<h2>SubmittedText<h2><p>À la demande de la Fédération suisse de déminage, la Suisse va envoyer en Afghanistan un garde-fortifications en tant qu'expert en déminage. Toutefois, selon Shafiqullah Seddiqi, coordinateur régional du "Mine Action Center" à Masar-e-Sharif, l'Afghanistan n'a besoin, dans ses efforts de déminage, ni d'experts étrangers, ni d'argent.</p><p>Au sud-ouest de Masar-e-Sharif, à environ une heure de voiture du centre-ville, des spécialistes afghans préparent tous les jours, dans les règles de l'art, l'élimination d'engins non explosés, de restes de munitions et de mines. Depuis plus de dix ans, ce pays - s'agissant des mines, l'Afghanistan est réparti en cinq régions - est minutieusement passé au peigne fin à l'aide de programmes de déminage. Et, une fois le travail accompli, les experts de Hasard-Life-Organisation (HALO Trust) donnent à la population locale la garantie qu'elle peut accéder à ses champs sans courir de danger.</p><p>Aux dires de M. Martin Hasler, responsable au sein de l'État-major général pour le déminage humanitaire, l'expert suisse en déminage sera engagé comme surveillant et veillera au maintien de la sécurité et des normes internationales. Au vu de la situation sur le terrain, on a cependant pu constater que les experts indigènes sont très conscients des problèmes de sécurité et agissent en conséquence. À l'heure actuelle, ces experts disposent déjà d'un très haut niveau de connaissances. Selon M. Seddiqi, l'Afghanistan a fait appel à des experts américains immédiatement après la fin des combats, afin d'apprendre le maniement des nouvelles munitions non explosées et des mines. Toujours selon lui, l'accent est mis essentiellement sur la formation en matière de désamorçage des engins non explosés, plus spécialement des éléments de munitions provenant de bombes-grappes, qui sont relativement faciles à localiser. Les forces armées américaines savent exactement dans quelles régions de telles armes ont été utilisées et se montrent très coopératives lors du désamorçage et de l'élimination.</p><p>À quoi servira donc ce garde-fortifications en Afghanistan et combien coûtera-t-il ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La réponse du Conseil fédéral n'existe qu'en allemand.</p>