{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2012-03-06", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20120306-24895-06_2012-03-06.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20120306_24895_06:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "a7d7de81f9645ba10ec49c0318dcea92"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20120306_24895_06", "Marzohl Ammar gegen Schweiz"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 06.03.2012 20120306_24895_06 (Marzohl Ammar gegen Schweiz)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 06.03.2012 20120306_24895_06 (Marzohl Ammar gegen Schweiz)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 06.03.2012 20120306_24895_06 (Marzohl Ammar gegen Schweiz)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>D\u00c9CISION D'IRRECEVABILIT\u00c9 de la CourEDH:\nSUISSE: Art. 6 par. 1 et 3 let. c CEDH combin\u00e9s. Droit \u00e0 \u00eatre assist\u00e9 par un avocat lors de l'audition par le juge d'instruction suite \u00e0 l'arrestation.\n<br>Lors de cet interrogatoire, le requ\u00e9rant s'est limit\u00e9 \u00e0 prendre acte des charges retenues contre lui et \u00e0 demander \u00e0 contacter son avocat. Cette audition ne pr\u00e9sentait donc aucun caract\u00e8re crucial pour la suite de la proc\u00e9dure. L'avocat a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9venu de l'arrestation de son client et a pu contester le mandat d'arr\u00eat devant le tribunal sup\u00e9rieur, puis devant le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral. La Cour en conclut que le requ\u00e9rant s'est fait assister d'un avocat, qui l'a aid\u00e9 \u00e0 pr\u00e9parer sa d\u00e9fense, et qu'il n'y a aucune apparence de violation du droit \u00e0 un proc\u00e8s \u00e9quitable.\nConclusion: requ\u00eate d\u00e9clar\u00e9e irrecevable.\n<br>D\u00c9CISION D'IRRECEVABILIT\u00c9 de la CourEDH:\nSUISSE: Art. 5 par. 2 CEDH. Droit \u00e0 \u00eatre inform\u00e9 des raisons de l'arrestation et droit \u00e0 un interpr\u00e8te.\n<br>Lors de l'audience devant le juge d'instruction, le requ\u00e9rant a \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 qu'il \u00e9tait poursuivi pour crimes et d\u00e9lits au titre de la loi sur les stup\u00e9fiants ainsi que pour des infractions \u00e0 la loi sur la circulation routi\u00e8re. Il n'a pas demand\u00e9 de pr\u00e9cisions, et son avocat a pu contester le mandat d'arr\u00eat devant le tribunal sup\u00e9rieur, puis devant le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral, de sorte que les informations fournies \u00e9taient suffisamment d\u00e9taill\u00e9es.\nS'agissant de l'absence d'interpr\u00e8te, l'int\u00e9ress\u00e9 r\u00e9sidait depuis cinq ans en Suisse et \u00e9tait mari\u00e9 \u00e0 une Suissesse. Il a pu r\u00e9pondre aux questions du juge d'instruction, ce qui d\u00e9montre qu'il ma\u00eetrisait la langue allemande et que le recours \u00e0 un interpr\u00e8te ne se justifiait pas.\nConclusion: requ\u00eate d\u00e9clar\u00e9e irrecevable.\n<br>D\u00c9CISION D'IRRECEVABILIT\u00c9 de la CourEDH:\nSUISSE: Art. 5 par. 3 CEDH. Prise en compte par le juge d'instruction des circonstances militant contre l'arrestation et la mise en d\u00e9tention.\n<br>Rien n'indique que le juge d'instruction n'ait pas \u00e9t\u00e9 en mesure d'ordonner l'\u00e9largissement du requ\u00e9rant, de sorte que l'\u00e9tendue de ses pouvoirs r\u00e9pondait aux exigences du contr\u00f4le judiciaire au sens de l'art. 5 par. 3 CEDH.