{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2020-10-20", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20201020-78630-12_2020-10-20.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20201020_78630_12:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "83fbfb3b4a363114f05c438e5b2d6480"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20201020_78630_12", "Beeler gegen Schweiz"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 20.10.2020 20201020_78630_12 (Beeler gegen Schweiz)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 20.10.2020 20201020_78630_12 (Beeler gegen Schweiz)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 20.10.2020 20201020_78630_12 (Beeler gegen Schweiz)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>SUISSE: Art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH. Cessation, \u00e0 la majorit\u00e9 du dernier enfant, du paiement de la rente de parent veuf s'occupant \u00e0 plein temps des enfants, lorsque le b\u00e9n\u00e9ficiaire est un homme.\nLa rente de veuve ou de veuf vise \u00e0 affranchir le conjoint survivant de la n\u00e9cessit\u00e9 d'exercer une activit\u00e9 r\u00e9mun\u00e9r\u00e9e, afin qu'il ait le temps de s'occuper de ses enfants. Dans le cas particulier, alors qu'il travaillait avant la mort de son \u00e9pouse, le requ\u00e9rant s'est ensuite occup\u00e9 exclusivement de ses enfants sans pouvoir exercer son m\u00e9tier pendant plus de seize ans, ce qui l'a amen\u00e9 \u00e0 un \u00e2ge o\u00f9 il n'\u00e9tait que difficilement envisageable de r\u00e9int\u00e9grer le march\u00e9 du travail. La rente de veuf a eu un impact sur la mani\u00e8re dont l'int\u00e9ress\u00e9 a organis\u00e9 et am\u00e9nag\u00e9 sa vie familiale (ch. 34-46).\nConclusion: applicabilit\u00e9 de l'art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH.\nLa loi f\u00e9d\u00e9rale sur l'assurance-vieillesse et survivants pr\u00e9voit l'extinction du droit \u00e0 la rente de veuf lorsque le dernier enfant atteint l'\u00e2ge de dix-huit ans, ce qu'elle ne pr\u00e9voit pas pour une veuve. La Cour rappelle que la CEDH est un \u00abinstrument vivant\u00bb \u00e0 interpr\u00e9ter \u00e0 la lumi\u00e8re des conditions de vie actuelles et consid\u00e8re que la pr\u00e9somption selon laquelle l'\u00e9poux entretient financi\u00e8rement son \u00e9pouse, en particulier lorsque celle-ci a des enfants, n'est plus d'actualit\u00e9. En l'esp\u00e8ce, il n'existait pas des \u00abconsid\u00e9rations tr\u00e8s fortes\u00bb propres \u00e0 justifier la diff\u00e9rence de traitement fond\u00e9e sur le sexe, d\u00e9nonc\u00e9e par le requ\u00e9rant (ch. 61-78).\nConclusion: violation de l'art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH.\nN.B.: Affaire pendante devant la Grande Chambre.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>(4. Quartalsbericht 2020)<br>Diskriminierungsverbot (Art. 14 in Verbindung mit Art. 8 EMRK); Streichung der Witwerrente bei Vollj\u00e4hrigkeit des j\u00fcngsten Kindes<br>Der Fall betrifft die Witwerrente, auf die der Beschwerdef\u00fchrer seit der Vollj\u00e4hrigkeit seiner j\u00fcngsten Tochter keinen Anspruch mehr hat, da der Anspruch auf die Witwerrente gem\u00e4ss dem Bundesgesetz \u00fcber die Alters- und Hinterlassenenversicherung (AHVG) anders als die Witwenrente erlischt, sobald das j\u00fcngste Kind das achtzehnte Lebensjahr vollendet hat. Unter Berufung auf Artikel 14 in Verbindung mit Artikel 8 EMRK r\u00fcgte der Beschwerdef\u00fchrer, dass er im Vergleich zu verwitweten M\u00fcttern, die ihre Kinder