{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2012-04-05", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20120405-11663-04_2012-04-05.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20120405_11663_04:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "dfeac6e45e792d75274fc325883b6b71"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20120405_11663_04", "Chambaz Yves c. Suisse"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 05.04.2012 20120405_11663_04 (Chambaz Yves c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 05.04.2012 20120405_11663_04 (Chambaz Yves c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 05.04.2012 20120405_11663_04 (Chambaz Yves c. Suisse)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br> SUISSE: Art. 6 par. 1 CEDH. Droit de ne pas s'incriminer soi-m\u00eame. Infliction d'amendes pour ne pas avoir fourni des documents susceptibles de l'incriminer dans une proc\u00e9dure pour soustraction d'imp\u00f4t.\n<br> En infligeant des amendes au requ\u00e9rant, les autorit\u00e9s ont fait pression sur lui pour qu'il soumette des documents sur son revenu et sa fortune en vue de son imposition; ces informations sont \u00e9galement mentionn\u00e9es dans le rapport \u00e9tabli \u00e0 l'issue de l'enqu\u00eate pour soustraction d'imp\u00f4t. L'int\u00e9ress\u00e9 ne pouvait exclure qu'elles l'exposaient \u00e0 \u00eatre accus\u00e9 de l'infraction de soustraction d'imp\u00f4t et compromettaient sa position dans l'enqu\u00eate. Le fait que celle-ci ait \u00e9t\u00e9 ouverte quatre ans plus tard n'est pas d\u00e9terminant, car au moment o\u00f9 le tribunal administratif a confirm\u00e9 les d\u00e9cisions litigieuses, l'enqu\u00eate \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 ouverte depuis un peu moins de trois ans. Ainsi, le requ\u00e9rant a \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 de contribuer \u00e0 sa propre incrimination. De plus, l'art. 183 LIFD a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 pour garantir aux personnes faisant l'objet d'une enqu\u00eate fiscale que les informations fournies ne seront pas utilis\u00e9es dans l'enqu\u00eate pour soustraction d'imp\u00f4t. En l'esp\u00e8ce, l'int\u00e9ress\u00e9 n'a jamais reconnu avoir eu un comportement ill\u00e9gal et s'est toujours pr\u00e9valu de son droit au silence (ch. 53 - 58). Conclusion: violation de l'art. 6 par. 1 CEDH.\n<br> SUISSE: Art. 6 par. 1 CEDH. \u00c9galit\u00e9 des armes. Droit de consulter l'int\u00e9gralit\u00e9 du dossier de l'administration dans une proc\u00e9dure pour soustraction d'imp\u00f4t.\n<br> Le tribunal administratif a refus\u00e9 l'acc\u00e8s \u00e0 l'ensemble du dossier au requ\u00e9rant en raison de son attitude adopt\u00e9e en proc\u00e9dure, particuli\u00e8rement son d\u00e9faut de communication des documents pour lesquels il faisait valoir son droit au silence, sans que des int\u00e9r\u00eats vitaux nationaux ou la sauvegarde des droits fondamentaux d'autrui soient vis\u00e9s. Le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral a ent\u00e9rin\u00e9 cette approche, sans proc\u00e9der \u00e0 son propre examen de la question ni autoriser la communication int\u00e9grale des documents litigieux, de sorte que les d\u00e9fauts de la proc\u00e9dure n'ont pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9par\u00e9s. D\u00e8s lors, le processus d\u00e9cisionnel n'a pas \u00e9t\u00e9 assorti de garanties suffisantes et le requ\u00e9rant a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9 dans une situation de net d\u00e9savantage (ch. 65 - 68). Conclusion: violation de l'art. 6 par. 1 CEDH.\n<br> SUISSE: Art. 6 par. 2 CEDH. Pr\u00e9somption d'innocence. Fin de l'enqu\u00eate fiscale pour soustraction d'imp\u00f4t post\u00e9rieure \u00e0 la proc\u00e9dure ayant donn\u00e9 lieu \u00e0 la pr\u00e9sente requ\u00eate.