Lausanne, 29. März 2016
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 7. März 2016 (6B_851/2015)
Urteil wegen Amtsgeheimnisverletzung gegen Katharina Riklin 
bestätigt
Katharina Riklin hat mit der Information eines Journalisten über den Expertenbericht
zur Qualität der von Christoph Mörgeli betreuten medizinhistorischen Dissertationen
an der Universität Zürich das Amtsgeheimnis verletzt. Das Bundesgericht weist die
Beschwerde von Katharina Riklin gegen den Entscheid des Obergerichts des
Kantons Bern ab. Als Mitglied des Universitätsrates der Universität Zürich war
Katharina Riklin zur Geheimhaltung verpflichtet.
Im September 2012 hatte die Universität Zürich das Arbeitsverhältnis mit Christoph
Mörgeli als Oberassistent und Konservator am Medizinhistorischen Institut und Museum
der Universität Zürich aufgelöst. Davon nicht betroffen war seine Stellung als Titularprofessor. Im Frühling 2013 gab die Universität Zürich einen Expertenbericht über die
wissenschaftliche Qualität der in den Jahren 2002 bis 2012 eingereichten und unter
anderem von Christoph Mörgeli betreuten medizinhistorischen Dissertationen in Auftrag.
Ende August 2013 wurden die Mitglieder des Universitätsrates an einer Sitzung vorab
über die Ergebnisse des Berichts informiert. Am 26. September 2013 wurde Katharina
Riklin, die seit 2008 Mitglied des Universitätsrates war, in den Räumlichkeiten des
Bundeshauses von einem Journalisten auf Neuigkeiten in der "Causa Mörgeli" angesprochen. Sie antwortete, dass in den nächsten Wochen ein Bericht erscheinen werde
und äusserte sinngemäss, dass es "nicht gut aussehe für Herrn Mörgeli" beziehungsweise "nicht gut um Herrn Mörgeli stehe". Christoph Mörgeli reichte gegen Katharina
Riklin Strafanzeige ein. Das Obergericht des Kantons Bern sprach Katharina Riklin im
Mai 2015 der Verletzung des Amtsgeheimnisses schuldig und verurteilte sie zu einer
bedingten Geldstrafe von 10 Tagessätzen.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde von Katharina Riklin ab. Das Obergericht
durfte bei seinem Entscheid davon ausgehen, dass Katharina Riklin mit ihrer Äusserung,
"es sehe nicht gut aus für Herrn Mörgeli", auf den fraglichen Bericht Bezug genommen
hat und dies nicht bloss ein genereller, auf seine persönliche Situation gerichteter
Spruch gewesen ist. Das Obergericht hat weiter zu Recht angenommen, dass Katharina
Riklin zur Geheimhaltung verpflichtet war. Der Geheimhaltungspflicht unterliegt grundsätzlich jedes Geheimnis, das einem Behördenmitglied oder Beamten in dieser Eigenschaft anvertraut oder von ihm in seiner Stellung wahrgenommen wurde. Nicht erforderlich ist, dass die Pflicht zur Verschwiegenheit ausdrücklich in einem formellen Gesetz
verankert wäre. Insofern steht der Annahme einer Geheimhaltungspflicht von Katharina
Riklin nicht entgegen, dass die Pflicht zur Verschwiegenheit für Mitglieder sowie
Teilnehmer von Sitzungen des Universitätsrates lediglich im Organisationsreglement der
Universität festgehalten wird. Für die Strafbarkeit wegen Amtsgeheimnisverletzung
genügt es im konkreten Fall, dass Katharina Riklin als vom Regierungsrat gewähltes
Mitglied des Universitätsrates von der Stossrichtung des Expertenberichts Kenntnis
erlangt und die Information unbedacht gegenüber dem Journalisten ausgeplaudert hat. Lausanne, le 29 mars 2016
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 7 mars 2016 (6B_851/2015)
Condamnation de Katharina Riklin pour violation du secret de 
fonction confirmée
Katharina Riklin a violé le secret de fonction en communiquant à un journaliste des
informations sur le rapport d'expertise relatif à la qualité des thèses en histoire de la
médecine dirigées par Christoph Mörgeli à l'Université de Zurich. Le Tribunal fédéral
rejette le recours exercé contre le jugement de la Cour suprême du canton de Berne
par Katharina Riklin. Cette dernière était tenue au secret en sa qualité de membre du
Conseil de l'Université de Zurich.
Au mois de septembre 2012, l'Université de Zurich a mis un terme aux rapports de
travail de Christoph Mörgeli en tant que maître-assistant et conservateur auprès de
l'Institut d'histoire de la médecine et du Musée de l'Université de Zurich. Son poste de
professeur titulaire n'était, en revanche, pas concerné. Au printemps 2013, l'Université
de Zurich a commandé un rapport d'expertise sur la qualité scientifique des thèses en
histoire de la médecine soutenues entre 2002 et 2012, notamment sous la direction de
Christoph Mörgeli. Lors d'une séance à fin août 2013, les membres du Conseil de
l'Université ont été informés, dans un premier temps, des résultats de l'expertise. Le
26 septembre 2013, Katharina Riklin, qui était membre du Conseil de l'Université depuis
2008, a été interpellée par un journaliste dans les locaux du Palais fédéral sur les
derniers développements de l' « affaire Mörgeli ». Elle a répondu qu'un rapport serait
rendu public dans les prochaines semaines et a déclaré, en substance, que « cela ne se
présentait pas bien pour Monsieur Mörgeli  » («  es nicht gut aussehe für Herrn
Mörgeli »), respectivement que « Monsieur Mörgeli est en mauvaise posture » (« es
nicht gut um Herrn Mörgeli stehe »). Christoph Mörgeli a déposé plainte pénale contre
Katharina Riklin. Au mois de mai 2015, la Cour suprême du canton de Berne l'a
condamnée à 10 jours-amende avec sursis, pour violation du secret de fonction.
Le Tribunal fédéral rejette le recours de Katharina Riklin. Dans son jugement, la cour
cantonale pouvait retenir, comme point de départ, que la déclaration « Monsieur Mörgeli
est en mauvaise posture », se référait au rapport en question et ne procédait pas d'une
simple généralité sur la situation personnelle de l'intéressé. La Cour suprême bernoise a
ensuite jugé à bon droit que Madame Riklin était tenue au secret. Cette obligation porte,
en principe, sur tout secret confié à un membre d'une autorité ou à un fonctionnaire ès
qualités ou dont il a eu connaissance dans sa fonction. Il n'est pas nécessaire que ce
devoir ressorte expressément d'une loi formelle. Aussi, que le devoir de discrétion des
membres ainsi que des participants à des séances du Conseil ne soit prévu que par le
règlement d'organisation de l'Université n'empêche pas de retenir que Katharina Riklin
était tenue au secret de fonction. Qu'elle ait acquis connaissance des grandes lignes du
rapport d'expertise en tant que membre du Conseil de l'Université désigné par le
Conseil d'Etat et qu'elle ait divulgué cette information de manière inconsidérée au
journaliste suffit, en l'espèce, à fonder sa condamnation pour violation du secret de
fonction.