen denn auch sehr oft Fehlbeurteilungen der Sachlage. Es ist eine Tatsache, ich verweise beispiels- weise auf die zuverlässigen Erhebungen der Schweizeri- schen Gesellschaft für Hotelkredit, dass sich die Kosten- Preis-Schere in der Hôtellerie sehr bedrohlich geöffnet hat, so dass zahlreiche Unternehmen grosse Mühe haben, sich betrieblich zu halten. Zufolge der hohen Kosten sind sie zunehmend auch nicht mehr in der Lage, baulich und betrieblich dringend notwendige Erneuerungen und Ergän- zungen vorzunehmen. Dadurch sinkt die Qualität ihres Angebotes; in der Folge sinken auch die Frequenzen, bei gleichzeitiger Unmöglichkeit preislicher Anpassungen. Viel- fach bleibt letztendlich nur noch der Ausweg des Verkau- fes. Zahlreiche traditionsreiche Hotels versinken derart in die Anonymität des Managements von Hotelketten. Ausser- dem wird der Generationenwechsel in der Hôtellerie durch das zunehmende Auseinanderklaffen von Anlagekosten oder Übernahmepreis einerseits und dem Ertragswert andererseits zunehmend erschwert, wenn nicht gar verun- möglicht. Auch dies ein Grund zahlreicher Verkäufe an Nicht-Traditionsträger, bei denen vermehrt die Gewinn- und Verlustrechnung und nicht so sehr die Dienstleistung für den Gast, den Ort und die Region im Vordergrund stehen. Das Personal-, das Erneuerungs- und Übernahmeproblem gefährdet den Fortbestand unserer traditionellen Hôtellerie im stets schärferen Zugwind der internationalen Konkurrenz nachhaltig. Dadurch entstehen gesamtschweizerisch Nach- teile, die weder übersehen noch bagatellisiert werden dür- fen. Mit Ihrer Zustimmung zur beantragten Beitragserhöhung des Bundes an die Schweizerische Verkehrszentrale haben Sie Ihr Verständnis für die volkswirtschaftlich hohe Bedeu- tung des Fremdenverkehrs bekundet. Dafür danke auch ich Ihnen bestens. Die Werbung aber kann nur wirksam sein, wenn auch das angebotene Produkt gut ist. Es ist derzeit zweifellos noch gut, für die Zukunft aber gefährdet. Nun möchte ich nicht Direkthilfen des Staates fordern. Dies würde den Gepflogenheiten des schweizerischen Touris- mus widersprechen. Ich meine aber, dass die heute erkenn- bare Entwicklung zu einer Prüfung der Rahmenbedingun- gen ermahnt, und subsumiere darunter: 1. Bei der Zuteilung von Arbeitsplätzen sollte der Bundes- rat die legitimen Anliegen insbesondere unserer Saisonho- tellerie vermehrt berücksichtigen, damit das international sehr geschätzte Dienstleistungsangebot aufrechterhalten werden kann. 2. Die Kurorts- und Hotelerneuerung sollte durch erwei- terte Überbrückungsmöglichkeiten seitens der SGH - damit müssen keine direkten Bundesleistungen verbunden sein - in höherem und erweitertem Ausmas erleichtert werden. 3. Sollte - längerfristig - auf dem Weg der Gesetzgebung der Generationenwechsel in der Hôtellerie im Sinne der ver- mehrten Berücksichtigung des Ertragswertes im Erbgang erleichtert werden. Auch unsere Touristikwirtschaft verdient unsere volle Auf- merksamkeit, weil sie eben längst keine Selbstverständlich- keit mehr ist, andererseits aber einem sehr namhaften Bevölkerungsanteil Arbeit und Verdienst sichert, und weil Vorbeugen besser, schmerzloser und kostengünstiger ist denn Heilen. M. Delamuraz: La situation économique est évidemment préoccupante, tous les orateurs s'accordent sur ce point fondamental, car l'ébranlement est plus profond et plus ample qu'en 1974/1975. Nous sommes mis au défi comme nous ne l'avons jamais été en deux générations, défi né des extraordinaires révolutions techniques de notre temps, de l'irrésistible montée de concurrences industrielles nou- velles et des déséquilibres économico-politiques internatio- naux. Pour relever le défi, je ne préconise pas le jeu du contente- ment cher à Polyana, mais en tout cas je dis que la dramati- sation et la panique sont le pire conditionnement de la lutte28. September 1982 N 1189 Wirtschaftslage. Interpellationen économique engagée. A l'opposé de cette «sinistrose» sté- rile, la seule attitude possible est celle d'une farouche détermination de vouloir jouer nos atouts - nous en avons - et, d'abord, de maintenir l'économie dans l'esprit et dans les processus de l'économie de marché, c'est-à-dire de l'imagination, de la liberté d'entreprise, de l'audace, de l'émulation inventive. Hors de cette conception, il n'y a pas d'espoir d'épanouissement retrouvé de l'économie helvéti- que; les faillites successives des régimes d'économie asservis nous le prouvent éloquemment. Mais il faut être très clair: en rappelant la valeur de l'économie de marché, nous ne condamnons pas d'autant la collectivité publique à laisser faire et laisser aller. L'Etat, en ce qui le concerne, a un rôle capital à accomplir à l'égard de l'économie. Je cite - il y en aurait d'autres - deux domaines majeurs de la res- ponsabilité qui incombe à l'Etat en cette matière. Le premier domaine est celui de la formation profession- nelle et de la contribution à la recherche. La Suisse n'a aucune autre issue que d'investir résolument dans la forma- tion professionnelle. Formation de base, formation conti- nue, adaptation constante des formes et des spécialisa- tions de l'enseignement, contribution à la recherche par l'intensification de la coopération active et confiante entre les écoles et l'industrie constituent notre programme. Il doit être particulièrement poussé, dans les domaines qui conviennent à notre génie et dans ceux où le retard, léger ou plus prononcé, que nous avons pris peut menacer, à moyen terme, notre économie; je songe au secteur de l'électronique tout spécialement. Tout retrait de l'Etat dans la formation professionnelle et la contribution à la recherche pénaliserait lourdement l'économie suisse. Nous devons l'éviter, cela est primordial. Le second domaine est celui de l'aide que la collectivité peut et doit apporter aux régions, aux secteurs économi- ques menacés ou même déjà entamés aujourd'hui par la situation. Il n'est pas question que l'Etat exerce son aide et sa solidarité en faveur de branches économiques ou d'entreprises manifestement condamnées. La politique d'emplâtres sur des jambes de bois n'a aucun sens. En revanche, il doit s'agir d'intervenir plus vigoureusement que nous le faisons maintenant là où sont fondés les espoirs d'un nouveau départ. Il faut rechercher les voies et moyens d'accroître l'empire de la loi sur les investissements en régions de montagne (la «LIM»), l'«arrêté Bonny», pour ne citer que ces exemples; il s'y ajoute d'ailleurs toute une série d'autres procédures qui relèvent des cantons les- quels, bien entendu, prendront leur part et l'ont déjà prise à cet effort de restructuration et de consolidation. Nous devons, en ces domaines, souhaiter et appeler de nos vœux l'accélération et la simplification des procédures. En tant que chef du Département de l'économie publique du canton de Vaud, je puis observer, avec mes collègues des gouvernements des cantons circonvoisins, l'impor- tance de la contribution de solidarité que la collectivité hel- vétique doit apporter afin de corriger les disparités régio- nales qui menacent l'harmonie et l'équilibre de notre pays. Il est patent que la Suisse occidentale se trouve dans une situation plus difficile. D'une part, elle se fonde sur un tissu industriel plus lâche que dans d'autres parties du Plateau suisse, et le fait que le siège de la décision coïncide rare- ment avec celui de l'activité de l'entreprise ajoute à cette distension; d'autre part, les foyers industriels les plus concentrés sont fondés, pour la majorité d'entre eux, sur l'horlogerie et la mécanique, c'est-à-dire sur les branches les plus atteintes aujourd'hui. Formation, rééquilibrage régional, ce sont deux domaines essentiels de notre préoccupation; nous devons y travailler plus intensément. Hösli: Gestatten Sie mir, in aller Kürze zwei konkrete Fra- gen aufzuwerfen, die weite Teile unserer Wirtschaft und ihrer Verantwortlichen nicht nur brennend interessieren, sondern vor allem auch bedrängen. Es geht dabei erstens um den Wechselkurs des Schweizer Frankens. Auf diese Problematik habe ich bereits am 19. September 1978 hinge- wiesen. Inzwischen hat unsere Nationalbank einiges getan, was zu verdanken ist. Aber auch die zuständigen Instanzen anderer Staaten und die Zinsentwicklungen haben zu Ver- besserungen geführt. Das gilt insbesondere für den ameri- kanischen Dollar, der einen geradezu erstaunlichen Anstieg erfahren hat. Diese Entwicklung wäre positiv für den Export, wenn die Schweiz generell, aber insbesondere bei einzel- nen Branchen, mehr in die USA liefern könnte. Andererseits bringt jetzt diese Entwicklung, insbesondere bei Öl und Benzin sowie deren Derivaten, eine importierte Teuerung. Unser Hauptabnehmerland ist aber die Bundesrepublik Deutschland. Dasselbe Land ist, und das zählt vor allem, auch in anderen Ländern ein grosser und gefährlicher Kon- kurrent für unsere Produkte. Nun kann kaum bestritten wer- den, dass die Deutsche Mark gegenüber unserem Franken nach wie vor unterbewertet ist. Allein durch die Veränderun- gen des realen Wechselkurses ergibt sich innerhalb eines Jahrzehnts eine relative Verbilligung deutscher Importe gegenüber der schweizerischen Produktion von rund einem Viertel. Selbst wenn man akzeptiert, dass vor zehn Jahren der Franken gegenüber der Deutschen Mark um gut 10 Pro- zent unterbewertet war, wären heute unsere Exporte in Konkurrenz zur deutschen Produktion allein aus Währungs- gründen immer noch um 18 Prozent teurer. Interessant ist in diesem Zusammenhang, was im September 1978 unser Nationalbankpräsident Fritz Leutwiler zu den Dollar- und D-Mark-Kursen äusserte. Er soll gesagt haben, er wäre froh, den Dollar möglichst rasch wieder in die Nähe von 1.80 zu bringen und er sehe ferner eigentlich nicht ein, warum bei der D-Mark nicht wieder die Parität erreicht werden sollte. Früher, Sie erinnern sich, bezeichneten unsere nörd- lichen Nachbarn unseren Franken gerne als Fränkli, dann wurde die Mark leider ein Märkli. Es wäre gut, weil gerecht- fertigt, wenn die D-Mark zu unserem Franken die Parität erreichen würde. Meine Frage: Sind der Bundesrat und die Nationalbank bereit, das Ihre zur annähernden Erreichung dieses Zieles beizutragen? Mein zweites Anliegen gilt dem Verhalten des Bundesrates und unseren zuständigen Ämtern