<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><br/><img alt="" height="130" src="20180425101514516_e-files/Aspose.Words.37aeff1f-dfb2-4425-9641-0d1f4196d766.001.png" width="77"/><br/></p> <p><span> </span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>134 </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>PE17.023178-BUF/AWL</span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>COUR D’APPEL PENALE</span></p> <p><span>______________________________</span></p> <p><span>Séance du 12 mars 2018</span></p> <p><span>_____________________</span></p> <p><span>Composition : M. </span><span>Pellet</span><span>, président </span></p> <p><span>Greffière : Mme Mirus</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span>Parties à la présente cause :</span></p> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><span> </span></p> <p><span>N.________</span><span>, prévenu et appelant,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>et</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Ministère public</span><span>, représenté par le Procureur du Ministère public central, division affaires spéciales, intimé.</span></p> <p><span> </span></p> </td> </tr> </table> <p><span> </span></p> <p><br/><span> </span><span>Vu </span><span>l’ordonnance pénale du 13 septembre 2017, par laquelle le Préfet du district de la Riviera-Pays d’Enhaut a constaté qu’N.________ s’était rendu coupable de violation simple des règles de la circulation routière (I), l’a condamné à une amende de 150 fr. (II), a dit qu’à défaut de paiement de l’amende, la peine privative de liberté de substitution serait de 2 jours (III) et à mis les frais, par 50 fr., à sa charge,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu l’opposition formée en temps utile par N.________ contre cette ordonnance, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu le maintien de l’ordonnance pénale par le Préfet du district de la Riviera-Pays d’Enhaut et la transmission du dossier au Tribunal de police de l’arrondissement de l’Est vaudois, via le Ministère public central, division affaires spéciales,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu le jugement du 25 janvier 2018, par lequel le Tribunal de police de l’arrondissement de l’Est vaudois a constaté qu’N.________ s’était rendu coupable de violation simple des règles de la circulation routière (I), l’a condamné à une amende de 150 fr. (II), a dit qu’à défaut de paiement de l’amende, la peine privative de liberté de substitution serait de 2 jours (III) et à mis les frais, par 450 fr., à sa charge,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu l’annonce d’appel du 5 février 2018, puis la déclaration d’appel motivée du 1</span><span>er</span><span> mars 2018, déposées par l’agent d’affaires breveté [...], au nom d’N.________, à l’encontre de ce jugement,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu l’avis adressé le 5 mars 2018 à N.________, par lequel le Président de la Cour d’appel pénale l’a informé que, selon les art. 2 et 3 LPAg (Loi cantonale sur la profession d’agent d’affaires breveté du 20 mai 1957 ; RSV 179.11), un agent d’affaires breveté n’était pas autorisé à représenter un prévenu devant les juridictions pénales et lui a imparti un délai non prolongeable au 12 mars 2018 pour signer la déclaration d’appel, faute de quoi elle serait déclarée irrecevable (art. 403 al. 1 CPP [Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007 ; RS 312.0]), </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu le courrier du 9 mars 2018, par lequel l’agent d’affaires breveté précité a transmis à la Chambre des recours pénale une photocopie de la déclaration d’appel signée par N.________,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu les pièces du dossier ;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>attendu</span><span> que s'agissant d'un appel portant sur une contravention, la procédure relève de la compétence d’un juge unique (art. 14 al. 3 LVCPP [Loi d'introduction du Code de procédure pénale suisse du 19 mai 2009, RSV 312.01];</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu que, selon l'art. 399 al. 1 CPP, la partie annonce l'appel au tribunal de première instance par écrit ou oralement pour mention au procès-verbal dans le délai de dix jours à compter de la communication du jugement,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que la partie qui entend maintenir son appel adresse, dans un deuxième temps, une déclaration d'appel écrite à la juridiction d'appel dans les 20 jours à compter de la notification du jugement motivé (art. 399 al. 3 première phrase CPP),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’en l'espèce, il convient en particulier d'examiner si la photocopie de de la déclaration d’appel signée, déposée le 9 mars 2018, respecte la forme écrite prévue par l'art. 399 al. 3 CPP ;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu que le Tribunal fédéral a, à plusieurs reprises, relevé que la forme écrite supposait une signature manuscrite (ATF 112 Ia 173; cf. aussi TF 1P.692/1999 du 5 janvier 2000 consid. 2b partiellement reproduit in RJN 1999 p. 160 s.),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que si l’acte de recours contient seulement une copie de la signature originale, il n’est pas admissible (TF 2C_610/2010 du 21 janvier 2011 consid. 2.3),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que si un tel acte de recours est envoyé le dernier jour du délai, l’irrégularité n’est pas réparable (ibid.),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’en l’espèce, un délai au 12 mars 2018 a été imparti à l’appelant pour signer son acte de recours sous peine d’irrecevabilité,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que par lettre du 9 mars 2018, reçue le 12 mars 2018, l’agent d’affaires breveté a fait parvenir une photocopie de l’appel signé par N.________,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que la photocopie de l’acte de recours ne satisfait pas aux exigences de forme requises dans la lettre du 5 mars 2018, à défaut de signature manuscrite, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que le vice est irréparable, la demande de compléter l’acte de recours précisant que faute de signature de la déclaration d’appel, celle-ci serait déclarée irrecevable (art. 385 al. 2 CPP) ;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu, au vu de ce qui précède, que l’appel doit être déclaré irrecevable (art. 403 al. 1 let. a CPP),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que les frais du présent prononcé, par 330 fr. (art. 422 al. 1 CPP et 21 al. 1 TFIP [tarif des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre 2010 ; RSV 312.03.1]), seront par conséquent mis à la charge d’N.________, qui sera considéré comme ayant succombé (art. 428 al. 1 CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>le Président de la Cour d’appel pénale,</span></p> <p><span>statuant en application des art. 399 al. 3, </span></p> <p><span>403 al. 1 let. a et 428 al. 1 CPP,</span></p> <p><span>prononce :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> L’appel est irrecevable.</span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> Les frais de la procédure d’appel, par 330 fr., sont mis à la charge d’N.________.</span></p> <p><span> </span><span>III. </span><span>Le présent prononcé est exécutoire.</span></p> <p></p> <p><span>Le président : La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Du</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le jugement qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à :</span></p> <p><span>- M. N.________,</span></p> <p><span>- Ministère public central,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> et communiqué à :</span></p> <p><span>- Mme la Vice-présidente du Tribunal de police de l’arrondissement de l’Est vaudois,</span></p> <p><span>- M. le Procureur du Ministère public central, division affaires spéciales,</span></p> <p><span>- M. le Préfet de la Riviera-Pays d’Enhaut,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> par l'envoi de photocopies.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent prononcé peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1</span><span> </span><span>LTF).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> </div> </body> </html>