{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2014-03-11", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20140311-52067-10_2014-03-11.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20140311_52067_10:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "6e1de0526b5890febfe623b3cb4948b7"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20140311_52067_10", "Howald Moor Renate Anita, u. Mitb. gegen Schweiz"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 11.03.2014 20140311_52067_10 (Howald Moor Renate Anita, u. Mitb. gegen Schweiz)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 11.03.2014 20140311_52067_10 (Howald Moor Renate Anita, u. Mitb. gegen Schweiz)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 11.03.2014 20140311_52067_10 (Howald Moor Renate Anita, u. Mitb. gegen Schweiz)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>SUISSE: Art. 6 par. 1 CEDH. Fixation du point de d\u00e9part du d\u00e9lai de p\u00e9remption ou de prescription dans le cas des victimes de l'amiante.\n<br>La p\u00e9riode de latence des maladies li\u00e9es \u00e0 l'amiante peut s'\u00e9tendre sur plusieurs d\u00e9cennies. Le d\u00e9lai de 10 ans, qui commence \u00e0 courir \u00e0 la date o\u00f9 les victimes ont \u00e9t\u00e9 expos\u00e9es \u00e0 la poussi\u00e8re d'amiante, sera toujours expir\u00e9. Toute action en dommages et int\u00e9r\u00eats sera p\u00e9rim\u00e9e ou prescrite avant m\u00eame que les victimes aient pu avoir objectivement conscience de leurs droits. Le projet de r\u00e9vision du droit de la prescription ne pr\u00e9voit aucune solution \u00e9quitable, ne serait-ce qu'\u00e0 titre transitoire sous la forme d'un d\u00e9lai de gr\u00e2ce. Les victimes de maladies qui ne peuvent \u00eatre diagnostiqu\u00e9es que de longues ann\u00e9es apr\u00e8s les \u00e9v\u00e9nements pathog\u00e8nes sont priv\u00e9es de la possibilit\u00e9 de faire valoir leurs droits en justice. En l'esp\u00e8ce, au vu des circonstances exceptionnelles, l'application des d\u00e9lais de p\u00e9remption ou de prescription a limit\u00e9 l'acc\u00e8s des requ\u00e9rantes \u00e0 un tribunal (ch. 70 - 80).\nConclusion: violation de l'art. 6 par. 1 CEDH.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>(1. Quartalsbericht 2014)<br>Recht auf Zugang zu einem Gericht (Art. 6 Abs. 1 EMRK) alleine und in Verbindung mit dem Diskriminierungsverbot (Art. 14 EMRK); Verj\u00e4hrung der Anspr\u00fcche der Angeh\u00f6rigen eines Asbestopfers.<br>Der Fall betraf einen Arbeiter, der im Mai 2004 erfuhr, dass er an einem malignen Pleuramesotheliom (Brustfellkrebs) erkrankt war, verursacht durch die Kontakte, welche er im Rahmen seiner Arbeit in den Jahren 19601970 mit Asbest hatte. Er ist im Jahr 2005 verstorben. Die Schweizer Gerichte wiesen die Klagen auf Schadenersatz nebst Zins seiner Ehefrau und der zwei Kinder gegen\u00fcber dem Arbeitgeber und den Schweizer Beh\u00f6rden wegen Verj\u00e4hrung und Verwirkung ab. Vor dem Gerichtshof r\u00fcgten die Witwe des Erblassers und seine beiden T\u00f6chter getrennt eine Verletzung von Art. 6 Abs. 1 EMRK aufgrund der Verwirkung beziehungsweise der Verj\u00e4hrung ihrer Klagen, obwohl die Verj\u00e4hrungsfrist beziehungsweise die absolute Verwirkungsfrist zu laufen begonnen hatte, bevor sie von ihren Rechten Kenntnis haben konnten. Die T\u00f6chter des Erblassers, die sich als Opfer einer Diskriminierung gest\u00fctzt auf die Art der Krankheit des Erblassers betrachteten, machten zudem eine Verletzung von Art. 14 EMRK in Verbindung mit Art. 6 Abs. 1 EMRK geltend.<br>Der Gerichtshof stellte fest, dass die systematische Anwendung der Verj\u00e4hrungs- oder Verwirkungsregeln auf die Opfer von Krankheiten, welche erst lange Zeit nach den krankheitsverursachenden Ereignissen diagnostiziert werden k\u00f6nnen, geeignet sei, die Betroffenen von der M\u00f6glichkeit auszuschliessen, ihre Anspr\u00fcche vor Gericht geltend zu machen. Er hielt zudem fest, dass das Revisionsprojekt des schweizerischen Verj\u00e4hrungsrechts keine gerechte L\u00f6sung f\u00fcr das Problem vorsehe, sei es auch nur vor\u00fcbergehend in der Form einer \"Gnadenfrist\" (\"d\u00e9lai de gr\u00e2ce\"). Der Gerichtshof war der Ansicht, wenn es wissenschaftlich nachgewiesen sei, dass eine Person nicht wissen k\u00f6nne, dass sie an einer bestimmten Krankheit leide, m\u00fcsse dieser Umstand bei der Berechnung der Verj\u00e4hrungs- oder der Verwirkungsfrist ber\u00fccksichtigt werden. Verletzung von Art. 6 Abs. 1 EMRK (sechs gegen eine Stimme). Der Gerichtshof war der Meinung, dass es nicht erforderlich sei, den Fall unter Art.