Lausanne, 4. November 2020
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 14. Oktober 2020 (6B_644/2020)
Urteil gegen Politiker wegen Rassendiskriminierung bestätigt
Das Bundesgericht weist die Beschwerde eines Politikers aus dem Kanton Wallis
gegen seine Verurteilung wegen Rassendiskriminierung ab. Er hatte 2014 zu einem
Medienbericht  über  eine  tödliche  Schiesserei  in  einer  Moschee  in  St.Gallen  auf
Twitter und Facebook die Nachricht verbreitet "On en redemande !" (sinngemäss
"Wir bitten um mehr!").
2014 hatte ein Online-Medium eine Meldung zu einer Schiesserei in einer Moschee in
St.Gallen publiziert, bei der eine Person getötet worden war. Kurze Zeit später am gleichen Tag hatte der Politiker aus dem Kanton Wallis dazu auf Twitter und Facebook die
Nachricht "On en redemande !" (sinngemäss "Wir bitten um mehr!") veröffentlicht. Das
Bezirksgericht Sion verurteilte ihn 2017 wegen Rassendiskriminierung zu einer bedingten Geldstrafe von 60 Tagessätzen und 3000 Franken Busse. Das Kantonsgericht Wallis
bestätigte den Entscheid im vergangenen April. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerde des Mannes ab. An der  tatsächlichen Bedeutung der fraglichen Äusserung bestehen keine unüberwindbaren Zweifel. Nach dem
Verständnis  eines  unbefangenen  Durchschnittslesers  hat  der  Betroffene  mit  seinem
Wunsch nach Wiederholung der Tat die Leser seines Beitrags dazu eingeladen, sich
über das tragische Ereignis in der Moschee zu freuen. Allein der Umstand, sich über
das Leid Dritter zu freuen, ist Ausdruck von Abneigung als wesentlichem Merkmal von
Hass. Drückt sich diese Freude spezifisch gegenüber Angehörigen einer bestimmten
Religion aus – was im vorliegenden Fall aufgrund der Umstände klar erkennbar war –
dann ist dies als Diskriminierung und Aufruf zu Hass zu werten. Weiter bestreitet der
Beschwerdeführer nicht den zweifellos öffentlichen Charakter seines Verhaltens. Was
seine Absicht betrifft, hat der Verurteilte zumindest in Kauf genommen, dass sein hasserfüllter  Kommentar  primär  als  gegen  die  Gemeinschaft  der  Muslime  gerichtet  verstanden  werden  kann.  Insgesamt  ist  der  Tatbestand  der  Rassendiskriminierung  von
Artikel 261bis Absatz 1 des Strafgesetzbuches erfüllt. Lausanne, le 4 novembre 2020
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 14 octobre 2020 (6B_644/2020)
Condamnation d'un politicien pour discrimination raciale 
confirmée
Le Tribunal fédéral rejette le recours d'un politicien valaisan contre sa condamnation
pour discrimination raciale. En 2014, en réaction à un communiqué de presse relatant une fusillade mortelle dans une mosquée à St-Gall, il avait publié sur Twitter et
Facebook le commentaire «  On en redemande  ! ».
En 2014, un média avait relaté sur les réseaux une fusillade dans une mosquée à St-Gall .
Une personne avait été tuée. Peu après, le même jour, le politicien valaisan avait réagi à
cette information sur Twitter et Facebook par le commentaire «  On en redemande  ! ». Le
Tribunal d'arrondissement de Sion l'a condamné en 2017 pour discrimination raciale à
60 jours-amende avec sursis et 3000 francs d'amende. Le Tribunal cantonal du Valais a
confirmé ce jugement en avril dernier.
Le Tribunal fédéral rejette le recours de cet homme, considérant qu'aucun doute insurmontable ne subsiste quant à la signification du message en cause. Pour un lecteur
moyen non averti, en appelant à la répétition des faits, il avait invité les lecteurs de son
commentaire à se réjouir de l'événement tragique survenu dans la mosquée. Le seul fait
de se réjouir du mal qui arrive à quelqu'un exprime déjà une aversion constitutive de la
haine. Lorsque cette jubilation s'exprime spécifiquement à l'encontre de personnes pratiquant une religion  – ce qui était clairement reconnaissable en l'espèce, au vu des circonstances –, elle procède de la discrimination et de l'appel à la haine. Le recourant ne
contestait, par ailleurs, pas le caractère public de son comportement, qui n'était pas
douteux. Quant à son intention, l'intéressé avait tout au moins accepté que son commentaire haineux puisse être compris au premier degré comme étant dirigé contre les
membres de la communauté musulmane. Les éléments constitutifs de la discrimination
raciale de l'article 261bis alinéa 1 CP sont donc réalisés.