<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. Par jugement du 3 septembre 1996, le Tribunal de police du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">district de La Chaux-de-Fonds a reconnu coupable T. de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">soustraction d'énergie au sens de l'article 142 CP, et d'insoumission à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">une décision de l'autorité au sens de l'article 292 CP. Il l'a condamné de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ce chef à une peine de vingt jours d'emprisonnement et au paiement des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">frais de la cause arrêtés à 730 francs. Le Tribunal a en outre révoqué le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sursis assortissant une peine de vingt jours d'emprisonnement, prononcée à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'égard de T. le 20 décembre 1994 pour infractions à la loi</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fédérale sur l'assurance vieillesse et survivants.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> S'agissant de la soustraction d'énergie, le jugement relate que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">depuis le 4 mars 1994, un compteur à pré-paiement a été installé par les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Services industriels de la Ville de La Chaux-de-Fonds (plaignante) chez</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">T. , rue X. , du fait qu'il avait du mal à régler</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ses factures. Le prénommé devait de ce fait faire charger sa clé en ver-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sant immédiatement un montant à la caisse des Services industriels. Or le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lundi 11 septembre 1994, il a été constaté que T. avait démon-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">té l'installation pour ponter les fils du compteur principal, soustrayant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'énergie à concurrence d'un montant évalué à 141 francs. L'activité</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">délictueuse de T. s'était poursuivie depuis mi-août 1994, cela</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">alors même qu'à l'occasion de précédents, le prévenu avait été averti que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les Services industriels ne toléreraient plus un tel comportement, et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'une plainte pénale serait le cas échéant déposée.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> S'agissant de l'infraction à l'article 292 CP, il résulte du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jugement qu'après le décès de son père, dont la succession répudiée était</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">liquidée par l'Office des poursuites et des faillites du district des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Franches-Montagnes, T. a effectué quatre prélèvements, que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'Office l'a invité à plusieurs reprises à fournir des renseignements</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">quant à ces prélèvements, et qu'il n'y a donné aucune réponse, nonobstant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">une lettre du 28 août 1995 le menaçant des peines prévues à la disposition</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">précitée.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> T. a reconnu les deux infractions précitées, tout en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">concluant à une peine d'amende et à la non révocation du sursis qui lui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avait été accordée le 20 décembre 1994.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. Pour fixer la peine, le Tribunal de police du district de La</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Chaux-de-Fonds a constaté que T. avait déjà été condamné à six</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">reprises. "Ses précédentes condamnations, ajoutait-il, ne l'ont pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">détourné de commettre de nouvelles infractions. Il a agi délibérément avec</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les Services industriels après avoir été dûment averti. Tout bien</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">considéré, une peine de vingt jours d'emprisonnement sera prononcée à son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">encontre".</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Pour le surplus, le premier juge a motivé son jugement comme</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">suit : "En tenant compte des antécédents de T. , le sursis ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lui sera pas accordé. D'autre part, les nouvelles infractions sont inter-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">venues durant le délai d'épreuve du sursis accordé par le Tribunal de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">police de céans le 20 décembre 1994. Compte tenu de la récidive, il y a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">également lieu de révoquer ce sursis" (jugement p.5).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. T. recourt contre ce jugement en se plaignant d'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fausse application de l'article 63 CP, et d'une sévérité arbitraire à son</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">encontre. Le recourant ne s'en prend pas aux deux infractions retenues</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">contre lui, ni n'entend contester la révocation du sursis qui lui avait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">été accordée par le Tribunal de police du district de La Chaux-de-Fonds le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">20 décembre 1994. Il se pourvoit uniquement contre sa condamnation à une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">peine d'emprisonnement de vingt jours sans sursis. Il soutient à cet égard</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que le premier juge n'a pas respecté les critères légaux présidant à la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fixation de la peine, notamment s'agissant de la gravité de la faute. Il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">reproche en outre au premier juge de n'avoir pris en considération, pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fixer une peine ferme, que ses antécédents, et de n'avoir pas tenu compte</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des autres critères de l'article 63 CPS.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">D. La présidente suppléante du Tribunal de police du district de La</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Chaux-de-Fonds ne formule pas d'observations. Le procureur général conclut</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">au rejet du recours, sans formuler d'observations. La commune de La Chaux-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de-Fonds formule quelques observations, en précisant qu'elle ne s'oppose</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas à une éventuelle réduction de la peine, mais en estimant qu'une peine</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'emprisonnement doit être maintenue.