Centrale nucléaire de Kaiseraugst. Autorisation générale 592 N 20 mars 1985 #ST# Dreizehnte Sitzung - Treizième séance Mittwoch, 20. März 1985, Vormittag Mercredi 20 mars 1985, matin 8.00h Vorsitz - Présidence: Herr Koller Arnold 81.084 Kernkraftwerk Kaiseraugst. Rahmenbewilligung Centrale nucléaire de Kaiseraugst. Autorisation générale Fortsetzung - Suite Siehe Seite 430 hiervor - Voir page 430 ci-devant Nebiker: Voraussetzung für die Erteilung einer Rahmenbe- willigung ist bekanntlich der Nachweis des hinreichenden Bedarfes für die im Kernkraftwerk erzeugte Energie im Inland. Dieser Bedarfsnachweis ist problematisch. Von einem wirklich nachgewiesenen Bedarf, von einem Beweis kann keine Rede sein. Es handelt sich in jedem Fall um Prognosen mit allen Unsicherheiten, basierend auf den ver- schiedensten Annahmen. Besonders fragwürdig wird der Bedarfsnachweis angesichts der Werbung der Elektrizitäts- wirtschaft für den Stromverbrauch. Da wird ein Bedarf künstlich geschaffen, der dann gedeckt werden muss. Bewiesen ist also damit auch die Notwendigkeit für ein weiteres Kernkraftwerk nicht. Man muss allerdings zugeben, dass ein echter Beweis in guten Treuen gar nicht erbracht werden kann. Weder im Sinne der Kernkraftwerkbefürworter noch im Sinne der Kernkraftwerkgegner. Mit diesem frag- würdigen Bedarfsnachweis wird die Frage der Erteilung der Rahmenbewilligung für Kaiseraugst zu einer politischen und ideologischen Frage. Bedauerlicherweise verhärten sich dabei die Fronten. Ich möchte mich auf eine staatsbürgerliche Überlegung beschränken. Es ist eine Tatsche, dass der grösste Teil der Bevölkerung in der Nordwestschweiz verunsichert ist. Sie hat Angst vor einem weiteren Kernkraftwerk, Angst vor der Grosstechnologie, Angst vor dem Unbekannten. Es ist an sich unerheblich, ob diese Angst begründet ist. Sie existiert in allen Kreisen der Bevölkerung, unabhängig von Parteizu- gehörigkeit oder Herkommen. Es mag sein, dass diese Angst zum Teil geschürt worden ist. Angst, selbst unberech- tigte, lässt sich nun aber durch Argumentation nicht wegdis- kutieren. Der Angst gegenüber versagen die trockenen Stati- stiken, Prognosen und komplizierten Rechnungsmodelle. Das staatspolitische Problem besteht nun darin, dass einem vagen und umstrittenen Bedarfsnachweis für ein weiteres Kernkraftwerk eine offensichtlich verunsicherte und ver- ängstigte Bevölkerung gegenübersteht. Wenn ein wirklicher Energienotstand bestünde, könnte die Angst sicher teil- weise überwunden werden. Dieser Notstand existiert aber nicht, auch in zehn Jahren nicht. Voraussetzung ist, dass wir uns nur ein bisschen anstrengen in bezug auf Energiespa- ren. Deshalb sieht ein grosser Teil der Bevölkerung nicht ein, weshalb unbedingt ein Kernkraftwerk in Kaiseraugst - vielleicht nur aus Prestigegründen - durchgezwängt werden sollte. Diese Situation führt zu einer Missstimmung, zu Resi- gnation und zu Protest, zu Unverständnis der Auffassungen dies- und jenseits des Juras. Aus staatspolitischen Überlegungen ersuche ich Sie des- halb, den Antrag des Bundesrates um Erteilung der Rah- menbewilligung für das Kernkraftwerk Kaiseraugst abzuleh- nen. Vorläufig ist der Bedarf für ein weiteres Kernkraftwerk nicht hinreichend nachgewiesen. Ich ersuche Sie, für die Haltung der Bevölkerung der Nordwestschweiz Verständnis zu haben. Es geht nicht darum, dass eine Minderheit über die Mehrheit bestimmen sollte. Es geht vielmehr um Ver- ständnis der Mehrheit der ganzen Schweiz für die Minder- heit aus der Nordwestschweiz. Sollte das Parlament jedoch entgegen meinem Antrag der Rahmenbewilligung zustimmen, glaube ich, dass es unbe- dingt nötig ist, mit der Bauherrschaft ernsthaft Verzichtver- handlungen zu führen. Diese Verzichtverhandlungen müss- ten kompetent und in einer entspannteren Atmosphäre geführt werden. Die Suche nach besseren Lösungen ist dringend erforderlich. M. Thévoz: II n'est sans doute pas excessif d'affirmer que le sort que nous ferons au projet de construction d'une cen- trale nucléaire à Kaiseraugst constitue un test majeur pour nos institutions. Aussi n'est-il pas possible de participer à ce débat sans ressentir profondément toute la gravité des déci- sions que nous sommes appelés à prendre. Les positions de départ sont connues, elles ont du reste été excellemment rappelées, notamment par les deux rapporteurs, qui ont justifié avec pertinence l'existence de la clause du besoin; il n'y a donc pas lieu d'y revenir. Il me semble, en revanche, nécessaire de s'arrêter un instant sur l'aspect peu rationnel de l'opposition farouche qui se manifeste - notamment dans la région bâloise - contre la construction de cette centrale. Ce qui étonne surtout les observateurs disposant d'un peu de recul géographique, c'est le fait qu'une population qui vit dans une région hautement industrialisée, qui bénéficie de ce fait de tous les bienfaits incontestables de la prospérité et des retombées positives qui en découlent, qui ne craint pas le recours à l'utilisation des techniques de pointe les plus sophistiquées, soit à ce point méfiante à l'égard de l'énergie nucléaire. Le comble du paradoxe est atteint par le fait que la fameuse dioxine de Seveso, entreposée chez elle pour y être inciné- rée, la laisse apparemment indifférente. Ce contraste est d'autant plus surprenant que leurs voisins argoviens, qui comptent chez eux et de loin la plus forte concentration nucléaire du pays, s'en accommodent fort bien et ne sem- blent pas près de changer d'avis. Nous n'avons pourtant pas l'impression qu'ils soient moins bien informés que les Bâlois sur le fait nucléaire. Ils sont en tout cas plus directement concernés. Dès lors, que faut-il penser de cette contradic- tion flagrante? Les autorités de la région bâloise, qui font chorus avec les clameurs montant de la rue, n'ignorent pourtant pas que les industries implantées chez elles con- somment beaucoup de courant électrique, et que cette forme d'énergie est indispensable pour préserver le niveau de vie élevé de la population. Elles savent aussi fort bien que même les techniques visant à économiser l'énergie nécessi- tent l'emploi d'électricité. Il est par conséquent d'autant plus indiqué de produire ce courant à proximité que Kaiseraugst sera sans aucun doute une usine aussi sûr que les autres centrales helvétiques, et que la sécurité de la population bâloise ne posera pas plus de problèmes que dans les autres régions concernées par l'énergie nucléaire. Ajoutons à cela le fait qu'il faudra moins de lignes de transport à très haute tension, donc aussi moins de pylônes exposés aux exploits de lâches dynamiteurs et que, grâce au chauffage à distance, il sera possible d'économiser près de 280 000 tonnes de fuel par an. Qui peut dire mieux en matière de substitution de produits pétroliers par une éner- gie non polluante? Force est donc de chercher ailleurs les motifs de cette opposition, en grande partie irraisonnée et qui rappelle les grandes frayeurs du Moyen Age et de l'approche de l'an 1000. Cette attitude surprend d'autant plus que la population de Baie est connue pour son ouver- ture d'esprit et son légendaire sens de l'humour. Bien qu'il ne soit pas question de faire ici un procès d'inten- tion à la grande masse des opposants, il n'en demeure pas moins qu'on a le sentiment très net que des manipulateurs habiles ont réussi, et avec quel succès! à susciter et à exploiter cette crainte irraisonnée et ce réflexe de refus, à tel20. März 1985 N 593 Kernkraftwerk Kaiseraugst. Rahmenbewilligung point que même les autorités politiques ont dû emboîter le pas. Nous avons la conviction que l'on veut, par cette stratégie, jouer à fond la carte de la régionalisation des conflits antinucléaires. Après Kaiseraugst, on mettra l'ac- cent sur Graben, puis sur Verbois, après avoir déjà obtenu les résultats que l'on sait à Ollon ou ailleurs. Les méthodes appliquées sont toujours les mêmes: campagnes de haine, de dénigrement, d'intimidation, de désinformation systéma- tique, sans parler des menaces proférées à l'endroit des gens raisonnables. Permettez-moi, à ce propos, de rendre hommage à mon excellent voisin M. Félix Auer, qui ose apporter publique- ment son soutien à la construction de Kaiseraugst. La colère de certains opposants, qui l'assimilent à un malfaiteur ou à un pestiféré, ne s'est pas fait attendre. Son pupitre, je l'ai constaté s'est couvert de lettres de menaces et d'insultes, presque toutes anonymes, dont les auteurs n'hésitent pas à s'en prendre même aux membres de sa famille. Il fait preuve toutefois d'un bel esprit civique, et ne changera pas d'avis pour autant. Un autre exemple de ces méthodes nous a été donné dans la Basse-Broye, où l'on est venu en force nous dépeindre les risques apocalyptiques qui nous menacent, situés que nous sommes entre Mühleberg et Lucens; et je vous assure que ce n'était pas à l'occasion des Brandons que ces menaces ont été brandies! Le moment est vraiment venu de se ressaisir et d'aller de l'avant. Il faut refuser de céder au chantage, à cette cam- pagne d'intoxication et d'intimidation, refuser de nous sou- mettre à cette sorte de veto parfaitement inconstitutionnel que l'on voudrait nous imposer, sous prétexte du respect de je ne sais quelle démocratie. Nous ne devons pas non plus accepter diverses mesures dilatoires qui nous sont propo- sées par la minorité de la commission, dans le seul but de repousser l'échéance de la décision. La semaine dernière, M. Hubacher a encore agité ici même l'épouvantail du recours à l'armée. Je ne crois pas qu'il faille en venir à cette extrémité pour construire Kaiseraugst. Si tel était le cas, cela signifierait que les autorités cantonales et communales concernées n'auraient pas été en mesure de remplir leur devoir de modération. Ce serait très grave, et je ne veux pas croire que cela soit possible. Dans cette affaire, il en va finalement de la crédibilité de nos institutions et de l'autorité du Conseil fédéral. La grande majorité du peuple attend certainement de nous que nous approuvions l'autorisation générale en vue de la réalisation de la centrale nucléaire de Kaiseraugst. Müller-Aargau: Als ich letzte Woche Herrn Kollege Frei anhörte, kam mir der römische Spruch in den Sinn: «Es muss Gerechtigkeit geschehen, sollt' auch die Welt zugrunde gehen.« Juristisch hatte Herr Frei durchaus recht, wenn er sagt, es gehe nur um die Rahmenbewilligung. Das Problem Kaiseraugst kann aber nicht auf einzelne Bewilli- gungen reduziert und behandelt werden. Um die Ganzheit- lichkeit des Problems zu betonen und einen gewissen Kon- trapunkt zu seinen Ausführungen zu setzen, erlaube ich mir eine leichte Verfremdung: Zwentendorf ist ein Monument. Wie das lateinische Wort manere sagt: ein Mahnmal, ein Denkmal. Zwentendorf ist ein Symbol dafür, dass heute vielen Politikern der Sinn für politische Reifungsprozesse abgeht. Im 19. Jahrhundert konnte und durfte ein Parlament noch führen, weil das Volk sich noch führen lassen musste und wollte. Der heutige Ausbildungsstand und das berech- tigte oder unberechtigte Selbstbewusstsein - geschaffen durch eine Unmenge von Information - verlangen vermehrte Rücksichtnahme des Parlamentes auf Volksmeinungen. Erst heute wird der Parlamentarier eigentlich zum Volksver- treter und Sprachrohr seiner Wähler. Er ist Antenne und Fühler für das, was sich im Volke tut. Daher hat der Politiker gelegentlich im Sinne der Ein- und Absichten des Volkes zu handeln, nicht nur nach seinem Gutdünken. Er muss dabei vermehrt Geduld üben und wissen, dass immer wieder eini- ges reifen kann. In diesem Sinne ist Zwentendorf ein Denkmal und ein Sym- bol heutiger Demokratie. Ich persönlich zweifle beispiels- weise nicht daran, dass Zwentendorf einmal Strom produ- zieren wird. Aber ich verurteile schon heute jene, die dann sagen, das hätten sie auch schon früher haben können. Auch das ökonomisch Unzureichende, ja scheinbar Irrwit- zige kann politisch richtig sein, weil es das ist, was einem grossen Teil des Volkes, nicht unbedingt der Mehrheit, seelisch, körperlich und geistig zugemutet werden kann. Ich verstehe diese Angst nicht, aber ich trage dieser Realität Rechnung. Zwentendorf ist voreilig gebaut worden. Das stillgelegte Zwentendorf ist ein Mahnmal des Wartenmüs- sens auf den Befehl des Volkes. Persönlich glaube ich an die Zukunft der Kernenergie. Mit meinem Nein zu Kaiseraugst fälle ich keinen Grundsatzent- scheid. Im Augenblick kann ich aber nichts anderes tun. Wir werden alle besser leben, wenn wir das Ja zu weiteren Kernkraftwerken - und es muss nicht Kaiseraugst sein - erdauern, das heisst reifen lassen. Ich stimme als Aargauer zähneknirschend und demütig zugleich im Dienste des inne- ren Friedens - freiwillig einer Minderheit entgegenkom- mend - gegen die Rahmenbewilligung von Kaiseraugst. Flubacher: Als ich vor 16 Jahren hier in diesem Saale mit einer Interpellation aus ökologischen Gründen gegen den Standort Kaiseraugst antrat und den Bau der Kernenergie- anlagen in den Alpen forderte, gab es weder hier noch in meiner engeren Heimat, im Kanton Basel-Land, ein grosses Echo. Erst als es den AKW-Gegnern gelang, einen Grossteil der Bevölkerung zu verunsichern, lag politisch etwas drin, und alle Parteien ritten nach und nach auf der Anti-AKW- Welle, angetrieben vom politischen Einpeitschen bis hinauf zu den Regierungsräten, die, statt die Wogen zu glätten, selbst Öl ins Feuer gössen. Man ist an die Grenze, die der föderalistische Rechtsstaat sehr weit steckt, gegangen. Popularitätshascherei kam sehr oft vor staatspolitischer Ver- antwortung. Ich spreche meine Meinung trotz Drohungen offen aus. Einmal habe ich allerdings eine Drohung miss- achtet; sie hätte mir leicht das Leben kosten können. In Pratteln wollte man als Alternative zu Kaiseraugst ein Kohlekraftwerk bauen. Nach Millioneninvestitionen soll die Übung abgebrochen werden. Ich bin auch dagegen. Die Opposition ist geschlossener als jene gegen Kaiseraugst. Man importiert also weiter zusätzlichen Strom aus ändern Kantonen, zur Hauptsache Kernenergie, führt einen «heili- gen Krieg» gegen AKWs und schimpft über die Produzen- ten. Es gibt nur einen Weg, auf den Bau neuer AKWs zu verzichten - er ist hart und steinig -: zurück zur Einfachheit und Bescheidenheit! Aber damit haben wir uns in der Nord- westecke selbst nicht ausgezeichnet. Einmal muss die Grenze des Wachstums sichtbar werden, sonst werden wir alle im Wohlstand ersticken. Wer tut den ersten wesentli- chen Schritt? Ich nicht, anworten alle. Ich habe die Krisenzeiten in den dreissiger Jahren am eige- nen Leibe erlebt; ich kann Ihnen sagen: es gibt Angenehme- res. Basel, das seine Stadt mit chemischen Betrieben durch- setzt hat, die wohl einiges gefährlicher sind als AKWs, hat kein Recht, jene Kantone zu beschimpfen, deren Bürger zum Teil im Einzugsbereich von Staumauern leben und aus denen wir den für die Industrie lebensnotwendigen Strom beziehen. Wenn die Chemie nicht in Basel domiziliert wäre, sondern im Kanton Aargau oder im Kanton Solothurn, hätte man nicht 40 mit Dioxin angereicherte Fässer protestlos in einem Keller einlagern können. Aber eben: dort liegt Brot drin. Die Energie-Initiative hat man in der Nordwestecke zu einem Plebiszit gegen Kaiseraugst umfunktioniert. Es ist deutlich ausgefallen. Aber auch die 25 Prozent AKW-Befür- worter haben ein Anrecht darauf, den übrigen Kantonen mitzuteilen, dass wir uns landesweit notwendigen Aufgaben nicht entziehen können. Je näher man gegen Gösgen kommt, desto kleiner wurden allerdings bei der Abstimmung die Differenzen zwischen Ja und Nein. Ich selbst wohne 6 Kilometer neben Gösgen und fühle mich wohl. Es ist bedau- erlich, dass man die Bevölkerung in der Region Basel so 75-NCentrale nucléaire de Kaiseraugst. Autorisation générale 594 N 20 mars 1985 verängstigt hat, dass jeder als Staatsfeind betrachtet wird, der den Wohlstand mit Kernenergie sichern möchte. Für mich sind die Voraussetzungen für die Bewilligung erfüllt. Nach Bundesverfassung habe ich ohne Instruktionen zu stimmen und damit meinem Gewissen zu folgen. Man hat ja schon einmal einen Kanton mit Sprengstoff gegründet. Ich hoffe fest, dass man nicht mit Sprengstoff das AKW Kaiseraugst zu verhindern sucht, und ich sage ganz offen: Auch ich habe Angst, Herr Nebiker. Loretan: Ich möchte einige Worte sagen über das Verhältnis Energiegewinnung aus Kernkraftwerken und Energiegewin- nung aus Wasserkraftwerken aus der Sicht des Landschafts- schutzes. Als echter Grüner ist man gegen Kernkraftwerke eingestellt, und selbstverständlich auch - da machen auch unechte Grüne mit - für die Erhaltung von Natur, Landschaft und Umwelt allgemein. Das «Für» findet meine Zustimmung, indessen habe ich mit dem «Gegen» etwelche Mühe; denn beim gleichzeitigen Für und Gegen beginnt es irgendwo mit der Folgerichtigkeit zu hapern. Geht man von Tatsachen und nicht von Wunschbildern aus, stellt man fest: 1. Der Verbrauch an Strom steigt Jahr für Jahr in grösserem Ausmass als gemäss der bundesrätlichen Botschaft zu die- ser Rahmenbewilligung. 2. Mit nahezu 70 Prozent Anteil am Energieendverbrauch befindet sich die Schweiz in einer nach wie vor viel zu grossen und energie- wie umweltschutzmässig ungemütli- chen Abhängigkeit vom Erdöl. Wir müssen alles daran setzen, diesen Anteil zu verkleinern. Als wirksamste und heute greifbare Möglichkeiten bieten sich die elektrische Energie sowie die Produktion von Fern- wärme in Kernkraftwerken an. Die sogenannten Alternativ- energien sind noch nicht so weit entwickelt, dass sie in nächster Zukunft eine genügende Substitutionswirkung bringen könnten. Darauf hat der Kommissionspräsident, Kollege Stucky, eindrücklich hingewiesen. Ich kann mich denen anschliessen, die verlangen, dass sich die Elektrizi- tätswirtschaft um eine haushälterische Nutzung ihres Pro- duktes mehr als bisher bemühen muss. Aber alle diese Anstrengungen von seilen der Produzenten wie der Konsu- menten bringen kein Sparpotential auf die Beine, das eine namhafte Substitution von Erdöl ermöglichen würde. Nebst der denkbaren landschaftschonenden Modernisie- rung und der Kapazitätserweiterung bei bestehenden Was- serkraftwerken brauchen wir- so sehen es Bundesrat und Kommission, und ich teile diese Meinung - ein weiteres Kernkraftwerk in den neunziger Jahren. Wenn wir heute diese letztere Möglichkeit verbarrikadieren, steigt der Druck auf die letzten freifliessenden Gewässer in schönen und schönsten Landschaften ins Unerträgliche. Wollen wir denn Landschaften wie Gletsch, Greina und andere auf dem Altar einer sachlich nicht begründbaren Gegnerschaft gegen eine umweltfreundliche Produktionsform elektrischer Energie opfern - das ist die Frage -, und dies dazu noch im Wissen, dass selbst ein forcierter Ausbau des Wasserpotentials nur knapp 10 Prozent der gegenwärtigen Stromerzeugung zusätzlich abdecken würde? Es mag eigenartig tönen von einem Aargauer Parlamentarier, wenn er seinem Kanton ein weiteres Kernkraftwerk zumutet und anderen Kantonen vor der vermeintlichen «Energiesonne», vor dem «Energie- glück» stehen will. Wäre es nicht gescheiter und vorsichti- ger, den Totalausbau unserer Wasserkräfte für die Energie- gewinnung ins Auge zu fassen und durch einen Verzicht auf ein weiteres Kernkraftwerk viele schwierige rechtliche und vor allem politische Probleme aus dem Wege zu räumen? Der Weg des geringsten Widerstandes war noch selten der beste; er löst echte Probleme nur scheinbar. Wo liegt der richtige Kurs zwischen der Scylla des Totalausbaus der Wasserkräfte und der Charybdis der erschwerten Durchsetz- barkeit eines Kernkraftwerkes wie Kaiseraugst? Wir sollten einerseits den berechtigten Begehren der Gebirgskantone, für ihren Anteil an der Stromproduktion besser abgegolten zu werden, bei der Revision des Wasserrechtsgesetzes Rechnung tragen; vielleicht geht dann der Appetit auf zusätzliche Einnahmen aus Neuanlagen zurück. Auf der anderen Seite sollte sich der Bundesrat energisch dafür verwenden, dass in Kaiseraugst eine Lösung ohne Kühl- türme möglich wird. Diesen Standpunkt vertritt die.Aargauer Regierung seit Jahren. Er fand im Postulat des Ständerates Eingang. Mit einer Änderung des Kühlsystems könnte in der Standortregion eine wesentliche politische Beruhigung erzielt werden. Der Verzicht auf Kühltürme drängt sich im übrigen gerade auch aus Gründen des Landschafts- und Ortsbildschutzes auf. Allermindestens muss ein schwaden- freies Kühlsystem realisiert werden. Die technischen Grund- lagen für Trockenkühltürme, nicht grösser als Nasskühl- türme, sollen nach meinen Erkundigungen vorhanden sein. Ich komme daher aus einer etwas spezifischen Sicht zur Meinung, wir sollten den Anträgen des Bundesrates und der Kommissionsmehrheit zustimmen, unter Einbezug des Postulates des Ständerates zum Kühlsystem. M. Meizoz: Qu'on le veuille ou non, nous ne sommes plus au temps des certitudes tranquilles des années 1950, époque où l'on croyait aux promesses d'un avenir sans nuages fondé sur l'utilisation pacifique de l'énergie atomique. Aujourd'hui, le doute s'est installé dans les esprits; la jeune génération le perçoit peut-être plus vivement encore que les aînés. Le sentiment d'inquiétude et d'insécurité que ressentent, face à l'atome, de plus en plus d'hommes et de femmes de ce pays, se nourrit de l'idée que le milieu vital risque d'être fondamentalement perturbé par la mise en œuvre des tech- niques nucléaires. Il se nourrit aussi du fait que la gestion des déchets irradiés n'a toujours pas trouvé de solution crédible. Enfin, tout le monde n'adhère pas encore au dogme de la parfaite fiabilité des installations atomiques. La population de la région bâloise est toute imprégnée de ce sentiment. On ne s'en étonnera pas. Toutes options politi- ques confondues, elle se cabre contre les prétentions de ces messieurs de Kaiseraugst. Parce qu'elle a peur, comme ont peur les habitants d'Ollon dans le canton de Vaud, d'Uri ou des Grisons où les projets de la CEDRA rencontrent la même opposition déterminée, pour les mêmes raisons. Cette peur, qu'elle soit justifiée ou non, exagérée ou non, n'en est pas moins un fait indéniable, une réalité que le pouvoir politique, à l'heure du choix, ne saurait délibérément ignorer. Je doute que l'on puisse imposer une installation nucléaire à une région qui n'en veut pas. On peut le craindre, l'épreuve d.e force est au bout de la décision que nous pourrions prendre au terme de nos délibérations. Or, dans le contexte général où la décision va tomber, le critère du besoin, source de tous nos maux parce que mal défini paraît déri- soire. Il pèse bien peu dans la balance des intérêts en cause, beaucoup moins en tout cas que l'aspect politique du pro- blème. Car, ce qui est en jeu dans ce débat, c'est bien plus le maintien de la paix civile dans notre pays que la possibilité offerte aux milieux de l'électricité de réaliser leur projet. Dans cette situation, la recherche d'une solution de compro- mis nous ménageant le temps d'une réflexion supplémen- taire et nous offrant la possibilité de revoir les données de notre politique énergétique, me paraît vitale. Jusqu'ici, le Conseil fédéral, pas plus que les promoteurs de la centrale, ne s'y sont laissés tenter. Certes, les choses auraient été beaucoup plus simples si ces derniers avaient renoncé d'eux-mêmes à leur dessein. Ils ne l'ont pas fait, préférant sans doute obtenir, au préalable, l'autorisation générale pour pouvoir, si les événements devaient les y contraindre, négocier demain en position de force avec le Conseil fédé- ral, en vue d'obtenir de substantiels dédommagements. Je soupçonne fort le Conseil fédéral de ne pas écarter totale- ment une telle perspective. Quant aux solutions miracles, dites alternatives, dont on fait grand étalage depuis quel- ques jours, le fait même qu'elles fleurissent toutes à la veille d'un vote décisif les rend suspectes. Tout donne à penser que nous sommes en présence d'une opération qui trahit le profond désarroi dans lequel sont plongés les partisans de la centrale, qui indique aussi com-20. März 1985 N 595 Kernkraftwerk Kaiseraugst. Rahmenbewilligung bien ils redoutent l'issue prévisible de ce débat. En défini- tive, un oui à Kaiseraugst pourrait bien signifier, plus que la reconnaissance d'un besoin effectif en énergie, une recon- naissance de dette envers les promoteurs de la centrale. S'agissant de la question du besoin, j'ai la conviction pro- fonde que la décision du Conseil fédéral, prise en 1981, est fondée sur des hypothèses à la fois extrêmes, irréalistes et fragiles, aussi bien en ce qui concerne le taux de croissance de l'économie que l'évolution des prix des divers agents énergétiques, ou encore l'estimation des réserves néces- saires pour pallier les effets d'une panne pouvant survenir dans l'exploitation de l'une de nos installations atomiques. Les plus récentes perspectives énergétiques montrent en effet que d'ici à la fin du siècle, aucune centrale d'électricité après Leibstadt ne sera plus nécessaire pour autant que des mesures judicieuses, visant à réduire la progression de la demande, soient prises. Dans ce cas, Kaiseraugst serait superflu et nous pourrions refuser l'autorisation générale sans porter atteinte à la sécurité de notre approvisionne- ment d'électricité. M. Caccia, président de la commission fédérale de l'énergie, l'a affirmé avec netteté, à plusieurs reprises. Dans les circonstances présentes et depuis fort longtemps déjà, nos propres ressources sont supérieures à la demande intérieure. En hiver comme en été. Au plus fort de cet hiver, la soudaine augmentation de la consommation d'électricité ne nous a pas empêchés d'en vendre des quantités considé- rables à l'étranger. D'une manière générale, le solde expor- tateur net a atteint des valeurs très confortables, de l'ordre de 7 à 11 milliards de kW/h, selon les années. Avec la mise en service de l'unité de production de Leibstadt, nous sommes entrés pour de longues années dans une période d'énergie abondante qu'il faudra bien consommer. En Suisse, par la grâce de besoins nouveaux habilement sug- gérés, et dans les pays environnants par le canal d'exporta- tions toujours plus importantes. Dans cette optique, la présence massive de la France sur les marchés internationaux, avec des prix plus compétitifs que les nôtres, ne nous facilitera certainement pas la tâche. J'ajouterai, enfin, que le Conseil fédéral va trop loin lorsqu'il cultive, comme il le fait, l'idée d'une autarcie quasi totale en matière d'approvisionnement en limitant à une seule fois en vingt ans le risque de devoir importer de l'électricité en hiver. Je demeure persuadé que la preuve du besoin est loin d'être apportée. A mon sens, elle ne pourrait l'être que si rien ou presque n'était entrepris en matière d'économies d'énergie, que si l'on se ralliait à l'objectif d'une sécurité d'approvision- nement à 95 pour cent, alors que jusqu'en 1975 la norme n'était que de 75 pour cent et, enfin, que si 10 pour cent ou plus des nouvelles constructions étaient chauffées à l'élec- tricité. L'avis nuancé que la commission fédérale de l'.