An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 12. Oktober 2017
Kein Embargo
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 12. Oktober 2017 (5A_590/2016)
Vaterschaftsanerkennung: Heimat- und Wohnsitzgemeinde sind 
klageberechtigt
Die Heimat- und die Wohnsitzgemeinde eines Schweizer Mannes sind berechtigt,
seine Anerkennung der Vaterschaft für das Kind seiner kosovarischen Ex-Frau anzufechten. Zwecks Klärung der Vaterschaft darf gegen den Mann die zwangsweise
Durchführung des bisher verweigerten DNA-Gutachtens angeordnet werden.
Der Mann hatte 2004 eine kosovarische Staatsangehörige geheiratet. Die Frau erhielt in
der Folge eine Niederlassungsbewilligung. 2010 wurde die kinderlose Ehe geschieden.
Die Frau gebar kurze Zeit später ein Kind, das von ihrem Ex-Mann anerkannt wurde und
damit dessen Bürgerrecht erhielt. Das Migrationsamt wollte die Frau aus der Schweiz
wegweisen, da es die frühere Ehe mit dem Schweizer als Scheinehe bewertete. Als
Mutter eines Kindes, das zufolge Anerkennung Schweizer Bürger geworden war, durfte
die Frau jedoch in der Schweiz bleiben. Gegen die Anerkennung des Kindes durch den
Mann erhoben das Gemeindeamt des Kantons Zürich sowie seine aktuelle Wohnsitzgemeinde und seine Heimatgemeinde Klage. Das Bezirksgericht Winterthur verneinte
2015 deren Klageberechtigung und wies die Klage ab. Zuvor hatte der Mann seine
Mitwirkung an einer DNA-Entnahme verweigert und war wegen Ungehorsams gegen
eine amtliche Verfügung gebüsst worden. Das Obergericht des Kantons Zürich bejahte
zwar die Berechtigung zur Klage der Gemeinwesen, hielt die zwangsweise Durchführung eines DNA-Tests aber für ausgeschlossen. 
Das Bundesgericht heisst die dagegen erhobene Beschwerde der Wohnsitzgemeinde
sowie der Heimatgemeinde an seiner öffentlichen Beratung vom Donnerstag teilweise
gut. Es bestätigt die Einschätzung des Obergerichts, dass die betroffenen Gemeinden
zur  Anfechtung  der  Vaterschaft  berechtigt  sind.  Nicht  klageberechtigt  ist  das
Gemeindeamt. Das Schweizerische Zivilgesetzbuch (ZGB) verleiht der Heimat- und
Wohnsitzgemeinde grundsätzlich ein Klagerecht in Bezug auf die Vaterschaftsanerkennung. Vorliegend hat die Wohnsitzgemeinde ein Anfechtungsinteresse, weil sie
unterstützungspflichtig werden könnte, beziehungsweise tatsächlich Unterstützungsleistungen erbringt. Die Heimatgemeinde hat ein Anfechtungsinteresse, weil das Kind
das Bürgerrecht des angeblichen Vaters erworben hat; da nachweislich eine Scheinehe
bestanden hat, besteht die ernsthafte Möglichkeit, dass es sich um eine blosse Gefälligkeitsanerkennung handelt, um der Kindesmutter ein Anwesenheitsrecht zu sichern. Da
gemäss Obergericht nicht von einer gelebten Beziehung zwischen dem Mann und dem
Kind ausgegangen werden kann, besteht ohnehin kein festes familiäres Identifikationsgefüge des Kindes, das einer Klärung der Frage entgegenstehen würde, ob der rechtliche Vater auch der genetische Vater ist. 
