C our III C -2720/2006 {T 0 /2 } A rrêt du 30 août 2007 C om position : Elena Avenati-C arpani (présidente du collège), Eduard Acher- m ann et Francesco Parrino, juges; Pascal M ontavon, greffier. L._______, recourant, représenté par M e Joelle Zim m erm ann, rue du Lion d'O r 2, case postale 5956, 1002 Lausanne, contre O ffice de l'assurance-invalidité pour les assurés résidant à l'étranger O A IE , avenue Edm ond-Vaucher 18, case postale 3100, 1211 G enève 2, Autorité intim ée concernant R évision de rente d'invalidité. B u n d e s v e rw a ltu n g s g e ric h t T rib u n a l a d m in is tra tif fé d é ra l T rib u n a le a m m in is tra tiv o fe d e ra le T rib u n a l a d m in is tra tiv fe d e ra l2 Faits : A. Par décision du 17 novem bre 2000 de l'O ffice AI du canton de Vaud, L._______ ressortissant portugais né le 25 février 1950, peintre industriel, fut m is au bénéfice d'une dem i-rente d'invalidité à com pter du 1er février 1998 (cf. pce caisse 25). C ette décision est intervenue suite à des lom balgies aiguës survenues sans traum atism e en février 1997 suivies d'irradiation dans le m em bre inférieur gauche avec des hém icervicalgies gauches et des hém icéphalées gauches. Le rapport d'expertise pluridisciplinaire daté du 19 m ai 2000 de la Polycli- nique universitaire de Lausanne avait m is en évidence la présence de troubles dissociatifs de l'hém icorps gauche, dysthym ie, personnalité dé- pendante et lom bosciatalgies et cervico-sciatalgies gauches dans le cadre d'un syndrom e douloureux chronique avec discrète tendom yose. Les m é- decins avaient conclu à une capacité de travail de 50% dans une activité avec position de travail alternée et sans port de charge de plus de 15 à 20 kg, ou en tant que peintre industriel (pce 32). B. L'O ffice AI pour le canton de Vaud entreprit en avril 2002, suite à un arrêt du Tribunal des assurances du canton de Vaud l'y enjoignant (pce 57), une aide au placem ent de l'intéressé (pce 64). C ette dém arche s'est avérée sans résultat en raison principalem ent d'un m anque de m otivation de l'inté- ressé à rechercher du travail com pte tenu, selon l'assuré, d'un état de san- té tel qu'aucun em ployeur ne recourrait à ses services (pces 65, 67, 71). En avril 2003 le dossier de L._______ fut repris par l'O ffice de l'assurance- invalidité pour les assurés résidant à l'étranger (O AIE) suite au retour de l'assuré au Portugal (pce 74). C . En novem bre 2003 l'O AIE initia une révision de la dem i-rente allouée et versa notam m ent au dossier les pièces suivantes: – un questionnaire de révision rem pli le 17 août 2004 par l'assuré, qui indi- que ne pas exercer d'activité lucrative (pce 82), – un rapport m édical détaillé E213 de la Sécurité sociale portugaise reçu le 5 août 2004, rappelant l'historique des atteintes à la santé, selon lequel l'intéressé présentait des cervicalgies et lom balgies sans com prom ission fonctionnelle, affections lui perm ettant d'exercer à tem ps com plet son an- cienne activité de peintre ou un travail adapté (pce 89), – un rapport m édical daté du 3 juin 2004 signé du D r S._______, psy- chiatre, selon lequel l'intéressé, sans suivi psychiatrique, présente les si- gnes d'une certaine tristesse du fait que son épouse et ses grands en- fants (27 et 23 ans) sont restés en Suisse et d'un sentim ent d'inutilité, m ais aucun signe psychiatrique invalidant (pce 90). D . L'O AIE rem it le dossier au D r A._______ de son service m édical qui dans son rapport du 28 octobre 2004 établit le diagnostic de dysthym ie, person- nalité dépendante, syndrom e lom bo-cervical depuis février 1997 et indiqua que l'intéressé, sans aucun suivi psychiatrique, ne présentait pas de sym p-3 tôm es dépressifs invalidant, qu'en l'occurrence il présentait une incapacité de travail de 50% dans son ancienne profession m ais était en m esure d'exercer à 100% une activité adaptée (pce 94). Il indiqua com m e activités physiquem ent légères adaptées à la situation de l'intéressé: concierge, gardien d'im m euble / de chantier, surveillant de parking, petites livraisons avec véhicules, ventes par correspondance, vendeur, caissier, distribution du courrier interne (pces 96 et 91). L'O AIE procéda à une évaluation de l'invalidité le 2 février 2005 par une com paraison de revenus et constata que l'assuré, du fait de son invalidité, subissait une dim inution de sa capa- cité de gain de 43.82% (pce 97). D ans ce calcul, le revenu après invalidité fut réduit de 15% pour des raisons liées à son handicap et à son âge (sa- laire théorique sans invalidité auprès de l'ancien em ployeur en 2002 et se- lon les inform ations de ce dernier: Fr. 6'813.33, salaire selon les activités de substitution proposées selon l'enquête suisse sur la structure des salai- res 2002: Fr. 4'502.82.