<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. Par jugement du 16 octobre 1996, P. a notamment été</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">condamné par le Tribunal correctionnel du district de Neuchâtel à trente</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mois de réclusion moins cent cinquante-huit jours de détention préventive</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ainsi qu'aux frais de justice. Le sursis accordé le 15 août 1995 par le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Tribunal de police du district de Neuchâtel à la peine de trente jours</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'emprisonnement a par ailleurs été révoqué.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le 20 décembre 1996, la Cour de cassation pénale a partiellement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cassé ce jugement et renvoyé la cause au Tribunal correctionnel afin qu'il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prononce une mesure au sens de l'article 43 CP et qu'il se détermine entre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">un renvoi dans un hôpital (art.43 ch.1 al.1 CP) ou un internement (art.43</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ch.1 al.2 CP).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par jugement du 12 mars 1997, le Tribunal correctionnel du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">district de Neuchâtel a prononcé, à l'endroit de P. , une mesure</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'internement et son renvoi dans un établissement approprié avec suspen-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sion des peines prononcées les 16 octobre 1996 et 15 août 1995. Pour pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">noncer cette mesure, il a retenu que l'hospitalisation en milieu psychia-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">trique était préconisée par l'expert avec une conviction très relative,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'au demeurant P. était farouchement opposé à une nouvelle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">hospitalisation, que le passé judiciaire du condamné était assez impres-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sionnant et que son trouble de la personnalité entraînait un indéniable</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">danger pour la sécurité publique même si jusqu'à présent ses débordements</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'avaient pas eu de conséquences irrémédiables.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. P. se pourvoit en cassation en concluant au prononcé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'un traitement ambulatoire en milieu fermé sans suspension de peine, dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le cadre de son incarcération actuelle à Crêtelongue. Il reproche en bref</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">au Tribunal une violation des règles essentielles de la procédure de juge-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment pour avoir joint au dossier principal six dossiers pénaux antérieurs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lors de l'audience de jugement seulement, empêchant ainsi son défenseur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'en prendre connaissance dans des délais raisonnables. Il estime en outre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que le Tribunal a faussement appliqué la loi en prononçant son internement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">alors qu'il ne se justifiait pas à la lecture de l'expertise qui, de sur-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">croît, le déconseillait.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. Le président du Tribunal correctionnel de Neuchâtel conclut à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'irrecevabilité du moyen tiré de l'irrégularité de procédure en formulant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quelques observations et laisse le fond à l'appréciation de la Cour. Le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">substitut du procureur conclut au rejet du recours sans formuler d'obser-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vations.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> e n d r o i t</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux (art.244 CPP), le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pourvoi est recevable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) En vertu de l'article 224 CPP, le Tribunal ne peut prendre en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">considération que les faits établis par les débats ou le dossier. Par dos-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sier, il faut manifestement entendre celui sur lequel les parties ont été</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mises en mesure de plaider. Une fois les débats clos, le dossier ne doit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plus subir de modification, que ce soit par le retranchement ou par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'adjonction d'une pièce, faute de quoi, les garanties accordées aux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">parties ne sont plus sauvegardées (RJN 1989 p.131; 4 II 18). Cette règle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'est que l'application du principe d'après lequel tout accusé a le droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de connaître et de discuter les preuves rassemblées pour ou contre lui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(RJN 1 II p.68; 1 II p.84). La Cour de cassation pénale en a notamment</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">déduit que le juge n'avait pas le droit de verser au dossier, après la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">clôture des débats, l'extrait du casier judiciaire d'un prévenu attendu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que ce dernier n'avait de ce fait pas pu présenter complètement sa défense</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(RJN 4 II p.18).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En l'espèce, il résulte du procès-verbal de l'audience du 12</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mars 1997 que le juge a d'entrée de cause, soit bien avant la clôture des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">débats, informé les parties qu'il avait joint à la procédure des dossiers</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">antérieurs du Tribunal de police du district de Neuchâtel. Par ailleurs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">il apparaît, de l'aveu même du mandataire du recourant, que le juge lui a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">donné la possibilité de consulter lesdits dossiers. Il y a renoncé et n'a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas manifesté d'objection attendu qu'il a laissé la procédure se poursui-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vre sans présenter des conclusions ou signaler clairement l'irrégularité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prétendue comme l'exige la loi (art.242 ch.2 in fine CP). Il n'est dès</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lors plus légitimé à soulever ce moyen en cassation. Le pourvoi doit être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">déclaré irrecevable sur ce point.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. a) Aux termes de l'article 253 CPP, le Tribunal auquel la cause</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">est renvoyée est tenu de se conformer aux motifs de l'arrêt de cassation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qui délimite définitivement l'objet du procès (RJN VII II 219). L'arrêt de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la Cour de cassation a force de chose jugée et lie à cet égard non seule-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment le tribunal de renvoi, mais la Cour de cassation elle-même. L'article</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">253 CPP a toujours été interprété à la lumière de la jurisprudence fédéra-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le relative à l'article 277ter al.2 PPF, qui lui est analogue (RJN 1986</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">p.103). Il s'ensuit que l'autorité de renvoi ne peut en aucune façon</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">s'écarter du raisonnement juridique de la Cour de cassation (ATF 110 IV</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">177; Corboz, Le pourvoi en nullité à la Cour de cassation du Tribunal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fédéral, SJ 1991 p.99). Le pouvoir d'examen de cette dernière se limite</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">donc à vérifier si le nouveau jugement reste bien dans les limites fixées</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">par les instructions qu'elle a données.