An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 16. April 2021
Embargo: 16. April 2021, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 16. März 2021 (5A_755/2020)
Persönlicher Verkehr mit Kindern nach Auflösung der eingetragenen Partnerschaft
Das Bundesgericht äussert sich zum Recht auf persönlichen Verkehr mit den Kindern
nach Auflösung einer eingetragenen Partnerschaft. Dem Ex-Partner des rechtlichen
Elternteils kann im Regelfall ein Besuchsrecht gewährt werden, wenn sich zum Kind
eine "soziale" Elternbeziehung entwickelt hat und wenn das Kind im Rahmen eines
gemeinsamen Elternprojekts gezeugt wurde und innerhalb der Paarbeziehung aufgewachsen  ist.  Andere  Kriterien,  wie  etwa  eine  Konfliktsituation  zwischen  den  ExPartnern, müssen in diesem Fall in den Hintergrund treten.
Zwei Frauen hatten ihre Partnerschaft 2015 eintragen lassen. Eine der Frauen gebar
2016 nach künstlicher Befruchtung im Ausland zunächst ein Kind und eineinhalb Jahre
später Zwillinge. Das Paar trennte sich 2018. Das zuständige Genfer Gericht sprach
2019 die Auflösung der eingetragenen Partnerschaft aus. Das Kindes- und Erwachsenenschutzgericht  des Kantons  Genf  gewährte der  Ex-Partnerin der  Mutter  ein zweiwöchentliches begleitetes Besuchsrecht für die Kinder. Der Genfer Gerichtshof hob das
Besuchsrecht auf Klage der Mutter 2020 auf; dies im Wesentlichen mit der Begründung,
dass ein Besuchsrecht nicht dem Wohl der Kinder diene. Die Ex-Partnerin habe die
Kinder seit der Trennung nicht mehr gesehen und es sei unwahrscheinlich, dass die
Kinder sich noch an sie erinnern könnten. Hinzu komme, dass die Trennung konfliktbeladen und von gegenseitigen Strafanzeigen begleitet gewesen sei.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde der Ex-Partnerin der Mutter gut und hebt das
Urteil des Gerichtshofs auf. Gemäss Artikel 274a des Zivilgesetzbuches (ZGB) kann
auch anderen Personen als den Eltern ein Anspruch auf persönlichen Verkehr mit den
Kindern eingeräumt werden, wenn ausserordentliche Umstände vorliegen und dies dem
Wohle  des  Kindes  dient.  Darauf  wird  auch  im  Bundesgesetz  über  die  eingetragene
Partnerschaft gleichgeschlechtlicher Paare (Partnerschaftsgesetz) verwiesen.
Als "ausserordentliche Umstände" im Sinne von Artikel 274a ZGB können Situationen
gelten, wo das Kind eine "soziale" Elternbeziehung zur anderen Person entwickelt und
diese elterliche Pflichten übernommen hat. Was das Wohl des Kindes betrifft, ist die Art
der  Beziehung  zwischen  dem  Kind  und  der  um  persönliche  Kontakte  ersuchenden
Person zu beurteilen, vor allem, ob sich zwischen ihnen eine besondere Beziehung entwickelt hat. Gemäss der Botschaft des Bundesrates zum Partnerschaftsgesetz kann ein
Besuchsrecht dann gewährt werden, wenn das Kind eine intensive Beziehung zur Partnerin der Mutter oder zum Partner des Vaters aufgebaut hat und die weitere Pflege
dieser  Beziehung  seinen  Interessen  dient.  Die  Aufrechterhaltung  der  Beziehung  ist
grundsätzlich zum Wohl des Kindes,  wenn die um Besuchsrecht ersuchende Person
nicht  nur  Lebenspartner  oder  eingetragener  Partner  des  rechtlichen  Elternteils  war,
sondern zudem die Rolle des nichtbiologischen Wunschelternteils übernommen hat, das
Kind also im Rahmen eines gemeinsamen Elternprojekts gezeugt wurde und innerhalb
der  Paarbeziehung  der  beiden  Wunschelternteile aufgewachsen ist.  In einer  solchen
Situation  stellt  die  Drittperson  für  das  Kind  eine  echte  elterliche  Bezugsperson  dar.
