7. März 1983 N 255 Asylpolitik und Ausländerfragen werden. Man kann zum Beispiel - das ist rechtlich durchaus möglich - die Umwandlungsfrist für den Übergang zum Jah- resaufenthalter von 36 auf 32 Monate reduzieren, gleich wie es das abgelehnte Gesetz wollte, übrigens ohne Beein- trächtigung des Stabilisierungszieles. Wir begrüssen es, dass der Bundesrat im Frühjahr 1982 noch nicht alle Kontin- gente für die Jahres- und Kurzaufenthalter und 10 Prozent der Saisonbewilligungen freigibt. Wir begrüssen auch - und möchten bitten, dass der Bundesrat auf diesem Wege fort- fährt - die Bestrebungen des Bundesrates, das Saisonnier- statut nur in den Dienst der echten Saisonbetriebe zu stel- len. Dagegen bin ich mit der Argumentation des Bundesrates nicht einverstanden, dass die Verwerfung der «Mitenand»- Initiative quasi ein Plebiszit gegen das Saisonnierstatut gewesen sei. So darf man das nicht umfunktionieren. Es gibt eine Reihe anderer Bestimmungen in dieser Initiative, die auch in Arbeitnehmerkreisen zu einer negativen Einstel- lung führten. Ich bedaure, dass der Bundesrat in seiner Ant- wort die menschlichen Konsequenzen des Saisonnierstatu- tes negiert. Ich habe nichts gegen die Beschäftigung von Saisonniers oder gegen die Arbeit des Saisonniers an und für sich. Diese wird es immer geben. Aber wogegen wir uns wenden, ist das Saisonnierstatut, das einfach ein unmenschliches Statut ist. Es geht auf die Dauer nicht an, einzelnen Branchen eine reservierte Gruppe ausländischer Arbeitskräfte zur Verfügung zu stellen. Nun zur Frage der Grenzgänger, die auch von Herrn Oehen angeschnitten worden ist: Es wird übersehen, dass in der Schweiz ungefähr gleichviel Grenzgänger arbeiten wie Sai- sonniers, nämlich rund 110 000. Diese Grenzgänger sind als einzige nicht der Limitierung unterstellt. Ich begrüsse die Zusicherung des Bundesrates, dass, wenn die unbe- schränkte Zulassung von Grenzgängern das wirtschaftliche ynd soziale Gefüge in den Grenzgebieten wesentlich stö- ren, er eine Begrenzung in Erwägung ziehen wird. Solche Störungen sind nämlich bereits vorhanden. In unserer schriftlichen Begründung haben wir auf die erheblichen Lohndifferenzen im Tessin zwischen Grenzgängern und ansässigen Arbeitskräften hingewiesen. In der Uhrenregion versteht man nicht, dass in Anbetracht der zahlreichen Ent- lassungen die Zahl der Grenzgänger in der gleichen Region trotzdem weiter ansteigt. Die Kantone sollten ferner - um eben soziale Spannungen zu verhindern, die heute in verschiedenen Regionen beste- hen, nicht nur im Tessin, nicht nur in der Rhonegegend, sondern auch in der Nähe des Vorarlbergs, in Graubünden - eingeladen werden, bei der Zulassung von Grenzgängern dringend die Einhaltung der gesamtarbeitsvertraglichen und branchenüblichen Arbeits- und Lohnbedingungen zu über- prüfen. Zum Schwarzarbeiterproblem ist nach meiner Meinung die Antwort des Bundesrates sehr unbefriedigend. Das neue Ausländergesetz hätte ja eine Verschärfung der Bussenan- sätze vorgesehen. Der Schlüssel zur Lösung des Schwarz- arbeiterproblems liegt nach unserer Auffassung in einer strengeren Erfassung der fehlbaren Arbeitgeber. Die Beschäftigung von Schwarzarbeitern darf nicht mehr, wie das in verschiedenen Gegenden unseres Landes geschieht, einfach als Kavaliersdelikt abgetan werden. Noch im August , 1982 hat der Vorgänger von Herrn Bundesrat Friedrich, Herr Bundesrat Furgler, an einer Konferenz mit den Kantonen laut Presse erklärt: «Nicht nur der Schwarzarbeiter, son- dern auch sein Arbeitgeber muss mit einem Strafverfahren . rechnen, wobei die illegale Beschäftigung von Ausländern als Vergehen betrachtet werden kann.» Das ist heute leider nicht der Fall. Der Bundesrat kommt in seiner Antwort zum Schluss, er hätte nach der heutigen