<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2019-09-19-2C_370-2019.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2C_370/2019</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 19 septembre 2019</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. et Mme les Juges fédéraux Zünd, Juge présidant, Donzallaz et Hänni. </div> <div class="para">Greffier: M. Tissot-Daguette. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">représenté par Me Jacques Pittet et Me Aurélien Flückiger, avocats, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Servi ce cantonal des contributions du canton du Valais, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Département des finances et de l'énergie du canton du Valais. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Impôts cantonal et communal et impôt fédéral direct des périodes fiscales 2010 et 2011; amendes fiscales, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre la décision de la Commission cantonale de recours en matière fiscale du canton du Valais du 14 février 2019. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para">A.________ a déposé ses déclarations d'impôt pour l'impôt fédéral direct (ci-après: IFD) et les impôts cantonal et communal (ci-après: ICC) des périodes fiscales 2010 et 2011 les 1 <sup>er</sup> septembre 2011, respectivement 7 août 2012. A cette occasion, il n'a pas mentionné des honoraires perçus durant ces deux années auprès de la société B.________ Sàrl (238'680 fr. en 2010 et 131'760 fr. en 2011), qui a entretemps été radiée et dont le siège se trouvait dans le canton de Vaud (<span class="artref">art. 105 al. 2 LTF</span>), et de la société C.________ SA (165'369 fr. 90 en 2011), dont le siège se trouve dans le canton de Fribourg. Le 25 novembre 2011, le Service cantonal des contributions du canton du Valais (ci-après: le Service des contributions) a taxé A.________ pour l'année 2010 en retenant un revenu imposable de 113'128 fr. en matière d'ICC et de 112'988 fr. en matière d'IFD. </div> <div class="para">Le 16 novembre 2012, dans le cadre de la procédure de taxation de l'année 2011, le Service des contributions a requis de l'intéressé qu'il justifie le financement d'un immeuble construit en Valais durant cette année. Le délai imparti pour donner suite à cette requête a été prolongé à deux reprises, au 31 janvier 2013, puis au 15 février 2013. Le 7 février 2013, A.________ a informé le Service des contributions qu'il avait omis de déclarer les honoraires versés en 2010 et 2011 par les sociétés C.________ SA et B.________ Sàrl. Le 15 février 2013, suite à un contrôle des comptes de la société C.________ SA par l'administration fiscale fribourgeoise, duquel il est ressorti que des honoraires avaient été versés à A.________, celle-ci a informé son homologue vaudoise de l'existence de ces versements, information transmise ensuite au Service des contributions. Par décision du 28 février 2013, le Service des contributions a taxé le contribuable pour la période fiscale 2011 et fixé le revenu imposable à 503'519 fr. pour l'ICC et à 503'379 fr. pour l'IFD. </div> <div class="para">Le 17 avril 2013, le Service des contributions a informé A.________ de l'ouverture d'une procédure de rappel d'impôt relative à l'ICC et l'IFD 2010 et 2011. Le 25 avril 2013, le contribuable s'est adressé au Service des contributions pour lui expliquer en substance qu'après que les autorités fiscales fribourgeoises ont averti sa fiduciaire de la découverte des honoraires versés par la société C.________ SA en 2011, il a constaté avoir omis de procéder à la déclaration de ces honoraires et de ceux versés par la société B.________ Sàrl en 2010 et 2011 et qu'il convenait de rectifier la situation en informant les autorités de cet oubli. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para">Le 16 septembre 2013, le Service des contributions a informé A.________ de l'ouverture d'une procédure de soustraction d'impôt pour l'ICC et l'IFD des années 2010 et 2011. Par courrier du 30 septembre 2013 adressé au Service des contributions, le contribuable a soutenu que ses courriers des 7 février et 25 avril 2013 relevaient d'une dénonciation spontanée. </div> <div class="para">Le 19 octobre 2015, le Service des contributions a puni A.