<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. G. a été engagé en qualité de portier à l'Hôpital X. </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à compter du 1er janvier 1988 et a été nommé chef-portier</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ad intérim le 1er août 1990. Le 26 janvier 1998, il a demandé pour des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">raisons d'ordre financier à pouvoir poursuivre son activité au-delà de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'âge de la retraite prévue à 62 ans, soit dans son cas au-delà du 8</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">juillet 1999.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par décision du 6 octobre 1998, le Conseil communal de la Ville</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">X. n'a pas accédé à sa demande. Il a retenu en bref que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">depuis plusieurs années l'état de santé du requérant l'avait amené à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">manquer son travail pendant de longues périodes au point de désorganiser</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le service des portiers et que l'autorité communale ne pourrait prendre le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">risque que cet état de santé se péjore encore après la retraite; que de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plus l'objectif de l'hôpital était de diminuer progressivement le nombre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des portiers en faisant davantage intervenir le personnel de l'accueil,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cela en relation avec les travaux envisagés de réaménagement du hall</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'entrée, solution qui avait d'ailleurs engendré des conflits entre deux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">groupes de portiers aux volontés antagonistes que l'intéressé, en sa</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qualité de responsable, n'était pas parvenu à apaiser. Pour ces raisons,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le Conseil communal ne pouvait donc souscrire à une prolongation d'acti-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vité après l'âge de la retraite.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. G. recourt contre cette décision devant le Tribunal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">administratif. Il relève tout d'abord que l'article 14 al.1 première</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">phrase du règlement général pour le personnel de l'administration</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">communale prévoyant dans la règle l'âge de la retraite à 62 ans est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contraire au droit fédéral puisque la LAVS fixe cet âge à 65 ans. De plus,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en lui refusant la possibilité de poursuivre son activité jusqu'à cette</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dernière limite d'âge ainsi que le permet néanmoins la deuxième phrase de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la disposition précitée, l'intimé a en réalité procédé de manière déguisée</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à un licenciement pour de justes motifs. Or ceux-ci ne sont pas réalisés.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Ses absences pour cause de maladie ne l'ont jamais placé dans une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">incapacité durable d'accomplir sa fonction. Quant aux divisions entre les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">portiers, il n'en a nullement été à l'origine de sorte qu'ils ne sauraient</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">justifier la résiliation de ses rapports de service, d'autant qu'il n'a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jamais fait l'objet d'un avertissement. En définitive, le Conseil communal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et l'Hôpital de la ville X. ont pour objectif une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">réorganisation des services d'accueil et des portiers et plutôt que de lui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">verser une indemnité prévue en raison de suppression d'emploi ou de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">procéder à sa mutation, ainsi que l'exigerait la réalisation d'un tel</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">objectif, ils ont préféré le mettre "à la retraite anticipée". Enfin, la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décision entreprise a pour lui des incidences catastrophiques sur le plan</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">financier puisqu'en dépit de la rente complémentaire (pont AVS) qui lui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">serait allouée jusqu'à l'âge-terme de l'AVS, sa pension de retraite serait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">inférieure de l'ordre de 2'500 francs à son salaire actuel net de 5'553</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">francs. Il conclut en conséquence à l'annulation de la décision</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">entreprise.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. Dans ses observations sur le recours, l'intimé propose son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rejet.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> en droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) Selon l'article 13 du règlement général pour le personnel de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'administration communale (RG) de la Ville X. du 10</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">novembre 1986, l'engagement d'un fonctionnaire communal prend fin par sa</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mise à la retraite (litt.a), par son décès (litt.b), sa démission (litt.c)</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ou son incapacité d'accomplir la fonction (litt.d), pour de justes motifs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(litt.e), par décision disciplinaire (litt.f) et par suite de suppression</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'emploi (litt.g).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Selon l'article 14 al.1 1e phrase RG, la mise à la retraite in-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tervient à la fin du mois au cours duquel le fonctionnaire atteint l'âge</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lui donnant droit à une pension de retraite ordinaire en application du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">règlement de la Caisse de pensions du personnel communal (CPC). A son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">article 6, ce dernier règlement du 20 janvier 1997 fixe à 62 ans "l'âge</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">normal de la retraite" pour les personnes qui font partie, comme le re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">courant, des assurés appartenant à la catégorie B. En vertu de l'article</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">14 al.1 2e phrase RG, le Conseil communal peut, sur demande présentée au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">moins trois mois à l'avance, autoriser le fonctionnaire à continuer son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">activité à temps complet ou partiel au plus tard jusqu'à la fin du mois au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cours duquel il atteindra l'âge fixé par la loi fédérale sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'assurance-vieillesse et survivants (LAVS) pour l'ouverture du droit à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">une rente de vieillesse simple. Le Conseil communal fixe les conditions de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prolongation de rapports de travail (art.14 al.1 3e phrase RG).