27. Februar 1989 N 117 Organisation der Bundesrechtspflege. Aenderung Präsident: Die Diskussion ist abgeschlossen. Die Petitions- und Gewährleistungskommission beantragt, dem Gesuch von Sonder-Bundesanwalt Hungerbühler um Aufhebung der Immunität von Frau Bundesrätin Kopp zu entsprechen. Ein anderer Antrag ist nicht gestellt. - Sie haben so beschlossen. An den Ständerat - Au Conseil des Etats #ST# 85.040 Organisation der Bundesrechtspflege. Aenderung Organisation judiciaire. Révision Siehe Jahrgang 1987, Seite 333 - Voir année 1987, page 333 Beschluss des Ständerates vom 14. Juni 1988 Décision du Conseil des Etats du 14 juin 1988 Differenzen - Divergences M. Petitpierre, rapporteur: La procédure d'élimination des divergences s'est engagée dans le sens de la conciliation. Votre commission s'est le plus souvent ralliée au Conseil des Etats dans l'idée que cette révision partielle, dont je vous rappelle qu'elle est centrée sur l'allégement de la charge pesant sur le Tribunal fédéral, doit aboutir sans nouveau retard. Le point controversé de la procédure d'ad- mission que nous avons refusé, vous vous en souvenez, a trouvé la même solution au Conseil des Etats de sorte que l'article 36a - et c'est important pour la suite de nos discus- sions - ne présente plus de divergences de fond mais seulement des divergences rédactionnelles. Le Conseil des Etats a introduit un article 92 qui instaure une procédure particulière d'examen préalable et garantit, ce qui est très important, que le fond sera vu au moins sommairement par le Tribunal fédéral en matière de recours de droit public. Notre commission s'est ralliée à l'unanimité. Pour le surplus, je ne reprendrai que lors de la discussion de détail les points qui appelleront une discussion. Frau Stamm, Berichterstatterin: Wir befinden uns im Diffe- renzbereinigungsverfahren des Bundesgesetzes über die Organisation der Bundesrechtspflege. Die nationalrätliche Kommission hat sich in den meisten Punkten den ständerät- lichen Vorschlägen angeschlossen. Der Hauptpunkt der Divergenzen, das sogenannte Annahmeverfahren, das im Nationalrat keine Gnade gefunden hat, wurde auch vom Ständerat nicht angenommen. Er hat sich aber an dieser Stelle für ein sogenanntes Zulassungs- oder Vorprüfungs- verfahren entschieden. Wir haben also in Artikel 36a nur noch eine kleine redaktionelle Differenz. An dessen Stelle hat der Ständerat einen Artikel 92 eingefügt. Dort ist dieses Vorprüfungsverfahren für die staatsrechtlichen Beschwer- den geregelt. Es sieht - im Gegensatz zum ursprünglichen Annahmeverfahren - wenigstens eine summarische mate- rielle Prüfung der staatsrechtlichen Beschwerde vor. Auf die Einzelheiten gehe ich bei den entsprechenden Artikeln ein. Bundesrat Koller: Erlauben Sie auch mir eine kurze Vorbe- merkung zu diesem Differenzbereinigungsverfahren. Auf den ersten Blick mögen die Differenzen zwischen National- und Ständerat recht zahlreich scheinen. Gewichtet man sie jedoch sachlich, so ändert sich das Bild, denn sie sind vielfach untergeordneter, oft sogar redaktioneller Natur. Ich kann daher schon hier ein für allemal - auch zur Erleichte- rung und Beschleunigung des Verfahrens-festhalten, dass der Bundesrat überall dort dem Ständerat folgt, wo sich Ihre vorbereitende Kommission dem Ständerat angeschlossen hat. Das gilt insbesondere auch für die sachlich wichtigste Differenz, nämlich die Einführung eines besonderen Vorprü- fungsverfahrens bei der staatsrechtlichen Beschwerde. Detailberatung - Discussion par articles Art. 1 Abs. 2 und 3 Antrag der Kommission Festhalten Art. 1 al. 2 et 3 Proposition de la commission Maintenir M. Petitpierre, rapporteur: Ici, nous proposons de maintenir la formule flexible que nous avions choisie lors du premier passage de ce projet devant notre conseil. Ce que nous propose le Conseil des Etats est en définitive moins ouvert, n'est pas plus clair, et nous voulons vraiment que les mem- bres du Tribunal fédéral qui, titulaires, deviennent juges suppléants, puissent, sans repasser par l'élection, finir leur temps de fonction comme juges suppléants. Par conséquent, je vous proposerai, outre le maintien de notre décision, qui était bonne, d'ajouter à la deuxième ligne de l'alinéa 3 qui dit: «Si des membres sortants du Tribunal fédéral sont élus en qualité de juges suppléants, ou si des membres .... », le mot «titulaires». C'est sans importance de fond, car le sens y est, mais autant le dire clairement puisque c'est ce que nous voulons: «.... ou si des membres titulaires terminent la durée de leur fonction .... ». Je vous propose donc de maintenir notre décision sur ce point. Frau Stamm, Berichterstatterin: Die Kommission schlägt Ihnen vor, an Artikel 1, wie wir ihn bereits beschlossen haben, festzuhalten. Es geht hier darum, dass Mitglieder des Bundesgerichtes mit Zustimmung des Gerichts die Amts- dauer als Ersatzrichter sollen beenden können. Es wurde hier gelegentlich eingewendet, das schränke unsere Wahl- möglichkeiten ein. Das ist aber nicht der Fall, denn wir haben die betreffenden Personen ja als Bundesrichter gewählt, und es geht nur darum, dass sie ihre Amtsdauerais Ersatzrichter, also mit beschränktem Arbeitspensum, sollen beenden können, wenn das je einmal aktuell wird. Angenommen - Adopté Art. 3a (neu) Antrag der Kommission Abs. 1 .... seinen vollamtlichen Mitgliedern .... Abs. 2 bis 5 Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Art. 