<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para">4D_23/2009 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 1er mai 2009 </div> <div class="para">Ire Cour de droit civil </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">Mmes et M. les Juges Klett, présidente, Rottenberg Liatowitsch et Kolly. </div> <div class="para">Greffier: M. Carruzzo. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Parties </div> <div class="para">X.________, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Y.________, </div> <div class="para">intimé, représenté par Me Bruno Mégevand. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">contrat de bail à loyer; résiliation, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours en matière civile et recours constitutionnel subsidiaire contre l'arrêt rendu le 12 janvier 2009 par la Chambre d'appel en matière de baux et loyers du canton de Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Considérant en fait et en droit: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">1.1 Par contrat du 11 mars 2004, Y.________ a remis à bail à X.________ un appartement de deux pièces dans un immeuble sis à Genève. Le loyer mensuel a été fixé à 1'010 fr., provisions pour charges incluses. Conclu pour une durée initiale d'un an, le bail s'est renouvelé par la suite d'année en année. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">En septembre 2004 et janvier 2006, le bailleur a fait notifier au locataire deux résiliations de bail pour défaut de paiement du loyer. Il y a renoncé par la suite et a accordé des facilités de paiement au locataire. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le 12 juin 2007, Y.________ a fait notifier à X.________ un avis comminatoire se rapportant à un arriéré de loyer de 2'180 fr. Le locataire n'ayant pas payé ce montant, son bail a été résilié conformément à l'<span class="artref">art. 257d CO</span>, par lettre recommandée du 23 juillet 2007, avec effet au 31 août 2007. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par courrier du 14 septembre 2007, X.________ a adressé à la régie représentant le bailleur "une proposition d'accord à l'amiable" concernant le paiement des loyers en souffrance. La régie a accepté la proposition, par lettre du 9 octobre 2007, en attirant toutefois l'attention du locataire sur le fait que le non-paiement d'une seule des échéances prévues entraînerait le dépôt d'une demande d'évacuation, le bail étant déjà résilié depuis la fin août. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1.2 L'arrangement n'ayant pas été respecté par le locataire, le bailleur, après l'échec de la tentative de conciliation préalable, a introduit sa requête d'évacuation auprès du Tribunal des baux et loyers du canton de Genève, le 11 janvier 2008. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par jugement du 29 février 2008, le Tribunal des baux et loyers a condamné X.________ à évacuer immédiatement l'appartement occupé par lui. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Saisie par l'intimé, la Chambre d'appel en matière de baux et loyers, statuant par arrêt du 12 janvier 2009, a confirmé ledit jugement et mis les frais ainsi qu'une amende de procédure à la charge de l'appelant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1.3 Le 16 février 2009, X.________ a formé un recours en matière civile et un recours constitutionnel subsidiaire contre l'arrêt précité. Il conclut à ce que la résiliation du bail qui lui a été signifiée le 23 juillet 2007 soit annulée et requiert, à titre subsidiaire, le renvoi du dossier à la Chambre d'appel pour nouvelle décision dans le sens des considérants de l'arrêt fédéral. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La cour cantonale, qui a produit son dossier, et l'intimé n'ont pas été invités à déposer une réponse. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le recourant a été prié de verser une avance de frais de 700 fr. Après avoir requis, par deux fois, la prolongation du délai qui lui avait été imparti pour effectuer cette avance, il a demandé à être mis au bénéfice de l'assistance judiciaire par lettre du 22 avril 2009. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Devant la Chambre d'appel, le recourant a conclu à l'annulation du congé litigieux. En raison du délai de protection prévu par l'<span class="artref">art. 271a al. 1 let</span>. e CO, la valeur litigieuse, en cas de contestation d'un congé, s'élève à trois ans de loyer au moins (arrêt 4A_181/2008 du 24 juin 2008 consid. 