<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para"> </div> <div class="para">Bundesgericht </div> <div class="para">Tribunal fédéral </div> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <img height="74" src="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/displayimage.php?id=2021-05-25-2C_315-2021.1&amp;type=gif" width="95"/> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2C_315/2021</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Arrêt du 25 mai 2021</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>IIe Cour de droit public</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Composition </div> <div class="para">MM. et Mme les Juges fédéraux </div> <div class="para">Seiler, Président, Aubry Girardin et Donzallaz. </div> <div class="para">Greffière : Mme Jolidon. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Participants à la procédure </div> <div class="para">A.________, </div> <div class="para">recourant, </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <i>contre</i> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne EPFL, </div> <div class="para">2. Commission de recours interne des EPF, </div> <div class="para">intimées. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Objet </div> <div class="para">Demande de reconsidération d'un échec définitif, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">recours contre l'arrêt du Tribunal administratif fédéral, Cour I, du 17 février 2021 (A-187/2021). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Considérant en fait et en droit :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">En date du 28 juillet 2017, l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (ci-après: l'EPFL) a notifié à A.________ une décision d'échec définitif au cycle de Bachelor de la section Génie civil. Par décision du 8 septembre 2017, entrée en force, ladite école a rejeté la demande de nouvelle appréciation, au motif que l'état décrit dans un certificat médical du 11 août 2017, à savoir une incapacité soudaine liée aux effets secondaires d'un nouveau médicament, n'était pas reconnaissable à la lecture des copies d'examens de A.________. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le 19 mai 2020, l'EPFL n'est pas entrée en matière sur une demande de réexamen de la décision du 8 septembre 2017: celle-là ne présentait pas de nouveau moyen de preuve permettant de remettre en question l'exactitude ou l'exhaustivité des faits précédemment retenus. A.________ s'est adressé à la Commission de recours interne des EPF (ci-après: la Commission de recours), qui a rejeté son recours dans une décision du 19 novembre 2020 qu'il a vainement contestée auprès du Tribunal administratif fédéral. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Agissant par la voie du recours en matière de droit public, A.________ demande au Tribunal fédéral de renvoyer la cause à l'EPFL, afin que celle-ci entre en matière sur la demande de réexamen. Il n'a pas été procédé à un échange d'écritures. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">La voie du recours en matière de droit public est ouverte dans la mesure où la contestation porte, sur le fond, sur l'existence d'une incapacité médicale de l'intéressé et non sur l'évaluation des capacités de celui-ci, de sorte que la clause d'exclusion de l'<span class="artref">art. 83 let</span>. t LTF ne s'applique pas. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">L'argumentation en droit du recourant repose en grande partie sur sa propre version des faits qui ne correspond pas à celle de l'arrêt attaqué; tel est notamment le cas de la façon dont les professeurs auraient conclu que les capacités de l'intéressé n'étaient pas diminuées lors des examens en cause. Celui-ci ne prétend toutefois pas que les faits auraient été établis de façon manifestement inexacte ou en violation du droit au sens de l'<span class="artref">art. 95 LTF</span>. Une telle façon de procéder ne répond pas aux exigences de motivation en la matière (cf. art. 97 al. 1 et 106 al. 2 LTF; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=14&amp;from_date=11.05.2021&amp;to_date=30.05.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F145-V-188%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page188">ATF 145 V 188</a> consid. 2; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=14&amp;from_date=11.05.2021&amp;to_date=30.05.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F140-III-264%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page264">140 III 264</a> consid. 2.3). Partant, le Tribunal fédéral statuera sur la base des faits retenus dans l'arrêt entrepris (<span class="artref">art. 105 al. 1 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>4.</b> </div> <div class="para">Le Tribunal administratif fédéral a correctement exposé le droit relatif au réexamen d'une décision administrative prise en première instance et entrée en force (cf. <span class="artref">art. 66 PA</span> [RS 172.021], seule disposition invoquée par le recourant), ainsi que la jurisprudence y relative (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=14&amp;from_date=11.05.2021&amp;to_date=30.05.