<h2>SubmittedText<h2><p>Est-ce l'ONU qui a demandé à la Suisse s'il lui était possible d'organiser une conférence sur l'avenir de l'Afghanistan, ou est-ce le Conseil fédéral qui a pris l'initiative de recommander la Suisse du fait qu'il s'agit d'un pays entièrement indépendant ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Depuis plusieurs semaines, l'ONU est au centre des efforts diplomatiques en vue d'aider le peuple afghan à trouver une formule de gouvernement transitoire ayant une assise large et multi-ethnique. Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, et son représentant spécial pour l'Afghanistan ont multiplié les contacts à ce sujet. Lorsque la possibilité d'une conférence interafghane sous l'égide de l'ONU a commencé à se dessiner, plusieurs options ont été envisagées quant au lieu pour tenir cette conférence. Les principales options en discussion étaient soit l'un des sièges européens de l'ONU, soit l'Allemagne, soit un pays du Golfe.</p><p>Dans ce contexte, le Conseil fédéral s'est engagé pour promouvoir Genève comme ville d'accueil de cette conférence. La Suisse a proposé notamment une prise en charge des frais de voyage et de séjour des délégations afghanes. Finalement, c'est cependant l'Allemagne qui a été choisie pour la tenue de cette conférence.</p><p>Cette décision montre que la concurrence pour l'accueil de telles conférences internationales ne cesse de croître. Le fait que Genève accueille le principal siège européen de l'ONU n'est plus un critère suffisant. Et notre non-appartenance à l'ONU n'est certainement pas un avantage. Pour mener avec succès des bons offices, ce qui compte le plus aujourd'hui est une bonne intégration dans la communauté internationale, notamment au sein de l'ONU, et des contacts étendus avec toutes les parties.</p>