<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. S. , né en 1941 est commerçant indépendant à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel. Sa femme, née en 1946, est son employée. L'exercice</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">comptable de son commerce débute le 1er avril et se termine le 31 mars. Le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">10 juin 1997, il a adressé au service de l'assurance-maladie (ci-après :</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">SAM) une demande de révision de classification, faisant valoir qu'entre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1995 et 1996 son revenu imposable avait baissé de 18'000 francs et qu'il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ne survivait que par des prélèvements sur sa fortune et dans son commerce.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">L'intéressé a joint à sa demande son compte de profits et pertes ainsi que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son bilan arrêté au 31 mars 1997. Il en ressort en particulier que l'exer-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cice s'est soldé par un bénéfice de 14'691.90 francs; qu'une consommation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">privée de 7'200 francs a été comptabilisée dans les produits; que des sa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">laires à l'épouse pour 5'850 francs (3 x 1'950), pour le premier trimestre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de 1997, ont accru les frais généraux, mais que, n'ayant pas été effecti-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vement payés, ces salaires figurent au passif du bilan; qu'une part privée</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de 1'000 francs a été déduite des frais généraux également.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Dans sa décision du 18 juin 1997, le SAM a retenu un revenu dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">terminant de 53'356 francs et a admis un droit au subside de 10 % dès le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1er janvier 1997. Le montant susmentionné découle du décompte suivant :</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Prélèvements privés fr. 17'352.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Consommation particulière fr. 7'200.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Part privée sur les frais généraux fr. 1'000.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Revenu annuel de l'épouse (12 x 1'950) fr. 23'400.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Revenu sur titres fr. 499.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Un dixième de la fortune nette fr. 6'524.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Sous déduction des frais d'acquisition fr. 2'619.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Total fr. 53'356.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> ============</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. Le 10 décembre 1997, le Département des finances et des affaires</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sociales (ci-après : le département) a partiellement accepté le recours</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que S. avait formé contre cette décision. Il a déterminé comme</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">suit le revenu de l'intéressé :</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Bénéfice du dernier exercice fr. 14'691.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Consommation particulière fr. 7'200.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Part privée aux frais généraux fr. 1'000.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Revenu sur titres fr. 499.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Part de fortune nette fr. 6'524.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Sous déduction des frais d'acquisition fr. 2'619.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Total fr. 27'295.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> ============</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> A ce montant, le département a encore ajouté le salaire annua-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lisé de l'épouse de S. , soit 23'400 francs, si bien que le re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">venu déterminant pour la classification du couple a été arrêtée finalement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à 50'695 francs, ce qui ouvre le droit à un subside de 25 %. Par ailleurs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le département a considéré qu'il n'était pas possible, vu la tardiveté de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la demande de révision, de mettre l'intéressé au bénéfice de ce subside</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dès le 1er janvier 1996 déjà comme il le souhaitait, mais seulement à par-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tir du 1er janvier 1997.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. S. défère ce prononcé au Tribunal administratif le 19</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décembre 1997. Il soutient que le revenu déterminant doit être fixé dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">son cas à 24'945 francs. Il conclut à l'annulation de la décision entre-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prise et à l'octroi d'un subside de 90 % dès le 1er janvier 1996.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D. Sans formuler d'observations sur le recours, le département en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">propose le rejet.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> en droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vable (art.34 al.1, 35 de la loi d'introduction de la LAMal, LILAMal; 35</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">LPJA).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) Selon l'article 65 al.1 LAMal, les cantons accordent des ré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ductions de primes aux assurés de condition économique modeste. Dans le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">canton de Neuchâtel, ont droit à des subsides pour les primes de l'assu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rance obligatoire des soins les personnes dont le revenu déterminant cor-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">respond à des normes de classification fixées chaque année par le Conseil</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'Etat (art.10 LILAMal). Le revenu déterminant comprend le revenu effectif</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et une part de la fortune effective (art.10 LILAMal). Il est calculé sur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la base des critères fiscaux, selon les modalités arrêtées par le Conseil</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'Etat. Les articles 20 ss LILAMal concernent la classification proprement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dite. Ainsi, en particulier, les assurés mariés, le cas échéant leurs en-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fants mineurs qui dépendent d'eux, ainsi que les familles monoparentales,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">font l'objet d'une classification globale (art.20 al.1). La classification</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prend en compte les revenus et la fortune de tous les membres de la fa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mille (art.20 al.2).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Faisant usage de la délégation de compétence contenue dans l'ar-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ticle 10 LILAMal, le Conseil d'Etat a adopté le 31 janvier 1996 le règle-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment d'application de la LILAMal (RALILAMal). Selon l'article 34 al.1 de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ce règlement d'application, la taxation ordinaire de l'année courante est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">déterminante pour l'établissement de la classification annuelle. La clas-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sification intermédiaire, qui intervient d'office ou sur demande lorsque</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les circonstances l'exigent, en particulier en cas de modification notable</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la situation familiale ou financière de l'assuré (art.18 al.1 LILAMal),</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">se fonde sur les revenus actuels des assurés. En principe, la fortune est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prise en compte en son état au 31 décembre de l'année écoulée (art.44 al.3</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">RALILAMal).