énergie a émis à ce propos, un tiers seulement de ses membres ayant considéré comme inéluctable la nécessité de construire la centrale de Kaiseraugst, nous conforte dans l'opinion que notre avenir énergétique ne passe pas nécessairement par Kaiseraugst. Nous ne le construirons bien, cet avenir éner- gétique, qu'en mettant en place les instruments d'une politi- que cohérente, globale, à long terme, c'est-à-dire en adop- tant une loi sur l'électricité qui se baserait sur l'article constitutionnel concernant le transport et la distribution de l'énergie électrique, en investissant plus dans la recherche non nucléaire, en créant les conditions favorables au déve- loppement et à l'utilisation des énergies renouvelables, en traquant partout la surconsommation. Or, dans tous ces domaines, nous faisons pratiquement du sur place. Onze ans après le premier choc pétrolier, nous en sommes tou- jours à un stade exploratoire, voire même déclamatoire. Le Conseil fédéral considère la situation avec une extrême timidité. Manifestement la volonté politique fait défaut de bousculer les choses, d'agir vite, en profondeur et sur un large front, à l'instar de ce qui se passe à propos des forêts. C'est infiniment regrettable. Pour toutes ces raisons, je vous invite, en conclusion, à soutenir les propositions de la mino- rité de la commission. Wellauer: Vor einem Monat haben wir in diesem Saal wäh- rend zweier Tage eine Debatte über das Waldsterben und Massnahmen gegen die Luftverschmutzung geführt. Nach den Entscheiden, die in unserem Rat getroffen wurden, hat im Parlament ein Umdenken stattgefunden. Durch das besorgniserregende Waldsterben ist der Schutz unserer Umwelt zu hohem politischem Wert gelangt. Umweltschutz ist heute auch ein Thema für jene Kreise, welche solche Fragen bisher als Nebensächlickeiten abtaten. Seit Jahren leidet unser Wald unter der immer stärkeren Luftverschmut- zung aus Heizungsanlagen und aus dem Motorfahrzeugver- kehr. Es ist deshalb ein dringendes Gebot, alle Massnahmen zu ergreifen, die eine Verminderung der Schadstoffemissio- nen bringen. Eines der effizientesten Mittel zur Verminde- rung solcher Schadstoffemissionen ist völlig unlogischer- weise zur Zielscheibe gewisser Umweltschutzkreise gewor- den, nämlich die Kernenergie. Wenn zum Beispiel die Schweizerische Gesellschaft für Umweltschutz in einem offenen Brief an die Mitglieder des Nationalrates vom 6. März 1985 schreibt, dass der Bau des Kernkraftwerkes Kaiseraugst keine Massnahme gegen das Waldsterben dar- stellt, so ist dies eine Behauptung, die völlig an den Tatsa- chen vorbeisieht. Tatsache ist nämlich, dass trotz allen Sparanstrengungen der jährliche Bedarf an elektrischer Energie um 3 bis 5 Prozent steigt. Auch Energiesparen braucht Strom und auch Alternativenergien brauchen Strom. Der Verbrauch an elek- trischer Energie wird auch in den nächsten Jahren trotz Sparanstrengungen noch zunehmen. Bei der Gestaltung einer lebenswerten Umwelt kommen wir an der Kernenergie nicht vorbei. Sie gibt keinerlei Schwefel- oder Stickoxide ab, und die im Normalbetrieb freiwerdende Radioaktivität gefährdet die Bevölkerung in keiner Weise. Heute wird die Kernenergie noch fast ausschliesslich zur Erzeugung von Elektrizität eingesetzt. Wenn zusätzlich noch die Fernwärme aus unseren schweizerischen Atomkraftwerken genutzt würde, könnten wir bedeutende Mengen Erdöl sparen und damit Schwefeldioxidemissionen verhindern. Mit der Ver- wirklichung von Fernwärmeversorgungen aus den Werken Beznau, Mühleberg, Gösgen sowie Kaiseraugst könnten jedes Jahr Einsparungen von 300 000 bis 400 000 Tonnen Heizöl erzielt werden. Das gäbe eine Verminderung der Schwefeldioxidbelastung bis zu 2400 Tonnen und der Stick- oxidemissionen bis zu 800 Tonnen pro Jahr. Dies wäre vor allem regional doch ein sehr beachtlicher Beitrag zur Um- weltverbesserung. Das Kernkraftwerk Kaiseraugst könnte als Lieferant von nuklear erzeugter Fernwärme einen grossen Anteil an der Verbesserung der Luft in der gesamten Region Basel lei- sten. Im Blick auf den Landschaftsschutz ist auch von Bedeutung, dass für den Abtransport des Kaiseraugststroms keine neuen Hochspannungsleitungen nötig werden. Ich bin überzeugt, dass wegen der Umweltschutzmassnahmen der Verbrauch an elektrischer Energie in den nächsten Jahren noch steigen wird. Der Bau des Kernkraftwerkes Kaiser- augst ist deshalb unerlässlich. Für Kaiseraugst spricht auch die umweltschonende Energieproduktion. Die Meinungen in diesem Saal sind ja gemacht. Ich verzichte deshalb auf Empfehlungen. Ich persönlich stimme der Rahmenbewilli- gung für Kaiseraugst zu. M. Brélaz: Je parle au nom des quatre députés de la Fédéra- tion des partis écologistes qui tous refusent ce projet. Quant à moi, je m'achoppe essentiellement aux arguments techni- ques dans le but de remettre un peu l'église au milieu du village, car on entend ici quelques assertions particulière- ment étranges. En ce qui concerne la clause du besoin, j'aimerais vous rappeler que seul un tiers de la Commission fédérale de l'énergie a admis la nécessité d'une nouvelle centrale nucléaire. Certes, un autre tiers a dit qu'il y avait un besoin de 200 à 600 mégawatts à satisfaire, mais qu'il pouvait l'êtreCentrale nucléaire de Kaiseraugst. Autorisation générale 596 N 20 mars 1985 de façon différente. Or, que s'est-il passé? On a tout simple- ment annexé ce dernier tiers aux partisans de la centrale de Kaiseraugst. Tant sur le plan juridique que déontologique, c'est là une façon curieuse de travailler. La clause du besoin postulerait a priori deux choses: pre- mièrement que l'on se décide tout simplement à développer d'autres solutions et non une seule. En effet, si l'on fait l'impossible pour ne satisfaire les besoins en énergie que d'une seule manière, il va de soi que l'on travestit passable- ment l'idée d'une clause du besoin. Dans ce domaine, aussi bien en matière d'économie d'énergie que de développe- ment des énergies renouvelables, nous n'avons jamais réel- lement passé du stade déclamatoire à la pratique. Deuxiè- mement, que les compagnies livrant de l'électricité fassent des efforts, non comme aujourd'hui pour encourager par tous les moyens la consommation d'énergie, mais pour la freiner, voire pour la décourager. Or, que constate-t-on? Tout d'abord, au niveau de la politique des tarifs, dans de très nombreuses régions de notre pays, les compagnies d'électricité utilisent encore le système dégressif, c'est-à -dire que plus l'on consomme d'énergie, moins on la paie. C'est un peu le comportement du marchand de tabac qui fait de la publicité sur sa vitrine pour arrêter de fumer et qui vend à son comptoir trois paquets pour deux. Ces compa- gnies qui poussent à la consommation par leur politique des tarifs, afin de chercher à satisfaire cette clause du besoin par des voies détournées, encouragent la promotion du chauf- fage électrique. Il y a un célèbre exemple du côté de Neu- châtel où une entreprise, qui avait effectué des efforts loua- bles pour économiser l'énergie, s'est retrouvée avec une facture d'électricité plus importante que l'année précédente. Nous avons des exemples caricaturaux et extrêmes de ce type qui vous démontrent où nous en sommes en matière de politique des tarifs en Suisse. Le chauffage électrique est peut-être très propre chez l'usa- ger, mais le rendement global du système, qui connaît les problèmes de la qualité de l'énergie, est à peu près le plus mauvais que l'on puisse imaginer. En effet, on peut satisfaire les besoins de chaleur qui sont de l'énergie dégradée par toutes les sources d'énergie, alors que les besoins d'éner- gie-force ne peuvent être remplis que par l'électricité. En fait, l'utilisation de l'énergie électrique pour la chaleur est comparable à l'octroi de nourriture fine à des animaux. On constate donc que le problème est assez grave et que, de plus, les compagnies d'électricité tentent d'éviter, par tous les moyens, une loi sur l'électricité. En fait, la manière dont la clause du besoin est satisfaite est assez proche de celle qui, pour un être humain, consisterait à absorber massive- ment des laxatifs. Je voudrais encore faire quelques brèves remarques sur les forêts. On utilise systématiquement l'argument du S02 et l'on prétend que pour sauver l'environnement il faut faire du nucléaire. Je souhaite que les députés étant de cet avis lisent le rapport de l'Office fédéral de la protection de l'environnement. Si l'on prenait les mesures de dépollution nécessaires pour le dioxyde de soufre, en quatre ou cinq ans nous pourrions parvenir à satisfaire l'objectif déterminé de 1950. Dans le meilleur des cas, il faudra dix ans pour construire votre centrale nucléaire. Par conséquent, l'objec- tif de 1950 étant atteignable par des mesures antipollution plus rapidement, je vous prie de cesser d'utiliser cet argu- ment, car la meilleure de vos techniques coûtera, d'une part, beaucoup plus cher et, d'autre part, ne résoudra le pro- blème que cinq à six ans plus tard. Bürer-Walenstadt: Mit dem heutigen Entscheid über die Rahmenbewilligung Kaiseraugst geht es nach meiner Ansicht nach wir vor um den Grundsatzentscheid, ob Kern- energie weiterhin verwendet werden soll oder nicht, bzw. um die Frage des Bedarfsnachweises für ein weiteres Atom- kraftwerk im nächsten Jahrzehnt. Grundsätzlich hat sich nach unserer Debatte im letzten Jahr, als wir über die beiden Atominitiativen diskutierten, im Energiesektor nichts Wesentliches verändert, höchstens, dass die bescheidenen Prognosen des Bundesrates über den künftigen Strombedarf nach den letzten Erfahrungen heute schon nach oben korrigiert werden müssten. Die Bedarfsfrage wurde nach meiner Meinung auch vom Schweizervolk bejaht, indem es die beiden Initiativen abge- lehnt hat. Der Schweizer will demnach die Versorgungssi- cherheit bei der Elektrizität nicht missen. Diese ist bei uns glücklicherweise hoch und im Gegensatz zu anderen Energieträgern, wie zum Beispiel dem Öl, grösstenteils aus- landunabhängig. Der Vorwurf der Überkapazität elektrischer Energieanlagen in der Schweiz ist nicht gerechtfertigt. Natürlich ist es möglich und auch richtig, in den Sommer- monaten Strom zu verkaufen, statt die Werke stillzulegen. Doch die Kapazität muss ja für den Winterbedarf ausgerich- tet sein. Die Konsequenzen, sollte diese fehlen, haben'einige Länder in Europa in diesen harten Wintermonaten schmerz- lich erfahren müssen. Das Werk Leibstadt, seit letzten Herbst in Betrieb, bringt uns leider nur eine kurze Verschnaufpause bei der Bedarfsdek- kung. Wir müssen heute sicher zum sechsten Atomkraft- werk in der Schweiz ja sagen. Als Standort ist Kaiseraugst sicherauch möglich. Die Gründe hiefür wurden schon genü- gend angeführt. Immerhin sei nochmals mit Herrn Wellauer daran erinnert, dass die nukleare Abwärme genutzt werden kann und damit einige tausend Tonnen Heizöl ersetzt wer- den könnten. Ein Wort noch zur immer wieder vorgebrachten Forderung, den notwendigen Strom aus dem Ausland zu beziehen und damit auf Kaiseraugst zu verzichten: Solche Verträge sind nicht neu, wir haben sie bereits mit Fessenheim, dies jedoch in quantitativ bescheidenem Rahmen. Ich glaube aber nicht, dass es richtig ist, solche Stromimporte im grossen Stil zu tätigen und damit die Auslandabhängigkeit zu fördern. Sind wir einmal vom Ausland abhängig, werden uns diese Strom- erzeuger über kurz oder lang den Strompreis diktieren. Bei einer Energieverknappung im Exportland könnten die Liefe- rungen in unser Land reduziert oder gar gestoppt werden, Das Risiko einer Unterversorgung besteht ebenfalls. Man wäre hier versucht, einen österreichischen Witz anzuführen. Zudem gilt es, zu bedenken, dass der für den Export bestimmte Strom, zum Beispiel aus Frankreich, in erster Linie doch auch aus Kernkraftwerken kommt. Es ist unfair, im eigenen Land keine Kernkraftwerke zu wollen, diesen Strom hingegen aus Werken im Ausland zu beziehen. Die wirtschaftlichen und sozialen Folgen von Stromimporten in grosser Quantität sind für unser Land nicht zu verantworten. Deshalb müssen wir auf ein weiteres Kraftwerk hinzielen. Das Kernkraftwerk Kaiseraugst ist nach meiner Meinung eine mögliche und taugliche Lösung. Dabei sollte es aber möglich sein, vor allem mit Bezug auf die Kühlung, bessere technische Lösungen anzubieten. Geissbühler: Persönlich vertrete ich die Auffassung, dass wir den Anträgen des Bundesrates und dem Beschluss des Ständerates zustimmen sollten, weil sich der Bedarfsnach- weis für ein weiteres Kernkraftwerk auf Mitte der neunziger Jahre bis zum heutigen Zeitpunkt als realistisch erwiesen hat. In der Walddebatte vom Februar ist in diesem Rate mit eindrücklichen Mehrheiten der Wille bekundet worden, die Verschmutzung unserer Atmosphäre zu vermindern. Mit der Erteilung der Rahmenbewilligung für Kaiseraugst tun wir heute einen wichtigen Schritt zur langfristigen Verbesse- rung der Situation und vor allem auch zur Verbesserung der Lage in bezug auf die Auslandsabhängigkeit auf dem Energiesektor. Mein Wohnsitz liegt im Bereich des geplanten Kernkraftwer- kes Graben. Wir stellen mit grosser Besorgnis fest, wie in bezug auf Kaiseraugst mit der Angst Politik getrieben wird. Wenn diese Angst wirklich einen realen Hintergrund hätte, dann bin ich der Auffassung, dass es keine Rolle spiele, ob wir mit einem Kernkraftwerk 100 000 oder bloss 50 000 Men- schenleben gefährden. Also müsste endgültig auf die Kern- energie verzichtet werden. Daraus folgere ich, dass bei einem Auftrag für Verzichtverhandlungen mit Kaiseraugst auch Verzichtverhandlungen mit Graben und Verbois geführt werden sollten, um nicht weitere Kosten sinnlos20. März 1985 N 597 Kernkraftwerk Kaiseraugst. Rahmenbewilligung aufzustocken. Ich bin überzeugt, wenn Kaiseraugst nicht gebaut werden kann, dann ist auch die Bevölkerung im Bereiche von Graben oder des Kantons Bern nicht bereit, ja zu sagen zu einem Kernkraftwerk in Graben. Daraus folgere ich, dass wir die Rahmenbewilligung für Kaiseraugst erteilen müssen, weil der Standort Kaiseraugst realistisch ist, vernünftig vor allem auch in bezug auf die Nutzung der Abwärme. Wir schaffen so einen Weg in die Zukunft für eine umweltgerechte Energieversorgung. Ich bitte Sie, die Rahmenbewilligung zu erteilen. M. Magnin: Le Parti suisse du travail n'est pas opposé par principe à l'énergie nucléaire, mais il a mis à cette produc- tion un certain nombre de conditions. En raison de l'impor- tance fondamentale de l'énergie pour le pays, il demande, premièrement, la nationalisation de tout le processus de production, d'importation et d'exploitation de l'énergie; deuxièmement, l'élaboration d'une conception globale com- prenant l'utilisation planifiée des sources énergétiques actuelles et nouvelles; troisièmement, des mesures efficaces et généralisées contre le gaspillage; quatrièmement, une solution valable pour l'élimination des déchets. Or, nous constatons, aujourd'hui, qu'aucune de ces conditions n'est vraiment réalisée. D'autre part, le besoin, condition qui doit impérativement être satisfaite en vue de l'octroi de l'autorisation générale de construire Kaiseraugst, est loin d'être prouvé, si ce n'est dans l'optique d'un développement à tout prix, sérieuse- ment contesté par une grande partie de la population, notamment par la jeunesse. Lorsque l'on fait état des diverses décisions du peuple en faveur du nucléaire, on oublie généralement de dire qu'à chaque votation de très fortes minorités se sont manifes- tées. On ne saurait ignorer ces réalités et imposer par la force, si nécessaire, et cela risque bien de l'être, la volonté du lobby nucléaire bien plus que celle des citoyens. On ne saurait non plus ignorer qu'avec 36 pour cent d'énergie électrique d'origine nucléaire produite l'année dernière, la Suisse est le pays au monde le plus engagé dans le nucléaire et ses inconnues. On voudrait nous y engager davantage encore; cela au moment où les Etats-Unis, qui avaient également misé sur le nucléaire, font, dans une certaine mesure, machine arrière. C'est pour toutes ces raisons et pour d'autres que nous ne voulons pas répéter ici que nous nous opposons à l'octroi de l'autorisation générale pour la centrale de Kaiseraugst. Seiler: Ich bin für einen Verzicht auf Kaiseraugst, unter anderem, weil ich zum Bedarfsnachweis mehrere Fragezei- chen setze und aus staatspolitischen Überlegungen. Massgebliche Entscheidungsgrundlage des vorgelegten Bedarfsnachweises war für die Energiekommission und somit auch für den Bundesrat der sechste 10-Werke-Bericht des Verbandes schweizerischer Elektrizitätswerke. Das heisst, dass dieser Nachweis wesentlich von jenen Kreisen beeinflusst ist, die in erster Linie ein Interesse daran haben, möglichst viele Kilowattstunden zu verkaufen. Genüsslich triumphierend wurden denn auch in den vergangenen Wochen stolze Zuwachsraten des Stromverbrauchs präsen- tiert. Der Ruf nach mehr Kraftwerken - und das gilt auch für Wasserkraftwerke, Herr Loretan - dürfte vor allem dazu dienen, den Energieverbrauch noch weiter anzuheizen. Wir müssen endlich zur Kenntnis nehmen, dass der hohe Energiedurchfluss im wesentlichen den Grund unserer Umweltprobleme darstellt. Durch einen massiven Vorstoss in den Wärmemarkt soll der Stromverbrauch auf Hochtouren gebracht werden. Der Kon- sument hat die Rechnung zu bezahlen. Der Bedarfsnach- weis geht zudem immer noch vom Irrtum aus - Herr Wel- lauer ist diesem Irrtum ebenfalls ausgiebig verfallen -, dass Energie nur durch Energie substituiert werden kann. Die Möglichkeiten, dass Energie durch technische Mass- nahmen, durch Arbeit, durch Information oder vor allem durch bessere Energienutzung ersetzt werden kann, wurden in diesem Nachweis nicht berücksichtigt. Der zukünftige Bedarf wird im weiteren mit Prognosen begründet, die davon ausgehen, dass die Zukunft im wesentlichen die Fortschreibung der Vergangenheit darstellt. Abgesehen davon, dass es sich künftig nicht so verhalten wird, wird damit die trügerische Erwartung verbreitet, man könne noch auf Jahrzehnte hinaus so weiterwirtschaften wie bisher. Diese Prognostiker wollen mit dem Rückspiegel nach vorne blicken; das hat noch nie zu gültigen Resultaten geführt. So erstaunt es wenig, dass der Wandel unserer Wirtschafts- strukturen kein Kriterium bei der Schätzung des zukünftigen Bedarfes darstellt. Wir stehen aber vor einem gravierenden Wandel der Produktionsbedingungen, der Produkte, des Vertriebes. Wir stehen in einem Übergang von derlndustrie- zur Dienstleistungs- und zur Informationsgesellschaft, der mit einer Senkung des Energiebedarfs verbunden ist. Der Bedarfsnachweis ist somit nach meiner Meinung in wesent- lichen Teilen überholt, lückenhaft und beruht auf fragwürdi- gen Prognosen. Er ist in erster Linie ein Bedarfsnachweis der Energiewirtschaft, nicht der Verbraucher. Zum Schluss bitte ich Sie, bei Ihrem Entscheid zu berück- sichtigen, dass der Bau von Kaiseraugst uns ganz wesent- lich mehr Sorgen, mehr Schäden (politische, gesellschaftli- che, aber auch wirtschaftliche) bescheren wird als ein Ver- zicht darauf. Ich bin zutiefst davon überzeugt, dass säkulare Entscheidungen wie über die Energieversorgung nicht poli- zeilich und schon gar nicht militärisch durchgesetzt werden können, ohne den sozialen und politischen Zusammenhang unseres Landes nachhaltig zu schwächen. In jedem Fall bemisst sich die politische Qualität einer Gesellschaft daran, wie die Integration polarisierter Minderheiten gelingt. Die Verantwortung, dass dies gelingt, liegt bei uns. Setzen wir auf Werte, die wirklich zählen, und nicht nur auf solche, die sich einfach zusammenzählen lassen. Verzichten wir auf Kaiseraugst! Neuenschwander: Es widerstrebt mir, hier nochmals alle jene Argumente auf den Tisch zu legen - die meisten davon wurden von meinen Vorrednern schon genannt-, die für die Erteilung der Rahmenbewilligung für das Kernkraftwerk Kai- seraugst sprechen. Ein einziges allerdings möchte ich wie- derholen und auch gleich doppelt unterstreichen: Wir müs- sen den Ausbau der Kern kraft in unserem Land vorantrei- ben, nicht, um noch mehr Strom zu exportieren, wie mit böswilliger Hartnäckigkeit unterschoben wird, sondern um auf lange Sicht das Heizöl, das nicht umweltfreundlich ist, und das Erdgas, das bekanntlich weder unerschöpflich noch ganz ungefährlich ist, ersetzen zu können. Wir müssen auf die Kernkraft setzen, weil der Ausbau unserer Wasser- kräfte nicht zuletzt aus Landschaftsgründen an eine Grenze stösst. In der Nukleartechnik voran zu sein, war bis Ende der sechziger Jahre eine Sache des nationalen Prestiges, auch in unserem Land. In Frankreich, wo unter einer sozialisti- schen Regierung jährlich fünf neue Reaktoren in Betrieb genommen werden und sich das Volk bei jedem freut, den Ölscheichs wieder ein kleines Schnippchen geschlagen zu haben, ist sie es heute noch, ebenso in Indien. Aber auch bei uns-man vergisst es allzu leicht-wollte man an der Spitze des Fortschritts sein; ja, man fürchtete, dass wir, ähnlich wie in der Uhrenindustrie, den Anschluss verpassen könnten, und alle Kreise, die Gewerkschaften eingeschlossen, forder- ten unsere Industrie, unsere Forschung auf, sich vom Aus- land nicht überholen zu lassen. Das war vor 15 Jahren. Um 1970 trat dann die unerklärliche Wende ein, und es kam zu den bekannten Massenhysterien, zu Baustellenbesetzun- gen und Atommärschen. Warum nun plötzlich in einigen - bewahre nicht in allen - Industrieländern die Atomenergie im Stile mittelalterlicher Teufelsaustreibung verfolgt und verdammt würde, dies zu ergründen überlasse ich den Historikern und den Psychologen. Ich weiss nur eines: Sicher war nicht irgendeine Katastrophe der Anlass dazu. Das hätte allenfalls ein Grund sein können, in der Entwick- lung der Kernkraftnutzung einen Marschhalt einzulegen und zu warten, bis die Sicherheitstechnik mit der nuklearen Technik wieder gleichgezogen hätte. Aber genau das war jaCentrale nucléaire de Kaiseraugst. Autorisation générale 598 N 20 mars 1985 nicht der Fall, und darum hat sich bis heute nichts geändert, auch nach Harrisburg nicht. Jeder weiss nämlich genau, dass dort gar kein Unglück passiert ist, sondern eine Panne, auf die man zunächst keine Antwort wusste. Tatsache ist, dass alle Leistungsreaktoren der Welt zusam- men bis heute rund 3500 Betriebsjahre erbracht haben und dass noch nie - ich wiederhole - ein Mensch durch den nuklearen Teil eines Kernkraftwerkes zu Schaden gekom- men ist. Wei.l das so ist und weil alle Schreckensmeldungen über Unfälle oder Strahlungsschäden bei Atomkraftwerken, und zwar ausnahmslos alle, als Zwecklügen entlarvt werden, sind die Atomgegner auf etwas anderes verfallen. Sie entwerfen schaurige Phantomunfälle, die nach menschli- chem Ermessen niemals eintreten können, und sie malen Katastrophenszenarien an die Wand, um der Menschheit das Fürchten beizubringen. Unentschuldbar ist dabei, dass die Angstpsychose gegen die Atomkraft weitgehend von Intelektuellen geschürt wird, die die Realitäten ganz genau kennen und die wider besseres Wissen das Gegenteil behaupten. Das ist in meinen Augen akademische Unred- lichkeit, und dieser Aspekt der Atomkontroverse wird vor der Öffentlichkeit viel zu wenig gebrandmarkt. Wenn bei den Atomgegnern Ärzte und Physiker mitmarschieren, und dies aus Zivilisationsüberdruss oder aus Technologiefeindlich- keit tun, dann mögen sie hinstehen und sich dazu beken- nen. Aber wenn Leute wissenschaftlich denken gelernt haben, wozu bekanntlich auch das kritische Quellenstudium gehört, und dennoch im genauen Wissen das Gegenteil, zum Beispiel niemals vorgekommene Atomunfälle, erzäh- len, verletzen sie grundlegende Gebote ihres Standes und stellen sich ins Abseits, selbst im Bereich der Nuklear- medizin. Es geht jetzt nicht nur darum, in bezug auf die Bewilligung für Kaiseraugst endlich aus der Verkrampfung herauszu- kommen und der unverantwortlichen und durch nichts gerechtfertigten Verschleppung des Entscheids ein Ende zu setzen, sondern es ist auch überfällig, endlich in breiter Front der Atomhysterie entgegenzutreten und die völlig ins Ireale abgeglittene Diskussion über die Nuklearkraft wieder auf den Boden der Wirklichkeit zu stellen. Dies allein ist eines Volkes würdig, das demokratisch so gut geschult ist und das über einen so hohen Bildungsstand verfügt wie das unsrige. Weder-Basel: Solange dem Energiesparen bzw. der ratio- nelleren Energienutzung nicht erste Priorität eingeräumt wird, so lange wird man Bedarfslücken konstruieren kön- nen. Sie sind und bleiben aber auf jeden Fall willkürlich. Dass ich über die politischen Auswirkungen eines Ja zur Rahmenbewilligung sehr besorgt bin, habe ich bereits in meinem Eintretensvotum erläutert. Ich möchte speziell beto- nen, dass es fahrlässig wäre zu glauben, die Bevölkerung von Basel und der Region hätte nicht Kenntnis von der Tatsache, dass nirgendwo auf der Welt eine derartige Bal- lung von Atomreaktoren geplant ist wie in der Region Basel. Ich habe das auch schon gesagt und ich komme darauf nicht mehr zurück. Aber diese aufgezwungene Ballung ist ein Akt politischer Rücksichtslosigkeit. Wenn wir jetzt hinge- hen und Kaiseraugst bewilligen, Herr Bundesrat, dann wer- den wir uns nicht gegen Schwörstadt l und II und Fessen- heim III, IV, V und VI wehren können, dann hat nämlich die Schweiz die Werke vorweggenommen, und wir werden dann von unseren französischen und deutschen Nachbarn nicht einmal mehr an den Verhandlungstisch gebeten. Aber wenn wir auf eine Ballung von Reaktoren verzichten wollen, dann muss man doch dieser Region die Möglichkeit zu einem Staatsvertrag zugestehen. Basel will im übrigen nicht zum atomaren Ruhrgebiet werden, auch wenn noch so viele Leute hier der Auffassung sind, man könne das dieser Region zumuten. Die Bevölkerung von Basel hat aber auch Kenntnis davon, dass heute in Amerika jedes Atomkraftwerk 35 Kilometer vom nächstgrösseren Ballungszentrum entfernt erstellt wer- den muss. Nähere Standorte sind nicht mehr erlaubt. Wir wissen im übrigen auch, dass in Amerika seit 1978 kein neues Atomkraftwerk mehr in Bestellung ging. Insofern ist es vorteilhaft, dass dort die Betreiber der Reaktoren Private sind. In unserer Schweiz ist das so halbstaatlich, deshalb weiss man nie ganz genau, wie die Strukturen verlaufen. Heute wurde wieder vermehrt von der Unabhängigkeit vom Ausland geredet. Das Gegenteil trifft doch zu! Wenn wir A- Werke bauen, werden wir im doppelten Sinne abhängig: Wir beziehen das Uran im Ausland, und wir sind bei der Aufbe- reitung des Kernbrennstoffes ebenfalls vom Ausland abhän- gig. Zurzeit geschieht das nur in Frankreich. Auch in einem dritten Punkt werden wir abhängig, nämlich wenn wir den hochradioaktiven Müll in unsere Schweiz zurücknehmen müssen. Das wird ab 1990 der Fall sein. Wohin dieser hochradioaktive Müll geht, Herr Bundesrat, würde mich langsam interessieren, denn in fünf Jahren ist das soweit. Ich komme zum Atommüllproblem. Hier hätte ich erwartet, dass auch der Bundesrat und vor allem die beiden Kommis- sionspräsidenten noch etwas sagen. Denn seit Ausarbeitung der Botschaft, die der heutigen Diskussion zugrunde liegt, hat sich die Situation dramatisch verschlechtert. Ich will Ihnen das erläutern: 1. Wir dürfen - Gott sei Dank! - den Atommüll nicht mehr im Meer versenken. 