<h2>SubmittedText<h2><p>Le 2 août 2019, la SRF a publié un article sur l'épidémie Ebola en République démocratique du Congo (RDC) (<a href="https://www.srf.ch/news/international/ein-jahr-nach-ausbruch-angst-vor-rascher-ebola-ausbreitung-im-kongo">https ://www.srf.ch/news/international/ein-jahr-nach-ausbruch-angst-vor-rascher-ebola-ausbreitung-im-kongo</a>), où elle affirme que celle-ci ne serait pas sous contrôle. La dernière flambée de l'épidémie a en effet entraîné l'infection de 2700 personnes. Vu l'engagement de l'armée suisse au sein de la mission de l'Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (Monusco), du nombre de voyages professionnels et touristiques de la population suisse et, par conséquent, de la forte probabilité d'apparition de maladies hautement contagieuses (par ex. fièvre hémorragique), je pose au Conseil fédéral les questions suivantes :</p><p>1. Quelles mesures prendrait-il si des personnes en provenance de régions présentant des risques de maladies hautement contagieuses (fièvre hémorragique) entraient en Suisse ?</p><p>2. Comment est organisée la collaboration intercantonale en cas d'entrée en Suisse de plusieurs personnes vivant dans des cantons différents et présentant des risques de contagion par un agent pathogène hautement contagieux ? Cette question concerne en particulier la coordination des investigations, par exemple pour savoir si les intéressés ont eu des contacts avec des personnes d'autres cantons.</p><p>3. En ce qui concerne les maladies hautement contagieuses aujourd'hui susceptibles d'entraîner une épidémie, quelle sont les disponibilités et les capacités nécessaires à la pose d'un diagnostic ?</p><p>4. Existe-t-il des laboratoires de diagnostic qui, en cas de suspicion de maladie hautement contagieuse, proposent des analyses d'échantillons pendant le week-end ou la nuit ? Les résultats des analyses sont-ils disponibles dans un délai permettant de prendre à temps les décisions thérapeutiques et les mesures d'isolement nécessaires ?</p><p>5. Combien d'échantillons suspects peuvent-ils être analysés en même temps ?</p><p>6. Qui est chargé de transporter aux laboratoires compétents les échantillons en cas de suspicion d'infection ?</p><p>7. La Suisse dispose-t-elle des ressources nécessaires pour lutter contre la propagation de maladies hautement contagieuses ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>1. Conformément au Règlement sanitaire international (RSI) et aux actuelles recommandations de l'Organisation mondiale de la santé, la Suisse n'applique aucune mesure pour les voyageurs en provenance de la République démocratique du Congo (RDC). Il en va de même pour tous les autres pays européens. La Confédération réagirait si ces recommandations devaient changer. En outre, il n'existe aucune liaison aérienne directe entre la Suisse et la RDC.</p><p>2. L'analyse des chaînes de transmission et la gestion des contacts intercantonale sont des procédures bien établies et rôdées, quelle que soit la maladie concernée. Elles sont régulièrement appliquées, par exemple en cas de flambées de rougeole. Une procédure similaire serait mise en oeuvre si un cas d'Ebola devait se déclarer en Suisse.</p><p>3. La Suisse dispose, aux Hôpitaux universitaires de Genève et de Zurich, de deux centres de traitement pour l'admission de patients atteints par Ebola.</p><p>4. Il existe en Suisse trois laboratoires capables de diagnostiquer rapidement les virus du niveau de sécurité le plus élevé : le Centre national de référence pour les infections virales émergentes (CRIVE) à Genève, le Laboratoire de Spiez et, bientôt, un autre à l'Hôpital universitaire de Zurich.</p><p>5. À l'heure actuelle, près de 30 échantillons pourraient être analysés chaque jour en vue de détecter le virus Ebola en Suisse (Genève et Spiez). En cas de livraison simultanée de plusieurs échantillons, ces laboratoires pourraient fortement augmenter le nombre d'analyses.</p><p>6. En cas de suspicion fondée d'infection à Ebola en Suisse, la personne malade serait transférée immédiatement dans l'un des deux hôpitaux désignés. Un transport des échantillons ne serait donc plus nécessaire. Si des échantillons devaient malgré tout être transportés dans l'un des laboratoires, cette tâche reviendrait à des entreprises habilitées et certifiées.</p><p>7. Il est peu probable que des maladies comme Ebola se propagent en Suisse ou dans un autre pays possédant un système de santé opérationnel. Il s'agit certes d'une maladie très dangereuse mais, par chance, elle ne se transmet pas facilement. Le virus se propage par le contact avec les fluides corporels de la personne malade. En principe, l'isolement des personnes atteintes par le virus et des mesures de protection adaptées pour le personnel médical permettent d'enrayer sa propagation.</p>  Réponse du Conseil fédéral.