<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral mène depuis quelques années un "dialogue politique" avec le gouvernement turc, dialogue qui vise notamment à promouvoir le respect des droits de l'homme et des minorités dans ce pays. Le Conseil fédéral n'est pas sans savoir que, le 14 avril dernier, le ministre de l'éducation, M. Hüseyin Celik, a émis une circulaire dans laquelle il demande à chaque école d'organiser un concours d'écriture dans lequel les élèves doivent s'exercer à la propagande négationniste. De plus, le 30 mai dernier, selon le quotidien turc "Radikal", une enseignante qui avait cherché à s'informer sur cette campagne a été arrêtée et jugée aussitôt à payer une amende de quelque 1000 euros.</p><p>Le Conseil fédéral est-il prêt à effectuer un bilan de son dialogue politique avec la Turquie à la lumière de ces faits ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le Conseil fédéral a connaissance du lancement par le Ministère turc de l'éducation d'un concours d'écriture sur le thème du "combat contre les allégations de génocide". Le DFAE, et plus particulièrement notre ambassade à Ankara, continue à suivre cette affaire.</p><p>À l'automne prochain, je rencontrerai mon homologue turc, M. Abdullah Gül. À cette occasion, j'aborderai avec lui les questions que vous avez soulevées.</p><p>Le dialogue politique se traduit par des contacts réguliers entre ministres et par des consultations politiques au niveau du chef de la Direction politique. Il permet au Conseil fédéral de discuter de sujets comme le commerce, les investissements, la coopération judiciaire, la migration, mais aussi de questions ayant trait aux droits de l'homme. Ce dialogue s'est révélé utile et le Conseil fédéral poursuivra cette politique. D'après notre évaluation, la Turquie s'efforce de progresser dans le domaine des droits de l'homme, même si beaucoup reste à faire.</p>