<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">[AZA 0] </div> <div class="para">I 288/01 Tn </div> <div class="para"> </div> <div class="para">IVe Chambre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">MM. les juges Borella, Président, Rüedi et Kernen. </div> <div class="para">Greffière : Mme Berset </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 10 septembre 2001 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">dans la cause </div> <div class="para">C.________, Italie, recourante, représentée par Monsieur A.________, Italie, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para">Office AI pour les assurés résidant à l'étranger, Avenue Edmond-Vaucher 18, 1203 Genève, intimé, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">et </div> <div class="para">Commission fédérale de recours en matière d'AVS/AI pour les personnes résidant à l'étranger, Lausanne </div> <div class="para"> </div> <div class="para">A.- C.________, ressortissante italienne, souffre de surdité congénitale. </div> <div class="para">Par décision du 20 février 1984, la Caisse cantonale genevoise de compensation (ci-après: la caisse) l'a mise au bénéfice d'une formation scolaire spéciale dispensée par la Société X.________, avec effet rétroactif au 29 août 1983. </div> <div class="para">Par décision du 25 juillet 1985, la caisse a, d'une part, prolongé la durée de la formation précitée jusqu'au 31 décembre 1985 et, d'autre part, pris en charge la préparation à une activité en atelier protégé dans le cadre de la Société X.________, ainsi que les frais de repas de midi, ce pour la période du 1er janvier 1986 au 30 juin de la même année. </div> <div class="para">Le 3 juillet 1986, C.________ a déposé une demande de rente de l'assurance-invalidité. </div> <div class="para">Par décision du 25 septembre 1986, la caisse lui a alloué une rente d'invalidité extraordinaire simple, dès le 1er septembre 1986. Cette décision était fondée sur un prononcé du 6 août 1986 par lequel la Commission de l'AI du canton de Genève avait fixé le taux de l'invalidité permanente de l'assurée à 80%. </div> <div class="para">A la suite du départ définitif de C.________ de la Suisse, le 31 août 2000, son dossier a été transféré à l'Office de l'assurance-invalidité pour les assurés résidant à l'étranger (ci-après : l'Office). </div> <div class="para">Par décision du 22 septembre 2000, l'Office a nié le droit de C.________ à des prestations de l'assurance-invalidité suisse; d'une part elle ne pouvait pas prétendre une rente extraordinaire au-delà du 31 août 2000, attendu qu'elle était domiciliée en Italie à partir de cette date; d'autre part, elle n'avait pas non plus droit à une rente ordinaire, dans la mesure où elle n'avait pas cotisé pendant une année au moins avant la survenance du cas d'assurance. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B.- Par jugement du 6 avril 2001, la Commission fédérale de recours en matière d'AVS/AI pour les personnes résidant à l'étranger a rejeté le recours formé contre cette décision par C.________. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">C.- Représentée par son père, c.________ interjette un recours de droit administratif dans lequel elle conclut, implicitement, au versement d'une demi-rente ordinaire d'invalidité. </div> <div class="para">L'Office conclut au rejet du recours. Quant à l'Office fédéral des assurances sociales, il ne s'est pas déterminé à son sujet. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant en droit : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1.- Selon l'<span class="artref">art. 36 al. 1 LAI</span>, ont droit aux rentes extraordinaires les assurés qui, lors de la survenance de l'invalidité, comptent une année entière au moins de cotisations (sur la notion d'année entière de cotisations, voir <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=4&amp;from_date=24.08.2001&amp;to_date=12.09.2001&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F126-V-5%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page7">ATF 126 V 7</a> consid. 1b). Dans le cas d'une rente, l'invalidité est réputée survenue au moment où le droit à la rente prend naissance selon l'<span class="artref">art. 29 al. 1 LAI</span>, mais au plus tôt dès le mois qui suit le dix-huitième anniversaire de l'assuré (<span class="artref">art. 29 al. 2 LAI</span>; voir aussi <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=4&amp;from_date=24.08.2001&amp;to_date=12.09.2001&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F119-V-98%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page102">ATF 119 V 102</a> consid. 4a). </div> <div class="para">En l'espèce, les mesures de réadaptation et la formation scolaire spéciale entreprises par la recourante se sont achevées le 30 juin 1986. Le droit de la recourante à une rente ordinaire de l'assurance-invalidité aurait pu prendre naissance, au plus tôt, dès le mois qui a suivi son dix-huitième anniversaire, soit à partir du 1er septembre 1986. A ce moment là, elle n'avait pas encore cotisé à l'AVS/AI, de sorte qu'elle n'a eu droit qu'à une rente extraordinaire de l'assurance-invalidité. </div> <div class="para">Dans ce contexte, le moyen de la recourante tiré du fait qu'elle aurait, par la suite, travaillé quatorze ans en Suisse ne lui est d'aucun secours, la date décisive étant le 1er septembre 1986. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2.- Par ailleurs, la recourante ne peut pas prétendre, au delà du 31 août 2000, une rente extraordinaire, attendu qu'elle ne remplit plus la condition de domicile et de résidence en Suisse (<span class="artref">art. 42 al. 1 LAVS</span> auquel renvoie l'<span class="artref">art. 39 al. 1 LAI</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=4&amp;from_date=24.08.2001&amp;to_date=12.09.2001&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F122-V-386%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page389">ATF 122 V 389</a> consid. 1b et les arrêts cités). Dans un arrêt G. non publié du 20 juin 2001, I 259/01, le Tribunal fédéral des assurances a d'ailleurs considéré que cette réglementation ne contenait pas de lacune que le juge aurait pour mission de combler. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3.- Il s'ensuit que le recours, manifestement infondé, doit être liquidé selon la procédure simplifiée (<span class="artref">art. 36a al. 1 let. b OJ</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances </div> <div class="para"> </div> <div class="para">prononce : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">I. Le recours est rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">II. Il n'est pas perçu de frais de justice. </div> <div class="para">III. Le présent arrêt sera communiqué aux parties, à la Commission fédérale de recours en matière d'assurance- vieillesse, survivants et invalidité pour les personnes </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">résidant à l'étranger et à l'Office fédéral des </div> <div class="para">assurances sociales. </div> <div class="para">Lucerne, le 10 septembre 2001 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom du </div> <div class="para">Tribunal fédéral des assurances </div> <div class="para">Le Président de la IVe Chambre : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : </div> </div></body></html>