Aufgrund des bisherigen Beweisergebnisses steht nicht fest, dass der Betroffene nicht
der biologische Vater ist. Zur Klärung der Abstammungsfrage erscheint nunmehr die
Androhung der zwangsweisen Durchführung eines DNA-Gutachtens als verhältnismässig. Die Sache ist zu diesem Zweck an das Bezirksgericht Winterthur zurückzuweisen. Die Pflicht zur Mitwirkung bei der Abklärung der Vaterschaft ergibt sich
unmittelbar aus dem Gesetz (Artikel 160 und 296 der Schweizerischen Zivilprozessordnung). Auch für die Durchsetzung einer DNA-Begutachtung besteht eine ausreichende gesetzliche Grundlage, zumal der angedrohte Wangenschleimhautabstrich
keine Gefahr für die Gesundheit darstellt. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 12 octobre 2017
Pas d'embargo
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 12 octobre 2017 (5A_590/2016)
Reconnaissance de paternité  : les communes d'origine et du 
domicile disposent de la qualité pour agir
La commune d'origine et celle du domicile d'un homme de nationalité suisse ont le
droit de contester la reconnaissance de paternité de l'enfant de son ex-femme de
nationalité kosovare. Afin d'établir la paternité, l'individu en question peut être
contraint de force à une expertise ADN, qu'il a refusée jusqu'ici. 
L'intéressé avait épousé une femme de nationalité kosovare en 2004. Cette dernière a
ainsi obtenu un permis d'établissement. Les époux ont divorcé en 2010. Aucun enfant
n'est né durant l'union. Peu après, la femme a mis au monde un enfant que son exépoux a reconnu et qui a ainsi obtenu la nationalité suisse. Le Service des migrations a
voulu expulser la femme considérant que son union avec le précité était un mariage de
complaisance. Celle-ci a toutefois pu demeurer en Suisse en sa qualité de mère d'un
enfant ayant acquis la nationalité suisse ensuite de la reconnaissance de paternité.
L'Office des affaires communales du canton de Zurich ainsi que les communes d'origine
et du domicile actuel de l'intéressé ont contesté la reconnaissance de paternité. En
2015, le Tribunal de district de Winterthour leur a dénié la qualité pour agir et a rejeté
leur requête. Préalablement, l'intéressé avait refusé de se soumettre à un prélèvement
d'ADN et avait été amendé pour insoumission à une décision de l'autorité. Le Tribunal
cantonal du canton de Zurich a admis la qualité pour agir des collectivités publiques
mais a exclu la possibilité de procéder à un prélèvement d'ADN sous la contrainte. 
Lors de son audience publique de jeudi, le Tribunal fédéral admet partiellement le
recours des communes d'origine et de domicile. Il confirme l'appréciation du Tribunal
cantonal selon laquelle les communes concernées sont légitimées à contester la reconnaissance de paternité. L'Office cantonal des affaires communales ne dispose en
revanche pas de la qualité pour agir. Le Code civil suisse (CC) confère en principe la
qualité pour agir aux communes d'origine et de domicile dans le cadre d'une reconnaissance de paternité. En l'espèce, la commune de domicile a un intérêt à la contestation
dans la mesure où elle pourrait devoir assumer une assistance, respectivement où elle
fournit déjà des prestations d'assistance. La commune d'origine a un intérêt à la
contestation parce que l'enfant a acquis le droit de cité de son prétendu père. Puisqu'en
l'espèce, on se trouvait manifestement en présence d'un mariage fictif, il est fort
probable qu'il s'agit également d'une reconnaissance de complaisance pour garantir une
autorisation de résidence à la mère de l'enfant. De toute façon, selon le Tribunal
cantonal, on ne peut pas en l'espèce partir du principe qu'il existe une véritable relation
vécue entre l'individu et l'enfant. Partant, il n'existe pas davantage chez l'enfant de
construction identitaire familiale stable à laquelle la réponse à la question de savoir si
son père légal est également son père biologique ferait obstacle. 
Sur la base des preuves administrées jusqu'ici, il n'est pas établi que l'intéressé n'est
pas le père biologique de l'enfant. Afin d'établir la paternité, la menace de la réalisation
d'une expertise ADN de force apparaît désormais proportionnée. A cette fin, la cause
est renvoyée au Tribunal de district de Winterthour. L'obligation de collaborer à l'établissement de la paternité ressort directement de la loi (articles 160 et 296 du Code de
procédure civile suisse). Une base légale suffisante existe également pour l'établissement d'une expertise ADN, ce d'autant que le frottis de la muqueuse jugale envisagé
ne présente aucun danger pour la santé.