Lausanne, 18. Mai 2018
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 18. Mai 2018 (2C_101/2016)
Festsetzung von Mindestverkaufspreisen durch Altimum SA 
verletzt Kartellrecht
Die Altimum SA hat das Kartellrecht verletzt, indem sie ihren Wiederverkäufern
Mindestverkaufspreise für Bergsportartikel vorgeschrieben hat. Die Preisabrede
lässt sich nicht damit rechtfertigen, dass auf diese Weise die Kundenberatung
verbessert und so der "Trittbrettfahrer-Problematik" begegnet werden könnte. Das
Bundesgericht heisst die Beschwerde des eidgenössischen Departements für Wirtschaft, Bildung und Forschung (WBF) teilweise gut. Aus prozessualen Gründen wird
gegen die Altimum SA keine Sanktion verhängt.
Die  Wettbewerbskommission  (WEKO)  hatte  2012  festgestellt,  dass  die
Generalimporteurin Altimum SA mindestens von 2006 bis 2010 ihren Wiederverkäufern
Mindestpreise für Bergsportartikel (Stirnlampen, Gurtzeug, Helme, Eispickel, etc.)
vorgeschrieben und damit verhindert habe, dass die Wiederverkäufer in der Schweiz
echten Preiswettbewerb betreiben konnten. Die WEKO verhängte dafür eine Busse von
470'000 Franken. Das Bundesverwaltungsgericht hiess 2015 die Beschwerde der
Altimum SA gut und hob den Entscheid der WEKO auf. 
Das Bundesgericht heisst an seiner öffentlichen Beratung vom Freitag die dagegen
erhobene Beschwerde des WBF teilweise gut. Aus prozessualen Gründen wird gegen
die Altimum SA keine Sanktion verhängt. Das Bundesgericht kommt zum Schluss, dass
mit dem Festsetzen von Mindestverkaufspreisen eine Preisabsprache bestand, die
grundsätzlich für alle Wiederverkäufer Geltung hatte. Da die Wiederverkäufer Rabatte
von bis zu 10% gewähren konnten und damit eine gewisse Preisschere bestand, wurde
der wirksame Wettbewerb nicht beseitigt. Vor diesem Hintergrund stellt sich die weitere
Frage nach einer erheblichen Beeinträchtigung des Wettbewerbs, die vom Kartellgesetz
ebenfalls erfasst wird. Aufgrund des Leiturteils in Sachen Gaba (BGE 143 II 297) ist dies
zu bejahen, da die getroffene Vertikalabsprache als solche eine Wettbewerbsbeeinträchtigung bedeutet. Entsprechende Abreden sind nach dem Kartellgesetz unzulässig,
soweit sie sich nicht durch Gründe der wirtschaftlichen Effizienz rechtfertigen lassen. Im
zu beurteilenden Fall der Altimum SA traf das nicht zu. Eine Rechtfertigung wäre
möglich gewesen, wenn die Festlegung von Mindestpreisen notwendig gewesen wäre,
um Wiederverkäufern den Wettbewerb über die Qualität der Kundenberatung zu ermöglichen und so auch der "Trittbrettfahrer-Problematik" zu begegnen ( Bezug der
Beratungsleistung im Fachgeschäft – Kauf bei günstigerem Anbieter ). Diese Notwendigkeit ist hier nicht dargelegt. Lausanne, le 18 mai 2018
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 18 mai 2018 (2C_101/2016)
La fixation de prix de revente minimaux par Altimum SA viole le 
droit cartellaire
En prescrivant à ses revendeurs des prix de revente minimaux pour des articles de
sport de montagne, Altimum SA a violé le droit cartellaire. L'amélioration du conseil
à la clientèle et la lutte contre le parasitisme ne permettent pas de justifier l'accord
sur les prix. Le Tribunal fédéral admet partiellement le recours formé par le
Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR). Pour
des motifs procéduraux aucune sanction n'est prononcée à la charge d'Altimum SA.
En 2012, la Commission de la concurrence (COMCO) a constaté que l'importatrice
générale Altimum SA avait imposé à ses revendeurs, au moins de 2006 à 2010, des prix
de revente minimaux pour des articles de sport de montagne (lampes frontales, harnais,
casques, piolets, etc.) et ainsi empêché que les revendeurs en Suisse ne puissent se
livrer à une véritable concurrence sur les prix. Pour cette raison, la COMCO a prononcé
une amende de 470'000 francs à l'encontre d'Altimum SA. En 2015, le Tribunal
administratif fédéral a admis le recours interjeté par cette dernière et annulé la décision
de la COMCO.
Au cours de sa séance publique de vendredi, le Tribunal fédéral admet partiellement le
recours formé par le DEFR contre cet arrêt. Le Tribunal fédéral arrive à la conclusion
qu'il existait un accord sur les prix valant de manière générale pour l'ensemble des
revendeurs. La faculté des revendeurs d'accorder des rabais jusqu'à 10  % créant un
système comparable à une fourchette de prix, la concurrence efficace n'avait pas été
supprimée. Dans ce contexte, la loi sur les cartels impose également d'examiner s'il
existe une atteinte notable à la concurrence. Tel est le cas en l'espèce, puisqu'en
application de l'arrêt de principe Gaba (ATF 143 II  297), l'accord vertical conclu
représente par sa nature même une telle atteinte à la concurrence. Selon la loi sur les
cartels, de tels accords sont illicites, sauf s'ils sont justifiés par des motifs d'efficacité
économique. Dans le cas présent, une telle justification n'existe pas. Celle-ci aurait été
possible si la fixation de prix minimaux avait été indispensable aux revendeurs pour
permettre une concurrence axée sur la qualité du conseil à la clientèle et pour lutter
contre le parasitisme ( acquisition des conseils auprès d'un magasin spécialisé, puis
achat auprès d'un prestataire meilleur marché ). Ce caractère indispensable n'est pas
établi en l'espèce.