<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="Section1"> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. A. , née en 1914, bénéficiaire de prestations complémentaires à l'AVS depuis le 1er février 1987, est décédée à La Chaux-de-Fonds le 31 décembre 1996. Mandataire des héritiers de celle-ci, Me X. a informé la Caisse cantonale neuchâteloise de compensation (ci-après : la caisse de compensation) le 21 avril 1997 qu'il avait trouvé diverses espèces non déclarées représentant au total une fortune de 124'396.10 francs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Eu égard à cette nouvelle situation, la caisse de compensation</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">a, par décision du 23 mai 1997, demandé la restitution des prestations</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">accordées indûment depuis le 1er décembre 1991, dans la mesure où, depuis</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cette date, il n'existait plus aucun droit à des prestations complémentai-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">res et elle a fixé le montant de la restitution à 57'430 francs; la caisse</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de compensation a en outre retiré l'effet suspensif à un éventuel recours.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">B. Les héritiers de feue A. ont recouru au Tribunal admi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nistratif contre cette décision de restitution, dont ils ont demandé l'an-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">nulation. Ils ont conclu à la restitution de l'effet suspensif au recours</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et à la fixation des prestations complémentaires AVS à restituer à 39'821</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">francs au plus. Ils ont exposé en bref que la restitution ne peut pas être</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">demandée après un délai de cinq ans suivant le versement des prestations</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">et qu'en conséquence la décision de restitution ne peut prendre effet qu'à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">partir du mois de mai 1992. En outre, ils ont soutenu que c'est à tort que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la caisse de compensation a pris en compte, sans changement pour toute la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">période considérée, une fortune de 124'396 francs puisque la défunte, dans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la mesure où elle n'avait pas eu droit à des prestations complémentaires,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">aurait inévitablement dû disposer partiellement de son capital pour vivre.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">C. Dans ses observations, la caisse de compensation admet que le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recours est partiellement bien fondé et soumet au Tribunal de céans un</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">projet de nouvelle décision de restitution annulant et remplaçant la pré-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cédente et portant sur un montant à restituer de 47'661 francs. La caisse</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de compensation a considéré que la restitution devait être opérée à partir</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">du mois de mai 1992.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Invités à se prononcer sur la nouvelle position de la caisse de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">compensation, les héritiers de feue A. confirment les conclusions</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de leur recours du 19 juin 1997. Ils exposent que la décision attaquée</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ayant été reçue à fin mai 1997, il n'y a pas lieu à restitution des pres-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tations allouées en mai 1992, ce mois se situant en effet au-delà du délai</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de prescription de cinq ans. En outre, ils soutiennent qu'il n'y a pas de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">raison de prendre le montant de 124'396 francs dans son entier au début du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">délai de prescription de cinq ans puisque la défunte percevait déjà aupa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ravant des prestations complémentaires et qu'on doit donc considérer que</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dès avant cette date, elle a dû entamer sa fortune pour couvrir ses dé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">penses. Les recourants contestent également la fortune retenue par la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">caisse de compensation pour l'année 1993. Enfin, ils ne s'expliquent pas</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pourquoi la caisse prend en compte des prestations complémentaires al-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">louées après le décès de l'assurée.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Dans ces observations du 7 octobre 1997, la caisse de compensa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion modifie une nouvelle fois sa demande de restitution et arrête le mon-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tant à restituer à 47'080 francs. Elle soutient qu'il n'est pas arbitraire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de considérer que compte tenu des prestations complémentaires reçues, feue</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">A. n'a pas entamé son capital jusqu'au mois de mai 1992 mais que,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">depuis ce moment-là, elle aurait dû le faire si elle avait déclaré sa for-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tune puisque, alors, elle n'aurait plus eu droit aux prestations complé-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mentaires. Enfin, la caisse de compensation admet avoir commis une erreur</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">en déduisant de la somme à récupérer des prestations complémentaires ver-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sées du mois de janvier au mois de juillet 1997 puisque feue A. </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">est décédée le 31 décembre 1996.