<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. F., ressortissante chinoise née en 1966, est licenciée en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sciences économiques de l'Université de Guangzhou (Chine populaire). Après</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avoir travaillé environ treize ans dans une grande banque de son pays,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">elle est venue en Suisse au début de l'année 1996 pour fréquenter l'Ecole</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">hôtelière SHMS à Caux (VD) en vue d'obtenir un diplôme en "Hotel</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Management and Tourism", la durée prévue des études étant de trois ans. A</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cette fin, la police des étrangers du canton de Vaud lui a délivré une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">autorisation de séjour. Ayant obtenu auprès de cette école un "Certificate</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">in food and beverage management" le 22 novembre 1996, F. s'est inscrite à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'Ecole moderne de secrétariat et de langues à Genève pour y suivre des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cours de langue et de civilisation françaises censés durer au moins dix</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mois. Estimant que l'enseignement dispensé dans cette école était</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">insuffisant, l'intéressée s'est inscrite dès avril 1997 déjà à l'Académie</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de langues et de commerce de Genève en vue d'obtenir, après deux ans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'études, une qualification pour les examens officiels de l'Alliance fran-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">çaise, du DALF/DELF et de l'Université de Cambridge, ainsi qu'un diplôme</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'assistante de direction bilingue, option tourisme, en juin 1999. Harce-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lée par un compatriote, F. a quitté Genève pour Lausanne où elle a été</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">immatriculée à la Faculté de français moderne de l'université du 15 oc-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tobre 1997 au 11 février 1998 seulement car elle a estimé que le niveau de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'enseignement était trop élevé pour ses capacités. Dès lors, l'intéressée</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">s'est inscrite au Séminaire de français moderne de l'Université de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel à partir du 9 mars 1998 avec l'intention d'obtenir le certificat</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'études françaises. Aussi a-t-elle déposé une demande d'autorisation de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">séjour auprès de l'office des étrangers du canton de Neuchâtel le 10 mars</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1998.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Cette demande a été refusée par ledit office le 29 avril sui-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vant, au motif que la requérante a entrepris en Suisse des études dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quatre écoles différentes, sans les terminer ni obtenir de résultat. Un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">délai de départ lui a été imparti.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. Par décision du 9 juillet 1998, le Département de l'économie</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">publique a rejeté le recours que F. avait interjeté contre ce refus. En</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">substance, il a considéré que l'intéressée n'avait pas suivi régulièrement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ses premières études et qu'elle ne remplissait donc pas les conditions</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">posées par la jurisprudence pour obtenir une autorisation de séjour lors</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'un changement d'orientation en cours d'études; qu'au surplus, elle a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fréquenté sans succès quatre écoles différentes pour y étudier le fran-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">çais; qu'ayant séjourné durant plus de deux ans en Suisse, elle était</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">censée maîtriser la langue française pour un usage courant.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. Le 28 juillet 1998, F. défère ce prononcé au Tribunal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">administratif. Elle expose s'être déterminée à approfondir ses connais-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sances en français en raison des difficultés qu'elle a rencontrées dans la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pratique de cette langue durant le stage effectué à l'école hôtelière, les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cours théoriques de cette école étant quant à eux essentiellement donnés</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en anglais; que l'enseignement dispensé à l'Académie de langues et de com-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">merce de Genève lui convenait parfaitement et que c'est donc uniquement en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">raison de l'agression et du viol dont elle a été victime de la part d'un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">compatriote qu'elle a quitté cette ville; que les cours suivis à Lausanne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">étaient trop poussés pour elle; qu'elle n'a jamais changé d'école par lé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gèreté. La recourante conclut à l'annulation de la décision attaquée, avec</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ou sans renvoi, et à l'octroi d'une autorisation de séjour dans le canton</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">aux fins d'études, sous suite de frais et dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D. Dans ses observations sur le recours, le département conclut à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son rejet.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> en droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Selon l'article 4 de la loi fédérale sur le séjour et l'éta-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">blissement des étrangers (LSEE), l'autorité statue librement, dans le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cadre des prescriptions légales et des traités avec l'étranger, lesquels</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'entrent pas en considération en l'occurrence, sur l'octroi de l'autori-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sation de séjour ou d'établissement (ATF 123 II 147 et les références).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">L'autorité doit cependant tenir compte des intérêts moraux et économiques</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du pays ainsi que de la surpopulation étrangère (art.16 al.1 LSEE). Le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">droit d'obtenir une autorisation de séjour ne peut pas être déduit de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'ordonnance du Conseil fédéral limitant le nombre des étrangers (OLE),</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">car un tel droit ne saurait être conféré par une simple ordonnance à un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">étranger quand l'article 4 LSEE dispose que l'autorité statue librement à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cet égard. Par voie réglementaire (fondée sur les art.18 al.3, 25 LSEE),</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la Confédération peut uniquement édicter des règles limitant la liberté</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'appréciation des cantons dans le domaine des autorisations de séjour; il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ne serait pas admissible qu'elle contraigne les cantons à délivrer de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">telles autorisations (ATF 119 Ib cons.2b, JT 1995 I 243 ss).