<h2>SubmittedText<h2><p>Jusqu'à présent, seules des actions ponctuelles du Conseil fédéral laissaient entrevoir que celui-ci était prêt en principe à abandonner la neutralité de notre pays (adhésion à l'ONU, adhésion à l'UE, internationalisation de la politique de sécurité); par les déclarations qu'il a faites dans le numéro d'avril 2000 de la revue du DDPS intitulée "Swiss Peace Supporter", publication consacrée aux contributions de la Suisse à la promotion de la paix, M. Deiss, conseiller fédéral, franchit le Rubicon. Jusqu'ici, le refus de contracter des alliances restait, du moins dans le discours du Conseil fédéral, le fondement de la neutralité même dans sa nouvelle conception. Répondant à une question concernant les choix à prendre par la Suisse en matière de politique extérieure et de politique de sécurité, M. Deiss, conseiller fédéral, renonce à présent même à ce principe lorsqu'il affirme : "Il est illusoire de croire que la Suisse est en mesure de trouver des solutions durables sans le concours d'alliés."</p><p>Quand le Conseil fédéral déclarera-t-il ouvertement et loyalement au peuple qu'il entend abandonner la neutralité et quand présentera-t-il aux Chambres un projet d'arrêté fédéral y relatif soumis au référendum ?</p>