{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2020-11-24", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20201124-31623-17_2020-11-24.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20201124_31623_17:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "38f9dfc581ff665a7e549aa136609f01"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20201124_31623_17", "Bardali Akram c. Suisse"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 24.11.2020 20201124_31623_17 (Bardali Akram c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 24.11.2020 20201124_31623_17 (Bardali Akram c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 24.11.2020 20201124_31623_17 (Bardali Akram c. Suisse)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br> SUISSE: Art. 3 CEDH. Conditions de d\u00e9tention dans la prison de Champ-Dollon.\n<br> Le requ\u00e9rant se plaint du surpeuplement cumul\u00e9 notamment avec un confinement en cellule 23 heures par jour. La p\u00e9riode de 98 jours cons\u00e9cutifs - ou de 155 jours non cons\u00e9cutifs -, au cours de laquelle il disposait d'un espace personnel inf\u00e9rieur \u00e0 la norme de 4 m2 \u00e9tablie par le CPT, n'est pas n\u00e9gligeable. Pour se prononcer sur le respect de l'art. 3 CEDH, la Cour a examin\u00e9 le caract\u00e8re suffisant des autres conditions mat\u00e9rielles de d\u00e9tention. En l'esp\u00e8ce, le requ\u00e9rant a pu utiliser les sanitaires librement et de mani\u00e8re priv\u00e9e. L'\u00e9tat d'hygi\u00e8ne, l'a\u00e9ration, l'approvisionnement en eau et en nourriture, le chauffage et la lumi\u00e8re \u00e9taient convenables. Il a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d'une heure de promenade quotidienne et d'autres activit\u00e9s hors cellule. De plus, rien ne permet de constater qu'il n'aurait pas b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de soins m\u00e9dicaux appropri\u00e9s. Au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, les conditions de d\u00e9tention n'ont pas soumis le requ\u00e9rant \u00e0 une d\u00e9tresse ou \u00e0 une \u00e9preuve d'une intensit\u00e9 qui exc\u00e8de le niveau in\u00e9vitable de souffrance inh\u00e9rent \u00e0 la d\u00e9tention (ch. 44-59). Conclusion: non-violation de l'art. 3 CEDH.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>(4. Quartalsbericht 2020)<br>Verbot der unmenschlichen oder erniedrigenden Behandlung (Art. 3 EMRK); Haftbedingungen im Gef\u00e4ngnis Champ-Dollon<br>Der Fall betrifft die Haftbedingungen des Beschwerdef\u00fchrers im Gef\u00e4ngnis von Champ-Dollon. Der Gerichtshof stellte fest, dass der Beschwerdef\u00fchrer in zwei nicht aufeinanderfolgenden Zeitr\u00e4umen \u00fcber einen pers\u00f6nlichen Raum von mehr als 3 m\u00b2, aber weniger als den vom Europ\u00e4ischen Ausschuss zur Verh\u00fctung von Folter und unmenschlicher oder erniedrigender Behandlung oder Strafe (CPT) in seinen Empfehlungen festgelegten Standard von 4 m\u00b2 verf\u00fcgte. Ausserhalb der strittigen Zeitr\u00e4ume, d. h. w\u00e4hrend des gr\u00f6ssten Teils seiner Inhaftierung, standen dem Beschwerdef\u00fchrer jedoch mehr als 4 m\u00b2 pers\u00f6nlicher Raum zur Verf\u00fcgung. Der Gerichtshof befand insbesondere, dass der Platzmangel des Beschwerdef\u00fchrers im Gef\u00e4ngnis Champ-Dollon f\u00fcr sich genommen keine Verletzung von Artikel 3 EMRK darstellen k\u00f6nne. Die dem Beschwerdef\u00fchrer zur Verf\u00fcgung stehende pers\u00f6nliche Fl\u00e4che muss n\u00e4mlich zusammen mit den anderen materiellen Haftbedingungen gepr\u00fcft werden, damit festgestellt werden kann, ob der Platzmangel mit anderen M\u00e4ngeln einherging wie z. B. keinem Zugang zu einem Spazierhof oder zu Luft und Tageslicht, schlechter Bel\u00fcftung, einer