{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2018-01-09", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20180109-43977-13_2018-01-09.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20180109_43977_13:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "bfb20ccdf955ee702bff8856d60b2f3e"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20180109_43977_13", "Kadusic Mihret gegen Schweiz"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 09.01.2018 20180109_43977_13 (Kadusic Mihret gegen Schweiz)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 09.01.2018 20180109_43977_13 (Kadusic Mihret gegen Schweiz)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 09.01.2018 20180109_43977_13 (Kadusic Mihret gegen Schweiz)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br> SUISSE: Art. 5 par. 1 et art. 7 CEDH; art. 4 Prot. n\u00b0 7 CEDH. Prononc\u00e9 ult\u00e9rieur d'une mesure th\u00e9rapeutique institutionnelle \u00e0 l'encontre d'un d\u00e9tenu.\n<br> La mesure th\u00e9rapeutique - qui constitue une privation de libert\u00e9 - a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e seulement vers la fin de l'ex\u00e9cution de la peine initiale et sur la base d'expertises psychiatriques trop anciennes. Le requ\u00e9rant se trouve dans une institution manifestement inadapt\u00e9e aux troubles dont il souffre. Il s'ensuit que la privation de libert\u00e9 subie \u00e0 la suite de l'application de la mesure th\u00e9rapeutique n'est pas compatible avec les objectifs de la condamnation initiale (ch. 38-60). Conclusion: violation de l'art. 5 par. 1 CEDH. La Cour juge cependant qu'il n'y a pas eu r\u00e9troactivit\u00e9 d'une sanction plus lourde que celle pr\u00e9vue par le droit en vigueur au moment de la commission des faits d\u00e9lictuels (ch. 66-76). Conclusion: non-violation de l'art. 7 CEDH. La grave maladie psychique du requ\u00e9rant \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 existante mais non d\u00e9tect\u00e9e au moment du jugement initial. Elle a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme un fait nouvellement r\u00e9v\u00e9l\u00e9 sur la base duquel les autorit\u00e9s ont proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la r\u00e9vision du jugement conform\u00e9ment \u00e0 la loi et \u00e0 la proc\u00e9dure p\u00e9nale (ch. 82-86). Conclusion: non-violation de l'art. 4 Prot. n\u00b0 7 CEDH.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>(1. Quartalsbericht 2018)<br>Recht auf Freiheit und Sicherheit (Art. 5 Abs.\u00a01 EMRK); keine Strafe ohne Gesetz (Art. 7 EMRK); Recht, wegen derselben Sache nicht zweimal vor Gericht gestellt oder bestraft zu werden (Art. 4 Protokoll Nr. 7); Anordnung einer therapeutischen Massnahme bei einem psychisch kranken H\u00e4ftling.<br>Der Fall betrifft die Anordnung einer therapeutischen Massnahme bei einem psychisch kranken H\u00e4ftling wenige Monate vor seiner Haftentlassung. Infolge dieser Anordnung blieb der Beschwerdef\u00fchrer im Gef\u00e4ngnis.<br>Aus Sicht des Gerichtshofs stellte die therapeutische Massnahme einen Freiheitsentzug dar. Sie st\u00fctzte sich nicht auf gen\u00fcgend aktuelle psychiatrische Gutachten. Zudem sei der Beschwerdef\u00fchrer nicht in eine an seine psychische St\u00f6rung angepasste Einrichtung verlegt worden. Der Freiheitsentzug infolge der Anordnung der therapeutischen Massnahme war daher nicht vereinbar mit dem Zweck der urspr\u00fcnglichen Verurteilung.