- sous déduction de 15% soit: Fr. 3'827.40.- [base 41.7 h./sem .] = 43.82% ). E. Par projet de décision du 3 février 2005, l'O AIE inform a l'assuré que sa dem i-rente AI serait rem placée par un quart de rente du fait que sur la base des nouveaux docum ents m édicaux reçus il avait été constaté qu'il était en m esure d'exercer à plein tem ps une activité de concierge d'im m eu- ble, surveillant de chantier, petites livraisons avec véhicule, surveillant de parking ou de m usée, vente par correspondance, téléphone et internet, vendeur en général (m agasin, grande surface, shop de station service), caissier, vendeur de billets, activités de bureau et adm inistration (distribu- tion de courrier interne, com m issionnaire) et l'invita à présenter d'éventuel- les observations (pce 99). L'intéressé indiqua le 28 février 2005 s'opposer à la m odification de sa rente faisant valoir son handicap et l'im possibilité dans laquelle il était de reprendre une activité lucrative. Il fit parvenir à l'O AIE un rapport m édical daté du 15 m ars 2005 de son m édecin traitant, le D r G ._______, orthopédiste, faisant notam m ent état d'un canal cervical étroit particulièrem ent entre C 4-C 5 et C 5-C 6 et de protrusions osseuses aux niveaux L4-L5 et L5-S1, constatations confirm ées par les TAC et R M N pratiqués le 9 m ars 2005 (pce 100 s. et 104). Le dossier fut d'abord transm is au D r A._______, psychiatre, qui conclut à ce que du point de vue psychiatrique il n'y avait aucune incapacité de travail, et ensuite au D r S._______, m édecin de l'O AIE, qui dans son rapport du 27 juin 2005 reprit le diagnostic du D r G uerra com plété de celui de syndrom e douloureux chronique et de personnalité dépendante. Le D r S._______ indiqua qu'il n'y avait pas d'incapacité de travail pour raisons psychiatrique com m e l'avait indiqué le D r A.______, la dysthym ie sévère n'étant plus évoquée par le psychiatre ayant vu l'assuré, et que, sur le plan ostéoarticulaire, il n'y avait jam ais eu d'incapacité de travail significative, le diagnostic retenu étant un syndrom e douloureux chronique, sans substrat organique, non constitutif d'une incapacité de travail. Le m édecin de l'O AIE confirm a la possibilité pour l'assuré d'exercer son ancienne activité à 50% et d'exercer une activité de substitution adaptée à 100% à partir du 3 juin 2004, date du rapport psychiatrique (pce 107). 4 F. Par décision du 11 juillet 2005, l'O AIE releva que l'assuré était en m esure d'exercer une activité adaptée à son état de santé propre à lui procurer un revenu supérieur à 50% de ce qu'il pourrait obtenir sans invalidité et rem - plaça la dem i-rente AI par un quart de rente avec effet au 1er septem bre 2005 (pce 109). G . C ontre cette décision, L._______ représenté par M e J. Zim m erm ann, form a opposition en tem ps utile le 22 août 2005 faisant valoir que son état de santé ne s'était pas m odifié, tant psychiquem ent que physiquem ent, depuis la dernière appréciation de sa situation de santé et qu'il n'avait jam ais subi d'exam en significatif perm ettant d'affirm er une évolution positive de son état de santé, qu'en l'occurrence le m édecin portugais l'ayant exam iné pour le rapport m édical E213 n'avait pas eu accès au dos- sier m édical, l'em pêchant de se prononcer en connaissance de cause, ce d'autant plus que la consultation n'avait duré qu'une dizaine de m inutes. Il conclut à l'annulation de la décision querellée et, subsidiairem ent, à la m ise en oeuvre d'une expertise m édicale (pce 114). Invitée par l'O AIE à se déterm iner sur l'opposition et spécifiquem ent sur la nécessité de m ettre en oeuvre une expertise m édicale, le D r S._______ releva dans sa prise de position du 13 février 2006 que l'intéressé avait été m is au bénéfice d'une rente AI surtout pour des raisons psychiatriques as- sociées à des cervicolom balgies, qu'à l'époque de l'attribution il présentait une dysthym ie