<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. Le 24 juillet 1996 la maison S. S.A. procéda à la réparation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'un sèche-linge dans l'immeuble sis rue X. à La Chaux-de-Fonds. La</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">société précitée intervint sur appel de la concierge dudit immeuble et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sans s'en référer à la gérance qui était fermée pour cause de vacances. La</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">propriétaire, N. S.A., refusa de payer la facture estimant qu'elle était</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">trop onéreuse et qu'un devis n'avait pas été effectué. Les parties eurent</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">alors quelques échanges de vue et le prévenu envoya deux personnes cher-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cher l'appareil litigieux. Par courrier du 21 octobre 1996, N. S.A. dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">posa plainte pénale pour vol.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. Renvoyé devant le Tribunal de police du district de La Chaux-de-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Fonds, S. a été condamné à sept jours d'emprisonnement avec sur-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sis pendant deux ans en application de l'article 181 CPS. Le tribunal a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">notamment retenu que S. s'était rendu coupable de contrainte à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mesure où il avait pris le séchoir en vue de faire pression sur le pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">priétaire pour qu'il paie sa facture.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. S. recourt contre ce jugement et conclut à ce qu'il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">soit acquitté, subsidiairement que la cause soit renvoyée pour nouveau</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jugement. Il fait valoir, comme en première instance, que le propriétaire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lui avait dit expressément qu'il pouvait prendre l'appareil en cause.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Selon lui, c'est de façon arbitraire que le premier juge a écarté le té-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">moignage de son employé F. qui confirmait ses dires. De plus, S. conteste l'application même de l'article 181 CPS en prétendant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'une part, que la contrainte n'était pas illicite et d'autre part, que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">N. S.A. n'était pas menacée d'un dommage sérieux. En tous les cas, il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">considère qu'il ne faisait rien de répréhensible de sorte que le premier</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">juge aurait dû retenir l'erreur de droit.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D. La plaignante dépose des observations et conclut au rejet du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recours ainsi qu'à une indemnité de dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le ministère public conclut au rejet du recours sans observa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tions.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> e n d r o i t</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux (art.244 CPP), le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pourvoi est recevable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) La Cour de céans est liée par les constatations de fait du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">premier juge; elle ne peut rectifier que celles qui sont manifestement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">erronées (art.251 al.2 CPP). Dans une jurisprudence constante, la Cour a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jugé qu'était manifestement erronée une constatation de fait contraire à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">une pièce probante du dossier ou à la notoriété publique (RJN 7 II 3, 5 II</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">112; 4 II 159). On ne peut parler d'arbitraire que si la juridiction infé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rieure a admis ou nié un fait en se mettant en contradiction évidente avec</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le dossier (ATF 118 Ia 30, cons.1b), ou si elle a abusé de son pouvoir</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'appréciation, en particulier si elle a méconnu des preuves pertinentes</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ou qu'elle n'en a arbitrairement pas tenu compte (ATF 100 Ia 127), lorsque</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les constatations sont manifestement contraires à la situation de fait,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">reposent sur une inadvertance manifeste, ou heurtent gravement le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sentiment de la justice, enfin, lorsque l'appréciation des preuves est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tout à fait insoutenable (ATF 118 II 30 cons.1b et les autres arrêts</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cités).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En l'espèce, le premier juge a retenu que le recourant avait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">enlevé le sèche-linge sans en avoir reçu l'autorisation de la propriétai-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">re. Cette appréciation n'est en soit pas critiquable. Elle est fondée sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de nombreux indices et sur les déclarations mêmes du prévenu.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> S. prétend que le témoignage de son employé F. ,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">selon lequel la propriétaire aurait donné une autorisation de prendre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'appareil a été écarté à tort. Il n'en est rien. D'une part, le premier</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">juge qui se trouve en contact direct avec le témoin, est le plus à même</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'apprécier la véracité des déclarations de la personne entendue. En</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">effet, le comportement de cette dernière joue parfois un rôle non négli-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">geable. D'autre part, les dépositions d'un employé à charge ou à décharge</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de son employeur, doivent, en général, être accueillies avec une certaine</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">réserve, car le témoin peut être intéressé indirectement au sort de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cause ou subir des contraintes. Dès lors, c'est avec raison que le premier</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">juge n'a pas donné une importance excessive au témoignage précité. Au con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">traire, comme prérappelé, il s'est essentiellement basé sur un faisceau</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'indices qui ne laisse pas de place au doute. Ainsi, les courriers du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prévenu attestent tous que ce dernier entendait avant tout que sa facture</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">soit payée. Il n'était pas question de prendre le sèche-linge en paiement.