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Aux termes de l'article 18 al.2 litt.a LSEE, les cantons ont le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">droit d'accorder de leur chef des autorisations de séjour aux étudiants</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jusqu'au terme de leurs études. De telles autorisations ne peuvent être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">accordées que pour la durée habituelle des études et les étudiants étran-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gers sont tenus de quitter le pays dès que le but de leur séjour est at-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">teint (art.18 al.2 et 3 RLSEE). L'OLE fixe d'autre part à son article 32</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">un certain nombre de conditions pour l'autorisation à des étudiants qui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">désirent entreprendre des études en Suisse. En particulier, le programme</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de leurs études doit être fixé et la direction de l'établissement doit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">attester que les requérants sont aptes à fréquenter l'école et qu'ils dis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">posent de connaissances linguistiques suffisantes pour suivre l'enseigne-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment; les intéressés ont également à prouver qu'ils disposent des moyens</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">financiers nécessaires et que leur sortie de Suisse à la fin du séjour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'études paraît assurée.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Quant à un changement d'orientation en cours d'études, il n'est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">admis, selon la jurisprudence, que si les premières études effectuées en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Suisse ont été suivies régulièrement et que si le changement de programme</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'études intervient dans des délais raisonnables (arrêts du Tribunal admi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nistratif des 27.08.1998 dans la cause D., 28.05.1998 dans la cause G.,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">08.04.1998 dans la cause E. et les nombreuses références).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. a) La recourante ne peut se prévaloir d'aucune disposition de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">législation fédérale ou d'un traité international qui lui accorderait le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">droit à la délivrance d'une autorisation de séjour.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En l'espèce, F. est venue en Suisse pour y acquérir une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">formation dans le domaine de l'hôtellerie et c'est, selon elle, pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pallier les difficultés qu'elle a rencontrées dans un stage pratique</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'elle s'est déterminée à étudier ensuite le français, une fois obtenu un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">certificat après une année de formation à l'école hôtelière. L'intéressée</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">estime avoir de la sorte suivi dans cette dernière "une année complète</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'études" et se défend d'avoir renoncé à la formation qu'elle entendait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">acquérir à l'origine en Suisse. Il importe toutefois peu que la formation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en français entreprise par la recourante constitue un changement d'orien-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tation en cours d'études ou une instruction postérieure à celles-ci car,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quoi qu'il en soit, la décision des autorités inférieures doit être con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">firmée pour les motifs qui suivent.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Il découle de l'article 18 al.3 RELSEE que le séjour d'un étu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">diant atteint son terme non seulement lorsqu'il obtient le diplôme qu'il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recherchait - condition qui, selon la version de la recourante, était rem-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plie après un an de séjour déjà -, mais également si l'intéressé échoue</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">définitivement à ses études ou les abandonne (arrêts du Tribunal adminis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tratif des 27.08.1998 en la cause D., 28.05.1998 dans la cause G.).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En l'occurrence, force est de constater qu'à trois reprises la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recourante a quitté l'école qu'elle fréquentait pour y apprendre le fran-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">çais. Certes, elle fait valoir des circonstances particulières pour justi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fier son départ de Genève. Ses explications, si elles permettent de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">comprendre la motivation de l'intéressée, ne démontrent cependant pas que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">toute autre solution fors l'abandon des études était exclue. Il est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'ailleurs peu vraisemblable que les quelques dizaines de kilomètres qui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">séparent Lausanne de Genève aient seules suffi à dissuader l'agresseur de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la recourante de la poursuivre de ses assiduités. En tout cas, les condi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tions dans lesquelles l'intéressée a quitté l'Ecole moderne de secrétariat</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et de langues à Genève et, plus tard, l'Université de Lausanne appa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">raissent ni plus ni moins comme des abandons d'études. D'ailleurs, comme</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cela a été rappelé plus haut, l'article 32 OLE exige que le requérant dis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pose des aptitudes et des connaissances linguistiques suffisantes pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">suivre l'enseignement en question. Il s'agit là d'une des conditions cumu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">latives qui permettent aux cantons d'accorder l'autorisation de séjour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour étudiant. Il est donc douteux que l'intéressée ait été entièrement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">légitimée à bénéficier d'une autorisation de séjour au moment de s'imma-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">triculer à l'Université de Lausanne où les cours étaient trop poussés pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">elle. En définitive, les autorités inférieures n'ont nullement abusé de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">leur large pouvoir d'appréciation en retenant que la recourante avait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">abandonné ses études et que son séjour en Suisse avait dès lors atteint</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son terme, au sens des dispositions applicables.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Il suit de là que le recours, mal fondé, doit être rejeté. Les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">frais de la procédure sont mis à la charge de la recourante qui succombe</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(art.47 al.1 LPJA). Il n'y a en outre pas lieu à allocation de dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Enfin, un nouveau délai de départ du canton devra être imparti à l'inté-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ressée par l'office des étrangers.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Rejette le recours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Invite l'office des étrangers à impartir à la recourante un nouveau</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> délai de départ du canton.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Met à la charge de la recourante un émolument de décision de 500 francs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> et les débours par 50 francs, montants compensés par son avance.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. N'alloue pas de dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 4 décembre 1998</span></p> </div></body></html>