<h2>SubmittedText<h2><p>La guerre en Ukraine, où s'affrontent deux armées régulières engageant massivement des matériels lourds, ne doit-t-elle pas conduire le Conseil fédéral à revoir les priorités de notre politique de sécurité et de notre planification militaire telles qu'elles ressortent entre autres du rapport sur la politique de sécurité de la Suisse et du rapport sur l'avenir des Forces terrestres en y donnant à la guerre conventionnelle la place qu'elle occupe toujours en réalité ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le Conseil fédéral constate dans son rapport de politique de sécurité du novembre 2021 que la menace et l'usage de la violence militaire restent une réalité en Europe, et que l'instabilité et l'imprévisibilité des menaces et dangers ont augmenté. Il relève que la confrontation entre la Russie et les pays occidentaux n'est pas un phénomène passager. Il note également que le risque d'un conflit armé entre ces deux s'est élevé, d'autant plus que la Russie a investi de manière massive dans son potentiel militaire pour pouvoir mener un conflit contre un adversaire conventionnel. Le Conseil fédéral estime que la menace d'une attaque armée contre la Suisse reste peu élevée, malgré les événements dramatiques actuels. Mais cette menace n'a jamais été écartée, d'autant plus que les répercussions seraient graves. Un conflit armé est également identifié comme une menace pour la Suisse dans le rapport sur la politique de sécurité 2021, même si les frontières entre guerre et paix sont de plus en plus floues, comme une expression de la gestion hybride des conflits. Le rapport sur l'avenir des Forces terrestres tient compte de cette évolution des menaces qui se dessine depuis des années. Par conséquent, les capacités des forces terrestres doivent à l'avenir couvrir toutes les menaces dites hybrides, comme on peut la constater dans le cas de l'Ukraine, et ainsi également un conflit armé conventionnel. Il va de soi que le Conseil fédéral examinera les conséquences du conflit actuel sur les arrangements sécuritaires en Europe et les implications pour la politique de sécurité de la Suisse, y compris pour l'armée. Actuellement, les bases pour procéder à une remise à plat font défaut, d'autant plus que l'issue du conflit, les leçons militaires et surtout le futur comportement de la Russie en Europe ne sont pas actuellement prévisibles. En collaboration avec d'autres services fédéraux concernés, lé DDPS analysera les conséquences de ce conflit sur la politique de sécurité et présentera un rapport à ce sujet d'ici fin 2022. </p>