Andere Wertungskriterien,  wie etwa eine Konfliktsituation zwischen den Ex-Partnern,
müssen dann in den Hintergrund treten. Solche Gründe genügen im Regelfall nicht, um
ein Interesse des Kindes an der Fortführung der Beziehung zu verneinen. Im konkreten
Fall wird die Sache zur Vornahme zusätzlicher Abklärungen und zu neuem Entscheid an
die Vorinstanz zurückgewiesen. Sie wird abklären müssen, ob die Kinder eine soziale
Elternbeziehung zur Partnerin ihrer Mutter hatten und wie sich mit Blick auf die Beurteilung des Kindeswohls die Umstände genau gestaltet haben. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 16 avril 2021
Embargo : 16 avril 2021, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 16 mars 2021 (5A_755/2020)
Relations personnelles avec des enfants suite à la dissolution du
partenariat enregistré
Le Tribunal fédéral se prononce sur le droit aux relations personnelles sur les enfants
après la dissolution d'un partenariat enregistré. L'ex-partenaire du parent légal doit
en  principe  se  voir  accorder  un  droit  de  visite,  lorsqu'un  lien  de  parenté  dite
« sociale » s'est tissé entre eux, que l'enfant a été conçu dans le cadre d'un projet
parental commun et qu'il a grandi au sein du couple. Dans une telle configuration,
les autres critères, tels que celui de l'existence d'un conflit marqué entre les expartenaires, doivent être relégués au second plan.
Deux femmes se sont liées par un partenariat enregistré en 2015. Ensuite de procréations médicalement assistées effectuées à l'étranger, l'une d'entre elles a donné naissance à un enfant en 2016 puis, un an et demi après, à des jumeaux. Le couple s'est
séparé en 2018. L'autorité compétente genevoise a prononcé la dissolution du partenariat enregistré en 2019. Le Tribunal de protection de l'adulte et de l'enfant du canton de
Genève a accordé à l'ex-partenaire de la mère un droit aux relations personnelles à
raison de deux visites par mois. Statuant sur le recours de la mère, la Cour de justice du
canton de Genève a supprimé tout droit aux relations personnelles en 2020, essentiellement pour le motif qu'un tel droit ne serait pas dans l'intérêt des enfants. L'ex-partenaire
n'aurait plus vu les enfants depuis la séparation et il ne serait pas vraisemblable que les
enfants se souviennent d'elle. En outre, la séparation des parties serait conflictuelle et
émaillée de plaintes pénales réciproques.
Le Tribunal fédéral admet le recours formé par l'ex-partenaire de la mère et annule la
décision de la Cour de justice. Selon l'article 274a du Code civil (CC), en présence de
circonstances  exceptionnelles,  d'autres  personnes  que  ses  parents  peuvent  se  voir
accorder le droit d'entretenir des relations personnelles avec un enfant, à condition que
cela soit dans l'intérêt de celui-ci. La Loi sur le partenariat enregistré entre personnes
du même sexe (Loi sur le partenariat) renvoie à cette disposition.
Parmi les « circonstances exceptionnelles  » au sens de l'article 274a CC figurent les
situations  dans  lesquelles  l'enfant  a  tissé  un  lien  de  parenté  dite  «  sociale »  avec
d'autres personnes que ses parents, personnes qui ont assumé des tâches de nature
parentale à son égard. S'agissant du critère de l'intérêt de l'enfant, il s'agit d'apprécier le
type de relation qui s'est établi entre l'enfant et la personne qui requiert le droit aux
relations  personnelles,  en  particulier  de  déterminer  si  une  relation  particulière  s'est
instaurée entre eux. Selon le Message du Conseil fédéral relatif à la Loi sur le partenariat, un droit d'entretenir des relations personnelles avec l'enfant de son ex-partenaire
enregistré/e  peut  être  accordé  lorsque  l'enfant  a  noué  une  relation  intense  avec  le
partenaire de son père ou la partenaire de sa mère et que le maintien de cette relation
est dans son intérêt. Le maintien de la relation est en principe dans l'intérêt de l'enfant,
lorsque le requérant n'était pas seulement le concubin ou le partenaire enregistré du
parent, mais qu'il endossait aussi le rôle de parent d'intention non biologique, autrement
dit lorsque l'enfant a été conçu dans le cadre d'un projet parental commun et qu'il a
grandi au sein du couple formé par ses deux parents d'intention. Dans une telle situation,  le tiers  requérant  représente  une  véritable  figure  parentale  d'attachement.  Les
autres critères d'appréciation, tels que celui de l'existence d'une situation conflictuelle
entre les ex-partenaires, doivent alors être relégués au second plan. Ils ne suffiront
généralement pas à dénier  l'intérêt  de l'enfant  à poursuivre la relation. Dans le cas
d'espèce, l'affaire est renvoyée à l'autorité précédente pour instruction complémentaire
et nouvelle décision. Il lui appartiendra de déterminer si les enfants ont tissé un lien de
parenté sociale avec l'ex-partenaire de leur mère et de préciser l'ensemble des circonstances pertinentes pour l'appréciation du bien de l'enfant. A tutti i giornalisti accreditati presso il 
Tribunale federale
Losanna, 16 aprile 2021
Embargo: 16 aprile 2021, ore 12:00
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenza del 16 marzo 2021 (5A_755/2020)
Relazioni personali con i figli dopo lo scioglimento dell'unione 
domestica registrata
Il Tribunale federale si pronuncia sul diritto alle relazioni personali con i figli dopo lo
scioglimento di un'unione domestica registrata. Di regola, all'ex-partner del genitore
legale deve essere concesso un diritto di visita se si è sviluppata una relazione
parentale detta "sociale" e se il bambino è stato concepito nell'ambito di un progetto
parentale  comune  ed  è  cresciuto  all'interno  della  relazione  di  coppia.  In  tale
configurazione altri criteri, come una situazione di conflitto tra gli ex partner, devono
passare in secondo piano.
