An alle akkreditierten Journalisten
des Bundesgerichts
Lausanne, 13. März 2020
Embargo: 13. März 2020, 12:00 Uhr
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteile vom 26. Februar 2020 (6B_114/2019, 6B_169/2019)
Propaganda-Videos des IZRS: Freispruch von zwei IZRSVorstandsmitgliedern aufgehoben – Verurteilung von drittem 
Vorstandsmitglied bestätigt
Das Bundesgericht hebt den Freispruch von zwei Vorstandsmitgliedern des Vereins
"Islamischer Zentralrat Schweiz" (IZRS) durch das Bundesstrafgericht im Zusammenhang mit zwei Propaganda-Videos auf. Es heisst die Beschwerde der Bundesanwaltschaft (BA) gut und weist die Sache zu neuem Entscheid ans Bundesstrafgericht
zurück. Die Beschwerde eines dritten Vorstandsmitglieds des IZRS, das vom
Bundesstrafgericht verurteilt wurde, weist das Bundesgericht ab.
Der IZRS hatte im November 2015 auf seinem Youtube-Kanal einen Film veröffentlicht,
in dem ein Interview mit dem Anführer des syrischen Ablegers der terroristischen Organisation Al-Qaïda gezeigt wurde. Ein zweiter Film wurde im Dezember 2015 in einem
Hotel in Winterthur aufgeführt und anschliessend ebenfalls auf dem Youtube-Kanal des
IZRS veröffentlicht. Die Filme wurden auch über die sozialen Netzwerke des IZRS
bekannt gemacht. Die BA erhob 2017 Anklage gegen drei Vorstandsmitglieder des
IZRS. Ihnen wurde vorgeworfen, gegen das Bundesgesetz über das Verbot der Gruppierungen "Al-Qaïda" und "Islamischer Staat" sowie verwandter Organisationen verstossen
zu haben, indem sie die Filme hergestellt (Vorwurf betrifft nur einen Beschuldigten),
veröffentlicht und aktiv beworben hätten. Durch die Veröffentlichung der PropagandaVideos habe der Anführer des syrischen Ablegers der Al Qaïda eine Plattform erhalten,
um seine Person und die Ideologie der von ihm vertretenen Al-Qaïda vorteilhaft
darzustellen und zu propagieren. Das Bundesstrafgericht sprach ein Vorstandsmitglied
im Juni 2018 in fünf von sechs Anklagepunkten schuldig und verurteilte es zu einer
bedingten Freiheitsstrafe von 20 Monaten. Die beiden anderen Vorstandsmitglieder
sprach es frei. Die BA erhob gegen die Freisprüche Beschwerde ans Bundesgericht. Der
Verurteilte erhob ebenfalls Beschwerde.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde der BA gut, hebt das Urteil des Bundesstrafgerichts bezüglich der beiden freigesprochenen Personen auf und weist die Sache in
dieser Hinsicht zu neuem Entscheid zurück an die Vorinstanz. Die Beschwerde des Verurteilten weist das Bundesgericht ab. Die beiden Freisprüche hat das Bundesstrafgericht
damit begründet, dass die Tatvorwürfe gegen die zwei Betroffenen in der Anklageschrift
nicht hinreichend umschrieben seien. Dies verletzt Bundesrecht. Im Teil der Anklageschrift, der sich auf das verurteilte Vorstandsmitglied bezieht, sind die vorgeworfenen
Sachverhalte akribisch dargestellt. Die BA weist zu Recht darauf hin, dass dieser Teil
angesichts der Kritik des Bundesstrafgericht im Sinne eines "copy and paste" bloss in
die Teile der Anklageschrift betreffend die beiden anderen Beschuldigten hätte eingefügt
werden müssen. Eine solche Forderung stellt einen übertriebenen Formalismus dar. Die
Wiederholung würde zu einer blossen Aufblähung der Anklageschrift führen. Aus der
Gesamtbetrachtung der Anklageschrift ergibt sich jedenfalls ohne Weiteres, welche
Taten den beiden vom Bundesstrafgericht freigesprochenen Personen vorgeworfen werden. Auch hinsichtlich des Modus Operandi unterscheidet die Anklage die von den
Betroffenen jeweils organisierten Propaganda-Aktionen oder vorgenommenen Werbehandlungen hinreichend präzise. In Bezug auf die  verurteilte Person hat das Bundesstrafgericht kein Bundesrecht verletzt, wenn es zum Schluss gekommen ist, dass sie mit
