Lausanne, 8. März 2018
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 26. Februar 2018 (6B_35/2017)
Fall "Marie": Verurteilung wegen Mordes und lebenslängliche 
Freiheitsstrafe gegen Täter bestätigt – gesetzliche Voraussetzungen für lebenslängliche Verwahrung nicht erfüllt
Das Bundesgericht bestätigt die Verurteilung wegen Mordes durch das Kantonsgericht des Kantons Waadt sowie die lebenslängliche Freiheitsstrafe gegenüber dem
Mann, der 2013 die junge Frau "Marie" getötet hat. Die vom Kantonsgericht angeordnete lebenslängliche Verwahrung hebt das Bundesgericht auf, weil die gesetzlichen Voraussetzungen nicht erfüllt sind. Das Strafgesetzbuch verlangt dafür unter
anderem, dass zwei Sachverständige den Täter unabhängig voneinander als "dauerhaft untherapierbar" einstufen. Im konkreten Fall ergibt sich dies nur aus einem
Gutachten. Das Kantonsgericht wird neu entscheiden müssen.
Der Mann war 2000 wegen Mordes sowie weiterer Delikte zu einer Zuchthausstrafe von
20 Jahren verurteilt und 2012 bedingt entlassen worden. Ab März 2013 stand er in
Kontakt mit einer jungen Frau namens "Marie". Am 13. Mai 2013 suchte er sie an ihrem
Arbeitsplatz in Payerne VD auf und zwang sie in sein Auto. In der Nacht auf den 14. Mai
2013 erdrosselte er die junge Frau. 2016 verurteilte ihn das Kriminalgericht des Bezirks
de la Broye et du Nord vaudois wegen Mordes, Freiheitsberaubung und Entführung,
sexueller Nötigung und weiterer Delikte zu einer lebenslänglichen Freiheitsstrafe. Weiter
ordnete es seine lebenslängliche Verwahrung an. Das Waadtländer Kantonsgericht
bestätigte den Entscheid 2016. 
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde des Verurteilten teilweise gut. Abgewiesen
hat es insbesondere seine Einwände gegen die Verurteilungen wegen Mordes und
weiterer Delikte sowie gegen die Verhängung der lebenslänglichen Freiheitsstrafe. Bei
der Qualifikation der Tat als Mord hat das Kantonsgericht ohne Verletzung von Bundesrecht das Vorliegen des Merkmals der besonderen Skrupellosigkeit bejaht. Für die
besondere Skrupellosigkeit des Täters sprechen einerseits sein nichtiges und egoistisches Motiv und andererseits seine Kälte und Selbstbeherrschung bei der Vorbereitung
und Ausführung der Tat. Bei der Bemessung der Sanktion mit der Verhängung einer
lebenslänglichen Freiheitsstrafe ist das Kantonsgericht zu Recht davon ausgegangen,
dass beim Täter keine verringerte Zurechnungsfähigkeit bestanden hat. Nicht als
willkürlich erscheint insbesondere, wenn sich das Kantonsgericht dabei auf denjenigen
von zwei Sachverständigen gestützt hat, der von einer vollständigen strafrechtlichen
Verantwortlichkeit des Verurteilten ausgeht. 
Bezüglich der lebenslänglichen Verwahrung heisst das Bundesgericht die Beschwerde
des Betroffenen gut, da die gesetzlichen Voraussetzungen zur Anordnung der Massnahme nicht erfüllt sind. Das Gesetz verlangt für eine lebenslängliche Verwahrung unter
anderem, dass sich das Gericht auf die Gutachten von mindestens zwei erfahrenen und
voneinander unabhängigen Sachverständigen stützen kann, die den Täter als dauerhaft
nicht therapierbar einstufen (Artikel 56 und 64 Absatz 1 bis des Strafgesetzbuches).
Gemäss Rechtsprechung bedeutet "dauerhaft nicht therapierbar", dass der Täter auf
Lebzeiten keiner Behandlung zugänglich ist. Das Kantonsgericht ist bei seinem
Entscheid davon ausgegangen, dass im konkreten Fall beide der zwei beigezogenen
Gutachter zum Schluss gekommen seien, der Verurteilte sei dauerhaft untherapierbar.
