<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2025-06-17-9C_181-2025.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>9C_181/2025</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 17 juin 2025</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIIe Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mme et MM. les Juges fédéraux </div> <div class="para">Moser-Szeless, Présidente, Parrino et Beusch. </div> <div class="para">Greffière : Mme Vuadens. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">1. A.________, </div> <div class="para">2. B.________, </div> <div class="para">tous les deux représentés par Me Pierre Mauron, avocat, </div> <div class="para">recourants, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Service cantonal des contributions du canton </div> <div class="para">de Fribourg, rue Joseph-Piller 13, 1700 Fribourg, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Impôt fédéral direct, impôt cantonal, périodes fiscales 2015 à 2018, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal cantonal du canton </div> <div class="para">de Fribourg du 17 février 2025 </div> <div class="para">(604 2023 117, 604 2023 118). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Faits :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.a.</b> Les époux B.________ et A.________ sont domiciliés dans le canton de Fribourg. Le 13 août 2015, le Service cantonal des contributions du canton de Fribourg (ci-après: le Service cantonal) les a informés qu'il ouvrait à leur encontre une procédure de rappel de l'impôt fédéral direct et de l'impôt cantonal des périodes fiscales 2005 à 2013 parce qu'il avait découvert, grâce à des informations obtenues du registre foncier portugais, qu'ils n'avaient pas déclaré les immeubles dont la contribuable était propriétaire au Portugal. Les biens immobiliers en question, qui se composaient de maisons, d'appartements et de terrains, représentaient une valeur fiscale totale estimée à 1'120'000 fr. et un rendement annuel évalué à 92'000 fr. Les contribuables ne se sont pas déterminés au cours de la procédure, malgré la sommation qui leur a été adressée le 15 octobre 2015. Par décisions du 4 mars 2016, le Service cantonal a procédé au rappel de l'impôt fédéral direct et de l'impôt cantonal des périodes fiscales 2005 à 2013 en tenant compte, pour la fixation des taux, du rendement annuel et de la valeur fiscale des immeubles portugais, à savoir en ajoutant un revenu de 92'000 fr. et une fortune de 1'120'000 fr. aux éléments qu'ils avaient déclarés. Les réclamations que les intéressés ont formées contre ces décisions ont été déclarées irrecevables car tardives. </div> <div class="para">Au cours des procédures de taxation des périodes fiscales 2014 à 2017, B.________ et A.________ n'ont pas donné suite aux demandes de renseignements que le Service cantonal leur avait adressées au sujet des propriétés immobilières de la contribuable au Portugal. Dans ses décisions de taxation des années correspondantes, le Service cantonal les a imposés en tenant à nouveau compte de ces immeubles pour la fixation des taux. Il en est allé de même dans la décision de taxation de la période fiscale 2018, que le Service cantonal a confirmée, sur réclamation, le 6 novembre 2020. Par arrêt du 21 avril 2021, le Tribunal cantonal du canton de Fribourg, Cour fiscale (ci-après: le Tribunal cantonal) a rejeté le recours que les contribuables avaient interjeté contre la décision sur réclamation du 6 novembre 2020. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>A.b.</b> Par courrier du 22 octobre 2021 complété le 31 mars 2023, B.________ et A.________ ont demandé la révision des décisions de taxation des périodes fiscales 2015 à 2018 en se prévalant du fait que, le 28 septembre 2021, l'autorité fiscale portugaise avait émis des décisions de taxation relatives à leurs immeubles portugais pour ces périodes. </div> <div class="para">Par décision du 21 juin 2023, le Service cantonal a rejeté la demande, au motif que les contribuables n'avaient pas présenté de faits nouveaux. En effet, les décisions de taxation portugaises relatives aux périodes fiscales 2015 à 2018 n'avaient pas été rendues le 28 septembre 2021 mais respectivement le 18 juillet 2016 pour la période fiscale 2015, le 28 mai 2017 pour la période fiscale 2016, le 31 mai 2018 pour la période fiscale 2017 et le 22 juin 2019 pour la période fiscale 2018. Le 28 septembre 2021, l'autorité fiscale avait en effet uniquement établi des certificats, à la demande des contribuables. