An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 30. Januar 2014
Embargo: 30. Januar 2014, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteile vom 22. Januar 2014 (1C_350/2013, 1C_352/2013, 1C_354/2013)
Der Freiheitsentzug zur Verhinderung einer unbewilligten  
Demonstration muss von einem Richter überprüft werden
Personen, die von der Polizei während mehrerer Stunden festgenommen werden, um  
unbewilligte Demonstrationen nach einer 1. Mai-Feier zu verhindern, haben Anspruch  
auf unmittelbare Anrufung eines Richters. Das Bundesgericht heisst Beschwerden  
von drei betroffenen Personen teilweise gut und überweist die Angelegenheit an das  
Zwangsmassnahmengericht zur materiellen Beurteilung.
Am Nachmittag nach den Feierlichkeiten zum 1. Mai 2011 in Zürich wurden über 500  
Personen auf dem Kanzleiareal/Helvetiaplatz von der Polizei umzingelt und dort bis zu  
2½ Stunden festgehalten. Danach wurden sie mit gefesselten Händen in einem  
Gefangenentransport zur sicherheitspolizeilichen Überprüfung ins Kasernenareal verbracht, wo sie vorübergehend in einer Zelle eingeschlossen waren. Dieser polizeiliche  
Gewahrsam dauerte je nach Person bis zu 3½ Stunden. Im Laufe des Abends des  
1. Mai 2011 wurden die Betroffenen entlassen mit der Auflage, ein näher bezeichnetes  
Gebiet in der Zürcher Innenstadt (im Wesentlichen die Stadtkreise 1, 4 und 5) während  
24 Stunden nicht zu betreten.
Die Sicherheitsdirektion und das Verwaltungsgericht des Kantons Zürich bestätigten die  
Rechtmässigkeit des Freiheitsentzugs und der übrigen Anordnungen der Polizei. Das  
Bundesgericht ruft auf Beschwerden von drei Betroffenen hin in Erinnerung, dass bei  
einem Freiheitsentzug von Verfassungs wegen ein Anspruch auf direkte Beurteilung  
durch einen Richter besteht (Art. 31 Abs. 4 BV; BGE 136 I 87 E. 6.5.2 S. 107 f.  
betreffend das Polizeigesetz des Kantons Zürich). Die Einkesselung auf dem Kanzleiareal/Helvetiaplatz stellt für sich allein noch keinen solchen Freiheitsentzug dar. Die  
weitere sicherheitspolizeiliche Überprüfung ist hingegen wegen der Dauer und der  
polizeilichen Behandlung (Fesselung, Gefangenentransport und Einsperrung in eine  
Zelle) ein derart einschneidender Eingriff in die persönliche Freiheit, dass ein Freiheitsentzug im Sinne von Art. 31 Abs. 4 BV zu bejahen ist. Dieser muss vom Zwangsmassnahmengericht, das nach kantonalem Recht zuständig ist, so rasch als möglich  
überprüft werden.
Das Bundesgericht überweist zwei Beschwerden an das Zwangsmassnahmengericht,  
damit es den massgebenden Sachverhalt in einem gerichtlichen Verfahren feststellen  
kann und die Rechtmässigkeit der polizeilichen Behandlung so rasch wie möglich materiell beurteilt. Die Beschwerde eines weiteren Betroffenen (Verfahren 1C_354/2013)  
führt zu einer Überweisung an das Obergericht des Kantons Zürich, damit diese Angelegenheit mit einem dort in gleicher Sache hängigen Verfahren vereinigt werden kann. A tous les journalistes accrédités auprès  
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 30 janvier 2014
Embargo : 30 janvier 2014, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêts du 22 janvier 2014 (1C_350/2013, 1C_352/2013, 1C_354/2013)
Une privation de liberté afin d'empêcher une manifestation  
non-autorisée doit faire l'objet d'un contrôle par un juge
Les personnes arrêtées pendant plusieurs heures par la police afin d'empêcher une  
manifestation non-autorisée à l'occasion de la fête du 1er mai, ont le droit de s'en  
plaindre directement auprès d'un juge. Le Tribunal fédéral admet partiellement les  
recours de trois justiciables et renvoie les causes devant le Tribunal des mesures de  
contrainte pour jugement sur le fond.
Dans l'après-midi suivant les festivités du 1er mai 2011 à Zurich, plus de 500 personnes  
ont été encerclées par la police sur l'Helvetiaplatz/Kanzleiareal et maintenues sur place  
durant deux heures et demie. Elles ont ensuite été emmenées, mains attachées, par  
convoi aux casernes de police, afin d'y être soumises à un contrôle de sécurité. Elles  
ont été placées en cellules. Pour certains, la détention a duré près de trois heures et  
demie. Dans la soirée du 1er mai 2011, les personnes concernées ont été remises en  
liberté avec l'interdiction de se rendre dans le centre-ville de Zurich (soit les arrondissements 1, 4 et 5) pendant vingt-quatre heures.
La Direction de la sécurité et le Tribunal administratif du canton de Zurich ont confirmé  
la légalité des mesures de privation de liberté et des autres dispositions prises par la  
police. Saisi de trois recours, le Tribunal fédéral rappelle que la Constitution prévoit le  
droit de saisir directement un juge afin qu'il se prononce sur la légalité d'une mesure de  
privation de liberté (art. 31 al. 4 Cst., cf. ATF 136 I 87 consid. 6.5.2 p. 107 ss, concernant déjà la loi zurichoise sur la police). La mise en place d'un cordon sur l'Helvetiaplatz/Kanzleiareal ne saurait être considérée à elle-seule comme une privation de  
liberté. En revanche, le contrôle de sécurité, compte tenu de la durée et des mesures  
prises par la police (mains attachées, transport sécurisé, détention en cellule), constitue  
une atteinte grave à la liberté personnelle et doit être qualifiée de privation de liberté au  
sens de l'art. 31 al. 4 Cst. Elle doit faire l'objet d'un examen dans les plus brefs délais  
par le Tribunal des mesures de contrainte, compétent selon le droit cantonal.
Le Tribunal fédéral renvoie deux recours au Tribunal des mesures de contrainte, afin  
que l'état de fait déterminant soit établi dans une procédure judiciaire et que cette autorité puisse se prononcer matériellement sur la légalité des mesures prises par la police.  
Le troisième recours (procédure 1C_354/2013) donne lieu à un renvoi au Tribunal  
cantonal du canton de Zurich, en vue d'une jonction avec une procédure encore pendante concernant la même affaire.