<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para">2A.263/2002 /dxc </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 4 juin 2002 </div> <div class="para">IIe Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Les juges fédéraux Wurzburger, président, </div> <div class="para">Hungerbühler et Müller, </div> <div class="para">greffier Langone. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">X.________, </div> <div class="para">recourante, représentée par Me Paolo Ghidoni, avocat, </div> <div class="para">rue de Lausanne 91, case postale 525, 1701 Fribourg, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Département de la police du canton de Fribourg, </div> <div class="para">1700 Fribourg, </div> <div class="para">Tribunal administratif du canton de Fribourg, 1ère Cour administrative, </div> <div class="para">route André-Piller 21, case postale, 1762 Givisiez. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">autorisation de séjour </div> <div class="para"> </div> <div class="para">(recours de droit administratif contre la décision du Tribunal administratif du canton de Fribourg, 1ère Cour administrative, </div> <div class="para">du 23 avril 2002) </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant: </div> <div class="para">Qu'arrivée en Suisse le 1er avril 1999, X.________, de nationalité roumaine, s'est mariée le 17 janvier 2000 avec un ressortissant turc, titulaire d'une autorisation d'établissement, </div> <div class="para">qu'elle a obtenu de ce fait une autorisation de séjour annuelle et de travail, valable jusqu'au 17 janvier 2002, </div> <div class="para">que les époux X.________ se sont séparés le 8 septembre 2001, soit moins de deux ans après le mariage, </div> <div class="para">que par décision du 16 janvier 2002, le Département de la police du canton de Fribourg a révoqué l'autorisation de séjour de X.________ et lui a imparti un délai pour quitter le territoire cantonal, </div> <div class="para">que, statuant sur recours le 23 avril 2002, le Tribunal administratif du canton de Fribourg a confirmé cette décision, en constatant que litige ne portait plus que sur le renouvellement de l'autorisation de séjour, </div> <div class="para">qu'agissant par la voie du recours de droit administratif, X.________ demande au Tribunal fédéral d'annuler l'arrêt du 23 avril 2002, </div> <div class="para">que l'<span class="artref">art. 17 al. 2 1</span>ère phrase de la loi fédérale du 26 mars 1931 sur le séjour et l'établissement des étrangers (LSEE; RS 142.20) dispose que le conjoint (étranger) d'un étranger possédant une autorisation d'établissement a droit à une autorisation de séjour, aussi longtemps que les époux vivent ensemble, </div> <div class="para">qu'il est constant que la recourante vit séparée de son mari depuis le 8 septembre 2001, </div> <div class="para">que la séparation ne saurait être considérée comme provisoire, puisque la recourante n'établit pas - ni même n'allègue - qu'une reprise de la vie commune serait sérieusement envisagée et que des démarches concrètes en ce sens auraient été entreprises, </div> <div class="para">qu'il n'est pas contesté que son mari lui a fait subir de graves violences pendant la vie commune, </div> <div class="para">qu'il est vraisemblable que la séparation ait été provoquée exclusivement par la faute du mari, </div> <div class="para">qu'une telle circonstance n'est toutefois pas déterminante pour l'issue du présent litige, soit pour la question de la recevabilité du présent recours, </div> <div class="para">qu'ainsi, dans la mesure où la recourante ne fait plus ménage commun avec son époux depuis relativement longtemps et qu'il n'y a plus d'espoir de réconciliation, elle ne peut pas déduire de l'<span class="artref">art. 17 al. 2 1</span>ère phrase LSEE un droit au renouvellement d'une autorisation de séjour, </div> <div class="para">qu'elle ne saurait non plus se prévaloir de la protection de la vie familiale prévue à l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span> vis-à-vis de son époux, faute de liens familiaux étroits et effectivement vécus, </div> <div class="para">que la recourante fait valoir qu'elle a de fortes attaches avec la Suisse, </div> <div class="para">que la protection de la vie privée garantie par l'art. 8 <span class="artref">§ 1 CEDH</span> n'accorde un droit à une autorisation de séjour que très exceptionnellement, soit seulement en cas de relations particulièrement intenses avec la Suisse, allant au-delà des contacts noués normalement après un séjour de plusieurs années dans ce pays (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=21&amp;from_date=31.05.2002&amp;to_date=19.06.2002&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F120-IB-16%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page16">ATF 120 Ib 16</a> consid. 3b p. 21/22), conditions qui ne sont manifestement pas remplies en l'espèce, </div> <div class="para">qu'en effet, la recourante, qui n'a pas d'enfant, ne séjourne en Suisse que depuis trois ans environ, </div> <div class="para">que le présent recours est dès lors irrecevable comme recours de droit administratif en vertu de l'art. 100 al. 1 lettre b ch. 3 OJ (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=21&amp;from_date=31.05.2002&amp;to_date=19.06.2002&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F127-II-60%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page60">ATF 127 II 60</a> consid. 1a, 161 consid. 1a et les arrêts cités), </div> <div class="para">que la recourante n'a pas non plus qualité pour former un recours de droit public sur le fond au sens de l'<span class="artref">art. 88 OJ</span>, faute d'un droit à l'octroi d'une autorisation de séjour, </div> <div class="para">qu'elle ne pourrait que se plaindre par la voie du recours de droit public de la violation de ses droits de partie équivalant à un déni de justice formel (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=21&amp;from_date=31.05.2002&amp;to_date=19.06.2002&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F126-I-81%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page81">ATF 126 I 81</a> consid. 7b et les arrêts cités), </div> <div class="para">que la recourante ne soulève toutefois pas de griefs d'ordre formel, si bien que le recours est également irrecevable sous cet angle, </div> <div class="para">qu'au surplus, il n'est pas établi que la recourante risque de subir notamment des traitements inhumains au sens des <span class="artref">art. 3 CEDH</span> et 10 al. 3 Cst. en cas de renvoi dans son pays d'origine, </div> <div class="para">que la décision attaquée était donc définitive, </div> <div class="para">que le présent arrêt peut être rendu dans la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>, sans qu'il soit nécessaire de demander les déterminations des autorités intimées, </div> <div class="para">que, succombant, la recourante doit supporter les frais judiciaires (<span class="artref">art. 156 al. 1 OJ</span>), </div> <div class="para">Par ces motifs, vu l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>, le Tribunal fédéral prononce: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Un émolument judiciaire de 500 fr. est mis à la charge de la recourante. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué en copie au mandataire de la recourante, au Département de la police et au Tribunal administratif du canton de Fribourg, 1ère Cour administrative, ainsi qu'à l'Office fédéral des étrangers pour information. </div> <div class="para">Lausanne, le 4 juin 2002 </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le président: Le greffier: </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>