2. Im Endlager Asse II wurde auch Schweizer Atommüll versteckt. Dieses Endlager ist geschlossen worden und wird nicht wieder eröffnet. Die Bundesrepublik Deutschland prüft gegenwärtig, wie man diesen Müll wieder entsorgen kann. 3. Ab 1990 müssen wir gar - wie bereits gesagt - den Atommüll in die Schweiz zurücknehmen. Wohin mit diesem Müll? Über die Kosten für die Beseitigung der Atomruinen und für die Beseitigung des Atommülls gibt es nur amerika- nische Schätzungen. Diese Schätzungen liegen zwischen 250 Millionen und 5 Milliarden Dollar. Man stelle sich eine solche Diskrepanz vor. Am Schluss werden dann die Strom- konsumenten oder die Steuerzahler die Zeche zu bezahlen haben. Das Atommüllproblem ist besonders brisant, wenn man bedenkt, wie lange die radioaktiven Stoffe von der Biosphäre ferngehalten werden müssen. Es ist in hohem Masse unverantwortlich, unseren Nachkommen Atommüll zu hinterlassen, von dem man nicht weiss, wie man ihn beseitigen kann. Es geschieht zum ersten Mal in der Geschichte der Menschheit, dass eine Hypothek auf die Gesundheit kommender Generationen aufgenommen wird, von der man nicht sicher weiss, ob diese Generationen je einmal diese Hypothek abtragen können. Beim Atommüll spielen deshalb ethische Momente eine wichtige Rolle. Das Atommüllproblem hat Dimensionen, denen wissenschaftli- che und politische Routine nicht gerecht wird. Die Besinnung auf ethische Grundlagen und letzte Werte der menschlichen Existenz ist unerlässlich. Was aber ethisch und moralisch falsch ist, das kann politisch und wirtschaftlich überhaupt nie richtig sein. M. Petitpierre: La loi nous oblige à nous prononcer exlusive- ment sur l'existence d'un besoin effectif dans le pays compte tenu des mesures d'économies possibles, du rem- placement du pétrole et du développement des autres formes d'énergie. Je ferai trois observations a cet égard. Premièrement: Comme la couverture des besoins actuels est plus que largement assurée, nous sommes renvoyés pour l'avenir à des prévisions. L'élaboration de celles-ci dure déjà depuis assez longtemps pour qu'apparaisse le caractère tout relatif de leur exactitude. Selon des spécia- listes reconnus de l'économie électrique qui s'exprimaient en 1978, nous devrions vivre aujourd'hui, déjà dans la pénu- rie: un manque de l'ordre de 10 pour cent. Or, nous vivons l'inverse, nous vivons un excédent notable de production d'électricité. Je ne rejette évidemment pas a priori toute prévision. Mais il faut savoir qu'elles sont peu fiables et que, jusqu'ici, elles ont été révisées à la baisse. On ne peut donc s'en contenter pour fonder une politique, ni pour imposer à des populations qui n'en veulent pas des installations nu- cléaires. Deuxièmement, il faut apporter aux prévisions les compiè-20. März 1985 N 599 Kernkraftwerk Kaiseraugst. Rahmenbewilligung ments et les correctifs de la volonté politique. L'article 12 de l'arrêté de 1978 nous y invite formellement, en nous ren- voyant aux mesures d'économies possibles, au remplace- ment du pétrole et au développement des autres formes d'énergie. Les économies sont logiquement le critère dominant. Il est exclu de songer sérieusement à remplacer le pétrole et à développer les autres formes d'énergie dans l'optique du gaspillage des énergies de remplacement. Or, des mesures d'économies sont en préparation. Il ne serait pas conforme à la loi d'en sous-estimer par avance les effets en appréciant le besoin pour Kaiseraugst. Pour l'essentiel, le remplacement du pétrole n'a de sens qu'en matière de chauffage, puisque le rôle de notre seule centrale électrique au fuel est modeste. Or, le rendement énergétique du chauffage par résistance est mauvais. En été les surplus massifs de l'énergie produite trouvent peu de débouchés à des prix raisonnables. Il faut donc se garder de remplacer le gaspillage du pétrole par celui de l'électricité nucléaire et croire que la diminution de la dépendance du pétrole passe forcément par l'augmentation massive de la consommation d'électricité nucléaire. Troisièmement, la politique de notre économie électrique est difficile à saisir en raison des déclarations contradic- toires de ses porte-parole. Veut-elle promouvoir en dépit des exigences de la rationalité énergétique le chauffage direct par résistance? Elle s'en défend. Mais alors ses projections à la hausse de la demande ne se comprennent plus. Veut- elle des tarifs qui fassent apparaître la réalité des coûts marginaux, plus élevés pour chaque nouvelle centrale nucléaire? L'augmentation des prix de vente du courant qui en résulterait aurait alors pour effet de réduire la demande, tout particulièrement pour le chauffage électrique par résis- tance. Veut-elle encore renforcer sa politique d'exportation, financièrement excellente certes, mais qui ne remplit pas l'exigence du besoin dans le pays comme dit la loi? Nous n'arrivons pas à savoir tout cela de façon claire. Or ce sont autant d'éléments décisifs pour apprécier l'existence du besoin. Dans ces conditions, les exigences de la loi n'apparaissent pas satisfaites. Il est dès lors légitime de prendre en outre en considération les éléments extérieurs à la clause du besoin pour appuyer sa conviction. On ne pas, sans appréhension, accepter d'accumuler des déchets radioactifs dont le confi- nement n'est pas assuré. On ne peu pas, d'un cœur léger, envisager les conséquences de la réduction, par la force si tout doit aller mal, de l'opposition des populations concer- nées. Avec MM. Dupont et Salvioni qui ont dû renoncer à s'exprimer, je souhaite une politique grevée de moins de paris sur l'avenir, qui ait moins les apparences d'une fuite en avant. C'est l'explication de mon «non» à la clause du besoin pour Kaiseraugst. Frau Fankhauser: Kaiseraugst wurde in der vorangehenden Diskussion mehrmals als ein Problem der Basler Region dargestellt. Kaiseraugst ist keinesfalls nur das Problem der Region Basel, auch wenn aus den Kantonen Basel-Stadt und Basel-Land Standesinitiativen gegen den Bau des Kern- kraftwerkes stammen und auch wenn die verschiedenen Abstimmungsresultate in der Basler Region eindeutiger waren als anderswo. Kaiseraugst und der Widerstand in der Region Basel sind Symptome einer verfehlten Energiepolitik in unserem Land. Kaiseraugst ist kein Basler oder Baselbieter Problem: Kaiseraugst ist ein Problem der ganzen Schweiz; der genau gleiche Widerstand würde anderswo genau gleich stattfin- den. Solange aber die Auseinandersetzung sich in der Nord- westschweiz abwickelt, hat man sie anderswo vom Leib. Herr Bonny hat letzte Woche im Zusammenhang mit dem Widerstand der Region Basel von einer möglichen Psychose gesprochen. Herr Bonny sollte vielleicht vorsichtig sein mit seiner Diagnose, sonst müsste man auch nach dem psycho- logischen Zustand von Leuten fragen, die ihre Macht mit Stromerzeugung beweisen müssen. Der Widerstand gegen die Kernenergie und gegen Kaiseraugst kann höchstens als eine heilsame Allergie betrachtet werden, die durch alle vorangehenden Umweltbelastungen in der Region erzeugt wurde. Zum Glück begreift endlich ein Volk, dass man nicht weiter ungestraft in den Kreislauf der Natur eingreifen darf. Die Schweiz wird später uns Nordwestschweizern dankbar sein, dass wir den Mut hatten und haben, uns gegen dieses Projekt zu stellen. Herr Rutishauser hat an die Solidarität der Region appelliert. Solidarität zu welcher Not, wenn ich fragen darf? Als ob die Region nicht schon einiges geleistet hat, leistet und leisten wird. Es sind Leistungen, die sicher unserer Region wie der ganzen Schweiz einiges an Wohlstand gebracht haben und bringen werden. Die Umweltbelastungen, welche die Erstel- lung dieser Leistungen mit sich bringt, haben wir in der Region selber. Wir Politiker sollten die Bevölkerung über- zeugen, das ist unter anderem der Wunsch von Herrn Zbin- den. Wann - bitte schön - sollen wir das Volk überzeugen, abgesehen davon, dass ich mich nie als Instruktorin oder Vorbeterin des Volkes verstehe. Soll ich dem Volk sagen, dass der Bedarf nachgewiesen sei? Bei mir zu Hause hat der Stapel der Unterlagen bald einen Meter erreicht, sehr viel Gescheites zum Bedarf, sehr viel Gescheites aber auch zum Beweis, dass wir unser Energieproblem ganz anders lösen können. Oder soll ich etwa dem Volk sagen, dass die Sicher- heit der Anlage garantiert sei, es solle ruhig alles vergessen, was an Sicherheitsmassnahmen und Evakuationsplänen getroffen werden müsse? Soll ich auch etwa diesem Volk sagen, dass die Müllfrage gelöst sei, nach dem Motto: «Loin des yeux, loin du cœur.» Oder etwa, dass unsere Lösung bezüglich Atommüll in der Versenkung dieses Atommülls tief im Boden - zu Lasten kommender Generationen - bestehe? Herr Zbinden, meine Wähler haben sich sehr viel überlegt; sie übernehmen Verantwortung und schicken mich nach Bern in dieses Parlament, um zu sagen: Kaiseraugst darf nie gebaut werden! Ratsmitglieder, die für Kaiseraugst stimmen werden, sollten aber auch sagen, wie sie den Entscheid durchsetzen wollen, sonst handeln diese Politiker fahrlässig. Monsieur Thévoz, qui doit remplir son devoir de modéra- tion? Nos gouvernements cantonaux ont le devoir de mettre à profit tous les moyens légaux pour lutter contre la cons- truction de Kaiseraugst. Cela, nous l'avons voté et, par bonheur, nos gouvernements cantonaux prennent leur peu- ple très au sérieux. Permettez-moi de poser encore une question. Où sont ces fédéralistes qui régulièrement font confiance aux cantons, surtout quand il s'agit de basculer des charges financières? Que faites-vous des majorités anti- nucléaires dans vos cantons romands? Entre parenthèses, merci à tous ces Romands qui nous soutiennent! Je le répète: la Suisse nous sera plus tard reconnaissante d'avoir su résister à la tentation de surcharger la nature. Inzwischen habe ich gehört, dass lange nicht alle Ratsmit- glieder, die den Bedarf bejahen, auch für den Bau von Kaiseraugst sind. Vorstösse sind für die Zeit nach der namentlichen Abstimmung angekündigt. Da werde ich den Eindruck nicht los, dass weitere Figuren auf dem Schach- brett des Machtspiels hin und hergeschoben werden. Oder es besteht der Eindruck, dass mit jedem Einstehen für den Bedarf die Entschädigungssumme im Falle von Verzichts- verhandlungen in die Höhe getrieben werden soll. Ein wahr- lich sehr unwürdiges Spiel. Wir bewegen uns im Rahmen der Demokratie. Demokratie kann nie als Korsett verstanden werden. Unser Land hat sich in seiner Geschichte mit der Art ausgezeichnet, wie es seine Minderheiten behandelt hat. Wie jetzt unser Land mit dem Widerstand einer Region fertig wird, wird als Muster des Friedens gelten, oder eben nicht. Nehmen Sie bitte die Argumente der Region Basel ernst! Wir brauchen Kaiseraugst nicht. Geben wir uns die Chance, eine für alle befriedigende Energiepolitik zu entwickeln. Herr Bundesrat, ich bitte Sie, bieten Sie Hand, damit Kaiseraugst nie gebaut wird. Meine Fraktion und ich würden es als grosse Chance für unsere Demokratie betrachten.Centrale nucléaire de Kaiseraugst. Autorisation générale 600 N 20 mars 1985 Hess: Selten befassen wir uns mit Fragen, die so direkt und nachhaltig in das Leben und die Umwelt sowohl unserer wie auch nachfolgender Generationen eingreifen wie die Genehmigung der Rahmenbewilligung für Kaiseraugst. Ich erachte es daher für angebracht, zu dieser Vorlage einige Überlegungen staatspolitischer Natur anzubringen. 1. Genügt das Bewilligungsverfahren den Anforderungen demokratischer Rechtsstaatlichkeit? Ich meine: Ja. Der Bundesbeschluss zum Atomgesetz, welcher das Bewilli- gungsverfahren regelt, ist grossmehrheitlich angenommen worden und hat somit seine im breiten Volkswillen abge- stützte Legitimation. Andererseits gibt die im Bundesbe- schluss vorgesehene Aufteilung des Bewilligungsverfahrens in mehrere Teilschritte dem Volk, den betroffenen Regionen und dem einzelnen Mitbürger Gelegenheit, jeweils ihre eigene Auffassung zu einem Projekt für ein Kernkraftwerk darzutun. Diese Diskussion im Volk ist ein wertvoller, ja mitentscheidender Garant dafür, dass alle relevanten Aspekte eines Projektes kritisch geprüft und dass neue Erkenntnisse in jeder Verfahrensetappe in das Bewilligungs- verfahren eingebracht werden können. Ich verweise hierauf die neuerdings aufgeworfene Frage nach der Wahl des Kühlsystems. 2. Das Schweizervolk hat sich frei und offen zur Kernener- gie ausgesprochen. Die Tatsache, dass wir heute nicht pri- mär technische Aspekte, sondern vorab die Frage nach dem Bedarf für zusätzliche elektrische Energie zu diskutieren haben, verlangt, dass wir den Volkswillen in die Entschei- dungsfindung miteinbeziehen. Denn so zentrale Fragen wie Nachfragebefriedigung oder Nachfragehemmung, Energie- überschuss oder Energieengpass, Energieproduktion aus Wasserkraft, aus Kohle oder aus Kernkraft, treffen jeden einzelnen Mitbürger höchst persönlich. Blosse Hinweise auf Sachzwänge genügen da nicht mehr. Es ist also das Volk, das letztlich entscheiden muss, ob-es Wachstum oder Sta- gnation will. Es muss sich äussern, ob es bereit ist, Wohl- stand und Lebensstandard massgeblich zurückzubinden oder nicht. Das Volk hat entschieden. In der Abstimmung vom 23. September 1984 hat es, wiederum grossmehrheit- lich, die zweite Atominitiative abgelehnt. Diese Atom- initiative war nicht bloss ein Plebiszit für oder gegen Kaiser- augst. Mit der Ablehnung der gleichzeitig aufgelegten Energie-Initiative hat sich das Volk auch klar gegen ein- schneidende Energiesparmassnahmen ausgesprochen; ob zu Recht oder nicht, das muss hier dahingestellt bleiben. 3. Das Projekt Kaiseraugst hält aber auch unserer Grund- rechtsordnung stand. Wir müssen die Frage nach dem Bedarf für ein neues Kernkraftwerk abwägen mit den öffent- lichen und den privaten Interessen, die auf dem Spiel ste- hen. Dabei ist die Grundrechtsschwelle gerade hier hoch anzusetzen. Im Rahmen dieser Interessenabwägung wiegt die Bejahung der Rahmenbewilligung gegenüber den sicher berechtigten Anliegen der Region Basel obenauf. Denn ist das Schweizervolk nicht bereit, eine nachhaltige Einschrän- kung des Energiekonsums auf sich zu nehmen, so müssen wir auch in Zukunft einen steigenden Energiebedarf decken. Weil wir gleichzeitig die Umweltbelastung vermindern - Stichwort Fernwärmenutzung - und die durch einen weite- ren Ausbau der Wasserkraft hervorgerufene Beeinträchti- gung der Landschaft verhindern wollen, bleibt uns aus heu- tiger Sicht nur die Elektrizitätsgewinnung aus Kernenergie. Zum Schluss noch ein Wort zu Herrn Hubacher: Auch ich bin nicht der Meinung, dass die Realisierung von Kaiser- augst von der Armee erzwungen werden soll. Aufgrund der vorher zitierten staatspolitischen Grundsätze wird es aber Aufgabe der Behörden, auch jener aus der Region Basel, sein, mit den ihnen zur Verfügung stehenden zivilen Mitteln die Realisierung zu ermöglichen. Tragen Sie, Herr Huba- cher, das Ihre dazu bei, nicht mit an Aufwiegelung grenzen- der Verunsicherung, sondern mit verantwortungsbewusster Darlegung aller relevanten Entscheidungsgrundlagen. Sager: Ein Zitat zum Anfang: «Neben Atomkraftwerken zur Stromerzeugung werden wir auch Atomkraftwerke zur Wär- meversorgung errichten. Im ganzen bedeutet dies eine Umorientierung der Strategie der Energiewirtschaft. Der Vorrang wird hierbei den Atomkraftwerken eingeräumt.» Diese Worte stammen von Pjotr Neporoschnij, dem Erdölmi- nister der UdSSR, dem einzigen grösseren Industriestaat der Welt, der über hinreichende eigene Energie verfügt und mithin auf die Atomkraft verzichten könnte. Indes steht das grösste Energiekraftwerk der Welt im litauischen Ignalinsk. Und mitten in der Stadt Leningrad - einer Stadt mit 4,8 Millionen Einwohnern - steht ein Atomkraftwerk mit einer Nennleistung von 4000 Megawatt. Zum Vergleich: für Kaiseraugst sind 900 Megawatt vorgesehen und Sicherheits- vorschriften, die sehr weit über die sowjetischen hinausrei- chen. Warum baut die Sowjetunion mit höchster Priorität Atom- kraftwerke und neuerdings auch schnelle Brüter? Doch wohl, um mehr Energie in den Westen liefern zu können! Warum versucht sie, mit der Invasion in Afghanistan eine Stellung zu halten, um nach Khomeinys Tod in den Macht- kampf in Teheran einzugreifen? Doch wohl, weil die Golf- länder im Nahen Osten noch für zwei bis drei Jahrzehnte die Energiebasis Westeuropas darstellen. Wenn aber eine aggressive, politisch feindliche Macht mit genügend eigener Energie den Nahen Osten kontrolliert, ist Westeuropa erpressbar. Das ist ein strategisches Argument. Der Hinweis auf den Sozialdemokraten Mitterrand, der nach wie vor mit hoher Priorität Atomkraftwerke bauen lässt, ist ein ideologi- sches Argument. Über die Gegner der Atomenergie bei uns sagte der Präsi- dent der Akademie der Wissenschaften der UdSSR, Anatol Alexandrow: «Nicht die wirkliche Gefahr der radioaktiven Verseuchung durch Kernkraftwerke verursacht den Wider- stand der kapitalistischen Länder gegen diese Form der Energieerzeugung, sondern es sind Erwägungen konjunktu- rellen Charakters. Die Einrichtung von Kernkraftwerken schmälert die Profite der Erdölmonopole.» Soweit Alexan- drow, der damit zu verdecken sucht, dass die Errichtung von Kernkraftwerken im Westen unsere Abhängigkeit von der Sowjetunion schmälern würde. Hier liegt ein Problem, das auch Kollege Müller-Aargau überdenken müsste. Haben wir die Zeit zu warten, bis die vorletzte Minderheit von der Notwendigkeit von Kernkraftwerken überzeugt ist? Ich jedenfalls bin es. Müller-Bachs: Wenn ich in einer grossen Tages- oder Wochenzeitung die Stellenangebote durchblättere, dann springen mir besonders grosse und auffällige Inserate in die Augen. Es handelt sich um Angebote von Spitzenpositionen in der Wirtschaft. Die Anforderungen, die dort gestellt wer- den, sind weit überdurchschnittlich bezüglich Intelligenz, Arbeitskraft, Ausbildung. Es ist da die Rede von Dynamik, expandieren, maximieren, Führungsqualität und Durchset- zungsvermögen, ja sogar von Aggressivität. Je penetranter diese Eigenschaften bei den Kandidaten vorhanden sind, um so grösser sind die Erfolgsaussichten. Wir brauchen diese Persönlichkeiten, wir brauchen eine starke Wirtschaft. Sie sind Voraussetzung für Vollbeschäftigung, Wohlstand, Fürsorgeeinrichtungen, Forschung, Umweltschutz. Wir dürfen aber nicht in den Fehler verfallen, einen Teil, die Wirtschaft, für das Ganze zu setzen oder die Qualitäten, die einen Wirtschaftsführer ausmachen, als menschliche Quali- tät schlechthin zu taxieren. Die Tätigkeit an der Spitze einer wirtschaftlichen Kampfeinheit prägt den Charakter sehr nachhaltig und bewirkt eine massive «déformation profes- sionnelle». Wirtschaftsführer sind gewohnt, entweder ganz für oder ganz gegen etwas Stellung zu beziehen, etwas durchzuboxen oder etwas flachzuwalzen. Ich habe das selbst sehr eindrücklich erlebt, als ich noch in der Pharma- industrie in Südamerika tätig war. Wenn zum Beispiel unsere Konkurrenz ein Medikament auf den Markt brachte, das dem unserer Firma überlegen war, dann haben wir nicht unser Produkt zurückgezogen, sondern die Werbung für dieses intensiviert. Die Werbung darf nicht im Widerspruch zur Wahrheit stehen. Sie muss aber nicht unbedingt die ganze Wahrheit enthalten.20. März 1985 N 601 Kernkraftwerk Kaiseraugst. Rahmenbewilligung Ich war sehr erstaunt, diese Geisteshaltung hier im Parla- ment wieder zu finden, zum Beispiel im Falle Kaiseraugst. Für die einen ist der zukünftige Bedarf in der Grössenord- nung der Kapazität von Kaiseraugst durchaus gegeben und die Kernenergie die sicherste und sauberste von allen erdenklichen Energieformen. Die Zustimmung zur Rahmen- bewilligung ist dementsprechend für sie eine Sache freund- eidgenössischer Solidarität. Für die anderen ist gerade das absolute Gegenteil der Fall. Fronten werden aufgebaut und erhärtet. Wir zwingen uns gegenseitig, uns einzugraben, unsere Stellungen zu verstärken. Das ganze Potential an Macht, das uns von unserem Volk in die Hände gelegt worden ist, und unser Potential an Intelligenz, Erfahrung, Verantwortungsbewusstsein investieren wir in ein Dilemma, in eine Konfrontation, die weit abseits unserer eigentlichen Aufgabe liegt. Wenn wir über den künftigen Strombedarf diskutieren, kann es doch nicht darum gehen, eine kühne Prognose aufzustel- len und sie dann mit grosser Tüchtigkeit durchzuboxen. Wir müssen uns eingestehen, dass wir uns verrannt, uns verga- loppiert haben. Es ist an der Zeit, sparsamer und sorgfältiger mit jeglicher Art technischer Energie umzugehen Die Lösung liegt weder auf der einen noch auf der anderen Seite, sondern sie liegt in einem dritten Weg, über den wir hier schon oft geplaudert haben. Unternehmerische Tüchtigkeit reicht nicht aus, unsere Pro- bleme zu lösen. Es braucht da noch andere Eigenschaften, die man als Klugheit oder als Weisheit bezeichnen könnte, nämlich die Fähigkeit, mehrere gegebene Grossen in Schwebe zu halten, sie gegeneinander abzuwägen, um letzt- lich salomonische Lösungen zu finden, die nur Konsenslö- sungen sein können. Die grossen Probleme, in denen wir stecken und die noch auf uns zukommen, können wir nicht lösen, indem wir in dieser Eingleisigkeit verharren, sondern nur dadurch, dass wir bereit sind, materielle und geistige Werte gleichermas- sen anzuerkennen, dass wir fähig sind, Ökologie und Öko- nomie auf einen Nenner zu bringen. Ökologie und Ökonomie auf einen Nenner bringen, heisst nicht etwa die Rezession zu programmieren oder den Gürtel enger zu schnallen, sondern vor allem weniger Blödsinn machen. Ich kann für mich nicht diese Klugheit und diese Weisheit in Anspruch nehmen, die ich an und für sich für nötig erachten würde und die als Gegengewicht zu einer überbordenden Tüchtigkeit auf dem wirtschaftlichen Sektor dringlich wäre. Aber ich kann mich wenigstens in dieser Richtung bemühen. In diesem Bemühen komme ich in bezug auf drei Punkte zu einer klaren Überzeugung: 1. Wir sollten auf alle Fälle vom Bau des Kernkraftwerkes Kaiseraugst Abstand nehmen. 2. Wirsolltendie Verzichtsverhandlungen mit der Kernkraft- werk Kaiseraugst AG so überzeugt, so korrekt und so fair wie möglich durchführen. 