gegenüber Partnerstaa- ten, die immer wieder protektionistische Massnahmen ergreifen und mit nichttarifarischen Handelshemmnissen arbeiten. Man kann sich oft des Eindruckes nicht entziehen, wir seien in diesem Bereich zu anständig. Sicher sind wir alle für die freie Marktwirtschaft, und auch ich teile die Mei- nung, dass zuerst nur probiert werden soll, solche Machen- schafte,n unserer Handelspartner mit diplomatischen Mitteln und auf dem Verhandlungsweg anzugehen. Wenn aber die- ses Vorgehen keinen oder nur einen ungenügenden Erfolg zeitigt, müssten halt die Glacehandschuhe ausgezogen und notfalls Retorsionsmassnahmen ergriffen werden. Die sogenannte «weisse Weste» hilft uns hier leider nicht wei- ter! Ich frage deshalb, ist der Bundesrat bereit, dafür zu sorgen, dass, wer uns frei beliefern will, den eigenen Markt gegenüber den Schweizer Konkurrenzprodukten nicht ver- schliessen darf, so dass ~ gegenseitig Import und Export unter korrekten Zoll- und anderen Bedingungen möglich bleiben? Bäumlin: Jeder aufmerksame Primarschüler lernt in unse- rem Lande, die schweizerische Wirtschaft sei exportorien- tiert, exportabhängig. Und kein Mensch bestreitet diese Abhängigkeit der schweizerischen Wirtschaft. Vernachläs- sigt wird hingegen oft die Frage nach dem Ausmass dieser Abhängigkeit. Und allzu oft hat man das öffentliche Wohl unseres Landes sozusagen mit der Blüte unserer Export- wirtschaft identifiziert. Diese Betrachtungsweise ist meines Erachtens einmal einseitig, und sie ist gleichzeitig auch höchst gefährlich. Es geht um die Frage nach dem Aus- mass unserer Abhängigkeit von der Aussenwirtschaft. Und dieses Ausmass ergibt sich nicht einfach schicksalshaft. Es ist schliesslich das Resultat unserer Politik, Resultat einer Politik, von der ich wohl weiss, dass sie nicht alles kann. Aber immerhin ist es eine Politik, die einen gewissen Hand- lungsspielraum hat, den es auszuschöpfen gilt. In unserer heutigen Debatte ist die Förderung der ExportwirtschaftSituation économique. Interpellations 1190 N 28 septembre 1982 immer wieder in den Vordergrund gestellt worden. Wenn ich davor warne, nur diese Tendenz zu verfolgen, so stütze ich mich dabei unter anderem auf Berichte der Experten- gruppe Wirtschaftslage, die nachdrücklich davon abgeraten hat, einseitig auf die Exportförderung zu setzen (etwa im Bericht 1978/79 auf Seite 67). Zur Begründung folgende kurze Hinweise: Exportorientierte Wirtschaftzweige sind an der Kaufkraft der schweizerischen Konsumenten weniger interessiert. Sie sind überhaupt weniger gezwungen, auch im eigenen Interesse, zur Erhal- tung des sozialen Friedens in unserem Lande beizutragen, und das wird um so mehr gelten, soweit sich diese export- orientierten Industrien neuer Technologien bedienen, die es erlauben, Arbeitskräfte einfach wegzurationalisieren. Förde- rung der Exportwirtschaft heisst also nicht automatisch: Förderung des Allgemeininteresses, zu dem das Interesse der Arbeitnehmer ganz entscheidend mit gehört. Etwas weiteres: Man spricht immer davon, man müsse die Rah- menbedingungen, insbesondere für .die Exportwirtschaft, verbessern. Aber Rahmenbedingungen sind keine Zauber- formel. Sie nützen insbesondere dann nichts, wenn die Ursachen der Exportkrise im Ausland liegen. Und abgese- hen davon wird unter dem Titel «Rahmenbedingungen» oft auch Problematisches suggeriert: Abbau des Umweltschut- zes, oder wenigstens Minimalisierung des Umweltschutzes, dann auch Abwehr noch so berechtigter Forderungen von seilen der Arbeitnehmer. Seien wir da vorsichtig! Nun, langfristig muss natürlich die Ertragsbilanz eines Lan- des im Gleichgewicht sein. Das heisst, die importierte Wert- schöpfung muss der exportierten etwa entsprechen, Kapi- talflüsse und Erträge Inbegriffen. Unser Land weist im Durchschnitt der Jahre indessen einen komfortablen Über- schuss in der Ertragsbilanz auf. Seit 1975 sind es jährlich mehrere Milliarden Franken, mit Ausnahme des Jahres 1980. Aus diesen Gründen ist die Exportförderung jeden- falls kein Gebot des Zahlungsbilanzausgleiches, wie das für andere Länder zutrifft. Der Anteil der exportierten Güter und Dienstleistungen am Bruttosozialprodukt ist von einem langjährigen Mittel von gut 30 Prozent vor dem Einbruch Mitte der siebziger Jahre auf nunmehr deutlich über 40 Pro- zent angestiegen. Es dürfte kaum möglich sein, diese Par- force-Leistung nochmals zu wiederholen, auch wenn ein kleinerer Teil der damaligen Steigerung statistisch aus der Redimensionierung der damals zu grossen, auf den Binnen- markt ausgerichteten Bauwirtschaft stammt. Eine erneute Steigerung des Exportanteils wäre aber auch nicht wün- schenswert. Die meisten Krisen oder Abschwächungen der Nachkriegszeit in der schweizerischen Wirtschaft waren ausschliesslich export- oder auslandinduziert. Auch die gegenwärtigen Schwierigkeiten rühren von der ausländi- schen Wirtschaftsentwicklung her. Stichworte: hohe Zin- sen, fallende Rohstoffpreise, die Entwicklungs- und Öllän- der in Zahlungsschwierigkeiten brachten, weltweite Investi- tionsflaute, Konkurrenz aufstrebender Entwicklungsländer. Um das zu verdeutlichen, was ich jetzt ausgeführt habe, ein exemplarischer Hinweis. Ich denke jetzt an den Kanton Bern, wobei ich allerdings die Region Biel, die Gebiete der Uhrenindustrie, ausklammern muss, bezogen auf die Zukunft vielleicht auch diejenigen Gebiete, die besonders stark vom Tourismus abhängen. Wir haben eine stark gewerblich geprägte und wesentlich auch auf den Inland- markt ausgerichtete Wirtschaftsstruktur in ländlichen und kleinstädtischen Gebieten. Da ist überall festzustellen, dass die Konjunkturschwankungen seit jeher weit unter dem schweizerischen Durchschnitt liegen. Auch die Boompha- sen waren entsprechend weniger ausgeprägt. Eine auf den Binnenmarkt ausgerichtete Wirtschaft kann also sowohl den Arbeitsplätzen wie der unternehmerischen Planung grössere Stabilität bieten. Es gilt zwar, den hohen Stand unserer Exportwirtschaft zu sichern. Die verschiedenen handels- und währungspolitischen Massnahmen, die ERG, das Impulsprogramm in seinem Hauptteil zielen unter ande- rem darauf ab; ich setze mich dem nicht entgegen. Aber ich behaupte, dass es nötig sei, daneben nun vornehmlich die Binnenwirtschaft zu verstetigen, ja zu fördern. Teile der Impulsprogramme l und II sind darauf ausgerichtet. Den- noch muss mehr getan werden. Der Energieartikel muss Sparmassnahmen auslösen, Investitionen veranlassen; die Isolation und individuelle Abrechnungsarten sind zu för- dern. Es geht darum, bestehende Wasserkraftwerke zu renovieren. Es handelt sich hier überall um Aufgaben, bei denen auch kleinere und mittlere Betriebe eine Chance haben. Bei der Bautätigkeit denke ich vor allem auch an Städtesanierungen, Sanierungen von Altwohnungen und dergleichen mehr. Noch etwas, das hier am Rande zumindest dazu gehört: die Landwirtschaftspolitik. Beschäftigungspolitik sollte auch hier betrieben werden, d. h. dass man dem bekannten Ge- sundschrumpfungsprozess endlich ein Ende setzen muss. Mehr und mehr ist es so, dass Leute, die weiterhin in der Landwirtschaft tätig sein möchten, es nicht mehr können. Ein klarer Richtungswechsel in der Landwirtschaftspolitik wäre auch ein Beitrag zur Beschäftigungspolitik. Ich denke aber auch an die Erhöhung der landwirtschaftlichen Pro- duktion, an die Erhöhung des Selbstversorgungsgrades unseres Landes. Wir müssen alle diese Dinge zusammen sehen. Ich komme zum Schluss. Herr Bundespräsident, Sie konn- ten meinen Darlegungen entnehmen, dass ich die Bedeu- tung der Exportwirtschaft für unser Land voll anerkenne. Wie könnte man auch anders! Ich bin aber der Überzeu- gung, dass heute vor allem der schweizerischen Binnen- wirtschaft auf allen Gebieten Auftrieb gegeben werden muss, wo das irgendwie möglich ist. Ich bitte Sie, Herr Bun- despräsident, zu dieser Auffassung Stellung zu nehmen und insbesondere Massnahmen zu nennen, welche in die- sem Sinne nach Ihrer Auffassung kurz- und mittelfristig getroffen werden könnten. Präsidentin: Ich sehe, dass Herr Bundesrat Ritschard bei uns im Saal ist. Ich möchte ihm in Ihrem Namen zu seinem heutigen Geburtstag herzlich gratulieren. (Beifall) Bacchi: Ritengo utile esprimere anche in lingua italiana alcuni concetti basilari che vanno tenuti fermi nell'ottica della frazione liberale-radicale di cui, accanto ad altri colle- ghi, ho l'onore di essere portavoce. L'attuale crisi è deter- minata soprattutto dal fatto che Paesi, tradizionalmente nostri importatori di beni strumentali, conoscono una reces- sione economica e una stagnazione degli investimenti. Noi liberali-radicali crediamo nella forza autoregolatrice dell'economia di mercato. Vorrei immediatamente dire all'on. Carobbio che erra, quando afferma che la crisi di altri Paesi sia dovuta a un cattivo funzionamento di questa eco- nomia di mercato. Semmai, sono proprio in crisi quelli Stati che hanno voluto imporre interventi statali e soprattutto mettere in pratica il protezionismo, diretto o indiretto, con- tro i meccanismi dell'economia di mercato. Noi vogliamo semplicemente che lo Stato assicuri le condizioni generali per garantire il funzionamento dei meccanismi del mercato. Siamo un Paese, signore e signori, privo di materie prime e povero di fonti energetiche. Siamo quindi condannati a svi- luppare l'economia d'esportazione, conferendo un valore aggiunto il più alto possibile alle nostre manifatture. In effetti, e ce ne possiamo rallegrare, la parte delle esporta- zioni al nostro prodotto sociale lordo, negli ultimi 6 anni, è passata dal 27 al 34 percento. Negli anni a venire, la fattura petrolifera potrà essere ancora più cara. Negli anni a venire potrà essere più cara anche l'incidenza della nostra mano- dopera nei confronti di altri Paesi, e penso a Paesi che un tempo erano sottosviluppati, i cosiddetti NIC, vale a dire le Newly Industrialised Countries. Con queste premesse vorrei - è la parte centrale del mio intervento - mettere l'accento sui rimedi che ritengo i più adeguati a media e a lunga sca- denza. Occorre, signore e signori, investire nei cervelli e nelle alte tecnologie. Cosa significa. Cervelli: occorre pro- muovere la formazione professionale di base, la formazione permanente, la riconversione della manodopera, la mobilità professionale. Alte