Lausanne, 30. Juli 2015
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 9. Juli 2015 (2C_1086/2013)
Aufsicht über Grosslotterien: Comlot darf Verbote aussprechen
Die Interkantonale Lotterie- und Wettkommission (Comlot) darf darüber entscheiden,
ob eine Grosslotterie verbotene oder bewilligungspflichtige Tätigkeiten ausübt. Das
Bundesgericht weist die Beschwerde der Euro-Lotto Tipp AG ab, mit der sie die
Zuständigkeit der Comlot für die kommende Beurteilung ihres Falles bestritten hatte.
Die Euro-Lotto Tipp AG bietet die Vermittlung zur Teilnahme an Tippgemeinschaften
und weitere Dienstleistungen im Zusammenhang mit der bewilligten Mehrstaatenlotterie
"EuroMillions" an. Im Februar 2012 wandte sich die Loterie Romand, über welche in der
Westschweiz "EuroMillions" gespielt werden kann, an die Comlot. Sie ersuchte diese
darum, gegen die ohne Lotteriebewilligung tätige Euro-Lotto Tipp AG Massnahmen zu
ergreifen, beziehungsweise ein Verbot zu erlassen. Die Comlot bejahte 2012 in einer
Zwischenverfügung ihre Zuständigkeit für die anstehende Beurteilung des Falles, was
von der zuständigen Rekurskommission bestätigt wurde.
In ihrer Beschwerde ans Bundesgericht bestritt die Euro-Lotto Tipp AG die Zuständigkeit
der Comlot. Mangels einer genügenden gesetzlichen Grundlage könne sie ihre Aufsicht
nur gegenüber den von ihr bewilligten Lotterien ausüben. Dagegen sei sie nicht befugt,
bei unbewilligten oder verbotenen Lotterien einzuschreiten. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerde der Euro-Lotto Tipp AG ab. Das Lotteriegesetz verbietet Grosslotterien, soweit sie nicht einem gemeinnützigen oder wohltätigen
Zweck dienen. Zur Bewilligung entsprechender Lotterien sind die Kantone zuständig.
Die Kantone haben 2006 die Comlot als Interkantonale Bewilligungs- und Aufsichtsbehörde eingesetzt. Eine zeitgemässe und zweckorientierte Auslegung der Kompetenzregelung des Lotteriegesetzes aus dem Jahr 1923 führt zum Ergebnis, dass sich die
Zuständigkeit der Comlot nicht nur auf bewilligte oder bewilligbare Grosslotterien
erstreckt. Vielmehr ist sie darüber hinaus befugt, abzuklären und festzustellen, ob eine
Grosslotterie grundsätzlich verbotene oder von der Comlot zu bewilligende Tätigkeiten
ausübt. Dies ergibt sich unter anderem daraus, dass die Bundesgesetzgebung im
Geldspielbereich eine wirksame Aufsicht über entsprechende Aktivitäten bezweckt, um
den Gefahren von Geldspielen begegnen zu können. Vorbeugend kann dieses Ziel nur
erreicht  werden,  wenn  die  Aufsichtsbehörden  Unterstellungs-  und  Qualifikationsverfahren bei Marktteilnehmern führen können, die allenfalls unter das gesetzliche
Verbot fallen. Allerdings ist die Comlot mangels einer gesetzlichen Grundlage nicht
befugt, Sanktionen für die Durchführung einer nicht bewilligten Lotterie zu verhängen.
Dies hätte in einem kantonalen Strafverfahren zu geschehen. Lausanne, le 30 juillet 2015
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 9 juillet 2015 (2C_1086/2013)
Surveillance des loteries intercantonales: la Comlot peut 
prononcer des interdictions
La Commission intercantonale des loteries et paris (Comlot) est autorisée à décider
si une loterie intercantonale effectue des opérations prohibées ou soumises à
autorisation. Le Tribunal fédéral rejette le recours formé par la société Euro-Lotto
Tipp  AG,  qui  avait  contesté  la  compétence  de  la  Comlot  pour  apprécier
ultérieurement la situation de cette première.
La société Euro-Lotto Tipp AG agit comme courtier en vue de la participation à des
communautés de pari et propose d'autres prestations relatives à la loterie transnationale
agréée "EuroMillions". En février 2012, la Loterie Romande, via laquelle il est possible
de jouer à "l'EuroMillions" en Suisse occidentale, s'est adressée à la Comlot afin de
l'inviter à prendre des mesures à l'encontre de la société Euro-Lotto Tipp AG, qui
déployait son activité de loterie sans autorisation, respectivement à interdire cette
activité. Par décision incidente prise en 2012, la Comlot s'est déclarée compétente pour
ultérieurement  examiner cette  situation,  position  que la  commission  de recours
compétente a confirmée. 
Dans son recours auprès du Tribunal fédéral, Euro-Lotto Tipp AG a contesté la
compétence de la Comlot en la matière. A défaut d'une base légale suffisante, celle-ci
ne pouvait exercer ses tâches de surveillance qu'à l'égard des loteries qu'elle avait
autorisées. Elle n'avait en revanche pas le droit d'intervenir vis-à-vis de loteries non
autorisées ou prohibées. 
Le Tribunal fédéral rejette le recours formé par Euro-Lotto Tipp AG. La loi fédérale sur
les loteries et les paris professionnels (ci-après: la loi sur les loteries) prohibe les
loteries de grande envergure, à moins qu'elles ne servent à des fins d'utilité publique ou
de bienfaisance. Les cantons sont compétents en matière d'autorisation de telles
loteries. En 2006, les cantons ont institué la Comlot en qualité d'autorité intercantonale
de surveillance et d'autorisation. Procédant à une interprétation moderne et fondée sur
le but poursuivi des règles de compétence prévues par la loi de 1923 sur les loteries, le
Tribunal fédéral est arrivé au résultat que la compétence de la Comlot ne s'étend pas
uniquement  aux  loteries  intercantonales  que  celle-ci  a  autorisées  ou  qui  sont
susceptibles de l'être. Bien plus, la Comlot est autorisée à vérifier et constater si une
loterie intercantonale exerce des activités qui sont par principe prohibées ou doivent
être soumises à autorisation. Cette conclusion découle notamment de la circonstance
que la législation fédérale dans le domaine des jeux d'argent a pour but d'instaurer une
surveillance efficace sur lesdites activités, afin de pouvoir parer aux risques émanant
des jeux d'argent. Or, cet objectif préventif ne peut être atteint que si l'on admet que les
autorités de surveillance peuvent conduire des procédures d'assujettissement et de
qualification à l'égard des acteurs sur le marché susceptibles de tomber sous le coup
d'une interdiction légale. En revanche, à défaut de base légale, la Comlot n'est pas
autorisée à sanctionner l'exploitation d'une loterie non agréée. Une telle mesure devrait
être prise dans le cadre d'une procédure pénale cantonale.