Lausanne, 19. August 2022
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 1. Juli 2022 (5A_32/2021)
Eintragung der Wunscheltern ins schweizerische Personenstandsregister bei Leihmutterschaft
Für  die  Eintragung  der  im  Kanton  Aargau  wohnhaften  Wunscheltern  eines  in
Georgien von einer Leihmutter ausgetragenen Kindes im Personenstandsregister ist
schweizerisches Recht massgebend. Der Wunschvater als Samenspender kann seine
rechtliche  Vaterschaft  unverzüglich  mit  einer  Kindesanerkennung  bewirken.  Der
Wunschmutter  steht  danach  die  Stiefkindadoption  offen,  wobei  die  Adoptionsbehörden in solchen Fällen rasch, grosszügig und pragmatisch vorgehen sollen.
Das im Kanton Aargau wohnhafte Ehepaar hatte in Georgien einen Leihmutterschaftsvertrag mit der Leihmutter und einer Eizellenspenderin abgeschlossen. Die Samenspende stammt vom Ehemann. In der Geburtsurkunde wurden nach georgischem Recht die
Wunscheltern automatisch als Vater  und Mutter  des  Kindes eingetragen.  Das Obergericht des Kantons Aargau entschied 2020, dass im schweizerischen Personenstandsregister der Ehemann als Samenspender als rechtlicher Vater einzutragen sei. Als rechtliche Mutter wurde niemand eingetragen, indessen wurden die Leihmutter und die Eizellenspenderin unter den Zusatzangaben vermerkt.
Das Bundesgericht heisst eine Beschwerde des Bundesamtes für Justiz gut und hebt
den  Entscheid  des  Obergerichts  auf.  Bereits  in  einem  kürzlich  gefällten  Urteil
5A_545/2020   hat das Bundesgericht festgehalten, dass in Russland, der Ukraine und in
Georgien  insofern  vergleichbare  Leihmutterschaftsregelungen  bestehen,  als  dort  die
Wunscheltern von Gesetzes wegen automatisch zu den rechtlichen Eltern erklärt werden. Dabei handelt es sich jedoch nicht um ausländische "Entscheidungen" im Sinne
des  Bundesgesetzes  über  das  Internationale  Privatrecht,  deren  Anerkennung  in  der
Schweiz  eine  Vereinbarkeit  mit  dem  schweizerischen  "Ordre  public"  (grundlegende
rechtliche und ethischen Werturteile) voraussetzen würde. Damit stellt sich die Frage
nach dem in der Sache massgebenden Recht. Im konkreten Fall ist schweizerisches
Abstammungsrecht anwendbar; dies ergibt sich daraus, dass die Wunscheltern ihren
Lebensmittelpunkt  ungeachtet  ihres  vorübergehenden  Aufenthalts in Georgien in der
Schweiz haben und damit auch der "gewöhnliche Aufenthalt" des Kindes in der Schweiz
liegt. Gemäss schweizerischem Recht gilt als rechtliche Mutter die gebärende Frau. Ins
Personenstandsregister ist als rechtliche Mutter somit (vorerst) die Leihmutter einzutragen. Ist die Leihmutter nicht verheiratet, bedarf es für den Wunschvater und Samenspender  zu  seiner  Eintragung  als  rechtlicher  Vater  einzig  einer  Kindesanerkennung.
Diese  liegt  bisher  nicht  vor;  mit  einer  Kindesanerkennung  vor  den  schweizerischen
Behörden kann der Wunschvater seine rechtliche Vaterschaft jedoch unverzüglich bewirken.
Was die Wunschmutter betrifft, ist danach eine Stiefkindadoption möglich. Gemäss dem
Europäischen Gerichtshof für Menschenrechte (EGMR) muss die Wunschmutter eine
Möglichkeit haben, die rechtliche Elternschaft zum Kind zu erlangen, wenn es mit dem
Sperma des Wunschvaters gezeugt wurde. Wie das Bundesgericht ebenfalls bereits im
Entscheid 5A_545/2020   festgehalten hat, ist die Adoptionsbehörde in solchen Fällen zur
Priorisierung und raschen Entscheidung verpflichtet; um den Vorgaben des EGMR gerecht zu werden, ist eine grosszügige und pragmatische Auslegung der adoptionsrechtlichen Voraussetzungen angezeigt. Vorliegend sind keine Anhaltspunkte dafür ersichtlich, dass die Stiefkindadoption nicht durchführbar wäre.
