<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">[AZA 0] </div> <div class="para">I 502/01 Kt </div> <div class="para"> </div> <div class="para">IVe Chambre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Mme et MM. les juges Leuzinger, Présidente, Rüedi et </div> <div class="para">Ferrari. Greffière : Mme Moser-Szeless </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 15 janvier 2002 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">dans la cause </div> <div class="para">W.________, recourante, représentée par son père, Monsieur D.________ W.________, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para">Office de l'assurance-invalidité pour le canton de Vaud, avenue Général-Guisan 8, 1800 Vevey, intimé, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">et </div> <div class="para">Tribunal des assurances du canton de Vaud, Lausanne </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que l'enfant W.________, née en 1994, souffre d'autisme infantile; </div> <div class="para">qu'elle a été mise au bénéfice de diverses prestations de l'assurance-invalidité, soit de mesures de formation scolaire spéciale, de contributions aux frais de soins spéciaux et d'un traitement de psychothérapie au Service de psychiatrie de l'Enfant et de l'Adolescent à N.________, au titre de mesures médicales de réadaptation; </div> <div class="para">que, dans le cadre d'une demande présentée par son père le 21 juillet 1999, tendant à l'examen de son droit à une contribution pour soins à domicile, elle a fait l'objet, le 5 octobre 1999, d'une enquête pour soins à domicile; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">qu'il ressort en substance du rapport d'enquête qu'un temps supplémentaire de 3 heures 55 est nécessaire pour accomplir les soins quotidiens de l'enfant fournis par ses parents; </div> <div class="para">que par décision du 7 juillet 2000, l'Office de l'assurance-invalidité du canton de Vaud (ci-après : l'office) a refusé de prendre en charge les soins à domicile, motif pris que les soins requis par l'assurée n'étaient pas en relation avec l'exécution de mesures médicales prodiguées à domicile; </div> <div class="para">que saisi d'un recours formé par W.________, le Tribunal des assurances du canton de Vaud l'a rejeté par jugement du 20 mars 2001; </div> <div class="para">que W.________ interjette recours de droit administratif contre ce jugement dont elle demande implicitement l'annulation; </div> <div class="para">que l'office intimé conclut au rejet du recours, tandis que l'Office fédéral des assurances sociales ne s'est pas déterminé à son sujet; </div> <div class="para">qu'est litigieux le point de savoir si l'office intimé a refusé à bon droit, dans sa décision du 7 juillet 2000, d'accorder des prestations pour soins à domicile de la recourante, au motif que les conditions d'application de l'<span class="artref">art. 4 RAI</span> n'étaient pas remplies; </div> <div class="para">qu'à cet égard, le jugement entrepris expose de manière pertinente les dispositions légales (art. 13 al. 1er, 14 al. 1 et 3 LAI, <span class="artref">art. 4 RAI</span>), ainsi que la jurisprudence (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=22&amp;from_date=11.01.2002&amp;to_date=30.01.2002&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F120-V-280%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page280">ATF 120 V 280</a>, VSI 2000 p. 24 consid. 2b) applicables, de sorte que l'on peut renvoyer à ses considérants; </div> <div class="para">qu'il y a lieu de rappeler que selon la jurisprudence constante du Tribunal fédéral des assurances (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=22&amp;from_date=11.01.2002&amp;to_date=30.01.2002&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F120-V-280%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page284">ATF 120 V 284</a> consid. 3a, SVR 1995 IV n° 34 p. 89 et les références citées, VSI 2000 p. 24 consid. 2b), l'<span class="artref">art. 4 al. 1 RAI</span>, également dans sa version applicable depuis le 1er juillet 1991, ne concerne que les seuls soins à domicile liés à l'exécution des mesures médicales au sens des <span class="artref"><artref id="CH/831.20/12" type="start"></artref>art. 12 et 13 LAI</span><artref id="CH/831.20/13" type="end"></artref> qui sont effectuées à domicile; </div> <div class="para">que le remboursement de soins à domicile, tel que réglé par l'<span class="artref">art. 4 RAI</span>, est dès lors soumis à l'exigence fondamentale de la mise en oeuvre d'une mesure médicale au sens de ces dispositions, l'<span class="artref">art. 4 RAI</span> ne créant aucun droit spécifique à des soins à domicile indépendants de mesures médicales; </div> <div class="para">qu'en l'espèce, il est constant que la recourante a besoin, en raison de l'atteinte congénitale dont elle souffre, de l'assistance, de la surveillance et des soins de ses parents pour ses activités quotidiennes, en dehors des périodes de traitement et de scolarisation hors de son domicile; </div> <div class="para">que la surveillance et les soins requis - à savoir l'aide nécessaire pour l'accomplissement de certains actes ordinaires de la vie, comme aller se coucher, faire sa toilette, se vêtir et manger - ne relèvent toutefois pas d'une mesure médicale au sens des <span class="artref"><artref id="CH/831.20/12" type="start"></artref>art. 12 ou 13 LAI</span><artref id="CH/831.20/13" type="end"></artref>, mais sont nécessités par l'affection comme telle; </div> <div class="para">qu'au demeurant, la recourante reconnaît que les mesures médicales de réadaptation dont elle bénéficie, et qui sont prescrites par son médecin, consistent en un traitement de psychothérapie individuelle suivi trois fois par semaine hors de son domicile; </div> <div class="para">qu'il n'existe donc aucun lien de causalité entre la mesure accordée et les soins à domicile dont elle demande la prise en charge; </div> <div class="para">que, comme l'a constaté à juste titre l'instance cantonale de recours, les conditions d'une contribution aux soins à domicile au sens de l'<span class="artref">art. 4 RAI</span> ne sont dès lors pas remplies; </div> <div class="para">qu'il s'ensuit que le jugement entrepris n'est pas critiquable et que le présent recours, manifestement infondé, doit être rejeté, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances, </div> <div class="para">vu l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">prononce : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">I. Le recours est rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">II. Il n'est pas perçu de frais de justice. </div> <div class="para">III. Le présent arrêt sera communiqué aux parties, au Tribunal des assurances du canton de Vaud et à l'Office fédéral des assurances sociales. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lucerne, le 15 janvier 2002 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom du </div> <div class="para">Tribunal fédéral des assurances </div> <div class="para">La Présidente de la IVe Chambre : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : </div> </div></body></html>