________ d'une amende d'un montant de 55'096 fr. pour soustraction d'impôt consommée de l'IFD 2010 (amende représentant 100% de l'impôt soustrait en 2010) et pour tentative de soustraction d'impôt de l'IFD 2011 (amende représentant deux tiers de l'impôt soustrait en 2011 [ <i>recte</i> : de la peine qui serait infligée si la soustraction avait été commise intentionnellement et consommée]). Par une autre décision du 19 octobre 2015, le Service des contributions a également puni A.________ d'une amende de 66'615 fr. pour soustraction d'impôt consommée (période fiscale 2010) et tentative de soustraction d'impôt (période fiscale 2011) de l'impôt cantonal, ainsi que d'une amende de 53'763 fr. pour soustraction d'impôt consommée (période fiscale 2010) et tentative de soustraction d'impôt (période fiscale 2011) de l'impôt communal. Pour ces impôts également, la quotité de l'amende représentait 100% des impôts soustraits en 2010 et les deux tiers en 2011. A.________ a élevé réclamation à l'encontre de ces deux décisions le 30 octobre 2015. Par décision sur réclamation du 13 novembre 2017, le Conseiller d'Etat en charge du Département des finances et de l'énergie du canton du Valais a rejeté la réclamation du contribuable. Celui-ci a contesté ce prononcé le 16 novembre 2017 auprès de la Commission cantonale de recours en matière fiscale du canton du Valais (ci-après: la Commission de recours) qui, par décision du 14 février 2019, notifiée le 22 mars 2019, a rejeté le recours dans la mesure de sa recevabilité. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.</b> </div> <div class="para">Agissant par la voie du recours en matière de droit public, A.________ demande en bref au Tribunal fédéral, sous suite de frais et dépens, outre l'effet suspensif, d'annuler la décision de la Commission de recours du 14 février 2019 et de renvoyer la cause au Service des contributions pour que celui-ci rende une nouvelle décision dans le sens des considérants; subsidiairement d'annuler partiellement la décision précitée et de renvoyer la cause au Service des contributions, afin qu'il fixe nouvellement les amendes au plus au tiers des impôts soustraits. </div> <div class="para">Par ordonnance du 22 mai 2019, le Juge présidant de la IIe Cour de droit public du Tribunal fédéral a rejeté la requête d'effet suspensif. </div> <div class="para">La Commission de recours, le Service des contributions et l'Administration fédérale des contributions concluent tous trois au rejet du recours. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">La décision entreprise est une décision finale (<span class="artref">art. 90 LTF</span>) rendue dans une cause de droit public par une autorité judiciaire supérieure de dernière instance cantonale (<span class="artref"><artref id="CH/784.11/82/a" type="start"></artref>art. 82 let. a et 86 al. 1 let</span><artref id="CH/784.11/82/86/1" type="end"></artref>. d et al. 2 LTF) qui ne tombe sous le coup d'aucune des exceptions prévues à l'<span class="artref">art. 83 LTF</span>. La voie du recours en matière de droit public est donc en principe ouverte en vertu des <span class="artref">art. 82 ss LTF</span>, 146 LIFD (RS 642.11) et 73 al. 1 de la loi du 14 décembre 1990 sur l'harmonisation des impôts directs des cantons et des communes (LHID; RS 642.14). Le recours a par ailleurs été interjeté en temps utile (cf. <span class="artref">art. 100 al. 1 LTF</span>), par le destinataire de l'arrêt attaqué, qui a qualité pour recourir (<span class="artref">art. 89 al. 1 LTF</span>). Il convient donc d'entrer en matière. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral statue en principe sur la base des faits établis par l'autorité précédente (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>), sous réserve des cas prévus à l'<span class="artref">art. 105 al. 2 LTF</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=48&amp;from_date=19.09.2019&amp;to_date=08.10.2019&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-I-155%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page155">ATF 142 I 155</a> consid. 