12. Juni 1990 377 Interpellation Reymond sen auch die Schweizer ihr Geld nicht mehr im Ausland an- legen, sondern heute würden sie es besser in Schweizerfran- ken investieren, weil die Verzinsung wieder in Ordnung ist. Nur dadurch, dass wir in der Nationalbank eine restriktive Geld- mengenpolitik geführt haben, haben wir eine Chance gehabt, die Teuerung wirksam zu bekämpfen. Herr Ständerat Jelmini hat recht, wenn er sagt, es gebe auch andere Mittel als nur die Hochzinspolitik. Das ist richtig. Andere Mittel haben wir in der Verfassung. Wir haben einen Konjunkturartikel. Wir könnten also Zuschläge zu Bundessteu- ern erheben. Aber, Herr Jelmini, fragen Sie sich einmal, wel- che Chancen ich mit 900 Millionen Ueberschuss in der Kasse gehabt hätte, wenn ich vorgeschlagen hätte, einen Zuschlag von 10 Prozent Steuern zu erheben, Warenumsatzsteuer oder sonst etwas. Bei den direkten Steuern haben wir ein derart ver- altetes System, das Sie ja in Ihrer grossen Mehrheit unterstüt- zen, dass es keinen Sinn hat, konjunkturpolitische Zuschläge zu erheben, weil das noch einmal verkehrt herauskäme. Zu- sätzliche Fehler sollte man keine machen. Wir haben keine Möglichkeit gehabt, in der Fiskalpolitik ein Mehreres zu tun, aber wir haben uns angestrengt und stren- gen uns heute noch an, kein Defizit entstehen zu lassen, um die Situation nicht weiter zu verschlechtern, auch wenn die Prognosen für das nächste Jahr in bezug auf die Finanzpla- nung nicht gut sind. Wir werden alles tun, um zur Unterstüt- zung der Finanz- und Währungspolitik der Nationalbank unse- ren Beitrag zu leisten. Jelmini: Ich habe Verständnis für die Ueberlegungen und die Argumentation des Bundesrates, und ich bedanke mich dafür. Trotzdem kann ich mich von der Antwort nicht befriedigt erklä- ren. #ST# 90.427 Interpellation Reymond Steuerbefreiung der Sparhefte Défiscalisation de l'épargne Wortlaut der Interpellation vom 14. März 1990 Die Marktlage und der Immobilienmarkt in der Schweiz zeigen seit Jahren, dass Wohnraum stark mit Hypotheken belastet ist, welche meist nicht oder nur zu einem geringen Teil amortisiert sind. Der Hypothekarzins hängt unmittelbar vom traditionellen Spa- ren ab, das in dem Masse zurückgeht, wie sich die zweite Säule und vorteilhaftere Anlagemöglichkeiten für persönliche Ersparnisse entwickeln. Man muss sich fragen, ob die traditio- nellen Spargelder - nur sie gewährleisten Wohnraum zu Zin- sen, die für Eigentümer und Mieter erträglich sind - nicht weit- gehend von der Steuer befreit werden sollten. Ist der Bundesrat bereit, Mittel und Wege zu prüfen, um die Einkommens-, die Verrechnungs- und die Vermögenssteuer auf den traditionellen Spargeldern zu senken oder sogar ab- zuschaffen, welche - über die Banken - zur Finanzierung von Hypotheken und folglich von Wohnraum dienen? Texte de l'interpellation du 14 mars 1990 La connaissance du marché et de la propriété immobilière en Suisse révèle depuis de longues années que les logements sont grevés du lourdes hypothèques, lesquelles ne sont pas amorties ou peu amorties, la plupart du temps. Etant donné que létaux hypothécaire dépend très directement de l'épargne traditionnelle, et compte tenu que celle-ci dimi- nue au fur et à mesure que se développent aussi bien le deuxième pilier que les possibilités de placer plus avantageu- sement les économies personnelles, on doit se demander si l'épargne traditionnelle - seule à même d'assurer le logement à des taux supportables pour les propriétaires et les locataires - ne devrait pas être largement défiscalisée. Le Conseil fédéral est-il disposé à examiner les moyens et mo- dalités de diminuer, voire de supprimer, aussi bien l'impôt sur le revenu, l'impôt anticipé et l'impôt sur la fortune d'une épar- gne traditionnelle destinée - par l'intermédiaire des banques - au financement des hypothèques, donc du logement? Mitunterzeichner- Cosignataires: Cavadini, Gautier (2) M. Reymond: Au moment de la troisième hausse du taux hy- pothécaire il y a quelques temps, un journal