<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <table border="0"> <tr> <td> <img height="68" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2017-01-17-6B_1229-2016.1&amp;type=gif" width="95"/> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> </tr> <tr> <td> <div class="para"> <b>6B_1229/2016 </b> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> </tr> </table> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 17 janvier 2017</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Cour de droit pénal</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge fédéral Denys, Président. </div> <div class="para">Greffière : Mme Gehring. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.X.________, </div> <div class="para">recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. Ministère public de la République et canton de Neuchâtel, rue du Pommier 3, 2000 Neuchâtel, </div> <div class="para">2. B.X.________, représenté par Me Sabrina Burgat, avocate, </div> <div class="para">intimés. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Enlèvement de mineur, arbitraire, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre le jugement d'appel de la Cour pénale du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel du 26 septembre 2016 (CPEN.2016.22/ca). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Par jugement du 26 septembre 2016, la Cour pénale du Tribunal cantonal neuchâtelois a admis l'appel de B.X.________ et partiellement celui du ministère public. Ce faisant, elle a annulé le jugement rendu le 8 février 2016 par le Tribunal de police du Littoral et du Val-de-Travers et condamné, sous suite de frais et dépens, A.X.________ à une peine pécuniaire de 30 jours-amende à 20 fr. l'unité avec sursis pendant 2 ans pour enlèvement de mineur en ayant empêché son mari, B.X.________, d'exercer son droit de visite à 15 reprises sur leur fille C.X.________ et à 6 reprises sur leur fils D.X.________ durant un peu plus d'une année. </div> <div class="para">La cour cantonale a retenu que B.X.________ et A.X.________ exerçaient conjointement l'autorité parentale sur leurs enfants. Cependant, la mère n'avait pas permis l'exercice du droit de visite du père sur C.X.________ pendant environ deux ans. Or, c'était bel et bien celle-là qui décidait de remettre ou non sa fille au plaignant, d'amener ou pas celle-ci au Point rencontre et de l'en ramener ou non avec elle sans qu'elle ait vu son père. L'enfant étant âgée d'à peine 6 ans au moment où les agissements incriminés avaient débuté, A.X.________ ne pouvait pas se prévaloir d'un éventuel refus de sa fille de voir son père pour se soustraire à son obligation de présenter l'enfant. Les intervenants du Point rencontre n'avaient pas non plus constaté d'opposition de principe de l'enfant à voir son père. Il avait en outre été constaté, judiciairement et de manière définitive, que le plaignant n'avait pas abusé sexuellement de sa fille, ni entraîné celle-ci dans des rites sataniques comme prétendus par la mère. Cette dernière avait en outre entravé l'exercice du droit de visite sur D.X.________ sans pouvoir justifier ses manquements par d'autres considérations que son ressentiment envers le père. Au demeurant, la juridiction cantonale a renvoyé au jugement de première instance pour les points de détail et l'appréciation qui devait en être faite (cf. jugement d'appel consid. 4). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">A.X.________ interjette un recours en matière pénale au Tribunal fédéral contre le jugement cantonal, dont elle réclame l'annulation en concluant à son acquittement. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.1.</b> A titre préalable, elle forme une demande de récusation à l'encontre de l'ancien Juge fédéral Hans Mathys. Celui-ci n'étant plus en fonction et le présent arrêt étant rendu par le Président de la Cour de droit pénal Christian Denys, la demande de récusation se révèle sans objet. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.2.</b> La recourante forme également une demande de prolongation du délai de recours. Les délais fixés par la loi - à l'instar de celui prévu à l'<span class="artref">art. 100 al. 1 LTF</span> - ne pouvant être prolongés (cf. <span class="artref">art. 47 al. 1 LTF</span>), la prolongation requise ne saurait être accordée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.3.</b> Le Tribunal fédéral conduit son raisonnement sur la base des faits établis par la juridiction précédente (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>). Il ne peut s'en écarter que si ces faits ont été établis de façon manifestement inexacte - à savoir arbitraire (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=32&amp;from_date=12.01.2017&amp;to_date=31.01.2017&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-II-353%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page353">ATF 137 II 353</a> consid. 5.1 p. 356). Pour qu'il y ait arbitraire, il ne suffit pas que la décision attaquée apparaisse discutable ou même critiquable; il faut qu'elle soit manifestement insoutenable et cela non seulement dans sa motivation mais aussi dans son résultat. Par conséquent, le recourant doit exposer, de manière détaillée et pièces à l'appui, que les faits retenus l'ont été d'une manière absolument inadmissible, et non seulement discutable ou critiquable. Il ne saurait se borner à plaider à nouveau sa cause, contester les faits retenus ou rediscuter la manière dont ils ont été établis comme s'il s'adressait à une juridiction d'appel (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=32&amp;from_date=12.01.2017&amp;to_date=31.01.2017&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-IV-286%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page286">ATF 133 IV 286</a>). Le Tribunal fédéral n'entre pas en matière sur les critiques de nature appellatoire (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=32&amp;from_date=12.01.2017&amp;to_date=31.01.2017&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F141-IV-249%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page249">ATF 141 IV 249</a> consid. 1.3.1 p. 253). Le grief d'arbitraire doit être invoqué et motivé de manière précise (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>). </div> <div class="para">En bref et pour l'essentiel, la recourante soutient s'être strictement conformée à son devoir de présenter ses enfants au Point rencontre. Elle argue également d'attestations de non-présentation de l'enfant faussement émises par le Point rencontre et fait en outre état d'abus sexuels prétendument commis sur C.X.________ ainsi que d'un supposé refus de celle-ci de voir son père. Ce faisant, elle s'écarte des constatations cantonales contraires, sans en établir le caractère arbitraire. Elle ne fait ainsi valoir aucune critique recevable susceptible de mettre en cause les constatations factuelles, pas plus qu'elle ne formule de grief recevable quant à l'application du droit. La présente écriture ne répond pas aux conditions de recevabilité formelles d'un recours en matière pénale au Tribunal fédéral, de sorte qu'elle doit être écartée en application de la procédure simplifiée prévue à l'<span class="artref">art. 108 al. 1 let. b LTF</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">La recourante, qui succombe, supporte les frais judiciaires (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Président prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">La demande de prolongation du délai de recours au Tribunal fédéral est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 800 francs, sont mis à la charge de la recourante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et à la Cour pénale du Tribunal cantonal du canton de Neuchâtel. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 17 janvier 2017 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Cour de droit pénal </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Denys </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : Gehring </div> </div></body></html>