An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 6. Mai 2016
Embargo: 6. Mai 2016, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 18. April 2016 (6B_1061/2014)
Entschädigung für Stellenverlust wegen Strafverfahren bei Freispruch
Beim Freispruch eines Beschuldigten müssen die Strafbehörden grundsätzlich auch
für den Schaden aufkommen, den die betroffene Person aus dem Verlust der
Arbeitsstelle als Folge des geführten Strafverfahrens erlitten hat. Voraussetzung ist
allerdings, dass die Entlassung tatsächlich von den Strafbehörden zu verantworten
ist. Das trifft nicht zu im Fall eines Lehrers aus dem Kanton Zug, der von der
Schulgemeinde auf blossen Verdacht hin nach Einleitung eines Verfahrens wegen
sexuellen Missbrauchs einer Schülerin entlassen wurde.
Die Mutter einer Schülerin hatte den Lehrer aus dem Kanton Zug 2009 gegenüber der
Polizei beschuldigt, ihre Tochter mehrfach sexuell missbraucht und in einem Fall vergewaltigt zu haben. Nachdem ein Strafverfahren wegen sexuellen Missbrauchs und
Vergewaltigung eingeleitet und der Beschuldigte vorübergehend in Untersuchungshaft
versetzt worden war, stellte die Schulgemeinde den Lehrer im August 2009 zunächst für
vier Monate frei und kündigte anschliessend das Arbeitsverhältnis. 2013 wurde der
Beschuldigte vom Strafgericht des Kantons Zug vollumfänglich freigesprochen. Seine
Entschädigungsforderungen im Zusammenhang mit dem Verlust der Arbeitsstelle wies
das Strafgericht ab, was vom Obergericht des Kantons Zug bestätigt wurde. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerde des Betroffenen ab. Zwar sind die Strafbehörden grundsätzlich verpflichtet, im Falle eines vollständigen oder teilweisen Freispruchs
den gesamten Schaden zu ersetzen, den eine Person infolge des Strafverfahrens
erlitten hat. Dies umfasst auch die wirtschaftlichen Einbussen aus dem Verlust der
Arbeitsstelle. Voraussetzung  ist allerdings, dass die Strafbehörden  in rechtlicher
Hinsicht für die Entlassung verantwortlich zu machen sind (sogenannter "adäquater
Kausalzusammenhang"). Keine Verantwortung trifft die Strafbehörden dann, wenn die
Entlassung durch das Fehlverhalten einer anderen Behörde verursacht wurde, mit dem
nicht zu rechnen war. Im vorliegenden Fall kam das Zuger Verwaltungsgericht zum
Schluss, dass die Entlassung des Betroffenen durch die Schulgemeinde sachlich nicht
gerechtfertigt gewesen sei und eine unzulässige Verdachtskündigung vorgelegen habe.
Dieses rechtswidrige Verhalten der Schulbehörde haben nicht die Strafbehörden zu
vertreten und sie mussten mit einem solchen auch nicht rechnen. Vielmehr hätte von der
Schulbehörde trotz der schwierigen Situation ein umsichtiges und behutsames Vorgehen erwartet werden dürfen. Nach dem gewöhnlichen Lauf der Dinge und der allgemeinen Lebenserfahrung war die Strafuntersuchung gegen den Betroffenen deshalb für
sich alleine nicht geeignet, seine Entlassung zu bewirken. Im Rahmen des vorliegenden
Verfahrens hatte das Bundesgericht nur die mögliche Haftung der Strafbehörden zu
beurteilen. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 6 mai 2016
Embargo : 6 mai 2016, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 18 avril 2016 (6B_1061/2014)
Indemnisation pour perte d'emploi à la suite d'une procédure 
pénale en cas d'acquittement
Lorsque le prévenu est acquitté, les autorités pénales doivent en principe réparer le
dommage que l'intéressé a subi du fait de la perte de son emploi comme
conséquence de la procédure pénale. Encore faut-il que le licenciement soit
imputable aux autorités pénales. Tel n'est pas le cas dans une affaire concernant un
enseignant du canton de Zoug qui a été licencié par l'autorité scolaire sur la base
d'un simple soupçon après l'ouverture d'une procédure pour abus sexuels sur une
écolière.
En 2009, la mère d'une écolière a dénoncé à la police un enseignant du canton de
Zoug, l'accusant d'avoir abusé sexuellement de sa fille à plusieurs reprises et de l'avoir
violée à une occasion. Après l'ouverture d'une procédure pénale pour abus sexuels et
viol, et la mise en détention provisoire du prévenu, l'autorité scolaire a tout d'abord
suspendu l'enseignant de ses fonctions en août 2009 pour quatre mois, puis a
finalement résilié les rapports de travail. En 2013, le prévenu a été intégralement
acquitté par le Tribunal pénal du canton de Zoug. Le Tribunal pénal a rejeté ses
prétentions en indemnisation liées à la perte de son emploi et la Cour d'appel du canton
de Zoug a confirmé cette décision.
Le Tribunal fédéral rejette le recours de l'intéressé. Les autorités pénales sont certes en
principe tenu, en cas d'acquittement complet ou partiel, de réparer l'intégralité du
dommage que la personne a subi à la suite de la procédure pénale. Cela inclut
également le dommage économique découlant de la perte d'un emploi. Cela suppose
toutefois que les autorités pénales puissent être tenues responsables du licenciement
d'un point de vue juridique («  lien de causalité adéquate  »). Il n'existe aucune
responsabilité des autorités pénales lorsque le licenciement a été causé par le
comportement inattendu et fautif d'une autre autorité. Dans le cas d'espèce, le Tribunal
administratif zougois est parvenu à la conclusion que le licenciement de l'intéressé par
l'autorité scolaire était injustifié et constituait une résiliation fondée sur un soupçon
illicite. Ce comportement contraire au droit de l'autorité scolaire n'était pas imputable
aux autorités pénales, qui ne pouvaient pas s'y attendre. Au contraire devait-on plutôt
attendre de l'autorité scolaire qu'elle agisse avec circonspection et prudence malgré la
situation difficile. Selon le cours ordinaire des choses et l'expérience de la vie, l'enquête
pénale  contre  l'intéressé  n'était  pas  propre,  à  elle  seule,  à  occasionner  son
licenciement. Dans la présente procédure le Tribunal fédéral avait uniquement à juger
une responsabilité éventuelle des autorités pénales.