\n<br> Les autorit\u00e9s charg\u00e9es de la proc\u00e9dure fiscale ne se sont jamais prononc\u00e9es sur l'\u00e9ventuelle culpabilit\u00e9 du requ\u00e9rant. Le fait qu'il a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 pour soustraction d'imp\u00f4t apr\u00e8s l'ach\u00e8vement de la proc\u00e9dure fiscale n'est pas d\u00e9terminant, car l'art. 6 par. 2 CEDH n'oblige pas de traiter diff\u00e9rentes proc\u00e9dures dans un certain ordre (ch. 70 - 73). Conclusion: non-violation de l'art. 6 par. 2 CEDH.\n<br> Inhaltsangabe des BJ(2. Quartalsbericht 2012)<br>Recht auf ein faires Verfahren (Art. 6 \u00a7 1 EMRK); steuerrechtliche Mitwirkungspflicht und Strafverfahren.<br>Gegen den Beschwerdef\u00fchrer wurden mehrere administrative und strafrechtliche Steuer\u00adverfahren gef\u00fchrt. Im Rahmen der verwaltungsrechtlichen Verfahren wurde er zu Bussen in H\u00f6he von mehreren tausend Franken verurteilt, weil er nicht alle verlangten Belege eingereicht hatte. Sp\u00e4ter wurde gegen ihn ein Strafverfahren er\u00f6ffnet, welches teilweise dieselbe Steuerperiode betraf wie die fraglichen Verwaltungsverfahren. Gest\u00fctzt auf Artikel\u00a06 Abs.\u00a01 EMRK (Recht auf ein faires Verfahren) machte der Beschwerdef\u00fchrer eine Verletzung des Rechts, sich selber nicht zu belasten, geltend. Weiter r\u00fcgte er eine Verletzung des Rechts auf Waffengleichheit, weil er nicht alle Akten der Steuerverwaltung habe einsehen k\u00f6nnen.<br>Betreffend die R\u00fcge einer Verletzung des Rechts, sich nicht selber zu belasten, stellt der Gerichtshof fest, die Dokumente, f\u00fcr deren Nicht-Einreichung der Beschwerdef\u00fchrer verurteilt worden war, w\u00fcrden im Strafverfahren auch erw\u00e4hnt, und der Beschwerdef\u00fchrer habe nicht ausschliessen k\u00f6nnen, dass Informationen \u00fcber zus\u00e4tzliche Einnahmen eine strafrechtliche Anklage ausl\u00f6sen k\u00f6nnten. Die Tatsache, dass das strafrechtliche Verfahren mehrere Jahre sp\u00e4ter er\u00f6ffnet wurde, sei nicht relevant, weil die Bussen durch die Rechtsmittelgerichte nach der Er\u00f6ffnung des Strafverfahrens best\u00e4tigt wurden.<br>In Bezug auf die Waffengleichheit stellt der Gerichtshof fest, das kantonale Verwaltungsgericht habe dem Beschwerdef\u00fchrer die Einsicht in bestimmte Dokumente aufgrund seines prozessualen Verhaltens verweigert, insbesondere weil er \"nicht die elementarsten Erkl\u00e4rungen lieferte, welche Zweifel an der Richtigkeit der Feststellungen der Vorinstanz begr\u00fcndet h\u00e4tten\". Er erw\u00e4gt, dem Beschwerdef\u00fchrer sei somit vorgeworfen worden, den Steuerbeh\u00f6rden Dokumente nicht \u00fcbermittelt zu haben, in Bezug auf welche er sein Schweigerecht aus\u00fcbte. Der Gerichtshof schliesst daraus, dass die Voraussetzungen der Rechtsprechung f\u00fcr die Verweigerung der Einsicht in die gesamten Akten vorliegend nicht erf\u00fcllt waren. Verletzung von Art.\u00a06 Abs.\u00a01 EMRK (f\u00fcnf Stimmen gegen 2)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br> SUISSE: Art. 6 par. 1 CEDH. Droit de ne pas s'incriminer soi-m\u00eame. Infliction d'amendes pour ne pas avoir fourni des documents susceptibles de l'incriminer dans une proc\u00e9dure pour soustraction d'imp\u00f4t.\n<br> En infligeant des amendes au requ\u00e9rant, les autorit\u00e9s ont fait pression sur lui pour qu'il soumette des documents sur son revenu et sa fortune en vue de son imposition; ces informations sont \u00e9galement mentionn\u00e9es dans le rapport \u00e9tabli \u00e0 l'issue de l'enqu\u00eate pour soustraction d'imp\u00f4t. L'int\u00e9ress\u00e9 ne pouvait exclure qu'elles l'exposaient \u00e0 \u00eatre accus\u00e9 de l'infraction de soustraction d'imp\u00f4t et compromettaient sa position dans l'enqu\u00eate. Le fait que celle-ci ait \u00e9t\u00e9 ouverte quatre ans plus tard n'est pas d\u00e9terminant, car au moment o\u00f9 le tribunal administratif a confirm\u00e9 les d\u00e9cisions litigieuses, l'enqu\u00eate \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 ouverte depuis un peu moins de trois ans. Ainsi, le requ\u00e9rant a \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 de contribuer \u00e0 sa propre incrimination. De plus, l'art. 183 LIFD a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 pour garantir aux personnes faisant l'objet d'une enqu\u00eate fiscale que les informations fournies ne seront pas utilis\u00e9es dans l'enqu\u00eate pour soustraction d'imp\u00f4t. En l'esp\u00e8ce, l'int\u00e9ress\u00e9 n'a jamais reconnu avoir eu un comportement ill\u00e9gal et s'est toujours pr\u00e9valu de son droit au silence (ch. 53 - 58). Conclusion: violation de l'art. 6 par. 1 CEDH.\n<br> SUISSE: Art. 6 par. 1 CEDH. \u00c9galit\u00e9 des armes. Droit de consulter l'int\u00e9gralit\u00e9 du dossier de l'administration dans une proc\u00e9dure pour soustraction d'imp\u00f4t.\n<br> Le tribunal administratif a refus\u00e9 l'acc\u00e8s \u00e0 l'ensemble du dossier au requ\u00e9rant en raison de son attitude adopt\u00e9e en proc\u00e9dure, particuli\u00e8rement son d\u00e9faut de communication des documents pour lesquels il faisait valoir son droit au silence, sans que des int\u00e9r\u00eats vitaux nationaux ou la sauvegarde des droits fondamentaux d'autrui soient vis\u00e9s. Le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral a ent\u00e9rin\u00e9 cette approche, sans proc\u00e9der \u00e0 son propre examen de la question ni autoriser la communication int\u00e9grale des documents litigieux, de sorte que les d\u00e9fauts de la proc\u00e9dure n'ont pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9par\u00e9s. D\u00e8s lors, le processus d\u00e9cisionnel n'a pas \u00e9t\u00e9 assorti de garanties suffisantes et le requ\u00e9rant a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9 dans une situation de net d\u00e9savantage (ch. 65 - 68). Conclusion: violation de l'art. 6 par. 1 CEDH.\n<br> SUISSE: Art. 6 par. 2 CEDH. Pr\u00e9somption d'innocence. Fin de l'enqu\u00eate fiscale pour soustraction d'imp\u00f4t post\u00e9rieure \u00e0 la proc\u00e9dure ayant donn\u00e9 lieu \u00e0 la pr\u00e9sente requ\u00eate.\n<br> Les autorit\u00e9s charg\u00e9es de la proc\u00e9dure fiscale ne se sont jamais prononc\u00e9es sur l'\u00e9ventuelle culpabilit\u00e9 du requ\u00e9rant. Le fait qu'il a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 pour soustraction d'imp\u00f4t apr\u00e8s l'ach\u00e8vement de la proc\u00e9dure fiscale n'est pas d\u00e9terminant, car l'art. 6 par. 2 CEDH n'oblige pas de traiter diff\u00e9rentes proc\u00e9dures dans un certain ordre (ch. 70 - 73). Conclusion: non-violation de l'art. 6 par. 2 CEDH.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ(2\u00e8me rapport trimestriel 2012)<br>Droit \u00e0 un proc\u00e8s \u00e9quitable (art. 6 \u00a7 1 CEDH) et pr\u00e9somption d'innocence (art. 6 \u00a7 2 CEDH); devoir de collaborer \u00e0 la proc\u00e9dure fiscale et proc\u00e9dure p\u00e9nale.<br>Le requ\u00e9rant fit l'objet de plusieurs proc\u00e9dures fiscales, administratives et p\u00e9nales. Dans le cadre de proc\u00e9dures administratives, il fut condamn\u00e9 \u00e0 des amendes de plusieurs milliers de francs pour avoir refus\u00e9 de produire l'ensemble des pi\u00e8ces justificatives r\u00e9clam\u00e9es. Ult\u00e9rieurement, une proc\u00e9dure p\u00e9nale fut ouverte, portant partiellement sur la m\u00eame p\u00e9riode fiscale que les proc\u00e9dures administratives en question. Invoquant l'article 6 \u00a7 1 (droit \u00e0 un proc\u00e8s \u00e9quitable), le requ\u00e9rant s'est plaint d'une violation de son droit de ne pas \u00eatre contraint de s'incriminer lui-m\u00eame. Il fit \u00e9galement valoir une violation du principe de l'\u00e9galit\u00e9 des armes, au motif qu'il n'aurait pas pu consulter l'ensemble des documents en la possession de l'administration fiscale des imp\u00f4ts.