An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 20. Oktober 2016
Embargo: 20. Oktober 2016, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteile vom 29. September 2016 (5A_904/2015, 5A_991/2015)
Bundesgericht definiert Kriterien für Entscheid über alter nierende 
Obhut
Das Bundesgericht legt Kriterien fest, die von den Gerichten beim Entscheid über die
Frage zu beachten sind, ob bei getrennt lebenden Eltern bezüglich Kinderbetreuung
das Modell der sogenannten alternierenden Obhut in Betracht kommt. Massgebend
ist, ob die Betreuung zu ungefähr gleichen Teilen aufgrund der konkreten Umstände
mit dem Kindeswohl vereinbar ist. 
Leben Eltern getrennt, ist festzulegen, wie sie ihre Kinder betreuen. Bei einer Betreuung
des Kindes durch die Eltern zu ungefähr gleichen Teilen spricht man von "alternierender
Obhut". Auf den 1. Juli 2014 wurde im Zivilgesetzbuch (ZGB) als allgemeiner Grundsatz
die gemeinsame elterliche Sorge eingeführt. Mit der gemeinsamen elterlichen Sorge
steht die konkrete Ausgestaltung des Modells zur täglichen Betreuung der Kinder noch
nicht fest. Jedenfalls auf Antrag eines Elternteils muss der Richter bei getrennt lebenden
Eltern prüfen, ob eine alternierende Obhut in Frage kommt.
Das Bundesgericht legt in zwei aktuellen Entscheiden Kriterien zur Prüfung dieser Frage
fest. Entscheidender Faktor ist immer das Wohl des Kindes. In der Kinderpsychologie
finden sich verschiedene Meinungen zur alternierenden Obhut im Wechselmodell (wo
das Kind abwechselnd am Wohnort des jeweiligen Elternteils lebt); teils sprechen sich
diese mehr oder weniger absolut für oder wider dieses Betreuungsmodell aus. Aus
kinderpsychologischen Studien lassen sich für eine Beurteilung im Einzelfall allerdings
kaum generelle Schlüsse ziehen. Ob die alternierende Obhut in Frage kommt und ob sie
sich mit dem Kindeswohl verträgt, ist vielmehr jeweils gestützt auf eine die konkreten
Umstände  berücksichtigende  Prognose  zu  beurteilen.  Grundsätzlich  kommt  die
alternierende Obhut nur dann in Frage, wenn beide Eltern erziehungsfähig sind. Weiter
erfordert die alternierende Obhut organisatorische Massnahmen und gegenseitige
Information der Eltern. Das setzt voraus, dass die Eltern fähig und bereit sind, in den
Kinderbelangen zusammen zu kommunizieren und zu kooperieren. Zu berücksichtigen
ist weiter die geografische Situation, namentlich die Distanz zwischen den Wohnungen
der Eltern. Ebenfalls eine Rolle spielt die Stabilität, die eine Weiterführung des
bisherigen Betreuungsmodells für das Kind gegebenenfalls mit sich bringt. Zusätzliche
Gesichtspunkte sind die Möglichkeit der Eltern, das Kind persönlich zu betreuen, das
Alter des Kindes, seine Beziehungen zu Geschwistern und seine Einbettung in ein
weiteres soziales Umfeld. Sofern das Kind hinsichtlich der Betreuungsanteile der Eltern
einen Wunsch ausdrückt, ist diesem Beachtung zu schenken, auch wenn es bezüglich
der Frage der Betreuungsregelung noch nicht urteilsfähig ist. Während die alternierende
Obhut in jedem Fall die Erziehungsfähigkeit beider Eltern voraussetzt, sind die anderen
Beurteilungskriterien oft voneinander abhängig und je nach den konkreten Umständen
von unterschiedlicher Bedeutung.
