<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. G. , née en 1952, divorcée, a déposé le 9 juin 1992</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">une première demande de prestations tendant à l'octroi d'une rente en rai-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son de lésions traumatiques au genou gauche résultant d'un accident de ski</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">survenu en février 1991 ainsi qu'en raison d'une tuberculose, invalidantes</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dans son activité indépendante de représentante en articles de décoration</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">florale. Par prononcé du 28 avril 1993, la Commission de l'assurance-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">invalidité du canton de Neuchâtel lui a octroyé une rente entière dès le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1er février 1992, ramenée à une demi-rente à partir du 1er décembre de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">même année, conformément à la capacité de travail médico-théorique attes-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tée par son médecin traitant, les renseignements fiscaux ne permettant pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">une comparaison des revenus. Questionnée dans le cadre d'une révision</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'office fixée au 31 décembre 1993, le Dr B. , chirurgien orthopé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">diste, annonçait dans un rapport médical du 6 décembre 1993 qu'une nou-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">velle intervention chirurgicale serait programmée au début de l'année 1994</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">puis, celle-ci effectuée, il écrivait le 25 mai 1994 qu'après une reprise</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de travail graduelle à compter du 14 février 1994, l'assurée ferait un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">essai de reprise à 100 % dès le 1er juillet de la même année. Au cours</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'un entretien téléphonique du mois de novembre 1994, l'assurée a confirmé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'elle travaillait à 100 % et que même si son genou présentait des lâ-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">chages, il n'était pas prévu de nouvelle intervention pour l'instant.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">L'assurée fut dès lors informée du fait que sa rente serait supprimée,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sans que celle-ci ne réagisse, de sorte que la décision de suppression,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">datée du 8 mars 1995 lui a été notifiée et est entrée en force.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le 6 septembre 1995, l'assurée demandait la réouverture de son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dossier, faisant valoir que sa capacité de travail était à nouveau réduite</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de moitié et que des documents médicaux suivraient. Elle a confirmé cette</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">demande en déposant le formulaire usuel le 10 septembre 1996, en concluant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à l'octroi d'une rente. Son médecin traitant, le Dr C. a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">posé le diagnostic de sciatalgies gauches rebelles invalidantes peut-être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">liées à l'accident du genou. Il a attesté une incapacité de travail de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">50 % à partir du 3 juillet 1995 (rapport médical du 12.10.1995). Dans un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">second certificat médical du 1er juillet 1996, le médecin traitant a posé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le diagnostic de dorso-lombosciatalgies gauches chroniques récidivantes</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sur troubles statiques dégénératifs du rachis dorsal et lombaire et dys-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fonction vertébrale segmentaire. En outre, il a précisé que l'incapacité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de travail de sa patiente avait dépassé 50 % au printemps 1996 mais</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'elle s'était stabilisée à ce taux à partir du 1er juin 1996.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Considérant qu'il s'agissait d'une nouvelle affection et non pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'une reprise d'invalidité, l'office AI du canton de Neuchâtel, se fondant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à nouveau sur la capacité de travail médico-théorique attestée médicale-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment a, par décision du 18 août 1997 fondée sur un prononcé du 19 février</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">précédent, alloué à l'assurée une demi-rente dès l'échéance d'un nouveau</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">délai de carence, soit dès le 1er juillet 1996.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. G. recourt contre cette décision devant le Tribunal</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">administratif. Elle soutient, en se référant aux avis de son médecin trai-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tant ainsi que du Dr T. , que son invalidité actuelle a la même origine</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que celle qui avait justifié l'octroi de la rente supprimée par décision</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du 8 mars 1995 et qu'il s'agit dès lors d'une reprise de l'invalidité sans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nouveau délai d'attente. Elle conclut donc à l'octroi d'une demi-rente à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">partir du 1er juillet 1995. En outre, elle allègue que la décision entre-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prise comporte également une erreur de calcul en ce sens que le bonus édu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">catif n'aurait pas été pris en compte.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. Dans ses observations sur le recours, l'office intimé conclut à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son rejet.