3. Wir würden unserem Bundesrat, der diese Verzichtsver- handlungen schliesslich führen muss, in den Rücken schiessen, wenn wir jetzt diese Rahmenbewilligung erteilen würden. Wir würden die Spiesse sehr ungleich lang machen. Die Vernunft spricht absolut gegen die Verwirklichung die- ses Kernkraftwerkes. Wie könnte dann eine vernünftige Nationalrätin oder ein vernünftiger Nationalrat dafür sein? Auer: Ich vertrete die Meinung der Minderheit der Region Basel, welche die Kernenergie bejaht und Kaiseraugst nicht ablehnt. Es gibt - mit einer Ausnahme - kein Argument gegen Kaiseraugst, das nicht mehr oder weniger für jeden anderen Standort gilt. Was die sogenannte «Ballung» betrifft, beste- hen im Ausland, aber auch in der Schweiz, grössere Massie- rungen: Im Umkreis von 15 Kilometer um den Bözberg stehen schon heute sechs nukleare Anlagen im Betrieb. Tatsächlich ist die Bevölkerungsdichte im engeren Kreis um Kaiseraugst grosser als anderswo. Aber: Entweder ist ein KKW zu verantworten, oder es ist nicht zu verantworten. Im zweiten Fall ist es gleich unmoralisch, ob in seiner Umge- bung 400 oder 2000 Menschen pro Quadratkilometer leben! Es gibt auch hier nicht Schweizer zweierlei Rechts. Dank der Industrie haben wir in unserer Region hohen materiellen Wohlstand, als Kehrseite der Medaille gewiss auch zusätzliche Belastungen der Umwelt. Aber wir sind verschont von Umweltbelastungen, die andere auf sich neh- men: von lauten Waffenplätzen oder von Deponien, wo wir unsere Chemieabfälle lagern. Die erwähnte Ausnahme ist der offensichtliche politische Widerstand unserer Region, nicht nur gegen Kaiseraugst, sondern gegen die Kernenergie schlechthin. Ist diese Hal- tung angesichts unseres hohen Strombedarfs zu verantwor- ten? Ist sie nicht widersprüchlich? Der durchschnittliche Stomverbrauch pro Kopf ist bei uns höher als im Landesmittel. Er hat in den zwölf Jahren Kaiser- augst-Opposition (1970 bis 1982) stärker zugenommen als in der übrigen Schweiz, in den letzten Jahren erfreulicherweise geringer. Aber auch die neueren Zuwachsraten unserer Region belegen den Bedarf. Beide Basel haben grosse und erfolgreiche Anstrengungen unternommen, um Energie zu sparen. Dies gilt auch für die chemische Industrie. So konnte in den letzten acht Jahren der Energieverbrauch pro Tonne Produktion bei Sandoz um 30 und bei Ciba-Geigy um 35 Prozent vermindert werden. Seit der Ölkrise von 1973 erhöhte Ciba-Geigy die Produktion in den Schweizer Werken mengenmässig um 60 Prozent. Der Anstieg des Energieverbrauchs konnte jedoch auf 7 Prozent beschränkt werden. Aber - und nun kommt das Aber! - der Stromverbrauch ist gleichzeitig um 38 Prozent angestiegen. So paradox das klingen mag: die Zunahme ist nicht zuletzt auf Energiesparmassnahmen zurückzuführen. Wärmepum- pen beispielsweise brauchen Strom. Ein Achtel des Strom- verbrauchs entfällt auf Umweltschutzmassnahmen. Allein der Betrieb der neuen Basler Kläranlagen erhöht den Strom- verbrauch des Stadtkantons um etwa 5 Prozent. Einen dop- pelt so hohen Anteil verliert die Stadt durch den Wegfall der Konzession am Kraftwerk Augst-Wylen. Ist es da verwunderlich, dass der Basler Regierungsrat im Mai 1980 festhielt: «Ohne Kernenergie lässt sich die Versor- gung Basels schon in wenigen Jahren nicht mehr sicherstel- len.» («Kantonsblatt Basel-Stadt» 19. März 1980) Nicht wir, sondern Herr Euler hat diese Aussage als «doppelbödig» bezeichnet. Ist es nicht auch widersprüchlich, wenn der zusätzliche Strombedarf bestritten wird, gleichzeitig aber Kredite für die Pratteler Studie bewilligt werden? Für Kohlestrom ohne Bedarf? Ist es nicht merkwürdig, dass man sich mit Händen und Füssen gegen Kernenergie wehrt, aber die Beteiligung der Basler Chemiefirmen an der ATEL akzeptiert, eine durch die Politik aufgezwungene Atomstrombeteiligung zur Erhaltung der Arbeitsplätze am Rheinknie? Was die Bedarfsfrage betrifft, ist auch unsere Region trotz ihrer fortschrittlichen Energiepolitik auf zusätzliche Elektri- zität angewiesen. Die umstrittenen Fragen sind im übrigen vom Schweizervolk in der letztjährigen Abstimmung poli- tisch entschieden worden. Dieser Urnengang war - wie selbst Herr Jaeger prophezeite - auch ein Kaiseraugst-Ple- biszit. Der zusätzliche Strom, den wir in unserer Region brauchen, ist Kernenergie - Kernenergie, die wir ablehnen, aber aus den Werken anderer Kantone beziehen. Die Parole «Kern- energie Ja- Kaiseraugst Nein!» mag politisch bequem sein. Sie ist aber objektiv nicht haltbar und mit gutem Gewissen nicht vertretbar. Verständnis ist jenen gegenüber aufzubringen, die vor der Kernenergie Angst haben, denn die erheblichen Risiken können nicht bestritten werden. Achtung gebührt jenen, welche die Kernenergie entschieden ablehnen, sofern sie bereit sind, auch die entsprechenden Konsequenzen auf sich zu nehmen, nämlich materielle Verzichte. Wir wären in unserer Region wohl glaubhafter, wenn die Kaiseraugst-Gegner nicht nur verbal, sondern beispiels- weise durch eine Initiative dafür gesorgt hätten, dass wir 76-NCentrale nucléaire de Kaiseraugst. Autorisation générale 602 N 20 mars 1985 weniger Strom brauchten, etwa durch ein Verbot von Tief- kühltruhen, Elektroboilern, Geschirrspülern, Tumblern, Luft- befeuchtern usw. Können wir mit gutem Gewissen Kaiseraugst ablehnen, aber gleichzeitig den Bewohnern Berns Mühleberg zumuten, das nicht viel weiter entfernt von hier liegt als Kaiseraugst von Basel? Können wir mit gutem Gewissen Strom aus dem Kanton Aargau beziehen, wo die Einwohner von Aarau 7 Kilometer von Gösgen entfernt daheim sind, jene von Brugg 12 Kilometer von Leibstadt, 8 Kilometer von Beznau, 7 Kilometer von Würenlingen und 5 Kilometer von Villigen? Wir beziehen aber nicht nur Atomstrom, sondern auch Strom aus Werken, in deren Umgebung die Menschen im Schatten riesiger Staumauern leben. Diese sind potentiell gefährlicher als KKWs. Es gab in der Welt schon Dutzende von Stauseekatastrophen. Ich erinnere an jene im Piavetal und bei Fréjus, wo Tausende in den Fluten ertrunken sind. Wenn man schon Kernenergie als ein Pakt mit dem Teufel bezeichnet: Dieser Pakt ist schon zuvor geschlossen worden! Wenn bei gefülltem See die Lucendro-Staumauer am Gott- hard bricht, gerät Andermatt in eine Flutwelle von 14 Meter Höhe; in Flüelen sind das noch 6 Meter. Die Mauer der Grande Dixence hält 400 Millionen Kubikmeter Wasser in Schranken. Damit Sie sich eine Vorstellung machen kön- nen: das sind zehn Zisternen-Eisenbahnzüge um den Äqua- tor herum. Versagt die Mauer, ertrinken nicht nur die Bewohner unterhalb von Sitten. Es werden auch etwa 1,5 Meter Erdoberfläche der Rhoneebene weggeschwemmt. Es wird über 100 Jahre kein Kraut mehr wachsen, von Men- schenleben nicht die Rede. Die Fluten werden sich in den Léman ergiessen und entlang des Sees bis nach Genf Städte und Dörfer, Häuser und Menschen mit sich reissen. Das sind keine Horrorvisionen, sondern Risiken, die wir kennen, die wir anderen zumuten, die wir glauben, verant- worten zu können. Aber wir sollten uns ihrer bewusst sein, wenn wir Strom aus dem Wallis, aus Graubünden, aus dem Glarnerland oder aus dem Berner Oberland beziehen. Man darf im Hinblick auf die Verwendung von Kohle auch daran erinnern, dass bei deren Abbau allein in der Bundes- republik Deutschland seit dem Zweiten Weltkrieg über 30 000 Bergleute ihr Leben verloren haben. Bei einem Ja zu Kaiseraugst werde der Rechtsstaat einer Zerreissprobe ausgesetzt, wurde gesagt. Das gleiche gilt aber auch bei einem Nein, weil wir damit bloss den Schwar- zen Peter an eine andere Region weitergeben. Auch die beiden Basel haben der Revision des Atomgeset- zes zugestimmt und damit dem Weg, den wir heute beschreiten müssen. Das Ja zur Rahmenbewilligung ist für die Mehrheit unserer Bevölkerung schmerzlich. Aber - damit widerspreche ich anderen Rednern, ob «Sürmel» oder nicht (Heiterkeit) (Anm. Red.: Anspielung auf «Blick»- Schlagzeile)- dieser Entscheid wird akzeptiert werden, zwar murrend, aber im Wissen darum, dass auch wir auf Atom- strom angewiesen sind und nicht weiterhin nur anderen Kernkraftwerke zumuten können. Was unser Verhältnis zur Eidgenossenschaft betrifft, schliesse ich mit einem Zitat von Oskar Reck: «Die Basler Bundestreue steht, allen gegenteiligen Behaup- tungen zum Trotz, nicht zur Debatte. Nur professionelle Besetzungstouristen, hergelaufene politische Missionare und eine winzige Minderheit der ansässigen Bevölkerung können behaupten, im Falle missliebiger demokratischer Entscheide zu Energiefragen wende man sich von der Schweiz ab. Basel ist allein schon wirtschaftlich ohne Eidge- nossenschaft nicht denkbar, geschweige denn politisch.» («Weltwoche», 17. Mai 1984) M. Martin: J'aimerais réaffirmer en préambule que je ne suis pas un antinucléaire. J'espère très fermement que la techni- que actuelle de fission de l'atome, technique génératrice de déchets, ne sera qu'une parenthèse à fermer le plus rapide- ment possible. L'empoisonnement irréversible de certaines régions de notre planète et la survie de l'humanité en dépen- dent plus ou moins directement. Chacun admettant que cette parenthèse doit être fermée au plus vite, il importe, en outre, que le nombre de centrales en activité ou à construire soit restreint au maximum; d'où une application de la clause du besoin absolument dracon- nienne, fondée sur des hypothèses sérieuses, réalistes et vraisemblables. On l'a dit et répété à cette tribune, la Commission fédérale de l'énergie est partagée quant aux besoins de construire aujourd'hui une nouvelle centrale. Ayons donc la sagesse d'attendre une nécessité absolue, d'autant plus que le seuil permettant de déterminer le besoin (une pénurie tous les vingt ans), est fixé très haut, tellement haut qu'il permet d'exporter au minimum 19 années sur 20. Pourquoi vouloir à tout prix construire aujourd'hui cette centrale, et de surcroît, à Kaiseraugst? Le débat passionné que nous tenons avec tous les risques majeurs que cela comporte pourrait être évité. L'irrationnalité en matière nucléaire à toutes les phases du processus est devenue momentanément un fait. Nous devons dès lors l'introduire comme tel dans la réflexion et en tenir compte dans nos décisions. Cette remarque se justifie autant pour le site des centrales que pour celui du dépôt de déchets, problème non résolu à ce jour. Si notre conseil accorde aujourd'hui l'autorisation générale, cette décision sera interprétée par les électriciens comme un encouragement à la construction et à la promotion du tout électrique. Si, à moyenne échéance, la fusion de l'atome d'hydrogène peut résoudre nos problèmes d'appro- visionnement en énergie et, simultanément, la pollution par les déchets, la mise en œuvre de mesures d'économie nous permettra de passer essentiellement ce cap difficile. Par économie, j'entends aussi l'utilisation de pompes à chaleur ou d'installations couplées chaleur/force, même à base nucléaire, plus rationnelles que les centrales. Il est bon de rappeler que la double transformation de l'énergie primaire nucléaire gaspille les trois quarts de celle-ci. A maintes reprises à cette tribune, on a évoqué le fonction- nement de notre démocratie, de la soumission de la minorité à la majorité, de notre Etat de droit et de son respect de l'autorité. Mais notre démocratie est aussi fondée sur un consensus à tous les niveaux, décentralisée et attentive aux divers courants fondamentaux qui l'agitent; où la contrainte devrait y rester l'exception et ne pas devenir la règle. De notre vote dépend en fait beaucoup plus la stabilité politique de notre pays et des régions qui le composent durant ces prochaines années qu'un aléatoire manque d'énergie. En un mot, nous allons choisir entre deux ris- ques: celui de manquer une fois d'énergie pendant quel- ques heures et celui de subir à coup sûr un affrontement permanent pendant toute la durée de la construction de cette centrale. Très sincèrement, poser ainsi le problème, c'est y répondre implicitement. Certains, même dans ce Parlement, préconisent le oui à Kaiseraugst en étant, disent-ils, certains que la centrale ne se fera pas. Je dénonce cette hypocrisie rassurante, calcula- trice ert dangereuse. Si, dans cette Chambre, nous approu- vons la clause du besoin, le Conseil fédéral aura l'obligatoire mission d'accorder l'autorisation de construire Kaiseraugst, puis de maintenir l'ordre pendant les travaux ou sinon de perdre toute crédibilité. En disant non aujourd'hui à l'autorisation générale, nous évitons d'enfermer notre gouvernement, nous évitons aussi la mise en péril de notre stabilité politique et surtout la remise en question de notre démocratie. Keller: Ich möchte aus aargauischer Sicht einen Beitrag leisten. Ich wohne 6,4 Kilometer von Beznau l und II entfernt und 11,8 Kilometer von Leibstadt. Beznau l und II und Leibstadt sind für mich nicht irgendwelche erregende Punkte auf der Landkarte, sondern es sind vertraute Orte in der Landschaft, in der ich lebe. Sie haben das aargauische Ergebnis der Abstimmung über die Atominitiative zur Kennt- nis genommen. Es bestätigt sich, dass nicht jene sich am meisten vor Kernkraftwerken fürchten, die ihnen am näch- sten wohnen. Man muss sich doch die Frage stellen, wie es20. März 1985 N 603 Kernkraftwerk Kaiseraugst. Rahmenbewilligung dazu kommt, dass sich auf so engem geographischem Raum - Basel/Aargau - ein derartig schroffer Gegensatz herausgebildet hat: die relative Gelassenheit der Aargauer den Kernkraftwerken gegenüber und die atomare Einkrei- sungsangst der Basler. Ich will versuchen, Ihnen kurz die relative Gelassenheit der Aargauer zu erklären: Wir haben uns von Anfang an davor gehütet, diese Grossanlagen zu dämonisieren; denn Dämo- nisierung erzeugt Angst. Angst ist machbar, durch Dämoni- sierung der Grosstechnologie. Angst ist nicht einfach Schicksal, wie das jetzt gelegentlich behauptet wird, sonst müssten wir ja beispielsweise in der Erziehung und in der Politik zum vornherein kapitulieren. Unser realistischer Sinn suchte dagegen nach den praktischen Vorteilen. Wir gingen einerseits davon aus, dass wir in enormem Ausmass vom ausländischen Erdöl abhängig sind und dass Erdöl die Luft verschmutzt. Wir gingen andererseits davon aus, dass elek- trische Energie eine reine Energie ist, auch wenn sie aus Kernkraftweken stammt. Dieser realistische, auf Nutzbarkeit dieser Energie ausgerichtete Sinn führt uns heute auch zu konkreten Projekten, Fernwärme zu nutzen, wie es das Pilotprojekt Refuna darstellt; denn wir finden es besser, Abwärme zu nutzen, als sie zu verdammen. Die Basler verlangen Verständnis für ihre Haltung und den Verzicht auf das Kernkraftwerk Kaiseraugst. Wir appellieren umgekehrt auch an sie, an ihr Verständnis für unsere Hal- tung. Wir waren bereit, mit Blick auf die nationale Notwen- digkeit, den Bau von Kernkraftwerken auf unserem Gebiet zuzulassen, obwohl wir keineswegs in Kernkraftwerke ver- liebt sind. Wenn das gemeinsame Interesse es erfordert, können wir andere nicht davon dispensieren, wozu wir sel- ber im nationalen Interesse bereit sein müssten und bereit waren! Der Bedürfnisnachweis für ein weiteres Kernkraft- werk ist nach unserer Auffassung glaubwürdig erbracht. Daher können wir die Rahmenbewilligung für Kaiseraugst nicht verweigern. Zum Schluss noch dies: Vor intellektuellen Übungen, eine billige Lösung zu finden, Beznau III beispielsweise statt Kaiseraugst, möchte ich dringend warnen. Das ist staatspoli- tisch nicht möglich; dafür ist keine Bereitschaft im unteren Aaretal sichtbar, und sie ist auch nicht zu schaffen! Fischer-Hägglingen: Zuerst ein Wort zum Postulat Colum- berg, das eine Umstellung auf Flusswasserkühlung verlangt: Dieses Postulat findet meine volle Unterstützung. Ich bin fest davon überzeugt, dass im unteren Fricktal der Wider- stand gegen das Werk Kaiseraugst massgeblich gebrochen werden könnte, wenn auf die Kühltürme verzichtet würde. Ich bitte den Bundesrat, mit allen Mitteln zu versuchen, die Flusskühlung zu realisieren. Ich weiss um die völkerrechtli- chen Schwierigkeiten, aber ich glaube, dass es hier einen Weg gibt. Es wurde im Laufe der Debatte die Frage aufgeworfen, ob es nicht besser wäre, die Übung Kaiseraugst abzubrechen und nach Alternativen zu suchen. Es gibt heute gar keine ändern Alternativen, als das Werk zu bauen, wenn wir die Stromver- sorgung für die neunziger Jahre sichern wollen und wenn wir nicht in eine zusätzliche Auslandabhängigkeit im Energiebereich kommen wollen. Dass es keine Alternative zum Standort Kaiseraugst gibt, dafür müssen die Gegner aus dem Raum Basel selber die Verantwortung überneh- men. Sie haben sich den Weg selber verbaut. Sie haben nun während Jahren die Kernenergie entgegen jeder menschli- chen Vernunft so verteufelt und als so gefährlich dargestellt, dass in weiten Kreisen der Bevölkerung eine grosse Verunsi- cherung herrscht, aber auch eine Abwehrstellung gegen- über den Ansprüchen aus der Region Basel. Wenn für die Region Basel ein A-Werk nicht tragbar ist, dann ist es dies eben auch für andere Regionen nicht. So lautet die Argu- mentation in weiten Kreisen der Bevölkerung. Hätte man etwas subtiler operiert und hätten die Politiker in den Stän- den Basel-Stadt und Basel-Land ihre Führungsfunktion in diesem Bereich besser wahrgenommen, könnte man ver- mutlich heute weniger emotionsgeladen über andere Stand- orte.diskutieren. Weil diese Möglichkeiten nicht mehr beste- hen, hat es auch keinen grossen Sinn, theoretische Übun- gen über mögliche andere Standorte und über die Aufstok- kung der bestehenden Werke zu machen. Soviel darf heute schon gesagt werden: dass man in den Regionen Beznau, Leibstadt und Gösgen nicht bereit ist, eine weitere Ballung hinzunehmen, nur weil es scheinbar für die Basler zu gefährlich ist, in der Nähe eines Kernkraftwerkes zu wohnen, nachdem die Ballung der Kernenergieanlagen im unteren Aaretal heute schon grösser ist als bei einem Bau der geplanten Werke im Räume Basel. Ich ersuche Sie aber auch, auf weitere Verzögerungsübun- gen wie Verzichtsverhandlungen, Studien über scheinbar neue Technologien und Kleinreaktoren nicht einzutreten, und zwar aus dem einfachen Grund, weil wir gar keine Zeit mehr haben, solche Übungen durchzuspielen. Wir haben heute das Jahr 1985. Vor 1995 wird das Werk Kaiseraugst kaum in Betrieb genommen werden, wenn wir daran den- ken, wie langwierig das ganze Genehmigungsverfahren ist und welche Einspracheverfahren noch durchgestanden werden müssen. Zudem ist zu beachten, dass von der Was- serkraft her kaum mehr grosse Energiemengen zusätzlich gewonnen werden können. Denken Sie nur an die Opposi- tion gegen neue Projekte, die zum Teil von den gleichen Kreisen stammen wie bei der Kernenergie. Auch die soge- nannten Alternativenergien bringen nicht die erforderlichen Mengen, ganz abgesehen von der Wirtschaftlichkeit. Was noch sehr viel bringen wird, ist das Sparen. Aber auch hier muss mitberücksichtigt werden, dass der Bundesrat in sei- nen Berechnungen eine Sparquote von 18 Prozent mitbe- rücksichtigt hat. Zum Schluss noch ein Wort zur Durchsetzung des Werkes. Ich bin fest überzeugt, dass das Werk gebaut werden kann: Ich kenne die unteren Fricktaler als ein sehr besonnenes Volk. Ich begreife zum Teil ihre Gegnerschaft zum Kernkraft- werk Kaiseraugst, zweifle jedoch nicht an ihrer Einsicht in bezug auf nationale Aufgaben und auch nicht an ihrer demokratischen Gesinnung. Voraussetzung für die Verwirk- lichung des Werkes ist, dass sich die eidgenössischen Politi- ker, alle kantonalen Behördemitglieder- vor allem auch in Basel-Stadt und Basel-Land-ihrer Verantwortung und ihrer Führungsaufgabe bewusst werden und diese auch wahr- nehmen. Das Spiel mit dem Feuer und das Schüren von Emotionen, nämlich das Ins-Gespräch-Bringen des Militär- einsatzes letzte Woche, müssen wir von allem Anfang an schwerstens verurteilen: So können wir unsere Probleme in einem Rechtsstaat nicht lösen. Giger: Wir müssen von der Tatsache ausgehen, dass die Schweiz energiepolitisch nicht verschwenderisch ist. In unserem hochindustrialisierten Land ist der Energiever- brauch pro Kopf der Bevölkerung, gemessen am Bruttoso- zialprodukt, tiefer als in allen ändern ähnlich gelagerten Ländern. Ist der Energieverbrauch in den letzten Jahren ungefähr konstant oder war er zum Teil sogar abnehmend, so zeigt der Stromverbrauch allen Prognosen zum Trotz umgekehrte Tendenzen. Berücksichtigt man den steigenden Stromver- brauch der letzten Jahre, so ist man gezwungen, neue Produktionsanlagen für elektrische Energie zu erstellen. Es wird auch immer wieder vergessen - und da möchte ich gerade Herrn Nebiker ansprechen, und Herr Auer hat das unterstrichen -, dass der Einsatz sanfter Technologien, wel- che wir fördern müssen, grosse Mengen Strom benötigt. Gerade Erdöl wird weitgehend auf Kosten der umwelt- freundlichen elektrischen Energie substituiert. Die Problematik bei der Realisierung von Kernkraftanlagen ist bekannt. Nebst der Art der Energieerzeugung gehen vor allem in de^Standortfrage die Meinungen auseinander. Kai- seraugst soll nach Ansicht gewisser Kreise nicht gebaut werden. Aber auch hydraulischen Speicher- und Flusskraft- werken mit erneuerbarer und umweltfreundlicher Energie- produktion erwachsen überall in der Schweiz grosse Wider- stände. Das gleiche gilt für die Übertragungsleitungen. Nach Ansicht vieler Problemverdränger sollte sich das Energie- problem einerseits durch Sparen und andererseits mit derCentrale nucléaire de Kaiseraugst. Autorisation générale 604 N 20 mars 1985 Erneuerung alter Kraftwerke lösen lassen. Wer erneuert denn - so frage ich mich - 50 Jahre alte Werke, die noch einwandfrei funktionieren, nur wegen 10 bis 15 Prozent mehr Strom? Dabei wird vergessen - und ich spreche hier aus eigener Erfahrung -, dass mit einer Konzessionserneuerung Rest- wassermengen gefordert werden, welche die Rentabilität eines Werkes zum vorneherein in Frage stellen. Beispiele zeigen auch, dass ohne Veränderung des Wasserregimes eine Verbesserung des Wirkungsgrades bis zu 15 Prozent überhaupt nicht realisierbar ist. Aus diesen Überlegungen und im Hinblick auf eine gesi- cherte Energieversorgung scheint mir die einzig richtige Lösung, das Kernkraftwerk Kaiseraugst zu bauen, das heisst, die Standortbewilligung zu erteilen. Die Gegner- schaft von Kaiseraugst argumentiert mit den für beide Basel eindeutigen Abstimmungsergebnissen der Atominitiative. Diesem Argument muss ich entgegenhalten, dass die Stand- ortgemeinden von bestehenden Kernkraftwerken sich für die Energie ausgesprochen haben, und zwar ebenso ein- deutig. Es ist sicher auch wichtig, dass die Energie dort erzeugt werden sollte, wo sie verbraucht wird, und dies ist im industrialisierten Grossraum Basel sicher der Fall. Ebensogut wie beim projektierten Kohlekraftwerk in Pratteln Messe sich in Kaiseraugst die Wärmeabkoppelung realisie- ren und die Wärme dem dichtbesiedelten und produktions- starken Gebiet Basel zuführen. Der Wirkungsgrad des Wer- kes Kaiseraugst Messe sich dadurch erst noch verbessern. Ich bin mit vielen Rednern der Ansicht, dass die Frage der Kühltürme ernsthaft überprüft werden sollte. Den Baslern möchte ich schlussendlich auch noch zu bedenken geben - Herr Auer hat bereits darauf hingewiesen -, dass man nicht einerseits dank einer Vielzahl ertragskräf- tiger Unternehmen praktisch über das höchste Pro-Kopf- Einkommen der Schweiz verfügen kann und anderseits die sekundären und vielleicht weniger angenehmen Folgen die- ses «Platzes an der Sonne» in entfernte Randgebiete abschiebt. Herr Hubacher hat letzte Woche krampfhaft ver- sucht, uns von dem bereits überbelasteten Räume Basel zu überzeugen, was mich allerdings nicht zu überzeugen ver- mochte. Aus diesen Überlegungen darf die Errichtung des Werkes Kaiseraugst sicher verantwortet und die Standortbe- willigung erteilt werden. M. Pini: La decisione che questo parlamento sta per pren- dere, lo sentiamo, lo sappiamo, è soprattutto gravata dal- l'opposizione dei due cantoni di Basilea, riguardo alla scelta di Kaiseraugst come sede della prevista nuova centrale. Questo specifico aspetto del problema in discussione è forse quello che maggiormente tormenta e preoccupa. Non possiamo, oggi, evitare di decidere, approvando o rifiutando il decreto del Consiglio federale che ci è sottoposto senza pensare, valutare e considerare questo problema di opposi- zione dei due cantoni e della maggioranza del popolo basi- lese. La procedura democratica, così come le leggi volute del Paese oggi prevedono, è stata integralmente percorsa e, ritengo personalmente, integralmente rispettata. Lo stato di diritto, nel quale sono finora cresciute le certezze decisionali del Paese, rimane oggi l'elemento guiridico insostituibile delle garanzie democratiche legalmente costituite per volontà popolare e per mandato del potere sovrano a questo Parlamento. Norberto Bobbio, nel suo libro «II Futuro della democrazia» avverte che il potere legale e quello tradizio- nale rappresentano i tempi lunghi, «la preferenza», sog- giunge Bobbio, «va al governo delle leggi e non a quello degli uomini.» La democrazia è il governo delle leggi per eccellenza. Non penso che, fra gli oppositori e fautori della centrale di Kaiseraugst, si prospetti l'opportunità che questo nostro stato di diritto abdichi dalle sue prerogative costitu- zionali e legali. Daltronde, nemmeno i due cantoni di Basilea entrano in una tale pericolosa prospettiva. Anzi, la loro azione è sta'ta dichiarata entro i limiti del diritto federale e del diritto costituzionale cantonale. E ciò, a mio modo di vedere, onora l'impegno politico e civile di questa loro opposizione. La mia personale adesione al proposto decreto del Consiglio fede- rale in discussione non poteva, onorevoli colleghi, esimersi dal rilevare questo aspetto, che più o meno dichiaratamente preoccupa, se non tormenta, la coscienza di molti nostri colleghi nel decidere si o no riguardo a Kaiseraugst. lo mi auguro che la decisione che stiamo per prendere ritrovi il Paese non lacerato tra vinti e vincitori di una tesi contro l'altra sul nostro futuro energetico, ma ritrovi un Paese riconciliato nel diritto così voluto dalla volontà democratica di questo Parlamento. Reimann: Letzte Woche konnte man im Berner «Bund» lesen: «Kaiseraugst-Befürworter sind Kernkraftwerk-Befür- worter, Kaiseraugst-Gegnersind Kernkraft-Gegner.» So ein- fach ist das! Diejenigen, welche am Sonntag zur Kirche gehen, sind Gläubige, und diejenigen, die zu Hause bleiben, sind Gottlose. Ich meine, wir sollten uns endlich von dieser Schwarzweisspolitik, die nur in eine Sackgasse führen kann, lösen. Ich persönlich bin nicht grundsätzlich Gegner der Kernener- gie. Wir brauchen diese Energie; wir benützen sie heute schon, und das in einem nicht unwesentlichen Ausmass. Meines Erachtens ist Kernenergie eine Energiequelle, die vorübergehend eine wichtige Lücke in der Energieversor- gung auszufüllen hat, bis andere Energiequellen und -mög- lichkeiten erforscht und erschlossen sind. Ich übersehe dabei die Problematik der Kernenergie nicht, vor allem bezüglich Nuklearabfall-Beseitigung bzw. Lagerung, und vertrete deshalb die Auffassung, dass nur so viele AKWs, wie dringend notwendig sind, gebaut werden sollen. Im Vorfeld der Volksabstimmung vom 23. September 1984 habe ich klar zur Grundfrage der schweizerischen Energie- politik Stellung bezogen. Ich habe damals mein Ja zur Energieinitiative und mein Nein zur Atominitiative begründet und habe erklärt, dass mein Nein zur Atominitiative kein Ja zu Kaiseraugst ist. Ich bleibe auch jetzt bei meinem Nein bezüglich Erteilung der Rahmenbewilligung für Kaiseraugst. Für diese Stellungnahme sind für mich in gleicher Weise sowohl energie- wie auch staatspolitische Gründe aus- schlaggebend. Als Gewerkschafter, als Präsident des Schweizerischen Gewerkschaftsbundes, hat für mich alles Vorrang, was mit Arbeitsplätzen und Beschäftigung zusammenhängt. Der Bedeutung einer gesicherten Energieversorgung bin ich mir dabei voll bewusst. Ich bin jedoch überzeugt, dass die künftige Elektrizitätsversorgung auch ohne das umstrittene Kernkraftwerk Kaiseraugst gewährleistet ist. Schliesslich wurde erst kürzlich das AKW Leibstadt in Betrieb genom- men. Trotz des kalten Winters hat die Schweiz viel Strom exportieren können. Mit der Erneuerung bestehender Was- serkraftwerke wird eine zusätzliche Elektrizitätserzeugung möglich sein. Zudem bestehen bekanntlich Lieferverträge mit ausländischen Stromproduzenten. Selbstverständlich sind auch Energiesparmassnahmen vor- anzutreiben. Das bedeutet, dass wir ein Elektrizitätswirt- schaftsgesetz brauchen mit Vorschriften für eine haushälte- rische und rationelle Stromverwendung in Industrie, Gewerbe und Haushalten. Nach menschlichem Ermessen ist all das ausreichend, um für lange Zeit über die Runden zu kommen. Ein Engpass in der Stromversorgung ist meines Erachtens nicht voraussehbar. Man kann sich allerdings fragen, ob die Durchsetzung der Energieversorgung als nationaler Aufgabe durch regionale Widerstände verhindert werden darf. Im Falle von Kaiser- augst glaube ich, dieses Vorhaben lasse sich politisch nicht erzwingen, sei nicht realisierbar gegen den Widerstand einer ganzen Region, es sei denn um den Preis einer staats- politischen Krise. Dieser Preis ist zu hoch. Aus tiefer Besorg- nis über eine mögliche, verhängnisvolle Entwicklung und eine Konfrontation, die unser Staatswesen wie kaum zuvor erschüttern könnte, appelliere ich deshalb an den Bundesrat und an die Kernkraftwerkbetreiber: es muss nochmals der Versuch zugunsten eines Verzichts auf Kaiseraugst unter- nommen werden. Eine Versöhnung und Verständigung ist notwendig und sollte in unserem Land, das der sprichwörtli-20. März 1985 N 605 Kernkraftwerk Kaiseraugst. Rahmenbewilligung chen helvetischen Konsensfähigkeit so viel verdankt, auch möglich sein. Wenn höhere Werte auf dem Spiel stehen, darf eine Lösung nicht am Geld scheitern, d. h. an der Entschädi- gung für die aufgelaufenen Kosten von Kaiseraugst. Bei allseitig gutem Willen und bei Einsicht in