<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">[AZA 7] </div> <div class="para">U 368/00 Mh </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">IIe Chambre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">composée des Juges fédéraux Lustenberger, Président, Meyer </div> <div class="para">et Ferrari; von Zwehl, Greffière </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 31 juillet 2001 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">dans la cause </div> <div class="para"> </div> <div class="para">A.________, recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Bâloise Compagnie d'Assurances, Aeschengraben 21, </div> <div class="para">4051 Bâle, intimée, représentée par Maître Jacques Bonfils, </div> <div class="para">avocat, rue Lécheretta 11, 1630 Bulle, </div> <div class="para">et </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Tribunal administratif du canton de Fribourg, Givisiez </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">A.- A.________ a travaillé comme collaborateur au </div> <div class="para">service externe de la compagnie d'assurances La Bâloise </div> <div class="para">(ci-après : la Bâloise). A ce titre, il était assuré contre </div> <div class="para">le risque d'accidents professionnels et non professionnels </div> <div class="para">auprès de son employeur. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le 22 juin 1993, alors qu'il prenait une douche, il a </div> <div class="para">glissé et s'est heurté la tête et la nuque contre la </div> <div class="para">baignoire. Consulté immédiatement après, le docteur </div> <div class="para">B.________, spécialiste FMH en médecine interne, a posé le </div> <div class="para">diagnostic de distorsion cervicale avec irradiation dans la </div> <div class="para">colonne dorsale et attesté une incapacité de travail de </div> <div class="para">100 % (rapport médical initial LAA du 26 juin 1993). Deux </div> <div class="para">jours plus tard, A.________ s'est plaint, en sus des </div> <div class="para">douleurs occipito-cervicales qu'il avait déjà signalées à </div> <div class="para">son médecin traitant, d'une paralysie faciale gauche et de </div> <div class="para">troubles de la vue. L'assuré a alors subi diverses investigations </div> <div class="para">médicales qui n'ont révélé aucune anomalie particulière, </div> <div class="para">hormis des troubles statiques dorsaux modérés et </div> <div class="para">une probable migraine ophtalmique (cf. les rapports des </div> <div class="para">docteurs C.________, D.________ et E.________, radiologues, </div> <div class="para">F.________, ophtalmologue, G.________, médecin-chef de la </div> <div class="para">Clinique neurologique de l'Hôpital X.________). Son état </div> <div class="para">s'étant amélioré, A.________ a repris le travail à 50 % le </div> <div class="para">27 septembre 1993 jusqu'au 20 mai 1994; à partir de cette </div> <div class="para">date, il cessé totalement de travailler. Dès le mois de </div> <div class="para">novembre 1994, il s'est soumis à un traitement psychiatrique </div> <div class="para">auprès du docteur H.________. </div> <div class="para">Pour faire le point sur la situation médicale de </div> <div class="para">l'assuré, la Bâloise a confié une expertise au professeur </div> <div class="para">I.________, du service de neurologie Y.________. Ce médecin </div> <div class="para">a constaté une amélioration du status neurologique de </div> <div class="para">l'intéressé tout en notant une péjoration de son état de </div> <div class="para">santé, due à l'apparition progressive de troubles psychiques </div> <div class="para">(anxiété, apragmatisme associé à des phénomènes hallucinatoires </div> <div class="para">et cénestopathies); ces troubles pouvaient, </div> <div class="para">selon lui, être mis sur le compte de l'accident dès lors </div> <div class="para">que celui-ci avait «impliqu(é) une atteinte du système nerveux </div> <div class="para">central et périphérique d'une certaine gravité»; à </div> <div class="para">long terme, il réservait toutefois ses conclusions (rapport </div> <div class="para">du 27 mars 1995). Par la suite, A.________ a été licencié </div> <div class="para">par son employeur et s'est vu accorder une rente d'invalidité </div> <div class="para">entière par l'AI à raison de troubles psychiques </div> <div class="para">(décision du 29 mai 1996). </div> <div class="para">La Bâloise a alors mandaté le Centre V.________ pour </div> <div class="para">une nouvelle expertise. Dans leur rapport du 5 mai 1997, </div> <div class="para">les docteurs J.________, neurologue, et K.________, psychiatre, </div> <div class="para">sont parvenus à la conclusion que les troubles </div> <div class="para">présentés par l'assuré aussi bien sur le plan somatique que </div> <div class="para">psychiatrique n'étaient plus en relation de causalité </div> <div class="para">naturelle avec l'accident du 22 juin 1993; l'évolution du </div> <div class="para">cas vers une décompensation psychotique ne pouvait s'expliquer </div> <div class="para">que par des facteurs de personnalité préexistants. </div> <div class="para">Invité à s'exprimer, le docteur H.