<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. T. , ressortissant sénégalais né en 1960, est entré en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Suisse en 1989. Du 1er avril 1992 au 30 septembre 1996, il a travaillé en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qualité d'assistant à mi-temps à l'Institut de chimie de l'Université de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel. Le 4 juillet 1996, il a obtenu le titre de docteur ès sciences.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Jusqu'au 31 octobre 1996, il a bénéficié d'une autorisation de séjour an-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nuelle pour étudiant délivrée par la police des étrangers du canton de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, autorisation dont il a sollicité la prolongation. Celle-ci lui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">a été refusée par le service des étrangers le 27 février 1997. Le recours</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que l'intéressé avait déposé contre ce refus auprès du département compé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tent a été classé le 8 janvier 1998 après que l'office des étrangers lui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">eut octroyé, le 21 novembre 1997, une nouvelle autorisation de séjour pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">études valable du 16 octobre 1997 au 31 octobre 1998, en raison de son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">admission au cours post-grade de statistique de l'université.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Entre-temps, T. a demandé des indemnités de chômage à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">compter du 1er octobre 1996 auprès de la Caisse du syndicat de l'industrie</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et du bâtiment (SIB). Saisi par cette caisse d'une demande d'examen du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cas, l'office du chômage a décidé le 9 juin 1997 de déclarer l'assuré</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">inapte au placement à partir du 1er novembre 1996 et, partant, de lui re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fuser l'ouverture du droit aux indemnités dès cette date, au motif qu'il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ne bénéficiait plus alors d'une autorisation de séjour avec faculté</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'exercer une activité lucrative.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. Le 10 février 1998, le Département de l'économie publique (ci-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">après : le département) a rejeté le recours que T. avait formé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contre ce prononcé. Le département a confirmé les motifs de l'office du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">chômage. En outre, il a renvoyé le dossier à cet office pour qu'il examine</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">si le recourant peut être déclaré apte au placement dès le 16 octobre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1997.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. Le 12 mars 1998, T. défère cette décision du départe-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment au Tribunal administratif. Il fait valoir en résumé qu'il avait droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à la prolongation de son autorisation de séjour au-delà du 31 octobre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1996; qu'en classant son recours contre le refus de prolongation, le dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">partement a omis de statuer sur son droit à une telle autorisation durant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la période du 1er novembre 1996 au 15 octobre 1997; qu'il a demandé une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">révision de ce classement; que, par décision du 5 mars 1998, l'office du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">chômage l'a déclaré apte au placement dès le 16 octobre 1997. Le recourant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conclut à l'annulation de la décision du département du 10 février 1998 et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">demande qu'il soit déclaré apte au placement dès le 1er octobre 1996, sous</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">suite de frais et dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ailleurs, T. sollicite le bénéfice de l'assistance</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">judiciaire totale.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D. Dans ses observations sur le recours, le département en propose</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le rejet.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> La procédure a été suspendue jusqu'à droit connu sur la demande</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de révision que le recourant a déposée contre le classement ci-dessus men-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tionné. Après que, par décision du 28 juillet 1998, le département eut</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rejeté cette demande, les parties ont pu encore présenter des observa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="EN-GB">tions.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="EN-GB"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="EN-GB"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="EN-GB"> </span><span lang="FR-CH">en droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) L'assuré n'a droit à l'indemnité de chômage que s'il est apte</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">au placement (art.8 al.1 litt.f LACI). Est réputé apte à être placé le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">chômeur qui est disposé à accepter un travail convenable et est en mesure</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et en droit de le faire (art.15 al.1 LACI). L'aptitude au placement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">comprend ainsi deux éléments : la capacité de travail d'une part, c'est-à-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dire la faculté de fournir un travail - plus précisément d'exercer une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">activité lucrative salariée - sans que l'assuré en soit empêché pour des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">causes inhérentes à sa personne et, d'autre part, la disposition à accep-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ter un travail convenable au sens de l'article 16 LACI, ce qui implique</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">non seulement la volonté de prendre un tel travail s'il se présente, mais</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">aussi une disponibilité suffisante quant au temps que l'assuré peut con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sacrer à un emploi et quant au nombre des employeurs potentiels (ATF 120 V</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">388 cons.3a, 115 V 436 cons.2a et les références; DTA 1993-1994, no 8,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="EN-GB">p.54 cons.1, 1992, no 2, p.73 cons.1a, 1990, no 3, p.26 cons.1).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="EN-GB"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="EN-GB"> </span><span lang="FR-CH">Il s'ensuit que doit être considéré comme apte au placement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">celui qui veut travailler, celui qui peut travailler et celui qui est en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">droit de travailler. La volonté de travailler implique une disponibilité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">au travail et au placement, soit notamment que l'assuré s'efforce de trou-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ver un nouvel emploi. Sa volonté de travailler peut être prouvée notamment</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="DE-CH">par d'intenses recherches (Gerhard Gerhards, Kommentar zum Arbeitslosen-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="DE-CH">versicherungsgesetz, Band I, Berne, 1987, n.10 ss ad art.15 LACI, p.199</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ss). La capacité de travailler implique quant à elle une disponibilité,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">c'est-à-dire le fait de ne pas être lié en fait ou en droit par d'autres</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">activités ou engagements (Gerhards, op.cit., nos 27 ss ad art.15 LACI,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">p.205 ss).