Lausanne, 14. Februar 2020
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 21. Januar 2020 (9C_460/2018)
Anspruch auf IV-Kinderrente für Flüchtlinge: Wohnsitz und 
Nationalität der Kinder nicht massgebend
Anerkannte Flüchtlinge, die eine IV-Rente beziehen, haben grundsätzlich auch
Anspruch auf Zusatzbeiträge für Kinder (Kinderrenten), die nicht in der Schweiz
leben. Die Genfer Flüchtlingskonvention räumt Flüchtlingen diesbezüglich die
gleichen Rechte ein wie Schweizer Bürgern. Eine anderslautende landesrechtliche
Regelung kommt nicht zur Anwendung, da keine Hinweise bestehen, dass der
Gesetzgeber damit bewusst von der Flüchtlingskonvention hätte abweichen wollen.
Ein tschadischer Staatsangehöriger wurde 1994 in der Schweiz als Flüchtling anerkannt.
Seit 2005 bezieht er eine ordentliche IV-Rente. 2016 beantragte er bei der IV-Stelle
Kanton Bern die Ausrichtung von Kinderrenten ( Zusatzbeiträge für Kinder unter 18
Jahren oder in Ausbildung, längstens jedoch bis zu deren vollendetem 25. Altersjahr ) für
seine zwei ausserehelich geborenen Töchter, die er 2012 in Frankreich als seine Kinder
anerkannt habe und die dort mit ihrer Mutter leben würden. Die IV-Stelle wies das
Ersuchen 2016 ab, da die Kinder tschadischer Nationalität seien und im Ausland leben
würden. Das Verwaltungsgericht des Kantons Bern hiess die Beschwerde des Betroffenen 2018 gut, bejahte dem Grundsatz nach einen Anspruch auf IV-Kinderrenten und
wies die Sache zur Klärung weiterer für den Leistungsbezug erforderlicher Voraussetzungen zurück an die IV-Stelle. 
Das Bundesgericht weist die dagegen erhobene Beschwerde der IV-Stelle ab. Gemäss
Artikel 24 der Genfer Flüchtlingskonvention (von der Schweiz 1955 ratifiziert) gewähren
die vertragsschliessenden Staaten den rechtmässig auf ihrem Gebiet sich aufhaltenden
Flüchtlingen mit Bezug auf die soziale Sicherheit die gleiche Behandlung wie Einheimischen. Bei Schweizer Bürgerinnen und Bürgern setzt die Ausrichtung von Kinderrenten
nicht voraus, dass die Kinder in der Schweiz Wohnsitz haben und sich gewöhnlich hier
aufhalten müssten. Bei Kindern von Flüchtlingen wird dies jedoch verlangt gemäss
Artikel 1 des Bundesbeschlusses über die Rechtsstellung der Flüchtlinge und Staatenlosen in der Alters-, Hinterlassenen- und Invalidenversicherung. Die Regelung im Bundesbeschluss widerspricht somit der von der Flüchtlingskonvention garantierten Gleichbehandlung mit Einheimischen. Bei einem Konflikt zwischen dem für die Schweiz
verbindlichen internationalen Recht und diesem widersprechenden Landesrecht geht
ersteres grundsätzlich vor, ausser der Gesetzgeber habe mit der landesrechtlichen
Regelung bewusst eine vom internationalen Recht abweichende Lösung treffen wollen.
Es bestehen keine Indizien dafür, dass der Gesetzgeber die Absicht gehabt hätte, mit
der Regelung im Bundesbeschluss von der Flüchtlingskonvention abzuweichen. Die
Ausrichtung einer Kinderrente an anerkannte Flüchtlinge in der Schweiz darf deshalb
nicht vom Wohnsitz oder der Nationalität der Kinder abhängig gemacht werden. Der
Betroffene hat somit grundsätzlich Anspruch auf Ausrichtung der Kinderrenten. Die IVStelle wird ergänzend abklären müssen, ob auch die weiteren Voraussetzungen erfüllt
sind, insbesondere ob der Betroffene nicht auf seinen Flüchtlingsstatus verzichtet hat
und ob die in Frankreich abgegebenen Vaterschaftsanerkennungen auch in der Schweiz
Wirkung entfalten. Lausanne, le 14 février 2020
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 21 janvier 2020 (9C_460/2018)
Droit des réfugiés à des rentes pour enfant de l'AI : le domicile et
la nationalité des enfants ne sont pas déterminants
Les réfugiés reconnus, au bénéfice d'une rente de l'AI, ont en principe aussi droit à
des prestations accessoires pour enfant (rentes pour enfant d'invalide) qui ne vivent
pas en Suisse. La Convention de Genève sur les réfugiés garantit à cet égard les
mêmes droits aux réfugiés qu'aux ressortissants suisses. Une solution nationale
divergente ne saurait être appliquée, car il n'existe pas d'indices permettant
d'admettre que le législateur aurait eu l'intention de s'écarter de ladite convention.
Un ressortissant tchadien avait obtenu un statut de réfugié en Suisse en 1994. Depuis
2005, il perçoit une rente ordinaire de l'AI. En 2016, il a requis de l'Office AI Canton de
Berne le versement de rentes pour enfant ( soit des prestations accessoires pour enfant
jusqu'à leur 18e anniversaire, ou au plus tard jusqu'à l'âge de 25 ans révolus s'ils
accomplissent une formation ) en faveur de ses deux filles nées hors mariage, qu'il avait
reconnues en France en 2012 et qui y vivent avec leur mère. L'office AI a rejeté la
demande présentée en 2016, car les enfants sont de nationalité tchadienne et vivent à
l'étranger. En 2018, le Tribunal administratif du canton de Berne a admis le recours de
l'assuré, reconnu le principe du droit aux rentes pour enfant de l'AI, et renvoyé la cause
à l'office AI pour l'examen des autres conditions pour avoir droit à la prestation.
Le Tribunal fédéral rejette le recours interjeté par l'office AI contre ce jugement. Selon
l'article 24 de la Convention de Genève sur les réfugiés (que la Suisse a ratifiée en
1955), les Etats contractants accordent aux réfugiés résidant légalement sur leur territoire le même traitement qu'aux nationaux en ce qui concerne la sécurité sociale. Pour
les citoyennes et citoyens suisses, le versement de rentes pour enfant n'est pas subordonné à l'existence d'un domicile ou d'une résidence habituelle en Suisse des enfants.
Cela est en revanche exigé pour les enfants des réfugiés en vertu de l'article 1 de
l'Arrêté fédéral concernant le statut des réfugiés et des apatrides dans l'assurancevieillesse et survivants et dans l'assurance-invalidité. La réglementation de l'Arrêté
fédéral contrevient ainsi au principe d'égalité de traitement avec les nationaux garanti
par la Convention sur les réfugiés. En cas de conflit entre le droit international liant la
Suisse et le droit interne, le droit international a en principe la primauté, à moins que le
législateur ait consciemment voulu s'en écarter par une règle de droit interne. Il n'existe
pas d'indices permettant d'admettre que le législateur aurait eu l'intention de déroger à
la Convention sur les réfugiés par le biais de l'Arrêté fédéral. Le versement de rentes
pour enfant à un réfugié reconnu en Suisse ne saurait ainsi dépendre du domicile et de
la nationalité des enfants. L'intéressé a donc en principe droit à l'allocation des rentes
pour enfant. L'Office AI devra compléter l'instruction et examiner si les autres conditions
sont réalisées, en particulier si l'assuré n'a pas renoncé à son statut de réfugié et si les
reconnaissances de paternité auxquelles il a procédé en France déploient des effets en
Suisse.