{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2014-02-18", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20140218-8300-06_2014-02-18.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20140218_8300_06:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "2368e34c9c52b2fbf8693cfe9dd76878"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20140218_8300_06", "Ruiz Rivera Carlos Humberto c. Suisse"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 18.02.2014 20140218_8300_06 (Ruiz Rivera Carlos Humberto c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 18.02.2014 20140218_8300_06 (Ruiz Rivera Carlos Humberto c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 18.02.2014 20140218_8300_06 (Ruiz Rivera Carlos Humberto c. Suisse)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>SUISSE: Art. 5 par. 4 CEDH. Refus d'ordonner une nouvelle expertise psychiatrique et de tenir une audience contradictoire pour statuer sur le maintien en internement du requ\u00e9rant.\n<br>Les autorit\u00e9s ont refus\u00e9 de lib\u00e9rer le requ\u00e9rant, plac\u00e9 en internement psychiatrique pour avoir tu\u00e9 et d\u00e9capit\u00e9 sa femme, sur la base de deux rapports d'expertise m\u00e9dicale ayant diagnostiqu\u00e9 une schizophr\u00e9nie parano\u00efde, dont le dernier datait de trois ans; l'int\u00e9ress\u00e9 a toujours ni\u00e9 la validit\u00e9 scientifique de ces expertises, pr\u00e9tendant avoir commis le meurtre sous l'emprise de la col\u00e8re et de la drogue. Selon le rapport de th\u00e9rapie annuel du Service de psychiatrie de l'Office de l'ex\u00e9cution judiciaire, le requ\u00e9rant niait toujours sa maladie et refusait le traitement m\u00e9dical prescrit, de sorte que les conditions de lib\u00e9ration \u00e0 l'essai n'\u00e9taient pas r\u00e9unies.\nLa Cour estime que ce rapport ne constituait pas l'avis d'un m\u00e9decin expert et que les autorit\u00e9s auraient d\u00fb ordonner une nouvelle expertise psychiatrique ind\u00e9pendante, au motif qu'elles ne disposaient pas de suffisamment d'\u00e9l\u00e9ments pour refuser la lib\u00e9ration \u00e0 l'essai (ch. 61 - 66).\nEn outre, elles auraient d\u00fb tenir une audience contradictoire devant le tribunal administratif de Zurich afin d'entendre le requ\u00e9rant en personne, comme il l'avait demand\u00e9 (ch. 71 - 76).\nConclusion: violation de l'art. 5 par. 4 CEDH.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>(1. Quartalsbericht 2014)<br>Recht auf Freiheit und Sicherheit (Art. 5 Abs. 1 EMRK) und Recht zu beantragen, dass ein Gericht innerhalb kurzer Frist \u00fcber die Rechtm\u00e4ssigkeit der Haft entscheidet (Art. 5 Abs. 4 EMRK); Weigerung der Gerichte, ein neues psychiatrisches Gutachten einzuholen und eine kontradiktorische Anh\u00f6rung durchzuf\u00fchren.<br>Der Fall betraf die Weigerung der Schweizer Beh\u00f6rden, den Beschwerdef\u00fchrer, der seine Frau get\u00f6tet und enthauptet hatte und deshalb gest\u00fctzt auf zwei Sachverst\u00e4ndigengutachten, wonach er an einer paranoiden und schizophrenen St\u00f6rung leide, verwahrt worden war, zu entlassen. Der Beschwerdef\u00fchrer bestritt die wissenschaftliche G\u00fcltigkeit dieser beiden Gutachten sowie die Schlussfolgerung, dass er an paranoider Schizophrenie leide. Vor dem Gerichtshof machte er namentlich eine Verletzung des Rechts auf Freiheit und Sicherheit und des Rechts auf gerichtliche \u00dcberpr\u00fcfung der Haft geltend.<br>Hinsichtlich der Weigerung, ein neues psychiatrisches Gutachten anzuordnen, erwog der Gerichtshof, dass die nationalen Beh\u00f6rden, die kein drittes unabh\u00e4ngiges Gutachten eingeholt hatten, nicht \u00fcber ausreichend Informationen verf\u00fcgten, um festzustellen, dass die Bedingungen f\u00fcr die vom Beschwerdef\u00fchrer ersuchte probeweise Entlassung nicht erf\u00fcllt waren. Verletzung von Art. 5 Abs. 4 EMRK (vier gegen drei Stimmen).