JAAC63.20 Décision de la Commission fédérale de recours en matière de personnel fédéral du 14 mai 1998 Personnel fédéral. Traitement d’un solde de vacances positif ou négatif en cas de modification du taux d’activité en cours d’année civile. - En droit administratif, c’est le dispositif d’une décision qui en constitue la partie déterminante et qui représente le véritable objet du litige. Même si l’autorité inférieure a implicitement donné raison au recourant dans sa motivation, ce dernier est toutefois tenu d’attaquer le prononcé au cas où le dispositif lui donne formellement tort (consid. 1c). - En principe, le droit aux vacances doit rester fixé à quatre semaines, même si l’agent change son degré d’occupation au cours de l’année civile. Toutefois, le droit aux vacances comprenant non seulement le droit de se reposer, mais aussi celui d’être payé, des correctifs au niveau financier doivent être prévus dans certains cas, afin d’éviter les inégalités de traitement. L’agent qui, pour des motifs objectifs ou pour des raisons de service, n’a pas pu liquider son solde positif avant le changement, recevra ainsi l’équivalent financier du solde perdu. En revanche, en présence d’un solde négatif non justifiable, des retenues de salaire peuvent être opérées (consid. 4c). Bundespersonal. Behandlung eines positiven oder negativen Ferienguthabens im Falle der Änderung des Beschäftigungsgrades während eines Kalenderjahres. - Im Verwaltungsrecht ist das Dispositiv der entscheidende Abschnitt einer Verfügung und bildet bei einem Rechtsstreit den Streitgegenstand. Selbst wenn die verfügende Behörde in der Begründung einer Verfügung dem Rechtsstandpunkt des Beschwerdeführers entsprochen hat, muss dieser die Verfügung anfechten, falls im Dispositiv seinem Rechtsstandpunkt nicht entsprochen wurde (E. 1c). 1- Grundsätzlich bleibt auch dann der Ferienanspruch von vier Wochen bestehen, wenn der Bedienstete im Verlauf eines Kalenderjahres den Beschäftigungsgrad ändert. Das Recht auf Ferien umfasst nicht nur das Recht auf Erholung, sondern auch auf Entlöhnung, wobei in bestimmten Fällen ein finanzieller Ausgleich vorzusehen ist, um eine Ungleichbehandlung in der Besoldung zu vermeiden. Ein Bediensteter, der aus objektiven Gründen oder wegen dienstlicher Verpflichtungen sein Ferienguthaben vor der Änderung des Beschäftigungsgrades nicht beziehen konnte, hat Anspruch auf eine Ausgleichszahlung im Umfang der verlorenen Differenz. Im umgekehrten Fall können bei Vorliegen eines ungerechtfertigten negativen Feriensaldos Besoldungsabzüge vorgenommen werden (E. 4c). Personale federale. Trattamento di un saldo attivo o passivo di vacanze in caso di modifica del grado di occupazione durante l’anno civile. - In diritto amministrativo, il dispositivo costituisce la parte determinante di una decisione e il vero oggetto della lite. Anche se nella motivazione l’autorità inferiore ha implicitamente dato ragione al ricorrente, quest’ultimo è tenuto a impugnare la decisione qualora il dispositivo gli dia formalmente torto (consid. 1c). - Di principio, il diritto alle vacanze deve rimanere di quattro settimane anche se l’agente modifica il proprio grado di occupazione durante l’anno civile. Poiché il diritto alle vacanze non comprende soltanto il diritto al riposo, ma anche il diritto di essere retribuito, in taluni casi vanno tuttavia previsti correttivi finanziari al fine di evitare disparità di trattamento. Se non ha potuto esaurire il suo saldo attivo prima del cambiamento per ragioni oggettive o per motivi di servizio, l’agente ha quindi diritto all’equivalente in denaro del saldo perso. In presenza di un saldo passivo ingiustificato, è invece possibile operare trattenute salariali (consid. 