<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. Durant de nombreuses années, G. a travaillé comme correspondant neuchâtelois pour la société X..</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Il dirigeait de façon autonome une rédaction décentralisée à Neuchâtel,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qui comportait environ six personnes. Dès le 1er janvier 1996, la société X. a imposé à G. le passage d'une activité de correspondant à plein temps (40 heures par semaine), pour le canton de Neuchâtel, à celle de journaliste à mi-temps (20 heures par semaine), au sein de la rédaction principale à Genève.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le 11 janvier 1997 a été notifiée à G. la décision concernant la taxation ordinaire 1996. Cette décision prenait en considération les revenus suivants :</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> "- Revenu effectif Fr. 113'400.--</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> - Revenu total Fr. 111'000.--</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> - Revenu imposable Fr. 108'500.--"</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Contre cette décision, G. a déposé une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">réclamation, prétendant être en droit d'obtenir une taxation intermédiaire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en raison d'une réduction de son salaire à 50'163 francs, d'un changement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fondamental de l'activité et d'un changement de lieu de travail imposé par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son employeur. Par décision du 25 février 1997, le service des contri-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">butions a rejeté la réclamation et maintenu la taxation ordinaire pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1996. Il a estimé qu'il n'y avait pas en l'occurrence changement de pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fession au sens des articles 47 al.1 LCdir et 105 al.1 LCdir, les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">activités et les conditions dans lesquelles G. les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">exerce ne s'étant pas transformées de fond en comble.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le 18 mars 1997, G. a interjeté recours au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Département des finances et des affaires sociales contre la décision</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">précitée.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. Par décision du 8 juin 1998, le Département des finances et des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">affaires sociales a rejeté le recours. Il a fait application de la ju-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">risprudence et de la doctrine qui sont d'avis qu'un recul dans l'échelon</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">professionnel, lié à des difficultés économiques, ne constitue pas un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">changement de profession et ne peut par conséquent donner lieu à une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">taxation intermédiaire. La jurisprudence ayant par ailleurs retenu que le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">passage d'une activité lucrative à temps complet à une activité à mi-temps</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'était pas un motif de taxation intermédiaire, de même qu'un changement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de place à l'intérieur du même domaine professionnel, lié à une dimi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nution de salaire, le département a exclu une taxation intermédiaire pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ce second motif également.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. G. interjette recours au Tribunal adminis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tratif contre la décision du Département des finances et des affaires</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sociales. Il conclut à la cassation de la décision attaquée, principa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lement à ce qu'il soit dit qu'il a le droit d'obtenir une taxation inter-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">médiaire, subsidiairement au renvoi de la cause à l'autorité intimée pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nouvelle décision au sens des considérants. Il fait valoir en résumé que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">c'est de façon arbitraire que l'autorité intimée a nié l'existence d'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cessation de son activité lucrative entraînant une modification durable,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et supérieure à 20 %, de son revenu. Il estime que c'est également de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">façon insoutenable que l'autorité intimée s'est bornée à constater un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recul dans l'échelon professionnel, sans même se poser la question de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">savoir si le genre ou le mode d'activité qu'il exerçait s'étaient pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fondément modifiés. Enfin, à supposer que l'autorité intimée ait tranché</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">implicitement la question par la négative, il estime que sa décision</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">serait quoi qu'il en soit arbitraire dans la mesure où elle s'écarterait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sans motif de la jurisprudence du Tribunal administratif relative au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">changement de profession.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D. Le 27 juillet 1998, le Département des finances et des affaires</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sociales conclut au rejet du recours sans formuler d'observations.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> en droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) Pour calculer l'impôt sur le revenu des personnes physiques,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'article 47 al.1 LCdir prévoit que l'année de calcul correspond en prin-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cipe à l'année civile précédant celle de la taxation. Il y a toutefois</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lieu de procéder à une taxation intermédiaire lorsque le revenu se modifie</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de façon durable au cours de l'année de taxation, pour l'une des causes</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">énumérées à l'article 105 al.1 LCdir et au nombre desquelles figurent le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">début ou la cessation d'une activité lucrative ainsi qu'un changement de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">profession. Cette dernière condition doit être interprétée restrictivement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du moment qu'elle aménage une exception au régime d'imposition ordinaire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(RJN 1992, p.181; Jung/Agner, Kommentar zur direkten Bundessteuer,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Ergängzungsband des Kommentars von Heinz Masshardt, Zurich, 1989, p.105).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Le recourant estime qu'il y a lieu de considérer en l'occur-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rence qu'il y a cessation d'une activité lucrative au sens des articles 48</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et 105 LCdir. Il n'y a cessation d'une activité à but lucratif que si le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contribuable arrête entièrement ou pour l'essentiel l'activité qui tend à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">obtenir un revenu. Il ne peut donc s'agir, en principe, que de la cessa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion de l'occupation principale, à laquelle le contribuable consacrait le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">meilleur de son temps et dont il tirait l'essentiel de ses revenus du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">travail, et non de simples occupations accessoires (Masshardt et Gendre,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Commentaire IDN, 1980, note 9 ad; art.96i, f, d et les références citées;</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">RJN 1986, p.167). La jurisprudence fédérale et la doctrine considèrent que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le passage d'une activité à plein à une activité à mi-temps ne peut être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">considéré comme une cessation de l'activité lucrative (RDAF 1985, p.281;</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Rivier, Droit fiscal suisse, Neuchâtel 1980, p.263; Masshardt, Kommentar</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">zur direkten Bundessteuer, 2e éd., 1985, p.442; Jung/Agner, Kommentar zur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">direkten Bundessteuer, Ergänzungsband zur 2. Auflage des Kommentar von</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Heinz Masshardt, 1989, p.105; Pichon, StR 1987, p.248).