<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2023-02-03-4A_23-2023.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4A_23/2023</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 3 février 2023</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Ire Cour de droit civil</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mme la Juge fédérale Jametti, Présidente. </div> <div class="para">Greffière: Mme Raetz. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.A.________ et B.A.________, </div> <div class="para">recourants, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">C.________, </div> <div class="para">représenté par Me Jean-François Marti, avocat, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">expulsion des locataires, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt rendu le 21 novembre 2022 par la Chambre des baux et loyers de la Cour de justice du canton de Genève (C/6552/2022; ACJC/1511/2022). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>La Présidente :</b> </div> <div class="para">Vu le jugement du 7 juin 2022, rendu selon la procédure sommaire applicable aux cas clairs, par lequel le Tribunal des baux et loyers du canton de Genève a condamné A.A.________ et B.A.________ à évacuer immédiatement le corps de ferme qu'ils occupent à..., et a autorisé le bailleur C.________ à requérir l'expulsion des époux A.________ par la force publique dès l'entrée en force du jugement, </div> <div class="para">vu l'arrêt du 21 novembre 2022, au terme duquel la Chambre des baux et loyers de la Cour de justice du canton de Genève a confirmé le jugement précité et débouté les parties de toutes autres conclusions, </div> <div class="para">vu le recours interjeté le 16 janvier 2023 par les époux A.________ (ci-après: les recourants) au Tribunal fédéral contre cet arrêt, </div> <div class="para">vu les écritures complémentaires déposées par les recourants les 25 et 26 janvier 2023; </div> <div class="para">considérant que le délai de recours de 30 jours (<span class="artref">art. 100 al. 1 LTF</span>) ne peut être prolongé (<span class="artref">art. 47 al. 1 LTF</span>), de sorte que toute écriture ou complément postérieur à l'expiration de ce délai est irrecevable, </div> <div class="para">que les délais dont le début dépend d'une communication ou de la survenance d'un événement courent dès le lendemain de celles-ci (<span class="artref">art. 44 al. 1 LTF</span>), </div> <div class="para">qu'une communication qui n'est remise que contre la signature du destinataire est réputée reçue au plus tard sept jours après la première tentative infructueuse de distribution (<span class="artref">art. 44 al. 2 LTF</span>), </div> <div class="para">que celui qui se sait partie à une procédure judiciaire, et qui doit dès lors s'attendre à recevoir des actes du juge, est tenu de relever son courrier ou, s'il s'absente de son domicile, de prendre des dispositions pour que celui-ci lui parvienne néanmoins (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=14&amp;from_date=21.01.2023&amp;to_date=09.02.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F141-II-429%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page429">ATF 141 II 429</a> consid. 3.1), </div> <div class="para">que le délai de garde de sept jours n'est pas prolongé lorsque la Poste permet de retirer le courrier dans un délai plus long, par exemple à la suite d'une demande de garde, de sorte que des accords particuliers avec la Poste ne permettent pas de repousser l'échéance de la notification, réputée intervenue à l'échéance du délai de sept jours et non au moment de son retrait effectif (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=14&amp;from_date=21.01.2023&amp;to_date=09.02.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F141-II-429%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page429">ATF 141 II 429</a> consid. 3.1), </div> <div class="para">que le délai de recours ne court pas du 18 décembre au 2 janvier inclus (<span class="artref">art. 46 al. 1 let</span>. c LTF), </div> <div class="para">que si le dernier jour du délai est un samedi, un dimanche ou un jour férié selon le droit fédéral ou cantonal, le délai expire le premier jour ouvrable qui suit (<span class="artref">art. 45 al. 1 LTF</span>); </div> <div class="para">qu'en l'espèce, selon le suivi de l'envoi de la Poste, l'arrêt attaqué a été adressé aux recourants par courrier recommandé du 22 novembre 2022, et un avis pour le retrait de ce pli leur a été distribué le 23 novembre 2022, </div> <div class="para">qu'à l'échéance du délai de garde, soit le 30 novembre 2022, les destinataires n'ont pas retiré l'envoi, le retrait effectif ayant eu lieu le 14 décembre 2022 seulement, </div> <div class="para">que dans ces conditions, l'arrêt attaqué est réputé avoir été communiqué le 30 novembre 2022 aux recourants (<span class="artref">art. 44 al. 2 LTF</span>), et le délai de recours, qui a commencé à courir le lendemain de cette date (<span class="artref">art. 44 al. 1 LTF</span>), est arrivé à échéance le dimanche 15 janvier 2023 (<span class="artref">art. 100 al. 1 LTF</span>; <span class="artref">art. 46 al. 1 let</span>. c LTF), pour expirer le premier jour ouvrable suivant (<span