Vorsatz gehandelt hat. A tous les journalistes accrédités auprès
du Tribunal fédéral
Lausanne, le 13 mars 2020
Embargo : 13 mars 2020, 12h00
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Arrêts du 26 février 2020 (6B_114/2019, 6B_169/2019)
Vidéos de propagande du CCIS  : acquittement de deux membres 
du comité du CCIS annulé – condamnation du troisième membre 
du comité confirmée
Le Tribunal fédéral annule l'acquittement de deux membres du comité de l'association « Conseil central islamique suisse  » (CCIS), prononcé par le Tribunal pénal
fédéral en lien avec deux vidéos de propagande. Il admet le recours du Ministère
public de la Confédération (MPC) et renvoie la cause au Tribunal pénal fédéral pour
nouvelle décision. Le recours d'un troisième membre du comité du CCIS, qui avait
été condamné par le Tribunal pénal fédéral, est rejeté par le Tribunal fédéral.
Le CCIS avait, en novembre 2015, sur sa chaîne Youtube, publié un film comprenant
une interview du chef de la branche syrienne de l'organisation terroriste Al-Qaïda. Un
second film avait été projeté, en décembre 2015, dans un hôtel de Winterthour, avant
d'être également publié sur la chaîne Youtube du CCIS. Les films avaient aussi été
annoncés sur les réseaux sociaux du CCIS. En 2017, le MPC avait mis en accusation
trois membres du comité du CCIS. Il leur avait reproché d'avoir enfreint la loi fédérale
interdisant les groupes «  Al-Qaïda » et « Etat islamique » et les organisations apparentées, en réalisant les films (ce reproche concernant seulement l'un des prévenus), en
les publiant et les diffusant activement. Par la publication des vidéos de propagande, le
chef de la branche syrienne d'Al-Qaïda avait obtenu une plateforme lui permettant de
présenter favorablement sa personne et l'idéologie d'Al-Qaïda, qu'il représente, ainsi
que de propager celle-ci. En juin 2018, le Tribunal pénal fédéral avait condamné un
membre du comité, concernant cinq des six points de l'accusation, à une peine privative
de liberté de 20 mois avec sursis. Il avait acquitté les deux autres membres du comité.
Le MPC avait formé un recours au Tribunal fédéral contre ces acquittements. Le
condamné avait également formé recours.
Le Tribunal fédéral admet le recours du MPC, annule le jugement du Tribunal pénal
fédéral concernant les deux personnes acquittées et renvoie la cause à l'autorité précédente pour nouvelle décision sur ce point. Il rejette le recours du condamné. Le Tribunal
pénal fédéral a motivé les deux acquittements en indiquant que les comportements
reprochés aux deux intéressés n'étaient pas suffisamment décrits dans l'acte d'accusation. Cela viole le droit fédéral. Dans la partie de l'acte d'accusation concernant le
membre du comité condamné, les faits reprochés sont présentés méticuleusement. Le
MPC fait valoir à bon droit que cette partie, compte tenu de la critique du Tribunal pénal
fédéral, aurait dû simplement être reportée, par un «  copier / coller », dans les parties
de l'acte d'accusation concernant les deux autres prévenus. Une telle exigence relève
du formalisme excessif. La répétition aurait conduit à un simple alourdissement de l'acte
d'accusation. Au regard de l'acte d'accusation pris dans son ensemble, les actes
reprochés aux deux personnes acquittées par le Tribunal pénal fédéral se distinguent
aisément. En ce qui concerne le modus operandi également, l'accusation différencie, de
manière suffisamment précise, les actes de propagande organisés ou les mesures de
diffusion prises respectivement par les intéressés. Concernant la personne condamnée,
le Tribunal pénal fédéral n'a pas violé le droit fédéral en concluant que celle-ci avait agi
intentionnellement.