3a (nouveau) Proposition de la commission Al. 1 Le tribunal peut autoriser ses membres permanents à pro- céder .... Al. 2 à 5 Adhérer à la décision du Conseil des Etats M. Petitpierre, rapporteur: Tout d'abord une remarque for- melle: votre commission ajoute au texte du Conseil des Etats - auquel, pour le surplus, elle se rallie - le mot «permanents». J'ouvre une parenthèse pour la Commission de rédaction: nous avons dit «titulaires» tout à l'heure, nous disons «permanents» ici; j'aimerais que vous nous autori- siez à uniformiser le vocabulaire. L'idée est la même, ce n'est qu'une question de rédaction. Sur le fond, nous nous rallions à la proposition du Conseil des Etats. En définitive, la dignité du Tribunal fédéral ainsi que notre confiance dans son sens des responsabilités nous amènent à ne conserver que la substance des alinéas 1er et 5 du texte que nous avions primitivement adopté dans ce conseil à l'instigation de M. Ruffy dont vous vous souvenezOrganisation judiciaire. Révision 118 N 27 février 1989 qu'il avait déposé une initiative parlementaire. Le caractère peut-être un peu vexatoire de ce qu'on avait prévu dans le premier texte nous incite à y renoncer aujourd'hui. Il va sans dire que l'initiative Ruffy n'est pas liquidée ainsi sans autre forme de procès. Notre commission a décidé qu'elle pouvait se réunir encore une fois et reprendre le problème si M. Ruffy le souhaite. Nous avons expressément réservé cette façon de faire. On peut déjà dire aujourd'hui que le but visé par notre collègue est très largement atteint. Toutefois il y a eu des hésitations dans la commission qui a décidé de suivre le Conseil des Etats par 10 voix contre 8 qui allaient dans le sens d'une réglementation spéciale plus développée. Au nom de la majorité de la commission, je vous propse de suivre le Conseil des Etats. Frau Stamm, Berichterstatterin: Wir empfehlen Ihnen, sich bei Artikel 3a (neu) der Formulierung des Ständerates anzu- schliessen. Diese Formulierung ist etwas kürzer und konzi- ser als unsere damalige Formulierung. Sie erinnern sich, dass diese ganze Diskussion über Gutachter- und Schieds- richtertätigkeit unserer Bundesrichter auf die parlamentari- sche Initiative von Kollege Ruffy zurückgeht. Wir waren dann in der Beratung bei der Differenzbereinigung der Mei- nung, dass die Formulierung des Ständerates eigentlich der Würde und auch dem Vertrauen, das wir in unsere obersten Richter haben, angemessener sei als die doch sehr in die Einzelheiten gehende Formulierung, die wir ursprünglich in diesem Rat angenommen haben. Im weiteren beantragen wir Ihnen, einzuführen, dass diese Regelungen für die vollamtlichen Mitglieder des Bundesge- richts gelten, denn wir wurden uns plötzlich bewusst, dass wir natürlich nicht sämtliche Ersatzrichter diesen Beschrän- kungen unterstellen können, weil wir sonst überhaupt keine Ersatzrichter für das Bundesgericht mehr finden würden. Die Meinungen über das Problem waren in der Kommission sehr kontrovers, und wir haben diesen Entscheid mit dem Stimmenverhältnis 10 zu 8 gefällt. Wir empfehlen Ihnen, sich auch der Formulierung des Ständerates anzuschliessen. Angenommen - Adopté Art. 4 Antrag der Kommission Abs. 1 ...., sowie Ehegatten und Ehegatten von Geschwistern dür- fen nicht gleichzeitig .... Abs. 2 Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Art. 4 Proposition de la commission Al. 1 Les parents et alliés en ligne directe, ou jusqu'au quatrième degré en ligne collatérale, ainsi que les conjoints et les conjoints de frères ou soeurs, ne peuvent exercer .... Al. 2 Adhérer à la décision du Conseil des Etats M. Petitpierre, rapporteur: II n'y a qu'une question de rédac- tion, mais nous insistons pour que ce soit la version de la commission qui l'emporte. Il faut viser le cas des époux de deux frères ou de deux soeurs qui ne sont pas des alliés au sens de la loi et dont pourtant nous ne voulons pas qu'ils puissent siéger en même temps dans une juridiction. Je vous demande simplement de suivre le Conseil national. Frau Stamm, Berichterstatterin: In Artikel 4 geht es darum, dass wir sämtliche Verhältnisse, vor allem die verwandt- schaftlichen, abdecken, die sich auf Seiten von Bundesrich- tern und Bundesrichterinnen ergeben. Ich empfehle Ihnen, diese Formulierung anzunehmen. Angenommen - Adopté Art. 7 Abs. 1 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Art. 7 al. 1 Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Angenommen - Adopté Art. 15 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Angenommen - Adopté Art. 17 Abs. 1 und 4 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Art. 17 al. 1 et 4 Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats M. Petitpierre, rapporteur: Un spécialiste de la procédure m'a fait remarquer, il y quelques jours, que l'article 17 pour- raiféventuellement poser un petit problème de compatibilité avec la Convention européenne des droits de l'homme en ce que - vous le savez - la publicité doit être garantie à un stade ou à un autre de la procédure. Alors, il faut simple- ment dire - je le fais pour le procès-verbal - que, dans la mesure où dans des situations assez exceptionnelles - lors d'un procès en instance unique, par exemple, devant le Tribunal fédéral - il se pourrait, par le recours à la procédure sommaire, que la publicité ne soit pas garantie. Je voulais simplement attirer