7. Oktober 1983 N 1523 Interpellation Petitpierre rer Meeresversenkungsaktionen erst äussern können, nach- dem diese Planung vorliegt. Interpellation Mascarin Präsident: Frau Mascarin ist von der Antwort des Bundesra- tes teilweise befriedigt. Interpellation der Fraktion PdA/PSA/POCH Interpellation du groupe PdT/PSA/POCH Präsident: Die Interpellanten sind von der Antwort des Bun- desrates nicht befriedigt. Interpellation Günter Präsident: Der Interpellant ist von der Antwort des Bundes- rates nicht befriedigt. #ST# 81.508 Interpellation Petitpierre EDV und Erziehungswesen Informatique dans l'éducation Wortlaut der Interpellation vom 7. Oktober 1981 Ich bitte den Bundesrat, sich zu folgenden Fragen zu äus- sern: 1. Gibt es für die Aufklärung und Einführung auf dem Gebiet der Informatik in der Schule (vor allem in der Mittel- schule) auf nationaler oder interkantonaler Ebene eine gemeinsame Politik? Gibt es zum Beispiel Empfehlungen oder konkrete Projekte? 2. Ist der Bundesrat der Auffassung, man könne der Einfüh- rung der Informatik in der Schule freien Lauf lassen, ohne Prioritäten zu bestimmen? Wenn nein, wurde eine Prioritä- tenordnung festgelegt, zum Beispiel für die Ausbildung der Lehrkräfte, für den Einbau informatikgestützter Methoden in die Lehrpläne, für die Ausstattung der Schulen mit Lehrma- terial, für die Koordination unter den Kantonen, 3. Verfügt der Bundesrat bereits über Grundlagen, die ihm erlauben, zu beurteilen, wie sich die Einführung der Infor- matik im Bildungswesen auf die Lehrtätigkeit und auf die Zahl der Lehrstellen auswirkt? 4. Arbeiten eidgenössische, interkantonale oder kantonale Fachstellen mit den in der Bildung und der Verbreitung von Kunst und Kultur (z. B den Verlegern) tätigen Kreisen zusam- men, um eine planvolle Entwicklung durch gemeinsames Vorgehen zu sichern? 5. Lässt sich schon abschätzen, wie die Entwicklung der Informatik das Gleichgewicht zwischen privatem und öffent- lichem Schulwesen beeinflusst? 6. Hat man schon erwogen, wie der übermässigen Ausbrei- tung einer importierten Kultur vorgebaut werden soll? Texte de l'interpellation du 7 octobre 1981 Je prie le Conseil fédéral de nous faire part de son point de vue sur les questions suivantes: 1. La sensibilisation et l'initiation au phénomène de l'infor- matique dans l'enseignement (principalement secondaire supérieur) sont-elles l'objet d'une politique concertée sur le plan national ou intercantonal, par exemple sous la forme de recommandations ou de projets concrets? 2. Le Conseil fédéral estime-t-il que l'introduction de l'infor- matique à l'école peut se développer sans que des priorités soient définies? Sinon, un ordre de priorité a-t-il été défini entre par exemple la formation des enseignants, l'introduc- tion de méthodes fondées sur l'informatique dans les pro- grammes, l'équipement en matériel des écoles, la coordina- tion entre les cantons? 3. Le Conseil fédéral dispose-t-il déjà d'éléments permet- tant d'apprécier l'incidence du développement de l'informa- tique dans l'éducation sur la nature et le nombre des emplois dans l'enseignement? 4. Des organismes fédéraux, intercantonaux ou cantonaux compétents, collaborent- ils avec les milieux de l'éducation et de la diffusion de la culture (les éditeurs par exemple) pour assurer la cohérence du développement dans la con- certation? 5. Est-on déjà en mesure d'évaluer l'effet du développement de l'informatique sur l'équilibre entre l'enseignement privé et l'enseignement public? 6. A-t-on déjà étudié les moyens de prévenir le développe- ment excessif d'une culture importée? Schriftliche Begründung - Développement par écrit 1. L'usage de l'informatique n'est pas une mode passagère et il ne fait que commencer. L'évolution, ample et rapide, se caractérise notamment par le renforcement de la micro- informatique, la miniaturisation et la démocratisation de la technologie. 2. Les PTT développent leurs services et en créent de nou- veaux (réseau télématique, projets Vidéotex et Telecap) à un rythme soutenu dans ce domaine. 3. La Suisse est touchée comme la plupart des pays par cette tendance qui suscite un certain nombre d'observations et de questions. 4. Pour un petit pays, le risque de dépendre toujours plus de programmes culturels fabriqués à l'étranger est évident avec son corollaire, une inondation possible de cultures importées. Il en va de même pour les programmes d'éduca- tion. Aussi bien les bases de données que les logiciels (les programmes, les teachware) sont déjà produits massive- ment par des maisons spécialisées hors de Suisse. 5. La diffusion de ces méthodes de communication est de nature à déshumaniser l'enseignement. Il n'est déjà pas rare de voir des élèves ne plus aller à l'école, rester chez eux et y faire fonctionner leur appareil. 