10. Dezember 1992 1221 Standesinitiative Thurgau Titre Proposition de la commission A. Arrêté fédéral concernant la garantie des constitutions ré- visées des cantons de Fribourg, Thurgovie, Neuchâtel et Genève Angenommen -Adopté Ingress Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates Préambule Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral Angenommen -Adopté Art. 1 Antrag der Kommission Ziff. 1 Streichen (wird in einem gesonderten Bundesbeschluss B be- handelt) Ziff. 2-5 Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates Art. 1 Proposition de la commission Ch.1 Biffer (sera traité dans un arrêté fédéral B séparé) Ch. 2-5 Adhérer au projet du Conseil fédéral Angenommen -Adopté Art. 2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Entwurf des Bundesrates Proposition de la commission Adhérer au projet du Conseil fédéral Angenommen -Adopté Gesamtabstimmung - Vote sur l'ensemble Für Annahme des Entwurfes 32 Stimmen (Einstimmigkeit) An den Nationalrat-Au Conseil national #ST# 92.303 Standesinitiative Thurgau Gegen den Missbrauch des Asylrechts Initiative du canton de Thurgovie Contre l'abus du droit d'asile Wonlaut der Initiative vom 3. Juli 1992 Der Bund wird aufgefordert: - die Grenzkontrollen zu verstärken, um die illegale Einreise von Asylbewerbern zu erschweren und die Tätigkeit von Schlepperorganisationen zu unterbinden; - eine Quotenregelung für Asylanten einzuführen. Texte de l'initiative du 3 juillet 1992 La Confédération est invitée à: - intensifier les contrôles à la frontière afin de rendre plus diffi- cile l'entrée illégale des requérants d'asile et d'enrayer l'acti- vité des filières de passeurs; - établir un système de quotas pour les personnes cherchant asile. Herr Rhinow unterbreitet im Namen der Kommission den fol- genden schriftlichen Bericht: Der Grosse Rat des Kantons Thurgau beschloss am 17. Juni 1992, die Standesinitiative der Bundesversammlung zu über- weisen. Initiiert wurde dieses Begehren durch eine Volksinitia- tive, die am 26. Juni 1991 bei der Staatskanzlei des Kantons Thurgau eingereicht wurde. Zusätzlich zu den oben genann- ten Punkten forderte die Volksinitiative die Ausschaffung aller illegal eingereisten Asylbewerber. Der Grosse Rat beschloss, die Standesinitiative ohne diesen Punkt zu überweisen, da diese Forderung gegen das Völkerrecht verstösst. Die Staatspolitische Kommission, welcher dieses Geschäft zur Vorberatung zugewiesen wurde, prüfte die Standesinitiative am 2. November 1992 in Anwesenheit von Vertretern des Bun- desamtes für Flüchtlinge. Grundsätzlich hielt die Kommission fest, dass sich die Lage im Asylbereich seit der Einreichung der Volksinitiative am 26. Juni 1991 entspannt habe. Die Zahl der Asylgesuche ist im Vergleich zum Vorjahr um 56 Prozent gesunken (Stand Ende Oktober 1992). Die Kommission ist sich bewusst, dass sich die Situation jederzeit wieder ver- schärfen und die Forderung nach Verstärkung der Grenzkon- trollen wieder an Aktualität gewinnen könnte. Die Kommission kam zu folgenden Schlüssen: 1. Zu Absatz 1 : Der Bundesrat setzte am 13. Februar 1991 eine interdépartementale Arbeitsgruppe «für ausserordentliche La- gen im Flüchtlingsbereich» ein und gab ihr unter anderem den Auftrag, die rechtlichen, personellen, organisatorischen und technischen Voraussetzungen zu schaffen, um für den Fall ausserordentlicher Lagen im Flüchtlingsbereich so rasch als möglich das Grenzwachtkorps und die Grenzpolizeiorgane durch Formationen der Armee verstärken oder Truppen für die Betreuung einsetzen zu können. Der Bundesrat behandelte den Bericht der Arbeitsgruppe und Hess die notwendigen rechtlichen Grundlagen ausarbeiten. So sollen unter anderem im Rahmen des neuen Militärorgani- sationsgesetzes, das zurzeit im Vernehmlassungsverfahren ist, die rechtlichen Grundlagen für einen subsidiären Einsatz von Truppen zugunsten des Grenzwachtkorps oder zur Be- treuung schutzsuchender Ausländer geschaffen werden. Für den Fall, dass sich die Lage im Asylbereich kurzfristig ver- schärft, besteht bereits auf Verordnungsebene ein ausgear- beiteter Entwurf, der vom Bundesrat zur Kenntnis genommen, aber noch nicht verabschiedet worden ist. Die aktuelle Lage erfordert keine Verstärkung der Grenzkontrollen. Die Kommission beantragt einstimmig, dieser Forderung Folge zu geben, sie aber als erfüllt abzuschreiben, da der Bun- desrat die notwendigen Massnahmen bereits getroffen hat, um innert kürzester Frist auf einen Zustrom von Asylsuchen- den reagieren zu können. 