<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2022-07-05-5A_1066-2021.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5A_1066/2021</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 5 juillet 2022</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit civil</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. et Mme les Juges fédéraux Herrmann, Président, </div> <div class="para">Escher et Bovey. </div> <div class="para">Greffier : M. Braconi. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.A.________, </div> <div class="para">représentée par Me Pierre Siegrist, avocat, </div> <div class="para">recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Caisse B.________, </div> <div class="para">représentée par Me Vincent Carron, avocat, </div> <div class="para">intimée, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Office cantonal des poursuites de Genève, rue du Stand 46, 1204 Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">plainte LP, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre la décision de la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et faillites de la Cour de justice du canton de Genève du 16 décembre 2021 </div> <div class="para">(A/2465/2021-CS, DCSO/495/21). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.a.</b> Par jugement du 19 juin 2019, le Tribunal de première instance de Genève a prononcé le divorce des époux C.A.________ et A.A.________; il a ordonné, en particulier, le partage des avoirs de prévoyance professionnelle, la Caisse B.________, auprès de laquelle le mari était assuré, étant condamnée à transférer la somme de 4'248'092 fr. 62 sur deux comptes de libre passage au nom de l'épouse, le premier auprès de la Banque cantonale de Genève (BCGE), le second auprès de PostFinance. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.b.</b> Le 5 février 2020, l'épouse a fait notifier à la Caisse B.________ un commandement de payer la somme de 4'248'092 fr. 62 avec intérêts à 5 % l'an dès le 28 septembre 2019, fondée sur le jugement précité ( <i>poursuite n° yyy de l'Office cantonal des poursuites de Genève</i>). </div> <div class="para">Par jugement du 4 décembre 2020, le Tribunal de première instance de Genève a levé définitivement l'opposition; le 23 avril 2021, la Chambre civile de la Cour de justice du canton de Genève a rejeté le recours de la poursuivie. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.a.</b> Par arrêt du 26 mai 2020, confirmé le 22 décembre suivant par le Tribunal fédéral ( <i>causes 6B_815/2020, 6B_823/2020, 6B_826/2020 et 6B_831/2020</i>), la Chambre pénale d'appel et de révision de la Cour de justice du canton de Genève a, entre autres infractions, reconnu C.A.________ coupable de complicité de gestion déloyale, l'a condamné, conjointement avec D.________, à payer aux B.________ la somme de 20'460'487 fr. plus intérêts à 5 % l'an dès le 1er novembre 2012, prononcé une créance compensatrice du même montant, allouée aux E.________, ordonné le maintien de séquestres pénaux frappant divers actifs en vue de l'exécution de cette créance et levé d'autres séquestres pénaux, parmi lesquels ceux portant sur sa prestation de sortie auprès de la Caisse B.________. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.b.</b> Donnant suite à la requête des E.________, le Tribunal de première instance de Genève a ordonné le 22 janvier 2021 le séquestre d'actifs de C.A.________ - dont l'avoir de prévoyance de celui-ci auprès de la Caisse B.________ - à concurrence de 20'460'487 fr. plus intérêts à 5 % l'an dès le 1er novembre 2021 ( <i>séquestre n° zzz</i>). </div> <div class="para">Le 22 janvier 2021, l'Office cantonal des poursuites de Genève a exécuté ledit séquestre et adressé des avis <i>ad hoc</i> aux tiers détenteurs d'avoirs susceptibles d'être séquestrés; par courrier du 11 février 2021, la Caisse B.________ lui a indiqué que la prestation de libre passage du débiteur s'élevait à 8'496'185 fr. 25, dont 4'248'092 fr. 31 devaient revenir à son ex-épouse conformément au jugement de divorce. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.c.</b> Le 23 février 2021, l'Office a établi le procès-verbal de séquestre; il en ressort que la mesure a porté en main de la Caisse B.________ sur les avoirs de prévoyance professionnelle (2e pilier) du débiteur pour une valeur de 8'738'284 fr. 27; l'ex-épouse ayant revendiqué en être propriétaire à hauteur de 4'248'092 fr. 31 sur la base du jugement de divorce, un délai de vingt jours a été imparti au créancier et au débiteur pour ouvrir action en contestation de la prétention du tiers revendiquant, faute de quoi cette prétention serait admise. Le 17 mars 2021, les E.________ ont saisi le Tribunal de première instance du canton de Genève d'une action en contestation de revendication à l'encontre de la prénommée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.a.</b> Le 2 juillet 2021, la Caisse B.