{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2020-12-22", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20201222-24412-16_2020-12-22.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20201222_24412_16:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "572eccadd6169f085f54222be1373419"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20201222_24412_16", "Bornet Jacques c. Suisse"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 22.12.2020 20201222_24412_16 (Bornet Jacques c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 22.12.2020 20201222_24412_16 (Bornet Jacques c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 22.12.2020 20201222_24412_16 (Bornet Jacques c. Suisse)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>SUISSE: Art. 6 par. 1 CEDH. Dur\u00e9e de la proc\u00e9dure p\u00e9nale \u00e0 laquelle le requ\u00e9rant a particip\u00e9 en qualit\u00e9 de partie civile.\n<br>Selon la Cour, l'art. 6 par. 1 CEDH, dans son volet civil, \u00e9tait applicable \u00e0 la proc\u00e9dure en tant qu'elle concerne le respect du d\u00e9lai raisonnable (ch. 20-22).\nLes autorit\u00e9s nationales consid\u00e8rent que le requ\u00e9rant a perdu la qualit\u00e9 de victime suite aux constats de violation du principe de c\u00e9l\u00e9rit\u00e9 par les instances nationales, ainsi qu'\u00e0 l'octroi d'indemnit\u00e9s pour ses d\u00e9pens. Selon la Cour, les sommes octroy\u00e9es aux requ\u00e9rant sont insuffisantes pour r\u00e9parer le dommage subi et il n'existe aucun constat de violation relatif \u00e0 la p\u00e9riode s'\u00e9tendant jusqu'\u00e0 la date de la notification de l'arr\u00eat du Tribunal f\u00e9d\u00e9ral. Partant, la Cour consid\u00e8re que le requ\u00e9rant peut pr\u00e9tendre \u00eatre victime de la violation all\u00e9gu\u00e9e (ch. 25-27).\nDe plus, la Cour rejette l'exception d'irrecevabilit\u00e9 relative au non-\u00e9puisement des voies de recours internes (ch. 30-34).\nEn l'esp\u00e8ce, la dur\u00e9e de la proc\u00e9dure s'\u00e9tend sur plus de neuf ans et deux mois. Selon la Cour, l'affaire ne pr\u00e9sentait aucune complexit\u00e9 particuli\u00e8re tant aux faits qu'au droit. Au vu des longues p\u00e9riodes de stagnation et eu \u00e9gard \u00e0 la dur\u00e9e globale de la proc\u00e9dure en cause, la Cour estime que la dur\u00e9e de la proc\u00e9dure litigieuse \u00e9tait excessive et ne r\u00e9pond pas \u00e0 l'exigence du d\u00e9lai raisonnable (ch. 36-40).\nConclusion: violation de l'art. 6 par. 1 CEDH.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>(4. Quartalsbericht 2020)<br>Dauer des Verfahrens (Art. 6 Abs. 1 EMRK); Dauer eines Strafverfahrens, an dem der Beschwerdef\u00fchrer als Zivilkl\u00e4ger teilgenommen hat<br>Der Beschwerdef\u00fchrer erstattete eine Strafanzeige und klagte beim Untersuchungsrichteramt wegen Veruntreuung und ungetreuer Gesch\u00e4ftsbesorgung gegen seinen ehemaligen Gesch\u00e4ftspartner. Auf Aufforderung des Untersuchungsrichters, ungef\u00e4hre zivilrechtliche Anspr\u00fcche geltend zu machen, verlangte der Beschwerdef\u00fchrer Schadensersatz in H\u00f6he von 100 000 Schweizer Franken. Beim Gerichtshof beschwerte sich der Beschwerdef\u00fchrer \u00fcber die \u00fcberlange Dauer des Verfahrens vor den nationalen Instanzen. Der Gerichtshof erkl\u00e4rte die Beschwerde f\u00fcr zul\u00e4ssig und befand, dass Artikel 6 Absatz 1 EMRK in seinem \u00abzivilrechtlichen\u00bb Aspekt anwendbar war, obwohl das Bundesgericht die Beschwerde des Beschwerdef\u00fchrers in der Sache selbst f\u00fcr unzul\u00e4ssig erkl\u00e4rt hatte, da er keine Erkl\u00e4rung zu seinen zivilrechtlichen Anspr\u00fcchen abgegeben hatte. Er stellte auch fest, dass der Beschwerdef\u00fchrer geltend machen kann, Opfer der ger\u00fcgten Verletzung zu sein. Hinsichtlich der Ersch\u00f6pfung der innerstaatlichen Rechtsbehelfe befand der Gerichtshof schliesslich, dass der Beschwerdef\u00fchrer zweimal die ordentlichen innerstaatlichen Rechtsbehelfe genutzt hat, um die Verletzung von Artikel 6 Absatz 1 EMRK feststellen zu lassen und das Verfahren zu beschleunigen. Die Tatsache, dass er keinen Schadenersatz geltend gemacht hatte, war nicht ausschlaggebend. Ausserdem konnte die Schadensersatzklage gegen den Staat angesichts ihres rein entsch\u00e4digenden Charakters nicht als ein Rechtsbehelf angesehen werden, den der Beschwerdef\u00fchrer im Sinne der Regel der Ersch\u00f6pfung der innerstaatlichen Rechtsbehelfe h\u00e4tte aus\u00fcben m\u00fcssen. In der Sache stellte der Gerichtshof fest, dass der fragliche Zeitraum mehr als neun Jahre und zwei Monate betrug. Er stellte auch fest, dass der Fall weder tats\u00e4chlich noch rechtlich komplex war. Insbesondere unter Ber\u00fccksichtigung der langen Unt\u00e4tigkeit der nationalen Beh\u00f6rden und der Gesamtdauer des strittigen Verfahrens befand der Gerichtshof, dass dieses zu lange gedauert hat. Verletzung von Artikel 6 Absatz 1 EMRK (einstimmig)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>SUISSE: Art. 6 par. 1 CEDH. Dur\u00e9e de la proc\u00e9dure p\u00e9nale \u00e0 laquelle le requ\u00e9rant a particip\u00e9 en qualit\u00e9 de partie civile.\n<br>Selon la Cour, l'art. 6 par. 1 CEDH, dans son volet civil, \u00e9tait applicable \u00e0 la proc\u00e9dure en tant qu'elle concerne le respect du d\u00e9lai raisonnable (ch. 20-22).\nLes autorit\u00e9s nationales consid\u00e8rent que le requ\u00e9rant a perdu la qualit\u00e9 de victime suite aux constats de violation du principe de c\u00e9l\u00e9rit\u00e9 par les instances nationales, ainsi qu'\u00e0 l'octroi d'indemnit\u00e9s pour ses d\u00e9pens. Selon la Cour, les sommes octroy\u00e9es aux requ\u00e9rant sont insuffisantes pour r\u00e9parer le dommage subi et il n'existe aucun constat de violation relatif \u00e0 la p\u00e9riode s'\u00e9tendant jusqu'\u00e0 la date de la notification de l'arr\u00eat du Tribunal f\u00e9d\u00e9ral. Partant, la Cour consid\u00e8re que le requ\u00e9rant peut pr\u00e9tendre \u00eatre victime de la violation all\u00e9gu\u00e9e (ch. 25-27).\nDe plus, la Cour rejette l'exception d'irrecevabilit\u00e9 relative au non-\u00e9puisement des voies de recours internes (ch. 30-34).\nEn l'esp\u00e8ce, la dur\u00e9e de la proc\u00e9dure s'\u00e9tend sur plus de neuf ans et deux mois. Selon la Cour, l'affaire ne pr\u00e9sentait aucune complexit\u00e9 particuli\u00e8re tant aux faits qu'au droit. Au vu des longues p\u00e9riodes de stagnation et eu \u00e9gard \u00e0 la dur\u00e9e globale de la proc\u00e9dure en cause, la Cour estime que la dur\u00e9e de la proc\u00e9dure litigieuse \u00e9tait excessive et ne r\u00e9pond pas \u00e0 l'exigence du d\u00e9lai raisonnable (ch. 36-40).\nConclusion: violation de l'art. 6 par. 1 CEDH.