<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">[AZA] </div> <div class="para">I 592/99 Rl </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <u>IIe Chambre </u> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">composée des Juges fédéraux Lustenberger, Président, Meyer </div> <div class="para">et Ferrari; Addy, Greffier </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <u>Arrêt du 13 mars 2000 </u> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">dans la cause </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B.________, Portugal, recourant, représenté par Maître </div> <div class="para">I.________, avocat, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Office AI pour les assurés résidant à l'étranger, avenue </div> <div class="para">Edmond-Vaucher 18, Genève, intimé, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">et </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Commission fédérale de recours en matière d'AVS/AI pour les </div> <div class="para">personnes résidant à l'étranger, Lausanne </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> A.- B.________, ressortissant portugais, travaillait </div> <div class="para">en Suisse comme polisseur de montres chez V.________. </div> <div class="para">Souffrant de divers troubles dorsaux et d'un diabète </div> <div class="para">insulino-dépendant (cf. rapport du docteur A.________, </div> <div class="para">médecin traitant, du 28 janvier 1993), il a été mis au </div> <div class="para">bénéfice d'une rente entière d'invalidité à partir du </div> <div class="para">1er février 1993, assortie de rentes complémentaires pour </div> <div class="para">son épouse et son enfant (décisions des 2 août 1993 et </div> <div class="para">14 juin 1994 de la Caisse cantonale genevoise de compensa- </div> <div class="para">tion). Depuis lors, il n'a plus travaillé. </div> <div class="para"> Ensuite du retour définitif de l'assuré dans son pays </div> <div class="para">d'origine à la fin du mois d'août 1994, l'Office AI pour </div> <div class="para">les assurés résidant à l'étranger (ci-après : l'office AI) </div> <div class="para">a entrepris en janvier 1996 la révision de la rente. Dans </div> <div class="para">ce cadre, il a réuni différents rapports médicaux (cf. </div> <div class="para">notamment celui établi le 8 novembre 1996 par la doctoresse </div> <div class="para">S.________, médecin de la sécurité sociale portugaise) et a </div> <div class="para">confié un mandat d'expertise au Servizio Accertamento </div> <div class="para">Medico dell'Assicurazione Invalidità (SAM) de Bellinzone. </div> <div class="para">Dans un rapport du 13 février 1998, les experts du SAM ont </div> <div class="para">conclu que l'état de santé de l'assuré s'était amélioré et </div> <div class="para">que sa capacité de travail dans sa dernière activité ou </div> <div class="para">comme employé de commerce (profession qu'il avait apprise </div> <div class="para">au Portugal avant son arrivée en Suisse) était de 50 % </div> <div class="para">depuis le mois de juin 1997, de même qu'en qualité de </div> <div class="para">gardien d'immeuble, de portier, de surveillant ou encore de </div> <div class="para">réceptionniste. </div> <div class="para"> Par décision du 9 juin 1998, l'office AI a remplacé la </div> <div class="para">rente entière allouée à l'assuré depuis le 1er février 1993 </div> <div class="para">par une demi-rente dès le 1er août 1998. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> B.- B.________ a recouru contre cette décision. </div> <div class="para"> Par jugement du 18 août 1999, la Commission fédérale </div> <div class="para">de recours en matière d'AVS/AI pour les personnes résidant </div> <div class="para">à l'étranger a rejeté le recours. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> C.- L'assuré interjette recours de droit administratif </div> <div class="para">contre ce jugement dont il requiert l'annulation, en con- </div> <div class="para">cluant, sous suite de dépens, à la mise en oeuvre d'une </div> <div class="para">expertise médicale et au maintien d'une rente entière d'in- </div> <div class="para">validité après le 1er août 1998. </div> <div class="para"> L'office AI conclut au rejet du recours, tandis que </div> <div class="para">l'Office fédéral des assurances sociales ne s'est pas dé- </div> <div class="para">terminé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <u>Considérant en droit </u> </div> <div class="para"> : </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> 1.