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Tant et aussi longtemps qu'un étranger ne dispose pas d'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">autorisation de travail, il n'est pas apte au placement et son droit aux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">indemnités de chômage doit être nié (DTA 1996-1997 no 33 cons.3a/bb, p.187</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et les références, no 18 cons.3b, p.90). L'autorisation de travailler dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pend de l'autorisation de séjour délivrée par la police des étrangers ou</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de sa prolongation présumée (DTA 1996-1997 no 33).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. En l'espèce, est seule litigieuse la question de l'aptitude au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">placement du recourant entre le 1er novembre 1996 et le 15 octobre 1997.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Il est par ailleurs constant que l'intéressé s'est vu refuser le 11 fé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vrier 1997 la prolongation de l'autorisation de séjour venue à échéance le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">31 octobre précédent, au motif qu'il n'était plus immatriculé à l'Univer-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sité de Neuchâtel. Il est en outre établi qu'il a été admis au cours post-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">grade de statistique avec effet immédiat par décision du rectorat de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'université du 27 octobre 1997, ce qui a déterminé l'office des étrangers</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à lui délivrer, le 21 novembre 1997, une autorisation de séjour valable du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">16 octobre 1997 au 31 octobre 1998 (D.6/8, 11). Il est enfin avéré</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que T. a formé recours contre la décision de refus de la police</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des étrangers du 11 février 1997 et que cette procédure de recours a été</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">classée sans que l'autorité se prononce sur les droits de l'intéressé à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">une autorisation de séjour et de travail durant la période ici litigieuse.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Or, à défaut de décision de l'office de l'emploi compétent, la question de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'autorisation de travail d'un étranger - qui se pose à titre préalable</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lors de l'appréciation de l'aptitude au placement - peut être tranchée de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">manière préjudicielle par les organes de l'assurance-chômage et par le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">juge des assurances sociales (ATF 120 V 378). Il convient donc d'aborder</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cette question en premier lieu.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Une autorisation de séjour en Suisse peut être accordée à des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">étudiants à certaines conditions (art.3 al.3, 18 al.2 LSEE; 32 OLE). Les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cantons n'ont le droit d'accorder de leur chef de telles autorisations que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour la durée habituelle des études. Les intéressés sont tenus de quitter</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le pays dès que le but de leur séjour est atteint (art.18 al.3 RSEE).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Parmi les conditions d'octroi d'une autorisation de séjour pour étudiant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">figure l'attestation de la direction de l'établissement dans lequel le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">requérant entend poursuivre ses études, attestation déclarant ce dernier</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">apte à suivre les cours (art.32 OLE).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En l'espèce, une telle attestation ne pouvait pas être délivrée</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à T. lorsqu'il a demandé la prolongation de son autorisation de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">séjour à la police des étrangers à l'automne 1996. En effet, à tort ou à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">raison, le rectorat de l'université n'a pas admis son inscription au cours</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">post-grade de statistique avant octobre 1997 (D.6/8) et l'intéressé ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prétend pas qu'il poursuivait d'autres études. De toute évidence, il ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">remplissait donc pas à cette époque-là les conditions nécessaires pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">obtenir la prolongation de son autorisation de séjour.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> D'autre part, l'effet suspensif - découlant de l'article 40 LPJA</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">- du recours qu'il a déposé auprès du département contre le refus de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">police des étrangers avait pour seule conséquence d'empêcher la mise à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">exécution de la décision attaquée en tant qu'elle impliquait l'éloignement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de l'intéressé. En revanche, ce recours ne pouvait avoir pour effet d'ac-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">corder la prolongation de l'autorisation de séjour que la décision atta-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quée avait refusée (Schaer, Juridiction administrative neuchâteloise, ad</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="EN-GB">art.40 al.1 in fine, p.169).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="EN-GB"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="EN-GB"> </span><span lang="FR-CH">Il découle de ce qui précède que le recourant ne remplissait pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les conditions de l'aptitude au placement dans la période litigieuse. Cela</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conduit au rejet du recours, sans frais et sans dépens (art.103 al.3 LACI;</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">48 LPJA).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">5. T. requiert l'assistance judiciaire totale. A droit à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">une telle assistance, entre autres conditions, toute personne dont les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">revenus ou la fortune ne lui permettent pas de garantir, d'avancer ou de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">supporter les frais nécessaires à la défense de sa cause (art.2 al.1</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">LAJA). En l'espèce, l'intéressé indique n'avoir aucun actif mais produit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">un relevé de la Banque X. aux termes duquel il dispo-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sait de 13'526.70 francs à la date du 10 mars 1998, c'est-à-dire deux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jours seulement avant le dépôt de son recours. Cette somme dépasse mani-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">festement ce qui peut constituer pour un étudiant, même marié, une réserve</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de secours (sur cette notion v.RJN 1991, p.111).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En outre, quand bien même l'intéressé allègue avoir été déclaré</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">apte au placement par l'office du chômage dès le 16 octobre 1997 (recours,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">p.2), il ne déclare aucune ressource, ni en nature de prestations de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'assurance-chômage, ni en nature de salaire. Il n'y a cependant pas lieu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'instruire plus avant cette question car, comme on l'a vu plus haut, ses</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avoirs bancaires lui permettent d'assumer les frais de sa défense. La re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quête d'assistance judiciaire doit dès lors être rejetée.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Rejette le recours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Statue sans frais ni dépens.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Rejette la requête d'assistance judiciaire.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 29 septembre 1998</span></p> </div></body></html>