<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. Dans l'après-midi du 17 mai 1997, une agression a eu lieu à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'Hôtel X. , à La Chaux-de-Fonds. Les dénommés E.R. et N.R. s'en sont pris, en compagnie de Z. et B. ,aux plaignants S. et Y. qui se trouvaient attablés sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la terrasse de l'Hôtel précité. Blessés, les plaignants reçurent des soins</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à l'hôpital de la ville alors que les agresseurs furent interpellés dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la soirée et, en ce qui concerne E.R. , le dimanche 18 mai 1997.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. Renvoyé devant le Tribunal correctionnel du district de La</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Chaux-de-Fonds, E.R. a été condamné à quatre ans de réclusion</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et à son expulsion du territoire suisse pour une durée de dix ans en ap-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plication des articles 134 CP et 111/21 CP. N.R. a été condamné</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à la même peine en application des articles 134 CP, 111/21 CP, 122/21 CP</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et 129 CP. Quant à B. et Z. ils ont tous deux été</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">condamnés à sept mois d'emprisonnement avec sursis pendant trois ans et à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">leur expulsion du territoire suisse pour une durée de cinq ans avec sursis</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">durant trois ans en application de l'article 134 CP. Le tribunal a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">notamment retenu que les prévenus s'étaient rendus à l'Hôtel X. </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour agresser les plaignants qui se trouvaient en compagnie d'amis sur la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">terrasse. B. et Z. n'étaient pas armés mais N.R. était muni d'une hache au moyen de laquelle il avait d'abord</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">frappé les plaignants avec le côté plat, se rendant ainsi coupable de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tentative de lésions corporelles graves, puis avec le côté tranchant se</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rendant ainsi coupable de tentative de meurtre. Pour sa part, E.R. était armé d'un couteau qu'il avait utilisé pour tenter de tuer les plaignants.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. E.R. et N.R. recourent contre ce jugement en con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cluant à ce qu'il soit annulé et qu'une peine n'excédant pas la détention</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">subie soit prononcée à leur encontre. Ils font valoir que, en ce qui con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cerne les faits, une bagarre a effectivement eu lieu mais qu'ils ne pos-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sédaient pas d'armes. De plus, ils allèguent que les déclarations des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plaignants présentent des contradictions qui n'ont pas été retenues. Ils</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">soutiennent également qu'ils n'ont jamais cherché à intenter à la vie des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plaignants et, en admettant que la tentative de meurtre devrait être main-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tenue, l'infraction de lésions corporelles graves devrait être abandonnée.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Finalement, les recourants font valoir que le tribunal de première in-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">stance n'a pas suffisamment tenu compte de leur situation personnelle dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'établissement de la quotité de la peine.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D. Le ministère public conclut à l'irrecevabilité du recours en ce</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qui concerne la critique de l'appréciation des preuves dans la mesure où</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">il n'est pas précisé en quoi cette dernière serait arbitraire. Pour le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">surplus il conclut au rejet du pourvoi sans observations.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> e n d r o i t</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux (art.244 CPP), les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recours sont recevables.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) La Cour est liée par les constatations de fait du premier</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">juge; elle ne peut rectifier que celles qui sont manifestement erronées</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(art.251 al.2 CPP). Dans une jurisprudence constante, la Cour a jugé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'était manifestement erronée une constatation de fait contraire à une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pièce probante du dossier ou à la notoriété publique (RJN 7 II 3, 5 II</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">112, 4 II 159). On ne peut parler d'arbitraire que si la juridiction</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">inférieure a admis ou nié un fait en se mettant en contradiction évidente</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avec le dossier (ATF 118 Ia 30, cons.1b) ou si elle a abusé de son pouvoir</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'appréciation, en particulier si elle a méconnu des preuves pertinentes</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ou qu'elle n'en a arbitrairement pas tenu compte (ATF 100 Ia 127), lorsque</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les constatations sont manifestement contraires à la situation de fait,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">reposent sur une inadvertance manifeste, ou heurtent gravement le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sentiment de la justice, enfin lorsque l'appréciation des preuves est tout</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à fait insoutenable (ATF 118 II 30 cons.1b et les autres arrêts cités).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En l'espèce, l'appréciation des preuves par le premier juge</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">est correcte. L'établissement des faits se base sur de nombreux témoigna-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ges concordants en ce qui concernent tant le déroulement des faits que le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">comportement des prévenus. Au demeurant, on constatera que ces derniers</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'ont en rien démontré une version qui leur serait plus favorable à mesure</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">où ils se sont contentés de contester la majeure partie des faits et à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fournir des déclarations contradictoires.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Les recourants font valoir qu'il n'était pas dans leur intention</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de tuer les plaignants. Cette affirmation n'est nullement étayée. Au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contraire, il ressort des différents témoignages que l'agression s'est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">déroulée avec un tel acharnement que l'intention des prévenus en était</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">manifeste. D'ailleurs, ces derniers devaient savoir que, bien souvent, un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">seul coup de couteau ou de hache peut être fatal. Dès lors c'est avec rai-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son que le tribunal de première instance a retenu à la charge de E.R. et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">N.R. la tentative de meurtre.