13. Dezember 1991 2453 Parlamentarische Initiative. Bundesrichter #ST# Fünfzehnte Sitzung - Quinzième séance Freitag, 13. Dezember 1991, Vormittag Vendredi 13 décembre 1991, matin 08.00h Vorsitz - Présidence: Herr Nebiker 85.237 Parlamentarische Initiative (Ruffy) Schiedsrichterliche Tätigkeit der Bundesrichter Initiative parlementaire (Ruffy) Fonctions arbitrales des juges fédéraux Siehe Jahrgang 1987, Seite 391 - Voir année 1987, page 391 Kategorie V, Art 68 GRN - Catégorie V, ait 68 RCN Herr Petitpierre unterbreitet im Namen der Kommission den folgenden schriftlichen Bericht: 1. Am 18. Juni 1985 reichte Nationalrat Ruffy eine parlamenta- rische Initiative in der Form der allgemeinen Anregung ein. Er ersuchte die Räte, den Bundesbeschluss über schiedsrichter- liche Tätigkeit der Mitglieder des Bundesgerichts und des Eid- genössischen Versicherungsgerichts vom 19. Dezember 1924 (SR 173.113) zu ändern. Dabei seien insbesondere die Frage der Vereinbarkeit beider Tätigkeiten zu regeln, die Be- dingungen für die Ausübung schiedsrichterlicher Tätigkeiten neu zu umschreiben sowie die Frage der Entschädigung zu lösen. 2. Die vorberatende Kommission befasste sich am 14. Januar, 20. Februar und 17. April 1986 mit der parlamentarischen In- itiative. Sie kam zum Schluss, dass dem Bundesgericht für die Erfüllung seiner Aufgaben keine Schranken gesetzt werden sollen: Eine Oeffnung dieses Gerichts für grundsätzliche Fra- gen im Interesse der Rechtswissenschaft und der Rechtsbil- dung - wozu nach Meinung der Kommission auch die Ueber- nahme von Schiedsgerichtsmandaten in nationalen und inter- nationalen Fragen gehört-sei daher zu bejahen. Die Kommission stellte jedoch mit dem Initianten fest, dass eine Ueberprüfung des Bundesbeschlusses von 1924 not- wendig sei. Eine Regelung dränge sich auf bezüglich der Vor- aussetzungen für die Bewilligung schiedsrichterlicher Tätig- keiten der Bundesrichter sowie der Entschädigung aus dieser Tätigkeit Insbesondere diese letzte Frage werde auch in der vom Bundesgericht mit Plenumsbeschluss vom 7. Mai 1985 verabschiedeten «Neuregelung der ausseramtlichen Tätigkeit von Bundesrichtern als Schiedsrichter und Gutachter» nicht geregelt. In diesem Sinn beantragte die Kommission dem Nationalrat, der parlamentarischen Initiative Folge zu geben. Der Rat stimmte am 20. Juni 1986 ohne Gegenstimme dem Kommis- sionsantrag zu (AB 1986 N 1031). 3. Die Kommission nahm am 18. September 1986 die materi- elle Beratung der parlamentarischen Initiative auf (Art. 21qua- ter des Geschäftsverkehrsgesetzes). Sie ging vom Grundsatz aus, dass eine gesetzliche Grundlage für die Ausübung schiedsrichterlicher und gutachtlicher Tätigkeiten der Bun- desrichter geschaffen werden soll, welche diese Tätigkeiten regelt, dem Bundesgericht jedoch gewisse Kompetenzen und Freiheiten in der Gestaltung entsprechender Bestimmungen belassi Die Kommission prüfte zwei Möglichkeiten, die ihres Erach- tens diesem Ziel gerecht werden können: die Revision des gel- tenden Bundesbeschlusses von 1924 sowie die Schaffung ei- ner allgemeinen Bestimmung im Bundesgesetz über die Or- ganisation der Bundesrechtspflege. Die Kommission entschied sich für die zweite Lösung. 4. Aus diesem Grund beantragte die Kommission - im Einver- nehmen mit dem Initianten - mit der Beratung der parlamenta- rischen Initiative auszusetzen, bis die Räte die Revision des Bundesgesetzes über die Organisation der Bundesrechts- pflege behandelt haben. Der Nationalrat stimmte diesem Antrag am 18. März 1987 ohne Gegenstimme zu (AB 1987 N 391ff.) 5. Am 23. Juni 1989 verabschiedeten National- und Ständerat das revidierte Bundesgesetz über die Organisation der Bun- desrechtspflege. Der im Differenzbereinigungsverfahren an- genommene Artikel 3a lautet neu wie folgt: Randtitel Nebenbeschäftigung Abs.ï Das Bundesgericht kann seinen Mitgliedern die Tätigkeit als Gutachter und Schiedsrichter sowie andere Nebenbeschäfti- gungen nur gestatten, wenn die uneingeschränkte Erfüllung der Amtspflichten, die Unabhängigkeit und das Ansehen des Gerichts nicht beeinträchtigt werden. Abs. 2 Das Bundesgericht ordnet die Zuständigkeit und die Voraus- setzungen für diese Bewilligung in einem Reglement 6. Am 1. April 1990 verwarf das Volk diese Vorlage. National- und Ständerat verabschiedeten deshalb am 4. Oktober 1991 eine neue Revision des Bundesgesetzes über die Organisa- tion der Bundesrechtspflege ohne die umstrittenen Bestim- mungen. Artikel 3a war jedoch unbestritten und wurde unver- ändert beibehalten. 