zu tiefen oder zu hohen Raumtemperatur, mangelnder Privatsph\u00e4re in den Toiletten oder schlechten sanit\u00e4ren und hygienischen Bedingungen. Unter Ber\u00fccksichtigung aller materiellen Haftbedingungen des Beschwerdef\u00fchrers kam der Gerichtshof zum Schluss, dass der Beschwerdef\u00fchrer keiner Not oder H\u00e4rte ausgesetzt war, die das unvermeidliche Mass an Leiden, das mit der Inhaftierung einhergeht, \u00fcbersteigt. Keine Verletzung von Artikel 3 EMRK (einstimmig)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br> SUISSE: Art. 3 CEDH. Conditions de d\u00e9tention dans la prison de Champ-Dollon.\n<br> Le requ\u00e9rant se plaint du surpeuplement cumul\u00e9 notamment avec un confinement en cellule 23 heures par jour. La p\u00e9riode de 98 jours cons\u00e9cutifs - ou de 155 jours non cons\u00e9cutifs -, au cours de laquelle il disposait d'un espace personnel inf\u00e9rieur \u00e0 la norme de 4 m2 \u00e9tablie par le CPT, n'est pas n\u00e9gligeable. Pour se prononcer sur le respect de l'art. 3 CEDH, la Cour a examin\u00e9 le caract\u00e8re suffisant des autres conditions mat\u00e9rielles de d\u00e9tention. En l'esp\u00e8ce, le requ\u00e9rant a pu utiliser les sanitaires librement et de mani\u00e8re priv\u00e9e. L'\u00e9tat d'hygi\u00e8ne, l'a\u00e9ration, l'approvisionnement en eau et en nourriture, le chauffage et la lumi\u00e8re \u00e9taient convenables. Il a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d'une heure de promenade quotidienne et d'autres activit\u00e9s hors cellule. De plus, rien ne permet de constater qu'il n'aurait pas b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de soins m\u00e9dicaux appropri\u00e9s. Au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, les conditions de d\u00e9tention n'ont pas soumis le requ\u00e9rant \u00e0 une d\u00e9tresse ou \u00e0 une \u00e9preuve d'une intensit\u00e9 qui exc\u00e8de le niveau in\u00e9vitable de souffrance inh\u00e9rent \u00e0 la d\u00e9tention (ch. 44-59). Conclusion: non-violation de l'art. 3 CEDH.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(4\u00e8me rapport trimestriel 2020)<br>Interdiction des traitements inhumains ou d\u00e9gradants (art. 3 CEDH) ; conditions de d\u00e9tention dans la prison de Champ-Dollon.<br>L'affaire concerne les conditions de d\u00e9tention du requ\u00e9rant dans la prison de Champ-Dollon. La Cour a constat\u00e9 que, pendant deux p\u00e9riodes non cons\u00e9cutives, le requ\u00e9rant a dispos\u00e9 d'un espace personnel sup\u00e9rieur \u00e0 3 m\u00b2 mais inf\u00e9rieur \u00e0 la norme de 4 m\u00b2 \u00e9nonc\u00e9e par le Comit\u00e9 europ\u00e9en pour la pr\u00e9vention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou d\u00e9gradants (CPT) dans ses recommandations. Cependant, en dehors des p\u00e9riodes litigieuses, \u00e0 savoir pendant une majeure partie de sa d\u00e9tention, le requ\u00e9rant a dispos\u00e9 de plus de 4 m\u00b2 d'espace personnel. La Cour a jug\u00e9 en particulier que le manque d'espace du requ\u00e9rant dans la prison de Champ-Dollon ne saurait \u00e0 lui seul caract\u00e9riser une violation de l'article 3 de la Convention. En effet, la surface individuelle dont disposait le requ\u00e9rant, doit \u00eatre examin\u00e9e avec les autres conditions mat\u00e9rielles de d\u00e9tention afin de d\u00e9terminer si ce manque d'espace s'accompagnait d'autres d\u00e9ficiences, notamment d'un d\u00e9faut d'acc\u00e8s \u00e0 une cour de promenade ou \u00e0 l'air et \u00e0 la lumi\u00e8re naturelle, d'une mauvaise a\u00e9ration, d'une temp\u00e9rature insuffisante ou trop \u00e9lev\u00e9e dans les locaux, d'une absence d'intimit\u00e9 aux toilettes ou de mauvaises conditions sanitaires et hygi\u00e9niques. Au vu de l'ensemble des conditions mat\u00e9rielles de d\u00e9tention du requ\u00e9rant, la Cour a conclu que ce dernier n'a pas \u00e9t\u00e9 soumis \u00e0 une d\u00e9tresse ou \u00e0 une \u00e9preuve d'une intensit\u00e9 qui exc\u00e8de le niveau in\u00e9vitable de souffrance inh\u00e9rent \u00e0 la d\u00e9tention. Non-violation de l'art. 3 CEDH (unanimit\u00e9)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br> SUISSE: Art. 3 CEDH. Conditions de d\u00e9tention dans la prison de Champ-Dollon.