- Les premiers juges ont correctement exposé les </div> <div class="para">dispositions conventionnelles et légales applicables à la </div> <div class="para">révision des rentes, ainsi que la jurisprudence dégagée à </div> <div class="para">propos de ces dispositions, de sorte qu'il suffit d'y ren- </div> <div class="para">voyer. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> 2.- Pour l'essentiel, le recourant soutient que le </div> <div class="para">rapport d'expertise du SAM - sur lequel les premiers juges </div> <div class="para">ont fondé leur appréciation - est dénué de valeur probante, </div> <div class="para">au motif que les examens qui ont prévalu à son établisse- </div> <div class="para">ment sont sommaires et incomplets. A ses yeux, une nouvelle </div> <div class="para">expertise doit être ordonnée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> a) En ce qui concerne la valeur probante d'un rapport </div> <div class="para">médical, ce qui est déterminant c'est que les points liti- </div> <div class="para">gieux importants aient fait l'objet d'une étude fouillée, </div> <div class="para">que le rapport se fonde sur des examens complets, qu'il </div> <div class="para">prenne également en considération les plaintes exprimées, </div> <div class="para">qu'il ait été établi en pleine connaissance du dossier </div> <div class="para">(anamnèse), que la description des interférences médicales </div> <div class="para">soit claire et enfin que les conclusions de l'expert soient </div> <div class="para">bien motivées (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=02.03.2000&amp;to_date=21.03.2000&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F122-V-157%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page160">ATF 122 V 160</a> consid. 1c et les références). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> b) En l'espèce, les experts du SAM ont posé le dia- </div> <div class="para">gnostic de status après discectomie L5-S1 à droite (remon- </div> <div class="para">tant à 1992) et de syndrome lombovertebrale chronique sans </div> <div class="para">déficit neurologique ou radiculaire. Comme affections </div> <div class="para">secondaires, ils ont retenu que l'assuré souffrait d'un </div> <div class="para">diabète sucré insulino-dépendant sans altération organique </div> <div class="para">et d'un trouble dysphorique hypochondriaque avec conversion </div> <div class="para">partielle en troubles somatoformes douloureux. A leurs </div> <div class="para">yeux, ces affections secondaires ne sont pas invalidantes, </div> <div class="para">tandis que les troubles dorsaux limitent la capacité de </div> <div class="para">travail de l'assuré dans une mesure de 50 % dans sa der- </div> <div class="para">nière activité (polisseur de montres) ou dans une activité </div> <div class="para">légère (employé de commerce, gardien d'immeuble, portier, </div> <div class="para">surveillant ou encore réceptionniste). </div> <div class="para"> Pour rendre leurs conclusions, les experts se sont </div> <div class="para">fondés sur les résultats des examens pluridisciplinaires </div> <div class="para">réalisés durant le séjour au SAM (examens de laboratoire, </div> <div class="para">électrocardiogramme, consultations orthopédique et psychia- </div> <div class="para">trique), ainsi que sur l'ensemble des pièces au dossier, y </div> <div class="para">compris les rapports médicaux (établis au Portugal ou par </div> <div class="para">le docteur A.________, médecin traitant) que l'assuré a </div> <div class="para">produits durant l'instruction. Les plaintes de ce dernier </div> <div class="para">ont également été prises en compte. Aussi bien, le rapport </div> <div class="para">d'expertise du SAM a pleine valeur probante pour trancher </div> <div class="para">le litige, conformément à la jurisprudence rappelée plus </div> <div class="para">haut. </div> <div class="para"> Le grief du recourant selon lequel le diabète dont il </div> <div class="para">souffre n'aurait pas fait l'objet d'un examen attentif est </div> <div class="para">dénué de pertinence. En effet, des tests de glycémie ont </div> <div class="para">été réalisés à différents moments de la journée, ainsi </div> <div class="para">qu'une hémoglobine glycosée et des examens urinaires. Cons- </div> <div class="para">tatant par ailleurs qu'il n'y avait ni rétinopathie, ni </div> <div class="para">lésion organique (la fonction rénale est normale), ni neu- </div> <div class="para">ropathie périphérique diabétique, les experts ont conclu </div> <div class="para">que le diabète présenté par l'assuré n'était pour l'heure </div> <div class="para">pas invalidant, même si le pronostic à long terme demeurait </div> <div class="para">réservé. Il n'y a donc pas de motif de s'écarter de cette </div> <div class="para">appréciation étayée, qui est au demeurant aussi partagée </div> <div class="para">par les médecins conseils de l'intimé (rapports des </div> <div class="para">22 avril 1997 et 16 mars 1998 du docteur M.