Lausanne, 9. September 2020
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 25. August 2020 (4A_248/2019, 4A_398/2019)
DSD-Reglement: Beschwerde von Caster Semenya gegen Entscheid des Internationalen Sportschiedsgerichts abgewiesen
Das Bundesgericht weist die Beschwerden der südafrikanischen Sportlerin Caster
Semenya und ihres Leichtathletikverbandes ab, die sie gegen den Entscheid des
Internationalen Sportschiedsgerichts über die "Eligibility Regulations for the Female
Classification  (Athletes  with  Differences  of  Sex  Development)"  (DSD-Reglement)
erhoben hatten. Das Internationale Sportschiedsgericht durfte die für Athletinnen mit
der genetischen Variante "46 XY DSD" erlassenen Teilnahmebedingungen schützen,
um fairen Wettbewerb in den Laufdisziplinen der weiblichen Leichtathletik zu gewährleisten.
Der Internationale Leichtathletikverband erliess im April 2018 das neue DSD-Reglement.
In diesem werden die Bedingungen geregelt, welche eine betroffene Athletin erfüllen
muss, um in der "protected class women" an internationalen Laufwettbewerben über
Distanzen von 400 Metern bis zu einer Meile teilnehmen zu können. Das Reglement
erfasst ausschliesslich Athletinnen mit der genetischen Variante "46 XY DSD". Personen
mit dieser Genvariante weisen einen Testosteronspiegel klar im männlichen Bereich auf.
Das  DSD-Reglement  verlangt  von  betroffenen  Athletinnen,  ihren  Testosteronspiegel
während sechs Monaten vor einem Wettkampf unter einen bestimmten Wert (5 nmol/L)
zu senken und solange unter diesem Wert zu halten, wie sie in der Kategorie "Frauen"
an entsprechenden internationalen Wettkämpfen teilnehmen wollen.
Die  südafrikanische  Sportlerin  Caster  Semenya  rekurrierte  im  Juni  2018  gegen  das
DSD-Reglement  beim  Internationalen  Sportschiedsgericht  in  Lausanne  ("Tribunal
Arbitral du Sport", TAS). Ebenfalls ans TAS gelangte der südafrikanische Leichtathletikverband ("Athletics South Africa", ASA). Das TAS wies beide Schiedsklagen 2019 ab. Es
kam  im  Wesentlichen zum  Schluss,  dass die Zulassungsbedingungen gemäss DSDReglement zwar nur betroffene Athletinnen erfassen würden, die Differenzierung aber
erforderlich, zumutbar und verhältnismässig sei, um die Integrität der weiblichen Leichtathletik ("protected class women") in den betreffenden Laufwettbewerben zu wahren und
faire Wettkämpfe zu gewährleisten.
Caster  Semenya  und  ASA  erhoben  gegen  den  TAS-Entscheid  Beschwerde  an  das
Schweizerische Bundesgericht. Es weist die Beschwerden ab.
Das TAS hat den Fall Caster Semenya als unabhängiges Schiedsgericht umfassend geprüft und dazu namentlich zahlreiche Experten angehört. Das Bundesgericht kann den
Entscheid des TAS seinerseits keiner freien rechtlichen Kontrolle unterziehen. Vielmehr
beschränkt sich seine inhaltliche Prüfung von Gesetzes wegen einzig auf die Frage, ob
der  Entscheid  des  TAS  gegen  grundlegende  und  weithin  anerkannte  Prinzipien  der
Rechtsordnung ("ordre public") verstösst. Das ist nicht der Fall.
Caster Semenya macht im Wesentlichen eine Verletzung des Diskriminierungsverbots
geltend. Das TAS hat für das Bundesgericht gestützt auf die übereinstimmende Meinung
der beigezogenen Experten verbindlich festgestellt, dass Testosteron den Hauptfaktor
für die unterschiedliche Leistungsfähigkeit der Geschlechter in der Leichtathletik darstellt; Frauen mit der Genvariante "46 XY DSD" weisen gemäss TAS einen mit Männern
vergleichbaren Testosteronspiegel auf, der ihnen einen unüberwindbaren Wettbewerbsvorteil verschafft und sie in die Lage versetzt, Athletinnen ohne die Variante "46 XY
DSD" zu schlagen. Auf Basis dieser Feststellungen ist der Entscheid des TAS nicht zu
beanstanden. Die Fairness beim sportlichen Wettkampf ist ein legitimes Anliegen und
bildet ein zentrales Prinzip des Sports. Sie stellt eine der Säulen dar, auf welcher der
Wettkampf beruht. Auch der Europäische Gerichtshof für Menschenrechte misst dem
Aspekt des fairen Wettkampfs ein besonderes Gewicht bei. Nebst diesem gewichtigen
öffentlichen Interesse hat das TAS zu Recht die weiteren massgebenden Interessen berücksichtigt, namentlich die privaten Interessen der in der Kategorie "Frauen" laufenden
Athletinnen.
