Lausanne, 23. November 2016
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 23. November 2016 (1C_231/2015)
Beschwerde gegen Verweigerung der Bewilligungen zum Betrieb 
eines Kleinwasserkraftwerks im Kanton Waadt gutgeheissen
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde gegen die Aufhebung der Bewilligungen
zum Betrieb des geplanten Kleinwasserkraftwerks in der Schlucht von Covatanne im
Kanton  Waadt  gut.  Dass  das  Kleinwasserkraftwerk  nur  relativ  wenig  Strom
produzieren würde, stellt aufgrund der geringen Auswirkungen der geplanten Anlage
auf Natur und Umwelt keinen ausreichenden Grund dar, um auf das Projekt zu
verzichten. Das Kantonsgericht des Kantons Waadt muss neu entscheiden und dabei
insbesondere ergänzend die Wirtschaftlichkeit des Projekts prüfen.
Das Projekt betrifft ein Kleinwasserkraftwerk am Bach Arnon zwischen den Gemeinden
Sainte-Croix und Vuiteboeuf. In der Schlucht von Covatanne ist die Erstellung der
Wasserfassung geplant. Über eine Druckleitung von rund 1300 Metern Länge soll das
Wasser zur Kraftwerkzentrale in Vuiteboeuf geleitet werden. Das Kleinwasserkraftwerk
soll jährlich rund 1,78 Gigawattstunden (GWh) Strom produzieren. Die Betreibergesellschaft Estia SA ersuchte 2012 um Erteilung der entsprechenden Konzession. Das
Departement für Sicherheit und Umwelt des Kantons Waadt erteilte 2013 die zum
Betrieb des Kleinwasserkraftwerks erforderlichen Bewilligungen. Das Kantonsgericht
des Kantons Waadt hiess 2015 die dagegen erhobene Beschwerde von fünf Umweltund Naturschutzorganisationen (Pro Natura, Pro Natura Vaud, WWF Schweiz, WWF
Vaud und Waadtländer Flussfischergesellschaft) gut und hob die Bewilligungen auf.
Seinen Entscheid begründete es im Wesentlichen mit dem geringen Stromproduktionspotenzial des geplanten Kleinwasserkraftwerks. 
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde der Betreibergesellschaft Estia SA an seiner
Beratung vom Mittwoch gut, hebt den Entscheid des Kantonsgerichts auf und schickt die
Sache zur Neubeurteilung an dieses zurück. Das Bundesgericht kommt in Anwendung
der aktuell geltenden Fassung des Bundesgesetzes über die Energie zum Schluss, dass
die vom Kantonsgericht vorgenommene Interessenabwägung dessen Entscheid nicht zu
rechtfertigen vermag. Die Bewilligung eines Kleinwasserkraftwerks hängt tatsächlich
nicht von einer minimalen Stromproduktionsmenge des fraglichen Projekts ab. Der
eidgenössische Gesetzgeber hat im geltenden Energiegesetz festgelegt, dass die
durchschnittliche Jahreserzeugung von Elektrizität aus Wasserkraft bis zum Jahr 2030
gegenüber dem Stand von 2000 um mindestens 2000 GWh zu erhöhen ist. Das
Beitragspotential von neuen Kleinwasserkraftwerken liegt bei rund der Hälfte bis zu zwei
Dritteln dieser Menge. Zur Erreichung des gesetzlichen Ziels sind Kleinwasserkraftwerke deshalb unverzichtbar. Dabei sind in jedem einzelnen Fall die unterschiedlichen
Interessen gegeneinander abzuwägen. Im konkreten Fall liegt die Leistung des fraglichen Kleinwasserkraftwerks nur geringfügig unter dem durchschnittlichen Stromproduktionswert der im Kanton Waadt gegenwärtig laufenden Projekte zur Erhöhung der
Stromproduktion aus Wasserkraft. Das öffentliche Interesse wird im Übrigen verstärkt
durch den Umstand, dass das geplante Kleinwasserkraftwerk im Gegensatz zur
Mehrzahl anderer Wasserkraftanlagen am meisten Strom im Winter liefern würde. Was
den Landschaftsschutz betrifft, sind die Auswirkungen des Projekts gering. Das
Kantonsgericht hat diesbezüglich selber die Ansicht vertreten, dass die Qualität der
Schlucht von Covatanne durch die Anlage nicht beeinträchtigt würde. Von untergeordneter Bedeutung ist auch der Einfluss des Kleinwasserkraftwerks auf die Fischereierträge, zumal der Fischbestand im fraglichen Gebiet von der Aussetzung von Jungfischen abhängt.
