{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2015-02-24", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20150224-21830-09_2015-02-24.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20150224_21830_09:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "ecfb0b409c1b70d0e54bb23f6d3cbceb"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20150224_21830_09", "Haldimann Ulrich Mathias, u. Mitb. gegen Schweiz"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 24.02.2015 20150224_21830_09 (Haldimann Ulrich Mathias, u. Mitb. gegen Schweiz)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 24.02.2015 20150224_21830_09 (Haldimann Ulrich Mathias, u. Mitb. gegen Schweiz)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 24.02.2015 20150224_21830_09 (Haldimann Ulrich Mathias, u. Mitb. gegen Schweiz)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>SUISSE: Art. 10 CEDH. Condamnation de journalistes \u00e0 des amendes pour avoir enregistr\u00e9 et diffus\u00e9 l'interview en cam\u00e9ra cach\u00e9e d'un courtier en assurance priv\u00e9e dans le cadre d'un reportage t\u00e9l\u00e9vis\u00e9.\n<br>Cette ing\u00e9rence \u00e9tait pr\u00e9vue par la loi et poursuivait le but l\u00e9gitime de protection des droits et de la r\u00e9putation d'autrui, \u00e0 savoir le droit du courtier \u00e0 sa propre image, \u00e0 sa propre parole ainsi qu'\u00e0 sa r\u00e9putation.\nLa Cour rel\u00e8ve que le reportage concernait un d\u00e9bat d'int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral tr\u00e8s important sur des pratiques commerciales, soit les mauvais conseils d\u00e9livr\u00e9s par les courtiers en assurance priv\u00e9e, la personne enregistr\u00e9e n'\u00e9tant pas vis\u00e9e personnellement mais comme repr\u00e9sentant une cat\u00e9gorie professionnelle.\nEn outre, la Cour accorde le b\u00e9n\u00e9fice du doute aux requ\u00e9rants quant \u00e0 leur volont\u00e9 de respecter la d\u00e9ontologie journalistique (agir de bonne foi sur la base de faits exacts et fournir des informations fiables et pr\u00e9cises), la v\u00e9racit\u00e9 des faits pr\u00e9sent\u00e9s n'ayant jamais \u00e9t\u00e9 contest\u00e9e. S'agissant de la pr\u00e9sentation du courtier, il est d\u00e9terminant que son visage et sa voix aient \u00e9t\u00e9 masqu\u00e9s et que l'entretien ne se soit pas d\u00e9roul\u00e9 dans les locaux qu'il fr\u00e9quente habituellement.\nAinsi, la Cour estime que l'ing\u00e9rence dans la vie priv\u00e9e du courtier, qui a renonc\u00e9 \u00e0 s'exprimer sur l'entretien, n'est pas d'une gravit\u00e9 telle qu'elle doive occulter l'int\u00e9r\u00eat public \u00e0 l'information des malfa\u00e7ons all\u00e9gu\u00e9es en mati\u00e8re de courtage en assurances. Quant \u00e0 la gravit\u00e9 de la sanction, bien que les peines p\u00e9cuniaires soient d'une relative l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, la Cour estime que l'amende prononc\u00e9e par le juge p\u00e9nal peut tendre \u00e0 inciter la presse \u00e0 s'abstenir d'exprimer des critiques, m\u00eame si les requ\u00e9rants n'ont pas \u00e9t\u00e9 priv\u00e9s de la possibilit\u00e9 de diffuser leur reportage. D\u00e8s lors, l'ing\u00e9rence \u00e9tait disproportionn\u00e9e (ch. 56-68).\nConclusion: violation de l'art. 10 CEDH.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>1. Quartalsbericht 2015)<br>Freiheit der Meinungs\u00e4usserung (Art. 10 EMRK); Einsatz von versteckten Kameras durch Journalisten.