<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?> <!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C//DTD XHTML 1.0 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/xhtml1-transitional.dtd"> <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"> <head> <meta charset="utf-8"/><meta content="text/html; charset=utf-8" http-equiv="Content-Type"/> <meta content="text/css" http-equiv="Content-Style-Type"/> <meta content="Aspose.Words for Java 4.0.2.0" name="generator"/> <title></title> </head> <body> <div> <table cellpadding="0" cellspacing="0"> <tr> <td> <p><br/><img alt="" height="130" src="20180919135217958_e-files/Aspose.Words.013f7dc5-5dde-4c47-993c-dae0e4c75e8d.001.png" width="77"/><br/></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span>TRIBUNAL CANTONAL</span></p> </td> <td> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>711 </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>PE16.013777-VIY</span></p> </td> </tr> </table> </div> <br/> <div> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> </div> <br/> <div> <p><span>CHAMBRE DES RECOURS PENALE</span></p> <p><span>__________________________________________</span></p> <p><span>Arrêt du 14 septembre 2018</span></p> <p><span>__________________</span></p> <p><span>Composition : M. M E Y L A N, président</span></p> <p><span> MM. Krieger et Perrot, juges</span><a name="_GoBack"></a></p> <p><span>Greffier : M. Ritter</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>*****</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Art. 90, 91 al. 1 et 2, 396 al. 1 CPP</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Statuant sur le recours interjeté le 9 février 2018 par </span><span>V.________</span><span> contre l’ordonnance de classement rendue le 9 janvier 2017 par le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne dans la cause </span><span>n° PE16.013777-VIY</span><span>, la Chambre des recours pénale considère :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> En fait :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span>A.</span><span> Par ordonnance du 9 janvier 2017, le Ministère public de l'arrondissement de Lausanne a prononcé le classement de la procédure pénale dirigée contre [...], ouverte d’office et sur plainte d’V.________, pour lésions corporelles graves par négligence, subsidiairement lésions corporelles simples par négligence.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Cette ordonnance mentionne à son pied que le plaignant, « sans domicile connu, ne peut être avisé ». Il a ultérieurement été porté à la connaissance de la direction de la procédure que le plaignant, ressortissant marocain, avait regagné son pays pour s’établir à Casablanca. La décision a été notifiée au plaignant par la voie diplomatique, par suite d’une requête adressée le 18 avril 2017 par le Ministère public central à l’Office fédéral de la justice (P. 21). Le plaignant l'a reçue des mains d’un officier de police judiciaire marocain le 31 janvier 2018, ce qu’il a attesté sous sa signature (annexe à la P. 27).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>B. </span><span>Par acte déposé à la poste marocaine sous pli recommandé le 9 février 2018 et remis à la poste suisse le 16 février suivant, V.________ a recouru contre l’ordonnance du 9 janvier 2017, en concluant implicitement sa réforme en ce sens que l’enquête soit poursuivie.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Il n'a pas été ordonné d'échange d'écritures.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>En droit :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1. </span></p> <p><span>1.1 </span><span>Les parties peuvent attaquer une ordonnance de classement rendue par le ministère public en application des art. 319 ss CPP (</span><span>Code de procédure pénale suisse du 5 octobre 2007; RS 312.0) </span><span>dans les dix jours devant l’autorité de recours (art. 322 al. 2 et 396 al. 1 CPP; cf. art. 20 al. 1 let. b CPP) qui est, dans le canton de Vaud, la Chambre des recours pénale du Tribunal cantonal </span><br/><span>(art. 13 LVCPP [loi vaudoise d’introduction du Code de procédure pénale suisse; RSV 312.01]; art. 80 LOJV [loi vaudoise d’organisation judiciaire; RSV 173.01]).