Accord du 20 décembre 1993 entre le Conseil fédéral suisse et le Gouvernement de la République fédérale d'Allemagne relatif à la réadmission de personnes en situation irrégulière (Accord sur la réadmission) (avec prot.) <?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><akomaNtoso xmlns="http://docs.oasis-open.org/legaldocml/ns/akn/3.0" xmlns:fedlex="http://fedlex.admin.ch/"><act name="publicLaw"><meta><identification source="#ch.bk"><FRBRWork><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1994/385_385_385/19960101/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1994/385_385_385/19960101"/><FRBRdate date="1996-01-01" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRdate date="1993-12-20" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="1994-02-01" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRcountry value="CH"/><FRBRnumber value="0.142.111.368"/><FRBRname xml:lang="fr" value="Accord du 20 décembre 1993 entre le Conseil fédéral suisse et le Gouvernement de la République fédérale d'Allemagne relatif à la réadmission de personnes en situation irrégulière (Accord sur la réadmission) (avec prot.)" shortForm=""/><FRBRname xml:lang="it" value="Accordo del 20 dicembre 1993 tra il Consiglio federale svizzero e il Governo della Repubblica federale di Germania concernente la riaccettazione di persone senza dimora autorizzata (Accordo sulla riaccettazione) (con Protocollo)" shortForm=""/><FRBRname xml:lang="de" value="Abkommen vom 20. Dezember 1993 zwischen dem Schweizerischen Bundesrat und der Regierung der Bundesrepublik Deutschland über die Rückübernahme von Personen mit unbefugtem Aufenthalt (Rückübernahmeabkommen) (mit Prot.)" shortForm=""/><FRBRauthoritative value="true"/></FRBRWork><FRBRExpression><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1994/385_385_385/19960101/fr/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1994/385_385_385/19960101/fr"/><FRBRdate date="1996-01-01" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRdate date="1993-12-20" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="1994-02-01" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRlanguage language="fr"/></FRBRExpression><FRBRManifestation><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1994/385_385_385/19960101/fr/xml/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1994/385_385_385/19960101/fr/xml"/><FRBRdate date="1996-01-01" 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showAs="xml"/></references></meta><preface><p><docNumber>0.142.111.368 </docNumber></p><p><sup> </sup>RO <b>1994</b> 385</p><p xmlns:mig="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:migration">Traduction<i><authorialNote><p> Texte original allemand.</p></authorialNote></i></p><p><docTitle>Accord<br/>entre le Conseil fédéral suisse et le Gouvernement de la République fédérale d’Allemagne relatif à la réadmission de personnes en situation irrégulière<br/>(Accord sur la réadmission)</docTitle></p><p>Conclu le 20 décembre 1993</p><p>Entré en vigueur le 1<sup>er </sup>février 1994<authorialNote><p> Par échange de notes des 20/27 nov. 1995, la Suisse et l’Allemagne ont convenu d’appliquer l’Ac. à partir du 1<sup xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">er</sup> janv. 1996 (voir <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/oc/1996/111_111_111" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RO <b>1996</b> 111</ref>).</p></authorialNote></p><p> (Etat le 1<sup>er</sup> janvier 1996)</p></preface><preamble><p>Le Conseil fédéral suisse<br/>et<br/>le Gouvernement de la République fédérale d’Allemagne,</p><p>dans l’intention de faciliter, dans un esprit de coopération et de bon voisinage ainsi que selon le principe de la réciprocité, la reprise de personnes à la frontière commune et leur transport en transit,</p><p>sont convenus des dispositions suivantes:</p></preamble><body><article eId="art_1"><num><b>Art. 1</b></num><heading>Réadmission de nationaux</heading><paragraph eId="art_1/para_1"><num>(1)</num><content><p>Chaque partie contractante réadmet sur son territoire, à la demande de l’autre partie contractante et sans formalités, toute personne qui ne remplit pas ou ne remplit plus les conditions d’entrée ou de séjour applicables sur le territoire de la partie contractante requérante s’il est établi ou présumé qu’elle possède la nationalité de la partie contractante requise.