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Par ailleurs, l'arrêté du Conseil d'Etat du 5 mars 1997</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fixant les normes de classification et le montant des subsides en matière</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'assurance-maladie obligatoire de soins, valable pour l'année 1997, pré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">voit que les personnes soumises à l'assurance-maladie obligatoire affi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">liées auprès d'un assureur autorisé au sens de la législation fédérale,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sont classifiés dans le courant de l'année 1996 sur la base de leur ta-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">xation fiscale ordinaire de la même année (art.1). Les assurés dont le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">revenu déterminant est inférieur à 39'000 francs pour une personne seule</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et 57'900 francs pour un couple, bénéficient de subsides pour le paiement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de leurs primes, au sens des articles 9 ss LILAMal (art.2 al.1). Le revenu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">déterminant se compose, selon l'article 7 al.1, du revenu effectif tel</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'il ressort du chiffre 14 de la déclaration fiscale courante, sous ré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">serve des alinéas 3 et 4 du présent article (litt.a), du dixième de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fortune effective après déduction de 6'000 francs pour une personne seule</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et 9'000 francs pour un couple (litt.b). Les déductions admises aux</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">chiffres 15 à 19 de la déclaration fiscale sont prises en considération à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">concurrence d'un montant maximum de 10'000 francs (al.3). Lors d'une ré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vision de classification, le SAM peut déroger aux critères fiscaux lorsque</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">leur application conduirait à une classification manifestement inéquitable</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(art.15 al.1). Une réglementation similaire a été édictée pour 1998 (arrê-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">té du Conseil d'Etat du 26.11.1997).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) Il apparaît, au vu des dispositions rappelées ci-dessus, que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le législateur neuchâtelois a clairement voulu que le revenu déterminant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour l'octroi de subsides en matière d'assurance obligatoire des soins se</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fonde sur des critères fiscaux, aussi bien en cas de classification an-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nuelle qu'en cas de classification intermédiaire. Cette règle est en effet</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ancrée dans la LILAMal à son article 11 al.2, c'est-à-dire dans la section</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">première, consacrée aux principes généraux de la réduction des primes par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des subsides des pouvoirs publics (chapitre 2 de ladite loi). A cet égard,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le Tribunal administratif relève, comme il l'a déjà fait dans le domaine</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des avances des contributions d'entretien - que la référence à la déclara-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion fiscale du requérant, contenue dans l'article 7 des arrêtés du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Conseil d'Etat précités, n'est pas des plus heureuses dans la mesure où</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">elle vise un acte subjectif de l'intéressé. Une telle déclaration est en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">effet un acte de collaboration obligatoire du contribuable à la procédure</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de taxation sur lequel l'autorité fiscale doit statuer. Une fois entrée en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">force, c'est donc la décision de taxation de l'année courante, pour autant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'elle existe - qui doit faire foi et non plus la déclaration d'impôt en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tant que telle (RJN 1994, p.138 cons.3b in fine).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. a) En l'espèce, l'objet du litige est la classification intermé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">diaire demandée par S. le 10 juin 1997. En cas de révision de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la classification, le revenu déterminant se fonde sur les données finan-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cières les plus actuelles (art.18 al.2 LILAMal). Selon les principes rap-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pelés plus haut, il y a lieu de se référer à des critères fiscaux pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">établir le revenu déterminant du recourant.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Le revenu des indépendants, à savoir tous ceux qui exercent</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">une activité indépendante, qu'il s'agisse d'une profession libérale, d'un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">commerce ou d'une industrie, d'un artisanat, d'une exploitation agricole,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'activités artistiques, scientifiques ou littéraire, ou enfin de la par-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ticipation à une société de personnes (Yersin, L'égalité de traitement en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">droit fiscal, in RDS 1992 II n.32, p.260), se détermine en principe sur la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">base du résultat de leur compte de pertes et profits. Il correspond donc à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la différence entre le montant de la fortune commerciale à la fin de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'exercice considéré et celui de cette fortune au début de cet exercice,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">compte tenu des apports et retraits de capital (Yersin, op.cit., no 193,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">p.260; Rivier, Droit fiscal suisse, l'imposition du revenu et de la for-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tune, p.167-168; Reimann/Zuppinger/Schärrer, Kommentar zum Zürcher</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Steuergesetz, vol.II, no 11, p.47). Les apports en capital ne constituent</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas des recettes pour l'entreprise; ils doivent influencer uniquement le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">compte capital. Les prélèvements privés ne constituent pas des frais dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ductibles; ils doivent influencer le compte capital ou le compte privé de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'exploitant (Rivier, op.cit., p.168). Les mises en capital, bien qu'aug-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mentant la fortune de l'entreprise, ne constituent pas des revenus de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cette dernière. Les augmentations de fortune dues à de telles mises</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">doivent donc être neutralisées, même si pour des raisons comptables elles</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">devaient se refléter dans le compte de résultat (Ryser/Rolli, Précis de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">droit fiscal, 1994, p.183). Tous les retraits de capital (ou prélèvements)</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la part des entrepreneurs, bien qu'ils diminuent la fortune de l'en-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">treprise, doivent également être neutralisés. Ces diminutions ne sont en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">effet nullement assimilables à des pertes ou à des frais d'exploitation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">venant réduire le résultat de l'exercice (RJN 1996, p.179; Ryser/Rolli,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">op.cit., p.183 ss; Reimann/Zuppinger/Schärrer, op.cit., no 12, p.47-48).