Le présent arrêt est communiqué aux parties par plis recommandés du 27 août 2018. R E P U B L I Q U E ET CANTON DE GENEVE P O U V O I R J U D I C I A I R E C/5403/2018 ACJC/1137/2018 ARRÊT DE LA COUR DE JUSTICE Chambre des baux et loyers DU JEUDI 23 AOÛT 2018 Entre Madame A______, domiciliée ______, appelante d'un jugement rendu par le Tribunal des baux et loyers le 24 juillet 2018, comparant en personne, et Monsieur B______, domicilié c/o Mme C______, ______, intimé, comparant par M e Thierry STICHER, avocat, place des Eaux-Vives 8, case postale 3796, 1211 Genève 3 , en l'étude duquel il fait élection de domicile. - 2/4 - C/5403/2018 Attendu, EN FAIT, que la locataire occupe un appartement de 3 pièces au 1 er étage de l'immeuble sis ______ à Genève depuis 2006, en sous-location; Que son contrat de sous -bail a été résilié le 20 novembre 2017 pour le 28 février 2018 pour besoin propre; Que le congé n'a pas été contesté; Que dans le cadre de la procédure d'évacuation initiée par le bailleur, celui -ci a requis l'évacuation de la sous-locataire et l'exécution de la décision; Qu'une audience a eu lieu le 28 mai 2018; Que par jugement JTBL/677/2018, le Tribunal a prononcé l'évacuation de la sous - locataire et l'exécution de l'évacuation dès le 1er octobre 2018; Que par acte du 10 août 2018, la sous-locataire déclare faire "appel" de cette décision; Que l'intimé conclut à l'irrecevabilité du recours subsidiairement au rejet de celui -ci, respectivement de l'appel s'il devait être qualifié comme tel; Qu'il sollicite par la même occasion l'évacuation anticipée du jugement attaqué exposant se trouver dans une situation précaire le contraignant à reprendre possession de son bien, notamment pour des raisons de santé et du fait qu'il est obligé de loger provisoirement chez un tiers; Qu'il relève par ailleurs que les chances de succès du recours sont faibles; Que la recourante a conclu au rejet de la demande d'exécution anticipée, exposant sa propre situation personnelle qui ne lui permettait pas de retrouver facilement un autre logement; Considérant, EN DROIT, que seule la voie du recours est ouverte contre les décisions du tribunal en matière d'exécution (art. 309 let. a CPC; art. 319 let. a CPC); Que cependant les jugements prononçant l'évacuation sont des décisions finales susceptibles d' appel pour le tout s'ils prononc ent en outre l'exécution de la mesure ordonnée; Que l'appel a effet suspensif de par la loi (art. 315 al. 1 CPC); Que l'appel doit être écrit et motivé (art. 311 al. 1 CPC); Qu'à ce stade et vu le type de procédure, l'appel est recevable; Que l'exécution anticipée est requise par l'intimé; - 3/4 - C/5403/2018 Qu'en la matière, l'instance de recours dispose d'un large pouvoir d'appréciation comme en matière de restitution ou d'octroi de l'effet suspensif; Que selon les principes généraux en matière d'effet suspensif et d'exécution anticipée, le juge procèdera à une pesée des intérêts en présence et se demandera en particulier si sa décision est de nature à provoquer une situation irréversible; Qu'en l'espèce, il ressort de la procédure que les deux parties sont atteintes dans leur santé, leurs situations personnelles étant plus ou moins précaires; Que cela étant et même si les chances de succès de l'appel apparai ssent limitées, il n'apparaît pas indispensable qu'il soit renoncé au principe de l'effet suspensif automatique à l'appel, l'intimé étant logé alors que l'appelante étant sans solution en l'état; Que tel est d'autant plus le cas qu'il sera statué sur le fond du recours dans des délais très brefs, l'instruction sur le fond étant close (art. 339 al. 2 CPC). * * * * * - 4/4 - C/5403/2018 PAR CES MOTIFS, Le Président de la Chambre des baux et loyers : Rejette la requête d'exécution anticipée du jugement JTBL/677/2018 du 24 juillet 2018 du Tribunal des baux et loyers. Siégeant : Monsieur Cédric-Laurent MICHEL, président ad interim; Madame Maïté VALENTE, greffière. Le président ad interim : Cédric-Laurent MICHEL La greffière : Maïté VALENTE Indications des voies de recours : La présente décision, incidente et de nature provisionnelle ( 137 III 475 consid. 1) est susceptible d'un recours en matière civile, les griefs pouvant être invoqués étant toutefois limités (art. 98 LTF), respectivement d'un recours constitutionnel subsidiaire (art. 113 à 119 et 90 ss LTF). Dans les deux cas, le recours motivé doit êtr e formé dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué. Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14.