An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 20. April 2016
Kein Embargo
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteile vom 20. April 2016 (1C_226/2015, 1C_228/2015, 1C_230/2015)
Nachdemonstration vom 1. Mai 2011 in Zürich: Polizeieinsatz war 
rechtmässig
Das Vorgehen der Polizei gegenüber drei potentiellen Teilnehmern an der sich
abzeichnenden Nachdemonstration vom 1. Mai 2011 in der Stadt Zürich war
rechtmässig. Das Bundesgericht weist die Beschwerden der drei betroffenen
Personen ab. Sie waren im Rahmen der Einkesselung und beim nachfolgenden
Polizeigewahrsam  zur  Identitätsabklärung  mehrere  Stunden  festgehalten  und
anschliessend temporär weggewiesen worden.
Im Anschluss an den offiziell bewilligten Anlass zum "Tag der Arbeit" am 1. Mai 2011 in
der Stadt Zürich versammelte sich im Raum Kanzleiareal/Helvetiaplatz eine grössere
Menschenmenge. Die Stadt- und die Kantonspolizei bildeten um die Anwesenden einen
Kordon.  Insgesamt  542  Personen  wurden  in  Gewahrsam  genommen  und  zur
Überprüfung in die Polizeikaserne überführt. Das Bezirksgericht Zürich stellte 2014 auf
Beschwerde von drei betroffenen Personen fest, dass das polizeiliche Vorgehen
rechtmässig  gewesen  sei.  Sie  waren  bei  der  Einkesselung  festgehalten  und
anschliessend überprüft worden, ohne dass gegen sie in der Folge Anzeige erhoben
wurde. Die Festhaltung bei der Einkesselung dauerte zwischen einer und zweieinhalb
Stunden und bei der Überprüfung zwei bis dreieinhalb Stunden. Bei ihrer Entlassung
wurde den drei Betroffenen untersagt, während 24 Stunden bestimmte Gebiete der
Zürcher Innenstadt zu betreten. Das Obergericht des Kantons Zürich bestätigte die
Entscheide des Bezirksgerichts im März 2015.
Das Bundesgericht weist die Beschwerden der drei Personen in seiner öffentlichen
Beratung vom Mittwoch ab. Die Festhaltung der Beschwerdeführer während der
Einkesselung  und  dem  nachfolgenden  Polizeigewahrsam  sowie  ihre  temporäre
Wegweisung  waren  rechtmässig.  Aufgrund  der  Umstände  und  der  Erfahrung
vergangener Jahre durfte davon ausgegangen werden, dass am fraglichen Tag eine
unbewilligte  Demonstration  unmittelbar  bevorstand  und  es  wahrscheinlich  zu
gewalttätigen Ausschreitungen gekommen wäre. Das Vorgehen der Polizei diente damit
der Aufrechterhaltung der öffentlichen Sicherheit und Ordnung, der Verhinderung von
Straftaten und der Abwehr unmittelbar drohender Gefahren und konnte sich auf die
entsprechenden Bestimmungen im Zürcher Polizeigesetz stützen. Die Festhaltung der
Betroffenen war unter den gegebenen Umständen auch verhältnismässig. Es ist nicht
ersichtlich,  inwiefern  die  Polizei  ebenso  geeignete,  aber  weniger  stark  in  die
Grundrechte der Beschwerdeführer eingreifende Massnahmen hätte anwenden können.
