Lausanne, 30. Juli 2014
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 11. Juli 2014 (6B_772/2013)
Beschwerde von Zürcher Fackelwerfer gutgeheissen
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde des Mannes gut, der 2011 bei einem Spiel  
des FC Zürich eine Seenotfackel unter GC-Fans geschleudert hatte. Es weist die  
Sache zu neuem Entscheid zurück ans Zürcher Obergericht. Dessen  Schuldspruch  
wegen versuchter schwerer Körperverletzung verletzt das Verschlechterungsverbot,  
nachdem der Fackelwurf von der ersten Instanz rechtlich weniger streng qualifiziert  
worden ist.
Ein vermummter Fan des FC Zürich hatte im Oktober 2011 im Stadion Letzigrund  
während eines Fussballmeisterschaftsspiels zwischen GC und FCZ eine Seenotfackel,  
welche eine Brenndauer von ca. 60 Sekunden hat und Temperaturen von 1500-2000 °C  
entwickelt, gezielt mitten unter die GC-Fans geschleudert. Beim gleichen Spiel war er in  
eine Schlägerei zwischen GC- und FCZ-Fans verwickelt. Zuvor hatte er bei zwei  
weiteren Fussballspielen inmitten von Fans eine dem Sprengstoffgesetz unterstellte  
Handfackel respektive eine Seenotfackel gezündet.
Das Bezirksgericht Zürich verurteilte den FCZ-Fan unter anderem wegen Gefährdung  
des Lebens und versuchter einfacher Körperverletzung zu einer bedingten Freiheitsstrafe von 2 Jahren und einer Busse von Fr. 500.--. Der Verurteilte gelangte ans  
Obergericht des Kantons Zürich, wo er beantragte, er sei lediglich wegen (mehrfacher  
versuchter) einfacher Körperverletzung zu bestrafen. Das Obergericht verurteilte den  
Fackelwerfer wegen versuchter schwerer Körperverletzung und versuchter einfacher  
Körperverletzung. Im Übrigen bestätigte es das Urteil des Bezirksgerichts.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde des Verurteilten gut und weist die Sache zu  
neuer Entscheidung zurück ans Obergericht. Das angefochtene Urteil des Obergerichts  
verletzt das Verschlechterungsverbot gemäss Artikel 391 Absatz 2 Satz 1 der Strafprozessordnung. Die Bestimmung verbietet die Änderung eines vorinstanzlichen Entscheides zum Nachteil der beschuldigten Person, wenn das Rechtsmittel nur zu deren  
Gunsten ergriffen worden ist. Unter das Verschlechterungsverbot fallen gemäss der  
Rechtsprechung des Bundesgerichts sowohl die Verschärfung der Sanktion, als auch  
eine strengere Qualifikation der Tat. Die schwere Körperverletzung ist gemäss Strafgesetzbuch mit Freiheitsstrafe bis zu zehn Jahren, die Gefährdung des Lebens dagegen  
nur mit einer solchen bis zu fünf Jahren bedroht. Weil einzig der Verurteilte, nicht aber  
die Staatsanwaltschaft Berufung erhoben hatte, durfte die obere Instanz den Fackelwurf  
nicht strenger qualifizieren als das Bezirksgericht. Ein Schuldspruch wegen versuchter  
schwerer Körperverletzung ist deshalb ausgeschlossen, auch wenn das Obergericht die  
Voraussetzungen dafür als erfüllt betrachtet und die Strafe als solche nicht verschärft  
hat. Lausanne, le 30 juillet 2014
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 11 juillet 2014 (6B_772/2013)
Admission du recours du lanceur de torches zurichois
Le Tribunal fédéral admet le recours de l'homme qui avait jeté un feu à main de  
détresse au milieu des fans de Grasshopper en 2011. Il renvoie la cause au Tribunal  
cantonal zurichois afin qu'il rende une nouvelle décision. La condamnation pour  
tentative de lésions corporelles graves viole l'interdiction de réformer au détriment  
du recourant (interdiction de la reformatio in pejus), parce que la première instance a  
qualifié le lancer de la torche moins sévèrement.
Au mois d'octobre 2011, à l'occasion d'un match de football opposant Grasshopper au  
FCZ au stade du Letzigrund, un supporter masqué de ce dernier club avait projeté un  
feu à main de détresse (se consummant durant quelque 60 secondes à une température  
de 1500-2000 °C) au milieu des fans de Grasshopper. A la même occasion, il avait été  
impliqué dans une bagarre opposant des supporters des deux clubs. Auparavant, durant  
deux autres matchs, il avait déjà allumé au milieu des supporters une torche à main  
soumise à la loi sur les explosifs, et une torche de détresse.
Le Tribunal de district de Zurich a condamné ce supporter du FCZ, notamment, pour  
mise en danger de la vie d'autrui et tentative de lésions corporelles simples à 2 ans de  
privation de liberté avec sursis et 500 fr. d'amende. Le condamné a recouru au Tribunal  
cantonal zurichois, en demandant que seules plusieurs tentatives de lésions corporelles  
simples soient retenues contre lui. Le Tribunal cantonal a condamné le lanceur de  
torches pour tentative de lésions corporelles graves et tentative de lésions corporelles  
simples, confirmant, pour le surplus, le jugement du Tribunal de district.
Le Tribunal fédéral admet le recours du condamné et renvoie la cause au Tribunal  
cantonal afin qu'il rende une nouvelle décision. L'arrêt attaqué du Tribunal cantonal viole  
l'interdiction de la reformatio in pejus selon l'article 391 alinéa 2 première phrase du  
Code de procédure pénale. Cette disposition prohibe la modification d'une décision au  
détriment du prévenu si le recours a été interjeté uniquement en sa faveur. Selon la  
jurisprudence du Tribunal fédéral, tombent sous cette interdiction tant l'aggravation de la  
peine qu'une qualification plus sévère. Le Code pénal sanctionne les lésions corporelles  
graves d'une peine privative de liberté de 10 ans au plus, la mise en danger de la vie  
d'autrui, en revanche, de 5 années au plus. Dès lors que seul le condamné, mais non le  
Ministère public, avait fait appel, l'autorité de seconde instance ne pouvait pas aggraver  
la sentence du Tribunal de district. Une condamnation à raison de l'infraction plus grave  
était, en conséquence, exclue, même si le Tribunal cantonal considérait que les  
conditions de cette infraction étaient réunies et quand bien même il n'allourdissait pas la  
peine.