<br>Bez\u00fcglich der Weigerung des Verwaltungsgerichtes eine Anh\u00f6rung durchzuf\u00fchren, erinnerte der Gerichtshof daran, dass das Verwaltungsgericht nach seiner Einsch\u00e4tzung nicht \u00fcber ein ausreichendes psychiatrisches Gutachten verf\u00fcgte. Der Gerichtshof war der Ansicht, dass das Verwaltungsgericht unter diesen Bedingungen nicht davon h\u00e4tte absehen d\u00fcrfen, eine pers\u00f6nliche Anh\u00f6rung des Beschwerdef\u00fchrers durchzuf\u00fchren. Verletzung von Art. 5 Abs. 4 EMRK (vier gegen drei Stimmen).<br>In Anbetracht dieser Ergebnisse sah der Gerichtshof davon ab, die Beschwerde unter Art. 5 Abs. 1 EMRK zu untersuchen."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>SUISSE: Art. 5 par. 4 CEDH. Refus d'ordonner une nouvelle expertise psychiatrique et de tenir une audience contradictoire pour statuer sur le maintien en internement du requ\u00e9rant.\n<br>Les autorit\u00e9s ont refus\u00e9 de lib\u00e9rer le requ\u00e9rant, plac\u00e9 en internement psychiatrique pour avoir tu\u00e9 et d\u00e9capit\u00e9 sa femme, sur la base de deux rapports d'expertise m\u00e9dicale ayant diagnostiqu\u00e9 une schizophr\u00e9nie parano\u00efde, dont le dernier datait de trois ans; l'int\u00e9ress\u00e9 a toujours ni\u00e9 la validit\u00e9 scientifique de ces expertises, pr\u00e9tendant avoir commis le meurtre sous l'emprise de la col\u00e8re et de la drogue. Selon le rapport de th\u00e9rapie annuel du Service de psychiatrie de l'Office de l'ex\u00e9cution judiciaire, le requ\u00e9rant niait toujours sa maladie et refusait le traitement m\u00e9dical prescrit, de sorte que les conditions de lib\u00e9ration \u00e0 l'essai n'\u00e9taient pas r\u00e9unies.\nLa Cour estime que ce rapport ne constituait pas l'avis d'un m\u00e9decin expert et que les autorit\u00e9s auraient d\u00fb ordonner une nouvelle expertise psychiatrique ind\u00e9pendante, au motif qu'elles ne disposaient pas de suffisamment d'\u00e9l\u00e9ments pour refuser la lib\u00e9ration \u00e0 l'essai (ch. 61 - 66).\nEn outre, elles auraient d\u00fb tenir une audience contradictoire devant le tribunal administratif de Zurich afin d'entendre le requ\u00e9rant en personne, comme il l'avait demand\u00e9 (ch. 71 - 76).\nConclusion: violation de l'art. 5 par. 4 CEDH.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(1er rapport trimestriel 2014)<br>Droit \u00e0 la libert\u00e9 et \u00e0 la s\u00fbret\u00e9 (art.\u00a05 \u00a7\u00a01 CEDH) et droit de faire statuer \u00e0 bref d\u00e9lai sur la l\u00e9galit\u00e9 de sa d\u00e9tention (art. 5 \u00a7 4 CEDH); refus des juridictions d'ordonner une nouvelle expertise psychiatrique et de tenir une audience contradictoire.<br>L'affaire concerne le refus oppos\u00e9 par les autorit\u00e9s suisses de lib\u00e9rer une personne plac\u00e9e en internement psychiatrique pour avoir tu\u00e9 et d\u00e9capit\u00e9 sa femme, en s'appuyant sur deux rapports d'expertise m\u00e9dicale ayant diagnostiqu\u00e9 que cette personne souffrait de troubles parano\u00efdes et schizo\u00efdes. Le requ\u00e9rant a contest\u00e9 la validit\u00e9 scientifique de ces expertises et \u00eatre atteint de schizophr\u00e9nie parano\u00efde. Devant la Cour, le requ\u00e9rant a notamment fait valoir une violation du droit \u00e0 la libert\u00e9 et \u00e0 la s\u00fbret\u00e9 et du droit \u00e0 un recours judiciaire en cas de d\u00e9tention.<br>En ce qui concerne le refus d'ordonner une nouvelle expertise psychiatrique, la Cour a consid\u00e9r\u00e9 que les autorit\u00e9s nationales, n'ayant pas ordonn\u00e9 une troisi\u00e8me expertise ind\u00e9pendante, ne disposaient pas de suffisamment d'\u00e9l\u00e9ments permettant d'\u00e9tablir que les conditions pour la lib\u00e9ration \u00e0 l'essai, demand\u00e9e par le requ\u00e9rant, n'\u00e9taient pas r\u00e9unies. Violation de l'article\u00a05 \u00a7\u00a04 CEDH (quatre voix contre trois).