<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. B. , né en 1944, travaille comme dessinateur tech-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nique aux services industriels du Locle depuis 1968. A la suite d'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">blessure au service militaire, en 1965, il souffre d'une arthrose fémoro-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">patellaire du genou droit, de synovite chronique, de lombalgies et de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lombosciatalgies consécutives aux modifications de la démarche. L'assu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rance militaire lui verse une rente. En 1987, l'intéressé s'est annoncé à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'assurance-invalidité, qui lui a alloué (par décision du 05.02.1988) une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">demi-rente d'invalidité à partir du 1er janvier 1986.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Lors d'une première révision du droit à la rente, l'assurance-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">invalidité a conclu au maintien de la demi-rente (prononcé du 26.04.1991),</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en se fondant sur la constatation que l'assuré présentait toujours une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">incapacité de travail de moitié dans son poste aux services industriels,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">où il effectuait un horaire de 50 %. Une nouvelle révision du droit à la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rente AI a été entreprise dès 1994. Sur le plan médical, l'état de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'assuré a été jugé stationnaire par le médecin traitant, qui a confirmé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'incapacité de travail de 50 %. Les organes de l'assurance-invalidité ont</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">toutefois examiné de manière approfondie l'évolution du salaire de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'intéressé, qui présentait des variations très importantes. Il est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">résulté des investigations effectuées auprès de l'employeur que, si l'on</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">procédait à une comparaison précise du revenu réalisé par l'assuré avec le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">revenu qu'il obtiendrait, selon l'employeur, s'il n'était pas invalide,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'incapacité de gain n'atteignait plus, depuis 1993, le degré de 50 % au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">moins.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Dès lors, par décision du 7 juin 1996, l'office de l'assurance-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">invalidité (OAI) a remplacé la demi-rente par un quart de rente (avec</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">effet au premier jour du second mois suivant la notification de la déci-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sion). L'OAI a relevé en effet que, en 1995, l'invalidité économique,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">c'est-à-dire la perte de gain, s'élevait à 46 %; que cette diminution</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">était durable et que, d'ailleurs, l'octroi d'une demi-rente était proba-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">blement erroné, sur le vu des précisions que l'employeur a fournies à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'occasion de la révision de la rente.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. B. interjette recours devant le Tribunal admi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nistratif contre cette décision, en concluant implicitement au maintien de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la demi-rente. Il fait valoir, en résumé, qu'aucune modification n'est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">intervenue dans l'exercice de son activité professionnelle et en particu-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lier quant aux heures de travail; que des fluctuations du salaire ont tou-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jours existé, en raison du fait qu'il travaille périodiquement en dehors</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de l'horaire normal (c'est-à-dire de nuit ou durant le week-end), heures</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de travail pour lesquelles la rémunération est plus élevée. Ses motifs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">seront repris autant que besoin dans les considérants qui suivent.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. Dans ses observations circonstanciées sur le recours, l'office</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">AI conclut au rejet de celui-ci.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> en droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) L'invalidité au sens de la LAI est la diminution de la capa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cité de gain, présumée permanente ou de longue durée, qui résulte d'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">atteinte à la santé physique ou mentale provenant d'une infirmité congéni-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tale, d'une maladie ou d'un accident (art.4 al.1 LAI). D'après l'article</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">28 al.1 LAI, l'assuré a droit à une rente s'il est invalide à 40 % au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">moins. La rente est échelonnée selon le degré d'invalidité. Elle s'élève à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">un quart de la rente entière pour un degré d'invalidité de 40 % au moins -</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sous réserve du cas pénible prévu par l'alinéa 1 bis -, à une demi-rente</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lors d'une invalidité de 50 % au moins et à une rente entière dans le cas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'une invalidité de 66 2/3 % au moins. Selon l'article 28 al.2 LAI, pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'évaluation de l'invalidité, le revenu du travail que l'invalide pourrait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">obtenir en exerçant l'activité qu'on peut raisonnablement attendre de lui,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">après exécution éventuelle de mesures de réadaptation, et compte tenu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'une situation équilibrée du marché du travail, est comparé au revenu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qu'il aurait pu obtenir s'il n'était pas invalide.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Selon la jurisprudence, on applique de manière générale dans le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">domaine de l'invalidité, le principe selon lequel un invalide doit, avant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de requérir des prestations, entreprendre de son propre chef tout ce qu'on</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">peut raisonnablement attendre de lui pour atténuer le mieux possible les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">conséquences de son invalidité. Ce devoir n'est pas une obligation juridi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que au sens strict, mais plutôt un devoir incombant à l'assuré qui s'ap-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">précie selon toutes les circonstances objectives et subjectives du cas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'espèce. Ainsi, un assuré n'a pas droit à une rente lorsqu'il serait en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mesure, même sans réadaptation, d'obtenir par le travail un revenu qui</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">exclut une invalidité ouvrant le droit à la rente (ATF 113 V 28 et les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">références).