<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="HTML Tidy, see www.w3.org" name="generator"/> <meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="Microsoft Word 10 (filtered)" name="Generator"/> <title></title> </head> <body lang="FR-CH"> <div class="Section1"> <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" class="MsoNormalTable"> <tr> <td valign="top" width="95"> <p class="OJV-LogoLibelle"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-LogoLibelle"><span lang="FR"><img alt="image001" height="132" src="20100331160256936_e-files/image001.jpg" width="77"/></span></p> </td> <td valign="top" width="321"> <p class="OJV-LogoAdresse"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-LogoLibelle"><span lang="FR">TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td valign="top" width="284"> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCodeAffaire"><span lang="FR">42</span></p> </td> </tr> </table> </div> <span lang="FR"><br clear="all"/> </span> <div class="Section2"> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> </div> <span lang="FR"><br clear="all"/> </span> <div class="Section3"> <p class="OJV-DcisionsInstance"> <span lang="FR">CHAMBRE DES TUTELLES</span></p> <p class="OJV-DcisionsDoubleSoulign"> <span lang="FR">________________________________</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"> <span lang="FR">Arrêt du 24 février 2010</span></p> <p class="OJV-DcisionsSoulign"><span lang="FR">_____________________</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormalTab3"><span lang="FR">Présidence de M. <span>Denys</span>, président</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormalTab3"><span lang="FR">Juges : MM. Giroud et Colombini</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormalTab3"><span lang="FR">Greffier : Mme Currat Splivalo</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsEtoiles"><span lang="FR">*****</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="EN-GB">Art. 273 ss, 420 al. 2 CC; 489 ss CPC</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="EN-GB"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="EN-GB"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="EN-GB"> </span> <span lang="FR">La Chambre des tutelles du Tribunal cantonal prend séance pour s'occuper du recours interjeté par</span> <b><span lang="FR">C.________</span></b><span lang="FR">, à Nyon, contre l'ordonnance rendue le 16 novembre 2009 par la Juge de paix du district de Nyon dans la cause concernant l'enfant <b><span>B.M.________</span></b>.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Délibérant à huis clos, la cour voit :</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <span lang="FR"><br clear="all"/> </span> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> En fait :</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"><b><span>A.</span></b><span> B.M.________,</span> <span lang="FR">né le 19 janvier 1996, est l'enfant né hors mariage de C.________ et de A.M.________.</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"><span lang="FR"> </span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"><span lang="FR"> C.________ est la seule détentrice de l'autorité parentale sur son fils B.M.________.</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> A la suite d'un <span lang="FR">signalement préoccupant du 6 juillet 2007 de la Dresse [...], pédopsychiatre consultante à l'école d'enseignement spécialisé de la [...], à [...], (ci-après: la [...]), le Service de protection de la jeunesse (ci-après: SPJ) a, par courrier du 7 mars 2008, sollicité de la Justice de paix du district de Nyon (ci-après: justice de paix) l'ouverture d'une enquête en faveur de B.M.________.</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> <span lang="FR">Par avis du 28 mars 2008, la juge de paix a confirmé aux parties avoir ouvert une enquête en limitation de l'autorité parentale et avoir chargé le SPJ de procéder à cette enquête.</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> <span lang="FR">Dans un rapport d'évaluation du 15 août 2008, le SPJ a conclu à ce que le droit de garde sur B.M.________ soit confié à son office au sens de l'art. 310 CC, afin que l'enfant puisse bénéficier du cadre de vie de l'internat de la [...], sa mère, C.________, s'y opposant formellement.</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"><span lang="FR"> Auditionné par la juge de paix le 22 août 2008, B.M.________ a confirmé vouloir poursuivre sa scolarité en internat à la [...] et a relevé savoir que sa mère n'était pas d'accord avec ce choix.</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> <span lang="FR">Le 2 septembre 2008, le Ministère public a préavisé en faveur du retrait du droit de garde de B.M.