382 1999-5253 Annexe 8 Convention no 144 concernant les consultations tripartites destinées à promouvoir la mise en œuvre des normes internationales du travail La Conférence générale de l’Organisation internationale du Travail, Convoquée à Genève par le Conseil d’administration du Bureau international du Travail, et s’y étant réunie le 2 juin 1976, en sa soixante et unième session; Rappelant les termes des conventions et recommandations internationales du travail existantes – en particulier la convention sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical, 1948, la convention sur le droit d’organisation et de négociation collective, 1949, et la recommandation sur la consultation aux échelons industriel et national, 1960 – qui affirment le droit des employeurs et des travailleurs d’établir des organisations libres et indépendantes et demandent que des mesures soient prises pour promouvoir des consultations efficaces au niveau national entre les autorités publiques et les organisations d’employeurs et de travailleurs, ainsi que les dispositions de nombreuses conventions et recommandations internationales du travail qui prévoient la consultation des organisations d’employeurs et de tra- vailleurs sur les mesures à prendre pour leur donner effet; Après avoir examiné la quatrième question à l’ordre du jour de la session, qui est intitulée: «Création de mécanismes tripartites chargés de promouvoir la mise en oeuvre des normes internationales du travail», et après avoir décidé d’adopter certai- nes propositions concernant les consultations tripartites destinées à promouvoir la mise en œuvre des normes internationales du travail; Après avoir décidé que ces propositions prendraient la forme d’une convention internationale, adopte, ce vingt et unième jour de juin mil neuf cent soixante-seize, la convention ci-après, qui sera dénommée Convention sur les consultations tripartites relatives aux normes internationales du travail, 1976. Art. 1 Dans la présente convention, les termes organisations représentatives signifient les organisations les plus représentatives des employeurs et des travailleurs, jouissant du droit à la liberté syndicale. Art. 2 1. Tout Membre de l’Organisation internationale du Travail qui ratifie la présente convention s’engage à mettre en œuvre des procédures qui assurent des consulta- tions efficaces entre les représentants du gouvernement, des employeurs et des tra- Consultations tripartites destinées à promouvoir la mise en œuvre des normes internationales du travail 383 vailleurs sur les questions concernant les activités de l’Organisation internationale du Travail, énoncées à l’art. 5, paragraphe 1, ci-dessous. 2. La nature et la forme des procédures prévues au paragraphe 1 du présent article seront déterminées dans chaque pays, conformément à la pratique nationale, après consultation des organisations représentatives, s’il en existe et si de telles procédures n’ont pas encore été établies. Art. 3 1. Aux fins des procédures visées par la présente convention, les représentants des employeurs et des travailleurs seront choisis librement par leurs organisations repré- sentatives, s’il en existe. 2. Les employeurs et les travailleurs seront représentés sur un pied d’égalité au sein de tout organisme au moyen duquel les consultations auraient lieu. Art. 4 1. L’autorité compétente assumera la responsabilité du support administratif des procédures visées par la présente convention. 2. Des arrangements appropriés seront pris entre l’autorité compétente et les organi- sations représentatives, s’il en existe, pour le financement de toute formation néces- saire aux personnes participant à ces procédures. Art. 5 1. Les procédures visées par la présente convention devront avoir pour objet des consultations sur: a) les réponses des gouvernements aux questionnaires sur les points inscrits à l’ordre du jour de la Conférence internationale du Travail et les commentai- res des gouvernements sur les projets de textes qui doivent être discutés par la Conférence; b) les propositions à présenter à l’autorité ou aux autorités compétentes en re- lation avec la soumission qui doit leur être faite des conventions et recom- mandations, conformément à l’art. 19 de la Constitution de l’Organisation internationale du Travail; c) le réexamen, à des intervalles appropriés, de conventions non ratifiées et de recommandations auxquelles il n’a pas encore été donné effet, pour envisa- ger les mesures qui pourraient être prises afin de promouvoir leur mise en oeuvre et leur ratification, le cas échéant; d) les questions que peuvent poser les rapports à présenter au Bureau interna- tional du Travail au titre de l’art. 22 de la Constitution de l’Organisation in- ternationale du Travail; e) les propositions relatives à la dénonciation de conventions ratifiées.Consultations tripartites destinées à promouvoir la mise en œuvre des