{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2022-03-15", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20220315-21881-20_2022-03-15.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20220315_21881_20:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "c7255d9695fa902353a21180cc9e22ca"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20220315_21881_20", "Communaute Genevoise D Action Syndicale Cgas c. Suisse"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 15.03.2022 20220315_21881_20 (Communaute Genevoise D Action Syndicale Cgas c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 15.03.2022 20220315_21881_20 (Communaute Genevoise D Action Syndicale Cgas c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 15.03.2022 20220315_21881_20 (Communaute Genevoise D Action Syndicale Cgas c. Suisse)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>SUISSE: Art. 11 CEDH. Interdiction g\u00e9n\u00e9rale des r\u00e9unions publiques, pendant deux mois et demi au d\u00e9but de la pand\u00e9mie de Covid-19, assortie de sanctions p\u00e9nales et sans contr\u00f4le juridictionnel de proportionnalit\u00e9.\n<br>L'association qui a \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9e d'adapter son comportement et de renoncer \u00e0 organiser des manifestations pour \u00e9viter des sanctions p\u00e9nales, peut se pr\u00e9tendre victime d'une violation de la Convention (ch. 36-42).\nSelon la Cour, la requ\u00e9rante ne b\u00e9n\u00e9ficiait pas d'un recours effectif lui permettant de se plaindre d'une violation de sa libert\u00e9 de r\u00e9union. La haute juridiction suisse s'est abstenue de proc\u00e9der \u00e0 un examen sur le fond des recours introduits en mati\u00e8re de libert\u00e9 de r\u00e9union et n'a pas contr\u00f4l\u00e9 la compatibilit\u00e9 de l'Ordonnance 2 COVID-19 avec la Constitution. En cons\u00e9quence, l'exception de non-\u00e9puisement des voies de recours internes formul\u00e9e par le Gouvernement est rejet\u00e9e (ch. 52-60).\nLa Cour reconna\u00eet que le coronavirus constitue une menace s\u00e9rieuse pour la sant\u00e9 publique. Au vu de l'importance de la libert\u00e9 de r\u00e9union pacifique dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique, et en particulier des th\u00e9matiques et des valeurs que l'association requ\u00e9rante d\u00e9fend en vertu de ses statuts, du caract\u00e8re g\u00e9n\u00e9ral et de la dur\u00e9e consid\u00e9rablement longue de l'interdiction des manifestations publiques, ainsi que de la nature et de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des sanctions p\u00e9nales pr\u00e9vues, la Cour conclut n\u00e9anmoins que l'ing\u00e9rence dans l'exercice des droits prot\u00e9g\u00e9s par l'art. 11 CEDH n'\u00e9tait pas proportionn\u00e9e aux buts poursuivis. Par ailleurs, les tribunaux internes n'ont pas proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 un contr\u00f4le effectif des mesures litigieuses pendant la p\u00e9riode pertinente. D\u00e8s lors, l'\u00c9tat d\u00e9fendeur a outrepass\u00e9 la marge d'appr\u00e9ciation dont il jouissait en l'esp\u00e8ce. Par cons\u00e9quent, l'ing\u00e9rence n'\u00e9tait pas n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique (ch. 75-92).\nConclusion: violation de l'art. 11 CEDH.\nN.B. Cette affaire a \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9e devant la Grande Chambre qui a rendu son arr\u00eat le 27.11.2023.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>(1. Quartalsbericht 2022)<br>Versammlungs- und Vereinigungsfreiheit (Art. 11 EMRK); Verbot der Organisation von und der Teilnahme an Veranstaltungen, das zur Bek\u00e4mpfung der Covid-19-Pandemie erlassen wurde.