________ afin qu'il soit confié au SPJ.</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"><span> </span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"><span> </span> <span lang="FR">Dans une télécopie du 6 février 2009, [...], directrice de la [...], a indiqué que la situation de B.M.________ s'était détériorée ces derniers mois, que l'état psychique de C.________ s'était péjoré, qu'elle était sou­vent en crise, que la tenue de la maison était par ailleurs inquiétante, l'enfant ayant dû dormir à plusieurs reprises dans la chambre de sa mère, la sienne étant infestée d'asticots, et qu'elle ne respectait pas les demandes alimentaires de son fils, de sorte qu'il vou­lait venir vivre en semaine à l'internat et le reste du temps chez son père.</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> <span lang="FR">Par courrier du 9 février 2009, le SPJ a relevé être très inquiet pour l'en­fant, qui avait pris beaucoup de poids et qui ne souhaitait plus vivre chez sa mère.</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"><span lang="FR"> </span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"><span lang="FR"> A la suite de l'intervention de la directrice de la [...], le SPJ a, le 11 février 2009, déposé une requête de mesures d'extrême urgence tendant au retrait du droit de garde de C.________ sur son fils B.M.________ et à l'attri­bution dudit droit de garde en faveur de son office.</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> <span lang="FR">Par ordonnance de mesures préprovisonnelles du 12 février 2009, com­muniquée le même jour, la juge de paix a notamment retiré provisoirement le droit de garde de C.________ sur son fils, B.M.________, jusqu'à droit connu sur le sort des mesures provisionnelles (I) et confié ce droit provisoirement au SPJ, à char­ge pour cet office de placer l'enfant dans un lieu adéquat, au mieux de ses inté­rêts (II).</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> A la suite de l'ordonnance précitée, B.M.________ a été placé en internat auprès de l'institution de la [...].</p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> <span lang="FR">Lors de l'audience du 24 février 2009, le SPJ a maintenu sa requête en retrait du droit de garde. A.M.________ a expliqué que seule cette mesure était satisfaisante pour l'enfant. Enfin, C.________ a déclaré que ses relations avec les assistants sociaux n'étaient pas bonnes.</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> <span lang="FR">Auditionné par la juge de paix le 26 février 2009, B.M.________ a indiqué être content de se trouver à l'internat. Il a également expliqué avoir appris à mieux connaître son père et la famille de celui-ci ces dernières semaines et a déclaré vouloir vivre principalement chez ce dernier.</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"><span lang="FR"> </span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> <span lang="FR">Par ordonnance de mesures provisionnelles du 3 mars 2009, communi­quée le 11 mars 2009, la juge de paix a confirmé le retrait provisoire du droit de gar­de de C.________ sur son fils (I); confirmé l'attribution provisoire du droit de garde au SPJ, à charge pour lui de placer l'enfant dans un lieu adéquat et au mieux de ses intérêts et de fixer et d'organiser le droit de visite des parents sur leur fils (II); dit que l'ordonnance est immédiatement exécutoire nonobstant recours (III); dit que l'ordon­nance reste en vigueur jusqu'au dépôt de l'expertise (IV); dit que les frais de justice suivront le sort de la cause au fond (V) et rejeté toutes autres ou plus amples conclu­sions (VI). Cette ordonnance a été confirmée par arrêt du 25 mai 2009 de la Chambre des tutelles.</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"><span lang="FR"> </span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"><span lang="FR"> Par lettre du 12 mars 2009, conformément au chiffre II de l'ordonnance précitée, le SPJ a planifié le droit de visite des parents sur leur fils, le droit de A.M.________ s'exerçant du vendredi au dimanche soir et celui de C.________ un samedi en quinzaine et les mercredis après-midi des vacances pascales.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Par courrier de son conseil du 19 mars 2009, C.________ a déposé une requête tendant à la fixation d'un droit de visite sur son fils plus étendu que celui prévu par le SPJ. Par lettre de son conseil du 2 avril 2009, A.M.________ s'est déterminé sur cette requête, précisant que C.________ se refusait à exercer les relations personnelles fixées, puisqu'à deux reprises (les samedis 14 et 28 mars 2009), elle n'avait pas voulu recevoir l'enfant, prétextant un désaccord avec le SPJ.