<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <a name="idp337376"></a><div class="big bold">Urteilskopf</div> <br/>143 IV 445<br/><br/><br/><div class="paraatf">55. Extrait de l'arrêt de la Cour de droit pénal dans la cause Ministère public de l'Etat de Fribourg contre X. (recours en matière pénale)</div> <div class="paraatf">6B_1192/2016 du 9 novembre 2017</div> <a name="idp338832"></a> <a name="idp348080"></a><br/><div id="regeste" lang="de"> <div class="big bold">Regeste</div> <br/><div class="paraatf">Aufhebung einer strafvollzugsbegleitenden ambulanten Behandlung, Wechsel der Sanktion, Verwahrung; <span class="artref">Art. 63b Abs. 5, <artref id="CH/311.0/65/2" type="start"></artref>Art. 65 Abs. 2 StGB</span><artref id="CH/311.0/63^b/5" type="end"></artref>. <div class="paratf">Ist eine ambulante Behandlung wegen Aussichtslosigkeit aufzuheben, kann das Gericht nicht die Verwahrung anordnen (siehe <span class="artref">Art. 63b Abs. 5 StGB</span>; E. 2). </div> <div class="paratf"><span class="artref">Art. 65 Abs. 2 StGB</span> erlaubt es ebenfalls nicht, eine strafvollzugsbegleitende ambulante Behandlung in eine Verwahrung umzuwandeln (E. 3). </div> </div> </div> <a name="idp356672"></a> <br/><div> <a name="idp365632"></a><span class="big bold" id="sachverhalt">Sachverhalt</span> <span class="small">ab Seite 445</span> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="page445"></a><div class="center pagebreak">BGE 143 IV 445 S. 445</div> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp367296"></a><span class="bold">A. </span>Par jugement du 13 janvier 2012, le Tribunal pénal de l'arrondissement de la Sarine a, dans une procédure simplifiée, dit que l'acte d'accusation du 5 octobre 2011 était assimilé à un jugement. Il a reconnu X. coupable d'extorsion et chantage, de brigandage (danger particulier), de filouterie d'auberge et de délit contre la loi fédérale sur les étrangers. Il a révoqué la libération conditionnelle octroyée le 20 juillet 2010 et condamné X. à une peine privative de liberté de quatre ans et demi (peine d'ensemble, révocation comprise). En outre, il a ordonné la poursuite du traitement psychiatrique ambulatoire (<span class="artref">art. 63 CP</span>) entrepris pendant l'exécution anticipée de la peine privative de liberté. <a name="page446"></a><div class="center pagebreak">BGE 143 IV 445 S. 446</div> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp371584"></a><span class="bold">B. </span>Le 6 novembre 2013, le Service de l'application des sanctions pénales et des prisons du canton de Fribourg a transmis à la Cour d'appel pénal du Tribunal cantonal fribourgeois une requête tendant à examiner la possibilité de changer en un internement la sanction prononcée à l'encontre de X.</div> <div class="paraatf">Par arrêt du 3 octobre 2014, la Cour d'appel pénal a admis la demande de révision et a renvoyé la cause au Tribunal pénal de l'arrondissement de la Sarine pour une nouvelle instruction sous la forme d'une expertise psychiatrique et pour un nouveau jugement.</div> <div class="paraatf">Le 4 novembre 2015, le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours dirigé contre ce dernier arrêt (6B_1087/2014), au motif qu'il s'agissait d'une décision incidente et que la condition du préjudice irréparable n'était pas donnée (<span class="artref">art. 93 LTF</span>).</div> <div class="paraatf">Par jugement du 26 février 2016, le Tribunal pénal de l'arrondissement de la Sarine a refusé de prononcer l'internement de X. au motif que les conditions d'un changement de sanction selon l'<span class="artref">art. 65 al. 2 CP</span> n'étaient pas données.</div> <div class="paraatf">Par arrêt du 24 août 2016, la Cour d'appel pénal du Tribunal cantonal fribourgeois a rejeté l'appel formé par le Ministère public fribourgeois et admis partiellement celui déposé par X.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp379888"></a><span class="bold">C. </span>Contre ce dernier arrêt, le Ministère public fribourgeois dépose un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral. Il conclut, principalement, que X. fasse l'objet d'une mesure d'internement selon l'<span class="artref">art. 64 CP</span> et, à titre subsidiaire, que l'arrêt attaqué soit annulé et la cause renvoyée à l'autorité précédente pour nouvelle décision.