Lausanne, 16. Juli 2020
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 17. Juni 2020 (6B_1410/2019)
Mediation im Jugendstrafrecht
Das Bundesgericht äussert sich zu der im Jugendstrafrecht vorgesehenen Mediation
zwischen Täter und Opfer. Haben zwei Jugendliche eine Straftat als Mittäter begangen, ist für jeden von ihnen gesondert zu beurteilen, ob die Mediation mit dem Opfer
gelungen ist oder nicht. Es ist grundsätzlich nicht willkürlich, wenn gegen den einen
Mittäter das Strafverfahren wegen erfolgreicher Mediation eingestellt wird, während
der andere nach erfolgloser Mediation verurteilt wird.
Zwei minderjährige Jugendliche hatten 2016 eine ebenfalls minderjährige Jugendliche
sexuell  missbraucht.  Nach  Einleitung  des  Strafverfahrens  wurde  vom  zuständigen
Genfer Jugendrichter die Durchführung einer Mediation gemäss Artikel 17 der Jugendstrafprozessordnung  (JStPO)  angeordnet.  Bei  einem  Täter  endete  die  Mediation  mit
dem Opfer erfolgreich, beim anderen nicht. Gegen den ersten wurde das Strafverfahren
in der Folge gemäss Artikel 17 JStPO eingestellt. Der zweite wurde nach Jugendstrafrecht zu einer bedingten Freiheitsstrafe verurteilt. In seiner Beschwerde ans Bundesgericht machte er unter anderem geltend, dass es verfassungswidrig sei, wenn bei Mittäterschaft  die  Mediation  für  einen  der  Beschuldigten  erfolgreich  verlaufe,  für  den
anderen aber nicht. Der zu Straflosigkeit führende erfolgreiche Ausgang des Mediationsverfahrens  bezüglich  des  einen  Mittäters  und  der  Schuldspruch  gegen  den  anderen
Mittäter sei willkürlich. 
Das  Bundesgericht  weist  die  Beschwerde  ab.  Die  in  Artikel  17  JStPO  vorgesehene
Mediation stellt ein zusätzliches Instrument der Jugendstrafbehörden dar, um auf das
Konfliktverhältnis zwischen dem Täter und dem Opfer einzuwirken. Die Mediation ist ein
Schritt zu einer einvernehmlichen Lösung des Konflikts; sie beruht auf dem Postulat,
dass  strafrechtliche  Interventionen  bei  Jugendlichen  als  ultima  ratio  auf  das  strikte
Minimum zu beschränken sind. Im Verfahren der Mediation betreffen mehrere Faktoren
–  wie  etwa  der  Wille  zur  Anerkennung  der  Tatsachen  oder  die  Bemühungen  um
Wiedergutmachung  –  spezifisch  den  einzelnen  Täter  und  die  Entwicklung  seines
Verhältnisses zum Opfer. Es versteht sich von selbst, dass der Erfolg des Mediationsverfahrens bezüglich des einen Mittäters vom anderen Mittäter nicht dadurch vereitelt
werden kann,  dass dieser  die Faktenlage nicht  anerkennt  oder  keine ausreichenden
Anstrengungen zur Wiedergutmachung unternimmt. Mit anderen Worten beurteilt die zuständige Behörde den Erfolg oder Misserfolg einer Mediation immer nur in Bezug auf die
betroffene Partei. Der Beschwerdeführer kann deshalb nichts zu seinen Gunsten daraus
ableiten, dass bei ihm die Mediation nicht erfolgreich war, bei seinem Mittäter hingegen
schon. Was die Verurteilung des Betroffenen als solche betrifft, ist die gerichtliche Beweiswürdigung nicht zu beanstanden. Lausanne, le 16 juillet 2020
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 17 juin 2020 (6B_1410/2019)
Médiation en droit pénal des mineurs
Le Tribunal fédéral s'exprime sur la médiation entre auteur et victime en droit pénal
des mineurs. Lorsque deux mineurs ont commis conjointement une infraction, il faut
déterminer séparément pour chacun d'eux si la médiation avec la victime a abouti ou
non. La procédure peut ainsi, sans arbitraire, être classée pour l'un parce que la
médiation a abouti, cependant que l'autre est jugé après l'échec de la médiation.
Deux mineurs avaient abusé sexuellement d'une adolescente en 2016. Après l'ouverture
de  la  procédure  pénale,  le  juge  genevois  des  mineurs  compétent  a  ordonné  une
médiation selon l'article 17 de la procédure pénale applicable aux mineurs (PPMin). La
médiation avec la victime a abouti pour l'un des auteurs, non pour l'autre. La procédure
pénale a été classée pour le premier. Le second a été condamné, en application du droit
pénal des mineurs, à une peine privative de liberté avec sursis. Dans son recours au
Tribunal fédéral, il invoquait, entre autre, qu'il aurait été contraire à la Constitution que,
pour des coauteurs, la médiation puisse aboutir pour l'un et non pour l'autre. Il aurait été
arbitraire que l'issue favorable de la procédure de médiation conduise à l'acquittement
d'un coauteur cependant que l'autre était condamné.
Le  Tribunal  fédéral  rejette  le  recours.  La  médiation  prévue  par  l'article  17  PPMin
constitue  un  instrument  supplémentaire  à  la  disposition  des  autorités  pénales  des
mineurs, leur permettant d'agir sur les rapports conflictuels entre l'auteur et la victime.
C'est un premier pas vers la résolution amiable des conflits, qui repose notamment sur
le  postulat  de  la  limitation  au  strict  minimum  de  l'intervention  pénale  appréhendée
comme une ultima ratio. Dans la procédure de médiation,  plusieurs facteurs,  tels la
volonté de reconnaître les faits et les efforts consentis en vue de réparer le tort causé,
concernent spécifiquement un auteur et l'évolution de sa propre relation avec la victime.
Il va donc de soi qu'un coauteur ne peut mettre ce processus en échec même pour
l'autre  coauteur  par  son  seul  refus  d'admettre  les  faits  ou  de  consentir  des  efforts
suffisants pour réparer le dommage. En d'autres termes, l'autorité de jugement tire les
conclusions sur l'aboutissement ou l'échec de la médiation séparément pour chacun des
prévenus. Le recourant ne peut donc rien déduire en sa faveur du fait que la médiation
n'a  abouti  qu'à  l'égard  de  son  coprévenu.  Quant  à  la  condamnation  de  l'intéressé,
l'appréciation des preuves opérée par la cour cantonale n'est pas critiquable.