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Selon l'article 41 LAI, si l'invalidité d'un bénéficiaire de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rente se modifie de manière à influencer le droit à la rente, celle-ci</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">est, pour l'avenir, augmentée, réduite ou supprimée. Tout changement im-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">portant des circonstances, propre à influencer le degré d'invalidité, donc</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">le droit à la rente, peut donner lieu à une révision de celle-ci : selon</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la jurisprudence, la rente peut être révisée non seulement en cas de mo-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dification sensible de l'état de santé, mais aussi lorsque celui-ci est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">resté en soi le même, mais que ses conséquences sur la capacité de gain</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ont subi un changement important. Le point de savoir si un tel changement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">s'est produit doit être tranché en comparant les faits tels qu'ils se pré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sentaient au moment de la décision initiale de rente et les circonstances</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">régnant à l'époque de la décision litigieuse (ATF 113 V 275 cons.1a et les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">références, 112 V 372 cons.2b, 390 cons.1b, 109 V 265 cons.4a, 106 V 87</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cons.1a, 105 V 30).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) Conformément à un principe général du droit des assurances</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sociales, l'administration peut reconsidérer une décision formellement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">passée en force de chose jugée et sur laquelle une autorité judiciaire ne</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">s'est pas prononcée quant au fond, à condition qu'elle soit sans nul doute</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">erronée et que sa rectification revête une importance notable. L'adminis-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tration n'est cependant pas tenue de reconsidérer les décisions qui rem-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plissent les conditions fixées; elle en a simplement la faculté et ni</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'assuré ni le juge ne peuvent l'y contraindre (ATF 119 V 183 cons.3a et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">les références). Le principe selon lequel l'administration peut en tout</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">temps revenir d'office sur une décision formellement passée en force et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">qui n'a pas donné lieu à un jugement sur le fond, lorsque celle-ci est</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">certainement erronée et que sa rectification revêt une importance appré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ciable, l'emporte sur la procédure de révision au sens de l'article 41</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">LAI. Ainsi, l'administration peut aussi modifier une décision de rente</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">lorsque les conditions de la révision selon l'article 41 LAI ne sont pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">remplies. Si le juge est le premier à constater que la décision initiale</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">était certainement erronée, il peut confirmer, en invoquant ce motif, la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décision de révision prise par l'administration en vertu de l'article 41</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">LAI (ATF 111 V 198, 110 V 275 cons.3b, 296, 106 V 87 cons.1b et les arrêts</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cités; v. aussi ATF 112 V 373 cons.2c, 390 cons.1b, 107 V 84 ss).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. a) Le présent litige porte sur la réduction à un quart de rente</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de la demi-rente versée au recourant depuis 1988, réduction qui intervient</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dans le cadre d'une révision d'office du droit à la rente. Il n'est pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prétendu que l'état de santé de l'assuré se serait modifié et que la ré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vision de la rente se justifierait par une amélioration de la capacité de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">travail du point de vue médical, et donc par une augmentation de la ca-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pacité de gain (qui est seule décisive pour l'évaluation de l'invalidité).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">En revanche, la comparaison des revenus à laquelle l'office AI a procédé à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'occasion de la révision indique que le degré d'invalidité aurait évolué</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ces dernières années de la manière suivante : 50,5 % en 1991, 50,2 % en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1992, 49,47 % en 1993, 45,36 % en 1994 et 45,83 % en 1995. Le degré d'in-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">validité se situant entre 40 et 50 % depuis 1993, l'office AI a considéré</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que les conditions d'une réduction de la rente sont remplies pour l'avenir</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(c'est-à-dire, conformément à l'art.88 bis al.2 litt.a RAI, diminution de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la rente le premier jour du deuxième mois qui suit la notification de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décision).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Le recourant nie que les conditions d'une réduction de la rente</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">seraient remplies, en l'absence d'un changement dans l'état de santé d'une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">part, et dans l'exercice de son activité lucrative d'autre part, des fluc-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tuations de son salaire ayant toujours existé parce qu'il travaille occa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sionnellement, sur demande de l'employeur, de nuit ou le week-end, heures</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour lesquelles il est versé un supplément de salaire de respectivement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">50 % et 100 %. Le point à trancher est donc de savoir si la comparaison</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des revenus effectuée par l'office AI pour chacune des années 1991 à 1995</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">est correcte et, le cas échéant, si elle conduit effectivement à un degré</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'invalidité n'ouvrant que le droit à un quart de rente.