An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 12. Juni 2014
Kein Embargo
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 12. Juni 2014 (1C_565/2013)
Gewässerschutz - Bundesgericht annulliert Baubewilligung
Das Bundesgericht  annulliert  die  Baubewilligung  für ein  Wohnbauprojekt  im  
Gewässerraum des Flusses Wigger in der Luzerner Gemeinde Dagmersellen.  
Gemäss dem Entscheid liegen die betroffenen Parzellen an der Peripherie der  
Ortschaft nicht in einem „dicht überbauten Gebiet“, weshalb keine gewässerschutzrechtliche Ausnahmebewilligung erteilt werden kann.
In der Gewässerschutzverordnung (GSchV) wird die minimale Breite des sogenannten  
Gewässerraums für Fliessgewässer festgelegt. In diesem Korridor entlang den Ufern  
von Bächen und Flüssen dürfen nur standortgebundene Bauten von öffentlichem  
Interesse erstellt werden, z.B.  Brücken oder Flusskraftwerke. Andere Bauten wie etwa  
Wohnhäuser können im Gewässerraum ausnahmsweise bewilligt werden, wenn es sich  
um „dicht überbautes Gebiet“ handelt und keine überwiegenden Interessen entgegenstehen. 
In  seiner  öffentlichen  Beratung  vom  Donnerstag  heisst  das  Bundesgericht  die  
Beschwerde gegen ein Wohnbauprojekt am Fluss Wigger in der Luzerner Gemeinde  
Dagmersellen gut. Die geplanten Häuser würden teilweise in den Gewässerraum des  
Flusses ragen. Das Gericht kommt mit Blick auf das gesamte Gemeindegebiet zum  
Schluss, dass die drei betroffenen Bauparzellen nicht in „dicht überbautem Gebiet“ im  
Sinne der GschV liegen und deshalb keine Ausnahmebewilligung erteilt werden kann.  
Die Wigger verläuft in Dagmersellen an der Peripherie des Dorfes und ist von diesem  
durch eine Grünzone abgetrennt. Im fraglichen Gebiet sind auf einer Länge von rund  
hundert Metern entlang der Wigger nur vier Parzellen bebaut. Zu einer Einstufung als  
„dicht überbautes Gebiet“ kann weder der Umstand führen, dass die Wigger im  
massgeblichen Abschnitt kanalisiert ist und von zwei Brücken überquert wird, noch die  
Tatsache, dass an ihrem anderen Ufer ein kleines Industriegebiet und die Autobahn A2  
liegen. A tous les journalistes accrédités auprès  
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 12 juin 2014
Pas d'embargo
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 12 juin 2014 (1C_565/2013)
Protection des eaux – Le Tribunal fédéral annule une autorisation  
de construire
Le Tribunal fédéral annule une autorisation de construire deux maisons d'habitation  
dans « l’espace réservé aux eaux  » de la rivière Wigger dans une commune  
lucernoise. Selon l'arrêt, les parcelles concernées, à la périphérie du village de  
Dagmersellen, ne se situent pas dans une «  zone densément bâtie  », raison pour 
laquelle une autorisation exceptionnelle ne peut être accordée.
L’ordonnance sur la protection des eaux (OEaux) fixe la largeur minimale de l'espace  
réservé aux eaux. Dans ce corridor, le long d'une rivière ou d'un ruisseau, est  
uniquement admissible la construction d'installations d'intérêt public dont l'implantation  
s'impose par leur destination, par exemple les centrales de production d'énergie  
électrique ou les ponts. Exceptionnellement, une autorisation de construire peut être  
accordée pour d'autres installations dans l'espace réservé aux eaux, s'il s'agit d'une  
« zone densément bâtie  » et si aucun intérêt prépondérant ne s'y oppose. 
Lors de sa séance publique de jeudi le Tribunal fédéral admet un recours contre un  
projet de maison d'habitations au bord de la rivière Wigger dans la commune lucernoise  
de Dagmersellen. Les constructions s'étendraient, en cas de réalisation, dans l'espace  
réservé aux eaux de la Wigger. Au vu de l'ensemble du territoire communal, le tribunal  
arrive à la conclusion que les trois parcelles en question ne se situent pas dans une  
« zone densément bâtie  » au sens de l'OEaux. Par conséquent, une autorisation  
exceptionnelle ne peut pas être accordée. La Wigger s'écoule à la périphérie de  
Dagmersellen et est séparée du village, pour l'essentiel, par une zone verte. A l'endroit  
concerné, seules quatre parcelles sont construites sur une longueur d'environ 100  
mètres au bord de la rivière. Ce secteur ne saurait se voir reconnaître le statut de  
« zone densément bâtie  » même si la rivière est canalisée dans le secteur litigieux,  
traversée par deux ponts et que sur l'autre berge se trouvent une zone industrielle de  
taille modeste et l'autoroute A2.