An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 11. Dezember 2015
Kein Embargo
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 11. Dezember 2015 (2C_121/2015)
Urteil des St. Galler Verwaltungsgerichts bestätigt: Muslimisches 
Mädchen darf in der Schule das Kopftuch tragen
Das  von  der Schulgemeinde  St.  Margrethen  gegenüber  einem  muslimischen
Mädchen ausgesprochene Verbot, das islamische Kopftuch (Hijab) in der Schule zu
tragen, ist nicht mit dem Grundrecht der Glaubens- und Gewissensfreiheit vereinbar.
Das Bundesgericht bestätigt das Urteil des Verwaltungsgerichts des Kantons
St. Gallen. Es ergeben sich keine Hinweise, dass die betroffene Schülerin in der
Schule für ihren Glauben werben oder den Unterricht beeinträchtigen würde. Eine
Beschränkung der Glaubens- und Gewissensfreiheit durch ein Kopftuchverbot ist
unter diesen Umständen nicht zu rechtfertigen. 
Nach den Sommerferien 2013 war das damals 12-jährige Mädchen zum Besuch der
sechsten Klasse in ihrer Schule in St. Margrethen mit dem islamischen Kopftuch
erschienen. Die Schulleitung untersagte ihr das Tragen des Kopftuchs gestützt auf das
in der Schulordnung festgehaltene Verbot zum Tragen von Kopfbedeckungen im Unterricht. Das Verwaltungsgericht hiess 2014 eine dagegen gerichtete Beschwerde gut und
erlaubte dem Mädchen das Tragen des Kopftuchs. Das Bundesgericht weist die Beschwerde der Schulgemeinde St. Margrethen an seiner Sitzung vom Freitag ab. 
Der mit dem Verbot verbundene Eingriff in die Glaubens- und Gewissensfreiheit
(Artikel 15 der Bundesverfassung) ist nicht gerechtfertigt. Im Gegensatz zur Schule und
zu den Lehrern besteht für die Schülerinnen und Schüler keine religiöse Neutralitätspflicht. Das Tragen religiöser Symbole ist grundsätzlich mit der Pflicht der Schüler zu
respektvollem Umgang untereinander vereinbar. Ein Kopftuchverbot erweist sich nicht
als notwendig, um die Glaubensfreiheit der Mitschülerinnen und Mitschüler zu wahren,
zumal sich keine Anhaltspunkte ergeben, dass die betroffene Schülerin Werbung für
ihren Glauben betreiben würde. Das Tragen des religiösen Symbols berechtigt die
Schülerin nicht, Unterrichtsfächern oder Schulausflügen fernzubleiben. Unter dem Gesichtswinkel der Integration und der Chancengleichheit ist wichtig, dass die Teilnahme
am Unterricht eines religiösen muslimischen Mädchens gewährleistet ist. Ein Kopftuchverbot im Unterricht könnte sich im Einzelfall dann rechtfertigen, wenn – anders als im
vorliegenden Fall – öffentliche Interessen, Rechte des Kindes oder Dritter tatsächlich
konkret beeinträchtigt oder bedroht wären. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 11 décembre 2015
Pas d'embargo
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 11 décembre 2015 (2C_121/2015)
L'arrêt du Tribunal administratif du canton de St-Gall confirmé  : 
une jeune fille de confession musulmane a le droit de porter le 
foulard durant les cours
L'interdiction du port du foulard islamique (hidjab) à l'école, imposée à une jeune fille
de confession musulmane par le cercle scolaire de St-Margrethen, n'est pas compatible avec le droit constitutionnel à la liberté de conscience et de croyance. Le
Tribunal fédéral confirme l'arrêt du Tribunal administratif du canton de St-Gall. Il n'y
a aucun indice qui laisse penser que l'écolière se livre à du prosélytisme ou trouble
l'enseignement. Dans ces circonstances, une restriction de la liberté de conscience
et de croyance par l’interdiction du port du foulard ne se justifie pas.
Lors de la rentrée scolaire de la fin de l'été 2013, la jeune fille de confession musulmane
alors âgée de 12 ans s'était présentée en classe de sixième de l'école de St-Margrethen
avec les cheveux couverts d'un foulard islamique. La direction de l'école lui avait interdit
le port du foulard pendant les cours en application d'une disposition du règlement
scolaire qui excluait le port de tout couvre-chef durant les cours. En 2014, le Tribunal
administratif avait admis le recours de la jeune fille, l'autorisant à porter le foulard. 
Lors de sa séance de vendredi, le Tribunal fédéral rejette le recours du cercle scolaire
de St-Margrethen. La restriction à la liberté de conscience et de croyance (article 15 de
la Constitution fédérale) résultant de l'interdiction n'est pas justifiée. Contrairement à ce
qui prévaut pour l'école et les enseignants, il n'y a pas de devoir de neutralité confessionnelle pour les écoliers et les écolières. Le port d'un signe religieux est en principe
compatible avec l'obligation des écoliers d'entretenir entre eux des relations respectueuses. Une interdiction du port du foulard n'est pas nécessaire pour garantir la
liberté de croyance des écoliers les uns envers les autres, du moment qu'il n'y a aucun
indice qui laisse penser que l'écolière en question ferait du prosélytisme. Le port d'un
signe religieux ne dispense pas l'écolière de la fréquentation de certaines branches
d'enseignement ou de la participation aux excursions scolaires. Du point de vue de
l'intégration et de l'égalité des chances, il est en effet important de s'assurer qu'une
jeune fille de confession musulmane puisse fréquenter l'école. Une interdiction du port
du foulard pourrait se justifier dans certains cas, si – contrairement à la situation en
cause ici – il était concrètement porté atteinte aux intérêts publics, aux droits des
enfants ou de tiers.