Lausanne, 23. Dezember 2014
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 20. November 2014 (1C_397/2014)
Raser-Delikte: Keine Risiko-Beurteilung im Einzelfall
Die neuen Tatbestände zu Raser-Delikten gelten strikt. Wer die signalisierte Höchstgeschwindigkeit um das gesetzlich festgelegte Mass überschreitet, macht sich einer  
als Verbrechen strafbaren Verkehrsregelverletzung schuldig. Für eine einzelfallweise  
Risikobeurteilung zu Gunsten des Lenkers ist kein Platz. Das Bundesgericht heisst  
eine Beschwerde des Bundesamtes für Strassen gut. 
Im Rahmen des Strassensicherheitsprogramms "Via sicura" wurden per 1. Januar 2013  
im Strassenverkehrsgesetz (SVG) neue Tatbestände zu Raser-Delikten eingeführt  
(Artikel 90 Absätze 3 und 4 SVG). Demnach liegt eine als Verbrechen strafbare qualifiziert grobe Verletzung der Verkehrsregeln vor, wenn die zulässige Höchstgeschwindigkeit um ein bestimmtes Mass überschritten wird (um 40 km/h bei Höchstgeschwindigkeit  
30 km/h, um 50 km/h bei Höchstgeschwindigkeit 50 km/h, um 60 km/h bei Höchstgeschwindigkeit 80 km/h und um 80 km/h bei Höchstgeschwindigkeit über 80 km/h). Die  
Dauer des Führerausweisentzuges beträgt in diesen Fällen im Minimum zwei Jahre und  
die strafrechtliche Sanktion mindestens ein Jahr Freiheitsstrafe.
Ein Autolenker hatte im Januar 2013 bei einer Verzweigungsrampe auf der Autobahn  
die  signalisierte  Höchstgeschwindigkeit  von  80  Stundenkilometern  um  netto  64  
Stundenkilometer überschritten. Das Solothurner Verwaltungsgericht setzte den Warnentzug des Führerausweises auf 5 Monate fest, da im konkreten Fall keine qualifiziert  
grobe Verkehrsregelverletzung vorliege. Die Tempoüberschreitung sei auf einem gut  
ausgebauten mehrspurigen Autobahnabschnitt erfolgt und habe kein hohes Risiko für  
einen schweren Unfall geschaffen. Die Überschreitung der erlaubten Maximalgeschwindigkeit 80 um mehr als 60 Stundenkilometer sei auf richtungsgetrennten Autobahnen weniger risikoreich als auf einer Strecke ausserorts. 
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde des Bundesamtes für Strassen gut. Der  
Gesetzgeber hat entschieden, dass jeder Lenker als "Raser" einzustufen ist, der die  
zulässige Höchstgeschwindigkeit um das festgelegte Mass überschreitet. Es besteht  
kein Spielraum, solche Geschwindigkeitsüberschreitungen aufgrund einer einzelfallweisen  Risikobeurteilung  zu  einem  blossen  Vergehen  herabzustufen.  Fällt  eine  
Geschwindigkeitsüberschreitung unter den Rasertatbestand, so ist von Gesetzes wegen  
davon auszugehen, dass sie das hohe Risiko eines schweren Verkehrsunfalls mit  
Schwerverletzten und Toten geschaffen hat. Dass durch das relativ grobe Schema im  
Gesetz Geschwindigkeitsexzesse auf der Autobahn möglicherweise strenger geahndet  
werden  als  auf  Hauptstrassen,  liegt  im  gesetzgeberischen  Ermessen  und  ist  
hinzunehmen. Fest steht zudem, dass mit "zulässiger" Höchstgeschwindigkeit die  
signalisierte Geschwindigkeit gemeint ist und nicht die allgemeine Höchstgeschwindigkeit nach Strassenart. Beim betroffenen Lenker ist nun die Dauer des Führerausweisentzuges zu korrigieren. Dagegen ist die strafrechtliche Verurteilung des Betroffenen zu  
einer bedingten Geldstrafe und einer Busse unangefochten geblieben. Lausanne, le 23 décembre 2014
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 20 novembre 2014 (1C_397/2014)
Délit de chauffard: pas d'estimation du risque concret
Les nouvelles dispositions sur les délits de chauffard sont strictes. Celui qui  
dépasse la vitesse maximale signalisée selon le barème fixé par la loi commet une  
violation des règles de la circulation qualifiée de crime au sens du droit pénal. Il n'y a  
pas de place pour une évaluation concrète du risque encouru, en faveur du  
conducteur. Le Tribunal fédéral admet un recours de l'Office fédéral des routes.
Dans le cadre du programme de sécurité routière "Via sicura", les nouvelles dispositions  
sur les délits de chauffard ont été introduites au 1 er janvier 2013 dans la loi fédérale sur  
la circulation routière (LCR). L'art. 90 al. 3 et 4 LCR prévoit désormais qu'il y a violation  
grave qualifiée des règles de circulation routière, constitutive d'un crime, lorsque la  
vitesse maximale autorisée est dépassée dans une mesure définie (40 km/h pour une  
vitesse limitée à 30 km/h, 50 km/h pour une limitation à 50 km/h, 60 km/h pour une  
limitation à 80 km/h et 80 km/h pour une limitation à plus de 80 km/h). Dans ces cas, la  
durée du retrait de permis est de deux ans au minimum et la sanction pénale d'au moins  
une année de privation de liberté.
En janvier 2013, un automobiliste avait dépassé de 64 km/h la vitesse signalisée de  
80 km/h sur un échangeur autoroutier. Le Tribunal administratif soleurois avait fixé à  
5 mois le retrait de permis, estimant qu'il n'y avait pas de violation grave qualifiée des  
règles de la circulation routière. Le dépassement de vitesse avait eu lieu sur un tronçon  
autoroutier bien aménagé à plusieurs voies et ne présentait pas de risque élevé  
d'accident grave. Un dépassement de plus de 60 km/h pour une vitesse autorités de  
80 km/h présentait moins de risque sur une autoroute dont les chaussées sont séparées  
pour chaque sens de circulation que sur un autre tronçon routier.
Le Tribunal fédéral admet le recours formé par l'Office fédéral des routes. Le législateur  
a décidé que tout conducteur dépassant la vitesse autorisée, dans la mesure prévue par  
la loi, doit être considéré comme "chauffard". Il n'y a pas de marge d'appréciation  
permettant, sur la base d'une appréciation du risque concret, de faire passer ces excès  
de vitesse pour de simples délits. Lorsqu'un dépassement de vitesse correspond à  
l'infraction de chauffard, il représente de par la loi un danger élevé d'accident grave  
avec des blessés graves et des morts. Si, en raison du caractère schématique de la liste  
fixée dans la loi, les excès de vitesse commis sur autoroute peuvent être réprimés plus  
sévèrement que sur les routes principales, il s'agit d'un choix du législateur auquel il faut  
se plier. Le Tribunal fédéral relève encore que par vitesse maximale "autorisée", il faut  
entendre la vitesse signalisée et non pas les vitesses générales applicables à chaque  
type de route. En l'occurrence, il y a donc lieu de corriger la durée du retrait de permis  
infligé au conducteur en question. En revanche, la sanction pénale – une peine  
pécuniaire avec sursis et une amende – n'a pas fait l'objet d'un recours et demeure  
inchangée.