6. L'éducation est le moment privilégié de la formation sur les services rendus par l'informatique mais aussi sur les limites et les dangers de son utilisation. Si cette formation visant aussi bien à développer le sens critique à l'égard de l'informatique qu'à la démystifier fait défaut, la bonne utilisa- tion de l'informatique et la prévention des dangers qui sont liés à son usage seront moins bien assurées. 7. En raison de la complexité et de la lenteur relative du processus de décision dans le secteur public, l'introduction de l'informatique dans l'enseignement privé pourrait aller plus vite que dans les écoles publiques. Le risque d'un déséquilibre au détriment de l'enseignement public n'est pas nul. 8. Le recours aux techniques informatiques dans l'ensei- gnement est probablement de nature à influencer sur l'em- ploi du personnel enseignant si ce dernier n'est pas préparé à l'utilisation de l'informatique d'une part, s'il peut être partiellement remplacé par des systèmes informatisés d'au- tre part. Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates Rapport écrit du Conseil fédéral L'interpellation concerne une évolution très importante pour notre avenir, en particulier pour celui des pays indus- trialisés. L'informatique est une nouvelle branche du savoir; elle occupe une position clé pour traiter de nombreux pro- blèmes par l'application des énormes progrès de l'électroni- que et notamment de la technique des ordinateurs. Aujour- d'hui, la diffusion rapide des calculatrices électroniques programmables et leur utilisation dans les domaines les plus divers a non seulement entraîné, comme nous l'avons déjàInterpellation Leuenberger 1524 N 7 octobre 1983 exposé au sujet du programme d'impulsion II, une forte demande en spécialistes de l'informatique, mais pose aussi des exigences nouvelles quant à la formation générale des jeunes. L'informatique fait partie de la culture générale de l'homme moderne. Notre système d'éducation fédéraliste a connu à ce sujet de nombreuses initiatives, dont une grande partie sont en cours, de sorte qu'il n'est pas facile d'en donner une vue d'ensemble. C'est pourquoi le DFI a créé un groupe de travail composé de spécialistes qui s'occjpent, aux niveaux cantonal et universitaire, de l'enseignement de l'informatique; ce groupe était chargé de fournir les bases nécessaires pour répondre à l'interpellation. Se fondant sur le rapport présenté par ce groupe de travail, le Conseil fédéral, d'entente avec la Conférence des direc- teurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP) qui est compétente en la matière, répond comme il suit aux ques- tions posées par l'interpellateur: 1. Les exigences particulières et l'importance de cette nou- velle matière qu'est l'informatique nécessitent un soutien réfléchi et judicieux des écoles et des enseignants aux niveaux cantonal et intercantonal. Ce soutien doit prendre place dans la répartition des compétences entre Confédéra- tion et cantons, mais aussi tenir compte de la liberté d'ensei- gnement qui est une tradition en Suisse. Dans le domaine de la formation gymnasiale, le groupe de coordination pour l'informatique du Centre pour le perfectionnement des pro- fesseurs de l'enseignement secondaire (Lucerne), fondé par la CDIP et financé pour moitié par la Confédération, a fourni un travail exemplaire. Nous estimons que ses recommanda- tions concernant l'introduction de l'informatique à l'école sont judicieuses et dignes d'être soutenues. Toutefois, la responsabilité de leur réalisation dans les écoles est l'affaire des autorités cantonales en matière d'éducation. A ce propos, il faut mentionner les deux forums nationaux organisés par le Groupe de travail «mathématiques» de la CDIP qui furent consacrés à l'informatique à l'école. Des représentants de tous les cantons ont participé à ces forums. Dans le domaine de la formation professionnelle également, la question de l'informatique a de plus en plus d'importance. En 1981, par exemple, les écoles de com- merce ont vu l'entrée en vigueur d'un programme cadre qui prévoit trois heures par semaine d'enseignement de l'infor- matique pour la dernière année de formation. A cet égard, les écoles techniques supérieures accomplissent naturelle- ment, elles aussi, des efforts particuliers. 2. L'intégration de l'informatique dans les programmes d'enseignement de nos écoles pose des problèmes multi- ples qui ne sauraient être résolus sans que soit établi un certain ordre de priorité. Il existe des propositions à ce sujet et, en outre, comme nous l'avons mentionné, la coordina- tion intercantonale indispensable dans ce domaine a déjà été bien amorcée. 3. Les exigences, tant sur le plan qualitatif que quantitatif, auxquelles devront faire face les enseignants à la suite de l'introduction de l'informatique dans les écoles ne peuvent guère être évaluées actuellement. Toutefois, la nécessité se fait sentir dès aujourd'hui de prendre en considération l'in- formatique dans la formation des futurs maîtres secon- daires, en particulier de ceux qui se destinent à l'enseigne- ment des mathématiques et des sciences naturelles. 