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Par décision du 18 mai 2009, la justice de paix a ratifié une convention signée par les parties, fixant notamment les conditions d'exercice du droit de visite de C.________ sur son fils B.M.________, chaque samedi durant deux heures pendant quatre semaines (I) et dès le 20 juin 2009, chaque samedi durant deux heu­res et alternativement un samedi sur deux de 10 heures à 18 heures (II).</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Par lettre du 9 juin 2009, le SPJ a fait part de sa vive inquiétude concer­nant l'exercice du droit de visite de C.________ sur son fils et a précisé que depuis le mois de mars 2009, l'enfant n'avait pas pu passer un moment avec sa mère, celle-ci refusant de le recevoir. Il a alors requis que le droit de visite soit suspendu, le temps que C.________ se sente à nouveau capable de renouer des liens avec son fils, avant une réinstauration progressive possible des droits de visite par le biais du Point Rencontre.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Par voie de mesures préprovisionnelles du 12 juin 2009, la juge de paix a suspendu le droit de visite de C.________ sur son fils B.M.________.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Par ordonnance de mesures provisionnelles du 2 juillet 2009, la juge de paix, au fait du profond désarroi de C.________, a confirmé la suspension de son droit de visite sur son fils B.M.________.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Le 28 août 2009, la Dresse [...], médecin assistante au Département de la santé et de l'action sociale, a déposé un rapport d'expertise psychiatri­que. Elle y retient qu'au plan psychique, confronté à des événements perturba­teurs, B.M.________ souffre de troubles du comportement et des émotions dont l'in­tensité reste fluctuante. Afin d'assurer des conditions de vie optimales pour l'enfant, l'internat paraît une solution adéquate et bénéfique pour son développement. B.M.________ a besoin d'une stabilité émotionnelle et d'un cadre éducatif cohérent. Il est clair que l'enfant reste toutefois attaché à sa mère. Une longue coupure relation­nelle risquerait de devenir néfaste pour son développement, de sorte qu'une re­prise progressive des contacts mère-fils, dans un cadre établi en présence d'un thérapeute dans un premier temps, est non seulement envisageable, mais nécessaire pour l'en­fant, qui a besoin de sa mère et qui, malgré sa crainte, exprime l'envie de la rencon­trer. La mère a été fragilisée par des événements difficiles vécus dans son enfance. Les circonstances récentes comme le départ du père de B.M.________, l'inter­vention du SPJ, sa précarité financière et l'intégration de son fils à l'internat ont contri­bué à l'émergence de nouvelles souffrances.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Lors d'une audience du juge de paix du 6 octobre 2009, les parents de B.M.________ ont passé un accord prolongeant le retrait du droit de garde de C.________ sur son fils pour une durée de six mois et, suivant les conclusions de l'expert, ont admis le principe d'un droit de visite surveillé par la Croix-Rouge via Trait d'Union. Par avis du 14 octobre 2009, la juge de paix a ratifié pour valoir ordonnance de mesures provisionnelles l'accord passé à l'audience.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Par ordonnance du 16 novembre 2009, la juge de paix a donné mandat à la Croix-Rouge suisse section vaudoise d'organiser les relations personnelles entre C.________ et son fils B.M.________ au domicile de la mère, à raison de quatre heures un samedi après-midi par mois jusqu'à la fin janvier 2010, puis de qua­tre heures un samedi après-midi deux fois par mois, tant que dureront les mesures provisionnelles de retrait de droit de garde (I), et a rendu cette décision sans frais (II).</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><b><span lang="FR">B.</span></b><span lang="FR"> Par lettre de son conseil du 23 novembre 2009, C.________ a recou­ru contre cette décision.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Dans ses déterminations du 23 décembre 2009, le SPJ a rappelé que, pour le bon développement de l'enfant, il était important qu'il puisse renouer des liens avec sa mère au plus vite mais progressivement et a constaté que, s'agissant des modalités de la reprise du droit de visite, le cadre fixé dans la décision querellée respectait les principes de proportionnalité, complémentarité et subsidiarité. Il a donc conclu au rejet du recours.