<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para">5A_197/2013 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 15 avril 2013 </div> <div class="para">IIe Cour de droit civil </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. et Mme les Juges fédéraux von Werdt, Président, Escher et Marazzi. </div> <div class="para">Greffier: M. Richard. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">M. A.X.________, représenté par </div> <div class="para">Me Jean-Luc Addor, avocat, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Mme B.X.________, représentée par </div> <div class="para">Me Roger Pannatier, avocat, </div> <div class="para">intimée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">divorce, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre la décision du Juge de la Cour civile II du Tribunal cantonal du canton du Valais du 4 février 2013. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Faits: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">A. </div> <div class="para">M. A.X.________, né en 1954, et Mme B.X.________, née en 1953, se sont mariés le 23 janvier 1975 à Conthey. Deux enfants sont issus de cette union: C.________, né en 1975, et D.________, né en 1980. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">B. </div> <div class="para">Saisi d'une demande unilatérale du mari datée du 3 juillet 2005, le Juge III du district de Sion a, par jugement du 5 décembre 2012, prononcé le divorce des époux X.________. Il a notamment condamné le mari à contribuer à l'entretien de son épouse par le versement d'une pension mensuelle de 2'300 fr. jusqu'au 31 juillet 2017 et de 2'550 fr. au-delà, ainsi qu'à lui verser plusieurs sommes au titre de la liquidation des rapports patrimoniaux entre époux. La notification du jugement est intervenue le lendemain. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le 24 janvier 2013, M. A.X.________ a interjeté appel contre ce jugement, remettant notamment en cause le montant de la contribution d'entretien ainsi que plusieurs sommes allouées à l'épouse au titre de la liquidation des rapports patrimoniaux entre époux. Par décision du 4 février 2013, le Juge de la Cour civile II du Tribunal cantonal du canton du Valais a déclaré l'appel irrecevable pour cause de tardiveté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">C. </div> <div class="para">Le 11 mars 2013, M. A.X.________ exerce un recours en matière civile au Tribunal fédéral contre cette décision concluant à son annulation. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Des réponses n'ont pas été requises. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant en droit: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours a été interjeté dans le délai prévu par la loi (<span class="artref">art. 100 al. 1 LTF</span>) contre une décision finale (<span class="artref">art. 90 LTF</span>) prise en dernière instance cantonale et sur recours par le tribunal supérieur du canton du Valais (<span class="artref">art. 75 al. 1 LTF</span>), dans une affaire matrimoniale (<span class="artref">art. 72 al. 1 LTF</span>) dont la valeur litigieuse est supérieure à 30'000 fr. (<span class="artref">art. 74 al. 1 let. b LTF</span>). Le recourant a par ailleurs pris part à la procédure devant l'autorité précédente et démontre un intérêt digne de protection à la modification de la décision attaquée (<span class="artref">art. 76 al. 1 LTF</span>), de sorte que le recours en matière civile est en principe recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">La cour cantonale a considéré que, en vertu de l'<span class="artref">art. 405 al. 1 CPC</span>, le jugement de divorce ne pouvait être attaqué que selon les voies de droit instituées par le CPC et que le délai d'appel était suspendu selon les féries de l'<span class="artref">art. 145 al. 1 let</span>. c CPC. Elle a donc jugé que, le jugement de première instance ayant été notifié le 6 décembre 2012, le délai était arrivé à échéance le 21 janvier 2013 et que l'appel du 24 janvier 2013 était tardif. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">En substance, le recourant prétend que, en l'espèce, la computation du délai de recours, y compris sa suspension durant les féries, est régie, en ce qui concerne le droit transitoire, par l'<span class="artref">art. 404 al. 1 CPC</span>, l'<span class="artref">art. 405 al. 1 CPC</span> déterminant uniquement la voie de droit. Il en déduit que, computé en tenant compte des féries du droit de procédure valaisan, le délai n'était pas échu au moment du dépôt de l'appel. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3.1 Les règles de droit transitoire du CPC prévoient que les procédures en cours au moment de son entrée en vigueur, à savoir le 1er janvier 2011, sont régies par l'ancien droit de procédure jusqu'à la clôture de l'instance (<span class="artref">art. 404 al. 1 CPC</span>). Quant aux recours, ils sont régis par le droit en vigueur au moment de la communication de la décision aux parties (<span class="artref">art. 405 al. 1 CPC</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=21&amp;from_date=03.04.2013&amp;to_date=22.04.2013&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-III-130%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page130">ATF 137 III 130</a> consid. 2). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lorsque le CPC s'applique à la procédure de recours, le délai d'appel se détermine ainsi exclusivement selon cette loi afin de garantir une application uniforme du nouveau droit de procédure (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=21&amp;from_date=03.04.2013&amp;to_date=22.04.2013&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F138-I-49%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page49">ATF 138 I 49</a> consid. 7.3 et les références citées). Cela vaut également pour les féries judiciaires (cf. TAPPY, in Code de procédure civile commenté, 2011, n° 12 ad <span class="artref">art. 405 CPC</span>; SCHWANDER, in: Schweizerische Zivilprozessordnung, Kommentar, 2011, n° 2 ad <span class="artref">art. 404 CPC</span>; cf. également s'agissant de la computation du délai l'<span class="artref">art. 209 al. 3 CPC</span>: arrêt 5A_306/2012 du 14 novembre 2012 consid. 3). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3.2 En l'espèce, la procédure de divorce a été introduite en 2005; le tribunal de première instance a rendu et communiqué sa décision aux parties après le 1er janvier 2011. Aussi, la procédure de première instance était soumise à l'ancien droit cantonal de procédure (<span class="artref">art. 404 al. 1 CPC</span>); en revanche, la procédure d'appel est régie, y compris la computation du délai d'appel et sa suspension durant les féries judiciaires, par le CPC (<span class="artref">art. 405 al. 1 CPC</span>). </div> <div class="para">Il s'ensuit que le délai pour former appel contre le jugement de divorce notifié le 6 décembre 2012 est arrivé à échéance, en tenant compte d'une suspension du 18 décembre 2012 au 2 janvier 2013 (<span class="artref">art. 145 al. 1 let</span>. c CPC), le 21 janvier 2013 et que l'écriture du recourant du 24 janvier 2013 est tardive. Mal fondé, le recours doit être rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">En définitive, le recours doit être rejeté aux frais de son auteur (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>), ceux-ci étant arrêtés à 2'000 fr. Il n'y a pas lieu d'allouer de dépens, des réponses n'ayant pas été requises (<span class="artref">art. 68 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 2'000 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et au Juge de la Cour civile II du Tribunal cantonal du canton du Valais. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 15 avril 2013 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président: von Werdt </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier: Richard </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>