<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2021-04-12-8C_174-2021.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>8C_174/2021</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 12 avril 2021</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Ire Cour de droit social</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">M. le Juge fédéral Abrecht, en qualité de juge unique. </div> <div class="para">Greffière : Mme Castella. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">recourante, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Office cantonal de l'emploi, </div> <div class="para">Service juridique, rue des Gares 16, 1201 Genève, </div> <div class="para">intimé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Assurance-chômage (condition de recevabilité), </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre le jugement de la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice de la République et canton de Genève du 21 janvier 2021 (A/2219/2020 ATAS/32/2021). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Vu :</b> </div> <div class="para">le jugement du 21 janvier 2021, par lequel la Chambre des assurances sociales de la République et canton de Genève a rejeté le recours de A.________ contre une décision de l'Office cantonal de l'emploi (OCE) du 24 juin 2020 déclarant la prénommée inapte au placement dès le 1er février 2020, motif pris que son autorisation de travail, liée à son ancien employeur, n'avait pas déployé d'effet au-delà du 31 janvier 2020, date de la fin de son contrat de travail, </div> <div class="para">le recours formé le 18 février 2021 (timbre postal) par A.________ contre le jugement cantonal, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>considérant :</b> </div> <div class="para">qu'aux termes de l'<span class="artref">art. 108 al. 1 let. b LTF</span>, le président de la cour décide en procédure simplifiée de ne pas entrer en matière sur les recours dont la motivation est manifestement insuffisante (<span class="artref">art. 42 al. 2 LTF</span>), </div> <div class="para">qu'il peut confier cette tâche à un autre juge (<span class="artref">art. 108 al. 2 LTF</span>), </div> <div class="para">que selon l'<span class="artref"><artref id="CH/173.110/42/2" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/42/1" type="start"></artref>art. 42 al. 1 et 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/42/2" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/2" type="end"></artref>, le recours doit indiquer, entre autres exigences, les conclusions, les motifs et les moyens de preuve, en exposant en quoi l'acte attaqué est contraire au droit, </div> <div class="para">que pour satisfaire à l'obligation de motiver, la partie recourante doit discuter les motifs de la décision entreprise et indiquer précisément en quoi elle estime que l'autorité précédente a méconnu le droit, de telle sorte que l'on comprenne clairement, à la lecture de son exposé, quelles règles de droit auraient été, selon elle, transgressées par l'autorité cantonale (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=23&amp;from_date=01.04.2021&amp;to_date=20.04.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F142-I-99%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page99">ATF 142 I 99</a> consid. 1.7.1 p. 106 et les références), </div> <div class="para">que le Tribunal fédéral statue sur la base des faits établis par l'autorité précédente (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>), </div> <div class="para">qu'à cet égard, la partie recourante ne peut critiquer les constatations de fait que si elles ont été établies en violation du droit au sens de l'<span class="artref">art. 95 LTF</span> ou de manière manifestement inexacte, c'est-à-dire arbitraire au sens de l'<span class="artref">art. 9 Cst.</span>, et si la correction du vice est susceptible d'influer sur le sort de la cause (<span class="artref">art. 97 al. 1 LTF</span>), </div> <div class="para">qu'en l'espèce, les juges cantonaux ont considéré que la recourante ne pouvait pas s'attendre à la délivrance d'une autorisation de séjour lui permettant d'exercer une activité lucrative pendant la période litigieuse - soit entre le 1er février et le 6 mai 2020 -, de sorte que la condition du domicile au sens de l'<span class="artref">art. 12 LACI</span> (RS 837.0) n'était pas réalisée, </div> <div class="para">qu'en outre, la LACI ne prévoyait pas de remboursement des cotisations d'assurance-chômage dans le cas où le travailleur ne pouvait pas bénéficier des prestations de chômage, </div> <div class="para">que dans son écriture, la recourante discute librement les faits de la cause, se prévalant en particulier des cotisations versées durant l'exercice de son activité professionnelle en Suisse et de la validité de son permis de séjour jusqu'au 3 mars 2020, </div> <div class="para">qu'elle se plaint de l'absence de soutien des autorités de chômage malgré le respect de ses obligations de chômeuse et soutient que la décision de l'OCE aurait établi une situation favorable pour les ressortissants de l'UE par rapport aux ressortissants des pays tiers, </div> <div class="para">qu'elle invoque par ailleurs une inégalité de traitement au regard de l'octroi d'indemnités de chômage à un ancien collègue de travail colombien, alors également au bénéfice d'un permis de séjour B, </div> <div class="para">qu'une telle argumentation n'est pas de nature à démontrer que la cour cantonale aurait mal appliqué le droit fédéral ou qu'elle aurait établi les faits de manière manifestement inexacte, </div> <div class="para">qu'en effet, en critiquant la décision de l'intimé, la recourante ne s'attaque pas à la motivation du jugement cantonal, lequel s'est substitué à la décision précitée en vertu de l'effet dévolutif du recours (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=23&amp;from_date=01.04.2021&amp;to_date=20.04.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F136-II-539%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page539">ATF 136 II 539</a> consid. 1.2 p. 543), </div> <div class="para">qu'en particulier, la recourante ne conteste pas que son autorisation de séjour en Suisse était liée à l'exercice de son ancienne activité, ni que celle-ci a pris fin le 31 janvier 2020, </div> <div class="para">qu'elle ne s'en prend pas davantage à la motivation du jugement entrepris, en tant que les premiers juges ont considéré que les seules phases d'entretien auprès de deux sociétés ne lui permettaient pas encore de compter sur la délivrance d'une autorisation de travail, </div> <div class="para">qu'enfin, les inégalités de traitement invoquées ne sont pas suffisamment motivées, </div> <div class="para">qu'en particulier, on ne voit pas qu'un ressortissant de l'UE sans autorisation de travail en Suisse pourrait d'emblée y bénéficier des indemnités de chômage, ni que la situation de son ancien collègue serait identique à la sienne au regard des circonstances permettant de compter sur la délivrance d'une autorisation de travailler, </div> <div class="para">qu'au demeurant, sur ce dernier grief, la recourante n'est pas fondée à invoquer devant le Tribunal fédéral des faits qui n'ont pas été soumis à la juridiction précédente (<span class="artref">art. 99 al. 1 LTF</span>), </div> <div class="para">que partant, le recours ne répond pas aux exigences de l'<span class="artref"><artref id="CH/173.110/42/2" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/42/1" type="start"></artref>art. 42 al. 1 et 2 LTF</span><artref id="CH/173.110/42/2" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/2" type="end"></artref> et doit être déclaré irrecevable selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 108 al. 1 LTF</span>, </div> <div class="para">qu'au vu des circonstances, il convient de renoncer à la perception de frais judiciaires (art. 66 al. 1, deuxième phrase, LTF), </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b> par ces motifs, le Juge unique prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est irrecevable. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Il n'est pas perçu de frais judiciaires. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué aux parties, à la Chambre des assurances sociales de la Cour de justice de la République et canton de Genève et au Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lucerne, le 12 avril 2021 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la Ire Cour de droit social </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Juge unique : Abrecht </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : Castella </div> </div></body></html>