4.4.3 p. 156). Le recourant ne peut critiquer les constatations de fait ressortant de la décision attaquée que si celles-ci ont été effectuées en violation du droit au sens de l'<span class="artref">art. 95 LTF</span> ou de manière manifestement inexacte, c'est-à-dire arbitraire, et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (<span class="artref">art. 97 al. 1 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=48&amp;from_date=19.09.2019&amp;to_date=08.10.2019&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-II-355%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page355">ATF 142 II 355</a> consid. 6 p. 358). Conformément à l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>, le recourant doit expliquer de manière circonstanciée en quoi ces conditions seraient réalisées. Le Tribunal fédéral n'entre pas en matière sur des critiques de type appellatoire portant sur l'état de fait ou sur l'appréciation des preuves (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=48&amp;from_date=19.09.2019&amp;to_date=08.10.2019&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F141-IV-369%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page369">ATF 141 IV 369</a> consid. 6.3 p. 375). Par ailleurs, aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut en principe être présenté devant le Tribunal fédéral (<span class="artref">art. 99 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para">En l'occurrence, même si le recourant reconnaît expressément que son recours ne porte pas sur l'établissement des faits, il présente certains éléments de fait qui n'ont pas été retenus par l'autorité précédente et qui, faute de motivation suffisante conforme à ce qui a été présenté ci-dessus, ne sauraient être pris en considération. Le Tribunal fédéral examinera donc le droit sur la seule base des faits figurant dans la décision entreprise. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.1.</b> La Commission de recours a en premier lieu considéré que les déclarations fiscales 2010 et 2011 du recourant étaient incomplètes, dès lors qu'elles ne faisaient pas mention des honoraires perçus par le recourant durant ces années. Elle en a déduit que l'élément objectif de l'infraction de soustraction d'impôt (2010), respectivement de tentative de soustraction d'impôt (2011) était réalisé. S'agissant de l'élément subjectif de ces infractions, il ressort de l'arrêt entrepris qu'aussi bien pour les infractions de soustraction d'impôt consommées, que pour les tentatives de soustraction, le recourant a agi intentionnellement ou à tout le moins par dol éventuel. L'autorité précédente a en effet jugé qu'au vu de l'importance des montants qui n'ont pas été déclarés, en comparaison de ceux qui l'ont été, il devait sauter aux yeux du recourant que les déclarations d'impôt étaient incomplètes. La Commission de recours a ensuite examiné la question de l'existence d'une dénonciation spontanée. A ce propos, elle a retenu que, dans la mesure où le contribuable a lui-même reconnu que c'est à la suite d'une interpellation des autorités fiscales fribourgeoises que sa fiduciaire l'a contacté et qu'il a annoncé les montants perçus en 2010 et 2011 au Service des contributions, la dénonciation ne pouvait pas être considérée comme étant spontanée. Finalement, sur le vu de l'importance des montants soustraits sur deux ans et l'absence de circonstances atténuantes, l'autorité précédente a confirmé la quotité de l'amende. Elle a par ailleurs ajouté qu'au stade de la procédure de soustraction d'impôt il n'était plus possible de s'écarter du revenu imposable fixé par des taxations entrées en force et a refusé de déduire des montants de TVA sur les honoraires 2010 et 2011, tel que demandé par le recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.2.</b> Pour sa part, le recourant est d'avis que les conditions posées à la dénonciation spontanée sont réunies en l'espèce. En particulier, il estime qu'au moment où il a adressé sa dénonciation au Service des contributions, celui-ci n'avait pas connaissance de l'existence des honoraires qui n'avaient pas été déclarés lors des périodes fiscales 2010 et 2011. En outre, il invoque un déni de justice, en tant que le Service des contributions n'aurait pas donné suite à un courrier du 20 novembre 2013, dans lequel il faisait état d'un contrôle TVA et d'une modification des montants d'honoraires. Selon lui, ce courrier constitue " une demande de reconsidération/révision des décisions de taxation pour les périodes fiscales 2010 et 2011", sur laquelle l'autorité administrative n'a jamais statué. Finalement, citant l'<span class="artref">art. 9 Cst.