<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2019-09-16-9F_15-2019.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>9F_15/2019</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 16 septembre 2019</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit social</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mmes les Juges fédérales Pfiffner, Présidente, </div> <div class="para">Glanzmann et Moser-Szeless. </div> <div class="para">Greffier : M. Berthoud. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">requérant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Caisse AVS de la Fédération patronale vaudoise, route du Lac 2, 1094 Paudex, </div> <div class="para">intimée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Assurance-vieillesse et survivants, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">demande de révision de l'arrêt du Tribunal fédéral suisse du 4 juillet 2019 (9D_1/2019 [AVS 11/18 - 17/2019]). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para">Par arrêt du 4 juillet 2019 (9D_1/2019), le Tribunal fédéral a rejeté le recours constitutionnel subsidiaire que A.________ avait interjeté contre le jugement du Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour des assurances sociales, du 15 avril 2019. La Cour était composée de trois juges fédéraux, parmi lesquels officiait le juge Ulrich Meyer. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para">A.________ forme une demande de récusation du juge fédéral Ulrich Meyer, ainsi qu'une demande d'annulation, subsidiairement une demande de révision de l'arrêt 9D_1/2019. Il conclut à ce qu'il soit dit qu'il n'est pas le débiteur de la Caisse AVS de la Fédération patronale vaudoise. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le requérant se réfère à des courriels qu'il avait échangés avec B.________ en mars 2017. Il soutient qu'il connaît bien cette personne depuis novembre 2001, ayant été collègues de travail, très proches, et partagé beaucoup de soirées. Il allègue que B.________ aurait à son sujet consulté le juge fédéral Ulrich Meyer, ami d'enfance, et lui aurait soumis son dossier. Selon le requérant, le juge Meyer aurait donné son avis sur le cas en le qualifiant de manipulateur. </div> <div class="para">Pour le requérant, le juge Meyer ne pouvait avoir une position neutre dans cette procédure et aurait à tout le moins dû se récuser, conformément à l'art. 34 al. 1 let. a, b et e LTF. Il fonde sa requête sur les art. 36 al. 1 et 38 al. 1 et 3 LTF. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.1.</b> La demande de révision ressortit à l'<span class="artref">art. 121 let. a LTF</span> (par renvoi de l'<span class="artref">art. 38 al. 3 LTF</span>), à teneur duquel la révision d'un arrêt du Tribunal fédéral peut être demandée si les dispositions concernant la composition du tribunal ou la récusation n'ont pas été observées. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.2.</b> La garantie minimale d'un tribunal indépendant et impartial, telle qu'elle résulte des <span class="artref">art. 30 al. 1 Cst.</span> et 6 ch. 1 CEDH - lesquels ont, de ce point de vue, la même portée - permet, indépendamment du droit de procédure de demander la récusation d'un juge dont la situation ou le comportement est de nature à susciter des doutes quant à son impartialité. Elle vise à éviter que des circonstances extérieures à l'affaire puissent influencer le jugement en faveur ou au détriment d'une partie. Elle n'impose pas la récusation seulement lorsqu'une prévention effective est établie, parce qu'une disposition relevant du for intérieur ne peut guère être prouvée; il suffit que les circonstances donnent l'apparence d'une prévention et fassent redouter une activité partiale du magistrat. Cependant, seules les circonstances objectivement constatées doivent être prises en compte, les impressions purement subjectives de la partie qui demande la récusation n'étant pas décisives (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=30.08.2019&amp;to_date=18.09.2019&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-III-120%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page120">ATF 139 III 120</a> consid. 3.2.1 p. 124 et les arrêts cités). </div> <div class="para">Si un justiciable entend faire valoir une situation d'incompatibilité, respectivement un motif de récusation en relation avec la composition irrégulière d'une autorité judiciaire, il doit, conformément à la jurisprudence rendue en matière de récusation, invoquer ce motif dès qu'il en a connaissance sous peine d'être déchu du droit de s'en prévaloir ultérieurement (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=30.08.2019&amp;to_date=18.09.2019&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-III-120%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page120">ATF 139 III 120</a> consid. 3.2.1 p. 124; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=30.08.2019&amp;to_date=18.09.2019&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F138-I-1%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page1">138 I 1</a> consid. 2.2 p. 4; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=30.08.2019&amp;to_date=18.09.2019&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-I-20%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page20">134 I 20</a> consid. 4.3.1 p. 21 et les arrêts cités; arrêt 2C_1216/2013 du 27 mai 2014 consid. 6.4). Il est, en effet, contraire aux règles de la bonne foi de garder en réserve le moyen tiré de la composition irrégulière du tribunal pour ne l'invoquer qu'en cas d'issue défavorable de la procédure (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=30.08.2019&amp;to_date=18.09.2019&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F136-III-605%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page605">ATF 136 III 605</a> consid. 3.2.2 p. 609). Cela ne signifie toutefois pas que la composition concrète de la Cour amenée à statuer doive nécessairement être communiquée de manière expresse au justiciable; il suffit que l'information ressorte d'une publication générale facilement accessible, en particulier sur internet, par exemple l'annuaire officiel. La partie assistée d'un avocat est en tout cas présumée connaître la composition régulière du tribunal (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=30.08.2019&amp;to_date=18.09.2019&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-I-271%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page271">ATF 140 I 271</a> consid. 8.4.3 p. 275 et les arrêts cités). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le requérant était assisté par le même avocat dans la procédure cantonale AVS 11/18 - 17/2019 puis dans la procédure fédérale 9D_1/2019, de sorte qu'il était présumé savoir que le juge fédéral Meyer pouvait être appelé à participer à l'arrêt qui allait être rendu. S'il entendait former une demande de récusation en raison des faits relatés dans les courriels échangés avec B.________ en mars 2017, soit deux ans auparavant, le requérant aurait dû le faire lors du dépôt de son recours constitutionnel subsidiaire, en produisant et en invoquant à ce moment-là ces moyens de preuves dont il était en possession. Les faits et les moyens de preuve invoqués par le requérant sont donc irrecevables puisqu'ils auraient pu l'être dans la procédure 9D_1/2019 (cf. <span class="artref">art. 121 let. a LTF</span>; arrêt 2F_28/2016 du 21 décembre 2016 consid. 2.2.3). </div> <div class="para">Déposée après la notification de l'arrêt attaqué, la demande de récusation est donc tardive, si bien qu'il n'y a pas lieu de l'examiner sous l'angle des éventualités invoquées par le requérant (art. 34 al. 1 let. a, b et e LTF). Il s'ensuit que la demande de révision est irrecevable (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/38/3" type="start"></artref>art. 38 al. 3 et 121 let. a LTF</span><artref id="CH/173.110/38/121/a" type="end"></artref>), sans qu'il y ait lieu de procéder à un nouvel examen de la responsabilité du requérant, au sens de l'<span class="artref">art. 52 LAVS</span>, dans le dommage causé à l'intimée (objet de la procédure 9D_1/2019), ainsi qu'il le demande en vain. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le requérant, qui succombe, supportera les frais de la procédure (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b> Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">La demande de récusation est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La demande de révision est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 1'400 fr., sont mis à la charge du requérant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties, au Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour des assurances sociales, et à l'Office fédéral des assurances sociales. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lucerne, le 16 septembre 2019 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit social </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente : Pfiffner </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Berthoud </div> </div></body></html>