<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2022-11-25-2C_947-2022.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2C_947/2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 25 novembre 2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mme la Juge fédérale Aubry Girardin, Présidente. </div> <div class="para">Greffier : M. Dubey. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">1. A.A.________, </div> <div class="para">2. B.A.________, </div> <div class="para">tous les deux représentés par C.________, </div> <div class="para">recourants, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Administration fiscale cantonale du canton de Genève, </div> <div class="para">rue du Stand 26, 1204 Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Impôts cantonaux et communaux </div> <div class="para">pour la période fiscale 2017, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt de la Cour de justice de </div> <div class="para">la République et canton de Genève, Chambre administrative, 4ème section, du 18 octobre 2022 (ATA/1063/2022). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Par décision sur réclamation du 19 octobre 2021, adressée à leur représentante, notifiée le 21 octobre 2021, l'Administration fiscale cantonale du canton de Genève a maintenu la taxation des époux A.A.________ et B.A.________ en matière d'impôt cantonal et communal de la période fiscale 2017. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par mémoire daté du 22 novembre 2021, les contribuables ont interjeté recours auprès du Tribunal administratif de première instance du canton de Genève contre la décision sur réclamation du 19 octobre 2021 par l'intermédiaire de leur mandataire. Il résulte du suivi des envois de la Poste que le courrier recommandé a été enregistré pour la première fois à Gland le 23 novembre 2021 à 18h49. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par jugement du 29 août 2022, le Tribunal administratif de première instance du canton de Genève a déclaré le recours irrecevable car tardif. Rien ne permettait de retenir que les contribuables avaient été empêchés de recourir en temps utile. Ils ne s'en prévalaient du reste pas. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le 28 septembre 2022, les contribuables ont interjeté recours auprès de la Cour de justice du canton de Genève contre le jugement rendu le 29 août 2022 par le Tribunal administratif de première instance, concluant à ce que la Cour de justice veuille bien « reconsidérer cet état de fait et [se] prononcer sur le fond dans le sens de notre recours du 22 novembre 2021 ». </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par arrêt du 18 octobre 2022, la Cour de justice du canton de Genève a rejeté le recours. Le recours avait bien été déposé tardivement. L'irrecevabilité du recours en pareille hypothèse ne constituait pas un excès de formalisme. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Le 23 novembre 2022, les contribuables, par l'intermédiaire de leur représentante, ont déposé un recours en matière de droit public auprès du Tribunal fédéral. Ils souhaitent que ce dernier veuille bien « demander à la Chambre administrative de la Cour de justice de la République et canton de Genève de reconsidérer cet état de fait afin qu'elle puisse demander au Tribunal administratif de première instance d'en faire de même et de se prononcer dans le sens de notre recours du 22 novembre 2021 ». A l'appui de cette conclusion, la représentante des recourants confirme que le recours initial avait bien été envoyé le 22 novembre 2021. Elle précise que le contrat qui la lie à la Poste prévoit que cette dernière vient chaque jour dans ses bureaux à 17h00 afin de collecter le courrier de façon à ce que les courriers recommandés soient tamponnés le jour même. Un éventuel retard ne pouvait être imputé à ses mandants ou à elle-même. Même si la Poste n'avait apposé le tampon que le 23 novembre 2021, le refus de se prononcer sur le fond du recours pour cette unique raison constituait, bien que réfuté par la Chambre administrative de la Cour de Justice, un excès de formalisme. En résumé, il fallait procéder à une analyse factuelle et pragmatique en respectant les principes du bon sens et de la bonne foi. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Il n'a pas été ordonné d'échange des écritures. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">L'arrêt attaqué est une décision finale (<span class="artref">art. 90 LTF</span>), rendue par une dernière instance cantonale supérieure (<span class="artref">art. 86 al. 1 let. a et al. 2 LTF</span>) dans une cause de droit public (<span class="artref">art. 82 let. a LTF</span>). Le recours, qui ne tombe pas sous le coup de l'une des exceptions prévues à l'<span class="artref">art. 83 LTF</span> et qui a été déposé par les destinataires de l'arrêt attaqué et qui bénéficient de la qualité pour recourir (<span class="artref">art. 89 al. 1 LTF</span>), a été formé en temps utile (<span class="artref">art. 100 al. 1 LTF</span>). Partant la voie du recours en matière de droit public est ouverte sous réserve de ce qui suit. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral statue sur la base des faits établis par l'autorité précédente (cf. <span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>). En vertu de l'<span class="artref">art. 99 al. 1 LTF</span>, aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut être présenté à moins de résulter de la décision de l'autorité précédente. Il s'ensuit que le fait, nouveau, selon lequel la représentante est liée par un contrat avec la Poste, est irrecevable, les recourants n'exposant pas en quoi ce fait nouveau résulterait de l'arrêt attaqué. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">L'<span class="artref">art. 42 al. 1 LTF</span> prévoit que les mémoires doivent être rédigés dans une langue officielle, indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signés. L'<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span> précise que les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Selon la jurisprudence rendue en application de l'<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>, la motivation doit exposer de manière concise en quoi l'acte attaqué viole le droit. Cela présuppose que le recourant se penche au moins brièvement sur les considérants de la décision attaquée. Le recourant ne peut pas se contenter de reprendre devant le Tribunal fédéral le point de vue qu'il avait déjà soulevé dans son recours devant l'instance précédente, sans discuter, même brièvement, les considérants de la décision attaquée (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=32&amp;from_date=22.11.2022&amp;to_date=11.12.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-II-447%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page456">ATF 140 II 456</a> consid. 2.2.2). Si l'acte de recours ne satisfait pas à ces exigences de motivation, il n'y a pas lieu d'entrer en matière; en cas de défaut manifeste de motivation, la procédure est simplifiée conformément à l'<span class="artref">art. 108 al. 1 let. b LTF</span>. Certes, le Tribunal fédéral applique en principe le droit d'office (<span class="artref">art. 106 al. 1 LTF</span>); cela présuppose toutefois que le recours remplisse au moins les exigences minimales en matière de motivation de l'<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=32&amp;from_date=22.11.2022&amp;to_date=11.12.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-II-244%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page244">ATF 134 II 244</a> consid. 2.1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">En l'occurrence, les recourants affirment que l'arrêt attaqué fait preuve de formalisme excessif et demandent au Tribunal fédéral de procéder à une analyse factuelle et pragmatique de la cause en respectant les principes du bon sens et de la bonne foi. Ce faisant, ils ne s'en prennent pas au raisonnement détaillé et fondé de la Cour de justice qui s'est expressément prononcée sur le défaut de respect du délai et sur le formalisme excessif en cas d'irrecevabilité prononcée en raison du dépôt tardif d'un recours. Force est de constater par conséquent qu'il n'existe pas de lien entre la motivation du recours et les motifs qui ont conduit à l'arrêt attaqué. Le recours est insuffisamment motivé au regard des exigences de l'<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">Par conséquent, le recours doit être déclaré manifestement irrecevable en application de l'<span class="artref">art. 108 al. 1 let. b LTF</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Succombant, les recourants doivent supporter les frais judiciaires solidairement entre eux (<span class="artref">art. 66 al. 1et 5</span> LTF). Il n'est pas alloué de dépens (<span class="artref">art. 68 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, la Présidente prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 1'000 fr., sont mis à la charge des recourants solidairement entre eux. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué à la représentante des recourants, à l'Administration fiscale cantonale du canton de Genève, à la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre administrative, 4ème section, ainsi qu'à l'Administration fédérale des contributions. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 25 novembre 2022 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente : F. Aubry Girardin </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Dubey </div> </div></body></html>