Lausanne, 22. März 2017
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteile vom 7. März 2017 (6B_1104/2016, 6B_1132/2016)
Beteiligung an krimineller Organisation "Islamischer Staat": 
Schuldsprüche bestätigt – Strafmass muss neu beurteilt werden
Das Bundesgericht bestätigt die Schuldsprüche des Bundesstrafgerichts wegen
Beteiligung an einer kriminellen Organisation gegen zwei irakische Männer, die als
Zugehörige des "Islamischen Staats" (IS) für diese Terrororganisation aktiv waren. In
Bezug auf die verhängten Freiheitsstrafen von je vier Jahren und acht Monaten muss
das Bundesstrafgericht neu entscheiden. Das Bundesgericht heisst die Beschwerden der beiden Verurteilten in diesem Punkt gut. 
Das Bundesstrafgericht hatte die beiden Männer am 18. März 2016 der Beteiligung an
einer kriminellen Organisation schuldig gesprochen. Das Gericht erachtete es als
erwiesen, dass die in der Schweiz lebenden Männer als Zugehörige des IS in verschiedener Hinsicht für diese Terrororganisation aktiv gewesen waren. Das Bundesstrafgericht verurteilte die zwei Männer je zu einer Freiheitsstrafe von vier Jahren und acht
Monaten. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerden der Verurteilten in Bezug auf den Schuldspruch wegen "Beteiligung an einer kriminellen Organisation" (Artikel 260 ter Ziffer 1
Absatz 1 des Strafgesetzbuches) ab und heisst sie betreffend die Strafzumessung gut.
Beim IS handelt es sich offensichtlich um eine kriminelle Organisation. Bei beiden
Beschwerdeführern war aufgrund der festgestellten Sachlage der Tatbestand der
"Beteiligung" an einer kriminellen Organisation erfüllt. Der Begriff der "Beteiligung" ist
dabei weit zu fassen. Eine "Beteiligung" setzt nicht voraus, dass jemand zum harten
Kern gehört. Auch wer dem erweiterten Kreis zuzurechnen und längerfristig bereit ist,
die ihm erteilten Befehle zu befolgen, ist ungeachtet seiner formellen Stellung in der
Organisation an dieser "beteiligt". Unbegründet sind in diesem Sinne die Einwände der
Beschwerdeführer gegen die vom Bundesstrafgericht vertretene Ansicht, wonach auch
Personen am IS beteiligt seien, welche zum Umfeld der "faktischen Befehlsempfänger"
gehören würden. Entgegen der Auffassung eines der Beschwerdeführer kann keine
Rede davon sein, dass der fragliche Tatbestand dadurch zum reinen Gesinnungsstrafrecht verkommen würde. Wer bereit ist, auf Befehl hin Handlungen für eine kriminelle
Organisation wie dem IS zu verüben, unterscheidet sich offensichtlich vom blossen
Sympathisanten. In Bezug auf die Strafzumessung wird das Bundesstrafgericht in
beiden Fällen neu entscheiden müssen. Das Bundesstrafgericht hat die mögliche
Höchststrafe unzutreffend bemessen und zudem zu Unrecht straferhöhend berücksichtigt, dass die zwei Männer das "Gastrecht der Schweiz missbraucht" hätten. Der
fragliche Tatbestand unterscheidet nicht zwischen ausländischen und schweizerischen
Tätern. Insgesamt genügen in beiden Fällen die Erwägungen der Vorinstanz zur Begründung der mit Blick auf den gesetzlichen Rahmen auffallend hohen Strafen nicht. Lausanne, le 22 mars 2017
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêts du 7 mars 2017 (6B_1104/2016, 6B_1132/2016)
Participation à l'organisation criminelle «  Etat islamique  » : les 
prononcés de culpabilité sont confirmés - la quotité des peines 
devra être réexaminée
Le Tribunal fédéral confirme les condamnations pour participation à une organisation criminelle prononcées par le Tribunal pénal fédéral contre deux hommes
irakiens qui, comme membres de l'«  Etat islamique » (EI), ont été actifs pour cette
organisation terroriste. S'agissant des peines privatives de liberté de quatre ans et
huit mois prononcées, le Tribunal pénal fédéral est invité à rendre une nouvelle
décision. Le Tribunal fédéral admet les recours des deux condamnés sur ce point.
Le 18 mars 2016, le Tribunal pénal fédéral avait reconnu les deux hommes coupables
de participation à une organisation criminelle. Ce tribunal a considéré comme établi que
les deux hommes vivant en Suisse avaient été, en tant que membres de l'EI, actifs à
différents égards pour cette organisation terroriste. Le Tribunal pénal fédéral les a
chacun condamnés à une peine privative de liberté de quatre ans et huit mois.
Le Tribunal fédéral rejette les recours des condamnés en ce qui concerne le prononcé
de culpabilité pour «  participation à une organisation criminelle  » (article 260ter chiffre 1
alinéa 1 CP). Il les admet en ce qui concerne la quotité des peines prononcées. L'EI est
de toute évidence une organisation criminelle. Au vu des faits constatés, l'élément
constitutif de la « participation » à une organisation criminelle était réalisé par les deux
recourants.  La  notion  de  «  participation »  doit  être  interprétée  largement.  Une
« participation » ne suppose pas que l’intéressé appartienne au noyau dur de l'organisation criminelle. « Participe » également à une organisation criminelle celui qui appartient
au cercle plus étendu de ladite organisation et qui est prêt à long terme à suivre les
ordres qui lui sont donnés, indépendamment de sa position formelle dans cette
organisation. Les griefs formés par les recourants à l'encontre de l'appréciation du
Tribunal pénal fédéral, que des personnes participent également à l'EI lorsqu'elles sont
des « exécutants de fait  », sont ainsi infondés. Contrairement à l'avis de l'un des
recourants, l'infraction litigieuse ne relève pas du pur délit réprimant les convictions ou
les opinions. Celui qui est prêt à agir sur ordre pour une organisation criminelle comme
l'EI se distingue nettement du simple sympathisant. S'agissant de la quotité de la peine,
le Tribunal pénal fédéral devra dans les deux cas statuer à nouveau. Le Tribunal pénal
fédéral a calculé la peine maximale possible de manière incorrecte. Il a de plus
considéré à tort, comme facteur aggravant, que les deux hommes avaient «  abusé de
l'hospitalité de la Suisse  ». La disposition litigieuse ne distingue pas entre auteur
étranger et auteur suisse. De façon générale, les considérants de l'autorité précédente
ne suffisent dans aucun des deux cas pour justifier les peines particulièrement hautes
prononcées au regard du cadre légal.