</span>, il se prévaut d'arbitraire en relation avec la quotité de l'amende. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.3.</b> Le litige porte ainsi sur le point de savoir si le recourant peut invoquer l'existence d'une dénonciation spontanée, afin qu'il soit renoncé à la poursuite pénale. En l'absence d'une telle possibilité, il conviendra d'examiner la quotité de l'amende. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Dans un premier grief, citant l'<span class="artref">art. 29 Cst.</span>, le recourant se prévaut d'un déni de justice, en tant que, le 20 novembre 2013, il aurait demandé au Service des contributions de reconsidérer ses taxations 2010 et 2011 en raison de la modification de montants de TVA, ce que ce service n'aurait pas fait. Le recourant, qui se fonde essentiellement sur des faits qui n'ont pas été retenus par l'autorité précédente (cf. <span class="artref">art. 105 al. 2 LTF</span>), ne saurait cependant être suivi. Il méconnaît l'effet dévolutif complet du recours déposé auprès de la Commission de recours, qui exclut de contester la décision de première instance devant le Tribunal fédéral. C'est uniquement la décision de l'autorité précédente qui est sujette à la présente procédure et pas ce que l'autorité de première instance a fait ou omis de faire (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=48&amp;from_date=19.09.2019&amp;to_date=08.10.2019&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F136-II-539%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page539">ATF 136 II 539</a> consid. 1.2 p. 543; arrêt 2D_31/2018 du 1 <sup>er</sup> février 2019 consid. 4.2). Le recourant n'ayant aucunement contesté la décision entreprise en relation avec un prétendu déni de justice, son grief constitutionnel (cf. <span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>) doit en conséquent être écarté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>I. Impôt fédéral direct</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.1.</b> Selon l'<span class="artref">art. 175 LIFD</span>, est notamment puni d'une amende le contribuable qui, intentionnellement ou par négligence, fait en sorte qu'une taxation ne soit pas effectuée alors qu'elle devrait l'être, ou qu'une taxation entrée en force soit incomplète (al. 1); en règle générale, l'amende est fixée au montant de l'impôt soustrait; si la faute est légère, l'amende peut être réduite jusqu'au tiers de ce montant; si la faute est grave, elle peut au plus être triplée (al. 2). Pour qu'il y ait soustraction au sens de cette disposition, il faut donc qu'il y ait soustraction d'un montant d'impôt en violation d'une obligation légale incombant au contribuable et une faute de ce dernier. </div> <div class="para">Aux termes de l'<span class="artref">art. 176 LIFD</span>, celui qui tente de se soustraire à l'impôt sera puni d'une amende (al. 1). L'amende est fixée aux deux tiers de la peine qui serait infligée si la soustraction avait été commise intentionnellement et consommée (al. 2). La tentative de soustraction se situe entre les actes préparatoires d'une soustraction, qui ne sont pas punissables, et la soustraction consommée (<span class="artref">art. 175 LIFD</span>), qui l'est. Le comportement illicite réprimé correspond, sur le plan objectif, à celui de la soustraction fiscale au sens de l'<span class="artref">art. 175 LIFD</span>. Dans la procédure de taxation, il suffit que le contribuable donne à l'autorité fiscale des renseignements inexacts, en particulier en fournissant une déclaration d'impôt incomplète et qui n'est pas conforme à la vérité au sens de l'<span class="artref">art. 124 al. 2 LIFD</span>. Pour qu'il y ait tentative, l'autorité de taxation doit découvrir que les renseignements fournis sont inexacts avant que la décision de taxation ne soit entrée en force, car, ensuite, la soustraction est consommée (arrêt 2C_722/2017 du 13 décembre 2017 consid. 