<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2025-06-03-7F_9-2025.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7F_9/2025</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 3 juin 2025</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit pénal</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. et Mmes les Juge fédéraux Abrecht, Président, </div> <div class="para">van de Graaf et Koch, </div> <div class="para">Greffière : Mme Nasel. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">requérant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Cédric Genton, </div> <div class="para">juge, p.a. Tribunal de police, rue des Chaudronniers 9, case postale 3715, 1211 Genève 3, </div> <div class="para">intimé, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Cour de justice de la République et canton de Genève, Chambre pénale de recours, case postale 3108, 1211 Genève 3. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Requête de révision contre l'arrêt 7B_1073/2024 du Tribunal fédéral suisse du 8 janvier 2025. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para">Par arrêt du 8 janvier 2025 (7B_1073/2024), le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours déposé le 3 octobre 2024 par A.________ contre l'arrêt rendu le 27 août 2024 par la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève (ci-après: la cour cantonale), par lequel celle-ci a déclaré irrecevable sa requête de récusation visant Cédric Genton, juge au Tribunal de police de la République et canton de Genève (ci-après: le juge intimé). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para">Par acte du 25 février 2025, complété les 10 mars, 3 avril et 3 mai 2025, A.________ demande la révision de l'arrêt du 8 janvier 2025. Il requiert par ailleurs l'"administration publique des preuves devant le Tribunal fédéral". </div> <div class="para">Par ordonnance du Président de la IIe Cour de droit pénal du Tribunal fédéral du 13 mars 2025, la requête d'effet suspensif respectivement de mesures provisionnelles formée par A.________ a été rejetée. Par avis des 3 et 9 avril 2025, ce dernier a été informé que les éléments avancés dans ses courriers respectivement des 31 mars et 4 avril 2025, dans lesquels il demandait la rectification de ladite ordonnance, n'étaient pas de nature à la remettre en cause. </div> <div class="para">Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.1.</b> La révision d'un arrêt du Tribunal fédéral peut être demandée si les dispositions concernant la composition du tribunal ou la récusation n'ont pas été observées (<span class="artref">art. 121 let. a LTF</span>), si le tribunal a accordé à une partie soit plus ou, sans que la loi ne le permette, autre chose que ce qu'elle a demandé, soit moins que ce que la partie adverse a reconnu devoir (<span class="artref">art. 121 let. b LTF</span>), si le tribunal n'a pas statué sur certaines conclusions (<span class="artref">art. 121 let</span>. c LTF) ou si, par inadvertance, le tribunal n'a pas pris en considération des faits pertinents qui ressortent du dossier (<span class="artref">art. 121 let</span>. d LTF). La révision peut également être demandée, dans les affaires pénales, si les conditions fixées à l'art. 410 al. 1 let. a et b et 2 CPP sont remplies (<span class="artref">art. 123 al. 2 let. b LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.2.</b> La demande doit être déposée dans les 30 jours s'agissant de violations des dispositions sur la récusation ou de violation d'autres règles de procédure, et dans les 90 jours s'agissant de violation de la CEDH ou d'autres motifs (<span class="artref">art. 124 al. 1 LTF</span>). La question de savoir si ce délai est respecté en l'occurrence peut demeurer indécise sur le vu des considérations qui suivent. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.3.</b> Les exigences de motivation découlant de l'<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span> s'appliquent également aux requêtes de révision, si bien qu'il incombe au requérant de mentionner le motif de révision dont il se prévaut et d'expliquer en quoi ce motif serait réalisé, sous peine de voir sa requête déclarée irrecevable (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=1&amp;from_date=15.05.2025&amp;to_date=03.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F147-III-238%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page238">ATF 147 III 238</a> consid. 1.2.1; voir encore, parmi d'autres: arrêts 6F_5/2025 du 17 avril 2025 consid. 1; 6F_10/2025 du 9 avril 2025 consid. 1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.4.</b> En outre, de jurisprudence constante, lorsque le Tribunal fédéral n'entre pas en matière sur un recours, son arrêt ne se substitue pas à la décision cantonale attaquée, qui reste en force et peut seule faire l'objet d'une demande de révision sur le fond. La révision de l'arrêt fédéral ne peut se rapporter, quant à elle, qu'au motif d'irrecevabilité qui affecte cet arrêt (parmi plusieurs: <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=1&amp;from_date=15.05.2025&amp;to_date=03.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F147-III-238%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page238">ATF 147 III 238</a> consid. 3.2.2; arrêt 2F_12/2024 du 20 août 2024 consid. 4.1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.5.