An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 27. August 2015
Kein Embargo
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 27. August 2015 (5A_923/2014)
Kriterien zur Alleinzuteilung der elterlichen Sorge
Erhebliche und andauernde Konflikte oder Kommunikationsprobleme zwischen den
Eltern können die alleinige Zuteilung des Sorgerechts an einen Elternteil rechtfertigen. Das Bundesgericht konkretisiert in einem ersten Urteil zum neuen Sorgerecht den Massstab für eine Alleinzuteilung. Es weist die Beschwerde eines Vaters
aus dem Kanton Zürich ab. 
Seit dem 1. Juli 2014 ist das neue Sorgerecht in Kraft. Bei unverheirateten Eltern oder
bei einer Scheidung bildet nunmehr die gemeinsame elterliche Sorge die Regel. Über
die Zuteilung der elterlichen Sorge muss neu entschieden werden, wenn dies "wegen
wesentlicher Änderung der Verhältnisse zur Wahrung des Kindeswohls nötig ist"
(Art. 298d Abs. 1 ZGB). 
Das Bundesgericht hält in einem ersten Entscheid zur Aufhebung des gemeinsamen
Sorgerechts verschiedene Kriterien fest, die eine Alleinzuteilung rechtfertigen können.
Welche Messlatte der Gesetzgeber für eine Alleinzuteilung genau anlegen wollte, lässt
sich aufgrund der Botschaft und der parlamentarischen Beratung zur Sorgerechtsnovelle
nicht mit abschliessender Sicherheit eruieren. Nicht sachgerecht wäre es, eine Alleinzuteilung nur bei ganz krassen Ausnahmefällen zuzulassen und den gleichen Massstab
anzulegen, wie er für den Sorgerechtsentzug gegenüber den Eltern im Rahmen einer
Kindesschutzmassnahme gilt (Art. 311 ZGB). Vielmehr kann bereits ein schwerwiegender Dauerkonflikt oder eine anhaltende Kommunikationsunfähigkeit der Eltern
eine Alleinzuteilung erfordern, wenn sich der Mangel negativ auf das Kindeswohl
auswirkt und von einer Alleinzuteilung eine Verbesserung erwartet werden kann.
Erforderlich ist aber in jedem Fall, dass der Konflikt oder die gestörte Kommunikation
erheblich und chronisch ist. Kein Anlass für eine Alleinzuteilung besteht bei punktuellen
Auseinandersetzungen oder Meinungsverschiedenheiten, wie sie in allen Familien
vorkommen und insbesondere mit einer Trennung oder Scheidung einhergehen können.
Die Alleinzuteilung muss die eng begrenzte Ausnahme bleiben. Bei einem zwar
schwerwiegenden, aber auf ein bestimmtes Thema beschränkten Konflikt – etwa die
religiöse Erziehung oder schulische Belange -  wäre allenfalls zu prüfen, ob nicht bereits
eine richterliche Alleinzuweisung einzelner Teilinhalte des Sorgerechts Abhilfe schaffen
könnte. Soweit die Blockade einseitig auf das Konto des einen Elternteils geht, was in
der Praxis eher selten der Fall sein dürfte, steht eine Alleinzuteilung an den kooperativen Elternteil im Vordergrund. Das gilt insbesondere, wenn dieser auch eine gute
Bindungstoleranz aufweist, während die Kooperations- oder Kommunikationsunfähigkeit
des anderen Teils mit der Tendenz einhergeht, das Kind dem anderen Elternteil zu
entfremden. 
Im konkreten Fall weist das Bundesgericht die Beschwerde eines Vaters aus dem
Kanton Zürich ab. Die unverheirateten Eltern hatten sich bereits vor der Geburt ihrer
Tochter  auf  das  gemeinsame  Sorgerecht  geeinigt,  was  von  der  zuständigen
Vormundschaftsbehörde 2009 genehmigt wurde. Kurz darauf trennte sich das Paar. Die
Kindes- und Erwachsenenschutzbehörde (KESB) hob 2013 die gemeinsame Sorge
wegen fehlender Kooperationsbereitschaft und Kommunikationsschwierigkeiten der
Eltern auf und übertrug die alleinige Sorge auf die hauptbetreuende Mutter. Das
Obergericht des Kantons Zürich bestätigte den Entscheid. Das Bundesgericht kommt
zum Schluss, dass ein Konflikt mit Ausnahmecharakter vorliegt, der sich über die Jahre
zunehmend  verhärtet  hat.  Die  permanente  Uneinigkeit  der Eltern  in sämtlichen
Lebensbelangen der Tochter hat bei ihr zu einem zunehmenden Loyalitätskonflikt und
zu Verunsicherung geführt und das Kindeswohl damit konkret beeinträchtigt. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 27 août 2015
Pas d'embargo
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 27 août 2015 (5A_923/2014)
Critères relatifs à l'attribution exclusive de l'autorité parentale
Des conflits ou des problèmes de communication importants et persistants entre les
parents peuvent justifier l'attribution de l'autorité parentale exclusivement à l'un des
parents. Le Tribunal fédéral concrétise, dans un premier arrêt appliquant le nouveau
droit de l'autorité parentale, les critères relatifs à une attribution exclusive. Il rejette
le recours d'un père du canton de Zurich. 
