<h2>SubmittedText<h2><p>En répondant à l'interpellation Fehr Jacqueline 14.4084, le Conseil fédéral a indiqué avoir exhorté plusieurs fois l'Érythrée à coopérer avec le rapporteur spécial de l'ONU pour les droits humains, à lui garantir, comme au CICR, l'accès au pays et à s'engager pour l'abolition du travail forcé (OIT Convention no 105).</p><p>- Quels progrès y a-t-il eu ?</p><p>- Comment le Conseil fédéral et la communauté internationale entendent-ils augmenter la pression sur le gouvernement érythréen pour obtenir le respect des droits humains ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le Conseil fédéral continue de suivre avec attention les développements en matière de droits de l'homme en Érythrée. Tant au niveau bilatéral que multilatéral, il a, à plusieurs reprises ces derniers mois, rappelé au gouvernement érythréen ses obligations internationales en matière de droits de l'homme et l'a exhorté à coopérer avec les procédures spéciales du Conseil des droits de l'homme. La Suisse n'a pas été seule dans cet effort, d'autres pays ainsi que le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme ont formulé les mêmes appels urgents à l'Érythrée.</p><p>En juin dernier, dans le cadre du Conseil des droits de l'homme, la Suisse a soutenu la prolongation du mandat de la rapporteure spéciale et de la Commission d'enquête sur la situation des droits de l'homme en Érythrée. Malheureusement, ils n'ont jusqu'à ce jour pas eu d'accès au pays. Dans ce contexte, les représentations suisses dans les pays limitrophes s'emploient pour faciliter les contacts entre les organes officiels de l'ONU et les représentants des diasporas érythréennes.</p><p>Le CICR, qui dispose d'un bureau à Asmara, n'a, malgré des demandes répétées au gouvernement érythréen, pas d'accès aux lieux de détention.</p><p>La dernière Assemblée générale de l'Organisation internationale du travail a eu lieu à Genève, en juin 2015. La mise en oeuvre de la Convention no 105 par l'Érythrée n'a pas fait l'objet d'une discussion. La durée du service national en Érythrée est fixée par la loi à 18 mois. Cette obligation légale continue à ne pas être respectée. En effet, l'engagement pour le service national est en général prolongé de manière indéterminée.</p><p>La Suisse cherche, en coopération avec la communauté internationale, activement à renforcer le dialogue avec l'Érythrée et son inclusion au sein de la communauté internationale même si l'Érythrée n'a jusqu'ici pas démontré de volonté politique de s'engager.</p>