<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><br/><img alt="" height="130" src="20250106094601155_e-files/Aspose.Words.01321d22-d6c1-4cba-a1b7-9d2b96419c04.001.png" width="77"/><br/></p> <p><span> </span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>500 </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>PE22.021835-TBU</span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span>COUR D’APPEL PENALE</span></p> <p><span>______________________________</span></p> <p><span>Séance du 17 décembre 2024</span></p> <p><span>__________________</span></p> <p><span>Composition : M. </span><span>Parrone</span><span>, président</span></p> <p><span>Greffière : Mme Kaufmann</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span>Parties à la présente cause :</span></p> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><span> </span></p> <p><span>X.________</span><span>, prévenue, représentée par Me Sébastien Lorentz, défenseur de choix à Genève, appelante,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>et</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>MINISTÈRE PUBLIC</span><span>, représenté par le Procureur de l'arrondissement de La Côte, intimé,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>T.________</span><span>, partie plaignante, intimée,</span></p> <p><span> </span></p> </td> </tr> </table> <p><span> </span></p> <p><br/></p> <p><span> Vu le jugement du 2 septembre 2024 par lequel le Tribunal de police de l’arrondissement de La Côte a constaté qu’X.________ s’est rendue coupable de vol et de violation de domicile (I), a révoqué les sursis accordés le 16 novembre 2022 par le Tribunal de police de La Côte et le 16 février 2023 par le Tribunal de police de Genève et a condamné X.________ à une peine d’ensemble de 90 jours-amende à 30 fr. le jour (II), a ordonné le maintien au dossier du DVD contenant les images de vidéosurveillance produit sous fiche de pièce à conviction n° 43108 (III) et a mis les frais de procédure à hauteur de 600 fr. à la charge d’X.________ (IV) ; </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu la déclaration d’appel déposée le 24 octobre 2024 par X.________ contre ce jugement,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu le jugement rendu par le Tribunal de police de l’arrondissement de La Côte le 16 novembre 2022 et en particulier les références aux rapports médicaux établis les 17 juin 2021 et 2 février 2022 par le Dr. P.________, psychiatre psychothérapeute, ainsi que les témoignages de ce dernier et du Dr. M.________, psychothérapeute et psychologue, qu’il contient, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu le rapport médical établi conjointement le 25 mars 2022 par les Drs M.________ et P.________ ; </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu l’attestation du 15 janvier 2024 signée par le Dr. [...], médecin-chef du service d’addictologie aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ; </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> vu les pièces du dossier ;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu que les rapports précités suscitent des doutes au sujet de la santé psychique et de la responsabilité de la prévenue au moment des faits,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’il convient par conséquent d’ordonner une expertise psychiatrique d’X.________, en application des art. 20 CP et 182 CPP,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> que cette expertise peut être confiée au Dr E.________, psychiatre FMH, médecin responsable du Centre d'expertises psychiatriques de l'Institut de psychiatrie légale du CHUV,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’il convient d’impartir aux parties un délai de dix jours pour faire valoir, le cas échéant, leurs motifs de récusation de l’expert ; </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> qu’il convient d’impartir à l’expert un délai au 28 mars 2025 pour déposer son rapport ;</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> attendu que les frais de la présente ordonnance, arrêtés à 550 fr., suivront le sort des frais de la cause.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>le Président de la Cour d’appel pénale,</span></p> <p><span>en application des art. 20 CP et 182 CPP,</span></p> <p><span>statuant à huis clos :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> </span><span>ordonne</span><span> </span><span>une expertise psychiatrique d’X.________. </span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> </span><span>désigne</span><span> </span><span>en qualité d’expert le Dr E.________, à charge pour lui, tout en conservant la responsabilité de l’expertise, de déléguer tout ou partie de sa mission à l’un de ses collaborateurs.</span></p> <p><span> III. </span><span>invite</span><span> l’expert à répondre aux questions suivantes : </span></p> <p><span>1. </span><span>Existence d'un trouble mental </span></p> <p><span>1.1. L'examen de l'expertisée met-il en évidence un trouble mental ?</span></p> <p><span>1.2. Si oui : lequel ?</span></p> <p><span> - peut-il être considéré comme grave ? </span></p> <p><span> - quelle est son influence sur le comportement général de l'expertisée ?</span></p> <p><span> - était-il déjà présent au moment des faits reprochés ?