An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 8. März 2018
Embargo: 8. März 2018, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 12. Februar 2018 (1C_312/2017)
Verbandsbeschwerde gegen Bewilligungen für Pflanzenschutzmittel zulässig
Die Stiftung WWF Schweiz erhält im Verfahren zur Überprüfung der Bewilligung
eines Pflanzenschutzmittels Parteistellung und kann gegen die entsprechenden Verfügungen Beschwerde erheben. Zur Ausübung des Verbandsbeschwerderechts in
diesem Bereich ist es nicht erforderlich, dass sich die fragliche Verfügung auf einen
bestimmten Ort bezieht. Das Bundesgericht weist eine Beschwerde des Eidgenössischen Departements für Wirtschaft, Bildung und Forschung ab und bestätigt
den Entscheid des Bundesverwaltungsgerichts.
Das Bundesamt für Landwirtschaft (BLW) überprüft die Bewilligungen von Pflanzenschutzmitteln, wenn Anzeichen dafür bestehen, dass diese gewisse Voraussetzungen
nicht mehr erfüllen. 2015 erfuhr der WWF Schweiz von der Homepage des BLW, dass
das Bundesamt ein solches Überprüfungsverfahren zu Pflanzenschutzmitteln führt, die
den Wirkstoff "Quinoclamine" enthalten. Der WWF ersuchte in der Folge darum, ihn zu
den Verfahren beizuladen. Zur Begründung führte der WWF aus, dass der Wirkstoff
"Quinoclamine" für Wildbienen sowie für andere Insekten hochgiftig sei und die einheimische Tierwelt sowie die biologische Vielfalt gefährde. Das BLW lehnte den Antrag
des WWF auf Beiladung zum Verfahren ab. Das Bundesverwaltungsgericht hiess die
dagegen erhobene Beschwerde des WWF 2017 gut. Es war zum Schluss gekommen,
die ideelle Verbandsbeschwerde im Bereich des Natur- und Heimatschutzes setze beim
Vorliegen einer Bundesaufgabe entgegen der Ansicht des BLW nicht voraus, dass sich
die entsprechende Verfügung auf ein bestimmtes räumliches Gebiet beziehe.
Das Bundesgericht weist die dagegen erhobene Beschwerde des Eidgenössischen
Departements für Wirtschaft, Bildung und Forschung (WBF) ab. Artikel 12 des Naturund Heimatschutzgesetzes (NHG) regelt das Beschwerderecht und damit die Parteistellung von Organisationen im Bereich des Natur- und Heimatschutzes. Die sogenannte
ideelle Verbandsbeschwerde steht Verbänden demnach bei Entscheiden offen, welche
die Erfüllung einer Bundesaufgabe mit Bezug zum Natur- und Heimatschutz betreffen.
Weder der Wortlaut der fraglichen Norm, noch ihre Entstehungsgeschichte oder deren
Sinn und Zweck ergeben dabei Hinweise auf eine Beschränkung des Beschwerderechts
auf raumbezogene Verfügungen. Gerade der vorliegende Fall belegt, dass kein Grund
ersichtlich ist, das Verbandsbeschwerderecht bei Verfügungen auszuschliessen, die
keinen Bezug zu einem bestimmten, lokal begrenzten Raum aufweisen: Da ein zugelassenes Pflanzenschutzmittel vom Käufer ohne weitere Bewilligung eingesetzt werden
kann, müssen dessen potentielle Auswirkungen auf schützenswerte Tier- und Pflanzenarten, auf die biologische Vielfalt und auf das Ökosystem bereits im Zulassungsverfahren geprüft und vorsorglich begrenzt werden können. Die Auswirkungen zugelassener Pflanzenschutzmittel beschränken sich nicht von vornherein auf bestimmte
Gebiete. Vielmehr können Böden, Gewässer und Lebensräume in der ganzen Schweiz
betroffen sein, wobei der Schutz von Tieren und Pflanzen gegen Giftstoffe bei der
Schädlingsbekämpfung zu den zentralen Anliegen des NHG gehört. Der Ausschluss der
Verbandsbeschwerde bei der Zulassungsprüfung von Pflanzenschutzmitteln würde
damit der Absicht des Gesetzgebers klar widersprechen. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 8 mars 2018
Embargo : 8 mars 2018, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 12 février 2018 (1C_312/2017)
Recours d’associations contre les mises en circulation de produits
phytosanitaires
Dans la procédure de réexamen d’autorisations de mise en circulation de produits
phytosanitaires, la fondation WWF Suisse dispose de la qualité de partie et peut
former recours contre la décision qui s’y rapporte. Pour l’exercice du droit de
recours des associations, il n’est pas nécessaire que la décision en question se
réfère à un périmètre géographique déterminé. Le Tribunal fédéral rejette un recours
du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche et confirme
l’arrêt du Tribunal administratif fédéral.
L’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) réexamine les autorisations de mise en
circulation de produits phytosanitaires lorsqu’il existe des indices que les conditions à
leur octroi ne sont plus réunies. En 2015, le WWF Suisse a appris par le site internet de
l’OFAG que celui-ci menait une telle procédure de réexamen pour le principe actif
« Quinoclamine ». Le WWF a alors tenté de prendre part à la procédure. Il justifiait cela
par le fait que la substance active «  Quinoclamine » était hautement toxique pour les
abeilles sauvages ainsi que d’autres insectes et qu’elle menaçait la faune indigène ainsi
que la diversité biologique. L’OFAG a rejeté la demande du WWF de prendre part à la
procédure. Le Tribunal administratif fédéral a admis le recours formé en 2017 par le
WWF contre cette décision. Il est parvenu à la conclusion que, contrairement à l’avis de
l’OFAG, dans le cadre de l’exécution de tâches fédérales, le droit de recours des
associations à but idéal actives dans le domaine de la protection de la nature et du
patrimoine ne présuppose pas que la décision en question se réfère à un territoire
particulier.
Le Tribunal fédéral rejette le recours interjeté contre cette décision par le Département
fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche. L’article 12 de la loi sur la
protection de la nature et du patrimoine (LPN) réglemente le droit de recours et la
qualité pour agir des organisations actives dans le domaine de la protection de la nature
et du patrimoine. Le recours des associations à but idéal est ouvert aux associations
contre les décisions qui concernent l’accomplissement d’une tâche fédérale en lien avec
la protection de la nature et du patrimoine. Ni la lettre de la disposition litigieuse, ni
l’historique de son élaboration, ni encore ses sens et but ne font référence à une
limitation du droit de recours aux décisions visant un territoire déterminé. Il apparaît en
l’espèce qu’il n’existe aucun motif d’exclure le droit de recours des associations pour les
décisions sans lien avec un lieu déterminé  : dès lors qu’un produit phytosanitaire
particulier peut être mis à la disposition de l’acheteur sans autre autorisation, les effets
potentiels de ce produit sur les espèces animales et végétales dignes de protection, sur
la diversité biologique et sur l’écosystème doivent déjà pouvoir être examinés dans la
procédure d’homologation et limités préventivement. Les effets d’un produit phytosanitaire ne se limitent de prime abord pas à un lieu déterminé. Au contraire, les sols,
les eaux et les milieux naturels de toute la Suisse peuvent être concernés. À ce titre, la
protection de la faune et de la flore contre les substances toxiques dans le cadre de la
lutte contre les parasites fait partie des préoccupations essentielles de la LPN.
L’exclusion du droit de recours des associations dans les procédures de réexamen de
produits phytosanitaires irait ainsi clairement à l’encontre de l’intention du législateur.