<h2>SubmittedText<h2><p>Depuis quelques années déjà, un conflit armé oppose des rebelles maoïstes au gouvernement du Népal. Suite aux dernières attaques et surtout à l'instauration de l'état d'urgence, les libertés publiques ont été considérablement restreintes. La Suisse, qui est présente au Népal depuis les années cinquante, coopère avec ce pays dans de multiples domaines.</p><p>1. Quelles répercussions cette lutte armée et notamment l'état d'urgence ont-ils sur la coopération au développement fournie par la Suisse ?</p><p>2. Que fait la Suisse pour assurer le respect des droits de l'homme au Népal ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Depuis que l'état d'urgence a été décrété, le contexte politique et économique s'est effectivement dégradé. A Katmandou, le calme règne d'une manière générale. Le DFAE analyse constamment la situation en liaison avec les responsables du bureau de coordination de la DDC à Katmandou. En outre, les donateurs échangent des informations sur les conditions de sécurité prévalant actuellement, ainsi que des plans de sécurité et d'évacuation. Le bureau de coordination dispose de directives de sécurité et de règles de conduite pour les personnes impliquées dans ses programmes. Pour l'heure, la sécurité des collaborateurs de la DDC n'est toutefois pas directement menacée. Qu'ils soient népalais ou étrangers, ils se rendent tous à leur lieu de travail. Il n'en demeure pas moins que la situation sécuritaire tendue que connaît le Népal restreint la liberté de mouvement. Pour le moment, il n'y a donc pas de visites de projets ni de rassemblements importants. À l'heure actuelle, il n'est pas nécessaire que les instances suisses de coopération au développement se retirent du Népal. En ces temps difficiles, le Népal a besoin de notre soutien, d'autant plus que la Suisse jouit d'un grand crédit dans ce pays.</p><p>D'une manière générale, les programmes de la DDC sont largement inspirés par le souci de promouvoir le respect des droits de l'homme et d'améliorer la gouvernance. C'est pourquoi la Suisse apporte aussi un appui - technique et financier - à quatre institutions locales au Népal, qui oeuvrent exclusivement ou prioritairement en faveur des droits de l'homme (Commission nationale des droits de l'homme, Transparency International-Nepal Chapter, Pro Public, Decentralisation and Local Self-Government). La Suisse envisage de renforcer encore les programmes axés sur la gouvernance et les droits de l'homme.</p>