Gesetzgebung auf die Kantone keine Einwirkungsmöglichkeiten. Tatsache ist, dass die Beschäftigung von Schwarzarbeitern ganz unter- schiedlich, je nach dem Kanton, wo das geschieht, gehand- habt wird. Hier sollte im Sinne der Rechtsgleichheit für den Bürger doch eine gleiche Behandlung vorgesehen werden. Deshalb sollte gerade in diesem Punkt eine Teilrevision des ANAG (Ausländergesetzes) in Aussicht genommen wer- den, damit bei der Beschäftigung von Schwarzarbeitern der Bund auf die Kantone entsprechend einwirken kann. Ich komme zum Schluss: Obwohl in verschiedener Bezie- hung die Antwort des Bundesrates nicht befriedigt, erkläre ich mich mit der Umwandlung der Motion in ein Postulat einverstanden. Ablehnen muss ich dagegen - obschon ich jetzt für eine effektive Stabilisierungspolitik eingetreten bin - Dr.-Eisenbart-Methoden, wie sie Kollega Fritz Meier vor- schlägt, oder auch rassistische Tendenzen, wie sie im Punkt 2 der Motion Oehen vorkommen. #ST# 82.450 Interpellation Jelmini Ausländerfragen Interpellation Jelmini Population étrangère en Suisse Wortlaut der Interpellation vom 23. Juni 1982 Was gedenkt der Bundesrat nach der Abstimmung über das Ausländergesetz zu tun: - bezüglich der Stabilisierung des Bestandes der ausländi- schen Bevölkerung; - bezüglich der Verbesserung der Rechtsstellung der Aus- länder; - bezüglich ihrer Integration? Ist der Bundesrat nicht auch der Meinung, dass Klarheit darüber geschaffen werden muss, wieweit Saisonbewilli- gungen für Betriebe gewährt werden, die keine echten Sai- sonbetriebe sind? Texte de l'interpellation du 23 juin 1982 Qu'est-ce que le Conseil fédéral a l'intention de faire après la votation relative à la loi sur les étrangers: - en ce qui concerne la stabilisation de l'effectif de la popu- lation étrangère - en ce qui concerne l'amélioration de la situation juridique des étrangers - en ce qui concerne leur intégration? Le Conseil fédéral n'est-il pas d'avis qu'il s'agit d'examiner dans quelle mesure on accorde des permis de travail sai- sonniers aux entreprises n'ayant pas un authentique carac- tère saisonnier? M. Jelmini: II est difficile d'interpréter le résultat d'une vota- tion populaire et en particulier celui de la votation du 6 juin 1982. Je partage le jugement du Conseil fédéral lorsqu'il affirme très prudemment que les voix négatives exprimées par le peuple à cette occasion tiennent à plusieurs raisons. Dans sa réponse aux interventions personnelles de M. Oehen et du groupe socialiste, le gouvernement a déjà répondu pratiquement en grande partie à mon interpella- tion. Je comprends l'attitude du Conseil fédéral, qui veut procé- der par étapes à un remaniement de la politique des étran- gers avant de mettre en chantier une nouvelle révision de la loi. Cependant, une analyse approfondie de la situation qui pourra être pour l'essentiel assez rapide, pourra faire res- sortir les changements qui sont vraiment nécessaires et même urgents et les modifications qui, lors des débats aux Chambres et dans les discussions successives au sein de l'opinion publique, n'ont pas été contestées. Je suis convaincu qu'une grande partie de ces modifications peu- vent être introduites sans qu'il soit nécessaire de procéder à une révision complète de la législation. Au contraire, elles pourront la précéder, voire la préparer harmonieusement,Politique de l'asile et problème des étrangers 256 N 7 mars 1983 aisément, raisonnablement, facilitant ainsi la recherche du consensus nécessaire. Ainsi, pour améliorer l'information du ressortissant étran- ger, en particulier quant aux conditions de travail qui sont en vigueur dans notre pays, information considérée unani- mement comme pour le moins lacuneuse en l'état actuel, il s'agit seulement d'utiliser