Lausanne, 3. März 2020
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 11. Februar 2020 (8C_435/2019)
Arbeitslosenversicherung: Vermittlungsfähigkeit während der 
Schwangerschaft bejaht
Das Kantonsgericht Wallis hat kein Bundesrecht verletzt, als es die Vermittlungsfähigkeit einer schwangeren Frau kurz vor der Niederkunft bejahte und ihr Arbeitslosentaggelder zusprach. 
Einer jungen schwangeren Versicherten wurde der Anspruch auf Arbeitslosentaggelder
von der Dienststelle für Industrie, Handel und Arbeit (DIHA) in Sitten verweigert. Die
Vermittlungsfähigkeit wurde mit dem Argument verneint, in Anbetracht des Geburtstermins kurz vor Beginn der Hochsaison seien die Chancen auf eine Festanstellung im
Gastgewerbe gering. Das Kantonsgericht Wallis hat den Entscheid der DIHA aufgehoben und der Versicherten Arbeitslosentaggelder zugesprochen. Die DIHA hat diesen
Entscheid vor Bundesgericht angefochten.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde der DIHA ab und bestätigt den Entscheid des
Kantonsgerichts Wallis. Der Anspruch auf Arbeitslosenentschädigung setzt unter anderem voraus, dass die versicherte Person vermittlungsfähig ist. Als vermittlungsfähig gilt
eine Person, wenn sie bereit, in der Lage und berechtigt ist, eine zumutbare Arbeit anzunehmen und an Eingliederungsmassnahmen teilzunehmen. Entscheidend sind dabei
nicht in erster Linie der Arbeitswille und die Arbeitsbemühungen der versicherten Person
oder die Frage, ob sie effektiv eine Beschäftigung gefunden hat. Massgebend ist vielmehr, ob mit einer gewissen Wahrscheinlichkeit angenommen werden kann, dass ein
Arbeitgeber die versicherte Person für die konkret zur Verfügung stehende Zeit einstellen würde.
Im vorliegenden Fall hat die Versicherte zahlreiche und genügende Arbeitsbemühungen
für unbefristete Stellen nachgewiesen, obschon sie zwei Monate vor dem Geburtstermin
von der Arbeitssuche befreit gewesen wäre. Somit durfte nicht angenommen werden,
dass sich die Versicherte nach der Geburt ganz oder für eine längere Zeit aus dem
Arbeitsmarkt zurückziehen wollte. Ausserdem kann für die Frage der Vermittlungsfähigkeit nicht nur der Zeitraum bis zur Geburt betrachtet werden, weil ein Arbeitsverhältnis arbeitsrechtlich während des Mutterschaftsurlaubs weiter läuft. Schwangerschaft
und Geburt können demzufolge der Vermittlungsfähigkeit grundsätzlich nicht entgegenstehen.
Die Nichtanstellung einer Frau wegen einer baldigen Niederkunft fällt als Anstellungsdiskriminierung in den Schutzbereich des Gleichstellungsgesetzes (Artikel  3 Absatz 1
und 2). Mit der Verneinung der Vermittlungsfähigkeit unter Hinweis auf die zu geringe
Wahrscheinlichkeit, dass ein Arbeitgeber die Versicherte siebeneinhalb Wochen vor der
Geburt anstellen würde, unterstellt die DIHA potentiellen Arbeitgebern ebendiese diskriminierende Haltung. Dies wurde von der Vorinstanz zu Recht nicht geschützt. Lausanne, le 3 mars 2020
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 11 février 2020 (8C_435/2019)
Assurance-chômage  : aptitude au placement admise pendant la 
grossesse
Le Tribunal cantonal du Valais n'a pas violé le droit fédéral en reconnaissant
l'aptitude au placement d'une femme enceinte peu avant son accouchement et en lui
accordant des allocations de chômage. 
Une jeune assurée enceinte s'est vu refuser le droit aux allocations de chômage par le
Service de l'industrie, du commerce et du travail de Sion (SICT). Son aptitude au
placement a été refusée au motif que ses chances de trouver un emploi fixe dans le
secteur de l'hôtellerie et de la restauration étaient faibles, vu le terme de sa grossesse
peu avant le début de la haute saison. Le Tribunal cantonal du canton du Valais a
annulé la décision du SICT et a accordé à l'assurée des prestations de chômage. Le
SICT a recouru contre cette décision devant le Tribunal fédéral.
Le Tribunal fédéral rejette le recours du SICT et confirme la décision du Tribunal
cantonal valaisan. Le droit aux prestations de chômage exige, entre autres, que l'assuré
soit apte au placement. Une personne est apte au placement lorsqu'elle est disposée,
en mesure d'accepter un travail convenable et à participer à des mesures d'intégration.
Ne sont pas déterminants en premier lieu la volonté de travailler et les efforts déployés
à cet effet, ni la question de savoir si la personne assurée a effectivement trouvé un
emploi. Est plus décisive la question de savoir si l'on peut admettre avec un certain
degré de probabilité qu'un employeur engagerait l'assuré pendant le laps de temps
effectivement disponible.
En l'espèce, l'assurée a fourni la preuve d'efforts suffisants pour trouver un emploi à
durée indéterminée, bien qu'elle aurait été dispensée de rechercher un emploi deux
mois avant le terme de sa grossesse. On ne pouvait donc pas supposer qu'après son
accouchement, l'assurée voulait se retirer complètement ou pour une longue période du
marché du travail. En outre, pour déterminer l'aptitude au placement, on ne saurait
uniquement prendre en compte le temps restant jusqu'à l'accouchement dès lors que les
rapports de travail se poursuivent pendant le congé de maternité. On ne saurait donc en
principe pas nier l'aptitude au placement en raison d'une grossesse ou d'un accouchement. 
Le fait de ne pas engager une femme en raison d'un accouchement imminent constitue
une discrimination à l'emploi qui tombe sous la protection de la loi sur l'égalité (article 3
alinéa 1 et 2). En niant l'aptitude au placement d'une femme au motif qu'un employeur
n'engagerait pas une femme allant accoucher 7 semaines et demi plus tard, le SICT
présume à tort que des employeurs potentiels adopteraient cette attitude discriminatoire.
Cela n'a, à bon droit, pas été protégé par l'instance précédente.