Politique d'asile. Interpellations 382 5 juin 1991 ment dans les pays d'origine des demandeurs d'asile afin d'at- taquer le mal à la racine. Il convient aussi de prendre toutes les mesures nécessaires pour exhorter les cantons négligents, qui n'ont pas encore mis en pratique la nouvelle loi sur l'asile ou ne l'ont fait qu'avec beaucoup d'hésitations, à donner suite à leurs obligations. C'est pourquoi je pose les questions suivantes au Conseil fé- déral: 1. Quand compte-t-il faire appliquer efficacement la procédure accélérée prescrite par la loi en cas de décision de non-entrée en matière? 2. Quand désignera-t-il de nouveaux pays exempts de persé- cutions tels que la Bulgarie, la Roumanie ou la Yougoslavie (sans le Kosovo)? 3. Quand créera-t-il des centres d'enregistrement supplémen- taires pour les demandeurs d'asile afin de décharger ceux de Bàie, Chiasso, Genève et Kreuzungen? 4. Quand renforcera-t-il les contrôles à la frontière afin d'empê- cher les entrées illégales par des passages non surveillés et d'enrayer l'activité des organisations de passeurs? 5. Quand réalisera-t-il des projets de coopération au dévelop- pement dans les pays d'origine des demandeurs d'asile? 6. Comment le Conseil fédéral entend-il amener les cantons négligents à appliquer enfin systématiquement les mesures légales? 7. Que pense le Conseil fédéral de la possibilité d'instaurer une réglementation des quotas au niveau européen, régle- mentation qui serait adaptée à la situation des différents pays? Mitunterzeichner-Cosignataires: Keine-Aucun #ST# 90.999 Interpellation Jag metti Dringliche Asylgesetzrevision Révision urgente de la loi sur l'asile Wortlaut der Interpellation vom 14. Dezember 1990 Im Dringlichkeitsverfahren hat die Bundesversammlung am 22. Juni 1990 das Asylgesetz revidiert. Ein halbes Jahr nach dem Inkrafttreten der neuen Bestimmungen drängt sich eine erste Bilanz auf. Ich frage daher den Bundesrat: 1. Von wann an und mit welchem Erfolg wurden die Bestim- mungen über Nichteintreten, die Safe-country-Klausel und die Regelung über die Triage offensichtlicher von näher abzuklä- renden Fällen angewendet? Welche Erfahrungen ergaben sich dabei? 2. Wann gedenkt der Bundesrat die Rekurskommission einzu- setzen? Texte de l'interpellation du 14 décembre 1990 Par la voie de la procédure d'urgence, l'Assemblée fédérale a révisé le 22 juin 1990 la loi sur l'asile. Six mois après l'entrée en vigueur des nouvelles dispositions, il est indispensable d'ef- fectuer un premier bilan. C'est pourquoi je demande au Conseil fédéral: 1. Depuis quand et avec quels résultats a-t-on appliqué les dis- positions sur la non-entrée en matière, la clause sur les Etats dans lesquels il n'y a pas de persécutions et la réglementation concernant la distinction à faire entre les cas manifestes et ceux nécessitant d'autres mesures d'instruction? Quelles ex- périences a-t-on ainsi faites? 2. Quand le Conseil fédéral pense-t-il instituer la commission de recours? Mitunterzeichner- Cosignataires: Keine-Aucun #ST# 91.3020 Interpellation Zimmerli Vollzug des Asylrechts Exécution de la loi sur l'asile Wortlaut der Interpellation vom 23. Januar 1991 Die Situation im Asylbereich ist gekennzeichnet durch einen ungebremsten Zuwachs an Gesuchen. Offenkundig «greift» die dringliche Revision des Asylgesetzes vom Juni 1990 vor al- lem deshalb nicht, weil das neue Recht bisher höchstens an- satzweise vollzogen wurde. Insbesondere ist es nicht gelun- gen, die Kräfte so zu konzentrieren, dass potentiellen Ge- suchstellern aus Gebieten ohne Verfolgung oder sonstigen Gefährdungen mit genügender Deutlichkeit signalisiert wird, dass sich