sévère alors qu'en 2004 le psychiatre qui avait exam iné l'assuré avait relevé que celui-ci ne présentait plus aucune pathologie psy- chiatrique invalidante. Sur le plan ostéoarticulaire le D r S._______ releva qu'il n'y avait jam ais eu d'incapacité de travail significative, le diagnostic retenu étant un syndrom e douloureux chronique, sans substrat organique, non constitutif d'une incapacité de travail. Elle indiqua que ledit rapport avait été rem pli de m anière assez com plète dans toutes ses rubriques m êm e si le m édecin ne connaissait pas le passé m édical de l'intéressé, qu'il avait en l'occurrence pris la peine de faire une anam nèse com plète avec les antécédents m édicaux, les plaintes actuelles, l'anam nèse socio- professionnelle ainsi qu'un exam en général (avec poids, taille, ausculta- tions, fréquence cardiaque, tension artérielle) et égalem ent un exam en os- téoarticulaire, soit un exam en dont il est difficile d'im aginer qu'il n'ait pris qu'une dizaine de m inutes. Le D r S._______ conclut qu'il n'y avait dès lors pas de raison de dem ander une expertise (pce 120). H . Par décision sur opposition du 8 m ars 2006, l'O AIE confirm a sa décision du 11 juillet 2005 en indiquant que les rapports m édicaux établis dans le cadre de la révision du droit à la rente avaient révélé un status psychologi- que (absence de traitem ent et suivi psychologique) et som atique (réflexes norm aux, exam en neurologique norm al, m obilité norm ale de la colone ver- tébrale en présence de cervicalgies et lom balgies sans com prom ission fonctionnelle) am élioré entraînant selon son service m édical une capacité de travail dans des activités adaptées de 100% , confirm ant l'évaluation portugaise. S'agissant de la critique du recourant quant à la fiabilité du rapport m édical E213, l'O AIE releva que celui-ci, selon son service m édi- cal, avait été rem pli de façon assez com plète et qu'une expertise n'était 5 dès lors pas nécessaire. Enfin l'O AIE releva que la com paraison de revenus faisait apparaître une perte de gain de 44% ne donnant plus droit qu'à un quart de rente (pce 121). I. Par acte du 10 avril 2006, L._______ représenté par son conseil, interjeta recours contre cette décision sur opposition auprès de la C om m ission fédérale de recours en m atière d'AVS/AI pour les personnes résidant à l'étranger. Il conclut avec suite de frais et dépens à l'annulation de la dé- cision attaquée et subsidiairem ent à la m ise en place d'une expertise m é- dicale. Il fit valoir que l'O AIE avait conclu sur une base m édicale non suffi- sam m ent docum entée que son état de santé s'était am élioré alors que tel n'était pas le cas, ce dont les m édecins qui l'avaient exam iné que par un bref entretien n'avaient pu évaluer, et que les m édecins de l'O AIE ne pou- vaient confirm er sur la base du dossier m édical. J. Invité par la C om m ission de recours à se prononcer, l'O AIE dans sa répon- se du 12 juin 2006 proposa le rejet du recours pour les m otifs évoqués dans sa décision sur opposition. Par réplique du 17 juillet 2006, le recou- rant fit valoir que lors de l'octroi de sa dem i-rente d'invalidité l'O ffice AI du canton de Vaud ne s'était pas fondé que sur son status psychologique, qu'en l'occurrence il ne suivait pas à l'époque de traitem ent psychiatrique, et qu'il avait été m is au bénéfice d'une rente en raison de m otifs com ple- xes, qui n'ont pu être appréciés et réexam inés lors des brèves consulta- tions auprès des m édecins portugais. Il indiqua encore n'avoir pas indiqué au D r. S._______ ses douleurs toujours persistantes dans l'hém icorps gauche vu que celles-ci étaient de type physique et non psychique. Par duplique du 27 juillet 2006, l'O AIE indiqua que la réplique du recourant n'apportait pas d'élém ents nouveaux ou pertinents perm ettant de s'écarter de ses conclusions. K. Le Tribunal de céans com m uniqua au représentant du recourant, par acte du 23 janvier 2007, la reprise du dossier de la C om m ission de recours et, par acte du 20 juillet 2007, la com position du collège appelé à connaître du recours, laquelle ne fut pas contestée. D roit : 1. 