<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. Un accident de la circulation s'est produit le 8 décembre 1993 à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">18 h 40, sur l'artère nord de l'avenue Léopold-Robert à La Chaux-de-Fonds,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à la hauteur de l'intersection avec la rue du Balancier. A. , au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">volant de sa Toyota Celica turbo NE ... circulait sur la voie gauche de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'artère nord alors que le recourant J. circulait sur la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">voie droite réservée au trolleybus au volant du véhicule immatriculé 101</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de marque FBW 71 T. Selon A. , dans l'aire d'intersection avec la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rue du Balancier, le trolleybus a obliqué sur la gauche, l'obligeant à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">faire de même de telle sorte que l'avant de sa Toyota a heurté un poteau</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">métallique. La voiture de A. a subi des dégâts. Il n'y a pas eu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de choc entre le trolleybus et la Toyota.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. A la suite de cet accident, le substitut du procureur général a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">renvoyé A. et J. devant le Tribunal de police du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">district de La Chaux-de-Fonds. Il a requis une peine de 200 francs contre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">chacun des prévenus, en application des articles 31/1 et 90/1 LCR en ce</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qui concerne A. et en application des articles 34/3, 39/1a,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">90/1 LCR, 14/1 OCR en ce qui concerne J. .</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par jugement du 18 janvier 1995, le Tribunal de police du dis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">trict de La Chaux-de-Fonds a condamné J. à 200 francs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'amende et 240 francs de frais et a acquitté A. , sa part des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">frais étant laissée à la charge de l'Etat. Il a retenu que A. </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avait été gêné par un déplacement du trolleybus qui, même s'il n'avait pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">beaucoup empiété sur la voie gauche, s'était suffisamment déplacé pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">créer un danger. Selon le premier juge, J. a manqué d'égard</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">envers les autres usagers de la route au sens de l'article 34 al.3 LCR. Le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tribunal a en revanche abandonné la prévention tirée de l'article 39 al.1a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">LCR et celle tirée de l'article 14 al.1 OCR. En ce qui concerne A. , il a retenu que, gêné par le trolleybus, il a dû se déplacer sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la gauche, et l'a acquitté.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. J. se pourvoit en cassation contre sa condamna-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion. Il invoque une fausse application de la loi ainsi que l'arbitraire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dans l'appréciation des faits et des moyens de preuves. Selon lui, le pre-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mier juge a retenu de façon arbitraire qu'il aurait coupé la route au con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ducteur A. qui n'aurait eu d'autre solution que de se déporter</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sur sa gauche pour éviter une collision. Le recourant voit une application</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">erronée de l'article 34 al.3 LCR dans la mesure où le premier juge a rete-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nu qu'il a manqué d'égard envers les autres usagers de la route. Le recou-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rant considère enfin que la peine de 200 francs d'amende prononcée contre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lui est arbitrairement sévère dans la mesure où elle ne tient pas compte</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de l'abandon de la prévention tirée des articles 39 al.1a LCR et 14 al.1</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">OCR.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D. Le ministère public conclut au rejet du recours sans formuler</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'observations. A. , par son mandataire, Me X. ,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avocat à La Chaux-de-Fonds, conclut au rejet du recours en observant qu'il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">est à la limite de la recevabilité, que le jugement attaqué se fonde sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des témoignages parfaitement clairs et qu'il est évident que le recourant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">a manqué d'égard envers le plaignant. Le président du tribunal de police</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">observe à propos des pages 7 et 8 du recours et de la page 4 du jugement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que ce dernier contient une erreur et qu'il faut lire "voie de gauche" et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">non "voie de droite".</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> e n d r o i t</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délais légaux (art.244 CPP), le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pourvoi est recevable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Selon l'article 34 al.3 LCR, le conducteur qui veut modifier sa</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">direction de marche, par exemple pour obliquer, dépasser, se mettre en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ordre de présélection ou passer d'une voie à l'autre, est tenu d'avoir</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">égard au usagers de la route qui viennent en sens inverse ainsi qu'aux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">véhicules qui le suivent.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Pour le recourant, il était évident que le quatrième alinéa de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la page 4 du jugement contenait une erreur de plume et que c'est bien sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la voie gauche qu'on lui reprochait d'avoir empiété. Il résulte clairement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du rapport de la gendarmerie que le trolleybus n'avait pas de voie qu'il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">aurait pu emprunter sur sa droite, mais le trottoir de l'avenue Léopold-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Robert. Au surplus, toute l'administration des preuves, à laquelle le re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">courant a participé, portait sur un déplacement sur la voie gauche de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'artère nord. Le premier juge n'a pas retenu que le recourant aurait gêné</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. en s'éloignant de la voie que celui-ci voulait emprunter mais</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">bien en se déplaçant sur cette voie. Il n'a dès lors pas interprété de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">façon erronée l'article 34 al.3 LCR.