4. Le rapport du groupe de travail mentionné renseigne sur la collaboration qui s'est déjà instaurée ainsi que sur ses possibilités et limites dans ce domaine. De ce rapport, il ressort également que les autorités responsables devront prendre prochainement des décisions de principe af n que se poursuive cette évolution. Les tâches à accomplir requiè- rent une intensification du dialogue entre les autorités can- tonales et fédérales et entre les milieux universitaires et privés intéressés. 5. L'introduction de «l'informatique pour tous» dans l'en- seignement secondaire de formation générale ne devrait pas, dans son ensemble, exercer une influence importante sur l'équilibre actuel entre écoles publiques et écoles pri- vées. Toutefois, les écoles doivent être autorisées à investir pour acquérir les appareils nécessaires; en comparaison avec les autres dépenses (traitements des enseignants, charges d'immeubles, frais d'acquisition de collections), ces frais d'investissement sont supportables. Grâce à une faculté assez grande d'adapter leurs programmes et leurs horaires à des besoins nouveaux, les écoles privées ont l'avantage de pouvoir réaliser très rapidement des innova- tions telles que des cours d'informatique. Pour réviser leurs programmes, les écoles publiques doivent en revanche sui- vre un long cheminement. Il faut espérer qu'elles relèveront ce défi tout à fait positif et qu'elles entreprendront sans retard les révisions de programme qui s'imposent. Il en irait autrement si, à l'avenir, des filières fortement informatisées (CAI: Computer assisted instruction) s'implan- taient dans de nombreuses branches, par exemple pour les élèves de la seconde voie de formation. Il s'est avéré toute- fois que ces reconversions sont nettement plus lentes qu'on ne pouvait le présumer il y a quelques années. 6. La diffusion croissante des ordinateurs dits «de ménage» offre de nouvelles possibilités pour la vente de toutes sortes de programmes d'études d'origine étrangère. Il peut en résulter des influences culturelles positives et négatives. Toutefois, la culture importée par l'informatique aura proba- blement des effets similaires à ceux des productions offertes depuis un certain temps déjà à notre population par les mass média étrangers (presse, radio, télévision). Dans notre société démocratique, c'est avant tout aux parents et à l'école qu'il incombe d'apprendre aux jeunes à choisir de façon critique parmi les produits proposés à leur consom- mation. Dans le régime des lois actuelles, il est impensable que l'Etat intervienne pour limiter les influences culturelles provenant de l'étranger. En revanche, il est très important d'encourager les efforts accomplis dans notre pays en vue de mettre au point des programmes d'enseignement. Le Conseil fédéral suivra attentivement les développements dans ce domaine. Pour de plus amples informations sur le sujet de l'interpella- tion, nous renvoyons au rapport du groupe de travail du DFI. Präsident: Der Interpellant ist von der Antwort des Bundes- rates befriedigt. #ST# 83.380 Interpellation Leuenberger Visumpflicht - Obligation du visa Wortlaut der Interpellation vom 16. März 1983 Ich frage den Bundesrat: 1. Welche Staatsangehörige bedürfen gegenwärtig zur Ein- reise in die Schweiz eines Visums? 2. Welches sind die Bedingungen zur Erteilung eines Visums? Insbesondere: Welche finanziellen Garantien müs- sen nachgewiesen werden? Trifft es zu, dass pro vorgesehe- nen Aufenthaltstag in der Schweiz über 135 Franken nach- gewiesen werden müssen? Wie berechnet sich ein solcher Betrag, da ja feststeht, dass man in der Schweiz auch billiger leben kann? Wirkt sich eine solche Summe insbesondere gegenüber jungen Touristen nicht prohibitiv aus, und scha- det sie nicht langfristig dem Ruf der Schweiz als Fremden- verkehrsland? 3. Wie rechtfertigt der Bundesrat die Visumpflicht gegen- über Staaten wie beispielsweise Ungarn, welche Schweizer Touristen gegenüber die Visumpflicht faktisch abgeschafft haben? Geraten wir nicht in den Ruf, unsererseits einen eisernen Visumvorhang zu errichten?Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Interpellation Petitpierre EDV und Erziehungswesen Interpellation Petitpierre Informatique dans l'éducation In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1983 Année Anno Band IV Volume Volume Session Herbstsession Session Session d'automne Sessione Sessione autunnale Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 15 Séance Seduta Geschäftsnummer 81.508 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 07.10.1983 - 08:00 Date Data Seite 1523-1524 Page Pagina Ref. No 20 011 861 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. 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