An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 21. April 2016
Embargo: 21. April 2016, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 23. März 2016 (1C_223/2015)
Altlastensanierung von Schiessplätzen: Keine erweiterte Kostentragungspflicht des Bundes
Die Eidgenossenschaft trifft keine erweiterte Kostentragungspflicht bei der Altlastensanierung von Schiessplätzen. Das Bundesgericht bestätigt seine Rechtsprechung,
wonach der Bund nicht als unmittelbarer Verursacher der Bleibelastung des Bodens
durch das ausserdienstliche Schiessen gilt. Es hebt das davon abweichende Urteil
des Verwaltungsgerichts des Kantons Zürich im Fall der Schiessanlage Hüntwangen
auf und heisst die Beschwerde der Eidgenossenschaft gut. 
Die Gemeinde Hüntwangen hatte 2009 ihre Schiessanlage sanieren lassen. Das Amt für
Abfall, Wasser, Energie und Luft (AWEL) des Kantons Zürich verpflichtete die Eidgenossenschaft 2013, 30 Prozent der anrechenbaren Sanierungskosten von 188'522 Franken
zu übernehmen. Das AWEL ging dabei davon aus, dass der Bund als Mitverursacher
der Bleibelastung des Bodens zu gelten habe, die durch das ausserdienstliche Schiessen verursacht wurde. Das Verwaltungsgericht des Kantons Zürich bestätigte diese Auffassung und wies die Beschwerde der Eidgenossenschaft 2015 ab.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde der Eidgenossenschaft gut und hebt den Entscheid des Zürcher Verwaltungsgerichts  auf. Gemäss bundesgerichtlicher Rechtsprechung gilt die Eidgenossenschaft bezüglich der ausserdienstlichen Schiesspflicht
nicht als unmittelbare Verursacherin der Umweltbelastung. Sie haftet damit nicht für allfällige  Sanierungskosten.  Zur  Begründung  führte  das  Bundesgericht  in  seinem
massgeblichen  Urteil von 2005 aus, dass der Bund zwar die ausserdienstliche
Schiesspflicht vorschreibe, der Bau und der Betrieb der Schiessanlagen jedoch den
Kantonen, respektive den Gemeinden obliege. Diese hätten die Aufgabe, unzulässige
Umwelteinwirkungen zu vermeiden. Entgegen der Ansicht des Zürcher Verwaltungsgerichts bestehen keine ernsthaften und sachlichen Gründe, um von dieser Rechtsprechung abzuweichen. Hinzu kommt, dass im Anschluss an das fragliche Urteil von
2005 eine gesetzliche Grundlage für eine Beteiligung der Eidgenossenschaft an den
Kosten zur Sanierung von Schiess anlagen geschaffen wurde. Demnach erhalten die
Kantone einen pauschalen Beitrag aus dem Altlastenfonds des Bundes (VASA-Fonds).
Im konkreten Fall hat das Bundes amt für Umwelt 2011 eine entsprechende Abgeltung in
der Höhe von 40 Prozent der Sanierungskosten an den Kanton Zürich verfügt. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 21 avril 2016
Embargo : 21 avril 2016, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 23 mars 2016 (1C_223/2015)
Assainissement des stands de tir  : pas d'élargissement de l'obligation de la Confédération de participer aux coûts
L'obligation de la Confédération de participer aux frais d'assainissement des stands
de tir n'est pas élargie; le Tribunal fédéral confirme sa jurisprudence, selon laquelle
la Confédération n'est pas directement à l'origine de la pollution du sol par le plomb
résultant de la pratique du tir obligatoire hors service militaire. Dans le cas du stand
de tir de Hüntwangen, la Haute cour annule le jugement contraire du Tribunal
administratif du canton de Zurich et admet le recours de la Confédération.
En 2009, la Commune de Hüntwangen a fait procéder à l'assainissement de son stand
de tir. En 2013, l'office cantonal compétent (Amt für Abfall, Wasser, Energie und Luft
[AWEL]) a exigé de la Confédération une prise en charge partielle des coûts d'assainissement – se chiffrant à 188'522 francs – à hauteur de 30 pourcent. L'office cantonal a
estimé que la Confédération avait contribué à la pollution du site au travers des tirs obligatoires accomplis hors du service militaire. En 2015, le Tribunal administratif du canton
de Zurich a confirmé ce point de vue et a rejeté le recours formé par la Confédération.
Le Tribunal fédéral admet le recours de la Confédération et annule le jugement du Tribunal administratif zurichois. Selon la jurisprudence fédérale, la Confédération ne peut
pas être considérée comme perturbatrice directe pour la pollution par le plomb provoquée par la pratique du tir obligatoire hors service  ; elle n'est dès lors pas astreinte à la
prise en charge des coûts d'assainissement. Se fondant sur son arrêt de principe de
2005, le Tribunal fédéral a rappelé que, si le tir obligatoire est certes prévu par le droit
fédéral, son organisation ainsi que la construction et l'exploitation des installations
incombent en revanche aux cantons, respectivement aux communes; il leur appartient
également de prévenir les atteintes inadmissibles à l'environnement. Contrairement à
l'opinion du Tribunal administratif zurichois, il n'existe pas de raisons sérieuses et objectives de revenir sur cette jurisprudence, d'autant moins qu'une base légale définissant la
participation de la Confédération aux frais d'assainissement a été adoptée à la suite de
l'arrêt rendu en 2005; les cantons perçoivent en conséquence une contribution forfaitaire émanant du fonds fédéral pour les sites contaminées (OTAS). Dans le cas concret,
une telle indemnité à hauteur de 40 pourcent des coûts d'assainissement a été versée
par l'Office fédéral de l'environnement au canton de Zurich en 2011.