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>B.</b> </div> <div class="para">B.________ et A.________ ont recouru contre la décision sur réclamation du 27 octobre 2023 auprès du Tribunal cantonal, qui a rendu son arrêt le 17 février 2025. </div> <div class="para">Le Tribunal cantonal a d'abord jugé que, dès lors qu'il avait statué sur la taxation de la période fiscale 2018 (supra consid. A.a in fine), c'était lui qui était compétent pour se prononcer sur la demande de révision relative à cette période. Sur le fond, il a rappelé que la révision d'une décision entrée en force doit être effectuée en cas de découverte de faits nouveaux mais qu'elle est exclue si le requérant invoque un motif qu'il aurait déjà pu faire valoir au cours de la procédure ordinaire s'il avait fait preuve de toute la diligence pouvant raisonnablement être exigée de lui. En l'occurrence, il a constaté que les quatre documents datés du 28 septembre 2021 que les contribuables avaient produits à l'appui de leur demande de révision étaient des certificats que l'autorité fiscale portugaise avait établis et qui se référaient chacun à une date de décision de taxation rendue l'année suivant chaque période fiscale concernée. Il en a conclu que ces certificats ne contenaient pas de faits nouveaux. Au demeurant, même s'il fallait admettre le contraire, la révision serait de toute manière exclue au vu du comportement que les contribuables avaient adopté durant la procédure ordinaire. En conséquence, le Tribunal cantonal a, tant pour l'impôt fédéral direct que pour l'impôt cantonal, rejeté le recours, confirmé la décision sur réclamation du 27 octobre 2023 s'agissant des périodes fiscales 2015, 2016 et 2017, annulé cette décision s'agissant de la période fiscale 2018 et rejeté la demande de révision en tant qu'elle portait sur son arrêt du 21 avril 2021 relatif à cette période. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>C.</b> </div> <div class="para">Agissant par la voie du recours en matière de droit public, B.________ et A.________ demandent au Tribunal fédéral, principalement, d'annuler l'arrêt du Tribunal cantonal du 17 février 2025 et la décision sur réclamation du 27 octobre 2023, d'admettre leur demande de révision du 21 octobre 2021 et de renvoyer le dossier au Service cantonal pour nouvelle taxation des périodes fiscales 2015 à 2018; subsidiairement, d'annuler l'arrêt du Tribunal cantonal du 17 février 2025 et de lui renvoyer la cause pour nouvelle décision dans le sens des considérants. </div> <div class="para">Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.1.</b> Le recours est dirigé contre une décision finale (<span class="artref">art. 90 LTF</span>), rendue en dernière instance cantonale par un tribunal supérieur (<span class="artref">art. 86 al. 1 let</span>. d et al. 2 LTF) dans une cause de droit public (<span class="artref">art. 82 let. a LTF</span>) ne tombant pas sous le coup de l'une des exceptions de l'<span class="artref">art. 83 LTF</span>. La voie du recours en matière de droit public est donc ouverte (cf. aussi l'<span class="artref">art. 146 LIFD</span> [RS 642.11] pour l'impôt fédéral direct et, s'agissant de l'impôt cantonal, l'<span class="artref">art. 73 al. 1 LHID</span> [RS 642.14], le recours portant sur une matière harmonisée [<span class="artref">art. 51 LHID</span>] réglée dans le titre 5 de la loi). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.2.</b> Le Tribunal cantonal a traité dans un seul arrêt de l'impôt fédéral direct et de l'impôt cantonal, ce qui est possible (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-II-293%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page293">ATF 142 II 293</a> consid. 1.2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-II-260%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page260">135 II 260</a> consid. 1.3.1). Le dépôt d'un seul acte de recours est donc aussi autorisé si la partie recourante s'en prend aux deux catégories d'impôts (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-II-293%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page293">ATF 142 II 293</a> consid. 1.2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F135-II-260%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page260">135 II 260</a> consid. 1.3.3), ce qui est le cas en l'espèce. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.3.