\u00a014 EMRK in Verbindung mit Art. 6 Abs. 1 EMRK zu untersuchen."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>SUISSE: Art. 6 par. 1 CEDH. Fixation du point de d\u00e9part du d\u00e9lai de p\u00e9remption ou de prescription dans le cas des victimes de l'amiante.\n<br>La p\u00e9riode de latence des maladies li\u00e9es \u00e0 l'amiante peut s'\u00e9tendre sur plusieurs d\u00e9cennies. Le d\u00e9lai de 10 ans, qui commence \u00e0 courir \u00e0 la date o\u00f9 les victimes ont \u00e9t\u00e9 expos\u00e9es \u00e0 la poussi\u00e8re d'amiante, sera toujours expir\u00e9. Toute action en dommages et int\u00e9r\u00eats sera p\u00e9rim\u00e9e ou prescrite avant m\u00eame que les victimes aient pu avoir objectivement conscience de leurs droits. Le projet de r\u00e9vision du droit de la prescription ne pr\u00e9voit aucune solution \u00e9quitable, ne serait-ce qu'\u00e0 titre transitoire sous la forme d'un d\u00e9lai de gr\u00e2ce. Les victimes de maladies qui ne peuvent \u00eatre diagnostiqu\u00e9es que de longues ann\u00e9es apr\u00e8s les \u00e9v\u00e9nements pathog\u00e8nes sont priv\u00e9es de la possibilit\u00e9 de faire valoir leurs droits en justice. En l'esp\u00e8ce, au vu des circonstances exceptionnelles, l'application des d\u00e9lais de p\u00e9remption ou de prescription a limit\u00e9 l'acc\u00e8s des requ\u00e9rantes \u00e0 un tribunal (ch. 70 - 80).\nConclusion: violation de l'art. 6 par. 1 CEDH.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(1er rapport trimestriel 2014)<br>Droit d'acc\u00e8s \u00e0 un tribunal (article 6 \u00a7 1 CEDH) seul et combin\u00e9 avec l'interdiction de la discrimination (art. 14 CEDH); prescription des pr\u00e9tentions des proches d'une victime de l'amiante.<br>L'affaire concerne un ouvrier ayant appris en mai 2004 qu'il souffrait d'un m\u00e9soth\u00e9liome pleural malin caus\u00e9 par les contacts qu'il avait eus avec l'amiante dans le cadre de son travail dans les ann\u00e9es 1960-1970. Il est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 2005. Les tribunaux suisses ont rejet\u00e9 pour prescription et pour p\u00e9remption les actions en dommages et int\u00e9r\u00eats de l'\u00e9pouse et des deux enfants vis-\u00e0-vis de l'employeur et des autorit\u00e9s suisses. Devant la Cour, la veuve du d\u00e9funt ainsi que les filles de ce dernier ont fait valoir, s\u00e9par\u00e9ment, une violation de l'article 6 \u00a7 1 CEDH, du fait de la p\u00e9remption, respectivement de la prescription, de leurs actions, alors que le d\u00e9lai de prescription, respectivement le d\u00e9lai absolu de p\u00e9remption, a commenc\u00e9 \u00e0 courir avant qu'elles n'aient pu avoir connaissance de leurs droits. Les filles du d\u00e9funt ont \u00e9galement fait valoir une violation de l'article 14 CEDH, combin\u00e9 avec l'article 6 \u00a7 1 CEDH, s'estimant victimes d'une discrimination fond\u00e9e sur la nature de la maladie du d\u00e9funt.<br>La Cour a constat\u00e9 que l'application syst\u00e9matique des r\u00e8gles de p\u00e9remption ou de prescription \u00e0 des victimes de maladies qui ne peuvent \u00eatre diagnostiqu\u00e9es que de longues ann\u00e9es apr\u00e8s les \u00e9v\u00e9nements pathog\u00e8nes, est susceptible de priver les int\u00e9ress\u00e9s de la possibilit\u00e9 de faire valoir leurs pr\u00e9tentions en justice. Elle a \u00e9galement retenu que le projet de r\u00e9vision du droit de la prescription suisse ne pr\u00e9voit aucune solution \u00e9quitable au probl\u00e8me pos\u00e9, ne serait-ce qu'\u00e0 titre transitoire, sous la forme d'un \"d\u00e9lai de gr\u00e2ce\". La Cour a estim\u00e9 que, lorsqu'il est scientifiquement prouv\u00e9 qu'une personne est dans l'impossibilit\u00e9 de savoir qu'elle souffre d'une certaine maladie, une telle circonstance devrait \u00eatre prise en compte pour le calcul du d\u00e9lai de p\u00e9remption ou de prescription. Violation de l'article 6 \u00a7 1 CEDH (6 voix contre 1). La Cour a estim\u00e9 qu'il ne s'imposait pas d'examiner l'affaire sous l'angle de l'article 14 combin\u00e9 avec l'article 6 \u00a7 1 de la Convention."