den Ernst der Lage bin ich überzeugt, dass der letzte Ausweg noch nicht verbar- rikadiert ist. Landoli: Wenn ich mich bei dieser Debatte zu Wort gemel- det habe, geht es mir nicht um die vermeintlichen möglichen radioaktiven Strahlungen und deren Folgen, obwohl ich hier feststellen muss, dass bis jetzt die grösste Menge an radio- aktivem Material aus den Spitälern und Kliniken anfällt. Lagerstellen für solch gefährlichen Abfall müssten wir darum unbedingt schon aus diesem Grund bauen. Was mich beschäftigt, ist die Substitution des Erdöls. Ich verliere keine Worte über die Schädlichkeit der Abgase bei der Verbrennung von Erdöl, Dieselöl oder Benzin. Die Tatsa- che aber, dass die Vorräte an flüssigem Öl und an ölgetränk- tem Schiefergestein in 100 bis 200 Jahren erschöpft sein werden, ist allgemein bekannt. So frage ich mich als Apothe- ker: Was macht dannzumal unsere chemische Industrie? Die Frage ist von grösster Wichtigkeit für die Pharma- und Agrochemie, die beide mit organischen Stoffen laborieren. Das Ausgangsprodukt für Pharmazeutika und Agrochemi- kalien ist das Rohöl. Das andere unentbehrliche Produkt, zu dem ebenfalls der gleiche fossile Rohstoff das Ausgangs- produkt ist, heisst Kunststoff. Ich meine damit nicht jeden Plastiksack, Plastikgeschirr, Besteck, Spielzeug und derglei- chen. Diese Dinge können ebensogut aus Papier, Karton, Holz oder Metall hergestellt werden. Aber das riesige Sorti- ment an Präzisionsinstrumenten, an Produkten der Maschi- nen- und Fahrzeugindustrie bis hin zur sterilen Injektions- spritze, auf die der Zuckerkranke wie der Arzt täglich ange- wiesen sind, sind letztlich aus Erdöl hergestellt. Ich behaupte deshalb, dass es sünd und schade ist um jeden Tropfen Öl, der verbrannt wird. Meine Frage lautet somit: Wie ersetzen wir dieses Erdöl? Der wirksamste Substituent ist die Elektrizität. Eine effizien- tere Alternative ist derzeit nicht bekannt. Soll diese Energie, insbesondere die Wärmeversorgung, Tatsache werden, sind wir ohne neue Kernkraftwerke gezwungen, alle zehn mögli- chen Rhonekraftwerke zu bauen, genau so wie llanz l, llanz II und die Wasserkraftwerke im St. Galler Rheintal. Alle diese Wasserkraftwerke werden zusammen um die 1200 Mega- watt liefern. Das würde mindestens ausreichen, um den normalen jährlichen Stromzuwachs bis etwa um das Jahr 1995 zu befriedigen. Wenn Sie aber an den Widerstand denken, der dem Ausbau der erwähnten Wasserkraftwerke entgegengebracht wird, muss ich Sie fragen: Kann mir jemand hier im Saal eine alternative Wärme- und Energie- quelle zum Erdöl nennen, ausser der elektrischen Energie aus Kernkraftwerken? Schliesslich weise ich darauf hin, dass das Uranerz zu gar nichts anderem gebraucht werden kann als zur Kernener- giegewinnung. Darum komme ich zum Schluss, dass wir weitere Atomkraftwerke in Betrieb nehmen müssen. S. Carobbio: II richiamo alle posizioni delle popolazioni dei cantoni Basilea Città e Campagna e alla procedura legale che il'collega Pini, primo ticinese che mi ha preceduto in questo dibattito, ha fatto per giustificare la sua adesione alla proposta del Consiglio'federale di concedere l'autorizza- zione generale a Kaiseraugst, mi porta a conclusioni contra- rie alle sue. Vale a dire a oppormi alle concessioni dell'auto- rizzazione per Kaiseraugst. Infatti, colleghe e colleghi, aldilà di tutti i problemi, economici, giuridici, che sono in discus- sione e che già sono stati richiamati, mi sembra che tre sono gli aspetti qualificanti della questione. Il primo riguarda la dimostrazione che la costruzione della nuova centrale sia veramente necessaria, la famosa clausola del bisogno richiesta dalla legge sull'energia atomica. Ebbene, nono- stante tutti gli argomenti avanzati dai fautori della conces- sione, questa clausola del bisogno è lungi dall'essere chia- ramente dimostrata. Il meno che si possa dire è che i pareri, perfino tra gli esperti della commissione federale dell'ener- gia, sono divisi. Di fronte a una tale situazione è perlomeno discutibile la sicurezza di chi sostiene che le condizioni fissate dalla legge sono adempiute, per cui è ora e tempo di concedere questa autorizzazione. Tanto più che un'altra condizione della legge sull'energia atomica è lungi dall'es- sere esaudita. Mi riferisco alla questione dell'eliminazione sicura e defini- tiva delle scorie radioattive. Un problema questo, vorrete concederlo, tutt'altro che risolto. A questo proposito è troppo facile sostenere che questo aspetto, questo pro- blema, non è in discussione in questa fase. Mi rifiuto di accettare questa tattica di non affrontare tutti i problemi posti dalla legge come condizioni da adempiere. Dunque, dal punto di vista del diritto, della legge sull'energia atomica, mi sembra che le condizioni per dare questa auto- rizzazione non sono adempiute. Il secondo aspetto riguarda il fatto che"perfino dal punto di vista della tecnologia nucle- are il progetto di Kaiseraugst è superato e sarà difficilmente essere realizzato. Sono gli stessi fautori che lo riconoscono, anche se poi chiedono di concedere comunque l'autorizza- zione. Anche da questo punto di vista quindi la scelta del Consiglio federale di dare l'autorizzazione è contestabile. Ma il terzo aspetto, e il più importante, per finire, riguarda proprio il fatto che le popolazioni interessate hanno chiara- mente dimostrato la loro opposizione al progetto. Questo è un dato ammesso da tutti. Penso allora che non si può non tener conto di questa opposizione e non rendersi conto che solo una soluzione imposta con la forza può permettere la realizzazione dell'opera. Una soluzione che nessuno vuole, tant'è vero che già si preconizza - e la stampa di oggi ne parla - di trovare, dopo una eventuale decisione favorevole, che io spero non ci sia, una via d'uscita che porti alla rinuncia della costruzione della centrale. Di fronte a una tale prospettiva è molto meglio rifiutare subito l'autorizzazione generale à Kaiseraugst. Questa mia posizione è tanto più coerente come ticinese che si è sempre opposto alla richie- sta di realizzare i depositi di scorie radioattive in Ticino o in Val Mesolcina. In questo senso vorrei ricordare, per conclu- dere, al collega Pini - e a tutti i ticinesi che eventualmente fossero favorevoli a concedere l'autorizzazione - che la coerenza vorrebbe che non si sia contro i depositi di scorie radioattive, quando esiste il pericolo che questi depositi vengano realizzati davanti a casa propria e essere poi a favore della concessione dell'autorizzazione e costruire una centrale nucleare, quando questa centrale dovrebbe essere realizzata in regioni lontane dal Ticino contro la volontà delle popolazione interessate. Ricordo ancora un fatto: la popolazione ticinese e le sue autorità hanno votato all'una- nimità una risoluzione contraria alla realizzazione dei depo- siti di scorie radioattive in Ticino e nella Mesolcina. La coerenza di questa posizione domanda che si rispetti la volontà della popolazione dei Cantoni di Basilea contraria a questa costruzione, e quindi che ci si pronunci contro la richiesta del Consiglio federale. Wyss: Als Stadtbasier, als Vertreter der Wirtschaftsinteres- sen Basels und der Region Nordwestschweiz sage ich ja zur Rahmenbewilligung eines Kernkraftwerkes Kaiseraugst. Es ist allerdings ein Ja verbunden mit einem Aber. Aufgrund der ständigen Zunahme des Elektrizitätsverbrauchs - ich verweise auf das Votu m von Kol lege Auer -, trotz Sparmass- nahmen auch in unserer Region, wäre es meiner Überzeu- gung nach glatter Selbstbetrug, nicht zum Bedarf - ich betone: zum Bedarf-für ein nächstes Kernkraftwerk stehen zu wollen. Darum mein Ja; denn ein Nein wäre ein Nein für alle zukünftigen Planungen von Kernkraftwerken. Ebenso klar ist aber, dass der Standort Kaiseraugst für dieses näch- ste Kernkraftwerk alles andere als ideal ist. Zusammen mit vielen Basler Mitbürgern stehe ich vor dem Dilemma: die friedliche Nutzung der Kernenergie überzeugt, zu befürwor- ten und Kaiseraugst in der geplanten Form mit Kühltürmen gleichzeitig ganz oder teilweise abzulehnen. Die Volksabstimmung über die Energie-Initiative hat gezeigt, dass sehr viele Bürger damals die Energie-Initiative bejah-Centrale nucléaire de Kaiseraugst. Autorisation générale 606 N 20 mars 1985 ten, um so nein zu Kaiseraugst sagen zu können. Selbstver- ständlich gibt es aber auch Basler, die nichts gegen den Standort Kaiseraugst einzuwenden haben. Ich sage indes- sen nicht vorbehaltlos ja und ebensowenig vorbehaltlos nein; ich sage: ja- aber, indem ich ein Postulat einreichen werde, das den Bundesrat einlädt, ohne Verzug auch die Prüfung anderer Standorte für das nächste Kernkraftwerk, unter Einbezug kleinerer Einheiten, einzuleiten. Warum? Kaiseraugst weist ungünstigere Standortfaktoren auf als andere in der Schweiz evaluierte Standorte. Das können Sie auch in früheren Berichten des Bundesrates nachlesen. Die bisherigen technischen Vorbereitungen und Planungen für Kaiseraugst sind teilweise veraltet. Ausserdem hat es sich im Ausland bewährt, nach Möglichkeit zwei und mehr Kraft- werkblöcke am gleichen Standort zu konzentrieren. In der Schweiz wurde dies in Beznau ebenfalls bereits so gemacht. Warum soll nicht beispielsweise ein Werk Beznau III oder Leibstadt II das umstrittene und wahrhaftig nicht optimal gelegene, mit Kühltürmen vorgesehene Projekt Kaiseraugst mindestens vorläufig ersetzen? Ausserdem gebietet es die Bedarfsentwicklung des gesamt- schweizerischen Elektrizitätsverbrauchs ohnehin, das Pro- blem der Kernenergienutzung nicht allein auf Kaiseraugst fixiert zu betrachten, sondern frühzeitig über andere Mög- lichkeiten ernsthaft nachzudenken. Nur so kann ein kon- struktiver Beitrag zur Entkrampfung und schliesslich zur Lösung eines Problems geleistet werden, das die gesamte Energiepolitik seit Jahren blockiert und Geld kostet. Prestigedenken führt nicht weiter. Es geht vielmehr darum, der Kernenergienutzung in der Schweiz mit Blick auf den künftigen Bedarf auf eine Weise zum Durchbruch zu verhel- fen, die den Landesfrieden nicht gefährdet. Ich akzeptiere, dass es keine Regionaldemokratie geben darf. Ich meine aber, dass der Schutz und die Rücksicht auf Minderheiten eine alte und bewährte Tradition in diesem Lande sind. Zu starr richtet man den Elektrizitätsbedarf nur auf Kaiseraugst aus, obwohl noch weitere Möglichkeiten - Sie haben das in verschiedenen Voten gehört-.offenstehen. Mein Ja und die Stossrichtung meines Postulates sollen einen Beitrag leisten zur Lösung, zur Entkrampfung eines Problems, das nicht nur die Bevölkerung im Räume Basel, sondern auch grosse Bevölkerungsteile in anderen Gegen- den unseres Landes beschäftigt und belastet. In Kaiseraugst muss sowieso neu geplant werden. Ein Heizkraftwerk Kohle/ Gas kommt derzeit auch nicht in Frage. Warum also nicht an bestehenden Standorten rascher vorwärtsmachen? Ich betone: Die Bedarfsfrage ist ernst, wir verbrauchen trotz Sparanstrengungen und Substitution mehr Strom. Warum also vor lauter Prestigedenken auf allen Seiten nicht andere, rascher realisierbare Möglichkeiten suchen? Künzi: Zuerst eine Feststellung aus meiner Zürcher Sicht. Denke ich an unseren Industrie- und Wirtschaftskanton Zürich, so muss festgehalten werden, dass auch dieser in hohem Masse von der elektrischen Energie bzw. der Kern- energie abhängig ist. Die elektrische Energie beziehen wir vorwiegend aus dem uns nahegelegenen Kernkraftwerk Beznau. Unser Stromkonsum wird gegenwärtig zu fast 60 Prozent aus Atomstrom gedeckt. Gesamtschweizerisch nahm der Verbrauch an elektrischer Energie in den letzten fünf Jahren - wir haben das gehört - jährlich um durch- schnittlich 3,1 Prozent zu. Bei diesem Zuwachs wird die Zusatzproduktion von Leibstadt in weniger als fünf Jahren absorbiert sein. Eine zu grosse Auslandabhängigkeit ist unerwünscht, deshalb wäre eine vermehrte Substitution von Erdöl mehr als erwünscht. Dies und weitere Überlegungen bestärken mich in der Annahme, dass der Bedarf für ein weiteres AKW erbracht ist. Kaiseraugst stellt für uns auch ein staatspolitisches Problem dar; denn mit dem Entscheid über die Rahmenbewilligung von Kaiseraugst geht es meines Erachtens nicht nur um eine Stromerzeugungsanlage oder um irgendein Projekt, son- dern es geht um viel mehr. Befürworter und Gegner dürften sich darüber einig sein: Mit dem Nein zu Kaiseraugst oder mit dem Verzicht auf Kaiseraugst würde jedes weitere Pro- jekt vereitelt sein, und die Kernenergie wäre aus unserem Land verbannt. Was die Region Basel nicht will, kann man im nachhinein auch einer anderen Region nicht mehr zumu- ten. Können wir uns eine solche Politik aus volkswirtschaftli- cher Sicht leisten? Eine derartige Ausmerzung der Kern- energie in der Schweiz würde nicht nur langfristig die Stromversorgung aufs Spiel setzen. Der Verzicht auf die Kernenergie würde auch einen unmittelbaren Verlust von nuklearem Know-how und Fertigungskapazität in unserer einheimischen Elektro-, Maschinen- und Bauindustrie nach sich ziehen und damit eine gefährliche Abwanderung von hochqualifizierten Ingenieuren, Physikern und Chemikern bewirken, für welche die Schweiz ein nuklearer Holzboden würde. Weiter würde ganz allgemein eine Schwächung der Wettbewerbsfähigkeit unserer Exportindustrie entstehen, welche auf erfahrenes Personal in hohem Masse angewie- sen ist. Eine Absage an eine Spitzentechnologie, die auch zur Innovation in der Medizin und in weiteren Forschungs- zweigen benötigt wird, wäre unverantwortlich. Kann sich unser Land das leisten? Wollen wir gegen Ende des 20. Jahr- hunderts mit dem 19. Jahrhundert fortfahren? Noch einige Gedanken, die ich als Forstdirektor im Zusam- menhang mit den heutigen Umweltschutzproblemen äus- sern möchte. Wer sich heute für den Umweltschutz einsetzt, sollte sich meines Erachtens zwangsläufig auch für die Kernenergie einsetzen. Sie verschmutzt die Luft nicht, sie verschmutzt die Gewässer nicht, sie ist nicht mit Lärm verbunden, sie verursacht keine Geruchimmissionen, sie braucht wenig Land. Strom trägt seit jeher zur Umweltver- besserung und zur Erhöhung der Lebensqualität bei. Dank Strom wurden die Fabriken sauber, die Arbeitszeiten kürzer, die Möglichkeiten zur Freizeit- und Feriengestaltung grösser usw. Es ist meines Erachtens unfair, die Elektrizitätswirt- schaft und die Kernenergie immer zum Prügelknaben der Nation zu machen. Niemand von uns will auf die Annehm- lichkeiten des Stroms verzichten. Aus all diesen Gründen stimme ich der Rahmenbewilligung für Kaiseraugst zu. Meyer-Bern: Mit Prognosen ist es immer so eine Sache. Sie sind zwar unerlässlich, müssen aber als das genommen werden, was sie sind, nämlich Hypothesen, denen man mehr oder weniger willkürliche Annahmen zugrunde legen muss. Derlei Annahmen dürfen jedoch keinen Ersatz für eine drin- gend nötige griffige Energiesparpolitik darstellen. Progno- sen dürfen nicht zu Glaubenssätzen werden und an die Stelle von politischer Vernunft treten. Gerade bei der Energie und beim Stromverbrauch handelt es sich nicht um eine gottgegebene, sondern um eine durch uns Menschen beeinflussbare Grosse. Zu einer Energiepolitik gehört es, dass wir einmal sagen, wie gross der Energieverbrauch pro Kopf unserer Bevölkerung sein darf und sein soll. Darnach haben wir unser Angebot auszurichten. Bekanntlich können Nachfrageverhalten und Verbrauch am wirksamsten über eine Angebotssteuerung reguliert werden. Solange Energie und insbesondere auch Strom im Überfluss zur Verfügung stehen, solange besteht kein Interesse, die zum Teil masslose Verschwendung unse- rer Energie einzuschränken. Für die Beurteilung des künfti- gen Strombedarfs fehlt uns eine Projektion über die Entwicklung der schweizerischen Wohnbevölkerung für die Länge einer Generation, also ungefähr bis ins Jahr 2015. Wir würden Erstaunliches feststellen: In der Botschaft des Bundesrates ist man von einem konstanten Wachstum der Bevölkerung von 0,3 Prozent ausgegangen (Seite 39 der Botschaft). Das ist falsch. Das Zeitalter der Zunahme unserer Bevölkerung ist vorbei. Das Wachstum der Schweizer Wohnbevölkerung lag 1980 noch bei 0,15 Prozent. Seit 1971 - und das ist wichtig - ist der Index der Gesamtfruchtbarkeit (durchschnittliche Anzahl Kinder pro Frau) unter den Wert von 2,1 gesunken. Unter dieser Grenze jedoch kann sich eine Bevölkerung bei der heutigen Fruchtbarkeitsverteilung pro Alterskategorie langfristig nicht mehr erneuern. In den neunziger Jahren werden die Todesfälle die Geburten Inder Schweiz aller Wahrscheinlichkeit nach zum ersten Male20. März 1985 N 607 Kernkraftwerk Kaiseraugst. Rahmenbewilligung übersteigen. Ab 1990 wird das Arbeitskräftepotential bei einer weiterhin auf Stabilisierung ausgerichteten Ausländer- politik zurückgehen. Dies ist jedenfalls in der Botschaft des Bundesrates zur Rahmenbewilligung von Kaiseraugst fest- gehalten. Ab dem Jahr 2000 wird die Bevölkerungsabnahme immer stärkere Dimensionen aufweisen. Es handelt sich hier somit um eine ganz neue, erstmalige Entwicklung in der Geschichte unseres Landes. Dieser Aspekt wurde in der bisherigen Diskussion nicht gebührend beachtet und ausser acht gelassen. Es ist realistisch, davon auszugehen, dass sich unser aus- serordentlich hohes Konsumniveau - ausgenommen bei den unteren Einkommensschichten - mittel- und längerfri- stig nicht mehr spürbar erhöhen wird. Landwirtschaftlicher Boden und Erholungsgebiete werden zusehends knapper. Wenn wir heute im Bereiche der Elektrizität eine nationale Versorgungssicherheit von 95 Prozent verlangen, d.h. es dürfen nur alle 20 Jahre Importüberschüsse erfolgen, so müssen wir uns darüber im klaren sei, dass der Selbstver- sorgungsgrad der Schweiz, die analoge Grosse im Bereich der Nahrungsmittel, d.h. der landwirtschaftlichen Produk- tion, bloss 56 bis 57 Prozent beträgt. Die weitere starke Erhöhung der Produktion von Atomstrom verschärft dieses Ungleichgewicht weiter und macht uns zu einem verwund- baren Land. Wir werden dann zwar viel Strom, aber nichts mehr in den Pfannen haben. Die Bewilligung eines weiteren Atomkraftwerkes, nämlich Kaiseraugst, wird unser Energieproblem nicht lösen. Sie schiebt es bloss ein Stück weiter hinaus, und zwar zu einem Preis, der staatspolitisch, finanziell und ölkologisch immer höher wird und den vor allem unsere kommenden Genera- tionen zu bezahlen haben werden. Dieses Projekt deckt nicht Bedürfnisse, dieses Projekt weckt Bedürfnisse. Ich kann deshalb zu diesem Beschluss, so wie die Dinge zurzeit liegen, nicht ja sagen. Gestatten Sie mir abschliessend einige regional- und kanto- nalpolitische Bemerkungen. Es mag in diesem Hause Kolle- ginnen und Kollegen geben, welche diesem Beschluss vor- dergründig zustimmen, aber gleichzeitig damit spekulieren, der Bau des Kernkraftwerkes Kaiseräugst werde sich dann schon irgendwie politisch verhindern lassen, Graben werde dann als Lückenbüsser einspringen. Ja, es mag sogar sol- che geben, die den Beschluss mit dem achselzuckenden Hinweis ablehnen, man habe dann immer noch Graben im Hintergrund. All diesen möchte ich laut und deutlich zuru- fen: Der Berner und insbesondere der Berner Oberaargauer ist zwar von geduldigem und gutmütigem Schlag; allein, als Lückenbüsser lässt er sich hier nicht missbrauchen. Anläss- lich von zwei Volksabstimmungen und auch der Behand- lung einer Abtausch- oder Ersatzmotion im bernischen Grossen Rat ist dies, was die Region Oberaargau betrifft, klar zum Ausdruck gekommen..Graben darf keineswegs für ein politisches Tauschgeschäft missbraucht werden. Was für die Region Basel-Rheinfelden nicht tragbar ist, darf dem bernischen Oberaargau ebensowenig zugemutet werden. Herr Nationalratspräsident, ich habe letzte Woche zwei Minuten überzogen, ich gebe Ihnen heute drei zurück. Cotti Flavio: Ich möchte Ihnen in vier Minuten drei Fragen unterbreiten und möchte, dass Sie ein bisschen über diese Fragen nachdenken. Wir wissen, dass in diesem Land die Energieversorgung und insbesondere die Stromversorgung nicht nur Sache des Staates ist. Auch die Wirtschaft hat hier etwas zu sagen. Aber der Staat übt eine sehr wichtige Rolle aus. Wenn wir von Rahmenbewilligung sprechen, wissen wir, dass im Kernkraftwerkbereich der Staat sogar entscheidend mitre- det. Niemand will in diesem Staat aus lauter Begierde neue Kernkraftwerke bauen. Man muss nach Gesetz nur das tun, was unbedingt nötig ist. Es muss also ein Bedarf vorhanden sein. Wie Herr Zbinden klar dargelegt hat, ist der Bedarf keine mathematische Grosse; er muss also glaubhaft gemacht werden, er muss wahrscheinlich erscheinen. Meine erste Frage: Was wird das Schweizervolk - wann wissen wir nicht, hoffen wir nie, aber vielleicht in absehbarer Zeit - sagen von einer Behörde, von einem Bundesrat oder von einem Parlament, wenn plötzlich - wir wollen das als Hypothese verneinen - doch eine Lücke in der Versorgung von Elektrizität auftreten sollte? Welche Kritiken würden hier aufgestellt? Würde man dann nicht etwa sagen: Dieser Staat, diese Behörde, wir alle, hätte nicht genügend geplant; er wäre also seiner Aufgabe nicht gewachsen gewesen? Eine zweite Frage, und die richtet sich besonders an unsere Miteidgenossen in der Region Basel. Für sie muss dieses Land grosses Verständnis zeigen, und dieses Verständnis darf nicht Lippenbekenntnis bleiben. Herr Bundesrat, es stehen noch Monate und Jahre vor einer möglichen Baube- willigung bevor. Wir alle, der Bundesrat insbesondere, wer- den dieses Verständnis ausdrücken können, dass keine Arroganz in irgendeiner Weise laut wird und dass immer wieder Bereitschaft zum Gespräch, zum sachlichen Gespräch, gezeigt wird. Aber - und jetzt komme ich zur zweiten Frage-ist ein gegenteiliges Verständnis nicht auch am Platze? Zum Beispiel gegenüber anderen Eidgenossen in anderen Kantonen, ich denke an Aargau, ich denke an Bern, die für die Energieversorgung in diesem Lande schon Opfer gebracht haben? Darf ich vielleicht - wenn Sie mir gestatten - auch das Berggebiet erwähnen? Wie viele Täler unserer Bergkantone haben ihr ursprüngliches Antlitz verlo- ren dadurch, dass Wasserkraftwerke erstellt wurden. Ich wohne in Locamo, in jedem Wohnhaus von Locamo liegen die Vorschriften des Zivilschutzes im Falle eines Wasser- alarms auf. Es gibt also auch hier, wenn auch entfernte, so doch bestehende und reelle Gefahren. Ist also nicht auch gegenseitiges Verständnis zu zeigen? Zur dritten und letzten Frage werde ich auch eine Antwort wagen. Diese Frage könnte so heissen: Ist es wirklich rich- tig, dass in dieser Frage nur - wie soll ich sagen? - Aus- drücke wie «Zerreissprobe», «Weltuntergang» gebraucht werden? Wäre es nicht angebracht, einmal auch einen gemässigteren, ich würde sagen, konkreteren Ton und gemässigtere Formulierungen zu gebrauchen? Eines steht fest, dieses Land hat in seiner Geschichte viel grössere und schwierigere Herausforderungen bestanden. Wäre es also nicht angebracht, einmal einen gemässigteren Ton zu gebrauchen, ob auf dieser oder auf jener Seite? Ich würde sagen, es wäre nicht nur angebracht, und deshalb wage ich die Antwort, es wäre bitter nötig. Versuchen wir alle auch in diese Richtung zu gehen. Herr Columberg und die CVP-Fraktion haben einen ersten - wenn auch kleinen-Versuch gemacht, in diese Richtung zu gehen. Sie verlangen, auf die Kühltürme zu verzichten und ein anderes Kühlsystem anzuwenden. Aber vielleicht gibt es noch andere Möglichkeiten. Frau Robert: Sie haben von Herrn Brélaz und Herrn Müller bereits gehört, dass die Grünen klar gegen diese Rahmen- bewilligung sind. Wir sind es aus grundsätzlichen Überle- gungen, weil wir mit diesem Kraftwerk Kaiseraugst oder auch mit anderen Kernkraftwerken unsere bisherige Lebensweise des Weiterwachsens forcieren und weil wir der Überzeugung sind, dass so weiterwachsen Tod bedeutet. Wir sind auch aus technischen, praktischen und sachlichen Gründen dagegen, weil die technischen, praktischen und sachlichen Probleme im Zusammenhang mit den Atomkraft- werken immer offener zutage treten und sich häufen. Ich nenne nur die Stichworte Sicherheit und Entsorgung. Sie wissen, dass das Projekt «Gewähr» praktisch gescheitert ist, dass wir hier vor wohl unlösbaren Schwierigkeiten ste- hen und auch in einigen Jahren noch stehen werden. Neue Meldungen aus den USA bestätigen, dass auch die Frage der Sicherheit der Bevölkerung, die man lange als praktisch gelöst bezeichnet hat, heute anders beurteilt wird; das sind offizielle Berichte, nicht Berichte von Kernkraftwerkgeg- nern. Ich möchte nun aber noch etwas anfügen zur Frage des Standortes, vor allem aus Berner Sicht, als Berner Parla- mentarierin. Aus der bisherigen Debatte ist ganz klar gewor- den, was eigentlich schon vor diesen Verhandlungen fest- stand, dass hier eine Mehrheit zustande kommen wird fürCentrale nucléaire de Kaiseraugst. Autorisation générale 608 N 20 mars 1985 die Rahmenbewilligung Kaiseraugst, dass aber mittlerweile der Glaube daran, dass Kaiseraugst gebaut wird, auch bei den Befürwortern der Rahmenbewilligung praktisch nicht mehr vorhanden ist. In diesem Saal wird mehrheitlich - nicht von mir, aber von Ihnen-ja gesagt werden zum Bedarf, aber ebenso klar ist, dass Kaiseraugst nicht gebaut werden wird, weil es nicht gegen den Willen einer geschlossenen Region gebaut werden kann. Nun sind neue Standorte im Gespräch. Es wird von Zusatz- kraftwerken gesprochen bei Beznau, Leibstadt, Gösgen oder an irgend einem bestehenden Standort, und auch ein relativ alter Standort, Graben, steht nach wie vor im Vorder- grund. Als Bernerin muss ich Ihnen nun das Gleiche sagen, was schon Herr Geissbühler und sehr deutlich auch Herr Meyer gesagt haben: Es wird absolut nicht in Frage kommen, dass Graben jemals gebaut wird. Die Haltung der Berner Bevölke- rung und die Haltung des Berner Parlamentes sind absolut klar in dieser Frage, und sie wurden während Jahren immer wieder bekräftigt. Der Berner Bär wird sich auf keinen Kuh- handel einlassen, auf keinen Abtausch Kaiseraugst/Graben; der Berner Bär wird,nicht zulassen, das ein AKW Graben jemals durchgestiert wird. Das heisst nun aber, dass die Suche nach anderen Standor- ten weitergehen wird; denn Kaiseraugst kommt nicht, darin sind wir uns einig. Die Suche nach anderen Standorten darf aber nicht auf die bisherige Art und Weise weitergehen. Die Sankt-Florians-Politik in dieser Frage muss ein Ende haben. Es darf nicht mehr sein, dass eine unwillige Region ein Atomkraftwerk auf eine andere unwillige Region abschieben will. Ich glaube aber auch nicht an die neu ins Gespräch . gekommene Lösung der Käuflichkeit, dass man Regionen in Zukunft für teures Geld kaufen kann, damit sie ungeliebte Atomkraftwerke aufstellen. Wir müssen