\nS'agissant des raisons avanc\u00e9es pour justifier le placement en d\u00e9tention pr\u00e9ventive de l'int\u00e9ress\u00e9, le juge d'instruction s'est fond\u00e9 sur le risque \u00e9lev\u00e9 de collusion, le risque \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive en raison de sa toxicomanie et le risque de fuite li\u00e9 \u00e0 l'\u00e9ventualit\u00e9 d'une importante peine privative de libert\u00e9. La mise en d\u00e9tention a ainsi \u00e9t\u00e9 ordonn\u00e9e sur le fondement de crit\u00e8res juridiques pr\u00e9vus dans le code de proc\u00e9dure p\u00e9nale, de sorte qu'il n'y a aucune apparence de violation de l'art. 5 par. 3 CEDH.\nConclusion: requ\u00eate d\u00e9clar\u00e9e irrecevable.\n<br> Inhaltsangabe des BJ(1. Quartalsbericht 2012)<br>Recht auf ein faires Verfahren (Art. 6 EMRK); anwaltliche Verbeist\u00e4ndung bei Haftanordnung. Recht auf Freiheit und Sicherheit (Art. 5 Abs. 2 und 3 EMRK); Unterrichtung \u00fcber Haftgr\u00fcnde und Beschuldigungen in verst\u00e4ndlicher Sprache sowie Pr\u00fcfung der Haftgr\u00fcnde. <br>Der irakische Beschwerdef\u00fchrer wurde in Luzern wegen dringenden Verdachts auf Drogenhandel und weiterer mutmasslicher Straftaten verhaftet. Bei Haftanordnung war er nicht anwaltlich vertreten. Vor dem Gerichtshof machte er geltend, dass dies sein Recht auf ein faires Verfahren nach Artikel 6 EMRK verletzt habe. Er machte zudem geltend, dass er bei der Haftanordnung nur vage und in der ihm schwer verst\u00e4ndlichen deutschen Sprache \u00fcber die Haftgr\u00fcnde und gegen ihn gerichteten Vorw\u00fcrfe informiert worden sei, was Art. 5 Abs. 2 EMRK verletzt habe. Weiter habe faktisch keine Pr\u00fcfung der Haftgr\u00fcnde im Sinne von Art. 5 Abs. 3 EMRK stattgefunden, da diese f\u00fcr den haftanordnenden Untersuchungsrichter von Anfang an festgestanden h\u00e4tten. <br>Der Gerichtshof best\u00e4tigt das Urteil des Bundesgerichts, nach welchem sich aus Artikel 6 EMRK kein unbeschr\u00e4nkter Anspruch ableiten l\u00e4sst, dass ein Verteidiger schon bei der ersten Befragung vor der haftanordnenden Magistratsperson zwingend und von Amtes wegen anwesend sein muss. Im vorliegenden Fall sei die Fairness des Verfahrens durch die Erstbefragung nicht in Frage gestellt worden. Der Gerichtshof hielt zudem fest, dass der Beschwerdef\u00fchrer ausreichend \u00fcber die ihm zu Last gelegten Taten und Haftgr\u00fcnde informiert worden sei. Der Beschwerdef\u00fchrer lebe seit \u00fcber f\u00fcnf Jahren in der Schweiz, war mit einer Schweizerin verheiratet und hatte auch sonst im Verfahren keine Kommunikationsprobleme auf Deutsch. Ein Dolmetscher sei daher nicht n\u00f6tig gewesen. Weiter weise nichts darauf hin, dass der anordnende Haftrichter keine Art. 5 Abs. 3 EMRK entsprechende Haftpr\u00fcfung vorgenommen h\u00e4tte. Der Gerichtshof weist die Beschwerde als offensichtlich unbegr\u00fcndet ab (einstimmig)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>D\u00c9CISION D'IRRECEVABILIT\u00c9 de la CourEDH:\nSUISSE: Art. 6 par. 1 et 3 let. c CEDH combin\u00e9s. Droit \u00e0 \u00eatre assist\u00e9 par un avocat lors de l'audition par le juge d'instruction suite \u00e0 l'arrestation.\n<br>Lors de cet interrogatoire, le requ\u00e9rant s'est limit\u00e9 \u00e0 prendre acte des charges retenues contre lui et \u00e0 demander \u00e0 contacter son avocat. Cette audition ne pr\u00e9sentait donc aucun caract\u00e8re crucial pour la suite de la proc\u00e9dure. L'avocat a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9venu de l'arrestation de son client et a pu contester le mandat d'arr\u00eat devant le tribunal sup\u00e9rieur, puis devant le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral. La Cour en conclut que le requ\u00e9rant s'est fait assister d'un avocat, qui l'a aid\u00e9 \u00e0 pr\u00e9parer sa d\u00e9fense, et qu'il n'y a aucune apparence de violation du droit \u00e0 un proc\u00e8s \u00e9quitable.\nConclusion: requ\u00eate d\u00e9clar\u00e9e irrecevable.