<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. Par jugement du 20 août 1996 rendu par défaut, S. </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">a été condamné par le Tribunal de police du district de La Chaux-de-Fonds</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à une peine ferme de 45 jours d'emprisonnement et au paiement de 280</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">francs de frais. Ce jugement, sanctionnant des infractions répétées à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'article 169 CP commises entre novembre 1994 et février 1996, révoquait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">également le sursis dont était assortie une peine de cinq jours d'empri-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sonnement que ce même tribunal avait déjà infligée à S. le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">19 décembre 1991. Dans le délai de dix jours de l'article 216 al. 1 CPP,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">S. a demandé le relief de ce jugement, ce qui lui a valu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'être cité à comparaître à une nouvelle audience de jugement le 14 jan-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vier 1997, dans la matinée. A cette audience, S. a fait une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">seconde fois défaut, de sorte que le président du Tribunal de police de La</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Chaux-de-Fonds, se fondant sur l'article 216 al. 3 CPP, a déclaré le juge-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment du 20 août 1996 définitif et exécutoire. Avant même que la significa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion ne lui en soit faite, S. a demandé le 15 janvier 1997</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le relief de ce deuxième défaut, en invoquant le fait qu'une maladie</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'avait absolument empêché de comparaître à l'audience du 14 janvier 1997,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ce qu'un médecin consulté l'après-midi même du jour en question atteste-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rait dans un certificat médical qui serait transmis dès sa réception. Par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">courrier du 20 janvier suivant, S. a effectivement transmis</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">au Tribunal de police du district de La Chaux-de-Fonds un certificat médi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cal établi le 17 janvier précédent par le Docteur J. et ainsi</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">libellé : "le médecin soussigné certifie que le patient susnommé est ma-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lade depuis le 3 janvier 1997 et qu'il est à l'arrêt de travail à 100 %.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">En raison de cette affection, il n'a pas pu se rendre au rendez-vous prévu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le 14 janvier."</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. Par ordonnance du 6 février 1997, le Tribunal de police du dis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">trict de La Chaux-de-Fonds a rejeté la demande de relief déposée par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">S. , mettant à la charge de ce dernier 50 francs de frais.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Le premier juge a considéré en substance que le fait d'être en incapacité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de travail ne signifiait pas encore que l'on était empêché de se présenter</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à une audience de tribunal. Il a par ailleurs relevé qu'étant malade de-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">puis le 3 janvier déjà, S. avait eu tout loisir d'avertir</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le Tribunal de son incapacité à comparaître à l'audience du 14 janvier</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1997 et d'en requérir en conséquence le renvoi, certificat médical à l'ap-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pui. Relevant que S. avait au surplus fait preuve d'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">certaine mauvaise volonté au cours de la procédure, d'une part en ne sa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tisfaisant pas à une réquisition malgré plusieurs rappels, d'autre part en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sollicitant déjà le renvoi d'une audience, au dernier moment, soit la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">veille de celle-ci, le premier juge a estimé que ces faits ne consti-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tuaient pas une excuse légitime, pouvant justifier un deuxième relief.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. S. se pourvoit en cassation contre cette ordon-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nance, dont il demande la cassation. Il conclut donc à ce que le relief du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jugement du Tribunal de police du district de La Chaux-de-Fonds du 14 jan-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vier 1997 lui soit accordé, subsidiairement à ce que le dossier soit ren-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">voyé à ce Tribunal pour complément de preuves et nouvelle décision au sens</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des considérants, les frais de première instance et de recours devant être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en tout état de cause mis à la charge de l'Etat. Dans son mémoire de re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cours, S. soutient qu'aucun élément ne permettait de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">s'écarter de l'opinion exprimée par le Docteur J. , pour qui le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rendez-vous prévu pour le 14 janvier 1997 a été renvoyé en raison d'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">maladie. Il prétend en conséquence qu'en faisant sans autre abstraction de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ce moyen de preuve, le Tribunal de police du district de La Chaux-de-Fonds</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">a abusé de son pouvoir d'appréciation et est tombé dans l'arbitraire.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">S. relève en outre que plusieurs indices au dossier</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">révèlent qu'il souffre d'une grave dépression, l'empêchant absolument de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">s'occuper de ses affaires, ce qui aurait dû conduire le premier juge à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prendre d'autant plus au sérieux le certificat médical du Docteur J. . S. a encore complété son recours ultérieurement, en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">adressant directement à la Cour de céans deux courriers, le second accom-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pagné d'un certificat médical du Docteur P. , du Centre psychoso-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cial neuchâtelois. Dans ce certificat médical daté du 20 mars 1997, le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Docteur P. confirme que S. souffre d'un épisode</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dépressif majeur d'intensité moyenne, dont les origines remontent à l'an-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">née 1986. Il mentionne en outre qu'en raison des troubles constatés, il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">est fort probable que S. ait été fortement handicapé pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pouvoir participer à l'audience fixée au 14 janvier 1997, ce dernier pou-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vant même être considéré comme ayant développé au cours des années une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sorte de phobie des audiences.