________, et des </div> <div class="para">21 octobre 1998 et 4 mars 1999 de la doctoresse </div> <div class="para">E.________). Une mesure d'instruction complémentaire </div> <div class="para">s'avère superflue. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> 3.- a) Selon le principe de la libre appréciation des </div> <div class="para">preuves, qui s'applique aussi bien en procédure administra- </div> <div class="para">tive qu'en procédure de recours de droit administratif </div> <div class="para">(<span class="artref">art. 40 PCF</span> en corrélation avec l'<span class="artref">art. 19 PA</span>; <span class="artref">art. 95 </span></div> <div class="para">al. 2 OJ en liaison avec les <span class="artref"><artref id="CH/173.110/113" type="start"></artref>art. 113 et 132 OJ</span><artref id="CH/173.110/132" type="end"></artref>), l'admi- </div> <div class="para">nistration ou le juge apprécie librement les preuves, sans </div> <div class="para">être lié par des règles formelles, en procédant à une ap- </div> <div class="para">préciation complète et rigoureuse des preuves. Dès lors, le </div> <div class="para">juge doit examiner de manière objective tous les moyens de </div> <div class="para">preuve, quelle qu'en soit la provenance, puis décider si </div> <div class="para">les documents à disposition permettent de porter un juge- </div> <div class="para">ment valable sur le droit litigieux. Si les rapports médi- </div> <div class="para">caux sont contradictoires, il ne peut trancher l'affaire </div> <div class="para">sans apprécier l'ensemble des preuves et sans indiquer les </div> <div class="para">raisons pour lesquelles il se fonde sur une opinion médica- </div> <div class="para">le et non pas sur une autre. </div> <div class="para"> L'élément déterminant pour la valeur probante d'un </div> <div class="para">certificat médical n'est ni son origine ni sa désignation </div> <div class="para">sous la forme d'un rapport ou d'une expertise, mais bel et </div> <div class="para">bien son contenu, qui doit répondre aux réquisits rappelés </div> <div class="para">au considérant 2a (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=02.03.2000&amp;to_date=21.03.2000&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-V-351%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page352">ATF 125 V 352</a> consid. 3a et la référen- </div> <div class="para">ce). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> b) Sans remettre en cause le principe de la libre </div> <div class="para">appréciation des preuves, la jurisprudence a posé des </div> <div class="para">lignes directrices en ce qui concerne la manière d'appré- </div> <div class="para">cier certains types d'expertises ou de rapports médicaux. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> aa) Ainsi, le juge ne s'écarte en principe pas sans </div> <div class="para">motifs impératifs des conclusions d'une expertise médicale </div> <div class="para">judiciaire, la tâche de l'expert étant précisément de met- </div> <div class="para">tre ses connaissances spéciales à la disposition de la </div> <div class="para">justice afin de l'éclairer sur les aspects médicaux d'un </div> <div class="para">état de fait donné (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=02.03.2000&amp;to_date=21.03.2000&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-V-351%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page352">ATF 125 V 352</a> sv. consid. 3b/aa, </div> <div class="para">118 V 290 consid. 1b et les références). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> bb) Par ailleurs, selon une jurisprudence constante, </div> <div class="para">l'assureur-accidents est tenu, au stade de la procédure </div> <div class="para">administrative, de confier une expertise à un médecin indé- </div> <div class="para">pendant, si une telle mesure se révèle nécessaire. Lorsque </div> <div class="para">de telles expertises sont établies par des spécialistes </div> <div class="para">reconnus, sur la base d'observations approfondies et d'in- </div> <div class="para">vestigations complètes, ainsi qu'en pleine connaissance du </div> <div class="para">dossier, et que les experts aboutissent à des résultats </div> <div class="para">convaincants, le juge ne saurait les écarter aussi long- </div> <div class="para">temps qu'aucun indice concret ne permet de douter de leur </div> <div class="para">bien-fondé (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=02.03.2000&amp;to_date=21.03.2000&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-V-351%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page353">ATF 125 V 353</a> consid. 