<br>Die Beschwerdef\u00fchrer (4 Fernsehjournalisten) wurden verurteilt, weil sie heimlich das Beratungsgespr\u00e4ch eines Versicherungsberaters mit einer Kamera aufgezeichnet und in der Folge ausgestrahlt hatten. Die Aufnahmen waren im Rahmen einer Reportage f\u00fcr den \"Kassensturz\" realisiert worden. Die Reportage sollte die unzureichende Beratung durch die Branchenvertreter aufzuzeigen. F\u00fcr die Beschwerdef\u00fchrer war die Verurteilung zu einer Busse ein unverh\u00e4ltnism\u00e4ssiger Eingriff in ihr Recht auf freie Meinungs\u00e4usserung.<br>Der Gerichtshof stellte fest, dass das Thema der Reportage eine Debatte von sehr gewichtigem \u00f6ffentlichem Interesse betreffe. Zudem sei die strittige Reportage nicht auf die Person des Vertreters, sondern auf bestimmte Gesch\u00e4ftspraktiken einer Berufsgruppe fokussiert gewesen. Weiter sei die Frage nach dem Willen der Journalisten zur Einhaltung der journalistischen Standesregeln im Zweifelsfall zu Gunsten der Journalisten auszulegen. Dies insbesondere deshalb, weil die Journalisten im vorliegenden Fall den Einsatz der versteckten Kamera beschr\u00e4nkt hatten. Zudem sei die Richtigkeit der dargestellten Tatsachen nicht bestritten gewesen. Der Gerichtshof betonte besonders, dass die Beschwerdef\u00fchrer das Gesicht und die Stimme des Vertreters unkenntlich gemacht hatten und das Gespr\u00e4ch nicht in R\u00e4umlichkeiten, welche der Beschwerdef\u00fchrer gew\u00f6hnlich besuchte, gef\u00fchrt worden war. Verletzung von Art.\u00a010 EMRK (sechs gegen eine Stimme)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>SUISSE: Art. 10 CEDH. Condamnation de journalistes \u00e0 des amendes pour avoir enregistr\u00e9 et diffus\u00e9 l'interview en cam\u00e9ra cach\u00e9e d'un courtier en assurance priv\u00e9e dans le cadre d'un reportage t\u00e9l\u00e9vis\u00e9.\n<br>Cette ing\u00e9rence \u00e9tait pr\u00e9vue par la loi et poursuivait le but l\u00e9gitime de protection des droits et de la r\u00e9putation d'autrui, \u00e0 savoir le droit du courtier \u00e0 sa propre image, \u00e0 sa propre parole ainsi qu'\u00e0 sa r\u00e9putation.\nLa Cour rel\u00e8ve que le reportage concernait un d\u00e9bat d'int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral tr\u00e8s important sur des pratiques commerciales, soit les mauvais conseils d\u00e9livr\u00e9s par les courtiers en assurance priv\u00e9e, la personne enregistr\u00e9e n'\u00e9tant pas vis\u00e9e personnellement mais comme repr\u00e9sentant une cat\u00e9gorie professionnelle.\nEn outre, la Cour accorde le b\u00e9n\u00e9fice du doute aux requ\u00e9rants quant \u00e0 leur volont\u00e9 de respecter la d\u00e9ontologie journalistique (agir de bonne foi sur la base de faits exacts et fournir des informations fiables et pr\u00e9cises), la v\u00e9racit\u00e9 des faits pr\u00e9sent\u00e9s n'ayant jamais \u00e9t\u00e9 contest\u00e9e. S'agissant de la pr\u00e9sentation du courtier, il est d\u00e9terminant que son visage et sa voix aient \u00e9t\u00e9 masqu\u00e9s et que l'entretien ne se soit pas d\u00e9roul\u00e9 dans les locaux qu'il fr\u00e9quente habituellement.