Lausanne, 29. November 2019
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 18. November 2019 (4A_268/2018)
Aktienrechtliche Verantwortlichkeitsklage gegen ehemalige 
Führungspersonen der SAirGroup: Abweisung durch Zürcher 
Handelsgericht nicht zu beanstanden
Die Abweisung der aktienrechtlichen Verantwortlichkeitsklage der Swissair in
Nachlassliquidation gegen 14 ehemalige Führungspersonen der SAirGroup ist nicht
zu beanstanden. Das Bundesgericht weist die Beschwerde gegen den Entscheid des
Handelsgerichts des Kantons Zürich in den Hauptpunkten ab.
Die Nachlassverwaltung der Swissair in Nachlassliquidation hatte 2013 beim Handelsgericht des Kantons Zürich eine aktienrechtliche Verantwortlichkeitsklage gegen 14 ehemalige Führungspersonen der SAirGroup eingereicht. Sie wirft mehreren von ihnen vor,
eine widerrechtliche Konzernorganisation eingeführt zu haben. Allen Beklagten hält sie
Pflichtwidrigkeiten bei der Bewirtschaftung des Vermögens der Swissair vor (Gewährung
von konzerninternen Darlehen durch die Swissair). Das Handelsgericht wies die Klage
2018 ab. 
Das Bundesgericht weist die dagegen erhobene Beschwerde der Nachlassverwaltung
der Swissair in Nachlassliquidation im Hauptpunkt ab. Der Entscheid des Handelsgerichts hält einer Überprüfung stand. Die Rügen der Beschwerdeführerin gegen die Sachverhaltsfeststellungen des Handelsgerichts sind unbegründet. Auszugehen ist damit in
allen Punkten vom Sachverhalt, wie ihn die Vorinstanz festgestellt hat. Neun ehemalige
Verwaltungsratsmitglieder der SAirGroup hat das Handelsgericht zu Recht nicht als
faktische Organe der Swissair erachtet. Die Verantwortlichkeitsklage konnte sich deshalb nicht gegen diese Personen richten (fehlende Passivlegitimation). Nicht zu beanstanden ist weiter, dass das Handelsgericht den Vorwurf unrechtmässiger Konzernorganisation bereits mangels hinreichend konkreter Begründung, mithin aus prozessualen
Gründen verworfen hat. Den Vorwurf pflichtwidriger Bewirtschaftung der Aktiven der
Swissair hat es im Ergebnis ebenfalls zutreffend verneint. Mit den beanstandeten, von
der Swissair konzernintern gewährten Darlehen wurden letztlich – und jedenfalls bei
damaliger Betrachtung – die Gesellschaftsinteressen (auch) der Swissair gewahrt. Auch
die weitere Haftungsvoraussetzung eines Schadens hat das Handelsgericht zu Recht
als nicht erfüllt betrachtet. In diesem Zusammenhang hat es zwei entscheidende und für
das Bundesgericht verbindliche Feststellungen getroffen: Erstens habe der Flugbetrieb
der Swissair im Interesse der Gläubiger unter allen Umständen aufrecht erhalten werden
müssen; zweitens waren dafür namhafte finanzielle Mittel erforderlich. Auf der Grundlage dieser Tatsachen hat die Klägerin nicht hinreichend dargelegt, inwiefern sich ihre
Vermögenssituation positiver entwickelt hätte, wenn anstelle der als pflichtwidrig gerügten Darlehen die von der Klägerin postulierten pflichtgemässen Entscheide (Ausstieg
aus dem Cash-Pool und Nichterneuerung der Festgeldanlagen) getroffen worden wären.
Vor dem gleichen Hintergrund hat das Handelsgericht auch den Kausalzusammenhang
zu Recht verneint. Gut heisst das Bundesgericht die Beschwerde einzig bezüglich der
Gerichtsgebühr, die es um rund 36'000 Franken reduziert. Lausanne, le 29 novembre 2019
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 18 novembre 2019 (4A_268/2018)
Action en responsabilité contre les anciens dirigeants du groupe
Swissair : le rejet par le Tribunal de commerce zurichois résiste à
l'examen
L'action en responsabilité intentée par Swissair en liquidation concordataire contre
14 anciens dirigeants de SAirGroup, action fondée sur le droit de la société anonyme,
est à juste titre rejetée. Sur les points essentiels, le Tribunal fédéral rejette le recours
formé contre l'arrêt du Tribunal de commerce du canton de Zurich.
En 2013, le liquidateur de Swissair en liquidation concordataire a saisi le Tribunal de
commerce du canton de Zurich d'une action en responsabilité fondée sur le droit de la
société anonyme, intentée à 14 anciens dirigeants de SAirGroup. A plusieurs de ces
dirigeants, le liquidateur reprochait d'avoir mis en place une organisation de groupe
illicite. A tous, le liquidateur reprochait des violations de leurs devoirs dans la gestion du
patrimoine de Swissair (octroi de crédits par Swissair à l'intérieur du groupe). Le
Tribunal de commerce a rejeté cette action en 2018. 
Sur le principal, le Tribunal fédéral rejette le recours formé par le liquidateur. L'arrêt du
Tribunal de commerce résiste à l'examen. Les critiques élevées par la recourante contre
les constatations de fait du Tribunal de commerce sont infondées  ; ces constatations
sont donc en tous points déterminantes. A bon droit, le Tribunal de commerce a jugé
que neuf anciens membres du conseil d'administration de SAirGroup n'étaient pas des
organes de fait de Swissair  ; l'action en responsabilité ne peut donc pas être intentée à
ces personnes (défaut de qualité pour défendre). A bon droit aussi, le Tribunal de
commerce a rejeté le moyen tiré d'une organisation de groupe prétendument illicite, déjà
en raison d'une motivation insuffisante de ce moyen, c'est-à-dire pour un motif de procédure. Dans son résultat, le jugement rejette avec pertinence le moyen tiré d'une
gestion patrimoniale prétendument contraire aux devoirs des administrateurs. En
définitive et considérés rétrospectivement, les crédits critiqués, accordés par Swissair à
l'intérieur du groupe, répondaient (aussi) à l'intérêt social de la société prêteuse. Le
Tribunal de commerce juge avec raison qu'un dommage, qui est une condition
supplémentaire de la responsabilité, n'est pas établi. Sur ce point, le Tribunal de
commerce est parvenu à deux constatations de fait qui sont décisives et qui lient le
Tribunal fédéral : d'une part, dans l'intérêt des créanciers, l'exploitation aérienne de
Swissair devait être en toutes circonstances poursuivie  ; d'autre part, l'exploitation
nécessitait des moyens financiers importants. Le liquidateur n'a pas démontré de
manière suffisante, sur la base de ces faits, dans quelle mesure la situation patrimoniale
de la société aurait évolué de manière plus favorable si les administrateurs avaient pris,
à la place de l'octroi des crédits critiqués, des décisions correctes selon l'argumentation
présentée (sortie du cash-pool et non-renouvellement des placements à terme). Dans ce
contexte, le Tribunal de commerce a aussi exclu avec raison le lien de causalité. Le
Tribunal fédéral n'admet le recours qu'au sujet de l'émolument judiciaire, lequel est
réduit d'environ 36'000 francs.