Lausanne, 17. Dezember 2021
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 3. Dezember 2021 (1B_574/2021)
Zürcher Obergericht muss Konzept für Lockerung des Haftregimes an die Hand nehmen
Das Bundesgericht heisst eine Beschwerde eines schweizweit bekannt gewordenen
jungen Mannes gegen die vom Obergericht des Kantons Zürich im vergangenen September bestätigte Sicherheitshaft teilweise gut. Das Obergericht muss unverzüglich
die Erstellung eines Konzepts zur Lockerung des seit 2018 andauernden einschneidenden Haftregimes in der Justizvollzugsanstalt Pöschwies an die Hand nehmen.
Eine Haftentlassung des Betroffenen fällt vorläufig weiterhin nicht in Betracht.
Die Staatsanwaltschaft I des Kantons Zürich führte gegen den Betroffenen eine Strafuntersuchung wegen versuchter schwerer Körperverletzung, mehrfacher einfacher Körperverletzung,  mehrfacher  Gewalt  und  Drohung  gegen  Behörden  und Beamte  sowie
wegen weiterer Delikte. Ausgangspunkt bildete ein Vorfall, der sich 2017 im Rahmen des
Vollzugs einer Freiheitsstrafe aufgrund einer früheren Verurteilung ereignet hatte. Ende
September  2017  wurde  Untersuchungshaft  und  später  Sicherheitshaft  gegen  den
Betroffenen angeordnet. Im August 2018 wurde er in die Sicherheitsabteilung der Justizvollzugsanstalt  Pöschwies verlegt.  Er  ersuchte mehrfach um  Haftentlassung.  Am 17.
September 2021 wies das Präsidium des Obergerichts einen Antrag auf sofortige Haftentlassung ab und ordnete erneut die Fortsetzung der Sicherheitshaft an.
Das Bundesgericht heisst die dagegen erhobene Beschwerde des Betroffenen teilweise
gut und weist die Sache zu neuem Entscheid zurück ans Obergericht. Dieses muss
umgehend die Erstellung eines situationsangepassten Konzepts für mögliche Lockerungen des Haftregimes an die Hand nehmen.  Abgewiesen hat  das Bundesgericht  den
Antrag des Beschwerdeführers um sofortige Haftentlassung, da diese angesichts des
von ihm ausgehenden Sicherheitsrisikos vorläufig weiterhin nicht in Betracht fällt. 
Das Bundesgericht hat das Obergericht aufgrund der besonderen Ausgangslage bereits
wiederholt angewiesen, sich konkret mit den Haftbedingungen im vorliegenden Fall auseinanderzusetzen. Die Begründung des angefochtenen Entscheides ist inhaltlich erneut
einseitig ausgefallen. Das Obergericht stützt sein Urteil im Wesentlichen auf die behördlichen Berichte und spricht den Privatgutachten des Betroffenen die Glaubwürdigkeit
entweder ganz ab oder geht davon aus, dass diese auf falschen sachlichen Annahmen
beruhen würden. Zwar trifft es offenbar zu, dass der Beschwerdeführer nicht vollständig
gegen aussen abgeschottet ist. Auch wenn es sich nicht um eine eigentliche Isolationshaft handelt, so liegt anstaltsintern dennoch ein weitgehend abgeschirmter Vollzug mit
sehr beschränkten Möglichkeiten zur sinnvollen Gestaltung des Tagesablaufs vor. Das
steht im Widerspruch zu den Anforderungen an einen menschenrechtskonformen Haftvollzug.
Vom  Beschwerdeführer  geht  eine  nicht  zu  unterschätzende  Gefährdung  anderer
Menschen aus, darunter des Anstaltspersonals. Die Ursachen dafür sind umstritten und
wurden bisher nicht umfassend abgeklärt. Er befindet sich deswegen seit mehr als drei
Jahren im Rahmen von strafprozessualem Freiheitsentzug in einem mit Isolationshaft
zumindest  teilweise  vergleichbaren Haftregime.  Im  vergangenen August  forderte  das
Bundesgericht das Obergericht auf, zumindest zu prüfen, ob ein Vollzugskonzept vorliege oder ob sich ausreichend abzeichne, wie sich Lockerungen angehen liessen. Aus
dem angefochtenen Entscheid geht nicht hervor, dass bisher ein solches Konzept mit
ausreichender Perspektive erarbeitet wurde. Die Sicherheitshaft könnte zudem noch länger andauern. Zusammen mit der bereits erreichten Haftdauer ruft dies umso mehr nach
einer Perspektive für mögliche Vollzugslockerungen. Soweit möglich und sinnvoll, wäre
der Betroffene dabei miteinzubeziehen. Die rechtsstaatlichen Garantien verlangen unter
anderem,  davon  auszugehen,  dass  er  sich  entwickeln  könnte  und  sich  angepasste
Lösungen finden lassen.  Dass sich die Haftbedingungen überhaupt nicht menschenrechtskonform ausgestalten liessen, ist nicht ersichtlich und würde auf eine Kapitulation
des Rechtsstaates hinauslaufen. Lausanne, le 17 décembre 2021
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 3 décembre 2021 (1B_574/2021)
La Cour suprême zurichoise doit se charger d'élaborer un 
concept d'assouplissement du régime de détention
Le Tribunal fédéral admet partiellement le recours formé par un jeune homme, connu
dans toute la Suisse, contre sa détention pour des motifs de sûreté confirmée en
septembre dernier par la Cour suprême du canton de Zurich. La Cour suprême doit
sans délai se charger de l'élaboration d'un concept d'assouplissement du régime de
détention strict en vigueur depuis 2018 dans l'établissement pénitentiaire de Pöschwies. Une remise en liberté de l'intéressé à titre provisoire n'entre pas en ligne de
compte.