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Par mémoire du 4 février 2010, la recourante a conclu à la réforme de la décision, en ce sens que, tant que dureront les mesures provisionnelles de retrait du droit de garde, elle jouira d'un droit de visite qui s'exercera un week-end sur deux, la moitié des vacances scolaires et la moitié des jours fériés.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Par acte de son conseil du 5 février 2010, A.M.________ a conclu au rejet du recours.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> En droit :</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"><b><span>1.</span></b><span> </span> <span lang="FR">Le recours est dirigé contre une décision de la justice de paix fixant les modalités de l'exercice du droit de visite d'une mère sur son fils, dont la garde lui a été retirée provisoirement et attribuée au SPJ. Il s'agit donc d'une décision concer­nant les relations personnelles d'un parent avec son enfant (art. 273 ss CC, Code civil suisse du 10 décembre 1907, RS 210).</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> <b>a)</b> <span lang="FR">Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral (ATF 107 II 499, JT 1983 I 335 c. 2b), critiquée par la doctrine (Hegnauer, Berner Kommentar, n. 94 ad art. 275 CC, p. 164; Poudret/Sandoz-Monod, Commentaire de la loi fédérale d'organisation judiciaire, vol. II, 1990, n. 1.2.24 ad Titre II, pp. 12 et 13; ATF 118 Ia 473 c. 2, JT 1995 I 523 c. 2), la question des relations personnelles avec un enfant mineur consti­tue une matière non contentieuse.</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> <span lang="FR">Contre les décisions en matière de relations personnelles, le recours non contentieux de l'art. 420 al. 2 CC est ouvert à la Chambre des tutelles (Schwenzer, Basler Kommentar, 3 éd., 2006, n. 6 ad art. 275 CC, p. 1477; art. 76 LOJV, loi d'organisation judiciaire du 12 décembre 1979, RSV 173.01), qu'il s'agisse de mesures d'urgence (Poudret/Haldy/Tappy, Procédure civile vaudoise, 3<sup>e</sup> éd., Lausanne 2002, n. 3 ad art. 401 CPC, p. 619; JT 2003 III 35 c. 1c; CTUT, 27 août 2007, n° 203; CTUT, 29 janvier 2004, n° 25) ou d'une décision au fond (CTUT, 4 août 2003, n° 110). Ce recours, qui s'instruit conformément aux art. 489 ss CPC (Code de procédure civile du 14 décembre 1966, RSV 270.11; art. 109 al. 3 LVCC, loi d'intro­duction dans le canton de Vaud du Code civil suisse du 30 novembre 1910, RSV 211.01), s'exerce par acte écrit dans les dix jours dès la communication de la décision attaquée (art. 492 al. 1 et 2 CPC).</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> Le recours est ouvert au pupille capable de discernement, ainsi qu'à tout intéressé, soit notamment à chacun des parents dans les causes concernant les relations personnelles avec un enfant mineur (art. 420 al. 1 CC; Hegnauer, Droit suisse de la filiation et de la famille, 4<sup>e</sup> éd., 1998, adaptation française par Meier, n. 27.64, p. 205; RDT 1955, p. 101). La Chambre des tutelles peut réformer la décision attaquée ou en prononcer la nullité (art. 498 al. 1 CPC). Si la cause n'est pas suffisamment instruite, elle peut la renvoyer à l'autorité tutélaire ou procéder elle-même à l'instruction complémentaire (art. 498 al. 2 CPC); le recours étant pleinement dévolutif, elle revoit librement la cause en fait et en droit.</p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> <b>b)</b> <span>En l'espèce, le recours a été formé par la mère du mineur concerné, qui y a intérêt (ATF 121 III 1 c. 2a, JT 1996 I 662), par acte de recours déposé en temps utile et recevable à la forme. Les déterminations du SPJ et le mémoire du père déposés dans les délais impartis à cet effet, ainsi que les pièces produites en deuxième instance sont également recevables (art. 496 al. 2 CPC; Poudret/Haldy/Tappy, op. cit., n. 2 ad art. 496 CPC p. 765).</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> <b>2. a)</b> <span lang="FR">La Chambre des tutelles, qui n'est pas tenue par les moyens et les conclusions des parties, examine d'office si la décision n'est pas affectée de vices d'ordre formel. Elle peut même retenir des moyens de nullité non articulés par le recourant lorsqu'il s'agit de vices apparents qui affectent la décision attaquée. Elle examine en outre si l'une ou l'autre des critiques formulées est fondée et si elle doit entraîner la réforme de la décision, son annulation complète ou encore le renvoi de la cause au premier juge pour complément d'instruction et nouveau jugement. Elle ne doit toutefois annuler une décision que s'il ne lui est pas possible de faire autrement, soit parce qu'elle est en présence d'une procédure informe, soit parce qu'elle consta­te la violation d'une règle essentielle de la procédure à laquelle elle ne peut elle-même remédier et qui est de nature à exercer une influence sur la solution de l'affaire (Poudret/Haldy/Tappy, op. cit., nn. 3 et 4 ad art. 492 CPC, p. 763).