<h2>SubmittedText<h2><p>Depuis 2012, les cas de menaces, de harcèlement judiciaire, de détentions arbitraires, d'agressions physiques, de disparitions forcées et d'assassinats contre les défenseurs des droits humains (DDH) ont augmenté au Guatemala. Le niveau élevé d'impunité accentue gravement le risque pour les DDH. L'assassinat le 15 mai 2018 du leader communautaire L. A. Marroquin en est le dernier exemple.</p><p>Quelle est la mise en oeuvre par le DFAE au Guatemala des lignes directrices concernant la protection des DDH ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le Conseil fédéral est préoccupé par la situation des défenseurs des droits de l'homme au Guatemala, en particulier par la récente recrudescence des attaques violentes à leur encontre, y compris des assassinats, comme dans le cas de Monsieur Marroquin. Les lignes directrices de la Suisse concernant la protection des défenseurs des droits de l'homme prévoient un soutien aux défenseurs de droits de l'homme de la part des représentations suisses à l'étranger, ceci au travers de plusieurs instruments. En l'occurrence, l'ambassade de Suisse au Guatemala collecte et analyse l'information pertinente concernant les défenseurs des droits de l'homme dans le pays. Elle rencontre régulièrement les personnes et organisations concernées et, dans la mesure de ses capacités, assure le suivi des attaques à l'encontre des défenseurs des droits de l'homme, par exemple en s'enquérant des avancées des enquêtes de police. Si cela s'avère utile, l'ambassade s'associe à d'autres États ou à des ONG. Au niveau multilatéral, la Suisse utilise l'enceinte du Conseil des droits de l'homme pour demander au Guatemala de mettre en oeuvre des mesures de protection efficaces et d'enquêter systématiquement sur les exactions commises à l'encontre des défenseurs des droits de l'homme. Elle soutient également les efforts de l'ONU et notamment ceux du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme. Ce dernier a fait part de ses inquiétudes à propos de la détérioration du climat pour les défenseurs des droits de l'homme au Guatemala, le 18 mai 2018, au travers de son porte-parole.</p>