An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 18. April 2016
Embargo: 18. April 2016, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 29. März 2016 (4A_576/2015)
Videoüberwachung in Liegenschaft mit Mietwohnungen
Eine Videoüberwachung im allgemein zugänglichen Bereich von Liegenschaften mit
Mietwohnungen kann die Privatsphäre der Mieter in unzulässiger Weise verletzen. Ob
ein Vermieter ohne Einwilligung der Mieter aus Sicherheitsgründen Überwachungskameras einsetzen darf, muss jeweils aufgrund der Umstände im Einzelfall entschieden werden. In einem ersten entsprechenden Urteil weist das Bundesgericht die
Beschwerde der Vermieter eines Mehrfamilienhauses im Kanton Basel-Landschaft
ab.
Das Mehrfamilienhaus hat drei Gebäudeteile mit je einem eigenen Eingang und
insgesamt 24 Mietwohnungen. 2014 liessen die Vermieter im Innen- und Aussenbereich
des Hauses nachträglich eine Videoüberwachungsanlage mit zwölf Kameras installieren, um Vandalenakten und Einbrüchen vorzubeugen. Die aufgenommenen Bilder
werden für 24 Stunden gespeichert. Während die Mehrheit der Mieter die Massnahme
begrüsste, reichte ein Mieter, der seit 2000 im Haus wohnt, Klage auf Entfernung der
Überwachungskameras ein. Das Kantonsgericht Basel-Landschaft entschied im vergangenen August, dass drei der Kameras demontiert werden müssten. Davon betroffen
ist insbesondere eine Kamera, welche den Eingangsbereich vom Gebäudeteil mit der
Wohnung des klagenden Mieters erfasst. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerde der Vermieter ab. Die Aufzeichnung von
Bildern durch eine Videoüberwachungsanlage in einem Miethaus, die es erlauben, bestimmte Personen zu identifizieren, fällt in den Anwendungsbereich des Datenschutzgesetzes. Entsprechend hat ein Vermieter, der eine solche Anlage betreiben will,
insbesondere zu beachten, dass die Persönlichkeitsrechte betroffener Personen nicht
widerrechtlich verletzt werden. Ob dies der Fall ist oder nicht, muss – soweit keine
Einwilligung der Mieter vorliegt – jeweils anhand einer konkreten Interessenabwägung
unter Einbezug sämtlicher Umstände des Einzelfalls entschieden werden. So kann eine
Videoüberwachung im Eingangsbereich eines anonymen Wohnblocks, in dem gegebenenfalls ein Risiko von Übergriffen besteht, angezeigt und für alle betroffenen Personen
zumutbar sein. In einem kleinen Mehrfamilienhaus, wo sich die Nachbarn kennen, dürfte
dies dagegen – wenn keine konkreten Gefährdungshinweise bestehen – normalerweise
nicht zutreffen. Im vorliegenden Fall hat das Kantonsgericht zunächst richtigerweise
erwogen, dass eine dauerhafte Überwachung des Eingangsbereichs eine systematische
Erhebung des Verhaltens des betroffenen Mieters ermöglicht und dies einen erheblichen
Eingriff in seine Privatsphäre darstellt. Diese Beeinträchtigung der Privatsphäre hat die
Vorinstanz angesichts der überschaubaren Verhältnisse mit nur wenigen Mietparteien
und fehlenden Hinweisen auf eine konkrete Gefährdung in nachvollziehbarer Weise als
übermässig erachtet. Das Kantonsgericht hat dabei berücksichtigt, dass das Interesse
der Vermieterschaft und der zustimmenden Mieter an einer wirksamen Verhinderung
und Aufklärung von Straftaten mit den verbleibenden Kameras ausreichend sichergestellt ist. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 18 avril 2016
Embargo : 18 avril 2016, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 29 mars 2016 (4A_576/2015)
Vidéosurveillance dans un immeuble locatif
Une surveillance vidéo des parties communes d'immeubles locatifs est susceptible
de porter atteinte de manière inadmissible à la sphère privée des locataires. Le point
de savoir si un bailleur peut utiliser des caméras de surveillance pour des raisons de
sécurité sans l'accord des locataires est une question qui doit être tranchée de cas
en cas à la lumière des circonstances de la cause en litige. Dans un premier arrêt
rendu en la matière, le Tribunal fédéral rejette le recours des bailleurs d'un immeuble
locatif situé dans le canton de Bâle-Campagne.
L'immeuble locatif, un bâtiment en trois parties ayant chacune sa propre entrée,
comporte 24 appartements. En 2014, les bailleurs ont fait installer après coup un
système de vidéosurveillance avec douze caméras, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de
l'immeuble,  pour prévenir les actes de vandalisme et les effractions. Les images prises
sont conservées pendant 24 heures. Alors que la majorité des locataires a approuvé la
mesure, un locataire qui habite l'immeuble depuis 2000 a ouvert action afin d'obtenir le
retrait des caméras de surveillance. Le Tribunal cantonal de Bâle-Campagne a décidé,
au mois d'août dernier, que trois des caméras devaient être démontées. Est plus
spécialement visée une caméra qui filme l'entrée de la partie du bâtiment où se trouve
l'appartement du locataire demandeur.
Le Tribunal fédéral rejette le recours des bailleurs. L'enregistrement d'images permettant d'identifier certaines personnes, au moyen d'un système de vidéosurveillance
installé dans un immeuble locatif, entre dans le champ d'application de la loi sur la
protection des données. Dès lors, le bailleur qui entend exploiter une telle installation
doit veiller en particulier à ce qu'il ne soit pas porté atteinte de manière illégale aux
droits de la personnalité des personnes concernées. Savoir s'il en va ou non ainsi est
une question qui doit être résolue – à défaut d'accord des locataires – de cas en cas sur
la  base  d'une  pesée  d'intérêts  concrète  prenant  en  compte  l'ensemble  des
circonstances de l'affaire examinée. Aussi une surveillance vidéo de l'entrée d'un bloc
anonyme, où existe un éventuel risque d'agressions, peut-elle être indiquée et s'avérer
tolérable pour toutes les personnes visées. En revanche, tel ne devrait normalement
pas être le cas – en l'absence d'indices concrets d'un danger – s'agissant d'un petit
immeuble locatif où les voisins se connaissent. En l'espèce, le Tribunal cantonal a tout
d'abord relevé, à juste titre, qu'une surveillance durable de l'entrée permet de procéder
à une analyse systématique du comportement du locataire concerné, ce qui constitue
une atteinte importante à la sphère privée de l'intéressé. Eu égard aux circonstances
claires de la cause, caractérisées par la présence d'un petit nombre seulement de
locataires et par l'absence d'indices d'un danger concret, le Tribunal cantonal a
considéré avec raison comme disproportionnée cette atteinte à la sphère privée. En
raisonnant ainsi, il a tenu compte du fait que l'intérêt des bailleurs et des locataires
ayant approuvé la mesure à une prévention efficace des infractions et à leur élucidation
est déjà suffisamment sauvegardé avec les caméras restantes.