votre attention là-dessus, pour que dans l'application nous ne permettions pas une situa- tion où, sans s'en rendre compte, en appliquant cette loi, on violerait tout à coup la Convention européenne des droits de l'homme. C'était le but de mon intervention. Frau Stamm, Berichterstatterin: Der Präsident unserer Kom- mission wurde vor einigen Tagen auf folgenden Sachverhalt aufmerksam gemacht: Sollte ausnahmsweise nach Arti- kel 17 einmal die Oeffentlichkeit ausgeschlossen werden, könnte sich dadurch eine Unvereinbarkeit zwischen diesem Artikel und der Europäischen Menschenrechtskonvention ergeben - weil eben die Oeffentlichkeit damit nicht garan- tiert wäre. Diese Bemerkung hat aber vor allem den Sinn, zu Protokoll genommen zu werden, damit bei dieser aus- nahmsweisen Anwendung der Vorschrift darauf geachtet wird, dass die Europäische Menschenrechtskonvention nicht verletzt wird. Angenommen - Adopté Art. 30 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Angenommen - Adopté Art. 32 Antrag der Kommission Randtitel, Abs. 3 Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Abs. 3bis (neu) Streichen Abs. 4 und 5 (neu) Zustimmung zum Beschluss des Ständerates27. Februar 1989 N 119 Organisation der Bundesrechtspflege. Aenderung Art. 32 Proposition de la commission Titre marginal, al. 3 Adhérer à la décision du Conseil des Etats Al. 3bis (nouveau) Biffer Al. 4 et 5 (nouveau) Adhérer à la décision du Conseil des Etats M. Petitpierre, rapporteur: A l'article 32, alinéa 3, nous vous proposons, encore une fois, de maintenir notre proposition. Plus délicate est la question de l'alinéa 3bis où nous vous proposons de biffer le texte proposé par le Conseil des Etats. Le Conseil des Etats a voulu étendre la possibilité de respecter les délais en exécutant des paiements par l'entre- mise d'une tierce personne, notamment par le biais de comptes bancaires. On donne un ordre à un tiers; il débite le compte du client pour faire le paiement au Tribunal fédéral. Il s'agit donc de tiers autres que les PTT. A l'examen de cette proposition que l'on pouvait compren- dre - ouvrir toutes les possibilités de règlements financiers, y compris par le patrimoine de tiers - on s'est aperçu qu'on créait une très grande insécurité juridique, dans la mesure où nous ne pouvions plus nous reposer exclusivement sur ce que faisait le débiteur du paiement ou un office postal, mais aussi sur ce que faisait un tiers ou une banque. Quand le paiement devait-il être réputé fait? On a même remarqué que pour une banque qui tarderait à débiter un compte ce serait une incitation au crime, en ce sens qu'elle pourrait être tentée, pour ne pas engager sa responsabilité, d'antida- ter des débits. Pour ce motif, nous considérons que ce qui est faisable par l'entremise des PTT est parfaitement clair, le Tribunal fédé- ral a lui-même un formulaire qui dit au justiciable à quelles conditions les paiements doivent être faits pour que les délais soient respectés. Nous vous proposons donc, à l'unanimité, de ne pas accep- ter cet alinéa 3bis qui ne crée que des complications. Frau Stamm, Berichterstatterin: In Artikel 32 Absatz 3bis hat der Ständerat eine neue Vorschrift vorgeschlagen, welche beinhaltet, dass Zahlungsaufträge von Kosten Vorschüssen an Banken den entsprechenden Aufträgen an die PTT gleichgestellt werden sollten. Obwohl dies im ersten Augen- blick als Erleichterung für den Rechtsuchenden erscheint, haben wir bei näherer Abklärung der Praxis festgestellt, dass sich daraus Unsicherheiten und statt einer Entlastung unter Umständen eine Mehrbelastung für. das Bundesge- richt ergeben könnten, indem beispielsweise der Rechtsu- chende bereits eine Belastungsanzeige erhalten hat, jedoch nicht sicher ist, ob die Bank dem Gericht den entsprechen- den Betrag schon gutgeschrieben hat. Nachdem diese Vor- lage ja vor allem dazu dienen soll, das Bundesgericht zu entlasten, haben wir diese neue Möglichkeit mit 14 gegen 3 Stimmen abgelehnt. Angenommen - Adopté Art. 36a Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Antrag Salvioni Abs. 1 Bst. bbis (neu) bbis. Eintreten im Ausnahmefall auf eine Berufung, deren Streitwert mehr als 8000, jedoch weniger als 30 000 Franken beträgt, wenn die Rechtslage, die dadurch aufgeworfen wird, von grundsätzlicher Bedeutung ist, vom Bundesge- richt noch nicht beurteilt wurde oder einer erneuten Prüfung bedarf, oder wenn der angefochtene Entscheid von der Rechtsprechung des Bundesgerichts abweicht. Abs. 3 .... zu verweisen. Der Entscheid über Eintreten oder über Nichteintreten nach Absatz 1 Buchstabe c muss nicht oder erst mit dern/Sachurteil begründet werden. Art. 36a Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Proposition Salvioni Al. 1 let. bbis (nouveau) bbis. D'entrer exceptionnellement en matière sur un recours en réforme dont la valeur litigieuse dépasse 8000 francs, sans atteindre 30 000 francs, lorsque la question de droit qu'il soulève revêt une valeur de principe, n'a pas encore fait l'objet d'un examen du Tribunal fédéral ou mérite un nouvel examen, ou lorsque la décision attaquée s'écarte de la jurisprudence du Tribunal fédéral. Al. 3 .... d'une autorité. La décision d'entrer, ou de ne pas entrer en matière selon l'alinéa 1er, lettre c, ne doit pas être moti- vée ou la sera avec le jugement au fond. Präsident: Hier ist Ihnen ein Antrag Salvioni ausgeteilt wor- den. Nach Auffassung der