{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2014-09-09", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20140909-43730-07_2014-09-09.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20140909_43730_07:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "d339f21ea04a07715cd9af0f5cee65f2"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20140909_43730_07", "Gajtani Violete c. Svizzera"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 09.09.2014 20140909_43730_07 (Gajtani Violete c. Svizzera)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 09.09.2014 20140909_43730_07 (Gajtani Violete c. Svizzera)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 09.09.2014 20140909_43730_07 (Gajtani Violete c. Svizzera)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>SUISSE: Art. 6 par. 1 CEDH. Acc\u00e8s \u00e0 un tribunal. Recours d\u00e9clar\u00e9 irrecevable pour tardivet\u00e9 suite \u00e0 l'indication erron\u00e9e des voies de droit par l'autorit\u00e9 inf\u00e9rieure.\n<br>En vertu de l'art. 100 al. 2 let. c LTF, entr\u00e9 en vigueur six mois avant la notification de l'arr\u00eat du tribunal d'appel, le d\u00e9lai de recours contre les d\u00e9cisions portant sur le retour d'un enfant fond\u00e9 sur la Convention de la Haye est de 10 jours. Dans sa d\u00e9cision, le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral a estim\u00e9 que la requ\u00e9rante aurait d\u00fb se rendre compte que le d\u00e9lai de recours de 30 jours indiqu\u00e9 \u00e9tait erron\u00e9, en se fondant sur sa jurisprudence bien \u00e9tablie selon laquelle un requ\u00e9rant ne peut pas invoquer la protection de l'art. 49 LTF s'il peut reconna\u00eetre l'inexactitude \u00e0 la seule lecture du texte de la loi. L'int\u00e9ress\u00e9e all\u00e8gue que l'arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 notifi\u00e9 \u00e0 son avocat pr\u00e9c\u00e9dent, lequel aurait subitement mis fin \u00e0 son mandat sans l'informer du caract\u00e8re erron\u00e9 du d\u00e9lai indiqu\u00e9. Ressortissante \u00e9trang\u00e8re, elle \u00e9tait depuis peu de temps en Suisse et la Cour n'est pas convaincue que l'on pouvait attendre d'elle qu'elle v\u00e9rifie le d\u00e9lai. Saisi d'un recours d'une partie non-repr\u00e9sent\u00e9e, le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral devait d\u00e8s lors faire preuve d'une certaine souplesse et tenir compte suffisamment des circonstances assez particuli\u00e8res de l'esp\u00e8ce, notamment l'enjeu complexe et lourd de cons\u00e9quences de la proc\u00e9dure pour les parties. D\u00e8s lors, la requ\u00e9rante a subi une limitation qui a restreint son droit d'acc\u00e8s \u00e0 un tribunal \u00e0 un point tel qu'il s'en est trouv\u00e9 atteint dans sa substance m\u00eame (ch. 65 - 77).\nConclusion: violation de l'art. 6 par. 1 CEDH.\n<br>SUISSE: Art. 8 CEDH. Retour en Mac\u00e9doine d'enfants d\u00e9plac\u00e9s de mani\u00e8re illicite en Suisse par leur m\u00e8re.\n<br>Examinant si les autorit\u00e9s ont suffisamment pris en compte les opinions des enfants, la Cour rel\u00e8ve que l'autorit\u00e9 de surveillance en mati\u00e8re de tutelle a d\u00fbment entendu le fils de la requ\u00e9rante avant de prendre sa d\u00e9cision. Le tribunal d'appel a constat\u00e9 que son comportement ne r\u00e9v\u00e9lait pas une maturit\u00e9 suffisante pour que son avis puisse \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme suffisamment autonome et que son refus cat\u00e9gorique de rentrer soit pris en compte, et qu'il \u00e9tait pris dans un conflit de loyaut\u00e9. Eu \u00e9gard \u00e0 la marge d'appr\u00e9ciation