Le nouveau droit de l'autorité parentale est en vigueur depuis le 1er juillet 2014. En
présence de parents non mariés ou en cas de divorce, l'autorité parentale conjointe est
désormais la règle. L'attribution de l'autorité parentale doit faire l'objet d'une nouvelle
décision lorsque "  des faits nouveaux importants le commandent pour le bien de
l'enfant " (art. 298d al. 1 CC).
Dans une première décision sur la modification de l'autorité parentale conjointe, le
Tribunal fédéral établit différents critères qui peuvent justifier une attribution exclusive.
On ne peut pas déterminer avec certitude, sur la base du Message et des débats
parlementaires sur la réforme du droit de l'autorité parentale, les critères que le
législateur a voulu exactement poser à une telle attribution. Il ne serait pas approprié de
prononcer celle-ci seulement dans des cas exceptionnels tout à fait marquants et de
retenir les mêmes critères qu'en cas de retrait de l'autorité parentale dans le cadre d'une
mesure de protection de l'enfant (art. 311 CC). Au contraire, un conflit durable important
ou une incapacité à communiquer persistante des parents peut déjà nécessiter une
attribution exclusive, si de tels manquements ont des conséquences négatives sur le
bien de l'enfant et qu'on peut s'attendre à ce que cette mesure améliore la situation.
Toutefois, il est nécessaire dans chaque cas que le conflit ou la communication
déficiente soit important et persistant. Il n'y a pas lieu à une attribution exclusive en cas
de disputes ponctuelles ou de divergences d'opinion comme il en existe dans toutes les
familles et qui peuvent notamment survenir en cas de séparation ou de divorce.
L'attribution exclusive doit rester l'exception strictement délimitée. En cas de conflit
certes important mais cantonné à un thème déterminé – comme l'éducation religieuse
ou le domaine scolaire – il faudrait tout au plus examiner si une attribution judiciaire
exclusive de certaines composantes de l'autorité parentale pourrait déjà améliorer la
situation. Dans la mesure où le blocage est à mettre de manière unilatérale sur le
compte d'un seul parent, ce qui devrait être plutôt rare en pratique, l'attribution exclusive
revient en premier lieu au parent coopératif. Cela vaut en particulier lorsque celui-ci
démontre en outre une bonne capacité à favoriser les liens avec l'autre parent, alors
que, à l'inverse, l'incapacité à coopérer et à communiquer de l'autre a tendance
également à éloigner l'enfant de l'autre parent.
En l'espèce, le Tribunal fédéral rejette le recours d'un père du canton de Zurich. Les
parents non mariés s'étaient mis d'accord sur l'autorité parentale conjointe déjà avant la
naissance de leur fille, ce que l'autorité tutélaire compétente avait approuvé en 2009. Le
couple s'était séparé peu de temps après. En 2013, l'autorité de protection de l'enfant et
de l'adulte (APEA) a levé l'autorité parentale conjointe en raison d'une capacité à
coopérer défaillante et de difficultés de communication des parents et a attribué
l'autorité parentale exclusive à la mère, qui prenait principalement soin de l'enfant. La
Cour suprême du canton de Zurich a confirmé cette décision. Le Tribunal fédéral arrive
à la conclusion qu'on est en présence d'un conflit à caractère exceptionnel qui s'est
progressivement aggravé au fil des ans. Le désaccord permanent des parents au sujet
de tous les domaines de la vie de leur fille a placé celle-ci dans un conflit de loyauté
grandissant et dans le désarroi, portant ainsi concrètement atteinte au bien de l'enfant.