2. Absatz 2: Die Kommission beantragt einstimmig, die Ein- führung einer Quotenregelung abzulehnen. Die Quotenrege- lung hätte zur Folge, dass die erste Person, die nach Erschöp- fung der Quote um Asyl nachsucht, sofort und ohne Verfahren ausgeschafft werden müsste. Diese Person könnte ja tatsäch- lich politisch verfolgt und bei einer Rückschaffung an Leib und Leben gefährdet sein. Ihre Ausweisung würde gegen das völ- kerrechtliche Prinzip des Non-refoulement verstossen, das so- wohl in der Flüchtlingskonvention als auch in der Europäi- schen Menschenrechtskonvention geregelt ist. Die Kommission ist der Ansicht, dass die Einführung einer Quotenregelung im Rahmen einer alle Ausländerkategorien einschliessenden Migrationspolitik überprüft werden müsste. M. Rhinow présente au nom de la commission le rapport écrit suivant: Le Grand Conseil de Thurgovie a décidé, le 17 juin 1992, de transmettre à l'Assemblée fédérale cette initiative. Cette re- quête a été suscitée par une initative populaire déposée le 26 juin 1991 à la Chancellerie d'Etat du canton de Thurgovie. En plus des points mentionnés ci-dessus, l'initiative populaire demandait l'expulsion de tous les requérants d'asile entrés il- légalement en Suisse. Le Grand Conseil a décidé de transmet-Initiative du canton du Valais 1222 10 décembre 1992 tre l'initiative, sauf en ce qui concerne ce dernier point qui est contraire au droit international. La Commission des institutions politiques, saisie de cet objet, a examiné l'initiative cantonale, le 2 novembre 1992, en pré- sence de représentants de l'Office fédéral des réfugiés. La commission a constaté que, fondamentalement, la situation dans le domaine de l'asile s'était détendue depuis le dépôt de l'initiative, le 26 juin 1991. Relativement à l'année précédente, le nombre des demandes d'asile a baissé de 56 pour cent (état à fin octobre 1992). La commission est consciente que la situation peut s'aggraver à tout moment et que les besoins d'un contrôle accru aux frontières peut redevenir d'actualité. La commission est parvenue aux conclusions suivantes: 1. Alinéa premier: Le 13 février 1991, le Conseil fédéral a insti- tué un groupe de travail interdépartemental, «Situations extra- ordinaires dans le domaine des réfugiés», qu'il a entre autres choses chargé de créer les conditions nécessaires d'ordre ju- ridique, personnel, organisationnel et technique aux fins de renforcer aussi rapidement que possible, par des formations militaires, le corps des gardes-frontière et les organes de la police des frontières en cas de situation extraordinaire dans le domaine des réfugiés. Le Conseil fédéral a traité le rapport du groupe de travail et fait élaborer les bases juridiques nécessai- res. C'est ainsi que, notamment dans le cadre de la nouvelle loi sur l'organisation militaire actuellement en procédure de consultation, les bases juridiques nécessaires à l'engagement subsidiaire de troupes pour renforcer le corps des gardes- frontière ou la prise en charge d'étrangers cherchant protec- tion seront créées. Au cas où la situation dans le domaine de l'asile devait s'aggraver à court terme, un projet d'ordonnance existe déjà, projet dont le Conseil fédéral a pris acte, mais qu'il n'a pas encore adopté. La situation actuelle ne requiert pas un renforcement des contrôles à la frontière. A l'unanimité, la commission propose de donner suite à cette requête, mais de la classer du moment que le Conseil fédéral a déjà pris les mesures nécessaires de manière à réagir dans de brefs délais en cas d'afflux de réfugiés. 2. Alinéa 2: A l'unanimité, la commission propose de rejeter le système des quotas. Ce système aurait pour conséquence que la première personne à dépasser les quotas et qui de- mande asile doit être expulsée immédiatement et sans procé- dure. Or, il est effectivement possible que cette personne fasse l'objet de poursuites politiques et que sa vie et son inté- grité corporelle soient menacées en cas de refoulement Une telle mesure d'expulsion violerait le principe de non-refoule- ment, principe de droit international, réglé aussi bien dans la Convention sur les réfugiés que dans la Convention euro- péenne des droits de l'homme. La commission est d'avis qu'il y a lieu d'examiner la question de savoir si, dans le cadre d'une politique de migration in- cluant toutes les