<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para">2A.187/2005 /dxc </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 1er juillet 2005 </div> <div class="para">IIe Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. les Juges Merkli, Président, </div> <div class="para">Hungerbühler et Wurzburger. </div> <div class="para">Greffier: M. Langone. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">X.________, </div> <div class="para">recourant, représenté par Me Marc Lironi, avocat, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Département de l'intérieur, de l'agriculture et de l'environnement du canton de Genève, </div> <div class="para">rue de l'Hôtel-de-Ville 2, 1204 Genève, </div> <div class="para">Président du Tribunal administratif du canton de Genève, case postale 1956, 1211 Genève 1. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">refus de la restitution de l'effet suspensif (séquestre définitif de la chienne beagle "A.________"), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours de droit administratif contre la décision du Président du Tribunal administratif du canton de Genève du </div> <div class="para">10 mars 2005. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral considère en fait et en droit: </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">1.1 Après avoir procédé le 2 décembre 2004 au séquestre préventif de la chienne "A.________" appartenant à X.________, l'Office vétérinaire cantonal du canton de Genève a décidé, le 21 janvier 2005, de prononcer le séquestre définitif de l'animal en question, d'interdire à son propriétaire de détenir des animaux pour une durée indéterminée et de rendre sa décision immédiatement exécutoire, nonobstant recours. En bref, il était reproché à X.________ d'avoir maltraité son chien de manière répétée. </div> <div class="para">X.________ a contesté cette décision auprès du Tribunal administratif du canton de Genève, tout en sollicitant la restitution de l'effet suspensif au recours. Par décision du 10 mars 2005, le Président du Tribunal administratif a refusé de faire droit à cette requête. </div> <div class="para">1.2 Agissant par la voie du recours de droit administratif pour violation du droit fédéral, X.________ demande au Tribunal fédéral principalement d'ordonner la restitution de l'effet suspensif et de dire que la chienne "A.________" devra lui être rendue jusqu'à droit jugé sur le fond. </div> <div class="para">Le Département de l'intérieur, de l'agriculture et de l'environnement du canton de Genève conclut à l'irrecevabilité du recours, subsidiairement à son rejet. Le Département fédéral de l'économie, après avoir consulté l'Office vétérinaire fédéral, conclut implicitement au rejet du recours. Le Tribunal administratif a renoncé à se déterminer. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">2.1 Sur le fond, le litige - encore pendant devant le Tribunal administratif - porte sur l'application de la loi fédérale du 9 mars 1978 sur la protection des animaux (LPA; RS 455), soit notamment son art. 24 al. 1 lettre b prévoyant que l'autorité peut interdire la détention d'animaux aux personnes qui, pour diverses raisons, sont incapables de détenir un animal. La décision finale prise en dernière instance cantonale sur la base de cette disposition pourra faire l'objet d'un recours de droit administratif au Tribunal fédéral (art. 97, 98 lettre g OJ, 5 PA en relation avec l'<span class="artref">art. 26 al. 2 LPA</span>). </div> <div class="para">2.2 La décision attaquée, qui concerne la restitution de l'effet suspensif dans une procédure de dernière instance cantonale, est une décision incidente, qui est fondée sur une règle de droit cantonal de procédure, l'art. 66 de la loi genevoise du 12 septembre 1985 sur la procédure administrative (LPA/GE) disposant que, sauf disposition légale contraire, le recours a effet suspensif, à moins que l'autorité qui a pris la décision n'ait ordonné l'exécution nonobstant recours (al. 1); lorsqu'aucun intérêt public ou privé prépondérant ne s'y oppose, la juridiction de recours peut, sur la demande de la partie dont les intérêts sont gravement menacés, retirer ou restituer l'effet suspensif (al. 2). A noter que les règles de la loi fédérale sur la procédure administrative relatives aux mesures provisionnelles ou à l'octroi de l'effet suspensif ne sont pas applicables ici (<span class="artref">art. 1er al. 3 PA</span>). Il convient dès lors de se demander si, conformément à l'indication de la voie de recours au bas de la décision attaquée, le recours de droit administratif est néanmoins recevable contre une décision incidente prise en application du droit cantonal de procédure. </div> <div class="para">2.3 Seul le recours de droit public est recevable contre une décision incidente fondée, sur le droit cantonal de procédure, au sujet de l'assistance judiciaire gratuite, même si le recours de droit administratif est recevable pour l'affaire au fond (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=18&amp;from_date=24.06.2005&amp;to_date=13.07.2005&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F123-I-275%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page275">ATF 123 I 275</a> consid. 2d). On peut se demander si cette jurisprudence est applicable au cas d'espèce. A vrai dire, la décision attaquée par laquelle la juridiction cantonale a refusé de restituer l'effet suspensif au recours interjeté contre le séquestre définitif du chien du recourant, en effectuant une pesée des intérêts en présence, peut s'apparenter à un refus de lever le séquestre préventif fondé sur le droit fédéral, à savoir l'<span class="artref">art. 25 al. 1 LPA</span> aux termes duquel "l'autorité intervient immédiatement lorsqu'il est établi que des animaux sont gravement négligés ou détenus de façon complètement erronée. Elle peut les séquestrer préventivement et les loger en un endroit approprié, aux frais du détenteur [...]