des autorit\u00e9s, la Cour estime que le tribunal d'appel pouvait raisonnablement consid\u00e9rer qu'il n'\u00e9tait ni n\u00e9cessaire ni opportun de r\u00e9entendre le fils, et qu'il n'\u00e9tait pas ad\u00e9quat d'interroger la fille \u00e2g\u00e9e de 4 ans \u00e0 l'\u00e9poque, son jeune \u00e2ge l'emp\u00eachant d'exprimer valablement sa pr\u00e9f\u00e9rence quant \u00e0 son lieu de r\u00e9sidence. La Convention de la Haye n'impose d'ailleurs pas aux autorit\u00e9s nationales d'entendre l'enfant. D\u00e8s lors, le processus d\u00e9cisionnel a satisfait aux exigences proc\u00e9durales de l'art. 8 CEDH et le retour des enfants n'appara\u00eet pas disproportionn\u00e9 (ch. 105 - 115).\nConclusion: non-violation de l'art. 8 CEDH.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>(3. Quartalsbericht 2014)<br>Recht auf ein faires Verfahren (Art. 6 Abs.\u00a01 EMRK); Recht auf Achtung des Privat- und Familienlebens (Art. 8 EMRK); Verbot unmenschlicher oder erniedrigender Behandlung (Art.\u00a03 EMRK); internationale Kindesentf\u00fchrung; falsche Rechtsmittelbelehrung.<br>Gest\u00fctzt auf Art. 8 EMRK beklagt sich die Beschwerdef\u00fchrerin \u00fcber die zwangsweise R\u00fcckf\u00fchrung ihrer Kinder in die ehemalige jugoslawische Republik Mazedonien. Die Kinder h\u00e4tten sich dieser R\u00fcckf\u00fchrung zudem stets widersetzt. Unter Art. 6 EMRK bem\u00e4ngelt sie auch, dass das Bundesgericht ihre Beschwerde, welche sie innerhalb der von der Vorinstanz genannten Frist eingereicht hatte, als versp\u00e4tet bezeichnete, weil sie h\u00e4tte bemerken m\u00fcssen, dass die Rechtsmittelbelehrung falsch war. Unter Berufung auf Art. 3 EMRK behauptet die Beschwerdef\u00fchrerin weiter, dass die zwangsweise R\u00fcckf\u00fchrung der Kinder gegen ihren Willen eine unmenschliche und erniedrigende Behandlung darstelle. Der Gerichtshof befand hinsichtlich Art. 6 EMRK, dass das Bundesgericht die Beschwerdef\u00fchrerin die Konsequenzen eines Fehlers tragen liess, f\u00fcr welchen die Hauptverantwortung der Vorinstanz zukam. Ungeachtet der zul\u00e4ssigen Ziele der Regelung sei dies unverh\u00e4ltnism\u00e4ssig - umso mehr als es sich um ein komplexes Verfahren betreffend die R\u00fcckf\u00fchrung von Kindern gem\u00e4ss dem Haager \u00dcbereinkommen \u00fcber die internationale Kindesentf\u00fchrung handle, welches schwer wiegende und empfindliche Konsequenzen f\u00fcr die betroffenen Personen haben k\u00f6nne. Unter Art. 8 EMRK kam der Gerichtshof zum Schluss, dass dem Appellationsgericht dessen Weigerung, den besonders vom Sohn der Beschwerdef\u00fchrerin ge\u00e4usserten Widerstand gegen die R\u00fcckf\u00fchrung zu ber\u00fccksichtigen, nicht vorgeworfen werden k\u00f6nne. Verletzung von Art. 6 Abs. 1 EMRK (einstimmig). Keine Verletzung von Art. 8 EMRK (einstimmig). Beschwerde dar\u00fcber hinaus unzul\u00e4ssig wegen offensichtlicher Unbegr\u00fcndetheit (einstimmig)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>SUISSE: Art. 6 par. 1 CEDH. Acc\u00e8s \u00e0 un tribunal. Recours d\u00e9clar\u00e9 irrecevable pour tardivet\u00e9 suite \u00e0 l'indication erron\u00e9e des voies de droit par l'autorit\u00e9 inf\u00e9rieure.