{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2011-10-11", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20111011-5056-10_2011-10-11.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20111011_5056_10:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "a126d2579f788bb148513fc72f63f3a0"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20111011_5056_10", "Emre Emrah c. Suisse"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 11.10.2011 20111011_5056_10 (Emre Emrah c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 11.10.2011 20111011_5056_10 (Emre Emrah c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 11.10.2011 20111011_5056_10 (Emre Emrah c. Suisse)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>SUISSE: Art. 8 combin\u00e9 avec l'art. 46 CEDH. Expulsion de dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e d'un ressortissant turc remplac\u00e9e par une expulsion limit\u00e9e \u00e0 dix ans. Ex\u00e9cution d'un arr\u00eat de la Cour.\n<br>L'arr\u00eat du Tribunal f\u00e9d\u00e9ral du 6 juillet 2009 constitue un fait nouveau susceptible de donner lieu \u00e0 une nouvelle atteinte \u00e0 l'art. 8 CEDH, de sorte que le grief est recevable (ch. 38 - 49).\nL'expulsion de l'int\u00e9ress\u00e9 est pr\u00e9vue par la loi et poursuit le but l\u00e9gitime de d\u00e9fense de l'ordre et de pr\u00e9vention des infractions p\u00e9nales. Toutefois, l'ensemble des \u00e9l\u00e9ments pertinents aurait d\u00fb \u00eatre pris en consid\u00e9ration, \u00e0 savoir la nature des infractions commises, la gravit\u00e9 des sanctions prononc\u00e9es, la dur\u00e9e du s\u00e9jour de l'int\u00e9ress\u00e9 en Suisse, la solidit\u00e9 de ses liens sociaux, culturels et familiaux avec la Suisse et la Turquie, ses probl\u00e8mes de sant\u00e9, le changement positif de comportement et le caract\u00e8re d\u00e9finitif de la mesure d'\u00e9loignement. Un juste \u00e9quilibre entre les int\u00e9r\u00eats priv\u00e9s et publics n'a pas \u00e9t\u00e9 respect\u00e9. La dur\u00e9e consid\u00e9rable de la mesure n'est pas n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique. Afin d'ex\u00e9cuter l'arr\u00eat de la Cour et de rem\u00e9dier \u00e0 la violation de l'art. 8 CEDH, le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral aurait d\u00fb annuler l'interdiction de territoire avec effet imm\u00e9diat (ch. 63 - 77).\nConclusion: violation de l'art. 8 combin\u00e9 avec l'art. 46 CEDH.\n<br> Inhaltsangabe des BJ(4. Quartalsbericht 2011)<br>Recht auf Achtung des Privat- und Familienlebens (Art. 8 EMRK) und Pflicht, die Urteile des Gerichtshofs zu befolgen (Art. 46 EMRK); befristete Einreisesperre nach EGMR-Urteil.<br>Der t\u00fcrkische Beschwerdef\u00fchrer wurde nach diversen Verurteilungen aus der Schweiz ausgewiesen und mit einer unbefristeten Einreisesperre belegt. Der Gerichtshof stellte im Urteil Emre Nr. 1 (s. Quartalsbericht 2008/2) eine Verletzung von Art. 8 EMRK fest. Im folgenden Revisionsverfahren reduzierte das Bundesgericht die Dauer der Einreisesperre auf 10\u00a0Jahre. Der Beschwerdef\u00fchrer heiratete daraufhin eine deutsche Staatsb\u00fcrgerin und erhielt eine Aufenthaltsbewilligung f\u00fcr Deutschland. Er ersuchte die Beh\u00f6rden, die Einreisesperre zu widerrufen, damit er sich in der Schweiz niederlassen k\u00f6nne; dies jedoch ohne Erfolg.<br>Der Gerichtshof r\u00e4umt zwar ein, dass dem Bundesgericht ein gewisser Ermessensspielraum bei der Interpretation von Emre Nr. 1 zukam. Es hat jedoch die vom Gerichtshof vorgenommene Interpretation durch seine eigene ersetzt. Die Erw\u00e4gungen des Bundesgerichts haben sich lediglich auf den endg\u00fcltigen Charakter der Einreisesperre beschr\u00e4nkt. Um den strikten Verpflichtungen aus Art. 46 EMRK gerecht zu werden, h\u00e4tte sich dessen Pr\u00fcfung jedoch auch auf die restlichen Faktoren (auf die Natur der begangenen Straftaten, die Schwere der verh\u00e4ngten Strafen, die Aufenthaltsdauer in der Schweiz, den Zeitraum und das Verhalten des Beschwerdef\u00fchrers zwischen den Straftaten und der Einreisesperre, die sozialen, kulturellen und famili\u00e4ren Bindungen zum Gast- bzw. zum Zielstaat und auf seinen Gesundheitszustand) erstrecken m\u00fcssen. Der Gerichtshof h\u00e4lt fest, dass die Schweiz kein angemessenes Gleichgewicht zwischen den privaten und den \u00f6ffentlichen Interessen gewahrt hat und dass die Einreisesperre von 10 Jahren in einer demokratischen Gesellschaft nicht notwendig war. Die einfachste und dem Grundsatz der restitutio in integrum am besten entsprechende Umsetzung von Emre Nr.