<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><span> </span></p> <p><br/><img alt="" height="130" src="20170119112802822_e-files/Aspose.Words.6f9ec27e-2f67-4ee5-97a5-37d2a01173a4.001.png" width="77"/><br/></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>FF16.032041-161483 </span></p> <p><span>371 </span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>Cour des poursuites et faillites</span></p> <p><span>________________________________________________</span></p> <p><span>Arrêt du 8 décembre 2016</span></p> <p><span>__________________</span></p> <p><span>Composition : Mme </span><span>Rouleau</span><span>, présidente</span></p> <p><span> M. Hack et Mme Byrde, juges</span></p> <p><span>Greffier : Mme Joye</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Art. 174 al. 1 et 2 LP</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Vu le jugement rendu le 23 août 2016, à la suite de l’audience du </span><br/><span>15 août 2016, par la Présidente du Tribunal d’arrondissement de La Broye et du Nord vaudois, prononçant la faillite de </span><span>J.________</span><span>, à Sainte-Croix...], le </span><br/><span>22 août 2016 à 17 heures 30, à la réquisition de </span><span>N.________</span><span>, à Martigny, et mettant les frais judiciaires, fixés à 200 fr., à la charge du failli,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu le dépôt par le failli, le 2 septembre 2016, simultanément, d'une requête en restitution du délai et d'un acte de recours contre le jugement susmen-tionné, concluant à l’annulation de la faillite,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu le prononcé rendu le 14 novembre 2016 par lequel la Présidente du Tribunal d’arrondissement de La Broye et du Nord vaudois a rejeté la requête en restitution de délai formée par J.________ le 2 septembre 2016 et confirmé que sa faillite continuait à produire ses effets dès le 22 août 2016 à 17 heures 30,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu la décision de la Présidente de la cour de céans du 9 septembre 2016 admettant la requête d'effet suspensif contenue dans l'acte de recours et ordonnant l’inventaire et l’audition du failli,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu les autres pièces du dossier;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu qu'en vertu de l'art. 174 al. 1 LP (loi sur la poursuite pour dettes et la faillite du 11 avril 1889; RS 281.1), la décision du juge de la faillite peut, dans les dix jours, faire l'objet d'un recours au sens du CPC (Code de procédure civile du 19 décembre 2008 ; RS 272),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que, selon l'art. 321 al. 1 CPC, le recours s'exerce par le dépôt d'un acte écrit et motivé, introduit auprès de l'instance de recours,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’en l’espèce, le recours a été déposé en temps utile,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’il respecte par ailleurs les formes requises, de sorte qu'il est recevable formellement; </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu que, selon l'art. 171 LP, le juge saisi d'une réquisition de faillite doit prononcer celle-ci sauf dans les cas mentionnés aux art. 172 à 173a LP, notamment lorsque le débiteur justifie par titre que la créance a été acquittée en capital, intérêts et frais (art. 172 ch. 3 LP),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’en l’espèce, le recourant ne prétend pas que les conditions de la faillite n’étaient pas remplies en première instance,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que la dette n’ayant pas été acquittée au moment du jugement et les autres hypothèses visées par les art. 172 à 173a LP n’étant pas réalisées, c'est à bon droit que le premier juge a prononcé la faillite du recourant;</span></p> <p><span> attendu qu'en vertu de l'art. 174 al. 2 LP, l'autorité de recours peut annuler l’ouverture de la faillite lorsque le débiteur rend vraisemblable sa solvabilité et qu'il établit par titre que la dette à l'origine de la faillite, intérêts et frais compris, a été payée (ch. 1), ou que la totalité du montant à rembourser a été déposée auprès de l'autorité judiciaire supérieure à l'intention du créancier (ch. 2), ou encore que celui-ci a retiré sa réquisition de faillite (ch. 3),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que ces deux conditions, remboursement – ou dépôt ou retrait – et solvabilité, sont cumulatives (TF 5A_516/2015 du 3 septembre 2015, consid. 