{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2023-12-19", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20231219-77686-16_2023-12-19.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20231219_77686_16:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "fbf7bdb30dd97b984a84c124dcd1fb8d"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20231219_77686_16", "Arnold et Marthaler c. Suisse"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 19.12.2023 20231219_77686_16 (Arnold et Marthaler c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 19.12.2023 20231219_77686_16 (Arnold et Marthaler c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 19.12.2023 20231219_77686_16 (Arnold et Marthaler c. Suisse)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>SUISSE: Art. 5 par. 1 let. b et c CEDH. Encerclement des requ\u00e9rants \u00e0 l'int\u00e9rieur d'un cordon de police lors d'une manifestation du 1er mai et d\u00e9tention subs\u00e9quente. Lib\u00e9ration apr\u00e8s un contr\u00f4le d'identit\u00e9 approfondi.\n<br>La Cours consid\u00e8re que la d\u00e9tention subie par les requ\u00e9rants au poste de police (environ 3h30 pour le premier requ\u00e9rant et 2h30 pour le second) s'analyse en une privation de libert\u00e9 au sens de l'art. 5 CEDH. Selon elle, il n'est pas indispensable d'examiner si la mesure de confinement au sein du cordon de police (environ 1h pour le premier requ\u00e9rant et 2h30 pour le second) peut \u00e9galement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une privation de libert\u00e9 (ch. 41-43).\nSelon la Cour, les autorit\u00e9s n'ont pas proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une mise en balance appropri\u00e9e des int\u00e9r\u00eats en pr\u00e9sence:\n- entre l'obligation pour les requ\u00e9rants de d\u00e9cliner leur identit\u00e9 et celle de ne pas troubler l'ordre public, d'une part, et leur droit \u00e0 la libert\u00e9, d'autre part. D\u00e8s lors, la d\u00e9tention n'\u00e9tait pas justifi\u00e9e par le motif \u00e9num\u00e9r\u00e9 au second volet de l'art. 5 par. 1 let. b CEDH (ch. 47-52).\n- entre la n\u00e9cessit\u00e9 d'emp\u00eacher la commission d'une infraction p\u00e9nale, d'une part, et le droit \u00e0 la libert\u00e9 des requ\u00e9rants d'autre part. Partant, la d\u00e9tention n'\u00e9tait pas justifi\u00e9e au regard de l'art. 5 par. 1 let. c CEDH (ch. 56-81).\nConclusion: violation de l'art. 5 par. 1 CEDH.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>(4. Quartalsbericht 2023)<br>Recht auf Freiheit und Sicherheit (Art. 5 Abs. 1 EMRK); Einkesselung innerhalb einer polizeilichen Sperrzone w\u00e4hrend einer Demonstration und anschliessende Inhaftierung.<br>Der Fall betrifft die Einkesselung der Beschwerdef\u00fchrer anl\u00e4sslich einer f\u00fcr den 1. Mai 2011 geplanten Demonstration innerhalb einer polizeilichen Sperrzone (eine Massnahme, die im Englischen als \"kettling\" oder Taktik der \"Einkesselung\" bezeichnet wird) und die anschliessende Inhaftierung der Beschwerdef\u00fchrer. Diese wurden noch am selben Tag \u2013 gegen 21 Uhr bzw. 22.30 Uhr \u2013 freigelassen, nachdem die Polizei sie einer gr\u00fcndlichen Identit\u00e4tskontrolle unterzogen hatte. Die Beschwerdef\u00fchrer machten eine Verletzung von Artikel 5 Absatz 1 EMRK geltend und beklagten sich \u00fcber die Einkesselungsmassnahme und ihre Inhaftierung, die sie f\u00fcr rechtswidrig erachteten. Unter dem Blickwinkel des zweiten Teils von Artikel 5 Absatz 1 Buchstabe b EMRK kam der Gerichtshof zu dem Schluss, dass die innerstaatlichen Beh\u00f6rden keine angemessene Interessenabw\u00e4gung zwischen der Pflicht der Beschwerdef\u00fchrer, ihre Identit\u00e4t offenzulegen, und der Pflicht, die \u00f6ffentliche Ordnung nicht zu st\u00f6ren einerseits und ihrem Recht auf Freiheit andererseits vorgenommen haben. Die Inhaftierung der Beschwerdef\u00fchrer war demnach nicht durch den im zweiten Teil von Artikel 5 Absatz 1 Buchstabe b EMRK genannten