tecnologie: significa promuovere la ricerca fondamentale, la ricerca applicata, l'acquisizione28. September 1982 N 1191 Wirtschaftslage. Interpellationen appunto delle tecnologie le più raffinate possibili e l'appro- priazione di innovazioni. In particolare, occorrerà vincere la cosiddetta sfida dell'elettronica e segnatamente dell'elettro- nica combinata con la meccanica. J'ai parlé de certains remèdes à long et à moyen terme. Dans l'immédiat, outre les considérations d'ordre général que l'on a entendues à satiété et sur lesquelles chacun est d'accord - à ce propos je voudrais féliciter Mme Uchtenha- gen pour son discours très modéré: elle a parlé comme si elle était un chef d'entreprise - il faut relever trois points importants: tout d'abord, il importe absolument de ne pas faire d'erreurs de méthode, «keine ordnungspolitische Feh- ler»: il ne faut pas inventer des remèdes simplement pour faire quelque chose, pour créer démagogiquement un alibi politique. Cela serait dangereux et irait simplement alourdir les déficits des comptes de l'Etat. Ensuite, je remarque qu'il est illusoire, voire absurde, comme le prétend l'extrême-gauche, de penser à réduire la durée du travail tout en maintenant les mêmes salaires: la facture ne peut pas correspondre, les coûts de production s'accroîtraient. Il y aurait aussi une augmentation de la demande interne, laquelle crée l'jnflation. En résumé notre industrie d'exportation qui est le pilier de notre prospérité, ne serait plus concurrentielle. Enfin, le troisième point à observer c'est qu'il faut nous débarrasser du tabou des automatismes de l'indexation. Je vous renvoie à ce propos à l'exemple du gouvernement Mauroy en France. Deux mots encore en ce qui concerne les régions économi- quement faibles. En tant que Tessinois, je puis affirmer que mon canton a une économie fragile, son industrie demeure inconnue des Suisses alémaniques et des Suisses romands, comme l'a démontré un récent sondage d'opi- nion. Diverses fabriques ont été fermées à la suite de phé- nomènes récessifs dans d'autres pays ainsi qu'à cause d'un certain «gap» technologique. C'est pourquoi en tant que Tessinois, j'affirme qu'il ne faut pas dogmatiser le pro- blème des régions et qu'il serait dangereux - surtout en ma qualité de libéral - de demander à l'échelon national une planification du développement industriel, à savoir que l'on distribue équitablement dans les différentes régions les uni- tés productives qui ont affaire avec l'industrie d'exportation. Ce n'est pas par le biais des interventions de l'Etat que l'on peut forcer le choix de l'emplacement des implantations industrielles et influencer les conditions optimales de l'exploitation industrielle. En tant que Tessinois, je demande une seule chose, c'est que la Confédération répartisse équitablement les com- mandes au cas où elle devrait anticiper certaines com- mandes des PTT, des Chemins de fer, du Département mili- taire et accélérer les investissements infrastructurels. Je termine en constatant que l'on n'aboutit pas à la solida- rité entre les régions, grâce à un égalitarisme économique qui serait une absurdité, mais que le cas échéant, on doit la trouver grâce à une meilleure péréquation financière. Renschier: Im Zusammenhang mit der Verschlechterung der Wirtschaftslage stellen sich für mich eigentlich im Moment nur zwei Fragen, nämlich: Wer ist dafür verantwort- lich, und wer trägt die Folgen dieser schlechten Wirt- schaftssituation? Die weltweiten wirtschaftlichen Krisenerscheinungen haben zweifellos einen negativen Einfluss auf unsere Wirtschaft. Ich denke da beispielsweise an die gewaltige Verschuldung vieler Länder, insbesondere der Dritten Welt oder an die unsozialen Massnahmen des Monetarismus, wie er von der Reagan-Administration in den USA und von Frau Thatcher in Grossbritannien angewandt wird. Auch wenn es sich bei diesen beiden Beispielen - also Verschuldung und Moneta- rismus - um negative Faktoren von internationalem Mass- stab handelt, können sich massgebliche Finanz- und Wirt- schaftskreise der Schweiz der Mitverantwortung nicht ent- ziehen. Der Finanzplatz Schweiz ist wesentlich an der welt- weiten Verschuldung beteiligt. Wenn das gigantische Pumpsystem, anders kann man das nicht mehr nennen, zusammenbricht - Mexiko ist eine Vorwarnung -, dann gibt es auch in unserem Land ein böses Erwachen. Der Finanz- platz profitiert ebenfalls von der monetaristischen Hoch- zinspolitik und unterstützt damit einen wirtschaftlichen Kurs, der, wie sich Galbraith in einem Interview ausdrückte: «den Reichen heimlich, still und leise mehr Geld zuschan- zen» will, den Sozialstaat aushungert und das Heer der Arbeitslosen vergrössert. Nicht genug damit, auch innenpo- litisch wird dieser konservative, restriktive Kurs schon seit einiger Zeit und in zunehmendem Masse als wirtschaftliche Heilslehre propagiert. Dazu das freisinnige Stichwort: weni- ger Staat. Hinzu kommt, dass Ertrags- und Beschäftigungs- einbrüche bei manchen Unternehmungen, auch einzelnen Branchen, auf Fehler der Unternehmungsleitung zurückzu- führen sind. Typisches Beispiel dafür ist die Uhrenindustrie, wo selbst die unternehmerfreundliche «NZZ» das Führungs- defizit kritisierte und bei der ASUAG sogar eine Führungs- krise auf der obersten Ebene ausmachte. Hierzulande ist es allerdings keineswegs üblich, dass Unternehmer für Fehl- entscheide den Kopf herhalten müssen. Je länger sie das Missmanagement betreiben, um so grösser wird die Gewissheit, dass man schliesslich von einem Strukturpro- blem spricht, für dessen Entstehung niemand mehr die Ver- antwortung zu tragen hat. Deshalb halte ich es für notwen- dig, hier die Frage der Verantwortlichkeit aufzuwerfen und festzustellen, dass in den Chefetagen unserer Wirtschaft Mitschuldige an der schlechten Wirtschaftslage zu finden sind. Sie lassen sich für das Unternehmerrisiko honorieren, aber die Folgen ihrer falschen Politik haben die Arbeitneh- mer zu tragen. Schlimmer noch: Es drängt sich die Vermutung auf, dass die wirtschaftliche Verunsicherung bewusst dazu benutzt wird, die Angst um den Arbeitsplatz zu schüren, die Arbeit- nehmer zu disziplinieren und ihren Anteil am wirtschaftli- chen Ertrag zu schmälern. Anders sind doch wohl die mas- siven generalisierenden Attacken von Arbeitgeberseite auf den Teuerungsausgleich nicht zu werten. Der Teuerungs- ausgleich ist für den Schweizerischen Gewerkschaftsbund und die ihm angeschlossenen Verbände kein Verhandlungs- gegenstand. Der Teuerungsausgleich gilt als minimale gewerkschaftliche Forderung. Wir lehnen insbesondere das Ansinnen der Arbeitgeber ab, beim Teuerungsausgleich für 1982 2,5 Prozent zur Kompensation der von 1977 bis 1982 angeblich wegen der unzulänglichen Rechnungsmethode zuviel ausgerichteten Teurungszulage abzuziehen. Die Arbeitnehmer haben nicht zuviel erhalten, im Gegenteil: 1. Obwohl in den letzten drei Jahren das Sozialprodukt und die Arbeitsproduktivität wuchsen, sanken die Reallöhne in der Grössenordnung von 1 Prozent; es wurde bereits auch von Herrn Jaeger darauf hingewiesen. 2. Von einem vollen Teuerungsausgleich kann keine Rede sein, denn nur in ganz wenigen Fällen werden rückwirkende oder genügend vorschüssige Teuerungszulagen überhaupt gewährt. 3. Ist der angeblich überhöhte Teuerungsausgleich teils durch die kalte Steuerprogression, teils durch indexnahe oder -gebundene Preise bereits abgeschöpft worden. Es muss als Provokation der Gewerkschafter bezeichnet werden, wenn ausgerechnet die Banken mit ihren Riesen- gewinnen im Gleichschritt mit dem Bankpersonalverband vorprellen und den Teuerungsausgleich kürzen, um die dem Personal vorenthaltenen 80 Millionen Franken als zusätzli- che Reserve für risikoreiche Kreditgeschäfte zurückzube- halten. Es grenzt an Überheblichkeit, wenn der Präsident des Verbandes zürcherischer Kreditinstitute diesen Kraftakt mit einem gefügigen Partner als Durchbruch zur Abschaf- fung des Automatismus des Teuerungsausgleichs dekla- riert. In einem Zeitpunkt, in dem die Exportwirtschaft mit erheblichen Schwierigkeiten konfrontiert ist, muss verhin- dert werden, dass der Inlandmarkt auch noch zusätzlich beeinträchtigt wird. Die Schmälerung des Teuerungsaus- gleichs läuft darauf hinaus. Wie Sie wissen, machen 1 Pro- zent nicht gewährter Teuerungsausgleich rund 1,1 Milliar- den Franken aus. Macht also die Kürzung bei den BankenSituation économique. Interpellations 1192 N 28 septembre 1982 Schule, würde die Kaufkraft um rund 3 Milliarden Franken sinken, eine Auswirkung, die sicherlich nicht in die wirt- schaftliche Landschaft passt. Soll der Inlandbedarf belebt werden, so bedarf es des vollen Teuerungsausgleichs. Er ist ein Mittel zur Gewährleistung der Vollbeschäftigung. Ein anderes stellt die von den Gewerkschaften geforderte Arbeitszeitverkürzung dar, indem die Arbeit auf mehr Hände verteilt wird. Arbeitszeitverkürzung ist billiger als die Kosten der Arbeits- losigkeit, wobei die psychische Beeinträchtigung der von der Arbeitslosigkeit Betroffenen überhaupt nicht ermessen werden kann. Abschliessend stelle ich fest: Die gewerkschaftlich organi- sierte Arbeiterschaft ist an der Verbesserung der Wirt- schaftsverhältnisse interessiert. Aber nicht um den Preis der Verschlechterung der wirtschaftlichen und sozialen Ver- hältnisse der Arbeitnehmer selbst. Unsere Fraktion hat in einer Reihe von Vorstössen zahlreiche Vorschläge gemacht, die auf den richtigen Weg führen, wenn sie befolgt werden. Messmer: Ich gestatte mir, zum diskutierten Problem einige Bemerkungen aus der Sicht des Gewerbes beizusteuern. Wenn man die Wechselbäder in der unterschiedlichen Beschäftigung der gewerblichen Unternehmungen betrach- tet, dann stellt man fest, dass sich dieser Wirtschaftsbe- reich als überraschend konjunkturresistent erwiesen hat. Und doch wäre es nach meiner Meinung falsch, daraus den Schluss zu ziehen, es würden hier so gut wie keine Einbrü- che zu befürchten sein. Das Hauptanliegen der gewerbli- chen Wirtschaft geht - und das möchte ich mit aller Deut- lichkeit zum Ausdruck bringen - nicht in erster Linie in der Richtung vermehrter staatlicher Stützungs- oder Förde- rungsmassnahmeri. Wir erwarten, wie das schon verschie- dentlich erwähnt wurde, dass der Staat die Rahmenbedin- gungen für eine kontinuierliche