ein Asylantrag in der Schweiz nicht lohnt, weil das Verfahren sehr schnell abgeschlossen ist. Solche Signale sind wohl die einzigen wirklich wirksamen «Abschreckungsmittel.» Die Erfahrung hat gezeigt, dass Massnahmen im Bereich von Arbeit, Sozialleistungen usw. nichts nützen oder gar kontra- produktiv sind. Das Asylrecht darf nicht weiter zur Verschleie- rung von rein ökonomischen Migrationsmotiven missbraucht werden. Der Bund muss gegenüber den Kantonen und Ge- meinden deutliche Zeichen setzen. Ich bitte deshalb den Bundesrat, folgende Fragen zu beant- worten: 1. Könnte die Behandlung der Asylgesuche von Einreisenden mit erfahrungsgemäss wenig Aussichten auf Asyl (zum Bei- spiel Jugoslawen mit Ausnahme von Kosovo-Albanern; In- dern usw.) nicht wesentlich beschleunigt werden, wenn jeder Empfangsstelle mindestens 5 bis 10 Sachbearbeiter zugeord- net würden, damit solche Gesuche noch am Tag der Anmel- dung oder am nächsten Tag erstinstanzlich im Verfahren ohne weitere Abklärung erledigt werden können? 2. Könnte diese Massnahme vom Bundesamt für Flüchtlinge mit dem vorhandenen Personal getroffen werden? Wenn nein: um wie viele Personaleinheiten müssten die zuständigen Bun- desstellen (inkl. Beschwerdedienst) ausgebaut werden? 3. Wie gedenkt der Bundesrat dem Prinzip «last in, first out» vermehrt Nachachtung zu verschaffen, d. h. dafür zu sorgen, dass vor allem die neuen Fälle möglichst rasch erledigt wer- den? 4. Wie will der Bundesrat dafür sorgen, dass die Kantone die gesetzliche Anhörungsfrist von 20 Tagen gemäss Artikel 15 AsylG einhalten und den ihnen vom Bundesgesetzgeber über- tragenen Pflichten besser nachkommen? 5. Drängt sich nach der Entwicklung der letzten Monate und angesichts der Pendenzen nicht doch eine «Globallösung» für alte Asylfälle auf, damit die Kräfte auf eine möglichst rasche und überzeugende Behandlung der neuen Gesuche konzen- triert werden können? Texte de l'interpellation du 23 janvier 1991 Le nombre de demandes d'asile est en constante augmenta- tion. Il est notoire que si la révision urgente de la loi sur l'asile, qui date de juin 1990, ne déploie pas encore tous ses effets, c'est que seule une partie du nouveau droit est appliquée à l'heure actuelle. Plus particulièrement, les services chargés de l'exécution de la loi n'ont pas su concentrer leurs forces de manière à ce qu'il apparaisse clairement aux requérants po- tentiels provenant de régions où ils ne sont ni persécutés ni ex- posés à des dangers, qu'ils n'ont pas intérêt à déposer une demande en Suisse en raison de la rapidité avec laquelle la procédure se déroule dans notre pays. Il faut savoir que ce genre d'information est le seul moyen efficace de décourager les requérants potentiels, car l'expérience a montré que les mesures en relation avec le travail, les prestations sociales, etc. n'apportent rien et vont même parfois à fins contraires. Il faut mettre un terme aux abus qui font que le droit d'asile est utilisé par les migrants pour de purs motifs économiques.Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Interpellation Jagmetti Dringliche Asylgesetzrevision Interpellation Jagmetti Révision urgente de la loi sur l'asile In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1991 Année Anno Band III Volume Volume Session Sommersession Session Session d'été Sessione Sessione estiva Rat Ständerat Conseil Conseil des Etats Consiglio Consiglio degli Stati Sitzung 03 Séance Seduta Geschäftsnummer 90.999 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 05.06.1991 - 08:00 Date Data Seite 382-382 Page Pagina Ref. No 20 020 189 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.