\u00a01 w\u00e4re, die Einreisesperre mit sofortiger Wirkung zu widerrufen.<br>Verletzung von Art. 8 EMRK i.V.m. Art. 46 EMRK (5 zu 2 Stimmen); das Urteil ist definitiv."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>SUISSE: Art. 8 combin\u00e9 avec l'art. 46 CEDH. Expulsion de dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e d'un ressortissant turc remplac\u00e9e par une expulsion limit\u00e9e \u00e0 dix ans. Ex\u00e9cution d'un arr\u00eat de la Cour.\n<br>L'arr\u00eat du Tribunal f\u00e9d\u00e9ral du 6 juillet 2009 constitue un fait nouveau susceptible de donner lieu \u00e0 une nouvelle atteinte \u00e0 l'art. 8 CEDH, de sorte que le grief est recevable (ch. 38 - 49).\nL'expulsion de l'int\u00e9ress\u00e9 est pr\u00e9vue par la loi et poursuit le but l\u00e9gitime de d\u00e9fense de l'ordre et de pr\u00e9vention des infractions p\u00e9nales. Toutefois, l'ensemble des \u00e9l\u00e9ments pertinents aurait d\u00fb \u00eatre pris en consid\u00e9ration, \u00e0 savoir la nature des infractions commises, la gravit\u00e9 des sanctions prononc\u00e9es, la dur\u00e9e du s\u00e9jour de l'int\u00e9ress\u00e9 en Suisse, la solidit\u00e9 de ses liens sociaux, culturels et familiaux avec la Suisse et la Turquie, ses probl\u00e8mes de sant\u00e9, le changement positif de comportement et le caract\u00e8re d\u00e9finitif de la mesure d'\u00e9loignement. Un juste \u00e9quilibre entre les int\u00e9r\u00eats priv\u00e9s et publics n'a pas \u00e9t\u00e9 respect\u00e9. La dur\u00e9e consid\u00e9rable de la mesure n'est pas n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique. Afin d'ex\u00e9cuter l'arr\u00eat de la Cour et de rem\u00e9dier \u00e0 la violation de l'art. 8 CEDH, le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral aurait d\u00fb annuler l'interdiction de territoire avec effet imm\u00e9diat (ch. 63 - 77).\nConclusion: violation de l'art. 8 combin\u00e9 avec l'art. 46 CEDH.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ(4\u00e8me rapport trimestriel 2011)<br>Droit au respect de la vie priv\u00e9e et familiale (art. 8 CEDH) et obligation de se conformer aux arr\u00eats de la Cour (art. 46 CEDH); interdiction limit\u00e9e d'entrer sur le territoire, prononc\u00e9e suite \u00e0 l'arr\u00eat de la Cour.<br>Le requ\u00e9rant, d'origine turque, a \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9 de Suisse suite \u00e0 diverses condamnations p\u00e9nales et a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 \u00e0 une interdiction d'entrer sur le territoire suisse de dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e. Dans l'arr\u00eat Emre no 1, la Cour a constat\u00e9 une violation de l'article 8 CEDH (cf. rapport trimestriel 2008/2). Dans la proc\u00e9dure de r\u00e9vision subs\u00e9quente, le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral a r\u00e9duit la dur\u00e9e de l'interdiction d'entrer sur le territoire \u00e0 10 ans. Le requ\u00e9rant a ensuite \u00e9pous\u00e9 une ressortissante allemande et obtenu un permis de s\u00e9jour pour l'Allemagne. Il a demand\u00e9 aux autorit\u00e9s d'annuler l'interdiction d'entrer sur le territoire suisse, afin de pouvoir s'\u00e9tablir en Suisse, toutefois sans succ\u00e8s.<br>La Cour a retenu que le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral disposait d'un certain pouvoir d'appr\u00e9ciation dans l'interpr\u00e9tation d'Emre no 1. Ce dernier aurait toutefois substitu\u00e9 sa propre interpr\u00e9tation \u00e0 celle de la Cour. Les consid\u00e9rants du Tribunal f\u00e9d\u00e9ral se sont limit\u00e9s au caract\u00e8re d\u00e9finitif de l'interdiction d'entrer sur le territoire. Afin de satisfaire aux obligations strictes d\u00e9coulant de l'article 46 CEDH, son examen aurait toutefois d\u00fb s'\u00e9tendre \u00e9galement aux autres facteurs (le caract\u00e8re des infractions commises; la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 des peines prononc\u00e9es; la dur\u00e9e du s\u00e9jour en Suisse; le temps \u00e9coul\u00e9 et le comportement du requ\u00e9rant entre les infractions et l'interdiction d'entrer sur le territoire; les attaches sociales, culturelles et familiales avec le pays h\u00f4te, respectivement de destination, et l'\u00e9tat de sant\u00e9 du requ\u00e9rant). La Cour a retenu que la Suisse n'a pas \u00e9tabli un juste \u00e9quilibre entre les int\u00e9r\u00eats priv\u00e9s et publics et que l'interdiction de territoire pour une dur\u00e9e de dix ans n'\u00e9tait pas n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique. L'ex\u00e9cution la plus naturelle d'Emre no\u00a01 et qui correspond le plus au principe de la restitutio in integrum aurait \u00e9t\u00e9 d'annuler avec effet imm\u00e9diat l'interdiction de territoire.