<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2023-05-12-2C_531-2022.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2C_531/2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 12 mai 2023</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mme et M. les Juges fédéraux </div> <div class="para">Aubry Girardin, Présidente, Donzallaz et Hartmann. </div> <div class="para">Greffière : Mme Jolidon. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">1. A.________, </div> <div class="para">2. B.________, </div> <div class="para">agissant par A.________, </div> <div class="para">3. C.________, </div> <div class="para">agissant par A.________, </div> <div class="para">tous les trois représentés par Me Agrippino Renda, avocat, </div> <div class="para">recourants, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Office cantonal de la population et des migrations du canton de Genève, route de Chancy 88, 1213 Onex. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Refus de prolonger l'autorisation de séjour </div> <div class="para">et refus du regroupement familial, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt de la Cour de justice de </div> <div class="para">la République et canton de Genève, Chambre administrative, 1ère section, du 17 mai 2022 (ATA/511/2022). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.1.</b> A.________, ressortissant du Kosovo né en 1985, a eu deux enfants avec une compatriote, B.________ et C.________ nés respectivement en 2004 et en 2006, également de nationalité kosovare. </div> <div class="para">A.________ serait arrivé seul en Suisse en 2015. Il s'est marié en 2016, à U.________, avec D.________, de nationalité suisse, et a ainsi obtenu une autorisation de séjour le 27 octobre 2016. Une fille, E.________, née en 2016, est issue de cette union. </div> <div class="para">Le 30 juin 2017, A.________ a déposé une demande d'autorisation d'entrée et de séjour en faveur de B.________ et C.________, au titre du regroupement familial, auprès de la représentation suisse de Pristina. </div> <div class="para">D.________ a annoncé à l'Office cantonal de la population et des migrations de la République et canton de Genève (ci-après: l'Office cantonal de la population) son départ pour Bâle, avec sa fille, dès le 22 septembre 2017; elle est revenue à Genève le 14 août 2018, pour repartir à Bâle, toujours avec sa fille, en date du 18 juillet 2019. Selon une attestation d'un foyer pour femmes à Bâle, D.________ s'y était réfugiée, avec sa fille, à la suite de violences conjugales. Un jugement du 20 avril 2018 a prononcé la séparation des époux depuis le 23 septembre 2017. </div> <div class="para">Le 12 mars 2018, A.________ a été engagé comme aide-peintre et il a été victime, le 4 mai 2018, d'un accident de travail sur un chantier. </div> <div class="para">Ses deux fils sont arrivés à Genève, en 2019, où ils ont été scolarisés. Depuis le 1er juillet 2016, il est bénéficiaire de l'aide sociale et avait touché, au 23 mai 2020, un montant de 162'400 fr. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.2.</b> Par décision du 19 janvier 2021, l'Office cantonal de la population a refusé de prolonger l'autorisation de séjour de A.________ et, partant, de donner une suite favorable à sa demande de regroupement familial en faveur de C.________ et B.________. Le Tribunal administratif de première instance de la République et canton de Genève a rejeté le recours de l'intéressé, en date du 21 octobre 2021, à l'encontre de la décision du 19 janvier 2021 dudit office. La Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la Cour de justice) a fait de même, par arrêt du 17 mai 2022. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.3.</b> Agissant par la voie du recours en matière de droit public, subsidiairement par celle du recours constitutionnel subsidiaire, A.________, ainsi que C.________ et B.________ demandent au Tribunal fédéral, outre l'octroi de l'assistance judiciaire complète, d'annuler l'arrêt du 17 mai 2022 de la Cour de justice et de dire que l'autorisation de séjour de A.________ est renouvelée; subsidiairement, de renvoyer la cause à la Cour de justice pour nouvelle décision dans le sens des considérants. </div> <div class="para">Par ordonnance du 17 octobre 2022, la Présidente de la IIe Cour de droit public a admis la requête d'effet suspensif. </div> <div class="para">Il n'a pas été procédé à un échange d'écritures. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.1.</b> D'après l'<span class="artref">art. 83 let</span>. c ch. 2 LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions relatives à une autorisation de droit des étrangers à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. </div> <div class="para">Les recourants 2 et 3 n'ont qu'un droit de séjour en Suisse dérivé de celui du recourant 1. Il convient donc de raisonner en premier lieu sur la situation de celui-ci. Le recourant 1 invoque, notamment, l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span> sous l'angle de la protection de sa vie familiale en relation avec sa fille de nationalité suisse. Dès lors qu'il n'est pas d'emblée exclu que les conditions de cette disposition soient remplies, il convient d'admettre que le recours échappe à la clause d'irrecevabilité de l'<span class="artref">art. 83 let</span>. c ch. 2 LTF. La voie du recours en matière de droit public est donc ouverte en ce qui le concerne, ce qui a pour conséquence que le recours constitutionnel subsidiaire, également déposé par le recourant 1, est irrecevable (<span class="artref">art. 113 LTF</span> a contrario). </div> <div class="para">En ce qui concerne les recourants 2 et 3, qui étaient tous les deux mineurs lors du dépôt de leur demande de regroupement familial (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=01.05.2023&amp;to_date=20.05.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F136-II-497%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page497">ATF 136 II 497</a> consid. 