<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><br/><img alt="" height="130" src="20200602083806138_e-files/Aspose.Words.8cfd8eb0-5384-4335-ae89-79cc7eb996f8.001.png" width="77"/><br/></p> <p><span> </span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>PT17.020064-191848 </span></p> <p><span>181bis </span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>cour d’appel CIVILE</span></p> <p><span>_____________________________</span></p> <p><span>Arrêt du 3 juin 2020</span></p> <p><span>__________________</span></p> <p><span>Composition : Mme </span><span>Giroud Walther</span><span>, présidente</span></p> <p><span> MM. Colombini et Hack, juges</span></p> <p><span>Greffier : M. Clerc</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Art. 334 CPC</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Statuant sur la requête de rectification du dispositif de l’arrêt rendu le 19 mai 2020 par la Cour de céans dans la cause opposant </span><span>S.________</span><span>, à Vich, appelant, et </span><span>Y.________</span><span>, à Genève, intimée, la Cour d’appel civile du Tribunal cantonal considère :</span></p> <p><span> </span></p> <p><br/><span> En fait et en droit :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.</span><span> Par dispositif du 19 mai 2020, la Cour d’appel civile a admis l’appel de S.________ (I), a réformé le jugement entrepris comme il suit : </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>I. La défenderesse Q.________ doit payer au demandeur S.________ la somme de 45'036 fr. (quarante-cinq mille trente-six francs) avec intérêt à 5% l'an dès le 6 janvier 2017.</span></p> <p><span>II. Les frais judiciaires de première instance, arrêtés à 8'490 fr. (huit mille quatre cent nonante francs) sont mis à la charge de la défenderesse, qui doit sur ce montant verser 7'590 fr. (sept mille cinq cent nonante francs) à l'Etat.</span></p> <p><span>III. La défenderesse doit payer au demandeur la somme de 900 fr. (neuf cents francs) à titre de remboursement d'avance de frais de première instance.</span></p> <p><span>IV. La défenderesse doit payer au demandeur la somme de 10'000 fr. (dix mille francs) à titre de dépens de première instance.</span></p> <p><span>V. Toutes autres ou plus amples conclusions sont rejetées.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>(II), a mis les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 1'459 fr., « à la charge de l’intimée » (III), a précisé que « l’intimée Q.________ » devait payer à l’appelant S.________ la somme de 4'459 fr. à titre de restitution d’avance de frais et de dépens de deuxième instance (IV) et a indiqué que l’arrêt motivé était exécutoire (V). </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>2. </span><span>Par courrier du 20 mai 2020, le conseil de l’appelant S.________ a relevé que les chiffres II.I et IV du dispositif comportent une erreur manifeste en tant qu’ils se réfèrent à la société Q.________, qui n’est pas partie à la procédure – bien qu’elle soit concernée par le complexe de faits –, au lieu de la société Y.________, contre laquelle l’appel est dirigé. Il a en conséquence requis la rectification du dispositif dans le sens de ce qui précède. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Invitée à se déterminer, l’intimée Y.________ a indiqué, le 27 mai 2020, que, selon elle, on ne saurait partir de l’idée que la mention de la société Q.________ serait une erreur de plume tant une condamnation de celle-ci ne serait pas dépourvue de sens sur le fond de l’affaire. Elle a indiqué qu’elle ne serait en mesure de se déterminer sur la requête de rectification qu’à réception des considérants de l’arrêt.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le 29 mai 2020, le conseil de l’appelant a contesté les développements de l’intimée au motif que la société Q.________ n’est pas partie à l’appel.</span></p> <p><span>3.</span></p> <p><span>3.1 </span><span>Aux termes de l’art. 334 al. 1 CPC (Code de procédure civile suisse du 19 décembre 2010 ; RS 272), si le dispositif de la décision est peu clair, contradictoire ou incomplet ou s’il ne correspond pas à la motivation, le tribunal procède, sur requête ou d’office, à l’interprétation ou à la rectification de la décision.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le tribunal notifie la requête de rectification à la partie adverse pour qu'elle se détermine, sauf si la demande est manifestement irrecevable ou infondée. En cas d'erreurs d'écriture ou de calcul, le tribunal peut toutefois renoncer à demander aux parties de se déterminer (art. 334 al. 2 CPC).