{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2015-10-15", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20151015-27510-08_2015-10-15.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20151015_27510_08:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "c2cbe7bc3215a9b66444c35c3e832c8f"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20151015_27510_08", "Perin\u00e7ek Dogu c. Suisse"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 15.10.2015 20151015_27510_08 (Perin\u00e7ek Dogu c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 15.10.2015 20151015_27510_08 (Perin\u00e7ek Dogu c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 15.10.2015 20151015_27510_08 (Perin\u00e7ek Dogu c. Suisse)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>SUISSE: Art. 10 CEDH. Condamnation p\u00e9nale pour avoir contest\u00e9 publiquement l'existence du g\u00e9nocide arm\u00e9nien.\n<br>Le requ\u00e9rant est un homme politique turc qui a qualifi\u00e9 publiquement la th\u00e8se du g\u00e9nocide arm\u00e9nien de mensonge international. Condamn\u00e9 par les autorit\u00e9s suisses pour discrimination raciale, le requ\u00e9rant se plaint d'une violation de son droit \u00e0 la libert\u00e9 d'expression.\nLa Grande Chambre a examin\u00e9 si les autorit\u00e9s suisses avaient m\u00e9nag\u00e9 un juste \u00e9quilibre entre le droit du requ\u00e9rant \u00e0 la libert\u00e9 d'expression et le droit des Arm\u00e9niens \u00e0 la protection de leur dignit\u00e9. Pour proc\u00e9der \u00e0 cette \u00e9valuation, les juges strasbourgeois ont tenu compte des circonstances du cas d'esp\u00e8ce: nature des propos du requ\u00e9rant, contexte de l'ing\u00e9rence, mesure dans laquelle les propos litigieux ont heurt\u00e9 les droits des Arm\u00e9niens, existence ou non d'un consensus parmi les Hautes Parties contractantes quant \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de recourir \u00e0 des sanctions p\u00e9nales \u00e0 l'\u00e9gard de propos de cette nature, existence \u00e9ventuelle de r\u00e8gles de droit international en la mati\u00e8re, raisonnement suivi par les juridictions suisses pour justifier la condamnation du requ\u00e9rant et gravit\u00e9 de l'ing\u00e9rence. La Cour est arriv\u00e9e \u00e0 la conclusion qu'il n'\u00e9tait pas n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique de condamner p\u00e9nalement le requ\u00e9rant afin de prot\u00e9ger les droits de la communaut\u00e9 arm\u00e9nienne (ch. 196-280).\nConclusion: violation de l'art. 10 CEDH.\n<br>N.B. Cet arr\u00eat de la Grande Chambre fait suite \u00e0 celui du 17.12.2013 d'une chambre, qui \u00e9tait arriv\u00e9e \u00e0 la m\u00eame conclusion.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>(4. Quartalsbericht 2015)<br>Meinungs\u00e4usserungsfreiheit (Art. 10 EMRK); Strafrechtliche Verurteilung wegen der Leugnung des V\u00f6lkermords an den Armeniern.<br>Die Angelegenheit betraf die Verurteilung gest\u00fctzt auf Artikel 261bis Absatz 4 des StGB (Antirassismus-Strafnorm) eines t\u00fcrkischen Politikers, welcher in der Schweiz \u00f6ffentlich behauptet hatte, dass die Massendeportationen und Massaker an den Armeniern durch das osmanische Reich 1915 kein V\u00f6lkermord gewesen seien. Vor dem Gerichtshof machte der Beschwerdef\u00fchrer eine Verletzung seiner Meinungs\u00e4usserungsfreiheit geltend.<br>Der Gerichtshof wog ab zwischen dem Recht auf freie Meinungs\u00e4usserung des Beschwerdef\u00fchrers und dem Recht auf Achtung der W\u00fcrde der damaligen Opfer und der armenischen Identit\u00e4t (gesch\u00fctzt durch Art. 8 EMRK: Recht auf Achtung des Privatlebens). Er hielt es f\u00fcr nicht notwendig in einer demokratischen Gesellschaft, den Beschwerdef\u00fchrer wegen seiner \u00c4usserungen strafrechtlich zu verurteilen, um die betroffenen Rechte der armenischen Gemeinschaft zu sch\u00fctzen. Dabei befand der Gerichtshof insbesondere, dass die Aussagen des Beschwerdef\u00fchrers eine Fragestellung von \u00f6ffentlichem Interesse betrafen und nicht als Aufruf zu Hass oder Intoleranz zu verstehen waren. Die strittigen \u00c4usserungen seien nicht im Kontext starker Spannungen oder spezifischer historischer Vorl\u00e4ufer in der Schweiz gefallen und die W\u00fcrde der armenischen Gemeinschaft sei nicht derart beeintr\u00e4chtigt, dass in der