<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">[AZA 7] </div> <div class="para">U 396/01 Kt </div> <div class="para"> </div> <div class="para">IIIe Chambre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">MM. les juges Borella, Président, Lustenberger et Kernen. Greffière : Mme Moser-Szeless </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 14 mai 2002 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">dans la cause </div> <div class="para"> </div> <div class="para">T.________, requérant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents, Fluhmattstrasse 1, 6004 Lucerne, opposante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">C o n s i d é r a n t : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">que par écriture du 26 novembre 2001, suivie de courriers des 7 et 19 décembre 2001, 20 février et 27 mars 2002, T.________ demande la révision de l'arrêt du Tribunal fédéral des assurances du 12 septembre 2001 (U 95/01), dans la cause l'opposant à la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA); </div> <div class="para">que pour autant que ces conclusions soient intelligibles, le requérant demande à la Cour de céans de modifier son arrêt du 12 septembre 2001, en ce sens que la CNA soit condamnée à lui payer 3 731 199 fr. 01 et 908 912.75 lires italiennes, avec intérêts à 5 %; </div> <div class="para">que la CNA conclut à l'irrecevabilité de la demande, tandis que l'Office fédéral des assurances sociales ne s'est pas déterminé; </div> <div class="para">que dans la mesure où la Cour de céans n'entendait pas ordonner un échange ultérieur d'écritures (<span class="artref">art. 143 al. 3 OJ</span>), il n'est pas tenu compte des lettres du requérant postérieures à sa demande de révision du 26 novembre 2001; </div> <div class="para">qu'en vertu de l'<span class="artref">art. 140 OJ</span>, la demande de révision doit indiquer, avec preuve à l'appui, le motif de révision invoqué et s'il a été articulé en temps utile; elle doit en outre dire en quoi consistent la modification de l'arrêt et la restitution demandées; </div> <div class="para">qu'il n'est toutefois pas nécessaire que le requérant se réfère à telle ou telle disposition à l'appui de sa requête; il suffit que l'on puisse déduire de sa demande quel motif légal de révision il invoque (RCC 1975 p. 321, 1972 p. 557 et 558); </div> <div class="para">qu'en revanche, il y a lieu de poser des exigences sévères pour la motivation de la demande; il ne suffit pas d'invoquer simplement un motif de révision, encore faut-il indiquer pour quelle raison les conditions en seraient remplies en l'espèce (arrêts non publiés S. du 30 mai 1989 [U 21/89], X. du 22 novembre 2000 [C 182/00]; Elisabeth Escher, Revision und Erläuterung, in : Geiser/Münch (Hrsg.), Prozessieren vor Bundesgericht, 2e éd., Bâle/Francfort 1998, n° 8.28 p. 282); </div> <div class="para">qu'en l'espèce, le demandeur n'invoque aucun des motifs de révision prévus par les <span class="artref"><artref id="CH/173.110/137" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/136" type="start"></artref>art. 136, 137 ou 139a OJ</span><artref id="CH/173.110/137" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/139^a" type="end"></artref>; </div> <div class="para">que dans la mesure où il produit un certificat médical du docteur A.________, daté du 7 septembre 2001, on peut toutefois en déduire qu'il se prévaut implicitement de l'<span class="artref">art. 137 let. b OJ</span>; </div> <div class="para">que le requérant se bornant à se référer à cette pièce sans expliquer en quoi elle justifierait une révision de l'arrêt du 12 septembre 2001, il est douteux que sa demande remplisse les exigences de motivation requises; </div> <div class="para">que la question peut être laissée indécise, car la demande est de toute façon mal fondée; </div> <div class="para">qu'en effet, ledit certificat médical ne constitue pas un moyen de preuve nouveau selon l'<span class="artref">art. 137 let. b OJ</span>, puisqu'il ne renferme pas de faits nouveaux importants au sens où l'entend la jurisprudence (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=22&amp;from_date=11.05.2002&amp;to_date=30.05.2002&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F127-V-353%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page358">ATF 127 V 358</a> consid. 5b et arrêts cités) et se limite à donner une appréciation différente des faits déjà connus au moment du jugement principal, à savoir sur l'état de santé du demandeur à la suite d'un accident survenu le 16 mars 1977, lequel constitue le point de départ de son litige avec la CNA; </div> <div class="para">qu'au demeurant, dans l'arrêt du 12 septembre 2001, la Cour de céans ne s'est pas prononcée matériellement sur les prétentions que le requérant fonde sur cet accident, de sorte que le nouveau certificat médical n'est pas pertinent dans la présente procédure; </div> <div class="para">que, par ailleurs, le demandeur en révision est rendu attentif qu'il ne sera pas entré en matière sur d'autres demandes de révision semblables dans ce litige, dans la mesure où l'introduction constante de requêtes pratiquement identiques constitue un abus de droit et n'est pas digne de protection (cf. RAMA 1992 n° U 150 p. 164); </div> <div class="para">que la procédure n'étant pas gratuite (<span class="artref">art. 134 OJ</span> a contrario), le requérant qui succombe, en supportera les frais (<span class="artref">art. 156 al. 1 OJ</span>), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances </div> <div class="para"> </div> <div class="para">prononce : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">I. Dans la mesure où elle est recevable, la demande de </div> <div class="para">révision est rejetée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">II. Les frais de justice, d'un montant total de 500 fr., </div> <div class="para">sont mis à la charge du requérant et sont compensés </div> <div class="para">avec l'avance de frais, d'un même montant, qu'il a </div> <div class="para">effectuée. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">III. Le présent arrêt sera communiqué aux parties, au Tribunal </div> <div class="para">des assurances du canton de Vaud et à l'Office </div> <div class="para">fédéral des assurances sociales. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lucerne, le 14 mai 2002 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom du </div> <div class="para">Tribunal fédéral des assurances </div> <div class="para">Le Président de la IIIe Chambre : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : </div> </div></body></html>