<h2>SubmittedText<h2><p>Il nous faut recentrer la politique commerciale de la Suisse de façon à lier la conclusion d'accords commerciaux à des critères de durabilité contraignants en faveur de l'homme, de l'animal et de l'environnement. Il est actuellement question de conclure un accord avec le Mercosur.</p><p>Pourtant, la plus grande partie de la viande visée par cet accord provient de l'élevage industriel, interdit en Suisse parce que jugé cruel, alors qu'il est légal dans les pays d'exportation de nourrir des bovins parqués dans des parcs d'engraissement au moyen d'aliments qui ne correspondent pas aux besoins de leur espèce, comme le soja ou les céréales.</p><p>Quels sont les critères précis de bien-être animal que prévoit cet accord ?</p><h2>FederalCouncilResponseText<h2><p>Peu de pays disposent d'une réglementation aussi stricte en matière de protection des animaux que la Suisse. L'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) édicte les normes en matière de protection des animaux. Tous les membres de l'OIE, donc les États du Mercosur, sont tenus de respecter ces normes.</p><p>Le Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche précise que le projet d'accord de libre-échange avec le Mercosur prévoit également un dialogue sur le bien-être animal. Ce dialogue permet un échange et une coopération plus étroite avec les pays du Mercosur afin de parvenir à une compréhension commune dans le domaine du bien-être animal et de sensibiliser davantage les pays du Mercosur. L'objectif de cet échange est d'améliorer, si nécessaire, l'approche réglementaire en matière de bien-être animal. Le projet d'accord prévoit également un dialogue sur les résistances aux antibiotiques. En ce qui concerne l'utilisation des hormones dans la production de viande, elle est interdite dans les pays du Mercosur, comme en Suisse.</p>