An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 13. Januar 2015
Embargo: 13. Januar 2015, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 2. Dezember 2014 (6B_123/2014)
Kind durch Elternteil ins Ausland verbracht: Schuldspruch wegen  
Entführung möglich
Ein sorgeberechtigter Elternteil kann wegen Entführung verurteilt werden, wenn er  
sein Kind eigenmächtig und klarerweise gegen dessen Interessen an einen fremden  
Aufenthaltsort im Ausland verbringt. Das Obergericht des Kantons Zürich muss den  
Fall eines Vaters erneut prüfen, der seine Söhne ohne Wissen der Mutter dauerhaft  
zu Verwandten an einen unbekannten Ort in Nigeria gebracht hat.
Der getrennt von seiner früheren Partnerin lebende Mann hatte 2011 die beiden gemeinsamen Kinder im Alter von dreieinhalb und fünf Jahren zu Verwandten nach Nigeria  
gebracht. Zu diesem Zeitpunkt hatte er mit der Mutter der Kinder die gemeinsame  
elterliche Sorge. Bei seiner alleinigen Rückkehr in die Schweiz wurde der Mann  
verhaftet. Das Zürcher Obergericht verurteilte ihn 2014 wegen mehrfachen Entziehens  
von Minderjährigen und mehrfacher qualifizierter Freiheitsberaubung zu einer Freiheitsstrafe von sieben Jahren. 
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde des Mannes teilweise gut und weist die  
Sache zu neuem Entscheid ans Obergericht zurück. Das Bundesgericht bestätigt  
zunächst die Verurteilung des Betroffenen wegen mehrfachen Entziehens von Minderjährigen (Artikel 220 Strafgesetzbuch). Aufgehoben hat es den Schuldspruch wegen  
Freiheitsberaubung.  Dieser  Tatbestand  ist  nicht  erfüllt,  weil  die  körperliche  
Fortbewegungsfreiheit der Kinder durch das Vorgehen des Vaters nicht aufgehoben  
wurde. Dagegen kommt in solchen Fällen eine Verurteilung wegen Entführung in  
Betracht (Artikel 183 Ziffer 2 Strafgesetzbuch). Zwar hat jeder sorgeberechtigte  
Elternteil grundsätzlich das Recht, über den Aufenthaltsort der Kinder zu bestimmen. Es  
sind aber Konstellationen denkbar, wo die Verbringung der Kinder an einen anderen  
Aufenthaltsort derart massiv in ihre Interessen eingreift, dass eine Entführung vorliegt.  
In diesen Ausnahmefällen, bei denen die konkreten Umstände eindeutig ausserhalb des  
Kindswohls liegen, lässt sich die Ortsveränderung nicht mehr mit dem Aufenthaltsbestimmungsrecht vereinbaren. 
Im zu beurteilenden Fall liegt eine solche Situation vor. Die Kinder wurden vom Vater  
dauerhaft an einen unbekannten Ort in Nigeria zu ihnen fremden Personen verbracht.  
Sie leben fernab von der Mutter, konnten sich von ihr weder verabschieden, noch haben  
sie Kontakt zu ihr. Dieser abrupte und langandauernde Verlust der Mutter und das  
Herausreissen aus der vertrauten Umgebung kommt einer Entwurzelung der Kinder  
gleich. Das widerspricht ihren Interessen und ihrem Wohl in krasser Weise. Das Obergericht muss noch prüfen, ob auch die weiteren Voraussetzungen für einen Schuldspruch wegen Entführung erfüllt sind. A tous les journalistes accrédités auprès  
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 13 janvier 2015
Embargo : 13 janvier 2015, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 2 décembre 2014 (6B_123/2014)
Enfant emmené à l'étranger par un parent : condamnation pour  
enlèvement possible 
Un parent titulaire de l'autorité parentale peut être condamné pour enlèvement  
lorsqu'il déplace, sans concertation préalable et de manière clairement contraire à  
l'intérêt de l'enfant, le lieu de résidence de celui-ci à l'étranger. La Cour suprême du  
canton de Zurich doit réexaminer le cas d'un père qui a amené ses fils, à l'insu de la  
mère, auprès de parents en un lieu inconnu au Nigeria pour qu'ils y séjournent  
durablement. 
L'homme, séparé de son ancienne concubine, avait emmené, en 2011, les deux enfants  
communs âgés de trois ans et demi et cinq ans auprès de parents au Nigeria. A cette  
époque, il exerçait l'autorité parentale sur les enfants conjointement avec la mère.  
L'homme avait été arrêté après son retour seul en Suisse. La Cour suprême zurichoise  
l'a condamné, en 2014, pour enlèvement de mineur et séquestration qualifiée, à une  
peine privative de liberté de sept ans. 
Le Tribunal fédéral admet partiellement le recours de l'homme et renvoie la cause à la  
cour cantonale pour nouvelle décision. Le Tribunal fédéral confirme tout d'abord la  
condamnation de l'intéressé pour enlèvement de mineur (article 220 du Code pénal). Il  
annule en revanche la condamnation pour séquestration. Les éléments constitutifs de  
l'infraction ne sont pas remplis dès lors que la liberté de mouvement des enfants n'a pas  
été entravée par le comportement du père. En revanche, dans de tels cas, une  
condamnation pour enlèvement peut entrer en ligne de compte (article 183 chiffre 2 du  
Code pénal). Certes, chaque parent titulaire de l'autorité parentale a, en principe, le  
droit de décider du lieu de résidence de l'enfant. Il existe toutefois des configurations  
dans lesquelles le déplacement de l'enfant dans un autre lieu de résidence porte si  
massivement atteinte à son intérêt qu'il constitue un enlèvement. Dans ces cas  
exceptionnels, où, au regard des circonstances concrètes, l'intérêt supérieur de l'enfant  
est manifestement mis en péril, le droit de décider du lieu de résidence de celui-ci  
n'autorise plus son déplacement.
Dans le cas d'espèce, une telle situation existe. Les enfants ont été déplacés de  
manière durable par le père dans un lieu inconnu au Nigeria auprès de personnes qui  
leur étaient étrangères. Ils vivent loin de leur mère, n'ont pu ni lui dire au revoir, ni n'ont  
de contact avec elle. Cette perte abrupte et de longue durée de contacts avec la mère  
ainsi que le fait d'avoir été arraché de l'environnement familier équivalent pour l'enfant à  
un déracinement. Cela contrevient manifestement à ses intérêts et à son bien-être. La  
Cour suprême devra encore examiner si les autres conditions d'une condamnation pour  
enlèvement sont remplies.