<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Eidgenössisches Versicherungsgericht </div> <div class="para">Tribunale federale delle assicurazioni </div> <div class="para">Tribunal federal d'assicuranzas </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Cour des assurances sociales </div> <div class="para">du Tribunal fédéral </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Cause </div> <div class="para">{T 7} </div> <div class="para">C 255/04 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 9 mars 2005 </div> <div class="para">IIe Chambre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. les Juges Borella, Président, Schön et Frésard. Greffière : Mme Fretz </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">S.________, recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Caisse publique cantonale valaisanne de chômage, place du Midi 40, 1951 Sion 1, intimée, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Instance précédente </div> <div class="para">Commission cantonale de recours en matière de chômage, Sion </div> <div class="para"> </div> <div class="para">(Jugement du 12 février 2004) </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Faits: </div> <div class="para">A. </div> <div class="para">S.________, né en 1976, est titulaire d'une licence en droit depuis mars 2000. Il travaillait depuis le 1er septembre 2000 en qualité d'assistant-fiscaliste auprès de A.________SA. Le 30 octobre 2001, il a résilié son contrat de travail pour le 31 décembre 2001. Il a sollicité des prestations de l'assurance-chômage à partir du 19 février 2002. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Devant la Caisse publique cantonale valaisanne de chômage (ci-après: la caisse), il a motivé son congé en invoquant un cahier des charges en inadéquation avec les discussions d'embauche ainsi que le comportement inadmissible de son ancien directeur. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par décision du 7 mars 2002, la caisse a suspendu le droit de l'assuré à l'indemnité pour une durée de 31 jours dès le 1er janvier 2002, avec effet sur son chômage contrôlé à partir du 19 février 2002, au motif qu'il avait fautivement provoqué son chômage en résiliant le contrat de travail, sans s'être préalablement assuré d'un autre emploi. </div> <div class="para">B. </div> <div class="para">Par jugement du 12 février 2004, la Commission cantonale valaisanne de recours en matière de chômage (ci-après: la Commission) a rejeté le recours formé par S.________ contre la décision de la caisse. </div> <div class="para">C. </div> <div class="para">S.________ interjette recours de droit administratif contre ce jugement, dont il requiert implicitement l'annulation. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">L'ORP, la caisse et le Secrétariat d'Etat à l'économie ont renoncé à se déterminer, tandis que la Commission a présenté des observations. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant en droit: </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Est litigieuse la suspension du droit du recourant à l'indemnité de chômage pour une durée de 31 jours. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Le jugement entrepris expose de manière correcte les dispositions légales et réglementaires, ainsi que les principes jurisprudentiels applicables au présent cas, de sorte qu'il suffit d'y renvoyer. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Pour trancher la question de savoir si l'on pouvait exiger du recourant qu'il conservât son emploi, il faut déterminer si l'activité pour laquelle il a donné son congé pouvait être réputée convenable au sens de l'<span class="artref">art. 16 LACI</span>. </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">En l'espèce, le recourant invoque le fait que son cahier des charges ne correspondait pas à ce qui avait été discuté lors des entretiens d'embauche. En outre, il fait valoir une dégradation de ses conditions de travail. </div> <div class="para">Si les activités effectivement exercées par le recourant ne correspondaient pas en tous points à ses « attentes d'un jeune juriste », elles ne faisaient pas moins partie intégrante de ce qui avait été convenu lors de son entretien d'embauche (cf. recours de S.________ du 3 avril 2002, auquel il renvoie dans son recours de droit administratif). Par ailleurs, il s'agissait du premier emploi du recourant comme juriste après l'obtention de sa licence. Or, l'expérience montre que le premier emploi décroché après des études universitaires correspond rarement aux aspirations des postulants mais qu'il est nécessaire à l'acquisition d'une expérience professionnelle. Sans une telle expérience à faire valoir et s'étant déjà trouvé quelques mois au chômage avant cet emploi, le recourant devait dès lors s'efforcer de conserver celui-ci aussi longtemps qu'il n'était pas assuré d'en retrouver un autre. S'agissant des tensions et problèmes évoqués par le recourant, il n'apparaît pas, au vu du dossier, qu'ils aient été tels qu'il ne pût être exigé du recourant qu'il conservât son emploi jusqu'à ce qu'il trouve une nouvelle activité qui corresponde mieux à ses attentes. </div> <div class="para">Au regard de l'admission restrictive des circonstances pouvant justifier l'abandon d'un emploi, les éléments invoqués par le recourant ne peuvent être retenus dans le cadre de l'<span class="artref">art. 44 al. 1 let. b OACI</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Dans le cas d'espèce, au vu de l'ensemble des circonstances, une suspension de 31 jours (soit le minimum en cas de faute grave) paraît appropriée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est rejeté. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Il n'est pas perçu de frais de justice. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt sera communiqué aux parties, à la Commission cantonale valaisanne de recours en matière de chômage, à l'Office régional de placement et au Secrétariat d'Etat à l'économie. </div> <div class="para">Lucerne, le 9 mars 2005 </div> <div class="para">Au nom du Tribunal fédéral des assurances </div> <div class="para">Le Président de la IIe Chambre: La Greffière: </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>