An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 4. August 2020
Embargo: 4. August 2020, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 9. Juli 2020 (8C_336/2019)
Aufhebung der fristlosen Entlassung von Genfer Polizist nicht 
willkürlich
Das Genfer Kantonsgericht hat nicht willkürlich entschieden, wenn es die fristlose
Entlassung eines Polizisten als unverhältnismässig erachtet und aufgehoben hat.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde der Stadt Genf ab. Der Polizist hatte als
Ausbildner  kurze  Zeit  an  einem  WhatsApp-Gruppenchat  mit  Polizeischülern  teilgenommen, in dem unangemessene, zum Teil rassistische oder sexuell konnotierte
Nachrichten ausgetauscht wurden
Der Mann ist seit 2002 im Polizeidienst der Stadt Genf tätig, seit 2015 als Unteroffizier in
der Ausbildung von Polizeiaspiranten. Einer der Polizeischüler eröffnete an einem Tag im
März 2017 einen Gruppenchat auf WhatsApp, in den er neben weiteren Polizeischülern
auch den Ausbildner mit seinem Diensttelefon aufnahm. Am fraglichen Tag wurden in
der WhatsApp-Gruppe unangemessene und deplazierte Nachrichten ausgetauscht, darunter solche mit rassistischem oder sexuell konnotiertem Inhalt. Zwei unangemessene
Nachrichten hatte auch der Ausbildner beigetragen. 16 Monate nach dem Vorfall löste
die Genfer Stadtregierung das Arbeitsverhältnis mit ihm aus wichtigen Gründen fristlos
auf; begründet wurde dies im Wesentlichen damit, dass er seine Dienstpflichten schwer
verletzt habe, indem er aktiv am Gruppenchat mitgemacht und die anderen Teilnehmer
nicht zur Pflicht gerufen habe. Die verwaltungsrechtliche Kammer des Genfer Kantonsgerichts hiess die Beschwerde des Mannes teilweise gut und hob die fristlose Entlassung als unverhältnismässig auf. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerde der Stadt Genf ab. Eine fristlose Entlassung
aus wichtigem Grund ist nur unter restriktiven Bedingungen zulässig. Ob der Entscheid
des Kantonsgerichts als verhältnismässig zu erachten ist, kann das Bundesgericht nicht
frei prüfen, sondern nur unter dem Aspekt der Willkür. Willkür liegt unter anderem vor,
wenn ein Entscheid offensichtlich unhaltbar ist. Das Kantonsgericht hat alle massgebenden Aspekte berücksichtigt. Das Fehlverhalten des Betroffenen wiegt zweifellos schwer.
Es ist indessen nicht willkürlich, wenn die Vorinstanz die fristlose Entlassung angesichts
der gesamten Umstände als unverhältnismässig erachtet hat. Nicht zu beanstanden ist
insbesondere, wenn sie den Vorfall mit Blick auf die bisher makellose Berufslaufbahn
des Mannes als isoliertes Geschehnis gewertet hat. In Bezug auf das Ausmass des von
der Stadt Genf geltend gemachten Vertrauensverlusts und die Verhältnismässigkeit ist
zudem zu beachten, dass nach dem Vorfall 16 Monate bis zur fristlosen Entlassung
vergangen sind, während denen sich der Betroffene im Übrigen nichts hat zuschulden
kommen  lassen.  Gegen  Willkür  bei  der  Aufhebung  der  fristlosen  Entlassung  spricht
zudem, dass die Stadt Genf weitere Massnahmen ergreifen kann, namentlich Disziplinarmassnahmen oder die Zuweisung anderer Aufgaben. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 4 août 2020
Embargo : 4 août 2020, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 9 juillet 2020 (8C_336/2019)
Annulation du licenciement immédiat d’un policier genevois 
jugée non arbitraire
La  Cour  de  justice  du  canton  de  Genève  n'a  pas  fait  preuve  d’arbitraire  en
considérant que le licenciement immédiat d'un policier était disproportionné et en
l'annulant. Le Tribunal fédéral rejette le recours de la ville de Genève. En tant que
formateur des agents de police municipale, le policier avait participé pendant une
courte période avec des agents en formation à un groupe de discussion WhatsApp,
dans lequel des messages inappropriés avaient été échangés, dont certains avaient
une connotation raciste ou sexuelle.
L'intéressé travaille au service de la police de la ville de Genève depuis 2002 et depuis
2015 comme sergent-major instructeur. Un jour en mars 2017, un aspirant de l’école de
formation  des  agents  de  police  municipale  a  ouvert  un  groupe  de  discussion  sur
WhatsApp,  dans  lequel  il  a  inclus  le  formateur  en  question  avec  son  téléphone  de
service, ainsi que des autres aspirants de l’école. Le même jour, des messages inappropriés et déplacés ont été échangés dans le groupe WhatsApp, y compris ceux à
connotation raciste ou sexuelle.  Le formateur a pour  sa part publié deux messages
inappropriés. 16 mois après les faits, le Conseil administratif de la ville de Genève a
prononcé la résiliation immédiate des rapports de travail pour justes motifs  ; la principale
raison invoquée était que l’intéressé avait gravement enfreint ses devoirs de service en
participant activement à la discussion de groupe et en ne rappelant pas les intervenants
à leurs obligations. La Cour de justice du canton de Genève a admis partiellement le
recours  de  l’employé  et  a  annulé  le  licenciement  immédiat,  qu’elle  a  jugé  disproportionné.
Le Tribunal fédéral rejette le recours de la ville de Genève. Un licenciement immédiat
pour justes motifs n'est admis que de manière restrictive. Le Tribunal fédéral ne peut
pas examiner librement si le jugement du Tribunal cantonal respecte le principe de la
proportionnalité, mais seulement sous l’angle de l'arbitraire. Il y a arbitraire notamment
lorsqu’une décision apparaît manifestement insoutenable. En l’espèce, la Cour cantonale a pris en considération tous les éléments pertinents. Le manquement de l'intéressé
est  indéniablement  grave.  La  juridiction  cantonale  n’a  cependant  pas  fait  preuve
d’arbitraire en jugeant que le licenciement immédiat était disproportionné au regard de
l'ensemble des circonstances. C’est en particulier sans arbitraire qu'elle a considéré le
manquement comme un acte isolé, compte tenu de la longue carrière jusqu’alors sans
tache de l’employé. En ce qui concerne l'étendue de la perte de confiance invoquée par
la ville de Genève et la proportionnalité,  il convient  également  de tenir  compte des
16 mois qui se sont écoulés entre le licenciement immédiat et les faits à l’origine de
celui-ci, période durant laquelle aucun manquement ne peut être reproché à l'intéressé.
Le fait que la ville de Genève puisse encore prendre d'autres mesures, telles que des
sanctions disciplinaires ou un changement d’affection, parle également contre le caractère arbitraire de l’annulation du licenciement immédiat.