Die Geburt des Leihmutterschaftskindes kann in das schweizerische Personenstandsregister eingetragen werden, bevor die Kindesverhältnisse zu den Wunscheltern hergestellt sind. Im Weiteren genügt die Kindesanerkennung durch den (Wunsch-)Vater, damit
das Kind die schweizerische Staatsbürgerschaft erhält.  Gestützt auf die Kindesanerkennung  des  (Wunsch-)Vaters  kann  dieser  sodann  die  elterliche  Sorge  ausüben.  Die
Wunschmutter kann ihm dabei beistehen und ihn vertreten. Eine Entfernung des Kindes
aus  dem  heutigen faktischen familiären Umfeld wäre  nur  im  Falle  einer  Gefährdung
gerechtfertigt. Schliesslich hat das Bundesgericht bereits unterstrichen, dass die Kompetenz und die Aufgabe zur Neuordnung des Abstammungsrechts beim Parlament liegt. Lausanne, le 19 août 2022
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 1er juillet 2022 (5A_32/2021)
Inscription des parents d'intention dans le registre de l'état civil 
suisse en cas de maternité de substitution
L'inscription dans le registre de l'état civil des parents d'intention, établis en Argovie,
d'un enfant né en Géorgie d'une mère de substitution est régie par le droit suisse. Le
père d'intention, en tant que donneur de sperme, peut immédiatement établir sa
paternité juridique en reconnaissant l'enfant. La mère d'intention peut ensuite adopter l'enfant de son conjoint, les autorités d'adoption devant faire preuve de célérité,
de générosité et de pragmatisme dans de tels cas. 
Le couple, domicilié dans le canton d'Argovie, avait conclu un contrat de maternité de
substitution  en  Géorgie  avec  la  mère  de  substitution  et  une  donneuse  d'ovules.  Le
donneur de sperme était le mari. Conformément au droit géorgien, les parents d'intention ont été automatiquement inscrits dans l'acte de naissance comme père et mère de
l'enfant. En 2020, la Cour suprême du Canton d'Argovie a décidé que le mari, en sa
qualité de donneur de sperme, devait être inscrit comme père juridique dans le registre
d'état civil suisse. Personne n'a été inscrit comme mère juridique, en revanche la mère
de  substitution  et  la  donneuse  d'ovules  ont  été  mentionnées  dans  les  informations
complémentaires.
Le Tribunal fédéral admet le recours de l'Office fédéral de la justice et annule la décision
de  la  Cour  suprême.  Déjà  dans  un  arrêt  récent  5A_545/2020  ,  le Tribunal  fédéral  a
constaté qu'il existe en Russie, en Ukraine et en Géorgie des réglementations comparables  en  matière  de  maternité  de  substitution  puisque  les  parents  d'intention  y  sont
automatiquement déclarés parents juridiques de par la loi. Il ne s'agit toutefois pas de
« décisions » étrangères au sens de la loi fédérale sur le droit international privé, dont la
reconnaissance  en  Suisse  supposerait  qu'elles  soient  compatibles  avec  l'«  ordre
public »  suisse  (valeurs  juridiques  et  éthiques  fondamentales).  Se  pose  dès  lors  la
question du droit applicable en l'espèce. Dans le cas concret, c'est le droit suisse de la
filiation  qui  s'applique  ;  cela  résulte  du  fait  que  le  centre  des  intérêts  des  parents
d'intention  est  en  Suisse,  nonobstant  leur  séjour  temporaire  en  Géorgie,  et  que  la
« résidence habituelle  » de l'enfant se trouve donc également en Suisse. En application
du droit suisse, la mère juridique est la femme parturiente. C'est dès lors la mère de
substitution qui doit (dans un premier temps) être inscrite comme mère juridique dans le
registre d'état civil. Si la mère de substitution n'est pas mariée, il suffit que le père
d'intention et donneur de sperme reconnaisse l'enfant afin d'être inscrit comme père
juridique. Tel n'a pas encore été le cas  ; le père d'intention peut toutefois établir immédiatement sa paternité juridique en reconnaissant l'enfant devant les autorités suisses.
Quant à la mère d'intention, la voie de l'adoption de l'enfant du conjoint lui est ensuite
ouverte. Selon la Cour européenne des droits de l'homme (CourEDH), la mère d'intention doit avoir une possibilité de voir reconnaître un lien de filiation entre l'enfant et elle
si celui-ci a été conçu avec le sperme du père d'intention. Comme le Tribunal fédéral l'a
également déjà constaté dans l'arrêt  5A_545/2020  , l'autorité d'adoption est tenue de
donner  la  priorité  à  de  tels  cas  et  de  rendre  rapidement  une  décision  ;  il  convient
d'interpréter les conditions légales d'adoption de façon généreuse et pragmatique pour
satisfaire aux exigences de la CourEDH. En l'espèce, rien ne laisse supposer qu'une
adoption de l'enfant du conjoint ne serait pas réalisable.
La  naissance  de l'enfant  issu d'une gestation  pour  autrui peut  être inscrite dans  le
registre d'état civil suisse avant que la filiation avec les parents d'intention ne soit établie.  En  outre,  la  reconnaissance  de  l'enfant  par  le  père  (d'intention)  suffit  pour  que
l'enfant obtienne la nationalité suisse. Sur la base de la reconnaissance de l'enfant par
le père (d'intention), ce dernier peut ensuite exercer l'autorité parentale. A cet effet, la
mère d'intention peut l'assister et le représenter. L'éloignement de l'enfant de son actuel
environnement familial factuel ne se justifierait qu'en cas de mise en danger. Enfin, le
Tribunal fédéral a déjà souligné que la compétence et la tâche de réformer le droit de la
filiation incombent au Parlement. Losanna, 19 agosto 2022
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenza del 1° luglio 2022 (5A_32/2021)
Iscrizione degli aspiranti genitori nel registro dello stato civile 
svizzero in caso di maternità sostitutiva
All'iscrizione  nel  registro  dello  stato  civile  degli  aspiranti  genitori  residenti  nel
Canton  Argovia  di  un  bambino  portato  in  grembo  da  una  madre  sostitutiva  in
Georgia si applica il diritto svizzero. L'aspirante padre, in quanto donatore di sperma,
può  stabilire  immediatamente  la  sua  paternità  legale  riconoscendo  il  bambino.