3b/bb, 122 V 161 con- </div> <div class="para">sid. 1c et les références). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> cc) En outre, au sujet des rapports établis par les </div> <div class="para">médecins traitants, le juge peut et doit tenir compte du </div> <div class="para">fait que, selon l'expérience, le médecin traitant est géné- </div> <div class="para">ralement enclin, en cas de doute, à prendre parti pour son </div> <div class="para">patient en raison de la relation de confiance qui l'unit à </div> <div class="para">ce dernier (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=02.03.2000&amp;to_date=21.03.2000&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-V-351%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page353">ATF 125 V 353</a> consid. 3b/cc et les références). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> dd) Toutefois, le simple fait qu'un certificat médical </div> <div class="para">est établi à la demande d'une partie et produit pendant la </div> <div class="para">procédure ne justifie pas, en soi, des doutes quant à sa </div> <div class="para">valeur probante (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=02.03.2000&amp;to_date=21.03.2000&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-V-351%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page353">ATF 125 V 353</a> consid. 3b/dd et la référen- </div> <div class="para">ce). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> ee) Enfin, le juge peut accorder valeur probante aux </div> <div class="para">rapports et expertises établis par les médecins des assu- </div> <div class="para">reurs, aussi longtemps que ceux-ci aboutissent à des résul- </div> <div class="para">tats convaincants, que leurs conclusions sont sérieusement </div> <div class="para">motivées, que ces avis ne contiennent pas de contradictions </div> <div class="para">et qu'aucun indice concret ne permet de mettre en cause </div> <div class="para">leur bien-fondé. Le simple fait que le médecin consulté est </div> <div class="para">lié à l'assureur par un rapport de travail ne permet pas </div> <div class="para">encore de douter de l'objectivité de son appréciation ni de </div> <div class="para">soupçonner une prévention à l'égard de l'assuré. Ce n'est </div> <div class="para">qu'en présence de circonstances particulières que les dou- </div> <div class="para">tes au sujet de l'impartialité d'une appréciation peuvent </div> <div class="para">être considérés comme objectivement fondés. Etant donné </div> <div class="para">l'importance conférée aux rapports médicaux dans le droit </div> <div class="para">des assurances sociales, il y a lieu toutefois de poser des </div> <div class="para">exigences sévères en ce qui concerne l'impartialité de </div> <div class="para">l'expert (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=02.03.2000&amp;to_date=21.03.2000&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-V-351%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page353">ATF 125 V 353</a> sv. consid. 3b/ee et la référence). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> c) Comme mentionné plus haut (consid. 3b/dd), une </div> <div class="para">expertise présentée par une partie peut donc également </div> <div class="para">valoir comme moyen de preuve. </div> <div class="para"> Pour autant, elle n'a pas la même valeur qu'une exper- </div> <div class="para">tise mise en oeuvre par un tribunal ou par un assureur- </div> <div class="para">accidents conformément aux règles de procédure applicables. </div> <div class="para">En vertu des principes énoncés par la jurisprudence concer- </div> <div class="para">nant l'appréciation des preuves, le juge est toutefois tenu </div> <div class="para">d'examiner si elle est propre à mettre en doute, sur les </div> <div class="para">points litigieux importants, l'opinion et les conclusions </div> <div class="para">de l'expert mandaté par le tribunal ou l'assureur-accidents </div> <div class="para">(<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=12&amp;from_date=02.03.2000&amp;to_date=21.03.2000&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-V-351%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page354">ATF 125 V 354</a> consid. 