17. Juni 1994 N 1227 Interpellation Aubry sundheitswesen (SAG) plant für die nächsten Jahre eine ent- sprechende Kampagne. Anders als in einigen Ländern (Holland, Deutschland, Skan- dinavien, USA, Kanada, Grossbritannien) gibt es in der Schweiz bisher kein offizielles System zur Erfassung von De- taildaten über Medikamente. Nur die Pharmaindustrie verfügt über entsprechende Statistiken. Diese sind jedoch nicht öf- fentlich. Infolgedessen ist auch keine Statistik verfügbar, die über den Konsum von rezeptpflichtigen oder -freien Medika- menten mit Abhängigkeitspotential Auskunft gibt Der Bund hat jedoch einen ersten Schritt in diese Richtung getan. Eine jüngst abgeschlossene Untersuchung im Auftrag des BAG enthält Angaben über den Gesundheitszustand der Bevölke- rung. Einige Angaben geben auch Auskunft über die Häufig- keit des Medikamentenkonsums und darüber, ob diese Me- dikamente von einem Arzt verschrieben worden sind. Die nächste Erhebung, die wahrscheinlich 1996 durchgeführt werden wird, wird den Bedürfnissen und Auswertungsresul- taten der gegenwärtigen Untersuchung entsprechend ge- nauer angepasst werden können. Ferner gilt es, präzise diagnostische Kriterien für die Ermitt- lung einer Abhängigkeit zu erarbeiten. Solche Angaben sind heute praktisch nicht existent oder schwer zugänglich. So- dann müsste der Aufbau eines entsprechenden Datenerfas- sungssystem geprüft werden, wie es in anderen Ländern schon existiert. Dies würde zwar Mittel erfordern, wäre aber durchaus sinnvoll. Es würde zu einer besseren Kenntnis des Gebrauchs und Missbrauchs von Medikamenten beitragen und unentbehrliche Informationen für eine Präventionskam- pagne liefern. Präsidentin: Der Interpellant ist von der Antwort des Bundes- rates nicht befriedigt und verlangt Diskussion. Abstimmung - Vote Für den Antrag auf Diskussion 77 Stimmen Dagegen 56 Stimmen Verschoben -Renvoyé #ST# 94.3103 Interpellation Aubry Spritzenabgabe in Hindelbank. Legalität La distribution de seringues à Hindelbank couvre-t-elle le trafic de drogue? Wortlaut der Interpellation vom 15. März 1994 Wie wir vernommen haben, sollen in der Berner Strafanstalt Hindelbank Spritzen abgegeben werden. Der Bund würde sie liefern. Wenn man nun aber Spritzen an Strafgefangene ab- gibt, heisst das, dass sie auch Drogen besitzen. Damit unter- stützt der Bundesrat illegal die Drogensucht und verstösst ge- gen das Betäubungsmittelgesetz Kann er uns sagen, mit welchem Ziel die Spritzen verteilt wer- den und ob das Bundesamt für Gesundheitswesen ange- sichts der Tatsache, dass der Drogenhandel auch im Gefäng- nis strafbar ist, eine Bewilligung eingeholt hat? Texte de l'interpellation du 15 mars 1994 Nous avons appris qu'une distribution de seringues allait être faite au pénitencier bernois de Hindelbank, la Confédération en étant le fournisseur. Or, si l'on fournit des seringues à des détenues, c'est qu'elles sont en possession de drogue pour se l'injecter. C'est donc à un soutien illicite de la drogue que participe le Conseil fédéral et il tombe sous le coup de la loi fé- dérale sur les stupéfiants. Peut-il nous dire dans quel but une telle distribution de serin- gues a été faite et si l'Office fédéral de la santé a demandé une autorisation, vu que le trafic de drogue même en milieu carcé- ral est puni par la loi? Mitunterzeichner - Cosignataires: Berger, Bischof, Borer Ro- land, Borradori, Bortoluzzi, Chevallaz, Cincera, Comby, Cou- chepin, Daepp, Dreher, Ducret, Eggly, Epiney, Fehr, Frey Claude, Frey Walter, Friderici Charles, Früh, Giezendanner, Gobet, Graber, Gros Jean-Michel, Hari, Jenni Peter, Keller Ru- dolf, Kern, Leuba, Loeb François, Mamie, Maspoli, Moser, Nar- bel, Neuenschwander, Perey, Philipona, Pini, Rohrbasser, Ruf, Sandoz, Savary, Scherrer Jürg, ScheurerRémy, Schmied Walter, Schwab, Schweingruber, Stalder, Steffen, Steine- mann.Theubet (50) Schriftliche Begründung - Développement par écrit L'auteur renonce au développement et demande une réponse écrite. Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 11. Mai 1994 Rapport écrit du Conseil fédéral du 11 mai 1994 1. La situation actuelle En dépit de tous les efforts entrepris pour l'enrayer, la consommation de drogue dans les établissements péniten- tiaires est une réalité. L'utilisation des mêmes seringues par plusieurs personnes, seringues qui, contrairement à la dro- gue, sont très difficiles à obtenir dans les prisons, présente le danger de transmission de maladies, en particulier du sida et de l'hépatite. 2. Prévention du sida et de la toxicomanie dans les établisse- ments pénitentiaires Selon un avis de droit de l'Office fédéral de la justice, de juillet 1992, les mesures de prévention du sida telles que la remise de seringues et de désinfectants dans les établissements pé- nitentiaires sont compatibles avec la législation fédérale. Ces établissements doivent tenir compte de la situation (consom- mation de drogue avec le risque d'infection par le VIH qu'elle implique) lorsqu'ils prennent des mesures d'ordre sanitaire. Le devoir d'assistance à l'égard des détenus, qui leur incombe et qui découle des rapports juridiques particuliers existants, devrait prescrire en premier lieu des mesures sanitaires englo- bant la prévention et le traitement L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) fondent leurs recommandations en matière de prévention du sida sur l'idée que les mesures de prévention devraient être appliquées dans les établissements pénitentiaires au même titre qu'elles le sont en dehors de ceux-ci. Ils recommandent également, en complément aux of- fres en matière de prévention primaire et de traitement qui vi- sent l'abstinence, d'offrir une assistance (p. ex traitement de substitution à la méthadone) aux détenus qui ne sont pas en- core capables d'accepter un traitement visant l'abstinence. Il s'agit de réduire au minimum les dommages dus à la consom- mation de drogue, notamment ceux liés à l'infection à VIH, et d'augmenter ainsi les chances pour un toxicomane de renon- cer à la drogue. L'OFSP recommande l'exécution de projets- pilotes de prévention du sida incluant la remise de seringues et leur évaluation scientifique, afin de rassembler des données qui puissent servir de base pour les décisions ultérieures des cantons. 3. Projet-pilote au pénitencier de Hindelbank Le canton de Berne veut réaliser à Hindelbank un projet-pilote incluant la remise de seringues et qui fera l'objet d'un suivi scientifique. Le trafic et la consommation de drogue resteront punissables. La remise de seringues fera partie intégrante d'un ensemble de mesures de prévention du sida et de la toxicomanie qui comporte une prise en charge médicale et psychosociale ainsi que laformation et l'encadrement du personnel. Les buts sont d'évaluer la faisabilité et l'acceptance du projet, d'instau- rer une prévention globale de la toxicomanie et du sida, d'offrir une assistance psychosociale, d'atténuer les dommages su-Interpellation Scheurer Rémy 1228 N 17 juin 1994 bis par les détenues toxicomanes et de susciter une cons- cience accrue des risques d'infection par le VIH. Les résultats de cet essai devraient livrer des enseignements importants en matière de prévention pour tout le secteur pénitentiaire. La Conférence du concordat pour l'exécution des peines a ap- prouvé ce projet, de même que le Comité des neuf de la Confé- rence des directeurs cantonaux de justice et police qui l'a ap- prouvé en