Motion Bonny 754 N 22 mars 1991 Schriftliche Begründung - Développement par écrit Dans le rapport d'activité 1989 du Groupe suisse de recherche clinique sur le cancer (SIAK), il est affirmé qu'en 1989 cent fois plus de personnes sont décédées à cause du cancer que par suite du SIDA. Un quart de toute les causes de mort en Suisse sont dues au cancer. Même avec le progrès de la médecine dans la prévention et la cure, les maladies attribuées au cancer restent très élevées et justifient un effort accru dans la recher- che de base et clinique. Pour la législature 1988-1991, les sub- ventions fédérales seront de 32 millions de francs (8 millions par année en moyenne): elles permettront de financer la re- cherche de base qui est réalisée par l'«lnstitut suisse de re- cherches expérimentales sur le cancer» (ISREC) à Epalinges et la recherche clinique sur les tumeurs qui coordonne l'acti- vité de sept centres de recherche clinique. En plus, le Fonds national de la recherche et la Ligue suisse contre le cancer, avec des ligues cantonales, mettent encore des moyens à dis- position, étant donné que les subventions de l'Etat sont insuffi- santes. D'après le président de la ligue suisse, le professeur G. Noseda, cette association devrait s'occuper d'aider les per- sonnes malades du cancer en difficultés financières et socia- les, et non de financer la recherche clinique. Chaque année, 30 000 Suisses tombent malades du cancer et 15 000 meurent. La médecine a fait des progrès considéra- bles et beaucoup de personnes peuvent aujourd'hui être sau- vées. Mais l'on pourrait aller encore plus loin dans la préven- tion et dans la recherche de toutes les causes possibles de la maladie. Des moyens financiers supplémentaires sont toute- fois indispensables, soit pour la recherche clinique, soit pour celle de base. Aujourd'hui, des projets de recherche jugés va- lables ne peuvent pas être réalisés, faute de ressources finan- cières. Selon le professeur Noseda, l'on aurait besoin de 3 à 5 millions de francs de plus par année pour obtenir des résul- tats encore meilleurs. Pour ces raisons et tout en soutenant la recherche expérimen- tale de base, nous demandons que l'effort de la Confédération à partir de l'année 1992 soit sensiblement augmenté dans l'in- térêt de la population suisse. Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 27. Februar 1991 Rapport écrit du Conseil fédéral du 27 février 1991 Depuis 1975, la Confédération soutient la recherche sur le cancer par des subventions à l'Institut suisse de recherche ex- périmentale sur le cancer (ISREC) et au Groupe suisse de re- cherche clinique sur le cancer (SIAK). L'ISREC se consacre à la recherche fondamentale en vue d'applications dans la prati- que et le SIAK, se fondant sur des connaissances de base, entreprend et coordonne la recherche appliquée (clinique et épidémiologique) dans le cadre d'un réseau de centres cou- vrant l'ensemble de la Suisse. Ces deux instituts peuvent s'ap- puyer sur 25 ans d'expérience jalonnés de succès. Ils ont considérablement contribué à une meilleure compréhension des causes à l'origine des cancers et, partant, à élargir les perspectives dans les domaines de la prévention, du dépis- tage précoce et du traitement du cancer. L'année dernière, ces deux instituts ont fait pour la première fois l'objet d'une évaluation par des groupes d'experts externes mandatés par la Confédération. Ces experts ont estimé que l'ISREC et le SIAK avaient fourni jusqu'ici des prestations d'une remarqua- ble qualité. Les demandes en faveur de la recherche sur le cancer formu- lées dans le message du Conseil fédéral concernant l'encou- ragement de la recherche scientifique durant la période 1992-1995 et un programme d'actions concerté en micro-élec- tronique prévoient une augmentation