<h2>SubmittedText<h2><p>Depuis dix ans, la guerre que menait le peuple sahraoui pour la libération de sa terre, ancienne colonie espagnole, aujourd'hui occupée par le Maroc, a fait place à une trêve et à un plan de paix élaboré par l'ONU. Ce plan prévoit un scrutin d'autodétermination, la libération des prisonniers et le retour des réfugiés. Mais, depuis dix ans, le Maroc fait obstruction à la réalisation de ce plan, qu'il s'était pourtant engagé à respecter. Une réunion de la dernière chance, avec l'émissaire de l'ONU James Baker, aura lieu à Berlin les 28 et 29 septembre prochains. Si la mise en péril du plan de paix, de la part du Maroc ou de l'ONU, devait se confirmer, le peuple sahraoui et son organisation militaire et politique le Front Polisario n'avaient plus d'autre choix que de reprendre les armes. Ils lancent un appel à tous les pays démocratiques pour qu'ils apportent leur soutien au plan de paix et qu'ils usent de leur influence pour amener le Maroc à accepter sa mise en application, dont dépend la réalisation du scrutin d'autodétermination.</p><p>La Suisse est-elle prête à répondre à cet appel ? Le Conseil fédéral veut-il s'engager dans ce sens et faire connaître de manière urgente son soutien au processus de paix et sa reconnaissance de la lutte légitime du peuple sahraoui ?</p>