3. Dezember 1984 1591 Fragestunde #ST# Fünfte Sitzung - Cinquième séance Montag, 3. Dezember 1984, Nachmittag Lundi 3 décembre 1984, après-midi 14.30 h Vorsitz - Présidence: Herr Koller Arnold Präsident: Ich erkläre die Sitzung als eröffnet. Das Schwei- zervolk und die Kantone haben gestern zu den ihnen unter- breiteten Vorlagen ein klares Verdikt gesprochen. In allen drei Fällen wurde den Empfehlungen der Bundesversamm- lung durch eine eindeutige Mehrheit von Volk und Ständen Folge geleistet. Der dritte Versuch, für Radio und Fernsehen eine klare Verfassungsgrundlage zu schaffen, wurde als richtig befun- den. Somit kann der Bund den für unsere Gesellschaft wichtigen Bereich der elektronischen Medien gesetzlich re- geln. Unser Gegenentwurf zur Volksinitiative «Hilfe an die Opfer von Gewaltverbrechen» hat den Erwartungen einer grossen Mehrheit des Volkes entsprochen. Die zuständigen Behör- den werden somit in der Lage sein, den Opfern von Gewalt- verbrechen beratend und nötigenfalls auch mit einer ange- messenen finanziellen Entschädigung beizustehen. Was die Mutterschaftsversicherung betrifft, bleibt der Ver- fassungsauftrag von 1945 bestehen. Das Prinzip der Mutter- schaftsversicherung fiel gestern nicht aus Abschied und Traktanden. Die Stimmbürger haben lediglich die übertrie- benen Vorschläge der Initiative abgelehnt. Unser Volk erwartet zu Recht, dass das Parlament bei der gegenwärtig zur Debatte stehenden Gesetzesrevision für mehrere in der Initiative aufgeworfenen Fragen eine angemessene Lösung finden wird. #ST# Fragestunde - Heure des questions Question 1 : Pini. El Salvador. Gute Dienste der Schweiz El Salvador. Bons offices de la Suisse L'importance de l'intervention de la diplomatie suisse au Salvador, par l'intermédiaire de notre ambassadeur à Guate- mala-City, M. François Nordmann, pour faciliter une pre- mière rencontre entre le président Duarte et les représen- tants de la guérilla de ce pays d'Amérique centrale, a été amplement soulignée par les journaux suisses et la presse internationale. Je demande au chef du Département des affaires étrangères s'il s'est agi d'une intervention à caractère de «bons offices» ou d'une véritable intervention à caractère de «médiation diplomatique» de la part de notre pays, en vue de chercher une solution pacifique au conflit interne du Salvador. M. Aubert, conseiller fédéral: Notre ambassadeur en Améri- que centrale, M. François Nordmann, a été envoyé à La Palma, au Salvador, en qualité d'«accompagnateur diploma- tique» des représentants de l'opposition salvadorienne. Ces représentants y ont rencontré le président Napoléon Duarte. Il s'agissait de garantir la sécurité des participants à cette réunion par la présence d'un certain nombre de personna- lités étrangères. Cette mission m'a été demandée par le président colombien Belisario Betancur, lorsque je l'ai ren- contré à Bogota, le 9 octobre 1984. Cette mission a été bien 201-N entendu approuvée également par le président Duarte, du Salvador. Il s'agissait, en l'occurrence, Monsieur Pini, d'une mission de «bons offices» et non pas de «médiation», puisque les observateurs étrangers, les ambassadeurs de France, de Colombie, du Panama et de Suisse n'ont pas participé aux entretiens. Une fois encore, notre politique de bons offices - je le souligne - a pu se concrétiser parce que nous étions présents au bon moment et au bon endroit. Question 2: Riesen-Freiburg. Hunger in der Dritten Welt Riesen-Fribourg. Famine dans le tiers monde Ces derniers mois, la situation alimentaire s'est encore dété- riorée dans certains pays du tiers monde, tout particulière- ment au Sähet et en Ethiopie. C'est une véritable catas- trophe pour des millions d'êtres humains. Dans ces conditions extraordinaires, la Suisse ne devrait- elle pas renforcer son aide alimentaire aux pays les plus frappés? En particulier au moyen: 1. D'un crédit extraordinaire, incorporé au budget de 1985, pour le renforcement de nos actions? 