\n<br>En vertu de l'art. 100 al. 2 let. c LTF, entr\u00e9 en vigueur six mois avant la notification de l'arr\u00eat du tribunal d'appel, le d\u00e9lai de recours contre les d\u00e9cisions portant sur le retour d'un enfant fond\u00e9 sur la Convention de la Haye est de 10 jours. Dans sa d\u00e9cision, le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral a estim\u00e9 que la requ\u00e9rante aurait d\u00fb se rendre compte que le d\u00e9lai de recours de 30 jours indiqu\u00e9 \u00e9tait erron\u00e9, en se fondant sur sa jurisprudence bien \u00e9tablie selon laquelle un requ\u00e9rant ne peut pas invoquer la protection de l'art. 49 LTF s'il peut reconna\u00eetre l'inexactitude \u00e0 la seule lecture du texte de la loi. L'int\u00e9ress\u00e9e all\u00e8gue que l'arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 notifi\u00e9 \u00e0 son avocat pr\u00e9c\u00e9dent, lequel aurait subitement mis fin \u00e0 son mandat sans l'informer du caract\u00e8re erron\u00e9 du d\u00e9lai indiqu\u00e9. Ressortissante \u00e9trang\u00e8re, elle \u00e9tait depuis peu de temps en Suisse et la Cour n'est pas convaincue que l'on pouvait attendre d'elle qu'elle v\u00e9rifie le d\u00e9lai. Saisi d'un recours d'une partie non-repr\u00e9sent\u00e9e, le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral devait d\u00e8s lors faire preuve d'une certaine souplesse et tenir compte suffisamment des circonstances assez particuli\u00e8res de l'esp\u00e8ce, notamment l'enjeu complexe et lourd de cons\u00e9quences de la proc\u00e9dure pour les parties. D\u00e8s lors, la requ\u00e9rante a subi une limitation qui a restreint son droit d'acc\u00e8s \u00e0 un tribunal \u00e0 un point tel qu'il s'en est trouv\u00e9 atteint dans sa substance m\u00eame (ch. 65 - 77).\nConclusion: violation de l'art. 6 par. 1 CEDH.\n<br>SUISSE: Art. 8 CEDH. Retour en Mac\u00e9doine d'enfants d\u00e9plac\u00e9s de mani\u00e8re illicite en Suisse par leur m\u00e8re.\n<br>Examinant si les autorit\u00e9s ont suffisamment pris en compte les opinions des enfants, la Cour rel\u00e8ve que l'autorit\u00e9 de surveillance en mati\u00e8re de tutelle a d\u00fbment entendu le fils de la requ\u00e9rante avant de prendre sa d\u00e9cision. Le tribunal d'appel a constat\u00e9 que son comportement ne r\u00e9v\u00e9lait pas une maturit\u00e9 suffisante pour que son avis puisse \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme suffisamment autonome et que son refus cat\u00e9gorique de rentrer soit pris en compte, et qu'il \u00e9tait pris dans un conflit de loyaut\u00e9. Eu \u00e9gard \u00e0 la marge d'appr\u00e9ciation des autorit\u00e9s, la Cour estime que le tribunal d'appel pouvait raisonnablement consid\u00e9rer qu'il n'\u00e9tait ni n\u00e9cessaire ni opportun de r\u00e9entendre le fils, et qu'il n'\u00e9tait pas ad\u00e9quat d'interroger la fille \u00e2g\u00e9e de 4 ans \u00e0 l'\u00e9poque, son jeune \u00e2ge l'emp\u00eachant d'exprimer valablement sa pr\u00e9f\u00e9rence quant \u00e0 son lieu de r\u00e9sidence. La Convention de la Haye n'impose d'ailleurs pas aux autorit\u00e9s nationales d'entendre l'enfant. D\u00e8s lors, le processus d\u00e9cisionnel a satisfait aux exigences proc\u00e9durales de l'art. 8 CEDH et le retour des enfants n'appara\u00eet pas disproportionn\u00e9 (ch. 105 - 115).\nConclusion: non-violation de l'art. 8 CEDH.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(3\u00e8me rapport trimestriel 2014)<br>Droit \u00e0 un proc\u00e8s \u00e9quitable (art. 6 \u00a7\u00a01 CEDH); droit au respect de la vie priv\u00e9e et familiale (art. 8 CEDH); interdiction des traitements inhumains ou d\u00e9gradants (art. 3 CEDH); enl\u00e8vement international d'enfants; indication erron\u00e9e du d\u00e9lai de recours.