Kommission kann dieser Antrag gar nicht behandelt werden, weil er eine Materie betrifft, die nicht mehr Gegenstand von Differenzen ist. Der Kommis- sionspräsident wird kurz begründen, weswegen die Kom- mission diese Auffassung hat. Falls Herr Salvioni an seinem Antrag festhält, werden wir zunächst über einen Ordnungs- antrag befinden, ob Sie diesen Antrag behandeln wollen. Sie sind mit diesem Vorgehen einverstanden. M. Petitpierre, rapporteur: A l'article 36a, nous n'avons pas de divergence de fond avec le texte du Conseil des Etats. La rédaction a simplement été adaptée par le Conseil des Etats au fait qu'il avait adopté plus loin - on en discutera tout à l'heure - un article 92 sur le «Vorprüfungsverfahren», cette procédure d'examen préalable dans des cas particuliers. La proposition de M. Salvioni doit être vue dans l'optique de notre loi sur les rapports entre les conseils, article 16, ali- néas 2 et 3. S'il n'y a plus divergence, on doit suivre la procédure de l'alinéa 3. Or, cette procédure qui implique l'accord des deux commissions préparatoires des deux conseils, n'a pas été suivie. De sorte que je suis au regret de devoir refuser l'accord non pas de la commission, puisque nous n'avons pas délibéré de cela, à une discussion sur le fond de la proposition de M. Salvioni. Je le regrette, car il est toujours désagréable de refuser d'examiner une idée - ce n'est jamais très satisfaisant de dire: «je ne veux pas le savoir» - et il est toujours désagréable de dire à des gens: «nous ne vous écoutons pas». Mais, nous avons quand même siégé près de deux ans dans cette commission et je ne pense pas que personne dans cette dernière puisse dire aujourd'hui qu'il se sent rétroactivement frustré de son droit de faire des propositions. Nous en avons souvent eu l'occa- sion. Le moment vient dans une délibération où il faut clore, c'est toujours le cas. Et ce moment, pour ce qui nous concerne, est venu. La recevabilité des litiges civils par le Tribunal fédéral ne fait plus l'objet de la moindre divergence (art. 46 OJ) et si l'on accepte de discuter là-dessus, on peut rouvrir tout le débat. Au sens de l'article 16, alinéa 2, je vous pro- pose donc de ne pas entrer en matière sur cette proposition, quels qu'en soient les mérites de fond, quelle que soit la réalité de ce problème, dont je suis d'accord qu'il faudrait le reprendre dans le cadre d'une révision générale, mais alors - et je dis quand même deux mots du fond pour me donner bonne conscience-il faut le reprendre comme une proposi- tion complète, c'est-à-dire qui tienne compte de la difficulté pour le Tribunal fédéral de trier ces affaires. Car, si l'on acceptait cette proposition, le Tribunal fédéral devrait entrer en matière sur des recours dont la valeur litigieuse est inférieure à celle qui est prévue par la loi et les justiciables pourraient aller à la pêche. Le Tribunal fédéral aurait une surcharge de travail considérable. Il faudrait au moins assor- tir cette proposition d'une procédure d'autorisation par le dernier Tribunal cantonal, «Zulassungsverfahren», pour essayer d'orienter la jurisprudence.Organisation judiciaire. Révision 120 27 février 1989 Pour des motifs de forme, je vous propose de ne pas entrer en matière; sur le fond, cette proposition intéressante n'est pas suffisamment élaborée pour qu'on puisse valablement en parler aujourd'hui. Frau Stamm, Berichterstatterin: Dieser Antrag von Kollege Salvioni wurde uns erst jetzt eingereicht. Wir müssen jedoch im Namen der Kommission darauf hinweisen, dass wir in Artikel 36 keine .materielle Differenz mit dem Ständerat haben. Der Ständerat hat diesen Artikel nurmehr formell angepasst, weil er mit Artikel 92 einen neuen Artikel für das Vorprüfungsverfahren geschaffen hat. So können wir auf- grund des Gesetzes über den Verkehr zwischen den Räten auf dieses Problem, das uns hier unterbreitet wird, gar nicht mehr eintreten. Natürlich handelt es sich hier um ein Anlie- gen, das ausserordentlich prüfenswert ist und dem wir viel Verständnis entgegenbringen. Nachdem nun die Beratun- gen bis zum Differenzbereinigungsverfahren gediehen sind, müssen wir beantragen, auf diesen Antrag gar nicht einzu- treten. Wenn wir darauf eintreten, würden wir Tür und Tor öffnen, jetzt noch weitere Punkte in die Beratung einzu- führen. Präsident: Herr Salvioni hat nun das Wort zur Stellung- nahme zum Ordnungsantrag der Kommissionsberichterstat- ter. Er muss noch nicht materiell zum Antrag Stellung nehmen. M. Salvioni: A propos de la forme et de la procédure, j'avoue qu'on aurait pu et qu'on aurait dû trouver, durant ces tra- vaux, une solution à ce problème quia été évoqué au sein de la commission. En élevant la limite de valeur litigieuse pour le recours au Tribunal fédéral, on risquait d'empêcher d'éta- blir ou de modifier la jurisprudence dans des domaines de droit correspondant à des chapitres entiers du code des obligations, notamment le droit sur le bail, le droit du contrat de travail et la loi sur la protection des consommateurs. Du point de vue formel, je suis un peu embarrassé, car le fait de savoir si c'est une divergence ou non est discutable. En effet, si l'on veut véritablement rester sur le plan formel, nous nous trouvons ici en présence d'une proposition tota- lement nouvelle qui émane du Conseil des Etats (arti- cle 36a). Vis-à-vis de ce nouvel article, nous pouvons suggé- rer des modifications, car