2. D'interventions du Corps suisse d'aide en cas de catas- trophe pour assurer une meilleure distribution des vivres sur le terrain ? M. Aubert, conseiller fédéral: La situation catastrophique provoquée par la sécheresse en Afrique a déclenché un grand mouvement de solidarité internationale. C'est avec toutes les forces disponibles que le combat contre la faim est actuellement mené et qu'il devra être poursuivi en 1985. Qu'en 1984, alors que l'on dispose des moyens techniques pour résoudre ces problèmes, on puisse encore assister à une telle tragédie, est une honte pour l'humanité et nous sommes tous concernés. La Confédération a participé de manière substantielle à l'effort en faveur des régions affectées par la sécheresse en Afrique. En 1984, nous avons déjà accordé une aide humani- taire de plus de 30 millions de francs, sous forme d'aide alimentaire, de contributions à des œuvres internationales ou suisses d'entraide, ainsi que de nombreux engagements du Corps suisse pour l'aide en cas de catastrophes. Ce corps, je dois le préciser, est à la limite de ses possibilités. Il est engagé en Mauritanie, au Sénégal, au Mali, au Burkina- Faso (ancienne Haute-Volta), au Bénin, au Tchad, au Sou- dan et en Ethiopie, en particulier pour l'organisation du transport et de la distribution de l'aide alimentaire et des autres secours. C'est en effet dans l'acheminement des secours que réside actuellement la principale difficulté. Nous manquons de moyens de transport, de camions, de bateaux, d'avions. Le Conseil fédéral examine en ce moment les mesures additionnelles qu'il pourrait prendre avant la fin de l'année pour renforcer son aide en faveur des populations sinistrées d'Afrique, et cela par des mesures concrètes et bien délimi- tées. Cette aide se poursuivra bien entendu en 1985. Par ailleurs, les services de la coopération technique de la DDA préparent des mesures supplémentaires d'urgence, dans leur champ d'activités, en utilisant leur personnel sur place ainsi que celui de leurs organisations partenaires. M. Riesen-Fribourg: Je voudrais remercier M. Aubert, con- seiller fédéral, de sa réponse très complète, par laquelle nous avons appris- je suis sûr qu'un certain nombre d'entre nous l'ont entendu pour la première fois - que le Corps suisse d'aide en cas de catastrophes est engagé au-delà ou à la limite de ses capacités. En conséquence, je vous demande, Monsieur le Conseiller fédéral, si notre gouvernement examinera l'éventualité de renforcer ce Corps suisse d'aide en cas de catastrophes. M. Aubert, conseiller fédéral: Je remercie M. Riesen de sa question complémentaire.Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali Mitteilungen des Präsidenten Communications du président In Amtliches Bulletin der Bundesversammlung Dans Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale In Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale Jahr 1984 Année Anno Band V Volume Volume Session Wintersession Session Session d'hiver Sessione Sessione invernale Rat Nationalrat Conseil Conseil national Consiglio Consiglio nazionale Sitzung 05 Séance Seduta Geschäftsnummer --- Numéro d'objet Numero dell'oggetto Datum 03.12.1984 - 14:30 Date Data Seite 1591-1591 Page Pagina Ref. No 20 012 939 Dieses Dokument wurde digitalisiert durch den Dienst für das Amtliche Bulletin der Bundesversammlung. Ce document a été numérisé par le Service du Bulletin officiel de l'Assemblée fédérale. Questo documento è stato digitalizzato dal Servizio del Bollettino ufficiale dell'Assemblea federale.