<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2021-05-31-2C_446-2021.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2C_446/2021</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 31 mai 2021</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge fédéral Seiler, Président. </div> <div class="para">Greffier : M. Dubey. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">1. A.________, </div> <div class="para">2. B.________, </div> <div class="para">3. C.________, </div> <div class="para">4. D.________, </div> <div class="para">5. E.________, </div> <div class="para">tous représentés par Centre Social Protestant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recourants, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Secrétariat d'Etat aux migrations, </div> <div class="para">Quellenweg 6, 3003 Berne. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Refus d'approbation à l'octroi de l'autorisation de séjour en application de l'<span class="artref">art. 14 al. 2 LAsi</span>, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal administratif fédéral, Cour VI, du 28 avril 2021 (F-6330/2019). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">AA.________, son épouse BA.________ et leurs enfants F.________ (né en 2002), C.________ (né en 2004) et D.________ (né en 2010) sont arrivés en Suisse le 21 octobre 2010 et y ont déposé des demandes d'asile. Les époux A.________ ont eu un quatrième enfant, E.________, née le 14 avril 2011. Par décisions du 4 avril 2014, l'Office fédéral des migrations a rejeté la demande d'asile de A.________ et de ses enfants, ainsi que la demande d'asile de B.________, a prononcé le renvoi de Suisse des intéressés et a ordonné l'exécution de cette mesure. Ces décisions ont été confirmées sur recours par le Tribunal administratif fédéral le 9 octobre 2014. Quatre demandes de réexamen des décisions du Secrétariat d'Etat aux migrations du 4 avril 2014 ont été rejetées par décisions du 24 avril 2015, du 2 septembre 2016, du 7 novembre 2017 et du 24 aout 2018. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le 27 mai 2019, le Service de la population du canton de Vaud a préavisé favorablement l'octroi d'une autorisation de séjour en application de l'<span class="artref">art. 14 al. 2 LAsi</span> en faveur de A.________, de son épouse et de leurs enfants C.________, D.________ et E.________, ainsi que d'une autorisation de séjour en application de l'<span class="artref">art. 30a OASA</span> en faveur de F.________. Le 26 juin 2019, le Secrétariat d'Etat aux migrations a donné son approbation à l'octroi d'une autorisation de séjour au sens de l'<span class="artref">art. 30a OASA</span> à F.________, compte tenu du contrat d'apprentissage dont celui-ci bénéficiait auprès d'une boulangerie de Payerne. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par décision du 30 octobre 2019, le Secrétariat d'Etat aux migrations a refusé de donner son approbation à l'octroi d'une autorisation de séjour en faveur de A.________, de son épouse B.________ et de leurs enfants C.________, D.________ et E.________. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par arrêt du 28 avril 2021, le Tribunal administratif fédéral a confirmé le refus d'approuver l'octroi de l'autorisation de séjour. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Agissant par la voie du recours en matière de droit public, les intéressés demandent au Tribunal fédéral, sous suite de frais et dépens, au moins implicitement, d'annuler l'arrêt rendu le 28 avril 2021 par le Tribunal administratif fédéral et d'approuver la délivrance d'autorisations de séjour. Ils invoquent le droit à la protection de la vie privée fondé sur l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span>. Ils demandent l'effet suspensif et le bénéfice de l'assistance judiciaire. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">En vertu de l'<span class="artref">art. 83 let</span>. c ch. 2 LTF (RS 173.110), le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions dans le domaine du droit des étrangers qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. Il est également irrecevable contre les décisions en matière d'asile qui ont été rendues par le Tribunal administratif fédéral, sauf celles qui concernent des personnes visées par une demande d'extradition déposée par l'Etat dont ces personnes cherchent à se protéger (<span class="artref">art. 83 let</span>. d ch. 1 LTF). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au regard de l'<span class="artref">art. 14 al. 1 LAsi</span>, l'existence potentielle d'un droit ("à moins qu'il n'y ait droit") permet de faire exception au principe de l'exclusivité de la procédure d'asile (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=47&amp;from_date=31.05.2021&amp;to_date=19.06.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F128-II-200%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page200">ATF 128 II 200</a> consid. 2.1 p. 203; arrêt 2C_349/2011 du 23 novembre 2011 consid. 1.1, non publié in <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=47&amp;from_date=31.05.2021&amp;to_date=19.06.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-I-351%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page351">ATF 137 I 351</a>). Les recourants se prévalent du droit à la protection de la vie privée garanti par l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Les recourants soutiennent en vain que le refus de leur octroyer un permis de séjour viole leur droit au respect de la vie privée. En effet, selon la jurisprudence récente, l'étranger doit avoir résidé légalement depuis plus de dix ans en Suisse, ou, si la durée de la résidence est inférieure à dix ans, avoir fait preuve d'une forte intégration en Suisse, pour se prévaloir de manière soutenable du droit au respect de la vie privée garanti par l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=47&amp;from_date=31.05.2021&amp;to_date=19.06.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-I-266%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page266">ATF 144 I 266</a>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">En l'espèce, les recourants ont fait l'objet d'une décision de renvoi de Suisse exécutoire depuis le 9 octobre 2014; ils ne séjournent depuis lors en Suisse qu'en raison d'une tolérance cantonale et sur une succession de décisions d'effet suspensif. Il s'ensuit que la durée du séjour légal des recourants en Suisse au regard de l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span> est largement inférieure à dix ans. Ils ne peuvent en outre pas se prévaloir d'une forte intégration en Suisse en raison de leur dépendance à l'aide sociale. Ils ne peuvent pas non plus se prévaloir du droit à la vie de famille avec leur fils aîné puisque ce dernier ne bénéficie pas d'une autorisation de séjour durable. Par conséquent, le refus d'octroyer une autorisation de séjour aux recourants ne porte pas atteinte au respect de leur vie privée et familiale en Suisse. Il s'ensuit qu'ils ne peuvent pas se prévaloir de manière défendable du droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span>. Le recours en matière de droit public est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le recours constitutionnel subsidiaire n'est pas ouvert contre les arrêts du Tribunal administratif fédéral (art. 113 a contrario LTF). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Les considérants qui précèdent conduisent à l'irrecevabilité manifeste du recours (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/108/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/108/1/a" type="start"></artref>art. 108 al. 1 let. a et b LTF</span><artref id="CH/173.110/108/1/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/108/b" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/b" type="end"></artref>) qui est prononcée selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 108 LTF</span>, sans qu'il y ait lieu d'ordonner un échange d'écritures. Le recours était d'emblée dénué de chances de succès, de sorte que la demande d'assistance judiciaire est rejetée (cf. <span class="artref">art. 64 LTF</span>). La demande d'effet suspensif est devenue sans objet. Succombant, les recourants doivent supporter les frais de justice, réduits, devant le Tribunal fédéral solidairement entre eux (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/66/5" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/66/1" type="start"></artref>art. 66 al. 1 et 5 LTF</span><artref id="CH/173.110/66/5" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/5" type="end"></artref>). Il n'est pas alloué de dépens (<span class="artref">art. 68 al. 3 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Président prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La demande d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 500 fr., sont mis à la charge des recourants solidairement entre eux. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué à la représentante des recourants, au Secrétariat d'Etat aux migrations et au Tribunal administratif fédéral, Cour VI, ainsi qu'au Service de la population du canton de Vaud. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 31 mai 2021 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Seiler </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Dubey </div> </div></body></html>