L'aspirante madre può quindi adottare il figliastro, e in questa circostanza le autorità
competenti in materia di adozione devono procedere in modo rapido, benevolo e
pragmatico.
La coppia, domiciliata nel Canton Argovia, aveva stipulato in Georgia un contratto di
maternità sostitutiva con la madre sostitutiva e una donatrice di ovuli. La donazione di
sperma è stata fatta dal marito. Conformemente al diritto georgiano, gli aspiranti genitori
sono stati iscritti nel certificato di nascita automaticamente come padre e madre del
bambino. Nel 2020, il Tribunale d'appello del Canton Argovia ha stabilito che il marito, in
quanto donatore di sperma, deve essere iscritto come padre legale nel registro dello
stato  civile svizzero.  Nessuna persona  è stata indicata come  madre  legale,  però  la
madre sostitutiva e la donatrice di ovuli sono state inserite tra le informazioni aggiuntive.
Il  Tribunale  federale  accoglie  il  ricorso  dell'Ufficio  federale  di  giustizia  e  annulla  la
sentenza del Tribunale d'appello.  In una  sentenza  recente  5A_545/2020  ,  il Tribunale
federale ha stabilito che la Russia, l'Ucraina e la Georgia hanno norme comparabili in
materia  di  maternità  sostitutiva,  in  quanto  gli  aspiranti  genitori  sono,  per  legge,
automaticamente dichiarati genitori legali. Non si tratta tuttavia di "decisioni" straniere
nel senso della legge federale sul diritto internazionale privato, il cui riconoscimento in
Svizzera richiederebbe la compatibilità con l'"ordine pubblico" svizzero (giudizi di valore
etico  e  legale  fondamentali).  Pertanto  si  pone  la  questione  del  diritto  applicabile  in
materia. Nel caso concreto, si applica il diritto svizzero in materia di filiazione; ciò deriva
dal  fatto  che  gli  aspiranti  genitori  hanno  il  loro  centro  degli  interessi  in  Svizzera
nonostante  il  loro  soggiorno  temporaneo  in  Georgia,  e  quindi  anche  la  "residenza
abituale" del bambino è in Svizzera. Secondo il diritto svizzero, la madre legale è la
donna che partorisce.  La madre sostitutiva deve quindi (in un primo tempo)  essere
iscritta nel registro dello stato civile come madre legale. Se la madre sostitutiva non è
sposata, è necessario solo un riconoscimento del bambino affinché l'aspirante padre e
donatore di sperma sia registrato come padre legale. Tale riconoscimento non è ancora
avvenuto; tuttavia, l'aspirante padre può immediatamente ottenere la paternità legale
con il riconoscimento del figlio davanti alle autorità svizzere.
Per quanto riguarda l'aspirante madre, l'adozione del figliastro è possibile in seguito.
Secondo la Corte europea dei diritti dell'uomo (CorteEDU), l'aspirante madre deve avere
la possibilità di diventare genitore legale del bambino se questo è stato concepito con lo
sperma  dell'aspirante  padre.  Come  ha  già  deciso  anche  il  Tribunale  federale  nella
sentenza  5A_545/2020  , l'autorità competente in materia di adozione è tenuta a dare
priorità e a prendere una decisione rapida in questi casi; per soddisfare i requisiti fissati
dalla  CorteEDU,  è  opportuna  un'interpretazione  benevola  e  pragmatica  dei  requisiti
legali  in  materia  di  adozione.  Nel  caso  in  questione,  non  ci  sono  indicazioni  che
l'adozione del figliastro non sia possibile.
La nascita del bambino nato da maternità surrogata può essere iscritta nel registro dello
stato  civile  svizzero  prima  che  sia  stata  stabilita  la  filiazione  del  bambino  con  gli
aspiranti genitori. Inoltre, il riconoscimento del bambino da parte del(l'aspirante) padre è
sufficiente  affinché  il  bambino  ottenga  la  cittadinanza  svizzera.  Sulla  base  del
riconoscimento  del  bambino  da  parte  del  (l'aspirante)  padre,  questo  può  quindi
esercitare  l'autorità  parentale.  L'aspirante  madre  può  assisterlo  e  rappresentarlo.
L'allontanamento del bambino dall'attuale ambiente familiare di fatto sarebbe giustificato
solo in caso di messa in pericolo. Infine, il Tribunale federale ha già sottolineato che la
competenza  e  il  compito  di  modificare  il  diritto  in  materia  di  filiazione  spettano  al
Parlamento.