<br>Invoquant l'art. 8 CEDH, la requ\u00e9rante se plaint du d\u00e9placement forc\u00e9 de ses enfants vers l'ex-R\u00e9publique yougoslave de Mac\u00e9doine auquel les enfants se seraient vivement oppos\u00e9s. Sur le terrain de l'art. 6 CEDH, elle critique \u00e9galement le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral pour avoir d\u00e9clar\u00e9 tardif son recours, pourtant introduit dans le d\u00e9lai indiqu\u00e9 par l'instance inf\u00e9rieure, au motif qu'elle aurait d\u00fb se rendre compte que cette indication \u00e9tait erron\u00e9e. Invoquant l'art. 3 CEDH, la requ\u00e9rante soutient que le d\u00e9placement forc\u00e9 des enfants contre leur volont\u00e9 constitue un traitement inhumain et d\u00e9gradant. Concernant la pr\u00e9tendue violation de l'art. 6 CEDH, la Cour a estim\u00e9 que le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral a fait subir \u00e0 la requ\u00e9rante les cons\u00e9quences d'une faute dont la responsabilit\u00e9 primaire revenait \u00e0 l'instance inf\u00e9rieure ce qui appara\u00eet disproportionn\u00e9 par rapport aux buts l\u00e9gitimes vis\u00e9s et cela d'autant plus s'agissant d'une proc\u00e9dure de retour d'enfants selon la Convention de La\u00a0Haye sur les enl\u00e8vements internationaux, \u00e0 la fois complexe et susceptible d'avoir des cons\u00e9quences tr\u00e8s graves et d\u00e9licates pour les personnes concern\u00e9es. Sous l'angle de l'art. 8 CEDH, la Cour a conclu que le tribunal d'appel ne saurait se voir reprocher son refus de prendre en compte l'opposition au retour manifest\u00e9e, notamment, par le fils de la requ\u00e9rante. Violation de l'art. 6 \u00a7\u00a01 CEDH (unanimit\u00e9). Non-violation de l'art. 8 CEDH (unanimit\u00e9). Irrecevable pour le surplus pour d\u00e9faut manifeste de fondement (unanimit\u00e9)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>SUISSE: Art. 6 par. 1 CEDH. Acc\u00e8s \u00e0 un tribunal. Recours d\u00e9clar\u00e9 irrecevable pour tardivet\u00e9 suite \u00e0 l'indication erron\u00e9e des voies de droit par l'autorit\u00e9 inf\u00e9rieure.\n<br>En vertu de l'art. 100 al. 2 let. c LTF, entr\u00e9 en vigueur six mois avant la notification de l'arr\u00eat du tribunal d'appel, le d\u00e9lai de recours contre les d\u00e9cisions portant sur le retour d'un enfant fond\u00e9 sur la Convention de la Haye est de 10 jours. Dans sa d\u00e9cision, le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral a estim\u00e9 que la requ\u00e9rante aurait d\u00fb se rendre compte que le d\u00e9lai de recours de 30 jours indiqu\u00e9 \u00e9tait erron\u00e9, en se fondant sur sa jurisprudence bien \u00e9tablie selon laquelle un requ\u00e9rant ne peut pas invoquer la protection de l'art. 49 LTF s'il peut reconna\u00eetre l'inexactitude \u00e0 la seule lecture du texte de la loi. L'int\u00e9ress\u00e9e all\u00e8gue que l'arr\u00eat a \u00e9t\u00e9 notifi\u00e9 \u00e0 son avocat pr\u00e9c\u00e9dent, lequel aurait subitement mis fin \u00e0 son mandat sans l'informer du caract\u00e8re erron\u00e9 du d\u00e9lai indiqu\u00e9. Ressortissante \u00e9trang\u00e8re, elle \u00e9tait depuis peu de temps en Suisse et la Cour n'est pas convaincue que l'on pouvait attendre d'elle qu'elle v\u00e9rifie le d\u00e9lai. Saisi d'un recours d'une partie non-repr\u00e9sent\u00e9e, le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral devait d\u00e8s lors faire preuve d'une certaine souplesse et tenir compte suffisamment des circonstances assez particuli\u00e8res de l'esp\u00e8ce, notamment l'enjeu complexe et lourd de cons\u00e9quences de la proc\u00e9dure pour les parties. D\u00e8s lors, la requ\u00e9rante a subi une limitation qui a restreint son droit d'acc\u00e8s \u00e0 un tribunal \u00e0 un point tel qu'il s'en est trouv\u00e9 atteint dans sa substance m\u00eame (ch. 65 - 77).\nConclusion: violation de l'art. 6 par. 1 CEDH.