Lausanne, 8. September 2014
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 4. September 2014 (1C_372/2014, 1C_373/2014)
Einheitskasse: Beschwerden gegen Beiträge in KrankenkassenPublikationen abgewiesen
Die Äusserungen zur Einheitskasse in den Kundenmagazinen von mehreren grossen  
Krankenversicherungen erscheinen nicht geeignet, das Resultat der Abstimmung  
vom kommenden 28. September über die Initiative "Für eine öffentliche Krankenkasse" wesentlich zu beeinflussen. Das Bundesgericht weist die Stimmrechtsbeschwerden von zwei Personen ab.
Sieben grosse Krankenkassen haben in ihren Kundenmagazinen und Newslettern von  
Januar bis Juni 2014 mit Artikeln und Interviews über die Initiative "Für eine öffentliche  
Krankenkasse" informiert. Zwei Personen aus den Kantonen Basel-Stadt und Bern  
haben dagegen Beschwerde beim Bundesgericht eingereicht. Sie machen geltend, dass  
die Krankenkassen mit einseitigen Informationen die Abstimmungsfreiheit verletzen  
würden.
Das Bundesgericht weist die beiden Stimmrechtsbeschwerden ab, soweit es darauf  
eintritt. Gemäss dem Urteil nehmen Krankenkassen im Bereich der obligatorischen  
Krankenpflegeversicherung staatliche Aufgaben wahr. Sie müssen deshalb bei Interventionen im Vorfeld von Abstimmungen die gleichen Regeln beachten wie Behörden  
und sind damit an die Grundsätze der Sachlichkeit, der Transparenz und der Verhältnismässigkeit gebunden. Letzteres bedeutet insbesondere, dass sie sich Zurückhaltung  
auferlegen und nicht als bestimmender Akteur einer Kampagne auftreten dürfen. Weil  
die Abstimmung über die Einheitskasse die Krankenkassen in qualifizierter Weise betrifft, sind sie allerdings nicht zu politischer Neutralität verpflichtet. Vielmehr dürfen sie  
im Abstimmungskampf mit sachlichen Argumenten ihren eigenen Standpunkt vertreten.
In seinen Erwägungen weist das Bundesgericht zwar darauf hin, dass jedenfalls ein  
Dossier zu einseitig war und sich über die Sachlichkeit weiterer Beiträge in den  
angefochtenen Publikationen streiten lässt. Diese sind jedoch klar als Stellungnahmen  
von Organisationen zu erkennen, die von der Initiative betroffen sind. Angesichts der  
intensiv  geführten  Diskussion  um  die  Einheitskasse,  in  der  auch  einflussreiche  
Befürworter der Initiative zu Wort kommen, erscheinen die beanstandeten Äusserungen  
weder  für  sich  allein  noch  zusammen  genommen  geeignet,  das  Resultat  der  
Abstimmung wesentlich zu beeinflussen. Den Befürwortern der Einheitskasse blieb  
genügend Zeit, um gewisse Verzerrungen oder einseitige Argumentationen aus ihrer  
Sicht zu kommentieren oder richtigzustellen.
Das Bundesgericht betont, dass sich seine Beurteilung im konkreten Fall einzig auf  
Einwände bezieht, die von den Beschwerdeführern in genügender Weise begründet  
wurden. Mangels ausreichender Begründung ist es auf die Beschwerde zu einem  
erheblichen Teil nicht eingetreten. Lausanne, le 8 septembre 2014
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 4 septembre 2014 (1C_372/2014, 1C_373/2014)
Caisse unique : rejet des recours contre des articles parus dans  
des publications de caisses-maladie
Les propos au sujet de la caisse unique contenus dans les magazines de plusieurs  
grandes compagnies d'assurance-maladie destinés à leurs membres ne sont pas de  
nature à influencer le résultat de la votation du 28 septembre 2014 sur l'initiative  
« Pour une caisse publique d'assurance-maladie  ». Le Tribunal fédéral rejette les  
recours pour violation des droits politiques de deux particuliers.
Sept grandes caisses-maladie ont consacré des articles et des interviews concernant  
l'initiative « Pour une caisse publique d'assurance-maladie  », parus entre janvier et juin  
2014 dans les magazines et newsletters destinés à leurs membres. Deux particuliers  
des cantons de Bâle-Ville et de Berne ont déposé un recours auprès du Tribunal fédéral  
en faisant valoir que les caisses-maladie avaient violé la liberté de vote par des  
informations peu objectives. 
Le Tribunal fédéral rejette les deux recours dans la mesure où ils sont recevables. Selon  
cet arrêt, les caisses-maladie assument des tâches étatiques dans le domaine de  
l'assurance obligatoire des soins. C'est pourquoi elles doivent observer les mêmes  
règles que les autorités lorsqu'elles interviennent avant des votations et respecter les  
principes d'objectivité, de transparence et de proportionnalité. Cela ne signifie pas pour  
autant qu'elles doivent faire preuve de retenue et qu'elles ne puissent pas prendre part  
comme acteur déterminant à la campagne précédant le scrutin. Etant donné que la  
votation sur la caisse unique les touche plus particulièrement, les caisses-maladie ne  
sont pas tenues à une neutralité politique. Elles peuvent au contraire défendre leur point  
de vue avec des arguments objectifs dans la campagne précédant la votation. 
Dans ses considérants, le Tribunal fédéral concède qu'une publication était trop partiale  
et que l'on peut discuter de l'objectivité de certaines autres. Ces articles sont toutefois  
clairement reconnaissables en tant que prises de position d'organisations qui sont  
touchées par l'initiative. Au regard du débat nourri qui a lieu autour de la caisse unique  
et  auquel  participent  également  des  acteurs  politiques  importants  favorables  à  
l'initiative, les propos litigieux, pris isolément ou dans leur ensemble, ne sont pas de  
nature à influencer de manière essentielle le résultat de la votation. Les partisans de la  
caisse unique disposaient de suffisamment de temps pour commenter ou rectifier les  
propos qu'ils considèrent comme erronés ou peu objectifs.
Le Tribunal fédéral souligne que son arrêt traite uniquement des critiques qui ont été  
suffisamment motivées par les recourants et qu'il n'est pas entré en matière sur celles  
qui ne l'étaient pas.