1.1, non publié in <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=25&amp;from_date=24.04.2009&amp;to_date=13.05.2009&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-III-446%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page446">ATF 134 III 446</a> et les références). Eu égard au loyer mensuel sus-indiqué, elle dépasse, en l'espèce, le seuil de 15'000 fr. fixé à l'<span class="artref">art. 74 al. 1 let. a LTF</span> pour la recevabilité du recours en matière civile, contrairement à l'avis exprimé par la cour cantonale au considérant 8 de son arrêt. Le présent recours, qui a d'ailleurs également été présenté en partie comme tel, sera donc traité comme un recours en matière civile. Au demeurant, le recourant n'a pas eu à pâtir de l'indication erronée de la voie de droit que lui a fournie la cour cantonale (cf. <span class="artref">art. 49 LTF</span>), puisqu'il a formulé, dans le cadre de son recours en matière civile, tous les griefs relatifs à la violation de droits constitutionnels qu'il aurait pu articuler dans un recours constitutionnel subsidiaire (cf. <span class="artref">art. 116 LTF</span>) et que de tels griefs peuvent être soumis à l'examen du Tribunal fédéral par la voie de droit qu'il a choisie (cf. <span class="artref">art. 95 let. a LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">3.1 Exercé par la partie qui a succombé dans sa conclusion en annulation du congé (<span class="artref">art. 76 al. 1 LTF</span>) et dirigé contre un arrêt final (<span class="artref">art. 90 LTF</span>) rendu en matière civile (<span class="artref">art. 72 al. 1 LTF</span>) par une autorité cantonale de dernière instance (<span class="artref">art. 75 LTF</span>), le recours est en principe recevable, puisqu'il a été déposé dans le délai (<span class="artref">art. 100 al. 1 LTF</span> en liaison avec l'<span class="artref">art. 45 al. 1 LTF</span> et la forme (<span class="artref">art. 42 LTF</span>) prévus par la loi. </div> <div class="para">Le recours peut être interjeté pour violation du droit, tel qu'il est délimité par les <span class="artref"><artref id="CH/173.110/95" type="start"></artref>art. 95 et 96 LTF</span><artref id="CH/173.110/96" type="end"></artref>. Le Tribunal fédéral applique le droit d'office (<span class="artref">art. 106 al. 1 LTF</span>). Cependant, eu égard à l'exigence de motivation contenue à l'<span class="artref"><artref id="CH/173.110/42/2" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/42/1" type="start"></artref>art. 42 al. 1 et 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/42/2" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/2" type="end"></artref>, il n'examine en principe que les griefs invoqués. Il ne peut pas entrer en matière sur la violation d'un droit constitutionnel si le grief n'a pas été invoqué et motivé de manière précise par la partie recourante (<span class="artref">art. 106 al. 2 LTF</span>). Le Tribunal fédéral conduit son raisonnement juridique sur la base des faits établis par l'autorité précédente (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>). Il ne peut s'en écarter que si les faits ont été établis de façon manifestement inexacte - ce qui correspond à la notion d'arbitraire (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=25&amp;from_date=24.04.2009&amp;to_date=13.05.2009&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F134-V-53%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page53">ATF 134 V 53</a> consid. 4.3) - ou en violation du droit au sens de l'<span class="artref">art. 95 LTF</span> (<span class="artref">art. 105 al. 2 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">4.1 Dans un premier moyen, le recourant se plaint de ne pas avoir pu présenter ses arguments lors de l'audience de comparution personnelle du 29 février 2008 du Tribunal des baux et loyers et, partant, de ne pas avoir pu exercer son droit d'être entendu. Il souligne, à ce propos, qu'il n'a pas pu participer à cette audience, pour cause de maladie, et que son mandataire a expressément demandé, à cette occasion, que les parties soient convoquées à une nouvelle audience. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">4.2 Le grief en question est irrecevable, dès lors qu'il vise le jugement de première instance et non la décision finale prise par la Chambre d'appel (cf. <span class="artref">art. 90 LTF</span>). Quoi qu'il en soit, même recevable, il ne pourrait qu'être rejeté. </div> <div class="para">Premièrement, le recourant n'indique pas quelle disposition du droit de procédure civile genevois imposant par hypothèse la comparution personnelle des parties, en ce sens que leur représentation serait exclue, le Tribunal des baux et loyers aurait arbitrairement méconnue. Du reste, l'art. 430 al. 1 de la loi de procédure civile genevoise autorise expressément la représentation d'une partie, notamment par un mandataire professionnellement qualifié, devant le Tribunal des baux et loyers. </div> <div class="para">Deuxièmement, le droit d'être entendu, tel qu'il est garanti par la Constitution fédérale, n'englobe pas celui de s'exprimer oralement (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=25&amp;from_date=24.04.2009&amp;to_date=13.05.2009&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F117-II-346%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page346">ATF 117 II 346</a> consid. 