<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2020-09-30-2C_777-2020.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2C_777/2020</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 30 septembre 2020</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. et Mme les Juges fédéraux Seiler, Président, </div> <div class="para">Zünd et Aubry Girardin. </div> <div class="para">Greffier : M. Ermotti. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">représenté par Me Stéphane Joris, avocat, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Administration fédérale des contributions, Division d'échange d'informations en matière fiscale. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Entraide administrative (CDI CH-IN), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal administratif fédéral, Cour I, du 31 août 2020 (A-3734/2017). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le 31 octobre 2016, le Ministry of Finance, Foreign Tax &amp; Tax Research Division-III de la République de l'Inde (ci-après: l'autorité requérante) a déposé une demande d'assistance administrative internationale en matière fiscale auprès de l'Administration fédérale des contributions (ci-après : l'Administration fédérale ou l'autorité requise) visant la société B.________ Limited (ci-après: la Société), dont le siège est en Inde, et se rapportant à la période allant du 1er avril 1999 au 31 mars 2016. L'autorité indienne indiquait qu'elle procédait au contrôle de la Société; celle-ci aurait mis en place des sociétés offshore, dont l'une sise aux Îles Vierges britanniques et l'autre aux Bahamas; elle aurait ouvert et contrôlé des comptes bancaires au nom de ces entités. Selon l'autorité requérante, la Société aurait versé des fonds à ces sociétés, qui auraient procédé à des transferts d'argent, effectués sur des comptes bancaires détenus auprès de banques situées en Suisse. La Société n'ayant fourni aucune information sur ces transactions, l'autorité requérante posait à l'Administration fédérale différentes questions de nature comptable et bancaire relatives à ces sociétés offshore, afin de vérifier le bénéfice en Inde de la Société et de procéder à sa correcte taxation. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par décision du 31 mai 2017, l'Administration fédérale a accordé l'assistance administrative aux autorités indiennes, tout en excluant l'échange d'informations antérieures au 1er avril 2011. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le 3 juillet 2017, la Société a déposé un recours contre cette décision auprès du Tribunal administratif fédéral. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par décision incidente du 3 août 2018, le Tribunal administratif fédéral a rejeté une demande de suspension formée par la Société. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le 10 octobre 2018, le Tribunal administratif fédéral a donné suite à la requête de A.________ et a admis sa qualité de partie, en tant qu'ayant droit économique des sociétés offshore durant la période visée par la demande. Le 16 mai 2019, il a également admis la qualité de partie de la société C.________ SA. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par arrêt du 31 août 2020, le Tribunal administratif fédéral a admis très partiellement le recours interjeté par la Société, ainsi que par A.________ et C.________ SA, qualifiés d'intervenants à la procédure. L'admission visait à exclure certains documents contenant des informations antérieures au 1er avril 2011 (consid. 3.10 de l'arrêt attaqué). Le recours a été rejeté pour le surplus. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">A l'encontre de l'arrêt du 31 août 2020, A.________ interjette un recours en matière de droit public au Tribunal fédéral. A titre principal, il conclut, sous suite de frais et dépens, à la réforme de l'arrêt du 31 août 2020, en demandant que l'échange d'informations dans la procédure visée soit restreint aux seules informations qui concernent immédiatement la Société, en excluant ainsi toutes les pièces qui ont un rapport avec lui-même ou les sociétés dont il est l'ayant droit économique. A titre subsidiaire, il demande l'annulation de l'arrêt attaqué et le renvoi de la cause à l'autorité précédente pour nouvelle décision dans le sens des considérants. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Selon l'<span class="artref">art. 83 let</span>. h LTF, le recours en matière de droit public est irrecevable contre les décisions en matière d'entraide administrative internationale, à l'exception de l'assistance administrative en matière fiscale. Il découle de l'<span class="artref">art. 84a LTF</span> que, dans ce dernier domaine, le recours n'est recevable que lorsqu'une question juridique de principe se pose ou lorsqu'il s'agit pour d'autres motifs d'un cas particulièrement important au sens de l'<span class="artref">art. 84 al. 2 LTF</span> (cf. sur ces notions, <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=13.09.2020&amp;to_date=02.10.2020&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-II-340%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page340">ATF 139 II 340</a> consid. 4 p. 342 s.; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=13.09.2020&amp;to_date=02.10.2020&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-II-404%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page404">139 II 404</a> consid. 1.3 p. 409 s.). Il appartient au recourant de démontrer de manière suffisante en quoi ces conditions sont réunies (<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=13.09.2020&amp;to_date=02.10.2020&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-II-340%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page340">ATF 139 II 340</a> consid. 4 p. 342; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=13.09.2020&amp;to_date=02.10.2020&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F139-II-404%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page404">139 II 404</a> consid. 1.3 p. 410), à moins que tel ne soit manifestement le cas (arrêt 2C_594/2015 du 1er mars 2016 consid. 