<br>Par rapport au grief d'une violation du droit de ne pas \u00eatre contraint de s'incriminer soi-m\u00eame, la Cour observa que les documents pour la non-production desquels le requ\u00e9rant s'\u00e9tait vu infliger une amende \u00e9taient \u00e9galement mentionn\u00e9s dans la proc\u00e9dure p\u00e9nale et que le requ\u00e9rant ne pouvait exclure que toute information relative \u00e0 des revenus suppl\u00e9mentaires l'exposait \u00e0 \u00eatre accus\u00e9 de soustraction d'imp\u00f4ts. Le fait que l'enqu\u00eate fut ouverte plusieurs ann\u00e9es plus tard n'\u00e9tait pas d\u00e9terminant selon elle, puisque les d\u00e9cisions internes confirmant les amendes \u00e9taient intervenues apr\u00e8s l'ouverture de l'enqu\u00eate.<br>En ce qui concerne le principe de l'\u00e9galit\u00e9 des armes, la Cour constata que le Tribunal administratif cantonal avait refus\u00e9 au requ\u00e9rant l'acc\u00e8s \u00e0 certains documents en raison de son attitude en proc\u00e9dure, plus particuli\u00e8rement parce qu'il ne fournissait pas \"les explications les plus \u00e9l\u00e9mentaires qui pourraient conduire \u00e0 douter de la version des faits adopt\u00e9e dans la d\u00e9cision attaqu\u00e9e\". Selon la Cour, cela revenait \u00e0 lui reprocher de ne pas avoir remis aux autorit\u00e9s fiscales les documents pour lesquels il faisait valoir son droit au silence. Elle en conclut que les conditions \u00e9tablies par la jurisprudence pour le refus de communiquer \u00e0 un accus\u00e9 l'ensemble du dossier n'\u00e9taient pas donn\u00e9es en l'esp\u00e8ce.<br>Violation de l'article 6 \u00a7 1 CEDH (cinq voix contre deux)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br> SUISSE: Art. 6 par. 1 CEDH. Droit de ne pas s'incriminer soi-m\u00eame. Infliction d'amendes pour ne pas avoir fourni des documents susceptibles de l'incriminer dans une proc\u00e9dure pour soustraction d'imp\u00f4t.\n<br> En infligeant des amendes au requ\u00e9rant, les autorit\u00e9s ont fait pression sur lui pour qu'il soumette des documents sur son revenu et sa fortune en vue de son imposition; ces informations sont \u00e9galement mentionn\u00e9es dans le rapport \u00e9tabli \u00e0 l'issue de l'enqu\u00eate pour soustraction d'imp\u00f4t. L'int\u00e9ress\u00e9 ne pouvait exclure qu'elles l'exposaient \u00e0 \u00eatre accus\u00e9 de l'infraction de soustraction d'imp\u00f4t et compromettaient sa position dans l'enqu\u00eate. Le fait que celle-ci ait \u00e9t\u00e9 ouverte quatre ans plus tard n'est pas d\u00e9terminant, car au moment o\u00f9 le tribunal administratif a confirm\u00e9 les d\u00e9cisions litigieuses, l'enqu\u00eate \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 ouverte depuis un peu moins de trois ans. Ainsi, le requ\u00e9rant a \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 de contribuer \u00e0 sa propre incrimination. De plus, l'art. 183 LIFD a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 pour garantir aux personnes faisant l'objet d'une enqu\u00eate fiscale que les informations fournies ne seront pas utilis\u00e9es dans l'enqu\u00eate pour soustraction d'imp\u00f4t. En l'esp\u00e8ce, l'int\u00e9ress\u00e9 n'a jamais reconnu avoir eu un comportement ill\u00e9gal et s'est toujours pr\u00e9valu de son droit au silence (ch. 53 - 58). Conclusion: violation de l'art. 6 par. 1 CEDH.\n<br> SUISSE: Art. 6 par. 1 CEDH. \u00c9galit\u00e9 des armes. Droit de consulter l'int\u00e9gralit\u00e9 du dossier de l'administration dans une proc\u00e9dure pour soustraction d'imp\u00f4t.