<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. A. , né en 1970, a obtenu le brevet d'avocat neu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">châtelois le 29 mai 1996. Le lendemain, il s'est inscrit à l'assurance-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">chômage. Du 17 juin au 11 août suivants, il a occupé un premier emploi au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Tribunal du district de La Chaux-de-Fonds. Il a ensuite accompli une as-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">treinte au travail pour objecteur de conscience. A compter du 1er janvier</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1997, l'assuré a bénéficié de 60 indemnités journalières spécifiques pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">indépendant durant la phase d'élaboration de son étude d'avocat à La</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Chaux-de-Fonds. Le 19 mars 1997, A. s'est adressé à la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Caisse cantonale neuchâteloise d'assurance-chômage (CCNAC) pour prétendre,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dès le 27 mars suivant, "des indemnités de chômage à 50 %, voire 60 %",</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">faisant valoir que trois mois était une période bien trop courte pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mener son projet à terme. Le 31 mars 1997, il a communiqué à l'office de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'emploi un rapport indiquant que ses revenus couvraient en gros ses frais</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">généraux; qu'il estimait pouvoir réaliser un petit salaire dans un avenir</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plus ou moins proche; que le nombre de ses clients augmentait régulière-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment; qu'il consacrait à ses dossiers environ 50 % de son temps. Son cas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ayant été soumis à l'office du chômage par la CCNAC, l'assuré a déclaré le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">15 avril 1997 qu'il n'était pour l'instant pas disposé à abandonner son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">activité indépendante pour reprendre un emploi convenable à 100 % mais</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que, s'il constatait dans les mois à venir que son étude d'avocat n'était</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas viable, il se résoudrait à rechercher un emploi à temps complet. Par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décision du 2 juin 1997, l'office du chômage a refusé le droit à l'in-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">demnité de chômage à l'assuré dès le 27 mars 1997, au motif qu'il était</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">inapte au placement. L'office a estimé qu'en raison de son activité d'avo-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cat indépendant, la disponibilité de l'intéressé en faveur d'un employeur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'était pas suffisante pour lui permettre de trouver un emploi complémen-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">taire ou pour être placé par les organes de l'assurance-chômage.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. Le 21 novembre 1997, le Département de l'économie publique (ci-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">après : le département) a admis le recours que A. avait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">interjeté contre la décision de l'office du chômage et a invité la CCNAC à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lui accorder les prestations correspondant à une aptitude au placement à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mi-temps dès le 27 mars 1997. Le département a tenu compte en particulier</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du fait que l'intéressé a été engagé en qualité de juriste à 60 % par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'Etat de Neuchâtel dès le 1er septembre 1997.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. Le 19 décembre 1997, l'Office fédéral de l'industrie, des arts</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et métiers et du travail (ci-après : OFIAMT, actuellement OFDE) défère ce</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prononcé au Tribunal administratif concluant à son annulation et à la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">constatation que A. n'a pas droit aux indemnités de chômage</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à partir du 27 mars 1997. Le recourant soutient que l'encouragement à la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prise d'une activité indépendante vise uniquement une occupation à plein</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">temps et que les prestations seraient refusées s'il devait apparaître que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'assuré demeurerait partiellement au chômage après avoir pris l'activité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">indépendante en question; que de telles prestations ne sont pas compa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tibles avec celles allouées en cas de gain intermédiaire; qu'indemniser en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gains intermédiaires des activités indépendantes durables après la phase</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'élaboration équivaudrait à faire supporter à l'assurance sociale l'inoc-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cupation temporaire d'indépendants, ce que la loi ne prévoit pas, ou bien</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à prolonger l'encouragement de la prise d'activité indépendante au-delà du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nombre maximum des indemnités spécifiques fixé à 60 par la loi sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(LACI). L'OFIAMT invoque sur ces différents points en particulier sa cir-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">culaire relative aux mesures de marché du travail (MMT), valable dès le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1er juin 1997.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D. Dans leurs observations sur le recours, le département et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. en proposent le rejet. L'assuré demande en outre des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> en droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) Le litige porte sur la question de savoir si un assuré qui a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">bénéficié d'indemnités journalières spécifiques durant la phase d'élabo-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ration de sa prise d'activité indépendante et qui a décidé la poursuite de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cette activité peut prétendre des indemnités de chômage du fait qu'il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'est - selon ses dires - pas occupé à plein temps.