An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 11. Mai 2022
Embargo: 11. Mai 2022, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 28. März 2022 (6B_894/2021)
"Nur-Ja-heisst-Ja" kommt im geltenden Sexualstrafrecht nicht 
zur Anwendung
Das geltende Sexualstrafrecht kann nicht so ausgelegt werden, dass die fehlende
Einverständniserklärung in eine sexuelle Handlung ("Nur-Ja-heisst-Ja") ausreichen
würde, um jemanden wegen sexueller Nötigung oder Vergewaltigung zu verurteilen.
Dies würde den Grundsatz "keine Strafe ohne Gesetz" verletzen.
Im September 2020 verurteilte das Strafgericht des Kantons Genf einen Beschuldigten
wegen sexueller Nötigung und Vergewaltigung. Er erhob Berufung beim Kantonsgericht
des Kantons Genf, das ihn von diesen Anklagepunkten freisprach. Das Bundesgericht
weist die von der betroffenen Frau gegen dieses Urteil erhobene Beschwerde ab und
bestätigt den Freispruch des Mannes. 
Das  Bundesgericht  setzt  sich  zunächst  mit  der  Feststellung  des  Sachverhalts  auseinander.  Unbestritten  ist,  dass  es  zwischen  den Parteien zu sexuellen  Handlungen
gekommen ist. Umstritten ist hingegen der Tathergang und dabei insbesondere, ob die
sexuellen Handlungen mit dem Einverständnis der Beschwerdeführerin erfolgten. Das
Kantonsgericht qualifizierte die Aussagen beider Parteien als durchschnittlich glaubhaft.
Dementsprechend stellte es den Sachverhalt auf der Grundlage der wenigen objektiven
Anhaltspunkte  und  der  übereinstimmenden  Schilderungen  der  Parteien  fest;  soweit
solche fehlten, stützte es sich auf die von der einen oder anderen Seite zugestandenen
Punkte. In Würdigung der vorinstanzlichen Erwägungen kommt das Bundesgericht zum
Schluss, dass die Sachverhaltsfeststellung des Kantonsgerichts nicht offensichtlich unhaltbar ist.
Die Beschwerdeführerin vertritt sodann die Ansicht, die Artikel 189 (sexuelle Nötigung)
und 190 (Vergewaltigung) des Schweizerischen Strafgesetzbuches (StGB) seien in dem
Sinne auszulegen, dass jede nicht einvernehmlich erfolgte sexuelle Handlung mit Strafe
bedroht sei ("Nur-Ja-heisst-Ja"). Dies ergebe sich aus der Rechtsprechung zur Europäischen Menschenrechtskonvention (EMRK) und aus dem Übereinkommen des Europarats zur Verhütung und Bekämpfung von Gewalt gegen Frauen und häuslicher Gewalt
(Istanbul-Konvention).
Gemäss  der  Istanbul-Konvention  muss  das  Einverständnis  der  Person  freiwillig  als
Ergebnis ihres freien Willens erteilt werden, der im Zusammenhang der jeweiligen Begleitumstände beurteilt wird (Artikel 36 Absatz 2). Die Vertragsstaaten sind frei bei der
genauen Ausformulierung ihrer Gesetzgebung und der Elemente, die eine freiwillige Zustimmung begründen. Das Bundesgericht kommt zum Schluss, dass im vorliegenden
Fall  offen  bleiben  kann,  ob  der  Wortlaut  der  Artikel  189  und  190  StGB  den  Anforderungen  der  Istanbul-Konvention  entspricht,  da  diese  keine  subjektiven  Rechte  der
Person begründet, die sich darauf beruft. 
Gemäss  der  Rechtsprechung  des  Europäischen  Gerichtshofs  für  Menschenrechte
(EGMR) verpflichten die Artikel 3 und 8 EMRK die Staaten zum Erlass von Bestimmungen, die jede nicht einvernehmliche sexuelle Handlung – auch bei fehlendem physischen  Widerstand  des  Opfers  –  wirksam  unter  Strafe  stellen.  Dabei  verfügen  die
Staaten unbestreitbar über einen grossen Ermessensspielraum. Gemäss dem EGMR
definieren viele Rechtssysteme die Vergewaltigung nach wie vor anhand der Mittel, die
der Täter einsetzen muss, um die Unterwerfung des Opfers zu erreichen. Der EGMR
prüft indessen nicht, ob der gesetzliche Rahmen im Allgemeinen in dem betreffenden
Land ausreichend ist. Er prüft aber, ob im konkreten Fall der angezeigte Sachverhalt
vom gesetzlichen Rahmen umfasst wird und ob dem mutmasslichen Opfer ein effektiver
Schutz seiner Rechte zuteil wurde. Schliesslich hatte sich der EGMR noch mit keinem
Fall zu befassen, bei dem es einzig um die fehlende Zustimmung ging und der sich unter
einer  Gesetzgebung  ereignete,  die  nicht  die  Zustimmungslösung  ("Nur-Ja-heisst-Ja")
vorsieht. 
