<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2022-01-18-4A_618-2021.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4A_618/2021</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 18 janvier 2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Ire Cour de droit civil</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mmes les Juges fédérales </div> <div class="para">Hohl, Présidente, Kiss et Niquille. </div> <div class="para">Greffière: Mme Raetz. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">1. A.________, </div> <div class="para">2. B.________, </div> <div class="para">tous deux représentés par Me Christian Bacon, </div> <div class="para">recourants, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">C.________ SA, </div> <div class="para">représentée par Me John-David Burdet, </div> <div class="para">intimée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">bail à loyer; procédure de protection dans les cas clairs (<span class="artref">art. 257 CPC</span>); expulsion des locataires, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt rendu le 6 septembre 2021 par la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud (JL21.013821-210967; 427). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para">Que C.________ SA (ci-après: la bailleresse ou l'intimée) a requis du Juge de paix du district de Lausanne, par la procédure de protection dans les cas clairs, l'expulsion de A.________ et de B.________ (ci-après: les locataires ou les recourants) des locaux situés à la rue xxx à..., et le prononcé de mesures d'exécution, en raison de la demeure des locataires, </div> <div class="para">que par ordonnance du 17 mai 2021, le Juge de paix a ordonné aux locataires de quitter et libérer les locaux à usage d'un club sportif et de salles de gym sis à la rue xxx à..., et a prévu des mesures visant à permettre au besoin l'exécution forcée de l'ordonnance, </div> <div class="para">que par arrêt rendu le 6 septembre 2021, la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal vaudois a rejeté l'appel formé par les locataires à l'encontre de cette ordonnance et a confirmé cette dernière, </div> <div class="para">que les locataires ont exercé un recours en matière civile au Tribunal fédéral contre cet arrêt, en concluant principalement à sa réforme en ce sens que la requête d'expulsion en cas clair déposée par la bailleresse soit déclarée irrecevable, subsidiairement à l'annulation de l'arrêt attaqué et au renvoi de la cause à la cour cantonale pour nouvelle décision au sens des considérants, </div> <div class="para">que le recours était assorti d'une requête d'effet suspensif, </div> <div class="para">que la demande d'effet suspensif a été rejetée par ordonnance du 9 décembre 2021, au motif que le recours apparaissait dénué de toute chance de succès; </div> <div class="para">Que les recourants dénoncent tout d'abord un établissement manifestement inexact des faits et une appréciation des preuves arbitraire, dans la mesure où la cour cantonale n'a pas retenu qu'ils avaient versé un loyer pour le mois de mars 2020, et des demi-loyers pour les mois de novembre et décembre 2020, </div> <div class="para">que s'agissant du loyer de mars 2020, les recourants opposent leur propre appréciation à celle de la cour cantonale, sans parvenir à démontrer qu'elle aurait sombré dans l'arbitraire en retenant, à l'issue de son raisonnement détaillé, qu'ils n'avaient pas établi de manière crédible avoir payé à l'intimée le loyer du mois de mars 2020, </div> <div class="para">qu'en lien avec les demi-loyers prétendument versés en novembre et décembre 2020, les recourants ne démontrent pas, par des renvois précis aux pièces du dossier, notamment à leurs écritures, avoir présenté ce point aux autorités précédentes en conformité avec les règles de procédure (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=17&amp;from_date=06.01.2022&amp;to_date=25.01.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-86%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page86">ATF 140 III 86</a> consid. 2), la seule référence globale à leur requête de conciliation et à certaines pièces étant insuffisante à cet égard; </div> <div class="para">Qu'ensuite, les recourants reprochent à la cour cantonale de ne pas avoir constaté " les faits concernant les relations contractuelles houleuses entre les parties, exposés [...] notamment dans leur requête de conciliation " et ainsi, de ne pas s'être prononcée sur le grief tiré du caractère contraire à la bonne foi du congé au sens de l'<span class="artref">art. 271 al. 1 CO</span>, et d'avoir, partant, commis un déni de justice, une violation de leur droit d'être entendus (<span class="artref">art. 29 al. 2 Cst.</span>) et une violation de l'interdiction de l'arbitraire (<span class="artref">art. 9 Cst.</span>), </div> <div class="para">que les recourants ne détaillent pas avec précision quels faits n'auraient pas été constatés par la cour cantonale et se limitent à un simple renvoi à leur requête de conciliation, ce qui ne répond pas aux exigences susmentionnées, </div> <div class="para">que les seuls renvois précis indiqués par les recourants se rapportent à certains chiffres de leur mémoire d'appel, par lesquels ils présentaient des arguments en lien avec un prétendu caractère contraire à la bonne foi du congé, </div> <div class="para">que ces arguments ont toutefois été discutés par la cour cantonale, </div> <div class="para">que cette dernière a expliqué les raisons pour lesquelles les recourants ne sauraient invoquer la mauvaise foi de l'intimée, </div> <div class="para">que les griefs des recourants doivent dès lors être rejetés, pour autant qu'ils soient recevables au regard des exigences strictes de motivation prévalant en la matière (cf. <span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>); </div> <div class="para">Que pour finir, les recourants soutiennent que la cour cantonale a violé l'<span class="artref">art. 257 CPC</span> dans la mesure où elle a considéré que les conditions d'application de la procédure de protection dans les cas clairs étaient remplies, et ils répètent qu'elle ne s'est pas penchée sur la question de l'annulabilité du congé contraire aux règles de la bonne foi selon l'<span class="artref">art. 271 al. 1 CO</span>, </div> <div class="para">que la cour cantonale a exposé et s'est référée aux principes juridiques topiques concernant la requête en expulsion d'un locataire selon la procédure de protection dans les cas clairs (<span class="artref">art. 257 CPC</span>), la résiliation du bail à loyer en cas de demeure du locataire (<span class="artref">art. 257d CO</span>) et l'annulabilité d'un congé contraire aux règles de la bonne foi (<span class="artref">art. 271 al. 1 CO</span>), </div> <div class="para">que la cour cantonale a motivé son arrêt de manière précise et concluante sur chacun des arguments soulevés par les locataires, </div> <div class="para">que devant le Tribunal fédéral, les recourants reprennent en substance les éléments discutés et développent leur propre appréciation - en se fondant parfois sur des faits non constatés par la cour cantonale (cf. <span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>) -, sans parvenir à mettre en évidence une quelconque violation du droit fédéral par la cour cantonale, </div> <div class="para">que dans ces conditions, le recours, manifestement mal fondé aux termes de l'<span class="artref">art. 109 al. 2 let. a LTF</span>, doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité, </div> <div class="para">qu'il convient de renvoyer, pour le surplus, aux motifs de l'arrêt attaqué, ainsi que l'<span class="artref">art. 109 al. 3 LTF</span> l'autorise; </div> <div class="para">Que les recourants doivent prendre en charge les frais judiciaires (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>), </div> <div class="para">que la bailleresse intimée n'a pas droit à des dépens, dès lors qu'elle n'a pas été invitée à déposer une réponse. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est rejeté, dans la mesure où il est recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 7'000 fr., sont mis à la charge des recourants. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et à la Cour d'appel civile du Tribunal cantonal du canton de Vaud. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 18 janvier 2022 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente : Hohl </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : Raetz </div> </div></body></html>