<!DOCTYPE html> <html lang="fr"><head><meta charset="utf-8"/></head><body><div class="content"> <div class="para">Tribunale federale </div> <div class="para">Tribunal federal </div> <div class="para"> </div> <div class="para">{T 0/2} </div> <div class="para">2P.23/2002 </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Arrêt du 31 janvier 2002 </div> <div class="para">IIe Cour de droit public </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Les juges fédéraux Wurzburger, président, </div> <div class="para">Betschart et Merki, </div> <div class="para">greffier Langone. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">G.________ et M.________, recourants, </div> <div class="para"> </div> <div class="para">contre </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Service de la population du canton de Vaud, 1014 Lausanne, </div> <div class="para">Tribunal administratif du canton de Vaud, avenue Eugène-Rambert 15, 1014 Lausanne. </div> <div class="para"> </div> <div class="para"><span class="artref"><artref id="CH/101/9" type="start"></artref>art. 9 et 29 Cst.</span><artref id="CH/101/29" type="end"></artref> (refus de délivrer une autorisation de séjour) </div> <div class="para"> </div> <div class="para">(recours de droit public contre l'arrêt du Tribunal administratif du canton de Vaud du 28 décembre 2001) </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Tribunal fédéral considère en fait et en droit: </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">1.1 </div> <div class="para">Né le 4 janvier 1984, M.________, ressortissant de la République démocratique du Congo, est entré en Suisse sans visa le 30 juin 2000. Il a sollicité une autorisation de séjour au titre de regroupement familial avec sa mère, G.______, au bénéfice d'une autorisation de séjour obtenue à la suite d'un mariage avec un citoyen suisse. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le 4 décembre 2000, le Service de la population du canton de Vaud a refusé de délivrer l'autorisation requise à M.________. Cette décision, qui n'a pas été attaquée, est entrée en force. </div> <div class="para">1.2 </div> <div class="para">Le 13 mars 2001, M.________ a présenté une requête tendant à la délivrance d'une autorisation de séjour pour cas de rigueur au sens de l'art. 13 lettre f de l'ordonnance du 6 octobre 1986 limitant le nombre des étrangers (OLE; RS 823.21). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par décision du 27 juillet 2001, le Service de la population a refusé de lui délivrer une autorisation de séjour sous quelque forme que ce soit. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Statuant sur recours le 28 décembre 2001, le Tribunal administratif du canton de Vaud a confirmé cette décision et imparti à M.________ un délai échéant le 31 janvier 2002 pour quitter le territoire vaudois. Il a estimé en bref que l'intéressé ne remplissait pas les conditions pour bénéficier d'une exemption des mesures de limitation et qu'il ne se justifiait donc pas de transmettre le dossier à l'autorité fédérale compétente pour examiner la question de l'assujettissement aux mesures de limitation. </div> <div class="para">1.3 </div> <div class="para">Agissant par la voie du recours de droit public, M.________ et sa mère G.________ demandent au Tribunal fédéral d'annuler notamment l'arrêt précité du 28 décembre 2001. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Tribunal administratif a produit le dossier de la cause. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">2.1 </div> <div class="para">L'objet du présent litige ne porte pas sur la question de savoir si M.________ a droit ou non à une autorisation de séjour au titre de regroupement familial sur la base notamment de l'<span class="artref">art. 8 CEDH</span>. Ce point a été définitivement tranché par décision négative du Service de la population du 4 décembre 2000, qui est entrée en force </div> <div class="para">Il convient donc uniquement d'examiner si c'est à tort ou à raison que les autorités cantonales ont refusé de transmettre à l'autorité fédérale compétente la requête visant à exempter M.________ des mesures de limitation selon l'art. 13 lettre f OLE. Ainsi, dans la mesure où les recourants s'en prennent au refus d'accorder à M.