</b> En vertu de l'<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>, les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. Lorsque la décision attaquée se fonde, comme en l'espèce, sur une double motivation dont chaque pan suffit à sceller le sort de la cause, il appartient au recourant de contester chacun d'eux et de démontrer qu'ils sont contraires au droit, sous peine d'irrecevabilité (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-III-364%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page364">ATF 142 III 364</a> consid. 2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F138-III-728%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page728">138 III 728</a> consid. 3.4). Le recours respecte cette condition. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.4.</b> La conclusion tendant à l'annulation de la décision sur réclamation du 27 octobre 2023 est irrecevable en raison de l'effet dévolutif complet du recours au Tribunal cantonal (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F136-II-539%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page539">ATF 136 II 539</a> consid. 1.2). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.5.</b> Au surplus, les recourants, qui ont qualité pour agir (cf. <span class="artref">art. 89 al. 1 LTF</span>), ont recouru en temps utile (<span class="artref">art. 100 al. 1 LTF</span>) et dans les autres formes prescrites par l'<span class="artref">art. 42 LTF</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.6.</b> Il convient donc d'entrer en matière sur le recours dans la mesure de sa recevabilité. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.1.</b> Saisi d'un recours en matière de droit public, le Tribunal fédéral applique le droit d'office (<span class="artref">art. 106 al. 1 LTF</span>). Toutefois, conformément à l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>, il ne connaît de la violation des droits fondamentaux et de dispositions de droit cantonal que si le grief a été invoqué et motivé, c'est-à-dire s'il a été exposé de manière claire et détaillée (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F149-III-81%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page81">ATF 149 III 81</a> consid. 1.3; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F148-I-127%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page127">148 I 127</a> consid. 4.3). Le Tribunal fédéral examine librement la conformité du droit cantonal harmonisé et de sa mise en pratique par les instances cantonales aux dispositions de la LHID, à moins que les dispositions de cette loi fédérale ne laissent une marge de manoeuvre aux cantons, auquel cas son pouvoir d'examen se limite aux griefs constitutionnels invoqués de manière conforme à l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span> (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F150-II-346%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page346">ATF 150 II 346</a> consid. 1.5.2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-II-313%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page313">144 II 313</a> consid. 5.3). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.2.</b> Pour statuer, le Tribunal fédéral se fonde sur les faits établis par l'autorité précédente (cf. <span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>), sous réserve des cas prévus à l'<span class="artref">art. 105 al. 2 LTF</span>. Selon l'<span class="artref">art. 97 al. 1 LTF</span>, le recours ne peut critiquer les constatations de fait que si les faits ont été établis de façon manifestement inexacte - notion qui correspond à celle d'arbitraire (<span class="artref">art. 9 Cst.</span>) - ou en violation du droit au sens de l'<span class="artref">art. 95 LTF</span> et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F150-II-346%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page346">ATF 150 II 346</a> consid. 1.6 et les références). Conformément à l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span> qui vient d'être rappelé (supra consid. 2.1), le recourant doit exposer en quoi ces conditions seraient réalisées (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F148-I-160%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page160">ATF 148 I 160</a> consid. 3; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F145-V-188%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page188">145 V 188</a> consid. 2). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le litige porte sur le point de savoir si c'est à bon droit que le Tribunal cantonal a jugé que les recourants ne pouvaient pas obtenir la révision de leurs décisions de taxation des périodes fiscales 2015 à 2017, respectivement de l'arrêt cantonal du 21 avril 2021 concernant la période fiscale 2018, tant pour l'impôt fédéral direct que pour l'impôt cantonal. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Invoquant les <span class="artref">art. 9 Cst.</span> et 97 LTF, les recourants reprochent d'abord aux juges précédents d'avoir constaté les faits de manière arbitraire. Ils se plaignent aussi d'une violation des règles sur la répartition du fardeau de la preuve. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.1.</b> En matière d'appréciation des preuves et d'établissement des faits, il n'y a arbitraire que lorsque l'autorité ne prend pas en compte, sans aucune raison sérieuse, un élément de preuve propre à modifier la décision, lorsqu'elle se trompe manifestement sur son sens et sa portée ou encore lorsque, en se fondant sur les éléments recueillis, elle en tire des constatations insoutenables. Les critiques de nature appellatoire sont irrecevables (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F150-I-50%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page50">ATF 150 I 50</a> consid. 3.3.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F150-IV-360%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page360">150 IV 360</a> consid. 3.2.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F148-I-127%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page127">148 I 127</a> consid. 4.3). </div> <div class="para">Une fois qu'un fait est tenu pour établi, la question du fardeau de la preuve ne se pose plus (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F148-III-353%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page353">ATF 148 III 353</a> consid. 10.4.3; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F137-III-226%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page226">137 III 226</a> consid. 4.3). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.</b> En l'espèce, le Tribunal cantonal a retenu que les quatre certificats établis par l'autorité fiscale portugaise le 28 septembre 2021 contenaient certes des informations potentiellement utiles pour déterminer la valeur réelle et le rendement effectif des immeubles portugais durant les périodes fiscales 2015 à 2018. Il a toutefois jugé que ces informations n'étaient pas inconnues des recourants à cette date. En effet, chacun de ces certificats se référait à une date de taxation de la période fiscale concernée, à savoir le 18 juillet 2016 pour la période fiscale 2015, le 28 mai 2017 pour la période fiscale 2016, le 31 mai 2018 pour la période fiscale 2017 et le 22 juin 2019 pour la période fiscale 2018. Il était donc très vraisemblable que, pour chaque période fiscale, l'autorité fiscale portugaise avait émis et adressé à la recourante, aux dates indiquées, une décision de taxation qui contenait les mêmes indications que celles qui figuraient dans les certificats du 28 septembre 2021. Cette vraisemblance était encore renforcée par le fait que les certificats mentionnaient des numéros de règlement (n° de "liquidaçao") commençant par 2016 pour l'année 2015, par 2017 pour l'année 2016, par 2018 pour l'année 2017 et par 2019 pour l'année 2018. Par ailleurs, avant leur demande de révision, les recourants n'avaient jamais prétendu que l'autorité fiscale portugaise ne leur avait jamais notifié de décision de taxation pour les périodes fiscales 2015 à 2018. En outre, et contrairement à ce qu'ils soutenaient, c'était à eux qu'il incombait de prouver l'existence de faits nouveaux. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.3.</b> Les recourants reprochent au Tribunal cantonal de s'être fondé sur les dates de taxation apparaissant sur chacun des quatre certificats du 28 septembre 2021 pour en tirer la conclusion que ces dates de taxation "valaient dates de notification" des décisions de taxation correspondantes. Ce faisant, le Tribunal cantonal aurait confondu, sans la moindre explication soutenable, la date d'établissement d'une décision avec sa date de notification, ce qui serait arbitraire. Les recourants font aussi valoir qu'ils ont eu "à plusieurs reprises" l'occasion d'indiquer qu'ils ne s'étaient pas vu notifier de décision de taxation de l'autorité fiscale portugaise concernant les années 2015 à 2018 avant le 29 [sic] septembre 2021 et qu'ils avaient prouvé, pièces à l'appui, n'avoir reçu ces décisions de taxation qu'en septembre 2021. Les recourants