\n<br>D\u00c9CISION D'IRRECEVABILIT\u00c9 de la CourEDH:\nSUISSE: Art. 5 par. 2 CEDH. Droit \u00e0 \u00eatre inform\u00e9 des raisons de l'arrestation et droit \u00e0 un interpr\u00e8te.\n<br>Lors de l'audience devant le juge d'instruction, le requ\u00e9rant a \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 qu'il \u00e9tait poursuivi pour crimes et d\u00e9lits au titre de la loi sur les stup\u00e9fiants ainsi que pour des infractions \u00e0 la loi sur la circulation routi\u00e8re. Il n'a pas demand\u00e9 de pr\u00e9cisions, et son avocat a pu contester le mandat d'arr\u00eat devant le tribunal sup\u00e9rieur, puis devant le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral, de sorte que les informations fournies \u00e9taient suffisamment d\u00e9taill\u00e9es.\nS'agissant de l'absence d'interpr\u00e8te, l'int\u00e9ress\u00e9 r\u00e9sidait depuis cinq ans en Suisse et \u00e9tait mari\u00e9 \u00e0 une Suissesse. Il a pu r\u00e9pondre aux questions du juge d'instruction, ce qui d\u00e9montre qu'il ma\u00eetrisait la langue allemande et que le recours \u00e0 un interpr\u00e8te ne se justifiait pas.\nConclusion: requ\u00eate d\u00e9clar\u00e9e irrecevable.\n<br>D\u00c9CISION D'IRRECEVABILIT\u00c9 de la CourEDH:\nSUISSE: Art. 5 par. 3 CEDH. Prise en compte par le juge d'instruction des circonstances militant contre l'arrestation et la mise en d\u00e9tention.\n<br>Rien n'indique que le juge d'instruction n'ait pas \u00e9t\u00e9 en mesure d'ordonner l'\u00e9largissement du requ\u00e9rant, de sorte que l'\u00e9tendue de ses pouvoirs r\u00e9pondait aux exigences du contr\u00f4le judiciaire au sens de l'art. 5 par. 3 CEDH.\nS'agissant des raisons avanc\u00e9es pour justifier le placement en d\u00e9tention pr\u00e9ventive de l'int\u00e9ress\u00e9, le juge d'instruction s'est fond\u00e9 sur le risque \u00e9lev\u00e9 de collusion, le risque \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive en raison de sa toxicomanie et le risque de fuite li\u00e9 \u00e0 l'\u00e9ventualit\u00e9 d'une importante peine privative de libert\u00e9. La mise en d\u00e9tention a ainsi \u00e9t\u00e9 ordonn\u00e9e sur le fondement de crit\u00e8res juridiques pr\u00e9vus dans le code de proc\u00e9dure p\u00e9nale, de sorte qu'il n'y a aucune apparence de violation de l'art. 5 par. 3 CEDH.\nConclusion: requ\u00eate d\u00e9clar\u00e9e irrecevable.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ(1er rapport trimestriel 2012)<br>Droit \u00e0 un proc\u00e8s \u00e9quitable (art. 6 CEDH); assistance par un avocat lors de l'audition devant le juge d'instruction d\u00e9cidant sur la d\u00e9tention. Droit \u00e0 la libert\u00e9 et \u00e0 la s\u00fbret\u00e9 (art. 5 \u00a7 2 et 3 CEDH); information des raisons d'arrestation dans une langue compr\u00e9hensible et examen des motifs de d\u00e9tention. <br>Le requ\u00e9rant est un ressortissant iraquien qui a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 \u00e0 Lucerne dans le cadre d'une enqu\u00eate p\u00e9nale, entre autres pour infractions \u00e0 la loi sur les stup\u00e9fiants. Lors de sa premi\u00e8re audition devant le juge d'instruction suite \u00e0 son arrestation, il n'\u00e9tait pas assist\u00e9 par un avocat. Devant la Cour, le requ\u00e9rant all\u00e8gue que cela aurait viol\u00e9 son droit \u00e0 un proc\u00e8s \u00e9quitable selon l'art. 6 CEDH. Invoquant l'art. 5 \u00a7 2 CEDH, il s'est \u00e9galement plaint de ce qu'il n'aurait pas \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 de mani\u00e8re suffisamment d\u00e9taill\u00e9e des raisons de son arrestation, ce qui aurait viol\u00e9 l'art. 5 \u00a7 2 CEDH. En outre, les motifs de sa d\u00e9tention n'auraient, de fait, pas \u00e9t\u00e9 examin\u00e9s