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_1/para_2"><num>(2)</num><content><p>La partie contractante requérante réadmet dans les mêmes conditions cette personne si des examens postérieurs démontrent qu’elle ne possédait pas la nationalité de la partie contractante requise au moment de sa sortie du territoire de la partie contractante requérante.</p></content></paragraph></article><article eId="art_2"><num><b>Art. 2</b></num><heading>Réadmissionde personnes entrées par la frontière extérieure</heading><paragraph eId="art_2/para_1"><num>(1)</num><content><p>A la demande d’une partie contractante, la partie contractante par la frontière extérieure de laquelle est entrée la personne qui ne remplit pas les conditions d’entrée ou de séjour applicables sur le territoire de la partie contractante requérante, réadmet sans formalités cette personne sur son territoire.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_2/para_2"><num>(2)</num><content><p>Par frontière extérieure au sens du présent article, on entend la première frontière franchie qui n’est pas une frontière commune aux parties contractantes.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_2/para_3"><num>(3)</num><content><p>L’obligation de réadmission au sens du premier alinéa ne s’applique pas à l’égard de la personne qui, lors de son entrée sur le territoire de la partie contractante requérante, est en possession d’un visa ou d’un titre de séjour en cours de validité délivré par cette partie contractante ou qui, après son entrée, a été mise en possession par celle-ci d’un visa ou d’un titre de séjour.</p></content></paragraph></article><article eId="art_3"><num><b>Art. 3</b></num><heading>Réadmissionpar la partie contractante responsable de l’entrée</heading><paragraph eId="art_3/para_1"><num>(1)</num><content><p>Si une personne qui ne remplit pas les conditions d’entrée ou de séjour applicables sur le territoire de la partie contractante requérante, possède un titre de séjour ou un visa valable délivré par l’autre partie, cette dernière réadmet cette personne sans formalités à la demande de la partie contractante requérante.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_3/para_2"><num>(2)</num><content><p>Si les deux parties contractantes ont délivré un visa ou un titre de séjour, la partie compétente est celle dont le visa ou l’autorisation de séjour arrive à échéance en dernier lieu.</p></content></paragraph></article><article eId="art_4"><num><b>Art. 4</b></num><heading>Titre de séjour</heading><paragraph eId="art_4/para"><content><p>Par titre de séjour au sens des art. 2, al. 3, et 3, al. 1, on entend toute autorisation de quelque nature que ce soit délivrée par une partie contractante donnant droit au séjour sur son territoire. N’entre pas dans cette définition l’admission temporaire au séjour sur le territoire d’une partie contractante en vue du traitement d’une demande d’asile ou d’une demande de titre de séjour.</p></content></paragraph></article><article eId="art_5"><num><b>Art. 5</b></num><heading>Délais</heading><paragraph eId="art_5/para_1"><num>(1)</num><content><p>La partie contractante requise est tenue de répondre dans un délai de huit jours aux demandes de réadmission qui lui sont présentées.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_5/para_2"><num>(2)</num><content><p>La partie contractante requise est tenue de prendre en charge dans un délai d’un mois la personne dont elle a accepté la réadmission. Ce délai peut être prolongé à la demande de la partie contractante requérante.</p></content></paragraph></article><article eId="art_6"><num><b>Art. 6</b></num><heading>Délaide forclusion pour l’obligation de réadmission</heading><paragraph eId="art_6/para"><content><p>S’il s’avère qu’un étranger a séjourné, au su d’une partie contractante, durant plus d’un an sans interruption sur le territoire de cette partie, celle-ci ne peut plus faire valoir de demandes de réadmission.</p></content></paragraph></article><article eId="art_7"><num><b>Art. 7</b></num><heading>Admission en transit</heading><paragraph eId="art_7/para_1"><num>(1)</num><content><p>Chacune des parties contractantes se déclare prête à répondre aux demandes des autorités dé l’autre partie relatives à l’admission en transit de personnes qui ne possèdent pas la nationalité de l’une des parties contractantes, à condition que la poursuite du voyage et la reprise par l’Etat de destination soient assurées.