4c). Résumé des faits: A. Employéàl’EcolepolytechniquefédéraledeLausanne(EPFL),Ztravailla à100%du1 er juillet1995jusqu’au31mai1996. Apartirdu1 er juin1996, sontempsdetravailfutdiminuéà60%. Suiteàcechangement,Zdemanda quesonsoldedevacancesacquisau31mai1996,c’est-à-dire5,41jours,soit convertienuntotalde9jours,celaafindetenircomptedelamodification desontauxd’activitéde100%à60%. Parcourrierdu10octobre1996,le directeuradministratifetlechefduServicedupersonneldel’EPFLrejetèrent sarequête,considérantqu’iln’avaitpasétémisaubénéficededeuxcontrats d’engagementdistinctsavecchacunundroitauxvacancesdistinct. Au contraire,iln’yavaitqu’unseulcontratdontundesparamètres,letaux d’activité,avaitétémodifié. Danscesconditions,Zavaitdroitàquatre 2semainesdevacancessurl’annéecivile,quelquesoitsontauxd’activité. Ils nepouvaientpastenircomptedufaitquelesjoursdevacancesquiluiétaient dusau31mai1996correspondaientàunepérioded’activéà100%etqu’illes prendraitalorsquesontauxseraitde60%. B. ZattaquacettedécisionauprèsduConseildesEcolespolytechniques fédérales(ConseildesEPF)endatedu29octobre1996. Considérantque laseulemanièreéquitabled’agirdanssoncasétaitdereconnaîtredeux contratsdistinctsetundroitauxvacancesdistinctpourchacunedespériodes concernées,ilréitérasademandetendantàcequesonsoldedevacancesde 5,41jourssoitconvertien9jourspourtenircomptedelamodificationdeson tauxd’activitésurvenule1 er juin1996ou,àdéfaut,luisoitpayé. LeConseil desEPFrejetasonrecoursendatedu30janvier1997. C. Contrecettedécision,Z(ci-après: lerecourant)aforméle17février1997un recoursauprèsdelaCommissionfédéralederecoursenmatièredepersonnel fédéral. ConsidérantqueleConseildesEPFluireconnaîtimplicitementdansla motivationdesadécisiondeuxdroitsauxvacancesdistinctsainsiqueledroit àcequesonsoldedevacancessoitconvertiselonsademande,ilmaintientsa requêtetendantàcequel’EPFLluiconvertissesonsoldedevacances. Endatedu12septembre1997,laCommissionfédéralederecoursenmatière depersonnelfédéralaconsultél’Officefédéraldupersonnel(OFPER)sur l’éventuelleexistenced’unepratiqueoudedirectivesinternesportantsur lemodedecalculd’unsoldedevacancesencasdemodificationdudegré d’occupation. Extrait des considérants: 1. (...) c. Endroitadministratif,c’estledispositifd’unedécisionquienconstituela partiedéterminanteetquireprésentelevéritableobjetdulitige( ATF110V 52,109V60,106V92consid.1; Pierre Moor,Droitadministratif,vol.II,Berne 1991,p.371; Fritz Gygi,Bundesverwaltungsrechtspflege,Berne1983,p.154). EncequiconcerneladécisionduConseildesEPFattaquéedanslaprésente procédure,unproblèmesurgitdanscecontexte. Eneffet,commelerelève àjustetitrelerecourant,ilressortduprononcéenquestionquel’autorité inférieureaformellementrejetédansledispositiflerecoursdurecourant dirigécontreladécisiondel’EPFL,alorsqu’aucontraire,elleaimplicitement admisdanslamotivationsesconclusionsprincipales. Concrètement,au consid.2desadécision,l’autoritéinférieureaentreprisd’expliquerquele recourantavaitdroitàquatresemainesdevacances,quesontauxd’activité fûtde100%oude60%,ladifférenceétantquedansledeuxièmecas,la semainedevacancescontenait3jourseffectifsdetravail,soit12joursde vacancesaulieude20joursparan. LeConseildesEPFaensuiteconsidéréque lerecourantavaitdroità8,5jourseffectifsjusqu’au31mai1996(certainement enprocédantaucalculsuivant: 20jours: 12mois´5mois=8,33)età7jours effectifsjusqu’au31décembre1996(12jours: 