<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2023-03-14-2C_163-2023.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2C_163/2023</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 14 mars 2023</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mme la Juge fédérale Aubry Girardin, Présidente. </div> <div class="para">Greffier : M. Dubey. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">représenté par Me Basile Schwab, avocat, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Département de l'économie et de la santé de la République et canton du Jura, rue de la Jeunesse 1, 2800 Delémont. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Interdiction de pratiquer la médecine sous sa propre responsabilité, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal cantonal de </div> <div class="para">la République et canton du Jura, Chambre </div> <div class="para">administrative, du 6 février 2023 (ADM 13/2023). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le 20 juillet 2022, le Département de l'économie et de la santé du canton du Jura a interdit à A.________ de pratiquer la médecine sous sa propre responsabilité pendant deux ans pour violation des devoirs professionnels. Cette décision a été confirmée par décision sur opposition du 9 décembre 2022. </div> <div class="para">Le 1er février 2022, le mandataire de l'intéressé a transmis au Tribunal cantonal du canton du Jura une copie de la correspondance qu'il avait adressée le même jour au Service de la santé publique du canton du Jura et valant recours de droit administratif à l'encontre de la décision du 9 décembre 2023. Il demandait la communication du dossier de la cause. Il précisait en outre que de nouvelles motivations seraient adressées dès réception du dossier sollicité auprès du Service de la santé publique. </div> <div class="para">Par décision du 6 février 2023, la Présidente du Tribunal cantonal du canton du Jura a déclaré irrecevable le recours interjeté le 1er février 2023 pour défaut de motivation en application de la loi jurassienne du 30 novembre 1978 de procédure et de juridiction administrative et constitutionnelle (Code de procédure administrative; Cpa; RSJU 175.1). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Le 10 mars 2023, A.________ a déposé un recours en matière de droit public auprès du Tribunal fédéral contre la décision rendue le 6 février 2023 par la Présidente du Tribunal cantonal du canton du Jura. Il expose les faits de la cause et se plaint de la violation des <span class="artref"><artref id="CH/272/136" type="start"></artref>art. 136 et 137 CPC</span><artref id="CH/272/137" type="end"></artref>, ainsi que 49 LTF. Il conclut, sous suite de frais et dépens, à l'octroi de l'effet suspensif, à l'annulation de la décision attaquée et au renvoi de la cause à l'instance précédente. </div> <div class="para">Il n'a pas été ordonné d'échange des écritures. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.1.</b> Le Tribunal fédéral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits constatés par l'autorité précédente (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>), hormis dans les cas prévus à l'<span class="artref">art. 105 al. 2 LTF</span>. Selon l'<span class="artref">art. 97 al. 1 LTF</span>, le recours ne peut critiquer les constatations de fait que si les faits ont été établis de façon manifestement inexacte - notion qui correspond à celle d'arbitraire (<span class="artref">art. 9 Cst.</span>) - ou en violation du droit au sens de l'<span class="artref">art. 95 LTF</span> et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=15&amp;from_date=02.03.2023&amp;to_date=21.03.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F145-V-188%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page188">ATF 145 V 188</a> consid. 2). Conformément à l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>, la partie recourante doit expliquer de manière circonstanciée en quoi ces conditions seraient réalisées. Les faits et les critiques invoqués de manière appellatoire sont irrecevables (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=15&amp;from_date=02.03.2023&amp;to_date=21.03.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F145-I-26%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page26">ATF 145 I 26</a> consid. 1.3). Enfin, aucun fait nouveau ni preuve nouvelle ne peut en principe être présenté devant le Tribunal fédéral (<span class="artref">art. 99 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.2.</b> En l'occurrence, le recourant expose tout d'abord une nouvelle fois sa propre version des faits de la cause sans faire référence aux conditions de l'<span class="artref">art. 97 al.1 LTF</span>. Puis, sous le titre établissement inexact des faits, il invoque l'<span class="artref">art. 97 al. 1 LTF</span> et expose la jurisprudence y relative, mais ne précise pas concrètement en quoi l'instance précédente aurait établi les faits de manière manifestement inexacte. Il n'est par conséquent pas possible de s'écarter ou de compléter les faits retenus dans la décision attaquée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.1.</b> L'<span class="artref">art. 42 al. 1 LTF</span> prévoit que les mémoires doivent être rédigés dans une langue officielle, indiquer les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, et être signés. L'<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span> précise que les motifs doivent exposer succinctement en quoi l'acte attaqué viole le droit. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.</b> Saisi d'un recours en matière de droit public, le Tribunal fédéral contrôle librement le respect du droit fédéral, qui comprend les droits de nature constitutionnelle (art. 95 let. a), ainsi que des droits constitutionnels cantonaux (<span class="artref">art. 95 let</span>. c; <span class="artref">art. 106 al. 1 LTF</span>). Sauf dans les cas cités expressément à l'<span class="artref">art. 95 LTF</span>, un tel recours ne peut toutefois pas être formé pour violation du droit cantonal en tant que tel. Il est néanmoins possible de faire valoir que l'application du droit cantonal consacre une violation du droit fédéral, en particulier qu'elle est arbitraire au sens de l'<span class="artref">art. 9 Cst.</span> ou contraire à un autre droit constitutionnel (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=15&amp;from_date=02.03.2023&amp;to_date=21.03.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F145-I-108%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page108">ATF 145 I 108</a> consid. 4.4.1 et les arrêts cités). Le Tribunal fédéral n'examine toutefois le moyen tiré de la violation de droits fondamentaux, ainsi que celle de dispositions de droit cantonal notamment, que si ce grief a été invoqué et motivé de manière précise par la partie recourante (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>; cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=15&amp;from_date=02.03.2023&amp;to_date=21.03.2023&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-V-577%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page577">ATF 142 V 577</a> consid. 3.2). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.3.</b> En l'espèce, le recourant se plaint de l'irrecevabilité prononcée par l'instance précédente en application du droit de procédure cantonal jurassien. Non seulement il ne cite pas du tout les dispositions du code de procédure jurassien (Cpa) sur lesquelles se fondent l'arrêt attaqué, mais encore il n'invoque la violation d'aucun droit constitutionnel. Les griefs énoncés par le recourant ne répondent par conséquent pas aux exigences accrues de motivation de l'<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>. Enfin, le recourant se plaint de la violation des <span class="artref"><artref id="CH/272/136" type="start"></artref>art. 136 et 137 CPC</span><artref id="CH/272/137" type="end"></artref>, ainsi que 49 LTF mais n'expose pas, même succinctement, en quoi ces dispositions seraient applicables en l'espèce, ce que le Tribunal fédéral ne discerne pas de manière évidente. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Dépourvu de motivation suffisante (art. 42 al. 2 et 106 al. 2 LTF), le présent recours est ainsi manifestement irrecevable (<span class="artref">art. 108 al. 1 let. b LTF</span>) et doit être traité selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 108 LTF</span>. </div> <div class="para">Vu l'issue du recours, la requête d'effet suspensif est devenue sans objet. </div> <div class="para">Succombant, le recourant doit supporter les frais de justice (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). Il n'est pas alloué de dépens (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/68/3" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/68/1" type="start"></artref>art. 68 al. 1 et 3 LTF</span><artref id="CH/173.110/68/3" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/3" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, la Présidente prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 800 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au mandataire du recourant, au Département de l'économie et de la santé de la République et canton du Jura, au Tribunal cantonal de la République et canton du Jura, Chambre administrative, ainsi qu'à l'Office fédéral de la santé publique. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 14 mars 2023 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Présidente : F. Aubry Girardin </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Dubey </div> </div></body></html>