An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 12. Dezember 2016
Embargo: 12. Dezember 2016, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 16. November 2016 (1B_185/2016, 1B_186/2016, 1B_188/2016)
Keine Pflicht für Facebook Schweiz zur Herausgabe von 
Nutzerdaten
Facebook Switzerland Sàrl (Facebook Schweiz) kann von der Staatsanwaltschaft des
Kantons Waadt nicht zur Herausgabe von Daten zu einem mutmasslich in der
Schweiz eröffneten Facebook-Konto verpflichtet werden. Facebook Schweiz ist nicht
Inhaberin der fraglichen Daten und hat diese auch nicht unter ihrer Kontrolle. Um an
die Daten zu gelangen, müssten diese auf dem Weg der Rechtshilfe bei Facebook
Ireland Ltd (Facebook Irland) herausgefordert werden. Das Bundesgericht heisst die
Beschwerden von Facebook Schweiz und deren beiden Geschäftsführern gut.
2015 eröffnete die Staatsanwaltschaft des Kantons Waadt auf Anzeige eines belgischen
Journalisten ein Strafverfahren wegen Verleumdung, übler Nachrede und Beschimpfung
gegen Unbekannt. Der Anzeiger machte geltend, dass jemand auf einem mutmasslich in
der Schweiz eröffneten Facebook-Konto unter einem Pseudonym antisemitische Äusserungen gegen ihn gepostet habe. Die Staatsanwaltschaft verfügte daraufhin gegen
Facebook Schweiz und die beiden Geschäftsführer der Gesellschaft unter anderem die
Herausgabe der Identität, der Zugangsdaten, sowie der IP-Adresse des fraglichen
Kontoinhabers. Gegen die Herausgabeverfügung erhoben Facebook Schweiz und die
beiden Geschäftsführer Beschwerden beim Kantonsgericht des Kantons Waadt. Sie
machten geltend, dass sie die Facebook-Website nicht selber verwalten würden. Die
Anordnung müsse an Facebook Irland erfolgen, da die geforderten Informationen in
deren Händen seien, was von Facebook Irland bestätigt wurde. Das Kantonsgericht
wies die Beschwerde 2016 ab. Dagegen erhoben Facebook Schweiz sowie die beiden
Geschäftsführer Beschwerden an das Bundesgericht.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerden gut und hebt das Urteil des Kantonsgerichts
sowie die Herausgabeverfügung der Staatsanwaltschaft auf. Aus Artikel 265 der
Schweizerischen Strafprozessordnung und Artikel 18 des internationalen Übereinkommens über die Cyberkriminalität ergibt sich, dass sich die Herausgabeverfügung nur
gegen jemanden richten kann, der Inhaber oder Besitzer der Daten ist, oder der eine
faktische und rechtliche Kontrolle darüber ausübt. Keines der Dokumente, auf die sich
das Kantonsgericht bei seinem Entscheid gestützt hat, lässt den Schluss zu, dass
Facebook Schweiz Inhaberin der geforderten Daten wäre oder direkten Zugang zu den
Daten der Nutzer hätte. Vielmehr ergibt sich, dass Facebook Irland Vertragspartner von
Facebook-Nutzern ausserhalb der USA und Kanada ist und die Kontrolle über die
entsprechenden Personendaten ausübt. Der Geschäftszweck von Facebook Schweiz
beschränkt sich auf das Support-Marketing, den Verkauf von Werbeflächen sowie auf
Öffentlichkeitsarbeit und Kommunikation. Facebook Schweiz handelt auch nicht in Vertretung von Facebook Irland. Die Daten können somit von Facebook Schweiz nicht
herausverlangt werden. Um an die gewünschten Daten zu gelangen, müsste die Staatsanwaltschaft des Kantons Waadt ein Rechtshilfeersuchen in Strafsachen an Irland
stellen. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 12 décembre 2016
Embargo : 12 décembre 2016, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 16 novembre 2016 (1B_185/2016, 1B_186/2016, 1B_188/2016)
Absence d'obligation de Facebook Suisse de produire des 
données d'utilisateurs
Le  Ministère  public  vaudois  ne peut  contraindre  Facebook  Switzerland  Sàrl
(Facebook Suisse) à produire les données d'un compte Facebook ouvert vraisemblablement depuis la Suisse. Facebook Suisse n'est pas titulaire des données en
question et n'en a pas non plus le contrôle. Pour y avoir accès, il y a lieu d'agir, cas
échéant, par voie de l'entraide judiciaire auprès de Facebook Ireland Ltd (Facebook
Irlande). Le Tribunal fédéral admet les recours formés par Facebook Suisse et par
ses deux gérants.
En 2015, le Ministère public du canton de Vaud a ouvert une instruction pénale contre
inconnu pour calomnie, diffamation et injure, sur plainte d'un journaliste belge. Ce
dernier indiquait avoir été traité d'antisémite sur un compte Facebook ouvert vraisemblablement en Suisse sous un pseudonyme. Le Ministère public a exigé de
Facebook Suisse et de ses deux associés gérants la production de l'identité du détenteur du compte, de ses données d'accès et adresse IP. La société et ses gérants ont
recouru contre cet ordre de production auprès du Tribunal cantonal vaudois, faisant
valoir qu'ils ne géraient pas le site Facebook. L'ordre de production devait être adressé
à la société Facebook Irlande, titulaire des informations recherchées ainsi qu'elle l'avait
elle-même confirmé. Le Tribunal cantonal a rejeté les recours en 2016. Facebook
Suisse et ses deux gérants ont alors porté la cause devant le Tribunal fédéral.
Le Tribunal fédéral admet les recours et annule l'arrêt cantonal ainsi que l'ordre de
production du Ministère public. Il ressort de l'article 265 du Code de procédure pénale
suisse et de l'article 18 de la Convention internationale sur la cybercriminalité que
l'injonction de production ne peut être adressée qu'au possesseur ou au détenteur des
données, ou à celui qui en a le contrôle en fait et en droit. Aucun des documents sur
lesquels le Tribunal cantonal a fondé sa décision ne permet de conclure que la société
recourante soit effectivement titulaire des données d'utilisateur réclamées, ou qu'elle ait
un accès direct à ces données. Il en résulte au contraire que la société Facebook
Irlande est partenaire contractuelle avec les utilisateurs situés hors des Etats-Unis et du
Canada et qu'elle exerce seule le contrôle sur les données personnelles. L'activité de
Facebook Suisse se limite au support marketing, à la vente d'espaces publicitaires, aux
relations publiques et à la communication. Facebook Suisse ne représente pas non plus
la société irlandaise. Les données ne peuvent donc pas être exigées de la part de
Facebook Suisse; pour les obtenir, le Ministère public vaudois n'a dès lors pas d'autre
choix que de s'adresser, cas échéant, par voie d'entraide judiciaire pénale aux autorités
irlandaises.