<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><br/><img alt="" height="130" src="20231127151757825_e-files/Aspose.Words.26854882-95b8-4194-83c8-bb306a01cd68.001.png" width="77"/><br/></p> <p><span> </span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>421 </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>PE21.003536-CFU</span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>COUR D’APPEL PENALE</span></p> <p><span>______________________________</span></p> <p><span>Séance du 28 novembre 2023</span></p> <p><span>__________________</span></p> <p><span>Présidence de Mme </span><span>Kühnlein</span><span>, présidente</span></p> <p><span> Mme Bendani et M. Parrone, juges</span></p> <p><span>Greffier : M. Robadey</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span>Parties à la présente cause :</span></p> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><span>K.________</span><span>, prévenu, représenté par Me Milena Vaucher-Chiari, défenseur d’office à Lausanne, appelant et intimé par voie de jonction,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>et</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>MINISTÈRE PUBLIC</span><span>, représenté par le Procureur de l'arrondissement du Nord vaudois, intimé et appelant par voie de jonction,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>T.________</span><span>, partie plaignante, représentée par Me Alexia Vizioli, conseil d'office à Yverdon-les-Bains, intimée,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>G.________,</span><span> partie plaignante, représentée par Me Elodie Vilardo, conseil d’office à Yverdon-les-Bains, intimée.</span></p> <p><span> </span></p> </td> </tr> </table> <p><span> </span></p> <p><br/><span> </span><span>Vu</span><span> le jugement du 9 mai 2023 par lequel le Tribunal correctionnel de l’arrondissement de la Broye et du Nord vaudois a libéré K.________ des chefs d’accusation de contrainte pour le cas 3 et de violation de domicile pour le cas 6 (I), a constaté que K.________ s’est rendu coupable de lésions corporelles simples, voies de fait, soustraction d’une chose mobilière, dommages à la propriété, calomnie, utilisation abusive d’une installation de télécommunication, menaces, contrainte, tentative de contrainte, violation de domicile, contrainte sexuelle, viol, insoumission à une décision d’autorité et dénonciation calomnieuse (II), a condamné K.________ à 30 mois de peine privative de liberté, sous déduction de 262 jours de détention provisoire au 8 mai 2023 (III), a ordonné que soient déduits de la peine privative de liberté fixée au chiffre III ci-dessus 63 jours pour 252 jours de détention subis dans des conditions de détention illicites à la prison du Bois-Mermet, à titre de réparation du tort moral (IV), a condamné en outre K.________ à une amende de 900 fr., convertible en 9 jours de peine privative de liberté de substitution en cas de non-paiement fautif (V), a ordonné en faveur de K.________ un traitement ambulatoire psychiatrique à forme de l’article 63 CP, auprès d’un psychiatre spécialiste en psychiatrie légale ou forensique (VI), a ordonné le maintien en détention pour motifs de suretés de K.________ (VII), a libéré T.________ des chefs d’accusation de voies de fait pour le cas 2, d’appropriation illégitime pour le cas 3 et de calomnie, subsidiairement diffamation pour le cas 4 (VIII), a constaté que T.________ s’est rendue coupable de voies de fait qualifiées (IX), l’a condamnée à une amende de 400 francs, convertible en 4 jours de peine privative de liberté de substitution en cas de non-paiement fautif (X), a dit que K.________ est le débiteur de T.________ de la somme de 10'000 fr. avec intérêt à 5 % l’an dès le 15 octobre 2021 à titre d’indemnité pour tort moral (XI), a dit que K.________ est le débiteur de G.________ de la somme de 4’000 fr. avec intérêt à 5 % l’an dès le 18 août 2022 à titre d’indemnité pour tort moral (XII), a dit que K.________ est le débiteur de G.________ des sommes de 500 fr. avec intérêts à 5 % l’an dès le 1</span><span>er</span><span> juillet 2022, 511 fr. 60 avec intérêts à 5 % l’an dès le 11 août 2022 et 680 fr. avec intérêts à 5 % l’an dès le 18 août 2022 aux titres de réparations des dommages matériels subis (XIII), a ordonné le maintien au dossier à titre de pièces à conviction des CD et clés USB inventoriés sous fiche 51291/21, 51322/21 et 51935/23 (XIV), a fixé l’indemnité du défenseur d’office de K.________, Me Milena Vaucher-Chiari, à 16'297 fr. 65, TVA et débours compris, sous déduction de 11'000 fr. d’ores et déjà versés à titre d’avance (XV), a fixé l’indemnité du conseil juridique gratuit et défenseur d’office de T.________ Me Alexa Landert, à 5'297 fr. 65, TVA et débours compris (XVI), a fixé l’indemnité du conseil juridique gratuit de G.________ Me Anne-Louise Gilliéron à 9’585 fr. 15, TVA et débours compris (XVII), a mis une partie des frais de la cause, par 53'710 fr. 30, y compris l’indemnité allouée à son défenseur d’office selon chiffre XV du dispositif et celle du conseil juridique gratuit de G.