<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2022-05-30-6B_277-2022.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6B_277/2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 30 mai 2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Cour de droit pénal</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mme la Juge fédérale Jacquemoud-Rossari, Présidente. </div> <div class="para">Greffier : M. Vallat. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Ministère public de l'Etat de Fribourg, case postale 1638, 1701 Fribourg, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Irrecevabilité formelle du recours en matière pénale, défaut d'avance de frais, motivation insuffisante (opposition tardive à une ordonnance pénale), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal cantonal de l'Etat de Fribourg, Chambre pénale, du 2 février 2022 </div> <div class="para">(502 2022 6). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Par acte du 22 février 2022, A.________ recourt en matière pénale au Tribunal fédéral contre un arrêt du 2 février 2022 par lequel la Chambre pénale du Tribunal cantonal fribourgeois a déclaré irrecevable, avec suite de frais, le recours formé par l'intéressé contre une ordonnance du 23 décembre 2021. Par cette dernière décision, la Juge de police de l'arrondissement du Lac a déclaré irrecevable, parce que tardive, l'opposition formée par A.________ à une ordonnance pénale du 16 novembre 2021 rendue à son encontre. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La partie qui saisit le Tribunal fédéral doit avancer les frais présumés de la procédure (<span class="artref">art. 62 al. 1 LTF</span>). Si elle ne verse pas l'avance requise dans le délai supplémentaire qui lui est fixé à cet effet après un premier non-paiement, son recours est irrecevable (<span class="artref">art. 62 al. 3 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">En l'espèce, ensuite du recours en matière pénale qu'il a formé par acte du 22 février 2022, A.________ a été invité à s'acquitter d'une avance de frais de 800 fr. jusqu'au 31 mars 2022 par ordonnance du 17 mars 2022. En l'absence de paiement, un délai supplémentaire échéant le 27 avril 2022 lui a été imparti par ordonnance du 6 avril 2022, notifiée le 12 avril 2022, avec l'indication des conséquences du défaut de paiement de cette avance (<span class="artref">art. 62 al. 3 LTF</span>). A.________ n'a pas réagi à cette communication. Il n'a ni avancé les frais de cette procédure ni requis d'être dispensé de procéder à cette avance. Il s'ensuit l'irrecevabilité du recours. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Par surabondance, selon l'<span class="artref">art. 42 al. 1 LTF</span>, les mémoires de recours au Tribunal fédéral doivent indiquer notamment les conclusions et les motifs du recours. Les motifs doivent exposer succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit aux yeux du recourant (cf. <span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>). Pour satisfaire à cette exigence, il appartient au recourant de discuter au moins brièvement les considérants de la décision litigieuse (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=26.05.2022&amp;to_date=14.06.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-86%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page86">ATF 140 III 86</a> consid. 2 p. 88 ss et 115 consid. 2 p. 116 s.); la motivation doit être topique, c'est-à-dire se rapporter à la question juridique tranchée par l'autorité cantonale (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=26.05.2022&amp;to_date=14.06.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F123-V-335%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page335">ATF 123 V 335</a>; arrêt 6B_970/2017 du 17 octobre 2017 consid. 4). Le Tribunal fédéral ne connaît de la violation des droits fondamentaux que si ce moyen est invoqué et motivé par le recourant (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>), c'est-à-dire s'il a été expressément soulevé et exposé de manière claire et détaillée (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=26.05.2022&amp;to_date=14.06.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-IV-500%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page500">ATF 143 IV 500</a> consid. 1.1 p. 503). Lorsque la décision querellée repose sur une double motivation dont chaque pan est indépendant et suffit à sceller l'issue de la procédure cantonale, il importe, sous peine d'irrecevabilité, de discuter chacune de ces deux motivations (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=26.05.2022&amp;to_date=14.06.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-IV-119%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page119">ATF 133 IV 119</a> consid. 6.3 p. 120). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">En l'espèce, la cour cantonale a déclaré le recours irrecevable en raison d'une motivation insuffisante. Elle a ajouté que même recevable, le recours n'aurait pu qu'être rejeté, le recourant admettant avoir formé opposition à l'ordonnance pénale le 30 novembre 2021, soit après l'expiration du délai légal de 10 jours. Dans sa très brève écriture du 22 février 2022, le recourant n'invoque expressément la violation d'aucun droit fondamental. Le seul fait de se plaindre que sa cause n'aurait jamais été examinée au fond ne répond manifestement pas aux exigences de motivation accrues déduites de l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Le recourant allègue ne savoir ni lire ni écrire en français, que le délai de dix jours n'aurait jamais été porté à sa connaissance et avoir vainement compté sur ses anciens avocats pour agir. Il reproche enfin à la cour cantonale de ne lui avoir pas renvoyé son mémoire de recours s'il ne répondait pas aux exigences minimales de motivation. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">Il résulte de ce qui précède que le recourant, pas plus qu'en procédure cantonale, ne conteste d'aucune manière avoir formé tardivement son opposition à l'ordonnance pénale. En tant qu'il invoque ses connaissances insuffisantes du français et l'inaction de ses avocats, il suffit de relever que la question d'une éventuelle restitution du délai d'opposition (<span class="artref">art. 94 CPP</span>) n'était pas l'objet de la décision de dernière instance cantonale (<span class="artref">art. 80 al. 1 LTF</span>), si bien que cette argumentation n'est pas topique. Le recourant ne remet dès lors pas en cause le second volet de la motivation de la décision querellée, par lequel la cour cantonale a jugé que même recevable, le recours aurait dû être rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.</b> </div> <div class="para">Pour le surplus, la cour cantonale a exposé précisément les raisons, conformes à la jurisprudence, pour lesquelles elle n'a pas donné au recourant l'opportunité de compléter son argumentaire et le recourant, qui se borne à affirmer que ses conclusions auraient pu être déduites de la motivation de son recours, ne critique pas précisément ces considérants. La motivation du recours en matière pénale ne suffit dès lors manifestement ni à démontrer en quoi le droit fédéral aurait été violé (<span class="artref">art. 42 al. 1 LTF</span>) ni en quoi un droit fondamental du recourant l'aurait été (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>8.</b> </div> <div class="para">Au vu de ce qui précède, le recours est manifestement irrecevable, ce qui doit être constaté dans la procédure prévue par l'<span class="artref"><artref id="CH/173.110/108/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/a" type="start"></artref>art. 108 al. 1 let. a et b LTF</span><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/108/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/b" type="end"></artref>. Le recourant succombe. Il supporte les frais de la procédure (art. 65 al. 2 et 66 al. 1 LTF). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, la Présidente prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 800 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et au Tribunal cantonal de l'Etat de Fribourg, Chambre pénale. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 30 mai 2022 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Cour de droit pénal </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente : Jacquemoud-Rossari </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Vallat </div> </div></body></html>