Lausanne, 13. März 2015
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 25. Februar 2015 (6B_508/2014)
Verkauf von Bankkundendaten: Einziehung von Vermögenswerten 
rechtmässig
Die Vermögenswerte aus dem Verkauf von Bankkundendaten an deutsche Steuerbehörden durch einen kurz nach der Tat verstorbenen Mann dürfen von der Bundesanwaltschaft eingezogen werden. Das Bundesgericht weist die Beschwerde der
Eltern des Betroffenen in diesem Punkt ab und bestätigt den Entscheid des Bundesstrafgerichts. 
Die Bundesanwaltschaft hatte im Februar 2010 im Zusammenhang mit dem Verkauf der
Daten von deutschen Kunden einer Schweizer Bank an deutsche Behörden ein Strafverfahren eröffnet. Es richtete sich gegen den Angestellten einer Schweizer Grossbank, der
die Daten bei seiner Arbeitgeberin beschafft hatte sowie gegen einen ihm bekannten
österreichischen Staatsbürger, dem er die Daten ausgehändigt hatte. Dieser übergab
die Daten gegen ein Entgelt von 2,5 Millionen Euro an deutsche Steuerbehörden. Der
Bankangestellte wurde vom Bundesstrafgericht 2011 im abgekürzten Verfahren wegen
qualifizierten  wirtschaftlichen  Nachrichtendienstes  und  anderer  Delikte  zu  einer
bedingten Freiheitsstrafe von zwei Jahren verurteilt. Der österreichische Staatsbürger
verstarb 2010 in Untersuchungshaft. Die Bundesanwaltschaft stellte das Strafverfahren
gegen ihn 2013 ein, ordnete aber die Einziehung der Vermögenswerte an, die aus dem
Verkauf der Daten resultierten. Das Bundesstrafgericht bestätigte die Einziehung 2014
in den wesentlichen Punkten.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde der Eltern des Verstorbenen in Bezug auf die
Einziehung ab. Es ist rechtsgenügend bewiesen, dass der Betroffene die Bankdaten an
deutsche Behörden verkauft hat. Die Einziehung von Vermögenswerten aus einer
Straftat ist auch dann möglich, wenn der Urheber einer tatbestandsmässigen und
rechtswidrigen Tat infolge Ablebens nicht bestraft werden kann. Im konkreten Fall ist der
Tatbestand des wirtschaftlichen Nachrichtendienstes im Sinne von Artikel 273 des
Strafgesetzbuches erfüllt, selbst wenn die Handlungen ausschliesslich im Ausland
ausgeführt worden sein sollten. Die Anwendung schweizerischen Rechts ergibt sich in
einem Fall der vorliegenden Art aus dem sogenannten Staatsschutzprinzip. Die
Vermögenswerte, welche eine verstorbene Person durch tatbestandsmässiges und
rechtswidriges Verhalten erlangt hat, dürfen auch zu Lasten der Erben eingezogen
werden. Das ergibt sich aus dem Zweck der Massnahme, wonach sich strafbares
Verhalten nicht lohnen darf. Gutgeheissen hat das Bundesgericht die Beschwerde der
Eltern in Bezug auf die Verweigerung der unentgeltlichen Rechtspflege. In diesem Punkt
muss das Bundesstrafgericht neu entscheiden. Lausanne, le 13 mars 2015
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 25 février 2015 (6B_508/2014)
Vente de données bancaires : légalité de la confiscation de valeurs
patrimoniales
Les valeurs patrimoniales issues de la vente de données bancaires aux autorités
fiscales allemandes par une personne décédée peu après la vente peuvent être
confisquées par le Procureur général de la Confédération. Le Tribunal fédéral rejette
le recours des parents de l'intéressé sur ce point et confirme la décision du Tribunal
pénal fédéral.
Le Procureur général de la Confédération avait ouvert une procédure pénale en février
2010 en relation avec la vente aux autorités allemandes de données de clients
allemands d'une banque suisse. Cette procédure était dirigée contre l'employé d'une
importante banque suisse, qui s'était procuré les données auprès de son employeur, et
contre un citoyen autrichien, à qui il avait remis les données. Ce dernier avait livré les
données aux autorités allemandes en contre-partie de 2,5 millions d'euros. Par un
jugement rendu en 2011 en procédure simplifiée, le Tribunal pénal fédéral avait
condamné l'employé de banque pour service de renseignements économiques qualifié
et d'autres délits à une peine privative de liberté de deux ans, assortie du sursis. Le
citoyen autrichien était décédé en 2010 durant sa détention provisoire. Le Procureur
général de la Confédération avait classé la procédure contre lui en 2013, ordonnant
néanmoins la confiscation des valeurs patrimoniales résultant de la vente des données.
En 2014, le Tribunal pénal fédéral confirma la confiscation dans ses aspects principaux. 
Le Tribunal fédéral rejette le recours des parents du défunt s'agissant de la confiscation.
Il est établi de manière suffisante que l'intéressé a vendu les données bancaires aux
autorités  allemandes.  La  confiscation  de  valeurs  patrimoniales  provenant  d'une
infraction est également possible lorsque son auteur ne peut plus être sanctionné à la
suite de son décès. Dans le cas d'espèce, les éléments constitutifs de l'infraction de
service de renseignements économiques au sens de l'art. 273 du Code pénal sont
réalisés, même si les actes devaient exclusivement avoir été commis à l'étranger.
L'application du droit suisse découle dans un cas de ce genre du principe dit de sécurité
de l'Etat. Les valeurs patrimoniales qu'une personnes décédée a obtenues par un
comportement remplissant les éléments constitutifs d'une infraction et illicite peuvent
également être confisquées à la charge des héritiers. Cela résulte du but de la mesure,
qui veut qu'un comportement constitutif d'une infraction ne paie pas. Le Tribunal fédéral
a admis le recours des parents à l'encontre du refus d'assistance judiciaire. Sur ce
point, le Tribunal pénal fédéral devra rendre une nouvelle décision.