<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est chargé d'évaluer l'impact psychologique, en particulier pour les enfants, du renversement de paradigme sécuritaire avec l'introduction des pièces d'identité biométriques obligatoire qui rend chacun à priori suspect.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le 17 mai 2009, le peuple suisse a approuvé l'arrêté fédéral concernant la reprise du règlement de la CE sur les documents d'identité. Sous réserve de la validation et de la publication du résultat de la votation conformément à l'article 15 de la loi fédérale du 17 décembre 1976 sur les droits politiques (RS 161.1), seuls des passeports électroniques (ou passeports biométriques) seront délivrés en Suisse à compter du 1er mars 2010.</p><p>À l'avenir, les requérants devront se rendre en personne auprès d'un centre de saisie régional. Une photographie du visage sera réalisée sur place si le requérant n'en a pas amenée avec lui (les cantons décideront si cette possibilité sera offerte ou non). Les empreintes des index seront ensuite prises à plat (contrairement aux empreintes roulées des dix doigts prises dans le cadre de la poursuite pénale, qui fournissent davantage d'informations). Les empreintes digitales des enfants de moins de douze ans ne sont pas prises.</p><p>Étant donné qu'à l'heure actuelle déjà une photographie du visage doit être fournie par toute personne (dès la naissance) désirant acquérir un passeport ou une carte d'identité et que seules les empreintes digitales des personnes de plus de douze ans sont requises, le Conseil fédéral est d'avis que les requérants, et a fortiori les enfants, ne subiront pas de répercussions psychologiques. Il estime qu'il n'est par conséquent pas nécessaire de procéder à l'évaluation demandée par le postulat.</p><p>La saisie d'empreintes de deux doigts n'inversera pas le paradigme sécuritaire existant, mais constitue une adaptation du passeport suisse aux normes de sécurité internationales et assure ainsi la liberté de voyager des citoyens suisses. Personne n'est considéré comme étant coupable en faisant établir un passeport.</p>  Le Conseil fédéral propose de rejeter le postulat.