An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 8. November 2018
Embargo: 8. November 2018, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 29. Oktober 2018 (1C_163/2018, 1C_239/2018)
Abstimmung Geldspielgesetz: Beschwerden der Piratenpartei 
abgewiesen
Das Bundesgericht weist die Beschwerden der Piratenpartei im Zusammenhang mit
der Abstimmung über das Geldspielgesetz ab. Die im Vorfeld der Abstimmung vom
vergangenen 10. Juni erfolgten behördlichen Interventionen (Abstimmungsvideo der
Bundeskanzlei, Medienmitteilungen der Kantone und von Swisslos/Loterie Romande)
haben die Abstimmungsfreiheit nicht verletzt.
Die Bundesversammlung hatte im September 2017 das neue Bundesgesetz über Geldspiele (Geldspielgesetz) beschlossen. Gegen das Gesetz wurde das Referendum ergriffen. In der eidgenössischen Volksabstimmung vom vergangenen 10. Juni wurde das
Geldspielgesetz gemäss vorläufigem amtlichem Endergebnis mit 72,9 % Ja-Stimmen
angenommen. Bereits vor der Abstimmung hatten die Piratenpartei Schweiz, die
Piratenpartei Zentralschweiz sowie eine Privatperson Beschwerden beim Bundesgericht
erhoben. 
Das Bundesgericht weist die Beschwerden ab. Die Beschwerdeführer rügen, dass
verschiedene behördliche Interventionen im Vorfeld der Abstimmung die in der Bundesverfassung  verankerte  Abstimmungsfreiheit  verletzen  würden.  Sie  beanstanden
zunächst das von der Bundeskanzlei veröffentlichte Abstimmungsvideo. Der im Video
wiedergegebene Text stellt jedoch nur eine Zusammenfassung der vom Bundesrat
gemachten Abstimmungserläuterungen dar, zu deren Überprüfung das Bundesgericht
nicht befugt ist. Die Verwendung des Mediums Video als Instrument zur Information der
Stimmberechtigten ist prinzipiell zulässig. Weiter rügen die Beschwerdeführer eine im
Vorfeld  der  Abstimmung  veröffentlichte  Medienmitteilung,  mit  der  die  Kantonsregierungen das neue Geldspielgesetz unterstützt haben. Gemäss bisheriger Rechtsprechung des Bundesgerichts sind kantonale Interventionen im Vorfeld eidgenössischer Abstimmungen nur zulässig, wenn der Kanton von der Abstimmung mehr als die
anderen Kantone betroffen ist (BGE 143 I 78, Medienmitteilung des Bundesgerichts vom
29. Dezember 2016). Das ist vorliegend zwar nicht der Fall. Das Bundesgericht
entwickelt seine Rechtsprechung aber dahin weiter, dass die Kantonsregierungen auch
dann eine Abstimmungsempfehlung abgeben dürfen, wenn ihr Kanton namhaft betroffen
ist. Diese Voraussetzung ist beim Geldspielgesetz erfüllt, denn dieses will sicherstellen,
dass auch die Erträge von Geldspielen im Internet den Gemeinwesen zukommen und
damit für gemeinnützige Zwecke zur Verfügung stehen. Die Medienmitteilung einer
Kantonsregierung muss allerdings den Kriterien der Sachlichkeit, der Verhältnismässigkeit und der Transparenz genügen, was im konkreten Fall zutrifft. Gerügt haben
die Beschwerdeführer sodann eine Medienmitteilung von der Swisslos und der Loterie
Romande. Beide Organisationen werden von den Kantonen beherrscht, von der Abstimmung indessen zweifellos besonders betroffen. Ihre pointierte, aber nicht unsachliche
Stellungnahme ist deshalb ebenfalls nicht zu beanstanden. Schliesslich ist das Abstimmungsresultat derart klar ausgefallen, dass ein anderer Ausgang der Abstimmung selbst
dann nicht ernsthaft in Betracht fällt, wenn gewisse Interventionen als problematisch zu
erachten wären und die Abstimmung ohne entsprechende Mängel durchgeführt worden
wäre. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 8 novembre 2018
Embargo : 8 novembre 2018, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 29 octobre 2018 (1C_163/2018, 1C_239/2018)
Votation fédérale relative à la loi fédérale sur les jeux d'argent  : 
les recours du Parti Pirate sont rejetés
Le Tribunal fédéral rejette les recours déposés par le Parti Pirate en lien avec la
votation relative à la loi sur les jeux d'argent. Les interventions des autorités qui ont
précédé la votation du 10 juin dernier (vidéo de la Chancellerie fédérale sur la
votation, communiqués de presse des cantons et de Swisslos/Loterie Romande)
n'ont pas violé la liberté de vote.
L'Assemblée fédérale a adopté en septembre 2017 la nouvelle loi fédérale sur les jeux
d'argent (loi sur les jeux d'argent). La loi a fait l'objet d'un référendum et a été soumise
en votation populaire fédérale le 10 juin dernier. Selon les résultats finaux provisoires
officiels, elle a été acceptée par 72,9 % des votants. Avant la votation, le Parti Pirate
Suisse, le Parti Pirate de Suisse centrale ainsi qu'une personne privée ont recouru
auprès du Tribunal fédéral.
Le Tribunal fédéral rejette les recours. Les recourants font valoir que diverses
interventions des autorités avant la votation ont porté atteinte à la liberté de vote inscrite
dans la Constitution fédérale. Ils critiquent tout d'abord la vidéo sur la votation mise en
ligne par la Chancellerie fédérale. Le texte reproduit dans la vidéo n'est toutefois qu'un
résumé des explications données aux électeurs par le Conseil fédéral, dont l'examen
échappe à la cognition du Tribunal fédéral. Le recours à la vidéo comme instrument
d'information des électeurs est en principe admissible. Les recourants s'en prennent
également à un communiqué de presse publié avant la votation dans lequel les
gouvernements cantonaux ont manifesté leur soutien à la nouvelle loi sur les jeux
d'argent. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, les interventions des cantons avant
les votations fédérales ne sont admissibles que lorsque le canton est concerné par la
votation plus que les autres cantons (ATF 143 I 78, communiqué de presse du Tribunal
fédéral du 29 décembre 2016). Tel n'est pas le cas en l'occurrence. Le Tribunal fédéral
précise cependant sa jurisprudence, en ce sens que les gouvernements cantonaux
peuvent aussi adresser des recommandations de vote lorsque leur canton est particulièrement concerné. Cette condition est réalisée dans le cas de la votation relative à la loi
sur les jeux d'argent, dans la mesure où cette loi entend garantir que les recettes issues
des jeux d'argent sur Internet bénéficient aussi aux collectivités publiques et qu'elles
soient affectées à des buts d'utilité publique. Le communiqué de presse d'un gouvernement cantonal doit néanmoins satisfaire aux critères de l'objectivité, de la proportionnalité et de la transparence, ce qui est le cas en l'espèce. Les recourants ont ensuite mis
en cause un communiqué de presse de Swisslos et de la Loterie Romande. Ces deux
organisations sont toutefois dominées par les cantons et sont incontestablement
particulièrement concernées par la votation. Leur prise de position, bien qu'engagée,
n'en reste pas moins objective et est de ce fait également admissible. Enfin, le résultat
de la votation est tellement net qu'une autre issue n'entre pas sérieusement en
considération, même si certaines interventions avaient été jugées problématiques et si
la votation avait eu lieu sans les vices correspondants.