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Il appert de l'article 14 al.1 RG que l'âge normal de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">retraite pour un fonctionnaire communal appartenant aux assurés de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">catégorie B de la caisse de pensions du personnel communal est de 62 ans.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C'est donc dire qu'un tel employé qui atteint son 62ème anniversaire voit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ses rapports de service arriver à leur terme à cette date, à moins qu'il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'obtienne, en dérogation à la règle fixée dans la première phrase de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cette disposition, une autorisation du Conseil communal de poursuivre son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">activité jusqu'à l'âge-limite fixé par la LAVS pour l'obtention d'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rente de vieillesse simple. Le recourant est par conséquent malvenu à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">soutenir que cette dernière limite d'âge est la norme et que l'âge-terme</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de 62 ans serait l'exception, renversant de la sorte le système instauré</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">par l'article 14 al.1 RG, et de prétendre que sa retraite à son 62ème</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">anniversaire ne serait qu'une "retraite anticipée". Pour les mêmes motifs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et du moment qu'à un tel âge il atteindra celui de la retraite normale,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ses relations de service, dès lors qu'elles n'ont pas été prorogées par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">autorisation spéciale du Conseil communal, prendront fin à teneur de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'article 13 litt.a RG sans que cette cessation d'activité n'intervienne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour d'autres raisons, telle une résiliation pour justes motifs ou une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">suppression d'emploi, ainsi qu'il le soutient vainement.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) Par ailleurs, le recourant se trompe en alléguant que l'âge</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la retraite fixé à 62 ans par le Conseil général de la Ville X. </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">au sens de l'article 14 1e phrase RG est contraire au droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fédéral. Il incombe à toute collectivité publique de fixer l'âge de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">retraite de ses employés et à cet égard elle n'est pas liée par les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">limites d'âges fixées dans la loi fédérale sur l'assurance-vieillesse et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">survivants (ZBl 1997/98, p.87, p.471). Quant au deuxième pilier constitué</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">par la prévoyance professionnelle, il doit permettre "aux personnes âgées,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">aux survivants et aux invalides de maintenir de façon appropriée leur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">niveau de vie antérieur, compte tenu des prestations de l'assurance</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fédérale" (art.34 quater al.3 Cst.féd.). Or, en ce domaine, si selon</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'article 13 al.1 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vieillesse, survivants et invalidité (LPP) les hommes âgés de 65 ans et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les femmes âgées de 60 ans ont droit à des prestations de vieillesse, les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dispositions réglementaires des institutions de prévoyance peuvent</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prévoir, en vertu de l'article 13 al.2 LPP, que le droit à de telles</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prestations prend naissance dès le jour où cesse l'activité lucrative, le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">taux de la rente étant alors adapté en conséquence. De la sorte, l'âge de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la retraite peut être avancé (Maurer, Bundessozialversicherungsrecht, Bâle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1993, p.203, 205) et le droit fédéral des assurances sociales ne s'oppose</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas à des retraites prématurées au sens de ce qui précède, en tout cas,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">comme l'a souligné le Tribunal fédéral, lorsque des prestations supplémen-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">taires appelées "ponts AVS" ou "Ueberbrückungsrente" sont ajoutées aux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rentes des retraités de manière que le but recherché par l'article 34</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quater al.3 Cst.féd. puisse être atteint (ZBl 98/1997, p.87, p. 472).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En l'occurrence, de telles rentes complémentaires étant prévues</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">par l'article 38 CPC pour les assurés retraités jusqu'à l'âge leur per-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mettant d'obtenir une rente de vieillesse de l'AVS, la règle de l'article</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">14 al.1 1e phrase RC instituant une retraite normale à 62 ans n'est donc</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas incompatible avec le droit fédéral. Certes, dans le cas du recourant,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la rente dont il bénéficiera lors de ses 62 ans ne sera pas élevée au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">regard du salaire qu'il réalise actuellement, même compte tenu de l'im-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">portant pont AVS qui lui sera versé, mais cette circonstance tient au fait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que sa pension de base ne représentera le 8 juillet 1999 que le 18,45 % de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son traitement coordonné en raison du nombre limité de ses années</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'assurance à la CPC.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. a) Cela étant, reste à examiner si la décision entreprise re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fusant à l'intéressé de poursuivre son activité au-delà de l'âge de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">retraite normale à 62 ans est fondée en droit.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Sur ce point, on retiendra que l'article 14 al.1 2e phrase RG</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'accorde pas au fonctionnaire communal un droit à prolonger sa fonction</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">après ses 62 ans révolus puisqu'il confère au Conseil communal la faculté</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et non l'obligation d'accorder à l'employé qui le demande la possibilité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de continuer son activité professionnelle après cette limite d'âge. Par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ailleurs, la disposition en question ne précise aucun critère devant être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pris en considération par l'autorité communale compétente pour se pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">noncer, cette dernière étant seule habilitée, de par l'article 14 al.1 3e</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">phrase RG, à fixer les conditions de prolongation des rapports de travail.