<br>Der Fall betrifft eine Vereinigung, die gem\u00e4ss Statuten die Interessen von erwerbst\u00e4tigen und nicht erwerbst\u00e4tigen Arbeitnehmenden und ihrer Mitgliedorganisationen namentlich im Bereich der gewerkschaftlichen und demokratischen Freiheiten vertritt. Diese wurde im Rahmen der Massnahmen zur Bek\u00e4mpfung der Covid-19-Pandemie daran gehindert, eine f\u00fcr den 1. Mai 2020 geplante Kundgebung zu organisieren und an \u00f6ffentlichen Versammlungen teilzunehmen. Nach eigenen Angaben organisiert die Vereinigung j\u00e4hrlich Dutzende von Veranstaltungen im Kanton Genf und nimmt daran teil. Sie berichtet von mehreren F\u00e4llen, in denen Kundgebungsteilnehmende strafrechtlich verfolgt wurden, weil sie gegen Artikel 6 Absatz 1 der Covid-19-Verordnung 2 verstossen haben. Der Gerichtshof befindet, dass ein allgemeines Verbot eines bestimmten Verhaltens ausreichend begr\u00fcndet sein muss und einer gr\u00fcndlichen Pr\u00fcfung durch die Justizbeh\u00f6rden bedarf, die zu einer entsprechenden Interessenabw\u00e4gung berechtigt sind. Der Gerichtshof erachtet das Fehlen einer solchen Verh\u00e4ltnism\u00e4ssigkeitspr\u00fcfung durch die innerstaatlichen Gerichte, wozu auch das Bundesgericht z\u00e4hlt, angesichts einer parlamentarischen Beratung, die wegen der Dringlichkeit der zu ergreifenden Massnahmen wenig fundiert war, als besorgniserregend. Nach Auffassung des Gerichtshofs vermochten die Schweizer Beh\u00f6rden nicht zu begr\u00fcnden, weshalb andere Arten von Aktivit\u00e4ten beibehalten werden durften, sofern Gesundheitsmassnahmen getroffen wurden, w\u00e4hrend Veranstaltungen im Freien selbst dann verboten blieben, wenn vergleichbare Gesundheitsmassnahmen vorgesehen waren. Gem\u00e4ss dem Gerichtshof erfordern der strafrechtliche Charakter der in der Covid-19-Verordnung 2 vorgesehenen Sanktionen sowie deren abschreckende Wirkung zudem eine besondere Rechtfertigung. Und schliesslich h\u00e4lt der Gerichtshof fest, dass die Schweiz nicht von Artikel 15 EMRK Gebrauch gemacht hat, wonach bestimmte Massnahmen getroffen werden k\u00f6nnen, die von den in der Konvention vorgesehenen Verpflichtungen abweichen. Die Schweiz hat daher ihren Ermessensspielraum \u00fcberschritten, und die Verletzung von Artikel 11 EMRK ist nicht verh\u00e4ltnism\u00e4ssig. Verletzung von Artikel 11 EMRK (4 zu 3 Stimmen)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>SUISSE: Art. 11 CEDH. Interdiction g\u00e9n\u00e9rale des r\u00e9unions publiques, pendant deux mois et demi au d\u00e9but de la pand\u00e9mie de Covid-19, assortie de sanctions p\u00e9nales et sans contr\u00f4le juridictionnel de proportionnalit\u00e9.\n<br>L'association qui a \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9e d'adapter son comportement et de renoncer \u00e0 organiser des manifestations pour \u00e9viter des sanctions p\u00e9nales, peut se pr\u00e9tendre victime d'une violation de la Convention (ch. 36-42).\nSelon la Cour, la requ\u00e9rante ne b\u00e9n\u00e9ficiait pas d'un recours effectif lui permettant de se plaindre d'une violation de sa libert\u00e9 de r\u00e9union. La haute juridiction suisse s'est abstenue de proc\u00e9der \u00e0 un examen sur le fond des recours introduits en mati\u00e8re de libert\u00e9 de r\u00e9union et n'a pas contr\u00f4l\u00e9 la compatibilit\u00e9 de l'Ordonnance 2 COVID-19 avec la Constitution. En cons\u00e9quence, l'exception de non-\u00e9puisement des voies de recours internes formul\u00e9e par le Gouvernement est rejet\u00e9e (ch. 52-60).\nLa Cour reconna\u00eet que le coronavirus constitue une menace s\u00e9rieuse pour la sant\u00e9 publique. Au vu de l'importance de la libert\u00e9 de r\u00e9union pacifique dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique, et en particulier des th\u00e9matiques et des valeurs que l'association requ\u00e9rante d\u00e9fend en vertu de ses statuts, du caract\u00e8re g\u00e9n\u00e9ral et de la dur\u00e9e consid\u00e9rablement longue de l'interdiction des manifestations publiques, ainsi que de la nature et de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des sanctions p\u00e9nales pr\u00e9vues, la Cour conclut n\u00e9anmoins que l'ing\u00e9rence dans l'exercice des droits prot\u00e9g\u00e9s par l'art. 11 CEDH n'\u00e9tait pas proportionn\u00e9e aux buts poursuivis. Par ailleurs, les tribunaux internes n'ont pas proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 un contr\u00f4le effectif des mesures litigieuses pendant la p\u00e9riode pertinente. D\u00e8s lors, l'\u00c9tat d\u00e9fendeur a outrepass\u00e9 la marge d'appr\u00e9ciation dont il jouissait en l'esp\u00e8ce. Par cons\u00e9quent, l'ing\u00e9rence n'\u00e9tait pas n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique (ch. 75-92).