Due donne avevano registrato la loro unione domestica nel 2015. Dopo inseminazione
artificiale all'estero, una di loro ha dato alla luce un bambino nel 2016 e due gemelli un
anno e mezzo dopo. La coppia si è separata nel 2018 e il giudice civile di Ginevra ha
pronunciato nel 2019 lo scioglimento dell'unione domestica registrata.  Il Tribunale di
protezione dei minori e degli adulti del Cantone di Ginevra ha concesso all'ex-partner
della madre un diritto di visita  accompagnata  per  due  volte  al  mese per  i bambini.
Decidendo  sul  ricorso  della  madre,  la  Corte  di giustizia  del  Cantone  di Ginevra  ha
soppresso ogni diritto alle relazioni personali nel 2020, essenzialmente per il fatto che
un tale diritto non sarebbe nell'interesse dei bambini. L'ex-partner non aveva più visto i
bambini  dopo  la  separazione  ed  era  improbabile  che  i  bambini  potessero  ancora
ricordarsi  di  lei.  Inoltre,  la  separazione  era  stata  conflittuale  e  accompagnata  da
denunce penali reciproche.
Il Tribunale federale accoglie il ricorso dell'ex-partner della madre e annulla il giudizio
della Corte di giustizia.  Secondo l'articolo 274a del Codice civile (CC),  il diritto alle
relazioni  personali  può  essere  conferito  a  persone  diverse  dai  genitori  in  caso  di
circostanze  straordinarie,  in  quanto  ciò  serva  al  bene  del  figlio.  La  legge  federale
sull'unione  domestica  registrata  di  coppie  omosessuali  (legge  sull'unione  domestica
registrata, LUD) rinvia a questa disposizione.
"Circostanze  eccezionali"  nel  senso  dell'articolo  274a  CC  sono  da  ritenere  quelle
situazioni in cui il bambino ha sviluppato una relazione parentale "sociale" con l'altra
persona  e  quest'ultima  ha  assunto  i  doveri  parentali  nei  suoi  confronti.  Per  quanto
riguarda il bene del figlio, si deve valutare la natura della relazione tra il bambino e la
persona che richiede il contatto personale, in particolare se si è sviluppata una relazione
speciale tra loro. Secondo il messaggio del Consiglio federale sulla legge sull'unione
domestica registrata, il diritto di visita può essere concesso se il bambino ha stabilito
una relazione intensa con il partner della madre o del padre e il mantenimento di questa
relazione è nel suo interesse. Il mantenimento della relazione è in linea di principio
nell'interesse del bambino se la persona che richiede il diritto di visita non era solo il
compagno di vita o il partner registrato del genitore legale, ma ha anche assunto il ruolo
di genitore previsto non biologico. In altre parole, il bambino deve essere stato concepito
nell'ambito  di  un  progetto  di  genitorialità  comune  ed  è  cresciuto  all'interno  della
relazione di coppia dei due genitori previsti. In una tale situazione, la persona terza
rappresenta un vero e proprio genitore che si prende cura del bambino. Altri criteri di
valutazione, come una situazione di conflitto tra gli ex partner, devono allora passare in
secondo piano.  Di regola,  tali ragioni non sono sufficienti per  negare l'interesse del
bambino  alla  prosecuzione  della  relazione.  Nel  caso  specifico,  la  questione  viene
rinviata alla Corte di giustizia ginevrina per ulteriori accertamenti e nuova decisione.
Essa dovrà chiarire se i bambini hanno avuto una relazione parentale sociale con l'expartner  della  loro  madre  e  quali  sono  state  esattamente  le  circostanze  per  quanto
riguarda la valutazione del bene del figlio.