Personen, welche nicht als Demonstrationsteilnehmer in Frage kamen, durften das
Kanzleiareal ungehindert verlassen. Hätten sich auch potentielle Demonstrationsteilnehmer unmittelbar nach der Einkesselung entfernen können, wäre damit zu rechnen
gewesen, dass sie sich kurz darauf an einem anderen Ort an einer gewalttätigen
Demonstration beteiligt hätten. Auch wäre eine Überprüfung der vielen Anwesenden vor
Ort innert kürzerer Zeit kaum möglich gewesen. Dem Interesse der Beschwerdeführer,
sich frei bewegen und versammeln sowie ihre Meinung äussern zu können, standen
sehr erhebliche öffentliche Interessen entgegen. Die Erfahrungen der letzten Jahre
hatten gezeigt, dass es bei den Nachdemonstrationen vom 1. Mai regelmässig zu
schweren Ausschreitungen gekommen war, die bedeutende Sachbeschädigungen sowie
die Verletzung von Demonstranten, Polizeikräften und unbeteiligten Personen zur Folge
hatten.  Schliesslich  ist  die  Festhaltung  der  Beschwerdeführer  auch  unter  dem
Blickwinkel  der  Europäischen  Menschenrechtskonvention  (EMRK)  nicht  zu
beanstanden. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 20 avril 2016
Pas d'embargo
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêts du 20 avril 2016 (1C_226/2015, 1C_228/2015, 1C_230/2015)
Manifestation du 1er mai 2011 à Zurich : L'engagement de la police
était conforme au droit
L'action de la police à l'encontre de trois participants potentiels à une manifestation
suivant celle du 1 er mai 2011 en ville de Zurich, était conforme au droit. Le Tribunal
fédéral rejette les recours des trois personnes concernées, qui avaient été retenues
durant plusieurs heures par un cordon de police suivi d'un contrôle d'identité, puis
avaient temporairement fait l'objet d'une interdiction de périmètre.
A la suite de la manifestation autorisée de la «  fête du travail » du 1er mai 2011 en ville
de Zurich, une foule s'est rassemblée dans le secteur Kanzleiareal/Helvetiaplatz. Les
polices de la ville et du canton ont formé un cordon autour des personnes présentes.
542 personnes ont été retenues et emmenées au poste de police pour contrôle
d'identité. Le Tribunal de district de Zurich avait considéré, sur recours des trois
intéressés, que l'intervention de la police était conforme au droit. Ils avaient été
encerclés puis contrôlés, sans qu'une accusation n'ait ensuite été formulée à leur
encontre. Leur maintien sur place avait duré entre une et deux heures et demie lors de
l'encerclement, puis entre deux heures et trois heures et demie lors du contrôle.
Lorsqu'ils ont été relâchés, l'accès à certains secteurs du centre ville leur a été interdit
durant 24 heures. En mars 2015, la Cour suprême du canton de Zurich a confirmé la
décision du Tribunal de district.
Dans sa délibération publique de mercredi, le Tribunal fédéral rejette les recours formés
par les trois personnes concernées. Le maintien des recourants durant l'encerclement
puis la garde policière, de même que l'interdiction de périmètre temporaire étaient
conformes au droit. Vu les circonstances et les expériences des dernières années, on
pouvait craindre durant cette journée la formation imminente d'une manifestation non
autorisée pouvant vraisemblablement donner lieu à des débordements violents. L'action
de la police a ainsi permis le maintien de la sécurité et de l'ordre public, empêché la
commission d'infractions et prévenu un danger imminent; elle pouvait ainsi se fonder sur
les dispositions correspondantes de la loi zurichoise sur la police. La rétention des
recourants apparaît aussi proportionnée compte tenu des circonstances. On ne voit pas
quelles autres mesures, aussi efficaces mais portant une atteinte moins grave aux droits
fondamentaux des recourants, auraient pu être adoptées. Les personnes qui ne
pouvaient être considérées comme participants à la manifestation avaient pu quitter
librement la Kanzleiareal. Si les participants potentiels à la manifestation avaient aussi
pu quitter les lieux immédiatement après l'encerclement, il aurait fallu compter avec la
possibilité qu'ils prennent part peu après à une manifestation violente en un autre
endroit. Il n'était guère possible de contrôler sur place les nombreuses personnes
présentes en temps utile. Des intérêts publics importants s'opposaient ainsi au droit des
recourants à se mouvoir et à se rassembler librement ainsi qu'à pouvoir exprimer leur
opinion. Selon les expériences des dernières années, les manifestations du 1 er mai
avaient  régulièrement  donné  lieu  à  des  débordements  graves  provoquant  des
dommages matériels importants ainsi que des blessés tant chez les manifestants et les
forces de police que parmi des personnes non impliquées. Enfin, la rétention des
recourants n'apparaît pas non plus contraire à la Convention européenne des droits de
l'homme (CEDH).