An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 8. Oktober 2020
Embargo: 8. Oktober 2020, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 21. Juli 2020 (2C_408/2020)
Durchsetzungshaft während der Corona-Pandemie
Die Durchsetzungshaft gegen eine ausländische Person ist aufzuheben, wenn im
konkreten  Fall  aufgrund  der  Corona-Pandemie  eine  Ausreise  in  absehbarer  Zeit
objektiv  unmöglich  ist.  Nicht  massgebend  ist,  ob  die  betroffene  Person  in  der
Durchsetzungshaft bei der Papierbeschaffung oder der Feststellung ihrer Identität
kooperiert  hat.  Das  Bundesgericht  hebt  die  Durchsetzungshaft  gegen  einen
malischen Staatsangehörigen auf. 
Das Migrationsamt des Kantons Zürich wies 2019 einen aus Mali stammenden Mann,
auf dessen Asylgesuch nicht eingetreten worden war, weg und nahm ihn in Ausschaffungshaft. Nachdem diese mehrfach verlängert worden war, wurde Durchsetzungshaft
angeordnet,  die  ebenfalls  mehrfach  verlängert  wurde.  Gegen  den  Verlängerungsentscheid vom April 2020 erhob der Mann Beschwerde, die das Zürcher Verwaltungsgericht
im vergangenen Mai in den wesentlichen Punkten abwies. 
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde des Mannes gut und ordnet seine Entlassung
aus der Durchsetzungshaft an. Sofern keine anderen Massnahmen zum Ziel führen,
bildet die Durchsetzungshaft das letzte Mittel, um eine illegal anwesende ausländische
Person auch gegen ihren Willen in ihre Heimat zu verbringen. Die Durchsetzungshaft ist
auf eine Kooperation des Betroffenen mit den Behörden ausgerichtet (Papierbeschaffung,  Klärung  der  Identität,  Ausreise).  Massgebend  für  eine  Aufhebung  von  Durchsetzungshaft aufgrund der Corona-Pandemie ist das Kriterium, ob eine Ausreise letztlich
in absehbarer Zeit objektiv möglich sein wird oder nicht. Wie das Bundesgericht jüngst
im Zusammenhang mit dem Vollzug einer Ausschaffung oder Landesverweisung im Hinblick auf die Corona-Pandemie festgehalten hat, ist dabei jeder Einzelfall gestützt auf die
konkreten Umstände zu beurteilen. Nicht entscheidend ist im vorliegenden Zusammenhang entgegen der Ansicht der Vorinstanz, ob die betroffene Person bei der Papierbeschaffung oder bei der Feststellung ihrer Identität kooperiert hat. 
Im konkreten Fall scheitert eine Ausreise des Betroffenen an der zeitlich nicht absehbaren, vorübergehenden Unmöglichkeit, nach Mali zurückzukehren. Weil coronabedingt
keine Flüge stattfinden, beziehungsweise Ein- oder Ausreisesperren bestehen, kann der
Betroffene weder freiwillig in seine Heimat Mali reisen, noch können ihn die Behörden
zwangsweise dorthin verbringen. Es liegen damit technische Hindernisse vor, die auch
bei einer Kooperation des Mannes nicht zu einer Rückkehr führen könnten. Das Staatssekretariat für Migration hat in seinem Amtsbericht zwar festgehalten, dass erste afrikanische Länder inzwischen wieder Flüge aufgenommen hätten und davon auszugehen
sei, dass weitere Länder – darunter Mali – folgen würden. Dabei handelt es sich indessen um blosse Vermutungen, die im vorliegenden Fall eine Aufrechterhaltung der
Durchsetzungshaft nicht zu rechtfertigen vermögen. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 8 octobre 2020
Embargo : 8 octobre 2020, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 21 juillet 2020 (2C_408/2020)
Détention pour insoumission pendant la pandémie de Corona
La détention pour insoumission d'une personne étrangère doit être levée lorsque,
dans le cas concret, un départ est objectivement impossible dans un délai prévisible
en raison de la pandémie de Corona. Peu importe que la personne concernée, placée
en détention pour insoumission, ait coopéré ou non à l’obtention des papiers ou à la
constatation de son identité. Le Tribunal fédéral lève la détention pour insoumission
d'un ressortissant malien.
L'Office des migrations du canton de Zurich a prononcé en 2019 le renvoi d'un homme
originaire du Mali à la suite de la non-entrée en matière sur sa demande d'asile et l'a
placé en détention en vue du renvoi. Après de multiples prolongations de celle-ci, une
détention  pour  insoumission  a  été  ordonnée,  laquelle  a  elle  aussi  été  prolongée  à
plusieurs reprises. Contre la décision de prolongation d'avril 2020, l'homme a formé un
recours, que le Tribunal administratif zurichois a, pour l'essentiel, rejeté en mai dernier.
Le Tribunal fédéral admet le recours du détenu et ordonne sa libération de la détention
pour insoumission. Pour autant qu'il n'y ait pas d'autres mesures pour atteindre ce but,
la détention pour insoumission constitue le dernier moyen permettant  d'aboutir  à ce
qu'une personne étrangère présente illégalement soit renvoyée, y compris contre sa
volonté,  dans  son  pays  d'origine.  La  détention  pour  insoumission  est  axée  sur  la
coopération de la personne concernée avec les autorités (obtention des papiers, clarification de l'identité, départ). Le critère déterminant pour la levée de la détention pour
insoumission en raison de la pandémie de Corona est de savoir si finalement un départ
sera objectivement possible ou non dans un délai prévisible. Comme le Tribunal fédéral
l'a récemment souligné en lien avec l'exécution d'un renvoi ou d'une expulsion compte
tenu de la pandémie de Corona, chaque cas doit être apprécié sur la base des circonstances concrètes. Dans ce contexte, contrairement à l'avis de l'instance précédente, il
n'est  pas  décisif  que  la personne concernée ait  coopéré pendant  la détention  pour
insoumission à l’obtention des papiers ou à la constatation de son identité.
Dans le cas concret, un départ de l'intéressé se heurte à l'impossibilité temporaire d'un
retour au Mali dans un délai prévisible. Dès lors qu'en raison du Corona, aucun vol n'a
lieu ou qu'il existe des interdictions d'entrée ou de sortie, l’intéressé ne peut ni se rendre
de son propre gré au Mali, ni être contraint par les autorités d'y retourner. Il existe ainsi
des obstacles techniques qui empêchent un retour, même si la personne coopère. Le
Secrétariat  d'Etat  aux  migrations  a  certes  indiqué  dans  son  rapport  officiel  que  de
premiers pays africains avaient entre temps repris les vols et que l'on pouvait en déduire
que d'autres pays, dont le Mali, suivraient. Il s'agit toutefois de simples suppositions, qui
ne permettent pas de justifier dans le cas d'espèce un maintien de la détention pour
insoumission.