3.1 et les réf. cit.),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu'ainsi, le débiteur ne doit pas seulement prouver le paiement de la dette à l'origine de la faillite, mais également rendre vraisemblable sa solvabilité (ibidem),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que l'appréciation de la solvabilité repose sur une impression générale fondée sur les habitudes de paiement du failli (ibid.),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que si le débiteur ne doit pas prouver sa solvabilité de manière stricte, il doit toutefois offrir les moyens de preuve propres à la rendre vraisemblable, en fournissant des indices tels que les récépissés de paiements, des justificatifs de moyens financiers à sa disposition (avoirs en banque, crédits bancaires), la liste de ses débiteurs, un extrait du registre des poursuites, des comptes annuels récents avec bilan intermédiaire,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que l’extrait du registre des poursuites concernant le failli est en règle générale décisif (Cometta Commentaire romand LP, n. 10 ad art. 174 LP),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’en l’espèce, le recourant affirme qu'il "dispose en ses mains de la somme afin de régler la procédure", admettant ainsi implicitement n'avoir pas payé la dette en capital de 4'271 fr. 30 qui a donné lieu à la présente procédure de faillite, ni du reste les accessoires légaux et les frais,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que la première condition pour annuler la faillite n’est donc pas réalisée,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que, par ailleurs, le recourant ne prétend pas, ni a fortiori rend vraisem-blable, qu'il serait solvable, et se borne à demander un délai supplémentaire pour "produire toutes pièces utiles comptables pour prouver sa solvabilité",</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>que si le débiteur peut faire valoir des faits nouveaux (nova) en produi-sant des pièces nouvelles en deuxième instance, il doit le faire dans le délai de recours de dix jours (TF 5A_258/2013 du 26 juillet 2013; TF 5A_427/2013 du 14 août 2013 consid. 5.2.1; Giroud, Basler Kommentar, n. 20 ad art. 174 LP),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que ce délai – qui est un délai légal – n'est pas prolongeable,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu'il ne peut dès lors être donné suite à la requête du recourant en ce sens,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu'ainsi, faute pour le recourant d'avoir rendu sa solvabilité vraisemblable, la seconde condition pour annuler la faillite en cause n’est pas non plus réalisée,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que le recours, manifestement mal fondé, doit être rejeté et le jugement de faillite confirmé, la faillite devant, vu l’effet suspensif accordé au recours, prendre effet à la date du présent arrêt;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu que les frais judiciaires de deuxième instance, fixés à 300 fr., doivent être, vu le rejet du recours, mis à la charge du recourant (art. 106 al. 1 CPC).</span></p> <p><span> </span></p> <p><br/><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>la Cour des poursuites et faillites du Tribunal cantonal,</span></p> <p><span>statuant à huis clos en sa qualité d'autorité</span></p> <p><span>de recours en matière sommaire de poursuites et de faillite,</span></p> <p><span>prononce</span><span> :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> Le recours est rejeté.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> Le jugement est confirmé, la faillite de J.________ prenant effet le 30 janvier 2017 à 16 heures 15.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>III.</span><span> Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 300 fr. (trois cents francs), sont mis à la charge du recourant.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>IV.</span><span> L’arrêt est exécutoire.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>La présidente : La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Du</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié, par l'envoi de photocopies, à :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>‑ M. Mikaël Ferreiro, agent d'affaires breveté (pour J.________),</span></p> <p><span>‑ N.________,</span></p> <p><span>- M. le Préposé à l'Office des poursuites du dis</span><a name="_GoBack"></a><span>trict du Jura-Nord vaudois,</span></p> <p><span>- M. le Préposé à l'Office des faillites de l'arrondissement de La Broye et du Nord vaudois.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Cet arrêt est communiqué, par l'envoi de photocopies, à :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>- M. le Conservateur du Registre foncier, Office de La Broye-Nord vaudois,</span></p> <p><span>- M. le Préposé au Registre du Commerce du canton de Vaud,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> et communiqué à : </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>‑ Mme la Présidente du Tribunal d'arrondissement de La Broye et du Nord vaudois.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> </body> </html>