9.2 et les références). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.2.</b> Selon l'<span class="artref">art. 175 al. 3 LIFD</span>, dans sa version en vigueur depuis le 1 <sup>er</sup> janvier 2010, lorsque le contribuable dénonce spontanément et pour la première fois une soustraction d'impôt, il est renoncé à la poursuite pénale (dénonciation spontanée non punissable), à condition: qu'aucune autorité fiscale n'en ait connaissance (let. a); qu'il collabore sans réserve avec l'administration pour déterminer le montant du rappel d'impôt (let. b); qu'il s'efforce d'acquitter le rappel d'impôt dû (let. c). La notion de dénonciation suppose que le contribuable annonce de lui-même son infraction à l'autorité fiscale, alors que celle-ci n'en a encore pas eu connaissance d'une autre manière (arrêt 2C_476/2014 du 21 novembre 2014 consid. 9.1 et les références). Quant au caractère spontané, il fait défaut lorsque la déclaration intervient alors que les autorités fiscales sont déjà en train d'enquêter sur le dossier du contribuable (arrêt 2C_476/2014 du 21 novembre 2014 consid. 9.1 et les références). La déclaration spontanée de l'<span class="artref">art. 175 al. 3 LIFD</span> n'est réalisée que lorsque l'auteur se dénonce spontanément ("de son propre mouvement"), sans pression extérieure (cf. arrêt 2C_476/2014 du 21 novembre 2014 consid. 9.1 et les références). Savoir ce qu'une personne sait ou veut relève de la constatation des faits qui lie le Tribunal fédéral (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>). Le Tribunal fédéral a en outre jugé que la dénonciation spontanée de l'<span class="artref">art. 175 al. 3 LIFD</span> était également applicable à la tentative de soustraction prévue à l'<span class="artref">art. 176 LIFD</span> (arrêt 2C_480/2009 du 16 mars 2010 consid. 6.1 et les références). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.3.</b> En l'occurrence, que ce soit pour l'année 2010 ou l'année 2011, il ressort des faits de la décision entreprise que le recourant n'a pas déclaré certains de ses revenus. Les déclarations d'impôt de ces années n'étaient ainsi pas complètes au sens de l'<span class="artref">art. 124 al. 2 LIFD</span>. En février 2013, le contribuable a informé le Service des contributions qu'il avait omis de déclarer les honoraires en cause, alors que la taxation de la période fiscale 2010 était entrée en force et qu'il n'avait pas encore été taxé pour 2011. Par conséquent, et ce n'est contesté par aucune des parties, les éléments objectifs de la soustraction réprimée à l'<span class="artref">art. 175 al. 1 LIFD</span> (pour 2010), respectivement 176 al. 1 LIFD (pour 2011) sont réunis. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.4.</b> Il convient ensuite d'examiner si les conditions de l'<span class="artref">art. 175 al. 3 LIFD</span> sont remplies et, partant, si le recourant peut prétendre à ce qu'il soit renoncé à la poursuite pénale en raison d'une dénonciation spontanée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.4.1.</b> C'est en particulier la condition de l'<span class="artref">art. 175 al. 3 let. a LIFD</span> qui est ici litigieuse, c'est-à-dire le point de savoir si, le 7 février 2013, au moment où le recourant a informé le Service des contributions qu'il avait omis de déclarer certains revenus, ce service avait déjà connaissance de l'existence de l'infraction de soustraction, respectivement si la dénonciation est intervenue spontanément. En l'occurrence, la Commission de recours a retenu que, le 16 novembre 2012, le Service des contributions a demandé au recourant de justifier le financement d'un immeuble construit en 2011 et que, lors d'un contrôle effectué par les autorités fiscales fribourgeoises auprès de la société C.________ SA, les honoraires versés au recourant ont été révélés, ces autorités ayant contacté l'administration vaudoise le 15 février 2013. Finalement, la Commission de recours a encore pris en compte le courrier du recourant du 25 avril 2013, dans lequel il l'informe qu'à la suite de l'interpellation par les autorités fiscales fribourgeoises en lien avec le contrôle de la société précitée, il a porté son omission à la connaissance du Service des contributions. Basée sur ces éléments, l'autorité précédente a jugé que le caractère spontané de la déclaration du recourant faisait défaut. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.4.2.</b> Le Tribunal fédéral a considéré, sous l'empire de l'ancien <span class="artref">art. 175 al. 3 LIFD</span> (RO 1991 1184; cf. arrêt 2A.321/2006 du 8 juin 2006 consid. 3.1), que le fait de demander des renseignements quant au financement d'un immeuble ne signifie pas que l'autorité a connaissance d'un cas de soustraction (cf. également SIEBER/MALLA, in Kommentar zum schweizerischen Steuerrecht, Bundesgesetz über die direkte Bundessteuer, Zweifel/Beusch [éd.], 3 <sup>e</sup> éd. 2017, n. 66 ad <span class="artref">art. 175 LIFD</span>; PETER LOCHER, Kommentar zum Bundesgesetz über die direkte Bundessteuer, III. Teil, 2015, n. 61 ad <span class="artref">art. 175 LIFD</span>). Il convient toutefois de relativiser cette jurisprudence, rendue à trois juges dans le cadre d'une procédure régie par l'<span class="artref">art. 109 LTF</span>. Il faut bien plus constater que la jurisprudence, suivie par une partie de la doctrine (SANSONETTI/HOSTETTLER, in Commentaire romand, Impôt fédéral direct, Noël/Aubry Girardin, 2 <sup>e</sup> éd. 2017, n. 48c ad <span class="artref">art. 175 LIFD</span>; RICHNER/FREI/KAUFMANN/MEUTER, Handkommentar zum DBG, 2 <sup>e</sup> éd. 2009, n. 126 ad <span class="artref">art. 175 LIFD</span>; DIANE MONTI, Les contraventions fiscales en droit fiscal harmonisé, thèse Lausanne 2001, p. 75), exclut le caractère spontané de la dénonciation lorsque celle-ci intervient alors que les autorités fiscales sont déjà en train d'enquêter sur le dossier du contribuable (arrêt 2C_476/2014 du 21 novembre 2014 consid. 9.1 et les références). Or en l'espèce, les faits retenus conduisent justement à la conclusion que le Service des contributions enquêtait sur le recourant. En effet, constatant une disproportion évidente entre les revenus déclarés et la propriété immobilière du recourant, le Service des contributions a demandé à celui-ci qu'il justifie le financement de son immeuble le 16 novembre 2012. Face à l'absence de réponse, il a d'ailleurs prolongé ce délai à deux reprises. Une telle demande, dans le contexte de fait de la présente cause, exclut tout caractère spontané de la dénonciation du recourant, celui-ci n'ayant d'autre possibilité que de porter à la connaissance de l'autorité fiscale les honoraires perçus et pas dûment déclarés. A cela s'ajoute qu'en parallèle, le fisc fribourgeois a constaté le versement des honoraires litigieux, élément qui allait immanquablement parvenir à la connaissance du Service des contributions. Dans ces conditions, à l'instar de la Commission de recours, on ne saurait admettre que le recourant a agi de son propre mouvement. C'est au contraire les circonstances et en particulier le fait que le recourant se soit retrouvé acculé et obligé de se dénoncer, qui l'ont motivé à annoncer au Service des contributions avoir perçu des honoraires de plus de 530'000 fr. en 2010 et 2011. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.4.3.</b> Compte tenu de ce qui précède, il convient de retenir que la condition de spontanéité de l'<span class="artref">art. 175 al. 3 LIFD</span> n'est pas donnée en l'espèce et qu'il ne saurait par conséquent être question d'un cas de dénonciation spontanée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.5.</b> </div> <div class="para">Le recourant ne pouvant prétendre à ce qu'il soit renoncé à la poursuite pénale en raison d'un cas de dénonciation spontanée, il convient encore d'examiner l'élément subjectif de l'infraction et la quotité de la peine prononcée par le Service des contributions et confirmée par l'autorité précédente. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.5.1.