<h2>SubmittedText<h2><p>Dans la perspective de la ratification par la Suisse de la Convention du Conseil de l'Europe sur la protection des enfants contre l'exploitation et les abus sexuels (Convention de Lanzarote), le Conseil fédéral compte-t-il prendre des mesures complémentaires aux modifications proposées du Code pénal et du Code de procédure pénale ? Notamment, envisage-t-il une campagne nationale contre la violence sexuelle à l'égard des enfants, dans la lignée de la campagne "Un sur cinq" du Conseil de l'Europe ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Les États parties à la Convention de Lanzarote s'engagent à prendre les mesures nécessaires pour prévenir et combattre toutes les formes d'exploitation et d'abus sexuels des enfants, et pour en protéger ces derniers. Cela comprend notamment la sensibilisation des enfants, des parents et des personnes que leur travail met en contact avec des enfants.</p><p>Le financement et la mise en oeuvre de mesures préventives est pour l'essentiel l'affaire des cantons. En outre, des organisations non gouvernementales réalisent des campagnes de prévention que la Confédération subventionne en partie. Enfin, la Confédération a elle-même mis sur pied des programmes nationaux de prévention en rapport avec cette thématique : le programme "Jeunes et médias" offre informations ciblées et soutien aux parents, aux enseignants et aux professionnels du domaine, et les sensibilise notamment à la question des abus et de l'exploitation sexuelle des enfants au moyen des nouvelles technologies de l'information et de la communication ; le programme "Jeunes et violence" offre aux cantons et aux communes un soutien pour la prévention de la violence et favorise la création de structures de collaboration durables.</p><p>Les mesures suivantes de sensibilisation des enfants, des parents et des professionnels sont à relever :</p><p>- la question du respect du corps et celle des abus sexuels sont abordées dans le cadre de l'éducation sexuelle, qui fait partie de l'enseignement obligatoire et est inscrite dans les plans d'études cantonaux ;</p><p>- de nombreux cantons ont repris le projet de la Fondation suisse pour la protection de l'enfant "Mon corps est à moi !", destiné aux enfants en âge de fréquenter l'école primaire, qui est mis en oeuvre en collaboration avec des enseignants, des parents et des services locaux ;</p><p>- cantons et organisations non gouvernementales proposent encore d'autres offres de sensibilisation dans les domaines de la santé, de l'éducation, des sports, de la culture et des loisirs, par exemple des modules de formation continue sur le thème des abus sexuels, ou des guides de dépistage de la maltraitance infantile.</p><p>Comme on le voit, les mesures de prévention proposées dans le cadre de la campagne "Un sur cinq" du Conseil de l'Europe sont déjà mises en oeuvre en Suisse. D'autres campagnes à l'échelle nationale ne sont pas prévues pour l'instant.</p>  Réponse du Conseil fédéral.