allein betreuen, diskriminiert wird. Hinsichtlich der Zul\u00e4ssigkeit der Beschwerde stellte der Gerichtshof fest, dass Artikel 8 EMRK anwendbar ist, da die Witwen- und Witwerrente dem \u00fcberlebenden Ehegatten die Organisation seines Familienlebens erm\u00f6glichen soll. Ausserdem befand er, dass der Beschwerdef\u00fchrer im Alter von siebenundf\u00fcnfzig Jahren, als die Rente eingestellt wurde, und neunundf\u00fcnfzig Jahren, als das Bundesgericht sein Urteil verk\u00fcndete, kaum einen Wiedereintritt in den Arbeitsmarkt ins Auge fassen konnte, was sich konkret darauf auswirkte, wie er sein Familienleben hatte organisieren k\u00f6nnen. In der Sache erinnerte das Gericht daran, dass die EMRK ein \u00ablebendiges Instrument\u00bb ist, das im Lichte der heutigen Lebensbedingungen auszulegen ist, und befand, dass die Vermutung, wonach ein Ehemann f\u00fcr den finanziellen Unterhalt seiner Frau sorgt, insbesondere, wenn sie Kinder hat, nicht mehr gilt. Sie darf nicht als Rechtfertigung f\u00fcr die unterschiedliche Behandlung gelten, die der Beschwerdef\u00fchrer erfahren hat. Der Gerichtshof k\u00f6nne nicht zum Schluss gelangen, dass in diesem Fall \u00absehr gewichtige Erw\u00e4gungen\u00bb vorlagen, die die vom Beschwerdef\u00fchrer beanstandete Ungleichbehandlung aufgrund des Geschlechts rechtfertigen k\u00f6nnten. Dementsprechend stellte er fest, dass die Regierung keine vern\u00fcnftige Begr\u00fcndung f\u00fcr die Ungleichbehandlung des Beschwerdef\u00fchrers geliefert hatte. Verletzung von Artikel 14 in Verbindung mit Artikel 8 EMRK (einstimmig)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>SUISSE: Art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH. Cessation, \u00e0 la majorit\u00e9 du dernier enfant, du paiement de la rente de parent veuf s'occupant \u00e0 plein temps des enfants, lorsque le b\u00e9n\u00e9ficiaire est un homme.\nLa rente de veuve ou de veuf vise \u00e0 affranchir le conjoint survivant de la n\u00e9cessit\u00e9 d'exercer une activit\u00e9 r\u00e9mun\u00e9r\u00e9e, afin qu'il ait le temps de s'occuper de ses enfants. Dans le cas particulier, alors qu'il travaillait avant la mort de son \u00e9pouse, le requ\u00e9rant s'est ensuite occup\u00e9 exclusivement de ses enfants sans pouvoir exercer son m\u00e9tier pendant plus de seize ans, ce qui l'a amen\u00e9 \u00e0 un \u00e2ge o\u00f9 il n'\u00e9tait que difficilement envisageable de r\u00e9int\u00e9grer le march\u00e9 du travail. La rente de veuf a eu un impact sur la mani\u00e8re dont l'int\u00e9ress\u00e9 a organis\u00e9 et am\u00e9nag\u00e9 sa vie familiale (ch. 34-46).\nConclusion: applicabilit\u00e9 de l'art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH.\nLa loi f\u00e9d\u00e9rale sur l'assurance-vieillesse et survivants pr\u00e9voit l'extinction du droit \u00e0 la rente de veuf lorsque le dernier enfant atteint l'\u00e2ge de dix-huit ans, ce qu'elle ne pr\u00e9voit pas pour une veuve. La Cour rappelle que la CEDH est un \u00abinstrument vivant\u00bb \u00e0 interpr\u00e9ter \u00e0 la lumi\u00e8re des conditions de vie actuelles et consid\u00e8re que la pr\u00e9somption selon laquelle l'\u00e9poux entretient financi\u00e8rement son \u00e9pouse, en particulier lorsque celle-ci a des enfants, n'est plus d'actualit\u00e9. En l'esp\u00e8ce, il n'existait pas des \u00abconsid\u00e9rations tr\u00e8s fortes\u00bb propres \u00e0 justifier la diff\u00e9rence de traitement fond\u00e9e sur le sexe, d\u00e9nonc\u00e9e par le requ\u00e9rant (ch. 61-78).\nConclusion: violation de l'art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH.