An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 16. Juni 2017
Kein Embargo
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 16. Juni 2017 (2C_820/2014)
Massnahmen gegenüber Syrien: Beschwerde der syrischen 
Zentralbank nicht zulässig
Die Beschwerde der syrischen Zentralbank gegen ihre Aufnahme in die Liste der von
den Finanzsanktionen gegenüber Syrien betroffenen Personen und Organisationen
ist nicht zulässig. Das Bundesgericht tritt auf die Beschwerde der Zentralbank gegen
den Entscheid des Bundesverwaltungsgerichts nicht ein, mit dem dieses die Streichung der Bank von der Sanktionsliste abgelehnt hatte. 
Die Schweiz hatte sich im Mai 2011 mit dem Erlass der Verordnung über Massnahmen
gegenüber Syrien den von der Europäischen Union kurz zuvor beschlossenen Sanktionen angeschlossen. In einem Anhang der Verordnung werden Personen und Organisationen bezeichnet, gegen die sich die beschlossenen Finanzsanktionen richten. Unter
ihnen figuriert auch die syrische Zentralbank, deren in der Schweiz deponierte Vermögenswerte in der Folge gesperrt wurden. Die entsprechende Verordnung wurde im
Juni 2012 neu gefasst, erfuhr in Bezug auf die Auflistung der syrischen Zentralbank aber
keine Änderung. Das Bundesverwaltungsgericht wies 2014 die Beschwerde der Bank
ab, mit der sie die Streichung von der fraglichen Liste gefordert hatte. 
Das Bundesgericht tritt an seiner öffentlichen Beratung vom Freitag auf die dagegen
erhobene Beschwerde der Bank nicht ein. Die Sperrung von Vermögenswerten der Beschwerdeführerin betrifft die auswärtigen Angelegenheiten der Schweiz. Gegen Entscheide betreffend die auswärtigen Angelegenheiten des Landes ist die Beschwerde
ans Bundesgericht nur zulässig, soweit das Völkerrecht einen entsprechenden Anspruch
einräumt (Artikel 83 des Bundesgerichtsgesetzes). Das Gleiche gilt für eine Beschwerde
ans Bundesverwaltungsgericht. Die Bank beruft sich auf Artikel 6 der Europäischen
Menschenrechtskonvention (EMRK), der einen Anspruch auf gerichtliche Beurteilung
von "zivilrechtlichen Ansprüchen" einräumt. Gemäss Artikel 34 der EMRK kommt dieses
Recht Privatpersonen und nichtstaatlichen Organisationen zu. Die syrische Zentralbank
ist als Staatsbank jedoch eine staatliche Organisation und kann deshalb aus Artikel 6
EMRK nichts für sich ableiten. Auch aus der Immunität der Staaten und ihres Vermögens von der Gerichtsbarkeit ergibt sich nichts, das die Zulässigkeit der Beschwerde
begründen würde. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 16 juin 2017
Pas d'embargo
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 16 juin 2017 (2C_820/2014)
Mesures de coercition contre la Syrie : Recours de la Banque 
centrale de Syrie irrecevable
Le recours de la Banque centrale de Syrie contre son inscription sur la liste des
personnes et organisations visées par les sanctions économiques instituées à
l'encontre de la Syrie est irrecevable. Le Tribunal fédéral n'entre pas en matière sur le
recours déposé par la Banque contre l'arrêt rendu par le Tribunal administratif
fédéral, refusant de la radier de la liste des sanctions.
En édictant, en mai 2011, une ordonnance instituant des mesures de coercition à
l'encontre de la Syrie, la Suisse s'est associée aux sanctions prononcées peu avant par
l'Union européenne. Dans une annexe de l'ordonnance sont désignées les personnes et
organisations contre lesquelles les sanctions économiques sont dirigées. Parmi elles
figure la Banque centrale de Syrie dont les avoirs déposés en Suisse ont de suite été
gelés. L'ordonnance en question a été nouvellement rédigée en juin 2012, sans que
l'inscription de la Banque centrale de Syrie sur la liste ne soit modifiée. En 2014, le
Tribunal administratif fédéral a rejeté un recours de la Banque, qui demandait sa
radiation de la liste.
Le Tribunal fédéral, lors de sa séance publique de vendredi, décide de ne pas entrer en
matière sur le recours de la Banque. Le gel des avoirs de la recourante concerne les
relations extérieures de la Suisse. Contre les décisions concernant les relations
extérieures du pays, le recours auprès du Tribunal fédéral n'est ouvert que si le droit
international confère un droit à ce que la cause soit jugée par un tribunal (article 83 de
la loi sur le Tribunal fédéral). Cette restriction vaut également pour le recours devant le
Tribunal administratif fédéral. La Banque s'est prévalue de l'article 6 de la Convention
européenne des droits de l'homme (CEDH) qui confère un droit d'accès à un tribunal
dans les causes qui affectent «  les droits à caractère civil  ». Selon l'article 34 CEDH, ce
droit n'appartient qu'aux personnes privées et aux organisations non gouvernementales.
En tant que banque d'Etat, la Banque centrale de Syrie est une organisation gouvernementale qui ne peut par conséquent rien obtenir en faveur de la recevabilité de son
recours de l'article 6 CEDH. Il n'y a pas non plus d'élément qui permettrait de fonder un
droit de recours de la Banque sur les immunités juridictionnelles des États et de leurs
biens.