12mois´7mois=7jours). Elle aenfinconcluquesilesoldedurecourantau31mai1996étaitde5,41jours, cedernierpouvaitdoncprendre12,5joursdevacancesjusqu’au31décembre 1996(5,41+7=12,5jours). Or,sil’onconvertitlenombredejourseffectifs 3accordésparl’autoritéinférieureenjoursà5,04heurescorrespondantau tauxd’activitéde60%,l’ons’aperçoitquecelle-cia,parunautremodede calcul,compensédemanièreinvolontairedanssasubsomptionlesoldede vacancesdurecourantselonsademande,alorsqu’elleluidonneexpressément tortdansledispositif. Celadit,endépitdecetteincohérence,iln’enreste pasmoinsquel’élémentessentieldeladécision,c’est-à-direledispositif, rejetteformellementlerecoursdurecourant. Cedernierétaitdoncbientenu d’attaquerleprononcéduConseildesEPFauprèsdelaCommissionderecours, s’ilentendaitobtenirréellementgaindecause. 2. Conformémentàl’art.70al.1duRèglementdesemployésdu10novembre 1959(RE,RS172.221.104),l’employé-âgéentre21et50ans-adroit,chaque annéecivile,àquatresemainesdevacances(let.betc). Selonl’al.7de cettemêmedisposition,leDépartementfédéraldesfinances(DFF)est chargéd’édicterlesdispositionsdedétail,notammentencequiconcernele fractionnement,laprised’avanceoulereportdesvacances(let.b),l’expiration dudroitauxvacances(let.d),lepaiementenespècesdesvacances(let.e), etledroitauxvacancesetl’octroidecelles-cipourlesagentsoccupésà tempspartiel(let.g). Surcettebase,leDFFaadopté,endatedu18décembre 1987,l’ordonnancerégissantlesvacancesdupersonneldel’administration généraledelaConfédération(RS172.221.161),laquelleestentréeen vigueurle1 er janvier1988. S’appliquantauxfonctionnairesetemployésdes départementsetduConseildesEPF(art.1al.1),l’ordonnancestipulequela semainedevacancescorrespondà5joursouvrables(art.2al.1). Lesagents occupésàtempspartielquisontrétribuésaumoisontdroitaumêmenombre desemainesdevacancesquelesagentsoccupésàpleintemps(art.11al.1). La semainedevacancesdesagentsoccupésàtempspartielquisontrétribuésau moiscomprendlenombred’heurescorrespondantàleurdegréd’occupation etlenombredejourscorrespondantàleurhorairedetravailhebdomadaire (art.12). Encequiconcernelepaiementdesvacancesenespèces,l’art.7al.1 del’ordonnance,danssaversionvalablejusqu’au30avril1997,spécifieque lesvacancespeuventêtrepayéesenespècesuniquementlorsqu’ellesn’ontpas puêtreprises,pourdesraisonsdeservice,avantlarésiliationdesrapports deservice,oulorsdelamiseàlaretraitepourcaused’invalidité,oubien lorsqu’uneassezlongueabsenceaprécédéimmédiatementlacessationdes rapportsdeservice. Lanouvelleversiondel’art.7del’ordonnanceréserve égalementlapossibilitédepayerdesjoursdevacancesenespècesdans certainscasderésiliationderapportsdeservice,mêmesilarègleestque leservicedoitveilleràcequelesvacancespuissentêtreprisesentempsutile. 3. Enl’espèce,lerecourantaréduitsondegréd’activitéaucoursdel’année 1996. Occupéà100%du1 er janvierau31mai1996,ilaensuitetravailléà60% àpartirdu1 er juin1996. Aumomentoùilamodifiésontauxd’occupation,le recourantavaitunsoldedevacancespositifs’élevantà5,41joursdetravail. Considérantqu’ilexistedeuxcontratsdistincts,reflétantdeuxtauxd’activité distincts,etdoncdeuxdroitsauxvacancesdistincts,ildemandeàceque sonsoldedevacancesde5,41joursà8,4heuressoitconvertien9joursà 5,04heurespourtenircomptedelamodificationdesontempsdetravail intervenueau1 er juin1996. L’EPFL,enrevanche,soutientquesondroitaux vacancessurl’ensembledel’annéecivileesttoujoursdequatresemaines quelquesoitsontauxd’activitéetqu’iln’yadoncpaslieudeconvertirson 4soldedevacancespositif. Parconséquent,laquestionquiseposedanslecas