des subventions fédéra- les par rapport au programme de subventionnement en cours. Il est proposé de faire passer la subvention à l'ISREC de 20,160 millions à 27,940 millions de francs, et celle accordée au SIAK de 11,840 millions à 16,408 millions de francs. Si l'on veut que ces deux instituts puissent continuer de faire face à leurs tâches, ces augmentations sont parfaitement justifiées, comme le souligne le Conseil fédéral dans son message. Ce point de vue est également partagé par le Conseil suisse de la science, de même que par les experts qui avaient été chargés de l'évaluation du SIAK et de l'ISREC. Les Chambres fédérales auront l'occasion, au cours de cette année, de se prononcer sur la proposition présentée par le Conseil fédéral à ce sujet. Schriftliche Erklärung des Bundesrates Déclaration écrite du Conseil fédéral Le Conseil fédéral propose de classer la motion. Abgeschrieben - Classé #ST# 90.949 Motion Bonny Gebietsveränderungen Modifications territoriales Wortlaut der Motion vom 12. Dezember 1990 Der Bundesrat wird eingeladen, dem Parlament eine Verfas- sungsbestimmung über Gebietsveränderungen in der Eidge- nossenschaft vorzulegen. Darin hat der Bund Bestand und Gebiet der Kantone zu gewährleisten. Aenderungen im Be- stand und Gebiet der Kantone bedürfen der Zustimmung der beteiligten Kantone sowie neu einer Zweidrittelsmehrheit der Stimmberechtigten des betroffenen Gebietes. Zusätzlich er- fordern diese Bestandes- und Gebietsveränderungen wie bis anhin die Zustimmung von Volk und Ständen. Der Bund regelt das Verfahren im Einzelfall. Vorbehalten bleiben kleine Grenz- bereinigungen. Texte de la motion du 12 décembre 1990 Le Conseil fédéral est chargé de présenter au Parlement un projet de disposition constitutionnelle sur les modifications territoriales au sein de la Confédération, fixant l'obligation de celle-ci de garantir l'existence et le territoire des cantons. Des modifications touchant l'existence ou le territoire de cantons doivent être approuvées par les cantons concernés ainsi que par une majorité des deux tiers des électeurs du territoire en question, ce qui est nouveau. En outre de telles modifications continueront à être soumises au vote du peuple et des can- tons. La Confédération fixe les modalités de détail de la procé- dure. Sont réservées de petites rectifications de fontière. Mitunterzeichner - Cosignataires: Burckhardt, Frey Claude, Gysin, Houmard, Luder, Müller-Meilen, Seiler Hanspeter, Wanner (8) Schriftliche Begründung - Développement par écrit Die derzeitige Regelung in der Bundesverfassung über Ge- bietsveränderungen vermag sowohl in formeller als auch in materieller Hinsicht nicht zu befriedigen. Massgebend sind heute vor allem Artikel 1 BV, der die 23 souveränen Kantone aufzählt, welche die Gesamtheit der Schweizerischen Eidge- nossenschaft bilden, sowie Artikel 5 BV, mit welchem der Bund unter anderem den Kantonen ihr Gebiet gewährleistet. Die Vorarbeiten zur Totalrevision der Bundesverfassung ha- ben gezeigt, dass die Frage der Gebietsveränderungen - eine gerade in einem Bundesstaat sehr wichtige und delikate Mate- rie - einer Regelung in einem speziellen Verfassungsartikel bedarf. Der sich in der letzten Zeit abzeichnende Umbruch in- und ausserhalb unseres Landes macht es erforderlich, dass diese Frage zügig geregelt wird. Es kann insbesondere nicht zuge- wartet werden, bis die Totalrevision - wenn überhaupt jemals - endlich realisiert sein wird. Gerade die Frage der europäi- schen Integration macht es erforderlich, dass dieser Prozess nicht von Desintegrationserscheinungen im Innern des Lan-22. März 1991 755 Motion der sozialdemokratischen Fraktion des begleitet wird. Auf der anderen Seite darf aber auch nicht eine Regelung vorgesehen werden, welche Gebietsverände- rungen