</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"><span lang="FR"> </span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"><span lang="FR"> <b>b)</b> L'autorité tutélaire du domicile de l'enfant, soit la justice de paix dans le canton de Vaud (art. 3 al. 1 LVCC), est compétente pour prendre les mesures nécessaires concernant les relations personnelles (art. 275 al. 1 CC) et pour statuer sur les requêtes visant uniquement à modifier le droit aux relations personnelles fixé par un jugement de divorce (art. 134 al. 4 CC; JT 2003 III 40). En l'espèce, la Justice de paix du district de Nyon, autorité tutélaire du domicile de l'enfant, était compétente, au moment où elle a statué, pour prendre la décision querellée.</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> <b>c)</b> <span>Le juge doit entendre ou avoir cité les dénoncés (art. 401 al. 1 CPC).</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> <span lang="FR">Les père et mère de l'enfant ont été entendus par la juge de paix lors de son audience du 6 octobre 2009, au cours de laquelle ceux-ci avaient admis le princi­pe d'un droit de visite de la recourante surveillé par la Croix-Rouge, avant de prendre la décision attaquée, de sorte que leur droit d'être entendu a été respecté. Si l'enfant B.M.________ n'a pas été auditionné, il a été en contact tant avec l'expert, qui a établi son rapport le 28 août 2009, qu'avec les collaborateurs du SPJ, qui se sont exprimés au sujet du droit de visite litigieux par courrier du 9 juin 2009 adressé à la justice de paix.</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> <span lang="FR">La décision est ainsi formellement correcte</span> <span lang="FR"></span><span lang="FR">et il convient d'examiner si elle est justifiée sur le fond.</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"><b><span lang="FR">3. a)</span></b> <span lang="FR"></span><span lang="FR">L'art. 273 al. 1 CC prévoit que le père ou la mère qui ne détient pas l'autorité parentale ou la garde ainsi que l'enfant mineur ont réciproquement le droit d'entretenir les relations personnelles indiquées par les circonstances. Le droit aux relations personnelles vise à sauvegarder le lien existant entre parents et enfants (Hegnauer, droit suisse de la filiation, n. 19.20, p. 116). Le Tribunal fédéral relève à cet égard qu'il est unanimement reconnu que le rapport de l'enfant avec ses deux parents est essentiel et qu'il peut jouer un rôle décisif dans le processus de recherche d'identité de l'enfant (ATF 127 III 295 c. 4a; ATF 123 III 445 c. 3c, JT1998 I 354 c. 3c, p. 360). Le maintien et le développement de ce lien est évidemment bénéfique pour l'enfant. Les relations personnelles doivent donc être privilégiées, sauf si le bien de l'enfant est mis en danger.</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> <span lang="FR">L'importance et le mode d'exercice des relations personnelles doivent être appropriés à la situation, autrement dit tenir équitablement compte des circonstances particulières du cas. Le bien de l'enfant est le facteur d'appréciation le plus important (ATF 127 III 295 c. 4a). Il faut en outre prendre en considération la situation et les intérêts de l'ayant droit : sa relation avec l'enfant, sa personnalité, son lieu d'habitation, son temps libre, son environnement. Enfin, il faut tenir compte de la situation des personnes chez qui l'enfant vit (Hegnauer, droit suisse de la filiation, n. 19.09, p. 111). Des conditions particulières pour l'exercice du droit de visite peuvent être imposées (Hegnauer, droit suisse de la filiation, n. 19.16, p. 114).</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> <span lang="FR">Le droit aux relations personnelles n'est pas absolu. Si les relations personnelles compromettent le développement de l'enfant, si les père et mère qui les entretiennent violent leurs obligations, s'ils ne se sont pas souciés sérieusement de l'enfant ou s'il existe d'autres justes motifs, le droit d'entretenir ces relations peut leur être refusé ou retiré (art. 274 al. 2 CC).</span> Cette mesure constitue néanmoins une "ultima ratio" et ne doit être ordonnée que si le danger pour le bien de l'enfant ne peut être écarté par d'autres mesures appropriées. Le préjudice causé à l'enfant peut être limité par l'établissement d'un droit de visite surveillé, qui s'exerce en présence d'un tiers. Une telle surveillance ne peut toutefois être instaurée que lorsqu'il existe des indices con­crets de mise en danger du bien de l'enfant (Hegnauer, droit suisse de la filiation, n. 19.20, p. 116).