Traité d'extradition du 29 juillet 1988 entre la Suisse et l'Australie <?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><akomaNtoso xmlns="http://docs.oasis-open.org/legaldocml/ns/akn/3.0" xmlns:fedlex="http://fedlex.admin.ch/"><act name="publicLaw"><meta><identification source="#ch.bk"><FRBRWork><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1990/1649_1649_1649/19910101/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1990/1649_1649_1649/19910101"/><FRBRdate date="1991-01-01" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRdate date="1988-07-29" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="1991-01-01" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRcountry value="CH"/><FRBRnumber value="0.353.915.8"/><FRBRname xml:lang="de" value="Auslieferungsvertrag vom 29. Juli 1988 zwischen der Schweiz und Australien" shortForm=""/><FRBRname xml:lang="fr" value="Traité d'extradition du 29 juillet 1988 entre la Suisse et l'Australie" shortForm=""/><FRBRname xml:lang="it" value="Trattato d'estradizione del 22 luglio 1988 tra la Svizzera e l'Australia" shortForm=""/><FRBRauthoritative value="true"/></FRBRWork><FRBRExpression><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1990/1649_1649_1649/19910101/fr/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1990/1649_1649_1649/19910101/fr"/><FRBRdate date="1991-01-01" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRdate date="1988-07-29" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="1991-01-01" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRlanguage language="fr"/></FRBRExpression><FRBRManifestation><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1990/1649_1649_1649/19910101/fr/xml/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1990/1649_1649_1649/19910101/fr/xml"/><FRBRdate date="1991-01-01" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRdate date="1988-07-29" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="1991-01-01" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRformat value="xml" fedlex:generator="2024-q4-rel-1.6.5"/></FRBRManifestation></identification><references source="#ch.bk"><TLCOrganization eId="ch.bk" href="https://fedlex.data.admin.ch/vocabulary/legal-institution/2" showAs="Chancellerie fédérale"/><TLCRole eId="publisher" href="http://data.legilux.public.lu/resource/ontology/jolux#publisher" showAs="Editeur"/><TLCRole eId="rightsHolder" href="http://data.legilux.public.lu/resource/ontology/jolux#rightsHolder" showAs="Détenteur des droits"/><TLCReference name="language" href="http://publications.europa.eu/resource/authority/language/FRA" showAs="fr"/><TLCReference name="format" href="https://fedlex.data.admin.ch/vocabulary/user-format/xml" showAs="xml"/></references></meta><preface><p><docNumber>0.353.915.8 </docNumber></p><p> RO <b>1990</b> 1649; FF <b>1989</b> III 769</p><p><i>Traduction</i><authorialNote><p> Texte original allemand.</p></authorialNote></p><p><docTitle>Traité d’extradition<br/>entre la Suisse et l’Australie</docTitle></p><p>Conclu le 29 juillet 1988<br/>Approuvé par l’Assemblée fédérale le 14 mars 1990<authorialNote><p> <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/1990/1648_1648_1648" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RO <b>1990</b> 1648</ref></p></authorialNote><br/>Entré en vigueur par échange de notes le 1<sup>er</sup> janvier 1991</p><p> (Etat le 1<sup>er</sup> janvier 1991)</p></preface><preamble><p>La Confédération suisse<br/>et<br/>l’Australie,</p><p>désireux de renforcer la collaboration entre les deux Etats dans la lutte contre la criminalité et de simplifier leurs relations en matière d’extradition,</p><p>sont convenus de ce qui suit:</p></preamble><body><article eId="art_1"><num><b>Art. 1</b></num><heading>Obligation d’extrader</heading><paragraph eId="art_1/para"><content><p>Les Parties contractantes s’engagent à se livrer réciproquement, conformément aux dispositions du présent Traité, les personnes qui, dans l’Etat requérant, sont poursuivies ou recherchées aux fins d’exécution d’une peine ou d’une mesure de sûreté pour une infraction donnant lieu à extradition.</p></content></paragraph></article><article eId="art_2"><num><b>Art. 2</b></num><heading>Infractions donnant lieu à extradition</heading><paragraph eId="art_2/para_1"><num>1.