</div> <br/><div> <a name="idp387072"></a><span class="big bold" id="erwaegungen">Erwägungen</span> </div> <br/><div class="paraatf">Extrait des considérants:</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp388032"></a><span class="bold" id="consideration_2.">2. </span> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp389040"></a><span class="bold" id="consideration_2.1">2.1 </span>Lorsque l'auteur souffre d'un grave trouble mental, est toxico-dépendant ou qu'il souffre d'une autre addiction, le juge peut ordonner un traitement ambulatoire au lieu d'un traitement institutionnel, si l'auteur a commis un acte punissable en relation avec son état et s'il est à prévoir que cette mesure le détournera de nouvelles infractions en relation avec son état (<span class="artref">art. 63 al. 1 CP</span>). Le traitement ambulatoire suppose en principe que l'auteur reste en liberté. Il peut toutefois être appliqué pendant l'exécution d'une peine privative de liberté, lorsque le traitement ambulatoire exécuté en liberté paraît dangereux pour autrui (cf. <span class="artref">art. 63b al. 3 CP</span>). <a name="page447"></a><div class="center pagebreak">BGE 143 IV 445 S. 447</div> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp395120"></a><span class="bold" id="consideration_2.2">2.2 </span>La durée des mesures dépend des besoins de traitement de l'intéressé et des perspectives de succès de la mesure (cf. <span class="artref">art. 56 al. 1 let. b CP</span>). La mesure est ordonnée sans égard au type et à la durée de la peine prononcée. Sont déterminants l'état des facultés mentales de l'auteur ainsi que l'impact de la mesure sur le risque de commission d'autres infractions (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=5&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2017&amp;to_year=2017&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F136-IV-156%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page156">ATF 136 IV 156</a> consid. 2.3 p. 158 s.). Un traitement ambulatoire selon l'<span class="artref">art. 63 CP</span> ne peut en règle générale excéder cinq ans, mais peut être prolongé à chaque fois de un à cinq ans; une telle prolongation est possible aussi souvent que cela est nécessaire. La mesure ne prend pas fin avec l'écoulement du temps, mais dure en principe le temps nécessaire pour que son but soit atteint ou jusqu'à ce qu'il paraisse exclu qu'il puisse l'être (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=5&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2017&amp;to_year=2017&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F141-IV-236%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page236">ATF 141 IV 236</a> consid. 3.5 p. 240; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=5&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2017&amp;to_year=2017&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F141-IV-49%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page49">ATF 141 IV 49</a> consid. 2.1 p. 51 s.).</div> <div class="paraatf">Une mesure dont les conditions ne sont plus remplies doit être levée (<span class="artref">art. 56 al. 6 CP</span>). Ainsi, l'autorité compétente ordonne l'arrêt du traitement ambulatoire si sa poursuite paraît vouée à l'échec (<span class="artref">art. 63a al. 2 let. b CP</span>). L'échec du traitement ambulatoire ne doit pas être admis à la légère. Une crise provisoire de l'intéressé ne suffit pas (arrêts 6B_253/2015 du 23 juillet 2015 consid. 2.1; 6B_460/2011 du 16 septembre 2011 consid. 2.6). La levée de la mesure doit faire l'objet d'un acte formel (arrêt 6B_253/2015 du 23 juillet 2015 consid. 2.1). A cet égard, les compétences sont partagées entre l'autorité d'exécution et le juge. Dans un premier temps, l'autorité d'exécution lève la mesure, puis, dans un second temps, le juge du fond se prononce sur les conséquences de la levée (arrêt 6B_253/2015 du 23 juillet 2015 consid. 