lausannois com- mentait la désagréable contrainte du marché de l'argent en l'assortissant de la conclusion suivante: «Bonnes nouvelles toutefois, les banquiers planchent sur de nouveaux systèmes de financement des hypothèques. Ils cherchent à dissocier le taux d'épargne du taux hypothécaire en trouvant d'autres structures de financement peut-être plus complexes mais moins coûteuses.» Une telle affirmation n'est hélas qu'une illu- sion. Crédit à long terme, l'hypothèque ne peut avoir pour contrepartie que des capitaux à long terme. Or, parmi ces der- niers, l'épargne est et restera toujours le meilleur marché. Il convient donc, me semble-t-il, de veiller à maintenir en Suisse une épargne privée importante. Or, depuis 18 mois, l'épargne traditionnelle sur les comptes et livrets diminue de manière drastique dans notre pays. Le mouvement avait ce- pendant commencé bien avant, les placements sous cette forme s'étant très peu développés ces vingt dernières années si on les compare avec ceux consacrés aux autres manières de placer ses économies: bons de caisse, obligations suisses et étrangères, actions, etc. Il y a deux raisons essentielles qui font que l'épargne ne cesse de diminuer dans l'échelle des normes de placement des helvètes: d'une part le développement des assurances socia- les qui rend moins indispensable, voire inutile pour ceux qui n'ont pas de descendants la propension à épargner; d'autre part la formation économique des citoyens, attisée sans cesse par les conseillers en placement des banques qui orientent la majorité des économies des ménages vers des placements plus rémunérateurs. A ces orientations vient s'ajouter de plus en plus souvent la question suivante: pourquoi épargner encore, alors que l'épargnant, qui accomplit une véritable activité sociale et poli- tique, voit son épargne qui sert essentiellement à financer des hypothèques, donc le logement, encore pénalisée par des impôts? Non seulement les revenus de l'intérêt de l'épargne traditionnelle s'ajoutent aux autres revenus et sont soumis à l'impôt cantonal et fédéral, mais le capital épargné lui-même fait l'objet de taxations cantonales et communales au titre de l'impôt sur la fortune. Or, l'épargne ne devrait plus être péna- lisée, mais au contraire encouragée si l'on veut vraiment aider à résoudre le problème national qui est celui du taux hypothé- caire et de son corollaire, le prix du logement. Si l'épargne n'est pas encouragée, elle risque de perdre son rôle primordial de moyen financier le plus avantageux pour le marché hypothécaire suisse. Nous devrions dès lors avoir le courage de faire un pas décisif dans le sens d'un abandon définitif de tout impôt sur le capital et sur le revenu des comp- tes et carnets d'épargne traditionnels. Ainsi, on s'assurerait de manière durable les moyens financiers nécessaires à un finan- cement avantageux de l'immobilier en général et du logement en particulier. Une épargne défiscalisée à 5 pour cent serait compétitive avec des placements de 7 pour cent soumis au fisc. De ce fait, elle serait très rapidement en développement, peut-être même ra- pidement suffisante pour assurer des prêts hypothécaires à 5,75 ou 6 pour cent en lieu et place des 7,5 ou 8 pour cent d'aujourd'hui. Je demande donc au Conseil fédéral s'il est disposé à exami- ner les moyens et modalités de diminuer, voire de supprimer aussi bien l'impôt sur le revenu et l'impôt anticipé de l'épargne traditionnelle, comptes et livrets, et de celle-là seulement. Il est évident qu'il faudrait des mesures parallèles au niveau des cantons où se pose en plus la question de l'imposition du capi- tal épargné.Motion Gadient 378 12 juin 1990 Bundesrat Stich: Der Hauptzweck einer weitergehenden Ent- lastung zugunsten der traditionellen Sparformen, wie sie dem Herrn Interpellanten vorschwebt, besteht nicht darin, den Steuerpflichtigen selbst zu entlasten. Vielmehr wird offenbar beabsichtigt, durch die Steuerbefreiung eine den Zinsschuld- ner, d. h. den Bankensektor, nicht