{"Signatur": "CH_BGE_012", "Spider": "CH_BGE", "Sprache": "fr", "Datum": "2021-11-23", "HTML": {"Datei": "CH_BGE/CH_BGE_012_20211123-12937-20_2021-11-23.html", "URL": "https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/clir/http/index.php?highlight_docid=cedh://20211123_12937_20:de&lang=de&type=show_document", "Checksum": "3527c0b4833b5aaac6d397922c737453"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["20211123_12937_20", "S.N. et M.B.N. c. Suisse"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Bundesgericht (BGE) EGMR 23.11.2021 20211123_12937_20 (S.N. et M.B.N. c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH 23.11.2021 20211123_12937_20 (S.N. et M.B.N. c. Suisse)"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Tribunale federale (DTF) CEDU 23.11.2021 20211123_12937_20 (S.N. et M.B.N. c. Suisse)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Bundesgericht (BGE) EGMR"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conf\u00e9deration Tribunal f\u00e9d\u00e9ral (ATF) CEDH"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Tribunale federale (DTF) CEDU"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Regeste\n<br><i>Diese Zusammenfassung existiert nur auf Franz\u00f6sisch.</i>\n<br>SUISSE: Art. 8 CEDH. Retour d'un enfant en Tha\u00eflande, ordonn\u00e9 par les tribunaux suisses dans le cadre d'une proc\u00e9dure d'enl\u00e8vement international d'enfant.\n<br>Le grief de la dur\u00e9e excessive de la proc\u00e9dure n'a pas \u00e9t\u00e9 valablement invoqu\u00e9 devant les instances internes et est d\u00e8s lors irrecevable (ch. 67-70).\nL'ordre de retour constitue une ing\u00e9rence dans le droit de la m\u00e8re et de la fille au respect de leur vie familiale. Dans une proc\u00e9dure contradictoire, \u00e9quitable et orale, les autorit\u00e9s internes se sont bas\u00e9es sur les faits pertinents de l'affaire et ont d\u00fbment pris en compte tous les arguments des parties. Elles ont rendu des d\u00e9cisions d\u00e9taill\u00e9es poursuivant l'int\u00e9r\u00eat sup\u00e9rieur de l'enfant et excluant tout risque grave au sens de l'art. 13 al. 1 let. b de la Convention de la Haye. Par ailleurs, elles ont entrepris des d\u00e9marches en vue de garantir la s\u00e9curit\u00e9 de l'enfant en Tha\u00eflande. S'agissant de la question de l'int\u00e9gration de l'enfant en Suisse, la Cour estime que l'on ne saurait reprocher au Tribunal f\u00e9d\u00e9ral de ne pas avoir r\u00e9pondu explicitement \u00e0 cet argument, les requ\u00e9rantes s'\u00e9tant content\u00e9es d'une all\u00e9gation tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9rale selon laquelle la fille \u00e9tait bien int\u00e9gr\u00e9e et semblait s'\u00e9panouir en Suisse. D'apr\u00e8s la Cour, le processus d\u00e9cisionnel a satisfait aux exigences de l'art. 8 CEDH et l'ing\u00e9rence \u00e9tait n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique (ch. 97-112).\nConclusion: non-violation de l'art. 8 CEDH.\n<br> Inhaltsangabe des BJ\n<br>(4. Quartalsbericht 2021)<br>Recht auf Achtung des Privat- und Familienlebens (Art. 8 EMRK); R\u00fcckf\u00fchrung eines Kindes nach Thailand, angeordnet von den Schweizer Gerichten in einem Verfahren wegen internationaler Kindesentf\u00fchrung.<br>Der Fall betrifft die R\u00fcckf\u00fchrung der Tochter (M.B.N.) der ersten Beschwerdef\u00fchrerin (S.N.) nach Thailand (wo der Vater, ein franz\u00f6sischer Staatsb\u00fcrger, lebt). Sie wurde von den Schweizer Gerichten im Rahmen eines Verfahrens wegen internationaler Kindesentf\u00fchrung angeordnet. Die Mutter und das Kind machten vor dem Gerichtshof eine Verletzung von Artikel 8 EMRK (Recht auf Achtung des Privat- und Familienlebens) geltend. Sie behaupteten insbesondere, dass die Schweizer Gerichte nicht effektiv gepr\u00fcft h\u00e4tten, ob bei einer R\u00fcckkehr eine ernsthafte Gefahr