überhaupt ausschliesst. Solche Entwicklungen müs- sen offen bleiben; gleichzeitig sind aber auch die Vorausset- zungen festzulegen, unter welchen sie stattfinden können. Am konkreten Beispiel der dornenvollen Auseinandersetzung um die Zukunft des Laufentals hat sich gezeigt, dass solch gra- vierende Eingriffe niemals von einem Zufallsmehr abhängen dürfen. Bei der letzten Volksabstimmung im Laufental hätten - wenn man vom hängigen Beschwerdeverfahren beim Bun- desgericht absieht - nur etwas mehr als 100 Personen den Ausschlag über die Kantonszugehörigkeit dieses Amtsbezir- kes gegeben. Das Mehr betrug etwa 51 Prozent. In der Motion wird die Auffassung vertreten, dass ein derart wichtiger Ent- scheid nicht von einer Zufallsmehrheit, sondern von einer qua- lifizierten Mehrheit im betroffenen Gebiete getragen werden muss. Andernfalls besteht die Gefahr, dass weiteren Gebiets- veränderungen Vorschub geleistet wird. Es ist offensichtlich, dass derartige Auseinandersetzungen nicht nur staatspoli- tisch belastend für die involvierten Kantone sind, sondern auch für die Eidgenossenschaft destabilisierend wirken. Neu schlägt die Motion ferner vor, dass der Bund das Verfah- ren bei solchen Gebietsveränderungen im Einzelfall zu regeln hat. Dies entspricht dem Gebot der rechtsgleichen Behand- lung im Gebiete der Eidgenossenschaft. Schriftliche Stellungnahme des Bundesrates vom 13. Februar 1991 Rapport écrit du Conseil fédéral du 13 février 1991 1. Die Bundesverfassung enthält keine Regeln über territoriale Veränderungen, auch nicht über die Schaffung, Teilung und Verbindung von Kantonen. Lehre und Praxis gehen aber da- von aus, dass - gestützt auf die Artikel 1, 5 und 118 der Bun- desverfassung - Aenderungen im Bestand und Gebiet der Kantone einer Verfassungsrevision zugänglich sind. Solche Aenderungen sind jedoch nur möglich mit Zustimmung des betroffenen Gebiets, der betroffenen Kantone sowie von Volk und Ständen. Bundesrat und Bundesversammlung haben im Zusammenhang mit den Bestrebungen um die Wiedervereini- gung der beiden Basel und mit der Gründung des Kantons Jura keine Zweifel über diese Rechtslage offengelassen. 2. In seiner Stellungnahme an die Petitionskommission des Ständerates zu den Standesinitiativen der Kantone Bern und Neuenburg betreffend die Schaffung einer Verfassungsbe- stimmung über Aenderungen im Bestand und Gebiet der Kan- tone vom 14. November 1979 kam der Bundesrat zum Schluss, es erscheine zwar als wünschbar, das geltende Recht in der Verfassung zu verankern, jedoch sei dieses Anlie- gen nicht vordringlich. Zudem wurde ein aktuelles Bedürfnis für Erleichterungen oder Erschwerungen von Gebietsverän- derungen auf Verfassungsstufe verneint (BBI 1979 III 1139). Der Bundesrat beantragte, den Standesinitiativen keine Folge zugeben. Die Bundesversammlung machte sich diese Ueberlegungen zu eigen und folgte dem Antrag des Bundesrates, beauftragte aber diesen in einer Motion, dem Anliegen im Rahmen der To- talrevision der Bundesverfassung Rechnung zu tragen (AB 1980 S 55-61; AB 1980 N 791-799). Mit Bundesbeschluss vom S.Juni 1987 haben sodann die eidgenössischen Räte eine Totalrevision der Bundesverfassung beschlossen und den Bundesrat beauftragt, ihnen Entwurf und Botschaft zu ei- ner neuen Verfassung zu unterbreiten. 