</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>2. </span><span>Responsabilité (art. 19 al. 1 et 2 CP)</span></p> <p><span>L'expert estime-t-il, en tenant compte du trouble mental constaté, que la faculté de l’expertisée</span></p> <p><span> - d'apprécier le caractère illicite de son (ses) acte(s) et/ou</span></p> <p><span> - de se déterminer d'après cette appréciation </span></p> <p><span>était, au moment des faits :</span></p> <p><span> a) conservée (pleine responsabilité) ?</span></p> <p><span>b) restreinte (responsabilité diminuée selon l'art. 19 al. 2 CP) dans une mesure :</span></p> <p><span> - légère ?</span></p> <p><span> - moyenne ?</span></p> <p><span> - importante ?</span></p> <p><span> c) nulle (irresponsabilité selon l'art. 19 al. 1 CP) ?</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>3. </span><span>Risque de récidive (art. 56 al. 3 let. b CP)</span></p> <p><span>3.1. L'expertisé est-il susceptible de commettre de nouvelles infractions ?</span></p> <p><span>3.2. Si oui, quelle est l'importance de ce risque et quelle pourrait être la nature des nouvelles infractions ?</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>4. </span><span>Traitement des troubles mentaux (art. 59 et 63 CP)</span></p> <p><span>4.1. Pour autant que le trouble mental dont souffre l'auteure soit qualifié de grave et que l'acte punissable soit en relation avec ce trouble, existe-t-il pour ce trouble un traitement susceptible de diminuer le risque de récidive ? Si oui, de quelle nature ?</span></p> <p><span>4.2. Si un traitement paraît indiqué pour prévenir la commission de nouvelles infractions, serait-il nécessaire : </span></p> <p><span> a) d'ordonner un traitement institutionnel (art. 59 CP) ?</span></p> <p><span>b) au lieu d'un traitement institutionnel, d'ordonner un traitement ambulatoire (art. 63 CP) ?</span></p> <p><span>4.3. Si un traitement institutionnel ou un traitement ambulatoire paraît indiqué, quelles sont les possibilités pratiques de mettre en œuvre et de mener à bien cette mesure ?</span></p> <p><span>4.4. L'expertisée est-elle disposée à se soumettre à un tel traitement ? Sinon, le traitement reste-t-il indiqué et conserve-t-il des chances de succès ?</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>5. </span><span>Traitement des addictions (art. 60 et 63 CP)</span></p> <p><span>5.1. L'expertisée présente-t-elle une dépendance à l'alcool, aux produits stupéfiants ou à toute autre substance ? Si oui, l'acte punissable est-il en relation avec cette addiction ? Celle-ci peut-elle être soignée par un traitement susceptible de réduire le risque de récidive ?</span></p> <p><span>5.2. Si un traitement paraît indiqué pour prévenir la commission de nouvelles infractions, serait-il nécessaire : </span></p> <p><span>a) d'ordonner un traitement institutionnel (art. 60 CP) ?</span></p> <p><span>b) au lieu d'un traitement institutionnel, d'ordonner un traitement ambulatoire (art. 63 CP) ?</span></p> <p><span>5.3. Si un traitement institutionnel ou un traitement ambulatoire paraît indiqué, quelles sont les possibilités pratiques de mettre en œuvre et de mener à bien cette mesure ?</span></p> <p><span>5.4. L'expertisée est-elle disposée à se soumettre à un tel traitement ? Sinon, le traitement reste-t-il indiqué et conserve-t-il des chances de succès ?</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>6. </span><span>Concours entre plusieurs mesures (art. 56a CP)</span></p> <p><span>Si l'expert a proposé plusieurs mesures, en réponse aux questions 4 et 5 ci-dessus, les buts que ces mesures visent peuvent-ils être atteints par une seule d'entre elles ? Si oui, laquelle ?</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>7.</span><span> </span><span>Divers</span></p> <p><span>L’expert a-t-il d’autres remarques à formuler ?</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>IV. </span><span>dit</span><span> que le dossier sera remis à l’expert. </span></p> <p><span> V. </span><span>impartit</span><span> aux parties un délai de dix jours pour faire valoir, le cas échéant, leurs motifs de récusation de l’expert.</span></p> <p><span> VI. </span><span>impartit</span><span> </span><span>à l’expert un délai au 28 mars 2025 pour déposer son rapport en trois exemplaires, accompagné de sa note d’honoraires. </span></p> <p><span> VII. </span><span>dit</span><span> que les frais de la présente ordonnance, par 550 fr., suivent le sort des frais de la cause.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Le président : La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><br/></p> <p><span>Du </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> L’ordonnance qui précède est notifiée, par l'envoi d'une copie complète, à :</span></p> <p><span>- Me Sébastien Lorentz, avocat (pour X.________),</span></p> <p><span>- T.________, </span></p> <p><span>- Ministère public central, </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> et communiquée à :</span></p> <p><span>- M. le Procureur de l’arrondissement de La Côte,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> par l’envoi de photocopies.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La présente ordonnance peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1</span><span> </span><span>LTF).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> </body> </html>