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Les mesures d'encouragement d'une activité indépendante</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(art.71a à 71d LACI), en vigueur depuis le 1er janvier 1996, prennent en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">considération une telle activité pour autant qu'elle soit durable et éco-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nomiquement viable (art.71a al.1, 71b al.1 litt.d LACI). En outre, des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">indemnités journalières spécifiques ne sont versées que durant la phase</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'élaboration du projet. Pendant la période où il perçoit de telles indem-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nités, l'assuré est libéré des obligations prévues à l'article 17 LACI et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ne doit pas être apte au placement (art.71c al.2 LACI). L'octroi de ces</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prestations a en effet pour but de permettre à un assuré qui désire de-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">venir indépendant de consacrer son temps et son énergie à l'élaboration de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cette activité indépendante (art.95a OACI; arrêt du Tribunal administratif</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du 29.07.1997 en la cause R.). Si, à l'issue de la phase d'élaboration ou</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lorsque l'assuré a touché la dernière indemnité journalière spécifique, ce</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dernier entreprend ou exerce déjà une activité indépendante, le délai-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cadre pour l'octroi ultérieur d'éventuelles indemnités journalières est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">étendu à quatre ans (art.71d al.2 LACI). Cette prolongation du délai-cadre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ne se justifie que par la décision de l'assuré d'exercer l'activité indé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pendante qu'il a choisie et qu'il estime alors viable, en tout cas à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">terme, évitant ainsi de rester à la charge de l'assurance sociale. En</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">outre, cette prolongation préserve les droits de l'assuré qui retomberait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">au chômage. Si, comme le soutient le département, l'intéressé devait être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">admis à percevoir à nouveau des indemnités de chômage, immédiatement après</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avoir reçu des indemnités journalières spécifiques, cela reviendrait à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">favoriser l'assuré, par l'extension du délai-cadre, quand bien même il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'aurait pas atteint le but d'éviter le chômage en vivant d'une activité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">indépendante. Autrement dit, selon la LACI, l'assuré qui entreprend ou</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">exerce déjà une activité indépendante lorsqu'il a touché la dernière in-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">demnité journalière spécifique n'est plus considéré comme étant au chô-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mage. Dès lors, son activité indépendante ne saurait être tenue pour un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">gain intermédiaire au sens de l'article 24 LACI, celui-ci ne pouvant en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">effet intervenir que pendant le chômage, durant une période de contrôle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(art.24 al.1 LACI). Par conséquent, pour faire renaître son droit aux in-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">demnités de chômage, l'assuré qui a entrepris une activité indépendante</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avec l'aide de l'assurance sociale devra remplir à nouveau toutes les con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ditions légales (art.8 ss LACI), n'étant plus dispensé de certaines</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'entre elles (art.71c al.2 a contrario LACI).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Cela étant, si l'assuré prétend des indemnités de chômage, il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">devra en particulier démontrer son aptitude au placement (art.8 al.1</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">litt.f LACI).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. a) Est notamment réputé inapte au placement l'assuré qui n'a pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'intention ou qui n'est pas à même d'exercer une activité salariée, parce</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'il a entrepris - ou envisage d'entreprendre - une activité lucrative</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">indépendante, cela pour autant qu'il ne puisse plus être placé comme sa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">larié ou qu'il ne désire pas ou ne puisse pas offrir à un employeur toute</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la disponibilité normalement exigible. L'aptitude au placement doit par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ailleurs être admise avec beaucoup de retenue lorsqu'en raison de l'exis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tence d'autres obligations ou de circonstances personnelles particulières,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">un assuré désire seulement exercer une activité lucrative à des heures</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">déterminées de la journée ou de la semaine. Un chômeur doit être en effet</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">considéré comme inapte au placement lorsqu'une trop grande limitation dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le choix des postes de travail rend très incertaine la possibilité de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">trouver un emploi (DTA 1992 no 12 cons.2b, p.132 et les références). En</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">principe, si l'activité indépendante entreprise est durable, cela exclut</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'aptitude au placement (DTA 1993-1994 no 14, p.108). Pour être reconnu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">apte au placement, l'assuré qui exerce une activité indépendante doit dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">montrer ou bien que celle-ci peut être exercée en dehors d'un horaire nor-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mal de travail ou bien qu'il peut en tout temps y renoncer. Par ailleurs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">il doit faire des démarches en qualité et en quantité suffisantes en vue</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de trouver un emploi convenable (DTA 1992 précité).