\nN.B.: Affaire pendante devant la Grande Chambre.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(4\u00e8me rapport trimestriel 2020)<br>Interdiction de discrimination (art. 14 combin\u00e9 avec art. 8 CEDH) ; suppression de la rente d'un veuf \u00e0 la majorit\u00e9 de son dernier enfant. <br>L'affaire concerne la rente de veuf \u00e0 laquelle le requ\u00e9rant n'a plus eu droit depuis que sa fille cadette a atteint la majorit\u00e9, la loi f\u00e9d\u00e9rale sur l'assurance-vieillesse et survivants (LAVS) pr\u00e9voyant l'extinction du droit \u00e0 la rente de veuf lorsque le dernier enfant atteint l'\u00e2ge de dix-huit ans, ce qu'elle ne pr\u00e9voit pas envers une veuve. Invoquant l'article 14 combin\u00e9 avec l'article 8 CEDH, le requ\u00e9rant se plaint d'\u00eatre victime d'une discrimination par rapport aux m\u00e8res veuves assumant seules la charge de leurs enfants. En ce qui concerne la recevabilit\u00e9 de la requ\u00eate, la Cour a estim\u00e9 que le grief du requ\u00e9rant rel\u00e8ve du champ d'application de l'article 8 CEDH puisque la rente de veuve et de veuf vise \u00e0 permettre au conjoint survivant d'organiser sa vie familiale. De plus, elle a estim\u00e9 qu'\u00e2g\u00e9 de cinquante-sept ans au moment de l'arr\u00eat du versement de la rente et de cinquante-neuf ans lorsque le tribunal f\u00e9d\u00e9ral a rendu son arr\u00eat, le requ\u00e9rant pouvait difficilement envisager une r\u00e9int\u00e9gration du march\u00e9 du travail, ce qui a eu un impact concret sur la mani\u00e8re dont il a pu organiser sa vie familiale. Sur le fond, la Cour a rappel\u00e9 que la Convention est un \u00ab instrument vivant \u00bb \u00e0 interpr\u00e9ter \u00e0 la lumi\u00e8re des conditions de vie actuelles et a consid\u00e9r\u00e9 que la pr\u00e9somption selon laquelle l'\u00e9poux entretient financi\u00e8rement son \u00e9pouse, en particulier lorsque celle-ci a des enfants, n'est plus d'actualit\u00e9. Elle ne saurait justifier la diff\u00e9rence de traitement dont le requ\u00e9rant a \u00e9t\u00e9 victime. La Cour ne saurait conclure qu'il existait en l'esp\u00e8ce des \u00ab consid\u00e9rations tr\u00e8s fortes \u00bb propres \u00e0 justifier la diff\u00e9rence de traitement fond\u00e9e sur le sexe, d\u00e9nonc\u00e9e par le requ\u00e9rant. En cons\u00e9quence, elle a observ\u00e9 que le Gouvernement n'a pas fourni de justification raisonnable \u00e0 l'in\u00e9galit\u00e9 de traitement dont le requ\u00e9rant a \u00e9t\u00e9 victime. Violation de l'article 14 combin\u00e9 avec l'article 8 CEDH (unanimit\u00e9)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>SUISSE: Art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH. Cessation, \u00e0 la majorit\u00e9 du dernier enfant, du paiement de la rente de parent veuf s'occupant \u00e0 plein temps des enfants, lorsque le b\u00e9n\u00e9ficiaire est un homme.\nLa rente de veuve ou de veuf vise \u00e0 affranchir le conjoint survivant de la n\u00e9cessit\u00e9 d'exercer une activit\u00e9 r\u00e9mun\u00e9r\u00e9e, afin qu'il ait le temps de s'occuper de ses enfants. Dans le cas particulier, alors qu'il travaillait avant la mort de son \u00e9pouse, le requ\u00e9rant s'est ensuite occup\u00e9 exclusivement de ses enfants sans pouvoir exercer son m\u00e9tier pendant plus de seize ans, ce qui l'a amen\u00e9 \u00e0 un \u00e2ge o\u00f9 il n'\u00e9tait que difficilement envisageable de r\u00e9int\u00e9grer le march\u00e9 du travail. La rente de veuf a eu un impact sur la mani\u00e8re dont l'int\u00e9ress\u00e9 a organis\u00e9 et am\u00e9nag\u00e9 sa vie familiale (ch. 34-46).