<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">{T 1/2} </div> <div class="para">1P.19/2004 /col </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 6 février 2004 </div> <div class="para">Ire Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. les Juges Aemisegger, Président de la Cour </div> <div class="para">et Président du Tribunal fédéral, Reeb et Fonjallaz. </div> <div class="para">Greffier: M. Zimmermann. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">Jean-Michel Chappex, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Florence Troillet, Juge III du district de Sierre, Tribunal du district de Sierre, </div> <div class="para">intimée, </div> <div class="para">Président du Tribunal cantonal du canton du Valais, Palais de Justice, 1950 Sion 2. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">récusation facultative, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours de droit public contre le jugement du Président du Tribunal cantonal du canton du Valais du 16 décembre 2003. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral considère en fait et en droit: </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le 5 septembre 2003, la société Fidinvest S.A. (ci-après: Fidinvest) a formé devant le juge du district de Sierre une demande de mesures provisionnelles tendant à ce que Jean-Michel Chappex libère la parcelle PPE n°50999 du registre foncier de Randogne. </div> <div class="para">Le 6 octobre 2003, Florence Troillet, Juge de district, a imparti à Chappex un délai expirant le 24 octobre 2003 pour libérer la parcelle en question. Elle a notamment retenu l'existence d'un dommage irréparable au sens de l'<span class="artref">art. 290 al. 1 CPC</span>/VS. </div> <div class="para">Le 17 octobre 2003, Fidinvest a formé une demande en revendication. </div> <div class="para">Le 6 décembre 2003, Chappex a répondu, en demandant la récusation du Juge Troillet, au motif que celui-ci aurait admis erronément l'existence d'un dommage juridique dans sa décision du 6 octobre 2003. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Le 16 décembre 2003, le Président du Tribunal cantonal du canton du Valais a déclaré la demande de récusation irrecevable, parce que tardive. De toute manière, elle aurait dû être rejetée au fond. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Agissant par la voie du recours de droit public et administratif, Jean-Michel Chappex demande que "l'irrecevabilité de la demande de récusation soit rapportée". </div> <div class="para">Il n'a pas été demandé de réponse au recours. </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">Aux termes de l'<span class="artref">art. 90 al. 1 let. b OJ</span>, l'acte de recours doit contenir un exposé des droits constitutionnels ou des principes juridiques violés, précisant en quoi consiste la violation. Le Tribunal fédéral examine uniquement les griefs soulevés devant lui de manière claire et détaillée (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=21.01.2004&amp;to_date=09.02.2004&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F129-I-113%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page113">ATF 129 I 113</a> consid. 2.1 p. 120; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=21.01.2004&amp;to_date=09.02.2004&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F128-II-49%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page50">128 II 50</a> consid. 1c p. 53/54; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=21.01.2004&amp;to_date=09.02.2004&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F127-I-38%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page38">127 I 38</a> consid. 4 p. 43, et les arrêts cités). </div> <div class="para">Le recours n'indique pas quelle disposition de la Constitution aurait été violée en l'espèce. On peut cependant en déduire, de manière juste suffisante, que le recourant se prévaut de l'<span class="artref">art. 30 al. 1 Cst.</span> et se plaint de la violation arbitraire du droit cantonal. </div> <div class="para">5. </div> <div class="para">Le Président du Tribunal cantonal a tenu la demande de récusation du 6 décembre 2003 pour irrecevable au regard de l'<span class="artref">art. 28 al. 2 CPC</span>/VS, à teneur duquel une telle demande doit être formée dans les dix jours de la connaissance du motif. En l'occurrence, ce délai avait commencé à courir le 8 octobre 2003. Présentée le 6 décembre 2003, la demande était tardive. De l'argumentation assez confuse du recourant à ce propos, il se laisse déduire qu'il objecte s'être conformé au délai prescrit pour répondre à la demande du 17 octobre 2003. Si le recourant considérait que le Juge Troillet avait agi partialement à son égard à raison de la décision rendue le 6 octobre 2003, il devait agir dans le délai de dix jours dès la notification de celle-ci. En le déclarant forclos sur ce point, le Président du Tribunal cantonal n'a pas violé arbitrairement l'<span class="artref">art. 28 al. 2 CPC</span>/VS. </div> <div class="para">6. </div> <div class="para">Sur le fond, l'exposé du recourant revient à contester les motifs de la décision du 6 octobre 2003, en particulier pour ce qui concerne le critère du dommage irréparable. Or, d'éventuelles erreurs de procédure ou d'appréciation commises par un juge ne suffisent pas à fonder objectivement un soupçon de prévention. Seules des fautes particulièrement graves et répétées pourraient avoir cette conséquence; même si elles paraissent contestables, des mesures inhérentes à l'exercice normal de la charge du juge ne permettent pas de suspecter celui-ci de partialité (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=21.01.2004&amp;to_date=09.02.2004&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F113-IA-407%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page407">ATF 113 Ia 407</a> consid. 2 p. 408-410; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=3&amp;from_date=21.01.2004&amp;to_date=09.02.2004&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F111-IA-259%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page259">111 Ia 259</a> consid. 3b/aa p. 264). Le recourant, hormis une critique générale de la procédure de poursuite à l'origine de la demande du 5 septembre 2003, sans rapport avec la cause, ne présente aucun argument propre à démontrer que l'on se trouverait dans un cas où la demande de récusation aurait exceptionnellement dû être admise selon la jurisprudence qui vient d'être rappelée. </div> <div class="para">7. </div> <div class="para">Le recours doit ainsi être rejeté. Les frais sont mis à la charge du recourant (<span class="artref">art. 156 OJ</span>). Il n'y a pas lieu d'allouer des dépens (<span class="artref">art. 159 OJ</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est rejeté. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Un émolument judiciaire de 1000 fr. est mis à la charge du recourant. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué en copie au recourant, au Juge Troillet et au Président du Tribunal cantonal du canton du Valais. </div> <div class="para">Lausanne, le 6 février 2004 </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">Le président: Le greffier: </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>