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> e n d r o i t</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux (art.244 CPP), le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pourvoi est recevable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) L'article 63 CPS dispose que le juge fixe la peine d'après la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">culpabilité du délinquant, en tenant compte de ses mobiles, de ses antécé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dents et de sa situation personnelle. Tout en exigeant que la peine soit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fondée sur la faute, l'article 63 CP n'énonce pas de manière détaillée et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">exhaustive les éléments qui doivent être pris en considération, ni les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conséquences exactes qu'il faut en tirer quant à la fixation de la peine.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Cette disposition confère donc au juge un large pouvoir d'appréciation, de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sorte qu'à l'instar du Tribunal fédéral, la Cour de cassation de céans ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">peut revoir la peine que si cette dernière a été fixée en dehors du cadre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">légal, si elle est fondée sur des critères étrangers à l'article 63 CP, si</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les éléments d'appréciation prévus par cette disposition n'ont pas été</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pris en compte ou enfin si la peine apparaît exagérément sévère ou clémen-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">te au point que l'on doive parler d'un abus du pouvoir d'appréciation (RJN</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1996 p.70; ATF 121 IV 3, 121 IV 193, 120 IV 136).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En l'espèce, la peine prononcée l'a été essentiellement, si</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ce n'est exclusivement, en fonction des nombreux antécédents du prévenu.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Les mobiles ayant conduit ce dernier a agir, notamment s'agissant de l'in-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fraction à l'article 292 CP, n'ont en revanche pas été explicités, pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plus d'ailleurs et surtout que sa situation personnelle, qui constitue</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'un des critères énumérés à l'article 63 CP.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Dans ces conditions, il n'est pas possible à la Cour de céans de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vérifier si la peine a été fixée de manière exagérément sévère ou pas.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Pour ce premier motif, le jugement entrepris doit être cassé, et la cause</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">renvoyée au premier juge afin qu'il fixe la peine non seulement en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fonction des antécédents du recourant, mais aussi de la gravité objective</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et subjective des infractions commises et de la situation personnelle de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">T. , au sujet duquel il conviendra de recueillir un rapport de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">renseignements circonstancié.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. a) Pour que le sursis soit accordé, il faut notamment selon</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'article 41 ch.1 CP que le caractère et les antécédents du condamné lais-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">se prévoir que cette mesure le détournera de commettre à l'avenir de nou-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">velles infractions. La Cour de cassation pénale n'intervient que si le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pronostic de la juridiction inférieure repose sur un raisonnement manifes-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tement insoutenable. Lorsque le sursis a été refusé, la Cour n'a pas a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dire s'il aurait pu être accordé, mais uniquement si en le refusant, le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">premier juge a excédé les limites de son pouvoir d'appréciation (RJN 1994</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">p.96; RJN 1991 p.65). Il est par ailleurs admis par la jurisprudence que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le juge doit, lorsqu'il examine la question du sursis, se demander si</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'exécution d'une peine antérieure serait de nature à permettre l'amende-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment du condamné (ATF 116 IV 177; RJN 1994 p.96; RJN 1991 p.65).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En l'espèce, le premier juge a accordé un poids prépondérant,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">si ce n'est exclusif, aux antécédents pénaux du recourant - à vrai dire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rédhibitoires - sans effectuer une appréciation d'ensemble portant d'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">part sur sa situation personnelle, d'autre part sur les circonstances par-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ticulières des actes commis. De surcroît il n'a pas examiné si la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">révocation du sursis assortissant une peine de vingt jours d'emprisonne-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ment prononcée le 20 décembre 1994 ne suffirait pas à détourner dorénavant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le recourant de la délinquance, quand bien même cet élément doit être pris</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en compte dans l'établissement du pronostic basé sur l'article 41 ch.1 CPS</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(ATF 116 IV 177). Selon la jurisprudence en effet, l'exécution d'une peine</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ferme et l'octroi du sursis à la nouvelle peine peuvent parfois, mieux que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">deux peines fermes, contribuer à l'amendement du condamné (ATF 116 IV 99;</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">107 IV 91; JT 1982 p.134; 104 196).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Sur ce point, le pourvoi est également bien fondé. Il incombera</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dès lors au premier juge d'examiner, en fonction des critères prérappelés,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et dans l'hypothèse où il prononcerait une peine privative de liberté, si</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cette dernière peut être assortie du sursis nonobstant les antécédents du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recourant.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Vu le sort de la cause, les frais de la procédure de recours</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">resteront à la charge de l'Etat. </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LA COUR DE CASSATION PENALE</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Admet le recours et casse le jugement rendu par le Tribunal de police</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> du district de La Chaux-de-Fonds le 3 septembre 1996.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Renvoie la cause au Tribunal de police du district de La Chaux-de-Fonds</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> pour nouveau jugement, au sens des considérants.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Laisse les frais de la procédure de recours à la charge de l'Etat.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 5 septembre 1997</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> </div></body></html>