24. März 1995 N 969 Interpellation Jenni Peter Texte de l'interpellation du 15 décembre 1994 Dans l'heure des questions, j'ai soulevé le problème de la natu- ralisation de M. Mohamed Shakarchi. La réponse donnée par M. Koller, conseiller fédéral, est imprécise, voire ambiguë. Les médias parlent depuis un certain temps de la peur du DFJP de prendre une décision au sujet de la naturalisation de M. Shakar- chi afin de ne pas réveiller de vieux démons politiques. Or, il semble que les conditions légales pour obtenir la citoyen- neté suisse soient remplies (art. 26 et 27 LN) a écrit le DFJP. Le Conseil fédéral est-il conscient qu'il cause depuis des mois un préjudice à la famille Shakarchi, l'épouse et les enfants étant suisses? Suite aussi à certaines déclarations de son porte- parole, M. Achille Casanova, reprises d'ailleurs dans une émission télévisée, sur des accusations qui n'existaient pas et qui n'ont jamais été démenties par le même porte-parole? Les atermoiements d'une telle décision ne sont pas compati- bles avec un état démocratique, et il semble qu'il y a une évi- dente manipulation politique. Les déclarations de «possibilités de recours de M. Shakarchi au Tribunal fédéral» en cas de re- fus de la naturalisation facilitée sont inquiétantes de la part du DFJP, qui ne devrait s'attacher qu'à l'application juridique d'une telle demande. Le Conseil fédéral ne juge-t-il pas que, depuis 1990, la remise «à prochainement» d'une telle décision est incompatible avec les articles qui concernent la naturalisa- tion facilitée? Lorsqu'il s'agit d'un sportif ou d'une personne médiatique, cela ne demande pas plus d'une année. Le Conseil fédéral veut-il faire accélérer la décision, la procé- dure de naturalisation facilitée étant terminée depuis long- temps et acceptée par les cantons de Genève et Zurich où ré- side M. Shakarchi? Mitunterzeichner-Cosignataires: Keine -Aucun Schriftliche Begründung - Développement par écrit L'auteur renonce au développement et demande une réponse écrite. Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 30. Januar 1995 Rapport écrit du Conseil fédéral du 30 janvier 1995 Le conjoint étranger d'une Suissesse peut acquérir la nationa- lité suisse par naturalisation facilitée. Selon l'article 27 de la loi sur la nationalité, il a la possibilité de former une demande lorsqu'il a résidé en Suisse pendant cinq ans et qu'il a vécu pendant trois ans en communauté conjugale avec une Suis- sesse. L'article 26 LN prévoit en outre que le requérant se soit intégré dans la communauté suisse, qu'il se conforme à l'or- dre juridique suisse et qu'il ne compromette pas la sûreté inté- rieure ou extérieure de la Suisse. Le Département fédéral de justice et police, plus précisément l'Office fédéral de la police, est compétent pour statuer. En tant qu'époux étranger d'une Suissesse, M. Mohamed Shakarchi a formé une demande de naturalisation facilitée ba- sée sur l'article 27 de la loi sur la nationalité. Par comparaison avec d'autres demandes de naturalisation, la durée de cette procédure a été particulièrement longue, car il n'apparaissait pas clairement de prime abord si, dans ce cas, les conditions de la naturalisation étaient remplies. La demande de M. Shakarchi a dès lors été soumise à un examen approfondi au cours duquel de difficiles questions de nature juridique et défait ont dû être éclaircies. Le DFJP est arrivé à la conclusion que M. Shakarchi remplit les conditions de la naturalisation facilitée et a prononcé sa natu- ralisation. M. Shakarchi vit en Suisse depuis plus de vingt ans. Il est marié depuis longtemps avec une Suissesse et ses en- fants sont Suisses. Il est intégré en Suisse, remplit le critère du respect de l'ordre juridique suisse, car son nom n'apparaît pas au casier judiciaire et aucune procédure pénale n'est