Lausanne, 21. Mai 2014
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 28. April 2014 (6B_697/2013)
Öffentlicher Hitlergruss nicht in jedem Fall strafbar
Die öffentliche Verwendung des Hitlergrusses ist keine strafrechtliche Rassendiskriminierung, wenn damit lediglich die eigene nationalsozialistische Gesinnung  
bekundet werden soll. Strafbar macht sich erst, wer mit der Geste bei Dritten  
Werbung für den Nationalsozialismus betreiben will. Das Bundesgericht hebt die  
Verurteilung eines Teilnehmers der rechtsextremen Rütli-Veranstaltung von 2010 auf.  
Die Partei National Orientierter Schweizer (PNOS) führte am 8. August 2010 auf dem  
Rütli eine Veranstaltung durch. Beim gemeinsamen Aufsagen des Rütlischwurs aus  
Friedrich Schillers "Wilhelm Tell" machte ein Teilnehmer während etwa 20 Sekunden  
den Hitlergruss. Neben den rund 150 rechtsextremen Besucherinnen und Besuchern der  
Veranstaltung waren zur fraglichen Zeit auch einige unbeteiligte Wanderer und Spaziergänger anwesend. Das Obergericht des Kantons Uri sprach den Betroffenen 2013 zweitinstanzlich der Rassendiskriminierung schuldig (nach Artikel 261 bis Absatz 2 des Strafgesetzbuches).
Die Strafrechtliche Abteilung des Bundesgerichts heisst die Beschwerde des Mannes  
gut und hebt seine Verurteilung auf. Gemäss Gesetz stellt das Verbreiten einer rassistischen Ideologie wie des Nationalsozialismus eine strafbare Rassendiskriminierung  
dar. Mit "Verbreiten" ist dabei Werbung oder Propaganda gemeint. Wer den Hitlergruss  
in der Öffentlichkeit lediglich verwendet, um damit gegenüber Gleichgesinnten oder  
unbeteiligten Dritten seine eigene rechtsextreme Haltung zu bekunden, macht sich  
deshalb noch nicht strafbar. Erforderlich ist vielmehr, dass mit der Geste Drittpersonen  
werbend zu Gunsten des Nationalsozialismus beeinflusst werden sollen. In diesem  
Sinne äusserte sich auch der Bundesrat (Bericht des Bundesrates vom 30.  Juni 2010 
zur Abschreibung der Motion 04.3224 betreffend ein Verbot der öffentlichen Verwendung rassistischer Symbole). Ob mit dem öffentlichen Hitlergruss im Einzelfall nur  
die eigene Haltung kundgetan oder für den Nationalsozialismus geworben wird, ist  
aufgrund der konkreten Umstände zu entscheiden. Im vorliegenden Fall kommt das  
Bundesgericht zum Schluss, dass die Gebärde des Betroffenen nicht dazu bestimmt  
war, bei Drittpersonen Propaganda zu betreiben und sie für die Ideologie des Nationalsozialismus zu gewinnen. Lausanne, le 21 mai 2014
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 28 avril 2014 (6B_697/2013)
Salut hitlérien en public pas toujours punissable
Faire le salut hitlérien en public ne constitue pas une discrimination raciale  
punissable pénalement si l'intention est uniquement d'afficher les convictions  
national-socialistes personnelles. Ce geste ne devient punissable qu'à partir du  
moment où l'auteur veut faire de la publicité auprès de tiers pour le nationalsocialisme. Le Tribunal fédéral annule la condamnation d'un participant aux  
manifestations d'extrême droite qui se sont tenues au Grütli en 2010.
Le Parti des Suisses Nationalistes (PSN) a organisé une manifestation le 8 août 2010  
sur la prairie du Grütli. Pendant le récit du serment du Grütli, extrait du «  Wilhelm Tell » 
de Friedrich Schiller, l'un des participants a fait le salut hitlérien pendant une vingtaine  
de secondes. En plus des environ 150 extrémistes participants à la manifestation, des  
randonneurs et des promeneurs, étrangers à cet événement, se trouvaient aussi sur les  
lieux. En 2013, la Cour Suprême du Canton de Uri a jugé l'homme coupable, en  
deuxième instance, de discrimination raciale (selon l'art. 261 bis al. 2 du Code pénal  
Suisse).
La Cour de droit pénal du Tribunal fédéral admet le recours de cet homme et annule sa  
condamnation. Selon la loi, la propagation d'une idéologie raciste comme celle du  
national-socialisme  constitue  un  acte  de  discrimination  raciale  punissable.  Par  
« propager », on entend ici de la publicité ou de la propagande. Celui qui, en public, fait  
le geste du salut hitlérien à des camarades ou à des personnes étrangères à son  
mouvement uniquement pour montrer sa position d'extrême droite, n'est pas encore  
punissable. Pour cela il faut que le geste vise à influencer des tierces personnes en  
faveur du national-socialisme. Le Conseil fédéral s'est aussi exprimé en ce sens  
(Rapport du Conseil fédéral du 30 juin 2010 concernant le classement de la motion  
04.3224 concernant l'interdiction de l'utilisation publique de symboles racistes). Si le  
salut hitlérien en public a été fait pour exprimer une conviction personnelle ou pour  
propager le national-socialisme doit être établi sur la base des circonstances concrètes.  
En l'espèce, le Tribunal fédéral conclut que le geste de l'homme n'avait pas pour but de  
faire de la propagande auprès de tierces personnes et de les persuader de l'idéologie  
national-socialiste.