In den beiden aktuellen Fällen hat das Bundesgericht über Beschwerden gegen Urteile
des Thurgauer Obergerichts und des Genfer Kantonsgerichts entschieden. Diese hatten
im Rahmen von Eheschutzmassnahmen gegen eine alternierende Obhut der Eltern
entschieden und die Obhut jeweils der Mutter zugesprochen, unter Einräumung eines
Besuchsrechts für den Vater. Bezüglich des ersten Falles heisst das Bundesgericht die
Beschwerde des Vaters wegen willkürlicher Beweiswürdigung durch die Vorinstanz
teilweise gut und weist die Sache zur Neubeurteilung zurück. Im zweiten Fall weist es
die Beschwerde des Vaters ab. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 20 octobre 2016
Embargo : 20 octobre 2016, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêts du 29 septembre 2016 (5A_904/2015, 5A_991/2015)
Le Tribunal fédéral établit les critères déterminants pour décider 
de l’instauration d’une garde alternée
Le Tribunal fédéral fixe les critères qui doivent être pris en considération par les
tribunaux pour envisager si l’instauration d’une garde alternée s’agissant de la prise
en charge d’un enfant dont les parents vivent séparés. Est déterminante la question
de savoir si la prise en charge de l’enfant à parts plus ou moins égales par chacun
des parents est compatible avec son bien eu égard aux circonstances du cas
d’espèce.
Lorsque les parents vivent séparés, il est nécessaire d’établir de quelle manière l’enfant
est pris en charge. On désigne par garde alternée une prise en charge répartie à parts
plus ou moins égales entre les deux parents. Bien que l’autorité parentale conjointe soit
la règle depuis son introduction dans le Code civil (CC) au 1 er juillet 2014, elle n’implique
pas nécessairement l’instauration d’une garde alternée. Saisi de cette question, le juge
devra néanmoins examiner si l’instauration d’une garde alternée est possible et
compatible avec le bien de l’enfant.
Dans deux arrêts récents, le Tribunal fédéral fixe les critères déterminants pour
l’examen de cette question. Le bien de l’enfant constitue toujours la règle fondamentale
en matière d’attribution des droits parentaux. Dans la mesure où la possibilité concrète
d’instaurer une garde alternée et sa compatibilité avec le bien de l’enfant sont
dépendantes des circonstances du cas d’espèce, rien ne peut être déduit des diverses
études psychologiques ou psychiatriques en la matière se prononçant de manière
absolue en faveur ou en défaveur de l’instauration d’un tel mode de garde. Au nombre
des critères essentiels pour cet examen, entrent en ligne de compte les capacités
éducatives des parents, lesquelles doivent être données chez chacun d’eux pour
pouvoir envisager l’instauration d’une garde alternée, ainsi que l’existence d’une bonne
capacité et volonté des parents de communiquer et coopérer compte tenu des mesures
organisationnelles et de la transmission régulière d’informations que nécessite ce mode
de garde. Il faut également tenir compte de la situation géographique et de la distance
séparant les logements des deux parents, de la stabilité qu’apporte à l’enfant le
maintien de la situation antérieure, de la possibilité pour chacun des parents de
s’occuper personnellement de l’enfant, de l’âge de ce dernier et de son appartenance à
une fratrie ou à un cercle social. Il faut également prendre en compte le souhait de
l’enfant s’agissant de sa propre prise en charge, quand bien même il ne disposerait pas
de la capacité de discernement à cet égard. Hormis l’existence de capacités éducatives
chez les deux parents, qui est une prémisse nécessaire à l’instauration d’une garde
alternée, les autres critères d’appréciation sont interdépendants et leur importance
respective varie en fonction des circonstances du cas d’espèce.
Les deux arrêts en question portent sur des recours dirigés respectivement contre un
arrêt de la Cour de justice du canton de Genève et un arrêt de la Cour suprême du
canton de Thurgovie. Dans ces deux affaires, les tribunaux cantonaux s’étaient
prononcés, dans le cadre d’une procédure de mesures protectrices de l’union conjugale,
en défaveur de l’instauration d’une garde alternée et avaient attribué la garde exclusive
à la mère des enfants, tout en réservant un droit de visite au père. Dans la première
affaire, le Tribunal fédéral rejette le recours du père, dans la seconde il l’admet
partiellement au motif que les preuves ont été appréciées arbitrairement et renvoie la
cause à l’autorité précédente pour nouvelle décision.