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) En raison des conditions de travail particulières du recou-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rant, dont l'horaire de travail présente périodiquement, et ceci depuis de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nombreuses années, un caractère irrégulier, l'office AI s'est heurté à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">certaines difficultés pour obtenir tous renseignements utiles et précis de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la part de l'employeur. Celui-ci s'était borné à indiquer des incapacités</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de travail totales ou partielles entre 1984 et 1987 puis, dans un ques-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tionnaire du 30 octobre 1990, il a indiqué que l'horaire de travail de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'assuré était de 4 heures par jour, en ce qui concerne la période de 1988</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à 1990, le salaire (2'190.50 francs, plus 13e salaire) étant exactement</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">réduit de moitié par rapport au salaire que l'intéressé aurait touché sans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">invalidité. Ces renseignements avaient conduit au maintien de la demi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rente par prononcé du 26 avril 1991. C'est à l'occasion de la seconde ré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vision, entreprise dès 1994, que l'office AI a eu connaissance, par un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">questionnaire rempli par l'employeur le 3 mai 1994, de certains salaires</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mensuels notablement plus élevés que d'habitude : 4'316 francs en juillet</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1991, 4'747 francs en décembre 1991, 7'329.05 francs en octobre 1992,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">5'200.20 francs en juillet 1993 et 4'942.80 francs en octobre 1993. Con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">trairement aux explications fournies d'abord par l'employeur, l'assuré n'a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas effectué des heures "supplémentaires" (par rapport à son horaire de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">travail de 50 %) mais a travaillé, certains mois, de nuit ou le week-end,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avec une rétribution plus élevée. Il s'agit donc d'un horaire de travail</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">différent, mieux rétribué. Procédant à la comparaison des revenus avec et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sans invalidité, l'office AI a déterminé, en se fondant sur les indica-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tions de l'employeur, le salaire que l'intéressé obtiendrait s'il tra-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vaillait à plein temps. Ce gain hypothétique, sans invalidité, déterminé</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour chacune des années 1991 à 1995 se fonde sur la prémisse que l'inté-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ressé effectuerait, s'il travaillait à plein temps, le même nombre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'heures de nuit ou durant le week-end (et qu'il toucherait donc la même</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rétribution supplémentaire pour cet horaire spécial), et que l'activité à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mi-temps qu'il n'effectue pas en raison de son invalidité serait consti-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tuée d'heures "normales". Cette manière de calculer n'est pas critiquable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Car le recourant effectue occasionnellement son horaire spécial, de nuit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ou le week-end, sur demande de l'employeur, c'est-à-dire selon les besoins</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des services industriels, et non pas selon ses propres désirs. Aussi</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'existe-il pas d'éléments permettant de penser, au degré d'une vrai-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">semblance prépondérante, que s'il travaillait à plein temps le recourant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">travaillerait davantage en dehors des heures normales qu'il ne l'a fait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">jusqu'à présent. L'intéressé ne le prétend d'ailleurs pas. Par conséquent,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">il faut conclure que, ainsi que l'a constaté l'OAI, le recourant est en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mesure de réaliser - en utilisant le maximum de sa capacité résiduelle de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">travail et de gain - un revenu supérieur à la moitié de celui qu'il pour-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rait obtenir en travaillant à plein temps, et ceci en tout cas depuis</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1993, le degré d'invalidité étant depuis lors de l'ordre de 45 à 49 %.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) L'office AI laisse entendre, dans ses observations, que s'il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">avait disposé, lors de l'octroi de la rente, puis à l'époque de la pre-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mière révision de 1991, de renseignements complets de l'employeur, la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">comparaison des revenus effectuée correctement aurait pu conduire éven-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tuellement à n'allouer qu'un quart de rente dès l'origine, ou réduire la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rente plus tôt. On ne peut certes pas l'exclure, mais cela n'est pas dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">montré. D'ailleurs, pour 1991 et 1992, le degré d'invalidité calculé en</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fonction des renseignements précis que l'employeur a finalement fournis</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">s'élève respectivement à 50,5 % et 50,2 %. Il n'en demeure pas moins que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'adaptation de la rente au degré effectif d'invalidité tel qu'il peut</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">être déterminé pour les trois dernières années, s'impose. Comme on l'a vu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plus haut, tout changement des circonstances susceptible d'influencer de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">manière déterminante le degré d'invalidité peut justifier une révision au</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sens de l'article 41 LAI. Il en va ainsi de la possibilité du recourant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">d'effectuer périodiquement un horaire spécial, comme il le ferait s'il</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">n'était pas invalide, ce qui ne peut pas rester sans incidence sur la dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">termination de sa capacité résiduelle de gain.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En conclusion, c'est à bon droit que l'office AI a réduit la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rente avec effet au premier jour du deuxième mois qui suit la notification</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de sa décision, conformément à l'article 88 bis al.2 litt.a RAI. La déci-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sion entreprise doit ainsi être confirmée, ce qui conduit au rejet du re-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Rejette le recours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Dit qu'il n'est pas perçu de frais de justice.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 9 septembre 1997</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> </div></body></html>