présentestcelledesavoirdequellemanièreilfauttraiterunéventuelsoldede vacancesd’unemployéquimodifiesontauxd’occupation. a. L’examendesdispositionslégalescitéessousleconsid.2ci-dessus démontrentquelelégislateurn’apasexpressémentprévulecasdefigure dutraitementd’unéventuelsoldepositifounégatifdevacancesaumoment oùsurvientunemodificationdutauxd’activitéd’unemployé. Toutefois, danslapratique,ilappa-raîtquedeuxsolutions-aboutissantàdesrésultats différents-peuventêtreenvisagées. Afindemieuxlescomprendre,celles-ci sontdécritesci-dessousàl’aideduquadrupleexemplepratiquesuivant: au1er juilletdel’annéepriseenconsidération,unemployédiminueson activitéde100%à50%,respectivementaugmentecelle-cide50%à100%; audébutdel’année,sondroitauxvacancesestde20joursetcesoldeest intact,respectivementaétéépuisé,aumomentoùintervientlechangementdu degréd’occupation. b.aa. Lapremièreméthodeconsisteàcalculerenheuresledroitauxvacances correspondantàchacunedesdeuxpériodesprisesenconsidération. Apartir delà,leséventuelssoldesactifsoupassifsd’heuresdevacancesquipeuvent apparaîtreaumomentduchangementdudegréd’occupationsontreportéssur lanouvellepériodeetdoiventfairel’objetdecompensations. Dansl’exemple choisi,lasemained’unagentoccupéà100%comporte5joursde8,4heures chacun. Partant,unjourdevacancesvautpourluiégalement8,4heures. En revanche,entravaillantà50%,unagentdoitenprincipefournir5joursde 4,2heureschacunetparconséquent,enparallèle,unjourdevacancesvaut pourlui4,2heures. Danslecasoùl’agentdiminuesonactivitéetqu’iln’a encoreprisaucunjourdevacances,ilfautprendreenconsidérationqu’au 30juin,soitaumilieudel’annéecivile,ilaunsoldepositifde10joursde vacancesà8,4heures,soit84heures. Pourlapériodeoùiltravailleà50%,il aenoutredroità10joursà4,2heures,soit42heures. Entout,celafaitun totalde126heures,lesquelles,diviséespar4,2heures(soitlenombred’heures journalièresàaccomplirencasd’uneactivitéà50%),donnentunrésultatde 30joursdevacancesàprendrejusqu’autermedel’annéecivile,c’est-à-dire sixsemainesdevacancesaulieudesquatreinitialementprévuesparles dispositionslégales. Al’inverse,l’agentquiaugmentesontauxd’occupation voitsonnombredejoursdevacancespourl’annéeencourspasserde20à 15jours,soittroissemainesdevacances([10joursà4,2heures]+[10joursà 8,4heures]=126heures,lesquelles,diviséespar8,4heures-nombred’heures journalièresàaccomplirencasd’uneactivitéà100%-,donnent15joursde vacances). Danslecasoùl’employéadéjàépuisésonsoldedevacancesau1 er juilletet qu’ildiminuesontempsdetravail,ilapparaîtquecelui-ciautilisé20jours devacancesà8,4heures,soit168heures,alorsquesondroitauxvacances totalpourl’annéecivilen’estquede126heures([10joursà8,4heures]+ [10joursà4,2heures]). Surl’ensembledel’année,l’agentestdoncredevableà l’administrationd’unsoldenégatifde42heuresdevacances(ladifférence entre168heureset126heures)qu’ildoitcompenser. Enrevanche,s’il augmentesontauxd’activité,42heuresdevacancessupplémentaireslui serontattribuées(différenceentre[20joursà4,2heures=84heures]et [10joursà4,2heures+10joursà8,4heures=126heures]). 5bb. Ladeuxièmeméthodepartdel’idéequeselonlaloi,l’employéadroitàun mêmenombredesemainesdevacancesquelquesoitsontauxd’occupation. Ainsidansl’exemplechoisi,l’agentauratoujours4semainesdevacances, soit20jours,qu’ilaitaugmentéoudiminuésontempsdetravailencours d’année. Encasdesoldepositif,sesjoursdevacancesà8,4heuresseront automatiquementtransformésenjoursà4,2heuresencasdediminution desontempsdetravail,ouaucontraire,sesjoursdevacancesà4,2heures deviendrontdesjoursà8,4heuresencasd’augmentation. Sil’agenta déjàépuisésondroitauxvacancesaumomentduchangement,aucune compensationneluiserademandée. 