________ s'est acquittée en main de l'Office de la somme de 4'660'073 fr. en règlement de la poursuite introduite contre elle par l'ex-épouse ( <i>cf</i>. <i>supra</i>, let. A.b). </div> <div class="para">Par décision du 15 juillet 2021, l'Office a informé l'ex-épouse que ce montant correspondait au solde de la poursuite en question en capital, intérêts et frais au 31 juillet 2021. Ce paiement avait éteint la poursuite et libéré la débitrice en vertu de l'<span class="artref">art. 12 al. 2 LP</span>; les fonds avaient été consignés auprès de la Trésorerie générale de l'État, conformément à l'<span class="artref">art. 9 LP</span>, en tant qu'actifs séquestrés dans la procédure de séquestre n° 21 071683 W, jusqu'à droit connu dans l'action en contestation de revendication introduite par les E.________ ( <i>cf</i>. <i>supra</i>, let. B.c). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.b.</b> Le 20 juillet 2021, A.A.________ a porté plainte contre cette décision; elle a exposé que, dans la mesure où la Caisse B.________ n'avait pas payé sous condition, l'Office était tenu de lui transférer le produit de la poursuite, puisque sa créance se fondait sur un jugement passé en force et que le séquestre obtenu par les E.________ ne concernait que les avoirs du débiteur, et non les siens. </div> <div class="para">Statuant le 16 décembre 2021, la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et faillites de la Cour de justice du canton de Genève a rejeté la plainte. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>D.</b> </div> <div class="para">Par mémoire mis à la poste le 26 décembre 2021, la plaignante exerce un recours en matière civile au Tribunal fédéral. En bref, elle conclut à l'annulation de la décision précitée et au versement du montant litigieux sur ses comptes de libre passage; subsidiairement, elle demande que le montant versé par la Caisse B.________ qui excède sa revendication, à savoir 411'980 fr. 38, lui soit versé " <i>immédiatement et sans condition</i> ". </div> <div class="para">Des observations n'ont pas été requises. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>E.</b> </div> <div class="para">Le 13 juin 2022, le Président de la Cour de céans a rejeté la requête de la recourante, consécutive à l'arrêt 5A_907/2021, tendant au versement immédiat de la somme consignée par l'Office. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours a été déposé à temps (<span class="artref">art. 100 al. 2 let. a LTF</span>) contre une décision finale (<span class="artref">art. 90 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=05.07.2022&amp;to_date=24.07.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F133-III-350%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page350">ATF 133 III 350</a> consid. 1.2) rendue en matière de poursuite pour dettes (<span class="artref">art. 72 al. 2 let. a LTF</span>) par une autorité cantonale de surveillance statuant en dernière (unique) instance cantonale (<span class="artref">art. 75 al. 1 LTF</span>). Il est recevable indépendamment de la valeur litigieuse (<span class="artref">art. 74 al. 2 let</span>. c LTF). La plaignante, qui a participé à la procédure devant la juridiction précédente et a un intérêt digne de protection à l'annulation ou à la modification de la décision attaquée, a qualité pour recourir (<span class="artref">art. 76 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.1.</b> En l'espèce, l'autorité précédente a constaté que la plaignante, en qualité de tiers, n'avait pas formé d'opposition au séquestre ordonné à l'encontre de son ex-époux en faisant valoir qu'il portait sur des actifs lui appartenant, ni porté plainte contre le procès-verbal de séquestre établi par l'Office, dont il ressort que le séquestre avait été exécuté sur l'intégralité des avoirs de prévoyance du débiteur auprès de la Caisse B.________, revendiqués en partie par la plaignante. Malgré les incertitudes quant au moment de la connaissance de l'ordonnance et du procès-verbal de séquestre, l'intéressée n'a pas prétendu avoir réagi dans les délais utiles une fois connues ces décisions, la présente plainte n'étant dirigée que contre la décision de l'Office de consigner les fonds versés par la caisse de prévoyance; au demeurant, il résulte du dossier que celle-ci a mentionné l'existence du séquestre dans la procédure de mainlevée l'opposant à la plaignante. Enfin, comme la plaignante est partie à la procédure de revendication initiée le 17 mars 2021 par les E.________, c'est dans cette procédure qu'elle pourra faire valoir ses prétentions sur les actifs séquestrés. </div> <div class="para">La Caisse B.