<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2025-03-04-5D_33-2024.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5D_33/2024</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 4 mars 2025</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit civil</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. les Juges fédéraux Bovey, Président, </div> <div class="para">Herrmann et Josi. </div> <div class="para">Greffière : Mme Gudit-Kappeler. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">représenté par Me Jean-Valéry Gilliéron, avocat, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B.________, </div> <div class="para">représentée par Me Carole Ambord, avocate, </div> <div class="para">intimée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">protection de l'enfant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Président de la Chambre civile du Tribunal cantonal du canton du Valais du 28 mai 2024 (C3 24 58). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para">A.________ et B.________ sont les parents mariés de l'enfant C.________, né en 2013 (<span class="artref">art. 105 al. 2 LTF</span>). Les modalités de prise en charge de l'enfant sont litigieuses entre parties. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.a.</b> Une procédure de mesures protectrices de l'union conjugale divise les parties devant le Tribunal du district de Sion. Dans ce cadre, elles sont notamment convenues le 26 septembre 2023 que l'autorité parentale sur C.________ serait conjointe et que sa prise en charge serait alternée dès que le père se serait constitué un domicile dans la région de domicile de l'enfant (<span class="artref">art. 105 al. 2 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.b.</b> B.________ a saisi l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte du district de Sion (ci-après: APEA) le 30 octobre 2023. Le 12 mars 2024, elle a notamment conclu à ce qu'une évaluation de l'enfant et de sa prise en charge par chacun des parents soit effectuée et à ce qu'il soit mis au bénéfice d'un suivi thérapeutique. Les deux parents ont en outre conclu à ce qu'une enquête sociale et une curatelle de surveillance des relations personnelles au sens de l'<span class="artref">art. 308 al. 2 CC</span> soient ordonnées (<span class="artref">art. 105 al. 2 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.c.</b> Par décision du 12 mars 2024, notifiée au conseil de A.________ le 18 avril 2024, l'APEA a notamment pris acte de l'accord des parties avec la mise en place pour leur fils d'un suivi auprès de D.________ (ch. 1), rejeté l'enquête sociale comme moyen de preuve (ch. 2) et ordonné une curatelle de surveillance des relations personnelles en faveur de l'enfant (ch. 3). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.d.</b> Par acte du 7 mai 2024, A.________ a recouru contre la décision du 12 mars 2024 et a conclu à sa réforme en ce sens qu'une enquête sociale soit mise en oeuvre afin d'évaluer les capacités éducatives de chacun des parents et de déterminer si le maintien de la garde alternée ou au contraire l'octroi de la garde exclusive à l'un des parents serait dans l'intérêt de l'enfant, respectivement la mise en place d'autres mesures. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.e.</b> Par arrêt du 28 mai 2024, la Chambre civile du Tribunal cantonal du Valais a déclaré le recours irrecevable et a statué sans frais judiciaires ni dépens. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.</b> </div> <div class="para">Par acte du 27 juin 2024, A.________ interjette un recours constitutionnel subsidiaire contre l'arrêt du 28 mai 2024. Sous suite de frais et dépens, il conclut à son annulation et au renvoi de l'affaire à l'autorité cantonale pour nouvelle décision dans le sens des considérants. </div> <div class="para">Invitées à se déterminer, l'autorité cantonale a indiqué se référer aux considérants de son arrêt et l'intimée a conclu, sous suite de frais et dépens, au rejet du recours dans la mesure de sa recevabilité. </div> <div class="para">Le recourant a ensuite indiqué ne pas avoir d'observation à formuler sur les déterminations de l'autorité cantonale et de l'intimée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral examine d'office sa compétence (<span class="artref">art. 29 al. 1 LTF</span>) et contrôle librement la recevabilité des recours qui lui sont soumis (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=24.02.2025&amp;to_date=15.03.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F148-I-160%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page160">ATF 148 I 160</a> consid. 1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=24.02.2025&amp;to_date=15.03.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F147-I-89%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page89">147 I 89</a> consid. 1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=24.02.2025&amp;to_date=15.03.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-III-140%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page140">143 III 140</a> consid. 1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.1.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.1.1.