Lausanne, 15. Juni 2018
Medienmitteilung des Bundesgerichts
Bundesgericht begrüsst Botschaft zur Revision des Bundesgerichtsgesetzes mit Vorbehalt zur subsidiären Verfassungsbeschwerde
Das Bundesgericht begrüsst die heutige Verabschiedung der Botschaft zur Revision
des Bundesgerichtsgesetzes durch den Bundesrat. Es unterstützt das mit der
Vorlage verfolgte Ziel, den Rechtsschutz für Betroffene zu erweitern, indem der
Beschwerdeweg ans Bundesgericht in bisher ausgeschlossenen Rechtsbereichen
geöffnet wird, sofern sich eine rechtliche Grundsatzfrage stellt oder sonst ein
bedeutender Fall vorliegt. Das Bundesgericht kann vor diesem Hintergrund der Beibehaltung der subsidiären Verfassungsbeschwerde nicht zustimmen. 
2007 wurde das Bundesgerichtsgesetz (BGG) eingeführt, mit dem unter anderem eine
nachhaltige Entlastung des Bundesgerichts beabsichtigt war. Angesichts der seither
eingetretenen massiven Zunahme der Beschwerdeeingänge (im Jahr 2017 erstmals
über 8000 neue Fälle) kann davon nicht die Rede sein. Die Revision des BGG ist damit
eine absolute Notwendigkeit geworden, um auch in Zukunft das gute Funktionieren des
höchsten Gerichts sicherzustellen und insbesondere die Qualität der Begründung der
Urteile zu gewährleisten. Das Bundesgericht begrüsst es deshalb, dass der Bundesrat
nun die Botschaft zur Revision des BGG verabschiedet hat. 
Die Vorlage zielt zur Hauptsache darauf ab, den Beschwerdeweg ans Bundesgericht in
bisher ausgeschlossenen Rechtsgebieten zu öffnen, sofern sich eine rechtliche Grundsatzfrage stellt oder sonst ein besonders bedeutender Fall vorliegt. Damit wird der
Rechtsschutz für Betroffene auf Bereiche erweitert, die einer Prüfung durch das oberste
Gericht bisher entzogen waren. Das Bundesgericht wird dadurch in die Lage versetzt,
seine verfassungsmässige Aufgabe als höchstes Gericht der Schweiz in nahezu allen
Rechtsmaterien wahrzunehmen, wobei der Zugang ans Bundesgericht in den weitaus
meisten Rechtsgebieten weiterhin uneingeschränkt möglich sein wird. 
Vor diesem Hintergrund macht die vom Bundesrat vorgeschlagene Beibehaltung der
subsidiären Verfassungsbeschwerde aus Sicht des Bundesgerichts keinen Sinn. Die seit
2007 gesammelten Erfahrungen mit der subsidiären Verfassungsbeschwerde haben
gezeigt, dass diese den Rechtsuchenden praktisch nichts bringt. Daran wird sich mit der
Beibehaltung der subsidiären Verfassungsbeschwerde gemäss bundesrätlichem Vorschlag nichts ändern. Die in der Vorlage vorgesehene Möglichkeit zur Beschwerde,
wenn eine rechtliche Grundsatzfrage oder sonst ein besonders bedeutender Fall vorliegt, stellt demgegenüber den bisher mit der subsidiären Verfassungsbeschwerde
gewährten Rechtsschutz weiterhin sicher und erweitert diesen ganz erheblich. 
Die Beibehaltung der subsidiären Verfassungsbeschwerde gemäss dem Konzept des
Bundesrates würde zudem mindestens zur Verdoppelung der Eingänge von subsidiären
Verfassungsbeschwerden, wenn nicht zu einer Vervielfachung führen, ohne dass die
Rechtsuchenden davon profitieren könnten. Die angestrebte Wirkung der Vorlage, das
Bundesgericht zu entlasten, würde damit in ihr Gegenteil verkehrt. 
Konkret: Im Jahre 2017 konnten von 429 beurteilten subsidiären Verfassungsbeschwerden nur gerade 8 (1,86 Prozent) ganz oder teilweise gutgeheissen werden. Für
nahezu alle Rechtsuchenden, die mittels der subsidiären Verfassungsbeschwerde ans
Bundesgericht gelangten, blieben im Ergebnis nur Kosten und Frustration übrig. Dies
führt zu einem Verlust des Vertrauens in die Justiz. 