<br>Demgegen\u00fcber verneinte der Gerichtshof die R\u00fcckwirkung einer schwereren Strafe als jener, die vom Gesetz bereits im Tatzeitpunkt vorgesehen war. Er stellte schliesslich fest, dass die innerstaatlichen Beh\u00f6rden die neue Erkenntnis des psychischen Zustands des Beschwerdef\u00fchrers als neu entdeckte Tatsache betrachteten, und somit das Ausgangsurteil entsprechend dem Gesetz und dem innerstaatlichen Strafverfahren abge\u00e4ndert hatten. Verletzung von Art. 5\u00a0\u00a7\u00a01 EMRK; keine Verletzung von Art.\u00a07 EMRK; keine Verletzung von Art. 4 Protokoll Nr.\u00a07 (einstimmig)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br> SUISSE: Art. 5 par. 1 et art. 7 CEDH; art. 4 Prot. n\u00b0 7 CEDH. Prononc\u00e9 ult\u00e9rieur d'une mesure th\u00e9rapeutique institutionnelle \u00e0 l'encontre d'un d\u00e9tenu.\n<br> La mesure th\u00e9rapeutique - qui constitue une privation de libert\u00e9 - a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e seulement vers la fin de l'ex\u00e9cution de la peine initiale et sur la base d'expertises psychiatriques trop anciennes. Le requ\u00e9rant se trouve dans une institution manifestement inadapt\u00e9e aux troubles dont il souffre. Il s'ensuit que la privation de libert\u00e9 subie \u00e0 la suite de l'application de la mesure th\u00e9rapeutique n'est pas compatible avec les objectifs de la condamnation initiale (ch. 38-60). Conclusion: violation de l'art. 5 par. 1 CEDH. La Cour juge cependant qu'il n'y a pas eu r\u00e9troactivit\u00e9 d'une sanction plus lourde que celle pr\u00e9vue par le droit en vigueur au moment de la commission des faits d\u00e9lictuels (ch. 66-76). Conclusion: non-violation de l'art. 7 CEDH. La grave maladie psychique du requ\u00e9rant \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 existante mais non d\u00e9tect\u00e9e au moment du jugement initial. Elle a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme un fait nouvellement r\u00e9v\u00e9l\u00e9 sur la base duquel les autorit\u00e9s ont proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la r\u00e9vision du jugement conform\u00e9ment \u00e0 la loi et \u00e0 la proc\u00e9dure p\u00e9nale (ch. 82-86). Conclusion: non-violation de l'art. 4 Prot. n\u00b0 7 CEDH.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(1er rapport trimestriel 2018)<br>Droit \u00e0 la libert\u00e9 et \u00e0 la s\u00fbret\u00e9 (art. 5 \u00a7\u00a01 CEDH); pas de peine sans loi (art. 7 CEDH)\u00a0; droit \u00e0 ne pas \u00eatre jug\u00e9 ou puni ou deux fois (art. 4 Protocole no 7)\u00a0; application d'une mesure th\u00e9rapeutique \u00e0 un condamn\u00e9 atteint de troubles mentaux.<br>L'affaire concerne l'application d'une mesure th\u00e9rapeutique \u00e0 un condamn\u00e9 atteint de troubles mentaux, quelques mois avant la date pr\u00e9vue de sa lib\u00e9ration, \u00e0 la suite de laquelle le requ\u00e9rant est demeur\u00e9 incarc\u00e9r\u00e9.<br>La Cour a consid\u00e9r\u00e9 que la mesure th\u00e9rapeutique - qui constituait une privation de libert\u00e9 - a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e sur le fondement d'expertises psychiatriques qui n'\u00e9taient pas suffisamment r\u00e9centes et a observ\u00e9 que ce dernier n'a pas \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 dans un \u00e9tablissement adapt\u00e9 \u00e0 son trouble mental. Il s'ensuit que la privation de libert\u00e9 subie \u00e0 la suite de l'application de la mesure th\u00e9rapeutique n'\u00e9tait pas compatible avec les objectifs de la condamnation initiale.