</p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> Selon <span lang="FR">la jurisprudence du Tribunal fédéral, le refus ou le retrait des relations personnelles ne peut être demandé que si le bien de l'enfant est mis en danger par ces mêmes relations : la disposition a pour objet de protéger l'enfant et non de punir les parents. Il y a danger pour le bien de l'enfant, susceptible d'entraîner la suppression du droit de visite, si son développement physique, moral ou psychique est menacé par la présence, même limitée, du parent concerné. Des dissensions entre les parents peuvent constituer un danger pour l'enfant, mais une limitation du droit de visite n'est justifiée que lorsque l'octroi d'un droit de visite usuel compromet le bien de l'enfant. Il importe en outre que cette menace ne puisse être écartée par d'autres mesures appropriées (TF 5A_448/2008 du 2 octobre 2008; ATF 131 III 209, JT 2005 I 2002; ATF 118 II 21 c. 3c, JT 1995 I 548).</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> <span>En cas de risque sérieux pour la santé de l'enfant, il ne faut pas seulement subordonner l'exercice du droit de visite à son déroulement au Point Rencontre, mais il faut proscrire tout contact personnel sans surveillance; il faut aussi respecter le principe de proportionnalité, ce dernier n'étant suivi que si des mesures moins contraignantes ne suffisent pas (TF 5P.131/2006 du 25 août 2008, publié in FamPra 2007/167 et TF 1C_219/2007 du 19 octobre 2007, publié in FamPra 2008/173). Si les répercussions négatives du droit de visite peuvent être limités de façon suffisante par la présence d'une tierce personne, le droit de visite ne peut être supprimé (TF 5A_92/2009 du 22 avril 2009, publié in FamPra 2009/786). Un droit de visite accompagné doit se fonder sur des éléments concrets de mise en danger du bien de l'enfant et une menace pure­ment abstraite d'une influence potentiellement défavorable pour l'enfant pour n'autoriser des relations personnelles qu'avec un accompagnant ne saurait être admise : dès lors, il convient de faire preuve d'une certaine retenue lors du choix de cette mesure (TF 5A_699/2007 du 26 février 2008).</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"><span> </span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"><span> <b>b)</b> La recourante prétend que le droit de visite, fixé à un samedi après-midi par mois à son domicile, est "trop minime pour être acceptable", de sorte qu'elle requiert l'instauration d'un droit de visite usuel d'un week-end sur deux, en sus de la moitié des vacances scolaires et celle des jours fériés.</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"><span> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Né en 1996, l'enfant B.M.________ vit en internat à l'institution de [...], mais rencontre régulièrement son père. Victime d'événements pour le moins perturbateurs, il présente des troubles du comportement et des émotions dont l'inten­sité reste fluctuante. Leur fils ayant besoin d'une stabilité émotionnelle et d'un cadre éducatif cohérent, les père et mère de B.M.________ ont été d'accord, lors de l'audience de la justice de paix du 18 mai 2009, de fixer un droit de visite conforme à l'intérêt de leur fils s'exerçant tous les samedis. Or, bien que ce droit de visite dût se faire sans surveillance, la recourante a refusé de voir son enfant, prétex­tant que c'était parce qu'elle n'avait pas la force de le rencontrer dans les conditions austères qu'on lui proposait, qu'elle avait décidé de suspendre d'elle-même l'exercice de son droit de visite et qu'elle s'était alors "quelque part résolue à faire le deuil des relations personnelles avec son fils". La situation étant délétère pour l'enfant, qui se réjouissait à chaque fois de pouvoir voir sa mère et qui souffrait finalement de ne pas la rencontrer, le SPJ a requis que le droit de visite de la recourante soit suspendu le temps qu'elle se sente capable de renouer le contact avec son fils. L'expert, auteur du rapport du 28 août 2009, est d'avis que la mère et le fils ont besoin de renouer progressivement le contact, avec le concours d'un tiers. Une longue coupure relationnelle risquerait de devenir néfaste pour le développement de ce dernier. Il en va de l'équilibre psychique de l'enfant, qui a besoin de sa mère et qui exprime l'envie de la rencontrer. Suivant les conclusions de l'expert, les père et mère ont admis à l'audience du 6 octobre 2009 le principe d'un droit de visite surveillé par la Croix-Rouge. C'est dans le seul but de concrétiser cette recommandation et cet accord que la juge de paix a fixé les modalités d'exercice du droit de visite litigieuses. En préten­dant qu'un droit de visite fixé à un samedi après-midi par mois