<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="list-block col-lg-12 mb-5"> <div class="decis-block__flag"> P/7319/2024 </div> <div class="list-block__content row pb-3"> <h3 class="list-block__title col-lg-8"> <a href="/apps/decis/fr/pcpr/show/3382839"> ACPR/57/2025 </a> du 17.01.2025 sur OTDP/2812/2024 ( TDP ) , IRRECEVABLE </h3> <div class="col-lg-12"> <div> <b>Descripteurs</b> : ORDONNANCE PÉNALE;EXCUSABILITÉ;RESTITUTION DU DÉLAI;COMPÉTENCE </div> <div> <b>Normes</b> : CPP.356; CPP.93; CPP.91 </div> </div> <div class="col-lg-12 mt-4"> <div> <a href="/apps/decis/fr/pcpr/file//2025/0000/ACPR_000057_2025_P_7319_2024.pdf"> <img alt="Pdf" border="no" src="data:image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAACAAAAAgCAMAAABEpIrGAAABBVBMVEUAAAA9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKE9iKGaDsL5AAAAVnRSTlMAAQIDBAYICgsOExQVFxobHB0eIyotLjAyMzc5PD0/QEVJS01UVlddXmdwcXV5foWGjJSYmp2eoKOlqrCytLW3ubq8wMPKzM7T1eDi5Obp6+3x8/f5/ROqjl4AAAD9SURBVDjLfdNpUwIxDAbgtLsVPJBDRRGUywN1QRRELgXlFJQVkfz/nyLdkaFDS95vmTydzjQpAFzgetwcAyU/qKfJFYAoVL+oYyN84RQQ/hG2OAVgIdoWBaR4tyggRYdTQIobHdhevSdkYjjVQMQ9B5isnkOsg3QhCXAyIUD/1PCCCojiEQ22MUQDhgEahPCWBk5ttkUBa7Z7XaVA9hVYvcg2AvZ1AMC7g/hZOhEwgUzTOnSGn5U+ug+VKx3Y38Pn1I5cgv38xziqgeBjWd1U7Yq7xq8PCFBw3jJAgHCv+AQUOJ6XOAlAbxtnYQamv/kf2wOXG/v3yyEKc7zzfy61YB0tdylvAAAAAElFTkSuQmCC"/> </a> </div> <div> <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td width="231"> <p>république et</p> </td> <td valign="top" width="76"> </td> <td width="238"> <p>canton de Genève</p> </td> </tr> <tr> <td colspan="3" width="545"> <p>POUVOIR JUDICIAIRE</p> <p><b>P/7319/2024 </b><b>ACPR/</b><b>57/2025</b></p> <p align="center"><b>COUR DE JUSTICE</b></p> <p align="center"><b>Chambre pénale de recours</b></p> <p align="center"><b>Arrêt du vendredi 17 janvier 2025</b></p> </td> </tr> </table> <p> </p> <p>Entre</p> <p><b>A</b><b>______</b>, domicilié ______, agissant en personne, </p> <p align="right">recourant</p> <p> </p> <p>contre l'ordonnance rendue le 5 décembre 2024 par le Tribunal de police,</p> <p> </p> <p>et</p> <p><b>LE TRIBUNAL DE POLICE, </b>rue des Chaudronniers 9, 1204 Genève – case postale 3715, 1211 Genève 3,</p> <p><b>LE MINISTÈRE PUBLIC</b> de la République et canton de Genève, route de Chancy 6B, <br/> 1213 Petit-Lancy, case postale 3565, 1211 Genève 3,</p> <p align="right">intimés</p> </div> <br clear="all"/> <div> <p><b>Vu:</b></p> <p>- l'ordonnance pénale rendue le 25 mars 2024 par le Ministère public, déclarant A______ coupable de dénonciation calomnieuse; </p> <p>- l'opposition formée le 18 avril 2024 par le précité;</p> <p>- le maintien de l'ordonnance pénale par le Ministère public et la transmission de la procédure au Tribunal de police;</p> <p>- l'audience appointée le 5 décembre 2024 par-devant le Tribunal de police, selon le mandat de comparution du 11 octobre 2024;</p> <p>- l'absence non excusée du prévenu, qui n'était pas non plus représenté, à ladite audience;</p> <p>- l'ordonnance du 5 décembre 2024, notifiée le 14 suivant, à teneur de laquelle le Tribunal de police a constaté le défaut du prévenu, dit que son opposition du 18 avril 2024 était réputée retirée et que l'ordonnance pénale du 25 mars 2024 était assimilée à un jugement entré en force;</p> <p>- le recours expédié par A______, le 14 décembre 2024;</p> <p>- son courrier complémentaire du 16 décembre 2024, transmis par le Ministère public à la Chambre de céans.</p> <p><b>Attendu que:</b></p> <p>- A______ expose, certificats médicaux à l'appui, avoir été en arrêt total de travail dès le 2 décembre 2024, demandant ainsi "<i>une nouvelle date d'audience</i>" sur la base de ce "<i>nouvel élément</i>";</p> <p>- qu'il sollicite, au demeurant, l'assistance "<i>d'un avocat d'office</i> […] <i>pour la suite de cette procédure</i>".</p> <p><b>Considérant en droit que:</b></p> <p>- le recours a été interjeté dans le délai de dix jours suivant la notification de l'ordonnance querellée (art. 393 al. 1 let. b et 396 al. 1 CPP) et concerne – <i>a priori –</i> une décision sujette à recours auprès de la Chambre de céans (art. 393 al. 1 let. b CPP). Il émane au surplus du prévenu, qui a qualité pour agir (art. 104 al. 1 let. a CPP); </p> <p>- il convient néanmoins d'examiner si les motifs invoqués par le recourant ressortent de la compétence de l'autorité de recours;</p> <p>- selon l’art. 356 al. 4 CPP, si l'opposant à l’ordonnance pénale fait défaut aux débats sans être excusé et sans se faire représenter, son opposition est réputée