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_7/para_2"><num>(2)</num><content><p>L’admission en transit peut être refusée lorsque</p><blockList><item eId="art_7/para_2/lbl_1"><num>1. </num><p>la personne serait exposée au risque de persécution politique dans un autre Etat de transit ou dans l’Etat de destination ou qu’elle devrait s’attendre à une poursuite ou à une exécution pénales, ou</p></item><item eId="art_7/para_2/lbl_2"><num>2. </num><p>qu’elle devrait faire l’objet d’une poursuite pénale sur le territoire de la partie contractante requise en raison d’un acte punissable; la partie contractante requérante doit en être informée avant l’admission en transit.</p></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_7/para_3"><num>(3)</num><content><p>Un visa de transit de la partie contractante requise n’est pas nécessaire.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_7/para_4"><num>(4)</num><content><p>Même après l’octroi d’une autorisation, les personnes admises en transit peuvent être renvoyées à l’autre partie contractante si des faits qui s’opposent à une admission en transit au sens de l’al. 2 apparaissent ou sont révélés ultérieurement ou si la poursuite du voyage ou la reprise par l’Etat de destination ne sont plus assurées.</p></content></paragraph></article><article eId="art_8"><num><b>Art. 8</b></num><heading>Protection des données</heading><paragraph eId="art_8/para"><content><p>Dans la mesure où la transmission de données personnelles est requise pour l’application du présent accord, ces informations doivent concerner exclusivement</p><blockList><item eId="art_8/para/bull_u1"><num>– </num><p>les données personnelles concernant la personne à remettre et éventuellement celles de membres de la famille (nom, prénom, le cas échéant nom antérieur, surnoms ou pseudonymes, date et lieu de naissance, sexe, nationalité actuelle et antérieure);</p></item><item eId="art_8/para/bull_u2"><num>– </num><p>la carte d’identité ou le passeport (numéro, durée de validité, date, autorités et lieu d’établissement, etc.);</p></item><item eId="art_8/para/bull_u3"><num>– </num><p>les autres données indispensables à l’identification de la personne à remettre;</p></item><item eId="art_8/para/bull_u4"><num>– </num><p>les lieux de séjour et les itinéraires;</p></item><item eId="art_8/para/bull_u5"><num>– </num><p>les autorisations de séjour ou les visas accordés par l’une des parties contractantes;</p></item><item eId="art_8/para/bull_u6"><num>– </num><p>le cas échéant, le lieu de dépôt d’une demande d’asile;</p></item><item eId="art_8/para/bull_u7"><num>– </num><p>le cas échéant, la date de dépôt d’une demande d’asile antérieure, la date de dépôt de l’actuelle demande d’asile, l’état de la procédure et la teneur de la décision éventuelle rendue.</p></item></blockList><p>Le traitement de ces données est régi par les principes énoncés à l’art. 8 du protocole au présent accord.</p></content></paragraph></article><article eId="art_9"><num><b>Art. 9</b></num><heading>Frais</heading><paragraph eId="art_9/para_1"><num>(1)</num><content><p>La partie contractante requérante supporte, jusqu’au poste frontière de passage, les frais de déplacement de personnes réadmises aux termes des art. 1, 2 et 3 ou les frais de transport en transit dans le cas de l’art. 7.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_9/para_2"><num>(2)</num><content><p>La partie contractante requérante supporte les frais de transport en transit jusqu’à la frontière de l’Etat de destination et, le cas échéant, également les frais résultant du voyage de retour.</p></content></paragraph></article><article eId="art_10"><num><b>Art. 10</b></num><heading>Autorités compétentes</heading><paragraph eId="art_10/para"><content><p>Les ministères responsables des contrôles à la frontière désignent les autorités centrales ou locales compétentes pour l’exécution des demandes de réadmission et d’admission en transit; ils les communiquent à l’autre partie contractante au plus tard lors de la signature du présent accord.</p></content></paragraph></article><article eId="art_11"><num><b>Art. 11</b></num><heading>Clause d’intangibilité</heading><paragraph eId="art_11/para_1"><num>(1)</num><content><p>L’application de la convention du 28 juillet 1951<authorialNote><p> <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1955/443_461_469" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RS <b>0.142.30</b></ref></p></authorialNote> relative au statut des réfugiés, dans la version du protocole du 31 janvier 1967<authorialNote><p> <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1968/1189_1233_1148" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RS<b> 0.142.301</b></ref></p></authorialNote> relatif au statut des réfugiés, n’est pas touchée par le présent accord.