Lausanne, 12. Januar 2017
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 12. Januar 2017 (2C_519/2015)
Neuregelung zur Ermittlung der Eigenmietwerte im Kanton BaselLandschaft ist verfassungswidrig
Die im Kanton Basel-Landschaft getroffene Neuregelung zur Ermittlung der Eigenmietwerte ist verfassungswidrig. Sie führt unter dem Aspekt des Gleichbehandlungsgebotes zu einer Bevorzugung von Wohneigentümern gegenüber Mietern. Das
Bundesgericht heisst eine Beschwerde gegen die Anfang 2016 in Kraft getretene
Änderung des basellandschaftlichen Steuergesetzes gut.
Auf den 1. Januar 2016 trat im Kanton Basel-Landschaft eine Änderung des Gesetzes
über die Staats- und Gemeindesteuern (StG/BL) in Kraft. Dabei wurden die Umrechnungssätze zur formelmässigen Ermittlung der Eigenmietwerte neu festgelegt (§ 27ter
Absatz 5 StG/BL). Gegen diese Änderung erhoben eine Privatperson sowie der
Mieterinnen- und Mieterverband Baselland und Dorneck-Thierstein gemeinsam Beschwerde beim Bundesgericht.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde an seiner öffentlichen Beratung vom
Donnerstag gut und hebt die angefochtene Neuregelung von § 27ter Absatz 5 StG/BL
auf. Um eine Gleichbehandlung von Wohneigentümern und Mietern zu gewährleisten,
darf der Eigenmietwert gemäss bundesgerichtlicher Rechtsprechung in jedem einzelnen
Fall die als verfassungsrechtlich betrachtete Untergrenze von 60 Prozent der Marktmiete für das fragliche  Wohnobjekt nicht unterschreiten.  Die im Kanton  BaselLandschaft vorgenommene Senkung der Umrechnungswerte anhand des Brandlagerwertes führt voraussichtlich in einer Vielzahl von Fällen zu einem verfassungswidrigen
Eigenmietwert von weniger als 60 Prozent. Sodann enthält das StG/BL zwar einen
Korrekturmechanismus, wonach von Amtes wegen eine Erhöhung des Eigenmietwertes
auf mindestens 60 Prozent vorzunehmen ist, wenn der im Einzelfall formelmässig
ermittelte Wert tiefer liegt. Dieser Korrekturmechanismus greift jedoch nur in den
zufälligen Konstellationen, wo das betroffene Wohnobjekt im Jahr vor oder nach der
Veranlagung des Eigenmietwertes vermietet wurde. Lausanne, le 12 janvier 2017
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 12 janvier 2017 (2C_519/2015)
La nouvelle réglementation du canton de Bâle-Campagne 
concernant la détermination de la valeur locative est contraire à la 
Constitution fédérale
La nouvelle réglementation relative à la détermination de la valeur locative adoptée
par le canton de Bâle-Campagne est contraire à la Constitution fédérale. Sous l'angle
du principe d'égalité de traitement, la nouvelle réglementation est de nature à
favoriser les propriétaires de logements par rapport aux locataires. Le Tribunal
fédéral admet le recours déposé contre la modification de la loi fiscale du canton de
Bâle-Campagne, entrée en vigueur au début de 2016.
Le 1er janvier 2016 est entrée en vigueur une modification de la loi sur les impôts
cantonaux et communaux du canton de Bâle-Campagne. Celle-ci fixe de nouveaux taux
de conversion pour la détermination de la valeur locative (§ 27ter alinéa 5 de la loi
fiscale du canton de Bâle-Campagne). Contre cette modification, un particulier ainsi que
l'association des locataires de Bâle-Campagne et de Dorneck-Thierstein ont déposé un
recours au Tribunal fédéral.
Lors de sa séance publique de jeudi, le Tribunal fédéral admet le recours et annule la
nouvelle réglementation prévue au § 27ter alinéa 5 de la loi fiscale du canton de BâleCampagne. Afin de garantir l'égalité de traitement entre propriétaires et locataires, la
jurisprudence du Tribunal fédéral exige que, dans chaque cas particulier, la valeur
locative ne soit pas inférieure à 60 pour cent du loyer du marché pour le logement
concerné, ce taux plancher étant considéré comme conforme à la Constitution. La
baisse des valeurs de conversion opérée sur la base de la valeur d'inventaire dans le
canton de Bâle-Campagne risque, dans de nombreux cas, d'aboutir à une valeur
locative inférieure à 60 pour cent, contraire à la Constitution. La loi fiscale de BâleCampagne prévoit certes un mécanisme de correction, selon lequel la valeur locative
doit être augmentée d'office à au moins 60 pour cent lorsque la valeur déterminée dans
un cas particulier est inférieure à ce taux. Toutefois, ce mécanisme de correction ne
déploie ses effets que dans les cas de figure, dus au hasard, dans lesquels le logement
concerné a été loué dans l'année qui a précédé ou suivi la taxation de la valeur locative.