1.1 Sous réserve des exceptions prévues à l’art. 32 de la Loi fédérale du 17 juin 2005 sur le Tribunal adm inistratif fédéral (LTAF, R S 173.32), le Tribu- nal adm inistratif fédéral, en vertu de l’art. 31 LTAF, connaît des recours contre les décisions au sens de l’art. 5 de la Loi fédérale du 20 décem bre 1968 sur la procédure adm inistrative (PA, R S 172.021) prises par les auto- rités m entionnées aux art. 33 et 34 LTAF. En particulier, les décisions ren- dues par l'O ffice AI pour les assurés résidant à l'étranger (O AIE) concer- nant l'octroi de rente d'invalidité peuvent être contestées devant le Tribunal adm inistratif fédéral conform ém ent à l'art. 69 al. 1 let. b de la Loi fédérale du 19 juin 1959 sur l'assurance-invalidité (LAI, R S 831.20).6 1.2 Les affaires pendantes devant les com m issions fédérales de recours ou d’arbitrage ou devant les services de recours des départem ents au 1er jan- vier 2007 sont traitées par le Tribunal adm inistratif fédéral dans la m esure où il est com pétent. Le nouveau droit de procédure s’applique (cf. art. 53 al. 2 LTAF). 1.3 En vertu de l'art. 3 let. dbis PA la procédure en m atière d'assurance socia- les n'est pas régie par la PA dans la m esure où la loi fédérale du 6 octobre 2000 sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPG A, R S 830.1) est applicable. En application de l'art. 1 al. 1 LAI, les dispositions de la LPG A s'appliquent à l'assurance-invalidité (art. 1a à 26bis et 28 à 70), à m oins que la LAI ne déroge à la LPG A. 1.4 Selon l'art. 59 LPG A, quiconque est touché par la décision ou la décision sur opposition et a un intérêt digne d'être protégé à ce qu'elle soit annulée ou m odifiée a qualité pour recourir. C es conditions sont rem plies en l'espè- ce. 1.5 D éposé en tem ps utile et dans les form es requises par la loi (art. 60 LPG A et 52 PA), le recours est recevable. 2. 2.1 L'Accord entre la Suisse et la C om m unauté européenne et ses Etats m em bres sur la libre circulation des personnes du 21 juin 1999 (ALC P, R S 0.142.112.681) est entré en vigueur le 1er juin 2002. A cette date sont éga- lem ent entrés en vigueur son Annexe II qui règle la coordination des sys- tèm es de sécurité sociale, le R èglem ent (C EE) n° 1408/71 du C onseil du 14 juin 1971 relatif à l'application des régim es de sécurité sociale aux tra- vailleurs salariés, aux travailleurs non salariés et aux m em bres de leur fa- m ille qui se déplacent à l'intérieur de la C om m unauté (R S 0.831.109. 268.1), s'appliquant à toutes les rentes dont le droit prend naissance au 1er juin 2002 et ultérieurem ent et se substituant à toute convention de sé- curité sociale liant deux ou plusieurs Etats (art. 6 du R èglem ent), et enfin le R èglem ent (C EE) n° 574/72 du C onseil du 21 m ars 1972 relatif à l'appli- cation du R èglem ent (C EE) n° 1408/71 (R S 0.831.109.268.11). Selon l'art. 3 du R èglem ent (C EE) n° 1408/71 les ressortissants des Etats m em - bres de la C om m unauté européenne et les ressortissants suisses bénéfi- cient de l'égalité de traitem ent. Selon l'art. 20 ALC P, sauf disposition contraire découlant de l'Annexe II, les accords de sécurité sociale bilaté- raux entre la Suisse et les Etats m em bres de la C om m unauté européenne sont suspendus dès l'entrée en vigueur du présent accord, dans la m esure où la m êm e m atière est régie par le présent accord. D ans la m esure où l'Accord, en particulier son Annexe II qui régit la coordination des systè- m es d'assurances sociales (art. 8 ALC P) ne prévoit pas de disposition contraire, l'organisation de la procédure de m êm e que l'exam en des conditions à l'octroi d'une rente d'invalidité suisse ressortissent au droit in- terne suisse. 2.2 L'art. 80a LAI rend expressém ent applicables dans la présente cause, s'agissant d'un ressortissant de l'U nion européenne, l'ALC P et les R ègle-7 m ents (C EE) n° 1408/71 du C onseil du 14 juin 1971 et (C EE) n° 574/72 du C onseil du 21 m ars 1972 relativem ent à l'application du R èglem ent (C EE) n° 1408/71. 2.3 D e jurisprudence constante l'octroi d'une rente étrangère d'invalidité ne préjuge pas l'appréciation de l'invalidité selon la loi suisse (ATFA cause I 435/02 consid. 2 du 4 février 2003; R evue à l'intention des caisses de com pensation (R C C ) 1989 p. 330). M êm e après l'entrée en vigueur de l'ALC P, le degré d'invalidité d'un assuré qui prétend une rente de l'assu- rance-invalidité suisse est déterm iné exclusivem ent d'après le droit suisse (ATF 130 V 257 consid. 2.4). 3. 