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> C O N S I D E R A N T</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> en droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Interjeté dans les formes et délai légaux, le recours est rece-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vable.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. a) Selon l'article 47 LAVS auquel renvoie l'article 27</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">OPC-AVS/AI s'agissant des prestations complémentaires, les rentes et allo-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">cations pour impotent indûment touchées doivent être restituées. La resti-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tution peut ne pas être demandée lorsque l'intéressé était de bonne foi et</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">serait mis dans une situation difficile (al.1). Le droit de demander la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">restitution se prescrit par une année à compter du moment où la caisse de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">compensation a eu connaissance du fait, mais au plus tard par cinq ans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">après le paiement de la rente (al.2, 1re phrase).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) La personne qui a bénéficié des prestations complémentaires</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">étant décédée le 31 décembre 1996, c'est à juste titre que la caisse de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">compensation intimée a notifié sa décision de restitution aux héritiers de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">celle-ci. En effet, selon la jurisprudence, la mort de l'assuré n'éteint</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pas la créance de la caisse de compensation; cette dernière peut, au con-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">traire, faire valoir cette créance envers les héritiers. En effet, les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">droits et les obligations pécuniaires du défunt qui ressortissent au droit</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">public sont transmis aux héritiers avec le reste de son patrimoine; du</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">moment que les lois sur l'AVS et sur les prestations complémentaires n'ont</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prévu aucune règle contraire, ce principe général du droit administratif</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">s'applique aussi à l'AVS et aux prestations complémentaires.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> En l'occurrence, la succession de feue A. n'a pas été</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">répudiée (art.566 al.1 CC) ni acceptée sous bénéfice d'inventaire (art.580</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">CC), de sorte que l'éventuelle dette en restitution du défunt est passée</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">aux recourants.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> L'article 43 RAVS atteint d'ailleurs le même but en prévoyant,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">par le renvoi aux articles 566, 589 et 593 CC, la transmission héréditaire</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des dettes de cotisations. Par conséquent, la dette de la personne tenue à</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">restitution passe à ses héritiers, à son décès (art.560 al.1 CC), sauf</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">répudiation de la succession (art.566 CC). La remise de l'obligation de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">restituer doit cependant être accordée aux héritiers s'ils étaient eux-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">mêmes de bonne foi et que la restitution les mette dans une situation dif-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ficile. En outre, la dette en restitution passe aux héritiers qui ac-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ceptent la succession, même si la restitution n'a pas été demandée du vi-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">vant du de cujus (ATF 96 V 73, 74 cons.1 et 2; RCC 1959, p.402 cons.2).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. a) En l'espèce, eu égard à l'argent dont A. disposait</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">sans en avoir jamais informé la caisse de compensation, il est manifeste</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que celle-ci a touché des prestations complémentaires indues. Les recou-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">rants ne contestent d'ailleurs pas devoir restituer les prestations com-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">plémentaires touchées sans droit par feue A. . Ils chiffrent ce-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pendant ce montant à 39'821 francs tandis que la caisse de compensation a</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">arrêté la somme à restituer à 47'080 francs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> b) Il n'est plus contesté que seules les prestations complémen-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">taires indûment touchées du mois de juin 1992 au mois de décembre 1996</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">doivent être restituées, les prestations complémentaires du mois de mai</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1992 (868 francs) ayant déjà été servies en date du 23 mai, soit le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">dernier jour du délai péremptoire au-delà duquel les prestations versées</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ne peuvent plus être réclamées.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> c) C'est à bon droit que la caisse de compensation a considéré</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">que pour la période précédent le mois de juin 1992, la défunte qui béné-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">ficiait de prestations complémentaires n'avait pas besoin d'entamer sa</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fortune. En effet, elle recevait des prestations complémentaires de 868</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">francs par mois (10'416 francs par an) depuis le 1er janvier 1992, c'est-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à-dire plus que la fortune admissible prise en compte dans le calcul des</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">prestations complémentaires de la défunte pour l'année 1992 (9'939</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">francs).