belastende Steigerung der Nettoerträge der traditionellen Sparform zu erzielen, um so die Hypothekarzinsen möglichst tief halten zu können und da- durch letztlich die Mieter und Eigentümer von Eigenheimen zu begünstigen. Die Verrechnungssteuer dient vorab der Eindämmung der Steuerhinterziehung. Nur jenen Inländern, welche die mit der Verrechnungssteuer belasteten Vermögenswerte und die dar- aus stammenden Erträge ordnungsgemäss deklarieren, wird die ihnen von den Erträgen abgezogene Steuer vollumfäng- lich zurückerstattet. Im übrigen besteht zugunsten derauf den Namen lautenden Spareinlagen oder Depositenhefte eine Steuerfreigrenze. Demgemäss sind Zinsbetreffnisse von bis zu 50 Franken pro Jahr von der Verrechnungssteuer ausge- nommen. Eine Erweiterung dieser Freigrenze oder sogar der gänzliche Wegfall der Verrechnungssteuer für Spareinlagen brächte den ehrlichen inländischen Steuerpflichtigen kaum steuerliche Vorteile, denn die Verrechnungssteuer stellt für sie keine definitive Belastung dar und vermindert ihren Nettozins deshalb nicht. Daraus folgt, dass auch eine vollständige Be- freiung der Erträge aus traditionellen Sparformen von der Ver- rechnungssteuer kein geeignetes Mittel wäre, um der von der Interpellation angestrebten Zielsetzung näherzukommen. Die direkte Bundessteuer ist eine Gesamteinkommenssteuer. Ihr unterliegen somit alle Einkünfte. Es gibt deshalb grund- sätzlich auch keine Ermässigungen auf einzelnen Kategorien von Einkünften, es sei denn durch Sozialabzüge, die in einzel- nen Fällen eine solche Wirkung haben. Dieses Prinzip erfuhr mit der Erweiterung des Abzugs von Versicherungsprämien auf Sparkapitalzinsen auf den 1. Januar 1973 hin eine Aus- nahme. Seither kann jeder Steuerpflichtige auch die Zinsen von Sparkapitalien vom Einkommen abziehen, soweit nach Abzug der Kranken- und Lebensversicherungsprämien das Maximum noch nicht erreicht ist. Immerhin handelt es sich hier um eine betragsmässig eng begrenzte Abzugsmöglichkeit, welche namentlich den Kleinsparer begünstigen soll. Das im schweizerischen Steuerrecht geltende Prinzip der all- gemeinen Einkommenssteuer wurde vom Bundesrat in die nun im parlamentarischen Differenzbereinigungsverfahren befindlichen Entwürfe der Bundesgesetze über die Harmoni- sierung der direkten Steuern der Kantone und Gemeinden - Artikel 8 - sowie über die direkte Bundessteuer - Artikel 17 - übernommen und vom Parlament genehmigt. Für diese Kon- zeption gibt es zwingende sachliche Gründe. Ausgehend da- von, dass der gesamte Vermögensertrag die wirtschaftliche Leistungsfähigkeit des Empfängers in dem Umfang erhöht, als er die für seine Erzielung notwendigen Kosten übersteigt, rechtfertigt sich keine Freistellung von Vermögenserträgen, mit Ausnahme des Abzugs der Gewinnungskosten. Jeder spezifisch aus Vermögenserträgen gewährte Abzug, so auch ein solcher für Sparkapitalzinsen, widerspricht dem Prin- zip des aus der Rechtsgleichheit entwickelten Verfassungs- grundsatzes der Verhältnismässigkeit der Besteuerung nach der wirtschaftlichen Leistungsfähigkeit. Allerdings kann ein solcher Abzug in geringem Umfang durchaus in Frage kom- men, nicht jedoch ein genereller Abzug für alle Erträge aus Sparguthaben. Steuerermässigungen für Sparkapitalien, wel- che mangels Vermögensbesteuerung auf Bundesebene nur für die Staats- und Gemeindesteuern in Frage kommen könn- ten, sind analog zu beurteilen. Nach Artikel 34sexies der Bundesverfassung kommt dem Bund die Aufgabe zu, den Wohnungsbau zu fördern. Gestützt darauf kann von der oben erwähnten Besteuerung nach der wirtschaftlichen Leistungsfähigkeit unter Umständen abgewi- chen werden. Im vorliegenden Fall sind die Voraussetzungen dazu jedoch nicht gegeben. Die in der Interpellation vorge- schlagenen Massnahmen sind nämlich kaum geeignet, das angestrebte Ziel, d. h. die Reduktion des Hypothekarzinssat- zes, zu erreichen. Zudem sind bei einer derart starken Abwei- chung vom Leistungsfähigkeitsprinzip, wie es die Interpella- tion anregt, an