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_11/para_2"><num>(2)</num><content><p>Les obligations découlant des traités internationaux sur l’extradition et l’extradition en transit ainsi que des conventions sur l’établissement conclues par les parties contractantes ne sont pas touchées par le présent accord.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_11/para_3"><num>(3)</num><content><p>Ne sont pas touchées par le présent accord l’obligation de la République fédérale d’Allemagne, en sa qualité d’Etat membre de la Communauté européenne, qui découle du droit communautaire, ainsi que l’application de l’Accord du 14 juin 1985 entre les gouvernements des Etats de l’Union économique du Benelux, de la République fédérale d’Allemagne et de la République française relatif à la suppression graduelle des contrôles aux frontières communes et celle de la convention d’application du 19 juin 1990 relative à cet accord, obligation découlant également de l’Accord du 29 mars 1991 entre les Etats signataires de l’Accord de Schengen et la Pologne relatif à la réadmission des personnes en situation irrégulière, ainsi que l’application par la République fédérale d’Allemagne de la Convention de Dublin du 15 juin 1990 relative à la détermination de l’Etat responsable de l’examen d’une demande d’asile présentée dans l’un des Etats membres de la Communauté européenne.</p></content></paragraph></article><article eId="art_12"><num><b>Art. 12</b></num><heading>Coopération dans la lutte contre les entrées illégales, commission d’experts</heading><paragraph eId="art_12/para_1"><num>(1)</num><content><blockList><listIntroduction eId="art_12/para_1/listintro">Les parties contractantes s’entraident dans l’application du présent accord et en matière de lutte contre les entrées illégales d’étrangers; elles coopèrent étroitement et sur une base de confiance mutuelle. La coopération porte notamment sur les domaines suivants:</listIntroduction><item eId="art_12/para_1/lbl_1"><num>1. </num><p>analyse commune des causes et des circonstances liées à l’entrée illégale d’étrangers;</p></item><item eId="art_12/para_1/lbl_2"><num>2. </num><p>élaboration de mesures propres à combattre l’entrée illégale d’étrangers;</p></item><item eId="art_12/para_1/lbl_3"><num>3. </num><p>exécution en étroite collaboration des mesures de contrôle et de surveillance, notamment à la frontière commune.</p></item></blockList></content></paragraph><paragraph eId="art_12/para_2"><num>(2)</num><content><p>Les parties contractantes se transmettent, dans la mesure où leur législation respective les y autorise, les informations nécessaires à l’application de l’accord et à la lutte contre l’entrée illégale d’étrangers. Les prescriptions particulières sur l’entraide judiciaire et administrative en matière pénale ne sont pas touchées par le présent accord.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_12/para_3"><num>(3)</num><content><p>La coopération découlant d’autres conventions et traités n’est pas touchée par le présent accord.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_12/para_4"><num>(4)</num><content><p>Les parties contractantes instituent une commission chargée d’examiner les questions relatives à l’application et à l’interprétation du présent accord. Si des difficultés devaient survenir, la commission soumettra aux parties contractantes des propositions pour y remédier. Est réservée l’approbation des autorités compétentes quant aux réglementations proposées. La commission peut aussi soumettre des propositions visant à modifier le présent accord.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_12/para_5"><num>(5)</num><content><p>La commission se compose de trois représentants de chaque partie contractante. Elle peut inviter des experts à participer à ses délibérations.