<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2023-05-03-2F_4-2023.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2F_4/2023</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 3 mai 2023</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mme et M. les Juges fédéraux </div> <div class="para">Aubry Girardin, Présidente, Donzallaz et Hänni. </div> <div class="para">Greffier : M. Wiedler. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">1. A.________ SA, </div> <div class="para">agissant par C.________, </div> <div class="para">2. B.________ SA en liquidation, </div> <div class="para">agissant par C.________, </div> <div class="para">3. C.________, </div> <div class="para">requérants, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Etat de Neuchâtel, Service juridique, Château, 2001 Neuchâtel 1, représenté par Me Marie Tissot, avocate. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Responsabilité de la collectivité publique pour les </div> <div class="para">actes de ses agents accomplis dans l'exercice de </div> <div class="para">leurs fonctions (action de droit administratif) </div> <div class="para"> </div> <div class="para">demande de révision de l'arrêt du Tribunal fédéral </div> <div class="para">suisse du 1er décembre 2022 (2C_520/2022). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para">La société A.________ SA, la société B.________ SA en liquidation et C.________, administrateur-président de la première société et administrateur de la seconde, ont déposé le 7 décembre 2015 une demande d'indemnisation à l'encontre de la République et canton de Neuchâtel (ci-après: l'Etat de Neuchâtel). Ils réclamaient la réparation du dommage causé lors d'une expulsion, qui aurait été ordonnée de manière illicite, portant sur des locaux loués par la société B.________ SA en liquidation dans lesquels se trouvait du matériel de haute précision propriété de la société A.________ SA. </div> <div class="para">Par courrier du 5 décembre 2016, le Département de la justice, de la sécurité et de la culture de la République et canton de Neuchâtel a intégralement rejeté les prétentions formulées. </div> <div class="para">A la suite de ce refus, conformément à la procédure applicable, la société A.________ SA, la société B.________ SA en liquidation et C.________ ont déposé, le 12 juin 2017, une demande en réparation du dommage, portant sur un montant de 3'148'602.53 fr., auprès du Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel (ci-après: le Tribunal cantonal). </div> <div class="para">Par arrêt du 18 mai 2022, le Tribunal cantonal a rejeté la demande déposée le 12 juin 2017 par la société A.________ SA, la société B.________ SA en liquidation et C.________, les condamnant solidairement au paiement d'un montant de 33'000 fr. à titre de frais judiciaires, ainsi qu'au versement d'une indemnité de dépens de 5'000 fr. à l'Etat de Neuchâtel. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para">Par arrêt 2C_520/2022 du 1er décembre 2022, le Tribunal fédéral a rejeté le recours formé par les sociétés précitées et C.________ contre l'arrêt du 18 mai 2022 du Tribunal cantonal. Cet arrêt a été notifié le 21 décembre 2022 au conseil d'alors des précités. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.</b> </div> <div class="para">Par actes datés du 21 mars 2023, la société A.________ SA, la société B.________ SA en liquidation et C.________ (ci-après: les requérants) déposent une demande de révision de l'arrêt 2C_520/2022 du 1er décembre 2022 du Tribunal fédéral. Ils requièrent que l'arrêt attaqué soit annulé, qu'il soit constaté que leurs prétentions à l'encontre de l'Etat de Neuchâtel ne sont pas périmées et qu'ils ne doivent pas payer de frais ni de dépens pour la procédure cantonale, ainsi que le renvoi de la cause à l'autorité cantonale pour nouvelle décision dans le sens des considérants. Subsidiairement, ils demandent que l'arrêt attaqué soit annulé, qu'il soit constaté que leurs prétentions à l'encontre de l'Etat de Neuchâtel ne sont pas périmées et que les frais et dépens de la procédure cantonale ne peuvent pas être mis solidairement à leur charge, ainsi que le renvoi de la cause à l'autorité cantonale pour nouvelle décision dans le sens des considérants. </div> <div class="para">Le 23 mars 2023, les requérants transmettent une lettre au Tribunal fédéral contenant des précisions factuelles. </div> <div class="para">Le 31 mars 2023, les requérants déposent un mémoire complétant leur demande de révision. </div> <div class="para">Le 4 avril 2023, puis le 5 avril 2023, ils déposent de nouvelles versions de leur mémoire complémentaire du 31 mars 2023. </div> <div class="para">Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures (<span class="artref">art. 127 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.1.</b> En vertu de l'<span class="artref">art. 61 LTF</span>, les arrêts du Tribunal fédéral acquièrent force de chose jugée le jour où ils sont prononcés. Ils sont définitifs et ne peuvent faire l'objet d'un recours ordinaire sur le plan interne. Ils ne peuvent être modifiés que par la voie extraordinaire de la révision (<span class="artref">art. 121 ss LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.2.