Lausanne, 3. August 2017
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 18. Juli 2017 (6B_734/2016)
"Quenelle"-Geste vor Genfer Synagoge: Verurteilung wegen 
Rassendiskriminierung bestätigt
Das Bundesgericht bestätigt die Verurteilung eines Mannes wegen Rassendiskriminierung, der 2013 mit zwei weiteren Personen vor einer Synagoge in Genf mit
der "Quenelle" genannten Geste posiert hatte. Aufgrund des Ortes und der weiteren
Umstände der Aktion ist das Genfer Kantonsgericht zu Recht davon ausgegangen,
dass mit der "Quenelle" eine gegen Personen jüdischen Glaubens gerichtete, herabsetzende und diskriminierende Botschaft transportiert wurde.
Der Betroffene hatte 2013 mit zwei weiteren Personen vor der Synagoge Beth-Yaacov
in Genf die "Quenelle" genannte Geste gezeigt. Bei dem Vorfall standen die Männer
nebeneinander in einer Reihe und waren teilweise vermummt. Einer von ihnen trug
einen Kampfanzug der Schweizer Armee. Eine Fotografie der Beteiligten wurde in der
Online-Version der Zeitung "20 minutes" veröffentlicht. Bei der "Quenelle" wird ein Arm
mit offener Handfläche schräg nach unten gestreckt und die andere Hand über die Brust
auf die Schulter oder den Oberarm gelegt. Die Geste wurde vor allem durch den
umstrittenen  französischen  Komiker  "Dieudonné"  bekannt.  Die  Genfer  Staatsanwaltschaft erliess gegen die drei Männer 2015 einen Strafbefehl wegen Rassendiskriminierung und verurteilte sie zu bedingten Geldstrafen. Zwei von ihnen akzeptierten
den Strafbefehl. Der Dritte erhob Einsprache und wurde vom Genfer Kantonsgericht
2016 wegen Rassendiskriminierung zu einer bedingten Geldstrafe verurteilt.
Das Bundesgericht weist die Beschwerde des Mannes ab. Der Rassendiskriminierung
macht sich unter anderem schuldig, wer öffentlich durch Wort, Schrift, Bild, Gebärden,
Tätlichkeiten oder in anderer Weise eine Person oder eine Gruppe von Personen wegen
ihrer Rasse, Ethnie oder Religion in einer gegen die Menschenwürde verstossenden
Weise herabsetzt oder diskriminiert (Artikel 261 bis Absatz 4, erster Satzteil, Strafgesetzbuch). Das Genfer Kantonsgericht verletzt kein Bundesrecht, wenn es diesen Tatbestand im vorliegenden Fall als erfüllt erachtet hat. Es hat festgehalten, dass der
durchschnittliche Beobachter der fraglichen Szene angesichts der Umstände unmittelbar
an einen Akt antisemitischer Natur gedacht habe. Diese Auffassung ist zu bestätigen.
Auch wenn die Bedeutung der "Quenelle" je nach den Umständen oder der vertretenen
Ansicht variieren kann, so steht doch fest, dass es sich zumindest um eine anstössige
und abfällige Geste handelt. Durch deren Ausführung vor der Synagoge ist die Geste für
einen unbefangenen Dritten im vorliegenden Fall als feindselige und diskriminierende
Botschaft gegenüber Personen jüdischen Glaubens zu verstehen. Im Übrigen ist die
"Quenelle" durch die um sie geführte Polemik von einer antisemitischen Konnotation
geprägt, was der Genfer Bevölkerung allgemein bekannt ist. Hinzu kommt die vom Betroffenen und den anderen Beteiligten zur Schau gestellte Haltung, indem sie auf einer
Linie posierten, teilweise vermummt waren und einer von ihnen militärische Kleidung
trug. Diese Inszenierung schliesst die These des Beschwerdeführers aus, dass in der
Geste nur ein Ausdruck von "Schuljungen-Humor" zu sehen sei. Schliesslich ist offensichtlich, dass das Kriterium der "Öffentlichkeit" erfüllt ist, zumal sich die Männer im
öffentlichen Raum in der Innenstadt von Genf in Szene gesetzt haben. Lausanne, le 3 août 2017
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 18 juillet 2017 (6B_734/2016)
Geste de la « quenelle » devant une synagogue genevoise  : 
condamnation pour discrimination raciale confirmée
Le Tribunal fédéral confirme la condamnation pour discrimination raciale d'un
homme qui, en 2013, avait posé avec deux autres personnes devant une synagogue
à Genève en effectuant le geste de la «  quenelle ». Compte tenu du lieu et des autres
circonstances entourant l'acte, la Cour de justice de Genève était fondée à conclure
que la « quenelle » véhiculait un message rabaissant et discriminatoire à l'encontre
des personnes de confession juive.
En 2013, l'intéressé s'était affiché en exécutant le geste de la «  quenelle » avec deux
autres personnes devant la synagogue Beth-Yaacov à Genève. Les protagonistes se
tenaient l'un à côté de l'autre en rang et s'étaient partiellement couvert le visage. L'un
d'eux portait la tenue d'assaut de l'armée suisse. Une photographie des protagonistes
avait été publiée dans la version électronique du journal «  20 minutes ». La « quenelle »
s'effectue en tendant un bras vers le bas avec la paume ouverte et en plaçant l'autre
main au dessus de la poitrine, sur l'épaule ou le haut du bras. Le geste a été popularisé
par l'humoriste français controversé «  Dieudonné ». Le Ministère public de Genève a
rendu en 2015 une ordonnance pénale contre les trois hommes pour l'infraction de
discrimination raciale et les a condamnés à une peine pécuniaire avec sursis. Deux
d'entre eux ont accepté l'ordonnance pénale. Le troisième a fait opposition et a été
condamné en 2016 par la Cour de justice de Genève à une peine pécuniaire avec sursis
pour discrimination raciale.
Le Tribunal fédéral rejette le recours du prévenu. Se rend coupable de discrimination
raciale celui qui, notamment, aura publiquement, par la parole, l'écriture, l'image, le
geste, par des voies de fait ou de toute autre manière, abaissé ou discriminé d'une
façon qui porte atteinte à la dignité humaine une personne ou un groupe de personnes
en raison de leur race, de leur appartenance ethnique ou de leur religion (article 261 bis
alinéa 4, première partie, Code pénal). La Cour de justice genevoise n'a pas violé le
droit fédéral en considérant que les conditions de cette infraction étaient remplies dans
le cas d'espèce. Elle a retenu qu'un observateur moyen de la scène en question aurait
immédiatement pensé à un acte de nature antisémite au regard des circonstances.
Cette approche doit être confirmée. Quoique la signification de la «  quenelle » puisse
varier selon les contextes et les avis, elle est à tout le moins perçue comme un geste
obscène et méprisant. Compte tenu de la mise en scène devant la synagogue, le tiers
non prévenu aura compris le geste dans le cas d'espèce comme un message hostile et
discriminatoire envers les personnes de confession juive. En outre, la «  quenelle » est
empreinte d'une connotation antisémite compte tenu de la polémique qui l'entoure,
généralement connue de la population genevoise. A cela s'ajoute l'attitude affichée par
l'intéressé et ses comparses, qui, alignés en rang, s'étaient en partie couvert le visage
et, pour l'un d'eux, avait revêtu une tenue militaire. Une telle mise en scène exclut la
thèse du recourant selon laquelle il ne fallait y voir qu'un geste «  relevant d'un humour
potache ». Enfin, le critère de «  publicité » est manifestement rempli dès lors que les
intéressés ont agi dans un espace public au centre-ville de Genève.