<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2022-12-01-9C_370-2022.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>9C_370/2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 1er décembre 2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit social</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. et Mmes les Juges fédéraux Parrino, Président, Moser-Szeless et Bechaalany, Juge suppléante. </div> <div class="para">Greffier : M. Bürgisser. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">représenté par Me Olivier Carré, avocat, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud, </div> <div class="para">avenue du Général-Guisan 8, 1800 Vevey, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Assurance-invalidité, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal cantonal du canton de Vaud du 13 juin 2022 (AI 194/21 - 182/2022). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para">A.________ a travaillé en dernier lieu comme ouvrier opérateur de production jusqu'en 2017. En juin 2017, l'assuré a déposé une demande auprès de l'Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud (ci-après: l'office AI), en invoquant une hernie discale et des problèmes psychiques. </div> <div class="para">Entre autres mesures d'instruction, l'office AI a mis en oeuvre une expertise pluridisciplinaire auprès de la Clinique romande de réadaptation (CRR). Dans leur rapport d'évaluation consensuelle du 24 octobre 2019, la doctoresse B.________, spécialiste en médecine interne générale et en rhumatologie, ainsi que les docteurs C.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie, et D.________, spécialiste en médecine interne générale et en rhumatologie, ont posé différents diagnostics dont des lombosciatalgies gauches (M54.5) et un trouble de l'adaptation avec réaction dépressive prolongée depuis octobre 2016 (F43.21), qui a évolué dès octobre 2018 en dysthymie (F34.1). Dans les activités lourdes de tapissier ou d'aide-mécanicien que l'assuré avait exercées, les experts ont conclu à une incapacité de travail totale dès décembre 2016. Dans une activité adaptée, comme celle d'ouvrier dans le domaine des pierres précieuses que l'assuré avait exercée, celui-ci disposait d'une pleine capacité de travail, avec une diminution de rendement de l'ordre de 20 % depuis décembre 2016. </div> <div class="para">Par décision du 14 avril 2021, l'office AI a octroyé à A.________ une rente entière du 1 <sup>er</sup> décembre 2017 au 30 novembre 2019. Il a considéré notamment que dès le mois de septembre 2019, la capacité de travail de l'assuré dans une activité adaptée aux limitations fonctionnelles était entière. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para">Statuant le 13 juin 2022 sur le recours de l'assuré contre cette décision, le Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour des assurances sociales, l'a rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.</b> </div> <div class="para">A.________ interjette un recours en matière de droit public contre cet arrêt dont il demande l'annulation. Il conclut à ce que soit reconnu son droit "à des prestations de l'assurance-invalidité fédérale, dès le 1 <sup>er</sup> décembre 2017 sans limite dans le temps". Subsidiairement, il conclut au renvoi de la cause "aux autorités intimées" pour complément d'instruction et nouvelle décision dans le sens des considérants. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours en matière de droit public peut être formé notamment pour violation du droit fédéral (<span class="artref">art. 95 let. a LTF</span>), que le Tribunal fédéral applique d'office (<span class="artref">art. 106 al. 1 LTF</span>), n'étant limité ni par les arguments de la partie recourante, ni par la motivation de l'autorité précédente. Le Tribunal fédéral fonde son raisonnement sur les faits retenus par la juridiction de première instance (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>) sauf s'ils ont été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'<span class="artref">art. 95 LTF</span> (<span class="artref">art. 105 al. 2 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.1.</b> Le litige porte sur le maintien du droit du recourant à une rente entière de l'assurance-invalidité au-delà du 30 novembre 2019, l'octroi de cette rente du 1 <sup>er</sup> décembre 2017 au 30 novembre 2019 n'étant pas contesté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.2.</b> L'arrêt attaqué expose de manière complète les dispositions légales et les principes jurisprudentiels relatifs notamment à la notion d'invalidité (<span class="artref"><artref id="CH/830.1/8/1" type="start"></artref>art. 7 et 8 al. 1 LPGA</span><artref id="CH/830.1/7" type="end"></artref> en relation avec l'<span class="artref">art. 4 al. 1 LAI</span>) et à son évaluation (<span class="artref">art. 16 LPGA</span> et <span class="artref">art. 28a LAI</span>), à l'examen des rentes temporaires d'invalidité sous l'angle de la révision du droit aux prestations durables (<span class="artref">art. 17 LPGA</span>, <span class="artref">art. 88a RAI</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.11.2022&amp;to_date=11.12.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F131-V-164%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page164">ATF 131 V 164</a> consid. 2.2), ainsi qu'à la valeur probante des rapports médicaux (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.11.2022&amp;to_date=11.12.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-V-231%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page231">ATF 134 V 231</a> consid. 5.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.11.2022&amp;to_date=11.12.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-V-351%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page351">125 V 351</a> consid. 3) et à la libre appréciation des preuves (<span class="artref">art. 61 let</span>. c LPGA). Il suffit d'y renvoyer, tout en précisant qu'ont été rappelées les dispositions légales dans leur version en vigueur jusqu'au 31 décembre 2021, applicable en l'espèce dans la mesure où la décision litigieuse a été rendue avant cette date (à cet égard, cf. notamment <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=19&amp;from_date=22.11.2022&amp;to_date=11.12.