<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><br/><img alt="" height="130" src="20171101135714103_e-files/Aspose.Words.ae396fd9-cb00-42d2-8797-b5a40da994e2.001.png" width="77"/><br/></p> <p><span> </span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>732 </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>PE16.019347-CMI</span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>CHAMBRE DES RECOURS PENALE</span></p> <p><span>__________________________________________</span></p> <p><span>Arrêt du 27 octobre 2017</span></p> <p><span>__________________</span></p> <p><span>Composition : M. </span><span>Maillard</span><span>, président</span></p> <p><span> MM. Meylan et Krieger, juges</span></p> <p><span>Greffier : M. Petit</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Art. 393 al. 1 let. a CPP</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Statuant sur le recours interjeté le 6 octobre 2017 par</span><span> </span><span>M.________</span><span> contre le courrier adressé aux parties le 21 septembre 2017 par le Ministère public de l’arrondissement du Nord vaudois dans la cause </span><span>n° PE16.019347-CMI</span><span>, la Chambre des recours pénale considère :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>En fait :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>A.</span><span> </span><span>a)</span><span> M.________, né le 11 mars 1991, fait l’objet d’une instruction pénale diligentée par le Ministère public de l’arrondissement du Nord vaudois pour assassinat.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>b)</span><span> Par mandat du 21 novembre 2016, le Ministère public a ordonné une expertise psychiatrique, qu’il a confiée au Dr Serge Didisheim ainsi qu’à la Dresse Pascale Hegi, du Centre de psychiatrie du Nord vaudois.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le rapport d'expertise a été déposé le 26 mai 2017 (P. 105). Par avis du 2 juin 2017, il a été communiqué aux parties, assorti d'un délai au 16 juin suivant pour formuler leurs éventuelles observations (P. 109).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Par déterminations du 8 août 2017, les parties ont, dans le délai prolongé, adressé leurs observations au Ministère public sur le rapport d’expertise, T.________ et B.Z.________ concluant à la mise en œuvre d’une seconde expertise (P. 129 et 1</span><a name="_GoBack"></a><span>30), M.________ sollicitant un complément d’expertise sur un certain nombre d’éléments (P. 131).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Par avis aux parties du 14 août 2017, le Ministère public, indiquant avoir pris note des déterminations précitées, a informé qu’il attendait les déterminations complémentaires de M.________ avant de se prononcer sur un complément ou une nouvelle expertise psychiatrique (P. 133).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le 15 septembre 2017, M.________ a déposé des déterminations complémentaires (P. 139).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Par courrier du 21 septembre 2017 au défenseur d’office de M.________, adressé en copie aux conseils de T.________ et B.Z.________, le Ministère public a notamment indiqué qu’« après examen des réquisitions de toutes les parties », il avait « décidé de mettre en œuvre une seconde expertise psychiatrique », sans autre précision (P. 141).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>B.</span><span> </span><span>a)</span><span> Par acte du 6 octobre 2017, M.________, agissant par l’intermédiaire de son défenseur d’office, a déclaré recourir contre la « décision » du Ministère public du 21 septembre 2017, en concluant principalement à sa réforme, en ce sens que seul un complément d’expertise soit ordonné conformément à ses réquisitions du 8 août 2017. Subsidiairement, il a conclu à l’annulation de cette « décision ».</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>b)</span><span> Invité à se déterminer sur le recours, le Ministère public a, par mémoire du 18 octobre 2017, conclu à son rejet sous suite de frais (P. 156).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Par mémoire du 23 octobre 2017, T.________, agissant par l’intermédiaire de son conseil juridique gratuit, a conclu, sous suite de frais et dépens, principalement, à l’irrecevabilité du recours, subsidiairement, à son rejet </span><br/><span>(P. 157).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Par courrier du 23 octobre 2017 également, B.Z.________, agissant par l’intermédiaire de son conseil, a déclaré faire siennes les déterminations du Ministère public (P. 158).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>En droit :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1. </span></p> <p><span>1.1 </span><span>Aux termes de l’art. 393 al. 1 let. a CPP (Code de procédure pénale suisse; RS 312.0), le recours est recevable contre les décisions et actes de procédure du ministère public.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Ne sont pas considérés comme des décisions le courrier du Ministère public constatant la conformité du dossier aux normes de procédure pénale (TF 1B_344/2013 du 4 octobre 2013, consid. 2) ou son avis adressé aux parties en application de l’art. 184 al. 3 CPP, informant de son intention d’ordonner une expertise psychiatrique et impartissant un délai de deux semaines pour s’exprimer sur le choix des experts (Moreillon/Parein-Reymond, Code de procédure pénale, Petit commentaire, 2</span><span>e</span><span> éd., Bâle 2016, n. 7 ad art. 393 CPP et la réf. cit., TF 1B_149/2014 du 17 avril 2014 consid. 