\nConclusion: violation de l'art. 11 CEDH.\nN.B. Cette affaire a \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9e devant la Grande Chambre qui a rendu son arr\u00eat le 27.11.2023.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(1er rapport trimestriel 2022)<br>Libert\u00e9 de r\u00e9union et d'association (art. 11 CEDH) ; interdiction d'organiser et de participer \u00e0 des manifestations adopt\u00e9e dans le cadre de la lutte contre la pand\u00e9mie de Covid-19.<br>L'affaire concerne une association ayant pour but statutaire de d\u00e9fendre les int\u00e9r\u00eats des travailleurs actifs et non actifs et de ses organisations membres, notamment dans le domaine des libert\u00e9s syndicales et d\u00e9mocratiques, qui a \u00e9t\u00e9 emp\u00each\u00e9e, dans le cadre des mesures adopt\u00e9es pour lutter contre la pand\u00e9mie de Covid-19, d'organiser une manifestation pr\u00e9vue le 1er mai 2020 et de prendre part \u00e0 des r\u00e9unions publiques. Elle pr\u00e9tend organiser et participer \u00e0 des dizaines de manifestations annuelles dans le canton de Gen\u00e8ve. Elle fait \u00e9tat de plusieurs cas de manifestants ayant fait l'objet de poursuites p\u00e9nales pour avoir contrevenu \u00e0 l'article 6 al. 1 OCovid-19 2. La Cour juge qu'une interdiction g\u00e9n\u00e9rale d'un certain comportement exige une justification solide et un contr\u00f4le s\u00e9rieux par les autorit\u00e9s judiciaires autoris\u00e9s \u00e0 op\u00e9rer une pes\u00e9e des int\u00e9r\u00eats en jeu. La Cour estime ainsi que l'absence d'un tel contr\u00f4le de la proportionnalit\u00e9 par les tribunaux internes, dont le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral, en pr\u00e9sence d'un examen parlementaire peu \u00e9tay\u00e9 en raison du caract\u00e8re urgent des mesures \u00e0 adopter, est pr\u00e9occupant. La Cour a \u00e9galement relev\u00e9 que les autorit\u00e9s suisses n'ont pas su justifier le maintien d'autres types d'activit\u00e9s au moyen de mesures sanitaires alors que des manifestations en plein air demeuraient interdites, m\u00eame en pr\u00e9sence de mesures sanitaires analogues. Selon la Cour, le caract\u00e8re p\u00e9nal des sanctions pr\u00e9vues par l'OCovid-19 2, ainsi que leur caract\u00e8re dissuasif, appelait de plus \u00e0 une justification particuli\u00e8re. Finalement la Cour rel\u00e8ve que la Suisse n'a pas fait usage de l'art. 15 CEDH lui permettant de prendre certaines mesures en d\u00e9rogation aux obligations pr\u00e9vues par la Convention. La Suisse a ainsi outrepass\u00e9 la marge d'appr\u00e9ciation dont elle jouissait et l'atteinte \u00e0 l'art. 11 CEDH n'est pas proportionnelle. Violation de l'art. 11 CEDH (4 voix contre 3)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>SUISSE: Art. 11 CEDH. Interdiction g\u00e9n\u00e9rale des r\u00e9unions publiques, pendant deux mois et demi au d\u00e9but de la pand\u00e9mie de Covid-19, assortie de sanctions p\u00e9nales et sans contr\u00f4le juridictionnel de proportionnalit\u00e9.\n<br>L'association qui a \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9e d'adapter son comportement et de renoncer \u00e0 organiser des manifestations pour \u00e9viter des sanctions p\u00e9nales, peut se pr\u00e9tendre victime d'une violation de la Convention (ch. 36-42).\nSelon la Cour, la requ\u00e9rante ne b\u00e9n\u00e9ficiait pas d'un recours effectif lui permettant de se plaindre d'une violation de sa libert\u00e9 de r\u00e9union. La haute juridiction suisse s'est abstenue de proc\u00e9der \u00e0 un examen sur le fond des recours introduits en mati\u00e8re de libert\u00e9 de r\u00e9union et n'a pas contr\u00f4l\u00e9 la compatibilit\u00e9 de l'Ordonnance 2 COVID-19 avec la Constitution. En cons\u00e9quence, l'exception de non-\u00e9puisement des voies de recours internes formul\u00e9e par le Gouvernement est rejet\u00e9e (ch. 52-60).