Grund gerechtfertigt. Unter dem Blickwinkel des zweiten Teils von Artikel 5 Absatz 1 Buchstabe c EMRK kam der Gerichtshof zu dem Schluss, dass die innerstaatlichen Beh\u00f6rden keine angemessene Interessenabw\u00e4gung zwischen der Notwendigkeit, die Begehung einer Straftat zu verhindern einerseits und dem Recht der Beschwerdef\u00fchrer auf Freiheit andererseits vorgenommen haben. Folglich war die strittige Massnahme nach Artikel 5 Absatz 1 Buchstabe c EMRK nicht gerechtfertigt. Verletzung von Artikel 5 Absatz 1 EMRK (einstimmig)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>SUISSE: Art. 5 par. 1 let. b et c CEDH. Encerclement des requ\u00e9rants \u00e0 l'int\u00e9rieur d'un cordon de police lors d'une manifestation du 1er mai et d\u00e9tention subs\u00e9quente. Lib\u00e9ration apr\u00e8s un contr\u00f4le d'identit\u00e9 approfondi.\n<br>La Cours consid\u00e8re que la d\u00e9tention subie par les requ\u00e9rants au poste de police (environ 3h30 pour le premier requ\u00e9rant et 2h30 pour le second) s'analyse en une privation de libert\u00e9 au sens de l'art. 5 CEDH. Selon elle, il n'est pas indispensable d'examiner si la mesure de confinement au sein du cordon de police (environ 1h pour le premier requ\u00e9rant et 2h30 pour le second) peut \u00e9galement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une privation de libert\u00e9 (ch. 41-43).\nSelon la Cour, les autorit\u00e9s n'ont pas proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une mise en balance appropri\u00e9e des int\u00e9r\u00eats en pr\u00e9sence:\n- entre l'obligation pour les requ\u00e9rants de d\u00e9cliner leur identit\u00e9 et celle de ne pas troubler l'ordre public, d'une part, et leur droit \u00e0 la libert\u00e9, d'autre part. D\u00e8s lors, la d\u00e9tention n'\u00e9tait pas justifi\u00e9e par le motif \u00e9num\u00e9r\u00e9 au second volet de l'art. 5 par. 1 let. b CEDH (ch. 47-52).\n- entre la n\u00e9cessit\u00e9 d'emp\u00eacher la commission d'une infraction p\u00e9nale, d'une part, et le droit \u00e0 la libert\u00e9 des requ\u00e9rants d'autre part. Partant, la d\u00e9tention n'\u00e9tait pas justifi\u00e9e au regard de l'art. 5 par. 1 let. c CEDH (ch. 56-81).\nConclusion: violation de l'art. 5 par. 1 CEDH.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(4\u00e8me rapport trimestriel 2023)<br>Droit \u00e0 la libert\u00e9 et \u00e0 la s\u00fbret\u00e9 (article 5 \u00a7 1 CEDH); confinement \u00e0 l'int\u00e9rieur d'un cordon de police lors d'une manifestation et d\u00e9tention subs\u00e9quente.<br>L'affaire concerne le confinement des requ\u00e9rants, lors d'une manifestation pr\u00e9vue le 1er mai 2011, \u00e0 l'int\u00e9rieur d'un cordon de police (une mesure d\u00e9sign\u00e9e en anglais par le terme \"kettling\"ou technique de \"l'encerclement\") et la d\u00e9tention subs\u00e9quente des requ\u00e9rants. Le jour m\u00eame, ils furent lib\u00e9r\u00e9s \u2013 vers 21 heures et 22 h 30 respectivement \u2013 apr\u00e8s que la police les a soumis \u00e0 un contr\u00f4le d'identit\u00e9 approfondi. Invoquant l'article 5 \u00a7 1 CEDH, les requ\u00e9rants se plaignaient de la mesure de confinement et de leur d\u00e9tention qu'ils estiment ill\u00e9gale. Sous l'angle du second volet de l'article 5 \u00a7 1 b) CEDH, la Cour a conclu que les autorit\u00e9s internes n'ont pas proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une balance des int\u00e9r\u00eats appropri\u00e9s entre l'obligation pour les requ\u00e9rants de d\u00e9cliner leur identit\u00e9 et celle de ne pas troubler l'ordre public, d'une part, et leur droit \u00e0 la libert\u00e9, d'autre part. Partant, la d\u00e9tention subie par les requ\u00e9rants n'\u00e9tait pas justifi\u00e9e par le motif \u00e9num\u00e9r\u00e9 au second volet de l'article 5 \u00a7 1 b) CEDH. Sous l'angle du second volet de l'article 5 \u00a7 1 c) CEDH, la Cour a conclu que les autorit\u00e9s internes n'ont pas proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une