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">La lettre du 24 septembre 1996 de S. S.A. à l'adresse de la gérance</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">P. est à cet égard explicite; "...si dans un délai de dix jours nous</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sommes sans paiement cela voudra dire que vous nous reconnaissez le droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de disposer du sèche-linge". De plus, le recourant a déclaré "qu'il avait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">déjà procédé de la sorte à plusieurs reprises, ajoutant même en audience,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">"que c'était pour faire pression qu'il avait pris l'appareil". Finalement,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à la question de savoir pourquoi il n'avait pas procédé par la voie civi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le, S. a clairement dit qu'il ne voulait pas aller au Tribunal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tous les jours pour récupérer ce qu'on lui doit.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Dans ces conditions le premier juge n'a pas fait preuve d'arbi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">traire en retenant que le prévenu s'était emparé de l'appareil litigieux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sans en avoir reçu l'autorisation.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. a) Selon l'article 181 CPS, celui qui, en usant de violence</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">envers une personne ou en la menaçant d'un dommage sérieux, ou en l'entra-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vant de quelque autre manière dans sa liberté d'action l'aura obligé à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">faire, à ne pas faire ou à laisser faire un acte sera puni de l'emprison-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nement ou de l'amende. Cette disposition protège la liberté de décision et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'action et s'applique également lorsque la victime aurait pu atteindre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son but en recourant, bien qu'à son corps défendant, à un autre moyen (JT</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1995 IV 149). La notion d'autre acte entravant une personne dans sa</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">liberté d'action doit être interprétée restrictivement. L'entrave doit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avoir une certaine gravité et être apte à exercer une pression sur la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">victime comparable à l'usage de la violence ou à la menace d'un dommage</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sérieux. Il faut au surplus que la contrainte soit illicite. Tel est le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cas lorsque le but visé ou le moyen utilisé est contraire à l'ordre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">juridique ou lorsqu'un moyen licite est utilisé pour atteindre un but qui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'est pas avec lui dans un rapport interne de connexité ou encore si un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">moyen de contrainte conforme au droit utilisé pour atteindre un but</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">légitime constitue, au vu des circonstances, un moyen de pression abusif</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ou contraire aux moeurs (JT 1991 IV 75).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Le premier juge a retenu que N. S.A. avait été soumise à la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">menace d'un dommage sérieux. Cette appréciation est correcte. Il ne fait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">aucun doute que la plaignante et bailleresse se trouvaient dans une situa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion délicate. En effet, les locataires, qui s'étaient plaints lors d'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">panne, ne manqueraient pas de se plaindre voire de demander une diminution</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de loyer, si le défaut du sèche-linge perdurait. Cela est particulièrement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vrai, comme en l'espèce, à l'approche de l'automne lorsqu'un tel appareil</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">est plus sollicité que pendant les beaux jours. Force est de constater</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">également, que le liberté de décision et d'action de la plaignante était</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">notablement restreinte; cette dernière était obligée de payer la facture</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contestée, d'investir dans un nouvel appareil, ou alors de renoncer à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">réinstaller un sèche-linge avec les conséquences que cela représentait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">auprès des locataires. Finalement, le comportement de S. </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">constitue un moyen de pression qui se rapproche d'un recours à la violence</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">au sens de l'article 181 CPS. Le recourant s'est en effet introduit dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">un immeuble sans autorisation pour démonter et s'approprier un bien qui ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lui appartenait pas. Dans ces conditions, c'est avec raison que le premier</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">juge a retenu que S. avait agi de façon illicite, faisant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">abstraction de règles élémentaires de la vie en société, procédant ainsi à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">un acte de justice privée. Dans ces circonstances, le recourant ne pouvait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">se prévaloir de l'erreur de droit car son comportement, même s'il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">poursuivait un but peut-être légitime, était manifestement répréhensible</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et en tout cas abusif.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> N'étant pas entaché d'arbitraire et appliquant correctement la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">loi, le jugement devra être confirmé.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Le pourvoi est ainsi mal fondé. Dès lors, les frais de la procé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dure seront mis à la charge du recourant (art. 254 CPP).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Il ne sera pas alloué de dépens. En effet, le recours à un man-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dataire professionnel n'était pas indispensable et le prévenu n'a pas agi</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de mauvaise foi ou par grave légèreté (RJN 1991 84).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LA COUR DE CASSATION PENALE</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Rejette le pourvoi.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Met à la charge du recourant les frais de justice arrêtés à 440 francs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Renonce à allouer une indemnité de dépens en faveur du plaignant.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 28 janvier 1998</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> </div></body></html>