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Il y a lieu à rectification lorsqu’une erreur patente est manifestement due à une inadvertance (Schweizer, Commentaire Romand, Code de procédure civile, 2</span><span>e</span><span> éd. 2019, n. 11 ad art. 334 CPC). La rectification intervient lorsque ce que le tribunal a voulu n’a pas été correctement retranscrit (Colombini, Code de procédure civile, Condensé de la jurisprudence fédérale et vaudoise, Lausanne 2018, n. 5.1.1 ad art. 334 CPC). </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>3.2 </span><span>En l’espèce, le dispositif du 19 mai 2020 réforme le jugement entrepris en ce sens que « la défenderesse Q.________ » doit payer à S.________ la somme de 45'036 fr. et précise que « l’intimée Q.________ » doit payer à S.________ la somme de 4'459 fr. à titre de restitution d’avance de frais et de dépens de deuxième instance. Toutefois, la société Q.________ n’est pas partie à la procédure, de sorte qu’elle n’était pas défenderesse en première instance et n’est pas intimée à la procédure d’appel. La procédure étant en réalité dirigée contre Y.________, c’est bien elle qui doit être indiquée en qualité de débitrice desdits montants. La mention d’Q.________ dans le dispositif constitue bien une erreur manifeste, si bien que la question de la nécessité d’interpeller Y.________ se pose. Cette question peut demeurer sans réponse, celle-ci ayant eu la possibilité de se déterminer, sans que cela ne permette de renverser cette appréciation. </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Il y a ainsi lieu de rectifier les chiffres II.I et IV en remplaçant « Q.________ » par « Y.________ ».</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>4. </span><span>Conformément à l’art. 107 al. 2 CPC, le présent prononcé rectificatif sera rendu sans frais.</span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>la Cour d’appel civile</span></p> <p><span>prononce</span><span> :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> Le dispositif rendu le 19 mai 2020 est rectifié comme il suit (les passages rectifiés étant soulignés) : </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>I. L'appel est admis.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>II. Le jugement est réformé comme il suit :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>I. La défenderesse </span><span>Y.________</span><span> doit payer au demandeur S.________ la somme de 45'036 fr. (quarante-cinq mille trente-six francs) avec intérêt à 5% l'an dès le 6 janvier 2017.</span></p> <p><span>II. Les frais judiciaires de première instance, arrêtés à 8'490 fr. (huit mille quatre cent nonante francs) sont mis à la charge de la défenderesse, qui doit sur ce montant verser 7'590 fr. (sept mille cinq cent nonante francs) à l'Etat.</span></p> <p><span>III. La défenderesse doit payer au demandeur la somme de 900 fr. (neuf cents francs) à titre de remboursement d'avance de frais de première instance.</span></p> <p><span>IV. La défenderesse doit payer au demandeur la somme de 10'000 fr. (dix mille francs) à titre de dépens de première instance.</span></p> <p><span>V. Toutes autres ou plus amples conclusions sont rejetées.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>III. Les frais judiciaires de deuxième instance, arrêtés à 1'459 fr. (mille quatre cent cinquante-neuf francs), sont mis à la charge de l'intimée.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>IV. L'intimée </span><span>Y.________</span><span> doit payer à l'appelant S.________ la somme de 4'459 fr. (quatre mille quatre cent cinquante-neuf francs) à titre de restitution d'avance de frais et de dépens de deuxième instance.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>V. L'arrêt motivé est exécutoire.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>II.</span><span> Le présent prononcé rectificatif est rendu sans frais.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>La présidente : Le greffier :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Du</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié à :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>‑ Me Cyrille Piguet (pour S.________),</span></p> <p><span>‑ Me Jamil Soussi (pour Y.________),</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> et communiqué, par l'envoi de photocopies, à :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>‑ M. le Président du Tribunal civil de l’arrondissement de La Côte.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le greffier :</span></p> </div> </body> </html>