pleinement la base légale exis- tante. Ainsi, le regroupement familial, qui constitue un des problèmes les plus délicats en cette matière, peut être faci- lité et la situation du travailleur rendue plus humaine, plus supportable, même dans le cadre de la législation en vigueur. L'emploi de saisonniers, si déjà on veut maintenir ce statut dont j'avais proposé l'abolition, doit être soumis à des cri- tères plus stricts. La possibilité d'obtenir le permis à l'année ne doit pas exister seulement sur le papier. Trop d'obstacles de caractère administratif empêchent le saison- nier d'atteindre le nombre de mois requis pour la transfor- mation de son permis en permis annuel. De même, une grande partie des problèmes posés par l'intégration des étrangers - pour ce qui concerne les pou- voirs publics - peuvent trouver des solutions équitables sur la base des dispositions légales actuelles, avec la collabora- tion des cantons et grâce à la coordination de leur activité. Le travail de la commission existante au niveau fédéral est valable et mérite d'être encouragé. La présence d'un nom- bre suffisant d'étrangers au sein de la commission permet et facilite les rapports avec les différents groupes ethni- ques. Permettez-moi une parenthèse: je ne peux pas parta- ger le vœu de ceux qui voudraient soumettre les frontaliers à une réglementation au niveau fédéral, visant la restriction de leurs effectifs. J'admets qu'il s'agit d'un problème délicat et important, mais la situation se présente d'une manière si différente selon les régions, que la réglementation doit res- ter de la compétence des cantons. Les infrastructures ne sont pas les mêmes de ce côté de la frontière que de l'autre côté; elles varient au sein d'un même canton selon les régions. Il en est de même de la notion d'équilibre éco- nomique et de la notion d'équilibre du marché du travail. On n'exerce pas les mêmes professions de part et d'autres des différentes frontières. Le Conseil fédéral s'oppose d'ail- leurs à cette tendance visant à introduire une réglementa- tion fédérale concernant l'effectif des frontaliers. Il se réserve d'intervenir seulement dans le cas d'une manifesta- tion concrète de tensions économiques et sociales, que les cantons ont à présent la possibilité d'éviter par une politi- que et une réglementation responsables. En conclusion, je veux bien admettre, parce que le Conseil fédéral vient de le confirmer, que notre gouvernement entend poursuivre une politique de stabilisation tout en se réservant la possibilité de la pratiquer d'une manière flexi- ble. Cette flexibilité est opportune, surtout en regard de l'évolution incertaine de l'économie et du marché dj travail dans les différentes régions du pays. Evidemment, le principe de la priorité de la main-d'œuvre indigène doit être maintenu et son application garantie. En deuxième lieu, ceux qui ont déjà exercé une activité en Suisse doivent être pris en considération pour un nouvel emploi. Je suis convaincu que l'amélioration de la situation juridique du travailleur étranger et les simplifications qui s'imposent, en commençant par celles qui n'ont pas été contestées et qui peuvent être réalisées sans nécessiter une révision de la loi, peuvent être introduites éventuellement par la voie d'ordonnances et appliquées sans difficulté. Il s'agit au fond de mieux considérer la dignité de la personne, ses exi- gences, ses relations familiales et ses relations sociales. Bundesrat Friedrich: Die Einleitung der Antwort zur Inter- pellation Jelmini deckt sich mit der grundsätzlichen Erklä- rung zur Motion Oehen. Der Bundesrat wird seine Stabili- sierungspolitik weiterführen. Um der Ungewissheit der Ent- wicklung des Arbeitsmarktes Rechnung zu tragen und die notwendige