3. Der Bundesrat wird den Räten im Rahmen der Totalrevision der Bundesverfassung auftragsgemäss eine Bestimmung über Gebietsveränderungen vorschlagen. Eine vorgängige Partialrevision der Bundesverfassung dürfte sich deshalb kaum aufdrängen. Wie bereits erwähnt, sind Gebietsverände- rungen in unserem Bundesstaat bereits nach geltendem Recht möglich. Die Gründung des Kantons Jura liefert den klassischen Beweis. Der Bundesrat wird in Erfüllung des parla- mentarischen Auftrages sorgfältig prüfen, ob sich ein neuer Verfassungsartikel auf eine blosse Verankerung des gelten- den Rechts beschränken soll oder ob Erschwerungen im Sinne der vorliegenden Motion bzw. Erleichterungen in Rich- tung eines einfacheren Entscheidungsprozesses auf Bun- desebene vorzusehen sind. Gegenstand der Prüfung wird auch die Frage sein, ob das gelegentlich als Mangel empfun- dene Fehlen bundesrechtlicher Verfahrensvorschriften bei Aenderungen im Bestand und Gebiet der Kantone nicht zweckmässigerweise durch den Bund zu beheben sei. Schriftliche Erklärung des Bundesrates Déclaration écrite du Conseil fédéral Der Bundesrat beantragt, die Motion in ein Postulat umzuwan- deln. Ueberwiesen als Postulat- Transmis comme postulat #ST# 90.768 Motion der sozialdemokratischen Fraktion Abschöpfung von Planungsgewinnen Motion du groupe socialiste Amenagement du territoire. Prélèvement des plus-values Wortlaut der Motion vom 3. Oktober 1990 Der Bundesrat stellt dem Parlament Antrag zur Schaffung der notwendigen rechtlichen Grundlagen, die ihn berechtigen, 1. den Kantonen eine Frist von drei Jahren zu setzen, innert welcher diese gemäss Artikel 5 des Raumplanungsgesetzes die angemessene Abschöpfung von erheblichen Vorteilen aus planerischen Festlegungen regeln müssen; 2. in säumigen Kantonen die ungerechtfertigten Planungsge- winne stellvertretend unter Kostenfolge abzuschöpfen; 3. die Kantone zu verpflichten, die Erträge zu einem überwie- genden Teil für den öffentlichen und genossenschaftlichen Wohnungsbau einzusetzen. Texfe de la motion du 3 octobre 1990 Le Conseil fédéral est prié de soumettre au Parlement une pro- position visant à établir des bases légales l'autorisant à: 1. impartir aux cantons un délai de 3 ans pour établir un ré- gime de compensation des avantages majeurs résultant de mesures d'aménagement, conformément à l'article 5,1er al., de la loi sur l'aménagement du territoire; 2. prélever, à titre subsidiaire et avec suite de frais et dépens, les plus-values injustifiées provenant du retard dans l'applica- tion des normes légales par les cantons négligents; 3. contraindre les cantons à réserver la majeure partie de ces plus-values à des projets de construction de logements par les pouvoirs publics ou par des sociétés coopératives. Sprecher - Porte-parole: Ledergerber Schriftliche Begründung - Développement par écrit Die Grundbesitzer können jährlich Milliardengewinne einstrei- chen, die ihnen aus planerischen Festlegungen und ohne ei- gene Leistungen entstehen. Die Einteilung eines Grund- stückes in eine Bauzone oder die Erhöhung der zulässigen Ausnützungsziffer oder die Erschliessung von Bauzonen durch öffentliche Infrastrukturen wie Strasse, Nationalstras- sen, Bahnbauten usw. führen jeweils sehr schnell zu einer Ver- vielfachung der Bodenpreise. Es gibt keinen sachlichen Grund, warum einzelne Grundbesitzer auf Grund von solchen planerischen Entscheiden und ohne irgendwelche ökonomi- sche Leistung ihrerseits Milliardengewinne einstreichen sol- len, während der freie Wohnungsbau infolge der gewaltig ge- stiegenen Bodenpreise nicht mehr in der Lage ist, Wohnun- gen zu vernünftigen Mietzinsen zu produzieren. Hier drängtSchweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Motion Bonny Gebietsveränderungen Motion Bonny Modifications territoriales In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1991 Année Anno Band II Volume Volume Session Frühjahrssession Session Session de printemps Sessione Sessione primaverile Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 17 Séance Seduta Geschäftsnummer 90.949 Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 22.03.1991 - 08:00 Date Data Seite 754-755 Page Pagina Ref. No 20 019 753 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. 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