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> d) S'agissant de la prise en compte de la diminution de la for-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tune de la défunte à partir du mois de juin 1992, le calcul corrigé de la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">caisse de compensation doit être confirmé. C'est en particulier à juste</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">titre que cette dernière a pris en compte une diminution de fortune une</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fois par année (art.25 al.3 OPC-AVS/AI) et arrêté cette somme à 9'939</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">francs (124'396 francs - 25'000 francs = 99'396 francs : 10) en mai 1992,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">puis à 9'381 francs (118'816 francs - 25'000 francs = 93'816 francs : 10)</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour l'année 1993. La différence entre 124'396 et 118'816 francs résulte</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">des deux décisions relatives aux périodes de mai à septembre et d'octobre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à décembre 1992. Pour la première de ces périodes, la caisse de compensa-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tion a pris en compte 9'939 francs. Il en résultait un excédent de revenu</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">de 2'021 francs, ce qui représentait un prélèvement réel de 7'918 francs</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">pour une année, soit 3'300 francs pour cinq mois. Pour la seconde période,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">la diminution réelle de fortune s'élevait à 9'118 francs pour une année</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">(9'939 francs - 821 francs), soit 760 francs par mois ou 2'280 francs pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">trois mois. La fortune fixée au 1er janvier 1993 s'élevait donc à 118'816</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">francs (124'396 francs - 3'300 francs - 2'280 francs). Ensuite, la fortune</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">s'élevait au premier janvier 1994 à 109'435 francs (118'816 francs - 9'381</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">francs), au 1er janvier 1995 à 100'992 francs (109'435 francs - 8'443</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">francs) et au 1er janvier 1996 à 93'393 francs (100'992 francs - 7'599</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">francs).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> e) Enfin, la défunte étant décédée le 31 décembre 1996, la</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">caisse de compensation n'a pas alloué de prestations complémentaires pour</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1997, de sorte que les mois à 41 francs comptabilisés en faveur de A. pour 1997 - et donc déduits du montant à restituer - doivent être ra-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">joutés.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. En conclusion, la caisse de compensation a versé des prestations</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">complémentaires pour 52'323 francs à la défunte du 1er juin 1992 au 31</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">décembre 1996. Or, ses droits aux prestations complémentaires s'élevaient</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à 5'244 francs pour la même période. La différence (47'080 francs) consti-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tue par conséquent la somme à restituer. C'est donc cette somme de 47'080</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">francs que la caisse a finalement arrêtée dans son mémoire du 7 octobre</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1997 qui doit être restituée.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">5. Dans la mesure où la Cour de céans statue immédiatement sur le</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">fond du litige, il n'est plus nécessaire de statuer sur la requête visant</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">à la restitution de l'effet suspensif au recours, laquelle devient sans</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">objet.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">6. Le recours est donc partiellement bien fondé. La décision de</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">restitution du 23 mai 1997 doit être annulée et le montant des prestations</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">complémentaires AVS à restituer par les recourants doit être fixé à 47'080</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">francs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Il est statué sans frais, la procédure étant en principe gra-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">tuite (art.85 al.2 litt.a LAVS en corrélation avec l'art.7 al.2 LPC). Les</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">recourants qui obtiennent partiellement gain de cause ont droit à une in-</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">demnité de dépens partielle (art.85 al.2 litt.f LAVS en relation avec</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">l'art.7 al.2 LPC; 48 al.1 LPJA).</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> Par ces motifs,</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">1. Annule la décision de restitution de la caisse de compensation du 23</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> mai 1997 fixant le montant à restituer à 57'430 francs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">2. Arrête le montant des prestations complémentaires AVS à restituer par</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> les recourants à 47'080 francs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">3. Alloue aux recourants une indemnité de dépens partielle de 300 francs.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">4. Statue sans frais.</span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH"> </span></p> <p class="MsoPlainText"><span lang="FR-CH">Neuchâtel, le 5 novembre 1997</span></p> </div></body></html>