<h2>SubmittedText<h2><p>Le 10 septembre 2021, l'AIDHDES déplorait la mort à Genève, dans des conditions, à ma connaissance, non encore élucidées, d'un ressortissant suisse-colombien, engagé pour la défense des droits humains dans son pays, alertant le Ministère public genevois et l'OFJ. Cette association se demandait si un assassinat politique pouvait être exclu.</p><p>Le Conseil fédéral est-il en mesure d'affirmer qu'aucune personne ou groupe proche des paramilitaires colombiens n'agit aujourd'hui sur le territoire helvétique ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>L'événement évoqué dans la question, sans savoir l'identité du défunt, n'est pas connu du Conseil fédéral. L'Office fédéral de la justice ne retrouve pas la trace d'une annonce de l'ONG AIHDES (Association internationale pour les droits de l'homme et le développement social, basée à Genève) dans ce contexte. Si le décès en Suisse d'un ressortissant suisso-colombien est suspect, il appartient aux autorités de poursuite pénale genevoises, qui auraient d'ailleurs été contactées à ce sujet, de mener l'enquête qui s'impose. Cela étant, il ne peut être exclu que des individus proches des paramilitaires colombiens séjournent en Suisse. Les autorités de sécurité et de poursuite pénale prendront toutes les mesures préventives et répressives prévues par la loi au cas où de tels individus devraient avoir commis où s'apprêter à commettre des actes illégaux en Suisse.</p>