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Les recourants soutiennent qu'ils ne devaient pas être condamnés</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour lésions corporelles graves étant donné que cette infraction est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">absorbée par la tentative de meurtre. Ils en déduisent qu'une diminution</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la peine devrait être prononcée. Cet argument doit également être re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jeté. En effet, aucun des prévenus n'a été condamné pour lésions corporel-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les graves. Seul N.R. a été condamné pour tentative de lésions</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">corporelles graves. Cette infraction a été retenue par le tribunal qui a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">considéré que le prévenu en cause, en frappant d'abord avec le côté plat</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la hache, avait, dans un premier temps, eu l'intention de blesser gra-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vement un des plaignants. Cette appréciation n'est en soi pas arbitraire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et peut être retenue.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. a) L'article 63 CP dispose que le juge fixe la peine d'après la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">culpabilité du délinquant, en tenant compte de ses mobiles, de ses antécé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dents et de sa situation personnelle.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C'est la gravité de la faute qui constitue le critère essentiel-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le dans la fixation de la peine, critère qu'il faut évaluer en fonction</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tant du résultat obtenu par l'activité délictueuse et du mode d'exécution</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que, sur le plan subjectif, de l'intensité de la volonté criminelle et les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mobiles. D'autres éléments déterminants sont les antécédents - soit la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">situation familiale et personnelle, l'éducation, l'intégration, d'éven-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tuelles autres peines qui auraient été infligées, et enfin de manière gé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nérale, la réputation - et la situation personnelle, par quoi il faut com-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prendre le comportement du délinquant après l'acte, pendant la procédure</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et sa sensibilité à la sanction (ATF 116 IV 288). La Cour de céans,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">examine avec un plein pouvoir de cognition si le juge a tenu ou non compte</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des critères susmentionnés, ou si la peine est dictée par des considé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rations sans rapport avec cette disposition. N'étant pas une juridiction</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'appel, la Cour de cassation n'a cependant pas à fixer la peine d'après</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sa propre appréciation (RJN 5 II 124). Elle n'intervient en ce qui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">concerne la quotité de la peine que si le juge est sorti du cadre légal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des peines encourues, si la sanction a été fixée en se fondant sur des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">critères insoutenables, dénués de pertinence ou s'il est parvenu à un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">résultat gravement choquant, inexplicable, arbitrairement sévère ou</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">clément (ATF 118 IV 342, JT 1994 IV 67).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En l'espèce, après avoir rappelé que les prévenus avaient un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">casier vierge en Suisse, qu'ils étaient requérants d'asile dans notre pays</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et qu'au moment des faits, aucun ne travaillait, les premiers juges ont</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">motivé comme suit la peine :</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> " En ce qui concerne E.R. et N.R. , le tribunal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> estime qu'une peine lourde et sévère doit être prononcée à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> leur encontre et qu'elle doit au surplus être assortie de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> l'expulsion. Ils considèrent en effet que ces deux préve-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> nus, par leur comportement ont abusé de l'hospitalité qui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> leur était faite dans notre pays. Le fait que E.R. soit marié à une suissesse ne change rien à cette constatation : ce dernier doit être expulsé afin que la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> sécurité publique, qui l'emporte sur sa situation person-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> nelle, soit préservée (ATF 117 IV 112, JT 1993 IV 98)."</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Ainsi, le tribunal de première instance a fixé la peine en te-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nant compte de l'appréciation globale du cas. Il a notamment retenu que le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mobile des prévenus procédait d'une absence totale de scrupules et qu'ils</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avaient commis des fautes particulièrement graves au mépris de règles</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sociales élémentaires. En ce qui concerne leurs antécédents, les prévenus</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">étaient peu intégrés et ne travaillaient pas. Le fait que E.R. </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">était marié depuis peu n'était pas déterminant, étant donné que la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sécurité publique devait l'emporter sur sa situation personnelle.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Celle-ci, de même que la réputation devait, au vu du dossier, être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qualifiée de mauvaise. En effet, le comportement des prévenus, tant après</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'acte que pendant la procédure, soit l'absence de prise de conscience de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la gravité de leurs actes et d'un quelconque repentir, ne pouvait que leur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">être défavorable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le tribunal a donc appliqué correctement les critères permettant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la fixation de la peine. De même le résultat n'est pas gravement choquant,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">inexplicable ou même arbitrairement sévère ou clément.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Le pourvoi se révèle ainsi mal fondé. Les frais de la procédure</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">seront mis par moitié à charge des recourants (art.254 CPP).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LA COUR DE CASSATION PENALE</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Rejette les pourvois.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Met à la charge de N.R. sa part de frais de justice arrêtée</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> à 330 francs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Met à la charge de E.R. sa part de frais de justice arrêtée</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> à 330 francs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 29 décembre 1997</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> </div></body></html>