Sein Entscheid ist auch unter dem Blickwinkel der geltend gemachten Verletzung der
Persönlichkeit  und  der  Menschenwürde  von  Caster  Semenya  mit  dem  ordre  public
vereinbar. Die medizinischen Abklärungen und die allenfalls notwendige medikamentöse
Senkung des Testosteronspiegels stellen zwar einen erheblichen Eingriff in die körperliche Integrität dar. Der Kernbereich dieses Rechts wird jedoch nicht berührt. Dabei ist
auch zu beachten, dass die Untersuchungen durch qualifizierte Ärztinnen und Ärzte und
in keinem Fall gegen den Willen einer Athletin durchgeführt werden. Schliesslich ist der
Entscheid des TAS auch mit der Garantie der Menschenwürde vereinbar. Betroffenen
Athletinnen steht es frei, eine Behandlung zur Senkung des Testosteronspiegels zu verweigern. Der Entscheid des TAS zielt auch nicht darauf ab, das weibliche Geschlecht
betroffener Athletinnen in irgendeiner Weise in Frage zu stellen. Lausanne, le 9 septembre 2020
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 25 août 2020 (4A_248/2019, 4A_398/2019)
Règlement DSD  : rejet du recours de Caster Semenya contre la 
décision rendue par le Tribunal Arbitral du Sport
Le Tribunal fédéral rejette les recours formés par Caster Semenya et sa fédération
nationale contre la sentence rendue par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) concernant le « Règlement régissant la qualification dans la catégorie féminine (pour les
athlètes présentant des différences du développement sexuel)  » (Règlement DSD).
Le TAS était en droit de valider les conditions d'éligibilité des athlètes féminines
présentant la variation génétique «  46 XY DSD » afin de garantir l'équité sportive
dans certaines disciplines de course de l'athlétisme féminin.
La fédération internationale d'athlétisme a édicté le nouveau Règlement DSD en avril
2018.  Celui-ci  fixe  les  conditions  qu'une  athlète  concernée  doit  remplir  en  vue  de
pouvoir  s'aligner,  dans  «  la  classe  féminine  protégée  »,  lors  des  compétitions  internationales, dans les épreuves de course comprises entre le 400 mètres et le mile. Le
Règlement DSD concerne exclusivement les athlètes féminines présentant la variation
génétique « 46 XY DSD ». Les personnes présentant une telle variation génétique possèdent  un  taux  de  testostérone  correspondant  clairement  au  niveau  de  celui  des
hommes. Le Règlement DSD exige des athlètes concernées qu'elles réduisent leur taux
de testostérone au-dessous d'une valeur déterminée (5 nmol/L) pendant six mois avant
une compétition et qu'elles le maintiennent au-dessous de cette limite aussi longtemps
qu'elles souhaitent pouvoir participer aux épreuves visées dans la catégorie féminine
lors des compétitions internationales.
La sportive sud-africaine Caster Semenya a recouru en juin 2018 contre le Règlement
DSD auprès du TAS à Lausanne. La Fédération sud-africaine d'athlétisme («  Athletics
South Africa », ASA) en a fait de même. Le TAS a rejeté les deux requêtes d'arbitrage
en 2019. Pour l'essentiel, il a considéré que les règles d'éligibilité prévues par le Règlement DSD visent certes uniquement les athlètes concernées, mais que cette différenciation est nécessaire,  raisonnable et  proportionnée afin de garantir  l'intégrité de
l'athlétisme féminin («  classe féminine protégée  ») dans les épreuves visées et d'assurer l'équité sportive.
Caster Semenya et ASA ont chacune recouru contre la sentence du TAS auprès du
Tribunal fédéral. Celui-ci a rejeté les recours.
Le TAS, en tant que tribunal arbitral indépendant, a examiné de manière approfondie
l'affaire Caster Semenya et a entendu un nombre très important d'experts. Pour sa part,
le Tribunal fédéral ne peut pas contrôler librement en droit la sentence du TAS. Son
contrôle matériel est limité, de par la loi, à la seule question de savoir si la décision
rendue par le TAS méconnaît les principes essentiels et largement reconnus de l'ordre
juridique (« ordre public »). Tel n'est pas le cas.
Caster Semenya dénonce principalement une violation du principe de l'interdiction de la
discrimination.  Le  TAS,  en  s'appuyant  sur  l'avis  unanime  des  experts  consultés,  a
constaté, d'une manière qui lie le Tribunal fédéral, que la testostérone est le facteur principal de la différence entre les sexes au niveau de la performance athlétique  ; les athlètes féminines présentant la variante génétique «  46 XY DSD » possèdent un taux de
testostérone  comparable  à  celui  des  hommes,  qui  leur  confère  un  avantage  insurmontable et leur permet de battre les autres athlètes féminines. Sur la base de ces
constatations, la décision du TAS n'est pas critiquable. L'équité des compétitions est un
objectif légitime et constitue un principe cardinal du sport. Elle est l'un des piliers sur
lesquels repose tout l'édifice du sport de compétition. La Cour européenne des droits de
l'homme attache aussi un poids particulier à l'équité sportive. Le TAS a non seulement
pris en considération cet intérêt public important mais a aussi tenu compte, à juste titre,
des  autres  intérêts  pertinents,  en  particulier  les  intérêts  privés  des  autres  athlètes
concourant dans la catégorie féminine.
Sa décision est aussi compatible avec l'ordre public au regard de la violation alléguée
par  Caster  Semenya  des  droits  de  sa  personnalité  et  de  sa  dignité  humaine.  Les
examens médicaux et la diminution éventuellement nécessaire du taux de testostérone
par voie médicamenteuse portent sérieusement atteinte au droit à l'intégrité physique.
Ils n'affectent toutefois pas l'essence même de ce droit. A cet égard, il convient aussi de
relever  que  les  examens  médicaux  seront  menés  par  des  médecins  qualifiés  et  ne
seront en aucun cas effectués si une athlète s'y oppose. Enfin, la sentence du TAS est
également compatible avec la garantie de la dignité humaine. Les athlètes concernées
peuvent refuser librement de suivre un traitement visant à réduire leur taux de testostérone. En outre, la décision du TAS ne vise nullement à remettre en cause, d'une
quelconque manière, le sexe féminin des athlètes concernées.