Schweiz eine strafrechtliche Antwort n\u00f6tig w\u00e4re. Schliesslich gebe es keine v\u00f6lkerrechtliche Verpflichtung der Schweiz, solche Aussagen zu kriminalisieren. Es scheine, als h\u00e4tten die innerstaatlichen Gerichte die Aussagen des Beschwerdef\u00fchrers sanktioniert, weil diese von der in der Schweiz vorherrschenden Meinung abweiche, und der Eingriff in Form einer strafrechtlichen Verurteilung wiege schwer. Verletzung von Artikel 10 EMRK (10 zu 7 Stimmen)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>SUISSE: Art. 10 CEDH. Condamnation p\u00e9nale pour avoir contest\u00e9 publiquement l'existence du g\u00e9nocide arm\u00e9nien.\n<br>Le requ\u00e9rant est un homme politique turc qui a qualifi\u00e9 publiquement la th\u00e8se du g\u00e9nocide arm\u00e9nien de mensonge international. Condamn\u00e9 par les autorit\u00e9s suisses pour discrimination raciale, le requ\u00e9rant se plaint d'une violation de son droit \u00e0 la libert\u00e9 d'expression.\nLa Grande Chambre a examin\u00e9 si les autorit\u00e9s suisses avaient m\u00e9nag\u00e9 un juste \u00e9quilibre entre le droit du requ\u00e9rant \u00e0 la libert\u00e9 d'expression et le droit des Arm\u00e9niens \u00e0 la protection de leur dignit\u00e9. Pour proc\u00e9der \u00e0 cette \u00e9valuation, les juges strasbourgeois ont tenu compte des circonstances du cas d'esp\u00e8ce: nature des propos du requ\u00e9rant, contexte de l'ing\u00e9rence, mesure dans laquelle les propos litigieux ont heurt\u00e9 les droits des Arm\u00e9niens, existence ou non d'un consensus parmi les Hautes Parties contractantes quant \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de recourir \u00e0 des sanctions p\u00e9nales \u00e0 l'\u00e9gard de propos de cette nature, existence \u00e9ventuelle de r\u00e8gles de droit international en la mati\u00e8re, raisonnement suivi par les juridictions suisses pour justifier la condamnation du requ\u00e9rant et gravit\u00e9 de l'ing\u00e9rence. La Cour est arriv\u00e9e \u00e0 la conclusion qu'il n'\u00e9tait pas n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique de condamner p\u00e9nalement le requ\u00e9rant afin de prot\u00e9ger les droits de la communaut\u00e9 arm\u00e9nienne (ch. 196-280).\nConclusion: violation de l'art. 10 CEDH.\n<br>N.B. Cet arr\u00eat de la Grande Chambre fait suite \u00e0 celui du 17.12.2013 d'une chambre, qui \u00e9tait arriv\u00e9e \u00e0 la m\u00eame conclusion.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(4\u00e8me rapport trimestriel 2015)<br>Libert\u00e9 d'expression (art.\u00a010 CEDH); condamnation p\u00e9nale pour n\u00e9gation du g\u00e9nocide arm\u00e9nien.<br>L'affaire concernait la condamnation p\u00e9nale en vertu de l'article 261bis, al. 4, du Code p\u00e9nal suisse (norme antiraciste), d'un homme politique turc qui avait publiquement exprim\u00e9 en Suisse l'opinion que les d\u00e9portations massives et massacres subis par les Arm\u00e9niens au sein de l'Empire ottoman en 1915 et les ann\u00e9es suivantes ne constituaient pas un g\u00e9nocide. Devant la Cour, le requ\u00e9rant a fait valoir une violation de sa libert\u00e9 d'expression.<br>La Cour a mis en balance le droit \u00e0 la libert\u00e9 d'expression du requ\u00e9rant et le droit au respect de la dignit\u00e9 des victimes et la dignit\u00e9 et l'identit\u00e9 des Arm\u00e9niens (prot\u00e9g\u00e9 par l'article 8 CEDH\u00a0: droit au respect de la vie priv\u00e9e). Elle a conclu qu'il n'\u00e9tait pas n\u00e9cessaire, dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique, de condamner p\u00e9nalement le requ\u00e9rant afin de prot\u00e9ger les droits de la communaut\u00e9 arm\u00e9nienne qui \u00e9taient en jeu en l'esp\u00e8ce. Elle a tenu compte en particulier des \u00e9l\u00e9ments suivants: les propos du requ\u00e9rant se rapportaient \u00e0 une question d'int\u00e9r\u00eat public et n'\u00e9taient pas assimilables \u00e0 un appel \u00e0 la haine ou \u00e0 l'intol\u00e9rance ; le contexte dans lequel ils ont \u00e9t\u00e9 tenus n'\u00e9tait pas marqu\u00e9 par de fortes tensions ni par des ant\u00e9c\u00e9dents historiques particuliers en Suisse ; les propos ne pouvaient \u00eatre regard\u00e9s comme ayant attent\u00e9 \u00e0 la dignit\u00e9 des membres de la communaut\u00e9 arm\u00e9nienne au point d'appeler une r\u00e9ponse p\u00e9nale en Suisse ; aucune obligation internationale n'imposait \u00e0 la Suisse de criminaliser des propos de cette nature ; les tribunaux suisses apparaissent avoir censur\u00e9 le requ\u00e9rant pour avoir simplement exprim\u00e9 une opinion divergente de celles ayant cours en Suisse et l'ing\u00e9rence a pris la forme grave d'une condamnation p\u00e9nale. Violation de l'art. 10 CEDH (10 voix contre 7)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>SUISSE: Art. 10 CEDH. Condamnation p\u00e9nale pour avoir contest\u00e9 publiquement l'existence du g\u00e9nocide arm\u00e9nien.