engagée contre lui, et ne compromet pas la sûreté intérieure ou exté- rieure de la Suisse, M. Shakarchi a donc, en tant qu'époux d'une Suissesse, un droit à la naturalisation facilitée. Erklärung der Interpellantin: befriedigt Déclaration de l'interpellatrice: satisfaite #ST# 94.3563 Interpellation Jenni Peter Militärflugplätze. Nutzung von Anlagen und Gebäuden Aérodromes militaires. Utilisation des bâtiments et installations Wortlaut der Interpellation vom 16. Dezember 1994 Die von der Flugwaffe in Zukunft nicht mehr benutzten Militär- flugplätze können weiterhin aviatischen und/oder kombiniert mit nicht aviatischen Zwecken dienen. Es sind deshalb Lösun- gen zu treffen, um diese Interessen zu berücksichtigen. Ich bitte den Bundesrat, mirfolgende Fragen zu beantworten: 1. Ist es nicht im Interesse des Bundes, solche Anlagen für Notfälle im Eigentum zu behalten und für zivile Aktivitäten zu öffnen, wenn die Benutzer für die gesamten Kosten und den Unterhalt, wie z. B. in Saanen, aufkommen? 2. Vom Bundesrat wurde in Anbetracht des revidierten Luft- fahrtgesetzes das eidgenössische Flugplatzkonzept in Auf- trag gegeben. Ist es deshalb nicht verfrüht, wenn anscheinend das Liquidationsverfahren der Militärflugplätze bereits einge- leitet wurde? 3. Welche Koordinationsmassnahmen wurden getroffen, und wer entscheidet über die künftige Nutzung der betroffenen Flugplätze? Texfe de l'interpellation du 16 décembre 1994 Les aérodromes militaires qui ne seront plus utilisés par l'ar- mée peuvent continuer à servir à l'aviation ou à d'autres usa- ges. Il s'agit donc de trouver des solutions tenant compte de ces possibilités. Le Conseil fédéral est prié de répondre aux questions sui- vantes: 1. N'est-il pas de l'intérêt de la Confédération de rester proprié- taire de telles installations pour les situations d'urgence, tout en les rendant accessibles pour des activités civiles lorsque les utilisateurs se chargent de la totalité des frais et de l'entre- tien, comme par exemple à Saanen? 2. Le Conseil fédéral a donné mandat de procéder à l'étude d'un plan fédéral des aérodromes, dans la perspective de la mise en application de la loi fédérale sur la navigation aérienne dans sa version révisée. Or, selon toute apparence, la procé- dure de liquidation des aérodromes militaires a déjà été enga- gée. N'était-ce pas prématuré? 3. Quelles mesures de coordination a-t-on prises et qui décide de l'utilisation future des aérodromes en question? Mitunterzeichner-Cosignataires: Borer Roland, Cincera, Dre- her, Giezendanner, Kern, Moser, Oehler, Steinemann (8) Schriftliche Begründung - Développement par écrit Der Urheber verzichtet auf eine Begründung und wünscht eine schriftliche Antwort. Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 6. März 1995 Rapport écrit du Conseil fédéral du 6 mars 1995 1. Mit der «Armee 95» werden auch Militärflugplätze aufgeho- ben, weil die Flugwaffe kleiner wird. Selbst wenn die Flug- plätze nur stillgelegt und für Notfälle in Reserve behalten wür- den, müssten grössere Anlageteile laufend unterhalten und an die Bedürfnisse des modernen Militärflugbetriebes angepasst werden, was hohe Kosten verursachen würde. Mit der Einstellung des militärischen Flugbetriebes fällt zwar die Zweckbestimmung des Militärflugplatzes als Infrastruktur für die Flugwaffe dahin. Er verliert damit aber nicht zwangsläu- fig jede Bedeutung für die Landesverteidigung oder für andere im Bundesinteresse liegende Aufgaben. Die Armee wird vor-Interpellation Mauch Rolf 970 N 24 mars 1995 erst noch von Fall zu Fall festzulegen haben, welche Anlagen oder Anlageteile sie weiterhin für andere militärische Zwecke benötigt Der Bundesrat wird dann in Zusammenarbeit mit den betroffenen Kantonen zu entscheiden haben, welche zivile Nutzung für die übrigen Anlagen den jeweiligen im Spiele ste- henden Interessen am besten dient Denkbar ist durchaus, dass der Bund weiterhin Eigentümer der Anlage bleibt Der neue Nutzer wird dann aber, wie der Interpellant richtig be- merkt, für den gesamten Unterhalt aufkommen müssen. 