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> en droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) L'invalidité au sens de la LAI est la diminution de la capa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cité de gain, présumée permanente ou de longue durée, qui résulte d'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">atteinte à la santé physique ou mentale provenant d'une infirmité congéni-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tale, d'une maladie ou d'un accident (art.4 al.1 LAI). D'après l'article</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">28 al.1 LAI, l'assuré a droit à une rente s'il est invalide à 40 % au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">moins. La rente est échelonnée selon le degré d'invalidité. Elle s'élève à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">un quart de la rente entière pour un degré d'invalidité de 40 % au moins -</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sous réserve du cas pénible prévu par l'alinéa 1 bis -, à une demi-rente</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lors d'une invalidité de 50 % au moins et à une rente entière dans le cas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'une invalidité de 66 2/3 % au moins. Selon l'article 28 al.2 LAI, pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'évaluation de l'invalidité, le revenu du travail que l'invalide pourrait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">obtenir en exerçant l'activité qu'on peut raisonnablement attendre de lui,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">après exécution éventuelle de mesures de réadaptation, et compte tenu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'une situation équilibrée du marché du travail, est comparé au revenu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'il aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Selon l'article 29 al.1 LAI, le droit à la rente au sens de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'article 28 prend naissance au plus tôt à la date dès laquelle l'assuré</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">présente une incapacité de gain durable de 40 % au moins (litt.a), ou</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'assuré a présenté, en moyenne, une incapacité de travail de 40 % au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">moins pendant une année sans interruption notable (litt.b).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Toutefois, aux termes de l'article 29 bis RAI, si la rente a été</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">supprimée du fait de l'abaissement du degré d'invalidité et que l'assuré,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dans les trois ans qui suivent, présente à nouveau un degré d'invalidité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ouvrant le droit à la rente en raison d'une incapacité de travail de même</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">origine, on déduira de la période d'attente que lui imposerait l'article</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">29 al.1 LAI, celle qui a précédé le premier octroi.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) Cette disposition s'applique seulement lorsque la même at-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">teinte invalidante, qui a donné naissance au droit, s'est réactivée et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">provoque un regain d'invalidité de degré élevé et non pas lorsque l'assu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ré, autrefois bénéficiaire d'une rente d'invalidité, subit une nouvelle</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">invalidité à la suite d'une maladie ou d'un accident sans rapport avec</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'ancienne atteinte. En cas de doute sur l'origine de la rechute, l'avis</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du médecin est déterminant (Valterio, Droit et pratique de l'assurance-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">invalidité, p.224).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> d) La valeur probante d'un rapport médical dépend des points de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">savoir si cet acte est complet compte tenu des droits contestés, s'il est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fondé sur des examens approfondis en tous points, s'il tient compte des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">affections dont se plaint l'intéressé, s'il a été établi en connaissance</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de l'anamnèse, si l'exposé du contexte médical est cohérent, voire si</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'appréciation de la situation médicale est claire, et si les conclusions</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de l'expert sont dûment motivées (RAMA 1996, no U 256, p.217 et les réfé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rences).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. En l'espèce, seul est litigieux le point de savoir si l'incapa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cité de travail de la recourante attestée depuis le 3 juillet 1995 a la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">même origine que celle qui a conduit à l'octroi de la rente précédemment</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">supprimée. Dans l'affirmative, la demi-rente allouée à la recourante par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décision du 18 août 1997 lui serait octroyée sans nouveau délai d'attente,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">soit dès le 1er juillet 1995.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> a) Le médecin traitant de la recourante a posé le diagnostic de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sciatalgies gauches rebelles invalidantes. Il a précisé en outre que l'ap-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">parition de sciatalgies était peut-être liée comme complication à l'acci-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dent du genou (rapport du 12.10.1995). Dans un deuxième rapport médical du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1er juillet 1996, il a diagnostiqué des dorso-lombosciatalgies gauches</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">chroniques récidivantes sur troubles statiques et dégénératifs du rachis</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dorsal et lombaire ainsi qu'une dysfonction vertébrale segmentaire. Il a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">observé également que sa patiente souffrait de troubles dégénératifs lom-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">baires expliquant sa symptomatologie et que dans la genèse de sa décom-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pensation, le problème du genou avait certainement joué un rôle déclen-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">chant ou déstabilisateur d'une pathologie sous-jacente. Le Dr T. à qui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la recourante avait été adressée par son médecin traitant a observé que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les douleurs dorsales et cervicales dont elle souffrait étaient en rela-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion avec le manque de stabilité du genou. Il a encore précisé que la re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">courante présentait effectivement un déséquilibre musculaire assez impor-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tant principalement à gauche, selon lui en relation avec le manque de sta-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">bilité du genou gauche (rapport du 30 août 1996). Enfin, interpellé à ce</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sujet par l'office AI, le médecin traitant de la recourante a encore pré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cisé qu'il était quasi certain que l'affection dorsale avait été provoquée</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et entretenue par une mauvaise démarche consécutive à l'affection du ge-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nou, confirmant ainsi le point de vue du Dr T. (certificat médical du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">05.09.1996).