soutiennent encore que la constatation arbitraire des faits par le Tribunal cantonal aboutit à un résultat insoutenable parce que les recourants se retrouvent "doublement taxés", en violation des règles de la convention du 26 septembre 1974 entre la Suisse et le Portugal en vue d'éviter les doubles impositions en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune (CDI CH-PT; RS 0.672.965.41), et sur la base d'éléments de revenus et de fortune "largement surévalués". </div> <div class="para">Enfin, les recourants reprochent au Tribunal cantonal d'avoir violé les règles de répartition du fardeau de la preuve et de leur avoir imposé la charge de prouver un fait négatif, soit l'absence de décision de taxation portugaise pour les années 2015 à 2018 avant le 28 septembre 2021. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.4.</b> Il ressort de leur motivation que les recourants font avant tout grief aux juges précédents d'avoir confondu les dates d'établissement des décisions de taxation portugaises des périodes fiscales 2015 à 2018 (dates mentionnées dans les certificats du 28 septembre 2021) avec les dates de notification de ces décisions. Ils ne contestent en revanche pas que, pour chacune des périodes fiscales concernées, une décision de taxation a été établie par l'autorité fiscale portugaise aux dates indiquées dans ces certificats, à savoir le 18 juillet 2016 pour la période fiscale 2015, le 28 mai 2017 pour la période fiscale 2016, le 31 mai 2018 pour la période fiscale 2017 et le 22 juin 2019 pour la période fiscale 2018. Or le Tribunal cantonal pouvait, sans tomber dans l'arbitraire, déduire de l'existence de ces décisions de taxation qu'elles ont été effectivement notifiées aux recourants avant septembre 2021. Il est en effet dans le cours ordinaire des choses qu'une autorité qui rend une décision la notifie ensuite à son destinataire. Le fait que l'arrêt attaqué semble confondre la date d'établissement d'une décision de taxation avec la date de sa notification n'est à cet égard pas déterminant. En outre, il ne ressort pas des faits constatés dans l'arrêt attaqué que les recourants auraient signifié au Service cantonal qu'ils n'avaient pas reçu de décision de taxation portugaise, comme ils le prétendent. Il ressort au contraire de l'arrêt attaqué que les recourants se sont toujours abstenus de répondre aux demandes répétées de renseignements du Service cantonal au sujet de leurs immeubles portugais. </div> <div class="para">Au surplus, et contrairement à ce que les recourants semblent soutenir, ils n'ont pas été imposés en Suisse, respectivement dans le canton, sur la fortune et les revenus provenant des immeubles portugais. Ces éléments n'ont été pris en compte que pour fixer les taux d'impôt sur le revenu et la fortune (à ce sujet infra consid. 7.2). C'est donc d'emblée en vain qu'ils se plaignent que l'arrêt attaqué aboutit à un résultat arbitraire parce qu'il les imposerait sur des montants surévalués. Quant à leur grief de violation de la convention de double imposition avec le Portugal, il s'agit d'une question de droit, qui sera traitée ci-dessous (infra consid. 7). </div> <div class="para">En conséquence, le Tribunal cantonal pouvait sans arbitraire tenir pour établi que les informations contenues dans les certificats établis le 28 septembre 2021 concernant la valeur et le rendement effectif des immeubles portugais pour les périodes fiscales litigieuses n'étaient pas inconnues des recourants lorsqu'ils ont formé leur demande de révision le 21 octobre 2021. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.5.</b> Le grief d'arbitraire dans l'établissement des faits, infondé, est partant rejeté. Le Tribunal fédéral statuera donc exclusivement sur la base des faits dans l'arrêt attaqué. Dans ces circonstances, la question de la répartition du fardeau de la preuve ne se pose plus (supra consid. 4.1 in fine), de sorte qu'il n'y a pas lieu de s'attarder sur le grief correspondant des recourants. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Les recourants reprochent ensuite au Tribunal cantonal d'avoir violé l'<span class="artref">art. 147 al. 1 let. a et al. 2 LIFD</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.1.</b> Selon l'<span class="artref">art. 147 al. 1 let. a LIFD</span>, une décision ou un prononcé entré en force peut être révisé en faveur du contribuable, à sa demande ou d'office lorsque des faits importants ou des preuves concluantes sont découverts. Conformément à l'<span class="artref">art. 147 al. 2 LIFD</span>, la révision est exclue lorsque le requérant a invoqué des motifs qu'il aurait déjà pu faire valoir au cours de la procédure ordinaire s'il avait fait preuve de toute la diligence qui pouvait raisonnablement être exigée de lui. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.2.</b> Dans l'arrêt attaqué, le Tribunal cantonal a correctement exposé la jurisprudence du Tribunal fédéral en matière de révision. Il a en particulier rappelé que le motif de révision de l'<span class="artref">art. 147 al. 1 let. a LIFD</span> vise à compléter l'état de fait à l'origine de la taxation en tenant compte d'éléments qui existaient au moment de la décision mais qui ont été découverts ultérieurement et que ce moyen de droit extraordinaire ne peut pas servir à pallier la négligence du contribuable, de sorte que conformément à l'<span class="artref">art. 147 al. 2 LIFD</span>, la révision est exclue si le contribuable aurait déjà pu présenter le motif invoqué durant la procédure ordinaire. Il suffit donc de renvoyer à l'arrêt attaqué (<span class="artref">art. 109 al. 3 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.3.</b> En l'espèce, il ressort des faits constatés par l'instance précédente d'une manière qui lie le Tribunal fédéral (supra consid. 4.5) que les recourants n'ont pas fait valoir de faits nouveaux concernant les périodes fiscales 2015 à 2018 lorsqu'ils ont adressé au Service cantonal leur demande de révision le 21 octobre 2021 en produisant les certificats du 28 septembre 2021. En effet, à cette date, les informations relatives au rendement effectif des immeubles portugais et à la fortune qu'ils représentaient ne leur étaient pas inconnues, puisque la recourante s'était déjà vu notifier une décision de taxation portugaise pour chaque période fiscale concernée. Les juges précédents ont donc correctement appliqué l'<span class="artref">art. 147 al. 1 let. a LIFD</span> en retenant que les recourants n'avaient pas invoqué de motif de révision. </div> <div class="para">C'est par ailleurs aussi à juste titre que le Tribunal cantonal a retenu que les recourants auraient de toute manière pu faire valoir le motif invoqué au cours de la procédure ordinaire. En effet, il ressort des faits constatés dans l'arrêt attaqué que les recourants n'ont jamais donné la moindre indication au sujet de leurs immeubles portugais dans leurs déclarations d'impôt. C'est le Service cantonal qui a découvert l'existence de ces immeubles, ce qui n'a en outre nullement conduit les recourants à collaborer. Bien au contraire, ils se sont toujours abstenus de lui transmettre des indications à ce sujet, malgré les multiples demandes de renseignements du Service cantonal. S'agissant des périodes fiscales 2015 à 2018 en particulier, les recourants ont persisté à refuser de répondre aux demandes de renseignements du Service cantonal alors même qu'ils ne pouvaient pas ignorer que ces immeubles seraient pris en compte dans leur taxation, comme pour les périodes fiscales précédentes. En pareilles circonstances, l'affirmation des recourants selon laquelle ils n'ont pas fait preuve de négligence dans la procédure ordinaire mais qu'ils ont au contraire agi "avec toute la diligence que l'on pouvait attendre d'eux" est pour le moins téméraire. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.4.</b> Les griefs de violation de l'<span class="artref">art. 147 al. 1 let. a et al. 2 LIFD</span>, manifestement infondés, sont rejetés. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">Au plan de l'impôt cantonal, les recourants invoquent une application arbitraire de l'art. 188 de la loi cantonale fribourgeoise du 6 juin 2000 sur les impôts cantonaux directs (LICD; RS 631.1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.1.</b> Les conditions pour obtenir la révision d'une décision de taxation entrée en force sont harmonisées à l'<span class="artref">art. 51 LHID</span>, lequel ne laisse pas de marge de manoeuvre aux cantons. Le Tribunal fédéral examine donc librement la conformité de l'application du droit cantonal harmonisé à la LHID (supra consid. 2.1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.2.</b> L'art. 188 LICD a la même teneur que l'<span class="artref">art. 51 LHID</span>. Il correspond par ailleurs aussi à l'<span class="artref">art. 147 LIFD</span> en droit de l'impôt fédéral direct. Il peut donc être renvoyé à la motivation développée en matière d'impôt fédéral direct pour l'impôt cantonal harmonisé (supra consid. 