An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 29. April 2015
Embargo: 29. April 2015, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 8. April 2015 (6B_256/2014)
Facebook-Post: Freundeskreis ist nicht "Bevölkerung" 
Eine Drohung gegenüber Facebook-Freunden kann nicht als "Schreckung der  
Bevölkerung" bestraft werden. Der Freundes- und Bekanntenkreis im realen oder  
virtuellen Leben gilt nicht als "Bevölkerung". Darunter sind vielmehr die Bewohner  
eines bestimmten Gebietes zu verstehen oder die Gesamtheit der Personen, die sich  
gleichzeitig an einem bestimmten Ort befinden. Das Bundesgericht hebt die Verurteilung eines Mannes durch das Obergericht des Kantons Zürich auf.
Der Betroffene hatte im März 2012 auf seinem Facebook-Profil einen Text gepostet, den  
die rund 290 Personen mit Freundschaftsstatus einsehen konnten. Er sprach darin  
diejenigen an, die ihm nicht zum Geburtstag gratulierten hatten und hielt unter anderem  
fest: (...) Ich vernichte euch alle, ihr werdet es bereuen (...) jetzt kann euch niemand  
mehr schützen POW!!!!POW!!!!POW!!!! (Original-Post in schweizerdeutscher Mundart).  
Das Obergericht des Kantons Zürich verurteilte den Mann dafür 2013 wegen versuchter  
Schreckung der Bevölkerung gemäss Artikel 258 des Strafgesetzbuches (StGB) zu  
einer teilbedingten Geldstrafe. 
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde des Mannes gut und hebt das Urteil des  
Obergerichts auf. Der Tatbestand von Artikel 258 StGB ist nur anwendbar, wenn "die  
Bevölkerung" in Schrecken versetzt, beziehungsweise zu versetzen versucht wird. Unter  
"Bevölkerung" sind nach allgemeinem Sprachgebrauch zunächst die Gesamtheit der  
Bewohner eines bestimmten, mehr oder weniger grossen Gebietes zu verstehen. Eine  
"Bevölkerung" bildet darüber hinaus die Gesamtheit der Personen, die sich eher zufällig  
und kurzfristig gleichzeitig an einem bestimmten Ort befindet, beispielsweise in einem  
Kaufhaus, in einem öffentlichen Verkehrsmittel oder in einem Sportstadion. Nicht als  
"Bevölkerung" angesehen werden kann dagegen der Personenkreis, mit dem jemand  
über Freundschaft oder Bekanntschaft im realen oder virtuellen Leben verbunden ist,  
zumal hier der Bezug zu einem bestimmten Ort fehlt. Der Betroffene richtete sich damit  
nicht an die "Bevölkerung", wenn er die fraglichen Äusserungen an seine rund 290  
Facebook-Freunde adressierte und darin im Besonderen diejenigen Freunde ansprach,  
die ihm nicht zum Geburtstag gratuliert hatten. 
Nicht zu entscheiden hatte das Bundesgericht die Frage, ob eine Äusserung gegenüber  
Facebook-Freunden  als "öffentlich"  oder "privat"  zu gelten  hat. Der Begriff der  
"Bevölkerung" ist nicht gleichbedeutend mit demjenigen der "Öffentlichkeit", der unter  
anderem beim Tatbestand der Rassendiskriminierung massgebend ist. 
Offen lässt das Bundesgericht, ob die Aussagen im Post objektiv geeignet waren, die  
Adressaten in Schrecken zu versetzen. Das Obergericht hatte dies zwar bejaht, aber  
keine Anhaltspunkte dafür gesehen, dass tatsächlich eine grosse Anzahl Personen in  
Angst und Schrecken versetzt worden wäre und deshalb einen Versuch angenommen. A tous les journalistes accrédités auprès  
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 29 avril 2015
Embargo : 29 avril 2015, 12:00 heures
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 8 avril 2015 (6B_256/2014)
« Post » Facebook: le cercle d'amis n'est pas une «  population »  
Une menace proférée envers des amis Facebook ne peut être sanctionnée au titre de  
« menaces alarmant la population  ». Le cercle d'amis et de connaissances dans la  
vie réelle ou virtuelle ne constitue pas une «  population ». Forment en revanche une  
« population » les habitants d'une zone déterminée ou l'ensemble des personnes se  
trouvant au même moment dans un lieu déterminé. Le Tribunal fédéral annule la  
condamnation d'un homme par le Tribunal supérieur du canton de Zurich. 
En mars 2012, l'intéressé avait posté sur sa page Facebook un texte qui pouvait être lu  
par environ 290 personnes ayant le statut d'ami. Il s'adressait dans ce texte à ceux qui  
ne lui avaient pas souhaité un bon anniversaire et indiquait entre autres : (...) je vous  
extermine tous, vous allez le regretter (...) maintenant plus personne ne peut vous  
protéger Pan!!!! Pan!!!! Pan!!!! («  post » original en dialecte suisse-allemand). En 2013,  
le Tribunal supérieur du canton de Zurich a condamné l'homme pour ces faits pour  
tentative de menaces alarmant la population au sens de l'art. 258 du Code pénal (CP) à  
une peine pécuniaire avec sursis partiel. 
Le Tribunal fédéral admet le recours de l'intéressé et annule l'arrêt du Tribunal cantonal.  
L'art. 258 CP n'est applicable que lorsque «  la population » est alarmée, respectivement  
lorsqu'il est tenté de l'alarmer. Par «  population », on entend dans le langage commun  
en premier lieu l'ensemble des habitants d'une zone déterminée plus ou moins grande.  
Forme également une «  population » l'ensemble des personnes qui se trouvent plutôt  
par hasard et pour un temps court au même moment dans un lieu déterminé, par  
exemple dans un magasin, dans un transport public ou dans un stade  sportif. Ne peut  
en revanche être considéré comme une «  population » le cercle des personnes, avec  
lesquelles quelqu'un est ami ou qu'il connaît dans la vie réelle ou virtuelle, ce d'autant  
plus qu'il manque là un lien avec un endroit déterminé. L'intéressé ne s'adresse ainsi  
pas à la « population » lorsqu'il communique les déclarations litigieuses à ses environs  
290 amis Facebook et par là s'adresse en particulier à ceux qui ne lui ont pas souhaité  
un bon anniversaire.
Le Tribunal fédéral n'avait pas à trancher la question de savoir si une déclaration à des  
amis Facebook devait être considérée comme «  publique » ou « privée ». La notion de 
« population » n'est pas équivalente à celle du «  caractère public », déterminante 
notamment s'agissant de l'infraction de discrimination raciale.
Le Tribunal fédéral laisse ouverte la question de savoir si une déclaration faite dans un  
« post » était objectivement de nature à alarmer ses destinataires. Le Tribunal supérieur  
l'avait pourtant admis. Il n'avait toutefois vu aucun indice qu'un grand nombre de  
personnes aurait concrètement été apeuré et alarmé et avait pour cette raison admis  
une tentative.