est "trop minime pour être acceptable", la recourante reproduit le comportement qu'elle avait déjà adopté à la suite de l'audience du mois de mai 2009, fait fi des intérêts de son fils et mécon­naît qu'une reprise progressive des relations avec celui-ci est hautement sou­haitable et doit passer au premier plan, même si les modalités de l'exercice du droit de visite ne sont pas idéales. Suivant les indications de l'expert,</span> <span lang="FR">la réinstauration d'un droit de visite dans le temps et organisée par un tiers telle que prévue par la justice de paix est adéquate et conforme à l'intérêt de l'enfant et permet une reprise progressive des relations mère-fils, passablement détériorées après que l'enfant a été placé en inter­nat. Rien ne justifie que la recourante s'oppose à ces modalités, qui ne sont que pro­visoires et constituent évidemment un préalable à un exercice ordinaire du droit de visite.</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"><span> </span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"><span> </span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"><b><span>4.</span></b><span> En définitive, le recours doit être rejeté et la décision entreprise confir­mée.</span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"><span> </span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"><span> </span> <span lang="FR">Les frais du présent arrêt, fixés à 300 fr., sont à la charge de la recou­rante, qui versera à l'intimé la somme de 500 fr. à titre de dépens de deuxième instance (art. 236 al. 1 TFJC, tarif des frais judiciaires en matière civile</span><span lang="FR">, RSV 270.11.5<span>; art. 406 al. 1 CPC).</span></span></p> <p class="ojv-dcisionsnormal0"> </p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">Par ces motifs,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">la Chambre des tutelles du Tribunal cantonal,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">statuant à huis clos,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">prononce :</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"> <span lang="FR"> <b>I.</b> Le recours est rejeté.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> <b>II.</b> L'ordonnance est confirmée.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> <b>III.</b> Les frais de deuxième instance de la recourante sont arrêtés à 300 fr. (trois cents francs).</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> <b>IV.</b> La recourante C.________ doit verser à l'intimé A.M.________ la somme de 500 fr. (cinq cents francs) à titre de dépens de deuxième instance.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> <b>V. </b> L'arrêt motivé est exécutoire.</span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRomainsTC"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsSignature"><span lang="FR">Le président : La greffière :</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCentrETDU"> <span lang="FR">Du 24 février 2010</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Le dispositif de l'arrêt qui précède est communiqué par écrit aux intéressés.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsSignature"><span lang="FR"> La greffière :</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsCentrETDU"> <span lang="FR">Du</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> L'arrêt qui précède, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié à :</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRetraitNiveau1"><span lang="FR">‑ Me Frank Tièche (pour C.________),</span></p> <p class="OJV-DcisionsRetraitNiveau1"> <span lang="FR">‑ Me Rémi Bonnard (pour A.M.________),</span></p> <p class="OJV-DcisionsRetraitNiveau1"> <span lang="FR">- Service de protection de la jeunesse,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">et communiqué à :</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsRetraitNiveau1"><span lang="FR">‑ Mme la Juge de paix du district de Nyon,</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR">par l'envoi de photocopies.</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière civile devant le Tribunal fédéral au sens des art. 72 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral - RS 173.110), cas échéant d'un recours constitutionnel subsidiaire au sens des art. 113 ss LTF. Ces recours doivent être déposés devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la présente notification (art. 100 al. 1 LTF).</span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsNormal"><span lang="FR"> </span></p> <p class="OJV-DcisionsSignature"> <span lang="FR"> La greffière :</span></p> <p class="OJV-DcisionsSignature"> <span lang="FR"> </span></p> </div> </body> </html>