________ s'est déclaré </div> <div class="para">étonné des conclusions auxquels aboutissaient les experts; </div> <div class="para">à ses yeux, l'existence d'un lien de causalité naturelle ne </div> <div class="para">faisait aucun doute (lettre à la Bâloise du 19 mai 1997). </div> <div class="para">Se fondant sur l'expertise du 5 mai 1997, la Bâloise a </div> <div class="para">rendu une décision, le 14 juillet 1997, par laquelle elle a </div> <div class="para">supprimé ses prestations (indemnité journalière et prise en </div> <div class="para">charge du traitement médical) à partir du 1er août 1997 et </div> <div class="para">refusé d'allouer une indemnité pour atteinte à l'intégrité. </div> <div class="para">Saisie d'une opposition, elle l'a écartée par décision du </div> <div class="para">23 octobre 1997. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B.- Par jugement du 13 juillet 2000, la Cour des </div> <div class="para">assurances sociales du Tribunal administratif du canton de </div> <div class="para">Fribourg a rejeté le recours formé par l'assuré contre la </div> <div class="para">décision sur opposition de la Bâloise. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">C.- A.________ interjette recours de droit administratif </div> <div class="para">contre ce jugement dont il requiert l'annulation en </div> <div class="para">tant qu'il «ni(e) le lien de causalité naturelle et adéquate </div> <div class="para">entre l'accident et le dommage causé». Il demande en </div> <div class="para">outre la mise en oeuvre d'une nouvelle expertise ainsi que </div> <div class="para">le bénéfice de l'assistance judiciaire gratuite. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Bâloise conclut au rejet du recours, tandis que </div> <div class="para">l'Office fédéral des assurances ne s'est pas déterminé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant en droit : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1.- Selon les nombreuses pièces médicales au dossier, </div> <div class="para">on peut retenir que le recourant ne subit plus d'incapacité </div> <div class="para">de travail à raison d'éventuelles séquelles physiques imputables </div> <div class="para">à l'accident du 22 juin 1993 (voir notamment les </div> <div class="para">expertises des 27 mars 1995 et 5 mai 1997 qui sont tout à </div> <div class="para">fait concordantes sur ce point). Dès lors, seuls les troubles </div> <div class="para">d'ordre psychique dont il est indéniable que le recourant </div> <div class="para">est affecté, sont susceptibles, le cas échéant, de </div> <div class="para">justifier des prestations d'assurance à charge de l'intimée </div> <div class="para">au-delà du 31 juillet 1997. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2.- a) Les premiers juges et l'intimée se sont fondés </div> <div class="para">sur l'expertise du docteur K.________ pour considérer que </div> <div class="para">la décompensation psychotique du recourant ne s'inscrivait </div> <div class="para">pas dans une relation de causalité naturelle avec l'accident </div> <div class="para">du 22 juin 1993. La juridiction cantonale a accordé </div> <div class="para">d'autant plus de poids à cette expertise qu'en cours de </div> <div class="para">procédure, il est ressorti que le recourant avait déjà présenté, </div> <div class="para">quelques trois ans auparavant, des troubles analogues </div> <div class="para">à ceux constatés consécutivement à sa chute dans la </div> <div class="para">baignoire (rapport du 19 septembre 1990 du docteur </div> <div class="para">L.________, psychiatre au Centre psycho-social Z.________); </div> <div class="para">cet élément supplémentaire confirmait ainsi la justesse de </div> <div class="para">l'évaluation de l'expert, qui avait rendu ses conclusions </div> <div class="para">en partant du postulat que le recourant n'avait pas d'antécédents </div> <div class="para">psychologiques particuliers. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">b) A.________ critique l'expertise précitée et lui oppose </div> <div class="para">l'opinion du professeur I.________ ainsi que celle de </div> <div class="para">son médecin-traitant psychiatre, le docteur H.________. Il </div> <div class="para">fait valoir qu'avant son accident, il était en parfaite </div> <div class="para">santé psychique; la consultation psychiatrique qu'il avait </div> <div class="para">demandé en 1990 était un épisode isolé dans sa vie et sans </div> <div class="para">relation avec ses troubles actuels. Enfin, il soutient </div> <div class="para">avoir été victime d'un coup du lapin et invoque la jurisprudence </div> <div class="para">y relative. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3.- Selon le docteur K.________, la causalité </div> <div class="para">naturelle n'est pas donnée car, explique-t-il, «nous ne </div> <div class="para">connaissons aucune situation d'accident relativement banal </div> <div class="para">comme celui de A.