Beschäftigung des Gewer- bes möglichst günstig gestaltet. Wir sehen darin die einzige konkrete Möglichkeit, um der drohenden Arbeitslosigkeit in unseren Betrieben Herr zu werden. Die Sorge um Arbeits- plätze beginnt nicht in erster Linie bei Massnahmen zugun- sten des Arbeitnehmers, sondern bei einer subtilen und sorgfältigen Rücksichtnahme auf die Gesetzmässigkeit der freien Wirtschaft, der wir es - trotz der gegenteiligen Behauptung von Herrn Hubacher-zu verdanken haben, bis heute im Vergleich zum Ausland recht gut davon gekom- men zu sein. (Hubacher: Das habe ich überhaupt nicht behauptet!) Ein funktionsfähiger Staat ist zunächst einmal auf eine lebensfähige Wirtschaft angewiesen. Der verfas- sungsmässige Auftrag, den Konsumenten zu schützen, unsere Diskussion über das Konsumkreditgesetz, aber auch die bevorstehende Volksabstimmung über eine Preis- überwachung sowie die im Ständerat angelaufene Diskus- sion über die Revision des Kartellgesetzes beweisen, dass nicht die Wirtschaft, sondern der Verbraucher zuoberst auf der politischen Prioritätsliste steht. Ich komme zurück zum Wunsch nach möglichst günstigen Rahmenbedingungen für die gewerbliche Wirtschaft. Unsere Regierung und wir im Parlament müssen die steuer- lichen und sozialpolitischen Belastungsgrenzen erkennen und in unserem politischen Alltag auch praktizieren. Dar- über hinaus muss ein funktionstüchtiger Arbeitsmarkt sichergestellt werden. Die Personalsituation vor allem im Gastgewerbe und in der Bauwirtschaft ist gerade heute von allergrösster Bedeutung. Deshalb kommt dem Stellenwert des Arbeitsmarktes eine derart hohe Bedeutung zu. Wir sind besorgt - ich möchte sogar sagen konsterniert - und haben wenig Verständnis für die im heutigen Zeitpunkt mit dem Bundespersonal ausgehandelte Arbeitszeitreduktion. Der als Feigenblatt benutzte Hinweis, die 42-Stunden- Woche in der Privatwirtschaft werde schon verschiedentlich praktiziert, vermag uns keinesfalls zu befriedigen. Die Arbeitszeitverkürzung mit Lohnausgleich ist ein Schritt in die falsche Richtung. Wir müssen diese Massnahme, was das Bundespersonal betrifft, zu gegebener Zeit im Zusam- menhang mit der Personalplafonierung korrigieren. Im wei- teren wehren wir uns dagegen, wenn mit Hilfe einer frag- würdigen Interpretation des Abstimmungsergebnisses vom 6. Juni eine sektorielle Austrocknung des Arbeitsmarktes angestrebt wird. Der grosse Lärm, Herr Kollege Wagner, um die Reduktion der ausländischen Ganzjahres- und Saison- arbeitskräfte ist völlig deplaciert! Im Gegenteil, wenn diese nach bisheriger Erfahrung für Herr und Frau Schweizer scheinbar unzumutbaren Arbeitsplätze durch Gastarbeiter nicht mehr besetzt werden können, sind negative Folgen, insbesondere für das einheimische Personal, vorprogram- miert. Zu den vernünftigen Rahmenbedingungen würde es auch gehören, wenn im Zusammenhang mit dem Indexdebakel die an diesen gebundene Gläubigkeit gebrochen würde. Es wäre jetzt der Zeitpunkt, um hier ein Zeichen zu setzen, damit dieses Trauerspiel doch noch einen positiven Schlussaspekt haben würde. Vielleicht interessieren Sie zum Abschluss meiner Bemerkungen noch einige konkrete Zahlen aus dem Bauhauptgewerbe, also aus dem Bran- chenbereich, der Mitte der fünfziger Jahre eine 4prozentige Reduktion des Personalbestandes in Kauf nehmen musste. Wir sind uns wohl bewusst, dass man da und dort behaup- tet hat, wir würden Arbeitslose exportieren. Das ist ein purer Unsinn! Wir haben nur im Frühjahr jeweilen der Arbeitsmarktlage entsprechend weniger Leute hereinge- nommen. Zur Jahresmitte 1982 hat sich die Auftragslage im Bauhauptgewerbe um nominell 6,1 Prozent, oder um etwa 10 Prozent real innerhalb Jahresfrist, zurückgebildet. Dabei sind grosse regionale Unterschiede feststellbar. Leider ist an diesem Rückgang die öffentliche Hand wieder vornehm- lich beteiligt. Ich erwähne nur den Strassenbau, der in der Mitte dieses Jahres rund 438 Millionen Franken weniger Auftragsbestand aufweist als das Vorjahr. Wir meinen, dass es falsch wäre, im Zeitpunkt rückläufiger Beschäftigung bewusst mit öffentlichen Aufträgen zurückzuhalten. Bund, Kantone und Gemeinden sollten im Gegenteil für einen ver- nünftigen Ausgleich sorgen. Mit der Verstetigung der Beschäftigungslage erreichen wir den effizientesten Einsatz der Betriebsmittel und tragen zu einer Beruhigung an der Arbeitsmarktfront bei. Mit dem Vorziehen von Investitionen - das wurde heute auch erwähnt - sollten wir aufgrund bis- her gemachter Erfahrungen zurückhaltend sein, denn vor- weg gegessenes Brot steht nicht ein zweites Mal zur Verfü- gung. Ein letzter Satz zur Frage meines Vorredners «Wer ist über- haupt schuld an der heutigen Situation?». Ich meine, Herr Kollege Renschier, Sie haben verschiedene Sündenböcke gesucht und gefunden. Was mir persönlich gefehlt hat, wäre ein schlichtes Eingeständnis, dass wir allesamt, ohne Ausnahme, uns daran gewöhnt haben, über unsere Verhält- nisse zu leben. Wir werden zurückfinden müssen zu einer bescheideneren Lebensform, Arbeitnehmer so gut wie Arbeitgeber! Müller-Bern: Wenn wir die wirtschaftlichen Probleme der näheren und weiteren Zukunft erörtern, dann sollten wir auch die Lehren aus der jüngsten Vergangenheit ziehen. Unsere Notenbank hat seit 1975 die konsequenteste Geld- mengenpolitik des Westens durchgeführt. Aber das ist nur die halbe Wahrheit. Es geht uns bisher nicht wegen, son- dern trotz dieser Politik halbwegs gut! Wo der harte Mone- tarismus hinführt, das ist heute schon verschiedentlich erwähnt worden, das haben die Wirtschaftspolitiken der USA und Grossbritannien deutlich gezeigt. Wir haben glücklicherweise in der Schweiz eine Konjunktur- politik geführt, die weit über eine blosse Geldmengenpolitik hinausging. Und nur deshalb bewältigten wir die letzten zehn Jahre erfolgreicher als andere Länder. Ich erwähne hier das grosse Beschäftigungsprogramm von insgesamt 4 Milliarden Franken zwischen 1975 und 1978, das immerhin für etwa 130000 Menschen ein Jahr Arbeit geschaffen hat. Dann erwähne ich die leicht und stärker defizitären öffentli- chen Budgets, die für eine Verstetigung der Kaufkraft gesorgt haben, die Schaffung neuer sozialer Auffangge- setze, namentlich bei der Arbeitslosenversicherung, bei der28. September 1982 N 1193 Wirtschaftslage. Interpellationen Berufsbildung usw., und auch die Rentenverbesserung, die auf Anfang 1982 in Kraft trat, hat die Kaufkraft weiter Bevöl- kerungsschichten in einem kritischen Zeitpunkt erhöht. Aber die Inflation ist unter anderem so niedrig im internatio- nalen Vergleich, weil die Beschäftigten mit ihrer Lohnpolitik der wirtschaftlichen Situation in hohem Masse Rechnung trugen. Appelle an die Gewerkschaften und die Arbeitneh- mer zum Mass halten rennen offene Türen ein. Von 1977 bis 1981 sind die Reallöhne um ganze 2,5 Prozent angestiegen, während das Bruttosozialprodukt sich um 10 Prozent erhöhte. Eine Statistik von einem deutschen Institut zeigt, dass von 1970 bis 1980 die Löhne in der Schweiz gegen- über allen anderen Industrieländern weitaus am wenigsten angestiegen sind. Dazu kommt noch die längste Arbeitszeit im internationalen Vergleich. Das sind die wahren Faktoren der schweizerischen Stabili- tät. Geldmengenpolitik ist eine notwendige, aber nicht eine hinreichende Rahmenpolitik hierzu. In der gegenwärtigen Situation sollten die Behörden sich mit ihren öffentlichen Budgets antizyklisch verhalten, d. h. dass wir heute keine mutwilligen Sparprogramme durchzie- hen sollten, sondern wir müssen - das ist ja auch von ver- schiedener Seite heute verlangt worden, auch von Leuten, die vorher vom Staat nichts mehr wissen wollten - durch zusätzliche Auftragserteilung stützend eingreifen. Ich habe mit grosser Genugtuung in dem interessanten Votum von Bundespräsident Honegger vernommen, dass er keine zusätzlichen Sparmassnahmen vorsieht, teh hoffe, dass die- ses Wort auch beachtet wird, wenn Herr Bundespräsident Honegger leider den Bundesrat verlassen haben wird. Die Politik der Nationalbank muss auf Vollbeschäftigung ausgerichtet werden. Dazu gehört einmal die Wechselkurs- politik. Die allzu starken Wechselkursschwankungen haben weitgehend Unternehmer, namentlich auch kleine und mitt- lere, verunsichert. Und dazu gehört eine rasche Zinsermäs- sigung, für die die Nationalbank eintreten sollte. Anstatt Diskontsatzsenkungen, die nur den Marktbewegungen fol- gen, wünschen wir initiierende Senkungen mit Zündungs- rolle. Die Banken sind dazu zu veranlassen, die Zinssenkun- gen umfassend weiterzugeben. Bei der Regionalpolitik braucht es - und das ist auch heute verschiedentlich dargelegt worden - zusätzliche Instru- mente. Mit 30 Millionen Franken Zinssubvention, auf zehn Jahre hinaus, rettet man keine Regionen, insbesondere wenn die Hochzinspolitik mit jedem zusätzlichen Prozent- punkt die Firmenkosten um Hunderte von Millionen ver- teuert. Wir treten auch dafür ein - das scheint uns notwen- dig zu sein -, mit dem Impulsprogramm Spitzenleute der kommenden Produktegenerationen zu fördern. Auch die Chancen für die Berufsleute sollten ausgebaut werden. Der Kündigungsschutz, das zeigt sich heute bei den meisten Massenentlassungen, ist sehr verbesserungswürdig. Wir wissen selbstverständlich, dass es sich hier nicht um eine Garantie aller bestehenden Arbeitsplätze handeln kann, aber die Kündigung zur Unzeit aus politischen Gründen und die Vorgehens- und Entschädigungsweise bei Massenkün- digungen aus wirtschaftlichen Gründen sind zu überden- ken. Die eidgenössische Wohnbauförderung darf sich jetzt nicht davonstehlen. Sowohl der heutige konjunkturelle Zeitpunkt wie die Wohnungsnotlage stellen ein flammendes Dementi dar gegenüber der diesbezüglichen Absicht im Paket der Aufgabenneuverteilung. Und nun komme ich zur Arbeitszeitverkürzung: Sie spielt in der heutigen Lage eine besondere Rolle und wird auch in Zukunft eine besondere Rolle spielen, nämlich eine arbeits- marktliche Funktion. Wir müssen die Arbeit auf mehr Hände verteilen, heute, aber in Zukunft noch viel mehr! Sonst bewältigen wir in der näheren Zukunft das Problem der rund 30 Millionen Arbeitslosen in den Industrieländern nicht. Und dazu gehört nun auch die Arbeitszeitverkürzung beim Bund. In der Interpellation der SVP steht: «Ist der Bundes- rat angesichts der Tatsache, dass Tausende