Auch  wenn  die  Rechtsprechung  diesbezüglich  keine  sehr  hohen  Anforderung  stellt,
bildet die Nötigungshandlung eines der Tatbestandsmerkmal der Artikel 189 und 190
StGB. Erforderlich ist, dass das Opfer mit der sexuellen Handlung nicht einverstanden
ist, der Täter dies weiss oder in Kauf nimmt und sich darüber hinwegsetzt, indem er eine
Situation missbraucht (Ausübung von psychischem Druck) oder bestimmte Mittel einsetzt (u.a. Bedrohung oder Gewalt). Nicht erforderlich ist, dass der Täter das Opfer zum
Widerstand unfähig macht oder es körperlich misshandelt. Mit der von der Beschwerdeführerin eingebrachten Interpretation entfällt das Element der Nötigungshandlung; das
Legälitätsprinzip ("keine Strafe ohne Gesetz") verlangt indessen seine Berücksichtigung.
Ein  allfälliger  Verzicht  auf  dieses  Tatbestandsmerkmal  fällt  in  die  Zuständigkeit  des
Gesetzgebers. Schliesslich wird auch im Rahmen der gegenwärtig laufenden Revision
des  Sexualstrafrechts  von  der  Kommission  für  Rechtsfragen  des  Ständerates  die
Ablehnungslösung ("Nein-heisst-Nein") vorgezogen. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 11 mai 2022
Embargo : 11 mai 2022, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 28 mars 2022 (6B_894/2021)
« Oui, c'est oui  » ne s'applique pas au droit pénal en vigueur en 
matière sexuelle
Le droit pénal en vigueur en matière sexuelle ne permet pas l'interprétation selon
laquelle l'absence de consentement lors de relations sexuelles («  oui, c'est oui »)
serait  suffisante  pour  une  condamnation  pour  contrainte  sexuelle  ou  viol.  Cela
violerait le principe «  pas de peine sans loi  ».
En septembre 2020, le Tribunal correctionnel de la République et canton de Genève a
condamné un prévenu pour contrainte sexuelle et viol. Le prévenu a formé appel contre
cette  décision  à  la  Chambre  pénale  d'appel  et  de  révision  de  la  Cour  de  justice
genevoise (la Cour cantonale), qui l'a acquitté de ces chefs. La femme concernée a
porté  cette  décision  devant  le  Tribunal  fédéral,  qui  rejette  le  recours  et  confirme
l'acquittement du prévenu.
Le Tribunal fédéral s'est d'abord penché sur l'établissement des faits. Il est incontesté
que les parties ont eu des relations sexuelles. Était par contre contesté le déroulement
des faits, notamment si les relations sexuelles étaient consenties par la recourante. La
Cour  cantonale  a  estimé  que  la  crédibilité  des  déclarations  des  deux  parties  était
moyenne,  d’égale  façon.  Ainsi,  la  Cour  cantonale  a  établi  les  faits  sur  la  base  des
quelques éléments objectifs à disposition ainsi que de ceux communs aux récits des
parties ou, à défaut, ceux concédés par l’une ou par l’autre. Après un examen des
considérants  de  la  Cour  cantonale,  le  Tribunal  fédéral  arrive  à  la  conclusion  que
l'établissement des faits à laquelle a procédé la Cour cantonale n'est pas manifestement
insoutenable.
La recourante estime ensuite qu'il conviendrait d'interpréter les articles 189 (contrainte
sexuelle) et 190 (viol) du Code pénal suisse (CP) comme rendant punissable tout acte
d'ordre sexuel non consensuel («  oui, c'est oui »). Cela découlerait de la jurisprudence
de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales
(CEDH) et de la Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la
violence à l'égard des femmes et la violence domestique (Convention d'Istanbul).