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(4\u00e8me rapport trimestriel 2020)<br>Dur\u00e9e de la proc\u00e9dure (art. 6 \u00a7 1 CEDH) ; dur\u00e9e d'une proc\u00e9dure p\u00e9nale \u00e0 laquelle le requ\u00e9rant a particip\u00e9 en qualit\u00e9 de partie civile.<br>Le requ\u00e9rant a d\u00e9pos\u00e9 plainte et d\u00e9nonciation p\u00e9nale contre son ancien associ\u00e9 aupr\u00e8s de l'office du juge d'instruction pour abus de confiance et gestion d\u00e9loyale. \u00c0 la demande du juge d'instruction de formuler des conclusions civiles approximatives, le requ\u00e9rant a conclu au versement de dommages-int\u00e9r\u00eats \u00e0 hauteur de 100'000 francs suisses. Devant la Cour, le requ\u00e9rant se plaint de la dur\u00e9e excessive de la proc\u00e9dure devant les instances nationales. La Cour a estim\u00e9 le grief recevable et l'article 6 \u00a7 1 de la Convention applicable dans son volet \u00ab civil \u00bb, m\u00eame si le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral a d\u00e9clar\u00e9 irrecevable le recours du requ\u00e9rant s'agissant du fond de l'affaire, ce dernier n'ayant pas fourni d'explications sur ses pr\u00e9tentions civiles. Elle a \u00e9galement constat\u00e9 que le requ\u00e9rant peut pr\u00e9tendre \u00eatre victime de la violation all\u00e9gu\u00e9e. En ce qui concerne l'\u00e9puisement des voies de recours internes, la Cour a finalement constat\u00e9 que le requ\u00e9rant a, \u00e0 deux reprises, us\u00e9 des voies de recours internes ordinaires pour faire constater la violation de l'article 6 \u00a7 1 CEDH et acc\u00e9l\u00e9rer la proc\u00e9dure. Le fait qu'il n'ait pas conclu \u00e0 l'octroi d'une indemnit\u00e9 \u00e0 titre de r\u00e9paration n'est pas d\u00e9terminant. En outre, l'action en responsabilit\u00e9 contre l'\u00c9tat ne pouvait, eu \u00e9gard \u00e0 sa nature uniquement indemnitaire, \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme un recours que le requ\u00e9rant aurait d\u00fb exercer aux fins de la r\u00e8gle d'\u00e9puisement des voies de recours internes. Sur le fond, la Cour a constat\u00e9 que la p\u00e9riode \u00e0 consid\u00e9rer s'\u00e9tendait sur plus de neuf ans et deux mois. Elle a observ\u00e9 \u00e9galement que l'affaire ne pr\u00e9sentait aucune complexit\u00e9 particuli\u00e8re tant au niveau des faits que du droit. Eu \u00e9gard notamment aux longues p\u00e9riodes d'inactivit\u00e9s imputables aux autorit\u00e9s nationales, ainsi qu'\u00e0 la dur\u00e9e globale de la proc\u00e9dure en cause, la Cour a estim\u00e9 que la dur\u00e9e de la proc\u00e9dure litigieuse \u00e9tait excessive. Violation de l'article 6 \u00a7 1 de la Convention (unanimit\u00e9)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>SUISSE: Art. 6 par. 1 CEDH. Dur\u00e9e de la proc\u00e9dure p\u00e9nale \u00e0 laquelle le requ\u00e9rant a particip\u00e9 en qualit\u00e9 de partie civile.\n<br>Selon la Cour, l'art. 6 par. 1 CEDH, dans son volet civil, \u00e9tait applicable \u00e0 la proc\u00e9dure en tant qu'elle concerne le respect du d\u00e9lai raisonnable (ch. 20-22).\nLes autorit\u00e9s nationales consid\u00e8rent que le requ\u00e9rant a perdu la qualit\u00e9 de victime suite aux constats de violation du principe de c\u00e9l\u00e9rit\u00e9 par les instances nationales, ainsi qu'\u00e0 l'octroi d'indemnit\u00e9s pour ses d\u00e9pens. Selon la Cour, les sommes octroy\u00e9es aux requ\u00e9rant sont insuffisantes pour r\u00e9parer le dommage subi et il n'existe aucun constat de violation relatif \u00e0 la p\u00e9riode s'\u00e9tendant jusqu'\u00e0 la date de la notification de l'arr\u00eat du Tribunal f\u00e9d\u00e9ral. Partant, la Cour consid\u00e8re que le requ\u00e9rant peut pr\u00e9tendre \u00eatre victime de la violation all\u00e9gu\u00e9e (ch. 25-27).