von Arbeitneh- mern in der Privatwirtschaft um ihren Arbeitsplatz bangen, bereit, auf den unverständlichen Entscheid der Arbeitszeit- verkürzung zurückzukommen?» Ja, gerade weil eben Tau- sende um ihren Arbeitsplatz bangen, ist es notwendig, dass man die Arbeitszeit verkürzt. Was wollen wir eigentlich? Wollen wir Arbeitsplätze schaffen oder nicht? Was ist falsch an der Politik des Bundesrates, die rund 4000 Arbeitsplätze neu schaffen wird? Das möchte ich auch meinem Kollegen Willi Messmer sagen. Wir können die Krise nicht lösen nach dem Rezept: Noch mehr arbeiten und noch mehr Arbeits- lose produzieren und ernähren. Es ist notwendig, dass man ein ganzes Bündel von wenig Kosten verursachenden und differenzierten Einzelmassnahmen schafft zur Sicherung der Arbeitsplätze in unserem Lande. Wir müssen damit jetzt beginnen, und nicht erst in den Wahlplattformen des näch- sten Jahres. Wir lassen aber auch nicht zu, dass mit Angstmacherei die Krise erst recht herbeigeredet wird. Und dieser Appell geht weniger an die Behörden, als vielmehr an die Privatwirt- schaft. Insbesondere geht es nicht an - und hier möchte ich unterstreichen, was insbesondere auch Walter Renschier gesagt hat -, mit einer arbeiter- und angestelltenfeindlichen Lohnkürzungspolitik anzufangen. Das war in den dreissiger Jahren das Ende jeder Konjunkturhoffnung und der Beginn des jahrelangen Hungerns. Die Halbierung des Teuerungs- ausgleichs durch die wohlverdienenden Banken darf nicht das Signal zum Durchstarten aus der Rezession in die Deflation werden. Die Wirtschaft ist kein Nullsummenspiel, sondern ein kompliziertes und auch soziales Netz. Wer Dampf leichtfertig herauslässt, schafft vielfältigen Schaden. Wir vom Gewerkschaftsbund verlangen von Behörden und Privatwirtschaft klare Signale und klaren Willen zur Bewälti- gung der Rezession. Oester: Ich spreche 3 Minuten und 20 Sekunden. Soviel wurde mir ursprünglich zugeteilt, und das ist nicht unver- nünftig. Es reicht für drei Bemerkungen und drei Vor- schläge. 1. In den Jahren der Hochkonjunktur und der allgemeinen Wachstumsgläubigkeit sind mancherorts'überrissene Kapa- zitäten aufgebaut worden. Die weltwirtschaftliche Gross- wetterlage zwingt uns, sie zurückzustutzen. Darum müssen wir den Weg struktureller Bereinigungen gehen, ja diesen Weg der Gesundung begrüssen. Er ist aber schrittweise und rücksichtsvoll zurückzulegen. Es geht um Millionen- werte, aber noch um viel mehr: um Menschen und um ein schönes Stück ihres Lebensinhaltes. 2. Nach Ansicht der LdU/EVP-Fraktion hat der Staat unse- rer Wirtschaft nebst guten Rahmenbedingungen, wo nötig, gewisse Impulse zu geben, Neuerungen zu begünstigen, um unsere internationale Konkurrenzfähigkeit zu erhalten. Davon leben wir alle. 3. Im Rahmen ihrer ständig zunehmenden Aktivitäten sollen Staat, Gemeinden und öffentliche Unternehmungen so handeln, dass sie die konjunkturellen Schwierigkeiten unse- rer Wirtschaft nicht noch verstärken. Das war aber in den vergangenen Jahren häufig der Fall. Aus diesen Fehlern müssen wir lernen und es zukünftig besser machen. Unseren arbeitslosen Mitmenschen und den Firmen mit dünnen Auftragsbüchern ist nur mit Taten und nicht mit Debatten allein gedient. Das führt mich zu den drei Vor- schlägen. Sie streben mehr Arbeit für unsere Industrie und gleichzeitig entscheidende Verbesserungen des öffentli- chen Verkehrs an. 1. Der Bund muss für die Gewährung seiner Beiträge an die Sanierung von Niveauübergängen einen grösseren Spiel- raum schaffen, damit ausführungsreife Vorhaben ohne wei- teren Verzug realisiert werden können. 2. Es sind alle geeigneten Massnahmen zu treffen, die das Plangenehmigungsverfahren beschleunigen, namentlich bei den Investitionsvorhaben der Bundesbahnen. Jahrelange Verzögerungen führen ja auch zu ungeheuren Kostenstei- gerungen. 3. Wegen solcher aussergewöhnlich starker Kostensteige- rungen besteht die Gefahr, dass das Investitionsprogramm 151-NSituation économique. Interpellations 1194 N 28 septembre 1982 der konzessionierten Transportunternehmungen, für das wir letztes Jahr einen Rahmenkredit bewilligt haben und das nur dringliche, unaufschiebbare Vorhaben enthält, wesent- lich gekürzt werden muss. Fatale Folge wäre ein weiterer Auftragsrückgang in der Waggonindustrie, weniger Ver- kehrssicherheit und mehr Arbeitslosigkeit. Das käme volks-. wirtschaftlich teurer zu stehen als eine Nachfinanzierung des vom Parlament beschlossenen Programms. Es sind darum Vorkehrungen zu treffen, damit das vorgesehene Investitionsprogramm voll realisiert werden kann. Ein Postu- lat dieses Inhalts reiche ich heute namens meiner Fraktion ein. Präsidentin: Herr Baechtold verzichtet auf das Wort. Sonarli: Die meisten Branchen der gewerblichen Wirtschaft erfreuen sich noch einer recht guten Beschäftigungslage. Die schlechten Konjunkturaussichten einiger wichtiger Industriezweige unseres Landes werfen selbstverständlich ihre Schatten auch auf das Gewerbe. Gerade auch deshalb ist den Anliegen dieses wichtigen Arbeitgebers, diesem Teil unserer Wirtschaft, Rechnung zu tragen. Es ist allerdings im Rahmen dieser kurzen Orientierung nicht möglich, auf die wirtschaftlichen Sorgen einzelner gewerblicher Branchen einzugehen. Ich bin deshalb gezwungen, mich auf einige all- gemeine Bemerkungen zu beschränken, wobei ich drei aktuelle Problembereiche aus der gewerblichen Wirtschaft anschneiden möchte. 1. Wir haben in den letzten zwei Jahren praktisch in einem einzigen grossen Wurf drei Sozialwerke geschaffen: das Bundesgesetz über die berufliche Vorsorge, das Obligato- rium der Unfallversicherung und die Arbeitslosenversiche- rung. Ich bekenne mich mit dem Gewerbe voll und ganz zu diesen Sozialwerken. Jedoch muss ich darauf aufmerksam machen, dass mit den verfügten Obligatorien dieser Sozial- versicherungen gerade die schwächsten Betriebe belastet werden. Wir wollten dies mit Absicht mitmachen, um allen Arbeitnehmern (unabhängig von der Grosse ihres Arbeitge- bers) wenigstens einen minimalen Schutz zu gewähren. Es ist aber auch unsere Aufgabe, heute die mit diesen Geset- zen anvisierten Betriebe die neuen Belastungen verkraften zu lassen. Das wird eine gewisse Zeit beanspruchen. Jedenfalls ist es dringend notwendig, in der Sozialpolitik diese Belastungsgrenze zu beachten. 2. Der Souverän hat vor fast einem Jahr der Verlängerung der Finanzordnung zugestimmt. Die darin enthaltene Erhö- hung der Warenumsatzsteuer hat sich noch nicht ausge- wirkt. Die zusätzlich ab 1983 vor allem durch gewerbliche Betriebe aufzubringenden 600 Millionen Franken werden überall dort ihre Spuren hinterlassen, wo die durch den Gesetzgeber beabsichtigte Überwälzung nicht möglich ist. Das dürfte wiederum bei den marktschwächsten Betrieben der Fall sein. Ich sage dies übrigens stellvertretend für alle indirekten Steuern, für diejenigen, die auch jetzt noch zur Diskussion stehen und über die wir zur Sanierung des Bun- deshaushaltes laufend debattieren. Für eine Steuer kann Überwälzbarkeit durch die Politik gewollt sein, wie das beim letzten Beschluss der Warenumsatzsteuer der Fall ist. Aber ob die Überwälzung für die Unternehmung möglich ist, steht auf einem anderen Blatt. Und gerade in Zeiten heftiger Konkurrenzkämpfe und nachlassender Nachfrage trifft diese Steuer den falschen; wenn er sie nicht verkraften kann, so haben wir der Beschäftigung unserer Wirtschaft einen schlechten Dienst erwiesen. 3. Gerade in so schwierigen Zeiten versteht es das perso- nalintensive Gewerbe schlecht, wenn die öffentliche Hand als Arbeitgeberin bezüglich Arbeitszeit, Teuerungsaus- gleich, Reallohnerhöhung usw. Schrittmacherdienste lei- stet. Die gewerbliche Unternehmung wird auf dem Arbeits- markt benachteiligt. Es wäre aber auch nicht zu verantwor- ten, denjenigen Branchen, die noch Beschäftigung aufwei- sen, durch eine zu forsche Personalpolitik des Bundes, der öffentlichen Hand, die benötigten Arbeitskräfte zu entzie- hen. Es sind ja Facharbeiter, die der Bund bei den anvisier- ten 4000 zusätzlichen Stellen benötigt, und die benötigt das Gewerbe ebenfalls. Was wir vom Klein- und Mittelgewerbe aus brauchen, um in der Zukunft bestehen zu können, sind nicht direkte Staatshilfen, sondern eine Marktwirtschaft, in der das Risiko belohnt wird, in welcher der Gewinn denjeni- gen Stellenwert einnimmt, der ihm nach ökonomischer Gesetzmässigkeit zukommt. Und was wir weiter brauchen, sind Rahmenbedingungen, die uns im Klein- und Mittelge- werbe gleich lange Spiesse wie den marktmächtigsten Unternehmungen geben, damit wir mit diesen Schritt halten können. M. Borei: On entend très souvent, trop souvent dire, même par des membres du Conseil fédéral, qu'il ne faut pas dra- matiser puisque même dans l'arc horloger le taux de chô- mage est bien inférieur à ceux que connaissent des pays corne la Grande-Bretagne ou la France. Les travailleurs suisses, ceux de nos régions n'acceptent pas cette manière de minimiser la menace qui pèse sur eux. Nous n'admettons pas les propos lénifiants tenus par certains, y compris ce matin, et nous revendiquons une intervention énergique de la Confédération. Bien sûr, comme d'autres dans cette salle, je sais que la Confédération ne peut pas tout et que, pour éviter une aggravation de la situation, puis permettre une reprise, d'autres facteurs joueront un rôle essentiel. Je pense tout particulièrement au climat des négociations entre patronat et syndicats et, sur ce point, rappelons qu'il ne faut pas tout attendre des travailleurs, l'effort ne doit pas être fait par eux seuls. Je pense aussi au dynamisme et a la compétence qui existent dans notre pays, dans les rangs des entrepreneurs et des travailleurs. Nous sommes ici dans un Parlement et la question posée est celle de l'intervention ou non de la Confédération. Celle-ci doit intervenir. Elle doit intervenir en augmentant les prestations de l'assurance-chômage; ce point sera développé par Mme Deneys. Elle doit intervenir au niveau de l'emploi. Par des mesures budgétaires et des aides financières, la Confédération peut et doit freiner la diminu- tion des emplois des secteurs menacés, mais parallèle- ment, et c'est tout aussi important, elle doit aider à la créa- tion d'emplois. Certains emplois vont inéluctablement dis- paraître, nous le savons tous. Maintenant déjà la