An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 26. Juni 2018
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 14. Juni 2018 (6B_982/2017, 6B_1060/2017)
Keine Parteirechte für private Tierschutzorganisationen in Strafverfahren wegen Tierschutzdelikten
Die Kantone dürfen privaten Tierschutzorganisationen keine Parteirechte in Strafverfahren zu Tierschutzdelikten einräumen. Das Bundesgericht weist die Beschwerde
des "Dachverbandes Berner Tierschutzorganisationen" (DBT) ab.
Die Regionale Staatsanwaltschaft Emmental-Oberaargau hatte 2016 das Strafverfahren
gegen einen Landwirt wegen Widerhandlungen gegen das Tierschutzgesetz eingestellt.
Das Berner Obergericht trat auf die dagegen erhobene Beschwerde des DBT nicht ein.
Der DBT gelangte in der Folge ans Bundesgericht. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerde des DBT ab. Gemäss der Schweizerischen
Strafprozessordnung (StPO) können der Bund oder die Kantone Behörden, die öffentliche Interessen zu wahren haben, volle oder beschränkte Parteirechte in Strafverfahren
einräumen. Der Kanton Bern hat den DBT im kantonalen Recht als Behörde bezeichnet,
der in Strafverfahren bezüglich Tierschutzdelikten Parteirechte zukommen soll. Das ist
mit den bundesrechtlichen Vorgaben nicht vereinbar. Der Begriff einer "Behörde" im
Sinne der fraglichen Bestimmung der StPO ist in einem eingeschränkten Sinn zu verstehen. Nicht massgebend für die Behördeneigenschaft ist, ob die Vereinigung privatrechtlich oder öffentlich-rechtlich organisiert ist. Entscheidend ist vielmehr, dass der
Organisation eine öffentlich-rechtliche Aufgabe übertragen wurde, die dem Gemeinwesen zusteht, dass ihr dabei hoheitliche Befugnisse zukommen, dass ihre Geschäftsund Rechnungsführung unter staatlicher Aufsicht steht und dass ihre öffentlichrechtliche
Tätigkeit durch den Staat abgegolten wird. Diese Kriterien erfüllt der DBT nicht. Insbesondere ist nicht von einer genügenden staatlichen Aufsicht auszugehen, da der DBT
in inhaltlicher Sicht bei der Ausübung seiner Parteirechte frei ist. Ferner ist der DBT
nicht befugt, hoheitlich zu verfügen; seine Tätigkeit wird ihm vom Kanton auch nicht
abgegolten. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 26 juin 2018
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 14 juin 2018 (6B_982/2017, 6B_1060/2017)
Les organisations privées de protection des animaux n'ont pas la
qualité de partie dans les procédures pénales portant sur des 
atteintes à la protection des animaux
Les cantons ne doivent pas accorder des droits de partie aux organisations privées
de protection des animaux dans les procédures pénales concernant des atteintes à
la protection des animaux. Le Tribunal fédéral rejette le recours de «  l’association
faîtière des organisations bernoises de protection des animaux  » (APA).
Le Ministère public régional de l'Emmental-Haute Argovie avait classé en 2016 la
procédure pénale contre un agriculteur pour des violations de la Loi fédérale sur la
protection des animaux. La Cour suprême du canton de Berne n'est pas entrée en
matière sur le recours de l'APA à l'encontre de cette décision. L'APA a porté l'affaire
devant le Tribunal fédéral.
Le Tribunal fédéral rejette le recours de l'APA. Selon le Code de procédure pénale
suisse (CPP), la Confédération ou les cantons peuvent reconnaître la qualité de partie
dans la procédure pénale, avec tous les droits ou des droits limités, à des autorités
chargées de sauvegarder des intérêts publics. Le canton de Berne a désigné l'APA
dans le droit cantonal comme autorité à qui il appartient des droits de partie dans les
procédures pénales concernant des atteintes à la protection des animaux. Cela n'est
pas conforme au droit fédéral. La notion d'«  autorité » au sens de la disposition en
question du CPP doit être comprise dans un sens étroit. Pour qu'elle puisse être
qualifiée d'autorité, il n'est pas déterminant que l'organisation soit constituée selon le
droit privé ou le droit public. Il est en revanche décisif que l'organisation exécute une
mission de droit public qui lui a été déléguée par la collectivité, qu'il lui appartienne à ce
titre des prérogatives de puissance publique, que sa gestion et la tenue de ses comptes
soient soumis à une surveillance étatique et que son activité de droit public soit
subventionnée par l'Etat. L'APA ne remplit pas ces critères. Elle n'est en particulier pas
soumise à une supervision étatique suffisante, puisque l'APA est libre d'exercer ses
droits de partie. En outre, l'APA n'est pas habilitée à statuer souverainement  ; ses
activités ne sont pas non plus subventionnées par le canton.