TPF 2005 205 205 alorsqueledroitnorv égienquil' érigeraiteninfractionneseraitpasencore envigueuraumomentdesfaits,ilconviendraitalorsdesedemandersi l'existencedel'infractionpr éalabledevrait être établieenfonctiondudroit norvégien oududroitsuisse.Lajurisprudence considèreque,lorsquel'in- fractionprincipalea été commise àl'ét ranger,l' avènementdelaprescription se détermineenpremierlieuselonledroit étranger(ATF126IV255con- sid. 2).Afortioripourrait-onconsid érerquel'entr ée envigueurdelanorme pénale fondantlecrimepr éalabledevraitse déterminerelleaussidela mêmemani ère. TPF 2005205 53.Extraitdel ’arrêtdelaCourdesplaintesdanslacauseA.contreMinis- tère publicde la Conf édération du 13 décembre 2005 (BB.2005.104) Consultation du dossier; première audition de la partie. Art. 40, 116 PPF Le Ministère publicdela Confédération assureavoirinfor mé oralementle plaignantdesfaitsquiluisont reprochés, lorsdelaperquisition.Cetteinforma- tionoralenesauraitsatisfaire àl’art. 40al.2PPF,maisaurait dûêtre consi- gnée au débutdu procès-verbal d’interrogatoire danslesm êmestermesque ceuxdanslesquelsellea étéportéeà laconnaissanceduplaignant.Unestricte applicationde l’art. 40al.2PPFestd ’autantplus nécessaire lorsqueleMinis- tère publicdela Confédération refuse l’accès audossieretque l’inculpén’a ainsipasla possibilité deprendreconnaissancedes pièces surlesquellesles charges dont il fait l’objet se fondent (consid. 2.2). Entre accès audossieretlibre accès audossier,ilyaunemargedontleMinis- tère publicdela Confédération aurait dû tenircomptepourpermettreau dé- fenseurdeconsulter à toutlemoinsles pièces dontlaconnaissancenerisquait pasdenuireaubon déroulement del ’enquête. Ilenvaainsi,parexemple,des procès-verbaux d’interrogatoires de l’inculpé (consid. 3.2). TPF 2005 205 206 Akteneinsicht; erste Einvernahme der Partei. Art. 40, 116 BStP DieBundesanwaltschaftversichert,denBeschw erdeführer anlässlich der Hausdurchsuchung mündlich über dieihmgemachtenVorw ürfeinformiertzu haben.Diese mündliche InformationvermagdenAnforderungendesArt.40 Abs.2BStPnichtzugen ügen, sondern hätte zuBeginndesEinvernahmeproto- kollsschriftlichundso,wiesiedemBeschwerdef ührer mitgeteiltwurde,fest- gehaltenwerden müssen. EinestrikteAnwendungdesArt.40Abs.2BStP erweistsichalsumsonotwendiger,alsdieBundesanwaltschaftdenZugangzu denAktenverweigertundderBeschuldigtesomitkeine Möglichkeithat,sich KenntnisderUnterlagenzuverschaffen,aufwelchendieihm gegenüber ge- machten Vorwürfe gründen (E. 2.2). ZwischenZugangzudenAktenundfreiemZugangzudenAktenbestehtein Unterschied,dendieBundesanwaltschaft hätte berücksichtigen müssen, um demVerteidigerwenigstensdieEinsichtindiejenigenUnterlagenzugew ähren, derenKenntnisdemFortgangderUntersuchungnichtschadenw ürde. Diesgilt zum Beispiel für die Protokolle der Einvernahmen des Beschuldigten (E. 3.2). Consultazione degli atti; primo interrogatorio della parte. Art. 40, 116 PP IlMinisteropubblicodellaConfederazionehaassicuratodiaverinformato oralmenteilreclamante,durantelaperquisizione,deifattialuiimputati.Que- stainformazioneoralenonsoddisfatuttaviairequisiti dell’art. 40cpv.2PP, dovendoesseremessaaverbaleall ’inizio dell’interrogatorio,neimedesimi termininellaquale è statacomunicataalreclamante.Unarigidaapplicazione dell’art. 40cpv.2PP è tanto più necessariadalmomentocheilMinisteropub- blicodellaConfederazionenonhaconcesso l’accessoagliattie l’imputato non haquindipo ssibilità diconoscereglielementisucuisifondanoleimputazionia suo carico (consid. 