Selon la Convention d'Istanbul, le consentement doit être donné volontairement comme
résultat de la volonté libre de la personne considérée dans le contexte des circonstances environnantes (article 36 paragraphe 2).  Les États signataires sont  libres de
décider  de  la  formulation  exacte  de  la  législation  et  des  facteurs  constitutifs  d’un
consentement libre. Le Tribunal fédéral arrive à la conclusion que l'adéquation de la
formulation des articles 189 et 190 CP aux exigences de la Convention d'Istanbul peut
demeurer indécise en l'espèce, dite convention ne créant pas de droits subjectifs pour la
personne qui l'invoque.
S'agissant  de  la  jurisprudence  de  la  Cour  européenne  des  droits  de  l'homme
(CourEDH),  il découle  des  articles  3  et  8  CEDH  l’obligation  positive  pour  les  États
d’adopter  des  dispositions  punissant  de  manière  effective  tout  acte  sexuel  non
consensuel, y compris lorsque la victime n’a pas opposé de résistance physique. Les
États jouissent incontestablement d'une large marge d'appréciation. Selon la CourEDH,
de nombreux systèmes juridiques définissent toujours le viol à partir des moyens que
l'agresseur  utilise  pour  obtenir  la  soumission  de  la  victime.  De  plus,  la  CourEDH
n'examine  pas  si  le  cadre  législatif  de  manière  générale  est  suffisant  dans  le  pays
concerné mais si, dans le cas qui lui est soumis, les faits dénoncés sont couverts par le
cadre législatif et si la victime présumée a pu bénéficier d'une protection effective de ses
droits. Finalement, la CourEDH ne s'est pas penchée sur un cas, où seule l'absence
d'expression du consentement était litigieuse en présence d'une législation qui ne punit
pas tout acte d'ordre sexuel non consensuel.
Même si la jurisprudence ne pose pas des exigences très élevées en la matière, la
contrainte est l'un des éléments constitutifs des articles 189 et 190 CP . Pour qu'il y ait
contrainte  en  matière  sexuelle,  il  faut  que  la  victime  ne  soit  pas  consentante,  que
l'auteur le sache ou accepte cette éventualité et qu'il passe outre en profitant de la
situation (en exerçant une pression d'ordre psychique) ou en utilisant un moyen efficace
(entre autres menace ou violence). Il n'est pas nécessaire que la victime soit mise hors
d'état de résister ou que l'auteur la maltraite physiquement. L'interprétation suggérée
par la recourante omet la contrainte. Le principe de la légalité («  pas de peine sans
loi ») impose la prise en compte de cet élément constitutif. Sa suppression relève le cas
échéant de la compétence du législateur. Dans le cadre de la révision du droit pénal en
matière  sexuelle  actuellement  en  cours,  la  Commission  des  affaires  juridiques  du
Conseil des États privilégie, finalement, le maintien du refus («  non, c'est non »). A tutti i giornalisti accreditati presso il 
Tribunale federale
Losanna, 11 maggio 2022
Embargo: 11 maggio 2022, ore 12:00
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenza del 28 marzo 2022 (6B_894/2021)
"Solo sì significa sì" non si applica al diritto penale in vigore in 
materia sessuale
Il diritto penale in vigore in materia sessuale non permette l'interpretazione secondo
la quale l'assenza del consenso in occasione di rapporti sessuali ("Solo sì significa
sì") sarebbe sufficiente per una condanna per coazione sessuale o violenza carnale.
Ciò violerebbe il principio "nessuna sanzione senza legge".
Nel  settembre  2020  il  Tribunale  correzionale  del  Canton  Ginevra  ha  condannato  un
imputato per coazione sessuale e violenza carnale. Il prevenuto ha presentato appello
contro  questa  decisione  alla  Corte  di  appello  e  di  revisione  penale  della  Corte  di
giustizia  del  Canton  Ginevra  (la  Corte  cantonale),  che  l'ha  prosciolto  da  queste
imputazioni.  La  donna  interessata  ha  deferito  quest'ultima  decisione  al  Tribunale
federale, che respinge il ricorso e conferma l'assoluzione dell'imputato.