\nConclusion: applicabilit\u00e9 de l'art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH.\nLa loi f\u00e9d\u00e9rale sur l'assurance-vieillesse et survivants pr\u00e9voit l'extinction du droit \u00e0 la rente de veuf lorsque le dernier enfant atteint l'\u00e2ge de dix-huit ans, ce qu'elle ne pr\u00e9voit pas pour une veuve. La Cour rappelle que la CEDH est un \u00abinstrument vivant\u00bb \u00e0 interpr\u00e9ter \u00e0 la lumi\u00e8re des conditions de vie actuelles et consid\u00e8re que la pr\u00e9somption selon laquelle l'\u00e9poux entretient financi\u00e8rement son \u00e9pouse, en particulier lorsque celle-ci a des enfants, n'est plus d'actualit\u00e9. En l'esp\u00e8ce, il n'existait pas des \u00abconsid\u00e9rations tr\u00e8s fortes\u00bb propres \u00e0 justifier la diff\u00e9rence de traitement fond\u00e9e sur le sexe, d\u00e9nonc\u00e9e par le requ\u00e9rant (ch. 61-78).\nConclusion: violation de l'art. 14 combin\u00e9 avec l'art. 8 CEDH.\nN.B.: Affaire pendante devant la Grande Chambre.\n<br> Sintesi dell'UFG\n<br>(4\u00b0 rapporto trimestriale 2020)<br>Divieto di discriminazione (art. 14 in combinato disposto con l'art. 8 CEDU); soppressione della rendita vedovile al raggiungimento della maggiore et\u00e0 della figlia pi\u00f9 giovane. <br>La causa riguarda la rendita vedovile alla quale il ricorrente non ha pi\u00f9 avuto diritto dopo che la sua figlia pi\u00f9 giovane aveva raggiunto la maggiore et\u00e0, poich\u00e9 la legge federale sull'assicurazione per la vecchiaia e per i superstiti (LAVS) prevede l'estinzione del diritto alla rendita di vedovo quando l'ultimo figlio raggiunge l'et\u00e0 di 18 anni, mentre tale estinzione non \u00e8 prevista per una vedova. Adducendo l'articolo 14 in combinato disposto con l'articolo 8 CEDU, il ricorrente censura di essere stato vittima di una discriminazione rispetto alle madri vedove che si prendono a carico da sole dei figli. Per quanto riguarda la ricevibilit\u00e0 del ricorso, la Corte ha ritenuto che la censura del ricorrente rientra nel campo d'applicazione dell'articolo 8 CEDU poich\u00e9 la rendita vedovile mira a permettere al coniuge sopravvissuto di organizzare la vita familiare. Inoltre, ha valutato che avendo 57 anni al momento del blocco del versamento della rendita e 59 anni al momento della decisione del Tribunale federale, il ricorrente poteva difficilmente reintegrarsi nel mercato del lavoro, il che ha avuto conseguenze concrete sul modo di organizzare la vita familiare. Nel merito, la Corte ha ricordato che la Convenzione \u00e8 uno \u00abstrumento vivo\u00bb da interpretare alla luce delle condizioni di vita attuali e ha osservato che la presunzione secondo cui il marito sostiene finanziariamente sua moglie, in particolare quando hanno figli, non \u00e8 pi\u00f9 attuale. Tale presunzione non pu\u00f2 quindi giustificare la disparit\u00e0 di trattamento di cui il ricorrente \u00e8 stato vittima. La Corte non ha ritenuto che nel caso specifico esistessero \u00abmotivi molto validi\u00bb in grado di giustificare la disparit\u00e0 di trattamento basata sul sesso, denunciata dal ricorrente. Di conseguenza ha osservato che il Governo non ha fornito giustificazioni ragionevoli per la disparit\u00e0 di trattamento di cui il ricorrente \u00e8 stato vittima. Violazione dell'articolo 14 in combinato disposto con l'articolo 8 CEDU (unanimit\u00e0)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:40", "Checksum": "000a72c421c3b4239085931049f42658"}