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En l'espèce, lorsque l'assuré a manifesté son intention de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">poursuivre son activité d'avocat indépendant, après avoir touché la der-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nière indemnité journalière spécifique, il a indiqué au service de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'emploi que le nombre de ses clients augmentait régulièrement et qu'il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">consacrait environ 50 % de son temps à ses dossiers, dont il précisait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'ils étaient une vingtaine dont la moitié devait aboutir à une procédure</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">judiciaire (lettre du 31.03.1997). Dans ses observations sur le recours,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'assuré indique, en janvier 1998, que son activité d'indépendant l'occupe</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à environ 40 %. Dans l'offre de services qu'il a faite à l'OFIAMT le 10</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mai 1997, l'intéressé a en outre indiqué qu'il assumait lui-même le secré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tariat de son étude (comptabilité, correspondance, mise sous pli, télé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">phone, etc.). En outre, l'expérience générale enseigne qu'un avocat in-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dépendant doit, pour développer son étude, déployer des efforts considé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rables et se montrer très disponible pour ses clients, en particulier en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">assurant l'occupation à tout le moins du secrétariat de son étude prati-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quement à plein temps. Ces éléments permettent de douter que le temps con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sacré par A. à son activité indépendante se soit véritable-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment limitée tout au plus à un mi-temps. Il y a lieu bien plutôt d'ad-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mettre que l'assuré n'a pas cessé de déployer des efforts pour développer</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sa clientèle, visant une situation viable, et que s'il avait réussi dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cette entreprise, il n'aurait pas accepté un emploi à temps partiel. Dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sa lettre de postulation au service du personnel de l'Etat de Neuchâtel du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">16 juillet 1997, il a encore manifesté son intention de poursuivre cette</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">activité indépendante. Par ailleurs, il n'est pas vraisemblable que l'in-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">téressé ait pu renoncer en tout temps à ses engagements envers ses clients</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">puisqu'il a toujours envisagé - et envisage encore - d'exercer la profes-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sion d'avocat à raison d'environ 40 %. On ne saurait nier, de plus, qu'en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">limitant sa disponibilité à l'égard des employeurs potentiels, l'assuré a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">démontré qu'il ne remplissait pas les conditions d'aptitude au placement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fixées par la loi. Ainsi, durant le mois d'avril 1997 il n'a effectué que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">deux recherches d'emploi et en mai 1997 quatre seulement. S'il a finale-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment été engagé par le service juridique de l'Etat à 60 % à partir du 1er</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">septembre 1997, c'est parce qu'il a alors renoncé à son projet initial</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'activité indépendante à plein temps. Jusque-là, il a en quelque sorte</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">joué sur deux tableaux, guettant celle des activités - dépendante ou indé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pendante - qui lui procurerait la situation la plus satisfaisante. Dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ces circonstances, il ne peut être considéré comme apte au placement.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D'ailleurs, lorsqu'il a institué l'encouragement à la prise d'activité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">indépendante, le législateur n'a certainement pas envisagé la possibilité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour un assuré qui se trouvait en de telles dispositions d'esprit de béné-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ficier des indemnités de chômage. Ainsi, la décision de l'office du chô-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mage du 2 juin 1997 était-elle bien fondée, ce qui entraîne l'annulation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du prononcé du département.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Il est statué sans frais, la procédure étant en principe gra-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tuite (art.103 al.4 LACI). Il n'y a en outre pas lieu à allocation de dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pens. D'ailleurs, l'avocat qui plaide sa propre cause n'y a pas droit.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Admet le recours et par conséquent annule la décision du Département de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> l'économie publique du 21 novembre 1997.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Statue sans frais ni dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 20 mars 1998</span></p> </div></body></html>