7. Die Kommission für die Beratung der Revision des Bundes- gesetzes über die Organisation der Bundesrechtspflege (85.040/91.025) ist - nach Rücksprache mit dem Initianten - der Auffassung, dass diese Formulierung den Anliegen der parlamentarischen Initiative weitgehend Rechnung trägt Im weiteren ist die Kommission der Auffassung, dass die Ge- schäftsprüfungskommissionen in die Liste der Schiedsverfah- ren und der Gutachten, welche vom Bundesgericht stets nach- geführt werden sollte, Einsicht zu nehmen haben, wenn sie es für angebracht halten. M. Petitpierre présente au nom de la commission le rapport écrit suivant: • 1. M. Ruffy, conseiller national, a déposé le 18 juin 1985, une initiative parlementaire conçue en termes généraux. Il y invitait les Chambres à modifier l'arrêté fédéral du 19 décembre 1924 sur les fonctions arbitrales des membres du Tribunal fédéral et du Tribunal fédéral des assurances (RS 173.113). La révision devait porter notamment sur la compatibilité des deux fonc- tions, la redéfinition des conditions de l'exercice d'une fonc- tion arbitrale et les modalités de rétribution. 2. La commission a examiné l'initiative lors de ses séances des 14 janvier, 20 février et 17 avril 1986. Elle est arrivée à la conclusion que le Tribunal fédéral doit pouvoir accomplir l'en- semble de ses tâches sans entraves: il doit ainsi pouvoir se consacrer à des questions fondamentales touchant à la science juridique et à la formation du droit; la commission es- time que l'acceptation de fonctions arbitrales dans des affaires nationales ou internationales rentre dans cette catégorie de tâ- ches. Tout comme l'auteur de l'initiative, la commission a cependant relevé qu'il est nécessaire de revoir l'arrêté fédéral de 1924. A son avis, une réglementation s'impose en ce qui concerne les conditions auxquelles est subordonnée l'autorisation donnée aux juges fédéraux d'exercer une fonction arbitrale ainsi que pour ce qui est des honoraires versés pour cette activité. La commission a notamment constaté que cette dernière ques- tion n'avait pas été traitée par le nouveau règlement concer-Motion du Conseil des Etats. Tribunal fédéral 2454 13 décembre 1991 nant l'activité des juges fédéraux comme arbitre, ou experts, que le Tribunal fédéral a adopté en séance plénière le 7 mai 1985. Au vu de ce qui précède, la commission a proposé au Conseil national de donner suite à l'initiative parlementaire. Le Conseil a adopté la proposition de la commission le 20 juin 1986, sans opposition (B01986 N 1031). 3. Le 18 septembre 1986, la commission a commencé l'exa- men de l'initiative parlementaire quant au fond (art 21quater clé la loi sur les rapports entre les conseils). Elle est partie du principe qu'il faut créer une base légale pour l'activité des ju- ges fédéraux comme arbitres ou experts, qui régisse cette acti- vité tout en laissant au Tribunal fédéral certaines compétences et une certaine latitude dans l'élaboration des dispositions en la matière. La commission a examiné deux moyens qui, à son avis, per- mettraient d'atteindre ce but: la révision de l'arrêté fédéral en vigueur, qui date de 1924, et la création d'une disposition gé- néraledans la loi fédérale d'organisation judiciaire. La commission a opté pour la seconde solution. 4. C'est pourquoi la commission a proposé - en accord avec l'auteur de l'initiative - de suspendre l'examen de l'initiative parlementaire jusqu'à ce que les Chambres aient traité la révi- sion de la loi fédérale d'organisation judiciaire. Le Conseil national a adopté cette proposition le 18 mars 1987, sans opposition (BO 1987 N 391 s. ). 5. Le 23 juin 1989, les Chambres fédérales ont approuvé la loi fédérale d'organisation judiciaire révisée. La teneur de l'article 3a adopté dans le cadre de la procédure d'élimination des divergences a la teneur suivante: Titre marginal Mandats d'arbitre et d'expert AI.1 Le tribunal peut autoriser ses juges à accepter des mandats d'expert et à exercer des fonctions arbitrales ainsi que d'autres activités accessoires, dans la mesure où l'exercice de leur fonction de juge, l'indépendance et le prestige du tribunal n'en sont pas entravés. Al. 2 Le tribunal détermine la compétence et les conditions aux- quelles est soumis cette autorisation dans un règlement 6. Le 1 er avril 1990, le peuple a rejeté ce projet Le 4 octobre 1991, les deux Chambres ont adopté une nouvelle révision de la. loi fédérale d'organisation judiciaire sans y inclure les dispo- sitions contestées. L'article 3a n'était pourtant pas contesté, il est maintenu sans modification. 