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F127-I-133%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page133">ATF 127 I 133</a> consid. 6; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=14&amp;from_date=11.05.2021&amp;to_date=30.05.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F124-II-1%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page1">124 II 1</a> consid. 3a); la Cour de céans peut ainsi s'y référer (<span class="artref">art. 109 al. 3 LTF</span>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Tribunal administratif fédéral a considéré que la Commission de recours n'était à bon droit pas entrée en matière sur la demande de réexamen de la décision du 8 septembre 2017 déposée par le recourant: le certificat médical du 21 novembre 2019 n'apportait aucun fait nouveau; il confirmait uniquement le contenu du certificat du 11 août 2017, qui reposait sur les allégations du recourant affirmant avoir été totalement incapable de raisonner (état de sidération) durant deux examens, ce qui, selon les professeurs interrogés, n'était pas corroboré par les copies d'examen qui contenaient des éléments de réponse. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le recourant ne prétend pas amener un fait nouveau mais, selon lui, le certificat du 11 août 2017 a été mal évalué, en tant que l'EPFL a jugé que ce document ne suffisait pas à remettre en doute la capacité de l'intéressé à passer des examens; il conteste la façon dont les professeurs ont été interpellés et les questions qui leur ont été posées par l'EPFL, afin de déterminer si ses copies d'examen attestaient d'un état de sidération et estime que le doute aurait dû lui profiter. Un tel argument relève de l'appréciation des preuves qui a été effectuée dans le cadre de la décision du 8 septembre 2017 par l'EPFL. Un grief y relatif devait donc être soulevé dans un recours à l'encontre de ladite décision auprès de la Commission de recours. Or, l'intéressé ne l'a pas attaquée. Il faut rappeler ici que les demandes de nouvel examen ne peuvent servir à éluder les dispositions légales sur les délais de recours (<a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=14&amp;from_date=11.05.2021&amp;to_date=30.05.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F136-II-177%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page177">ATF 136 II 177</a> consid. 2.1; <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=14&amp;from_date=11.05.2021&amp;to_date=30.05.2021&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F120-IB-42%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page42">120 Ib 42</a> consid. 2b) ou l'absence de recours. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au demeurant, les juges précédents ont retenu que le certificat médical du 21 novembre 2019 avait un contenu similaire à celui du 11 août 2017. Il découle de ces éléments que les conditions du réexamen, telles que déduites de l'<span class="artref">art. 66 PA</span>, ne sont pas remplies et que les juges précédents ont procédé à une juste application de la disposition susmentionnée, en considérant qu'aucune circonstance nouvelle ni aucun motif de révision n'imposait à l'autorité précédente d'entrer en matière sur la nouvelle demande de réexamen. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>5.</b> </div> <div class="para">Le recours est rejeté en application de la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 109 al. 2 let. a LTF</span>. Succombant, le recourant supportera les frais judiciaires (<span class="artref">art. 66 al. 1 LTF</span>). Il n'est pas alloué de dépens (cf. <span class="artref"><artref id="CH/173.110/68/3" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/68/1" type="start"></artref>art. 68 al. 1 et 3 LTF</span><artref id="CH/173.110/68/3" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/3" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>Par ces motifs, le Tribunal fédéral prononce :</b> </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>1.</b> </div> <div class="para">Le recours est rejeté. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>2.</b> </div> <div class="para">Les frais judiciaires, arrêtés à 2'000 fr., sont mis à la charge du recourant. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> <b>3.</b> </div> <div class="para">Le présent arrêt est communiqué au recourant, à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, à la Commission de recours interne des EPF, ainsi qu'au Tribunal administratif fédéral, Cour I. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Lausanne, le 25 mai 2021 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Président : Seiler </div> <div class="para"> </div> <div class="para">La Greffière : Jolidon </div> </div></body></html>