\nDe plus, la Cour rejette l'exception d'irrecevabilit\u00e9 relative au non-\u00e9puisement des voies de recours internes (ch. 30-34).\nEn l'esp\u00e8ce, la dur\u00e9e de la proc\u00e9dure s'\u00e9tend sur plus de neuf ans et deux mois. Selon la Cour, l'affaire ne pr\u00e9sentait aucune complexit\u00e9 particuli\u00e8re tant aux faits qu'au droit. Au vu des longues p\u00e9riodes de stagnation et eu \u00e9gard \u00e0 la dur\u00e9e globale de la proc\u00e9dure en cause, la Cour estime que la dur\u00e9e de la proc\u00e9dure litigieuse \u00e9tait excessive et ne r\u00e9pond pas \u00e0 l'exigence du d\u00e9lai raisonnable (ch. 36-40).\nConclusion: violation de l'art. 6 par. 1 CEDH.\n<br> Sintesi dell'UFG\n<br>(4\u00b0 rapporto trimestriale 2020)<br>Durata del processo (art. 6 par. 1 CEDU); durata di una procedura penale al quale il ricorrente ha partecipato in qualit\u00e0 di parte civile.<br>Il ricorrente ha sporto querela e denuncia penale dinanzi al giudice d'istruzione contro il suo vecchio associato per appropriazione indebita e gestione infedele. Alla richiesta del giudice d'istruzione di formulare conclusioni civili approssimative, il ricorrente ha preteso il versamento di un risarcimento pari a 100 000 franchi. Dinanzi alla Corte il ricorrente censura la durata eccessiva della procedura davanti alle autorit\u00e0 nazionali. La Corte \u00e8 entrata nel merito della censura e ha ritenuto applicabile, sotto il profilo civile, l'articolo 6 paragrafo 1 della Convenzione, anche se il Tribunale federale aveva dichiarato irricevibile nel merito il ricorso del ricorrente, poich\u00e9 quest'ultimo non aveva fornito spiegazioni per le sue pretese civili. Ha pure constatato che il ricorrente pu\u00f2 pretendere di essere vittima della presunta violazione. Quanto all'esaurimento delle vie di ricorso interne, la Corte ha ritenuto che, per far constatare la violazione dell'articolo 6 paragrafo 1 e accelerare la procedura, il ricorrente ha adito a due riprese le vie di ricorso ordinarie. Il fatto che nelle sue conclusioni non abbia preteso il versamento di un'indennit\u00e0 a titolo di risarcimento non \u00e8 determinante. Inoltre, in ragione della sua natura unicamente indennitaria, l'azione di responsabilit\u00e0 contro lo Stato non poteva essere considerata un ricorso che il ricorrente avrebbe dovuto presentare per soddisfare la regola dell'esaurimento delle vie di ricorso interne. Nel merito, la Corte ha constato che il periodo in considerazione si \u00e8 esteso a pi\u00f9 di nove anni e due mesi. Ha inoltre osservato che il caso non presentava nessuna complessit\u00e0 particolare in merito ai fatti o al diritto. In considerazione in particolare dei lunghi periodi di inattivit\u00e0 imputabili alle autorit\u00e0 nazionali e alla durata globale del procedimento in causa, la Corte ritiene che la durata della procedura litigiosa \u00e8 stata eccessiva. Violazione dell'articolo 6 paragrafo 1 CEDU (unanimit\u00e0)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:40", "Checksum": "317f776e247ee082b0aa32cb3c52b52e"}