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Le Conseil communal dispose donc sur cette question d'une très large</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">liberté d'appréciation qui ne saurait cependant équivaloir à un blanc-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">seing, car il ne doit pas moins se conformer, en ce domaine également, aux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">principes généraux de l'activité administrative, savoir en particulier</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'interdiction de l'arbitraire, en se fondant sur des motifs objectifs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">suffisants qui prennent en considération l'ensemble des circonstances et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qui, compte tenu de la portée de la décision pour le fonctionnaire concer-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">né, mettent en balance les intérêts publics et privés en jeu. Quant au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Tribunal administratif, il s'imposera une certaine retenue dans son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contrôle en la matière car l'autorité intimée est la mieux à même</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'évaluer, au regard des prestations de l'employé et du bon fonctionnement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du service auquel il appartient, si le maintien de son activité au-delà du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">terme réglementaire fixé se justifie (v. en ce sens RJN 1993, p.172, 1990,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">p.99). Aussi s'abstiendra-t-il de substituer sa propre appréciation à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">celle de l'autorité compétente en la cause, n'ayant de toute façon pas à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">se prononcer sur l'opportunité de la décision entreprise, à défaut d'un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">texte légal qui lui en donnerait la compétence (art.33 litt.d LPJA).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En l'occurrence, le Conseil communal a pris en compte l'état de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">santé du recourant qui l'a conduit à manquer son travail. Sans qu'il ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lui en tienne aucune rigueur, il a cependant relevé que ces absences pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cause de maladie intervenues - comme l'intéressé le précise lui-même en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1992 du 29 février au 3 mai, en 1996 du 8 janvier au 3 avril et en 1998 du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">24 mars au 3 juin - ont été longues et ont passablement désorganisé le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">service des portiers dont il est responsable. Dans ces conditions, il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">était légitime que l'intimé tienne compte dans son évaluation de l'état de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">santé de son employé et n'écarte pas l'éventualité, en raison de la nature</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">astreignante de son travail, qu'il se péjore encore avec les années au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">risque d'entraîner des conséquences fâcheuses non seulement pour l'in-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">téressé lui-même mais aussi pour le fonctionnement et le financement du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">service public en cause.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> L'autorité communale a également retenu l'intention de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">direction de l'hôpital de réorganiser son service d'accueil simultanément</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avec les travaux de réaménagement du hall d'entrée devant être entrepris,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'objectif visé étant également de diminuer progressivement le nombre de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">portiers en faisant davantage intervenir le personnel de l'accueil. A</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'évidence un tel objectif ne pouvait manquer de s'insérer dans la pesée</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des intérêts en jeu, car il est tout à fait normal de tenir compte des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">départs naturels à la retraite lorsque la réorganisation d'un service est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en cours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Enfin l'intimé a relevé que ce projet de réorganisation avait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">suscité des antagonismes entre deux groupes de portiers, conflits que le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recourant n'avait pas été à même d'apaiser. Sur ce point, c'est en vain</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que ce dernier objecte avoir été à l'origine de ces conflits puisqu'il lui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">est uniquement reproché, en sa qualité de chef de service, de n'avoir pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">réglé les tensions entre ses subordonnés. Par ailleurs, il importe peu que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les griefs en question ne lui aient pas été notifiés par écrit sous forme</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'avertissement. A défaut même d'avoir revêtu cette forme, ils témoignent</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'un comportement du recourant dans l'accomplissement de sa fonction que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'autorité communale était fondée à prendre en considération dans son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">appréciation.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Il appert ainsi qu'aux raisons d'ordre financier avancées par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">G. pour poursuivre son activité après l'âge de la retraite, l'intimé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pouvait avec pertinence invoquer et faire prévaloir des motifs objectifs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">liés aussi bien à sa personne (état de santé et attitude dans l'exercice</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de sa fonction) qu'aux besoins de réorganisation du service des portiers</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de l'hôpital, pour lui opposer une fin de non-recevoir.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Se révélant de la sorte mal fondé, le recours doit être rejeté.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Il est statué sans frais, la pratique du Tribunal administratif étant de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ne pas en percevoir dans les litiges en matière de rapports de service.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Rejette le recours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Statue sans frais.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 24 décembre 1998</span></p> </div></body></html>