<h2>SubmittedText<h2><p>Le Conseil fédéral est prié d'élargir à six pistes le tronçon commun à l'A1 et l'A2 entre le triangle de Härkingen et du Wiggertal.</p><p>La planification et la construction devront commencer dans les plus brefs délais. Le réseau des routes nationales décidé devra être achevé comme prévu et ne doit en aucun cas être retardé.</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Avec le postulat CTT-N 97.3184, du 8 avril 1997, "N1/N2. Élargissement sur six voies", la commission a invité le Conseil fédéral à examiner s'il convenait d'élargir le tronçon commun aux routes nationales N1 et N2, situé entre les triangles de Härkingen et du Wiggertal, de façon à ce qu'il comporte six voies sur toute sa longueur. Le postulat précisait cependant que l'aménagement devrait être réalisé une fois achevé le réseau, planifié ou en chantier, des routes nationales. Le Conseil fédéral s'est déclaré alors prêt à accepter le postulat, dont le contenu correspondait à sa politique. Du reste, il a été transmis le 16 mars 1998.</p><p>La présente motion porte sur le même sujet. Seule modification notable : la planification et la construction devraient commencer immédiatement, pour autant que cela ne conduise pas à ajourner l'achèvement du réseau décidé.</p><p>En 1987, dans le contexte de sa stratégie de lutte pour la protection de l'air, le Conseil fédéral a renoncé à l'extension de tronçons autoroutiers jusqu'à l'aboutissement du projet "Rail 2000". Cette décision concernait notamment l'élargissement à six voies de la A1, exception faite de l'amélioration de certains points névralgiques, dictée par la viabilité de la route et la sécurité du trafic. Depuis, le Conseil fédéral n'a nullement modifié sa position, rejetant chaque interpellation l'enjoignant de la modifier (p. ex. l'initiative parlementaire Giezendanner 95.401, ou la motion Bonny 97.3103, sur l'élargissement de la A1 à six voies entre Berne et Zurich). Pourquoi changerait-il d'avis aujourd'hui ? Concernant les routes nationales, le Conseil fédéral s'est fixé l'ordre de priorités suivant : d'abord achever le réseau défini, puis garantir la viabilité de routes exploitées depuis plusieurs décennies, enfin utiliser au mieux la capacité des routes existantes en recourant à des systèmes de gestion du trafic ("routes dites intelligentes"). Partant, l'élargissement de tronçons complets n'arrive qu'en fin de liste.</p><p>Les discussions sur les initiatives parlementaires Reimann et Giezendanner concernant l'élargissement de la A1 (soit l'aménagement du tronçon Kölliken-Oensingen à six voies) ont notamment mis en lumière des différences notables en matière de coûts. Alors que les deux auteurs parlaient d'un investissement relativement faible, l'office en charge du dossier a estimé qu'un tel projet coûte normalement des dizaines, voire une centaine de millions de francs. Quoiqu'il en soit, ces montants n'ont pas encore été évalués avec précision. Toutefois, le Conseil fédéral est disposé à faire examiner globalement les coûts de l'élargissement à six voies de la A1 ; cette démarche lui permettra ensuite de mieux définir les mesures à prendre par la suite, en tenant compte des aspirations de la politique des transports.</p><p>C'est pourquoi le Conseil fédéral est d'avis que cette intervention ne peut être transmise sans forme de motion, étant donné qu'elle touche le domaine de ses compétences.</p>  Le Conseil fédéral propose de transformer la motion en postulat.