An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 6. März 2017
Embargo: 6. März 2017, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteile vom 16. Februar 2017 (6B_1203/2016, 6B_73/2017)
Obergericht Kanton Aargau: Verwahrung von Straftäter zu Recht 
abgelehnt
Das Obergericht des Kantons Aargau hat die Verwahrung eines Mannes zu Recht
abgelehnt, den es 2016 zu einer Freiheitsstrafe von viereinhalb Jahren verurteilt hat.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde der Oberstaatsanwaltschaft des Kantons
Aargau ab. Gleichzeitig heisst es eine Beschwerde des Mannes im Zusammenhang
mit seiner Entlassung aus dem 2013 vorzeitig angetretenen Strafvollzug gut.
Das Obergericht des Kantons Aargau hatte den Mann im August 2016 zweitinstanzlich
wegen versuchter schwerer Körperverletzung und mehrerer weiterer Delikte zu viereinhalb Jahren Freiheitsstrafe verurteilt. Gleichzeitig ordnete es eine ambulante Behandlung an. Den Antrag der Staatsanwaltschaft auf Verwahrung des Betroffenen wies es
ab. Die Staatsanwaltschaft gelangte dagegen ans Bundesgericht. Der Mann befindet
sich seit 2013 im vorzeitigen Strafvollzug. Im vergangenen Dezember lehnte das Obergericht sein Gesuch um bedingte Entlassung ab. Diesbezüglich erhob der Betroffene
Beschwerde ans Bundesgericht.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde der Staatsanwaltschaft ab. Als Anlasstaten für
eine Verwahrung kommen nur schwere Delikte in Betracht. Das massgebende Delikt im
vorliegenden Fall ist die versuchte schwere Körperverletzung. Das Obergericht verletzt
kein Bundesrecht, wenn es annimmt, dass damit keine Anlasstat für eine Verwahrung
vorliegt. Es hat diesbezüglich festgehalten, dass der Täter zwar eine schwere Körperverletzung zunächst in Kauf genommen, dann aber selbstbestimmt davon abgelassen
habe. Bei dieser und der anderen in den letzten Jahren begangenen Körperverletzung
habe er die Opfer nicht schwer verletzt. Aufgrund seines Alters sei zudem von einer
Abnahme der kriminellen Intensität auszugehen. Die Verwahrung sei deshalb unverhältnismässig, auch wenn die Gefahr künftiger Delikte nicht völlig auszuschliessen sei. 
Die Beschwerde des Verurteilten heisst das Bundesgericht gut. Er befindet sich
aufgrund seiner früheren Einwilligung im vorzeitigen Strafvollzug. Die eigentliche Vollstreckung des Urteils wurde bis heute noch nicht angeordnet. Für eine Aufrechterhaltung der Haft müssten damit die Voraussetzungen für Untersuchungs- oder Sicherheitshaft erfüllt sein; das ist nicht der Fall. Untersuchungs- oder Sicherheitshaft dürfen nicht
länger als die zu erwartende Freiheitsstrafe dauern. Die verhängte Freiheitsstrafe von
viereinhalb Jahren würde unter Anrechnung der im November 2012 angeordneten
Untersuchungshaft und dem anschliessend angetretenen vorzeitigen Strafvollzug im
kommenden Mai enden. Angesichts eines drohenden Strafrests von zwei Monaten lässt
sich eine Weiterführung der Haft nicht rechtfertigen. Der Mann ist innert fünf Tagen nach
Zustellung des bundesgerichtlichen Entscheides aus dem vorzeitigen Strafvollzug zu
entlassen. Ob andere Haftgründe vorliegen, ist nicht vom Bundesgericht zu prüfen. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 6 mars 2017
Embargo : 6 mars 2017, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêts du 16 février 2017 (6B_1203/2016, 6B_73/2017)
Cour d’appel du canton d’Argovie : internement refusé à juste titre
La Cour d’appel du canton d’Argovie a refusé à juste titre l’internement d’un homme
qu’elle avait condamné en 2016 à une peine privative de liberté de quatre ans et
demi. Le Tribunal fédéral rejette le recours du Ministère public général du canton
d’Argovie. Il admet en parallèle un recours de l’intéressé en lien avec sa libération de
l’exécution anticipée de la peine entreprise en 2013.
La Cour d’appel du canton d’Argovie, statuant en deuxième instance, avait condamné
l’homme en août 2016 à une peine privative de liberté de quatre ans et demi pour
tentative de lésions corporelles graves ainsi que plusieurs autres infractions. Elle a
également ordonné un traitement ambulatoire et rejeté la requête du Ministère public
visant l’internement de l’intéressé. Le Ministère public a recouru au Tribunal fédéral.
L’homme exécute sa peine de manière anticipée depuis 2013. En décembre dernier, la
Cour d'appel a refusé sa requête tendant à sa mise en liberté conditionnelle. L’intéressé
a interjeté un recours au Tribunal fédéral.
Le Tribunal fédéral rejette le recours du Ministère public. Seules des infractions graves
entrent en considération pour l’internement. L’infraction pertinente en l’espèce est la
tentative de lésions corporelles graves. La Cour d’appel n’a pas violé le droit fédéral en
considérant qu’il ne s’agissait pas ici d’un acte justifiant un internement. Elle a retenu à
cet égard que l’auteur avait certes tout d’abord envisagé une lésion corporelle grave,
mais qu’il y avait de lui-même renoncé. Les victimes n’avaient pas été gravement
blessées, ni par cet acte ni par l'autre lésion corporelle commise précédemment. En
outre, on pouvait s’attendre à une diminution de l’intensité criminelle compte tenu de
son âge. L’internement était ainsi disproportionné, même si le risque de la commission
de futures infractions ne pouvait pas totalement être exclu. 
Le Tribunal fédéral admet le recours du condamné. Il se trouve en exécution anticipée
de la peine sur la base de son consentement donné antérieurement. L’exécution du
jugement proprement dite n’a, à ce jour, par encore été ordonnée. Pour que la détention
soit maintenue, les conditions de la détention provisoire ou à titre de sûreté devraient
être remplies ; tel n’est pas le cas. La détention provisoire ou à titre de sûreté ne doit
pas être d’une durée supérieure à la peine privative de liberté attendue. La peine
infligée, par quatre ans et demi de privation de liberté, expirerait en mai prochain
compte tenu de l’imputation de la détention provisoire ordonnée en novembre 2012 et
de l’exécution anticipée de la peine intervenue par la suite. Le maintien de la détention
ne se justifie pas au regard du solde de peine de deux mois. L’homme doit être libéré de
l’exécution anticipée de la peine dans les cinq jours suivant la notification de la décision
du Tribunal fédéral. Il n’appartient pas au Tribunal fédéral d’examiner s’il existe d’autres
motifs de détention.