Lausanne, 13. Juni 2017
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 22. Mai 2017 (2C_582/2016)
Ausschluss staatlicher Anbieter von Vergabeverfahren bei unzulässiger Quersubventionierung
Staatliche Anbieter können von Verfahren zur Vergabe öffentlicher Aufträge ausgeschlossen werden, wenn ihr Angebot den Grundsatz der Wettbewerbsneutralität
verletzt. Das ist der Fall, wenn die Offerte des staatlichen Anbieters auf einer nicht
erlaubten Quersubventionierung beruht, indem etwa ein Fehlbetrag in unzulässiger
Weise mit Steuergeldern oder mit Einnahmen aus dem Monopolbereich gedeckt wird.
Das Bundesgericht bestätigt den Entscheid des Bundesverwaltungsgerichts, wonach
das Bundesamt für Kommunikation eine Offerte der Universität Zürich auf Einhaltung
der Wettbewerbsneutralität prüfen muss. 
Das Bundesamt für Kommunikation (BAKOM) hatte 2015 einen Dienstleistungsauftrag
zur Analyse des Online-Angebots der Schweizerischen Radio- und Fernsehgesellschaft
(SRG) im offenen Verfahren ausgeschrieben. Den Zuschlag erhielt die Universität
Zürich, deren Angebot vom BAKOM besser bewertet wurde als dasjenige eines
ebenfalls offerierenden Privatunternehmens. Das Bundesverwaltungsgericht hiess 2016
die Beschwerde des Privatunternehmens gut und verpflichtete das BAKOM zu prüfen,
ob die Universität Zürich wegen Verletzung vergaberechtlicher Grundsätze vom Verfahren auszuschliessen sei. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerde des Eidgenössischen Departements für
Umwelt, Verkehr, Energie und Kommunikation (UVEK) gegen den Entscheid des
Bundesverwaltungsgerichts ab. Der ausgeschriebene Analyseauftrag fällt unter das
Bundesgesetz über das öffentliche Beschaffungswesen. Dieses kennt verschiedene
Gründe zum Ausschluss von Anbietern vom Vergabeverfahren. Der Ausschluss von
Anbietern mit staatlichem Hintergrund, die sich nicht an den verfassungsmässigen
Grundsatz der Wettbewerbsneutralität halten, ist zwar gesetzlich nicht ausdrücklich
vorgesehen. Eine Auslegung der massgebenden Bestimmungen ergibt jedoch, dass ein
Verstoss gegen die Wettbewerbsneutralität ebenfalls einen Ausschlussgrund darstellen
kann. Ein solcher liegt namentlich vor, wenn die Offerte des staatlichen Anbieters auf
einer  nicht  erlaubten  Quersubventionierung  beruht,  indem  ein  Fehlbetrag  in
unzulässiger Weise mit Steuermitteln oder mit Erträgen aus dem Monopolbereich
gedeckt wird. Eine Quersubventionierung ist in diesem Fall geeignet, den Wettbewerb
im fraglichen Beschaffungsmarkt zu verfälschen. Nicht gegen den Grundsatz der
Wettbewerbsneutralität verstösst ein staatlicher Anbieter dann, wenn er im Einzelfall
einen Angebotspreis unter den Selbstkosten offeriert und er den Fehlbetrag mit dem
Erlös aus seiner sonstigen privatwirtschaftlichen Tätigkeit ausgleicht. Dasselbe gilt
regelmässig auch dann, wenn die Offerte eines staatlichen Anbieters von rechtmässig
ausgerichteten Subventionen beeinflusst ist. 
