<h2>SubmittedText<h2><p>Les 19 et 20 février 2002, les travailleurs de Micarna, à Courtepin, dans le canton de Fribourg, ont arrêté le travail pour essayer de s'opposer à des conditions de travail inacceptables imposées par l'entreprise.</p><p>1. 30 % du salaire sont payés sept jours après la fin du mois ; s'agissant de rétributions très modestes, les salariés peinent donc à payer leurs loyers et autres versements mensuels obligatoires.</p><p>2. Tirant prétexte d'une production à flux tendus, l'entreprise impose une flexibilisation arbitraire des horaires. Il arrive ainsi que des travailleurs, sans autre préavis, soient renvoyés à la maison peu après leur arrivée au travail, ce qui s'apparente à du travail sur appel.</p><p>Micarna fait partie du groupe Migros, dont certaines entreprises peuvent être amenées à solliciter des décisions fédérales en leur faveur. Par exemple, récemment, Frey et Midor ont sollicité du SECO une autorisation exceptionnelle de travail de nuit et du week-end. Cela donne à l'autorité fédérale les moyens d'un dialogue avec le groupe Migros.</p><p>Le Conseil fédéral est-il d'accord d'examiner la situation des employés de Micarna et d'intervenir auprès du groupe Migros pour rétablir des conditions de travail décentes dans l'entreprise Micarna ?</p>