Lausanne, 5. November 2018
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 15. Oktober 2018 (2C_888/2016)
Kosten für Jodtabletten-Versorgung: Beschwerde der Kernkraftwerkbetreiber gutgeheissen
Die den Betreibern von Kernkraftwerken durch Verordnung auferlegte Pflicht, die
Kosten für die Jodtabletten-Versorgung der Bevölkerung mitzutragen, kann sich auf
keine ausreichende gesetzliche Grundlage stützen. Das Bundesgericht heisst eine
Beschwerde der vier schweizerischen Kernkraftwerkbetreiber gut. 
2014 trat die neue Jodtabletten-Verordnung in Kraft, die als Folge der Katastrophe von
Fukushima angepasst worden war. Die Verordnung sieht in Artikel 10 vor, dass die
Betreiber von Kernkraftwerken die Kosten für die Versorgung der Bevölkerung mit Jodtabletten mittragen müssen ( Jodtabletten sollen verhindern, dass sich über die Luft
aufgenommenes radioaktives Jod in der Schilddrüse anreichert ). Für die in der Verordnung bezeichneten Gemeinden im Umkreis von 50 Kilometern um ein schweizerisches
Kernkraftwerk  ist  eine  vollständige  Kostentragungspflicht  der  Kraftwerkbetreiber
vorgesehen, für Gebiete ausserhalb von 50 Kilometern eine hälftige Kostentragungspflicht. Zuständig für die Versorgung ist die Militärapotheke. 2015 verfügte die Logistikbasis der Armee gegenüber den vier schweizerischen Kernkraftwerkbetreibern eine
entsprechende Kostentragungspflicht. Die Kraftwerkbetreiber erhoben dagegen Beschwerde ans Bundesverwaltungsgericht. Nicht bestritten wurde von ihnen dabei ihre
Kostentragungspflicht für die Jodtabletten-Versorgung in Gebieten im Umkreis von
20 Kilometern um Kernkraftwerke, wie dies in der bis 2014 geltenden JodtablettenVerordnung festgelegt gewesen war. Das Bundesverwaltungsgericht trat auf die Beschwerde teilweise nicht ein und wies sie im übrigen ab.  
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde gut, soweit es darauf eintritt. Es kommt zum
Schluss, dass für die in Artikel 10 der Jodtabletten-Verordnung festgelegte Kostentragungspflicht  der  Betreiber  von  Kernkraftwerken  keine  ausreichende  gesetzliche
Grundlage besteht. Bei der Kostenüberwälzung auf die Betreiber von Kernkraftwerken
handelt es sich um eine Abgabe. Für die Erhebung einer öffentlichen Abgabe bedarf es
grundsätzlich einer Grundlage in einem formellen Gesetz. Inhaltlich ist darin der Kreis
der Abgabepflichtigen, der Gegenstand der Abgabe und ihre Bemessung festzulegen.
Eine solche gesetzliche Grundlage ist weder dem Strahlenschutzgesetz noch dem
Kernenergiegesetz zu entnehmen. Das im Strahlenschutzgesetz verankerte Verursacherprinzip ist für eine direkte Anwendung zu wenig bestimmt. Das Kernenergiegesetz sieht keine Überwälzung der Kosten für Notfallschutzmassnahmen auf die Kernkraftwerkbetreiber vor. Eine gesetzliche Grundlage ergibt sich schliesslich auch nicht
aus dem Gesetz über die Regierungs- und Verwaltungsorganisation oder dem Kernenergiehaftpflichtgesetz. Lausanne, le 5 novembre 2018
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêt du 15 octobre 2018 (2C_888/2016)
Coûts de la distribution de comprimés d'iode  : admission du 
recours des exploitants d'installations nucléaires
Le devoir des exploitants d'installations nucléaires d'assumer les coûts de la
distribution de comprimés d'iode, prévu par ordonnance, n'est fondé sur aucune
base légale suffisante. Le Tribunal fédéral admet un recours des quatre exploitants
suisses d'installations nucléaires.
La nouvelle ordonnance sur les comprimés d'iode, modifiée à la suite de la catastrophe
de Fukushima, entra en vigueur en 2014. L'ordonnance prévoit, à son article 10, que les
exploitants d'installations nucléaires doivent participer aux coûts pour l'approvisionnement de la population en comprimés d'iode ( les comprimés d'iode devraient empêcher
que le iode radioactif absorbé par l'intermédiaire de l'air ne s'accumule dans la thyroïde). Pour les communes mentionnées dans l'ordonnance, situées dans un rayon de
50 km autour d'une installation nucléaire suisse, l'ordonnance prévoit l'obligation pour
l'exploitant de l'installation d'assumer la totalité des coûts, alors que pour les communes
au-delà de ce rayon, cette obligation s'élève à la moitié. La pharmacie de l'armée est
responsable de l'approvisionnement. Sur cette base, en 2015, la base logistique de
l'armée prit, à l'encontre des quatre exploitants suisses d'installations nucléaires, une
décision de participation aux coûts. Les exploitants formèrent recours contre ces
décisions auprès du Tribunal administratif fédéral. Ils ne contestaient toutefois pas leur
obligation d'assumer les coûts de l'approvisionnement en comprimés d'iode pour les
communes dans un rayon de 20 km autour d'une installation nucléaire, tel que cela était
prévu par l'ordonnance sur les comprimés d'iode dans sa version en vigueur avant
2014. Le Tribunal administratif fédéral déclara le recours partiellement irrecevable et le
rejeta pour le surplus.
Le Tribunal fédéral admet le recours dans la mesure de sa recevabilité. Il parvient à la
conclusion qu'il n'existe aucune base légale suffisante pour l'obligation de participation
aux coûts prévue par l'article 10 de l'ordonnance sur les comprimés d'iode. La répercussion des coûts sur les exploitants d'installations nucléaires constitue une taxe. La
perception d'une taxe étatique exige en principe un fondement dans une loi au sens
formel. Le cercle des contribuables, l'objet de la taxe et les modalités de calcul de celleci doivent y être définis. Une telle base légale ne peut être déduite ni de la loi sur la
radioprotection, ni de la loi sur l'énergie nucléaire. Le principe de causalité ancré dans la
loi sur la radioprotection est trop indéterminé pour une application directe. La loi sur
l'énergie nucléaire ne prévoit aucune répercussion des coûts de mesures de protection
en cas d'urgence sur les exploitants d'installations nucléaires. Enfin, une base légale ne
résulte pas non plus de la loi sur l'organisation du gouvernement et de l'administration
ou de la loi sur la responsabilité civile en matière nucléaire.