Le Ministère public I du canton de Zurich a mené une instruction pénale contre l'intéressé pour tentative de lésions corporelles graves, ainsi que pour de multiples lésions
corporelles simples, de multiples violences et menaces contre les autorités et les fonctionnaires et encore d'autres délits. Le point de départ était un incident survenu en 2017
dans le cadre de l'exécution d'une peine privative de liberté en raison d'une condamnation  antérieure.  Fin  septembre  2017,  la  détention  provisoire  de  l'intéressé,  puis  sa
détention pour motifs de sûreté, ont été ordonnées. En août 2018, le prévenu a été
transféré dans le quartier de sécurité de l'établissement pénitentiaire de Pöschwies. Il a
demandé à plusieurs reprises sa libération. Le 17 septembre 2021, la présidence de la
Cour suprême a rejeté une nouvelle demande de libération immédiate et a ordonné le
maintien de la détention pour des motifs de sûreté. 
Le Tribunal fédéral admet partiellement  le recours formé par  l'intéressé contre cette
décision et renvoie la cause à la Cour suprême pour qu'elle rende une nouvelle décision. La Cour suprême doit sans délai élaborer un concept adapté à la situation en vue
d'un éventuel assouplissement des conditions de détention. Le Tribunal fédéral rejette la
demande de mise en liberté immédiate du recourant, celle-ci n'étant toujours pas envisageable au vu du risque qu'il représente pour la sécurité publique.
Le Tribunal fédéral a déjà enjoint à plusieurs reprises à la Cour suprême, en raison de la
situation particulière du cas d'espèce, de se pencher concrètement sur les conditions de
détention du recourant. La motivation de la décision attaquée est sur le fond à nouveau
unilatérale. La Cour suprême fonde son jugement essentiellement sur les rapports des
autorités et nie toute crédibilité aux expertises privées du recourant ou suppose qu'elles
reposent sur des hypothèses factuelles erronées. Certes, il est manifeste que le recourant n'est pas complètement isolé de l'extérieur. Même s'il ne s'agit pas d'un véritable
régime d'isolement cellulaire, il n'en demeure pas moins que l'exécution de la détention
au sein de l'établissement est encore largement rigoureuse avec des possibilités très
restreintes  d'organiser  son  emploi  du  temps  de  manière  raisonnable.  Ceci  va  à
l'encontre des exigences en matière de détention conformes aux droits de l'homme.
Le recourant représente un danger pour les autres personnes qui ne doit pas être sousestimé, y compris pour le personnel pénitentiaire. Les raisons en sont controversées et
n'ont pas encore été complètement clarifiées. Pour cette raison, le recourant est, dans
le cadre d'une détention pour les besoins d'une procédure pénale, soumis depuis plus
de trois ans à un régime de détention partiellement comparable à celui de l'isolement.
En août dernier, le Tribunal fédéral a demandé à la Cour suprême d'au moins examiner
s'il  existait  un  concept  d'exécution  de  peine  ou  s'il  était  possible  de  déterminer  de
manière suffisante comment des assouplissements peuvent être accordés. Il ne ressort
pas de la décision entreprise qu'à ce jour un tel concept ait été élaboré avec des perspectives suffisantes.  La détention pour des motifs de sûreté pourrait  en outre durer
encore plus longtemps. Cet élément, ajouté à la durée de détention déjà subie, plaide
d’autant  plus  en  faveur  d’une  perspective  d’éventuels  allègements  dans  l'exécution.
