<h2>SubmittedText<h2><p>Le chômage augmente à cause de la crise provoquée par la pandémie et tout laisse supposer que cette augmentation se poursuivra. La situation diffère d'un secteur à l'autre, la restauration, l'hôtellerie et la culture étant particulièrement touchées. Des différences existent également au niveau régional, mais dans certains cantons, en particulier en Suisse romande et au Tessin, le taux de chômage dépasse déjà 4 %.</p><p>Les jeunes et les migrants sont particulièrement touchés par le chômage. En règle générale, les jeunes qui viennent de terminer leur formation ne reçoivent que 90 indemnités de chômage. Au vu de la crise, il faudrait augmenter, en tout cas temporairement, le nombre d'indemnités à 180 ou 365 jours, pour permettre aux jeunes de trouver un premier emploi sans courir le risque de devoir demander l'aide sociale après 90 jours.</p><p>Le Conseil fédéral est prié de répondre aux questions suivantes :</p><p>1. Que pense-t-il de la situation des jeunes adultes qui souhaitent passer de l'apprentissage à la vie active (transition II) dans le contexte de la crise du coronavirus ?</p><p>2. Quel soutien supplémentaire spécifique a-t-on prévu pour ce groupe de personnes ?</p><p>3. Que pense le Conseil fédéral de la proposition d'augmenter le nombre d'indemnités de chômage ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>1. Le taux de chômage des jeunes a connu une augmentation supérieure à la moyenne au printemps 2020. À partir de juin, ce taux a ensuite de nouveau quelque peu diminué jusqu'à l'automne 2020. Au premier trimestre 2021, le taux de chômage des jeunes s'élevait à 3,2 % (16 885 personnes), soit 0,7 point de pourcentage de plus que l'année précédente. A titre comparatif, le taux de chômage général était de 3,6 % (165 225 personnes), une hausse de 1,1 point de pourcentage par rapport à l'année précédente. Au premier trimestre 2021, en moyenne 2173 apprentis se sont inscrits au chômage en s'annonçant auprès des offices régionaux de placement (ORP), soit 419 apprentis de plus que l'année précédente. Le nombre de jeunes au chômage qui terminent leur scolarité ou leurs études s'est élevé en moyenne à 922, soit 86 jeunes de plus que l'année précédente.</p><p>Les impacts négatifs de la crise COVID-19 se sont donc également fait ressentir chez les jeunes dans le cadre de leur transition des études au marché du travail. Ces augmentations sont toutefois restées raisonnables. Les ORP sont bien équipés pour soutenir les jeunes dans leur recherche d'emploi.</p><p>Les crises du passé ont par ailleurs révélé qu'au moment d'une reprise économique, les jeunes s'en sortent mieux que la moyenne.</p><p>2. Différents instruments mis en place par l'assurance-chômage (AC) et par la formation professionnelle aident les personnes qui terminent leur apprentissage à entrer dans la vie active. À partir de mars 2020, plusieurs prestations ont en outre été élargies, comme la possibilité pour les entreprises au bénéfice d'indemnités RHT de continuer à employer leurs apprentis à la fin de leur apprentissage. Celles-ci sont présentées dans la réponse du Conseil fédéral à l'interpellation 20.4567 Locher Benguerel.</p><p>3. Afin de soutenir les nouveaux arrivants sur le marché du travail, mais aussi les personnes ayant perdu leur emploi en raison de la crise COVID, le Conseil fédéral a accordé jusqu'à 120 indemnités journalières supplémentaires à tous les ayants droit aux indemnités de chômage durant les mois de mars à août 2020. Les personnes ayant droit de toucher des indemnités de chômage entre mars et mai 2021 percevront également jusqu'à 66 indemnités journalières supplémentaires. Les jeunes en particulier, ainsi que les jeunes ayant terminé l'école, leur apprentissage ou achevé leurs études, et qui, selon la loi, bénéficieraient de périodes de droit aux indemnités journalières inférieures à la moyenne, pourront également tirer profit de la prolongation de la durée d'indemnisation. Comme le démontre le monitorage lancé par la Conférence suisse des institutions d'action sociale CSIAS, l'extension des prestations sociales telles que la prolongation des indemnités de chômage ou de l'allocation Corona-perte de gain ont permis jusqu'ici de pallier une augmentation du recours à l'aide sociale. En effet, fin février 2021, le nombre de dossiers traités par l'aide sociale était dans la moyenne 2019.</p><p>Les indemnités journalières supplémentaires accordées aux personnes qui peinent à trouver un emploi dans le contexte actuel permettront de les soutenir efficacement. Le Conseil fédéral s'attend à une forte reprise économique dans le courant de l'année 2021 et à un recul progressif des chiffres du chômage au second semestre. Il ne considère donc pas qu'une augmentation supplémentaire des indemnités de chômage soit appropriée.</p>  Réponse du Conseil fédéral.