</p></content></paragraph></article><article eId="art_13"><num><b>Art. 13</b></num><heading>Entrée en vigueur</heading><paragraph eId="art_13/para"><content><p>Le présent accord entre en vigueur le premier jour du deuxième mois suivant sa signature. Il ne sera appliqué qu’à partir du jour convenu par les parties contractantes par échange de notes. Son application rend caduc l’accord du 25 octobre 1954<authorialNote><p> <ref href="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1955/25_25_25" xmlns:data="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:data" xmlns:tmp="urn:com:c-moria:legi4ch:xslt:temp">RS<b> 0.142.111.369</b></ref></p></authorialNote> concernant la reprise de personnes à la frontière, conclu, par échange de notes, entre le Conseil fédéral suisse et le Gouvernement de la République fédérale d’Allemagne.</p></content></paragraph></article><article eId="art_14"><num><b>Art. 14</b></num><heading>Suspension, dénonciation</heading><paragraph eId="art_14/para_1"><num>(1)</num><content><p>Chacune des parties contractantes peut, en présence de motifs importants et après avoir consulté l’autre partie, suspendre ou dénoncer le présent accord en notifiant sa décision à cette dernière.</p></content></paragraph><paragraph eId="art_14/para_2"><num>(2)</num><content><p>La suspension ou la dénonciation entre en vigueur le premier jour du mois suivant la réception de la notification en question par l’autre partie contractante.</p></content></paragraph></article><signature><p>Fait à Bonn, le 20 décembre 1993, en deux exemplaires originaux, rédigés en langue allemande.</p><table fedlex:function="layout"><tr><td><p>Pour le<br/>Conseil fédéral suisse:</p><p>Arnold Koller</p></td><td><p>Pour le Gouvernement<br/>de la République fédérale d’Allemagne:</p><p>Manfred Kanther<br/>Antonius Eitel</p></td></tr></table></signature></body><components><component><doc name="annex"><meta><identification source="#ch.bk"><FRBRWork><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1994/385_385_385/19960101/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1994/385_385_385/19960101"/><FRBRdate date="1996-01-01" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRdate date="1993-12-20" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="1994-02-01" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRcountry value="CH"/><FRBRnumber value="0.142.111.368"/><FRBRname xml:lang="fr" value="Accord du 20 décembre 1993 entre le Conseil fédéral suisse et le Gouvernement de la République fédérale d'Allemagne relatif à la réadmission de personnes en situation irrégulière (Accord sur la réadmission) (avec prot.)" shortForm=""/><FRBRname xml:lang="it" value="Accordo del 20 dicembre 1993 tra il Consiglio federale svizzero e il Governo della Repubblica federale di Germania concernente la riaccettazione di persone senza dimora autorizzata (Accordo sulla riaccettazione) (con Protocollo)" shortForm=""/><FRBRname xml:lang="de" value="Abkommen vom 20. Dezember 1993 zwischen dem Schweizerischen Bundesrat und der Regierung der Bundesrepublik Deutschland über die Rückübernahme von Personen mit unbefugtem Aufenthalt (Rückübernahmeabkommen) (mit Prot.)" shortForm=""/><FRBRauthoritative value="true"/></FRBRWork><FRBRExpression><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1994/385_385_385/19960101/fr/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1994/385_385_385/19960101/fr"/><FRBRdate date="1996-01-01" name="jolux:dateApplicability"/><FRBRdate date="1993-12-20" name="jolux:dateDocument"/><FRBRdate date="1994-02-01" name="jolux:dateEntryInForce"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#publisher"/><FRBRauthor href="#ch.bk" as="#rightsHolder"/><FRBRlanguage language="fr"/></FRBRExpression><FRBRManifestation><FRBRthis value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1994/385_385_385/19960101/fr/xml/main-text"/><FRBRuri value="https://fedlex.data.admin.ch/eli/cc/1994/385_385_385/19960101/fr/xml"/><FRBRdate date="1996-01-01" 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eId="annex_u1/lvl_u1/lbl_a"><num>a) </num><blockList><listIntroduction eId="annex_u1/lvl_u1/lbl_a/listintro">La preuve de la nationalité selon l’art. 1, al. 1, peut être apportée notamment au moyen des pièces suivantes:</listIntroduction><item eId="annex_u1/lvl_u1/lbl_a/bull_u1"><num>– </num><p>certificats de nationalité;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/lbl_a/bull_u2"><num>– </num><p>passeports de tout genre (passeports nationaux, passeports diplomatiques, passeports de service, documents remplaçant le passeport avec photographie);</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/lbl_a/bull_u3"><num>– </num><p>cartes personnelles de légitimation (y compris les cartes de légitimation provisoires);</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/lbl_a/bull_u4"><num>– </num><p>attestations provisoires d’identité;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/lbl_a/bull_u5"><num>– </num><p>livrets et cartes militaires;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/lbl_a/bull_u6"><num>– </num><p>cartes d’identité pour enfants remplaçant le passeport;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/lbl_a/bull_u7"><num>– </num><p>renseignements précis émanant d’autorités.