2.2). Traaccessoagliattieliberoaccessoagliattivi è unmarginedidiscrezionalit à delqualeilMinisteropubblicodellaConfederazioneavrebbedovutotener contoperpermetterealdifensorediconsultareperlomenogliattilacuicono- scenzanonrischiavadicompromettereilbuonsvolgimento dell’inchiesta. Tra questivisono,adesempio,iverbalidiinterrogatorio dell’imputato (con- sid. 3.2). TPF 2005 205 207 Résumé desfaits: A.faitl ’objetd ’uneenq uête pourgestiond éloyaledesin térêtspublics.Illui estensubstancereproc hé, ensaquali té deprofesseurordinaire à l'écoleB. deZ.,d'avoirconcluuncontratderecherchesaveclasoc iété C.SA à Z. sansavoiraupr éalablerequisl'accordduservicedesrelationsindustrielles del ’écoleB.etd'avoirper çu decettesoci été deshonoraires à concurrence deFr. 160'000.--,vers éssurlecomptedelafondationD.dontilestadmi- nistrateuravecsignatureindividuelle,sansenreverserlapartusuellesurle compte"fondsdetiers"pr évuà ceteffetauseindel'institutionquil'em- ploie.A.a été entenduparlapolicejudiciairef édérale(PJF)les31mai,6et 7juillet2005.Desperquisitionsont été effectuéesle31mai2005endivers lieuxauxquelsA.etlesmembresduconseild'administrationdeD.ont accès, ainsiquele3juin2005dansleslocauxdeC.SA.Lescomptesdela fondationD.aupr èsdelabanqueE. à X.etdelabanqueF. à Y.ont été séquestrés. A.ademan déà plusieursreprises à pouvoirconsulterledossier, ce qui lui a été refusé. La Cour des plaintes a admis la plainte au sensdes considérants. Extrait des considérants: 2.2 Danslecasd' espèce,leMPCassureavoirinform é oralementleplai- gnantdesfaitsquiluisontreproch és, lorsdelaperquisition.Ilpr éciselui avoirremisunexemplairedumandatdeperquisitionetajoutequelesen- quêteursdelaPJFquil'ontentendules31mai,6et7juillet2005luiont à chaquefoispr écisé lecadredel'audition.Toutefois,aucun écritneporte tracedel'informationqueleMPCassureavoircomm uniquée. Lemandatde perquisitionnementionnequel'infractionjustifiantlaperquisition, à savoir lagestion déloyale desin térêtspublics,sansqu ’ilyaitlamoindrer éférence à desfaits,m êmesousforme condensée. Ilenestdem êmedespr ocès-ver- bauxd'interrogatoiredelaPJFquisebornent à informerleplaignantdufait queleMPCaouvertcontreluiune enquête depolicejudiciairepoursoup- çons degestion déloyaledes intérêtspublics.Unetelleinformationestma- nifestementinsuffisantecarellenepermetpasdecadrerlechampdesin- vestigations,neserait-cequedem anièresommaire,fauted'indications quantauxcirconstancesdefait.Quant à l'informationoralequeleMPCdit avoircomm uniquée auplaignantlorsdelaperquisition,ellenesauraitnon plussatisfaire à l'art.40al.2PPFquiserapporte à l'interrogatoiredel'in-TPF 2005 205 208 culpé. Lechocimmanquablementressentiparquiconquesefaitinterpeller à son domicile au petit matin, puis fait l'objet d'une perquisition avant de subir unpremierinterrogatoire,imposequel'informationsurlesfaitssoitdon née auplaignantd'unemani èrequinelaissepasdeplaceaudoutequant à sa faculté desaisircedontilestaccus é. Cetteinformationauraitdonc dûêt re consignée au début dupr ocès-verbald'interrogatoiredanslesm êmestermes queceuxdanslesquelselleaurait été portéeà laconnaissanceduplaignant, cequiauraitput émoignerdurespectdesdroitsdontcedernierjouit dèsle début delapr océdure.Unestricteapplicationdel'art.40al.2PPFestd'au- tantplusn écessairelorsqueleMPCrefusel' accèsaudossieretquel'incul pé n'aainsipaslapossibilit é deprendreconnaissancedes piècessurlesquelles les chargesdont il fait l'objet se fondent. 