1b; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=25&amp;from_date=24.04.2009&amp;to_date=13.05.2009&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F115-II-129%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page129">115 II 129</a> consid. 6a p. 133 et les arrêts cités). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Troisièmement, la cour cantonale constate, contrairement à ce que soutient le recourant et sans être critiquée par lui sur ce point, qu'aucune demande de "reconvocation" n'a été formulée par le mandataire de l'intéressé (arrêt attaqué, p. 5, consid. 2, 4e §). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">5. </div> <div class="para">5.1 La Chambre d'appel se voit, elle aussi, reprocher une violation de l'<span class="artref">art. 29 al. 2 Cst.</span> par le recourant pour n'avoir pas administré de preuves ni convoqué les parties en audience de comparution personnelle, alors même qu'elle avait tenté la conciliation et suspendu la procédure d'appel pour permettre aux parties de trouver une solution extrajudiciaire. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">5.2 La prémisse de ce raisonnement est déjà erronée. En effet, la cour cantonale n'a pas "suspendu" la procédure d'appel, quoi qu'en dise le recourant. Au contraire, elle a gardé la cause à juger, tout en réservant au recourant la possibilité de retirer son appel en temps utile au cas où les parties trouveraient un accord. Elle a ensuite attendu plus de six mois avant de rendre son arrêt. Comme aucun retrait d'appel n'est intervenu durant ce laps de temps, elle a ensuite statué. Il n'y a pas l'ombre d'une violation du droit d'être entendu des parties dans ce mode de faire. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au demeurant, le recourant ne précise pas où ni quand il aurait formulé des offres de preuve que les juges d'appel auraient écartées sans raison valable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le moyen tombe, dès lors, à faux. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">6. </div> <div class="para">Le recourant fait encore grief à la cour cantonale d'avoir manifestement mal lu les pièces du dossier en ne s'avisant pas de ce que sa lettre du 14 septembre 2007 ne constituait que la confirmation du plan de paiement que la régie du bailleur lui avait imposé et qu'il a été contraint d'accepter. </div> <div class="para">Ce reproche est totalement infondé. Aussi bien, la lettre en question et la réponse de la régie du 9 octobre 2007 n'autorisent nullement la déduction qu'en tire le recourant. Les "différents entretiens", dont fait état, cette lettre n'impliquent en aucun cas que le représentant du bailleur ait exercé des pressions sur le recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">7. </div> <div class="para">L'argument tiré de la violation des <span class="artref">art. 271 CO</span> et 271a let. e ch. 3 et 4 CO, que le recourant avance sur le fond, est, lui aussi, dénué de toute pertinence, car il prend appui en fait sur de prétendues pressions du bailleur, dont la cour cantonale a nié sans arbitraire l'existence. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">8. </div> <div class="para">En définitive, le présent recours apparaît manifestement mal fondé, si tant est qu'il soit recevable. Il y a lieu, partant, d'appliquer la procédure simplifiée prévue à l'<span class="artref">art. 109 al. 2 let. a LTF</span>. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Les conclusions du recours étaient d'emblée vouées à l'échec. En conséquence, la requête d'assistance judiciaire présentée par le recourant ne peut qu'être rejetée (<span class="artref">art. 64 al. 1 LTF</span>). Partant, le recourant, qui succombe, devra payer les frais de la procédure fédérale (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). En revanche, il n'aura pas à indemniser l'intimé, puisque celui-ci n'a pas été invité à déposer une réponse. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">La demande d'assistance judiciaire est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Le recours est rejeté dans la mesure où il est recevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 700 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">4. </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties et à la Chambre d'appel en matière de baux et loyers du canton de Genève. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 1er mai 2009 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit civil </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para">La Présidente: Le Greffier: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Klett Carruzzo </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>