</b> La décision attaquée est une décision d'irrecevabilité. La cour cantonale a qualifié le point litigieux de la décision de première instance (ch. 2) d'ordonnance d'instruction au sens des <span class="artref"><artref id="CH/272/319/b" type="start"></artref>art. 154 et 319 let. b CPC</span><artref id="CH/272/154" type="end"></artref> et a indiqué que, simultanément à cette décision, l'APEA s'était prononcée sur le fond de l'affaire. </div> <div class="para">Il ressort de l'arrêt querellé qu'en instance cantonale, le recourant concluait à ce qu'une enquête sociale soit mise en oeuvre par l'APEA afin d'évaluer les capacités éducatives de chacun des parents et de déterminer si le maintien de la garde alternée ou au contraire l'octroi de la garde exclusive à l'un des parents était dans l'intérêt de l'enfant, respectivement de déterminer la mise en place d'autres mesures. L'autorité cantonale a toutefois relevé que les parties étaient mariées et que l'APEA ne serait pas compétente pour prendre une décision concernant la modification de la garde; ainsi, la demande de mise en oeuvre d'une enquête sociale ne s'inscrivait pas dans le cadre d'une procédure pendante pouvant aboutir à une modification de la garde. Au sens de la LTF, il faut dès lors considérer que la décision de première instance, en tant qu'elle a refusé d'ordonner l'enquête sociale demandée dans le cadre d'une procédure indépendante d'une procédure principale (en modification de la garde) est une décision finale au sens de l'<span class="artref">art. 90 LTF</span>, car elle a mis fin à la procédure devant l'APEA, étant précisé que le fait que la décision de recours attaquée soit une décision d'irrecevabilité ne modifie pas cette qualification. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.1.2.</b> Pour le reste, le recours est déposé en temps utile (<span class="artref">art. 100 al. 1 LTF</span>) et dans la forme légale (<span class="artref">art. 42 al. 1 LTF</span>) contre une décision rendue dans le domaine de la protection de l'enfant (<span class="artref">art. 72 al. 2 ch. 6 LTF</span>), par un tribunal supérieur statuant sur recours en dernière instance cantonale (<span class="artref">art. 75 al. 1 LTF</span>), dans une affaire de nature non pécuniaire. L'auteur d'un recours déclaré irrecevable en instance cantonale a qualité, au sens de l'<span class="artref">art. 76 al. 1 LTF</span>, pour contester ce prononcé. Il s'ensuit que le recours en matière civile est recevable au regard des dispositions qui précèdent. </div> <div class="para">L'intitulé erroné d'un recours ne nuit pas à son auteur, pour autant que les conditions de recevabilité du recours qui aurait dû être interjeté soient réunies (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=24.02.2025&amp;to_date=15.03.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-III-441%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page441">ATF 135 III 441</a> consid. 3.3; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=24.02.2025&amp;to_date=15.03.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-III-379%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page379">134 III 379</a> consid. 1.2), de sorte que le recours constitutionnel subsidiaire formé par le recourant est irrecevable (<span class="artref">art. 113 LTF</span> a contrario) et qu'il sera traité comme un recours en matière civile. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> Il ressort de l'arrêt entrepris que l'autorité cantonale a adopté une motivation multiple pour prononcer l'irrecevabilité du recours, sous l'angle tout d'abord de sa tardiveté et ensuite du défaut d'intérêt à procéder au sens de l'<span class="artref">art. 59 al. 2 let. a CPC</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.1.</b> Lorsqu'une décision attaquée se fonde sur plusieurs motivations indépendantes, alternatives ou subsidiaires, toutes suffisantes pour sceller le sort de la cause, la partie recourante doit, sous peine d'irrecevabilité, démontrer que chacune d'entre elles est contraire au droit en se conformant aux exigences de motivation requises (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=24.02.2025&amp;to_date=15.03.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-III-364%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page364">ATF 142 III 364</a> consid. 2.4; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=24.02.2025&amp;to_date=15.03.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F138-III-728%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page728">138 III 728</a> consid. 3.4; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=24.02.2025&amp;to_date=15.03.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F136-III-534%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page534">136 III 534</a> consid. 2). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.2.