4 et 5). Il en découle que le Tribunal cantonal a appliqué l'art. 188 LICD de manière conforme à la LHID en jugeant que les recourants ne pouvaient pas obtenir la révision de leurs taxations des périodes fiscales 2015 à 2018 en tant qu'elles concernent l'impôt cantonal. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.</b> </div> <div class="para">Les recourants se plaignent aussi d'une double imposition internationale et d'une violation des art. 6 et 22 CDI CH-PT, parce qu'ils auraient été "doublement taxés". </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.1.</b> Selon l'art. 6 par. 1 CDI CH-PT, les revenus provenant de biens immobiliers sont imposables dans l'État contractant où ces biens sont situés. En vertu de l'art. 22 par. 1 CDI CH-PT, la fortune constituée par des biens immobiliers (...) est imposable dans l'État contractant où ces biens sont situés. </div> <div class="para">Ces dispositions conventionnelles prévoient à titre de principe un droit exclusif d'imposer pour l'État dans lequel des immeubles sont situés, soit en l'espèce le Portugal. Partant, si la Suisse prévoyait l'imposition des immeuble portugais selon son droit interne, elle devrait alors les exempter (<span class="artref">art. 23 par. 3 1</span>re phrase CDI CH-PT). On ne se trouve toutefois pas dans cette situation puisque l'assujettissement en Suisse, respectivement dans le canton, ne s'étend d'emblée pas aux immeubles à l'étranger (cf. <span class="artref">art. 6 al. 1 LIFD</span> et art. 6 al. 1 LICD), ces éléments étant uniquement pris en compte pour fixer les taux (<span class="artref">art. 7 al. 1 LIFD</span> et art. 7 al. 1 LICD). Ce mécanisme (appelé principe de l'exemption sous réserve de progressivité; à ce sujet: <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F150-II-417%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page417">ATF 150 II 417</a> consid. 2.2.2.3; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=10&amp;from_date=04.06.2025&amp;to_date=23.06.2025&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-II-157%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page157">140 II 157</a> consid. 2.3) ne crée pas de double imposition internationale. La méthode de l'exemption sous réserve de la progressivité est au contraire précisément une méthode d'élimination de la double imposition internationale (cf. aussi l'<span class="artref">art. 23 par. 3 1</span>re phrase in fine CDI CH-PT). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>7.2.</b> Les griefs liés à une double imposition internationale et de violation des art. 6 et 22 CDI CH-PT, infondés, sont donc rejetés. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>8.</b> </div> <div class="para">Les considérants qui précèdent conduisent au rejet du recours, dans la mesure de sa recevabilité, tant en ce qui concerne l'impôt fédéral direct que l'impôt cantonal, en application de la procédure de l'<span class="artref">art. 109 al. 2 let. a LTF</span>. </div> <div class="para">Succombant, les recourants doivent supporter les frais judiciaires, solidairement entre eux (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/66/3" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/66/1" type="start"></artref>art. 66 al. 1 et 3 LTF</span><artref id="CH/173.110/66/3" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/3" type="end"></artref>). Il n'est pas alloué de dépens (cf. <span class="artref"><artref id="CH/173.110/68/3" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/68/1" type="start"></artref>art. 68 al. 1 et 3 LTF</span><artref id="CH/173.110/68/3" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/3" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b> Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est rejeté dans la mesure de sa recevabilité en tant qu'il concerne l'impôt fédéral direct. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Le recours est rejeté dans la mesure de sa recevabilité en tant qu'il concerne l'impôt cantonal. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 2'000 fr., sont mis à la charge des recourants, solidairement entre eux. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties, au Tribunal cantonal du canton de Fribourg, Cour fiscale, et à l'Administration fédérale des contributions. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lucerne, le 17 juin 2025 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente : Moser-Szeless </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : Vuadens </div> </div></body></html>