4.a. Al’heureactuelle,ilapparaîtquecesdeuxméthodestrouvent conjointementapplicationauseindelaConfédération(déterminationde l’OFPER).Certes,ilexistedesDirectivesdu1 er octobre1989del’OFPERetde laDirectiongénéraledesPTTconcernantletempsdetravail,lesvacances, lesjoursderepos,lescadeauxpouranciennetédeserviceetlescongéspour lepersonneltravaillantàtempspartiel,lesquellesabordentpartiellement laquestion. Lesexemplesquifigurentsouslechiffre15.2decesdirectives tendentàfairepenserquec’estlapremièreméthode(consid.3b/aaci-dessus) quiétaitpréféréeàl’époquedesarédaction. Toutefois,commel’indique l’OFPER,cesdirectivesn’ontpasdecaractèreofficieldanslamesureoùelles n’ontjamaisétéintégréesdanslacollectiondesprescriptionsconcernant lepersonnelfédéral. Audemeurant,mêmesicelaavaitétélecas,ilest nécessairederappelerquedesordonnancesadministrativesn’ont,selon lajurisprudenceetladoctrine,aucuneforcedeloietnelientnilestribunaux, nilesadministrés,nimêmelesautoritésadministratives(cf. ATF121II478 consid.2b,121IV66consid.3,120II139consid.2b,119Ib41consid.3d,118 V131consid.3a; René Rhinow,ÖffentlichesProzessrecht,Bâle1994,ch.marg. 795;Pierre Moor,Droitadministratif,vol.I,Berne1994,p.271; Robert Patry, Leproblèmedesdirectivesdel’Administrationfédéraledescontributions, Archivesdedroitfiscalsuisse,vol.59p.28;Gygi,op. cit.,p.290). Cesdirectives nesontdoncpasdéterminantes. b. Ilestclairquelacoexistencedesdeuxvariantes,différentesquantàleurs effets,n’estpassatisfaisanteetqu’unepratiquecommunedoitêtretrouvée surtoutsil’ontientcomptedufaitquelescasdepersonnesmodifiantleur tauxd’occupationdeviennentdeplusenplusfréquents. Unpasaétéfait danscesenslorsdelaconférencedu21janvier1997desServicescentraux dupersonneldesdépartements. Acetteoccasion,l’OFPERarecommandé auxdifférentsservicesdechoisirlasecondevariante(let.b/bbci-dessus). Ceraisonnementsebasesurlefaitquelesdifférentesdispositionslégalesà prendreenconsidérationaccordenttoutesauxagentsdelaConfédération uncertainnombredesemainesdevacancesparannéeetquecenombreest identiquequelquesoitletauxd’activitédel’agentconcerné. Eneffet,quece soitl’art.60al.1duRèglementdesfonctionnaires(1)du10novembre1959 (RF1,RS172.221.101),oul’art.80al.1duRèglementdesfonctionnaires(2) du15mars1993(RF2,RS172.221.102),oulesart.83et84duRèglementdes fonctionnaires(3)du29décembre1964(RF3,RS172.221.103),ouencore l’art.70al.1RE,touscestexteslégauxconfèrentauxagentsundroitaux vacancesdéterminéensemaines. Parailleurs,l’art.11al.1del’ordonnance régissantlesvacancesdupersonneldel’administrationgénéraledela Confédérationditquelesagentsoccupésàtempspartielontdroitaumême 6nombredesemainesdevacancesquelesagentsoccupésàpleintemps(ence quiconcernelecontratdetravaildedroitprivé,voirl’art.329 a al.1duCode desobligationsdu30mars1911[CO],RS220; Jörg Brühwiler,Kommentarzum Einzelarbeitsvertrag,2e éd.,Berne1996,n°4adart.329 a CO).Ilenrésulte quelenombretotaldesemainesdevacancescorrespondantàuneannée civilenedevraitpasêtreinfluencéparladiminutionoul’augmentationdu tauxd’occupation. Enoutre,lavariantechoisieaégalementl’avantagede s’orienterparrapportausensetaubutdesvacances,lesquellesontpour objectifdegarantiruncertainnombredesemainesdereposautravailleur, toutenl’assurantqu’ilserapayépendantcettepériode(voirpourledroit privéUllin Streiff / Adrian von Kaenel ,Arbeitsvertrag,Zurich1993,p.224 ch.marg. N2; Manfred Rehbinder,BernerKommentar,vol.VI/2,Berne1985, ch.1adart.329 a CO;Adrian Staehelin,ZürcherKommentar,vol.V2c,Der Arbeitsvertrag,Zurich1996,ch.3adart.329 a