Confédé- ration, les cantons et les communes doivent soutenir, prati- quement et financièrement, les projets ayant pour objectif la création d'emplois ou de produits ayant un avenir. La Confédération doit surtout avoir une politique régionale plus active. Il ne s'agit pas de créer des emplois n'importe où, mais bien dans les régions dont l'économie est mena- cée. Les communes et les cantons touchés sont déjà très actifs. Au niveau fédéral, la volonté politique d'une interven- tion en faveur de ces régions me semble encore bien trop faible. L'émigration, que ce soit vers la région zurichoise ou vers l'étranger, n'est pas un remède au chômage admissible pour un Neuchâtelois, un Jurassien, pour aucun travailleur de nos régions. Nous ne voulons pas que nos montagnes se vident de leur substance et ne deviennent que le but de promenades à pied ou à ski de fond. Qu'attendons-nous de la Confédération, du gouvernement, de l'administration? Nous attendons tout d'abord une volonté d'agir, une volonté d'étudier sans sectarisme toutes les propositions visant à créer des emplois. Nous voulons du pragmatisme, nous refusons le sectarisme. Peu nous importe que certains reprochent à la Confédération de n'être que le médecin du capitalisme, pourvu qu'elle favo- rise la création d'emplois. Peu nous importe que certains reprochent à la Confédération de fausser les règles de la libre concurrence, pourvu qu'elle favorise la création d'emplois. Que peut-on encore attendre du gouvernement et de l'administration pour le court terme, pour demain, pour les mois à venir? On peut attendre d'eux, en particu- lier, une application plus souple des lois existantes, notam- ment de l'arrêté sur les régions dont l'économie est mena- cée et de la loi sur le chômage.28. September 1982 N 1195 Wirtschaftslage. Interpellationen Vous avez dit à juste titre, Monsieur le Président de la Confédération, que les cantons et les communes devaient prendre leurs responsabilités pour lutter contre la crise. Ils le font d'ailleurs, et de toutes leurs forces. Cependant, étant donné qu'ils sont touchés de plein fouet par la crise, ils ont besoin de l'aide de la Confédération; et parce qu'Us sont sur le front, ils voient aussi, dans les cas concrets, ce qu'il conviendrait de faire. Chez nous on regrette que cer- taines interprétations que nous faisons de la loi, certaines propositions concrètes, qui nous permettraient de sauver ou de créer des emplois, sont refusées à Berne pour des raisons abstraites, plus théologiques que pragmatiques. Monsieur le Président de la Confédération, il existe dans nos régions une grande volonté de survivre. Elle est mani- feste dans le secteur privé où de très nombreux entrepre- neurs s'efforcent d'innover, d'investir, de fabriquer de nou- veaux produits et de chercher de nouveaux marchés, où les équipes dirigeantes, parfois vieillissantes, sont remplacées par des jeunes cadres qui tentent de faire front, où les tra- vailleurs font tout leur possible et parfois plus pour que vivent leurs entreprises, qu'elles soient anciennes ou nou- vellement créées. Cette volonté est manifeste au niveau des pouvoirs publics. Les communes et le canton font tout ce qu'ils peuvent pour que ces efforts des travailleurs et des entrepreneurs soient couronnés de succès. Ce qui nous manque, c'est un peu plus de compréhension de la part de la place financière, ainsi qu'une plus grande volonté politique, au niveau fédéral, d'intervenir pour soute- nir les efforts des régions. Biderbost: Wenn wir jetzt wirtschaftliche Schwierigkeiten orten, dann jedenfalls nicht zuletzt deshalb, weil wir eines der am meisten in die Weltwirtschaft integrierten Länder sind. Wenn die Welt in einer Krise steckt, kommen wir eben auch nicht ungeschoren davon. Unsere Schwierigkeiten machen allerdings und Gott sei Dank nur einen Bruchteil dessen aus, was andere Industriestaaten an Inflation oder auch an Arbeitslosigkeit durchmachen. Leider ist dieser Einfluss recht einseitig und unsere Einflussnahme auf den Gang der Wirtschaft weltweit recht gering. Nicht einmal gute Ratschläge, die wir eventuell heute geben könnten, sind gefragt. Wir wollen uns also mit unseren eigenen Pro- blemen beschäftigen und auch das nicht in der Theorie, sondern aus dem Blickwinkel des betroffenen Bürgers. Der Bürger und seine Familie haben dank funktionierenden Lohnanpassungen und.auch dank der umstrittenen Indexie- rung der Löhne die Folgen der Inflation nicht so stark gespürt. Ob man die gleichen guten Noten auch im Hinblick auf die Bekämpfung der Inflation als solcher erteilen könnte, bleibe für einmal dahingestellt. Was aber spürbar ist, ja in gewissen Fällen sehr schlimme Auswirkungen auf den ein- zelnen und seine Familie hat, ist die um sich greifende Arbeitslosigkeit. Das gilt, auch wenn 0,4 Prozent gesamt- wirtschaftlich und speziell im Blick auf das Ausland als nicht alarmierend erscheinen. Es sind eben Zehntausende von Familien, die betroffen sind, und mit den Kurzarbeitern noch bedeutend mehr. Kurz: 0,4 Prozent Arbeitslosigkeit ist gut, aber 12000 Arbeitslose sind schlecht. Da es sich teilweise um sogenannte strukturelle Arbeitslo- sigkeit handelt, betrifft es dazu noch bestimmte Regionen, zum Beispiel die Uhrenregionen, und eine baldige Überwin- dung des gegenwärtigen Zustandes ist nicht in Sicht, im Gegenteil. Ganz im Gegensatz hierzu konnte man in unse- ren Regionen noch vor sehr kurzer Zeit Anschriften an Tou- rismusbetrieben sehen, die dringend Angestellte suchten, egal ob Schweizer - die fast nicht zu finden sind - oder Ausländer. Gleichzeitig wurde angekündigt, im Fall, dass das Ausländerkontingent nicht erhöht werde, müsse die Schliessung des Lokals erfolgen. Da nun der Tourismus - mit kleinen Rückschlägen - sich in der ganzen Welt als rela- tiv krisenfest erwiesen hat, wird diese Nachfrage nach Arbeitskräften auch noch längere Zeit anhalten. Übrigens ist der Tourismus in der heutigen Diskussion trotz ihrer Breite eindeutig zu kurz gekommen (ich nehme Kollega Jost aus, der das Problem behandelt hat). Die grosse Bedeutung des Tourismus - als Teil des Exportes und der Währungsfragen und als hervorragender Faktor der Regio- nalpolitik - ist doch in jeder Lagebetrachtung vorrangig oder mindestens gleichwertig mit anderen Wirtschaftszwei- gen einzubeziehen. Ich ersuche den Bundesrat, diesem Aspekt noch grössere Beachtung zu schenken, als das bis heute der Fall war. Zu den Arbeitsplätzen nun meine naheliegende Frage an den Bundesrat: Wäre es möglich - und gegebenenfalls wie -, hier korrigierend einzugreifen, um innerschweizerisch über Branchen und Regionen hinweg einen Ausgleich zu schaffen? Es geht also um die vielgenannte Mobilität. Ich weiss freilich, dass einmal weniger Arbeitsplätze zur Verfü- gung stehen, a\s Arbeitslose vorhanden sind. Dann gilt es, die Lohndifferenzen zu überwinden. Schwierigkeiten bieten vor allem aber die Arbeitsverhältnisse (Arbeitszeiten, Unter- künfte, gesellschaftliche Achtung, der Wechsel in andere Gegenden). Trotzdem sollte der Versuch gewagt werden. Sollten nicht die Vorschriften im Arbeitslosenrecht in bezug auf die Zumutbarkeit der Arbeit betreffend Lohn und Arbeitsart usw. besonders Ledigen gegenüber angepasst und anders ausgestaltet werden? Dies allerdings als eher negative Massnahme gegenüber den Betroffenen. Besser wären jedenfalls positive Massnahmen durch Förderung des Wechsels von einer schlechtstehenden Industrie zu einer besseren, zum Beispiel eben zum Tourismus, wozu Schweizer so schwer zu motivieren sind. Müssten wir nicht Förderungsmassnahmen ins Auge fassen für den einzel- nen, der die Umstellung verkraften muss, wie für die Betriebe, die Arbeitsplätze anbieten? Auch die Betriebe müssen ja bezüglich Unterbringung, Lohn usw. Anstren- gungen machen, welche die Rentabilität der Unternehmen verschlechtern, was ihnen in vielen Fällen einfach nicht zuzumuten ist. Vielleicht ginge das über die vom Herrn Bun- despräsidenten genannte Erweiterung des sachlichen Gel- tungsbereiches des Investitionshilfe-Gesetzes, aber alleini- ges Instrument kann es wohl nicht sein. Ich denke auch an Hotelkredite in neuer Form und anderes - vor allem zuerst an anderes, denn IHG und Hotelkredite sind offenbar zu langsam. Man könnte gleichzeitig, da ja die Tourismusbetriebe in ihrer Mehrzahl in den Berg- und Randregionen liegen, eine sinnvolle Regionalpolitik betreiben, was dem ganzen Lande zugute käme. Ich bin mir der grossen Schwierigkeiten bewusst, sehe auch ein, dass das Vorgenannte bei weitem kein Allheilmit- tel, immerhin, recht praktiziert, auch mehr als ein Tropfen auf einen heissen Stein sein kann. So oder so, der Wider- spruch, dass wir einerseits Arbeitslose und andererseits haufenweise offene Stellen haben, sollte trotzdem angegan- gen werden. Die Vermittlung von 100 oder auch von 1000 Arbeitslosen - ich bin jetzt einmal Optimist - ist sicher bes- ser als jammern und demonstrieren oder als gelehrte Aus- führungen über die Bekämpfung der Arbeitslosigkeit zu machen, wenn ihnen keine Taten folgen. Es interessiert mich zu hören, was der Bundesrat hievon hält und welche Massnahmen er zu ergreifen gedenkt. Robbiani: II collega Sarchi ha lodato il discorso moderato della porta-voce socialista, collega Uchtenhagen, definen- dolo addirittura quasi imprenditoriale. Personalmente, mi complimento con la riscoperta dello Stato e del suo ruolo equilibratore e promozionale da parte dei meno statisti e dei difensori ad oltranza dell'iniziativa privata. Comunque, sarà bene precisare che i socialisti non sono nemici, bensì part- ners e magari critici, degli imprenditori ed operatori econo- mici. Caso mai i socialisti, e con noi i rappresentanti di altri gruppi, si oppongono agli speculatori. Approvo l'analisi fredda fatta dall'on. Honegger, anche se «l'aiutare ad aiutarsi» sa uh po' di «arrangiatevi!» E'comun- que meno cinico della fede assoluta espressa qui dall'on. Sarchi nei confronti dell'economia di mercato. Una fede assoluta che probabilmente è all'origine delle disavventure recenti dei liberali della Germania federale. E' vero che non bisogna drammatizzare, ma neppure mini-Situation économique. Interpellations 1196 N 28 septembre 1982 mizzare. E' vero, ciò che ricordava il collega Cevey, che nelle crisi economiche ci sono dei