<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <table border="0"> <tr> <td> <img height="68" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2017-03-20-2C_285-2017.1&amp;type=gif" width="95"/> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> </tr> <tr> <td> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2C_285/2017 </b> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> <td> <div class="para"> </div> </td> </tr> </table> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 20 mars 2017</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. et Mme les Juges fédéraux Seiler, Président, </div> <div class="para">Aubry Girardin et Donzallaz. </div> <div class="para">Greffier : M. Chatton. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, représenté par Me Imed Abdelli, avocat, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Service de la population du canton de Vaud. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Refus d'octroi d'une autorisation de séjour et renvoi de Suisse, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour de droit administratif et public, du 7 février 2017. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Par arrêt du 7 février 2017, la Cour de droit administratif et public du Tribunal cantonal du canton de Vaud (ci-après: le Tribunal cantonal) a rejeté le recours que A.________ -, ressortissant tunisien né en 1981 et entré en Suisse en 2007 en vue d'y poursuivre des études, finalement achevées par l'obtention d'un Bachelor of Science HES-SO en génie civil en 2014 -, a déposé contre la décision du Service de la population du canton de Vaud (ci-après: le Service cantonal) du 12 août 2016 refusant de lui octroyer une autorisation de séjour avec activité lucrative et prononçant son renvoi. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Par recours en matière de droit public et constitutionnel subsidiaire du 10 mars 2017, A.________ demande au Tribunal fédéral, sous suite de dépens, principalement, d'annuler l'arrêt du Tribunal cantonal et d'ordonner au Service cantonal de lui octroyer une autorisation de séjour avec activité lucrative; subsidiairement, de renvoyer la cause au Tribunal cantonal pour instruction au sens des considérants; plus subsidiairement, de renvoyer l'affaire au Service cantonal pour nouvel examen au sens des considérants. Il demande l'octroi de l'effet suspensif. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Contrairement à ce qu'affirme le recourant, la Cour de céans ne pourra pas tenir compte des pièces nouvelles accompagnant son mémoire (<span class="artref">art. 99 al. 1 LTF</span>), en particulier celles ayant trait à la signature d'un nouveau contrat de travail au 1er février 2017 et à la demande d'autorisation de séjour déposée par son nouvel employeur le 7 février 2017 (pièces 21 et 22 au recours). Ces pièces précèdent en effet de quelques jours seulement, voire sont simultanées au prononcé de l'arrêt querellé. Le recourant ne prétend pas avoir produit ou cherché à produire ces pièces devant le Tribunal cantonal. Celles-ci sont donc nouvelles au sens de l'<span class="artref">art. 99 al. 1 LTF</span> et, en conséquence, irrecevables. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Selon l'<span class="artref">art. 83 let</span>. c LTF (RS 173.110), le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions en matière de droit des étrangers qui concernent les dérogations aux conditions d'admission (ch. 5), parmi lesquelles figurent celles qui concernent l'admission à une activité lucrative (art. 18 ss LEtr). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.1.</b> En tant que le recourant se prévaut du droit de séjourner et travailler en Suisse sur la base de l'art. 21 al. 3 LEtr, il méconnaît la formulation potestative de la clause selon laquelle "un étranger titulaire d'un diplôme d'une haute école suisse <i>peut</i> être admis si son activité lucrative revêt un intérêt scientifique ou économique prépondérant". Par ailleurs, nul n'est besoin de trancher la question de savoir si, en dérogation à cette règle, la dernière phrase de l'art. 21 al. 3 LEtr ("Il est admis provisoirement pendant six mois à compter de la fin de sa formation ou de sa formation continue en Suisse pour trouver une telle activité") lui conférerait un tel droit ouvrant la voie au recours en matière de droit public, dès lors qu'il résulte à l'évidence des faits constatés par la précédente instance qu'après avoir obtenu son diplôme auprès d'une haute école suisse, le recourant avait de facto fait usage de cette période non prolongeable en commençant comme ingénieur auprès de B.________ AG à C.________; toutefois, les rapports de travail avaient pris fin le 31 décembre 2014, sans que le recourant ne parvienne à retrouver aussitôt un autre emploi spécialisé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.</b> Le présent mémoire doit par conséquent être considéré comme un recours constitutionnel subsidiaire (<span class="artref">art. 113 LTF</span>) pour violation des droits constitutionnels (<span class="artref">art. 116 LTF</span>), dont la violation doit toutefois être invoquée expressément, conformément aux exigences accrues de motivation des <span class="artref"><artref id="CH/173.110/106/117" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/106/2" type="start"></artref>art. 106 al. 2 et 117 LTF</span><artref id="CH/173.110/106/117" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/117" type="end"></artref>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">La qualité pour former un recours constitutionnel subsidiaire suppose un intérêt juridique à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée (<span class="artref">art. 115 let. b LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.1.