<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para">2C_374/2007 /svc </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 10 septembre 2007 </div> <div class="para">IIe Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge Merkli, Président. </div> <div class="para">Greffière: Mme Rochat. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">X.________, </div> <div class="para">recourante, représentée par Me Pierre-Alain Killias, avocat, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Service de la population du canton de Vaud, </div> <div class="para">avenue de Beaulieu 19, 1014 Lausanne, </div> <div class="para">Tribunal administratif du canton de Vaud, </div> <div class="para">avenue Eugène-Rambert 15, 1014 Lausanne. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Autorisation de séjour, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours en matière de droit public et recours constitutionnel subsidiaire contre l'arrêt du Tribunal administratif du canton de Vaud du 25 juin 2007. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral considère en fait et en droit: </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">X.________, ressortissante brésilienne, née en 1979, s'est mariée à Y.________, le 29 octobre 2004, avec un ressortissant brésilien titulaire d'une autorisation annuelle de séjour et a pu ainsi bénéficier d'une autorisation de séjour au titre de regroupement familial, renouvelée la dernière fois jusqu'au 28 octobre 2006. </div> <div class="para">Constatant que les époux vivaient séparés depuis plus d'une année et qu'une procédure de divorce avait été engagée, le Service cantonal de la population a toutefois révoqué cette autorisation, par décision du 9 mai 2006. </div> <div class="para">Statuant sur recours de l'intéressée, le Tribunal administratif l'a rejeté, par arrêt du 25 juin 2007. Il a considéré en bref que la recourante avait cessé de vivre avec son époux depuis février 2006, de sorte qu'elle ne pouvait pas se prévaloir des droits découlant de l'art. 38 de l'ordonnance limitant le nombre des étrangers (OLE; RS 823.21) et que sa situation personnelle ne justifiait pas non plus le maintien de son autorisation de séjour, alors que le motif de regroupement familial avait disparu. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">X.________ forme auprès du Tribunal fédéral un recours en matière de droit public et un recours constitutionnel subsidiaire; elle conclut, avec suite de dépens, à l'annulation de l'arrêt du Tribunal administratif du 25 juin 2007, la cause étant renvoyée à cette autorité pour nouvelle instruction, subsidiairement, à la réformation de l'arrêt attaqué en ce sens que l'autorisation de séjour litigieuse est maintenue. </div> <div class="para">Par ordonnance du 30 juillet 2007, la demande d'effet suspensif présentée par la recourante a été admise. </div> <div class="para">Les autorités cantonales ont été invitées à produire leur dossier sans échange d'écritures, selon l'<span class="artref">art. 102 al. 2 LTF</span>. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">3.1 D'après l'art. 83 lettre c ch. 2 LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions en matière de droit des étrangers qui concernent une autorisation à laquelle ni le droit fédéral ni le droit international ne donnent droit. Il est, en revanche, recevable contre la révocation d'une autorisation qui déploierait encore ses effets s'il n'y avait pas eu de révocation. Cette circonstance n'est toutefois pas réalisée en l'espèce, dans la mesure où l'autorisation de séjour de la recourante, révoquée le 9 mai 2006, est arrivée à échéance le 28 octobre 2006. Le présent recours doit ainsi être examiné sous l'angle du refus de prolonger l'autorisation de séjour de la recourante. </div> <div class="para">Mariée à un ressortissant brésilien qui n'a lui-même aucun droit de présence durable en Suisse, puisqu'il ne bénéficie que d'une autorisation annuelle de séjour, la recourante ne saurait se prévaloir des art. 17 al. 2 de la loi fédérale sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142.20) ou de l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span> pour requérir le renouvellement de son autorisation de séjour. La recourante n'a donc aucun droit à une autorisation de séjour, en particulier un tel droit ne découle pas de l'<span class="artref">art. 38 al. 1 OLE</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=02.09.2007&amp;to_date=21.09.2007&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F130-II-281%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page281">ATF 130 II 281</a> consid. 2.2 p. 284 et les références citées), de sorte que le recours en matière de droit public est irrecevable (art. 83 lettre c ch. 2 LTF). </div> <div class="para">3.2 La qualité pour former un recours constitutionnel subsidiaire est subordonnée à un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée (<span class="artref">art. 115 lettre b LTF</span>). Dans un arrêt du 30 avril 2007 (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=02.09.2007&amp;to_date=21.09.2007&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-I-185%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page185">ATF 133 I 185</a> ss), le Tribunal fédéral a décidé que la jurisprudence rendue sous l'empire de la loi fédérale d'organisation judiciaire du 16 décembre 1943 à propos de la qualité pour recourir dans le recours de droit public selon l'<span class="artref">art. 88 OJ</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=02.09.2007&amp;to_date=21.09.2007&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F126-I-81%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page81">ATF 126 I 81</a> et 121 I 261) restait valable pour définir cette qualité selon l'<span class="artref">art. 115 lettre b LTF</span>. Dès lors, l'interdiction générale de l'arbitraire découlant de l'<span class="artref">art. 9 Cst.