\n<br> Le requ\u00e9rant se plaint du surpeuplement cumul\u00e9 notamment avec un confinement en cellule 23 heures par jour. La p\u00e9riode de 98 jours cons\u00e9cutifs - ou de 155 jours non cons\u00e9cutifs -, au cours de laquelle il disposait d'un espace personnel inf\u00e9rieur \u00e0 la norme de 4 m2 \u00e9tablie par le CPT, n'est pas n\u00e9gligeable. Pour se prononcer sur le respect de l'art. 3 CEDH, la Cour a examin\u00e9 le caract\u00e8re suffisant des autres conditions mat\u00e9rielles de d\u00e9tention. En l'esp\u00e8ce, le requ\u00e9rant a pu utiliser les sanitaires librement et de mani\u00e8re priv\u00e9e. L'\u00e9tat d'hygi\u00e8ne, l'a\u00e9ration, l'approvisionnement en eau et en nourriture, le chauffage et la lumi\u00e8re \u00e9taient convenables. Il a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d'une heure de promenade quotidienne et d'autres activit\u00e9s hors cellule. De plus, rien ne permet de constater qu'il n'aurait pas b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de soins m\u00e9dicaux appropri\u00e9s. Au vu de ce qui pr\u00e9c\u00e8de, les conditions de d\u00e9tention n'ont pas soumis le requ\u00e9rant \u00e0 une d\u00e9tresse ou \u00e0 une \u00e9preuve d'une intensit\u00e9 qui exc\u00e8de le niveau in\u00e9vitable de souffrance inh\u00e9rent \u00e0 la d\u00e9tention (ch. 44-59). Conclusion: non-violation de l'art. 3 CEDH.\n<br> Sintesi dell'UFG\n<br>(4\u00b0 rapporto trimestriale 2020)<br>Divieto di trattamento inumano o degradante (art. 3 CEDU); condizioni di detenzione nel carcere di Champ\u2011Dollon<br>La causa riguarda le condizioni di detenzione del ricorrente nel carcere di Champ\u2011Dollon. La Corte ha constatato che, durante due periodi non consecutivi, il ricorrente ha avuto a disposizione uno spazio personale superiore a 3 m\u00b2 ma inferiore alla norma di 4 m\u00b2 raccomandata dal Comitato europeo per la prevenzione della tortura e delle pene o trattamenti inumani o degradanti (CPT). Tuttavia, al di fuori dei periodi contestati, ossia durante la maggior parte della sua detenzione, il ricorrente ha avuto a disposizione uno spazio personale superiore a 4 m\u00b2. La Corte ha ritenuto in particolare che la mancanza di spazio del ricorrente nel carcere di Champ\u2011Dollon non \u00e8 di per s\u00e9 sufficiente per constatare una violazione dell'articolo 3 della Convenzione. Lo spazio di cui disponeva il ricorrente deve infatti essere valutato insieme alle altre condizioni materiali di detenzione, al fine di poter stabilire se allo spazio personale insufficiente si aggiungevano altre lacune, in particolare il mancato accesso a un cortile per passeggiate o all'aria e alla luce naturale, un'areazione troppo scarsa o troppo elevata nei locali, l'assenza d'intimit\u00e0 nei bagni o condizioni sanitarie e igieniche carenti. Considerando la totalit\u00e0 delle condizioni di detenzione del ricorrente, la Corte ha concluso che quest'ultimo non \u00e8 stato sottoposto ad afflizioni o a difficolt\u00e0 che superano il livello inevitabile di sofferenza inerente alla detenzione. Nessuna violazione dell'articolo 3 CEDU (unanimit\u00e0)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:40", "Checksum": "79c5f42d95489b6270def91f57d6de2b"}