<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para">1C_465/2009 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 16 novembre 2009 </div> <div class="para">Ire Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge Féraud, Président. </div> <div class="para">Greffier: M. Parmelin. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Département des constructions et des technologies de l'information de la République et canton de Genève, Division juridique, case postale 22, 1211 Genève 8. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">irrecevabilité d'un recours cantonal en raison du </div> <div class="para">non-respect des exigences de forme, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal administratif de la République et canton de Genève du 29 septembre 2009. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant en fait et en droit: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">A.________ est notamment propriétaire de la parcelle n° 301 du registre foncier de Genève-Plainpalais. Il est intervenu sans succès à plusieurs reprises auprès du Département des constructions et des technologies de l'information et du Conseil d'Etat de la République et canton de Genève pour exiger la suppression d'un escalier, propriété de l'Etat de Genève, qui empiéterait sans droit sur sa parcelle, et le rétablissement de deux servitudes de canalisation et d'écoulement prétendument spoliées par l'Etat de Genève. </div> <div class="para">Le 14 février 2009, A.________ a saisi la Commission cantonale de recours en matière administrative afin de régler ce différend, en se réclamant d'un conseil du Procureur général de la République et canton de Genève. Dans le délai imparti à cet effet, il a complété ses écritures le 6 mars 2009 en déclarant recourir contre "la décision du Département des constructions et des technologies de l'information de se retourner contre les locataires pour l'empiétement de l'escalier sur sa parcelle sans servitude et les canalisations spoliées par l'Etat de Genève", sans autre précision. </div> <div class="para">Par décision du 2 juillet 2009, la Commission cantonale de recours en matière administrative a déclaré le recours irrecevable au motif qu'il ne répondait pas aux exigences de l'art. 65 al. 1 de la loi genevoise sur la procédure administrative (LPA). </div> <div class="para">Le Tribunal administratif de la République et canton de Genève (ci-après: le Tribunal administratif) a rejeté, dans la mesure où il était recevable, le recours formé par A.________ contre cette décision au terme d'un arrêt rendu le 29 septembre 2009. </div> <div class="para">Par acte du 16 octobre 2009, A.________ a contesté cet arrêt devant le Tribunal fédéral. Il n'a pas été demandé de réponses au recours. Le Tribunal administratif a produit le dossier de la cause. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Le mémoire de recours doit contenir les conclusions et les motifs à l'appui de celles-ci (<span class="artref">art. 42 al. 1 LTF</span>) sous peine d'irrecevabilité (<span class="artref">art. 108 al. 1 let. b LTF</span>). Les conclusions doivent indiquer sur quels points la décision est attaquée et quelles sont les modifications demandées (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=26&amp;from_date=10.11.2009&amp;to_date=29.11.2009&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-III-489%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page489">ATF 133 III 489</a> consid. 3.1 et les arrêts cités). Les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit (<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>). Pour satisfaire à ces exigences, le recourant doit discuter les motifs de la décision entreprise et indiquer précisément en quoi il estime que l'autorité précédente a méconnu le droit (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=26&amp;from_date=10.11.2009&amp;to_date=29.11.2009&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-II-249%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page249">ATF 133 II 249</a> consid. 1.4.2 p. 254; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=26&amp;from_date=10.11.2009&amp;to_date=29.11.2009&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-IV-286%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page286">133 IV 286</a> consid. 1.4 p. 287). En particulier, la motivation doit se rapporter à l'objet du litige tel qu'il est circonscrit par la décision attaquée (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=26&amp;from_date=10.11.2009&amp;to_date=29.11.2009&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-IV-119%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page119">ATF 133 IV 119</a> consid. 6.4 p. 121; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=26&amp;from_date=10.11.2009&amp;to_date=29.11.2009&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F131-II-533%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page533">131 II 533</a> consid. 6.1 p. 538). Ces exigences sont connues du recourant (arrêt 1C_145/2009 du 27 avril 2009 consid. 2). </div> <div class="para">Ce dernier n'a pris aucune conclusion en annulation ou en réforme de la décision attaquée et se borne à demander qu'on lui donne "ses droits pour des lois que la République et canton de Genève a édictées et qu'elle doit respecter". Il est douteux que le recours satisfasse sur ce point aux exigences déduites de l'<span class="artref">art. 42 al. 1 LTF</span>. Peu importe car il ne répond de toute manière pas aux exigences de motivation découlant de l'<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>. Le Tribunal administratif a constaté que l'acte de recours déposé par A.________ le 14 février 2009 auprès de la Commission cantonale de recours en matière administrative et complété le 6 mars 2009 était insuffisant au regard des exigences de l'<span class="artref">art. 65 LPA</span> vu qu'il ne comportait aucune conclusion et ne spécifiait pas la décision contre laquelle il était dirigé. Il a confirmé le bien-fondé de la décision d'irrecevabilité attaquée devant lui et rejeté, dans la mesure où il était recevable, le recours dont il était saisi. Il appartenait au recourant d'attaquer cet arrêt en développant une argumentation topique en lien avec la motivation qui le sous-tend. Or celui-ci ne cherche pas à démontrer que le recours formé devant la Commission cantonale de recours en matière administrative et son complément satisfaisaient les exigences de forme requises à l'<span class="artref">art. 65 LPA</span>. Il se borne à rappeler le différend qui l'oppose sans succès à l'Etat de Genève depuis plus de cinq ans et à demander le rétablissement de ses droits. Son mémoire de recours, qui contient uniquement une argumentation sans rapport avec la seule question litigieuse, à savoir la recevabilité du recours déposé auprès de la Commission cantonale de recours en matière administrative, ne répond pas aux exigences de motivation requises. Le recourant a certes produit dans son intégralité la "décision" du Département des constructions et des technologies de l'information à laquelle il se réfère dans son complément au recours du 6 mars 2009 et dont il n'avait annexé que la seconde page. La recevabilité de cette pièce au regard de l'<span class="artref">art. 99 al. 1 LTF</span> peut rester indécise. Pour autant qu'il s'agisse véritablement d'une décision, celle-ci est datée du 17 avril 2007 et a été communiquée au recourant le 26 avril 2007 par l'entremise de son conseil, de sorte que le délai pour l'attaquer était échu lorsqu'il l'a contestée auprès de la Commission cantonale de recours en matière administrative (cf. <span class="artref">art. 63 LPA</span>). Dans ces conditions, cette dernière n'aurait pas été en mesure d'entrer en matière si le recourant l'avait déposée dans son entier. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le recours, insuffisamment motivé, doit par conséquent être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 108 al. 1 let. b LTF</span>. Il convient de mettre les frais du présent arrêt à la charge du recourant qui succombe (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/66/1" type="start"></artref>art. 65 et 66 al. 1 LTF</span><artref id="CH/173.110/65" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, le Président prononce: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 500 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au recourant ainsi qu'au Département des constructions et des technologies de l'information et au Tribunal administratif de la République et canton de Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 16 novembre 2009 </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">Le Président: Le Greffier: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Féraud Parmelin </div> </div></body></html>