Lausanne, 4. März 2015
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 4. März 2015 (1C_109/2014)
Kantonale Asyl-Initiative: Beschwerde von Luzerner SVP teil weise 
gutgeheissen
Der Luzerner Kantonsrat hat zu Recht die Bestimmung in der Volksinitiative "Für  
eine bürgernahe Asylpolitik" für ungültig erklärt, mit welcher der Kanton zum Bau  
von Asylunterkünften ausserhalb von Bauzonen verhalten werden sollte. Entgegen  
dem Entscheid des Kantonsrats wird das Volk aber darüber abstimmen können, ob  
der Aufenthalt von Asylsuchenden in Asylunterkünften der Gemeinden auf maximal  
ein Jahr beschränkt werden soll. Das Bundesgericht heisst die Beschwerde der  
Luzerner SVP teilweise gut. 
Mitglieder der Schweizerischen Volkspartei (SVP) des Kantons Luzern hatten im März  
2013 die kantonale Volksinitiative "Für eine bürgernahe Asylpolitik" eingereicht. Die  
Initiative enthält verschiedene Aufträge zur Änderung der Luzerner Kantonsverfassung.  
Im Januar 2014 erklärte der Kantonsrat des Kantons Luzern die Initiative in zwei  
Punkten für ungültig. Davon betroffen ist einerseits Ziffer 3, mit welcher der Kanton  
ermächtigt werden soll, provisorische Asylzentren und geschlossene Lager ausserhalb  
der Bauzonen zu errichten. Andererseits wurde Ziffer 4b der Initiative für ungültig erklärt,  
wonach Aufenthalte in Asylunterkünften von Gemeinden von mehr als einem Jahr nur  
für anerkannte Flüchtlinge und vorläufig Aufgenommene möglich sein sollen. 
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde  der SVP gegen  den  Beschluss  des  
Kantonsrates in seiner Sitzung vom 4. März teilweise gut. Zu Recht für ungültig erklärt  
hat der Kantonsrat Ziffer 3 der Initiative, da sie gegen Bundesrecht verstösst. Mit der  
fraglichen Bestimmung soll der Kanton dazu verhalten werden, Asylunterkünfte im  
Normalfall ausserhalb des Baugebiets zu errichten. Artikel 22 und 24 des Eidgenössischen Raumplanungsgesetzes sehen vor, dass Bauten und Anlagen nur dann ausnahmsweise ausserhalb der Bauzone bewilligt werden können, wenn sie standortgebunden sind. Für Asylunterkünfte, die üblicherweise in eine Wohnzone gehören,  
dürfte eine Standortgebundenheit ausserhalb der Bauzone kaum je vorliegen. Auch die  
Schaffung von besonderen Nutzungszonen für Asylunterkünfte ausserhalb des Baugebiets wäre mit den strengen Anforderungen des Raumplanungsrechts des Bundes  
nicht zu vereinbaren. Mit den Kompetenzen der Kantone im Bereich des Asylrechts ist  
keine Berechtigung verbunden, Asylzentren in Abweichung vom Raumplanungsrecht zu  
erstellen.
Ziffer 4b der Initiative wurde dagegen zu Unrecht für ungültig erklärt. Der Kantonsrat  
hatte diesbezüglich die Ansicht vertreten, dass gemäss der Bestimmung der gesamte  
Aufenthalt eines Asylsuchenden in allen Gemeinden des Kantons zusammen nicht mehr  
als ein Jahr dauern dürfe. Die Initianten würden damit bezwecken, das Verfahren zu  
beschleunigen. Für das Asylverfahren sei jedoch einzig der Bund zuständig.
