<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><br/><img alt="" height="130" src="20150915134338288_e-files/Aspose.Words.f95b661a-fafd-4aad-8a77-4997af875010.001.png" width="77"/><br/></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>589 </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>PE15.007989-HNI/ACP</span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>CHAMBRE DES RECOURS PENALE</span></p> <p><span>__________________________________________</span></p> <p><span>Arrêt du 7 septembre 2015</span></p> <p><span>__________________</span></p> <p><span>Composition : M. </span><span>Abrecht</span><span>, président</span></p> <p><span> MM. Meylan et Krieger, juges </span></p> <p><span>Greffière : Mme Paschoud</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Art. 85 al. 3, 90 al. 2 , 354 , 356 al. 2 et 393 al. 1 let. b CPP</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Statuant sur le recours interjeté le 15 juillet 2015 par O.________ contre le prononcé rendu le 2 juillet 2015 par le Tribunal de police de l’arrondissement de l’Est vaudois dans la cause </span><span>n° PE15.007989 HNI/ACP</span><span>, la Chambre des recours pénale considère :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> En fait :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>A.</span><span> </span><span>a) </span><span>Par ordonnance pénale du 4 juin 2015, le Ministère public de l’arrondissement de l’Est vaudois a notamment condamné O.________ pour vol et utilisation frauduleuse d’un ordinateur à une peine privative de liberté de 90 jours (I) et a mis les frais de procédure à sa charge (III).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> L’ordonnance a été notifiée le jour même à l’intéressé sous pli recommandé et a été distribuée par la Poste le 10 juin 2015 (P. 22).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>b) </span><span>Par acte du 24 juin 2015, O.________ a formé opposition contre cette ordonnance pénale (P. 21).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le 1</span><span>er</span><span> juillet 2015, le Ministère public a transmis le dossier au Tribunal de police de l’arrondissement de l’Est vaudois et a conclu à ce que l’opposition soit déclarée irrecevable pour cause de retard et que les frais soient mis la charge de O.________ (P. 24).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>B.</span><span> Par prononcé du 2 juillet 2015, le Tribunal de police a déclaré l’opposition formée par O.________ irrecevable (I), a constaté le caractère exécutoire de l’ordonnance pénale du 4 juin 2015 (II) et a dit que ce prononcé était rendu sans frais (III).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>C.</span><span> Par acte du 15 juillet 2015, O.________ a fait recours auprès de la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal contre le prononcé du 2 juillet 2015 (P. 27).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Il n’a pas été ordonné d’échange d’écritures. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>En droit :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.</span></p> <p><span>1.1 </span><span>Le prononcé par lequel un tribunal de première instance, statuant sur la validité de l'opposition formée par le prévenu contre une ordonnance pénale rendue par le Ministère public (art. 356 al. 2 CPP [code de procédure pénale suisse ; RS 312.0]), déclare l'opposition irrecevable, par exemple pour cause de tardiveté, est susceptible de recours selon les art. 393 ss CPP (Gilliéron/Killias, in : Kuhn/Jeanneret [éd.], Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, Bâle 2011, n. 5 ad art. 356 CPP ; CREP 30 décembre 2014/925 ; CREP 24 septembre 2014/695). Le recours doit être adressé par écrit, dans un délai de dix jours dès la notification de la décision attaquée (art. 384 let. b CPP), à l’autorité de recours (art. 396 al. 1 CPP) qui est, dans le canton de Vaud, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal (art. 13 LVCPP [loi vaudoise du 19 mai 2009 d’introduction du code de procédure pénale suisse ; RSV 312.01] ; art. 80 LOJV [loi vaudoise du 12 décembre 1979 d’organisation judiciaire ; RSV 173.01]).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.2 </span><span>En l’espèce, le recours de O.________ a été interjeté en temps utile auprès de l’autorité compétente par le prévenu, qui a qualité pour recourir (cf. art. 382 al. 1 CPP), et dans les formes prescrites (cf. art. 385 al. 1 CPP), de sorte qu’il est recevable.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>2.</span></p> <p><span>2.1 </span><span>A l’appui de son recours, O.