</num><content><p>Donnent lieu à extradition, conformément au présent Traité, les infractions frappées, aux termes du droit des deux Parties contractantes, d’une peine privative de liberté ou d’une mesure de sûreté privative de liberté d’un maximum d’au moins un an ou d’une peine plus sévère. Si la demande d’extradition vise une personne condamnée pour une infraction donnant lieu à extradition et recherchée pour l’exécution d’une peine privative de liberté ou d’une mesure de sûreté privative de liberté, l’extradition ne sera accordée que si le solde de la peine ou de la mesure de sûreté privative de liberté à purger est d’au moins six mois.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_2/para_2"><num>2.</num><content><p>Lorsqu’une personne est extradée pour une infraction donnant lieu à extradition, celle-ci peut également être accordée, si le droit de l’Etat requis le permet, pour une infraction frappée, aux termes du droit des deux Parties contractantes, d’une peine privative de liberté ou d’une mesure de sûreté privative de liberté d’une durée inférieure à une année, ou d’une peine moins sévère.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_2/para_3"><num>3.</num><content><p>Pour apprécier si, aux termes du présent article, un fait est punissable selon le droit des deux Parties contractantes,</p><blockList><item eId="art_2/para_3/lbl_a"><num>a) </num><p>il est sans importance que le droit des deux Parties contractantes place les infractions dans la même catégorie d’infractions ou qu’il définisse l’infraction en termes identiques;</p></item><item eId="art_2/para_3/lbl_b"><num>b) </num><p>l’ensemble des actes ou omissions mis à la charge de la personne réclamée est pris en considération, sans égard au fait que le droit des deux Parties contractantes ne contient pas les mêmes éléments constitutifs de l’infraction.</p></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_2/para_4"><num>4.</num><content><blockList><listIntroduction eId="art_2/para_4/listintro">L’extradition est accordée selon les dispositions du présent Traité, sans égard à la date de commission de l’infraction faisant l’objet de la demande d’extradition, à condition:</listIntroduction><item eId="art_2/para_4/lbl_a"><num>a) </num><p>que l’infraction ait été punissable dans l’Etat requérant à l’époque de la commission des actes ou omissions constituant l’infraction; et</p></item><item eId="art_2/para_4/lbl_b"><num>b) </num><p>que les actes ou omissions invoqués aient constitué une infraction au regard de la loi de l’Etat requis, à supposer qu’ils aient été commis sur le territoire de cet Etat au moment de la présentation de la demande.</p></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_2/para_5"><num>5.</num><content><p>Lorsque l’infraction faisant l’objet de la demande d’extradition a été commise hors du territoire de l’Etat requérant, l’extradition sera accordée conformément aux dispositions du présent Traité, si la personne poursuivie possède la nationalité de l’Etat requérant. Si la personne dont l’extradition est demandée pour une telle infraction ne possède pas la nationalité de l’Etat requérant, l’Etat requis appréciera librement la demande d’extradition.</p></content></paragraph></article><article eId="art_3"><num><b>Art. 3</b></num><heading>Exceptions à l’extradition</heading><paragraph eId="art_3/para_1"><num>1.</num><content><blockList><listIntroduction eId="art_3/para_1/listintro">L’extradition ne sera pas accordée si:</listIntroduction><item eId="art_3/para_1/lbl_a"><num>a) </num><p>l’infraction pour laquelle l’extradition est demandée est considérée par l’Etat requis comme une infraction politique, fiscale ou exclusivement militaire;</p></item><item eId="art_3/para_1/lbl_b"><num>b) </num><p>l’infraction pour laquelle la personne réclamée est poursuivie ou a été condamnée, ou toute autre infraction pouvant donner lieu, conformément aux dispositions du présent Traité, à son arrestation ou à sa condamnation, est frappée, aux termes du droit de l’Etat requérant, de la peine capitale, à moins que cet Etat s’engage à ne pas prononcer la peine capitale ou, si elle a déjà été prononcée, à ne pas l’exécuter;</p></item><item eId="art_3/para_1/lbl_c"><num>c) </num><p>il y a des raisons sérieuses de croire que la demande