An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 4. Februar 2021
Embargo: 4. Februar 2021, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 8. Januar 2021 (6B_572/2020)
Anspruch auf Entgelt für Sexarbeit geniesst strafrechtlichen 
Schutz – Betrugsverurteilung von Mann bestätigt
Das Bundesgericht bestätigt die Betrugsverurteilung eines Mannes, der eine Frau um
das vereinbarte Entgelt für die von ihr erbrachten sexuellen Dienstleistungen geprellt
hat. Ihr Anspruch auf Entschädigung ist strafrechtlich zu schützen, da der Prostitutionsvertrag unter diesem Aspekt nicht mehr als sittenwidrig gelten kann.
Der Mann hatte 2016 in einem Internet-Inserat "jungen" Frauen 2000 Franken Verdienst
in Aussicht gestellt. Einer Interessentin teilte er per Mail mit, dass er für 2000 Franken
eine  Nacht  mit  ihr  verbringen  und  Sex  haben  wolle.  Bei  weiteren  Mail-Kontakten
versicherte er ihr, über das Geld zu verfügen. Am Tag des Treffens forderte die Frau auf
der  Fahrt  zum  Hotelzimmer  vorgängige  Bezahlung.  Aufgrund  des  Auftretens  des
Mannes  und  seiner  Versicherung,  das  Geld  bei  sich  zu  haben  und  nach  dem  Geschlechtsverkehr  zu zahlen,  liess sie sich  auf  eine nachträgliche  Zahlung ein.  Nach
zweimaligem  Geschlechtsverkehr  verliess  er  das  Hotelzimmer  ohne  Bezahlung  des
vereinbarten Betrages. Das Kreisgericht St. Gallen verurteile ihn 2019 wegen Betruges
zu einer bedingten Geldstrafe. Das Kantonsgericht bestätigte den Entscheid.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde des Mannes ab. Er hatte einen Freispruch
vom  Betrugsvorwurf  beantragt  und  unter  anderem  geltend  gemacht,  dass  der  Prostitutionsvertrag gemäss Rechtsprechung des Bundesgerichts sittenwidrig sei. Die Frau
habe deshalb keinen rechtlich geschützten Anspruch auf das Entgelt. Mangels eines
Vermögensschadens sei der Betrugstatbestand damit nicht erfüllt.
Im vorliegenden Fall stellt sich die Frage, ob dem Anspruch der Frau auf Entschädigung
nach Erbringung ihrer Leistungen strafrechtlicher Schutz zuerkannt werden muss. Das
ist zu bejahen. Auszugehen ist grundsätzlich davon, dass das Erwerbseinkommen einer
sich  prostituierenden  Person  als  rechtmässig  anerkannt  ist  und  in  verschiedener
Hinsicht rechtlich erfasst wird. So unterliegt die Prostitution etwa der Einkommens- und
Vermögenssteuer und der AHV. Zudem handelt es sich bei der Prostitution um eine
sozialübliche  und  zulässige  Tätigkeit,  deren  Ausübung  denn  auch  unter  dem  verfassungsrechtlichen Schutz der Wirtschaftsfreiheit steht. Insgesamt kann der Schluss
gezogen  werden,  dass  der  Dienstleistung  der  sich  prostituierenden  Person  in  der
Rechtsordnung zumindest teilweise ein Vermögenswert beigemessen wird. Der Vertrag
über  die  entgeltliche  Erbringung  von  sexuellen  Dienstleistungen  widerspricht  damit
offensichtlich  nicht  in  jeder  Hinsicht  den  ethischen  Prinzipien  und  Wertmassstäben,
welche die Gesamtrechtsordnung beinhaltet. In Anbetracht dessen lässt es sich nicht
mehr  aufrecht  erhalten,  den  Vertrag  zwischen  der  sich  prostituierenden  Person  und
ihrem Kunden uneingeschränkt als sittenwidrig zu würdigen. In Bezug auf die hier zu
beurteilende Konstellation lässt sich auf jeden Fall nicht mehr sagen, dass der  – von der
Rechtsordnung  offensichtlich  nicht  missbilligten  – sexuellen  Dienstleistung  kein  Vermögenswert zukomme.