2.3.1).</div> <div class="paraatf">Sous le titre marginal "Exécution de la peine privative de liberté suspendue", l'<span class="artref">art. 63b CP</span> règle les conséquences de la levée du traitement ambulatoire exécuté en liberté. Selon la jurisprudence, cette disposition est également applicable à la levée d'un traitement ambulatoire exécuté en même temps que la peine privative de liberté (arrêts 6B_253/2015 du 23 juillet 2015 consid. 2.2; 6B_68/2016 du 28 novembre 2016 consid. 2, non publié aux <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=5&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2017&amp;to_year=2017&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-IV-1%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page1">ATF 143 IV 1</a>).</div> <div class="paraatf">Lorsque le traitement ambulatoire est levé à la suite de son échec, le tribunal doit déterminer si la peine privative de liberté suspendue doit être exécutée (<span class="artref">art. 63b al. 2 CP</span>) ou si une mesure thérapeutique institutionnelle selon les art. 59 à 61 CP (<span class="artref">art. 63b al. 5 CP</span>) doit être ordonnée. A la différence de l'<span class="artref">art. 62c al. 4 CP</span> qui prévoit expressément la possibilité d'ordonner un internement en cas de levée d'une <a name="page448"></a><div class="center pagebreak">BGE 143 IV 445 S. 448</div>mesure thérapeutique institutionnelle, l'<span class="artref">art. 63b al. 5 CP</span> ne mentionne pas l'<span class="artref">art. 64 CP</span> (internement). La doctrine et la jurisprudence en ont déduit que l'internement n'était pas une alternative directe à un traitement ambulatoire (arrêt 6B_463/2016 du 12 septembre 2016 consid. 1.4; MARIANNE HEER, in Basler Kommentar, Strafrecht, vol. I, 3<sup>e</sup> éd. 2013, n° 26 ad <span class="artref">art. 63b CP</span>; QUELOZ/MUNYANKINDI, in Commentaire romand, Code pénal, vol. I, 2009, n° 13 ad <span class="artref">art. 63b CP</span>). Le législateur a ainsi restreint le choix du juge par rapport à l'ancien droit (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=5&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2017&amp;to_year=2017&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-IV-225%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page225">ATF 125 IV 225</a> consid. 2b p. 230). Il est toutefois toujours possible de modifier, d'abord, le traitement ambulatoire en une mesure institutionnelle selon l'<span class="artref">art. 63b al. 5 CP</span>, puis par la suite de convertir celle-ci en un internement en application de l'<span class="artref">art. 62c al. 4 CP</span>.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp437472"></a><span class="bold" id="consideration_3.">3. </span> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp438560"></a><span class="bold" id="consideration_3.1">3.1 </span>L'<span class="artref">art. 65 al. 1 CP</span> permet de transformer une peine privative de liberté ou un internement en une mesure thérapeutique institutionnelle prévue aux art. 59 à 61 CP. Selon l'<span class="artref">art. 65 al. 2 CP</span>, le juge peut convertir une peine privative de liberté en un internement si, pendant l'exécution de la peine privative de liberté, des faits ou des moyens de preuve nouveaux permettent d'établir qu'un condamné remplit les conditions de l'internement et que ces conditions étaient déjà remplies au moment du jugement sans que le juge ait pu en avoir connaissance; la compétence et la procédure sont déterminées par les règles sur la révision.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp443856"></a><span class="bold" id="consideration_3.2">3.2 </span>La jurisprudence a considéré que l'<span class="artref">art. 65 al. 1 CP</span> réglait uniquement la transformation d'une peine privative de liberté (prononcée seule) en une mesure institutionnelle. Il ne permettait pas de convertir un traitement ambulatoire exécuté pendant l'exécution de la peine privative de liberté en une mesure institutionnelle, lorsque la mesure n'avait pas été formellement levée; la modification d'une mesure ambulatoire en une mesure institutionnelle devait respecter les conditions de l'<span class="artref">art. 63b al. 5 CP</span> (arrêts 6B_964/2015 du 14 octobre 2015 consid. 