d’extradition en raison d’une infraction de droit commun, a été présentée aux fins de poursuivre ou de punir une personne en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité ou de ses opinions politiques, ou que la situation de cette personne risque d’être aggravée pour l’une ou l’autre de ces raisons;</p></item><item eId="art_3/para_1/lbl_d"><num>d) </num><blockList><listIntroduction eId="art_3/para_1/lbl_d/listintro">dans l’Etat requis ou dans un Etat tiers, la personne réclamée a été définitivement jugée pour les faits à raison desquels l’extradition est demandée:</listIntroduction><item eId="art_3/para_1/lbl_d/bull_u1"><num>– </num><p>lorsque ledit jugement a prononcé son acquittement;</p></item><item eId="art_3/para_1/lbl_d/bull_u2"><num>– </num><p>lorsque la peine ou une autre mesure privative de liberté prononcée contre la personne réclamée a été entièrement subie où a fait l’objet d’une grâce ou d’une amnistie portant sur sa totalité ou sur sa partie non exécutée; ou</p></item><item eId="art_3/para_1/lbl_d/bull_u3"><num>– </num><p>lorsque le juge a constaté la culpabilité de la personne réclamée sans prononcer de sanction;</p></item></blockList></item><item eId="art_3/para_1/lbl_e"><num>e) </num><p>la prescription de l’action pénale ou de la peine est acquise d’après le droit d’une des Parties contractantes.</p></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_3/para_2"><num>2.</num><content><blockList><listIntroduction eId="art_3/para_2/listintro">L’extradition peut être refusée:</listIntroduction><item eId="art_3/para_2/lbl_a"><num>a) </num><p>lorsque la personne faisant l’objet de la demande d’extradition est ressortissante de l’Etat requis. Si l’Etat requis refuse d’extrader ses ressortissants, il devra, sur demande de l’Etat requérant et à condition que la législation de l’Etat requis le permette, soumettre l’affaire aux autorités compétentes, afin que des poursuites judiciaires puissent être engagées pour toutes ou partie des infractions faisant l’objet de la demande d’extradition; ou</p></item><item eId="art_3/para_2/lbl_b"><num>b) </num><p>lorsque l’infraction pour laquelle l’extradition est demandée est soumise à la juridiction de l’Etat requis et que celui‑ci engage des poursuites pénales pour cette infraction.</p></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_3/para_3"><num>3.</num><content><p>L’Etat requis peut, motifs à l’appui, recommander à l’Etat requérant de retirer la demande d’extradition si, à son avis, l’extradition ne devrait pas être demandée en raison de l’âge, de la santé ou pour d’autres circonstances propres à la personne réclamée.</p></content></paragraph></article><article eId="art_4"><num><b>Art. 4</b></num><heading>Demande et pièces à l’appui</heading><paragraph eId="art_4/para_1"><num>1.</num><content><p>La demande d’extradition sera formulée par écrit et présentée par la voie diplomatique. Toutes les pièces produites à l’appui de la demande doivent être légalisées conformément à l’art. 5.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_4/para_2"><num>2.</num><content><blockList><listIntroduction eId="art_4/para_2/listintro">Les pièces suivantes seront produites à l’appui de la demande d’extradition:</listIntroduction><item eId="art_4/para_2/lbl_a"><num>a) </num><p>lorsqu’une infraction est mise à la charge de la personne réclamée: le mandat d’arrêt décerné contre elle ou la copie d’un tel mandat, la désignation de chaque infraction pour laquelle l’extradition est demandée, ainsi que la description de tous les actes ou omissions relatifs à chaque infraction mise à sa charge;</p></item><item eId="art_4/para_2/lbl_b"><num>b) </num><p>lorsque la personne réclamée a été condamnée par défaut à la suite d’une infraction: une pièce ou la copie d’une pièce émanant d’une autorité judiciaire ou d’une autre autorité et ordonnant l’arrestation de la personne réclamée, la désignation de chaque infraction pour laquelle l’extradition est demandée, ainsi que la description de tous les actes ou omissions relatifs à chaque infraction mise à sa charge;</p></item><item eId="art_4/para_2/lbl_c"><num>c) </num><p>lorsque la personne réclamée a été condamnée pour une infraction sur la base d’une procédure contradictoire: la désignation de chaque infraction pour laquelle