</b> Les notions d'intention et de négligence de l'<span class="artref">art. 175 LIFD</span> sont identiques à celles de l'<span class="artref"><artref id="CH/311.0/12/3" type="start"></artref><artref id="CH/311.0/12/2" type="start"></artref>art. 12 al. 2 et 3 CP</span><artref id="CH/311.0/12/3" type="end"></artref><artref id="CH/311.0/3" type="end"></artref> (dans sa version applicable depuis le 1 <sup>er</sup> janvier 2008). Ainsi, agit intentionnellement quiconque commet un crime ou un délit avec conscience et volonté. L'auteur agit déjà intentionnellement lorsqu'il tient pour possible la réalisation de l'infraction et l'accepte au cas où celle-ci se produirait (<span class="artref">art. 12 al. 2 CP</span>). En outre, commet un crime ou un délit par négligence quiconque, par une imprévoyance coupable, agit sans se rendre compte ou sans tenir compte des conséquences de son acte. L'imprévoyance est coupable quand l'auteur n'a pas usé des précautions commandées par les circonstances et par sa situation personnelle (<span class="artref">art. 12 al. 3 CP</span>), par quoi l'on entend sa formation, ses capacités intellectuelles et son expérience professionnelle. Si le contribuable a des doutes sur ses droits ou obligations, il doit faire en sorte de lever ce doute ou, au moins, en informer l'autorité fiscale (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=48&amp;from_date=19.09.2019&amp;to_date=08.10.2019&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-II-86%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page86">ATF 135 II 86</a> consid. 4.3 p. 91 et les références). Etablir la conscience et la volonté relève de la constatation des faits qui lie le Tribunal fédéral (cf. <span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>). En revanche, vérifier si l'autorité s'est fondée sur la notion exacte d'intention (ou de négligence) est une question de droit que le Tribunal fédéral revoit librement (arrêt 2C_129/2018 du 24 septembre 2018 consid. 9.1 et les références). </div> <div class="para">Contrairement à ce qu'avance le recourant, il est exclu de ne pas retenir un comportement intentionnel de sa part. En ne déclarant pas un montant de revenu représentant plus du double du montant effectivement déclaré, il ne saurait être considéré que le recourant a agi par négligence. Celui-ci, au demeurant représenté par une fiduciaire, ne pouvait pas ignorer l'absence de déclaration des honoraires perçus, ce d'autant moins que cette absence de déclaration est survenue deux années de suite. C'est ainsi sans violer le droit fédéral que l'autorité précédente a jugé que c'est consciemment que le recourant n'a pas procédé à la déclaration de l'ensemble de ses revenus pour les années 2010 et 2011. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.5.2.</b> Le montant de l'impôt soustrait constitue le premier élément de fixation de la peine. Celle-ci doit ensuite être fixée selon le degré de faute de l'auteur. En présence d'une infraction intentionnelle sans circonstances particulières, l'amende équivaut en règle générale au montant de l'impôt soustrait (aux deux tiers en cas de tentative; cf. <span class="artref">art. 176 al. 2 LIFD</span>). En cas de faute grave, l'amende doit donc en principe être supérieure à une fois l'impôt soustrait et peut être au plus triplée (cf. <span class="artref">art. 175 al. 2 LIFD</span>). La quotité précise de l'amende doit par ailleurs être fixée en tenant compte des dispositions de la partie générale du CP. Ainsi, conformément à l'<span class="artref">art. 106 al. 3 CP</span>, l'amende doit être fixée en tenant compte de la situation de l'auteur, afin que la peine corresponde à la faute commise. Les principes régissant la fixation de la peine prévus à l'<span class="artref">art. 47 CP</span> s'appliquent. En droit pénal fiscal, les éléments principaux à prendre en considération sont le montant de l'impôt éludé, la manière de procéder, les motivations, ainsi que les circonstances personnelles et économiques de l'auteur. Les circonstances atténuantes de l'<span class="artref">art. 48 CP</span> sont aussi applicables par analogie en droit pénal fiscal (pour tout ce qui précède, <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=48&amp;from_date=19.09.2019&amp;to_date=08.10.2019&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-IV-136%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page136">ATF 144 IV 136</a> consid. 