catégories d'étrangers, il est opportun d'intro- duire un système de quotas. Antrag der Kommission Die Kommission beantragt einstimmig: - dem Absatz 1 der Initiative Folge zu geben, ihn aber als er- füllt abzuschreiben; - dem Absatz 2 keine Folge zu geben. Proposition de la commission La commission, à l'unanimité, propose: - de donner suite à l'alinéa premier de l'initiative, mais de le classer; - de ne pas donner suite à l'alinéa 2. Frau Beerli, Berichterstatterin: Der Grosse Rat des Kantons Thurgau hat am 17. Juni 1992 beschlossen, der Bundesver- sammlung eine Standesinitiative gegen den Missbrauch des Asylrechts zu überweisen, die zwei Punkte enthält: einen er- sten Punkt mit der Aufforderung, die Grenzkontrollen zu ver- stärken, und einen zweiten Punkt mit der Aufforderung, eine Quotenregelung für Asylanten einzuführen. Ihre Kommission hat diese Initiative am 2. November 1992 in Anwesenheit von Vertretern des Bundesamtes für Flüchtlinge ausführlich diskutiert Es wurden ihr auch die notwendigen Dokumentationen unterbreitet Aufgrund dieser Informationen hat Ihnen die Kommission einen schriftlichen Bericht vorge- legt Die Kommission kommt am Ende ihrer Ueberlegungen zu den beiden folgenden Schlüssen: Dem Absatz 1 der Initiative sei Folge zu geben, er sei aber als erfüllt abzuschreiben; dem Ab- satz 2 der Initiative sei keine Folge zu geben. Für die Begründung möchte ich auf den schriftlichen Bericht verweisen. Angenommen -Adopté An den Nationalrat-Au Conseil national #ST# 92.300 Standesinitiative Wallis Koordination und Beschleunigung von Projektbewilligungsverfahren Initiative du canton du Valais Coordination et accélération des procédures d'autorisation de projets Wortlaut der Initiative vom 18. Juni 1992 Gestützt auf Artikel 93 Absatz 2 der Bundesverfassung be- antragt der Stand Wallis den eidgenössischen Räten, die Ge- setzgebung auf eidgenössischer Ebene derart anzupassen, dass - in Berücksichtigung der grundlegenden Volksrechte -: 1. eine schnellere Durchführung der Bewilligungsverfahren er- möglicht wird, vor allem durch die Ausschaltung von Doppel- spurigkeiten auf allen Stufen der öffentlichen Hand; 2. den Entscheidungsinstanzen Behandlungsfristen ange- setzt werden; 3. die Integration von Spezialbewilligungen in ein einziges oder koordiniertes Verfahren möglich wird; 4. die finanzielle Verantwortlichkeit derjenigen geregelt wird, welche mutwillig Einsprachen erheben und die Verfahren in die Länge ziehen. Texte de l'initiative du 18 juin 1992 Basé sur l'article 93 alinéa 2 de la Constitution fédérale, l'Etat du Valais demande aux Chambres fédérales d'adapter la législation au niveau fédéral de telle façon que - tenant compte des droits fondamentaux du peuple -: 1. une exécution plus rapide des procédures d'autorisation soit rendue possible, essentiellement par l'élimination de dou- bles voies sur tous les niveaux des collectivités publiques; 2. l'on impose des délais de traitement aux instances de déci- sion; 3. l'on intègre les autorisations spéciales dans une seule pro- cédure coordonnée; 4. l'on règle la responsabilité financière de ceux qui forment des recours téméraires et prolongent les procédures. Herr Uhlmann unterbreitet im Namen der Kommission den fol- genden schriftlichen Bericht: Am 28. Januar 1992 verabschiedete der Grosse Rat des Kan- tons Wallis mit 88 zu 12 Stimmen (bei 3 Enthaltungen) eine Standesinitiative. Der Staatsrat des Kantons Wallis überwies am 1. Mai 1992 die Initiative an die eidgenössischen Räte. Die Standesinitiative wurde im Grossen Rat des Kantons Wal- lis wie folgt begründet: «Die Erfahrungen der letzten Jahre haben gezeigt, dass das Plangenehmigungs- und Projektbewilligungsverfahren, na- mentlich im Bereich der übergeordneten Infrastruktur und vonSchweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Standesinitiative Thurgau Gegen den Missbrauch des Asylrechts Initiative du canton de Thurgovie Contre l'abus du droit d'asile In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1992 Année Anno Band VI Volume Volume Session Wintersession Session Session d'hiver Sessione Sessione invernale Rat Ständerat Conseil Conseil des Etats Consiglio Consiglio degli Stati Sitzung 08 Séance Seduta Geschäftsnummer 92.303 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 10.12.1992 - 08:00 Date Data Seite 1221-1222 Page Pagina Ref. No 20 022 262 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.