comme l'exige l'art. 5 al. 3 CEDH, \u00e9tant donn\u00e9 que ces motifs auraient \u00e9t\u00e9, d\u00e8s le d\u00e9part, \u00e9tablis aux yeux du juge d'instruction qui a ordonn\u00e9 la d\u00e9tention. <br>La Cour confirme l'arr\u00eat du Tribunal f\u00e9d\u00e9ral selon lequel l'art. 6 CEDH ne va pas jusqu'\u00e0 exiger un droit absolu de la participation d'un d\u00e9fenseur \u00e0 l'audition de placement en d\u00e9tention du pr\u00e9venu par le juge d'instruction. Dans le cas d'esp\u00e8ce, la notion d'\u00e9quit\u00e9 consacr\u00e9e par l'art. 6 CEDH n'aurait pas \u00e9t\u00e9 m\u00e9connue dans sa substance par l'absence d'un avocat lors de cette premi\u00e8re audition. La Cour nota aussi que les informations fournies au requ\u00e9rant concernant les charges et les raisons de son arrestation \u00e9taient suffisamment d\u00e9taill\u00e9es. La Cour remarqua que le requ\u00e9rant r\u00e9sidait depuis cinq ans en Suisse, qu'il \u00e9tait mari\u00e9 avec une ressortissante suisse et qu'il ne ressortait pas du proc\u00e8s-verbal que des difficult\u00e9s de communication se seraient pos\u00e9es lors de la proc\u00e9dure. Ainsi, le recours \u00e0 un interpr\u00e8te ne se justifiait pas. Il n'y aurait enfin pas d'indice que le juge d'instruction n'aurait pas proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 un examen de la d\u00e9tention tel que l'exige l'art.\u00a05 \u00a7 3 CEDH. La Cour rejeta la requ\u00eate comme \u00e9tant manifestement mal fond\u00e9e (unanimit\u00e9)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>D\u00c9CISION D'IRRECEVABILIT\u00c9 de la CourEDH:\nSUISSE: Art. 6 par. 1 et 3 let. c CEDH combin\u00e9s. Droit \u00e0 \u00eatre assist\u00e9 par un avocat lors de l'audition par le juge d'instruction suite \u00e0 l'arrestation.\n<br>Lors de cet interrogatoire, le requ\u00e9rant s'est limit\u00e9 \u00e0 prendre acte des charges retenues contre lui et \u00e0 demander \u00e0 contacter son avocat. Cette audition ne pr\u00e9sentait donc aucun caract\u00e8re crucial pour la suite de la proc\u00e9dure. L'avocat a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9venu de l'arrestation de son client et a pu contester le mandat d'arr\u00eat devant le tribunal sup\u00e9rieur, puis devant le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral. La Cour en conclut que le requ\u00e9rant s'est fait assister d'un avocat, qui l'a aid\u00e9 \u00e0 pr\u00e9parer sa d\u00e9fense, et qu'il n'y a aucune apparence de violation du droit \u00e0 un proc\u00e8s \u00e9quitable.\nConclusion: requ\u00eate d\u00e9clar\u00e9e irrecevable.\n<br>D\u00c9CISION D'IRRECEVABILIT\u00c9 de la CourEDH:\nSUISSE: Art. 5 par. 2 CEDH. Droit \u00e0 \u00eatre inform\u00e9 des raisons de l'arrestation et droit \u00e0 un interpr\u00e8te.\n<br>Lors de l'audience devant le juge d'instruction, le requ\u00e9rant a \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 qu'il \u00e9tait poursuivi pour crimes et d\u00e9lits au titre de la loi sur les stup\u00e9fiants ainsi que pour des infractions \u00e0 la loi sur la circulation routi\u00e8re. Il n'a pas demand\u00e9 de pr\u00e9cisions, et son avocat a pu contester le mandat d'arr\u00eat devant le tribunal sup\u00e9rieur, puis devant le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral, de sorte que les informations fournies \u00e9taient suffisamment d\u00e9taill\u00e9es.\nS'agissant de l'absence d'interpr\u00e8te, l'int\u00e9ress\u00e9 r\u00e9sidait depuis cinq ans en Suisse et \u00e9tait mari\u00e9 \u00e0 une Suissesse. Il a pu r\u00e9pondre aux questions du juge d'instruction, ce qui d\u00e9montre qu'il ma\u00eetrisait la langue allemande et que le recours \u00e0 un interpr\u00e8te ne se justifiait pas.