<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><br/><img alt="" height="130" src="20170817162204261_e-files/Aspose.Words.219501d7-d791-4bf0-aa6e-9929c13a2c7c.001.png" width="77"/><br/></p> <p><span> </span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>ACH 78/17 </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>ZQ17.022440</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>COUR DES ASSURANCES SOCIALES</span></p> <p><span>_____________________________________________</span></p> <p><span>Ordonnance du 29 août 2017 </span></p> <p><span>__________________</span></p> <p><span>Composition : Mme </span><span>Brélaz Braillard</span><span>, juge instructrice</span></p> <p><span>Greffière : Mme Rochat</span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span>Cause pendante entre :</span></p> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><span>D.________</span><span>, à [...], recourante, représentée par Me Christophe Misteli, avocat à Vevey,</span></p> <p><span> </span></p> </td> </tr> </table> <p><span>et</span></p> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><span>T.________</span><span>, à Lausanne, intimée. </span></p> <p><span> </span></p> </td> </tr> </table> <p><span>_______________</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Art. 25 LPGA ; art. 55 al. 1 et 2 PA</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> E n f a i t e t e n d r o i t :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Vu</span><span> la décision rendue le 4 avril 2016 par laquelle la Caisse cantonale de chômage (ci-après : la CCh) demande à D.________ (ci-après : l'assurée) la restitution de prestations de l'assurance-chômage perçues indûment durant la période du 11 novembre 2013 au 24 mars 2015, d'un montant de 14'462 fr. 95.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu le retrait, dans la décision du 4 avril 2016, de l'effet suspensif à une éventuelle opposition, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu la décision sur opposition du 6 avril 2017 rendue par la CCh, laquelle rectifie la décision du 4 avril 2016 en ce sens que le montant à restituer s'élève à 14'395 fr. 20 et confirme que l'effet suspensif n'est pas restitué, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu le recours de D.________, représenté par Me Christophe Misteli, adressé à la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal par acte du 22 mai 2017, concluant, parallèlement à son admission, à la restitution de l'effet suspensif et à ce que l'exécution de la décision sur opposition du 6 avril 2017 soit suspendue par le présent recours, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu les pièces au dossier ; </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>attendu que</span><span> le recours est, de par la loi, muni de l’effet suspensif (art. 55 al. 1 PA [loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure administrative ; RS 172.021], par renvoi de l’art. 55 al. 1 LPGA [loi fédérale du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales ; RS 830.1]),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’en l’espèce, on peut se demander s'il résulte valablement de la décision sur opposition attaquée un retrait de l'effet suspensif à un éventuel recours, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu'en effet, dite décision sur opposition qui annule et remplace la décision du 4 avril 2016, n'évoque pas expressément qu'elle retire l'effet suspensif à un éventuel recours, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que certes, aux termes de l'art. 100 al. 4 LACI [loi fédérale du 25 juin 1982 sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité ; RS 837.0)], les recours contre les décisions prises en vertu des art. 15 (aptitude au placement) et 30 (suspension du droit à l'indemnité) LACI n'ont pas d'effet suspensif, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que toutefois, la décision attaquée n'a pas été prise en application de ces dispositions mais traite uniquement de la restitution, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que l'exécution immédiate ne pouvait pas non plus s'opérer par la compensation, les art. 94 ou 95 LACI n'étant pas applicables au cas d'espèce,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu'au surplus, le Tribunal fédéral a jugé que les oppositions ou les recours formés contre des décisions en matière de restitution de prestations indûment perçues (art. 25 al. 1 LPGA) ont un effet suspensif de par la loi, ce qui fait obstacle à leur exécution immédiate (ATF 130 V 407 consid. 3 spéc. 3.4 ; TF 8C_130/2008 du 11 juillet 2008 consid. 3.2 ; Ueli Kieser, ATSG-Kommentar, 3</span><span>e</span><span> éd., Zurich/Bâle/Genève 2015, n</span><span>os</span><span> 40 ad art. 52 LPGA et 38 ad art. 56 LPGA, pp. 690 et 744 ; Michel Valterio, Droit de l’assurance-vieillesse et survivants [AVS] et de l’assurance-invalidité [AI], Genève/Zurich/Bâle 2011, n° 3272 p. 883 ; Cléa Bouchat, L'effet suspensif en procédure administrative, Bâle 2015, n° 1175 p. 423). </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu'on peut en conséquence également se demander si l'effet suspensif pouvait être retiré dans le présent contexte, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu'une pesée des intérêts en présence conduit quoiqu'il en soit à la conclusion que la CCh ne retirerait aucun avantage à une restitution immédiate du montant réclamé, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu'en effet, dans la mesure où elle ne verse plus de prestations depuis le 25 mai 2015, elle n'aggrave pas son dommage, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu'au vu de ce qui précède, la requête tendant à la restitution de l'effet suspensif dans le présent recours doit être admise dans la mesure où elle n'est pas sans objet, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que les frais et dépens de la présente procédure incidente suivent le sorte de la cause au fond ; </span></p> <p><span> attendu que la cause relève de la compétence de la juge instructrice statuant comme juge unique (art. 94 al. 2 LPA-VD [loi cantonale vaudoise du 28 octobre 2008 sur la procédure administrative ; RSV 173.36]).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>la juge instructrice</span></p> <p><span>prononce :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> La requête de restitution de l'effet suspensif est admise dans la mesure où elle n'est pas sans objet.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> Les frais et dépens de la présente procédure suivent le sort de la cause au fond. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>La juge instructrice : La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Du </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> L'arrêt qui précède est notifié à :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>‑ Me Christophe Misteli (pour D.________), </span></p> <p><span>‑ Caisse cantonale de chômage, </span></p> <p><span>- Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>par l'envoi de photocopies.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La présente décision peut faire l’objet d’un recours incident auprès de la Cour des assurances sociales du Tribunal cantonal, dans les dix jours dès sa notification (art. 94 al. 2 LPA-VD). Le recours s’exerce par écrit; il doit être signé et indiquer ses conclusions et motifs; la décision attaquée est jointe au recours (art. 79 al. 1 LPA-VD).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> </div> </body> </html>