________ fait valoir que l’ordonnance pénale lui a été notifiée à une ancienne adresse et que pour cette raison, il en a pris connaissance tardivement (P. 27). </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>2.2</span><span> En vertu de l’art. 354 CPP, le prévenu peut former opposition contre une ordonnance pénale rendue à son endroit dans les 10 jours auprès du Ministère public qui a statué. Si aucune opposition n’est valablement formée, l’ordonnance pénale est assimilée à un jugement.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>En application de l’art. 356 al. 2 CPP, le tribunal de première instance statue sur la validité de l’ordonnance pénale et de l’opposition. Si l’opposition a été formée tardivement, soit après le délai de dix jours prévu par l’art. 354 al. 1 CPP, le tribunal la déclare irrecevable (CREP 11 août 2014/499).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>2.3</span><span> Les autorités pénales notifient leurs prononcés par lettre signature ou par tout autre mode de communication impliquant un accusé de réception, notamment par l'entremise de la police (art. 85 al. 2 CPP). Un prononcé est réputé notifié lorsqu’il a été remis au destinataire, à l’un de ses employés ou à toute personne de plus de seize ans vivant dans le même ménage (art. 85 al. 3 CPP). La partie qui, pendant une procédure, s’absente un certain temps du lieu dont elle a communiqué l’adresse aux autorités, en omettant de prendre les dispositions nécessaires pour que les envois postaux parvenant à cette adresse lui soient transmis, ou de renseigner l’autorité sur l’endroit où elle peut être atteinte, ou encore de désigner un représentant habilité à agir en son nom, ne peut se prévaloir de son absence lors de la tentative de notification d’une communication officielle à son adresse habituelle, si elle devait s’attendre avec quelque vraisemblance à recevoir une telle communication (ATF 119 V 89 c. 4b/aa p. 94). </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>2.4 </span><span>En l’espèce, il ressort de l’extrait relatif au suivi des envois que l’ordonnance pénale a été notifiée le 10 juin 2015 à l’adresse que le recourant a mentionnée sur les courriers par lesquels il a formé opposition et interjeté recours. Il appartenait à O.________, sachant qu’il faisait l’objet d’une instruction pénale, de faire le nécessaire pour prendre régulièrement connaissance de son courrier. Il doit ainsi assumer que le tiers domicilié à l’adresse donnée lui ait transmis le courrier avec du retard. Le délai de 10 jours pour former opposition a commencé à courir le lendemain de la notification, soit le 11 juin 2015, et il est donc arrivé à échéance le 22 juin 2015 (cf. art. 90 CPP). Ainsi, l’opposition postée le 24 juin 2015 doit être considérée comme tardive et le prononcé rendu le 2 juillet 2015 par le Tribunal de police bien fondé. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>3. </span><span>En définitive, le recours, manifestement mal fondé, doit être rejeté et le prononcé attaqué confirmé. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Les frais de la procédure de recours, constitués en l’espèce du seul émolument d’arrêt, par 550 fr., (art. 422 al. 1 CPP, art. 20 al. 1 TFIP [tarif des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre 2010 ; RSV 312.03.1]), seront mis à la charge du recourant, qui succombe (art. 428 al. 1 CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>la Chambre des recours pénale</span></p> <p><span>prononce :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> Le recours est rejeté.</span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> Le prononcé du 2 juillet 2015 est confirmé.</span></p> <p><span> </span><span>III. </span><span>Les frais d’arrêt, par 550 fr. (cinq cent cinquante francs), sont mis à la charge de O.________.</span></p> <p><span> </span><span>IV.</span><span> Le présent arrêt est exécutoire.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Le président : La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Du </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à :</span></p> <p><span>-</span><span> </span><span>M. O.________,</span></p> <p><span>-</span><span> </span><span>Ministère public central,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> et communiqué à :</span></p> <p><span>-</span><span> </span><span>Mme la Présidente du Tribunal de police de l’arrondissement de l’Est vaudois,</span></p> <p><span>-</span><span> </span><span>M. le Procureur de l’arrondissement de l’Est vaudois,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> par l’envoi de photocopies.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1</span><span> </span><span>LTF).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> La greffière :</span></p> <p><span> </span></p> </div> </body> </html>