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) Seul peut dès lors éventuellement entrer en ligne de compte</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dans le cas présent un changement de profession.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, il ne se justifie</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas de donner au terme "profession" son sens le plus large et d'admettre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">comme changement de profession toute modification ou diminution du trai-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tement, une promotion ou même un changement de classe. Ainsi, pour le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">caissier d'une banque qui devient fondé de pouvoir dans le même ou un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">autre établissement, il n'y aura pas de changement de profession. Une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">autre interprétation porterait au principe assimilant le revenu de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">période de calcul au revenu de la période fiscale une atteinte telle que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son maintien même serait remis en question. En revanche, on ne saurait non</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plus limiter le sens de l'expression "changement de profession" au cas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">exceptionnel où le contribuable, abandonnant l'état qui était d'abord le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sien, en a pris un autre, par exemple lorsqu'un cultivateur devient gen-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">darme, un employé de bureau terrassier ou un cheminot représentant de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">commerce. Le maintien du principe n'exige pas une telle rigueur. On admet</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">donc qu'il y a changement de profession lorsque le genre ou le mode</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'activité du contribuable se modifie profondément, soit que le contri-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">buable ait changé d'état, soit que le conservant, il ait vu sa condition</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fondamentalement transformée. Il en est ainsi par exemple lorsqu'un tra-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vailleur passe d'une condition dépendante à une condition indépendante ou</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lorsque, d'exploitant individuel, il devient directeur de l'entreprise</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">transformée en société anonyme ou lorsqu'un employé auxiliaire est nommé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fonctionnaire (RJN 1989, p.214-215 ainsi que les références) ou lorsqu'un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">travailleur passe d'une profession essentiellement manuelle à une activité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">commerciale ou encore lorsqu'un travailleur exerçant une fonction diri-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">geante occupe un emploi subalterne d'un niveau très inférieur pour com-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pléter sa retraite, une fois atteinte la limite d'âge dans l'emploi pré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cédant (ATF 80 I 361; Rivier, Droit fiscal suisse, Neuchâtel 1980, p.263</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et les références citées; RJN 1980-81, p.173). Une modification du revenu,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">même importante, ne suffit pas à faire présumer d'un changement de pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fession. En outre, ni un simple changement de place, ni un avancement ou</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">un recul dans l'échelon professionnel en raison de difficultés économiques</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ne donnent lieu à une taxation intermédiaire (Masshardt et Gendre, op.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cit., note 17 ad 96 IDN; RJN 1983, p.176 et les références citées). Enfin,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le passage d'une activité lucrative à temps complet à une activité lu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">crative à mi-temps - et inversement - n'est pas à lui seul un motif de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">taxation intermédiaire (RDAF 1985, p.281, 1990, p.31 ainsi que les ré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">férences citées).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En application de cette jurisprudence, le Tribunal administratif</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(RJN 1980-81, p.172) a notamment considéré qu'une personne qui avait dû</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">renoncer pour des raisons médicales à une fonction à plein temps d'employé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cadre dans une entreprise, dans laquelle elle était responsable de toute</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la comptabilité et de questions de personnel, pour un travail à mi-temps</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">comme simple employé chargé de problèmes de comptabilité dans une étude de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">notaire, constituait, en particulier au niveau de son engagement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">personnel, une modification suffisante de ses conditions de travail pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que l'on admettre un changement de profession au sens de l'article 105</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">LCD.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. C'est dès lors à juste titre que le recourant reproche à l'au-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">torité intimée de ne pas avoir examiné si le genre ou le mode d'activité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'il exerçait précédemment s'est profondément modifié au sens de la ju-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">risprudence susmentionnée. En effet, l'attestation établie le 13 janvier</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1997 par la société X. ne permet pas de résoudre cette question</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">étant donné qu'elle ne fait que mentionner la réduction du temps de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">travail de 100 à 50 %, sans y préciser en quoi consistent précisément les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">deux activités dont il est question. Il se justifie dès lors de renvoyer</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la cause au Département des finances afin qu'il examine quel était le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">statut de G. lorsqu'il travaillait à Neuchâtel en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tant que correspondant à plein temps et quel est son statut actuel, ce non</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">seulement en ce qui concerne le temps de travail, mais également quant au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rapport de dépendance ou d'indépendance du recourant à l'égard de son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">employeur.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Pour ces motifs, le recours doit être admis et la cause renvoyée</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">au Département des finances et des affaires sociales pour nouvelle dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cision au sens des considérants. Vu le sort de la cause, il est statué</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sans frais, l'avance de 550 francs devant être restituée à G. . Ce dernier a par ailleurs droit à une indemnité de dépens (art.48 al.1 LPJA) pour la première et la seconde instance.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Annule la décision du Département des finances et des affaires sociales</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> du 8 juin 1998.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Renvoie la cause au Département des finances et des affaires sociales</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> pour instruction complémentaire et nouvelle décision au sens des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> considérants.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Alloue au recourant une indemnité de dépens de 300 francs pour la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> première instance et de 400 francs pour la seconde instance.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Statue sans frais et restitue au recourant son avance de frais par 550</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> francs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 8 septembre 1998</span></p> </div></body></html>