<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">[AZA 0] </div> <div class="para">C 238/00 Mh </div> <div class="para"> </div> <div class="para">IIe Chambre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">composée des Juges fédéraux Lustenberger, Président, Meyer </div> <div class="para">et Ferrari; Frésard, Greffier </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 18 octobre 2000 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">dans la cause </div> <div class="para">P. R.________, recourant, représenté par J.-C. R.________, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para">Caisse publique cantonale vaudoise de chômage, rue Caroline 9, Lausanne, intimée, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">et </div> <div class="para">Tribunal administratif du canton de Vaud, Lausanne </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que P. R.________ a exploité en raison individuelle le café-restaurant X.________; </div> <div class="para">que l'exploitation de cet établissement s'est poursuivie sous la raison sociale "Café-restaurant X.________ Sàrl"; </div> <div class="para">que cette société a été inscrite au registre du commerce le 13 octobre 1997 avec, comme associés-gérants, P. R.________ et D.________; </div> <div class="para">qu'ensuite de cessation d'activité de la société, P. R.________ a travaillé pendant deux mois (février et mars 1998) au service de l'entreprise Z.________ SA, dont son père, J.-C. R.________, était alors administrateur; </div> <div class="para">que dès le 1er avril 1998, P. R.________ a fait valoir un droit à l'indemnité de chômage; </div> <div class="para">que par décision du 29 mai 1998, la Caisse publique cantonale vaudoise de chômage a nié le droit à l'indemnité prétendue, au motif que le requérant n'avait pas exercé une activité lucrative soumise à cotisation durant six mois au moins pendant le délai-cadre relatif à la période de cotisation; </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que le recours formé contre cette décision par P. R.________ a été rejeté le 8 mars 1999 par le Service cantonal vaudois de l'emploi, en sa qualité d'autorité cantonale de recours de première instance; </div> <div class="para">que statuant le 29 juin 2000, le Tribunal administratif du canton de Vaud a confirmé cette décision; </div> <div class="para">qu'agissant par la voie du recours de droit administratif, P. R.________ demande au Tribunal fédéral des assurances de considérer qu'il a cotisé à l'assurance-chômage durant sept mois et, en conséquence, d'admettre qu'il a droit à l'indemnité de chômage dès le 1er avril 1998; </div> <div class="para">qu'aux termes de l'<span class="artref">art. 8 al. 1 let</span>. e LACI, en corrélation avec l'<span class="artref">art. 13 al. 1 LACI</span>, le droit à l'indemnité est subordonné, entre autres conditions, à l'exigence que l'assuré ait exercé durant six mois au moins une activité soumise à cotisation, dans les limites du délai-cadre applicable à la période de cotisation (c'est-à-dire deux ans avant le premier jour où toutes les conditions dont dépend le droit à l'indemnité sont réunies [<span class="artref">art. 9 al. 3 LACI</span>]); </div> <div class="para">qu'est tenu de payer des cotisations d'assurance-chômage celui qui est obligatoirement assuré selon la loi édérale sur l'assurance-vieillesse et survivants (LAVS) et doit payer des cotisations sur le revenu d'une activité dépendante en vertu de cette loi (<span class="artref">art. 2 al. 1 let. a LACI</span>); </div> <div class="para">que dans le cas particulier, le délai-cadre applicable à la période de cotisation a couru du 1er avril 1996 au 31 mars 1998; </div> <div class="para">que le recourant affirme qu'il a été salarié de la société "Café-restaurant X.________ Sàrl" dès le 1er septembre 1997 jusqu'au 31 janvier 1998 (soit durant cinq mois) et qu'il prétend donc avoir exercé - si l'on prend en outre considération la période de deux mois durant laquelle il fut au service de Z.________ SA - une activité soumise à cotisation de sept mois au total; </div> <div class="para">que toutefois, comme le relève à bon droit le tribunal administratif, une période d'activité salariée au service de la société "Café-restaurant X.________ Sàrl" ne pourrait entrer en ligne de compte qu'à partir du moment où cette société a acquis la personnalité juridique par son inscription au registre du commerce (<span class="artref">art. 783 al. 1 CO</span>), soit dès le 13 octobre 1997; </div> <div class="para">que dès lors, même si l'on retient que le recourant a été effectivement le salarié de ladite société, sa période de cotisation totalise au plus cinq mois et dix-sept jours (13 octobre 1997 au 31 mars 1998), ce qui représente une durée inférieure à la période de six mois requise par la loi; </div> <div class="para">que le recours apparaît dès lors manifestement infondé et qu'il doit ainsi être traité selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>, </div> <div class="para">par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances </div> <div class="para"> </div> <div class="para">prononce : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">I. Le recours est rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">II. Il n'est pas perçu de frais de justice. </div> <div class="para">III. Le présent arrêt sera communiqué aux parties, au Tribunal administratif du canton de Vaud, au Service cantonal vaudois de l'emploi et au Secrétariat d'Etat </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">à l'économie. </div> <div class="para">Lucerne, le 18 octobre 2000 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom du </div> <div class="para">Tribunal fédéral des assurances </div> <div class="para">Le Président de la IIe Chambre : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : </div> </div></body></html>