f\u00fcr das Kind bestehe. Der Gerichtshof stellte fest, dass sich die Schweizer Gerichte in einem kontradiktorischen, fairen und m\u00fcndlichen Verfahren auf die relevanten Fakten des Falls gest\u00fctzt und alle Argumente der Parteien geb\u00fchrend ber\u00fccksichtigt haben. Sie haben ausserdem detaillierte Entscheide getroffen, die ihrer Meinung nach dem Kindeswohl dienten und mit denen eine ernsthafte Gefahr f\u00fcr das Kind ausgeschlossen werden konnte. Dar\u00fcber hinaus haben die zust\u00e4ndigen Beh\u00f6rden geeignete Massnahmen ergriffen, um die Sicherheit des Kindes im Falle seiner R\u00fcckkehr nach Thailand zu gew\u00e4hrleisten. Der Entscheidungsprozess entsprach somit den Anforderungen von Artikel 8 der Konvention. Keine Verletzung von Artikel 8 EMRK (einstimmig)."}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Regeste\n<br>SUISSE: Art. 8 CEDH. Retour d'un enfant en Tha\u00eflande, ordonn\u00e9 par les tribunaux suisses dans le cadre d'une proc\u00e9dure d'enl\u00e8vement international d'enfant.\n<br>Le grief de la dur\u00e9e excessive de la proc\u00e9dure n'a pas \u00e9t\u00e9 valablement invoqu\u00e9 devant les instances internes et est d\u00e8s lors irrecevable (ch. 67-70).\nL'ordre de retour constitue une ing\u00e9rence dans le droit de la m\u00e8re et de la fille au respect de leur vie familiale. Dans une proc\u00e9dure contradictoire, \u00e9quitable et orale, les autorit\u00e9s internes se sont bas\u00e9es sur les faits pertinents de l'affaire et ont d\u00fbment pris en compte tous les arguments des parties. Elles ont rendu des d\u00e9cisions d\u00e9taill\u00e9es poursuivant l'int\u00e9r\u00eat sup\u00e9rieur de l'enfant et excluant tout risque grave au sens de l'art. 13 al. 1 let. b de la Convention de la Haye. Par ailleurs, elles ont entrepris des d\u00e9marches en vue de garantir la s\u00e9curit\u00e9 de l'enfant en Tha\u00eflande. S'agissant de la question de l'int\u00e9gration de l'enfant en Suisse, la Cour estime que l'on ne saurait reprocher au Tribunal f\u00e9d\u00e9ral de ne pas avoir r\u00e9pondu explicitement \u00e0 cet argument, les requ\u00e9rantes s'\u00e9tant content\u00e9es d'une all\u00e9gation tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9rale selon laquelle la fille \u00e9tait bien int\u00e9gr\u00e9e et semblait s'\u00e9panouir en Suisse. D'apr\u00e8s la Cour, le processus d\u00e9cisionnel a satisfait aux exigences de l'art. 8 CEDH et l'ing\u00e9rence \u00e9tait n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique (ch. 97-112).\nConclusion: non-violation de l'art. 8 CEDH.\n<br> Synth\u00e8se de l'OFJ\n<br>(4\u00e8me rapport trimestriel 2021)<br>Droit au respect de la vie priv\u00e9e et familiale (art. 8 CEDH); retour d'un enfant en Tha\u00eflande, ordonn\u00e9 par les juridictions suisses dans une proc\u00e9dure d'enl\u00e8vement international.<br>L'affaire concerne le retour de la fille (M.B.N.) de la premi\u00e8re requ\u00e9rante (S.N.) en Tha\u00eflande (o\u00f9 vit le p\u00e8re, un ressortissant fran\u00e7ais) ordonn\u00e9 par les tribunaux suisses dans le cadre d'une proc\u00e9dure d'enl\u00e8vement international d'enfant. La m\u00e8re et l'enfant font valoir devant la Cour une violation de l'article 8 CEDH (droit au respect de la vie priv\u00e9e et familiale). Elles soutiennent, en particulier, que les tribunaux suisses n'ont pas examin\u00e9 de mani\u00e8re effective l'existence d'un risque grave pour l'enfant en cas de retour. La Cour a estim\u00e9 que, dans le cadre d'une proc\u00e9dure contradictoire, \u00e9quitable et orale, les tribunaux suisses se sont bas\u00e9s sur les faits pertinents de l'affaire et ont d\u00fbment pris en compte tous les arguments des parties. Ils ont aussi rendu des d\u00e9cisions d\u00e9taill\u00e9es qui, selon eux, poursuivaient l'int\u00e9r\u00eat sup\u00e9rieur de l'enfant et ont permis d'exclure tout risque grave pour l'enfant. Par ailleurs, les autorit\u00e9s comp\u00e9tentes ont entrepris des d\u00e9marches appropri\u00e9es en vue de garantir la s\u00e9curit\u00e9 de l'enfant dans l'\u00e9ventualit\u00e9 de son retour en Tha\u00eflande. Le processus d\u00e9cisionnel a donc satisfait aux exigences de l'article 8 de la Convention. Non-violation de l'article 8 CEDH (unanimit\u00e9)."