________ selon chiffre XVII ci-dessus et pour 4/5 de celle du conseil juridique gratuit et défenseur d’office de T.________ fixée sous chiffre XVI ci-dessus, à la charge de K.________ (XVIII), a mis une partie des frais de la cause par 2'302 fr. 27 à la charge de T.________ y compris le 1/5 de l’indemnité de son conseil d’office et conseil juridique gratuit Me Alexa Landert selon chiffre XVI ci-dessus (XIX), a dit que le remboursement à l’Etat de l’indemnité de son défenseur d’office et des indemnités allouées aux conseils juridiques gratuits des parties civiles ne sera exigé de K.________ que si sa situation financière le permet (XX) et a dit que le remboursement à l’Etat de sa part de l’indemnité de son défenseur d’office ne sera exigé de T.________ que si sa situation financière le permet (XXI). </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu l’annonce et la déclaration d’appel déposées respectivement les 10 mai et 28 juin 2023 par K.________,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu l’appel joint déposé le 25 juillet 2023 par le Ministère public,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu la citation à comparaître à l’audience d’appel du 28 novembre 2023 adressée aux parties,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu le courrier du 24 novembre 2023 du défenseur d’office de K.________ informant la Cour de céans que celui-ci renonçait à faire appel du jugement et requérant qu’il soit statué sur les conditions de détention de celui-ci depuis l’audience de jugement de première instance,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu la liste d’opérations produite le 30 novembre 2023 par Me Milena Vaucher-Chiari,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu les pièces du dossier ;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>attendu</span><span> qu'aux termes de l'art. 386 al. 2 let. a CPP (Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 ; RS 312.0), quiconque a interjeté un recours peut le retirer, s'agissant d'une procédure orale, avant la clôture des débats,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que le retrait est définitif (art. 386 al. 3 CPP) et rend exécutoire la décision entreprise avec effet à la date à laquelle elle a été rendue (art. 437 al. 1 let. b et al. 2 CPP),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’en l’espèce, K.________ a déclaré retirer son appel contre le jugement rendu le 9 mai 2023 par le Tribunal correctionnel de l’arrondissement de la Broye et du Nord vaudois avant l’audience d’appel,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’il convient de prendre acte de ce retrait, les conditions de l’art. 386 al. 2 let. a CPP étant réalisées, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que le retrait de l’appel principal rend caduc l’appel joint déposé le 25 juillet 2023 par le Ministère public (art. 401 al. 3 CPP),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que la Cour de céans n’est ainsi plus saisie,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que l’appelant requiert que ses conditions de détention pour la période postérieure au jugement de première instance soient contrôlées et qu’une juste indemnité lui soit allouée,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que la Cour de céans, une fois dessaisie de l’appel, n’est pas compétente pour statuer sur les prétentions formulées par l’appelant à forme de l’art. 431 CPP,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que la cause doit ainsi être rayée du rôle,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’en conséquence, le jugement attaqué doit être déclaré exécutoire ;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>attendu</span><span> qu’il y a lieu de statuer sur les frais de deuxième instance, y compris sur l’indemnité due au défenseur d’office de l’appelant,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu'aux termes de l'art. 135 al. 1 CPP, le défenseur d'office est indemnisé conformément au tarif des avocats de la Confédération ou du canton du for du procès,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que, dans le canton de Vaud, l’indemnité horaire de l’avocat d’office breveté est usuellement fixée à 180 fr., TVA en sus (art. 2 al. 1 RAJ [règlement sur l’assistance judiciaire en matière civile du 7 décembre 2010 ; BLV 211.02.3] ; ATF 137 III 185),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’en l'occurrence, Me Milena Vaucher-Chiari fait état d’un temps consacré au mandat de 18 heure et 25 minutes, de deux vacations et de frais forfaitaires de 5 %,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que certaines opérations ne peuvent être facturées à l’assistance judiciaires, telles que les avis de transmissions ou « mémos » qui relèvent du pur travail de secrétariat et qui doivent en l’espèce être retranchés, soit au