</p></item></blockList></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/bull_u2"><num/><p>Sur présentation de tels documents, les parties contractantes reconnaissent que la preuve de la nationalité est établie, sans que d’autres contrôles soient nécessaires.</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/lbl_b"><num>b) </num><blockList><listIntroduction eId="annex_u1/lvl_u1/lbl_b/listintro">La présomption de la nationalité est considérée comme établie notamment par:</listIntroduction><item eId="annex_u1/lvl_u1/lbl_b/bull_u1"><num>– </num><p>d’autres documents que des livrets et cartes militaires qui prouvent l’appartenance aux forces armées de l’une des parties contractantes;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/lbl_b/bull_u2"><num>– </num><p>permis de conduire;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/lbl_b/bull_u3"><num>– </num><p>actes de naissance;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/lbl_b/bull_u4"><num>– </num><p>pièces d’identité d’entreprise;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/lbl_b/bull_u5"><num>– </num><p>attestations d’assurance;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/lbl_b/bull_u6"><num>– </num><p>livrets professionnels maritimes;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/lbl_b/bull_u7"><num>– </num><p>permis de conduire pour la navigation fluviale;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/lbl_b/bull_u8"><num>– </num><p>déclarations de témoins;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/lbl_b/bull_u9"><num>– </num><p>indications données par la personne concernée;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/lbl_b/bull_u10"><num>– </num><p>la langue parlée par la personne concernée.</p></item></blockList></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/bull_u4"><num/><p>Dans ces cas, la nationalité est considérée comme établie entre les parties contractantes aussi longtemps que la partie requise ne l’a pas réfutée.</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u1/lbl_c"><num>c) </num><p>Les documents mentionnés au ch. 1 sont également acceptés pour établir la preuve ou la présomption de la nationalité même s’ils ont été établis à tort ou sont périmés.</p></item></blockList></content></level><level eId="annex_u1/lvl_u2"><heading><b>Ad art. 2 à 4</b></heading><content><blockList><item eId="annex_u1/lvl_u2/lbl_a"><num>a) </num><p>Les art. 2 à 4 se rapportent à des personnes qui ne sont pas ressortissantes de l’une des parties contractantes (ressortissants d’Etats tiers).</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u2/lbl_b"><num>b) </num><p>La naissance sur le territoire de la partie contractante requise équivaut, en cas d’application de l’art. 2, al. 1, à l’entrée par une frontière extérieure de cette partie.</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u2/lbl_c"><num>c) </num><p>L’entrée par une frontière extérieure des parties contractantes selon l’art. 2, al. 1, doit être prouvée ou présumée.</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u2/lbl_d"><num>d) </num><p>Lorsque la preuve ou la présomption sont établies qu’un étranger ressortissant d’un Etat tiers est entré, par la frontière commune, sur le territoire de la partie contractante requérante, il est également admis que la preuve ou la présomption de son entrée préalable par une frontière extérieure sur le territoire de la partie contractante requise sont établies.</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u2/lbl_e"><num>e) </num><blockList><listIntroduction eId="annex_u1/lvl_u2/lbl_e/listintro">L’entrée par une frontière extérieure ou par la frontière commune est prouvée dans les cas suivants:</listIntroduction><item eId="annex_u1/lvl_u2/lbl_e/bull_u1"><num>– </num><p>timbre ou mention d’entrée sur les documents de voyage;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u2/lbl_e/bull_u2"><num>– </num><p>titres de transport, billets d’avion et documents analogues dont ressort l’itinéraire emprunté;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u2/lbl_e/bull_u3"><num>– </num><p>déclarations de personnes, par exemple de membres des autorités frontalières, qui peuvent attester l’entrée par une frontière extérieure.