3.2 L'enquête contreleplaignanta été ouvertele30mai2005.LeMPC,en datedu5septembre2005,aref usé au défenseurdupr évenulelibrea ccès audossieraumotifquecederniern ’avaitpasencore été entendusurtous les éléments à charge.LaCourdec éans estimequ ’entreacc ès audossieret librea ccès audossierilyaunecertainemargedontleMPCaurait dû tenir comptepourpermettreau défenseurdeconsulter à toutlemoinslespi èces dontlaconnaissancenerisquaitpasdenuireaubon déroulementdel'en- quête. Ilenvaainsi,parexemple,desproc ès-verbauxd'interrogatoirede l'inculpé. Leplaignant,quin'estpasen détentionpr éventive,peutenfait s'entretenir à saguiseaveclesautrespartiesauxcontratslitigieuxainsi qu’aveclesadministrateursdelafondationqu'ilacr éée etparlaquelleont transité lesfondsqu'ilestsuspec té des' êtreappropr iés. Ilsaitenoutrequels contratsilaconclusetquela été sonr ôle danscecadre.Ilsait également surquoi il a été entendu etcequ'ila ditauxenqu êteurslorsdeses interroga- toires.S'illesouhaite,ilauraitainsitoutloisirdechercher à influencerles témoinspotentielssansqu'ilsoitbesoinde connaîtreledossierpourcela. Deplus,l'ensembledesespi èces bancairesont été saisiesetlesperquisi- tionsontpermisderecueillirtousles élémentsquipourraients' avérerutiles à l'enquête. Lerisquedecollusionest dès lorstr ès limité, voiruniquement théorique,etnepeutjustifierlagraveatteinteauxdroitsdela défenseimpo- sée parleMPC.Apr ès plusieursmoisd' enquêtedansuneaffairedecom- plexité relative,iln'estpasadmissiblequeleplaignantqui,deplus,n'a été entendujusqu ’à présentqueparlapoliceenl ’absencedesonavocat,n'ait paspu bénéficierd'un accèsà toutlemoinspartielaudossier.Silepremier refusoppos é auplaignantsuite à lar equêtedu9juin2005pouvaitsejusti- fierparlefaitquel'enq uête n'en étaitqu' à sontout début,parcontre, à ré- ceptiondelar equête du23 août 2005,ilappartenaitauMPCd'assouplirsaTPF 2005 209 209 positionenfonctiondudegr é d'évolutiondesinvestigationsetdedresserla listedespi ècesdontlaconsultationnerisquaitpasd'entraverl ’enquêteen cours.Comptetenudescirconstances,lerefuspuretsimple opposé auplai- gnantapr ès troismoisd'investigationvioleledroitd' êtreentendudecelui- ci.LeMPCnesauraitnonplussepr évaloirdesanalysesencoursdes contratsetdesfluxfinancierspourjustifiersaposition.Riennel'em pêchait d'entendreleplaignantsurl'ensembledescontrats,quitte à abandonnerpar lasuitelesrecherchessurceuxquiser évéleraientlicites,cequiauraitper- mis à l'inculpé d'organisersa défenseetdeproposerdespreuves à sad é- charge commel'art. 40 al. 2 PPF lelui permet. TPF 2005209 54.Extraitdel ’arrêtdelaCourdesplaintesdanslacauseA.contreMinis- tèrepublicdelaConf édération,Officedesjugesd ’instructionf édérauxdu 13 décembre 2005 (BH.2005.42) Droit d'être entendu; consultation du dossier; risque de collusion; mise en liberté provisoire. Art. 29 al. 2 Cst., art. 6 CEDH, art. 52 al. 2, 103, 116 PPF L’inculpé dispose d’un accès suffisantaudossierde l’enquêtepourpouvoir comprendresurquoireposentlesgriefsquiluisontfaitsetquijustifientsa détentionpréventive. Lerisquedecollusionpeutjustifier qu’une partiedes pièces soittemporairementsoustraite à laconnaissancede l’inculpé (con- sid. 3.3). Pourrespecterleprincipe d’égalitédesarmes,laCourdesplaintes s’interditde prendreconnaissancede pièces auxquelles l’inculpén’a pas accès. Ilappartient au Ministère publicdela Confédérationd’adapter sa stratégieà lasituation (consid. 3.4). Anspruch auf rechtliches Gehör; Akteneinsicht; Kollusionsgefahr; Freilassung. Art. 29 Abs. 2 BV, Art. 6 EMRK, Art. 52 Abs. 2, 103, 116 BStP DerBeschuldigte verfügtüber einen genügenden ZugangzudenAkten,um nachvollziehenzuk önnen,woraufdieihmgemachtenVor würfe, welchedie Untersuchungshaftrechtfertigen,beruhen.AufGrundvonKollusionsgefahr