3, CREP 28 mars 2014/237; CREP 9 janvier 2014/12).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.2</span><span> En l’espèce, dans son courrier du 21 septembre 2017, le Ministère public indique certes qu’il « a décidé » de mettre en œuvre une seconde expertise psychiatrique. Dans son mémoire du 18 octobre 2017, l’autorité intimée précise toutefois que « ce courrier ne constituait pas une décision susceptible de recours, mais avait pour seul but d’informer les parties sur les opérations qui allaient intervenir » (P. 156, p. 1). Il faut en effet constater avec le Procureur qu’au </span><br/><span>21 septembre 2017, le nouvel expert n’est pas encore désigné en application de </span><br/><span>l’art. 184 al. 1 CPP, que le mandat d’expertise prévu à l’art. 184 al. 2 CPP n’est pas encore notifié, enfin et surtout, que l’on se trouve même en amont de l’avis qu’adresse aux parties la direction de la procédure conformément à l’art. 184 al. 3 CPP, avis dont on souligne que la jurisprudence ne le considère pas encore comme une décision, ni même un acte de procédure sujet à recours (cf. CREP 28 mars 2014/237; CREP 9 janvier 2014/12). Ainsi, faute de constituer une décision ou un acte de procédure au sens de l’art. 393 al. 1 let. a CPP, le courrier du 21 septembre 2017 du Ministère public n’est pas sujet à recours.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>2. </span><span>Partant, le recours doit être déclaré irrecevable.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>Les frais de la procédure de recours, par 1'910 fr. 80, comprenant l’émolument d’arrêt, par 550 fr. (art. 20 al. 1 TFIP [Tarif des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre 2010 ; RSV 312.03.1]), ainsi que les frais imputables à la défense d’office du recourant M.________, par 720 fr., plus la TVA par 57 fr. 60, soit au total 777 fr. 60, et l’assistance gratuite de T.________, partie plaignante, par 540 fr., plus la TVA par 43 fr. 20, soit au total 583 fr. 20 (art. 422 al. 1 et 2 let. a CPP), seront, vu les circonstances de la cause, exceptionnellement laissés à la charge de l’Etat.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> B.Z.________, qui a procédé avec l’assistance d’un avocat, a droit à une juste indemnité pour les dépenses occasionnées par la procédure de recours (art. 433 CPP, applicable par renvoi de l’art. 436 al. 1 CPP). Au vu de l’activité déployée, une indemnité de 150 fr. (30 minutes d’activité d’avocat au tarif horaire de 300 fr. ; art. 26a al. 3 TFIP), plus un montant correspondant à la TVA, par 12 fr., soit 162 fr. au total, lui sera accordée à ce titre, exceptionnellement à la charge de l'Etat, vu les circonstances de la cause.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>la Chambre des recours pénale</span></p> <p><span>prononce :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> Le recours est irrecevable.</span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> L’indemnité allouée au défenseur d’office de M.________ est fixée à 777 fr. 60 (sept cent septante-sept francs et soixante centimes).</span></p> <p><span> </span><span>III.</span><span> L’indemnité allouée au conseil juridique gratuit de T.________ est fixée à 583 fr. 20 (cinq cent huitante-trois francs et vingt centimes).</span></p> <p><span> </span><span>IV. </span><span>Les frais d'arrêt, par 550 fr. (cinq cent cinquante francs), ainsi que les indemnités allouées au défenseur d'office de M.________, par </span><br/><span>777 fr. 60 (sept cent septante-sept francs et soixante centimes), et au conseil juridique gratuit de T.________, par 583 fr. 20 (cinq cent huitante-trois francs et vingt centimes), sont laissés à la charge de l'Etat.</span></p> <p><span> V.</span><span> Une indemnité de 162 fr. (cent soixante-deux francs), pour la procédure de recours, est allouée à B.Z.________, à la charge de l’Etat.</span></p> <p><span> </span><span>VI.</span><span> L’arrêt est exécutoire.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Le président : Le greffier :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Du </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à :</span></p> <p><span>- Me Laurent Schuler (pour M.________),</span></p> <p><span>- Me Gloria Capt (pour T.________),</span></p> <p><span>- Me Stéfanie Brun Poggi (pour B.Z.________),</span></p> <p><span>- Ministère public central,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> et communiqué à :</span></p> <p><span>- M. le Procureur de l’arrondissement du Nord vaudois,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> par l’envoi de photocopies.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1</span><span> </span><span>LTF).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> En vertu de l’art. 135 al. 3 let. b CPP, le présent arrêt peut, en tant qu'il concerne l’indemnité d’office, faire l’objet d’un recours au sens des art. 393 ss CPP devant le Tribunal pénal fédéral (art. 37 al. 1 et 39 al. 1 LOAP [Loi fédérale du 19 mars 2010 sur l’organisation des autorités fédérales; RS 173.71]. Ce recours doit être déposé devant le Tribunal pénal fédéral dans un délai de dix jours dès la notification de l’arrêt attaqué (art. 396 al. 1 CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le greffier :</span></p> <p><span> </span></p> </div> </body> </html>