2. Der vom Bundesrat im Rahmen seiner Raumordnungspoli- tik in Auftrag gegebene nationale Sachplan «Infrastruktur der Luftfahrt» (Flugplatzkonzept) wird auch Aussagen über die Weiterverwendung von Militärflugplätzen durch die Zivilluft- fahrt enthalten. Vor Verabschiedung dieses Sachplans wird kein Militärflugplatz liquidiert 3. Der Bundesrat hat eine interdépartementale Arbeitsgruppe, in der auch die militärischen Stellen vertreten sind, mit der Aus- arbeitung eines Entwurfes des Flugplatzkonzepts beauftragt Die Koordination ist somit sichergestellt. Erklärung des Interpellanten: befriedigt Déclaration de l'interpellateur: satisfait #ST# 94.3475 Interpellation Mauch Rolf Verrechnungssteuer in Casinos Impôt anticipé dans les casinos Wortlaut der Interpellation vom 7. Oktober 1994 Die Verrechnungssteuer besteht seit langem auf den Gewin- nen der Leute, die bei den Lotterien, dem Sport-Toto, PMU usw. spielen. Der Chef des Eidgenössischen Finanzdeparte- mentes zitiert unseren europäischen Nachbarn diese Verrech- nungs-Besteuerungsart als Beispiel. Die Liberalisierung der Glücksspiele in Casinos wurde offiziell und besonders für touristische Bedürfnisse empfohlen; man will so den Touristen, die unsere Ferien- und Erholungsgegen- den besuchen, Abwechslung bieten. Es erscheint logisch und angebracht, dass der Bundesrat alles unternimmt, um die Ab- gabe der Verrechnungssteuer auf die in den zukünftigen Casi- nos realisierten Gewinne zu vergrössern. 1. Beabsichtigt der Bundesrat alle Dispositionen zu treffen, um konkrete Lösungen in dieser Steuerangelegenheit vorzu- legen? 2. Welches sind die von ihm gesehenen hauptsächlichen Hin- dernisse einer Projektausarbeitung, die die Gewinne im Sport-Toto und anderen Lotterien denjenigen der grünen Tep- piche und anderen Casino-Spielen gleichstellen? 3. Hat das Eidgenössische Finanzdepartement die Zweck- mässigkeit des Abzugs dieser Verrechnungssteuer den ver- schiedenen Kommissionen und ausserparlamentarischen Ex- perten-Neben-Kommissionen, die beauftragt sind, einen Ge- setzentwurf für Casinos auszuarbeiten, wirklich geltend ge- macht? 4. Ist diese besonders von fremden Touristen geschuldete Verrechnungssteuer nicht total vereinbar mit der speziellen Besteuerung der Gewinne der Casinobesitzer, die eine die an- dere nicht obligatorisch ausschliessend? Texte de l'interpellation du 7 octobre 1994 L'impôt anticipé est depuis longtemps perçu sur les gains de ceux qui jouent à la loterie, au Sport-Toto et au PMU notam- ment Le chef du Département fédéral des finances donne cette imposition anticipée en exemple à nos voisins euro- péens. La libéralisation des jeux de hasard dans les casinos a été offi- ciellement recommandée à des fins essentiellement touristi- ques; on veut ainsi offrir des distractions aux touristes qui vien- nent en villégiature dans nos régions. Il paraît logique et ju- dicieux que le Conseil fédéral mette tout en oeuvre pour aug- menter l'imposition anticipée des gains réalisés dans les casinos. 1. Le Conseil fédéral envisage-t-il de prendre toutes les dispo- sitions qui s'imposent afin de proposer des solutions concrè- tes dans ce domaine? 2. Quels sont, selon lui, les principaux obstacles à l'élabora- tion d'un projet qui mettrait sur le même plan, d'une part, les gains du Sport-Toto et autres loteries et, d'autre part, ceux du tapis vert et autres jeux de casino? 3. Le Département fédéral des finances a-t-il réellement fait valoir le bien-fondé de l'imposition anticipée aux différentes commissions, dont les commissions d'experts extraparle- mentaires, qui sont chargées d'élaborer un projet de loi sur les casinos? 