Bei der Neubeurteilung wird das Kantonsgericht allerdings insbesondere noch die
Wirtschaftlichkeit des geplanten Kleinwasserkraftwerks prüfen müssen. Die Bewilligung
eines finanziell nicht tragfähigen Projekts würde den Absichten des Gesetzgebers
widersprechen, selbst wenn dieses nur geringe Auswirkungen auf das ökologische
Gleichgewicht hat. Lausanne, le 23 novembre 2016
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 23 novembre (1C_231/2015)
Admission d'un recours contre l'annulation des autorisations 
nécessaires à l'exploitation d'une centrale hydroélectrique dans le 
canton de Vaud
Le Tribunal fédéral admet le recours contre l'annulation des autorisations pour
l'exploitation d'une petite centrale hydroélectrique projetée dans les gorges de
Covatanne (VD). Vu l'incidence réduite du projet sur la nature et l'environnement, la
faible production d'électricité ne justifie pas la renonciation au projet. Le Tribunal
cantonal  vaudois  devra  cependant  statuer  à  nouveau  après  avoir  examiné
notamment la rentabilité économique du projet.
Le projet concerne une petite centrale hydroélectrique sur le cours d'eau de l'Arnon,
entre Sainte-Croix et Vuiteboeuf. La prise d'eau doit être installée dans les gorges de
Covatanne. L'eau serait acheminée vers la centrale électrique située dans le village de
Vuiteboeuf par une conduite d'une longueur d'environ 1'300 m. La production annuelle
serait de 1,78 GWh. En 2012, Estia SA a déposé une demande de concession pour ce
projet. Le Département de la sécurité et de l'environnement de l'Etat de Vaud a accordé
les autorisations nécessaires à l'exploitation en 2013. En 2015, le Tribunal cantonal
vaudois a admis les recours interjetés par cinq associations de protection de la nature et
de l'environnement (Pro Natura, Pro Natura Vaud, WWF Suisse, WWF Vaud et la
Société vaudoise des pêcheurs en rivière) et annulé ces autorisations. Cette instance a
en substance considéré que la production d'énergie électrique de la centrale serait trop
faible.
Le Tribunal fédéral admet le recours de la société exploitante Estia SA lors de sa
séance de mercredi, annule l'arrêt du Tribunal cantonal et lui renvoie le dossier pour
complément d'instruction. Appliquant la loi fédérale sur l'énergie dans sa version
actuelle, le Tribunal fédéral constate que la pesée des intérêts en présence ne justifie
pas de renoncer à l'exploitation des eaux.  L'octroi d'une telle autorisation ne dépend en
effet pas d'un seuil minimal fixe de production d'énergie. Dans le droit actuel, le
législateur fédéral a fixé comme objectif pour l'an 2030 une augmentation de la
production annuelle moyenne d'électricité dans les centrales hydrauliques de 2000 GWh
au moins par rapport à la production de l'an 2000. L'apport potentiel des nouvelles
petites centrales hydroélectriques représente entre la moitié et les deux tiers de cet
objectif d'augmentation. De telles installations apparaissent dès lors indispensables à la
poursuite de l'objectif légal. Dans chaque cas, les différents intérêts doivent être mis en
balance les uns avec les autres. En l'espèce, la production de la centrale litigieuse ne
serait que légèrement inférieure à la moyenne de production des projets en cours dans
le canton de Vaud contribuant à l'augmentation de la part de l'hydroélectrique. L'intérêt
public à la production énergétique du projet est en outre renforcé par le fait que la
centrale litigieuse, qui a un profil de production inversé par rapport à la plupart des
centrales, produirait du courant électrique principalement en hiver. En ce qui concerne
la protection du paysage, les atteintes portées par le projet seraient faibles. Le Tribunal
cantonal a lui-même constaté que la qualité paysagère des gorges de Covatanne ne
serait pas compromise par le projet. De même, l'incidence de la centrale sur le
rendement de la pêche, qui dépend dans le secteur en question de mesures de
repeuplement, est également de peu d'importance.
Lors de la reprise de l'instruction, le Tribunal cantonal doit encore examiner notamment
la rentabilité économique de la centrale. Autoriser un nouveau projet non viable sur le
plan économique irait en effet à l'encontre de la volonté du législateur, ce quand bien
même la centrale n'aurait qu'un faible impact sur l'équilibre écologique.