fattori psicologici, ma questi fattori psicologici valgono per gli imprenditori e gli operatori, ma anche - come ricordava il collega Paul Wagner, che ha portato una testimonianza diretta, perché conosce la classe operaia, perché vive con la classe ope- raia ogni giorno e non soltanto durante una sessione parla- mentare - bisogna considerare i fattori psicologici di insicu- rezza e di incertezza che coinvolgono i salariati, i lavoratori e i consumatori. Comunque, cari colleghi, non credo che questo dibattito sia un muro del pianto, ma piuttosto una borsa delle idee. Bisogna esprimere degli esempi. E allora porterò l'esempio del mio Cantone. Il Ticino non ride, ma non piange ancora. Per il momento stiamo meno peggio che altrove. Perché? Perché abbiamo delle piccole e delle medie industrie. Conosciamo quello che è stato definito il miracolo «all'italiana». L'Italia ha potuto sopravvivere alle crisi economiche, e addirittura politiche e sociali, per la struttura delle sue piccole e medie industrie. Siamo al riparo della congiuntura internazionale, anche se l'indice della nostra forza industriale - secondo la classifica Luder - è di 72 punti ciò che ci colloca, come Cantone, al 23mo rango. Dall'agosto 81 all'82 la disoccupazione totale è aumentata in Svizzera del 265 percento e in Ticino soltanto del 50 per- cento. Ho detto che solo per il momento non piangiamo perché, come la Svizzera ha risentito in ritardo la crisi economica internazionale, noi sentiremo il contraccolpo probabilmente l'anno prossimo, e addirittura questo contraccolpo si proietterà nel 1984. Il che non significa che non abbiamo dei problemi attuali, ma sono dei problemi di struttura piuttosto che congiunturali. I 2/3 della popolazione attiva operano nel settore terziario, con un aumento negli ultimi 10 anni del 34 percento. Abbiamo un'attività bancaria sproporzionata, siamo un Paese di servizi, una piazza finanziaria senza in giro né portici né edifici. Abbiamo oltre 30000 frontalieri, con lo sfruttamento della manodopera frontaliera da parte delle filiali delle industrie della Svizzera interna. Abbiamo nel Ticino il più alto concentramento di industrie dell'abbiglia- mento, che quando la congiuntura cambia vanno a Hong- kong o nelle Filippine, lasciando a noi il conto delle infra- strutture sociali. E' per questo che abbiamo i più bassi salari nell'industria che si conoscono nel nostro Paese. Comunque, in Ticino si manifesta uno spirito innovatore. Abbiamo 540 aziende, statisticamente ogni mese si installa una nuova azienda, qualcuna naturalmente chiude. Abbiamo degli imprenditori intraprendenti, che puntano sulla tecnologia, perché il robot non ruba soltanto lavoro, se se ne conosce il metodo d'uso può creare occasioni di lavoro. Abbiamo però bisogno di manodopera qualificata per le nuove tecnologie, abbiamo quel «Kadermangel» di cui parlava lei, on. Honegger. Abbiamo bisogno di gente adatta al management, dobbiamo curare il mercato interno. Ne ha parlato brevemente il collega Bareni: è stato fatto un sondaggio d'opinione a livello svizzero; il 23 percento degli intervistati non conosceva un prodotto industriale ticinese; la maggioranza ha risposta che i prodotti del Ticino sono il salame e il Merlot! Abbiamo anche altre industrie! Che cosa fare l'hanno già detto i colleghi che si sono suc- ceduti a questa tribuna. Bisognerebbe, avantutto, non ven- dere delle illusioni. Nel Ticino abbiamo dal 1940 delle leggi per il promovimento industriale. Recentemente, in un saggio, il collega Luigi Generali, in «Luci e ombre dell'industria ticinese», ha ram- mentato che nonostante 40 anni di promovimento indu- striale, l'apparato ticinese è sempre fragile. Altra illusione: il riciclaggio professionale spontaneo o volontario. Nel 1979, primo fra i Cantoni svizzeri, il Ticino ha istituito un fondo per il reinserimento professionale dei disoccupati. Erano a dis- posizione più di 3 milioni di franchi. Vengono concesse generose indennità per coloro che vogliono imparare un nuovo lavoro. Che devono cambiare di domicilio. Orbene, nonostante la notevole disoccupazione giovanile, dal 1979 soltanto 30 persone hanno approfittato di questo fondo per il riciclaggio professionale. Terminando, vorrei dire che bisogna penalizzare la speculazione e favorire l'iniziativa imprenditoriale che considera gli interessi generali del Paese. E oltre alle belle parole che abbiamo detto oggi e che ripeteremo domani, bisognerà passare ai fatti. Mi chie- devo, salendo a questa tribuna, se non fosse stato più utile per l'industria orologiera in cirsi, che ogni deputato acqui- stasse per il prossimo Natale un orologio, piuttosto di pro- nunciare belle parole. Widmer: Ich möchte mich - im Gegensatz zu den meisten Vorrednern - nicht mit theoretischen Überlegungen beschäftigen, sondern mich auf eine ganz konkrete Mass- nahme beziehen. Diese Massnahme betrifft die schweizeri- sche Maschinenindustrie. Mir scheint ein Eingreifen der Bundesbehörden auf diesem Gebiet zurzeit legitimiert. Erstens, weil ich die Situation etwas weniger günstig beur- teile als viele meiner Vorredner, und zweitens, weil die Maschinenindustrie durchaus nicht in strukturellen Schwie- rigkeiten steckt, sondern die Entlassungen in der Maschi- nenindustrie Folge der derzeitigen Marktsituation sind. Es ist deshalb bestimmt gerechtfertigt, auch längerfristig gese- hen, zugunsten der Maschinenindustrie Massnahmen zu ergreifen. Mein konkreter Vorschlag bezieht sich auf die Rüstungsbe- schaffung. Es ist eine alte Erfahrung, dass unsere Rüstungsbeschaffung immer wieder hin und her pendelt zwischen zwei unerfreulichen Situationen: In der Phase, in der man die nötigen Mittel hätte, fehlt es an beschaffungs- reifen Rüstungsgütern, und wenn man dann nach jahrelan- ger Evaluation beschaffungsreife Güter hat, dann will es häufig der Zufall, dass gerade kein Geld mehr vorhanden ist. Es scheint mir nun nicht nur wichtig, sondern auch mög- lich, dass man durch entschiedenes Handeln im heutigen Zeitpunkt die Situation schafft, die wir uns alle wünschen, nämlich, dass man lieferungsbereite Rüstungsgüter gezielt erwirbt, so dass eine Wirkung auch auf den Arbeitsmarkt ausgeht. Ich denke dabei gar nicht unbedingt an eine Mehrbelastung der Bundesfinanzen. Diese Massnahmen können durchaus in eine Form gekleidet werden, dass man Rüstungsbeschaf- fungen vorzieht. Ich meine natürlich vor allem Beschaffun- gen aus der schweizerischen Maschinenindustrie, die an sich schon geplant sind, die man vielleicht etwas später realisiert hätte, aber jetzt vorzieht und dafür Dinge, die man im Ausland beschaffen muss, etwas weniger eilig voran- treibt. Meine Massnahme muss also gar nicht unbedingt eine Mehrbelastung der Bundesfinanzen darstellen. Konkret denken wir uns folgendes: Wir haben unseren Vor- schlag in die Form einer Motion gekleidet, die ich überge- ben werde; ich möchte sie aber noch etwas präzisieren. Wir bitten den Bundesrat, sofort solche Apparate, Geräte, Systeme zu beschaffen, die erstens bei der Truppe bereits eingeführt sind; um es ganz klar zu sagen, es soll nicht noch eine Evaluation durchgeführt werden müssen; viel- mehr geht es uns um bei der Truppe eingeführte Rüstungs- güter, die sich bewährt haben, bei denen es keine Diskus- sion mehr darüber gibt, ob sie geeignet sind oder nicht. Die Rüstungsgüter sollen möglichst nahtlos - das ist der zweite Punkt - an eine laufende Lieferung angeschlossen werden können. Das ist wichtig angesichts der Ausbildungspro- bleme, die sich bei jeder Neubeschaffung stellen. Selbst- verständlich - das ist der dritte Punkt - müssen diese Güter eine Stärkung der Abwehrkraft der Armee bewirken. Die Notwendigkeit muss also absolut feststehen. Diese drei Punkte zusammengefasst: Von all dem soll eine sofortige Wirkung auf den Arbeitsmarkt ausgehen. In diesem Sinn bitte ich den Bundesrat, sofort zu handeln. Wir sind der festen Überzeugung, dass dies ein Beitrag ist, um Arbeitsplätze in unserem Land zu sichern und gleichzei- tig die legitimen Bedürfnisse unserer Armee und unserer Landesverteidigung zu stärken. Oehen: Angesichts der konzertierten Aktion aller Fraktio- nen unseres Rates, am heutigen Tag eine ausgedehnte Debatte über die Wirtschaftslage des Landes führen zu28. September 1982 N 1197 Wirtschaftslage. Interpellationen können, erwartete ich in diesem Saale neue, grosse Ideen, grundsätzliche Analysen, revolutionäre Pläne zur Bewälti- gung heutiger und gewiss kommender Schwierigkeiten. Bis jetzt - ich kann das nicht verschweigen - sind meine Erwar- tungen enttäuscht worden. Aus meiner Sicht hätten wir heute eher Anlass zu einem Dankgottesdienst, dass wir bis jetzt von ernsthaften wirt- schaftlichen Schwierigkeiten verschont blieben, als hier eine nicht oder zumindest noch nicht vorhandene Notsitua- tion zu beschwören. Auch wenn regional und sektoriell in unserer Wirtschaft das lange dauernde Hoch einem trüben Tief gewichen ist, kann doch nicht übersehen werden, dass es uns bis heute gelungen ist, ökologische Nischen der Weltwirtschaft glänzend zu nutzen. Solange wir es uns im übrigen leisten können, den Zustrom von Grenzgängern unbehindert zu belassen, weiterhin Erwerbstätige, seien es Jahresaufenthalter oder Saisonar- beitskräfte, zu Zehntausenden aus wirtschaftlichen Grün- den in unser übervölkertes Land einwandern zu lassen, kann von einer Beschäftigungsnotlage in unserem Land gewiss nicht gesprochen werden. Daran ändern auch die abgegriffenen diesbezüglichen Argumente von Herrn Kol- lega Messmer nichts. Im Gegenteil. Die jahrzehntelange Produktionsausdehnung mit Hilfe von mehr Händen, zum Beispiel in der Uhrenindustrie, statt mit innovativer und vor- ausschauender Beschäftigungspolitik haben krisenhafte Rückschläge vorprogrammiert, vor deren Anfängen wir heute nun eben stehen. Seit 30 Jahren - und noch heute wird gegenüber der Land- wirtschaft eine brutale Schrumpfungspolitik betrieben. Andauernd werden damit Erwerbsfähige aus der Urproduk- tion in die Sektoren II und III der Wirtschaft getrieben, womit selbstverständlich die Störungsanfälligkeit und Abhängig- keit unserer nationalen Wirtschaft von der Weltwirtschafts- lage andauernd verschärft wird. Derselbe Vorgang führte in zahlreichen Ländern zu dramatischen Zuständen, für die auch dort noch keine Lösung