<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="WordSection1"> <p class="MsoNormal"><span lang="FR">Réf. : TA.2006.42-AI/yr</span></p> <h2 align="center"><span lang="FR">ORDONNANCE</span></h2> <h2 align="center"><span lang="FR">DU <span>6 decembre 2007</span></span></h2> <p align="center" class="MsoNormal"><span lang="FR">Président : M. Robert Schaer</span></p> <p align="center" class="MsoNormal"><span lang="FR">_____________</span></p> <p align="center" class="MsoHeader"><b><u><span lang="FR">C O N S I D E R A N T</span></u></b></p> <p class="MsoHeader"><span>que l'avocat d'office a droit à une indemnité fixée selon le tarif horaire arrêté par le Conseil d'Etat, ainsi qu'au remboursement de ses débours (art.31 al.1 et 2 </span><span class="MsoHyperlink"><span><a href="http://rsn.ne.ch/ajour_79/dati/f/s/1613.htm">LAPCA</a></span></span><span>),</span></p> <p class="MsoHeader"><span>que, selon ce tarif, cette indemnité se monte à 170 francs de l'heure pour l'activité d'un avocat indépendant, TVA non comprise (art.11 litt.a </span><span class="MsoHyperlink"><a href="http://rsn.ne.ch/ajour_79/dati/f/s/16131.htm"><span>RELAPCA</span></a></span><span>),</span></p> <p class="MsoHeader"><span>que la rémunération de l'avocat d'office est fixée par l'autorité saisie dans une décision sommairement motivée (art.34 al.1 </span><span class="MsoHyperlink"><a href="http://rsn.ne.ch/ajour_79/dati/f/s/1613.htm"><span>LAPCA</span></a></span><span>), et qu'elle est limitée à l'activité nécessaire à la défense des intérêts confiés, en tenant compte de la nature, de l'importance et de la difficulté de la cause ainsi que de la responsabilité que le mandataire a été appelé à assumer (art.10 </span><span class="MsoHyperlink"><a href="http://rsn.ne.ch/ajour_79/dati/f/s/16131.htm"><span>RELAPCA</span></a></span><span>),</span></p> <p class="MsoHeader"><span>qu'à la fin de l'instance, l'autorité saisie requiert de l'avocat tous renseignements complémentaires utiles à la fixation de sa rémunération, portant notamment sur les opérations donnant lieu à rémunération, avec l'indication du temps qui leur a été consacré ainsi que sur les débours dont le remboursement est réclamé, et l'informe qu'à défaut, il statuera au vu du dossier de la cause (art.32 al.1 et 2 </span><span class="MsoHyperlink"><a href="http://rsn.ne.ch/ajour_79/dati/f/s/1613.htm"><span>LAPCA</span></a></span><span>),</span></p> <p class="MsoHeader"><span>que l'autorité qui fixe la rémunération de l'avocat d'office dispose d'une marge d'appréciation, en particulier pour déterminer l'ampleur et l'utilité du travail effectué (<a href="http://jurisprudence.ne.ch/scripts/omnisapi.dll?OmnisPlatform=WINDOWS&amp;WebServerUrl=jurisprudence.ne.ch&amp;WebServerScript=/scripts/omnisapi.dll&amp;OmnisLibrary=JURISWEB&amp;OmnisClass=rtFindinfoWebHtmlService&amp;OmnisServer=JURISWEB,localhost:7000&amp;Parametername=NEWEB&amp;Schema=NE_WEB&amp;Source=&amp;Aufruf=getMarkupDocument&amp;cSprache=FRE&amp;nF30_KEY=2140&amp;W10_KEY=19533&amp;nTrefferzeile=1&amp;Template=search_result_document.html">RJN 2003, p.263</a> cons.2a, 1995, p.154 cons.3b, 1994, p.129 cons.4, 1980-1981, p.149),</span></p> <p class="MsoHeader"><span>qu'en ce qui concerne le critère de l'utilité, l'autorité qui statue peut être amenée à considérer qu'un avocat diligent consacrerait à la défense d'un client un nombre d'heures inférieur à celui allégué par le mandataire d'office et à réduire en conséquence l'indemnité à laquelle il prétend (<a href="http://jurisprudence.ne.ch/scripts/omnisapi.dll?OmnisPlatform=WINDOWS&amp;WebServerUrl=jurisprudence.ne.ch&amp;WebServerScript=/scripts/omnisapi.dll&amp;OmnisLibrary=JURISWEB&amp;OmnisClass=rtFindinfoWebHtmlService&amp;OmnisServer=JURISWEB,localhost:7000&amp;Parametername=NEWEB&amp;Schema=NE_WEB&amp;Source=&amp;Aufruf=getMarkupDocument&amp;cSprache=FRE&amp;nF30_KEY=2140&amp;W10_KEY=19533&amp;nTrefferzeile=1&amp;Template=search_result_document.html">RJN 