7. Après consultation de l'auteur de l'initiative, la commission chargée d'examiner le projet de révision de la loi fédérale d'or- ganisation judiciaire (85.040/91.025) est d'avis que cette for- mulation répond dans une large mesure aux préoccupations exprimées par l'initiative parlementaire. Partant de l'idée que le Tribunal fédéral tient à jour la liste des arbitrages et des ex- pertises en cours, elle s'en remet aux Commissions de gestion pour en prendre connaissance quand elles l'estimeront judi- cieux Antrag der Kommission Die Initiative als erledigt abschreiben. Proposition de la commission Classer l'initiative. Angenommen-Adopté #ST# 90.568 Motion des Ständerates (Zimmerli) Revision des Bundesgesetzes über die Organisation der Bundesrechtspflege. EMRK-konforme Umschreibung der Ueberprüfungsbefugnis des Bundesgerichts Motion du Conseil des Etats (Zimmerli) Révision de la loi fédérale d'organisation judiciaire. Droit de cognition du Tribunal fédéral redéfini conformément aux dispositions de la Convention européenne des droits de l'homme Kategorie III, Art 68 GRN-Catégorie III, art. 68RCN Wortlaut der Motion vom 25. September 1990 In neusten Entscheiden über staatsrechtliche Beschwerden gegen Enteignungen, die sich auf kantonales Recht stützen - zum Beispiel BGE 115 la 67ff. E.2 - hat das Schweizerische Bundesgericht erkannt, die Bestimmungen des BG über die Organisation der Bundesrechtspflege erlaubten es ihm nicht, die Sachverhaltsfeststellungen im angefochtenen Hoheitsakt frei zu überprüfen, wie es Artikel 6 Ziffer 1 EMRK verlange. Es hat daraus gefolgert, die Kantone seie n verpflichtet, zu diesem Zweck verwaltungsunabhängige richterliche Vorinstanzen mit entsprechend umfassender Kognitiori einzusetzen. Diese Rechtsprechung ist staatspolitisch ausserordentlich problematisch und steht im Widerspruch zu der in den Kanto- nen weitverbreiteten Rechtstradition, wonach namentlich Pla- nungsentscheide und Hoheitsakte der Kantons- und Gemein- deparlamente und der Exekutivbehörden gerade nicht bei ver- waltungsunabhängigen Gerichten (ramentlich Verwaltungs- gerichten) angefochten werden können. Die Praxis des Bun- desgerichts zwänge die Kantone beispielsweise dazu, Nut- zungsplanungen, mit denen das Enteignungsrecht erteilt wird, oder etwa kantonale Strassenpläne mit Enteignungswir- kung der umfassenden Ueberprüfung durch ein kantonales Verwaltungsgericht zu unterstellen. Damit werden aber die Grenzen zwischen Justiz im Sinne wohlverstandener Rechts- kontrolle und Politik in unerträglicher Weise verwischt. Die meisten Kantone dürften sich deshalb ausserordentlich schwertun, eine angeblich durch Artikel 6 Ziffer 1 EMRK gefor- derte Justizreform im demokratischen Rechtsetzungsverfah- ren zu verabschieden. Leider wurde es seinerzeit beim Beitritt der Schweiz zur EMRK unterlassen, mit Bezug auf die hier interessierenden Rechtsfälle einen klar definierten Vorbehalt anzubringen. An- derseits muss heute alles getan werden, um bei der Bevölke- rung vermehrt um Verständnis für die Praxis zur EMRK zu werben. Weil die Beurteilung von bundesrechtlichen Enteignungen durch das Bundesgericht im verwaltungsrechtlichen Be- schwerdeverfahren keine Schwierigkeiten bereitet, erscheint es als gegeben, die Bestimmungen über das staatsrechtliche Beschwerdeverfahren möglichst rasch anzupassen. Der Bundesrat wird deshalb eingeladen, in die neue Vorlage zur Revision des BG über die Organisation der Bundesrechts- pflege eine Bestimmung aufzunehmen, wonach das Bundes- gericht bei der Beurteilung staatsrechtlicher Beschwerden ge- gen kantonale Hoheitsakte betreffend «zivilrechtliche Ansprü- che und Verpflichtungen» im Sinne von Artikel 6 Ziffer 1 EMRK gehalten ist, als «Gericht» im Sinne dieser Konventionsbestim- mungen Sachverhalts- und Rechtsfragen in dem von der EMRK geforderten Umfang frei zu prüfen, soweit das kanto- nale Recht diese Aufgabe nicht einer verwaltungsunabhängi- gen richterlichen Instanz im Kanton überträgt.Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Parlamentarische Initiative (Ruffy) Schiedsrichterliche Tätigkeit der Bundesrichter Initiative parlementaire (Ruffy) Fonctions arbitrales des juges fédéraux In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1991 Année Anno Band V Volume Volume Session Wintersession Session Session d'hiver Sessione Sessione invernale Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 15 Séance Seduta Geschäftsnummer 85.237 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 13.12.1991 - 08:00 Date Data Seite 2453-2454 Page Pagina Ref. No 20 020 708 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.