uns etwas Neues einfallen lassen. Dieses Neue kann nichts anderes sein, als dass in Gottes Namen in Zukunft die betroffene Bevölkerung in die Entscheidung miteinbezogen werden muss. Wir stehen mit den Atomkraftwerken vor neuen Problemen und Bewährungsproben, und wir müssen neue Formen der demokratischen Entscheidung dafür finden. Wir werden einen entsprechenden Vorstoss in dieser Richtung heute einreichen. Wenn dann alle Regionen nicht wollen, dann ist der Fall auch wieder klar. Das ist dann eben auch der Volkswille, und dann haben wir einen kollektiven Verzicht, aber ohne die unwürdige Sankt-Florians-Politik, die wir heute noch betreiben. Ich wage zu sagen, dass - wenn es soweit kommen wird, wenn wir kollektiv verzichten werden, weil keine dieser Regionen in einer demokratischen Entscheidung zustim- men wird - wir mit diesem Verzicht mindestens so gut werden leben und überleben können, wie wenn wir im bisherigen Stil weitermachen. Martignoni: Nachdem die Berner Bärin gesprochen hat, äussert sich nun noch der Berner Bär. Ich möchte einleitend festhalten, dass die Feststellung des Bedarfs an Energie aus Kernkraftwerken Bundessache ist. Wir aber diskutieren hier praktisch dauernd über die Regionsf rage, d. h. also über die Standortfrage. Wenn wir über die Standortfrage diskutieren - ich möchte anknüpfen an das, was Frau Robert gesagt hat -, diskutieren wir nicht nur über die Region Basels, sondern wir diskutieren praktisch über alle Regionen, die mit der Ver- und Entsorgung mit Kernbrennstoffen zu tun haben. Es hat gewisse Konsequenzen, wie wir hier entscheiden. Damit ist auch Bern betroffen, und zwar Graben. Nachdem Sie nun von verschiedenen Berner Kolleginnen und Kollegen die Auffassung gehört haben, möchte ich mir gestatten, Ihnen auch noch die offizielle Stimme Berns zur Kenntnis zu bringen. Diese Stimme ist unmissverständlich. Am 31. August 1982 wurde im kantonalen Parlament mit grosser Mehrheit eine Motion von SVP-Seite angenommen, welche den Regierungsrat verpflichtet, «unter allen Umstän- den dafür zu sorgen, dass das geplante Werk Graben nicht als Ersatz für Kaiseraugst dienen darf». Gleichzeitig äus- serteein Diskussionsvotant etwas ebenso Wichtiges: «Wenn im Bundeshaus der Entscheid gegen Kaiseraugst gefällt werden sollte, dann gibt es auf dem Boden unseres Landes nirgends mehr ein Kernkraftwerk.» Er hat das etwas poin- tiert dargestellt, was wir alle wissen. Gleichzeitig aber möchte ich in Erinnerung rufen, dass das kantonale Parlament bisher alle Vorstösse abgelehnt hat, die auf einen endgültigen Verzicht auf Kernenergie hinzie- len. Mit anderen Worten: Das Parlament hat im Prinzip die Versorgung mit Kernenergie unterstützt, gleichzeitig auch das Volk, das die beiden Energie-Initiativen abgelehnt hat. Der Standpunkt der Regierung geht in gleicher Richtung: 1. sagt sie ja zur Kernenergie, soweit ein Bedarf vorhanden ist, 2. äussert sie in der Vernehmlassung Zustimmung zur Rah- menbewilligung Kaiseraugst, und 3. will sie keinen Abtausch der Standorte Kaiseraugst und Graben aus politischen Gründen. Ich möchte meinen leider verstorbenen Kollegen Henri Som- mer in der damaligen Debatte zitieren. Er hat gesagt: «II serait inadmissible que le projet de Graben soit réalisé en échange de Kaiseraugst pour des raisons politiques.» Das ist der Standpunkt der Regierung. Gleichzeitig behielt sich der Regierungsrat, im Rahmen seiner Kompetenzen, die Möglichkeit und die Handlungsfreiheit vor, um die Energie- versorgung auf kantonalem Gebiet sicherzustellen. Aus dieser offiziellen Situation Berns gibt es natürlich für mich nur eine einzige Schlussfolgerung, nämlich Zustim- mung zur Rahmenbewilligung Kaiseraugst, um die Türen für eine landeseigene Energieversorgung offenzuhalten. Humbel: Ich bin für die Erteilung der Rahmenbewilligung, aber auch der festen Überzeugung, dass heute die direkte Flusswasserkühlung in jedem Fall realisiert werden kann und muss. Ich werde mich nun mit dieser Flusswasserküh- lung kurz auseinandersetzen. Es geht um drei Punkte: 1. ökologische Aspekte; 2. völkerrechtliche Aspekte; 3. Landschaftsbild. 1. Direkte Flusswasserkühlung, mit Schwergewicht ökolo- gische Aspekte. Ein grosser Teil des Widerstandes gegen das KKW Kaiseraugst ist erst entstanden, als der Bundesrat am 5. März 1971 beschloss, dass dieses KKW mit Kühltür- men ausgerüstet werden müsse. Insbesondere in der Stadt Rheinfelden formierte sich eine spürbare Opposition erst nach diesem - ich möchte sagen - verhängnisvollen Entscheid. Dass die Kühltürme den hauptsächlichen Stein des Anstosses bilden, wird auch dadurch belegt, dass die Kernenergiegegner stets einen Kühlturm als Symbol für die von ihnen bekämpften KKWs wählen. Ohne Zweifel -Äusse- rungen aus der Bevölkerung der Region Rheinfelden und Kaiseraugst bestätigen dies - wäre der Widerstand gegen das KKW wesentlich kleiner, wenn dieses ohne Kühltürme errichtet werden könnte. Die Gefahr offener Konfrontation bei Realisierungsbeginn wäre bedeutend geringer. Zum gleichen Schluss sind auch meine Aargauer Kollegen Loretan und Theo Fischer gekommen. Im März 1968 wurde der Bericht Baidinger publiziert, der Empfehlungen hinsichtlich der Temperaturgrenzwerte for- mulierte, die noch heute gültig sind und von den Gewässer- schutzfachkreisen anerkannt werden. Unter anderem soll der Vorfluter um nicht mehr als 3 Grad Celsius aufgewärmt werden, wobei ausnahmsweise eine Aufwärmung von maxi- mal 5 Grad zugelassen werden darf. Gestützt darauf, und weil die Wasserqualität noch sehr schlecht war, untersagte der Bundesrat im Jahre 1971 den Bau weiterer Kernkraft- werke mit direkter Flusswasserkühlung. Den Grenzwerten wurde in einer Verordnung rechtliche Verbindlichkeit ge- geben. Heute stehen wir vor einer ganz anderen Situation. Die Wasserqualität hat sich wesentlich gebessert, und neue Untersuchungsmethoden haben vorteilhaftere Resultate ergeben, ohne dass die Grenzwerte des Berichts Baidinger in Frage gestellt werden mussten. Aus diesen Gründen zog das Bundesamt für Umweltschutz in einem besonderen Bericht die Schlussfolgerung, dass die Kühlkapazität des20. März 1985 N 609 Kernkraftwerk Kaiseraugst. Rahmenbewilligung Rheins unterhalb der Aaremündung heute grundsätzlich ausreicht, um ein KKW von 1000 Megawatt mit direkter Flusswasserkühlung zu betreiben. Eine neue Untersuchung der Firma KKW Kaiseraugst AG selber kommt sogar zum Schluss, dass selbst dann, wenn die Schweiz lediglich 60 Prozent der Kühlkapazität des Hochrheins in Anspruch neh- men könnte, das KKW Kaiseraugst ohne jegliche Einschrän- kung, unter Einhaltung der Grenzwerte der Verordnung über Abwassereinleitungen vom 8. Dezember 1975, mit Flusswasserkühlung betrieben werden könnte. Erinnern wir uns daran, dass das bei Basel durchlaufende Wasser sich folgendermassen zusammensetzt: 80 Prozent des Wassers kommen aus unserem Land, 14 Prozent aus Österreich und nur 6 Prozent aus der BRD. Das muss doch auch irgendwie berücksichtigt werden. Angesichts der politischen Bedeutung eines Verzichts auf Kühltürme und angesichts der Tatsache, dass der Betrieb des KKW ohne Kühltürme ökologisch unbedenklich ist, rechtfertigt es sich, diese Problematik im Rahmen des nuklearen Baubewilligungsverfahrens noch einmal gründlich anzugehen. Die Vorstösse der Regierungen der Kantone Basel-Landschaft, Basel-Stadt, Solothurn, Bern, aber auch unseres Kantons Aargau verdienen doch die Unterstützung unseres Rates. Im übrigen verweise ich auf das vom Ständerat bereits überwiesene Postulat sowie auf mein Postulat der Jahre 1980/81. Der Lagebericht über die Auswirkungen der Küh- lung thermischer Kraftwerke auf die Gewässer ist wirklich lesenswert. Die Beurteilung am Schlüsse dieses Berichtes ist klar und eindeutig: «Auch im Räume Kaiseraugst dürfte eine Nutzung des Rheins zu Kühlzwecken zu keiner untrag- baren Verschlechterung des Gewässerzustandes führen.» 2. Direkte Flusswasserkühlung, völkerrechtliche Aspekte: Ein gewisses Hindernis einer Umprojektierung auf Fluss- wasserkühlung liegt nicht bei den ökologischen Randbedin- gungen, sondern bei den völkerrechtlichen Aspekten. Tat- sächlich wurde an einer Ministertagung der in der Rhein- schutzkommission vertretenen Staaten anno 1972 beschlos- sen, dass alle künftigen thermischen Werke mit Kühltürmen oder gleichwertigen Kühlsystemen auszurüsten sind. Der Beschluss wurde an späteren Ministertagungen bestätigt. Mit der Annahme der verschiedenen Ministererklärungen sollte verhindert werden, dass einzelne Staaten vor dem Inkrafttreten eines Übereinkommens Tatsachen schaffen, _die dessen Zielen zuwiderlaufen. Obwohl seit der ersten Ministererklärung 13 Jahre vergan- gen sind, wurde dieses in Aussicht genommene staatsver- tragliche Abkommen seither nicht abgeschlossen. Vielmehr hat die Schweiz die letzte Fassung der Ministererklärung aus dem Jahre 1980 im Gegensatz zu den anderen Rheinan- liegerstaaten nicht angenommen - so wurde ich informiert. Die völkerrechtliche Bindung der Schweiz an diese Erklä- rungen ist unter diesem Gesichtspunkt zu beurteilen. Es ist doch hier eine gewichtige Interessenabwägung vorzu- nehmen: auf der einen Seite fällt dabei die moralische Bindung durch die erwähnte Ministererklärung ins Gewicht und auf der anderen Seite eine wesentlich erleichterte Reali- sierung des Werkes und damit die Sicherstellung der Elektri- zitätsversorgung der Schweiz in den neunziger Jahren. Wenn man diese beiden Ziele gegeneinander abwägt, so steht ausser Zweifel fest, dass die Sicherung der Elektrizi- tätsversorgung Vorrang haben muss. Aufgrund dieser Argu- mente ist der Bundesrat auch seitens unseres Rates erneut zu beauftragen, die direkte Durchlaufkühlung im Flusswas- ser zu bewilligen. Das Postulat unserer Fraktion verdient auch Ihre volle Unter- stützung. Es ist dies nicht der erste Versuch in diesem Saal, wie mein Parteipräsident Flavio Cotti erwähnt hat, sondern bereits der dritte Versuch, mit einem Postulat den Bundesrat nach dieser Richtung zu verpflichten. 3. Landschaftsbild/Landschaftsschutz: Wir wissen alle, dass sich Kühltürme schlecht in die Landschaft einfügen. Im Grunde genommen sind sie für die Bevölkerung ein negati- ves Wahrzeichen; da spielt die Psychologie auch eine gewisse Rolle. Der Verzicht auf Kühltürme beim KKW Kaiser- augst ist von hoher Staats- und energiepolitischer Bedeu- tung. Mme Aubry: Le temps perdu à faire échouer le projet de Kaiseraugst ne se rattrapera pas. Cela est certain. Aucune position personnelle n'a changé d'un iota et je n'ai pas la présomption d'y réussir en ce moment, mais je me bornerai aux considérations suivantes. Premièrement, je constate que la Suisse fait partie des nations industrialisées et que sa consommation d'électricité en 1984 a dépassé les 6000 kWh par habitant. Les appels réitérés aux économies n'ont pas été entendus, puisqu'il y a eu une hausse de 260 kWh par habitant par rapport à l'année précédente. Nous sommes même dans le peloton de tête des pays de l'Europe occidentale. Deuxièmement, toute augmentation de la consommation d'énergie électrique est liée à la situation économique en cours, donc à notre bien-être, ce qui, je dois le dire, est réjouissant. Notre économie passant par une phase ascen- dante, ses besoins en énergie - c'est logique - iront donc en augmentant. Nous nous devons de prendre la responsabilité de son approvisionnement dans un avenir rapproché. Troisièmement, M. Martignoni vous l'a dit, renoncer à Kaiseraugst déplacerait le problème vers la centrale ber- noise de Graben. Non seulement nous y rencontrerions les mêmes oppositions, voire les mêmes menaces, mais nous accumulerions un nouveau retard dans la garantie de notre approvisionnement énergétique, ce que nous ne pouvons pas nous permettre. Quatrièmement, si le secrétaire à l'Energie des USA, M.John F.Herrington, peut s'inquiéter de la dépendance énergéti- que de son pays à l'égard du Canada, le Conseil fédéral et nous-mêmes pourrions en faire de même à l'égard de la France dont nous dépendons. Politiquement et économi- quement, c'est se mettre à long terme dans une situation aussi inconfortable que dangereuse. Cinquièmement, pour les adversaires du nucléaire et les écologistes, je voudrais rappeler les assurances données dans ce conseil par M. Egli, conseiller fédéral, en février dernier. L'énergie nucléaire n'est pas polluante et contrai- gnante pour l'environnement. En conclusion, si l'opposition à Kaiseraugst, d'une part, peut se concevoir pour certaines raisons, site mal choisi, technologie vieillie, peur de l'énergie nucléaire, d'autre part, elle émane tout de même d'une minorité de citoyens de ce pays et d'une région grande consommatrice d'énergie. Je voterai «oui» à la centrale de Kaiseraugst, car elle n'est pas, comme un membre de ce conseil l'a dit, l'anti-paix. Je vous demande de réfléchir à ce problème. C'est une ques- tion de sécurité en approvisionnement énergétique de notre pays. Frau Mauch: Ich bin mit den meisten Gegnern des Kraftwer- kes Kaiseraugst einverstanden und werde mich mit den Befürwortern auseinandersetzen. Herr Kommissionssprecher Stucky hat unter anderem den Bedarf damit begründet, dass der Beitrag alternativer Energiesysteme an die Energieversorgung weit unter den Erwartungen geblieben sei. Das ist wohl keine Überra- schung, wissen wir doch alle, dass der überwiegende Teil der Forschungsmittel der öffentlichen Hand nach wie vor in die Nuklearforschung geht. Die Kommissionssprecher haben sich zur 95prozentigen Versorgungssicherheit bekannt. Das ist auch logisch, denn nur mit einer solch überrissenen Annahme, nämlich der Deckung der wahr- scheinlichen Inlandnachfrage durch Inlandproduktion in 19 von 20 Wintern, lässt sich der Bedarfsnachweis überhaupt erbringen. Das ist nicht, wie Herr Aregger sagte, ein saisona- ler Ausgleich, und wenn wir auf 98 oder 99 Prozent Versor- gungssicherheit gehen - also noch mehr Sicherheit verlan- gen -, ist das noch unwirtschaftlicher, aber es Messen sich damit noch zusätzliche Bedarfsnachweise erbringen. Wir haben es hier mit einem Spiel ohne Grenzen zu tun. 77-NCentrale nucléaire de Kaiseraugst. Autorisation générale 610 N 20 mars 1985 Von den Herren Aregger, Columberg, Loretan, Fischer, Humbel wird immer wieder die Kühlturmfrage als Stein des Anstosses geortet. Das war einmal so, vor zehn Jahren. Viel zu viele Leute in der Region haben aber inzwischen gelernt, dass die Kühltürme vergleichsweise harmlos sind. Darum geht es nicht mehr. Es ist eine Illusion, wenn Herr Aregger glaubt, durch das Weglassen der Kühltürme liesse sich eine Staatskrise verhindern. Im Gegensatz zu den Herren Loretan und Humbel bin ich der Meinung, dass der Gewässerschutz im übrigen nach wie vor dagegen spricht. Immer wieder wird so getan, als sei die Nuklearenergie einheimisch. Das ist unehrlich. Nicht nur der Brennstoff stammt aus dem Ausland, sondern auch die Konditionie- rung des hochaktiven Abfalles kann nur im Ausland gesche- hen. Und schliesslich war auch schon zu lesen, unser Land habe bezüglich Endlagerstandorten in China sondiert. Die nukleare Stromversorgung beginnt nicht erst dort, wo der Strom ins inländische Netz geht, und endet nicht an der inländischen Steckdose, wie das Herr Rutishauser anzuneh- men scheint. Herr Bonny spricht von Panikmache und Massenpsychose, Herr Thévoz von einer «campagne d'indoxication», Herr Hess von Aufwiegeln. Wer macht denn da in Panik, wenn uns immer wieder gepredigt wird, wenn Kaiseraugst nicht gebaut werden könne, breche nicht nur die Stromversor- gung, sondern auch die Wirtschaft zusammen, und die Arbeitsplätze seien im Eimer? Fragen Sie einmal nach, wie es tönt in den Hauszeitungen der einschlägigen Industrie und der Elektrizitätswirtschaft, und lesen Sie die aargauische Presse. Jawohl, Herr Keller, Angst, auch Arbeitsplatzangst ist durchaus machbar. Ich muss es Ihrem Urteil überlassen, ob man annehmen will, die Regierungen der Kantone Basel-Stadt und Basel-Land- schaft unterlägen auch der prognostizierten Massenpsy- chose, da diese Regierungen ja das AKW Kaiseraugst ebenso ablehnen. Wenn Herr Auer seinem Kanton die Leviten lesen will, so ist das seine Sache. Aber die Massenpsychose scheint über- handzunehmen: Das Simmental will den Rawiltunnel nicht, Rothenthurm wehrt sich gegen den Waffenplatz, das Kno- nauer Amt gegen die N4, und das Misox und die Urner Regierung lehnen Endlager für schwach-und mittelradioak- tive Abfälle strikte ab. Wie Sie sehen, gibt es eine ganze Menge von Massenpsychosen. Herr Couchepin meint, Lie- ferverträge mit Frankreich seien ein Pokerspiel. Mag sein; aber in diesem Spiel stehen wir schon lange knietief. In bezug auf die Wiederaufbereitung sind wir ziemlich vollstän- dig auf Frankreich angewiesen und in dieser Hinsicht durch- aus erpressbar. Wenn wir also am guten Willen und der Anständigkeit unseres Nachbarlandes zweifeln wollen, dann bitte auch in bezug auf die Wiederaufbereitung in La Hague. Dort pokern wir mindestens so hoch wie im Stromverbund, wenn nicht noch viel höher. Herr Landoli, 99 Prozent der Radioaktivität - nicht der Menge der radioakti- ven Abfälle - stammen aus Kernkraftwerken. Ich möchte Herrn Bundesrat Schlumpf bitten, diese Aussage zu bestä- tigen. Als Nichtjuristin behaupte ich, es gebe verschiedene Rechts- güter, die gegeneinander abzuwägen sind. Dem Rechtsan- spruch der Bauherrschaft stehen Volksabstimmungen in der Region gegenüber. Gilt es denn nicht, auf die Volksmeinung juristisch Rücksicht zu nehmen? Das Schweizervolk hat im letzten Herbst zur nuklearen Option ja gesagt. Ich behaupte, dass das eine weitgehend theoretische Abstimmung war. Man ist für AKWs, wenn sie weit weg gebaut werden, man ist für AKWs ohne Standort; das haben wir nun auch von den Berner Vertretern gehört. Herr Ziegler hat vor einer Verknappung des Stromangebotes gewarnt. Viel knapper, als die elektrische Energie in den nächsten Jahren bei uns je sein wird, ist die energiepolitische Phanta- sie! Aber nichts, wirklich nichts, kommt uns teurer zu ste- hen, als weiter zu bauen, sei es in Kaiseraugst oder anderswo. Das sollte auch Herr Künzi zur Kenntnis nehmen. Herr Cotti, in Kaiseraugst zu bauen, wäre eine Fehlplanung, die wir nicht nur aus staatspolitischen, sondern auch aus volkswirtschaftlichen Gründen nicht verantworten können. Ich glaube, wir haben es hier mit einem Phantom zu tun, mit einem Luftschloss namens Atomkraftwerk Kaiseraugst, das niemand mehr bauen will und kann; aber wir tun so, als wäre alles ganz anders, als sei diese Debatte eine Entscheidfin- dung. Vielleicht sehen wir in nächster Zeit einmal ein, dass solche Luftschlösser keine Energiepolitik abgeben. Herr Cavadini hat gesagt, wir hätten es mit einer Glaubens- sache zu tun. Dies wird auch von der Eidgenössischen Energiekommission indirekt bestätigt, indem sie feststellt, dass der Bedarfsnachweis wissenschaftlich nicht möglich, objektiv nicht lösbar, ordnungspolitisch umstritten, vom politischen Standpunkt aus jedoch erforderlich sei. Nicht nur mit dem Erfordernis des Bedarfsnachweises, son- dern auch mit der Forderung nach Gewähr für die sichere Endlagerung hat sich das Parlament auf politisches Glatteis begeben. Was als Trost für die Atomkraftgegner gedacht war, entpuppt sich bei näherem Zusehen als nicht machbar. Herr Wellauer, wenn wir die Schadstoffbelastung nicht sehr rasch, vor allem im Verkehr, vermindern, wird der Wald gestorben sein, lange bevor Kaiseraugst je Strom produzie- ren könnte. Mit Strom können Sie in den nächsten 20 Jahren nicht Auto fahren, hingegen lässt sich mit den vom Parla- ment beschlossenen Massnahmen gegen das Waldsterben die Schwefeldioxidbelastung rasch und gründlich senken. Das Stickoxidproblem werden wir auch mit mehr als einem zusätzlichen AKW nicht in den Griff bekommen, und Atom- spaltung ist nun doch schlicht und einfach nicht umwelt- freundlich. Kaiseraugst ist nicht in energetischer, nicht in wirtschaftlicher und schon gar nicht in staatspolitischer Hinsicht im Interesse unseres Landes. Die Genehmigung der Rahmenbewilligung ist daher abzulehnen. Hunziker: In der bisherigen Debatte ist viel Richtiges und Bedenkenswertes gesagt worden. Es haben auch verschie- dene selbsternannte Fachleute gesprochen und mehr Unsi- cherheit als klärende Information geboten. Das Schwierige in unseren Diskussionen ist nicht, dass wir über die Kern- energie zu wenig wissen, sondern dass einige Redner zu vieles wissen, was nicht stimmt. Gestatten Sie mir ein Wort zum Bedarf: Dass wir im Januar dieses Jahres trotz kalter Wintertage Strom exportieren konnten, ist eine selbstverständliche Folge der Inbetrieb- nahme des Kernkraftwerkes Leibstadt. Jedesmal, wenn ein so grosser Block neu in Betrieb kommt, ist diese Erschei- nung zu verzeichnen. Wenn wir nun davon ausgehen, dass ein solches Werk 16 Prozent des schweizerischen Strom- bedarfs deckt, heisst das beim derzeitigen Wachstum, trotz Wirtschaftsstagnation, dass wir vor Ende dieses Jahrzehnts auch bei Einleitung von griffigen Sparmassnahmen die Pro- duktion der Leibstadter Energie voll konsumiert haben wer- den. Es ist von einer Trendwende gesprochen worden. Ich glaube nicht, dass eine solche vorliegt, und wenn schon, dann doch eher in der umgekehrten Richtung, indem näm- lich der Strombedarf in den letzten vier Jahren fast doppelt so stark zugenommen hat, als das der Bundesrat 1981 in seiner Botschaft zugrunde gelegt hatte. Ich erinnere auch daran, dass gerade Energiesparmassnah- men, beispielsweise Wärmepumpen oder Umweltschutz- massnahmen, nicht weniger, sondern mehr Strom brau- chen. Oder ich erinnere daran, dass beispielsweise die Elek- tra Basel-Land im Januar und Februar dieses Jahres sage und schreibe 7 Prozent mehr Strom in ihrem Versorgungs- gebiet abgesetzt hat als vor einem Jahr. Wenn man also von einer Trendwende sprechen will, dann eher in der umge- kehrten Richtung, so dass uns der Bundesrat sogar zwei Werke vorschlagen müsste. Zur Kernenergie in den Vereinigten Staaten ist einiges auf- geführt worden, was doch klargestellt werden sollte. Es stimmt, dass Kraftwerke dort storniert worden sind, ölbefeu- erte und nuklearbefeuerte. Man muss aber wissen, dass beispielsweise die Kohle in den Vereinigten Staaten wesent- lich billiger zu stehen kommt als etwa in Deutschland, dass20. März 1985 N 611 Kernkraftwerk Kaiseraugst. Rahmenbewilligung im weiteren die Kapitalbeschaffungskosten wesentlich höher sind als bei uns. Derartige Umstände haben dann dazu geführt, dass Werke in der Tat nicht gebaut wurden. Man muss nun aber wissen, wieviele immer noch im Bau 'sind. Zurzeit sind in den Vereinigten Staaten 47000 Mega- watt Leistung oder 40 Werke im Bau und 86 bereits in Betrieb. Oder, wenn Sie es weltweit ansehen, gibt es 322 Atomreaktoren in 26 Staaten, und 190 sind im Bau, das verteilt auf etwa 26 oder 27 Länder. Wie man da davon sprechen kann, der Ausbau der Kernenergie sei zum Erlie- gen gekommen, ist mir unerfindlich. Man muss die Tatsa- chen kennen, hat Mark Twain gesagt, bevor man sie verdre- hen kann. Beim ökologischen Aspekt des Energieproblems verwickeln sich verschiedene Votanten in hoffnungslose Widersprüche. Wer unsere Wälder retten will, wer die Schadstoffbelastung der Atmosphäre verringern will, sollte dafür eintreten, dass neben ins Gewicht fallenden Sparmassnahmen weniger fos- sile, dafür mehr elektrische Energie eingesetzt wird. Mit mehr Fernwärme- und Elektroheizungen, mit mehr SBB und mehr Tram und morgen einmal mit mehr Elektroautos, so können wir etwas für unsere Umwelt tun, nicht mit der Heraufbeschwörung nuklearer Horrorszenarien. Es ist auch von potentiellen Gefahren gesprochen worden, etwas zu wenig von den schon vorhandenen Gefahren und Schädigungen, etwas wenig von der Idee eines Kohlekraft- werkes in Pratteln, in dem immerhin jährlich 600000 Tonnen Kohle verbrannt würden mit einem Schadstoffausstoss von 1300 Tonnen Schwefeldioxid oder 1000 Tonnen Stickoxid. Gestatten Sie mir ein paar Gedanken zu den auch hier bewusst eingestreuten Reizworten wie Landesfrieden, Armee-Einsatz, Vergewaltigung einer Region. Damit wird nicht nur echte Sorge ausgedrückt, es wird auch angeheizt und ins Feuer geblasen. Wenn ich Herrn Hubacher nament- lich anspreche, so, weil er im SP-Pressedienst vom 4. März und auch hier in der Debatte ein paar Ausführungen gemacht hat, die man nicht unwidersprochen lassen kann. Er hat beispielsweise ausgeführt, Kaiseraugst sei eine Machtfrage; nach dem gängigen Wirtschaftsdogma bestimmten die marktmächtigen Kräfte den Kurs und nicht die schwache Politik oder gar das Volk einer Region. Hat Herr Hubacher vergessen, dass sich das Schweizervolk fünf- mal zu Kernenergiefragen geäussert hat und das letzte Mal - wie auch Kollege Jaeger vor der Abstimmung richtig gesagt hat - mit eingeschlossen zur Frage Kaiseraugst? Das waren nicht marktmächtige Kräfte, das war der Souverän. Aber eben: Nichts wird so leicht vergessen oder verschwie- gen wie nackte Tatsachen. Verschiedentlich ist für den Fall der Bauverwirklichung von einer bevorstehenden Staatskrise gesprochen worden. Man kann eine Staatskrise auch herbeireden. Sie wird vor allem dann eintreten, wenn demokratisch zustande gekommene Entscheide von einer Minderheit verhindert werden. Keine Region und keine Minderheit hat ein Recht auf Widerstand. Richtig ist indessen, dass man Minderheiten ernst nimmt und achtet und ihren Anliegen nach Möglichkeit Rechnung trägt, was beim Kaiseraugst-Projekt bei verschiedenen noch offenen Fragen geschehen kann, allen voran beim Kühlsy- stem. Ich teile da die Auffassung meiner aargauischen Vor- redner, dass auf die Flusswasserkühlung zurückgegriffen werden kann und sollte. Noch ein Wort zur angeblich massiven Ballung von Kernan- lagen in der Region Basel. Herr Weder hat von einem Akt politischer Rücksichtslosigkeit gesprochen. Da wird einfach ein Kreis von 70 Kilometer um Basel herum gezogen. Es werden die Werke Beznau l, II, Leibstadt, Gösgen miteinbe- zogen, dazu ein paar ausländische, dann werden sämtliche Standorte, die je in Diskussion waren, auch in diesen Kreis einbezogen, und dann gibt das die grösste Ballung. Wenn Sie den Kreis so weit ziehen, dann umfasst die Regio Basi- liensis auch die westlichen Endstationen der Schnellbahn von Zürich. Wer so argumentiert, der kann nicht ernstge- nommen werden. Es gibt in unserem Land eine Massierung von solchen Kernanlagen. Die findet sich aber nicht in Basel, sondern im Aargau. Dort stehen in einer Entfernung von weniger als 20 Kilometer fünf Anlagen beisammen. Im Aargau ist die Bevöl- kerung ruhig. Ich frage Sie: Gibt es eigentlich zweierlei Bürger-in diesem Land? Solche, denen man Kernanlagen