3.5.6; 6B_253/2015 du 23 juillet 2015 consid. 2.2.2; contra: arrêts 6B_375/2008 du 21 octobre 2008 consid. 3.1; 6B_252/2010 du 22 juin 2010 consid. 1.2). Dans la doctrine, cet avis est notamment suivi par MARIANNE HEER (op. cit., n° 18 ad <span class="artref">art. 63b CP</span>, n<sup>os</sup> 7 et 9 ad <span class="artref">art. 65 CP</span>; contra: TRECHSEL/PAUEN BORER, Schweizerisches Strafgesetzbuch, Praxiskommentar, 2<sup>e</sup> éd. 2013, n° 2 ad <span class="artref">art. 65 CP</span>).</div> <div class="paraatf">La jurisprudence ne s'est, en revanche, pas prononcée sur l'objet de l'<span class="artref">art. 65 al. 2 CP</span>. Elle a laissé ouverte la question si l'on pouvait <a name="page449"></a><div class="center pagebreak">BGE 143 IV 445 S. 449</div>ordonner directement un internement en lieu et place d'un traitement ambulatoire accompagnant l'exécution de la peine privative de liberté (arrêt 6B_463/2016 du 12 septembre 2016 consid. 1.4). Dans la doctrine, ROBERT ROTH admet qu'un traitement ambulatoire exécuté en prison puisse être transformé directement en un internement par la voie de l'<span class="artref">art. 65 al. 2 CP</span>, précisant que cette voie doit rester subsidiaire et n'être appliquée qu'à défaut d'une autre voie (ROBERT ROTH, in Commentaire romand, Code pénal, vol. I, 2009, n° 37 ad <span class="artref">art. 65 CP</span>). MARIANNE HEER semble en revanche limiter l'application de l'<span class="artref">art. 65 al. 2 CP</span> aux peines privatives de liberté prononcées seules (cf. Heer, op. cit., n° 44 ad <span class="artref">art. 65 CP</span>).</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp465968"></a><span class="bold" id="consideration_3.3">3.3 </span>Il ressort clairement de la systématique de la loi que la volonté du législateur était d'exclure la possibilité de transformer un traitement ambulatoire en un internement (cf. consid. 2.2 ci-dessus). On ne saurait donc aller à l'encontre de cette volonté et permettre de convertir un traitement ambulatoire (exécuté en même temps que la peine privative de liberté) en un internement par la voie de l'<span class="artref">art. 65 al. 2 CP</span>. Comme l'a déjà constaté le Tribunal fédéral à propos de l'<span class="artref">art. 65 al. 1 CP</span>, l'<span class="artref">art. 65 CP</span> doit s'appliquer uniquement à la transformation d'une peine privative de liberté (également d'un internement pour l'<span class="artref">art. 65 al. 1 CP</span>) en une mesure institutionnelle (<span class="artref">art. 65 al. 1 CP</span>) ou en un internement (<span class="artref">art. 65 al. 2 CP</span>). La conversion d'une mesure en une autre mesure est réglée par les réglementations spécifiques aux mesures, à savoir, pour les mesures institutionnelles, par l'<span class="artref"><artref id="CH/311.0/4" type="start"></artref><artref id="CH/311.0/62^c/6" type="start"></artref><artref id="CH/311.0/62^c/4" type="start"></artref><artref id="CH/311.0/62^c/3" type="start"></artref>art. 62c al. 3, 4 et 6 CP</span><artref id="CH/311.0/62^c/4" type="end"></artref><artref id="CH/311.0/62^c/6" type="end"></artref><artref id="CH/311.0/4" type="end"></artref><artref id="CH/311.0/6" type="end"></artref> et, pour les traitements ambulatoires, par l'<span class="artref">art. 63b al. 5 CP</span>. C'est donc à juste titre que l'autorité précédente a considéré qu'il n'était pas possible de convertir directement le traitement ambulatoire en un internement en application de l'<span class="artref">art. 65 al. 2 CP</span>. Le recours doit être rejeté sur ce point et l'arrêt attaqué confirmé. Vu le sort du recours, il n'est pas besoin d'approfondir la problématique de la transformation d'une mesure, qui avait initialement été ordonnée dans le cadre d'une procédure simplifiée.</div> </div></body></html>