Sollte bei diesen Gegebenheiten im Verlauf der parlamentarischen Beratungen die
subsidiäre Verfassungsbeschwerde in der Vorlage verbleiben, würde das Bundesgericht
diese insgesamt ablehnen. Lausanne, le 15 juin 2018
Communiqué de presse du Tribunal fédéral
Le Tribunal fédéral accueille favorablement le message sur la 
révision de la Loi sur le Tribunal fédéral sous réserve du recours 
constitutionnel subsidiaire
Le Tribunal fédéral accueille favorablement le message sur la révision de la Loi sur le
Tribunal fédéral adopté aujourd'hui par le Conseil fédéral. Il soutient l'objectif
recherché par ce texte, à savoir élargir la protection juridique des personnes
concernées en leur permettant de recourir au Tribunal fédéral dans des domaines
juridiques jusqu'alors exclus, dans la mesure où il existe une question juridique de
principe ou un cas particulièrement important pour d'autres motifs. Au vu de ce
contexte, le Tribunal fédéral ne peut pas approuver le maintien du recours
constitutionnel subsidiaire.
La Loi sur le Tribunal fédéral (LTF) est entrée en vigueur en 2007 et avait notamment
pour objectif de décharger durablement le Tribunal fédéral. Au vu de l'augmentation
massive du nombre de recours introduits depuis lors (en 2017 pour la première fois plus
de 8000 nouvelles affaires), cet objectif ne peut pas être considéré comme atteint. Il en
résulte que la révision de la LTF est devenue absolument nécessaire afin de garantir à
l'avenir aussi, le bon fonctionnement de la Cour suprême et en particulier la qualité de la
motivation de ses décisions. C'est la raison pour laquelle le Tribunal fédéral accueille
favorablement le fait que le Conseil fédéral ait adopté maintenant le message sur la
révision de la LTF. 
Le texte présenté a pour objectif principal d'ouvrir les voies de recours au Tribunal
fédéral dans des domaines juridiques jusqu'alors exclus dans la mesure où il existe une
question juridique de principe ou un cas particulièrement important pour d'autres motifs.
Il en résulte une protection juridique accrue pour les personnes concernées dans des
domaines qui jusqu'alors ne pouvaient pas être examinés par la Cour suprême. Le
Tribunal fédéral sera à même par ces mesures d'assumer sa fonction constitutionnelle
de Cour suprême de la Suisse dans pratiquement tous les domaines juridiques et à
l'avenir l'accès au Tribunal fédéral continuera d'être non-limité dans la grande majorité
des domaines juridiques.
Dans ce contexte, le maintien du recours constitutionnel subsidiaire proposé par le
Conseil fédéral n'est pas utile du point de vue du Tribunal fédéral. Les expériences
faites depuis 2007 avec le recours constitutionnel subsidiaire ont démontré que celui-ci
n'apportait pratiquement rien aux justiciables. Cette situation ne devrait pas changer
avec le maintien du recours constitutionnel subsidiaire prévu dans la proposition du
Conseil fédéral. La possibilité introduite dans le texte, de pouvoir déposer un recours
lorsqu'il  soulève  une  question  juridique  de  principe  ou qu'il porte  sur  un  cas
particulièrement  important  pour  d'autres  motifs, procure  une protection  juridique
équivalente à celle accordée jusqu'à ce jour par le recours constitutionnel subsidiaire et
l'élargit même considérablement.
Le maintien du recours constitutionnel subsidiaire selon le concept du Conseil fédéral
engendrerait en outre au moins un doublement du nombre de recours constitutionnels
subsidiaires déposés, si ce n'est une augmentation encore plus importante, sans que le
justiciable puisse en profiter. L'effet contraire à celui recherché dans le texte présenté,
de décharger le Tribunal fédéral, serait alors atteint. 
Concrètement, en 2017, seul 8 recours constitutionnels subsidiaires (1,86%) sur 429 ont
pu être admis ou partiellement admis. Ainsi, pour presque tous les justiciables qui se
sont adressés au Tribunal fédéral par la voie du recours constitutionnel subsidiaire, il
n'en est résulté que des coûts et de la frustration. Cette situation contribue à une perte
de confiance dans la justice. 