\nAinsi, la Cour estime que l'ing\u00e9rence dans la vie priv\u00e9e du courtier, qui a renonc\u00e9 \u00e0 s'exprimer sur l'entretien, n'est pas d'une gravit\u00e9 telle qu'elle doive occulter l'int\u00e9r\u00eat public \u00e0 l'information des malfa\u00e7ons all\u00e9gu\u00e9es en mati\u00e8re de courtage en assurances. Quant \u00e0 la gravit\u00e9 de la sanction, bien que les peines p\u00e9cuniaires soient d'une relative l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, la Cour estime que l'amende prononc\u00e9e par le juge p\u00e9nal peut tendre \u00e0 inciter la presse \u00e0 s'abstenir d'exprimer des critiques, m\u00eame si les requ\u00e9rants n'ont pas \u00e9t\u00e9 priv\u00e9s de la possibilit\u00e9 de diffuser leur reportage. D\u00e8s lors, l'ing\u00e9rence \u00e9tait disproportionn\u00e9e (ch. 56-68).\nConclusion: violation de l'art. 10 CEDH.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(1er rapport trimestriel 2015)<br>Libert\u00e9 d'expression (art. 10 CEDH); utilisation de cam\u00e9ras cach\u00e9es par des journalistes.<br>L'affaire concerne la condamnation de quatre journalistes (les requ\u00e9rants) pour avoir enregistr\u00e9 et diffus\u00e9 l'interview r\u00e9alis\u00e9e en cam\u00e9ra cach\u00e9e d'un courtier en assurance priv\u00e9e, dans le cadre d'un reportage du programme t\u00e9l\u00e9vis\u00e9 \"Kassensturz\", destin\u00e9 \u00e0 d\u00e9noncer les mauvais conseils d\u00e9livr\u00e9s par les courtiers en la mati\u00e8re. Les requ\u00e9rants se plaignaient que leur condamnation au versement d'amendes p\u00e9nales a constitu\u00e9 une ing\u00e9rence disproportionn\u00e9e dans leur droit \u00e0 la libert\u00e9 d'expression.<br>La Cour a consid\u00e9r\u00e9 que le th\u00e8me du reportage concernait un d\u00e9bat qui \u00e9tait d'un int\u00e9r\u00eat public tr\u00e8s important. Elle a \u00e9galement constat\u00e9 que le reportage litigieux n'\u00e9tait pas focalis\u00e9 sur la personne du courtier mais sur certaines pratiques commerciales mises en oeuvre au sein d'une cat\u00e9gorie professionnelle. Elle a estim\u00e9 en outre qu'il convient d'accorder le b\u00e9n\u00e9fice du doute aux requ\u00e9rants quant \u00e0 leur volont\u00e9 de respecter les r\u00e8gles de d\u00e9ontologie journalistique puisqu'ils ont notamment limit\u00e9 l'usage de la cam\u00e9ra cach\u00e9e. De plus, la v\u00e9racit\u00e9 des faits pr\u00e9sent\u00e9s par les requ\u00e9rants n'\u00e9tait pas contest\u00e9e. La Cour a accord\u00e9 une importance d\u00e9terminante au fait que les requ\u00e9rants avaient masqu\u00e9 le visage et la voix du courtier et que l'entretien ne s'est pas d\u00e9roul\u00e9 dans les locaux qu'il fr\u00e9quentait habituellement. Violation de l'article 10 (six voix contre une)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>SUISSE: Art. 10 CEDH. Condamnation de journalistes \u00e0 des amendes pour avoir enregistr\u00e9 et diffus\u00e9 l'interview en cam\u00e9ra cach\u00e9e d'un courtier en assurance priv\u00e9e dans le cadre d'un reportage t\u00e9l\u00e9vis\u00e9.\n<br>Cette ing\u00e9rence \u00e9tait pr\u00e9vue par la loi et poursuivait le but l\u00e9gitime de protection des droits et de la r\u00e9putation d'autrui, \u00e0 savoir le droit du courtier \u00e0 sa propre image, \u00e0 sa propre parole ainsi qu'\u00e0 sa r\u00e9putation.