</span> ne confère pas, à elle seule, une position juridique protégée au sens de l'<span class="artref">art. 115 lettre b LTF</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=02.09.2007&amp;to_date=21.09.2007&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-I-185%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page185">ATF 133 I 185</a>). En d'autres termes, faute d'un droit à une autorisation de séjour, le recourant n'a pas qualité pour former un recours constitutionnel subsidiaire en invoquant la protection contre l'arbitraire. En l'espèce, la recourante ne saurait donc se plaindre du fait que le Tribunal administratif aurait apprécié arbitrairement l'existence d'un cas de rigueur à la lumière des directives de l'Office fédéral des migrations. </div> <div class="para">3.3 Toutefois, comme il était admis pour l'ancien recours de droit public, le recourant qui n'a pas qualité pour agir au fond peut faire valoir la violation de ses droits de partie, équivalant à un déni de justice formel (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=02.09.2007&amp;to_date=21.09.2007&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-I-185%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page185">ATF 133 I 185</a> consid. 6.2 p. 198/199), pour autant qu'il ne s'agisse pas de moyens ne pouvant être séparés du fond (continuation de la "Star Praxis", voir <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=02.09.2007&amp;to_date=21.09.2007&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F114-IA-307%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page307">ATF 114 Ia 307</a> consid. 3c p. 312 ss). Le recours ne saurait ainsi porter sur des points indissociables de la décision sur le fond, telle l'appréciation (anticipée) des preuves (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=02.09.2007&amp;to_date=21.09.2007&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F120-IA-157%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page157">ATF 120 Ia 157</a> consid. 2a/bb p. 160; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=02.09.2007&amp;to_date=21.09.2007&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F114-IA-307%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page307">114 Ia 307</a> consid. 3c p. 313; cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=02.09.2007&amp;to_date=21.09.2007&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F126-I-81%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page81">ATF 126 I 81</a> consid. 7b p. 94). </div> <div class="para">3.4 En l'espèce, la recourante reproche au Tribunal administratif d'avoir refusé ses offres de preuve visant à démontrer l'existence d'un cas de rigueur au sens des directives de l'ODM, alors que le Service de la population ne l'avait pas entendue sur ce point et avait même omis d'examiner la question. Par ailleurs, le Tribunal administratif aurait refusé à tort, sans motiver son refus, les débats publics sollicités par la recourante. </div> <div class="para">S'agissant du second grief, la recourante reprend elle-même l'argumentation du Tribunal administratif qui relève, à juste titre, que le droit d'être entendu découlant de l'<span class="artref">art. 29 al. 2 Cst.</span> ne comprend pas le droit d'être entendu oralement, ni celui d'obtenir l'audition de témoins (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=29&amp;from_date=02.09.2007&amp;to_date=21.09.2007&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F130-II-425%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page425">ATF 130 II 425</a> consid. 2.1 p. 428). Quant au refus des offres de preuves de la recourante visant à démontrer l'existence d'un cas de rigueur au sens des directives de l'ODM, la juridiction cantonale a exposé en détail puis retenu que le Service cantonal de la population avait procédé à une appréciation anticipée des preuves à ce sujet, sans violer le droit d'être entendu de la recourante. Dans la mesure où celle-ci critique le résultat auquel a abouti l'arrêt entrepris, elle entend en réalité remettre en cause l'appréciation anticipée des preuves, confirmée par la juridiction cantonale, c'est-à-dire la décision sur le fond. Son grief est donc irrecevable. </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">Au vu de ce qui précède, les recours sont manifestement irrecevables (<span class="artref">art. 108 al. 1 let. a LTF</span>) et doivent être traités selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 108 LTF</span>. La recourante, qui succombe, doit supporter un émolument judiciaire (art. 66 al. 1, 1ère phrase et 65 LTF). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, vu l'<span class="artref">art. 108 LTF</span>, le Tribunal fédéral prononce: </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours en matière de droit public est irrecevable. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Le recours constitutionnel subsidiaire est irrecevable. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Un émolument judiciaire de 1'000 fr. est mis à la charge de la recourante. </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué en copie au mandataire de la recourante, au Service de la population et au Tribunal administratif du canton de Vaud, ainsi qu'à l'Office fédéral des migrations. </div> <div class="para">Lausanne, le 10 septembre 2007 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">Le Président: La Greffière: </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>