3.2), on constate que même en cas d'obtention d'une autorisation de séjour par leur père, ils ne bénéficieraient pas d'un droit au regroupement familial, l'art. 44 LEtr (applicable conformément à l'<span class="artref">art. 126 al. 1 LEI</span> [RS 142.20]) étant de nature potestative (cf. arrêt 2C_775/2022 du 26 janvier 2023 consid. 3.1). En conséquence, leur recours tombe sous le coup de l'<span class="artref">art. 83 let</span>. c ch. 2 LTF. De plus, les griefs ne concernent que le recourant 1 (cf. <span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=01.05.2023&amp;to_date=20.05.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-I-99%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page99">ATF 142 I 99</a> consid. 1.7.1) et le mémoire est dépourvu de conclusions les concernant. Partant, le recours est irrecevable en tant qu'il a trait aux recourants 2 et 3. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.2.</b> Les autres conditions de recevabilité étant réunies (cf. <span class="artref"><artref id="CH/173.110/42" type="start"></artref>art. 42 et 82 ss LTF</span><artref id="CH/173.110/82" type="end"></artref>), il convient d'entrer en matière. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Saisi d'un recours en matière de droit public, le Tribunal fédéral examine librement la violation du droit fédéral et du droit international (cf. art. 95 let. a et b, ainsi que 106 al. 1 LTF), sous réserve des exigences de motivation figurant aux <span class="artref"><artref id="CH/173.110/106/2" type="start"></artref>art. 42 et 106 al. 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/42" type="end"></artref> relatives aux griefs portant sur la violation des droits fondamentaux (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=01.05.2023&amp;to_date=20.05.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F145-I-121%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page121">ATF 145 I 121</a> consid. 2.1). Il y procède en se fondant sur les faits constatés par l'autorité précédente (cf. <span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>), à moins que ces faits n'aient été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'<span class="artref">art. 95 LTF</span> (cf. <span class="artref">art. 105 al. 2 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le recourant 1 se plaint d'une violation de l'art. 50 al. 1 let. a et b LEtr en lien avec l'art. 50 al. 2 LEtr, ainsi que de l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.1.</b> La Cour de justice a correctement exposé les bases légales applicables et la jurisprudence relative au droit à la prolongation de l'autorisation de séjour après la dissolution de l'union conjugale, notamment en lien avec la durée de cette union (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=01.05.2023&amp;to_date=20.05.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-II-345%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page345">ATF 140 II 345</a> consid. 4.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=01.05.2023&amp;to_date=20.05.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F138-II-229%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page229">138 II 229</a> consid. 2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=01.05.2023&amp;to_date=20.05.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F136-II-113%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page113">136 II 113</a> consid. 3.3.3) et avec les raisons personnelles majeures (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=01.05.2023&amp;to_date=20.05.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-II-393%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page393">ATF 139 II 393</a> consid. 6; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=01.05.2023&amp;to_date=20.05.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-II-345%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page345">137 II 345</a> consid. 3.2.3; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=01.05.2023&amp;to_date=20.05.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F136-II-1%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page1">136 II 1</a> consid. 5.3), ainsi que celles relatives à la protection de la vie familiale (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=01.05.2023&amp;to_date=20.05.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-II-1%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page1">ATF 144 II 1</a> consid. 6.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=01.05.2023&amp;to_date=20.05.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-I-330%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page330">139 I 330</a> consid. 2.1). Il est donc renvoyé à l'arrêt attaqué sur ce point (<span class="artref">art. 109 al. 3 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.</b> En l'espèce, le recourant 1 remet en cause de façon appellatoire la constatation de la Cour de justice, qui lie le Tribunal fédéral (cf. supra consid. 3), selon laquelle les époux ont fait ménage commun du 21 juillet 2016 au 22 septembre 2017, puis du 14 août 2018 au 18 juillet 2019, sans toutefois se plaindre d'une constatation manifestement inexacte des faits ou d'une appréciation arbitraire des preuves à cet égard (et sans fournir de dates). Dans ces circonstances, il faut considérer que la Cour de justice n'a pas violé l'art. 50 al. 1 let. a LEtr, en considérant que la condition des trois ans de vie commune n'était pas remplie. Il n'y a dès lors pas lieu d'examiner l'intégration de l'intéressé en lien avec cette disposition, ces conditions étant cumulatives. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.3.