Lausanne, 24. Juni 2014
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Urteil vom 27. Mai 2014 (2C_776/2013)
Casino für unterlassene Spielersperre sanktioniert
Ein Schweizer Casino wird mit einer Sanktion von 1,5 Millionen Franken belegt, weil  
es einen Automaten-Spieler während drei Jahren trotz Hinweisen auf seine überhöhten Einsätze nicht gesperrt hat. Das Bundesgericht bestätigt, dass die Spielbank  
ihre Sorgfaltspflichten verletzt hat. Die Höhe der verhängten Strafe berechnet das  
Gericht neu und korrigiert sie nach unten. 
Die Eidgenössische Spielbankenkommission (ESBK) erhielt im Januar 2011 Kenntnis  
vom Strafverfahren gegen einen Mann, der Geld veruntreut und in einem Schweizer  
Casino verspielt hatte. Bei einer Inspektion in der Spielbank stellte die ESBK fest, dass  
dem Betroffenen in den Jahren 2005 bis 2008 an Spielautomaten 24,5 Millionen  
Franken ausbezahlt worden waren, was statistisch entsprechend höhere Einsätze  
voraussetzt. Die ESBK verfügte gegen die Casinobetreiberin eine Verwaltungssanktion  
von 4,9 Millionen Franken, weil sie gegen den Mann nicht spätestens im November  
2005 eine Spielsperre ausgesprochen habe. Das Bundesverwaltungsgericht reduzierte  
den Betrag 2013 auf 3  Millionen Franken.
Das Bundesgericht heisst die Beschwerde der Casinobetreiberin in Bezug auf die Höhe  
der Sanktion gut und weist sie in den übrigen Punkten ab. Gemäss dem Urteil wusste  
die Spielbank aufgrund der Daten, die sie nach dem Geldwäschereigesetz zu erheben  
hat, um die häufige Anwesenheit des Mannes und um die hohen Auszahlungsbeträge.  
Diese Informationen konnte und musste sie für die Einschätzung des Spielverhaltens  
des Betroffenen verwenden. Pro Monat wurden ihm in der Regel mehr als eine halbe  
Million Franken ausbezahlt. Das bedeutet angesichts der statistischen Grundsätze für  
Spielautomaten  mit  nahezu  hundertprozentiger  Wahrscheinlichkeit,  dass  er  dazu  
deutlich höhere Einsätze tätigen musste. In Kenntnis seiner Einkommenssituation lag es  
für das Casino auf der Hand, dass er nicht dauerhaft solch hohe Einsätze machen  
konnte. Das hätte zur Anordnung einer Spielsperre gemäss Artikel 22 des Spielbankengesetzes führen müssen. Indem die Casinobetreiberin rund drei Jahre nicht gehandelt  
hat, hat sie ihre Sorgfaltspflichten verletzt. 
In Bezug auf die Höhe der Sanktion setzt das Bundesgericht den zu Grunde liegenden  
Nettogewinn des Casinos auf 855'000 Franken herab. Der Unterschied zu dem vom  
Bundesverwaltungsgericht rund doppelt so hoch veranschlagten Betrag ergibt sich aus  
einer anderen Methode bei der Berücksichtigung der Spielbankenabgabe. Zur Festlegung der Sanktion ist der Nettogewinn angesichts des mittelschweren Verstosses des  
Casinos zu Recht mit dem Faktor 1,75 multipliziert worden. Lausanne, le 24 juin 2014
Communiqué aux médias du Tribunal fédéral
Arrêt du 27 mai 2014 (2C_776/2013)
Casino sanctionné pour exclusion des jeux omise
Un casino suisse est sanctionné à hauteur de 1,5 millions de francs pour ne pas  
avoir exclu des jeux pendant trois ans un joueur d'appareil à sous, malgré des  
informations concernant ses mises excessives. Le Tribunal fédéral confirme que la  
maison de jeu a ainsi manqué à son obligation de diligence. Le montant de la  
sanction a été recalculé par le Tribunal et revu à la baisse.
La Commission fédérale des maisons de jeu (CFMJ) avait été informé en 2011 d'une  
procédure pénale contre un homme qui avait perdu dans un casino suisse de l'argent  
détourné. Lors d'une inspection dans la maison de jeu, la CFMJ avait constaté que  
l'intéressé avait touché 24,5 millions de francs en gains entre 2005 et 2008, ce qui,  
statistiquement, implique des mises plus importantes. La CFMJ avait alors infligé une  
sanction administrative de 4,9 millions à l'exploitante du casino pour ne pas avoir exclu  
l'homme des jeux au plus tard en novembre 2005. En 2013, le Tribunal administratif  
fédéral avait réduit la sanction administrative à 3 millions de francs.
Le Tribunal fédéral admet le recours de l'exploitante du casino pour ce qui concerne le  
montant de la sanction et le rejette dans les autres points. Selon l'arrêt, le casino, sur la  
base des données que les maisons de jeu doivent relever selon la Loi sur le  
blanchiment d'argent, avait connaissance des fréquentes présences de l'homme et des  
importants montants qu'il touchait en gains. Ces informations pouvaient et auraient dû  
être utilisées pour évaluer le comportement de jeu de l'intéressé. En moyenne, l'homme  
gagnait plus d'un demi-million de francs par mois. Statistiquement, selon les tables de  
gains des appareils à sous, cela signifie que l'homme avait effectué des mises  
supérieures  avec pratiquement 100% de certitude. Connaissant les revenus de  
l'homme, il était évident pour le casino que celui-ci ne pouvait pas faire durablement des  
mises d'une telle importance. Selon l'Article 22 de la Loi fédérale sur les jeux de hasard  
et les maisons de jeu, cette situation aurait dû conduire à une exclusion des jeux.  
L'exploitante du casino, n'ayant rien entrepris en ce sens pendant trois ans, a manqué à  
son obligation de diligence. 
Pour ce qui concerne le montant de la sanction, le Tribunal fédéral réduit le gain net du  
casino à 855'000 francs. La différence avec le montant, quasiment double, fixé par le  
Tribunal administratif fédéral s'explique par une autre méthode de considération de  
l'impôt sur les maisons de jeu. Pour la fixation de la sanction, compte tenu de l'infraction  
de gravité moyenne du casino, le gain net a été multiplié à juste titre par le facteur 1,75.