<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">[AZA 0/4] </div> <div class="para">7B.125/2000 </div> <div class="para">126 III 293 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">51. Extrait de l'arrêt de la Chambre des poursuites et </div> <div class="para">des faillites du 22 juin 2000 dans la cause S. (recours LP) </div> <div class="para">Délai de validation du séquestre (<span class="artref">art. 279 al. 1 LP</span>). </div> <div class="para">Le créancier doit, sous peine de caducité du séquestre, </div> <div class="para">entreprendre de valider celui-ci dans les dix jours à </div> <div class="para">compter du moment où il a, lui, reçu le procès-verbal, que </div> <div class="para">le débiteur ait ou non aussi reçu cet acte. </div> <div class="para">Frist der Arrestprosequierung (Art. 279 Abs. 1 SchKG). </div> <div class="para">Der Gläubiger muss, auf die Gefahr hin, dass der Arrestdahinfällt, diesen innert zehn Tagen vom Moment an, da erdie Arresturkunde erhalten hat, prosequieren; ob derSchuldner diese Urkunde ebenfalls erhalten hat, ist nichtmassgeblich. </div> <div class="para">Termine per la convalida del sequestro (art. 279 cpv. 1LEF). </div> <div class="para">Il creditore deve provvedere a convalidare il sequestroentro dieci giorni dal momento in cui ha ricevuto ilverbale, pena la decadenza del sequestro, e ciòindipendentemente dal fatto che il debitore abbia o noricevuto tale atto. </div> <div class="para">Extrait des considérants: </div> <div class="para">1.- Selon les termes clairs de l'<span class="artref">art. 279 al. 1 LP</span>, lecréancier séquestrant doit valider le séquestre, par unepoursuite ou par une action, dans les dix jours à compterde la réception du procès-verbal. Si le créancier laisseécouler ce délai, les effets du séquestre cessent de pleindroit (<span class="artref">art. 280 ch. 1 LP</span>; cf. BERTRAND REEB, Les mesuresprovisoires dans la procédure de poursuite, in: RDS116/1997 II p. 485 s.). </div> <div class="para">L'opposition à l'ordonnance de séquestre selon l'art. 278LP et la validation du séquestre selon l'<span class="artref">art. 279 LP</span> sontsoumis au même délai de dix jours. Bien souvent, toutefois, ce délai n'arrive pas à échéance en même temps pour lesdeux moyens parce que son point de départ est différentdans l'un et l'autre cas (la connaissance du séquestre dansle premier cas, la réception du procès-verbal dans lesecond). Le créancier séquestrant, qui ne peut s'assurer aupréalable que le débiteur a ou non formé opposition, doitdonc, par précaution, entreprendre une première démarche devalidation dans ledit délai s'il ne veut pas que leséquestre devienne caduc en vertu de l'<span class="artref">art. 280 LP</span> (cf. </div> <div class="para">WALTER A. STOFFEL, Das neue Arrestrecht, in: PJA 1996, p. 1411 ch. 3 in fine; VINCENT JEANNERET, Aperçu de lavalidité du séquestre, sous l'angle de la nouvelle LPDF, in: Le séquestre selon la nouvelle LP, Publications duCentre d'études juridiques européennes, Genève, 1997, p. 95; JAEGER/WALDER/KULL/KOTTMANN, SchKG, 4e éd. 1997/99, n. 32 ad art. 278; HANS REISER, in: </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Kommentar zum Bundesgesetz über Schuldbetreibung undKonkurs, n. 2 ad art. 279; AMONN/GASSER, Grundriss desSchuldbetreibungs- und Konkursrechts, 6e éd., Berne 1997, §51 n. 89). </div> <div class="para">En l'espèce, le procès-verbal de séquestre a été notifiéà la recourante le 18 novembre 1999. Celle-ci devait doncvalider le séquestre dans les dix jours dès cette date, quele débiteur ait ou non été informé de la procédure deséquestre. Il est constant que la recourante n'a pasentrepris de démarche en vue d'une validation dans le délailégal. Les effets du séquestre ont donc cessé de pleindroit (<span class="artref">art. 280 LP</span>), ce qui suffit en soi à sceller le sortdu présent recours. </div> <div class="para">Lausanne, le 22 juin 2000 </div> </div></body></html>