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En l'espèce, les premiers juges se sont strictement conformés</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">aux considérants de l'arrêt du 20 décembre 1996 de la Cour de cassation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pénale de céans. Ils étaient tenus de prononcer une mesure au sens de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'article 43 CP, et d'examiner dans ce cadre là, s'il convenait de ren-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">voyer le recourant dans un hôpital (art.43 ch.1 al.1 CP) ou d'ordonner un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">internement (art.43 ch.1 al.2 CP). Le recourant - qui concluait d'ail-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">leurs, dans son premier pourvoi, à son placement dans un hôpital psychia-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">trique - n'est dès lors pas recevable à conclure à présent à l'exécution</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la peine privative de liberté prononcée, assortie d'un traitement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ambulatoire.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. a) Ainsi que la Cour de cassation de céans l'a rappelé dans son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">arrêt du 20 décembre 1996 (cons.3a, b, c), l'article 43 ch.1 al.2 CP pré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">voit l'internement si, en raison de son état mental, le délinquant compro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">met gravement la sécurité et si cette mesure est nécessaire pour prévenir</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la mise en danger d'autrui. L'internement n'entre donc en ligne de compte</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que si, en dépit d'un traitement médical ou de soins spéciaux, le délin-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quant reste si dangereux que son placement selon l'article 43 ch.1 al.1 CP</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dans un hôpital ou un hospice, avec les mesures de protection limitées</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'offrent ces établissements, ne présente pas de garanties suffisantes ou</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'en raison de la nature et du rythme de soins qui y sont donnés, on ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">peut raisonnablement espérer la guérison de l'intéressé, voire une amélio-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ration durable de son état. Lorsqu'au vu d'un rapport psychiatrique, le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">juge arrive à la conclusion que le délinquant, même traité médicalement,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">présente un danger pour autrui, il doit admettre que la dangerosité qui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">justifie l'internement est réalisée. Pour déterminer si la sécurité publi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que est gravement compromise, il faut tenir compte non seulement de l'im-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">minence et de la gravité du danger, mais encore de la nature et de l'im-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">portance du bien menacé. Lorsque le délinquant compromet la vie ou l'in-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tégrité corporelle d'autrui, son internement pourra être tenu pour néces-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">saire au sens de l'article 43 ch.1 al.2 CP, même si le risque n'est pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">particulièrement élevé (ATF 118 IV 108; JT 1994 IV 134). Le juge doit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">trancher sur la base d'une expertise, laquelle constitue une preuve parmi</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'autres dont la valeur probante est appréciée librement (art.224 CPP), le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">juge ne pouvant toutefois substituer sans motifs convaincants son opinion</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à celle de l'expert (ATF 102 IV 226, 101 IV 129).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En l'espèce, il résulte du jugement entrepris que le recou-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rant est d¿ormais farouchement opposé à une hospitalisation, qu'il esti-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">merait visiblement dégradante. De surcroît, et ainsi que les premiers ju-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ges l'ont rappelé (jugement p.6-7), le passé judiciaire d'P. </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">illustre chez ce dernier "l'exacerbation des aspects dysfonctionnels de sa</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">personnalité" décrite par l'expert V. (D.151) et le "risque accru de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">passage à l'acte agressif - avec ou sans connotation sexuelle - contre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">autrui lorsque P. abusera à nouveau d'alcool, circonstance risquant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">très probablement de se reproduire" (D.152). Les premiers juges ont par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ailleurs vu une nouvelle illustration des troubles de la personnalité pré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sentés par le recourant dans la manière dont ce dernier, pourtant à jeun,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">a violemment frappé le représentant du ministère public à l'issue de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'audience du 16 octobre 1996. Ils ont inféré de l'ensemble de ces cir-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">constances que les troubles de la personnalité présentés par le recourant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et mis en lumière par l'expert entraînaient un indéniable danger pour la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sécurité publique et que, puisqu'une mesure de sûreté devait être pronon-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cée, ce ne pouvait être que l'internement, de préférence à une hospitali-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sation en milieu psychiatrique, laquelle ne ferait qu'accroître le senti-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment de révolte du recourant et sa propension à l'explosion violente.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Ce faisant, les premiers juges ne se sont pas écartés de manière</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">arbitraire de l'opinion de l'expert lequel ne préconisait au demeurant une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">hospitalisation en milieu psychiatrique qu'avec réserve (D.152). Le juge-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment entrepris procède dès lors d'une application correcte de l'article 43</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ch.1 al.2 CP. Sur ce point, le pourvoi est mal fondé.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">5. Compte tenu de ce qui précède, le pourvoi doit être rejeté, ce</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qui entraîne la mise à la charge du recourant des frais judiciaires.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LA COUR DE CASSATION PENALE</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Rejette le pourvoi.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Met à la charge du recourant les frais de justice arrêtés à 550 francs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 14 juillet 1997</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> </div></body></html>