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-V-210%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page210">ATF 144 V 210</a> consid. 4.3.1 et les références). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">La juridiction cantonale a considéré qu'aucun élément médical objectif ne permettait de s'écarter des conclusions de l'expertise de la CRR, laquelle pouvait se voir reconnaître une pleine valeur probante. Elle a dès lors constaté que l'état de santé du recourant avait connu une amélioration lui permettant de recouvrer, au plus tard dès septembre 2019, une pleine capacité de travail dans une activité adaptée à ses limitations fonctionnelles. La comparaison des revenus avec et sans invalidité aboutissait à un taux d'invalidité de 20,4 %, ne permettant pas de maintenir le droit de l'assuré à une rente entière au-delà du 30 novembre 2019. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le recourant se plaint implicitement d'un établissement arbitraire des faits. Il reproche aux premiers juges d'avoir retenu une amélioration de son état de santé et d'avoir refusé d'ordonner une nouvelle expertise pluridisciplinaire, alors que les conclusions en étaient contredites par plusieurs avis médicaux. Cette argumentation, très largement appellatoire, est mal fondée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.1.</b> Sur le plan rhumatologique tout d'abord, en évoquant simplement "la qualité des avis" divergents des docteurs E.________, spécialiste en médecine interne générale et en rhumatologie, F.________, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologie de l'appareil locomoteur, et G.________, spécialiste en anesthésiologie, le recourant ne démontre pas le caractère arbitraire du choix de la juridiction cantonale de suivre les conclusions de l'expertise de la CRR. Il ne remet pas en cause les constatations des premiers juges, qui ont expliqué de manière circonstanciée pourquoi ces avis ne permettaient pas de se distancier des conclusions de l'expert rhumatologue. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.</b> Au plan psychique, le recourant ne saurait être suivi lorsqu'il prétend que le docteur C.________ aurait omis de "confronter son approche" à celle de la doctoresse H.________, spécialiste en psychiatrie et psychothérapie et psychiatre traitante de l'assuré, ce qui "affaibli[rait] sérieusement l'échafaudage diagnostic" de l'expert. Il ressort en effet du rapport d'expertise psychiatrique du 12 septembre 2021 que le docteur C.________ a exposé les motifs pour lesquels les diagnostics de la doctoresse H.________ ne pouvaient pas être suivis et on ne discerne aucune raison pour laquelle l'expert psychiatre aurait dû "échanger avec sa consoeur" dans le cas d'espèce. De plus, en tant qu'il se borne uniquement à évoquer un rapport de la psychiatre traitante postérieur à l'expertise daté du 11 mars 2021, selon lequel il présenterait un épisode dépressif sévère sans symptômes psychotiques, le recourant ne critique derechef pas le raisonnement convaincant des premiers juges, qui ont considéré que l'avis de la psychiatre traitante ne remettait pas en cause les conclusions de l'expertise psychiatrique. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.3.</b> Enfin, le recourant ne critique pas le raisonnement des premiers juges selon lequel l'expertise pluridisciplinaire conservait toute sa valeur probante, nonobstant le fait qu'elle avait été réalisée environ un an et demi avant que l'office AI ne rende sa décision. En effet, la juridiction cantonale a dûment expliqué que les pièces médicales postérieures à l'expertise, notamment le rapport du docteur F.________ du 25 février 2021 auquel le recourant se réfère, n'étaient pas de nature à mettre en lumière des éléments qui auraient été ignorés par les experts et qui auraient pu conduire à une solution différente au niveau du droit aux prestations du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.4.</b> En définitive, il n'y a pas lieu de s'écarter des constatations de la juridiction cantonale quant à l'amélioration de l'état de santé et de la capacité de travail résiduelle du recourant. Son appréciation anticipée des preuves n'apparaît nullement arbitraire et une nouvelle expertise n'avait pas à être ordonnée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">En tant que le recourant semble s'en prendre aux considérations de la juridiction cantonale sur l'absence de droit à des mesures de reclassement, il ne saurait pas non plus être suivi. Il prétend certes que l'expert psychiatre se serait contredit lorsqu'il a indiqué que l'assuré ne se projetait pas clairement dans une réintégration, tout en précisant qu'il lui reconnaissait une "force de personnalité" et une capacité "à surmonter les obstacles". Il n'est cependant pas contradictoire de relever objectivement l'existence de certaines ressources chez l'assuré, tout en indiquant que celui-ci n'était pas disposé, sur le plan subjectif, à collaborer à d'éventuelles mesures de réintégration professionnelle. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">Manifestement mal fondé, le recours doit être rejeté selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 109 al. 2 let. a LTF</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.</b> </div> <div class="para">Le recourant, qui succombe, supportera les frais afférents à la présente procédure (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b> Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 800 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties, au Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour des assurances sociales, et à l'Office fédéral des assurances sociales. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lucerne, le 1er décembre 2022 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit social </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Parrino </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Bürgisser </div> </div></body></html>