3.1 Selon l'art. 2 LPG A, les dispositions de ladite loi sont applicables aux as- surances sociales régies par la législation fédérale si et dans la m esure où les lois spéciales sur les assurances sociales le prévoient. 3.2 L'exam en du droit à des prestations selon la LAI s'agissant d'une révision du droit à la rente en application de l'art. 17 LPG A est régi par la teneur de la LAI au m om ent de la décision sur opposition entreprise eu égard au principe selon lequel les règles applicables sont celles en vigueur au m o- m ent où les faits juridiquem ent déterm inants se sont produits (ATF 130 V 445 et les références). 4. 4.1 L'invalidité au sens de la LPG A et de la LAI est l'incapacité de gain totale ou partielle qui est présum ée perm anente ou de longue durée, qui peut ré- sulter d'une infirm ité congénitale, d'une m aladie ou d'un accident (art. 8 LPG A et 4 al. 1 LAI). Selon l'art. 7 LPG A, est réputée incapacité de gain toute dim inution de l'ensem ble ou d'une partie des possibilités de gain de l'assuré sur un m arché du travail équilibré dans son dom aine d'activité, si cette dim inution résulte d'une atteinte à sa santé physique, m entale ou psychique et qu'elle persiste après les traitem ents et les m esures de réa- daptation exigibles. En cas d'incapacité de travail de longue durée, l'activi- té qui peut être exigée de lui peut aussi relever d'une autre profession ou d'un autre dom aine d'activité (art. 6 LPG A). 4.2 Aux term es de l'art. 28 al. 1 LAI en vigueur au 1er janvier 2004, l'assuré a droit à un quart de rente s'il est invalide à 40% au m oins, à une dem i-rente s'il est invalide à 50% au m oins, à trois quarts de rente s'il est invalide à 60% au m oins et à une rente entière s'il est invalide à 70% au m oins. Tou- tefois, les rentes correspondant à un degré d'invalidité inférieur à 50% ne sont versées qu'aux assurés qui ont leur dom icile et leur résidence habi- tuelle en Suisse (art. 28 al. 1ter LAI). D epuis l’entrée en vigueur des Ac- cords sur la libre circulation des personnes, les ressortissants de l’U nion européenne qui présentent un degré d’invalidité de 40% au m oins, ont droit à un quart de rente en application de l’art. 28 al. 1 LAI à partir du 1er juin 2002 s’ils ont leur dom icile et leur résidence habituelle dans un Etat m em bre de l’U E à condition d’avoir exercé une activité lucrative en Suisse ou dans un de ces pays. 8 4.3 Le taux d'invalidité d'une personne exerçant une activité lucrative est fixé d'après la com paraison des revenus prévue par l'art. 16 LPG A, c'est-à-dire essentiellem ent selon des considérations économ iques. Ainsi le revenu que l'assuré aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide est com paré avec ce- lui qu'il pourrait obtenir en exerçant l'activité qui peut raisonnablem ent être exigé de lui après les traitem ents et les m esures de réadaptation, sur un m arché du travail équilibré. 5. 5.1 Selon l'art. 17 LPG A si le taux d'invalidité du bénéficiaire de la rente subit une m odification notable, la rente est, d'office ou sur dem ande, révisée pour l'avenir, à savoir augm entée ou réduite en conséquence, ou encore supprim ée. Le deuxièm e alinéa de la m êm e règle prévoit que toute presta- tion durable accordée en vertu d'une décision entrée en force est, d'office ou sur dem ande, augm entée ou réduite en conséquence, ou encore sup- prim ée si les circonstances dont dépendait son octroi changent notable- m ent. 5.2 L'art. 88a al. 1 du règlem ent du 17 janvier 1961 sur l'assurance-invalidité (R AI, R S 831.201) prévoit que, si la capacité de gain de l'assuré s'am élio- re ou que son im potence s'atténue, il y a lieu de considérer que ce chan- gem ent supprim e, le cas échéant, tout ou partie de son droit aux presta- tions dès que l'on peut s'attendre à ce que l'am élioration constatée se m aintienne durant une assez longue période. Il en va de m êm e lorsqu'un tel changem ent déterm inant a duré trois m ois déjà, sans interruption nota- ble et sans qu'une com plication prochaine soit à craindre. Q uant à l'art. 88bis al. 2 let. a R AI, il dispose que la dim inution ou la suppression de la rente ou de l'allocation pour im potent prend effet, au plus tôt, le prem ier jour du deuxièm e m ois qui suit la notification de la décision. 6. 