\nLa Cour reconna\u00eet que le coronavirus constitue une menace s\u00e9rieuse pour la sant\u00e9 publique. Au vu de l'importance de la libert\u00e9 de r\u00e9union pacifique dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique, et en particulier des th\u00e9matiques et des valeurs que l'association requ\u00e9rante d\u00e9fend en vertu de ses statuts, du caract\u00e8re g\u00e9n\u00e9ral et de la dur\u00e9e consid\u00e9rablement longue de l'interdiction des manifestations publiques, ainsi que de la nature et de la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des sanctions p\u00e9nales pr\u00e9vues, la Cour conclut n\u00e9anmoins que l'ing\u00e9rence dans l'exercice des droits prot\u00e9g\u00e9s par l'art. 11 CEDH n'\u00e9tait pas proportionn\u00e9e aux buts poursuivis. Par ailleurs, les tribunaux internes n'ont pas proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 un contr\u00f4le effectif des mesures litigieuses pendant la p\u00e9riode pertinente. D\u00e8s lors, l'\u00c9tat d\u00e9fendeur a outrepass\u00e9 la marge d'appr\u00e9ciation dont il jouissait en l'esp\u00e8ce. Par cons\u00e9quent, l'ing\u00e9rence n'\u00e9tait pas n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique (ch. 75-92).\nConclusion: violation de l'art. 11 CEDH.\nN.B. Cette affaire a \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9e devant la Grande Chambre qui a rendu son arr\u00eat le 27.11.2023.\n<br> Sintesi dell'UFG\n<br>(1\u00b0 rapporto trimestriale 2022)<br>Libert\u00e0 di associazione e di riunione (art. 11 CEDU); divieto di organizzare e partecipare a manifestazioni adottato nel quadro della lotta contro la pandemia di COVID-19.<br>La causa riguarda un'associazione il cui scopo statutario \u00e8 difendere gli interessi dei lavoratori e delle sue organizzazioni membri, in particolare nell'ambito delle libert\u00e0 sindacali e democratiche, alla quale \u00e8 stato impedito, nel quadro delle misure adottate per lottare contro la pandemia di COVID-19, di organizzare una manifestazione prevista il 1o maggio 2020 e di prendere parte a riunioni pubbliche. L'associazione sostiene di organizzare e partecipare ogni anno a decine di manifestazioni nel Cantone di Ginevra. Ha segnalato vari casi di manifestanti perseguiti penalmente per violazione dell'articolo 6 capoverso 1 dell'ordinanza 2 COVID-19. La Corte ha ritenuto che per vietare in generale un determinato comportamento occorre una giustificazione solida e un controllo serio da parte delle autorit\u00e0 giudiziarie autorizzate ad effettuare una ponderazione degli interessi. La Corte ha considerato che, in presenza di un esame parlamentare poco approfondito a causa dell'urgenza delle misure adottate, l'assenza di un tale controllo della proporzionalit\u00e0 da parte dei tribunali interni, tra cui il Tribunale federale, \u00e8 preoccupante. Ha pure rilevato che le autorit\u00e0 svizzere non hanno saputo giustificare il mantenimento di altri tipi di attivit\u00e0 grazie a provvedimenti sanitari, mentre manifestazioni all'aria aperta restavano vietate, anche in presenza di provvedimenti sanitari analoghi. Secondo la Corte, la natura penale delle sanzioni previste dall'ordinanza 2 COVID-19 nonch\u00e9 il loro carattere dissuasivo imponevano a maggior ragione una giustificazione particolare. La Corte ha infine ritenuto che la Svizzera non ha fatto ricorso all'articolo 15 CEDU, che le permetteva di adottare determinate misure in deroga agli obblighi previsti dalla Convenzione. La Svizzera ha pertanto oltrepassato il margine di apprezzamento di cui gode e la violazione dell'articolo 11 CEDU non rispetta il principio di proporzionalit\u00e0. Violazione dell'articolo 11 CEDU (4 voti contro 3)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:37", "Checksum": "ea619175fe6c0bd20713078bae631a03"}