balance des int\u00e9r\u00eats appropri\u00e9s entre la n\u00e9cessit\u00e9 d'emp\u00eacher la commission d'une infraction p\u00e9nale, d'une part, et le droit \u00e0 la libert\u00e9 des requ\u00e9rants, d'autre part. Partant, la mesure litigieuse n'\u00e9tait pas justifi\u00e9e au regard de l'article 5 \u00a7 1 c) CEDH. Violation de l'article 5 \u00a7 1 CEDH (unanimit\u00e9)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>SUISSE: Art. 5 par. 1 let. b et c CEDH. Encerclement des requ\u00e9rants \u00e0 l'int\u00e9rieur d'un cordon de police lors d'une manifestation du 1er mai et d\u00e9tention subs\u00e9quente. Lib\u00e9ration apr\u00e8s un contr\u00f4le d'identit\u00e9 approfondi.\n<br>La Cours consid\u00e8re que la d\u00e9tention subie par les requ\u00e9rants au poste de police (environ 3h30 pour le premier requ\u00e9rant et 2h30 pour le second) s'analyse en une privation de libert\u00e9 au sens de l'art. 5 CEDH. Selon elle, il n'est pas indispensable d'examiner si la mesure de confinement au sein du cordon de police (environ 1h pour le premier requ\u00e9rant et 2h30 pour le second) peut \u00e9galement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une privation de libert\u00e9 (ch. 41-43).\nSelon la Cour, les autorit\u00e9s n'ont pas proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 une mise en balance appropri\u00e9e des int\u00e9r\u00eats en pr\u00e9sence:\n- entre l'obligation pour les requ\u00e9rants de d\u00e9cliner leur identit\u00e9 et celle de ne pas troubler l'ordre public, d'une part, et leur droit \u00e0 la libert\u00e9, d'autre part. D\u00e8s lors, la d\u00e9tention n'\u00e9tait pas justifi\u00e9e par le motif \u00e9num\u00e9r\u00e9 au second volet de l'art. 5 par. 1 let. b CEDH (ch. 47-52).\n- entre la n\u00e9cessit\u00e9 d'emp\u00eacher la commission d'une infraction p\u00e9nale, d'une part, et le droit \u00e0 la libert\u00e9 des requ\u00e9rants d'autre part. Partant, la d\u00e9tention n'\u00e9tait pas justifi\u00e9e au regard de l'art. 5 par. 1 let. c CEDH (ch. 56-81).\nConclusion: violation de l'art. 5 par. 1 CEDH.\n<br> Sintesi dell'UFG\n<br>(4\u00b0 rapporto trimestriale 2023)<br>Diritto alla libert\u00e0 e alla sicurezza (art. 5 par. 1 CEDU); confinamento all'interno di un cordone della polizia nel corso di una manifestazione e successiva detenzione.<br>La causa concerne il confinamento dei ricorrenti all'interno di un cordone della polizia (misura nota in inglese come \"kettling\" o tecnica di \"accerchiamento\") nel corso di una manifestazione svoltasi il 1\u00b0 maggio 2011, e la loro successiva detenzione. Dopo un approfondito controllo dell'identit\u00e0 da parte della polizia, i ricorrenti sono stati rilasciati la sera stessa rispettivamente attorno alle 21.00 e alle 22.30. Invocando l'articolo 5 paragrafo 1 CEDU, i ricorrenti hanno contestato la misura di confinamento e la loro detenzione, ritenendole illegali. Appellandosi all'articolo 5 paragrafo 1 lettera b seconda parte CEDU, la Corte ha concluso che le autorit\u00e0 interne non hanno effettuato un'adeguata ponderazione degli interessi tra l'obbligo dei ricorrenti di rivelare la propria identit\u00e0 e di non turbare l'ordine pubblico, da un lato, e il loro diritto alla libert\u00e0, dall'altro. Pertanto la detenzione subita dai ricorrenti non era giustificata sulla base dell'articolo 5 paragrafo 1 lettera b seconda parte CEDU. Appellandosi all'articolo 5 paragrafo 1 lettera c seconda parte CEDU, la Corte ha ritenuto che le autorit\u00e0 interne non hanno effettuato un'adeguata ponderazione degli interessi tra la necessit\u00e0 di impedire la commissione di un reato penale, da un lato, e il diritto alla libert\u00e0 dei ricorrenti, dall'altro. La misura controversa non era dunque giustificata dall'articolo 5 paragrafo 1 lettera c CEDU. Violazione dell'articolo 5 paragrafo 1 CEDU (unanimit\u00e0)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:30", "Checksum": "6fb84c8663005afd6fd7c63911a16cf7"}