\n<br>Le requ\u00e9rant est un homme politique turc qui a qualifi\u00e9 publiquement la th\u00e8se du g\u00e9nocide arm\u00e9nien de mensonge international. Condamn\u00e9 par les autorit\u00e9s suisses pour discrimination raciale, le requ\u00e9rant se plaint d'une violation de son droit \u00e0 la libert\u00e9 d'expression.\nLa Grande Chambre a examin\u00e9 si les autorit\u00e9s suisses avaient m\u00e9nag\u00e9 un juste \u00e9quilibre entre le droit du requ\u00e9rant \u00e0 la libert\u00e9 d'expression et le droit des Arm\u00e9niens \u00e0 la protection de leur dignit\u00e9. Pour proc\u00e9der \u00e0 cette \u00e9valuation, les juges strasbourgeois ont tenu compte des circonstances du cas d'esp\u00e8ce: nature des propos du requ\u00e9rant, contexte de l'ing\u00e9rence, mesure dans laquelle les propos litigieux ont heurt\u00e9 les droits des Arm\u00e9niens, existence ou non d'un consensus parmi les Hautes Parties contractantes quant \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de recourir \u00e0 des sanctions p\u00e9nales \u00e0 l'\u00e9gard de propos de cette nature, existence \u00e9ventuelle de r\u00e8gles de droit international en la mati\u00e8re, raisonnement suivi par les juridictions suisses pour justifier la condamnation du requ\u00e9rant et gravit\u00e9 de l'ing\u00e9rence. La Cour est arriv\u00e9e \u00e0 la conclusion qu'il n'\u00e9tait pas n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique de condamner p\u00e9nalement le requ\u00e9rant afin de prot\u00e9ger les droits de la communaut\u00e9 arm\u00e9nienne (ch. 196-280).\nConclusion: violation de l'art. 10 CEDH.\n<br>N.B. Cet arr\u00eat de la Grande Chambre fait suite \u00e0 celui du 17.12.2013 d'une chambre, qui \u00e9tait arriv\u00e9e \u00e0 la m\u00eame conclusion.\n<br> Sintesi dell'UFG\n<br>(4\u00b0 rapporto trimestriale 2015)<br>Libert\u00e0 di espressione (art.\u00a010 CEDU); sanzione penale per aver negato il genocidio armeno.<br>La questione riguarda la condanna basata sull'articolo 261bis capoverso\u00a04 del CP (norma penale contro il razzismo) di un politico turco, il quale ha sostenuto pubblicamente in Svizzera che le deportazioni di massa e il massacro degli armeni da parte dell'Impero Ottomano nel 1915 non sarebbero stati un genocidio. Il ricorrente ha fatto valere davanti alla Corte una violazione della libert\u00e0 d'espressione.<br>Dopo aver soppesato da un lato il diritto alla libert\u00e0 di espressione del ricorrente e dall'altro il diritto al rispetto della dignit\u00e0 delle vittime e dell'identit\u00e0 armena (tutelati dall'art.\u00a08 CEDU; diritto al rispetto della vita privata), la Corte non ha ritenuto necessario, in una societ\u00e0 democratica, punire penalmente il ricorrente per le opinioni espresse al fine di proteggere i diritti interessati della comunit\u00e0 armena. In particolare, la Corte ha ritenuto che le dichiarazioni del ricorrente riguardassero una questione di interesse pubblico e non dovessero essere interpretate come un'incitazione all'odio o all'intolleranza. Le dichiarazioni contestate non sarebbero state espresse in un contesto di forte tensione o specifica portata storica in Svizzera e non avrebbero nuociuto alla dignit\u00e0 della comunit\u00e0 armena al punto da richiedere una risposta penale in Svizzera. Infine, la Svizzera non \u00e8 tenuta per impegni internazionali a criminalizzare tali dichiarazioni. Risulta che i tribunali nazionali abbiano sanzionato le dichiarazioni del ricorrente in quanto difformi dall'opinione dominante in Svizzera; imporre una condanna penale \u00e8 grave. Violazione dell'articolo\u00a010 CEDU (10\u00a0voti contro 7)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:57", "Checksum": "43ebd4dd6be5bda1ebe273b50b7fde95"}