</b> Quant au droit de séjour issu de l'art 50 al. 1 let. b et al. 2 LEtr, il suppose des raisons personnelles majeures. Cette condition, en lien avec la réintégration fortement compromise dans le pays d'origine, n'est pas non plus réalisée, comme l'ont constaté les juges précédents dans une analyse détaillée et convaincante de la situation d'espèce à laquelle il est renvoyé (<span class="artref">art. 109 al. 3 LTF</span>). Pour l'essentiel, ils ont retenu à bon droit le fait que le recourant 1, arrivé en Suisse en 2015, avait vécu jusqu'à ses 30 ans au Kosovo où il avait fondé une famille avec la mère des recourants 2 et 3. Ils ont également souligné que l'intéressé n'avait pas créé avec la Suisse des attaches professionnelles si spécifiques ou remarquables qu'elles imposeraient qu'il ne puisse pas retourner dans son pays d'origine: son activité de peintre pourra être mise à profit dans sa patrie et le contrat de travail qu'il serait sur le point de conclure ne change rien à ce constat; de plus, il dépend de l'aide sociale, a fait l'objet de poursuites et d'actes de défaut de biens (pour un montant total d'environ 3'260 fr.), ainsi que de condamnations pénales (exercice d'une activité lucrative sans autorisation et conduite sans permis); finalement, l'arrêt attaqué ne fait pas état de relations sociales particulières. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.4.</b> Le recourant 1 invoque encore une raison personnelle majeure découlant de sa relation avec sa fille de nationalité suisse (cf. art. 50 al. 1 let. b et al. 2 LEtr en lien avec les <span class="artref">art. 8 CEDH</span> et 13 Cst.; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=01.05.2023&amp;to_date=20.05.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-I-21%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page21">ATF 143 I 21</a> consid. 4.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=01.05.2023&amp;to_date=20.05.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-I-315%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page315">139 I 315</a> consid. 2.1), étant précisé que dans ce cadre il faut aussi tenir compte de l'intérêt fondamental de l'enfant (cf. art. 3 de la Convention du 20 novembre 1989 relative aux droits de l'enfant [CDE; RS 0.107]) à pouvoir grandir en jouissant d'un contact étroit avec ses deux parents (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=01.05.2023&amp;to_date=20.05.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-I-91%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page91">ATF 144 I 91</a> consid. 5.2 et les arrêts cités). Comme l'a relevé la Cour de justice, qui a appliqué ces dispositions de façon correcte (<span class="artref">art. 109 al. 3 LTF</span>), la relation affective du recourant 1 avec sa fille, dont il n'a pas la garde et partagerait l'autorité parentale avec la mère, ne peut être qualifiée de forte, puisqu'il n'habite plus avec elle depuis 2019 et ne bénéficie que d'un droit de visite limité à trois heures trente tous les quinze jours. Il en va de même de la relation économique, dès lors que l'intéressé, qui dépend de l'aide sociale, ne participe pas à l'entretien de sa fille; à cela s'ajoute que le maintien de la relation avec son enfant depuis le Kosovo est possible. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Le recourant 1 mentionne encore dans son écriture le droit au respect de la vie privée garanti par l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span>. Ce droit dépend fondamentalement de la durée de la résidence en Suisse de l'étranger (à partir de dix ans de séjour légal, les liens sociaux avec la Suisse sont supposés étroits; cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=01.05.2023&amp;to_date=20.05.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F146-I-185%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page185">ATF 146 I 185</a> consid. 5.2) et lorsque, comme en l'espèce, la durée de la résidence est inférieure à dix ans, l'étranger doit faire preuve d'une intégration particulièrement forte en Suisse pour déduire du droit à la vie privée la possibilité de séjourner en Suisse (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=01.05.2023&amp;to_date=20.05.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-I-266%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page266">ATF 144 I 266</a> consid. 3.9). Or, il ressort des éléments susmentionnés que tel n'est pas le cas de l'intéressé, qui a obtenu une autorisation de séjour en octobre 2016. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">Il découle de ce qui précède, que le recours en matière de droit public, en tant qu'il concerne le recourant 1, est rejeté en application de la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 109 al. 2 let. a LTF</span>. Le recours est irrecevable, en tant qu'il concerne les recourants 2 et 3 (cf. consid. 2.1). Le recours constitutionnel subsidiaire est irrecevable. </div> <div class="para">Enfin, les recours étaient d'emblée dénués de chances de succès, de sorte que la demande d'assistance judiciaire est rejetée (cf. <span class="artref">art. 64 al. 1 LTF</span>). Les frais judiciaires sont mis à la charge du recourant 1, en tenant compte de sa situation financière (<span class="artref">art. 65 al. 2 LTF</span>). Il n'est pas alloué de dépens (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/68/3" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/68/1" type="start"></artref>art. 68 al. 1 et 3 LTF</span><artref id="CH/173.110/68/3" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/3" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours en matière de droit public est rejeté, en tant qu'il concerne le recourant 1. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable, en tant qu'il concerne les recourants 2 et 3. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le recours constitutionnel subsidiaire est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">La demande d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 500 fr., sont mis à la charge du recourant 1. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au mandataire des recourants, à l'Office cantonal de la population et des migrations et à la Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre administrative, 1ère section, ainsi qu'au Secrétariat d'Etat aux migrations. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 12 mai 2023 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente: F. Aubry Girardin </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière: E. Jolidon </div> </div></body></html>