3c). Cette jurisprudence s'applique </div> <div class="para">pareillement lorsqu'un assuré entend remettre en cause, au </div> <div class="para">moyen d'une expertise privée, les conclusions d'une exper- </div> <div class="para">tise aménagée par un office AI, notamment lorsque cette </div> <div class="para">dernière a été confiée à un centre spécialisé indépendant </div> <div class="para">(arrêt non publié V. du 24 janvier 2000, I 128/98, con- </div> <div class="para">sid. 3c). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> 4.- a) A la lumière des principes rappelés au considé- </div> <div class="para">rant qui précède, il y a donc lieu, à l'instar de l'office </div> <div class="para">AI et des premiers juges, d'accorder plus de poids aux </div> <div class="para">conclusions de l'expertise du SAM qu'à celles pour partie </div> <div class="para">divergentes qui émanent des certificats médicaux produits </div> <div class="para">par le recourant, singulièrement les rapports établis par </div> <div class="para">son médecin traitant, le docteur A.________. De </div> <div class="para">constatations médicales pour l'essentiel superposables à </div> <div class="para">celles contenues dans l'expertise, le médecin traitant tire </div> <div class="para">en effet simplement d'autres conclusions au sujet de la </div> <div class="para">capacité de travail de son patient qu'il considère comme </div> <div class="para">nulle, sans fournir d'éléments propres à remettre en cause </div> <div class="para">l'appréciation des experts, selon laquelle l'assuré peut </div> <div class="para">encore travailler à 50 % dans son ancienne activité ou dans </div> <div class="para">une activité adaptée. Il y a d'autant moins de raison de </div> <div class="para">s'écarter de cette appréciation qu'elle confirme celle </div> <div class="para">faite quelque 14 mois plus tôt par le médecin de la </div> <div class="para">sécurité sociale portugaise (rapport du 8 novembre 1996 de </div> <div class="para">la doctoresse S.________). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> b) Par rapport à la situation qui prévalait au moment </div> <div class="para">de l'octroi de la rente entière en février 1993, où l'inca- </div> <div class="para">pacité de travail était de 100 %, on doit dès lors admettre </div> <div class="para">que la capacité de gain de l'assuré s'est notablement amé- </div> <div class="para">liorée. En mettant à profit sa capacité de travail rési- </div> <div class="para">duelle, ce dernier pourrait en effet réaliser un revenu de </div> <div class="para">l'ordre de 50 % de celui qui serait le sien sans invalidi- </div> <div class="para">té. Partant, le remplacement de la rente entière qui lui </div> <div class="para">est allouée depuis le 1er février 1993 par une demi-rente à </div> <div class="para">partir du mois d'août 1998 est justifié (<span class="artref">art. 41 LAI</span> en </div> <div class="para">relation avec l'<span class="artref">art. 88bis al. 2 let. a RAI</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> 5.- Le recours est mal fondé. </div> <div class="para"> Le recourant, qui succombe, ne saurait prétendre une </div> <div class="para">indemnité de dépens pour l'instance fédérale (art. 159 </div> <div class="para">al. 1 en corrélation avec l'<span class="artref">art. 135 OJ</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <u>p r o n o n c e </u> </div> <div class="para"> : </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>I. Le recours est rejeté.</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">II.Il n'est pas perçu de frais de justice. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">III.Le présent arrêt sera communiqué aux parties, à la </div> <div class="para"> Commission fédérale de recours en matière d'assuran- </div> <div class="para"> ce-vieillesse, survivants et invalidité pour les per- </div> <div class="para"> sonnes résidant à l'étranger, et à l'Office fédéral </div> <div class="para"> des assurances sociales. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lucerne, le 13 mars 2000 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom du </div> <div class="para">Tribunal fédéral des assurances </div> <div class="para">Le Président de la IIe Chambre : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : </div> </div></body></html>