________, quant à elle, a versé à l'Office la somme de 4'660'073 fr., destinée à être imputée sur la créance de la plaignante; il s'agit là d'un paiement au sens de l'<span class="artref">art. 12 LP</span>, qui couvre le capital, les intérêts et les frais de poursuite; opéré sans conditions, il a entraîné sa libération et l'extinction de la poursuite (<span class="artref">art. 12 al. 2 LP</span>), sans égard au fait que la somme n'a pas été transmise à la plaignante. Dans la mesure où ce versement est visé par le séquestre, c'est à juste titre que l'Office n'a pas versé la somme correspondante sur les comptes de libre passage de la plaignante, ou à celle-ci directement, mais l'a consignée jusqu'à droit connu sur la procédure en revendication. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.2.</b> Dans ses trois premiers griefs, la recourante reproche en bref à la juridiction cantonale d'avoir établi les faits de manière " <i>inexacte et/ou incomplète</i> ", ce qui a faussé son raisonnement juridique. En effet, le séquestre pénal sur les avoirs de prévoyance avait été levé à l'issue du procès pénal et la Caisse B.________ ne s'est pas exécutée nonobstant une " <i>mise en demeure formelle</i> ", alors que les fonds que cette caisse devait lui transférer étaient librement disponibles. De surcroît, il existait dans les comptes de la Caisse B.________ " <i>deux prestations de libre passage</i> " dont l'une lui revenait à concurrence de 4'248'092 fr. 62, le séquestre ne portant que sur les avoirs de l'ex-mari; cette prestation ne pouvait donc plus faire l'objet d'un séquestre dans la poursuite dirigée exclusivement contre ce dernier. Enfin, elle conteste avoir émis une " <i>revendication</i> ", car elle n'a été informée du séquestre qu'au moment de la " <i>communication de l'ordonnance prononcée le 20 mai 2021 par le Tribunal de première instance</i> " lors du procès en contestation de revendication. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.3.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.3.1.</b> D'emblée, la question de savoir si la prétention de la recourante envers la caisse découlant du jugement de divorce ( <i>cf</i>. <i>supra</i>, let. A.a) peut être séquestrée dans une poursuite introduite contre l'ex-mari est étrangère au présent litige; comme le souligne l'autorité précédente, la plainte a pour objet en l'occurrence la décision de l'Office de consigner les fonds versés par la Caisse B.________. Le recours est dès lors irrecevable sur ce point (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=05.07.2022&amp;to_date=24.07.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-I-155%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page155">ATF 142 I 155</a> consid. 4.4.2). De plus, l'intéressée oublie que l'Office peut mettre sous main de justice des droits patrimoniaux dont un tiers se prétend titulaire (<span class="artref">art. 95 al. 3 et <artref id="CH/281.1/275" type="start"></artref>art. 275 LP</span><artref id="CH/281.1/95/3" type="end"></artref>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=05.07.2022&amp;to_date=24.07.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-III-122%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page122">ATF 134 III 122</a> consid. 4.2 et les références); c'est précisément dans la procédure en revendication (<span class="artref">art. 106 ss et <artref id="CH/281.1/275" type="start"></artref>art. 275 LP</span><artref id="CH/281.1/106" type="end"></artref>) que le tiers doit faire valoir sa prétention. Au demeurant, il ressort de la décision entreprise (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=05.07.2022&amp;to_date=24.07.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-16%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page16">ATF 140 III 16</a> consid. 1.3.1) que la recourante n'a pas formé opposition au séquestre (<span class="artref">art. 278 al. 1 LP</span>), ni déposé plainte contre le procès-verbal de séquestre; elle ne saurait ainsi pallier son omission à l'occasion de la consignation du montant en cause jusqu'à droit connu sur l'action en contestation de revendication. </div> <div class="para">Certes, la recourante affirme que les fonds correspondant à ses avoirs de prévoyance étaient " <i>disponibles</i> " entre la levée du séquestre pénal et l'autorisation du séquestre par le Tribunal de première instance, en sorte que la situation résulte de l'" <i>incurie</i> " de la Caisse B.________ qui a " <i>conservé indûment les montants devant</i> [lui] <i>revenir</i> ", nonobstant une " <i>mise en demeure formelle</i> ". Fût-il même justifié, un tel reproche ne changerait rien au résultat. La plainte au sens de l'<span class="artref">art. 17 LP</span> ne peut avoir pour objet qu'une mesure, une décision, voire une omission d'un organe de l'exécution forcée (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=05.07.2022&amp;to_date=24.07.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F119-III-49%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page49">ATF 119 III 49</a> consid. 