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.2</span><span> Le délai de recours de dix jours – qui ne peut pas être prolongé (art. 89 al. 1 CPP) – commence à courir le jour qui suit la notification de l’ordonnance entreprise (art. 90 al. 1 et 384 let. b CPP; Calame, </span><span>in</span><span> : Kuhn/Jeanneret [éd.], Commentaire romand, Code de procédure pénale suisse, Bâle 2011, n. 3 ad art. 384 CPP). Le recours écrit doit être remis au plus tard le dernier jour du délai à l’autorité pénale, à la Poste suisse, à une représentation consulaire ou diplomatique suisse ou, s’agissant de personnes détenues, à la direction de l’établissement carcéral (art. 91 al. 2 CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Hormis ceux du Liechtenstein, les offices postaux étrangers ne sont pas assimilés à un bureau de poste suisse. La remise d'un mémoire à un tel office n'équivaut donc pas à la remise à un bureau de poste suisse. Pour que le délai soit sauvegardé en pareille hypothèse, il faut, à tout le moins, que la Poste suisse prenne possession du pli contenant le mémoire avant l'expiration du délai (TF 6B_692/2014 du 15 juillet 2014 consid. 2.1 et les références).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>1.3 </span><span>En l’espèce, l’ordonnance attaquée a été notifiée au plaignant en mains propres le 31 janvier 2018.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le délai de recours de dix jours (art. 396 al. 1 CPP) a donc commencé à courir le 1</span><span>er</span><span> février 2018 (art. 90 al. 1 CPP) pour arriver à échéance le samedi 10 février 2018, terme reporté d’office au lundi 12 février suivant (art. 90 al. 2 CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le pli contenant le recours a été remis à la poste marocaine, à l’attention de la Chambre des recours pénale, le 9 février 2018, selon le sceau postal. Selon le suivi des envois de la Poste suisse, possible grâce à l’étiquette de la Poste suisse apposée sur l’enveloppe, il est établi que cette enveloppe est arrivée à la frontière du pays de destination – soit à la Poste suisse au sens de l’art. 91 al. 2 CPP (Moreillon/Parein-Reymond, Petit commentaire CPP, 2</span><span>e</span><span> éd., Bâle 2016, n. 9 ad art. 91 CPP et les références citées; CREP 13 mars 2018/199) – le 16 février 2018, soit après l’échéance du délai de recours.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Il s’ensuit que le recours est tardif. Pour préserver au mieux ses intérêts, le recourant aurait dû déposer son acte auprès d’une représentation consulaire ou diplomatique suisse, singulièrement à l’Ambassade de Suisse à Rabat.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>2.</span><span> Il résulte de ce qui précède que le recours doit être déclaré irrecevable, sans autre échange d’écritures (art. 390 al. 2 CPP).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Les frais de la procédure de recours, constitués du seul émolument d'arrêt, par 440 fr. (art. 20 al. 1 TFIP [Tarif des frais de procédure et indemnités en matière pénale du 28 septembre 2010, RSV 312.03.1]), seront laissés à la charge de l’Etat (art. 423 al. 1 CPP; CREP 13 mars 2018/199).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Par ces motifs,</span></p> <p><span>la Chambre des recours pénale</span></p> <p><span>prononce :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span><span>I.</span><span> Le recours est irrecevable.</span></p> <p><span> </span><span>II. </span><span>Les frais d'arrêt, par 440 fr. (quatre cent quarante francs), sont laissés à la charge de l’Etat.</span></p> <p><span> </span><span>III.</span><span> L’arrêt est exécutoire.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>Le président : Le greffier :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Du </span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt, dont la rédaction a été approuvée à huis clos, est notifié, par l'envoi d'une copie complète, à :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>- M. V.________,</span></p> <p><span>- Ministère public central,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> et communiqué à :</span></p> <p><span> </span></p> <p><span>‑ Mme la Procureure de l'arrondissement de Lausanne,</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> par l’envoi de photocopies.</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le présent arrêt peut faire l'objet d'un recours en matière pénale devant le Tribunal fédéral au sens des art. 78 ss LTF (loi du 17 juin 2005 sur le Tribunal fédéral – RS 173.110). Ce recours doit être déposé devant le Tribunal fédéral dans les trente jours qui suivent la notification de l'expédition complète (art. 100 al. 1</span><span> </span><span>LTF).</span></p> <p><span> </span></p> <p><span> Le greffier :</span></p> </div> </body> </html>