</p></item></blockList></item><item eId="annex_u1/lvl_u2/bull_u6"><num/><blockList><listIntroduction eId="annex_u1/lvl_u2/bull_u6/listintro">Elle est considérée présumée dans les cas suivants:</listIntroduction><item eId="annex_u1/lvl_u2/bull_u6/bull_u1"><num>– </num><p>déclarations vérifiables des personnes entrées;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u2/bull_u6/bull_u2"><num>– </num><p>documents et justificatifs, par exemple factures, quittances et attestations permettant de reconstituer l’itinéraire;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u2/bull_u6/bull_u3"><num>– </num><p>documents et justificatifs indiquant un séjour préalable sur le territoire de la partie contractante requise.</p></item></blockList></item><item eId="annex_u1/lvl_u2/lbl_f"><num>f) </num><p>Dans les cas où l’entrée par une frontière extérieure est prouvée, les parties contractantes la reconnaissent officiellement sans procéder à de plus amples investigations.</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u2/bull_u8"><num/><p>Si l’entrée par la frontière extérieure est présumée, les parties contractantes la tiennent pour établie aussi longtemps que la partie contractante requise ne l’aura pas réfutée.</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u2/lbl_g"><num>g) </num><p>Un visa de transit n’est admis comme visa au sens de l’art. 2, al. 3, que lorsqu’il a été établi par chacune des deux parties contractantes.</p></item></blockList></content></level><level eId="annex_u1/lvl_u3"><heading><b>Ad art. 5</b></heading><content><blockList><item eId="annex_u1/lvl_u3/lbl_a"><num>a) </num><p>Les délais selon l’art. 5 sont des délais maximaux.</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u3/bull_u2"><num/><p>En règle générale, une réadmission doit être exécutée immédiatement, si possible dans un délai de deux jours. Le délai commence à courir dès la notification de la demande de réadmission à la partie contractante requise.</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u3/lbl_b"><num>b) </num><p>La partie contractante requise acquiescera à une demande de prolongation de délai si la partie contractante requérante est dans l’impossibilité, pour des raisons matérielles ou juridiques, de respecter le délai.</p></item></blockList></content></level><level eId="annex_u1/lvl_u4"><heading><b>Ad art.1, 2 à 4 et 7</b></heading><content><p>Les personnes à réadmettre selon les art. 1, 2, 3, 4 et 7 peuvent être réadmises à tous les postes frontières. Les autorités des parties contractantes peuvent convenir d’une réglementation divergente.</p></content></level><level eId="annex_u1/lvl_u5"><heading><b>Ad art. 8</b></heading><content><blockList><listIntroduction eId="annex_u1/lvl_u5/listintro">Pour ce qui est de la transmission de données personnelles selon l’art. 8, il y a lieu d’observer les principes suivants:</listIntroduction><item eId="annex_u1/lvl_u5/lbl_a"><num>a) </num><p>L’utilisation des données par le destinataire n’est autorisée que dans le but indiqué et aux conditions fixées par la partie contractante transmetteuse.</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u5/lbl_b"><num>b) </num><p>Le destinataire informe la partie contractante transmetteuse, à sa demande, de l’utilisation des données transmises et des résultats ainsi obtenus.</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u5/lbl_c"><num>c) </num><p>Les données personnelles peuvent être transmises exclusivement aux organes compétents. Toute transmission ultérieure à d’autres organes doit recevoir au préalable l’autorisation de l’organe transmetteur.</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u5/lbl_d"><num>d) </num><p>La partie contractante transmetteuse est tenue de s’assurer de l’exactitude des données à transmettre ainsi que de la nécessité et de l’adéquation au but poursuivi par la communication. Ce faisant, il y a lieu de tenir compte des interdictions de transmission en vigueur d’après le droit national en cause. S’il s’avère que des données inexactes ont été transmises ou que la transmission était indue, le destinataire doit en être avisé immédiatement. Il est tenu de procéder à la rectification ou à la destruction nécessaire.