</b> Le recourant, qui ne peut se prévaloir d'un droit tiré des art. 18 ss LEtr au vu de leur formulation potestative ("peut") ni invoquer de manière indépendante l'interdiction de l'arbitraire ou la violation du principe de proportionnalité, n'a pas une position juridique protégée lui conférant la qualité pour agir au fond sous cet angle (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=33&amp;from_date=13.03.2017&amp;to_date=01.04.2017&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-I-185%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page185">ATF 133 I 185</a>). Que le recourant se plaigne non seulement d'une mauvaise application, mais également d'une application arbitraire (<span class="artref">art. 9 Cst.</span>) des art. 21 et 40 LEtr n'y change rien (p. ex. ch. 9 et 83 du recours). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.2.</b> Quant aux nombreux (autres) droits constitutionnels dont se prévaut le recourant tant dans la partie de son mémoire qui est consacrée au recours en matière de droit public que dans celle concernant son recours constitutionnel subsidiaire (cf. ch. 78 ss du recours), ils ne sont pas motivés à satisfaction de droit; l'intéressé n'indique en effet pas en quoi ceux-ci lui conféreraient un droit à bénéficier d'une autorisation de séjour, ni en quoi ils auraient été violés. Son recours est, en particulier, dénué de toute motivation topique pour ce qui a trait aux <span class="artref"><artref id="CH/101/29^a" type="start"></artref><artref id="CH/101/29" type="start"></artref>art. 29, 29a et 30 Cst.</span><artref id="CH/101/29^a" type="end"></artref><artref id="CH/101/30" type="end"></artref>, ainsi qu'à l'<span class="artref">art. 6 CEDH</span> dans l'optique de "justifier la recevabilité de son recours sous l'angle du recours constitutionnel subsidiaire" (ch. 76 du recours). En outre, on ne voit pas en quoi ses griefs, purement appellatoires, selon lesquels le Tribunal cantonal aurait inexactement constaté des faits pertinents et abusé de son pouvoir d'appréciation au sens de la procédure administrative vaudoise et dans l'ignorance des enjeux économiques pour la Suisse d'un séjour prolongé de l'intéressé, dont le caractère serait irréprochable (p. ex. ch. 87, 94 ss, 107 et 136 du recours), lui seraient d'aucun secours au regard de la présente procédure. Pour ce qui est de la protection de la confiance (<span class="artref"><artref id="CH/101/5" type="start"></artref>art. 5 et 9 Cst.</span><artref id="CH/101/9" type="end"></artref>) également invoquée par le recourant, il n'est pas admissible de renvoyer en vrac, comme il le fait (ch. 130 du recours), à d'éventuelles "preuves complètes (...) étalées de manière suffisante dans le recours du 3 octobre 2016" (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=33&amp;from_date=13.03.2017&amp;to_date=01.04.2017&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-I-303%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page303">ATF 134 I 303</a> consid. 1.3 p. 306). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.3.</b> Même s'il n'a pas qualité pour agir au fond, le recourant peut se plaindre par la voie du recours constitutionnel subsidiaire de la violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=33&amp;from_date=13.03.2017&amp;to_date=01.04.2017&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F129-I-217%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page217">ATF 129 I 217</a> consid. 1.4 p. 222), pour autant qu'il ne s'agisse pas de moyens ne pouvant être séparés du fond (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=33&amp;from_date=13.03.2017&amp;to_date=01.04.2017&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-I-185%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page185">ATF 133 I 185</a> consid. 6 p. 198 s.; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=33&amp;from_date=13.03.2017&amp;to_date=01.04.2017&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F114-IA-307%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page307">114 Ia 307</a> consid. 3c p. 312 s.). Or, tel n'est pas le cas en l'espèce, les droits de procédure susceptibles d'entrer en considération étant invoqués en méconnaissance de l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span> (consid. 4.2 supra) et les autres arguments, appellatoires, revenant à discuter le fond de l'arrêt entrepris. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">Le recours est ainsi irrecevable. La requête d'effet suspensif est par conséquent devenue sans objet. Succombant, le recourant doit supporter les frais de la procédure fédérale (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). Il n'est pas alloué de dépens (<span class="artref">art. 68 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Président prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 800 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au mandataire du recourant, au Service de la population et au Tribunal cantonal du canton de Vaud, Cour de droit administratif et public, ainsi qu'au Secrétariat d'Etat aux migrations. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 20 mars 2017 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Seiler </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Chatton </div> </div></body></html>