Décision du 19 septembre 2016 Cour des plaintes Composition Les juges pénaux fédéraux Andreas J. Keller, juge, président, Giorgio Bomio et Patrick Robert-Nicoud, le greffier David Bouverat Parties A., requérant contre MINISTÈRE PUBLIC DE LA CONFÉDÉRATION, intimé Objet Révision (art. 40 al. 1 LOAP en lien avec les art. 121 ss LTF) B u n d e s s t r a f g e r i c h t T r i b u n a l p é n a l f é d é r a l T r i b u n a l e p e n a l e f e d e r a l e T r i b u n a l p e n a l f e d e r a l Numéro de dossier: BB.2016.331 - 2 - La Cour des plaintes, vu: - la décision du 3 août 2016 (BB.2016.323), par laquelle elle a déclaré irrecevable un recours pour déni de justice interjeté par A., - la requête de révision de cet acte, formée le 7 août 2016 (date du timbre postal) par le prénommé, - l’ordonnance du 9 août 2016, par laquelle le juge instructeur a imparti au requé- rant un délai de cinq jour pour corriger ce dernier écrit, qui était inconvenant, - le courrier du 15 août suivant, par lequel le requérant s’est exécuté, et considérant: - qu’aux termes de l’art. 40 al. 1 LOAP, les art. 121 à 129 de la loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral (LTF) s'appliquent par analogie à la révision, à l'interpré- tation et à la rectification des prononcés rendus par les cours des plaintes e n vertu de l'art. 37 al. 2 LOAP; - que la décision du 3 août 2016 a été rendue en application de ce tte dernière disposition légale; - que selon l’art. 121 LTF, la révision d'un arrêt du Tribunal fédéral peut être de- mandée notamment si, par inadvertance, le tribunal n'a pas pris en considéra- tion des faits pertinents qui ressortent du dossier (let. d); - que le requérant invoque explicitement cette disposition légale, dès lors qu’il reproche à la Cour de céans de ne pas avoir tenu compte, dans la décision en cause, d’un élément pertinent, à savoir un courrier qu’il a vait adressé le 3 juin 2016 au Procureur général de la Confédération; - qu’il invoque ainsi un motif de révision; - qu’au surplus, le requérant, qui a la qualité pour agir, a agi en temps utile; - qu’il y a donc lieu d’entrer en matière; - que, dans la décision querellée, la Cour de céans a jugé le recours irrecevable au motif que l’exigence jurisprudentielle selon laquelle celui qui s’apprête à dé- poser un recours pour déni de justice ou retard à statuer à l’encontre d’une - 3 - autorité doit en avertir cette dernière, n’était en l’occurrence pas remplie; - que selon le requérant, cette constatation est inexacte; - que celui-ci invoque le courrier du 3 juin 2016 précité; - que dans ce document, le requérant s’est certes plaint de ce que le MPC n’avait pas statué sur une plainte pénale qu’il avait formée le 22 mars 2016 , mais n’a aucunement indiqué qu’il s’apprêtait à interjeter un recours pour déni de justice ou retard à statuer; - que force est donc de constater que ladite condition jurisprudentielle faisait bien défaut en l’occurrence; - que le requérant reproche donc à tort à la Cour de céans d’avoir, par inadver- tance, pas pris en considération des faits pertinents qui ressortent du dossier; - que son grief unique et, partant, la requête de révision, est ainsi mal fondée; - que, vu l'issue du litige, les frais de la cause sont mis à la charge du requérant, conformément à l'art. 428 CPP, appliqué par analogie; - que ceux-ci, en application des art. 73 al. 2 LOAP, ainsi que 5 et 8 al. 3 du règlement du Tribunal pénal fédéral du 31 août 2010 sur les frais, émoluments, dépens et indemnités de la procédure pénale fédérale (RFPPF; RS 173.713.162), sont fixés à CHF 1'000.--; - 4 - prononce: 1. La requête de révision est rejetée. 2. Un émolument de CHF 1'000.-- est mis à la charge du requérant. Bellinzone, le 20 septembre 2016 Au nom de la Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral Le juge président: Le greffier: Distribution - A. - Ministère public de la Confédération Indication des voies de recours Il n'existe pas de voie de recours ordinaire contre la présente décision.