<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">[AZA] </div> <div class="para">I 407/99 Rl </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <u>IIIe Chambre </u> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">composée des Juges fédéraux Schön, Spira et Widmer; </div> <div class="para">Decaillet, Greffier </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <u>Arrêt du 16 mars 2000 </u> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">dans la cause </div> <div class="para"> </div> <div class="para">S.________, recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Office de l'assurance-invalidité du canton de Vaud, rue du </div> <div class="para">Lac 37, Clarens, intimé, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">et </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Tribunal des assurances du canton de Vaud, Lausanne </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> A.- S.________ a travaillé en qualité de responsable </div> <div class="para">de rayon au service de la société M.________. Le 6 octobre </div> <div class="para">1991, il a été victime d'un accident de la circulation et a </div> <div class="para">subi un traumatisme crânien, des plaies à la face, un </div> <div class="para">hématome péri-oculaire, une fracture de l'os propre du nez </div> <div class="para">et des contusions thoraciques. Le docteur Z.________, </div> <div class="para">médecin traitant de l'assuré, a attesté une reprise du </div> <div class="para">travail à 50 % depuis le 8 janvier 1992 et à 100 % depuis </div> <div class="para">le 10 mars suivant. L'intéressé a donné son congé pour le </div> <div class="para">31 mai 1992. Dans deux rapports des 4 mai et 14 juin 1993, </div> <div class="para">le docteur Y.________, généraliste a constaté que, </div> <div class="para">nonobstant des céphalées, l'assuré ne subissait plus aucune </div> <div class="para">incapacité de travail. Le docteur D.________, neurologue, a </div> <div class="para">confirmé cette opinion dans deux rapports des 21 mars et </div> <div class="para">26 juin 1995. </div> <div class="para"> Le 18 juillet 1995, S.________ a déposé une demande de </div> <div class="para">prestations d'assurance-invalidité tendant à l'octroi d'une </div> <div class="para">rente. Dans un rapport du 15 août 1995, le docteur </div> <div class="para">D.________ a constaté un status après traumatisme crânio- </div> <div class="para">-cérébral avec plaies au visage et atteinte de la branche </div> <div class="para">terminale du nerf facial droit qui a récupéré, ainsi que </div> <div class="para">des céphalées post-traumatiques. Il a attesté que son </div> <div class="para">patient ne subissait aucune incapacité de travail. </div> <div class="para"> Par décision du 13 novembre 1995, la CNA a nié le </div> <div class="para">droit de l'assuré à une rente d'invalidité de l'assurance- </div> <div class="para">accidents, ainsi qu'à une indemnité pour atteinte à l'inté- </div> <div class="para">grité. Ensuite de l'opposition de l'assuré à cette déci- </div> <div class="para">sion, la CNA a soumis celui-ci à une expertise confiée au </div> <div class="para">docteur H.________, neurologue. Ce médecin a conclu à des </div> <div class="para">céphalées post-traumatiques chroniques survenant à la suite </div> <div class="para">d'un traumatisme crânien mineur. Il a précisé que chez son </div> <div class="para">patient, le conflit assécurologique, ainsi que le sentiment </div> <div class="para">de préjudice envers le corps médical, étaient des éléments </div> <div class="para">qui contribuaient à la chronification des plaintes. Il a </div> <div class="para">conclu que les céphalées précitées étaient suffisamment sé- </div> <div class="para">vères pour entraîner l'incapacité de travail du patient </div> <div class="para">(rapport du 15 octobre 1996). </div> <div class="para"> Par décision du 15 janvier 1997, l'Office cantonal </div> <div class="para">vaudois de l'assurance-invalidité (ci-après : l'office) a </div> <div class="para">rejeté la demande de l'assuré. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> B.- S.________ a recouru contre cette décision devant </div> <div class="para">le Tribunal des assurances du canton de Vaud. Il a produit, </div> <div class="para">notamment, une décision du 8 octobre 1997 par laquelle la </div> <div class="para">CNA a rejeté son opposition à la décision du 13 novembre </div> <div class="para">1995, deux lettres du docteur H.________ du 25 novembre </div> <div class="para">1996 et 20 novembre 1998, un rapport du 20 avril 1998 des </div> <div class="para">docteurs C.________ et A.________ de la division autonome </div> <div class="para">de médecine psychosociale de X.________, ainsi qu'une </div> <div class="para">lettre du 18 juin 1998 des docteurs N.________ et </div> <div class="para">G.________ du service de neurologie de X.________. </div> <div class="para"> Par jugement du 12 janvier 1999, la juridiction canto- </div> <div class="para">nale a rejeté le recours. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> C.- S.________ interjette recours de droit admin- </div> <div class="para">istratif contre ce jugement dont il demande l'annulation, </div> <div class="para">en concluant implicitement à l'octroi d'une rente entière </div> <div class="para">d'invalidité. </div> <div class="para"> L'office a renoncé à présenter des observations. L'Of- </div> <div class="para">fice fédéral des assurances sociales ne s'est pas détermi- </div> <div class="para">né. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <u>Considérant en droit </u> </div> <div class="para"> : </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> 1.- Le litige porte sur le droit du recourant à une </div> <div class="para">rente de l'assurance-invalidité. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> 2.- a) Le jugement entrepris expose correctement les </div> <div class="para">dispositions légales et réglementaires, ainsi que les prin- </div> <div class="para">cipes jurisprudentiels applicables en l'espèce, de sorte </div> <div class="para">qu'il peut y être renvoyé (cf. consid. 4). Il faut y ajou- </div> <div class="para">ter une référence à l'arrêt <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=5&amp;from_date=02.03.2000&amp;to_date=21.03.2000&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F113-V-22%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page28">ATF 113 V 28</a> consid. 4a et les </div> <div class="para">arrêts cités. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> b) Les premiers juges ont principalement considéré que </div> <div class="para">le recourant ne souffre pas de troubles psychiques ayant </div> <div class="para">valeur de maladie et que les céphalées qu'il présente n'en- </div> <div class="para">traînent pas une incapacité de travail significative. </div> <div class="para"> Le recourant soutient de son côté que différentes at- </div> <div class="para">teintes supplémentaires, tels une intolérance aux glucides, </div> <div class="para">une hypertension et une apnée du sommeil compliquent les </div> <div class="para">diagnostics. Il relève que ses besoins en sommeil sont de </div> <div class="para">douze à seize heures par jour, de sorte qu'il est incapable </div> <div class="para">de travailler à un rythme suivi. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> 3.- En l'occurrence, il résulte des constatations des </div> <div class="para">docteurs Z.________, Y.________ et D.________ que </div> <div class="para">nonobstant les céphalées dont il souffre le recourant ne </div> <div class="para">subit plus d'incapacité de travail depuis le 10 mars 1992. </div> <div class="para">De son côté le docteur H.________, a conclu dans son </div> <div class="para">expertise du 15 octobre 1996, que les céphalées </div> <div class="para">post-traumatiques affectant son patient sont suffisamment </div> <div class="para">sévères pour entraîner une incapacité de travail </div> <div class="para">relativement prolongée. Dans une lettre du 25 novembre </div> <div class="para">suivant, il a toutefois précisé qu'une année après </div> <div class="para">l'accident l'incapacité de travail découlait de céphalées </div> <div class="para">chroniques liées à des troubles de la personnalité </div> <div class="para">préexistants ou à l'apparition d'un état dépressif secon- </div> <div class="para">daire qu'il conviendrait peut-être de faire évaluer par un </div> <div class="para">spécialiste. Ce médecin a ainsi imputé la chronification </div> <div class="para">des céphalées justifiant l'incapacité de travail de son pa- </div> <div class="para">tient à des troubles d'ordre psychique. Or, le recourant a </div> <div class="para">repris sans limitation son activité auprès de son ancien </div> <div class="para">employeur le 10 mars 1992, avant de donner son congé pour </div> <div class="para">le 31 mai suivant. Après avoir épuisé son droit aux </div> <div class="para">indemnités de chômage, il a travaillé trois mois dans une </div> <div class="para">entreprise de marquage de caisses de plastique, puis il a </div> <div class="para">exercé l'activité de guide touristique à B.________, de </div> <div class="para">juin à décembre 1994. Force est dès lors d'admettre que </div> <div class="para">malgré les troubles qui l'affectent, le recourant peut </div> <div class="para">exercer une activité que le marché du travail lui offre </div> <div class="para">compte tenu de ses aptitudes, en faisant preuve de la bonne </div> <div class="para">volonté raisonnablement exigible de sa part. On ne saurait </div> <div class="para">donc admettre que les atteintes précitées provoquent une </div> <div class="para">invalidité au sens de la loi (<span class="artref">art. 4 LAI</span>). Les médecins de </div> <div class="para">X.________ n'ont du reste attesté aucune incapacité de </div> <div class="para">travail. </div> <div class="para"> Sur le vu de ce qui précède, le jugement attaqué n'ap- </div> <div class="para">paraît pas critiquable et le recours se révèle mal fondé. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> Par ces motifs, le Tribunal fédéral des assurances </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <u>p r o n o n c e </u> </div> <div class="para"> : </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>I. Le recours est rejeté.</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>II. Il n'est pas perçu de frais de justice.</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>III. Le présent arrêt sera communiqué aux parties, au Tri-</i> </div> <div class="para"> bunal des assurances du canton de Vaud et à l'Office </div> <div class="para"> fédéral des assurances sociales. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lucerne, le 16 mars 2000 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom du </div> <div class="para">Tribunal fédéral des assurances </div> <div class="para">Le Président de la IIIe Chambre : </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Greffier : </div> </div></body></html>