6.1 Pour exam iner si dans un cas de révision il y a eu une m odification im por- tante du degré d'invalidité au sens de l'art. 17 LPG A, le juge doit prendre généralem ent en considération l'influence de l'état de santé sur la capacité de gain au m om ent où fut rendue la décision qui a octroyé ou m odifié le droit à la rente ainsi que l'état de fait existant au m om ent de la décision at- taquée. Le Tribunal fédéral des assurances (TFA) a précisé qu'une déci- sion qui se borne à confirm er une prem ière décision de rente ne répond pas à l'exigence de com paraison dans le tem ps que doit effectuer le juge (ATF 125 V 369 consid. 2, 112 V 372 consid. 2b). 6.2 D ans un arrêt récent le TF a considéré que la dernière décision entrée en force, exam inant m atériellem ent le droit à la rente, fondée sur une instruc- tion des faits, une appréciation des preuves et une com paraison des reve- nus conform e au droit constitue le point de départ pour exam iner si le de- gré de l'invalidité s'est m odifié de m anière à influencer le droit aux presta- tions (ATF 133 V 108 consid. 5.4). 6.3 En l'espèce, le recourant a bénéficié d'une dem i-rente d'invalidité depuis le 1er février 1998 ensuite d'une décision du 17 novem bre 2000. La ques-9 tion de savoir si le degré d'invalidité a subi, depuis lors une m odification doit être jugé in casu en com paraison des faits tels qu'ils se présentaient à l'époque de la décision du 17 novem bre 2000 et ceux qui ont existé à la date de la décision sur opposition litigieuse du 8 m ars 2006. 7. 7.1 La notion d'invalidité, dont il est question à l'art. 8 LPG A et à l'art. 4 LAI est de nature économ ique/juridique et non m édicale (ATF 116 V 246, consid. 1b). En d'autres term es, l'assurance-invalidité suisse couvre seulem ent les pertes économ iques liées à une atteinte à la santé physique ou psychique, qui peut résulter d'une infirm ité congénitale, d'une m aladie ou d'un acci- dent, et non la m aladie en tant que telle. Pour évaluer le taux d'invalidité, le revenu que l'assuré aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide est com paré avec celui qu'il pourrait obtenir en exerçant l'activité qui peut raisonnable- m ent être exigé de lui après les traitem ents et les m esures de réadaptation sur un m arché du travail équilibré (art. 16 LPG A). 7.2 Selon une jurisprudence constante, bien que l'invalidité soit une notion ju- ridique et économ ique les données fournies par les m édecins constituent néanm oins un élém ent utile pour apprécier les conséquences de l'atteinte à la santé et pour déterm iner quels travaux on peut encore raisonnable- m ent exiger de l'assuré (ATF 115 V 133 consid. 2, 114 V 310 consid. 3c, R evue à l'attention des caisses de com pensation (R C C ) 1991 p. 329 consid. 1c). 8. 8.1 Le droit à la dem i-rente AI a été reconnu en faveur de L._______ à com pter du 1er février 1998 en raison de troubles dissociatifs de l'hém i- corps gauche, dysthym ie, personnalité dépendante, lom bosciatalgies et cervico-sciatalgies gauches dans le cadre d'un syndrom e douloureux chro- nique avec discrète tendom yose (rapport d'expertise pluridisciplinaire du 19 m ai 2000 de la Polyclinique universitaire de Lausanne). D ans le cadre de la procédure de révision, le D r S.______, m édecin de l'O AIE, sur la base de la docum entation produite, a posé le diagnostic de dysthym ie, personnalité dépendante et syndrom e lom bocervical depuis 1997. Il s'agit dès lors de déterm iner si, durant la période en exam en (cf. consid. 6.3), l'état de santé du recourant s'est am élioré de m anière à influencer son droit à la rente. 8.2 D ans le cadre de la procédure de révision d'office initiée en 2004 les avis m édicaux des m édecins portugais et de l'O AIE ont conclut unanim em ent à une am élioration de l'état de santé de l'intéressé. Le m édecin portugais considère en effet que le recourant est en m esure d'exercer son ancienne activité de peintre et toute autre activité adaptée à plein tem ps. Les m éde- cins de l'O AIE relèvent d'une part que du point de vue ostéo-articulaire la m obilité de la colonne vertebrale est norm ale, le signe de Lasègue est né- gatif et les reflexes norm aux, l'incapacité de travail sur ce plan n'ayant ja- m ais été significative, le diagnostic retenu étant un syndrom e douloureux sans substrat organique, et d'autre part que le D r S._______, psychiatre, 10 note uniquem ent la présence d'une certaine tristesse, sans aucun signe de dépression, le recourant ne suit d'ailleurs aucun traitem ent ni bénéficie d'un suivi ce qui ne justifie pas d'incapacité de travail. D 'ailleurs, le diagnostic de dystym ie sévère n'est plus évoqué et donc, de ce point de vue, il y a une am élioration. Au vu des problèm es ostéoarticulates et du risque de récidive des douleurs, les m édecins de l'O AIE retiennent toute- fois une incapacité de travail de 50% pour son ancienne activité de pein- tre, dans une activité de substitution adaptée, la capacité de travail étant totale. 