Décision du 15 janvier 2018 Cour des plaintes Composition Les juges pénaux fédéraux Giorgio Bomio, président, Tito Ponti et Patrick Robert-Nicoud, la greffière Victoria Roth Parties A., représenté par Me Jean-Marie Crettaz, plaignant contre ADMINISTRATION FÉDÉRALE DES CONTRIBUTIONS, partie adverse Objet Actes (art. 27 al. 1 et 3 DPA) B u n d e s s t r a f g e r i c h t T r i b u n a l p é n a l f é d é r a l T r i b u n a l e p e n a l e f e d e r a l e T r i b u n a l p e n a l f e d e r a l Numéro de dossier: BV.2017.41 - 2 - Vu: - la procédure pénale administrative ouverte le 4 février 2016 par l’Adminis- tration fédérale des contributions (ci-après: AFC) contre A. pour soustraction d’impôt au sens de l’ art. 61 let. a de la loi fédérale du 13 octobre 1965 sur l’impôt anticipé (LIA; RS 642.21), respectivement escroquerie en matière de contributions au sens de l’art. 14 al. 2 DPA (RS 313.0) (act. 5.1); - la requête de suspension de la procédure pénale administrative de A. du 5 janvier 2017 (act. 5.8); - le refus de l’AFC du 31 janvier 2017 de donner suite à la requête de sus- pension de la procédure (act. 5.9); - la plainte de A. du 2 février 2017 contre le refus de l’AFC de donner suite à la requête de suspension de la procédure (act. 5.10); - la plainte de A. du 13 avril 2017 auprès de la Cour de céans pour déni de justice formel, l’AFC n’ayant pas donné suite à la plainte du 2 février 2017 (act. 5.11); - la décision de la Cour de céans du 18 juillet 2017 admettant la plainte pour déni de justice de A. et invitant l’AFC à traiter la plainte sans délai (act. 5.12); - la décision sur plainte de l’AFC du 25 juillet 2017 relative au refus de sus- pension de la procédure pénale administrative, rejetant dite plainte (act. 1.1); - la plainte du 18 août 2017 de A. auprès de la Cou r de céans contre la décision de l’AFC du 25 juillet 2017 (act. 1); - la réponse de l’AFC du 18 septembre 2017 concluant à l’irrecevabilité du recours pour cause de tardiveté (act. 5); Et considérant: que la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral examine d’office et en pleine cognition la recevabilité des recours qui lui sont adressés (ATF 122 IV 188 consid. 1 et arrêts cités); que les décisions sur plainte du directeur ou chef de l’administration peuvent être déférées à la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral (art. 27 al. 1 et 2 DPA); - 3 - que la plainte doit être déposée par quiconque est atteint par la décision sur plainte et a un intérêt d igne de protection à ce qu’il y ait une annulation ou modification (art. 28 al. 1 DPA), et ce dans les trois jours à compter de celui où le plaignant a reçu notification de la décision (art. 28 al. 3 DPA); que les délais dans le cadre de la procédure de recours devant la Cour des plaintes selon les art. 25 ss DPA sont en principe régis par les art. 20 à 24 PA (art. 31 al. 1 DPA; TPF 2008 167 consid. 1.3.2 p. 169); qu’en revanche, les féries judiciaires selon l’art. 22a ne s’appliquent pas à ces procédures de recours (TPF 2008 167 consid. 1.3.3 p. 170); que l’art. 31 al. 2 DPA prévoit que dans la procédure judiciaire, les délais se déterminent conformément au CPP; que selon la jurisprudence du TPF, la procédure de recours devant la Cour des plaintes en ma tière de droit pénal administratif est une procédure judi- ciaire au sens de l’art. 31 al. 2 DPA; en conséquence, les délais se détermi- nent selon les règles du CPP (TPF 2011 163 consid. 1.3 p. 164; arrêts du Tribunal pénal fédéral BV.2015.3 du 10 février 201 5; BV.2014.56 du 4 dé- cembre 2014 et les références citées); que selon l’art. 89 al. 2 du CPP, la procédure pénale ne connaît pas de féries judiciaires; que la décision sur plainte attaquée , datée du 25 juillet 2017, a été notifiée au plus tôt le 26 juillet 2017, le délai de recours arrivant à échéance le 31 juil- let 2017, soit le premier jour ouvrable suivant le samedi 29 juillet 2017; que le plaignant a déposé sa plainte le 18 août 2017; qu’en considération de ce qui précède, la présente plainte doit être déclarée irrecevable dès lors qu’elle est tardive; que le plaignant, qui succombe, supportera un émolument fixé à CHF 2'000.- (art. 73 LOAP applicable par renvoi de l’art. 25 al. 4 DPA; art. 5 et 8 du règlement du Tribunal pénal fédéral du 31 août 2010 sur les frais, émo- luments, dépens et indemnités de la procé dure pénale fédérale (RFPPF; RS 173.713.162). - 4 - Par ces motifs, la Cour des plaintes prononce: 1. La plainte est irrecevable. 2. Un émolument de CHF 2'000.-- est mis à la charge du plaignant. Bellinzone, le 15 janvier 2018 Au nom de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral Le président: La greffière: Distribution - Me Jean-Marie Crettaz - Administration fédérale des contributions Indication des voies de recours Il n’existe pas de voie de droit ordinaire contre la présente décision.