<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para">6B_336/2010 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 6 septembre 2010 </div> <div class="para">Cour de droit pénal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. et Mme les Juges Schneider, Juge présidant, </div> <div class="para">Wiprächtiger et Jacquemoud-Rossari. </div> <div class="para">Greffière: Mme Paquier-Boinay. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">X.________, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. Procureur général du canton de Genève, Place du Bourg-de-Four 1, 1204 Genève, </div> <div class="para">2. A.________, </div> <div class="para">3. B.________, </div> <div class="para">intimés. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Ordonnance de classement (escroquerie, etc.), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'ordonnance de la Chambre d'accusation du canton de Genève du 7 avril 2010. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Faits: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">A. </div> <div class="para">Par ordonnance du 16 février 2010, le Procureur général du canton de Genève a classé la plainte formée le 19 août 2009 par X.________ contre A.________ et B.________ pour escroquerie, faux certificat médical et subsidiairement faux dans les titres. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B. </div> <div class="para">Par ordonnance du 7 avril 2010, la Chambre d'accusation genevoise a rejeté le recours interjeté par X.________ contre cette décision, qu'il a confirmée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">C. </div> <div class="para">X.________ forme un recours contre cette ordonnance. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant en droit: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Lorsque, comme en l'espèce, il ne se plaint pas d'une infraction qui l'ait directement atteint dans son intégrité physique, psychique ou sexuelle, le lésé ne bénéficie pas du statut procédural de victime, au sens des <span class="artref"><artref id="CH/312.5/1" type="start"></artref>art. 1 et 37 LAVI</span><artref id="CH/312.5/37" type="end"></artref> ainsi que 81 al. 1 let. b ch. 5 LTF. Il n'a dès lors pas qualité pour recourir au fond contre le refus des autorités de poursuite ou de jugement d'exercer ou d'admettre l'action pénale (voir <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=06.09.2010&amp;to_date=25.09.2010&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F136-IV-41%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page41">ATF 136 IV 41</a> consid. 1.7.2 p. 39 s.). À moins qu'il ne prétende qu'on lui a dénié à tort le droit de porter plainte pour une infraction qui ne se poursuit pas d'office (cf. art. 81 al. 1 let. b ch. 6 LTF) ou qu'il ne dispose d'un droit constitutionnel aux poursuites, le simple lésé, qui n'a pas la qualité de victime au sens de la LAVI, a exclusivement vocation à obtenir l'annulation d'une décision relative à la conduite de l'action pénale lorsque celle-ci a été rendue en violation de droits que la loi de procédure applicable ou le droit constitutionnel lui reconnaît comme partie à la procédure, si cette violation équivaut à un déni de justice formel (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=06.09.2010&amp;to_date=25.09.2010&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-IV-228%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page228">ATF 133 IV 228</a> consid. 2 p. 229 ss; arrêt 6B_274/2009 du 16 février 2010 consid. 3.1 et les références). En toute autre hypothèse, le recours du lésé est, en l'état de la législation, irrecevable. Par ailleurs, le Tribunal fédéral ne sanctionne une violation de droits fondamentaux que si ce moyen est invoqué par le recourant (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>). Les exigences de motivation de l'acte de recours correspondent à celles de l'<span class="artref">art. 90 al. 1 let. b OJ</span> (FF 2001 p. 4142), ce qui suppose que les moyens soient expressément soulevés et exposés de manière claire et détaillée dans le mémoire de recours (voir <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=06.09.2010&amp;to_date=25.09.2010&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F130-I-258%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page258">ATF 130 I 258</a> consid. 1.3 p. 261 s.). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Pour l'essentiel, le recourant cherche à substituer sa propre appréciation des faits à celle de l'autorité cantonale, qu'il qualifie de partiale. Un tel grief n'est pas recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Par ailleurs, le recourant reproche à la caisse de chômage qui a octroyé des prestations à l'intimée n° 2 d'avoir violé la loi sur le chômage. Dans la mesure où le recourant entendrait en tirer un grief, ce dernier, dirigé contre une décision qui ne fait pas l'objet de la présente procédure et ne tendant pas à assurer le respect d'un droit qui serait reconnu au recourant en tant que partie, ne serait de toute évidence pas recevable non plus. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">En outre, invoquant l'<span class="artref">art. 107 A CPP</span> GE, le recourant fait valoir que l'autorité cantonale aurait violé le droit d'être entendu en refusant de procéder à son audition ainsi qu'à celle de l'intimée n° 2. </div> <div class="para">Ce grief n'est pas recevable en tant qu'il porte sur un refus d'entendre l'intimée n° 2 car le droit d'être entendu reconnu au recourant en tant que partie à la procédure est celui de se prononcer personnellement ainsi que d'interroger ou de faire interroger des témoins. Or le recourant ne prétend pas avoir sollicité l'audition de la personne en question. </div> <div class="para">Par ailleurs, il faut relever d'emblée que la disposition de procédure cantonale invoquée par le recourant ne confère pas de droit d'être entendu mais indique les droits qui sont reconnus à la personne entendue par la police. Elle n'offre donc pas une garantie supérieure à celle du droit fédéral. </div> <div class="para">De jurisprudence constante, le droit d'être entendu garanti par l'<span class="artref">art. 29 al. 2 Cst.</span> n'implique pas que l'intéressé puisse s'exprimer oralement devant l'autorité appelée à statuer. Il suffit qu'il ait l'occasion de le faire par écrit (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=38&amp;from_date=06.09.2010&amp;to_date=25.09.2010&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-I-140%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page140">ATF 134 I 140</a> consid. 5.3 p. 148). Dès lors, le seul fait que le recourant n'ait pas été auditionné personnellement par le Procureur ne justifie pas l'annulation de la décision entreprise. En effet, le recourant a eu l'occasion de s'exprimer dans sa plainte puis dans le recours qu'il a adressé à la Chambre d'accusation cantonale. Le grief est dès lors infondé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">5. </div> <div class="para">Vu l'issue de la procédure, les frais doivent être mis à la charge du recourant qui succombe (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est rejeté dans la mesure où il est recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 2000 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et à la Chambre d'accusation du canton de Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 6 septembre 2010 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Cour de droit pénal </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">Le Juge présidant: La Greffière: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Schneider Paquier-Boinay </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>