4. L'imposition anticipée, qui frappe essentiellement les tou- ristes étrangers, n'est-elle pas totalement compatible avec l'imposition spéciale des propriétaires de casinos, étant donné que l'une n'exclut pas obligatoirement l'autre? Mitunterzeichner - Cosignataires: Keine - Aucun Schriftliche Begründung - Développement par écrit Der Urheber verzichtet auf eine Begründung und wünscht eine schriftliche Antwort. Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 15. Februar 1995 Rapport écrit du Conseil fédéral du 15 février 1995 Zur Ziffer 1 : Der Bundesrat hat zu den vom Interpellanten auf- geworfenen Fragen noch keine Beschlüsse gefasst Er wird dem Parlament erst nach Abschluss des bis Ende April 1995 dauernden Vernehmlassungsverfahrens zum Vorentwurf der Expertenkommission für das neue Spielbankengesetz kon- krete Vorschläge unterbreiten können. Zu den Ziffern 2 und 3: Die Interpellation berührt verschiedene Fragen und Probleme. Sie wirft vorweg die verfassungsrechtli- che Frage auf, ob der Bund die Verrechnungssteuer auf Spiel- bankengewinne ausdehnen könnte; denn Artikel 41 bis Ab- satz 1 Buchstabe b der Bundesverfassung beschränkt die Be- steuerungsbefugnis des Bundes auf den Ertrag beweglichen Kapitalvermögens, auf Lotteriegewinne und auf Versiche- rungsleistungen. Die im Bundesgesetz vom 5. Oktober 1929 über die Spielbanken enthaltene Definition des Glücksspiels stimmt indessen mit der Lotteriedefinition des Bundesgeset- zes vom 8. Juni 1923 über die Lotterien und die gewerbsmäs- sigen Wetten insoweit überein, als es sich in beiden Fällen um eine Veranstaltung handelt, bei der gegen Leistung eines Ein- satzes ein Gewinn erzielt werden kann, der ganz oder vorwie- gend vom Zufall abhängt Aus dieser Sicht liesse es sich allen- falls vertreten, die Spielbankengewinne den in Artikel 6 des Bundesgesetzes vom 13. Oktober 1965 über die Verrech- nungssteuer genannten Lotteriegewinnen gleichzustellen. Damit wäre indessen noch nicht gesagt, ob sich die Ausdeh- nung der Verrechnungssteuer auf Spielbankengewinne tech- nisch überhaupt durchführen liesse. Grosse Schwierigkeiten dürften sich unter dem Aspekt der Praktikabilität speziell bei der gesetzlich vorgeschriebenen Überwälzung der Verrech- nungssteuer von der Spielbank (als Steuerpflichtige) auf die Spieler (als Steuerträger) wie auch bei der Ausstellung von Ab- zugsbescheinigungen zuhanden der Spieler ergeben. Die Verrechnungssteuer will primär die Erhebung der direkten Steuern sichern. Die Interpellation berührt daher auch die Frage, ob Spielbankengewinne bei den Spielern gemäss gel- tender Praxis als steuerbares Einkommen zu erfassen sind oder ob die bei den Spielbanken zu erhebende Bruttospielab- gabe inskünftig an die Stelle der Einkommenssteuer der Spie- ler treten soll. Im zweiten Fall bestünde kein Anlass, die Spiel- bankengewinne der Verrechnungssteuer zu unterwerfen. Zur Ziffer 4: Die Besteuerung der Spielerträge bei der Spiel- bank und die Erfassung des Spielbankengewinnes beim Spie- ler stellen keine unerlaubte Doppelbesteuerung dar undSchweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Interpellation Jenni Peter Militärflugplätze. Nutzung von Anlagen und Gebäuden Interpellation Jenni Peter Aérodromes militaires. Utilisation des bâtiments et installations In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1995 Année Anno Band II Volume Volume Session Frühjahrssession Session Session de printemps Sessione Sessione primaverile Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 17 Séance Seduta Geschäftsnummer 94.3563 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 24.03.1995 - 08:00 Date Data Seite 969-970 Page Pagina Ref. No 20 025 529 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.