________ une autorisation de séjour, leur recours est irrecevable. </div> <div class="para">2.2 </div> <div class="para">Selon la jurisprudence, les autorités cantonales compétentes n'ont pas l'obligation de transmettre la requête d'un étranger tendant à l'exemption aux mesures de limitation à l'autorité fédérale compétente (l'Office fédéral des étrangers), lorsqu'elles n'entendent de toute façon pas lui délivrer une autorisation de séjour, fût-elle hors contingent (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=26&amp;from_date=31.01.2002&amp;to_date=19.02.2002&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F119-IB-91%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page91">ATF 119 Ib 91</a> consid. 2c p. 96/97). </div> <div class="para">2.3 </div> <div class="para">En l'espèce, les autorités cantonales compétentes ont clairement indiqué qu'elles n'étaient pas disposées à délivrer à M.________ une autorisation de séjour, fût-elle hors contingent. Dès lors, elles n'ont pas commis d'arbitraire ni de déni de justice formel en refusant de transmettre l'affaire à l'Office fédéral des étrangers pour qu'il statue sur la question de l'assujettissement de l'intéressé aux mesures de limitation. </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le Tribunal administratif n'a par ailleurs pas violé le droit d'être entendu (<span class="artref">art. 29 al. 2 Cst.</span>) des recourants en renonçant à l'audition des témoins proposés et à la tenue d'une audience. En effet, il convient tout d'abord de relever que les recourants ont eu la possibilité de déposer des déclarations écrites des personnes qu'ils souhaitaient faire entendre et de s'exprimer largement par écrit, ce qui n'est pas contesté. Cela dit, les recourants n'indiquent pas sur quels faits déterminants pour l'issue de la cause les témoins en question auraient encore dû être entendus verbalement par le Tribunal administratif. Quoi qu'il en soit, force est de constater que, sur la base des pièces du dossier, la Cour cantonale pouvait s'estimer suffisamment renseignée sur tous les faits importants de la cause et considérer la déposition des témoins devant elle comme superflue par une appréciation anticipée des preuves échappant au grief d'arbitraire. A cela s'ajoute que l'<span class="artref">art. 29 al. 2 Cst.</span> (qui correspond à l'<span class="artref">art. 4 aCst</span>) ne confère pas un droit inconditionnel à la tenue d'une audience et donc à s'exprimer oralement dans le cadre d'une procédure administrative (cf. <a class="bgeref_id" href="https://search.bger.ch/ext/eurospider/live/de/php/aza/http/index.php?lang=de&amp;type=highlight_simple_query&amp;page=26&amp;from_date=31.01.2002&amp;to_date=19.02.2002&amp;sort=relevance&amp;insertion_date=&amp;top_subcollection_aza=all&amp;query_words=&amp;rank=0&amp;azaclir=aza&amp;highlight_docid=atf%3A%2F%2F125-I-209%3Ade&amp;number_of_ranks=0#page209">ATF 125 I 209</a> consid. 9b p. 219 et l'arrêt cité). Les recourants ne peuvent pas non plus déduire un tel droit de l'<span class="artref">art. 6 CEDH</span> qui n'est pas applicable aux contestations sur l'entrée et le séjour des étrangers (arrêt non publié du 30 septembre 1998 en la cause Karagöz, consid. 2). </div> <div class="para">2.4 </div> <div class="para">En conclusion, le recours doit être rejeté dans la mesure où il est recevable selon la procédure simplifiée de l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>, sans qu'il soit nécessaire d'inviter les autorités concernées à déposer leur réponse. Vu l'issue du litige, la requête d'effet suspensif devient sans objet. Succombant, les recourants doivent supporter, solidairement entre eux, un émolument judiciaire (<span class="artref"><artref id="CH/173.110/156/7" type="start"></artref><artref id="CH/173.110/156/1" type="start"></artref>art. 156 al. 1 et 7 OJ</span><artref id="CH/173.110/156/7" type="end"></artref><artref id="CH/173.110/7" type="end"></artref>). </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Par ces motifs, vu l'<span class="artref">art. 36a OJ</span>, le Tribunal fédéral prononce: </div> <div class="para"> </div> <div class="para">1. </div> <div class="para">Rejette le recours dans la mesure où il est recevable. </div> <div class="para">2. </div> <div class="para">Met un émolument judiciaire de 1'000 fr. à la charge des recourants, solidairement entre eux. </div> <div class="para">3. </div> <div class="para">Communique le présent arrêt en copie aux recourants, au Service de la population et au Tribunal administratif du canton de Vaud ainsi qu'à l'Office fédéral des étrangers. </div> <div class="para">Lausanne, le 31 janvier 2002 </div> <div class="para">LGE/elo </div> <div class="para">Au nom de la IIe Cour de droit public </div> <div class="para">du Tribunal fédéral suisse </div> <div class="para"> </div> <div class="para">Le président: Le greffier: </div> <div class="para"> </div> </div></body></html>