l’extradition est demandée, la description des actes ou omissions relatifs à chaque infraction mise à sa charge, ainsi que les pièces permettant de prouver le prononcé relatif à la culpabilité, la peine prononcée, le caractère immédiatement exécutoire du jugement et le solde de peine non exécutée;</p></item><item eId="art_4/para_2/lbl_d"><num>d) </num><p>lorsque la personne réclamée a été jugée en procédure contradictoire, sans qu’une peine ait été prononcée: la désignation de chaque infraction pour laquelle l’extradition est demandée, la description de tous les actes ou omissions relatifs à chaque infraction mise à sa charge, les pièces permettant de prouver le prononcé relatif à la culpabilité, ainsi qu’une déclaration affirmant l’intention de prononcer une peine;</p></item><item eId="art_4/para_2/lbl_e"><num>e) </num><p>dans tous les cas: l’énoncé des dispositions légales qui rendent un fait punissable, ainsi que de celles régissant la prescription, l’étendue et la nature de la peine prévues pour cette infraction; et</p></item><item eId="art_4/para_2/lbl_f"><num>f) </num><p>dans tous les cas: la description aussi précise que possible de la personne réclamée, ainsi que toute information susceptible d’établir son identité et sa nationalité.</p></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_4/para_3"><num>3.</num><content><p>La personne réclamée peut, après avoir donné son consentement, être extradée selon les dispositions du présent Traité, même si les conditions prévues sous les ch. 1 et 2 du présent article ne sont pas remplies.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_4/para_4"><num>4.</num><content><p>Toutes les pièces à l’appui d’une demande d’extradition présentée par la Suisse seront rédigées ou traduites en langue anglaise. Toutes les pièces à l’appui d’une demande de l’Australie seront rédigées ou traduites dans celle des langues officielles suisses que l’autorité compétente suisse désignera de cas en cas.</p></content></paragraph></article><article eId="art_5"><num><b>Art. 5</b></num><heading>Légalisation des pièces à l’appui</heading><paragraph eId="art_5/para_1"><num>1.</num><content><p>Les pièces produites, conformément à l’art. 4, à l’appui de la demande d’extradition seront admises dans toute procédure d’extradition dans l’Etat requis, à condition d’avoir été légalisées.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_5/para_2"><num>2.</num><content><blockList><listIntroduction eId="art_5/para_2/listintro">Aux fins du présent Traité, une pièce à l’appui est légalisée:</listIntroduction><item eId="art_5/para_2/lbl_a"><num>a) </num><p>si elle est signée ou certifiée conforme par un juge, une autorité judiciaire ou un fonctionnaire de ou dans l’Etat requérant; et</p></item><item eId="art_5/para_2/lbl_b"><num>b) </num><p>si elle est munie du sceau officiel de l’Etat requérant, ou de celui d’un ministre d’Etat ou d’un département de l’Etat requérant.</p></item></blockList></content></paragraph></article><article eId="art_6"><num><b>Art. 6</b></num><heading>Compléments d’information</heading><paragraph eId="art_6/para_1"><num>1.</num><content><p>Lorsque l’Etat requis est de l’avis que les pièces produites à l’appui de la demande sont insuffisantes, aux termes du présent Traité, pour accorder l’extradition, il pourra demander la fourniture d’un complément d’information dans un délai déterminé.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_6/para_2"><num>2.</num><content><p>Lorsque la personne réclamée se trouve en détention extraditionnelle et que les pièces complémentaires à l’appui de la demande ne satisfont pas aux exigences du présent Traité, ou que ces pièces n’ont pas été présentées dans le délai imparti, la personne réclamée pourra être élargie. Cet élargissement n’empêchera ni une nouvelle arrestation ni une extradition si une autre demande d’extradition est présentée subséquemment.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_6/para_3"><num>3.</num><content><p>Si la personne réclamée est élargie, conformément au ch. 2 du présent article, l’Etat requis en informe l’Etat requérant aussitôt que possible.