1.2 non publié in <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=13.09.2020&amp;to_date=02.10.2020&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-II-69%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page69">ATF 142 II 69</a>, mais in Pra 2016/60 p. 574 et in RDAF 2016 II 50). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le recourant invoque l'existence d'une question juridique de principe en lien avec la remise d'informations susceptibles de le concerner ou de concerner les sociétés dont il était l'ayant droit économique. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.1.</b> Plus précisément, il fait valoir qu'il avait lui-même fait l'objet d'une demande d'assistance administrative en matière fiscale de la part des autorités indiennes le 15 septembre 2016. L'Administration fédérale avait admis cette requête et le recourant avait recouru devant le Tribunal administratif fédéral. Alors que la procédure était pendante, l'autorité requérante avait retiré sa demande, au motif, selon le recourant, qu'il ne serait pas résident fiscal indien. L'Administration fédérale avait alors révoqué sa décision et le Tribunal administratif fédéral déclaré le recours sans objet par décision du 11 octobre 2017. Cette décision avait fait l'objet d'un recours au Tribunal fédéral sur les frais et dépens par l'Administration fédérale, qui avait été déclaré irrecevable par arrêt du 2 novembre 2017 (cause 2C_917/2017). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le recourant souligne que l'arrêt attaqué revient ainsi à admettre la transmission d'informations le concernant, soit directement, soit indirectement, alors que l'autorité requérante y avait renoncé. Il se pose ainsi la question juridique de principe de savoir si des informations concernant un tiers pour lequel l'autorité requérante a précédemment retiré la demande d'assistance le visant personnellement, peuvent être transmises par le biais d'une autre demande d'assistance administrative concernant une personne distincte. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.2.</b> En l'occurrence, le recourant semble perdre de vue les conséquences juridiques liées à l'objet de la demande d'assistance litigieuse, qui vise l'imposition de la Société et ne le concerne pas comme contribuable. Le fait que lui-même ait précédemment fait l'objet d'une demande d'assistance administrative qui a été retirée ne change rien à son statut de tiers dans la présente procédure. Or, savoir si des informations remises dans le cadre d'une demande d'assistance peuvent être utilisées s'agissant de l'imposition d'un tiers dont le nom est mentionné dans la demande relève de l'application juridique du principe de la spécialité. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">En l'occurrence, le principe de la spécialité est prévu à l'art. 26 de la Convention entre la Confédération suisse et la République de l'Inde du 2 novembre 1994 en vue d'éviter les doubles impositions en matière d'impôts sur le revenu (RS 0.672.942.31; ci-après: CDI CH-IN), ce que la jurisprudence a récemment souligné (arrêt 2C_141/2018 du 24 juillet 2020 consid. 9.2-9.5). Le recourant en bénéficie donc. Ce principe limite l'utilisation des renseignements reçus à la suite d'une demande d'assistance administrative aux personnes et autorités concernées par l'établissement ou le recouvrement des impôts mentionnés. La portée de ce principe en lien avec la protection qu'il offre aux tiers a déjà souvent été soulignée par le Tribunal fédéral (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=13.09.2020&amp;to_date=02.10.2020&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F144-II-29%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page29">ATF 144 II 29</a> consid. 4.4 p. 39 s.; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=13.09.2020&amp;to_date=02.10.2020&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F143-II-506%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page506">143 II 506</a> consid. 5.4.2 p. 516; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=6&amp;from_date=13.09.2020&amp;to_date=02.10.2020&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-II-161%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page161">142 II 161</a> consid. 4.6.1 in fine p. 181). Les conditions permettant à ces tiers d'avoir la qualité de partie à la procédure ont aussi été récemment précisées (arrêt 2C_376/2019 du 13 juillet 2020 consid. 7 destiné à la publication). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.3.</b> Il en découle que la problématique évoquée par le recourant a déjà été analysée par la jurisprudence. Elle ne constitue ainsi pas une question juridique de principe. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">L'entrée en matière en application de l'<span class="artref">art. 84a LTF</span> ne se justifie donc pas, ce qui conduit à prononcer l'irrecevabilité du recours en matière de droit public (<span class="artref">art. 107 al. 3 LTF</span>). L'arrêt attaqué émanant du Tribunal administratif fédéral, la voie du recours constitutionnel subsidiaire est, pour sa part, d'emblée exclue (art. 113 a contrario LTF). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>6.</b> </div> <div class="para">Succombant, le recourant doit supporter les frais de justice devant le Tribunal fédéral (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). Il n'est pas alloué de dépens (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/68/3" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/68/1" type="start"></artref>art. 68 al. 1 et 3 LTF</span><artref id="CH/173.110/68/3" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/3" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b> Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 3'000 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au mandataire du recourant, à l'Administration fédérale des contributions, Service d'échange d'informations en matière fiscale SEI, et au Tribunal administratif fédéral, Cour I. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 30 septembre 2020 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Seiler </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : Ermotti </div> </div></body></html>