<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Eidgenössisches Versicherungsgericht </div> <div class="para">Tribunale federale delle assicurazioni </div> <div class="para">Tribunal federal d'assicuranzas </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Cour des assurances sociales </div> <div class="para">du Tribunal fédéral </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Cause </div> <div class="para">{T 7} </div> <div class="para">U 374/05 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 14 décembre 2005 </div> <div class="para">IVe Chambre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. et Mme les Juges Ferrari, Président, Widmer et Ursprung. Greffier : M. Berthoud </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents, Fluhmattstrasse 1, 6004 Lucerne, recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">G.________, intimé, représenté par Me Jacques Micheli, avocat, place Pépinet 4, 1002 Lausanne </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Instance précédente </div> <div class="para">Tribunal des assurances du canton de Vaud, Lausanne </div> <div class="para"> </div> <div class="para">(Jugement du 3 juin 2005) </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant en fait et en droit: </div> <div class="para">que G.________ s'est fracturé le péroné droit, le 27 octobre 1997, en chutant d'une échelle d'une hauteur de trois mètres environ; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) a pris le cas en charge; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que durant les semaines qui ont suivi cet événement accidentel, l'assuré a développé une myélopathie cervicale sur canal étroit ainsi qu'une hernie discale cervicale; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que par décision du 17 avril 1998, confirmée sur opposition le 5 novembre 1998, la CNA a refusé de verser ses prestations pour ces troubles qui ont nécessité une intervention chirurgicale, le 29 janvier 1998, au motif qu'ils n'étaient pas en relation de causalité avec l'accident survenu le 27 octobre 1997; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que par jugement du 20 juillet 2001, le Tribunal des assurances du canton de Vaud a admis le recours que l'assuré avait formé contre la décision du 5 novembre 1998, et renvoyé la cause à la CNA afin qu'elle statue sur l'étendue de ses prestations; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que par arrêt du 22 juillet 2003 (U 389/01), le Tribunal fédéral des assurances a admis le recours de droit administratif de la CNA, annulé le jugement du 20 juillet 2001 et renvoyé la cause au Tribunal cantonal afin qu'il fasse élucider le lien de causalité naturelle (contesté) entre l'accident du 27 octobre 1997 et l'affection de la colonne cervicale de l'intimé par un complément d'instruction qui devait prendre la forme d'une surexpertise judiciaire en milieu universitaire; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que la juridiction cantonale a confié un mandat d'expertise au docteur A.________, spécialiste en neurochirurgie; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que ce dernier a accepté le mandat en attirant l'attention du Tribunal cantonal qu'il ne remplissait pas la condition du milieu universitaire (cf. lettre du 20 avril 2004); </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que le docteur A.________ a déposé son rapport le 21 janvier 2005; </div> <div class="para">qu'en se fondant sur les conclusions de ce rapport d'expertise, auquel il a reconnu force probante, le Tribunal des assurances a admis le recours et condamné la CNA à allouer ses prestations pour les suites de l'atteinte neurologique, par jugement du 3 juin 2005; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que la CNA interjette recours de droit administratif contre ce jugement dont elle demande l'annulation, en concluant principalement à la confirmation de sa décision du 5 novembre 1998, subsidiairement au renvoi de la cause au Tribunal cantonal pour nouvelle expertise; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que la recourante conteste le bien-fondé des conclusions de l'expert A.________, alléguant que son rapport est dépourvu de toute valeur probante; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que l'intimé conclut au rejet du recours, avec suite de dépens; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que l'autorité de la chose jugée (<span class="artref">art. 38 OJ</span>) interdit de remettre en discussion, dans une nouvelle procédure, ce qui a été définitivement jugé; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">qu'objectivement l'autorité de la chose jugée est limitée à ce qui a fait l'objet du jugement, c'est-à-dire en principe à son seul dispositif; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que toutefois, dans le cas où un arrêt de renvoi est rendu, ses considérants lient aussi bien l'autorité de renvoi que le Tribunal fédéral qui ne saurait revenir sur sa décision à l'occasion d'un recours subséquent (Poudret, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, vol. I ad <span class="artref">art. 38 OJ</span>, pp. 326 ss); </div> <div class="para"> </div> <div class="para">qu'à teneur de l'arrêt du 22 juillet 2003 (consid. 5.2 in fine), le complément d'instruction devait prendre la forme d'une surexpertise judiciaire en milieu universitaire; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que cette instruction particulière était impérative et se justifiait, notamment, par la présence au dossier d'avis médicaux bien étayés et contradictoires; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que le rapport du docteur A.________ du 21 janvier 2005 ne satisfait donc pas aux réquisits de l'arrêt du 22 juillet 2003; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que pour ce seul motif, le recours doit être admis et la cause renvoyée aux premiers juges afin qu'ils mettent en oeuvre le complément d'instruction ordonné le 22 juillet 2003, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances prononce: </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est admis en ce sens que le jugement du Tribunal des assurances du canton de Vaud du 3 juin 2005 est annulé, la cause lui étant renvoyée pour qu'il procède conformément aux considérants et rende un nouveau jugement. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Il n'est pas perçu de frais de justice. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt sera communiqué aux parties, à la Caisse-maladie et accident PHILOS, Section AMBB, au Tribunal des assurances du canton de Vaud et à l'Office fédéral de la santé publique. </div> <div class="para">Lucerne, le 14 décembre 2005 </div> <div class="para">Au nom du Tribunal fédéral des assurances </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président de la IVe Chambre: Le Greffier: </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>