il s'agit bien d'une divergence. Je reconnais que la proposition que je formule aurait peut-être été mieux placée ailleurs, dans un autre article, par exemple à l'article 46. Elle peut cependant, à la rigueur, l'être aussi ici, c'est une question d'esthétique législative. Le problème est important, car le Tribunal fédéral, du point de vue constitutionnel, a pour tâche d'uniformiser le droit fédéral et il ne pourra plus le faire dans des chapitres entiers du code des obligations. Or, d'un côté nous avons une question purement procédurale qui a été évoquée à juste titre et, d'un autre, un principe selon lequel il n'est jamais trop tard pour être sage. Comme cet article donnera au fond la possibilité au Tribunal fédéral d'interpréter les lois dans certains cas douteux qui nécessiteraient des modifications, je me demande si nous devons nous attacher à une interpré- tation stricte et formelle de la loi sur les rapports entre les conseils ou l'appliquer de manière un peu plus large et considérer que, devant une nouvelle proposition comme celle de l'article 36a, l'insertion d'une nouvelle lettre b per- mettant de résoudre le problème précité, d'ailleurs reconnu par les rapporteurs de la commission, est possible. Bundesrat Koller: Ich möchte Ihnen den Antrag stellen, auf den Antrag Salvioni nicht einzutreten. Wenn man seinen Antrag analysiert, so stellt man fest, dass er grundsätzlich darauf ausgerichtet ist, die Streitwertgrenze bei der zivil- rechtlichen Berufung zu lockern. Diese Streitwertgrenze bei der zivilrechtlichen Berufung ist in Artikel 46 des Organisa- tionsgesetzes geregelt. Dort haben wir eindeutig keinerlei Differenz zwischen den beiden Räten. Es ist- im Gegenteil - so, dass im Rahmen der Beratungen entsprechende Anträge auf dem Gebiet des Arbeits- und Mietrechts von Ihnen ein- deutig abgelehnt worden sind. Herr Salvioni möchte dies nun im Sinne einer allgemeinen Erleichterung wieder ein- führen, was sich mit Artikel 16 des Geschäftsverkehrsgeset- zes nicht verträgt. Selbst wenn man als Aufhänger Arti- kel 36a des Organisationsgesetzes nehmen würde, wie dies Herr Salvioni formell mit seinem Antrag gemacht hat, käme zwingend Artikel 16 Absatz 3 des Geschäftsverkehrsgeset- zes zur Anwendung, d. h. es müssten übereinstimmende Beschlüsse der Kommissionen beider Räte vorliegen, was hier eindeutig nicht der Fall ist. Laut Geschäftsverkehrsge- setz kann somit auf diesen Antrag überhaupt nicht mehr eingetreten werden. Ich habe Ihnen jedoch angedeutet, wes- halb ich den Antrag auch materiell ablehnen müsste. Präsident: Kommission und Bundesrat beantragen Ihnen, den Antrag Salvioni nicht zu beraten. - Herr Salvioni hält an der Beratung fest. Abstimmung über den Ordnungsantrag der Kommissions- berichterstatter Vote concernant la motion d'ordre des rapporteurs de la commission Für den Ordnungsantrag 71 Stimmen Dagegen 42 Stimmen Art. 36a Angenommen - Adopté Art. 37 Abs. 2bis (neu) Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Art. 37 al. 2bis (nouveau) Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Angenommen - Adopté Art. 44 Bst. a Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Art. 44 let.a Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Angenommen - Adopté Art. 51 Abs. 1 Bst. a Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Art. 51 al. 1 let. a Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Angenommen - Adopté Art. 55 Abs. 1 Antrag der Kommission Bst. a Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Bst. c c über die Verletzung kantonalen Rechts .... Art. 55 al. 1 Proposition de la commission Let.a Adhérer à la décision du Conseil des Etats Let. c c la violation du droit cantonal. M. Petitpierre, rapporteur: Ce problème a déjà été réglé dans le cadre de la loi de droit international privé.27. Februar 1989 N 121 Organisation der Bundesrechtspflege. Aenderung Frau Stamm, Berichterstatterin: Bei Artikel 55 handelt es sich um ein Problem, das bereits im internationalen Privat- recht geregelt ist. Es handelt sich um eine Anpassung. Angenommen - Adopté Art. 92 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats M. Petitpierre, rapporteur: Le Conseil des Etats introduit cette procédure particulière d'examen préalable- «Vorprü- fungsverfahren» - pour le recours de droit public. Vous vous rappelez que le problème le plus difficile lié à la procédure d'admission touchait précisément le recours de droit public, à cause de l'article 113, alinéa 3, de la constitution. Votre commission a souscrit à l'unanimité à la proposition du Conseil des Etats, même si elle a certains doutes sur l'effet de décharge du Tribunal fédéral qu'on en peut attendre: elle peut éventuellement servir de goulet, de frein, dans la mesure où l'élévation de la valeur litigieuse pour les affaires civiles amènera naturellement un plus grand nombre de recours de droit public, ce dernier étant ouvert indépendam- ment de la valeur litigieuse. Dans ce sens-là, on peut imagi- ner que l'article 92 ait un effet d'allégement sur le travail du Tribunal fédéral. Malgré ce que nous avons décidé lors de nos premières délibérations au sein du Conseil national, nous avons pu y souscrire parce que l'examen du fond, quoique sommaire, est garanti. Preuve en est l'alinéa 3 de l'article 92. Quoi qu'il en soit, le fond sera vu par le Tribunal fédéral, l'exigence de l'article 113, alinéa 3, de la Constitution