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.5.1.</b> En l'espèce, la Cour de céans a déclaré le recours du requérant irrecevable au motif qu'il ne répondait manifestement pas aux exigences de motivation requises de tout mémoire déposé auprès du Tribunal fédéral au sens des art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF. Elle a en particulier considéré que les allégations générales et péremptoires du requérant n'étaient pas suffisantes pour considérer que sa requête de récusation du juge intimé aurait été déposée dans le respect de la condition temporelle découlant de l'<span class="artref">art. 58 CPP</span>; en outre, le requérant ne s'en prenait pas de manière recevable à la motivation de la cour cantonale en lien avec le rejet de sa requête de récusation, respectivement ne formulait aucune circonstance objective de nature à mettre en doute l'impartialité du juge intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.5.2.</b> Dans sa demande de révision, le requérant fait grief au Tribunal fédéral d'avoir violé l'<span class="artref">art. 121 LTF</span> en ne prenant pas en considération tous les faits pertinents qui ressortiraient de son dossier et en ne statuant pas "sur [ses] conclusions clés". À l'appui de son argumentation, le requérant reprend, en tant qu'on les comprend, les mêmes arguments que ceux développés précédemment, tout en faisant valoir que le Tribunal fédéral n'aurait "pas du tout examiné dans son arrêt 7B_1073/2024 du 8 janvier 2025 [son] recours ni considéré absolument aucune de [ses] preuves" pour établir la partialité du juge intimé. Il soutient que le texte de cet arrêt serait "truffé de constatations de fait manifestement erronées". On comprend, à la lecture de sa demande de révision, qu'il reproche au Tribunal fédéral d'avoir mal apprécié la nature, le contenu ou la motivation de ses griefs ou traité insuffisamment ceux-ci en mettant en exergue divers passages de son recours du 3 octobre 2024, de l'arrêt 7B_1073/2024 et d'autres écrits dont on ne sait pas s'ils figurent au dossier cantonal, du moins le requérant ne le prétend pas et il n'appartient pas au Tribunal fédéral de procéder à cette recherche. Il soulève par ailleurs différents arguments de fond visant notamment l'arrêt rendu le 27 août 2024 par la cour cantonale. </div> <div class="para">La demande de révision et "d'administration des preuves" afin "que la vérité matérielle [...] soit publiquement établie" déposée par le requérant tend en réalité à faire juger à nouveau la même cause, ce qui ne constitue pas un motif de révision. Il perd en effet de vue que la partie requérante ne saurait critiquer la manière dont le Tribunal fédéral a traité son grief sous l'angle de sa motivation (arrêts 1F_11/2025 du 25 avril 2025 consid. 3.1; 5F_1/2025 du 24 janvier 2025 consid. 2.1.1), respectivement que la voie de la révision ne permet pas de rediscuter l'appréciation juridique contenue dans l'arrêt dont la révision est demandée ni de présenter une motivation qui aurait déjà pu être développée dans le recours au Tribunal fédéral (cf. arrêts 1F_2/2024 du 20 février 2024 consid. 2.2; 4F_7/2019 du 27 août 2019 consid. 3.4; 1F_12/2015 du 27 avril 2015 consid. 3). De même, le traitement prétendument insuffisant ou lacunaire d'un moyen de recours ne constitue pas un motif de révision au sens de la loi, un grief n'étant pas un fait pertinent selon l'<span class="artref">art. 121 let</span>. d LTF (arrêt 1F_11/2025 du 25 avril 2025 consid. 3.1). </div> <div class="para">Par ailleurs, en tant que le requérant se prévaut d'éléments nouveaux, il méconnaît qu'il ne peut pas invoquer des faits postérieurs à l'arrêt attaqué (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=1&amp;from_date=15.05.2025&amp;to_date=03.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-IV-48%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page48">ATF 134 IV 48</a> consid. 1; arrêts 6F_24/2024 du 14 novembre 2024 consid. 2.1; 6F_12/2023 du 5 juin 2023 consid. 2.2). </div> <div class="para">En tout état de cause, aucun moyen susceptible de conduire à la révision de l'arrêt 7B_1073/2024 ne ressort de la demande de révision présentée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Il s'ensuit que la demande de révision doit être rejetée, dans la mesure de sa recevabilité, sans autre mesure d'instruction (<span class="artref">art. 127 LTF</span>). Les frais judiciaires seront mis à la charge du requérant (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le requérant est d'ores et déjà informé que de nouvelles demandes du même ordre, portant sur le présent arrêt ou sur l'arrêt 7B_1073/2024, seront purement et simplement classées sans suite et sans frais. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">La demande de révision est rejetée dans la mesure où elle est recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 3'000 fr., sont mis à la charge du requérant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et à la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la République et canton de Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 3 juin 2025 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit pénal </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Abrecht </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : Nasel </div> </div></body></html>