die Begründung besonders strenge Anforde- rungen zu stellen. Somit wäre eine vermehrte steuerliche Be- vorzugung der Sparkapitalerträge und -anlagen mit den allge- mein anerkannten Besteuerungsgrundsätzen nicht vereinbar. Deshalb kann der Bundesrat nicht Hand bieten zu weiterge- henden Steuerbefreiungen in diesem Bereich. Erfreulicherweise ist die Notwendigkeit für staatliche Mass- nahmen auf diesem Gebiet denn auch nicht so dringlich, wie dies in der Interpellation dargestellt wird. Die geäusserten Be- fürchtungen, die traditionellen Sparformen seien gefährdet, sind nicht erhärtet. Zwar haben sich die Spareinlagen bei Ban- ken seit Ende 1989 infolge von Umlagerungen in höher ver- zinsliche Anlagen vermindert. Dieses Phänomen ist aber in Zeiten erhöhterTeuerung oft zu beobachten. Auch die obligatorische Vorsorge wirkt sich sicherlich dämp- fend auf die freiwillige Vorsorge aus. Dennoch hat sich vor dem Hintergrund der Stabilisierung des Anteils der obligatori- schen Vorsorge am verfügbaren Einkommen in den achtziger Jahren und vorab seit 1985 gezeigt, dass in der Schweiz, im Gegensatz zu vielen vergleichbaren europäischen Staaten, die freiwillige Spartätigkeit der privaten Haushalte wieder zu- genommen hat. Diese Entwicklung'ist auch im Bereich der klassischen Spartätigkeit-Spareinlagen, Depositen- und Ein- lagehefte - festzustellen. Im übrigen weisen 64 Prozent der Sparkonten einen Bestand von 5000 Franken oder weniger auf. Für diese kommt eine Umlagerung in höher verzinsliche Anlagen ohnehin kaum in Frage. M. Raymond: Je prends acte de la réponse du Conseil fédéral qui m'a entre autres dit-et sans sourire-que l'épargne n'était pas sujette à l'impôt anticipé jusqu'à 50 francs de revenu, c'est-à-dire 1000 francs d'épargne. Je le savais, Monsieur le Conseiller fédéral. Je ne suis pas satisfait de votre réponse et je conclus en disant qu'il serait temps en matière fiscale de remplacer les courants socialistes qui ont eu cours tout au long du XXe siècle et qui s'en prennent sans cesse au capital et à son revenu par des courants modernes, du XXIe siècle, qui seront des courants issus d'un capitalisme à but social et pro- pre à l'économie de marché, où les impôts indirects, c'est-à- dire à la consommation, devront prendre la place des prélève- ments qui frappent aujourd'hui exagérément la fortune et le re- venu. #ST# 90.398 Motion Gadient Investitipnshilfefür Berggebiete. Neue Mittel Aide aux investissements dans les régions de montagne. Nouveaux moyens Wortlaut der Motion vom 8. März 1990 Seit 15 Jahren betreibt der Bund eine Regionalpolitik zugun- sten der wirtschaftlich schwächeren und peripheren Regionen unseres Landes. Das Kernstück dieser Massnahmen bildet das Bundesgesetz über Investitionshilfe für Berggebiete, wel- ches die Verbesserung der Wettbewerbsfähigkeit des Bergge- bietes hinsichtlich des Arbeitsplatzangebotes und der Wohn- attraktivität bezweckt. Bund und Kantone haben in den 54 Bergregionen bisher mehr als 3500 Infrastrukturprojekte unterstützt; die Beanspruchung der letzten Jahre zeigt eine stark steigende Tendenz. Obwohl erfreuliche Ergebnisse erzielt wurden (die Bevölkerungsab- wanderung konnte insgesamt weitgehend eingedämmt wer- den), besteht nachgewiesenermassen weiterhin ein grosser Nachhol- und Ausbaubedarf an Infrastruktureinrichtungen, auch hinsichtlich neuer Anforderungen (Telekommunikation).Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Interpellation Reymond Steuerbefreiung der Sparhefte Interpellation Reymond Défiscalisation de l'épargne In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1990 Année Anno Band III Volume Volume Session Sommersession Session Session d'été Sessione Sessione estiva Rat Ständerat Conseil Conseil des Etats Consiglio Consiglio degli Stati Sitzung 06 Séance Seduta Geschäftsnummer 90.427 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 12.06.1990 - 08:00 Date Data Seite 377-378 Page Pagina Ref. No 20 018 894 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.