</p></content></paragraph></article><article eId="art_7"><num><b>Art. 7</b></num><heading>Concours de demandes</heading><paragraph eId="art_7/para"><content><p>Si l’extradition est demandée concurremment par plusieurs Etats pour le même fait ou pour des faits différents, l’Etat requis statuera compte tenu de l’ensemble des circonstances, notamment de la gravité proportionnelle des infractions, du lieu où elles ont été commises, de la nationalité de la personne réclamée, de la possibilité d’une extradition ultérieure à un autre Etat et des dates respectives des demandes. Le cas échéant, l’Etat requis informera l’Etat requérant de son consentement à une réextradition.</p></content></paragraph></article><article eId="art_8"><num><b>Art. 8</b></num><heading>Règle de la spécialité</heading><paragraph eId="art_8/para_1"><num>1.</num><content><blockList><listIntroduction eId="art_8/para_1/listintro">Sous réserve du ch. 3 du présent article, la personne extradée conformément au présent Traité ne sera ni détenue, ni jugée, ni soumise à aucune autre restriction de sa liberté individuelle dans l’Etat requérant, pour une infraction quelconque commise antérieurement à sa remise autre que:</listIntroduction><item eId="art_8/para_1/lbl_a"><num>a) </num><p>l’infraction pour laquelle l’extradition a été accordée; ou</p></item><item eId="art_8/para_1/lbl_b"><num>b) </num><p>toute autre infraction donnant lieu à extradition, sauf si l’Etat requis y consent.</p></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_8/para_2"><num>2.</num><content><p>La demande tendant à obtenir de l’Etat requis le consentement prévu au présent article sera accompagnée des pièces mentionnées à l’art. 4, ainsi que d’un procès‑verbal établi par une autorité judiciaire et consignant les déclarations de la personne extradée sur les infractions entrant en considération.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_8/para_3"><num>3.</num><content><p>Le chiffre 1 du présent article ne s’applique pas lorsque, ayant eu la possibilité de le faire, la personne extradée n’a pas quitté le territoire de l’Etat requérant dans les 45 jours qui suivent son élargissement définitif, ou qu’elle y est retournée après l’avoir quitté.</p></content></paragraph></article><article eId="art_9"><num><b>Art. 9</b></num><heading>Réextradition à un Etat tiers</heading><paragraph eId="art_9/para_1"><num>1.</num><content><p>La personne remise à l’Etat requérant ne peut pas être extradée à un Etat tiers pour une infraction antérieure à sa remise, sauf</p><blockList><item eId="art_9/para_1/lbl_a"><num>a) </num><p>si l’Etat requis y consent; ou</p></item><item eId="art_9/para_1/lbl_b"><num>b) </num><p>si, ayant eu la possibilité de le faire, la personne extradée n’a pas quitté le territoire de l’Etat requérant dans les 45 jours qui suivent son élargissement définitif, ou qu’elle y est retournée après l’avoir quitté.</p></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_9/para_2"><num>2.</num><content><p>Dans le cas prévu sous ch. 1, let. a, du présent article, l’Etat requis pourra exiger la production des pièces concernant le consentement, mentionnées à l’art. 4.</p></content></paragraph></article><article eId="art_10"><num><b>Art. 10</b></num><heading>Arrestation provisoire</heading><paragraph eId="art_10/para_1"><num>1.</num><content><p>En cas d’urgence, chaque Partie contractante peut demander l’arrestation provisoire de la personne recherchée, par l’entremise de l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol) ou par une autre voie. Cette demande peut être transmise soit par voie postale ou télégraphique, soit par tout autre moyen de communication laissant une trace écrite.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_10/para_2"><num>2.</num><content><p>La demande d’arrestation provisoire comprendra le signalement de la personne recherchée, la confirmation de l’existence d’une des pièces mentionnées à l’art. 4, ch. 2, ordonnant son arrestation, la constatation de l’existence d’une infraction pour laquelle l’extradition sera demandée, la description des actes ou omissions constitutifs de l’infraction, la durée et la nature de la peine prévue ou encourue, ainsi qu’une déclaration selon laquelle l’extradition sera demandée par la voie diplomatique.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_10/para_3"><num>3.