<h2>SubmittedText<h2><p>Les néonicotinoïdes, une classe de pesticides dont l'usage est déjà réglementé en raison de ses effets délétères sur les abeilles, semblent incriminés, d'après une étude hollandaise, dans le déclin des hirondelles par leur action sur les insectes dont se nourrissent ces dernières. Selon la revue "Nature", la quantité d'hirondelles baisse là où les concentrations de ces insecticides sont élevées. Une mise en accusation de plus pour ces produits.</p><p>N'est-il pas temps de les interdire définitivement ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>L'étude hollandaise mentionnée établit une corrélation entre la concentration en imidaclopride dans les cours d'eaux et la diminution de certaines espèces d'oiseaux insectivores. Les concentrations observées dans les eaux ne présentent pas de toxicité aiguë ou chronique pour les oiseaux. L'hypothèse avancée dans cette étude est une diminution des sources de nourriture pour les oiseaux liée aux effets négatifs de cette substance sur les insectes aquatiques. D'autres hypothèses pourraient cependant être avancées comme la pauvreté de la structure paysagère dans les zones d'agriculture intensives hollandaises. Cette étude ne permet donc pas de conclure à un lien direct de causalité unique.</p><p>Par contre, de nouvelles informations également en provenance des Pays-Bas tendent à démontrer que la toxicité des néonicotinoïdes pour les organismes aquatiques est plus élevée que ne le laissaient prévoir les informations disponibles jusqu'ici. Les nouvelles données scientifiques font actuellement l'objet d'une évaluation par le service d'homologation. Si le risque est effectivement plus élevé, des restrictions supplémentaires d'utilisation seront introduites dans les autorisations des produits concernés. La procédure est en cours. Des décisions seront prises d'ici le début de l'année prochaine.</p>