Lausanne, 13. Januar 2023
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 12. Dezember 2022 (2C_886/2021)
Corona-Pandemie: Beschwerde gegen Testpflicht für ungeimpftes
Gesundheitspersonal im Kanton Tessin abgewiesen
Das  Bundesgericht  weist  die  Beschwerde  gegen  den  (inzwischen  aufgehobenen)
Beschluss des Tessiner Staatsrats zur Corona-Testpflicht für ungeimpftes Personal in
Gesundheits- und Sozialeinrichtungen ab. Der Eingriff in die Grundrechte der betroffenen Personen ist  aufgrund der seinerzeitigen Situation als verhältnismässig zu
erachten.
Der Staatsrat des Kantons Tessin erliess am 8. September 2021 einen Beschluss zur
Einführung  einer  Pflicht  für  regelmässige  Corona-Tests  für  ungeimpftes  Personal  in
Gesundheits-  und Sozialeinrichtungen des Kantons (seit  1.  April 2022 nicht mehr in
Kraft). Von der Verpflichtung waren Mitarbeitende erfasst, die über kein gültiges CovidZertifikat verfügten und die in direktem Kontakt standen zu Patienten in Krankenhäusern,
Kliniken, Alters- und Pflegeheimen, Behindertenheimen, häuslichen Pflege- und Betreuungsdiensten,  therapeutischen  und  sozialen  Tageszentren  für  ältere  Menschen  und
Behinderte  sowie  in  Wohneinrichtungen  für  Drogenabhängige.  Das  Tessiner  Verwaltungsgericht überwies die gegen den Beschluss von mehreren Personen erhobene Beschwerde 2021 zuständigkeitshalber ans Bundesgericht. 
Die  Beschwerdeführenden  verlangten  eine  Aufhebung  des  Beschlusses,  beziehungsweise  eine Änderung  in  dem  Sinne,  dass das Gesundheitspersonal  unabhängig von
seinem Impfstatus zu testen sei. Das Bundesgericht weist die Beschwerde ab, soweit es
darauf eintritt. Mit der Aufhebung des Beschlusses per Ende März 2022 besteht zwar
kein aktuelles praktisches Interesse mehr an einer Behandlung der Beschwerde. Das
Bundesgericht behandelte diese dennoch materiell, weil wichtige Rechtsfragen im Raum
stehen, die sich erneut stellen könnten und deren rechtzeitige gerichtliche Prüfung sonst
kaum je möglich wäre. 
Die Testpflicht für Gesundheitspersonal ohne Covid-Zertifikat bedeutet eine Ungleichbehandlung gegenüber geimpftem beziehungsweise genesenem Personal und stellt einen
wesentlichen Eingriff in die persönliche Freiheit und das Recht auf Achtung des Privatlebens der Betroffenen dar; diese Grundrechtseingriffe lassen sich indessen rechtfertigen.
Zunächst kann sich die Massnahme auf eine ausreichende gesetzliche Grundlage (v.a.
Artikel 40 des Epidemiengesetzes) stützen, die ausdrücklich auch strengere Massnahmen zulässt. Für die unterschiedliche Behandlung besteht mit dem Schutz der öffentlichen Gesundheit – insbesondere dem Schutz der besonders verletzlichen Personen in
den betroffenen Einrichtungen  – ein öffentliches Interesse. Das Bundesgericht hat bereits früher festgehalten, dass die Behörden bei der Anordnung von Massnahmen in
gesundheitlichen  Krisensituationen  über  einen  relativ  bedeutenden  Beurteilungsspielraum  verfügen,  zumal  sie  auf  Grundlage  des  aktuellen  Wissensstandes  entscheiden
müssen, der oftmals unvollständig und begrenzt ist. Entsprechend ist eine rückwirkende
Beurteilung schwierig. Der Tessiner Staatsrat hat beim Erlass des Beschlusses berücksichtigt, dass gemäss damaligem Wissensstand zwar auch geimpfte Personen das Virus
übertragen können, von ihnen aber ein geringeres Ansteckungsrisiko ausgeht. Wie das
Bundesgericht  in  diesem  Zusammenhang  ebenfalls  bereits  festgehalten  hat,  ist  von
Seiten  der  Behörden  mit  Blick  auf  die   Verhältnismässigkeit  einer  Massnahme  ein
"akzeptables" Risiko anzustreben und nicht ein "Nullrisiko". Der Beschluss erweist sich
auch als geeignet und erforderlich. Mit der Massnahme konnte die Einführung allgemeiner Pflichten vermieden und stattdessen ein differenziertes Vorgehen gewählt werden.