</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u5/lbl_e"><num>e) </num><p>A sa demande, la personne concernée sera renseignée sur les informations existant à son sujet et sur le mode d’utilisation prévu. Il n’existe pas d’obligation de renseigner s’il apparaît que l’intérêt public à ne pas donner de renseignements est prépondérant par rapport à celui de la personne concernée à être renseignée.</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u5/bull_u6"><num/><p>Par ailleurs, le droit de la personne concernée à recevoir des informations sur les données la touchant personnellement relève du droit national de la partie contractante sur le territoire national de laquelle le renseignement a été demandé.</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u5/lbl_f"><num>f) </num><p>Les données personnelles transmises ne seront conservées qu’aussi longtemps que l’exige le but dans lequel elles ont été communiquées. Les parties contractantes chargent un organe indépendant approprié de contrôler le traitement et l’utilisation de ces données.</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u5/lbl_g"><num>g) </num><p>Les deux parties contractantes sont tenues d’inscrire dans leurs dossiers la transmission et la réception des données personnelles.</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u5/lbl_h"><num>h) </num><p>Les deux parties contractantes sont tenues de protéger efficacement les données personnelles transmises contre l’accès non autorisé, les modifications abusives et la communication non autorisée. Dans tous les cas, les données transmises bénéficient au moins de la protection dont jouissent les données de même nature dans la législation de la partie requérante.</p></item></blockList></content></level><level eId="annex_u1/lvl_u6"><heading><b>Ad art. 11</b></heading><content><p>L’art. 11, al. 3, s’applique par analogie dans le cas d’une adhésion de la Suisse à une convention parallèle à la Convention de Dublin du 15 juin 1990 relative à la détermination de l’Etat responsable de l’examen d’une demande d’asile présentée dans l’un des Etats membres des Communautés européennes et d’une adhésion de la Suisse à l’accord du 29 mars 1991 entre les Etats signataires de l’Accord de Schengen et la Pologne relatif à la réadmission des personnes en situation irrégulière.</p><blockList eId="annex_u1/lvl_u6/list_u1"><listIntroduction eId="annex_u1/lvl_u6/list_u1/listintro">2.  Déclaration du Gouvernement de la République fédérale d’Allemagne au sujet de l’art. 2, al. 3:</listIntroduction><item eId="annex_u1/lvl_u6/list_u1/lbl_a"><num>a) </num><p>Par visa au sens de l’art. 2, al. 3, on entend le «visa», le «visa de transit», le «visa d’exception» et le «visa d’exception et de transit».</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u6/list_u1/lbl_b"><num>b) </num><p>Par titre de séjour au sens de l’art. 2, al. 3, on entend le «permis de séjour» («Aufenthaltserlaubnis») limité et illimité, le «droit de séjour» («Aufenthaltsberechtigung»), l’«autorisation de séjour» («Aufenthaltsbewilligung») et l’«habilitation à séjourner» («Aufenthaltsbefugnis»).</p></item></blockList><blockList eId="annex_u1/lvl_u6/list_u2"><listIntroduction eId="annex_u1/lvl_u6/list_u2/listintro">3.  Déclaration du Conseil fédéral suisse au sujet de l’art. 2, al. 3:</listIntroduction><item eId="annex_u1/lvl_u6/list_u2/lbl_a"><num>a) </num><p>Par visa au sens de l’art. 2, al. 3, on entend le «visa», le «visa de transit», le «visa d’entrée», le «visa diplomatique», le «visa de service», le «visa de courtoisie», le «visa collectif» et le «visa de retour»;</p></item><item eId="annex_u1/lvl_u6/list_u2/lbl_b"><num>b) </num><p>Par titre de séjour au sens de l’art. 2, al. 3, on entend l’«autorisation de séjour» et l’«autorisation d’établissement».</p></item></blockList><p>Le présent protocole entre en vigueur aux termes de l’art. 13 de l’accord.</p><p>Fait à Bonn, le 20 décembre 1993, en deux exemplaires originaux rédigés en langue allemande.</p><table fedlex:function="layout"><tr><td><p>Pour le<br/>Conseil fédéral suisse:</p><p>Arnold Koller</p></td><td><p>Pour le Gouvernement<br/>de la République fédérale d’Allemagne:</p><p>Manfred Kanther<br/>Antonius Eitel</p></td></tr></table></content></level></mainBody></doc></component></components></act></akomaNtoso>