Das trifft bei einem der Experten indessen nicht zu. Entgegen der Auffassung des
Kantonsgerichts hat der fragliche Gutachter keine ausdrückliche dahingehende Feststellung gemacht, dass der bei der Tat 36 Jahre alte Betroffene Zeit seines Lebens einer
Behandlung unzugänglich wäre. Vielmehr hat er ausgeführt, dass in der Psychiatrie
keine "lebenslangen" Prognosen betreffend der Behandlungsmöglichkeiten gemacht
werden könnten. Das Urteil ist in diesem Punkt deshalb aufzuheben und zu neuem
Entscheid ans Kantonsgericht zurückzuweisen. Lausanne, le 8 mars 2018
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 26 février 2018 (6B_35/2017)
Affaire « Marie » : Confirmation de la condamnation pour 
assassinat ainsi que de la peine privative de liberté à vie contre 
l'auteur – les conditions légales pour l'internement à vie ne sont 
pas remplies
Le Tribunal fédéral confirme la condamnation pour assassinat du Tribunal cantonal
du canton de Vaud ainsi que la peine privative de liberté à vie de l'homme qui a tué
en 2013 la jeune «  Marie ». Le Tribunal fédéral annule l'internement à vie ordonné par
le Tribunal cantonal car les conditions légales ne sont pas remplies. Le Code pénal
exige notamment que deux experts indépendants l'un de l'autre qualifient l'auteur de
« durablement non amendable  ». Dans le cas d'espèce, cela ne ressort que d'une
expertise. Le Tribunal cantonal devra rendre une nouvelle décision.
L'homme avait été condamné en 2000 à une peine de prison de 20 ans pour assassinat
ainsi que d'autres infractions et avait été mis au bénéfice de la libération conditionnelle
en 2012. Dès le mois de mars 2013, il a été en contact avec une jeune femme prénommée « Marie ». Le 13 mai 2013, il est venu la trouver sur son lieu de travail à Payerne,
dans le canton de Vaud, et l'a forcée à monter dans sa voiture. Dans la nuit du 14 mai
2013, il a étranglé la jeune femme. Le Tribunal criminel de l'arrondissement de la Broye
et du Nord vaudois l'a condamné en 2016 à une peine privative de liberté à vie pour
assassinat,  séquestration  et  enlèvement,  contrainte  sexuelle  ainsi  que  d'autres
infractions. Il a également ordonné son internement à vie. Le Tribunal cantonal vaudois
a confirmé la décision en 2016.
Le Tribunal fédéral admet partiellement le recours du condamné. Il rejette ses griefs à
l'encontre des condamnations pour assassinat et autres infractions, ainsi que contre le
prononcé de la peine privative de liberté à vie. En ce qui concerne la qualification
d'assassinat, le Tribunal cantonal n'a pas violé le droit fédéral en retenant que la caractéristique de l'absence particulière de scrupules était réalisée. L'absence particulière de
scrupules de l'auteur découle d'une part de son mobile futile et égoïste et d'autre part de
sa froideur et de sa maîtrise de soi dans la préparation et l'exécution du crime. Dans le
cadre de la fixation de la sanction, le Tribunal cantonal a considéré à juste titre, en
prononçant une peine privative de liberté à vie, qu'il n'existait chez l'auteur aucune
diminution de responsabilité. C'est en particulier sans arbitraire que le Tribunal cantonal
s'est fondé sur celle des deux expertises qui conclut à une responsabilité pénale entière
du condamné. 
En rapport avec l'internement à vie, le Tribunal fédéral admet le recours de l'intéressé
dès lors que les conditions légales pour ordonner la mesure ne sont pas remplies. La loi
exige notamment, pour le prononcé d'un internement à vie, que le tribunal puisse se
fonder sur les expertises réalisées par au moins deux experts indépendants l'un de
l'autre et expérimentés, qui qualifient l'auteur de durablement non amendable (articles
56 et 64 alinéa 1 bis du Code pénal). Selon la jurisprudence, «  durablement non amendable » signifie que l'auteur est inaccessible à un traitement sa vie durant. Le Tribunal
cantonal a considéré dans sa décision que, dans le cas d'espèce, les deux experts
mandatés étaient parvenus à la conclusion que le condamné était durablement non
amendable. Cela n'est toutefois pas exact pour l'un des experts. Contrairement à l'avis
du  Tribunal  cantonal,  l'expert  en question  n'a  pas  expressément  constaté  que
l'intéressé, âgé de 36 ans au moment des faits, était inaccessible à un traitement sa vie
durant. A l'inverse, il a exposé qu'on ne pouvait pas, en psychiatrie, poser de pronostic
« à vie » concernant les possibilités de traitement. Le jugement est en conséquence
annulé sur ce point et la cause est renvoyée au Tribunal cantonal pour nouvelle
décision.