total une durée de 240 minutes,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’en outre la « </span><span>réserve pour opération future</span><span> » n’a pas lieu d’être, dès lors que le présent arrêt ne fait que prendre acte d’un retrait d’appel, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que conformément à l’art. 3bis RAJ, applicable par renvoi de l’art. 26b TFIP (tarif des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre 2010 ; BLV 312.03.1), il y a lieu d’indemniser les débours sur une base forfaitaire à concurrence de 2 % du montant des honoraires admis en deuxième instance judiciaire, et non de 5 %,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>qu'il y a ainsi lieu d'allouer à Me Milena Vaucher-Chiari une indemnité totale de 3’010 fr. 30 pour la procédure d’appel, correspondant à 2’505 fr. d’honoraires (13 heure et 55 minutes d’activité), auxquels s’ajoutent deux vacations à 120 fr. l’unité et des débours forfaitaires de 2 %, par 50 fr. 10, et la TVA sur le tout, au taux de 7.7 %, par 215 fr. 20,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>que les frais de la procédure d’appel, par 3’560 fr. 30, constitués de l’émolument de jugement, par 550 fr. (art. 21 al. 1 TFIP), et de l’indemnité de défense d’office arrêtée à 3’010 fr. 30 (art. 422 al. 1 et 2 let. a CPP), seront mis à la charge de K.________, la partie qui retire son appel étant réputée avoir succombé (art. 428 al. 1, 2</span><span>e</span><span> phrase, CPP),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>que K.________ ne sera toutefois tenu de rembourser à l’Etat l’indemnité allouée à son défenseur d’office que lorsque sa situation financière le permettra (art. 135 al. 4 let. a CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>la Cour d’appel pénale,</span></p> <p><span>statuant à huis clos </span></p> <p><span>en application des art. 135 al. 1, 386 al. 2 let. a, 401 al. 3 et 428 al. 1 CPP,</span></p> <p><span>prononce :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> Il est pris acte du retrait d’appel interjeté par K.________.</span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> L’appel joint du 25 juillet 2023 est caduc.</span></p> <p><span> </span><span>III.</span><span> La cause est rayée du rôle.</span></p> <p><span> </span><span>IV. </span><span>Le jugement rendu le 9 mai 2023 par le Tribunal correctionnel de l’arrondissement de la Broye et du Nord vaudois est déclaré exécutoire.</span></p> <p><span> V.</span><span> Une indemnité de défenseur d’office d’un montant de 3’010 fr. 30 (trois mille dix francs et trente centimes), TVA et débours compris, est allouée à Me Milena Vaucher-Chiari pour la procédure d’appel.</span></p> <p><span> VI.</span><span> Les frais d’appel, par 3’560 fr. 30 (trois mille cinq cent soixante francs et trente centimes), y compris l’indemnité prévu sous chiffre V ci-dessus, sont mis à la charge de K.________.</span></p> <p><span> VII.</span><span> K.________ ne sera tenu de rembourser à l’Etat le montant de l’indemnité allouée à son défenseur d’office prévue au chiffre V ci-dessus que lorsque sa situation financière le permettra.</span></p> <p><span> </span><span>VIII.</span><span> Le présent jugement exécutoire.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>La présidente : Le greffier :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Du </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le prononcé qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à :</span></p> <p><span>- Me Milena Vaucher-Chiari, avocate (pour K.________),</span></p> <p><span>- Me Alexia Vizioli, avocate (pour T.________),</span></p> <p><span>- Me Elodie Vilardo (pour G.________),</span></p> <p><span>- Ministère public central,</span></p> <p><span> et communiqué à :</span></p> <p><span>- Mme la Présidente du Tribunal correctionnel de l'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois,</span></p> <p><span>- M. le Procureur de l'arrondissement du Nord vaudois, </span></p> <p><span>- Office d'exécution des peines,</span></p> <p><span>- Prison du Bois-Mermet,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> par l’envoi de photocopies.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent prononcé peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1</span><span> </span><span>LTF).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> En vertu de l’art. 135 al. 3 let. b CPP, le présent prononcé peut, en tant qu'il concerne l’indemnité d’office, faire l’objet d’un recours au sens des art. 393 ss CPP devant le Tribunal pénal fédéral (art. 37 al. 1 et 39 al. 1 LOAP [Loi fédérale du 19 mars 2010 sur l’organisation des autorités pénales ; RS 173.71]. Ce recours doit être déposé devant le Tribunal pénal fédéral dans un délai de dix jours dès la notification de l’arrêt attaqué (art. 396 al. 1 CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le greffier :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> </body> </html>