}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Regesto\n<br><i>Questo riassunto esiste solo in francese.</i>\n<br>SUISSE: Art. 8 CEDH. Retour d'un enfant en Tha\u00eflande, ordonn\u00e9 par les tribunaux suisses dans le cadre d'une proc\u00e9dure d'enl\u00e8vement international d'enfant.\n<br>Le grief de la dur\u00e9e excessive de la proc\u00e9dure n'a pas \u00e9t\u00e9 valablement invoqu\u00e9 devant les instances internes et est d\u00e8s lors irrecevable (ch. 67-70).\nL'ordre de retour constitue une ing\u00e9rence dans le droit de la m\u00e8re et de la fille au respect de leur vie familiale. Dans une proc\u00e9dure contradictoire, \u00e9quitable et orale, les autorit\u00e9s internes se sont bas\u00e9es sur les faits pertinents de l'affaire et ont d\u00fbment pris en compte tous les arguments des parties. Elles ont rendu des d\u00e9cisions d\u00e9taill\u00e9es poursuivant l'int\u00e9r\u00eat sup\u00e9rieur de l'enfant et excluant tout risque grave au sens de l'art. 13 al. 1 let. b de la Convention de la Haye. Par ailleurs, elles ont entrepris des d\u00e9marches en vue de garantir la s\u00e9curit\u00e9 de l'enfant en Tha\u00eflande. S'agissant de la question de l'int\u00e9gration de l'enfant en Suisse, la Cour estime que l'on ne saurait reprocher au Tribunal f\u00e9d\u00e9ral de ne pas avoir r\u00e9pondu explicitement \u00e0 cet argument, les requ\u00e9rantes s'\u00e9tant content\u00e9es d'une all\u00e9gation tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9rale selon laquelle la fille \u00e9tait bien int\u00e9gr\u00e9e et semblait s'\u00e9panouir en Suisse. D'apr\u00e8s la Cour, le processus d\u00e9cisionnel a satisfait aux exigences de l'art. 8 CEDH et l'ing\u00e9rence \u00e9tait n\u00e9cessaire dans une soci\u00e9t\u00e9 d\u00e9mocratique (ch. 97-112).\nConclusion: non-violation de l'art. 8 CEDH.\n<br> Sintesi dell'UFG\n<br>(4\u00b0 rapporto trimestriale 2021)<br>Diritto al rispetto della vita privata e familiare (art. 8 CEDU); ritorno di un bambino in Thailandia ordinato dalle giurisdizioni svizzere in una procedura di rapimento internazionale.<br>La causa riguarda il ritorno della figlia (M.B.N.) della prima ricorrente (S.N.) in Thailandia (dove vive il padre, un cittadino francese) ordinato dai giudici svizzeri nell'ambito di una procedura di rapimento internazionale di minore. La madre e la minore fanno valere dinanzi alla Corte una violazione dell'articolo 8 CEDU (diritto al rispetto della vita privata e familiare). Sostengono in particolare che i giudici svizzeri non hanno esaminato in modo effettivo l'esistenza di un rischio grave per la figlia in caso di ritorno. La Corte ha ritenuto che, nell'ambito di una procedura contraddittoria, equa e orale, i giudici svizzeri si sono basati sui fatti pertinenti dell'affare e hanno debitamente considerato tutti gli argomenti delle parti. Hanno quindi reso decisioni dettagliate che, secondo loro, perseguono l'interesse superiore della minore e hanno permesso di escludere ogni rischio grave per la minore. Peraltro, le autorit\u00e0 competenti hanno effettuato i passi adeguati per garantire la sicurezza della minore nell'eventualit\u00e0 del suo ritorno in Thailandia. Il processo decisionale ha quindi soddisfatto le esigenze dell'articolo 8 della Convenzione. Non violazione dell'articolo 8 CEDU (unanimit\u00e0)."}], "ScrapyJob": "446973/47/2590", "Zeit UTC": "16.08.2025 02:08:37", "Checksum": "beda360ea01b1058bea6b4394dc48957"}