Die Lösung erlaubte es zudem, der Solidarität der Geimpften mit den von ihnen betreuten, besonders verletzlichen Personen Rechnung zu tragen, während gleichzeitig eine
Alternative für das Personal bestand, das über kein Covid-Zertifikat verfügte. Die Betroffenen wurden schliesslich auch nicht am Zugang zu ihrem Arbeitsplatz gehindert, sondern einer zusätzlichen Pflicht unterstellt, die insgesamt nicht allzu stark eingreifend und
im übrigen kostenlos war. Der Beschluss erweist sich letztlich auch in zeitlicher Hinsicht
als verhältnismässig. Lausanne, le 13 janvier 2023
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 12 décembre 2022 (2C_886/2021)
Pandémie de coronavirus  : rejet du recours contre l'obligation de 
dépistage pour le personnel de santé non vacciné dans le canton
du Tessin
Le Tribunal fédéral rejette le recours formé contre l'arrêté (entre-temps révoqué) du
Conseil d'État tessinois soumettant le personnel non vacciné des établissements de
santé et institutions sociales à une obligation d'effectuer un test de dépistage du
COVID-19. L'atteinte aux droits fondamentaux des personnes concernées est considérée comme proportionnée, au vu de la situation de l'époque.
Le 8 septembre 2021, le Conseil d'État du canton du Tessin a adopté un arrêté (abrogé
depuis le 1er avril 2022) introduisant l'obligation pour le personnel non vacciné des établissements de santé et institutions sociales du canton de se soumettre à des tests de
dépistage COVID-19 à intervalles réguliers. Cette obligation concernait le personnel qui
ne disposait pas d'un certificat COVID valable et qui était en contact étroit avec des
patients  dans  les  hôpitaux,  les  cliniques,  les  établissements  médicaux  sociaux,  les
foyers pour personnes handicapées, les services de soins et d'assistance à domicile, les
centres thérapeutiques et sociaux de jour pour personnes âgées et handicapées ainsi
que les établissements résidentiels pour toxicomanes. En 2021, le Tribunal administratif
tessinois a transmis le recours contre cet arrêté, déposé par plusieurs personnes, au
Tribunal fédéral comme objet de sa compétence.
Les recourants demandaient l'annulation de l'arrêté, respectivement sa modification en
ce sens que le personnel de santé devait être testé indépendamment de son statut vaccinal. Le Tribunal fédéral rejette le recours dans la mesure de sa recevabilité. Dès lors
que l'arrêté a été abrogé à fin mars 2022, il n'y a plus d'intérêt actuel et pratique au
traitement du recours. Le Tribunal fédéral l'a néanmoins examiné sur le fond, puisqu'il
soulevait des questions juridiques de principe, qui pourraient se poser à nouveau et dont
le contrôle judiciaire en temps utile ne serait guère possible.
L'obligation de dépistage pour le personnel de santé sans certificat COVID représente
une inégalité de traitement par rapport au personnel vacciné respectivement guéri et
constitue une atteinte grave à la liberté personnelle et au droit au respect de la vie
privée des personnes concernées. Ces atteintes aux droits fondamentaux sont toutefois
justifiables. Tout d'abord, la mesure repose sur une base légale suffisante (en particulier
l'article 40 de la loi sur les épidémies), qui autorise expressément des mesures encore
plus sévères. La différence de traitement est justifiée par un intérêt public, soit la protection de la santé publique, en particulier la protection des personnes particulièrement
vulnérables  séjournant  dans les établissements concernés.  Par  le  passé,  le Tribunal
fédéral a déjà reconnu aux autorités une marge d'appréciation relativement importante
lorsqu'elles ordonnent des mesures en situation de crise sanitaire, d'autant plus qu'elles
doivent se prononcer sur la base des connaissances scientifiques du moment, qui sont
souvent incomplètes et limitées. Une évaluation rétrospective se révèle par conséquent
difficile. Lors de l'adoption de son arrêté, le Conseil d'État tessinois a tenu compte du fait
que, selon les connaissances scientifiques du moment, les personnes vaccinées pouvaient
certes aussi transmettre le virus, mais présentaient un risque de contagion moindre.
Comme le Tribunal fédéral l'a déjà constaté dans ce contexte et au regard de la proportionnalité d'une mesure, les autorités doivent viser un risque «  acceptable » et non un
« risque zéro ». L'arrêté s'avère également adéquat et nécessaire. La mesure a permis
d'éviter l'introduction d'obligations générales et d'opter plutôt pour une approche différenciée. Cette solution a en outre permis de tenir compte de la solidarité des soignants
vaccinés envers les personnes particulièrement vulnérables dont ils prennent soin, tout
en offrant une alternative au personnel ne disposant pas d'un certificat COVID. Enfin, les
personnes concernées n'étaient pas empêchées d'accéder à leur lieu de travail, mais
soumises à une obligation supplémentaire, somme toute peu invasive et au demeurant
gratuite. Par ailleurs, l'arrêté s'avère également proportionné du point de vue temporel. Losanna, 13 gennaio 2023
Comunicato stampa del Tribunale federale
Sentenza del 12 dicembre 2022 (2C_886/2021)
Pandemia da COVID-19: respinto il ricorso contro l'obbligo di test
per il personale sanitario non vaccinato nel Canton Ticino
Il Tribunale federale respinge il ricorso contro la risoluzione (nel frattempo revocata)
del  Consiglio  di  Stato  del  Cantone  Ticino  sull'obbligo  di  test  COVID-19  per  il
personale non vaccinato delle strutture sanitarie e sociosanitarie. L'ingerenza nei
diritti  fondamentali  degli  interessati  è  da  ritenersi  proporzionata  alla  luce  della
situazione a quel momento.