CO).Eneffet,quelquesoitle casdefigure,l’agentauratoujoursquatresemainesdevacances,cequiest égalementconsidérécommeleminimumenmatièrededroitprivé(art.329 a CO;Thomas Geiser,GrundlagenundSchrankenflexiblerArbeitszeitenim Einzelarbeitsvertragsrecht,Pratiquejuridiqueactuelle11/97,p.1332ch.2.15 in fine). c. Entenantcomptedecetteargumentation,laCommissionderecourspeutse rallieràl’avisdel’OFPERetadmettrequelenombretotaldejoursdevacances pourl’annéecivileaucoursdelaquelleintervientlamodificationdudegré d’occupationnedoitenprincipepasdépasserouêtreinférieuraunombrede semainesdevacancesprévuparlesdifférentesdispositionslégales. Celadit,et commeilaétérelevésouslalet.bci-dessus in fine,ledroitauxvacancesdont disposel’employénecomprendpasseulementceluidesevoiraccorderun certainnombredesemainesdetempslibreafindesereposer,maiségalement celuidecontinueràrecevoirsonsalairependantcettepériodederepos(voir Brühwiler,op. cit.,n°3adart.329 a CO),salairequidoitcorrespondreàson degréd’occupation(voir Hans Ueli Schürer ,ArbeitsrechtinderGerichtspraxis, 1ère éd.,Zurich1995,vol.1,partie1/9p.1). Or,silavarianteproposéepar l’OFPERapouravantagedemettretouslesemployéssurunpiedd’égalité quantaunombretotaldesemaines,respectivementdejoursdevacancesà prendreaucoursdel’annéecivile,celle-cinetientenrevanchepascomptedes différencesauniveaudusalairequipeuventsurgirparlefaitquedessoldes positifsounégatifsdevacancesnesontpascompensésaumomentoùsurvient lechangementdutauxd’activité. Ilenrésultequesuivantlescirconstances, certainsagentsserontavantagés,alorsqued’autresserontaucontrairelésés. Afind’évitercessituations,lameilleuresolutionconsisteàs’assurerque l’agentsoitenmesuredeprendreentempsutilelesjoursdevacancesrelatifs àsonancientauxd’occupation,c’est-à-direqu’ilnedoivereporteraucun soldepositifounégatifdejoursdevacancessurlapériodecorrespondant àsonnouveaudegréd’occupation. Danslamesureoùuntelchangement est,enrèglegénérale,prévudemanièreanticipéeetenconcertationavec l’employé,ladécisiondel’autoritéautorisantl’augmentationouladiminution dutempsdetravaildevradèslorsinviterl’employéàépuisersondroitaux vacancescorrespondantàl’ancientauxd’occupationjusqu’aumomentoùle changementdeviendraeffectif. Cependant,danslescasoù,pourdesraisons deserviceoupourd’autresmotifsobjectifs,l’agentn’aurapasétéenmesure deliquidersonsoldedevacances-soitdisposerad’unsoldepositif-,une 7compensations’impose. C’est-à-direqu’ils’agiraderemettrel’agentdansla situationquiauraitétélasiennes’ilavaitpuprendresesjoursdevacances entempsutile. Dansl’optiquedenepascompliquerinutilementlesystème,il sembleraisonnabledenepascompenserdessoldesinférieursàunejournée. Enoutre,dumomentqu’ilaétéadmisquelenombretotaldesemaines, respectivementdejoursdevacancesaucoursdel’annéecivilenedoitpas varierpourlemotifd’unemodificationdudegréd’occupation,ils’impose decompenserleséventuellesdifférencesauniveaufinancier,soitparun versementsupplémentairedesalaire. Danslasituationinverseoùl’agentseretrouveavecunsoldenégatifde vacancesenraisond’unediminutiondesontauxd’occupation(cf. l’exemple décritdansleconsid.3b/aa,deuxièmeparagraphe,duprésentprononcé),la logiquedusystèmeveutqu’unecompensationintervienneégalement,mais cettefois-cienfaveurdelaConfédération,souslaformed’uneretenuede salaire. Lecollaborateurdevracependantavoirétéexpressémentaverti decetteéventualitédansladécisionprévoyantlechangementdutaux d’activité(endroitprivé,ilestgénéralementadmisqu’unemployén’esttenu derembourserdesvacancesprisesentropquesicettepossibilitéaétéprévue