octobre 1993. L'OFSP soutiendra financièrement ce projet ainsi que son évaluation scientifique. Präsidentin: Die Interpellantin ist von der Antwort des Bun- desrates nicht befriedigt und verlangt Diskussion. Abstimmung - Vote Für den Antrag auf Diskussion Dagegen Verschoben - Renvoyé offensichtliche Mehrheit Minderheit #ST# 94.3065 Interpellation Scheurer Rémy Informatisierung der Bibliotheksdienste Informatisation des services de bibliothèques Wortlaut der Interpellation vom 1. März 1994 Ihrem gesetzlichen Auftrag gemäss hat die Schweizerische Landesbibliothek (SLB) wichtige Massnahmen zur Informati- sierung ihrer Dienste getroffen, und dies innerhalb sehr kurzer Zeit Während in der Schweiz mehrere Systeme für die EDV- gestützte Katalogabfrage entstanden, hatte die SLB in diesem Bereich bisher sehr viel Verspätung. Sie hat nun wieder eine Leitfunktion übernommen und arbeitet als vollwertige Partne- rin an europäischen Entwicklungen mit, die den in der Schweiz wohnhaften Benutzerinnen und Benutzern Zugang zu sehrgrossen ausländischen Bibliotheken verschaffen wer- den. Im Inland ist die Integration des Systems Sibil und seiner beiden Verbünde in der Westschweiz und in Basel in das Sy- stem der SLB auf gutem Weg. Leider scheint dies bei dem von der ETHZ entwickelten System Ethics nicht der Fall zu sein. Wenn ich richtig informiert bin, wollen sich die Zürcher Zentral- bibliothek und die Bibliotheken der ETHZ dem nationalen Sy- stem nicht anschliessen; sie denken sogar an eine Zusam- menarbeit im Hinblick auf den Ausbau des Systems Ethics. Nachdem die Schweiz schon einmal die Gelegenheit verpasst hat, ein gesamtschweizerisches Informatiksystem aufzu- bauen, und nachdem beträchtliche Summen in Sonderunter- nehmungen geflossen sind, stellt sich die Frage, ob wir die sich jetzt bietende zweite Gelegenheit ebenfalls verpassen wollen, und dies zum Teil erst noch wegen einer Hochschule, die dem Bund untersteht Der Bundesrat wird gebeten, uns mitzuteilen, ob er diese Ver- weigerung der Zusammenarbeit tolerieren will, welche die Bi- bliotheken der ETH von der SLB abschneiden würde. Der Bundesrat wird ferner gebeten, uns mitzuteilen, ob die In- formation zutrifft, wonach man kurz vor der Vergabe von Millio- nenbeträgen an dieses Sondervorhaben steht, Beträge, die ganz oder teilweise vom Bund übernommen werden könnten, entweder direkt über das ETH-Budget oder indirekt über Sub- ventionen. Texte de l'interpellation du 1er mars 1994 Conformément à son mandat légal, la Bibliothèque nationale suisse (BNS) a pris, et dans des délais très courts, des mesu- res importantes en vue de l'informatisation de ses services. Alors qu'elle était très en retard dans ce domaine et que plu- sieurs catalogues informatisés se sont développés en Suisse, la BNS a repris maintenant son rôle de leader et elle collabore de plain-pied à des développements européens qui permet- tront aux lecteurs résidant en Suisse l'accès à de très grandes bibliothèques étrangères. A l'intérieur du pays, l'intégration du système Sibil et de ses réseaux romands et bâlois dans le sys- tème de la BNS est en bonne voie. Malheureusement il semble qu'il n'en va pas de même avec le système Ethics, développé par l'EPFZ Si nos informations sont exactes, la Bibliothèque centrale de Zurich et les bibliothèques de l'EPFZ, loin de re- joindre le système national, envisageraient au contraire une collaboration pour continuer à développer le système Ethics. Après avoir manqué une première fois l'occasion d'avoir un système informatique national pour l'ensemble de la Suisse et dépensé des sommes considérables dans des entreprises particulières, allons-nous maintenant voir échouer et en partie du fait d'une haute