Situation économique. Interpellations 1166 N 28 septembre 1982 ques à l'exportation car ces pays assurent directement ou indirectement une couverture nettement supérieure des ris- ques. Le Conseil fédéral n'estime-t-il pas qu'il convient d'améliorer et d'étendre la garantie contre les risques à l'exportation? 4. Est-il informé du fait que divers pays accordent directe- ment ou indirectement des subventions à l'exportation? Quels moyens pourrait-on mette en œuvre pour atténuer cette distorsion de la concurrence qui défavorise notre éco- nomie? 5. Il est indiqué de suivre une politique fiscale raisonnable qui, tenant compte de la diminution des bénéfices des entreprises, créerait un climat favorable aux investisse- ments. Quelles mesures le Conseil fédéral envisage-t-il de prendre dans ce sens? C. 1. Le Conseil fédéral estime-t-il qu'en plus du second programme d'impulsion, il conviendrait de prendre.d'autres mesurés propres à encourager les investissements, telles que le déblocage rapide de crédits mixtes et de crédits destinés à des investissements dans l'agriculture? Dans quelle mesure la Confédération pourrait-elle avancer la date de commandes indispensables qu'elle prévoit de passer (armée, CFF, PTT)? 2. Compte tenu du fait que des milliers de travailleurs dans l'économie privée tremblent pour leur emploi, le gouverne- ment est-il disposé à revenir sur la décision pour le moins surprenante qu'il a prise concernant la réduction de l'horaire de travail du personnel fédéral? 3. Quelles autres solutions permettraient à son avis d'amé- liorer les conditions générales mentionnées ou d'autres encore, de façon à renforcer la compétitivité de notre éco- nomie et, partant, à préserver l'emploi? 4. Le Conseil fédéral souhaite-t-il que les cantons et les communes prennent des mesures complémentaires (conseils, reconversion professionnelle, formation perma- nente, placement)? Sprecher - Porte-parole: Nebiker #ST# 82.495 Interpellation der unabhängigen und evangelischen Fraktion - Wirtschaftslage Interpellation du groupe indépendant et évangélique - Situation économique Wortlaut der Interpellation vom 21. September 1982 Aus Anlass der wachsenden Rezessionsschwierigkeiten in unserem Lande stellen wir dem Bundesrat folgende Fragen: 1. Ist der Bundesrat bereit, auch auf der Einkommens- und Nachfrageseite kurzfristig wirksame Vorkehrungen zu tref- fen, um der wachsenden Arbeitslosigkeit und der Unteraus- lastung der Produktionskapazitäten entgegenzusteuern? Ist er insbesondere bereit, a. mittel- bis längerfristig vorgesehene oder budgetierte Ausgaben des Bundes und seiner Unternehmungen vor allem in den Bereichen Energie, Verkehr und Militär zeitlich zu raffen bzw. vorzuziehen? b. Anreize zugunsten der privaten und vor allem der risiko- reichen Investitionstätigkeit durch Investitionsprämien, Zinsvorschüsse, Haftungsvorschüsse und anderes mehr zu schaffen? c. zur Erhaltung der internationalen Konkurrenzfähigkeit der schweizerischen Exportindustrie den Ausbau und die Nachfinanzierung der Exportrisikogarantie in die Wege zu leiten? d. auf kaufkraftschmälernde und prozyklisch wirkende Abstriche im Sozial- und Einkommensbereich wo immer möglich zu verzichten? e. die Gemeinwesen auf der Ebene der Kantone und Gemeinden mit allen verfügbaren politischen und rechtli- chen Mitteln zu einem konjunkturgerechten Finanzgebaren anzuhalten? 2. Ist der Bundesrat bereit, bei seinen kurzfristigen Kon- junkturförderungsmassnahmen die Erfordernisse und Ziel- setzungen einer langfristigen - auf die Schaffung optimaler Rahmenbedingungen ausgerichteten - Wirtschaftspolitik im Auge zu behalten? Ist er im Rahmen seiner langfristigen Wirtschaftspolitik insbesondere bereit, a. dafür zu sorgen, dass das Geldmengenwachstum auch in Zukunft in erster Linie in den Dienst der Geldwertstabili- tät gestellt und zu diesem Zweck in der langen Frist verste- tigt auf die realen Entwicklungmöglichkeiten der Volkswirt- schaft ausgerichtet wird? b. die stabilitätspolitische Verantwortlichkeit in einer weite- ren Zukunft von der monetären Behörde auf die öffentlichen Haushalte auszudehnen, insbesondere durch eine nach volks- und finanzwirtschaftlichen Grundsätzen verstetigten, langfristig angelegten Ausgaben-, Einnahmen- und Ver- schuldungspolitik? c. im Interesse einer langfristig orientierten Förderung der internationalen Konkurrenzfähigkeit der schweizerischen Exportwirtschaft auf protektionistische und strukturerhal- tende Praktiken zu verzichten und seine Bemühungen auf die Erhaltung stabiler Preise und Realwechselkurse sowie auf eine weitere Aktivierung der Aussenhandelspolitik hin- zuwirken? d. auch