<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2P.105/2003/elo </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 5 mai 2003 </div> <div class="para">IIe Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. et Mme les Juges Hungerbühler, juge présidant, </div> <div class="para">Müller et Yersin. </div> <div class="para">Greffier: M. Langone. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">X.________, recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Office cantonal de la population du canton de Genève, case postale 51, 1211 Genève 8, </div> <div class="para">Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève, </div> <div class="para">boulevard Helvétique 27, 1207 Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para"><span class="artref">art. 4 aCst.</span> (autorisation de séjour pour études), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours de droit public contre la décision de la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève du 4 février 2003. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant: </div> <div class="para">Que X.________, née le 17 mai 1977, ressortissante colombienne, a obtenu une autorisation de séjour temporaire pour études en Suisse valable jusqu'au 31 décembre 2001, </div> <div class="para">que, par décision du 13 août 2002, l'Office cantonal de la population du canton de Genève a refusé de renouveler le permis de séjour de la prénommée, au motif qu'elle avait changé le plan initial d'études qu'elle entendait suivre, </div> <div class="para">que, statuant sur recours le 4 février 2003, la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève (ci-après: la Commission de recours) a confirmé ce refus, </div> <div class="para">que le 29 avril 2003, X.________ a déposé devant le Tribunal fédéral une "plainte" contre la décision de la Commission de recours du 4 février 2003, dont elle demande l'annulation, </div> <div class="para">que le 30 avril 2003, la Commission de recours a transmis au Tribunal fédéral, comme objet de sa compétence, un recours qui lui avait été adressé par la recourante, laquelle concluait à la rectification de la même décision, </div> <div class="para">que le présent recours apparaît d'emblée irrecevable comme recours de droit administratif en vertu de l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=16.04.2003&amp;to_date=05.05.2003&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F128-II-145%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page145">ATF 128 II 145</a> consid. 1.1.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=16.04.2003&amp;to_date=05.05.2003&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F127-II-60%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page60">127 II 60</a> consid. 1a, 161 consid. 1a et les arrêts cités), </div> <div class="para">qu'en effet, la recourante ne peut invoquer aucune disposition particulière du droit fédéral ou d'un traité international lui accordant le droit à une autorisation de séjour sous quelque forme que ce soit, </div> <div class="para">que la recourante se prévaut du Traité d'amitié, d'établissement et de commerce entre la Suisse et la Colombie conclu le 14 mars 1908 (RS 0.142.112.631) pour obtenir la prolongation de son autorisation de séjour pour études, </div> <div class="para">que, cependant, les traités d'établissement encore en vigueur qui ont été conclu par la Suisse avant la première guerre mondiale sont interprétés, selon accord tacite et réciproque des Etats contractants, en ce sens qu'ils ne sont applicables qu'aux étrangers déjà au bénéfice d'une autorisation d'établissement et qu'il ne donnent pas ou plus de droit à la délivrance d'une autorisation de séjour ou d'établissement (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=16.04.2003&amp;to_date=05.05.2003&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F119-IV-65%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page65">ATF 119 IV 65</a> consid. 1a p. 67 et les références citées; cf. aussi Peter Uebersax, in: Peter Uebersax/Peter Münch/ Thomas Geiser/Martin Arnold [éd.], Ausländerrecht, Bâle 2002, p. 149 s., n. 5.50, et p. 187 ss, n. 5.171 ss; Alain Wurzburger, La jurisprudence récente du Tribunal fédéral en matière de police des étrangers, in RDAF 53/1997 p. 303 ss), </div> <div class="para">que le droit à l'éducation, ainsi que le principe de l'égalité de traitement en matière d'éducation par rapport aux bénéficiaires d'autres traités d'établissements, ne lui confèrent pas non plus un tel droit, </div> <div class="para">que, par ailleurs, la recourante n'a pas qualité pour former un recours de droit public sur le fond au sens de l'<span class="artref">art. 88 OJ</span>, faute de droit à la prolongation d'une autorisation de séjour, </div> <div class="para">qu'elle est en revanche habilitée à agir par cette voie de droit pour se plaindre de la violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=16.04.2003&amp;to_date=05.05.2003&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F126-I-81%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page81">ATF 126 I 81</a> consid. 7b et les arrêts cités), </div> <div class="para">que la recourante voit une violation de ses droits de procédure dans le fait que la Commission de recours ne l'a pas autorisée à être assistée lors de l'audience du 4 février 2003 par le représentant qu'elle avait désigné, au motif que celui-ci ne pouvait notamment être considéré comme un mandataire professionnellement qualifié au sens de l'<span class="artref">art. 9 al. 1 LPA</span>/GE dans ladite procédure, </div> <div class="para">que, dans la mesure où la recourante se borne à affirmer que la législation cantonale genevoise ne contient aucune base légale suffisante pour exclure quelqu'un du cercle des personnes habilitées à intervenir comme représentantes d'une partie, son grief est irrecevable, faute de motivation suffisante au sens de l'<span class="artref">art. 90 al. 1 lettre b OJ</span>, </div> <div class="para">que la recourante soutient que le conseiller parlementaire qu'elle a choisi pour la représenter est un expert ayant participé à des travaux législatifs dans le domaine des étrangers, de sorte que c'est à tort qu'il n'a pas été admis à procéder comme mandataire professionnellement qualifié, </div> <div class="para">que, sur ce point, la motivation de la Commission de recours n'est pas arbitraire, </div> <div class="para">que, dès lors, le recours doit être rejeté dans la mesure où il est recevable, selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner un échange d'écritures, </div> <div class="para">que la requête d'assistance judiciaire doit être rejetée, les conclusions du recours apparaissant d'emblée vouées à l'échec (<span class="artref">art. 152 al. 1 OJ</span>), </div> <div class="para">qu'avec ce prononcé, la demande d'effet suspensif devient sans objet, </div> <div class="para">que, succombant, la recourante doit supporter les frais judiciaires, dont le montant sera fixé en tenant compte de sa mauvaise situation financière (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/153^a" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/153" type="start"></artref>art. 153, 153a et 156 al. 1 OJ</span><artref id="CH/173.110/153^a" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/156/1" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, vu l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>, le Tribunal fédéral prononce: </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est rejeté dans la mesure où il est recevable. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">La requête d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Un émolument judiciaire de 600 fr. est mis à la charge de la recourante. </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué en copie à la recourante, à l'Office cantonal de la population et à la Commission cantonale de recours de police des étrangers du canton de Genève. </div> <div class="para">Lausanne, le 5 mai 2003 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">Le Juge présidant: Le greffier: </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>