école qui dépend de la Confédération, une seconde occasion? Le Conseil fédéral est prié de nous dire s'il entend tolérer ce refus de coordination qui couperait les bibliothèques des EPF de la BNS. Le Conseil fédéral est prié de nous dire s'il est vrai que des mil- lions de francs sont sur le point d'être engagés dans cette opé- ration de dissidence, somme qui pourrait être en tout ou en partie payée par la Confédération, que ce soit directement par le budget des EPF ou indirectement par des subventions. Mitunterzeichner - Cosignataires: Keine - Aucun Schriftliche Begründung - Développement par écrit L'auteur renonce au développement et demande une réponse écrite. Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 30. Mai 1994 Rapport écrit du Conseil fédéral du 30 mai 1994 Le Conseil fédéral répond aux deux questions de l'auteur de l'interpellation comme il suit: Remarque préliminaire S'il est vrai que les perspectives de collaboration entre la Bi- bliothèque nationale et les bibliothèques de la Suisse ro- mande et du Tessin sont réjouissantes, il n'en est pas de même avec le réseau «Baie/Berne». Dans le premier cas, une étude pour le remplacement de Sibil par le système choisi par la Bibliothèque nationale est en cours. Elle a de bonnes chan- ces d'aboutir positivement dès l'été de cette année. Par contre, selon les dernières informations reçues, aucune déci- sion n'a été prise au niveau du réseau «Baie/Berne». Le Conseil fédéral saluerait une décision allant dans le même sens que celle prise par les institutions romandes. 1. Gestion coordonnées des bibliothèques Le Conseil fédéral est conscient de la nécessité d'établir une politique coordonnée en Suisse. La réorganisation de la Bi- bliothèque nationale est une étape importante qui doit permet- tre à cette institution de prendre en charge cette tâche natio- nale. Toutefois, la Confédération n'étant pas la seule à prendre des décisions pour la gestion des bibliothèques, il est néces- saire que chaque instance concernée se rallie aux proposi- tions qui ne manqueront pas d'être faites par la Bibliothèque nationale. Au niveau de l'administration fédérale, les réflexions sur l'ave- nir de la gestion de toutes ses bibliothèques (à l'exception de la Bibliothèque nationale et de celles de l'EPF, des PTT et des CFF qui sont traitées à part) sont en cours sous la conduite d'une cellule de coordination rattachée à la Chancellerie fédé- rale. Elles doivent permettre de développer une politique plus cohérente que par le passé. Ces travaux se déroulent en par- faite collaboration avec les développements faits à la Biblio- thèque nationale. Au niveau national, le Département fédéral de l'intérieur a chargé la Bibliothèque nationale d'élaborer un concept de ré- seau de bibliothèques. Cette tâche s'inscrit parfaitement dans le cadre souhaité par le Parlement lors du traitement du mes- sage de réorganisation de la Bibliothèque nationale. De plus, un mandat précis a été donné à la Bibliothèque nationale en avril 1994 lui demandant de suivre les développements du pro-Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Interpellation Aubry Spritzenabgabe in Hindelbank. Legalität Interpellation Aubry La distribution de seringues à Hindelbank couvre-t-elle le trafic de drogue? In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1994 Année Anno Band II Volume Volume Session Sommersession Session Session d'été Sessione Sessione estiva Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 16 Séance Seduta Geschäftsnummer 94.3103 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 17.06.1994 - 08:00 Date Data Seite 1227-1228 Page Pagina Ref. No 20 024 221 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.