<h2>SubmittedText<h2><p>Dans son avis en réponse à l'interpellation Barrile 20.3830, le Conseil fédéral prend position sur la sensibilisation aux maladies psychiques et à la dépression. Il souligne que ce domaine est de la compétence des cantons, mais que la Confédération assume des tâches de coordination. Il est frappant de constater que les efforts actuels se concentrent surtout sur la détection précoce et les soins, ce qui a d'ailleurs été demandé avec instance dans plusieurs interventions parlementaires récentes. En effet, les délais d'attente pour obtenir une aide psychologique sont trop longs.</p><p>Il est ressorti du projet engage.ch de la Fédération suisse des parlements des jeunes que les élèves et les parents devraient être sensibilisés de sorte à pouvoir réagir de manière adéquate face aux troubles et aux maladies psychiques.</p><p>C'est pourquoi les auteurs du postulat demandent au Conseil fédéral de rédiger un rapport qui répondra aux questions suivantes :</p><p>1. Quelles mesures et quels efforts visant à sensibiliser les élèves (et les parents) aux maladies psychiques peut-on observer aujourd'hui en Suisse ? La question porte sur les programmes dispensés dans l'enseignement scolaire et non sur les points de contact.</p><p>2. À quoi pourrait ressembler un programme de sensibilisation dans les écoles qui serait élaboré en partenariat avec les milieux de la psychologie et de la psychiatrie ? Les jeunes concernés doivent être intégrés.</p><p>3. Comment intégrer un tel programme aux stratégies existantes, comme Santé2030, Education21 et le dialogue "Politique nationale de la santé"?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Le Conseil fédéral accorde une grande importance à la santé des enfants et des adolescents. Il a conscience que la pandémie de COVID-19, en particulier, constitue un défi pour eux et qu'elle peut avoir des conséquences négatives à long terme sur leur santé psychique. Il sait également que la pénurie déjà constatable avant la pandémie dans la psychiatrie pour enfants et adolescents s'est encore aggravée.</p><p>Le 14 juin 2022, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) a donc organisé une table ronde avec les organisations de pédiatrie, de psychiatrie et de psychologie ainsi que la Conférence suisse des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS). Diverses mesures ont été discutées afin d'améliorer rapidement la prise en charge. Le recours à des services de psychologie scolaire, à la pédagogie sociale ou au travail social en milieu scolaire a été cité comme une ressource importante. À cette fin, une bonne mise en réseau et une bonne coordination des acteurs dans les cantons et les régions constituent un prérequis essentiel. De bonnes pratiques ont déjà été recensées. Ces projets et mesures seront désormais rassemblés dans un catalogue d'idées.</p><p>Les activités menées actuellement ne modifient toutefois aucunement la répartition des compétences entre la Confédération et les cantons. Ainsi, les mesures consacrées à la promotion de la santé psychique ou à la prévention des maladies psychiques, dont fait partie la sensibilisation, relèvent de la compétence des cantons. Il en va de même pour les écoles. Toutefois, la Confédération apporte son soutien dans la mesure de ses possibilités.</p><p>Les plans d'études des régions linguistiques contiennent des aspects liés à la santé psychique. Le Réseau suisse d'écoles en santé et durables (Réseau d'écoles21), soutenu notamment par l'OFSP, présente quelques mesures mises en oeuvre dans les cantons pour sensibiliser à la santé psychique.</p><p>En outre, des programmes tels que ceux mentionnés aux chiffres 2 et 3 existent déjà : ils font partie des programmes cantonaux de prévention pour les enfants et les adolescents, qui bénéficient du soutien de la fondation Promotion Santé Suisse. La santé psychique des enfants et des adolescents constitue l'un des grands axes de ce programme. Afin de sensibiliser les adolescents, leurs parents et les professionnels, la Haute école des sciences appliquées de Zurich a élaboré du matériel d'information à ce propos. Par ailleurs, la Haute école spécialisée du nord-ouest de la Suisse a rédigé, sur mandat de l'OFSP, des documents d'aide pour la promotion structurelle de la santé psychique à l'école (corps enseignant, directions des écoles et autres professionnels) ; les écoles peuvent y recourir en cas de besoin.</p><p>Dans le cadre de sa tâche de coordination, la Confédération entretient des échanges avec les cantons par le biais de diverses plateformes, notamment lors des rencontres régulières d'éducation+santé Réseau Suisse, qui s'engage pour la mise en oeuvre de la prévention et de la promotion de la santé dans le contexte scolaire, ou avec les responsables cantonaux pour la promotion de la santé et la prévention dans les écoles.</p><p>Le Conseil fédéral considère que le rapport exigé ne peut pas apporter la plus-value souhaitée en vue de sensibiliser les élèves et leurs parents à la santé psychique. Comme expliqué ci-dessus, il existe déjà différentes offres destinées non seulement aux enfants, aux adolescents et à leurs parents, mais aussi au corps enseignant et aux professionnels. D'autres offres sont en cours d'élaboration. Les activités de la Confédération doivent se concentrer sur ces travaux.</p>  Le Conseil fédéral propose de rejeter le postulat.