<br>Violation de l'art. 8 CEDH, combin\u00e9 avec l'art. 46 CEDH (5 voix contre 2); l'arr\u00eat est d\u00e9finitif."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>SUISSE: Art. 8 combin\u00e9 avec l'art. 46 CEDH. Expulsion de dur\u00e9e ind\u00e9termin\u00e9e d'un ressortissant turc remplac\u00e9e par une expulsion limit\u00e9e \u00e0 dix ans. Ex\u00e9cution d'un arr\u00eat de la Cour.\n<br>L'arr\u00eat du Tribunal f\u00e9d\u00e9ral du 6 juillet 2009 constitue un fait nouveau susceptible de donner lieu \u00e0 une nouvelle atteinte \u00e0 l'art. 8 CEDH, de sorte que le grief est recevable (ch. 38 - 49).\nL'expulsion de l'int\u00e9ress\u00e9 est pr\u00e9vue par la loi et poursuit le but l\u00e9gitime de d\u00e9fense de l'ordre et de pr\u00e9vention des infractions p\u00e9nales. Toutefois, l'ensemble des \u00e9l\u00e9ments pertinents aurait d\u00fb \u00eatre pris en consid\u00e9ration, \u00e0 savoir la nature des infractions commises, la gravit\u00e9 des sanctions prononc\u00e9es, la dur\u00e9e du s\u00e9jour de l'int\u00e9ress\u00e9 en Suisse, la solidit\u00e9 de ses liens sociaux, culturels et familiaux avec la Suisse et la Turquie, ses probl\u00e8mes de sant\u00e9, le changement positif de comportement et le caract\u00e8re d\u00e9finitif de la mesure d'\u00e9loignement. Un juste \u00e9quilibre entre les int\u00e9r\u00eats priv\u00e9s et publics n'a pas \u00e9t\u00e9 respect\u00e9. La dur\u00e9e consid\u00e9rable de la mesure n'est pas n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique. Afin d'ex\u00e9cuter l'arr\u00eat de la Cour et de rem\u00e9dier \u00e0 la violation de l'art. 8 CEDH, le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral aurait d\u00fb annuler l'interdiction de territoire avec effet imm\u00e9diat (ch. 63 - 77).\nConclusion: violation de l'art. 8 combin\u00e9 avec l'art. 46 CEDH.\n<br> Sintesi dell'UFG(4\u00b0 rapporto trimestriale 2011)<br>Diritto al rispetto della vita privata e familiare (art. 8 CEDU) e obbligo a conformarsi alla sentenza della Corte (art. 46 CEDU); divieto di entrata temporaneo in seguito alla sentenza della Corte EDU.<br>In seguito a varie condanne il ricorrente turco \u00e8 stato espulso dalla Svizzera e sanzionato con un divieto di entrata a tempo indeterminato. Nella sentenza Emre n. 1 (vedi Cernita di sentenze e decisioni del 2\u00b0 trimestre 2008), la Corte ha costatato una violazione dell'articolo 8 CEDU. Nella seguente procedura di revisione, il Tribunale federale ha ridotto la durata del divieto di entrata a 10 anni. Il ricorrente si \u00e8 poi sposato con una cittadina tedesca ottenendo un permesso di soggiorno per la Germania. La sua richiesta alle autorit\u00e0 competenti di revocare il divieto di entrata per trasferirsi in Svizzera \u00e8 stata respinta. La Corte afferma che il Tribunale federale disponeva s\u00ec di un certo margine discrezionale nell'interpretare la sentenza Emre n. 1, ma che ha sostituito l'interpretazione della Corte con la propria. Le considerazioni del Tribunale federale si sono limitate soltanto al carattere definitivo del divieto di entrata. Per rispondere agli obblighi rigorosi previsti all'articolo 46 CEDU, nel suo esame il Tribunale federale avrebbe dovuto tenere conto anche degli altri fattori (natura del reato commesso, gravit\u00e0 della pena inflitta, durata del soggiorno in Svizzera, periodo e comportamento del ricorrente tra i reati e il divieto di entrata, legami sociali, culturali e familiari con lo Stato ospitante e il Paese di destinazione, stato di salute). La Corte rileva che la Svizzera non ha mantenuto un equilibrio adeguato tra interessi pubblici e privati e che in una societ\u00e0 democratica il divieto di entrata di 10 anni non era necessario. Per attuare la sentenza Emre n.\u00a01 nella maniera pi\u00f9 semplice e consona al principio della restitutio in integrum, il divieto di entrata andrebbe revocato con effetto immediato.<br>Violazione dell'articolo 8 CEDU in combinato disposto con l'articolo 46 CEDU (5 voti contro 2); la sentenza \u00e8 definitiva."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:09:11", "Checksum": "fe20d3fc82d6ef3b731a6288e8bfa9dd"}