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>SUISSE: Art. 6 par. 1 CEDH. Fixation du point de d\u00e9part du d\u00e9lai de p\u00e9remption ou de prescription dans le cas des victimes de l'amiante.\n<br>La p\u00e9riode de latence des maladies li\u00e9es \u00e0 l'amiante peut s'\u00e9tendre sur plusieurs d\u00e9cennies. Le d\u00e9lai de 10 ans, qui commence \u00e0 courir \u00e0 la date o\u00f9 les victimes ont \u00e9t\u00e9 expos\u00e9es \u00e0 la poussi\u00e8re d'amiante, sera toujours expir\u00e9. Toute action en dommages et int\u00e9r\u00eats sera p\u00e9rim\u00e9e ou prescrite avant m\u00eame que les victimes aient pu avoir objectivement conscience de leurs droits. Le projet de r\u00e9vision du droit de la prescription ne pr\u00e9voit aucune solution \u00e9quitable, ne serait-ce qu'\u00e0 titre transitoire sous la forme d'un d\u00e9lai de gr\u00e2ce. Les victimes de maladies qui ne peuvent \u00eatre diagnostiqu\u00e9es que de longues ann\u00e9es apr\u00e8s les \u00e9v\u00e9nements pathog\u00e8nes sont priv\u00e9es de la possibilit\u00e9 de faire valoir leurs droits en justice. En l'esp\u00e8ce, au vu des circonstances exceptionnelles, l'application des d\u00e9lais de p\u00e9remption ou de prescription a limit\u00e9 l'acc\u00e8s des requ\u00e9rantes \u00e0 un tribunal (ch. 70 - 80).\nConclusion: violation de l'art. 6 par. 1 CEDH.\n<br> Sintesi dell'UFG\n<br>(1\u00b0 rapporto trimestriale 2014)<br>Diritto d'accesso a un tribunale (articolo\u00a06 par.\u00a01 CEDU), di per s\u00e9 e in combinazione con il divieto di discriminazione (art.\u00a014 CEDU); prescrizione delle pretese dei congiunti di una vittima dell'amianto.<br>La causa riguarda un operaio, deceduto nel 2005, che nel maggio\u00a02004 aveva appreso di essere affetto da un mesotelioma pleurico maligno per essere stato esposto all'amianto negli anni\u00a01960-1970 in ambito lavorativo. I tribunali svizzeri hanno considerato prescritte e perente le azioni di risarcimento della moglie e delle due figlie contro il datore di lavoro e le autorit\u00e0 svizzere e le hanno quindi rigettate. Dinanzi alla Corte, la vedova e le figlie del defunto hanno fatto valere, separatamente, che la perenzione, rispettivamente la prescrizione delle loro azioni viola l'articolo\u00a06 paragrafo\u00a01 CEDU, poich\u00e9 il termine di prescrizione, rispettivamente il termine assoluto di perenzione, hanno iniziato a decorrere prima che esse potessero prendere atto dei loro diritti. Le figlie del defunto hanno pure fatto valere una violazione dell'articolo\u00a014 CEDU in combinato disposto con l'articolo\u00a06 paragrafo\u00a01 CEDU per una discriminazione di cui si ritengono vittime dovuta alla natura della malattia del defunto.<br>La Corte ha constatato che applicare sistematicamente le regole sulla perenzione o sulla prescrizione alle vittime di malattie, la cui diagnosi \u00e8 possibile soltanto a distanza di molti anni dagli eventi patogeni, pu\u00f2 privare gli interessati della possibilit\u00e0 di far valere le loro pretese dinanzi alla giustizia. Ha pure constatato che il progetto di revisione del diritto di prescrizione in corso in Svizzera non prevede una soluzione equa di questo problema, nemmeno nella forma transitoria di un termine di grazia. La Corte ha fatto notare che il calcolo del termine di perenzione o di prescrizione dovrebbe tenere conto del fatto, se scientificamente provato, che una persona non poteva sapere di essere affetta da una determinata malattia. Violazione dell'articolo\u00a06 paragrafo\u00a01 CEDU (6\u00a0voti contro 1). La Corte non ha ritenuto necessario esaminare il ricorso sotto il profilo dell'articolo\u00a014 in combinato disposto con l'articolo\u00a06 paragrafo\u00a01 CEDU."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:09:04", "Checksum": "ddf909d49a39cd9e74417fdb1ab4b7d8"}