weiterhin für möglichst optimale ökologische und soziale Rahmenbedingungen im Interesse der wirtschaft- lichen Langfristentwicklung zu sorgen und zu diesem Zwecke jeglichen Abbau von ressourcen- bzw. umwelt- schonenden Regelungen sowie von sozialen Sicherheits- netzen zu vermeiden? Texte de l'interpellation du 21 septembre 1982 Les difficultés dues à la récession économique dans notre pays s'aggravant, nous invitons le Conseil fédéral à répon- dre aux questions suivantes: 1. Est-il prêt à prendre des mesures efficaces touchant également les revenus et la demande, afin de combattre à brève échéance le chômage croissant et l'exploitation insuffisante des capacités de production? Est-il notamment disposé: a. A faire à un rythme rapide certaines dépenses prévues ou inscrites à moyen ou à long terme au budget de la Confédération et des entreprises fédérales, notamment dans les domaines de l'énergie, des transports et de la défense, ou à engager ces dépenses avant le terme fixé? b. A favoriser les investissements privés, notamment ceux qui comportent des risques, par des primes, l'avance des intérêts et de sommes déposées à titre de garantie, etc.? c. A mettre en chantier l'aménagement de la garantie des risques à l'exportation et à assurer son financement, afin de sauvegarder la compétitivité de l'industrie suisse d'exporta- tion? d. A renoncer, autant que faire se peut, à arrêter, dans le domaine social et en matière de revenus, des restrictions qui diminuent le pouvoir d'achat et qui accentuent la réces- sion? e. A imposer aux autorités cantonales et communales, par tous les moyens politiques et juridiques disponibles, l'adap- tion de leur politique financière à la conjoncture économi- que? 2. Est-il prêt à tenir compte, lorsqu'il arrête des mesures de redressement à court terme, des exigences et des objectifs d'une politique économique à longue échéance, visant à créer des conditions optimales? Est-il notamment disposé dans ce cadre,28. September 1982 N 1167 Wirtschaftslage. Interpellationen a. A veiller à ce que l'accroissement de la masse monétaire serve surtout à assurer la stabilité de notre monnaie et, à cet effet, à axer sa politique à longue échéance davantage sur les possibilités réelles de développement qui s'offrent à l'économie nationale? b. A étendre par la suite aux finances publiques la respon- sabilité qui incombe aux autorités monétaires d'assurer la stabilité de la valeur de l'argent, en adoptant une politique à long terme, en matière de dépenses, de recettes et d'endettement, qui serait fondée sur des principes éprou- vés d'économie nationale et financière? c. A renoncer à l'adoption de mesures protectionnistes et de dispositions visant à sauvegarder les structures exis- tantes, pour renforcer durablement la compétitivité de l'industrie suisse d'exportation, et à œuvrer plutôt au main- tien de prix et de cours de change réels stables, ainsi qu'à la poursuite d'une politique dynamique des échanges? d. A veiller au maintien de conditions sociales et écologi- ques optimales aux fins de ne pas compromettre le déve- loppement à long terme de l'économie, et à empêcher pour ce faire, le démantèlement des réglementations visant à ménager l'environnement ou à sauvegarder les ressources naturelles, ainsi que la levée de mesures de protection sociale? Sprecher - Porte-parole: Jaeger #ST# 82.496 Interpellation der liberalen Fraktion Wirtschaftslage Interpellation du groupe libéral Situation économique Wortlaut der Interpellation vom 21. September 1982 Der Rat der OECD hat im Mai 1982 an der Ministerkonfe- renz die Voraussetzungen für eine bessere Wirtschaftsent- wicklung genannt: Teuerungsbekämpfung, Beseitigung der Mobilitätshindernisse auf dem Arbeitsmarkt, bessere Kon- trolle bzw. Herabsetzung der Haushaltdefizite und Senkung der hohen Zinssätze. Als Vertreter der Schweiz an dieser Versammlung stimmte der Bundespräsident diesen Zielen zu; er betonte, die Stabilitätspolitik müsse fortgesetzt wer- den, und warnte die Mitgliedländer davor, protektionistische Massnahmen zu ergreifen, unter dem Vorwand, die Arbeits- losigkeit bekämpfen zu wollen. Seit dem Monat Mai haben verschiedene Ereignisse die internationale und nationale Wirtschaftslage geprägt: Zahl- reiche Länder waren nicht in der Lage, ihre finanziellen Ver- pflichtungen zu erfüllen, die Arbeitslosigkeit blieb unverän- dert hoch oder verschärfte sich sogar, der freie Handel wurde eingeschränkt usw. In der Schweiz: Anstieg der Zahl der Arbeitslosen, Auftragsrückgang bei der Industrie, Bedrohung der Wirtschaft in gewissen Regionen. Will der Bundesrat angesichts dieser Umstände