An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 7. April 2016
Embargo: 7. April 2016, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 18. März 2016 (1C_232/2014)
Flughafen Zürich: Entschädigungsgrundsätze bei Südanflügen
Das Bundesgericht entscheidet in sechs Pilotfällen über Grundsätze zur Entschädigung von Grundeigentümern, deren Liegenschaften bei Südanflügen auf den
Flughafen Zürich direkt überflogen werden. Eine Entschädigung für den direkten
Überflug der Grundstücke in rund 350 Metern Höhe wurde zu Recht verwehrt. Für
eine Lärmentschädigung unabhängig vom direkten Überflug muss auch bei den
Südanflügen die Voraussetzung erfüllt sein, dass das Grundstück vor dem 1. Januar
1961 erworben wurde.
Im Oktober 2003 wurden die regelmässigen morgendlichen Südanflüge auf den
Flughafen Zürich eingeführt. Zahlreiche Grundeigentümer ersuchten in der Folge um
Entschädigung für den eingetretenen Minderwert ihrer Liegenschaften. Die Eidgenössische Schätzungskommission (ESchK) wählte sechs Fälle als Pilotverfahren aus, bei
denen die Grundstücke in rund 350 Metern Höhe direkt überflogen werden. Die ESchK
wies die Entschädigungsbegehren 2011 ab. Das Bundesverwaltungsgericht wies 2014
die dagegen erhobene Beschwerde eines Grundeigentümers ab, hiess diejenigen der
übrigen Betroffenen teilweise gut und wies die Sache in diesen Fällen zur Neubeurteilung an die ESchK zurück. 
Das Bundesgericht weist die gemeinsam erhobene Beschwerde der Grundeigentümer
ab. Das Bundesverwaltungsgericht hat einen Anspruch auf Entschädigung wegen
direktem Überflug zu Recht verneint. Gemäss Rechtsprechung des Bundesgerichts setzt
ein entschädigungspflichtiger Eingriff in die Eigentumsrechte der Betroffenen durch
direkten Überflug spezielle, für den Überflug typische Beeinträchtigungen physischer
oder psychischer Art voraus; Fluglärm alleine reicht dazu nicht aus. Gestützt auf seinen
Augenschein durfte das Bundesverwaltungsgericht davon ausgehen, dass der Überflug
in 350 Metern Höhe keine besonders bedrohliche Wirkung hat. Nicht zu beanstanden ist
weiter, dass es auch dem Risiko herabfallender Gegenstände keine ausschlaggebende
Bedeutung beigemessen hat. 
Für einen Anspruch auf Lärmentschädigung unabhängig vom direkten Überflug gilt auch
bei den von Südanflügen betroffenen Liegenschaften als Stichtag der 1. Januar 1961.
Wurde das Grundstück nach diesem Zeitpunkt erworben, fällt eine Lärmentschädigung
wegen Voraussehbarkeit der Lärmentwicklung ausser Betracht. Die Einstellung des
Militärflugbetriebs in Dübendorf, der zuvor die Möglichkeit von Südanflügen eingeschränkt hatte, rechtfertigt keine Abweichung vom fraglichen Stichdatum für die Gemeinden im Süden des Flughafens. Das Bundesgericht hat in der Vergangenheit mehrfach betont, dass es sich beim Stichdatum vom 1. Januar 1961 um eine allgemeingültige
Regel handelt. Daran hat es auch im Hinblick auf gewisse einschneidende Änderungen
des An- und Abflugbetriebs festgehalten. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 7 avril 2016
Embargo : 7 avril 2016, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 18 mars 2016 (1C_232/2014)
Aéroport de Zurich: principes régissant l'octroi d'indemnités pour 
survols lors d'approches par le sud
Le Tribunal fédéral statue dans six cas pilotes sur des principes relatifs à
l'indemnisation des propriétaires dont les biens-fonds sont survolés directement par
les appareils effectuant une approche de l'aéroport de Zurich par le sud. Une
indemnisation pour les survols directs de leurs bien-fonds à environ 350 mètres de
hauteur leur a été refusée à juste titre. Pour une indemnisation liée au bruit,
indépendamment d'un survol direct, la condition d'une acquisition du terrain avant le
1er janvier 1961 vaut également pour les vols approchant par le sud.
Les vols matinaux réguliers approchant l'aéroport de Zurich par le sud ont été introduits
en octobre 2003. De nombreux propriétaires ont par conséquent requis une indemnité
pour la moins-value en résultant pour leur bien-fonds. La Commission fédérale d'estimation (CFE) a choisi six cas pilotes dans lesquels les biens-fonds sont directement
survolés à une hauteur d'environ 350 mètres. Elle a rejeté les demandes d'indemnisation en 2011. En 2014, le Tribunal administratif fédéral a rejeté certains recours des
propriétaires et a partiellement admis les recours d'autres personnes intéressées,
renvoyant dans ces cas la cause à la CFE pour nouvelles décisions.
Le Tribunal fédéral rejette le recours conjoint des propriétaires. Le Tribunal administratif
fédéral a dénié à juste titre un droit à une indemnisation pour survol direct. Selon la
jurisprudence du Tribunal fédéral, une restriction au droit de propriété des intéressés
donnant lieu à indemnité pour survol direct présuppose une atteinte spécifique d'ordre
physique ou psychique, provoquée par l'intrusion des avions dans l'espace aérien du
bien-fonds; le seul bruit des avions ne suffit pas. Fondé sur l'inspection locale à laquelle
il y avait procédé, le Tribunal administratif fédéral pouvait considérer que les survols à
350 mètres de hauteur ne provoquent pas un tel effet. Qu'il n'ait pas accordé une
importance décisive au risque de chute d'objets n'est par ailleurs pas critiquable.
Pour un droit à une indemnité en raison du bruit, indépendante du survol direct, la date
du 1er janvier 1961 est aussi valable pour les biens-fonds concernés par les vols
effectuant une approche par le sud. Si le bien-fonds a été acquis après cette date,
l'indemnité n'entre pas en considération, faute de caractère imprévisible. La cessation
de l'exploitation de l'aéroport militaire à Dübendorf, qui empêchait auparavant la
possibilité d'une approche par le sud, ne justifie pas de s'écarter de la date décisive
pour les communes sises au sud de l'aéroport. Le Tribunal fédéral a insisté à de
multiples reprises sur le fait que le choix de la date du 1 er janvier 1961 constitue une
règle générale. Il a également toujours retenu cette date dans le cas de certaines
modifications cruciales des couloirs d'approche et de décollage.