Bestätigt hat das Bundesgericht im Weiteren, dass der Verurteilte sein Opfer im Sinne
des Betrugstatbestandes "arglistig" über seine Zahlungsbereitschaft getäuscht hat. Der
Frau kann kein leichtfertiges  Verhalten vorgeworfen werden.  Es mag zwar  zutreffen,
dass  sie  in  gewissem  Masse  leichtgläubig  war,  indem  sie  nicht  auf  vorgängiger
Bezahlung bestand. Selbst ein erhebliches Mass an Naivität oder Leichtsinn beim Opfer
führt jedoch nicht zwingend zur Straflosigkeit des Täters. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 4 février 2021
Embargo : 4 février 2021, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 8 janvier 2021 (6B_572/2020)
Le droit à une rémunération pour l'activité de prostitution 
bénéficie d'une protection en vertu du droit pénal – condamnation d'un homme pour escroquerie confirmée
Le Tribunal fédéral confirme la condamnation pour escroquerie d'un homme qui a
trompé une femme en la privant de la rémunération convenue pour les services
sexuels qu'elle lui a fournis. Son droit à une indemnisation doit être protégé par le
droit  pénal,  car  le  contrat  de  prostitution  ne  peut  plus  être  considéré  comme
contraire aux mœurs à cet égard.
En 2016, dans une publicité sur internet, l'homme avait proposé à de «  jeunes » femmes
la perspective de gagner 2000 francs. Il a informé par courriel une femme intéressée
qu'il voulait passer une nuit avec elle et avoir des rapports sexuels pour 2000 francs.
Lors de contacts ultérieurs par courrier électronique, il lui a assuré qu'il avait l'argent
nécessaire à sa disposition. Le jour de la rencontre, la femme a exigé un paiement
préalable sur le chemin de la chambre d'hôtel. En raison de l'apparence de l'homme et
de l'assurance qu'il avait l'argent sur lui et qu'il paierait après le rapport sexuel, elle a
accepté  un  paiement  ultérieur.  Après  deux  rapports  sexuels,  il  a  quitté  la  chambre
d'hôtel sans payer le montant convenu. Le Tribunal de district de St-Gall l'a condamné
en 2019 à une peine pécuniaire avec sursis pour escroquerie. Le Tribunal cantonal a
confirmé la décision.
Le Tribunal fédéral rejette le recours de cet homme. Il avait demandé son acquittement
de l'accusation d'escroquerie, en faisant notamment valoir que le contrat de prostitution
était contraire aux mœurs selon la jurisprudence du Tribunal fédéral. La femme n'aurait
donc aucun droit juridiquement protégé à la rémunération. En l'absence de préjudice
patrimonial, l'infraction d'escroquerie ne serait donc pas réalisée.
La question en l'espèce est de savoir si le droit à une indemnisation de la femme pour
les services qu'elle a rendus doit bénéficier d'une protection en vertu du droit pénal. La
réponse  est  affirmative.  Il  faut  partir  du  principe  que  le  revenu  professionnel  d'une
personne qui se prostitue est reconnu comme légal et est appréhendé par la loi à divers
égards. Par exemple, la prostitution est soumise à l'impôt sur le revenu et sur la fortune
et à l'AVS. En outre, la prostitution est une activité socialement usuelle et autorisée,
dont  l'exercice  est  également  protégé  par  le  droit  constitutionnel  à  la  liberté
économique. Dans l'ensemble, on peut conclure que les services fournis par la personne prostituée se voient attribuer, au moins en partie, une valeur patrimoniale dans le
système juridique. Le contrat de fourniture de services sexuels moyennant rémunération
ne contredit donc manifestement pas à tous égards les principes éthiques et les valeurs
contenus dans l'ordre juridique général. Compte tenu de ce qui précède, il n'est plus
possible de soutenir que le contrat entre la personne prostituée et son client est sans
restriction contraire aux mœurs. En ce qui concerne la constellation à juger ici, on ne
peut en tout cas plus dire que le service sexuel  – qui n'est manifestement pas désapprouvé par le système juridique  – n'a pas de valeur patrimoniale. 
Le Tribunal fédéral a également confirmé que la personne condamnée avait «  astucieusement » trompé sa victime sur sa volonté de payer. On ne peut pas reprocher à la
femme d'avoir eu un comportement imprudent. Il est peut-être vrai qu'elle était dans une
certaine mesure crédule en ce sens qu'elle n'a pas insisté pour être payée à l'avance.