in Sicht ist. Die übrigen Massnahmen, um ohne grundsätzliche Ände- rungen unserer Wirtschafts- und Sozialpolitik die trüben Wolken am Wirtschaftshimmel zu vertreiben, wurden hier alle ein- oder mehrmals beschworen. Wie schon in der Ver- gangenheit mag es uns durch Schaffung geschickter Rahmenbedingungen auch diesmal gelingen, unserer Wirt- schaft neue Aussichten zu eröffnen. Kurzfristig können diese Aussichten durchaus zum gewünschten Aufschwung führen. Langfristig ändern sie nichts daran, dass sich die gesamte industrialisierte Welt, sei sie rot, schwarz oder teil- entwickelt, auf einem abschüssigen Pfad befindet. Wir soll- ten uns nicht über die Tatsache täuschen, dass unsere Erfolge speziell im Exportbereich Misserfolge für unsere ausländischen Konkurrenten und Freunde bedeuten, die mit ganz anderen Arbeitslosenzahlen konfrontiert sind als wir. Wir sollten uns nicht darüber täuschen, dass viele unse- rer wirtschaftlichen Erfolge gleichzeitig eine neue Bela- stung, ja eine weitere Niederlage für unsere natürlichen Lebensgrundlagen bedeuten. Als kurzfristige Massnahme zur Linderung aktueller Beschäftigungsprobleme drängt sich neben allen mögli- chen von meinen Vorrednern diskutierten Massnahmen vor allem ein Einwanderungsstopp für ausländische Arbeits- kräfte auf. Der Bundesrat hat einen ersten kleinen Schritt in der richtigen Richtung getan. Wir fordern ihn auf, den zwei- ten und dritten Schritt sehr bald auch zu tun. Er könnte damit aus der Not eine Tugend machen und endlich die unsinnige, rein wirtschaftlich motivierte Einwanderungspoli- tik zum langfristigen Schaden unserer Umwelt und des gan- zen Schweizervolkes beenden. Unsere Partei hat in ihrem Programm die nationale Wirtschaft, die gesamte Problema- tik der modernen Wirtschaft grundsätzlich behandelt. Trotz- dem ich nicht zu hoffen wage, dass Sie dieses Dokument je studiert haben - immerhin, ich würde es Ihrer Aufmerksam- keit sehr empfehlen -, kann ich hier aus Mangel an Zeit nicht näher darauf eintreten. Unter dem Eindruck der Demonstration vom letzten Wo- chenende in Biel gestatte ich mir, noch einige grundsätzli- che Ausführungen zur Problematik der Arbeit an sich zu machen. Noch ist es kein halbes Jahr her, seit Arbeitneh- merverbände nach sukzessiver Arbeitszeitverkürzung, län- geren Ferien, früherer Pensionierung, bezahltem Bildungs- urlaub usw. riefen, und dies alles bei ungekürztem oder lie- ber erhöhtem Reallohn. Auch heute haben wir das Argu- ment der Verteilung der Arbeit auf mehr Hände wiederholt gehört, wobei ich immer den Hinweis vermisst habe, dass dann die längere Freizeit durch einen geringeren Lohn abgegolten werden müsste. Dies, obwohl sich zumindest die Gewerkschaftsführer klar sein müssen, dass ansonsten ein dauernder Rationalisierungsdruck aufrechterhalten bzw. Arbeitsplätze gefährdet werden. Wir brauchen - anders gesagt - enorme Kapitalien, um Arbeitsplätze einzusparen. Sobald Arbeitsplätze verlorengehen, brauchen wir wie- derum enorme Kapitalien, um über eine kontinuierliche Expansion der Wirtschaft Arbeitsplätze von höherer Pro- duktivität zu schaffen, was unter anderem einen dauernd steigenden Grundlagenverschleiss in Form von Boden, Rohstoffen und Energieträgern bedeutet. Bei weltweit stei- gender Bevölkerung bedeutet dies eine andauernde Ver- schärfung des schon allzulange siegreichen Kampfes gegen die Natur und die Lebensmöglichkeiten späterer Generationen. Dieser explosive Vorgang bedroht selbstver- ständlich unser ganzes System. Fragen wir uns, wieso eigentlich die heutigen Menschen sofort nach Arbeit rufen, sobald sie ohne Arbeit sind, in ihrer Existenz aber durch Arbeitslosenkasse und öffentliche Fürsorge gesichert leben könnten, so gelangt man zu einer recht wenig erhebenden Erkenntnis. Die Vertreibung aus dem Paradies bedeutet laut Bibel die Verurteilung zur schweisstreibenden und mühseligen Arbeit zur Sicherung des Lebens; sie ist also eine Strafe. Jahrtausende und an sich auch heute noch galt und gilt es als Privileg, nicht arbeiten zu müssen. Wieso also der Schrei nach Arbeit? Doch wohl deshalb, weil die Menschen möglichst viel Geld verdienen wollen, um beim Konsumwettbewerb mithalten zu können. Nicht die Arbeit an sich ist das beglückende Erlebnis in unserer Gesellschaft, sondern die daraus resul- tierenden Möglichkeiten des materiellen Genusses. Diese Feststellung ist keine generalisierende Anklage an den heu- tigen Menschen. Es ist aber eine Tatsache, dass in unserer technischen Gesellschaft Arbeit an sich, die den Menschen erfüllen und befriedigen kann, zu einem seltenen Gut geworden ist. Echte schöpferische Arbeit unter Einsatz des ganzen Menschen, aber ohne Druck und Hast, ist unter dem Produktivitätszwang nur noch wenigen vergönnt. Der Versuch, durch Freizeitgestaltung die unbefriedigende Arbeit oder eventuell die Arbeitslosigkeit zu kompensieren, verlangt grosse Mittel und ist zudem aus der Natur der Sache letztlich zum Scheitern verurteilt. Ich versuchte, mit diesen skizzenhaften Hinweisen darzule- gen, dass die Probleme, die uns heute beschäftigen, umfas- sender sind, als dass sie mit einem Impulsprogramm oder mit einem wie auch immer genannten Wirtschaftsförde- rungsprogramm gelöst werden könnten. Es wäre verdienst- lich, würden wir die heutige Abkühlung der Wirtschaftslage zum Anlass nehmen, um unsere Probleme grundsätzlich zu überdenken und langfristige, tragfähige Lösungen zu erar- beiten, Lösungen, die auf die Endlichkeit der Ressourcen, die legitimen Interessen unserer Wirtschaftspartner in aller Welt und die echten Bedürfnisse des Menschen Rücksicht zu nehmen hätten. Bircher: Im Gegensatz zu Herrn Gehen möchte ich mich auf drei Betrachtungen beschränken und etwas zu den Rahmenbedingungen unseres Staates, dann zum weltwei- ten Protektionismus und schliesslich zur beruflichen Mobili- tät der Arbeitnehmer sagen. Die Fraktionssprecher der SVP und des Freisinns, aber auch Einzelvotanten haben heute morgen die Rahmenbedingungen des Staates kritisiert, so die Steuer- und Lohnpolitik, aber auch die Ausweitung der Staatstätigkeit ganz allgemein. Ich glaube allerdings, dass man auch statistisch beweisen könnte, dass wir von der Schweiz her im internationalen Vergleichsbarometer hierSituation économique. Interpellations 1198 N 28 septembre 1982 sehr gut dastehen; beispielsweise in der «Schweizerischen Handelszeitung» ist ein «Bonitätsbarometer» dargestellt worden, wo wir sogar den Spitzenplatz eingenommen haben, was die Rahmenbedingungen für die Wirtschaft - vom Staat gelegt - anbelangt. Wir müssen eben auch betrachten, und wir müssen auch mit einbeziehen, dass der soziale Friede, wie er in unserem Staat besteht, und auch der im Vergleich zum Ausland geordnete Staat, der eine starke Basis und ein gutes Funktionieren unserer drei Ebe- nen (Gemeinde, Kanton und Bund) voraussetzt, sehr wich- tige Eckpfeiler bildet. Bedeutend negativer sind aber die ebenfalls von verschie- denen Rednern dargestellten auslandbedingten Einflussfak- toren: - die 30 Millionen Arbeitslosen in den Industrieländern, - die Überschuldung und die Zahlungsunfähigkeit der Drit- ten Welt, und damit verbunden - die mangelnde Nachfrage in diesen Ländern. Schliesslich, was unsere Exportwirtschaft ganz besonders betrifft: - der zunehmende Protektionismus. Hier möchte ich an den Bundesrat und an Herrn Bundes- präsident Honegger doch die direkte Frage richten - er hat der offenen Welthandelspolitik das Wort geredet -: Was tut denn die Schweiz in diesen Monaten, um diesen offenen Welthandelsströmen einigermassen zum Durchbruch zu verhelfen? Was tun unsere Vertreter im GATT und in ande- ren Wirtschaftsorganisationen, um diesen meistens vertrag- lich gesicherten freien Handel auch wirklich durchsetzen zu können? Verstossen denn - so frage ich - die praktizierten direkten staatlichen Exportfinanzierungen und Subventio- nierungen von Exportzweigen, wie sie andere Länder prakti- zieren, nicht gegen solche Abkommen? Oder gehören nicht auch Praktiken vieler Länder mit billigster Kinderarbeit - auch Italien muss man dazu zählen - und überhaupt mit Bil- liglöhnen viel stärker angeklagt, weil sie internationalen Abkommen, oder bei europäischen Staaten unseren euro- päischen Abkommen, direkt Hohn sprechen und zuwider- laufen? Ich frage den Herrn Bundespräsidenten, den Volks- wirtschaftsminister: Ist die Schweiz bereit, hier vermehrt auf unsere gültigen Vertragswerke zu greifen und nötigenfalls mit anderen Staaten zusammen zu klagen? Ein letztes Wort zur beruflichen Mobilität unserer Arbeit- nehmer. Der Anpassungsprozess an neue Technologien und der stete Strukturwandel in der Wirtschaft setzen heute immer grössere berufliche Fähigkeiten und Beweglichkeit voraus. Mit einer möglichst breiten Berufsbildung könnte hier für unsere technischen und kaufmännischen Angestell- ten die beste Basis, aber auch die Bereitschaft zu steter Weiterbildung geschaffen werden. Es passt nun aber schlecht zu dieser Forderung, wenn dann handkehrum die Bundesbeiträge an die Berufsbildung um zehn Prozent gekürzt werden, oder, wie es auch in der Debatte um den Numerus clausus bei den Medizinerausbildungsplätzen zum Ausdruck kam, wenn gegenüber den Hochschulen und dem Forschungsbereich in der Berufsbildung allzu stark gespart wird. So gesehen sparen wir eben auch auf unsere Wirt- schaftsprobleme bezogen am falschen Platz. Ich möchte auch hier den Bundesrat bitten, in der Berufsbildung, die ihm via BIGA unterstellt ist, für eine Änderung der beste- henden Sparpraxis zu sorgen. Hier wird die Beratung dieses Geschäftes unterbrochen Le débat sur cet objet est interrompu Schluss der Sitzung um 13.35 Uhr La séance est levée à 13 h 35Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Interpellation der Fraktion der PdA/PSA/POCH Wirtschaftslage Interpellation du groupe du PdT/PSA/POCH Situation économique In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1982 Année Anno Band IV Volume Volume Session Herbstsession Session Session d'automne Sessione Sessione autunnale Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 06 Séance Seduta Geschäftsnummer 82.497 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 28.09.1982 - 08:00 Date Data Seite 1167-1198 Page Pagina Ref. No 20 010 766 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.