<h2>SubmittedText<h2><p>On entend régulièrement parler de livres d'école palestiniens incitant à la haine et à la violence à l'endroit des Juifs et d'Israël. L'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), programme de l'ONU, cofinance ces livres. Or, la Suisse participe elle aussi au financement de cet office.</p><p>- Le Conseil fédéral est-il au courant de cette situation ?</p><p>- Que fait-il pour que ces livres d'école, cofinancés par l'UNRWA et la Suisse, transmettent à l'avenir un message de non-violence et d'encouragement à la paix ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>L'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) est une agence humanitaire et de développement humain qui fournit des prestations dans les domaines de l'éducation, de la santé, des services sociaux et de l'aide d'urgence à 5 millions de réfugiés de Palestine dans la bande de Gaza, en Cisjordanie, en Jordanie, au Liban et en Syrie. 500 000 enfants sont actuellement scolarisés dans les écoles de l'UNRWA.</p><p>Le Conseil fédéral a connaissance des allégations relatives aux livres scolaires. Il faut préciser que les livres et les programmes scolaires utilisés par l'UNRWA dans les 700 écoles qu'elle gère ne sont pas élaborés par elle, mais par les pays hôtes dans lesquels les réfugiés de Palestine se trouvent. Cette pratique permet de faciliter l'accès des élèves de l'UNRWA aux écoles secondaires dans ces États, car l'agence n'en dispose pas - sauf au Liban. L'UNRWA n'est donc pas directement responsable du contenu des livres qu'elle utilise.</p><p>Dans le cas où des accusations fondées sont portées contre l'UNRWA, la Suisse soulève ces allégations auprès de l'agence. À ce titre, la Suisse maintient un dialogue régulier avec ses dirigeants et est active dans ses instances gouvernantes En outre, la Suisse est fortement impliquée dans la réforme de l'agence, qui vise notamment à améliorer la qualité de l'éducation. Afin de renforcer les programmes scolaires et d'éviter de possibles préjugés, l'agence a développé des critères de qualité et analyse régulièrement les livres qu'elle utilise. Par son dialogue avec les États hôtes, l'agence vise à améliorer la qualité des livres et des programmes nationaux. Elle soulève en particulier avec eux toute préoccupation liée au non-respect des valeurs défendues dans la Charte des Nations Unies. De plus, l'UNRWA a complété les programmes scolaires des États hôtes par des cours sur les droits de l'homme, le respect et la résolution de conflits.</p><p>La Suisse condamne toute forme d'appel à la violence. Elle s'engage pour le respect du droit international, du droit international humanitaire et des droits de l'homme. Dans le contexte du Proche-Orient elle s'engage en faveur d'une solution à deux États.</p><p>Le Conseil fédéral salue par ailleurs la récente nomination d'un citoyen suisse, Monsieur Pierre Krähenbühl, au poste de Commissaire général de l'UNRWA. Il se réjouit de maintenir un dialogue continu avec l'agence dans les années à venir.</p>