\nConclusion: requ\u00eate d\u00e9clar\u00e9e irrecevable.\n<br>D\u00c9CISION D'IRRECEVABILIT\u00c9 de la CourEDH:\nSUISSE: Art. 5 par. 3 CEDH. Prise en compte par le juge d'instruction des circonstances militant contre l'arrestation et la mise en d\u00e9tention.\n<br>Rien n'indique que le juge d'instruction n'ait pas \u00e9t\u00e9 en mesure d'ordonner l'\u00e9largissement du requ\u00e9rant, de sorte que l'\u00e9tendue de ses pouvoirs r\u00e9pondait aux exigences du contr\u00f4le judiciaire au sens de l'art. 5 par. 3 CEDH.\nS'agissant des raisons avanc\u00e9es pour justifier le placement en d\u00e9tention pr\u00e9ventive de l'int\u00e9ress\u00e9, le juge d'instruction s'est fond\u00e9 sur le risque \u00e9lev\u00e9 de collusion, le risque \u00e9lev\u00e9 de r\u00e9cidive en raison de sa toxicomanie et le risque de fuite li\u00e9 \u00e0 l'\u00e9ventualit\u00e9 d'une importante peine privative de libert\u00e9. La mise en d\u00e9tention a ainsi \u00e9t\u00e9 ordonn\u00e9e sur le fondement de crit\u00e8res juridiques pr\u00e9vus dans le code de proc\u00e9dure p\u00e9nale, de sorte qu'il n'y a aucune apparence de violation de l'art. 5 par. 3 CEDH.\nConclusion: requ\u00eate d\u00e9clar\u00e9e irrecevable.\n<br> Sintesi dell'UFG(1\u00b0 rapporto trimestriale 2012)<br>Diritto ad un processo equo (art. 6 CEDU); assistenza di un avvocato all'atto dell'emissione dell'ordine di carcerazione. Diritto alla libert\u00e0 e alla sicurezza (art. 5 par. 2 e 3 CEDU); informazione in una lingua comprensibile dei motivi dell'arresto e delle accuse mosse nonch\u00e9 esame dei motivi dell'arresto. <br>Il ricorrente, di nazionalit\u00e0 irachena, \u00e8 stato arrestato a Lucerna nell'ambito di un'inchiesta penale per sospetto di traffico di droga e di altri reati. Durante l'udienza preliminare davanti al giudice istruttore non \u00e8 stato assistito da un avvocato. Il ricorrente ha fatto valere dinanzi alla Corte che questa circostanza l'avrebbe privato del diritto ad un processo equo ai sensi dell'articolo 6 CEDU. Appellandosi all'articolo 5 paragrafo 2 CEDU ha inoltre lamentato di essere stato informato in modo impreciso dei motivi dell'arresto e delle accuse a suo carico, per di pi\u00f9 in tedesco, lingua per lui di difficile comprensione, il che costituirebbe una violazione della suddetta disposizione. Per giunta, le accuse che gli venivano mosse non sarebbero state di fatto esaminate secondo quanto previsto dall'articolo 5 paragrafo 3 CEDU, poich\u00e9 il giudice istruttore che ha disposto la detenzione le avrebbe date per scontate. <br>La Corte conferma la sentenza del Tribunale federale secondo cui dall'articolo 6 CEDU non discende il diritto assoluto alla presenza tassativa e d'ufficio di un difensore all'udienza in cui il giudice istruttore decide di sottoporre l'imputato al regime detentivo. Nella fattispecie, l'assenza di un avvocato all'udienza preliminare non avrebbe pregiudicato l'equit\u00e0 del processo. La Corte rileva anche che al ricorrente sono state fornite informazioni sufficientemente dettagliate in merito alle accuse mosse e ai motivi dell'arresto. La Corte segnala inoltre che il ricorrente risiedeva da cinque anni in Svizzera, era coniugato con una cittadina svizzera e che durante il procedimento non sono sorte difficolt\u00e0 di comunicazione in tedesco. Il ricorso a un interprete non era pertanto giustificato. Non sussistono infine indizi del mancato esame dei motivi dell'arresto da parte del giudice istruttore, previsto dall'articolo 5 paragrafo 3 CEDU. La Corte ha quindi respinto il ricorso in quanto manifestamente privo di fondamento (unanimit\u00e0)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:09:10", "Checksum": "e2c6e5d90bf2ab1ed0d0ae86cb1773a6"}