Nach Auffassung des Bundesgerichts kann jedoch der Initiativtext auch so verstanden  
werden, dass die Anwesenheit von Asylsuchenden in der selben Gemeinde auf maximal  
ein Jahr beschränkt werden soll. In dieser einschränkenden Weise lässt sich das Volksbegehren – das bei einer Annahme noch zu konkretisieren und umzusetzen sein wird –  
bundesrechtskonform auslegen und muss dem Volk zur Abstimmung vorgelegt werden. Lausanne, le 4 mars 2015
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 4 mars 2015 (1C_109/2014)
Initiative cantonale en matière d'asile : admission partielle du  
recours de l'UDC du canton de Lucerne
Le parlement du canton de Lucerne a déclaré invalide, avec raison, la disposition de  
l'initiative populaire "Pour une politique d'asile proche des citoyens" ("Für eine  
bürgernahe  Asylpolitik"),  selon  laquelle  le  canton  devrait  prévoir  les  lieux  
d'hébergements pour requérants d'asile en dehors des zones à bâtir. En revanche,  
au contraire de ce qu'avait décidé le parlement lucernois, le peuple pourra voter sur  
la question de savoir si le séjour des requérants d'asile dans des hébergements des  
communes doit être limité à un an au maximum. Le Tribunal fédéral admet  
partiellement le recours de l'UDC du canton de Lucerne.
Des membres de l'Union démocratique du centre (UDC) du canton de Lucerne ont  
déposé l'initiative cantonale "Pour une politique d'asile proche des citoyens" ("Für eine  
bürgernahe Asylpolitik") en mars 2013. L'initiative contient différentes propositions de  
modification de la Constitution du canton de Lucerne. En janvier 2014, le parlement du  
canton de Lucerne a déclaré l'initiative invalide sur deux points: il s'agit, d'une part, du  
chiffre 3 de l'initiative selon lequel le canton devrait établir en dehors des zones à bâtir  
les centres d'asile provisoires et autres lieux d'hébergement fermés; d'autre part, a été  
déclaré invalide le chiffre 4b de l'initiative, selon lequel les séjours de plus d'un an dans  
des hébergements communaux pour demandeurs d'asile doit être possible seulement  
pour les réfugiés reconnus et pour les bénéficiaires de l'admission provisoire.
Lors de sa séance du 4 mars 2015, le Tribunal fédéral admet partiellement le recours de  
l'UDC contre la décision du parlement cantonal. Le parlement cantonal a déclaré  
invalide, avec raison, le chiffre 3 de l'initiative, car il est contraire au droit fédéral. Avec  
cette disposition litigieuse, le canton devrait établir les hébergements en matière d'asile  
en règle générale hors de la zone à bâtir. Les art. 22 et 24 de la loi fédérale sur  
l'aménagement du territoire prévoient cependant que l'implantation de constructions et  
d'installations hors de la zone à bâtir n'est autorisée à titre exceptionnel que lorsqu'elle  
est imposée par leur destination. Pour les hébergements d'asile, qui se trouvent  
habituellement dans une zone d'habitation, une implantation imposée par la destination  
hors de la zone à bâtir n'est pas donnée. La création de zones d'affectation spéciales  
pour les hébergements d'asile hors de la zone à bâtir ne serait pas non plus compatible  
avec les exigences strictes de l'aménagement du territoire de la Confédération. Les  
compétences des cantons dans le domaine du droit de l'asile ne comprennent pas le  
droit de construire des centres pour requérants d'asile en dérogation à la législation  
fédérale concernant l'aménagement du territoire.
Le chiffre 4b de l'initiative a en revanche été déclaré invalide à tort. Le parlement  
cantonal a soutenu à cet égard que, selon cette disposition, le séjour total d'un  
demandeur d'asile dans toutes les communes du canton ne devrait pas durer plus d'un  
an; les initiants tenteraient ainsi d'accélérer la procédure; or seule la Confédération est  
compétente pour la procédure d'asile.
Selon le Tribunal fédéral, une interprétation du texte de l'initiative n'exclut cependant  
pas de la comprendre en ce sens que la présence de demandeurs d'asile dans la même  
commune soit limitée à un an au maximum. Dans cette conception limitée, l'initiative  
rédigée en termes généraux – qui devra encore être concrétisée et mise en oeuvre en  
cas d'acceptation – peut être interprétée de manière conforme à la Constitution fédérale  
et doit être soumise au vote populaire.