8.3 Le recourant a fait valoir que les m édecins portugais l'avaient exam iné très rapidem ent, soit une dizaine de m inutes, et ne pouvaient dès lors se prononcer valablem ent sur l'am élioration de son état de santé. A l'encon- tre de cet allégué les m édecins de l'O AIE ont indiqué que le rapport E213 avait été rem plie de façon assez com plète avec anam nèse com plète avec antécédants m édicaux, les plaintes actuelles, l'anam nèse socio-profes- sionnelle ainsi qu'un exam en général (poids, taille, auscultations, fréquen- ce cardiaque, tension artérielle) et un exam en ostéoarticulaire com plet. En conséquence ils ont conclu que d'autres exam ens m édicaux n'étaient pas nécessaire et que l'am élioration de l'état de santé de l'intéressé était éta- blie. Le juge des assurances sociales doit exam iner de m anière objective tous les m oyens de preuve, quelle que soit leur provenance, puis décider si les docum ents à disposition perm ettent de porter un jugem ent valable sur le droit litigieux. Avant de conférer pleine valeur probante à un rapport m édi- cal, il s'assurera que les points litigieux ont fait l'objet d'une étude circons- tanciée, que le rapport se fonde sur des exam ens com plets, qu'il prend égalem ent en considération les plaintes exprim ées par la personne exam i- née, qu'il a été établi en pleine connaissance de l'anam nèse, que la des- cription du contexte m édical et l'appréciation de la situation m édicale sont claires et enfin que les conclusions de l'expert sont dûm ent m otivées (ATF 125 V 352 consid. 3a et les références). 8.4 En l'espèce, le Tribunal adm inistratif fédéral considère que le rapport m é- dical E213 des assurances sociales portugaises rem plit les conditions ci- dessus et estim e superflu l'exécution d'autres exam ens m édicaux. Il consi- dère par ailleurs que les m édecins s'étant prononcés sur la révision de la rente de l'assuré sont unanim es et que le recourant n'a pas apporté à l'ap- pui de son recours un quelconque avis m édical établissant son incapacité à exercer une activité lucrative adaptée à son état de santé, le rapport m é- dical du D r G ._______ du 15 m ars 2005 ne faisant que relater des affec- tions existantes déjà prises en com pte par les m édecins de l'O AIE. Vu ce qui précède le tribunal peut conclure que l'exercice d'une activité de subs- titution telle que celles retenues par le D r A._______ dans son rapport du 28 octobre 2004 est exigible à plein tem ps depuis le 3 juin 204, date du rapport psychiatrique du D r S._______.11 9. 9.1 Le gain d'invalide est une donnée théorique, m êm e s'il est évalué sur la base de statistiques. Les rém unérations retenues par l'enquête suisse sur la structure des salaires 2002 servent à fixer le m ontant du gain que l'as- suré pourrait obtenir, sur un m arché équilibré du travail, en m ettant pleine- m ent à profit sa capacité résiduelle de travail dans un em ploi adapté à son handicap (ATFA du 5 juin 2005 cause I 85/05) indépendam m ent du lieu de situation des em plois référencés dans l'Etat de résidence de l'assuré. Le revenu de la personne valide se déterm ine en établissant au degré de la vraisem blance prépondérante ce qu'elle aurait effectivem ent réalisé au m om ent déterm inant si elle était en bonne santé (ATF 129 V 224 consid. 4.3.1. et les réf.). A ce titre il convient en général de se référer au dernier salaire que l'assuré a obtenu avant l'atteinte à la santé. Toutefois, en rai- son de la disparité des niveaux de rém unération et des coûts de la vie en- tre les Etats, on ne saurait retenir en principe le m ontant du dernier salaire obtenu par le recourant dans son Etat de résidence (ATF 110 V 276 consid. 