<h2>SubmittedText<h2><p>Après les vives protestations soulevées à Lucerne par sa décision de supprimer la limitation de vitesse de 80 kilomètres/heure imposée sur l'autoroute dans l'agglomération lucernoise, le Conseil fédéral est-il prêt à revenir sur cette décision ?</p><p>Le Conseil fédéral est-il prêt à limiter la vitesse à 100 kilomètres/heure sur toutes les routes nationales et à 70 kilomètres/heure sur toutes les autres routes hors agglomération afin d'améliorer la qualité de l'air, et notamment de prévenir l'apparition du smog estival ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Dans le développement des motifs appuyant la décision du Conseil fédéral, il apparaît que celui-ci ne juge pas adéquates les mesures prises dans le cas d'espèce par les autorités lucernoises. La décision relève notamment que l'abaissement de la vitesse maximale n'a pas permis de réduire sensiblement les immissions de NO2. L'on ne saurait qualifier d'importante une réduction des immissions de NO2 de 1 à 2 microgrammes par mètre cube à 100 mètres de l'autoroute et une influence qui diminue rapidement en fonction de l'augmentation de la distance.</p><p>Pour diminuer la pollution de l'air, le Conseil fédéral avait décidé, le 1er octobre 1984, d'abaisser les limitations générales de vitesse de 130 à 120 kilomètres/heure sur les autoroutes et de 100 à 80 kilomètres/heure sur les routes ordinaires hors des localités, cette mesure devant alors rester valable jusqu'à fin 1989. Avant la votation sur l'initiative populaire "Pro vitesse 130/100", il avait en outre décidé, le 16 août 1989, de maintenir en principe les limitations de vitesse de 120/80 kilomètres/heure. Le 26 novembre 1989, le peuple a rejeté l'initiative et, le 20 décembre 1989, le Conseil fédéral a introduit définitivement les limites de 120/80 kilomètres/heure, en donnant la garantie qu'elles seraient maintenues. Au vu de ces garanties, le Conseil fédéral n'est pas prêt à abaisser les limitations générales de vitesse à 100/70 kilomètres/heure sur les autoroutes et les routes hors des localités. Cependant, cela n'exclut pas qu'un abaissement des limites de vitesse sur certains tronçons d'autoroutes peut constituer un moyen de réduire les émissions de substances polluantes et de bruit, conforme au principe de la proportionnalité.</p><p>Au surplus, le Conseil fédéral est persuadé qu'en faisant mieux appliquer les limitations de vitesse en vigueur, les cantons peuvent contribuer largement à réduire les atteintes à l'environnement et il enjoint les conducteurs à respecter scrupuleusement les restrictions de circulation.</p>  Réponse du Conseil fédéral.