L'8 settembre 2021 il Consiglio di Stato del Cantone Ticino ha emanato una risoluzione
(non più in vigore dal 1° aprile 2022) relativa all'introduzione dell'obbligo per il personale
sanitario  e  sociosanitario  non  vaccinato  del  Cantone  di  sottoporsi  a  test  COVID-19
periodici. L'obbligo si rivolgeva ai collaboratori privi di un certificato COVID valido che
erano a contatto stretto con pazienti degli ospedali, delle cliniche, delle case per anziani
e di cura, degli istituti per invalidi, dei servizi di assistenza e cura a domicilio, dei centri
diurni terapeutici e socio-assistenziali per anziani e per invalidi nonché delle strutture
residenziali  per  tossicodipendenti.  Il  Tribunale  amministrativo  del  Cantone  Ticino  ha
trasmesso per competenza al Tribunale federale il ricorso interposto da diverse persone
nel 2021.
I ricorrenti chiedevano che la risoluzione venisse annullata oppure modificata nel senso
di obbligare tutto il personale sanitario, vaccinato o non, a eseguire i test. Il Tribunale
federale respinge il ricorso nella misura in cui è ammissibile. Considerato che, alla fine di
marzo 2022, la risoluzione è stata revocata, attualmente non sussiste più alcun interesse
attuale e pratico a trattare il ricorso. Ciononostante, il Tribunale federale lo ha comunque
trattato  sotto  il  profilo  materiale,  perché  solleva  alcune  questioni  di  principio  che
potrebbero  ripresentarsi  e il  cui  controllo giudiziario tempestivo sarebbe  difficilmente
possibile.
L'introduzione dell'obbligo di test per il personale sanitario privo di certificato COVID
crea una disparità di trattamento rispetto al personale vaccinato o guarito e comporta
una grave ingerenza nella libertà personale e nel diritto al rispetto della vita privata degli
interessati; queste ingerenze sono tuttavia giustificabili. Innanzitutto, il provvedimento in
questione è retto da una base legale sufficiente (in particolare l'articolo 40 della legge
sulle  epidemie),  che  ammette  espressamente  provvedimenti  anche  più  severi.  La
disparità  di  trattamento  è  giustificata  dall'interesse  pubblico  di  proteggere  la  salute
pubblica e, in particolare, le persone particolarmente vulnerabili residenti nelle strutture
interessate. Il Tribunale federale ha già stabilito in passato che le autorità dispongono di
un  margine  di  apprezzamento  relativamente  ampio  nell'adozione  di  misure  in  una
situazione di crisi sanitaria, tanto più che devono prendere decisioni sulla base delle
conoscenze scientifiche del momento, che spesso sono parziali e limitate. Effettuare un
esame retrospettivo è quindi delicato. Nella sua risoluzione, il Consiglio di Stato del
Cantone  Ticino  ha  tenuto  conto  del  fatto  che,  sebbene  secondo  lo  stato  delle
conoscenze  del  momento  fosse  appurato  che  anche  le  persone  vaccinate  potevano
trasmettere il virus, il rischio di infezione, nelle persone vaccinate, era ridotto. A questo
riguardo,  il  Tribunale  federale  ha  già  stabilito  che,  quando  dispongono  un  dato
provvedimento, le autorità devono valutarne la proporzionalità alla luce di quello che
considerano un "rischio accettabile" e non un "rischio zero". La risoluzione appare inoltre
adeguata e necessaria. Il provvedimento adottato ha permesso di evitare l'introduzione
di obblighi generalizzati e di optare invece per un approccio differenziato. Con questa
soluzione si è anche potuto tenere conto della solidarietà del personale vaccinato nei
confronti  delle  persone  particolarmente  vulnerabili  assistite,  offrendo  nel  contempo
un'alternativa al personale che non era in possesso di un certificato COVID. A questi
ultimi non è stato negato l'accesso al posto di lavoro, ma è stata imposta un'esigenza
supplementare, tutto sommato non troppo invasiva e che d'altronde non comportava
alcun costo. Infine, la risoluzione è da considerarsi proporzionata anche dal punto di
vista della sua durata.