fédérale est donc observée. En outre, les recours sur les droits constitutionnels en matière de vote et d'élection sont recevables sans examen de l'importance de la cause. On considère a priori que ces droits sont tels que - c'est l'objet de l'alinéa 4- l'examen par le Tribunal fédéral est obligatoire. Pour le surplus, question d'exégèse, la fin de l'alinéa 2 dispose que lorsque la décision attaquée s'écarte de la jurisprudence du Tribunal fédéral, la cause est importante. On s'est posé la question de savoir s'il fallait tenir compte de la jurisprudence publiée ou de toute la jurisprudence. Il faut tenir compte de toute la jurisprudence du Tribunal fédéral. Enfin, l'article 92 doit être lu en même temps que l'arti- cle 36a qui contient toutes les règles formelles sur le fonc- . tionnement du Tribunal fédéral quand il applique l'article 92. Par conséquent, à l'unanimité, nous vous invitons à suivre le Conseil des Etats. Frau Stamm, Berichterstatterin: In Artikel 92 hat der Stände- rat anstelle des von beiden Räten verworfenen Annahmever- fahrens nun das Vorprüfungsverfahren im Rahmen der staatsrechtlichen Beschwerden eingeführt. Vielleicht erin- nern Sie sich, dass es diese staatsrechtlichen Beschwerden sind, die zu einer sehr grossen Belastung des Bundesge- richtes führen. Im Rahmen dieses Vorprüfungsverfahrens ist festzuhalten, dass eine summarische materielle Prüfung der Streitsache garantiert ist und dass Beschwerden gegen kan- tonale Erlasse und Stimmrechtsbeschwerden nicht auf- grund mangelnder Erheblichkeit ausgeschlossen werden können. In der Kommission wurde bezweifelt, ob nun dieses Vorprü- fungsverfahren wirklich eine Entlastung des Bundesgerich- tes bedeuten würde. Die Kommission hat sich dann aber dem Ständerat angeschlossen und empfiehlt auch Ihnen, nun diesem Vorprüfungsverfahren - wenigstens als kleiner Möglichkeit, diese Fälle zu kanalisieren - zuzustimmen. Frau Grendelmeier: Nur ganz kurz. Sie erinnern sich: In der ersten Debatte haben wir uns sehr ereifert über das soge- nannte Annahmeverfahren. Sowohl Nationalrat als auch Ständerat waren der Ansicht, es sei politisch nicht zulässig, den Weg nach Lausanne zu versperren. Nun kommt prak- tisch durch die Hintertür dieses Vorprüfungsverfahren. Ver- gessen wir nicht: Diese Teilrevision, die wir hier an die Hand genommen haben, soll nur und ausschliesslich die Effizienz unseres höchsten Gerichtes fördern. Nun konnten mir schon beim Annahmeverfahren vor zwei Jahren von drei Bundesrichtern, die ich persönlich gefragt habe, keiner Aus- kunft darüber geben, was es an Effizienz bringen würde, wenn wir ein solches Verfahren einführten. Das Vorprü- fungsverfahren nun, weil materiell darauf eingegangen wird, ist noch viel weniger eine Effizienzsteigerung, so dass wir es genausogut lassen können. Ich schlage Ihnen vor, dass wir es dabei belassen, wie wir es in der ersten Verhandlung beschlossen haben: Wir strei- chen beides. Das Allerwichtigste ist, dass dieses Bundesge- richt so ausgestattet wird, dass es überhaupt möglich ist, nach modernen Arbeitskriterien zu arbeiten. Erst dann, wenn diese modernen Arbeitsmethoden eingeführt sind und wir vielleicht nach zwei, drei Jahren sehen, es bringt etwas, können wir schauen, ob wir politisch etwas ändern wollen. Dieses Vorprüfungsverfahren scheint mir nun für die Effi- zienz gar nichts zu bringen, aber halt doch eine kleine Möglichkeit zu sein, in die Rechte des Bürgers einzugreifen. Angenommen - Adopté Art. 107 Abs. 1 und 2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Art. 107 al. 1 et 2 Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Angenommen - Adopté Art. 116Bst. b Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Art. 116let. b Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Angenommen - Adopté Art. 132 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Angenommen - Adopté Art. 134 Antrag der Kommission Streichen (= beibehalten des geltenden Textes) Proposition de la commission Biffer (= maintenir le texte actuel) M. Petitpierre, rapporteur: Je vous.propose de discuter des articles 132 et 134 en même temps. En ce qui concerne le Tribunal fédéral des assurances, il faut remarquer qu'à des degrés divers, nos deux conseils ont été sensibles, tout au long des travaux, aux dangers qu'impliquent pour les personnes justiciables de la juridic- tion du Tribunal fédéral des assurances, toute restriction de leur droit en procédure, de leur accès à la juridiction suprême en matière d'assurance sociale. Ces justiciables étant souvent dans une situation difficile, financièrement, physiquement, psychologiquement ou moralement, nous avons craint de leur rendre l'accès trop difficile et, de ce fait, avons souhaité, d'une certaine façon, le maintien de la réglementation actuelle. Le Conseil des Etats l'a fait pour l'article 132, nous nous y rallions et nous vous proposonsOrganisation judiciaire. Révision 122 N 27 février 1989 maintenant parallèlement, pour qu'il y ait cohérence - de faire la même chose pour l'article 134. Autrement dit, on conserverait l'ensemble du système actuel, car il ne nous paraît pas juste de vouloir séparer ici les deux normes. Il faut donc en rester au texte actuel pour les deux dispositions. A notre avis, il suffit que dans des cas exceptionnels des frais de procédure puissent être imposés aux recourants qui exagèrent - si je peux utiliser cette