\nLa Cour rel\u00e8ve que le reportage concernait un d\u00e9bat d'int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral tr\u00e8s important sur des pratiques commerciales, soit les mauvais conseils d\u00e9livr\u00e9s par les courtiers en assurance priv\u00e9e, la personne enregistr\u00e9e n'\u00e9tant pas vis\u00e9e personnellement mais comme repr\u00e9sentant une cat\u00e9gorie professionnelle.\nEn outre, la Cour accorde le b\u00e9n\u00e9fice du doute aux requ\u00e9rants quant \u00e0 leur volont\u00e9 de respecter la d\u00e9ontologie journalistique (agir de bonne foi sur la base de faits exacts et fournir des informations fiables et pr\u00e9cises), la v\u00e9racit\u00e9 des faits pr\u00e9sent\u00e9s n'ayant jamais \u00e9t\u00e9 contest\u00e9e. S'agissant de la pr\u00e9sentation du courtier, il est d\u00e9terminant que son visage et sa voix aient \u00e9t\u00e9 masqu\u00e9s et que l'entretien ne se soit pas d\u00e9roul\u00e9 dans les locaux qu'il fr\u00e9quente habituellement.\nAinsi, la Cour estime que l'ing\u00e9rence dans la vie priv\u00e9e du courtier, qui a renonc\u00e9 \u00e0 s'exprimer sur l'entretien, n'est pas d'une gravit\u00e9 telle qu'elle doive occulter l'int\u00e9r\u00eat public \u00e0 l'information des malfa\u00e7ons all\u00e9gu\u00e9es en mati\u00e8re de courtage en assurances. Quant \u00e0 la gravit\u00e9 de la sanction, bien que les peines p\u00e9cuniaires soient d'une relative l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, la Cour estime que l'amende prononc\u00e9e par le juge p\u00e9nal peut tendre \u00e0 inciter la presse \u00e0 s'abstenir d'exprimer des critiques, m\u00eame si les requ\u00e9rants n'ont pas \u00e9t\u00e9 priv\u00e9s de la possibilit\u00e9 de diffuser leur reportage. D\u00e8s lors, l'ing\u00e9rence \u00e9tait disproportionn\u00e9e (ch. 56-68).\nConclusion: violation de l'art. 10 CEDH.\n<br> Sintesi dell'UFG\n<br>(1\u00b0 rapporto trimestriale 2015)<br>Libert\u00e0 di espressione (art.\u00a010 CEDU); utilizzo di telecamere nascoste da parte dei giornalisti.<br>La causa riguarda la condanna di quattro giornalisti, i ricorrenti, colpevoli di aver registrato di nascosto l'intervista a un agente assicurativo e di averla poi divulgata nell'ambito dell'inchiesta del programma televisivo \"Kassensturz\", volta a denunciare la scarsa qualit\u00e0 delle consulenze nel settore assicurativo. I ricorrenti hanno deplorato che la condanna al pagamento di multe penali costituisce un'ingerenza sproporzionata nel diritto alla libert\u00e0 di espressione.<br>La Corte ha considerato che il tema dell'inchiesta concerne un dibattito di grande interesse pubblico. Ha constatato che l'inchiesta oggetto della controversia non \u00e8 incentrata sulla figura dell'agente assicurativo, bens\u00ec sulle pratiche commerciali di un'intera categoria professionale. Per quanto riguarda la volont\u00e0 dei ricorrenti di rispettare le regole della deontologia giornalistica, ha altres\u00ec reputato che conviene concedere loro il beneficio del dubbio, dal momento che l'uso della telecamera nascosta \u00e8 stato limitato. Inoltre, la veridicit\u00e0 dei fatti non \u00e8 stata contestata. La Corte ha accordato particolare importanza al fatto che i ricorrenti abbiano reso irriconoscibili il volto e la voce dell'agente assicurativo e che l'intervista non si sia svolta nei locali solitamente frequentati dallo stesso. Violazione dell'articolo\u00a010 CEDU (6 voti contro 1)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:58", "Checksum": "68bca3c7d4e78813026672eb89114d48"}