Lausanne, 1. November 2012
Medienmitteilung des Bundesgerichts:
Urteil vom 30. Oktober 2012 (4A_127/2012, 4A_141/2012)
Herausgabe von Retrozessionen bei der Vermögensverwaltung durch  
eine Bank
Die in der Rechtsprechung entwickelten Grundsätze zur Herausgabepflicht für sogenannte  
Retrozessionen oder Rückvergütungen gelten auch für Banken, die als Vermögensverwalterinnen für einen Kunden tätig sind, wenn sie in diesem Rahmen Anlagefonds oder  
strukturierte Produkte für den Kunden erwerben und dabei Vertriebsentschädigungen  
erhalten. Dies hat das Bundesgericht mit Urteil vom 30. Oktober 2012 klargestellt. Es  
entschied weiter, dass von der auftragsrechtlichen Herausgabepflicht auch Vertriebsentschädigungen betroffen sind, die der Bank von ihren Konzerngesellschaften zufliessen. 
Die im vorliegenden Fall beklagte Bank verwaltet einerseits gegen Entgelt das Wertschriftenvermögen des klagenden Kunden und vertreibt andererseits Anlagefondsanteile für  
verschiedene Fondsleitungen. Als Vergütung für den Fondsvertrieb erhielt sie sogenannte  
Bestandespflegekommissionen, d.h. einen Teil der dem Fondsvermögen belasteten Verwaltungskommission, die periodisch von der Fondsleitung erhoben wird. Mit Urteil vom  
13. Januar 2012 entschied das Obergericht des Kantons Zürich, dass die Bank dem Vermögensverwaltungskunden die Bestandespflegekommissionen herausgeben müsse, die sie  
von Drittanbietern erhalten hatte. Für Vertriebsentschädigungen, die der Bank von mit ihr  
verbundenen  Konzerngesellschaften  zugeflossen  waren,  lehnte  das  Obergericht  einen  
Ablieferungsanspruch hingegen ab. Sowohl die Bank als auch der Kunde fochten diesen  
Entscheid beim Bundesgericht an. 
Bundesgericht
Tribunal fédéral
Tribunale federale 
Tribunal federal
CH-1000 Lausanne 14
Korrespondenznummer 11.5.2/17_2012Nach Art. 400 Abs. 1 des schweizerischen Obligationenrechts (OR) hat der Beauftragte dem  
Auftraggeber alle Vermögenswerte herauszugeben, die in einem inneren Zusammenhang zur  
Auftragsausführung stehen. Dazu gehören nach der bisherigen Rechtsprechung unter anderem sogenannte Retrozessionen bzw. Rückvergütungen , die dem Vermögensverwalter von  
Dritten zufliessen (vgl. dazu BGE 132 III 460 und 137 III 393). Die I. zivilrechtliche Abteilung  
des Bundesgerichts hat nun mit Entscheid vom 30.  Oktober 2012 klargestellt, dass die  
Herausgabepflicht auch im Fall einer  Bank greift, die als Vermögensverwalterin für einen  
Kunden tätig ist, wenn sie in diesem Rahmen Anlagefonds und strukturierte Produkte für den  
Kunden erwirbt und vom Produktanbieter dafür Bestandespflegekommissionen erhält. Das  
Bundesgericht hat insbesondere festgehalten, dass mit diesen Vergütungen ein Interessenkonflikt verbunden ist: Für die Bank besteht aufgrund der Vergütung ein Anreiz, durch eigene  
Entscheidung einen Bestand bestimmter Anlageprodukte zu begründen, zu erhalten oder zu  
erhöhen, auch wenn dies möglicherweise nicht durch die Interessen des Kunden gerechtfertigt  
ist. Das Bundesgericht hat im konkreten Fall entschieden, dass die Bank dem Kunden die  
Bestandespflegekommissionen herausgeben muss, die ihr von konzernfremden Produktanbietern zugeflossen sind. Entsprechend hat es die Beschwerde der Bank, die eine Herausgabepflicht bestritt, abgewiesen, soweit es darauf eingetreten ist.