expression. Pourtant, une limitation à 500 francs - il en a été question au cours des travaux, vous vous en souvenez- n'aurait pas bon effet, parce qu'elle risquerait de grever précisément des petits recourants, ne permettant peut-être pas d'aller assez haut pour les personnes qui abusent vraiment de leur faculté de recours sans que leur situation sociale le justifie. La bonne formule nous paraît donc être de ne pas prélever, en règle générale, de frais, mais si frais il y a, il faut pouvoir aller haut, afin de sanctionner les comportements abusifs. Après en avoir discuté très longuement, nous vous propo- sons par 10 voix contre 9 de maintenir le texte actuel des articles 132 et 134. Frau Stamm, Berichterstatterin: Wir bewegen uns mit den beiden Artikeln 132 und 134 im Verfahren vor dem Eidge- nössischen Versicherungsgericht. Sowohl im Ständerat als auch im Nationalrat und in unserer Kommission war man sich im klaren darüber, .dass sich die Rechtsuchenden, die sich an das Eidgenössische Versicherungsgericht wenden, vielfach in schwierigen Situationen befinden. Sie erinnern sich: Es sind Leute, die um ihre Rente, um ihre Versiche- rungsleistungen kämpfen, es sind Menschen, die vielleicht körperlich oder seelisch behindert sind, die in finanziellen Schwierigkeiten stecken. So waren wir der Meinung, dass sich das geltende Verfahren, wie es heute gehandhabt wird, bewährt hat. Der Ständerat schlägt Ihnen vor, sich bei Arti- kel 132 für das geltende Verfahren zu entscheiden. Wir schlagen Ihnen vor, sich bei Artikel 134, wo es sich um die Kosten eines solchen Verfahrens handelt, wieder auf den geltenden Text zurückzubesinneh. Sie können sich erinnern: Vor Versicherungsgericht werden in der Regel keine Verfahrenskosten verlangt. In unserer ursprünglichen Beratung haben wir uns dann auf einen Betrag von 500 Franken geeinigt. Das entspricht aber auch wieder nicht der Realität; denn es gibt natürlich vor Versi- cherungsgericht neben den Rechtsuchenden, die sich in schwierigen Verhältnissen befinden, auch Rechtsuchende- denken Sie an die grossen Gesellschaften -, die sich keines- wegs in schwierigen Verhältnissen befinden. In solchen Fällen sollte man dann unter Umständen auch Verfahrens- kosten verlangen können, die über 500 Franken hinaus- gehen. Der Antrag der Kommission lautet, wir sollten uns wieder auf Artikel 132 und 134 des jetzt geltenden Gesetzes abstützen. Bundesrat Koller: Bei Artikel 134 als einzigem Artikel emp- fehle ich Ihnen, dem Bundesrat und dem Ständerat zuzu- stimmen. Ihre Kommission möchte am geltenden Recht festhalten, d. h. am Prinzip der Kostenfreiheit. Nach Auffas- sung des Bundesrates sind aber die Verhältnisse im Bereich der Sozialversicherung gegenüber anderen Bereichen nicht derart grundlegend anders, dass es sich rechtfertigen würde, für das Eidgenössische Versicherungsgericht eine Sonderregelung beizubehalten, und zwar um so weniger, als auch das neue Recht erlaubt, den Besonderheiten des Einzelfalles ausreichend Rechnung zu tragen. Bei der Bemessung der Gerichtsgebühr hat das Eidgenössi- sche Versicherungsgericht unter anderem auch die finan- zielle Lage der Parteien zu berücksichtigen. Ich verweise auf Artikel 153a Absatz 1 des Entwurfes. Eine bedürftige Partei kann also unentgeltliche Rechtspflege verlangen. Diese umfasst die Kostenfreiheit im Verfahren vor dem Eidgenös- sischen Versicherungsgericht und nötigenfalls auch die Bei- gabe eines Rechtsanwaltes auf Kosten des Bundes (Art. 152 des. Organisationsgesetzes). Weil es diese Regelung eben ohne weiteres ermöglicht, auf bedürftige Parteien angemes- sen Rücksicht zu nehmen, besteht kein Anlass, hier Sonder- recht zu schaffen, weshalb wir Ihnen Zustimmung zum Stän- derat und Bundesrat empfehlen. Präsident: Der Bundesrat beantragt, dem Ständerat zuzu- stimmen. Die Kommission des Nationalrates beantragt Strei- chen. Abstimmung - Vote Für den Antrag der Kommission 72 Stimmen Dagegen 52 Stimmen Art. 153 Abs. 1 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Art. 153 al. 1 Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Angenommen - Adopté IM. Schlussbestimmungen - Dispositions finales 1. Ausführungsbestimmungen, Abs. 1 und Ibis Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates 1. Dispositions d'exécution, al. 1 et Ibis Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Angenommen - Adopté 3. Uebergangsbestimmungen, Abs. 2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates 3. Dispositions transitoires, al. 2 Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Angenommen - Adopté Aenderung anderer Erlasse Modification d'autres actes législatifs Art. 71 a Abs. 3 und 4,71 b Randtitel und Abs. 3,71 c Randti- tel und Abs. 11, 71 d Randtitel, Wortlaut und Bst. a bis h Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Art. 71 a al. 3 et 4, 71 b titre marginal et al. 3, 71 c titre marginal et al. 1', 71 d titre marginal, texte et lei. a à h Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Angenommen - Adopté 12. Bundesgesetz über die Bundesstrafrechtspflege, Art. 271 Abs. 2 und 275bis Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates 12. Loi fédérale sur la procédure pénale, art. 271 al. 2 et 275bis Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Angenommen - Adopté 26. Bundesgesetz über die Nutzbarmachung der Wasser- kräfte, Art. 44 Abs. 1 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates27. Februar 