Toutefois, même un degré important de naïveté ou d'imprudence de la part de la victime
ne conduit pas nécessairement à l'impunité de l'auteur. A tutti i giornalisti accreditati presso il 
Tribunale federale
Losanna, 4 febbraio 2021
Embargo: 4 febbraio 2021, ore 12:00
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenza del 8 gennaio 2021 (6B_572/2020)
Il diritto a un compenso pecuniario per prestazioni sessuali 
beneficia della protezione del diritto penale-conferma della 
condanna per truffa di un uomo
Il Tribunale federale conferma la condanna per truffa di un uomo che ha ingannato
una donna sul compenso pecuniario pattuito per le prestazioni sessuali fornite. Il
diritto al compenso della donna deve essere protetto dal diritto penale, in quanto il
contratto di prostituzione in quanto tale non può più essere considerato contrario ai
buoni costumi.
Nel 2016 l'uomo aveva promesso in un annuncio su internet un compenso di fr. 2000 a
"giovani" donne. A un'interessata l'uomo aveva comunicato per e-mail che per fr. 2000
voleva passare la notte con lei e fare sesso. ln ulteriori contatti e-mail l'uomo le assicurò
che aveva i soldi. Il giorno dell'incontro, sul percorso per la camera d'albergo, la donna
ha chiesto il pagamento anticipato. In considerazione dell'aspetto dell'uomo e della sua
assicurazione che aveva i soldi con sé e che avrebbe pagato dopo il rapporto sessuale,
la  donna  ha  acconsentito  a  un  pagamento  successivo.  Dopo  due  rapporti  sessuali
l'uomo  ha  lasciato  la  camera  d'albergo  senza  pagare  l'importo  pattuito.  Il  Tribunale
distrettuale di San Gallo lo ha condannato nel 2019 per truffa a una pena pecuniaria con
la condizionale. Il Tribunale cantonale ha confermato la decisione.
Il Tribunale federale respinge il ricorso dell'uomo. Egli aveva chiesto l'assoluzione dall'
accusa di truffa e fatto valere, tra l'altro, che il contratto di prostituzione è contrario ai
buoni costumi conformemente  alla  giurisprudenza del Tribunale federale.  Per  questo
motivo la donna non ha diritto ad alcun compenso giuridicamente protetto. In assenza di
un danno patrimoniale la fattispecie del reato di truffa non è quindi realizzata.
Nel  caso  in  esame  si  pone  la  questione,  se  alla  donna  deve  essere  garantita  la
protezione penale della pretesa di risarcimento dopo l'esecuzione delle sue prestazioni.
Si deve rispondere affermativamente. In linea di principio si deve considerare che il
reddito di lavoro di una persona che si prostituisce è riconosciuto come conforme al
diritto ed è legalmente riconosciuto sotto vari aspetti. Così, ad esempio, la prostituzione
è soggetta all'imposta sul reddito e sulla sostanza e all'AVS. Inoltre, la prostituzione è
un'attività socialmente consueta e ammissibile, il cui esercizio è anche tutelato dal diritto
costituzionale  della  libertà  economica.  Nel  complesso,  si  può  concludere  che  la
prestazione di servizi della persona che si prostituisce, è da ritenere, nell'ordinamento
giuridico, almeno parzialmente come un valore patrimoniale. Il contratto di fornitura di
prestazioni sessuali a pagamento non è in ogni caso in contrasto manifesto con i principi
etici e i criteri di valore dell'ordinamento giuridico generale. In considerazione di ciò, non
è  più  possibile  valutare  il  contratto  tra  la  prostituta  e  il  suo  cliente  come
incondizionatamente contrario ai buoni costumi. In ogni caso, per quanto riguarda la
situazione in esame, non si può più affermare che le prestazioni sessuali - che non sono
manifestamente  disapprovate  dall'ordinamento  giuridico  -  non  abbiano  un  valore
patrimoniale.
Il Tribunale federale ha inoltre confermato che il condannato ha ingannato la sua vittima
in termini di truffa con "astuzia" sulla sua disponibilità a pagare. Alla donna non si può
rimproverare un comportamento superficiale, anche se può essere vero che è stata in
qualche  modo  troppo  fiduciosa  nel  non  insistere  sul  pagamento  anticipato.  Tuttavia,
anche un notevole grado di ingenuità o imprudenza da parte della vittima non porta
obbligatoriamente all'impunità dell'autore del reato.