An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 21. Dezember 2018
Embargo: 21. Dezember 2018, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteile vom 10. Dezember 2018 (1C_216/2018, 1C_276/2018)
Abstimmung über "Vollgeld-Initiative": Beschwerde abgewiesen
Das  Bundesgericht  weist  eine  Beschwerde  gegen  die  eidgenössische
Volksabstimmung über die "Vollgeld-Initiative" ab. Eine von der Schweizerischen
Nationalbank vor der Abstimmung veröffentlichte Publikation ist nicht zu beanstanden. Eine Medienmitteilung der Konferenz der kantonalen Finanzdirektorinnen
und Finanzdirektoren war zwar nicht statthaft. Angesichts der begrenzten Bedeutung
der Medienmitteilung und des klaren Abstimmungsresultats fällt ein anderer Ausgang der Abstimmung allerdings ausser Betracht.
Im Vorfeld der eidgenössischen Volksabstimmung vom vergangenen 10. Juni über die
Volksinitiative "Für krisensicheres Geld; Geldschöpfung allein durch die Nationalbank
(Vollgeld-Initiative)" hatte die Schweizerische Nationalbank (SNB) auf ihrer Website die
Publikation "Die Argumente der SNB gegen die Vollgeldinitiative" veröffentlicht. Die
Konferenz der kantonalen Finanzdirektorinnen und Finanzdirektoren (FDK) publizierte
eine Medienmitteilung mit dem Titel "Die FDK empfiehlt die Vollgeld-Initiative zur
Ablehnung". Die Vorlage wurde nach vorläufigem amtlichem Endergebnis mit 75.7  %
Nein-Stimmen abgewiesen. Bereits vor der Abstimmung hatte eine Privatperson wegen
der Veröffentlichungen der SNB und der FDK beim Bundesgericht Beschwerde erhoben.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde ab. Die SNB untersteht den Grundsätzen für
behördliche Interventionen im Abstimmungskampf. Ihre Befugnis, sich zur VollgeldInitiative zu äussern, ergab sich aus ihrem gesetzlichen Auftrag zur regelmässigen
Orientierung der Öffentlichkeit über die Geld- und Währungspolitik und zur Bekanntmachung ihrer geldpolitischen Absichten. Zudem bestand aufgrund ihrer besonderen
Sachkunde für die Stimmberechtigten ein spezielles Interesse an ihrer Stellungnahme.
Die SNB hatte dabei die Abstimmungsfreiheit und insbesondere die für den Bundesrat
geltenden Informationsgrundsätze zu beachten. Die Ausführungen und Argumente in
der Publikation der SNB sind nachvollziehbar und erscheinen trotz allfälliger Vereinfachungen ausreichend sachlich und objektiv. Damit waren sie geeignet, zur offenen
Meinungsbildung beizutragen. 
Was die Medienmitteilung der FDK betrifft, so sind gemäss neuer bundesgerichtlicher
Rechtsprechung je nach Ausmass der Betroffenheit nur die Kantonsregierungen oder
die Konferenz der Kantonsregierungen befugt, sich in einen eidgenössischen Abstimmungskampf einzuschalten. Die Intervention der FDK als Fachdirektorenkonferenz
erweist sich damit als nicht statthaft. Allerdings fällt ausser Betracht, dass angesichts
des sehr deutlichen Abstimmungsresultats und der begrenzten Bedeutung und Publizität
der Medienmitteilung der FDK das Ergebnis entscheidend hätte beeinflusst werden können. Der Antrag um Aufhebung des Abstimmungsergebnisses ist deshalb abzuweisen.
Auf eine weitere Beschwerde im Zusammenhang mit der fraglichen Abstimmung ist das
Bundesgericht nicht eingetreten. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 21 décembre 2018
Embargo : 21 décembre 2018, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêts du 10 décembre 2018 (1C_216/2018, 1C_276/2018)
Votation sur l'initiative «  Monnaie pleine  » : rejet du recours
Le Tribunal fédéral rejette un recours contre la votation populaire fédérale sur
l'initiative « Monnaie pleine ». Une publication de la Banque nationale suisse avant la
votation n'est pas critiquable. Un communiqué de presse de la Conférence des
directrices et des directeurs cantonaux des finances était inadmissible. Compte tenu
de l'importance limitée du communiqué de presse et du résultat clair de la votation,
une autre issue de la votation n'entre pas en considération.
Dans le contexte de la votation populaire fédérale du 10 juin dernier sur l'initiative
populaire « Pour une monnaie à l’abri des crises  : émission monétaire uniquement par
la Banque nationale  ! (Initiative Monnaie pleine)  », la Banque nationale suisse (BNS)
avait publié sur son site Internet le document «  Les arguments de la BNS contre
l'initiative Monnaie pleine  ». La Conférence des directrices et des directeurs cantonaux
des finances (CDF) avait publié un communiqué de presse intitulé «  La CDF recommande le rejet de l'initiative Monnaie pleine  ». L'initiative a été rejetée par 75.7  % des
voix, d'après les résultats officiels provisoires. Déjà avant la votation, une personne
physique avait recouru contre les publications de la BNS et de la CDF auprès du
Tribunal fédéral. 
Le Tribunal fédéral rejette le recours. La BNS est soumise aux principes relatifs à
l'intervention des autorités dans la campagne précédant une votation. Son pouvoir de
s'exprimer sur l'initiative Monnaie pleine est justifié par le mandat législatif qu'elle a reçu
d'orienter régulièrement le public sur la politique monétaire et de faire connaître sa
vision monétaire. De plus, les électeurs ont un intérêt important à sa prise de position,
en raison de ses compétences particulières. La BNS devait cependant respecter la
liberté de vote et notamment les principes d'information valables pour le Conseil fédéral.
Les arguments et explications dans la publication de la BNS sont compréhensibles et
paraissent, malgré des éventuelles simplifications, suffisamment objectifs. Les citoyens
étaient ainsi capables de se former librement une opinion. 
En ce qui concerne le communiqué de presse de la CDF, selon la nouvelle jurisprudence du Tribunal fédéral, seuls les gouvernements cantonaux ou la conférence des
gouvernements cantonaux sont autorisés à intervenir dans le débat précédant une
votation fédérale lorsqu'ils sont particulièrement concernés. L'intervention de la CDF
comme conférence spécialisée des directeurs apparaît ainsi inadmissible. Cependant,
compte tenu du résultat très clair de la votation et de l'importance limitée du communiqué de presse de la CDF, le résultat de la votation n'a pas pu être influencé de
manière décisive. Il y a donc lieu de rejeter la demande d'annulation des résultats de la
votation. Par ailleurs, le Tribunal fédéral n'est pas entré en matière sur un autre recours
en lien avec la votation litigieuse.