Falls sich im Verlauf eines Vergabeverfahrens konkrete Anhaltspunkte für einen
Verstoss  gegen  die  Wettbewerbsneutralität  ergeben,  hat  die  Vergabestelle
weitergehende Abklärungen zu treffen. Namentlich kann sie den staatlichen Anbieter zur
Einreichung eines geeigneten Nachweises oder von Erklärungen auffordern, dass keine
unzulässige  Quersubventionierung  vorliegt.  Steht  ein  Verstoss  gegen  die
Wettbewerbsneutralität fest, besteht für die Beschaffungsbehörde nur wenig Spielraum,
vom Verfahrensausschluss des betroffenen Anbieters abzusehen. Als nicht erforderlich
kann ein Ausschluss etwa dann erscheinen, wenn die unzulässige Quersubventionierung am Ausgang des Vergabeverfahrens nichts ändern kann. Im konkreten Fall
waren Anhaltspunkte für eine Quersubventionierung vorhanden, weshalb das BAKOM
näher zu prüfen haben wird, ob die Offerte der Universität Zürich dem Grundsatz der
Wettbewerbsneutralität entspricht. Lausanne, le 13 juin 2017
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 22 mai 2017 (2C_582/2016)
Exclusion de soumissionnaires étatiques de procédures 
d'adjudication en cas d'un subventionnement croisé prohibé
Des soumissionnaires étatiques peuvent être exclus de procédures d'adjudication de
marchés publics lorsque leur offre viole le principe de la neutralité concurrentielle.
C'est le cas lorsque l'offre du soumissionnaire étatique repose sur un subventionnement croisé prohibé permettant de couvrir de manière inadmissible un déficit au
moyen d'impôts ou de revenus provenant d'un monopole. Le Tribunal fédéral
confirme la décision du Tribunal administratif fédéral selon laquelle l'Office fédéral
de la communication doit examiner le respect de la neutralité concurrentielle d'une
offre de l'Université de Zurich. 
En 2015, l'Office fédéral de la communication (OFCOM) avait soumis en procédure
ouverte un appel d'offres pour un marché de service relatif à l'analyse de l'offre en ligne
de la Société suisse de radiodiffusion et télévision (SSR). Le marché a été adjugé à
l'Université de Zurich, dont l'offre a été mieux évaluée par l'OFCOM que celle d'un
soumissionnaire privé. En 2016, le Tribunal administratif fédéral a admis le recours du
soumissionnaire privé et ordonné à l'OFCOM d'examiner si l'Université de Zurich devait
être exclue de la procédure en raison d'une violation des principes applicables aux
marchés publics.
Le  Tribunal  fédéral  rejette  le  recours  interjeté  par  le  Département  fédéral  de
l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) contre la
décision du Tribunal administratif fédéral. La demande d'analyse soumise à l'appel
d'offres tombe dans le champ d'application de la loi fédérale sur les marchés publics.
Celle-ci prévoit diverses causes conduisant à l'exclusion de soumissionnaires de la
procédure d'adjudication. L'exclusion de soumissionnaires à composante étatique, qui
ne sont pas tenus par le principe constitutionnel de la neutralité concurrentielle, n'est
certes pas expressément prévu par la loi. Il découle cependant d'une interprétation des
dispositions topiques qu'une violation de la neutralité concurrentielle peut également
constituer un cas d'exclusion. Une telle violation existe notamment lorsque l'offre du
soumissionnaire étatique repose sur un subventionnement croisé prohibé permettant de
couvrir de manière inadmissible un déficit au moyen d'impôts ou de revenus provenant
d'un monopole. Dans un tel cas de figure, un subventionnement croisé permet de
fausser la concurrence du marché public en cause. En revanche, un soumissionnaire
étatique ne viole pas le principe de la neutralité concurrentielle lorsque dans un cas
particulier, il offre un prix inférieur aux coûts et que le déficit est compensé par le revenu
provenant d'une autre activité privée. Il en va généralement de même lorsque l'offre d'un
soumissionnaire étatique est influencée par des subventions versées conformément au
droit. 
Lorsque des indices concrets de violation du principe de la neutralité concurrentielle
apparaissent en cours de procédure, l'adjudicateur doit procéder à des vérifications
supplémentaires. Il peut notamment requérir du soumissionnaire étatique qu'il produise
un moyen de preuve pertinent ou des explications démontrant qu'il n'existe pas de
subventionnement croisé prohibé. Dans la mesure où une violation de la neutralité
concurrentielle est constatée, l'adjudicateur ne bénéficie plus que d'une faible marge de
manœuvre pour renoncer à exclure le soumissionnaire en cause. Une exclusion n'est
par exemple pas nécessaire lorsque le subventionnement croisé prohibé n'a aucune
influence sur l'issue de la procédure d'adjudication. Dans le cas concret, il existait des
indices en faveur d'un subventionnement croisé, raison pour laquelle l'OFCOM devra
examiner si l'offre de l'Université de Zurich respecte le principe de la neutralité
concurrentielle.