4d) ou qu'il aurait pu obtenir, d'où la nécessité pour effectuer la com paraison des salaires de se référer à l'Enquête suisse sur la structure des salaires 2002, faute de données correspondantes disponibles par l'ad- m inistration pour l'Etat de résidence de l'assuré, en tenant égalem ent com pte pour le salaire d'invalide de référence d'une dim inution de celui-ci, cas échéant, pour raison d'âge, de lim itations dans les travaux dits légers ou de circonstances particulières. La jurisprudence n'adm et cependant à ce titre pas de déduction globale supérieure à 25% (ATF 126 V 78 consid. 5). Ainsi le taux d'invalidité ne se confond pas nécessairem ent avec le taux d'incapacité fonctionnelle déterm iné par le m édecin, ce sont les consé- quences économ iques objectives de l'incapacité fonctionnelle qui déterm i- nent le taux d'invalidité au sens de la LAI. 9.2 En l'espèce l'O AIE a procédé à une évaluation de l'invalidité par une com - paraison de revenus entre le dernier salaire de l'assuré en Suisse indexé 2002 avec un revenu théorique 2002 selon les activités de substitution sim ples et légères proposées par le service m édical de l'O AIE et a consta- té que l'assuré, du fait de son invalidité, subissait une dim inution de sa ca- pacité de gain de 44% . D ans ce calcul, le revenu après invalidité a été ré- duit de 15% pour des raisons liées à son handicap et à son âge. L'abaisse- m ent de 15% pour raison d'âge et de handicap est, vu l'âge du recourant et ses lim itations aux travaux légers, approprié. 9.3 D ans le cadre de cette contestation de réduction de rente, il est utile de re- lever que, selon un principe générale valable en assurances sociales, l'as- suré a l'obligation de dim inuer le dom m age et doit entreprendre de son propre chef tout ce qu'on peut raisonnablem ent attendre de lui afin d'atté- nuer autant que possible les conséquences de son invalidité (ATF 123 V 96 consid. 4 c, 115 V 53, 114 V 285 consid. 3, 11 V 239 consid. 2a; U LR IC H M EYE R -BLASE R , Zum Verhältnism ässigkeitsgrundsatz im staatlichen Leis- tungsrecht, thèse, Berne 1985, p. 131). D ans ce contexte il convient de souligner que ni l'âge, ni la situation fam iliale ou économ ique, en particu- lier un m arché de l'em ploi local restreint, un arrêt prolongé de l'activité pro-12 fessionnelle ne constituent un critère relevant pour l'octroi d'une rente d'in- validité. C es circonstances bien que pouvant com prom ettre la reprise d'une activité ne peuvent être prises en considération dans l'évaluation de l'invalidité (ATFA du 28 janvier 2005 dans la cause F. [I 175/04] consid. 3; Jurisprudence et pratique adm inistrative des autorités d'exécution de l'AVS/AI (VSI) 1999 p. 247 consid. 1; VSI 1998 p. 296 consid. 3b). 9.4 La m odification relevante du degré d'invalidité au sens de l'art. 17 LPG A s'étant vérifié dès le 3 juin 2004 (rapport m édical du D r S._______) et la m odification pouvant être considérée com m e durable au sens de l'art. 88 al. 1 R AI, vu qu'aucun fait m édical nouveau m ettant en évidence une aggravation relevante de l'état de santé du recourant n'a été avancé jus- qu'au 8 m ars 2006, date de la décision sur opposition, c'est à juste titre que l'O ffice intim é a substitué la dem i-rente d'invalidité avec un quart de rente dès le 1er septem bre 2005. Le recours doit par conséquent être rejeté et la décision sur opposition du 8 m ars 2006 confirm ée. 10. Il n'est pas perçu de frais de procédure et il n'est pas alloué de dépens. Par ces m otifs, le Tribunal adm inistratif fédéral prononce : 1. Le recours est rejeté. 2. Il n'est pas perçu de frais de procédure ni alloué de dépens. 3. Le présent arrêt est com m uniqué : - à la représentante du recourant (acte judiciaire) - à l'autorité intim ée (n° de réf. ), - à l'O ffice fédéral des assurances sociales. Voies de droit: La présente décision peut être attaquée devant le Tribunal fédéral, Schw eizerhofquai 6, 6004 Lucerne, par la voie du recours en m atière de droit public, dans les trente jours qui suivent la notification (art. 82 ss, 90 ss et 100 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fé- déral [LTF, R S 173.110]). Le m ém oire doit indiquer les conclusions, les m otifs et les m oyens de preuve, et être signé. La décision attaquée et les m oyens de preuve doivent être joints au m ém oire, pour autant qu'ils soient en m ains du recourant (voir art. 42 LTF). La présidente du collège: Le greffier: Elena Avenati-C arpani Pascal M ontavon D ate d'expédition :