zumutet, und andere, denen man sie nicht zumuten kann? Oder gibt es in unserem Land zweierlei Kantone? Solche, die viel Strom produzieren, und andere, die viel Strom brauchen? Es steht uns nicht zu, heute darüber zu entschei- den, wieviel oder wie wenig Strom unsere Kinder einmal brauchen dürfen. Vielleicht haben sie dannzumal ein weni- ger gestörtes Verhältnis zur Kernenergie, als das gewisse Leute hier im Saal haben. Dass sich in der Kaiseraugst-Frage die Geister scheiden und dass bei einem so brisanten Geschäft mit allen legalen Mitteln dagegen gekämpft wird, das akzeptiere ich, das gehört zur Demokratie. Ich lehne hingegen entschieden ab, dass man die Stimmung anheizt, dass illegale Akte geduldet werden, dass Gewaltandrohung erfolgt und auch Gewalt ausgeübt wird. Ebenfalls verurteile ich die Beeinflussung der Bevölkerung vor Volksabstimmungen durch völlig unbe- weisbare Behauptungen. Zum Beispiel: In der Umgebung des Kraftwerkes Mühleberg sei die Strahlendosis über dem zulässigen Mass oder bei Leibstadt habe man fehlerhafte Bauteile verwendet, was zu grossen, schwerwiegenden Schäden führen könne. Wer auf diese Art und Weise die Angst in der Bevölkerung verbreitet, der handelt verantwor- tungslos. Unter den Gegnern gibt es viele Mitbürger, die sich echte Sorgen machen und die verunsichert sind. Sie nehme ich ernst. Ihre Haltung respektiere ich. Damit verbinde ich aber die Erwartung, dass sie den Befürwortern mit der gleichen Toleranz begegnen. Jedem von uns fällt der Entscheid schwer. Wir sollten ihn mit Besonnenheit treffen und nachher respektieren. Sonst kann ich unserem Rechts- staat keine gute Prognose stellen. M. Rebeaud: J'ai écouté avec la plus grande tolérance ce que vient de nous dire M. Hunziker. Je ne rétorquerai pas sur les questions de manipulation de l'information. Dans toute campagne référendaire, il y a, sinon des exagérations, du moins des mises en forme qui ne sont pas nécessairement assimilables à de la manipulation. Ce que je condamne énergiquement dans l'interprétation faite tout à l'heure par M. Hunziker du vote populaire du 23 septembre 1984, c'est l'affirmation que le peuple suisse désire la centrale nucléaire de Kaiseraugst. Celui-ci ne s'est jamais prononcé sur Kaiser- augst. Il a simplement dit qu'il ne désirait pas une politique conduisant dans les vingt ou trente ans à venir à désaffecter les centrales nucléaires existantes, rien de plus et rien de moins. La question du besoin est la seule que la loi nous impose d'examiner aujourd'hui et sur laquelle nous devons nous prononcer. En examinant les documents officiels, je regrette tout d'abord qu'ils ne nous donnent aucune leçon claire, mais on a dit pourquoi. J'aimerais également que l'on se demande la raison pour laquelle on confond tout le temps besoin et demande. En réalité, nous n'analysons pas le besoin, mais la demande prévisible. Personnellement, je suis convaincu que nous demandons en moyenne plus d'énergie que celle qui est nécessaire. Pour les périodes de crise qui s'annoncent à plus ou moins brève échéance, il serait intéressant de se poser la question, comme pour les périodes de guerre, sur le genre d'alimentation énergétique dont nous aurions réellement besoin. Je suis persuadé que, aujourd'hui, par rapport à un tel critère, nous en avons beaucoup trop. A propos du fédéralisme, nous avons affaire à une région dont la population est massivement opposée à la construc- tion de la centrale. Dans ce cas-là, que nous conseille notre sagesse politique suisse? Dans la mesure où l'existence de la Confédération n'est pas mise en danger, elle nous engage à donner satisfaction à la volonté régionale. Par exemple, il y a dix ans dans le canton de Genève, la population s'était prononcée négativement sur un projet d'autoroute de con- tournement qui pourtant était clairement de la compétence fédérale. Eh bien, on n'a pas construit! On a pris le tempsCentrale nucléaire de Kaiseraugst. Autorisation générale 612 N 20 mars 1985 qu'il fallait pour soumettre un projet qui convienne à la population genevoise. A l'occasion de la dernière crise un peu dangereuse que nous avons connue, celle du Jura, c'est finalement en cédant à la revendication profonde des Juras- siens que nous avons résolu le problème et que nous continuons d'exister. Une fois de plus, il faudrait que les fédéralistes soient plus cohérents dans l'utilisation du con- cept. Cette région qui dit non est pour moi semblable à la population jurassienne qui a voté en faveur de la Transjli- rane. Soyons cohérents! Personnellement j'étais opposé à la Transjurane, car je trouvais que c'était une erreur. Je me suis abstenu de voter contre, parce que le peuple jurassien, dans un vote clair (70 pour cent), a confirmé qu'il la désirait. Pour la même raison aujourd'hui, je demande que les fédé- ralistes prennent en compte la volonté exprimée à plus de 70 pour cent de s'opposer à la construction de la centrale. Tout à l'heure, M. Thévoz nous a parlé de contradictions en affirmant que les Argoviens admettaient le nucléaire et que les Bâlois, ou ceux du nord-ouest, ne le voulaient pas. Il y a une diversité de sensibilité et d'appréhension du problème, qui est conforme à ce que nous appelons la tradition politi- que suisse. Il n'y a là aucune contradiction, puisque dans l'une ou l'autre région la volonté est cohérente, bien qu'op- posée. On tente de nous faire croire que les écologistes, les antinu- cléaires ou les anti-Kaiseraugst sont des rêveurs et que la rationalité appartient à ceux qui veulent construire la cen- trale. La part du rationnel ou de l'irrationnel n'est pas plus importante dans un camp que dans l'autre. D'un certain point de vue, il est profondément irrationnel de vouloir fonctionner selon un modèle de croissance partant de l'idée fausse que les réserves de la nature sont inépuisables. En définitive, je préfère me demander s'il est raisonnable de continuer à encourager l'augmentation de la consommation d'électricité ou d'énergie en général - plus 3 pour cent par année, a-t-on dit - jusqu'à ce que l'on ait besoin de dix ou vingt centrales nucléaires et probablement jusqu'à l'épuise- ment des ressources. Ou bien serait-il plus adéquat de mener dès aujourd'hui une politique qui permette au moins de stabiliser la consommation? Je me demande s'il est plus raisonnable de se rendre dépendant de l'uranium étranger ou de mener, dès aujourd'hui, une politique qui nous rende, à terme, capables de suffire à nos propres besoins. Finale- ment, je me demande s'il est plus raisonnable d'imposer cette construction à une population qui a manifesté massi- vement son refus et de risquer des affrontements durs, sinon une guerre civile, ou de respecter, selon nos tradi- tions, la volonté exprimée. En conclusion, je vous demanderai de faire un effort de raison, de réfléchir une dernière fois, ou peut-être une première fois, et de refuser l'autorisation de construire Kaiseraugst. Rüttimann: Ich verzichte darauf, bisherige Voten zu kom- mentieren, beschränke mich einzig auf den Einzelantrag Weder, zu dem ich einige Ausführungen machen möchte. Herr Weder möchte auf das Geschäft erst eintreten, wenn der Streit über die Feldwege beigelegt ist. Ich plädiere für die Ablehnung dieses Antrages d. h. es soll auf das längst fällige Geschäft jetzt eingetreten werden. Den hängigen Streit um die zwei Feldwege für eine erneute Verzögerung der Rahmenbewilligung zu benutzen, betrachte ich als in höchstem Grade unverhältnismässig. Sie erinnert mich etwa an den Tatbestand einer Zeitungsmeldung der letzten Woche, wonach im Elefantenstall eines Zoos eine Katze angewöhnt werden musste, um die Mäuse zu vertilgen, die dem Elefanten das Futter wegfrassen. Nun aber zur Sache. Worum geht es bei diesen Feldwegen? Am 5. Dezember 1973 erteilte der Gemeinderat von Kaiser- augst die Baubewilligung für das Kernkraftwerk. In der Bau- bewilligung wurde detailliert geregelt, wie das Baugelände strassenmässig zu erschliessen sei. Insbesondere wurde die Kernkraftwerk Kaiseraugst AG verpflichtet, voll ausgebaute Fahrstrassen zu erstellen und diese an die Gemeinde abzu- treten. Als Gegenleistung verpflichtete sich die Gemeinde, zwei Feldwege, welche durch das Kraftwerkareal führen und durch die neuerstellten Strassen überflüssig werden, unent- geltlich an die Kernkraftwerk AG abzutreten. Diese Rege- lung wurde in der Baubewilligung textlich und im Plan detailliert festgehalten. Über den Inhalt der Abmachung kann kein Zweifel bestehen. Am 17. Januar 1975 beschloss auch noch die Einwohnerge- meindeversammlung die Erstellung der fraglichen Erschliessungsstrassen zu Lasten der Kernkraftwerk AG, gemäss Baubewilligungsbedingungen. In der Folge wurden die erforderlichen Erschliessungsstrassen erstellt und dem Verkehr übergeben. Als dann im Jahre 1981 die gegenseiti- gen Abtretungen hätten grundbuchamtlich vollzogen wer- den sollen, stellte sich die Gemeinde auf den Standpunkt, die Abtretung der Feldwege müsse noch von der Einwoh- nergemeindeversammlung genehmigt werden. Daraufhin wurde das Geschäft der Gemeindeversammlung zum Beschluss vorgelegt. Erwartungsgemäss lehnte die Ver- sammlung die Abtretung der Feldwege an die Kernkraftwerk AG ab. Daraufhin reichte die Kernkraftwerk AG beim Verwal- tungsgericht des Kantons Aargau Klage ein. Die Kernkraft- werk AG verlangt von der Gemeinde die Abtretung des Areals der ehemaligen Feldwege. Die Gemeinde widersetzt sich der Abtretung. Der Schriftenwechsel ist abgeschlossen, der Entscheid steht aber noch aus. Der Rechtsstreit geht im wesentlichen um die Frage, ob das Abtretungsversprechen in der Baubewilligung vom 5. Dezember 1973 verbindlich sei. Die Gemeinde macht geltend, die Abtretung der Feld- wege hätte von der Einwohnergemeindeversammlung genehmigt werden müssen. Der Gemeinderat sei dazu nicht kompetent gewesen. Auch wenn grundsätzlich Gerichtsentscheiden nicht vorge- griffen werden soll, besteht doch meines Erachtens kein Zweifel, dass das Verwaltungsgericht und gegebenenfalls auch das Bundesgericht die Verbindlichkeit des Abtretungs- versprechens bejahen werden. Dafür sprechen insbeson- dere folgende drei Tatsachen: 1. Vorgängig zur Erteilung der Baubewilligung stellte die Kernkraftwerk AG beim Departement des Innern des Kan- tons Aargau, der Aufsichtsbehörde über die Gemeinden, schriftlich die Frage, ob die vorgesehene Regelung in die Baubewilligung aufgenommen werden könne oder ob die Strassenverlegung der Gemeindeversammlung zur Geneh- migung zu unterbreiten sei. Mit Schreiben vom 6. November 1973 erteilte das Departement die Auskunft, die vorgese- hene Verlegung der Wege falle in die Kompetenz des Gemeinderates und müsse nicht von der Gemeindever- sammlung genehmigt werden. Aufgrund dieser von einer kompetenten Stelle gegebenen Auskunft bestand und besteht für die Kernkraftwerk AG kein Zweifel, dass das Abtretungsversprechen gültig zustande gekommen und rechtsverbindlich ist. 2. Die aufgrund der Erschliessungsvereinbarung in der Baubewilligung durch die Kernkraftwerk AG zu erstellenden Erschliessungsstrassen sind der Einwohnergemeindever- sammlung zur Genehmigung vorgelegt worden, und diese hat dem Strassenbau am 17. Januar 1975 zugestimmt. In der Vorlage und im Protokoll heisst es ausdrücklich, die Erstel- lung der Strassen erfolge zu Lasten der Kernkraftwerk AG gemäss Baubewilligungsbedingungen. Da der fragliche Abtausch der Wegareale Bestandteil der genannten Baube- willigungsbedingungen ist, hat die Einwohnergemeindever- sammlung am 17. Januar 1975 auch den Abtausch geneh- migt. Somit liegt die Genehmigung der Einwohnergemein- deversammlung ebenfalls vor. 3. Der Rechtsgutachter der Gemeinde Kaiseraugst, Prof. Rhinow, ist in einem Gutachten zum Schluss gekom- men, dass die Gemeinde die Feldwegparzellen an die Kern- kraftwerk AG abtreten muss. Prof. Rhinow führt wörtlich aus: «Die Einwohnergemeindeversammlung Kaiseraugst ist gemäss öffentlichem Recht verpflichtet, die beiden Wegpar- zellen in der Form des Zivilrechts an die Kernkraftwerk AG abzutreten.»20. März 1985 N 613 Kernkraftwerk Kaiseraugst. Rahmenbewilligung Aus diesen Gründen kann in guten Treuen angenommen werden, dass der Streit um die Feldwege mit an Sicherheit grenzender Wahrscheinlichkeit zugunsten der Kernkraft- werk AG ausgehen wird. Andernfalls würde noch der Weg der Enteignung für ein Bauwerk von öffentlichem Interesse offenstehen. Jedenfalls rechtfertigt es sich nicht, wegen diesem Feldwegstreit das Geschäft zurückzuweisen. Ich bitte Sie deshalb, den Einzelantrag Weder abzulehnen. Ogi: Zum Schluss dieser Debatte möchte ich drei Appelle formulieren und an Sie richten: 1. Im Zusammenhang mit Kaiseraugst ist in diesem Saal der gefährdete Landesfrieden beschworen worden. Ich glaube, dass wir der Auseinandersetzung um die Kernenergie und dem Kampf um den Standort Kaiseraugst die Idee nicht opfern dürfen, welche die Schweiz als demokratische Gemeinschaft verschiedenster Regionen, Sprachen und Gruppierungen prägt. Das ist vor allem ein ernster Appell an die Eidgenossen aus der Nordwestschweiz. Es ist nicht so, dass sie nun allein stehen und vom Rest mit einem unge- wünschten und ungewollten Atomkraftwerk vergewaltigt werden. Vielmehr ist es doch so, dass sie von unserer staatlichen Gemeinschaft aufgefordert werden, auch ihren solidarischen Beitrag zu all den Lasten zu leisten, welche hier in diesem Land getragen werden müssen. Diese Soli- darität - und hier spreche ich die Kolleginnen Fankhauser und Robert an - kann nicht nur aus staatspolitischen Gründen gefordert werden, sondern deshalb, weil sie von zahlreichen anderen Kantonen auch bereits geleistet wird. Ich erinnere an Uri, das von Energie- und Verkehrsträgern gezeichnete Land am Gotthard, ich erinnere an das Wallis, ans Berner Oberland, ich erinnere an die Regionen, wo mit Mühleberg, Beznau und Gösgen bereits AKWs stehen, und ich erinnere vor allem an das, was Herr Kollege Auer vor einer Stunde zum Solidaritätsgedanken hier in diesem Saale gesagt hat. Wir übrigen verlangen von den Nordwestschwei- zern nichts Unmögliches. Nichts Ungehöriges. Und nichts, was andere nicht auch schon und bereits heute in Kauf nehmen. Aus Solidarität mit den anderen. 2. Ich richte einen Appell an jene, die von Kaiseraugst nicht unmittelbar betroffen sind. Es kann nun nicht darum gehen, Politiker und Bürger der Nordwestschweiz wegen der Streit- frage Kaiseraugst zu isolieren. Es war und ist ihr demokrati- sches Recht, sich auf allen Ebenen, aber mit legalen Mitteln, gegen das Kraftwerk zu wehren. 3. Dieser Rat wird heute zweifelsohne ja zu Kaiseraugst sagen. In Würdigung aller energiepolitischen Gesichts- punkte, um die es geht. Mit diesem Ja ist aber der staatspoli- tische Sprengstoff noch nicht entschärft. Darum ein dritter und letzter Appell an alle Bürger dieses Saales und auch draussen: Die Frage Kaiseraugst darf nicht zur Existenz- frage für unseren demokratischen und freiheitlichen Rechts- staat werden. Es darf nicht so weit kommen, dass politische Scharfmacher den Bürgerkrieg konstruieren. Sie wissen so gut wie ich - und das sage ich auch an die Adresse von Frau Mauch -, dass es Gruppierungen und Kräfte gibt, denen es nicht um Kaiseraugst, nicht um Energiepolitik und auch nicht um Umweltschutz geht. Das Ja zu Kaiseraugst ist notwendig, weil es der einzige Weg ist, unsere energiepoliti- sche Zukunft zu sichern. Es darf aber nicht die demokrati- sche Zukunft unseres Landes in Frage stellen. Dazu braucht es den gemeinsamen Willen und den Einsatz aller. Präsident: Am Ende dieser organisierten Debatte möchten drei Ratsmitglieder noch eine persönliche Erklärung ab- geben. Eggli-Winterthur: Ich verstehe Ihren Unwillen über diese persönlichen Erklärungen, aber bei organisierten Debatten besteht eben keine andere Möglichkeit, als den eigenen Standpunkt auch in persönlichen Erklärungen darzulegen. Wie Sie wissen, bin und war ich ein Gegner der Atominitia- tive, weil diese Initiative viel zu weit ging. Sie ging so weit, dass sie zukünftige Werke, ja sogar den Ersatz bestehender Werke, verhindern wollte. Schon in der damaligen Diskus- sion aber sagte ich jedem, der es hören wollte, dass ich zu Kaiseraugst ein Fragezeichen setze, weil aus staatspoliti- schen Gründen der Standort Kaiseraugst problematisch ist. In der Zwischenzeit haben sich diese Bedenken verstärkt. Nachdem nun heute andere Standorte zur Diskussion ste- hen ... (Glocke des Präsidenten) Präsident: Herr Eggli, ich möchte Sie bitten, eine kurze persönliche Erklärung abzugeben und nicht ein Sachvotum. Eggli-Winterthur: Nachdem heute andere Standorte zur Dis- kussion stehen, lehne ich aus staatspolitischen Gründen den Standort Kaiseraugst ab. Aus diesen Gründen werde ich auch gegen die Rahmenbewilligung nur in Kaiseraugst stimmen. Hubacher: Herr Thévoz hat von Verketzerung gesprochen, die angeblich in der Nordwestschweiz auch von Politikern, die hier vertreten sind oder gerade vor dem Mikrophon stehen, angeheizt würde, Herr Hess hat von Aufwiegelung gesprochen, Herr Fischer-Hägglingen hat gesagt, es würden Emotionen geschürt, und Herr Hunziker hat ausgeführt, es werde ins Feuer geblasen. Dazu eine kurze persönliche Erklärung: Sie wissen, dass in Basel-Stadt zehn Parteien im Parlament vertreten sind, dass die Regierung und diese zehn Parteien einstimmig das Kern- kraftwerk in Kaiseraugst ablehnen und dass die Regierung sogar einen dahingehenden Auftrag des einstimmigen Par- lamentes hat. Nun kann das einem passen oder nicht. Aber korrynen Sie nicht immer mit den dummen Vorwürfen, das Volk in Basel würde aufgehetzt, würde falsch orientiert, würde gegen den Rechtsstaat motiviert usw. Es kann doch kein Zufall sein, wenn eine Regierung aus vier verschiede- nen Parteien und ein Parlament mit zehn Parteien einstim- mig etwas ablehnen. Nehmen Sie doch endlich zur Kennt- nis, dass in dieser Region wirklich über alle Parteigrenzen hinweg das, was hier diskutiert wird, nämlich das Kernkraft- werk Kaiseraugst, abgelehnt wird. In der Schrift der Basler Regierung, die Ihnen bekannt ist, steht als Meinung der Regierung und nicht von irgendwelchen Hitzköpfen, die nicht wissen, was sich gehört: «Risiko im Fall Kaiseraugst letztlich unakzeptabel.» Das ist die Meinung dieser Region. Ich weiss, dass es schwer ist, das zur Kenntnis zu nehmen. Aber es ist nicht erledigt, wenn Sie uns immer wieder vor- werfen, wir würden dieses Volk irreleiten. Sie muten uns zu, dass wir mit Benzin Feuer löschen. Das ist unmöglich. Weder-Basel: Herr Hunziker wirft mir vor, ich hätte nicht die Wahrheit gesagt in bezug auf die Ballung der Reaktoren im Räume Basel. Herr Hunziker, Sie sagen nicht die Wahrheit, denn die Wahrheit ist - das wissen Sie besser als ich -, dass Fessenheim l und II 40 Kilometer unterhalb Basel bereits in Betrieb sind und dass Fessenheim III, IV, V und VI geplant sind. Monsieur Mitterrand hat ein paar Kernreaktoren gestri- chen; aber von Fessenheim III, IV, V und VI hat er nicht gesprochen. Mit anderen Worten: Bis zum Jahre 2000 müs- sen wir mit diesen sechs Reaktoren 40 Kilometer unterhalb Basel rechnen. Dann kommt Kaiseraugst dazu, 10 Kilometer oberhalb Basel. Das ist der siebente Reaktor. Sie kennen sodann die Broschüre des Regierungsrates des Kantons Basel-Stadt; dort ist Schwörstadt eingezeichnet mit zwei Reaktoren zu 1300 Megawatt. Kaiseraugst ist ein Reaktor mit 900 Megawatt. Im Grunde genommen bekommen wir von der Stärke her dreimal das AKW Kaiseraugst 8 Kilometer oberhalb Kaiseraugst. Unter Einschluss von Leibstadt sind wir bei zehn Reaktoren angelangt. Wenn ich nun den Kreis 75 Kilometer um Basel ziehen würde (Unruhe) - ich bin daran, eine Richtigstellung anzubringen gegenüber den Äusserungen Herrn Hunzikers, und das ist mir doch gestat- tet... Ich habe nun den Kreis 50 Kilometer um Kaiseraugst gezogen, und dort sind zehn Reaktoren anzutreffen. Wenn ich aber ganz genau rechne, müsste ich Beznau l und II und Gösgen noch dazunehmen, dann wären es 13 Reaktoren. Diese befinden sich indessen von Basel aus gesehen auf derCentrale nucléaire de Kaiseraugst. Autorisation générale 614 20 mars 1985 anderen Seite des Juras; darum habe ich von zehn Reakto- ren gesprochen. Herr Hunziker hat mir aber noch ein zweites unter- schoben ... Präsident: Sie haben das Wort für eine persönliche Erklä- rung, aber nicht für ein langes, sachliches Votum. Weder-Basel: Einen Satz: Ich möchte hier nicht als Lügner dastehen. Ich habe nicht gesagt, in Amerika würden keine Atomreaktoren und Atomkraftwerke mehr gebaut. Ich habe vielmehr gesagt, seit 1978 sei keine neue Bestellung mehr aufgegeben worden, Herr Hunziker. Ich habe die Wahrheit gesagt. Das wissen Sie so genau wie ich. Ich bitte Sie, dies zur Kenntnis zu nehmen. Präsident: Ich habe zwei weitere Wortmeldungen für per- sönliche Erklärungen. Damit dieses Pingpong nicht ewig weiterdauert, beantrage ich Ihnen, die Rednerliste auch hiefür zu schliessen. (Zustimmung) Wyss: Ich war bis vor einigen Minuten der Auffassung, dass wir eine sehr sachliche und gute Diskussion gehabt haben, wobei die Differenzen, Herr Jaeger, auch klar herausgekom- men sind. Persönlich möchte ich folgendes erklären: Es haben verschiedene Redner aus unserer Region immer für das ganze Volk gesprochen. Es gibt bei uns aber eben, Herr Weder, eine Minderheit und eine Mehrheit. Einige von uns haben auch für die Minderheit gesprochen. Deshalb darf man nicht, wie das jetzt wieder verallgemeinert wurde, sagen, die ganze Region sei gegen das Kernkraftwerk Kaiseraugst. Hunziker: Gestatten Sie mir drei Bemerkungen: 1. Herr Weder, Sie zählen Projekte auf, von denen man seit zehn Jahren spricht und von denen niemand weiss, ob sie je verwirklicht werden. Das sind Standorte wie Inwil, Verbois, Rüthi, Fessenheim IM, IV, V, VI und anders mehr. 2. Es gibt keine Geschlossenheit in dieser Region. In der engeren Region sind bei der letzten Abstimmung, wo es um die Wurst ging, 50 Prozent nicht an die Urnen gegangen, und von denen, die gegangen sind, waren noch ein Drittel für Kaiseraugst. 3. Herr Hubacher, persönliche Erklärungen ja, aber nicht zur Verlängerung der Diskussion. Sie haben schon reichlich Zeit beansprucht mit dem Ordnungsantrag, und indem Sie Ihr Votum letzte Woche um dreieinhalb Minuten überzogen haben. Irgendwo ist indessen das Fass voll. Es war vor allem dort voll und überlaufen, als Sie indiskret waren und den ganzen Verlauf der letzten Kommissionssitzung in der «Bas- ler AZ» dargelegt haben, wofür Sie das Büro mit Recht gerügt hat. Stucky, Berichterstatter: Wenn man die Argumente vor allem der Gegner zusammenfasst, dann sind es drei Berei- che, die zur Ablehnung führen: 1. die Bestreitung des Bedarfs; 2. die Frage der Atommüllagerung und 3. die Sicherheit von Kernkraftanlagen. Zum ersten, nämlich dem Sparpotential bzw. der Berech- nung des Bedarfs. Hier haben verschiedene Redner, vor allem die Herren Jaeger und Meyer-Bern, die Grundlagen der Berechnung in Frage gestellt. Herr Jaeger hat darauf hingewiesen, dass der Bundesrat von einer falschen Annahme beim Zuwachs des Bruttosozialproduktes ausge- gangen sei, weil er mit 2 Prozent Steigerung pro Jahr rech- net. Auch die reale Preissteigerung der Energie, die mit 3 Prozent angegeben wird, sei falsch. Ich mache aber aus- drücklich darauf aufmerksam, dass der Bundesrat nicht von Hypothesen ausgegangen ist, die er mit 2 bzw. 3 Prozenten ein für allemal festgelegt hat, sondern dass er durch die Energiekommission Varianten errechnen liess. So sieht die Energiekommission eine Steigerung des Bruttosozialpro- duktes von 1,5 bis 2,8 Prozent in den achtziger Jahren und von 1 bis 1,5 Prozent in den neunziger Jahren vor. Zudem hat der Bundesrat die Studie nachrechnen lassen, und zwar an einem ganz anderen Modell, das von der Internationalen Energieagentur stammt. Auch hier kommt er wiederum zu Ergebnissen, die er in einem Zusatzbericht dargelegt hat und die nicht abweichen von seinen Darlegungen, wie sie in der Botschaft zur Rahmenbewilligung enthalten sind. Herr Meyer hat auch das Bevölkerungswachstum von 0,3 Prozent in Frage gestellt. Ich mache Sie darauf aufmerksam, dass diese Hypothese nur in einem Modell auftaucht, näm- lich im Modell der EEK. Sie wurde vom St.Galler Zukunfts- institut errechnet. Trotzdem gelangten beide Modelle zum Ergebnis, ein Bedarf sei vorhanden. Es wurde wiederholt gesagt - von Herrn Nebiker, Herrn Meizoz, Herrn Brélaz -, dass die Einsparungen zu tief gerechnet worden seien. Herr Seiler hat darauf aufmerksam gemacht, dass wir uns in einer Zeit der Umstellung der Produktionsgesellschaft auf die Dienstleistungsgesellschaft befinden. Ich muss Herrn Seiler aber sagen: diese ver- einfachte Sicht wird den komplexen Tatsachen nicht gerecht. Erstens haben wir immer eine Produktion gehabt, die relativ wenig Energie brauchte, weil wir praktisch keine Schwerindustrie haben. Zweitens braucht eine Dienstlei- stungsgesellschaft oft mehr Strom - ich sage jetzt Elektrizi- tät und nicht Energie -, als das vorher der Fall war im Bereiche der Produktion. Die Produktion hat viel mehr fos- sile Energie gebraucht. Die Dienstleistungsgesellschaft - denken Sie nur einmal an die Automatisierung oder an die Informatik - braucht fast ausschliesslich Elektrizität. Man darf hier auf keinen Fall Energie und Elektrizität gleichset- zen. Herr Auer hat ja ein paar schlagende Daten für die Basler Chemie geliefert. Wenn wir das Sparpotential ansehen, muss ich eigentlich sagen, dass trotz Kritik erstaunlicherweise keine Gründe angegeben wurden, dass die bundesrätliche Annahme eines Sparpotentials von 6,5 bis 7 Prozent in den neunziger Jah- ren auf dem Gebiete der Elektrizität falsch sei. Gerade diesem Nachweis ist man ausgewichen. Ich habe schon bei meiner Einführung gesagt, dass im Grunde genommen der Bundesrat sehr optimistisch mit hohen Sparpotentialen rechne, die sich nur dadurch rechtfertigen lassen, dass die effektive Einsparung bisher vor allem beim Heizöl - nehmen Sie Heizöl «Schwer» mit 70 Prozent, Heizöl «Extra leicht» mit 30 Prozent - erreicht worden ist, und daher seine Annah- men von 18 Prozent gesamte Einsparungen im Energiebe- reich bis zur Jahrtausendwende doch noch - wenn auch optimistisch - ihre Berechtigung hat. Diese hohe Einspa- rungsquote ist in die Bedarfsberechnung einbezogen worden. Es wurde gesagt, wir hätten in der Kommission auf den Bericht des Verbands Schweizerischer Elektrizitätswerke, den sogenannten 10-Werke-Bericht, abgestellt. Das ist ein Irrtum, den ich berichtigen möchte. Wir haben diesen Bericht erhalten, aber wir haben ihn weder diskutiert noch darauf abgestellt, sondern wir haben als Grundlage die beiden