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Dans son appréciation du 17 février 1997, le médecin conseil</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de l'office AI, après avoir pris langue avec le Dr L. , selon</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lequel la corrélation entre une pathologie ligamentaire du genou gauche en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1992-1993 et l'actuelle affection lombaire était possible mais guère pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">bable, a considéré, contrairement à sa première prise de position du 25</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">octobre 1995, qu'il s'agissait d'un nouveau cas d'assurance qui n'avait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas la même origine que la première invalidité reconnue à la recourante.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Toutefois, ce point de vue n'est pas pleinement convaincant. En</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">effet, tant le médecin traitant que le Dr T. , tous deux consultés par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'office intimé sur l'éventuel lien existant entre les dorsalgies et la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pathologie ligamentaire du genou gauche de la recourante ont estimé que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ces affections étaient liées. Dans ces conditions, si le médecin-conseil</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de l'intimé avait des doutes sur ce point, il ne pouvait pas se contenter</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de demander l'avis oral d'un praticien qui n'avait ni connaissance du dos-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sier médical ni à aucun moment examiné l'intéressée. Au contraire, dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ces circonstances et bien que les autres documents médicaux figurant au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dossier (rapports de l'institut de radiologie de Neuchâtel du 24.08.1995,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du service de neurochirurgie du CHUV du 12.09.1995 et des médecins de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'établissement thermal de Lavey-les-Bains du 08.05.1996) ne fassent pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">état d'un tel lien, il apparaît que l'office AI devait élucider la ques-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion de l'origine de cette nouvelle incapacité de travail et déterminer si</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cette affection était liée à la première atteinte invalidante. Partant, il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">incombait à l'office AI d'ordonner une expertise médicale visant à éluci-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">der cette question, en application de l'article 69 al.2 RAI qui consacre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le principe inquisitoire - qui régit de manière générale la procédure dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le domaine des assurances sociales - selon lequel l'autorité administra-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tive doit constater d'office les faits déterminants, c'est-à-dire toutes</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les circonstances dont dépend l'application des règles de droit (ATF 117 V</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">263 cons.3b; Locher, Grundriss des Sozialversicherungsrechts, Berne, 1994,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">p.326). Ainsi, l'administration est tenue d'ordonner une instruction</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">complémentaire lorsque les allégations des parties et les éléments ressor-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tant du dossier requièrent une telle mesure. En particulier, elle doit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mettre en oeuvre une expertise lorsqu'il apparaît nécessaire de clarifier</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les aspects médicaux (ATF 117 V 283 cons.4a).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C'est donc dire que la cause doit être renvoyée à l'office in-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">timé pour qu'il constitue une expertise médicale de la recourante aux fins</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de déterminer avec le plus de précision possible l'origine de l'affection</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dorso-lombaire et du dysfonctionnement vertébral de l'assurée et d'exami-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ner si ces affections ont été provoquées par la pathologie ligamentaire du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">genou gauche et les interventions chirurgicales que cette affection a né-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cessitées.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) S'agissant de la prise en compte du bonus éducatif dans le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">calcul de la rente, il apparaît que la Caisse cantonale neuchâteloise de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">compensation a comptabilisé les bonifications pour tâches éducatives pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">seize années (1974 à 1990, soit une augmentation du revenu annuel moyen de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">24'440 francs) portant ainsi le revenu annuel moyen de la recourante à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">41'904 francs de sorte que, sur ce point, la décision entreprise n'est pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contestable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Il suit de là que la décision entreprise doit être annulée et le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dossier renvoyé à l'assurance-invalidité pour complément d'instruction. Il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">est statué sans frais, la procédure étant en principe gratuite (art.85</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">al.2 litt.a LAVS en corrélation avec l'art.69 LAI).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Annule la décision attaquée et renvoie la cause à l'office intimé pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> instruction complémentaire et nouvelle décision au sens des considé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> rants.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Statue sans frais.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 8 janvier 1998</span></p> </div></body></html>