<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <a name="idp336112"></a><div class="big bold">Urteilskopf</div> <br/>136 III 94<br/><br/><br/><div class="paraatf">12. Extrait de l'arrêt de la Ire Cour de droit civil dans la cause X. SA contre Y. (recours en matière civile)</div> <div class="paraatf">4A_333/2009 du 3 décembre 2009</div> <a name="idp337632"></a> <a name="idp342208"></a><br/><div id="regeste" lang="de"> <div class="big bold">Regeste</div> <br/><div class="paraatf"><span class="artref"><artref id="CH/220/128/3" type="start"></artref>Art. 329a ff. und 128 Ziff. 3 OR</span><artref id="CH/220/329^a" type="end"></artref>; Ferienanspruch; Verjährung. <div class="paratf">Der Ferienanspruch verjährt mit Ablauf von fünf Jahren (E. 4.1). </div> </div> </div> <a name="idp346880"></a> <br/><div> <a name="idp348688"></a><span class="big bold" id="erwaegungen">Erwägungen</span> <span class="small">ab Seite 94</span> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="page94"></a><div class="center pagebreak">BGE 136 III 94 S. 94</div> </div> <div class="paraatf">Extrait des considérants:</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp350848"></a><span class="bold" id="consideration_4.">4. </span>(...)</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp351920"></a><span class="bold" id="consideration_4.1">4.1 </span>Le travailleur a droit à des vacances fixées, sauf convention ou réglementation contraire, par année de service; ce droit consiste en l'octroi de temps libre avec paiement du salaire correspondant à cette période (cf. <span class="artref">art. 329a, <artref id="CH/220/329^c" type="start"></artref>art. 329c et <artref id="CH/220/329^d/1" type="start"></artref>art. 329d al. 1 CO</span><artref id="CH/220/329^c" type="end"></artref><artref id="CH/220/329^a" type="end"></artref>). Tant que durent les rapports de travail, les vacances ne peuvent pas être remplacées par des prestations en argent ou d'autres avantages (<span class="artref">art. 329d al. 2 CO</span>). Une prétention pécuniaire en remplacement de vacances non prises ne peut donc en principe naître qu'à la fin des rapports de travail. Le droit aux vacances se prescrit; s'il est prescrit au moment où les rapports de travail prennent fin, il ne naît aucune prétention pécuniaire de remplacement (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=2&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2009&amp;to_year=2009&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F131-III-451%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page451">ATF 131 III 451</a> consid. 2.2 et 2.3).</div> <div class="paraatf">Le droit aux vacances se prescrit séparément pour chaque année de service. Le délai court dès le moment où la créance est devenue exigible (<span class="artref">art. 130 al. 1 CO</span>). Le droit aux vacances est exigible à la date des vacances prévues dans le contrat de travail ou fixé par l'employeur (cf. <span class="artref">art. 329c al. 2 CO</span>). A défaut, il faut admettre qu'il devient exigible le dernier jour permettant encore de prendre l'entier des vacances durant l'année de service en cours (cf. STREIFF/VON KAENEL, Arbeitsvertrag, Praxiskommentar [...], 6<sup>e</sup> éd. 2006, n° 4 ad <span class="artref">art. 329c CO</span> p. 432 § 2).</div> <div class="paraatf">Le Tribunal fédéral a laissé ouverte la question de savoir si le délai de prescription est de cinq ou de dix ans (<span class="artref">art. 127 ou <artref id="CH/220/128/3" type="start"></artref>art. 128 ch. 3 CO</span><artref id="CH/220/127" type="end"></artref>; cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=2&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=2009&amp;to_year=2009&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F130-III-19%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page19">ATF 130 III 19</a> consid. 3.2). Aux termes de l'<span class="artref">art. 128 ch. 3 CO</span>, les actions des travailleurs pour leurs services ("Forderungen <a name="page95"></a><div class="center pagebreak">BGE 136 III 94 S. 95</div>aus dem Arbeitsverhältnis von Arbeitnehmern", "azioni per rapporti di lavoro di lavoratori" dans les versions allemande et italienne du texte) se prescrivent par cinq ans; cette formulation large recouvre le droit aux vacances. Une partie de la doctrine entend toutefois en limiter l'application aux seules créances de salaire ou pécuniaires (cf. PICHONNAZ, in Commentaire romand, Code des obligations, vol. I, 2003, n° 30 ad <span class="artref">art. 128 CO</span>; REHBINDER, Berner Kommentar, 1992, n° 30 ad <span class="artref">art. 341 CO</span>). Quoi qu'il en soit, le droit aux vacances a un double aspect comprenant le droit au temps libre et le droit au salaire; il se justifie de soumettre l'entier au même délai de prescription. En outre, il est incontesté que l'indemnité pour les vacances non prises se prescrit par cinq ans; il ne s'impose pas de prévoir un délai plus long pour le droit aux vacances que cette indemnité remplace. Dans le message ayant conduit à la révision des <span class="artref">art. 329a ss CO</span>, le Conseil fédéral a clairement et sans réserve indiqué que le droit aux vacances était assujetti au délai de prescription de cinq ans de l'<span class="artref">art. 128 CO</span> (Message du 27 septembre 1982 concernant l'initiative populaire "pour une extension de la durée des vacances payées" et la révision de la réglementation des vacances dans le code des obligations, FF 1982 III 214 ch. 722.4). Cet avis est largement partagé par la doctrine (cf. WYLER, Droit du travail, 2<sup>e</sup> éd. 2008, p. 360; STREIFF/VON KAENEL, op. cit., n° 4 ad <span class="artref">art. 329c CO</span> p. 432 § 2; AUBERT, in Commentaire romand, op. cit., n° 5 ad <span class="artref">art. 329c CO</span>; BERTI, Zürcher Kommentar, 3<sup>e</sup> éd. 2002, n° 61 ad <span class="artref">art. 128 CO</span>; REHBINDER, Schweizerisches Arbeitsrecht, 15<sup>e</sup> éd. 2002, § 9 n° 245; GUHL/KOLLER, Das Schweizerische Obligationenrecht, 9<sup>e</sup> éd. 2000, § 46 n° 116; contra: KOLLER, Schweizerisches Obligationenrecht, Allgemeiner Teil, 3<sup>e</sup> éd. 2009, § 68 n° 57; PORTMANN, in Basler Kommentar, Obligationenrecht, vol. I, 4<sup>e</sup> éd. 2007, n° 4 ad <span class="artref">art. 329c CO</span>). Il y a donc lieu de retenir que le droit aux vacances se prescrit par cinq ans.</div> </div></body></html>