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) En l'espèce, le département a pris à juste titre en considé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ration le bénéfice qui résulte du compte de profits et pertes du recourant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(14'691 francs). Il a en revanche perdu de vue que la consommation privée</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(7'200 francs) avait déjà été ajoutée au chiffre d'affaires et autres pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">duits et, d'un autre côté, que la part privée aux frais généraux (1'000</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">francs) avait déjà été déduite des frais généraux, de sorte que l'un et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'autre de ces montants étaient déjà entrés dans la détermination du bé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">néfice susmentionné sans réduire celui-ci. Il ne se justifie donc pas de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les ajouter à ce bénéfice.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le revenu des titres, la part de fortune nette ainsi que les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">frais d'acquisition du revenu, tels qu'ils ont été pris en considération</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dans la décision attaquée, ne sont pas litigieux. En revanche, la question</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la manière dont il faut tenir compte du salaire réalisé par la femme du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recourant dans le commerce de celui-ci est contestée. Après avoir produit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">devant le SAM une attestation selon laquelle il versait un salaire de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1'950 francs par mois depuis le 1er janvier 1997 à sa femme (soit 23'400</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">francs par an), le recourant allègue dans la présente procédure de recours</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'il reconnaît devoir à sa femme les salaires de janvier à juin 1997,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">soit 11'700 francs (6 x 1'950 francs) et qu'il a cessé de comptabiliser</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cette dépense depuis le 27 juillet 1997 car la trésorerie de son commerce</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ne peut plus la supporter. Il importe cependant peu de déterminer quel est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le montant à prendre en compte au titre de salaire de l'épouse. En effet,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">un tel salaire constitue de toute façon d'une part une charge qui diminue</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le bénéfice du commerçant et d'autre part, pour exactement le même mon-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tant, un revenu qui doit être pris en compte dans la classification du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">couple (art.20 al.2 LILAMal). En définitive donc, il suffit de faire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">abstraction de cette charge de l'indépendant et d'augmenter d'autant le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">bénéfice de ce dernier. En fondant la classification sur la taxation fis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cale, on parviendrait au même résultat puisque le revenu de l'épouse</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">s'ajoute au bénéfice du mari dans le calcul du revenu effectif. Dans la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décision attaquée, le département a en outre perdu de vue que s'il con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">venait d'annualiser le salaire de l'épouse, il y avait lieu de procéder de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">même pour cette charge afin de déterminer le résultat du compte de profits</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et pertes du mari.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En définitive, le revenu déterminant du recourant s'établit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">comme suit pour la période litigieuse :</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Bénéfice au 31.03.1997 fr. 14'691.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Salaire de l'épouse figurant dans les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">comptes à la même date fr. 5'850.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Revenu des titres fr. 499.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Part de fortune fr. 6'524.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Sous déduction des frais d'acquisition fr. 2'619.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Total fr. 24'945.-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> ============</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Il y a donc lieu d'annuler la décision entreprise et celle du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">SAM du 18 juin 1997. Le dossier sera retourné à ce service pour qu'il oc-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">troie au recourant les subsides correspondant à un tel revenu pour la pé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">riode concernée par la révision intermédiaire litigieuse, sans préjudice</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour la classification annuelle postérieure à cette période.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> d) Selon l'article 18 al.3 LILAMal, la modification de la clas-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sification résultant d'une révision d'office ou sur demande prend effet,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en règle générale, à la date d'ouverture de la procédure de révision. En</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'espèce, cette procédure s'est ouverte en juin 1997. Toutefois, le SAM et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le département ont admis que le recourant pourrait bénéficier des subsides</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à compter du 1er janvier 1997 déjà. Cette solution est plus favorable à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'intéressé que le principe posé par la loi. Comme le recourant ne fait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">valoir aucun argument qui justifierait une rétroactivité plus importante</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">encore, on ne voit pas en quoi les décisions des autorités inférieures</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">seraient erronées sur ce point.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Il est statué sans frais (art.2 al.2 de l'arrêté fixant la pro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cédure en matière de contestation relative à l'assurance-maladie sociale</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et aux assurances complémentaires; 47 al.2 LPJA).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Annule la décision attaquée et celle du SAM du 18 juin 1997.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Renvoie la cause au SAM pour nouvelle décision au sens des considé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> rants.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Statue sans frais.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 9 mars 1998</span></p> </div></body></html>