</b> Dans l'arrêt querellé, l'autorité cantonale a relevé qu'en l'absence de précisions dans le droit cantonal, les dispositions du CPC s'appliquaient par analogie dans le cas d'espèce (<span class="artref">art. 450f CC</span>). S'agissant du second pan de motivation, elle a retenu que, en tout état de cause, le recourant ne disposait pas d'un intérêt à procéder, dès lors que la demande de mise en oeuvre d'une enquête sociale ne s'inscrivait pas dans le cadre d'une procédure pendante pouvant aboutir à une modification de la garde et que, les parties étant mariées, l'APEA ne serait pas compétente pour prendre cette décision (<span class="artref">art. 134 CC</span> applicable par renvoi de l'<span class="artref">art. 179 al. 1 CC</span>). La juridiction précédente a également ajouté que le recourant estimait qu'une enquête sociale permettrait de déterminer si des mesures étaient nécessaires mais qu'il n'expliquait pas quelles mesures pourraient être envisagées. Elle a précisé que l'APEA avait ordonné une curatelle de surveillance des relations personnelles, que cette mesure de protection n'était pas contestée par le recourant, qu'elle suffisait, en l'état, à garantir le bien de l'enfant, et que le recourant ne prétendait pas que tel ne serait pas le cas. Le magistrat cantonal a en définitive considéré qu'un intérêt à agir du recourant (<span class="artref">art. 59 al. 2 let. a CPC</span>) faisait défaut et que le recours était également irrecevable de ce chef. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.3.</b> En matière de protection de l'enfant, les dispositions relatives à la procédure devant l'autorité de protection de l'adulte sont applicables par analogie (<span class="artref">art. 314 al. 1 CC</span>). En tant qu'il ne contient pas de règles particulières, le droit fédéral attribue aux cantons la compétence de régir la procédure dans ce domaine. Si les cantons n'en disposent pas autrement, les normes de la procédure civile s'appliquent par analogie (<span class="artref">art. 450f CC</span>); celles-ci étant applicables à titre de droit cantonal supplétif (parmi d'autres: arrêt 5A_364/2022 du 3 mai 2023 consid. 3.1.2; cf. aussi <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=24.02.2025&amp;to_date=15.03.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-167%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page167">ATF 140 III 167</a> consid. 2.3 [<span class="artref">art. 122 al. 2 CPC</span>]), le Tribunal fédéral ne peut intervenir que si l'autorité précédente a versé dans l'arbitraire ou enfreint d'autres droits constitutionnels, et autant qu'un tel grief a été invoqué et régulièrement motivé (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=24.02.2025&amp;to_date=15.03.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-I-159%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page159">ATF 144 I 159</a> consid. 4.2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=24.02.2025&amp;to_date=15.03.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-III-225%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page225">139 III 225</a> consid. 2.3; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=24.02.2025&amp;to_date=15.03.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F138-I-232%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page232">138 I 232</a> consid. 2.4 et les arrêts cités). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.4.</b> En l'espèce, il apparaît que l'<span class="artref">art. 59 al. 2 let. a CPC</span> appliqué par l'autorité cantonale l'a été à titre de droit cantonal supplétif et que, dès lors, le recourant devait dénoncer la violation d'un droit constitutionnel à cet égard. Or, si le recourant invoque la violation des <span class="artref"><artref id="CH/101/5/9" type="start"></artref><artref id="CH/101/5/3" type="start"></artref>art. 5 al. 3 et 9 Cst.</span><artref id="CH/101/5/9" type="end"></artref><artref id="CH/101/9" type="end"></artref> pour contrer le premier pan de motivation de l'arrêt cantonal, il ne dénonce toutefois pas la violation d'un droit constitutionnel pour le second pan de motivation, quand bien même il a déposé un recours constitutionnel subsidiaire, lequel peut uniquement être formé pour violation des droits constitutionnels (<span class="artref">art. 116 LTF</span>). Dans la mesure où le second pan de motivation était suffisant pour sceller le sort de la cause, le recours est irrecevable (cf. <i>supra</i> consid. 2.1). </div> <div class="para">On relèvera au demeurant que le recourant ne s'en prend pas à la constatation cantonale selon laquelle il ne prétendrait pas que la mesure de curatelle de surveillance des relations personnelles instituée ne suffirait pas, en l'état, à garantir le bien de l'enfant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">En définitive, le recours est irrecevable. Les frais judiciaires sont mis à la charge du recourant, qui succombe (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). Celui-ci versera en outre des dépens à l'intimée (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/68/2" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/68/1" type="start"></artref>art. 68 al. 1 et 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/68/2" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/2" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 1'000 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Une indemnité de 1'500 fr., à verser à l'intimée à titre de dépens, est mise à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties, au Président de la Chambre civile du Tribunal cantonal du canton du Valais et à l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte du district de Sion. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 4 mars 2025 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Bovey </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : Gudit-Kappeler </div> </div></body></html>