<h2>SubmittedText<h2><p>Face à la fronde provoquée par son intention de faire apposer un label "santé" sur les aliments sains, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a dû admettre que le pays n'était pas mûr pour une telle réforme. Or, au lieu de remiser purement et simplement son projet, l'OFSP a chargé la Société suisse de nutrition de préparer et de tester des solutions alternatives qui permettraient d'aider à faire le bon choix un consommateur qui, manifestement, n'est pas suffisamment adulte pour le faire tout seul.</p><p>Le Conseil fédéral a-t-il connaissance de ce mandat, et sait-il à combien revient cette étude oiseuse ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>La simplification de l'étiquetage des denrées alimentaires est l'un des objectifs du Programme national "Alimentation et activité physique 2008-2012", que le Conseil fédéral a approuvé le 18 juin 2008. Nombre de Suisses souhaitent en effet se nourrir sainement, mais sont souvent déconcertés face à la multitude d'informations à leur disposition sur les denrées alimentaires. En effet, les études menées jusqu'à présent montrent que près de 60 % des consommatrices et consommateurs suisses ne prennent pas en compte l'étiquetage actuellement à leur disposition, principalement parce qu'ils ne le comprennent pas. Un projet portant sur l'étiquetage des denrées alimentaires un label unique pour la Suisse, "Healthy Choice" et conduit par l'OFSP a pris fin en 2010. Ce projet s'est certes heurté à une résistance de l'industrie alimentaire, mais il a démontré que les consommatrices et les consommateurs donnent leur préférence à une information détaillée au niveau nutritionnel si celle-ci est accompagnée d'une indication plus simple, qui les guide dans leur choix. Les consommatrices et les consommateurs désirent disposer d'une information qui leur permette de faire un choix responsable pour leur santé. De manière à explorer de nouvelles pistes, l'OFSP a donc chargé, en automne 2010, la Société suisse de nutrition d'élaborer de nouvelles propositions, ceci en étroite collaboration avec les associations de consommateurs et l'industrie alimentaire. Les coûts totaux de ces travaux s'élèvent à 130 000 francs pour les deux prochaines années. Ils s'inscrivent dans le contexte des études menées par la plupart de nos pays voisins et par l'Union européenne dans ce domaine en vue de contribuer à réduire les coûts dus à une mauvaise alimentation. De l'avis du Conseil fédéral, il est important que les indications figurant sur les denrées alimentaires soient claires pour que le consommateur puisse faire ses achats en toute connaissance de cause.</p>