An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 2. September 2020
Kein Embargo
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 2. September 2020 (1B_393/2020)
Untersuchungshaft wegen Cannabishandel in grossem Umfang
Das Bundesgericht weist eine Beschwerde gegen die Anordnung von Untersuchungshaft ab. Gewerbsmässiger Cannabishandel in grossem Umfang stellt eine
ernsthafte  Bedrohung  für  die  Gesundheit  und  Sicherheit,  insbesondere  von
Jugendlichen und jungen Erwachsenen dar und rechtfertigt die Anordnung von
Untersuchungshaft. Keine der vom Beschuldigten vorgeschlagenen Ersatzmassnahmen erlaubt es, die Wiederholungsgefahr zu bannen.
Zwischen Ende 2014 und März 2020 hat der Beschuldigte mit mehr als 300 Kilogramm
Haschisch und in grossem Ausmass auch mit Cannabisharz gehandelt. Er konsumiert
regelmässig 5 bis 10 Gramm Haschisch pro Tag. 2014 verurteilte ihn das Jugendgericht
zu einer bedingten Freiheitsstrafe und ordnete eine ambulante Behandlung an. Er
befindet sich seit dem 1. April 2020 in Haft, nachdem er bereits im Frühling 2019 etwa
zwei Monate inhaftiert war. Das Zwangsmassnahmengericht des Kantons Genf hat
seine Freilassung abgelehnt und bis zum 23.  September 2020 Sicherheitshaft angeordnet. Die Beschwerdekammer in Strafsachen des Genfer Kantonsgerichts hat eine
dagegen gerichtete Beschwerde abgewiesen.
In seiner öffentlichen Urteilsberatung vom Mittwoch bestätigt das Bundesgericht die
Anordnung von Sicherheitshaft und weist die Beschwerde des Beschuldigten ab. Dieser
bestreitet den dringenden Tatverdacht nicht, macht jedoch geltend, die Voraussetzungen für die Annahme von Wiederholungsgefahr seien nicht erfüllt, weshalb die
Inhaftierung nicht gerechtfertigt sei. Artikel 221 Absatz 1 Buchstabe c der Strafprozessordnung (StPO) knüpft die Annahme von Wiederholungsgefahr an drei Voraussetzungen. Erstens muss der Beschuldigte grundsätzlich bereits früher gleichartige
Straftaten verübt haben. Zweitens muss eine Tatwiederholung ernsthaft zu befürchten
sein, was anhand einer Rückfallprognose zu beurteilen ist. Drittens muss hierdurch die
Sicherheit anderer erheblich gefährdet sein. In Bezug auf die letztgenannte, hier
umstrittene Voraussetzung muss bei Straftaten gegenüber speziell schutzbedürftigen
Personengruppen, namentlich Kindern, ein strenger Massstab gelten. Bei Widerhandlungen  gegen  das  Betäubungsmittelgesetz  (BetmG)  in  Form  von  gewerbsmässigem, ein bestimmtes Ausmass erreichendem Cannabishandel ist auch die öffentliche Gesundheit mitzuberücksichtigen. Da es sich bei Cannabis um eine sogenannte
"weiche" Droge handelt, fällt die aus einer Gefährdung der Gesundheit vieler Menschen
resultierende, qualifizierte Widerhandlung nach Artikel 19 Absatz 2 Buchstabe a BetmG
zwar ausser Betracht. Dennoch beeinträchtigt Cannabis die Gesundheit der Konsumenten, namentlich der sich mitten in ihrer physischen und psychischen Entwicklung
befindlichen Jugendlichen und jungen Erwachsenen, und der regelmässige und/oder in
grossen Mengen erfolgende Konsum kann zu einer Sucht und zu physischen sowie
psychischen Störungen führen. Das Bundesgericht ist deshalb der Auffassung, dass
Cannabishandel in grossem Umfang eine ernsthafte Gefahr für die Gesundheit und
Sicherheit von Jugendlichen und jungen Erwachsenen darstellt, die einen wesentlichen
Teil der Konsumenten und eine speziell schutzbedürftige Personengruppe ausmachen.