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. a) Le recourant s'en prend à l'appréciation des faits du premier</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">juge. Le témoignage de F. aurait été retenu alors que ce té-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">moin faisait état d'une appréciation fausse des faits. Le véhicule du té-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">moin G. se serait trouvé à gauche du trolleybus au moment de l'acci-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dent. Le témoin G. aurait encore pu devancer le trolleybus de telle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sorte qu'il serait arbitraire de considérer que A. , conducteur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du véhicule qui suivait celui de G. ait pu être gêné.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Conformément à la loi et à une jurisprudence constante, les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">constatations de faits du premier juge lient la Cour de cassation pénale,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à moins qu'elles ne soient manifestement erronées ou arbitraires, c'est-à-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dire contraires à une pièce probante du dossier ou à la notoriété publi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que, ou encore évidemment fausses (art. 251 al.2 CPP; RJN 4 II 159, 5 II</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">112, 7 II 4). Le législateur neuchâtelois a entendu consacrer le principe</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de l'intime conviction du juge et écarter le système des preuves légales</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(Bull.G.C., vol.110, p.99-100; RJN 3 II 97). Les tribunaux de première</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">instance jouissent ainsi d'un large pouvoir d'appréciation des preuves,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qui n'est, en fait, limité que par l'arbitraire (art.224 CPP; RJN 5 II</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">227, 6 II 8). Une appréciation discutable, voire critiquable des faits</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'est en revanche pas nécessairement arbitraire (RJN 5 II 227), et rien</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'interdit au juge de se fonder sur le témoignage d'une seule personne;</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">même si le témoignage est contesté ou est contredit par les déclarations</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'autres témoins, le juge ne commet pas un déni de justice pour la seule</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">raison qu'il le préfère à celles-ci. On exigera toutefois de lui qu'il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">justifie son choix (RJN 3 II 97). Il ne lui est pas non plus interdit de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fonder son intime conviction sur des indices, lorsque, de ces indices, on</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">peut déduire logiquement, et avec une grande vraisemblance, que le fait à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">établir s'est réellement produit.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) En l'espèce, le premier juge a examiné les versions des deux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">parties en cause, puis les déclarations des témoins. Il a ensuite apprécié</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la situation sur la base de l'ensemble du dossier et a retenu que le re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">courant n'avait pas respecté l'obligation d'avoir égard au véhicule qui le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">suivait. Le premier juge a retenu que deux témoins sur trois étaient for-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mels. Il a rappelé que G. ne savait pas s'il avait précédé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'autobus juste avant l'accident mais était certain d'avoir été serré de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">très près. A ce propos, il rappelle dans le jugement que F. a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">déclaré que la voiture qui précédait celle de A. , soit celle de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">G. , avait juste pu passer.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Cette appréciation motivée des témoignages recueillis ne saurait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">être qualifiée d'arbitraire. Elle l'est d'autant moins qu'elle correspond</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à la première version que le recourant a donnée lorsqu'il a été entendu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">par la police. Il a en effet déclaré au caporal G. : "Au cours de ma</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">manoeuvre, j'ai remarqué une voiture blanche qui roulait sur la voie pré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">citée [la voie de circulation menant à la gare CFF], et qui m'a dépassé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">normalement" (rapport de police du 14 décembre 1993 sous la rubrique dépo-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sition de l'intéressé).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Lorsqu'il est en présence de deux versions contradictoires des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">faits données par un prévenu, le juge doit en principe accorder la préfé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rence à celle qui a été donnée alors que l'intéressé en ignorait les con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">séquences juridiques. Cette règle d'appréciation des preuves, développée</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">par le Tribunal fédéral des assurances dans le domaine de l'appréciation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des circonstances dans lesquelles un accident s'est produit (ATF 115 V</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">133, cons.8c; RAMA 1988, U 55, p.361, cons.3b/aa), doit également être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">appliquée par le juge pénal lorsqu'il procède à son appréciation de l'en-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">semble des preuves. En l'espèce, des circonstances spéciales qui auraient</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pu amener le premier juge à s'écarter de la première version du recourant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ne ressortent pas du dossier et des débats tels qu'ils sont relatés dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le jugement attaqué.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. En fixant l'amende à 200 francs le premier juge n'est pas sorti</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du cadre de son large pouvoir d'appréciation au niveau de la fixation de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la peine. En retenant que J. avait commis une faute de gra-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vité moyenne, il n'est pas tombé dans l'arbitraire.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> L'abandon de la prévention tirée des articles 39 al.1a LCR et 14</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">al.1 OCR ne fait en aucun cas apparaître la peine prononcée comme arbi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">trairement sévère.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">5. Pour les motifs indiqués, le pourvoi doit être rejeté et les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">frais mis à la charge du recourant (art.254 CPP). L'équité exige qu'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">indemnité de dépens soit allouée au plaignant. Son montant sera fixé à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">200 francs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LA COUR DE CASSATION PENALE</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Rejette le pourvoi.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Met à la charge du recourant les frais arrêtés à 550 francs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Condamne le recourant à payer au plaignant A. 250 francs à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> titre de dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 1er décembre 1995</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> </div></body></html>