An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 18. Januar 2017
Kein Embargo
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 18. Januar 2017 (1C_502/2015)
Kostenauflage bei Kundgebungen mit Gewaltausübung: 
Beschwerde gegen Luzerner Polizeigesetz teilweise gut geheissen
Das Bundesgericht heisst eine Beschwerde gegen die neuen Regelungen im
Polizeigesetz des Kantons Luzern teilweise gut, welche bei Kundgebungen mit
Gewaltausübung unter bestimmten Voraussetzungen die Auferlegung von Polizeikosten an Veranstalter und Teilnehmer vorsehen. Die Bestimmung zur Gebührenerhebung bei Veranstaltern lässt sich verfassungskonform anwenden. Die Regelung
betreffend die Kostenverteilung gegenüber Kundgebungsteilnehmern hebt das
Bundesgericht auf. 
Anfang 2016 traten neue Bestimmungen im Luzerner Polizeigesetz (PolG/LU) in Kraft,
welche unter anderem die Auferlegung von Polizeikosten an Veranstalter und Teilnehmer von Kundgebungen regeln, an denen es zu Gewaltausübung gegen Personen
oder Sachen kommt. Demnach können Veranstaltern, die nicht über die erforderliche
Bewilligung verfügen oder welche die Bewilligungsauflagen vorsätzlich oder grobfahrlässig missachten, bis zu 30'000 Franken der Polizeikosten auferlegt werden, die ab
Beginn der Gewaltausübung anfallen. Kundgebungsteilnehmern können unter gewissen
Umständen zu gleichen Teilen Polizeikosten von je höchstens 30'000 Franken in
Rechnung gestellt werden. Mehrere Privatpersonen sowie juristische, gewerkschaftliche
und politische Gruppierungen erhoben gegen die entsprechenden Bestimmungen
Beschwerde ans Bundesgericht und verlangten deren Aufhebung. 
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde an seiner Sitzung vom Mittwoch teilweise gut
und  hebt  die  Bestimmung  betreffend  Kostenverteilung  gegenüber  Kundgebungsteilnehmern auf (§ 32b Absatz 4 PolG/LU). Die Regelungen bezüglich der Veranstalter
lassen sich dagegen verfassungskonform auslegen. Die Kostenauflage gegenüber
einem Veranstalter setzt voraus, dass dieser die erforderliche Bewilligung nicht
eingeholt hat oder dass er vorsätzlich oder grobfahrlässig gegen die Bewilligungsauflagen  verstösst, sein  Verhalten  also schlechterdings  unverständlich  erscheint.
Dadurch wird ein unmittelbarer Zusammenhang zwischen dem Verhalten des Veranstalters und der Störung vorausgesetzt, womit sich die entsprechende Einschränkung
der Meinungs- und Versammlungsfreiheit rechtfertigen lässt. Weil Veranstalter das
Risiko auf Kostenersatz durch eigenes Verhalten ausschliessen können, geht von der
fraglichen Regelung mit Blick auf die Grundrechtsausübung kein unverhältnismässiger
Abschreckungseffekt aus. Weiter werden in Bezug auf das Prinzip der Gesetzmässigkeit
der Kreis der Abgabepflichtigen, der Gegenstand der Abgabe sowie deren Bemessungsgrundlagen in hinreichend bestimmter Form umschrieben. Die Maximalhöhe der Abgabe
von 30'000 Franken kann im Einzelfall verhältnismässig sein, wobei Veranstaltern im
konkreten Anwendungsfall der Rechtsmittelweg offen steht. 
In Bezug auf die Kundgebungsteilnehmer verstösst die Regelung zur Kostenverteilung
indessen gegen das Rechtsgleichheits- und Äquivalenzprinzip. Von der Kostenauflage
werden nicht nur Personen erfasst, die selber Gewalt ausüben, sondern auch solche,
die sich auf polizeiliche Aufforderung hin nicht entfernen. Kundgebungsteilnehmer sollen
somit ohne Rücksicht auf ihren Beitrag an der Gewaltausübung zu gleichen Teilen
belastet werden, was gegen abgaberechtliche Grundsätze verstösst. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 18 janvier 2017
Pas d'embargo
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 18 janvier 2017 (1C_502/2015)
Frais engendrés par la tenue de manifestations publiques avec 
violences : le Tribunal fédéral admet partiellement un recours 
contre la loi lucernoise sur la police
Le Tribunal fédéral admet partiellement un recours contre la nouvelle réglementation
de la loi sur la police du canton de Lucerne prévoyant la possibilité de mettre à la
charge des organisateurs et des participants à une manifestation avec violences les
frais de police y afférents, sous certaines conditions. Les dispositions portant sur la
perception des frais auprès des organisateurs peuvent être appliquées de manière
conforme à la Constitution. Le Tribunal fédéral annule en revanche la réglementation
concernant la répartition des coûts aux participants à une manifestation.
Début 2016, sont entrées en vigueur de nouvelles dispositions dans la loi cantonale
lucernoise sur la police  ; celles-ci permettent entre autres de facturer aux organisateurs
ainsi qu'aux participants d'une manifestation, en marge de laquelle sont commises des
violences contre des personnes ou des biens, les frais de police. Les organisateurs qui
ne bénéficient pas de l'autorisation requise, qui transgressent les conditions imposées
par celle-ci ou les négligent grossièrement, peuvent ainsi se voir imputer les frais de
police engendrés depuis le début des violences, jusqu'à concurrence de 30'000 francs.
Les frais de police, pour un montant maximal de 30'000 francs, peuvent également être
réclamés dans certaines circonstances, à chacun des participants. Plusieurs personnes
privées et morales, des syndicats ainsi que divers partis politiques ont recouru contre
l'introduction de ces dispositions devant le Tribunal fédéral, demandant que celles-ci
soient retranchées.
Lors de sa séance de mercredi, le Tribunal fédéral admet partiellement le recours et
annule la disposition concernant la répartition des frais de police aux participants à une
manifestation (§ 32b alinéa 4 de la loi cantonale lucernoise sur la police). La
réglementation  concernant  les  organisateurs  peut  en  revanche  être  appliquée
conformément à la Constitution. Mettre à la charge d'un organisateur les coûts suppose
que celui-ci ait agi sans autorisation ou encore qu'il ait intentionnellement ou par
négligence grave violé les conditions imposées par l'autorisation, de sorte que son
comportement apparaît absolument injustifiable. Il en résulte un lien direct entre le
comportement de l'organisateur et la perturbation, qui justifie une restriction à la liberté
d'opinion et de réunion. Dès lors que les organisateurs peuvent de leur propre chef
exclure  que  le  remboursement  des  coûts  leur  soit  imposé,  en  adoptant  un
comportement conforme à la loi, l'effet dissuasif poursuivi par la législation n'apparaît
pas disproportionné. Sous l'angle du principe de la légalité, le cercle des personnes
assujetties, l'objet de la contribution ainsi que ses bases de calcul sont définies dans
une mesure suffisante. Le montant maximal de 30'000 francs n'apparaît en soi pas
d'emblée disproportionné, les organisateurs conservant au demeurant le droit de
recourir dans chaque cas d'application. 
En ce qui concerne les participants à une manifestation, la réglementation concernant la
répartition des frais compromet en revanche le principe d'égalité des droits et le principe
de l'équivalence. La contribution n'atteindra pas uniquement les personnes ayant ellesmêmes commis des actes de violence, mais également celles ne se soumettant pas aux
injonctions de la police leur commandant de s'éloigner. Dans cette mesure, les
participants sont taxés de manière identique indépendamment de leur comportement, ce
qui s'avère contraire aux principes du droit fiscal.