An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 4. Februar 2015
Embargo: 4. Februar 2015, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 16. Januar 2015 (4A_414/2014)
Erleichterter Schutz bei ungerechtfertigter Betreibung
Zu Unrecht betriebene Personen können ihre Kredit- und Vertrauenswürdigkeit unter  
erleichterten Bedingungen schützen. Das Bundesgericht lockert die formellen Voraussetzungen für eine gerichtliche Feststellung, dass die Forderung gar nicht besteht. Dritte erhalten in diesem Fall keine Auskunft über die Betreibung. 
Für die Einleitung einer Betreibung muss nicht nachgewiesen werden, dass die fragliche  
Forderung tatsächlich besteht. Im Betreibungsregister, das interessierten Dritten zur  
Einsicht offen steht, können deshalb auch ungerechtfertigte Betreibungen verzeichnet  
sein. Um zu verhindern, dass Dritten Auskunft über den betreffenden Eintrag im  
Betreibungsregister erteilt wird, kann der Betriebene nach Erhebung seines Rechtsvorschlages selber aktiv werden. Ohne eine allfällige Klage des angeblichen Gläubigers  
auf Zuerkennung seines Anspruchs abwarten zu müssen, kann er gerichtlich feststellen  
lassen, dass die Forderung nicht besteht. Dafür muss er allerdings ein schutzwürdiges  
Interesse an der entsprechenden Feststellung nachweisen. Gemäss bisheriger Rechtsprechung des Bundesgerichts wurde dieses schutzwürdige Interesse bejaht, wenn  
namhafte und nicht nur Bagatellbeträge in Betreibung gesetzt wurden. Zudem musste  
der Betriebene konkret darlegen, dass er durch die Betreibung in seiner wirtschaftlichen  
Bewegungsfreiheit behindert wird, etwa weil Dritte wegen des Betreibungsregistereintrags an seiner Kredit- und Vertrauenswürdigkeit zweifeln.
Das Bundesgericht kommt in einem aktuellen Entscheid insbesondere unter Berücksichtigung verschiedener Entwicklungen im Betreibungsrecht zum Schluss, dass die  
Voraussetzungen für die Zulassung der allgemeinen negativen Feststellungsklage zu  
lockern sind. Ein schutzwürdiges Interesse des angeblichen Schuldners ist demnach  
grundsätzlich ohne weiteres zu bejahen, wenn die fragliche Forderung in Betreibung  
gesetzt wurde. Nicht mehr verlangt wird ein konkreter Nachweis, dass die betroffene  
Person durch die Betreibung in ihrer wirtschaftlichen Bewegungsfreiheit beeinträchtigt  
wird. A tous les journalistes accrédités auprès  
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 4 février 2015
Embargo : 4 février 2015, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 16 janvier 2015 (4A_414/2014)
Protection facilitée en cas de poursuite injustifiée
Les personnes poursuivies à tort peuvent protéger leur solvabilité et leur fiabilité à  
des conditions simplifiées. Le Tribunal fédéral assouplit les conditions formelles  
auxquelles est soumise une constatation judiciaire de l'inexistence de la créance.  
Dans ce cas, les tiers n'obtiennent aucun renseignement au sujet de la poursuite.
Pour introduire une poursuite, il n'est pas nécessaire de prouver que la créance  
litigieuse existe effectivement. Il peut donc aussi arriver que des poursuites injustifiées  
soient inscrites sur le registre des poursuites consultable par les tiers intéressés. Pour  
éviter que des renseignements soient fournis à des tiers au sujet de l'inscription  
correspondante figurant dans le registre des poursuites, le poursuivi peut agir lui-même  
après avoir formé opposition. Sans devoir attendre une éventuelle action du soi-disant  
créancier en reconnaissance de sa prétention, il peut faire constater judiciairement que  
la créance n'existe pas. Il lui faut toutefois établir, pour cela, qu'il possède un intérêt  
digne de protection à une telle constatation. Jusqu'à ce jour, la jurisprudence du  
Tribunal fédéral admettait l'existence d'un intérêt digne de protection lorsque la poursuite portait sur des montants importants, et non pas insignifiants. En outre, le poursuivi  
devait démontrer concrètement que la poursuite entravait le libre exercice de son  
activité économique, parce que, par exemple, des tiers étaient amenés à mettre en  
doute sa solvabilité et sa fiabilité en raison de l'inscription figurant au registre des  
poursuites.
Dans l'arrêt relaté ici, le Tribunal fédéral, tenant compte notamment de différents  
développements intervenus en droit des poursuites, arrive à la conclusion que les  
conditions de recevabilité de l'action générale en constatation de droit négative doivent  
être assouplies. Un intérêt digne de protection du supposé débiteur doit ainsi être admis  
sans autre condition, en principe, lorsque la créance litigieuse a fait l'objet d'une  
poursuite. N'est plus exigée la preuve concrète que la personne concernée est entravée  
par la poursuite dans le libre exercice de son activité économique.