</b> Les requérants fondent leur demande de révision sur l'<span class="artref">art. 121 let</span>. d LTF, ainsi que sur l'<span class="artref">art. 123 al. 2 let. a LTF</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.3.</b> Lorsque plusieurs motifs de révision sont invoqués et que la loi prévoit des délais différents pour les faire valoir, il convient d'examiner pour chaque motif si le délai légal est respecté. Ce n'est pas le délai le plus long qui s'applique pour la demande dans son ensemble (cf. arrêt 5F_9/2009 du 2 février 2010 consid. 1.1.1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.4.</b> A teneur de l'<span class="artref">art. 121 let</span>. d LTF, la révision d'un arrêt peut être demandée lorsque, par inadvertance, le Tribunal fédéral n'a pas pris en considération des faits pertinents ressortant du dossier. Conformément à l'<span class="artref">art. 124 al. 1 let. b LTF</span>, la demande de révision fondée sur un tel motif doit être déposée devant le Tribunal fédéral dans les 30 jours qui suivent la notification de l'expédition complète de l'arrêt. En l'occurrence, l'arrêt attaqué a été notifié de manière complète au représentant des requérants le 21 décembre 2022, lesquels ont déposé leur demande de révision le 21 mars 2023, soit bien au-delà du délai de 30 jours imparti par l'<span class="artref">art. 124 al. 1 let. b LTF</span>, quand bien même ce délai a été suspendu par les féries judiciaires de l'<span class="artref">art. 46 al. 1 let</span>. c LTF (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=32&amp;from_date=01.05.2023&amp;to_date=20.05.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-III-521%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page521">ATF 142 III 521</a> consid. 2.2). En conséquence, les griefs des requérants basés sur l'<span class="artref">art. 121 let</span>. d LTF, soulevés tardivement, sont irrecevables. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.5.</b> Lorsque les motifs de révision sont fondés sur l'<span class="artref">art. 123 LTF</span>, la demande doit être déposée dans les 90 jours qui suivent la découverte du motif de révision, mais au plus tôt cependant dès la notification de l'expédition complète de l'arrêt ou dès la clôture de la procédure pénale (<span class="artref">art. 124 al. 1 let</span>. d LTF). En l'espèce, le délai de 90 jours est échu le 17 avril 2023, compte tenu des féries de fin d'année (<span class="artref">art. 46 al. 1 let</span>. c LTF) et des féries pascales (<span class="artref">art. 46 al. 1 let. a LTF</span>). La demande de révision et les écritures subséquentes des requérants, notamment la dernière version de leur mémoire complémentaire transmise le 5 avril 2023, en tant qu'elles portent sur des motifs de révision fondés sur l'<span class="artref">art. 123 LTF</span>, ont ainsi été déposées en temps utile. Ces écritures répondent par ailleurs aux exigences de motivation découlant de l'<span class="artref"><artref id="CH/173.110/42/2" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/42/1" type="start"></artref>art. 42 al. 1 et 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/42/2" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/2" type="end"></artref>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.6.</b> Il convient dès lors d'entrer en matière et d'examiner si les conditions de l'<span class="artref">art. 123 al. 2 let. a LTF</span> sont réalisées en l'espèce. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.1.</b> En vertu de l'<span class="artref">art. 123 al. 2 let. a LTF</span>, la révision peut être demandée dans les affaires de droit public si le requérant découvre après coup des faits pertinents ou des moyens de preuve concluants qu'il n'avait pas pu invoquer dans la procédure précédente, à l'exclusion des faits ou moyens de preuve postérieurs à l'arrêt. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.2.</b> Les faits "nouveaux" allégués à l'appui d'une demande de révision doivent avoir déjà existé au moment du prononcé de la décision formant l'objet de la demande de révision (faux <i>nova</i>; arrêt 8F_1/2023 du 21 mars 2023 consid. 3.2 et la référence citée). Ne peuvent justifier une révision que les faits qui se sont produits jusqu'au moment où, dans la procédure principale, des allégations de faits étaient encore recevables, mais qui n'étaient pas connus du requérant malgré toute sa diligence (ATF 143 III consid. 2.2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=32&amp;from_date=01.05.2023&amp;to_date=20.05.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-IV-48%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page48">134 IV 48</a> consid. 1.2). En outre, ces faits doivent être pertinents, c'est-à-dire de nature à modifier l'état de fait qui est à la base de la décision entreprise et à conduire à une solution différente en fonction d'une appréciation juridique correcte (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=32&amp;from_date=01.05.2023&amp;to_date=20.05.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-V-245%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page245">ATF 144 V 245</a> consid. 5.2). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.3.