Das Bundesgericht bestätigt zudem, dass die vom Beschwerdeführer vorgeschlagenen
Ersatzmassnahmen die Wiederholungsgefahr nicht zu bannen vermögen. Dass er bei
seiner Mutter wohnt und auf Anordnung des Jugendgerichts ambulant behandelt wird,
hat ihn denn auch nicht daran gehindert, sich dem Cannabishandel zu widmen. Er
verfügt zudem über keine Ausbildung, ist bisher keiner regelmässigen oder dauerhaften
Berufstätigkeit nachgegangen und lebt hauptsächlich von den Einkünften aus seinem
Drogenhandel. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 2 septembre 2020
Pas d'embargo
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 2 septembre 2020 (1B_393/2020)
Détention provisoire en cas de trafic de cannabis de grande 
envergure
Le Tribunal fédéral rejette un recours déposé contre une mise en détention
provisoire. Le trafic de cannabis de grande envergure et par métier représente une
menace sérieuse pour la santé et la sécurité, en particulier des jeunes et des jeunes
adultes, justifiant une mise en détention provisoire. Aucune mesure de substitution
proposée par le prévenu ne permet de pallier le risque de récidive.
Entre fin 2014 et mars 2020, le prévenu s'est livré à un trafic de haschisch portant sur
au moins 300 kilogrammes et à un important trafic avec de la résine de cannabis. Il
consomme régulièrement du haschisch à raison de 5 à 10 grammes par jour. En 2014, il
a été condamné à une peine privative de liberté avec sursis et s'est vu astreint à suivre
un traitement ambulatoire par le Tribunal des mineurs. Il est détenu depuis le 1 er avril
2020, après l'avoir été pendant près de deux mois au printemps 2019. Le Tribunal des
mesures de contrainte de la République et canton de Genève a refusé sa mise en
liberté  et  ordonné  sa  mise  en  détention  pour  des  motifs  de  sûreté  jusqu'au
23 septembre 2020. Saisie, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice de la
République et canton de Genève a rejeté le recours du prévenu.
Lors de sa séance publique de mercredi, le Tribunal fédéral rejette le recours et
confirme la mise en détention du prévenu pour des motifs de sûreté. Le recourant ne
conteste pas l'existence de charges suffisantes à son encontre, mais soutient que les
conditions requises pour retenir un risque de récidive, justifiant sa mise en détention, ne
sont pas remplies. L'article 221 alinéa 1 lettre c du Code de procédure pénale (CPP)
pose trois conditions pour admettre un risque de récidive justifiant une détention
provisoire. Le prévenu doit en principe déjà avoir commis des infractions du même
genre. Une réitération est sérieusement à craindre sur la base d'un pronostic défavorable. La sécurité d'autrui est sérieusement compromise. Concernant cette troisième
condition, litigieuse en l'espèce, il faut se montrer plus sévère avec les infractions
commises contre des personnes nécessitant une protection particulière, surtout les
enfants. La santé publique entre également en ligne de compte en cas d'infraction à la
loi sur les stupéfiants (LStup) commise par métier dans le cadre d'un trafic de cannabis
d'une certaine envergure. Le cannabis étant une drogue dite «  douce », le cas aggravé
résultant de la mise en danger de la santé de nombreuses personnes au sens de
l'article 19 alinéa 2 lettre a LStup, n'entre pas en ligne de compte. Néanmoins, le
cannabis étant une substance nocive pour la santé des consommateurs et, notamment
des jeunes et jeunes adultes en pleine phase de développement physique et psychique,
sa consommation régulière et/ou à haute dose peut entraîner une addiction, voire des
troubles physiques et psychiques. Le Tribunal fédéral estime ainsi qu'un trafic de
cannabis de grande envergure menace de manière sérieuse la santé et la sécurité des
jeunes et des jeunes adultes, qui représentent une part importante des consommateurs
et une frange de la population particulièrement vulnérable.
Le Tribunal fédéral confirme aussi que les mesures de substitution proposées par le
prévenu ne permettent pas de pallier le risque de récidive. En effet, le fait de résider
chez sa mère et le traitement ambulatoire ordonné par le Tribunal des mineurs ne l'ont
pas empêché de s'adonner à un trafic de cannabis. Il ne bénéficie d'aucune formation et
n'a exercé à ce jour aucune activité professionnelle régulière ou durable, vivant principalement des revenus de son trafic de stupéfiants.