________ qui puisse être à l'origine d'une </div> <div class="para">pathologie psychotique sans que l'on fasse appel à des facteurs </div> <div class="para">de personnalité préexistants»; aux yeux de l'expert, </div> <div class="para">ceux-ci seraient «déterminants à 100 %» (expertise p. 19). </div> <div class="para">Cette opinion ne saurait toutefois être suivie sans </div> <div class="para">autre examen. En effet, d'après les constatations effectuées </div> <div class="para">par le docteur H.________, si «la personnalité de </div> <div class="para">l'expertisé est (certes) un élément capital pour son </div> <div class="para">évolution psychotique, l'accident et les suites qu'il a </div> <div class="para">entraîné n'en demeurent pas moins le facteur déclenchant». </div> <div class="para">Selon la jurisprudence, ce constat suffit pour qu'on puisse </div> <div class="para">admettre l'existence un lien de causalité naturelle (ATF </div> <div class="para">119 V 337 consid. 1, 118 V 289 consid. 1b et les références). </div> <div class="para">Or, on ne voit pas très bien sur quoi le docteur </div> <div class="para">K.________ se fonde pour affirmer que l'accident n'aurait </div> <div class="para">joué aucun rôle dans l'apparition des troubles psychiques </div> <div class="para">du recourant. De plus, l'histoire personnelle de A.________ </div> <div class="para">est peu développée dans le rapport d'expertise et n'a pas </div> <div class="para">fait l'objet d'une analyse poussée de la part de l'expert. </div> <div class="para">A tout le moins, les objections formulées par le docteur </div> <div class="para">H.________ mériteraient qu'on procède à de plus amples </div> <div class="para">investigations sur ce point. On peut toutefois y renoncer. </div> <div class="para">En effet, même si une causalité naturelle entre la décompensation </div> <div class="para">psychique et l'accident était établie, l'intimée </div> <div class="para">ne serait de toute façon tenue à prestations que pour </div> <div class="para">autant que fussent également réunis les critères particuliers </div> <div class="para">posés par la jurisprudence pour admettre l'existence </div> <div class="para">d'un lien de causalité adéquate. Tel n'est pas le cas en </div> <div class="para">l'espèce, comme on le verra ci-après. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">4.- Lors de troubles d'ordre psychique consécutifs à </div> <div class="para">un accident, l'appréciation de la causalité adéquate se </div> <div class="para">fonde sur des critères différents selon que l'assuré a été </div> <div class="para">victime ou non d'un traumatisme de type «coup du lapin» à </div> <div class="para">la colonne cervicale, d'un traumatisme analogue (SVR 1995 </div> <div class="para">UV n° 23 p. 67 consid. 2) ou d'un traumatisme crânio-cérébral. </div> <div class="para">En effet, lorsque l'existence d'un tel traumatisme </div> <div class="para">est établie, il faut, si l'accident est de gravité moyenne, </div> <div class="para">examiner le caractère adéquat du lien de causalité en se </div> <div class="para">fondant sur les critères énumérés aux <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=15.07.2001&amp;to_date=03.08.2001&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F117-V-359%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page366">ATF 117 V 366</a> sv. </div> <div class="para">consid. 6a et 382 sv. consid. 4b, sans qu'il soit décisif </div> <div class="para">de savoir si les troubles dont est atteint l'assuré sont </div> <div class="para">plutôt de nature somatique ou psychique (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=15.07.2001&amp;to_date=03.08.2001&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F117-V-359%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page367">ATF 117 V 367</a> consid. </div> <div class="para">6a, dernier paragraphe; RAMA 1999 n° U 341 p. 408 sv. </div> <div class="para">consid. 3b). En revanche, dans les autres cas, l'examen du </div> <div class="para">caractère adéquat du lien de causalité doit se faire, pour </div> <div class="para">un accident de gravité moyenne, sur la base des critères </div> <div class="para">énumérés aux <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=15.07.2001&amp;to_date=03.08.2001&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F115-V-133%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page140">ATF 115 V 140</a> consid. 6c/aa et 409 consid. </div> <div class="para">5c/aa. </div> <div class="para">Toutefois, lorsque des lésions appartenant spécifiquement </div> <div class="para">au tableau clinique des séquelles d'un accident de ce </div> <div class="para">type ou d'un traumatisme analogue, bien qu'en partie établies, </div> <div class="para">sont reléguées au second plan en raison de l'existence </div> <div class="para">d'un problème important de nature psychique, le lien </div> <div class="para">de causalité adéquate doit être apprécié à la lumière des </div> <div class="para">principes applicables en cas de troubles psychiques consécutifs </div> <div class="para">à un accident (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=15.07.2001&amp;to_date=03.08.2001&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F123-V-98%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page99">ATF 123 V 99</a> consid. 