contractuellement,voirSchürer,op. cit.,vol.1,partie1/9.5p.3). Enoutre, danscecasdefigure,desexceptionsauprincipedelacompensationdoivent égalementêtreprisesenconsidération,sidesmotifsobjectifsoudesraisonsde servicepeuventexpliquerlesoldenégatifdevacances. d. Certes,unecompensationfinancière,tellequedécriteci-dessus,nefigure pasparmilescasdonnantledroitàunpaiementdesvacancesenespèces conformémentàl’art.7del’ordonnancerégissantlesvacancesdupersonnel del’administrationgénéraledelaConfédération,quecesoit danssonancienne oudanssanouvelleversion. Cependant,cetélémentn’estpasdéterminant, danslamesureoùilapparaîtclairementquelacompensationdontilest questionenl’espècedécouleenfaitdirectementdudroitautraitementdont disposetoutagentdelaConfédération,traitementquidoitcorrespondreàson degréd’occupation(voirl’art.45al.1etal.3 ter duStatutdesfonctionnairesdu 30juin1927[StF],RS172.221.10,ainsiquel’art.67al.1etal.5RE). e. Enl’espèce,ilrésultedudossier,etcefaitn’apasétécontestéparl’EPFL, quelerecourantdisposaitd’unsoldepositifdevacancesde5,41joursà100% aumomentoùsontauxd’activitéadiminuépourlerestedel’annéecivileà 60%. Enoutre,aucunélémentdecemêmedossiernepermetdeconstaterque lerecourantaitétéexpressémentinvitéparl’EPFLàliquidersondroitaux vacancescorrespondantàsonancientauxd’occupation. Parconséquent,il convientd’admettrequel’onsetrouveenprésencedecirconstancesobjectives quirendentnécessairelacompensationdeladifférencedesalairerésultantdu faitquelerecourantadûprendredesjoursdevacancescorrespondantàun pleintemps,alorsqu’iln’étaitoccupéqu’à60%etquesondroitautraitement étaitréduitd’autant. LaCommissionderecoursayantconsidéréci-avant(cf. consid.4c)quelacompensationnedoitintervenirquepourdesjoursentiers, seuls5joursserontprisenconsidérationdanslecasd’espèce. Ils’agiradonc pourl’EPFLderestitueraurecourant40%dusalairecorrespondantà5jours devacancesàpleintemps. Certes,lerecourantn’apasformellementdemandé devantlaCommissiondecéansquelacompensationdesonsoldeactifde vacancesinterviennesurleplanfinancier. Toutefois,ilfautobserverqu’ila déjàfaitvaloirdetellesprétentionsdevantl’instanceinférieure. Deplus,le 8problèmed’uneindemnisationfinancièredesvacancesesttrèsétroitementlié àceluiconcernantlefaitdepouvoirfairevaloirunsoldepositifdevacances. Danscesconditions,ilapparaîtquelaCommissiondecéanspeutadmettreune compensationfinancièrepourlerecourantenconsidérantquecettequestion estcontenuedemanièreimplicitedanssesconclusions. 5. Euégardàcequiprécède,lerecoursestdoncpartiellementadmisau sensdesconsidérantsetladécisiondu30janvier1997duConseildesEPF estannulée. Conformémentàl’art.63al.2PA,etselonlapratiqueconstantede laCommissionderecours,aucunfraisdeprocéduren’estperçu( JAAC59.3 ). Il n’estpasnonplusallouédedépensaurecourant,danslamesureoùcedernier n’apasrecouruauxservicesd’unmandataireetoùlaprocédureneluiapas occasionnédesfraisindispensablesetrelativementélevés(art.64al.1PAet art.8al.2del’ordonnancedu10septembre1969surlesfraisetindemnitésen procédureadministrative,RS172.041.0). 9Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali JAAC 63.20 - Décision de la Commission fédérale de recours en matière de personnel fédéral du 14 mai 1998 In Verwaltungspraxis der Bundesbehörden Dans Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération In Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione Jahr 1999 Année Anno Band 63 Volume Volume Seite --- Page Pagina Ref. No 150 004 193 Das Dokument wurde durch das Schweizerische Bundesarchiv und die Bundeskanzlei konvertiert. 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