\n<br>SUISSE: Art. 8 CEDH. Retour en Mac\u00e9doine d'enfants d\u00e9plac\u00e9s de mani\u00e8re illicite en Suisse par leur m\u00e8re.\n<br>Examinant si les autorit\u00e9s ont suffisamment pris en compte les opinions des enfants, la Cour rel\u00e8ve que l'autorit\u00e9 de surveillance en mati\u00e8re de tutelle a d\u00fbment entendu le fils de la requ\u00e9rante avant de prendre sa d\u00e9cision. Le tribunal d'appel a constat\u00e9 que son comportement ne r\u00e9v\u00e9lait pas une maturit\u00e9 suffisante pour que son avis puisse \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme suffisamment autonome et que son refus cat\u00e9gorique de rentrer soit pris en compte, et qu'il \u00e9tait pris dans un conflit de loyaut\u00e9. Eu \u00e9gard \u00e0 la marge d'appr\u00e9ciation des autorit\u00e9s, la Cour estime que le tribunal d'appel pouvait raisonnablement consid\u00e9rer qu'il n'\u00e9tait ni n\u00e9cessaire ni opportun de r\u00e9entendre le fils, et qu'il n'\u00e9tait pas ad\u00e9quat d'interroger la fille \u00e2g\u00e9e de 4 ans \u00e0 l'\u00e9poque, son jeune \u00e2ge l'emp\u00eachant d'exprimer valablement sa pr\u00e9f\u00e9rence quant \u00e0 son lieu de r\u00e9sidence. La Convention de la Haye n'impose d'ailleurs pas aux autorit\u00e9s nationales d'entendre l'enfant. D\u00e8s lors, le processus d\u00e9cisionnel a satisfait aux exigences proc\u00e9durales de l'art. 8 CEDH et le retour des enfants n'appara\u00eet pas disproportionn\u00e9 (ch. 105 - 115).\nConclusion: non-violation de l'art. 8 CEDH.\n<br> Sintesi dell'UFG\n<br>(3\u00b0 rapporto trimestriale 2014)<br>Diritto ad un processo equo (art.\u00a06 par.\u00a01 CEDU); diritto al rispetto della vita privata e familiare (art.\u00a08 CEDU); divieto di trattamento inumano o degradante (art.\u00a03 CEDU); rapimento internazionale di minori; indicazione erronea del termine di ricorso.<br>Appellandosi all'articolo\u00a08 CEDU, la ricorrente ha contestato il trasferimento forzato dei suoi figli nell'Ex Repubblica jugoslava di Macedonia, cui essi si sarebbero fortemente opposti. Sulla scorta dell'articolo\u00a06 CEDU, ha inoltre criticato il Tribunale federale per aver dichiarato tardivo il suo ricorso, presentato entro il termine indicato dall'istanza inferiore, perch\u00e9 la ricorrente avrebbe dovuto accorgersi che tale termine era errato. Appellandosi all'articolo\u00a03 CEDU, la ricorrente ha sostenuto che il trasferimento dei figli contro la loro volont\u00e0 rappresenta un trattamento inumano e degradante. Per quanto concerne la presunta violazione dell'articolo\u00a06 CEDU, la Corte ha ritenuto che il Tribunale federale ha fatto subire alla ricorrente le conseguenze di un errore di cui era principalmente responsabile l'istanza inferiore. Ci\u00f2 appare sproporzionato rispetto agli scopi legittimi perseguiti, a maggior ragione considerato che si tratta di una procedura di ritorno di minori secondo la Convenzione dell'Aja sui rapimenti internazionali, al contempo complessa e con possibili conseguenze molto gravi e delicate per gli interessati. Sotto il profilo dell'articolo\u00a08 CEDU, la Corte ha concluso che non si pu\u00f2 rimproverare al tribunale d'appello il rifiuto di prendere in considerazione l'opposizione al ritorno espressa dal figlio della ricorrente. Violazione dell'articolo\u00a06 paragrafo\u00a01 CEDU (unanimit\u00e0). Nessuna violazione dell'articolo\u00a08 CEDU (unanimit\u00e0). Per il resto, irricevibile per manifesta mancanza di fondamento (unanimit\u00e0)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:09:01", "Checksum": "b17312436a2b81c21b861013af56746c"}