. Or la voie du recours de droit public n'est ouverte qu'à l'encontre des décisions fondées uniquement sur le droit cantonal et ne présentant aucun rapport de connexité suffisamment étroit avec le droit fédéral (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=18&amp;from_date=24.06.2005&amp;to_date=13.07.2005&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F128-II-56%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page56">ATF 128 II 56</a> consid. 1a/aa). </div> <div class="para">Bien que formellement fondée sur le droit cantonal de procédure, la décision incidente litigieuse est, dans une grande mesure, liée à la décision finale qui sera rendue sur le fond et présente ainsi un rapport de connexité suffisamment étroit avec une question de droit fédéral matériel, de sorte que la voie du recours de droit administratif est ouverte conformément à la jurisprudence (arrêts du Tribunal fédéral 2A.398/1998 du 22 octobre 1998, consid. 1b; 2P.82/2004 du 5 mai 2004, consid. 1d; cf. aussi <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=18&amp;from_date=24.06.2005&amp;to_date=13.07.2005&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F123-I-275%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page275">ATF 123 I 275</a> consid. 2b et c). </div> <div class="para">2.4 Déposé en temps utile et dans les formes prescrites par la loi contre une décision incidente, le présent recours de droit administratif est en principe recevable en vertu des <span class="artref">art. 97 ss OJ</span> en relation avec l'<span class="artref"><artref id="CH/172.021/5" type="start"></artref>art. 5 et 45 PA</span><artref id="CH/172.021/45" type="end"></artref>. En particulier, la condition relative au préjudice irréparable paraît réalisée (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=18&amp;from_date=24.06.2005&amp;to_date=13.07.2005&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F129-II-183%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page183">ATF 129 II 183</a> consid. 3.2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=18&amp;from_date=24.06.2005&amp;to_date=13.07.2005&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F126-V-244%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page244">126 V 244</a> consid. 2a p. 246; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=18&amp;from_date=24.06.2005&amp;to_date=13.07.2005&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F124-V-82%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page82">124 V 82</a> consid. 2 p. 85 et les arrêts cités). </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Pour l'essentiel, le recourant se borne à contester, voire à minimiser, les reproches qui lui sont adressés au sujet des mauvaises conditions de détention de sa chienne. A l'appui de ses dires, il se fonde principalement sur l'attestation du 10 janvier 2005 dans laquelle son vétérinaire a déclaré ne jamais avoir constaté de problèmes comportementaux de la chienne "A.________", née le 14 mai 2003. Il se prévaut également de déclarations de quelques voisins ou locataires qui affirment n'avoir pas été témoins de mauvais traitements infligés à l'animal. Le recourant fait grief au Président du Tribunal administratif de ne pas avoir tenu compte de ces moyens de preuve, partant d'avoir constaté les faits pertinents de manière inexacte ou incomplète. Toutefois, il résulte clairement de la décision attaquée que la Société genevoise de protection des animaux (SGPA) a reçu de nombreuses plaintes concordantes de voisins du recourant, selon lesquelles le chien en cause était maltraité. Des représentants de ladite société et de l'Office vétérinaire cantonal se sont rendus sur place et ont pu se rendre compte de visu que l'animal était détenu dans des conditions inacceptables (animal attaché avec une chaîne trop courte, absence d'abri et d'enclos appropriés, etc.). </div> <div class="para">Sur la base d'un examen sommaire des pièces du dossier, force est d'admettre que le Président du Tribunal administratif n'a négligé aucun intérêt essentiel dans la pesée des intérêts ni n'a commis un excès ou un abus de son pouvoir d'appréciation (qui est large dans ce domaine) en refusant la restitution de l'effet suspensif au recours. Les indices de mauvais traitements réservés à la chienne "A.________" étaient suffisamment établis pour justifier une intervention immédiate des autorités; et le recourant n'a avancé aucun argument permettant de réexaminer la situation actuelle et de lever le séquestre préventif. L'intérêt dudit animal à être protégé et à être logé dans un endroit approprié durant la procédure de recours devait donc l'emporter sur l'intérêt privé du recourant à garder l'animal chez lui. Pour effectuer la balance des intérêts en présence, l'autorité intimée n'avait pas à procéder à des investigations supplémentaires pour revoir l'appréciation des preuves effectuée par l'Office vétérinaire cantonal, mais pouvait statuer sur la base d'un examen prima facie des pièces du dossier. </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">Manifestement mal fondé, le présent recours doit être rejeté selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>. Succombant, le recourant doit supporter un émolument judiciaire (<span class="artref">art. 156 al. 1 OJ</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, vu l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>, le Tribunal fédéral prononce: </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est rejeté. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Un émolument judiciaire de 1'500 fr. est mis à la charge du recourant. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué en copie au mandataire du recourant, au Département de l'intérieur, de l'agriculture et de l'environnement et au Président du Tribunal administratif du canton de Genève, ainsi qu'au Département fédéral de l'économie. </div> <div class="para">Lausanne, le 1er juillet 2005 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">Le président: Le greffier: </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>