2a et les références; </div> <div class="para">RAMA 1995 p. 115 ch. 6). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">b) Contrairement à ce que soutient le recourant, aucun </div> <div class="para">médecin n'a fait état d'un traumatisme de type «coup du lapin», </div> <div class="para">mais on peut se demander si l'on ne se trouve pas en </div> <div class="para">présence d'un traumatisme analogue. En effet, le docteur </div> <div class="para">B.________ a posé le diagnostic de «distorsion cervicale»; </div> <div class="para">quant au professeur I.________, il a relevé «un TCC avec </div> <div class="para">brève commotion cérébrale et distorsion cervicale sur antéflexion» </div> <div class="para">(expertise du 27 mars 1995). Il n'est toutefois </div> <div class="para">pas utile d'examiner ce point plus avant. </div> <div class="para">En effet, six mois au plus tard après la survenance de </div> <div class="para">l'accident et lors même que les troubles résultant du choc </div> <div class="para">(céphalées, vision diminuée, paralysie faciale) avaient </div> <div class="para">régressé au point de permettre au recourant de reprendre le </div> <div class="para">travail, ce dernier a commencé à développer des problèmes </div> <div class="para">d'ordre psychique qui sont rapidement passés au premier </div> <div class="para">plan de sa symptomatologie. Cette évolution a été unanimement </div> <div class="para">constatée par tous les médecins qui ont examiné l'assuré. </div> <div class="para">En toute hypothèse, il y a ainsi lieu d'appliquer la </div> <div class="para">jurisprudence topique en matière de troubles psychiques </div> <div class="para">consécutifs à un accident (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=15.07.2001&amp;to_date=03.08.2001&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F123-V-98%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page99">ATF 123 V 99</a>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">c) Compte de son déroulement et de ses conséquences, </div> <div class="para">l'accident incriminé doit être rangé dans la catégorie des </div> <div class="para">accidents de gravité moyenne. Or, on ne voit pas que la </div> <div class="para">chute subie par le recourant fût particulièrement impressionnante </div> <div class="para">ou dramatique. Quant à la durée du traitement </div> <div class="para">médical et de l'incapacité de travail, elle n'apparaît pas </div> <div class="para">non plus spécialement longue, dès lors que l'évolution a </div> <div class="para">été favorable en ce qui concerne les seules lésions somatiques </div> <div class="para">de l'accident. Enfin, il n'y a eu ni erreur médicale </div> <div class="para">ni complication dans le processus de guérison. </div> <div class="para">Les critères retenus par la jurisprudence pour admettre </div> <div class="para">un lien de causalité adéquate entre un accident de gravité </div> <div class="para">moyenne et des troubles psychiques font donc défaut. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">5.- Il en découle que l'intimée était en droit, par sa </div> <div class="para">décision sur opposition du 23 octobre 1997, de supprimer </div> <div class="para">ses prestations d'assurance et de refuser l'allocation </div> <div class="para">d'une indemnité pour atteinte à l'intégrité. </div> <div class="para">Le recours est mal fondé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">6.- S'agissant d'un litige qui porte sur l'octroi ou </div> <div class="para">le refus de prestations d'assurance, la procédure est gratuite </div> <div class="para">(<span class="artref">art. 134 OJ</span>). Partant, la requête du recourant </div> <div class="para">tendant à l'octroi de l'assistance judiciaire gratuite est </div> <div class="para">sans objet. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances </div> <div class="para"> </div> <div class="para">p r o n o n c e : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">I. Le recours est rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">II. Il n'est pas perçu de frais de justice. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">III. Le présent arrêt sera communiqué aux parties, au </div> <div class="para">Tribunal administratif du canton de Fribourg, Cour des </div> <div class="para">assurances sociales, et à l'Office fédéral des assurances </div> <div class="para">sociales. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lucerne, le 31 juillet 2001 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom du </div> <div class="para">Tribunal fédéral des assurances </div> <div class="para">Le Président de la IIe Chambre : </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>