normes internationales du travail 384 2. Afin d’assurer un examen adéquat des questions visées au paragraphe 1 du pré- sent article, des consultations auront lieu à des intervalles appropriés fixés d’un commun accord, mais au moins une fois par an. Art. 6 Lorsque cela paraît approprié après consultation avec les organisations représentati- ves, s’il en existe, l’autorité compétente produira un rapport annuel sur le fonction- nement des procédures visées par la présente convention. Art. 7 Les ratifications formelles de la présente convention seront communiquées au Di- recteur général du Bureau international du Travail et par lui enregistrées. Art. 8 1. La présente convention ne liera que les Membres de l’Organisation internationale du Travail dont la ratification aura été enregistrée par le Directeur général. 2. Elle entrera en vigueur douze mois après que les ratifications de deux Membres auront été enregistrées par le Directeur général. 3. Par la suite, cette convention entrera en vigueur pour chaque Membre douze mois après la date où sa ratification aura été enregistrée. Art. 9 1. Tout Membre ayant ratifié la présente convention peut la dénoncer à l’expiration d’une période de dix années après la date de la mise en vigueur initiale de la con- vention, par un acte communiqué au Directeur général du Bureau international du Travail et par lui enregistré. La dénonciation ne prendra effet qu’une année après avoir été enregistrée. 2. Tout Membre ayant ratifié la présente convention qui, dans le délai d’une année après l’expiration de la période de dix années mentionnée au paragraphe précédent, ne fera pas usage de la faculté de dénonciation prévue par le présent article sera lié par une nouvelle période de dix années et, par la suite, pourra dénoncer la présente convention à l’expiration de chaque période de dix années dans les conditions pré- vues au présent article. Art. 10 1. Le Directeur général du Bureau international du Travail notifiera à tous les Membres de l’Organisation internationale du Travail l’enregistrement de toutes les ratifications et dénonciations qui lui seront communiquées par les Membres de l’Organisation.Consultations tripartites destinées à promouvoir la mise en œuvre des normes internationales du travail 385 2. En notifiant aux Membres de l’Organisation l’enregistrement de la deuxième ratification qui lui aura été communiquée, le Directeur général appellera l’attention des Membres de l’Organisation sur la date à laquelle la présente convention entrera en vigueur. Art. 11 Le Directeur général du Bureau international du Travail communiquera au Secré- taire général des Nations Unies, aux fins d’enregistrement, conformément à l’art. 102 de la Charte des Nations Unies, des renseignements complets au sujet de toutes ratifications et de tous actes de dénonciation qu’il aura enregistrés conformément aux articles précédents. Art. 12 Chaque fois qu’il le jugera nécessaire, le Conseil d’administration du Bureau inter- national du travail présentera à la Conférence générale un rapport sur l’application de la présente convention et examinera s’il y a lieu d’inscrire à l’ordre du jour de la Conférence la question de sa révision totale ou partielle. Art. 13 1. Au cas où la Conférence adopterait une nouvelle convention portant révision totale ou partielle de la présente convention, et à moins que la nouvelle convention ne dispose autrement: a) la ratification par un Membre de la nouvelle convention portant revision en- traînerait de plein droit, nonobstant l’art. 9 ci-dessus, dénonciation immé- diate de la présente convention, sous réserve que la nouvelle convention portant revision soit entrée en vigueur; b) à partir de la date de l’entrée en vigueur de la nouvelle convention portant revision, la présente convention cesserait d’être ouverte à la ratification des Membres. 2. La présente convention demeurerait en tout cas en vigueur dans sa forme et teneur pour les Membres qui l’auraient ratifiée et qui ne ratifieraient pas la conven- tion portant revision. Art. 14 Les versions française et anglaise du texte de la présente convention font également foi.Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Convention 144 concernant les consultations tripartites destinées à promouvoir la mise en oeuvre des normes internationales du travail In Bundesblatt Dans Feuille fédérale In Foglio federale Jahr 2000 Année Anno Band 1 Volume Volume Heft 05 Cahier Numero Geschäftsnummer --- Numéro d'affaire Numero dell'oggetto Datum 08.02.2000 Date Data Seite 382-385 Page Pagina Ref. No 10 124 225 Die elektronischen Daten der Schweizerischen Bundeskanzlei wurden durch das Schweizerische Bundesarchiv übernommen. Les données électroniques de la Chancellerie fédérale suisse ont été reprises par les Archives fédérales suisses. I dati elettronici della Cancelleria federale svizzera sono stati ripresi dall'Archivio federale svizzero.