<h2>SubmittedText<h2><p>Les CFF possèdent 26 % de Lyria, qui exploite les TGV France-Suisse. On peut lire dans les objectifs fixés aux CFF : "Dans le trafic international des voyageurs, ils renforcent leur position sur le marché, notamment par des coopérations. Ils assurent ainsi l'accès de la Suisse au réseau européen de trains à grande vitesse".</p><p>La suppression prévue d'un train au départ de Vallorbe et de la desserte de Marseille, excepté pendant l'été, est-elle conforme aux objectifs assignés aux CFF ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Les investissements cofinancés par la Suisse étaient nécessaires pour que la ligne Lausanne-Vallorbe-Frasne-Dijon suffise à long terme à la circulation des TGV vers Paris. En particulier, l'alimentation électrique et les profils de tronçons ont dû être adaptés pour les nouveaux TGV à deux niveaux prévus à partir de décembre 2019. Les investissements de la Confédération servent au trafic ferroviaire international. Toutefois, aucune garantie des droits acquis ne peut en être déduite.</p><p>Les nouveaux TGV à deux niveaux offriront 510 places assises au lieu de 360 auparavant. Les deux liaisons du matin entre Lausanne et Paris seront remplacées par deux liaisons, l'une décalée d'une heure via Vallorbe et l'autre via Genève. Au total, cinq liaisons directes entre Lausanne et Paris et trois au lieu de quatre entre Vallorbe et Paris resteront offertes. Avec le nouvel horaire, le trajet Lausanne-Paris via Genève ne durera que seize minutes de plus que via Vallorbe. Cette augmentation du temps de trajet est regrettable, mais le maintien de liaisons directes entre les centres de Lausanne et de Paris reste garanti.</p><p>Les retards des trains internationaux sont ennuyeux. Il est vrai que de temps en temps, un TGV retardé au départ de la France s'arrête à Genève, car il ne se trouve pas de sillon approprié sur la ligne très fréquentée Lausanne-Genève. Dans ce cas, les passagers doivent changer à Genève et prendre un autre train direct à destination de Lausanne.</p><p>Lyria, dont les CFF détiennent 26 % de participation, doit couvrir les coûts des trains TGV transfrontaliers. Cette société doit donc chercher des solutions de rechange pour les trains dont la demande est insuffisante. La limitation de la liaison directe quotidienne Genève-Marseille à la saison d'été et la réduction des liaisons au départ de Vallorbe sont certes regrettables du point de vue de la Suisse, mais grâce à des liaisons de correspondance attrayantes, les chemins de fer continuent à relier la Suisse aux centres du sud de la France.</p>