Il Tribunale federale ha prima esaminato l'accertamento dei fatti. È incontestato che le
parti  abbiano  avuto  rapporti  sessuali.  Censurata  invece  era  la dinamica  dei  fatti,  in
particolare se i rapporti sessuali fossero consentiti dalla ricorrente. La Corte cantonale
ha stabilito che la credibilità delle dichiarazioni delle due parti era media, di pari valore.
Perciò, la Corte cantonale ha stabilito i fatti sulla base di alcuni elementi oggettivi a
disposizione e su quelli comuni alle dichiarazioni delle parti o, in mancanza di essi, a
quelli  ammessi  dall'una  o  dall'altra  parte.  Dopo  aver  esaminato  i  considerandi  della
Corte cantonale, il Tribunale federale giunge alla conclusione che l'accertamento dei fatti
operato dalla Corte cantonale non è manifestamente insostenibile.
La ricorrente ritiene in seguito che converrebbe interpretare gli articoli 189 (coazione
sessuale) e 190 (violenza carnale) del Codice penale svizzero (CP) nel senso di rendere
punibile ogni atto sessuale non consensuale ("Solo sì significa sì"). Ciò deriverebbe
dalla  giurisprudenza  della  Corte  europea  dei  diritti  dell'uomo  (CorteEDU)  e  dalla
Convenzione del Consiglio d'Europa sulla prevenzione e la lotta contro la violenza nei
confronti delle donne e la violenza domestica (Convenzione di Istanbul).
Secondo la Convenzione di Istanbul,  il consenso deve essere dato volontariamente,
quale libera manifestazione della volontà della persona, e deve essere valutato tenendo
conto della situazione e del contesto (articolo 36 paragrafo 2). Gli Stati firmatari sono
liberi di decidere la formulazione esatta della legislazione e i fattori costitutivi di un libero
consenso.  Il  Tribunale  federale  giunge  alla  conclusione  che  l'adeguatezza  della
formulazione degli articoli 189 e 190 CP alle esigenze della Convenzione di Istanbul può
rimanere indecisa nella fattispecie, dato che tale trattato internazionale non crea diritti
soggettivi per la persona che lo invoca.
Trattandosi della giurisprudenza della CorteEDU, gli articoli 3 e 8 della Convenzione
europea  dei  diritti  dell'uomo  (CEDU)  implicano  un  obbligo  positivo  per  gli  Stati  di
adottare  disposizioni  che  puniscano  in  maniera  effettiva  qualsiasi  atto  sessuale  non
consensuale, ivi compreso quando la vittima non ha opposto resistenza fisica. Gli Stati
godono  incontestabilmente  di  un  ampio  margine  di  apprezzamento.  Secondo  la
CorteEDU, numerosi sistemi giuridici definiscono ancora la violenza carnale partendo
dai mezzi che l'aggressore impiega per ottenere la sottomissione della vittima. Inoltre, la
CorteEDU non esamina se il quadro legislativo in linea generale è sufficiente nel Paese
interessato ma se, nel caso che le è sottoposto, i fatti denunciati sono coperti dal quadro
legislativo e se la vittima presunta ha potuto beneficiare di una protezione effettiva dei
suoi diritti. Infine, la CorteEDU non ha mai esaminato un caso in cui era solo litigiosa
l'assenza  della  formulazione  del  consenso  in  presenza  di  una  legislazione  che  non
punisce qualsiasi atto sessuale non consensuale.
Anche  se  la  giurisprudenza  non  pone  esigenze  molto  rigorose  in  tale  ambito,  la
coazione è un elemento costitutivo degli articoli 189 e 190 CP . Perché vi sia coazione in
materia sessuale, occorre che la vittima non sia consenziente, che l'autore del reato lo
sappia o che accetti questa eventualità e che vada oltre approfittando della situazione
(esercitando pressioni psicologiche) o usando un mezzo efficace (tra altro minaccia o
violenza). Non è necessario che la vittima sia resa inetta a resistere o che l'autore la
maltratti fisicamente. L'interpretazione proposta dalla ricorrente omette la coazione. Il
principio di legalità ("nessuna sanzione senza legge")  impone di considerare questo
elemento  costitutivo.  La  sua  soppressione  compete  se  del  caso  al  legislatore.
Nell'ambito della revisione del diritto penale in materia sessuale attualmente in corso, la
Commissione  degli  affari  giuridici  del  Consiglio  degli  Stati  preferisce,  in definitiva,  il
mantenimento del rifiuto ("No significa no").