</b> Les preuves, quant à elles, doivent servir à démontrer soit les faits pertinents qui motivent la révision, soit des faits qui étaient certes connus lors de la procédure précédente, mais qui n'avaient pas pu être prouvés, au détriment du requérant (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=32&amp;from_date=01.05.2023&amp;to_date=20.05.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-V-245%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page245">ATF 144 V 245</a> consid. 5.2). Si les nouveaux moyens sont destinés à prouver des faits allégués antérieurement, le requérant doit aussi démontrer qu'il ne pouvait pas les invoquer dans la précédente procédure. Une preuve est considérée comme concluante lorsqu'il faut admettre qu'elle aurait conduit le juge à statuer autrement s'il en avait eu connaissance dans la procédure principale. Il est décisif que le moyen de preuve ne serve pas à l'appréciation des faits seulement, mais à l'établissement des faits en tant que tels. Il n'y a pas motif à révision du seul fait que le tribunal paraît avoir mal interprété des faits connus déjà lors de la procédure principale. L'appréciation inexacte doit être, bien plutôt, la conséquence de l'ignorance ou de l'absence de preuve de faits essentiels pour le jugement (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=32&amp;from_date=01.05.2023&amp;to_date=20.05.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F127-V-353%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page353">ATF 127 V 353</a> consid. 5b et les références; arrêt 8F_1/2023 du 21 mars 2023 consid. 3.2 et l'autre référence citée). Tout comme pour les faits nouveaux, les preuves doivent avoir déjà existé lorsque le jugement a été rendu (plus précisément jusqu'au dernier moment où elles pouvaient encore être introduites dans la procédure principale); les moyens de preuve postérieurs sont expressément exclus (<span class="artref">art. 123 al. 2 let. a LTF</span> <i>in fine</i>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=32&amp;from_date=01.05.2023&amp;to_date=20.05.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-III-272%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page272">ATF 143 III 272</a> consid. 2.2). En effet, la révision a pour but de rectifier une décision en raison de lacunes ou d'inexactitudes dont elle était affectée au moment où elle a été rendue, et non en raison d'événements ultérieurs (arrêt 8F_1/2023 du 21 mars 2023 consid. 3.2 et la référence citée). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.4.</b> En l'occurrence, à l'appui de leur demande de révision, les requérants produisent des pièces qui figuraient au dossier de la cause lorsque le Tribunal fédéral a rendu l'arrêt attaqué. Les allégations qu'ils déduisent de ces pièces sont dès lors irrecevables (cf. <i>supra</i> consid. 2.3). Les requérants produisent également un classeur de photographies qui ont été prises, apparemment en 2009, sans expliquer en quoi il leur était impossible de produire en temps voulu ces clichés, dont la pertinence pour l'issue du litige n'est au demeurant pas évidente. Pour le reste, les "faits nouveaux" invoqués par les requérants à l'appui de leur demande de révision sont des éléments de fait qui ressortent de l'arrêt attaqué, lesquels constitueraient, d'après eux, des pièces nouvelles au sens de l'<span class="artref">art. 123 al. 2 let. a LTF</span>. On ne saurait suivre les requérants. En effet, la disposition précitée entend par faits nouveaux des éléments qui ne figuraient pas au dossier au moment où l'arrêt a été rendu et qui, de ce fait, n'ont pas pu être pris en compte dans celui-ci. Or, si un constat factuel figure dans l'arrêt attaqué, c'est précisément qu'il s'agit d'un élément connu au moment où celui-ci a été rendu qui ne constitue pas un fait nouveau. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.5.</b> Partant, les requérants ne produisent aucune pièce nouvelle et ne font état d'aucun fait nouveau au sens de l'<span class="artref">art. 123 al. 2 let. a LTF</span> justifiant de réviser l'arrêt attaqué. Pour le reste, ils formulent des critiques appellatoires à l'encontre de l'arrêt attaqué qui ne sauraient ouvrir la voie de la révision. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Sur le vu de ce qui précède, la demande de révision doit être rejetée, dans la mesure où elle est recevable. </div> <div class="para">Les requérants, qui succombent, doivent supporter les frais de justice, solidairement entre eux (<span class="artref">art. 66 al. 1 et al. 5 LTF</span>). Il n'est pas alloué de dépens (<span class="artref">art. 68 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b> Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">La demande de révision est rejetée, dans la mesure où elle est recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 1'000 fr., sont mis à la charge des requérants, solidairement entre eux. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué à C.________, à la mandataire de la République et canton de Neuchâtel, ainsi qu'au Tribunal cantonal de la République et canton de Neuchâtel. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 3 mai 2023 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente : F. Aubry Girardin </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : A. Wiedler </div> </div></body></html>