<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <a name="idp275936"></a><div class="big bold">Urteilskopf</div> <br/>98 IV 217<br/><br/><br/><div class="paraatf">42. Arrêt de la cour de cassation pénale du 4 septembre 1972 dans la cause Wild contre X.</div> <div class="paraatf"></div> <a name="idp277248"></a> <a name="idp285232"></a><br/><div id="regeste" lang="de"> <div class="big bold">Regeste</div> <br/><div class="paraatf">Verletzung des Berufsgeheimnisses; <span class="artref"><artref id="CH/311.0/321/2" type="start"></artref><artref id="CH/311.0/321/1" type="start"></artref>Art. 321 Ziff. 1 und 2 StGB</span><artref id="CH/311.0/321/2" type="end"></artref><artref id="CH/311.0/2" type="end"></artref>. <div class="paratf">Sofern der Berechtigte urteilsfähig ist, kann seine Einwilligung im Sinne von <span class="artref">Art. 321 Ziff. 2 StGB</span> stillschweigend erfolgen (Erw. 2). </div> </div> </div> <a name="idp295744"></a> <br/><div> <a name="idp297696"></a><span class="big bold" id="sachverhalt">Sachverhalt</span> <span class="small">ab Seite 217</span> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="page217"></a><div class="center pagebreak">BGE 98 IV 217 S. 217</div> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp299360"></a><span class="bold">A.- </span>Le 22 septembre 1970, vers 4 h. du matin, R. Wild, qui se plaignait d'avoir été molesté par un agent de police, fut accompagné par deux ou trois policiers à la Permanence de <a name="page218"></a><div class="center pagebreak">BGE 98 IV 217 S. 218</div>Longeraie, à Lausanne, où un médecin l'examina. A la demande des policiers, celui-ci leur remit un certificat relatif à ses constatations.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp301888"></a><span class="bold">B.- </span>Estimant que le médecin avait ainsi violé le secret professionnel, Wild a porté plainte contre lui, le 5 juillet 1971. Il prétend n'avoir pris connaissance du certificat incriminé que le 22 avril, chez son avocat.</div> <div class="paraatf">Le juge informateur de l'arrondissement de Lausanne a rendu, le 7 avril 1972, une ordonnance de non-lieu, que le Tribunal d'accusation du canton de Vaud a maintenue, le 25 mai.</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp304000"></a><span class="bold">C.- </span>Contre cet arrêt, Wild se pourvoit en nullité au Tribunal fédéral. Il conclut au renvoi du médecin devant le tribunal répressif.</div> <br/><div> <a name="idp305296"></a><span class="big bold" id="erwaegungen">Erwägungen</span> </div> <br/><div class="paraatf">Considérant en droit:</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp306256"></a><span class="bold" id="consideration_1.">1. </span>Les constatations qu'a faites le médecin en examinant Wild et qu'il a consignées dans le certificat du 22 septembre 1970 constituent un secret professionnel, dont il a eu connaissance dans l'exercice de sa profession (art. 321 ch. 1 al. 1 CP).</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp307856"></a><span class="bold" id="consideration_2.">2. </span>La révélation d'un tel secret n'est pas punissable si elle a été faite avec le consentement de l'intéressé (art. 321 ch. 2). La loi ne subordonne ce consentement à aucune forme. Aussi n'y a-t-il pas de raisons d'exclure le consentement tacite (HAFTER, Bes. Teil, p. 857; SIEBEN, Das Berufsgeheimnis auf Grund des eidg. Strafgesetzbuchs, p. 86). Il suppose, bien entendu, comme d'ailleurs le consentement exprès, la capacité de discernement de l'intéressé.</div> <div class="paraatf">Selon l'arrêt attaqué,lecertificat incriminéaété remis à la police en présence du recourant, qui n'a élevé alors aucune protestation, déliant ainsi tacitement l'inculpé du secret médical. Sans doute Wild prétend-il que les choses se sont passées autrement. Mais en retenant la version des événements présentée par le médecin, le Tribunal d'accusation s'est livré à une appréciation des preuves qui échappe à la censure de la cour de céans (RO 81 IV 130). Les faits retenus par cette autorité justifient l'application de l'art. 321 ch. 2 CP. Wild, qui ne prétend pas avoir été privé de discernement le 22 septembre 1970, ayant assisté sans réagir à la délivrance du certificat aux agents de police, on ne voit pas comment cette attitude devrait être interprétée, sinon comme un acquiescement.</div> <div class="paraatf"> <a name="page219"></a><div class="center pagebreak">BGE 98 IV 217 S. 219</div> </div> <div class="paraatf">Il convient enfin de relever que le recourant invoque en vain l'opinion de SCHAFFNER. Cet auteur en effet ne traite au passage cité (p. 35) que de la divulgation intervenant à l'insu de l'intéressé et sans que celui-ci soit renseigné sur son objet. Ainsi que cela vient d'être dit, ni l'une ni l'autre de ces conditions ne sont réalisées en l'espèce.</div> <br/><div> <a name="idp313760"></a><span class="big bold" id="dispositiv">Dispositiv</span> </div> <br/><div class="paraatf">Par ces motifs, la Cour de cassation pénale:</div> <div class="paraatf">Rejette le pourvoi.</div> </div></body></html></html>