</num><content><p>La personne arrêtée à la suite d’une demande d’arrestation provisoire pourra être élargie si, à l’expiration d’un délai de 40 jours à compter de son arrestation, aucune demande d’extradition n’aura été présentée.</p></content></paragraph></article><article eId="art_11"><num><b>Art. 11</b></num><heading>Remise</heading><paragraph eId="art_11/para_1"><num>1.</num><content><p>L’Etat requis fera connaître sa décision sur l’extradition à l’Etat requérant dans les meilleurs délais et par la voie diplomatique. Tout rejet complet ou partiel de la demande d’extradition sera motivé.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_11/para_2"><num>2.</num><content><p>Si l’extradition est accordée, l’Etat requis communiquera à l’Etat requérant la durée de la détention extraditionnelle subie par la personne réclamée.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_11/para_3"><num>3.</num><content><p>Si l’extradition est accordée, l’Etat requérant prendra en charge la personne remise par l’Etat requis, en un lieu convenu par les Parties contractantes.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_11/para_4"><num>4.</num><content><p>La prise en charge de la personne par l’Etat requérant s’effectuera dans les 15 jours à partir de la notification de la décision sur l’extradition prévue au ch. 1 du présent article. Si l’Etat requérant n’est pas en mesure d’assumer la prise en charge de la personne dans ce délai, l’Etat requis pourra prolonger ce délai de 15 jours sur demande motivée de l’Etat requérant.</p></content></paragraph></article><article eId="art_12"><num><b>Art. 12</b></num><heading>Remise ajournée ou temporaire</heading><paragraph eId="art_12/para_1"><num>1.</num><content><p>L’Etat requis peut ajourner la remise de la personne réclamée, aux fins d’engager contre elle une poursuite ou de lui faire subir une peine en raison d’une infraction autre que les actes ou les omissions constituant l’infraction pour laquelle l’extradition est demandée. En pareil cas, l’Etat requis en informera dûment l’Etat requérant.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_12/para_2"><num>2.</num><content><p>L’Etat requis pourra, dans la mesure permise par sa législation, remettre temporairement la personne réclamée à l’Etat requérant aux conditions à déterminer par les Parties contractantes.</p></content></paragraph></article><article eId="art_13"><num><b>Art. 13</b></num><heading>Remise d’objets</heading><paragraph eId="art_13/para_1"><num>1.</num><content><p>Si l’extradition est accordée et que l’Etat requérant le demande, l’Etat requis lui remettra, dans la mesure permise par sa législation et sous réserve des droits de tierces personnes, tous les objets trouvés sur le territoire de l’Etat requis qui proviennent de l’infraction ou qui peuvent servir de pièces à conviction.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_13/para_2"><num>2.</num><content><p>A la demande de l’Etat requérant, les objets visés sous ch. 1 du présent article lui seront remis, même si l’extradition déjà accordée ne peut avoir lieu.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_13/para_3"><num>3.</num><content><p>Dans la mesure où sa législation ou des droits de tiers l’exigent, les objets remis seront restitués sans frais à l’Etat requis, si cet Etat le demande.</p></content></paragraph></article><article eId="art_14"><num><b>Art. 14</b></num><heading>Transit</heading><paragraph eId="art_14/para"><content><p>Le transit à travers le territoire d’une des Parties contractantes sera accordé sur demande écrite de l’autre Partie. La demande de transit</p><blockList><item eId="art_14/para/lbl_a"><num>a) </num><p>pourra être transmise par poste, télégraphe ou par tout autre moyen laissant une trace écrite; et</p></item><item eId="art_14/para/lbl_b"><num>b) </num><p>contiendra toutes les indications prévues à l’art. 10, ch. 2.</p></item></blockList></content></paragraph></article><article eId="art_15"><num><b>Art. 15</b></num><heading>Représentation et frais</heading><paragraph eId="art_15/para_1"><num>1.</num><content><p>L’Etat requis prendra toutes dispositions nécessaires à la suite des procédures découlant de la demande d’extradition et en assumera les frais. Il défendra les intérêts de l’Etat requérant et se chargera également des frais occasionnés sur son territoire par l’arrestation et la détention de la personne réclamée.