7.2.1 s. et les références). </div> <div class="para">S'agissant de la quotité de la peine, il convient également de la confirmer à une fois l'impôt soustrait pour 2010, respectivement à deux tiers de la peine qui serait infligée si la soustraction avait été commise intentionnellement et consommée pour 2011. La Commission de recours a valablement pris en compte l'important montant soustrait et l'absence de circonstance atténuante. Certes, une fois l'absence de déclaration constatée par le Service des contributions, le recourant a collaboré avec cette autorité. Néanmoins, cet élément ne saurait, à lui seul, constituer une raison justifiant la réduction de la quotité des amendes. Il en va de même du prétendu écoulement du temps. Une fois la soustraction constatée, les autorités n'ont pas particulièrement tardé pour condamner le recourant. Il ne faut par ailleurs pas perdre du vue que, dans la mesure où elles respectent le cadre légal, les autorités fiscales cantonales disposent d'un large pouvoir d'appréciation lors de la fixation de l'amende, de sorte que le Tribunal fédéral n'intervient qu'en cas d'abus ou d'excès de celui-ci, ce qui n'est pas le cas en l'espèce (arrêt 2C_777/2014 du 13 octobre 2014 consid. 6.2). En outre, dans la mesure où le recourant se prévaut d'arbitraire dans la fixation de la peine, son grief n'a pas de portée propre par rapport à celui de violation des <span class="artref"><artref id="CH/642.11/175" type="start"></artref>art. 175 et 176 LIFD</span><artref id="CH/642.11/176" type="end"></artref> traité ci-dessus. Finalement, les éléments avancés par le recourant en relation avec un prétendu contrôle de TVA n'ont pas d'incidence sur la présente cause, ceux-ci se rapportant à des faits qui ne figurent pas dans l'arrêt entrepris et n'ayant pas trait à la procédure pénale, mais à la procédure de taxation qui ne fait pas l'objet du présent litige. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.6.</b> Le recours doit en conséquent être rejeté en tant qu'il a trait à l'impôt fédéral direct des années 2010 et 2011. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>II. Impôts cantonal et communal</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">Dès lors que les dispositions légales applicables en matière d'ICC ont un contenu identique aux <span class="artref"><artref id="CH/642.11/175" type="start"></artref>art. 175 et 176 LIFD</span><artref id="CH/642.11/176" type="end"></artref> (cf. <span class="artref">art. 56 LHID</span> et 203 s. de la loi fiscale valaisanne du 10 mars 1976 [LF/VS; RSVS 641.1]), il convient de se référer de manière générale aux développements qui précèdent, relatifs à l'IFD. Partant, le recours devra également être rejeté en tant qu'il a trait aux impôts cantonal et communal des périodes fiscales 2010 et 2011. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.</b> </div> <div class="para">Succombant, le recourant doit supporter les frais judiciaires (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). Il n'est pas alloué de dépens (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/68/3" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/68/1" type="start"></artref>art. 68 al. 1 et 3 LTF</span><artref id="CH/173.110/68/3" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/3" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b> Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est rejeté en tant qu'il concerne l'impôt fédéral direct des périodes fiscales 2010 et 2011. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Le recours est rejeté en tant qu'il concerne les impôts cantonal et communal des périodes fiscales 2010 et 2011. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 5'500 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux mandataires du recourant, au Département des finances et de l'énergie, au Service des contributions et à la Commission cantonale de recours en matière fiscale du canton du Valais, ainsi qu'à l'Administration fédérale des contributions. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 19 septembre 2019 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Juge présidant : Zünd </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Tissot-Daguette </div> </div></body></html>