class="artref">art. 45 al. 1 LTF</span>), soit le lundi 16 janvier 2023, </div> <div class="para">que si le recours des intéressés, déposé le 16 janvier 2023, a été formé en temps utile, leurs écritures complémentaires déposées les 25 et 26 janvier 2023 sont quant à elles tardives et, partant, irrecevables; </div> <div class="para">qu'au demeurant, l'écriture du 26 janvier 2023 se fonde sur des pièces et faits nouveaux, postérieurs à l'arrêt attaqué, lesquels sont également irrecevables en vertu de l'<span class="artref">art. 99 al. 1 LTF</span>, </div> <div class="para">que la pièce nouvelle produite par les recourants à l'appui de leur recours, postérieure à l'arrêt attaqué, est aussi irrecevable selon l'<span class="artref">art. 99 al. 1 LTF</span> et n'influe quoi qu'il en soit pas sur l'issue du présent litige; </div> <div class="para">considérant que selon l'<span class="artref">art. 42 al. 1 LTF</span>, le mémoire de recours doit indiquer, notamment, les motifs du recours, </div> <div class="para">que les motifs doivent exposer succinctement en quoi la décision attaquée viole le droit (<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>), </div> <div class="para">que la partie recourante doit discuter les motifs de cette décision et indiquer précisément en quoi elle estime que l'autorité précédente a méconnu le droit; </div> <div class="para">que le Tribunal fédéral statue et conduit en principe son raisonnement juridique sur la base des faits établis par l'autorité précédente, </div> <div class="para">qu'il ne peut rectifier ou compléter les constatations de fait opérées par l'autorité précédente que si elles sont manifestement inexactes ou découlent d'une violation du droit au sens de l'<span class="artref">art. 95 LTF</span> (art. 97 al. 1 et 105 al. 2 LTF), l'expression " manifestement inexactes " signifiant ici " arbitraires " au sens de l'<span class="artref">art. 9 Cst.</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=14&amp;from_date=21.01.2023&amp;to_date=09.02.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-III-397%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page397">ATF 135 III 397</a> consid. 1.5), ce qu'il appartient au recourant de démontrer; </div> <div class="para">considérant que les exigences de motivation du recours ne sont manifestement pas satisfaites en l'espèce, </div> <div class="para">que les recourants ne démontrent pas à satisfaction en quoi la cour cantonale aurait violé le droit fédéral, </div> <div class="para">qu'ils se limitent à opposer leur propre version des faits ou appréciation, sans toutefois soutenir ni <i>a fortiori</i> démontrer que les faits auraient été établis arbitrairement par la cour cantonale, </div> <div class="para">que les recourants ne satisfont pas non plus aux exigences requises pour obtenir un complètement de l'état de fait, </div> <div class="para">que pour le surplus, lorsqu'ils soutiennent que le loyer pour le mois de décembre 2021 aurait été consigné " dans les règles de l'art ", ils ne discutent pas valablement les développements opérés par la cour cantonale à cet égard, </div> <div class="para">qu'en se prévalant de la bonne foi de B.A.________, qui aurait été informée par les employés du canton de Genève ayant procédé à l'encaissement de ce loyer en vue de sa consignation que le loyer était réputé payé, et qui se serait aussi fiée à une mention sur le document remis à cette occasion, les recourants se fondent encore sur des faits non constatés par la cour cantonale, </div> <div class="para">qu'enfin, les recourants ne peuvent requérir du Tribunal fédéral qu'il se prononce sur la responsabilité du canton de Genève en lien avec une information que ses employés auraient fournie, puisque le recours en matière civile n'est recevable que contre une décision cantonale de dernière instance, rendue sur recours (<span class="artref">art. 75 LTF</span>), ce qui n'est pas le cas s'agissant de cette problématique, </div> <div class="para">que le recours adressé au Tribunal fédéral est par conséquent irrecevable, ce qu'il convient de constater selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 108 al. 1 let. b LTF</span>, </div> <div class="para">que les frais judiciaires seront mis solidairement à la charge des recourants (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/66/5" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/66/1" type="start"></artref>art. 66 al. 1 et 5 LTF</span><artref id="CH/173.110/66/5" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/5" type="end"></artref>), </div> <div class="para">que le bailleur intimé n'a pas droit à des dépens, dès lors qu'il n'a pas été invité à déposer une réponse. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, la Présidente de la Ire Cour de droit civil prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 500 fr., sont mis solidairement à la charge des recourants. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et à la Chambre des baux et loyers de la Cour de justice du canton de Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 3 février 2023 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente : Jametti </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : Raetz </div> </div></body></html>