1989 123 Parlamentarische Initiative (Büro des Ständerates) 26. Loi fédérale sur l'utilisation des forces hydrauliques, art. 44 al. 1 Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Angenommen - Adopté 26a. Rohrleitungsgesetz, Art. 13 Abs. 2 Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates 26a. Loi fédérale sur les installations de transport par conduites, art. 13 al. 2 Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Angenommen - Adopté 33. Bundesgesetz über die Unfallversicherung, Art. 109 Bst. a Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates 33. Loi fédérale sur l'assurance-accidents, art. 109 let. a Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Angenommen - Adopté M. Petitpierre, rapporteur: Nous sommes allés un peu vite, Monsieur le Président. Dans les dispositions finales, page 17 du texte français, je voulais signaler, pour ceux qui doivent faire imprimer ce texte, que le chiffre 4 n'a plus d'objet, puisque nous avons statué en prolongeant l'arrêté qui pré- voit les juges suppléants extraordinaires au Tribunal fédéral, le 18 mars 1988. Cette affaire est donc liquidée. D'autre part, en parlant de l'article 134, j'ai omis de vous signaler les intérêts que je représente, en ce sens que je fais partie du comité d'une grande association qui s'occupe d'handicapés. An den Ständerat - Au Conseil des Etats #ST# 86.226 Parlamentarische Initiative (Büro des Ständerates) Geschäftsverkehrsgesetz. Revision Initiative parlementaire (Bureau du Conseil des Etats) Loi sur les rapports entre les conseils. Révision Siehe Jahrgang 1988, Seite 379 - Voir année 1988, page 379 Beschluss des Ständerates vom 19. September 1988 Décision du Conseil des Etats du 19 septembre 1988 Differenzen - Divergences M. Borei, rapporteur: Nous sommes dans une procédure de divergences et il n'est pas opportun d'allonger les débats dès le début. Nous dirons donc que nous maintenons à une nette majorité notre point de vue concernant en particulier la motion. Pour clarifier les débats, je vous rappellerai qu'il y a une notion restrictive de la motion qu'a voulu introduire le Conseil des Etats, qui ne nous permettrait pas en tant que Parlement de nous exprimer dans le domaine législatif délé- gué au Conseil fédéral. Le Conseil des Etats avait, en paral- lèle, introduit un «su-sucre», qui était la recommandation. C'était une mini-motion qui permettait quand même de dire quelque chose au Conseil fédéral sans l'obliger à faire quoi que ce soit. Je vous rappelle que le Conseil des Etats a renoncé à ce sucre. Nous avons deux minorités qui proposent, l'une, le statu quo, et l'autre, de suivre le Conseil des Etats. Votre commis- sion a longuement débattu à ce sujet. Si ces minorités apportent quelque élément nouveau au débat, les rappor- teurs s'exprimeront pour défendre le point de vue de la majorité du Conseil national qui s'est nettement exprimée lors du premier débat. Frau Stamm, Berichterstatterin: Wir befinden uns auch hier in einem Differenzbereinigungsverfahren, so dass es nicht angezeigt ist, die ganze Problematik der zur Diskussion stehenden Fragen nochmals aufzurollen. In der Kommission haben wir erneut ausgiebig über die Motion und die Motion im delegierten Rechtsetzungsbereich diskutiert. Die Kom- mission des Nationalrates beantragt Ihnen, an unserer Mei- nung festzuhalten, dass wir auch im Bereich des delegierten Rechtsetzungsbereiches Motionen einbringen können. Sie erinnern sich, dass der Ständerat hier eine viel reinere Lösung vorschlägt und dann seinerseits ein neues Instru- ment geschaffen hat, nämlich die Empfehlung. Der Stände- rat hat das bekanntlich schon in seinem Reglement einge- führt. Dort lassen wir es auch, das berührt uns weiter nicht. Die Mehrheit der Kommission empfiehlt Ihnen, an unserer Meinung festzuhalten. Wie Sie auf der Fahne sehen, haben wir auch noch einen Minderheitsantrag, den der Antragstel- ler selbst begründet. Art. 8ter Abs. 2bis Antrag der Kommission Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Art. 8ter al. 2bis Proposition de la commission Adhérer à la décision du Conseil des Etats Angenommen - Adopté Art. 22 Abs. 1 und 2 Antrag der Kommission Abs. 1 Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Abs. 2 Mehrheit Festhalten Minderheit (Steinegger, Auer, Bonny, Büttiker, Eggly, Savary-Waadt) Zustimmung zum Beschluss des Ständerates Eventualantrag Bundi (falls der Antrag der Mehrheit abgelehnt werden sollte) Abs. 2 Streichen (d. h. Belassen bei der heute geltenden Motionsumschrei- bung) Antrag Columberg Abs. 2 Streichen Art. 22 al. 1 et 2 Proposition de la commission Al. 1 Adhérer à la décision du Conseil des Etats Al. 2 Majorité Maintenir Minorité (Steinegger, Auer, Bonny, Büttiker, Eggly, Savary-Vaud) Adhérer à la décision du Conseil des EtatsSchweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Organisation der Bundesrechtspflege. Aenderung Organisation judiciaire. Révision In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1989 Année Anno Band II Volume Volume Session Frühjahrssession Session Session de printemps Sessione Sessione primaverile Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 01 Séance Seduta Geschäftsnummer 85.040 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 27.02.1989 - 14:30 Date Data Seite 117-123 Page Pagina Ref. No 20 017 170 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.