Flexibilität zu wahren, hat er anlässlich der letz- ten Revision der Begrenzungsverordnung vorläufig nur die Hälfte der Höchstzahlen für Jahresaufenthalter freigegeben. Im Hinblick darauf, dass gegenwärtig lediglich rund ein Fünftel des gesamten jährlichen Ausländerzuwachses der Kontingentierung untersteht, hat er zudem beschlossen, hinsichtlich der zahlenmässig nicht begrenzten erwerbstäti- gen Ausländer sowie der nichterwerbstätigen Ausländer zusätzliche Einschränkungen vorzunehmen. Die Ausländerpolitik hat neben der Begrenzung der Auslän- derzahl auch eine bessere Eingliederung der Ausländer zum Ziel. Für die Rechtsstellung und Eingliederung ist von Bedeutung, dass heute rund drei Viertel der in der Schweiz wohnenden Ausländer die Niederlassungsbewilligung besit- zen. Aufgrund der bundesstaatlichen Aufgabenteilung bil- det das gesicherte Anwesenheitsrecht für den überwiegen- den Teil der bei uns wohnenden Ausländer das wichtigste Mittel des Bundes, um ihre Eingliederung zu erleichtern. Der Bundesrat wird die eidgenössische Kommission für Ausländerprobleme beibehalten, und zwar gestützt auf das Verwaltungsorganisationsgesetz. Diese Kommission hat für die gesellschaftliche Eingliederung der Ausländer und die Verbesserung der Beziehungen zwischen Schweizern und Ausländern eine wesentliche Rolle gespielt. Er wird zudem prüfen, welche weiteren Vorkehren aufgrund des geltenden Rechtes hinsichtlich Betreuung und Eingliederung der Aus- länder getroffen werden können. Insbesondere sollen die vorgesehenen Informationsschriften für Jahresaufenthalter und Saisonniers abgegeben werden. Der Bundesrat ist mit dem Interpellanten der Meinung, dass Saisonbewilligungen nur Ausländern erteilt werden, die in echten Saisonbetrieben arbeiten. Zudem sind diese Bewilli- gungen auf die betriebliche Saisondauer zu befristen. Das Eidgenössiche Volkswirtschaftsdepartement und das Eid- genössische Justiz- und Polizeidepartement haben im Auf- trag des Bundesrates den zuständigen kantonalen Behör- den die erforderlichen Weisungen erteilt. Präsident: Der Interpellant kann erklären, ob er von der Antwort des Bundesrates befriedigt ist. M. Jelmini: Je remercie le Conseil fédéral de la réponse qu'il m'a donnée et j'espère que les propos qui ont été tenus ici auront une suite. #ST# 82.593 Motion Meier Fritz Ausländer. Begrenzung der Einwanderung Immigration étrangère. Limitation Wortlaut der Motion vom 29. November 1982 Die Bundesverfassung ist wie folgt zu ergänzen: Art. 69quater (neu) Der Bund trifft Massnahmen gegen die Überfremdung und Übervölkerung der Schweiz: a. Der Bundesrat begrenzt die Zahl der jährlich in die Schweiz einwandernden Ausländer auf ein Drittel der im Vorjahr die Schweiz definitiv verlassenden Ausländer; b. Mitzuzählen unter Buchstabe a sind Niedergelassene, Jahresaufenthalter, nachgezogene Familienangehörige, Flüchtlinge und Asylanten; c. Nicht mitzuzählen unter Buchstabe a sind die Angehöri- gen diplomatischer und konsularischer Vertretungen sowie die Saisonniers. Texte de la motion du 29 novembre 1982 La constitution fédérale est complétée comme il suit:Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Interpellation Jelmini Ausländerfragen Interpellation Jelmini Population étrangère en Suisse In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1983 Année Anno Band II Volume Volume Session Frühjahrssession Session Session de printemps Sessione Sessione primaverile Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 05 Séance Seduta Geschäftsnummer 82.450 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 07.03.1983 - 15:30 Date Data Seite 255-256 Page Pagina Ref. No 20 011 274 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. 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