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D. Le Président du Tribunal de police du district de La Chaux-de-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Fonds conclut au rejet du recours, en observant que s'il a pu, comme cela</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ressort de son recours, rencontrer son mandataire le 14 janvier 1997, le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recourant était aussi à même de téléphoner et de sortir, partant d'infor-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mer le Tribunal de son incapacité à comparaître, le cas échéant de deman-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">der le renvoi de l'audience. Le Ministère public conclut au rejet du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pourvoi, sans formuler d'observations.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> e n d r o i t</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. La décision statuant sur une demande de relief peut être atta-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quée par la voie de la cassation (RJN 1 II p. 202 et 1982 p. 88). Inter-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jeté dans les formes et délais légaux (art. 244 CPP), le pourvoi est donc</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recevable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Pour les causes relevant de la compétence du tribunal de police,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'article 216 al. 3 CPP permet d'obtenir le relief d'un second défaut</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lorsque le prévenu peut justifier son absence par une excuse légitime.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Cette notion est proche de celle de faute contenue à l'article 221 al. 3</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">CPP, qui prévoit que le jugement rendu par défaut par un tribunal siégeant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avec le concours de jurés est mis à néant si le condamné en a demandé le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">relief dans les dix jours où il a eu connaissance du jugement et s'il éta-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">blit qu'il a été empêché de se présenter aux débats, précisément sans fau-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">te de sa part. La notion de faute doit être interprétée restrictivement,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">au point que seul celui qui renoncerait délibérément à se présenter à des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">débats, dont il connaît le lieu et la date, ou qui, d'une autre manière,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">démontrerait incontestablement qu'il n'entend pas y participer, peut être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">privé du droit d'être jugé contradictoirement par un tribunal de police</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(RJN 1982 p. 88, 1989 p. 125 et 1994 p. 125). La notion d'excuse légitime</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">doit être interprétée, quant à elle, de façon extensive. En effet, tant à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'article 216 al.3 qu'à l'article 221 al.3 CPP, c'est l'existence ou non</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'une faute qui est déterminant pour l'octroi ou le refus du relief. Il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">convient également de rappeler que la procédure par défaut a un caractère</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">exceptionnel.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> A l'appui de sa demande de relief, le recourant a déposé un cer-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tificat médical attestant qu'il était à l'arrêt de travail à 100 %, raison</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour laquelle il n'avait pas pu se rendre au rendez-vous prévu le 14 jan-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vier (certificat médical du Dr J. , 17 janvier 1997). Comme l'a relevé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le juge de première instance, un tel certificat ne signifiait pas encore</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que S. n'était pas en mesure de se présenter à l'audience</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en cause. Il n'en demeure pas moins que, pour des raisons médicales, il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">était possible que le recourant n'ait effectivement pas pu comparaître. On</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ne pouvait en tous les cas pas l'exclure sur la base du dossier. Dans ces</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conditions, vu l'imprécision du certificat et en l'absence d'éléments</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">suffisants pour déterminer le caractère fautif de l'absence, le premier</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">juge n'était pas à même de statuer sur la demande de relief. En retenant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que le certificat précité n'attestait pas de l'existence d'une excuse</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">légitime, sans procéder à aucune investigation complémentaire et sans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">donner au condamné la possibilité d'apporter des compléments de preuves,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le premier juge n'a pas appliqué correctement la loi.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> La Cour de céans n'est pas en mesure de statuer au vu du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dossier. D'une part le certificat du Dr P. , du centre psychosocial</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">neuchâtelois, ne peut être pris en considération en procédure cassatoire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et d'autre part, il conviendrait d'obtenir des renseignements sur l'état</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de santé du recourant au 14 janvier 1997. A cet égard, c'est certainement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le Dr J. qui sera le mieux à même de préciser son certificat médical.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Au vu de ce qui précède, la cause sera renvoyée pour nouvelle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décision et les frais seront mis à la charge de l'Etat.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LA COUR DE CASSATION PENALE</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Casse l'ordonnance du Tribunal de police de La Chaux-de-Fonds du 6</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> février 1997 et renvoie la cause au même tribunal pour nouvelle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> décision.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Met les frais à la charge de l'Etat.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 8 janvier 1998</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> </div></body></html>