<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <a name="idp347360"></a><div class="big bold">Urteilskopf</div> <br/>116 Ib 377<br/><br/><br/><div class="paraatf">47. Extrait de l'arrêt de la Ire Cour de droit public du 25 avril 1990 dans la cause Association suisse des transports contre Tribunal administratif du canton de Genève (recours de droit administratif)</div> <div class="paraatf"></div> <a name="idp348800"></a> <a name="idp356864"></a><br/><div id="regeste" lang="de"> <div class="big bold">Regeste</div> <br/><div class="paraatf">Die Bewilligung für eine Baute auf einer in einem Nutzungsplan festgesetzten von Bauzonen umgebenen Grünzone i.S. von <span class="artref">Art. 3 Abs. 3 lit. e RPG</span> untersteht dem kantonalen Recht (gemäss <span class="artref"><artref id="CH/700/22" type="start"></artref>Art. 22 oder 23 RPG</span><artref id="CH/700/23" type="end"></artref>); <span class="artref">Art. 24 RPG</span> ist nicht anwendbar. <div class="paratf"> </div> </div> </div> <a name="idp364848"></a> <br/><div> <a name="idp371184"></a><span class="big bold" id="sachverhalt">Sachverhalt</span> <span class="small">ab Seite 378</span> </div> <br/><div class="paraatf"> <a name="page378"></a><div class="center pagebreak">BGE 116 Ib 377 S. 378</div> </div> <div class="paraatf"> La promenade de Saint-Antoine, à Genève, est une place du domaine public d'environ 6000 m2, située au centre de la ville. Elle est actuellement plantée d'arbres; à peu près la moitié de sa surface est affectée à la circulation et au stationnement des automobiles; le reste est réservé aux piétons. Elle appartient à la zone de verdure prévue par les art. 24 et 25 de la loi genevoise d'application de la loi fédérale sur l'aménagement du territoire, du 4 juin 1987.</div> <div class="paraatf">Par arrêt du 2 novembre 1988, le Tribunal administratif du canton de Genève a admis que la construction d'un garage public de cinq cents places, sur cinq niveaux, sous la promenade, serait conforme à l'affectation du sol. Le Tribunal fédéral a rejeté un recours de droit administratif de l'Association suisse des transports, dénonçant une violation de l'<span class="artref">art. 24 LAT</span>.</div> <br/><div> <a name="idp376688"></a><span class="big bold" id="erwaegungen">Erwägungen</span> </div> <br/><div class="paraatf">Extrait des considérants:</div> <br/><div class="paraatf"> <a name="idp377648"></a><span class="bold" id="consideration_2.">2. </span>a) La législation fédérale prévoit le maintien, dans le milieu bâti, de nombreuses surfaces de verdure ou espaces plantés d'arbres (<span class="artref">art. 3 al. 3 let</span>. e LAT), tels que la promenade de Saint-Antoine. Cependant, les plans d'affectation ne doivent pas obligatoirement attribuer ces surfaces à des zones inconstructibles, dès lors que, selon l'<span class="artref">art. 17 al. 2 LAT</span>, cette mesure n'est pas imposée pour les sites et territoires dont les plans doivent en principe assurer la protection. Il n'est donc pas prévu que l'<span class="artref">art. 24 LAT</span> doive y être appliqué. Leur conservation est une mesure d'aménagement du milieu bâti; par leur fonction, elles appartiennent à celui-ci, quelle que soit l'affectation qui leur est conférée par le plan. Elles ne sont dès lors pas situées hors de la zone à bâtir aux termes de l'<span class="artref">art. 24 LAT</span> (titre).</div> <div class="paraatf">D'ailleurs, la sauvegarde des espaces de verdure urbains est étrangère au but de cette disposition. L'<span class="artref">art. 3 al. 3 LAT</span>, première phrase, prévoit que l'étendue des territoires affectés à l'habitat et aux activités économiques doit être limitée. Cette règle consacre le <a name="page379"></a><div class="center pagebreak">BGE 116 Ib 377 S. 379</div>principe de la séparation des zones à bâtir, dont la délimitation est imposée par les <span class="artref"><artref id="CH/700/14" type="start"></artref>art. 14 et 15 LAT</span><artref id="CH/700/15" type="end"></artref>, et des zones inconstructibles, pour maintenir le plus possible de territoires libres, éviter l'extension excessive ou désordonnée des agglomérations et empêcher la dissémination des constructions. L'<span class="artref">art. 24 LAT</span>, relatif aux constructions hors des zones à bâtir, est destiné à assurer la réalisation de cet objectif (DFJP/OFAT, Etude relative à la loi fédérale sur l'aménagement du territoire, ch. 42 let. a ad <span class="artref">art. 3 LAT</span>, ch. 9 ad <span class="artref">art. 14 LAT</span>, ch. 1 et 9 ad <span class="artref">art. 24 LAT</span>). Or, celui-ci n'a pas de rapport avec l'aménagement de l'intérieur des agglomérations, même s'il faut aussi y limiter le développement des constructions (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=30&amp;from_date=&amp;to_date=&amp;from_year=1990&amp;to_year=1990&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;from_date_push=&amp;top_subcollection_clir=bge&amp;query_words=&amp;part=all&amp;de_fr=&amp;de_it=&amp;fr_de=&amp;fr_it=&amp;it_de=&amp;it_fr=&amp;orig=&amp;translation=&amp;rank=0&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F114-IB-344%3Ade&amp;number_of_ranks=0&amp;azaclir=clir#page350">ATF 114 Ib 350</a> in fine).</div> <div class="paraatf">Par conséquent, si les cantons prévoient pour les surfaces visées à l'<span class="artref">art. 3 al. 3 let</span>. e LAT une zone d'affectation excluant les constructions, ainsi qu'ils en ont le droit (<span class="artref">art. 18 al. 1 LAT</span>), les autorisations de construire doivent être délivrées sur la base de leur propre législation, selon les <span class="artref"><artref id="CH/700/22" type="start"></artref>art. 22 ou 23 LAT</span><artref id="CH/700/23" type="end"></artref>. Le projet litigieux ne peut donc pas être contraire à l'<span class="artref">art. 24 LAT</span>; partant, il est inutile d'examiner la réglementation applicable, dans le canton de Genève, à la zone de verdure.</div> </div></body></html>