Dans la mesure où cela est possible et judicieux, la personne concernée devrait être
impliquée. Les garanties de l’État de droit exigent, entre autres, de supposer qu'il pourrait évoluer et que des solutions appropriées pourraient être trouvées. Partir du principe
que les conditions de détention ne pourront pas être conformes aux droits de l’homme
n'est pas évident et constituerait une capitulation de l’État de droit. Losanna, 17 dicembre 2021
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenza del 3 dicembre 2021 (1B_574/2021)
Il Tribunale di appello zurighese deve adottare un concetto per 
l'allentamento del regime di carcerazione
Il Tribunale federale accoglie parzialmente un ricorso di un giovane uomo, noto in
tutta la Svizzera, contro la carcerazione di sicurezza confermata lo scorso mese di
settembre dal Tribunale di appello del Cantone di Zurigo. Il Tribunale di appello deve
elaborare senza indugio un concetto per l'allentamento del regime di carcerazione,
incisivo,  nel  penitenziario  di  Pöschwies,  che  dura  dal  2018.  Una  scarcerazione
provvisoria dell'interessato non entra tuttavia ancora in considerazione.
Il Ministero pubblico I del Cantone di Zurigo ha condotto un procedimento penale contro
l'interessato  per  tentate  lesioni  gravi,  ripetute  lesioni  semplici,  ripetuta  violenza  e
minaccia contro le autorità e i funzionari, nonché per ulteriori reati. Il punto di partenza è
costituito da un avvenimento accaduto nel 2017 nell'ambito dell'esecuzione di una pena
detentiva per una precedente condanna. Alla fine del mese di settembre del 2017, è
stata  ordinata  contro  l'interessato  la  carcerazione  preventiva  e,  successivamente,  la
carcerazione di sicurezza. Nell'agosto del 2018 è stato trasferito nel reparto di sicurezza
del  penitenziario  di  Pöschwies.  L'interessato  ha  chiesto  diverse  volte  di  essere
scarcerato. Il 17 settembre 2021, la Presidenza del Tribunale di appello zurighese ha
respinto  una  domanda  di  scarcerazione  immediata  ed  ha  nuovamente  ordinato  la
continuazione della carcerazione di sicurezza.
Il Tribunale federale accoglie parzialmente il ricorso dell'interessato contro tale decisione
e  rinvia  la  causa  per  un  nuovo  giudizio  al  Tribunale  di  appello.  Quest'ultimo  dovrà
prontamente  disporre  l'elaborazione  di  un  concetto  adattato  alla  situazione  per  un
possibile allentamento del regime di carcerazione. Il Tribunale federale ha respinto la
domanda di scarcerazione immediata del ricorrente, siccome, a causa del rischio per la
sicurezza ch'egli comporta, essa non entra per il momento ancora in considerazione.
Il Tribunale federale aveva già ripetutamente richiesto al Tribunale di appello, sulla base
della  situazione  particolare,  di  confrontarsi  concretamente  con  le  condizioni  di
carcerazione nella fattispecie. La motivazione del giudizio impugnato è però nuovamente
unilaterale sotto il profilo del contenuto. Il Tribunale di appello fonda la sua decisione
essenzialmente  sui  rapporti  delle  autorità  e  nega  credibilità  alla  perizia  privata
dell'interessato, sia completamente sia ritenendo ch'essa si fonderebbe su presupposti
materiali errati. È vero che l'interessato non è del tutto isolato dall'esterno. Tuttavia,
anche  se  non  si  tratta  propriamente  di  una  carcerazione  in  stato  di  isolamento,
l'esecuzione  avviene  in  modo  ampiamente  protetto  all'interno  dello  stabilimento  e
comporta limitate possibilità di strutturare ragionevolmente il corso della giornata. Ciò è
in  contrasto  con  le  esigenze  di  un'esecuzione  della  detenzione  conforme  ai  diritti
dell'uomo.
Il  ricorrente  costituisce  un  pericolo  da  non  sottovalutare  per  le  altre  persone,  in
particolare per il personale dello stabilimento. Le cause di ciò sono contestate e non
sono finora state chiarite in modo completo. Egli si trova per questo da più di tre anni in
condizione di privazione della libertà del diritto processuale penale,  in un regime di
carcerazione paragonabile almeno in parte a quello in stato di isolamento. Lo scorso
mese di agosto, il Tribunale federale ha esortato il Tribunale di appello ad esaminare
perlomeno se esistesse un concetto di esecuzione o se si delineassero a sufficienza le
modalità di eventuali allentamenti. Dalla sentenza impugnata, non risulta che finora sia
stato  elaborato  un  tale  concetto  con  una  prospettiva  sufficiente.  La  carcerazione  di
sicurezza potrebbe inoltre durare ancora a lungo. Considerata altresì la durata della
carcerazione già eseguita, si impone a maggior ragione di valutare una prospettiva per
possibili  allentamenti.  Nella  misura  in  cui  è  possibile  e  ragionevole,  l'interessato
dovrebbe essere coinvolto. Le garanzie dello Stato di diritto esigono tra l'altro di partire
dal  presupposto  che  un'evoluzione  è  prospettabile  e  che  possono  essere  trovate
soluzioni  adattate.  Non  risulta  che  le  condizioni  di  carcerazione  non  possano
assolutamente essere allestite in modo conforme ai diritti dell'uomo: ciò condurrebbe ad
una capitolazione dello Stato di diritto.