Berichte, die uns der Bundesrat vorgelegt hat, ver- wendet. Nun noch ein Wort zur Energiekommission, die oft zitiert wurde, sehr oft falsch. Die Eidgenössische Energiekommis- sion kommt in ihrem Bericht dazu, ein Bedarf sei gegeben, d. h. das sagen zwei Drittel der Kommissionsmitglieder. Für einen Drittel dagegen ist der Bedarf nicht gegeben. Von den zwei Dritteln sagt die Hälfte, also ein Drittel, die Lücke sei mit einem zusätzlichen Kernkraftwerk zu decken. Der andere Drittel schliesst ein Kernkraftwerk nicht aus, möchte aber zuerst einen anderen Versuch der Deckung, vor allem mit Wärme-Kraft-Koppelung, in Angriff nehmen. Zusammengefasst: Die EEK kommt mehrheitlich ebenfalls zum Resultat, dass der Bedarf gegeben sei. In der Frage, wie er zu decken sei, gehen die Ansichten auseinander. Ich brauche nicht mehr darauf einzugehen, wie der Elektrizi- tätskonsum in unserem Land zugenommen hat. Verschie- dene Redner haben darauf hingewiesen. Ich muss aber vor allem auf das Votum von Frau Mauch eingehen, dass die20. März 1985 N 615 Kernkraftwerk Kaiseraugst. Rahmenbewilligung Sicherheitsreserve, die wir mit einer 95prozentigen Abdek- kung des Landesbedarfs angesetzt haben, zu hoch sei. Darf ich Sie darauf aufmerksam machen, dass in 14 von 31 Winterhalbjahren, also fast der Hälfte aller Winterhalbjahre zwischen 1950 bis 1981, mehr Strom eingeführt werden musste als exportiert wurde. Wir haben also dort schon die 95-Prozent-Regel nicht einge- halten bzw. mit Stromimporten umgangen. Wenn ich die Winter in der Zeit von 1964 bis 1981 nehme, waren es vier von 17. Die 95-Prozent-Grenze ist also nicht irgendwie eine absichtlich zu hoch gebaute Limite, sondern sie ist eine durch die Realitäten vorgezeichnete Zielvorstellung. Ich komme zu den alternativen Energien: Herr Oehen und auch Frau Mauch haben behauptet, man habe für die Erfor- schung alternativer Energien zuwenig Geld aufgewendet und deshalb seien sie nicht stärker in unserer Energiebilanz vertreten. Ich mache Sie darauf aufmerksam, dass allein der Schweiz. Energieforschungsfonds (NEFF) 30 bis 40 Millio- nen von etwas mehr als 100 Millionen aufgewandt hat, der Löwenanteil wurde also für die Forschung alternativer Energien verwendet. Es sind gewisse Resultate erreicht wor- den. Aber man hat da völlig falsche Vorstellungen bezüglich Zeitbedarf für die Forschung selbst wie auch für die Einfüh- rung neuer Technologien. Gegner der Kernkraft machen sich häufig zu grosse Hoffnungen und versprechen sich zuviel von den alternativen Energien. Das Potential wird - wie gesagt - zu hoch eingeschätzt und der notwendige Zeitbedarf nicht berücksichtigt. Letzten Endes können auch alternative Energien nicht über die physikalischen Gesetze hinausgehen. Sie können nicht erwarten, dass eine Sonnenenergieanlage 400 Watt erzeugt, wenn die Sonne pro Quadratmeter 250 Watt einstrahlt. Man kann also nicht mehr herausholen als hineingegeben wird. Auch wird oft vergessen, dass alternative Energieträger sehr oft Elektrizität als zusätzliche Energiequelle voraussetzen. Das ist nicht nur bei der Wärmepumpe so, sondern auch bei den Sonnenenergieanlagen. Noch ein Wort zur Sicherheit. Herr Oeheri hat die Sicherheit der Kernenergieanlagen in Frage gestellt. Wie von anderen Rednern bereits gesagt worden ist: Die Kernenergieanlagen weisen eine ausserordentlich günstige Bilanz auf, wenn man sie mit anderen Formen der Energieerzeugung ver- gleicht, sei es Kohle, Gas oder auch Erdöl. Es ist die weit bessere Bilanz im Vergleich zur Hydroelektrizität. Wie haben heute über 300 Anlagen im Betrieb, und glücklicherweise haben wir keine Toten zu beklagen. Auch das vielzitierte Harrisburg hat ja gerade gezeigt, dass trotz Verletzung von gewissen Sicherheitsvorschriften ein Unfall nicht eingetre- ten ist. Unsere Sicherheitsvorschriften in der Schweiz sind einiges strenger als die amerikanischen zum Zeitpunkt des Unfalls. Ein Wort zur Abfallbeseitigung. Herr Meizoz hat gesagt, das Problem sei nicht gelöst. Frau Robert hat sich dahin geäus- sert, das Programm «Gewähr» sei gescheitert. Frau Masca- rin hat sich sogar verstiegen zu erklären, das Problem sei nicht lösbar. Ich muss Sie ans Mittelalter erinnern; da sind auch Beweise erbracht worden, der Mensch könne nie flie- gen. Ich weiss nicht, warum Sie dazu kommen zu behaup- ten, das Problem sei nicht lösbar. Ich kann nämlich als Beispiel Schweden zitieren, das heute bereits in Granit hochradioaktive Abfälle lagert. Es ist die Technologie mit den Glaskörpern, die in Stahl- und Beton-Körpern in Granit eingeschlossen werden. Das Problem ist technisch lösbar. Es braucht noch einige zusätzliche Abklärungen in der Schweiz. Warum Sie, Frau Robert, diese Abklärungen ein- fach als gescheitert bezeichnen, verstehe ich ebenso wenig. Bekanntlich hat die Nagra ihren Bericht abgeliefert, der acht Bände umfasst. Frau Robert, darf ich Sie bitten, mir folgen- -des zu beantworten: 1. Haben Sie diese Studie, die jetzt von der Nagra dem Bundesrat übergeben worden ist, je einmal studiert? 2. Sie haben gesagt, amerikanische Studien hätten bestä- tigt, die Problemlösung könne nur schejtern. Ich wäre Ihnen dankbar, wenn Sie mir sagen könnten, welche Studien das sind. Wenn wir nämlich die Arbeiten der Nagra ansehen - und das ist öffentlich bekannt-, wissen wir, dass die Schweiz kristal- lines Gestein von der Dichte des schwedischen aufweist. Wenn die Lagerung in Schweden möglich ist, dann muss ich Sie fragen: Warum soll das nicht in der Schweiz auch gehen? Im übrigen mache ich Sie darauf aufmerksam, dass man sehr oft diese Abfälle nicht klar unterscheidet, wo was gelagert werden soll. Für schwachradioaktive Abfälle haben wir ja heute schon die Lösung, dass wir sie einäschern und dann in Fässern lagern. Da genügt ein normaler Keller bzw. später einmal eine Kaverne. Das gleiche gilt im Prinzip auch für die mittelradioaktiven Abfälle. Es ist also heute schon erkennbar, dass wir die Abfälle lagern können, zumal auch bei diesen die Abbaufrist der Radioaktivität relativ kurz ist. Unter diesem Gesichtspunkt kann man doch nicht einfach behaupten - bevor man das Problem auch nur angesehen hat -, es sei nicht lösbar. Damit möchte ich zu den Minderheitsanträgen übergehen, es sind deren acht. Zum Antrag der Minderheit l, vertreten durch Herrn Euler: Er verlangt ein Moratorium. Wir haben schon einmal über ein auf vier Jahre befristetes Moratorium Meizoz zu entscheiden gehabt. Inzwischen sind zehn Jahre vergangen, und wir haben praktisch noch immer ein Moratorium. Ich halte es für rechtlich nicht mehr vertretbar, dass wir wieder ein Moratorium einführen wollen, ohne uns eigent- lich klar zu sein, zu welchem Zweck, ausser mit dem Hinter- gedanken, Kaiseraugst mit dem Aufschieben zu bodigen. Jeder Gesuchsteller in einem Rechtsstaat hat den Anspruch, dass zu seinem Gesuch Stellung genommen wird. Dieser Zeitpunkt ist in diesem Rat gekommen. Behandeln wir es nicht, verletzen wir das Recht des Gesuchstellers, und als Folge würden wir wahrscheinlich auch ersatzpflichtig. Wir haben über diesen Moratoriumsgedanken in der Kom- mission auch debattiert. Er ist mit 11 zu 18 Stimmen ab- gelehnt worden. Zur Minderheit II, vertreten von Herrn Hubacher. Er nennt drei Punkte, um den Entscheid hinauszuschieben. 1. Er will ein energiepolitisches Leitbild, das der Bundesrat vorlegen sollte. Ich mache ihn darauf aufmerksam, dass der Bundesrat dieser Aufforderung nachgekommen ist. Wir haben die Botschaft vom Dezember 1981, wir haben den Bericht vom I.Juni 1983, und wir haben das sogenannte Multipaket vom Juli 1983 bei den Energiesparmassnahmen und den Zusatzbericht vom Sommer 1984. Der Bundesrat hat immerund immer wieder erklärt, was er will und wiesein energiepolitisches Leitbild aussieht. Zu diesem Leitbild gehört unter anderem auch der Bau dieses Kernkraftwerkes. 2. Herr Hubacher möchte, dass der Bundesrat eine Über- sicht über Forschungsarbeiten vorlege, und zwar öffentliche wie private. Es gibt auch da Berichte, allerdings nicht vom Bundesrat, sondern meines Wissens vom Wissenschaftsrat, unter anderem eine Studie, die von der GEK ausging. Also auch hier hätten wir die Unterlagen, wenn wir sie zu Rate ziehen wollten, allerdings nicht auf dem allerneuesten Stand. Aber ich muss Ihnen zusätzlich doch zu bedenken geben: Was nützt Ihnen bei der heutigen Entscheidung eigentlich ein Forschungsbericht über das, was geforscht wird? Ich habe vorhin darauf hingewiesen, dass Forschung selbst Zeit brauche. Die Übersetzung vom Forschungsergebnis bis zur Anwendung eines Resultates braucht noch einmal viel Zeit. Wir aber wissen, dass der Bau von Kaiseraugst Ende dieses Jahrzehnts beginnen sollte, wenn wir nicht in eine Energielücke geraten wollen. Also können wir uns nicht einfach auf Forschungsprojekte kaprizieren, die vielleicht etwas bringen, aber erst in sehr vielen Jahren. 3. Herr Hubacher verlangt, dass diese beiden Berichte vor- gelegt und behandelt werden. Auch das ist offensichtlich eine dilatorische Forderung. Dieser Antrag wurde ebenfalls abgelehnt, mit einem Stimmenverhältnis von 19 zu 12. Zur Minderheit III, vertreten von Herrn Bäumlin: Herr Bäum- lin möchte ebenfalls ein Moratorium, vor allem aber einenCentrale nucléaire de Kaiseraugst. Autorisation générale 616 N 20 mars 1985 Bericht, in dem die Kosten der elektrischen Energie aus Kernkraftwerken im Vergleich zu anderen Energieerzeu- gungsanlagen dargelegt werden. Ich würde Herrn Bäumlin gerne empfehlen, seine Akten einmal in Ordnung zu brin- gen. Dann würde er nämlich auf einen solchen Bericht stossen. Er hat schon in der Kommission-er war Mitglied - einen solchen Bericht gefordert und auch erhalten, mit Datum vom 8. November 1983, betitelt: «Stromgestehungs- kosten verschiedener Kraftwerktypen». Darin ist auch von Energieerzeugungsanlagen aus Gas, Kohle und Schweröl die Rede. Er hat also bekommen, was er gefordert hat. Wir brauchen seinem Antrag deshalb nicht stattzugeben. Er wurde auch mit 19 zu 9 Stimmen abgelehnt. Zur Minderheit V, vertreten durch Frau Mauch: Im Grunde genommen ist der Antrag von Frau Mauch von allen Minder- heitsanträgen der interessanteste, weil er eine echte Variante aufzeigt. Das muss ich Frau Mauch zugestehen. Sie macht nicht nur einfach in Verzögerung, sondern sie schlägt praktisch eine andere Lösung der Bedarfsdeckung vor. Ver- einfacht gesagt: Wir wollen das Risiko in Kauf nehmen, in einem Winterhalbjahr nicht genügend Strom zu produzie- ren, und werden notfalls diesen Strom vom Ausland - vor allem von Frankreich - beziehen. Immerhin, Frau Mauch, muss ich Sie auf einiges aufmerk- sam machen. Ich habe bereits gesagt, in wie vielen Winter- halbjahren zwischen 1950 und 1981 wir an die 95-Prozent- Klausel herangekommen sind. Das letzte Mal im Jahre 1983/ 1984, bevor Leibstadt in Betrieb ging. Auch 1980 waren wir an dieser Grenze. Sie gehen also nicht nur ein kalkuliertes, sondern ein sicheres Risiko ein, dass die 95-Prozent-Limite unterschritten wird. Selbstverständlich könnten wir mit Frankreich Strombe- zugsverträge abschliessen. Nur hat die Sache einen Haken, auf den Herr Couchepin hingewiesen hat. Die Franzosen schliessen zwar Verträge ab, verpflichten uns einerseits zum Bezug dieses Stroms (wir müssten also unsere eigene Pro- duktion zum Teil verdrängen zugunsten französischer Pro- duktion), sind andernfalls aber nicht bereit, in Notlagen Spitzen zu liefern. Vor allem aber können wir mit Frankreich einen bestimmten Vertragstyp nicht abschliessen, der Ihnen offenbar vor- schwebt, nämlich dass Frankreich für uns Reserven bereit- hält; dass wir also nur dann von Frankreich Strom beziehen, wenn wir über keine eigene Deckung mehr verfügen. Frank- reich ist nicht bereit, blosse Spitzen- oder Reservehaltungs- verträge abzuschliessen. Es hat keinen solchen getätigt und war auch nie bereit dazu. Abgesehen davon, dass diese Variante das politische Risiko in sich birgt, dass Frankreich aus Streik- oder anderen Gründen nicht liefern kann, was uns in die Klemme brächte, muss ich mit Bezug auf das Votum von Herrn Reimann noch auf folgendes aufmerksam machen: Es gibt eine Studie der GEK darüber, was eine Stromreduzierung auf unser Brutto- sozialprodukt bzw. auf unsere Arbeitsplätze für Auswirkun- gen hätte. Vorausgesetzt wird darin, wir könnten unseren Bedarf decken, er falle aber plötzlich zusammen. Sie besagt, wenn der Stromausfall 15 Prozent betrüge, bedeute das einen Einbruch von 5 Prozent des Bruttoinlandproduktes; bei 20 Prozent wären es bereits 10 Prozent. Das würde sofort zur Einstellung einer Reihe von Produk- tionssystemen führen, weil wir dann nicht mehr genügend Elektrizität hätten, diese zu betreiben. Solche Ausfälle wür- den sehr schwierige Probleme bei der dadurch provozierten Kurzarbeit oder sogar Arbeitseinstellung auslösen. Soviel zur Risikovariante Mauch. Wir möchten uns mit der Mehrheit der Kommission nicht auf diesen Ast hinauslassen. Die Kommission hat deshalb den Antrag mit 19 zu 10 Stimmen abgelehnt. Damit komme ich noch zu den drei Anträgen Weder, Wick, Ruf, die der Kommission nicht vorgelegen haben. Zum Antrag Weder betreffend die Feldwege hat Herr Rütti- mann schon eingehend Stellung genommen. Ich habe auch den Kopf etwas geschüttelt und gedacht, Herr Weder habe wirklich alle Argumente verbraucht, alle Pfeile aus seinem Köcher verschossen, dass er mit einem Antrag kommt, der so offensichtlich die Unverhältnismässigkeit darlegt. Daste- hen wir vor einem nationalen Problem und sollten dieses Problem nicht lösen wegen zweier Feldwege. Es erinnert mich etwas an die Rekrutenschule, wo wir auch Nachtübun- gen wiederholten, weil einer den Kragenknopf offenhatte. Ganz abgesehen davon, Herr Weder, wir kennen die Gewal- tenteilung. Das Parlament als Legislative hat über die Rah- menbewilligung zu urteilen. Dem ordentlichen Gericht bleibt es überlassen, über diese zwei Feldwege Recht zu sprechen. Es geht nicht an, dass einer seinen Entscheid vom anderen abhängig macht. Ganz abgesehen davon: Die beiden Entscheide können parallel ohne weiteres weiterlaufen. Zeit- lich ist keine stringente Abfolge gegeben, sondern die Justiz hat alle Zeit, bis die nukleare Baubewilligung fällig wird. Zum Antrag Wick, der im Grunde genommen eine neue technische Überarbeitung des Projekts Kaiseraugst möchte: Er hat mit einem neuen Reaktortyp, der in der Forschung ist, argumentiert. Nun können wir aber nicht jeden neuen Typ, der irgendwo in die Forschung geht, gleich als Produktions- typ für Kaiseraugst fordern. Das ist schon zeitlich nicht möglich, ganz abgesehen davon, dass wir ja nicht wissen, was bei dieser Forschung herauskommt. Im übrigen hat schon die Kommission gehört, dass der Bundesrat der Kai- seraugst AG mitteilte, das Containment solle geändert wer- den, und zwar vom sogenannten Mark M auf Mark IM. Dieser Punkt muss endgültig in der nuklearen Baubewilligung fest- gelegt werden. Aber die Voranzeige ist schon an die Träger- schaft ergangen. Es hat sich zugunsten einer vermehrten Sicherheit also bereits etwas getan. Schliesslich noch zu Herrn Ruf: Er schlägt vor, dass man die Entschädigungsverhandlungen zu einem positiven oder negativen Abschluss führen soll, bevor wir Kaiseraugst behandeln. Das ist eine Umdrehung der Reihenfolge. Wir sind aufgerufen, hier und jetzt Stellung zu nehmen, und wir können uns dieser Verpflichtung doch nicht einfach entschlagen, indem wir anderen einen Auftrag geben, zuerst einmal festzustellen, ob und welche Entschädigung bezahlt werden müsste. Wenn wir schon unserem Entscheid aus- weichen wollten, also den Bundesrat zu einer Entschädi- gungsverhandlung auffordern wollten, würde das vorausset- zen, dass wir dem Bundesrat einen Rahmen mitgeben. Herr Ruf will einen solchen aber nicht, sondern er lässt das Resultat absolut offen. Der Bundesrat müsste also völlig im Nebel, ohne jeden Auftrag des Parlamentes, nur in Kenntnis, dass das Parlament seiner Entscheidungsbefugnis und sei- ner Entscheidungspflicht nicht nachkommen will, Verhand- lungen aufnehmen. Das ist zweifellos eine Zumutung, die wir ablehnen. M. Zbinden, rapporteur: Je me bornerai à tirer quelques conclusions, sans faire de commentaires, afin que le seuil des dix heures de débat pour Kaiseraugst ne soit pas dé- passé. Trois conclusions générales s'imposent: 1. Il semble que les adversaires de Kaiseraugst considèrent le nucléaire en tant que tel comme un mal. Il n'y a donc pas lieu de tergiverser longtemps. On ne pourra pas convaincre ces adversaires farouches du nucléaire. C'est une question de conviction. 2. Il est illogique d'affirmer à haute voix ou en privé que l'on accepte le nucléaire sur le principe tout en refusant le projet de Kaiseraugst. 3. A la suite du débat, j'ai la conviction profonde qu'il n'y aura plus d'énergie nucléaire supplémentaire dans notre pays si Kaiseraugst est refusé. Graben ne se fera pas, mais selon M. Weder il y aura Fessenheim 3, 4 et 5 ainsi que Schwörstadt. Les Bâlois auront donc une centrale nucléaire à leur porte. On a critiqué à plusieurs reprises la politique énergétique ou l'absence de politique énergétique. Je vous rappelle que nous sommes en train d'assumer une des responsabilités du pays et des autorités de la Confédération en matière de politique énergétique, en ce qui concerne la production suffisante d'électricité. Le choix que nous allons faire est20. März 1985 N 617 Kernkraftwerk Kaiseraugst. Rahmenbewilligung donc décisif pour la politique énergétique. J'ai vivement apprécié le tableau que nous a brossé M. Sager de la situa- tion mondiale en matière de politique énergétique ainsi que des multiples interdépendances, que je qualifierai d'eura- siennes, de celle-ci. M. Sager nous a par ailleurs mis en garde contre une trop grande dépendance énergétique vis- à-vis des pays de l'Est. Il est vrai, et c'est une autre conclusion, qu'il y aura encore beaucoup à faire dans ce secteur sur les plans fédéral, cantonal et communal, mais aussi dans l'économie et chez chacun de nous. J'ai constaté que l'on a eu beaucoup de mal à tenter de fournir la preuve que nous n'aurons pas besoin de nouvelles centrales nucléaires dans les années nonante. Par contre, les allégations de la majorité de la commission en ce qui concerne l'appréciation du besoin ne sont pas de simples affirmations mais des conclusions fondées sur des études approfondies de la situation actuelle ainsi que de l'évolution passée et future. Quant aux propositions de substitution d'énergie, les adver- saires ont manqué de réalisme. Il ne nous reste rien d'autre que la substitution du pétrole par l'électricité; or, qui dit électricité dit, je le rappelle, nucléaire. Je confirme que nous avons prouvé la nécessité d'une nouvelle centrale pour les année nonante. Il nous appartient de garantir l'approvision- nement en électricité pour les années à venir. Un commentateur et quelques-uns d'entre vous ont con- testé mes réflexions sur la démocratie. Je répète qu'un vote populaire révèle, à l'issue du scrutin, une majorité et une minorité. Une majorité obtient gain de cause tandis qu'une minorité doit fléchir. Dans notre système démocratique, les minorités doivent obéir à cette règle; il serait dangereux de remettre en question ce principe. Pour ma part, je resterai démocrate, même si je fais partie de la minorité, et j'accepte- rai - cela m'arrive de devoir le faire en tant que minoritaire- lé verdict du peuple. La population a été consultée à plu- sieurs reprises à propos du nucléaire; on a souvent insisté sur le fait que les votations concernaient également Kaiser- augst. Une réponse a donc déjà été donnée. Parfois, il semble nécessaire de rechercher un consensus. Encore faut-il qu'un compromis soit possible. Tel n'est pas le cas dans cette affaire. Il faut répondre oui ou non et, partant, accepter la coexistence d'une majorité et d'une minorité, sinon l'inégalité de traitement devient la règle. On a souvent évoqué le problème de la peur qu'éprouvé la population face aux centrales nucléaires. Il semble que cette peur de l'inconnu ait été en partie fomentée. Par le passé, certaines personnes ont eu peur des explosifs. Cette peur devant le nucléaire ne concerne pas la Suisse tout entière, mais surtout la région de Baie, sinon le même problème se poserait pour Mühleberg, Gösgen ou Beznau. Nous pou- vons tout de même nous attendre à ce que la région bâloise réagisse finalement à peu près de la même façon que les autres populations concernées par d'autres centrales nu- cléaires. On a incriminé également l'élimination des déchets radioac- tifs, respectivement le défaut de projet de garantie. Je vous rappelle d'abord que la décision relative à la construction de Kaiseraugst ne dépend pas de cette condition. L'article 12 est clair mais la commission et moi-même nous nous sommes toujours préoccupés des possibilités d'élimination sûre et définitive des déchets radioactifs. Le Conseil fédéral a aujourd'hui en main un projet de garantie 85, élaboré à sa demande par la CEDRA. Selon cette étude, l'élimination sûre et définitive des déchets radioactifs sera possible à la date à laquelle nous en aurons besoin. Je vous rappelle que actuellement on se limite volontairement à des dépôts inter- médiaires. Je dois prendre encore position sur les différentes proposi- tions de minorité. Elles demandent quasiment toutes de surseoir à la décision. Je vous rappelle que le projet de Kaiseraugst date de 1966. En octobre 1981, le Conseil fédé- ral a accordé l'autorisation générale et le message a été publié à la fin 1981. Le Conseil des Etats a pris sa décision en novembre 1982 et votre commission en novembre 1983. Il y a donc eu chaque fois un décalage d'une année permet- tant une étude approfondie. Je pense que vous admettrez avec moi que le moment est venu de prendre une décision et qu'il s'agirait d'un déni de justice si nous utilisions des moyens dilatoires, tels qu'ils sont contenus dans les motions d'ordre. Pour ce qui est des propositions de minorité, M. Euler pré- voit tout simplement la suspension de la procédure, un moratoire sur les centrales nucléaires et des négociations avec dédommagements possibles. Je pense que l'on a suffi- samment discuté cette question pour me permettre de vous dire que la commission vous propose par 18 voix contre 11 de rejeter cette proposition. M. Hubacher propose, à part la suspension, une conception directrice de la politique énergétique du pays. Je constate que dans trois messages différents, le Conseil fédéral a donné son opinion à ce sujet: le message de 1977 concer- nant l'initiative atomique, celui de 1983 touchant les deux initiatives sur l'énergie et également le message de 1981 concernant Kaiseraugst. Je pense qu'il n'y a pas lieu actuel- lement de surseoir à la décision concernant Kaiseraugst puisque ces travaux de politique énergétique doivent dans tous les cas suivre leur cours. M. Baumlin, lui, demande un rapport sur le prix et la rentabi- lité du courant provenant des centrales nucléaires. Je me limite à vous dire que le département a déposé un tel rapport le 8 novembre 1983. M. Baumlin le trouvera certainement dans ses documents, raison pour laquelle je vous propose de rejeter également cette proposition. Quant à Mme Mauch, elle demande également de surseoir et de réexaminer la question du besoin. Elle propose d'im- porter le courant dont nous aurons besoin de la France. C'est une solution que je qualifierai de facilité. Je me suis expliqué dans le cadre de l'entrée en matière à ce sujet, j'estime - et la majorité de la commission également - qu'il n'est pas raisonnable de se rendre dépendant d'un pays étranger, même s'il s'agit d'un pays ami, puisque nous n'avons pas la garantie qu'au moment où nous souffrirons d'une pénurie, la France pourra nous fournir le courant nécessaire dans les années nonante. Concernant les trois motions d'ordre, M. Weder demande de surseoir pour attendre le jugement des autorités judiciaires au sujet des chemins de dévestiture sur le terrain de Kaiser- augst. Là également, je me limite à une seule remarque. Il s'agit d'un problème de droit privé que Kaiseraugst SA devra résoudre elle-même, ce n'est pas à l'autorité d'autorisation de droit public de vérifier ce problème. M. Wick vous propose également de surseoir et de réexami- ner les conditions mises à la délivrance de l'autorisation qu'il considère aujourd'hui comme dépassée. Là aussi, les conditions techniques pour l'autorisation de Kaiseraugst sont, dans la mesure du nécessaire, fixées dans la décision du Conseil fédéral et il est bien évident que si ces conditions techniques ne répondent plus aux besoins d'aujourd'hui, le département compétent exigera que toutes les mesures d'ajournement de ce projet soient réalisées. Cela a toujours été le cas pour les autres centrales nucléaires et cela sera également le cas pour cette dernière. C'est dans le cadre de l'autorisation de construire et de l'autorisation nucléaire que cela se fait. On peut donc sans autre renoncer à une telle proposition. Enfin, M. Ruf demande également de surseoir et d'entamer des pourparlers avec une éventuelle indemnisation. Je vous propose de rejeter cette proposition étant donné que le Conseil fédéral ou le département compétent pourra tou- jours entamer des négociations lorsque notre décision sera prise dans la mesure où cela se révèle nécessaire. La ques- tion de l'indemnisation se poserait également à ce stade, mais pas aujourd'hui. Il est maintenant urgent de prendre une décision dans ce Parlement. Je conclus en vous invitant à approuver ce projet et demande à tous ceux qui seront impliqués dans la réalisa- tion de ce programme de tout faire pour rendre possible 78-NCentrale nucléaire de Kaiseraugst. Autorisation générale 618 N 20 mars 1985 cette centrale et que cette réalisation puisse se faire dans la paix. Präsident: Ich beantrage Ihnen, die Verhandlungen hier abzubrechen. Hier wird die Beratung dieses Geschäftes unterbrochen Le débat sur cet objet est interrompu Schluss der Sitzung um 12.55 Uhr La séance est levée à 12 h 55Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Kernkraftwerk Kaiseraugst. Rahmenbewilligung Centrale nucléaire de Kaiseraugst. Autorisation générale In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1985 Année Anno Band II Volume Volume Session Frühjahrssession Session Session de printemps Sessione Sessione primaverile Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 13 Séance Seduta Geschäftsnummer 81.084 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 20.03.1985 - 08:00 Date Data Seite 592-618 Page Pagina Ref. No 20 013 228 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.