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_15/para_2"><num>2.</num><content><p>Les frais de transport de la personne réclamée à partir du territoire de l’Etat requis sont assumés par l’Etat requérant.</p></content></paragraph></article><article eId="art_16"><num><b>Art. 16</b></num><heading>Autres obligations</heading><paragraph eId="art_16/para"><content><p>Le présent Traité n’affectera pas les obligations découlant ou pouvant découler de toute convention multilatérale liant les deux Parties contractantes.</p></content></paragraph></article><article eId="art_17"><num><b>Art. 17</b></num><heading>Règlement des différends</heading><paragraph eId="art_17/para_1"><num>1.</num><content><p>A la demande de l’une d’entre elles, les Parties contractantes se consulteront sur l’interprétation ou sur l’application du présent Traité, soit de façon générale, soit dans un cas particulier.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_17/para_2"><num>2.</num><content><p>Tout différend entre les Parties contractantes résultant de l’interprétation du présent Traité et ne pouvant être réglé par les consultations prévues au ch. 1 du présent article, pourra être soumis par chacune des Parties contractantes à la Cour internationale de justice, conformément aux statuts de cette Cour.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_17/para_3"><num>3.</num><content><p>Le règlement d’un différend conformément au ch. 2 du présent article n’affecte pas la validité de la décision finale prise par une autorité gouvernementale ou judiciaire d’une Partie contractante à la suite d’une demande se trouvant à l’origine du différend.</p></content></paragraph></article><article eId="art_18"><num><b>Art. 18</b></num><heading>Amendement</heading><paragraph eId="art_18/para"><content><p>A la demande de l’une d’entre elles, les Parties contractantes se consulteront sur toute proposition visant à amender le présent Traité.</p></content></paragraph></article><article eId="art_19"><num><b>Art. 19</b></num><heading>Entrée en vigueur et dénonciation</heading><paragraph eId="art_19/para_1"><num>1.</num><content><p>Le présent Traité entrera en vigueur 180 jours après que les Parties contractantes se seront notifié par écrit que les conditions d’entrée en vigueur du Traité sont remplies pour chacune d’elles.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_19/para_2"><num>2.</num><content><blockList><listIntroduction eId="art_19/para_2/listintro">A l’entrée en vigueur du présent Traité et sous réserve des procédures d’extradition en cours, sont abrogés dans les relations entre la Suisse et l’Australie:</listIntroduction><item eId="art_19/para_2/lbl_a"><num>a) </num><p>Le Traité d’extradition entre la Suisse et la Grande‑Bretagne, conclu le 26 novembre 1880<authorialNote><p> <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/5/313_280_313" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RS <b>0.353.936.7</b></ref></p></authorialNote> à Berne;</p></item><item eId="art_19/para_2/lbl_b"><num>b) </num><p>La Convention additionnelle audit traité, conclue le 29 juin 1904<authorialNote><p> RO <b>21</b> 166</p></authorialNote> à Londres;</p></item><item eId="art_19/para_2/lbl_c"><num>c) </num><p>La Convention additionnelle audit traité, conclue le 19 décembre 1934<authorialNote><p> <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/51/450_462_548" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RS <b>0.353.936.71</b></ref></p></authorialNote> à Berne.</p></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_19/para_3"><num>3.</num><content><p>Chacune des deux Parties contractantes peut dénoncer le présent Traité en tout temps, moyennant notification écrite; la dénonciation prendra effet 180 jours après la notification de la dénonciation.</p></content></paragraph></article><signature><p><i>En foi de quoi</i> les soussignés, dûment autorisés par leurs gouvernements respectifs, ont signé le présent Traité.</p><p>Ainsi fait à Sydney, le 29 juillet 1988, en allemand et en anglais, les deux textes faisant également foi.</p><table fedlex:function="layout"><tr><td><p>Pour la<br/>Confédération suisse:</p><p>Jean‑Pascal Delamuraz</p></td><td><p>Pour<br/>l’Australie:</p><p>Lionel Bowen</p></td></tr></table></signature></body></act></akomaNtoso>