\n<br> Le tribunal administratif a refus\u00e9 l'acc\u00e8s \u00e0 l'ensemble du dossier au requ\u00e9rant en raison de son attitude adopt\u00e9e en proc\u00e9dure, particuli\u00e8rement son d\u00e9faut de communication des documents pour lesquels il faisait valoir son droit au silence, sans que des int\u00e9r\u00eats vitaux nationaux ou la sauvegarde des droits fondamentaux d'autrui soient vis\u00e9s. Le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral a ent\u00e9rin\u00e9 cette approche, sans proc\u00e9der \u00e0 son propre examen de la question ni autoriser la communication int\u00e9grale des documents litigieux, de sorte que les d\u00e9fauts de la proc\u00e9dure n'ont pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9par\u00e9s. D\u00e8s lors, le processus d\u00e9cisionnel n'a pas \u00e9t\u00e9 assorti de garanties suffisantes et le requ\u00e9rant a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9 dans une situation de net d\u00e9savantage (ch. 65 - 68). Conclusion: violation de l'art. 6 par. 1 CEDH.\n<br> SUISSE: Art. 6 par. 2 CEDH. Pr\u00e9somption d'innocence. Fin de l'enqu\u00eate fiscale pour soustraction d'imp\u00f4t post\u00e9rieure \u00e0 la proc\u00e9dure ayant donn\u00e9 lieu \u00e0 la pr\u00e9sente requ\u00eate.\n<br> Les autorit\u00e9s charg\u00e9es de la proc\u00e9dure fiscale ne se sont jamais prononc\u00e9es sur l'\u00e9ventuelle culpabilit\u00e9 du requ\u00e9rant. Le fait qu'il a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 pour soustraction d'imp\u00f4t apr\u00e8s l'ach\u00e8vement de la proc\u00e9dure fiscale n'est pas d\u00e9terminant, car l'art. 6 par. 2 CEDH n'oblige pas de traiter diff\u00e9rentes proc\u00e9dures dans un certain ordre (ch. 70 - 73). Conclusion: non-violation de l'art. 6 par. 2 CEDH.\n<br> Sintesi dell'UFG(2\u00b0 rapporto trimestriale 2012)<br>Diritto a un processo equo (art.\u00a06 par.\u00a01 CEDU)\u00a0e presunzione d'innocenza (art.\u00a06 par.\u00a02 CEDU); obbligo di collaborare alla procedura fiscale e al procedimento penale.<br>Il ricorrente \u00e8 stato oggetto di svariate procedure fiscali, amministrative e penali. Nell'ambito di procedure amministrative \u00e8 stato condannato a multe di varie migliaia di franchi per essersi rifiutato di presentare tutti i giustificativi richiesti. In seguito \u00e8 stato avviato un procedimento penale riguardante in parte il medesimo periodo fiscale delle procedure amministrative in questione. Invocando l'articolo\u00a06 paragrafo\u00a01 (diritto a un processo equo), il ricorrente ha lamentato una violazione del diritto a non autoincriminarsi. Ha fatto parimenti valere una violazione del principio dell'uguaglianza delle armi, in quanto non avrebbe potuto consultare tutti i documenti in possesso dell'amministrazione fiscale.<br>Per quanto riguarda la deplorata violazione del diritto a non autoincriminarsi, la Corte ha osservato che i documenti per la cui mancata produzione il ricorrente si \u00e8 visto infliggere una multa, erano menzionati anche nel procedimento penale e che il ricorrente non poteva escludere che qualsiasi informazione relativa a redditi supplementari avrebbero potuto esporlo all'accusa di sottrazione d'imposta. A suo avviso, il fatto che l'inchiesta sia stata aperta vari anni dopo non era determinante, in quanto le decisioni interne che hanno confermato le multe erano state pronunciate dopo l'apertura dell'inchiesta.<br>Per quanto concerne il principio dell'uguaglianza delle armi, la Corte ha constatato che il Tribunale amministrativo cantonale aveva negato al ricorrente l'accesso a determinati documenti a causa del suo atteggiamento durante la procedura, pi\u00f9 in particolare perch\u00e9 non forniva \"le spiegazioni pi\u00f9 elementari che avrebbero potuto portare a dubitare della versione dei fatti adottata nella decisione impugnata\". Secondo la Corte, ci\u00f2 equivaleva a rimproverargli di non aver consegnato alle autorit\u00e0 fiscali i documenti per cui faceva valere il diritto al silenzio. Ne ha concluso che le condizioni stabilite dalla giurisprudenza per il rifiuto a comunicare all'interessato l'integralit\u00e0 del dossier non erano adempiute.<br>Violazione dell'articolo\u00a06 paragrafo\u00a01 CEDU (cinque voti contro due)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:09:10", "Checksum": "630eca45d9c0b3b321ce2e072046c2f9"}