Die Beschwerde des Bankkunden, der eine Herausgabe auch für Bestandespflegekommissionen verlangte, die der Bank von ihren  eigenen Konzerngesellschaften  entrichtet 
wurden, hat das Bundesgericht teilweise gutgeheissen. Es hat erwogen, dass die Bestandespflegekommissionen, die der Bank für Anlageprodukte von Konzerngesellschaften zugeflossen  
sind, angesichts des damit einhergehenden Interessenkonflikts im Hinblick auf die Herausgabepflicht gleich zu behandeln sind wie entsprechende Zahlungen konzernfremder Dritter. Es  
hat das angefochtene Urteil des Obergerichts des Kantons Zürich vom 13. Januar 2012, das  
eine entsprechende Herausgabepflicht zu Unrecht verneinte, aufgehoben. Weil sich dem  
angefochtenen Entscheid keine Feststellungen zur Höhe dieser Zahlungen entnehmen lassen,  
konnte über das Klagebegehren im Rahmen des Beschwerdeverfahrens nicht materiell  
entschieden werden; das Bundesgericht hat daher die Streitsache zu neuer Beurteilung an das  
Obergericht zurückgewiesen. Lausanne, le 1er novembre 2012
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral :
Arrêt du 30 octobre 2012 (4A_127/2012, 4A_141/2012)
Restitution de ristournes dans la gestion de fortune pratiquée par une  
banque
Les principes développés par la jurisprudence relative à l'obligation de restituer des  
ristournes ou rétrocessions s'appliquent aussi aux banques chargées de gérer la fortune  
d'un client lorsque, dans ce cadre, elles acquièrent pour le client des parts de fonds de  
placement ou des produits structurés et que des commissions leur sont versées en  
contrepartie de la commercialisation de ces valeurs. Le Tribunal fédéral l'a précisé par arrêt  
du 30 octobre 2012. Le tribunal fédéral a aussi décidé que l'obligation de restituer,  
inhérente au contrat de mandat, s'étend également aux commissions que la banque reçoit  
de sociétés qui lui sont liées au sein d'un groupe.
Dans la présente affaire, la banque défenderesse gère contre rémunération le portefeuille de  
titres du client demandeur; en outre, elle commercialise les parts de fonds de placement de  
diverses directions. Cette activité-ci lui rapporte des prestations dites commissions d'état,  
correspondant  à  une  partie  des  commissions  de  gestion  que  la  direction  prélève  
périodiquement sur la fortune du fonds. Le 31 janvier 2012, la Cour suprême du canton de  
Zurich a jugé que le client dont la banque gère le portefeuille peut exiger d'elle la restitution  
des commissions d'état reçues des offreurs tiers. En revanche, la Cour suprême n'a pas  
reconnu l'obligation de restituer les commissions de commercialisation reçues de sociétés  
liées à la banque au sein d'un groupe. La banque et le client ont l'une et l'autre attaqué cet  
arrêt devant le Tribunal fédéral. 
Bundesgericht
Tribunal fédéral
Tribunale federale 
Tribunal federal
CH-1000 Lausanne 14
Dossier no 11.5.2/17_2012En vertu de l'art. 400 al. 1 du code des obligations (CO), le mandataire est tenu de restituer au  
mandant toutes les valeurs patrimoniales intrinsèquement liées à l'accomplissement du  
mandat. Cela concernait notamment, selon la jurisprudence établie, les  ristournes ou 
rétrocessions que le gérant de fortune reçoit de tiers (voir ATF 132 III 460 et 137 III 393). La  
Ire Cour de droit civil du Tribunal fédéral a maintenant précisé, par arrêt du 30 octobre 2012,  
que l'obligation de restituer s'étend aussi au cas d'une banque gérant la fortune d'un client  
lorsque, dans ce cadre, elle acquiert pour lui des parts de fonds de placement et des produits  
structurés, et qu'en contrepartie, l'offreur des produits lui verse des commissions d'état. En  
particulier, le Tribunal fédéral a retenu que ces commissions engendrent un conflit d'intérêts  : 
la banque se trouve incitée à acquérir ou à accroître de sa propre initiative le stock d'un  
produit déterminé alors que l'opération ne se justifie peut-être pas au regard des intérêts du  
client. Le Tribunal fédéral a jugé en l'espèce que la banque doit restituer au client les  
commissions d'état reçues d' offreurs qui n'appartiennent pas au groupe  de sociétés dont  
elle-même fait partie. Le Tribunal fédéral a ainsi rejeté, dans la mesure où il était recevable, le  
recours de la banque qui contestait cette obligation de restituer. 
Le Tribunal fédéral a partiellement admis le recours du client qui exigeait également la  
restitution des commissions d'état reçues d' offreurs appartenant au même groupe . Il a 
considéré que, eu égard au conflit d'intérêts engendré par les commissions d'état, celles  
reçues pour des produits de placement provenant de sociétés du même groupe doivent être  
traitées, du point de vue de l'obligation de restituer, comme celles reçues de tiers externes au  
groupe. Il a annulé l'arrêt de la Cour suprême du canton de Zurich du 13 janvier 2012, attaqué  
devant le Tribunal fédéral, qui excluait à tort cette obligation de restituer. Le Tribunal fédéral  
n'était pas en mesure de statuer sur la prétention du client parce que le montant des  
commissions concernées n'était pas constaté dans l'arrêt attaqué; il a donc renvoyé la cause à  
la Cour suprême pour nouvelle décision.