2003, p.263</a> cons.2a, 1995, p.154 cons.3b, 1994, p.129 cons.4),</span></p> <p class="Texte"><span lang="FR">que Me X. prétend être indemnisée pour ses vacations depuis le 8 juillet 2004, alors qu'elle assistait J. devant l'OAI,</span></p> <p class="Texte"><span lang="FR">qu'en l'espèce, l'assistance judiciaire n'a pas été accordée avec effet rétroactif, de sorte qu'elle a pris effet le jour où elle a été requise, soit au début de la procédure de recours devant le Tribunal administratif (art.12 LAJA; 19 </span><span class="MsoHyperlink"><a href="http://rsn.ne.ch/ajour_79/dati/f/s/1613.htm"><span>LAPCA</span></a></span><span lang="FR">),</span></p> <p class="Texte"><span lang="FR">qu'en pareilles circonstances, la pratique admet de prendre en compte les vacations de l'avocat d'office nécessaires à l'établissement du recours et de la requête d'assistance judiciaire,</span></p> <p class="Texte"><span lang="FR">qu'ainsi seules les vacations postérieures à la décision attaquée (du 22.12.2005), peuvent entrer en ligne de compte,</span></p> <p class="Texte"><span lang="FR">qu'il s'agit de la rédaction de trois lettres et d'un recours, ainsi que d'une conférence avec J.,</span></p> <p class="Texte"><span lang="FR">qu'au moment où ses prestations ont été fournies, l'avocate d'office avait déjà une bonne connaissance du dossier, </span></p> <p class="Texte"><span lang="FR">qu'en effet, dans son recours, elle reprend pour l'essentiel, en la développant, la motivation de l'opposition qu'elle avait déposée devant l'OAI le 5 avril 2005,</span></p> <p class="Texte"><span lang="FR">que l'affaire ne soulevait pas de questions juridiques particulières, le recours mettant en cause seulement la valeur probante d'une expertise médicale,</span></p> <p class="Texte"><span lang="FR">que le temps consacré à l'ensemble des opérations qui peuvent entrer en ligne de compte doit être estimé à 4 heures au maximum,</span></p> <p class="Texte"><span lang="FR">que l'avocate d'office demande à être indemnisée au tarif de 180 francs de l'heure, alors que le </span><span class="MsoHyperlink"><a href="http://rsn.ne.ch/ajour_79/dati/f/s/16131.htm"><span>RELAPCA</span></a> </span><span lang="FR">prévoit 170 francs,</span></p> <p class="Texte"><span lang="FR">que le Tribunal fédéral a estimé que, pour la rémunération de l'avocat d'office, un tarif horaire de 150 francs apparaissait arbitrairement insuffisant dans les cantons d'Argovie et de Glaris et que ce tarif devait s'établir en moyenne suisse à 180 francs de l'heure, sans la TVA (<a href="http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=BGE_132_I_201">ATF 132 I 201</a>, ATF non publié du <a href="http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=27.06.2006_2P.76/2005">27.06.2006 [2P.76/2005]</a>),</span></p> <p class="Texte"><span lang="FR">que la Haute Cour en a jugé de même en examinant un tarif du canton de Vaud prévoyant une rémunération de 160 francs de l'heure (ATF non publié du <a href="http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=04.12.2006_1P.650/2006">04.12.2006 [1P.650/2006]),</a></span></p> <p class="Texte"><span lang="FR">que, dans deux affaires qui concernaient le canton de Fribourg, le Tribunal fédéral a également pris comme référence une rémunération horaire de 180 francs (ATF non publié du <a href="http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=17.01.2007_5P.438/2006">17.01.2007 [5P.438/2006]</a> et du <a href="http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=10.07.2007_2P.326/2006">10.07.2007 [2P.326/2006]),</a></span></p> <p class="Texte"><span lang="FR">que, dans le dernier des arrêts précités, la Haute Cour a jugé que c'était sans raison suffisante, donc arbitrairement, que le Conseil d'Etat du canton de Fribourg avait tiré le tarif vers le bas en fixant à 170 francs la rémunération horaire de l'avocat d'office,</span></p> <p class="Texte"><span lang="FR">que le service de la justice fait valoir, dans la présente cause, que les salaires dans le canton de Neuchâtel étaient en 2004 de 7,5 % inférieurs à ceux pratiqués dans le canton d'Argovie, et qu'en ce qui concerne les loyers, la différence était encore plus importante,</span></p> <p class="Texte"><span lang="FR">que la jurisprudence précitée du Tribunal fédéral se fonde sur des études qui constatent que les charges horaires moyennes des avocats étaient d'environ 130 francs en 2003 (<a href="http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=BGE_132_I_201">ATF 132 I 201</a>; ATF non publié <a href="http://jumpcgi.bger.ch/cgi-bin/JumpCGI?id=17.01.2007_5P.438/2006">5P.438/2006</a> cons.4.1),</span></p> <p class="Texte"><span lang="FR">que ces études prennent en compte non seulement les salaires et les loyers, qui peuvent varier d'un canton à l'autre, mais aussi la prévoyance professionnelle, les assurances sociales, les autres frais de locaux, les frais de télécommunications, de port, de déplacement, d'informatique et de formation continue (v. </span><b><span lang="FR">Pellegrini</span></b><span lang="FR">, Umfrage bei den Schweizer Anwältinnen und Anwälten zu den Praxiskosten, in Revue de l'avocat 8/2005, p.314),</span></p> <p class="Texte"><span lang="FR">que nombre des frais qui viennent d'être cités sont d'égale importance quel que soit le lieu en Suisse où se déploie l'activité de l'avocat,</span></p> <p class="Texte"><span lang="FR">qu'au regard de la jurisprudence fédérale, il faut considérer que c'est sans raison suffisante que le </span><span><a href="http://rsn.ne.ch/ajour_79/dati/f/s/16131.htm"><span>RELAPCA</span></a></span><span lang="FR"> n'a pas fixé un tarif horaire de 180 francs pour l'activité d'un avocat indépendant,</span></p> <p class="Texte"><span lang="FR">que, par conséquent, calculé au tarif horaire de 180 francs, le montant de l'indemnité à allouer à Me X. en l'occurrence s'élèvera à 720 francs, sans débours puisque l'intéressée n'en fait pas valoir (art.13 </span><span class="MsoHyperlink"><a href="http://rsn.ne.ch/ajour_79/dati/f/s/16131.htm"><span>RELAPCA</span></a></span><span lang="FR"> a contrario), montant auquel il convient d'ajouter la TVA (7,6 %) par 54.70 francs,</span></p> <p class="Texte"><span lang="FR">qu'ainsi, l'indemnité en question sera fixée à 774, 70 francs,</span></p> <p class="Texte"><span lang="FR">qu'il est statué sans frais (art.35 al.1 </span><span class="MsoHyperlink"><a href="http://rsn.ne.ch/ajour_79/dati/f/s/1613.htm"><span>LAPCA</span></a></span><span lang="FR">),</span></p> <p align="center" class="Texte"><b><u><span lang="FR">Par ces motifs</span></u></b><b><span lang="FR">,<br/> <u>LE PRESIDENT DU TRIBUNAL ADMINISTRATIF</u></span></b></p> <p class="Texte"><span lang="FR">1.<span> </span></span><span lang="FR">Fixe l’indemnité due par l'Etat à Me X., avocate d'office de J., à 774.70 francs, TVA comprise.</span></p> <p class="Texte"><span lang="FR">2.<span> </span></span><span lang="FR">Statue sans frais.</span></p> <p class="MsoHeader"><span lang="FR">Neuchâtel, le 6 décembre 2007</span></p> <p class="MsoSignature"><span lang="FR">Le président du Tribunal administratif</span></p> <p align="left" class="MsoSignature"><b><span lang="FR"> </span></b></p> <p align="left" class="MsoSignature"><b><span lang="FR"> </span></b></p> </div></body></html>