Lausanne, 6. Juli 2017
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 29. Juni 2017 (4A_600/2016)
Beschwerde von Michel Platini gegen Sperre abgewiesen
Das Bundesgericht weist die Beschwerde von Michel Platini gegen den Entscheid
des Sportschiedsgerichts (CAS/TAS) in Lausanne ab. Dessen Schiedsspruch, mit
dem es Michel Platini wegen Vorteilsannahme und Interessenkonflikts für vier Jahre
von allen fussballbezogenen Aktivitäten auf nationaler und internationaler Ebene
gesperrt hat, hält der Willkürprüfung durch das Bundesgericht stand.
Die rechtsprechende Kammer der Ethikkommission des Weltfussballverbandes FIFA
hatte Michel Platini im Dezember 2015 für acht Jahre von allen fussballbezogenen
Aktivitäten auf nationaler und internationaler Ebene gesperrt. Zudem wurde ihm eine
Busse von 80'000 Franken auferlegt. Die Berufungskommission der FIFA reduzierte die
Sperre 2016 auf sechs Jahre. Michel Platini wurde im Wesentlichen ein Verstoss gegen
Artikel 20 des FIFA-Ethikreglements (Annahme und Gewährung von Geschenken und
sonstigen Vorteilen) angelastet, weil er 2011 ohne rechtliche Grundlage von der FIFA
– autorisiert vom damaligen FIFA-Präsidenten Joseph Blatter – eine Zahlung von 2 Millionen Franken erhalten hatte. Michel Platinis Behauptung, dass die Zahlung auf einer
mündlichen Absprache mit Joseph Blatter zu einem schriftlichen Anstellungsvertrag mit
der FIFA von 1999 beruhe, wurde als nicht überzeugend erachtet. Weiter wurde ihm zur
Last gelegt, höhere künftige Vorsorgeleistungen erwirkt zu haben, als ihm zustehen
würden. Zudem wurde ein Verstoss gegen Artikel 19 des FIFA-Ethikreglements
(Interessenkonflikt) festgestellt. Das CAS/TAS in Lausanne bestätigte den Entscheid im
vergangenen September in den wesentlichen Punkten. Die Dauer der Sperre reduzierte
es auf vier Jahre und die Busse auf 60'000 Franken.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde von Michel Platini gegen den Entscheid des
CAS/TAS ab. Dabei konnte das Bundesgericht lediglich prüfen, ob der angefochtene
Schiedsspruch im Ergebnis willkürlich ist, weil er auf offensichtlich aktenwidrigen
tatsächlichen Feststellungen oder auf einer offensichtlichen Verletzung des Rechts oder
der Billigkeit beruht. Der Entscheid des CAS/TAS ist unter diesem beschränkten
Blickwinkel nicht zu beanstanden. Das Sportschiedsgericht durfte davon ausgehen,
dass Artikel 20 des anwendbaren FIFA-Ethikreglements auch die Ausrichtung von
Geschenken und anderen Vorteilen erfasst, die zwischen zwei Funktionären innerhalb
der FIFA ausgetauscht werden. Das CAS/TAS hat nicht willkürlich entschieden, wenn es
die Erweiterung des Vorsorgeplans und die Entgegennahme der Zahlung von 2 Millionen Franken als Verstoss gegen Artikel 20 des FIFA-Ethikreglements qualifiziert hat.
Nicht zu beanstanden ist auch, dass das CAS/TAS einen Interessenkonflikt von Michel
Platini festgestellt hat. Was die ausgesprochene Sperre betrifft, ist ebenfalls keine
offensichtliche Rechtsverletzung erkennbar. Die Dauer von vier Jahren erscheint nicht
klarerweise überhöht. Die FIFA muss jedoch darauf achten, dass sie der Sperre inhaltlich keine übertriebene Tragweite beimisst. Lausanne, le 6 juillet 2017
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 29 juin 2017 (4A_600/2016)
Rejet du recours de Michel Platini contre sa suspension
Le Tribunal fédéral rejette le recours formé par Michel Platini contre la sentence
rendue par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), à Lausanne. Cette sentence, qui
suspend Michel Platini, en raison de l'acceptation d'un avantage indu et d'un conflit
d'intérêts, de toute activité liée au football au niveau national et international pendant
quatre ans, résiste au grief d'arbitraire.
En décembre 2015, la Chambre de jugement de la Commission d'éthique de la
Fédération Internationale de Football Association (FIFA) avait interdit à Michel Platini
d'exercer toute activité en lien avec le football à un niveau national et international pour
une période de huit ans. Elle lui avait encore infligé une amende de 80'000 francs. La
Commission de recours de la FIFA a réduit la suspension à six ans en 2016. Pour
l'essentiel, Michel Platini a été reconnu coupable de violation de l'article 20 du Code
d'éthique de la FIFA (acceptation et distribution de cadeaux et autres avantages) pour
avoir reçu en 2011, sans fondement juridique, de la FIFA – autorisée par son président
de l'époque, Joseph Blatter – un virement de 2'000'000 de francs. L'allégation de Michel
Platini, selon laquelle ce versement reposait sur un accord oral passé avec Joseph
Blatter, en sus du contrat de travail écrit conclu en 1999 avec la FIFA, n'a pas été jugée
convaincante. L'intéressé s'est également vu imputer le fait d'avoir obtenu des
prestations de prévoyance futures plus élevées que celles auxquelles il aurait eu droit.
En outre, une violation de l'article 19 du Code d'éthique de la FIFA (conflit d'intérêts) a
été constatée. Le TAS, à Lausanne, a confirmé cette décision dans ses grandes lignes
en septembre dernier. Il a réduit la durée de la suspension à quatre ans et l'amende à
60'000 francs.
Le Tribunal fédéral rejette le recours formé par Michel Platini contre la sentence du
TAS. Sa compétence en la matière lui permet d'examiner uniquement si la sentence
attaquée était arbitraire dans son résultat, parce qu'elle reposait sur des constatations
manifestement contraires aux faits résultant du dossier ou parce qu'elle constituait une
violation manifeste du droit ou de l'équité. Considérée sous cet angle restreint, la
sentence du TAS n'est pas critiquable. Le Tribunal Arbitral du Sport pouvait retenir que
l'article 20 de la version applicable du Code d'éthique de la FIFA vise aussi les cadeaux
et autres avantages échangés entre deux officiels de la FIFA. Le TAS n'a pas versé
dans l'arbitraire en qualifiant l'extension du plan de prévoyance et l'acceptation des
2'000'000 de francs de violations de l'article 20 du Code d'éthique de la FIFA. La
constatation, par le TAS, du conflit d'intérêts dans lequel s'est trouvé Michel Platini
échappe aussi à la critique. En ce qui concerne la suspension prononcée, il n'est pas
non plus possible de mettre en évidence une violation manifeste du droit. La durée de
quatre ans n'apparaît pas manifestement excessive. Quant à l'étendue matérielle de la
suspension, la FIFA devra veiller à ne pas donner une portée exagérée à l'interdiction
prononcée.