1), et non le comportement d'une partie à la poursuite ou d'un tiers ( <i>cf</i>. GILLIÉRON, Poursuite pour dettes, faillite et concordat, 5e éd., 2012, n° 253). Le cas échéant, il appartiendra au juge ordinaire de rechercher si la prétendue rénitence dans le transfert des avoirs de prévoyance a provoqué un dommage à l'intéressée. </div> <div class="para">Selon la jurisprudence, le séquestre ordonné préalablement par le juge pénal n'empêche pas l'exécution d'un séquestre frappant les mêmes biens fondé sur les <span class="artref">art. 271 ss LP</span> (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=05.07.2022&amp;to_date=24.07.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F93-III-89%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page89">ATF 93 III 89</a> consid. 3; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=05.07.2022&amp;to_date=24.07.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F120-III-123%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page123">120 III 123</a> consid. 3b [entraide judiciaire en matière pénale]; arrêt 7B.190/2004 du 19 novembre 2004 consid. 4); il en est ainsi <i>a fortiori</i> lorsque, comme en l'occurrence, le séquestre pénal a été levé. Le séquestre ordonné le 22 janvier 2021 et exécuté le même jour apparaît donc parfaitement régulier. Dès ce moment, la Caisse B.________ - dûment avisée de cette mesure (<span class="artref">art. 276 al. 2 LP</span>) - n'était plus en droit de verser sur les comptes de libre passage de la recourante les avoirs de prévoyance qui devaient lui être transférés à teneur du jugement de divorce et ne pouvait plus se libérer qu'en main de l'Office (<span class="artref">art. 99 et <artref id="CH/281.1/275" type="start"></artref>art. 275 LP</span><artref id="CH/281.1/99" type="end"></artref>); c'est ce qu'elle a fait le 2 juillet 2021 ( <i>cf</i>. <i>supra</i>, let. C.a). Vu le séquestre frappant les avoirs en cause, l'Office a consigné avec raison le montant litigieux tant qu'un jugement définitif ne s'est pas prononcé sur son attribution. </div> <div class="para">Enfin, le fait que la recourante n'ait pas formulé de " <i>revendication</i> " est sans pertinence dans le cas particulier. La déclaration de revendication peut émaner d'un tiers intéressé ( <i>cf</i>. STAEHELIN/STRUB, <i>in</i> : BSK-SchKG I, 3e éd., 2021, n° 18 ad <span class="artref">art. 106 LP</span>); or, si la recourante estimait que la lettre de la Caisse B.________ du 11 février 2021 indiquant à l'Office que la moitié des avoirs de prévoyance du débiteur revenait à l'ex-épouse en vertu du jugement de divorce ne devait pas être traitée en tant que telle, il lui incombait de porter plainte contre la décision de l'Office d'ouvrir une procédure de revendication. A ce stade, la régularité de celle-ci, qui est à l'origine de la décision contestée de l'Office, ne saurait être remise en discussion. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.3.2.</b> Dans un dernier moyen, la recourante expose que sa prétendue revendication porte sur un montant de <u>4'248'092 fr. 62</u>, de sorte que la consignation par l'Office ne saurait porter sur un montant supérieur. Il s'ensuit que le " <i>différentiel</i> " entre le montant acquitté par la Caisse B.________ et la somme revendiquée ( <u>411'980 fr. 38</u>) doit être libéré et lui être versé. </div> <div class="para">Le recours est cependant irrecevable à cet égard. Il ne ressort pas de la décision attaquée (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=05.07.2022&amp;to_date=24.07.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-16%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page16">ATF 140 III 16</a> consid. 1.3.1) que ce moyen (<span class="artref">art. 75 al. 1 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=27&amp;from_date=05.07.2022&amp;to_date=24.07.2022&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-III-290%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page290">ATF 143 III 290</a> consid. 1.1) et le chef de conclusions subsidiaire sur lequel il repose (<span class="artref">art. 99 al. 2 LTF</span>; arrêt 5A_758/2013 du 15 avril 2014 consid. 2 et les références) auraient été présentés devant l'autorité cantonale. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">En conclusion, le présent recours doit être rejeté dans la mesure de sa recevabilité, aux frais de la recourante (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b> Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est rejeté dans la mesure où il est recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 5'000 fr., sont mis à la charge de la recourante. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties, à l'Office cantonal des poursuites de Genève et à la Chambre de surveillance des Offices des poursuites et faillites de la Cour de justice du canton de Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 5 juillet 2022 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Herrmann </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Braconi </div> </div></body></html>