die Stabili- tätspolitik, wie er sie in Übereinstimmung mit den OECD- Mitgliedern umschrieb, weiterführen? Wenn nein: In wel- chen Teilen müsste sie geändert werden? Wenn ja: Mit wel- chen Mitteln könnten die Partnerländer dazu gebracht wer- den, diese Politik auch wirklich zu befolgen? Ist er, was die Schweiz betrifft, der Auffassung, die vorge- schlagene Arbeitszeitverkürzung und die automatische Indexierung der Gehälter für das Bunde'spersonal, die ver- schärften Einschränkungen der Beschäftigung ausländi- scher Arbeitnehmer und die Sozialpolitik, die durch ihre Verzettelung über das Konzept einer angemessenen Soli- darität hinausgeht, seien mit dieser Stabilitätspolitik verein- bar? Erhöhen diese Vorhaben nicht die Haushaltdefizite, heizen sie nicht die Inflation an und treiben sie nicht die Kosten der Privatunternehmen dermassen in die Höhe, dass ihre Konkurrenzfähigkeit beeinträchtigt wird? Texte de l'interpellation du 21 septembre 1982 Au mois de mai 1982, le Conseil de l'OCDE réuni en session ministérielle a fixé les conditions nécessaires à un nouvel essor conjoncturel: lutte contre l'inflation, suppression des obstacles à la mobilité de la main-d'œuvre, meilleur contrôle, respectivement diminution des déficits budgé- taires et baisse des taux d'intérêt élevés. Le président de la Confédération, qui représentait la Suisse à cette réunion, a souscrit à ces objectifs en soulignant la nécessité de pour- suivre une politique de stabilité et en exhortant ses parte- naires à ne pas céder à la tentation du protectionnisme - sous prétexte de remédier au chômage. Depuis le mois de mai, plusieurs événements ont marqué l'économie internationale et nationale: incapacité de nom- breux pays de faire face à leurs engagements financiers, stagnation à un niveau élevé ou aggravation du chômage, restrictions apportées à la liberté des échanges, etc. Sur le plan suisse, augmentation du nombre des chômeurs, baisse des commandes industrielles, menaces sur l'activité économique de certaines régions. Dans ces circonstances, le Conseil fédéral peut-il dire s'il souscrit toujours à la politique définie en acord avec les partenaires de l'OCDE? Si non, en quoi devrait-elle être modifiée? Si oui, quels sont les moyens de la faire effective- ment respecter par les partenaires? Pour le surplus, sur le plan intérieur, estime-t-il compatibles avec cette politique des projets comme la réduction de la durée du travail et l'indexation automatique des salaires des employés de la Confédération, des restrictions accrues en matière d'emploi de travailleurs étrangers, et une politique sociale qui par sa dispersion dépasse la conception d'une réelle solidarité? Ces projets ne creusent-ils pas les déficits publics, n'alimentent-ils pas l'inflation et n'alourdissent-ils pas les coûts des entreprises privées, ce qui réduit leur capacité de concurrence? Sprecher - Porte-parole: Coutau #ST# 82.497 Interpellation der Fraktion der PdA/PSA/POCH Wirtschaftslage Interpellation du groupe du PdT/PSA/POCH Situation économique Wortlaut der Interpellation vom 21. September 1982 Die eindrückliche Reihe von Entlassungen und Einführung von Kurzarbeit und die damit verbundene Erhöhung der Ganz- und Teilarbeitslosigkeit in den letzten Wochen erfüll- ten jedermann mit grosser Besorgnis. Die Sorge ist um so grösser, als diese Entwicklung wichtige Zweige der schwei- zerischen Wirtschaft erfasst hat und für die betroffenen Arbeitnehmer und ganze Regionen unseres Landes schwerwiegende Auswirkungen zeitigt. Wir fragen den Bun- desrat : 1. Wie beurteilt er die Situation und insbesondere die Per- spektiven für die Wirtschaft und die Beschäftigung in unmit- telbarer Zukunft? 2. Welches sind seiner Meinung nach die wichtigsten - externen und internen - Gründe für die rasche Verschlech- terung der Beschäftigungslage in Bereichen wie der Metall-, Uhren- und Textilindustrie? 3. Wie beurteilt er die Auswirkungen der Hochzinspolitik der Vereinigten Staaten auf die Schweiz?Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Interpellation der unabhängigen und evangelischen Fraktion - Wirtschaftslage Interpellation du groupe indépendant et évangélique - Situation économique In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1982 Année Anno Band IV Volume Volume Session Herbstsession Session Session d'automne Sessione Sessione autunnale Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 06 Séance Seduta Geschäftsnummer 82.495 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 28.09.1982 - 08:00 Date Data Seite 1166-1167 Page Pagina Ref. No 20 010 764 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.