Si à l'issue des débats parlementaires et au vu de la situation actuelle le recours
constitutionnel subsidiaire devait rester dans le texte présenté, le Tribunal fédéral le
rejetterait dans son entier. Losanna, 15 giugno 2018
Comunicato stampa del Tribunale federale
Il Tribunale federale accoglie favorevolmente il messaggio 
concernente la revisione della legge sul Tribunale federale con 
una riserva attinente al ricorso sussidiario in materia 
costituzionale
Il Tribunale federale accoglie favorevolmente il messaggio concernente la revisione
della legge sul Tribunale federale licenziato in data odierna dal Consiglio federale.
Esso appoggia l'obiettivo del progetto volto ad ampliare la protezione giuridica degli
interessati attraverso la possibilità, in presenza di questioni di diritto di importanza
fondamentale o casi particolarmente importanti, di interporre ricorso in ambiti
giuridici in cui tale eventualità era finora esclusa. In questo contesto, il Tribunale
federale non può concordare sul mantenimento del ricorso sussidiario in materia
costituzionale.
Fra gli scopi perseguiti dalla legge sul Tribunale federale (LTF) entrata in vigore nel
2007 vi era anche quello di alleviare durevolmente il carico di lavoro del Tribunale
federale. Tale obiettivo non è stato raggiunto, come dimostrato dal considerevole
aumento del numero di ricorsi introdotti a partire da tale data (nel 2017, il numero di
nuovi casi ha per la prima volta superato le 8000 unità). Ciò premesso, la revisione della
LTF costituisce un'assoluta necessità per garantire il futuro buon funzionamento del
tribunale supremo e, in particolare, la qualità della motivazione delle sentenze. Pertanto,
il Tribunale federale accoglie favorevolmente l'odierno licenziamento del messaggio
concernente la revisione della LTF da parte del Consiglio federale. 
Il progetto persegue principalmente l'obiettivo d'aprire la via ricorsuale dinanzi al
Tribunale federale in ambiti giuridici dove tale possibilità risulta oggi esclusa, nella
misura in cui il caso pone una questione di diritto d'importanza fondamentale oppure
riveste particolare importanza. La protezione giuridica viene pertanto estesa ad ambiti
precedentemente esclusi dal controllo da parte del Tribunale federale. Esso potrà così
adempiere al suo mandato costituzionale di corte suprema in quasi tutte le materie
giuridiche, premesso come l'accesso illimitato al Tribunale federale rimarrà garantito
nella grande maggioranza delle aree del diritto.
In questo contesto, il Tribunale federale è d'avviso che un mantenimento del ricorso
sussidiario  in materia  costituzionale,  conformemente  alla  proposta  del Consiglio
federale, non abbia alcun senso. Le esperienze raccolte a far tempo dal 2007 mostrano
come tale ricorso manchi di portata pratica per gli interessati e ciò indipendentemente
da un suo mantenimento conformemente alla proposta del Consiglio federale. La
proposta contenuta nel progetto, volta a introdurre la possibilità di interporre ricorso
dinanzi  al  Tribunale  federale  in  presenza  di  questioni  di  diritto  di  importanza
fondamentale o casi particolarmente importanti, garantisce ed estende notevolmente la
protezione giuridica finora garantita dal ricorso sussidiario in materia costituzionale. 
Inoltre, il mantenimento del ricorso sussidiario in materia costituzionale, così come
concepito dal Consiglio federale, avrà quale conseguenza il raddoppio, se non la
moltiplicazione, del numero di detti ricorsi e ciò senza alcun profitto per gli interessati. E
gli effetti di sgravio  a favore  del Tribunale  federale  perseguiti  dal progetto  si
trasformeranno nel loro esatto contrario. 
Concretamente, dei 429 ricorsi sussidiari in materia costituzionale evasi nel 2017, solo 8
(pari all'1,86%) sono stati integralmente o parzialmente accolti. Quasi tutti coloro che
hanno inoltrato un ricorso sussidiario in materia costituzionale dinanzi al Tribunale
federale, al termine della procedura sono stati confrontati unicamente a costi e
frustrazione. Tale situazione conduce a una perdita della fiducia riposta nella giustizia.
Nella misura in cui nel corso dei dibattiti parlamentari il ricorso sussidiario in materia
costituzionale  dovesse  essere  mantenuto  nel  progetto,  il  Tribunale  federale  lo
respingerà nella sua globalità.