<br>La Cour a jug\u00e9 cependant qu'il n'y a pas eu r\u00e9troactivit\u00e9 d'une sanction plus lourde que celle pr\u00e9vue par le droit en vigueur au moment de la commission des faits d\u00e9lictuels. Elle a constat\u00e9 enfin que les autorit\u00e9s internes, qui ont consid\u00e9r\u00e9 l'\u00e9tablissement nouveau de l'\u00e9tat mental du requ\u00e9rant comme un fait nouvellement r\u00e9v\u00e9l\u00e9, ont proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la modification du jugement initial \"conform\u00e9ment \u00e0 la loi et \u00e0 la proc\u00e9dure p\u00e9nale de l'\u00c9tat\". Violation de l'article 5 \u00a7\u00a01\u00a0CEDH; non-violation de l'article 7 CEDH\u00a0; non-violation de l'article 4 du Protocole no 7 (unanimit\u00e9)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br> SUISSE: Art. 5 par. 1 et art. 7 CEDH; art. 4 Prot. n\u00b0 7 CEDH. Prononc\u00e9 ult\u00e9rieur d'une mesure th\u00e9rapeutique institutionnelle \u00e0 l'encontre d'un d\u00e9tenu.\n<br> La mesure th\u00e9rapeutique - qui constitue une privation de libert\u00e9 - a \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9e seulement vers la fin de l'ex\u00e9cution de la peine initiale et sur la base d'expertises psychiatriques trop anciennes. Le requ\u00e9rant se trouve dans une institution manifestement inadapt\u00e9e aux troubles dont il souffre. Il s'ensuit que la privation de libert\u00e9 subie \u00e0 la suite de l'application de la mesure th\u00e9rapeutique n'est pas compatible avec les objectifs de la condamnation initiale (ch. 38-60). Conclusion: violation de l'art. 5 par. 1 CEDH. La Cour juge cependant qu'il n'y a pas eu r\u00e9troactivit\u00e9 d'une sanction plus lourde que celle pr\u00e9vue par le droit en vigueur au moment de la commission des faits d\u00e9lictuels (ch. 66-76). Conclusion: non-violation de l'art. 7 CEDH. La grave maladie psychique du requ\u00e9rant \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 existante mais non d\u00e9tect\u00e9e au moment du jugement initial. Elle a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme un fait nouvellement r\u00e9v\u00e9l\u00e9 sur la base duquel les autorit\u00e9s ont proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 la r\u00e9vision du jugement conform\u00e9ment \u00e0 la loi et \u00e0 la proc\u00e9dure p\u00e9nale (ch. 82-86). Conclusion: non-violation de l'art. 4 Prot. n\u00b0 7 CEDH.\n<br> Sintesi dell'UFG\n<br>(1\u00b0 rapporto trimestriale 2018)<br>Diritto alla libert\u00e0 e alla sicurezza (art.\u00a05 par.\u00a01 CEDU); nessuna pena senza legge (art.\u00a07 CEDU); ne bis in idem (art.\u00a04 Protocollo n.\u00a07); disposizione di una misura terapeutica per un detenuto affetto da turbe psichiche.<br>La causa concerne la disposizione di una misura terapeutica per un detenuto affetto da turbe psichiche pochi mesi prima della data prevista di rilascio; per effetto di tale ordine il ricorrente \u00e8 rimasto in carcere.<br>Per la Corte la misura terapeutica, che costituisce una privazione della libert\u00e0, non era stata basata su perizie psichiatriche sufficientemente aggiornate; la Corte ha inoltre rilevato che il ricorrente non era stato trasferito in un istituto adeguato alle sue turbe psichiche. Ne consegue che la privazione della libert\u00e0 subita a causa dell'applicazione della misura terapeutica non era compatibile con lo scopo della condanna originale.<br>La Corte ha fatto notare che non vi era, tuttavia, alcuna sanzione retroattiva pi\u00f9 severa di quella prevista dalla legge in vigore al momento della commissione dei fatti illeciti e che le autorit\u00e0 nazionali hanno considerato l'accertamento successivamente disposto dello stato psichico del ricorrente come un fatto nuovo e hanno quindi modificato la sentenza originale in conformit\u00e0 con la legge e la procedura penale interna.<br>Violazione dell'articolo\u00a05 par.\u00a01 CEDU; nessuna violazione dell'articolo\u00a07 CEDU; nessuna violazione dell'articolo\u00a04 del Protocollo n.\u00a07 (unanimit\u00e0)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:48", "Checksum": "28488a6f3bc1dd37aac3e97cbc46ef6e"}