Lausanne, 27. September 2017
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 27. September 2017 (1C_394/2016)
Kernkraftwerk Leibstadt muss Messdaten über radioaktive Stoffe 
in seiner Abluft bekanntgeben
Das Eidgenössische Nuklearsicherheitsinspektorat hat die Messdaten der vom
Kernkraftwerk Leibstadt an die Luft abgegebenen radioaktiven Stoffe von diesem
herauszuverlangen und zugänglich zu machen. Das Bundesgericht heisst die
Beschwerde von Greenpeace Schweiz gut. Das öffentliche Interesse an der Bekanntgabe der Daten ist höher zu gewichten als das private Interesse an einer Zugangsverweigerung.
Im Juni 2016 hatte das Bundesverwaltungsgericht eine Beschwerde des Kernkraftwerks
Leibstadt  (KKL)  gegen  eine  Verfügung  des  Eidgenössischen  Nuklearsicherheitsinspektorats (ENSI) als Atomaufsichtsbehörde gutgeheissen. Die Verfügung des ENSI
hatte das KKL verpflichtet, die Abluftdaten am Kamin (sog. EMI-Daten) einzureichen,
damit Greenpeace Schweiz (nachfolgend Greenpeace) der Zugang dazu gewährt
werden könne. Diese Daten beinhalten Angaben zu Edelgasen, Aerosolen und Jod im
Normalbetrieb und zu Edelgasen bei Störfällen. Es handelt sich um Emissionsmesswerte der radioaktiven Stoffe in der Abluft des KKL. Das Bundesverwaltungsgericht
kam in seinem  Entscheid  zum Schluss, dass das öffentliche  Interesse  an der
Bekanntgabe der Daten geringer einzustufen sei als das private Interesse an ihrer
Geheimhaltung. 
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde von Greenpeace an seiner öffentlichen
Beratung vom Mittwoch gut und hebt den Entscheid des Bundesverwaltungsgerichts
insoweit auf, als damit der Zugang zu den Abluftdaten am Kamin des KKL aus dem Zeitraum vom 1. Januar 2013 bis 1. November 2014 verweigert wurde. Bei den EMI-Daten
handelt es sich gemäss Artikel 5 Absatz 1 des Bundesgesetzes über das Öffentlichkeitsprinzip (BGÖ) um ein amtliches Dokument, weshalb gestützt auf Artikel 6 BGÖ ein
grundsätzlicher Anspruch auf Zugang besteht. Ein Ausnahmegrund für die Verweigerung des Anspruchs, wie namentlich die Wahrung von Geschäftsgeheimnissen oder
eine Gefährdung der inneren oder äusseren Sicherheit der Schweiz, liegt nicht vor. Da
es sich bei den fraglichen Daten um Personendaten handelt und eine Anonymisierung
faktisch nicht möglich ist, ist eine Interessenabwägung gemäss Artikel 19 Absatz 1 bis des
Bundesgesetzes über den Datenschutz (DSG) vorzunehmen. Das Bundesgericht hält
diesbezüglich fest, dass an der Bekanntgabe der Abluftdaten ein erhebliches öffentliches Interesse besteht, zumal gasförmige radioaktive Emissionen eines Kernkraftwerks
sich auf die Umwelt und den Menschen auswirken können. Dem Zugangsinteresse
kommt in diesen Fällen ein besonderes Gewicht zu. Das durch das Öffentlichkeitsprinzip
statuierte Transparenzinteresse an den nachgesuchten EMI-Daten ist daher höher zu
gewichten als die geltend gemachten privaten Interessen an einer Zugangsverweigerung, weshalb Greenpeace der Zugang zu den EMI-Daten des KKL für den Zeitraum
vom 1. Januar 2013 bis 1. November 2014 zu gewähren ist. Lausanne, le 27 septembre 2017
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 27 septembre 2017 (1C_394/2016)
La centrale nucléaire de Leibstadt doit rendre publiques ses 
données sur la teneur en substances radioactives de ses rejets de 
vapeur dans l'atmosphère
L'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire doit se faire remettre, puis rendre
accessibles, les données relatives à la teneur en substances radioactives des
vapeurs rejetées par la centrale nucléaire de Leibstadt. Le Tribunal fédéral admet le
recours de Greenpeace Suisse. L'intérêt public à faire connaître les données est plus
important que l'intérêt privé à ne pas les divulguer.
En juin 2016, le Tribunal administratif fédéral avait admis le recours de la Centrale
nucléaire de Leibstadt contre une décision de l'Inspection fédérale de la sécurité
nucléaire (IFSN) en tant qu'autorité de surveillance en la matière. La décision de l'IFSN
avait imposé à la centrale de remettre les données (« données EMI ») relatives aux
vapeurs rejetées par la cheminée de la centrale, de sorte que Greenpeace Suisse
puisse y avoir un accès. Ces données informent sur les gaz rares, les aérosols et l'iode
en temps d'activité normale et sur les gaz rares en cas d'incident nucléaire. Il s'agit des
valeurs d'émission des substances radioactives dans les rejets de vapeur de la centrale.
Le Tribunal administratif fédéral avait jugé que l'intérêt public à la divulgation de ces
données était plus faible que l'intérêt privé à leur confidentialité.
Dans sa séance de mercredi, le Tribunal fédéral admet le recours de Greenpeace et
annule l'arrêt du Tribunal administratif fédéral dans la mesure où celui-ci déniait l'accès
aux données concernant les émissions de vapeurs de la cheminée de la centrale
nucléaire pour la période du 1 er janvier 2013 au 1 er novembre 2014. Les données EMI
sont des documents officiels au sens de l'article 5 alinéa 1 de la loi fédérale sur le
principe de la transparence dans l'administration (LTrans), pour lesquels il existe en
principe un droit d'accès en vertu de l'article 6 LTrans. Aucun motif ne justifierait à titre
d'exception le refus de ce droit, comme par exemple la garantie de la protection du
secret d'affaires ou le risque de compromettre la sûreté intérieure ou extérieure de la
Suisse. Dès lors que les données litigieuses sont des données personnelles et qu'une
anonymisation n'est de facto pas possible, il y a lieu de procéder à une pesée des
intérêts conformément à l'article 19 alinéa 1 bis de la loi fédérale sur la protection des
données (LPD). Le Tribunal fédéral constate à cet égard que la connais sance des
données concernant les rejets d'émissions gazeuses constitue un intérêt public
considérable, ce d'autant que les émissions de gaz radioactives d'une centrale nucléaire
peuvent avoir un impact sur l'environnement et la population. Dans ce cas, il y a lieu
d'accorder un poids particulier à l'intérêt à l'accès à ces informations. À l'intérêt public à
la transparence des données EMI doit ainsi être accordé un plus grand poids qu'aux
intérêts privés à la confidentialité. Greenpeace doit dès lors se voir garantir un accès
aux données EMI de la Centrale nucléaire de Leibstadt pour la période du 1 er janvier
2013 au 1er novembre 2014.