An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 3. April 2018
Embargo: 3. April 2018, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 14. März 2018 (4A_417/2017)
Swatch Group hat ausreichendes Rechtsschutzinteresse für Kla ge 
in der Schweiz
Das Handelsgericht des Kantons Bern muss sich erneut mit der Klage der Swatch
Group befassen, mit der diese die Feststellung verlangt, dass sie nicht zur Belieferung eines englischen Unternehmens mit Ersatzteilen für Uhren der Swatch Group
verpflichtet ist. In Änderung der bisherigen Rechtsprechung ist die Absicht einer
Partei, sich im internationalen Verhältnis für einen bevorstehenden Rechtsstreit
einen Gerichtsstand in der Schweiz zu sichern, als ausreichendes Interesse für eine
entsprechende Feststellungsklage zu erachten.
Auf Ende 2015 hatte die Swatch Group AG die Belieferung von Grosshändlern mit
Ersatzteilen für Uhren der Swatch Group eingestellt. Ein englisches Unternehmen forderte in der Folge von der Swatch Group AG und von zwei ihrer Tochtergesellschaften
(im Folgenden "Swatch Group") die Wiederaufnahme der bisherigen Belieferung, ansonsten sie ohne weitere Ankündigung Klage erheben werde. Noch bevor das englische
Unternehmen dann tatsächlich in England seine Leistungsklage einreichte, war die
Swatch Group bereits ans Handelsgericht des Kantons Bern gelangt und hatte die Feststellung beantragt, dass sie keine Pflicht zur Belieferung treffe und dass sie dem
englischen Unternehmen wegen der Einstellung der Belieferung nichts schulde. Das
Handelsgericht beschränkte das Verfahren auf die Frage, ob die Swatch Group an ihrer
"negativen Feststellungsklage" ein ausreichendes Rechtsschutzinteresse habe. Es verneinte dies, weil das Interesse einer Partei, sich mit einer negativen Feststellungsklage
einen  Gerichtsstand  in  der  Schweiz  zu  sichern,  gemäss  Rechtsprechung  kein
ausreichendes Rechtsschutzinteresse begründe. Das Handelsgericht trat auf die Klage
deshalb nicht ein.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde der Swatch Group gut. In Änderung der bisherigen Rechtsprechung ist jedenfalls im internationalen Verhältnis das Ziel einer Partei,
sich bei einem bevorstehenden Gerichtsverfahren einen ihr genehmen Gerichtsstand zu
sichern, als genügendes Rechtsschutzinteresse für eine negative Feststellungsklage zu
qualifizieren. Für diese Praxisänderung bestehen ernsthafte und sachliche Gründe.
Unter anderem ist zu beachten, dass bis anhin im internationalen Verhältnis Parteien
benachteiligt wurden, welche zur Sicherung des Gerichtsstandes in der Schweiz klagen
wollten, denen aber gemäss bisheriger Praxis eine Klagemöglichkeit verwehrt wurde,
während im Ausland von dieser Möglichkeit Gebrauch gemacht werden konnte. Das
tatsächliche Interesse einer Partei, einen Prozess in diesem oder einem anderen Staat
zu führen, kann allein wegen der unterschiedlichen Verfahrensrechte, der Sprache, der
Dauer oder der Kosten eines Verfahrens erheblich sein.
Die Sache wird zur Fortführung des Verfahrens ans Berner Handelsgericht zurückgewiesen. Dieses wird – vor einer materiellen Beurteilung der Klage der Swatch Group – über
die bisher offen gelassene Frage seiner internationalen und örtlichen Zuständigkeit
entscheiden müssen. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 3 avril 2018
Embargo : 3 avril 2018, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 14 mars 2018 (4A_417/2017)
Swatch Group a un intérêt suffisamment digne de protection à 
ouvrir action en Suisse
Le Tribunal de commerce du canton de Berne doit se prononcer à nouveau sur
l'action par laquelle la société Swatch Group lui demande de constater qu'elle n'est
pas tenue de livrer à une entreprise anglaise des pièces de rechange pour les
montres de Swatch Group. La jurisprudence antérieure est modifiée en ce sens que
l'intention d'une partie de se procurer un for en Suisse, en matière internationale,
dans la perspective d'un litige imminent constitue un intérêt suffisant pour le dépôt
d'une telle action en constatation.
A fin 2015, Swatch Group SA avait interrompu la livraison à des grossistes de pièces de
rechange pour les montres de Swatch Group. Une entreprise anglaise exigea alors de
Swatch Group SA et de deux filiales de celle-ci (ci-après: "Swatch Group") qu'elles
reprennent les livraisons, faute de quoi elle les assignerait en justice sans autre avertissement. Avant que l'entreprise anglaise ne déposât effectivement en Angleterre son
action condamnatoire, Swatch Group avait déjà ouvert action devant le Tribunal de
commerce du canton de Berne en lui demandant de constater qu'elle n'avait aucune
obligation de livrer et qu'elle ne devait rien à l'entreprise anglaise au titre de
l'interruption des livraisons. Le Tribunal de commerce a restreint la procédure à la
question de savoir si Swatch Group avait un intérêt suffisamment digne de protection à
ouvrir son « action en constatation de droit négative  ». Il y a répondu par la négative au
motif que, selon la jurisprudence, l'intérêt d'une partie à se procurer un for en Suisse au
moyen d'une action en constatation de droit négative ne constituait pas un intérêt
suffisamment digne de protection. C'est la raison pour laquelle le Tribunal de commerce
n'est pas entré en matière sur ladite action.
Le Tribunal fédéral admet le recours de Swatch Group. Contrairement à la jurisprudence
ayant prévalu jusque-là, force est, en effet, d'admettre, en tout cas en matière internationale, que l'objectif d'une partie consistant à vouloir se procurer un for qui lui convienne
dans la perspective d'une procédure judiciaire imminente doit être qualifié d'intérêt
suffisamment digne de protection à l'ouverture d'une action en constatation de droit
négative. Des motifs sérieux et objectifs plaident en faveur de ce changement de pratique. Doit notamment être pris en considération le fait que jusqu'à ce jour, en matière
internationale, les parties qui entendaient ouvrir action en Suisse afin de s'y procurer un
for, mais se voyaient privées d'une telle faculté conformément à l'ancienne pratique,
étaient désavantagées dès lors que cette manière de procéder était admise à l'étranger.
L'intérêt de fait d'une partie à conduire un procès dans tel Etat plutôt que dans tel autre
peut s'avérer important, ne serait-ce déjà qu'en raison des seules différences qui
existent quant aux garanties procédurales, à la langue, à la durée ou aux frais d'un
procès.
La cause est renvoyée au Tribunal de commerce du canton de Berne afin qu'il
poursuive la procédure. Il lui appartiendra – avant de rendre une décision sur le fond
relativement à la demande de Swatch Group – de régler la question laissée ouverte de
sa compétence internationale et locale.