<br>Par rapport au refus du Tribunal administratif de tenir une audience, la Cour a rappel\u00e9 que, selon son appr\u00e9ciation, le Tribunal ne disposait pas d'une expertise psychiatrique suffisante, et estim\u00e9 que, dans ces conditions, il ne pouvait pas se dispenser de tenir une audience afin d'entendre le requ\u00e9rant en personne. Violation de l'article\u00a05 \u00a7\u00a04 CEDH (quatre voix contre trois).<br>Au regard de ces conclusions, la Cour a renonc\u00e9 \u00e0 examiner le grief sous l'angle de l'article\u00a05 \u00a7\u00a01 CEDH."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>SUISSE: Art. 5 par. 4 CEDH. Refus d'ordonner une nouvelle expertise psychiatrique et de tenir une audience contradictoire pour statuer sur le maintien en internement du requ\u00e9rant.\n<br>Les autorit\u00e9s ont refus\u00e9 de lib\u00e9rer le requ\u00e9rant, plac\u00e9 en internement psychiatrique pour avoir tu\u00e9 et d\u00e9capit\u00e9 sa femme, sur la base de deux rapports d'expertise m\u00e9dicale ayant diagnostiqu\u00e9 une schizophr\u00e9nie parano\u00efde, dont le dernier datait de trois ans; l'int\u00e9ress\u00e9 a toujours ni\u00e9 la validit\u00e9 scientifique de ces expertises, pr\u00e9tendant avoir commis le meurtre sous l'emprise de la col\u00e8re et de la drogue. Selon le rapport de th\u00e9rapie annuel du Service de psychiatrie de l'Office de l'ex\u00e9cution judiciaire, le requ\u00e9rant niait toujours sa maladie et refusait le traitement m\u00e9dical prescrit, de sorte que les conditions de lib\u00e9ration \u00e0 l'essai n'\u00e9taient pas r\u00e9unies.\nLa Cour estime que ce rapport ne constituait pas l'avis d'un m\u00e9decin expert et que les autorit\u00e9s auraient d\u00fb ordonner une nouvelle expertise psychiatrique ind\u00e9pendante, au motif qu'elles ne disposaient pas de suffisamment d'\u00e9l\u00e9ments pour refuser la lib\u00e9ration \u00e0 l'essai (ch. 61 - 66).\nEn outre, elles auraient d\u00fb tenir une audience contradictoire devant le tribunal administratif de Zurich afin d'entendre le requ\u00e9rant en personne, comme il l'avait demand\u00e9 (ch. 71 - 76).\nConclusion: violation de l'art. 5 par. 4 CEDH.\n<br> Sintesi dell'UFG\n<br>(1\u00b0 rapporto trimestriale 2014)<br>Diritto alla libert\u00e0 e alla sicurezza (art.\u00a05 par.\u00a01 CEDU) e diritto a una decisione entro brevi termini sulla legalit\u00e0 della detenzione (art.\u00a05 par.\u00a04 CEDU); rifiuto delle autorit\u00e0 nazionali di ordinare una nuova perizia psichiatrica e un contraddittorio.<br>La causa riguarda il rifiuto delle autorit\u00e0 svizzere di liberare il ricorrente, in base a due perizie mediche che gli hanno diagnosticato turbe paranoidi e schizoidi, da un internamento psichiatrico inflittogli per aver ucciso e decapitato la moglie. Il ricorrente ha contestato la validit\u00e0 scientifica delle perizie e la diagnosi di schizofrenia paranoide. Dinanzi alla Corte ha segnatamente fatto valere una violazione del diritto alla libert\u00e0 e alla sicurezza e del diritto a una verifica giudiziaria della legalit\u00e0 della detenzione.<br>La Corte ha considerato che, non avendo richiesto una terza perizia psichiatrica indipendente, le autorit\u00e0 nazionali non avevano elementi sufficienti per rifiutare la liberazione condizionale del ricorrente. Violazione dell'articolo\u00a05 paragrafo\u00a04 CEDU (4\u00a0voti contro 3).<br>Secondo l'apprezzamento della Corte, il Tribunale amministrativo non disponeva di una perizia psichiatrica sufficiente per rifiutare un dibattimento in cui sentire personalmente il ricorrente. Violazione dell'articolo\u00a05 paragrafo\u00a04 CEDU (4\u00a0voti contro 3).<br>Tenuto conto di queste conclusioni, la Corte ha rinunciato a esaminare il ricorso sotto il profilo dell'articolo\u00a05 paragrafo\u00a01 CEDU."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:09:04", "Checksum": "5fcc9f9478f934cf60d03e4a836402e3"}