retirée;</p> <p>- qu'en l’occurrence, le 5 décembre 2024, le Tribunal de police ignorait tout des raisons de la non-comparution du recourant et ne pouvait pas statuer autrement qu’il l’a fait par l’ordonnance querellée;</p> <p>- on comprend que le recourant estime avoir été empêché sans sa faute de comparaître, pour des raisons médicales;</p> <p>- selon l'art. 93 CPP, une partie est défaillante si elle n'accomplit pas un acte de procédure à temps. Elle peut toutefois demander la restitution d'un délai imparti pour accomplir un acte de procédure si elle a été empêchée de l'observer et si elle est, de ce fait, exposée à un préjudice important et irréparable. Elle doit toutefois rendre vraisemblable que le défaut n'est imputable à aucune faute de sa part (art. 94 al. 1 CPP);</p> <p>- selon l'art. 94 al. 2 CPP, la demande de restitution, dûment motivée, doit être adressée par écrit dans les 30 jours à compter de celui où l'empêchement a cessé, à l'autorité auprès de laquelle l'acte de procédure aurait dû être accompli;</p> <p>- ainsi, la demande de restitution de délai doit être adressée à l'autorité auprès de laquelle l'acte de procédure aurait dû être accompli si le délai avait été observé et non pas à une éventuelle autorité de recours. Si la demande est mal adressée, il pourra être fait application de l'art. 91 al. 4 CPP (Y. JEANNERET / A. KUHN / C. PERRIER DEPEURSINGE (éds<i>), Commentaire romand : Code de procédure pénale suisse</i>, Bâle 2019, N. 14 ad art. 94);</p> <p>- en l'espèce, en tant que le recourant allègue avoir été empêché sans sa faute, pour des raisons médicales, de comparaître à l'audience du 5 décembre 2024 devant le Tribunal de police, il sollicite en réalité une restitution du délai au sens de l'art. 94 al. 1 CPP;</p> <p>- le Tribunal de police étant seul compétent pour statuer sur celle-ci, la cause lui sera donc renvoyée à cette fin (art. 91 al. 4 CPP; <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=ACPR/550/2024">ACPR/550/2024</a> du 29 juillet 2024; <a href="https://justice.ge.ch/apps/decis/fr/decis/search?query=ACPR/910/2019">ACPR/910/2019</a> du 20 novembre 2019);</p> <p>- vu l'issue du recours, qui ne préjuge rien du fond du litige, il pouvait être statué sans échange d'écritures, ni débats (art. 390 al. 2 et 5 CPP);</p> <p>- il n'y a pas lieu à la perception de frais (art. 428 al. 1 CPP);</p> <p>- Compte tenu de l'issue du recours, la requête d'assistance juridique sera rejetée, ce qui s'avère sans conséquence pour le recourant au vu du sort réservé aux frais. </p> <p align="center">* * * * *</p> <b><br clear="all"/> </b> <p> </p> <p align="center"><b><br/> PAR CES MOTIFS,<br/> LA COUR :</b></p> <p><br/> Déclare le recours irrecevable. </p> <p>Rejette la demande d'assistance juridique. </p> <p>Transmet la cause au Tribunal de police pour raison de compétence. </p> <p>Laisse les frais de la procédure de recours à la charge de l'État.</p> <p>Notifie le présent arrêt, en copie, au recourant, au Tribunal de police et au Ministère public. </p> <p>Siégeant :</p> <p>Monsieur Christian COQUOZ, président; Mesdames Valérie LAUBER et <br/> Françoise SAILLEN AGAD, juges; Madame Séverine CONSTANS, greffière.</p> <p> </p> <div align="center"> <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="592"> <tr> <td valign="top" width="255"> <p align="center">La greffière :</p> <p align="center">Séverine CONSTANS</p> </td> <td valign="top" width="119"> <p align="center"> </p> </td> <td width="217"> <p align="center">Le président :</p> <p align="center">Christian COQUOZ</p> </td> </tr> </table> </div> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u> </u></i></p> <p><i><u>Voie de recours</u></i><i> :</i></p> <p><i> </i></p> <p><i>Le Tribunal fédéral connaît, comme juridiction ordinaire de recours, des recours en matière pénale au sens de l'art. 78 de la loi sur le Tribunal fédéral du 17 juin 2005 (LTF; <br/> RS 173.110); la qualité et les autres conditions pour interjeter recours sont déterminées par les art. 78 à 81 et 90 ss LTF. Le recours doit être formé dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt attaqué.</i></p> <p><i> </i></p> <p><i>Le recours doit être adressé au Tribunal fédéral, 1000 Lausanne 14. </i><i>Les mémoires doivent être remis au plus tard le dernier jour du délai, soit au Tribunal fédéral soit, à l'attention de ce dernier, à La Poste Suisse ou à une représentation diplomatique ou consulaire suisse <br/> (art. 48 al. 1 LTF).</i></p> </div> </div> </div> </div></body></html>